Je viens de passer 15 jours à Rio avec ma femme et mes 3 enfants et je voulais vous faire bénéficier de mon expérience!
1- Rassurez vos proches
Rio est une ville aussi sûre qu'une grande métropole européenne.
Pour ma part je viens d'y passer quinze jours avec ma femme et mes trois enfants de 6, 4 et 4 ans, et je n'ai pas eu peur une seule fois en ville.
Utilisez votre bon sens, et vous passerez un séjour très tranquille!
2- Dormez à Ipanema
Un quartier branché, bien desservi et à trois rues de la mer. What else?
Si vous n'avez pas encore d'hébergement je vous recommande l'Ocean Hostal Ipanema, ouverte il y a à peine 2 mois. Il reste pas mal de disponibilité pour la Coupe du Monde.
Contact: contato@oceanhostelipanema.com.br
Site: www.oceanhostelipanema.com.br
Les prix sont:
125 reales (42 euros) pour un lit en dortoir.
400 reales (133 euros) pour une chambre double avec salle de bains commune.
J'y ai moi-même dormi avec ma famille pendant une semaine et j'y retourne du 24 au 26 juin!
3- Prenez le métro pour aller au Maracana
Le métro s'arrête devant le Maracana, c'est donc le meilleur moyen de transport pour s'y rendre. Aucun problème de sécurité ne m'a été commenté.
Par contre pensez à partir deux à trois heures avant le match, car il n'y a qu'une ligne pour rejoindre le stade...Le billet vaut 3,50 Reales par trajet (1,23 Euro).
4- Prévoyez d'acheter vos places sur internet quelques jours avant de visiter le Corcovado
Vous éviterez ainsi deux heures d'attente aux guichets!
Leur site: http://www.corcovado.com.br
5- Echangez vos Panini devant le Botafogo Praia Shopping
Emmenez vos doubles au Brésil et échangez-les avec les locaux devant le centre commercial Botafogo Praia Shopping (Metro Botafogo).
Vous pourrez même acheter vos Panini manquants!
Profitez-en pour prendre des photos de la magnifique baie de Botafogo et du Pain de Sucre de l'autre côté de la rue.
6- Mangez au "Porçao" un jour de match
Le Porçao a Ipanema, c'est le restaurant où vont manger Messi, Neymar et Cie quand ils sont de passage à Rio. Le principe? Vous payez 105 Reales (32 Euros) et vous pouvez manger à volonté de la bonne viande brésilienne, des salades et des sushis (boissons à discrétion).
Réservez 5 jours avant au (+55) 21 3389-8989 pour y voir par exemple Allemagne-Portugal le 16 juin à 13h, ou Angleterre-Italie le 14 à 19 heures! Adresse: Rua Barao de Torre 218, Ipanema.
7- Ecoutez de la musique live au Rio Scénarium
C'est un classique pour écouter des groupes de musique brésilienne, dans le quartier branché de Lapa.
Prix: 25 à 45 Reales l'entrée (8 à 15 Euros) + 3 Euros minimum la boisson. Possibilité aussi d'y diner. Adresse: Rua do Lavradio 20, Lapa , Site: www.rioscenarium.com.br
8- Emportez une Visa ET une Mastercard
On peut payer partout, ou presque, en carte bleue.
Pour les retraits, c'est plus délicat: certaines banques n'autorisent des retraits qu'avec la Mastercard et/ou imposent des plafonds journaliers relativement bas (300 reales - 100 Euros par jour)
Un conseil: renseignez-vous bien auprès de votre banque avant de partir pour connaitre vos plafonds de retrait.
9- N'abusez pas des Caipirinhas
Une ça va, deux bonjour les dégâts :-(
C'est très bon mais ça fait mal à la tête le jour d'après!
10- Flânez le long de la plage d'Ipanema
Le spectacle est partout!
Ne manquez pas le coucher de soleil depuis l'Aropador, un promontoire au bout de la plage, ni les parties de beach volley / tennis / soccer et allez boire en fin de journée une caipirinha à l'Astor en compagnie des gens branchés du quartier (Avenida Vieira Souto 110, Ipanema)
11- Emmenez votre bonne humeur
Les Brésiliens sont des gens cools. Soyez sympas avec eux, ils vous le rendront bien!
Bon séjour, et bonne Coupe du Monde!
Olivier
Cpte rendu d'un séjour de 3 semaines, surtout au niveau budget
-location apart 2 chambres+ salle de séjour+cuisine ( pour 4 pers) pour 11 nuits à prix préférentiel sur Copacabana auprès de l' agence Heidelberg, équipements: portier 24/24h, tv, micro-onde, ascenseur, machine à laver en plastic, frigo, balconnet avec vue sur la mer, 1 aircon+2 ventilo, coffre, wifi en pratique: la 2eme chambre était une piece prise sur la surface de la pièce à vivre, cuisine minuscule, couverts réduits au strict minimum, les portes donnant sur les balcons ne fermaient plus, une vitre manquait, pas d'entretien et de ménage, parquet sale, meubles fatigués...pour la modique somme de 1250€, soit 113,60€ la nuitée pour 4, payable en cash sur le champ+caution 240€; accueil désinvolte de l'agence. Donc, difficile de recommander l'agence HEIDELBERG en outre transfert depuis l'aéroport jusqu'à l'appart: 45€ (110 reals sur le contrat)
-sortie pain de sucre: 53 reals/p st 20,50€, Corcovado: 46 reals/p pour le petit trem, jardin : 6reals
-repas dans la rue: un plat unique copieux+boisson pour 12 reals, st 4,65€ la portion brésilienne est tres copieuse en gral
- taxi de 20-35 reals suivant la course en ville (7,8-13,6€), les taxis sont plutôt sérieux et les tarifs raisonnables ticket de metro pour 3,2 reals à 4, taxi plus rentable
-sortie organisée auprès d'une agence pour faire plaisir aux locaux, avec guide parlant français, par petit bus de 10 places pour Petropolis en pratique, notre guide parle un français laborieux et ne nous apprend pas grand chose tarif amical à 72 reals/p soit 28€
- nous sacrifions à la coutume de la churrascaira, restaurant servant de la viande grillée sur brochette (espeto), à VOLONTE, compter quand même 131 reals/p soit 51€ pour cette aventure culinaire
-location d' une chambre pour 4p dans une pousada en pleine nature, loin de tout, à 10km de Angra soit la nuitée à 310 reals soit 120€, petit dj includo en pratique: 1lit double, 2 lits simples, une belle salle de bain, une petite véranda, petit dej copieux mais le diner le 2eme soir sera un infame rata à savoir, la moyenne des pousadas tourne autour de 140-160 reals la nuitée pour 2
-bateau pour se rendre à Ilha Grande: 50 reals/p AR soit 19€ environ -BBQ en extérieur dans une rue populaire, servi par des gens qui voulaient à tout prix nous faire plaisir: quelques brochettes+soda pour 10 reals/p soit presque rien, un bon moment
- sortie bateau pour les plages aux alentours d' Arraial do cabo: 40 réals/p pour 4h de promenade, boisson, soda, eau à volonté
- et là, à Arraial, nous trouvons l' hébergement sympa, bon marché, simple, fonctionnel, accueil enfin chaleureux, superbe petit déjeuner, chambre pour deux avec salle de bain et ventilo ouvert sur un petit jardin tropical: 100 reals la nuitée, soit 39€; on croyait que cela n'existait pas pourtant on ne demandait pas la lune
- location de voiture avec assurance pour 8 jrs pour une Fiat Novo Uno 1.0 4p aircon, km illimité , comptez 1406 reals soit 175 reals par jour - 68,50€/jour pour 2 couples chez LOCALIZA, agence efficace, voitures en stock tarif journalier sans assurance 12O reals
- le petit bus collectif pour l' aéroport, comptez une heure et 12 reals/p et pour finir la capirinha vers 8-15 reals selon
Voila, cher voyageur, quelques éléments pour préparer votre séjour; comme déja dit par d'autres, voyager au Bresil nécessite un budget substantiel
Revenir à Rio pour 15 jours de vacances pendant 10 ans comme l' a avoué sur le forum un habitué fou d'Ipanema😉, le ferais-je? Pour faire quoi... Cela parait difficile.
B
-location apart 2 chambres+ salle de séjour+cuisine ( pour 4 pers) pour 11 nuits à prix préférentiel sur Copacabana auprès de l' agence Heidelberg, équipements: portier 24/24h, tv, micro-onde, ascenseur, machine à laver en plastic, frigo, balconnet avec vue sur la mer, 1 aircon+2 ventilo, coffre, wifi en pratique: la 2eme chambre était une piece prise sur la surface de la pièce à vivre, cuisine minuscule, couverts réduits au strict minimum, les portes donnant sur les balcons ne fermaient plus, une vitre manquait, pas d'entretien et de ménage, parquet sale, meubles fatigués...pour la modique somme de 1250€, soit 113,60€ la nuitée pour 4, payable en cash sur le champ+caution 240€; accueil désinvolte de l'agence. Donc, difficile de recommander l'agence HEIDELBERG en outre transfert depuis l'aéroport jusqu'à l'appart: 45€ (110 reals sur le contrat)
-sortie pain de sucre: 53 reals/p st 20,50€, Corcovado: 46 reals/p pour le petit trem, jardin : 6reals
-repas dans la rue: un plat unique copieux+boisson pour 12 reals, st 4,65€ la portion brésilienne est tres copieuse en gral
- taxi de 20-35 reals suivant la course en ville (7,8-13,6€), les taxis sont plutôt sérieux et les tarifs raisonnables ticket de metro pour 3,2 reals à 4, taxi plus rentable
-sortie organisée auprès d'une agence pour faire plaisir aux locaux, avec guide parlant français, par petit bus de 10 places pour Petropolis en pratique, notre guide parle un français laborieux et ne nous apprend pas grand chose tarif amical à 72 reals/p soit 28€
- nous sacrifions à la coutume de la churrascaira, restaurant servant de la viande grillée sur brochette (espeto), à VOLONTE, compter quand même 131 reals/p soit 51€ pour cette aventure culinaire
-location d' une chambre pour 4p dans une pousada en pleine nature, loin de tout, à 10km de Angra soit la nuitée à 310 reals soit 120€, petit dj includo en pratique: 1lit double, 2 lits simples, une belle salle de bain, une petite véranda, petit dej copieux mais le diner le 2eme soir sera un infame rata à savoir, la moyenne des pousadas tourne autour de 140-160 reals la nuitée pour 2
-bateau pour se rendre à Ilha Grande: 50 reals/p AR soit 19€ environ -BBQ en extérieur dans une rue populaire, servi par des gens qui voulaient à tout prix nous faire plaisir: quelques brochettes+soda pour 10 reals/p soit presque rien, un bon moment
- sortie bateau pour les plages aux alentours d' Arraial do cabo: 40 réals/p pour 4h de promenade, boisson, soda, eau à volonté
- et là, à Arraial, nous trouvons l' hébergement sympa, bon marché, simple, fonctionnel, accueil enfin chaleureux, superbe petit déjeuner, chambre pour deux avec salle de bain et ventilo ouvert sur un petit jardin tropical: 100 reals la nuitée, soit 39€; on croyait que cela n'existait pas pourtant on ne demandait pas la lune
- location de voiture avec assurance pour 8 jrs pour une Fiat Novo Uno 1.0 4p aircon, km illimité , comptez 1406 reals soit 175 reals par jour - 68,50€/jour pour 2 couples chez LOCALIZA, agence efficace, voitures en stock tarif journalier sans assurance 12O reals
- le petit bus collectif pour l' aéroport, comptez une heure et 12 reals/p et pour finir la capirinha vers 8-15 reals selon
Voila, cher voyageur, quelques éléments pour préparer votre séjour; comme déja dit par d'autres, voyager au Bresil nécessite un budget substantiel
Revenir à Rio pour 15 jours de vacances pendant 10 ans comme l' a avoué sur le forum un habitué fou d'Ipanema😉, le ferais-je? Pour faire quoi... Cela parait difficile.
B
Samedi 26 janvier
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Bonjour tout le monde,
Je prépare mon itinéraire pour cet été au Brésil en sac à dos du 26 juillet au 11 août compris et j'aurais besoin de vos avis éclairés sur le sujet car les distances sont importantes!
Voilà ce que je prévois de faire : Jeudi 26 - À 5h30 arrivée sao paulo (GRU). 10h45 arrivée à rio - vol pour iguacu Vendredi 27 - Chutes d'iguacu coté brésil LIEN 1 LIEN2 LIEN3 Samedi 28 - Chutes d'iguacu coté argentin Dimanche 29 - Transport pour bonito Lundi 30 - Bonito Mardi 31 - Pentanal Mercredi 1er aout - pentanal Jeudi 2 - vol pour brasilia - trajet pour chapada veadeiros Vendredi 3 - chapada veadeiros Samedi 4 - chapada veadeiros Dimanche 5 - trajet pour chapada diamantina Lundi 6 - chapada diamantina Mardi 7 - chapada diamantina Mercredi 8 - trajet pour salvador - vol de salvador à sao paulo - trajet pour ilhabela louer voiture ou bus par rte de sao sebastiao(belle rte). Jeudi 9 - ilhabela -trajet pour ilha grande et nuit là bas Vendredi 10 - ilha grande - trajet pour rio Samedi 11.08 - Rio de janeiro - départ à 22h20 de rio (GIG)
Pouvez-vous me dire si cela semble réalisable, si je rate des choses importantes à voir? J'hésite aussi entre le parc chapada diamantina et le parc chapada veadeiros; pouvez-vous me dire quelles sont les grandes différences entre les deux parcs et vos préférences? Je m'étais mis aussi sur une liste d'attente les endroits suivants, pensez-vous que je devrais échanger certaines de mon programme? : - parque de caparao - chapada de guimaraes - trilha do rio do boi dans parque nacional de serra geral - parque nacional apparados da serra
D'avance, merci! Daniel
Voilà ce que je prévois de faire : Jeudi 26 - À 5h30 arrivée sao paulo (GRU). 10h45 arrivée à rio - vol pour iguacu Vendredi 27 - Chutes d'iguacu coté brésil LIEN 1 LIEN2 LIEN3 Samedi 28 - Chutes d'iguacu coté argentin Dimanche 29 - Transport pour bonito Lundi 30 - Bonito Mardi 31 - Pentanal Mercredi 1er aout - pentanal Jeudi 2 - vol pour brasilia - trajet pour chapada veadeiros Vendredi 3 - chapada veadeiros Samedi 4 - chapada veadeiros Dimanche 5 - trajet pour chapada diamantina Lundi 6 - chapada diamantina Mardi 7 - chapada diamantina Mercredi 8 - trajet pour salvador - vol de salvador à sao paulo - trajet pour ilhabela louer voiture ou bus par rte de sao sebastiao(belle rte). Jeudi 9 - ilhabela -trajet pour ilha grande et nuit là bas Vendredi 10 - ilha grande - trajet pour rio Samedi 11.08 - Rio de janeiro - départ à 22h20 de rio (GIG)
Pouvez-vous me dire si cela semble réalisable, si je rate des choses importantes à voir? J'hésite aussi entre le parc chapada diamantina et le parc chapada veadeiros; pouvez-vous me dire quelles sont les grandes différences entre les deux parcs et vos préférences? Je m'étais mis aussi sur une liste d'attente les endroits suivants, pensez-vous que je devrais échanger certaines de mon programme? : - parque de caparao - chapada de guimaraes - trilha do rio do boi dans parque nacional de serra geral - parque nacional apparados da serra
D'avance, merci! Daniel
Bonjour,
Nous rentrons de 3 semaines de voyage dans le sud du Brésil : Rio, Ilha Grande, le Pantanal, les chutes d'Iguazu et Paraty.
Je serai heureuse de vous renseigner ou de répondre à vos questions sur ces destinations.
A trés bientôt !
Bonjour à tous,
Avec 3 amis, on à prévu de réaliser un rêve de gosse, qui serait de passer le mois de la coupe du monde à Rio de Janeiro.
Cependant au fur et à mesure des recherches il semblerait que cela risque de rester un rêve.
En effet si j'ai bien compris, la fifa a le monopole est hotel donc il est pas possible de louer sans passer par un organiser affilié a la fifa.
Nous avons donc chercher à louer un appartement pour 4 sur des sites comme aluguetemporada.com.br mais nous ne parlons pas portugais.
Voilà donc pourquoi je fais appel a vous:
Pour le vol + l'appartement + la nourriture pour 1 mois + activités. Quelle budget vous paraîtrait honnête ?
Moi personnellement par personne j'avais calculé 1000€ pour l'avion. 1000€ pour l'appartement et pour la nourriture aucune idée mais environs 300€ pour voir large. Sachant que par personne on à un budget de 3000€
Donc pourriez vous déjà me dire si notre projet est réalisable ? Et éventuellement nous aider a trouver un logement a Rio de Janeiro avec 2 chambres pour 4 personnes au total pour la période du 13 juin au 13 juillet.
J'espère que vous pourrez nous aider.
Merci d'avance
Avec 3 amis, on à prévu de réaliser un rêve de gosse, qui serait de passer le mois de la coupe du monde à Rio de Janeiro.
Cependant au fur et à mesure des recherches il semblerait que cela risque de rester un rêve.
En effet si j'ai bien compris, la fifa a le monopole est hotel donc il est pas possible de louer sans passer par un organiser affilié a la fifa.
Nous avons donc chercher à louer un appartement pour 4 sur des sites comme aluguetemporada.com.br mais nous ne parlons pas portugais.
Voilà donc pourquoi je fais appel a vous:
Pour le vol + l'appartement + la nourriture pour 1 mois + activités. Quelle budget vous paraîtrait honnête ?
Moi personnellement par personne j'avais calculé 1000€ pour l'avion. 1000€ pour l'appartement et pour la nourriture aucune idée mais environs 300€ pour voir large. Sachant que par personne on à un budget de 3000€
Donc pourriez vous déjà me dire si notre projet est réalisable ? Et éventuellement nous aider a trouver un logement a Rio de Janeiro avec 2 chambres pour 4 personnes au total pour la période du 13 juin au 13 juillet.
J'espère que vous pourrez nous aider.
Merci d'avance
Hi,
We’re considering a discovery trip to Brazil in summer 2025 for a maximum of 3 weeks, transport included.
Since the must-see sites are very far apart, we’ve selected the ones that seemed the most spectacular and have little or no equivalent elsewhere in the world.
Here’s what we’re thinking:
Outbound: 1 day Paris → São Paulo
Iguaçu: 2 days
Transfer: 1 day via São Paulo or Rio and São Luís
Lençóis National Park: 3 days
Transfer: 1 day via São Luís
Salvador de Bahia: 2 days
Transfer: 1 day via Rio
Rio: 4 days
Return: 1 day
What do you think?
I was thinking of adding a stop that’s easily accessible without flying from one of the places above. Ilha Grande? Tinharé Island? Any other suggestions?
Thanks in advance for your tips!
Virginie
Bonjour à tous,
Je viens vers vous car j'aurais besoin de quelques conseils et bon plans pour un voyage au Brésil.
Nous partons moi et mon amies du 25 septembre au 25 octobre là-bas. Nous sommes en train d'établir plus ou moins notre "programme". Pourriez vous me dire ce que vous en pensez, si vous avez déja fait certains coins, et tous les conseils et bon plan qui vont bien pour ce pays.
Programme :
25 : décollage paris 26 : Arrivée 16h15 à salvador de Bahia 27: Salvador 28: Salvador 29: Transport vers Itacaré 30: Itacaré 1/10: Itacaré 2: Itacaré 3: retour vers salvador : Puis bus pour Lencois 4: Parc Chapada Diamantina 5: Chapada Diamantina 6: Chapada Diamantina 7: Chapada Diamantina, soir Lencois -> Puis bus de nuit pour salvador 8: Salvador et avion pour Rio de janeiro 9: Rio 10: Rio 11: Rio 12: Transport vers Paraty matin 13: Paraty 14: Paraty 15: Direction Ila Grande 16: Ila Grande 17:Ila Grande 18: Ila grande puis retour sur Rio 19: Direction Cabo Frio 20: Cabo Frio 21: Cabo frio 22: Cabo frio 23: Retour sur Rio 24: Decollage pour paris fin de journée
Voila l'idée globale. Nous sachant que ce programme peut évoluer pendant le séjour en fonction des endroits si on si plaît ou non.
Notre voyage tourne autour du surf, des randonnées, de la plongée, ...
Merci d'avance pour tout vos conseils
Mathieu
Je viens vers vous car j'aurais besoin de quelques conseils et bon plans pour un voyage au Brésil.
Nous partons moi et mon amies du 25 septembre au 25 octobre là-bas. Nous sommes en train d'établir plus ou moins notre "programme". Pourriez vous me dire ce que vous en pensez, si vous avez déja fait certains coins, et tous les conseils et bon plan qui vont bien pour ce pays.
Programme :
25 : décollage paris 26 : Arrivée 16h15 à salvador de Bahia 27: Salvador 28: Salvador 29: Transport vers Itacaré 30: Itacaré 1/10: Itacaré 2: Itacaré 3: retour vers salvador : Puis bus pour Lencois 4: Parc Chapada Diamantina 5: Chapada Diamantina 6: Chapada Diamantina 7: Chapada Diamantina, soir Lencois -> Puis bus de nuit pour salvador 8: Salvador et avion pour Rio de janeiro 9: Rio 10: Rio 11: Rio 12: Transport vers Paraty matin 13: Paraty 14: Paraty 15: Direction Ila Grande 16: Ila Grande 17:Ila Grande 18: Ila grande puis retour sur Rio 19: Direction Cabo Frio 20: Cabo Frio 21: Cabo frio 22: Cabo frio 23: Retour sur Rio 24: Decollage pour paris fin de journée
Voila l'idée globale. Nous sachant que ce programme peut évoluer pendant le séjour en fonction des endroits si on si plaît ou non.
Notre voyage tourne autour du surf, des randonnées, de la plongée, ...
Merci d'avance pour tout vos conseils
Mathieu
Bonsoir,
Avec mes amis, nous envisageons de partir au Brésil à la fin de l'année pendant 3 semaines en mode sac à dos. Nous serions 6 adultes maxi. Je me suis proposée de confectionner le voyage, un peu sur mesure, en fonction de nos envies, mais ce n'est pas une chose évidente, et je viens vous demander de l'aide !!! Pour le moment, La seule chose que l'on est réservé c'est le billet d'avion aller retour. Nous arrivons de Cayenne, et posons à Sao Luis le vendredi 5 décembre. Nous repartons de belem le samedi 27 décembre. J'ai fait une ébauche du parcours que l'on emprunterait, j'aimerais savoir ce que vous en pensez ?! Merci d'avance !
Ven 5 : vol Cayenne-belem-Sao Luis, arrivée à 10h du matin, journée et nuit à Sao Luis (ou départ direct vers les lencois je ne sais pas trop)
Sam 6 : matin : Sao Luis- bareihnas-lencoi 4h de bus. Quelqu'un connaît il les horaires ? S'il y en a ? Car je m'attend a tout.. Après-midi : parc des lencoi en 4*4 : lagoa bonita. Connaissez vous des contacts intéressants pour faire du 4*4 la bas? Nuit à bareihnas ou peut on dormir au lencoi ?
Dim 7 : parc des lencoi en 4*4 a la journée.
Lun 8 : traverser de la rivière pour rejoindre atins en passant par le lagoa verde. Nuit à atins
Mar 9 : matin : traverser Rio preguicas pour rejoindre caburé, rallier tutoia en 4*4 (j'ai lu que c'était faisable en 3h?) Après-midi : 4h de bateau dans le delta de parnaiba pour rejoindre Porto dos tatus, puis rallier bara grande en 4*4 en soirée (j'ai lu 1h)
Mer 10 : matin : rejoindre camocim par la route. Prendre un bac sur la rivière coreau, puis 4*4 jusqu'à tatajuba (halte) Après-midi: de nouveau un bac sur la rivière guriu pour arriver à jerrycoacoara. Dodo
Jeu 11 : repos à Jerry Ven 12 : buggy, capoera à Jerry
Sam 13 : Jerry-fortaleza en taxi privé pour aller plus vite. Vol fortaleza-Rio a 18h30. Arrivée à Rio a 21h45. Dodo Nous avons repéré la poussada bonita sur hipanema, est ce bien ? Est ce cher ? Avez vous d'autre plan dans le même style ? Ambiance jeune... Avec chambre et dortoir, assez festive !
Dim 14 : Rio : rédempteur, jardin botanique, tour des plages Lun 15 : Rio : Rio colonial, favélas ? Connaissez vous un guide ? Et pourquoi pas escalader le pain de sucre ? Hihihi Mar 16 : Rio santa theresa- plages- autre choses ??
Mer 17 : Rio - Ila grande, je pensait partir par le ferry de 15h30 a angra dos reis a 170km de Rio, pensez vous que c'est une bonne option ?
Jeu 18 : Ila grande Ven 19: Ila grande Sam 20 :Ila grande
Dim 21 : Ila grande - Paraty, en reprenant le bateau jusqu'à angra dos reis, puis un bus (2h de route) j'espère y être en début d'après midi, voir pour manger mais sans trop d'illusion... Je ne sais pas si le réseau de bus est très fiable au Brésil. Fin de journée à Paraty, nuit à Paraty.
Lun 22 : Paraty, nuit à Paraty
Mar 23 : matin : Paraty - Rio (4h de bus) Après-midi : vol [ Rio - foz de iguacu ] à 16h20... Je ne sais plus exactement, mais c'est le seule direct que j'ai pu trouver a un prix "raisonnable" On nous as conseillé de dormir du côté argentin, niveau tarif.. Mer 24 : iguacu ( côté brésilien) Jeu 25 : iguacu (côté argentin) et pourquoi pas un tour de bateau si c possible...?
Ven 26 : iguacu-belem Sam 27 : belem-Cayenne
Voilà pour l'instant je n'ai aucune poussada ni hôtel de reservé. Je pensais booker rapidement les nuits à Jerry, Rio, iguacu surtout iguacu car c'est Noël !!!! Je suis friande de tout vos bons conseils... Tant sur le planning, que sur les choses utiles a emporter avec nous, et les spots ou autres activités à ne pas louper !!!
Merci d'avance pour vos messages... Et on the road Again !!!!!
Avec mes amis, nous envisageons de partir au Brésil à la fin de l'année pendant 3 semaines en mode sac à dos. Nous serions 6 adultes maxi. Je me suis proposée de confectionner le voyage, un peu sur mesure, en fonction de nos envies, mais ce n'est pas une chose évidente, et je viens vous demander de l'aide !!! Pour le moment, La seule chose que l'on est réservé c'est le billet d'avion aller retour. Nous arrivons de Cayenne, et posons à Sao Luis le vendredi 5 décembre. Nous repartons de belem le samedi 27 décembre. J'ai fait une ébauche du parcours que l'on emprunterait, j'aimerais savoir ce que vous en pensez ?! Merci d'avance !
Ven 5 : vol Cayenne-belem-Sao Luis, arrivée à 10h du matin, journée et nuit à Sao Luis (ou départ direct vers les lencois je ne sais pas trop)
Sam 6 : matin : Sao Luis- bareihnas-lencoi 4h de bus. Quelqu'un connaît il les horaires ? S'il y en a ? Car je m'attend a tout.. Après-midi : parc des lencoi en 4*4 : lagoa bonita. Connaissez vous des contacts intéressants pour faire du 4*4 la bas? Nuit à bareihnas ou peut on dormir au lencoi ?
Dim 7 : parc des lencoi en 4*4 a la journée.
Lun 8 : traverser de la rivière pour rejoindre atins en passant par le lagoa verde. Nuit à atins
Mar 9 : matin : traverser Rio preguicas pour rejoindre caburé, rallier tutoia en 4*4 (j'ai lu que c'était faisable en 3h?) Après-midi : 4h de bateau dans le delta de parnaiba pour rejoindre Porto dos tatus, puis rallier bara grande en 4*4 en soirée (j'ai lu 1h)
Mer 10 : matin : rejoindre camocim par la route. Prendre un bac sur la rivière coreau, puis 4*4 jusqu'à tatajuba (halte) Après-midi: de nouveau un bac sur la rivière guriu pour arriver à jerrycoacoara. Dodo
Jeu 11 : repos à Jerry Ven 12 : buggy, capoera à Jerry
Sam 13 : Jerry-fortaleza en taxi privé pour aller plus vite. Vol fortaleza-Rio a 18h30. Arrivée à Rio a 21h45. Dodo Nous avons repéré la poussada bonita sur hipanema, est ce bien ? Est ce cher ? Avez vous d'autre plan dans le même style ? Ambiance jeune... Avec chambre et dortoir, assez festive !
Dim 14 : Rio : rédempteur, jardin botanique, tour des plages Lun 15 : Rio : Rio colonial, favélas ? Connaissez vous un guide ? Et pourquoi pas escalader le pain de sucre ? Hihihi Mar 16 : Rio santa theresa- plages- autre choses ??
Mer 17 : Rio - Ila grande, je pensait partir par le ferry de 15h30 a angra dos reis a 170km de Rio, pensez vous que c'est une bonne option ?
Jeu 18 : Ila grande Ven 19: Ila grande Sam 20 :Ila grande
Dim 21 : Ila grande - Paraty, en reprenant le bateau jusqu'à angra dos reis, puis un bus (2h de route) j'espère y être en début d'après midi, voir pour manger mais sans trop d'illusion... Je ne sais pas si le réseau de bus est très fiable au Brésil. Fin de journée à Paraty, nuit à Paraty.
Lun 22 : Paraty, nuit à Paraty
Mar 23 : matin : Paraty - Rio (4h de bus) Après-midi : vol [ Rio - foz de iguacu ] à 16h20... Je ne sais plus exactement, mais c'est le seule direct que j'ai pu trouver a un prix "raisonnable" On nous as conseillé de dormir du côté argentin, niveau tarif.. Mer 24 : iguacu ( côté brésilien) Jeu 25 : iguacu (côté argentin) et pourquoi pas un tour de bateau si c possible...?
Ven 26 : iguacu-belem Sam 27 : belem-Cayenne
Voilà pour l'instant je n'ai aucune poussada ni hôtel de reservé. Je pensais booker rapidement les nuits à Jerry, Rio, iguacu surtout iguacu car c'est Noël !!!! Je suis friande de tout vos bons conseils... Tant sur le planning, que sur les choses utiles a emporter avec nous, et les spots ou autres activités à ne pas louper !!!
Merci d'avance pour vos messages... Et on the road Again !!!!!
Bonjour tout le monde,
Nous voila repartis pour une nouvelle aventure. Nous nous attaquons cette fois au continent sud américain. Une première pour madame, comme pour moi.
Les billets sont déjà achetés (prix canons sur Lufthansa). Du 24/05 au 11/06/20 soit 18 jours sur place. Arrivée RIO => départ Sao Paulo.
Les conseils sont les bienvenus, nous sommes un jeune couple dans la trentaine. Nous sommes intéressés par la nature, les découvertes mais sans pour autant mettre de côté les villes. Bref nous ne sommes pas trop difficiles.
Voici notre ébauche d'itinéraire :
Dimanche 24/05 : départ Bruxelles Lundi 25/05 : arrivée Rio 05.30 hrs / nuit Rio Mardi 26/05 : Rio / nuit Rio Mercredi 27/05 : Rio / nuit Rio Jeudi 28/05 : Rio / nuit Rio Vendredi 29/05 : route en bus + ferry => ilha grande / nuit Ihla grande Samedi 30/05 : Ihla grande / nuit Ihla grande Dimanche 31/05 : Ihla grande / nuit Ihla grande Lundi 01/06 : => ferry + bus paraty / nuit paraty Mardi 02/06 : Paraty / nuit paraty Mercredi 03/06 : => SP vol => Pantanal / nuit Pantanal Jeudi 04/06 : Pantanal / nuit Pantanal Vendredi 05/06 : Pantanal / nuit Pantanal Samedi 06/06 : vol => Salvador / nuit Salvador Dimanche 07/06 : Salvador / nuit Salvador Lundi 08/06 : Salvador / nuit Salvador Mardi 09/06 : Salvador / nuit Salvador Mercredi 10/06 : Sao Paulo / nuit SP Jeudi 11/06 : Sao Paulo => 18.10 hrs vol Bruxelles Vendredi 12/06 : retour Bruxelles
Seuls les billets internationaux sont achetés, ni les vols internes ni les logements ne sont réservés.
Merci à ceux qui me liront... et encore plus à ceux qui me conseilleront
Quentin
Les billets sont déjà achetés (prix canons sur Lufthansa). Du 24/05 au 11/06/20 soit 18 jours sur place. Arrivée RIO => départ Sao Paulo.
Les conseils sont les bienvenus, nous sommes un jeune couple dans la trentaine. Nous sommes intéressés par la nature, les découvertes mais sans pour autant mettre de côté les villes. Bref nous ne sommes pas trop difficiles.
Voici notre ébauche d'itinéraire :
Dimanche 24/05 : départ Bruxelles Lundi 25/05 : arrivée Rio 05.30 hrs / nuit Rio Mardi 26/05 : Rio / nuit Rio Mercredi 27/05 : Rio / nuit Rio Jeudi 28/05 : Rio / nuit Rio Vendredi 29/05 : route en bus + ferry => ilha grande / nuit Ihla grande Samedi 30/05 : Ihla grande / nuit Ihla grande Dimanche 31/05 : Ihla grande / nuit Ihla grande Lundi 01/06 : => ferry + bus paraty / nuit paraty Mardi 02/06 : Paraty / nuit paraty Mercredi 03/06 : => SP vol => Pantanal / nuit Pantanal Jeudi 04/06 : Pantanal / nuit Pantanal Vendredi 05/06 : Pantanal / nuit Pantanal Samedi 06/06 : vol => Salvador / nuit Salvador Dimanche 07/06 : Salvador / nuit Salvador Lundi 08/06 : Salvador / nuit Salvador Mardi 09/06 : Salvador / nuit Salvador Mercredi 10/06 : Sao Paulo / nuit SP Jeudi 11/06 : Sao Paulo => 18.10 hrs vol Bruxelles Vendredi 12/06 : retour Bruxelles
Seuls les billets internationaux sont achetés, ni les vols internes ni les logements ne sont réservés.
Merci à ceux qui me liront... et encore plus à ceux qui me conseilleront
Quentin
Bonjour,
A la veille de notre départ du Brésil, je profite d’un moment de repos pour livrer quelques infos pratiques pour l’organisation d’un séjour de 4 semaines dans ce pays si grandiose.
Voyage au Brésil (14 juillet-11 août) Contexte : 1er contact avec le Brésil, 2 adultes ne parlant que très peu le portugais (ce qui a son importance au Brésil) Principales étapes : Rio-Foz do Iguaçu-Ilha Grande-Paraty-Sao Paulo-Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto-Congonhas-Petrópolis-Brasilia-Salvador Préparation du voyage : Guide Evasion, LP et Routard le guide Evasion bien pratique pour ses itinéraires clés en main et le LP pour ses info détaillées Choix des hôtels : Airbnb Trajet : à pied et transports en commun (Rio, Brasilia, Salvador) et pour le reste en voiture de location (agence Alamo, Unidas)
Budget
Budget vols (2 personnes) : vol Paris-Rio-Paris : 1595,28 € ; vol Rio-Iguazu-Rio : 349,98 €; vol Rio-Brasilia : 71,72€ vol Brasilia-Salvador : 156,96 € vol Salvador-Rio : 133,3€ Budget hébergements : 1421 € pour 27 nuits (soit 53 €/nuits) Budget voiture de location : 155 € pour 13 jours (12 €/jour) Budget divers (visite, essence, taxi, alimentation, gifts…) : 1100 € pour 29 jours (soit 38 €/jour) coût assez comparable à la France.
en gros 2500 € par personne pour 29 jours
Retour sur la location par Airbnb C’était notre premier voyage intégralement réservé sur le site Airbnb et franchement rien à redire. Nous avions loué des appartements entiers, minimum T3 (avec cuisine), avec WIFI, clim, machine à laver (parfois)…et c’était très confortable. La moyenne de nuitée était de 53 euros (ce qui est bien inférieur à prestation comparable aux hôtels). Les difficultés de communication que je redoutais avec les propriétaires ont été rapidement surmontées. Les clés des appartements étaient le plus souvent laissées à la réception des immeubles à la conciergerie. Nous avons eu besoin qu’à une seule occasion d’appeler par téléphone un propriétaire. Nous avons trouvé ce système très pratique et les locations très confortables. La sécurité est omniprésente dans les immeubles résidentiels (caméra, garde à l’entrée, double voire triple porte). A refaire.
Retour sur les transports Voyager au Brésil, c’est assez souvent faire de longs déplacements et donc immanquablement avec des temps de transport en conséquence. Les temps de transit en avion (au total 3 vols intérieurs) étaient bien gérés et nous ont permis de souffler un peu. Les aéroports où nous sommes allés étaient très modernes et sécures. La location de la voiture pour le trajet Rio-Costa Verde-Sao Paulo-Ouro Preto-Rio était très appropriée. Les routes du Brésil sont bien entretenues en général. Il faut être vigilant aux nombreux « lombada » équivalents de nos dos d’ânes qui sont très fréquents sur toutes les routes y compris en fin de rodavia (autoroute) et principalement en ville souvent mal signalés. Cela nécessite d’adopter une conduite bien souple. Les frais de péages et d’essence sont assez raisonnables. Également fréquents, les « fiscalização » (contrôles automatiques) qui sont bien signalés. Nous avions une voiture « flex » comme généralement pour les voitures de location et nous avons utilisé de l’éthanol le plus souvent sans aucun problème (moyenne à 1 euros le litre contre 1,5 à 2 euros pour le gasolina équivalent de notre super). C’est dans le Minas Gerais que nous avons connu les routes les plus difficiles mais restant bien praticables (terre battue ou gravier et bien sûr dénivelé très conséquent/impressionnant). Nous avons utilisé un GPS via l’appli Maps.me et les cartes du Brésil téléchargées en amont du voyage et utilisées hors ligne très utile pour les trajets en voiture et surtout à pied dans la ville. Les transports en commun et les taxis ont été également régulièrement utilisés, sans aucune difficulté (paiement en cash à prévoir).
Retour sur les Etapes :
15-juil Rio (1/4) Corcovado, Copacabana, Ipanema, Leblon Matin : Trajet en metro/bus vers le funiculaire, direction le Corcovado AM : découverte de Copacabana, fort et plage d’Ipenama 16-juil Rio (2/4) : quartier Flamengo et trajet à pied vers le Pao de Açucar AM : Centre Rio (Cathédrale métropolitaine) 17-juil Rio (3/4) : Centro Mosteiro et igreja de Sao Bento Puis marche vers Igreja Ns da Candelaria, Centro cultural Banco do Brasil, Casa França-Brasil… AM : Santa Terasa & Lapa via le tramway ""le bonde" 18-juil Rio (4/4) : Musée de demain Museu de Arte moderna puis Igreja Gloria do Outeio puis museu da Republica 19-juil Rio-Foz do Iguaçu AM : chute côté brésilien (trajet en taxi pour gagner du temps avant fermeture) 20-juil Foz do Iguaçu : chute côté argentin (trajet en bus via Puerto Iguazu) 21-juil Iguaçu-Rio-Ilha Grande : Matin : Vol Foz do Iguaçu/Rio de Janeiro Location voiture aeroport et route vers Ilha Grande puis bateau vers Angra dos Reis 22-juil Ilha Grande –Paraty : Matin rando à Ilha Grande ; reprise bateau à 17h30 et route vers Paraty 23-juil Paraty : tobogan Tarzan, chutes d’eau et visite distillerie de cachaca Maria Izabel et fin de journée dans le centre-ville historique 24-juil Paraty : plages de Trindade et Paraty Mirim 25-juil Paraty-Sao Paulo : lever de soleil sur plage Paraty, route 4,5 h et balade à pied dans le quartier Jardim Paulista (visite du MASP gratuit) 26-juil Sao Paulo : parque Ibirapuera (MAC, MAM, planétarium) et retour dans le centre-ville 27-juil Sao Paulo : quartier Madalena (Beco do Batman notamment) et retour dans le centre-ville pour panorama à l’immeuble Coban 28-juil Sao Paulo-Tiradentes : route 7 h de route, visite en fin de journée de Tiradentes (achat billet de train historique) 29-juil Tiradentes : train Maria Fumaca A/R Sao del Rei Visite de Sao Joao del Rei 30-juil Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto : route (3 h) puis visite toute la journée d’Inhotim Centro de Arte 31-juil Ouro Preto : visite quartier Tiradentes, Pilar, Santa Efigenia 01-août Ouro-Preto-Congonhas-Petropolis : Route vers Congonhas (visite Basila do Bom Jesus de Matosinhos) et Route vers Petropolis 02-août Petropolis : visite du palais impérial et balade à pied dans la ville (nombreuses villas, musée à visiter) 03-août Petropolis-Rio-Brasilia : check out voiture location et vol 04-août Brasilia : l'Eixo Monumental (Museum Nacional, Catedral Metropolitana), Santuario dom bosco, Parque Citade, Memorial JK et panorama tour de télévision 05-août Brasilia : Balade à pied jusqu'à la Praça dos Très Poderes et visite des différents palais 06-août Brasilia : Cerimônia da troca da bandeira (1er dimanche du mois), Templo da Boa Vontade 07-août Brasilia-Salvador : Vol Brasilia-Salvador et balade dans le quartier Pelourinho 08-août Salvador : centre historique Pelourinho 09-août Salvador : quartier Vitoria (Museu de Arte da Bahia) et retour vers le MAM 10-août Salvador : quartier Bonfim et Barra, Spectacle au Teatro San Miguel (Balé Folclórico da Bahia) 11-août Salvador-Rio-Paris
Itinéraire bien équilibré : nombre de jours suffisants dans les grandes métropoles, manque d’un jour à Inhotim Centro de Arte. Nous avons écourté le séjour à Ouro Preto d’une journée sans regret, au profit de Petrópolis qui mériterait d’être mieux connue.
Points négatifs
Flop 2 des sites : Iguazu côté argentin (pour sa foule), Salvador (pour le sentiment d’insécurité quasi permanent et la décrépitude dès que l’on s’écarte du circuit touristique) Difficulté de communication : Il vaut mieux maitriser quelques rudiments de portugais. L’anglais est assez peu et généralement pas parlé ni compris, hormis dans les grands sites touristiques. Les visites guidées étaient le plus souvent en portugais et très peu de panneaux d’information sont traduits. L’appli Google translate nous a bien aidé (penser à télécharger les dico pour une utilisation hors ligne). Chute d’Iguazu côté argentin : Nous avons été très étonnés du nombre de visiteurs du côté argentin, site véritablement débordé, avec des temps d’attente très conséquents. La visite a été éprouvante. Sur l’ensemble des chemins, nous avons retrouvé cette foule. Au final, le côté brésilien était bien plus agréable. Le climat hivernal à ce moment de l’année dans le Mina Gerais et à Foz Iguazu (entre 5 et 10°C) : prévoir vêtements en conséquence avec des logements pas toujours équipés. Le coût de la vie qui est comparable à la France alors qu’on pourrait s’attendre dans un pays en développement à un coût moindre.
Points positifs
Top 5 des sites : Rio, Inhotim Centro de Arte, Paraty, Brasilia et Petrópolis Gros coup de cœur pour l’Inhotim Centro de Arte qui vaut le temps de trajet : prévoir au moins une journée complète (voire 2 jours) de visite et l’utilisation de voiturettes électriques pour les déplacements à l’intérieur. Tout est très pratique au Brésil : les transports sont très simples à organiser y compris location de voiture, le WIFI est présent dans de nombreux lieux et très souvent gratuits, les paiements s’effectuent en carte bleue sans aucun souci et il est aisé de trouver du cash. Sentiment important de sécurité : les lieux visites sont le plus souvent très sécurisés (caméras omniprésentes, nombreux vigiles, policiers et militaires). Il vaut mieux éviter de fréquenter à pied les centres villes des mégapoles après 18h et en WE. Sentiment plus mitigé à Salvador où les demandes et regards sont plus pressants. Le faible tourisme dans la plupart des lieux : hormis les sites très connus de Rio et Salvador, le séjour s’est déroulé dans une ambiance très brésilienne, entourée de la population locale. La diversité est peut-être la caractéristique d’un voyage au Brésil : nature et grands espaces, architecture avant-gardiste, art omniprésent avec musées à profusion et intégration de l’art dans l’espace urbain, musique omniprésente, histoire, religions et spiritualité.
Au final, un voyage que nous avons beaucoup apprécié. A mi-chemin entre modernité et authenticité, le Brésil s’avère être une destination pittoresque, véritable carrefour d’expériences et de sensations.
Voilà si ce feedback vous a intéressé et éventuellement aidé, merci de me laisser un message. Si vous avez des questions complémentaires, n'hésitez pas.
Arnaud
A la veille de notre départ du Brésil, je profite d’un moment de repos pour livrer quelques infos pratiques pour l’organisation d’un séjour de 4 semaines dans ce pays si grandiose.
Voyage au Brésil (14 juillet-11 août) Contexte : 1er contact avec le Brésil, 2 adultes ne parlant que très peu le portugais (ce qui a son importance au Brésil) Principales étapes : Rio-Foz do Iguaçu-Ilha Grande-Paraty-Sao Paulo-Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto-Congonhas-Petrópolis-Brasilia-Salvador Préparation du voyage : Guide Evasion, LP et Routard le guide Evasion bien pratique pour ses itinéraires clés en main et le LP pour ses info détaillées Choix des hôtels : Airbnb Trajet : à pied et transports en commun (Rio, Brasilia, Salvador) et pour le reste en voiture de location (agence Alamo, Unidas)
Budget
Budget vols (2 personnes) : vol Paris-Rio-Paris : 1595,28 € ; vol Rio-Iguazu-Rio : 349,98 €; vol Rio-Brasilia : 71,72€ vol Brasilia-Salvador : 156,96 € vol Salvador-Rio : 133,3€ Budget hébergements : 1421 € pour 27 nuits (soit 53 €/nuits) Budget voiture de location : 155 € pour 13 jours (12 €/jour) Budget divers (visite, essence, taxi, alimentation, gifts…) : 1100 € pour 29 jours (soit 38 €/jour) coût assez comparable à la France.
en gros 2500 € par personne pour 29 jours
Retour sur la location par Airbnb C’était notre premier voyage intégralement réservé sur le site Airbnb et franchement rien à redire. Nous avions loué des appartements entiers, minimum T3 (avec cuisine), avec WIFI, clim, machine à laver (parfois)…et c’était très confortable. La moyenne de nuitée était de 53 euros (ce qui est bien inférieur à prestation comparable aux hôtels). Les difficultés de communication que je redoutais avec les propriétaires ont été rapidement surmontées. Les clés des appartements étaient le plus souvent laissées à la réception des immeubles à la conciergerie. Nous avons eu besoin qu’à une seule occasion d’appeler par téléphone un propriétaire. Nous avons trouvé ce système très pratique et les locations très confortables. La sécurité est omniprésente dans les immeubles résidentiels (caméra, garde à l’entrée, double voire triple porte). A refaire.
Retour sur les transports Voyager au Brésil, c’est assez souvent faire de longs déplacements et donc immanquablement avec des temps de transport en conséquence. Les temps de transit en avion (au total 3 vols intérieurs) étaient bien gérés et nous ont permis de souffler un peu. Les aéroports où nous sommes allés étaient très modernes et sécures. La location de la voiture pour le trajet Rio-Costa Verde-Sao Paulo-Ouro Preto-Rio était très appropriée. Les routes du Brésil sont bien entretenues en général. Il faut être vigilant aux nombreux « lombada » équivalents de nos dos d’ânes qui sont très fréquents sur toutes les routes y compris en fin de rodavia (autoroute) et principalement en ville souvent mal signalés. Cela nécessite d’adopter une conduite bien souple. Les frais de péages et d’essence sont assez raisonnables. Également fréquents, les « fiscalização » (contrôles automatiques) qui sont bien signalés. Nous avions une voiture « flex » comme généralement pour les voitures de location et nous avons utilisé de l’éthanol le plus souvent sans aucun problème (moyenne à 1 euros le litre contre 1,5 à 2 euros pour le gasolina équivalent de notre super). C’est dans le Minas Gerais que nous avons connu les routes les plus difficiles mais restant bien praticables (terre battue ou gravier et bien sûr dénivelé très conséquent/impressionnant). Nous avons utilisé un GPS via l’appli Maps.me et les cartes du Brésil téléchargées en amont du voyage et utilisées hors ligne très utile pour les trajets en voiture et surtout à pied dans la ville. Les transports en commun et les taxis ont été également régulièrement utilisés, sans aucune difficulté (paiement en cash à prévoir).
Retour sur les Etapes :
15-juil Rio (1/4) Corcovado, Copacabana, Ipanema, Leblon Matin : Trajet en metro/bus vers le funiculaire, direction le Corcovado AM : découverte de Copacabana, fort et plage d’Ipenama 16-juil Rio (2/4) : quartier Flamengo et trajet à pied vers le Pao de Açucar AM : Centre Rio (Cathédrale métropolitaine) 17-juil Rio (3/4) : Centro Mosteiro et igreja de Sao Bento Puis marche vers Igreja Ns da Candelaria, Centro cultural Banco do Brasil, Casa França-Brasil… AM : Santa Terasa & Lapa via le tramway ""le bonde" 18-juil Rio (4/4) : Musée de demain Museu de Arte moderna puis Igreja Gloria do Outeio puis museu da Republica 19-juil Rio-Foz do Iguaçu AM : chute côté brésilien (trajet en taxi pour gagner du temps avant fermeture) 20-juil Foz do Iguaçu : chute côté argentin (trajet en bus via Puerto Iguazu) 21-juil Iguaçu-Rio-Ilha Grande : Matin : Vol Foz do Iguaçu/Rio de Janeiro Location voiture aeroport et route vers Ilha Grande puis bateau vers Angra dos Reis 22-juil Ilha Grande –Paraty : Matin rando à Ilha Grande ; reprise bateau à 17h30 et route vers Paraty 23-juil Paraty : tobogan Tarzan, chutes d’eau et visite distillerie de cachaca Maria Izabel et fin de journée dans le centre-ville historique 24-juil Paraty : plages de Trindade et Paraty Mirim 25-juil Paraty-Sao Paulo : lever de soleil sur plage Paraty, route 4,5 h et balade à pied dans le quartier Jardim Paulista (visite du MASP gratuit) 26-juil Sao Paulo : parque Ibirapuera (MAC, MAM, planétarium) et retour dans le centre-ville 27-juil Sao Paulo : quartier Madalena (Beco do Batman notamment) et retour dans le centre-ville pour panorama à l’immeuble Coban 28-juil Sao Paulo-Tiradentes : route 7 h de route, visite en fin de journée de Tiradentes (achat billet de train historique) 29-juil Tiradentes : train Maria Fumaca A/R Sao del Rei Visite de Sao Joao del Rei 30-juil Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto : route (3 h) puis visite toute la journée d’Inhotim Centro de Arte 31-juil Ouro Preto : visite quartier Tiradentes, Pilar, Santa Efigenia 01-août Ouro-Preto-Congonhas-Petropolis : Route vers Congonhas (visite Basila do Bom Jesus de Matosinhos) et Route vers Petropolis 02-août Petropolis : visite du palais impérial et balade à pied dans la ville (nombreuses villas, musée à visiter) 03-août Petropolis-Rio-Brasilia : check out voiture location et vol 04-août Brasilia : l'Eixo Monumental (Museum Nacional, Catedral Metropolitana), Santuario dom bosco, Parque Citade, Memorial JK et panorama tour de télévision 05-août Brasilia : Balade à pied jusqu'à la Praça dos Très Poderes et visite des différents palais 06-août Brasilia : Cerimônia da troca da bandeira (1er dimanche du mois), Templo da Boa Vontade 07-août Brasilia-Salvador : Vol Brasilia-Salvador et balade dans le quartier Pelourinho 08-août Salvador : centre historique Pelourinho 09-août Salvador : quartier Vitoria (Museu de Arte da Bahia) et retour vers le MAM 10-août Salvador : quartier Bonfim et Barra, Spectacle au Teatro San Miguel (Balé Folclórico da Bahia) 11-août Salvador-Rio-Paris
Itinéraire bien équilibré : nombre de jours suffisants dans les grandes métropoles, manque d’un jour à Inhotim Centro de Arte. Nous avons écourté le séjour à Ouro Preto d’une journée sans regret, au profit de Petrópolis qui mériterait d’être mieux connue.
Points négatifs
Flop 2 des sites : Iguazu côté argentin (pour sa foule), Salvador (pour le sentiment d’insécurité quasi permanent et la décrépitude dès que l’on s’écarte du circuit touristique) Difficulté de communication : Il vaut mieux maitriser quelques rudiments de portugais. L’anglais est assez peu et généralement pas parlé ni compris, hormis dans les grands sites touristiques. Les visites guidées étaient le plus souvent en portugais et très peu de panneaux d’information sont traduits. L’appli Google translate nous a bien aidé (penser à télécharger les dico pour une utilisation hors ligne). Chute d’Iguazu côté argentin : Nous avons été très étonnés du nombre de visiteurs du côté argentin, site véritablement débordé, avec des temps d’attente très conséquents. La visite a été éprouvante. Sur l’ensemble des chemins, nous avons retrouvé cette foule. Au final, le côté brésilien était bien plus agréable. Le climat hivernal à ce moment de l’année dans le Mina Gerais et à Foz Iguazu (entre 5 et 10°C) : prévoir vêtements en conséquence avec des logements pas toujours équipés. Le coût de la vie qui est comparable à la France alors qu’on pourrait s’attendre dans un pays en développement à un coût moindre.
Points positifs
Top 5 des sites : Rio, Inhotim Centro de Arte, Paraty, Brasilia et Petrópolis Gros coup de cœur pour l’Inhotim Centro de Arte qui vaut le temps de trajet : prévoir au moins une journée complète (voire 2 jours) de visite et l’utilisation de voiturettes électriques pour les déplacements à l’intérieur. Tout est très pratique au Brésil : les transports sont très simples à organiser y compris location de voiture, le WIFI est présent dans de nombreux lieux et très souvent gratuits, les paiements s’effectuent en carte bleue sans aucun souci et il est aisé de trouver du cash. Sentiment important de sécurité : les lieux visites sont le plus souvent très sécurisés (caméras omniprésentes, nombreux vigiles, policiers et militaires). Il vaut mieux éviter de fréquenter à pied les centres villes des mégapoles après 18h et en WE. Sentiment plus mitigé à Salvador où les demandes et regards sont plus pressants. Le faible tourisme dans la plupart des lieux : hormis les sites très connus de Rio et Salvador, le séjour s’est déroulé dans une ambiance très brésilienne, entourée de la population locale. La diversité est peut-être la caractéristique d’un voyage au Brésil : nature et grands espaces, architecture avant-gardiste, art omniprésent avec musées à profusion et intégration de l’art dans l’espace urbain, musique omniprésente, histoire, religions et spiritualité.
Au final, un voyage que nous avons beaucoup apprécié. A mi-chemin entre modernité et authenticité, le Brésil s’avère être une destination pittoresque, véritable carrefour d’expériences et de sensations.
Voilà si ce feedback vous a intéressé et éventuellement aidé, merci de me laisser un message. Si vous avez des questions complémentaires, n'hésitez pas.
Arnaud
Bonjour à tous,
Nous (couple de trentenaire) partirons au Brésil cet été (fin août-début septembre). Nous ne sommes pas en avance, nous n’avons encore rien réservé et travaillons encore sur l’itinéraire…
Nous voulons impérativement passer un peu de temps dans les parcs Lençois Marenheses et Chapada Diamentina. En fait, ce sont même les photos de ces deux endroits qui sont à l’origine du choix de la destination.
Partant de ce postulat, nous avons d’abord envisagé un itinéraire dans le Nordeste. Mais après avoir fait des recherches, nous ne sommes pas sûrs que le littoral du Nordeste corresponde vraiment à ce que nous recherchons.
Nous n’avons rien contre quelques jours de plage paradisiaque mais plutôt dans des endroits préservés qui offrent aussi des possibilités de visites, ballades nature, snorkeling, etc.
Bref, a priori, Rio et Ilha Grande me tentent bien davantage.
L’inconvénient, c’est qu’on arrive à un itinéraire qui est assez speed et qui ne permet pas de découvrir une région en profondeur. Ce n'est pas du tout la façon dont nous voyageons habituellement et ça me chiffonne.
Je vous le soumets donc pour avis et conseils. Etant précisé que je pourrais peut-être négocier un jour de plus.
Merci d’avance !
Jour 1 (19 août) : Arrivée à Sao Luis en début d’après-midi Visite de Sao Luis Nuit à Sao Luis
Jour 2 (20 août) : Alcantara Nuit à Sao Luis
Jour 3/4/5/6 (21 au 24 août): Excursion/Trek de 4 jours dans Lençois Marenheses (Sao Luis – Atins –Baixa Grande – Queimada Dos Britos –Santo Amaro –Sao Luis)
Jour 7 (25 août) : Vol Sao Luis – Salvador Bus Salvador - Lençois (Chapada) Nuit à Lençois
Jours 8/9/10 (26 au 28 août) : Trek de 3 jours dans la Chapada Diamentina (Vallée de Pati) Bus de nuit vers Salvador
Jours 11/12 (29 et 30 août) : Salvador de Bahia (peut-être Praia do Forte le jour 2 ?) Nuits à Salvador de Bahia
Jour 13 (31 août) : Vol très matinal pour Rio Journée et nuit à Rio
Jour 14 (1er septembre) : Rio Nuit à Rio
Jour 15 (2 septembre) : Rio Bus pour Paraty en fin d’après-midi et nuit à Paraty
Jour 16 (3 septembre) : Paraty (intérêt d’une seule journée à Paraty discutable) Nuit à Paraty
Jour 17 (4 septembre) : Départ pour Ilha Grande Après-midi et nuit à Ilha Grande
Jour 18 (5 septembre) : Ilha Grande Nuit à Ilha Grande
Jour 19 (6 septembre) : Ilha Grande Nuit à Ilha Grande
Jour 20 (7 septembre) : Matinée à Ilha Grande et retour à Rio Nuit à Rio
Jour 21 (8 septembre) : Rio Vol retour à 19h
Nous (couple de trentenaire) partirons au Brésil cet été (fin août-début septembre). Nous ne sommes pas en avance, nous n’avons encore rien réservé et travaillons encore sur l’itinéraire…
Nous voulons impérativement passer un peu de temps dans les parcs Lençois Marenheses et Chapada Diamentina. En fait, ce sont même les photos de ces deux endroits qui sont à l’origine du choix de la destination.
Partant de ce postulat, nous avons d’abord envisagé un itinéraire dans le Nordeste. Mais après avoir fait des recherches, nous ne sommes pas sûrs que le littoral du Nordeste corresponde vraiment à ce que nous recherchons.
Nous n’avons rien contre quelques jours de plage paradisiaque mais plutôt dans des endroits préservés qui offrent aussi des possibilités de visites, ballades nature, snorkeling, etc.
Bref, a priori, Rio et Ilha Grande me tentent bien davantage.
L’inconvénient, c’est qu’on arrive à un itinéraire qui est assez speed et qui ne permet pas de découvrir une région en profondeur. Ce n'est pas du tout la façon dont nous voyageons habituellement et ça me chiffonne.
Je vous le soumets donc pour avis et conseils. Etant précisé que je pourrais peut-être négocier un jour de plus.
Merci d’avance !
Jour 1 (19 août) : Arrivée à Sao Luis en début d’après-midi Visite de Sao Luis Nuit à Sao Luis
Jour 2 (20 août) : Alcantara Nuit à Sao Luis
Jour 3/4/5/6 (21 au 24 août): Excursion/Trek de 4 jours dans Lençois Marenheses (Sao Luis – Atins –Baixa Grande – Queimada Dos Britos –Santo Amaro –Sao Luis)
Jour 7 (25 août) : Vol Sao Luis – Salvador Bus Salvador - Lençois (Chapada) Nuit à Lençois
Jours 8/9/10 (26 au 28 août) : Trek de 3 jours dans la Chapada Diamentina (Vallée de Pati) Bus de nuit vers Salvador
Jours 11/12 (29 et 30 août) : Salvador de Bahia (peut-être Praia do Forte le jour 2 ?) Nuits à Salvador de Bahia
Jour 13 (31 août) : Vol très matinal pour Rio Journée et nuit à Rio
Jour 14 (1er septembre) : Rio Nuit à Rio
Jour 15 (2 septembre) : Rio Bus pour Paraty en fin d’après-midi et nuit à Paraty
Jour 16 (3 septembre) : Paraty (intérêt d’une seule journée à Paraty discutable) Nuit à Paraty
Jour 17 (4 septembre) : Départ pour Ilha Grande Après-midi et nuit à Ilha Grande
Jour 18 (5 septembre) : Ilha Grande Nuit à Ilha Grande
Jour 19 (6 septembre) : Ilha Grande Nuit à Ilha Grande
Jour 20 (7 septembre) : Matinée à Ilha Grande et retour à Rio Nuit à Rio
Jour 21 (8 septembre) : Rio Vol retour à 19h
Bonjour à tous,
J'ai comme projet d'aller au Brésil, à Rio pendant la coupe du monde 2014 !
Je pense y aller 3 semaines et ne vais pas tarder à prendre le billet d'avion, connaissez vous des sites pas chère ?
En revanche, je suis en train de voir les logements et c'est vraiment très très chère avez-vous des conseils pour avoir des bons plans ou du moins quelque chose de raisonnable ?
Quels sont les quartiers à éviter ? Que faut-il faire à Rio et dans les environs ?
Merci beaucoup d'avance !
J'ai comme projet d'aller au Brésil, à Rio pendant la coupe du monde 2014 !
Je pense y aller 3 semaines et ne vais pas tarder à prendre le billet d'avion, connaissez vous des sites pas chère ?
En revanche, je suis en train de voir les logements et c'est vraiment très très chère avez-vous des conseils pour avoir des bons plans ou du moins quelque chose de raisonnable ?
Quels sont les quartiers à éviter ? Que faut-il faire à Rio et dans les environs ?
Merci beaucoup d'avance !
A tous ceux et celles qui désirent se rendre à Rio de Janeiro : ATTENTION ! La ville et tout l'état de Rio sont envahis par la violence. Déjà 55 policiers assassinés cette année à Rio, chaque jour au moins 1 personne est atteinte par des balles perdues et une vingtaine de camions de livraisons sont attaqués et dévalisés. Sans compter les innombrables détroussements quotidiens de passants dans les zones touristiques et au centre de Rio et les attaques dans les bus et métro.
Je suis retraité, je vis à Rio depuis plus de 7 ans et je limite mes sorties au strict nécessaire...
Alors, si vous venez à Rio, c'est à vos risques et périls. Soyez très prudents et entourez-vous de personnes et d'amis sûrs et de confiance.
Bonjour à toutes et à tous !
Comme le titre l'indique je souhaite me rendre au brésil pour la coupe du monde et je me demandais si d'autres membres y allaient aussi et pourquoi pas échanger nos bons plans et nos infos ici
Pour l'instant je n'ai rien réservé mais j'ai deja taté le terrain pour des locations d'apparts ou encore les billets de vol j'ai meme calculé mon budget..etc
Pour les billets il faudra passer par la fifa
Si d'autres personnes ont pour projet d'y aller n'hésitez pas à faire signe qu'on puisse partager ensemble notre projet et nous entraider :)
Comme le titre l'indique je souhaite me rendre au brésil pour la coupe du monde et je me demandais si d'autres membres y allaient aussi et pourquoi pas échanger nos bons plans et nos infos ici
Pour l'instant je n'ai rien réservé mais j'ai deja taté le terrain pour des locations d'apparts ou encore les billets de vol j'ai meme calculé mon budget..etc
Pour les billets il faudra passer par la fifa
Si d'autres personnes ont pour projet d'y aller n'hésitez pas à faire signe qu'on puisse partager ensemble notre projet et nous entraider :)
Bonjour !
Je souhaite louer 2 voitures au Brésil pour 1 semaine en juin, dans la région de Rio. Quelle surprise quand j'ai vu les tarifs...
Il faut compter pas moins de 800€ pour louer une bagnole moyenne type Mégane pour 7 jours. En France c'est 300€. J'arrive pas à comprendre pourquoi c'est si cher.
Quelqu'un à t il une explication et surtout avez vous des plans pour louer une voiture ou un 4x4 à moindre coût ?!
Merci pour vos réponses,
Je souhaite louer 2 voitures au Brésil pour 1 semaine en juin, dans la région de Rio. Quelle surprise quand j'ai vu les tarifs...
Il faut compter pas moins de 800€ pour louer une bagnole moyenne type Mégane pour 7 jours. En France c'est 300€. J'arrive pas à comprendre pourquoi c'est si cher.
Quelqu'un à t il une explication et surtout avez vous des plans pour louer une voiture ou un 4x4 à moindre coût ?!
Merci pour vos réponses,
je voulais revoir mon bresil!!j y etais en 73!!! durant presque 4 ans!
tout le monde me deconseille car parait il que de nos jours on se fait attaquer avec armes et
tout ça de partout au bresil???????
je projette d y aller en routarde de decembre a mars????
bien sur j atterrirai a rio puis irai vers le nord et aussi le minas gerais ; manaus bellem?????
vous pensez vraiment que ça craint ???????
etant habituée a l asie où là; c est cool!!!!!!!!!!je me demande si je fais le bon choix pour mon hiver ???????merci si vous y etes maintenant de me dire vos impressions car je pense acheter le billet tres bientot
martine
Voyager au Brésil devenu MOINS CHER
Pour ceux qui sont en train de se laisser séduire ou planifier pour voyage au Brésil il est intéressant de noter que la monnaie brésilienne, le real, a déjà perdu presque 17% de sa valeur en moins de 3 mois ...
Et vous, vous venez quand au Brésil ?
Le bonjour des tropiques
Pour ceux qui sont en train de se laisser séduire ou planifier pour voyage au Brésil il est intéressant de noter que la monnaie brésilienne, le real, a déjà perdu presque 17% de sa valeur en moins de 3 mois ...
Et vous, vous venez quand au Brésil ?
Le bonjour des tropiques
Bonjour,
Nous préparons actuellement notre premier parcours au Brésil (du 10 au 29/02/2016) :Rio de Janeiro - 5 jours Ilha Grande/Paraty ou Arraial d'Ajuda - 6 jours Salvador - 3 joursMorro de São Paulo/Boipeba - 6 joursJ'ai un choix cornélien à faire : faire Ilha Grande/Paraty ou Prendre l'avion et aller à Arraial d'Ajuda.
En fait j'ai peur que Arraial d'Ajuda ressemble trop à Morro de São Paulo/Boipeba (qui est de toute façon prévue au programme).
Du coup en choisissant l'option Ilha Grande/Paraty j'aurai peut être une plus grande diversité de paysages.
Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Antonio
Nous préparons actuellement notre premier parcours au Brésil (du 10 au 29/02/2016) :Rio de Janeiro - 5 jours Ilha Grande/Paraty ou Arraial d'Ajuda - 6 jours Salvador - 3 joursMorro de São Paulo/Boipeba - 6 joursJ'ai un choix cornélien à faire : faire Ilha Grande/Paraty ou Prendre l'avion et aller à Arraial d'Ajuda.
En fait j'ai peur que Arraial d'Ajuda ressemble trop à Morro de São Paulo/Boipeba (qui est de toute façon prévue au programme).
Du coup en choisissant l'option Ilha Grande/Paraty j'aurai peut être une plus grande diversité de paysages.
Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Antonio
Je me rends en juillet au Bresil pour 3 semaines. J'ai prévu Rio, Iguazu , Le Pantanal ou l'Amazonie ou les 2, Salavador , les lencois?
J'aimerais avoir votre avis sur l'itineraire...En fait j'arrive à Sao Paulo dans la nuit mais je veux y passer qu'une nuit, ensuite peut etre les chutes donc j'essaie de voir par rapport aux billets.
Par ou commencer d'après vous?
Et si vous avez des hôtels sympas à proposer
Merci de votre aide
Bonjour tout le monde,
Nous préparons avec beaucoup de réjouissance notre prochain voyage au Brésil, du 20 décembre 2013 au 12 janvier 2014. Evidemment nous souhaitons voir un maximum de choses et avec 3 semaines sur place on se rend bien compte que ça va être un peu la course. De plus on aimerait passer le Nouvel-An à Rio (il parait que c'est à faire et le meilleur ami de mon copain vit là-bas). On souhaite aussi faire un stop à Fortaleza pour aller voir son oncle qui y vit actuellement. On va donc prendre un Airpass et j'aimerais avoir votre avis sur cette ébauche d'itinéraire:
20.12: arrivée à l'aéroport de Campo Grande tard le soir 21.12: Pantanal (pas la bonne saison mais est-ce que ça vaut quand même la peine? Passionnés d'animaux, on regretterait vraiment de louper ça...) 22.12: Pantanal 23.12: Pantanal 24.12: Bus Campo Grande - Bonito 25.12: Bonito 25.12: Bonito 26.12: Bus Bonito - Foz do Iguaçu 27.12: Iguaçu côté Brésil 28.12: Iguazu Côté Argentine 29.12: Vol Foz do Iguaçu - Rio de Janeiro 30.12: Rio de Janeiro 31.12: Rio de Janeiro 01.01: Rio de Janeiro 02.01: Vol Rio de Janeiro - Sao Luis 03.01: Bus Sao Luis - Barreirinhas 04.01: Barreirinhas - Caburé 05.01: Caburé - Parnaiba 06.01: Parnaiba - Jericoacoara 07.01: Jericoacoara - Fortaleza 08.01: Fortaleza 09.01: Fortaleza - Natal - Fernando de Noronha 10.01: Fernando de Noronha 11.01: Fernando de Noronha 12.01: Vol Fernando de Noronha - Recife
Qu'en pensez-vous? On aimerait bien gagner 1 ou 2 jours quitte à laisser tomber 1 ou 2 étapes... Je me dis que Fernando de Noronha c'est peut-être un peu too much? Sinon j'ai déjà vu Iguazu des 2 côtés mais mon copain non alors je me dis que ça serait dommage qu'il passe à côté.
J'attends vos avis et conseils avec impatience!
Merci 😉
Nous préparons avec beaucoup de réjouissance notre prochain voyage au Brésil, du 20 décembre 2013 au 12 janvier 2014. Evidemment nous souhaitons voir un maximum de choses et avec 3 semaines sur place on se rend bien compte que ça va être un peu la course. De plus on aimerait passer le Nouvel-An à Rio (il parait que c'est à faire et le meilleur ami de mon copain vit là-bas). On souhaite aussi faire un stop à Fortaleza pour aller voir son oncle qui y vit actuellement. On va donc prendre un Airpass et j'aimerais avoir votre avis sur cette ébauche d'itinéraire:
20.12: arrivée à l'aéroport de Campo Grande tard le soir 21.12: Pantanal (pas la bonne saison mais est-ce que ça vaut quand même la peine? Passionnés d'animaux, on regretterait vraiment de louper ça...) 22.12: Pantanal 23.12: Pantanal 24.12: Bus Campo Grande - Bonito 25.12: Bonito 25.12: Bonito 26.12: Bus Bonito - Foz do Iguaçu 27.12: Iguaçu côté Brésil 28.12: Iguazu Côté Argentine 29.12: Vol Foz do Iguaçu - Rio de Janeiro 30.12: Rio de Janeiro 31.12: Rio de Janeiro 01.01: Rio de Janeiro 02.01: Vol Rio de Janeiro - Sao Luis 03.01: Bus Sao Luis - Barreirinhas 04.01: Barreirinhas - Caburé 05.01: Caburé - Parnaiba 06.01: Parnaiba - Jericoacoara 07.01: Jericoacoara - Fortaleza 08.01: Fortaleza 09.01: Fortaleza - Natal - Fernando de Noronha 10.01: Fernando de Noronha 11.01: Fernando de Noronha 12.01: Vol Fernando de Noronha - Recife
Qu'en pensez-vous? On aimerait bien gagner 1 ou 2 jours quitte à laisser tomber 1 ou 2 étapes... Je me dis que Fernando de Noronha c'est peut-être un peu too much? Sinon j'ai déjà vu Iguazu des 2 côtés mais mon copain non alors je me dis que ça serait dommage qu'il passe à côté.
J'attends vos avis et conseils avec impatience!
Merci 😉
Bonjour à tous,
Je suis à Rio de Janeiro et je m'apprête à partir demain soir à Santa Cruz pour y obtenir mon visa étudiant. Je vais donc rejoindre la frontière en bus puis prendre le train dimanche soir et arriver en Bolivie lundi matin. J'irai immédiatement au consulat et le visa y est normalement délivré en 3 jours.
Idéalement, j'aurais eu envie de visiter Sucre, puis le Salar de Uyuni, aller jusqu'à Tupiza puis passer la frontière. Là prendre un bus vers Iguaçu (le plan initial étant de s'arrêter 1 jour à Asunción...) puis regagner Rio.
Le tout en bus/train, de nuit si possible.
Comme j'ai si peu de temps et qu'après la lecture de nombreux posts j'ai eu l'impression que Santa Cruz n'était pas un must immanquable de la Bolivie, j'avais pensé visiter Sucre le temps que se fasse mon visa, puis revenir le chercher... Ensuite, partir directement vers Uyuni.
Je dois être revenue avant le 10 à Rio et je me rends bien compte que ce plan est peut-être un peu trop ambitieux ! Si oui, qu'est ce que vous me conseillez ? S'il y avait un vol à ajouter, le seul intéressant que je puisse m'offrir serait le final Iguaçu-Rio.
Merci !
Je suis à Rio de Janeiro et je m'apprête à partir demain soir à Santa Cruz pour y obtenir mon visa étudiant. Je vais donc rejoindre la frontière en bus puis prendre le train dimanche soir et arriver en Bolivie lundi matin. J'irai immédiatement au consulat et le visa y est normalement délivré en 3 jours.
Idéalement, j'aurais eu envie de visiter Sucre, puis le Salar de Uyuni, aller jusqu'à Tupiza puis passer la frontière. Là prendre un bus vers Iguaçu (le plan initial étant de s'arrêter 1 jour à Asunción...) puis regagner Rio.
Le tout en bus/train, de nuit si possible.
Comme j'ai si peu de temps et qu'après la lecture de nombreux posts j'ai eu l'impression que Santa Cruz n'était pas un must immanquable de la Bolivie, j'avais pensé visiter Sucre le temps que se fasse mon visa, puis revenir le chercher... Ensuite, partir directement vers Uyuni.
Je dois être revenue avant le 10 à Rio et je me rends bien compte que ce plan est peut-être un peu trop ambitieux ! Si oui, qu'est ce que vous me conseillez ? S'il y avait un vol à ajouter, le seul intéressant que je puisse m'offrir serait le final Iguaçu-Rio.
Merci !
Bonjour à tous,
Nous partons dans 15 jours dans le nord du Brésil avec une amie. Nous allons faire de Manaus à Salvador!
Voici notre trajet:
15-juil Paris->Manaus 16-juil Manaus 17-juil Manaus->Forêt 18-juil Forêt 19-juil Forêt 20-juil Forêt 21-juil Bateau 22-juil Bateau 23-juil Santarem 24-juil Bateau 25-juil Bateau 26-juil Bélem->Sao Luis 27-juil Sao Luis->Départ Barreirinhas 28-juil Lençois 29-juil Lençois 30-juil Lençois 31-juil Jericoacoara 01-août Jericoacoara 02-août Jericoacoara 03-août Jeri->Fortaleza->Natal 04-août Praia da Pipa 05-août Olinda 06-août Olinda/Recife->salvador 07-août Salvador-Lençois 08-août Chapada Diamantina 09-août Chapada Diamantina 10-août Chapada Diamantina 11-août Chapada Diamantina 12-août Diamantina->Salvador 13-août 14-août Salvador 15-août Salvador->Paris
Avez des conseils/recommandations? Que pensez-vous du trajet ? (sachant qu'aucun vol interne ne sera pris, uniquement des bus).
Merci !! :)
Nous partons dans 15 jours dans le nord du Brésil avec une amie. Nous allons faire de Manaus à Salvador!
Voici notre trajet:
15-juil Paris->Manaus 16-juil Manaus 17-juil Manaus->Forêt 18-juil Forêt 19-juil Forêt 20-juil Forêt 21-juil Bateau 22-juil Bateau 23-juil Santarem 24-juil Bateau 25-juil Bateau 26-juil Bélem->Sao Luis 27-juil Sao Luis->Départ Barreirinhas 28-juil Lençois 29-juil Lençois 30-juil Lençois 31-juil Jericoacoara 01-août Jericoacoara 02-août Jericoacoara 03-août Jeri->Fortaleza->Natal 04-août Praia da Pipa 05-août Olinda 06-août Olinda/Recife->salvador 07-août Salvador-Lençois 08-août Chapada Diamantina 09-août Chapada Diamantina 10-août Chapada Diamantina 11-août Chapada Diamantina 12-août Diamantina->Salvador 13-août 14-août Salvador 15-août Salvador->Paris
Avez des conseils/recommandations? Que pensez-vous du trajet ? (sachant qu'aucun vol interne ne sera pris, uniquement des bus).
Merci !! :)
bonjour ,
je vient ici pour des conseil/avis sur un itinéraire de 2 mois en amerique du sud
arrivée salvador le 29/12 30 31 01 02 03/01 -festival au sud de SALVADOR 03 04 05 06 07/01 -boipeba 08 09/01 -salvador 10 11 12 13/01 -chapadia diamantha 14/01 -SALVADOR - RIO 15 16 17/01 - rio 18/01 - RIO - IGUACU 19 20 21/01 -iguacu 22/01 - IGUACU - BONITO 23 24 25 26/01 -bonito 27/01 -BONITO - CORUMBA 28/01 -CORUMBA - SANTA CRUZ 29/01 -santa cruz 30/01 -SANTA CUZ - SUCRE 31/01 -SUCRE - UYUNI 01 02 03 04 05/02 -uyuni sud lipez 06/02 -UYUNI - LA PAZ 07 08/02 -la paz 09/02 -LA PAZ - LAC TITICACA 10 11 12 13/02 -lac titicaca 14/02 -PUNO - AREQUIPA 15 16 17 18/02 -arequipa et alentour 19/02 -AREQUIPA - CUZCO 20 21 22 23 24/02 -cuzco machu picchu 25/02 -CUZCO - NAZCA 26/02 -nazca - ica 27 28/02 -ica 01/03 -ICA - LIMA 02 03 04/03 -lima
04/03 depart pour paris
voila donc l'idée du trajet principale , sans que ce soit vraiment ce que je ferai , c'est surtout pour me donné une idée de temps , surtout pour les trajets qui vont etre long ; mais en comptant 1J pour chaque trajet , ca doit le faire
je pense pas prendre de vol interne a part peut etre santa cruz - sucre , ca vaut le coup ? et pour allez de iguacu a bonito , quel est le plus simple ? le parcours au salar-sud lipez de 4J est-il suffisant ? ou voir plus large ? des vols de campo grande a sucre éxiste-il ? J'ai pas touvé budget 2500E environ sachant que je me contente de peu
merci d'avance pour vos conseils/avis/remarque kevin
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04/03 depart pour paris
voila donc l'idée du trajet principale , sans que ce soit vraiment ce que je ferai , c'est surtout pour me donné une idée de temps , surtout pour les trajets qui vont etre long ; mais en comptant 1J pour chaque trajet , ca doit le faire
je pense pas prendre de vol interne a part peut etre santa cruz - sucre , ca vaut le coup ? et pour allez de iguacu a bonito , quel est le plus simple ? le parcours au salar-sud lipez de 4J est-il suffisant ? ou voir plus large ? des vols de campo grande a sucre éxiste-il ? J'ai pas touvé budget 2500E environ sachant que je me contente de peu
merci d'avance pour vos conseils/avis/remarque kevin
bonjour, vendredi prochain je pars pour le Bresil.
je me rend en direction de Rio de Janeiro et le but est d'ensuite aller en Bolivie.
le but est d'aller au desert d'Uyuni.
je ne parle pas l'espagnol ni l'anglais ( a part quelques bases) et je serais seule.
quel est le moyen le plus simple pour moi (bus, avion, train, ...)
je vous remercie pour votre aide je commence a peine a stresser ahah.
ENJOY, Charlène
je vous remercie pour votre aide je commence a peine a stresser ahah.
ENJOY, Charlène
Bonjour,
nous partons en Argentine en novembre avec Air France en passant par Rio de Janeiro puis retour par Buenos Aires. Nous allons rester 1 jour à Rio, et on se pose la question de changer des euros en France ou au Brésil à l'aéroport. Où le taux est-il le plus favorable ? Le lendemain nous redécollerons pour Foz de Iguazu.
Merci pour vos conseils.
nous partons en Argentine en novembre avec Air France en passant par Rio de Janeiro puis retour par Buenos Aires. Nous allons rester 1 jour à Rio, et on se pose la question de changer des euros en France ou au Brésil à l'aéroport. Où le taux est-il le plus favorable ? Le lendemain nous redécollerons pour Foz de Iguazu.
Merci pour vos conseils.
Bj
Je serai a FTZ le 26 en attente avion.
Existe t il un bar/resto diffusant les matchs du tournoi 6 nations 2016 a FTZ J'ai une apres midi sur place avant de prendre mon avion Remerciements... et une biere sponsorisee a tte personne disposant d'une info fiable!!!
A+
Je serai a FTZ le 26 en attente avion.
Existe t il un bar/resto diffusant les matchs du tournoi 6 nations 2016 a FTZ J'ai une apres midi sur place avant de prendre mon avion Remerciements... et une biere sponsorisee a tte personne disposant d'une info fiable!!!
A+
Bonjour amis voyageurs !
Je me présente, je m'appelle Kevin, j'ai 25 ans (26 ans dans 2 mois), je prépare le barreau pour devenir avocat dans un futur proche, je parle espagnol et portugais (je suis d'origine portugaise) et j'aimerai partir pour la première grande aventure de ma vie !
Voilà, la préparation et le passage de l'examen du barreau font que j'ai 5 semaines de libre du 30 novembre 2018 au 5 janvier 2019.
J'aimerai profiter de cette période pour partir pour la première fois hors du continent européen !
Un de mes grands rêves est de partir au Pérou et en Bolivie (Pas très original comme rêve mais je n'y peux rien haha).
Et donc, vu la période, j'envisage de partir seul, 2 semaines en Bolivie, 2 semaines au Pérou, puis en profiter pour passer le Nouvel An à Rio et y rester une petite semaine (Je découvrirai la suite du Brésil lors d'un prochain voyage).
Je partirai seul parce que parmi mon entourage personne ne peut se libérer, c'est une période pas facile pour voyager, et donc j'envisage la grande aventure solo !
Ca ne me fait pas peur même si les avis autour de moi sont divergeants, d'un côté on me dit que c'est une idée géniale, et d'un autre que c'est un projet risqué de partir seul dans des pays soit disant "dangereux".
J'écoute tous les avis autour de moi, j'entend bien qu'il y a des risques mais comme partout ! et je ne peux pas me priver de ça à cause de certains risques. Des risques il y en a tous les jours, en sortant de chez nous, en prenant notre voiture, et en avalant de travers un tros gros morceu de viande chez nous !
Enfin bref, j'aimerai vraiment partir, c'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire et je me dis que c'est le moment idéal !
Alors, je n'ai pas encore d'itinéraire fixe, je commence à y travailler, à voir les billets d'avion, et les divers conseils sur les blogs et forum.
L'idéal serait d'arriver à Lima le 1er décembre, être à La Paz ou Santa Cruz le 29 décembre pour prendre un vol direction Rio et le Nouvel An; et y rester jusqu'au 5 janvier 2019. (J'aurai adoré faire le Brésil mais 5 semaines pour 3 pays c'est impossible, déjà 2 semaines au Pérou et en Bolivie c'est quand même court.)
Et donc, j'aimerai quelques impressions et avis sur ce projet, si la durée est convenable pour chaque pays, si la période est la bonne pour y aller, si voyager seul est une bonne idée etc, et des conseils également de voyageurs qui partent seuls et également de celles et ceux qui sont partis vers ces mêmes destinations !
Et qui sait, peut être que d'autres voyageurs auront le même projet au même moment et qu'on pourrait en discuter et pourquoi pas se retrouver là bas !
Voila, désolé quand même pour ce long discours, et je remercie infiniment celles et ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre !
Gracias ! Obrigado !
Kevin
Je me présente, je m'appelle Kevin, j'ai 25 ans (26 ans dans 2 mois), je prépare le barreau pour devenir avocat dans un futur proche, je parle espagnol et portugais (je suis d'origine portugaise) et j'aimerai partir pour la première grande aventure de ma vie !
Voilà, la préparation et le passage de l'examen du barreau font que j'ai 5 semaines de libre du 30 novembre 2018 au 5 janvier 2019.
J'aimerai profiter de cette période pour partir pour la première fois hors du continent européen !
Un de mes grands rêves est de partir au Pérou et en Bolivie (Pas très original comme rêve mais je n'y peux rien haha).
Et donc, vu la période, j'envisage de partir seul, 2 semaines en Bolivie, 2 semaines au Pérou, puis en profiter pour passer le Nouvel An à Rio et y rester une petite semaine (Je découvrirai la suite du Brésil lors d'un prochain voyage).
Je partirai seul parce que parmi mon entourage personne ne peut se libérer, c'est une période pas facile pour voyager, et donc j'envisage la grande aventure solo !
Ca ne me fait pas peur même si les avis autour de moi sont divergeants, d'un côté on me dit que c'est une idée géniale, et d'un autre que c'est un projet risqué de partir seul dans des pays soit disant "dangereux".
J'écoute tous les avis autour de moi, j'entend bien qu'il y a des risques mais comme partout ! et je ne peux pas me priver de ça à cause de certains risques. Des risques il y en a tous les jours, en sortant de chez nous, en prenant notre voiture, et en avalant de travers un tros gros morceu de viande chez nous !
Enfin bref, j'aimerai vraiment partir, c'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire et je me dis que c'est le moment idéal !
Alors, je n'ai pas encore d'itinéraire fixe, je commence à y travailler, à voir les billets d'avion, et les divers conseils sur les blogs et forum.
L'idéal serait d'arriver à Lima le 1er décembre, être à La Paz ou Santa Cruz le 29 décembre pour prendre un vol direction Rio et le Nouvel An; et y rester jusqu'au 5 janvier 2019. (J'aurai adoré faire le Brésil mais 5 semaines pour 3 pays c'est impossible, déjà 2 semaines au Pérou et en Bolivie c'est quand même court.)
Et donc, j'aimerai quelques impressions et avis sur ce projet, si la durée est convenable pour chaque pays, si la période est la bonne pour y aller, si voyager seul est une bonne idée etc, et des conseils également de voyageurs qui partent seuls et également de celles et ceux qui sont partis vers ces mêmes destinations !
Et qui sait, peut être que d'autres voyageurs auront le même projet au même moment et qu'on pourrait en discuter et pourquoi pas se retrouver là bas !
Voila, désolé quand même pour ce long discours, et je remercie infiniment celles et ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre !
Gracias ! Obrigado !
Kevin
Bonsoir à tous
J'ai commencé à préparer notre voyage au Brésil de presque 6 semaines du 19 juin au 28 juillet 2017.
Il comportera trois parties bien distinctes .
Partie 1 (objet de ce post) : Rio + alentours + Iguazu du 20/06 au 4/07;
Partie 2: Sao Luis à Fortaleza du 6 au 16/07
Partie 3 : Salvador + alentours (3j au nord Mango Seco + 3 j au Sud autour de marau et/ou Boibepa.
Aujourd'hui , je voudrais votre avis sur l'équilibre de ma première partie sachant que le programme journalier n'est pas bati .
20/06: Arrivée Rio
21 au 23/06 :Rio
24/06 : Location véhicule :Rio>Ouro Preto
25/06: Ouro Preto
26/06:Ouro Proto>Tiradentes
27/06: Tiradentes>Paraty
28/06:Paraty
29/06:Paraty>Ilha Grande
30/06: Ilha Grande
1/07: Ilha Grande >Rio . Fin de loc de voiture
2/07:Rio >Iguazu Vol du matin , apres midi dispo
3/07: Iguazu
4/04 : Vol Iguazu>Brazilia
Je vous remercie par avance de vos avis .
Remarques : Pour ceux qui sont aussi sur le Forum du Routard , je poste le même message .
Pour découvrir notre façon de voyager , rendez vous sur mon blog .
Fred











