Jour1 : dimanche 25 août 2019
Introduction
J'avais pensé appeler ce carnet "l'Abruzzo, une région qui gagne à être connue", mais ce titre est déjà pris par un carnet sur la région voisine "les Marches" (le Marche) rédigé il y a quelques années ; ce sera donc "l'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte".
L'Abruzzo, nous n'en entendons parler que quand un malheur (tremblement de terre) est arrivé. C'est une région d'Italie centrale avec une façade sur l'Adriatique, la région où l'Apennin est le plus haut.
J'y ai voyagé du 25 août 2019 (arrivée dans la région) au 28 septembre 2019 (départ de la région) en caravane.
Pour les personnes tentées par le voyage de septembre en camping, il y a une seule précaution à prendre ; les campings commencent à fermer dès les premiers jours de septembre, peu sont ouverts après le 15 Septembre. Renseignez-vous sur les dates de fermeture de façon à bien savoir ce qui sera ouvert la seconde quinzaine du mois.
Je n'établis pas de programme journalier à l'avance ; je prépare le voyage à l'aide d'internet en constituant une liste de points d'intérêt ; sur place, je vais dans les offices de tourisme (IAT : Informazioni e Accoglienza Turistiche), en général assez bien signalés en Italie, pour me documenter. Je décide le soir le programme du lendemain (forme d'improvisation).
Première demi-journée
Je suis la "via adriatica" (SS16) qui longe toute la côte et je vais aller jusqu'à Pineto (20 kms au nord de Pescara) au camping "Pineto beach" (un nom pas très italien). J'arrive juste à temps pour m'installer avant l'heure de la sieste, moment de la journée pendant lequel il est interdit de s'installer sur les emplacements. Ayant beaucoup roulé, ce sera une demi-journée de récupération.
Je vais trouver la piscine,
tester la plage.
Puis je vais aller en vélo jusqu'au pays (Pineto) pour une promenade (plage : "lidi", "Via D'Annunzio" : la rue commerçante) et des courses ; ce sera tout pour la journée.
Je posterai un message par jour de voyage ; j'utiliserai beaucoup la fonction "modifier" pour ne pas perdre, pour compléter et pour corriger ce que j'aurai fait.
Les photos seront celles prises le jour du récit ; je tricherai pour quelques unes (endroits où je suis allé plusieurs fois, meilleures conditions). Exemple : les 2 photos ci-dessus prises un matin quelques jours plus tard.
Je connais un peu cette région - mes beaux-parents y habitent - ce n'est sûrement pas une des plus intéressantes d'Italie, mais la nature est belle (en français, on appelle cette région les Abruzzes).
J'attends avec impatience la suite du récit de votre voyage.
Bonjouren attendant la suite, je reviens sr votre introduction : officiellement , dans la nomenclature des régions et tous les manuels scolaires italiens , l'Abruzzo appartient à l'Italie du sud
https://it.wikipedia.org/wiki/Nomenclatura_delle_unit%C3%A0_territoriali_per_le_statistiche_dell%27Italia
ça peut paraître curieux , tant pour la lattitude qui est la même que le Latium ( Pescara, la capitale , à la lattitude d'Argeles sur Mer est plus nordique que Rome ) que pour l'économie : la région est beaucoup plus riche que le reste de l'Italie du sud , son PIB/hab est le même qu'en Picardie et Languedoc , les 2 régions françaises de métropole les moins favorisées et plus élevé que celui de 2 provinces wallones sur 5 ; c'est aussi une région très industrielle , 21 % du PIB contre 18% pour l'ensemble de l'Italie et 12% pour la France
La raison est que l'Italie du Sud officielle correspond à l'ex royaume de Naples ( + la Sardaigne )
Par ailleurs , on se demande bien pourquoi un nom masculin singulier en Italien est traduit par un nom féminin pluriel en français ; presque la même chose pour La Puglia qui devient en français Les Pouilles
J'ai discuté de ce point avec deux italiens sur place ; ils m'ont répondu, avec les mêmes arguments que vous : cela dépend si on regarde plutôt la géographie, l'économie ou l'histoire (Royaume de Naples).
Mais je n'avais pas regardé la nomenclature officielle des régions et j'ai fait mon classement personnel en considérant que la plus grosse partie de la région est au nord de Rome.
Pour le singulier ou le pluriel, il y a des bizarreries...
je disais ça pour l'anecdote ....quoi que....si on a la question au bac ou à qui veut gagner des millions , il vaut mieux savoir...
pour les traductions des noms , j'ai toujours trouvé absurde de traduire des noms propres : London , c'est London , pas Londres ; vous avez bien raison d'écrire l'Abruzzo
ça peut paraître curieux , tant pour la lattitude qui est la même que le Latium ( Pescara, la capitale , à la lattitude d'Argeles sur Mer est plus nordique que Rome )
La raison est que l'Italie du Sud officielle correspond à l'ex royaume de Naples ( + la Sardaigne )
Puisque vous êtes un inconditionnel des appellations d'origine, je me permets de corriger votre message précédent : il fallait écrire, respectivement : Lazio, Roma, Mezzogiorno, Napoli, Sardegna.
Jour2 : lundi 26 août 2019
A vélo, par la piste cyclable, je vais voir la "Torre del Cerrano", une tour de guet située à la limite de Pineto et Silvi ; pour arriver à cette tour, on traverse une pinède classée (piste cyclable en terre battue) et au niveau de la tour existe une aire maritime protégée.
J'y reviendrai pour monter au sommet de la tour et profiter du point de vue.
L'après-midi direction Atri : l'antique "Hadria" qui serait à l'origine du nom de la mer "adriatique". La route (SP28) monte dès la sortie de Pineto et, 9 kms après, on est à Atri, sur sa colline à 440 mètres d'altitude.
"Piazza Duomo", je suis en face du monument le plus remarquable de la ville, la cathédrale ou plutôt la "Basilica Cattedrale Santa Maria Assunta". Façade en style roman (13ième siècle) avec portail et rosace.
Sur le côté droit, il y a une petite église incorporée à l'ensemble, "Santa Reparata", et 3 portails d'accès.
Un de ces 3 portails est une Porte Sainte (Porta Santa). "Y'a pas qu'à Rome et à l'Aquila" dit-on à Atri.
Comment fonctionne une Porte Sainte ? Il faut rentrer dans l'église par la Porte Sainte et ressortir par une autre. Moyennant d'autres conditions (prière confession....) sur lesquelles je n'insiste pas, (mais quelque chose me dit que l’Église, elle, pourrait bien insister sur ces conditions) on obtient l'indulgence plénière, c'est-à-dire la rémission totale de la peine temporelle due pour les péchés déjà pardonnés.
Et là, quand même, on voit que j'ai travaillé le sujet avant de commencer à rédiger.
Bref, une personne expirant juste après (péché pardonné plus rémission totale de la peine temporelle) n'est pas loin du paradis.
Enfin il faut respecter le calendrier d'ouverture : un peu plus d'une semaine à partir du 15 août à Atri, je pense.
Changeons de sujet et passons à la spécialité d'Atri.
Si vous ne connaissez pas le mot "liquirizia" en italien, c'est une devinette.
Vous avez 2 indices :
- cela se vend au mètre
- ce n'est pas cher.
J'en ajoute un troisième :
-je trouve cela très bon.
Solution à la fin du jour2.
Je quitte la ville et je vais un peu à l'extérieur voir l'OASI WWF "Calanchi di Atri", réserve naturelle régionale.
Il faut :
-un terrain principalement argileux mais avec un peu de sable
-une pente forte avec une exposition sud de préférence
-une alternance d'orages (pluies fortes) et périodes sèches
-pas de couverture végétale;
Laissez agir l'érosion... Vous obtiendrez cela.
Quelques "piramidi di terra" (demoiselles coiffées).
J'ai fait une randonnée en boucle d'environ 2 heures (6 kms avec un bon dénivelé) ; le temps était devenu orageux (tonnerre), je ne voyais pas les montagnes mais je voyais la pluie tomber sur les collines à plusieurs kms.
Au retour de la randonnée, le centre d'accueil du WWF est ouvert ; je trouve une brochure parlant des "calanques d'Atri" (français) et des "badlands of Atri" (anglais) ; je connaissais le terme"badlands" et c'est exactement ce que j'ai vu à Atri ; mais le terme "calanques" pour un français renvoie à autre chose : Cassis, Piana. J'ai cherché (dictionnaires) ; "badlands" n'est jamais proposé comme traduction de "calanques" et "calanques" n'est jamais proposé comme traduction de "badlands".
Alors ?? le mot "calanques" désignerait-il 2 types de formations géologiques différentes ? Si quelqu'un a les connaissances en géologie, je ne demande qu'à apprendre.
"liquirizia" : c'est la réglisse, cultivée ici depuis des centaines d'années.
exact , mais malheureusement , le poids des habitudes....
ça peut paraître curieux , tant pour la lattitude qui est la même que le Latium ( Pescara, la capitale , à la lattitude d'Argeles sur Mer est plus nordique que Rome )
La raison est que l'Italie du Sud officielle correspond à l'ex royaume de Naples ( + la Sardaigne )
Puisque vous êtes un inconditionnel des appellations d'origine, je me permets de corriger votre message précédent : il fallait écrire, respectivement : Lazio, Roma, Mezzogiorno, Napoli, Sardegna.
Jour3 : mardi 27 août 2019
Ce sera un programme randonnée ; j'ai prévu d'aller aux gorges du Salinello (gole del Salinello). Je longe la côte jusqu'à Giulianova, puis traverse la zone des collines pour arriver à Civitella del Tronto, au pied des montagnes (entre Teramo et Ascoli Piceno).
Le village avec Monte Girella au fond.
Le village et la forteresse.
Ayant visité le village et la forteresse, très grande et complètement imprenable, lors d'un précédent voyage dans les Marches, je n'y retourne pas ; je garde un bon souvenir de cette visite qui vaut le coup.
J'atteins Ripe ("frazione" de Civitella del Tronto) par une petite route, et, après 1 km de chemin empierré, suis au départ de la randonnée (parking, aire de pique-nique).
On est dans le parc : Parco Nazionale del Gran Sasso e Monti della Laga (partie nord Monti della Laga).
Le sentier passe près de la grotte Sant'Angelo, qui a servi d'ermitage.
Puis il descend (partie raide) jusqu'à une cascade au fond de la gorge.
A partir de la cascade, le sentier remonte la gorge (passages rocheux, petits rapides, bassins ou piscines).
La partie amont de la gorge est très étroite, le sentier disparait et on emprunte le lit de la rivière (cette partie n'est pas praticable toute l'année).
Depuis la gorge, on aperçoit l'entrée d'un autre ermitage (Eremo di Santa Maria Scalena), non accessible (sentier fermé car dangereux).
La gorge se termine après cette partie dans le lit de la rivière. Retour par le même itinéraire. Randonnée ombragée sauf le départ.
Je me rends ensuite à "Castel Manfrino" (en voiture). Je fais le trajet Ripe-San Giacomo-San Vito ; à San Vito, je prends la route (SP69) qui monte à un col (Valico della Croce di Corano) ; cette route (en terre) est à éviter (deuxième partie de la montée en très mauvais état). Passé le col, la route descend à Macchia da Sole et je me gare près d'une crête d'où on voit "Castel Manfrino" ; un chemin mal marqué conduit en 15 minutes aux ruines du château.
Il ne faut s'attendre qu'à des pans de mur, mais le site est exceptionnel : un éperon rocheux perdu au milieu de nulle part, dominant la gorge du Salinello et encadré par les "Monti Gemelli" (Monte Girella et Monte Foltrone).
Le château et Monte Foltrone.
Je finis la descente en voiture jusqu'au village de Macchia da Sole .
On peut aussi aller à "Castel Manfrino" par un bon chemin à partir du village (un peu plus long) ou faire une randonnée regroupant gorge et château à partir du départ du sentier des gorges (nettement plus long que ce que j'ai fait).
La route du retour (SP52) offre une vue dominante sur Civitella del Tronto.
En soirée, je vais au concert à Atri ; c'est un orchestre de jeunes composé uniquement de flutes : toutes les parties sont jouées à la flute (il y a des flutes basses qui jouent les parties de contrebasse par exemple). Le programme va de la musique baroque à Mahler.
Jour4 : mercredi 28 août
Ce matin c'est le retour annoncé à la "Torre del Cerrano" pour une visite guidée des locaux ( petit musée de la mer ) et pour l'accès à la terrasse qui permet d'avoir un point de vue sur les collines et la plage de Pineto.
La plage au pied de la tour.
Quelques dauphins se baladent à moins de 500 mètres du rivage. Je fais un arrêt flânerie- plage dans la pinède en rentrant au camping.
Aparté sur le temps (valable pour toute la semaine).
Le temps est magnifique le matin avec une petite brume qui rend les lointains flous. L'après-midi, dans l'intérieur des terres, une couverture nuageuse se développe avec des averses localisées (de quelques gouttes à une grosse pluie) et une ambiance orageuse ; la brume est toujours présente à ce moment là et la lumière assez spéciale (cf la dernière photo d'hier).
Il fait chaud ; la température ne descend pas beaucoup la nuit (comme en période de canicule en France) et il fait très bon à la plage dès le début de la matinée.
La destination de l'après-midi est Campli, commune voisine de Civitella del Tronto ; membre de l'association "I borghi piu belli d'Italia" (équivalent de nos "plus beaux villages de France"), qui ne rassemble pas que des villages, c'est une ville de 7000 habitants.
Le musée archéologique national présente les pièces retrouvées dans une nécropole de plus de 600 tombes ; l'archéologie n'est pas toujours spectaculaire, mais il y a de beaux objets.
"Piazza Vittorio Emanuele" , au centre du pays, est bordée sur tout un côté par le "Palazzo Farnese", actuelle mairie.
Je passe sous les arcades où est installé l'IAT. L'hôtesse, au lieu de me remettre une brochure, va m'accompagner pour une visite guidée de la ville d'une petite heure. Nous commençons par la "Cattedrale di Santa Maria in Platea", de l'autre côté de la place, avec sa façade partie romane, partie néoclassique. Crypte avec fresques (église primitive) et plafond en bois à l'intérieur qui est intéressant.
Voici l'église "della Madonna della Misericordia".
C'est le premier bâtiment que je vois ainsi. Elle a été ébranlée par le tremblement de terre de 2016 (Amatrice). Amatrice se trouve dans le "Lazio", mais à quelques kms de l'Abruzzo, et à moins de 40 kms d'ici à vol d'oiseau.
Notre périple nous conduit ensuite devant l'église San Francesco (détail du portail),
puis à la maison du médecin (16ième siècle, cour intérieure).
Pour finir nous allons à l'Escalier Saint ("Y'a pas qu'à Rome"). Un Escalier Saint, c'est comme une Porte Sainte sauf que c'est un escalier (sic), donc... marches : ici 28 marches en chêne qui ne peuvent se monter qu'à genoux, tête baissée, en priant. L'escalier est ouvert tous les jours, mais le pénitent ne peut espérer l'indulgence plénière qu'à certaines dates (calendrier).
L'escalier est décoré de scènes de la Passion (6 panneaux) ;
le pénitent redescend par un autre escalier, derrière le mur de droite, décoré dans des tons plus clairs.
Le soir, je vais à un concert de musique traditionnelle abruzzaise à Pineto, des "histoires chantées" (voix accompagnée au violon et à la guitare).
A la sortie, la "via D'Annunzio" , piétonnière en soirée, est bondée. .
L'Abruzzo n'a pas la réputation d'être très touristique, mais, fin août, il y a énormément de touristes sur la côte qui est une succession de stations balnéaires. Cela changera quand, début septembre, j'irai dans les montagnes (province de L'Aquila).
Jour5 : jeudi 29 août
J'ai programmé une randonnée en altitude dans le massif du Gran Sasso. Itinéraire pour aller au point de départ : SS16 jusqu'à Roseto degli Abruzzi, SS150 jusqu'à Montorio al Vomano, SS80 jusqu'à la bifurcation qui permet de monter à Pietracamela puis Prati di Tivo.
Dans le parc national (Gran Sasso Laga), Prati di Tivo est une station de montagne hiver-été située à 1500 mètres d'altitude avec quelques hôtels, magasins et remontées mécaniques.
Vue sur le massif du Corno Piccolo.
Le massif du Gran Sasso culmine à 2912 mètres (c'est le point culminant de l'Apennin) au Corno Grande ; un autre sommet peu éloigné (Corno Piccolo) atteint 2655 mètres.
Je monte par la télécabine à 2000 mètres d'altitude, à la Madonnina (chapelle).
On peut y arriver à pied en suivant cette crête (cela rallonge la randonnée).
Peu après la Madonnina l'ambiance devient plus minérale.
Vue sur le Corno Piccolo.
J'arrive au refuge Franchetti (2440 mètres).
Les nuages sont en avance sur l'heure prévue par la météo, mais il y a toujours de bons moments de soleil. Au-dessus du refuge, je veux monter jusqu'à un col mais les 100 derniers mètres sont un peu difficiles pour moi ; ce sera donc pique-nique entre les 2 sommets ; l'ambiance est ici complètement minérale.
massif du "Corno Piccolo".
Massif du "Corno Grande".
Pendant la pause pique-nique les nuages ont pris le dessus et le temps est devenu menaçant. En arrivant au refuge, les premières gouttes se mettent à tomber, puis une forte pluie. Je vais rester à l'abri plus d'une demi-heure avant de repartir.
A la fin de la descente j'ai la chance de voir un chamois ; pas du tout inquiet de la présence de 3 randonneurs bien en-dessous de lui, il est resté une dizaine de minutes sur son rocher, prenant la pose soit du côté droit, soit du côté gauche.
Le chamois de l'Apennin (camoscio apenninico) est une sous-espèce de chamois endémique de l'Apennin central. Disparu du massif du Gran Sasso, il a été réintroduit dans les années 1990 à partir d'un autre parc (Parco Nazionale d'Abruzzo, Lazio e Molise). La réintroduction a réussi et on compte environ 1000 individus dans le parc du Gran Sasso.
En redescendant vers la vallée, je m'arrête à Pietracamela, village à 1000 mètres d'altitude sous Prati di Tivo.
Si le site est intéressant, je suis déçu par le village lui-même. Beaucoup de travaux sont en cours suite aux 2 derniers tremblements de terre (2009 : L'Aquila, 2016 : Amatrice), mais le mauvais état des bâtiments semble remonter à plus loin avec de longues périodes d'inoccupation pour certains.
En soirée je retourne à Atri pour un autre concert. Il y a de nombreuses "master classes" à Atri au mois d'août et, par conséquent, des concerts presque quotidiens la seconde quinzaine du mois. Ce soir, le programme est lyrique avec une partie récital et un opéra de G Puccini "Suor Angelica".
Jour6 : vendredi 30 août
Matinée : piscine et plage.
L'après-midi, je vais aller à Roseto degli Abruzzi en suivant la piste cyclable. c'est un tronçon de la "BI6" ou "Ciclovia Adriatica", un itinéraire qui va de Trieste à Bari (voire Brindisi). Il est aménagé sur certaines parties. Sur le trajet Pineto-Roseto degli Abruzzi, le franchissement du Vomano qui sépare les 2 communes n'est pas encore réalisé, ce qui impose de passer par le pont routier peu agréable (circulation, raccordement avec les tronçons de piste aménagée).
J'ai réservé pour la fin de l'après-midi une "visite guidée souterraine" de Atri suivie d'un "aperitivo ricco", c'est-à-dire d'un mini-repas.
Je vais au "belvedere del Vomano" et à l'église San Nicola di Bari.
Puis je me rends au RDV "piazza Duchi D'Acquaviva" devant le "Palazzo".
La visite mènera un groupe (un peu trop important) dans 4 endroits : le "Palazzo Duchi d'Acquaviva", la "Basilica Cattedrale", une ancienne filature et les grottes.
Les souterrains ont été créés pour l'adduction d'eau dans la ville romaine. Sous le "Palazzo Duchi d'Acquaviva" se trouvent des citernes imposantes qui ont servi de fondations et d'écuries pour le palais.
Au point suivant de la visite (cathédrale), on a retrouvé des vestiges romains (mosaïques) visibles sous une paroi de verre. Il y a également une citerne à l'emplacement de la crypte, non accessible par mesure de sécurité depuis 2016. Cette partie est remplacée par un commentaire plus détaillé de l'intérieur de la cathédrale.
Certains piliers sont décorés de fresques.
La nef centrale.
Tout au fond, dans le chœur des chanoines, se trouve un ensemble de fresques ; les registres médians et inférieurs représentent des scènes de la vie de Marie. Peintes par Andrea de Litio vers 1470 (artiste originaire de l'Abruzzo), ces fresques sont la première œuvre importante de la renaissance dans la région et le chef d’œuvre de l'artiste (surnommées "Capella Sistina di Atri").
Après la visite de la filature, la guide emmène le groupe jusqu'aux grottes ; ce sont des genres de tunnels creusés dans la roche qui faisaient partie du système d'adduction d'eau romain, ici pour alimenter des fontaines à flanc de colline.
"Vous avez remarqué que les pierres de la façade du palazzo Duchi d'Acquaviva sont taillées dans ce type de roche" dit la guide. Eh bien non, et pourtant...
Cette roche est appelée "conglomérat" ; elle date de 2 millions d'années environ et forme la couche supérieure des collines ; Atri est construite dessus. Je remarque par contre que j'ai déjà vu cette roche : c'est le chapeau des "demoiselles coiffées" , une roche dure (jour2 ; calanchi di Atri).
A l"aperitivo ricco", il y a à manger : des amuse-gueule, puis des parts de pizza (en quantité suffisante pour ne pas manger après) et, comme boisson, les 3 vins de l'Abruzzo : Montepulciano (rouge), Trebbiano (blanc), Cerasuolo (rosé).
Après le repas, je vais visiter le musée diocésain ouvert en soirée ce jour là ; on y accède par l'intérieur de la cathédrale. La visite permet de passer dans le cloître dont les galeries abritent la partie lapidaire du musée.
Jour7 : samedi 31 août
Je retourne une dernière fois à Atri pour acheter des friandises.
J'en profite pour photographier les citernes romaines (écuries)
et les pierres de la façade du "Palazzo Duchi d'Acquaviva".
Et pourtant... La ressemblance avec la roche des grottes (journée d'hier) est frappante. La guide avait bien raison de le signaler.
Je photographie aussi le clocher de la cathédrale depuis une petite rue ; de style roman avec un ajout octogonal postérieur, ce serait le plus haut de la région.
J'achète bien sur de la réglisse, mais aussi l'autre spécialité d'Atri : le "Pan Ducale" (gâteau à base de farine, œufs, amandes et chocolat) ; la recette remonterait à 1352 (sans le chocolat à l'époque).
La fin de matinée se passe à la plage et, l'après-midi, comme hier, je vais faire du vélo sur la piste cyclable : le tronçon Roseto degli Abruzzi-Giulianova. Ce tronçon est entièrement aménagé avec une passerelle piétons-cyclistes pour franchir le Tordino.
Revenu à Roseto, je continue en voiture jusqu'à Giulianova ville haute . Cette ville haute, en partie Renaissance, en partie 19ième siècle, ne m'a pas ébloui : un seul monument vraiment digne d'intérêt, le "Duomo di San Flaviano" avec sa coupole, première église à plan octogonal de la région (15ième siècle).
En restant sur le haut de la colline, je poursuis jusqu'au sanctuaire (Santuario della Madonna dello Splendore). La tradition veut qu'en 1557 la Vierge apparût ici avec une source à ses pieds.
Ne pouvant visiter le sanctuaire (office en cours), je vais dans le cloître-terrasse où se trouve un bassin-piscine à l'endroit de la source ; la terrasse offre un point de vue sur la ville basse et le port.
On peut aussi accéder au musée (museo d'Arte dello Splendore) ; je n'accroche pas vraiment dans la partie "collection permanente" (œuvres provenant de couvents franciscains de L'Aquila), mais une exposition temporaire se tient à l'étage supérieur réunissant 2 artistes contemporains originaires de l'Abruzzo .
Silvio Mastrodascio, sculpteur vivant au Canada depuis des décennies, naturalisé canadien, présente "dal pensiero alla forma" (de la pensée à la forme) : une majorité de figures féminines en bronze patiné avec des expressions de douceur, de volonté, de résolution, de mélancolie...
Sibilla (peut-être)
Lavinia (peut-être)
Velia
Gigino Falconi, peintre, présente "per Giulianova" des tableaux moyens et grands formats : des mythes, des symboles, un traitement de la lumière étonnant.
Nascita della Fenice (Naissance du Phenix)
Giulietta e Romeo
Il richiamo del drago (L'appel du dragon) -détail
Ces deux artistes sont connus et reconnus en Italie. Une belle découverte pour moi.
Jour8 : dimanche 1 septembre
La visite de la province de Teramo est terminée, je me dirige vers la province de L'Aquila (entièrement en montagne, sans façade maritime).
Itinéraire : SS16 jusqu'à Roseto degli Abruzzi, SS150 jusqu'à Montorio al Vomano, SS80 jusqu'au col (Valico delle Capannelle).
C'est la remontée de la vallée du Vomano avec un aspect de moyenne montagne en arrivant au col.
Juste avant le col, je prends la SP86 direction Assergi ; elle traverse une zone de pastoralisme.
J'arrive à Fonte Ceretto (camping), hameau situé à 20 kms de L'Aquila, au départ du téléphérique montant à "Campo Imperatore". A peine suis-je arrivé, un véritable déluge se met à tomber sur un terrain déjà humide ; cela va durer environ une heure ; je termine l'installation après l'arrêt de la pluie.
En deuxième partie d'après-midi, je me rends à L'Aquila pour un premier aperçu ; ce sera un aperçu musical car un festival de jazz se tient en plein air : sur la place principale est montée une grande scène , les cours intérieures de "Palazzi" accueillent les formations restreintes. Je me laisse conduire par cette surprise et la visite ne commencera que demain.
Tourisme et touristes : en quittant la côte, j'ai aussi quitté la foule des touristes ; j'en verrai toujours quelques uns par la suite, mais jamais beaucoup, partout où j'irai.
Quant aux Français, j'ai vu 2 dames à Atri ; je verrai 4 autres Français à Ortona en fin de voyage. En élargissant aux francophones, il faut ajouter 2 Suisses. C'est tout pour 5 semaines de voyage. Vous n'entendrez pas beaucoup parler français dans l'Abruzzo.
Jour9 : lundi 2 septembre
La nuit a été fraiche et pluvieuse ; je demande à la propriétaire du camping de me proposer des randonnées en boucle dans le massif du Gran Sasso ; elle m'en conseille 2 que je ferai dès que le temps sera propice, mais ce n'est pas pour aujourd'hui.
Je pars visiter L'Aquila et le temps s'arrange dans la descente. L'Aquila (le centre historique) est une ville "dans ses murs" qui se visite à pied.
Je vais commencer par le bâtiment symbole de la ville, la "Basilica di Santa Maria di Collemaggio" ; c'est un cas particulier car elle est "hors les murs", sur une colline située à environ 500 mètres à l'est de l'enceinte.
Fondée en 1288 par Pietro da Morrone, futur pape Celestin V, qui s'y fit couronner en 1294, elle abrite sa dépouille. L'aspect médiéval homogène (romano-gothique avec intérieur austère) vient d'une restauration des années 1970 ; beaucoup d'églises en Abruzzo n'ont pas d'unité de style à cause d'ajouts et de reconstructions souvent réalisées suite à des tremblements de terre.
Le séisme du 6 avril 2009 à 3heures 32 a très fortement endommagé la basilique ; les travaux de restauration ont duré jusqu'en décembre 2017, date à laquelle la Basilique a été rendue aux fidèles et au public.
La façade, le portail gauche, un détail du portail central.
La nef centrale.
Le tombeau de Célestin V.
Enfin il y a ici une Porte Sainte (instituée par Célestin V).
Quand, en venant de la Basilique, on de dirige vers "Porta Bazzano" (entrée est), il suffit de lever les yeux pour se rendre compte que, dix ans après le séisme, L'Aquila est une ville en reconstruction.
"Porta Bazzano" est, elle , restaurée.
Derrière la porte, un dédale de ruelles partiellement (souvent) ou totalement (plus rarement) obstruées par des échafaudages s'étend à flanc de colline. Les chantiers sont remarquablement propres : rien ne traîne dans les rues.
Il y a 3 catégories de bâtiments (qu'ils soient civils ou religieux) avec de nombreux bâtiments dans chacune d'elle :
- les bâtiments restaurés
-les bâtiments en cours de restauration
-les bâtiments en attente de restauration.
Voici un bâtiment (logements) restauré, à mon avis remarquablement pour l'extérieur, en haut de "Via Fortebraccio".
En haut de "Via Fontebraccio" un long escalier monte vers la "Basilica di San Bernardino" avec sa façade blanche de style Renaissance.
Une fois à l'intérieur, le regard est attiré par le plafond en bois polychrome doré de la nef centrale (bien postérieur).
San Bernardino di Sienna étant mort à L'Aquila, les habitants gardèrent la dépouille du Saint et la "Basilica" abrite son tombeau (œuvre Renaissance vers 1500).
Je remarque aussi la magnifique coupole entièrement restaurée après le séisme de 2009.
La restauration post-séisme vise à redonner à l'intérieur de la Basilique l'aspect chromatique du "Settecento". La Basilique est rendue au culte depuis Mai 2015 ; le coût total de sa restauration serait de l'ordre de 25 M d'euro.
Je me promène dans les rues de la ville (la partie située à l'est de le rue principale "Corso Vittorio Emanuele"). A remarquer au sud, la "Villa Comunale" avec le "Palazzo dell'Emiciclo" siège de l'assemblée régionale : L'Aquila est chef-lieu de la région Abruzzo.
Je quitte la ville pour aller visiter la grotte de "Stife" à environ 20kms à l'est de L'Aquila : sortir par la SS17 jusqu'à San Demetrio, puis à droite la SR261 vers San Demetrio ne' Vestini, puis la SP91 jusqu'à la grotte (sur la commune).
Le site au pied du massif du Sirente.
Cette grotte diffère de nombreuses autres parce que c'est un véritable torrent souterrain que l'on remonte sur 700 mètres environ. L'eau est présente et bruyante avec en particulier la salle de la cascade souterraine (la plus intéressante à mon avis). Comme il a plu les jours précédents, je pense que le débit est nettement supérieur au débit habituel. J'ai eu beaucoup de mal à comprendre les explications compte-tenu de l'usage du micro par le guide (voix un peu déformée) et du bruit du torrent (+ langue étrangère).
Sur la route du retour, je m'arrête à San Demetrio ne' Vestini pour un voir un petit lac dans un site champêtre (lago di Sinizzo) et pour faire un tour dans le bourg ; le séisme de 2009 a touché toute la zone environnant L'Aquila, ici une église du 19ième siècle.
Jour10 : mardi 3 septembre
Encore une nuit fraiche et pluvieuse. Ce sera une deuxième journée de visite à L'Aquila.
Je vais visiter ce matin le "Museo Nazionale d'Abruzzo" (abréviation MuNDA) ; avant le séisme, ce musée était hébergé dans le "Castello Spagnolo" ou "Castello Cinquecentesco".
Ce château est interdit d'accès depuis le séisme et toujours en cours ou attente de restauration. Le MuNDA a rouvert en 2015 dans des locaux provisoires près de "Porta Rivera" et de la fontaine des 99 bouches. Une partie seulement des collections est exposée avec une muséographie contemporaine et réussie.
Couvercle d'urne cinéraire en pierre avec serpent (période romaine).
La "salle des Madonnes" (Moyen-âge Abruzzais) est exceptionnelle.
"Madonna di Lettopalena" en bois.
Puis les Madonnes peintes.
"Madonna del latte".
"Madonna del latte" dite Madonna "de Ambro".
Dans la salle suivante, le "Trittico di Beffi" (début 15ième siècle).
Après le pique-nique, je vais passer tout l'après-midi dans L'Aquila. Juste à côté du musée, près de "Porta Rivera", la "Fontana delle 99 cannelle" est le second symbole de la ville après la "Basilica di Collemaggio".
Il y a autant de grues sur ce versant que sur celui de "Porta Bazzano". Je vais monter jusqu'à "Piazza Duomo". La scène du festival est restée montée sur la place.
Au fond de la place, la "Cattedrale dei Santi Massimo e Giorgio" est toujours fermée en attente de restauration. Sur le côté de la place, est située l'église "Santa Maria del Suffragio" ; on y trouve la chapelle du souvenir en mémoire des 307 victimes du séisme de 2009.
Je vais ensuite faire des tours et des détours dans la ville à l'ouest du "Corso Vittorio Emanuele" (j'ai fait la même chose à l'est hier).
Voici le dernier monument religieux inauguré après restauration (Juillet 2019).
Intérieur de l'église "San Silvestro".
Voici maintenant une église en attente de restauration : "Santa Maria Paganica".
Des photos semblables pour des bâtiments civils.
Logements en attente de reconstruction.
"Palazzo" en attente de restauration (Palazzo di Margherita d'Austria, je pense).
La mairie restaurée (carrefour "Quattro Cantoni").
Et, pour finir, la "Fontana Luminosa" avec un ciel très noir sur les contreforts du massif du Gran Sasso.
Après ces deux jours de visite à L'Aquila, je ne suis pas inquiet pour la reconstruction de la ville. Beaucoup reste à faire, mais beaucoup a été fait et avec un souci de qualité.
Mais l'impression qui se dégage de la ville est celle celle d'une ville désertée par ses habitants. On voit pas ou peu de monde dans les rues, même dans la rue principale (Corso Vittorio Emanuele), à l'exception de dimanche après-midi lors du festival de jazz. Le petit nombre de commerces (pratiquement rien en dehors du Corso) ne va pas attirer beaucoup de gens de la périphérie dans le centre. Le centre n'est pas du tout fait pour les voitures et une personne y logeant doit avoir des difficultés pour faire ses courses quotidiennes sur place (absence de commerces adaptés). Je n'ai d'ailleurs pas l'impression que les logements restaurés soient occupés dans leur majorité : on verrait plus de monde.
Est-ce mieux du côté des services publics (écoles par exemple) ? ce n'est pas sur ; les établissements que j'ai vu étaient fermés en attente de restauration (mais on ne voit pas tout).
Sans ces services (écoles, commerces) les familles avec enfants ne viendront pas loger dans le centre.
Je vois les choses à un moment donné avec seulement 2 jours sur place, et ne peux pas juger de l'évolution dans le temps. Mais j'ai l'impression que la ville n'a pas réussi pour l'instant à faire revenir les anciens (ou à attirer de nouveaux) habitants dans le centre historique et que ce centre n'est pas "Vivant".
Espérons que cette situation s'améliorera dans les prochaines années.
Jour11 : mercredi 4 septembre
La météo étant plus favorable aujourd'hui, je vais faire une des deux randonnées conseillées : "Monte Camicia".
De "Fonte Ceretto", je monte en voiture à "Campo Imperatore" ; ce nom désigne :
1- la gare supérieure du téléphérique avec ce qu'il y a autour (constructions)
2- un grand plateau de 20 kms de long par 5 de large à peu près, un peu incliné (altitude entre 1900 et 1700), orienté est-ouest dont l'extrémité ouest est proche de la gare ci-dessus. Ce plateau est dénudé (pas ou peu d'arbres ; il est parfois surnommé "piccolo tibet") et constitue une zone de pastoralisme (bovins et ovins).
Arrivé sur le plateau, je bifurque vers l'est.
"Campo Imperatore" et la chaîne vers "Monte Brancastello"
Le plateau et "Monte Camicia", le but de la randonnée. A droite, "Monte Tremoggia"
Je vais jusqu'au point de départ de la randonnée "Fonte Vetica".
La boucle : "Fonte Vetica" - "Sella di Fonte Fredda" (col) - "Monte Tremoggia" - "Monte Camicia" - "Fonte Vetica".
Du parking, le sentier part entre deux petits bois, puis s'élève en alpage jusqu'à un col (sella di fonte fredda).
Vue sur "Campo Imperatore" dans la montée.
Au col, le vent est violent et froid. Le sentier va suivre la crête vers la gauche jusqu'à "Monte Tremoggia". Jalonnée de cairns, cette crête monte raide mais est très large. Pique-nique à "Monte Tremoggia" (2350mètres) pendant lequel le vent faiblit et le nuage sur le versant sud apparait et se met à monter.
"Monte Camicia" vu depuis "Monte Tremoggia".
Ensuite le sentier descend un tout petit peu (passage avec edelweiss), puis se remet à monter ; on rejoint le sentier qui monte directement de "Fonte Vetica" (je le prendrai à la descente) environ 100 mètres sous le sommet (en dénivelé).
On atteint une arête avec vue sur des rochers.
Un dernier effort et c'est le sommet (2654 mètres).
Le CAI (Club Alpin Italien) a installé une petite boîte pour les randonneurs qui veulent s'inscrire sur le carnet à l'intérieur.
Du sommet on voit le chemin de montée et les collines situées 1500 à 2000 mètres plus bas, mais pas la côte (on la devine seulement aujourd'hui, mais elle doit être visible certains jours).
Après une bonne halte au sommet, je vais redescendre par le chemin direct. Je vais entrer dans le nuage et faire une bonne moitié de la descente sans visibilité ; quand j'arrive sous le nuage, "Fonte Vetica" est en vue (refuge, parking).
Pour juger la difficulté de la randonnée : "Fonte Vetica" (1632 mètres), "Monte Camicia" (2564 mètres), soit un peu plus de 900 mètres de dénivelé. J'ai été parti 6 heures, pauses et pique-nique inclus.
Je retourne au camping en traversant dans l'autre sens le plateau.
Bonsoir Catherine,
j'espère que la suite te plaira aussi ; il y aura de la montagne (l'intérieur) et un retour sur la côte (côte et collines) au sud de Pescara en fin de voyage.
pour ce qui est du centre historique , l'Aquila serait donc plutôt "Italie du sud " : en Italie du sud , le centre historique n'est pratiquement jamais le centre-ville ( défini comme zone du shopping et des loisirs ) , à commencer par Naples , Palerme , Catane ou Bari
Bonsoir Michel,
n'étant jamais allé en Italie du Sud, je ne pouvais pas faire cette comparaison.
Mais concernant L'Aquila, qui est une ville beaucoup plus petite que celles que tu cites, il n'y a pas de centre ville (zone du shopping et du loisir), au sens que tu lui donnes, "en dehors des murs", c'est-à-dire du centre historique. Il y a des centres commerciaux de périphérie avec les mêmes chaînes de magasins et les mêmes types de construction que chez nous (c'est aussi nul que dans beaucoup de nos villes françaises et on ne peut même pas parler d'urbanisme) ; tout ceci est éclaté car il y en a plusieurs dans différentes parties de la périphérie (c'est le commerce de périphérie type dans le pire sens du terme).
Je ne sais pas quels centres commerciaux existaient avant 2009, mais, la nature ayant horreur du vide, ces centres doivent s'être développés (création ex-nihilo ou agrandissement) pendant les années où le centre ville était interdit d'accès.
Ils doivent aujourd'hui être un obstacle important à la revitalisation de la ville historique.
On peut peut-être faire une analyse de même type avec les cités-dortoirs pour la question des logements.
Ta remarque me semble coller avec le cas de Pescara : le "vieux Pescara" (vraiment petit) et le "Pescara du shopping" sont deux endroits distincts dans la ville.
Jour12 : jeudi 5 septembre
La météo s'y prêtant, ce sera une nouvelle journée de randonnée. Je monte en voiture à "Campo Imperatore", mais aujourd'hui je bifurque vers l'ouest.
Je regarde derrière moi "Monte Camicia" (la randonnée d'hier).
Un peu plus loin c'est LA photo de "Campo Imperatore" : le plateau avec au fond le Gran Sasso d'Italia.
Puis j'arrive au terminus de la route près de la station supérieure du téléphérique.
Itinéraire : Campo Imperatore (2120m) - Sella di Monte Aquila (2335m) - Rifugio Garibaldi (2230m) - Capanne di Val Maone (environ 2000m) - Sella della Portella (2260m) - Passo del Lupo - Campo Imperatore
Vue sur le col (Sella di Monte Aquila) et le Gran Sasso depuis "Campo Imperatore".
Le sentier passe près du petit observatoire astronomique, puis oblique à droite et monte en pente assez douce jusqu'au col, offrant des vues sur le plateau en contrebas.
Après le col, on change de versant et le sentier descend en pente douce vers le refuge Garibaldi.
Au refuge, le Gran Sasso se présente sous un autre angle
Le sentier continue à descendre ; le Val Maone est une vallée orientée vers le nord dont la partie haute est dominée par le "Pizzo d'Intermesoli".
A partir du lieu "Capanne di Val Maone", le sentier monte dur jusqu'au col (Sella della Portella). On change à nouveau de versant et le sentier, sur le versant sud de Monte Portella, revient en balcon jusqu'à "Campo Imperatore" (vues plongeantes sur Fonte Ceretto et les environs de L'Aquila).
Cette randonnée est moins dure que celle d'hier : une durée d'environ 3 heures (j'ai fait peu de pauses) pour un dénivelé de 500 mètres.
A "Campo Imperatore", on peut voir un ancien hôtel, fermé, pas en bon état (vitres sales, etc...), couleur rouge (le rouge des maisons cantonnières au bord des routes nationales). Je ne l'ai pas en photo car je ne savais pas ce qui s'était passé ici.
Digression historique (ce que j'ai appris depuis) : Le 25 Juillet 1943 Mussolini est destitué par le Grand Conseil du fascisme et le roi ; il est arrêté et emmené en prison. Les allemands cherchant à le récupérer, il est transféré à l'hôtel Campo Imperatore le 28 août 1943 ; c'est un lieu théoriquement imprenable (on ne peut y accéder à l'époque qu'en téléphérique).
Il y restera jusqu'au 12 septembre 1943. Ce jour là, les allemands organisent une opération commando (planeurs, avion se posant à Campo Imperatore) et "libèrent" Mussolini.
La suite conduira à la "Republica Sociale Italiana".
Fin de la digression.
En retournant au camping, j'achète sur le plateau un fromage "Pecorino" qui se révèlera excellent.
A postériori, la propriétaire du camping s'est montrée de bon conseil pour le choix des randonnées (toutes les 2 intéressantes).
Jour13 : vendredi 6 septembre
Depuis que je suis à Fonte Ceretto, je n'ai fait que des petits trajets dans la province de L'Aquila : aller à L'Aquila ou monter à Campo Imperatore. A partir d'aujourd'hui je vais faire des trajets plus longs et tortueux. Je joindrai donc une carte avec l'itinéraire du jour.
Ce sera mieux que rien, mais cela ne permet pas de se rendre compte du relief de l'intérieur de l'Abruzzo. Celui-ci est particulièrement compliqué et je n'ai réussi à m'en faire une idée qu'en voyant des cartes en relief sur place avec les différents massifs montagneux et les cours d'eau.
Le but de la journée est de visiter Celano et son château (Castello Piccolomini) ainsi que le site archéologique d'Alba Fucens. Pour y arriver, je dois traverser le massif du Sirente-Velino (au sud-est de L'Aquila), les 2 sites se trouvant sur le versant sud de ce massif. La majeure partie du massif est protégée : c'est un parc régional (Parco Regionale del Sirente-Velino).
Je descends de Fonte Ceretto à Bazzano par la route SS17bis ; ensuite je franchis la rivière Aterno (qui passe près de L'Aquila) et arrive à Civita di Bagno. A partir de cet endroit la route (SR5bis) monte sur le massif du Sirente et atteint un plateau à environ 1300m d'altitude (altopiano delle Rocche).
Le plateau, le village de Rocca di Cambio et Monte Cagno.
Ce plateau est cultivé (principalement du fourrage) et fait environ 15 kms de long jusqu'à Ovindoli. De petites stations de ski sont aménagées sur les montagnes qui dominent le plateau. A Ovindoli, la route bascule sur le versant sud et descend jusqu'à Celano.
Vue sur le château en arrivant dans le haut de la ville.
En allant jusqu'en bas de la ville, on a une autre vue sur le château.
En arrivant devant l'enceinte du château, c'est l'aspect militaire et défensif qui ressort.
Une fois à l'intérieur de l'enceinte, depuis le chemin de ronde, j'ai une vue sur Celano et tous les environs.
Je peux aussi admirer le château à plan carré et quatre tours d'angle d'inspiration clairement médiévale.
Le portail d'entrée laisse présager une transition de style.
Et dans la cour intérieure , je me retrouve en plein "quattrocento" dans une demeure seigneuriale avec ambiance Renaissance.
Les salles intérieures abritent le musée de la Marsica et la première chose que je peux constater, c'est l'état du château il y a un siècle (documents photographiques pris après le tremblement de terre de 1915).
Digression : le tremblement de terre de 1915.
Le 13 janvier 1915 à 7h53 eut lieu un tremblement de terre de magnitude 7.0 qui toucha toute la région de la Marsica (la magnitude du tremblement de L'Aquila en 2009 est de 6.3). La catastrophe fit plus de 30000 morts et, à Avezzano, la ville la plus peuplée de la Marsica, il y eut 10700 morts sur 13000 habitants. C'est une des pires catastrophes ayant touché l'Italie. La région n'était plus qu'un amas de ruines. Ce tremblement laissa beaucoup d'amertume en Abruzzo du fait de la médiocrité des secours et de la longueur de la reconstruction (plusieurs dizaines d'années).
Fin de la digression.
Le musée comporte une section d'art sacré. Voici une fresque et un triptyque.
Santa Maria Maddalena.
Triptyque de San Pietro in Alba Fucens (soyez indulgents pour la photo, la peinture, elle, est splendide).
Ces 2 œuvres se trouvaient avant 1915 dans l'église "San Pietro in Alba Fucens" (commune de Massa d'Albe) et furent retrouvées dans les gravats. La fresque fut décollée et elles sont maintenant exposées au "Castello Piccolomini" à Celano.
Voici une porte sculptée (12 ième siècle) provenant du portail de l'église "Santa Maria in Cellis" de Carsoli.
En regardant par les fenêtres vers le sud, je vois en contrebas la plaine ("Piana del Fucino") avec ses voies de circulation tracées au cordeau.
Petite histoire du lac de Fucino ("lago del Fucino")
Cette plaine était autrefois un lac (600 m d'altitude), le troisième lac d'Italie par sa superficie. Il était alimenté par des torrents descendant des montagnes dont un seul a un cours plus long que les autres, le Giovenco. Mais c'était un point bas, il n'avait pas d'exutoire et ses nombreuses variations de niveau ont toujours gêné les habitants des alentours.
Pour stabiliser son niveau, les Romains (période impériale) construisirent un émissaire et un tunnel de 5 kms environ passant sous un chaînon (ouest du lac) et permettant aux eaux de se déverser dans la rivière Liri située à une altitude inférieure de l'autre côté du chaînon.
Après la période romaine (faute de maintien en état), le lac reprit ses variations de niveau.
Au 19 ième siècle, un projet réapparut avec comme but, cette fois, l'assèchement complet du lac. Ce fut un exemple de capitalisme entrepreneurial ; le prince Torlonia obtint la concession avec le marché suivant : faire faire les travaux en échange de la propriété de presque toutes les terres qui allaient émerger.
L'assèchement commença en 1862 et se termina en 1875.
Fin.
La section archéologique du musée présente, entre autres, des pièces liées au lac de Fucino.
Un bas-relief, qui faisait partie des installations de l'émissaire romain, avec des représentations de navires.
Des outils de pêche attestant l'activité sur le lac ( en italien, cela s'appelle "fiocina" au singulier ; "harpon" en français).
Jour13 : vendredi 6 septembre (suite)
Je quitte Celano en début d'après-midi pour aller à Alba Fucens ; je remonte vers le massif montagneux, puis prends une route qui, à flanc de montagne, conduit à cette ville romaine (environ 1000 mètres d'altitude).
Le site archéologique occupe un petit plateau entre 3 collines, dans un site stratégique qui permet de contrôler tous les environs.
Vue générale du site depuis la colline de "San Pietro".
Sur une des collines est bâtie l'église "San Pietro in Alba Fucens", romane, du 12ième siècle, avec des matériaux romains de réemploi, restaurée après les dommages de 1915 (cf page précédente).
Tout près, je domine la plaine du Fucino (400 m plus bas, un lac à l'époque), "Alba Fucens" signifiant le "balcon du Fucino".
Dans le même secteur se trouvent les restes de l'amphithéâtre avec vue sur "Monte Cafornia" et "Monte Velino" (2487 m point culminant du massif Sirente-Velino).
Dans la partie centrale du site, je vois les vestiges d'un temple d'Hercule,
l'artère principale (decumanum) appelée ici "Via del Miliario"
à cause de la présence d'une borne milliaire (68 milles de Rome, soit 100 kms).
Je prends la route du retour et, arrivé sur l'"altopiano delle Rocche, j'ai devant moi le village de Rocca di Mezzo et le massif du Gran Sasso (impressionnant vu de cet endroit).
Juste avant Rocca di Mezzo, pour aller voir un petit lac (laghetto del Sirente), je vais prendre la SR5bis en direction de Secinaro et faire une douzaine de kms sur cette route. La route passe sur le bord d'un plateau étroit situé sous la crête de "Monte Sirente" (au moins 1000 au-dessus).
Le plateau, la forêt (hêtres) et la crête du Sirente.
Sur ce plateau se trouve un petit lac d'origine météoritique d'après le site "Abruzzoturismo" ; la météorite serait tombée vers la fin de l'empire romain (ah! la curiosité d'aller voir des choses que l'on a jamais vues : un lac d'origine météoritique !).
En fait, si la date n'est pas contestée (4ième siècle après JC), l'origine du lac serait encore en discussion entre les scientifiques : origine météoritique ou origine anthropique ( lac creusé par des pasteurs pratiquant la transhumance pour abreuver le bétail : réserve d'eau).
Je retourne ensuite à Fonte Ceretto.
Merci de nous faire découvrir cette partie de l'Italie, rarement évoquée ici.
1/
En réponse à ton questionnement au sujet des badlands :
<< (...) Au retour de la randonnée, le centre d'accueil du WWF est ouvert ; je trouve une brochure parlant des "calanques d'Atri" (français) et des "badlands of Atri" (anglais) ; je connaissais le terme"badlands" et c'est exactement ce que j'ai vu à Atri ; mais le terme "calanques" pour un français renvoie à autre chose : Cassis, Piana. J'ai cherché (dictionnaires) ; "badlands" n'est jamais proposé comme traduction de "calanques" et "calanques" n'est jamais proposé comme traduction de "badlands".
Alors ?? le mot "calanques" désignerait-il 2 types de formations géologiques différentes ? >>
Je pense que la brochure en français a utilisé le terme de "calanques" par défaut, car son auteur n'a sans doute pas trouvé de traduction française appropriée du terme "badlands".
Dans les deux cas, on a pourtant bien affaire à une formation géologique. Je ne connaissais pas le terme de "badlands", ce qui a éveillé ma curiosité. Je trouve comme traduction sur le net : "paysage ruiniforme des terrains à faciès marneux ou argileux, raviné par les eaux météoriques en contexte de faible pente" (ici c'est de l'arrière-pays vers l'Adriatique).
Les badlands résultent du phénomène d'érosion superficielle de terrains (dépôts) consistant en des limons argileux, et récents puisque datés du Pléistocène (Quaternaire). La série débute par des dépôts apparentés à des turbidites (Pléistocène inf.) et termine par des dépôts plus grossiers de type conglomérat (Pléistocène sup.).
Source : I Calanchi di Atri (Abruzzo) : Caratteri mineralogici, geotecnini e geomorfologici. B. Anselmi, C. Crovato, L. D'Angelo, S. Grauso, in II Quaternario 7 (1), 1994 ; pp. 145-158.
Le paysage que tu as vu à Atri a été formé puis façonné récemment, disons dans les deux derniers millions d'années avant notre Ere. Naturellement, il continue de se façonner aujourd'hui.
Voir également une autre publi intéressante sur le sujet :
- Analysis of soil erosion induced by heavy rainfall : a case study from the NE Abruzzo Hills Area in Central Italy, in WATER 2018 (10), 1314.
Il est décrit dans cet article, les effets du régime des pluies particulier qui règne dans cette région et que tu évoques dans ton fil.
Les Calanques dans le sud-est de la France (disons pour simplifier celles qui s'étendent du sud de Marseille à Cassis) sont le résultat de deux phénomènes et processus d'érosion, l'un d'érosion fluviatile ancien qui a gommé en quelque sorte une partie des reliefs qui avaient été constitués par des dépôts calcaires et marneux du Crétacé supérieur, le second, d'érosion plus récent et qui continue encore aujourd'hui, affectant ce qui reste (le Crétacé moyen) lié à l'action de la mer qui , par ses variations de niveaux, entaille la côte et élargit les failles.
Si on va davantage dans le détail, les Calanques sont également soumises localement à des réseaux complexes de rivières souterraines qui aboutissent directement dans la mer et ont propension à "grignoter" la craie par dissolution (karst). De même, les eaux météoriques étant légèrement acides, elles ont elles aussi tendance à dissoudre la craie des Calanques en la traversant (la craie est perméable).
Le Crétacé inférieur (faciès appelé ici barrémo-bédoulien) nous ramène à des dépôts à dominante calcaire, datés d'environ 110 à 120 millions d'années.
L'examen de la carte géologique de Marseille donne comme formations géologiques affleurant au niveau des Calanques, des calcaires biodétritiques compacts datés du Barrémien.
En résumé :
Calanques et badlands : formation géologique dans les deux cas, ben oui qui en douterait ?
Mais pas vraiment le même aspect visuel (voir plus haut pourquoi), pas du tout les mêmes processus d'érosion ni les mêmes faciès lithologiques en jeu. La craie des Calanques, c'est une passoire 😏, et les limons argileux à Atri, c'est le contraire, rien ou presque, ne passe à travers et tout ruisselle à la surface😏😏.
Un point commun néanmoins : la rareté de la végétation, liée en fait à l'absence d'humidité.
Il me semble (à vérifier) que les Calanques sont inscrites au patrimoine mondial de l'Humanité, mais je ne pense pas que le mot "Calanques" soit juridiquement protégé ou susceptible de l'être, donc ...il peut être ré-utilisé, c'est juste qu'il peut induire le lecteur en erreur.
2/
Le conglomérat que tu nous montres dans les grottes, est une variété particulière de conglomérat qu'on appelle poudingue. En zoomant, je crois voir aussi la présence de débris de fossiles, outre les galets ou et fantômes de galets.
Bonsoir Jacques,
merci pour ces précisions.
J'ai bien noté que le mot "calanque" est utilisé parfois de façon surprenante par les personnes qui écrivent ou traduisent.
Je profite aussi de tes précisions pour corriger une erreur de datation.
précisons que le mot calanque est la francisation du mot occitan calanca ( prononciation : calanco avec accent tonique sur lan ) qui ne désigne que les calanques qu'on trouve en Provence entre Marseille et Cassis qui sont des anses étroites entourées de falaises ; ceux qui ont donné ce nom quand l'occitan a remplacé le latin ne savaient pas que les badlands existaient
Jour14 : samedi 7 septembre
Pour ma dernière journée avec comme base "Fonte Ceretto", je vais circuler entre la vallée de l'Aterno et le massif du Gran Sasso.
Amiternum se trouve à une dizaine de kms à l'ouest de L'Aquila ; la ville s'est développée après la conquête romaine (cet endroit faisait partie du territoire des Sabins) et était étendue ; aujourd'hui il y a 2 sites accessibles séparément :
-le site du théâtre situé sur la rive gauche de l'Aterno
- le site de l'amphithéâtre, à 1 km du précédent environ, de l'autre côté de la rivière.
La tribune (à gauche sur la photo) est la partie la mieux conservée de l'amphithéâtre. Sur ce site, il y a aussi une "domus" (rien en élévation) et un bâtiment musée lapidaire.
Ici un bas-relief, bloc faisant partie d'un cortège de dimension importante.
Je vais ensuite voir un autre site : celui de la ville de Peltuinum ; il faut sortir de L'Aquila vers l'est, par la SS17 (Popoli, Pescara), aller jusqu'à Castelnuovo et tourner à droite en direction de Prata d'Ansidonia ; le site est à 2kms à gauche.
Je suis en pleine campagne . Le site est en libre accès ; rien n'est clos et j'arrive par un chemin à la porte ouest de la ville. Il n'y a personne d'autre : cela crée une impression particulière pour un site archéologique.
L'entrée ouest de la ville prise de l'intérieur de l'enceinte.
Plus loin (700 mètres environ), il y a le socle d'un temple et un théâtre à flanc de colline qui n'est pas accessible (clos pour cause de fouilles).
Je retiens de ce site le paysage et l'atmosphère plutôt que les vestiges.
De retour sur la SS17, je continue vers l'est et arrive au village de Navelli.
En Abruzzo, il y a des dizaines de villages construits à flanc de colline ou de montagne, avec un bâti ancien allant du moyen âge au 19ième siècle, des ruelles étroites avec (ou sans) marches et escaliers, des passages voutés, un portail ou un linteau sculpté de temps en temps, etc...
Certains font partie d'un club ("Borghi piu belli d'Italia" ou un autre) , d'autres non.
Il faut se promener sans trop d'intention pour profiter de ce qui se présentera au détour d'une rue.
Je ne les ai pas perçus comme des usines à touristes (fréquentation limitée, pas de boutiques de souvenirs envahissant tout) ; les bâtiments sont dans un état variable, parfois restaurés et entretenus, parfois vétustes.
Ici, "Palazzo Santucci" domine le village; je trouve des escaliers, une pierre jaune, de nombreuses voûtes reliant les maisons...
L'après-midi commence avec le village suivant : une petite route, sinueuse, conduit à Capestrano qui surplombe la vallée du Tirino ; ce village est le plus connu de la région, pas pour lui-même mais à cause d'une statue antique retrouvée aux environs appelée "le guerrier de Capestrano", qui est la pièce maitresse de la sculpture en Abruzzo (cf fin du voyage ; elle est exposée à Chieti).
Vue générale de Capestrano.
Sur le haut de la colline, le château (actuelle mairie) : "Castello Piccolomini" (la même famille qu'à Celano en fut un temps propriétaire)
et sa cour intérieure.
Puis une maison dans le village,
une autre (avec une plaque).
Nous sommes en Italie ; où que nous nous trouvions, l’Église a une surprise pour nous. C'est la maison natale d'un saint : Saint Jean de Capestrano. Maison du 14 ième siècle, restaurée.
Enfin, une rue avec maisons du 17 ou 18 ième siècle.
Je prends ensuite la direction de Calascio : la route entre dans le parc national du Gran Sasso et va passer de 300 à 1200 mètres d'altitude à l'arrivée dans le village. Au-dessus du village, à l'altitude de 1460 m, se trouve un château "Rocca Calascio" qui domine un hameau (Calascio alto) situé à 1400 m. Le hameau est accessible soit à pied, soit par une navette (très peu de possibilité de parking au bout de la route qui est interdite aux voitures ce samedi).
Je choisis l'option navette, puis fais la petite randonnée du hameau au château.
En chemin, sur le bord du sentier, totalement isolée, la "chiesa di santa Maria della Pietà".
Du château, vue exceptionnelle à 360 °. Je trouve que mes photos ne rendent pas bien; j'en poste une prise en direction de "Campo Imperatore"
et une autre à l'opposé : vue plongeante sur "Castelvecchio Calvisio".
Redescendu à Calascio, je vais me promener dans le village ; voici un panneau que l'on trouve dans certains villages de l'intérieur de l'Abruzzo.
"Dans ce village, les enfants jouent encore dans la rue".
Je passe devant la "chiesa di Santa Maria delle Grazie" fondée, comme le monastère attenant, par "Mario da Calascio".
Ce village d'une centaine d'habitants a donné naissance à un franciscain, linguiste et confesseur du Pape (la fonction existe ou, du moins, existait à l'époque !) qui n'a pas oublié l'endroit où il a passé son enfance (il faut lire les panneaux pour trouver les surprises que, partout, nous réserve l’Église !).
Jour 15 : dimanche 8 septembre
Aujourd'hui je vais aller dans le parc national d'Abruzzo (changement de camping), mais l'altitude à l'étape va rester la même : 1150 mètres. La dernière nuit a encore été fraîche et les suivantes le seront au moins autant, et ceci tant que je resterai en altitude. Les températures en journée seront, elles, très agréables.
Il y a en Abruzzo :
- 3 parcs nationaux : Parco Nazionale del Gran Sasso e monti della Laga ; Parco Nazionale d'Abruzzo, Lazio e Molise ; Parco Nazionale della Majella
-1 parc régional : Parco Naturale Regionale Sirente-Velino
et quantité de réserves naturelles plus petites.
J'ai lu sur place qu'en additionnant toutes leurs surfaces on arrivait à plus de 30% de la superficie de la région en zone protégée, ce qui ferait de l'Abruzzo la première région d'Italie sur ce critère.
Itinéraire.
Je prends la même route qu'avant-hier quand je suis allé à Celano, mais je vais m'arrêter pour une promenade à Rovere, village de l'altopiano delle Rocche.
Vue du village depuis le sud.
Je monte jusqu'aux ruines du château ; en chemin, vue sur l'altopiano.
L'église du village est fermée depuis le tremblement de terre de 2009, certaines parties étant restaurées, d'autres pas encore.
Voici deux détails pris dans le village : une porte de maison,
et la clé de la porte d'une autre maison.
Après Rovere, je traverse Celano, fais quelques kms sur la SS5, puis prends la SS83 qui conduit à Pescina, puis dans le parc national d'Abruzzo.
Je fais une visite rapide de Pescina.
Un château domine le pays.
Une église dans la partie ancienne avec son portail et un détail de chapiteau.
Un homme célèbre est né à Pescina . Il appartient à l’Église (ce qui n'a rien d'étonnant en Italie), mais il appartient aussi, d'une certaine façon, à la France (ce qui est plus étonnant). Qui est-ce ?
Réponse après-demain, car la maison-musée est fermée et je reviendrai.
Je vais ensuite monter jusqu'à un col (Passo del Diavolo) ; sur l'autre versant, c'est la haute vallée du Sangro (fiume Sangro), et j'arrive à Pescasseroli, le cœur du parc national de l'Abruzzo.
Je m'installe dans un camping qui ferme demain (Sant'Andrea).
Je retourne au pays ; le vieux village est coincé entre la montagne et la rivière, sur une partie plate. Plus en aval, la vallée s'élargit et le pays ressemble à une station d'altitude un peu languissante (hôtels, quelques promeneurs, fin de saison ?... ).
Je commence par aller voir la partie ancienne de Pescasseroli, dans laquelle je ne suis pas entré hier. Les bâtiments sont mieux entretenus que ceux que j'ai vus ailleurs, et les rues sont fleuries.
C'est l'anniversaire de l'inauguration du parc national d'Abruzzo : le 9 septembre 1922 devant ce rocher.
Juste à côté se trouve la "fontaine des ours".
L'ours brun est la mascotte de ce parc (orso marsicano, en italien) ; le parc est le seul habitat de l'espèce dans l’Apennin et on conterait une cinquante d'individus à l'heure actuelle.
Tout près aussi, il y avait le pont ancien sur le Sangro ; c'était le lieu de séparation entre ceux qui partaient passer l'hiver dans la région "Puglia" (les Pouilles) et ceux qui restaient au village du temps de la transhumance (j'ai vu plusieurs photos de cette scène). Ce pont ancien a été dynamité par les allemands à la fin du mois de mai 1944 ; ce n'était pourtant pas un pont stratégique : la rivière est à 10kms de sa source et n'est pas encaissée à cet endroit.
Ne connaissant pas grand chose de la guerre en Italie, et ayant voulu comprendre, je fais un a-parte historique.
Après la déposition de Mussolini (25 juillet 1943), le chef du gouvernement, le maréchal Badoglio, cherche à conclure un armistice avec les alliés. Cet armistice (en fait une capitulation) est signé le 3 septembre 1943 à Cassibile (Sicile) ; il est tenu secret jusqu'au 8 septembre pour préparer des débarquements sur le continent depuis la Sicile.
Aussitôt les allemands prennent le contrôle de presque toute l'Italie (sauf le sud) et désarment les unités de l'armée italienne. L'Abruzzo se retrouve occupé par les allemands ; dans la majeure partie de la région, ils resteront jusque fin mai ou début juin 1944.
fin de l'a-parte.
Je me déplace ensuite vers un autre camping (Le Foci) situé à Opi , 6 kms plus bas sur le cours du Sangro.
L'après-midi, je vais parcourir la vallée en vélo depuis Opi jusqu'à Barrea. La route suit la rivière, arrive à Villetta Barrea, puis longe le lac.
Vue sur le lac et Barrea.
Au bout du lac elle se met à monter pour gagner le village (vue sur le lac depuis Barrea).
Une placette et deux maisons dans le village.
Au retour, je fais un petit détour pour passer à Civitella Alfedena ; l'aller-retour à Barrea représente environ 40 kms à vélo.
Le soir il y a concert sur la place à Pescasseroli (à 22h) ; le chanteur est "Daniele Si Nasce" (inconnu pour moi) avec 4 musiciens.
Je retiens du concert
1- une gestuelle particulière du chanteur,
2- un " froid de canard" ; les courageux spectateurs se collaient contre les murs de la place qui avaient gardé la chaleur de la journée ; le chanteur s'est dit surpris , après les 32 degrés à Rome les jours précédents, de se retrouver avec 8 degrés ici le soir .
J'ai cherché sur le web. Daniele Si Nasce , sosie de Renato Zero, interprète les chansons de ce dernier, et est présenté comme un alter-ego de Renato Zero
(tout aussi inconnu pour moi). La gestuelle qui m'a intrigué doit être celle de Renato Zero.
Jour17 : mardi 10 septembre
J'ai prévu d'aller faire une randonnée dans les gorges de Celano ("Gole di Celano").
Itinéraire
Je fais un petit détour pour passer à Ortucchio, au bord de la plaine du Fucino. Son château (visitable sur rdv ; je n'ai pas essayé cette formule qui est assez courante pour la visite de "petits" monuments et musées) se trouvait autrefois au bord du lac.
J'arrive peu après à Pescina. Homme célèbre natif de Pescina....
J'ai nommé Giulio Raimondo Mazarini, alias Jules Mazarin né le 14 juillet 1602.
La loggia sur son éperon rocheux est tout ce qui restait debout de la maison natale après le tremblement de terre de 1915. La maison-musée est une construction des années 1970 à laquelle la France a participé. Elle abrite des documents sur la vie de Mazarin (acte de baptême, famille, etc... mais rien de spectaculaire).
L'après-midi, je vais jusqu'à l'entrée de Celano et, dans le bas du village, je prends à droite une route très étroite qui aboutit au parking départ de la randonnée des gorges. J'ai choisi de faire un aller-retour jusqu'à la "fontaine des amoureux" (Fontana degli innamorati).
Le sentier se dirige vers l'entrée de la gorge.
Peu à peu les parois se rapprochent et deviennent de plus en plus hautes.
A certains endroits la largeur est de l'ordre de 3 mètres et le fond correspond uniquement au lit du torrent.
Les parois dépassent 100 mètres de hauteur. Le fond est bien sur continuellement à l'ombre.
Quand la gorge s'élargit vers l'amont, je me retrouve en forêt et je continue, toujours en montée, jusqu'à la fontaine des amoureux ; il ne faut pas s'attendre à trouver une fontaine, mais seulement de l'eau qui ruisselle depuis une paroi en surplomb et une balançoire, c'est-à-dire une planche au bout de 2 cordes.
Cette partie supérieure (de la fin de la partie étroite à la fontaine des amoureux) n'apporte pas grand chose et la randonnée peut être raccourcie en conséquence.
Retour par le même sentier.
Pour revenir à Opi, je vais prendre une variante à partir de Pescina ; au lieu de suivre la SS83, je remonte la vallée du Giovenco et passe par Bisegna.
Cette route illustre bien le paysage du parc national : des forêts au-dessus des fonds de vallées, des sommets moins élevés que dans le Gran Sasso et l'absence d'un grand bloc minéral dominant le tout.
Pas d'itinéraire car c'est une journée randonnée à partir de Opi, avec deux thèmes, un thème "transhumance" et un thème "forêt de hêtres".
Je pars du lieudit "la Madonnina" ; c'est l'endroit où la route qui suit la vallée du Sangro passe au pied de l'éperon où est construit Opi.
Le sentier emprunte un "tratturo" jusqu'au Val Fondillo, environ 3 kms en aval. Un "tratturo" est une voie de transhumance (je connais le mot "draye" en français). La transhumance a été une activité millénaire et quasi-exclusive à certaines périodes dans cette partie de l'Abruzzo ; du 15ième au 19ième siécle on peut parler d'une civilisation de la transhumance.
Il s'agissait d'une transhumance horizontale : les troupeaux passaient l'été dans "l'Appennino Abruzzese" ; fin septembre bergers et troupeaux partaient rejoindre une plaine au nord des Pouilles "il Tavoliere della Puglia". Le retour s'effectuait fin mai-début juin. Il y avait plusieurs "tratturi" : Pescasseroli-Candela (environ 140 kms), Celano-Foggia , L'Aquila-Foggia dit "tratturo del Re" (environ 240 kms). Le trajet durait de 2 à 3 semaines.
Vu sur Opi peu après le départ.
Le tracé du "tratturo".
Le "tratturo" ne se limite pas à une voie de 5 ou 6 mètres de large comme sur la photo ; il y a parfois des murets (comme ici), parfois pas et sa largeur peut atteindre 110 mètres car il englobe, de part et d'autre de la voie principale, un espace pour faire paître les bêtes. On trouve aussi des aménagements : abris en pierre sèche, abreuvoirs, ...
Le 19ième siècle et la première moitié du 20ième siècle furent terribles pour la région ; les propriétaires dans les Pouilles remirent des surfaces en culture progressivement, diminuant d'autant les surfaces pour l'élevage transhumant. De nombreux bergers restèrent sans travail, l'expression résumant la situation était "o transumante, o brigante, o emigrante !". L'Abruzzo fournît de nombreux émigrants, les villages se dépeuplèrent ; ceux qui restaient au village vivaient dans une grande pauvreté.
Arrivé dans le Val Fondillo, je laisse le "tratturo" et je remonte ce vallon latéral du Sangro.
Après le lieu "Stazzo Fondillo" (1200 mètres d'altitude, petit refuge, aire de pique-nique), le hêtre va devenir l'espèce unique de la forêt.
Je vais continuer le sentier jusqu'à la grotte des fées ("grotta delle fate"), puis jusqu'au col qui ferme ce vallon, le pas de l'ours ("passo dell'orso", 1680 mètres d'altitude).
Je n'avais jamais traversé de telles hêtraies ; dans les hêtraies que j'avais vues jusqu'ici (ouest de la France), le hêtre était dominant mais pas exclusif et les superficies étaient plus petites. Ici, pendant 1h30 de sentier à la montée, je n'ai vu que des hêtres !
Ces forêts (forets d'altitude) laissent une impression exceptionnelle ; elles sont classées au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2017 ; c'est d'ailleurs le seul site d'Abruzzo qui soit inscrit à ce Patrimoine.
Au col il y a une zone où les arbres sont couchés, déracinés (sans doute le vent).
Retour par le même chemin du col jusqu'à "la Madonnina". J'ai mis environ 6 heures pour faire l'ensemble de la randonnée, sans me presser.
Au retour, le soleil est placé pour photographier Opi depuis l'ouest.
Il y a tout près un panneau du parc national.
Le problème est bien réel (et pas seulement théorique) ; un peu plus tôt dans l'été, une ourse a été tuée dans un choc avec une automobile ; le chauffeur a de plus pris la fuite.
Avant de partir pour Scanno et son lac, je monte dans Opi pour visiter le village et acheter les provisions pour le pique-nique.
Depuis le premier belvédère (près du monument aux morts), vue sur "Monte Marsicano", 2242 mètres le second sommet du parc ("Monte Petroso" atteint 2247 mètres).
La promenade dans le village conduit dans des ruelles, à un musée du chamois, à un second belvédère qui surplombe la gorge du Sangro et à la "piazza centrale".
Pour me rendre à Scanno, je longe le Sangro jusqu'à Villetta Barrea (SS83), où je prends à gauche (SR479) ; la route monte jusqu'au col ("Passo Godi") où se découvre le versant nord en direction de Scanno.
La vallée du "Sagittario" vue du col.
La route n'emprunte pas cette vallée, mais la vallée voisine du "Tasso" et descend jusqu'à Scanno. Je traverse le pays, continue encore 2 kms et arrive au lac ("lago di Scanno"). C'est un lac naturel créé par un glissement de terrain sur le flanc de "Monte Genzana", glissement qui a barré la vallée.
La petite église "Santa Maria del lago", datant de 1700 sous sa forme primitive, fut remaniée à la fin du 19ième siècle pour s'adapter au passage de la route.
Je fais le tour du lac que voici vu de l'extrémité nord.
Mais la caractéristique du lac est sa forme, qui ne se voit pas depuis la rive. Elle se révèle quand on est au-dessus du lac. Un réseau de sentiers permet d'accéder à ce point de vue. Je le fais depuis le village (on peut le faire aussi depuis le lac moyennant un dénivelé plus important) ; j'atteins un petit ermitage près duquel la vue est déjà remarquable.
A dix minutes de là, j'arrive au "belvedere alto" ou "osservatorio del cuore". Ce lac a la forme d'un cœur !
Je visite ensuite le village, surnommé "la perle des Abruzzes" ; à la différence de beaucoup d'autres, il y a une partie de construction récente à côté du village historique ; c'est une station de montagne hiver-été (ski sur les flancs de "Monte Rotondo", constructions au bord du lac). Je ne ressens pas une impression de dépopulation comme dans d'autres villages.
Vue générale de Scanno.
La promenade au hasard des rues conduit à la "Fontana del Pisciarello",
à "piazza San Rocco".
La petite place est bordée par l'église la plus ancienne du village "Santa Maria di Costantinopoli" (début du Quattrocento),
et par "Palazzo Mosca" (porte début du settecento).
Une des rues du village : "via Silla".
Il faut rentrer le bois de chauffage pour l'hiver. S'il est arrivé ici dans une remorque ou un petit camion... il sera transporté à la brouette jusqu'au lieu de stockage sous la partie habitée de la maison.
Les accès aux maisons dans les rues ou placettes en pente ; la porte sous l'escalier (sur la photo 2) pourrait bien être celle d'une remise à bois, par exemple.
Une exposition photographique est ouverte ; tous les grands photographes du 20ième siècle sont venus à Scanno : ne connaissant presque rien à la photographie d'art, j'ai retenu les noms de Henri Cartier-Bresson (France) et Fulvio Roiter (Italie). Encore avant (début du 20ième siècle), Gabriele D'annunzio s'était fait photographier à Scanno.
Je reviens à Opi par la même route que ce matin ; je m'arrête pour photographier le haut de la vallée du "Tasso", qui se trouve dans le parc national.
Certains jours, sans que l'on sache pourquoi, l'air est d'une limpidité exceptionnelle du matin jusqu'au soir ; ce 12 septembre est une de ces journées pendant lesquelles tout paysage est enchanteur.
Je vais me rendre dans le parc national de la Maiella (le 3ième parc national d'Abruzzo pour moi), exactement à Sant'Eufemia a Maiella, avec arrêt et visite de la ville de Sulmona.
La route descend la vallée du Sangro, passe le verrou de Barrea et continue à descendre la vallée jusqu'à Castel di Sangro. Elle (c'est maintenant la SS17) quitte alors la vallée, monte (Roccaraso, Rivisondoli) jusqu'à un plateau (altopiano dei cinquemiglia) ; au bout du plateau, commence la descente qui conduit jusqu'à Sulmona.
Le paysage est beau sur tout ce trajet et je me rends compte que je n'ai pas pris de photo (difficulté de s'arrêter avec la caravane ?).
Je stationne en périphérie, gagne le centre en vélo et vais visiter Sulmona à pied.
Je commence par le monument le plus précieux de la ville : le "Palazzo della Santa Annunziata" ; c'est en fait un ensemble église+palais. Le palais conserve des éléments gothiques et renaissance ; l'église, détruite par le tremblement de terre de 1706, fut reconstruite en style baroque.
Façade de la "chiesa della Santa Annunziata".
Passons à l'intérieur.
Le chœur et une chapelle possèdent une balustre en marbre dont voici un détail.
Une ruelle permet d'approcher du clocher à l'arrière de l'église.
Le palais est attenant à l'église ; il a été créé comme hôpital et a longtemps gardé cette fonction.
Le portail principal est d'époque Renaissance, comme la trifora (fenêtre trifore) située à l'étage supérieur.
Le musée municipal est installé dans le palais ; dans la section archéologie, est reconstituée la chapelle du temple d'"Ercole Curino" (cf la journée de demain pour ce temple) .
La section médiévale présente un diptyque, dit du "Maestro del trittico di Beffi", représentant "Sant'Onofrio e Santa Maria Maddalena" (1425)..
Je parcours ensuite "Corso Ovidio" (Ovide est natif de Sulmona et possède sa statue sur une petite place le long de "Corso Ovidio") ; au bout de "Corso Ovidio", j'arrive près de l'aqueduc médiéval.
Le massif de la Maiella sert de fond au tableau et, quand je franchis les arcades, j'arrive "Piazza Garibaldi".
Au centre de la place se trouve la grande fontaine ("Il Fontanone"),
et, à l'opposé par rapport à l'aqueduc, l'église "Sant'Agostino" et son portail.
Je traverse à nouveau la place pour revenir vers l'aqueduc, passe sous les arcades et me trouve devant un portail monumental impressionnant avec une cloche au sommet d'un pilier.
Ce portail ne donne accès à rien ; je me suis demandé ce que cela pouvait être.
C'était le portail latéral de la "Chiesa di San Francesco della Scarpa", immense église effondrée lors du tremblement de terre de 1706 (sauf ces éléments, portail, pilier). Elle fut reconstruite sur un plan beaucoup plus petit avec entrée par une autre rue ; c'est ainsi que ce portail se retrouve à cet endroit.
Je quitte Sulmona (400 mètres d'altitude) en direction de Pacentro ; La route commence à monter, puis ce sera une véritable ascension jusqu'au col ("Passo San Leonardo" 1280 mètres) sur le côté ouest de la Maiella. S'ensuit une descente jusqu'à Sant'Eufemia a Maiella (commune) où se trouve l'"Agricampeggio Colle dei Lupi" (frazione San Giacomo).
J'espère que vous n'avez pas quitté Sulmona sans goûter et faire provision de confetti (dragées de baptême) qui sont sa grande spécialité.
https://www.ilconfettodisulmona.com/
Jour21 : samedi 14 septembre
Environs de Sulmona et retour à Sulmona. Itinéraire
Le chemin fait hier soir, je le parcours en sens inverse ; en arrivant à Pacentro, point de vue sur le village et le château.
Je me dirige vers Badia Morronese, quelques kms au nord de Sulmona. Au pied de "Monte Morrone", est construite une abbaye "abbazia di Santo Spirito al Morrone" ; je vais suivre une visite guidée qui est sur le point de commencer.
Une unique porte permet d'accéder à une grande cour intérieure.
L'église actuelle (baroque) fut construite après le tremblement de terre de 1706.
A l'intérieur, le chœur avec un ensemble de stalles en noyer ; un orgue à la tribune au-dessus de l'entrée.
Sous le chœur, une crypte ( beaucoup plus ancienne) avec des chapiteaux décorés de motifs géométriques.
L'abbaye est très vaste, comporte 5 cours intérieures, de nombreux bâtiments dont un réfectoire auquel on accédait par un escalier dont les balustres comportent les blasons de Célestin V et de son ordre monastique (les Célestins).
Ce lieu (l'abbaye) et l'ermitage situé plus haut sur le flanc de "Monte Morrone" sont totalement liés à Célestin V.
A-parte : la vie en raccourci de Célestin V premier pape à avoir abdiqué, mort en prison.
Né Pietro Angeleri, il devient bénédictin puis ermite sur les flancs de "monte Morrone" ; "Pietro da Morrone" alterne les périodes : moine (fondation de monastères, dont celui-ci, et de la congrégation des Célestins) ou ermite. En 1294 il est élu pape (siège vacant depuis 2 ans) ; on vient le chercher à l'ermitage (il a 83 ans) ; il accepte. Mais pas question d'aller à Rome... il est couronné à L'Aquila le 29 août 1294 sous le nom de Célestin V.
Les ennuis commencent ; on dirait aujourd'hui : "pas fait pour le job", "dépassé par la fonction", "de mèche avec des lobbies". Il abdique le 13 décembre 1294. Son successeur veut le surveiller et l'assigne à résidence ; il s'enfuit vers l'Abruzzo, puis plus loin. Arrêté, il est conduit en prison où il meurt le 19 mai 1296 à 85 ans.
Il devient Saint en 1313.
Fin de l'a-parte
Je monte ensuite vers l'ermitage "Sant'Onofrio al Morrone" . Une petite route va jusqu'à un parking ; la suite se fait à pied ; du sentier on a une vue dominante sur l'abbaye.
Du parking part un autre chemin qui conduit en quelques minutes au temple d'Ercole Curino ; c'est un sanctuaire en terrasse qui a cessé tout à coup son activité (enseveli par un glissement de terrain) au 2ième siècle après JC. C'est la chapelle de ce sanctuaire qui est reconstituée au musée de Sulmona (cf journée d'hier).
De la terrasse du sanctuaire, je vois bien l'ermitage au-dessus.
Arrivé à l'ermitage, je vais voir l'oratoire (fresque) de "Pietro da Morrone".
L'essentiel de l'ermitage est une construction moderne d'après guerre (comme le montre la photo prise depuis la terrasse du sanctuaire) ... avec vue plongeante sur le camp 78.
Dans ce camp étaient détenus en 1943 des soldats alliés (principalement britanniques ou du commonwealth ) faits prisonniers en Afrique. Un panneau indique que le 8 septembre 1943 eut lieu une évasion "en masse" (sans plus de détails).
J'ai cherché ; donc a-parte faisant suite à celui du jour16.
L'armistice de Cassibile fut rendu public le 8 septembre. Les officiers de l'armée italienne ne reçurent pratiquement aucune consigne sur l'attitude à suivre, tout en sachant que les allemands, passant du rôle d'alliés à celui d'ennemis occupants, n'allaient pas tarder à arriver. Le commandant italien du camp de prisonniers aurait réduit très fortement la surveillance ; de 1000 à 1500 hommes sur un total de 3000 s'échappèrent du camp ; ce fut l'évasion la plus massive de tout le conflit.
L'objectif des évadés était de rejoindre les forces alliées... qui débarquèrent (côté adriatique) le 9 septembre à "Taranto", ville située à 400 kms de Sulmona. Les allemands arrivèrent quelques jours plus tard. Je n'ai pas réussi à trouver d'informations sur le nombre d'évadés repris par les allemands et le nombre d'évadés ayant réussi à rejoindre les alliés. Certains réussirent, aidés par la population et par les partisans, mais plus tard quand le front fut situé plus près, dans le sud de l'Abruzzo.
Mi-octobre, les allemands, persuadés que des évadés se trouvaient dans l'ermitage tirèrent au canon dessus, le détruisant en grande partie.
fin de l'a-parte.
Je retourne à Sulmona. Des boutiques présentent des fleurs très colorées.
Ce ne sont pas des fleurs, mais des "confetti"... qui ne sont pas ce que vous croyez. Ce sont des dragées, les "dragées de Sulmona" exportées dans le monde entier. Il y a des présentations plus classiques (sachets, boites), mais la présentation sous forme de fleur est courante.
Je visite le "museo dell'arte e della tecnologia confettiera" installé dans les locaux de la maison "Pelino" fondée en 1783 et j'en profite pour faire provision de dragées. La particularité des "confetti" est que l'enrobage par les couches de sucre se fait sans ajout d'amidon (ne me demandez pas plus de précisions).
Sulmona a aussi conservé une partie de son enceinte autour du centre, avec ses portes d'accès : ici "porta Napoli".
J'ai prévu de visiter ce matin l'"abbazia di San Clemente a Casauria". Pour s'y rendre, c'est de la toute petite route : Caramanico Terme, Salle, Tocco da Casauria.
L'abbaye est sur la commune de Castiglione a Casauria, mais il faut aller à la "frazione San Clemente" qui se trouve en fond de vallée (c'est bien fléché).
L'abbaye fut fondée au 9ième siècle, détruite au 11ième, reconstruite au 12ième siècle (style principalement roman, on dit "romano-gothique"). Les moines doivent l'abandonner au moment de l'unité italienne ; elle tombe très rapidement en ruine. Un historien local, Pier Luigi Calore, consacre sa vie à sauver l'abbaye, obtient son classement comme monument national en1894, puis un début de restauration. La dernière restauration date de 2009-2011, suite aux dégâts causés par le tremblement de terre de L'Aquila.
La façade avec ses chapiteaux sculptés.
Au fond du porche, le portail central avec porte en bronze et tympan historié.
A l'intérieur, un ciborium au-dessus de l'autel, qui est un sarcophage romain.
Sous cette partie surélevée, une crypte remontant à la première abbaye.
Dans la nef centrale, un ambon
et un chandelier pascal.
Un antiquarium est installé dans une aile de l'abbaye.
Il s'agit d'un monument d'une beauté exceptionnelle ; une fois à l'intérieur on ressort pour retourner voir le portail, puis on entre de nouveau pour revoir l'ambon ou parcourir une des 3 nefs.
Ensuite, direction Popoli par la SS5. La "piazza della libertà", avec la "torre civica" (beffroi) et l'église San Francesco, est le centre de la ville ancienne.
Dans une rue attenante, la "taverna ducale" (datant de la première moitié du trecento) avait la fonction de taverne, relai de poste..
L'homme célèbre ici est "Corradino d'Ascanio" ; sa maison natale (une maison bourgeoise) ne peut être photographiée correctement pour cause de travaux dans la rue. D'Ascanio est l'ingénieur qui a conçu la "Vespa" pour Piaggio ; sa ville natale ne lui rend pas vraiment hommage, car j'ai vainement cherché une statue, une image (mur peint par exemple), une enseigne représentant le célèbre scooter qui est pourtant une légende en Italie.
Je veux aller à la source du Pescara ("sorgenti del Pescara", tout près de Popoli), où se trouve un parc avec aire de pique-nique et sentiers. Je ne verrai rien car des voitures sont garées partout depuis le départ de la route d'accès et il n'y a pas de place libre : j'ai trouvé où se cachent les Italiens un dimanche de septembre.
Le raté suivant : Corfinio. Ayant appris que le musée de ce petit village présentait la première mention du mot "Italia", je m'y rends. Mais , bien que nous soyons un dimanche après-midi, le musée (géré par des bénévoles) est fermé (il ouvre en général sur rendez-vous).
A-parte sur le mot "Italia" et la "guerre sociale".
Les peuples de la région sont sous domination romaine depuis le 3ième siècle avant J-C. En 91 avant J-C, le sénat romain refuse de leur accorder la citoyenneté romaine : ils se révoltent, forment une alliance, choisissent comme capitale Corfinium, créent une armée et frappent une monnaie : c'est sur une des pièces frappées qu'apparait pour la première fois le mot "Italia". Au bout de 2 ans, ils finissent par être battus militairement, mais ils obtiennent la pleine citoyenneté romaine.
Fin de l'a-parte.
J'ai ensuite prévu de faire une promenade en vélo en AR dans les gorges de San Venanzio, sur le parcours Raiano-Molina Aterno (voiture laissée à Raiano). Le paysage est seulement moyen à cause du tracé de la route et de la végétation (qui ne laissent pas voir le fond de la gorge).
Revenu à Raiano, je fais une rando à pied à partir du haut du village jusqu'à l'ermitage de San Venanzio ; cette randonnée, pas très longue (moins d'une heure pour l'aller), permet de voir le fond de le gorge et l'ermitage qui prend appui sur le roc de chaque côté de la gorge (site exceptionnel). (On peut aussi s'y rendre en voiture).
Vue de l'ermitage depuis le fond de la gorge.
Pour faire une bonne photo de l'ermitage, il faut aller sur l'autre rive (passer sur un pont en aval, puis faire un trajet hors sentier assez escarpé), ce que je n'ai plus le temps de faire.
Du départ de la randonnée à Raiano, un autre sentier mène vers un tunnel creusé dans le roc par les romains ; c'était un aqueduc qui faisait 4 ou 5 kms de long en tunnel (j'ai découvert cela sur un panneau au départ du sentier et n'ai pas le temps d'y aller).
A Raiano privilégier la randonnée à pied (ermitage, et éventuellement aqueduc ?) au parcours par la route.
Retour à Sant'Eufemia a Maiella.
Jour23 : lundi 16 septembre
Le camping où je me trouve fermant aujourd'hui, je changerai de camping en fin d'après-midi pour aller à Caramanico Terme, distant de quelques kms.
Itinéraire.
Ce matin, je pars à pied du camping (hameau de San Giacomo), pour aller voir le village de Roccacaramanico. Ce sentier assure la liaison entre les 2 villages depuis des temps immémoriaux.
En 30 minutes, je suis à Roccacaramanico ; le village a été sur le point d'être abandonné ; il est aujourd'hui bien restauré, ce qui n'empêche pas que certaines maisons sont à vendre.
Place, rues, escaliers sous le soleil du matin.
Détails de certains bâtiments.
Je reviens par le même chemin ; à l'endroit où il franchit le torrent ("torrente Orta"), je vais voir en contrebas un moulin en ruine et, en coupant dans le sous-bois, je tombe sur les restes du bief qui alimentait le moulin.
Un exemple de la vitesse à laquelle peut disparaître un aménagement laissé à l'abandon ; dans 10 ou 20 ans, on ne verra sans doute plus rien de ce bief.
Je me rends ensuite par la route à Campo di Giove (20kms environ).
C'est depuis cette route que l'on a une vue générale de Roccacaramanico.
Après le col (Passo San Leonardo), la route reste sur le flanc ouest de la Majella sans beaucoup déniveler . Elle traverse une belle forêt de hêtres dans le secteur de "Fonte Romana", puis arrive à Campo di Giove.
Village abbruzais habituel avec ruelles, passages voutés, portails sculptés.
Du haut du village, je peux voir le massif de la Majella avec au loin le point culminant "Monte Amaro" (2793 mètres).
Une erreur d'orientation dans le village m'amène devant la gare, et je découvre que, les dimanches, un train touristique fait le trajet Sulmona-Castel di Sangro (en passant par Campo di Giove) et va même jusqu'à Isernia (région Molise). Le trajet doit être pittoresque (voie ferrée la plus en altitude d'Italie après celle du col du Brenner); je ne peux pas le mettre à mon programme, mais c'est une suggestion pour d'autres voyageurs.
A la sortie du village près du cimetière, un sentier part vers un col "Guado di Coccia" (visible au fond) dans le massif de la Majella, sentier qui mène à Palena sur le versant est.
Une plaque est placée au départ du sentier.
"Une étoile sur la Majella.
C'est ainsi que Radio Londres annonça, de façon codée, la liberté reconquise par les prisonniers fugitifs et les jeunes italiens, parmi lesquels le sous-lieutenant Carlo Azeglio Ciampi, qui se rangèrent du côté de l'armée alliée. Traversant le Guado di Coccia par ce sentier, ils rejoignirent les terres libérées."
Des prisonniers évadés (cf jour21) passèrent par ce col pour rejoindre les armées alliées.
A-parte : combats 1943-1944.
Progression des alliés sur la côte adriatique.
9 septembre : débarquement Taranto
3 au 6 octobre : passage de la rivière Biferno près de Termoli (Molise)
2 novembre : passage de la rivière Trigno près de Vasto (Abruzzo)
9 novembre : arrivée sur la rivière Sangro
23 novembre : premier passage du Sangro.
A cet endroit les alliés buttent sur la ligne "Gustav" établie par les allemands de l'embouchure du Garigliano (méditerranée) à l'embouchure du Sangro (adriatique) et passant près de Cassino.
La ligne Gustav ne fut franchie par les alliés que le 17 mai 1944, sur le côté méditerranée (Cassino), ouvrant la route de Rome (4 juin 1944).
Le front en Abruzzo resta entre la rivière Sangro et le massif de la Majella pendant toute cette période.
La plus grande partie de l'Abruzzo fut libérée fin mai-début juin 1944.
fin de l'a-parte.
De retour à Sant'Eufemia a Maiella, je vais jusqu'au camping "Da Rondinella", frazione San Nicolao à Caramanico Terme.
Bonjour Michel, je suis votre périple depuis le début, j'aime l'Italie et cette région est peu connue. Ces villages sont vraiment très beaux.
Un grand merci pour ce gros travail.
Bonsoir,
merci de l'intérêt porté à mon carnet.
Effectivement, écrire un carnet demande beaucoup de temps, mais c'est aussi une façon de prolonger le voyage. Depuis que j'ai commencé ce carnet, je suis toujours en Abruzzo d'une certaine façon.
Quant aux villages, il y en a tellement ! Dans tout le voyage, je n'ai choisi que 3 villages, et encore c'est parce que chacun d'eux présentait un autre point d'intérêt que le village lui-même. Les autres sont dans le carnet parce qu'ils étaient là, le long de l'itinéraire ou près d'une étape. Ils peuvent être remplacés par autant d'autres.
Vous avez dû remarquer qu'il n'y a personne sur les photos de villages ; c'est qu'il n'y a presque personne visitant ces villages, pas de touristes (c'était en septembre, ce qui peut fournir une explication). Mais je pense que la fréquentation reste faible en pleine saison, car dans la majorité des villages il n'y a pas de magasin de souvenirs pour touristes, ce qui ne manquerait pas d'arriver dans le cas contraire.
Jour24 : mardi 17 septembre
Journée titrée : la Majella.
Itinéraire.
Je commence par aller, via le village de Roccamorice, à l'ermitage "eremo di Santo Spirito a Majella". Il est situé dans un vallon pentu et boisé dominé par des barres rocheuses.
Je traverse une forêt de hêtres avant d'atteindre l'ermitage, à la limite de la forêt et des barres rocheuses.
Pas de chance, il est fermé en semaine depuis la mi-septembre. Je peux seulement voir la façade de l'église à nef unique (fin du cinquecento), et deviner les autres bâtiments sur l'arrière. Faut-il préciser qu'il fut fondé par "Pietro da Morrone" (qui n'a pas fondé qu'un seul monastère) et qu'il fut un temps maison mère de l'ordre des célestins ? (cf jour21)
je reviens sur mes pas (route en cul-de-sac), tourne à droite et reprends la montée en direction de la Maielletta. La route traverse une zone marquée par le pastoralisme (cabanes à tholos, photos en revenant ce soir), puis une forêt de hêtres (Oh, les forêts de hêtres d'Abruzzo !) ; elle débouche alors dans des alpages (téléskis d'une petite station) ; cet endroit et la station associée sont appelés Maielletta.
La route continue à monter (lacets) jusqu'au refuge "Bruno Pomilio". La seule façon d'accéder à la haute altitude (2000 mètres ici) par la route dans le massif de la Majella est de monter à ce refuge ; ailleurs il faut partir à pied de beaucoup plus bas.
Vue sur Chieti, Pescara, la mer adriatique et toute la zone de collines entre le massif de la Majella et la mer.
J'ai choisi de faire une randonnée en aller-retour : Rifugio Pomilio -Tavola dei Briganti. La randonnée commence sur la route (interdite aux voitures au-dessus du refuge) ;
cette route continue jusqu'au lieu appelé "blockhaus" (2142 mètres, chapelle). Plus loin, la randonnée se poursuit sur un sentier qui contourne le mamelon "blockhaus" par l'ouest, puis suit une crête en direction des plus hauts sommets du massif sans beaucoup s'élever.
Parmi eux il y a "monte Amaro" (2793 mètres), mais je ne suis pas certain de mon identification (peut-être le dernier à droite sur la seconde photo ?).
"Tavola dei Briganti" (table des brigands). A cet endroit, sur la crête affleurent des rochers sur lesquels des brigands et/ou des bergers incisèrent leur nom. Le phénomène du brigandage dans cette région date du 19ième siècle (juste avant et juste après l'unité italienne).
Sur la seconde photo, le brigand/berger a aussi inscrit le nom de son village "Roccaraso".
Sur le trajet retour, je regarde plutôt vers le bas.
Vue sur le versant est de la Majella.
Vue sur le versant ouest de la Majella.
Cette randonnée dure 3 petites heures avec un dénivelé global compris entre 200 et 300 mètres.
En redescendant vers Roccamorice, je m'arrête dans la zone pastorale ; elle offre une belle vue sur "Monte Amaro".
Les bergers ont construit au fil des siècles sur ces pâturages d'estive des "cabanes à tholos" (mot grec) : ce sont des cabanes couvertes d'une coupole en pierre sèche.
Presque arrivé à Caramanico Terme, je me déroute pour aller au hameau de "San Tommaso", "frazione" de la commune. S'y trouve la "chiesa di San Tommaso" dédiée à Saint Thomas Becket mort assassiné en 1176. L'édifice actuel (monument national depuis le début du 20ième siècle, partie d'une abbaye) fut construit juste après (début des années 1200) en style roman.
Sur l'architrave du portail central, haut-relief du Christ avec les apôtres (détail).
L'église étant fermée, je ne verrai pas l'intérieur (crypte plus ancienne sous le chœur, fresques, colonne sainte).
Retour à Caramanico Terme.
C'est le retour sur la côte avec un temps idéal. J'ai choisi un village-camping appelé "Ripari di Giobbe", situé 3kms au nord d'Ortona. Cette localisation va me permettre de rayonner vers Pescara et toute la province de Chieti ; je n'aurai plus à changer d'endroit. De plus, le camping est situé en bord de mer avec une belle plage.
Profiter de la plage, se baigner... je vais manger fort tard et l'après-midi sera court.
Je vais à Ortona ; je n'ai aucun problème pour stationner sur un parking, tout près de "via Gabriele d'Annunzio" et du promontoire sur lequel est construit le "Castello Aragonese". C'est un château à but défensif, bâti au milieu du quattrocento, sur décision du roi Alphonse d'Aragon (d'où son nom).
Il n'y a rien à voir à l'intérieur, mais depuis les remparts la vue s'étend aussi bien vers le nord,
que vers le sud (port d'Ortona).
"Piazza San Tommaso", je passe devant la cathédrale éponyme que je reviendrai voir demain.
J'arrive sur les promenades (ou belvédères) qui dominent le port. Sur ce site, face à la mer, "Margherita d'Austria" (épouse d'"Ottavio Farnese", un nom que l'on trouve partout en Italie) fit construire (fin du cinquecento) le "Palazzo Farnese", le plus important édifice civil de la ville. Elle avait l'intention de se fixer dans la ville.
Après bien des vicissitudes, le palais est aujourd'hui propriété de la commune.
Pénétrant à l'intérieur, je visite quelques salles qui abritent la "Pinacoteca Cascella" (famille de peintres) ; le plus représenté est "Michele Cascella" (1892-1989) peintre figuratif (paysages) du 20ième siècle.
Je passe d'abord à Ortona pour visiter la "Basilica Cattedrale di San Tommaso Apostolo" (hier soir un office se tenait quand je suis passé). Depuis la place, un portail latéral permet d'entrer dans la cathédrale.
Si vous regardez bien, il ne reste pas beaucoup d'éléments du 13ième siècle dans ce portail gothique. La plus grande partie de la cathédrale était par terre après les combats de 1943. La cathédrale est une reconstruction et le portail gothique a été remonté en incluant les éléments d'époque retrouvés dans les décombres.
Depuis 1258 la cathédrale abrite la dépouille de l'Apôtre Saint Thomas (elle a été reconsacrée pour prendre son nom). Cette dépouille fut rapportée de Grèce (mer Égée) par un capitaine de galère d'Ortona, Leone, qui l'avait volée (volée ? oui j'ai bien dit volée !) sur l'ile de Chios.
Elle est installée dans la crypte moderne de la cathédrale.
Sous l'autel de la crypte se trouve le coffre qui contient la dépouille.
Et derrière l'autel se trouve la pierre tombale (rapportée elle aussi de l'ile de Chios) datée entre le 3ième et 5ième siècle et de style oriental (Syrie, Mésopotamie).
Les analyses plaident en faveur de l'authenticité de la relique.
J'ai déjà du écrire qu'en Italie, où que vous soyez, l’Église vous réserve des surprises. Ce n'est pas une relique commune... Les Apôtres ne sont que douze !
Je vais me rendre ensuite à Lanciano ; quand je quitte la SS538 au lieudit "Caldari" en direction de "Frisa", je me retrouve sur de toutes petites routes serpentant dans un réseau inextricable de collines : cela monte, cela tourne, cela descend, cela tourne encore... En arrivant à Frisa, je sens que les vendanges sont commencées. Il faut le prendre au sens propre, au sens olfactif ; je n'ai pas encore vu l'attelage (petit tracteur + remorque) que je verrai en dizaines d'exemplaires par la suite mais cela sent les raisins écrasés.
Lanciano est une ville importante (à vue de nez plus de 30000 habitants), construite sur une (ce serait trop simple), sur plusieurs collines. Près de "Piazza Plebiscito", je trouve l'office de tourisme (IAT) : un affichage sur la porte explique que celui-ci est transféré, mais où ? pas la moindre indication !
Je vais me débrouiller avec ce que j'ai.
Le quartier de "Lancianovecchia" sur une colline. Sa place avec la "Torre di San Giovanni".
Un peu plus loin le portail gothique de la "chiesa di Sant'Agostino".
Encore un peu plus loin, dans la "chiesa di Santa Croce" est exposée la relique du "second miracle de l'eucharistie" (il n'y a rien à voir).
"En 1276 habite à cet endroit une certaine Ricciarella qui dérobe une hostie consacrée avec l'intention de la réduire en poudre puis de la mélanger à la nourriture de son mari, pour obtenir un retour d'affection. Pendant la préparation l'hostie se transforme en chair et commence à saigner. Ricciarella l'enveloppe dans un chiffon et enterre le tout. Sept ans après elle confesse ses actes à un religieux du monastère voisin ; celui-ci déterre le chiffon et trouve le tout sanguinolent."
On comprend qu'avec de telles histoires l’Église soit prudente en matière de miracle de l'eucharistie.
Mais si on parle d'un second miracle, c'est qu'il y en a un premier. Et où peut-on le voir ? A Lanciano.
Il suffit de changer de colline ; la "chiesa di San Francesco" abrite le "Sanctuaire du Miracle Eucharistique".
La relique est exposée dans un ostensoir, l'hostie en haut, le calice en bas. Le miracle aurait eu lieu au 8ième siècle.
Et il y a du monde : des Italiens, des étrangers. On parle polonais... enfin je n'en suis pas certain ; on parle slave assurément.
Ces reliques ont été analysées par des sommités dans les années 1970-1980.
- Le sang est du vrai sang humain ayant la composition de sang frais.
- La chair est un morceau de cœur humain.
La science en est là.
Si j'ai bien compris, l’Église est confrontée à une multitude de miracles de l'eucharistie dans le monde entier. Elle n'en a reconnu que très peu, et, même quand un tel miracle est reconnu par l’Église (c'est le cas de celui-ci), un catholique n'est en aucune façon obligé d'y croire.
Reste la troisième colline occupée par les quartiers de Sacca et Civitanova. C'est un ensemble de ruelles dont certaines avec des marches. On y trouve la "chiesa di Santa Maria Maggiore".
La façade est en fait une juxtaposition de 2 façades d'époques différentes :
- au fond "trecento" avec grand portail gothique en haut d'un escalier
- au premier plan "cinquecento" avec une rosace renaissance.
Je me rapproche de la mer, traverse Fossacesia et arrive à l'abbaye de "San Giovanni in Venere".
L'abbaye est située sur une grande terrasse qui permet d'avoir une vue d'ensemble du bâtiment.
Je me dirige à gauche pour arriver devant le portail principal (trecento).
Avant d'entrer, je vais au bord de la terrasse ; incontestablement, les moines savaient choisir les endroits où établir une abbaye (enlevez les constructions, la tache sur mon objectif, gardez les oliviers sur le flanc de la colline et ajoutez le soleil).
J'en oublie l'abside située dans mon dos.
L'accès se fait par le portail latéral ; l'intérieur est de style gothique cistercien.
Sur le dernier côté se trouve le cloître de l'abbaye.
Le monument à retenir de la journée : l'abbaye de "San Giovanni in Venere". Les autres ne sont pas au même niveau et, pour changer d'ambiance, demain Pescara.
Jour27 : vendredi 20 septembre
Journée à Pescara. Itinéraire.
Je stationne près du "lungomare Colombo" (bord de mer sud-est). Je vais en vélo vers le centre en franchissant le "Ponte del Mare". C'est un pont moderne piétons-cyclistes qui franchit l'embouchure du Pescara (ou Aterno ou Aterno-Pescara).
Vue depuis le pont sur le port-canal
et sur la grande plage en direction du nord-ouest.
Je passe par la gare (contemporaine, architecture en verre) et, en suivant "corso Umberto l" (artère commerçante), j'arrive "Piazza della Rinascita" (ou 'Piazza Salotto"). Un cube en verre sert de local pour l'information touristique ; je suis là pendant les heures d'ouverture affichées et c'est fermé (j'aurais l'occasion d'y repasser plus tard : pas de changement) : Pescara est une ville de plus de 100000 habitants !
Tout près se trouve le "lungomare" et la plage ; entre les deux, "La Nave", oeuvre de Pietro Cascella (1987).
L'après-midi, je vais dans un autre quartier, le vieux Pescara, où se trouve la maison natale de "Gabriele d'Annunzio" ; le poète est la personnalité la plus célèbre de Pescara et de tout "l'Abruzzo".
Il naquit dans cette maison en 1863, y passa son enfance jusqu'à l'envoi en pension et en donna une description dans ses œuvres. Monument national depuis 1927, elle a été restaurée ; les intérieurs (restauration et mobilier) ont été réaménagés "à l'identique".
Dans l'entrée du premier étage est exposé le tableau "i morticini" (1880) de Francesco Paolo Michetti (traduction : les enfants morts) . Le peintre traite de façon poétique un sujet qui pourrait être seulement macabre.
D'Annunzio était très sensible à ce tableau (exposé ici temporairement depuis le séisme de L'Aquila en 2009).
Entre Pescara et Ortona, Francavilla al Mare comprend une ville haute (avec un musée Michetti) et une ville basse le long du littoral (entièrement urbanisé). Le "Palazzo sirena" sert de centre culturel (expositions, concerts, ... ) pour la station balnéaire.
En nocturne, je vais visiter le "museo delle genti d'Abruzzo" (dans le vieux Pescara). Il est installé dans des locaux qui ont servi de caserne puis de prison à l'époque du royaume de Naples. C'est un musée ethnographique qui présente l'histoire de l'homme en Abruzzo ; la présentation est thématique (par exemple : lieux de cultes et rites païens, production et récolte du foin, etc...).
Musée intéressant et complet ; s'agissant d'ethnographie il est préférable de comprendre les commentaires, donc l'italien ou à défaut l'anglais pour certaines salles.
Jour28 : samedi 21 septembre
Très beau temps. Matin : courses, plage.
Itinéraire.
En début d'après-midi, je prends le chemin de Crecchio. En route, je saisis l'occasion de photographier des raisins.
Cépage Montepulciano (je pense).
On en tire le vin rouge : Montepulciano d'Abruzzo , et le vin rosé : Montepulciano d'Abruzzo cerasuolo.
Cépage Trebbianno (je pense)
On en tire le vin blanc : Trebbiano d'Abruzzo.
Puis apparait Crecchio et son château pris d'une colline voisine.
Je stationne près du château et vais le visiter.
La tour au premier plan (la plus haute) est une tour défensive qui date du 12ième siècle ; on accède au sommet par un escalier en colimaçon montant dans le sens horaire. Au 18ième siècle le château prit un aspect "demeure résidentielle". A l'intérieur est aménagé le "museo dell'Abruzzo Bizantino e Altomedievale" ; la plupart des pièces présentées se rattachent à cette période.
Casque de "Torricella Peligna" (reflets).
En l'an 537 eut lieu à "Torricella Peligna" (dans l'arrière pays, j'y passerai demain) une bataille entre byzantins et ostrogoths. Ce casque ostrogoth fut retrouvé en 1922 sur le site.
Vue sur le village depuis le haut d'une tour du château.
On se rend bien compte que le village occupe une dorsale très étroite, toute en longueur.
A-parte sur les événements de l'automne 1943.
L''armistice de Cassibile est rendu public le 8 septembre 1943. Le 9 septembre, le Roi, la famille royale, Badoglio et le haut état-major s'enfuient de Rome en voiture ; ils passent la nuit au château de Crecchio et embarquent le lendemain matin à Ortona, direction Brindisi. Ils abandonnent les Italiens à leur sort : l'occupation par les allemands. Après cet épisode peu glorieux, ajouté à la compromission avec le fascisme, le Roi ne pouvait plus espérer "sauver sa couronne" à l'issue de la guerre.
Fin de l'a-parte.
A Ortona et aux alentours, vous trouverez des hommages aux soldats Canadiens.
Cimetière militaire canadien quelques kms au sud de la ville.
Char canadien sur un rond-point en sortie de ville.
En ville, se trouvent une "piazza degli eroi canadesi" (place des héros canadiens) avec monument et un musée de la bataille d'Ortona. Cette bataille a marqué fortement la cité.
A-parte bataille d'Ortona.
Début décembre 1943, les alliés sont arrivés au bord d'une rivière ("Torrente Moro") à 4 kms au sud d'Ortona et à ce moment là les troupes en première ligne sont principalement canadiennes. Les premières troupes alliées franchissent la rivière le 3 décembre ; les dernières troupes allemandes se retireront de la ville le 28 décembre ; entre temps une bataille sanglante due :
- aux conditions : relief (collines) donnant un avantage aux défenseurs
- au choix de l'armée allemande de défendre la ville rue par rue, immeuble par immeuble ( alliés surpris car ce n'était pas la tactique habituelle de l'armée allemande).
La ville fut détruite à 80% (d'après ce que j'ai lu) sous l'effet des bombardements alliés et du dynamitage des bâtiments par les allemands pour que les décombres dans les rues empêchent la progression des chars alliés.
Le cimetière canadien "Moro River Canadian War Cemetery" compte 1615 tombes (ce n'est pas un cimetière de champ de bataille) ; il y eut plus de 1300 victimes civiles.
Après cette bataille, le front côté adriatique ne bougea presque plus jusqu'à fin mai 1944 : transfert de troupes alliées vers l'Angleterre pour préparer le débarquement de Normandie, transfert de troupes vers le côté méditerranée avec les combats autour de "Monte Cassino" pour atteindre Rome.
fin de l'a-parte.
Le musée, dans sa présentation, accorde une importance particulière aux témoignages des civils italiens.
Jour29 : dimanche 22 septembre
Il pleut dès ce matin et cela va continuer une bonne partie de la journée ; heureusement les interruptions vont bien tomber et permettront de faire les visites sans problème.
Itinéraire.
Le site archéologique de Juvanum est le premier but de la journée ; il y a pas mal de route et, après Orsogna, cela devient sinueux, puis très sinueux après Casoli. Avant le site, je passe à "Torricella Peligna" (cf le casque d'hier) ; le site se trouve à 1000 mètres d'altitude sur la commune de "Montenerodomo", avant d'arriver au village, dans une ambiance très verdoyante.
Il y a un musée présentant les pièces retrouvées pendant les fouilles ; outre une vidéo à la demande, la visite est commentée, assurée visiblement par des étudiantes, soit volontaires, soit recrutées par la commune qui gère l'ensemble. La visite du site (les extérieurs) n'est pas accompagnée.
Le bétail est en train de paître à proximité du forum.
Une descente conduit d'une petite acropole vers le forum (vue générale).
Sur un côté de la petite acropole un théâtre a conservé ses rangées inférieures de gradins.
Depuis le site (où je vais pique-niquer ; aire) la vue s'étend sur une partie du versant est de la Majella.
Le second but de la journée est Roccascalegna et son château, dans un site fascinant au sommet d'un éperon rocheux. Routes sinueuses garanties jusqu'à l'entrée dans le village.
Je monte ensuite vers le château, puis dans le château (exposition) jusqu'au donjon
au sommet duquel on domine le village.
Il ne faut pas manquer de parcourir le sentier panoramique qui fait le tour de l'éperon sur lequel est construit le château.
Si on choisit bien son sens de parcours, le sentier se termine par la partie la plus spectaculaire : un surplomb formé de roches striées (sans doute des schistes) avec le château au-dessus du vide.
Je fais un bref arrêt pour voir l'église "San Pancrazio" dans le hameau du même nom (commune de Roccascalegna), une des innombrables églises rurales de la région.
Intérieur on ne peut plus sobre à deux nefs, la nef latérale (à gauche) étant postérieure au reste daté de 1205.
Retour à Ortona via Selva, la vallée du Sangro et le bord de mer.
Sur l'itinéraire aller, je m'arrête d'abord à "Guardiagrele". Le pays comporte son lot d'églises dont la plus importante est la "cattedrale di Santa Maria Maggiore".
Je vais vous en faire voir une autre, "San Francesco". Arrivé devant une façade du "Trecento",
et n'ayant pas de document de visite, je suis étonné de trouver un intérieur de style baroque,
et encore, un baroque ayant fait l'objet d'une restauration récente.
Vu sa position "Guardiagrele" est un balcon avec vue sur les alentours,
les collines en direction de la mer
et la montagne de la Majella (sur le haut on distingue les pylônes proches du refuge "Bruno Pomilio" (Jour24)).
L'objectif de la journée est d'aller faire une randonnée à "Fara San Martino". La route passe sous le village de "Pennapiedimonte", accroché au versant de la Majella.
A "Fara San Martino" je me dirige vers les gorges ("Gole di San Martino") ; un sentier les traverse, passe devant un monastère ruiné ("Monastero di San Martino in Valle") et, si on veut, continue plus haut en remontant dans la montagne. Quand je quitte le parking pour commencer la randonnée, je vois un panneau sur lequel est affichée la décision du maire de fermer le sentier suite à un accident arrivé à une randonneuse fin juin (chutes de pierres) ; des barrières sont installées, barrant le sentier, qu'on ne peut pas ne pas voir.
Au lieu de me fier à une brochure de randonnées, j'aurais mieux fait de consulter le site du parc national de la Majella qui donnait l'information à jour !
Il ne me reste plus qu'à aller voir la source du "Fiume Verde", au pied de la montagne à "Fara San Martino".
Ces eaux tombées sur le massif de la Majella réapparaissent ici après un parcours souterrain. Et vous avez peut-être bu sans le savoir l'eau du "Fiume Verde", enfin très très peu... juste ce qui reste dans les pâtes "De Cecco" après la "lenta essicazione" (si le paquet "De Cecco dal 1886" vous dit quelque chose).
Ces pâtes sont fabriquées ici avec l'eau du "Fiume Verde" ; il y a une autre usine à Ortona (frazione Caldari). Toute la production vient d'Abruzzo.
Le repérage pour une première venue à Chieti n'est pas très facile : relief collinaire, dorsale entre 2 collines (c'est le centre), nombreuses rues à flanc de colline épousant les contours de celles-ci. Je stationne "via Brigata Maiella", monte en vélo un kilomètre jusqu'à "Piazza Trento e Trieste" (centre) ; le reste se fera à pied.
Encore une information touristique (IAT) non accessible. Le fléchage conduit à un immeuble où se trouvent bien des bureaux (visibles de l'extérieur avec logo), mais la porte de l'immeuble est fermée et il n'y a pas de sonnette ou d'interphone permettant de se faire ouvrir !
La rue principale "Corso Marrucino" est une rue piétonne animée. Près de son extrémité nord, se trouve "Piazza Vittorio Emanuele" sur laquelle donne la "cattedrale di San Giustino".
Ce que l'on voit n'est pas une façade mais le côté droit de l'église, et ce mur d'aspect trecento date en fait du 20ième siècle quand l'architecte "Guido Cirilli" est intervenu sur le bâtiment.
J'entre par le portail double ; on peut accéder soit à la crypte (en-dessous) soit au chœur surélevé ; l'intérieur de la cathédrale, très vaste, est de style baroque.
Le chœur surélevé.
L'ensemble vu de l'extrémité de la nef.
La crypte présente l'ancien aspect roman depuis 1976, tous les stucs rappelant la décoration précédente (baroque) ayant été détachés.
L'après-midi je vais visiter un des deux musées nationaux de Chieti, celui de "La Civitella". Il a pour thème la "Chieti romaine", qui s'appelait "Teate", et se trouve au sommet d'une colline, près de l'ancien amphithéâtre, qui se trouvait lui-même sous le stade communal (reconstruit ailleurs au moment des fouilles (fin 20ième siècle)). C'est un ensemble inauguré en 2000, de conception et muséographie modernes.
L'amphithéâtre de la Civitella (utilisé pour des manifestations).
Reconstitution d'un fronton (temple d'Hercule ).
Le fronton d'un autre temple (le Capitolium) "remonté" avec les fragments de statues en terre cuite retrouvés (3ième-2ième siècle avant JC)
Un combat de gladiateurs (monument funéraire).
Une statue provenant des thermes.
Je parcours à nouveau les rues du centre et entre au musée Costantino Barbella (sculpteur né à Chieti, contemporain et ami de D'annunzio et Michetti) . Le musée lui est dédié mais présente aussi une collection de peintures du 15ième au 20ième siècle).
Partie d'un diptyque du "Maestro dei Polittici Crivelleschi".
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...