Le tour de Belle Île à pied
1° jour :
Arrivés sur Belle Île vers 11h45, les sandwichs étant déjà dans les sacs à dos, nous ne nous attardons pas à le Palais. Nous prenons donc aussitôt débarqués, la direction de Sauzon par le GR 34, terme de notre première étape. 12kms à faire. On se dit que cela ne va pas être très dur. Que nenni ! Le chemin est escarpé : les montées succèdent aux descentes avec parfois, heureusement, quelques portions de plat. On s’inquiète un peu pour le lendemain car nous avons prévu de faire 24kms. Finalement nous arrivons à la ria de Sauzon. Comme nous devons en faire le tour pour rejoindre le village, cela nous laisse le temps d’apprécier ce joli port. Nous recherchons aussitôt notre hébergement, le centre d’accueil géré par le fantoche Edouard. Il s’agit d’un centre d’accueil municipal (http://www.belleile.org) avec chambre à lits superposés, et cuisine et sanitaires communs. Il faut compter 30€ la nuit pour 2 personnes + 5€ par petit-dèj. Il est possible d’y prendre le repas du soir mais franchement cela ne vaut pas trop le coup. Ce genre d’hébergement permet de faire des rencontres et d’ailleurs nous avons rencontré un couple , qui comme nous, fait le tour de l’île. Nous sympathisons et donc nous nous retrouvons naturellement pour diner.
2° jour :
Réveil à 7h00 après une nuit assez moyenne à cause des cloisons en feuille de papier à cigarette qui laissent bien sûr passer tous les bruits (mais pas les odeurs, heureusement). On entendait les voisins chuchoter et un réveil que personne n’éteignait vers 5h00 de matin. Grrrrr !!!! Après un petit déjeuner simple, départ pour la randonnée à 8h15. Il y a encore plus de vent que la veille mais il ne pleut pas. Le GR jusqu’à la Pointe des Poulains est encore difficile. Le site est toujours aussi beau. Plisson ne s’y est pas trompé avec sa photo d’une tempête qui est son œuvre la plus vendue. Nos photos ne seront pas aussi belles que la sienne mais tant pis. Sarah Bernard, en voilà une autre qui ne s’y était pas trompé , en s’y installant dans ce joli petit fortin. Nous continuons donc sur la côte nord, en compagnie de nos amis rencontrés la veille. Nous resterons ensemble jusqu’à la plage de Donnant. Le chemin est moins difficile car nous restons sur les hauteurs de la falaise. A la plage de Donnant, nous coupons par la route en direction de Bangor. L’idée étant de limiter le nombre de kilomètres, mais les 5 kms sur la route pour rejoindre le bourg ne sont pas agréables. Nous arrivons au centre d’accueil de Bangor un peu fatigués, après une étape de 24kms. Le centre d’accueil est nickel chrome : http://www.bangor.fr/hebergements_gite.html30.50€ la nuit pour 2 personnes (pas de petit-dèj ni de diner). Le soir nous allons diner avec nos amis randonneurs chez Renée, la seule crêperie ouverte dans le coin. Bangor n’est pas grand : une mairie (avec sa place), une école(avec sa cour), un camping(avec ses campeurs), un café/épicerie(avec ses habitués), une église(avec son clocher) bien sûr et … un centre d’accueil(avec nous) et puis c’est tout.
3° jour :
Départ de Bangor, pour rejoindre la place de Herlin. Cette plage est magnifique (encore une !!!). Nous devons rejoindre la plage de Donnant. Nous pensions faire une étape courte, dite de transition, de Bangor à Bangor. Le but étant de réduire l’étape du lendemain qui est annoncée comme la plus sportive. La côte à cet endroit, est la plus spectaculaire notamment avec les aiguilles de Port Coton qui ont inspirées Monnet . Finalement on a quand même fait 21kms dont la dernière heure sous la pluie mais comme disait l’autre « quelle est belle ma Bretagne quand il pleut ». Nous aimons bien aussi quand il y a du soleil. On a pu réduire le parcours des 5kms sur route de la veille en faisant de l’autostop. Cela marche encore ici, le stop. Merci les îliens. Oui, parce que ce sont eux qui s’arrêtent pas les touristes.
Donc si vous avez bien suivi, nous voici revenus à Bangor pour une deuxième nuit dans ce centre d’accueil.
4° jour :
Nouveau départ du bourg de Bangor pour rejoindre encore la plage de Herlin (on ne s’en lasse pas) où cette fois nous partons vers la gauche en direction de Locmaria. Démarrage difficile de la rando sous la pluie. Il a fallu mettre le pancho. Nous sommes bien en Bretagne, tonnerre de Brest. Mais après quelques instants humides, le soleil parvient à percer les nuages avec l’aide du vent qui a fait un peu de ménage. Le GR est ardu avec encore de belles ascensions et de bonnes descentes où il faut freiner des deux fers. Cette étape est annoncée, par les guides, comme la plus sportive. Les genoux n’aiment pas trop çà. Encore bien sûr des paysages fabuleux on en redemande. Finalement notre petite stratégie s’est avérée payante car cette étape est assez courte et nous sommes arrivés tôt pour profiter de la minuscule plage de Port Maria. Quel calme ! J’ai même failli m’y baigner. Mais non ! L’eau est d’un bleu caraïbe mais d’une température bien bretonne.
Après cette pause bien méritée, il ne reste plus qu’à gravir la côte qui monte vers le bourg. Nous rejoignons notre hébergement situé à 400m du bourg, dans le camping municipal : http://www.locmaria-belle-ile.com/heb_gite.html. Il est équipé de chambres pour 3 ou couchage en dortoir. Il faut compter là encore environ 30€ pour 2pers pas de diner ni de petit dèj mais comme ailleurs une cuisine commune. Ici tout est basé sur la confiance il n’y a personne à l’accueil et nous devons mettre le paiement de la nuitée dans la boite aux lettres. Ils sont cools ici. Le gîte est correct. Nous aurons fait 19kms aujourd’hui.
5° jour :
Aujourd’hui c’est la dernière étape de notre périple entre Locmaria et Le Palais. Au matin, il fait un temps splendide du soleil et un poil de vent. Les voiliers sont immobiles. Il ne nous reste que 18kms à faire sur un parcours aux difficultés moyennes. Les paysages , sur cette côte sud, sont moins spectaculaires. Les petites plages se succèdent mais on passe aussi sur La Grande Plage de l’île, appelée Les Grands Sables (1,5kms tout de même). Nous pensions faire cette étape les « fingers in the nose », mais une douleur au genou pour ma chérie et des ampoules aux pieds pour moi rendront l’étape coriace. L’île ne se laisse pas maîtriser aussi facilement, non mais !!! « Je ne suis pas une île facile, moi Monsieur » . Bref, nous avons hâte d’arriver à bon port. Une chambre nous attend à la très pompeusement appelée Résidence Hôtelière Sarah Bernard. En fait, le bâtiment est en travaux, et probablement depuis plusieurs années, la chambre est froide et humide mais le lit est confortable.
Ce soir il fait froid à Le Palais. Nous sommes fatigués mais heureux du chemin parcouru. C’est vraiment en marchant sur les chemins côtiers que l’on apprécie pleinement toutes les beautés de cette île qui porte si bien son nom.
Bonne rando. N'hésitez pas à poser vos questions.
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