Discussions similar to: Matériel photo dans les bagages cabine sur vol Air Canada vers Canada
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Vérification du bagage cabine avec Lufthansa
Bonjour,

Je dois bientôt prendre l'avion avec la compagnie Lufthansa et un tarif "Eco Light". (direction le canada en passant par une escale à Munich)

A ce titre, j'ai pu voir sur leur site que je n'avais le droit qu'à un bagage cabine de 8kg de dimensions 55x40x23cm. Toutefois ils rajoutent "Sont également autorisés en cabine : un bagage supplémentaire (max 30x40x10 cm, par exemple un sac à main ou une sacoche d’ordinateur portable)"

J'ai une petite valise qui est largement dans les dimensions du bagage cabine (50x34x20cm) mais je peine à passer sous la barre des 8kg. Cela, du fait que je souhaite embarquer avec moi mon PC portable de 17,3 pouces qui pèse environ 2,8kg (sans compter le chargeur…).

J'aimerais savoir deux choses : - Si je prend comme "bagage supplémentaire" la sacoche d'ordinateur, est ce que son poids est comptabilisé dans les 8kg du bagage cabine ? - Si oui, cette question est sans intérêt, mais sinon, mon PC faisant 17,3 pouces, ma sacoche fait comme dimensions 29.5x43x4cm. Je dépasse donc les 40cm autorisés sur l'une des dimensions. Est ce que cela "passerait", je veux dire, mesurent-ils à la règle la taille des sacoches d'ordinateurs ?

Aussi, je ne prends jamais l'avion donc je ne vois pas trop comment se déroule le contrôle des bagages cabine. J'ai cru comprendre qu'à l'enregistrement, la personne vérifiait le poids des bagages. Mais comme je n'ai pas de bagage en soute, si je m'enregistre en ligne, qui va peser ma valise ?? Sera t-elle peser au moment de l'embarquement ?

Dans le pire des cas, j'imagine qu'ils me diront d'envoyer en soute ma valise à cause de son poids malgré ses petites dimensions, et dans ce cas je récupèrerais la sacoche d'ordinateur pour qu'elle devienne mon unique bagage cabine… mais cela me coutera 50€…

Pourriez-vous éclaircir tous mes doutes ?

Merci,
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Air Canada vérifiera vos bagages de cabine
À partir de lundi à Toronto et début juin à Montréal...

http://ici.radio-canada.ca/...taille-maximum.shtml

En commençant à charger pour l'enregistrement du premier bagage en soute pour les vols domestiques et transfrontaliers, Air Canada a créé un autre problème... l'abus en matière de bagage de cabine. Quoi faire pour régler le problème ? Au lieu de revenir en arrière et de permettre un bagage en soute gratuit, on décide de vérifier les bagages de cabine et d'obliger les gens dépassant les limites à les enregistrer. Et à payer le gros prix.

Air Canada est devenue un transporteur offrant des prestations dignes des low cost à gros prix.
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Voyage de cinq semaines au Québec et dans les provinces maritimes
Aujourd'hui c'est J-1 pour notre voyage de 5 semaines au Canada (Québec plus provinces maritimes).

Eh oui, cette année c'est "un peu plus au Nord" !!!

Un voyage à la rencontre des peuples francophones du nouveau monde dans une nature résolument verte (ça va nous changer du grand ouest !!!)

Pour l'instant les prévisions météo sont ... mitigées ... donc Kway de rigueur !!

A bientôt ! 😉
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Croisière au Groenland et Nunavut, Canada
Bonjour tout le monde

Après pas mal d'hésitation je me lance dans la rédaction d'un carnet concernant notre croisière au Groenland et au Nunavut du 23 Août au 5 Septembre 2013.

Nous avions envie de faire une croisière d'expédition au Groenland, mais à chaque fois que je me décidais il n'y avait plus de place dans le type de cabine qui correspondait à notre budget. En 2012 je prends les devant, je consulte les catalogues de Hurtigruten et de la Compagnie du Ponant dès leur parution. Hurtigruten qui nous correspond le plus, ne fait pas en 2013 de croisière au Groenland avec un Interprète en Français, nous choisissons donc la Compagnie du Ponant, compagnie française que nous connaissons et apprécions également car la destination proposée de Kangerlussuaq à Kangerlussuaq au Groenland en passant par le Nunavut au Canada Arctic, nous plaît bien, nous nous inscrivons.

Vendredi 23 Août

Nous arrivons au T3 de Roissy Charles de Gaulle à 7 h 45 mn, parfait nous sommes à l'heure. La Compagnie du Ponant a affrété un vol Titan Airways, il est direct Paris Kangerlussuaq. L'avion doit partir à 10 h 20 mais partira avec un peu de retard, c'est un Boeing 757-200. En cours de vol on nous offre un apéritif ou boisson au choix, puis un repas chaud.



Nous arrivons vers 11 h 20 à Kangerlussuaq. Il y a 4 heures de décalage horaire avec la France.

Les passagers ayant pris l'excursion pour la Calotte glaciaire sortent en premier de l'avion, des camions tous terrains attendent près de la passerelle, les valises suivront directement au bateau. Des Naturalistes de la Compagnie du Ponant sont là pour nous accompagner durant cette excursion.



La calotte glaciaire est la plus importante étendue de glace de l'hémisphère Nord. Ces dimensions sont impressionnantes : elle s'étale sur 2400 km de long entre 60° N et 84° N. Sa surface relativement plate est de 1 755 657 km2- soit 85% de la surface totale du pays à une altitude moyenne de 2135 m.

Il fait un temps magnifique, pas de vent, les conditions sont idéales pour faire cette excursion, nous sommes chanceux. Nous voilà partis pour 4 heures et 100 km AR de piste. Nous nous arrêtons à différents endroits pour admirer le paysage et/ou faire des photos. Le chauffeur roule doucement sur la piste mais ça saute quand même un peu.

Arrêt sur la piste menant à la calotte glaciaire







Le bus s'arrête à quelques minutes de marche de la Calotte glaciaire, nous prenons le sentier qui y mène. un magnifique paysage s'offre à nous.









Petites fleurs près de la Calotte glaciaire.



Nous ne devons pas aller trop loin car il y a des crevasses mais quel bonheur d'être là ! Je serai bien restée un peu plus longtemps mais il déjà l'heure de repartir.

Sur la route du retour nous nous arrêtons encore pour admirer ce magnifique glacier.



Soudain on aperçoit au loin des bœufs musqués mais nous n'avons pas le temps de descendre, juste celui de prendre quelques photos par la fenêtre du car.



Le Boréal est au mouillage, le car nous dépose sur le quai où nous prenons un tender pour le rejoindre. Le Commandant Marchesseau accueille chaque passager à bord du navire. Nous nous dirigeons ensuite vers le Grand Salon, séance photo et nous voici avec le badge qui servira à ouvrir notre cabine, nous le présenterons aussi à chaque débarquement ou embarquement. Nous laissons nos passeports à la réception, nous les récupérerons lorsque nous quitterons le bateau. Une fois ces formalités faites le cabinier nous emmène à notre cabine.

Nous prenons possession de notre cabine n° 306, nous sommes au pont 3, elle est plus grande que celle que nous avions au pont 4 lors de notre première croisière mais a un sabord au lieu d'un balcon. C'est conforme à notre demande, pas de sur classement comme la première fois. Les valises sont déjà là.

Vers 17 h 00/ 17 h 30 le Boréal appareille pour Ilulissat

A 18 heures nous nous rendons au théâtre pour le mot de bienvenue du Commandant et présentation de la vie à bord du Boréal par la Directrice de Croisière Capucine. Puis c'est l'Exercice Obligatoire d'abandon du Navire, nous sommes obligés d'y assister, nous devons signer la feuille de présence.

A 19 h. présentation des excursions de demain, nous choisissons l'excursion SERMERMUIT ET LE FJORD DE GLACE , petite randonnée d'environ 1 h 30 mn et l'excursion FJORD DE GLACE PAR LA MER de 2 h 30 mn en bateau de pêche et en soirée.

Après dîner nous allons récupérer nos parkas, déchargeons sur le portable les photos que nous avons prises cet après-midi et nous nous couchons car la journée a été longue.

A suivre

Liliane
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NW Canada, Alaska et Nord Arizona
préambule

L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.

Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.

La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.

Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.

Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================

Notre trajet a été le suivant :

(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :

- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.

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Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue). Vol AF CDG-LAX

A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier. Huntington Beach

Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !

Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle. Mount Rainier

La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.

Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.

Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska. On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).

Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.

En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.

Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle

Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !

Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.

Seattle waterfront

Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito). Lake Union

Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !

Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).

Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.

la transcanadienne

pont flottant de Kelowna

des cultures à perte de vue

vallée de l'Okanagan

Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.

Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
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Récit d'un échange de maisons au Canada puis aux États-Unis entrecoupés d'un mini road trip
Bonjour à tous! Dans une semaine commence une aventure en famille de six semaines sur le continent américain: - 3 semaines à Calgary avec échange de maisons. - 10 jours de mini roadtrip entre Floride et Pennsylvanie. - 2 semaines à Philadelphie avec également un échange de maisons.

Nous avons décidé de nous lancer dans cette expérience de voyage (l'échange de maisons) et sommes très impatients de commencer cette aventure après moult messages avec nos échangeurs canadiens puis américains!

Nous tenterons de vous faire part de cette expérience et de notre voyage: bons plans (ou mauvais) resto, visites à faire, lieux à découvrir, ... Si vous avez des infos incontournables sur l'une de nos destinations, n'hésitez pas!

A bientôt.😉
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Je vous invite à découvrir l'Ouest canadien
Introduction

Nous avons effectué plusieurs séjours dans différents pays, découvrant de nouveaux horizons, de nouvelles cultures à chacun de ces voyages.

Nous avons eu de réels coups de coeur pour certains de ces pays. Cependant, l'Ouest canadien nous a véritablement conquis et il se classe maintenant au premier rang de nos destinations favorites.

Avec ses majestueuses montagnes, ses lacs émeraude, ses glaciers, ses cascades, ses canyons, sa faune et sa flore, il a réussi à déclasser l'Islande qui était en première place dans notre coeur.

Nous nous sommes concentrés sur l'Alberta ainsi qu'une partie de la Colombie-Britannique, en omettant Vancouver puisque nous y avions déjà séjourné après une croisière que nous avions effectuée en Alaska.

Nous avons visité la majorité des sites touristiques d'importance mais également bien d'autres moins connus mais qui méritent également le détour.

Nous avons parcouru plus de 2500 km en quinze jours pour découvrir tous les attraits touristiques prévus à notre itinéraire.

Certaines activités que nous avions prévues faire dans la région du Lac Waterton ont dû être annulées étant donné la présence d'un gigantesque feu de forêt à proximité.

Notre séjour s'est déroulé au début du mois de septembre dernier. La chaleur a été au rendez-vous toute le long de notre séjour. Quand je dis chaleur, je devrais plutôt dire canicule.

Nous avons effectué plusieurs randonnées dans différents parcs et la chaleur était souvent accablante.

Je vous invite donc à nous suivre dans cette belle aventure. La distance à parcourir, le temps prévu sur la route ainsi que pour les activités sont des données que vous trouverez au début de chaque jour de notre itinéraire.

Le temps prévu ainsi que le coût pour chacune des activités sont également indiqués. De plus, vous trouverez un lien hypertexte en-dessous de chaque activité qui vous amène à google map afin de vous indiquer le parcours à suivre entre chaque activité.
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Un mois à travers le Canada en septembre 2018
Bonjour à tous,

M'étant beaucoup aidé de carnets de voyage dans la préparation de notre voyage au Canada, je me suis dit que j'allais également apporter ma contribution, mais soyez indulgent c'est mon premier carnet de voyage 😉

Mon mari et moi sommes partis durant tout le mois de septembre au Canada, du 1er au 30 septembre 2018, au moins c'est facile à retenir ! 🙂

Ce n'était pas la première fois que nous allions au Canada étant donné que nous avons étudié un an à Montréal. Donc l'est du Canada, on connaît un peu mais pas du tout l'ouest. De plus, ce voyage est notre voyage de noce donc nous avons fait des choses un peu plus onéreuses que d'habitude.

Présentation des participants : Nous avons tous les deux 29 ans, on aime les grands espaces, la nature et donc la randonnée !

Pour résumer un peu notre voyage, avant de rentrer dans le détail, nous sommes arrivés à Montréal puis nous sommes allés à Toronto en voiture d'où nous avons pris le train, le Canadien, pour Vancouver. À Vancouver, nous avons loué une voiture et sommes allés d'abord dans les Rocheuses puis sur l'île de Vancouver pour terminer par quelques jours à Vancouver.

À très vite pour la suite !
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Belles couleurs du Québec/Pow wow en Ontario/septembre-octobre 2014
Bonjour à tous ! C'est avec beaucoup de retard que je commence ce carnet (automne 2014 quand même !). Je ne saurais citer tous ceux qui m'ont aidée à construire ce beau voyage, car j'aurais peur d'en oublier. Vous vous reconnaîtrez si vous me lisez.... Merci à vous tous ! Cette fois, c'est à quatre que nous voyagerons, puisqu'une de mes amies rêvait de découvrir le Québec, mais n'osait s'aventurer en "free lance". Et c'est ainsi que nous avons embarqué nos amis pour un magnifique road trip de 28 jours. - Ce voyage s'est articulé autour de 3 impératifs : 1) Les Belles Couleurs d'automne au Québec (et plus particulièrement en Gaspésie), 2) Un pow wow en Ontario, 3) Les Chutes du Niagara. Pari gagné, puisque tout était au rendez-vous... Encore que, les Chutes, elles ne risquaient pas de manquer le rendez-vous !😉 - Avion. La traversée de l'Atlantique s'est faite sur Air Canada, qui présentait à l'époque le meilleur tarif, et nous avons pu vérifier que leur classement de "Meilleure Compagnie d'Amérique" l'année précédente n'était pas usurpé. - Logement. Le choix de l'hébergement s'est porté essentiellement sur des B&B.... Nous dirons ici "Couette et Café" pour rester dans l'ambiance. J'adore cette expression : pas vous ? -Voiture. Il nous fallait une grande voiture pour tous nos bagages : ce sera une Town and Country flambant neuf louée via Authentic Canada (prix très intéressant) pour le compte de l’agence Avis.

Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
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Balade dans les Rocheuses États-Unis - Canada
Bonjour Je me lance dans la préparation d'un voyage de 3 semaines l'été prochain (mi-juillet/aout 2018) dans l'Ouest des USA et du Canada. Pas encore de dates et de circuit précisément arrêtés, mais l'envie de voir les plus beaux parcs, de m'immerger dans la nature et la culture, l'histoire de ce continent, rencontrer les gens mais pas trop les touristes ;) Je sais que la période n'est pas favorable à l'isolationnisme, peut-être y a-t-il des coins moins bling-bling que d'autres. J'ai repéré quelques beaux circuits qui intègrent tous les grands parcs, de Yellowston à Jasper, en passant par Grand Teton, East Glacier/Waterton, Banff, Yoho... J'aurais aussi aimé faire une incursion dans la "vraie Amérique" décrite par Craig Johnson dans ces polars (autour des Big Horn montains :) Et visiter une ville de l'Ouest.

Précision, nous serons entre 2 et 4 personnes et ne recherchons pas le forcément les hôtels grand confort. Nous apprécions aussi les cabanes et le camping (car c'est parfois le seul moyen d'être tranquille), les maisons d'hôtes, les auberges de jeunesse et les motels.

Avis donc aux spécialistes, si vous avez des conseils pour m'aider à sélectionner les coins les plus beaux et tranquilles, les étapes secrètes ou "authentiques", les détours et "pas de côté"... Une grand MERCI d'avance. AnneLN
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Circuit Montréal - Toronto - New York: le vol
Bonjour à tous ! J'envisage de partir en septembre 2013 avec ma soeur pour faire un circuit Montréal, Ottawa, Toronto, Chutes du Niagara, New York puis retour à Montreal et s'il nous reste du temps escale à Québec City.

- Pour commencer le vol : j'hésite entre Corsair et Transat. Apparemment Air transat a meilleur réputation mais si vous avez essayé les deux qu'en pensez vous ?

- Pour ce qui est du circuit qu'en pensez-vous ? Est-ce que les villes et lieux cités sont intéressants à visiter ou non ? Est-ce que vous avez des idées de visites a faire a proximité de ce parcours comme Boston ou Syracuse par exemple ?

- Pour les déplacements entre les villes et les hébergements qu'est-ce que vous me conseillez de pas trop cher ? 😄 Est-ce que le wwoofing est une solution répandue au Canada ou aux USA ?

Merci d'avance pour tous vos conseils 😉
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Comment j'ai (pas trop) aimé le Canada
2 août : de Paris à Calgary

Départ d’Orly. Pour la première fois en 6 ans. Ca change un peu. Davantage de foutoir. La famille Belmondo qui se rend aux antilles me passe devant à l’entrée de la zone d’embarquement. Vol sans histoire sur British Airways dont les qualités m’avaient été vantées par la commerciale de Nouvelle frontières. Mouais... Je ne vois pas trop la différence avec Air France et Delta si ce n’est que les films disponibles en langue Française sont bien moins nombreux. Quasiment que des blockbusters à grand spectacle, genre que j’adore regarder dans une salle de 400 places avec un écran de 20 mètres de base, mais beaucoup moins sur un mouchoir de poche LCD de 15cm. Moi qui aime bien profiter de ces vols transatlantiques pour regarder de petits films américains qu’on a peu de chance de voir chez nous - je me souviens notamment de « Jones family » ou de « Cedar rapids », ce ne sera pas le cas cette fois ci. Si je compare à Air Canada, par contre, il y a quelques progrès au niveau du service. Les hôtesses, par exemple, sont plus réactives et ne nous laissent pas profiter de notre plateau repas pendant deux bonnes heures après que celui-ci ait été digéré. L’étape à Londres est aussi fort appréciable. On a presque l’impression d’un vol direct. On évite le stress du passage de la douane en cours de voyage, ce qui réduit les chances de rater son vol lorsque l’étape est courte.

Arrivée à Calgary vers 20h00. L’aéroport est petit et les formalités s’en trouvent d'autant accélérées. Première étape à l’agence Alamo où m’attend mon véhicule. Contrairement à l’ouest américain où un véhicule 4X4 high clearance est essentiel, à la fois pour en parcourir les nombreuses pistes et y dormir à l’occasion, je me contenterai ici d’un véhicule de type compact. Ce sera une Ford Fiesta, petite voiture confortable et pas trop gourmande.

La nuit est tombée lorsque je quitte la zone aéroportuaire. J’avais repéré la route sur « mapquest » pour gagner directement l’hôtel Confort Inn mais la section sud du « Barlow trail », genre de grand boulevard périphérique qui devait m’y mener directement, est fermée pour cause de travaux. Je suis donc obligé de contourner entièrement l’aéroport par l’ouest et un trajet qui ne devait me coûter qu’une dizaine de minutes de route prendra finalement une bonne demi heure.

3 août : en route vers le Montana

J'ai décidé de commencer mon périple par une courte incursion aux USA pour visiter Glacier National Park. Tout commence donc par une demi-journée de route depuis Calgary et un rapide passage par le poste frontière, juste le temps de remplir le formulaire vert réservé aux ressortissants étrangers exemptés de visa. Une fois arrivé, je m'installe au Johnson's restaurant and campground. Accueil sympathique. Au vu des prix pratiqués au Canada, largement supérieurs à ceux du Southwest, je me suis préparé psychologiquement à un périple à 90% camping. J'ai emporté pour cela une tente 2secondes Quetchua que j'ai l'intention d'abandonner sur place. Ce serait en effet plus cher de la ramener en second bagage que d'en racheter une plus tard en cas de besoin. Il fait moche cet après midi au dessus du lac St Mary. Le temps d'arriver à la Logan pass et la pluie s'en mêle. Je me décide tout de même à monter jusqu'à Hidden lake overlook dont j'ai vu quelques photos alléchantes sur le carnet de Krikri et Hervé.





Malgré le temps bien pourri, c'est la grande foule sur les passerelles de bois. Puis, à tous les sens du terme, ça s'éclaircit à mesure qu'on progresse dans l'ascension. On y croise quelques chèvres des montagnes et des marmottes peu farouches.







L'arrivée au point de vue tient ses promesses. D'autant que le ciel, de l'autre côté, s'est considérablement éclairci. Impossible par contre de descendre jusqu'au lac. La zone a été fermée pour cause de présence d'ours. Un type sympa armé d'une longue vue me propose de jeter un regard dans l'œilleton. J'y découvre effectivement un grizzli qui marche dans l'eau à l'extrémité du lac. Sublime vision.



J'apercevrais ainsi - de très loin, certes - trois ours durant cette première journée. Redescendu à la Logan pass, je poursuis sur la Going to the sun road et n'y trouve pas particulièrement d'intérêt. Demi tour et redescente vers St Mary, avec une pause aux St Mary Fall.





Nouvelle pause à St Mary Lake où le ciel qui s'est considérablement éclairci permet d'admirer Wild Goose Island dans de meilleures conditions. Plusieurs photographes se sont installés pour y attendre le coucher du soleil. Je décide de faire comme eux, après un court passage par le supermarché de St Mary pour y acheter mon repas du soir.





Déception. L'orientation du soleil fait que le spectacle n'est finalement pas au rendez vous. Le lever, par contre, doit être beaucoup plus intéressant. Je rentre au camping et me couche tôt.

4 août : Many glacier.

Je me lève aux aurores. Le soleil ne s'est pas encore montré et j'ai le temps de gagner le point de vue sur Wild Goose island pour y capturer les premières lueurs de l'aube. Magnifique. Les montagnes alentours se parent d'un manteau de lumière orangée juste avant que la lune ne tire sa révérence et s'évanouisse dans l'azur. Un lever de soleil de gala qui fait presque oublier l'extrême fraicheur de l'air ambiant.





En revenant vers St Mary, je stoppe au niveau du petit pont qui se trouve juste après l'entrée du parc pour jouer avec la brume matinale qui s'élève de la rivière. Que voilà un début de journée prometteur !





Je file vers Many glacier, l'autre partie du parc à partir de laquelle j'ai prévu de randonner vers Grinell glacier. L'hôtel centenaire qui occupe le devant du Swiftcurrent lake est à la hauteur de ces grands hôtels que j'ai eu l'occasion de visiter, et parfois même d'occuper, dans les parcs du Yellowstone ou du Grand Canyon. Luxueux, vaste et accueillant mais jamais ostentatoire. Même en temps que visiteur occasionnel, on ne s'y sent jamais comme un intrus. Nous sommes vraiment très loin des pratiques élitistes de nos palaces hexagonaux. Les ricains ont certainement des défauts, mais s'il y a bien une qualité qu'on ne peut pas leur retirer, c'est qu'ils ne sont pas bégueules.



Le sentier qui mène à Grinell Glacier longe les lacs Swiftcurrent et Joséphine et leurs eaux d'un vert sombre et profond avant de prendre de la hauteur aux abords de Grinell Lake. Je passe la première partie de cette ballade en compagnie d'un sexagénaire américain qui me vante les beautés des rocheuses candiennes ou il s'est rendu de nombreuses fois alors qu'il n'était jamais venu ici auparavant. Pas chauvin le mec.







La randonnée fait 16 kilomètres avec un dénivelé de presque 500 mètres et on n'y croise pas grand monde lorsqu’on part de bon matin. Il faut aussi traverser quelques glaciers forts inopportunément placés et faire preuve de prudence pour éviter de partir en glissade vers les éboulis qui bordent la neige. Un vent violent et glacial que rien ne laissait prévoir m'accueille à mon entrée dans la cuvette qui héberge le glacier Grinell. L'idée d'y pique niquer m'apparait soudain beaucoup moins séduisante qu'il y a quelques minutes. Bon, ne nous laissons pas décourager. Il serait dommage de ne pas se livrer à une petite exploration des lieux. En faisant gaffe de ne pas marcher n'importe où, quand même !









Je passe la demi-heure suivante à crapahuter dans la rocaille en contournant le glacier. Une fois revenu à mon, point de départ, j'aperçois un mouflon d'Amérique au loin. Je change mon objectif grand angle pour un télé 55/250 et je tente de le suivre à travers le chaos rocheux et les bancs de neige. Je dois vite me rendre à l'évidence : je suis à la fois moins rapide et agile que l'animal qui me distance sans peine. Je renonce.



Puis, alors que j'ai amorcé ma redescente vers l'aire de pique nique qui se trouve en contrebas de la montée finale, je croise un second mouflon. Celui là ne dévie même pas de sa route pour m'éviter et je prends garde de ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques.



La descente est longue mais le temps est resté clair et le panorama est splendide. Les trois lacs longés à l'aller se découvrent en une somptueuse perspective.







A l’ instant où je passe sous une petite barrière décorée d'une pancarte avertissant les randonneurs de la présence de glaciers et que j'avais ignoré à l'aller, je trébuche et me laisse emporter par le poids de mon sac. Pas de bol, c'est justement là qu'ont choisis de pique niquer une vingtaine de promeneurs devant les yeux desquels je me rétame ridiculement. Pas un ne réagit, ne serait-ce que pour rigoler. Aucune expression ne traverse le moindre de ces visages. Tous se contentent de me regarder fixement, à travers les verres fumés de leurs sunglasses. Carrément flippant. On se croirait dans « L'invasion des profanateurs »! Je suis à deux doigts d'appeler le FBI. Pour changer de trajet, je décide de contourner le lac Joséphine pour gagner le petit embarcadère qui s'y trouve et revenir par bateau. Mauvaise idée. Le bateau est long à venir et la traversée est chère. On ne peut pas toujours faire les bons choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais m'évertuer à vérifier cette proposition pendant le reste de mon voyage.

Je suis de retour au Many Glacier hôtel. Je m'offre une collation que je sirote bien installé dans un des confortables canapés du grand hall tandis qu'une une pianiste nous régale de quelques standards. Reposant et très sympa. J'échangerais bien mon emplacement de camping pour une chambre dans cet endroit paradisiaque.

Revenu en fin de journée au village de St Mary, je me gare en même temps qu'un gars venu de la direction opposée qui me confie qu'un grizzli est en train de se promener au bord de la route à quelques miles de là. Je me laisse tenter et remonte en voiture. Un coup pour rien. Le plantigrade a déjà déserté les lieux au moment où j'y débarque. Je retourne au camping où je me couche tôt. Cette première journée de marche a été fatigante.

5 août : de Glacier à Banff en passant par Waterton lakes.

Mon projet initial prévoyait de refaire la ballade vers Hidden lake en matinée, puis de remonter directement sur Banff, mais comme il serait surprenant que le sentier menant au lac soir déjà rouvert, je décide de partir directement au nord et de faire un crochet par Waterton Lakes. La passage de la frontière est rapide. Ni formulaire à remplir ni contrôles particuliers, juste un sympathique douanier québecquois qui me souhaite un bon séjour dans les rocheuses.

L'entrée du parc annonce que les campings sont complets (bienvenue au Canada !). Ma pause à Warteton ne dure qu'un couple d'heures, le temps d'admirer le lac principal de la pelouse de l'hôtel et les chutes ….. . , puis d'arpenter le port en dégustant un sandwiche très moyen (comme tous ceux que j'aurais le mauvais goût d'ingurgiter au Canada).







Il y a pourtant de belles randonnées à faire dans le coin, mais il faut y passer du temps et je veux donner la priorité aux parcs de Banff, Yoho et Jasper.







La route est longue pour remonter vers Banff, surtout quand on se trompe de chemin et qu'on se fourvoie longuement dans une vallée sans issue. Une heure trente de perdue. C'est énervant... Et lorsque j'arrivai finalement à Banff, que croyez vous qu'il se passa ? Tous les campings furent complet, là encore ! Et ça aussi, c'est énervant...

Je trouve finalement à planter ma tente à l'overflow campground, terrain provisoire situé juste après l'embranchement menant à Two Jake lake. « Terrain vague » me semble le terme le plus approprié pour décrire l'endroit. Je trouve un coin où il reste un peu d'herbe, juste en contrebas du virage. Du coup, le premier véhicule qui ratera son virage sera pour ma pomme. En allant remplir mon formulaire et payer ma dîme – car même ce genre de cloaque, ils le font payer ! - je tombe sur une famille russe sympa un peu perdue. Je les aide à s'en sortir avec le formulaire, puis ils vont s'installer à côté de ma tente. Moi, je monte me balader du côté du lac Minnewanka qui s'avère très beau. Le parc de Banff n'a manifestement pas usurpé sa réputation et les alentours immédiats de la ville sont superbes.





La ville, par contre, est assez quelconque, quoique pas désagréable à parcourir une fois qu'on a accepté le fait de déambuler dans un univers intégralement dédié au tourisme de masse. L'artère principale commence par une longue enfilade d'hôtels plutôt luxueux et presque tous complets. Puis on arrive dans la partie commerçante qu'on ne quittera plus. Vers le haut de la ville, il y a l'inévitable Château Fairmont, le grand hôtel choucroutesque et meringué que les canadiens ont cru bon d'installer au cœur de tous leurs sites importants.





Je me rends pour la fin de journée près des lacs Vermillion qui bordent la ville par l'ouest. L'expression « se faire bouffer par les moustiques » y prend tout son sens. Du coup, j'abandonne l'idée d'y passer la soirée. D'autant que la couleur vermillion qui est censée se poser sur l'eau à la tombée du jour me semble relever du mythe local. Quelques jolis clichés sont cependant possibles.





Après un rapide repas en centre ville, je regagne mon terrain vague... euh, mon camping pour la nuit.

6 août : de Banff à Lake Louise.

Je me lève très tôt. La tente est très humide et je décide d'aller faire le plein, de prendre un petit déjeuner en ville, puis de revenir plus tard pour la replier. Je trouve une station service ouverte, j'en profite pour acheter un gobelet de café chaud et un gros muffin à la myrtille – miam ! - que j'emporte ensuite du côté des chutes Bow. Le guide du routard les trouve originales. Mouais... Pas tant que ça. Et toujours ces foutus moustiques ! Ils travaillent en équipe ma parole !

Je replie ma tente, encore pas mal humide malgré le soleil qui a commencer à s'élever dans un ciel bleu immaculé. Je prends la route de la rivière Bow plutôt que la Transcanadienne. Le routard - encore lui ! - conseille cet itinéraire. Pas d'accord. On y circule entre deux rangées de sapins très hauts et on ne voit rien des montagnes alentours ni de la vallée. J'ai pour projet de randonner dans le Jonhston canyon et de monter jusqu’aux Ink pots. Quatre heures aller retour. J'ai un doute. Au bout d'une demi-heure de marche dans ce canyon étroit et sombre, je décide de faire demi-tour et de filer directement à Lake Louise. Si j'ai une chance d'y trouver une place de camping, le plus tôt sera le mieux.

J'arrive à Lake Louise village en milieu de matinée. « Campgound full » annonce fièrement le panneau d'arrivée. Je manque de m'étrangler. N'y a t-il pas moyen de trouver un endroit ou planter sa tente dans ce pays sans s'y prendre trois mois à l'avance ?!!! Je tente tout de même ma chance à l'accueil. Soulagement. Il reste quelques places. Les centres d'intérêts que j'ai prévu de visiter se trouvant dans un périmètre finalement assez restreint (l'entrée du parc Yoho se trouve à 10 km d'ici), je décide de m'installer pour les quatre prochaines nuits.

Le camping est entièrement entouré par une clôture électrifiée pour éviter les incursions ursidées. Le sol est tellement dur que je dois utiliser des grosses pierres et des morceaux de troncs pour stabiliser ma tente. Malgré tout cela je trouve le lieu plutôt agréable. Ombragé, bien équipé, idéalement situé. Ce camping est généralement très décrié par les forumeurs dont j'ai pu lire les carnets et, franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. La zone réservée au camping cars, par contre, est beaucoup moins sympa.





Montée vers le lac Moraine. Le parking commence à se remplir et je dois me garer au bord de la route. Je fais quelques pas sur la berge jusqu'au traditionnel loueur de canoë, où je retrouve ma famille russe. Le père est particulièrement chaleureux et me salue comme un vieil ami. Puis ils s'en vont en famille pagayer sur le lac. Pour ma part je préfère grimper le Rock Pile, sorte de grosse butte faite de centaines de gros rochers empilés qui délivre la plus belle vue possible sur le lac et les pics qui l'entourent.





Le panorama est magique. J'en oublierai presque le prix du sandwiche que je me suis offert à la boutique du Lodge. J'y passe deux bonnes heures à attendre que l'ombre des pics déserte le lac. Ce n'est pas forcément une bonne idée. Le bleu du lac devient plus clair et d'une teinte moins profonde, moins sensible aux reflets des glaciers qui le surplombent, même si le tout reste fort joli.





Je pars vers Lake Louise en début d'après midi. S'y garer se révèle beaucoup plus compliqué qu'à Moraine. Le site est aussi magique mais la foule est encore plus dense. Incomparablement, même. Sans parler de l'épouvantable château Fairmont local, planté devant le lac comme un furoncle de béton. La palme de la mocheté et de l'incongruité lui revient sans conteste. Il la conservera tout au long de mon voyage.









Du coup, je décide d'entamer de suite la ballade qui conduit au Big Behive (point de vue aérien sur Lake Louise) en passant par le lac Agnes et son salon de thé plus que centenaire. La marche n'est pas trop longue mais la pente est constante et après une journée passée en voiture, l'effort n'est pas négligeable. La première étape se situe au Lac Mirror, joliment coloré. La montée vers le lac Agnes est ensuite beaucoup plus courte. Malheureusement, le ciel se couvre un peu.



Peu de personnes poursuivent l'ascension vers le Big Behive. Il faut dire que c'est beaucoup plus raide. Pourtant, le point de vue sur le lac Agnes s'y révèle plutôt chouette, et celui sur Lake Louise assez spectaculaire.







Je redescends de l'autre côté, par le sentier menant à la plaine des six glaciers. On n’y croise absolument personne. Juste avant d'arriver au lac Mirror, je découvre un autre point de vue dégagé sur le lac Louise. Bon à savoir lorsqu'on ne se sent pas de monter jusqu’au Big Behive. Le temps s'est un peu dégradé lorsque je retrouve le lac Louise.



Retour au camping. Douche revigorante et passage par le village pour avaler un burger assez écœurant. Puis je retourne au camping. Il me semble qu'il n'y a pas un seul emplacement dont les occupants ne soient pas installés devant leur feu de camp du soir. C'est leur truc aux canadiens. C'est dans leurs gènes. Ils adorent faire du feu. Ils en font tout le temps. Et parfois ils mangent des glaces. Et puis ils refont du feu.

7 août : à travers Yoho National Park.

Et encore une journée qui commence tôt. D'abord, un passage à la station service du village pour aller chercher ce qui sera le petit déjeuner officiel de ce voyage : un gobelet de café accompagné d'un gros muffin à la myrtille. C'est également l'heure ou les « workers » qui bossent à l'élargissement de la transcanadienne viennent chercher le leur. Traits creusés et peaux burinées, tronches de mecs habitués à vivre à la dure.

Je monte à Lake Louise pour déguster mon muffin en regardant le soleil se lever sur le lac. Sympa mais fraîchou.



Ce sera une journée dédiée à la visite du parc Yoho. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre depuis Lake Louise village. Ma première étape se situe à l'intersection menant vers le lac O'Hara. Il y a deux façons d'accéder à ce site considéré comme l'un des plus beaux des rocheuses. La première consiste à réserver trois mois à l'avance une place dans le school bus qui démarre tous les matins à 8h30 précises, la seconde à se faire à pied les onze kilomètres de montée qui mènent au lac. 2H15 de marche avant même d'arriver au début de la randonnée qui permet de parcourir le site. Je n'ai pas réussi à obtenir une place dans le bus, alors, pour moi, ce sera la seconde manière. J'hésite à monter dès aujourd'hui. Je finis par laisser tomber l'idée. La météo n'est pas sûre et il est déjà un peu tard. Ce sera mieux demain.

Seconde étape sur les bords du lac Emerald. Bel endroit, tranquille à cette heure. Aucun souffle d'air ne vient encore troubler la surface lisse. J'entame un tour du lac mais j'y renonce assez vite.











Etape suivante, très courte, à Natural Bridge sur la rivière Kicking horse.





J'aime beaucoup cette petite plage, juste à côté du goulet d'étranglement. Je l'ai baptisée « plage la plus dangereuse du monde ». Un pas de trop et vous finissez dans la chasse d'eau. Ça donne envie d'envoyer ses enfants se baigner, non ?



Court passage par le visitor center de Field pour me renseigner sur le « Iceline Trail » que j'ai pour projet de randonner avant de quitter la région, puis je poursuis en direction des chutes Takakkaw. Sur le sentier menant aux chutes, un sqwirel se tient debout devant son terrier, attendant sans doute qu'on lui balance quelques cacahouètes. Ces petites bestioles n'ont décidément aucune fierté !





Je me dirige ensuite vers les chutes Wapta qui se situent près de la sortie ouest du parc. Comptez une demi-heure de voiture depuis Field, puis 45 minutes de marche sur un sentier pas passionnant.



Poursuite de la journée vers les hoodoos qui se trouvent dans la même zone, quelques kilomètres en amont. Le sentier est assez long, particulièrement raide, et je ne suis pas emballé par le bouquet final. Ces hoodoos sont assez quelconques. Rien à voir avec les merveilles qu'on peut croiser dans l'ouest américain.





Je termine l'après midi par quelques pas dans les rues de Field, le village central du Parc. Là encore, en comparaison avec les villages plein de charme que j'ai visités l'année dernière dans le Colorado – je parle de Silverton et d’Ouray – Field est assez fade.



Je ne retiendrais finalement de cette journée assez décevante que le matin calme sur les bords du lac Emerald. Pour le reste... Je termine la journée au Lake Louise village grill and bar. « Cuisine familiale » qu'ils disaient à l'entrée. En fait, c'est une cantine chinoise. Pas mauvaise, cependant.

8 août : Autour du Lac O'Hara.

7h00 : je suis au départ de la montée vers le lac O'Hara. Onze kilomètres de montée sur un chemin sans intérêt m'attendent et il fait très froid, mais le ciel est sans nuage et la suite de la journée promet d'être inoubliable. Une fois mon rythme de croisière atteint, j'avale les premiers kilomètres sans mollir. Entre 10 et 11 minutes pour chacun. Je me dis que ce serait sympa d'arriver juste avant le school bus. Il démarre à 8h30 et doit donc arriver là haut vers 9h00. Cela me paraît jouable, à condition de ne pas baisser de rythme. Je remarque tout de même que de vilains nuages commencent à arriver par l'ouest. Rien de bien grave pour l'instant, mais...

9h00 : le bus me dépasse finalement au kilomètre 9. J'ai un peu molli. Il est suivi par des voitures de rangers et .je me dis qu'il s'en trouvera bien un pour me proposer de monter à son bord pour les deux kilomètres restants. Mais non. Enfoirés. Mais ce qui me préoccupe surtout à présent, c'est le ciel qui s'est presque entièrement recouvert de tristes nuages. Pas de bol ! J'avais justement choisi ce jour parce que la météo, affichée et mise à jour quotidiennement dans le visitor center de Lake Louise, promettait un ciel clair et immaculé. Bravo les mecs !

J'arrive au lac sous un ciel uniformément gris. Tristesse. Mais bon, je ne vais pas redescendre non plus. Je vais prendre un café dans la petite cabane d'accueil. Une jolie petite brunette anglaise prénommée Kate est de service. Je me renseigne sur les sentiers ouverts ou fermés (pour cause de présence d'ours).



Je me lance dans la grande boucle classique qui contourne le lac par la corniche en passant par le lac d'Oesa, le plus élevé du cirque alentour. Malgré les onze bornes que j'ai dans les jambes, j'avale la montée sans efforts. Il semble que ce soit un jour de pleine forme.









Le temps continue à se dégrader et la pluie se met de la partie lorsque j'arrive au lac d'Oesa, deux heures plus tard. C'est très décevant car cette ballade était l'une de mes priorités pour ce voyage. Occupé à crapahuter pour chercher de bons angles de prise de vue, je me casse la gueule dans une sorte de trou entre deux rochers. Pas de mal et l'objectif du Canon qui pointait vers le sol est miraculeusement épargné. Voilà qui va m'inciter à me montrer prudent.







Je poursuis ma ballade vers la corniche qui doit me permettre de longer les contreforts du lac O'Hara et rejoindre une autre vallée. Je commence par me tromper de chemin, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Je rate un embranchement, quitte le sentier, et me retrouve à errer au milieu d'un chaos rocheux particulièrement inextricable. Avec la pluie qui rend la pierre glissante, l'équipée devient périlleuse. Je fais demi-tour, puis je retrouve l'embranchement que j'avais raté dans l'autre sens. Effectivement, c'est beaucoup plus praticable par ici ! Mais la pluie ne faiblit pas, bien au contraire, et la roche est vraiment trop glissante. Et puis, quel est l'intérêt d'emprunter un tel sentier sous la pluie ? Je renonce définitivement et entame une redescente par un raccourci qui permet d'éviter le détour par le lac d'Oesa.



La pluie a cessé lorsque je retrouve les berges du lac O'Hara. Il y même un timide retour du soleil qui tente de traverser la couche nuageuse, ce qu'il ne parvient à faire que par intermittence. Je décide poursuivre la ballade en contournant le lac.









Les berges sont magnifiques, constellées d'éclatantes mousses colorées que la pluie a nettoyé. J'arrive au niveau du sentier menant au lac Opabin. C’est l’endroit que j'avais prévu d'atteindre par la corniche. Il est encore tôt. La première navette du retour (que tout le monde peut prendre, contrairement à celle de l'aller) part à 16h30. J'ai largement le temps de monter mais en aurais-je l'énergie ? Ben oui, finalement. La montée est très raide mais pas extrêmement longue. Il faut une grosse demi-heure d’efforts avant de sortir de la forêt. A partir de là, le sentier devient plus facile, même si l'intérêt des panoramas qui se dévoilent est largement atténué par un ciel redevenu gris. Les lacs eux mêmes sont bien tristes.







Une fois redescendu sur les berges du lac O'Hara, je décide de mettre à profit les merveilleux tapis de mousse qui les recouvrent en jouant avec les reflets du lac et de la montagne au loin. En résultent ce que je pense être les meilleurs clichés du voyage. En tout cas mes préférés. Paradoxalement, de telles images auraient été impossibles à réaliser sous un soleil direct qui aurait produit de trop violents contrastes. Ca ne me console pas complètement de cette journée terne et grise mais ça aide.





















L'attente de la navette se fait sous les attaques perpétuelles de féroces nuées de moustiques. L'expression « se faire dévorer sur place » prend ici un sens extrêmement concret. Je paye ma descente avec les derniers dollars américains qu'il me restait.

Soirée tranquille. Une douche, un sandwiche chaud au village et un passage par le petit théâtre de plein air ou les park rangers préparent chaque soir un petit spectacle pédagogique. Ce soir, ce sont les ours qui sont à l’honneur. J'apprends à différencier un grizzly d'un ours brun. Ce qui me fait penser que je n'en ai, pour l'instant, pas croisé sinon de très loin. Une lacune qui, je l'espère, sera vite comblée.

Pour la suite, c'est par là : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5803199;#5803199
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Voyage prévu au Canada-Québec fin mai début juin 2015
Bonjour, nous projetons un voyage à l'est du Canada fin mai début juin 2015. Nous sommes 2 couples d'amis entre 50 et 60 ans et nous souhaitons principalement faire un circuit : Chutes du Niagara, Toronto, Montréal, Quebec, Tadoussac .... Plus particulierrement attirés par la nature que par les musées, nous hésitons sur un circuit accompagné ou en individuel. Le budget ne doit pas dépasser 2500€ tout compris pour un séjour de 12 jours environ. De plus, nos connaissances en langue anglaise sont assez limitées. Quelqu'un aurait-il un conseil à nous donner. Grand merci et bonne journée à tous
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Trip dans les forêts de Colombie Britannique au départ de Vancouver
Bonjour à tous,

Nous sommes un groupe de 4 personnes originaires de France, et nous souhaitons partir découvrir les forêts de Colombie Britannique pendant trois semaines en aout cet été.

Notre idée initiale consiste à trouver un hydravion au départ de Vancouver qui pourrait nous déposer dans un coin reculé au bord d'un lac, que nous restions sur place pendant 3 semaines en pleine nature, avec un permis de peche.

J'ai beaucoup de difficultés à trouver des renseignements pour un voyage de ce style en CB.

Je m'adresse donc à vous, avec un certain nombre de questions :

- Pensez-vous qu'il soit possible de faire ce trip ? - Connaissez vous le fonctionnement des liaisons en hydravion, - Auriez-vous des idées de coin particulièrement beau et compatibles avec notre voyage ? - Au niveau des animaux, est-ce réellement dangereux ? Quelles sont les précautions à prendre ? Faut-il avoir un équipement spécifique (fusil...?) - Est-il possible de chasser le petit gibier ?

Merci beaucoup pour vos réponses. Toutes les informations que vous pourriez avoir sur le sujet nous intéresse !

A bientot !

Simon, Wilfried, Julien et Anthony
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Bagages à main Lufthansa, matériel vidéo
Bonjour à tous,

Je pars bientot au Canada. Le trajet aller est : Paris - Francfort - Vancouver. Je n´ai le droit qu´a un seul bagage á main de 8kg. Savez-vous s´il est possible d´en ajouter un en plus ? Il s´agit de materiel video que l´on ne peut pas laisser en soute.

Je ne trouve pas d´informations á ce sujet...

Merci d´avance,

Geroges.
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Les transporteurs aériens canadiens s'inquiètent des mesures américaines
La Presse Canadienne Ottawa

À moins qu'Ottawa n'intervienne, les grands transporteurs aériens canadiens seront forcés d'enfreindre les lois relatives à la vie privée, ou alors devront ignorer les nouvelles mesures mises de l'avant par les États-Unis en matière de renseignements sur les passagers.

Le Conseil national des lignes aériennes du Canada (CNLAC), qui représente les quatre plus importants transporteurs aériens au pays, souhaite que le gouvernement fédéral trouve «une solution permanente» au problème que pose le programme américain «Secure Flight».

En vertu de ce projet, l'Administration américaine de sécurité dans les transports (TSA) pourrait recueillir le nom, le sexe et la date de naissance de quelque cinq millions de Canadiens survolant l'espace aérien des États-Unis tous les ans, en route vers des destinations telles le Mexique, les Antilles et l'Amérique du Sud, même si l'appareil ne se pose pas en sol américain.

Le TSA comparerait ensuite ces noms avec ceux qui sont inscrits sur les listes de surveillance. Les passagers dont les noms se trouveraient sur la liste pourraient, au pire, être interdits de vols.

Outre les appréhensions des transporteurs canadiens, certains s'inquiètent de la possibilité que ces informations soient utilisées pour des motifs autres que la sécurité aérienne.

La semaine dernière, un passager nigérien aurait tenté de faire sauter des explosifs attachés à son corps, à l'intérieur d'un avion qui survolait alors l'État du Michigan. D'autres passagers sont intervenus avant qu'une tragédie ne survienne, mais Washington semble encore secoué par les événements.

Les sociétés de transport du Canada ont déjà commencé à donner de l'information personnelle sur les passagers, dans le cas de vols atterrissant aux États-Unis.
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La Great Divide Mountain Bike road
Présentation et préparation du voyage

Bonjour a tous,

Tout juste de retour de 6 semaines de voyage a VTT sur les sentiers Canadiens et surtout Américains de la Great divide mountain bike road, je tenais a faire un topo sur ce sentier car on n'en trouve encore aucun sur ce site, ni sur un autre site Français a ma connaissance.

Tout d'abord la Great divide qu'est ce que c'est ? La Great divide c'est le pendant cycliste du trek appelé la Continental divide, c'est a dire que c'est un itinéraire cycliste suivant au plus près la ligne de partage des eaux Américaines. En gros dans le sens Nord-Sud comme la plus majorité des gens le parcours, si une goutte d'eau tombe a notre gauche elle terminera sa course dans l'océan Atlantique et a notre droite elle terminera dans le Pacifique. Le point de départ normal de la Great divide est situé à Banff au Canada et se termine 4400 km et 60000 de d+ plus loin à Anteloppe Wells qui est à la frontière Mexicaine.



L'itinéraire est vendu comme la plus longue piste de VTT au monde. Ce n'est pas a proprement parler du VTT, plutôt du gravel car la trace emprunte a 75% les fameuses gravel road Américaines, a 23% des routes et a 2% des single track. Au niveau des états on démarre au Canada en Alberta puis en Colombie-Britanique avant de passer aux Etats-Unis dans le Montana, un micro passage en Idaho, puis le Wyoming, le Colorado et enfin le Nouveau-Mexique. L'itinéraire oblige a être en totale autonomie car il arrive de ne pas croiser une ville pour se ravitailler pendant 3 jours, voir beaucoup plus selon sa distance journalière. Il nécéssite en revanche d'être très léger, contradiction même a l'origine du courant très à la mode du bikepacking.

Si la Great divide est si connue c'est car une course la parcoure, le tour divide. Cette course a une telle renommée que c'est carrément elle qui a lancée les bikepacking races. Tout les ans a la mi-Juin une poignée d'ultra cycliste s'élance de Banff pour une course jusqu'à la frontière Mexicaine en une étape en autonomie complète avec juste des trackers GPS et une liste des endroits où se ravitailler tout au long du parcours. Le record est détenu par Mike Hall dans le temps astronomique de 14 jours et 11 heures. Certains beaucoup trop facile se lance des défis comme parcourir le Tour divide en single speed (?).



Pour faire cette traversée j'ai choisit de ne pas partir avec mon vélo habituel, un Lapierre tout suspendu. Je me suis donc commandé un Canyon semi rigide 29 pouces en carbone, ce qui fut le meilleur rapport poids-confort dans ces pistes, plus que ceux aperçus qui étaient en tout-suspendus, en gravel bike ou encore pire en vélo de voyage. Pour suivre l'itinéraire j'ai acheté le livre Cycling the great divide, véritable bible du parcours détaillant l'itinéraire, sa distance, sa difficulté, où dormir et se ravitailler, et les étapes conseillées. Son seul défaut étant qu'il date déja de 2013, quelques retouches ayant été faite au parcours et que la trace chargée dans mon téléphone date elle de 2011. Il décrit la Great divide en 70 étapes. En ayant posé quasiment tout mes congés de l'année dans ce voyage je ne disposerais sur place que de 40 jours. Je choisis donc de doubler quotidiennement toutes les étapes du livre. Le vélo paré, l'argent changé, tout semble prêt pour prendre l'avion.
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Passage de la douane au Canada: contrôle sur le matos?
Bonjour tout le monde

Je pars dans quelques jours vers le Canada...

Une partie de mon matos étant encore tout neuf (racheté exprès pour ce voyage...) je me pose des questions sur le passage en douane: est ce qu'il y a un risque de se faire emmerder? intérêt d'avoir les copies des factures avec soi?

Autre question: on en est où du transport de trépieds en avion: un Manfrotto 190, ça se passe encore en cabine ou il n'y a plus du tout moyen 🤪 ?

merci, @+
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Traversée du Canada en vélo 2010
Bonjour, Un petit résumé de mon voyage: Journal de Voyage

20.04.2010, Départ de Genève avec air Canadapour Vancouver, une escale à Montréal.

Nous avons dormis à l’aéroport de Vancouver.

21.04.2010, au petit matin montage des vélos.Puis nous avons roulé 16 Km dans la ville jusqu'à Hostelling internationalVancouver Downtown (auberge de jeunesse). Nous restons 2 nuits 40 dollars lanuit. Après avoir posée nos bagages dans la chambre nous avons roulé un peutdans Vancouver, pour diner on a trouvé un petit resto sympa, spécialité de lamaison les huitres et crabes, moules etc. c’était bon, bien servi et pas chère ! Ensuitevisite de la ville et achat du matériel qui nous manque. Total de la journée 32Km. Dodo à 20h30.

22.04.2010, aujourd’hui visite de l’aquarium deVancouver et le tour du Stanley parc en vélo 16 Km. Le mot du jour : you missed the olimpicgames. Remarque d’une jolie dame par ce qu’elle mous a vue avec la veste del’école de ski. Beau temps.

23.04.2010, les choses sérieuses commence, aujourd’hui nous somme parti en direction du pacifique, de Vancouver àHorseshoe bay ou nous avons pris le ferry pour Nanaimo puis jusqu'à Parksville,64 Km. Nous avons pus testé notre équipement de pluie. Nous dormons au motelSea Edje Motel avec une super plage.

24.04.2010, Journée difficile de Parksville àport Alberni. Le début était facile et il faisait beau mais à 16 Km nous avonsmis les habits pluie, il faisait froid avec du vent et la cerise sur le gâteauune monté de 13% sur 4 KM avant Alberni. Total 45 Km

25.04.2010, Port Alberni à Ucluelet 101 Km etpas de possibilité d’hébergement entredeux, les 50 premier Km ca roule bien, avec un dénivelé 1 & 2%, mais aprèsc’est des montagnes russe entre 13 % 19% la plus longue fait 4 Km mais lesautres sont pas loin derrière et c’est comme ca jusqu'à la fin. Il fait froidavec du vent, on a mis les habits pluie un petit moment et la neige n’est pasloin. Voila nous somme au pacifique, demain retour sur Port Alberni mais enbateau cette fois (si c’est possible ?)

26.04.2010, Le bateau se n’est pas possible.Nous sommes resté a Ucluelet et avons visité la cote du pacifique. On a trouvéun bon restaurant (le Driftwood Patio restaurant) avec le patron François Pilonet Flickerine la serveuse. Nous avons mangé un bon plat de la mer.

27.04.2010, Il pleut très fort, on décide deresté un jour de plus. Visite de la cote avec quelques photos de plus, puisdiner au Driftwood ou nous avons pris des moules et des palourdes. Demain qu’ilpleuve ou qu’il neige c’est départ.

28.04.2010, Retour sur port Alberni 101Km. Unpeut de soleil au départ mais très vite de nouveau la pluie. Le temps changevite soleil pluie en moins de 5 minuteset vice versa. On s’arrête pour manger il fait beau et quand on a tous déballéon mange sous la pluie.

29.04.2010, port Alberni à Horseshoe bay 79 Km. Premier jour sans pluie.Ca roule bien !

30.04.2010, Horseshoe bay à Mission 96 Km. Onroule sur des autoroutes a 4 voie avec une circulation comme entre Lausanne etGenève aux heures de pointe c’était chaud, tu fais ��a en Europe on t’emmène àl’asile, et il fait beau.

01.05.2010, Mission à Yale 102 Km. Sur la routeNo 7 c’est un peut plus calme et de nouveau la pluie et froid. Yale saressemble à Gondo on est vraiment dans les rocheuses. Et toujours les montagnesrusse avec des montés de 13% comme tous les jours ca ne change pas ils nesavent pas faire des route avec une monté régulière.

02.05.2010, Journée de repos, il pleut alors onvisite le site historique de Yale. C’était le point le plus avancé navigablesur la rivière Frasser à l’époque des pionniers. Par là passe l’or de la régionde Caribou.

03.05.2010, Yale à Lytton 85 Km. Il pleut avecdu vent, la neige n’est pas loin. Toujours des montagnes russes. On fini quandmême la route au sec.

04.05.2010, Lytton à Cache Creek 85 Km enfin unjour sans pluie, et changement de climat en cour de route on rentre dans unevallée avec un climat du sud on se croirait dans les Pyrénées. En route onrencontre un cycliste chinois qui fait la traversée comme nous, Tian Feng, ilroule avec un vélo Lamborghini, on le dépasse a l’aise. On peut dire que l’on adépassé une Lamborghini aujourd’hui. Un moment on a penser finir sous la pluieou même la neige, le ciel c’est couvert et il y avais un vent de face froidmais vraiment froid, une vraie bise comme on dit ! Toujours des montagnesrusse mais un peut moins prononcer que les autres jours.

05.05.2010, Cache Creek à Kamloops 84 Km. Onpart un peut en retard vers 10h. Le matin il neige presque mais le temps sedégage vite et il fait bon, enfin une journée agréable. Ca roule bien sur lespremiers 50 Km mais après les montagnes russe recommence. Sur la routelorsqu’il y a des travaux il y a toujours des personnes qui font la circulationavec des panneaux, le mot du jour de Rudi a la jeune fille (J’aime bien leCanada pars ce qu’il y a toujours de jolie fille qui nous arête sur la route).

06.05.2010, Kamloops à Barrière 66 Km, il fait beau enfinle printemps est là ! J’ai un peut mal au genoux et pas beaucoup dormis lanuit passée ! Alors on décide de faire petit pour aujourd’hui, se matinlessive et cartes postale plus un colis avec des souvenirs.

La route est bien mais quand il n’y a pas demontagnes russe y a le vent dans le nez. Vus l’effort accomplis on se paye unbon steak de bœuf au grille avec une bonne bouteille de cabernet sauvignonCanadien (okanagan valléy) au motel Monte Carlos.

07.05.2010, Barriere à Clearwater 61 Km, Encorune petite journée ça fait du bien, il fait bon et la route est facile pasbeaucoup de monté, a 12h 15 on à passer le cap des 1000 Km. Dans l’après midiles nuages bourgeonnes et des orages menaces, on a passé entre les gouttes, mais il y a eu quelques bonnes rafales donc une qui ma projeté au milieu de laroute, heureusement il n’y avait de vhc à moment.

08.05.2010, Clearwater à Blue River 109 Km, Lamétéo annoncé de la pluie et de la neige, mais finalement sa c’est dégagé et onétait au sec, juste un peut froid. On à fait la plus longue distance, lepassage le plus haut 775 m et on a vus notre premier ours. C’était un ours noiril était entre 20 et 30 mètres de la route et il mangé tranquillement. Je n’aipas fait de photo car je l’ai vu au dernier moment et il y avait des personnesqui c’était arrêté de l’autre coté de la route pour faire des photos et nous onpasse entre les deux, j’ai eu un peux peur qu’il se sente dérangé et qu’ilvient ver nous.

09.05.2010, journée de repos, on dort 2 nuitsau Mike Wiegele hélisking resort dans un super chalet canadien, un grand mercià notre sponsor ORTOVOX et Gérald Kampel.

10.05.2010, Blue River à Valmount 91 Km, il fait bon c’est le printemps la route estbonne pas trop de montagne russe ça roule bien juste une monté ver la fin avantValmount. On a vu notre 2 ème ours noir cette fois il était au bord de la routeon a du s’arrêté bien 100 m avant, des camions on fait sonner leurs klaxon pourle faire fuir, l’ours saute a chaque fois dans le talus mais revenais a chaquefois, des gents insouciant s’arrête pour faire des photos se qui existe l’ours, une personne s’arrête est essaie de le faire fuir avec sons klaxon mais sanssuccès, une équipe de garde district s’arrête pour nous aidé, il roule entrenous et l’ours et prépare le spray anti ours au cas ou l’ours se dirigeraisvers nous, on passe sur la voie opposée. Il va sans dire que notre moyenne àdoublé dans les km qui on suivi et on a fait les 50km qui reste d’un trait sansarrêt pour mangé. Le reste du trajet c’est bien passer, mais d’autre personneon vus une maman avec des petits peut avant Valmount, il se sons fait grifféleur voiture.

11.05.2010, Valmount à Mount Robson 34 Km, ontrouve une Swiss Békery ou on déjeune, enfin du bon pain ! Avant deprendre la route on s’hachette un spray anti ours pour chacun que l’on fixe surle guidon, on se sent rassuré et on pique-nique en chemin sans crainte. Laroute se passe bien est bien entendu on ne voit pas d’ours ! Ont se trouvedans le parc du Mount Robson juste avant le parc national, seul possibilitéd’hébergement un camping avec des cabanes mais c’est fermé, sa ouvre le 13.05.Les patrons sons sympa est on négocie une cabane à prix réduit avec vue directesur le Mount Robson. Ici c’est la nature pas de télé, wifi ni réseau natel maisun paysage à coupé le souffle.

12.05.2010, Mount Robson à Jasper 97 Km, ilfait beau on traverse le parc Mount Robson puis le on rentre dans le parcNational, on voit des paysages magnifique. On a vus notre 3 éme ours noir dansun pré sur le coté de la route et toujours des gents qui s’arrête pour fairedes photos, puis on à pique-niqué au bord du lac Moose et on a encor vus unescène de crime sur une aire de repos avec tous comme dans les experts. On ditadieux a la Colombie Britannique et on rentre dans l’Alberta, on avance nosmontre d’une heure. Le premier fuseau horaire et la première province estpassée.

13.05.2010, Jasper à Hinton 76 Km, il fait beauet en prend pleins la vue dans le parc National. Ont fini aussi avec lesrocheuses.

14.05.2010, Hinton à Niton Jonction 135 Km, ona prévu de s’arrêté à Edson, on arrive à 14 h. et comme on est en forme ondécide de continué la route, c’est tous ca de pris pour le lendemain. Ons’arrête à Niton Jonction au milieu de nulle part. Juste un motel et 2 stationsd’essence.

15.05.2010 Niton Jonction à Spruce Grove 129 Km, ca recommence on est sur la HWY, c’est tout droit avec quelques petitesmontagnes russe et un peut de vent de face. Pas beaucoup de photo à faire maisquand même un beau paysage, on se rapproche de Edmonton et sa se remarque, deplus en plus de voitures et d’habitations. Spruce Grove c’est déjà le fauxbourg d’Edmonton.

16.05 2010 Spruce Grove à Sherwood Park 56 Km, c’est le jour de tous les dangers !

Rudi à failli se faire écrasé par une voiture, sur la HWY il y a des sortie comme sur les autoroutes chez nous et il faut traversécette voie pour resté sur la HWY, et ila mal regardé et a traversé alors qu’une voiture arrivé à plus de 100 km/h quia pus l’évité de justesse, je ne sais pas qui des deux a eu le plus peur, moiqui a vu la scène devant moi ou Rudi qui lance un (trous du cul à la voiture)il se rend compte plus loin qu’il était en tort, plus tard dans Edmonton a uncroisement avec des feux il fait un brusque changement de direction et moi jele suis et c’est a mon tour d’échappé de me faire écrasé par une voiture quidémarre, je peux vous dire qu’ après c’était chaud entre nous et on s’arrête aune station service boire un petit quelque chose et on trouve un chemin quinous évite la HWY sur quelques Km, on est devenu beaucoup plus prudent par lasuite et avec raison cars de retour se la HWY ca se complique, il fauts’imaginé une autoroute avec 4 voies de circulation et des sortie a 2 voiestout les 3 ou 4 Km avec deux guignols qui se ballade en vélo là dessus auxheures de pointes. J’oublié il fait chaud et il a un fort vent de face.

17.05.2010, journée de repos chez une grandecousine de Rudi a Sherwood Park. Rudi dort dans une chambre et moi je profitedu beau temps pour faire du camping dans le jardin et testé la tente, on varester quelques jours.

18.05.2010, au 20.05.2010, Nous somme toujourschez Lisl la grande cousine de Rudi, nous avons rencontré sa fille Barbara etson ami Keith, qui nous on invité au restaurant pour l’anniversaire de Barbaraet nous on fait une visite de Edmonton la nuit. Merci à Lisl, Barbara et Keith

21.05.2010, départ de Sherwood park, il pleutavec un vent du nord froid, on fait que 45 Km et on trouve un motel, cars onest trempe et on à froid. Sherwood park à Leduc 45 Km.

Ps. Le soir il mélange pluie neige.

22.05.2010, il fait beau mais ça se couvre viteet il y a un vent fort du nord. On continue notre route jusqu'à Red Deer 136Km. Il fait froid mais sec juste un peut de grésille de temps en temps.

23.05.2010, il fait beau soleil, toujours sevent du nord qui nous refroidi. En milieu de journée ça change, le vent tombeet il fait meilleur. Devant nous des orages se forment et on passe entre deuxnuages. Red deer à Airdrie 110 Km.

24.05.2010, Airdrie à Calgary 54 Km, il faitbeau et bon, et c’est agréable. On arrive chez Pat et Rick des amis de Rudi, on va rester quelques jours avant d’attaqué lagrande traversée vers l’est.

25.05.2010, Rick mous fait visiter un sitepaléontologique, Horseshoe Canyon et Horse Thiefe Canyon. Des Canyons creuséepar la Red Deer river, ou l’on voit des différentes couches géologique. C’étaitune magnifique journée merci Rick. Je fais le plein de pierre pour macollection et beaucoup de photos.

Ps. Nous avons subit une véritable attaque demoustique !

26.05.2010, Visite du Air space muséum avec Rick, et achat d’une chaine pour chaque vélo.

27.05.2010, On a pris le bus et le tram pourvisité Calgary downtown et achat de cadeaux souvenir pour la famille. Il a faitmauvais toute la journée et au retour il neige.

28.05.2010, Il neige toujours. Journée lessiveet entretiens des vélos, le soir nous étions invité par Mike Mortimer présidentde Ortovox Canada et son épouse Heather, on a mangé un bon steak Merci Mike.

29.05.2010, Le matin au réveil tous est blanc, et il fait toujours mauvais. On en profite pour faire des mails et téléphoné ala famille, et journée télé.

30.05.2010, Le temps s’améliore mais c’esttoujours couvert est froid, vers midi ca se dégage et on en profite pour faireun peux de jardinage pour Pat. Le soir nous somme invité par Rick et Pat à l’occasion de notre départ le lendemain. Merci Rick et Pat pour cette accueillechaleureux et cette semaine passer au chaud.

31.05.2010, Deer river circle à Brenner placechez Chris un copain de Rudi 37 Km.Chris nous fait visité Olinpic parc 1998 de Calgary, le soir mangeons chinoisavec Chris et Vreni la maman de Chris.

01.06.2010, Calgary à Gleichen 103 Km. Aprèsavoir remercié Chris et Vreni pour leurs hospitalités nous attaquons la grandetraversée. Le temps est couvert est on a le vent dans le nez toute la journée, on monte notre tente sur un camping communale à coté d’un poste de police. On apus testé notre matériels de cuisines (réchaud à benzine).

02.06.2010, Gleichen à Brooks 98 Km. Au réveil il ya un brouillard mais ca se dégage viteest il fait bon. Vers midi le vent se lève est on là de nouveau dans le nez.

03.06.2010, Brooks à Walsh 163 Km. Il fait beau un peut couvert avec du vent de cotéarrière jusqu'à Medicine hat et après vent dans le dos et ca roule bien.Camping à Walsh, on est à la porte du Saskatchewan.

04.06.2010, Walsh à Gull Lake 120 Km. IL fait beau avec un peut de vent dans le dos au début puis ca secalme. Après 4 Km on rentre au Saskatchewan. Pour le moment ce n’est pas plat, ca monte et ca descend et ce n’est pas tout droit non plus. Camping se soir.

05.06.2010, Gull Lake à Herbeert 103 Km. Cette nuit il a eu de la pluie et au matin ilpleuvine encor et on décide de resté 1 heure de plus pour séché les tentes etau final départ à 10 h 30. On déjeune avec Raymond Laroche.

06.06.2010, Herbeert à Moose Jaw 132 Km. Il fait beau, première crevaison à 5 Km de MooseJaw. On trouve un bon camping et on s’installe. Super couché de soleil.

07.06.2010, Au matin il pleut et les prévisions ne sont pas bonnes. On reste sous lestentes jusqu'à 11h, puis on se réfugie dans une chambre du motel pour séché nosaffaire et les tentes. On décide de faire la lessive. L’après midi on voit des vélosà coté ! C’est Jean Yves et Régis les deux Québéquois que l’on a rencontréà Calgary, qui font aussi la route.

08.06.2010, Moose Jaw à Indian Head 141 Km. Au matin on a un bon vent dans le dos et pas de pluie. On voit lesorages qui se réactivent. A partir de Régina ça change, on met les habitspluie. Les orages croisent la route les uns après les autres. On passe avecplus ou moins de chance. Les averses arrivent par la gauche et traverse laroute devant nous avec une vitesse impressionnante. Les cellules se déplacentaussi vite que les trucks sur la HW. Pour fêté les 3000 Km on se paye un soupéau resto du motel.

09.06.2010, Indian Head à Whitewood 110 Km. couvert avec un peux de vent dans le dos. AGrenfell on va au resto et on rencontre John le pasteure, il nous offre uneboisson energize et organise une interview au journal local avec Annie etSuzette. Après il reste 49 Km avec un vent de face froid. Ce soir motel.

10.06.2010, Il pleut avec vent d’est. On reste aumotel (pas un temps pour le vélo)

11.06.2010, Whitewood à Virten 119 Km. Le matin c’est couvert avec un peut de vent de face.On met les habits de pluie, à midi on s’arrête à Moosomin pour manger et onrencontre Harvey et Blanche qui nous invite chez eux pour un café et sandwich.Il aime rencontrer les gents et c’a leurs fait plaisir et nous aussi. On passeun bon moment avec eux et on discute, il nous donne de bon conseils pour laroute. On resterai bien encor un moment mais on doit continuer notre route.L’après midi le vent est tombée est on roule bien, et puis le plafond s’abaisseet il commence à faire sombre, c’est la brume avec une pluie fine qui nousattend pour les 40 dernier Km. On passe au Manitoba et on avance les montresd’une heure.

12.06.2010, Virten à Carberry 123 Km. Le temps est couvert avec un petit vent dans le dosau début, après 40 Km ça change est on a le vent de face et de coté avant.Journée au sec. Le paysage change on voit de plus en plus de forêt.

13.06.2010, Carberry à Portage la prairie 98 Km. Il fait beau. Au début on a un petit ventdans le dos mais ça change vite et on a le vent de face a coté gauche sur la majeurepartie du trajet. On campe dans un camping à environ 15 Km après Portage laPrairie. Sur la route on voit une tortue.

14.06.2010, Portage la Prairie à Winnipeg 72 Km, on déjeune tranquillement au camping et onpart vers 10h30. Il fait beau avec un peut de vent de face.

15.06.2010, Winnipeg à Richer 63 Km. Le matin on déjeune avec Bob directeur d’école qui nous à aidé atrouver notre chemin la veille. En chemin on trouve le camping Lilac qui aaussi des chambres, c’est 60 dollars la mais le patron mous dit 2 nuit mini ou120 dollars, on est déçus et on continue. En route on se choppe une aversed’orage pas le temps de mettre les habits pluie et on est trempe. Les oragesmenace toute la journée.

16.06.2010, Richer à Kenora 148 Km, Belle journée, les nuages sont moins menaçants que laveille, il y a toujours un peut de vent de face. En route on voit le changementde décor, plus de forêt et des blocs erratiques et aussi plus de petit lac. Onarrive sur le bouclier du Canada (plateau de granite) et arrive dans l’Ontario.Là c’est des forêts, des lacs et un paysage de granite. On fait aussiconnaissance avec les taons.

17.06.2010, Kenora à Vermillion bay 103 Km. Le ciel est légèrement couvert et on sent laperturbation qui nous rattrape. On roule avec un vent de face. Vers 14h le ventse renforce et on se bat contre un vent tempétueux. De temps en temps ilpleuvine et le soir on arrive juste avant l’orage au motel. La route est bonnemais ca monte et ca descend sans arrêt.

18.06.2010, Vermillion Bay à Ignas 153 km. Le temps est couvert avec un vent d’ouest cettefois. Le temps se dégage vite. La route devient dangereuse quasiment pasd’accotement et les camions et voitures nous passe très prés à 100 Km/h. c’estaussi les plus longues distance avec rien, pas de ravitaillement, pas d’eau etpas de restaurant. On passe aussi les 4000 Km.

19.06.2010, Ignas à Upsala 106 Km. Se matin on part sous la pluie mais ca s’arrête vite eton fini au sec. Toujours la même chose rien sur 100 Km même pas une stationservice, et la route est toujours aussi dangereuse. En chemin on voit unevielle femelle Moose et aussi un loup des forêts qui traverse la route, pas eule temps de faire une photo il était trop loin et une voiture là fait fuir.

20.06.2010, Upsala à Kakabeka Fals 112 Km. C’est l’été. On roule toujours sur la même routesans accotement. Arriver on visite les chutes de la rivière Kaministiqua. C’estgrandiose.

21.06.2010, Kakabeka à Thunder Bay 39 Km. Petite journée on traverse la ville et on trempe les pieds dans le lacsupérieur.

22.06.2010, Journée de repos. C’est journée de lessive et visite.

23.06.2010, Thunder Bay à Nipigon 114 Km. Pas beaucoup de changement la route toujours aussi mauvaise, justequelques tronçons qui sont bien. On visite une mine d’améthyste. Il fait lourdmais pas de pluie, on a de la chance dans le sud de l’Ontario il y a destornades.

24.06.2010, Nipigon à Schreiber 97 Km. Belle journée d’été, ca roule bien la route est unpeux meilleur, il y a quand même de belles montée, on passe de 200 m à 400 msur 4 Km puis sa descend et on fait un bout au bord du lac et sa recommence.Beau paysage un peux comme au bord de la méditerranée.

25.06.2010, Schreiber à Marathon 91 Km. Il y a du brouillard le matin mais sa se dégage vers11 h et ensuite c’est une belle journée. Toujours des montées et des descentes.

26.06.2010, Marathon à White River 96 Km. Il fait beau on roule bien et il y a pas trop decôte aujourd’hui. On quitte le bord du lac pour un moment.

27.06.2010, White River à Wawa 96 Km. C’est couvert mais pas de pluie, on sent laperturbation qui arrive. On roule bien pas de grand changement c’est des forêtset des lacs. Sa monte et descend toujours mais un peux moins fort que lesautres jours. Pour les 5 derniers km on met les habits pluie.

28.06.2010, journée de pluie donc journée de repos

29.06.2010, Wawa à Montréal River 104 Km. Couvert avec un vent du nord froid et sa sedégage en milieux de journée. Mais le vent se renforce l’après-midi. Toujoursla même chose des forêts et des petits lacs a par le lac supérieur et descollines. Super couché de soleil sur le lac supérieur.

30.06.2010, Montréal River à Sault St Marie 117 Km. Belle journée, encor un peux de ventmais moins fort que la veille. On longe le bord du lac et on pic nique sur unebelle plage de sable. Le paysage change on revient vers des zones plus habitée.Sur la route je vois un ourson noir mort.

01.07.2010, Saulte St Marie à Iron Bridge 125 Km. Beau temps. On longe le canal de Saulteet en face c’est les USA. La route est toujours aussi dangereuse. Le paysagechange, il y a plus de petite ferme comme chez nous, rien à voir avec lesgrandes exploitations des prairies. Ca devient aussi un peux plus plat et finiles forêts a perte de vue. On arrive sur les bords du lac Huron. On passe aussiles 5000 Km se matin.

02.07.2010, Iron Bridge à Espanola 130 Km. Le matin au réveille il passe une petite pluiemais sa se dégage vite puis il fait beau et chaud.

03.07.2010, Espanola à South Baymouth 120 Km. Journée chaude, ca roule bien avec un paysage dusud. On roule sur une route secondaire défoncer, mais il y a moins de trafiquede camion. On espère arriver pour le ferry de 17h30 mais avec le vent qui nousralenti on y arrive pas. Sur place tous les motels sont complets et on trouveenfin une cabane vers 20h30 et on peut dormir à l’abri.

04.07.2010, South Baymouth à Wiarton 77 Km. Lematin nous prenons le ferry pour une traversée de 45 Km sur le lac Huronjusqu'à Tobermory. Il fait beau et on continue en direction du sud.

05.07.2010, Wiarton à Collingwood 108 Km. Lematin c’est un peut couvert et il fait lourd. C’est une journée chaude. Audébut on a le vent de face env. 20 Km puis on tourne vers l’est et on a le ventdans le dos et aussi quelques belles montées. On arrive sur les bords deGiorgian Bay sur le lac Huron. Là on prend le Giorgian Trail, c’est un cheminde promenade sur 40 km, un peut dans la forêt et au bord du lac.

06.07.2010, Collingwood à Port Severn 74 Km. Ilfait est chaud 41° max, quelques belles montée et la première fois on a uneroute non goudronnée. Le soir on à subis une vraie attaque de moustiques.

07 au 21.07.2010 Vacance à Port Severn, Torontoet environ. On à fait du bateau, visité Sainte Marie des Huron, Toronto, uncasino dans une réserve indienne, et visité ma famille.

21.07.2010 Port Severn à Loretto 118 Km. Ilfait beau et le GPS fonctionne bien. On dort chez ma cousine à Loretto.

22.07.2010 Loretto à Dundas 137 Km. Il fait toujoursbeau juste quelques goutes le soir.

23.07.2010 Dundas à Niagara on the Lake 115 Km.Il fait lourd et il pleut le matin. On à visité les écluses au Wellandcanal et les chutes du Niagara. On à traversé la région du viticole et fruitièrede l’Ontario.

24.07.2010 Niagara on the Lake à Toronto 132 Km.Il fait lourd et l’après midi on choppe un bonne orage.

25.07.2010. Partie de pêche sur le lac Ontarioavec mon oncle et des amis.

26.07.2010 Toronto à Bowmanville 105 Km. Bellejournée le long du lac Ontario.

27.07.2010 Bowmanville à Campbellford 101 Km.belle journée chaude 36° on quitte le lac Ontario et prend des routes secondaire.

28.07.2010 Campbellford à Queensborugh 59 Km. ILpleut mais toujours chaud 28°

29.07.2010 une journée de repos chez ma tante

30.07.2010 Queensborugh à Carlton place 144 Km.Il fait beau un peux frais le matin avec le vent en face toute la journée. On avue notre 4ème ours, un petit qui traverse la route à toute vitesse.

31.07.2010 Carlton place à Ottawa 54 Km. Ilfait beau, l’après midi on a droit a un visite guidée par Roland pirkerprésident du club Autrichien du Canada.

01.08.2010 Ottawa à Chatham 139 Km. Il faittoujours beau et on passe au Québec. On longe la rivière Outaouais.

02.08.2010 Chatham à Montréal 96 Km. Il faitbeau et lourd on arrive le soir a se logé a la seconde près, juste avant unbonne orage. Je suis déçu de l’auberge de jeunesse.

03.08.2010 Montréal à Louiseville 107 Km. Onpart de Montréal à cause du brouillard et on passe dans un bonne orage. Lereste de la journée il fait avec un vent dans le dos.

04.08.2010 Louiseville à Saint. Elie de Caxton37 Km. On rejoint la famille Rochat avec mon fils. On passe aussi les 7 000 Km.

05 et 08.08.2010 de nouveau quelques jour devacances avec une visite du parc national de la Mauricie et du zoo sauvage dest. Félicien. St. Elie de Caxton à St. Francois de Sales 245 Km. ( petiteentorse à notre tour, le voyage se fait en voiture.)

09.08.2010 St.Francois de Sales à Normandin 89Km. Belle journée et commence le tour du lac ST Jean par la vélo route desBleuet.

10.08.2010 Normandin à St. Monique 95 Km. Lavélo route passe par des champs de bleuet.

11.08.2010 St. Monique à Chicoutimi 123 Km. Ona fait les deux tiers du tour du lac et on roule en direction du fleuve Stlaurent.

12.08.2010 Chicoutimi à Sacré Cœur 108 Km. Onlonge la vallée de la rivière St Catherine.

13.08.2010 Sacré Cœur à St. Siméon 61 Km. Ontraverse le fiord du Saguenay et on aperçoit les baleines au loin.

14.08.2010 St. Siméon à St. Hilarion 68 Km.comme la veille on a de très fort dénivelé max 19% et 1308m. au total.

15.08.2010St.Hilarion à Mont St. Anne 78 Km. On été partis pour Québec mais sur la routesurprise on rencontre Jojo prof de ski à Leysin qui nous dit qu’il y a du mondeque l’on connait au mon St Anne pour la coupe du monde de VTT. On se détournede notre route et on retrouve Serge, Fabian et Jojo.

16.08.2010journée de repos

17 au19.08.2010 on travail comme bénévole pour la coupe du monde de VTT.

20.08.2010 Mont St. Anne à Lévis 58 Km. Petite journée pour la reprise on passe par Québec ou on penses’arrêté, mais c’est plein de touristes et les prix pour un logement bien tropchère. Alors on prend le traversier et on se rend à Lévis. On visite quand mêmeQuébec en passant c’est beau est plein de vielle pierres.

21.08.2010 Lévis à La Pocatière 112 Km. 0n estau sud du St. Laurent. Pas grand-chose à dire a part qu’il fait beau et quel’on a le vent dans le dos et que c’est plat. Enfin !

On croise des cyclistes qui font la traverséedu Canada en voyage organisée, il y a deux Suisses. Ils on aussi moins debagage que nous !

22.08.2010 La Pocatière à Notre Dame du Portage63 Km. Journée difficile avec un fort vent de face et du brouillard. Il faitbien plus frais et on sent l’automne qui s’annonce.

23.08.2010 Notre Dame du Portage àTrois-Pistoles 50 Km. Comme hier journée difficile avec toujours un fort ventfroid en face et du brouillard. Demain ca sera mieux !

24.08.2010 Trois-Pistoles à Rimouski 81 Km. Ilfait de nouveau beau et un peux plus chaud. Plus de vent et ca roule bien. Enfin de journée on s’arête pour visité un sou marin et on rencontre deuxcyclistes Marc et Guylaine

25.08.2010 Rimouski à Matane 82 Km. Il faittoujours beau mais un peux plus frais. On est en Gaspésie.

26.08.2010 journée de pluie on reste à Matane

27.08.2010 Matane à saint Anne des Monts 91 Km.Le matin c’est encor couvert mais c’a se dégage vite et on a le vent dans ledos et c’a roule très bien, on arrive en milieux de l’après-midi et on retrouveMarc.

28.08.2010 Saint Anne des Monts à SainteMadeleine de la rivière Madeleine 100 Km. Il fait beau et on a toujours le ventdans le dos. Marc roule avec nous et nous donne beaucoup d’explications sur lesvillages que l’on traverse. On roule sur le littoral et le fleuve devient largeon ne voit plus en face, c’est le détroit d’honguedo.

29.08.2010 Sainte Madeleine de la rivièremadeleine à l’anse-à-Valleau 69 km. C’est une journée difficile avec des montéesde 15% et c’est comme ça toute la journée. Il pleut le matin et on part un peuxplus tars, il annonce beau et chaud au Québec mais nous on est sous le seulnuage qui est au Québec. Malgré tous ca la Gaspésie sur le bord duSaint-Laurent c’est de toute beauté.

30.08.2010 L’anse-à-Valleau à Gaspé 79 Km. Sematin je fais une belle photo du soleil qui se lève sur le golfe duSaint-Laurent. Au début c’est comme la veille ca monte et ca descend puis sa secalme. Il fait beau un peux couvert dès la mi-journée. On visite le parcnational du forillon et le cap des rosiers.

31.08.2010 Gaspé à Percé 73 Km. Il fait un peuxcouvert mais on a vite le soleil et chaud, la route est bien pas trop de montéeca roule bien. Peux avant Percé on trouve un motel restaurant Suisse, mais lerestaurant est fermé et les patrons ne son pas là. Ensuite ca se corse il y aquelques belles montées 15% juste avant Percé. L’attraction principale de Percéc’est un rocher avec un trou dans la mer.

01.09.2010 Percé à Paspébiac 111 Km. Le matinil y a du brouillard et on roule tous le matin dans se brouillard, il faitchaud et humide. L’après midi le brouillard se dissipe et il fait encor pluschaud. C’est plat et on roule bien.

02.09.2010 Paspébiac à New Richmond 54 Km. Ilfait et chaud dès le matin mais avec un fort vent de face. En route on visitele musée Acadien du Québec à Bonaventure, et on a appris bien des choses surl’histoire des Acadiens.

03.09.2010 New Richmond à Pointe-à-la-Croix 81Km. Le matin au réveil c’est couvert et la est vite là, donc c’est une journéepluie qui nous attend. On roule sous la pluie tout le matin et l’après midi sase dégage.

04.09.2010 Journée de pluie on reste au motel, on sent le passage de Earl qui passe un peux plus à l’est. Se soir dernièrenuit au Québec, on dort a la limite d’un fuseau horaire.

05.09.2010 Pointe-à-la-Croix à Petit Rocher 100Km. Earl est passé, et on peut reprendre la route. C’est couvert avec un ventdu sud ouest fort, on roule au sec avec juste quelques gouttes de temps entemps. On passe aussi au Nouveau Brunswick.

06.09.2010 Petit Rocher à Shippagan 122 Km. Ilfait beau dès le matin avec un bon vent dans le dos, et c’est quasiment plat.On longe la baie des chaleurs et en face on aperçoit les cotes de la Gaspésieque l’on à fait les jours passé. A midi on dine au resto chez Isa à Bertrand.La serveuse laisse tomber la boisson sur la table et Rudi se fait aspergé, pours’excusé il lui offre le diné.

07.09.2010 On reste à Shippagan et on visitel’aquarium et le centre marin du NB à Shippagan. Visite très intéressante baséesur les poissons de l’atlantique et la pêche. On rencontre Conrad Allaintechnicien-aquariste à la collection vivante qui nous fait visiter lescoulisses et l’installation technique.

08.09.2010 Shippagan à Neguac 77 Km. On roulesous la pluie. On passe le cape des 9000 Km.

09.09.2010 Neguac à Bay du Vin 93 Km. Le tempsest couvert avec du vent, on sent l’automne qui s’installe.

10.09.2010 Bay du Vin à Richibucto 85 Km. Encorun jour de pluie avec du vent de face pour commencer et un petit peut dans ledos ensuite et de nouveau en face, pas grand-chose à dire on est trempe.

11.09.2010 Richibucto à Shediac 76 Km. Journéequi commence sous la pluie avec un vent froid, l’après midi la pluie diminuemais il souffle toujours on fini quand même au sec.

12.09.2010 Shediac à Borden Carleton 79 Km. Denouveau une journée avec du vent et de la pluie au début on enfin un peux desoleil dès le milieu de l’après midi. On traverse le pont de la confédérationpour arriver sur l’ile du prince Edward, le passage se fait en bus car le pontest interdit aux cyclistes.

13.09.2010 Borden Carleton à Charlottetown 66Km. Toujours de la pluie mais un peut moins de vent, mais pour finir la pluies’arrête mais c’est toujours couvert.

14.09.2010 Charlottetown à Borden Carleton 66Km. La météo annonce de la pluie et la journée commence sous la pluie. L’aprèsmidi sa se dégage enfin et il fait presque beau. On à fait la route numéro 1hier et aujourd’hui on fait le retour sur le trail de la confédération, c’estun chemin en gravier, beau mais pas vraiment intéressant avec les bagages surles vélos.

15.09.2010 Borden Carleton à Amherst 75 Km. Lajournée commence bien un peut couvert mais sec, on traverse le pont en navettele matin et on roule le long de la côte jusqu'à Port Elgin ou l’on dîne, puisvient un orage et on fini la journée sous la pluie. On rentre dans la dernièreprovince la Nouvelle Ecosse.

16.09.2010 Amherst à Parrsboro 65 Km. Il y a duvent froid et c’est couvert mais pas de pluie, on roule toute la journée au secet c’est une journée agréable. On veut visiter le musée paléontologique deParrsboro mais il est fermé, en insistant un peux on peut quand même faire unepetite visite.

17.09.2010 Il pleut fort et on reste au motel

18.09.2010 Parrsboro à Masstown 79 Km. Bellejournée un peux froid le matin, mais plus chaud en journée. On longe le bassinde Minas.

19.09.2010 Masstown à Halifax River Falls 97Km. On commence avec le brouillard et après c’est toujours plus couvert et onfini sous la pluie. On visité le Gloocap héritage centre à Truro.

20.09.2010 Halifax River Falls à Halifaxbusiness Park 98 Km. Temps couvert pour cette journée. On roule jusqu'àl’atlantique et on passe a coté du mémorial Suisse air 111.

21.09.2010 Halifax à Halifax air port 45 Km. Onvisite un peux Halifax. Il fait beau avec un peux de vent. Petite surprise pourles derniers Km, y a plus de route et fait carrément du VTT en pleine campagne.Je suis content d’arrivé cars ca fait 2 jours que je roule sans frein arrière, la roue est tellement pliés que j’ai du démonté les freins pour pouvoir roulé.Fin du voyage 9987 Km et demain on prend l’avion pour le retour.

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Côte Vancouver - Seattle - Portland
Hi,

Voila comme vous aurez pu voir precedement je me rends a Calgary pour le mois de juillet. Ma nouvelle question est au sujet de la cote Vancouver-Seattle-Portland.

Voila j'aurai voulu savoir soit par vos connaissance ou par vos voyages la-bas, quels sont les endroit que je dois absolument visité ou bien tou simplement evité.

Merci de vos reponses et tant qu'a faire j'ai pu voir que a Portland il yavait une boutique de Nike a des prix tres abordable si quelqu'un peut me renseigner dessus merci

Bon voyage a tous et merci!!!!!!!!!
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Aventures canadiennes: deux semaines entre Calgary et Vancouver en juillet 2010
Alors que nous avons l'habitude de préparer soigneusement nos voyages longtemps à l'avance et de fignoler nos itinéraires pendant des mois, voilà le récit d'un voyage organisé à la dernière minute, dans l'ouest canadien, entre Alberta et Colombie Britannique.

Une fois la décision de partir, je me suis jeté sur le forum pour puiser un maximum d'information et m'imprégner des carnets de ceux qui nous avaient précédé sur ce trajet, notamment Grisemote et Krikri.

Seule contrainte, étant donné le temps relativement limité que nous avions, il a fallu faire de nombreux arbitrages et faire des choix... Mais comme nous sommes partis sans nos enfants, nous reviendrons, avec eux, plus longtemps. C'est sûr !

Voici donc l'histoire de ce beau voyage :

J1 : 16/07 - PARIS-CALGARY Vol direct sans histoire, et petit prix avec Air Transat. Survol magnifique de l'Islande, du Groenland, de l'île de Bafin et des Territoires du Nord Ouest. Arrivés à Calgary, nous prenons un taxi jusqu'à notre hôtel (RAMADA HOTEL DOWNTOWN, classique, bien situé et sans surprise). En plein Stampede, nous n'avons pas eu de difficultés à nous loger. Une fois les valises défaites, nous faisons un tour dans le centre, montons au sommet de la Calgary Tower où marchons avec beaucoup de précautions sur le plancher de verre et savourons la première d'une longue série de bières canadiennes... J'achèterai aussi une paire de bottes, bonne idée puisque nous n'en reverrons plus à prix intéressant ensuite (et quel choix !).

J2 : 17/07 - STAMPEDE Aujourd'hui au programme : après un petit déjeûner offert dans la rue, nous nous rendons vers le célèbre rodéo annuel de Calgary. Nous avions assisté aux Cheyenne Frontier Days l'an dernier ; le Stampede, c'est un peu la même chose, version XXL avec en plus un petit côté salon de l'agriculture. Superbe journée, ambiance de fête populaire, et spectacle magique en soirée, digne des productions de Las Vegas (Cirque du Soleil oblige).





J3 : 18/07 - CALGARY Aujourd'hui, nous restons à calgary pour découvrir la ville. Pour être honnête, avec le recul nous avons pensé que ça a été une journée qui aurait pu être mieux mise à profit ailleurs, notamment dans les Rocheuses ou sur l'île de Vancouver. Mais nous voulions absolument, pour des raisons personnelles, découvrir Calgary, Vancouver et Victoria. En résumé, une ville agréable, dans un environnement exceptionnel, des chantiers partout, mais rien de bien transcendant pour le visiteur. Nous avons filé vers Prince's island Park, d'où le point de vue sur Dowtown est intéressant. Après y avoir pris une collation, et pour nous mettre à l'abri de l'orage montant, nous avons repris le chemin du centre pour aller visiter le Glenbow Museum. Très beau musée, avec des sections intéressantes sur les premières Nations et l'histoire de l'Alberta. Une partie du dernier étage est consacré à l'art de la guerre, où l'on découvre toutes les manières dont les Anglais ont pu mettre une raclée aux Français depuis des siècles... En sortant, nous nous arrêtons chez Milestone's au coin de la rue pour une bonne bière, et un dîner fort sympathique...

J4 : 19/07 - CALGARY-BANFF-LAKE LOUISE Ce matin nous partons en taxi chez Hertz sur Mc Leod Trail prendre possession de notre voiture. De là, nous filons à Heritage Park où nous passerons une bonne partie de la journée. Il s'agit d'un "musée" de plein air où est reconstituée la vie dans l'ouest canadien. Le site, très grand regroupe de nombreuses constructions d'époque, avec figurants, un train à vapeur etc. Très intéressante exposition sur le chemin de fer, et son rôle primordial dans le développement des provinces de l'ouest. Il y a également une belle collection de voitures anciennes (et pompes à essence). Vers 15h, nous quittons les lieux puis filons vers Banff, sous un ciel de plomb et une pluie battante. En cherchant notre route, nous franchissons un feu qui venanit de passer au rouge, au nez d'une patrouille de police... Ouf, ils semblent ne pas réagir... Toujours est-il que Hertz nous a quand même facturé les 250 $ correspondants... En fin d'après midi, toujours sous la pluie, nous arrivons à Banff. Après une viste rapide du Visitor Center où une sympathique ranger francophone nous conseille quelques randonnées pratiquables malgré le temps, nous nous réfugions au St james Gate, pub irlandais à l'ambiance réjouissante. Et, en plus ils ont de la bière canadienne 🤪 ! Après dîner, nous reprenons la Transcanadienne, toujours sous la pluie, jusqu'à Lake Louise où nous avons réservé une chambre pour les 3 nuits à venir.

La suite arrive !!
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Ébauche d'itinéraire de Calgary à Vancouver en juillet (avec enfant)
Bonjour à tous,

Plutôt habitués des voyages vers les États-Unis, nous envisageons cette fois ci de changer un peu et de découvrir l'ouest canadien. Ah oui, je précise que nous partons en couple avec une enfant qui aura 11 ans à la date du voyage.

Voici l'ébauche de cet itinéraire ( visites non détaillées)

Jour 1: arrivée à Calgary. Nuit à Calgary ou en direction de Banff Jour 2: Banff/ Canyon Johnson en environs/ Banff. Nuit à Banff Jour 3: Banff / lake moraine/ lake Louise. Nuit à lake louise Jour 4: lake Louise/ parc Yoho/ lake Louise. Nuit à lake Louise Jour 5: route des glaciers de lake Louise a jasper. Nuit à jasper Jour 6: visites autour de jasper. Nuit à jasper Jour 7: route vers parc Wells Gray. Cascades. Nuit à Clearwater Jour 8: matinée à Wells Gray. Route jusqu'à west Vancouver ( quel est le meilleur itinéraire entre ces deux villes?) Nuit à west Vancouver Jour 9: bateau à horseshoe bay pour rejoindre Nanaimo. Arrêt à Parksville et qualicum beach puis cathédral grove, puis route vers Tofino. Nuit à Tofino Jour 10: découverte du parc Pacific rim entre Tofino et Ucluelet. Nuit à Tofino Sortie en mer pour voir les baleines? Jour 11: route vers Victoria. Arrêts en cours de route à explorer. Nuit à Victoria Jour 12: journée à Victoria. Nuit à Victoria Jour 13: bateau vers Vancouver. Nuit à Vancouver Jour 14: Vancouver. Découverte de la ville, shopping. Nuit à Vancouver Jour 15: Vancouver Jour 16: départ

Qu'en pensez-vous?? Des idées pour optimiser ce circuit.. on a bien conscience que cela fait de la route, mais il est difficile de partir plus longtemps.

J'ai pu voir que les hébergements étaient chers, plus chers qu'aux États-Unis je trouve dans l'ensemble. Avez vous de bonnes adresses? Toutes vos remarques seront les bienvenues. Merci par avance

Marie
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Des montagnes Rocheuses... aux rivages de l'île de Vancouver (Canada)
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage d'un mois (24/08 au 24/09/09) dans l'ouest du Canada, de Calgary à Vancouver... en camping-car... pour randonner et pour plonger !



La version complète accompagnée de plus de photos est ici :

sites.google.com/...oyagesouestcanadien/

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Présentation

Après trois voyages en deux ans dans l'Ouest américain, nous avions envie, pour cet été 2009, tout en restant sur le continent nord-américain, d'un parcours plus vert, plus frais ….et l'ouest canadien, avec ses montagnes, ses lacs, ses rivières, ses cascades semblait pouvoir répondre à notre attente.

Dès l'automne 2008, l'itinéraire commence à prendre forme grâce à quelques membres de Voyageforum ayant su nous mettre en appétit par leurs photos et/ou leurs récits de voyage. Merci à eux.

- Grisemote pour son carnet "Les aventures de Grisemote dans l'Ouest Canadien " dont je me suis inspirée pour une partie du circuit. - Vilcanota pour ses nombreux posts que j'ai tous relus et où j'ai pêché bon nombre de conseils. Merci à lui d'avoir pris le temps de relire mon itinéraire définitif. - Philetmap pour ses suggestions de randonnées dans les Rockies et la documentation transmise. - Mcd8 pour les documents sur les randonnées dans Glacier NP - Et tous les intervenants de VF qui m'ont fait partager leur enthousiasme pour la région.

Les grandes lignes se précisent alors, avec un départ à Calgary et puisque nous ne pouvions pas totalement quitter l'ouest américain, il fut décidé de faire une petite incursion dans le Montana afin de découvrir les beautés tant de fois vantées du Glacier NP. Puis remontée vers le nord, Waterton, Kananaskis, Banff, Lake Louise, Yoho, Jasper avant de redescendre vers le Pacifique via Mt Robson, Wells Gray et la Sea to Sky Road. Après avoir longé la Sunshine Coast, traversée vers l'Ile de Vancouver avant de finir par deux jours dans la ville de Vancouver.

Total : environ 3000 kms sur 31 jours ce qui nous laissera suffisamment de temps pour randonner.

Hervé a en tête depuis longtemps de passer des vacances en camping-car. Le parcours a l'air de s'y prêter, routes bitumées, pas de "off road" prévu, alors c'est ok, le Canada se fera en camping-car.

Réservation chez Canadream d'un "Super Van Camper", longueur 21 à 27 feet (en fonction du modèle disponible sur place ! ) largeur 8 feet, hauteur extérieure + de 10 feet. Sensé pouvoir loger deux adultes et deux (petits) enfants, nous y serons à deux très à l'aise.

A part la première nuit à Calgary et les deux dernières nuits à Vancouver (hôtel), nous n'avons rien réservé. Partant hors saison, nous pensons trouver de la place partout. Nous avons dans l'idée d'alterner nuits en camping et nuit hors camping quand cela serait possible.

Enfin le jour du départ arrive !

Lu 24/08/09 Air Transat opère un vol direct depuis le Terminal 3 de Roissy pendant tout l'été, 9h30 de vol jusqu'à Calgary c'est parfait. Rien à redire sur le service à bord. Je dirais même que le repas est meilleur que d'habitude.

Arrivée avec 40 mn d'avance sur l'horaire prévu, passage rapide à l'immigration. Rien à voir avec les Etats-Unis : ici pas de photo, ni d'empreintes, tout juste quelques questions "quel est votre circuit ? combien de temps? …" et l'agent nous souhaite bon voyage avec le sourire, ça fait plaisir!

Les bagages sont récupérés aussitôt et à la sortie de l'aérogare, nous sautons dans le shuttle vers notre hôtel. Température extérieure 17°C à 22h, température prometteuse. D'ailleurs la conductrice du bus nous promet une belle semaine. Espérons qu'elle dise vrai !

Il est 6h du mat' sur notre horloge interne, la chambre du Travelodge n'est pas de première jeunesse, tant pis, c'est pour une nuit, on tombe de sommeil et demain, le réveil risque d'être matinal !

Découverte de Calgary …et de notre camping-car

Ma 25/08/09

Matinal…nous l'avions prévu…mais pas autant. Il est 3 heures du matin et impossible de refermer l'œil. Alors, on s'occupe comme on peut : télé, mails, internet, rangement des valises….essai dodo, mais rien à faire. On patiente encore un peu… puis 7h30 on est dehors en direction de la station "Rundle" pour rejoindre le centre-ville en CTrain (sorte de RER).

Le temps est magnifique. Pourvu que ça dure !

Downtown se caractérise par un noyau de gratte-ciels, nous rappelant un peu New-York, toute proportion gardée, bien sûr. Un ensemble aux formes géométriques assez esthétique.

Et si nous allions voir la ville de plus haut, c'est-à-dire depuis la Calgary Tower. Une vue à 360° sur la ville et au loin sur les Rocheuses.

Et maintenant depuis sa passerelle en verre. Brrr ! 191 m au dessus du plancher des vaches, moi, ça me fait flipper, je ne peux pas m'approcher du bord.

Dans le centre, nous croisons quelques hommes d'affaires….en grande conversation.

Mais pas tant de monde que ça… Mais où sont les Calgary-tes ?

Ah, oui, grâce au pedway, ce système de circuit piétonnier qui relie immeubles et centres commerciaux sur plus de 15 kms en pas moins de 59 passerelles sans jamais mettre le nez dehors, ils sont tous à l'intérieur et en ce début de matinée, tous avec leur mug de café à la main.

Nous expérimentons nous-aussi ce dédale de couloirs à n'en plus finir…

Bientôt saoulés de néons et de tapis roulants (hé, hé, et levés depuis 3h du matin ! ), nous ne tardons pas à avoir envie de verdure. Quelques couloirs et quelques ascenseurs plus loin nous voilà à Prince's Island Park où nous apprécions le calme et la verdure en compagnie de quelques oies.

Mais tiraillés par la faim, nous revenons à la civilisation pour un déjeuner Thaï Express. Délicieux….juste de quoi nous redonner la force pour le trajet retour.

Nous nous affalons sur le canapé de l'hôtel, le temps d'attendre notre transfert chez le loueur de camping-cars. La fatigue commence nettement à se faire sentir !

Sur le parking du loueur, trois véhicules côte à côte : un Van classique, un camping-car "normal" et un "monstre". Devinez lequel sera pour nous ?

Bien vu…c'est le "monstre"! 27 pieds, assurément ! Ah, pour la place, à l'intérieur, pas de problème : un grand lit, un coin-repas, un grand frigo avec congélateur, une plaque de cuisson trois feux et un four, un évier, une douche, un WC, un coin-lavabo et plein de rangements. Précisons que les coins repas et repos s'agrandissent encore après extension. On n'en revient pas !

Et maintenant il va falloir partir avec. Première difficulté : sortir du parking du loueur. Je suggère de profiter de la taille du parking pour faire une grande boucle, la marche-arrière, on expérimentera plus tard.

Nous arrivons tant bien que mal jusqu'au supermarché d'à côté pour les habituelles premières courses et le premier passage à la pompe. Le loueur nous avait mis un quart de réservoir….nous complétons….avec 147, 5 litres. Gloups ! le réservoir fait 200 litres.

Il est 17h maintenant. C'est l'heure de sortie des bureaux à Calgary, une circulation dense pendant les 50 premiers kilomètres et moi, copilote minable, incapable de me retrouver dans ce plan que j'avais pourtant préparé. On a frôlé le divorce !

Hervé est un peu tendu au volant. Normal, il faut à la fois "apprivoiser" le monstre, faire attention à la circulation et gérer la fatigue qui s'accentue d'heure en heure. Vivement qu'on se pose

Après Fort Mac Leod, à 175kms et 2 bonnes heures de route, nous repérons un champ d'éoliennes au loin et gageons qu'une bonne route les dessert. En guise de route c'est finalement une piste gravillonnée mais assez roulante qui nous mène à un coin bucolique à souhait et là, ouf, on décide de se poser.

Au moment de faire le lit, on s'aperçoit qu'on nous a donné 2 couettes mais pas d'oreillers. Pas cool !

Dans le centre de Calgary

Glacier NP : le lac aux icebergs

Me 26/08/09

5 heures au réveil : hé, hé, nous avons gagné deux heures par rapport à hier matin. Levons le camp ! Je me serais bien attardée à marcher dans le coin, il fait si bon, ce matin, mais nous voulons rallier Many Glacier tôt car les places de camping s'octroient aux premiers arrivés.

C'est moi qui me mets au volant et ma foi, l'engin se conduit plutôt facilement (en dehors de toute manœuvre), d'autant que la largeur des voies ici s'y prête. D'ailleurs, il n'y a pas grand monde sur la route à cette heure matinale.

Le poste-frontière de Carway ouvre à 8h. On a droit aux formalités habituelles : photo, empreintes digitales, carte verte à remplir et taxe de 6$ par personne en sus. On nous avait prévenu, ici, pas le droit d'importer fruits et légumes, mais chut ! on a tout de même quelques grappes de raisin et quelques patates dans nos placards. Faut pas le dire !

Après avoir fait le complément de fruits et légumes à Babb et payé notre entrée au parc national de Glacier, nous arrivons au camping à 9h.

20 $ dans une enveloppe et nous voilà garé à l'emplacement 23. Mais Hervé n'a pas encore le compas dans l'œil et scratch ! des branches hautes égratignent le flanc du monstre. Ca commence mal !

Mais que cela n'entame pas notre moral ! Nous avons prévu d'en profiter illico et de partir pour Iceberg Lake (9, 1 miles/ 5à 8h AR, 400m dénivelé). A pied, off course !

Très vite, nous sommes au cœur du décor ! Et quel temps ! Magnifique !

Bientôt rejoints par un "deer" très peu farouche, puisqu'il oblige la file de randonneurs à s'écarter du chemin pour qu'il puisse continuer à brouter.

A mi-chemin les chutes Ptarmigan offrent une halte appréciable.

Le sentier passe dans des prairies recouvertes de fleurs au pied de Ptarmigan Wall.

On marche d'un bon pas et à 12h30, ça y est, le lac est en vue !

En s'approchant …

En y regardant de plus près, il reste quelques petits icebergs.

Surplombant le lac, ces crêtes nous rappellent les Dolomites, pas vrai ?

Quoi de mieux que cette petite crique rocheuse pour nous sustenter et nous reposer.

Il fait si bon qu'on y reste pendant près de deux heures. Autant quitter nos chaussures !

Il faut songer au retour pendant lequel on ne se lasse pas d'admirer ces paysages.

Encore sous le coup du décalage horaire, avec des réveils matinaux deux jours de suite, une randonnée de 16kms dans les jambes, rien d'étonnant à ce que nous soyons lessivés ! Une bonne nuit de sommeil sous les sapins de Many Glacier est la bienvenue !

Iceberg Lake



Glacier NP : le glacier Grinell

Je 27/08/09

Après 2 nuits passés en autonomie (car ici le camping est rudimentaire, pas de branchement), il est temps de se préoccuper de la vidange des réservoirs. C'est Hervé qui s'y colle, armé d'une bonne paire de gants. Tâche pas vraiment agréable mais absolument incontournable !

Bon, une fois la corvée terminée, le camping-car déplacé au parking d'à côté (ce soir, on bouge !), en route pour notre randonnée journalière : aujourd'hui Grinell Glacier Trail, 16kms, autant qu'hier, mais avec un peu plus de dénivelé (488m).

Après avoir longé les berges de deux lacs successifs, Swiffcurrent et Josephine, le sentier prend de la hauteur, laissant apparaître, en contrebas, un troisième lac aux eaux turquoises: Grinell Lake.

D'ici on se rend encore mieux compte de cette enfilade de lacs laissés derrière nous.

Il fait chaud, le sentier se met à grimper de plus belle et quand il passe sous cette cascade, le rafraîchissement est garanti !

Allez, une dernière montée raide dans une ancienne moraine et nous voilà arrivés à Upper Grinell Lake où flottent de gros glaçons.

Après une pause pique-nique, nous nous rapprochons du glacier.

Plus d'une heure à explorer les alentours : fissures, crevasses, pierres remarquables ….et cette curiosité : des algues rouges colorant une petite mare ! Au loin, les 3 lacs.

Sur le chemin du retour, au bord du lac Joséphine, un couple de randonneurs nous avertit de la présence d'un ours. Hervé prépare son appareil-photo.

Nous avançons, les sens aux aguets. Pendant qu'il se baisse pour lacer ses chaussures, je lève le nez vers la pente et lui annonce : "L'ours, il est là ! Non, pas derrière toi, là-haut !"

C'est un grizzli. A environs 60m, dans la pente au-dessus de nous , il est en train de se goinfrer de baies, sans nous prêter la moindre attention. Le bateau-navette sur le lac Joséphine s'est aussitôt déporté de sa trajectoire, les touristes ayant eux aussi vu l'animal.

La photo n'est pas excellente mais la rencontre excitante !

Nous prenons très tard la route vers Ste Mary (la faute à la lessive qui s'éternise) où nous arrivons aux dernières lueurs du jour. Heureusement, le camping est très grand et rarement complet. Il n'y a plus personne à la guérite d'entrée, la consigne est de choisir son emplacement et de payer le lendemain. Aussitôt vu, aussitôt fait ! Ouf !

Grinell Glacier

Glacier NP : Going-to-the-Sun Road

Ve28/08/09

Au programme de cette journée, la découverte de la Going to the Sun Road, un des joyaux du parc.

Point important : tout véhicule de +21 feet de long et + 8 feet de large (ce qui est le cas) est interdit sur une grande partie de la route.

Mais le parc a bien fait les choses avec un système de navettes très efficace. Nous laissons donc notre monstre au camping et rejoignons à pied par un petit sentier le Visitor Center. Il fait frisquet ce matin (3, 5 ° à 7h) mais le soleil ne tarde pas à chauffer.

Nous sommes 4 dans la navette de 8h30 et nous restons dans le bus jusqu'au Logan Pass.

C'est ici que nous avons choisi de faire notre première randonnée de la journée sur Hidden Lake Trail soit 3 miles jusqu'au point de vue ou le double jusqu'au lac. On verra !

Notre regard est immédiatement happé par cette montagne dominant le Visitor Center. C'est à ses pieds que va nous mener la randonnée.

Une passerelle en bois se déroule progressivement jusqu'au col.

Dans des prairies verdoyantes

Les animaux sont au rendez-vous : oiseaux, spermophiles, marmottes.

Mais où sont les "mountain goats" ? Tous les connaisseurs du coin s'interrogent. D'habitude, paraît-il, on peut les voir en nombre sur ces pentes. Ah, les voilà, près de l'overlook !

Le point de vue sur le lac nous laisse sans voix. Que c'est beau !

Un zoom sur les bords du lac nous dévoile une petite île… très tentante. Et si on allait la voir de plus près. C'est parti pour 200m de dénivelé supplémentaire facile, la descente mais il va falloir remonter !).

Une fois arrivés sur la rive du lac (où nous sommes seuls d'ailleurs), il faut pouvoir se rapprocher de l'île vue d'en haut. Pour cela il faut déchausser pour passer un torrent. J'espère que le jeu en vaut la chandelle.

Oui, oui, ça en vaut la peine ! Hervé se met à siffloter quelques airs connus, on n'aimerait pas se retrouver nez à truffe avec un ours. Là, nous apprécions +++ la solitude de Glacier en avançant dans ces prairies en fleurs.

Et au bout…l'île ! Superbe !

La remontée est exigeante mais ponctuée par le sifflement régulier des marmottes, elle se fait à un bon rythme.

De retour au Logan Pass vers 13H30, nous cherchons vainement une aire de pique-nique. A défaut d'en trouver, on s'installe sur des rochers au Highline Trailhead. A peine le temps de sortir nos victuailles que nous nous faisons rappeler à l'ordre par une ranger "Ici, ce n'est pas une aire de pique-nique. Il ne faut pas tenter les animaux …etc" Un peu utopique, car on sait bien qu'ici tout le monde casse la croûte sur les chemins. Bon, puisqu'il faut y aller, levons-nous!

Nous reprenons immédiatement le bus vers notre prochaine étape : le lac Mac Donald. Des travaux sur la route allongent considérablement les délais, il nous faudra 1h15 pour rejoindre le lac.

Le temps d'une glace, au bord du lac …et nous prenons la navette suivante vers Avalanche Creek. Pour la randonnée au lac Avalanche, ce sera trop juste (la faute au détour supplémentaire de ce matin !) alors on se contente d'une petite balade reposante au milieu des cèdres géants "Trail of the Cedars".

Car il faut être de retour au Logan Pass pour la dernière navette à 19h. Nous avons bien un peu de marge mais plus le courage de rien, ce soir. Alors Ste Mary direct pour une soirée confortable dans notre maison roulante.

Hidden Lake

A suivre, quelques posts plus loin !
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Canada 2011: entre terre et ciel
Courant octobre 2010, à la faveur d'un déjeuner avec un ami Vfiste et sa femme nous échangeons quelques idées sur la destination de l'été 2011. Je suis vite convaincu: Nous partirons vers l'ouest Canadien. Grands espaces, animaux, randonnées, le programme est alléchant. Je me procure quelques cartes, achète quelques guides pour dégrossir les étapes et les points d'intérêts remarquables, m'inspire des carnets de voyage de mes prédécesseurs sur VF: Grisemote 5 semaines sous la tente xfg59 voyage de 2 semaines entre Calgary et Vancouver Krikri92 un mois dans l'ouest canadien en camping-car

...et nous voilà lancés. Merci à MLEFEVRE, KASHTIN, JADORRY, VILCANOTA, VNOA, à tous... Je remercie particulièrement Aconstance et Krikri que j'ai énormément sollicité et qui m'ont donné tant de renseignements contribuant à la réussite de nos vacances. 😛.

Afin de vous éviter un fastidieux relevé et partant du principe qu'il faut tout vous faire, voici le résumé des étapes:

29 juillet 2011: départ de Paris arrivée à Calgary 30 juillet: Calgary-Lake Mac Donald 31 juillet: Lake Mac Donald - Many Glacier 1er août: Many-Glacier - Waterton 2 août: Waterton 3 août: Waterton-Radium Hot Springs 4 août: Radium Hot Spring - Banff 5 août: Banff 6 août: Banff 7 août: Banff 8 août: Banff - Jasper 9 août: Jasper 10 août: Jasper 11 août: Jasper - Clearwater 12 août: Clearwater 13 août: Clearwater - North Vancouver 14 août: North Vancouver - Tofino 15 août: Tofino 16 août: Tofino-Victoria 17 août: Victoria 18 août: Victoria - Vancouver 19 août: Vancouver 20 août: Vancouver 21 août: Vancouver

29 juillet 2011: départ de Paris arrivée à Calgary: Nous quittons la maison le matin à 7h00 et après 3 quarts d'heure arrivons à Roissy Charles de Gaulle, terminal 3. Nous voyageons avec Air Transat. Le vol se déroule sans soucis et atterrissons à 12h35 à Calgary après avoir survolé la ville pour atteindre l'aéroport qui se situe quelques kilomètres au nord de celle-ci.

Calgary vue du ciel



Une fois les bagages récupérés et la douane passée, nous nous rendons au comptoir Alamo où nous héritons d'un SUV Ford Escape. Le choix d'un SUV s'est fait non pas pour rouler sur des pistes mais surtout pour profiter de la position haute que celui-ci offre par rapport à une berline et ceci afin de mieux voir les paysages. Dès le début d'après-midi, nous nous rendons dans le centre ville et arpentons la 8° avenue sous un chaud et beau soleil. Une glace pour Isa, des hot-dog pour Maxime et moi. Nous lorgnons les bottes dans les boutiques mais ne cédons pas à la tentation.

L'architecture de la 8° avenue



La Calgary Tower





Cette visite agréable nous prend une paire d'heure. Nous rejoignons ensuite notre véhicule et prenons la direction du sud à la recherche d'un centre commercial où nous achètons nos provisions et une glacière. Cette figure imposée effectuée, nous faisons halte dans un Econo lodge où nous prenons un bain dans la piscine et un moment réparateur dans le jacuzzi. Le soir, nous sortons dîner au Keg Steackhouse. Nous nous couchons à 20h40 après une journée de 20h. 🙂.

30 juillet: Calgary-Lake Mac Donald

Maudit décalage horaire!! Nous sommes réveillés à 5h30!! Nous traînons au lit et patientons jusqu'à 7h00 pour prendre le petit déjeuner. Celui-ci avalé, nous partons en direction du sud via l'autoroute 2. La route est assez monotone Nous arrivons à la frontière US MONTANA à 11h00 et en repartons à 12h15 délestés de 18 US$. Nous atteignons l'entrée de Glacier NP où nous payons 25US$ de droit d'entrée et nous pénétrons le parc via la Going to The Sun Road.



Les lacs se succèdent, les paysages sont splendides



Une petite randonnée de 2 km Baring trail nous emmène vers une cascade.





Cette petite balade sans difficulté nous permet de nous dégourdir les jambes.

Nous poursuivons notre route et après un arrêt rapide au visitor center nous apercevons nos premiers animaux sauvages!!





Toujours à travers de beaux paysages, nous poursuivons la route





Le check in fait, nous nous installons au Lake Mac Donald motel. Le confort des chambres est spartiate mais l'emplacement fort agréable. Une petite marche le long du lac nous apprendra ce premier jour que notre principal ennemi sera Le Moustique!!



31 juillet: Lake Mac Donald - Many Glacier

Je vais chercher du café à la boutique et le petit déjeuner est rapidement avalé dans la chambre dès 6h45. Nous reprenons la route Going to the Sun road dans le sens inverse de la veille. L'occasion est belle pour faire des photos entre brume et soleil. Nous doublons de nombreux cyclistes et croisons des mouflons.



Après 2 heures de route, nous arrivons à Many Glacier. Nous avons prévu de faire une randonnée. Grinnel Lake. Plusieurs départs s'offrent à nous. Nous choisissons de partir du Many Glacier hotel qui est le point de départ le plus éloigné afin de profiter des sous-bois. Nous longeons tout d'abord le lac Josephine par la rive nord qui surplomble un peu le lac. La vue est superbe, le vent assez fort mais le soleil radieux. Les quelques randonneurs que nous croisons s'inquiètent de savoir si nous avons vu des ours. Heureusement non 😇. Le sentier qui part vers Grinnell Glacier est fermé car des grizzlys ont été vus. Nous redoublons de prudence.



Après avoir traversé une zone semi-marécageuse mais aménagée avec de nombreux ponts et chemins de bois nous pique-niquons sur la rive du lac Grinnell.



Le retour se fait par la rive sud du lac Josephine. Là, nous sommes carrément dans les bois (à gauche sur la photo ci-dessous). C'est nettement moins bien.



Le retour au parking du Many glacier Hotel après 12 km de marche est apprécié par tous. Nous parcourons les derniers kilomètres qui nous séparent de notre étape au Swiftcurrent Motor Inn. Un vieux motel qui a l'avantage d'être assez "bon marché" par rapport à ce qui se fait dans la région et au coeur du Parc. Les valises posées et après un rafraichissement (glace, bière et fanta) au soleil nous reprenons nos chaussures de marche et partons pour Redrock Lake. A peu près 5 km AR.



Ce soir, pizzas et poulet grillé au restaurant de l'hôtel.

1er août: Many-Glacier - Waterton

Aujourd'hui, nous avons prévu de faire Iceberg Lake trail. Il s'agit d'une randonnée de 16 km. Nous nous levons tôt et démarrons la randonnée vers 8h00. Après un départ assez difficile car les premiers 500 m se font avec une forte déclinivité, le reste des 8 km aller tout en montée graduelle est assez facile. Nous effectuons l'aller en un peu plus de 2 heures. C'est un rythme assez soutenu.

Le sentier menant à Iceberg Lake



Nous arrivons au bord du lac après avoir franchi quelques ruisseaux et des parties enneigées.

L'arrivée à Iceberg Lake



Un lac alentour de Iceberg lake



Iceberg Lake (le bien nommé)



Nous mesurons la température de l'eau: 2,5 °C. Idéal pour un apéritif mais la taille des glaçons est un peu trop importante! De plus, il y a un vent froid qui nous glace après avoir marché 2 heures. Le pull polaire n'est pas de trop. 😕

Nous prenons une collation et retournons sur nos pas. Il est 10h15. Nous profitons plus du paysage car il y a foule qui monte et le risque se trouver nez à nez avec un ours est considérablement diminué. Nous sommes surpris du nombre important de randonneurs que nous croisons. Tous ces gens qui vont se retrouver en même temps sur les rives du lac!

Les prairies fleuries sont magnifiques mais la descente vers Many Glacier est finalement plus éprouvante pour les articulations (les miennes surtout!!) que la montée.

Bilan de la randonnée: 4h30 de marche, 16 km, des courbatures et des ampoules mais surtout un beau spectacle caché au creux des montagnes!

De retour à Many Glacier, nous pique-niquons et prenons la route en direction du Canada.

Nous passons la douane et sur l'interpellation de Maxime stoppons à hauteur d'un grizzly se régalant de baies à une quinzaine de mètres de nous. Nous le suivons quelques minutes et il s'engouffre dans les bois.



Nous poursuivons notre route vers Waterton où nous arrivons en milieu d'après-midi afin de faire le check-in au Bear Mountain motel. Il s'agit d'un motel des années 60, (télé d'époque!!) L'accueil est bon, le prix doux. Bonne adresse.



Après avoir procédé au lavage de notre linge sale en famille à la laverie du coin, avalé bière, soda ou glace au choix de chacun, nous achetons nos billets à Shoreline Cruises pour la croisière programmée le lendemain. Je soigne mon genou douloureux par du repos forcé. 🏴‍☠️

Nous dînons et nous nous promenons en ville sur les berges du lac dans la douceur de la soirée. Nous sommes séduits par la quiétude de Waterton.



L'hôtel Prince de Galles



2 août: Waterton

Réveillés à 7h00, nous prenons notre petit déjeuner sur le perron de notre chambre et après un tour en ville sur les rives du lac, nous nous présentons à l'embarcadère pour la croisière dite "scenic" en direction de Goat Hunt aux USA. La croisière dure 1h15 pour rallier Goat Hunt qui est l'autre rive côté USA du lac. Nous tamponnons joyeusement nos passeports d'un nouveau cachet. Une courte marche sur les bords du lac et nous reprenons le navire en direction de Waterton.

L'embarcadère de Waterton vu du bateau



Navigation sur Waterton Upper Lake



Encore une fois aux USA 😛



De retour vers midi à l'hotel, nous montons en voiture et partons en direction de Red Rock Canyon. après un arrêt pique-nique, nous faisons le tour du sympathique canyon qui doit son nom aux roches rouges. Le coin est envahi de touristes car la chaleur est bien présente maintenant et chacun profite de la fraicheur des lieux.



Après cette promenade, nous partons en direction de Cameron Lake à quelques kilomètres de Waterton. Nous faisons une marche de 3 kilomètres sur la rive sans grand intérêt, le terrain est plat et sans difficulté. Je claudique toujours. 😕. Isabelle prend le volant pour nous ramener à l'hôtel partons en ville faire quelques courses. Le soir, balade digestive, toujours avec une belle température d'été. Les daims sont nombreux et peu farouches.

Un (très) jeune canadien de 4 ou 5 ans nous aperçoit, descend de son vélo et entreprend de nous sermonner en nous pointant du doigt et nous expliquant en anglais qu'il ne faut pas nourrir les bêtes sauvages, qu'il connait la loi et que plus tard il sera Ranger! Nous l'écoutons religieusement sous l'oeil amusé de ses parents. Ce petit, il a un caractère bien trempé. 🙂.

3 août: Waterton-Radium Hot Springs

Checking out du Mountain Bear Motel et départ en direction de Radium Hot Springs au nord.

J'ai lu dans un guide qu'il y a aux alentours de Waterton un parc clos avec des bisons. Effectivement, l'accès est libre et un loop d'une dizaine de kilomètres d'une route goudronnée nous fait parcourir ce petit parc vallonné.



Les bisons sont au rendez-vous et même si des esprits chagrins diront que ce sont des animaux enfermés, la magie opère et nous sommes ravis de rencontrer ces splendides animaux dans un si beau payasage.





Nous poursuivons notre chemin et prenons une chambre au Cedar Motel à Radium Hot Springs. 2 chambres correctes avec une kitchenette.

En milieu d'après-midi nous allons à la piscine dans le Parc de Kootenay. Nous nous relaxons deux heures durant dans de l'eau à 37°C. 🙂

4 août: Radium Hot Spring - Banff

Avoir une kitchenette dans la chambre a du bon. Nous nous faisons griller du pain que nous tartinons avec du fromage Philadelphia. Après ce petit déjeuner, nous prenons la route en direction de Banff, étape suivante de notre voyage. Nous traversons le parc de Kootenay. Ce parc est injustement méconnu mais magnifique. Les paysages, splendides, se succèdent.



Quelques mountain goat impassible au bord de la route



Nous nous arrêtons un peu au hasard sur le parking de Marble Canyon. Je jette un oeil au panneau indiquant la nature de la balade et décidons de faire celle-ci (une heure trente aller-retour).

Bien nous en a pris.



Les fleurs, toujours présentes



Un faux air de Yellowstone







Cette visite a été très agréable.

Nous remontons en voiture et quelques centaines de mètres plus loin, nous croisons un grizzly. Quelle chance!





Route ensuite vers une partie programmée de la journée. La randonnée de Johnson Canyon dans le parc de Banff. Lorsque nous arrivons à destination, il est 11h30 et le parking est noir de voitures 😕. Nous nous garons sur la route de la Bow Valley à 500m du parking. Ca promet!!

La randonnée de Johnson Canyon est divisée en 3 phases pour sa partie la plus connue. Lower falls située à 1,1 km Upper falls 2,7 km plus loin Ink Pots situés 3,5 km plus loin encore. Au total une randonnée de 14,6 kilomètres. Belle balade. Au départ et au moins jusqu'à Lower falls il y a énormément de monde. Ensuite ça s'éclairci carrément.

Lower falls



Upper falls



Après Upper falls, on a droit à 3,5 km de montée. Les mollets sont soumis à rude épreuve, le souffle est court mais nous maintenons notre effort.

The Inks Pots



Nous nous reposons un moment au bord de la rivière sous un soleil toujours aussi salvateur. Nous entamons la descente et croisons quelques randonneurs qui nous questionnent sur la difficulté et le temps restant à parcourir pour atteindre leur but. La descente est toujours aussi dure et mes genoux souffrent. Ca va être beau demain!! 🤪

Nous arrivons en ville à Banff vers 16h au Voyageur Inn. L'hotel est vieillot et pas génial mais le prix "doux" pour la région m'avait attiré.

Nous allons ensuite en ville au visitor center prendre les informations météorologiques et faire un bilan des activités dans la région. Le soir, nous dinons "local". Un restaurant Tex-Mex obtiendra notre vote. Le Magpie & Stump. Correct.

Après le diner, nous faisons un tour au Minnewanka lake espérant voir des animaux à la faveur de la nuit tombante.



Nous verrons quelques mouflons.



Rien d'autre. 😕

5 août: Banff

Après le petit déjeuner, nous partons vers le Lake Louise. Que de monde!! C'est disneyland!! Il y a des employés qui guident les voitures sur le parking pour que l'on se gare rapidement et ne pas perdre de temps. Ensuite nous nous dirigeons vers le Fairmont Louise hotel.

La vue sur le lac est superbe 🙂



Voilà l'envers du décor 😛



Bon... retournons à l'image que nous vendent les guides 😛



Afin de fuir tout ce monde nous décidons de prendre le chemin de Mirror lake. 2,7 km de montée mais en forte pente. A l'arrivée, le lac est beau mais nous sommes déçus de ne pas avoir eu de beaux points de vue sur le lac Louise. Nous espérions bien pouvoir apprécier de lac de haut.



Nous opérons la redescente et partons en direction du Lac Moraine. L'ambiance est plus intime (enfin... tout est relatif) et nous faisons une petite balade le long du lac.







De retour, nous montons sur la colline des éboulis. C'est un joli point de vue en hauteur avec vue plongeante sur le lac.



Nous quittons le site et de retour à l'hotel, nous prenons un peu de repos à la piscine et ressortons en ville faire quelques courses et diner.

6 août: Banff

Ce matin, nous décidons de partir en direction du Sundance Canyon aux alentours de Banff. Le temps est couvert mais doux néanmoins. Nous partons pour 11 km de marche. Si le début de la randonnée est sympathique, les moustiques le sont moins!! Nous nous faisons dévorer (il n'y a pas d'autre mot) et toutes les bombes répulsives à appliquer sur les vêtements ou à même la peau n'y font rien. 🏴‍☠️.

Vallée de la Bow



Maxime à fond, contemplatif...



Le Canyon Sundance



Le retour sous le soleil nous épargne quelques piqûres de moustiques qui sont moins nombreux. Après avoir pique-niqué en ville, nous passons une partie de l'après-midi au Safeway du coin à faire des courses, puis à la laundry et enfin faire le tour de la ville à pied. Banff est très agréable. 🙂



Le soir, nous retournons à Minnewanka lake et pique-niquons à Cascade Pond au bord de l'étang. Nous ne verrons pas plus d'animaux que la veille. Juste quelques "fous" se baigner alors que l'eau est glaciale 😮.

7 août: Banff

Grasse matinée. Nous nous levons à 8h00 et allons déjeuner dans la salle commune de l'hôtel. Nous joignons ensuite le parking de Surprise corner à l'angle de Buffalo street et de Tunnel Mountain road pour entamer notre promenade du jour en direction de Hoodoos. La marche débute dans une pinède pour rejoindre la rivière Bow.

Après avoir longé un moment celle-ci, nous arrivons à une intersection. Pas de signalisation... nous prenons à droite, un peu au feeling (on va continuer à suivre la rivière). Mal nous en a pris. Après quelques centaines de mètres, nous sommes égarés et le chemin inverse n'est pas facile à retrouver. 😕. Nous sommes égarés, pas encore perdus...Nous coupons à travers la forêt et escaladons une colline, suivons des sentiers parcourus par des animaux, pas de traces humaines... Après quelques centaines de mètres à nouveau, nous rejoignons enfin, exténués, la route, un parking, le trail vers les Hoodoos que nous atteignons finalement.



Au retour, nous empruntons la bonne piste et retournons à notre voiture en maintenant bien le cap!! si cette randonnée n'est pas paumatoire, une erreur est vite arrivée. Ca nous servira de leçon. Nous nous restaurons dans un parc alentour et allons visiter les chutes de la rivière Bow. Il y a du monde, certes, mais la vue est belle sous un soleil toujours aussi chaud.



Nous rentrons à l'hôtel par Tunnel Mounbtain drive en milieu d'après-midi pour nous poser puis repartons en ville pour diner. Mais avant, shoping!!

8 août: Banff - Jasper

Aujourd'hui, nous devons parcourir la route des Glaciers en reliant Jasper. Nous attendons beaucoup de cette journée. Nous sommes chanceux, il fait toujours beau, les paysages seront splendides!! Nous quittons l'hotel à 8h30, passons à la poste et empruntons la Bow Valley road, petite route qui longe l'autoroute et la vallée de la Bow. Nous avons l'intention de faire des rencontres animalières!! Nous roulons lentement, nos sens à l'affut. Bon, je ne vais pas vous mentir... on ne verra rien!

La Route des Glaciers s'ouvre devant nous. Nous passons l'entrée du parc où l'hôtesse nous remet un plan de la Route des Glaciers (plus belle route du monde, il va sans dire 😛) . Nous sommes émus car il s'agit de la 24ème plus belle route du monde que nous prenons au gré de nos voyages. 😉. La route est vraiment splendide. Elle fait 230 km. Le point 0 au sud se situe à l'embranchement de la transcanadienne et de la promenade des Glaciers à Lake Louise



Tout d'abord, arrêt au Glacier Crowfoot Puis le lac Bow



Nous nous arrêtons, passage obligé au lac Peyto. Il y a des cars entiers de touristes, c'est noir de monde et excessivement bruyant. A noter qu'à ce point de vue il y a 2 parkings. Un pour les cars à 100 m du point de vue et un autre pour les véhicules de tourisme à 800m. Tout est fait pour que les passagers des cars fassent une visite "vite-fait bien-fait" du site.



Nous voyons encore une fois un ours noir accompagné de son petit. (photo floue 😕)



Nous faisons un arrêt au chutes Tangle...



...et passons sans nous arrêter au centre du champ de glace. Il y a vraiment trop de monde et des parkings géants pour faire un tour d'autobus avec des roues surdimensionnées, ce n'est pas notre tasse de thé. Nous nous arrêtons aux sources bubbling pour déjeuner. La route se poursuit vers les chutes Sunwapta et nous bifurquons sur la route 93A pour visiter les chutes Athabasca. Splendides mais que de monde là encore!!



Nous arrivons à Jasper et décidons de prendre possession du bungalow où nous séjournerons 3 jours: Patricia Lake Bungalows, au bord du lac Patricia. Il s'agit de petits bungalows privatifs. C'est hyper calme, très bien entretenu et une literie dans les chambres superbe. Une de nos meilleures adresses de l'été.



Nous prenons un instant de repos dans le jacuzzi avant de retourner en ville procéder au ravitaillement pour le diner et les jours suivants.

9 août: Jasper

en quittant notre bungalow ce matin, nous croisons un superbe Wapiti sur la route avant d'arriver à Jasper.



La ville traversée, nous partons en direction du lac Maligne. Nous voyons un coyotte, craintif, lançant des regards derrière lui.



Nous arrivons ensuite sur le lieu de notre première randonnée du jour: Maligne Canyon. Nous marchons 5 km le long du canyon entre le premier et le sixième pont. C'est une randonnée facile et très agréable dont les paysages varient entre canyons et vues sur la rivière.





De retour, nous prenons la direction du Lac Maligne. Nous nous renseignons sur le prix de la croisière sur le lac. 57,75 $CAD par personne + taxes. C'est très cher, il n'y a pas de concurrence, ça sera sans nous. Nous profitons un instant de la vue (ça, c'est gratuit 😛) et partons faire le Mary Schaffer loop long de 3,5 km. Promenade alternant le bord du lac et la forêt.



Sur le chemin du retour, avant le lac Medecine, nous nous arrêtons faire un autre trail: Beaver trail. Super, on va voir des castors alors? Après 2km, nous arrivons au lac Beaver mais nous ne voyons pas la queue d'un castor.



L'arrêt photo au lac Medecine s'impose.



Ce lac a la particularité d'être vide l'été et plein l'hiver... enfin non, le contraire... vide l'hiver et plein l'été 😉. Bref, le peuple autochtone lui attribuait pour cette raison des pouvoirs magiques. Nulle magie. Nous sommes de retour au bungalow en fin d'après-midi. Nous nous délassons dans le jacuzzi et sortons en ville diner au Karouzo's steackhouse. Ca, c'est magique!! 😛

10 août: Jasper

Rveil à 7h30, petit déjeuner et douches (soyons clairs même si ce n'est pas mentionné chaque jour, nous prenions tous les jours une douche!!😛). Nous avons prévu, aujourd'hui de gravir le Mont Edith Cavell. Sur la route, encore une fois, nous croisons une superbe femelle Wapiti et prenons la route 93, route des glaciers ou donne la Cavell road. Au bout d'un moment, ne voyant rien venir, je sors la carte. Il fallait prendre la route 93A et pas la 93! Hop, demi-tour en pestant (intérieurement je crois) contre la passagère supposée avoir la carte ouverte sur les genoux et nous atteignons la Cavell road. Cette route fait 12km et est interdite du fait de son étroitesse aux camping car. Effectivement si le revêtement de la route est bon, c'est pas hyper large. Cela dit, tout le monde va dans le même sens. Il est 9h30, chacun monte vers le Mont Edith Cavell. Nous nous préparons à entamer la randonnée.



Après avoir jeté un oeil sur le glacier via l'étang Cavell au premier plan...



...nous entamons la montée jusqu'à Cavell meadows Lorsque je parle de montée, c'est le bon terme. Il s'agit de 3 km de côte sans discontinuer. Mon genou recommence à me faire souffrir. Le paysage vaut vraiment la peine une fois atteint le sommet.



Les prairies fleuries



Nous voyons des marmottes et un cassenoix.





Nous reprenons le chemin de retour par un autre sentier et arrivons au parking 4 heures après le départ non sans avoir fait un saut au bord du lac alimenté par le glacier.



Sur le chemin du retour vers Jasper, nous faisons une halte à Valley of the five lakes mais nous ne sommes pas éblouis par le site et retournons à Patricia lake pour les tâches domestiques: boire des bières, manger des glaces et faire la lessive. C'est au choix, temps libre 😛. Le soir, dîner chez Earl's. Bonne adresse quoique un peu bruyant.

11 août: Jasper - Clearwater

Nous quittons à regrets le confort douillet de Patricia lake bungalows et prenons la route direction Clearwater et le parc de Wells Gray. Initialement je voulais faire la randonnée du lac Kinney mais fatigués par le trail de la veille nous filons directement vers Clearwater où nous arrivons vers 12h30 après avoir essuyé et ce pour la première fois des vacances quelques gouttes de pluie en chemin.

La preuve en image...



Après avoir procédé au ravitaillement et acheté une superbe pièce de boeuf pour faire griller le soir, nous déjeunons près du centre d'information et montons sur le parc de Wells Gray. Nous stoppons aux chutes Spahats. Il me semble que ce sont les plus "quelque chose" du monde mais je ne sais plus quoi 😛.



Nous arrivons au Trophy Mountain Buffalo ranch où nous devons séjourner 2 jours. Il y a là la possibilité de faire du cheval. Nous héritons de la chambre quadruple nommé Wolf. Accueil moyen, service moyen (j'avais pas envie de payer 5$CAD pour avoir internet!!😠) pour un prix global assez élevé finalement. Nous partons ensuite pour les Dawson falls



.. puis aux Helmcken falls.



Ces dernières sont très jolies et considérées comme les plus belles du Canada (on n'a pas de pot, d'habitude c'est plus belles du monde. Ils ont peut-être le sens de la mesure 😛)

Nous restons un moment assis à les contempler en prenant du bon temps sous le soleil. De retour à l'hotel, je demande naïvement à la réception où je peux faire griller mon super morceau de boeuf acheté le matin même. Ah, mais mon bon monsieur, ce n'est pas possible! Je peux vous vendre du bois et vous prêter une grille si vous me laissez 50$CAd en caution pour cette dernière. bon là, le mec il me gonfle vraiment. Sa balade à cheval, demain, il va pouvoir se la mettre en pendentif. A la place on fera du rafting! Nous partons pique-niquer à la Green Tower où malheureusement il n'y a pas de barbecue. Décidément, ce n'est pas notre jour 😕. La viande fini à la poubelle 😠. Le paysage est splendide et nous sommes seuls, ça nous console un peu.

12 août: Clearwater

Le rendez-vous pour le rafting est fixé à 9h15 pour un départ à 9h30 de Clearwater. Nous n'avons jamais pratiqué cette discipline et sommes un peu anxieux. L'accueil est bon. Nous enfilons nos combinaisons, notre gilet de sauvetage et notre casque et partons en mini-bus vers le nord. Je n'ai pas de photo à mettre en ligne mais croyez-le, ces tenues nous vont à ravir😎

Après avoir descendu les rafts des remorques et les avoir portés pour descendre vers la rivière (c'est marrant, il ne me l'avait pas dit le type au téléphone la veille que je ferai le sherpa 😊) nous plongeons dans la rivière et montons dans nos embarcations. Nous voyageons avec un couple d'allemands et une famille de russes. Nous écoutons attentivement les consignes (en anglais bien sûr) et démarrons 2h30 de descente. A mi-parcours, nous allons visiter une chute. Candle creek falls. Nous passons sous la chute et sautons dans le bassin. L'eau est très froide mais cela vaut le coup. Nous continuons l'aventure et arrivons à bon port. Nous sortons les rafts de l'eau et rejoignons à pied notre point de départ. Le tout fut vraiment très agréable bien que un peu cher quand même. Après avoir pique-niqué, nous remontons sur le parc de Wells Gray et faisons le trail de Bayleys falsl. une heure trente de marche pour 4,5 km. Nous longeons la rivière puis un lac et enfin finissons dans une forêt dont les arbres sont couverts de mousse et de lichen.





Nous terminons notre visite dans la partie la plus au nord du parc au bord du lac de Clearwater



Nous rentrons à l'hôtel et dinons au restaurant. C'est assez cher mais nous avons de bons légumes et de la bonne viande de bison.

13 août: Clearwater - North Vancouver Dans chaque voyage, il y a au moins une étape de liaison assez longue. Aujourd'hui c'est le cas. 530 km entre Clearwater et North Vancouver où nous devons prendre le ferry le lendemain pour lîle de Vancouver. Cette étape, monotone, nous la faisons d'une traite par l'autoroute. Nous ne faisons pas d'arrêts, notre principal objectif étant d'arriver à Vancouver et de trouver un hôtel.





Après 6 heures de route, nous redécouvrons la civilisation. Vancouver, ses embouteillages et ses travaux. Nous arrivons finalement à North Vancouver où nous trouvons un hotel Comfort Inn à une dizaine de kilmomètres de Horseshoe Bay. Nous us délassons à la piscine avec un café, un livre. Il y a un Denny's à proximité de l'hôtel. Le repas du soir est tout trouvé. Ca nous rappellera nos vacances aux USA.

14 août: North Vancouver - Tofino

Nous avons eu besoin du réveil ce matin. Celui-ci sonne à 6h10. Nous étions néanmoins déjà réveillés par la chaleur! après avoir déjeuné rapidement, nous arrivons à 7h30 à Horseshoe Bay, lieu de départ des ferries pour Nanaimo sur l'île de Vancouver.



Le bateau quitte son emplacement à 8h30 précises et après une traversée très calme arrive à Nanaimo à 10h10 comme convenu. Nous quittons le ferry et partons en direction de Tofino sur la côte ouest de l'île de Vancouver, lieu de notre prochaine étape.



Sur le chemin, nous faisons une halte à Cathedral Grove pour visiter une forêt de cèdres géants et de pins Douglas. 70 m pour le plus grand, 800 ans pour les plus anciens. Les mousses et les lichens créent une atmosphère spéciale même si nous faisons la visite sous le soleil.





Nous repartons vers Tofino non sans faire une halte au lac Sproot.

Le lac Sproot sous un ciel couvert avec au fond un hydravion



Arrivé dans les montagnes de l'île de Vancouver, il pleut. Pendant une heure, nous essuierons une pluie fine et nous repensons à la prophétie qui dit qu'il ne fait jamais beau à Tofino! Nous arrivons sur place à 15h et procédons au check-in. nous logeons au Adventure Inn bed and breakfast. Bonne adresse. Le propriétaire du B&B fait des sorties en mer pour aller voir les baleines. Pas de chance son bateau est en panne mais il est tellement désolé qu'il nous négocie au Whales Center des supers prix pour le lendemain 🙂.



Nous nous baladons en ville et allons à Tonquin beach. Nous sommes sur la plage, au bord de l'océan pacifique sous un beau soleil!



FREDXIII was there 😉





Nous dinons ensuite au Sobo. Restaurant à la mode. Une demie heure pour avoir une table et une heure pour avoir notre plat une fois ce dernier commandé. C'est bon mais vraiment trop long. En règle générale, les restaurants sont chers à Tofino.

15 août: Tofino

Nous profitons du petit déjeuner complet du B&B. Il est préparé par Aurélie une française, jeune trentenaire qui travaille là. Le rendez-vous pour aller voir les baleines est fixé à 10h00. Nous croisons en ville des groupes qui rentrent d'une sortie en mer.



Comme quelques jours auparavant au raft, nous enfilons de superbes combinaisons rouges. Elles sont nécessaire car si le temps est clément, il y a du vent et l'air est froid lorsque le bateau fonce à travers l'océan. Après avoir fait connaissance avec le capitaine du bateau, un indien qui vit de l'autre côté de la baie nous voilà partis tous les trois avec neuf autres compagnons à la recherche des baleines. Si on pensait faire une croisière, nous nous sommes trompés. Il s'agit d'une course, une chasse! nous sommes secoués car le batreau file à toute vitesse mais quelles sensations! Nous arrivons rapidement à proximité d'un couple de baleines (enfin le dos elles ne nous ont pas signé d'autographe) puis voyons un second couple quelques minutes plus tard sur un autre emplacement.





Nous sommes en train de mitrailler les cétacés lorsque le guide communique par radio avec des confrères. Soudain il nous demande de nous asseoir et c'est parti pour 15 minutes de course effrenée sur les flots. Heureusement, l'océan est calme mais à chaque saut du bateau, on a l'impression soit que l'on va passer par dessus bord ou que le bateau va se briser au prochain impact. Soudain, le bateau stoppe à proximité d'un autre. nous assistons alors à un spectacle pour lequel nous n'étions pas préparés (ni le guide d'ailleurs). Il y a 5 ou 6 orques batifolant dans les eaux.





C'est d'autant plus surprenant que les orques sont supposés ne revenir dans ces eaux qu'en septembre lorsque les températures baissent. Nous restons là un long moment avant de rentrer au port à vitesse moyenne cette fois. 🙂 Quel bon moment nous avons vécu en 2h30. Nous nous restaurons en ville près du skate parc et partons vers le sud le long de Pacific rim. Nous faisons un premier arrêt à Radar Hill qui est le point culminant de Tofino mais la vue est cachée par les arbres. Rien à voir. Nous partons donc en direction de Ucluelet. Nous faisons une randonnée de 4,5 km sur le Wild Pacific Trail à l'extrémité sud. La promenade facile est très agréable.







Nous allons ensuite à Long beach où Maxime nous fait une démonstration de surf sur une planche en bois et finissons notre visite à Wickanimmsch Beach. Les paysages sont splendides.





De retour à Tofino, nous achetons à manger en ville puis dinons dans la salle commune du B&B. Pizza et vin blanc.

16 août: Tofino-Victoria Nous quittons le B&B après avoir réglé la note. Partons de Tofino à 8h45 en direction de Victoria via Port Alberni, la grande ville du centre de l'île à 2 heures de route de Tofino. Je fais le plein du véhicule et en retournant à ma voiture plonge machinalement la main dans la poche de mon short pour y trouver... les clefs de la chambre. P...!!! le C...!! J'appelle le B&B et explique que je vais renvoyer les clefs depuis le bureau de poste. Ils sont désolés et s'en veulent car ils considèrent que c'est leur faute. Je leur certifie que non, que c'est de ma faute même si je pense exactement le contraire 😉 . 10,63 $CAD plus tard, nous reprenons la route vers Victoria. Nous faisons halte à Parksville charmante station balnéaire et arrivons à Victoria à 15h30 où nous procédons à la prise de la chambre. Nous serons à l'Admiral Inn pendant notre séjour. Nous avons un 2 pièces avec kitchenette. Hôtel assez bon marché et bien situé. Accueil très sympathique. Nous sortons en ville nous balader.







Nous jetons un oeil aux boutiques et nous nous offrons un savoureux fish and chips chez Joe's sur le port. Bonne adresse.

17 août: Victoria

Nous nous levons assez tard et allons en ville nous promener. La ville se met en marche doucement. Nous marchons dans les rues et profitons de la belle architecture des bâtiments.



De retour à l'hôtel, nous prenons la voiture et nous dirigeons vers Oak Bay. C'est un quartier résidentiel bordé de plages à l'est de Victoria. Nous nous reposons à Willow Beach pendant 2 bonnes heures puis retournons à l'hôtel pour nous rafraichir. Il fait très chaud, nous sommes vraiment chanceux. Le soir, diner en ville au Swanns pub.

Quelques clichés de la ville le soir









18 août: Victoria - Vancouver

Dernière partie de nos vacances. Nous quittons Victoria et l'île de Vancouver pour le continent et Vancouver. Nous devons prendre le ferry à 11h à Schwartz bay pour Tsawwassen au sud de Vancouver. Nous nous présentons tôt et obtenons une place sur le passage précédant à 10h. La traversée s'effectue à nouveau sur une mer d'huile et nous atteignons l'autre rive à 11h35. Nous montons vers Vancouver plein nord. Après notre traditionnel arrêt pique-nique, nous arrivons au Sunset Inn sur Burnaby street pour prendre possession de notre chambre. Quadruple, kitchenette et située au 10° étage avec vue sur la ville. Sympa.

Nous déambulons dans les rues d'une ville qui vit à 100 à l'heure et qui a des faux airs de San Francisco. Nous avons aimé cette ville qui compte 36% de sa population d'origine asiatique à tel point que les canadiens la nomme Hong-couver 🙂. Le soir, diner sur Davie street à proximité de notre logement. Le quartier est festif, c'est la semaine du film gay et lesbien 🙂. Nous rentrons à l'hotel et profitons de la douceur du soir et de la vue.



19 août: Vancouver

La nuit passée et le petit déjeuner avalé, nous partons en direction de Lynn Valley et plus particulièrement de Lynn Canyon. Il y a un pont suspendu et la destination sur le nord de Vancouver a l'air sympa, sans compter que, après plusieurs jours sans marcher, nous manquons d'exercice Nous faisons 2 balades. Twin falls et The Pool.





Le Parc vaut la peine d'être visité et est à mon avis plus intéressant que Capilano Bridge beaucoup plus populaire. Lorsque nous quittons le parc à 11h, il commence à y avoir beaucoup de monde. Nous montons sur Cypress Bowl road pour avoir une belle vue sur Vancouver mais la brume de chaleur empêche toute photo intéressante. Nous redescendons sur North Vancouver et empruntons Marine drive, sorte de voie où il y a plus de porsches que de porches et allons nous poser sur la plage de Dundarave Beach.

Au retour nous prenons le pont suspendu Lions Gate bridge qui ressemble au Golden Gate de San Francisco à part sa couleur verte et traversons Stanley Park en voiture.



Nous faisons quelques arrêts et décidons de revenir faire le tour de Stanley Park le lendemain à pied. Nous repassons à l'hotel et repartons en ville à pied du côté du terminal des bateaux de croisière sur Canada Place. Nous traversons le quartier des affaires.







Nous retournons dîner à l'hôtel dans notre chambre avant de sortir assister au coucher de soleil sur Sunset Beach la bien nommée 😎



20 août: Vancouver

Ce matin, nous avons prévu de faire le tour de Stanley Park. Depuis l'hôtel, il faut compter 2 km. Nous devrions faire 12km aujourd'hui. Nous sommes samedi et les habitants sont tous en roller, en vélo, en chaussures en train de faire du sport. Le front de mer est très plaisant.







Arrivés sur Stanley Park, nous découvrons que les vélos n'ont le droit de circuler que le sens anti-horaire. C'est bien, on les verra arriver face à nous car ils sont si nombreux! La balade est très agréable avec le front de mer d'un côté et le bois de l'autre.



Nous croisons les oeuvres éphémères d'un artiste Kent Avery et lui achetons quelques cartes de sa fabrication.







Après Prospect Point nous voyons 3 loutres. Une mère et ses 2 petits. Nous les regardons un moment jouer et se nourrir. Elles se fichent complètement des spectateurs.



Nous nous arrêtons près de Totem Poles et poursuivons notre balade.



Près du Vancouver Rowing club nous voyons 2 otaries dorer au soleil.



Le tour de Stanley Park est terminé et nous nous rendons sur English bay Beach ou nous nous baignons! il fait très chaud et l'eau est étrangement à la bonne température pour un bain.

De retour en fin d'après-midi à l'hôtel, nous préparons les valises pour le grand retour.

21 août: Vancouver

Dernière journée à Vancouver et au Canada. En général, cette journée est pourrie. Je traine ma peine et n'ai qu'une hâte, enregistrer les bagages et monter dans l'avion. Bon... le vol est à 18h25, va falloir trouver quelque chose à faire 😕. Nous trainons un peu dans la chambre et partons sur Granville Island. Il s'agit d'un quartier aménagé avec des boutiques, des équipements sportifs et une marina. C'est sympa. Nous assistons au retour d'un couple qui est allé pêcher le saumon. Le skipper découpe le saumon et tend la peau à 2 otaries qui n'attendent que ça, le cérémonial doit être le même chaque jour. 🙂.



Nous quittons Granville Island pour Richmond où nous faisons le tour des boutiques du centre commercial et joignons l'aéroport. Nous laissons le véhicule entre les mains du loueur et enregistrons nos bagages. Les vacances sont terminées, nous sommes en salle d'embarquement. Merci à ce magnifique aéroport qui nous offre le free wifi pour passer le temps. ADP pourrait en prendre de la graine! Peu de temps après le décollage, nous survolons les rocheuses.



Le vol retour de nuit est comme d'habitude interminable avec cette sale manie qu'ont les compagnies de nous réveiller pour nous offrir des trucs infâmes à manger. Encore un peu de patience... nous arrivons à Roissy et récupérons nos bagages 1h30 après notre arrivée. Les valises arrivent au compte goutte sur le tapis, les sanitaires sont noyés et sales. On retrouve l'organisation française, c'est un peu brutal. 😕

Il est 15h00 et nous sommes à la maison. Demain, on reprend le chemin du travail 🤪.
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Trois semaines entre Montréal, Ottawa, l'État de New York et la Nouvelle Angleterre
Bonjour à tous

Après un été en Italie en 2018 , l’envie de repartir sur la côte est des USA pour « finir » notre voyage en Nouvelle Angleterre s’est concrétisé : 23 jours en partant de Montréal , tourner cette fois ci vers l’Ouest en passant par Ottawa, l’état de New York, le Connecticut, le Rhode Island, le Massachusetts, Le Vermont, à nouveau l’état de New York et enfin retour par Montréal .

Cette fois ci nous ne sommes que mon mari et moi , sans aucun enfant , les premières grandes vacances en couple depuis ...1990. Les billets d’avion sont achetés en Mars pour 1358€ pour 2 sur Air Canada directement -sièges et valises compris. Les AVE sont ok jusqu’en 2025. L’I94 sera réglé sur place . Les hôtels ont été réservés au fur et à mesure soit sur une centrale qui crédite une nuit gratuite pour 10 réservées- on en profitera deux fois, soit sur les sites directement des hôtels. Et ça ce fut un gros gros boulot en amont . Les repas seront surtout pris dans des restaurants et pique-nique le midi . Attention aux horaires des restos le soir , dans les coins pas touristiques, ils ferment souvent vers 21h-21h30.

Je me suis inspirée très fortement du guide « Escapades Américaines «  de Marie France Bornais un des rares guides sur l’Etat de New York et du Guide Ulysse sur la Nouvelle Angleterre, des petits guides pour Montréal et Ottawa , les sites internet des régions parcourues , surtout https://parks.ny.gov/ et des demandes de documentations . Et bien sûr les quelques carnets et discussion sur ce forum.

Le trajet J1 mercredi 03 Juillet Paris-Montréal J2 jeudi 04 Juillet Montréal - Gatineau/Ottawa J3 Vendredi 05 Juillet Gatineau/Ottawa J4 Samedi 06 Juillet Ottawa-Gananoque J5 Dimanche 07 Juillet Gananoque J6 Lundi 08 Juillet Gananoque-Geneva J7 Mardi 09 Juillet Geneva-Ithaca J8 Mercredi 10 Juillet Ithaca J9 Jeudi 11 Juillet Ithaca-Pougkeepsie J10 Vendredi 12 Juillet Pougkeepsie-Mystic J11 Samedi 13 Juillet Mystic J12 Dimanche 14 Juillet Mystic J13 Lundi 15 Juillet Mystic J14 Mardi 16 Juillet. Mystic - Boston J15 Mercredi 17 Juillet Boston J16 Jeudi 18 Juillet Boston J17 Vendredi 19 Juillet Boston - Bennington J18 Samedi 20 Juillet Bennington J19 Dimanche 21 Juillet Bennington-Lake Placid J21 Lundi 22 Juillet Lake Placid J22 Mardi 23 Juillet Lake Placid -Montréal J23 Mercredi 24 Juillet Montréal J24 Jeudi 25 Juillet Montréal -Paris

Je vais essayer d'intégrer la photo du trajet mais celle que j’ai n’est pas assez « lourde ». Victoire :
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Quel vélo choisir pour traverser l'Alaska et le Canada?
Bonjour à tous!

Nous sommes nouvelles sur ce forum et nous avons besoin de votre aide! Nous souhaitons partir faire un long périple à vélo Alaska - Canada... Et plus si affinité! :-) Nous avons repéré 2 vélos mais par manque de connaissance dans ce domaine, on a quelques difficultés à choisir! En 1ier, nous avons vu le Awol Elite - Specialized https://www.specialized.com/fr/fr/bikes/adventure/awol-elite/106555

Le second c'est le vélo cyclo randonnée Deore. http://www.cyclo-randonnee.fr/velo-cyclo-randonnee-198/velo-cyclo-randonnee-deore-1394.html

Pourriez-vous nous dire ce que vous en pensez, les grosses différences (mis à part pour le prix et le poids😛) et pour finir, quel serait votre choix?

Merci à tous!
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Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers, USA (1ère partie)
Les aventures de Grisemote dans l’Ouest Canadien (1ère partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

5 semaines sous la tente, en juillet 2008, avec nos enfants âgés de: 13, 12 et 8 ans! Tout d'abord, avant de débuter la narration, nous nous devons de remercier tous ceux qui ont pris le temps de nous répondre et celles qui ont eu la gentillesse de me faire parvenir leurs guides, cartes, voire atlas! Kashtin, Calou192, mlefèvre, Vinny, Vilcanota, notre grand spécialiste de la région et tous les autres, merci à vous tous!🙂 Texte: Gilles Plançon Photos: Gilles et Sylvie Cela a commencé de façon maintenant presque traditionnelle, un soir de novembre pluvieux, lors de la présentation des vœux familiaux pour les vacances : « Cette année, nous irons au pays des ours, de la forêt et des montagnes. Certes, l’endroit est infesté de moustiques tenaces, les ours abiment régulièrement et sans distinction les touristes et les locaux, le soir le froid mord les doigts de pieds, voire plus (montagne oblige), la probabilité de rencontrer de la pluie est de 100 %, mais en revanche, on y trouve le meilleur sirop d’érable, la forêt sauvage sur des milliers de kilomètres où pullulent les fameux ours, les paysages sont à couper le souffle (que l’on a moins d’ailleurs en altitude) et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, c’est le territoire des glaciers qui fondent à vu d’œil et qui auront certainement disparus dans quelques années. » Devant tant d’arguments et de détermination de la part de Grisemote et l’assurance d’une organisation impeccable inspirée par les meilleurs conseils du forum, aucun des co-aventuriers n’a osé remettre en doute ce choix forcement judicieux, tout juste une question fut posée à voix basse : « Tenaces comment les moustiques ? »

L'itinéraire tel qu'il était prévu: (nous l'avons quasiment respecté) Les temps de route et kilomètres sont quand même à vérifier, je m'étais aidée d'un site canadien qui donnait les temps de parcours! S 5 juillet Arrivée Calgary nuit Sandman hotel – aéroport D 6 juillet visite Calgary nuit Sandman hotel – aéroport L 7 juillet stampede nuit Sandman hotel – aéroport M 8 juillet Route vers Drumheller (badlands) (138 km) Visite du musée de paléontologie (on n’a pas eu le temps !)– route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) camping de dinosaur M 9 juillet Dinosaur Park - route Glacier Park (environ 300 km) camping de Ste Mary J 10 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road camping de fish river V 11 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road retour et route vers Many glacier Swiftcurrent motor inn S 12 juillet Glacier Park – Many glacier Grinell glacier trail camping de Many Glacier D 13 juillet Glacier Park – Many glacier cracker lake trail camping de Many Glacier L 14 juillet Waterton Lakes National Park Camping townsite M 15 juillet Waterton Lakes National Park Crypt lake Camping townsite M 16 juillet Waterton – Lake Louise 4h17 camping de Lake Louise J 17 juillet Lake Louise camping de Lake Louise V 18 juillet lac Moraine camping de Lake Louise S 19juillet Parc National de Yoho (chutes de takakkaw + emerald lake) camping de Lake Louise D 20 juillet Jasper (Route des glaciers) Camping Wilson creek L 21 juillet Glacier Athabasca (départ 10h40) Route vers Jasper (environ 110 km) + chutes Athabasca camping Wapiti M 22 juillet Jasper (Lac Maligne) camping Wapiti M 23 juillet Jasper (Mont Edith Cavell) camping Wapiti J 24 juillet Jasper– Beaumont Provincial Park (environ 500 km – 5h30) camping Beaumont Provincial Park V 25 juillet Beaumont Provincial Park – Ksan (300 km – 4h00 ?) Ksan campground S 26 juillet Ksan – Stewart nuit à Meziadin Lake D 27 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge L 28 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge M 29 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) Pacific Inn M 30 juillet Route Ferry Départ 7h30 – arrivée 22h30 North Shore Inn J 31 juillet Orques Telegraph Cove (13 heures) – Camping Telegraph Cove Resort V 1 août Telegraph Cove – Tofino (environ 450 km – 5 h00) - Forêt de Cathedral Grove Camping Greenpoint S 2 août Pacific Rim - Ucluelet Camping Greenpoint D 3 août Pacific Rim – Tofino Camping Greenpoint L 4 août Tofino (baleines – ours noirs ?) Camping Greenpoint M 5 août Route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver (12h55) Plaza Hotel M 6 août Vancouver Plaza Hotel J 7 août Vancouver Plaza Hotel V 8 août Départ avion

TOTAL DE KILOMETRES EFFECTUES : 5496 KM



L’enregistrement de nos 100 kilos de bagages, constitués essentiellement de 2 tentes, de matériel de camping et vestimentaire pour affronter la chaleur et surtout le froid et la pluie, fut une formalité. Les 2 heures de retard pour cause de grève des bagagistes fut l’occasion d’arpenter le terminal 1 de Roissy qui n’a décidément aucun charme. Nous finissons par décoller de Roissy sous une pluie battante devant le museau pointu toujours au vent du vieux concorde. Bien qu’ayant pris nos réservations par internet 6 mois avant, nous avons mal choisi l’emplacement de nos sièges, sur l’aile. Pas grave me direz vous, pour voir la mer d’en haut, une place en vaut bien une autre. Oui, mais entre l’Europe et le Canada, il y a le Groenland, terre vierge minérale et neigeuse, aux eaux bleutées pigmentées d’icebergs et aux canyons profonds. Un des derniers sanctuaires vierge de trace humaine où la main de l’homme n’a jamais mit le pied comme dirait les Dupont. C’est donc à la limite du torticolis que nous entrapercevons très frustrés tout cela. L’espace temps ne se dilate pas mais les aiguilles de nos montres ont du mal à avancer puisque nous rattrapons le soleil. Qui dit retard au décollage, dit généralement retard à l’arrivée, ce qui signifie pour nous concrètement une correspondance ratée à Toronto. Nos premiers échanges en anglais avec le responsable de l’enregistrement nous apprendront 2 choses : c’est qu’ils ne parlent pas français (je les croyais bilingues) et qu’il est désolé, que tout cela est bien regrettable mais que pour partir avant 20h00(4 heures d’attente) il faudra apprendre à voler. En revanche, si on décidait de rester, il nous offrait le repas du soir (10$ par personnes ce qui représente un gros sandwich dans un aéroport !) Après une deuxième errance de plusieurs heures au milieu de l’architecture un poil plus accueillante que celle de Roissy et un vol sans histoire de plus de 4 heures, nous atterrissons enfin à Calgary après pas loin de 24 heures de voyage porte à porte tout compris. 8 heures de décalage horaire auront quand même fini par triompher du soleil. Nous récupérons sans encombre nos 10 bagages, trouvons facilement Alamo, notre loueur de voiture qui nous remet notre grosse Dodge « Grand Caravan », spacieuse à souhait et nous arrivons exténués à l’hôtel … pour dormir, dormir, dormir. Il est minuit heure locale (journée de 32 heures).

Calgary : ils sont fous ces cowboys !



Robin qui avait bien dormi dans l’avion est en pleine forme dès 7h00 du matin. Un plouf dans la piscine de l’hôtel, bien plus tard pour les autres et nous voilà d’attaque pour une visite de Calgary.





La conduite de notre grosse voiture automatique s’avère rapidement très simple (grosse pour nous, car ici nous sommes dans la norme). Idem pour les routes. Le système est relativement évident à condition d’avoir une boussole dans la tête, puisque les routes se désignent par la direction cardinale (comme aux USA). Le GPS aide bien de temps en temps quand même. Calgary est une ville plutôt agréable, vide pour un dimanche (mais tout le monde est à l'heure du Stampede) et organisée à la façon américaine avec ses avenues et ses streets. Pas simple de se perdre dans ces conditions. Heureusement qu’il y a des sens uniques pour mettre un poil de piment dans l’affaire. Dans la 10ème rue nous faisons du shopping (enfin quelque chose d’ouvert).



Thibaud et Robin s’achètent de magnifiques chapeaux de cowboy, qui n’ont ici rien de folklorique. La mode tourne autour du Jean de marque (Wrangler ou l’équivalent) santiags et chapeau. On trouve le paradis des vendeurs de Santiags vraiment attrayants et pas trop cher (entre 150 et 200 $). Nous n’en retrouverons pas ailleurs sauf à Vancouver mais d’un tout autre prix – avis aux amateurs.



Après un déjeuner bof et cher dans un coin assez connu, suivi de la recherche d’un point imprenable sur toute la ville finalement assez banal, nous rentrons à l’hôtel pour récupérer.

Notre journée Cowboy commence de bonne heure le lendemain pour être dans les premiers au Stampede. C’est au volant de notre maxi chevaux vapeur que nous arrivons au galop au temple national du Rodéo. À 9h45, nous n’avons aucun mal à nous garer près de l’entrée. L’intérieur ressemble à la foire du trône et à la foire de Paris suivant que l’on aime l’action ou le shopping. Côté attractions il faut reconnaître qu’il y a ce qu’il faut, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le rodéo. Côté shopping, il y en a pour tous les goûts pour être aux couleurs locales : chapeau, chemise, Jean, … de tout sauf des Santiags (que j’avais décidé d’acheter en m’attendant à avoir un grand choix). La grande variété de cuisine dans de multiples gargotes de fortune permet toutes les folies, à condition d’avoir une bourse bien remplie. Sinon, c’est sandwich pour tout le monde, viande-cheddar. Pour nous c’est exotique.







Les rodéos se déroulent dans un immense bâtiment à ciel ouvert sur la partie centrale. Que de monde, que de vendeurs de frites, de glaces, de bières, pop corn et les fameux fifty-fifty (loterie) qui chauffent la salle, passent et repassent dans les rangs. Cela met une animation certaine avant le show, mais le malheur c’est que c’est permanent. Prendre une photo devient alors un vrai casse-tête. Il faut viser entre les têtes des vendeurs de tout poil.







Contrairement à nos corridas où le taureau sort en général à l’état de carpette amputé des oreilles et de sa queue, ici le cheval ou le taureau n’a rien à craindre pour sa vie. Tout juste peut il hennir ou meugler un peu plus aigue, car pour lui faire faire des bons de cabri la méthode est simple, lui coincer ses bijoux de famille avec une sangle ! (charmant). Pour le cowboy qui est au dessus en revanche, c’est la corde raide au dessus du vide et sans filet. Si la colonne vertébrale résiste aux à-coups de sa monture, si sa nuque ne se brise pas tant il est ballotté comme une poupée de chiffons dans la gueule d’un jeune chien, il a la quasi certitude d’être jeté à terre sèchement et le plus critique, peut se faire piétiner.



Dangereux ? à peine, entend-on. Ce sont des hommes, des vrais. L’acteur principal en piste est de toute façon entouré d’hommes à pieds et à cheval pour détourner la bête folle de rage et l’empêcher de s’en prendre à celui qui est au sol et qui souvent peine à se relever. Meuhh non, c’est pô dangereux le truc.



En tout ca, c’est pas pire que la roulette russe. Sauf que pour nous, alors qu’un orage d’anthologie s’est abattu sur le « stade », le pov p’tit gars qui était en course sous des trombes d’eau à ce moment là s’est pris un grand coup de sabot du taureau qui a pris tout son élan … sur le crane ! Il parait qu’il n’est pas mort … en tout cas, il était plutôt calme sur la civière en sortant. Comme le public du coup.









Après les courses de carrioles (chuckwagons), assez spectaculaires aussi d’ailleurs, nous assistons au grand show du soir.













Là aussi, rien à voir avec le rodéo mais super bien fait, avec une bonne cinquantaine d’artistes sur scène parfois, des tableaux colorés qui se succèdent, la participation du Groupe KISS ou des sosies (toujours perché sur des talons hauts) couronné d’un splendide feu d’artifice. A la fin, même les pétards les plus violents n’ont pas réussi à empêcher les plus jeunes d’entre nous de s’endormir …







Les badlands, le repère des moustiques voraces Avec un titre encourageant pareil pour le coin, on ne voit pas comment cela pourrait bien se passer. Et pourtant, le détour vaut la peine. La route vers Drumheller est monotone dans les vastes plaines céréalières de l’Alberta.





Les Badlands sont facilement reconnaissables : émergeant des champs, elles forment des sortes de monticules pelés arrondis aux couleurs et à la texture si particulières. Comme l’affleurement des « roches » date d’environ 70 Millions d’années, il n’aura échappé à personne que cela correspond à la pleine période de feu les dinosaures, dont les restent sont particulièrement bien conservés dans cette structure géologique, d’où le doux nom de Dinosaurland.





Un passage dans le secteur de Drumheller nous montrera ce que nous verrons mieux ensuite, même si ce n’est pas désagréable. Le dinosaure géant de Drumheller est un gentil attrape touriste qui n’a pas d’intérêt particulier à mon sens.







espiègles chiens de prairie!



L’arrivée au camping duDinosaur Provincial Park à l’heure fatidique du coucher du soleil nous permis de faire notre première offrande au pays des moustiques. Grisemote, innocemment en short, alla juste nous inscrire au guichet (bouclé par des moustiquaires) 2 minutes, pas plus. Le sacrifice fut de courte durée mais intense. Pour le montage des tentes, nous sommes passés à l’offensive avec les bombes anti moustiques locales très efficaces. Heureusement que les moustiques sont tous programmés de la même façon, une fois la nuit tombés, ils sont moins virulents.

Nous nous inscrivons le lendemain à un des nombreux trails proposés avec une ranger fort sympathique (obligatoire car le secteur est protégé) : "Fossil Safari" étant hélas complet car très prisé par les Canadiens, nous ferons "Coulee Hike". Nous avons remonté une rivière quasi à sec au milieu d’un paysage un poil lunaire. Bien connu pour ses squelettes de dinosaures, il n’est pas difficile de trouver des traces antédiluviennes qu’il est naturellement interdit de ramener chez soi. Les os fossilisés, des huitres et autres marques de vie sont monnaie courante sur certains secteurs. Sous un soleil de plomb, les 3 bonnes heures de marches furent plutôt agréables. Le retour en car pour finir la boucle nous montrera des paysages surprenants que nous aurions aimé voir aussi. Au final, le lit de notre rivière n’était peut être pas le plus caractéristique …



Le tout vaut le détour même si on n’est pas des admirateurs inconditionnels de débris de dinos, au moins pour le paysage franchement atypique.



Nous partons dans la foulée pour le parc des glaciers dans la partie USA du voyage. Nous quittons les mornes plaines pour des reliefs accentués qui donnent tout de suite l’impression de respirer plus profondément.





Le passage à la frontière américaine est toujours une petite épreuve. « Bon, les enfants, on ne chahute pas, on ne dit rien et on reste tranquille, Ok ? ». Quelques formulaires, des photos et des empreintes plus tard (vous avez dit tatillons ?), nous entrons aux USA, atteignons sans encombre le camping de Sainte Mary, plutôt primitif, comme le précédent et testons les moustiques locaux : rien à voir avec la veille, des amateurs vous dis-je ! Malgré l’altitude, nous nous endormons dans un air tiède (une quinzaine de degrés), sans avoir eu le plaisir de profiter de la vue tant les paupières sont lourdes.



Going-to-the-sun road : première foulée de montagne



Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier cette magnifique route de montagne qui serpente le long des monts avec en contrebas le lac Mac Donald bleu azur. Rien que les cars de touristes locaux que l’on croise ont une « gueule » qui donne envie d’y monter.



L’heure devient grave : après avoir fait tant de kilomètres en avions et voiture, il faut chausser les crampons et se mouvoir par notre propre énergie. Les troupes tiendront elles ?

Lac Sainte Mary

Le chemin enchanteur qui longe le lac nous amène au travers une belle forêt de résineux jusqu’à Virginia et Ste Mary falls,

en passant par Baring falls et Sun point nature trail».







De retour après nos 12 premiers kilomètres, les estomacs sont vides, mais le niveau de nos batteries reste correct. L’entrainement durant toute l’année dans les monts du Beaujolais, pour être en forme, a bien servi à quelque chose. Nous passons le col de la "Logan pass" ou subsiste de grandes plaques de neiges,



faisons connaissance avec une chèvre des montagnes (mountain goat) assez joueuse







et des mouflons (big horn sheeps), puis nous basculons dans l’autre vallée pour aller camper.





Très beau lac aux eaux calmes, les emplacements sont hospitaliers et permettent de faire notre premier feu. Sous un ciel bien dégagé, le sommeil fut profond. La montagne, ça vous gagne.

lac Mac Donald

Le lendemain, les mollets sont un peu raides au départ de notre second trek pas très long, toujours dans cette partie de vallée : « Avalanche creek » en passant par « hide to the cedars (environ 8 kilomètres) : belle forêt aux majestueux troncs solidement enracinés, torrent avenant et au bout de la course, un très beau lac où il fait bon pique-niquer.









Le passage de retour à nouveau par la "Logan-pass" nous permet de reprendre en photo nos chèvres des montagnes top-modèles qui posent pour les touristes. Nous redescendons vers Sainte Mary et partons dans la foulée à Many glacier où nous attend un motor INN (le camping étant premier arrivé-premier servi, nous avions peur de ne pas y être à temps).









Enfin un lit douillet, de quoi laver le linge et prendre une douche. Le diner au restaurant local fut particulièrement apprécié : de très grandes pizzas bonnes et bon marché, dans un cadre très agréable et serein. A conseiller vivement. Elle n'est pas dure à trouver, il n'y en a qu'une.

Many glacier : le paradis du randonneur



Debout assez tôt pour prendre un emplacement au camping du coin qui ne se réserve pas. Deux motards canadiens en partance, joviaux et résolument enchantés par leur emplacement nous ont convaincu d’adopter leur place. La décision ne fut pas difficile à prendre. Sous quelques arbres pour protéger du soleil ou de la pluie, en face de monts de toute beauté et à quelques mètres d’un torrent gazouillant avec allégresse, que demander de mieux.

Ceci dit, nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Grisemote, qui n’a jamais montré jusqu’au Canada un attachement particulier pour les randonnées en montagne sur notre continent, piaffe d’impatience d’en découdre avec les chemins pentus du coin. L’heure n’est pas à la contemplation mais à l’action. Nous optons pour le chemin vers "Iceberg Lake" - 14km. Les mollets à peine remis de la veille, grincent de nouveau les premiers kilomètres, avant de donner leur meilleur rendement. Le soleil décide de remédier à nos teints palots du départ. Verra ou verra pas d’ours ? (une des explications à l’engouement suspect de Grisemote pour la montagne ?). Les gens du cru sont en tout cas pratiquement tous équipés d’un bâton et d’une bombe à ours (qui produit du poivre à destination des truffes chercheuses).









Certains utilisent une technique préventive forte agaçante à la longue pour indiquer aux ours leur présence. Ils crient bien fort des prénoms au hasard toutes les quinze secondes. Je ne sais pas pour les ours, mais je confirme qu’en tout cas ça marche sur les humains : on fait tout pour s’éloigner au plus vite. Chemin enchanteur, qui traverse des forêts, des torrents et des zones vertes mais assez arides pour arriver bien plus haut à un lac dont le nom en dit long sur la température de l’eau: "Iceberg Lake". Je ne dis pas qu’une petite baignade ne nous aurait pas détendus à mi parcours, mais franchement, les glaçons, je les préfère à l’apéritif que dans le bain. Rien que de tremper les pieds une minute est un vrai supplice.







Le retour fut plus mouvementé. Robin, petit galopin, s'est épris d'un bâton aux qualités à priori exceptionnelles et qui est devenu vite indispensable. Or, lors d'un arrêt contemplatif, le dit bâton a été oublié. Quelques kilomètres plus tard, s'en apercevant, son propriétaire décide de son propre chef de revenir le chercher, tout seul au milieu des ours ... 20 bonnes minutes plus tard de remontée pour le rattraper et des échanges verbaux que l'on pourrait qualifier de vifs, ont permis de retrouver le sens correct de la marche. Pour atténuer la déception de la perte de l'objet si précieux, un jeune daim curieux et pas farouche est descendu sur le chemin nous rendre visite à quelques centimètres. Sympa le "Mule Deer".







Bien des kilomètres plus tard et beaucoup de salive dépensée pour les plus bavards d’entre nous (voire intarissables), nous regagnons le campement. Des amateurs chevronnés, à l’aide de puissants télescopes ont repéré des ours sur les flans de montagne. Enfin, on va pouvoir LES voir. Mouuui ! Des tâches sombres en mouvement laisseront un je ne sais quoi de frustration sur nos premières bêtes. Nous ne les compterons pas. Du coup, le premier qui verra une truffe (donc d’assez près) accompagnée des poils qui vont autour, se verra gratifié d’une glace de son choix. Vu la récompense, la motivation est sans faille !





Le lendemain, il faut toujours reconduire une équipe qui gagne (même si elle commence à ronchonner pour tous ces kilomètres de marche). Nous partons à nouveau arpenter les cailloux du Grinnell Glacier Trail (18km).



Le parcours est aussi beau que la veille avec cependant un hic : le chemin est fermé avant la destination pour cause de forte pente encore enneigée, donc dangereuse. A tout inconvénient il y a un bon côté. Nous rentrerons plus tôt au camping goûter la saveur exquise du farniente au son de la douce musique de notre voisin le torrent.









Après le repas au feu de bois, nous repartons vers le "Fish Creek" au niveau d'un lac où généralement on peut admirer des élans aux dernières lueurs du jour. Après une bonne demie heure d'attente à chasser les moustiques (c'est leur heure), nous nous en retournons bredouilles. Il parait que quelques minutes après notre départ, un moose mâle est venu en représentation pour ceux qui sont restés. Les stars choisissent leur public ! Et toujours pas d’ours à notre tableau de chasse … Grisemote n’en dort pas de la nuit ! Et si la source était tarie ?



Waterton : le camping au milieu du lac



Aux aurores, Grisemote retourne à Fish creek pour voir les ablutions des élans du matin. Leur réveil n'avait pas dû sonner ce jour-là. Nous quittons un des endroits les plus sympas du voyage pour retourner au Canada dans un des joyaux des rocheuses : Waterton



La douane dans ce sens est plus accueillante et rapide. Arrivés à destination en fin de matinée après deux bonnes heures de route tranquilles au milieu des monts, nous décidons de visiter la région par la route.



Un arrêt à Red Rock Canyon (boucle de 700 mètres), rando très prisée car très aisée, nous permettra de faire une rencontre inattendue. Ce canyon, peu profond à notre niveau est cependant d’une grande beauté avec des eaux limpides qui coulent sur une roche blanche et ocre.



Les champs couverts de fleurs qui longent cette crevasse nous invitent à la photo.



«- Maman, il y a des ours Mais oui, mais oui, attends cinq minutes» répond Grisemote allongée dans l’herbe en faisant le point avec son appareil photo sur une petite fleur. C’est comme cela que Robin gagna sa première glace. Ils étaient là, à environ trente mètres! Une mère et ses deux petits, gambadant joyeusement dans les hautes herbes.



Grâce à l’entrainement que nous avions suivi avant de venir, nous savions exactement ce qu’il ne fallait pas faire : courir, tourner le dos aux fauves ou les surprendre. Pour la surprise, ce fut l’inverse, il est fort à parier, vu le terrain découvert, que les ours nous avaient vu bien avant nous. Sans aucune animosité de leur part, nous sommes restés à distance respectable (mais pas très loin quand même) à les regarder.





Comme le canyon était assez fréquenté, la nouvelle se rependit comme une trainée de poudre. Bientôt dix, vingt, trente personnes se sont agglutinées sur le chemin, s’approchant de plus en plus. Un groupe de Chinois aux appareils photos de faible portée (petits zooms – sans arrière pensée), s’est approché à moins de vingt mètres de la mère. Aïe, Aïe, il va y avoir du steak si cela continu. Que nenni, visiblement bien nourris et d’humeur placide, les ours ont simplement continué leur chemin sans plus de trouble.

Aller au pays des cowboys sans faire du canasson, c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou comme manger un repas canadien sans cheddar… L’occasion est belle à Waterton, dans un cadre particulièrement vert et agréable. Les premières minutes, le long de la route ressemblent à un promène touriste. Mais très rapidement les choses se corsent. Nous traversons le gué d’un torrent, attaquons des montées à fortes pentes, trottons au milieu de la prairie et des forêts.



Les chevaux fument de transpiration. Les selles de cowboys sont vraiment accueillantes et font vite la différence avec ce que nous avons connu en France où au bout d’une heure les fesses sont tannées et les mollets limés par le poil dru. Après deux bonnes heures de balade, nous regagnons le ranch à la fois enchantés du parcours et contents de remettre les pieds par terre, bien que les premières minutes notre démarche les jambes en arc de cercle n’était pas des plus élégantes. Si c’était à refaire, nous sauterions en selle immédiatement…



Le camping de Waterton est à la fois ombragé, bien équipé et fort plaisant au bout de ce que l’on pourrait appeler une sorte de presqu’ile. Caractéristique principale, le camp est envahit de petits écureuils effrontés qui assurent un spectacle permanent.



Avec nos deux tentes canadiennes nous passons presque pour des martiens. On trouve bien sûr de grands campings cars, mais comme cela n’est pas suffisant pour certains, on peut admirer des cars équipés comme camping car. Mais comme cela n’est pas suffisant, les cars ont certaines parois qui s’écartent à l’arrêt pour agrandir l’espace. Mais comme cela n’est pas suffisant et pas trop pratique pour aller en ville, on y accroche derrière un petit 4x4 (petit en effet par rapport au car, mais respectable quand même, faut ce qu’il faut). Bref, une autre culture. Un charmant monsieur près de notre emplacement (qui nous enfumera une demi-heure heure le matin suivant pour faire chauffer son attelage) m’explique que c’est vraiment spacieux, ce dont je ne doutais pas, et que si un enfant en plein trajet a une envie de prendre une douche, ou de se dégourdir les jambes, il n’y a pas de problème. Bon, le fait qu’il voyageait en couple uniquement et que pour faire un footing ou prendre une douche on a toujours la possibilité d’attendre un peu, force est de constater que sous le label de camping on ne parlait pas de la même chose. Seuls hics à l’affaire, le tout est une hérésie écologique et plus pragmatiquement c’est un gouffre à essence qui commençait à l’inquiéter au prix de l’essence d’alors (juillet 08, l’essence était au plus haut – 1, 4 $).



Après une douce nuit réparatrice, nous nous levons tôt pour LA journée balade. six mois d’entrainement pour être en mesure d’assurer sur ce parcours sélectif : Crypt Lake Trail



Départ en bateau, seul moyen d’accès.





18 kilomètres avec 700 m de dénivelé et surtout retour en bateau à 17h30 impérativement sinon il en coûte encore une bonne dizaine de kilomètres de nage pour regagner sa tente. Dès le départ du trail nous prenons une variante vers une chute d’eau. Comme nous n’avions pas tilté sur le fait que nous pouvions rejoindre le chemin principal à partir des chutes (belles mais nous en verrons d’autres), l’aller retour nous a ajouté trois kilomètres. Le chemin est à la hauteur de nos espérances. Forte pente, forêt aux grands conifères, puis terrain franchement rocailleux se succèdent.



La mi-parcours est marquée par de très belles chutes d’eau que nous verrons ensuite d’en haut.





Les derniers kilomètres sont plus sportifs avec la traversée d’une zone à pic suivie d’un tunnel. Lac enchanteur au milieu d’un décor enneigé.



Les jambes restent alertes mais il reste encore toute la descente à effectuer. Comme tout cela semblait bien facile, la pluie s’en est mêlée. Les belles giboulées durant le retour n’ont pas entamé notre détermination et c’est sous le soleil retrouvé et après être repassés par nos chutes du départ (très belles sous l’angle de la descente), que nous sommes arrivés au ponton une bonne demie heure en avance. Les muscles n’ont pas trop soufferts après les 22 kilomètres parcourus, mais il ne fallut pas ce soir là insister beaucoup pour que chacun retrouve son duvet.



Lac Louise

Grosse route pour rejoindre le camping du lac Louise : 4h30 entre forêts et monts qui sont maintenant notre quotidien. De quoi remplir nos cartes mémoire assurément en tous cas.











à suivre bientôt: Lac Louise, Jasper et en route vers la pointe de l'Alaska et l'île de Vancouver!



Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939
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Deux mois et demi en camping-car: ouest des États-Unis - Canada (1ère partie)
Enfant, je tendais des embuscades à la Cavalerie américaine en compagnie de Cochise et Géronimo…Adolescent, je m’endormais en admirant le magnifique poster du Lac Maligne que j’avais fixé au plafond juste au-dessus de mon lit…Il m’aura fallu attendre 25 ans avant de découvrir tous ces paysages et tous ces sites historiques qui ont enchanté mes jeunes années! J’ai emmené, dans mon sillage, ma petite famille ( Nathalie ma compagne, Julia, ma fille de 13 ans et Nathan, mon fils de 9 ans) pendant 2 mois et demi en camping-car. Nous avons parcouru 12 000 kms sur des routes plus mythiques les unes que les autres et avons randonné plus de 300 kms sans compter le canoë sur le fameux Lac Maligne !.. Nous avons rencontré des gens formidables que ce soit parmi les Native Nations que parmi les Américains. Mon objectif était, au départ, de partir 5 mois, de l’Alaska au sud de l’Arizona, mais les contraintes administratives, professionnelles et financières m’ont obligé à revoir mon projet à la baisse ; nous avons donc vécu cette aventure inoubliable sur 75 jours. Je remercie les membres du forum qui m’ont aidé à mettre le circuit en place ( les carnets de voyage que j’ai « dévorés » avant de partir m’ont été d’une aide très précieuse…) ainsi que les auteurs de « ouestusa.fr », Thierry Lagarde et Philippe Schuler, le site de « arizona- dream » et enfin le site de « vazyvite » que je conseille si vous voulez passer de bons moments de rigolade… 1ere partie Seattle-Hardin

J1 Lundi 21 juillet

C’est le grand jour, l’excitation des dernières semaines à fait place à une certaine inquiétude… Nous ne sommes pas coutumiers d’un tel voyage et des tonnes de questions nous assaillent, mais il est trop tard pour reculer. Nous prenons l’avion à Toulouse, direction Seattle via Francfort. Nous survolons le Groenland, les grandes plaines canadiennes, les Rocheuses et après 12 hrs de vol, nous nous posons à Seattle.







Nous appréhendons le passage à l’immigration qui serait, d’après plusieurs témoignages, une épreuve terrible ; nous ne sommes pas rassurés… Mais il n’en est rien. Une dame très gentille nous accueille et nous remercie d’avoir choisi son pays pour passer nos vacances. Nous récupérons facilement nos bagages ; il ne manque rien. Notre chauffeur nous attend, il doit nous mener à Grayland sur le Pacifique où nous devons récupérer le camping-car. Tout se passe bien, ce n’est pas normal… Nous montons dans un van gigantesque, le chauffeur allume la radio et c’est Tom Petty qui accompagne nos premiers pas aux Etats-Unis. Une douce euphorie nous envahit et malgré la fatigue, nous sommes tout sourire. Arrivés au camping, nous prenons possession de notre habitation pour les prochaines semaines. Du camping nous entendons les vagues du Pacifique et nous ne résistons pas à la tentation de faire quelques pas sur la plage. A notre retour nous prenons notre premier repas américain(…) Les enfants ne sont toujours pas fatigués, mais il est près de 22 hrs. Avec le décalage horaire, cela fait donc 27 hrs que nous sommes debout, il est grand temps d’aller se coucher !

J2 Mardi 22 juillet

Nous choisissons de rester un jour de plus à Grayland, pour récupérer un peu. L’après midi nous partons visiter Westport, un petit port de pêche. Je m’installe au volant du camping-car, après quelques explications du loueur, je commence à rouler ; au bout d’une centaine de mètres, allez savoir pourquoi, je décide de freiner… Le camping-car s’immobilise dans un fracas assourdissant ; nous sommes projetés vers l’avant tandis que la vaisselle se répand dans l’habitacle. Il va falloir être doux sur la pédale de frein… Arrivés à Westport, Nathan est impatient de dépenser ses premiers dollars. Nous faisons quelques courses ; on y reste un temps fou, car nous ne connaissons pas les produits. Nous faisons l’aller-retour dans un vacarme terrible ; 12 000 kms dans ces conditions, ça promet…Trop confiant, je n’ai, en fait, pas suffisamment écouté les consignes concernant la boîte automatique, et nous avons effectué le trajet en vitesse « montagne » (l’équivalent de notre seconde) !!!



J3 Mercredi 23 juillet



C’est aujourd’hui le vrai départ. Nous prenons la pause devant le camping-car, pour immortaliser cet instant. En route pour le Lake Quinault. Pique nique au bord du lac avant de repartir vers Kalaloch.



La route s’étire parmi des forêts immenses, qui semblent à perte de vue. Nous longeons maintenant le littoral ; la route est très belle, nous apercevons à travers le feuillage des criques sauvages. Arrivés à Kalaloch, nous allons vers la plage ; c’est un incroyable enchevêtrement de bois mort qu’il nous faut enjamber pour arriver à l’océan.

Il fait grand beau temps et les enfants vont se baigner (quel courage !). Nous trouvons une place à un camping primitif avec un foyer pour faire du feu (pour nous, c’est une découverte !). Nous demandons au ranger, où nous pouvons acheter du bois ; il nous conseille de le ramasser sur la plage. Après les grillades nous repartons assister au coucher de soleil sur le Pacifique.



J4 Jeudi 24 juillet

Comme d’habitude, nous nous levons de bonne heure, il est à peine 8hrs, quand nous arrivons sur le parking de Beach 4 ; il est désert. Après une courte marche dans la forêt, nous arrivons au bord d’une falaise qui surplombe de quelques mètres la plage. C’est un moment magique, c’est tellement beau ! Nous trainons plus d’une heure sur la plage, nous sommes si bien !







Mais la matinée s’avance, il faut songer à repartir. Ruby Beach… encore un site magnifique, mais il y a plus de monde et le charme est rompu.









Nous prenons ensuite la route de Hoh Rain Forest ; A l’entrée de Olympic National Park, nous achetons le Pass annuel. Nous mangeons en vitesse et commençons ; « Spruce Nature Trail » ; une petite balade dans la forêt. Un panneau nous met en garde contre des Elks (wapitis) belliqueux. Effectivement après quelques minutes, un couple d’Américains arrive en courant ; ils nous expliquent qu’ils viennent de se faire charger par un Elk. Nous avançons prudemment… il est là, au milieu de la rivière ; le temps de faire quelques photos et il reprend sa marche en avant et disparaît dans les fourrés de l’autre coté de Hoh River. Quelle nature incroyable !



La deuxième balade, « Hall of Moses », est plus calme, si ce n’est de grosses mouches qui viennent nous ennuyer. La forêt est très belle, mais elle le serait probablement encore plus après la pluie. Or, aujourd’hui, c’est grand soleil et la mousse sur les arbres est sèche. Nous repartons vers le Pacifique, réservons une place à « Mora Campground » avant d’aller à Rialto Beach. Le vent souffle fort ; toujours ces étendues de bois mort… Nathan tient à se baigner malgré le froid. Il ne restera que quelques instants dans l’eau.





Retour au camping situé dans une forêt aux arbres immenses, on se croirait dans une cathédrale. Nous apercevons nos premiers « Squirrels » (écureuils) que les enfants vont, bien sûr, nourrir.

J5 Vendredi 25 juillet

Nous quittons Mora Campground pour La Push. C’est une réserve indienne de la tribu Quileute. Le port n’est pas très touristique, pas très propre non plus mais il se dégage des lieux un charme indéniable.

Nous reprenons la route, Crescent Lake. Ici tout est nickel, bien rangé ; on se croirait en Suisse… Petite balade vers « Marymere Falls » .La forêt est encore magnifique, mais les chutes n’ont rien d’exceptionnel.





Direction maintenant Port Angeles où nous devons embarquer pour Vancouver Island. Première petite galère ; nous n’avons pas réservé notre trajet sur le ferry et il n’y a plus de place dans la journée. Nous pouvons tout de même faire la traversée de nuit. Nous arrivons à Victoria, il est près de 23hrs. Par chance, après avoir tourné en ville quelques minutes, nous trouvons un parking où l’on peut passer la nuit.

J6 Samedi 26 juillet

Visite de Victoria en début de matinée ; nous commençons par le bord de mer où nous sommes attirés par de nombreux Totems.



Direction Chinatown, il est presque midi. Un couple dans un restaurant se régale de beignets de crevettes, c’en est trop ! Je propose d’aller manger chinois. Le repas est bon mais nous avons trop commandé. Nous rentrons par le port, les quais sont très animés ; beaucoup d’étals d’artistes et d’articles « indiens ».



Pour sortir de Victoria, c’est une vraie galère ! Nous allons tourner un moment avant de trouver la route de Port Renfrew. Nous trouvons une place au camping de « China Beach ». La plage n’est qu’à 1 km ; nous décidons d’y aller tout de suite. Très belle plage, la lumière est magnifique.



Nathan commence à ramasser quelques bûches ; il y a ici aussi du bois mort. Nous reprenons un autre chemin, la montée est rude. Arrivés en haut, nous devons encore faire plus d’un kilomètre pour rejoindre le camping. Les enfants râlent un peu, mais il faut bien rentrer. Une fois au camping, nous allumons le feu. Une ranger s’approche, nous interpelle : « Où avez-vous trouvé ce bois ? Au Canada il est interdit d’en ramasser sur la plage !» Nous nous excusons en bafouillant. Nous sommes passés très près d’une amende salée... Au milieu de la nuit, l’alarme se met en route. Une fuite de gaz est détectée. Nathalie bondit et coupe le gaz. Rien à faire… l’alarme continue ainsi toute la nuit.

J7 Dimanche 27 juillet

Enfin l’alarme s’est arrêtée. Un coup de fil à STI, la société où nous avons loué le camping-car ; il n’y a pas de fuite de gaz, mais nous avons passé 3 jours sans recharger les batteries et c’est pourquoi l’alarme s’est déclenchée. Il fait mauvais ce matin, nous partons vers Port Renfrew, qui semble au bout du monde. De là, nous rejoignons Nanaimo par une petite route de montagne très peu fréquentée. Nous allons directement au ferry, comme à Port Angeles. Pas de place, sauf sur celui du lendemain matin à 8 hrs. Nous trouvons une place à « Jingle Pot Campground » un camping délicieusement fleuri, où nous sommes chaleureusement accueillis.

J8 Lundi 28 juillet

Réveil en fanfare, on a un ferry à prendre. A peine embarqués, nous montons sur le pont pour profiter cette fois du paysage. Le ferry navigue entre les îles et nous atteignons rapidement Horseshoe Bay, terme de notre croisière.







Nous sortons du ferry et trouvons rapidement la route vers Whistler. Les panoramas sont superbes. Malheureusement à cause des nombreux travaux sur la route pour les JO, nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous sommes surpris par la circulation ; c’est quasiment un flot ininterrompu de véhicules qui descendent vers la côte. Les paysages sont magnifiques, mais il y a vraiment trop de travaux. Nous avons l’explication de ce trafic : un festival de musique s’est terminé la veille à Pemberton et a attiré beaucoup de monde. La route après Whistler est beaucoup plus calme. Elle s’élève doucement entre les prairies et les conifères. Nous arrivons à un col, mais aucune indication d’altitude ; la vue sur les montagnes est de toute beauté, une vraie carte postale !



Soudain je m’écrie : « UN OURS ! » En effet, l’animal est en train de manger à quelques mètres de la route. Je freine, mais le temps d’empoigner appareil photo et autre caméscope, le plantigrade s’est enfui… Dommage ! J’espère que nous aurons une autre occasion, surtout que Julia n’a pas vu l’ours. La descente est interminable ; je me demande à quelle altitude nous pouvions bien être tout à l’heure. Lillooet, enfin ! Nous nous dirigeons maintenant vers Kamloops. Le paysage est très différent, presque aride. Nous prenons un camping sur la route de Clearwater. La journée a été pénible ; trop de route… Nous apprécions une bière bien fraîche.

J9 Mardi 29 juillet

Encore une longue route aujourd’hui. Les paysages ne sont pas aussi spectaculaires qu’hier, mais très beaux tout de même. Après de nombreuses heures de route, au détour d’un virage, la face nord du Mt Robson se dévoile, déclenchant des « OH ! » admiratifs dans le camping- car. Le temps est gris et le sommet est malheureusement dans les nuages.



Direction le « visitor center » pour récupérer notre « Backcountry permit » qui va nous autoriser à camper au Berg Lake. Notre nom n’apparaît pas dans les réservations. Nous nous y étions pris pourtant très tôt pour réserver de France ! Il reste heureusement une place à Robson Pass, mais 2 kms plus loin. Ce soir, au lit de bonne heure ; les 2 prochaines journées s’annoncent difficiles…

J10 Mercredi 30 juillet

Il a plu toute la nuit et ce matin il pleut encore. La randonnée vers Berg Lake semble compromise. Nous passons au visitor center pour s’enquérir de la météo : perturbé aujourd’hui, cela s’arrange demain. On décide quand même de partir, profitant d’une éclaircie. Quelques centaines de mètres plus haut, la pluie se remet à tomber. On marche d’un bon pas en longeant la Robson river.





On atteint Kinney Lake, la pluie s’intensifie. Nous sommes trempés quand nous arrivons à l’abri de Kinney Lake campground. L’heure est grave, …Que faut il faire ? Continuer ou s’en retourner ? Les enfants optent pour la deuxième solution. Nathalie hésite. Je suis pour continuer…Un léger rayon de soleil achève de me convaincre… nous continuons. C’est la soupe à la grimace, d’autant plus que le chemin est maintenant très casse- pattes.







Nous sortons enfin de la forêt et attaquons la première réelle difficulté du parcours. La vue sur le lac, malgré le mauvais temps, est magnifique.



Nous traversons un pont suspendu et entrons dans « Valley of Thousand Falls » Cette vallée est magnifique ! Bordée des 2 côtés par des falaises. Le chemin longe à présent le torrent. Je suis émerveillé à chaque pas.



Nous entendons, avant de la voir, la « White Fall », qui descend de la falaise et s’engouffre dans le canyon. C’est maintenant la partie la plus difficile du trail ; le chemin escalade la falaise et nous permet de contempler de grandioses points de vue sur la cascade.





Ces 5 kms d’ascension seront mon chemin de croix ; je me traine lamentablement en fin de colonne. La pente s’adoucit enfin, nous avons passé le plus dur. Nous longeons à nouveau la Robson river.



Mon caméscope, qui était fixé au trépied, se détache, dévale plusieurs mètres sur les cailloux et tombe à l’eau. Je reste pétrifié alors que Nathalie s’est déjà précipitée ; elle repêche la caméra qui trempait partiellement dans l’eau. Nous débouchons sur un plateau caillouteux. Le soir commence à tomber ; le ciel est gris. .. Nous semblons tout petits perdus dans cette immensité…







Nathalie s’inquiète, il se fait tard. Nous arrivons au lac ; plus que deux kms jusqu’au camping ! Malgré la fatigue, nous prenons 5 minutes, pour contempler le paysage.



Enfin le camping ! Nous dénombrons 4 emplacements vides. C’est décidé, nous n’allons pas plus loin. La tente est rapidement montée. Notre réchaud acheté la veille ne fonctionne pas, c’est la galère. On mange froid, heureusement nos voisins ( des randonneurs canadiens ) vont nous prêter leur réchaud pour faire chauffer un thé. Ils doivent nous prendre en pitié… On va se coucher. A propos, la caméra fonctionne encore, ouf ! Bonne nuit, on est crevé…

J11 Jeudi 31 juillet

Il fait froid ce matin, mais il fait beau. Le dôme de Robson est dégagé ; c’est un des plus beaux panoramas qu’il m’ait été donné de voir !







Nous remercions tout le monde, faisons le plein d’eau et commençons à redescendre.











La fatigue se fait à nouveau sentir et les derniers kilomètres nous paraissent interminables. Nous arrivons enfin, complètement épuisés (les rations de nourritures n’étaient pas suffisantes). Nous venons d’effectuer 44 kms en deux jours et je dois dire que je tire un coup de chapeau à Nathan et Julia qui ont tenu le coup sans râler … à part un peu au début…

J12 Vendredi 1er aout

On se dirige aujourd’hui vers Jasper, le temps est toujours maussade. On s’acquitte du pass Jasper/Banff : 136 dollars quand même ! C’est plus cher qu’aux USA .On fait quelques courses et visite de la ville. Beaucoup de boutiques « attrapes touristes ». On rentre dans un magasin « Native » ; tout est très cher. Je laisse Nathalie et les enfants faire des emplettes. J’en ai marre, mes pieds me font souffrir. Le Backcountry pour Maligne Lake est confirmé. Nous pouvons rejoindre Whistler campground, très grand camping impersonnel. Un bon repas et au lit ; demain il y a du boulot…

J13 Samedi 2 août

C’est parti pour ce qui sera peut-être la plus grande aventure de ce voyage : Deux jours en canoë sur le Lac maligne. La route qui nous mène au lac Maligne est magnifique. Nous guettons le « Moose »( l’élan ), mais c’est l’ours que nous allons voir. En de telles circonstances, les consignes sont claires : rester dans sa voiture et continuer sa route, mais comme nous sommes français, nous faisons exactement le contraire. Une ourse et ses 2 petits s’amusent en contre bas de la route. Nous voilà au lac Maligne ! De France, cela me semblait une bonne idée de partir en canoë au lieu d’utiliser la navette vers « Spirit Island », mais aujourd’hui, debout sur le ponton, harnachés dans mon gilet de sauvetage, face au lac, je n’en suis plus du tout persuadé. Première difficulté : embarquer sans se mettre à l’eau, surtout que des curieux se sont massés sur la rive. J’invite Nathan à prendre les devants. Ce n’est apparemment pas si compliqué. Nous prenons rapidement nos marques et pagayer devient un plaisir.



Par prudence nous longeons la côte et au bout de quelques kilomètres nous accostons pour goûter ; quelle sensation extraordinaire !



La journée s’avance et toujours pas de camping en vue. Le ciel s’assombrit et il commence à pleuvoir. Nous arrivons enfin dans la Fisherman’s Bay qui héberge le camping. Le temps d’accoster et c’est le déluge. On monte rapidement la tente mais nous sommes trempés et plus gênant encore, certains sacs de couchage le sont aussi.







Nous avons cette fois un réchaud qui fonctionne et de la nourriture en abondance. Malgré le froid nous arrivons à nous endormir. On entend des loups hurler au loin, c’est un peu lugubre…

J14 Dimanche 3 août

Il fait très froid ce matin, et nous ne traînons pas. Après un petit déjeuner, retour au canoë et cap sur « Spirit Island ».



Le brouillard est très bas sur le lac et lui donne un aspect sinistre. Nous débarquons sur la presqu’île et montons au promontoire d’où est pris le célèbre cliché. Le poster trônait dans ma chambre d’adolescent, époque durant laquelle je rêvais de grands espaces et de solitude. Malheureusement le paysage est complètement bouché.



Nathalie qui perçoit ma déception, propose d’attendre un moment, pour voir si le temps se lève. Le soleil commence finalement à percer, chassant le brouillard et le panorama extraordinaire, devant nos yeux se dévoile…C’est magique et inespéré !



Nous avons plusieurs minutes pour en profiter, avant l’arrivée des premières navettes. Ce fut un instant très particulier pour moi, plein d’émotion… Mais il faut repartir… Je garderai, toute ma vie, en mémoire ce dimanche matin à Spirit Island…





Le retour est plus monotone. Les premières navettes circulent. Julia me fait un signe en souriant ; un japonais est en train de nous prendre en photo ! Après la pause, je reprends Nathan qui fait beaucoup d’efforts pour m’aider. A quelques encablures du port, notre galère quotidienne : la pluie se met à tomber et nous devons faire face à un fort vent contraire. Nous reprenons pied sur la terre ferme, fourbus mais heureux.



J15 Lundi 4 août

Aujourd’hui grand moment en perspective, il fait grand beau temps et nous empruntons la « Icefield Road » 240 kms jusqu'à Lake Louise. Le voyage commence par les chutes Athabasca. Nous allons faire les parfaits touristes et nous arrêter à tous les points de vue. Les Ah ! et les Oh ! fusent dans le camping-car. Des sommets enneigés, des glaciers, des meadows (prairies), des lacs, des fleuves, rien ne nous sera épargné. Quelle route magnifique !















A l’approche de Lake Louise, un Black bear, vient faire le clown au bord de la route. On ne s’arrête même pas, c’est lassant les ours à la fin (…) Lake Louise est immense ; il y a un monde fou. Nous prenons notre place au camping. Heureusement, nous avions réservé ! Nous sommes repus et nous nous endormons bercés par…les trains de nuit qui passent toutes les heures, déclenchant leurs sirènes, probablement à l’approche d’un passage à niveau.

J16 Mardi 5 août

Réveil de bonne heure, nous avons décidé de repartir en rando. Ce sera Giant Steps par Paradise Valley ; tout un programme ! Première bonne nouvelle ; il n’y a aucune voiture garée au départ de la balade. Nous marchons d’un bon pas, sur un chemin facile dans la forêt.



Peu avant Annette Lake, le sentier se redresse et nous commençons à souffler. Une petite pause au bord du lac, dominé par le Mt Temple et son glacier et nous repartons.



Après une nouvelle montée dans la forêt, nous débouchons sur un éboulis ; devant nous le glacier Horseshoe et le pic Wenkchemna. Le spectacle est magnifique !





Nous traversons l’éboulis et repartons dans la forêt. Il commence à faire chaud et la faim tenaille Julia. Soudain un grand bruit à côté de nous ! Tout le monde sursaute et s’apprête à affronter le grizzli qui est en train de nous charger…Notre soif d’aventure sera pour une autre fois ; ce n’est qu’un porc- épic qui tente de hisser son gros derrière en haut d’un arbre… Le pauvre a du avoir peur ! Julia s’enfonce dans la forêt, soi-disant pour le photographier ; je la soupçonne plutôt de vouloir le manger… Nous arrivons maintenant sur de grandes dalles, les Giant Steps. Une cascade dévale du glacier et glisse sur ces marches de géant.



Nous nous installons sur le large rocher plat qui surplombe la vallée. Encore une fois nous sommes seuls dans cette nature qui semble vierge de toute trace humaine. J’imagine que nous sommes des desperados venus planquer leur butin après le hold- up de la banque de Lake Louise ( j’adore les westerns ).



Nous partageons le corned beef, c’est horrible ! Nous terminons cette petite balade, qui fait quand même 21 kms, en redescendant dans la forêt. Les enfants sont devant, Nathan n’arrête pas de parler, quelle pêche !

J17 Mercredi 6 août

Réveil de bonne heure aujourd’hui encore, nous partons visiter Lake Louise et Moraine Lake, 2 grands sites touristiques et nous voulons éviter le gros de la foule. Lake Louise tout d’abord ; le site est très beau mais défiguré par les installations touristiques. A noter que tous les sommets portent tous le nom d’intendants ou d’hommes politiques blancs, même la fille ou la petite fille de la reine Victoria y a droit… Aucun ne porte le nom d’un indien… Ce sont pourtant les Assiniboines qui ont contribué à faire découvrir le lac aux blancs ; ils le nommaient « le lac aux petits poissons ».



La route vers lac Moraine est magnifique. Nous partons vers Consolation Lakes ; le site est encore une fois remarquable !



Retour au lac Moraine ; nous montons au belvédère, il commence à y avoir pas mal de monde. Nathan est heureux, il a caressé un « squirrel », Julia est furieuse, « cette attitude est irresponsable et anti-écologique » lui dit-elle. » Ah ces intellos ! » lui répond son frère.





Il est 11hrs du matin, le parking est plein. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et ça monte encore en file ininterrompue. Direction Banff où nous prenons un camping : au loin nous entendons siffler les trains.

J18 Jeudi 7 août

Visite de Banff aujourd’hui. Tout d’abord le musée sur la faune des « Rockies » puis « Buffalo Nation », le musée indien.





Ensuite, direction le centre ville, où les enfants vont inaugurer une longue série de magasins de souvenirs. Je les abandonne au bout du deuxième, Nathalie continue courageusement. Nous quittons Banff en milieu d’après midi, pour nous rapprocher de Glacier. Nous allons emprunter une des plus belles routes depuis notre départ à travers le Kananaskis Country, très sauvage. Après Highwood Pass, nous redescendons vers les plaines. Nous trouvons un camping à Longview, le gérant est très amical, c’est la première fois qu’il accueille des français.

J19 Vendredi 8 août

On reprend la route vers les Etats-Unis, on fait des courses au Wall Mart, le premier d’une longue série. Nous nous enfonçons dans la montagne, la frontière approche. Un Black Bear vient nous souhaiter un bon voyage, nous ralentissons, mais il a l’air menaçant, moins débonnaire que ceux rencontrés à Jasper. A la douane, un policeman monte à bord du camping- car : crâne rasé, pistolet à la ceinture, il est impressionnant, mais finalement bien sympa. Ils vont nous confisquer 2 morceaux de bois ; ils craignent la prolifération d’insectes dans leurs forêts. Nous sommes en pays Blackfeet, aux abords de Glacier National Park.



Nous allons vers Many Glacier, mais il n’y a plus de place, il nous faut descendre vers St Mary Lake. Deux Grizzlis mangent des baies près de la rivière, impossible de s’approcher ; des rangers veillent. Nous choisissons de nous arrêter au KOA. Le coucher de soleil sur Glacier est superbe !



J20 Samedi 9 août

Nous avons décidé de faire une nouvelle rando vers « Red Eagle Lake » : 26 kms aller/ retour. Le départ se déroule en forêt, mais une forêt qui a beaucoup souffert de l’incendie de 2006. Le contraste est saisissant entre le noir des troncs calcinés et le mauve des parterres de fleurs.



Nous évoluons parmi de hautes herbes, le sentier serpente dans les meadows et les sous bois. Nathalie est inquiète, il n’y a personne et le souvenir des deux grizzlis d’hier est toujours présent dans son esprit. Elle craint de voir surgir à tout moment l’un de ces dangereux mammifères.





Le chemin gravit une colline dans les rochers, nous longeons une crête qui domine le lac. Le site est moins spectaculaire que dans les rocheuses canadiennes.



Le retour va être difficile pour les enfants, mais surtout pour Nathalie, J’entends des craquements dans les arbres… j’aperçois un Black Bear qui s’avance paisiblement vers le sentier ; il ne nous a pas encore repérés, il suffira de hausser la voix pour le faire fuir. C’est enfin la fin de la rando. C’était très différent de ce que nous avions fait auparavant, j’ai beaucoup aimé mais je suis bien le seul.



J21 Dimanche 10 août

Aujourd’hui nous avons décidé de nous octroyer un jour de repos. Nous allons donc rester au camping. Les enfants vont pouvoir profiter de la piscine. En fin d’après-midi nous faisons quelques courses ; impossible de trouver de la bière ! Nous sommes sur la réserve Blackfeet, la vente d’alcool est interdite car il y a un pow wow à quelques kilomètres d’ici.

J22 Lundi 11 août

Nous ne pouvons pas emprunter la « Going to the sun road » avec notre camping-car, nous allons donc utiliser la navette au départ du visitor center. Le paysage est magnifique jusqu'à Logan Pass où nous nous arrêtons pour effectuer une petite balade vers Hidden Lake. Un vent glacial souffle très fort. Impossible de faire la rando, nous sommes frigorifiés.



Nous décidons de descendre de l’autre côté du col. Nous allons le regretter : il y a des travaux sur la route et pour remonter nous allons devoir patienter une bonne heure. Il y a bien une file d’attente au départ de chaque navette, mais personne ne la respecte ; on nous passe devant sans vergogne, comme quoi les français ne sont pas les seuls indisciplinés…



J23 Mardi12 août

Nous réenfilons aujourd’hui nos chaussures de marche, direction Many Glacier. Nous avons beaucoup hésité, mais nous avons choisi d’aller à « Iceberg Lake ». Le début de la rando est un peu raide mais ça s’arrange par la suite. Nous ne sommes pas partis très tôt ce matin et il y a pas mal de monde. Plusieurs groupes de marcheurs sous la houlette de rangers. Il y a des rangers conférenciers, des rangers gymnastes et tout ce petit monde s’agite en rythme. Ca me gonfle un petit peu, je presse le pas, tout le monde suit sauf Nathan…qui me précède.



Il nous faut seulement 2hrs pour atteindre le lac. Encore un site magnifique !





Les marcheurs se font de plus en plus nombreux, on redescend. Ce soir, Nathalie nous invite au restaurant. On va se régaler de bons steaks du Montana et de délicieux desserts. Les enfants prennent d’énormes Milk Shake. Moi, je vais prendre un « Smoothie » sans trop savoir ce que c’est ; je ne le sais toujours pas, mais c’est très bon… Nous rentrons au camping. Un air de Lou Reed me trotte dans la tête… « It’s just a perfect day… »

J24 Mercredi13 août

Nous quittons Glacier : 700 kilomètres de bitume pour rejoindre le sud du Montana. Nous traversons tout d’abord Browning, la ville natale de James Welch, un auteur Black Foot que j’aime bien. Je suis surpris par la misère et le délabrement des bâtiments. Les kilomètres défilent, c’est agréable de conduire aux Etats-Unis.







Nous passons Billings, direction Hardin terme de notre journée sur la route. A quelque miles du but, un pneu arrière éclate ! Je me gare en catastrophe sur le bord de la route. On descend constater les dégâts.





Heureusement, nous avions souscrit une assistance complémentaire à « AAA », je ne me voyais pas changer le pneu tout seul ! Un dépanneur arrive au bout de quelques temps, pose le pneu de rechange et nous invite à passer demain à son garage. Nous arrivons tard le soir à Hardin. Fin de la première partie

Suite du voyage: http://voyageforum.com/v.f?post=2398576;search_string=boumtchak
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