Lors du trek, je pense ne pas me tromper...mais je n'ai que rarement vu du Daal Bhat en dessous de 700 Rs, peut-être à Lamjura....mais de partout, c'était toujours le plat le plus onéreux !!! Patrice
Le plus onéreux, très probablement. Par contre, il assure un repas complet, divers dans ses ingrédients, et copieux en comptant le 2e service systématique (sauf rares exceptions où il faut le solliciter).
Rapporté à la quantité servie, le daal bhat est alors plutôt compétitif face aux autres plats. J'ajustais donc mes choix en fonction de mon appétit du moment.
A consulter mes notes (déc-18), je constate qu'au-dessus de Paiya (juste en dessous de Lukla), j'ai payé de 450 Rs à 700 Rs pour mes daal bhat, pour une moyenne de 522 Rs (sur 12 fois). Un riz curry (sans daal) est un peu moins cher et a l'avantage pour déjeuner d'être prêt plus rapidement (30' vs 45' et plus), mais je ne l'ai pas pris en compte dans la moyenne indiquée.
Le prix des plats augmente au fur et à mesure que l'on s'éloigne du point de livraison mécanisée (tête de route), et c'est logique du fait de l'impact croissant du coût de portage. Intervient aussi l'obligation de la cuisson au gaz quand on est dans le Parc Sagarmatha (interdiction de recourir au bois, pour préserver ce qui reste de forêt).
Hors ces éléments explicatifs, la tarification s'établit aussi en fonction de ce que le client est prêt à payer, tout particulièrement les occidentaux venus pour cocher une case dans leur liste d'incontournables à voir. D'où le daal bhat à 700 Rs au lodge avant l'entrée de Junbesi. Ou certains prix constatés à Namche Bazar. Peut-être est-ce aussi le cas à Phakding, mais je n'y ai pas consulté les prix.
Nota : hors saison, certains lodges réduisent leur prix (par ex. carte avec prix réduits à Chhukhung lors de ma 2e soirée le 03/12/18) ou sont ouverts à négociation (les 700 Rs payées à Gorakshep résultaient d'un rabais de 150 Rs). Peut-être que cet aspect "hors saison" n'était pas appliqué fin septembre, logiquement pas début octobre.
Fabrice
P.S. : en régions d'altitude, le daal bhat n'était pas le plat traditionnel, et c'est logique du fait de l'agriculture d'altitude, cf. article en anglais in kathmandupost.com/...-thats-unsustainable. Cohérent avec l'acculturation aussi constatée en 2014 au Ladakh où les jeunes privilégiaient le daal rice à la thukpa.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.