Sûrement à suivre...
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201005/09/01-4278665-leuro-pourrait-atteindre-la-parite-avec-le-dollar.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO4_la_2343_accueil_POS1
Bonsoir à tous,
J'avais posté un message il y a quelque temps à propos d'un projet de circuit au Canada dans lequel je m'étais lancée pour rendre service à mes beaux-parents (ce sont eux qui voyageront). J'avais reçu des avis très judicieux, notamment de Néfer, que je remercie encore au passage. Le voyage est maintenant confirmé, et les billets sont réservés. Après leur avoir demandé ce qu'ils souhaitaient faire/voir et comment ils préféraient se déplacer (pas de bus ou de train, ils préfèrent conduire), j'ai élaboré le circuit suivant. J'aimerais avoir vos commentaires. Y a-t-il des "erreurs de débutante" (je maîtrise peu la région) ou des choses sympas à rajouter (sans aucun doute, mais en 2 semaines, il faut faire des choix) ?
Je précise qu'ils sont plus portés sur le culturel (musées, petits villages, paysages mais "de loin") que sur l'aspect nature (pas de rando), et qu'ils aiment prendre leur temps. J'ajoute qu'ils ont une fille de 17 ans, tentée par le côté citadin et nord-américain.
J'ai aussi essayé de limiter le nombre de changements d'hôtels, car c'est fatigant et contraignant de refaire les valises tous les jours. A propos d'hôtels, auriez-vous des hôtels ou B&B de charme à me recommander ? Le plus "typique" possible, avec de bons repas (ils sont très gastronomes !)
22 juillet J0 : Arrivée à Toronto à 13h15. Balade dans Toronto. Nuit à Toronto. 23 juillet J1 : Chutes du Niagara. Nuit à Toronto. (je sais que c'est sympa de faire les chutes de nuit, mais cela fait changer d'hôtel, et une longue route le lendemain, sauf autre suggestion) 24 juillet J2 : Kingston - Mille Iles. Nuit à Kingston ? Gananoque ? 25 juillet J3 : Ottawa - Musée des civilisations canadiennes. Nuit à Ottawa. 26 juillet J4 : Direction Montréal, avec lunch au château Montebello et arrêt à la sucrerie de la Montagne à Rigaud. Nuit à Montréal 27 juillet J5 : Montréal. Nuit à Montréal 28 juillet J6 : Montréal. Nuit à Montréal. 29 juillet J7 : Route vers Québec (est-il préférable de passer par Drummondville ou Trois Rivières ?). Nuit à Québec. 30 juillet J8 : Québec. Nuit à Québec. 31 juillet J9 : Rivière-du-Loup et bac pour la rive nord. Nuit vers Tadoussac (ou de Québec, monter vers Tadoussac par la rive nord ?) 1er août J 10 : Tadoussac. 2 août J11 : Région de Charlevoix 3 août J12 : Région de Charlevoix 4 août J13 : Retour à Montréal (en prenant la même route qu'à l'aller ou en prenant l'autre rive ?) - Vol pour Paris à 20h30
L'une de mes grandes interrogations, c'est : y a-t-il un intérêt à remonter le St Laurent par la rive sud, pour ensuite prendre le bac vers le nord ? Les paysages sont-ils très différents ? J'ai peur que ce soit compliqué de prendre le bac... Une autre question : le Lac St Jean. A-t-il un véritable attrait pour des non-sportifs ? Est-ce un détour qui vaut la peine ?
Merci à tous ! 🙂
22 juillet J0 : Arrivée à Toronto à 13h15. Balade dans Toronto. Nuit à Toronto. 23 juillet J1 : Chutes du Niagara. Nuit à Toronto. (je sais que c'est sympa de faire les chutes de nuit, mais cela fait changer d'hôtel, et une longue route le lendemain, sauf autre suggestion) 24 juillet J2 : Kingston - Mille Iles. Nuit à Kingston ? Gananoque ? 25 juillet J3 : Ottawa - Musée des civilisations canadiennes. Nuit à Ottawa. 26 juillet J4 : Direction Montréal, avec lunch au château Montebello et arrêt à la sucrerie de la Montagne à Rigaud. Nuit à Montréal 27 juillet J5 : Montréal. Nuit à Montréal 28 juillet J6 : Montréal. Nuit à Montréal. 29 juillet J7 : Route vers Québec (est-il préférable de passer par Drummondville ou Trois Rivières ?). Nuit à Québec. 30 juillet J8 : Québec. Nuit à Québec. 31 juillet J9 : Rivière-du-Loup et bac pour la rive nord. Nuit vers Tadoussac (ou de Québec, monter vers Tadoussac par la rive nord ?) 1er août J 10 : Tadoussac. 2 août J11 : Région de Charlevoix 3 août J12 : Région de Charlevoix 4 août J13 : Retour à Montréal (en prenant la même route qu'à l'aller ou en prenant l'autre rive ?) - Vol pour Paris à 20h30
L'une de mes grandes interrogations, c'est : y a-t-il un intérêt à remonter le St Laurent par la rive sud, pour ensuite prendre le bac vers le nord ? Les paysages sont-ils très différents ? J'ai peur que ce soit compliqué de prendre le bac... Une autre question : le Lac St Jean. A-t-il un véritable attrait pour des non-sportifs ? Est-ce un détour qui vaut la peine ?
Merci à tous ! 🙂
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Bonjour,
Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.
JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013
Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.
Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.
Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.
Voyage sans problème : �� l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.
A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.
L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.
A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.
Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.
Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....
A suivre ...
Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.
JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013
Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.
Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.
Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.
Voyage sans problème : �� l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.
A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.
L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.
A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.
Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.
Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....
A suivre ...
😊 Je pars pour Rivière à Maya le 20 janvier quelles sont les vaccins les plus appropriés pour le voyage Merci
et savez-vous si il y a beaucoup de cas de gastro.
Nat, du Saguenay
Nat, du Saguenay
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
A ceux qui une fois de plus vont râler en se limitant aux "informations" fournies par nos chers médias !!
Savez vous réellement ce qu'est ce métier ?? Les conditions de travail ?? la formation exigée ?
Avez vous envie de passer tous vos weekends loin de votre famille, Noëls, Jours de l'an, à l'autre bout du monde, sans contrepartie ? "non désolée ma petit chérie maman ne sera pas là pour Noël cette année non plus" !!
Travail de nuit, weekeends, jours fériés, pour VOUS emmener en vacances!! (Qui c'est le privilégié??)
Moins de 24H sur place pour un vol long courrier et hop on repart pour un autre long courrier, moi je trouve ça grave pour la sécurité de pas laisser plus de repos !!!
Connaissez vous beaucoup de professions où on vous donne le 25 du mois votre planning du mois à venir ??
je ne suis PAS chez AF, mais pendant mes études de tourisme bien sûr les métiers de l'aérien ont été abordés, et g qqs copines EX-hôtesses de l'air qui ont du abandonner car cela demande trop, nerveusement et physiquement, sans considération (ah bah t'es hôtesse de l'air, t'es serveuse dans le ciel, quoi!!)
En cours de marketing et de management on a bien étudié la compagnie AF, ça c'est sûr, de belles performances et un exemple superbe de réussite dans nos études de tourisme!! Sauf que...depuis environ 12 ans cette compagnie a gelé les salaires des PNC. Aujourd'hui AF est la première compagnie mondiale en terme de bénéfices, le salaire du grand patron a été multiplié par 120% alors que soi disant la compagnien était au bord de la faillite !! et les actionnaires s'engraissent toujours plus...
Tout cela sur le dos, une fois de plus, du petit personnel !!! Qui enchaîne rotations sur rotations sans râler et toujours avec le sourire même crevés !! Triple couche de maquillage pour cacher les cernes ! Je vous rappelle que les PNC d'Air France ne se sont pas mis en grève depuis le début des années 1990 !! (oui il y a eu le staff au sol en grève, les contrôleurs aériens, les pilotes...mais pas les PNC).
Avant de râler, essayez donc ce métier. Passez votre CSS! - {Certificat de Sécurité et de Sauvetage - diplôme d'état } - Maintenant il y a même un nouveau module de formation avec le GIGN (oui vous avez bien lu) pour savoir maîtriser un pax dangereux, comme un gars style celui qui voulait mettre le feu à ses chaussures. Etre au minimum bilingue français anglais, voire plus !! Certificat de natation (nager 50 mètres en moins de 2 min - avec ses vêtements je suppose, quand un avion doit amerrir on n'est pas en bikini). Certificat comme quoi vous êtes aptes physiquement et mentalement !........ (petite précision: les compagnies françaises sont le seules à exiger ce diplôme...je ne sais pas comment sont formés les PNC des autres compagnies...)
PNC c'est aussi aller sortir un enc*** de pax parti se griller sa gauloise dans les toilettes en dépit de l'interdiction formelle, ou pour faire éteindre son foutu téléphone portable à un pax récalcitrant qui ne se gène pas pour téléphoner en plein vol... Ou un pax agressif, comme cela sans raison, juste pour le plaisir d'emm*** son monde et de perturber le vol...
le sourire ultrabright qui accompagne votre plateau repas n'est "que" le DERNIER aspect du métier, et non pas le premier, contrairement à ce que beaucoup pensent !! Et aussi, le PNC n'est PAS responsable du contenu du plateau repas, donc inutile de lui dire que c'est dégueulasse, que vous exigez autre chose et de lui envoyer le plateau repas à la gueule !!
Les billets d'avion gratuits et à volonté, faut arrêter de croire au Père Noël !! De ce que j'en ai entendu, c'est 50% de réduc sur le tarif le plus cher....et s'il reste des sièges libres !!!
Poussés dehors à 55 ans parce que "trop vieux", ça fait "mauvaise image" aurpès de la clientèle lambda (celle qui doit être en train de râler une fois de plus! ) (oh mon dieu la chef de cabine a trois rides au coin des yeux, horreur je ne volerai plus chez AF!!!)
Alors je pense que vu tout cela et vu tous les sacrifices qu'ils font depuis toutes ces années, un peu de reconnaissance de ces dures conditions de travail s'imposent ! Et la demande principale, il me semble, ne concerne pas le salaire mais justemment une dégradation des conditions de travail ! Et encore n'étant pas PNC je pense que ceux qui passeront par là pourront ajouter et rectifier si besoin est...Merci d'avance... C'est un beau métier, mais hélas les conditions derrière sont trop peu méconnues et les pax lambda ne les soupçonnent même pas...
Alors oui cela emm***ceux qui devaient prendre l'avion, mais n'est-ce pas là le principe d'une grève ? Affronter le plus grand nombre pour se faire entendre ? face à une direction qui apparamment se fout de son personnel ? Et là je me mets à la place du staff au sol qui va s'en prendre plein la gueule une fois de plus !!
Malheureusement ce n'est pas avec ce qui est dit dans nos médias que cela va se faire...
Et bcp d'autres branches professionnelles devraient se mettre ne grève car il y a un réel problème avec les salaires en France. le petit personnel des entreprises se sacrifie toujours plus pour toujours le même salaire pendant que qqs grandes familles triplent leur revenus avoisinnant déjà les dizaines ou centaines de millions. Des chiffres vertigineux. Un peu plus de répartition des richesses serait logique. Les caissières de Auchan, Carrefour, les ouvriers des usines qui eux aussi font les 3/8, etc etc...
mais hélas comme toujours en France les grands patrons vont se plaindre, qu'ils n'ont pas assez de profits etc, et quand ils perdent de l'argent demander à l'Etat d'intervenir... "Capitalisation des profits, socialisation des pertes" cela ne vous dit rien ?? En cas de souci en gros c'est le contribuable qui paie, mais si l'entreprise fait des profits alors c'est que le patron et les actionnaires ont bien réussi leur stratégie de management, mais le petit personnel qui s'est sacrifié pour permettre cela, on s'en tape et on ne lui donne rien ! Et avec Sarko et compagnie au pouvoir, cela ne fera que s'aggraver.
Bref tout cela pour dire que : ceux qui savent réellement ce qu'est le métier de PNC sont avec vous et vous soutiennent!!
PS : J'oubliais...Avant de dire que la France est toujours en grève regardez ce qui se passe ailleurs. Le Quotidien du Tourisme a publié aujourd'hui un article très intéressant sur la grève de l'aéroport de Lisbonne aujourd'hui (avions de TAP cloués au sol) et de plusieurs autres aéroports cette semaine...grève du staff au sol et des pilotes... SAS, compagnie scandinave: PNC en grève une fois par an...
Mais ce qui se passe ailleurs, nos chers médias français ne vous en parleront pas, préférant vous faire croire que seuls les Français se mettent en grève !!
je ne suis PAS chez AF, mais pendant mes études de tourisme bien sûr les métiers de l'aérien ont été abordés, et g qqs copines EX-hôtesses de l'air qui ont du abandonner car cela demande trop, nerveusement et physiquement, sans considération (ah bah t'es hôtesse de l'air, t'es serveuse dans le ciel, quoi!!)
En cours de marketing et de management on a bien étudié la compagnie AF, ça c'est sûr, de belles performances et un exemple superbe de réussite dans nos études de tourisme!! Sauf que...depuis environ 12 ans cette compagnie a gelé les salaires des PNC. Aujourd'hui AF est la première compagnie mondiale en terme de bénéfices, le salaire du grand patron a été multiplié par 120% alors que soi disant la compagnien était au bord de la faillite !! et les actionnaires s'engraissent toujours plus...
Tout cela sur le dos, une fois de plus, du petit personnel !!! Qui enchaîne rotations sur rotations sans râler et toujours avec le sourire même crevés !! Triple couche de maquillage pour cacher les cernes ! Je vous rappelle que les PNC d'Air France ne se sont pas mis en grève depuis le début des années 1990 !! (oui il y a eu le staff au sol en grève, les contrôleurs aériens, les pilotes...mais pas les PNC).
Avant de râler, essayez donc ce métier. Passez votre CSS! - {Certificat de Sécurité et de Sauvetage - diplôme d'état } - Maintenant il y a même un nouveau module de formation avec le GIGN (oui vous avez bien lu) pour savoir maîtriser un pax dangereux, comme un gars style celui qui voulait mettre le feu à ses chaussures. Etre au minimum bilingue français anglais, voire plus !! Certificat de natation (nager 50 mètres en moins de 2 min - avec ses vêtements je suppose, quand un avion doit amerrir on n'est pas en bikini). Certificat comme quoi vous êtes aptes physiquement et mentalement !........ (petite précision: les compagnies françaises sont le seules à exiger ce diplôme...je ne sais pas comment sont formés les PNC des autres compagnies...)
PNC c'est aussi aller sortir un enc*** de pax parti se griller sa gauloise dans les toilettes en dépit de l'interdiction formelle, ou pour faire éteindre son foutu téléphone portable à un pax récalcitrant qui ne se gène pas pour téléphoner en plein vol... Ou un pax agressif, comme cela sans raison, juste pour le plaisir d'emm*** son monde et de perturber le vol...
le sourire ultrabright qui accompagne votre plateau repas n'est "que" le DERNIER aspect du métier, et non pas le premier, contrairement à ce que beaucoup pensent !! Et aussi, le PNC n'est PAS responsable du contenu du plateau repas, donc inutile de lui dire que c'est dégueulasse, que vous exigez autre chose et de lui envoyer le plateau repas à la gueule !!
Les billets d'avion gratuits et à volonté, faut arrêter de croire au Père Noël !! De ce que j'en ai entendu, c'est 50% de réduc sur le tarif le plus cher....et s'il reste des sièges libres !!!
Poussés dehors à 55 ans parce que "trop vieux", ça fait "mauvaise image" aurpès de la clientèle lambda (celle qui doit être en train de râler une fois de plus! ) (oh mon dieu la chef de cabine a trois rides au coin des yeux, horreur je ne volerai plus chez AF!!!)
Alors je pense que vu tout cela et vu tous les sacrifices qu'ils font depuis toutes ces années, un peu de reconnaissance de ces dures conditions de travail s'imposent ! Et la demande principale, il me semble, ne concerne pas le salaire mais justemment une dégradation des conditions de travail ! Et encore n'étant pas PNC je pense que ceux qui passeront par là pourront ajouter et rectifier si besoin est...Merci d'avance... C'est un beau métier, mais hélas les conditions derrière sont trop peu méconnues et les pax lambda ne les soupçonnent même pas...
Alors oui cela emm***ceux qui devaient prendre l'avion, mais n'est-ce pas là le principe d'une grève ? Affronter le plus grand nombre pour se faire entendre ? face à une direction qui apparamment se fout de son personnel ? Et là je me mets à la place du staff au sol qui va s'en prendre plein la gueule une fois de plus !!
Malheureusement ce n'est pas avec ce qui est dit dans nos médias que cela va se faire...
Et bcp d'autres branches professionnelles devraient se mettre ne grève car il y a un réel problème avec les salaires en France. le petit personnel des entreprises se sacrifie toujours plus pour toujours le même salaire pendant que qqs grandes familles triplent leur revenus avoisinnant déjà les dizaines ou centaines de millions. Des chiffres vertigineux. Un peu plus de répartition des richesses serait logique. Les caissières de Auchan, Carrefour, les ouvriers des usines qui eux aussi font les 3/8, etc etc...
mais hélas comme toujours en France les grands patrons vont se plaindre, qu'ils n'ont pas assez de profits etc, et quand ils perdent de l'argent demander à l'Etat d'intervenir... "Capitalisation des profits, socialisation des pertes" cela ne vous dit rien ?? En cas de souci en gros c'est le contribuable qui paie, mais si l'entreprise fait des profits alors c'est que le patron et les actionnaires ont bien réussi leur stratégie de management, mais le petit personnel qui s'est sacrifié pour permettre cela, on s'en tape et on ne lui donne rien ! Et avec Sarko et compagnie au pouvoir, cela ne fera que s'aggraver.
Bref tout cela pour dire que : ceux qui savent réellement ce qu'est le métier de PNC sont avec vous et vous soutiennent!!
PS : J'oubliais...Avant de dire que la France est toujours en grève regardez ce qui se passe ailleurs. Le Quotidien du Tourisme a publié aujourd'hui un article très intéressant sur la grève de l'aéroport de Lisbonne aujourd'hui (avions de TAP cloués au sol) et de plusieurs autres aéroports cette semaine...grève du staff au sol et des pilotes... SAS, compagnie scandinave: PNC en grève une fois par an...
Mais ce qui se passe ailleurs, nos chers médias français ne vous en parleront pas, préférant vous faire croire que seuls les Français se mettent en grève !!
Je viens de voir cet article çi-dessous faire suivre, encore un détraqué dans la nature .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
Bonjour à tous.
Nous ouvrons cette nouvelle discussion avec un immense plaisir.
Nous avons réservé notre croisière pour le tour du monde austral 2015 sur le Costa Deliziosa.
Nous avons fait le tour du monde 2012 sur ce même navire. C'était un rêve que nous avons réalisé.
En voici un autre que nous réaliserons.
Nous partirons en janvier 2015 pour 113 jours au lieu des 123 jours effectués par le NeoRomantica en 2013.
Merci à Jacques et Bernadette (Esculape) de nous avoir informés sur l'existence de cette nouvelle croisière.
Nous serons très heureux de les retrouver à bord après le TDM de 2012.
Nous reverrons avec plaisir la Nouvelle-Zélande et l'Australie.
Nous arrivons d'une croisière de 50 jours sur le Grand Princess autour de l'Amérique du Sud.
Le Grand Princess est nettement de moindre qualité que le Costa Deliziosa.
Nous reverrons aussi Rio de Janeiro, Buenos Aires, le Cap Horn, Ushuaia et Santiago. Nous avons fait plusieurs excursions et pourrons vous donner nos avis aux intéressés et les comparer avec celles que Chamadou aura effectué sur le NeoRomantica en 2013-2014.
Il est tôt mais le temps passe vite et le navire se remplit rapidement.
Bien cordialement.
CIBC
CIBC
Bonjour je suis un petit nouveau sur votre site de forum.
Ma conjointe et moi projetons pour l'an prochain, ce qui est pour moi mon plus vieux rêve : un voyage à vélo.
Comme première destination nous projetons de traverser l'Atlantique avec nos vélos, de Paris prendre le TGV jusqu'à Dijon et de là partir pour un tour de la Bourgogne en pédalant quand c'est possible sur les voies vertes sinon sur les petites routes pendant 2 semaines possiblement en septembre 2009.
J'aimerais savoir si il y a parmi vous des personnes qui connaisent la région à qui on pourrait s'informer sur de petits détails en préparant tranquilement ce petit périple.
Peut-être même des gens du coin, que nous pourrions rencontrer là-bas...
merci beaucoup
Ma conjointe et moi projetons pour l'an prochain, ce qui est pour moi mon plus vieux rêve : un voyage à vélo.
Comme première destination nous projetons de traverser l'Atlantique avec nos vélos, de Paris prendre le TGV jusqu'à Dijon et de là partir pour un tour de la Bourgogne en pédalant quand c'est possible sur les voies vertes sinon sur les petites routes pendant 2 semaines possiblement en septembre 2009.
J'aimerais savoir si il y a parmi vous des personnes qui connaisent la région à qui on pourrait s'informer sur de petits détails en préparant tranquilement ce petit périple.
Peut-être même des gens du coin, que nous pourrions rencontrer là-bas...
merci beaucoup
Bonjour à tous !!! 😉
Celà fait plusieurs mois que je n'ai pas écrit sur ce forum😠🤪, (reprise du boulot, enfants...) mais je vois que les habitués "croisiéristes" sont toujours là. Ca fait très plaisir !!! (Alcati, Bruno...)
Nous pensons refaire une croisière vers le mois d'avril 2011, par contre la destination est encore inconnue !!! 😮😮
Nous recherchons la super croisière 😎 (en principe sur costa) !!! Si vous avez des tuyaux 😄 !!!
Contente de retrouver tout le monde, @+++, je vais lire un peu le forum...
Cécile
Celà fait plusieurs mois que je n'ai pas écrit sur ce forum😠🤪, (reprise du boulot, enfants...) mais je vois que les habitués "croisiéristes" sont toujours là. Ca fait très plaisir !!! (Alcati, Bruno...)
Nous pensons refaire une croisière vers le mois d'avril 2011, par contre la destination est encore inconnue !!! 😮😮
Nous recherchons la super croisière 😎 (en principe sur costa) !!! Si vous avez des tuyaux 😄 !!!
Contente de retrouver tout le monde, @+++, je vais lire un peu le forum...
Cécile
Bonjour,
nous envisageons un séjour de 3 semaines environ en Russie l'été prochain. Nous sommes en discussion avec une famille de St Petersbourg pour un échange de maison, nous pourrions utiliser leur voiture durant notre séjour à SPB (j'ai déjà posté un sujet sur notre projets d'aller en Carélie et l'état des routes). Mais j'ai plein d'autres questions...
Notre séjour pourrait se dérouler entre le 24 juillet et le 15 aout (les vols ne sont pas réservés). L'itinéraire pourrait se dérouler comme suit:
Arrivée Moscou : 3 jours plein de visite 5 jours dans l'anneau d'or (étapes à déterminer mais je crois qu'on va faire cool, en se focalisant sur 2 ou 3 sites. J'ai vu que quelqu'un sur le forum aurait aimer consacrer 3 jours à Souzdal...). Retour à moscou et 2 jours plein de visites, puis départ pour SPb en train et 10 jours à SPB durant lesquels nous pourrions faire une virée de 3 jours à Petrozavodsk pour visiter Kiji.
Et voici les questions - Je préférais commencer par Msc et terminer par SPb, pour finir par la ville la plus "belle"? Mais ne vaut-il pas mieux le faire dans le sens inverse pour faire moscou mi-aout, où il fera peut-être mois chaud? Sur Moscou, faut-il craindre la chaleur au point de dénicher un hébergement avec clim? Nous pouvons aussi retarder notre séjour d'une ou 2 semaines plus tard.
- Est-ce que ça vaut le coup de faire tant de route depuis SPB pour aller à Petrozavodsk 3 jours, et visiter Kijii ? Googlemap indique environ 5h30 de route: c'est bien ça, même en été?
- Question douane: combien de litre de vodka sommes nous autorisés à rapporter (j'adore la vodka 😎 !!!)
- Nous louerons probablement une voiture pour l'anneau d'or. Faut-il viser un SUV (beurk) ou une petite citadine suffira?
Voilà pour le moment, plein d'autres questions viendront surement plus tard 😉 Merci! Eve
Notre séjour pourrait se dérouler entre le 24 juillet et le 15 aout (les vols ne sont pas réservés). L'itinéraire pourrait se dérouler comme suit:
Arrivée Moscou : 3 jours plein de visite 5 jours dans l'anneau d'or (étapes à déterminer mais je crois qu'on va faire cool, en se focalisant sur 2 ou 3 sites. J'ai vu que quelqu'un sur le forum aurait aimer consacrer 3 jours à Souzdal...). Retour à moscou et 2 jours plein de visites, puis départ pour SPb en train et 10 jours à SPB durant lesquels nous pourrions faire une virée de 3 jours à Petrozavodsk pour visiter Kiji.
Et voici les questions - Je préférais commencer par Msc et terminer par SPb, pour finir par la ville la plus "belle"? Mais ne vaut-il pas mieux le faire dans le sens inverse pour faire moscou mi-aout, où il fera peut-être mois chaud? Sur Moscou, faut-il craindre la chaleur au point de dénicher un hébergement avec clim? Nous pouvons aussi retarder notre séjour d'une ou 2 semaines plus tard.
- Est-ce que ça vaut le coup de faire tant de route depuis SPB pour aller à Petrozavodsk 3 jours, et visiter Kijii ? Googlemap indique environ 5h30 de route: c'est bien ça, même en été?
- Question douane: combien de litre de vodka sommes nous autorisés à rapporter (j'adore la vodka 😎 !!!)
- Nous louerons probablement une voiture pour l'anneau d'or. Faut-il viser un SUV (beurk) ou une petite citadine suffira?
Voilà pour le moment, plein d'autres questions viendront surement plus tard 😉 Merci! Eve
C'est un des faits m'ayant le plus marqué. Les touristes français sont massivement présents aux USA (je parle de l'Ouest) et semblent représenter, de très loin, le plus gros contingent (au bas mot, j'aurai tendance à dire plus de 50% des touristes).
On croise aussi pas mal d'italiens (trop souvent bruyants et, par contre, présents très rarement en camping), beaucoup d'asiatiques (jamais en camping par contre) mais finalement peu d'allemands (alors que ces derniers sont plutôt adeptes du camping itinérant).
Pourquoi autant de français ?
Pourquoi autant de français ?
je tracte ma voiture derriere mon camping car en toute légalité...et oui c'est permis car nous sommes européens peu de gens le savent. Mon épouse étant handicapée je me suis intéressé au probleme de tracter sa voiture pour les déplacements hors des campings et les visites des sites lorsque nous partons
si des personnes sont intérésées je suis a leur dispositions pour montrer le systeme.
monCC un RAPIDO962 et ma voiture une AX diesel
salutations 😎
It's all in the title—I'm 70, and I've been traveling by bike (tent and camp stove) for five years now. Statistically, how many more years do I have left to plan my destinations and see (almost) everything?
Question is half realistic, half humorous.
To keep it simple: how old are you, fellow senior cyclists still on the road? And what are your biggest challenges?
Personally, I'm in good physical shape, though my cruising speed has dropped from 3–4 km/h over the past five years.
But arthritis (hip) is starting to make it tricky to swing my leg over the frame.
Et voilà les renseignements utiles et le récit de notre dernier voyage au Québec et sur les provinces maritimes : voyage en individuel a deux en location de voiture, nuits à l’hôtel aucune n’a été réservée d’avance sauf la 1ere et la dernière à Montréal.
Préparation :VF bien sur : merci tout particulièrement à Vivlavie, saucier, nefer, vautour2121, louloulune…et tous les autres !Guides : Ulysse Canada 200xxx bien mais donne des adresses un peu chères et pas difficile a trouver, Routard, Lonely planet Quebec (vieux mais comme toujours bien documenté sur les sites à visiter), Guides bleusOffices de tourismes : ils sont Tops ! N’hésitez pas à visiter leurs site, notamment bonjourquebec. Que ce soit le Quebec ou les provinces maritimes, ils nous ont fournis de nombreux renseignements avant le départ et nous ont adressé gratuitement doc et cartes par courrier. Avant de partir nous avons seulement booké le vol, la voiture et la 1ère nuit à Montreal
Réservations :Vol : Air transat, trouvé grâce au comparateur de vols VF (le plus efficace que j’aie pu tester cette année). Billet souscrits en ligne environ 2-3 mois avant le départ. 500 euros chacun TTC, vol direct Lyon Montréal, tout a été ok : ponctualité, service. Il faut payer ses écouteurs et ses boissons alcoolisées mais pour ce prix là et 7H de vol seulement, on ne va pas se plaindre quand même !Voiture : le lonely planet indiquant qu’il est souvent difficile de trouver sur place des loueur en km illimité (ce que nous n’avons pas vérifié), nous avons cette fois booké la voiture depuis France. Nous sommes passés par Autoescape : 891 euros ttc pour une petite berline (2e catégorie), 34 jours, km illimités et assurance tous risques (1Millions de CAD de responsabilité civile).Hotel : nous avons réservé aux Suites Labelle via fastbooking. Aucun Problème :104 CAD la nuit petit déjeuner compris (buffet) …et nous voilà partis le jeudi 13/09 matin pour Saint Exupery. Nous décollons, le commandant de bord nous souhaite une « belle envolée »…ça commence bien !
13/9 Nous voici à Montréal vers 12H30. L’immigration et la récupération des bagages se fait rapidement, nous retirons un peu de cash au distributeur de l’aéroport (ils ne donnent pas plus de 300CAD par retrait a la BMO, je suppose pour toutes les cartes étrangères). A ce propos, inutile d’acheter des devises depuis France, même si tous les distributeurs de l’aéroport étaient en carafe, la société de navette vers le centre ville prend les cartes (et le cours est bien meilleur aux distributeurs qu’en achetant des devises en France). Nous prenons la navette (guichet à l’extérieur du hall d’arrivée sur le trottoir). Nous prenons l’aller retour (valable au moins 2 mois) : 48 CAD A/R pour 2. Nous sommes à la gare routière vers l’université Berri environ 40 mn plus tard. Notre hôtel est à 5 mn de marche : rien à redire, bien situé, personnel sympa, accès gratuit à internet, TV cablée avec chaine Cinéma (nous en verrons peu d’autre ensuite) chambre très correcte (style Ibis) avec petite kitchenette en plus. Le quartier latin n’est pas loin. Nous profitons du soleil ce 1er après midi pour monter à pied vers la place Sherbrooke, le mont royal et profiter de la vue depuis le belvédère, on redescend par l’université Mc Gill et retour par la rue Ste Catherine. Sympa pour un premier aperçu. Le guide « Montreal » de l’office de tourisme propose des itinéraires à pied. Le soir nous retournons rue Prince Arthur où nous avions repéré un joli resto (la cabane du grec ou qq chose comme ça) et là quelle déception ! 51 cad pour 2 pseudos moussakas (30 euros quand même) … autant vous dire que les desserts ne nous ont pas tentés … Et à ce niveau là… je sais que je ne vais pas me faire des copains chez les canadiens, mais coté restos désolée…à de très rares exceptions près, c’est plus cher et bien moins bon que chez nous ! Vous me direz « mais quelle idée, aussi, de vouloir manger une moussaka à Montréal ? », vous avez raison… Mais d’abord, nous en avions envie, et le resto nous avait tapé dans l’œil ! En tous cas, moussaka ou pas, vous pouvez en croire une lyonnaise qui a déjà pas mal globe-trotté ! Lyon est la capitale mondiale de la gastronomie, c’est vrai -dit elle humblement- mais pour moi, le Canada et l’Angleterre se disputent le podium en terme de plus mauvais rapport qualité prix des restos… Bon, vous verrez plus loin que vous vous rattrapez largement sur bien d’autres points… (contrairement aux british dans la série ‘j’me fais des copains’ ;-)
14/09 Nous nous levons de bonne heure pour continuer la visite de la ville avant de récupérer la voiture. Nous allons cette fois en direction du quartier chinois, du vieux Montréal et des quais, puis allons récupérer la voiture chez Alamo. Pas d’entourloupe au niveau du contrat cette fois -cf Alamo South Africa voir mon carnet de voyage 2006 http://voyageforum.com/v.f?post=895952; . L’accueil est pro, tout est en règle, ils nous précisent bien qu’il faudra rendre la voiture réservoir vide et qu’ils nous factureront le 1er plein (contrats autoescape un peu bizarres à ce niveau là…c’est quand même plus pratique de refaire un plein à la fin du voyage, mais bon…). La voiture n’est pas prête, du coup ils nous donnent une grosse Dodge : et ça fait vraiment Amérique pour moi qui roule en Twingo habituellement…et pas de pb pour caser les bagages dans le coffre ! En discutant un peu, ils acceptent aussi que nous retournions la voiture le dernier jour avec une heure de rabe (c’est toujours sympa d’avoir un peu plus de marge). Nous retournons d’abord faire un tour dans le quartier du plateau royal, puis direction Terrebonne. Nous avons un peu de mal à trouver l’entrée d’autoroute et nous perdons un peu mais les montréalais nous renseignent très gentiment et nous voilà partis pour la rive nord du Saint Laurent direction le chemin du Roy !
Terrebonne : petite halte tranquille pour visiter les moulins, les sentiers le long de la rivière et le village puis nous reprenons la route, berthierville nous semble sympathique aussi mais c’est encore un peu tôt pour voir les oiseaux migrateurs en face, sur le parcours proposé par la société d’ornithologie du coin (R 158 à droite avant St Ignace de loyola). Il se fait tard et nous mettons le cap sur 3 rivières. Il commence à faire nuit et nous trouvons un joli gite sympa : le huard avec sdb privée.
Un petit mot sur les gites en général : la plupart du temps nous avons essayé de dormir en B&B (aussi appelés gites ou couette et café) plutôt qu’au Motel : plus sympa et meilleur rapport qualité prix si l’on tient compte du petit déjeuner. Mais pour rester dans notre budget il faut le plus souvent prendre une salle de bain partagée. Ce n’était pas vraiment dans nos habitudes de voyage jusqu’à présent mais ceci dit, à de très rares exceptions près, c’était toujours très propre, confortable et pas si contraignant que ça une fois qu’on en a pris l’habitude. La plupart de B&B nous ont coûté entre 70 à 90 CAD TTC…sachant qu’à cette période, on peut assez facilement négocier 15% … notamment si l’on paie cash…et quelques fois un peu plus…Mais c’est une formule que je vous conseille vivement : autant j’ai détesté les restos, autant j’ai adoré l’accueil des canadiens. Ils savent vous mettre à l’aise rapidement, sont très chaleureux, bavards aussi…(ça je ne m’y attendais pas spécialement), et jamais avares ni d’explications et ni d’histoires pour vous aider à découvrir leur région, leur culture ou leur façon de vivre. Là je dis un grand bravo ! Les commerçants eux aussi sont particulièrement accueillants et serviables : nous devrions proposer un stage chez vous dans tous les parcours de nos écoles de commerce : ça vaut tous les discours ! …Et d’accord ! Vous pouvez bien vous venger (si, si, je vous entends déjà penser…) par rapport à ma 1ère critique, parce que c’est vrai que de ce point de vue là…chez nous…en général…c’est pas bien ça ! Un point partout ! On est quittes ?
Petite balade le long du quai et resto sympa genre grill dans la rue principale « piquantes » 46 cad pour un plat chacun, 2 bières et un brownie pour 2. J’ai testé la poutine : frites avec du fromage fondu et du jus de viande. On ne peut pas dire que c’est mauvais, mais je ne sais pas pourquoi, je n’en ai jamais repris au cours du voyage…
15/09 Il pleut…après un dernier petit tour en ville et un copieux petit déjeuner nous continuons le chemin du roy, vu le temps, nous verrons le parc de la Mauricie une autre fois : en route pour Deschambault puis l’ile d’Orléan : nous nous étions dit que nous dormirions peut être là et irions voir Québec au retour. L’ile est très jolie, parsemée de coquettes petites (ou grandes) maisons. Il y a de jolis gites mais comme le temps ne s’arrange toujours pas, et qu’il est encore tôt dans l’après midi, nous revenons sur Québec (c’est à 20 mn environ). Nous nous garons près de la rue St Louis, à l’extérieur des remparts et allons faire un tour à pied dans la ville Haute. Sur le chemin, nous essayons plusieurs hôtels tous au-dessus de 90-100cad hors taxes même des 2 étoiles. Nous nous renseignons auprès de l’office de tourisme qui nous propose moins cher seulement dans les motels à l’extérieur de la ville. Nous nous disons que nous irons voir par nous-mêmes… En repartant (c’est l’échéance du parcmètre) nous apercevons une affichette qui indique chambres à 69 cad à l’auberge st louis. C’est dans la ville haute, bon, il faut être un peu sportif pour monter les bagages sous les combles et accepter la salle de bain partagée mais pour 91 cad ttc avec le petit déjeuner à coté de l’hôtel Frontenac, c’est raisonnable pour Québec. Vous pouvez aussi laisser votre voiture 24H au pkg de l’hôtel de ville pour 12 Cad au lieu de 14. C’était la nuit de samedi à dimanche, peut être aurions nous pu nous garer gratuitement, mais bizarrement, nous n’avons trouvé personne pour nous renseigner sur ce point…(et les panneaux ne sont pas très clairs). Repas dans un très bon resto : aux anciens canadiens (si, si, j’ai bien dit un très bon resto…mais 176 cad quand même…pour soupe, plat et dessert, avec une bonne bouteille de syrah c’est vrai…).
16/09 Nous nous levons de bonne heure pour profiter de la ville sans la foule, la lumière est belle, et il fait bon flâner tranquillement dans les ruelles, nous nous promenons autour des remparts, allons du coté de la citadelle, prenons le petit déjeuner puis descendons dans la ville basse faire un peu de lèche vitrine dans le quartier du petit champlain et admirer les galeries de la rue St Paul.
Nous repartons en fin de matinée pour les chutes de montmorency (nous aurions pu nous en passer à mon goût), et nous apercevons à ce moment là que nous avons bien fait d’aller sur l’ile d’orléan hier : il fait beau et le week end, le pont est pris d’assaut ! Nous continuons jusqu’à cap tourmente où nous nous arrêtons pour faire une jolie randonnée de 2h30 environ. C’est encore trop tôt pour les oies des neiges et les bernaches mais la promenade vaut le coup. Nous nous arrêtons un peu plus haut pour visiter la cathédrale de Ste Anne de beaupré et le cyclorama. Nous avons hésité avant d’entrer (16 cad pour 2) mais n’avons pas été déçus : il s’agit d’une immense toile panoramique représentant Jérusalem au moment de la crucifixion de Jésus. C’est un peu l’ancêtre du cinéma, je n’avais jamais vu cela ailleurs, il n’en reste que quelques uns au monde. Le personnel est prolixe si vous avez des questions, bref c’est à voir au moins une fois (pensez à prendre vos jumelles si vous en avez, pour voir les menus détails). Nous voilà en fin de journée à Baie St Paul où nous dormons à la jolie auberge de la grande maison (les auberges ont plus de chambres et sont généralement un plus chères que les B&B).
17/09 Départ pour le parc des gds jardins et la balade du lac des cygnes : ça grimpe un peu (je la classe dans la catégorie des « moyenne difficulté » sachant que je suis loin d’être une grande sportive). Il fait beau, les arbres commencent à jaunir et à rougir, c’est chouette. Il paraît que d’autres randonneurs ont vu une ourse et ses oursons en contrebas du sommet. Nous n’aurons pas eu cette chance mais nous avons bien apprécié ces 3h d’escapade (sauf les bibites…en fait des petits moucherons noirs indolores sur le moment et très voraces ! Ce sera heureusement le seul endroit où nous les rencontrerons mais les piqûres auront duré un moment !) C’est notre 1er parc, nous avons un peu hésité avant d’acheter la carte Sepac (30 cad par personne) mais a raison de 3.5 cad par parc en général nous l’aurons finalement bien amortie surtout qu’à plusieurs endroits, selon la météo et notre heure d’arrivée nous avons fait une entrée un jour+une 2e le lendemain. www.sepaq.com Nous continuons à remonter la rive nord : st joseph de la rive où nous visitons la papeterie st gilles en attendant notre 1er traversier pour l’ile aux coudres : petit tour de l’ile, re traversier dans l’autre sens et très jolie halte au cœur d’art, gite aux éboulements tenu par Johanne Thomas. Notre chambre « marine » donne sur l’ile aux coudres elle a l’avantage d’avoir une sdb partagée mais accessible depuis chacune des 2 chambres sans avoir à passer par l’extérieur. Le petit déjeuner devant la baie vitrée entre chien, chat et perroquet est parfait, et Johanne, qui a aussi une galerie à baie St Paul est vraiment charmante. En plus c’est l’effervescence, elle prépare le festival rêves d’automne de baie St Paul qui doit avoir lieu la semaine suivante. Ses tableaux vernis en relief sortent de l’ordinaire…pour les curieux, voici son site : www.coeurdart.ca
18/09 après un passage par Cap aux oies et Ste irénée, nous voici à la Malbaie. C’est une petite escale (nous en sommes à 850km depuis le départ), mais nous voulons profiter du beau temps et voir le parc des htes gorges. C’est trop tard pour aujourd’hui, nous visitons tranquillement les environs (manoir richelieu et belles maisons aux environs), pointe au pic, plage de cap à l’aigle et surtout nous profitons de l’hospitalité de Louise au BB rêve d’aigle (à cap a l’aigle) : elle est pleine de petites attentions pour nous rendre la vie agréable et son petit déjeuner vaut le détour, elle fait partie des hôtesses qui nous auront marqués pendant ce voyage. www.aigledunreve.ca En plus nous nous retrouvons en compagnie de 2 sympathiques motards québéquois qui nous ont donné des tuyaux sur les routes et nous ont entre autre expliqué l’importance de TV5 pour eux…et la préservation de la langue et de la culture francophone sur ce continent anglo saxon…à bon entendeur !
19/09 En route pour le parc des htes gorges…nous choisissons l’acropole des draveurs. Il fait très beau (nous montons en tee shirt) et nous rencontrons un couple de québéquois sympas et bavards qui nous font un peu oublier la gravité ! En haut c’est superbe mais celle-là, je la classe dans les « difficiles » : après 5-6H de montée-redescente dans les pattes nous regardons depuis la voiture jusqu’où nous sommes allés…gloups ! Heureusement que nous ne le savions pas avant, je ne sais pas si nous aurions eu le courage d’attaquer ! Nous continuons la route :petite escale à Port au persil mais l’auberge qui nous inspire est trop chère et il est encore tôt, il n’y a pas grand chose à visiter et nous poursuivons donc vers la rive sud du Saguenay : la route est superbe. Une petite halte à petit Saguenay et nous voilà à l’Anse St Jean. Nous avons repéré un BB : le globe trotter…Celui là, vu son nom, on ne peut pas le zapper ! Je vais donc frapper (c’est toujours moi qui suis de corvée de négociation…mon cher et tendre conduit, lui…) et me retrouve en face du mémorable André Bouchard !!!! Oui, oui, j’ai bien dit mémorable ! Il sait ce dont un voyageur a besoin : peignoirs moelleux, chambres bien conçues, internet en libre service, eau minérale, véranda donnant sur la rivière livres et revues touristiques à disposition…Et je ne vous ai pas encore parlé des succulents petits déjeuner concoctés par mister André et servis dans la bonne humeur générale. Bref, un nouveau proverbe lyonnais est né : lorsque, parfois, on trouvait qq chose de nettement moins bien, la formule consacrée était « Aaaah ! ici c’est sûr que c’est pas chez le globe trotter ! » Nous avons aussi diner-souper- comme disent les québéquois- dans un petit resto sympa : le bistrot de l’anse : sans prétention, ils servent pâtes, burgers, pizzas mais réalisés avec de bons produits bios et c’est ma foi fort goûteux et pas plus cher qu’ailleurs (ni moins…) ! Avec le recul, nous serions bien restés une journée de plus ici mais à ce moment là il était encore difficile de savoir si nous aurions du temps ou pas sur la fin…En tous cas merci André, nous nous souviendrons longtemps de toi !!! www.bbcanada.com/322.hyml/
20/09 nous traînons un peu autour de l’anse st jean (car arrivés trop tard la veille pour faire un tour), et faisons une partie du sentier de la vierge du coté de rivière éternité : nous ne re-descendrons pas jusqu’à la statue, découragés par d’autres visiteurs et sans doute aussi un peu feignants suite à la randonnée de la veille… Nous voilà à Roberval où nous voulons nous arrêter pour visiter val jalbert le lendemain. Quelle déception : les gîtes sont peu accueillants et chers, les motels aussi mais après avoir tourné un moment nous finissons par le motel Roberval : 91 cad avec pdj pour se retrouver à l’entrée de la ville au bord de la nationale. C’est correct par rapport à ce qu’on a vu d’autre sur le coin, mais c’est d’un très mauvais rapport qualité prix par rapport à nos gites habituels : on a finalement pris l’habitude des sdb partagées et l’hospitalité n’a rien à voir…Resto grequo recommandé par le routard…à éviter si vous voulez mon avis…Bon c’est une soirée sans, il en faut bien une de temps en temps… Si vous passez par là, essayez plutôt vers mashteuiatsh ou en dehors de la ville.
21/09 Val jalbert (38 cad pour deux), visite d’un village historique reconstitué : le site qui entoure le village est sympa mais si vous avez peu de temps, il vaut mieux privilégier le zoo de St Félicien… Oui, oui je sais, c’est un zoo, avec des bestioles en captivité forcément (j’en entends déjà certains), mais en fait c’est plutôt nous qui sommes en cage (trimballés dans un petit train grillagé), et les bestioles en question sont représentatives des espèces qu’on trouve en Amérique du Nord : orignaux, ours noirs, chiens de prairie, Wapiti, bisons, loups etc… J’ai trouvé la formule agréable et n’ai pas eu mauvaise conscience après la visite…sauf peut être, vis à vis des 2 ours polaires qui avaient l’air de bien s’amuser dans leur piscine, mais là j’ai quand même plus de doutes ! En tous cas ils étaient magnifiques à voir sous l’eau à travers les parois vitrées avec les bulles d’air qui remontaient de leur fourrure… Nous continuons par le nord du lac st jean pour nous retrouver en fin de journée chez Marie : au petit bonheur à Péribomka : voilà une étape qui porte bien son nom et nous fait oublier celle de la veille. Marie est énergique, c’est le moins qu’on puisse dire ! En plus elle a passé plusieurs année en France et c’est intéressant de voir son point de vue sur les français…Voici en tous cas un sujet à éviter si vous croisez en France l’un de ses compatriotes : l’accent québécois…C’est vrai qu’à longueur de journée cela doit finir par être lassant…et manquant d’originalité de surcroît…qu’on se le dise !!! Et au Québec, n’oublions pas que c’est nous qui devons avoir un accent bizarre…Autant éviter les sujets qui fâchent mais j’espère bien que vous garderez longtemps cette façon de parler qui nous fait sourire : non par moquerie, mais parce qu’elle nous attire tout de suite de la sympathie et que vos formules sont souvent bien plus imagées et charmantes que les nôtres…et qui plus est, souvent inattendues pour nous, tout simplement ! Nous passons une très bonne soirée à discuter d’histoire d’ours avec des suisses de passage autour des bons petits plats de Marie. Si vous passez par là en fin de journée arrêtez vous au petit bonheur et ne ratez pas la table d’hôtes : l’un des meilleurs rapports qualité prix du voyage (et très bonne cuisine…si si !!!)
22/09 1850 km au compteur. Nous repartons sur la rive nord du Saguenay : parc de la pte taillon, ste rose du nord, sacré cœur et pointe de l’anse. Nous suivons pour une fois le routard qui parle de la ferme 5 étoiles comme l’une des meilleures étapes du Québec (à Sacré Coeur avant Tadoussac)… Mouais… Je ne sais pas ce que valent les activités, mais pour la partie chambre + table d’hôtes c’est bien moyen et ça sent l’industrie touristique à plein nez. Il fait gris et pluvieux, nous allons faire un tour à Tadoussac et apercevons quelques petits rorquals depuis le rivage.
23/09 Balade à baie Ste marguerite de bon matin pour essayer d’apercevoir les belugas mais il y a beaucoup de vent et ce ne sera pas pour cette fois ! Retour à Tadoussac où vu la météo nous décidons finalement de ne pas prendre le tour en bateau (puis il faut dire que nous avions été gatés coté baleines à la péninsule de Valdes il y a qq années et en Afrique du sud…nous préférons rester sur ces bons souvenirs). Nous remontons le St Laurent et nous arrêtons à Cap bon désir (réserve canada qui ne fait pas partie du réseau Sepaq 13.80 cad pour 2). Nous apercevrons encore quelques petits rorquals pas très loin…mais pas très spectaculaires (on voit sur leur dos). Puis nous continuons de longer la rive nord : la route est belle et nous arrivons tranquillement à Godbout en fin de journée (gite du vieux quai : sympa mais un peu cher avec la table d’hôtes…il faut dire qu’il n’y a pas grand chose d’autre au village à part un motel peu engageant) et Baie Comeau, un peu plus au sud ne nous a pas franchement inspirés (on dirait une zone industrielle).
24/09 Nous voulons aller voir l’archipel de Mingan, Cap au nord donc ! Petit arrêt à la pointe des monts pour aller voir le phare…Finalement un « petit » ours noir en train de déguster une carcasse de je ne sais quoi à coté de la table de pic nic nous dissuade d’aller jusqu’au phare, mais le site est superbe. Le petit détour vaut le coup si vous passez dans le secteur. Les petits villages et les épinettes se succèdent ensuite, l’office de tourisme de port quartier nous donne le guide avec les renseignements concernant les croisières pour Mingan…et nous voilà en début d’après midi à Havre st pierre. Nous commençons par aller à l’office de tourisme d’où l’on peut booker les tours…Il est bizarrement désert et l’on finit par apprendre qu’il n’y a plus de croisière pour l’archipel de Mingan depuis mi septembre (contrairement à ce que les brochures de la région Duplessis indiquaient). Déception !!! Il y aurait peut être eu une petite chance de pouvoir partir de longue pointe de Mingan le lendemain a 9h selon la météo et selon le nombre de participants mais il n’y avait quasiment rien d’ouvert pour dormir sur place et nous n’avons pas envie de « perdre » un après midi pour peut être rien. Du coup retour à Godbout –800 bornes dans la journée – pour pouvoir prendre le ferry à 8h00 le lendemain matin direction gaspésie.
25/09 A cette époque de l’année, pas besoin de réservation pour le traversier vers Matane : il n’y a qu’à mettre la voiture sur la file d’attente lorsqu’on se lève environ une heure à l’avance (le gite du vieux quai n’est pas loin de l’embarcadère, c’est pratique). Coût de la traversée : 58 cad pour 2 adultes + la voiture. Nous voilà vers 9h30 sur la rive sud du St laurent. Avant de partir faire le tour de la Gaspésie, nous décidons de redescendre au sud pour voir les jardins de Métis (encore chouettes malgré l’époque un peu tardive) et le parc du Bic. Il fait gris dans l’après midi et nous ne faisons qu’un petit tour au parc (dans ces cas là la carte Sepaq a tout son intérêt), nous profitons du mauvais temps pour assister à une conférence intéressantes sur les phoques (nous sommes maintenant incollables sur les phoques communs et les phoques gris : les 2 espèces que l’on trouve le plus fréquemment dans le coin). Pour dormir nous ne voulons pas être trop loin de l’une des entrées du parc : l’auberge du Mange Grenouille, au village du bic m’attire l’œil par sa belle couleur rouge et son nom évidement. Me voilà à la réception, un client est en train de prendre un chambre devant moi, c’est cosy, la carte affiche un menu gastronomique à 80cad…ça sent le luxe !!! Je tente quand même ma chance et là miracle ! Oui, si on soupe sur place ce soir (les tables d’hôtes commencent à 30cad…j’ai quand même vérifié…), le patron me fait un prix sur le BB. Su-per ! la chambre est très mignonne, dehors le jardin est charmant, et on peut même profiter du spa qui donne sur le parc du Bic en contrebas (mais c’était un peu frais ce jour là) et le resto…je ne vous dit que ça ! Alors là… c’est cher (bien sûr nous dépassons allègrement le budget habituel) mais c’est superbe !!! Le service est parfait, la déco géniale, les plats à la fois originaux et savoureux : bref c’est l’idéal pour une délicieuse soirée en amoureux. Et le matin le petit déjeuner se prend dans la même salle avec vue sur le parc du Bic : parfait pour démarrer une belle journée ! Toutefois le prix sur la chambre doit dépendre du moment où l’on arrive : nous y avons envoyé un autre couple rencontré 15 jours plus tard, et il semble qu’ils n’ont pas reçu le même accueil à la réception… Quoi qu’il en soit cela restera pour nous un très joli souvenir. www.aubergedumangegrenouille.qc.ca
26/09 Encore une jolie balade au parc du Bic, et c’est parti pour le tour de la Gaspésie : nous allons jusqu’à Amqui, il fait un peu gris et les couleurs ne sont pas encore au rdv. Nous remontons sur la cote nord et nous arrêtons à Ste Anne des Monts. Encore une jolie rencontre ce soir : nous dormons au gite « sous la bonne Etoile ». Véronique est aux petits soins, tout est prévu pour nous mettre à l’aise, et alors les confitures maisons… Je ne vous dit que ça ! Merci Véronique pour ta gentillesse, ton sourire et ta générosité : ta bonne étoile vaut bien tous les palaces 5 étoiles ! www.souslabonneetoile.com …Et en plus il y a un bon resto de poisson à Ste Anne : la poissonnerie du quai.
27/09 De Ste Anne aussi, nous partons à regret, direction parc de la Gaspésie. Il fait grand bleu aujourd’hui, nous avons le temps de faire les jolies balades du lac aux américains et du Mont Fortin : sur le chemin du retour nous avons même la chance de croiser une mère orignal et son petit qui se mettent à traverser le sentier devant nos yeux éblouis. Même le « petit » est haut sur pattes : on s’en rend bien compte quand il sort des buissons ! Merci encore Véronique ! C’est encore elle qui nous avait conseillé cette marche. Nous faisons étape à Cap des rosiers pour ne pas être trop loin de l’une des entrée de Forillon le lendemain : il reste une chambre à la belle forillonne : elle est petite mais le cœur de ses hôtes est grand ! Et ce sera le petit déjeuner le plus pantagruélique de tous (pourtant la compétition est sévère en la matière). www.gitescanada.com/labelleforillonne
28/09 Il pleut : ce sera la plus mauvaise journée du voyage coté météo. Nous abandonnons les projets de balade a Forillon et décidons de faire une journée « pratique » à Gaspé : lessive, courses etc… BB l’Emerillon (que nous ne recommandons pas : c’est joli, mais cher et sans âme, nous aurions du dormir à Cap aux Os si nous avions su…). Nous testons aussi Tim Horton : le fast food devant lequel les canadiens font la queue pour avoir du bon café le matin. Niveau sandwich en tous cas ça ne vaut pas les wendy’s….(old fashionned hamburger : non c’est pour rire, je ne fait pas la promo des fast food, mais puisqu’on mange ici plus pour se nourrir que pour déguster, le menu baconnator du wendy’s n’est pas le moins bien placé en rapport qualité prix.)
29/09 Aaaah il fait beau !!! Balade matinale à Forillon…où nous perdons du temps pour retrouver la voiture en revenant du Mont st Alban… Nous continuons la route jusqu’à Percé : la vue en arrivant au dessus du village est très jolie. Beaucoup de motels, nous arrivons au BB du presbytère que Véronique nous avait recommandé : Michel est adorable et le gite très joliment décoré. On a l’impression de déjeuner dans une salle à manger de princes le matin et de nombreuses spécialités locales sont au menu (cretons, fromages, beurre d’érable etc…) www.perce-gite.com En allant faire un tour au village, nous nous faisons alpaguer pour nous faire acheter le tour en bateau pour l’ile de bonaventure. Je discute un peu : l’après midi est déjà bien entamé et j’aimerais prendre mon temps pour visiter l’ile. Finalement pour 30 cad, nous ferons le tour de l’ile en bateau aujourd’hui et partirons demain avec les salariés de la Sepac à 8h30 pour visiter l’ile et voir la colonie de fous de bassans : vendu ! …Si ce n’est que nous allons réserver 2 couverts à la maison du pêcheur…et que nous voyons le bateau partir à toute allure par la fenêtre ! Ils pensaient avoir tout le monde à bord et sont partis plus tôt que prévu ! Eh oui c’est la fin de la saison !!! Le bureau les appelle et ils reviendront finalement nous chercher La balade en mer est sympa, la lumière est jolie en fin de journée les fous de bassans de disputent le moindre recoin de corniche, les phoques barbotent et un petit rorqual vient même montrer son dos juste avant de revenir à quai. Nous faisons aussi la rencontre d’un bucheron de la cote ouest, fraichement retraité et de sa femme : histoires d’arbres, d’ours, et de chinois qui cultivent de la dope dans les recoins des forêts de Colombie britannique… Repas à la maison du pêcheur (miam)
30/09 Levés de bonne heure pour ne pas rater le bateau qui part à l’heure. Il n’y a pratiquement aucun touriste avec nous, nous avons l’impression que l’ile est a nous : les rangers sont très sympas et nous expliquent que les fous qui ont maintenant élu domicile sur la terre ferme faute de place sur les corniches ont cependant gardé leurs habitudes de défense du territoire : gare à celui qui atterri un peu trop près du nid du voisin ! Prises de bec garanties : c’est chouette à voir, la plate forme d’observation est bien conçue et permet de bien les observer sans les déranger… A ne pas rater ! (attention quand même : nous avons rencontré des touristes qui ont trouvé porte close 10 jours plus tard !). Au retour nous prenons un bateau qui vient d’amener une cinquantaine de touristes : essayez d’y aller de bonne heure... Nous continuons la route qui longe la cote sud, nous pensions faire escale à Carleton mais ne sommes pas inspirés…Pas plus que par l’espèce d’auberge « château Bahia » perdue dans la forêt, déserte, et qui nous fait l’effet d’un coupe gorge…ambiance blair witch si vous voyez c’que j’veux dire… Des touristes que nous avons rencontrés plus tard nous ont pourtant confirmé que c’était plutôt sympa…comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Nous faisons juste un tour au parc de Miguasha sur les berges (Musée trop cher pour voir des fossiles, même avec la carte Sepaq et en plus il est déjà tard). Nous finissons par atterrir en territoire anglophone, à Campbeltown. Un seul B&B en ville, passable sans plus. Un truc à savoir : les taxes n’étant pas les mêmes, l’essence est moins chère qu’au Quebec : faites le plein coté New brunswick ! (10 cad de moins sur un plein environ)
01/10 Nous continuons de longer la cote tranquillement jusqu’à Caraquet. Il est encore assez tôt mais nous n’aurons pas le temps de visiter Lameque et Miscou aujourd’hui. Nous nous arrêtons donc un peu par hasard au gite l’isle du randonneur : encore un des excellents rapports qualité/prix du voyage. Ils fêtaient leur 4ieme étoile et demie le jour de notre passage. Petit verre de bienvenue à la rhubarbe pour nous accueillir, une belle chambre et grande salle de bain tout confort et propreté irréprochable et …Denise… Une acadienne pur souche et fière de l’être ! Au moment du petit déj la voilà revêtue du costume traditionnel pour nous conter les aventures de Gabriel et Evangéline... Ou comment nous autres, vilains français, les avons abandonnés aux mains des perfides anglais qui les ont dispersés à travers le monde pour leur piquer leurs meilleures terres… Je ne vous en dis pas plus mais vraiment ne loupez pas Denise si vous passez par là ! www.randonneurbb.com Comme nous avions du temps, nous sommes allez nous promener sur le site du village historique acadien. La saison est déjà terminée nous avons donc pu nous promener tranquillement et gratuitement sur les lieux. Même si je ne suis pas très férue d’histoire, je pense que ça doit valoir le coup avec tous les comédiens qui retracent la vie d’antan… Le soir, souper a la chocolaterie huuuuuuuuuuum !!!! Même les plats salés sont bons…et quant au dessert, je ne vous en parle même pas !
02/10 5000 km au compteur. Visite des iles Lameque et Miscou, et de leurs pittoresques tourbières aux couleurs rouges, tracadie sheila et son méga homard, Nous roulons et il est trop tard pour voir le parc de Kouchibouguac aujourd’hui, d’autant plus que la carte Sepaq ne fonctionne plus ici ! Nous nous arrêtons donc a Richibucto, juste a coté : ce n’est pas très beau et tout est cher : nous finissons au motel Silver birch (74.10 cad sans pdj), c’est ce qu’il y a de moins cher dans le coin, si vous passez par là, essayez le BB juste à la sortie du parc avant la ville…c’est sans doute d’un meilleur rapport qualité prix… Rien ne nous inspire non plus comme resto : ce sera A&W ce soir (burger). Une anecdote marrante pour nous autres français : ils me propose coca ou « beer » comme boisson, j’opte pour la bière quelle erreur !!! Il ne s’agit en fait pas de bière mais d’une espèce d’infâme breuvage médicamenteux…beurk ! qu’on se le dise, les canadiens eux non plus ne servent pas d’alcool !
03/10 Nous voilà levés de bonne heure et de bonne humeur pour voir Kouchibougouac : c’est un beau parc, nous y passons un bon moment, si bien que nous n’irons pas bien loin ce soir : après nous être arrêtés a la dune de Bouctouche (jolie promenade en bois de + de 2km), nous décidons de dormir a bouctouche. Un panneau indique des chambres pas chères au BB au bord de la baie, je vais donc voir… Le proprio est parti pour la journée et a laissé les clés de la maison aux touristes qui sont là pour 2 jours ! C’est donc Mona qui me fait l’article…ça fait un peu bizarre mais je me laisse tenter devant le prix très correct des chambres. Et nous voilà à discuter devant la baie avec Hervé et Mona de l’ile de la Réunion. Ils préfèrent se préparer à manger sur place et lorsque nous revenons du resto, ils nous ferons gouter la poutine à trou : rien à voir avec l’autre, c’est une espèce de brioche avec de la confiture a la pomme dedans. Charles n’est toujours pas là mais nous bavardons et rigolons bien, et la soirée se passe très agréablement. Nous aurons quand même entendu le fameux Charles rentrer VERS 2H du mat et l’aurons rencontré au petit déjeuner…Comme beaucoup, ici, il fait autre chose que BB, il est aussi chauffeur de bus (pour d’autre dans le coin c’est souvent un travail dans l’industrie de la pate a papier). Nous quittons Hervé et Mona à regret (a propos, Hervé est photographe, voici son site : www.panoramas.re Nous voilà partis pour l’ile du Prince Edouard (IPE)
04/10 Nous arrivons via le pont de la confédération. A savoir : l’entrée est gratuite, le paiement se fait seulement au péage du retour ou sur le ferry (un peu plus cher mais plus a l’est). 2 chouettes offices de tourisme coté continent et coté IPE avec accès à internet et tous les services qu’un touriste peut espérer. Nous commençons d’explorer l’ouest : Summerside et les concours d’épouvantails dans les jardineries : c’est la foire aux citrouilles à cette saison, de nombreuses maisons et boutiques font de belles décorations automnales dans leur entrée ou leurs jardins. Nous optons pour la cote nord : pas grand-chose d’intéressant à voir de ce coté là, si ce n’est l’ambiance douce et tranquille à la fois bucolique, campagnarde (culture de patate à gogo) et maritime de l’ile. Nous ne sommes pas allés jusqu’au North cape, et le coin que nous avons préféré de ce coté est sans conteste le phare et le parc de Cedar dunes. Ce soir nous allons dormir du coté de Cavendish qui semble être la station balnéaire la plus animée du secteur… En fin de journée la route pour y arriver est magnifique à la lumière du couchant…mais le temps avance et nous ne pensions pas arriver dans une ville fantôme : tout à l’air mort et fermé, avec le parc d’attraction à coté et le jour qui tombe, on se croirait dans scoubidou ! Nous trouvons une chambre très correcte au motel Cavendish (80.45 cad avec pdj), mais pas de BB en vue à cette époque de l’année !
05/10 Nous nous promenons dans le chouette parc national IPE (dunes, marais). Nous allons aussi du coté de Rustico et North Rustico (villages sympas). Finalement, nous ferons l’impasse sur la partie est de l’ile : un petit tour à Charlottetown (sympa), puis nous décidons de dormir à Summerside, pour être plus prêts de la sortie de l’ile le lendemain. La aussi, peu de BB sont ouverts (le week end de thanksgiving approche). Sur IPE finalement nous aurons bien aimé le coin de Cedar dunes et du parc nat.ipe mais les routes sud du circuit central (Summerside-Charlottetown par la cote) et nord du circuit ouest (de Summerside à Bideford) sont plutôt décevantes. Pour le reste je ne peux pas vous dire, nous avons peut être raté de jolies choses ??? (North cape et est de l’ile)
06/10 Nous retraversons le pont dans l’autre sens (40.75 cad) et nous dirigeons vers la nouvelle écosse en longeant la cote. Nous arrivons en début d’après midi a port Hawkesbury (entrée de l’ile du cap breton). Il fait beau, nous décidons de partir en direction du Cabot Trail. La route 19 est jolie, mais les villages que nous traversons sont minuscules…nous décidons donc de pousser jusqu’à Chéticamp…quelle erreur ! C’est thanksgiving, le festival celtique et samedi soir en fin de saison : tout est réuni pour que les hôtels affichent complet ! Nous finirons par dormir dans la chambre des proprios du bb pilot whale a 112 cad quand même…mais je pense que nous pouvons nous estimer heureux de n’avoir pas eu a repartir de l’ile !
07/10 : il fait gris, ce n’est sans doute pas la journée idéale pour voir le Cabot trail mais tan pis ! (accès 13.8 cad). Les couleurs de ce coté tirent plus sur le jaune que le rouge, mais la route cotière fait surement partie de la liste des plus jolies que nous ayons vues (avec la Great ocean road en Australie, la 17 miles drive en Californie, une bonne partie du nord et de l’ouest des routes côtières corse, chapman’s peak drive au Cap ou encore la rd 25 qui longe le pacifique a Coromandel en Nouvelle Zélande…liste non exhaustive !!!) Nous voila a port Hawkesbury en fin d’après midi. Nous allons souper au cove restaurant (juste après la sortie de l’ile cap breton, motel-resto signalé par un grand pêcheur jaune : le cadre est sympa et c’est bon !).
08/10 7000 km au compteur. Nous nous dirigeons vers Halifax, la ville est intéressante et agréable a visiter, mais aucun gite ni motel ne nous inspire …nous repartons en direction de Peggy’s cove et aboutirons vers 21h00 a Shad bay, dans un motel tenu par un indien bien sympa : le blue nose inn (80 cad avec café le matin). La chambre est sympa, la vue est très jolie (nous nous en rendrons compte au lever du jour)…et nous sommes les seuls clients ! ambiance shinning !
09/10 : ce coin là est très chouette, nous retournons sur nos pas visiter prospect, joli petit village au bord de l’eau Peggy’s cove et son fameux phare (touristique mais agréable), Malhone bay et enfin Lunenburg jolie petite ville où nous dormirons au bonnie’s bb.
10/10 Nous continuons de longer la cote et nous arrêtons nous balader a l’annexe côtière du parc Kejimkujik (jolis bords de mer, phoques), Yarmouth, et escale a Digby : bb bayside’s inn, sympa, en bord de mer.
11/10 Nous décidons de visiter Long et Brier island : il n’y aura pas de baleine au programme mais des phoques et de jolis sentiers. Nous n’avons pas regretté le détour. Mais il y en a bien pour une journée de visite, du coup nous n’allons pas plus loin qu’Annapolis royal ce soir : c’est une jolie étape et nous tombons sur un magnifique bb tenu par la très sympathique Faith : le King George Inn :allez y c’est super : maison historique, grand luxe : salle de bain dans la chambre, cheminée, lumière tamisée, meubles d’époque, TV…et bon petit dejeuner pour un prix très raisonnable ! www.kinggeorgeinn.20m.com
12/10 Nous ratons de peu le mascaret à Truro (vague qui remonte le fleuve au moment de la marée montante) et nous voilà en fin de journée à nouveau au New brunswick à Moncton. Il pleut comme vache qui pisse et, alléchés par les prix affichés et las de rouler, nous trouvons le pire bb de tout le voyage : le glory inn : n’y allez pas c’est moche et sale. Pas grand-chose a faire en ville non plus à part boire un coup et manger mexicain…Bref, c’est plutôt un jour sans !
13/10 Nous partons de bonne heure et sans remord pour tester la cote magnétique (faux plat qui donne l’impression d’être attiré en haut d’une cote, moteur coupé, comme par un aimant ): c’est marrant mais honnêtement, je ne sais pas si ça vaudrait le coup de payer pour ça ! Nous visitons les fameux Hopewell rocks, nous baladons au cap enragé et dans le parc de Fundy, faisons un tour a st John qui ne nous inspire pas (assez industriel et pas beaucoup de charme…genre Glasgow pour ceux qui connaissent), bref, nous allons jusqu’à St Andrews by the Sea et dormons au pub Kennedy house. Le village est très joli, la lumière magnifique en fin de journée et le Harbour front restaurant parfait…Nous avons bien fait de continuer jusqu’ici…après de toutes façons, c’est quasiment l’Amérique –US- et bye bye l’Océan !!!
14/10 Nous allons jusqu’à la frontière à St Stephen, observons les files d’attentes à la frontière (le CAD est pour la 1ere fois supérieur a l’US Dollar et c’est la ruée vers les magasins américains le week end), puis nous remontons sur Fredericton la ville est agréable mais peu animée le dimanche, nous poursuivons le long du fleuve st jean : la route est superbe et les couleurs sont bien là, nous passons devant le plus long pont couvert du monde, la capitale mondiale de la patate (siège de Mac Cain), jetons un coup d’œil aux gorges de Grand sault et finissons la journée à Edmunston. La ville est assez industrielle : des aqueducs transportent de la pate à papier vers les US, de la fumée blanche s’échappe ici et là, et l’odeur spécifique à cette industrie est omniprésente. Juste avant l’entrée de la ville, nous faisons halte au nid d’aigle : très joli BB avec sdb dans la chambre, accueil aux petits oignons par Norma, balade dans le jardin et le long du fleuve et petit déjeuner gratiné : superbe adresse, là aussi, allez y ! www.aunidaigle.com Nous dinons en ville, chez charlotte, cher mais très bon.
15/10 Nous continuons a remonter vers Montréal cette fois ci nous revoilà au Québec. Nous nous promenons du coté de Packington, Notre dame du lac (pour les campeurs : les gérants du camping ici sont plus que sympas), Cabano. Puis nous retrouvons le St laurent à hauteur de Rivière du loup. Nous le redescendons par la Rte 132. Kamouraska nous plait bien, mais c’est finalement à St jean port joli que nous ferons halte au bb de l’Hermitage (jolie vue et tranquille à l’écart de la route) www.maisonermitage.com . St jean port joli est réputé pour ses sculpteurs sur bois : l’expo au bord de l’eau et le musée valent vraiment le détour : nous n’étions pas très chauds pour ce dernier et nous sommes laissés convaincre mais n’avons pas regretté : c’est très bien fait, on ne s’ennuie pas et vous verrez des œuvres que l’on ne voit nulle part ailleurs, L’hommage à Norman Rockwell en sculpture sur bois vaut le détour à lui seul.
16/10 Nous hésitons puis finalement nous disons qu’une autre petite étape à Quebec serait sympa : on trouve sans grande difficulté le chouette bb la maison sous l’orme à Levis www.geocities.com/sousorme/ A la différence de Quebec on peut se garer facilement sans frais. Certes, il faut prendre les escaliers (et surtout les remonter au retour) et payer le traversier 10.60 cad ar pour deux mais à choisir, je dormirais plutôt à Lévis qu’à Quebec (en plus, le soir au retour, la vue sur Quebec illuminé depuis le traversier vaut vraiment le coup d’œil). Re-balades à Quebec, souvenirs (ne ratez pas la boutique oh bois dormant au bout de la rue du petit champlain, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux, et resto au lapin sauté (un régal celui là, notamment les lasagnes au lapin, rue du petit champlain aussi).
17/10 Puisque nous avons un peu de temps avant notre dernière nuit à Montréal, nous faisons un détour par les cantons de l’est : sherbrooke (nous aurions mieux fait de zapper et de passer plus de temps autour du lac massawipi), North hartley puis Magog : dernière petite escale sympa au bb au cœur de magog : Christiane est intarissable sur sa région www.aucoeurdemagog.com Nous n’aurons malheureusement pas beaucoup de temps pour approfondir le sujet, et les couleurs sont déjà parties à ce moment là.
18/10 Il faut faire le check in aux suites labelles et rendre la voiture avant midi : nous ne trainons pas car même en milieu de journée, il faut se méfier des embouteillages aux ponts à l’entrée de Montréal. Mais tout se passe bien, nous arrivons le réservoir vide chez Alamo : je n’ai jamais vu un retour de véhicule se passer aussi vite : un coup d’œil, un coup de scan et un petit débit carte du plein d’essence, en 10 mn c’était réglé ! Bye bye bonne vieille Dodge et supers journalistes de radio Canada sur l’auto radio…Nous la rendons avec 10 657 km de plus au compteur. Il fait beau, nous nous promenons tranquillement dans Montreal et visitons notamment le village que nous n’avions pas encore vu. Pizza rue St Denis.
19/10 Notre avion est à 23h25 mais il pleut pour ce dernier jour. L’hôtel a accepté sympathiquement de nous laisser la chambre jusqu’en début d’après midi, puis de garder nos bagages (la navette pour l’aéroport est à moins de 10mn a pied). Nous visitons le musée des beaux arts, un peu de ville souterraine pour éviter la pluie et faisons un tour à l’I-Max sur les quais, pour passer le temps. Brasserie rue St Denis en fin de journée. Bref, dernière journée tranquille…On rencontre encore une dernière super Québéquoise dans la navette qui nous emmène à Trudeau et voilà. Le vol Air transat de retour vers Lyon est plein mais se fait sans problème et à l’heure !
Budget : 2635 euros par personne tout compris (dont avion 500 euros, et location de voiture 450 euros chacun pour 34 jours)
Mes impressions en bref : 1-Vive les Québéquois, vive les canadiens, rien que pour ça allez y ! …et Merci à tous ceux qui nous ont si gentiment accueillis ! 2-N’espérez pas trouver un super rapport qualité prix 3-N’y allez pas pour bien manger… 4-Ecoutez radio Canada : c’est instructif et les journalistes sont bien plus percutants, plus enthousiastes (en un mot…plus intéressants) qu’en France. 5-L’automne est une magnifique saison (bien plus de rouge que chez nous), je ne suis pas sure que les paysages m’auraient autant plu en été…Mais faites attention de ne pas trouvez porte close dans beaucoup d’endroits après le 30/09 6-C’est vraiment une destination « pépère » : on ne se prend pas la tête, tout roule, les infrastructures sont bonnes, pas de gros pb de sécurité : idéal pour commencer les voyages en individuel (je suppose qu’en été, il vaut quand même mieux réserver les « couettes et café » à l’avance).
Sites utiles : Parcs nationaux: Sépaq Courriel : inforeservation@sepaq.com Site Internet : www.sepaq.com
Parcs fédéraux: Parcs Canada Courriel: parcscanada-que@pc.gc.ca Site Internet: www.pc.gc.ca
www.bonjourquebec.com www.giteetaubergedupassant.com www.hebergement-quebec.net www.traversiers.gouv.qc.ca et www.traversier.com http://www.dfait-maeci.gc.ca/...as/faq-fr.asp#1_1_14
Lecture : Noeuds et dénouements de Annie Proulx, (Prix Pulitzer et National Book Award…. Rien que ça !). Ce n'est pas le Québec...c'est Terre-Neuve mais les personnages sont attachants, on a froid pour eux, on a l'impression d'entendre le vent siffler et les vagues rugir... Je conseille !!!! 😉
Préparation :VF bien sur : merci tout particulièrement à Vivlavie, saucier, nefer, vautour2121, louloulune…et tous les autres !Guides : Ulysse Canada 200xxx bien mais donne des adresses un peu chères et pas difficile a trouver, Routard, Lonely planet Quebec (vieux mais comme toujours bien documenté sur les sites à visiter), Guides bleusOffices de tourismes : ils sont Tops ! N’hésitez pas à visiter leurs site, notamment bonjourquebec. Que ce soit le Quebec ou les provinces maritimes, ils nous ont fournis de nombreux renseignements avant le départ et nous ont adressé gratuitement doc et cartes par courrier. Avant de partir nous avons seulement booké le vol, la voiture et la 1ère nuit à Montreal
Réservations :Vol : Air transat, trouvé grâce au comparateur de vols VF (le plus efficace que j’aie pu tester cette année). Billet souscrits en ligne environ 2-3 mois avant le départ. 500 euros chacun TTC, vol direct Lyon Montréal, tout a été ok : ponctualité, service. Il faut payer ses écouteurs et ses boissons alcoolisées mais pour ce prix là et 7H de vol seulement, on ne va pas se plaindre quand même !Voiture : le lonely planet indiquant qu’il est souvent difficile de trouver sur place des loueur en km illimité (ce que nous n’avons pas vérifié), nous avons cette fois booké la voiture depuis France. Nous sommes passés par Autoescape : 891 euros ttc pour une petite berline (2e catégorie), 34 jours, km illimités et assurance tous risques (1Millions de CAD de responsabilité civile).Hotel : nous avons réservé aux Suites Labelle via fastbooking. Aucun Problème :104 CAD la nuit petit déjeuner compris (buffet) …et nous voilà partis le jeudi 13/09 matin pour Saint Exupery. Nous décollons, le commandant de bord nous souhaite une « belle envolée »…ça commence bien !
13/9 Nous voici à Montréal vers 12H30. L’immigration et la récupération des bagages se fait rapidement, nous retirons un peu de cash au distributeur de l’aéroport (ils ne donnent pas plus de 300CAD par retrait a la BMO, je suppose pour toutes les cartes étrangères). A ce propos, inutile d’acheter des devises depuis France, même si tous les distributeurs de l’aéroport étaient en carafe, la société de navette vers le centre ville prend les cartes (et le cours est bien meilleur aux distributeurs qu’en achetant des devises en France). Nous prenons la navette (guichet à l’extérieur du hall d’arrivée sur le trottoir). Nous prenons l’aller retour (valable au moins 2 mois) : 48 CAD A/R pour 2. Nous sommes à la gare routière vers l’université Berri environ 40 mn plus tard. Notre hôtel est à 5 mn de marche : rien à redire, bien situé, personnel sympa, accès gratuit à internet, TV cablée avec chaine Cinéma (nous en verrons peu d’autre ensuite) chambre très correcte (style Ibis) avec petite kitchenette en plus. Le quartier latin n’est pas loin. Nous profitons du soleil ce 1er après midi pour monter à pied vers la place Sherbrooke, le mont royal et profiter de la vue depuis le belvédère, on redescend par l’université Mc Gill et retour par la rue Ste Catherine. Sympa pour un premier aperçu. Le guide « Montreal » de l’office de tourisme propose des itinéraires à pied. Le soir nous retournons rue Prince Arthur où nous avions repéré un joli resto (la cabane du grec ou qq chose comme ça) et là quelle déception ! 51 cad pour 2 pseudos moussakas (30 euros quand même) … autant vous dire que les desserts ne nous ont pas tentés … Et à ce niveau là… je sais que je ne vais pas me faire des copains chez les canadiens, mais coté restos désolée…à de très rares exceptions près, c’est plus cher et bien moins bon que chez nous ! Vous me direz « mais quelle idée, aussi, de vouloir manger une moussaka à Montréal ? », vous avez raison… Mais d’abord, nous en avions envie, et le resto nous avait tapé dans l’œil ! En tous cas, moussaka ou pas, vous pouvez en croire une lyonnaise qui a déjà pas mal globe-trotté ! Lyon est la capitale mondiale de la gastronomie, c’est vrai -dit elle humblement- mais pour moi, le Canada et l’Angleterre se disputent le podium en terme de plus mauvais rapport qualité prix des restos… Bon, vous verrez plus loin que vous vous rattrapez largement sur bien d’autres points… (contrairement aux british dans la série ‘j’me fais des copains’ ;-)
14/09 Nous nous levons de bonne heure pour continuer la visite de la ville avant de récupérer la voiture. Nous allons cette fois en direction du quartier chinois, du vieux Montréal et des quais, puis allons récupérer la voiture chez Alamo. Pas d’entourloupe au niveau du contrat cette fois -cf Alamo South Africa voir mon carnet de voyage 2006 http://voyageforum.com/v.f?post=895952; . L’accueil est pro, tout est en règle, ils nous précisent bien qu’il faudra rendre la voiture réservoir vide et qu’ils nous factureront le 1er plein (contrats autoescape un peu bizarres à ce niveau là…c’est quand même plus pratique de refaire un plein à la fin du voyage, mais bon…). La voiture n’est pas prête, du coup ils nous donnent une grosse Dodge : et ça fait vraiment Amérique pour moi qui roule en Twingo habituellement…et pas de pb pour caser les bagages dans le coffre ! En discutant un peu, ils acceptent aussi que nous retournions la voiture le dernier jour avec une heure de rabe (c’est toujours sympa d’avoir un peu plus de marge). Nous retournons d’abord faire un tour dans le quartier du plateau royal, puis direction Terrebonne. Nous avons un peu de mal à trouver l’entrée d’autoroute et nous perdons un peu mais les montréalais nous renseignent très gentiment et nous voilà partis pour la rive nord du Saint Laurent direction le chemin du Roy !
Terrebonne : petite halte tranquille pour visiter les moulins, les sentiers le long de la rivière et le village puis nous reprenons la route, berthierville nous semble sympathique aussi mais c’est encore un peu tôt pour voir les oiseaux migrateurs en face, sur le parcours proposé par la société d’ornithologie du coin (R 158 à droite avant St Ignace de loyola). Il se fait tard et nous mettons le cap sur 3 rivières. Il commence à faire nuit et nous trouvons un joli gite sympa : le huard avec sdb privée.
Un petit mot sur les gites en général : la plupart du temps nous avons essayé de dormir en B&B (aussi appelés gites ou couette et café) plutôt qu’au Motel : plus sympa et meilleur rapport qualité prix si l’on tient compte du petit déjeuner. Mais pour rester dans notre budget il faut le plus souvent prendre une salle de bain partagée. Ce n’était pas vraiment dans nos habitudes de voyage jusqu’à présent mais ceci dit, à de très rares exceptions près, c’était toujours très propre, confortable et pas si contraignant que ça une fois qu’on en a pris l’habitude. La plupart de B&B nous ont coûté entre 70 à 90 CAD TTC…sachant qu’à cette période, on peut assez facilement négocier 15% … notamment si l’on paie cash…et quelques fois un peu plus…Mais c’est une formule que je vous conseille vivement : autant j’ai détesté les restos, autant j’ai adoré l’accueil des canadiens. Ils savent vous mettre à l’aise rapidement, sont très chaleureux, bavards aussi…(ça je ne m’y attendais pas spécialement), et jamais avares ni d’explications et ni d’histoires pour vous aider à découvrir leur région, leur culture ou leur façon de vivre. Là je dis un grand bravo ! Les commerçants eux aussi sont particulièrement accueillants et serviables : nous devrions proposer un stage chez vous dans tous les parcours de nos écoles de commerce : ça vaut tous les discours ! …Et d’accord ! Vous pouvez bien vous venger (si, si, je vous entends déjà penser…) par rapport à ma 1ère critique, parce que c’est vrai que de ce point de vue là…chez nous…en général…c’est pas bien ça ! Un point partout ! On est quittes ?
Petite balade le long du quai et resto sympa genre grill dans la rue principale « piquantes » 46 cad pour un plat chacun, 2 bières et un brownie pour 2. J’ai testé la poutine : frites avec du fromage fondu et du jus de viande. On ne peut pas dire que c’est mauvais, mais je ne sais pas pourquoi, je n’en ai jamais repris au cours du voyage…
15/09 Il pleut…après un dernier petit tour en ville et un copieux petit déjeuner nous continuons le chemin du roy, vu le temps, nous verrons le parc de la Mauricie une autre fois : en route pour Deschambault puis l’ile d’Orléan : nous nous étions dit que nous dormirions peut être là et irions voir Québec au retour. L’ile est très jolie, parsemée de coquettes petites (ou grandes) maisons. Il y a de jolis gites mais comme le temps ne s’arrange toujours pas, et qu’il est encore tôt dans l’après midi, nous revenons sur Québec (c’est à 20 mn environ). Nous nous garons près de la rue St Louis, à l’extérieur des remparts et allons faire un tour à pied dans la ville Haute. Sur le chemin, nous essayons plusieurs hôtels tous au-dessus de 90-100cad hors taxes même des 2 étoiles. Nous nous renseignons auprès de l’office de tourisme qui nous propose moins cher seulement dans les motels à l’extérieur de la ville. Nous nous disons que nous irons voir par nous-mêmes… En repartant (c’est l’échéance du parcmètre) nous apercevons une affichette qui indique chambres à 69 cad à l’auberge st louis. C’est dans la ville haute, bon, il faut être un peu sportif pour monter les bagages sous les combles et accepter la salle de bain partagée mais pour 91 cad ttc avec le petit déjeuner à coté de l’hôtel Frontenac, c’est raisonnable pour Québec. Vous pouvez aussi laisser votre voiture 24H au pkg de l’hôtel de ville pour 12 Cad au lieu de 14. C’était la nuit de samedi à dimanche, peut être aurions nous pu nous garer gratuitement, mais bizarrement, nous n’avons trouvé personne pour nous renseigner sur ce point…(et les panneaux ne sont pas très clairs). Repas dans un très bon resto : aux anciens canadiens (si, si, j’ai bien dit un très bon resto…mais 176 cad quand même…pour soupe, plat et dessert, avec une bonne bouteille de syrah c’est vrai…).
16/09 Nous nous levons de bonne heure pour profiter de la ville sans la foule, la lumière est belle, et il fait bon flâner tranquillement dans les ruelles, nous nous promenons autour des remparts, allons du coté de la citadelle, prenons le petit déjeuner puis descendons dans la ville basse faire un peu de lèche vitrine dans le quartier du petit champlain et admirer les galeries de la rue St Paul.
Nous repartons en fin de matinée pour les chutes de montmorency (nous aurions pu nous en passer à mon goût), et nous apercevons à ce moment là que nous avons bien fait d’aller sur l’ile d’orléan hier : il fait beau et le week end, le pont est pris d’assaut ! Nous continuons jusqu’à cap tourmente où nous nous arrêtons pour faire une jolie randonnée de 2h30 environ. C’est encore trop tôt pour les oies des neiges et les bernaches mais la promenade vaut le coup. Nous nous arrêtons un peu plus haut pour visiter la cathédrale de Ste Anne de beaupré et le cyclorama. Nous avons hésité avant d’entrer (16 cad pour 2) mais n’avons pas été déçus : il s’agit d’une immense toile panoramique représentant Jérusalem au moment de la crucifixion de Jésus. C’est un peu l’ancêtre du cinéma, je n’avais jamais vu cela ailleurs, il n’en reste que quelques uns au monde. Le personnel est prolixe si vous avez des questions, bref c’est à voir au moins une fois (pensez à prendre vos jumelles si vous en avez, pour voir les menus détails). Nous voilà en fin de journée à Baie St Paul où nous dormons à la jolie auberge de la grande maison (les auberges ont plus de chambres et sont généralement un plus chères que les B&B).
17/09 Départ pour le parc des gds jardins et la balade du lac des cygnes : ça grimpe un peu (je la classe dans la catégorie des « moyenne difficulté » sachant que je suis loin d’être une grande sportive). Il fait beau, les arbres commencent à jaunir et à rougir, c’est chouette. Il paraît que d’autres randonneurs ont vu une ourse et ses oursons en contrebas du sommet. Nous n’aurons pas eu cette chance mais nous avons bien apprécié ces 3h d’escapade (sauf les bibites…en fait des petits moucherons noirs indolores sur le moment et très voraces ! Ce sera heureusement le seul endroit où nous les rencontrerons mais les piqûres auront duré un moment !) C’est notre 1er parc, nous avons un peu hésité avant d’acheter la carte Sepac (30 cad par personne) mais a raison de 3.5 cad par parc en général nous l’aurons finalement bien amortie surtout qu’à plusieurs endroits, selon la météo et notre heure d’arrivée nous avons fait une entrée un jour+une 2e le lendemain. www.sepaq.com Nous continuons à remonter la rive nord : st joseph de la rive où nous visitons la papeterie st gilles en attendant notre 1er traversier pour l’ile aux coudres : petit tour de l’ile, re traversier dans l’autre sens et très jolie halte au cœur d’art, gite aux éboulements tenu par Johanne Thomas. Notre chambre « marine » donne sur l’ile aux coudres elle a l’avantage d’avoir une sdb partagée mais accessible depuis chacune des 2 chambres sans avoir à passer par l’extérieur. Le petit déjeuner devant la baie vitrée entre chien, chat et perroquet est parfait, et Johanne, qui a aussi une galerie à baie St Paul est vraiment charmante. En plus c’est l’effervescence, elle prépare le festival rêves d’automne de baie St Paul qui doit avoir lieu la semaine suivante. Ses tableaux vernis en relief sortent de l’ordinaire…pour les curieux, voici son site : www.coeurdart.ca
18/09 après un passage par Cap aux oies et Ste irénée, nous voici à la Malbaie. C’est une petite escale (nous en sommes à 850km depuis le départ), mais nous voulons profiter du beau temps et voir le parc des htes gorges. C’est trop tard pour aujourd’hui, nous visitons tranquillement les environs (manoir richelieu et belles maisons aux environs), pointe au pic, plage de cap à l’aigle et surtout nous profitons de l’hospitalité de Louise au BB rêve d’aigle (à cap a l’aigle) : elle est pleine de petites attentions pour nous rendre la vie agréable et son petit déjeuner vaut le détour, elle fait partie des hôtesses qui nous auront marqués pendant ce voyage. www.aigledunreve.ca En plus nous nous retrouvons en compagnie de 2 sympathiques motards québéquois qui nous ont donné des tuyaux sur les routes et nous ont entre autre expliqué l’importance de TV5 pour eux…et la préservation de la langue et de la culture francophone sur ce continent anglo saxon…à bon entendeur !
19/09 En route pour le parc des htes gorges…nous choisissons l’acropole des draveurs. Il fait très beau (nous montons en tee shirt) et nous rencontrons un couple de québéquois sympas et bavards qui nous font un peu oublier la gravité ! En haut c’est superbe mais celle-là, je la classe dans les « difficiles » : après 5-6H de montée-redescente dans les pattes nous regardons depuis la voiture jusqu’où nous sommes allés…gloups ! Heureusement que nous ne le savions pas avant, je ne sais pas si nous aurions eu le courage d’attaquer ! Nous continuons la route :petite escale à Port au persil mais l’auberge qui nous inspire est trop chère et il est encore tôt, il n’y a pas grand chose à visiter et nous poursuivons donc vers la rive sud du Saguenay : la route est superbe. Une petite halte à petit Saguenay et nous voilà à l’Anse St Jean. Nous avons repéré un BB : le globe trotter…Celui là, vu son nom, on ne peut pas le zapper ! Je vais donc frapper (c’est toujours moi qui suis de corvée de négociation…mon cher et tendre conduit, lui…) et me retrouve en face du mémorable André Bouchard !!!! Oui, oui, j’ai bien dit mémorable ! Il sait ce dont un voyageur a besoin : peignoirs moelleux, chambres bien conçues, internet en libre service, eau minérale, véranda donnant sur la rivière livres et revues touristiques à disposition…Et je ne vous ai pas encore parlé des succulents petits déjeuner concoctés par mister André et servis dans la bonne humeur générale. Bref, un nouveau proverbe lyonnais est né : lorsque, parfois, on trouvait qq chose de nettement moins bien, la formule consacrée était « Aaaah ! ici c’est sûr que c’est pas chez le globe trotter ! » Nous avons aussi diner-souper- comme disent les québéquois- dans un petit resto sympa : le bistrot de l’anse : sans prétention, ils servent pâtes, burgers, pizzas mais réalisés avec de bons produits bios et c’est ma foi fort goûteux et pas plus cher qu’ailleurs (ni moins…) ! Avec le recul, nous serions bien restés une journée de plus ici mais à ce moment là il était encore difficile de savoir si nous aurions du temps ou pas sur la fin…En tous cas merci André, nous nous souviendrons longtemps de toi !!! www.bbcanada.com/322.hyml/
20/09 nous traînons un peu autour de l’anse st jean (car arrivés trop tard la veille pour faire un tour), et faisons une partie du sentier de la vierge du coté de rivière éternité : nous ne re-descendrons pas jusqu’à la statue, découragés par d’autres visiteurs et sans doute aussi un peu feignants suite à la randonnée de la veille… Nous voilà à Roberval où nous voulons nous arrêter pour visiter val jalbert le lendemain. Quelle déception : les gîtes sont peu accueillants et chers, les motels aussi mais après avoir tourné un moment nous finissons par le motel Roberval : 91 cad avec pdj pour se retrouver à l’entrée de la ville au bord de la nationale. C’est correct par rapport à ce qu’on a vu d’autre sur le coin, mais c’est d’un très mauvais rapport qualité prix par rapport à nos gites habituels : on a finalement pris l’habitude des sdb partagées et l’hospitalité n’a rien à voir…Resto grequo recommandé par le routard…à éviter si vous voulez mon avis…Bon c’est une soirée sans, il en faut bien une de temps en temps… Si vous passez par là, essayez plutôt vers mashteuiatsh ou en dehors de la ville.
21/09 Val jalbert (38 cad pour deux), visite d’un village historique reconstitué : le site qui entoure le village est sympa mais si vous avez peu de temps, il vaut mieux privilégier le zoo de St Félicien… Oui, oui je sais, c’est un zoo, avec des bestioles en captivité forcément (j’en entends déjà certains), mais en fait c’est plutôt nous qui sommes en cage (trimballés dans un petit train grillagé), et les bestioles en question sont représentatives des espèces qu’on trouve en Amérique du Nord : orignaux, ours noirs, chiens de prairie, Wapiti, bisons, loups etc… J’ai trouvé la formule agréable et n’ai pas eu mauvaise conscience après la visite…sauf peut être, vis à vis des 2 ours polaires qui avaient l’air de bien s’amuser dans leur piscine, mais là j’ai quand même plus de doutes ! En tous cas ils étaient magnifiques à voir sous l’eau à travers les parois vitrées avec les bulles d’air qui remontaient de leur fourrure… Nous continuons par le nord du lac st jean pour nous retrouver en fin de journée chez Marie : au petit bonheur à Péribomka : voilà une étape qui porte bien son nom et nous fait oublier celle de la veille. Marie est énergique, c’est le moins qu’on puisse dire ! En plus elle a passé plusieurs année en France et c’est intéressant de voir son point de vue sur les français…Voici en tous cas un sujet à éviter si vous croisez en France l’un de ses compatriotes : l’accent québécois…C’est vrai qu’à longueur de journée cela doit finir par être lassant…et manquant d’originalité de surcroît…qu’on se le dise !!! Et au Québec, n’oublions pas que c’est nous qui devons avoir un accent bizarre…Autant éviter les sujets qui fâchent mais j’espère bien que vous garderez longtemps cette façon de parler qui nous fait sourire : non par moquerie, mais parce qu’elle nous attire tout de suite de la sympathie et que vos formules sont souvent bien plus imagées et charmantes que les nôtres…et qui plus est, souvent inattendues pour nous, tout simplement ! Nous passons une très bonne soirée à discuter d’histoire d’ours avec des suisses de passage autour des bons petits plats de Marie. Si vous passez par là en fin de journée arrêtez vous au petit bonheur et ne ratez pas la table d’hôtes : l’un des meilleurs rapports qualité prix du voyage (et très bonne cuisine…si si !!!)
22/09 1850 km au compteur. Nous repartons sur la rive nord du Saguenay : parc de la pte taillon, ste rose du nord, sacré cœur et pointe de l’anse. Nous suivons pour une fois le routard qui parle de la ferme 5 étoiles comme l’une des meilleures étapes du Québec (à Sacré Coeur avant Tadoussac)… Mouais… Je ne sais pas ce que valent les activités, mais pour la partie chambre + table d’hôtes c’est bien moyen et ça sent l’industrie touristique à plein nez. Il fait gris et pluvieux, nous allons faire un tour à Tadoussac et apercevons quelques petits rorquals depuis le rivage.
23/09 Balade à baie Ste marguerite de bon matin pour essayer d’apercevoir les belugas mais il y a beaucoup de vent et ce ne sera pas pour cette fois ! Retour à Tadoussac où vu la météo nous décidons finalement de ne pas prendre le tour en bateau (puis il faut dire que nous avions été gatés coté baleines à la péninsule de Valdes il y a qq années et en Afrique du sud…nous préférons rester sur ces bons souvenirs). Nous remontons le St Laurent et nous arrêtons à Cap bon désir (réserve canada qui ne fait pas partie du réseau Sepaq 13.80 cad pour 2). Nous apercevrons encore quelques petits rorquals pas très loin…mais pas très spectaculaires (on voit sur leur dos). Puis nous continuons de longer la rive nord : la route est belle et nous arrivons tranquillement à Godbout en fin de journée (gite du vieux quai : sympa mais un peu cher avec la table d’hôtes…il faut dire qu’il n’y a pas grand chose d’autre au village à part un motel peu engageant) et Baie Comeau, un peu plus au sud ne nous a pas franchement inspirés (on dirait une zone industrielle).
24/09 Nous voulons aller voir l’archipel de Mingan, Cap au nord donc ! Petit arrêt à la pointe des monts pour aller voir le phare…Finalement un « petit » ours noir en train de déguster une carcasse de je ne sais quoi à coté de la table de pic nic nous dissuade d’aller jusqu’au phare, mais le site est superbe. Le petit détour vaut le coup si vous passez dans le secteur. Les petits villages et les épinettes se succèdent ensuite, l’office de tourisme de port quartier nous donne le guide avec les renseignements concernant les croisières pour Mingan…et nous voilà en début d’après midi à Havre st pierre. Nous commençons par aller à l’office de tourisme d’où l’on peut booker les tours…Il est bizarrement désert et l’on finit par apprendre qu’il n’y a plus de croisière pour l’archipel de Mingan depuis mi septembre (contrairement à ce que les brochures de la région Duplessis indiquaient). Déception !!! Il y aurait peut être eu une petite chance de pouvoir partir de longue pointe de Mingan le lendemain a 9h selon la météo et selon le nombre de participants mais il n’y avait quasiment rien d’ouvert pour dormir sur place et nous n’avons pas envie de « perdre » un après midi pour peut être rien. Du coup retour à Godbout –800 bornes dans la journée – pour pouvoir prendre le ferry à 8h00 le lendemain matin direction gaspésie.
25/09 A cette époque de l’année, pas besoin de réservation pour le traversier vers Matane : il n’y a qu’à mettre la voiture sur la file d’attente lorsqu’on se lève environ une heure à l’avance (le gite du vieux quai n’est pas loin de l’embarcadère, c’est pratique). Coût de la traversée : 58 cad pour 2 adultes + la voiture. Nous voilà vers 9h30 sur la rive sud du St laurent. Avant de partir faire le tour de la Gaspésie, nous décidons de redescendre au sud pour voir les jardins de Métis (encore chouettes malgré l’époque un peu tardive) et le parc du Bic. Il fait gris dans l’après midi et nous ne faisons qu’un petit tour au parc (dans ces cas là la carte Sepaq a tout son intérêt), nous profitons du mauvais temps pour assister à une conférence intéressantes sur les phoques (nous sommes maintenant incollables sur les phoques communs et les phoques gris : les 2 espèces que l’on trouve le plus fréquemment dans le coin). Pour dormir nous ne voulons pas être trop loin de l’une des entrées du parc : l’auberge du Mange Grenouille, au village du bic m’attire l’œil par sa belle couleur rouge et son nom évidement. Me voilà à la réception, un client est en train de prendre un chambre devant moi, c’est cosy, la carte affiche un menu gastronomique à 80cad…ça sent le luxe !!! Je tente quand même ma chance et là miracle ! Oui, si on soupe sur place ce soir (les tables d’hôtes commencent à 30cad…j’ai quand même vérifié…), le patron me fait un prix sur le BB. Su-per ! la chambre est très mignonne, dehors le jardin est charmant, et on peut même profiter du spa qui donne sur le parc du Bic en contrebas (mais c’était un peu frais ce jour là) et le resto…je ne vous dit que ça ! Alors là… c’est cher (bien sûr nous dépassons allègrement le budget habituel) mais c’est superbe !!! Le service est parfait, la déco géniale, les plats à la fois originaux et savoureux : bref c’est l’idéal pour une délicieuse soirée en amoureux. Et le matin le petit déjeuner se prend dans la même salle avec vue sur le parc du Bic : parfait pour démarrer une belle journée ! Toutefois le prix sur la chambre doit dépendre du moment où l’on arrive : nous y avons envoyé un autre couple rencontré 15 jours plus tard, et il semble qu’ils n’ont pas reçu le même accueil à la réception… Quoi qu’il en soit cela restera pour nous un très joli souvenir. www.aubergedumangegrenouille.qc.ca
26/09 Encore une jolie balade au parc du Bic, et c’est parti pour le tour de la Gaspésie : nous allons jusqu’à Amqui, il fait un peu gris et les couleurs ne sont pas encore au rdv. Nous remontons sur la cote nord et nous arrêtons à Ste Anne des Monts. Encore une jolie rencontre ce soir : nous dormons au gite « sous la bonne Etoile ». Véronique est aux petits soins, tout est prévu pour nous mettre à l’aise, et alors les confitures maisons… Je ne vous dit que ça ! Merci Véronique pour ta gentillesse, ton sourire et ta générosité : ta bonne étoile vaut bien tous les palaces 5 étoiles ! www.souslabonneetoile.com …Et en plus il y a un bon resto de poisson à Ste Anne : la poissonnerie du quai.
27/09 De Ste Anne aussi, nous partons à regret, direction parc de la Gaspésie. Il fait grand bleu aujourd’hui, nous avons le temps de faire les jolies balades du lac aux américains et du Mont Fortin : sur le chemin du retour nous avons même la chance de croiser une mère orignal et son petit qui se mettent à traverser le sentier devant nos yeux éblouis. Même le « petit » est haut sur pattes : on s’en rend bien compte quand il sort des buissons ! Merci encore Véronique ! C’est encore elle qui nous avait conseillé cette marche. Nous faisons étape à Cap des rosiers pour ne pas être trop loin de l’une des entrée de Forillon le lendemain : il reste une chambre à la belle forillonne : elle est petite mais le cœur de ses hôtes est grand ! Et ce sera le petit déjeuner le plus pantagruélique de tous (pourtant la compétition est sévère en la matière). www.gitescanada.com/labelleforillonne
28/09 Il pleut : ce sera la plus mauvaise journée du voyage coté météo. Nous abandonnons les projets de balade a Forillon et décidons de faire une journée « pratique » à Gaspé : lessive, courses etc… BB l’Emerillon (que nous ne recommandons pas : c’est joli, mais cher et sans âme, nous aurions du dormir à Cap aux Os si nous avions su…). Nous testons aussi Tim Horton : le fast food devant lequel les canadiens font la queue pour avoir du bon café le matin. Niveau sandwich en tous cas ça ne vaut pas les wendy’s….(old fashionned hamburger : non c’est pour rire, je ne fait pas la promo des fast food, mais puisqu’on mange ici plus pour se nourrir que pour déguster, le menu baconnator du wendy’s n’est pas le moins bien placé en rapport qualité prix.)
29/09 Aaaah il fait beau !!! Balade matinale à Forillon…où nous perdons du temps pour retrouver la voiture en revenant du Mont st Alban… Nous continuons la route jusqu’à Percé : la vue en arrivant au dessus du village est très jolie. Beaucoup de motels, nous arrivons au BB du presbytère que Véronique nous avait recommandé : Michel est adorable et le gite très joliment décoré. On a l’impression de déjeuner dans une salle à manger de princes le matin et de nombreuses spécialités locales sont au menu (cretons, fromages, beurre d’érable etc…) www.perce-gite.com En allant faire un tour au village, nous nous faisons alpaguer pour nous faire acheter le tour en bateau pour l’ile de bonaventure. Je discute un peu : l’après midi est déjà bien entamé et j’aimerais prendre mon temps pour visiter l’ile. Finalement pour 30 cad, nous ferons le tour de l’ile en bateau aujourd’hui et partirons demain avec les salariés de la Sepac à 8h30 pour visiter l’ile et voir la colonie de fous de bassans : vendu ! …Si ce n’est que nous allons réserver 2 couverts à la maison du pêcheur…et que nous voyons le bateau partir à toute allure par la fenêtre ! Ils pensaient avoir tout le monde à bord et sont partis plus tôt que prévu ! Eh oui c’est la fin de la saison !!! Le bureau les appelle et ils reviendront finalement nous chercher La balade en mer est sympa, la lumière est jolie en fin de journée les fous de bassans de disputent le moindre recoin de corniche, les phoques barbotent et un petit rorqual vient même montrer son dos juste avant de revenir à quai. Nous faisons aussi la rencontre d’un bucheron de la cote ouest, fraichement retraité et de sa femme : histoires d’arbres, d’ours, et de chinois qui cultivent de la dope dans les recoins des forêts de Colombie britannique… Repas à la maison du pêcheur (miam)
30/09 Levés de bonne heure pour ne pas rater le bateau qui part à l’heure. Il n’y a pratiquement aucun touriste avec nous, nous avons l’impression que l’ile est a nous : les rangers sont très sympas et nous expliquent que les fous qui ont maintenant élu domicile sur la terre ferme faute de place sur les corniches ont cependant gardé leurs habitudes de défense du territoire : gare à celui qui atterri un peu trop près du nid du voisin ! Prises de bec garanties : c’est chouette à voir, la plate forme d’observation est bien conçue et permet de bien les observer sans les déranger… A ne pas rater ! (attention quand même : nous avons rencontré des touristes qui ont trouvé porte close 10 jours plus tard !). Au retour nous prenons un bateau qui vient d’amener une cinquantaine de touristes : essayez d’y aller de bonne heure... Nous continuons la route qui longe la cote sud, nous pensions faire escale à Carleton mais ne sommes pas inspirés…Pas plus que par l’espèce d’auberge « château Bahia » perdue dans la forêt, déserte, et qui nous fait l’effet d’un coupe gorge…ambiance blair witch si vous voyez c’que j’veux dire… Des touristes que nous avons rencontrés plus tard nous ont pourtant confirmé que c’était plutôt sympa…comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Nous faisons juste un tour au parc de Miguasha sur les berges (Musée trop cher pour voir des fossiles, même avec la carte Sepaq et en plus il est déjà tard). Nous finissons par atterrir en territoire anglophone, à Campbeltown. Un seul B&B en ville, passable sans plus. Un truc à savoir : les taxes n’étant pas les mêmes, l’essence est moins chère qu’au Quebec : faites le plein coté New brunswick ! (10 cad de moins sur un plein environ)
01/10 Nous continuons de longer la cote tranquillement jusqu’à Caraquet. Il est encore assez tôt mais nous n’aurons pas le temps de visiter Lameque et Miscou aujourd’hui. Nous nous arrêtons donc un peu par hasard au gite l’isle du randonneur : encore un des excellents rapports qualité/prix du voyage. Ils fêtaient leur 4ieme étoile et demie le jour de notre passage. Petit verre de bienvenue à la rhubarbe pour nous accueillir, une belle chambre et grande salle de bain tout confort et propreté irréprochable et …Denise… Une acadienne pur souche et fière de l’être ! Au moment du petit déj la voilà revêtue du costume traditionnel pour nous conter les aventures de Gabriel et Evangéline... Ou comment nous autres, vilains français, les avons abandonnés aux mains des perfides anglais qui les ont dispersés à travers le monde pour leur piquer leurs meilleures terres… Je ne vous en dis pas plus mais vraiment ne loupez pas Denise si vous passez par là ! www.randonneurbb.com Comme nous avions du temps, nous sommes allez nous promener sur le site du village historique acadien. La saison est déjà terminée nous avons donc pu nous promener tranquillement et gratuitement sur les lieux. Même si je ne suis pas très férue d’histoire, je pense que ça doit valoir le coup avec tous les comédiens qui retracent la vie d’antan… Le soir, souper a la chocolaterie huuuuuuuuuuum !!!! Même les plats salés sont bons…et quant au dessert, je ne vous en parle même pas !
02/10 5000 km au compteur. Visite des iles Lameque et Miscou, et de leurs pittoresques tourbières aux couleurs rouges, tracadie sheila et son méga homard, Nous roulons et il est trop tard pour voir le parc de Kouchibouguac aujourd’hui, d’autant plus que la carte Sepaq ne fonctionne plus ici ! Nous nous arrêtons donc a Richibucto, juste a coté : ce n’est pas très beau et tout est cher : nous finissons au motel Silver birch (74.10 cad sans pdj), c’est ce qu’il y a de moins cher dans le coin, si vous passez par là, essayez le BB juste à la sortie du parc avant la ville…c’est sans doute d’un meilleur rapport qualité prix… Rien ne nous inspire non plus comme resto : ce sera A&W ce soir (burger). Une anecdote marrante pour nous autres français : ils me propose coca ou « beer » comme boisson, j’opte pour la bière quelle erreur !!! Il ne s’agit en fait pas de bière mais d’une espèce d’infâme breuvage médicamenteux…beurk ! qu’on se le dise, les canadiens eux non plus ne servent pas d’alcool !
03/10 Nous voilà levés de bonne heure et de bonne humeur pour voir Kouchibougouac : c’est un beau parc, nous y passons un bon moment, si bien que nous n’irons pas bien loin ce soir : après nous être arrêtés a la dune de Bouctouche (jolie promenade en bois de + de 2km), nous décidons de dormir a bouctouche. Un panneau indique des chambres pas chères au BB au bord de la baie, je vais donc voir… Le proprio est parti pour la journée et a laissé les clés de la maison aux touristes qui sont là pour 2 jours ! C’est donc Mona qui me fait l’article…ça fait un peu bizarre mais je me laisse tenter devant le prix très correct des chambres. Et nous voilà à discuter devant la baie avec Hervé et Mona de l’ile de la Réunion. Ils préfèrent se préparer à manger sur place et lorsque nous revenons du resto, ils nous ferons gouter la poutine à trou : rien à voir avec l’autre, c’est une espèce de brioche avec de la confiture a la pomme dedans. Charles n’est toujours pas là mais nous bavardons et rigolons bien, et la soirée se passe très agréablement. Nous aurons quand même entendu le fameux Charles rentrer VERS 2H du mat et l’aurons rencontré au petit déjeuner…Comme beaucoup, ici, il fait autre chose que BB, il est aussi chauffeur de bus (pour d’autre dans le coin c’est souvent un travail dans l’industrie de la pate a papier). Nous quittons Hervé et Mona à regret (a propos, Hervé est photographe, voici son site : www.panoramas.re Nous voilà partis pour l’ile du Prince Edouard (IPE)
04/10 Nous arrivons via le pont de la confédération. A savoir : l’entrée est gratuite, le paiement se fait seulement au péage du retour ou sur le ferry (un peu plus cher mais plus a l’est). 2 chouettes offices de tourisme coté continent et coté IPE avec accès à internet et tous les services qu’un touriste peut espérer. Nous commençons d’explorer l’ouest : Summerside et les concours d’épouvantails dans les jardineries : c’est la foire aux citrouilles à cette saison, de nombreuses maisons et boutiques font de belles décorations automnales dans leur entrée ou leurs jardins. Nous optons pour la cote nord : pas grand-chose d’intéressant à voir de ce coté là, si ce n’est l’ambiance douce et tranquille à la fois bucolique, campagnarde (culture de patate à gogo) et maritime de l’ile. Nous ne sommes pas allés jusqu’au North cape, et le coin que nous avons préféré de ce coté est sans conteste le phare et le parc de Cedar dunes. Ce soir nous allons dormir du coté de Cavendish qui semble être la station balnéaire la plus animée du secteur… En fin de journée la route pour y arriver est magnifique à la lumière du couchant…mais le temps avance et nous ne pensions pas arriver dans une ville fantôme : tout à l’air mort et fermé, avec le parc d’attraction à coté et le jour qui tombe, on se croirait dans scoubidou ! Nous trouvons une chambre très correcte au motel Cavendish (80.45 cad avec pdj), mais pas de BB en vue à cette époque de l’année !
05/10 Nous nous promenons dans le chouette parc national IPE (dunes, marais). Nous allons aussi du coté de Rustico et North Rustico (villages sympas). Finalement, nous ferons l’impasse sur la partie est de l’ile : un petit tour à Charlottetown (sympa), puis nous décidons de dormir à Summerside, pour être plus prêts de la sortie de l’ile le lendemain. La aussi, peu de BB sont ouverts (le week end de thanksgiving approche). Sur IPE finalement nous aurons bien aimé le coin de Cedar dunes et du parc nat.ipe mais les routes sud du circuit central (Summerside-Charlottetown par la cote) et nord du circuit ouest (de Summerside à Bideford) sont plutôt décevantes. Pour le reste je ne peux pas vous dire, nous avons peut être raté de jolies choses ??? (North cape et est de l’ile)
06/10 Nous retraversons le pont dans l’autre sens (40.75 cad) et nous dirigeons vers la nouvelle écosse en longeant la cote. Nous arrivons en début d’après midi a port Hawkesbury (entrée de l’ile du cap breton). Il fait beau, nous décidons de partir en direction du Cabot Trail. La route 19 est jolie, mais les villages que nous traversons sont minuscules…nous décidons donc de pousser jusqu’à Chéticamp…quelle erreur ! C’est thanksgiving, le festival celtique et samedi soir en fin de saison : tout est réuni pour que les hôtels affichent complet ! Nous finirons par dormir dans la chambre des proprios du bb pilot whale a 112 cad quand même…mais je pense que nous pouvons nous estimer heureux de n’avoir pas eu a repartir de l’ile !
07/10 : il fait gris, ce n’est sans doute pas la journée idéale pour voir le Cabot trail mais tan pis ! (accès 13.8 cad). Les couleurs de ce coté tirent plus sur le jaune que le rouge, mais la route cotière fait surement partie de la liste des plus jolies que nous ayons vues (avec la Great ocean road en Australie, la 17 miles drive en Californie, une bonne partie du nord et de l’ouest des routes côtières corse, chapman’s peak drive au Cap ou encore la rd 25 qui longe le pacifique a Coromandel en Nouvelle Zélande…liste non exhaustive !!!) Nous voila a port Hawkesbury en fin d’après midi. Nous allons souper au cove restaurant (juste après la sortie de l’ile cap breton, motel-resto signalé par un grand pêcheur jaune : le cadre est sympa et c’est bon !).
08/10 7000 km au compteur. Nous nous dirigeons vers Halifax, la ville est intéressante et agréable a visiter, mais aucun gite ni motel ne nous inspire …nous repartons en direction de Peggy’s cove et aboutirons vers 21h00 a Shad bay, dans un motel tenu par un indien bien sympa : le blue nose inn (80 cad avec café le matin). La chambre est sympa, la vue est très jolie (nous nous en rendrons compte au lever du jour)…et nous sommes les seuls clients ! ambiance shinning !
09/10 : ce coin là est très chouette, nous retournons sur nos pas visiter prospect, joli petit village au bord de l’eau Peggy’s cove et son fameux phare (touristique mais agréable), Malhone bay et enfin Lunenburg jolie petite ville où nous dormirons au bonnie’s bb.
10/10 Nous continuons de longer la cote et nous arrêtons nous balader a l’annexe côtière du parc Kejimkujik (jolis bords de mer, phoques), Yarmouth, et escale a Digby : bb bayside’s inn, sympa, en bord de mer.
11/10 Nous décidons de visiter Long et Brier island : il n’y aura pas de baleine au programme mais des phoques et de jolis sentiers. Nous n’avons pas regretté le détour. Mais il y en a bien pour une journée de visite, du coup nous n’allons pas plus loin qu’Annapolis royal ce soir : c’est une jolie étape et nous tombons sur un magnifique bb tenu par la très sympathique Faith : le King George Inn :allez y c’est super : maison historique, grand luxe : salle de bain dans la chambre, cheminée, lumière tamisée, meubles d’époque, TV…et bon petit dejeuner pour un prix très raisonnable ! www.kinggeorgeinn.20m.com
12/10 Nous ratons de peu le mascaret à Truro (vague qui remonte le fleuve au moment de la marée montante) et nous voilà en fin de journée à nouveau au New brunswick à Moncton. Il pleut comme vache qui pisse et, alléchés par les prix affichés et las de rouler, nous trouvons le pire bb de tout le voyage : le glory inn : n’y allez pas c’est moche et sale. Pas grand-chose a faire en ville non plus à part boire un coup et manger mexicain…Bref, c’est plutôt un jour sans !
13/10 Nous partons de bonne heure et sans remord pour tester la cote magnétique (faux plat qui donne l’impression d’être attiré en haut d’une cote, moteur coupé, comme par un aimant ): c’est marrant mais honnêtement, je ne sais pas si ça vaudrait le coup de payer pour ça ! Nous visitons les fameux Hopewell rocks, nous baladons au cap enragé et dans le parc de Fundy, faisons un tour a st John qui ne nous inspire pas (assez industriel et pas beaucoup de charme…genre Glasgow pour ceux qui connaissent), bref, nous allons jusqu’à St Andrews by the Sea et dormons au pub Kennedy house. Le village est très joli, la lumière magnifique en fin de journée et le Harbour front restaurant parfait…Nous avons bien fait de continuer jusqu’ici…après de toutes façons, c’est quasiment l’Amérique –US- et bye bye l’Océan !!!
14/10 Nous allons jusqu’à la frontière à St Stephen, observons les files d’attentes à la frontière (le CAD est pour la 1ere fois supérieur a l’US Dollar et c’est la ruée vers les magasins américains le week end), puis nous remontons sur Fredericton la ville est agréable mais peu animée le dimanche, nous poursuivons le long du fleuve st jean : la route est superbe et les couleurs sont bien là, nous passons devant le plus long pont couvert du monde, la capitale mondiale de la patate (siège de Mac Cain), jetons un coup d’œil aux gorges de Grand sault et finissons la journée à Edmunston. La ville est assez industrielle : des aqueducs transportent de la pate à papier vers les US, de la fumée blanche s’échappe ici et là, et l’odeur spécifique à cette industrie est omniprésente. Juste avant l’entrée de la ville, nous faisons halte au nid d’aigle : très joli BB avec sdb dans la chambre, accueil aux petits oignons par Norma, balade dans le jardin et le long du fleuve et petit déjeuner gratiné : superbe adresse, là aussi, allez y ! www.aunidaigle.com Nous dinons en ville, chez charlotte, cher mais très bon.
15/10 Nous continuons a remonter vers Montréal cette fois ci nous revoilà au Québec. Nous nous promenons du coté de Packington, Notre dame du lac (pour les campeurs : les gérants du camping ici sont plus que sympas), Cabano. Puis nous retrouvons le St laurent à hauteur de Rivière du loup. Nous le redescendons par la Rte 132. Kamouraska nous plait bien, mais c’est finalement à St jean port joli que nous ferons halte au bb de l’Hermitage (jolie vue et tranquille à l’écart de la route) www.maisonermitage.com . St jean port joli est réputé pour ses sculpteurs sur bois : l’expo au bord de l’eau et le musée valent vraiment le détour : nous n’étions pas très chauds pour ce dernier et nous sommes laissés convaincre mais n’avons pas regretté : c’est très bien fait, on ne s’ennuie pas et vous verrez des œuvres que l’on ne voit nulle part ailleurs, L’hommage à Norman Rockwell en sculpture sur bois vaut le détour à lui seul.
16/10 Nous hésitons puis finalement nous disons qu’une autre petite étape à Quebec serait sympa : on trouve sans grande difficulté le chouette bb la maison sous l’orme à Levis www.geocities.com/sousorme/ A la différence de Quebec on peut se garer facilement sans frais. Certes, il faut prendre les escaliers (et surtout les remonter au retour) et payer le traversier 10.60 cad ar pour deux mais à choisir, je dormirais plutôt à Lévis qu’à Quebec (en plus, le soir au retour, la vue sur Quebec illuminé depuis le traversier vaut vraiment le coup d’œil). Re-balades à Quebec, souvenirs (ne ratez pas la boutique oh bois dormant au bout de la rue du petit champlain, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux, et resto au lapin sauté (un régal celui là, notamment les lasagnes au lapin, rue du petit champlain aussi).
17/10 Puisque nous avons un peu de temps avant notre dernière nuit à Montréal, nous faisons un détour par les cantons de l’est : sherbrooke (nous aurions mieux fait de zapper et de passer plus de temps autour du lac massawipi), North hartley puis Magog : dernière petite escale sympa au bb au cœur de magog : Christiane est intarissable sur sa région www.aucoeurdemagog.com Nous n’aurons malheureusement pas beaucoup de temps pour approfondir le sujet, et les couleurs sont déjà parties à ce moment là.
18/10 Il faut faire le check in aux suites labelles et rendre la voiture avant midi : nous ne trainons pas car même en milieu de journée, il faut se méfier des embouteillages aux ponts à l’entrée de Montréal. Mais tout se passe bien, nous arrivons le réservoir vide chez Alamo : je n’ai jamais vu un retour de véhicule se passer aussi vite : un coup d’œil, un coup de scan et un petit débit carte du plein d’essence, en 10 mn c’était réglé ! Bye bye bonne vieille Dodge et supers journalistes de radio Canada sur l’auto radio…Nous la rendons avec 10 657 km de plus au compteur. Il fait beau, nous nous promenons tranquillement dans Montreal et visitons notamment le village que nous n’avions pas encore vu. Pizza rue St Denis.
19/10 Notre avion est à 23h25 mais il pleut pour ce dernier jour. L’hôtel a accepté sympathiquement de nous laisser la chambre jusqu’en début d’après midi, puis de garder nos bagages (la navette pour l’aéroport est à moins de 10mn a pied). Nous visitons le musée des beaux arts, un peu de ville souterraine pour éviter la pluie et faisons un tour à l’I-Max sur les quais, pour passer le temps. Brasserie rue St Denis en fin de journée. Bref, dernière journée tranquille…On rencontre encore une dernière super Québéquoise dans la navette qui nous emmène à Trudeau et voilà. Le vol Air transat de retour vers Lyon est plein mais se fait sans problème et à l’heure !
Budget : 2635 euros par personne tout compris (dont avion 500 euros, et location de voiture 450 euros chacun pour 34 jours)
Mes impressions en bref : 1-Vive les Québéquois, vive les canadiens, rien que pour ça allez y ! …et Merci à tous ceux qui nous ont si gentiment accueillis ! 2-N’espérez pas trouver un super rapport qualité prix 3-N’y allez pas pour bien manger… 4-Ecoutez radio Canada : c’est instructif et les journalistes sont bien plus percutants, plus enthousiastes (en un mot…plus intéressants) qu’en France. 5-L’automne est une magnifique saison (bien plus de rouge que chez nous), je ne suis pas sure que les paysages m’auraient autant plu en été…Mais faites attention de ne pas trouvez porte close dans beaucoup d’endroits après le 30/09 6-C’est vraiment une destination « pépère » : on ne se prend pas la tête, tout roule, les infrastructures sont bonnes, pas de gros pb de sécurité : idéal pour commencer les voyages en individuel (je suppose qu’en été, il vaut quand même mieux réserver les « couettes et café » à l’avance).
Sites utiles : Parcs nationaux: Sépaq Courriel : inforeservation@sepaq.com Site Internet : www.sepaq.com
Parcs fédéraux: Parcs Canada Courriel: parcscanada-que@pc.gc.ca Site Internet: www.pc.gc.ca
www.bonjourquebec.com www.giteetaubergedupassant.com www.hebergement-quebec.net www.traversiers.gouv.qc.ca et www.traversier.com http://www.dfait-maeci.gc.ca/...as/faq-fr.asp#1_1_14
Lecture : Noeuds et dénouements de Annie Proulx, (Prix Pulitzer et National Book Award…. Rien que ça !). Ce n'est pas le Québec...c'est Terre-Neuve mais les personnages sont attachants, on a froid pour eux, on a l'impression d'entendre le vent siffler et les vagues rugir... Je conseille !!!! 😉
Bonjour,
Nous désirons faire un road trip Alaska Yukon au mois de juin prochain.
Nous possédons un westfalia. Mon chum retraité partira du Québec seul jusqu'à Vancouver.
Puisque je travaille, j'irai le rejoindre à Vancouver en avion.
Nous commençons à planifier un circuit. Durée 5 semaines. Destination: Alaska-Yukon. Retour Vancouver puisque je reviendrai seule en avion.
Est-ce possible de faire une boucle? Le point le plus au nord serait Fairbanks. Nous sommes des amants de la nature sauvage.
Est-ce que la route de Vancouver à Whitehorse en vaut la peine?
Vancouver est-elle la meilleure destination pour notre point de rencontre?
Merci de nous éclairer😏
Nous désirons faire un road trip Alaska Yukon au mois de juin prochain.
Nous possédons un westfalia. Mon chum retraité partira du Québec seul jusqu'à Vancouver.
Puisque je travaille, j'irai le rejoindre à Vancouver en avion.
Nous commençons à planifier un circuit. Durée 5 semaines. Destination: Alaska-Yukon. Retour Vancouver puisque je reviendrai seule en avion.
Est-ce possible de faire une boucle? Le point le plus au nord serait Fairbanks. Nous sommes des amants de la nature sauvage.
Est-ce que la route de Vancouver à Whitehorse en vaut la peine?
Vancouver est-elle la meilleure destination pour notre point de rencontre?
Merci de nous éclairer😏
Bonjour à tous!
Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).
Fin juillet, il est temps de se décider.
Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.
JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.
Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.
Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.
C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).
Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.
Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.
Et après ? Affaire à suivre😉.
L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.
« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse
Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).
Fin juillet, il est temps de se décider.
Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.
JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.
Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.
Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.
C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).
Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.

Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.

Et après ? Affaire à suivre😉.
L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.
« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse
Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool.
Bonne lecture...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...
bonjour,
j'aimerai avoir des propositions dans mon projet agricole, puisque depuis là je piétine sur place depuis plus de 3 ans, je ne fais que des maigres récoltes, la foret étant encore viège.
Courant octobre 2010, à la faveur d'un déjeuner avec un ami Vfiste et sa femme nous échangeons quelques idées sur la destination de l'été 2011. Je suis vite convaincu:
Nous partirons vers l'ouest Canadien. Grands espaces, animaux, randonnées, le programme est alléchant.
Je me procure quelques cartes, achète quelques guides pour dégrossir les étapes et les points d'intérêts remarquables, m'inspire des carnets de voyage de mes prédécesseurs sur VF:
Grisemote 5 semaines sous la tente
xfg59 voyage de 2 semaines entre Calgary et Vancouver
Krikri92 un mois dans l'ouest canadien en camping-car
...et nous voilà lancés. Merci à MLEFEVRE, KASHTIN, JADORRY, VILCANOTA, VNOA, à tous... Je remercie particulièrement Aconstance et Krikri que j'ai énormément sollicité et qui m'ont donné tant de renseignements contribuant à la réussite de nos vacances. 😛.
Afin de vous éviter un fastidieux relevé et partant du principe qu'il faut tout vous faire, voici le résumé des étapes:
29 juillet 2011: départ de Paris arrivée à Calgary 30 juillet: Calgary-Lake Mac Donald 31 juillet: Lake Mac Donald - Many Glacier 1er août: Many-Glacier - Waterton 2 août: Waterton 3 août: Waterton-Radium Hot Springs 4 août: Radium Hot Spring - Banff 5 août: Banff 6 août: Banff 7 août: Banff 8 août: Banff - Jasper 9 août: Jasper 10 août: Jasper 11 août: Jasper - Clearwater 12 août: Clearwater 13 août: Clearwater - North Vancouver 14 août: North Vancouver - Tofino 15 août: Tofino 16 août: Tofino-Victoria 17 août: Victoria 18 août: Victoria - Vancouver 19 août: Vancouver 20 août: Vancouver 21 août: Vancouver
29 juillet 2011: départ de Paris arrivée à Calgary: Nous quittons la maison le matin à 7h00 et après 3 quarts d'heure arrivons à Roissy Charles de Gaulle, terminal 3. Nous voyageons avec Air Transat. Le vol se déroule sans soucis et atterrissons à 12h35 à Calgary après avoir survolé la ville pour atteindre l'aéroport qui se situe quelques kilomètres au nord de celle-ci.
Calgary vue du ciel

Une fois les bagages récupérés et la douane passée, nous nous rendons au comptoir Alamo où nous héritons d'un SUV Ford Escape. Le choix d'un SUV s'est fait non pas pour rouler sur des pistes mais surtout pour profiter de la position haute que celui-ci offre par rapport à une berline et ceci afin de mieux voir les paysages. Dès le début d'après-midi, nous nous rendons dans le centre ville et arpentons la 8° avenue sous un chaud et beau soleil. Une glace pour Isa, des hot-dog pour Maxime et moi. Nous lorgnons les bottes dans les boutiques mais ne cédons pas à la tentation.
L'architecture de la 8° avenue

La Calgary Tower


Cette visite agréable nous prend une paire d'heure. Nous rejoignons ensuite notre véhicule et prenons la direction du sud à la recherche d'un centre commercial où nous achètons nos provisions et une glacière. Cette figure imposée effectuée, nous faisons halte dans un Econo lodge où nous prenons un bain dans la piscine et un moment réparateur dans le jacuzzi. Le soir, nous sortons dîner au Keg Steackhouse. Nous nous couchons à 20h40 après une journée de 20h. 🙂.
30 juillet: Calgary-Lake Mac Donald
Maudit décalage horaire!! Nous sommes réveillés à 5h30!! Nous traînons au lit et patientons jusqu'à 7h00 pour prendre le petit déjeuner. Celui-ci avalé, nous partons en direction du sud via l'autoroute 2. La route est assez monotone Nous arrivons à la frontière US MONTANA à 11h00 et en repartons à 12h15 délestés de 18 US$. Nous atteignons l'entrée de Glacier NP où nous payons 25US$ de droit d'entrée et nous pénétrons le parc via la Going to The Sun Road.

Les lacs se succèdent, les paysages sont splendides

Une petite randonnée de 2 km Baring trail nous emmène vers une cascade.


Cette petite balade sans difficulté nous permet de nous dégourdir les jambes.
Nous poursuivons notre route et après un arrêt rapide au visitor center nous apercevons nos premiers animaux sauvages!!


Toujours à travers de beaux paysages, nous poursuivons la route


Le check in fait, nous nous installons au Lake Mac Donald motel. Le confort des chambres est spartiate mais l'emplacement fort agréable. Une petite marche le long du lac nous apprendra ce premier jour que notre principal ennemi sera Le Moustique!!

31 juillet: Lake Mac Donald - Many Glacier
Je vais chercher du café à la boutique et le petit déjeuner est rapidement avalé dans la chambre dès 6h45. Nous reprenons la route Going to the Sun road dans le sens inverse de la veille. L'occasion est belle pour faire des photos entre brume et soleil. Nous doublons de nombreux cyclistes et croisons des mouflons.

Après 2 heures de route, nous arrivons à Many Glacier. Nous avons prévu de faire une randonnée. Grinnel Lake. Plusieurs départs s'offrent à nous. Nous choisissons de partir du Many Glacier hotel qui est le point de départ le plus éloigné afin de profiter des sous-bois. Nous longeons tout d'abord le lac Josephine par la rive nord qui surplomble un peu le lac. La vue est superbe, le vent assez fort mais le soleil radieux. Les quelques randonneurs que nous croisons s'inquiètent de savoir si nous avons vu des ours. Heureusement non 😇. Le sentier qui part vers Grinnell Glacier est fermé car des grizzlys ont été vus. Nous redoublons de prudence.

Après avoir traversé une zone semi-marécageuse mais aménagée avec de nombreux ponts et chemins de bois nous pique-niquons sur la rive du lac Grinnell.

Le retour se fait par la rive sud du lac Josephine. Là, nous sommes carrément dans les bois (à gauche sur la photo ci-dessous). C'est nettement moins bien.

Le retour au parking du Many glacier Hotel après 12 km de marche est apprécié par tous. Nous parcourons les derniers kilomètres qui nous séparent de notre étape au Swiftcurrent Motor Inn. Un vieux motel qui a l'avantage d'être assez "bon marché" par rapport à ce qui se fait dans la région et au coeur du Parc. Les valises posées et après un rafraichissement (glace, bière et fanta) au soleil nous reprenons nos chaussures de marche et partons pour Redrock Lake. A peu près 5 km AR.

Ce soir, pizzas et poulet grillé au restaurant de l'hôtel.
1er août: Many-Glacier - Waterton
Aujourd'hui, nous avons prévu de faire Iceberg Lake trail. Il s'agit d'une randonnée de 16 km. Nous nous levons tôt et démarrons la randonnée vers 8h00. Après un départ assez difficile car les premiers 500 m se font avec une forte déclinivité, le reste des 8 km aller tout en montée graduelle est assez facile. Nous effectuons l'aller en un peu plus de 2 heures. C'est un rythme assez soutenu.
Le sentier menant à Iceberg Lake

Nous arrivons au bord du lac après avoir franchi quelques ruisseaux et des parties enneigées.
L'arrivée à Iceberg Lake

Un lac alentour de Iceberg lake

Iceberg Lake (le bien nommé)

Nous mesurons la température de l'eau: 2,5 °C. Idéal pour un apéritif mais la taille des glaçons est un peu trop importante! De plus, il y a un vent froid qui nous glace après avoir marché 2 heures. Le pull polaire n'est pas de trop. 😕
Nous prenons une collation et retournons sur nos pas. Il est 10h15. Nous profitons plus du paysage car il y a foule qui monte et le risque se trouver nez à nez avec un ours est considérablement diminué. Nous sommes surpris du nombre important de randonneurs que nous croisons. Tous ces gens qui vont se retrouver en même temps sur les rives du lac!
Les prairies fleuries sont magnifiques mais la descente vers Many Glacier est finalement plus éprouvante pour les articulations (les miennes surtout!!) que la montée.
Bilan de la randonnée: 4h30 de marche, 16 km, des courbatures et des ampoules mais surtout un beau spectacle caché au creux des montagnes!
De retour à Many Glacier, nous pique-niquons et prenons la route en direction du Canada.
Nous passons la douane et sur l'interpellation de Maxime stoppons à hauteur d'un grizzly se régalant de baies à une quinzaine de mètres de nous. Nous le suivons quelques minutes et il s'engouffre dans les bois.

Nous poursuivons notre route vers Waterton où nous arrivons en milieu d'après-midi afin de faire le check-in au Bear Mountain motel. Il s'agit d'un motel des années 60, (télé d'époque!!) L'accueil est bon, le prix doux. Bonne adresse.

Après avoir procédé au lavage de notre linge sale en famille à la laverie du coin, avalé bière, soda ou glace au choix de chacun, nous achetons nos billets à Shoreline Cruises pour la croisière programmée le lendemain. Je soigne mon genou douloureux par du repos forcé. 🏴☠️
Nous dînons et nous nous promenons en ville sur les berges du lac dans la douceur de la soirée. Nous sommes séduits par la quiétude de Waterton.

L'hôtel Prince de Galles

2 août: Waterton
Réveillés à 7h00, nous prenons notre petit déjeuner sur le perron de notre chambre et après un tour en ville sur les rives du lac, nous nous présentons à l'embarcadère pour la croisière dite "scenic" en direction de Goat Hunt aux USA. La croisière dure 1h15 pour rallier Goat Hunt qui est l'autre rive côté USA du lac. Nous tamponnons joyeusement nos passeports d'un nouveau cachet. Une courte marche sur les bords du lac et nous reprenons le navire en direction de Waterton.
L'embarcadère de Waterton vu du bateau

Navigation sur Waterton Upper Lake

Encore une fois aux USA 😛

De retour vers midi à l'hotel, nous montons en voiture et partons en direction de Red Rock Canyon. après un arrêt pique-nique, nous faisons le tour du sympathique canyon qui doit son nom aux roches rouges. Le coin est envahi de touristes car la chaleur est bien présente maintenant et chacun profite de la fraicheur des lieux.

Après cette promenade, nous partons en direction de Cameron Lake à quelques kilomètres de Waterton. Nous faisons une marche de 3 kilomètres sur la rive sans grand intérêt, le terrain est plat et sans difficulté. Je claudique toujours. 😕. Isabelle prend le volant pour nous ramener à l'hôtel partons en ville faire quelques courses. Le soir, balade digestive, toujours avec une belle température d'été. Les daims sont nombreux et peu farouches.
Un (très) jeune canadien de 4 ou 5 ans nous aperçoit, descend de son vélo et entreprend de nous sermonner en nous pointant du doigt et nous expliquant en anglais qu'il ne faut pas nourrir les bêtes sauvages, qu'il connait la loi et que plus tard il sera Ranger! Nous l'écoutons religieusement sous l'oeil amusé de ses parents. Ce petit, il a un caractère bien trempé. 🙂.
3 août: Waterton-Radium Hot Springs
Checking out du Mountain Bear Motel et départ en direction de Radium Hot Springs au nord.
J'ai lu dans un guide qu'il y a aux alentours de Waterton un parc clos avec des bisons. Effectivement, l'accès est libre et un loop d'une dizaine de kilomètres d'une route goudronnée nous fait parcourir ce petit parc vallonné.

Les bisons sont au rendez-vous et même si des esprits chagrins diront que ce sont des animaux enfermés, la magie opère et nous sommes ravis de rencontrer ces splendides animaux dans un si beau payasage.


Nous poursuivons notre chemin et prenons une chambre au Cedar Motel à Radium Hot Springs. 2 chambres correctes avec une kitchenette.
En milieu d'après-midi nous allons à la piscine dans le Parc de Kootenay. Nous nous relaxons deux heures durant dans de l'eau à 37°C. 🙂
4 août: Radium Hot Spring - Banff
Avoir une kitchenette dans la chambre a du bon. Nous nous faisons griller du pain que nous tartinons avec du fromage Philadelphia. Après ce petit déjeuner, nous prenons la route en direction de Banff, étape suivante de notre voyage. Nous traversons le parc de Kootenay. Ce parc est injustement méconnu mais magnifique. Les paysages, splendides, se succèdent.

Quelques mountain goat impassible au bord de la route

Nous nous arrêtons un peu au hasard sur le parking de Marble Canyon. Je jette un oeil au panneau indiquant la nature de la balade et décidons de faire celle-ci (une heure trente aller-retour).
Bien nous en a pris.

Les fleurs, toujours présentes

Un faux air de Yellowstone



Cette visite a été très agréable.
Nous remontons en voiture et quelques centaines de mètres plus loin, nous croisons un grizzly. Quelle chance!


Route ensuite vers une partie programmée de la journée. La randonnée de Johnson Canyon dans le parc de Banff. Lorsque nous arrivons à destination, il est 11h30 et le parking est noir de voitures 😕. Nous nous garons sur la route de la Bow Valley à 500m du parking. Ca promet!!
La randonnée de Johnson Canyon est divisée en 3 phases pour sa partie la plus connue. Lower falls située à 1,1 km Upper falls 2,7 km plus loin Ink Pots situés 3,5 km plus loin encore. Au total une randonnée de 14,6 kilomètres. Belle balade. Au départ et au moins jusqu'à Lower falls il y a énormément de monde. Ensuite ça s'éclairci carrément.
Lower falls

Upper falls

Après Upper falls, on a droit à 3,5 km de montée. Les mollets sont soumis à rude épreuve, le souffle est court mais nous maintenons notre effort.
The Inks Pots

Nous nous reposons un moment au bord de la rivière sous un soleil toujours aussi salvateur. Nous entamons la descente et croisons quelques randonneurs qui nous questionnent sur la difficulté et le temps restant à parcourir pour atteindre leur but. La descente est toujours aussi dure et mes genoux souffrent. Ca va être beau demain!! 🤪
Nous arrivons en ville à Banff vers 16h au Voyageur Inn. L'hotel est vieillot et pas génial mais le prix "doux" pour la région m'avait attiré.
Nous allons ensuite en ville au visitor center prendre les informations météorologiques et faire un bilan des activités dans la région. Le soir, nous dinons "local". Un restaurant Tex-Mex obtiendra notre vote. Le Magpie & Stump. Correct.
Après le diner, nous faisons un tour au Minnewanka lake espérant voir des animaux à la faveur de la nuit tombante.

Nous verrons quelques mouflons.

Rien d'autre. 😕
5 août: Banff
Après le petit déjeuner, nous partons vers le Lake Louise. Que de monde!! C'est disneyland!! Il y a des employés qui guident les voitures sur le parking pour que l'on se gare rapidement et ne pas perdre de temps. Ensuite nous nous dirigeons vers le Fairmont Louise hotel.
La vue sur le lac est superbe 🙂

Voilà l'envers du décor 😛

Bon... retournons à l'image que nous vendent les guides 😛

Afin de fuir tout ce monde nous décidons de prendre le chemin de Mirror lake. 2,7 km de montée mais en forte pente. A l'arrivée, le lac est beau mais nous sommes déçus de ne pas avoir eu de beaux points de vue sur le lac Louise. Nous espérions bien pouvoir apprécier de lac de haut.

Nous opérons la redescente et partons en direction du Lac Moraine. L'ambiance est plus intime (enfin... tout est relatif) et nous faisons une petite balade le long du lac.



De retour, nous montons sur la colline des éboulis. C'est un joli point de vue en hauteur avec vue plongeante sur le lac.

Nous quittons le site et de retour à l'hotel, nous prenons un peu de repos à la piscine et ressortons en ville faire quelques courses et diner.
6 août: Banff
Ce matin, nous décidons de partir en direction du Sundance Canyon aux alentours de Banff. Le temps est couvert mais doux néanmoins. Nous partons pour 11 km de marche. Si le début de la randonnée est sympathique, les moustiques le sont moins!! Nous nous faisons dévorer (il n'y a pas d'autre mot) et toutes les bombes répulsives à appliquer sur les vêtements ou à même la peau n'y font rien. 🏴☠️.
Vallée de la Bow

Maxime à fond, contemplatif...

Le Canyon Sundance

Le retour sous le soleil nous épargne quelques piqûres de moustiques qui sont moins nombreux. Après avoir pique-niqué en ville, nous passons une partie de l'après-midi au Safeway du coin à faire des courses, puis à la laundry et enfin faire le tour de la ville à pied. Banff est très agréable. 🙂

Le soir, nous retournons à Minnewanka lake et pique-niquons à Cascade Pond au bord de l'étang. Nous ne verrons pas plus d'animaux que la veille. Juste quelques "fous" se baigner alors que l'eau est glaciale 😮.
7 août: Banff
Grasse matinée. Nous nous levons à 8h00 et allons déjeuner dans la salle commune de l'hôtel. Nous joignons ensuite le parking de Surprise corner à l'angle de Buffalo street et de Tunnel Mountain road pour entamer notre promenade du jour en direction de Hoodoos. La marche débute dans une pinède pour rejoindre la rivière Bow.
Après avoir longé un moment celle-ci, nous arrivons à une intersection. Pas de signalisation... nous prenons à droite, un peu au feeling (on va continuer à suivre la rivière). Mal nous en a pris. Après quelques centaines de mètres, nous sommes égarés et le chemin inverse n'est pas facile à retrouver. 😕. Nous sommes égarés, pas encore perdus...Nous coupons à travers la forêt et escaladons une colline, suivons des sentiers parcourus par des animaux, pas de traces humaines... Après quelques centaines de mètres à nouveau, nous rejoignons enfin, exténués, la route, un parking, le trail vers les Hoodoos que nous atteignons finalement.

Au retour, nous empruntons la bonne piste et retournons à notre voiture en maintenant bien le cap!! si cette randonnée n'est pas paumatoire, une erreur est vite arrivée. Ca nous servira de leçon. Nous nous restaurons dans un parc alentour et allons visiter les chutes de la rivière Bow. Il y a du monde, certes, mais la vue est belle sous un soleil toujours aussi chaud.

Nous rentrons à l'hôtel par Tunnel Mounbtain drive en milieu d'après-midi pour nous poser puis repartons en ville pour diner. Mais avant, shoping!!
8 août: Banff - Jasper
Aujourd'hui, nous devons parcourir la route des Glaciers en reliant Jasper. Nous attendons beaucoup de cette journée. Nous sommes chanceux, il fait toujours beau, les paysages seront splendides!! Nous quittons l'hotel à 8h30, passons à la poste et empruntons la Bow Valley road, petite route qui longe l'autoroute et la vallée de la Bow. Nous avons l'intention de faire des rencontres animalières!! Nous roulons lentement, nos sens à l'affut. Bon, je ne vais pas vous mentir... on ne verra rien!
La Route des Glaciers s'ouvre devant nous. Nous passons l'entrée du parc où l'hôtesse nous remet un plan de la Route des Glaciers (plus belle route du monde, il va sans dire 😛) . Nous sommes émus car il s'agit de la 24ème plus belle route du monde que nous prenons au gré de nos voyages. 😉. La route est vraiment splendide. Elle fait 230 km. Le point 0 au sud se situe à l'embranchement de la transcanadienne et de la promenade des Glaciers à Lake Louise

Tout d'abord, arrêt au Glacier Crowfoot Puis le lac Bow

Nous nous arrêtons, passage obligé au lac Peyto. Il y a des cars entiers de touristes, c'est noir de monde et excessivement bruyant. A noter qu'à ce point de vue il y a 2 parkings. Un pour les cars à 100 m du point de vue et un autre pour les véhicules de tourisme à 800m. Tout est fait pour que les passagers des cars fassent une visite "vite-fait bien-fait" du site.

Nous voyons encore une fois un ours noir accompagné de son petit. (photo floue 😕)

Nous faisons un arrêt au chutes Tangle...

...et passons sans nous arrêter au centre du champ de glace. Il y a vraiment trop de monde et des parkings géants pour faire un tour d'autobus avec des roues surdimensionnées, ce n'est pas notre tasse de thé. Nous nous arrêtons aux sources bubbling pour déjeuner. La route se poursuit vers les chutes Sunwapta et nous bifurquons sur la route 93A pour visiter les chutes Athabasca. Splendides mais que de monde là encore!!

Nous arrivons à Jasper et décidons de prendre possession du bungalow où nous séjournerons 3 jours: Patricia Lake Bungalows, au bord du lac Patricia. Il s'agit de petits bungalows privatifs. C'est hyper calme, très bien entretenu et une literie dans les chambres superbe. Une de nos meilleures adresses de l'été.

Nous prenons un instant de repos dans le jacuzzi avant de retourner en ville procéder au ravitaillement pour le diner et les jours suivants.
9 août: Jasper
en quittant notre bungalow ce matin, nous croisons un superbe Wapiti sur la route avant d'arriver à Jasper.

La ville traversée, nous partons en direction du lac Maligne. Nous voyons un coyotte, craintif, lançant des regards derrière lui.

Nous arrivons ensuite sur le lieu de notre première randonnée du jour: Maligne Canyon. Nous marchons 5 km le long du canyon entre le premier et le sixième pont. C'est une randonnée facile et très agréable dont les paysages varient entre canyons et vues sur la rivière.


De retour, nous prenons la direction du Lac Maligne. Nous nous renseignons sur le prix de la croisière sur le lac. 57,75 $CAD par personne + taxes. C'est très cher, il n'y a pas de concurrence, ça sera sans nous. Nous profitons un instant de la vue (ça, c'est gratuit 😛) et partons faire le Mary Schaffer loop long de 3,5 km. Promenade alternant le bord du lac et la forêt.

Sur le chemin du retour, avant le lac Medecine, nous nous arrêtons faire un autre trail: Beaver trail. Super, on va voir des castors alors? Après 2km, nous arrivons au lac Beaver mais nous ne voyons pas la queue d'un castor.

L'arrêt photo au lac Medecine s'impose.

Ce lac a la particularité d'être vide l'été et plein l'hiver... enfin non, le contraire... vide l'hiver et plein l'été 😉. Bref, le peuple autochtone lui attribuait pour cette raison des pouvoirs magiques. Nulle magie. Nous sommes de retour au bungalow en fin d'après-midi. Nous nous délassons dans le jacuzzi et sortons en ville diner au Karouzo's steackhouse. Ca, c'est magique!! 😛
10 août: Jasper
Rveil à 7h30, petit déjeuner et douches (soyons clairs même si ce n'est pas mentionné chaque jour, nous prenions tous les jours une douche!!😛). Nous avons prévu, aujourd'hui de gravir le Mont Edith Cavell. Sur la route, encore une fois, nous croisons une superbe femelle Wapiti et prenons la route 93, route des glaciers ou donne la Cavell road. Au bout d'un moment, ne voyant rien venir, je sors la carte. Il fallait prendre la route 93A et pas la 93! Hop, demi-tour en pestant (intérieurement je crois) contre la passagère supposée avoir la carte ouverte sur les genoux et nous atteignons la Cavell road. Cette route fait 12km et est interdite du fait de son étroitesse aux camping car. Effectivement si le revêtement de la route est bon, c'est pas hyper large. Cela dit, tout le monde va dans le même sens. Il est 9h30, chacun monte vers le Mont Edith Cavell. Nous nous préparons à entamer la randonnée.

Après avoir jeté un oeil sur le glacier via l'étang Cavell au premier plan...

...nous entamons la montée jusqu'à Cavell meadows Lorsque je parle de montée, c'est le bon terme. Il s'agit de 3 km de côte sans discontinuer. Mon genou recommence à me faire souffrir. Le paysage vaut vraiment la peine une fois atteint le sommet.

Les prairies fleuries

Nous voyons des marmottes et un cassenoix.


Nous reprenons le chemin de retour par un autre sentier et arrivons au parking 4 heures après le départ non sans avoir fait un saut au bord du lac alimenté par le glacier.

Sur le chemin du retour vers Jasper, nous faisons une halte à Valley of the five lakes mais nous ne sommes pas éblouis par le site et retournons à Patricia lake pour les tâches domestiques: boire des bières, manger des glaces et faire la lessive. C'est au choix, temps libre 😛. Le soir, dîner chez Earl's. Bonne adresse quoique un peu bruyant.
11 août: Jasper - Clearwater
Nous quittons à regrets le confort douillet de Patricia lake bungalows et prenons la route direction Clearwater et le parc de Wells Gray. Initialement je voulais faire la randonnée du lac Kinney mais fatigués par le trail de la veille nous filons directement vers Clearwater où nous arrivons vers 12h30 après avoir essuyé et ce pour la première fois des vacances quelques gouttes de pluie en chemin.
La preuve en image...

Après avoir procédé au ravitaillement et acheté une superbe pièce de boeuf pour faire griller le soir, nous déjeunons près du centre d'information et montons sur le parc de Wells Gray. Nous stoppons aux chutes Spahats. Il me semble que ce sont les plus "quelque chose" du monde mais je ne sais plus quoi 😛.

Nous arrivons au Trophy Mountain Buffalo ranch où nous devons séjourner 2 jours. Il y a là la possibilité de faire du cheval. Nous héritons de la chambre quadruple nommé Wolf. Accueil moyen, service moyen (j'avais pas envie de payer 5$CAD pour avoir internet!!😠) pour un prix global assez élevé finalement. Nous partons ensuite pour les Dawson falls

.. puis aux Helmcken falls.

Ces dernières sont très jolies et considérées comme les plus belles du Canada (on n'a pas de pot, d'habitude c'est plus belles du monde. Ils ont peut-être le sens de la mesure 😛)
Nous restons un moment assis à les contempler en prenant du bon temps sous le soleil. De retour à l'hotel, je demande naïvement à la réception où je peux faire griller mon super morceau de boeuf acheté le matin même. Ah, mais mon bon monsieur, ce n'est pas possible! Je peux vous vendre du bois et vous prêter une grille si vous me laissez 50$CAd en caution pour cette dernière. bon là, le mec il me gonfle vraiment. Sa balade à cheval, demain, il va pouvoir se la mettre en pendentif. A la place on fera du rafting! Nous partons pique-niquer à la Green Tower où malheureusement il n'y a pas de barbecue. Décidément, ce n'est pas notre jour 😕. La viande fini à la poubelle 😠. Le paysage est splendide et nous sommes seuls, ça nous console un peu.
12 août: Clearwater
Le rendez-vous pour le rafting est fixé à 9h15 pour un départ à 9h30 de Clearwater. Nous n'avons jamais pratiqué cette discipline et sommes un peu anxieux. L'accueil est bon. Nous enfilons nos combinaisons, notre gilet de sauvetage et notre casque et partons en mini-bus vers le nord. Je n'ai pas de photo à mettre en ligne mais croyez-le, ces tenues nous vont à ravir😎
Après avoir descendu les rafts des remorques et les avoir portés pour descendre vers la rivière (c'est marrant, il ne me l'avait pas dit le type au téléphone la veille que je ferai le sherpa 😊) nous plongeons dans la rivière et montons dans nos embarcations. Nous voyageons avec un couple d'allemands et une famille de russes. Nous écoutons attentivement les consignes (en anglais bien sûr) et démarrons 2h30 de descente. A mi-parcours, nous allons visiter une chute. Candle creek falls. Nous passons sous la chute et sautons dans le bassin. L'eau est très froide mais cela vaut le coup.
Nous continuons l'aventure et arrivons à bon port. Nous sortons les rafts de l'eau et rejoignons à pied notre point de départ.
Le tout fut vraiment très agréable bien que un peu cher quand même.
Après avoir pique-niqué, nous remontons sur le parc de Wells Gray et faisons le trail de Bayleys falsl. une heure trente de marche pour 4,5 km.
Nous longeons la rivière puis un lac et enfin finissons dans une forêt dont les arbres sont couverts de mousse et de lichen.


Nous terminons notre visite dans la partie la plus au nord du parc au bord du lac de Clearwater

Nous rentrons à l'hôtel et dinons au restaurant. C'est assez cher mais nous avons de bons légumes et de la bonne viande de bison.
13 août: Clearwater - North Vancouver Dans chaque voyage, il y a au moins une étape de liaison assez longue. Aujourd'hui c'est le cas. 530 km entre Clearwater et North Vancouver où nous devons prendre le ferry le lendemain pour lîle de Vancouver. Cette étape, monotone, nous la faisons d'une traite par l'autoroute. Nous ne faisons pas d'arrêts, notre principal objectif étant d'arriver à Vancouver et de trouver un hôtel.


Après 6 heures de route, nous redécouvrons la civilisation. Vancouver, ses embouteillages et ses travaux. Nous arrivons finalement à North Vancouver où nous trouvons un hotel Comfort Inn à une dizaine de kilmomètres de Horseshoe Bay. Nous us délassons à la piscine avec un café, un livre. Il y a un Denny's à proximité de l'hôtel. Le repas du soir est tout trouvé. Ca nous rappellera nos vacances aux USA.
14 août: North Vancouver - Tofino
Nous avons eu besoin du réveil ce matin. Celui-ci sonne à 6h10. Nous étions néanmoins déjà réveillés par la chaleur! après avoir déjeuné rapidement, nous arrivons à 7h30 à Horseshoe Bay, lieu de départ des ferries pour Nanaimo sur l'île de Vancouver.

Le bateau quitte son emplacement à 8h30 précises et après une traversée très calme arrive à Nanaimo à 10h10 comme convenu. Nous quittons le ferry et partons en direction de Tofino sur la côte ouest de l'île de Vancouver, lieu de notre prochaine étape.

Sur le chemin, nous faisons une halte à Cathedral Grove pour visiter une forêt de cèdres géants et de pins Douglas. 70 m pour le plus grand, 800 ans pour les plus anciens. Les mousses et les lichens créent une atmosphère spéciale même si nous faisons la visite sous le soleil.


Nous repartons vers Tofino non sans faire une halte au lac Sproot.
Le lac Sproot sous un ciel couvert avec au fond un hydravion

Arrivé dans les montagnes de l'île de Vancouver, il pleut. Pendant une heure, nous essuierons une pluie fine et nous repensons à la prophétie qui dit qu'il ne fait jamais beau à Tofino! Nous arrivons sur place à 15h et procédons au check-in. nous logeons au Adventure Inn bed and breakfast. Bonne adresse. Le propriétaire du B&B fait des sorties en mer pour aller voir les baleines. Pas de chance son bateau est en panne mais il est tellement désolé qu'il nous négocie au Whales Center des supers prix pour le lendemain 🙂.

Nous nous baladons en ville et allons à Tonquin beach. Nous sommes sur la plage, au bord de l'océan pacifique sous un beau soleil!

FREDXIII was there 😉


Nous dinons ensuite au Sobo. Restaurant à la mode. Une demie heure pour avoir une table et une heure pour avoir notre plat une fois ce dernier commandé. C'est bon mais vraiment trop long. En règle générale, les restaurants sont chers à Tofino.
15 août: Tofino
Nous profitons du petit déjeuner complet du B&B. Il est préparé par Aurélie une française, jeune trentenaire qui travaille là. Le rendez-vous pour aller voir les baleines est fixé à 10h00. Nous croisons en ville des groupes qui rentrent d'une sortie en mer.

Comme quelques jours auparavant au raft, nous enfilons de superbes combinaisons rouges. Elles sont nécessaire car si le temps est clément, il y a du vent et l'air est froid lorsque le bateau fonce à travers l'océan. Après avoir fait connaissance avec le capitaine du bateau, un indien qui vit de l'autre côté de la baie nous voilà partis tous les trois avec neuf autres compagnons à la recherche des baleines. Si on pensait faire une croisière, nous nous sommes trompés. Il s'agit d'une course, une chasse! nous sommes secoués car le batreau file à toute vitesse mais quelles sensations! Nous arrivons rapidement à proximité d'un couple de baleines (enfin le dos elles ne nous ont pas signé d'autographe) puis voyons un second couple quelques minutes plus tard sur un autre emplacement.


Nous sommes en train de mitrailler les cétacés lorsque le guide communique par radio avec des confrères. Soudain il nous demande de nous asseoir et c'est parti pour 15 minutes de course effrenée sur les flots. Heureusement, l'océan est calme mais à chaque saut du bateau, on a l'impression soit que l'on va passer par dessus bord ou que le bateau va se briser au prochain impact. Soudain, le bateau stoppe à proximité d'un autre. nous assistons alors à un spectacle pour lequel nous n'étions pas préparés (ni le guide d'ailleurs). Il y a 5 ou 6 orques batifolant dans les eaux.


C'est d'autant plus surprenant que les orques sont supposés ne revenir dans ces eaux qu'en septembre lorsque les températures baissent. Nous restons là un long moment avant de rentrer au port à vitesse moyenne cette fois. 🙂 Quel bon moment nous avons vécu en 2h30. Nous nous restaurons en ville près du skate parc et partons vers le sud le long de Pacific rim. Nous faisons un premier arrêt à Radar Hill qui est le point culminant de Tofino mais la vue est cachée par les arbres. Rien à voir. Nous partons donc en direction de Ucluelet. Nous faisons une randonnée de 4,5 km sur le Wild Pacific Trail à l'extrémité sud. La promenade facile est très agréable.



Nous allons ensuite à Long beach où Maxime nous fait une démonstration de surf sur une planche en bois et finissons notre visite à Wickanimmsch Beach. Les paysages sont splendides.


De retour à Tofino, nous achetons à manger en ville puis dinons dans la salle commune du B&B. Pizza et vin blanc.
16 août: Tofino-Victoria Nous quittons le B&B après avoir réglé la note. Partons de Tofino à 8h45 en direction de Victoria via Port Alberni, la grande ville du centre de l'île à 2 heures de route de Tofino. Je fais le plein du véhicule et en retournant à ma voiture plonge machinalement la main dans la poche de mon short pour y trouver... les clefs de la chambre. P...!!! le C...!! J'appelle le B&B et explique que je vais renvoyer les clefs depuis le bureau de poste. Ils sont désolés et s'en veulent car ils considèrent que c'est leur faute. Je leur certifie que non, que c'est de ma faute même si je pense exactement le contraire 😉 . 10,63 $CAD plus tard, nous reprenons la route vers Victoria. Nous faisons halte à Parksville charmante station balnéaire et arrivons à Victoria à 15h30 où nous procédons à la prise de la chambre. Nous serons à l'Admiral Inn pendant notre séjour. Nous avons un 2 pièces avec kitchenette. Hôtel assez bon marché et bien situé. Accueil très sympathique. Nous sortons en ville nous balader.



Nous jetons un oeil aux boutiques et nous nous offrons un savoureux fish and chips chez Joe's sur le port. Bonne adresse.
17 août: Victoria
Nous nous levons assez tard et allons en ville nous promener. La ville se met en marche doucement. Nous marchons dans les rues et profitons de la belle architecture des bâtiments.

De retour à l'hôtel, nous prenons la voiture et nous dirigeons vers Oak Bay. C'est un quartier résidentiel bordé de plages à l'est de Victoria. Nous nous reposons à Willow Beach pendant 2 bonnes heures puis retournons à l'hôtel pour nous rafraichir. Il fait très chaud, nous sommes vraiment chanceux. Le soir, diner en ville au Swanns pub.
Quelques clichés de la ville le soir




18 août: Victoria - Vancouver
Dernière partie de nos vacances. Nous quittons Victoria et l'île de Vancouver pour le continent et Vancouver. Nous devons prendre le ferry à 11h à Schwartz bay pour Tsawwassen au sud de Vancouver. Nous nous présentons tôt et obtenons une place sur le passage précédant à 10h. La traversée s'effectue à nouveau sur une mer d'huile et nous atteignons l'autre rive à 11h35. Nous montons vers Vancouver plein nord. Après notre traditionnel arrêt pique-nique, nous arrivons au Sunset Inn sur Burnaby street pour prendre possession de notre chambre. Quadruple, kitchenette et située au 10° étage avec vue sur la ville. Sympa.
Nous déambulons dans les rues d'une ville qui vit à 100 à l'heure et qui a des faux airs de San Francisco. Nous avons aimé cette ville qui compte 36% de sa population d'origine asiatique à tel point que les canadiens la nomme Hong-couver 🙂. Le soir, diner sur Davie street à proximité de notre logement. Le quartier est festif, c'est la semaine du film gay et lesbien 🙂. Nous rentrons à l'hotel et profitons de la douceur du soir et de la vue.

19 août: Vancouver
La nuit passée et le petit déjeuner avalé, nous partons en direction de Lynn Valley et plus particulièrement de Lynn Canyon. Il y a un pont suspendu et la destination sur le nord de Vancouver a l'air sympa, sans compter que, après plusieurs jours sans marcher, nous manquons d'exercice Nous faisons 2 balades. Twin falls et The Pool.


Le Parc vaut la peine d'être visité et est à mon avis plus intéressant que Capilano Bridge beaucoup plus populaire. Lorsque nous quittons le parc à 11h, il commence à y avoir beaucoup de monde. Nous montons sur Cypress Bowl road pour avoir une belle vue sur Vancouver mais la brume de chaleur empêche toute photo intéressante. Nous redescendons sur North Vancouver et empruntons Marine drive, sorte de voie où il y a plus de porsches que de porches et allons nous poser sur la plage de Dundarave Beach.
Au retour nous prenons le pont suspendu Lions Gate bridge qui ressemble au Golden Gate de San Francisco à part sa couleur verte et traversons Stanley Park en voiture.

Nous faisons quelques arrêts et décidons de revenir faire le tour de Stanley Park le lendemain à pied. Nous repassons à l'hotel et repartons en ville à pied du côté du terminal des bateaux de croisière sur Canada Place. Nous traversons le quartier des affaires.



Nous retournons dîner à l'hôtel dans notre chambre avant de sortir assister au coucher de soleil sur Sunset Beach la bien nommée 😎

20 août: Vancouver
Ce matin, nous avons prévu de faire le tour de Stanley Park. Depuis l'hôtel, il faut compter 2 km. Nous devrions faire 12km aujourd'hui. Nous sommes samedi et les habitants sont tous en roller, en vélo, en chaussures en train de faire du sport. Le front de mer est très plaisant.



Arrivés sur Stanley Park, nous découvrons que les vélos n'ont le droit de circuler que le sens anti-horaire. C'est bien, on les verra arriver face à nous car ils sont si nombreux! La balade est très agréable avec le front de mer d'un côté et le bois de l'autre.

Nous croisons les oeuvres éphémères d'un artiste Kent Avery et lui achetons quelques cartes de sa fabrication.



Après Prospect Point nous voyons 3 loutres. Une mère et ses 2 petits. Nous les regardons un moment jouer et se nourrir. Elles se fichent complètement des spectateurs.

Nous nous arrêtons près de Totem Poles et poursuivons notre balade.


Près du Vancouver Rowing club nous voyons 2 otaries dorer au soleil.

Le tour de Stanley Park est terminé et nous nous rendons sur English bay Beach ou nous nous baignons! il fait très chaud et l'eau est étrangement à la bonne température pour un bain.
De retour en fin d'après-midi à l'hôtel, nous préparons les valises pour le grand retour.
21 août: Vancouver
Dernière journée à Vancouver et au Canada. En général, cette journée est pourrie. Je traine ma peine et n'ai qu'une hâte, enregistrer les bagages et monter dans l'avion. Bon... le vol est à 18h25, va falloir trouver quelque chose à faire 😕. Nous trainons un peu dans la chambre et partons sur Granville Island. Il s'agit d'un quartier aménagé avec des boutiques, des équipements sportifs et une marina. C'est sympa. Nous assistons au retour d'un couple qui est allé pêcher le saumon. Le skipper découpe le saumon et tend la peau à 2 otaries qui n'attendent que ça, le cérémonial doit être le même chaque jour. 🙂.

Nous quittons Granville Island pour Richmond où nous faisons le tour des boutiques du centre commercial et joignons l'aéroport. Nous laissons le véhicule entre les mains du loueur et enregistrons nos bagages. Les vacances sont terminées, nous sommes en salle d'embarquement. Merci à ce magnifique aéroport qui nous offre le free wifi pour passer le temps. ADP pourrait en prendre de la graine! Peu de temps après le décollage, nous survolons les rocheuses.

Le vol retour de nuit est comme d'habitude interminable avec cette sale manie qu'ont les compagnies de nous réveiller pour nous offrir des trucs infâmes à manger. Encore un peu de patience... nous arrivons à Roissy et récupérons nos bagages 1h30 après notre arrivée. Les valises arrivent au compte goutte sur le tapis, les sanitaires sont noyés et sales. On retrouve l'organisation française, c'est un peu brutal. 😕
Il est 15h00 et nous sommes à la maison. Demain, on reprend le chemin du travail 🤪.
...et nous voilà lancés. Merci à MLEFEVRE, KASHTIN, JADORRY, VILCANOTA, VNOA, à tous... Je remercie particulièrement Aconstance et Krikri que j'ai énormément sollicité et qui m'ont donné tant de renseignements contribuant à la réussite de nos vacances. 😛.
Afin de vous éviter un fastidieux relevé et partant du principe qu'il faut tout vous faire, voici le résumé des étapes:
29 juillet 2011: départ de Paris arrivée à Calgary 30 juillet: Calgary-Lake Mac Donald 31 juillet: Lake Mac Donald - Many Glacier 1er août: Many-Glacier - Waterton 2 août: Waterton 3 août: Waterton-Radium Hot Springs 4 août: Radium Hot Spring - Banff 5 août: Banff 6 août: Banff 7 août: Banff 8 août: Banff - Jasper 9 août: Jasper 10 août: Jasper 11 août: Jasper - Clearwater 12 août: Clearwater 13 août: Clearwater - North Vancouver 14 août: North Vancouver - Tofino 15 août: Tofino 16 août: Tofino-Victoria 17 août: Victoria 18 août: Victoria - Vancouver 19 août: Vancouver 20 août: Vancouver 21 août: Vancouver
29 juillet 2011: départ de Paris arrivée à Calgary: Nous quittons la maison le matin à 7h00 et après 3 quarts d'heure arrivons à Roissy Charles de Gaulle, terminal 3. Nous voyageons avec Air Transat. Le vol se déroule sans soucis et atterrissons à 12h35 à Calgary après avoir survolé la ville pour atteindre l'aéroport qui se situe quelques kilomètres au nord de celle-ci.
Calgary vue du ciel

Une fois les bagages récupérés et la douane passée, nous nous rendons au comptoir Alamo où nous héritons d'un SUV Ford Escape. Le choix d'un SUV s'est fait non pas pour rouler sur des pistes mais surtout pour profiter de la position haute que celui-ci offre par rapport à une berline et ceci afin de mieux voir les paysages. Dès le début d'après-midi, nous nous rendons dans le centre ville et arpentons la 8° avenue sous un chaud et beau soleil. Une glace pour Isa, des hot-dog pour Maxime et moi. Nous lorgnons les bottes dans les boutiques mais ne cédons pas à la tentation.
L'architecture de la 8° avenue

La Calgary Tower


Cette visite agréable nous prend une paire d'heure. Nous rejoignons ensuite notre véhicule et prenons la direction du sud à la recherche d'un centre commercial où nous achètons nos provisions et une glacière. Cette figure imposée effectuée, nous faisons halte dans un Econo lodge où nous prenons un bain dans la piscine et un moment réparateur dans le jacuzzi. Le soir, nous sortons dîner au Keg Steackhouse. Nous nous couchons à 20h40 après une journée de 20h. 🙂.
30 juillet: Calgary-Lake Mac Donald
Maudit décalage horaire!! Nous sommes réveillés à 5h30!! Nous traînons au lit et patientons jusqu'à 7h00 pour prendre le petit déjeuner. Celui-ci avalé, nous partons en direction du sud via l'autoroute 2. La route est assez monotone Nous arrivons à la frontière US MONTANA à 11h00 et en repartons à 12h15 délestés de 18 US$. Nous atteignons l'entrée de Glacier NP où nous payons 25US$ de droit d'entrée et nous pénétrons le parc via la Going to The Sun Road.

Les lacs se succèdent, les paysages sont splendides

Une petite randonnée de 2 km Baring trail nous emmène vers une cascade.


Cette petite balade sans difficulté nous permet de nous dégourdir les jambes.
Nous poursuivons notre route et après un arrêt rapide au visitor center nous apercevons nos premiers animaux sauvages!!


Toujours à travers de beaux paysages, nous poursuivons la route


Le check in fait, nous nous installons au Lake Mac Donald motel. Le confort des chambres est spartiate mais l'emplacement fort agréable. Une petite marche le long du lac nous apprendra ce premier jour que notre principal ennemi sera Le Moustique!!

31 juillet: Lake Mac Donald - Many Glacier
Je vais chercher du café à la boutique et le petit déjeuner est rapidement avalé dans la chambre dès 6h45. Nous reprenons la route Going to the Sun road dans le sens inverse de la veille. L'occasion est belle pour faire des photos entre brume et soleil. Nous doublons de nombreux cyclistes et croisons des mouflons.

Après 2 heures de route, nous arrivons à Many Glacier. Nous avons prévu de faire une randonnée. Grinnel Lake. Plusieurs départs s'offrent à nous. Nous choisissons de partir du Many Glacier hotel qui est le point de départ le plus éloigné afin de profiter des sous-bois. Nous longeons tout d'abord le lac Josephine par la rive nord qui surplomble un peu le lac. La vue est superbe, le vent assez fort mais le soleil radieux. Les quelques randonneurs que nous croisons s'inquiètent de savoir si nous avons vu des ours. Heureusement non 😇. Le sentier qui part vers Grinnell Glacier est fermé car des grizzlys ont été vus. Nous redoublons de prudence.

Après avoir traversé une zone semi-marécageuse mais aménagée avec de nombreux ponts et chemins de bois nous pique-niquons sur la rive du lac Grinnell.

Le retour se fait par la rive sud du lac Josephine. Là, nous sommes carrément dans les bois (à gauche sur la photo ci-dessous). C'est nettement moins bien.

Le retour au parking du Many glacier Hotel après 12 km de marche est apprécié par tous. Nous parcourons les derniers kilomètres qui nous séparent de notre étape au Swiftcurrent Motor Inn. Un vieux motel qui a l'avantage d'être assez "bon marché" par rapport à ce qui se fait dans la région et au coeur du Parc. Les valises posées et après un rafraichissement (glace, bière et fanta) au soleil nous reprenons nos chaussures de marche et partons pour Redrock Lake. A peu près 5 km AR.

Ce soir, pizzas et poulet grillé au restaurant de l'hôtel.
1er août: Many-Glacier - Waterton
Aujourd'hui, nous avons prévu de faire Iceberg Lake trail. Il s'agit d'une randonnée de 16 km. Nous nous levons tôt et démarrons la randonnée vers 8h00. Après un départ assez difficile car les premiers 500 m se font avec une forte déclinivité, le reste des 8 km aller tout en montée graduelle est assez facile. Nous effectuons l'aller en un peu plus de 2 heures. C'est un rythme assez soutenu.
Le sentier menant à Iceberg Lake

Nous arrivons au bord du lac après avoir franchi quelques ruisseaux et des parties enneigées.
L'arrivée à Iceberg Lake

Un lac alentour de Iceberg lake

Iceberg Lake (le bien nommé)

Nous mesurons la température de l'eau: 2,5 °C. Idéal pour un apéritif mais la taille des glaçons est un peu trop importante! De plus, il y a un vent froid qui nous glace après avoir marché 2 heures. Le pull polaire n'est pas de trop. 😕
Nous prenons une collation et retournons sur nos pas. Il est 10h15. Nous profitons plus du paysage car il y a foule qui monte et le risque se trouver nez à nez avec un ours est considérablement diminué. Nous sommes surpris du nombre important de randonneurs que nous croisons. Tous ces gens qui vont se retrouver en même temps sur les rives du lac!
Les prairies fleuries sont magnifiques mais la descente vers Many Glacier est finalement plus éprouvante pour les articulations (les miennes surtout!!) que la montée.
Bilan de la randonnée: 4h30 de marche, 16 km, des courbatures et des ampoules mais surtout un beau spectacle caché au creux des montagnes!
De retour à Many Glacier, nous pique-niquons et prenons la route en direction du Canada.
Nous passons la douane et sur l'interpellation de Maxime stoppons à hauteur d'un grizzly se régalant de baies à une quinzaine de mètres de nous. Nous le suivons quelques minutes et il s'engouffre dans les bois.

Nous poursuivons notre route vers Waterton où nous arrivons en milieu d'après-midi afin de faire le check-in au Bear Mountain motel. Il s'agit d'un motel des années 60, (télé d'époque!!) L'accueil est bon, le prix doux. Bonne adresse.

Après avoir procédé au lavage de notre linge sale en famille à la laverie du coin, avalé bière, soda ou glace au choix de chacun, nous achetons nos billets à Shoreline Cruises pour la croisière programmée le lendemain. Je soigne mon genou douloureux par du repos forcé. 🏴☠️
Nous dînons et nous nous promenons en ville sur les berges du lac dans la douceur de la soirée. Nous sommes séduits par la quiétude de Waterton.

L'hôtel Prince de Galles

2 août: Waterton
Réveillés à 7h00, nous prenons notre petit déjeuner sur le perron de notre chambre et après un tour en ville sur les rives du lac, nous nous présentons à l'embarcadère pour la croisière dite "scenic" en direction de Goat Hunt aux USA. La croisière dure 1h15 pour rallier Goat Hunt qui est l'autre rive côté USA du lac. Nous tamponnons joyeusement nos passeports d'un nouveau cachet. Une courte marche sur les bords du lac et nous reprenons le navire en direction de Waterton.
L'embarcadère de Waterton vu du bateau

Navigation sur Waterton Upper Lake

Encore une fois aux USA 😛

De retour vers midi à l'hotel, nous montons en voiture et partons en direction de Red Rock Canyon. après un arrêt pique-nique, nous faisons le tour du sympathique canyon qui doit son nom aux roches rouges. Le coin est envahi de touristes car la chaleur est bien présente maintenant et chacun profite de la fraicheur des lieux.

Après cette promenade, nous partons en direction de Cameron Lake à quelques kilomètres de Waterton. Nous faisons une marche de 3 kilomètres sur la rive sans grand intérêt, le terrain est plat et sans difficulté. Je claudique toujours. 😕. Isabelle prend le volant pour nous ramener à l'hôtel partons en ville faire quelques courses. Le soir, balade digestive, toujours avec une belle température d'été. Les daims sont nombreux et peu farouches.
Un (très) jeune canadien de 4 ou 5 ans nous aperçoit, descend de son vélo et entreprend de nous sermonner en nous pointant du doigt et nous expliquant en anglais qu'il ne faut pas nourrir les bêtes sauvages, qu'il connait la loi et que plus tard il sera Ranger! Nous l'écoutons religieusement sous l'oeil amusé de ses parents. Ce petit, il a un caractère bien trempé. 🙂.
3 août: Waterton-Radium Hot Springs
Checking out du Mountain Bear Motel et départ en direction de Radium Hot Springs au nord.
J'ai lu dans un guide qu'il y a aux alentours de Waterton un parc clos avec des bisons. Effectivement, l'accès est libre et un loop d'une dizaine de kilomètres d'une route goudronnée nous fait parcourir ce petit parc vallonné.

Les bisons sont au rendez-vous et même si des esprits chagrins diront que ce sont des animaux enfermés, la magie opère et nous sommes ravis de rencontrer ces splendides animaux dans un si beau payasage.


Nous poursuivons notre chemin et prenons une chambre au Cedar Motel à Radium Hot Springs. 2 chambres correctes avec une kitchenette.
En milieu d'après-midi nous allons à la piscine dans le Parc de Kootenay. Nous nous relaxons deux heures durant dans de l'eau à 37°C. 🙂
4 août: Radium Hot Spring - Banff
Avoir une kitchenette dans la chambre a du bon. Nous nous faisons griller du pain que nous tartinons avec du fromage Philadelphia. Après ce petit déjeuner, nous prenons la route en direction de Banff, étape suivante de notre voyage. Nous traversons le parc de Kootenay. Ce parc est injustement méconnu mais magnifique. Les paysages, splendides, se succèdent.

Quelques mountain goat impassible au bord de la route

Nous nous arrêtons un peu au hasard sur le parking de Marble Canyon. Je jette un oeil au panneau indiquant la nature de la balade et décidons de faire celle-ci (une heure trente aller-retour).
Bien nous en a pris.

Les fleurs, toujours présentes

Un faux air de Yellowstone



Cette visite a été très agréable.
Nous remontons en voiture et quelques centaines de mètres plus loin, nous croisons un grizzly. Quelle chance!


Route ensuite vers une partie programmée de la journée. La randonnée de Johnson Canyon dans le parc de Banff. Lorsque nous arrivons à destination, il est 11h30 et le parking est noir de voitures 😕. Nous nous garons sur la route de la Bow Valley à 500m du parking. Ca promet!!
La randonnée de Johnson Canyon est divisée en 3 phases pour sa partie la plus connue. Lower falls située à 1,1 km Upper falls 2,7 km plus loin Ink Pots situés 3,5 km plus loin encore. Au total une randonnée de 14,6 kilomètres. Belle balade. Au départ et au moins jusqu'à Lower falls il y a énormément de monde. Ensuite ça s'éclairci carrément.
Lower falls

Upper falls

Après Upper falls, on a droit à 3,5 km de montée. Les mollets sont soumis à rude épreuve, le souffle est court mais nous maintenons notre effort.
The Inks Pots

Nous nous reposons un moment au bord de la rivière sous un soleil toujours aussi salvateur. Nous entamons la descente et croisons quelques randonneurs qui nous questionnent sur la difficulté et le temps restant à parcourir pour atteindre leur but. La descente est toujours aussi dure et mes genoux souffrent. Ca va être beau demain!! 🤪
Nous arrivons en ville à Banff vers 16h au Voyageur Inn. L'hotel est vieillot et pas génial mais le prix "doux" pour la région m'avait attiré.
Nous allons ensuite en ville au visitor center prendre les informations météorologiques et faire un bilan des activités dans la région. Le soir, nous dinons "local". Un restaurant Tex-Mex obtiendra notre vote. Le Magpie & Stump. Correct.
Après le diner, nous faisons un tour au Minnewanka lake espérant voir des animaux à la faveur de la nuit tombante.

Nous verrons quelques mouflons.

Rien d'autre. 😕
5 août: Banff
Après le petit déjeuner, nous partons vers le Lake Louise. Que de monde!! C'est disneyland!! Il y a des employés qui guident les voitures sur le parking pour que l'on se gare rapidement et ne pas perdre de temps. Ensuite nous nous dirigeons vers le Fairmont Louise hotel.
La vue sur le lac est superbe 🙂

Voilà l'envers du décor 😛

Bon... retournons à l'image que nous vendent les guides 😛

Afin de fuir tout ce monde nous décidons de prendre le chemin de Mirror lake. 2,7 km de montée mais en forte pente. A l'arrivée, le lac est beau mais nous sommes déçus de ne pas avoir eu de beaux points de vue sur le lac Louise. Nous espérions bien pouvoir apprécier de lac de haut.

Nous opérons la redescente et partons en direction du Lac Moraine. L'ambiance est plus intime (enfin... tout est relatif) et nous faisons une petite balade le long du lac.



De retour, nous montons sur la colline des éboulis. C'est un joli point de vue en hauteur avec vue plongeante sur le lac.

Nous quittons le site et de retour à l'hotel, nous prenons un peu de repos à la piscine et ressortons en ville faire quelques courses et diner.
6 août: Banff
Ce matin, nous décidons de partir en direction du Sundance Canyon aux alentours de Banff. Le temps est couvert mais doux néanmoins. Nous partons pour 11 km de marche. Si le début de la randonnée est sympathique, les moustiques le sont moins!! Nous nous faisons dévorer (il n'y a pas d'autre mot) et toutes les bombes répulsives à appliquer sur les vêtements ou à même la peau n'y font rien. 🏴☠️.
Vallée de la Bow

Maxime à fond, contemplatif...

Le Canyon Sundance

Le retour sous le soleil nous épargne quelques piqûres de moustiques qui sont moins nombreux. Après avoir pique-niqué en ville, nous passons une partie de l'après-midi au Safeway du coin à faire des courses, puis à la laundry et enfin faire le tour de la ville à pied. Banff est très agréable. 🙂

Le soir, nous retournons à Minnewanka lake et pique-niquons à Cascade Pond au bord de l'étang. Nous ne verrons pas plus d'animaux que la veille. Juste quelques "fous" se baigner alors que l'eau est glaciale 😮.
7 août: Banff
Grasse matinée. Nous nous levons à 8h00 et allons déjeuner dans la salle commune de l'hôtel. Nous joignons ensuite le parking de Surprise corner à l'angle de Buffalo street et de Tunnel Mountain road pour entamer notre promenade du jour en direction de Hoodoos. La marche débute dans une pinède pour rejoindre la rivière Bow.
Après avoir longé un moment celle-ci, nous arrivons à une intersection. Pas de signalisation... nous prenons à droite, un peu au feeling (on va continuer à suivre la rivière). Mal nous en a pris. Après quelques centaines de mètres, nous sommes égarés et le chemin inverse n'est pas facile à retrouver. 😕. Nous sommes égarés, pas encore perdus...Nous coupons à travers la forêt et escaladons une colline, suivons des sentiers parcourus par des animaux, pas de traces humaines... Après quelques centaines de mètres à nouveau, nous rejoignons enfin, exténués, la route, un parking, le trail vers les Hoodoos que nous atteignons finalement.

Au retour, nous empruntons la bonne piste et retournons à notre voiture en maintenant bien le cap!! si cette randonnée n'est pas paumatoire, une erreur est vite arrivée. Ca nous servira de leçon. Nous nous restaurons dans un parc alentour et allons visiter les chutes de la rivière Bow. Il y a du monde, certes, mais la vue est belle sous un soleil toujours aussi chaud.

Nous rentrons à l'hôtel par Tunnel Mounbtain drive en milieu d'après-midi pour nous poser puis repartons en ville pour diner. Mais avant, shoping!!
8 août: Banff - Jasper
Aujourd'hui, nous devons parcourir la route des Glaciers en reliant Jasper. Nous attendons beaucoup de cette journée. Nous sommes chanceux, il fait toujours beau, les paysages seront splendides!! Nous quittons l'hotel à 8h30, passons à la poste et empruntons la Bow Valley road, petite route qui longe l'autoroute et la vallée de la Bow. Nous avons l'intention de faire des rencontres animalières!! Nous roulons lentement, nos sens à l'affut. Bon, je ne vais pas vous mentir... on ne verra rien!
La Route des Glaciers s'ouvre devant nous. Nous passons l'entrée du parc où l'hôtesse nous remet un plan de la Route des Glaciers (plus belle route du monde, il va sans dire 😛) . Nous sommes émus car il s'agit de la 24ème plus belle route du monde que nous prenons au gré de nos voyages. 😉. La route est vraiment splendide. Elle fait 230 km. Le point 0 au sud se situe à l'embranchement de la transcanadienne et de la promenade des Glaciers à Lake Louise

Tout d'abord, arrêt au Glacier Crowfoot Puis le lac Bow

Nous nous arrêtons, passage obligé au lac Peyto. Il y a des cars entiers de touristes, c'est noir de monde et excessivement bruyant. A noter qu'à ce point de vue il y a 2 parkings. Un pour les cars à 100 m du point de vue et un autre pour les véhicules de tourisme à 800m. Tout est fait pour que les passagers des cars fassent une visite "vite-fait bien-fait" du site.

Nous voyons encore une fois un ours noir accompagné de son petit. (photo floue 😕)

Nous faisons un arrêt au chutes Tangle...

...et passons sans nous arrêter au centre du champ de glace. Il y a vraiment trop de monde et des parkings géants pour faire un tour d'autobus avec des roues surdimensionnées, ce n'est pas notre tasse de thé. Nous nous arrêtons aux sources bubbling pour déjeuner. La route se poursuit vers les chutes Sunwapta et nous bifurquons sur la route 93A pour visiter les chutes Athabasca. Splendides mais que de monde là encore!!

Nous arrivons à Jasper et décidons de prendre possession du bungalow où nous séjournerons 3 jours: Patricia Lake Bungalows, au bord du lac Patricia. Il s'agit de petits bungalows privatifs. C'est hyper calme, très bien entretenu et une literie dans les chambres superbe. Une de nos meilleures adresses de l'été.

Nous prenons un instant de repos dans le jacuzzi avant de retourner en ville procéder au ravitaillement pour le diner et les jours suivants.
9 août: Jasper
en quittant notre bungalow ce matin, nous croisons un superbe Wapiti sur la route avant d'arriver à Jasper.

La ville traversée, nous partons en direction du lac Maligne. Nous voyons un coyotte, craintif, lançant des regards derrière lui.

Nous arrivons ensuite sur le lieu de notre première randonnée du jour: Maligne Canyon. Nous marchons 5 km le long du canyon entre le premier et le sixième pont. C'est une randonnée facile et très agréable dont les paysages varient entre canyons et vues sur la rivière.


De retour, nous prenons la direction du Lac Maligne. Nous nous renseignons sur le prix de la croisière sur le lac. 57,75 $CAD par personne + taxes. C'est très cher, il n'y a pas de concurrence, ça sera sans nous. Nous profitons un instant de la vue (ça, c'est gratuit 😛) et partons faire le Mary Schaffer loop long de 3,5 km. Promenade alternant le bord du lac et la forêt.

Sur le chemin du retour, avant le lac Medecine, nous nous arrêtons faire un autre trail: Beaver trail. Super, on va voir des castors alors? Après 2km, nous arrivons au lac Beaver mais nous ne voyons pas la queue d'un castor.

L'arrêt photo au lac Medecine s'impose.

Ce lac a la particularité d'être vide l'été et plein l'hiver... enfin non, le contraire... vide l'hiver et plein l'été 😉. Bref, le peuple autochtone lui attribuait pour cette raison des pouvoirs magiques. Nulle magie. Nous sommes de retour au bungalow en fin d'après-midi. Nous nous délassons dans le jacuzzi et sortons en ville diner au Karouzo's steackhouse. Ca, c'est magique!! 😛
10 août: Jasper
Rveil à 7h30, petit déjeuner et douches (soyons clairs même si ce n'est pas mentionné chaque jour, nous prenions tous les jours une douche!!😛). Nous avons prévu, aujourd'hui de gravir le Mont Edith Cavell. Sur la route, encore une fois, nous croisons une superbe femelle Wapiti et prenons la route 93, route des glaciers ou donne la Cavell road. Au bout d'un moment, ne voyant rien venir, je sors la carte. Il fallait prendre la route 93A et pas la 93! Hop, demi-tour en pestant (intérieurement je crois) contre la passagère supposée avoir la carte ouverte sur les genoux et nous atteignons la Cavell road. Cette route fait 12km et est interdite du fait de son étroitesse aux camping car. Effectivement si le revêtement de la route est bon, c'est pas hyper large. Cela dit, tout le monde va dans le même sens. Il est 9h30, chacun monte vers le Mont Edith Cavell. Nous nous préparons à entamer la randonnée.

Après avoir jeté un oeil sur le glacier via l'étang Cavell au premier plan...

...nous entamons la montée jusqu'à Cavell meadows Lorsque je parle de montée, c'est le bon terme. Il s'agit de 3 km de côte sans discontinuer. Mon genou recommence à me faire souffrir. Le paysage vaut vraiment la peine une fois atteint le sommet.

Les prairies fleuries

Nous voyons des marmottes et un cassenoix.


Nous reprenons le chemin de retour par un autre sentier et arrivons au parking 4 heures après le départ non sans avoir fait un saut au bord du lac alimenté par le glacier.

Sur le chemin du retour vers Jasper, nous faisons une halte à Valley of the five lakes mais nous ne sommes pas éblouis par le site et retournons à Patricia lake pour les tâches domestiques: boire des bières, manger des glaces et faire la lessive. C'est au choix, temps libre 😛. Le soir, dîner chez Earl's. Bonne adresse quoique un peu bruyant.
11 août: Jasper - Clearwater
Nous quittons à regrets le confort douillet de Patricia lake bungalows et prenons la route direction Clearwater et le parc de Wells Gray. Initialement je voulais faire la randonnée du lac Kinney mais fatigués par le trail de la veille nous filons directement vers Clearwater où nous arrivons vers 12h30 après avoir essuyé et ce pour la première fois des vacances quelques gouttes de pluie en chemin.
La preuve en image...

Après avoir procédé au ravitaillement et acheté une superbe pièce de boeuf pour faire griller le soir, nous déjeunons près du centre d'information et montons sur le parc de Wells Gray. Nous stoppons aux chutes Spahats. Il me semble que ce sont les plus "quelque chose" du monde mais je ne sais plus quoi 😛.

Nous arrivons au Trophy Mountain Buffalo ranch où nous devons séjourner 2 jours. Il y a là la possibilité de faire du cheval. Nous héritons de la chambre quadruple nommé Wolf. Accueil moyen, service moyen (j'avais pas envie de payer 5$CAD pour avoir internet!!😠) pour un prix global assez élevé finalement. Nous partons ensuite pour les Dawson falls

.. puis aux Helmcken falls.

Ces dernières sont très jolies et considérées comme les plus belles du Canada (on n'a pas de pot, d'habitude c'est plus belles du monde. Ils ont peut-être le sens de la mesure 😛)
Nous restons un moment assis à les contempler en prenant du bon temps sous le soleil. De retour à l'hotel, je demande naïvement à la réception où je peux faire griller mon super morceau de boeuf acheté le matin même. Ah, mais mon bon monsieur, ce n'est pas possible! Je peux vous vendre du bois et vous prêter une grille si vous me laissez 50$CAd en caution pour cette dernière. bon là, le mec il me gonfle vraiment. Sa balade à cheval, demain, il va pouvoir se la mettre en pendentif. A la place on fera du rafting! Nous partons pique-niquer à la Green Tower où malheureusement il n'y a pas de barbecue. Décidément, ce n'est pas notre jour 😕. La viande fini à la poubelle 😠. Le paysage est splendide et nous sommes seuls, ça nous console un peu.
12 août: Clearwater
Le rendez-vous pour le rafting est fixé à 9h15 pour un départ à 9h30 de Clearwater. Nous n'avons jamais pratiqué cette discipline et sommes un peu anxieux. L'accueil est bon. Nous enfilons nos combinaisons, notre gilet de sauvetage et notre casque et partons en mini-bus vers le nord. Je n'ai pas de photo à mettre en ligne mais croyez-le, ces tenues nous vont à ravir😎
Après avoir descendu les rafts des remorques et les avoir portés pour descendre vers la rivière (c'est marrant, il ne me l'avait pas dit le type au téléphone la veille que je ferai le sherpa 😊) nous plongeons dans la rivière et montons dans nos embarcations. Nous voyageons avec un couple d'allemands et une famille de russes. Nous écoutons attentivement les consignes (en anglais bien sûr) et démarrons 2h30 de descente. A mi-parcours, nous allons visiter une chute. Candle creek falls. Nous passons sous la chute et sautons dans le bassin. L'eau est très froide mais cela vaut le coup.
Nous continuons l'aventure et arrivons à bon port. Nous sortons les rafts de l'eau et rejoignons à pied notre point de départ.
Le tout fut vraiment très agréable bien que un peu cher quand même.
Après avoir pique-niqué, nous remontons sur le parc de Wells Gray et faisons le trail de Bayleys falsl. une heure trente de marche pour 4,5 km.
Nous longeons la rivière puis un lac et enfin finissons dans une forêt dont les arbres sont couverts de mousse et de lichen.

Nous terminons notre visite dans la partie la plus au nord du parc au bord du lac de Clearwater

Nous rentrons à l'hôtel et dinons au restaurant. C'est assez cher mais nous avons de bons légumes et de la bonne viande de bison.
13 août: Clearwater - North Vancouver Dans chaque voyage, il y a au moins une étape de liaison assez longue. Aujourd'hui c'est le cas. 530 km entre Clearwater et North Vancouver où nous devons prendre le ferry le lendemain pour lîle de Vancouver. Cette étape, monotone, nous la faisons d'une traite par l'autoroute. Nous ne faisons pas d'arrêts, notre principal objectif étant d'arriver à Vancouver et de trouver un hôtel.


Après 6 heures de route, nous redécouvrons la civilisation. Vancouver, ses embouteillages et ses travaux. Nous arrivons finalement à North Vancouver où nous trouvons un hotel Comfort Inn à une dizaine de kilmomètres de Horseshoe Bay. Nous us délassons à la piscine avec un café, un livre. Il y a un Denny's à proximité de l'hôtel. Le repas du soir est tout trouvé. Ca nous rappellera nos vacances aux USA.
14 août: North Vancouver - Tofino
Nous avons eu besoin du réveil ce matin. Celui-ci sonne à 6h10. Nous étions néanmoins déjà réveillés par la chaleur! après avoir déjeuné rapidement, nous arrivons à 7h30 à Horseshoe Bay, lieu de départ des ferries pour Nanaimo sur l'île de Vancouver.

Le bateau quitte son emplacement à 8h30 précises et après une traversée très calme arrive à Nanaimo à 10h10 comme convenu. Nous quittons le ferry et partons en direction de Tofino sur la côte ouest de l'île de Vancouver, lieu de notre prochaine étape.

Sur le chemin, nous faisons une halte à Cathedral Grove pour visiter une forêt de cèdres géants et de pins Douglas. 70 m pour le plus grand, 800 ans pour les plus anciens. Les mousses et les lichens créent une atmosphère spéciale même si nous faisons la visite sous le soleil.


Nous repartons vers Tofino non sans faire une halte au lac Sproot.
Le lac Sproot sous un ciel couvert avec au fond un hydravion

Arrivé dans les montagnes de l'île de Vancouver, il pleut. Pendant une heure, nous essuierons une pluie fine et nous repensons à la prophétie qui dit qu'il ne fait jamais beau à Tofino! Nous arrivons sur place à 15h et procédons au check-in. nous logeons au Adventure Inn bed and breakfast. Bonne adresse. Le propriétaire du B&B fait des sorties en mer pour aller voir les baleines. Pas de chance son bateau est en panne mais il est tellement désolé qu'il nous négocie au Whales Center des supers prix pour le lendemain 🙂.

Nous nous baladons en ville et allons à Tonquin beach. Nous sommes sur la plage, au bord de l'océan pacifique sous un beau soleil!

FREDXIII was there 😉


Nous dinons ensuite au Sobo. Restaurant à la mode. Une demie heure pour avoir une table et une heure pour avoir notre plat une fois ce dernier commandé. C'est bon mais vraiment trop long. En règle générale, les restaurants sont chers à Tofino.
15 août: Tofino
Nous profitons du petit déjeuner complet du B&B. Il est préparé par Aurélie une française, jeune trentenaire qui travaille là. Le rendez-vous pour aller voir les baleines est fixé à 10h00. Nous croisons en ville des groupes qui rentrent d'une sortie en mer.

Comme quelques jours auparavant au raft, nous enfilons de superbes combinaisons rouges. Elles sont nécessaire car si le temps est clément, il y a du vent et l'air est froid lorsque le bateau fonce à travers l'océan. Après avoir fait connaissance avec le capitaine du bateau, un indien qui vit de l'autre côté de la baie nous voilà partis tous les trois avec neuf autres compagnons à la recherche des baleines. Si on pensait faire une croisière, nous nous sommes trompés. Il s'agit d'une course, une chasse! nous sommes secoués car le batreau file à toute vitesse mais quelles sensations! Nous arrivons rapidement à proximité d'un couple de baleines (enfin le dos elles ne nous ont pas signé d'autographe) puis voyons un second couple quelques minutes plus tard sur un autre emplacement.


Nous sommes en train de mitrailler les cétacés lorsque le guide communique par radio avec des confrères. Soudain il nous demande de nous asseoir et c'est parti pour 15 minutes de course effrenée sur les flots. Heureusement, l'océan est calme mais à chaque saut du bateau, on a l'impression soit que l'on va passer par dessus bord ou que le bateau va se briser au prochain impact. Soudain, le bateau stoppe à proximité d'un autre. nous assistons alors à un spectacle pour lequel nous n'étions pas préparés (ni le guide d'ailleurs). Il y a 5 ou 6 orques batifolant dans les eaux.


C'est d'autant plus surprenant que les orques sont supposés ne revenir dans ces eaux qu'en septembre lorsque les températures baissent. Nous restons là un long moment avant de rentrer au port à vitesse moyenne cette fois. 🙂 Quel bon moment nous avons vécu en 2h30. Nous nous restaurons en ville près du skate parc et partons vers le sud le long de Pacific rim. Nous faisons un premier arrêt à Radar Hill qui est le point culminant de Tofino mais la vue est cachée par les arbres. Rien à voir. Nous partons donc en direction de Ucluelet. Nous faisons une randonnée de 4,5 km sur le Wild Pacific Trail à l'extrémité sud. La promenade facile est très agréable.



Nous allons ensuite à Long beach où Maxime nous fait une démonstration de surf sur une planche en bois et finissons notre visite à Wickanimmsch Beach. Les paysages sont splendides.


De retour à Tofino, nous achetons à manger en ville puis dinons dans la salle commune du B&B. Pizza et vin blanc.
16 août: Tofino-Victoria Nous quittons le B&B après avoir réglé la note. Partons de Tofino à 8h45 en direction de Victoria via Port Alberni, la grande ville du centre de l'île à 2 heures de route de Tofino. Je fais le plein du véhicule et en retournant à ma voiture plonge machinalement la main dans la poche de mon short pour y trouver... les clefs de la chambre. P...!!! le C...!! J'appelle le B&B et explique que je vais renvoyer les clefs depuis le bureau de poste. Ils sont désolés et s'en veulent car ils considèrent que c'est leur faute. Je leur certifie que non, que c'est de ma faute même si je pense exactement le contraire 😉 . 10,63 $CAD plus tard, nous reprenons la route vers Victoria. Nous faisons halte à Parksville charmante station balnéaire et arrivons à Victoria à 15h30 où nous procédons à la prise de la chambre. Nous serons à l'Admiral Inn pendant notre séjour. Nous avons un 2 pièces avec kitchenette. Hôtel assez bon marché et bien situé. Accueil très sympathique. Nous sortons en ville nous balader.



Nous jetons un oeil aux boutiques et nous nous offrons un savoureux fish and chips chez Joe's sur le port. Bonne adresse.
17 août: Victoria
Nous nous levons assez tard et allons en ville nous promener. La ville se met en marche doucement. Nous marchons dans les rues et profitons de la belle architecture des bâtiments.

De retour à l'hôtel, nous prenons la voiture et nous dirigeons vers Oak Bay. C'est un quartier résidentiel bordé de plages à l'est de Victoria. Nous nous reposons à Willow Beach pendant 2 bonnes heures puis retournons à l'hôtel pour nous rafraichir. Il fait très chaud, nous sommes vraiment chanceux. Le soir, diner en ville au Swanns pub.
Quelques clichés de la ville le soir




18 août: Victoria - Vancouver
Dernière partie de nos vacances. Nous quittons Victoria et l'île de Vancouver pour le continent et Vancouver. Nous devons prendre le ferry à 11h à Schwartz bay pour Tsawwassen au sud de Vancouver. Nous nous présentons tôt et obtenons une place sur le passage précédant à 10h. La traversée s'effectue à nouveau sur une mer d'huile et nous atteignons l'autre rive à 11h35. Nous montons vers Vancouver plein nord. Après notre traditionnel arrêt pique-nique, nous arrivons au Sunset Inn sur Burnaby street pour prendre possession de notre chambre. Quadruple, kitchenette et située au 10° étage avec vue sur la ville. Sympa.

Nous déambulons dans les rues d'une ville qui vit à 100 à l'heure et qui a des faux airs de San Francisco. Nous avons aimé cette ville qui compte 36% de sa population d'origine asiatique à tel point que les canadiens la nomme Hong-couver 🙂. Le soir, diner sur Davie street à proximité de notre logement. Le quartier est festif, c'est la semaine du film gay et lesbien 🙂. Nous rentrons à l'hotel et profitons de la douceur du soir et de la vue.

19 août: Vancouver
La nuit passée et le petit déjeuner avalé, nous partons en direction de Lynn Valley et plus particulièrement de Lynn Canyon. Il y a un pont suspendu et la destination sur le nord de Vancouver a l'air sympa, sans compter que, après plusieurs jours sans marcher, nous manquons d'exercice Nous faisons 2 balades. Twin falls et The Pool.


Le Parc vaut la peine d'être visité et est à mon avis plus intéressant que Capilano Bridge beaucoup plus populaire. Lorsque nous quittons le parc à 11h, il commence à y avoir beaucoup de monde. Nous montons sur Cypress Bowl road pour avoir une belle vue sur Vancouver mais la brume de chaleur empêche toute photo intéressante. Nous redescendons sur North Vancouver et empruntons Marine drive, sorte de voie où il y a plus de porsches que de porches et allons nous poser sur la plage de Dundarave Beach.
Au retour nous prenons le pont suspendu Lions Gate bridge qui ressemble au Golden Gate de San Francisco à part sa couleur verte et traversons Stanley Park en voiture.

Nous faisons quelques arrêts et décidons de revenir faire le tour de Stanley Park le lendemain à pied. Nous repassons à l'hotel et repartons en ville à pied du côté du terminal des bateaux de croisière sur Canada Place. Nous traversons le quartier des affaires.



Nous retournons dîner à l'hôtel dans notre chambre avant de sortir assister au coucher de soleil sur Sunset Beach la bien nommée 😎

20 août: Vancouver
Ce matin, nous avons prévu de faire le tour de Stanley Park. Depuis l'hôtel, il faut compter 2 km. Nous devrions faire 12km aujourd'hui. Nous sommes samedi et les habitants sont tous en roller, en vélo, en chaussures en train de faire du sport. Le front de mer est très plaisant.



Arrivés sur Stanley Park, nous découvrons que les vélos n'ont le droit de circuler que le sens anti-horaire. C'est bien, on les verra arriver face à nous car ils sont si nombreux! La balade est très agréable avec le front de mer d'un côté et le bois de l'autre.

Nous croisons les oeuvres éphémères d'un artiste Kent Avery et lui achetons quelques cartes de sa fabrication.



Après Prospect Point nous voyons 3 loutres. Une mère et ses 2 petits. Nous les regardons un moment jouer et se nourrir. Elles se fichent complètement des spectateurs.

Nous nous arrêtons près de Totem Poles et poursuivons notre balade.


Près du Vancouver Rowing club nous voyons 2 otaries dorer au soleil.

Le tour de Stanley Park est terminé et nous nous rendons sur English bay Beach ou nous nous baignons! il fait très chaud et l'eau est étrangement à la bonne température pour un bain.
De retour en fin d'après-midi à l'hôtel, nous préparons les valises pour le grand retour.
21 août: Vancouver
Dernière journée à Vancouver et au Canada. En général, cette journée est pourrie. Je traine ma peine et n'ai qu'une hâte, enregistrer les bagages et monter dans l'avion. Bon... le vol est à 18h25, va falloir trouver quelque chose à faire 😕. Nous trainons un peu dans la chambre et partons sur Granville Island. Il s'agit d'un quartier aménagé avec des boutiques, des équipements sportifs et une marina. C'est sympa. Nous assistons au retour d'un couple qui est allé pêcher le saumon. Le skipper découpe le saumon et tend la peau à 2 otaries qui n'attendent que ça, le cérémonial doit être le même chaque jour. 🙂.

Nous quittons Granville Island pour Richmond où nous faisons le tour des boutiques du centre commercial et joignons l'aéroport. Nous laissons le véhicule entre les mains du loueur et enregistrons nos bagages. Les vacances sont terminées, nous sommes en salle d'embarquement. Merci à ce magnifique aéroport qui nous offre le free wifi pour passer le temps. ADP pourrait en prendre de la graine! Peu de temps après le décollage, nous survolons les rocheuses.

Le vol retour de nuit est comme d'habitude interminable avec cette sale manie qu'ont les compagnies de nous réveiller pour nous offrir des trucs infâmes à manger. Encore un peu de patience... nous arrivons à Roissy et récupérons nos bagages 1h30 après notre arrivée. Les valises arrivent au compte goutte sur le tapis, les sanitaires sont noyés et sales. On retrouve l'organisation française, c'est un peu brutal. 😕
Il est 15h00 et nous sommes à la maison. Demain, on reprend le chemin du travail 🤪.
Bonjour,
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Tiens pour changer ...
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
Bonjour,
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Bonjour
Nous cherchons des tuyaux pour faire une randonnée d'une quinzaine de jours en vélo au Québec. Nous sommes 4 adultes Nous partons par un vol Toulouse - Montréal
Nous nous posons les questions suivantes : - possibilités d'aller (ou retour) en train+vélo ou bus+vélo ou covoiturage ? il semble que le train soit très cher - besoin de réserver dans les camping d'étape ? - Est-il envisageable d'acheter des vélo d'occasion et de le revendre à la fin ? la location risque de couter cher sur 15 j
- témoignages sur le transport de vélo dans l'avion
Nous cherchons des tuyaux pour faire une randonnée d'une quinzaine de jours en vélo au Québec. Nous sommes 4 adultes Nous partons par un vol Toulouse - Montréal
Nous nous posons les questions suivantes : - possibilités d'aller (ou retour) en train+vélo ou bus+vélo ou covoiturage ? il semble que le train soit très cher - besoin de réserver dans les camping d'étape ? - Est-il envisageable d'acheter des vélo d'occasion et de le revendre à la fin ? la location risque de couter cher sur 15 j
- témoignages sur le transport de vélo dans l'avion
Bonjour à tous et à toutes qui vont suivre ce petit compte rendu.
Je m’ y colle car par expérience, je sais qu’ il n’ y a pas beaucoup de « retours » pour ces escales.
Alors, si ça peu être utile…….
Nous avons donc quitté Copenhague à bord du Serenade of the Seas de Royal Caribbean le dimanche 30 août .
Lundi 31 août : OSLO de 10h à 19h. Le bateau est amarré près du centre ville, juste au pied de la Akershus Fortress. De là, il est très facile de se rendre au centre ville à pied et on trouve pas mal de commentaires sur ce forum. Comme nous connaissions déjà cette ville et comme il faisait beau, nous avons décidé de rester sur le bateau avoir le pont piscine pour nous tout seuls ou presque c’ est assez agréable ! Petite parenthèse : Il faut dire que nous nous attendions à de la fraicheur dans ces contrées et que je me suis totalement plantée dans la confection de mes valises !!!!! Je n’ ai emporté que quelques petites choses pour le cas où il ferait quand même beau et je vous assure que j’ ai fais beaucoup de petite lessive et employé pas mal de « systèmes D » pour le séchage durant ces croisières !!!!
Mardi 1 septembre : KRISTIANSAND , NORVÈGE de 10h à 18h Le bateau est amarré à faible distance du centre ville. Située dans le comté de Vest-Agder, au sud de la Norvège, Kristiansand est une petite ville maritime dont l’origine remonte à près de 400 ans et est réputée aussi pour son climat, considéré comme l’un des plus agréables de Norvège.. Manque de pot, s’ il ne faisait pas froid nous avons eu un peu de pluie pendant notre visite de Posebyen, la vieille ville de Kristiansand. Nous y avons fait une très jolie promenade quand même. C’ est le plus grand ensemble de maisons de bois mitoyennes de hauteur moyenne en Europe du Nord. Ce quartier, où vivaient à l’origine des ouvriers et des artisans, est aujourd’hui devenu le quartier résidentiel le plus caractéristique de Kristiansand et ses jolies maisons blanches sont typiques de la côte Sud de la Norvège.
Mercredi 2 septembre : en mer
Jeudi 3 septembre : KLAKSVIK, ILES FEROE de 8h à 17h Comme nous ne prenons jamais d’ excursion proposées par le bateau, j’ avais essayé de trouver mais sans succès un loueur de voiture dans les environs. Nous avons donc opté pour une fois, l’ excursion vers TORSHAVN la capitale de l’ île qui est aussi un port. Pour y arriver, on va traverser la belle île de Esturoy puis celle de Streymoy, où une route de montagne pittoresque mène à un belvédère élevé d’ où l’ on découvre une vue de Torshavn et son port. Nous avons beaucoup apprécié les paysages typiques des Féroé, c’ est à dire des collines couvertes d’ une mousse d’ un joli vert car les moutons mangent toute autre végétation. Et des moutons il y en a, 1.8 par habitant ! Torshavn et son quartier historique Tinganes ne nous a pas vraiment conquit ; pour nous, Klaksvik est aussi jolie pour s’ y promener. Je regrette vraiment de n’ avoir pas eu l’ opportunité de louer une voiture pour circuler dans les différentes îles. Mais il n’ était possible d’en louer que à Torshavn ou à l’ aéroport (encore plus éloigné). A se demander si le choix de cette ville d’ escale n’ a pas un petit côté stratégique pour promouvoir les excursions organisées !!! A suivre photos: Kristiansand et Féroé (peut-être pas dans cet ordre)
Nous avons donc quitté Copenhague à bord du Serenade of the Seas de Royal Caribbean le dimanche 30 août .
Lundi 31 août : OSLO de 10h à 19h. Le bateau est amarré près du centre ville, juste au pied de la Akershus Fortress. De là, il est très facile de se rendre au centre ville à pied et on trouve pas mal de commentaires sur ce forum. Comme nous connaissions déjà cette ville et comme il faisait beau, nous avons décidé de rester sur le bateau avoir le pont piscine pour nous tout seuls ou presque c’ est assez agréable ! Petite parenthèse : Il faut dire que nous nous attendions à de la fraicheur dans ces contrées et que je me suis totalement plantée dans la confection de mes valises !!!!! Je n’ ai emporté que quelques petites choses pour le cas où il ferait quand même beau et je vous assure que j’ ai fais beaucoup de petite lessive et employé pas mal de « systèmes D » pour le séchage durant ces croisières !!!!
Mardi 1 septembre : KRISTIANSAND , NORVÈGE de 10h à 18h Le bateau est amarré à faible distance du centre ville. Située dans le comté de Vest-Agder, au sud de la Norvège, Kristiansand est une petite ville maritime dont l’origine remonte à près de 400 ans et est réputée aussi pour son climat, considéré comme l’un des plus agréables de Norvège.. Manque de pot, s’ il ne faisait pas froid nous avons eu un peu de pluie pendant notre visite de Posebyen, la vieille ville de Kristiansand. Nous y avons fait une très jolie promenade quand même. C’ est le plus grand ensemble de maisons de bois mitoyennes de hauteur moyenne en Europe du Nord. Ce quartier, où vivaient à l’origine des ouvriers et des artisans, est aujourd’hui devenu le quartier résidentiel le plus caractéristique de Kristiansand et ses jolies maisons blanches sont typiques de la côte Sud de la Norvège.
Mercredi 2 septembre : en mer
Jeudi 3 septembre : KLAKSVIK, ILES FEROE de 8h à 17h Comme nous ne prenons jamais d’ excursion proposées par le bateau, j’ avais essayé de trouver mais sans succès un loueur de voiture dans les environs. Nous avons donc opté pour une fois, l’ excursion vers TORSHAVN la capitale de l’ île qui est aussi un port. Pour y arriver, on va traverser la belle île de Esturoy puis celle de Streymoy, où une route de montagne pittoresque mène à un belvédère élevé d’ où l’ on découvre une vue de Torshavn et son port. Nous avons beaucoup apprécié les paysages typiques des Féroé, c’ est à dire des collines couvertes d’ une mousse d’ un joli vert car les moutons mangent toute autre végétation. Et des moutons il y en a, 1.8 par habitant ! Torshavn et son quartier historique Tinganes ne nous a pas vraiment conquit ; pour nous, Klaksvik est aussi jolie pour s’ y promener. Je regrette vraiment de n’ avoir pas eu l’ opportunité de louer une voiture pour circuler dans les différentes îles. Mais il n’ était possible d’en louer que à Torshavn ou à l’ aéroport (encore plus éloigné). A se demander si le choix de cette ville d’ escale n’ a pas un petit côté stratégique pour promouvoir les excursions organisées !!! A suivre photos: Kristiansand et Féroé (peut-être pas dans cet ordre)
Je saisis au vol cette remarque d'Attila (que je partage!)
Franchement, je serais le gouvernement, je demanderais l'asile en ...?... et dirais aux français, démerdez vous.
et cette autre :
On fait le coucou dans les discussions mais jamais on n'en entame une...
pour proposer un nouveau post sur un mode très différent de voyager.
Où aimeriez-vous partir vivre?
Bien sûr vous choisissez votre pays ou région d'accueil, on part du principe que ce n'est pas une obligation que l'on vous fait.
Et vous avez besoin de vous éloigner momentanément de votre lieu de vie habituel, pour quelque raison que ce soit.
Quels seraient les atouts locaux importants pour vous de cette nouvelle installation : population, climat, paysages, archéologie, autres .... ?
Franchement, je serais le gouvernement, je demanderais l'asile en ...?... et dirais aux français, démerdez vous.
et cette autre :
On fait le coucou dans les discussions mais jamais on n'en entame une...
pour proposer un nouveau post sur un mode très différent de voyager.
Où aimeriez-vous partir vivre?
Bien sûr vous choisissez votre pays ou région d'accueil, on part du principe que ce n'est pas une obligation que l'on vous fait.
Et vous avez besoin de vous éloigner momentanément de votre lieu de vie habituel, pour quelque raison que ce soit.
Quels seraient les atouts locaux importants pour vous de cette nouvelle installation : population, climat, paysages, archéologie, autres .... ?
9 : Sur le Iceline trail
Dernier jour à Lake Louise. J'ai bien aimé ce petit séjour. Je choisis d’aller admirer le lac une dernière fois au lever du jour. Quelques canoës glissent déjà sur la surface froide et lisse. C’est la formule « sunrise canoe expérience ». Vous embarquez à 6h30 avec un café, des muffins et un journal pour une heure trente de promenade. Chouette idée, malgré le prix.


La fraîcheur de l’air ambiant autant que la curiosité me pousse à entrer dans le Château Fairmont qui défigure le site. Très prout prout l’ambiance intérieure. C’est officiel, je déteste cet endroit sur toutes ses coutures.


Aujourd'hui, le Iceline trail est au programme. Le ciel est de nouveau parfaitement bleu mais la météo annoncée pour le lendemain est moins enthousiasmante. C'est pourquoi, avant de rejoindre le point de départ du Iceline trail, je décide d'aller faire un détour jusqu'au Belvédère du lac Peyto, à 40 km du début de la promenade des glaciers. Mazette, quel point de vue ! En plus y a personne ce qui est assez rare.


Bon, les choses sérieuses maintenant. L'iceline trail est une longue et difficile ballade (18km) qui conduit jusqu'à la ligne des glaciers (comme l'indique son nom). Le départ se situe au pied des chutes Takakkaw. C'est une boucle, donc il faut décider de quel côté partir. Je choisis le sentier qui s'enfonce vers le fond le la vallée en traversant le camping. A côté de moi, un groupe se prépare lui aussi à partir. Leur guide québecquoise leur résume le début du trail : traverser la route avant de commencer à gravir la montagne en face. Ce qui est l'inverse de ce que j'ai décidé de faire. Je reste sur ma première idée, puis le doute s'installe à mesure que je progresse et je décide de revenir sur mes pas et de suivre l'itinéraire dicté par la cousine.
La pente est rude et longue. Très rude et très longue. On dépasse de très loin le haut des chutes Takakkaw qu'on peut admirer de l'autre côté le la vallée.


Une fois sortis de la forêt, on continue de grimper dans la caillasse. Et on va y rester longtemps dans la caillasse.


Bon, je ne vais pas vous mentir, je suis moyennement emballé. Ce décor de pierraille grise ne me fait pas rêver. Puis quelques petits lac viennent heureusement agrémenter ce décor assez frustre.




La barre montagneuse qui annonce la fin de cette vallée grise est elle aussi assez graphique.


La redescente nous entraîne à nouveau sous les arbres. Et elle est très longue, elle aussi. Les efforts consentis la veille ajoutés à ceux d'aujourd'hui se font douloureusement sentir. La descente est un calvaire à cause de mon genou droit qui refuse de se plier. Je me dis que ce serait une bonne idée de ranger mon Canon dans son sac. Heureuse inspiration : 5 minutes plus tard, je dérape sur une portion glissante de sentier. Et c'est parti pour un superbe gadin en forme de vrille. Je me relève quelques mètres plus bas couvert de boue. La vache, c'est vraiment l'année des chutes ! La suite est assez pénible car je suis loin d'être arrivé. Je me dis que c'est une chance d'avoir pu entendre cette guide avant de partir, car faire cette ballade dans l'autre sens aurait été beaucoup moins intéressant et la descente de l'autre côté bien plus raide.
Une belle rencontre sur le chemin du retour.

Pour ma dernière soirée à Lake Louise, je m'offre un bon repas au Bill Peyto Café. La bière qui l'accompagne et excellente. Le service, par contre, n'est pas très réactif. Ne vous étonnez de devoir attendre de longues minutes au seuil de la salle avant que quelqu’un ne vienne vous proposer de vous installer. Mon inquiétude vient de mon genou droit. Très douloureux et totalement raide. Je ne me vois pas continuer à enchaîner les randos de ce type dans cet état. J’avais très envie de tenter la « Paradise Valley » et ses « Giant steps » mais il ne faut plus y compter dans cet état.
10 août : sur La promenade de glaciers.
Contrairement aux prévisions, le ciel est toujours bleu au dessus de lake Louise. Pour ce qui est du genou, c'est ce à quoi je l'attendais. Impossible de le plier sans ressentir une vive douleur. Ca ne va pas être pratique. Dernier petit déjeuner à la station avec les workers de la transcanadienne. Salut les gars.
Originalement appelée Icefield parkways, la promenade des glaciers est une route de 250 km environ qui conduit de Lake Louise à Jasper en coupant au cœur de la chaine des Rocheuses. Une belle surprise pour commencer. Une file de voitures arrêtée au bord de la route. Ca signifie généralement qu'un animal se trouve à proximité. Et un rare. On a rarement vu une marmotte provoquer un embouteillage. Ici, c'est un ours brun. Depuis le temps que j'espérais en voir un de près ! Bon, les photos prises à travers les vitres de bagnole, c'est pas le top. Du coup, je garderai le cliché pour moi.
Premier arrêt sur les berges du lac Herbert d’où s’élève une jolie brume matinale.


Puis ce sont les bords du lac Bow. Un gigantesque miroir. C’est beau, c’est grandiose. Et c’est le bon moment pour les photos.




Puis c'est le retour au lac Peyto qui mérite bien une seconde visite. D’autant qu’il est un peu plus tard qu’hier et que la lumière est différente. La montagne est moins exposée et le lac moins sensible aux reflets. En redescendant du chemin qui mène au belvédère, je croise un gars qui parcourt la région sur un vélo orné d'énormes sacoches. J'en ai déjà vu un certain nombre comme lui ces derniers jours. Difficile de ne pas être admiratif. Il me demande si ça vaut la peine de monter là haut. Je le lui confirme et il s’engage dans la montée sans descendre de son vélo. Vu la pente, je ne mettrais pas une pièce sur ses chances d’arriver là haut comme ça.




Je repars. Cette première partie de l'Icefield parkway est incroyable. Les lacs se succèdent, plus somptueux les uns que les autres. Les Waterfowl Lakes pour continuer.




J'arrive au glacier Athbasca pour la pause du midi. Pas emballé par le spectacle. Franchement, les glaciers de la vallée de Chamonix ont une autre gueule. Peut-être que la lumière n'est pas bien orientée. En montagne, c'est capital. Le plus beau panorama revient fade et sans charme sous un contre jour aveuglant. C'est sans doute un peu le cas ici.

Le temps d'une pause déjeuner revigorante à la cafète du complexe et je repars. Le ciel s'est dégradé. La montagne au loin est moins visible, recouverte d'une fine couche de brume. Mais les paysages sont aussi moins spectaculaires dans cette seconde moitié de l'Icefield, bien moins étroite. Mes arrêts suivants se font aux chutes Sunwapta et Athabasca. Pas mémorable. Vous ne vous y sentirez pas seuls.




Jasper approche. Je passe devant le camping Wapiti qui affiche complet. Je poursuis jusqu'au camping Whistler qui est immense. Il y a la queue à l'entrée. Une jeune employée remonte la file des voitures et échange quelques mots avec chaque conducteur. Tout ça ne me dit rien qui vaille, comme dirait Han Solo. Elle arrive à mon niveau et confirme mes craintes. Le camping est complet et seuls ceux qui ont une réservation y trouveront une place. Un camping overflow, peut-être ? Non, pas d'overflow, sorry. Je fais comment, alors ? Elle me propose de sortir du parc. Auquel cas, je serais remboursé de mon ticket d'entrée. Sortir du parc, ça signifie 1h30 de route, et autant pour revenir le lendemain. Sans aucune garantie de trouver quelque chose à la sortie. J'enrage. « Le pays où les campings sont toujours complets », je crois que c'est comme ça que je nommerais l'ouest du Canada jusqu'à la fin de mes jours. Je reviens vers le Wapiti que j'avais dépassé un peu plus tôt. Je me gare sur le côté et je vais directement à l'arrière de la petite cabane d'accueil où se trouve une petite blonde qui tape à l'ordinateur. Miracle. Elle pense qu'elle peut trouver une place pour ma petite tente. Pour une nuit seulement. C'est déjà ça. Demain est un autre jour.
Je gagne l'emplacement désigné et plante ma tente. Juste à côté, un groupe de retraités canadiens se reposent sur leurs transats, à l'ombre de leurs RV. Comment je sais que ce sont des canadiens ? Parce que des américains m'auraient déjà souhaité la bienvenue, ou seraient venus m'inviter à prendre un verre. Les canadiens, eux, ne bougeront pas une oreille.
Je file découvrir Jasper. Pas désagréable. Beaucoup moins animé que Banff. Deux rues principales parallèles où défilent les restaurants, souvent chers, et les boutiques pour touristes chinois. Je vous ai déjà parlé des chinois ? Incroyable. Ils sont partout, ici, dans l'ouest. Une colonisation, au vrai sens du terme, c'est à dire un remplacement de population. Paraît que ça agace pas mal les indiens.



Je repère une laverie, puis je passe par le visitor center. Un employé sympa m'indique un camping à une quinzaine de kilomètres au nord de la ville. Il m'assure qu'en m'y pointant de bonne heure le matin, je trouverai une place pour le soir. Y a intérêt que ce soit vrai. Sinon, je reviens planter ma tente dans son jardin.
Je termine l'après midi près de Pyramid Lake. Il y a ici une petite île assez jolie avec de beaux points de vue sur les environs. Je me promets de revenir le lendemain matin pour y déguster mon traditionnel café / muffin, « le petit déjeuner des champions ! ».


11 août : autour du lac Maligne jusqu'à Spirit island.
Comme prévu, je vais déguster mon muffin sur les berges de Pyramid Lake. Une belle surprise m'y attend : un troupeau de Wapiti qui sort de la forêt juste devant moi pour aller s'abreuver au lac. Je m'en approche avec mille précautions.




Mais si les hommes font généralement fuir les animaux, les animaux, eux, attirent inévitablement l'homme. Obéissant à cette loi fondamentale de la nature, une tribu d'italiens forts bruyants qui campaient pas loin débarquent aussitôt à grand renfort d'interjections braillardes. Les cervidés se font la malle.
Je me dirige ensuite vers le Snaring river campground. Je parviens effectivement à y trouver un emplacement pour le soir. J'installe rapidement ma tente avant de filer vers le lac Maligne, distant d'une cinquantaine de kilomètres. La route est assez chouette, on y longe notamment le lac Medecine qui à la caractéristique de se vider en hiver. J'arrive enfin et je me précipite pour réserver une place sur la dernière croisière vers Spirit Island, celle de 17h00.

Nous sommes en milieu de matinée et cela me laisse le temps de faire la randonnée vers les Bald hills, à partir desquelles on peut profiter d'une vue somptueuse sur la plus grande partie du lac Maligne. Rappelons qu'il fait tout de même 25 kilomètres de long. La première partie de la ballade est très facile. Plus qu'un sentier, c'est un chemin large à la pente légère qui nous fait gentiment progresser. Les choses se corsent lorsqu'on bifurque sur un petit sentier de montagne beaucoup plus raide. Il ne faut heureusement pas trop longtemps pour sortir de sous les arbres et gagner une partie plus plane d'où le lac se laisse enfin découvrir. La vue est belle mais encore une fois le ciel s'est couvert. La malheureuse et triste histoire du lac O'Hara sous la pluie s'est reproduite. La pluie en moins, quand même...





Je continue à grimper, puis progresse le long de la corniche qui surplombe l'ensemble du site. J'y croise un couple de retraités savoyards, Marie Claude et Jean Noël, qui échangent avec un couple de jeunes français expatriés à New York. Ils sont en train d'évoquer les grands parcs américains qu'ils ont traversés quelques semaines plus tôt et qui les ont manifestement marqués. Impossible de ne pas me mêler à cette conversation sur mon sujet favori. En plus, ils sont tous très sympas. Marie Claude et Jean Noël ont entrepris un voyage de six mois à travers l'Amérique du Nord. Partis de New York après avoir récupéré leur camping car livré par cargo, ils sont aux deux tiers de leur impressionnant périple. Il ne leur reste qu'à descendre les rocheuses, puis à traverser les grandes plaines pour rejoindre le Québec où ils resteront 2 mois avant de rentrer en France. Il y a pire façon d'occuper sa retraite, non ? Ils m'apprennent que l'accès au mont Edith Cavell, ma destination prévue pour le lendemain, est fermé jusqu'à nouvel ordre à cause de la rupture d'un glacier qui est venu envahir la route et détruire les installations du parking des visiteurs. Super.

La ballade est moins longue qu'annoncée sur le guide et je suis assez vite redescendu sur les berges du lac. L'heure de ma croisière approche et je constate avec une amertume teintée d'agacement - c'est vraiment trop injuste ! - que l'autre extrémité du lac est recouverte de nuages et qu'il va me falloir renoncer à l'idée de bénéficier d'une belle lumière sur Spirit Island et son écrin somptueux de crêtes enneigées. La croisière est assez longue, 45 minutes au moins. Une fois accostés, on nous autorise à peine 10 minutes sur place avant de regagner le bateau. Ca laisse peu de temps pour fignoler ses réglages. Bon, de toute façon, vu la qualité de la lumière...




3 sonneries rythment la mini ballade qui permet de faire le tour du site. La première signifie : « Messieurs dames, il est temps de revenir tranquillement vers le ponton ». La seconde : « J'en vois quelques uns qui traînent. S'ils veulent bien se magner le cul, on n'a pas toute la nuit ! ». La troisième : « Couvrez-vous bien, les nuits sont fraîches par ici, A demain matin, les gars. Enfin, pour ceux qui ne se seront pas fait bouffer par les ours. ». En ce qui me concerne, je suis de retour au bateau dès la seconde. Discipliné, le gars.

Retour au port. Je tombe sur Marie Claude en retournant à ma voiture. Nous restons une bonne heure avec elle et son mari à papoter sur le parking, près de leur camping car. Ils ont affiché la carte géante de leur périple sur le côté du véhicule. Cela leur a valu une belle popularité parmi les américains, souvent intrigués par ce petit véhicule compact si éloigné de leurs standards monumentaux. Agréable conversation en tout cas.
Je suis sur le chemin du retour quand un véhicule garé sur le bord de la route attire mon attention. Comme je l'ai déjà précisé, au canada comme aux usa, véhicules garés en catastrophe sur le bord de la route signifie bel animal à proximité. Je me gare moi aussi et je descends, appareil photo en main. Il y a effectivement un immense cervidé en train de brouter sur le bas côté. Je m'apprête à déclencher quand une nouvelle voiture arrive face à moi. La femme au volant freine et se met à crier : « Bear on the road! ». Je me retourne et je découvre qu'un ours brun est en train de traverser la route à une trentaine de mètres derrière moi (je ne suis pas affirmatif sur la distance : à chaque fois que je raconte l'anecdote, l'ours se rapproche !). Je regagne prudemment mon véhicule et me dirige lentement vers le plantigrade. Mais il est maintenant entré dans les hautes herbes qui bordent la route et n'a manifestement pas l'intention de se laisser tirer le portrait. Il disparaît dans la forêt avant que je n'ai pu l'immortaliser. Fuck !
Je termine la journée en traînassant dans le rues de Jasper. Je me laisse tenter par un resto qui affiche une pizza BBQ chicken au menu. Je suis un inconditionnel de ce plat succulent quoique pas très fin qu'on ne trouve que très rarement en France. Celle ci ne fera pas partie des meilleures que j'ai goûté. La palme, en ce domaine très particulier, reste à « ZAK », pizzeria située sur la main street de Moab, Utah, USA. Avis aux amateurs.
12 août : de Jasper au parc du mont Robson.
Je ne suis pas pressé ce matin. Je replie ma tente malgré les deux nuits déjà réglées. Le mont Edith Cavell n'étant plus au programme, je n'ai plus de raison de m'attarder à Jasper. Et ce satané genou m'oblige à mettre la pédale douce sur les randonnées. Plus question d'enchainer les difficultés comme en début de séjour. Du coup, je réfléchis à l'idée de pousser mon périple jusqu'à Vancouver. Cela n'entrait pas dans mon projet initial mais comme je ne reviendrais probablement jamais dans cette région du monde, l'idée de la quitter sans avoir fait quelques pas dans cette cité mythique m'ennuie un peu.
Revenu à Jasper, je lance une lessive au lavomatic près du visitor center avant de m'y rendre. J'ai la bonne surprise d'y croiser mes retraités savoyards de la veille. J'apprends qu'ils ont passé la nuit en douce dans un coin de mon camping après s'être fait éjecter de l'overflow par des indiens peu accueillants qui l'avaient annexé pour préparer un pow wow. Deux nuits auparavant, ils s'étaient discrètement installés sur un parking, faute de trouver de la place ailleurs, quand un type s'est pointé en voiture et a braqué ses pleins phares sur leur camping car en les menaçant d'appeler la police s'ils ne déguerpissaient pas immédiatement. Sympas les autochtones ! Bref, ils sont venus se renseigner ici sur ce qu'il est possible de faire lorsque tous les campings sont complet. Ils me conseillent une pause au Mont Robson sur la route de Vancouver.
Je quitte Jasper en début d'après midi. Le bilan est maigre. Des campings surchargés, le lac Maligne sous les nuages, l'annulation du mont Edith Cavell et un ours brun qui joue les divas, mon court séjour dans ce parc aura donc été marqué jusqu'au bout du signe de la frustration. Mais comme rien n'est jamais complètement négatif, une rencontre sympathique aura permis d'éclairer un peu ce sombre tableau.

Le route n'est pas très longue jusqu'au mont Robson. Deux heures au grand maximum. Je m'installe au camping – incroyable, il y a de la place ! - et je pars pour une petite ballade jusqu'au lac Kinney qui se trouve au pied de la massive montagne, sur le chemin de la mythique randonnée vers le lac Berg.



Le temps est incertain et la ballade pas désagréable sans pour autant mériter le détour. Pas grand chose à dire sur le reste de cette journée.

13 août : sur la route de Vancouver.
Ma première pause de la journée se fait à Clearwater. Les chutes du parc national de Well's Grey. Bon, pour être franc, les chutes d’eau, ça ne m'émeut pas plus que ça. Je me contente d’une pause rapide aux Spahat falls, puis aux Helmcken falls.



Et puis l'idée, c'est de se rapprocher autant que possible de Vancouver pour y passer la plus grande partie de la journée du lendemain.
Je stoppe pour la nuit à Hope, petite bourgade entourée de montagnes à une centaine de kilomètres de Vancouver. Pour les cinéphiles, c'est là que fut tourné le premier Rambo, excellent film de Georges P. Cosmatos sur les stigmates du Vietnam, bien meilleur que ses suites, à l'exception du dernier qui rééquilibre de justesse une franchise partie en couille dans les années 80. Après 10 jours de camping, j'ai envie d'un lit, un vrai, avec un matelas, des draps propres et des oreillers, et aussi d'une salle de bain pour moi tout seul et d'une télé pour zapper jusqu'à en avoir mal aux yeux.
Au Confort Inn ou je pose ma valise, je croise un jeune Italien très sympa qui doit retrouver des amis à lui de l'autre côté des rocheuses mais qui hésite à s'y rendre. Il semble redouter une hypothétique tempête qu'on lui a annoncée au dessus des montagnes. Curieux...
J'irais bien piquer une tête dans la piscine mais elle a été annexée par une bande de gosses braillards et je choisis d'aller plutôt me balader en ville. Agréable fin de journée avec une belle lumière au dessus des néons qui coiffent la plupart des constructions. Je m'achète un combo burger que je ramène dans ma chambre.
14 août : sur le port de Vancouver.
J'arrive aux abords de Vancouver. Quel bordel ! Des travaux à n'en plus finir et les embouteillages qui vont avec. Je dois trouver le Dogwood campgrounds. Il se trouve à environ 25 kilomètres de la ville mais la sortie d'autoroute qui est censée y mener n'existe plus. Je reviens en arrière pour emprunter la précédente. A force d'approximations successives, je finis par trouver. Pas très cher et il y a de la place. Une bonne adresse. De mon emplacement situé à deux pas du pont de l'autoroute, on profite à fond de la circulation. Avec un peu d'autosuggestion, on doit pouvoir s'imaginer que le torrent de véhicules est en fait celui de la rivière Bow qui coulait près du lake Louise campground.
Je m'installe et je file. Le ciel est d'un bleu immaculé ce qui est, parait-il, assez rare par ici. Il en faut du temps pour gagner le centre. Vancouver semble bien plus étendu que Calgary, ce qui n'était pas évident sur la carte. Je me dirige directement vers le Stanley Park. C'est un parc très réputé qui se trouve à la pointe ouest de la presqu’ile, face à l’océan. Un petit arrière goût de Californie. Je me gare à proximité du Lyon’s Gate bridge et j'achète un ticket de parking valable une heure dans l'ensemble du parc. Le tarif est prohibitif. Comme d'hab.


Je traîne un peu dans le coin, descend jeter un œil sur le pont qui est ici considéré comme le Golden Gate local, mais qui est loin d'en avoir le charme et les proportions, et manque de me faire percuter par un cycliste qui débouche à tombeau ouvert. Et en plus il m'engueule, ce malade !
Je fais le tour de ce très beau parc qui possède une variété d'arbres magnifiques dont certains ont été se percher dans des lieux très inattendus.




Je reviens vers le port et trouve miraculeusement à me garer. Je remarque alors que mon véhicule a laissé sur le sol derrière lui une importante traînée de liquide. Séquence inquiétude. C'est quoi ce truc ? (Ceux qui savent, et ils sont certainement nombreux, sont priés de se taire !) Il faut que je trouve une agence Alamo pour faire vérifier ça. Il y en a justement une dans le centre. Sauf que non. C'est juste un dépôt de véhicules et personne ne s'y trouve. En fait, je vais devoir aller jusqu'à l'aéroport. C'est parti pour une découverte intégrale de Vancouver du nord au sud. Pas passionnant. J'arrive à l'aéroport. Je me dirige vers l'agence Alamo. J'explique en quinze seconde mon problème à un des employés qui le solutionne en deux moins de temps. Tout va bien, man, c'est la clim. Quand il fait chaud dehors, ça dégivre dedans. Et ça coule à l'extérieur. Il y a des moments dans la vie où on se sent très con.
Allez, on retourne sur le port.




Je suis de retour dans la baie. Je trouve un parking qui fait une promo entre 18 et 21 heures et y laisse ma voiture pour aller me balader dans le centre. Pas désagréable. On y retrouve l'habituel château Fairmont qui ne risque pas ici de dégrader grand chose. D'autant que celui-ci a une certaine allure.




Il y a un quartier historique appelé « Gastown », tout petit mais assez charmant. On y trouve une vieille horloge qui expulse toutes les heures des jets de vapeurs. Les japonais adorent.


Il y a aussi cette péninsule artificielle nommée Canada place qui offre une vue imprenable sur la baie. Il est agréable d'y musarder en fin de journée lorsque la lumière dorée du soleil couchant baigne sa promenade. Surtout lorsqu'il n'y a pas foule comme aujourd'hui. Et il est difficile dans ces instants là de ne pas se remémorer la chanson éponyme de Véronique Sanson.







Je repars à la nuit tombée. Chouette soirée, finalement. Je retraverse doucement Vancouver d'ouest en est en observant la vie nocturne qui gagne les rues. Normalement, je devrais mettre une petite vingtaine de minutes à retrouver ma tente, sauf qu'il y a un accident sur l'autoroute et que ça va ma prendre un peu plus du triple.
Pour la suite, CLIQUEZ ci dessous ... http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5841339;#5841339
Dernier jour à Lake Louise. J'ai bien aimé ce petit séjour. Je choisis d’aller admirer le lac une dernière fois au lever du jour. Quelques canoës glissent déjà sur la surface froide et lisse. C’est la formule « sunrise canoe expérience ». Vous embarquez à 6h30 avec un café, des muffins et un journal pour une heure trente de promenade. Chouette idée, malgré le prix.


La fraîcheur de l’air ambiant autant que la curiosité me pousse à entrer dans le Château Fairmont qui défigure le site. Très prout prout l’ambiance intérieure. C’est officiel, je déteste cet endroit sur toutes ses coutures.


Aujourd'hui, le Iceline trail est au programme. Le ciel est de nouveau parfaitement bleu mais la météo annoncée pour le lendemain est moins enthousiasmante. C'est pourquoi, avant de rejoindre le point de départ du Iceline trail, je décide d'aller faire un détour jusqu'au Belvédère du lac Peyto, à 40 km du début de la promenade des glaciers. Mazette, quel point de vue ! En plus y a personne ce qui est assez rare.


Bon, les choses sérieuses maintenant. L'iceline trail est une longue et difficile ballade (18km) qui conduit jusqu'à la ligne des glaciers (comme l'indique son nom). Le départ se situe au pied des chutes Takakkaw. C'est une boucle, donc il faut décider de quel côté partir. Je choisis le sentier qui s'enfonce vers le fond le la vallée en traversant le camping. A côté de moi, un groupe se prépare lui aussi à partir. Leur guide québecquoise leur résume le début du trail : traverser la route avant de commencer à gravir la montagne en face. Ce qui est l'inverse de ce que j'ai décidé de faire. Je reste sur ma première idée, puis le doute s'installe à mesure que je progresse et je décide de revenir sur mes pas et de suivre l'itinéraire dicté par la cousine.
La pente est rude et longue. Très rude et très longue. On dépasse de très loin le haut des chutes Takakkaw qu'on peut admirer de l'autre côté le la vallée.


Une fois sortis de la forêt, on continue de grimper dans la caillasse. Et on va y rester longtemps dans la caillasse.


Bon, je ne vais pas vous mentir, je suis moyennement emballé. Ce décor de pierraille grise ne me fait pas rêver. Puis quelques petits lac viennent heureusement agrémenter ce décor assez frustre.




La barre montagneuse qui annonce la fin de cette vallée grise est elle aussi assez graphique.


La redescente nous entraîne à nouveau sous les arbres. Et elle est très longue, elle aussi. Les efforts consentis la veille ajoutés à ceux d'aujourd'hui se font douloureusement sentir. La descente est un calvaire à cause de mon genou droit qui refuse de se plier. Je me dis que ce serait une bonne idée de ranger mon Canon dans son sac. Heureuse inspiration : 5 minutes plus tard, je dérape sur une portion glissante de sentier. Et c'est parti pour un superbe gadin en forme de vrille. Je me relève quelques mètres plus bas couvert de boue. La vache, c'est vraiment l'année des chutes ! La suite est assez pénible car je suis loin d'être arrivé. Je me dis que c'est une chance d'avoir pu entendre cette guide avant de partir, car faire cette ballade dans l'autre sens aurait été beaucoup moins intéressant et la descente de l'autre côté bien plus raide.
Une belle rencontre sur le chemin du retour.

Pour ma dernière soirée à Lake Louise, je m'offre un bon repas au Bill Peyto Café. La bière qui l'accompagne et excellente. Le service, par contre, n'est pas très réactif. Ne vous étonnez de devoir attendre de longues minutes au seuil de la salle avant que quelqu’un ne vienne vous proposer de vous installer. Mon inquiétude vient de mon genou droit. Très douloureux et totalement raide. Je ne me vois pas continuer à enchaîner les randos de ce type dans cet état. J’avais très envie de tenter la « Paradise Valley » et ses « Giant steps » mais il ne faut plus y compter dans cet état.
10 août : sur La promenade de glaciers.

Contrairement aux prévisions, le ciel est toujours bleu au dessus de lake Louise. Pour ce qui est du genou, c'est ce à quoi je l'attendais. Impossible de le plier sans ressentir une vive douleur. Ca ne va pas être pratique. Dernier petit déjeuner à la station avec les workers de la transcanadienne. Salut les gars.
Originalement appelée Icefield parkways, la promenade des glaciers est une route de 250 km environ qui conduit de Lake Louise à Jasper en coupant au cœur de la chaine des Rocheuses. Une belle surprise pour commencer. Une file de voitures arrêtée au bord de la route. Ca signifie généralement qu'un animal se trouve à proximité. Et un rare. On a rarement vu une marmotte provoquer un embouteillage. Ici, c'est un ours brun. Depuis le temps que j'espérais en voir un de près ! Bon, les photos prises à travers les vitres de bagnole, c'est pas le top. Du coup, je garderai le cliché pour moi.
Premier arrêt sur les berges du lac Herbert d’où s’élève une jolie brume matinale.


Puis ce sont les bords du lac Bow. Un gigantesque miroir. C’est beau, c’est grandiose. Et c’est le bon moment pour les photos.




Puis c'est le retour au lac Peyto qui mérite bien une seconde visite. D’autant qu’il est un peu plus tard qu’hier et que la lumière est différente. La montagne est moins exposée et le lac moins sensible aux reflets. En redescendant du chemin qui mène au belvédère, je croise un gars qui parcourt la région sur un vélo orné d'énormes sacoches. J'en ai déjà vu un certain nombre comme lui ces derniers jours. Difficile de ne pas être admiratif. Il me demande si ça vaut la peine de monter là haut. Je le lui confirme et il s’engage dans la montée sans descendre de son vélo. Vu la pente, je ne mettrais pas une pièce sur ses chances d’arriver là haut comme ça.




Je repars. Cette première partie de l'Icefield parkway est incroyable. Les lacs se succèdent, plus somptueux les uns que les autres. Les Waterfowl Lakes pour continuer.




J'arrive au glacier Athbasca pour la pause du midi. Pas emballé par le spectacle. Franchement, les glaciers de la vallée de Chamonix ont une autre gueule. Peut-être que la lumière n'est pas bien orientée. En montagne, c'est capital. Le plus beau panorama revient fade et sans charme sous un contre jour aveuglant. C'est sans doute un peu le cas ici.

Le temps d'une pause déjeuner revigorante à la cafète du complexe et je repars. Le ciel s'est dégradé. La montagne au loin est moins visible, recouverte d'une fine couche de brume. Mais les paysages sont aussi moins spectaculaires dans cette seconde moitié de l'Icefield, bien moins étroite. Mes arrêts suivants se font aux chutes Sunwapta et Athabasca. Pas mémorable. Vous ne vous y sentirez pas seuls.




Jasper approche. Je passe devant le camping Wapiti qui affiche complet. Je poursuis jusqu'au camping Whistler qui est immense. Il y a la queue à l'entrée. Une jeune employée remonte la file des voitures et échange quelques mots avec chaque conducteur. Tout ça ne me dit rien qui vaille, comme dirait Han Solo. Elle arrive à mon niveau et confirme mes craintes. Le camping est complet et seuls ceux qui ont une réservation y trouveront une place. Un camping overflow, peut-être ? Non, pas d'overflow, sorry. Je fais comment, alors ? Elle me propose de sortir du parc. Auquel cas, je serais remboursé de mon ticket d'entrée. Sortir du parc, ça signifie 1h30 de route, et autant pour revenir le lendemain. Sans aucune garantie de trouver quelque chose à la sortie. J'enrage. « Le pays où les campings sont toujours complets », je crois que c'est comme ça que je nommerais l'ouest du Canada jusqu'à la fin de mes jours. Je reviens vers le Wapiti que j'avais dépassé un peu plus tôt. Je me gare sur le côté et je vais directement à l'arrière de la petite cabane d'accueil où se trouve une petite blonde qui tape à l'ordinateur. Miracle. Elle pense qu'elle peut trouver une place pour ma petite tente. Pour une nuit seulement. C'est déjà ça. Demain est un autre jour.
Je gagne l'emplacement désigné et plante ma tente. Juste à côté, un groupe de retraités canadiens se reposent sur leurs transats, à l'ombre de leurs RV. Comment je sais que ce sont des canadiens ? Parce que des américains m'auraient déjà souhaité la bienvenue, ou seraient venus m'inviter à prendre un verre. Les canadiens, eux, ne bougeront pas une oreille.
Je file découvrir Jasper. Pas désagréable. Beaucoup moins animé que Banff. Deux rues principales parallèles où défilent les restaurants, souvent chers, et les boutiques pour touristes chinois. Je vous ai déjà parlé des chinois ? Incroyable. Ils sont partout, ici, dans l'ouest. Une colonisation, au vrai sens du terme, c'est à dire un remplacement de population. Paraît que ça agace pas mal les indiens.



Je repère une laverie, puis je passe par le visitor center. Un employé sympa m'indique un camping à une quinzaine de kilomètres au nord de la ville. Il m'assure qu'en m'y pointant de bonne heure le matin, je trouverai une place pour le soir. Y a intérêt que ce soit vrai. Sinon, je reviens planter ma tente dans son jardin.
Je termine l'après midi près de Pyramid Lake. Il y a ici une petite île assez jolie avec de beaux points de vue sur les environs. Je me promets de revenir le lendemain matin pour y déguster mon traditionnel café / muffin, « le petit déjeuner des champions ! ».


11 août : autour du lac Maligne jusqu'à Spirit island.
Comme prévu, je vais déguster mon muffin sur les berges de Pyramid Lake. Une belle surprise m'y attend : un troupeau de Wapiti qui sort de la forêt juste devant moi pour aller s'abreuver au lac. Je m'en approche avec mille précautions.




Mais si les hommes font généralement fuir les animaux, les animaux, eux, attirent inévitablement l'homme. Obéissant à cette loi fondamentale de la nature, une tribu d'italiens forts bruyants qui campaient pas loin débarquent aussitôt à grand renfort d'interjections braillardes. Les cervidés se font la malle.
Je me dirige ensuite vers le Snaring river campground. Je parviens effectivement à y trouver un emplacement pour le soir. J'installe rapidement ma tente avant de filer vers le lac Maligne, distant d'une cinquantaine de kilomètres. La route est assez chouette, on y longe notamment le lac Medecine qui à la caractéristique de se vider en hiver. J'arrive enfin et je me précipite pour réserver une place sur la dernière croisière vers Spirit Island, celle de 17h00.

Nous sommes en milieu de matinée et cela me laisse le temps de faire la randonnée vers les Bald hills, à partir desquelles on peut profiter d'une vue somptueuse sur la plus grande partie du lac Maligne. Rappelons qu'il fait tout de même 25 kilomètres de long. La première partie de la ballade est très facile. Plus qu'un sentier, c'est un chemin large à la pente légère qui nous fait gentiment progresser. Les choses se corsent lorsqu'on bifurque sur un petit sentier de montagne beaucoup plus raide. Il ne faut heureusement pas trop longtemps pour sortir de sous les arbres et gagner une partie plus plane d'où le lac se laisse enfin découvrir. La vue est belle mais encore une fois le ciel s'est couvert. La malheureuse et triste histoire du lac O'Hara sous la pluie s'est reproduite. La pluie en moins, quand même...





Je continue à grimper, puis progresse le long de la corniche qui surplombe l'ensemble du site. J'y croise un couple de retraités savoyards, Marie Claude et Jean Noël, qui échangent avec un couple de jeunes français expatriés à New York. Ils sont en train d'évoquer les grands parcs américains qu'ils ont traversés quelques semaines plus tôt et qui les ont manifestement marqués. Impossible de ne pas me mêler à cette conversation sur mon sujet favori. En plus, ils sont tous très sympas. Marie Claude et Jean Noël ont entrepris un voyage de six mois à travers l'Amérique du Nord. Partis de New York après avoir récupéré leur camping car livré par cargo, ils sont aux deux tiers de leur impressionnant périple. Il ne leur reste qu'à descendre les rocheuses, puis à traverser les grandes plaines pour rejoindre le Québec où ils resteront 2 mois avant de rentrer en France. Il y a pire façon d'occuper sa retraite, non ? Ils m'apprennent que l'accès au mont Edith Cavell, ma destination prévue pour le lendemain, est fermé jusqu'à nouvel ordre à cause de la rupture d'un glacier qui est venu envahir la route et détruire les installations du parking des visiteurs. Super.

La ballade est moins longue qu'annoncée sur le guide et je suis assez vite redescendu sur les berges du lac. L'heure de ma croisière approche et je constate avec une amertume teintée d'agacement - c'est vraiment trop injuste ! - que l'autre extrémité du lac est recouverte de nuages et qu'il va me falloir renoncer à l'idée de bénéficier d'une belle lumière sur Spirit Island et son écrin somptueux de crêtes enneigées. La croisière est assez longue, 45 minutes au moins. Une fois accostés, on nous autorise à peine 10 minutes sur place avant de regagner le bateau. Ca laisse peu de temps pour fignoler ses réglages. Bon, de toute façon, vu la qualité de la lumière...




3 sonneries rythment la mini ballade qui permet de faire le tour du site. La première signifie : « Messieurs dames, il est temps de revenir tranquillement vers le ponton ». La seconde : « J'en vois quelques uns qui traînent. S'ils veulent bien se magner le cul, on n'a pas toute la nuit ! ». La troisième : « Couvrez-vous bien, les nuits sont fraîches par ici, A demain matin, les gars. Enfin, pour ceux qui ne se seront pas fait bouffer par les ours. ». En ce qui me concerne, je suis de retour au bateau dès la seconde. Discipliné, le gars.

Retour au port. Je tombe sur Marie Claude en retournant à ma voiture. Nous restons une bonne heure avec elle et son mari à papoter sur le parking, près de leur camping car. Ils ont affiché la carte géante de leur périple sur le côté du véhicule. Cela leur a valu une belle popularité parmi les américains, souvent intrigués par ce petit véhicule compact si éloigné de leurs standards monumentaux. Agréable conversation en tout cas.
Je suis sur le chemin du retour quand un véhicule garé sur le bord de la route attire mon attention. Comme je l'ai déjà précisé, au canada comme aux usa, véhicules garés en catastrophe sur le bord de la route signifie bel animal à proximité. Je me gare moi aussi et je descends, appareil photo en main. Il y a effectivement un immense cervidé en train de brouter sur le bas côté. Je m'apprête à déclencher quand une nouvelle voiture arrive face à moi. La femme au volant freine et se met à crier : « Bear on the road! ». Je me retourne et je découvre qu'un ours brun est en train de traverser la route à une trentaine de mètres derrière moi (je ne suis pas affirmatif sur la distance : à chaque fois que je raconte l'anecdote, l'ours se rapproche !). Je regagne prudemment mon véhicule et me dirige lentement vers le plantigrade. Mais il est maintenant entré dans les hautes herbes qui bordent la route et n'a manifestement pas l'intention de se laisser tirer le portrait. Il disparaît dans la forêt avant que je n'ai pu l'immortaliser. Fuck !
Je termine la journée en traînassant dans le rues de Jasper. Je me laisse tenter par un resto qui affiche une pizza BBQ chicken au menu. Je suis un inconditionnel de ce plat succulent quoique pas très fin qu'on ne trouve que très rarement en France. Celle ci ne fera pas partie des meilleures que j'ai goûté. La palme, en ce domaine très particulier, reste à « ZAK », pizzeria située sur la main street de Moab, Utah, USA. Avis aux amateurs.
12 août : de Jasper au parc du mont Robson.

Je ne suis pas pressé ce matin. Je replie ma tente malgré les deux nuits déjà réglées. Le mont Edith Cavell n'étant plus au programme, je n'ai plus de raison de m'attarder à Jasper. Et ce satané genou m'oblige à mettre la pédale douce sur les randonnées. Plus question d'enchainer les difficultés comme en début de séjour. Du coup, je réfléchis à l'idée de pousser mon périple jusqu'à Vancouver. Cela n'entrait pas dans mon projet initial mais comme je ne reviendrais probablement jamais dans cette région du monde, l'idée de la quitter sans avoir fait quelques pas dans cette cité mythique m'ennuie un peu.
Revenu à Jasper, je lance une lessive au lavomatic près du visitor center avant de m'y rendre. J'ai la bonne surprise d'y croiser mes retraités savoyards de la veille. J'apprends qu'ils ont passé la nuit en douce dans un coin de mon camping après s'être fait éjecter de l'overflow par des indiens peu accueillants qui l'avaient annexé pour préparer un pow wow. Deux nuits auparavant, ils s'étaient discrètement installés sur un parking, faute de trouver de la place ailleurs, quand un type s'est pointé en voiture et a braqué ses pleins phares sur leur camping car en les menaçant d'appeler la police s'ils ne déguerpissaient pas immédiatement. Sympas les autochtones ! Bref, ils sont venus se renseigner ici sur ce qu'il est possible de faire lorsque tous les campings sont complet. Ils me conseillent une pause au Mont Robson sur la route de Vancouver.
Je quitte Jasper en début d'après midi. Le bilan est maigre. Des campings surchargés, le lac Maligne sous les nuages, l'annulation du mont Edith Cavell et un ours brun qui joue les divas, mon court séjour dans ce parc aura donc été marqué jusqu'au bout du signe de la frustration. Mais comme rien n'est jamais complètement négatif, une rencontre sympathique aura permis d'éclairer un peu ce sombre tableau.

Le route n'est pas très longue jusqu'au mont Robson. Deux heures au grand maximum. Je m'installe au camping – incroyable, il y a de la place ! - et je pars pour une petite ballade jusqu'au lac Kinney qui se trouve au pied de la massive montagne, sur le chemin de la mythique randonnée vers le lac Berg.



Le temps est incertain et la ballade pas désagréable sans pour autant mériter le détour. Pas grand chose à dire sur le reste de cette journée.

13 août : sur la route de Vancouver.
Ma première pause de la journée se fait à Clearwater. Les chutes du parc national de Well's Grey. Bon, pour être franc, les chutes d’eau, ça ne m'émeut pas plus que ça. Je me contente d’une pause rapide aux Spahat falls, puis aux Helmcken falls.



Et puis l'idée, c'est de se rapprocher autant que possible de Vancouver pour y passer la plus grande partie de la journée du lendemain.
Je stoppe pour la nuit à Hope, petite bourgade entourée de montagnes à une centaine de kilomètres de Vancouver. Pour les cinéphiles, c'est là que fut tourné le premier Rambo, excellent film de Georges P. Cosmatos sur les stigmates du Vietnam, bien meilleur que ses suites, à l'exception du dernier qui rééquilibre de justesse une franchise partie en couille dans les années 80. Après 10 jours de camping, j'ai envie d'un lit, un vrai, avec un matelas, des draps propres et des oreillers, et aussi d'une salle de bain pour moi tout seul et d'une télé pour zapper jusqu'à en avoir mal aux yeux.
Au Confort Inn ou je pose ma valise, je croise un jeune Italien très sympa qui doit retrouver des amis à lui de l'autre côté des rocheuses mais qui hésite à s'y rendre. Il semble redouter une hypothétique tempête qu'on lui a annoncée au dessus des montagnes. Curieux...
J'irais bien piquer une tête dans la piscine mais elle a été annexée par une bande de gosses braillards et je choisis d'aller plutôt me balader en ville. Agréable fin de journée avec une belle lumière au dessus des néons qui coiffent la plupart des constructions. Je m'achète un combo burger que je ramène dans ma chambre.
14 août : sur le port de Vancouver.

J'arrive aux abords de Vancouver. Quel bordel ! Des travaux à n'en plus finir et les embouteillages qui vont avec. Je dois trouver le Dogwood campgrounds. Il se trouve à environ 25 kilomètres de la ville mais la sortie d'autoroute qui est censée y mener n'existe plus. Je reviens en arrière pour emprunter la précédente. A force d'approximations successives, je finis par trouver. Pas très cher et il y a de la place. Une bonne adresse. De mon emplacement situé à deux pas du pont de l'autoroute, on profite à fond de la circulation. Avec un peu d'autosuggestion, on doit pouvoir s'imaginer que le torrent de véhicules est en fait celui de la rivière Bow qui coulait près du lake Louise campground.
Je m'installe et je file. Le ciel est d'un bleu immaculé ce qui est, parait-il, assez rare par ici. Il en faut du temps pour gagner le centre. Vancouver semble bien plus étendu que Calgary, ce qui n'était pas évident sur la carte. Je me dirige directement vers le Stanley Park. C'est un parc très réputé qui se trouve à la pointe ouest de la presqu’ile, face à l’océan. Un petit arrière goût de Californie. Je me gare à proximité du Lyon’s Gate bridge et j'achète un ticket de parking valable une heure dans l'ensemble du parc. Le tarif est prohibitif. Comme d'hab.


Je traîne un peu dans le coin, descend jeter un œil sur le pont qui est ici considéré comme le Golden Gate local, mais qui est loin d'en avoir le charme et les proportions, et manque de me faire percuter par un cycliste qui débouche à tombeau ouvert. Et en plus il m'engueule, ce malade !
Je fais le tour de ce très beau parc qui possède une variété d'arbres magnifiques dont certains ont été se percher dans des lieux très inattendus.




Je reviens vers le port et trouve miraculeusement à me garer. Je remarque alors que mon véhicule a laissé sur le sol derrière lui une importante traînée de liquide. Séquence inquiétude. C'est quoi ce truc ? (Ceux qui savent, et ils sont certainement nombreux, sont priés de se taire !) Il faut que je trouve une agence Alamo pour faire vérifier ça. Il y en a justement une dans le centre. Sauf que non. C'est juste un dépôt de véhicules et personne ne s'y trouve. En fait, je vais devoir aller jusqu'à l'aéroport. C'est parti pour une découverte intégrale de Vancouver du nord au sud. Pas passionnant. J'arrive à l'aéroport. Je me dirige vers l'agence Alamo. J'explique en quinze seconde mon problème à un des employés qui le solutionne en deux moins de temps. Tout va bien, man, c'est la clim. Quand il fait chaud dehors, ça dégivre dedans. Et ça coule à l'extérieur. Il y a des moments dans la vie où on se sent très con.
Allez, on retourne sur le port.




Je suis de retour dans la baie. Je trouve un parking qui fait une promo entre 18 et 21 heures et y laisse ma voiture pour aller me balader dans le centre. Pas désagréable. On y retrouve l'habituel château Fairmont qui ne risque pas ici de dégrader grand chose. D'autant que celui-ci a une certaine allure.




Il y a un quartier historique appelé « Gastown », tout petit mais assez charmant. On y trouve une vieille horloge qui expulse toutes les heures des jets de vapeurs. Les japonais adorent.


Il y a aussi cette péninsule artificielle nommée Canada place qui offre une vue imprenable sur la baie. Il est agréable d'y musarder en fin de journée lorsque la lumière dorée du soleil couchant baigne sa promenade. Surtout lorsqu'il n'y a pas foule comme aujourd'hui. Et il est difficile dans ces instants là de ne pas se remémorer la chanson éponyme de Véronique Sanson.







Je repars à la nuit tombée. Chouette soirée, finalement. Je retraverse doucement Vancouver d'ouest en est en observant la vie nocturne qui gagne les rues. Normalement, je devrais mettre une petite vingtaine de minutes à retrouver ma tente, sauf qu'il y a un accident sur l'autoroute et que ça va ma prendre un peu plus du triple.
Pour la suite, CLIQUEZ ci dessous ... http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5841339;#5841339
Bonjour, je vais traverser l'Amérique Latine à vélo, je mesure 1m71, 81 cm d'entrejambe, et j'ai décidé d'acheter mon vélo en pièces détachées. Voici mon choix : qu'en pensez vous ? il ne manque rien ? les pièces sont bien compatibles ?
Merci d'avance à tous pour vos suggestions, je suis novice...
CADRE
SURLY Long Haul Trucker Cadre 26" taille 52
- Application: Trekking - Matériau: CrMo - Type : cadre avec fourche rigide - Type: Filetage: BSA - Gabarit: Taille douille de direction: 1 1/8 pouce(s)
Guide cable sur cadre
SELLE
Selle Route/Femme SLK Lady Gel Flow Rails Vanox
Caractéristiques : la selle SLK Lady Gel Flow a été étudiée pour offrir aux femmes la position la mieux adaptée à leur morphologie. Sa forme spéciale, avec son ouverture anatomique, est faite pour que les côtés gauche et droit de la selle puissent bouger indépendamment l'un par rapport à l'autre et ainsi épouser le mouvement de pédalage. La découpe anatomique s’étend jusque sur le devant de la selle pour plus de confort. Avec ses 10 % de carbone composite, la coque est rigide mais suffisamment flexible pour être confortable. Technologie LTH : revêtement 100 % cuir très respirant et résistant. Technologie Silicone : pièces en gel Silicone à épaisseurs différenciées autour de la coupe anatomique centrale de la zone d'assise. Technologie Anti-vibrations : suspension à élastomères pour une absorption quasi-intégrale des vibrations. Technologie Perfetc-Fit : rembourrage spécial auto-modelant pour une parfaite adaptation à votre position. Technologie Carbone Composite 10 % : coque réalisée avec 10 % de carbone composite pour assurer un maximum de rigidité et de légèreté. Rails Vanox : proche du Titane, les rails Vanox disposent d'excellentes propriétés en terme de filtration des vibrations. Plus souple que des rails carbone, ils vous assurent un remarquable confort. Dimensions : 145 x 265 Poids : 230 grammes
Tige de selle suspendue Suntour SP8-NEX
Longueur : 350 mm Diamètre : 27,2 mm (possibilité d'utiliser des adaptateurs optionnels si le diamètre à l'embouchure du cadre au niveau de la tige de selle est plus important). Poids du cyclo : 65 à 100 kg (ajustable en serrant une vis sous la tige du selle) Débattement : 50 mm Poids : 750 g
DERAILLEUR
Dérailleur avant shimano Deore M531 Down
Collier Haut- 3x9v
Dérailleur arrière shimano Deore RD-M531 Down
inversé 9v
Manette de dérailleur Deore
Type : VTT Position : Droite Nombre de vitesses : 9
Kit câbles et gaines shimano
Kit câbles et gaines dérailleurs SIS 40 pour les roues avant et arrière
Patte de dérailleur rayon vélo
patte de dérailleur droite
DIRECTION
Cintre multifonction XLC Trekking HB-C05
Matériau : Alu 6061 PG Angle : 27° Largeur : 585 mm Poids : 505g
Jeux de direction cage à billes B’Twin
Acier et caoutchouc avec cage à roulement à bille Pour douille de direction 1"1/8 (28,6mm)
Mousse XLC G-10
pour cintre multifonction 400 mm
Guidoline GR-T01
Gel, Korkstyle
Potence Ahead-set XLC ST-M02
Matériau: Alu longueur 110mm Angle réglable de 0° à 80° Diamètre cintre: 25,4 mm 315 g
Entretoise Ahead Rayon vélo 10 mm
- Aluminium - 1 1/8 pouce
Bouchon potence Ahead XLC AP-S01
- Aluminium - Bouchon A-Head - Les jeux de direction 1 1/8 pouce sont compatibles avec les fourches de tube 1 1/8 pouce (extérieur du tube Ø 28,6 mm)
FREINAGE
Kit frein Shimano
Câbles et gaines pour roues avant et arrière
Leviers de frein Shimano Deore BL-M590 Levier 1.5 doigt Levier plus large pour un meilleur confort et un meilleur contrôle Meilleure position de levier pour un freinage aisé Retour silencieux du levier grâce à une butée d'amortissement interne Construction pivot précise Sensation souple et consistante du levier Vis de fixation de 4mm pour une installation facilitée 175 g (la paire)
Etriers de frein Shimano Deore BR-M590 Les branches verticales de l'étrier V-brake et l'action directe du câble produisent un effet de levier très puissant. Le système de patins à fixation latérale réduit la flexion des patins , simplifie et accélère le montage et le réglage de position. Bras plus longs (107mm), plus de place pour un garde-boue 420g (la paire)
Kit patins de frein + 2 gommes couleurs B’twin
conçu pour les étriers de frein V-Brake. Les gommes rouges sont spécialement adaptées aux terrains humides.
ROUES ET PNEUS
Chambre à air schwalbe AV13 26X1.50 À 2.50 VALVE SCHRADER 40 MM valve auto destinée au VTT et aux vélos de ville en roues de 26 pouces, pour largeur allant de 1,50" à 2,50". Meilleure protection anti-crevaison qu'une chambre à air VTT standard.
Fonds de jante B’Twin
Pour roues de 26"
Jante Sputnik 26" + moyeu Shimano Deore M530 - Jante sputik 26 pouces : jante alu double paroi robuste pour utilisation intense, indicateur d'usure, flancs usinés pour un freinage puissant, double oeillet, couleur argent, 36 trous - Moyeu Shimano Deore M530 (avant et arrière 9 vitesses), couleur argent, blocage rapide - Cette roue convient aux VTT et vélo de ville 26" - Pour v-brake Rayons inox 2 mm Pneus Schwalbe Marathon Plus Tour 26x2.00 50-559
TRANSMISSION
Pédalier DEORE FC-M590
à roulement externe Modèle 9 v. Dentures : 44/32/22
Cassette Shimano Deore HG61
9 Vitesses Pignons acier Dentures 12/36 Poids : 330g Chaine shimano HG-53
Caractéristiques : 114 maillons. Compatible avec les cassettes Shimano et SRAM 9 vitesses. Poids : 304 g
Pédales aluminium B’Twin
Solidité Axe en acier, corps et cage en aluminium. Compatibilité Prévue pour accueillir les cale-pieds plastiques et courroies de cale-pieds. 360 g
Cale-pieds sport B’Twin
compatibilité : s'adapte sur tous types de pédales plates à cages percées. Polyvalence : Peut s'utiliser avec ou sans courroies. Efficacité : Permet une meilleure puissance de pédalage 56 g
Courroie cale-pieds B’Twin
Compatibilité : S'utilise sur la majorité des cale-pieds à courroies. 52 g
CADRE
SURLY Long Haul Trucker Cadre 26" taille 52
- Application: Trekking - Matériau: CrMo - Type : cadre avec fourche rigide - Type: Filetage: BSA - Gabarit: Taille douille de direction: 1 1/8 pouce(s)
Guide cable sur cadre
SELLE
Selle Route/Femme SLK Lady Gel Flow Rails Vanox
Caractéristiques : la selle SLK Lady Gel Flow a été étudiée pour offrir aux femmes la position la mieux adaptée à leur morphologie. Sa forme spéciale, avec son ouverture anatomique, est faite pour que les côtés gauche et droit de la selle puissent bouger indépendamment l'un par rapport à l'autre et ainsi épouser le mouvement de pédalage. La découpe anatomique s’étend jusque sur le devant de la selle pour plus de confort. Avec ses 10 % de carbone composite, la coque est rigide mais suffisamment flexible pour être confortable. Technologie LTH : revêtement 100 % cuir très respirant et résistant. Technologie Silicone : pièces en gel Silicone à épaisseurs différenciées autour de la coupe anatomique centrale de la zone d'assise. Technologie Anti-vibrations : suspension à élastomères pour une absorption quasi-intégrale des vibrations. Technologie Perfetc-Fit : rembourrage spécial auto-modelant pour une parfaite adaptation à votre position. Technologie Carbone Composite 10 % : coque réalisée avec 10 % de carbone composite pour assurer un maximum de rigidité et de légèreté. Rails Vanox : proche du Titane, les rails Vanox disposent d'excellentes propriétés en terme de filtration des vibrations. Plus souple que des rails carbone, ils vous assurent un remarquable confort. Dimensions : 145 x 265 Poids : 230 grammes
Tige de selle suspendue Suntour SP8-NEX
Longueur : 350 mm Diamètre : 27,2 mm (possibilité d'utiliser des adaptateurs optionnels si le diamètre à l'embouchure du cadre au niveau de la tige de selle est plus important). Poids du cyclo : 65 à 100 kg (ajustable en serrant une vis sous la tige du selle) Débattement : 50 mm Poids : 750 g
DERAILLEUR
Dérailleur avant shimano Deore M531 Down
Collier Haut- 3x9v
Dérailleur arrière shimano Deore RD-M531 Down
inversé 9v
Manette de dérailleur Deore
Type : VTT Position : Droite Nombre de vitesses : 9
Kit câbles et gaines shimano
Kit câbles et gaines dérailleurs SIS 40 pour les roues avant et arrière
Patte de dérailleur rayon vélo
patte de dérailleur droite
DIRECTION
Cintre multifonction XLC Trekking HB-C05
Matériau : Alu 6061 PG Angle : 27° Largeur : 585 mm Poids : 505g
Jeux de direction cage à billes B’Twin
Acier et caoutchouc avec cage à roulement à bille Pour douille de direction 1"1/8 (28,6mm)
Mousse XLC G-10
pour cintre multifonction 400 mm
Guidoline GR-T01
Gel, Korkstyle
Potence Ahead-set XLC ST-M02
Matériau: Alu longueur 110mm Angle réglable de 0° à 80° Diamètre cintre: 25,4 mm 315 g
Entretoise Ahead Rayon vélo 10 mm
- Aluminium - 1 1/8 pouce
Bouchon potence Ahead XLC AP-S01
- Aluminium - Bouchon A-Head - Les jeux de direction 1 1/8 pouce sont compatibles avec les fourches de tube 1 1/8 pouce (extérieur du tube Ø 28,6 mm)
FREINAGE
Kit frein Shimano
Câbles et gaines pour roues avant et arrière
Leviers de frein Shimano Deore BL-M590 Levier 1.5 doigt Levier plus large pour un meilleur confort et un meilleur contrôle Meilleure position de levier pour un freinage aisé Retour silencieux du levier grâce à une butée d'amortissement interne Construction pivot précise Sensation souple et consistante du levier Vis de fixation de 4mm pour une installation facilitée 175 g (la paire)
Etriers de frein Shimano Deore BR-M590 Les branches verticales de l'étrier V-brake et l'action directe du câble produisent un effet de levier très puissant. Le système de patins à fixation latérale réduit la flexion des patins , simplifie et accélère le montage et le réglage de position. Bras plus longs (107mm), plus de place pour un garde-boue 420g (la paire)
Kit patins de frein + 2 gommes couleurs B’twin
conçu pour les étriers de frein V-Brake. Les gommes rouges sont spécialement adaptées aux terrains humides.
ROUES ET PNEUS
Chambre à air schwalbe AV13 26X1.50 À 2.50 VALVE SCHRADER 40 MM valve auto destinée au VTT et aux vélos de ville en roues de 26 pouces, pour largeur allant de 1,50" à 2,50". Meilleure protection anti-crevaison qu'une chambre à air VTT standard.
Fonds de jante B’Twin
Pour roues de 26"
Jante Sputnik 26" + moyeu Shimano Deore M530 - Jante sputik 26 pouces : jante alu double paroi robuste pour utilisation intense, indicateur d'usure, flancs usinés pour un freinage puissant, double oeillet, couleur argent, 36 trous - Moyeu Shimano Deore M530 (avant et arrière 9 vitesses), couleur argent, blocage rapide - Cette roue convient aux VTT et vélo de ville 26" - Pour v-brake Rayons inox 2 mm Pneus Schwalbe Marathon Plus Tour 26x2.00 50-559
TRANSMISSION
Pédalier DEORE FC-M590
à roulement externe Modèle 9 v. Dentures : 44/32/22
Cassette Shimano Deore HG61
9 Vitesses Pignons acier Dentures 12/36 Poids : 330g Chaine shimano HG-53
Caractéristiques : 114 maillons. Compatible avec les cassettes Shimano et SRAM 9 vitesses. Poids : 304 g
Pédales aluminium B’Twin
Solidité Axe en acier, corps et cage en aluminium. Compatibilité Prévue pour accueillir les cale-pieds plastiques et courroies de cale-pieds. 360 g
Cale-pieds sport B’Twin
compatibilité : s'adapte sur tous types de pédales plates à cages percées. Polyvalence : Peut s'utiliser avec ou sans courroies. Efficacité : Permet une meilleure puissance de pédalage 56 g
Courroie cale-pieds B’Twin
Compatibilité : S'utilise sur la majorité des cale-pieds à courroies. 52 g










