Bal Bahvan, dans Cubbon Park, c’est le paradis des enfants. Un petit train avec une queue digne de la Tour Eiffel un 14 juillet, des balancoires, toboggans, ensembles complexes barioles de couleurs. Des sourires partout, des enfants qui courent d’un atelier a un autre, des parents tres fiers de leur progeniture.
Cubbon Park, ce sont des arbres immenses et varies qui isolent tout bruit et vue de la ville. Impression d’etre a la campagne, entre partie de crickets et de badminton.
Mais le parc que je prefere, c’est le jardin botanique de Lal Bagh, cree par le fameux Hyder Ali et son fils Tipu Sultan. Un jardin de roses (d’ou son nom : jardin rouge), des arbres centenaires et majestueux, une collection unique de plantes tropicales…
Et surtout, Lal Bagh, tout comme Cubbon Park, c’est l’endroit ou l’on ne peut pas etre seule. Si je me mets a regarder attentivement une partie de cricket, il ne faut pas 5 minutes aux jeunes gens pour m’inclure dans leur equipe, a la batte comme a la reception. Si j’essaye d’ecrire mon journal, a l’ombre d’un manguier, voici un puis deux puis trois sourires. “What’s your name? Where come from?”. Les petites tetes s’en vont, remplacees par d’autres, aussi souriantes, recitant le meme texte. Et les premieres tetes sont de retour, “one coin from your country please”, et de leur donner un cent d’euro. Et de regarder leur collection de pieces hollandaises, italiennes ou allemandes. 5 minutes apres, “one autographe please”. Et de m’executer avec un petit mot pour chacun de ces sourires, de ces tenues, pour ces filles audacieuses et ces garcons plus turbulents mais tellement charmants. 3 puis 4 puis 10 paires d’yeux autour de moi, plus moyen d’ecrire, les questions affluent, les langues se melangent (kanada, hindi, anglais), les uns traduisent aux autres. Les parents s’y melent aussi, qui veulent prendre en photo leurs enfants avec cette tete blonde.
“Tu veux jouer avec nous?” “ok”. Et de s’entrainer a recuperer la balle de cricket, a feinter avec les plus jeunes, a surpasser les plus ages. Puis jeux de main (mais pas de vilains !), jeux de groupe, on se comprend mal mais qu’importe ! Des familles de plus en plus grandes de gamins, de tous les ages, freres, soeur, cousins, tous autour avec cette envie de vivre, de profiter de chaque moment, de partager leur jeux avec moi, d’apprendre sur moi et moi d’apprendre d’eux.
Il est difficile de se separer. “tu reviendras?” “je ne sais pas encore. Vous etes la tous les dimanches?” “oui, tous les dimanches, meme endroit”. Un apres midi passe si vite, un retour a l’enfance, un moment unique, indescriptible, innoubliable. Un dimanche de repos, qui s’est acheve en une journee d’emotions. De ces petits moments qui font le bonheur d’un voyage.
Douya







