Bonjour à tous!
Je prépare un voyage de 15 jours en Italie:
On voyage en couple, en voiture. On va dormir sous la tente. (pas le budget pour l'hôtel)
Je ne vous demande pas un itinéraire mais plutôt des avis sur 15 jours dans le sud de l'Italie ou 15 jours dans le nord? On ne connait pas du tout l'Italie!
On ne pense pas faire beaucoup de grandes villes, mais plutôt des petits villages, la campagne Italienne...
Est-ce-que vous avez déjà fait du camping sauvage en Italie? Dormir dans la tente à côté de la voiture...
Merci! 🙂
Nous envisageons randos et camping dans le parc du Grand Paradis cet été. Nous privilégions des campings et sites pas trop fréquentés. Quelqu'un a t il une expérience récente ou des informations, les guides classiques (lonely, gallimard ..) sont tres peu détaillés sur le sujet et nous ne maitrisons pas l'italien. Merci
Bonjour,
nous sommes un groupe de 5 jeunes (de 15 à 22 ans ) et souhaitons parcourir les Grands Lacs.
Nous arriverons à Milan le 12 juillet et repartirons de Milan le 31.
On aimerait avoir votre avis concernant tout d'abord notre itinéraire. Voici le lien, vers Google maps (bien sur, nous achèterons des cartes précises !) http://goo.gl/maps/XQxCZ (les points K, J et L sont a relier plus simplement, du moins si nous le pouvons ? ) Nous avons aussi pensée à inclure les Iles Borromées.
Pensez-vous que cet itinéraire est envisageable sur 18 jours ?
Du fait, de notre désire de nature, nous envisageons de partir en autonomie sur 2-3 jours, incluant de ce fait un bivouac. Est-il toléré ?
Merci et bonne soirée
On aimerait avoir votre avis concernant tout d'abord notre itinéraire. Voici le lien, vers Google maps (bien sur, nous achèterons des cartes précises !) http://goo.gl/maps/XQxCZ (les points K, J et L sont a relier plus simplement, du moins si nous le pouvons ? ) Nous avons aussi pensée à inclure les Iles Borromées.
Pensez-vous que cet itinéraire est envisageable sur 18 jours ?
Du fait, de notre désire de nature, nous envisageons de partir en autonomie sur 2-3 jours, incluant de ce fait un bivouac. Est-il toléré ?
Merci et bonne soirée
Yop,
Afin de sortir de ma trêve hivernale en Mars prochain, je compte partir pour une partie de la grande excursion de apennins près de Florence en Italie. Disposant d'une dizaine de jours seulement je pense faire un tier de la distance totale de ce chemin histoire de garder 2/3 jour de visite pour florence, forli ou pise. Le mois de Mars est il une bonne période pour explorer la Toscane ? Si quelqu'un à déjà été dans le parc national casentinesi le bivouac est il toléré ? ( je sais que le camping sauvage n'est pas autorisé, mais après je ne sais pas si l'italie fait un distinguo bivouac/camping sauvage). Et si vous avez des conseils d'itinéraires ou de lieux à voir absolument dans la région je suis preneur ( j'ai déjà trouvé carte et guide mais je suis plus ouvert aux conseils de personnes ayant déjà parcouru parcouru les lieux)
A+
Afin de sortir de ma trêve hivernale en Mars prochain, je compte partir pour une partie de la grande excursion de apennins près de Florence en Italie. Disposant d'une dizaine de jours seulement je pense faire un tier de la distance totale de ce chemin histoire de garder 2/3 jour de visite pour florence, forli ou pise. Le mois de Mars est il une bonne période pour explorer la Toscane ? Si quelqu'un à déjà été dans le parc national casentinesi le bivouac est il toléré ? ( je sais que le camping sauvage n'est pas autorisé, mais après je ne sais pas si l'italie fait un distinguo bivouac/camping sauvage). Et si vous avez des conseils d'itinéraires ou de lieux à voir absolument dans la région je suis preneur ( j'ai déjà trouvé carte et guide mais je suis plus ouvert aux conseils de personnes ayant déjà parcouru parcouru les lieux)
A+
Hi there,
I’d like to spend a week in the Dolomites (4 days of trekking and a few day hikes). Unfortunately, it’ll be in August (no choice). My questions are:
- For a first time in the Dolomites, which 4-day trek should I pick? I’d love the most spectacular and varied landscapes possible. Around 1,000m elevation gain per day.
- Is it busier the first or last week of August?
- Will it still feel "quiet" while hiking? Not like a conga line in August...?
Thanks so much for your help! !
Thanks so much for your help! !
Bonjour,
Nous souhaitons partir une semaine en vacances itinérante en toscane (en voiture) fin juin et faire du camping sauvage. Savez vous si cela est facile/possible ?
En france nous avons déjà tenté l'expérience dans le langedoc-roussillon et cela avait été une réussite.
Merci de vos réponses !
Nous souhaitons partir une semaine en vacances itinérante en toscane (en voiture) fin juin et faire du camping sauvage. Savez vous si cela est facile/possible ?
En france nous avons déjà tenté l'expérience dans le langedoc-roussillon et cela avait été une réussite.
Merci de vos réponses !
Bonjour,
Nous avons prévu de faire le tour du Mont Rose début Juillet. Voici les questions que je me pose en cette phase de préparatifs.
- A t'on le droit de faire du bivouac (dormir en tente) près des refuges ou ailleurs sur le parcours? - Quels sont les tarifs approximatifs pour une nuit en refuge avec repas? - Est-il envisageable de faire le parcours en autonomie (du point de vue de la nourriture) en se ravitaillant sur le parcours dans les vallées? - A cette période (début Juillet), est-ce que les crampons sont nécessaires pour le passage du glacier du Theodulpass?
Merci d'avance pour vos conseils et retours d'expériences.
Fabien
Nous avons prévu de faire le tour du Mont Rose début Juillet. Voici les questions que je me pose en cette phase de préparatifs.
- A t'on le droit de faire du bivouac (dormir en tente) près des refuges ou ailleurs sur le parcours? - Quels sont les tarifs approximatifs pour une nuit en refuge avec repas? - Est-il envisageable de faire le parcours en autonomie (du point de vue de la nourriture) en se ravitaillant sur le parcours dans les vallées? - A cette période (début Juillet), est-ce que les crampons sont nécessaires pour le passage du glacier du Theodulpass?
Merci d'avance pour vos conseils et retours d'expériences.
Fabien
Je cherche des renseignements pour randonner en Sardaigne (topo guide, gites, sites internet, ..........)
Merci d'avance
jafoin
Bonjour.Qui peux me dire si il est possible de faire en side-car AUXERRRE dans le(89) a ANCONA en ITALIE pour rejoindre la grece sans être oblige de faire des étapes hôtel ou camping .( Kilomètre donne sur MICHELIN sans les repos ) 1156 km + 12 h de route .Merci a vous.Dominique
Bonjour à tous !
Tout d'abord merci à tout ceux qui me répondront et qui pourront me donner des infos. Avant de venir ici j'ai déjà fait pas mal de recherches mais j'ai des doutes et le faite d'avoir des réponses précises de connaisseurs me rassurait.
Avec un ami nous souhaiterions faire un pti trek dans les Dolomites. Nous aurions 4 jours pour faire cela, et ça serait début septembre. On envisagerait de partir du Lac de Braie, où nous laisserions la voiture, pour nous rendre au Tre Cimes. A vol d'oiseau la distance ne me paraît pas énorme et faisable en 4 jours (allé-retour), mais en mode randonnée est-ce-que vous auriez une idée de ce que ça donne ? C'est tendu ?
Ca c'était ma première question ! Ma deuxième en découle, est ce que vous auriez une carte pédestre à me conseiller sur cette région ? J'ai regardé chez l'éditeur Tabacoo mais leur carte ne m'inspire pas trop, en faite je vois pas trop ce que leurs cartes contiennent et si elles conviendront à nos besoins (Visualiser les sentiers de marche, les refuges, ...).
Pour finir ma trosième question. Nous aimerions faire cela en bivouac. Pas de refuge. on marche la journée et lorsque le soir arrive on on trouve un coin accueillant et on plante la tente. Tout d'abord est-ce-que cela est risqué ? (Orage ?) . Et enfin est-ce-que cela est autorisé ? D'après ce que j'ai lu officiellement non c'est interdit, mais officieusement toléré (Par contre pas de feux bien sûre c'est un parc naturel).
Voilà tout. Merci d'avance !
Sylvain
Tout d'abord merci à tout ceux qui me répondront et qui pourront me donner des infos. Avant de venir ici j'ai déjà fait pas mal de recherches mais j'ai des doutes et le faite d'avoir des réponses précises de connaisseurs me rassurait.
Avec un ami nous souhaiterions faire un pti trek dans les Dolomites. Nous aurions 4 jours pour faire cela, et ça serait début septembre. On envisagerait de partir du Lac de Braie, où nous laisserions la voiture, pour nous rendre au Tre Cimes. A vol d'oiseau la distance ne me paraît pas énorme et faisable en 4 jours (allé-retour), mais en mode randonnée est-ce-que vous auriez une idée de ce que ça donne ? C'est tendu ?
Ca c'était ma première question ! Ma deuxième en découle, est ce que vous auriez une carte pédestre à me conseiller sur cette région ? J'ai regardé chez l'éditeur Tabacoo mais leur carte ne m'inspire pas trop, en faite je vois pas trop ce que leurs cartes contiennent et si elles conviendront à nos besoins (Visualiser les sentiers de marche, les refuges, ...).
Pour finir ma trosième question. Nous aimerions faire cela en bivouac. Pas de refuge. on marche la journée et lorsque le soir arrive on on trouve un coin accueillant et on plante la tente. Tout d'abord est-ce-que cela est risqué ? (Orage ?) . Et enfin est-ce-que cela est autorisé ? D'après ce que j'ai lu officiellement non c'est interdit, mais officieusement toléré (Par contre pas de feux bien sûre c'est un parc naturel).
Voilà tout. Merci d'avance !
Sylvain
Bonjour et bonne année a tous . Cette année nous pensons faire un grand circuit avec notre très fidèle ancien camping car en italie et sicile . Nous sommes habitué aux grds voyages itinérants d'un mois et meme hors continents et ce .....toujours par les routes Nles . Mais nous n'avons jamais " Zoné " sur l'italie ! . Qui pourrait nous parler des aires d'arrèts nocturnes ? , des campings ?, des tarifs hivernaux ? , des prix ? , du climat de sécurité sur ce pays ? . Nous pensons traverser pour la sicile au plus bas de la botte . Merci pour toutes les infos bienvenues . Renée & Bernard 70a .
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Bonjour
je compte partir prochainement en Italie (région de Venise et Dolomites), passer ensuite en Autriche (Tyrol) et revenir par le sud de la Suisse.
J'ai un fourgon aménagé, j'aime faire des bivouacs dans les villages ou dans la nature, en respectant bien sur l'environnement et de manière très discrète.
Savez vous si cette pratique est autorisée, ou tolérée dans ces 3 pays?
merci de vos réponses
Christian
Bonjour,
Nouveau sur ce forum et une seule experience en camping car. Nous souhaiterions louer un camping car de France (région PACA) pour nous rendre en Slovenie. Ceci implique de traverser l'Italie mais je ne trouve pas d'infos sur le coût à prévoir entre Vintimille et Trieste. Un membre du forum a -t-il déjà réalisé ce trajet. Coût de l'autoroute? Budget pour le gasoil ? Merci pour toutes vos infos et remarques. Nous avons 2 enfants de 6 et 9 ans et une expérience en Crète (location sur place sur 1 semaine et très bonne expérience). Que pensez vous d'un arrêt vers le lac de Côme en "sauvage"? Nous trouvons le camping sauvage très agreable et souhaitons le privilégier durant notre séjour (15jours en tout) puis quelques campings pour vidanges, plein en eau, lessives, ... je suis donc preneur de toutes infos sur le séjour en Slovenie en été et la traversée de l'Italie (arrêt pour Venise en camping car possible?). Merci par avance, à bientôt.
nous sommes depuis 1 mois en Italie que nous avons traversé de nord au sud et fini en sicile avec notre camping car. Si vous avez besoin de tuyaux pour vous poser, on peut vous aider. A bientot
Nanfou50
Nanfou50
Des difficultés de camping sauvages en Italie?! Est-ce même possible? | Jour 7 de la TMB à Courmayer, Rifugio G. Bertone
Dans l'épisode d'aujourd'hui du Tour du Mont-Blanc, nous sommes passés de Plan de Veny à Courmayer, Rifugio G. Bertone, en Italie.
Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/AjFtpe8JhBE N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.
La matinée de ce jour était très nuageuse et froide avec beaucoup d'humidité dans l'air. C'était l'un des premiers matins nuageux sur le sentier. Nous nous sommes réveillés assez tôt à 6 heures du matin et nous nous sommes détendus dans la tente pendant un moment. Nous étions si reconnaissants pour l'emplacement privilégié dans lequel nous avons campé hier soir. Les vues depuis le site étaient incroyables avec les énormes rochers et les cascades qui les descendaient juste devant nous. C'était tellement beau qu'Angelina a même eu envie de dessiner une rapide esquisse de cette vue, juste pour l'amour du souvenir.
Nous sommes sortis du camping assez tard à 11h car nous avons eu un accident avec cette application de carte que nous utilisons pour le GPS. Il a été accidentellement supprimé avec toutes les cartes des pays et des régions lorsque vous tentez de mettre à jour une autre application et de libérer de l'espace. Nous avons donc dû les télécharger à nouveau. Et comme l'accès à Internet avait une limite d'utilisation de 500 Mo, il a fallu un peu de temps pour le faire.
Nous savions que devant nous il y avait une autre montagne à gravir et nous ne voulions pas le faire aujourd'hui car nous faisions une montagne tous les jours ces derniers jours et étions un peu fatigués. Nous avions donc un plan pour nous rendre au village de Courmayer, puis pour regarder autour de nous à la recherche du camping.
Tout au long de la première partie du sentier, nous marchions le long de la route pavée avec une douce descente qui semblait si facile et si agréable. Et heureusement, il n'y avait pas beaucoup de circulation dessus. Nous avons toujours la vue imprenable sur les montagnes, le Mont Blanc dans les nuages, les cascades et les glaciers. Environ une heure plus tard, nous étions dans le village de Courmayer. Nous espérions au supermarché au dernier moment avant la fermeture de la salle pour faire la sieste et acheter des produits locaux comme du fromage, du pain focaccio, des cerises et des yogourts. Il y avait beaucoup de variations de fromages sur les étagères et beaucoup d'entre elles n'avaient jamais été vues auparavant.
La ville de Croumayer était un joli village avec beaucoup de bâtiments en pierre et de belles vues tout autour. Nous aimerions même y rester un moment car nous aimons beaucoup ce genre de villages de montagne. Il y avait beaucoup de pizzerias aussi, donc nous avions définitivement l'intention d'essayer la pizza un jour.
Nous avons pris notre collation et avons commencé à sortir de la ville. Malheureusement, comme il n'y avait pas de camping à proximité du village, nous avons dû continuer sur le sentier en montant pour trouver un endroit. Nous avons vu qu'il y avait des endroits plats non loin du chemin, mais ils étaient tous trop accessibles depuis la route et le stationnement en aval du sentier. Nous avons donc pensé que ce ne serait pas une bonne idée de s'arrêter là. De plus, nous avons continué à voir les panneaux de camping croisés sans feu, aucun panneau à jeter, mais nous voulions toujours croire qu’il s’agissait d’un camping de jour et non d’un camping sauvage pour une nuit.
Le sentier montait en zigzag et c'était assez facile tout au long. Il traversait la forêt avec beaucoup d'ombre et le temps était très confortable aussi. Les prévisions météorologiques étaient apparemment fausses, disant qu'il y aurait des orages toute la journée. Et c'était super parce que la pluie est capable de gâcher beaucoup de projets. Nous étions juste assez fatigués pour en profiter parce que, tous les derniers jours, nous avons conquis la montagne et poussé vers les mêmes groupes musculaires, ce qui les a rendus assez douloureux. Nous avons également rencontré un écureuil sur le chemin, ce qui a été une rencontre très agréable.
En une heure et demie environ, nous sommes arrivés au sommet de la colline et nous avons dû faire 800 m d'altitude, de 1 200 m à 2 000 m. Il y avait une maison de réfugiés au sommet de la montagne et nous voulions leur demander s'il était possible d'installer une tente près d'eux. Nous avons demandé à la réceptionniste à ce sujet et il a définitivement nié. Il a dit que dans cette région d'Italie, le camping sauvage n'est autorisé dans aucun endroit. Les maisons de réfugiés sont une entreprise privée et si le propriétaire voit la tente sur sa propriété, il en sera mécontent. Il a également dit qu'il y avait des gardes forestiers et que les gens pouvaient recevoir une amende, mais pas toujours. Vous pouvez donc le faire à vos risques et périls. Nous nous sommes sentis vraiment déçus à ce sujet. À notre avis, il est injuste pour les personnes comme nous de ne pas permettre de rester sous la tente, ce qui était notre choix et nos préférences personnelles. Et nous étions même prêts à payer un prix fixe pour la place et l’utilisation des toilettes, mais cela ne nous a même pas été offert. Ce n'était même pas une option. La France pourrait faire les choses différemment en laissant le bivouac pour une nuit et nous ne comprenions pas pourquoi il devrait être si différent dans les pays voisins du même massif montagneux. Malheureusement, nous constatons qu’il est très commercialisé car ce sentier est très prisé et que les prix sont très élevés pour tout. Nous sommes sûrs qu'il y a des gens comme nous qui aiment rester dans des tentes et cuisiner leur propre nourriture et n'aiment pas les dortoirs et les espaces communs.
Donc, après avoir cherché pendant un bon bout de temps en descente et en montée presque sans puissance, nous avons heureusement trouvé un bon endroit pour camper. On aurait dit que c'était juste fait pour tente - si plat que c'était. C'était donc une vraie récompense à la fin de la journée. Nous avons donc eu notre sarrasin mélangé avec du riz et du fromage pour le dîner et très épuisé en espérant que personne ne nous dérangera nous a couché.
Quelle est votre opinion sur l'interdiction du camping sauvage?
Dans l'épisode d'aujourd'hui du Tour du Mont-Blanc, nous sommes passés de Plan de Veny à Courmayer, Rifugio G. Bertone, en Italie.
Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/AjFtpe8JhBE N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.
La matinée de ce jour était très nuageuse et froide avec beaucoup d'humidité dans l'air. C'était l'un des premiers matins nuageux sur le sentier. Nous nous sommes réveillés assez tôt à 6 heures du matin et nous nous sommes détendus dans la tente pendant un moment. Nous étions si reconnaissants pour l'emplacement privilégié dans lequel nous avons campé hier soir. Les vues depuis le site étaient incroyables avec les énormes rochers et les cascades qui les descendaient juste devant nous. C'était tellement beau qu'Angelina a même eu envie de dessiner une rapide esquisse de cette vue, juste pour l'amour du souvenir.
Nous sommes sortis du camping assez tard à 11h car nous avons eu un accident avec cette application de carte que nous utilisons pour le GPS. Il a été accidentellement supprimé avec toutes les cartes des pays et des régions lorsque vous tentez de mettre à jour une autre application et de libérer de l'espace. Nous avons donc dû les télécharger à nouveau. Et comme l'accès à Internet avait une limite d'utilisation de 500 Mo, il a fallu un peu de temps pour le faire.
Nous savions que devant nous il y avait une autre montagne à gravir et nous ne voulions pas le faire aujourd'hui car nous faisions une montagne tous les jours ces derniers jours et étions un peu fatigués. Nous avions donc un plan pour nous rendre au village de Courmayer, puis pour regarder autour de nous à la recherche du camping.
Tout au long de la première partie du sentier, nous marchions le long de la route pavée avec une douce descente qui semblait si facile et si agréable. Et heureusement, il n'y avait pas beaucoup de circulation dessus. Nous avons toujours la vue imprenable sur les montagnes, le Mont Blanc dans les nuages, les cascades et les glaciers. Environ une heure plus tard, nous étions dans le village de Courmayer. Nous espérions au supermarché au dernier moment avant la fermeture de la salle pour faire la sieste et acheter des produits locaux comme du fromage, du pain focaccio, des cerises et des yogourts. Il y avait beaucoup de variations de fromages sur les étagères et beaucoup d'entre elles n'avaient jamais été vues auparavant.
La ville de Croumayer était un joli village avec beaucoup de bâtiments en pierre et de belles vues tout autour. Nous aimerions même y rester un moment car nous aimons beaucoup ce genre de villages de montagne. Il y avait beaucoup de pizzerias aussi, donc nous avions définitivement l'intention d'essayer la pizza un jour.
Nous avons pris notre collation et avons commencé à sortir de la ville. Malheureusement, comme il n'y avait pas de camping à proximité du village, nous avons dû continuer sur le sentier en montant pour trouver un endroit. Nous avons vu qu'il y avait des endroits plats non loin du chemin, mais ils étaient tous trop accessibles depuis la route et le stationnement en aval du sentier. Nous avons donc pensé que ce ne serait pas une bonne idée de s'arrêter là. De plus, nous avons continué à voir les panneaux de camping croisés sans feu, aucun panneau à jeter, mais nous voulions toujours croire qu’il s’agissait d’un camping de jour et non d’un camping sauvage pour une nuit.
Le sentier montait en zigzag et c'était assez facile tout au long. Il traversait la forêt avec beaucoup d'ombre et le temps était très confortable aussi. Les prévisions météorologiques étaient apparemment fausses, disant qu'il y aurait des orages toute la journée. Et c'était super parce que la pluie est capable de gâcher beaucoup de projets. Nous étions juste assez fatigués pour en profiter parce que, tous les derniers jours, nous avons conquis la montagne et poussé vers les mêmes groupes musculaires, ce qui les a rendus assez douloureux. Nous avons également rencontré un écureuil sur le chemin, ce qui a été une rencontre très agréable.
En une heure et demie environ, nous sommes arrivés au sommet de la colline et nous avons dû faire 800 m d'altitude, de 1 200 m à 2 000 m. Il y avait une maison de réfugiés au sommet de la montagne et nous voulions leur demander s'il était possible d'installer une tente près d'eux. Nous avons demandé à la réceptionniste à ce sujet et il a définitivement nié. Il a dit que dans cette région d'Italie, le camping sauvage n'est autorisé dans aucun endroit. Les maisons de réfugiés sont une entreprise privée et si le propriétaire voit la tente sur sa propriété, il en sera mécontent. Il a également dit qu'il y avait des gardes forestiers et que les gens pouvaient recevoir une amende, mais pas toujours. Vous pouvez donc le faire à vos risques et périls. Nous nous sommes sentis vraiment déçus à ce sujet. À notre avis, il est injuste pour les personnes comme nous de ne pas permettre de rester sous la tente, ce qui était notre choix et nos préférences personnelles. Et nous étions même prêts à payer un prix fixe pour la place et l’utilisation des toilettes, mais cela ne nous a même pas été offert. Ce n'était même pas une option. La France pourrait faire les choses différemment en laissant le bivouac pour une nuit et nous ne comprenions pas pourquoi il devrait être si différent dans les pays voisins du même massif montagneux. Malheureusement, nous constatons qu’il est très commercialisé car ce sentier est très prisé et que les prix sont très élevés pour tout. Nous sommes sûrs qu'il y a des gens comme nous qui aiment rester dans des tentes et cuisiner leur propre nourriture et n'aiment pas les dortoirs et les espaces communs.
Donc, après avoir cherché pendant un bon bout de temps en descente et en montée presque sans puissance, nous avons heureusement trouvé un bon endroit pour camper. On aurait dit que c'était juste fait pour tente - si plat que c'était. C'était donc une vraie récompense à la fin de la journée. Nous avons donc eu notre sarrasin mélangé avec du riz et du fromage pour le dîner et très épuisé en espérant que personne ne nous dérangera nous a couché.
Quelle est votre opinion sur l'interdiction du camping sauvage?
Bonjour,
J'envisage, même si rien n'est encore sûr, de passer quelques jours à vélo dans les Dolomites cet été. Je disposerai de 3 ou 4 semaines à cheval (mais en vélo!) sur août et septembre. Mais je ne connais pas du tout cette région. L'an passé j'ai suivi à velo + sacoches la Route des Grandes Alpes. J'ai trouvé les paysages époustouflants. Et j'aimerai retrouver ce genre de paysages. Je cherche donc des idées d'itinéraires. Je ai pu monter les cols sur la Route des Grandes Alpes en y allant à mon rythme, même si bien sûr c'était dur, les paysages faisaient tout oublier. Mais est-ce que les pentes italiennes sont plus raides... Je ne voudrais pas que ce soit plus dur!!! 😛 Je pense aux Dolomites car les montagnes ont l'air magnifiques mais je ne sais pas si les routes sont aussi sympas et je ne sais pas quels cols choisir, je me demande si on trouve aussi facilement des campings qu'en France, je me demande si le bivouac est possible...
Si des personnes ont déjà voyagé dans ce coin, je suis preneuse de toutes les informations qu'elles jugeront utiles de partager. Pour m'y rendre j'ai pensé au train jusqu'à Chur...
J'ai repéré quelques cols qui semblent incontournables pour leurs paysages mais j'espère pouvoir bénéficier de vos expériences.
Merci d'avance pour vos retours. Bonne journée Bel été
J'envisage, même si rien n'est encore sûr, de passer quelques jours à vélo dans les Dolomites cet été. Je disposerai de 3 ou 4 semaines à cheval (mais en vélo!) sur août et septembre. Mais je ne connais pas du tout cette région. L'an passé j'ai suivi à velo + sacoches la Route des Grandes Alpes. J'ai trouvé les paysages époustouflants. Et j'aimerai retrouver ce genre de paysages. Je cherche donc des idées d'itinéraires. Je ai pu monter les cols sur la Route des Grandes Alpes en y allant à mon rythme, même si bien sûr c'était dur, les paysages faisaient tout oublier. Mais est-ce que les pentes italiennes sont plus raides... Je ne voudrais pas que ce soit plus dur!!! 😛 Je pense aux Dolomites car les montagnes ont l'air magnifiques mais je ne sais pas si les routes sont aussi sympas et je ne sais pas quels cols choisir, je me demande si on trouve aussi facilement des campings qu'en France, je me demande si le bivouac est possible...
Si des personnes ont déjà voyagé dans ce coin, je suis preneuse de toutes les informations qu'elles jugeront utiles de partager. Pour m'y rendre j'ai pensé au train jusqu'à Chur...
J'ai repéré quelques cols qui semblent incontournables pour leurs paysages mais j'espère pouvoir bénéficier de vos expériences.
Merci d'avance pour vos retours. Bonne journée Bel été
Bonjour à tous,
Nous voyagerons à 2 en mai pendant 2 semaines en Sardaigne. Nous aimons randonner, pêcher, la nature, découvrir l'histoire, mais aussi déguster les produits locaux. Quels sont d'après vous les incontournables ? Savez-vous si le bivouac est autorisé en Sardaigne ? Avez-vous des logements à conseiller ? Comment le stop est considéré là-bas ? (en voiture, en voilier, en bateau)
Merci d'avance,
Anita
Nous voyagerons à 2 en mai pendant 2 semaines en Sardaigne. Nous aimons randonner, pêcher, la nature, découvrir l'histoire, mais aussi déguster les produits locaux. Quels sont d'après vous les incontournables ? Savez-vous si le bivouac est autorisé en Sardaigne ? Avez-vous des logements à conseiller ? Comment le stop est considéré là-bas ? (en voiture, en voilier, en bateau)
Merci d'avance,
Anita
Sujet peu abordé dans les forum, voyager à vélo avec des enfants de 5-7 ans: trop grands pour les remorques, trop petits pour les grandes distances à vélo !!!!!
Nous sommes parents de 3 enfants de 9 ans, 6 ans 1/2 , et 5 ans.
Nous partons en Sardaigne, 10 jours "velo/bivouac" à la toussaint, du nord au sud.
Le grand a son vélo, il nous a suivi dans le massif central, donc pas de soucis.
Mais les deux schtroumpfs ????
Plusieurs solutions me viennent en tête: - 10 jours au chenil...mais s'ils ne s'entendent pas avec les autres bêtes ??? - mettre de l'engrais dans leur bol de nesquik pour qu'ils poussent... trop risqué, risque d'intoxication ! - leur raccourcir les jambes....aucun chirurgien n'a accepté !? - un tandem ou un pino bien sûr, c'est merveilleux, ils participent .... euh 1500/2000€ X2 , faut pas décon....dans un an ou deux ils réclameront leur indépendance ces petits sauvageons.... - la trail gator ou le demi-vélo, mais oui....... et puis une scoliose avant l'adolescence ..... - le followme, une attache de 4kg apparemment stable et solide ... - un siege enfant .....manque de confort incompatibles avec les bagages ???
Chers parents sans grande fortune, comment faites-vous avec vos adorables têtes blondes ????? Mac Giver, si vous parcourez ce forum, aidez moi ???? Bill Gates si vous parcourez ce forum, aidez moi $$$$
Merci à tous pour vos idées. Je vous aime... surtout si vous trouvez une solution !!!
Alexis.
Plusieurs solutions me viennent en tête: - 10 jours au chenil...mais s'ils ne s'entendent pas avec les autres bêtes ??? - mettre de l'engrais dans leur bol de nesquik pour qu'ils poussent... trop risqué, risque d'intoxication ! - leur raccourcir les jambes....aucun chirurgien n'a accepté !? - un tandem ou un pino bien sûr, c'est merveilleux, ils participent .... euh 1500/2000€ X2 , faut pas décon....dans un an ou deux ils réclameront leur indépendance ces petits sauvageons.... - la trail gator ou le demi-vélo, mais oui....... et puis une scoliose avant l'adolescence ..... - le followme, une attache de 4kg apparemment stable et solide ... - un siege enfant .....manque de confort incompatibles avec les bagages ???
Chers parents sans grande fortune, comment faites-vous avec vos adorables têtes blondes ????? Mac Giver, si vous parcourez ce forum, aidez moi ???? Bill Gates si vous parcourez ce forum, aidez moi $$$$
Merci à tous pour vos idées. Je vous aime... surtout si vous trouvez une solution !!!
Alexis.
Salut à tous,
Nous sommes en pleine préparation de notre prochaine périple. Départ mi-Mars 2013 retour Octobre 2013.
Voici les idées de départ : - Sardaigne - Sicile - Sud de l'Italie - Albanie - Grèce - Crète
Voilà déjà l'itinéraire pour de Mars à Juillet maximum, car après il fera trop chaud. Donc pour la suite on ira surement au nord de l'europe.
Avez vous des idées, conseils pour ces pays. Nous sommes en Tandem + remorque enfant avec 1 garçon de 3 ans. Pensez-vous que le bivouac est possible partout ? Pour le vélo, avez-vous rencontré des facilités, difficultés particulières ?
Nous avons déjà fait une partie de l'Ecosse, mis à part le relief, le voyage a été facile au niveau accès à l'eau, habitant, bivouac ... conditions générales.
Merci de vos retours.
Nous sommes en pleine préparation de notre prochaine périple. Départ mi-Mars 2013 retour Octobre 2013.
Voici les idées de départ : - Sardaigne - Sicile - Sud de l'Italie - Albanie - Grèce - Crète
Voilà déjà l'itinéraire pour de Mars à Juillet maximum, car après il fera trop chaud. Donc pour la suite on ira surement au nord de l'europe.
Avez vous des idées, conseils pour ces pays. Nous sommes en Tandem + remorque enfant avec 1 garçon de 3 ans. Pensez-vous que le bivouac est possible partout ? Pour le vélo, avez-vous rencontré des facilités, difficultés particulières ?
Nous avons déjà fait une partie de l'Ecosse, mis à part le relief, le voyage a été facile au niveau accès à l'eau, habitant, bivouac ... conditions générales.
Merci de vos retours.
Bonjour,
je pars dans les Dolomites avec une copine la première semaine d'aout. Nous envisageons de faire 2/3 nuits de trekking, 1/2 nuits dans une autre vallée, et 1 via ferrata facile. Nous nous posons pas mal de questions : - d'où partir, quel point de départ ? quel itinéraire (on a + envie de fuir la foule touristique...) ? - Est-il possible de bivouaquer la nuit (même discrètement) ? ou les refuges sont-ils absolument obligatoires (et dans ce cas faut-il réserver, pour quel budget) ? - Quelles solutions de repli en cas de pluie ? - Quelle via facile (on a quelques idées, à voir si vous avez testé une via vraiment facile) ? - Sinon, quel endroit sympa pour s'arrêter sur la route de Grenoble aux Dolomites (on compte faire le trajet en 2 jours par la nationale = 12 heures)
ça fait beaucoup de questions tout ça, mais si vous avez des conseils ne serait-ce que pour l'une d'entre elles, ça serait super sympa de nous aiguiller :)
A bientôt !
Chloé
je pars dans les Dolomites avec une copine la première semaine d'aout. Nous envisageons de faire 2/3 nuits de trekking, 1/2 nuits dans une autre vallée, et 1 via ferrata facile. Nous nous posons pas mal de questions : - d'où partir, quel point de départ ? quel itinéraire (on a + envie de fuir la foule touristique...) ? - Est-il possible de bivouaquer la nuit (même discrètement) ? ou les refuges sont-ils absolument obligatoires (et dans ce cas faut-il réserver, pour quel budget) ? - Quelles solutions de repli en cas de pluie ? - Quelle via facile (on a quelques idées, à voir si vous avez testé une via vraiment facile) ? - Sinon, quel endroit sympa pour s'arrêter sur la route de Grenoble aux Dolomites (on compte faire le trajet en 2 jours par la nationale = 12 heures)
ça fait beaucoup de questions tout ça, mais si vous avez des conseils ne serait-ce que pour l'une d'entre elles, ça serait super sympa de nous aiguiller :)
A bientôt !
Chloé
Le TMB fin juin début juillet en 10 jours ça parait jouable ? Pas de matériel spécial sauf bâtons. Peut-on camper aux abords des refuges ? Quelles étapes me conseillez-vous ? Nous ne souhaitons pas le faire "à la course" en 6 ou 7 jours.
Merci de vos conseils : on prend !
Film résumé en 3m30 https://youtu.be/IpjdmmXR9Lo
Italie & Slovénie : Venise - Cortina - Ljubjana 800 km / 18200 md+
Arriver en bus à Venise (vélos en soute)... et mieux repartir plein nord dans le coeur des Dolomites (vélos sur le bitume). Impossible de parcourir les ruelles pavées ou naviguer sur une gondole, le but est de rejoindre Cortina d'Ampezzo avec 3 cols à plus de 2000 mètres. Aussi mythiques que sublimes : Monte Grappa, passo Rolle, Valles et di Giau (2236 m). Certains font le Giro, d'autres du cyclotourisme : dur de tenir la roue d'un vélo de route quand les sacoches sont remplies à ras bord de bonnes choses à manger... Au fil des grimpettes, le soleil nous quitte pour rester en bord de mer : le temps n'est franchement pas au rendez-vous ! Il pleut quand il ne neige pas, il fait surtout froid et humide. A Cortina (#3), la météo annonce 15 jours de mauvais, il faut avancer coûte que coûte. Très vite, on s'habitue à l'effort, au dénivelé et aux conditions hivernales d'un mois de mai : le col pour Sella Ciampigotto et Sauris est fermé : obligés de slalomer entre les congères et les blocs de pierre éparpillés sur la route. Peu à peu, le bitume laisse place aux pistes forestières, l'aventure peut commencer...

A Bovec, en Slovénie, l'ambiance devient plus minérale. La route qui entaille les Alpes Juliennes est chargée d'histoire : 25 km et 50 virages construits par des prisonniers russes. L'enfer au paradis... Le soleil fait briller les eaux cristallines de la Soca jusqu'au col de Vršic (1611 m), l'endroit est irréel. Après un court passage à Bled, le parc calcaire du Triglav donne une pause autour du lac de Bohinj (Bohinjsko jezero), rien de telle qu'une randonnée pour dégourdir les jambes. Ici, les vallées sont paisibles et les huttes traditionnelles en bois donnent du charme au pédalage. La météo redevient capricieuse, pas un jour ne passe sans pluie jusqu'à Ljubljana. La fin de l'arc alpin s'achève en douceur : quelle satisfaction personnelle, ce voyage a commencé il y a 4 ans... Genève-Nice ! La vie rêvée d'un cyclovoyageur...

Après une journée de repos dans la capitale slovène (visite à 2 roues bien entendu), le cap est enfin mis sur le sud pour ouvrir la porte des Balkans. Les paysages deviennent plus vallonnés et les villages pittoresques : peu de touristes dans cette belle campagne de moyenne montagne. Croatie et Bosnie Herzégovine : Cabar - Delnice - Otocac - Senj - Makarska - Mostar 920 km / 13050 md+
La Croatie est l'étape détente et touristique de la traversée des Balkans : 300 km de route côtière de Senj à Makarska, que du bitume, peu de grimpettes... quoique ! Le soleil tape fort dès le matin, les journées commencent à 5 heures pour profiter de la fraîcheur et du peu de trafic. Mer bleue turquoise, papillons multicolores, villes historiques (Starigrad, Zadar, Sibenik, Togir, Split), longues pauses à l'ombre : tout y est pour des vacances paradisiaques ! Au nord, les parcs nationaux rythment l'itinéraire. Risnjak se fait au pas de course, la tête sous le pancho. Pas le temps d'apercevoir un lynx ou un ours : la forêt est peu engageante. Plitvice (Plitvicka jezera) accorde un peu de répit avec une belle rando entre lacs et cascades. Le parc du Velebit nord (Sjeverni Velebit) est une révélation karstique : la blancheur du calcaire tranche avec l'Adriatique. Les cabanes en bois amènent un peu de chaleur et de confort, au chaud près du poêle et dans un lit douillet. Plus au sud, Paklenica révèle un magnifique site d'escalade coincé dans un canyon étroit. Souvent, les vestiges de l'éclatement de la Yougoslavie sont toujours visibles 30 ans après la guerre : maisons éventrées et mines antipersonnelles signalées au bord du chemin. Impressionnant ! L'accueil en Bosnie est plus que chaleureux. Il n'y a que très peu de touristes, alors l'arrivée de deux cyclos est un véritable évènement. A Mostar, le vélo saute sur les pavés du Stari most, ce fameux pont médiéval détruit par les Serbes et reconstruit en 2003. Les mosquées et leurs minarets replacent soudainement les églises... le voyage à vélo permet de se plonger au coeur des religions et de l'histoire de ce petit bout d'Europe. Les routes sont étrangement désertes et les montées en plein cagnard sont étouffantes. Pas d'ombre ! Les gorges verdoyantes de la rivière Zalomka donnent accès au plateau de Gacko, à plus de 1000 mètres d'altitude. Les montagnes du Monténégro pointent leur nez, le pays est à cinq kilomètres à vol d'oiseau, mais à bien regarder la carte, le poste frontière rallonge par le nord d'au moins 150 km... Un chemin existe bel et bien, il coupe à travers les champs et quelques baraques en bois déglinguées. La frontière est marquée par un simple panneau, pas de barrière ni de garde. Facile de pénétrer illégalement dans le pays... en sera-t-il de même pour sortir ?

Monténégro, Albanie (1) & Kosovo : Pluzine - Zabljak - Savnik - Nikšic - Ostrog - Danilovgrad - Cetinje - Kotor - Podgorica - Plav - Rozaje - Pejë Le Monténégro est le royaume du vélo, surtout que le pays développe des circuits VTT de toute beauté. L'arrivée par le parc du Durmitor et le canyon de la Tara est une explosion de bonheur : l'endroit sauvage et préservé vaut à lui seul le détour. Peu de cyclos doivent prendre notre itinéraire, ça monte très fort tous les jours sur des chemins qui ne sont mêmes pas indiqués sur les cartes touristiques. L'expérience est géniale ! Parfois il faut pousser le vélo, souvent il faut mettre le poncho... ici, les orages sont violents et rapides. On échappe de peu à la grêle dans une étable providentielle : le paysage devient blanc en quelques minutes. On aura moins de chance sur un chemin transformé en torrent par des eaux en furie : l'expression "être rincé" prend tout son sens. Moments véritablement incroyables ! Voyager à vélo, c'est accepter cette incertitude, cet inconfort relatif et ce sentiment d'être livré à soi-même. Le contraste des couleurs est saisissant avec les montagnes environnantes : le Bobotov Kuk, point culminant à 2523 mètres, apparaît enneigé entre deux nuages. La baie de Kotor (Boka Kotorska) à 6 heures du matin est resplendissante, surtout avec 1200 m de dénivelé négatif effectués à la fraîche... le bonheur à portée de pédale ! Ce fjord de 30 km déchire d'un bleu profond un massif abrupt et tourmenté la route autour des deux péninsules (Luštica et Vrmac) permet de souffler un peu dans une ambiance méditerranéenne entre les oliviers et les grillons. Les villages traditionnels avec leur port de pêche et leur église alternent avec les pépites touristiques et autres stations balnéaires bétonnées : on roule ainsi de la très branchée Budva à la carte postale Sveti Stefan...

Après une journée de repos à Bar, les étapes de montagne ramènent en 3 jours dans le nord-est du pays par le lac de Skadar (Shkodër) et la magnifique vallée alpine de Kelmend en Albanie. De nouveaux panoramas entre 1000 et 1800 m défilent : les prairies (Katun). Quelques baraques ont été construites au milieu de nulle part et résistent au temps, tout comme ces bergers et ces bûcherons qui (sur)vivent loin de toute modernité. Pas de route, d'électricité, encore moins de touriste. La rencontre à vélo est exceptionnelle : il faut juste prendre le temps de s'arrêter. Au loin, le Kosovo apparaît comme creusé entre les montagnes, le pays est étonnamment plat. L'accueil est comme toujours chaleureux, d'autant plus que la pluie est au rendez-vous. Les spécialités culinaires comme les brochettes kefta ou les feuilletés byrek nécessitent un prochain voyage.

Albanie (2) : Bajram Curri - Fierzë - Fushë-Arrëz - Burrel - Divjakë - Fier - Vlora - Orikum - Saranda 640 km / 15000 md+ L'Albanie est un coup de coeur et une véritable surprise pour celui qui ne se limitera pas à la côte adriatique, la riviera albanaise. Les chemins de montagne exigeants et réservés aux aventuriers permettent de traverser le pays du nord au sud sans toucher le bitume. La vallée de la Valbona met directement dans l'ambiance : l'idée initiale était de passer le col de Valbonës à 1795 m pour rejoindre la vallée de Theth... c'est à pied finalement que l'on grimpera en aller-retour : le sentier est inroulable à VTT ! L'itinéraire s'adapte au jour le jour au gré du relief, du temps et des rencontres. La communication est plutôt bonne malgré un vocabulaire très limité... "rüga problem" est essentiel : les routes départementales qui coupent le pays est/ouest sont des pistes défoncées. Tous les Albanais se plaignent des politiques et de la corruption : le sentiment de misère et d'abandon revient sans cesse dans les conversations. En parlant de la France, certains yeux brillent avec l'espoir de changer de vie, les autres pleurent en souvenir d'un séjour à Calais ! Les bergers du parc de Lura (Parku Kombëtar Lurë) vivent dans des cabanes ouvertes au vent, constituées de 4 poteaux et d'une bâche en plastique en guise de toit. Leur quotidien est rythmé par la traite de leurs chèvres : le lait est transporté dans la vallée à dos d'âne. La vie est à la fois belle et tellement dure, moment terriblement émouvant !

A l'est, le parc de Qafë-Shtamë évite les embouteillages de Tirana et rejoint la ville d'Elbasan. La piste déglinguée met à mal les bras et le matériel : l'essieu de la roue arrière casse net. La réparation tient au miracle car aucune pièce n'est en stock pour un VTT "récent" ! A deux reprises, le chemin n'existe plus... emporté par des glissements de terrain. Contourner un obstacle se paie par de gros efforts mais la providence amène un bivouac de luxe sous les étoiles ou une rencontre inoubliable : on n'est jamais à l'abri d'une invitation, d'un café albanais (surtout pas turc) et d'un verre de raki... voire les deux à la fois, même à 7 heures du matin. Au sud du pays, les pistes de sable au bord de la mer fatiguent plus que les cols : on roule même sur la plage... la chaîne du vélo s'en souvient encore. A Saranda, il est temps de prendre un ferry pour rejoindre la Grèce, Corfu : que les vacances commencent !

Grèce, Albanie (3) et Macédoine du Nord : Corfu - Igoumenítsa - Trikala - Metsovo - Konitsa - Kastoria - Presta - Bitola - Demir Kapija 1100 km / 24775 md+ Le tour de Corfu est un moment de détente au bord de mer ; l'ascension du grand Pantokrator (900 m) est l'unique étape de montagne de l'île. Les bivouacs sont posés face à l'Adriatique sous les oliviers, dans les herbes sauvages et les odeurs d'été, la plage n'est jamais très loin... le paradis ! La végétation est brûlée par le soleil, à 11 heures il fait déjà très chaud même à l'ombre des chapelles orthodoxes. Le retour sur le continent est rude : la chaleur étouffante rend les montées épuisantes. Dur de remonter sur selle avant 16 heures... les grimpettes se font à la fraîche. L'étape de Pramanta est difficile mais grandiose : chaque tour de roue est une victoire sur la caillasse, les virages s'enchaînent dans la douleur jusqu'au col à 1800 mètres. Il en va ainsi jusqu'à Kalambaka ; les chemins chaotiques se succèdent à un rythme d'enfer ! Aux Météores, la quiétude des monastères suspendus dans le ciel disparaît sous le flot des touristes déversés par bus entiers. L'endroit reste féerique et chargé de légendes mystérieuses. Ces poudingues géants semblent sortir de l'imagination des Dieux de la mythologie grecque... Istanbul se trouve à l'est, pourtant le cap est mis à l'ouest pour rejoindre les parcs Pindus et Tymphe, soit plus de 100 km à rouler dans la direction opposée, à ne plus rien comprendre... surtout que la pluie revient ! Après Kastoria, l'Albanie ouvre à nouveau ses frontières pour 50 km. Les bergers sont toujours là pour un coup de main : un fil de fer rouillé de clôture fixera mon porte-bagages jusqu'à l'arrivée. Merci les artistes ! Au lac de Prespa, la Macédoine se révèle être un véritable condensé des Balkans : les locaux parlent avec fierté de leur pays et leur vie : présence ottomane, religions, première guerre mondiale, migration, éclatement de la Yougoslavie, tout y est. J'oublie la traversée sans poste frontière au sommet du Mont Varos (2524 m), la situation est très tendue avec les Grecs : obligé d'improviser un circuit jusqu'à la frontière bulgare. Quelques âmes vivent dans des villages perdus, le temps s'est figé ! Il n'y a pas de bitume et les chemins sont difficilement praticables, peu empruntés... surtout gorgés d'eau !

Bulgarie et Grèce (2) : Pétritch - Melnik - Bansko - Pamporovo - Plovdiv - Velingrad - Smoljan - Rudozem - Dzhebel - Komotini - Alexandroúpoli 850 km / 22375 md+ / 21900 md- Le parcours bulgare est intense et extrêmement varié. Curiosité géologique due l'érosion, Melnik est un village typique entouré de montagnes sablonneuses. Alors traverser un tunnel creusé dans du sable qui s'effrite au passage de la main, c'est comment dire... pas rassurant ! La piste remonte plein nord le long du parc du Pirin ; les locaux expliquent qu'il est impossible de rejoindre Bansko... alors le GPS aide à se repérer dans un dédalle de cul-de-sac et d'indications en cyrillique. L'entrée dans le massif des Rhodopes est magique : l'endroit est franchement beau même si les glaciers posés à plus de 2900 mètres font pâle figure ! C'est la saison des champignons : les chanterelles et les girolles cuisinées dans la popote donnent une saveur particulière aux pâtes 3 minutes. Les sources sont omniprésentes, quel bonheur de se ravitailler en eau fraîche plusieurs fois par jour. Mais l'atout principal des Rhodopes est la présence de cabanes plus ou moins luxueuses. On trouvera au minimum un toit, des bancs et des tables, un barbecue. Certains sont de véritables bijoux d'architecture en bois, on peut même y cuisiner ou passer la nuit... A partir de Dospat, une belle boucle en 8 se prépare : les cols et les vallées se succèdent. Il faut se perdre sur les sentiers pour visiter les monastères et les villages inaccessibles. Le vélo est posé pour découvrir les gorges de Trigrad, de la Trigradska et l'arche naturelle de Cudnite, merveilles de roches érodées. Les lacs de Batak et de Chiroka permettent de partager les vacances des Bulgares, caravaning, bbq, pêche, musique techno... la vie en toute simplicité ! L'essieu (cassé et réparé à grands coups de marteau en Albanie) fait trembler à nouveau le vélo, la roue sera changée à Pamporovo dans l'unique magasin de sports de la région, et par chance... le proprio est un ancien champion de VTT de descente ! Au sud du col de Rozen, l'influence turque redevient visible avec ses mosquées et minarets pointant vers le ciel. Après 60 km de route sinueuse le long de la rivière Arda, le bivouac est posé près du pont du Diable construit au XVIè siècle... la nuit y est douce contredisant les légendes d'antan ! De retour en Grèce, la mer Egée illumine nos journées alors les épines percent les chambres à air : quand il n'y a plus de rustine, il y a toujours un cyclo qui passe ! Les coups de pédale dans la forêt de Dadia Lefkimi amène une dernière teinte de verdure au voyage ; le fleuve de la péninsule balkanique, la Maritza marque net l'entrée dans une plaine aride... la Turquie.
Turquie : Ipsala - Gelibolu - Lapseki - Bandirma - Istanbul 590 km / 8225 md+ / 8825 md- Le passage de la frontière turque donne l'ambiance : c'est chaud ! Le soleil tape fort sur les premiers kilomètres, où les voitures chargées à ras bord attendent avec plus ou moins d'impatience devant des militaires, 4 par 4 et armés jusqu'aux dents. La poussière des pistes s'envole sous les roues : pas de bitume, pas d'air, pas d'ombre... sauf à la terrasse des cafés où les hommes s'agglutinent. La quiétude des villages s'arrête un court instant à notre passage : les mains se lèvent et les conversations fusent. Impossible de repartir sans une bouteille d'eau fraîche ou un sac de légumes, quel accueil ! Les canaux d'irrigation arrosent de grands champs déserts... personne n'ose s'y aventurer aux heures les plus chaudes de la journée. Jusqu'à Gelibolu, le bord de mer est moins monotone et plus montagneux, l'ambiance est plus festive. Pour éviter le trafic infernal d'Istanbul et 100 km d'urbanisation, la rive sud de la mer de Marmara semble être plus "agréable". La route asiatique permet de pédaler vite et bien sur une voie rapide... à quelques mètres des bolides ! Peu de variantes sont possibles jusqu'à Bandirma, où le ferry mène au coeur d'Istanbul sans effort.

Constantinople est évidemment merveilleuse, l'histoire du monde se joue devant nos yeux. Les vélo sont posés avec soulagement : dur de retrouver le rythme de la marche à pied car la fatigue se fait ressentir après 4 mois acharnés sur la selle. Ca fait mal de partout. Les visites sont riches et infinies, Grande Sophie, mosquée Bleue, palais de Topkapi, tour de Galata, grand Bazar, citerne basilique, quartier d’Ortaköy, pont sur le Bosphore, etc. Istanbul est une porte grande ouverte sur l'Asie... à bientôt !


A Bovec, en Slovénie, l'ambiance devient plus minérale. La route qui entaille les Alpes Juliennes est chargée d'histoire : 25 km et 50 virages construits par des prisonniers russes. L'enfer au paradis... Le soleil fait briller les eaux cristallines de la Soca jusqu'au col de Vršic (1611 m), l'endroit est irréel. Après un court passage à Bled, le parc calcaire du Triglav donne une pause autour du lac de Bohinj (Bohinjsko jezero), rien de telle qu'une randonnée pour dégourdir les jambes. Ici, les vallées sont paisibles et les huttes traditionnelles en bois donnent du charme au pédalage. La météo redevient capricieuse, pas un jour ne passe sans pluie jusqu'à Ljubljana. La fin de l'arc alpin s'achève en douceur : quelle satisfaction personnelle, ce voyage a commencé il y a 4 ans... Genève-Nice ! La vie rêvée d'un cyclovoyageur...

Après une journée de repos dans la capitale slovène (visite à 2 roues bien entendu), le cap est enfin mis sur le sud pour ouvrir la porte des Balkans. Les paysages deviennent plus vallonnés et les villages pittoresques : peu de touristes dans cette belle campagne de moyenne montagne. Croatie et Bosnie Herzégovine : Cabar - Delnice - Otocac - Senj - Makarska - Mostar 920 km / 13050 md+
La Croatie est l'étape détente et touristique de la traversée des Balkans : 300 km de route côtière de Senj à Makarska, que du bitume, peu de grimpettes... quoique ! Le soleil tape fort dès le matin, les journées commencent à 5 heures pour profiter de la fraîcheur et du peu de trafic. Mer bleue turquoise, papillons multicolores, villes historiques (Starigrad, Zadar, Sibenik, Togir, Split), longues pauses à l'ombre : tout y est pour des vacances paradisiaques ! Au nord, les parcs nationaux rythment l'itinéraire. Risnjak se fait au pas de course, la tête sous le pancho. Pas le temps d'apercevoir un lynx ou un ours : la forêt est peu engageante. Plitvice (Plitvicka jezera) accorde un peu de répit avec une belle rando entre lacs et cascades. Le parc du Velebit nord (Sjeverni Velebit) est une révélation karstique : la blancheur du calcaire tranche avec l'Adriatique. Les cabanes en bois amènent un peu de chaleur et de confort, au chaud près du poêle et dans un lit douillet. Plus au sud, Paklenica révèle un magnifique site d'escalade coincé dans un canyon étroit. Souvent, les vestiges de l'éclatement de la Yougoslavie sont toujours visibles 30 ans après la guerre : maisons éventrées et mines antipersonnelles signalées au bord du chemin. Impressionnant ! L'accueil en Bosnie est plus que chaleureux. Il n'y a que très peu de touristes, alors l'arrivée de deux cyclos est un véritable évènement. A Mostar, le vélo saute sur les pavés du Stari most, ce fameux pont médiéval détruit par les Serbes et reconstruit en 2003. Les mosquées et leurs minarets replacent soudainement les églises... le voyage à vélo permet de se plonger au coeur des religions et de l'histoire de ce petit bout d'Europe. Les routes sont étrangement désertes et les montées en plein cagnard sont étouffantes. Pas d'ombre ! Les gorges verdoyantes de la rivière Zalomka donnent accès au plateau de Gacko, à plus de 1000 mètres d'altitude. Les montagnes du Monténégro pointent leur nez, le pays est à cinq kilomètres à vol d'oiseau, mais à bien regarder la carte, le poste frontière rallonge par le nord d'au moins 150 km... Un chemin existe bel et bien, il coupe à travers les champs et quelques baraques en bois déglinguées. La frontière est marquée par un simple panneau, pas de barrière ni de garde. Facile de pénétrer illégalement dans le pays... en sera-t-il de même pour sortir ?

Monténégro, Albanie (1) & Kosovo : Pluzine - Zabljak - Savnik - Nikšic - Ostrog - Danilovgrad - Cetinje - Kotor - Podgorica - Plav - Rozaje - Pejë Le Monténégro est le royaume du vélo, surtout que le pays développe des circuits VTT de toute beauté. L'arrivée par le parc du Durmitor et le canyon de la Tara est une explosion de bonheur : l'endroit sauvage et préservé vaut à lui seul le détour. Peu de cyclos doivent prendre notre itinéraire, ça monte très fort tous les jours sur des chemins qui ne sont mêmes pas indiqués sur les cartes touristiques. L'expérience est géniale ! Parfois il faut pousser le vélo, souvent il faut mettre le poncho... ici, les orages sont violents et rapides. On échappe de peu à la grêle dans une étable providentielle : le paysage devient blanc en quelques minutes. On aura moins de chance sur un chemin transformé en torrent par des eaux en furie : l'expression "être rincé" prend tout son sens. Moments véritablement incroyables ! Voyager à vélo, c'est accepter cette incertitude, cet inconfort relatif et ce sentiment d'être livré à soi-même. Le contraste des couleurs est saisissant avec les montagnes environnantes : le Bobotov Kuk, point culminant à 2523 mètres, apparaît enneigé entre deux nuages. La baie de Kotor (Boka Kotorska) à 6 heures du matin est resplendissante, surtout avec 1200 m de dénivelé négatif effectués à la fraîche... le bonheur à portée de pédale ! Ce fjord de 30 km déchire d'un bleu profond un massif abrupt et tourmenté la route autour des deux péninsules (Luštica et Vrmac) permet de souffler un peu dans une ambiance méditerranéenne entre les oliviers et les grillons. Les villages traditionnels avec leur port de pêche et leur église alternent avec les pépites touristiques et autres stations balnéaires bétonnées : on roule ainsi de la très branchée Budva à la carte postale Sveti Stefan...

Après une journée de repos à Bar, les étapes de montagne ramènent en 3 jours dans le nord-est du pays par le lac de Skadar (Shkodër) et la magnifique vallée alpine de Kelmend en Albanie. De nouveaux panoramas entre 1000 et 1800 m défilent : les prairies (Katun). Quelques baraques ont été construites au milieu de nulle part et résistent au temps, tout comme ces bergers et ces bûcherons qui (sur)vivent loin de toute modernité. Pas de route, d'électricité, encore moins de touriste. La rencontre à vélo est exceptionnelle : il faut juste prendre le temps de s'arrêter. Au loin, le Kosovo apparaît comme creusé entre les montagnes, le pays est étonnamment plat. L'accueil est comme toujours chaleureux, d'autant plus que la pluie est au rendez-vous. Les spécialités culinaires comme les brochettes kefta ou les feuilletés byrek nécessitent un prochain voyage.

Albanie (2) : Bajram Curri - Fierzë - Fushë-Arrëz - Burrel - Divjakë - Fier - Vlora - Orikum - Saranda 640 km / 15000 md+ L'Albanie est un coup de coeur et une véritable surprise pour celui qui ne se limitera pas à la côte adriatique, la riviera albanaise. Les chemins de montagne exigeants et réservés aux aventuriers permettent de traverser le pays du nord au sud sans toucher le bitume. La vallée de la Valbona met directement dans l'ambiance : l'idée initiale était de passer le col de Valbonës à 1795 m pour rejoindre la vallée de Theth... c'est à pied finalement que l'on grimpera en aller-retour : le sentier est inroulable à VTT ! L'itinéraire s'adapte au jour le jour au gré du relief, du temps et des rencontres. La communication est plutôt bonne malgré un vocabulaire très limité... "rüga problem" est essentiel : les routes départementales qui coupent le pays est/ouest sont des pistes défoncées. Tous les Albanais se plaignent des politiques et de la corruption : le sentiment de misère et d'abandon revient sans cesse dans les conversations. En parlant de la France, certains yeux brillent avec l'espoir de changer de vie, les autres pleurent en souvenir d'un séjour à Calais ! Les bergers du parc de Lura (Parku Kombëtar Lurë) vivent dans des cabanes ouvertes au vent, constituées de 4 poteaux et d'une bâche en plastique en guise de toit. Leur quotidien est rythmé par la traite de leurs chèvres : le lait est transporté dans la vallée à dos d'âne. La vie est à la fois belle et tellement dure, moment terriblement émouvant !

A l'est, le parc de Qafë-Shtamë évite les embouteillages de Tirana et rejoint la ville d'Elbasan. La piste déglinguée met à mal les bras et le matériel : l'essieu de la roue arrière casse net. La réparation tient au miracle car aucune pièce n'est en stock pour un VTT "récent" ! A deux reprises, le chemin n'existe plus... emporté par des glissements de terrain. Contourner un obstacle se paie par de gros efforts mais la providence amène un bivouac de luxe sous les étoiles ou une rencontre inoubliable : on n'est jamais à l'abri d'une invitation, d'un café albanais (surtout pas turc) et d'un verre de raki... voire les deux à la fois, même à 7 heures du matin. Au sud du pays, les pistes de sable au bord de la mer fatiguent plus que les cols : on roule même sur la plage... la chaîne du vélo s'en souvient encore. A Saranda, il est temps de prendre un ferry pour rejoindre la Grèce, Corfu : que les vacances commencent !

Grèce, Albanie (3) et Macédoine du Nord : Corfu - Igoumenítsa - Trikala - Metsovo - Konitsa - Kastoria - Presta - Bitola - Demir Kapija 1100 km / 24775 md+ Le tour de Corfu est un moment de détente au bord de mer ; l'ascension du grand Pantokrator (900 m) est l'unique étape de montagne de l'île. Les bivouacs sont posés face à l'Adriatique sous les oliviers, dans les herbes sauvages et les odeurs d'été, la plage n'est jamais très loin... le paradis ! La végétation est brûlée par le soleil, à 11 heures il fait déjà très chaud même à l'ombre des chapelles orthodoxes. Le retour sur le continent est rude : la chaleur étouffante rend les montées épuisantes. Dur de remonter sur selle avant 16 heures... les grimpettes se font à la fraîche. L'étape de Pramanta est difficile mais grandiose : chaque tour de roue est une victoire sur la caillasse, les virages s'enchaînent dans la douleur jusqu'au col à 1800 mètres. Il en va ainsi jusqu'à Kalambaka ; les chemins chaotiques se succèdent à un rythme d'enfer ! Aux Météores, la quiétude des monastères suspendus dans le ciel disparaît sous le flot des touristes déversés par bus entiers. L'endroit reste féerique et chargé de légendes mystérieuses. Ces poudingues géants semblent sortir de l'imagination des Dieux de la mythologie grecque... Istanbul se trouve à l'est, pourtant le cap est mis à l'ouest pour rejoindre les parcs Pindus et Tymphe, soit plus de 100 km à rouler dans la direction opposée, à ne plus rien comprendre... surtout que la pluie revient ! Après Kastoria, l'Albanie ouvre à nouveau ses frontières pour 50 km. Les bergers sont toujours là pour un coup de main : un fil de fer rouillé de clôture fixera mon porte-bagages jusqu'à l'arrivée. Merci les artistes ! Au lac de Prespa, la Macédoine se révèle être un véritable condensé des Balkans : les locaux parlent avec fierté de leur pays et leur vie : présence ottomane, religions, première guerre mondiale, migration, éclatement de la Yougoslavie, tout y est. J'oublie la traversée sans poste frontière au sommet du Mont Varos (2524 m), la situation est très tendue avec les Grecs : obligé d'improviser un circuit jusqu'à la frontière bulgare. Quelques âmes vivent dans des villages perdus, le temps s'est figé ! Il n'y a pas de bitume et les chemins sont difficilement praticables, peu empruntés... surtout gorgés d'eau !

Bulgarie et Grèce (2) : Pétritch - Melnik - Bansko - Pamporovo - Plovdiv - Velingrad - Smoljan - Rudozem - Dzhebel - Komotini - Alexandroúpoli 850 km / 22375 md+ / 21900 md- Le parcours bulgare est intense et extrêmement varié. Curiosité géologique due l'érosion, Melnik est un village typique entouré de montagnes sablonneuses. Alors traverser un tunnel creusé dans du sable qui s'effrite au passage de la main, c'est comment dire... pas rassurant ! La piste remonte plein nord le long du parc du Pirin ; les locaux expliquent qu'il est impossible de rejoindre Bansko... alors le GPS aide à se repérer dans un dédalle de cul-de-sac et d'indications en cyrillique. L'entrée dans le massif des Rhodopes est magique : l'endroit est franchement beau même si les glaciers posés à plus de 2900 mètres font pâle figure ! C'est la saison des champignons : les chanterelles et les girolles cuisinées dans la popote donnent une saveur particulière aux pâtes 3 minutes. Les sources sont omniprésentes, quel bonheur de se ravitailler en eau fraîche plusieurs fois par jour. Mais l'atout principal des Rhodopes est la présence de cabanes plus ou moins luxueuses. On trouvera au minimum un toit, des bancs et des tables, un barbecue. Certains sont de véritables bijoux d'architecture en bois, on peut même y cuisiner ou passer la nuit... A partir de Dospat, une belle boucle en 8 se prépare : les cols et les vallées se succèdent. Il faut se perdre sur les sentiers pour visiter les monastères et les villages inaccessibles. Le vélo est posé pour découvrir les gorges de Trigrad, de la Trigradska et l'arche naturelle de Cudnite, merveilles de roches érodées. Les lacs de Batak et de Chiroka permettent de partager les vacances des Bulgares, caravaning, bbq, pêche, musique techno... la vie en toute simplicité ! L'essieu (cassé et réparé à grands coups de marteau en Albanie) fait trembler à nouveau le vélo, la roue sera changée à Pamporovo dans l'unique magasin de sports de la région, et par chance... le proprio est un ancien champion de VTT de descente ! Au sud du col de Rozen, l'influence turque redevient visible avec ses mosquées et minarets pointant vers le ciel. Après 60 km de route sinueuse le long de la rivière Arda, le bivouac est posé près du pont du Diable construit au XVIè siècle... la nuit y est douce contredisant les légendes d'antan ! De retour en Grèce, la mer Egée illumine nos journées alors les épines percent les chambres à air : quand il n'y a plus de rustine, il y a toujours un cyclo qui passe ! Les coups de pédale dans la forêt de Dadia Lefkimi amène une dernière teinte de verdure au voyage ; le fleuve de la péninsule balkanique, la Maritza marque net l'entrée dans une plaine aride... la Turquie.
Turquie : Ipsala - Gelibolu - Lapseki - Bandirma - Istanbul 590 km / 8225 md+ / 8825 md- Le passage de la frontière turque donne l'ambiance : c'est chaud ! Le soleil tape fort sur les premiers kilomètres, où les voitures chargées à ras bord attendent avec plus ou moins d'impatience devant des militaires, 4 par 4 et armés jusqu'aux dents. La poussière des pistes s'envole sous les roues : pas de bitume, pas d'air, pas d'ombre... sauf à la terrasse des cafés où les hommes s'agglutinent. La quiétude des villages s'arrête un court instant à notre passage : les mains se lèvent et les conversations fusent. Impossible de repartir sans une bouteille d'eau fraîche ou un sac de légumes, quel accueil ! Les canaux d'irrigation arrosent de grands champs déserts... personne n'ose s'y aventurer aux heures les plus chaudes de la journée. Jusqu'à Gelibolu, le bord de mer est moins monotone et plus montagneux, l'ambiance est plus festive. Pour éviter le trafic infernal d'Istanbul et 100 km d'urbanisation, la rive sud de la mer de Marmara semble être plus "agréable". La route asiatique permet de pédaler vite et bien sur une voie rapide... à quelques mètres des bolides ! Peu de variantes sont possibles jusqu'à Bandirma, où le ferry mène au coeur d'Istanbul sans effort.

Constantinople est évidemment merveilleuse, l'histoire du monde se joue devant nos yeux. Les vélo sont posés avec soulagement : dur de retrouver le rythme de la marche à pied car la fatigue se fait ressentir après 4 mois acharnés sur la selle. Ca fait mal de partout. Les visites sont riches et infinies, Grande Sophie, mosquée Bleue, palais de Topkapi, tour de Galata, grand Bazar, citerne basilique, quartier d’Ortaköy, pont sur le Bosphore, etc. Istanbul est une porte grande ouverte sur l'Asie... à bientôt !

Bonjour,
Je cherchais une bonne idée de rando ni trop simple ni trop compliquée pour improviser 5 jours de vacances au 15 aout (oui oui, la période des orages, je sais :-( ).
je me suis dis "pourquoi pas le tour du mont viso ?" (mais si qq a d'autres idées du même accabit, je suis preneur tant que tout ne fait pas plus de 7 jours, trajet compris)
Je pense partir de St Véran, passer par le Col Agnel pour basculer à La Monta (cette partie là, je connais bien) et commencer le tour de là... Ca rajoute un jour aller et un jour retour, mais je pense pas qu'il y ait des bus pour y aller, si ? Sinon, je table sur 1 + 3 + 1 = 5 jours, plus 1 jour de train aller et un jour de train retour.
Des expériences à partager ? (genre les étapes) Des opinions ? Des conseils ? Je vais aller acheter les cartes IGN (et italiennes), mais connaissez-vous un topo-guide utile qui décrive le tour (pour l'instant, je trouve surtout des blogs, mais c'est pas mal non plus) ?
Merci d'avance !
Loic
Je cherchais une bonne idée de rando ni trop simple ni trop compliquée pour improviser 5 jours de vacances au 15 aout (oui oui, la période des orages, je sais :-( ).
je me suis dis "pourquoi pas le tour du mont viso ?" (mais si qq a d'autres idées du même accabit, je suis preneur tant que tout ne fait pas plus de 7 jours, trajet compris)
Je pense partir de St Véran, passer par le Col Agnel pour basculer à La Monta (cette partie là, je connais bien) et commencer le tour de là... Ca rajoute un jour aller et un jour retour, mais je pense pas qu'il y ait des bus pour y aller, si ? Sinon, je table sur 1 + 3 + 1 = 5 jours, plus 1 jour de train aller et un jour de train retour.
Des expériences à partager ? (genre les étapes) Des opinions ? Des conseils ? Je vais aller acheter les cartes IGN (et italiennes), mais connaissez-vous un topo-guide utile qui décrive le tour (pour l'instant, je trouve surtout des blogs, mais c'est pas mal non plus) ?
Merci d'avance !
Loic
Bonjour,
Je prévois en 2014 une boucle en vélo et en autonomie qui passerait par Italie, Slovénie, Bosnie, Serbie, Macédoine, Grèce, Turquie, Bulgarie, Roumanie, Moldavie et Hongrie.
En sachant que je voyage en solitaire, je me pose pas mal de questions quand à la sécurité, pas celle de la route mais celle qui concerne les agressions et les vols et autres qui pourraient sévir dans ces pays à l'encontre des cyclos
J’aurai voulu aussi quelques conseils quand aux précautions à prendre pour éviter de se retrouver confronté à ce genre de problèmes.
En sachant que je voyage en solitaire, je me pose pas mal de questions quand à la sécurité, pas celle de la route mais celle qui concerne les agressions et les vols et autres qui pourraient sévir dans ces pays à l'encontre des cyclos
J’aurai voulu aussi quelques conseils quand aux précautions à prendre pour éviter de se retrouver confronté à ce genre de problèmes.
Bonjour à tous !
j'ai actuellement 17ans et je me prépare à partir en Italie durant les prochaines grandes vacances (2011-2012). Bien sûr je partirai en vélo mais comme j'aime bien les défis, j'ai décidé de faire ce voyage en pignon fixe ! (je suis très sportif ça devrait aller ! )
J'ai donc un cadre de piste LEJEUNE des années 90 en très bon état avec des pattes horizontales, sans oeillets... juste le strict minimum. Je ne trouve donc aucun portes bagages (types tubus cargo) que je puisse fixer à mon vélo, auriez-vous des idées ou connaissez-vous des produits qui sont adaptables? J'ai déjà un système pour fixer le porte bagage sur le hauban en dessous de la selle mais au niveau de la roue, rien trouvé !
J'ai pensé aussi à une remorque AEVON se fixant sur la tige de selle, plus pratique que fixer au niveau de la roue dû au pignon fixe, l'avez vous testé? vous convient-elle ? et niveau vol?
Êtes-vous plutôt remorques ou portes bagages?
Je ne compte pas m'arrêter là en terme de voyage, j'ai l'objectif de faire le tour du monde, un peu plus tard... donc je suis prêt à investir pour de la bonne qualité
Je suis preneur sur toutes sortes d'anecdotes et conseils concernant vos voyages !
merci à tous pour vos précieux conseils !!
Bonjour,
J'envisage pour cette année de randonner en Italie en parcourant en particulier la via Francigena et, après Rome, sa prolongation plus au Sud jusqu'à Leuca.
Balisage : est-il correct jusqu'à Leuca ? A quoi ressemble-t-il ?
Hébergement : ce chemin est-il généreusement pourvu en gîtes d'étapes et accueils « pélerins » ? Les campings y sont-ils fréquents et le bivouac y est-il autorisé ? Budget à prévoir pour les éventuels gîtes et les éventuels campings ?
Peut-être, si la forme et l'envie sont au rendez-vous, aurai-je envie de revenir en France via le chemin européen E1. Il semblerait que les chemins européens ne disposent que rarement de balisages dédiés et empruntent généralement une succession de chemins locaux. Quelqu'un connait-il ce E1 et peut-il témoigner sur son balisage ? Quid de l'hébergement sur ce E1 ?
Si vous avez des ouvrages papiers ou numériques à me recommander chaudement sur ces différents chemins je suis preneur (surtout pour la via Francigena du Sud et le E1)
J'envisage pour cette année de randonner en Italie en parcourant en particulier la via Francigena et, après Rome, sa prolongation plus au Sud jusqu'à Leuca.
Balisage : est-il correct jusqu'à Leuca ? A quoi ressemble-t-il ?
Hébergement : ce chemin est-il généreusement pourvu en gîtes d'étapes et accueils « pélerins » ? Les campings y sont-ils fréquents et le bivouac y est-il autorisé ? Budget à prévoir pour les éventuels gîtes et les éventuels campings ?
Peut-être, si la forme et l'envie sont au rendez-vous, aurai-je envie de revenir en France via le chemin européen E1. Il semblerait que les chemins européens ne disposent que rarement de balisages dédiés et empruntent généralement une succession de chemins locaux. Quelqu'un connait-il ce E1 et peut-il témoigner sur son balisage ? Quid de l'hébergement sur ce E1 ?
Si vous avez des ouvrages papiers ou numériques à me recommander chaudement sur ces différents chemins je suis preneur (surtout pour la via Francigena du Sud et le E1)
aout 2010 nous randonnons sur le tour du grand paradis avec etape aux environs de refuge de l archeboc usellieres refuge bezzi refuge benevollo refuge savoya alpes seiva rhemes notre dames etc j aurai voulu savoir s il etait possible de bivouaquer sauvage dans ces environs
😎 hello
voila donc je pense partir de naples en vélo pour aller le plus au sud possible en longeant la cote. Je pars avec ma tente, est-il facile de camper a l'arrache. Sinon de Palerme est-il possible de prendre le bateau jusqu'en Sardaigne?
voila voila si vous avez des tuyaux surtout si de longer la cote ouest c cool ou pas?
Bonne soirée😕









