Madagascar novembre /décembre 2015.
Préambule.
Période où l'on plante le riz dans les rizières. Superbes dégradés de verts surtout sur la route d'Antsirabé. Un délice pour les photographes.!!
Moment de récolte des litchis et des mangues.. C'est donné pour ceux qui aiment.
Au moment de la rédaction de ces lignes, le taux de change avoisine les 3500 Aryarys pour un euro. Possibilité d'avoir parfois un change plus avantageux à Tananarive uniquement. Éviter les transactions dans la rue; faire venir le changeur dans votre hôtel et toujours recompter.!!
Une carte SIM pour téléphone coûte 1000 Aryarys ou 5000 francs. Ce qui est la même chose. Évitez de vous faire piéger car beaucoup entretiennent la confusion entre les francs malgaches et les Aryarys... Les francs malgaches valent 5 fois moins que les Aryarys et bien souvent on vous annoncera les prix en Francs malgaches.
Trois opérateurs : Telma, Orange , ou Airtel. Choisir le plus en vogue et le moins cher au moment du voyage.
Pour plus d'infos pratiques sur le pays voir un de mes posts précédents.
TANANARIVE
La ville n'offre que peu d'intérêt et une journée semble suffisant pour faire le tour des choses principales.
Hotel "St Pierre". Ça ne change pas beaucoup, mais on constate cependant une détérioration de la qualité. Chambre à 50000 aryarys. Si vous voulez vous y rendre, c'est central , non loin de la Mairie. Demander Analekely qui est le nom du quartier. Les chambres qui donnent côté rue sont plus spacieuses mais aussi plus bruyantes le matin à cause de l'arrêt de bus . Moustiques arrogants... Une adresse pratique pour celui qui privilégie le centre ville. Fait aussi restaurant. Son seul intérêt est d'être dans l'hôtel même car la nourriture n'y est pas exceptionnelle.
Un steak zébu pour 10000 Ar ( augmentation de 15% en moins de 6 mois.) et une grande THB pour 3000 Aryarys . Petit - déjeuner simple à 3000 Ar, moyenne constatée sur l'ensemble de Madagascar.
Le "New Century Hotel " est à 100 mètres si celui était complet. Prix légèrement moins élevés. Correct.
Le "Solé hôtel". Non loin du centre ville est un peu plus sélect. 80000 aryarys la double. C'est une bonne adresse. Massages possibles à l'hôtel pour 30000 Aryarys.
Le " café de la Gare " mérite un détour.. Situé comme on l'aurait deviné dans l'ancienne gare reconvertie. Prix plus élevés qu'ailleurs. Mais là... On est plus vraiment à Madagascar qui pourtant " grouille " à une centaine de mètres.
Navettes aéroport jusqu'au centre ville : 10000 Aryarys. Pratique..
Moyennant un petit billet (2000) le chauffeur dépose en face de l'hôtel..
ATTENTION.. Compter plus de 2 heures pour aller du centre de Tana à l'aéroport..
Uniquement dû aux énormes et continuels problèmes d'embouteillage à Tana.
Le départ s'effectue généralement de l'ancienne gare de trains.

C'est 40000 Ar avec taxi .
Les trajets en mini bus en ville coûtent 400 Aryarys.
Une course en taxi entre 8000 et 10000 aryarys. Ce sera nettement majoré si vous n'êtes pas Malgache ou s'il y a des bouchons. C'est à dire presque toujours. Dans tous les cas une sévère négociation est de rigueur car les prix énoncés sont toujours surévalués. Parfois même frisant l'escroquerie.
COTISSE transport . Indéniablement la meilleure compagnie de transport de Madagascar. Mais ne dessert pour l'instant que Tamatave et Majungha. Wifi dans le mini- bus. Liaison pour Fiana prévue en 2016.
Réservation par téléphone possible. Paiement par téléphone possible également. Air tel money ou Orange money. Léger surcoût dans ce cas.
Un trajet Tana >>>> Tamatave est à 24000 Aryarys soit 4000 Aryarys de plus qu'au mois de mai de la même année.
Départs toutes les heures le matin à partir de 7 heures. Un trajet de nuit aussî.
Trajet pour Majungha >>> 38000 Aryarys. Soit 6000 Aryarys de plus depuis l'année dernière. Départ le matin à 6 heures ou le soir pour trajet de nuit.
ATTENTION. Le soir dans les environs de l'hôtel " Le Glacier " pourtant très central, sévissent un nombre important de petits délinquants pratiquant le vol à l'arraché. N'emportez rien de précieux avec vous. Sachez qu'avec 30000 ou 40000 Aryarys en poche vous avez de quoi pour la soirée . Laissez vos bijoux, IPhone et autres passeport à l'hôtel. Si vous rentrez tard, prenez un taxi.
TAMATAVE.
Ville souvent pluvieuse, mais agréable, de bord de mer.
Trajet d'une durée de 8 heures à partir de Tana. 24000 aryarys avec la Sté Cotisse.
Ville au bord de mer, souvent arrosée par les pluies . Nombreux hôtels et restaurants de toutes catégories. Du 5 étoiles au plus modeste à 20000 Aryarys la chambre.
Hotel "NY ANTSIKA" . Tel 032 73 348 01 ou 033 37 158 08. Ouvert en sept / oct 2014. Propre et correct même si un peu excentré ( 1000 à 1500 aryarys en pousse de la gare Cotisse ou du centre ville.) BAJAJ à 1000 Aryarys la course.
15 Chambres Plutôt spacieuses à 28000 Ar sans eau chaude et à 32000 Aryarys pour une chambre identique mais avec eau chaude . Wifi gratuit. Ça ne fonctionne pas toujours. Possibilité de laver linge.. Pour 500 Aryarys / pièce. Petit déjeuner ( moyen ) pour 3000 Ar Groupe électrogène en cas de coupure Electricité. Fonctionne jusqu'à 22h30 maxi. Le reste de la nuit vous le passerez dans votre jus à transpirer si c'est le plein été. Ça reste cependant un bon rapport qualité / prix.
Hotel ORIENTAL non trop loin de l'Antsika mais chambres plus exiguës et toujours les mêmes problèmes de Wifi et de coupures de courant. Eau chaude pour 25000.
Restaurant " La Terrasse ". C'est bon. Prix honnêtes mais dans la moyenne haute. Menu du jour à 12000 Aryarys. Excellentes pizzas pour 10 ou 12000 Aryarys. Wifi gratuit. Une bonne adresse. A deux pas, " l'Affiche" qui a aussi ses inconditionnels.
Restaurant de la Gare. Un poil plus cher mais plus sélect.
Un grand nombre de restaurants et gargotes. Il suffit de se promener un peu.
En ville il y a des centaines de pousses et BAJAJ. En BAJAJ c'est pareil qu'à Majungha . La course est à 1000 Aryarys même si on tentera de vous extorquer plus bien sûr.
" Le Pandora" ou le " New York" discothèques pour rencontres tarifées.
Excursion possible à Foulpointe dans la journée. Bel endroit de bord de mer mais devenu détestable à cause de la mentalité des locaux qui prennent les touristes pour des imbéciles.
ANTSIRABÉ.
165 kms de Tananarive. Un peu plus de 3 heures de trajet en venant de Tananarive.
Toujours le même bordel à la gare de stationnement de Tana pour aller à Antsirabé. Faune locale peu engageante. Attention aux pickpockets. Délais d'attente parfois longs, mais c'est difficile de faire autrement, car il faut attendre que le bus soit plein pour partir. Donc tout dépend de l'afflux des clients et des rabatteurs.
Il est finalement bien mieux de prendre un trajet pour Amboutch ( 90 kms plus loin qu'Antsirabé) qui est National ( donc normalement 4 personnes maxi en large dans le véhicule ) et descendre à Antsirabé. Même prix: 10000 Ar pour place devant. La station de départ se trouve un peu avant la grande station pour Antsirabé. Bien se renseigner.
Hotel "LE RETRAIT". 34000 Aryarys sans le petit déjeuner. Un peu excentré. Près de la station Total sur la route principale. Chambres spacieuses et propres. Douches avec eau chaude. Service correct.

Toujours le même problème de Wifi inaccessible dans plusieurs chambres. Le débit internet est parfois très faible. Je le dis à chaque fois mais, Il semble cette fois-ci que le patron en ait pris conscience et qu'il va changer ça..! Petit déjeuner correct à 5000 Aryarys. A la place d'une margarine végétale, un bon beurre serait le bienvenu. Bon accueil . Calme. Un des meilleurs rapports qualité / prix d'Antsirabe.
Hotel RAVATHOLY . Pas très loin du Retrait, sur la route principale. Une bonne adresse si vous avez le budget. Chambre double à 80000 et plus depuis l'ouverture récente d'une piscine . Restaurant correct dans la moyenne supérieure. Service affable mais pas toujours efficace.
Hotel HASINA. Plus central . Compter 40000 Aryarys la chambre simple.
"AKANY MIHAJA". Une petite maison , pleine de charme avec des chambres délicieusement désuètes, un peu à l'écart du centre ville. On est dans un quartier malgache en face du grand Collège St Joseph. 45000 Aryarys petit déjeuner inclus. Accueil affable. Wifi gratuit.

Pour les amateurs de bière pression, l'Alliance Française offre des pintes à 3000 Aryarys. Une bonne adresse pour y manger également.
Le Resto "Pousse Pousse " tenu par Pauline, une Française, offre un rapport qualité prix correct. Bière THB cependant un peu trop chère, c'est dommage . Près du petit marché.
"Le Rava", ( chinois malgache) qui était excellent il y a quelques années, juste en face du petit marché , est désormais absolument à éviter. Nourriture pas fraîche, plats mal préparés et quantité servie vraiment minime. Bière pression hors de prix. Est en très net déclin. Reste fréquenté uniquement par des groupes de touristes ( tours opérateurs) qui y sont emmenés par obligation, mais toujours à l'insatisfaction générale.
"L'Oasis." Restaurant non loin du petit marché. Fréquentation par des locaux. Service très lent. Nourriture passable si on sort des canons malgaches.. Prix plus doux. Pas de bière.!!
Bons petits déjeuners pour ceux qui ont la nostalgie du bon pain à CROUSTIPAIN, près de la Société Générale où vous pourrez retirer de l'argent si d'ici là leur machine est réparée.
Ne pas oublier une petite laine pour le soir en hiver. Les nuits sont fraîches parfois.
Discothèque "Le Tahiti Club". Entrée 3000 Aryarys et une boisson gratuite. Ferme désormais à 2 heures du matin. En théorie.. Rencontres tarifées.
Trajet pour Morondave à partir d'Antsirabe.
Avec taxi brousse normaux, départs en convoi à 16h30 . Trajet de nuit peu engageant a cause des prétendus coupeurs de route. Mais d'aucuns affirment qu'il n'y en a plus. 35000 Aryarys. Arrivée au petit matin.
Alternatives possibles. "Loïc Tour" . 80000 Aryarys à partir de Tana. 13 heures de route départ à 6h30 et arrivée la nuit à Morondave. Trajet de jour mais pas toujours aussi confortable que l'affirme Loïc, le patron de la dite société.. Pas de climatisation dans le véhicule. De surcroît le nouveau bus est plus lent que les autres.
"Bougainvilliers Voyages " est une autre possibilité un poil moins cher. 50000 Aryarys d'Antsirabe à Morondave. Bus Sprinter Mercedes. Compter 8 heures de trajet pour Antsirabé. Retour de Morondave le samedi à l'hôtel Bougainvilliers.
A Antsirabe, se prend à la Station Total , à deux pas de l'hôtel le Retrait.
Deux départs hebdomadaires de Tananarive dont un le mercredi et l'autre le dimanche. Réservation à faire auprès de l'hôtel Bougainvilliers à Morondave.
Et TRANS TSY Tsara.. Voir dans la partie Morondave. Aujourd'hui la plus efficace.
MORONDAVE.
Ville en deux parties.. C'est le bord de mer, évidemment, le plus prisé.

Vue de la terrasse du " Couleur CAFE."
Calme et agréable. Les prix sont inflationnistes malgré une chute non négligeable de la fréquentation touristique.
Nombreux hôtels dont les prix s'échelonnent de 30000 à 200000 Aryarys voire plus.
Le plus sélect est le Palissandre, mais il y en beaucoup d'autres bien moins chers.
Hôtels de bord de mer pour la plupart. Le mien c'est le " CHEVAL DE MER ". 40000 Aryarys une chambre rustique.. Voir photo ci dessous.

Constructions en bois style bungalows.
Eau froide. Seulement 2 bungalows au bord de mer, les autres étant bord de route. Groupe électrogène trop peu utilisé, comme toujours pour raison d'économies.. Émilien, le gérant , pas suffisamment présent, ne manage pas. Wifi laborieux et spasmodique qui dépend de la présence du gérant...
Petit déjeuner un peu trop cher mais le beurre remplace la Margarine ce qui est quand même une bien agréable surprise.
Matelas parfois indigents dans certains bungalows et ventilateurs poussifs.
Cet Hotel reste cependant un des bons rapports qualité / prix de l'endroit.
The .... Restaurant.. !!! Celui qu'il ne faut pas rater. Le " soleil Bleu" . Littéralement sur la plage. Cadre très agréable. Bonne cuisine, copieux et frais. Prix honnêtes même s'ils ont augmenté ces derniers mois. Gambas succulents. Mais Patricia , la jeune patronne, a tendance à ne plus manager son affaire aussi bien qu'avant. Un peu de laisser - aller qui se traduit par de l'attente et parfois une qualité en légère baisse. Dommage.!!
Juste à côté de l'hôtel Cheval de mer, "la KAZALEA". Tenu par un couple franco- malgache. Bonne cuisine, voire même succulente. Prix dans la moyenne des lieux.. Environ 15000 Aryarys le plat principal. Bière à 3500 Aryarys pour une 50cl.
Le " Couleur Café ". A deux pas. Gilles, 62 ans, le patron est très cool et sympa .
Wifi gratuit. Bonne nourriture également mais un poil plus chère.
Hotel MAEVA : juste a côté du Cheval de Mer. 108000 Aryarys pour une ventilée et plus de 120000 pour une climatisée. Patron pas vraiment sympathique.
Hotel VEZO. : mi-distance centre ville et plage. De 90000 à 120000 Aryarys Chambres agréables et charme un peu colonial. Patron Français .
Hotel CENTRAL : centre ville, 2 kms de la plage. 45000 Aryarys. Tenu par des musulmans. Propre et bien tenu mais sans aucun charme.
Et bien d'autres encore à des prix avoisinant presque tous 40000 Aryarys.
Lieu de rencontre de tout ce beau monde expatrié.. " Le Madabar" au centre ville.
Navettes pour Tananarive et Antsirabé..
1-Hotel Bougainvilliers. Départs samedis et mercredis à 6 heures du matin . C'est 50000 Aryarys. À privilégier par rapport à "Loïc Transport". Voir François a la réception de l'hôtel. Toujours souriant et serviable. Anticiper la réservation.
2- TRANS TSY TARA, à la sortie de la ville non loin de la station essence Jovena. 40000 Aryarys pour Tananarive ou Antsirabe. Départs quotidiens à 5h30 le matin. Toujours réserver au moins la veille.
A Morondave, contacter Patick au 0324268588 ou 0337061891.

3- Loïc Transports. En face du restaurant " couleur Café ". En très nette perte de vitesse. Au sens propre comme au figuré. À éviter désormais.
4- Nombreuses autres compagnies locales à la gare de stationnement. C'est moins cher mais il faudra compter 2 à 3 heures de plus pour le même trajet.
Possibilité de louer un scooter pour 40000 Aryarys par jour pour se rendre à l'allée des Baobabs qui se situe à moins de 15 kms . A 2 personnes ça devient intéressant. Probablement négociable en basse saison...
Bien sûr, les excursions aux Tsingy. Trois jours de balade plutôt sympa pour ceux qui aiment marcher. Plutôt onéreux. 280000 Aryarys par jour pour louer un 4x4 avec chauffeur, soit environ 2 mois de salaire moyen d'un malgache. Ça fait réfléchir.
MAJUNGHA
Très beaux paysages sur le trajet de Tananarive à Majungha. Se placer côté droit.
Majungha se dispute le statut de ville la plus chaude de Madagascar avec Maevatana. En fait, on s'en fout.!! Le résultat c'est qu'il fait très chaud dans ces deux villes.!! Cela dit, l'hiver ( de juin à septembre) y est donc très agréable. Soleil chaque jour et température aux environs de 30 degrés maximum. L'été ça devient vite une fournaise. Même les locaux souffrent. Chambre climatisée indispensable.
Le problème majeur de Majungha sont les délestages électriques. Trop fréquents.
Les transports intra-muros sont à 1000 aryarys par trajet , quelque soit la distance. Mais vous partagerez le BAJAJ. C'est finalement le moyen de transport le plus commode et le moins cher que vous trouverez à Madagascar .
Le bus COTISSE mettait environ 12 heures pour effectuer le trajet entre Tananarive et Majungha. La route en réfection est maintenant terminée. On gagne une heure désormais sur l'ensemble du trajet. Venant de Tananarive, le paysage est plutôt joli jusqu'à Maevatana ensuite, la chaleur venant, on a un peu tendance à s'assoupir . La gare d'arrivée Cotisse à changé d'endroit depuis septembre 2015. Les taxis vous attendent. Prix moyens d'une course négociable entre 3000 et 5000 Aryarys. Possibilité de BAJAJ à 1000 Aryarys. Le trajet avec Cotisse coûte 38000 Aryarys entre Tananarive et Majungha . ( augmentation de 6000 Aryarys en 6 mois) . Il existe une autre société qui fait le trajet de manière confortable. Elle s'appelle "Première Classe " c'est 58000 Aryarys le trajet. Moins de personnes à bord du véhicule. Repas compris. À mon sens pas mieux que Cotisse, mais certains préfèrent car plus confortable et arrivée en plein centre ville de Tana.
Avec Cotisse, le retour vers Tananarive se fait plusieurs fois par jour. Un départ le matin à 7heures et 8h30 et deux autres le soir à 17h et 18h30 pour un trajet de nuit.
Le trajet de Tananarive vers Majungha : départs à 7h30 et 8h30 puis le soir pour un trajet de nuit. Mais il faut vérifier car les horaires sont susceptibles de modifications.
Et si vous voulez choisir votre siège il est indispensable de réserver à l'avance.
Pas de bons petits restaurants sympas et pas chers ici selon mes connaissances.
Les restaurants corrects affichent des prix supérieurs aux moyennes constatées à Madagascar. Le coût de la vie semble donc sensiblement supérieur à Majungha me semble t-il. Seul le "Bar à Nené " qui est un Resto local, mérite toutes les attentions. Il offre des plats copieux et pas mauvais du tout pour un prix très honnête. Grande THB pour 2500 Aryarys. C'est " La bonne adresse " a coup sûr de Majungha. Un peu excentré mais tous les chauffeurs de BAJAJ connaissent.
"Le Number One" , repaire de Wazas installés depuis longtemps pour l'apéro du soir, se situe à deux pas mais n'offre pas à manger. Intéressant d'y faire un tour histoire de connaître tous les ragots locaux et les " aventures" parfois rocambolesques des " anciens "...C'est 1000 aryarys par personne pour s'y rendre à partir du centre vile, en Bajaj.
" mais à la fin, c'est quoi un BAJAJ ..? " 😜Ben, vous verrez sur place.!!
Nombreux hôtels en centre ville. Prix oscillant entre 100000 Aryarys et 200000 Aryarys pour une prestation de bon niveau. Plus cher que dans le reste de l'île.
L'hôtel VAHINY, près de l'hôtel de ville, offre des chambres climatisées pour 50000 /55000 Aryarys. Prix dans la moyenne pour cette catégorie d'hôtel. Tenu par un couple franco- malgache. Comme beaucoup de français qui ont une épouse malgache, celui-ci est retraité... (Beaucoup de retraités à Majungha. )

Prix des chambres en augmentation ces derniers mois en raison, paraît-il, du coût de la vie. En mai de cette année 2015, la même chambre coûtait 5000 Aryarys de moins. C'est une prestation correcte quand le bar, situé au bas de l'hôtel, ne diffuse pas sa musique jusqu'à 4 heures du matin...!
Wifi non disponible dans toutes les chambres. Bonne literie. Petits déjeuners à 6000 Aryarys, plus chers qu' au "Pousse Pousse" le Resto juste à côté, tenu , là aussi, par un retraité ex parachutiste.
La climatisation souffre parfois des chutes de tension électrique et devient dans ce cas très paresseuse. En plein été, quand il fait 40 degrés, ç'est vite pénible car difficile d'obtenir moins de 30 degrés dans les chambres. Un bon ventilateur ferait plus de boulot.!!
Globalement ça pourrait être une bonne adresse mais les patrons doivent se ressaisir face à tous ces problèmes, faute de quoi on aura intérêt à trouver ailleurs.
Une alternative intéressante peut etre le " Sofia Satrana." Prix légèrement inférieur mais chambres moins coquettes. Endroit très calme. Wifi gratuit. Et surtout ventilateur fonctionnant sur générateur en cas de délestage de courant.
Surtout fréquenté par des Comoriens. Bon accueil.

Nombreux hôtels bord de mer dont le plus réputé semble être "le Caron". Bon restaurant en bordure de mer.
Le gros baobab près de la mer, symbole de la ville, aurait environ 300 ans. Mais personne ne s'accorde vraiment sur son âge..!
Pas de grosses distractions à Majungha. " la petite Plage " située à une quinzaine de kms du centre ville. Accessible uniquement en taxi ( 15000 Aryarys) ou en bus local ( 500 Aryarys). Petites gargotes. Très fréquentée le dimanche par la population locale. Mais ce n'est quand même pas une plage de rêve.
Discothèque le " Shakira" . Toujours les mêmes scénarios.
Bonjour,
Voici le récit de notre magnifique périple à Madagascar en juillet dernier.
Il est possible de le retrouver avec les photos sur le site : http://lesblancond.pagesperso-orange.fr/
Bonne lecture
Les Blancond à Mada
Circuit du 11 juillet au 2 août 2015
Après nos périples en Namibie (2008), USA (2010), Brésil (2013), notre choix s’est porté cette année sur Madagascar, une destination dans nos têtes depuis longtemps mais que nous avions jusqu’à présent repoussée à une date ultérieure pour plusieurs raisons ( traitement antipaludéen pour les enfants et problèmes d’insécurité chronique relatés, le dernier en date à Nosy Be ayant été particulièrement violent avec le lynchage de 2 français ).
Le choix de la destination s’est fait en début d’année, Madagascar ayant été mis en concurrence avec la Namibie (déjà effectué en 2008) et l’Indonésie, plus particulièrement Florès. C’est Mada qui s’est imposé assez naturellement et à l’unanimité.
Après avoir consulté plusieurs agences locales, c’est Malagasy Tours qui nous a proposé le circuit qui convenait le mieux à nos souhaits, à la fois en terme de programme et de budget : un circuit mixte RN7 et Nord du pays avec 3 vols intérieurs ( Tuléar-Antananarivo, Antananarivo-Diego Suarez et Nosy Be-Antananarivo ) les 3 vols intérieurs ont été réservés par l’agence ( on ne sait jamais, en cas de problème, ce sera plus facile de se faire rembourser ) alors que le vol international a été réservé par internet ( vol Air France, l’autre compagnie assurant des vols directs étant Air Madagascar, compagnie n’assurant pas toutes les garanties en terme de fiabilité à tous les niveaux , sécurité et ponctualité ).
J’ai donc échangé assez longuement avec Seheno, de Malagasy Tours, pour finaliser le circuit et trouver un bon compromis entre une découverte en profondeur du pays tout en se ménageant un peu de temps de repos, en particulier 4 jours de farniente en fin de séjour, sur l’île de Nosy Komba.
Courant juin, en regardant les forums, j’apprends qu’une grève du personnel de la compagnie est en cours, la raison officielle étant le détournement des cotisations maladie et retraite du personnel de la compagnie par la direction, et par ailleurs des investissements hasardeux en avions que conteste le personnel, qui réclame la démission de l’équipe dirigeante.
Après quelques jours, voyant que la situation est bloquée, j’interroge l’agence sur les éventuelles conséquences pour notre circuit : pas de panique pour le moment, en 15 jours ça devrait évoluer.
Mais malheureusement, le 6 juillet, soit 5 jours avant le départ, je reçois un mail de Seheno m’informant que, le mouvement de grève étant toujours en cours, nous allons devoir renoncer aux vols intérieurs et construire un nouveau circuit tenant compte de cette contrainte.
Coup de massue et sueurs froides en perspectives !!!! On procède donc par éliminations : on commence par renoncer à la partie Nord, Tuléar-Nosy Be par la route étant complètement délirant en 4 jours puis on élimine une remontée de Tuléar par l’Ouest, là aussi les temps de route nous paraissant rédhibitoires. Le moins mauvais compromis nous paraît être finalement de remonter par la même route qu’à l’aller, trouver une étape balnéaire de 4 nuits et quelques étapes en chemin au retour pour éviter la monotonie. J’ai aussi demandé à prévoir quelques hôtels assez haut de gamme pour faire passer la pilule des longues heures de route inévitables à certaines étapes.
Vendredi 10 en fin de journée, soit la veille du départ et après 4 jours de réflexions et de nuits agitées, je valide un circuit avec une étape à Anakao en milieu de séjour, un arrêt à Ranomafana (non prévu au départ car peu intéressant d’après le routard), et 3 jours pour finir à Andasibe.
Quelle semaine, à jongler entre le boulot, les échanges avec Seheno et ceux entre nous pour valider les changements !!! On s’en souviendra…
Pour couronner le tout, les filles sont revenues de leur tournée de tennis à La Baule vendredi soir à 22h et j’ai dû retourner en catastrophe au labo jusqu’à 23h pour scanner des documents hyper urgents. On a souvent eu des départs mouvementés, mais celui-là bat tous les records !
Samedi 11 juillet. A 3h45, réveil en fanfare et c’est le grand départ pour l’aéroport de Guipavas ou nous retrouvons Ben. Nous décollons pour Roissy à 6h35 et arrivons sans encombre à 7h45, où toute l’équipe se retrouve au complet puisque Pierrot est arrivé la veille et a logé à l’Ibis. Nous décollons à 11h30, donc à l’heure, de Roissy et arrivons à 23h10 à Antananarivo après un vol sans histoires. Le plus dur est fait, se dit on et dans une heure nous devrions être couchés….illusion !! Nous sommes d’emblée confrontés à l’efficacité malgache dans toute sa splendeur : d’une part les démarches d’entrée dans le pays prennent un temps fou ( il faut passer à 2 postes où la rapidité est inversement proportionnelle au personnel dédié ) et surtout les bagages arrivent Mora Mora, tellement d’ailleurs que seulement 3 bagages sur les 6 sont arrivés ( ils manquent la valise de Ben et 2 de nos bagages, les vêtements étant par chance dans les 2 autres sacs ). Comme nous ne sommes pas les seuls, loin de là, c’est aussi un vaste foutoir au bureau de réclamation des bagages. Ce n’est donc que vers 2h30 que nous quittons l’aéroport avec notre guide Hery et notre chauffeur Feno qui nous attendent depuis plusieurs heures. Le temps de faire du change, de donner un pourboire misérable aux porteurs de bagages ( on n’a pas encore trop la notion de la valeur des ariarys et honnêtement il ne faut pas nous demander grand-chose à cette heure avancée et après ces émotions), Hery nous fait un topo rapide tout en nous offrant un plateau garni de nems, samoussas, beignets de poulets…., délicieux mais à cette heure on pense plus à notre lit qu’à notre estomac. Nous arrivons en quelques minutes à notre hôtel, « Le Bois Vert », où la température est très fraîche et où nous passons une première nuit courte mais oh combien réparatrice.
Dimanche 12 juillet : Antananarivo-Antsirabe. Vus les événements de la veille, le top départ de ce matin n’a été fixé qu’à 10h nous nous levons donc à 9h et, après le petit déjeuner, nous laissons à l’hôtel des photocopies de nos passeports et les clés et codes de nos bagages, pour qu’une personne de l’agence puisse aller à l’aéroport les récupérer. A 10h, c’est parti pour l’aventure dans notre minibus Mercedes Sprint vert flashy. La traversée de la capitale nous donne une idée de la pauvreté entrevue la veille lors de l’aéroport à l’hôtel. Après être passé devant des femmes qui lavent leur linge, devant un hôpital vide ( construit par le gouvernement de la transition, un mot qu’on entendra beaucoup durant le séjour, toujours pour parler de choses inutiles réalisées ou utiles qui n’ont pas été faites ), nous quittons progressivement Antanarivo petit à petit apparaît le paysage des hautes terres, avec son relief montagneux, sa terre rouge et ses rizières et autres cultures. La foule le long de la route est impressionnante et les arrêts nombreux : boutique pour faire le plein d’eau ( où nous entendons la chanson de Françoise Hardy « tous les garçons et les filles », probablement le tube du moment …), petit marché au bord de la route pour acheter des fraises locales ( où je me fais arnaquer car je donne le prix demandé de 10 000 ariarys pendant qu’Hery le négocie à la baisse ), vendeurs divers et variés ( artisanat local, objets en raphia, chapeaux, petites voitures….à des prix défiant toute concurrence ). Nous nous arrêtons le midi dans la ville du foie gras, Behenjy, dans un restaurant un peu kitsch, « le coin du foie gras », situé sur la hauteur, où les notables des environs ont manifestement l’habitude de déjeuner les dimanche midi. Le foie gras n’est pas mauvais du tout (nature ou parfumé à la vanille, au poivre ou au raisin ), et on déguste pour la première fois un filet de zébu et Ben et Pierre la bière vedette de Mada, la THB. Hery et Feno mangent sur une autre table. J’avais signalé à l’agence avant notre séjour que nous souhaitions prendre nos repas « seuls » car c’est toujours compliqué, et même parfois pénible, d’être constamment avec le guide, sans possibilité de se lâcher vraiment. Le fait de le prévoir avant le départ permet de ne pas froisser le guide qui pourrait le prendre comme un jugement personnel. Nous continuons notre périple en direction d’Antsirabe, en nous arrêtant régulièrement pour des photos de paysages ou des scènes de la vie quotidienne. Partout où nous nous arrêtons, alors qu’on pense être dans des coins déserts, c’est systématiquement une nuée d’enfants qui sortent de partout et nous entourent en criant « bonbons vazahas !!!! » On s’y attendait un peu mais parfois ça tourne à l’émeute. Après avoir dû renoncer ( pour mieux la faire au retour ) à la visite de la fabrique de marmites en aluminium à Ambatolampy, nous arrivons vers 17h à Antsirabe, alors que la nuit n’est pas loin. Nous effectuons la visite très intéressante de l’atelier de Mamy qui fabrique des vélos, voitures…avec du matériel de récupération. Derrière cette boutique se situe celle de la femme de Mamy qui vend de la broderie. Nous y achetons une grande nappe et Ben nous gratifie d’un striptease lors de l’essayage d’un teeshirt, qui déclenche l’hilarité dans toute l’assistance, notamment d’une vendeuse qui lui dit qu’elle a vu les horreurs de la guerre et n’est donc plus à ça prêt. Nous terminons la journée par la visite d’un artisan qui fabrique des objets en corne de zébu la démonstration de la fabrication est très instructive et bien sûr, comme il se doit, la visite se termine par un petit passage à la boutique où la fièvre acheteuse bat son plein. Nous arrivons à l’hôtel, « Couleur Café », vers 18h tenu par un breton des Côtes d’Armor, c’est un établissement très agréable, fait de plusieurs petites maisons, chaque chambre ayant sa cheminée, ce qui n’est pas du luxe compte tenu de la température sibérienne qui y règne à cette période de l’année ( c’est la ville la plus froide du pays ). Rendez-vous est donné par Hery à 19h pour le briefing du voyage et de notre guide du lendemain. Nos bouteilles d’apéritif ainsi que celles de Ben étant entre la France et Mada dans nos bagages « perdus », Pierre heureusement a les siennes et nous sauve d’une déshydratation majeure. On apprécie bien ce premier apéritif au coin du feu, tout en commentant cette première journée assez riche. Nous retrouvons notre guide comme convenu au restaurant où un petit rhum arrangé de bienvenue nous est offert par l’agence et où le carnet de voyage nous est remis. Notre guide local du lendemain, Arsène, vient nous expliquer le programme de la journée : balade de plusieurs heures dans les paysages de rizières des environs du village de Betafo. Il pratique un tourisme écoresponsable en faisant participer les villageois à la venue des touristes dans leurs villages reculés et en les rétribuant un peu pour cela. Nos chaussures de marche sont dans la valise «évaporée » mais d’après Arsène nos chaussures en toile devraient suffire. Après cette explication, Arsène nous quitte en nous donnant rendez-vous pour le lendemain. Hery termine ses explications sur l’ensemble du circuit et nous quitte à son tour. Ce soir, c’est dodo tout habillés ( Ben n’ayant pas ses bagages garde ses vêtements 24h sur 24 ) car le feu de cheminée est éteint et la chambre est glaciale malgré le petit digestif pris au retour du restaurant.
Lundi 13 juillet : randonnée dans les hautes terres. Ce matin, Arsène nous a donné rendez-vous à 9h, le temps pour lui d’acheter le nécessaire pour le pique-nique de midi. Il est accompagné de son frère qui se destine aussi au métier de guide. Nous prenons le minibus en direction de Betafo et nous nous arrêtons quelques kilomètres avant le village. C’est aujourd’hui lundi, jour du marché hebdomadaire, et toute la population se dirige en masse vers Betafo pour y vendre toutes sortes de produits. Nous entamons notre marche par la montée d’une colline assez raide qui nous donne un avant-goût du programme de la journée. Arsène est un excellent guide, très instruit, qui nous donne énormément d’informations sur les plantes, les us et coutumes. Arrivés au sommet d’une seconde colline, nous surplombons le village de Betafo plusieurs dizaines de mètres plus bas. La vue est grandiose, avec notamment les paysages de rizières en terrasses. D’en haut, Arsène aperçoit un regroupement de personnes d’après lui, il est probable que ce soit une cérémonie de retournement des morts, coutume locale qui se déroule à cette période de l’année. Nous continuons notre marche et finissons par arriver dans la vallée à un petit village où nous sommes accueillis par une joyeuse bande d’enfants. Ici, pas de « bonbons vazahas », les habitants n’ont pas encore été pervertis par le tourisme. Arsène leur a apporté des photos prises par des touristes venus précédemment dans le village c’est la franche rigolade. A notre tour, nous commençons à les mitrailler lors d’une séance photo, les enfants imitant Jackie Chan en prenant le pose. Les arrêts sont nombreux pour photographier des scènes de la vie quotidienne et nous commençons à maitriser 2 mots malgaches qu’on utilise toutes les 30 secondes, salam (a, é ou o , ce qui veut dire bonjour, qui se dit également d’une autre façon, manao ahoana) et velom ( a et é qui signifie au revoir ). Nous visitons une petite maison assez misérable, où toute la famille vit dans 2 pièces, une cuisine dont les murs sont dégoulinants de suie ( mais pourquoi les maisons n’ont-elles pas de cheminées ? On aura à peu près autant d’explications différentes que de fois où on a posé la question : pour garder la chaleur, pour protéger des termites ou des moustiques….en tout cas, ce n’est certainement pas pour préserver la santé des pauvres malgaches) et une mini-chambre commune à toute la famille. Ils vivent à l’étage, le rez de chaussée étant réservé pour les bêtes en particulier.

Peu après le village, nous progressons dans les rizières en marchant sur les « diguettes » Charlotte, qui est handicapée par une douleur au genou, met malencontreusement le pied dans l’eau. C’est le drame car ses Stan Smith neuves sont fichues et Charlotte est en pleurs, s’en voulant de ne pas avoir pris soin de ses chaussures neuves. Nous nous arrêtons pour le pique-nique dans un coin tranquille à l’abri du vent. Au menu : avocats délicieux avec une vinaigrette à l’oignon, samousas et fruits pour le dessert. Hery nous apprend que la valise de Ben est arrivée à bon port, contrairement aux nôtres dont on est toujours sans nouvelles ( alors qu’on a reçu dans la nuit un mail d’Air France nous signifiant que les bagages étaient en chemin ). C’est une bonne nouvelle pour Ben par contre, pour nous, les chaussures de marches, les vêtements à laisser à Madagascar, les bouteilles d’apéritif et plus grave, la Malarone et tous les médicaments attendront. Durant le repas, Arsène nous raconte l’histoire du Maki qui parle : c’est quoi ça ? « Une banane » répond le maki. « Merci Maki ». C’est quoi ça ? « un ananas » « merci maki » puis on lui montre le fruit qui ressemble à une grosse orange.. Anny et Ben tombent tous les 2 dans le panneau en répondant « un pamplemousse » auquel Arsène répond par un « merci Maki »…. Après le déjeuner, nous continuons à progresser vers Betafo Arsène nous confirme que le rassemblement de personnes sur la colline correspond bien à une cérémonie de retournement des morts et nous demande si on souhaite y assister, ce que nous acceptons, très curieux de connaître cette tradition qui ne se déroule que dans une partie du pays. Appelée Famadihana, cette coutume funéraire en particulier des hautes terres a lieu de juin à septembre de villages en villages, les tombeaux sont ouverts et les vivants font danser leurs morts lors de grandes fêtes cela donne lieu à 2-3 jours de festins où tous les membres de la famille et les amis sont invités. Après les avoir sortis du tombeau, la foule des parents et des amis s’empare des corps et les emportent dans une danse très rapide. Cette cérémonie a lieu tous les 3, 5 ou 7 ans et à cette occasion, les linceuls recouvrant les restes mortuaires sont renouvelés. Arrivés sur le lieu de la cérémonie, nous nous faisons toucher et même agripper par plusieurs personnes manifestement bien alcoolisées, ce qui met certains d’entre nous un peu mal à l’aise, ayant du mal à savoir s’ils sont honorés ( ce qui est a priori le cas ) ou si on les dérange. Ben est invité à visiter l’intérieur du tombeau. Puis c’est le moment des chants : certains dansent, d’autres portent les corps dans leur linceul tout en tournant 7 fois autour du tombeau un moment impressionnant et vraiment unique ! A la fin de la cérémonie, ils entonnent l’hymne malgache, avant de se disséminer petit à petit dans la campagne. Nous poursuivons ensuite notre descente vers Betafo où nous attend Feno. Il est plus de 16h et le marché est désormais terminé dommage car la concentration de personnes est vraiment impressionnante à cette heure avancée et cela devait être vraiment grouillant quand le marché battait son plein au cours de la journée. Sur le chemin du retour, nous demandons à nos guides de nous arrêter en ville à Antsirabe pour acheter des chaussures pour les filles, celles de Juliette lui faisant mal et les Stan Smith de Charlotte ….. Nous en trouvons d’occasion dans la rue, correctes et à un prix dérisoire. Par contre, quel contraste entre l’ambiance un peu glauque en ville et celle hyper chaleureuse dans les villages traversés tout au long de la journée. Une bien belle journée en tout cas, avec un guide cultivé et hyper intéressant, qui contraste avec Hery qui, bien que très attentionné et plein d’humour, manque de connaissances profondes. A l’arrivée à l’hôtel, la valise de Ben est là ! Plus que 2 bagages et nous serons au complet…
Mardi 14 juillet : Antsirabe – Antoetra. Ce matin, faute d’être certains de récupérer nos bagages, nous décidons de rationner la Malarone et de ne pas en prendre dans ces régions fraîches où les moustiques font manifestement grève eux aussi. Nous partons ce matin à 9h en direction d’Ambositra. Nous commençons par une petite balade en pousse pousse dans Antsirabe qui nous mène à la gare, la rue de l’Indépendance ( toutes les villes ont une rue et une place de l’Indépendance à Mada), l’hôtel des Thermes, et pour finir le centre-ville où nous nous arrêtons dans une boutique de pierres précieuses, chez Joseph. Difficile de trouver plus visqueux, gluant et mielleux que le dénommé Joseph qui a d’ailleurs transmis son « savoir-faire » dans le domaine à son personnel. On déteste ce genre d’ambiance où tout est exagéré ( le summum étant atteint avec 4 tortues radiées qui ont manifestement été mises au « garde à vous » pour notre arrivée ), mais on finit quand même par acheter quelques pierres semi-précieuses. Sur la route vers Ambositra, comme dans le reste du pays, 2 choses frappantes : les « arrêts flics » toutes les 30 mn au bord des routes ( on se demande à quoi ils servent à part racketter dès que possible ) et les taxis brousses et autres ORNI ( objets roulants non identifiés ), chargés à bloc à l’intérieur et sur le toit. On se demande comment ils peuvent rouler avec de tels chargements. D’ailleurs, très régulièrement on voit sur les routes des véhicules en panne, en cours de dépannage, avec une branche ou un feuillage 100 m avant pour signaler ( c’est leur triangle à eux ). Nous arrivons à Ambositra pour le déjeuner, au restaurant « chez Jonathan », un lieu d’anthologie grâce au chanteur qui y officie : Johny Gasy. A priori c’est un habitué des lieux et tout est réuni pour passer un moment mémorable : le look ( avec guitare ), la façon de chanter ( bouche semi-ouverte ), le répertoire ( Aline de Christophe, J’entends siffler le train, Que sera sera, chants tyroliens, Beatles, Capri c’est fini….) et pour clôturer le tout la voix ( nasillarde à souhait ). Notamment la version d’Aline nous provoque un énorme fou rire général. Un grand moment. Ça va d’ailleurs devenir la chanson de nos vacances ( et j’ai crié, crié….). En sortant du restaurant, nous nous faisons agripper par des vendeuses d’écharpes en soie. C’est la foire d’empoigne entre elles et c’est pénible d’acheter dans ces conditions. Dans la foulée nous allons visiter un atelier de marqueterie. Les objets en vente dans la boutique ( couvertures d’albums de Tintin notamment ) vont du laid au quelconque et pour la première fois nous quittons une boutique sans rien acheter. Quelques kilomètres après Ambositra, nous prenons l’embranchement et la piste en direction d’Antoetra, notre hôtel « Sous le Soleil de Mada » étant situé à mi-chemin. C’est le début du pays Betsileo les hommes arborent une tenue très typique, avec un couvre-chef et en guise de vêtement une longue étoffe drappée sur l’épaule rappelant les masais des hauts plateaux tanzaniens. Nous nous arrêtons en cours de piste pour voir travailler des chercheurs d’or l’une des femmes qu’on prend en photo fait le spectacle en se tortillant dans tous les sens. A chaque fois qu’on s’arrête en bord de route, il se passe quelque chose et les gens sont vraiment spontanés. Après 1 h de piste, nous arrivons à l’écolodge, tenu par Brigitte et Marc, vers 16h. C’est un ensemble de petites maisonnettes, construites selon le style zafimaniry ( nous sommes dans la région ). Après avoir pris possession de nos bungalows, nous partons faire une petite marche aux alentours de l’hôtel à la rencontre des villageois. C’est grâce à Brigitte et Marc que les enfants sont maintenant scolarisés. Ils les sensibilisent aussi au respect de l’environnement en faisant planter à chaque enfant un arbre par an.

Après une petite partie de pétanque, à partir de 18h c’est la discussion autour du feu de camp, où on regarde les étoiles et où Brigitte nous explique son analyse de la situation à Madagascar, très intéressante car venant de quelqu’un qui connaît le terrain tout en ayant un œil « extérieur ». Elle nous fait part de sa déception sur l’évolution du tourisme à Madagascar, le nombre de voyageurs annuels étant passés de 450 000 en 2009 à 200 000 actuellement, avec probablement une dégradation liée à la grève d’Air Madagascar. La raison principale est l’insécurité, qu’elle trouve excessivement mise en avant par les sites diplomatiques par rapport à la réalité sur place. Comme d’autres, elle nous dit aussi ( et nous avions eu la même réflexion ) que finalement c’est une bonne dictature qu’il faudrait pour remettre le pays dans le droit chemin. A 19h, les choses sérieuses commencent puisque c’est l’apéritif au rhum arrangé. C’est Marc qui tient le bar ( c’est d’ailleurs plutôt l’inverse car le pauvre a des problèmes de santé ) : grande gueule, il m’apostrophe d’emblée en me prenant pour un chinois je suis d’après lui le sosie (confirmé par Brigitte ) avec 20 ans de moins d’Assoun, un chinois d’Ambositra. Il joue un peu la provoc, ce qui peut surprendre voire déplaire à certains, mais on voit qu’il a le cœur sur la main. En tant que bretons ( lui est auvergnat ) nous avons notre réputation de piliers de bar à tenir et nous dégustons avec plaisir , accompagnés par des cacas pigeons ( gâteau apéro locaux ) plusieurs rhums arrangés ( cardamone, poivre, gingembre-cumbavas, pok pok….), les meilleurs de notre séjour haut la main. Marc et Brigitte nous racontent qu’ils sont partis il y a plus de 10 ans pour un tour du monde dont la première étape était Madagascar et ils n’y sont jamais repartis, conquis par l’accueil et la gentillesse malgaches. Le repas se passe dans la convivialité, autour d’une grande table d’hôtes, et nous sommes accompagnés par 2 nantaises et 3 couples de suisses très sympas. Une excellente soirée. La nuit est glaciale ( 4°C au réveil ! ) et la literie pas terrible mais on s’endort sans mal….
Mercredi 15 juillet : randonnée dans les villages zafimaniry. Au lever vers 7h, de la buée sort denotre bouche à l’intérieur du bungalow, ce qui donne une idée de la température les plus courageux passent à la douche ( n’est-ce pas Ben ?), mais je décide comme la plupart de passer mon tour. Si le froid devait durer tout le voyage, on en reparlera mais ce matin ce n’est vraiment pas le moment… Par ailleurs, contrairement à la veille, les nuages sont de la partie ( on est dans une région très humide souvent sujette à des nuages et de la pluie ) et nous accompagneront malheureusement toute la journée. A 8h, départ pour Antoetra pour une balade dans le pays Zafimaniry, connu pour son artisanat du bois, en particulier ses maisons assemblées sans le moindre clou ni la moindre vis, aux portes et aux volets finement sculptées. Nous avons rendez-vous avec notre guide Johny et arrivons sur place à 9h. Les présentations se font rapidement avec Johny, qui n’est pas du genre causant, contrairement à une nuée de jeunes qui s’accrochent à nous en nous demandant de leur acheter des souvenirs à notre retour du village d’Ifasina, but de notre balade. Comme toujours, il y en a qui sont plus dégourdis que les autres et arrivent à se « placer ». Chacun d’entre nous a son « camarade », en gros le premier enfant à avoir lié connaissance avec nous ( Frédéric pour Anny, Jean Marc pour Pierre, Pascal et Stanislas pour Ben, Emmanuel et Eric pour moi ). Ce sont tous des petits malins et ils parlent plutôt bien le français pour un coin aussi reculé. Aujourd’hui, c’est le jour du marché, mais entre les camarades qui nous collent et Johny qui a le feu aux fesses, on n’en profite presque pas et la visite est baclée. Nous entamons notre marche en direction d’Ifasina, village le plus proche, distant de 4 kilomètres par un chemin en montagnes russes en chemin, nous croisons des villageois qui se rendent au marché en nombre. Malheureusement le temps maussade ne nous fait pas apprécier cette randonnée à sa juste mesure, les couleurs des paysages étant un peu fades. A cause du temps, les caméléons ne sont pas non plus de sortie. Charlotte souffre de nouveau de son genou et Anny ne se sent pas très à l’aise sur ces chemins escarpés et glissants. En cours de route, nous somme rejoints par Stanislas, sourd et muet, qui va nous accompagner tout au long de la journée. Après 2 h de marche, nous arrivons enfin à Ifasina où une nouvelle fois nous sommes accueillis par une horde d’enfants ( Jean Marcel, Brigitte….). Toutes les maisons, contrairement à Antoetra, sont ici en bois et nous sommes invités à visiter la case du chef du village qui se dit honoré de notre visite et nous explique le fonctionnement de sa maison ( avec les 4 coins qui ont une signification particulière) où vivent également canards et cochons. Nous le quittons après quelques minutes, non sans lui avoir versé le droit d’entrée qui est de rigueur. A côté de la case ont été disposés différents objets en bois vendus à un prix modéré après nos achats, nous continuons la visite du village et alors qu’on repasse devant la case du chef 5 mn plus tard, tout l’artisanat a déjà été rangé !!
Nous faisons notre halte pique-nique peu après le village, pique-nique que nous partageons avec Stanislas qui n’en demandait pas tant. A mi-chemin, nos camarades arrivent avec des objets en bois qu’ils veulent nous vendre sur le chemin, soit disant pour éviter les problèmes au village nous décidons d’attendre avant d’acheter, mais une fois arrivés à Antoetra, entre les 2 boutiques d’artisanat et les camarades, c’est la foire d’empoigne et c’est même tout près de mal tourner tellement on sent une pression énorme. Juliette et Anny n’en peuvent plus et nous menaçons de partir sans rien acheter si les esprits ne se calment pas finalement on achète à nos camarades, après quoi on quitte le village avec un arrière-goût tellement la fin a été pénible pour tout le monde. Si ça continue, les touristes vont se détourner de cette destination pourtant potentiellement intéressante. On en parle à notre retour à Brigitte qui regrette que personne au village ne soit capable d’organiser la vente de cet artisanat dans un seul et même lieu où tout serait réuni, ce qui éviterait les pugilats. Avant le feu de camp, Charlotte, Juliette et Pierre font une partie de pétanque avec un jeune malgache, Jean Baptiste. Pendant ce temps, nous achetons des écharpes en soie à Brigitte au moins ici on peut prendre le temps de les choisir sans être assailli. A 18h, lors de notre discussion autour du feu, Hery nous informe que nous devons partir à 8h le lendemain car nous devons récupérer au 1er village sur la RN7 nos 2 derniers bagages enfin arrivés à bon port. Nous voilà enfin rassurés, notamment pour la Malarone qu’on va pouvoir reprendre à partir de demain. A 19h, nouvel apéritif au rhum arrangé, avec Marc qui nous raconte ses problèmes de santé opéré il y a quelques mois à la Réunion, il a l’air mal en point et ne paraît pas très optimiste sur l’avenir. On espère en tout cas qu’il ira mieux et pourra mener à bien ses projets au sein du village. Ce soir, nous devions être seuls pour le repas mais finalement 2 couples de belges se sont invités et un couple de réunionnais ( déjà venu l’an passé ) arrive à l’improviste, ce qui oblige Brigitte à leur trouver de la nourriture pour le diner. Au menu ce soir : un plat d’écrevisses, délicieuses dont on se régale tous. Pendant le repas, le fils des Réunionnais, Simon, nous joue des airs d’accordéon dans une très bonne ambiance comme la veille sa mère nous raconte avec moult détails leur périple en train entre Fianarantsoa et Manakara ( plus de 20 h ), avec notamment une scène hilarante où un français, harassé, est tombé du train en marche et où des passagers ont eu le temps d’aller le rechercher et le charger dans le train sans que quiconque ne se soit rendu compte et sans que le train n’ait eu besoin de ralentir. Pour finir la soirée, Marc nous invite encore à un dernier rhum arrangé on se souviendra de ce lieu hors du temps où nous avons rencontré dans gens formidables ! Jusqu’à la fin du séjour Ben se fera d’ailleurs chambrer régulièrement car pas une journée ne se passera sans qu’il évoque Brigitte dans la conversation.
Jeudi 16 juillet : Sous le Soleil de Mada-Fianarantsoa. A 8h, comme convenu, nous faisons nos adieux à Brigitte et Marc, après cette parenthèse inoubliable de 2 nuits après une heure de piste, nous arrivons au village d’Ivato où c’est le marché hebdomadaire et où nos bagages nous attendent. C’est un guide Malagasy Tours qui a fait la route en taxi brousse depuis Antananarivo et qui repart aussitôt dans l’autre sens, une fois sa mission effectuée. Nous déambulons quelques minutes dans les allées du marché et nous dégustons des sauterelles, franchement pas terribles. Alors que nous regagnons notre minibus, nous avons la surprise de voir arriver Brigitte avec sa dégaine improbable, dans sa 4L hors d’âge qui fait aussi taxi brousse puisqu’elle a pris des malgaches et des canards. Quelques mètres plus loin, on se dit que la 4L de Brigitte n’est finalement pas si mal puisqu’une autre 4L sur le bord de la route, dont on se demande comment elle peut encore rouler, a son réservoir d’essence réduit à un simple bidon au niveau du siège du passager….encore un exemple du sens de la débrouille des malgaches. Nous reprenons notre route vers le Sud, les nuages de la veille étant encore bien présents ( le ciel ne se dégagera que peu de temps avant Fianarantsoa ) malgré cela, les paysages sont magnifiques. Alors que nous roulons depuis moins d’1 heure sur la RN7, Hery reçoit un coup de téléphone : le guide a oublié de nous rendre la clé pour ouvrir le cadenas de notre sac tant pis, on trouvera bien un moyen de défoncer notre cadenas à l’hôtel ce soir…. Quelques kilomètres avant Fianarantsoa, nous nous arrêtons de nouveau à un marché Juliette et Charlotte décident de rester dans la voiture, pas très à l’aise dans ces ambiances de marché pourtant toujours très pittoresques, où elles subissent le regard insistant de certains, voire parfois des mains un peu baladeuses. Sur la route, nous assistons régulièrement à des scènes cocasses et nous suivons pendant de longues minutes un taxi brousse avec sur son toit plusieurs canards dans un grand panier, leur propriétaire allant même, alors que le véhicule roule toujours, remettre de l’ordre dans le panier. Les 30 derniers kilomètres avant Fiana sont épouvantables et la route est tellement défoncée qu’on avance au pas, un 4x4 étant ici indispensable pour rouler à vitesse correcte. Feno conduit très prudemment mais malgré tout nous sommes pas mal secoués et c’est assez éprouvant. Manifestement, le gouvernement de la transition et celui qui a suivi n’ont pas investi beaucoup d’argent dans la rénovation des routes pourtant indispensable au développement du pays. Les malgaches paraissent d’ailleurs nostalgiques du président Ravalomanana, renversé en 2009, qui lui avait compris la nécessité d’avoir des enfants scolarisés et un réseau routier digne de ce nom. Après 4h de route, nous arrivons à Fiana et nous arrêtons dans un restaurant pour le déjeuner. Là nous sommes immédiatement sollicités par un rasta malgache qui veut nous vendre des pierres précieuses, soit-disant recommandé par le Petit Futé ( pas le dernier en tout cas..) nous lui signifions que nous ne sommes pas intéressés mais il insiste pour nous les montrer, et c’est alors le début d’une séance interminable de déballage et remballage ( puisque nous ne lui achetons rien comme prévu ), sa mini-sacoche se révélant un puit sans fond. Dans l’après-midi, nous allons visiter la haute ville, avec une certaine appréhension, Hery nous ayant prévenu qu’on risquait d’être harcelés comme à Antoetra. La guide locale s’appelle Pauline, c’est une jeune orpheline qui a été recueillie par l’association du Père Pédro aujourd’hui elle vole de ses propres ailes et se destine à une carrière d’avocat. Finalement on n’est pas trop sollicités par les enfants et c’est plutôt une bonne surprise on est juste accueillis par un « Bienvenue chez les Chtis » suivi d’un « Salut Biloute » qui nous fait hurler de rire tellement c’est décalé par rapport au contexte. La visite est agréable et l’ensemble de cette ville nous laisse une impression très agréable, contrairement à d’autres grandes villes un peu glauques. Nous finissons la journée en allant chez Pierrot Men, photographe bien connu, chez qui nous achetons des cartes postales et des photos à encadrer. Dans la rue, c’est l’effervescence car les élections communales se préparent et c’est la propagande, c’est-à-dire des rassemblements et des défilés un peu partout, des gens habillés aux couleurs du parti du candidat, à grand renfort de sonos poussées à fond et de « fidio » ( en malgache « votez ») + le nom du candidat ( Léon Cu nous a marqué à Fiana ). Jusqu’à la fin du séjour, ces scènes de liesse seront quasiment incessantes et iront crescendo. En fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel, la Villa Sylvestre situé en plein centre-ville, on a l’impression de rentrer dans un bunker, tout étant hyper sécurisé. Par contre, l’intérieur est très agréable avec un style colonial de bon goût et une grande terrasse. Notre premier objectif de la fin de journée est de détruire le cadenas de notre sac, ce que nous arrivons à faire, non sans peine, avec l’aide du gérant de l’hôtel, très sympa. A l’apéritif, on s’épanche un peu sur notre guide Hery, qui nous énerve un peu par son manque de culture et sa tendance à tout prendre à la légère au briefing de la journée du lendemain avec Hery, celui-ci nous demande s’il y a des choses à améliorer dans le voyage. Hasard ou nous a t-il entendu quand on discutait à l’apéritif sur la terrasse ? Toujours est-il qu’on lui dit que tout va bien, l’organisation du circuit nous convenant et les carences qu’on lui trouve n’étant de toute façon pas améliorables. Au repas du soir, au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls clients. Ce soir c’est Pierre qui en prend pour son grade puisque le gérant de l’hôtel lui trouve une ressemblance frappante avec Albert de Monaco. Ce n’est pas la première fois qu’on trouve cette ressemblance et c’est vrai qu’en y regardant de plus près…. En tout cas, entre Assoun et Albert, Pierre et moi sommes habillés pour le voyage. Le repas est correct sans plus il manque une part de poulet, l’hôtel ayant cru qu’un de nous était végétarien. C’est Anny qui se dévoue pour prendre du poisson et en l’occurrence c’est un vrai sacrifice dans le cas présent. Quand on demande de quel poisson il s’agit, la serveuse, très gentille au demeurant, nous dit « du thon ». On voit tout de suite qu’il ne s’agit pas de thon mais d’un filet de poisson blanc, dur comme une semelle jamais nous n’avons vu un poisson aussi dur. Chacun se dévoue pour en manger un peu mais c’est pire que les yeux de barracuda dans Koh Lanta et on finit tous par cacher un morceau sous nos os de poulet.
Vendredi 17 juillet : Fiana-Tsaranoro. Nous partons vers 8h00 ce matin, ayant des timbres à acheter et de l’argent à tirer à la banque. Par ailleurs, nous avons convenu avec Hery la veille d’aller à l’orphelinat du Père Pedro pour faire des dons de vêtements que nous avons ramenés de France ( et récupérés la veille dans nos bagages retardés ) il ne connaît pas le chemin mais nous avons repéré le bâtiment la veille depuis la ville haute. Malheureusement, impossible de trouver l’orphelinat, le comble étant que manifestement personne dans le quartier où on cherche ne le connaît alors que le bâtiment vu la veille est immense. On est un peu furax de cet échec, d’autant qu’on a de gros doutes sur la volonté d’Hery de trouver vraiment cet orphelinat. Nous repartons rapidement en direction d’Ambalavao, dans des paysages grandioses. Nous nous arrêtons en chemin chez des petits artisans qui fabriquent des objets avec de la fibre de sisal. Arrivés à Ambalavao, nous visitons une fabrique de vers à soie ( intéressante ) et la fabrique de papier antaimoro, très recommandée dans les guides, mais que nous trouvons trop touristique et les articles vendus sont la plupart très laids à notre goût. Il est déjà l’heure du déjeuner ( le temps passe vite ! ) et nous nous arrêtons dans un restaurant où nous rencontrons encore les personnes déjà vues lors d’arrêts précédents pour le repas de midi. Manifestement très peu de restaurants conviennent aux vazahas qui se retrouvent tous au même endroit, ce qui permet aussi aux guides de se retrouver. Après avoir passé commande du repas, et en attendant d’être servis, nous allons faire un tour au marché du village, haut en couleur comme d’habitude, et nous en profitons pour acheter un stock de stylos pour distribuer aux enfants lors de notre périple. En début d’après-midi, nous quittons Ambalavao et arrivons quelques minutes plus tard à la réserve villageoise d’Anja où nous devrions voir nos premiers lémuriens tant attendus. Notre guide, Jean Baptiste est accompagné par un rabatteur qui va chercher les lémuriens ( encore qu’ici ça ne se justifie pas vraiment, le territoire étant restreint ). Nous découvrons enfin les lémuriens ( Lemur Catta dans cette réserve ), en nombre et facilement accessibles car très habitués aux humains on ne se lasse pas de les observer ( quelle agilité ! ) et de les photographier sous toutes les coutures. On a également l’occasion de voir un crocodile en pleine sieste sur un rocher au milieu de l’étang, et des caméléons d’un magnifique vert fluo. La balade, très agréable, se poursuit jusqu’au sommet d’une colline, la fin de l’escalade se faisant à l’aide de cordes. D’en haut la vue est splendide. Charlotte, déjà en petite forme depuis ce matin, paraît avoir de la fièvre et n’est vraiment pas fringante mais elle suit courageusement le mouvement. Nous redescendons dans la vallée en empruntant un autre chemin qui nous permet de voir des tombeaux et de circuler dans des grottes ayant servi il y a bien longtemps de refuges aux guerriers Betsileo ( la tribu de la région ) en guerre contre les Bara.

Vers 16h, nous entamons la dernière partie de notre journée, qui doit nous conduire à la vallée du Tsaranoro, plus précisément au Camp Catta. Les 20 derniers kilomètres, de la piste défoncée, sont terribles et pas du tout adaptés à notre véhicule et il nous faut 2 heures pour parvenir à destination. La piste est superbe, surtout en cette fin de journée où le soleil couchant donne à la montagne et au ciel des teintes oranges-rouges. Notre arrivée au Camp Catta se fait de nuit et nous prenons possession de nos bungalows, un familial supérieur pour nous et un standard pour Ben et Pierre qui ont bien du mal à ouvrir leurs bagages tellement la pièce est microscopique. Comme nous le craignions, Charlotte à 39.4°C de fièvre et à peine arrivée au bungalow elle est prise d’une diarrhée soudaine sans avoir eu le temps d’arriver aux toilettes autant dire qu’elle passe à la case douche immédiatement après quoi on lui fait avaler un petit cocktail doliprane-tyorfan et 2 comprimés d’ofloxacine qui devraient la requinquer. Au cours du repas du soir, Jean Paul, le guide du camp vient nous voir pour le programme du lendemain compte tenu de l’état de Charlotte, nous préférons renoncer à la balade du Caméléon, qui dure 6 h et est assez escarpée, et plutôt faire une balade dans la forêt, jusqu’à la piscine puis au village, ce qui devrait être plus en accord avec ses capacités du moment. Charlotte étant fatiguée, je la reconduis au bungalow avant la fin du repas. Je remarque alors un feu assez important que j’identifie comme un feu de camp important le temps que nous finissions notre repas, la situation a évolué puisqu’il n’y a plus de doute désormais : il s’agit d’un incendie de forêt. Nous retrouvons Charlotte qui panique car elle a été alertée par les cris et le crépitement du feu. Pierre, Juliette et moi montons en haut du camp pour évaluer la situation : personne ne panique mais il y a 4 départs de feu ( l’incendie est criminel ) et la situation est suffisamment sérieuse pour qu’on envisage de sortir nos bagages. Sur le retour on croise la directrice du camp, manifestement hyper stressée, qui dit « c’est la merde, c’est la merde ». Juste après, un couple nous dit qu’il est préférable de sortir les bagages et les porter jusqu’au parking. Dans le même temps, on croise Ben, Anny et Charlotte qui sortent les valises n’ayant rien perdu de ma lucidité, je prends le temps d’emporter la bouteille de whisky qu’ils ont négligé de prendre et nous allons au parking où nous attend Feno. Il y a là également un autre guide qui d’emblée nous agace, à dire que c’est une tradition de faire du feu de broussaille à Madagascar et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, et que de toute façon si la situation devenait critique on quitterait le camp en caravane en n’abandonnant personne. Petit à petit tous les résidents du camp arrivent il y a notamment un groupe de jeunes suisses qui font de l’escalade dans le massif depuis une semaine, une espagnole et sa fille qui ont perdu leur guide ( qu’elle retrouveront dans la soirée ), quelques couples, notamment 2 couples de français hyper antipathiques qui, pris de panique quittent immédiatement le camp avec leur guide pour partir je ne sais où. La situation semble se stabiliser, le vent étant quasiment absent, et même si d’où on est on ne peut avoir une vision précise de l’évolution du feu. Le fameux guide, si calme il y a 1 h, commence à s’impatienter et klaxonne à tout va, probablement pour rameuter les autres guides, plus courageux que lui, qui sont en train d’aider les gens de l’hôtel et du village qui se battent contre l’incendie avec de malheureux seaux d’eau. Après 1h30 environ sur le parking, Hery arrive en nous disant que le feu s’éloigne, confirmant notre impression à distance. Soudain, dans la même minute, le guide klaxonneur nous dit : « on part en caravane, on va à Ambalavao où on va chercher un hôtel sur place qui a un véhicule ? Ceux qui ont un véhicule vont à tel endroit et les autres vont à un autre endroit ». Voyant que ça ne va pas assez vite à son goût, il se met à trépigner sur place en disant « de la discipline, il faut de la discipline !!!! » Les autres guides, dont Hery qui nous a pourtant dit 2 mn avant que la situation était sous contrôle, ne pipent pas mot. Notre analyse ( en quelque secondes ) est la suivante : on voit un feu qui s’éloigne, il existe d’autres hébergements dans la vallée, et aller à Ambalavao avec notre véhicule est de l’inconscience, sachant qu’on a déjà mis 2 h de jour à effectuer les 20 kms de piste, qu’en plus on va devoir transporter 3 personnes supplémentaires qui sont d’ailleurs déjà installées dans notre minibus. D’autant qu’Ambalavao n’est pas sur notre route puisqu’on en vient et que de toute façon, si on y arrive, ce sera en milieu de la nuit, donc pour le sommeil, perdu pour perdu, autant rester dans les environs. Ce qui devait arriver arrive : Anny pète un plomb et je lui emboîte aussitôt le pas : « Il est hors de question de partir à Ambalavao, on préfère dormir dans la voiture ou dans un des autres hébergements de la vallée…. » On se fait aussitôt rabrouer par les clients du guide meneur qui nous traitent d’inconscients tout en mentionnant que les locaux connaissent mieux ce genre de situation que nous. Malgré tout, notre intervention a fait son petit effet puisque Hery nous annonce qu’ils vont faire un conseil entre guides pour reconsidérer la situation…Juliette et Charlotte sont elles « vénères » car leurs 2 parents leur ont mis la honte de leur vie…Hery revient quelques minutes plus tard en disant qu’on va aller au Tsara Camp un peu plus loin et qu’un fois sur place on négociera le logement pour la nuit. Heureusement, l’intervention de la directrice de l’hôtel décoince la situation : elle nous assure que le feu est sous contrôle, qu’il existe une barrière coupe-feu autour de l’hôtel qui a joué son rôle, et que de toute façon tout le personnel du camp va veiller toute la nuit et préviendra en cas de soucis. Nous voilà donc rassurés et c’est aussi un discours qui est plus en rapport avec ce qu’on observe. Il est 23h30 et nous allons pouvoir retourner nous coucher. Dans l’euphorie, Ben fait la bise à tout le monde, même à Hery qui reste un peu interloqué. Par contre, nous préférons laisser les bagages qui ont été chargés sur le toit par Feno on les récupèrera demain ( on apprendra le lendemain que Hery et Feno sont restés dormir dans le véhicule pour garder les bagages ). Dernière difficulté avant d’aller nous coucher : convaincre Charlotte de quitter le minibus et de retourner se coucher rien n’y fait, Anny et moi essayons tous les arguments mais elle est braquée. Heureusement, Pierre, le sauveur, qui n’a pas fait d’esclandre lui, arrive à lui faire entendre raison et la convainc de venir dormir dans leur bungalow, tout proche du parking. Elle aura un mal fou à s’endormir et ce n’est qu’en milieu de nuit que le sommeil aura raison d’elle. Chez nous, Juliette a descendu son matelas au rez de chaussée ( leur chambre est en mezzanine ) pour être rassurée. Personnellement, ces émotions ne m’empêchent pas d’être zen puisque je m’endors dans les 5mn j’ai juste été réveillé en pleine nuit par Anny, inquiète du bruit du feu et ayant l’impression qu’il se rapprochait. Dans un état second, je me suis levé, ai regardé de la salle de bain, et ai grommelé « c’est bon » en regagnant mon lit avant de retrouver immédiatement le sommeil. Quelle soirée en tout cas ! On se demande bien ce qui peut bien nous arriver encore après ces événements de ces derniers jours et le Camp Catta porte bien son nom…
Samedi 18 juillet – balade dans la vallée du Tsaranoro. Ce matin au réveil, tout le monde n’est pas en pleine forme faute de sommeil, mais vu ce qu’on a évité de peu (la caravane ), on fait tous bonne figure, d’autant que l’incendie s’est fortement calmé, de même que les intestins de Charlotte, qui est en bien meilleure forme ce matin, sa fièvre ayant disparu. Nous sommes accueillis à la sortie du bungalow par des lémuriens catta qui, comme à Anja, sont habitués à l’homme et peuvent être approchés assez facilement. Au petit déjeuner, nous avons la surprise de voir les 2 couples antipathiques partis en catastrophe hier au début de l’incendie finalement eux aussi sont semble t-il revenus à la raison…. On arrive un peu en retard pour le début de la balade, 8h30 au lieu de 8h00, mais nous avons des circonstances atténuantes Jean Paul n’est pas franchement fringant ce matin, c’est le moins qu’on puisse dire, ayant dû veiller une bonne partie de la nuit. Par ailleurs, il est dépité par l’inconscience des pyromanes qui ont détruit une partie de la forêt, avec les risques pour les animaux qui y vivent. Nous entamons notre marche dans la forêt puis continuons à cheminer le long des sentiers jusqu’à une piscine naturelle qui ne nous donne pas envie de nous baigner ; les animaux ( lémuriens, caméléons, criquets ) sont de la partie et la promenade agréable et sans difficultés. Arrivés à bonne distance de notre hôtel, nous nous arrêtons pour prendre un rafraîchissement dans un autre camp de la vallée de là nous voyons que l’incendie est en train de remonter au sommet de la falaise, le risque étant que les flammes retombent dans la vallée et enflamment une autre partie de la forêt. Lors de cette pause, Hery nous apprend que le fameux guide d’hier soir avait un peu forcé sur la bouteille, ce qui explique son attitude incohérente, et ce qui rend encore plus incompréhensible le mutisme des autres guides….ça nous conforte aussi un peu plus dans notre réaction.

Poursuivant notre parcours, nous parvenons à un petit village voisin où nous regardons travailler le forgeron, puis nous nous rendons au dispensaire où nous espérons cette fois pouvoir laisser nos habits. Malheureusement, le dispensaire est fermé le samedi après-midi mais par chance l’instituteur du village est en train de travailler sur l’ordinateur et il nous fait visiter le dispensaire. Après avoir discuté un peu avec lui, nous lui proposons de revenir un peu plus tard pour déposer nos vêtements, le camp étant distant d’une vingtaine de minutes. Nous laissons les filles au bord de la piscine du Camp Catta et revenons rapidement au dispensaire où l’instituteur nous reçoit et nous remercie pour les 2 sacs d’habits laissés alors que nous repartons, nous rencontrons l’infirmière avec qui nous discutons un moment. Elle tient le dispensaire avec une sage-femme les 2 sont payées par l’intermédiaire de l’association St Jérôme, une association basée à Marseille. Les moyens dont elles disposent sont assez limités mais il est difficile de recueillir suffisamment de dons et les dons ne sont pas toujours utilisés à bon escient. Après cette belle rencontre, nous revenons au camp et certains vont à la piscine ( où nous rencontrons ceux qui nous ont rabroués hier soir, qui nous font là un grand sourire..), pendant que les autres vont photographier les lémuriens avant l’apéritif ( le nôtre, pas celui des lémuriens ). La nuit étant revenue, le feu est beaucoup plus impressionnant, d’autant qu’il est retombé de la falaise par ailleurs, un autre feu a démarré en face sans qu’on arrive à savoir si c’est un simple feu de broussaille. Du coup, Charlotte est hyper stressée et ne tient pas en place, passant sans cesse de la chambre à la salle de bain pour regarder à la fenêtre. Au fur et à mesure, les flammes commençant à s’atténuer, elle finit par se calmer et revenir à la raison. Le repas de ce soir ne restera pas dans les mémoires ( c’est l’hôtel où on a le moins bien mangé jusqu’à présent ), en particulier les crêpes flambées pour ceux qui ont eu le malheur d’en commander, qui baignent dans un jus immonde. Ce soir, le manque de sommeil de la veille se fait sentir et même Ben se couche à 21h30, fatigué par son séjour au Camp Catta.
Dimanche 19 juillet : Tsaranoro – Isalo. Nous quittons ce matin le camp à 8h, la route jusqu’à Ranohira étant longue et pénible ( sur les 2 premières heures jusqu’à la RN7). Sur la piste nous croisons beaucoup d’éleveurs de zébus qui promènent leur troupeau c’est dimanche et beaucoup de villageois se sont mis sur leur 31 pour se rendre à la messe. On est désormais dans le pays Bara et le paysage se fait de plus en plus aride et plat, ce qui tranche complètement avec les paysages des hautes terres rencontrés jusqu’alors. Sur la RN7, nous nous arrêtons dans un village où la messe est malheureusement finie mais nous demandons à visiter l’église ainsi que l’école où nous rencontrons l’apprenti pasteur ainsi que le pasteur ( on sent bien chez ce dernier sa position dominante par rapport à l’apprenti qui est muet quand le pasteur est là ). Anny fait cadeau à une petite fille, Véronique, d’un bracelet, la voyant le regarder avec insistance autour de son bras. Arrivés à Ihosy, et après avoir fait le plein d’essence, nous nous mettons en quête d’un hotely, c’est-à-dire d’un restaurant « local », pour le repas de midi. On veut tenter l’expérience mais pas facile d’en trouver un le dimanche midi. Après 2 aller-retour dans la rue principale, on jette notre dévolu sur « Tina » (c’est le nom de l’hotely ). La première impression donne le ton : des déjections de poulet sur les tables à l’extérieur, des toilettes sordides au fond du jardin on veut du local, on va en avoir….Le repas est aussi dans le ton : j’essaie un poulet gingembre et les autres un poulet grillé avec du riz blanc. Le poulet n’a que la peau et les os ( ils appellent ça du poulet bicyclette, ce qui est assez parlant ) la seule chose qui donne envie ce sont les carottes rapées. Seuls Ben et Charlotte ( moi je n’en ai pas ) refusent de les manger, craignant pour leurs intestins. Pour ce frugal repas, il nous en coûte 35 000 ariarys ( avec une grande THB et une bouteille d’eau ), soit un peu plus de 10 euros. On ne peut pas parler de bon rapport qualité prix dans le cas présent ( on ne sait pas très bien comment classer ce repas sur l’échelle de la qualité… ) mais en tout cas on ne s’est pas ruinés. La route d’Ihosy jusqu’à Ranohira est plutôt monotone nous arrivons après une longue montée sur l’Horombe, un immense plateau qui permet de voir à perte de vue à des dizaines de kilomètres à la ronde. C’est finalement assez tôt, vers 15h30, que nous arrivons à notre hôtel, « le Jardin du Roy », un établissement de grande classe situé dans un cadre magnifique par contre, très étonnant compte tenu du standing et de l’affluence touristique de l’Isalo, l’hôtel est quasiment désert ( et ce n’est pas le premier ), ce qui confirme vraiment les propos tenus par Hery concernant les nombreuses annulations de séjours ( a priori plus de 50% ) suite à la grève d’Air Madagascar ( ou plutôt Air Maty comme l’appelle Hery, c’est-à-dire Air Mort, ce qui en dit long sur l’espérance de vie de la Compagnie). Pendant que les filles restent à la piscine, nous partons explorer les environs de l’hôtel qui sont très étonnants parce qu’on ne s’attend pas à trouver une végétation aussi luxuriante ( pandanus, palmiers…) dans un endroit a priori sec et minéral. Nous nous promenons jusqu’au coucher du soleil, à l’heure où la roche prend une teinte rouge superbe. Le restaurant est à la hauteur du standing de l’hôtel et ça fait du bien de manger de la bonne nourriture après l’hotely de ce midi. Ce soir, Ben va enfin assouvir son fantasme : goûter à un vin malgache. Pourtant, les avis récoltés jusqu’à présent sont unanimes : c’est une picrate infecte, Marc du Soleil de Mada ayant été jusqu’à nous dire que le pire vinaigre est meilleur que le meilleur vin malgache. Personne n’est trop chaud, mais Ben voulant absolument tester cette expérience ultime, nous commandons une petite bouteille d’un rouge malgache en plus de notre habituelle bouteille de vin sud africain. Ben étant désigné d’office pour le goûter, le résultat ne se fait pas attendre : c’est aussi imbuvable que prévu, et même en faisant de gros efforts nous ne parvenons pas à finir la bouteille loin s’en faut. A la fin du repas, nous nous laissons tenter par une citronnelle ainsi que par des rhums arrangés offerts par la maison et que nous dégustons au bar. Ils souffrent un peu de la comparaison avec ceux de « Sous le Soleil de Mada » ( encore une bonne raison pour parler de Brigitte, n’est ce pas Ben ?). Nous finissons la soirée sur la terrasse de la chambre, à observer les chauve souris qui logent dans un arbre à proximité.
Lundi 20 juillet : canyon des makis et canyon des rats dans l’Isalo. A 8h, après un petit déjeuner hyper copieux, nous partons pour Ranohira où nous rejoignent notre guide local Alphonse et Olga, une jeune malgache qui a préparé nos repas et doit nous rejoindre sur le lieu du pique-nique pendant la marche. Alphonse a un rire impayable et comme il rit pour un rien ( en nous parlant du supermarché fou fou fou à l��entrée de Ranohira, ou quand on le compare au receveur dans les taxis brousse par exemple ), son rire finit par être communicatif et Charlotte ne résiste pas à la tentation de l’enregistrer sur son IPod. L’accès au canyon des makis et au canyon des rats n’est une fois de plus pas une mince affaire avec notre véhicule, et il nous faut 1h15 pour effectuer la piste de 17 kms jusqu’au départ de la randonnée du jour. Arrivés au vieux village de Ranohira, alors qu’on pense être seuls ( on ne verra d’ailleurs pas un touriste de la journée dans ce lieu soit disant touristique ), une nouvelle meute d’enfants arrive en essayant de nous vendre des petits objets en terre, représentant des zébus, crocodiles ou caméléons. Franchement, c’est assez laid et il y a des limites à acheter à tout le monde d’autant que si on fait plaisir à l’un d’eux, on va décevoir les autres. On se contente donc de distribuer des bonbons, et pour éviter l’anarchie, on met tout le monde en rang et chacun son tour pour la distribution.

Nous commençons la balade pour le canyon des makis nous rencontrons un couple qui fabrique du rhum local, nous traversons un ruisseau en passant sur un tronc d’arbre, ce qui donne lieu à des émotions à ceux qui ont un équilibre précaire. Petit à petit les enfants nous abandonnent et nous finissons par nous retrouver tranquilles. Dans la forêt à l’entrée du canyon des makis, nous apercevons très furtivement 2 variétés de lémuriens, des roux et des cattas. Puis nous nous engageons dans le canyon que nous parcourons pendant un bon moment, tout en passant sur des roches faciles à escalader. Ayant terminé d’explorer ce canyon, nous nous dirigeons vers le départ du canyon des rats. C’est en chemin, au bord d’un cours d’eau et dans un cadre verdoyant que nous attend Olga qui a dressé la nappe pour le pique-nique. Au menu : salade de pâtes, boulettes de zébu et salade de fruits. On se régale après cette matinée de marche qui a creusé les estomacs. Les enfants sont de retour comme par magie avec leurs objets à vendre l’une d’entre eux a un sacré caractère et donne du fil à retordre à Ben. « On verra tout à l’heure » lui dit-il. Pendant ce temps, alors qu’elle est en train de satisfaire un besoin naturel avec Anny, Charlotte se fait piquer à plusieurs reprises à l’arrière du genou, à travers sa genouillère. C’est très douloureux et déjà que la marche était laborieuse avec sa douleur au genou, ça devient quasi impossible. Elle finit d’ailleurs par renoncer au début du canyon des rats Anny décide de rester avec elle pour l’accompagner elle-même aurait probablement eu des difficultés à certains endroits assez escarpés du canyon. La hauteur des parois est ici plus impressionnante que dans le précédent. Là encore nous marchons jusqu’au bout du canyon où une piscine donne lieu à une bataille d’eau entre Juliette et Ben. Sur le chemin du retour nous observons sur la paroi des falaises des tombeaux provisoires et définitifs Alphonse nous explique qu’il n’y a ici qu’une seule cérémonie de retournement des morts et que c’est lors de cette fête que les corps sont amenés du tombeau provisoire au tombeau définitif, situé encore plus haut sur la falaise, et alors que les personnes qui les transportent sont souvent très éméchés par les festivités en cours. A cette occasion nous remarquons une chose : alors qu’on est persuadés depuis le début du séjour qu’il ne faut pas montrer du doigt ( notamment des tombeaux ) avec le doigt tendu mais plié, on remarque que ceci ne s’applique qu’à nous car les malgaches n’ont pas l’air d’y prêter attention autant dire qu’à partir de ce jour on ne s’astreint plus à cette précaution… Sur le chemin du retour, Charlotte a enfin accepté d’enlever sa genouillère, ce qui soulage la douleur au niveau des piqûres de guêpes. Arrivés à proximité du village, nous apercevons au loin la bande d’enfants, sagement assis à proximité d’une petite butte sur laquelle ils ont soigneusement alignés leurs objets en terre pour les mettre en valeur. Malgré cela, nous ne nous décidons pas à acheter quoi que ce soit. Alors que nous passons à nouveau sur le tronc d’arbre pour traverser le cours d’eau déjà emprunté à l’aller, Alphonse attire notre attention sur une masse de l’autre côté du cours d’eau : un énorme caméléon de plus de 50 cm que nous n’avions même pas aperçu nous le prenons en photo pendant quelques minutes, après quoi nous regagnons le minibus distant de quelques dizaines de mètres. Une nouvelle distribution de bonbons et nous voilà repartis sur la piste de 17 kms. A Ranohira, après un petit arrêt photo pour immortaliser le supermarché « fou fou fou », nous prenons congé d’Alphonse et nous lui donnons rendez-vous pour le lendemain où est prévue la balade à la piscine naturelle. Au restaurant de l’hôtel, le pavé de zébu restera dans les mémoires. Après le repas, comme la veille, nous buvons une citronnelle puis un rhum arrangé au bar. Ils passent une musique malgache sympa et rythmée, du groupe Jaojoby. Ben, qui a pour habitude de toujours ramener un CD des pays qu’il visite , va se mettre en quête d’un album de ce groupe.
Mardi 21 juillet : Isalo-Tulear. La veille au soir, j’ai eu le malheur de dire que les craintes qu’on avait sur les troubles digestifs à Mada étaient exagérées…Ce matin la moitié du groupe est sur le flanc : Juliette a été prise de diarrhées une bonne partie de la nuit, Pierre est malade au réveil ( diarrhées et vomissements ) et Anny a des douleurs gastro intestinales qui ne présagent rien de bon. Le cocktail tyorfan-ofloxacine s’impose. Après réflexion, on se dit que ce sont les crudités de l’hotely qui sont certainement responsables de cette gastro. Le petit déjeuner est prévu à 7h mais le moral des troupes est un peu morose, ce qui n’empêche pas Ben de cracher son thé à la figure de Charlotte, pris d’un fou rire en repensant à Johny Gasy et son « et j’ai crié, crié é… » A 7h30, nous partons pour Ranohira où nous retrouvons Alphonse qui n’a pas perdu sa bonne humeur. Avant de partir pour la balade, nous allons passer commande au restaurant de ce midi, « le Zébu grillé », pour éviter d’avoir à attendre, notre route vers Tulear étant longue. Autant dire que dans le contexte, c’est sans enthousiasme que se fait cette commande, Pierre et Juliette préférant commander du riz blanc. La balade vers la piscine naturelle est agréable, facile mais un peu fréquentée à notre goût ( c’est la première fois qu’on rencontre des touristes depuis le début des vacances lors de nos marches ). Nous avons l’occasion de voir un petit scorpion sur le chemin. Arrivés à la piscine naturelle, malheureusement prise d’assaut, Charlotte se baigne alors que je n’ai le courage de me mouiller que jusqu’à la taille. Malgré l’état de délabrement des troupes, tout le monde aura fait l’ensemble de la balade sans encombre, ce qui était loin d’être gagné d’avance ce matin au réveil. A 12h, nous voilà de retour au « Zébu grillé » où nous aurions pu nous abstenir de passer commande, étant les seuls clients. L’ambiance est un peu mortelle et nous expédions nos plats, pressés de quitter ce restaurant sans âme. Nous nous dirigeons ensuite vers Tulear par une route très monotone et les candidats à la sieste sont nombreux. Les 2 seuls lieux qui retiennent notre attention sont la traversée de la ville d’Ilakaka (ancien petit village tranquille devenu une ville grouillante et un peu malsaine suite à la découverte de gisements de saphir, des milliers de personne ayant tout quitté pour y faire fortune) et celle de la plaine des baobabs nous nous arrêtons quelques minutes pour photographier 2 beaux spécimens au bord de la route et nous en profitons pour donner 2 tee shirts à 2 jeunes qui passaient par là. Dans cette partie du pays se dressent le long des routes des tombeaux mahafaly érigés ça et là, parfois gigantesques, certains étant même plus beaux et richement décorés que les maisons habituelles de vivants des cornes de zébus ornent ces tombes, leur nombre étant proportionnel au nombre de bêtes tuées en l’honneur du défunt. Nous arrivons à Tuléar en fin d’après-midi et avons juste le temps de visiter le marché local comme nous l’avons constaté en traversant des villages, la misère paraît ici encore plus importante qu’ailleurs et nous sommes harcelés par des mendiants et des handicapés qui font la manche. C’est une ville grouillante où circulent par centaines pousse pousse et cyclo pousse. Lors de notre visite du marché, Charlotte tape dans l’œil d’un jeune malgache qui fait un signe à Pierre qui ne laisse pas d’ambiguité sur ses intentions. Elle décline l’offre…. Nous arrivons à la nuit tombée à notre hôtel « Villa Moringa », superbe établissement ( nous avons une suite familiale ). Avant le dîner, nous retrouvons Hery et Feno pour le briefing du lendemain eux ont eu les plus grandes difficultés à trouver un hôtel, la propagande battant son plein, avec notamment sur Tulear le Général, ancien premier ministre de la transition, qui se présente. Le repas du soir, excellent par ailleurs, se déroule dans une ambiance bizarre, étant seuls dans une grande pièce qui sonne un peu creux, avec des employés plus nombreux que nous. Une fois de plus on se demande où sont les touristes. Après le rhum arrangé offert par la maison, Anny dont les douleurs gastro-intestinales s’amplifient, et Pierre épuisé par sa gastro, vont se coucher. Charlotte, Juliette et moi allons faire un billard pendant que Ben envoie des mails pour donner de ses nouvelles, et la soirée se termine sur la terrasse autour d’un petit digestif.
Mercredi 22 juillet : Tulear-Anakao. Ce matin, c’est à mon tour d’être fébrile et dérangé au niveau gastro intestinal j’aurais peut-être dû éviter les cacahuètes d’hier soir servis à table… Nous avons tous été réveillés aux aurores par la trompette militaire nous sommes juste en face d’une caserne, ce qui nous donne l’occasion d’assister de notre terrasse à un spectacle gratuit qui vaut tous les films comiques et qui déclenche chez nous l’hilarité générale : les militaires se livrent à divers exercices avec leur arme, tout cela entrecoupé par des moments de franche rigolade en parallèle, l’un d’entre eux, dont on se demande s’il a été puni, avance puis recule à 4 pattes en faisant le canard tout en étant suivi par un instructeur. La scène la plus cocasse est l’arrivée d’un groupe en tenue de footing, certains d’entre eux avec un casque immense sur la tête rappelant celui de De Funès dans « la Grande Vadrouille ». Elle est belle l’armée malgache ! Hery nous apprend qu’il s’agit d’exercices pour une passation de pouvoir qui va avoir lieu dans la matinée. Aujourd’hui, c’est le départ pour Anakao où nous devons faire une parenthèse balnéaire de 4 jours. Nous allons donc nous ravitailler a minima avant de partir en allant chercher du pain, des bananes (comme d’habitude la vendeuse n’a pas de monnaie à nous rendre ) et de l’eau ( chez des indiens aimables comme une porte de prison ). Nous nous dirigeons ensuite vers l’embarcadère où le rendez-vous avec l’Anakao express est prévu à 9h30 à 9h45, le bateau arrive, déjà bien chargé, aucune brassière n’étant plus disponible pour nous. Il y a là des personnes de plusieurs nationalités, un travesti italien, des français de Guyane qui viennent faire du kite surf et qui, voyant le tee shirt de Ben acheté à Jericoacoara, nous demandent si on connaît Jeri, eux même étant des habitués. La mer est calme et la traversée jusqu’à Anakao, longue d’une heure, se passe sans encombre c’est la saison des baleines mais nous n’aurons pas la chance d’en voir. Le bateau dépose les touristes les uns après les autres devant leur hôtel ( chez Solange, Andrea…..) notre hôtel, l’Anakao Ocean Lodge est situé de l’autre côté de la baie et nous sommes les derniers à arriver à bon port. A notre arrivée, ce sont 20 personnes qui se tiennent au garde à vous sur la plage pour nous accueillir on n’en demandait pas tant ! Après les diverses explications sur le fonctionnement de l’hôtel, nous prenons possession de nos bungalows ( 1 pour Charlotte et Juliette, un pour Pierre et Ben, un pour Anny et moi ), superbes et joliment décorés. Nous repérons notamment des sculptures accrochées au mur, qu’on verrait bien chez nous… Assez rapidement, nous allons à la plage devant l’hôtel, impatients de nous baigner dans l’Océan Indien l’eau est plutôt fraîche ( pas plus de 22-23°C d’après nos estimations ) mais le bain très agréable. Ce midi, nous ne mangeons pas au restaurant mais pique niquons sur la plage pour faire honneur à la boîte de pâté Hénaff que Ben a emporté dans ses bagages un délice ! Après cela, me sentant un peu fébrile, je reste avachi sur ma serviette, ne tardant pas à m’endormir et même à ronfler selon certains, ce dont je doute.. Ben et Pierre partent courir sur la plage et reviennent après 30 mn, des ampoules sous les pieds et dégoulinants de transpiration. De mon côté, je finis par prendre mon courage à 2 mains et je pars faire une petite marche avec Anny, constatant qu’à proximité de l’hôtel on n’est pas très sollicités par les enfants. En fin d’après-midi, la fraîcheur arrivant rapidement, nous avons réservé un massage pour Juliette et Charlotte après une heure, elles en reviennent enchantées. De notre côté nous allons voir les objets d’art ( statues pour la plupart ) en vente à l’accueil certaines statues sont vraiment superbes ( elles sont fabriquées par un artiste malgache qui a son atelier à Antananarivo ) mais, n’arrivant pas à choisir ( il paraît que ma statue ressemble à un phallus géant !) nous remettons notre achat au lendemain. Il est 19h30, l’heure du repas du soir. Notre serveur arrive pour nous présenter le menu de ce soir faisant penser à un boxeur sur un ring, sautillant d’un pied sur l’autre, il commence sa présentation : « alors en entrée on a……, alors l’entrée c’est….. » Gros trou noir, il a oublié son texte, ça commence bien. Du coup, il commence par le plat et avec notre aide ( nous avions lu le menu à l’entrée ) il finit par s’en sortir. Le repas est lui excellent ( comme tous les plats dégustés pendant notre séjour à Anakao ), avec une cuisine de la mer, fine et pas trop copieuse. A la sortie, la cuisine étant ouverte sur la salle, nous passons féliciter les cuisiniers.
Jeudi 23 juillet : Anakao – Nosy Ve. Nous avons réservé la veille une excursion à la demi-journée vars Nosy Ve, île la plus connue des environs. A 8h30, nous partons en pirogue à voile en compagnie de nos « skippers », Bongo et Théo, qui ne parlent pas 2 mots de français. Ce matin, c’est pétole sur le plan d’eau et il nous faut 1 h pour atteindre péniblement Nosy Ve.

Bongo nous fait faire le tour de l’île qui est une réserve et un des rares lieux de nidification du paille en queue à queue rouge, magnifique oiseau. Le temps passe très vite et il est déjà 11h quand nous arrivons à notre point de départ c’est l’heure de la baignade tant attendue dans une eau turquoise. Pour le snorkeling, par contre, c’est quasiment le néant, d’autant que le courant puissant nous empêche de progresser comme on le souhaiterait. Après un peu plus d’1 heure à profiter de l’eau et de la plage, nous prenons le chemin du retour, avec un vent toujours aussi peu soutenu. Bongo, jusqu’alors plus que discret, commence à se lâcher un peu et se met à chanter et à pousser des cris bestiaux. Je ne sais pas pourquoi, mais le nom de Bongo nous rappelle soudain le Banga, une boisson de triste mémoire de notre jeunesse, et surtout la pub de l’époque « dans Bongo ya des fruits, juste c qu’il faut, dans Bongo ya de l’eau oui mais pas trop ya des fruiits, ya de l’eau o, c’est Bongo o ». C’est débile mais il en faut peu pour nous amuser. Arrivés vers 13h15, nous passons immédiatement à table pour un plat de poisson délicieux comme d’habitude. Walter, le directeur italien de l’hôtel est aux petits soins, très prévenant et c’est vraiment agréable de se sentir bichonnés. L’après-midi est consacrée à la plage que c’est agréable de ne rien faire parfois et de se prélasser. Seul Ben a encore le courage d’aller courir. Pour l’apéritif de ce soir, ayant du rhum mais pas de jus, nous allons commander au bar des jus d’ananas pour se faire un petit punch : délicieux et ça va devenir une habitude les soirs suivants. Pour le repas du soir, nouveau serveur et nouveau trou de mémoire au moment de nous présenter le menu, en l’occurrence un tartare de carangue et un filet de capitaine.
Vendredi 24 juillet : Anakao. Ce matin, Anny se lève énervée : apparemment j’ai ronflé comme jamais cette nuit, impossible à arrêter, d’où un sommeil écourté pour elle je n’ai pourtant pas fait plus d’abus que d’habitude hier soir, mais je fais profil bas en ce début de matinée… Pour se changer les idées, nous nous décidons à aller acheter nos statues, le groupe d’anglais arrivés hier ayant commencé à dévaliser le magasin. J’ai fait une croix sur « mon phallus » ( à force d’en parler on ne voit effectivement plus que ça ) et nous nous rabattons donc sur une autre sculpture avec 2 têtes, très sympa également. La matinée à la plage se déroule tranquillement, avec une sortie en pirogue pour Charlotte et moi, et un nouveau footing de 50 mn pour Ben, décidément acharné. Le midi, nous rencontrons les français de Guyane aperçus lors de notre transfert en bateau le vent n’est pas favorable au kite depuis l’arrivée mais ils espèrent une amélioration dans les prochains jours nous nous donnons rende-vous pour le lendemain sur Nosy Satrana où nous avons l’intention de passer la journée. Un peu avant 16h, nous avons décidé d’aller nous promener jusqu’au village d’Anakao. Les filles ne souhaitent pas nous accompagner et restent bronzer sur la plage. Sur les conseils de Walter, nous entamons notre marche par l’intérieur des terres. C’est très rapidement l’enfer car nous sommes harcelés par des enfants et même quelques adultes : bonbons vahazas, cadeaux vazahas, lunettes, montres, tongs, casquettes….tout y passe et malgré nos refus ils sont très insistants et ne nous lâchent qu’après avoir insisté lourdement. La promenade est franchement pénible ( est-ce l’habitude des touristes des hôtels voisins ?), d’autant que le village est très sale la plage n’est pas en reste, puisque nous assistons tour à tour à des gens qui font leurs besoins sur le sable après avoir creusé un petit trou, à une femme qui jette ses déchets de poulet au bord de l’eau et pour finir à un gros cochon rose qui se délecte de toute cette nourriture facile et déambule au bord de l’eau en mangeant tout ce qu’il peut trouver. Pas mécontents de quitter ce village de pêcheurs, nous revenons vers notre hôtel par le bord de mer. En chemin, nous distribuons les quelques vêtements qui nous restent à un couple de pêcheurs, et à 3 jeunes enfants. Avant le repas, nous allons réserver notre excursion du lendemain les touristes des derniers jours n’ayant vu des baleines que de loin, nous préférons choisir l’excursion à la journée vers Nosy Satrana en pirogue à voile. Comme tous les soirs, notre serveur-boxeur est présent pour le dîner, toujours aussi speed il commence à nous connaître et aime de plus en plus plaisanter. Ce soir, c’est du capitaine grillé qui est servi Anny et Ben craignent le pire car il nous est servi entier, mais j’arrive à leur préparer des morceaux sans arêtes et tout le monde se régale une nouvelle fois.
Samedi 25 juillet : Anakao-Nosy Satrana. Cette nuit, pas de ronflements intempestifs à signaler par contre, j’ai fait un cauchemar ( j’étais attaqué par une bête sauvage ) et me suis mis à crier au milieu de la nuit, rapidement calmé par Anny. A 8h45, nous retrouvons Bongo, un nouveau matelot et une femme qui s’occupe de l’intendance pour le pique-nique de ce midi. Une petite brise souffle ce matin, ce qui nous permet d’arriver en 30 mn à Nosy Satrana en traversant un lagon magnifique rappelant la Polynésie. Nous entamons le tour de l’île, en nous arrêtant de temps en temps pour une baignade rafraîchissante. L’île est déserte des tombeaux couronnent son sommet est. Walter nous a dit la veille que par marée basse, les troupeaux de zébu pouvaient passer de la grande terre à l’île mais en cette fin de matinée, la mer n’est pas assez reculée pour le permettre. Le temps passe vite à ne rien faire et l’île est assez étendue, et il est déjà 13h quand nous arrivons à notre point de départ. La table a été dressée sous « le » grand tamarinier, le seul arbre digne de ce nom sur Nosy Satrana. Bongo et ses 2 acolytes ont bien fait les choses puisqu’ils ont mis une nappe, des sièges « zafimaniry », et ils sont en train de nous faire griller des langoustes et des brochettes de capitaine accompagnées de pommes de terre. On est vraiment reçus comme des rois et la vue et l’odeur de ces grillades nous donnent l’eau à la bouche. Le goût est à la hauteur et on se régale de notre repas, en suçant bien tous les morceaux de carapaces pour ne rien perdre. On ne sait pas si c’est un trop plein de bonheur, mais Anny se lâche complètement et se met à dire sur un mode rap « pas taper, pas taper ». Pas la peine d’expliquer le pourquoi du comment, il faut y être pour le comprendre ( et même en y étant…)Après ce festin, nous allons profiter de la plage voisine où nous rencontrons de nouveau les Guyanais. Pour le kite ce n’est pas encore le jour ! Ils ont été ce matin à la recherche des baleines mais n’en ont pas aperçu, se contentant d’un banc de dauphins. Ils travaillent tous les 2 (ils sont accompagnés de leur fils ) dans l’enseignement et passent 2 mois à Mada ( ils ont fait le Mozambique l’an passé ), ce qui leur laisse le temps d’utiliser les moyens de transport locaux. Ils ont fait tout le nord en taxi brousse, avec bien entendu des arrêts pannes qui ont grandement rallongé le trajet. Ils doivent ensuite continuer jusqu’à Fort Dauphin en passant par la côte, ce qui sera probablement une nouvelle aventure. Nous échangeons sur nos impressions au sujet de Madagascar et nous sommes tous d’accord sur le fait que c’est incompréhensible que ce pays soit si pauvre et si arriéré alors qu’il dispose de ressources naturelles énormes, mais inexploitées. Une rencontre très sympa. Nous finissons l’après-midi sur la plage par une partie de volley et avant de reprendre la pirogue vers 16h15, Pierre et moi inventons une petite chorégraphie ridicule qui fait le plaisir de l’assistance, c’est-à-dire les 4 autres. Sur le trajet du retour, Ben et moi nous nous essayons à la voile, en équilibre plus ou moins instable tout en poussant des cris « bongoesques ». Après cette journée très sympa, le séjour à Anakao se termine déjà et nous regrettons de ne pas avoir passé une journée supplémentaire. Le départ de demain est prévu à 7h30 et il va falloir nous lever à 6h45. Nous dégustons notre dernier repas, accompagné comme toujours d’un vin sud-africain, persuadés qu’on ne retrouvera plus la même qualité de nourriture durant le reste du séjour. Ce soir, il n’y a plus grand monde, une famille de français avec 2 enfants, déjà vus au Jardin du Roy, un français seul que la famille a invité à sa table pour la soirée, et un dernier petit groupe d’étrangers demain l’hôtel sera presque vide, la grève d’Air Madagascar, bien que terminée, n’ayant pas permis de rétablir les vols aux jours et horaires prévus. En fin de soirée, autour d’un petit ti punch, nous refaisons un peu le monde et ne pouvons-nous empêcher de nous remémorer les vieux souvenirs de Tahiti de 1992 (est-ce le paysage de lagon vu aujourd’hui qui nous a rappelé le bon vieux temps, possible ). Même Pierre qui n’y était pas connaît ces histoires par cœur et doit commencer à trouver qu’on radote.
Dimanche 26 juillet : Anakao – Isalo. Ben et moi on se réveille un peu avec la gueule de bois, non pas qu’on ait abusé hier soir ( encore que quand on commence à parler de Tahiti, c’est qu’on n’en est pas loin…) mais on a été réveillés en pleine nuit par des hurlements à 4h une voix de femme criait très distinctement et sans accent en français : «ta gueule, espèce de taré, arrête….. », et ce pendant de longues secondes entrecoupées par des chuchotements d’une autre personne. C’est hyper violent et une fois le calme revenu je me mets à analyser la situation : il ne peut s’agir que de la famille de français y aurait-il eu quelque chose avec l’autre français ? Et puis progressivement je me fais un autre film : ne serait-ce pas Charlotte et Juliette qui se seraient disputées, même si je n’ai pas reconnu leur voix ? N’auraient-elles pas été agressées dans leur bungalow ? Evidemment, avec cette idée en tête, impossible de m’endormir et à 4h30 je sors avec ma lampe frontale pour voir si tout est normal dans leur bungalow rien à signaler et je me recouche et me rendors rapidement. Au réveil, je vais quand même les voir pour être certain que tout va bien : rien à signaler, elles n’ont rien vu, rien entendu ! En sortant de leur bungalow, je croise Ben l’air soucieux : « tu as entendu les cris ? » me dit-il « atroces ». Je lui réponds par l’affirmative. « C’était vous ? » Devant ma réponse négative, il insiste : « tu me jures que ce n’était pas vous ? » Lui aussi s’est fait un film, mais différent du mien : il a cru que, à cause de mes ronflements incessants, Anny a pété un plomb et a fini par me traiter de tous les noms. Il est sorti de sa chambre à 4h, n’a plus rien entendu mais n’a pu s’enlever cela de la tête et n’a pu se rendormir. C’est donc un grand soulagement pour lui de voir que ça n’a rien à voir avec nous, ce qui accrédite la thèse de la dispute au sein de la famille française, avec ou sans l’autre français ( on imagine évidemment des scénarios autour de cette thèse…). Les autres ont manifestement dormi comme des loirs et ne se sont rendus compte de rien. Juste le temps de manger le petit déjeuner et nous prenons le bateau pour Tulear, non sans avoir eu le droit une nouvelle fois à une haie d’honneur du personnel de l’hôtel comme lors de notre arrivée. Le français seul est également sur le départ nous n’osons pas lui demander s’il a lui aussi entendu les hurlements de la nuit. Il nous explique qu’il est arrivé à Madagascar avec son père mais que celui-ci a dû être évacué d’urgence vers la Réunion le lendemain de leur arrivée, victime d’une péritonite. Il a malgré tout continué son circuit et voyage donc seul depuis cet événement. Il nous raconte avoir eu la chance la veille lors d’une balade en pirogue avec un pêcheur du village de voir juste à proximité de l’embarcation des baleines, ce qui nous laisse quelques regrets. La mer est un peu plus formée qu’à l’aller et il nous faut 1h30 pour arriver à l’embarcadère où nous attendent Hery et Feno, qu’on est contents de retrouver après cette pause de 4 jours qui a fait du bien à tout le monde. Nous allons poster nos cartes postales écrites à Anakao et nous voilà repartis pour la remontée vers la Capitale, qu’on craint un peu, en particulier les longues heures de voiture sur une route souvent défoncée. Aujourd'hui, l’étape est assez courte puisqu’il faut 4h sur une route en bon état pour retourner au Jardin du Roy. Après 70 kms, nous nous arrêtons à un marché hebdomadaire où l’animation est à son comble en dehors des stands habituels nous avons droit aujourd’hui à des combats de coqs, jeux de cartes, dés et roulette ça joue sérieux et nous ne nous sentons pas forcément les bienvenus. Nous rachetons 2 cadenas en vue du retour et des cumbavas pour les ti punchs, n’ayant plus de citrons verts depuis la veille. La propagande continue à battre son plein et dans tous les villages traversés ce sont les derniers rassemblements avant les élections qui ont lieu en fin de semaine. Dans cette partie du pays, nous apercevons régulièrement des feux de broussaille, allumés par les éleveurs de zébus, censés permettre la repousse de jeunes herbes appréciées par le bétail. A l’heure de midi, nous arrivons au Parc National de Zombitse, un parc très peu connu et quasiment pas décrit ( à part dans le Petit Futé ) dans les guides. On imagine que la visite ne sera pas mémorable mais ça va au moins permettre de couper le trajet. Avant de débuter la visite, nous dégustons le pique-nique préparé par Hery et Feno : une salade de pommes de terre accompagnée de poisson fumé et de saucisses porc-zébu.

Après ce repas copieux, nous rencontrons nos 2 guides locaux ( l’un guide, l’autre rabat ), 2 frères prénommés Lucien et Sélin. Cette visite est une des bonnes surprise du voyage parce qu’en 1 h et en marchant 2 kilomètres, nous avons la chance de voir des papillons, des oiseaux, des lémuriens ( 3 variétés, 2 nocturnes et 1 diurne, des lémuriens , blancs magnifiques ), un gros caméléon, des baobabs géants, des plantes médicinales ( on apprend à cette occasion qu’une espèce de pandanus soigne la syphilis )…..C’est vraiment un parc à conseiller, facilement accessible, permettant de voir beaucoup d’espèces en peu de temps, et avec des guides adorables, ravis de pouvoir faire partager leurs connaissances et faire découvrir les richesses de leur pays. Arrivés à l’entrée du massif de l’Isalo vers 16h, nous faisons un petit détour par la « fenêtre de l’Isalo » pour la classique photo de fin de journée. Hery nous gratifie d’une blague bien emmenée et que personne n’a vu venir : « c’est qui le président avant Sarkosy ? » « Chirac » « Jacques Chirac a inauguré beaucoup de monuments à Madagascar ». Et, alors qu’on arrive sur le site de la Fenêtre de l’Isalo, il nous dit : « il est là le président » et c’est alors que se dresse devant nous dans la roche le profil de Chirac, ou plutôt de sa marionnette des guignols. Hery nous a bien manœuvrés sur ce coup et il n’est pas peu fier de lui. Nous faisons le tour du rocher pour trouver le meilleur angle de vue pour la photo et certains d’entre nous s’adonnent à un jeu dont le but est de parvenir à lancer en 7 coups au maximum un caillou dans le petit trou de rocher à côté de la grande fenêtre. En cas de réussite, on peut faire un vœu. Ben est le seul à réussir brillamment, dès son 2ème lancer. De retour au Jardin du Roy après 1 semaine, nous sommes accueillis chaleureusement par l’ensemble de l’équipe, à l’accueil, au bar, comme au restaurant. Le serveur du restaurant n’hésite d’ailleurs plus à plaisanter avec nous. Manifestement les affaires reprennent et les touristes sont de retour puisque ce sont 75 couverts qui sont prévus ce soir. Malheureusement, le pavé de zébu mémorable de la dernière fois n’est pas au menu où sont proposés des plats un peu plus typés, à savoir de la langue de zébu et du pavé de sanglier. Nous n’avons pas perdu nos bonnes habitudes et la soirée se termine par une citronnelle suivie d’un rhum arrangé.
Lundi 27 juillet : Isalo-Ranomafana. Aujourd’hui, c’est la grande journée de route puisque 7 heures sont prévues, ce qui laisse peu de place aux arrêts et aux visites. Nous appréhendons d’autant plus cette journée que c’est le retour vers les températures plus fraîches, voire l’humidité puisque Ranomafana a une réputation de microclimat humide, c’est-à-dire qu’il y a la saison des pluies et la saison où il pleut. Nous prenons notre petit déjeuner à 7h30 pour un départ à 8h00. Nous quittons avec un pincement au cœur le Jardin du Roy, sachant que pour les 2 prochaines nuits le standing de l’hôtellerie va chuter assez brutalement et qu’on avait pris goût au confort. Nous nous arrêtons rapidement pour photographier la « tête de la reine » dans l’Isalo, mais pour le reste, les haltes sont rares. Depuis quelques jours ( ça occupe quand on roule ), nous avons pris l’habitude à tour de rôle ( Ben, Pierre et moi occupons l’un après l’autre la place de passager avant ) de prendre des photos de la vie quotidienne tout en roulant tous les jours et même plusieurs fois par jour, Ben demande à Feno de soulever la vierge accrochée à son rétroviseur intérieur et lui fait nettoyer la vitre avant pour qu’il n’y ait aucune poussière parasite. C’est à ce genre de petits détails qu’on reconnaît les pros ! Une autre façon de nous occuper c’est d’apprendre le malgache avec Hery, du moins quelques mots : en dehors de Salama et Veloma, les expressions le plus souvent utilisées pendant le séjour sont i vaovao (comment ça va) auquel on répond par tsy misy vaovao ( rien de neuf ). Quelques autres mots appris ( et souvent vite oubliés ) : misaotra (merci), manao ahoana ianao ( comment ça va), tonga soa (bienvenue ), fady (interdit ), tsia (non ), tsara (beau), firy (combien), mazotoa homana (bon appétit) , moka (moustique), fidio (voter)….Aujourd’hui l’expression du jour est « malai lai »(orthographe non garantie ) qui signifie ça gratte. Ben aime beaucoup et tous les gens qu’il rencontre aujourd’hui ont droit systématiquement à Salama, i vaovao, malai lai, veloma. Le premier arrêt digne de ce nom a lieu à Ambalavao le temps qu’Hery se ravitaille dans un restaurant pour le pique-nique, nous faisons un rapide tour du marché. Ben, comme souvent, fait son show ( on se demande s’il est shooté à la coke depuis le début des vacances ) et se fait remarquer, notamment lorsqu’en partant il lance à tue-tête un « Veloma » qui fait rire tous les malgaches qui lui répondent en cœur. Quelques kilomètres après Ambalavao, nous nous arrêtons après 4 heures de route pour manger au bord de la route. Au menu : samousas, riz cantonnais et beignets de poisson pleins d’arêtes (ce qui bloque tout net Ben dans sa dégustation ). Ce n’est pas le meilleur pique-nique du voyage, loin s’en faut….Il nous reste des tee shirts à distribuer et nous en donnons à 3 jeunes qui nous observent depuis un moment, dont 2 se mettent à faire du karaté avec Pierre dont la souplesse légendaire fait encore des merveilles à cette occasion. Arrivés à Fiana à 15h, Hery a le mauvais goût de nous rappeler en plaisantant l’épisode du Père Pedro en général il a beaucoup d’humour mais pour cette fois il aurait pu s’abstenir et il évite de peu une remarque acerbe de notre part. Nous faisons un arrêt rapide à la poste, Ben ayant besoin d’acheter un timbre et de poster une dernière carte postale pendant ce temps, dans le minibus, nous prenons l’appareil photo de Ben et en profitons pour faire des selfies tout en faisant des grimaces, ce qui fait marrer des jeunes malgaches qui ont repéré notre manège. Fianarantsoa n’échappe pas à la propagande, et après Léon Cu, c’est une autre candidate qui fait parler d’elle : d’après Hery elle est connue comme le sosie de Nana Mouskouri alors que Ben et Pierre trouvent qu’elle est le portrait craché d’Audrey Pulvar. On aime toujours autant l’atmosphère de cette ville mais il nous faut continuer notre chemin et ce qu’on apprécie beaucoup moins c’est la portion de route défoncée déjà empruntée à l’aller. Par contre, après l’embranchement vers Ranomafana, les 30 derniers kilomètres se font sur une route sinueuse mais en bon état. Hery nous gratifie encore d’une blague absurde ( une devinette cette fois ) : pourquoi le mot banane commence par un B alors que normalement ça commence par un N ? On se creuse la tête pendant ¼ d’heure sans parvenir à trouver la bonne réponse. La réponse est en fait évidente : normalement commence par un N ! Mais telle qu’il l’a présentée, on est tous tombés dans le panneau. A cette devinette, Charlotte répond par 2 blagues carambar. En fin de parcours, Hery passe un coup de téléphone et on voit que quelque chose ne tourne pas rond après avoir raccroché, il s’avère que l’hôtel Centrest ne nous attend pas, tout comme le ravitaillement de ce midi au restaurant avait été oublié. Rien de grave cependant, l’hôtel n’est pas complet ( ce serait un comble ! ) et des chambres sont disponibles. Nous arrivons à l’hôtel peu avant 17 h, épuisés, mais ce n’est pas fini car une visite est prévue au jardin de plantes exotiques, notamment d’orchidées, propriété de l’hôtel et situé à 10 kms, ce qu’on ignorait. Il fait déjà presque nuit quand nous arrivons, le guide ne parle pas français et le jardin n’a rien d’exceptionnel, d’autant que les orchidées ne sont pas en fleur. C’est vraiment une visite sans grand intérêt, dont on aurait pu se passer après cette journée éprouvante. A la sortie, nous remercions notre guide qui à notre merci répond « non merci ». Désormais, nous répondrons aux mercis par un non merci jusqu’à la fin du séjour. Il fait bien sûr nuit noire quand nous arrivons à l’hôtel. Est-ce la réservation qui avait été oubliée ? En tout cas, nous nous retrouvons tous les 4 avec une chambre pour 4 avec des lits alignés et à peine la place pour étaler les bagages sans compter la marche dans les toilettes qui risque d’en gêner plus d’un pendant la nuit. N’ayant pas le courage de préparer notre traditionnel apéritif dans cette chambre, nous préférons le prendre à table au restaurant. Pour le repas, et alors que j’ai prévenu en arrivant « ici ne mangez surtout pas de poisson, vu l’éloignement de la mer », le menu est unique et heureuse surprise, le plat est une brochette de poisson avec du riz.. Ben qui a une sainte hantise des arêtes et qui a déjà dû recracher son beignet de poisson ce midi a la malchance de tomber une nouvelle fois sur une arête qui justement ( sans jeu de mot ) l’arrête net. Le dessert, une banane flambée, est lui excellent. Après ce repas correct sans plus, nous nous couchons assez tôt, fatigués par notre longue journée de route.
Mardi 28 juillet : Ranomafana – Ambositra. La nuit a été acceptable malgré la promiscuité et nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner. Aucun d’entre nous n’a eu le courage d’aller aux thermes voisins aux aurores comme proposé par Hery. Un taxi brousse a fini son parcours pendant la nuit contre le mur en contrebas de l’hôtel et il aura du mal à avoir une seconde vie, vu son état. A 8h, notre guide local, Angelin, nous retrouve sur le parking de l’hôtel où nous prenons le minibus jusqu’à l’entrée du Parc National de Ranomafana. Les craintes concernant le mauvais temps et la pluie se sont envolées et nous laissons nos kways dans le véhicule. Angelin passe du temps à nous expliquer l’historique du parc, la forêt primaire et secondaire, et les différentes espèces présentes il est d’ailleurs un peu bavard à notre goût car, pendant qu’il nous donne ces explications, plusieurs groupes nous passent sous le nez et nous craignons de nous retrouver trop nombreux dans la forêt. Il nous informe qu’une rabatteuse, Myriam, est déjà dans la forêt à repérer les lémuriens. Myriam est apprentie guide et elle fait son baptême du feu avec nous en nous donnant des informations sur le mode de vie des lémuriens. Angelin de son côté passe auprès de chacun de nous en nous disant à voix basse de poser des questions à Myriam pour la confronter à la réalité du métier de guide. Les sentiers sont bien tracés, presque trop. Le premier animal aperçu est un mini gecko en forme de feuille, quasiment impossible à distinguer. Puis c’est au tour des lémuriens ou gidro en malgache ( encore un nouveau mot, se prononçant guidrou, le moyen mnémotechnique étant Guy Roux ). Nous commençons par des lémuriens dorés, puis c’est un groupe imposant de lémuriens à front roux qui arrivent droit sur nous, en sautant de branche en branche puis s’immobilisent à 1 m de nous pour s’abreuver dans le creux d’un arbre. Aussitôt rassasiés, ils repartent comme ils sont arrivés et disparaissent rapidement dans la forêt. Lors de la promenade, nous avons l’occasion de voir 2 autres espèces de lémuriens, 1 groupe de 2 lémuriens diurnes et 1 groupe de 3 nocturnes. La promenade en forêt est très agréable et nous traversons des bambouseraies et observons de magnifiques fougères arborescentes. Angelin se met soudain à entonner la Marseillaise qu’il connaît parfaitement, puis l’hymne malgache. Après 3h de marche, nous revenons au minibus où, comme d’habitude, Feno nous attend patiemment. Nous reprenons la route en direction d’Ambositra. A la fin de la RN25, peu de temps avant de retrouver la RN7 et sa portion défoncée, nous nous arrêtons au bord de la route, une famille étant en train de fabriquer des briques en latérite. Nous les interrogeons : ils fabriquent 1400 briques par jour et vendent chaque brique 14 ariarys. Le travail doit être très pénible et les hommes, les femmes comme les enfants mettent la main à la pâte. La maman est fière de dire que sa fille est dans les premières élèves de sa classe et nous l’encourageons à continuer et à ne surtout pas arrêter l’école. Nous leur offrons les quelques vêtements qui nous restent et repartons vers le Nord. Nous nous arrêtons peu de temps après pour le pique-nique au menu du jour : sandwiches. Comme d’habitude, des enfants ne tardent pas à s’agglutiner pas très loin de nous tout en maintenant une distance de « sécurité ». A la fin du repas, comme la veille, Feno et Hery distribuent les restes aux enfants, qui ne se font pas prier. En se rapprochant d’Ambositra, les paysages sont vraiment magnifiques, la terre rouge et les rizières donnant des contrastes de couleur étonnants. Par contre, comme à l’aller dans la même région, les nuages sont de la partie et le temps se couvre de plus en plus. Hery, qui y a pris goût, nous pose de nouveau une colle : donnez 7 noms féminins français qui se terminent par un t. Après de longues minutes de réflexion, nous arrivons à 6 : dent, nuit, jument, mort, part, forêt. Hery, décidément très joueur , plutôt que de nous donner le 7ème , nous met tranquillement sur la voie et on finit par trouver le dernier mot : dot !

Peu avant Ambositra, nous voyons enfin quelques maisons avec cheminées, un peu incongrues à Mada. Après 4 h de route, nous arrivons enfin à destination et avant d’aller à l’hôtel nous faisons une halte pour observer un four à briques au bord de la route. L’hôtel est « l’Artisan », dont le gérant n’est autre que le propriétaire de l’atelier de marqueterie que nous avions visité à l’aller. C’est un établissement assez moyen, très bruyant et d’un confort correct sans plus. Le restaurant lui-même laisse à désirer. Un groupe local joue des airs pas très entraînants sur des instruments traditionnels leur CD est en vente 20 000 ariarys. La clientèle est diverse et variée : il y a des locaux, des touristes comme nous, mais aussi un groupe de mormons en costume cravate et des coréens très bruyants qui jouent avec leurs liasses de billets et dont on apprendra le lendemain qu’ils sont là pour acheter des pierres précieuses. Le dîner est le summum de notre voyage en terme de repas pris à l’hôtel là non plus, comme la veille, nous n’avons pas le choix et, après une soupe en entrée, le plat est un mélange de spécialités malgaches accompagnées de riz et de rougail-tomate : du zébu bouilli, du porc-pois chiches, manioc-porc, brèdes-porc. L’ensemble va du potable à l’immangeable, la palme du plus mauvais allant au manioc. C’est tellement peu dans nos goûts que chacun de nous met un temps infini à avaler ne serait-ce qu’une bouchée. On a l’impression en regardant le voisin qu’il est en train de brouter de l’herbe ou de mâcher un chewing gum géant. Autant dire que les assiettes sont presque pleines quand le serveur vient débarrasser la table on a beau se justifier comme on peut et bredouiller que c’était bon mais trop copieux, il a l’air atterré et c’est vrai que c’est désolant de gaspiller autant de nourriture dans un pays aussi pauvre. Après ce repas mémorable, nous allons nous coucher.
Mercredi 29 juillet : Ambositra-Antananarivo. Ce matin, le réveil est un peu laborieux, le dos ayant souffert de la dureté du matelas de notre lit. Par ailleurs, cette satanée marche ( comme au Centrest la veille ) entre la chambre et la salle de bain nous a joué des tours en pleine nuit et le gros orteil s’en souvient encore. Au lever, Charlotte, la plus grosse consommatrice de médicaments du voyage, qui n’en est plus à un problème près, s’est tapée dans la table de nuit et a un gros hématome à la cheville. Pour le petit déjeuner, c’est l’habituelle commande : 2 cafés, 3 thés et un chocolat, accompagnés de pain ( encore un exemple de l’influence française car c’est un des rares pays où le pain est du vrai pain comme chez nous ). Partis à 8h, nous rencontrons sur la route les habituels camions THB et STAR ( les bières locales ) et toujours ces taxis brousse chargés au maximum aujourd’hui, au cours de la journée, nous voyons à plusieurs reprises des taxis brousse portant sur le toit un cercueil orné d’un drapeau malgache Hery nous explique que le côté où se situe le drapeau permet de savoir s’il s’agit d’un retour du corps dans son village pour un enterrement ou pour un retournement des morts. Après 2 heures de route, nous arrivons à Antsirabe où nous visitons la confiserie Marcel après une démonstration de la fabrication des bonbons ( c’est de l’artisanal pur et dur ! ), nous achetons chacun plusieurs sachets à différents parfums, puis reprenons notre route vers Tana. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de propagande autorisé, les élections communales ayant lieu vendredi, et c’est l’effervescence dans tous les villages traversés. A 13h, nous arrivons à Ambatolampy au restaurant « le rendez-vous des pêcheurs », qu’on devrait plutôt appeler « le rendez-vous des vazahas » car la clientèle est exclusivement composée de petits groupes de touristes accompagnés de leur guide. Après un plat (zébu pour les uns, bolognaises pour les autres ) accompagné pour Ben et Pierre par une Skol, moins bonne que la THB, nous repartons pour nous arrêter quelques centaines de mètres plus loin, à la fabrique de cocottes en aluminium. La visite, qui dure près d’une heure, est très intéressante et elle nous permet de voir toutes les étapes de la fabrication de ces fameuses cocottes qu’on retrouve partout dans l’île les ouvriers, pour certains des ados, travaillent dans des conditions épouvantables, dans la chaleur, la fumée, la poussière de métal, surveillés par une vieille pas commode. La médecine et l’inspection du travail, ils ne connaissent pas ici, et ces jeunes ne doivent pas faire de vieux os à travailler dans de telles conditions. La boutique est un peu décevante et nous nous contentons d’acheter un petit baobab pour le souvenir. La route jusqu’à la capitale se déroule sans encombre et nous arrivons à l’entrée de la ville peu avant 16h. Là nous assistons à une scène cocasse : au moment où nous arrivons à leur hauteur, 2 cortèges de propagande se croisent, des partisans de Marc Ravalomananna ( au pouvoir jusqu’à 2009 et que beaucoup voudraient voir revenir au pouvoir, c’est sa femme qui se présente à la mairie de Tana ) et ceux d’Andry Rajoelina ( le DJ comme ils l’appellent, ancien président de la transition à partir de 2009). C’est l’allégresse générale, c’est à qui va manifester de la façon la plus bruyante et nous-mêmes, dans notre minibus, nous les encourageons à en faire encore plus en levant les bras et en criant. Pensant être quasiment arrivés à notre hôtel, nous déchantons vite, Tana n’ayant rien à envier à Paris en terme de bouchons nous découvrons lors de la traversée de la ville la grande misère qui y règne, certains vivant sous des cartons, d’autres faisant un feu en pleine rue pour se réchauffer. Cette misère engendre bien sûr beaucoup d’insécurité et Hery nous conseille de bloquer nos portes, les agressions n’étant pas rares en pleine rue. Pour occuper le temps, la traversée de la ville nous paraissant interminable, nous nous mettons à photographier les voitures, notamment les taxis qui nous rappellent notre jeunesse : 2CV, 4L, Diane, 204, 404, …….tous les vieux modèles vivent ici une seconde jeunesse. Ben s’étonne qu’il n’y ait pas de feux tricolores ni de panneaux : il y en a eu à une époque mais ils ont tous été volés et le métal a été recyclé pour un autre usage… Après plus d’1 heure à avancer au pas, nous finissons par atteindre notre hôtel, le « Tamboho », un établissement luxueux situé dans une sorte de ghetto comprenant également un supermarché et de nombreuses boutiques de luxe, l’ensemble étant barricadé et surveillé. L’hôtel est situé dans un cadre superbe, au bord d’un lac en pleine ville. L’inconvénient de ce lac, ce sont les moustiques puisque dès qu’on sort de l’hôtel on est assaillis ( Charlotte et Juliette l’ont testé en allant à la piscine de l’hôtel ) en fin d’après-midi, nous allons faire quelques courses au supermarché, notamment pour les apéritifs des derniers jours ( on y trouve des « caca pigeon » comme chez Brigitte ). Les chambres du Tamboho sont vraiment très spacieuses et l’hôtel offre quelques services appréciables, notamment des boissons fraîches sont en libre-service dans les couloirs. Le restaurant lui n’est pas tout à fait à la hauteur du standing : au dîner, l’entrée et le plat sont corrects mais pas exceptionnels et c’est surtout le dessert, un ananas confit, qui fait l’unanimité contre lui : dur et hyper écoeurant.
Jeudi 30 juillet : Antananarivo-Andasibe. Contrairement au dîner de la veille, le petit déjeuner sous forme de buffet est délicieux c’est le meilleur de notre séjour. La journée étant chargée, Hery nous a donné rendez-vous à 7h30. Comme d’habitude, c’est le même rituel : avant le petit déjeuner, c’est-à-dire une trentaine de minutes avant le départ prévu, nous descendons nos bagages au minibus pour que Feno et Hery les installent sur le toit, ce qui permet de gagner du temps. Nous prenons la route du nord en direction de la colline sacrée d’Ambohimanga située à 15 kms de la capitale ; comme la veille la circulation est très dense et nous progressons lentement. En chemin, une construction attire notre attention il s’agit d’arènes immenses, aux couleurs du parti d’Andry le DJ, qui ont été construites pendant son « règne » et prévues pour des concerts. Un exemple parmi tant d’autre de la mégalomanie de ce Président de la Transition qui par contre a oublié lors de son mandat les routes et l’éducation. A 8h30, nous arrivons à Ambohimanga, la « colline bleue ». C’est sur cette colline qu’est édifiée l’ancienne cité sacrée, berceau du royaume Merina. A l’entrée du site, bien que ne comprenant pas le malgache, on voit que quelque chose ne va pas car la discussion entre la personne à l’entrée et Hery paraît agitée. Ayant vu la veille dans le Routard et le Petit Fûté que le site ouvrait à 9h, je demande si on est arrivés trop tôt. Hery répond que les horaires ont changé et qu’il nous faudra attendre 30 mn. En dehors du fait qu’on aurait pu dormir 30 mn de plus, on aurait apprécié qu’au lieu de nous raconter des bobards il nous dise qu’il s’est trompé, ce qui peut arriver à tout le monde. Cette attitude nous agace un peu. A 9h, notre guide locale Noro ( prononcer Nourou ) commence la visite d’1h, très intéressante. Il s’agit du seul site malgache classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Au sommet de la colline se trouve le Rova, enceinte fortifiée qui renferme la case où vécut le roi Andrianampoinimerina, 2 pavillons en bois avec étage ou venaient séjourner les reines Ranavalona I et II, un parc à bœufs et les bassins sacrés où se baignaient les reines. On est loin du faste des demeures de la même époque des rois et reines en France et dans d’autres pays européens. Une petite anecdote qui nous a fait rire : dans le pavillon en bois se trouvent des photos des 2 reines, l’une gentille, l’autre méchante. Alors que chaque reine a un air sérieux sur sa photo, Noro nous dit « vous voyez tout de suite sur les photos que l’une est gentille et l’autre méchante »…. Forcément, c’est plus facile quand on connaît l’histoire…On ne lui a pas demandé de dire à partir de la photo de passeport de Pierre ( où il ressemble à un terroriste ) s’il était gentil ou méchant…. Après cette visite d’un des rares sites historiques de Madagascar, il nous faut de nouveau traverser Tana pour emprunter la RN2 qui part vers l’est en direction de Tamatave pas de miracle, cette traversée est une nouvelle fois interminable, et nous ne sommes pas mécontents de nous engager sur la RN2 d’après Hery, la route est en bon état, ce qui se confirme dans les faits et nous progressons rapidement vers l’est. Les paysages sont moins intéressants que sur la RN7 et nous faisons le trajet d’une seule traite jusqu’à Moramanga, où nous arrivons à 13h30. C’est une ville où l’oncle de Ben, militaire, a vécu dans les années 50 il est d’abord venu après les événements de 1947 puis est revenu en 1958 au moment de la proclamation de l’indépendance. Nous nous arrêtons au restaurant « le Coq d’Or », un restaurant chinois. Au menu, c’est Misao pour Anny, Pierre, Juliette et Charlotte, Poulet-Coco pour Ben et canard laqué, soit disant la spécialité de la maison, pour moi. Le canard laqué n’a de laqué que le nom et il est tellement gras qu’on a bien du mal à trouver un morceau de maigre. Mauvais choix ! En sortant de table, Hery nous propose d’aller visiter le musée de la gendarmerie, ce qui ne nous enchante pas vraiment. Nous sommes accueillis par le gendarme de 1ère classe Zo ( qui ne se rappelle plus s’il est 1ère ou 2ème classe ). Le musée est composé de plusieurs sections : criminologie, histoire de la gendarmerie, véhicules de collection….C’est potentiellement intéressant mais nous ne sommes pas très motivés pour cette visite et vu le nombre de visiteurs annuels, ce musée n’attire pas grand monde. Après cette visite vraiment pas incontournable, nous continuons notre route vers Andasible où nous arrivons vers 16h. L’Andasibe Hôtel, établissement agréable, est situé en pleine forêt, à quelques centaines de mètres du parc national où nous irons demain. En cette fin d’après-midi, nous allons sans les filles nous promener à pied à Andasibe, village à l’ambiance western avec ses petites maisons en bois. Nous sommes surpris par l’indifférence des habitants qui contrairement à d’habitude ne nous saluent pas spontanément même les enfants ne nous gratifient pas de « Bonbons vazahas ». On a déjà remarqué cette attitude dans la journée quand, en traversant les villages, nous avons salué les habitants. Est-ce une certaine réserve naturelle dans cette partie du pays ou une habitude des touristes ? La visite du village est sympa et on finit quand même par distribuer quelques bonbons et crayons à des enfants.

Avant le repas du soir, nous retrouvons comme tous les soirs Hery et Feno pour le briefing du lendemain Hery nous annonce qu’après avoir rencontré notre guide local de demain, celui-ci lui a dit qu’avec notre véhicule il nous serait impossible de nous rendre à la Réserve de Mantadia, la piste pour s’y rendre étant impraticable sans 4x4. Nous nous contenterons donc de la réserve Indri Indri le matin et pour l’après-midi on trouvera une autre visite. Le dîner est correct mais nous commençons sérieusement à saturer de la nourriture locale et de ce côté-là il est temps qu’on rentre en France.
Vendredi 31 juillet : Réserve d’Andasibe. Le jour tant attendu est arrivé : c’est aujourd’hui qu’ont lieu ces fameuses élections communales dont Hery nous parle depuis plus de 15 jours et à cette occasion la journée a été décrétée fériée. Nous partons à 8h pour la visite. Ben fait la gueule ce matin car il ne retrouve plus la pierre précieuse achetée chez Joseph et cela fait déjà 2-3 jours que ça le travaille. Il est sûr de l’avoir laissée dans le minibus pendant notre escapade à Anakao et depuis il n’arrive pas à mettre la main dessus. La veille au soir, lors du briefing, il en a parlé à Feno et Hery en leur demandant s’ils pourraient regarder dans le minibus et voir si le petit paquet ne s’est pas « caché » dans un coin peu accessible. Devant leur réponse négative ce matin, il ne desserre pas les dents, persuadé de ne pas l’avoir perdu lui-même et commençant à avoir des doutes…Heureusement, il va se dérider au fur et à mesure de la matinée… Arrivés à l’entrée de la Réserve Indri Indri, nous sommes accueillis par notre guide local Patrice. Ici, pas de rabatteur, les lémuriens ayant des territoires connus des guides. Comme à Ranomafana, le temps est magnifique et la forêt humide ne l’est finalement pas tant que ça. Ça nous promet des lémuriens en pagaille ! Assez rapidement nous apercevons notre premier groupe de lémuriens, des propithèques à diadème. Nous les observons durant de longues minutes et dans d’excellentes conditions, le nombre limité de groupes de touristes ne gâchant pas le spectacle. Ce sont ensuite des lémuriens marrons ( fulvus ) et le clou du spectacle et la vedette de cette réserve est bien sûr l’Indri Indri, qu’on ne tarde pas à apercevoir après avoir entendu à plusieurs reprises ses cris perçants résonner dans la forêt ( ils peuvent s’entendre à 3 kms ). C’est le plus gros des lémuriens ( il peut peser plus de 10 kgs ) et il se distingue des autres espèces en ayant un moignon de queue. Ses grandes oreilles et son pelage noir et blanc lui donnent un aspect de grosse peluche. On ne se lasse pas de les regarder leur cri est encore plus impressionnant de près et est vraiment déchirant, ce qui explique sa portée de plusieurs kilomètres. Juliette et Ben, qui ont un gros zoom à leur appareil photo, ont réussi des clichés superbes et nous rendent un peu jaloux. Après cette longue observation des lémuriens, nous continuons notre exploration de la forêt en passant par un endroit appelé le Lac Vert. Les températures étant fraîches en cette saison, les caméléons restent cachés et ne se laissent malheureusement observer. Par contre, juste à côté du Lac Vert, nous avons la surprise de trouver un boa d’1 m de long, enroulé et en pleine sieste, légèrement en contrebas du chemin. Après cette découverte, nous poursuivons la visite dans la partie plus sauvage de la forêt où le relief est plus marqué et les sentiers moins tracés. Nous n’aurons malheureusement pas la chance d’apercevoir d’autres lémuriens lors de ce dernier tronçon. Une fois revenus au bord du Lac Vert, Patrice se met à sortir des sacs à pain et autres tissus brodés qu’il nous demande d’acheter pour aider les femmes de la communauté qui soit disant les ont tissés. On se sent un peu pris en otages car rien ne dit d’une part que cela vienne des femmes du village et d’autre part que ce ne sera pas lui qui va empocher le gain de la vente. Malgré tout, Pierre et nous lui achetons chacun un sac. Après 4h de marche et de découverte de cette magnifique réserve, nous arrivons au parking où Patrice nous montre un mini caméléon, quasiment impossible à distinguer de la branche d’arbre sur laquelle il est posé. Feno nous attend avec le pique-nique que nous mangeons sur les tables installées à cet effet à l’entrée du parking. Le menu est copieux comme d’habitude : taboulé, légumes, poulet laqué dont nous régalons. Faute de pouvoir visiter la réserve de Mantadia, nous nous rendons à 14h au Vakoma Forest Lodge distant de quelques kilomètres. Ce lodge héberge un parc privé et une réserve de lémuriens situés sur un petit ilôt privé. Nous commençons par la réserve de lémuriens que nous atteignons par un trajet de quelques mètres en canoé. A peine arrivée sur la berge, les lémuriens ( fauves et à crinière ) s’approchent de nous et sautent sur nos épaules, attirés par les morceaux de bananes qu’on a pris soin de préparer avant. Il y a là aussi des singes capucins adorables. Ça fait un peu zoo ces lémuriens semi-apprivoisés ( Ben n’apprécie pas trop ), mais ils déclenchent des éclats de rire et des cris de surprise, certains d’entre nous se sentant plus ou moins à l’aise avec 1 ou 2 lémuriens sur l’épaule. Après cette récréation, nous allons visiter la réserve privée, guidés par Feno, par le nôtre mais un guide local. Nous commençons notre parcours par l’étang aux crocodiles qui nous permet d’apercevoir de beaux spécimens allongés sur la berge. Ben a l’humeur légère en ce début d’après-midi et il fait des petits commentaires moqueurs aux explications de Feno tout en gardant un air très sérieux ( par exemple, Feno nous dit « les crocodiles font partie de la famille des reptiles » auquel Ben répond « ah bon, ce sont des reptiles ??!! »). Pierre et moi, un peu en retrait de la conversation, sommes bidonnés. Heureusement il se calme assez rapidement parce le guide aurait fini par se rendre compte. La végétation est superbe : grands eucalyptus, fougères arborescentes, plantes médicinales….Au cours de la visite du parc, nous voyons d’autres animaux en captivité, des tortues radiées, un boa que Feno met sur les épaules de Charlotte, seule volontaire du groupe, et un fosa ( on a d’abord compris « faux chat » c’est un carnivore endémique de Madagascar, prédateur des lémuriens ). Nous traversons à 2 reprises le cours d’eau sur une passerelle suspendue, en équilibre plus ou moins précaire, ce qui donne quelques émotions à ceux qui sont sujets au vertige. Au final, c’est une promenade plus agréable qu’on ne le pensait malgré le côté « aménagé » et peu sauvage du site. Nous sommes de retour à l’hôtel à 16h30 pour notre dernière soirée complète à Madagascar. Le repas du soir confirme notre saturation pour la nourriture pendant le repas, Ben va sur le site de sa pharmacie et observe son personnel tout en faisant des commentaires. Charlotte trouve cela très intéressant et comme on peut envoyer désormais des ordonnances par mail, elle prend Ben en photo avec une bouteille de vin et l’envoie à la pharmacie avec un commentaire « le bonjour de Madagascar » ça fait sérieux…. Nous nous couchons avec un petit pincement au cœur car demain c’est déjà le départ pour la France.
Samedi 1er août : Andasibe-Antananarivo. Juliette a été malade durant la nuit, ce qui ne laisse augurer rien de bon pour le voyage retour. Anny est aussi toujours dérangée depuis quelques jours. Nous quittons l’hôtel à 8h. En chemin, nous passons dans le village où habite Hery il nous montre sa maison au loin, une grande maison blanche assez proche à vol d’oiseau mais distante de 14 kms par la route depuis que le pont qui y conduisait s’est effondré. Comme par ailleurs le maire n’est pas son meilleur ami et qu’il vient d’être élu aux élections communales, les travaux risquent d’attendre longtemps���Hery nous dit que dans un futur proche il aimerait se présenter aux élections, participant déjà activement à la vie de sa commune. A Tana c’est la femme de Ravalomanana qui a été élue, ce qui est une bonne nouvelle pour Hery.

A mi-chemin, nous nous arrêtons à la réserve de Péreyras, sorte de mini zoo un peu déglingué qui a comme principal intérêt d’approcher de très près de nombreuses variétés de caméléons. Notre guide est Richard. Plusieurs espèces sont ici en captivité : boas, crocodiles, papillons, chauve-souris, lézards, grenouilles, tanrecs ( animal proche du hérisson, endémique à Madagascar et rencontré notamment à Andasibe )…Le clou du spectacle, ce sont donc les caméléons, de toutes tailles et de toutes les couleurs Ben et Charlotte en portent un dans leurs bras et sont frappés par la froideur de sa peau. Richard nourrit l’un d’entre eux de sauterelles pour qu’on puisse le prendre en photo, mais sa langue est tellement longue et sort avec une telle vitesse qu’on n’arrive jamais à trouver le cadrage qui convient. Après 1h de visite, nous reprenons la route vers Tana et nous arrivons vers 13h15 au Grill du Rova, sur la Haute Ville, sans avoir trop à subir les bouchons, la circulation étant plus fluide le samedi. La propriétaire du restaurant est la femme d’Olivier, le directeur de l’agence Malagasy Tours, qui est lui aussi présent et avec qui nous discutons un moment de choses et d’autres, les élections, la situation à Madagascar, la grève d’Air Mada, et bien entendu notre changement de circuit sur l’ensemble des clients de l’agence, c’est pour nous que les modifications ont été les plus importantes. Il nous signale aussi qu’il espère encore pouvoir négocier avec le Coco Komba à Nosy Komba qui refuse de nous rembourser la ½ pension et les transports alors que les frais n’ont pas été engagés. Pour cet avant dernier repas, nous mangeons avec Hery et Feno ça sent la fin du voyage…. Le guide local qui nous fait la visite de la haute ville se prénomme Hery John c’est un étudiant en histoire, très cultivé qui rend la visite passionnante par ses grandes connaissances. Après une visite du Palais de La Reine, détruit en 1995 par un incendie et reconstruit en partie depuis, nous déambulons dans les rues de la Haute Ville, d’où la vue sur Tana et ses environs est splendide. Lors de notre balade, nous croisons un groupe entonnant des chants pour fêter un événement, alors qu’un jeune enfant, en pleurs, ne partage pas vraiment l’allégresse générale. Il s’agit en fait d’une cérémonie de circoncision, tradition ancestrale à Madagascar. Hery John nous explique qu’elle est pratiquée désormais de plus en plus de manière moderne car moins douloureuse et plus hygiénique cependant, la méthode traditionnelle, à la maison, a encore la faveur de beaucoup, pour des raisons de coût ou de respect de la tradition. Lors de la cérémonie, après avoir été coupé par un guérisseur traditionnel, le prépuce est avalé cru par le grand père avec de la banane pour faire passer le tout… Après cette visite très instructive, nous retrouvons Feno, tranquillement installé à regarder un match de foot avec son beau-frère encore quelques heures et il sera enfin débarrassé de nous ! Nous redescendons dans la ville moyenne où la recherche d’un magasin pour acheter des pierres est un échec ( celui qu’on avait conseillé à Hery est fermé depuis plusieurs mois ) et nous arrivons enfin à la Basse Ville, grouillante même le samedi. Alors que nous passons dans une petite ruelle à la périphérie de la ville, Hery fait arrêter le minibus à Feno et en descend sans rien dire on comprend rapidement qu’on est devant son hotely et que ce sont sa femme, sa fille et son fils qui sont là. Nous les saluons de la main et Hery remonte très rapidement dans le véhicule avec le « cadeau » de Ben, c’est-à-dire un CD de Jaojoby ( et autres musiques malgaches ). C’est vraiment une attention très sympa de la part d’Hery, que l’effet de surprise a rendu encore plus agréable. Arrivés à la sortie de la ville, nous nous arrêtons quelques minutes au Marché de la Digue, marché artisanal dédié aux touristes ces derniers étant peu nombreux, nous nous faisons harceler par les vendeurs. Alors qu’Hery nous a prévenu qu’il fallait négocier à 30% de baisse les achats, nous constatons rapidement d’après certains articles déjà vus ailleurs qu’il faut plutôt diviser par 3 le prix annoncé. Ben trouve son bonheur et achète 3 masques quasi-identiques à ceux qu’on avait dans nos bungalows à Anakao, certainement réalisés par le même artiste. Quant à nous, nous nous contentons de petites 2CV. Nous avions dit à Hery que nous aimerions ramener de la vanille de bonne qualité on lui a conseillé une adresse située juste à côté du « Bois Vert », notre premier hôtel qui sera aussi le dernier puisqu’il a été réservé aujourd’hui pour un Day use. Nous nous rendons donc à la nuit tombée à la boutique, dans laquelle sont vendues des épices nous sommes accueillis avec un rhum arrangé à la vanille délicieux, puis une présentation nous est faite sur la fabrication de la vanille. Tout cela donne l’eau à la bouche et nous sommes motivés pour acheter des gousses…..malheureusement absentes…On est venus spécialement pour acheter de la vanille, pour finalement apprendre qu’ils sont en rupture de stock. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous achetons de l’extrait ou de la poudre de vanille ainsi que du poivre. Au Bois Vert, 2 chambres nous ont été réservées et nous en profitons pour nous doucher et finir l’organisation des bagages par rapport à notre arrivée 3 semaines plus tôt, la température extérieure nous paraît beaucoup plus douce et on s’est déjà fait la réflexion les jours précédents. Est-ce une réalité ou nous sommes nous habitués au climat malgache ? Nous allons prendre notre dîner plus tard que d’habitude, notre départ pour l’aéroport étant prévu pour 22h15. La nourriture est très correcte mais beaucoup trop copieuse et le service est tellement lent qu’à peine fini notre repas, il est déjà temps de rejoindre Hery et Feno. Nous arrivons à l’aéroport à 22h30, soit plus de 3h avant notre vol prévu à 1h40. Nous faisons nos adieux à Hery et Feno après leur avoir remis leur pourboire ainsi que les commentaires pour l’agence. La file d’attente est encore un grand moment de la désorganisation malgache et on vit le même sketch qu’à l’aller, mais en pire. Il y a 2 bornes d’enregistrement électronique mais l’une d’entre elles ne fonctionne pas à la seconde borne, l’employée qui est là met un temps fou à saisir les données ( 10 mn par personne, sachant qu’on ne peut apparemment pas enregistrer tous les voyageurs d’une même réservation comme en France ) et nous laisse passer sans enregistrer. Aux guichets, il y a le nombre de personnes suffisant, mais là encore on ne comprend pas pourquoi ça avance à une allure d’escargot. Il nous faut 1h30 pour arriver à l’enregistrement des bagages et la file d’attente fait quasiment toute la longueur de l’aérogare avec des gens gesticulants, agacés par tant d’inefficacité. On finit par passer en salle d’embarquement et à 1h, l’embarquement commence. Là encore, c’est du gros délire et de l’irrationnel total puisqu’après avoir contrôlé nos cartes d’embarquement, une fois arrivés sur le tarmac, billet et passeport sont de nouveau vérifiés, et, cerise sur le gâteau, au pied de l’avion des tables sont installées pour un contrôle du contenu des bagages à main et une fouille au corps…A cette heure avancée, les passagers sont à bout. Un français derrière nous se lâche : « ils ne sont pas capables de faire des routes mais pour nous casser les c…. ils sont forts ». Bien entendu, avec une telle organisation, difficile d’envisager un décollage à l’heure et c’est avec une heure de retard que nous quittons Madagascar.
Dimanche 2 août : Antananarivo-France. Nous arrivons à Paris en fin de matinée, avec un peu de retard par rapport à l’horaire prévu. Pierre, et surtout Juliette, dont l’état ne s’est pas amélioré depuis la veille, ont vécu une nuit pour le moins agitée et les allers-retours aux toilettes ont été incessants. Juliette est apathique et la journée risque d’être longue pour elle, le transfert pour Brest n’étant pas prévu avant 16h30. Une fois les formalités de retour effectuées et les bagages (en totalité !! ) récupérés, nous quittons Pierre qui a un train pour Rennes à 14h. De notre côté, nous tuons le temps en attendant notre vol, et la fin du voyage se passe sans encombre et nous arrivons à Fouesnant peu avant 19h. On ne peut pas en dire autant de Ben : seul pendant le voyage à n’avoir quasiment pas eu de troubles digestifs, ça le prend dans le taxi qui le ramène de l’aéroport ( la salade verte de la veille au soir au Bois Vert ?) et il finit par se vider devant sa porte d’appartement sans parvenir à effectuer les derniers mètres qui le séparent de ses toilettes. Quant à Pierre, il a touché le gros lot nous recevons un SMS de sa part à 19h : son train est immobilisé sur la voie quelques kilomètres avant Rennes, un tracteur tombé sur la voie ayant été percuté par un autre train, bloquant totalement le trafic ferroviaire. Nous suivons en direct l’évolution de la situation et c’est finalement en car et avec 4h30 de retard qu’il arrive à bon port. Comme quoi il n’y a pas qu’à Mada qu’on rencontre des impondérables !! Un dernier épisode à relater, en relation avec le voyage : le remboursement du Coco Komba ! Le lendemain de notre retour, j’envoie un mail au Coco Komba pour connaître les raisons du non remboursement d’au moins une partie des sommes engagées ( 1100 euros dont presque 700 pour la ½ pension et les transferts ). L’hôtel me répond qu’ils n’ont été prévenus que la veille de notre arrivée prévue, soit le 27/7, de notre annulation ferme, alors que les achats de produits frais à Nosy Be avaient été effectués. Je m’étonne de cette réponse, ayant depuis belle lurette fait une croix sur cette partie du voyage. S’engagent alors pendant plus d’une semaine des échanges incessants de mails entre la direction de l’agence, le Coco Komba et moi. Lors du changement de notre circuit le 10/7, l’agence a annulé nos nuits au Coco Komba, que ces derniers ont refusé de rembourser. Les sommes versées étant perdues, Malagasy Tours a réactivé la réservation le 20, pour d’éventuels clients de dernière minute ( sans toutefois préciser à l’hôtel qu’il ne s’agissait pas de nous ), puis, faute de clients comme c’était prévisible, l’a de nouveau annulée le 27. Coco Komba, considérant avoir engagé des frais et subir par ailleurs un préjudice du fait des consos non bues ( notre réputation nous aurait-elle précédé ??) et des excursions non effectuées( !), refuse de rembourser quoi que ce soit. Après d’âpres négociations avec Olivier de l’agence, l’hôtel accepte de partager le remboursement de la ½ pension avec l’agence, à condition que ceci se fasse sous forme d’une remise de 5% sur les prochaines réservations de l’agence au Coco Komba. Trouvant que c’est une usine à gaz ( d’autant que ça revient à ce que l’agence nous rembourse en une fois pour de son côté ne se faire payer qu’en plusieurs ), Olivier mentionne que 350 euros à rembourser en 1 fois, ce n’est pas la mer à boire. Il précise aussi que, faute d’accord à l’amiable nous mettrons un avis salé sur le site Tripadvisor. C’en est trop pour l’hôtel qui accuse Olivier de chantage et refuse d’en faire plus. C’est donc à ce stade que se termine la discussion, l’agence nous remboursant 350 euros et l’hôtel rien….C’est franchement mesquin , d’autant que vu la conclusion de cette histoire et les mails musclés échangés, l’agence décide de ne plus travailler avec cet établissement. Je mets donc mon commentaire sur Tripadvisor ( le seul parmi des commentaires dithyrambiques ) auquel l’hôtel répondra quelques semaines plus tard, après m’avoir envoyé un mail explicatif ( on a tourné la page et on n’y répondra pas ).
Bilan du voyage. Ça a été un super voyage malgré le changement de circuit de dernière minute tout le monde a plutôt bien supporté les longues heures de route et le circuit s’est déroulé dans une excellente ambiance ( même les filles ne se sont quasiment jamais disputées ), y compris avec Hery et Feno. C’est un pays qui ne peut pas laisser indifférent, très pauvre mais avec des habitants d’une grande gentillesse et joie de vivre. Les paysages sont magnifiques et variés, de même que la faune. Toutes les étapes de notre périple ( y compris Ranomafana et Andasibe qui ont été rajoutées lors du changement de programme ) nous ont plu et aucune ne nous a paru inutile. Compte tenu de nos impressions et du fait que notre circuit initial a été sérieusement amputé, ce voyage en appelle certainement un autre, les centres d’intérêt étant multiples : Allée des Baobas et Tsingys, Ste Marie, Nord du pays avec Diego et les îles…Ce ne sera pas dans l’immédiat mais on y retournera c’est certain. Quant à l’insécurité, qui nous a un peu fait hésiter à choisir cette destination, nous ne l’avons pas du tout constatée durant notre séjour bien sûr il y a une grande misère, bien sûr l’ambiance est un peu glauque dans certaines villes ( Tulear, Tana..) mais jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Il faut dire que nous n’avons pas tenté le diable en étant accompagnés par un guide, en ne sortant jamais la nuit et en évitant de montrer des signes extérieurs de richesse. Concernant l’organisation du circuit, rien à dire, l’agence Malagasy Tours est à recommander : sérieuse, très réactive ( changement de circuit, valises..) et tarifs proposés corrects. L’hôtellerie choisie était d’un excellent niveau et même parfois carrément luxueuse ( Anakao, Isalo notamment ). Un 4x4 n’aurait pas été de trop pour effectuer le parcours ( ah cette piste jusqu’au Camp Catta !! ) mais cela nous aurait obligé à avoir 2 véhicules et nous y aurions perdu en ambiance. Nos 2 accompagnateurs : Feno, le chauffeur, était très discret, peu bavard ( alors qu’il comprenait très bien le français y compris des blagues d’une haute teneur intellectuelle ), très gentil et excellent conducteur Hery, notre guide, avait toujours un bon mot pour rire, et était très disponible et prévenant par contre nous avons un peu regretté son manque de culture et de connaissances profondes de son pays, même si les guides locaux dans les parcs connaissaient eux parfaitement leur sujet.
Samedi 11 juillet. A 3h45, réveil en fanfare et c’est le grand départ pour l’aéroport de Guipavas ou nous retrouvons Ben. Nous décollons pour Roissy à 6h35 et arrivons sans encombre à 7h45, où toute l’équipe se retrouve au complet puisque Pierrot est arrivé la veille et a logé à l’Ibis. Nous décollons à 11h30, donc à l’heure, de Roissy et arrivons à 23h10 à Antananarivo après un vol sans histoires. Le plus dur est fait, se dit on et dans une heure nous devrions être couchés….illusion !! Nous sommes d’emblée confrontés à l’efficacité malgache dans toute sa splendeur : d’une part les démarches d’entrée dans le pays prennent un temps fou ( il faut passer à 2 postes où la rapidité est inversement proportionnelle au personnel dédié ) et surtout les bagages arrivent Mora Mora, tellement d’ailleurs que seulement 3 bagages sur les 6 sont arrivés ( ils manquent la valise de Ben et 2 de nos bagages, les vêtements étant par chance dans les 2 autres sacs ). Comme nous ne sommes pas les seuls, loin de là, c’est aussi un vaste foutoir au bureau de réclamation des bagages. Ce n’est donc que vers 2h30 que nous quittons l’aéroport avec notre guide Hery et notre chauffeur Feno qui nous attendent depuis plusieurs heures. Le temps de faire du change, de donner un pourboire misérable aux porteurs de bagages ( on n’a pas encore trop la notion de la valeur des ariarys et honnêtement il ne faut pas nous demander grand-chose à cette heure avancée et après ces émotions), Hery nous fait un topo rapide tout en nous offrant un plateau garni de nems, samoussas, beignets de poulets…., délicieux mais à cette heure on pense plus à notre lit qu’à notre estomac. Nous arrivons en quelques minutes à notre hôtel, « Le Bois Vert », où la température est très fraîche et où nous passons une première nuit courte mais oh combien réparatrice.
Dimanche 12 juillet : Antananarivo-Antsirabe. Vus les événements de la veille, le top départ de ce matin n’a été fixé qu’à 10h nous nous levons donc à 9h et, après le petit déjeuner, nous laissons à l’hôtel des photocopies de nos passeports et les clés et codes de nos bagages, pour qu’une personne de l’agence puisse aller à l’aéroport les récupérer. A 10h, c’est parti pour l’aventure dans notre minibus Mercedes Sprint vert flashy. La traversée de la capitale nous donne une idée de la pauvreté entrevue la veille lors de l’aéroport à l’hôtel. Après être passé devant des femmes qui lavent leur linge, devant un hôpital vide ( construit par le gouvernement de la transition, un mot qu’on entendra beaucoup durant le séjour, toujours pour parler de choses inutiles réalisées ou utiles qui n’ont pas été faites ), nous quittons progressivement Antanarivo petit à petit apparaît le paysage des hautes terres, avec son relief montagneux, sa terre rouge et ses rizières et autres cultures. La foule le long de la route est impressionnante et les arrêts nombreux : boutique pour faire le plein d’eau ( où nous entendons la chanson de Françoise Hardy « tous les garçons et les filles », probablement le tube du moment …), petit marché au bord de la route pour acheter des fraises locales ( où je me fais arnaquer car je donne le prix demandé de 10 000 ariarys pendant qu’Hery le négocie à la baisse ), vendeurs divers et variés ( artisanat local, objets en raphia, chapeaux, petites voitures….à des prix défiant toute concurrence ). Nous nous arrêtons le midi dans la ville du foie gras, Behenjy, dans un restaurant un peu kitsch, « le coin du foie gras », situé sur la hauteur, où les notables des environs ont manifestement l’habitude de déjeuner les dimanche midi. Le foie gras n’est pas mauvais du tout (nature ou parfumé à la vanille, au poivre ou au raisin ), et on déguste pour la première fois un filet de zébu et Ben et Pierre la bière vedette de Mada, la THB. Hery et Feno mangent sur une autre table. J’avais signalé à l’agence avant notre séjour que nous souhaitions prendre nos repas « seuls » car c’est toujours compliqué, et même parfois pénible, d’être constamment avec le guide, sans possibilité de se lâcher vraiment. Le fait de le prévoir avant le départ permet de ne pas froisser le guide qui pourrait le prendre comme un jugement personnel. Nous continuons notre périple en direction d’Antsirabe, en nous arrêtant régulièrement pour des photos de paysages ou des scènes de la vie quotidienne. Partout où nous nous arrêtons, alors qu’on pense être dans des coins déserts, c’est systématiquement une nuée d’enfants qui sortent de partout et nous entourent en criant « bonbons vazahas !!!! » On s’y attendait un peu mais parfois ça tourne à l’émeute. Après avoir dû renoncer ( pour mieux la faire au retour ) à la visite de la fabrique de marmites en aluminium à Ambatolampy, nous arrivons vers 17h à Antsirabe, alors que la nuit n’est pas loin. Nous effectuons la visite très intéressante de l’atelier de Mamy qui fabrique des vélos, voitures…avec du matériel de récupération. Derrière cette boutique se situe celle de la femme de Mamy qui vend de la broderie. Nous y achetons une grande nappe et Ben nous gratifie d’un striptease lors de l’essayage d’un teeshirt, qui déclenche l’hilarité dans toute l’assistance, notamment d’une vendeuse qui lui dit qu’elle a vu les horreurs de la guerre et n’est donc plus à ça prêt. Nous terminons la journée par la visite d’un artisan qui fabrique des objets en corne de zébu la démonstration de la fabrication est très instructive et bien sûr, comme il se doit, la visite se termine par un petit passage à la boutique où la fièvre acheteuse bat son plein. Nous arrivons à l’hôtel, « Couleur Café », vers 18h tenu par un breton des Côtes d’Armor, c’est un établissement très agréable, fait de plusieurs petites maisons, chaque chambre ayant sa cheminée, ce qui n’est pas du luxe compte tenu de la température sibérienne qui y règne à cette période de l’année ( c’est la ville la plus froide du pays ). Rendez-vous est donné par Hery à 19h pour le briefing du voyage et de notre guide du lendemain. Nos bouteilles d’apéritif ainsi que celles de Ben étant entre la France et Mada dans nos bagages « perdus », Pierre heureusement a les siennes et nous sauve d’une déshydratation majeure. On apprécie bien ce premier apéritif au coin du feu, tout en commentant cette première journée assez riche. Nous retrouvons notre guide comme convenu au restaurant où un petit rhum arrangé de bienvenue nous est offert par l’agence et où le carnet de voyage nous est remis. Notre guide local du lendemain, Arsène, vient nous expliquer le programme de la journée : balade de plusieurs heures dans les paysages de rizières des environs du village de Betafo. Il pratique un tourisme écoresponsable en faisant participer les villageois à la venue des touristes dans leurs villages reculés et en les rétribuant un peu pour cela. Nos chaussures de marche sont dans la valise «évaporée » mais d’après Arsène nos chaussures en toile devraient suffire. Après cette explication, Arsène nous quitte en nous donnant rendez-vous pour le lendemain. Hery termine ses explications sur l’ensemble du circuit et nous quitte à son tour. Ce soir, c’est dodo tout habillés ( Ben n’ayant pas ses bagages garde ses vêtements 24h sur 24 ) car le feu de cheminée est éteint et la chambre est glaciale malgré le petit digestif pris au retour du restaurant.
Lundi 13 juillet : randonnée dans les hautes terres. Ce matin, Arsène nous a donné rendez-vous à 9h, le temps pour lui d’acheter le nécessaire pour le pique-nique de midi. Il est accompagné de son frère qui se destine aussi au métier de guide. Nous prenons le minibus en direction de Betafo et nous nous arrêtons quelques kilomètres avant le village. C’est aujourd’hui lundi, jour du marché hebdomadaire, et toute la population se dirige en masse vers Betafo pour y vendre toutes sortes de produits. Nous entamons notre marche par la montée d’une colline assez raide qui nous donne un avant-goût du programme de la journée. Arsène est un excellent guide, très instruit, qui nous donne énormément d’informations sur les plantes, les us et coutumes. Arrivés au sommet d’une seconde colline, nous surplombons le village de Betafo plusieurs dizaines de mètres plus bas. La vue est grandiose, avec notamment les paysages de rizières en terrasses. D’en haut, Arsène aperçoit un regroupement de personnes d’après lui, il est probable que ce soit une cérémonie de retournement des morts, coutume locale qui se déroule à cette période de l’année. Nous continuons notre marche et finissons par arriver dans la vallée à un petit village où nous sommes accueillis par une joyeuse bande d’enfants. Ici, pas de « bonbons vazahas », les habitants n’ont pas encore été pervertis par le tourisme. Arsène leur a apporté des photos prises par des touristes venus précédemment dans le village c’est la franche rigolade. A notre tour, nous commençons à les mitrailler lors d’une séance photo, les enfants imitant Jackie Chan en prenant le pose. Les arrêts sont nombreux pour photographier des scènes de la vie quotidienne et nous commençons à maitriser 2 mots malgaches qu’on utilise toutes les 30 secondes, salam (a, é ou o , ce qui veut dire bonjour, qui se dit également d’une autre façon, manao ahoana) et velom ( a et é qui signifie au revoir ). Nous visitons une petite maison assez misérable, où toute la famille vit dans 2 pièces, une cuisine dont les murs sont dégoulinants de suie ( mais pourquoi les maisons n’ont-elles pas de cheminées ? On aura à peu près autant d’explications différentes que de fois où on a posé la question : pour garder la chaleur, pour protéger des termites ou des moustiques….en tout cas, ce n’est certainement pas pour préserver la santé des pauvres malgaches) et une mini-chambre commune à toute la famille. Ils vivent à l’étage, le rez de chaussée étant réservé pour les bêtes en particulier.

Peu après le village, nous progressons dans les rizières en marchant sur les « diguettes » Charlotte, qui est handicapée par une douleur au genou, met malencontreusement le pied dans l’eau. C’est le drame car ses Stan Smith neuves sont fichues et Charlotte est en pleurs, s’en voulant de ne pas avoir pris soin de ses chaussures neuves. Nous nous arrêtons pour le pique-nique dans un coin tranquille à l’abri du vent. Au menu : avocats délicieux avec une vinaigrette à l’oignon, samousas et fruits pour le dessert. Hery nous apprend que la valise de Ben est arrivée à bon port, contrairement aux nôtres dont on est toujours sans nouvelles ( alors qu’on a reçu dans la nuit un mail d’Air France nous signifiant que les bagages étaient en chemin ). C’est une bonne nouvelle pour Ben par contre, pour nous, les chaussures de marches, les vêtements à laisser à Madagascar, les bouteilles d’apéritif et plus grave, la Malarone et tous les médicaments attendront. Durant le repas, Arsène nous raconte l’histoire du Maki qui parle : c’est quoi ça ? « Une banane » répond le maki. « Merci Maki ». C’est quoi ça ? « un ananas » « merci maki » puis on lui montre le fruit qui ressemble à une grosse orange.. Anny et Ben tombent tous les 2 dans le panneau en répondant « un pamplemousse » auquel Arsène répond par un « merci Maki »…. Après le déjeuner, nous continuons à progresser vers Betafo Arsène nous confirme que le rassemblement de personnes sur la colline correspond bien à une cérémonie de retournement des morts et nous demande si on souhaite y assister, ce que nous acceptons, très curieux de connaître cette tradition qui ne se déroule que dans une partie du pays. Appelée Famadihana, cette coutume funéraire en particulier des hautes terres a lieu de juin à septembre de villages en villages, les tombeaux sont ouverts et les vivants font danser leurs morts lors de grandes fêtes cela donne lieu à 2-3 jours de festins où tous les membres de la famille et les amis sont invités. Après les avoir sortis du tombeau, la foule des parents et des amis s’empare des corps et les emportent dans une danse très rapide. Cette cérémonie a lieu tous les 3, 5 ou 7 ans et à cette occasion, les linceuls recouvrant les restes mortuaires sont renouvelés. Arrivés sur le lieu de la cérémonie, nous nous faisons toucher et même agripper par plusieurs personnes manifestement bien alcoolisées, ce qui met certains d’entre nous un peu mal à l’aise, ayant du mal à savoir s’ils sont honorés ( ce qui est a priori le cas ) ou si on les dérange. Ben est invité à visiter l’intérieur du tombeau. Puis c’est le moment des chants : certains dansent, d’autres portent les corps dans leur linceul tout en tournant 7 fois autour du tombeau un moment impressionnant et vraiment unique ! A la fin de la cérémonie, ils entonnent l’hymne malgache, avant de se disséminer petit à petit dans la campagne. Nous poursuivons ensuite notre descente vers Betafo où nous attend Feno. Il est plus de 16h et le marché est désormais terminé dommage car la concentration de personnes est vraiment impressionnante à cette heure avancée et cela devait être vraiment grouillant quand le marché battait son plein au cours de la journée. Sur le chemin du retour, nous demandons à nos guides de nous arrêter en ville à Antsirabe pour acheter des chaussures pour les filles, celles de Juliette lui faisant mal et les Stan Smith de Charlotte ….. Nous en trouvons d’occasion dans la rue, correctes et à un prix dérisoire. Par contre, quel contraste entre l’ambiance un peu glauque en ville et celle hyper chaleureuse dans les villages traversés tout au long de la journée. Une bien belle journée en tout cas, avec un guide cultivé et hyper intéressant, qui contraste avec Hery qui, bien que très attentionné et plein d’humour, manque de connaissances profondes. A l’arrivée à l’hôtel, la valise de Ben est là ! Plus que 2 bagages et nous serons au complet…
Mardi 14 juillet : Antsirabe – Antoetra. Ce matin, faute d’être certains de récupérer nos bagages, nous décidons de rationner la Malarone et de ne pas en prendre dans ces régions fraîches où les moustiques font manifestement grève eux aussi. Nous partons ce matin à 9h en direction d’Ambositra. Nous commençons par une petite balade en pousse pousse dans Antsirabe qui nous mène à la gare, la rue de l’Indépendance ( toutes les villes ont une rue et une place de l’Indépendance à Mada), l’hôtel des Thermes, et pour finir le centre-ville où nous nous arrêtons dans une boutique de pierres précieuses, chez Joseph. Difficile de trouver plus visqueux, gluant et mielleux que le dénommé Joseph qui a d’ailleurs transmis son « savoir-faire » dans le domaine à son personnel. On déteste ce genre d’ambiance où tout est exagéré ( le summum étant atteint avec 4 tortues radiées qui ont manifestement été mises au « garde à vous » pour notre arrivée ), mais on finit quand même par acheter quelques pierres semi-précieuses. Sur la route vers Ambositra, comme dans le reste du pays, 2 choses frappantes : les « arrêts flics » toutes les 30 mn au bord des routes ( on se demande à quoi ils servent à part racketter dès que possible ) et les taxis brousses et autres ORNI ( objets roulants non identifiés ), chargés à bloc à l’intérieur et sur le toit. On se demande comment ils peuvent rouler avec de tels chargements. D’ailleurs, très régulièrement on voit sur les routes des véhicules en panne, en cours de dépannage, avec une branche ou un feuillage 100 m avant pour signaler ( c’est leur triangle à eux ). Nous arrivons à Ambositra pour le déjeuner, au restaurant « chez Jonathan », un lieu d’anthologie grâce au chanteur qui y officie : Johny Gasy. A priori c’est un habitué des lieux et tout est réuni pour passer un moment mémorable : le look ( avec guitare ), la façon de chanter ( bouche semi-ouverte ), le répertoire ( Aline de Christophe, J’entends siffler le train, Que sera sera, chants tyroliens, Beatles, Capri c’est fini….) et pour clôturer le tout la voix ( nasillarde à souhait ). Notamment la version d’Aline nous provoque un énorme fou rire général. Un grand moment. Ça va d’ailleurs devenir la chanson de nos vacances ( et j’ai crié, crié….). En sortant du restaurant, nous nous faisons agripper par des vendeuses d’écharpes en soie. C’est la foire d’empoigne entre elles et c’est pénible d’acheter dans ces conditions. Dans la foulée nous allons visiter un atelier de marqueterie. Les objets en vente dans la boutique ( couvertures d’albums de Tintin notamment ) vont du laid au quelconque et pour la première fois nous quittons une boutique sans rien acheter. Quelques kilomètres après Ambositra, nous prenons l’embranchement et la piste en direction d’Antoetra, notre hôtel « Sous le Soleil de Mada » étant situé à mi-chemin. C’est le début du pays Betsileo les hommes arborent une tenue très typique, avec un couvre-chef et en guise de vêtement une longue étoffe drappée sur l’épaule rappelant les masais des hauts plateaux tanzaniens. Nous nous arrêtons en cours de piste pour voir travailler des chercheurs d’or l’une des femmes qu’on prend en photo fait le spectacle en se tortillant dans tous les sens. A chaque fois qu’on s’arrête en bord de route, il se passe quelque chose et les gens sont vraiment spontanés. Après 1 h de piste, nous arrivons à l’écolodge, tenu par Brigitte et Marc, vers 16h. C’est un ensemble de petites maisonnettes, construites selon le style zafimaniry ( nous sommes dans la région ). Après avoir pris possession de nos bungalows, nous partons faire une petite marche aux alentours de l’hôtel à la rencontre des villageois. C’est grâce à Brigitte et Marc que les enfants sont maintenant scolarisés. Ils les sensibilisent aussi au respect de l’environnement en faisant planter à chaque enfant un arbre par an.

Après une petite partie de pétanque, à partir de 18h c’est la discussion autour du feu de camp, où on regarde les étoiles et où Brigitte nous explique son analyse de la situation à Madagascar, très intéressante car venant de quelqu’un qui connaît le terrain tout en ayant un œil « extérieur ». Elle nous fait part de sa déception sur l’évolution du tourisme à Madagascar, le nombre de voyageurs annuels étant passés de 450 000 en 2009 à 200 000 actuellement, avec probablement une dégradation liée à la grève d’Air Madagascar. La raison principale est l’insécurité, qu’elle trouve excessivement mise en avant par les sites diplomatiques par rapport à la réalité sur place. Comme d’autres, elle nous dit aussi ( et nous avions eu la même réflexion ) que finalement c’est une bonne dictature qu’il faudrait pour remettre le pays dans le droit chemin. A 19h, les choses sérieuses commencent puisque c’est l’apéritif au rhum arrangé. C’est Marc qui tient le bar ( c’est d’ailleurs plutôt l’inverse car le pauvre a des problèmes de santé ) : grande gueule, il m’apostrophe d’emblée en me prenant pour un chinois je suis d’après lui le sosie (confirmé par Brigitte ) avec 20 ans de moins d’Assoun, un chinois d’Ambositra. Il joue un peu la provoc, ce qui peut surprendre voire déplaire à certains, mais on voit qu’il a le cœur sur la main. En tant que bretons ( lui est auvergnat ) nous avons notre réputation de piliers de bar à tenir et nous dégustons avec plaisir , accompagnés par des cacas pigeons ( gâteau apéro locaux ) plusieurs rhums arrangés ( cardamone, poivre, gingembre-cumbavas, pok pok….), les meilleurs de notre séjour haut la main. Marc et Brigitte nous racontent qu’ils sont partis il y a plus de 10 ans pour un tour du monde dont la première étape était Madagascar et ils n’y sont jamais repartis, conquis par l’accueil et la gentillesse malgaches. Le repas se passe dans la convivialité, autour d’une grande table d’hôtes, et nous sommes accompagnés par 2 nantaises et 3 couples de suisses très sympas. Une excellente soirée. La nuit est glaciale ( 4°C au réveil ! ) et la literie pas terrible mais on s’endort sans mal….
Mercredi 15 juillet : randonnée dans les villages zafimaniry. Au lever vers 7h, de la buée sort denotre bouche à l’intérieur du bungalow, ce qui donne une idée de la température les plus courageux passent à la douche ( n’est-ce pas Ben ?), mais je décide comme la plupart de passer mon tour. Si le froid devait durer tout le voyage, on en reparlera mais ce matin ce n’est vraiment pas le moment… Par ailleurs, contrairement à la veille, les nuages sont de la partie ( on est dans une région très humide souvent sujette à des nuages et de la pluie ) et nous accompagneront malheureusement toute la journée. A 8h, départ pour Antoetra pour une balade dans le pays Zafimaniry, connu pour son artisanat du bois, en particulier ses maisons assemblées sans le moindre clou ni la moindre vis, aux portes et aux volets finement sculptées. Nous avons rendez-vous avec notre guide Johny et arrivons sur place à 9h. Les présentations se font rapidement avec Johny, qui n’est pas du genre causant, contrairement à une nuée de jeunes qui s’accrochent à nous en nous demandant de leur acheter des souvenirs à notre retour du village d’Ifasina, but de notre balade. Comme toujours, il y en a qui sont plus dégourdis que les autres et arrivent à se « placer ». Chacun d’entre nous a son « camarade », en gros le premier enfant à avoir lié connaissance avec nous ( Frédéric pour Anny, Jean Marc pour Pierre, Pascal et Stanislas pour Ben, Emmanuel et Eric pour moi ). Ce sont tous des petits malins et ils parlent plutôt bien le français pour un coin aussi reculé. Aujourd’hui, c’est le jour du marché, mais entre les camarades qui nous collent et Johny qui a le feu aux fesses, on n’en profite presque pas et la visite est baclée. Nous entamons notre marche en direction d’Ifasina, village le plus proche, distant de 4 kilomètres par un chemin en montagnes russes en chemin, nous croisons des villageois qui se rendent au marché en nombre. Malheureusement le temps maussade ne nous fait pas apprécier cette randonnée à sa juste mesure, les couleurs des paysages étant un peu fades. A cause du temps, les caméléons ne sont pas non plus de sortie. Charlotte souffre de nouveau de son genou et Anny ne se sent pas très à l’aise sur ces chemins escarpés et glissants. En cours de route, nous somme rejoints par Stanislas, sourd et muet, qui va nous accompagner tout au long de la journée. Après 2 h de marche, nous arrivons enfin à Ifasina où une nouvelle fois nous sommes accueillis par une horde d’enfants ( Jean Marcel, Brigitte….). Toutes les maisons, contrairement à Antoetra, sont ici en bois et nous sommes invités à visiter la case du chef du village qui se dit honoré de notre visite et nous explique le fonctionnement de sa maison ( avec les 4 coins qui ont une signification particulière) où vivent également canards et cochons. Nous le quittons après quelques minutes, non sans lui avoir versé le droit d’entrée qui est de rigueur. A côté de la case ont été disposés différents objets en bois vendus à un prix modéré après nos achats, nous continuons la visite du village et alors qu’on repasse devant la case du chef 5 mn plus tard, tout l’artisanat a déjà été rangé !!

Nous faisons notre halte pique-nique peu après le village, pique-nique que nous partageons avec Stanislas qui n’en demandait pas tant. A mi-chemin, nos camarades arrivent avec des objets en bois qu’ils veulent nous vendre sur le chemin, soit disant pour éviter les problèmes au village nous décidons d’attendre avant d’acheter, mais une fois arrivés à Antoetra, entre les 2 boutiques d’artisanat et les camarades, c’est la foire d’empoigne et c’est même tout près de mal tourner tellement on sent une pression énorme. Juliette et Anny n’en peuvent plus et nous menaçons de partir sans rien acheter si les esprits ne se calment pas finalement on achète à nos camarades, après quoi on quitte le village avec un arrière-goût tellement la fin a été pénible pour tout le monde. Si ça continue, les touristes vont se détourner de cette destination pourtant potentiellement intéressante. On en parle à notre retour à Brigitte qui regrette que personne au village ne soit capable d’organiser la vente de cet artisanat dans un seul et même lieu où tout serait réuni, ce qui éviterait les pugilats. Avant le feu de camp, Charlotte, Juliette et Pierre font une partie de pétanque avec un jeune malgache, Jean Baptiste. Pendant ce temps, nous achetons des écharpes en soie à Brigitte au moins ici on peut prendre le temps de les choisir sans être assailli. A 18h, lors de notre discussion autour du feu, Hery nous informe que nous devons partir à 8h le lendemain car nous devons récupérer au 1er village sur la RN7 nos 2 derniers bagages enfin arrivés à bon port. Nous voilà enfin rassurés, notamment pour la Malarone qu’on va pouvoir reprendre à partir de demain. A 19h, nouvel apéritif au rhum arrangé, avec Marc qui nous raconte ses problèmes de santé opéré il y a quelques mois à la Réunion, il a l’air mal en point et ne paraît pas très optimiste sur l’avenir. On espère en tout cas qu’il ira mieux et pourra mener à bien ses projets au sein du village. Ce soir, nous devions être seuls pour le repas mais finalement 2 couples de belges se sont invités et un couple de réunionnais ( déjà venu l’an passé ) arrive à l’improviste, ce qui oblige Brigitte à leur trouver de la nourriture pour le diner. Au menu ce soir : un plat d’écrevisses, délicieuses dont on se régale tous. Pendant le repas, le fils des Réunionnais, Simon, nous joue des airs d’accordéon dans une très bonne ambiance comme la veille sa mère nous raconte avec moult détails leur périple en train entre Fianarantsoa et Manakara ( plus de 20 h ), avec notamment une scène hilarante où un français, harassé, est tombé du train en marche et où des passagers ont eu le temps d’aller le rechercher et le charger dans le train sans que quiconque ne se soit rendu compte et sans que le train n’ait eu besoin de ralentir. Pour finir la soirée, Marc nous invite encore à un dernier rhum arrangé on se souviendra de ce lieu hors du temps où nous avons rencontré dans gens formidables ! Jusqu’à la fin du séjour Ben se fera d’ailleurs chambrer régulièrement car pas une journée ne se passera sans qu’il évoque Brigitte dans la conversation.
Jeudi 16 juillet : Sous le Soleil de Mada-Fianarantsoa. A 8h, comme convenu, nous faisons nos adieux à Brigitte et Marc, après cette parenthèse inoubliable de 2 nuits après une heure de piste, nous arrivons au village d’Ivato où c’est le marché hebdomadaire et où nos bagages nous attendent. C’est un guide Malagasy Tours qui a fait la route en taxi brousse depuis Antananarivo et qui repart aussitôt dans l’autre sens, une fois sa mission effectuée. Nous déambulons quelques minutes dans les allées du marché et nous dégustons des sauterelles, franchement pas terribles. Alors que nous regagnons notre minibus, nous avons la surprise de voir arriver Brigitte avec sa dégaine improbable, dans sa 4L hors d’âge qui fait aussi taxi brousse puisqu’elle a pris des malgaches et des canards. Quelques mètres plus loin, on se dit que la 4L de Brigitte n’est finalement pas si mal puisqu’une autre 4L sur le bord de la route, dont on se demande comment elle peut encore rouler, a son réservoir d’essence réduit à un simple bidon au niveau du siège du passager….encore un exemple du sens de la débrouille des malgaches. Nous reprenons notre route vers le Sud, les nuages de la veille étant encore bien présents ( le ciel ne se dégagera que peu de temps avant Fianarantsoa ) malgré cela, les paysages sont magnifiques. Alors que nous roulons depuis moins d’1 heure sur la RN7, Hery reçoit un coup de téléphone : le guide a oublié de nous rendre la clé pour ouvrir le cadenas de notre sac tant pis, on trouvera bien un moyen de défoncer notre cadenas à l’hôtel ce soir…. Quelques kilomètres avant Fianarantsoa, nous nous arrêtons de nouveau à un marché Juliette et Charlotte décident de rester dans la voiture, pas très à l’aise dans ces ambiances de marché pourtant toujours très pittoresques, où elles subissent le regard insistant de certains, voire parfois des mains un peu baladeuses. Sur la route, nous assistons régulièrement à des scènes cocasses et nous suivons pendant de longues minutes un taxi brousse avec sur son toit plusieurs canards dans un grand panier, leur propriétaire allant même, alors que le véhicule roule toujours, remettre de l’ordre dans le panier. Les 30 derniers kilomètres avant Fiana sont épouvantables et la route est tellement défoncée qu’on avance au pas, un 4x4 étant ici indispensable pour rouler à vitesse correcte. Feno conduit très prudemment mais malgré tout nous sommes pas mal secoués et c’est assez éprouvant. Manifestement, le gouvernement de la transition et celui qui a suivi n’ont pas investi beaucoup d’argent dans la rénovation des routes pourtant indispensable au développement du pays. Les malgaches paraissent d’ailleurs nostalgiques du président Ravalomanana, renversé en 2009, qui lui avait compris la nécessité d’avoir des enfants scolarisés et un réseau routier digne de ce nom. Après 4h de route, nous arrivons à Fiana et nous arrêtons dans un restaurant pour le déjeuner. Là nous sommes immédiatement sollicités par un rasta malgache qui veut nous vendre des pierres précieuses, soit-disant recommandé par le Petit Futé ( pas le dernier en tout cas..) nous lui signifions que nous ne sommes pas intéressés mais il insiste pour nous les montrer, et c’est alors le début d’une séance interminable de déballage et remballage ( puisque nous ne lui achetons rien comme prévu ), sa mini-sacoche se révélant un puit sans fond. Dans l’après-midi, nous allons visiter la haute ville, avec une certaine appréhension, Hery nous ayant prévenu qu’on risquait d’être harcelés comme à Antoetra. La guide locale s’appelle Pauline, c’est une jeune orpheline qui a été recueillie par l’association du Père Pédro aujourd’hui elle vole de ses propres ailes et se destine à une carrière d’avocat. Finalement on n’est pas trop sollicités par les enfants et c’est plutôt une bonne surprise on est juste accueillis par un « Bienvenue chez les Chtis » suivi d’un « Salut Biloute » qui nous fait hurler de rire tellement c’est décalé par rapport au contexte. La visite est agréable et l’ensemble de cette ville nous laisse une impression très agréable, contrairement à d’autres grandes villes un peu glauques. Nous finissons la journée en allant chez Pierrot Men, photographe bien connu, chez qui nous achetons des cartes postales et des photos à encadrer. Dans la rue, c’est l’effervescence car les élections communales se préparent et c’est la propagande, c’est-à-dire des rassemblements et des défilés un peu partout, des gens habillés aux couleurs du parti du candidat, à grand renfort de sonos poussées à fond et de « fidio » ( en malgache « votez ») + le nom du candidat ( Léon Cu nous a marqué à Fiana ). Jusqu’à la fin du séjour, ces scènes de liesse seront quasiment incessantes et iront crescendo. En fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel, la Villa Sylvestre situé en plein centre-ville, on a l’impression de rentrer dans un bunker, tout étant hyper sécurisé. Par contre, l’intérieur est très agréable avec un style colonial de bon goût et une grande terrasse. Notre premier objectif de la fin de journée est de détruire le cadenas de notre sac, ce que nous arrivons à faire, non sans peine, avec l’aide du gérant de l’hôtel, très sympa. A l’apéritif, on s’épanche un peu sur notre guide Hery, qui nous énerve un peu par son manque de culture et sa tendance à tout prendre à la légère au briefing de la journée du lendemain avec Hery, celui-ci nous demande s’il y a des choses à améliorer dans le voyage. Hasard ou nous a t-il entendu quand on discutait à l’apéritif sur la terrasse ? Toujours est-il qu’on lui dit que tout va bien, l’organisation du circuit nous convenant et les carences qu’on lui trouve n’étant de toute façon pas améliorables. Au repas du soir, au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls clients. Ce soir c’est Pierre qui en prend pour son grade puisque le gérant de l’hôtel lui trouve une ressemblance frappante avec Albert de Monaco. Ce n’est pas la première fois qu’on trouve cette ressemblance et c’est vrai qu’en y regardant de plus près…. En tout cas, entre Assoun et Albert, Pierre et moi sommes habillés pour le voyage. Le repas est correct sans plus il manque une part de poulet, l’hôtel ayant cru qu’un de nous était végétarien. C’est Anny qui se dévoue pour prendre du poisson et en l’occurrence c’est un vrai sacrifice dans le cas présent. Quand on demande de quel poisson il s’agit, la serveuse, très gentille au demeurant, nous dit « du thon ». On voit tout de suite qu’il ne s’agit pas de thon mais d’un filet de poisson blanc, dur comme une semelle jamais nous n’avons vu un poisson aussi dur. Chacun se dévoue pour en manger un peu mais c’est pire que les yeux de barracuda dans Koh Lanta et on finit tous par cacher un morceau sous nos os de poulet.
Vendredi 17 juillet : Fiana-Tsaranoro. Nous partons vers 8h00 ce matin, ayant des timbres à acheter et de l’argent à tirer à la banque. Par ailleurs, nous avons convenu avec Hery la veille d’aller à l’orphelinat du Père Pedro pour faire des dons de vêtements que nous avons ramenés de France ( et récupérés la veille dans nos bagages retardés ) il ne connaît pas le chemin mais nous avons repéré le bâtiment la veille depuis la ville haute. Malheureusement, impossible de trouver l’orphelinat, le comble étant que manifestement personne dans le quartier où on cherche ne le connaît alors que le bâtiment vu la veille est immense. On est un peu furax de cet échec, d’autant qu’on a de gros doutes sur la volonté d’Hery de trouver vraiment cet orphelinat. Nous repartons rapidement en direction d’Ambalavao, dans des paysages grandioses. Nous nous arrêtons en chemin chez des petits artisans qui fabriquent des objets avec de la fibre de sisal. Arrivés à Ambalavao, nous visitons une fabrique de vers à soie ( intéressante ) et la fabrique de papier antaimoro, très recommandée dans les guides, mais que nous trouvons trop touristique et les articles vendus sont la plupart très laids à notre goût. Il est déjà l’heure du déjeuner ( le temps passe vite ! ) et nous nous arrêtons dans un restaurant où nous rencontrons encore les personnes déjà vues lors d’arrêts précédents pour le repas de midi. Manifestement très peu de restaurants conviennent aux vazahas qui se retrouvent tous au même endroit, ce qui permet aussi aux guides de se retrouver. Après avoir passé commande du repas, et en attendant d’être servis, nous allons faire un tour au marché du village, haut en couleur comme d’habitude, et nous en profitons pour acheter un stock de stylos pour distribuer aux enfants lors de notre périple. En début d’après-midi, nous quittons Ambalavao et arrivons quelques minutes plus tard à la réserve villageoise d’Anja où nous devrions voir nos premiers lémuriens tant attendus. Notre guide, Jean Baptiste est accompagné par un rabatteur qui va chercher les lémuriens ( encore qu’ici ça ne se justifie pas vraiment, le territoire étant restreint ). Nous découvrons enfin les lémuriens ( Lemur Catta dans cette réserve ), en nombre et facilement accessibles car très habitués aux humains on ne se lasse pas de les observer ( quelle agilité ! ) et de les photographier sous toutes les coutures. On a également l’occasion de voir un crocodile en pleine sieste sur un rocher au milieu de l’étang, et des caméléons d’un magnifique vert fluo. La balade, très agréable, se poursuit jusqu’au sommet d’une colline, la fin de l’escalade se faisant à l’aide de cordes. D’en haut la vue est splendide. Charlotte, déjà en petite forme depuis ce matin, paraît avoir de la fièvre et n’est vraiment pas fringante mais elle suit courageusement le mouvement. Nous redescendons dans la vallée en empruntant un autre chemin qui nous permet de voir des tombeaux et de circuler dans des grottes ayant servi il y a bien longtemps de refuges aux guerriers Betsileo ( la tribu de la région ) en guerre contre les Bara.

Vers 16h, nous entamons la dernière partie de notre journée, qui doit nous conduire à la vallée du Tsaranoro, plus précisément au Camp Catta. Les 20 derniers kilomètres, de la piste défoncée, sont terribles et pas du tout adaptés à notre véhicule et il nous faut 2 heures pour parvenir à destination. La piste est superbe, surtout en cette fin de journée où le soleil couchant donne à la montagne et au ciel des teintes oranges-rouges. Notre arrivée au Camp Catta se fait de nuit et nous prenons possession de nos bungalows, un familial supérieur pour nous et un standard pour Ben et Pierre qui ont bien du mal à ouvrir leurs bagages tellement la pièce est microscopique. Comme nous le craignions, Charlotte à 39.4°C de fièvre et à peine arrivée au bungalow elle est prise d’une diarrhée soudaine sans avoir eu le temps d’arriver aux toilettes autant dire qu’elle passe à la case douche immédiatement après quoi on lui fait avaler un petit cocktail doliprane-tyorfan et 2 comprimés d’ofloxacine qui devraient la requinquer. Au cours du repas du soir, Jean Paul, le guide du camp vient nous voir pour le programme du lendemain compte tenu de l’état de Charlotte, nous préférons renoncer à la balade du Caméléon, qui dure 6 h et est assez escarpée, et plutôt faire une balade dans la forêt, jusqu’à la piscine puis au village, ce qui devrait être plus en accord avec ses capacités du moment. Charlotte étant fatiguée, je la reconduis au bungalow avant la fin du repas. Je remarque alors un feu assez important que j’identifie comme un feu de camp important le temps que nous finissions notre repas, la situation a évolué puisqu’il n’y a plus de doute désormais : il s’agit d’un incendie de forêt. Nous retrouvons Charlotte qui panique car elle a été alertée par les cris et le crépitement du feu. Pierre, Juliette et moi montons en haut du camp pour évaluer la situation : personne ne panique mais il y a 4 départs de feu ( l’incendie est criminel ) et la situation est suffisamment sérieuse pour qu’on envisage de sortir nos bagages. Sur le retour on croise la directrice du camp, manifestement hyper stressée, qui dit « c’est la merde, c’est la merde ». Juste après, un couple nous dit qu’il est préférable de sortir les bagages et les porter jusqu’au parking. Dans le même temps, on croise Ben, Anny et Charlotte qui sortent les valises n’ayant rien perdu de ma lucidité, je prends le temps d’emporter la bouteille de whisky qu’ils ont négligé de prendre et nous allons au parking où nous attend Feno. Il y a là également un autre guide qui d’emblée nous agace, à dire que c’est une tradition de faire du feu de broussaille à Madagascar et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, et que de toute façon si la situation devenait critique on quitterait le camp en caravane en n’abandonnant personne. Petit à petit tous les résidents du camp arrivent il y a notamment un groupe de jeunes suisses qui font de l’escalade dans le massif depuis une semaine, une espagnole et sa fille qui ont perdu leur guide ( qu’elle retrouveront dans la soirée ), quelques couples, notamment 2 couples de français hyper antipathiques qui, pris de panique quittent immédiatement le camp avec leur guide pour partir je ne sais où. La situation semble se stabiliser, le vent étant quasiment absent, et même si d’où on est on ne peut avoir une vision précise de l’évolution du feu. Le fameux guide, si calme il y a 1 h, commence à s’impatienter et klaxonne à tout va, probablement pour rameuter les autres guides, plus courageux que lui, qui sont en train d’aider les gens de l’hôtel et du village qui se battent contre l’incendie avec de malheureux seaux d’eau. Après 1h30 environ sur le parking, Hery arrive en nous disant que le feu s’éloigne, confirmant notre impression à distance. Soudain, dans la même minute, le guide klaxonneur nous dit : « on part en caravane, on va à Ambalavao où on va chercher un hôtel sur place qui a un véhicule ? Ceux qui ont un véhicule vont à tel endroit et les autres vont à un autre endroit ». Voyant que ça ne va pas assez vite à son goût, il se met à trépigner sur place en disant « de la discipline, il faut de la discipline !!!! » Les autres guides, dont Hery qui nous a pourtant dit 2 mn avant que la situation était sous contrôle, ne pipent pas mot. Notre analyse ( en quelque secondes ) est la suivante : on voit un feu qui s’éloigne, il existe d’autres hébergements dans la vallée, et aller à Ambalavao avec notre véhicule est de l’inconscience, sachant qu’on a déjà mis 2 h de jour à effectuer les 20 kms de piste, qu’en plus on va devoir transporter 3 personnes supplémentaires qui sont d’ailleurs déjà installées dans notre minibus. D’autant qu’Ambalavao n’est pas sur notre route puisqu’on en vient et que de toute façon, si on y arrive, ce sera en milieu de la nuit, donc pour le sommeil, perdu pour perdu, autant rester dans les environs. Ce qui devait arriver arrive : Anny pète un plomb et je lui emboîte aussitôt le pas : « Il est hors de question de partir à Ambalavao, on préfère dormir dans la voiture ou dans un des autres hébergements de la vallée…. » On se fait aussitôt rabrouer par les clients du guide meneur qui nous traitent d’inconscients tout en mentionnant que les locaux connaissent mieux ce genre de situation que nous. Malgré tout, notre intervention a fait son petit effet puisque Hery nous annonce qu’ils vont faire un conseil entre guides pour reconsidérer la situation…Juliette et Charlotte sont elles « vénères » car leurs 2 parents leur ont mis la honte de leur vie…Hery revient quelques minutes plus tard en disant qu’on va aller au Tsara Camp un peu plus loin et qu’un fois sur place on négociera le logement pour la nuit. Heureusement, l’intervention de la directrice de l’hôtel décoince la situation : elle nous assure que le feu est sous contrôle, qu’il existe une barrière coupe-feu autour de l’hôtel qui a joué son rôle, et que de toute façon tout le personnel du camp va veiller toute la nuit et préviendra en cas de soucis. Nous voilà donc rassurés et c’est aussi un discours qui est plus en rapport avec ce qu’on observe. Il est 23h30 et nous allons pouvoir retourner nous coucher. Dans l’euphorie, Ben fait la bise à tout le monde, même à Hery qui reste un peu interloqué. Par contre, nous préférons laisser les bagages qui ont été chargés sur le toit par Feno on les récupèrera demain ( on apprendra le lendemain que Hery et Feno sont restés dormir dans le véhicule pour garder les bagages ). Dernière difficulté avant d’aller nous coucher : convaincre Charlotte de quitter le minibus et de retourner se coucher rien n’y fait, Anny et moi essayons tous les arguments mais elle est braquée. Heureusement, Pierre, le sauveur, qui n’a pas fait d’esclandre lui, arrive à lui faire entendre raison et la convainc de venir dormir dans leur bungalow, tout proche du parking. Elle aura un mal fou à s’endormir et ce n’est qu’en milieu de nuit que le sommeil aura raison d’elle. Chez nous, Juliette a descendu son matelas au rez de chaussée ( leur chambre est en mezzanine ) pour être rassurée. Personnellement, ces émotions ne m’empêchent pas d’être zen puisque je m’endors dans les 5mn j’ai juste été réveillé en pleine nuit par Anny, inquiète du bruit du feu et ayant l’impression qu’il se rapprochait. Dans un état second, je me suis levé, ai regardé de la salle de bain, et ai grommelé « c’est bon » en regagnant mon lit avant de retrouver immédiatement le sommeil. Quelle soirée en tout cas ! On se demande bien ce qui peut bien nous arriver encore après ces événements de ces derniers jours et le Camp Catta porte bien son nom…
Samedi 18 juillet – balade dans la vallée du Tsaranoro. Ce matin au réveil, tout le monde n’est pas en pleine forme faute de sommeil, mais vu ce qu’on a évité de peu (la caravane ), on fait tous bonne figure, d’autant que l’incendie s’est fortement calmé, de même que les intestins de Charlotte, qui est en bien meilleure forme ce matin, sa fièvre ayant disparu. Nous sommes accueillis à la sortie du bungalow par des lémuriens catta qui, comme à Anja, sont habitués à l’homme et peuvent être approchés assez facilement. Au petit déjeuner, nous avons la surprise de voir les 2 couples antipathiques partis en catastrophe hier au début de l’incendie finalement eux aussi sont semble t-il revenus à la raison…. On arrive un peu en retard pour le début de la balade, 8h30 au lieu de 8h00, mais nous avons des circonstances atténuantes Jean Paul n’est pas franchement fringant ce matin, c’est le moins qu’on puisse dire, ayant dû veiller une bonne partie de la nuit. Par ailleurs, il est dépité par l’inconscience des pyromanes qui ont détruit une partie de la forêt, avec les risques pour les animaux qui y vivent. Nous entamons notre marche dans la forêt puis continuons à cheminer le long des sentiers jusqu’à une piscine naturelle qui ne nous donne pas envie de nous baigner ; les animaux ( lémuriens, caméléons, criquets ) sont de la partie et la promenade agréable et sans difficultés. Arrivés à bonne distance de notre hôtel, nous nous arrêtons pour prendre un rafraîchissement dans un autre camp de la vallée de là nous voyons que l’incendie est en train de remonter au sommet de la falaise, le risque étant que les flammes retombent dans la vallée et enflamment une autre partie de la forêt. Lors de cette pause, Hery nous apprend que le fameux guide d’hier soir avait un peu forcé sur la bouteille, ce qui explique son attitude incohérente, et ce qui rend encore plus incompréhensible le mutisme des autres guides….ça nous conforte aussi un peu plus dans notre réaction.

Poursuivant notre parcours, nous parvenons à un petit village voisin où nous regardons travailler le forgeron, puis nous nous rendons au dispensaire où nous espérons cette fois pouvoir laisser nos habits. Malheureusement, le dispensaire est fermé le samedi après-midi mais par chance l’instituteur du village est en train de travailler sur l’ordinateur et il nous fait visiter le dispensaire. Après avoir discuté un peu avec lui, nous lui proposons de revenir un peu plus tard pour déposer nos vêtements, le camp étant distant d’une vingtaine de minutes. Nous laissons les filles au bord de la piscine du Camp Catta et revenons rapidement au dispensaire où l’instituteur nous reçoit et nous remercie pour les 2 sacs d’habits laissés alors que nous repartons, nous rencontrons l’infirmière avec qui nous discutons un moment. Elle tient le dispensaire avec une sage-femme les 2 sont payées par l’intermédiaire de l’association St Jérôme, une association basée à Marseille. Les moyens dont elles disposent sont assez limités mais il est difficile de recueillir suffisamment de dons et les dons ne sont pas toujours utilisés à bon escient. Après cette belle rencontre, nous revenons au camp et certains vont à la piscine ( où nous rencontrons ceux qui nous ont rabroués hier soir, qui nous font là un grand sourire..), pendant que les autres vont photographier les lémuriens avant l’apéritif ( le nôtre, pas celui des lémuriens ). La nuit étant revenue, le feu est beaucoup plus impressionnant, d’autant qu’il est retombé de la falaise par ailleurs, un autre feu a démarré en face sans qu’on arrive à savoir si c’est un simple feu de broussaille. Du coup, Charlotte est hyper stressée et ne tient pas en place, passant sans cesse de la chambre à la salle de bain pour regarder à la fenêtre. Au fur et à mesure, les flammes commençant à s’atténuer, elle finit par se calmer et revenir à la raison. Le repas de ce soir ne restera pas dans les mémoires ( c’est l’hôtel où on a le moins bien mangé jusqu’à présent ), en particulier les crêpes flambées pour ceux qui ont eu le malheur d’en commander, qui baignent dans un jus immonde. Ce soir, le manque de sommeil de la veille se fait sentir et même Ben se couche à 21h30, fatigué par son séjour au Camp Catta.
Dimanche 19 juillet : Tsaranoro – Isalo. Nous quittons ce matin le camp à 8h, la route jusqu’à Ranohira étant longue et pénible ( sur les 2 premières heures jusqu’à la RN7). Sur la piste nous croisons beaucoup d’éleveurs de zébus qui promènent leur troupeau c’est dimanche et beaucoup de villageois se sont mis sur leur 31 pour se rendre à la messe. On est désormais dans le pays Bara et le paysage se fait de plus en plus aride et plat, ce qui tranche complètement avec les paysages des hautes terres rencontrés jusqu’alors. Sur la RN7, nous nous arrêtons dans un village où la messe est malheureusement finie mais nous demandons à visiter l’église ainsi que l’école où nous rencontrons l’apprenti pasteur ainsi que le pasteur ( on sent bien chez ce dernier sa position dominante par rapport à l’apprenti qui est muet quand le pasteur est là ). Anny fait cadeau à une petite fille, Véronique, d’un bracelet, la voyant le regarder avec insistance autour de son bras. Arrivés à Ihosy, et après avoir fait le plein d’essence, nous nous mettons en quête d’un hotely, c’est-à-dire d’un restaurant « local », pour le repas de midi. On veut tenter l’expérience mais pas facile d’en trouver un le dimanche midi. Après 2 aller-retour dans la rue principale, on jette notre dévolu sur « Tina » (c’est le nom de l’hotely ). La première impression donne le ton : des déjections de poulet sur les tables à l’extérieur, des toilettes sordides au fond du jardin on veut du local, on va en avoir….Le repas est aussi dans le ton : j’essaie un poulet gingembre et les autres un poulet grillé avec du riz blanc. Le poulet n’a que la peau et les os ( ils appellent ça du poulet bicyclette, ce qui est assez parlant ) la seule chose qui donne envie ce sont les carottes rapées. Seuls Ben et Charlotte ( moi je n’en ai pas ) refusent de les manger, craignant pour leurs intestins. Pour ce frugal repas, il nous en coûte 35 000 ariarys ( avec une grande THB et une bouteille d’eau ), soit un peu plus de 10 euros. On ne peut pas parler de bon rapport qualité prix dans le cas présent ( on ne sait pas très bien comment classer ce repas sur l’échelle de la qualité… ) mais en tout cas on ne s’est pas ruinés. La route d’Ihosy jusqu’à Ranohira est plutôt monotone nous arrivons après une longue montée sur l’Horombe, un immense plateau qui permet de voir à perte de vue à des dizaines de kilomètres à la ronde. C’est finalement assez tôt, vers 15h30, que nous arrivons à notre hôtel, « le Jardin du Roy », un établissement de grande classe situé dans un cadre magnifique par contre, très étonnant compte tenu du standing et de l’affluence touristique de l’Isalo, l’hôtel est quasiment désert ( et ce n’est pas le premier ), ce qui confirme vraiment les propos tenus par Hery concernant les nombreuses annulations de séjours ( a priori plus de 50% ) suite à la grève d’Air Madagascar ( ou plutôt Air Maty comme l’appelle Hery, c’est-à-dire Air Mort, ce qui en dit long sur l’espérance de vie de la Compagnie). Pendant que les filles restent à la piscine, nous partons explorer les environs de l’hôtel qui sont très étonnants parce qu’on ne s’attend pas à trouver une végétation aussi luxuriante ( pandanus, palmiers…) dans un endroit a priori sec et minéral. Nous nous promenons jusqu’au coucher du soleil, à l’heure où la roche prend une teinte rouge superbe. Le restaurant est à la hauteur du standing de l’hôtel et ça fait du bien de manger de la bonne nourriture après l’hotely de ce midi. Ce soir, Ben va enfin assouvir son fantasme : goûter à un vin malgache. Pourtant, les avis récoltés jusqu’à présent sont unanimes : c’est une picrate infecte, Marc du Soleil de Mada ayant été jusqu’à nous dire que le pire vinaigre est meilleur que le meilleur vin malgache. Personne n’est trop chaud, mais Ben voulant absolument tester cette expérience ultime, nous commandons une petite bouteille d’un rouge malgache en plus de notre habituelle bouteille de vin sud africain. Ben étant désigné d’office pour le goûter, le résultat ne se fait pas attendre : c’est aussi imbuvable que prévu, et même en faisant de gros efforts nous ne parvenons pas à finir la bouteille loin s’en faut. A la fin du repas, nous nous laissons tenter par une citronnelle ainsi que par des rhums arrangés offerts par la maison et que nous dégustons au bar. Ils souffrent un peu de la comparaison avec ceux de « Sous le Soleil de Mada » ( encore une bonne raison pour parler de Brigitte, n’est ce pas Ben ?). Nous finissons la soirée sur la terrasse de la chambre, à observer les chauve souris qui logent dans un arbre à proximité.
Lundi 20 juillet : canyon des makis et canyon des rats dans l’Isalo. A 8h, après un petit déjeuner hyper copieux, nous partons pour Ranohira où nous rejoignent notre guide local Alphonse et Olga, une jeune malgache qui a préparé nos repas et doit nous rejoindre sur le lieu du pique-nique pendant la marche. Alphonse a un rire impayable et comme il rit pour un rien ( en nous parlant du supermarché fou fou fou à l��entrée de Ranohira, ou quand on le compare au receveur dans les taxis brousse par exemple ), son rire finit par être communicatif et Charlotte ne résiste pas à la tentation de l’enregistrer sur son IPod. L’accès au canyon des makis et au canyon des rats n’est une fois de plus pas une mince affaire avec notre véhicule, et il nous faut 1h15 pour effectuer la piste de 17 kms jusqu’au départ de la randonnée du jour. Arrivés au vieux village de Ranohira, alors qu’on pense être seuls ( on ne verra d’ailleurs pas un touriste de la journée dans ce lieu soit disant touristique ), une nouvelle meute d’enfants arrive en essayant de nous vendre des petits objets en terre, représentant des zébus, crocodiles ou caméléons. Franchement, c’est assez laid et il y a des limites à acheter à tout le monde d’autant que si on fait plaisir à l’un d’eux, on va décevoir les autres. On se contente donc de distribuer des bonbons, et pour éviter l’anarchie, on met tout le monde en rang et chacun son tour pour la distribution.

Nous commençons la balade pour le canyon des makis nous rencontrons un couple qui fabrique du rhum local, nous traversons un ruisseau en passant sur un tronc d’arbre, ce qui donne lieu à des émotions à ceux qui ont un équilibre précaire. Petit à petit les enfants nous abandonnent et nous finissons par nous retrouver tranquilles. Dans la forêt à l’entrée du canyon des makis, nous apercevons très furtivement 2 variétés de lémuriens, des roux et des cattas. Puis nous nous engageons dans le canyon que nous parcourons pendant un bon moment, tout en passant sur des roches faciles à escalader. Ayant terminé d’explorer ce canyon, nous nous dirigeons vers le départ du canyon des rats. C’est en chemin, au bord d’un cours d’eau et dans un cadre verdoyant que nous attend Olga qui a dressé la nappe pour le pique-nique. Au menu : salade de pâtes, boulettes de zébu et salade de fruits. On se régale après cette matinée de marche qui a creusé les estomacs. Les enfants sont de retour comme par magie avec leurs objets à vendre l’une d’entre eux a un sacré caractère et donne du fil à retordre à Ben. « On verra tout à l’heure » lui dit-il. Pendant ce temps, alors qu’elle est en train de satisfaire un besoin naturel avec Anny, Charlotte se fait piquer à plusieurs reprises à l’arrière du genou, à travers sa genouillère. C’est très douloureux et déjà que la marche était laborieuse avec sa douleur au genou, ça devient quasi impossible. Elle finit d’ailleurs par renoncer au début du canyon des rats Anny décide de rester avec elle pour l’accompagner elle-même aurait probablement eu des difficultés à certains endroits assez escarpés du canyon. La hauteur des parois est ici plus impressionnante que dans le précédent. Là encore nous marchons jusqu’au bout du canyon où une piscine donne lieu à une bataille d’eau entre Juliette et Ben. Sur le chemin du retour nous observons sur la paroi des falaises des tombeaux provisoires et définitifs Alphonse nous explique qu’il n’y a ici qu’une seule cérémonie de retournement des morts et que c’est lors de cette fête que les corps sont amenés du tombeau provisoire au tombeau définitif, situé encore plus haut sur la falaise, et alors que les personnes qui les transportent sont souvent très éméchés par les festivités en cours. A cette occasion nous remarquons une chose : alors qu’on est persuadés depuis le début du séjour qu’il ne faut pas montrer du doigt ( notamment des tombeaux ) avec le doigt tendu mais plié, on remarque que ceci ne s’applique qu’à nous car les malgaches n’ont pas l’air d’y prêter attention autant dire qu’à partir de ce jour on ne s’astreint plus à cette précaution… Sur le chemin du retour, Charlotte a enfin accepté d’enlever sa genouillère, ce qui soulage la douleur au niveau des piqûres de guêpes. Arrivés à proximité du village, nous apercevons au loin la bande d’enfants, sagement assis à proximité d’une petite butte sur laquelle ils ont soigneusement alignés leurs objets en terre pour les mettre en valeur. Malgré cela, nous ne nous décidons pas à acheter quoi que ce soit. Alors que nous passons à nouveau sur le tronc d’arbre pour traverser le cours d’eau déjà emprunté à l’aller, Alphonse attire notre attention sur une masse de l’autre côté du cours d’eau : un énorme caméléon de plus de 50 cm que nous n’avions même pas aperçu nous le prenons en photo pendant quelques minutes, après quoi nous regagnons le minibus distant de quelques dizaines de mètres. Une nouvelle distribution de bonbons et nous voilà repartis sur la piste de 17 kms. A Ranohira, après un petit arrêt photo pour immortaliser le supermarché « fou fou fou », nous prenons congé d’Alphonse et nous lui donnons rendez-vous pour le lendemain où est prévue la balade à la piscine naturelle. Au restaurant de l’hôtel, le pavé de zébu restera dans les mémoires. Après le repas, comme la veille, nous buvons une citronnelle puis un rhum arrangé au bar. Ils passent une musique malgache sympa et rythmée, du groupe Jaojoby. Ben, qui a pour habitude de toujours ramener un CD des pays qu’il visite , va se mettre en quête d’un album de ce groupe.
Mardi 21 juillet : Isalo-Tulear. La veille au soir, j’ai eu le malheur de dire que les craintes qu’on avait sur les troubles digestifs à Mada étaient exagérées…Ce matin la moitié du groupe est sur le flanc : Juliette a été prise de diarrhées une bonne partie de la nuit, Pierre est malade au réveil ( diarrhées et vomissements ) et Anny a des douleurs gastro intestinales qui ne présagent rien de bon. Le cocktail tyorfan-ofloxacine s’impose. Après réflexion, on se dit que ce sont les crudités de l’hotely qui sont certainement responsables de cette gastro. Le petit déjeuner est prévu à 7h mais le moral des troupes est un peu morose, ce qui n’empêche pas Ben de cracher son thé à la figure de Charlotte, pris d’un fou rire en repensant à Johny Gasy et son « et j’ai crié, crié é… » A 7h30, nous partons pour Ranohira où nous retrouvons Alphonse qui n’a pas perdu sa bonne humeur. Avant de partir pour la balade, nous allons passer commande au restaurant de ce midi, « le Zébu grillé », pour éviter d’avoir à attendre, notre route vers Tulear étant longue. Autant dire que dans le contexte, c’est sans enthousiasme que se fait cette commande, Pierre et Juliette préférant commander du riz blanc. La balade vers la piscine naturelle est agréable, facile mais un peu fréquentée à notre goût ( c’est la première fois qu’on rencontre des touristes depuis le début des vacances lors de nos marches ). Nous avons l’occasion de voir un petit scorpion sur le chemin. Arrivés à la piscine naturelle, malheureusement prise d’assaut, Charlotte se baigne alors que je n’ai le courage de me mouiller que jusqu’à la taille. Malgré l’état de délabrement des troupes, tout le monde aura fait l’ensemble de la balade sans encombre, ce qui était loin d’être gagné d’avance ce matin au réveil. A 12h, nous voilà de retour au « Zébu grillé » où nous aurions pu nous abstenir de passer commande, étant les seuls clients. L’ambiance est un peu mortelle et nous expédions nos plats, pressés de quitter ce restaurant sans âme. Nous nous dirigeons ensuite vers Tulear par une route très monotone et les candidats à la sieste sont nombreux. Les 2 seuls lieux qui retiennent notre attention sont la traversée de la ville d’Ilakaka (ancien petit village tranquille devenu une ville grouillante et un peu malsaine suite à la découverte de gisements de saphir, des milliers de personne ayant tout quitté pour y faire fortune) et celle de la plaine des baobabs nous nous arrêtons quelques minutes pour photographier 2 beaux spécimens au bord de la route et nous en profitons pour donner 2 tee shirts à 2 jeunes qui passaient par là. Dans cette partie du pays se dressent le long des routes des tombeaux mahafaly érigés ça et là, parfois gigantesques, certains étant même plus beaux et richement décorés que les maisons habituelles de vivants des cornes de zébus ornent ces tombes, leur nombre étant proportionnel au nombre de bêtes tuées en l’honneur du défunt. Nous arrivons à Tuléar en fin d’après-midi et avons juste le temps de visiter le marché local comme nous l’avons constaté en traversant des villages, la misère paraît ici encore plus importante qu’ailleurs et nous sommes harcelés par des mendiants et des handicapés qui font la manche. C’est une ville grouillante où circulent par centaines pousse pousse et cyclo pousse. Lors de notre visite du marché, Charlotte tape dans l’œil d’un jeune malgache qui fait un signe à Pierre qui ne laisse pas d’ambiguité sur ses intentions. Elle décline l’offre…. Nous arrivons à la nuit tombée à notre hôtel « Villa Moringa », superbe établissement ( nous avons une suite familiale ). Avant le dîner, nous retrouvons Hery et Feno pour le briefing du lendemain eux ont eu les plus grandes difficultés à trouver un hôtel, la propagande battant son plein, avec notamment sur Tulear le Général, ancien premier ministre de la transition, qui se présente. Le repas du soir, excellent par ailleurs, se déroule dans une ambiance bizarre, étant seuls dans une grande pièce qui sonne un peu creux, avec des employés plus nombreux que nous. Une fois de plus on se demande où sont les touristes. Après le rhum arrangé offert par la maison, Anny dont les douleurs gastro-intestinales s’amplifient, et Pierre épuisé par sa gastro, vont se coucher. Charlotte, Juliette et moi allons faire un billard pendant que Ben envoie des mails pour donner de ses nouvelles, et la soirée se termine sur la terrasse autour d’un petit digestif.
Mercredi 22 juillet : Tulear-Anakao. Ce matin, c’est à mon tour d’être fébrile et dérangé au niveau gastro intestinal j’aurais peut-être dû éviter les cacahuètes d’hier soir servis à table… Nous avons tous été réveillés aux aurores par la trompette militaire nous sommes juste en face d’une caserne, ce qui nous donne l’occasion d’assister de notre terrasse à un spectacle gratuit qui vaut tous les films comiques et qui déclenche chez nous l’hilarité générale : les militaires se livrent à divers exercices avec leur arme, tout cela entrecoupé par des moments de franche rigolade en parallèle, l’un d’entre eux, dont on se demande s’il a été puni, avance puis recule à 4 pattes en faisant le canard tout en étant suivi par un instructeur. La scène la plus cocasse est l’arrivée d’un groupe en tenue de footing, certains d’entre eux avec un casque immense sur la tête rappelant celui de De Funès dans « la Grande Vadrouille ». Elle est belle l’armée malgache ! Hery nous apprend qu’il s’agit d’exercices pour une passation de pouvoir qui va avoir lieu dans la matinée. Aujourd’hui, c’est le départ pour Anakao où nous devons faire une parenthèse balnéaire de 4 jours. Nous allons donc nous ravitailler a minima avant de partir en allant chercher du pain, des bananes (comme d’habitude la vendeuse n’a pas de monnaie à nous rendre ) et de l’eau ( chez des indiens aimables comme une porte de prison ). Nous nous dirigeons ensuite vers l’embarcadère où le rendez-vous avec l’Anakao express est prévu à 9h30 à 9h45, le bateau arrive, déjà bien chargé, aucune brassière n’étant plus disponible pour nous. Il y a là des personnes de plusieurs nationalités, un travesti italien, des français de Guyane qui viennent faire du kite surf et qui, voyant le tee shirt de Ben acheté à Jericoacoara, nous demandent si on connaît Jeri, eux même étant des habitués. La mer est calme et la traversée jusqu’à Anakao, longue d’une heure, se passe sans encombre c’est la saison des baleines mais nous n’aurons pas la chance d’en voir. Le bateau dépose les touristes les uns après les autres devant leur hôtel ( chez Solange, Andrea…..) notre hôtel, l’Anakao Ocean Lodge est situé de l’autre côté de la baie et nous sommes les derniers à arriver à bon port. A notre arrivée, ce sont 20 personnes qui se tiennent au garde à vous sur la plage pour nous accueillir on n’en demandait pas tant ! Après les diverses explications sur le fonctionnement de l’hôtel, nous prenons possession de nos bungalows ( 1 pour Charlotte et Juliette, un pour Pierre et Ben, un pour Anny et moi ), superbes et joliment décorés. Nous repérons notamment des sculptures accrochées au mur, qu’on verrait bien chez nous… Assez rapidement, nous allons à la plage devant l’hôtel, impatients de nous baigner dans l’Océan Indien l’eau est plutôt fraîche ( pas plus de 22-23°C d’après nos estimations ) mais le bain très agréable. Ce midi, nous ne mangeons pas au restaurant mais pique niquons sur la plage pour faire honneur à la boîte de pâté Hénaff que Ben a emporté dans ses bagages un délice ! Après cela, me sentant un peu fébrile, je reste avachi sur ma serviette, ne tardant pas à m’endormir et même à ronfler selon certains, ce dont je doute.. Ben et Pierre partent courir sur la plage et reviennent après 30 mn, des ampoules sous les pieds et dégoulinants de transpiration. De mon côté, je finis par prendre mon courage à 2 mains et je pars faire une petite marche avec Anny, constatant qu’à proximité de l’hôtel on n’est pas très sollicités par les enfants. En fin d’après-midi, la fraîcheur arrivant rapidement, nous avons réservé un massage pour Juliette et Charlotte après une heure, elles en reviennent enchantées. De notre côté nous allons voir les objets d’art ( statues pour la plupart ) en vente à l’accueil certaines statues sont vraiment superbes ( elles sont fabriquées par un artiste malgache qui a son atelier à Antananarivo ) mais, n’arrivant pas à choisir ( il paraît que ma statue ressemble à un phallus géant !) nous remettons notre achat au lendemain. Il est 19h30, l’heure du repas du soir. Notre serveur arrive pour nous présenter le menu de ce soir faisant penser à un boxeur sur un ring, sautillant d’un pied sur l’autre, il commence sa présentation : « alors en entrée on a……, alors l’entrée c’est….. » Gros trou noir, il a oublié son texte, ça commence bien. Du coup, il commence par le plat et avec notre aide ( nous avions lu le menu à l’entrée ) il finit par s’en sortir. Le repas est lui excellent ( comme tous les plats dégustés pendant notre séjour à Anakao ), avec une cuisine de la mer, fine et pas trop copieuse. A la sortie, la cuisine étant ouverte sur la salle, nous passons féliciter les cuisiniers.
Jeudi 23 juillet : Anakao – Nosy Ve. Nous avons réservé la veille une excursion à la demi-journée vars Nosy Ve, île la plus connue des environs. A 8h30, nous partons en pirogue à voile en compagnie de nos « skippers », Bongo et Théo, qui ne parlent pas 2 mots de français. Ce matin, c’est pétole sur le plan d’eau et il nous faut 1 h pour atteindre péniblement Nosy Ve.

Bongo nous fait faire le tour de l’île qui est une réserve et un des rares lieux de nidification du paille en queue à queue rouge, magnifique oiseau. Le temps passe très vite et il est déjà 11h quand nous arrivons à notre point de départ c’est l’heure de la baignade tant attendue dans une eau turquoise. Pour le snorkeling, par contre, c’est quasiment le néant, d’autant que le courant puissant nous empêche de progresser comme on le souhaiterait. Après un peu plus d’1 heure à profiter de l’eau et de la plage, nous prenons le chemin du retour, avec un vent toujours aussi peu soutenu. Bongo, jusqu’alors plus que discret, commence à se lâcher un peu et se met à chanter et à pousser des cris bestiaux. Je ne sais pas pourquoi, mais le nom de Bongo nous rappelle soudain le Banga, une boisson de triste mémoire de notre jeunesse, et surtout la pub de l’époque « dans Bongo ya des fruits, juste c qu’il faut, dans Bongo ya de l’eau oui mais pas trop ya des fruiits, ya de l’eau o, c’est Bongo o ». C’est débile mais il en faut peu pour nous amuser. Arrivés vers 13h15, nous passons immédiatement à table pour un plat de poisson délicieux comme d’habitude. Walter, le directeur italien de l’hôtel est aux petits soins, très prévenant et c’est vraiment agréable de se sentir bichonnés. L’après-midi est consacrée à la plage que c’est agréable de ne rien faire parfois et de se prélasser. Seul Ben a encore le courage d’aller courir. Pour l’apéritif de ce soir, ayant du rhum mais pas de jus, nous allons commander au bar des jus d’ananas pour se faire un petit punch : délicieux et ça va devenir une habitude les soirs suivants. Pour le repas du soir, nouveau serveur et nouveau trou de mémoire au moment de nous présenter le menu, en l’occurrence un tartare de carangue et un filet de capitaine.
Vendredi 24 juillet : Anakao. Ce matin, Anny se lève énervée : apparemment j’ai ronflé comme jamais cette nuit, impossible à arrêter, d’où un sommeil écourté pour elle je n’ai pourtant pas fait plus d’abus que d’habitude hier soir, mais je fais profil bas en ce début de matinée… Pour se changer les idées, nous nous décidons à aller acheter nos statues, le groupe d’anglais arrivés hier ayant commencé à dévaliser le magasin. J’ai fait une croix sur « mon phallus » ( à force d’en parler on ne voit effectivement plus que ça ) et nous nous rabattons donc sur une autre sculpture avec 2 têtes, très sympa également. La matinée à la plage se déroule tranquillement, avec une sortie en pirogue pour Charlotte et moi, et un nouveau footing de 50 mn pour Ben, décidément acharné. Le midi, nous rencontrons les français de Guyane aperçus lors de notre transfert en bateau le vent n’est pas favorable au kite depuis l’arrivée mais ils espèrent une amélioration dans les prochains jours nous nous donnons rende-vous pour le lendemain sur Nosy Satrana où nous avons l’intention de passer la journée. Un peu avant 16h, nous avons décidé d’aller nous promener jusqu’au village d’Anakao. Les filles ne souhaitent pas nous accompagner et restent bronzer sur la plage. Sur les conseils de Walter, nous entamons notre marche par l’intérieur des terres. C’est très rapidement l’enfer car nous sommes harcelés par des enfants et même quelques adultes : bonbons vahazas, cadeaux vazahas, lunettes, montres, tongs, casquettes….tout y passe et malgré nos refus ils sont très insistants et ne nous lâchent qu’après avoir insisté lourdement. La promenade est franchement pénible ( est-ce l’habitude des touristes des hôtels voisins ?), d’autant que le village est très sale la plage n’est pas en reste, puisque nous assistons tour à tour à des gens qui font leurs besoins sur le sable après avoir creusé un petit trou, à une femme qui jette ses déchets de poulet au bord de l’eau et pour finir à un gros cochon rose qui se délecte de toute cette nourriture facile et déambule au bord de l’eau en mangeant tout ce qu’il peut trouver. Pas mécontents de quitter ce village de pêcheurs, nous revenons vers notre hôtel par le bord de mer. En chemin, nous distribuons les quelques vêtements qui nous restent à un couple de pêcheurs, et à 3 jeunes enfants. Avant le repas, nous allons réserver notre excursion du lendemain les touristes des derniers jours n’ayant vu des baleines que de loin, nous préférons choisir l’excursion à la journée vers Nosy Satrana en pirogue à voile. Comme tous les soirs, notre serveur-boxeur est présent pour le dîner, toujours aussi speed il commence à nous connaître et aime de plus en plus plaisanter. Ce soir, c’est du capitaine grillé qui est servi Anny et Ben craignent le pire car il nous est servi entier, mais j’arrive à leur préparer des morceaux sans arêtes et tout le monde se régale une nouvelle fois.
Samedi 25 juillet : Anakao-Nosy Satrana. Cette nuit, pas de ronflements intempestifs à signaler par contre, j’ai fait un cauchemar ( j’étais attaqué par une bête sauvage ) et me suis mis à crier au milieu de la nuit, rapidement calmé par Anny. A 8h45, nous retrouvons Bongo, un nouveau matelot et une femme qui s’occupe de l’intendance pour le pique-nique de ce midi. Une petite brise souffle ce matin, ce qui nous permet d’arriver en 30 mn à Nosy Satrana en traversant un lagon magnifique rappelant la Polynésie. Nous entamons le tour de l’île, en nous arrêtant de temps en temps pour une baignade rafraîchissante. L’île est déserte des tombeaux couronnent son sommet est. Walter nous a dit la veille que par marée basse, les troupeaux de zébu pouvaient passer de la grande terre à l’île mais en cette fin de matinée, la mer n’est pas assez reculée pour le permettre. Le temps passe vite à ne rien faire et l’île est assez étendue, et il est déjà 13h quand nous arrivons à notre point de départ. La table a été dressée sous « le » grand tamarinier, le seul arbre digne de ce nom sur Nosy Satrana. Bongo et ses 2 acolytes ont bien fait les choses puisqu’ils ont mis une nappe, des sièges « zafimaniry », et ils sont en train de nous faire griller des langoustes et des brochettes de capitaine accompagnées de pommes de terre. On est vraiment reçus comme des rois et la vue et l’odeur de ces grillades nous donnent l’eau à la bouche. Le goût est à la hauteur et on se régale de notre repas, en suçant bien tous les morceaux de carapaces pour ne rien perdre. On ne sait pas si c’est un trop plein de bonheur, mais Anny se lâche complètement et se met à dire sur un mode rap « pas taper, pas taper ». Pas la peine d’expliquer le pourquoi du comment, il faut y être pour le comprendre ( et même en y étant…)Après ce festin, nous allons profiter de la plage voisine où nous rencontrons de nouveau les Guyanais. Pour le kite ce n’est pas encore le jour ! Ils ont été ce matin à la recherche des baleines mais n’en ont pas aperçu, se contentant d’un banc de dauphins. Ils travaillent tous les 2 (ils sont accompagnés de leur fils ) dans l’enseignement et passent 2 mois à Mada ( ils ont fait le Mozambique l’an passé ), ce qui leur laisse le temps d’utiliser les moyens de transport locaux. Ils ont fait tout le nord en taxi brousse, avec bien entendu des arrêts pannes qui ont grandement rallongé le trajet. Ils doivent ensuite continuer jusqu’à Fort Dauphin en passant par la côte, ce qui sera probablement une nouvelle aventure. Nous échangeons sur nos impressions au sujet de Madagascar et nous sommes tous d’accord sur le fait que c’est incompréhensible que ce pays soit si pauvre et si arriéré alors qu’il dispose de ressources naturelles énormes, mais inexploitées. Une rencontre très sympa. Nous finissons l’après-midi sur la plage par une partie de volley et avant de reprendre la pirogue vers 16h15, Pierre et moi inventons une petite chorégraphie ridicule qui fait le plaisir de l’assistance, c’est-à-dire les 4 autres. Sur le trajet du retour, Ben et moi nous nous essayons à la voile, en équilibre plus ou moins instable tout en poussant des cris « bongoesques ». Après cette journée très sympa, le séjour à Anakao se termine déjà et nous regrettons de ne pas avoir passé une journée supplémentaire. Le départ de demain est prévu à 7h30 et il va falloir nous lever à 6h45. Nous dégustons notre dernier repas, accompagné comme toujours d’un vin sud-africain, persuadés qu’on ne retrouvera plus la même qualité de nourriture durant le reste du séjour. Ce soir, il n’y a plus grand monde, une famille de français avec 2 enfants, déjà vus au Jardin du Roy, un français seul que la famille a invité à sa table pour la soirée, et un dernier petit groupe d’étrangers demain l’hôtel sera presque vide, la grève d’Air Madagascar, bien que terminée, n’ayant pas permis de rétablir les vols aux jours et horaires prévus. En fin de soirée, autour d’un petit ti punch, nous refaisons un peu le monde et ne pouvons-nous empêcher de nous remémorer les vieux souvenirs de Tahiti de 1992 (est-ce le paysage de lagon vu aujourd’hui qui nous a rappelé le bon vieux temps, possible ). Même Pierre qui n’y était pas connaît ces histoires par cœur et doit commencer à trouver qu’on radote.
Dimanche 26 juillet : Anakao – Isalo. Ben et moi on se réveille un peu avec la gueule de bois, non pas qu’on ait abusé hier soir ( encore que quand on commence à parler de Tahiti, c’est qu’on n’en est pas loin…) mais on a été réveillés en pleine nuit par des hurlements à 4h une voix de femme criait très distinctement et sans accent en français : «ta gueule, espèce de taré, arrête….. », et ce pendant de longues secondes entrecoupées par des chuchotements d’une autre personne. C’est hyper violent et une fois le calme revenu je me mets à analyser la situation : il ne peut s’agir que de la famille de français y aurait-il eu quelque chose avec l’autre français ? Et puis progressivement je me fais un autre film : ne serait-ce pas Charlotte et Juliette qui se seraient disputées, même si je n’ai pas reconnu leur voix ? N’auraient-elles pas été agressées dans leur bungalow ? Evidemment, avec cette idée en tête, impossible de m’endormir et à 4h30 je sors avec ma lampe frontale pour voir si tout est normal dans leur bungalow rien à signaler et je me recouche et me rendors rapidement. Au réveil, je vais quand même les voir pour être certain que tout va bien : rien à signaler, elles n’ont rien vu, rien entendu ! En sortant de leur bungalow, je croise Ben l’air soucieux : « tu as entendu les cris ? » me dit-il « atroces ». Je lui réponds par l’affirmative. « C’était vous ? » Devant ma réponse négative, il insiste : « tu me jures que ce n’était pas vous ? » Lui aussi s’est fait un film, mais différent du mien : il a cru que, à cause de mes ronflements incessants, Anny a pété un plomb et a fini par me traiter de tous les noms. Il est sorti de sa chambre à 4h, n’a plus rien entendu mais n’a pu s’enlever cela de la tête et n’a pu se rendormir. C’est donc un grand soulagement pour lui de voir que ça n’a rien à voir avec nous, ce qui accrédite la thèse de la dispute au sein de la famille française, avec ou sans l’autre français ( on imagine évidemment des scénarios autour de cette thèse…). Les autres ont manifestement dormi comme des loirs et ne se sont rendus compte de rien. Juste le temps de manger le petit déjeuner et nous prenons le bateau pour Tulear, non sans avoir eu le droit une nouvelle fois à une haie d’honneur du personnel de l’hôtel comme lors de notre arrivée. Le français seul est également sur le départ nous n’osons pas lui demander s’il a lui aussi entendu les hurlements de la nuit. Il nous explique qu’il est arrivé à Madagascar avec son père mais que celui-ci a dû être évacué d’urgence vers la Réunion le lendemain de leur arrivée, victime d’une péritonite. Il a malgré tout continué son circuit et voyage donc seul depuis cet événement. Il nous raconte avoir eu la chance la veille lors d’une balade en pirogue avec un pêcheur du village de voir juste à proximité de l’embarcation des baleines, ce qui nous laisse quelques regrets. La mer est un peu plus formée qu’à l’aller et il nous faut 1h30 pour arriver à l’embarcadère où nous attendent Hery et Feno, qu’on est contents de retrouver après cette pause de 4 jours qui a fait du bien à tout le monde. Nous allons poster nos cartes postales écrites à Anakao et nous voilà repartis pour la remontée vers la Capitale, qu’on craint un peu, en particulier les longues heures de voiture sur une route souvent défoncée. Aujourd'hui, l’étape est assez courte puisqu’il faut 4h sur une route en bon état pour retourner au Jardin du Roy. Après 70 kms, nous nous arrêtons à un marché hebdomadaire où l’animation est à son comble en dehors des stands habituels nous avons droit aujourd’hui à des combats de coqs, jeux de cartes, dés et roulette ça joue sérieux et nous ne nous sentons pas forcément les bienvenus. Nous rachetons 2 cadenas en vue du retour et des cumbavas pour les ti punchs, n’ayant plus de citrons verts depuis la veille. La propagande continue à battre son plein et dans tous les villages traversés ce sont les derniers rassemblements avant les élections qui ont lieu en fin de semaine. Dans cette partie du pays, nous apercevons régulièrement des feux de broussaille, allumés par les éleveurs de zébus, censés permettre la repousse de jeunes herbes appréciées par le bétail. A l’heure de midi, nous arrivons au Parc National de Zombitse, un parc très peu connu et quasiment pas décrit ( à part dans le Petit Futé ) dans les guides. On imagine que la visite ne sera pas mémorable mais ça va au moins permettre de couper le trajet. Avant de débuter la visite, nous dégustons le pique-nique préparé par Hery et Feno : une salade de pommes de terre accompagnée de poisson fumé et de saucisses porc-zébu.

Après ce repas copieux, nous rencontrons nos 2 guides locaux ( l’un guide, l’autre rabat ), 2 frères prénommés Lucien et Sélin. Cette visite est une des bonnes surprise du voyage parce qu’en 1 h et en marchant 2 kilomètres, nous avons la chance de voir des papillons, des oiseaux, des lémuriens ( 3 variétés, 2 nocturnes et 1 diurne, des lémuriens , blancs magnifiques ), un gros caméléon, des baobabs géants, des plantes médicinales ( on apprend à cette occasion qu’une espèce de pandanus soigne la syphilis )…..C’est vraiment un parc à conseiller, facilement accessible, permettant de voir beaucoup d’espèces en peu de temps, et avec des guides adorables, ravis de pouvoir faire partager leurs connaissances et faire découvrir les richesses de leur pays. Arrivés à l’entrée du massif de l’Isalo vers 16h, nous faisons un petit détour par la « fenêtre de l’Isalo » pour la classique photo de fin de journée. Hery nous gratifie d’une blague bien emmenée et que personne n’a vu venir : « c’est qui le président avant Sarkosy ? » « Chirac » « Jacques Chirac a inauguré beaucoup de monuments à Madagascar ». Et, alors qu’on arrive sur le site de la Fenêtre de l’Isalo, il nous dit : « il est là le président » et c’est alors que se dresse devant nous dans la roche le profil de Chirac, ou plutôt de sa marionnette des guignols. Hery nous a bien manœuvrés sur ce coup et il n’est pas peu fier de lui. Nous faisons le tour du rocher pour trouver le meilleur angle de vue pour la photo et certains d’entre nous s’adonnent à un jeu dont le but est de parvenir à lancer en 7 coups au maximum un caillou dans le petit trou de rocher à côté de la grande fenêtre. En cas de réussite, on peut faire un vœu. Ben est le seul à réussir brillamment, dès son 2ème lancer. De retour au Jardin du Roy après 1 semaine, nous sommes accueillis chaleureusement par l’ensemble de l’équipe, à l’accueil, au bar, comme au restaurant. Le serveur du restaurant n’hésite d’ailleurs plus à plaisanter avec nous. Manifestement les affaires reprennent et les touristes sont de retour puisque ce sont 75 couverts qui sont prévus ce soir. Malheureusement, le pavé de zébu mémorable de la dernière fois n’est pas au menu où sont proposés des plats un peu plus typés, à savoir de la langue de zébu et du pavé de sanglier. Nous n’avons pas perdu nos bonnes habitudes et la soirée se termine par une citronnelle suivie d’un rhum arrangé.
Lundi 27 juillet : Isalo-Ranomafana. Aujourd’hui, c’est la grande journée de route puisque 7 heures sont prévues, ce qui laisse peu de place aux arrêts et aux visites. Nous appréhendons d’autant plus cette journée que c’est le retour vers les températures plus fraîches, voire l’humidité puisque Ranomafana a une réputation de microclimat humide, c’est-à-dire qu’il y a la saison des pluies et la saison où il pleut. Nous prenons notre petit déjeuner à 7h30 pour un départ à 8h00. Nous quittons avec un pincement au cœur le Jardin du Roy, sachant que pour les 2 prochaines nuits le standing de l’hôtellerie va chuter assez brutalement et qu’on avait pris goût au confort. Nous nous arrêtons rapidement pour photographier la « tête de la reine » dans l’Isalo, mais pour le reste, les haltes sont rares. Depuis quelques jours ( ça occupe quand on roule ), nous avons pris l’habitude à tour de rôle ( Ben, Pierre et moi occupons l’un après l’autre la place de passager avant ) de prendre des photos de la vie quotidienne tout en roulant tous les jours et même plusieurs fois par jour, Ben demande à Feno de soulever la vierge accrochée à son rétroviseur intérieur et lui fait nettoyer la vitre avant pour qu’il n’y ait aucune poussière parasite. C’est à ce genre de petits détails qu’on reconnaît les pros ! Une autre façon de nous occuper c’est d’apprendre le malgache avec Hery, du moins quelques mots : en dehors de Salama et Veloma, les expressions le plus souvent utilisées pendant le séjour sont i vaovao (comment ça va) auquel on répond par tsy misy vaovao ( rien de neuf ). Quelques autres mots appris ( et souvent vite oubliés ) : misaotra (merci), manao ahoana ianao ( comment ça va), tonga soa (bienvenue ), fady (interdit ), tsia (non ), tsara (beau), firy (combien), mazotoa homana (bon appétit) , moka (moustique), fidio (voter)….Aujourd’hui l’expression du jour est « malai lai »(orthographe non garantie ) qui signifie ça gratte. Ben aime beaucoup et tous les gens qu’il rencontre aujourd’hui ont droit systématiquement à Salama, i vaovao, malai lai, veloma. Le premier arrêt digne de ce nom a lieu à Ambalavao le temps qu’Hery se ravitaille dans un restaurant pour le pique-nique, nous faisons un rapide tour du marché. Ben, comme souvent, fait son show ( on se demande s’il est shooté à la coke depuis le début des vacances ) et se fait remarquer, notamment lorsqu’en partant il lance à tue-tête un « Veloma » qui fait rire tous les malgaches qui lui répondent en cœur. Quelques kilomètres après Ambalavao, nous nous arrêtons après 4 heures de route pour manger au bord de la route. Au menu : samousas, riz cantonnais et beignets de poisson pleins d’arêtes (ce qui bloque tout net Ben dans sa dégustation ). Ce n’est pas le meilleur pique-nique du voyage, loin s’en faut….Il nous reste des tee shirts à distribuer et nous en donnons à 3 jeunes qui nous observent depuis un moment, dont 2 se mettent à faire du karaté avec Pierre dont la souplesse légendaire fait encore des merveilles à cette occasion. Arrivés à Fiana à 15h, Hery a le mauvais goût de nous rappeler en plaisantant l’épisode du Père Pedro en général il a beaucoup d’humour mais pour cette fois il aurait pu s’abstenir et il évite de peu une remarque acerbe de notre part. Nous faisons un arrêt rapide à la poste, Ben ayant besoin d’acheter un timbre et de poster une dernière carte postale pendant ce temps, dans le minibus, nous prenons l’appareil photo de Ben et en profitons pour faire des selfies tout en faisant des grimaces, ce qui fait marrer des jeunes malgaches qui ont repéré notre manège. Fianarantsoa n’échappe pas à la propagande, et après Léon Cu, c’est une autre candidate qui fait parler d’elle : d’après Hery elle est connue comme le sosie de Nana Mouskouri alors que Ben et Pierre trouvent qu’elle est le portrait craché d’Audrey Pulvar. On aime toujours autant l’atmosphère de cette ville mais il nous faut continuer notre chemin et ce qu’on apprécie beaucoup moins c’est la portion de route défoncée déjà empruntée à l’aller. Par contre, après l’embranchement vers Ranomafana, les 30 derniers kilomètres se font sur une route sinueuse mais en bon état. Hery nous gratifie encore d’une blague absurde ( une devinette cette fois ) : pourquoi le mot banane commence par un B alors que normalement ça commence par un N ? On se creuse la tête pendant ¼ d’heure sans parvenir à trouver la bonne réponse. La réponse est en fait évidente : normalement commence par un N ! Mais telle qu’il l’a présentée, on est tous tombés dans le panneau. A cette devinette, Charlotte répond par 2 blagues carambar. En fin de parcours, Hery passe un coup de téléphone et on voit que quelque chose ne tourne pas rond après avoir raccroché, il s’avère que l’hôtel Centrest ne nous attend pas, tout comme le ravitaillement de ce midi au restaurant avait été oublié. Rien de grave cependant, l’hôtel n’est pas complet ( ce serait un comble ! ) et des chambres sont disponibles. Nous arrivons à l’hôtel peu avant 17 h, épuisés, mais ce n’est pas fini car une visite est prévue au jardin de plantes exotiques, notamment d’orchidées, propriété de l’hôtel et situé à 10 kms, ce qu’on ignorait. Il fait déjà presque nuit quand nous arrivons, le guide ne parle pas français et le jardin n’a rien d’exceptionnel, d’autant que les orchidées ne sont pas en fleur. C’est vraiment une visite sans grand intérêt, dont on aurait pu se passer après cette journée éprouvante. A la sortie, nous remercions notre guide qui à notre merci répond « non merci ». Désormais, nous répondrons aux mercis par un non merci jusqu’à la fin du séjour. Il fait bien sûr nuit noire quand nous arrivons à l’hôtel. Est-ce la réservation qui avait été oubliée ? En tout cas, nous nous retrouvons tous les 4 avec une chambre pour 4 avec des lits alignés et à peine la place pour étaler les bagages sans compter la marche dans les toilettes qui risque d’en gêner plus d’un pendant la nuit. N’ayant pas le courage de préparer notre traditionnel apéritif dans cette chambre, nous préférons le prendre à table au restaurant. Pour le repas, et alors que j’ai prévenu en arrivant « ici ne mangez surtout pas de poisson, vu l’éloignement de la mer », le menu est unique et heureuse surprise, le plat est une brochette de poisson avec du riz.. Ben qui a une sainte hantise des arêtes et qui a déjà dû recracher son beignet de poisson ce midi a la malchance de tomber une nouvelle fois sur une arête qui justement ( sans jeu de mot ) l’arrête net. Le dessert, une banane flambée, est lui excellent. Après ce repas correct sans plus, nous nous couchons assez tôt, fatigués par notre longue journée de route.
Mardi 28 juillet : Ranomafana – Ambositra. La nuit a été acceptable malgré la promiscuité et nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner. Aucun d’entre nous n’a eu le courage d’aller aux thermes voisins aux aurores comme proposé par Hery. Un taxi brousse a fini son parcours pendant la nuit contre le mur en contrebas de l’hôtel et il aura du mal à avoir une seconde vie, vu son état. A 8h, notre guide local, Angelin, nous retrouve sur le parking de l’hôtel où nous prenons le minibus jusqu’à l’entrée du Parc National de Ranomafana. Les craintes concernant le mauvais temps et la pluie se sont envolées et nous laissons nos kways dans le véhicule. Angelin passe du temps à nous expliquer l’historique du parc, la forêt primaire et secondaire, et les différentes espèces présentes il est d’ailleurs un peu bavard à notre goût car, pendant qu’il nous donne ces explications, plusieurs groupes nous passent sous le nez et nous craignons de nous retrouver trop nombreux dans la forêt. Il nous informe qu’une rabatteuse, Myriam, est déjà dans la forêt à repérer les lémuriens. Myriam est apprentie guide et elle fait son baptême du feu avec nous en nous donnant des informations sur le mode de vie des lémuriens. Angelin de son côté passe auprès de chacun de nous en nous disant à voix basse de poser des questions à Myriam pour la confronter à la réalité du métier de guide. Les sentiers sont bien tracés, presque trop. Le premier animal aperçu est un mini gecko en forme de feuille, quasiment impossible à distinguer. Puis c’est au tour des lémuriens ou gidro en malgache ( encore un nouveau mot, se prononçant guidrou, le moyen mnémotechnique étant Guy Roux ). Nous commençons par des lémuriens dorés, puis c’est un groupe imposant de lémuriens à front roux qui arrivent droit sur nous, en sautant de branche en branche puis s’immobilisent à 1 m de nous pour s’abreuver dans le creux d’un arbre. Aussitôt rassasiés, ils repartent comme ils sont arrivés et disparaissent rapidement dans la forêt. Lors de la promenade, nous avons l’occasion de voir 2 autres espèces de lémuriens, 1 groupe de 2 lémuriens diurnes et 1 groupe de 3 nocturnes. La promenade en forêt est très agréable et nous traversons des bambouseraies et observons de magnifiques fougères arborescentes. Angelin se met soudain à entonner la Marseillaise qu’il connaît parfaitement, puis l’hymne malgache. Après 3h de marche, nous revenons au minibus où, comme d’habitude, Feno nous attend patiemment. Nous reprenons la route en direction d’Ambositra. A la fin de la RN25, peu de temps avant de retrouver la RN7 et sa portion défoncée, nous nous arrêtons au bord de la route, une famille étant en train de fabriquer des briques en latérite. Nous les interrogeons : ils fabriquent 1400 briques par jour et vendent chaque brique 14 ariarys. Le travail doit être très pénible et les hommes, les femmes comme les enfants mettent la main à la pâte. La maman est fière de dire que sa fille est dans les premières élèves de sa classe et nous l’encourageons à continuer et à ne surtout pas arrêter l’école. Nous leur offrons les quelques vêtements qui nous restent et repartons vers le Nord. Nous nous arrêtons peu de temps après pour le pique-nique au menu du jour : sandwiches. Comme d’habitude, des enfants ne tardent pas à s’agglutiner pas très loin de nous tout en maintenant une distance de « sécurité ». A la fin du repas, comme la veille, Feno et Hery distribuent les restes aux enfants, qui ne se font pas prier. En se rapprochant d’Ambositra, les paysages sont vraiment magnifiques, la terre rouge et les rizières donnant des contrastes de couleur étonnants. Par contre, comme à l’aller dans la même région, les nuages sont de la partie et le temps se couvre de plus en plus. Hery, qui y a pris goût, nous pose de nouveau une colle : donnez 7 noms féminins français qui se terminent par un t. Après de longues minutes de réflexion, nous arrivons à 6 : dent, nuit, jument, mort, part, forêt. Hery, décidément très joueur , plutôt que de nous donner le 7ème , nous met tranquillement sur la voie et on finit par trouver le dernier mot : dot !

Peu avant Ambositra, nous voyons enfin quelques maisons avec cheminées, un peu incongrues à Mada. Après 4 h de route, nous arrivons enfin à destination et avant d’aller à l’hôtel nous faisons une halte pour observer un four à briques au bord de la route. L’hôtel est « l’Artisan », dont le gérant n’est autre que le propriétaire de l’atelier de marqueterie que nous avions visité à l’aller. C’est un établissement assez moyen, très bruyant et d’un confort correct sans plus. Le restaurant lui-même laisse à désirer. Un groupe local joue des airs pas très entraînants sur des instruments traditionnels leur CD est en vente 20 000 ariarys. La clientèle est diverse et variée : il y a des locaux, des touristes comme nous, mais aussi un groupe de mormons en costume cravate et des coréens très bruyants qui jouent avec leurs liasses de billets et dont on apprendra le lendemain qu’ils sont là pour acheter des pierres précieuses. Le dîner est le summum de notre voyage en terme de repas pris à l’hôtel là non plus, comme la veille, nous n’avons pas le choix et, après une soupe en entrée, le plat est un mélange de spécialités malgaches accompagnées de riz et de rougail-tomate : du zébu bouilli, du porc-pois chiches, manioc-porc, brèdes-porc. L’ensemble va du potable à l’immangeable, la palme du plus mauvais allant au manioc. C’est tellement peu dans nos goûts que chacun de nous met un temps infini à avaler ne serait-ce qu’une bouchée. On a l’impression en regardant le voisin qu’il est en train de brouter de l’herbe ou de mâcher un chewing gum géant. Autant dire que les assiettes sont presque pleines quand le serveur vient débarrasser la table on a beau se justifier comme on peut et bredouiller que c’était bon mais trop copieux, il a l’air atterré et c’est vrai que c’est désolant de gaspiller autant de nourriture dans un pays aussi pauvre. Après ce repas mémorable, nous allons nous coucher.
Mercredi 29 juillet : Ambositra-Antananarivo. Ce matin, le réveil est un peu laborieux, le dos ayant souffert de la dureté du matelas de notre lit. Par ailleurs, cette satanée marche ( comme au Centrest la veille ) entre la chambre et la salle de bain nous a joué des tours en pleine nuit et le gros orteil s’en souvient encore. Au lever, Charlotte, la plus grosse consommatrice de médicaments du voyage, qui n’en est plus à un problème près, s’est tapée dans la table de nuit et a un gros hématome à la cheville. Pour le petit déjeuner, c’est l’habituelle commande : 2 cafés, 3 thés et un chocolat, accompagnés de pain ( encore un exemple de l’influence française car c’est un des rares pays où le pain est du vrai pain comme chez nous ). Partis à 8h, nous rencontrons sur la route les habituels camions THB et STAR ( les bières locales ) et toujours ces taxis brousse chargés au maximum aujourd’hui, au cours de la journée, nous voyons à plusieurs reprises des taxis brousse portant sur le toit un cercueil orné d’un drapeau malgache Hery nous explique que le côté où se situe le drapeau permet de savoir s’il s’agit d’un retour du corps dans son village pour un enterrement ou pour un retournement des morts. Après 2 heures de route, nous arrivons à Antsirabe où nous visitons la confiserie Marcel après une démonstration de la fabrication des bonbons ( c’est de l’artisanal pur et dur ! ), nous achetons chacun plusieurs sachets à différents parfums, puis reprenons notre route vers Tana. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de propagande autorisé, les élections communales ayant lieu vendredi, et c’est l’effervescence dans tous les villages traversés. A 13h, nous arrivons à Ambatolampy au restaurant « le rendez-vous des pêcheurs », qu’on devrait plutôt appeler « le rendez-vous des vazahas » car la clientèle est exclusivement composée de petits groupes de touristes accompagnés de leur guide. Après un plat (zébu pour les uns, bolognaises pour les autres ) accompagné pour Ben et Pierre par une Skol, moins bonne que la THB, nous repartons pour nous arrêter quelques centaines de mètres plus loin, à la fabrique de cocottes en aluminium. La visite, qui dure près d’une heure, est très intéressante et elle nous permet de voir toutes les étapes de la fabrication de ces fameuses cocottes qu’on retrouve partout dans l’île les ouvriers, pour certains des ados, travaillent dans des conditions épouvantables, dans la chaleur, la fumée, la poussière de métal, surveillés par une vieille pas commode. La médecine et l’inspection du travail, ils ne connaissent pas ici, et ces jeunes ne doivent pas faire de vieux os à travailler dans de telles conditions. La boutique est un peu décevante et nous nous contentons d’acheter un petit baobab pour le souvenir. La route jusqu’à la capitale se déroule sans encombre et nous arrivons à l’entrée de la ville peu avant 16h. Là nous assistons à une scène cocasse : au moment où nous arrivons à leur hauteur, 2 cortèges de propagande se croisent, des partisans de Marc Ravalomananna ( au pouvoir jusqu’à 2009 et que beaucoup voudraient voir revenir au pouvoir, c’est sa femme qui se présente à la mairie de Tana ) et ceux d’Andry Rajoelina ( le DJ comme ils l’appellent, ancien président de la transition à partir de 2009). C’est l’allégresse générale, c’est à qui va manifester de la façon la plus bruyante et nous-mêmes, dans notre minibus, nous les encourageons à en faire encore plus en levant les bras et en criant. Pensant être quasiment arrivés à notre hôtel, nous déchantons vite, Tana n’ayant rien à envier à Paris en terme de bouchons nous découvrons lors de la traversée de la ville la grande misère qui y règne, certains vivant sous des cartons, d’autres faisant un feu en pleine rue pour se réchauffer. Cette misère engendre bien sûr beaucoup d’insécurité et Hery nous conseille de bloquer nos portes, les agressions n’étant pas rares en pleine rue. Pour occuper le temps, la traversée de la ville nous paraissant interminable, nous nous mettons à photographier les voitures, notamment les taxis qui nous rappellent notre jeunesse : 2CV, 4L, Diane, 204, 404, …….tous les vieux modèles vivent ici une seconde jeunesse. Ben s’étonne qu’il n’y ait pas de feux tricolores ni de panneaux : il y en a eu à une époque mais ils ont tous été volés et le métal a été recyclé pour un autre usage… Après plus d’1 heure à avancer au pas, nous finissons par atteindre notre hôtel, le « Tamboho », un établissement luxueux situé dans une sorte de ghetto comprenant également un supermarché et de nombreuses boutiques de luxe, l’ensemble étant barricadé et surveillé. L’hôtel est situé dans un cadre superbe, au bord d’un lac en pleine ville. L’inconvénient de ce lac, ce sont les moustiques puisque dès qu’on sort de l’hôtel on est assaillis ( Charlotte et Juliette l’ont testé en allant à la piscine de l’hôtel ) en fin d’après-midi, nous allons faire quelques courses au supermarché, notamment pour les apéritifs des derniers jours ( on y trouve des « caca pigeon » comme chez Brigitte ). Les chambres du Tamboho sont vraiment très spacieuses et l’hôtel offre quelques services appréciables, notamment des boissons fraîches sont en libre-service dans les couloirs. Le restaurant lui n’est pas tout à fait à la hauteur du standing : au dîner, l’entrée et le plat sont corrects mais pas exceptionnels et c’est surtout le dessert, un ananas confit, qui fait l’unanimité contre lui : dur et hyper écoeurant.
Jeudi 30 juillet : Antananarivo-Andasibe. Contrairement au dîner de la veille, le petit déjeuner sous forme de buffet est délicieux c’est le meilleur de notre séjour. La journée étant chargée, Hery nous a donné rendez-vous à 7h30. Comme d’habitude, c’est le même rituel : avant le petit déjeuner, c’est-à-dire une trentaine de minutes avant le départ prévu, nous descendons nos bagages au minibus pour que Feno et Hery les installent sur le toit, ce qui permet de gagner du temps. Nous prenons la route du nord en direction de la colline sacrée d’Ambohimanga située à 15 kms de la capitale ; comme la veille la circulation est très dense et nous progressons lentement. En chemin, une construction attire notre attention il s’agit d’arènes immenses, aux couleurs du parti d’Andry le DJ, qui ont été construites pendant son « règne » et prévues pour des concerts. Un exemple parmi tant d’autre de la mégalomanie de ce Président de la Transition qui par contre a oublié lors de son mandat les routes et l’éducation. A 8h30, nous arrivons à Ambohimanga, la « colline bleue ». C’est sur cette colline qu’est édifiée l’ancienne cité sacrée, berceau du royaume Merina. A l’entrée du site, bien que ne comprenant pas le malgache, on voit que quelque chose ne va pas car la discussion entre la personne à l’entrée et Hery paraît agitée. Ayant vu la veille dans le Routard et le Petit Fûté que le site ouvrait à 9h, je demande si on est arrivés trop tôt. Hery répond que les horaires ont changé et qu’il nous faudra attendre 30 mn. En dehors du fait qu’on aurait pu dormir 30 mn de plus, on aurait apprécié qu’au lieu de nous raconter des bobards il nous dise qu’il s’est trompé, ce qui peut arriver à tout le monde. Cette attitude nous agace un peu. A 9h, notre guide locale Noro ( prononcer Nourou ) commence la visite d’1h, très intéressante. Il s’agit du seul site malgache classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Au sommet de la colline se trouve le Rova, enceinte fortifiée qui renferme la case où vécut le roi Andrianampoinimerina, 2 pavillons en bois avec étage ou venaient séjourner les reines Ranavalona I et II, un parc à bœufs et les bassins sacrés où se baignaient les reines. On est loin du faste des demeures de la même époque des rois et reines en France et dans d’autres pays européens. Une petite anecdote qui nous a fait rire : dans le pavillon en bois se trouvent des photos des 2 reines, l’une gentille, l’autre méchante. Alors que chaque reine a un air sérieux sur sa photo, Noro nous dit « vous voyez tout de suite sur les photos que l’une est gentille et l’autre méchante »…. Forcément, c’est plus facile quand on connaît l’histoire…On ne lui a pas demandé de dire à partir de la photo de passeport de Pierre ( où il ressemble à un terroriste ) s’il était gentil ou méchant…. Après cette visite d’un des rares sites historiques de Madagascar, il nous faut de nouveau traverser Tana pour emprunter la RN2 qui part vers l’est en direction de Tamatave pas de miracle, cette traversée est une nouvelle fois interminable, et nous ne sommes pas mécontents de nous engager sur la RN2 d’après Hery, la route est en bon état, ce qui se confirme dans les faits et nous progressons rapidement vers l’est. Les paysages sont moins intéressants que sur la RN7 et nous faisons le trajet d’une seule traite jusqu’à Moramanga, où nous arrivons à 13h30. C’est une ville où l’oncle de Ben, militaire, a vécu dans les années 50 il est d’abord venu après les événements de 1947 puis est revenu en 1958 au moment de la proclamation de l’indépendance. Nous nous arrêtons au restaurant « le Coq d’Or », un restaurant chinois. Au menu, c’est Misao pour Anny, Pierre, Juliette et Charlotte, Poulet-Coco pour Ben et canard laqué, soit disant la spécialité de la maison, pour moi. Le canard laqué n’a de laqué que le nom et il est tellement gras qu’on a bien du mal à trouver un morceau de maigre. Mauvais choix ! En sortant de table, Hery nous propose d’aller visiter le musée de la gendarmerie, ce qui ne nous enchante pas vraiment. Nous sommes accueillis par le gendarme de 1ère classe Zo ( qui ne se rappelle plus s’il est 1ère ou 2ème classe ). Le musée est composé de plusieurs sections : criminologie, histoire de la gendarmerie, véhicules de collection….C’est potentiellement intéressant mais nous ne sommes pas très motivés pour cette visite et vu le nombre de visiteurs annuels, ce musée n’attire pas grand monde. Après cette visite vraiment pas incontournable, nous continuons notre route vers Andasible où nous arrivons vers 16h. L’Andasibe Hôtel, établissement agréable, est situé en pleine forêt, à quelques centaines de mètres du parc national où nous irons demain. En cette fin d’après-midi, nous allons sans les filles nous promener à pied à Andasibe, village à l’ambiance western avec ses petites maisons en bois. Nous sommes surpris par l’indifférence des habitants qui contrairement à d’habitude ne nous saluent pas spontanément même les enfants ne nous gratifient pas de « Bonbons vazahas ». On a déjà remarqué cette attitude dans la journée quand, en traversant les villages, nous avons salué les habitants. Est-ce une certaine réserve naturelle dans cette partie du pays ou une habitude des touristes ? La visite du village est sympa et on finit quand même par distribuer quelques bonbons et crayons à des enfants.

Avant le repas du soir, nous retrouvons comme tous les soirs Hery et Feno pour le briefing du lendemain Hery nous annonce qu’après avoir rencontré notre guide local de demain, celui-ci lui a dit qu’avec notre véhicule il nous serait impossible de nous rendre à la Réserve de Mantadia, la piste pour s’y rendre étant impraticable sans 4x4. Nous nous contenterons donc de la réserve Indri Indri le matin et pour l’après-midi on trouvera une autre visite. Le dîner est correct mais nous commençons sérieusement à saturer de la nourriture locale et de ce côté-là il est temps qu’on rentre en France.
Vendredi 31 juillet : Réserve d’Andasibe. Le jour tant attendu est arrivé : c’est aujourd’hui qu’ont lieu ces fameuses élections communales dont Hery nous parle depuis plus de 15 jours et à cette occasion la journée a été décrétée fériée. Nous partons à 8h pour la visite. Ben fait la gueule ce matin car il ne retrouve plus la pierre précieuse achetée chez Joseph et cela fait déjà 2-3 jours que ça le travaille. Il est sûr de l’avoir laissée dans le minibus pendant notre escapade à Anakao et depuis il n’arrive pas à mettre la main dessus. La veille au soir, lors du briefing, il en a parlé à Feno et Hery en leur demandant s’ils pourraient regarder dans le minibus et voir si le petit paquet ne s’est pas « caché » dans un coin peu accessible. Devant leur réponse négative ce matin, il ne desserre pas les dents, persuadé de ne pas l’avoir perdu lui-même et commençant à avoir des doutes…Heureusement, il va se dérider au fur et à mesure de la matinée… Arrivés à l’entrée de la Réserve Indri Indri, nous sommes accueillis par notre guide local Patrice. Ici, pas de rabatteur, les lémuriens ayant des territoires connus des guides. Comme à Ranomafana, le temps est magnifique et la forêt humide ne l’est finalement pas tant que ça. Ça nous promet des lémuriens en pagaille ! Assez rapidement nous apercevons notre premier groupe de lémuriens, des propithèques à diadème. Nous les observons durant de longues minutes et dans d’excellentes conditions, le nombre limité de groupes de touristes ne gâchant pas le spectacle. Ce sont ensuite des lémuriens marrons ( fulvus ) et le clou du spectacle et la vedette de cette réserve est bien sûr l’Indri Indri, qu’on ne tarde pas à apercevoir après avoir entendu à plusieurs reprises ses cris perçants résonner dans la forêt ( ils peuvent s’entendre à 3 kms ). C’est le plus gros des lémuriens ( il peut peser plus de 10 kgs ) et il se distingue des autres espèces en ayant un moignon de queue. Ses grandes oreilles et son pelage noir et blanc lui donnent un aspect de grosse peluche. On ne se lasse pas de les regarder leur cri est encore plus impressionnant de près et est vraiment déchirant, ce qui explique sa portée de plusieurs kilomètres. Juliette et Ben, qui ont un gros zoom à leur appareil photo, ont réussi des clichés superbes et nous rendent un peu jaloux. Après cette longue observation des lémuriens, nous continuons notre exploration de la forêt en passant par un endroit appelé le Lac Vert. Les températures étant fraîches en cette saison, les caméléons restent cachés et ne se laissent malheureusement observer. Par contre, juste à côté du Lac Vert, nous avons la surprise de trouver un boa d’1 m de long, enroulé et en pleine sieste, légèrement en contrebas du chemin. Après cette découverte, nous poursuivons la visite dans la partie plus sauvage de la forêt où le relief est plus marqué et les sentiers moins tracés. Nous n’aurons malheureusement pas la chance d’apercevoir d’autres lémuriens lors de ce dernier tronçon. Une fois revenus au bord du Lac Vert, Patrice se met à sortir des sacs à pain et autres tissus brodés qu’il nous demande d’acheter pour aider les femmes de la communauté qui soit disant les ont tissés. On se sent un peu pris en otages car rien ne dit d’une part que cela vienne des femmes du village et d’autre part que ce ne sera pas lui qui va empocher le gain de la vente. Malgré tout, Pierre et nous lui achetons chacun un sac. Après 4h de marche et de découverte de cette magnifique réserve, nous arrivons au parking où Patrice nous montre un mini caméléon, quasiment impossible à distinguer de la branche d’arbre sur laquelle il est posé. Feno nous attend avec le pique-nique que nous mangeons sur les tables installées à cet effet à l’entrée du parking. Le menu est copieux comme d’habitude : taboulé, légumes, poulet laqué dont nous régalons. Faute de pouvoir visiter la réserve de Mantadia, nous nous rendons à 14h au Vakoma Forest Lodge distant de quelques kilomètres. Ce lodge héberge un parc privé et une réserve de lémuriens situés sur un petit ilôt privé. Nous commençons par la réserve de lémuriens que nous atteignons par un trajet de quelques mètres en canoé. A peine arrivée sur la berge, les lémuriens ( fauves et à crinière ) s’approchent de nous et sautent sur nos épaules, attirés par les morceaux de bananes qu’on a pris soin de préparer avant. Il y a là aussi des singes capucins adorables. Ça fait un peu zoo ces lémuriens semi-apprivoisés ( Ben n’apprécie pas trop ), mais ils déclenchent des éclats de rire et des cris de surprise, certains d’entre nous se sentant plus ou moins à l’aise avec 1 ou 2 lémuriens sur l’épaule. Après cette récréation, nous allons visiter la réserve privée, guidés par Feno, par le nôtre mais un guide local. Nous commençons notre parcours par l’étang aux crocodiles qui nous permet d’apercevoir de beaux spécimens allongés sur la berge. Ben a l’humeur légère en ce début d’après-midi et il fait des petits commentaires moqueurs aux explications de Feno tout en gardant un air très sérieux ( par exemple, Feno nous dit « les crocodiles font partie de la famille des reptiles » auquel Ben répond « ah bon, ce sont des reptiles ??!! »). Pierre et moi, un peu en retrait de la conversation, sommes bidonnés. Heureusement il se calme assez rapidement parce le guide aurait fini par se rendre compte. La végétation est superbe : grands eucalyptus, fougères arborescentes, plantes médicinales….Au cours de la visite du parc, nous voyons d’autres animaux en captivité, des tortues radiées, un boa que Feno met sur les épaules de Charlotte, seule volontaire du groupe, et un fosa ( on a d’abord compris « faux chat » c’est un carnivore endémique de Madagascar, prédateur des lémuriens ). Nous traversons à 2 reprises le cours d’eau sur une passerelle suspendue, en équilibre plus ou moins précaire, ce qui donne quelques émotions à ceux qui sont sujets au vertige. Au final, c’est une promenade plus agréable qu’on ne le pensait malgré le côté « aménagé » et peu sauvage du site. Nous sommes de retour à l’hôtel à 16h30 pour notre dernière soirée complète à Madagascar. Le repas du soir confirme notre saturation pour la nourriture pendant le repas, Ben va sur le site de sa pharmacie et observe son personnel tout en faisant des commentaires. Charlotte trouve cela très intéressant et comme on peut envoyer désormais des ordonnances par mail, elle prend Ben en photo avec une bouteille de vin et l’envoie à la pharmacie avec un commentaire « le bonjour de Madagascar » ça fait sérieux…. Nous nous couchons avec un petit pincement au cœur car demain c’est déjà le départ pour la France.
Samedi 1er août : Andasibe-Antananarivo. Juliette a été malade durant la nuit, ce qui ne laisse augurer rien de bon pour le voyage retour. Anny est aussi toujours dérangée depuis quelques jours. Nous quittons l’hôtel à 8h. En chemin, nous passons dans le village où habite Hery il nous montre sa maison au loin, une grande maison blanche assez proche à vol d’oiseau mais distante de 14 kms par la route depuis que le pont qui y conduisait s’est effondré. Comme par ailleurs le maire n’est pas son meilleur ami et qu’il vient d’être élu aux élections communales, les travaux risquent d’attendre longtemps���Hery nous dit que dans un futur proche il aimerait se présenter aux élections, participant déjà activement à la vie de sa commune. A Tana c’est la femme de Ravalomanana qui a été élue, ce qui est une bonne nouvelle pour Hery.

A mi-chemin, nous nous arrêtons à la réserve de Péreyras, sorte de mini zoo un peu déglingué qui a comme principal intérêt d’approcher de très près de nombreuses variétés de caméléons. Notre guide est Richard. Plusieurs espèces sont ici en captivité : boas, crocodiles, papillons, chauve-souris, lézards, grenouilles, tanrecs ( animal proche du hérisson, endémique à Madagascar et rencontré notamment à Andasibe )…Le clou du spectacle, ce sont donc les caméléons, de toutes tailles et de toutes les couleurs Ben et Charlotte en portent un dans leurs bras et sont frappés par la froideur de sa peau. Richard nourrit l’un d’entre eux de sauterelles pour qu’on puisse le prendre en photo, mais sa langue est tellement longue et sort avec une telle vitesse qu’on n’arrive jamais à trouver le cadrage qui convient. Après 1h de visite, nous reprenons la route vers Tana et nous arrivons vers 13h15 au Grill du Rova, sur la Haute Ville, sans avoir trop à subir les bouchons, la circulation étant plus fluide le samedi. La propriétaire du restaurant est la femme d’Olivier, le directeur de l’agence Malagasy Tours, qui est lui aussi présent et avec qui nous discutons un moment de choses et d’autres, les élections, la situation à Madagascar, la grève d’Air Mada, et bien entendu notre changement de circuit sur l’ensemble des clients de l’agence, c’est pour nous que les modifications ont été les plus importantes. Il nous signale aussi qu’il espère encore pouvoir négocier avec le Coco Komba à Nosy Komba qui refuse de nous rembourser la ½ pension et les transports alors que les frais n’ont pas été engagés. Pour cet avant dernier repas, nous mangeons avec Hery et Feno ça sent la fin du voyage…. Le guide local qui nous fait la visite de la haute ville se prénomme Hery John c’est un étudiant en histoire, très cultivé qui rend la visite passionnante par ses grandes connaissances. Après une visite du Palais de La Reine, détruit en 1995 par un incendie et reconstruit en partie depuis, nous déambulons dans les rues de la Haute Ville, d’où la vue sur Tana et ses environs est splendide. Lors de notre balade, nous croisons un groupe entonnant des chants pour fêter un événement, alors qu’un jeune enfant, en pleurs, ne partage pas vraiment l’allégresse générale. Il s’agit en fait d’une cérémonie de circoncision, tradition ancestrale à Madagascar. Hery John nous explique qu’elle est pratiquée désormais de plus en plus de manière moderne car moins douloureuse et plus hygiénique cependant, la méthode traditionnelle, à la maison, a encore la faveur de beaucoup, pour des raisons de coût ou de respect de la tradition. Lors de la cérémonie, après avoir été coupé par un guérisseur traditionnel, le prépuce est avalé cru par le grand père avec de la banane pour faire passer le tout… Après cette visite très instructive, nous retrouvons Feno, tranquillement installé à regarder un match de foot avec son beau-frère encore quelques heures et il sera enfin débarrassé de nous ! Nous redescendons dans la ville moyenne où la recherche d’un magasin pour acheter des pierres est un échec ( celui qu’on avait conseillé à Hery est fermé depuis plusieurs mois ) et nous arrivons enfin à la Basse Ville, grouillante même le samedi. Alors que nous passons dans une petite ruelle à la périphérie de la ville, Hery fait arrêter le minibus à Feno et en descend sans rien dire on comprend rapidement qu’on est devant son hotely et que ce sont sa femme, sa fille et son fils qui sont là. Nous les saluons de la main et Hery remonte très rapidement dans le véhicule avec le « cadeau » de Ben, c’est-à-dire un CD de Jaojoby ( et autres musiques malgaches ). C’est vraiment une attention très sympa de la part d’Hery, que l’effet de surprise a rendu encore plus agréable. Arrivés à la sortie de la ville, nous nous arrêtons quelques minutes au Marché de la Digue, marché artisanal dédié aux touristes ces derniers étant peu nombreux, nous nous faisons harceler par les vendeurs. Alors qu’Hery nous a prévenu qu’il fallait négocier à 30% de baisse les achats, nous constatons rapidement d’après certains articles déjà vus ailleurs qu’il faut plutôt diviser par 3 le prix annoncé. Ben trouve son bonheur et achète 3 masques quasi-identiques à ceux qu’on avait dans nos bungalows à Anakao, certainement réalisés par le même artiste. Quant à nous, nous nous contentons de petites 2CV. Nous avions dit à Hery que nous aimerions ramener de la vanille de bonne qualité on lui a conseillé une adresse située juste à côté du « Bois Vert », notre premier hôtel qui sera aussi le dernier puisqu’il a été réservé aujourd’hui pour un Day use. Nous nous rendons donc à la nuit tombée à la boutique, dans laquelle sont vendues des épices nous sommes accueillis avec un rhum arrangé à la vanille délicieux, puis une présentation nous est faite sur la fabrication de la vanille. Tout cela donne l’eau à la bouche et nous sommes motivés pour acheter des gousses…..malheureusement absentes…On est venus spécialement pour acheter de la vanille, pour finalement apprendre qu’ils sont en rupture de stock. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous achetons de l’extrait ou de la poudre de vanille ainsi que du poivre. Au Bois Vert, 2 chambres nous ont été réservées et nous en profitons pour nous doucher et finir l’organisation des bagages par rapport à notre arrivée 3 semaines plus tôt, la température extérieure nous paraît beaucoup plus douce et on s’est déjà fait la réflexion les jours précédents. Est-ce une réalité ou nous sommes nous habitués au climat malgache ? Nous allons prendre notre dîner plus tard que d’habitude, notre départ pour l’aéroport étant prévu pour 22h15. La nourriture est très correcte mais beaucoup trop copieuse et le service est tellement lent qu’à peine fini notre repas, il est déjà temps de rejoindre Hery et Feno. Nous arrivons à l’aéroport à 22h30, soit plus de 3h avant notre vol prévu à 1h40. Nous faisons nos adieux à Hery et Feno après leur avoir remis leur pourboire ainsi que les commentaires pour l’agence. La file d’attente est encore un grand moment de la désorganisation malgache et on vit le même sketch qu’à l’aller, mais en pire. Il y a 2 bornes d’enregistrement électronique mais l’une d’entre elles ne fonctionne pas à la seconde borne, l’employée qui est là met un temps fou à saisir les données ( 10 mn par personne, sachant qu’on ne peut apparemment pas enregistrer tous les voyageurs d’une même réservation comme en France ) et nous laisse passer sans enregistrer. Aux guichets, il y a le nombre de personnes suffisant, mais là encore on ne comprend pas pourquoi ça avance à une allure d’escargot. Il nous faut 1h30 pour arriver à l’enregistrement des bagages et la file d’attente fait quasiment toute la longueur de l’aérogare avec des gens gesticulants, agacés par tant d’inefficacité. On finit par passer en salle d’embarquement et à 1h, l’embarquement commence. Là encore, c’est du gros délire et de l’irrationnel total puisqu’après avoir contrôlé nos cartes d’embarquement, une fois arrivés sur le tarmac, billet et passeport sont de nouveau vérifiés, et, cerise sur le gâteau, au pied de l’avion des tables sont installées pour un contrôle du contenu des bagages à main et une fouille au corps…A cette heure avancée, les passagers sont à bout. Un français derrière nous se lâche : « ils ne sont pas capables de faire des routes mais pour nous casser les c…. ils sont forts ». Bien entendu, avec une telle organisation, difficile d’envisager un décollage à l’heure et c’est avec une heure de retard que nous quittons Madagascar.
Dimanche 2 août : Antananarivo-France. Nous arrivons à Paris en fin de matinée, avec un peu de retard par rapport à l’horaire prévu. Pierre, et surtout Juliette, dont l’état ne s’est pas amélioré depuis la veille, ont vécu une nuit pour le moins agitée et les allers-retours aux toilettes ont été incessants. Juliette est apathique et la journée risque d’être longue pour elle, le transfert pour Brest n’étant pas prévu avant 16h30. Une fois les formalités de retour effectuées et les bagages (en totalité !! ) récupérés, nous quittons Pierre qui a un train pour Rennes à 14h. De notre côté, nous tuons le temps en attendant notre vol, et la fin du voyage se passe sans encombre et nous arrivons à Fouesnant peu avant 19h. On ne peut pas en dire autant de Ben : seul pendant le voyage à n’avoir quasiment pas eu de troubles digestifs, ça le prend dans le taxi qui le ramène de l’aéroport ( la salade verte de la veille au soir au Bois Vert ?) et il finit par se vider devant sa porte d’appartement sans parvenir à effectuer les derniers mètres qui le séparent de ses toilettes. Quant à Pierre, il a touché le gros lot nous recevons un SMS de sa part à 19h : son train est immobilisé sur la voie quelques kilomètres avant Rennes, un tracteur tombé sur la voie ayant été percuté par un autre train, bloquant totalement le trafic ferroviaire. Nous suivons en direct l’évolution de la situation et c’est finalement en car et avec 4h30 de retard qu’il arrive à bon port. Comme quoi il n’y a pas qu’à Mada qu’on rencontre des impondérables !! Un dernier épisode à relater, en relation avec le voyage : le remboursement du Coco Komba ! Le lendemain de notre retour, j’envoie un mail au Coco Komba pour connaître les raisons du non remboursement d’au moins une partie des sommes engagées ( 1100 euros dont presque 700 pour la ½ pension et les transferts ). L’hôtel me répond qu’ils n’ont été prévenus que la veille de notre arrivée prévue, soit le 27/7, de notre annulation ferme, alors que les achats de produits frais à Nosy Be avaient été effectués. Je m’étonne de cette réponse, ayant depuis belle lurette fait une croix sur cette partie du voyage. S’engagent alors pendant plus d’une semaine des échanges incessants de mails entre la direction de l’agence, le Coco Komba et moi. Lors du changement de notre circuit le 10/7, l’agence a annulé nos nuits au Coco Komba, que ces derniers ont refusé de rembourser. Les sommes versées étant perdues, Malagasy Tours a réactivé la réservation le 20, pour d’éventuels clients de dernière minute ( sans toutefois préciser à l’hôtel qu’il ne s’agissait pas de nous ), puis, faute de clients comme c’était prévisible, l’a de nouveau annulée le 27. Coco Komba, considérant avoir engagé des frais et subir par ailleurs un préjudice du fait des consos non bues ( notre réputation nous aurait-elle précédé ??) et des excursions non effectuées( !), refuse de rembourser quoi que ce soit. Après d’âpres négociations avec Olivier de l’agence, l’hôtel accepte de partager le remboursement de la ½ pension avec l’agence, à condition que ceci se fasse sous forme d’une remise de 5% sur les prochaines réservations de l’agence au Coco Komba. Trouvant que c’est une usine à gaz ( d’autant que ça revient à ce que l’agence nous rembourse en une fois pour de son côté ne se faire payer qu’en plusieurs ), Olivier mentionne que 350 euros à rembourser en 1 fois, ce n’est pas la mer à boire. Il précise aussi que, faute d’accord à l’amiable nous mettrons un avis salé sur le site Tripadvisor. C’en est trop pour l’hôtel qui accuse Olivier de chantage et refuse d’en faire plus. C’est donc à ce stade que se termine la discussion, l’agence nous remboursant 350 euros et l’hôtel rien….C’est franchement mesquin , d’autant que vu la conclusion de cette histoire et les mails musclés échangés, l’agence décide de ne plus travailler avec cet établissement. Je mets donc mon commentaire sur Tripadvisor ( le seul parmi des commentaires dithyrambiques ) auquel l’hôtel répondra quelques semaines plus tard, après m’avoir envoyé un mail explicatif ( on a tourné la page et on n’y répondra pas ).
Bilan du voyage. Ça a été un super voyage malgré le changement de circuit de dernière minute tout le monde a plutôt bien supporté les longues heures de route et le circuit s’est déroulé dans une excellente ambiance ( même les filles ne se sont quasiment jamais disputées ), y compris avec Hery et Feno. C’est un pays qui ne peut pas laisser indifférent, très pauvre mais avec des habitants d’une grande gentillesse et joie de vivre. Les paysages sont magnifiques et variés, de même que la faune. Toutes les étapes de notre périple ( y compris Ranomafana et Andasibe qui ont été rajoutées lors du changement de programme ) nous ont plu et aucune ne nous a paru inutile. Compte tenu de nos impressions et du fait que notre circuit initial a été sérieusement amputé, ce voyage en appelle certainement un autre, les centres d’intérêt étant multiples : Allée des Baobas et Tsingys, Ste Marie, Nord du pays avec Diego et les îles…Ce ne sera pas dans l’immédiat mais on y retournera c’est certain. Quant à l’insécurité, qui nous a un peu fait hésiter à choisir cette destination, nous ne l’avons pas du tout constatée durant notre séjour bien sûr il y a une grande misère, bien sûr l’ambiance est un peu glauque dans certaines villes ( Tulear, Tana..) mais jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Il faut dire que nous n’avons pas tenté le diable en étant accompagnés par un guide, en ne sortant jamais la nuit et en évitant de montrer des signes extérieurs de richesse. Concernant l’organisation du circuit, rien à dire, l’agence Malagasy Tours est à recommander : sérieuse, très réactive ( changement de circuit, valises..) et tarifs proposés corrects. L’hôtellerie choisie était d’un excellent niveau et même parfois carrément luxueuse ( Anakao, Isalo notamment ). Un 4x4 n’aurait pas été de trop pour effectuer le parcours ( ah cette piste jusqu’au Camp Catta !! ) mais cela nous aurait obligé à avoir 2 véhicules et nous y aurions perdu en ambiance. Nos 2 accompagnateurs : Feno, le chauffeur, était très discret, peu bavard ( alors qu’il comprenait très bien le français y compris des blagues d’une haute teneur intellectuelle ), très gentil et excellent conducteur Hery, notre guide, avait toujours un bon mot pour rire, et était très disponible et prévenant par contre nous avons un peu regretté son manque de culture et de connaissances profondes de son pays, même si les guides locaux dans les parcs connaissaient eux parfaitement leur sujet.
🙁, de retour aujourd'hui de 15 jours sur les hauts plateaux malgaches je voudrai avertir toutes les personnes qui voudrai changer de l' argent au noir a l' aeroport d' IVATO d' etre prudents : les rabatteurs vous ammenent a leur 'patron ' qui compte les billets sous vos yeux mais ensuite si l' on ne recompte pas on se retrouve avec des liasses de 5 billets au lieu de 10, il y a aussi de la fausse monnaie parait-il .en clair pour 2 euros on a un billet de 5000 ariary.le change en ville a l' air net mais la cituation est en train de s' aggraver, les produits de premiere necessites meme le riz coutent plus cher (dixit les malgaches) nombreuses coupures d' electricite dans tout le pays, a TANA il y a de plus en plus de delinquance ( attention apres 19 heures ) mais le pays est toujours merveilleux et la majorite des gens sympas.bon voyage
Bonjour,
Je me propose de vous faire partager mon voyage de 11 semaines à Madagascar à travers 7 épisodes avec quelques photos à l'appui Voici le premier épisode
A peine arrivé que déjà je suis reparti.
Me voilà sur mon île, Madagascar, depuis presque une semaine.
Pour ceux qui ne savent pas, j'y suis né, il y a bien longtemps.
Je suis arrivé le 24 Mars et repartirai le 10 Juin.
Voilà le programme pour quelques semaines.
Environ, une semaine à Antananarivo.
Puis départ vers l'extrême sud pour Fort-Dauphin en avion.
Pas de réflexion désobligeante, je n'ai pas changé. Je suis toujours un baroudeur.
Je vous explique :
L'aller en avion et le retour en camion brousse
Il faut au moins 4 jours pour effectuer ce trajet, avec plein d'aléas comme panne, pluie.
Je vais surement dormir dans des villages en rase campagne.
Je vous raconterai dans un prochain épisode.
Je me propose de vous faire partager mon voyage de 11 semaines à Madagascar à travers 7 épisodes avec quelques photos à l'appui Voici le premier épisode
A peine arrivé que déjà je suis reparti.
Me voilà sur mon île, Madagascar, depuis presque une semaine.
Pour ceux qui ne savent pas, j'y suis né, il y a bien longtemps.
Je suis arrivé le 24 Mars et repartirai le 10 Juin.
Voilà le programme pour quelques semaines.
Environ, une semaine à Antananarivo.
Puis départ vers l'extrême sud pour Fort-Dauphin en avion.
Pas de réflexion désobligeante, je n'ai pas changé. Je suis toujours un baroudeur.
Je vous explique :
L'aller en avion et le retour en camion brousse
Il faut au moins 4 jours pour effectuer ce trajet, avec plein d'aléas comme panne, pluie.
Je vais surement dormir dans des villages en rase campagne.
Je vous raconterai dans un prochain épisode.
Hi everyone,
I’m planning a third trip to Madagascar in 2026. This time, heading north and then part of the west coast before going back up.
The question I’m asking myself—same as during our first visits—is Nosy Be or not?
Of course, the photos show stunning beaches, and when you mention Madagascar, almost everyone says Nosy Be or at least has heard of it. That’s actually why we didn’t include it in our itineraries before, especially since we’d already seen paradise-like beaches in the south, and we had them all to ourselves because they were hard to reach.
On the other hand, I’ve always been drawn to Île Sainte-Marie, but from the north, you have to go back down to Tana, which I’m okay with in principle.
So, what’s your take? Nosy Be and its surroundings—what do you think? Just tourists looking to party?
Thanks
Bonjour amis routards
Nous projetons d'aller à MADAGASCAR pour la 1ère fois et pendant 1 mois en septembre/octobre 2011 et nous aurions besoin d'infos sur un itinéraire permettant d'avoir un panorama le plus large possible du pays en conjuguant parcs animaliers, sites naturels, ballades de 1 ou 2 jours et un peu de repos au bord de l'océan etc...
Quels sont les moyens de transport les plus pratiques, les trajets sont-ils très long ?
et si vous avez des adresses d'hôtels, guesthouse, resto etc.. Nous sommes preneurs
Merci à tous
Bonne année à tous et faîtes de beaux voyages
Nous projetons d'aller à MADAGASCAR pour la 1ère fois et pendant 1 mois en septembre/octobre 2011 et nous aurions besoin d'infos sur un itinéraire permettant d'avoir un panorama le plus large possible du pays en conjuguant parcs animaliers, sites naturels, ballades de 1 ou 2 jours et un peu de repos au bord de l'océan etc...
Quels sont les moyens de transport les plus pratiques, les trajets sont-ils très long ?
et si vous avez des adresses d'hôtels, guesthouse, resto etc.. Nous sommes preneurs
Merci à tous
Bonne année à tous et faîtes de beaux voyages
Bonjour à toutes et à tous,
Pourriez-vous me donner de judicieuses infos pour organiser un voyage à Madagascar qui devrait durer environ 24 jours. je pars avec mon époux et nous souhaitons réaliser un voyage "privatif". Est-il sécurisant et facile de partir sans le recours à une agence ? Une formule déjà expérimentée ailleurs qui nous plait (mais onéreuse) : Avec un chauffeur/accompagnateur et/ou guide pour un circuit composé par nous-même avec la collaboration d'une agence. Avez-vous une ou plusieurs bonnes références ? Quant au circuit :nous voulons essentiellement privilégier l'observation de la nature, les visites de réserves (lesquelles" méritent le détour" ?) en allant dans le sud - côte ouest et est et laisser "tomber" le nord. Est-ce une bonne formule ? Est-ce que la descente du fleuve Tsiribihina est vraiment intéressante ou trop touristique ? la faire en pirogue ou bateau à moteur (comme une agence nous le propose) ? Quelles sont les réelles difficultés à excursionner dans les Grands Tsingy ? Un grand merci d'avance à toutes celles et ceux qui auront la gentillesse de me répondre. Vanderjoc
Pourriez-vous me donner de judicieuses infos pour organiser un voyage à Madagascar qui devrait durer environ 24 jours. je pars avec mon époux et nous souhaitons réaliser un voyage "privatif". Est-il sécurisant et facile de partir sans le recours à une agence ? Une formule déjà expérimentée ailleurs qui nous plait (mais onéreuse) : Avec un chauffeur/accompagnateur et/ou guide pour un circuit composé par nous-même avec la collaboration d'une agence. Avez-vous une ou plusieurs bonnes références ? Quant au circuit :nous voulons essentiellement privilégier l'observation de la nature, les visites de réserves (lesquelles" méritent le détour" ?) en allant dans le sud - côte ouest et est et laisser "tomber" le nord. Est-ce une bonne formule ? Est-ce que la descente du fleuve Tsiribihina est vraiment intéressante ou trop touristique ? la faire en pirogue ou bateau à moteur (comme une agence nous le propose) ? Quelles sont les réelles difficultés à excursionner dans les Grands Tsingy ? Un grand merci d'avance à toutes celles et ceux qui auront la gentillesse de me répondre. Vanderjoc
Bonjour à tou(te)s (et aux spécialistes de Madagascar) !
J'ai cru comprendre que en ce moment, les choses ne sont pas très favorables pour aller visiter Madagascar pour la première fois. Je vais donc essayer de voir pour préparer quelque chose pour 2010. En fait, je ne suis pas totalement certain que ce soit si dangereux que cela pour les touristes. Seuls ceux qui habitent sur place pourraient le dire, mais ce n'est pas ce qu'on lit dans la presse ni même ce que veulent bien dire les Affaires Etrangères en France qui pourrait être pris pour parole d'évangile. Les premiers souffrent du grave défaut de rechercher du sensationnel et arrivent à faire croire que Paris est à feu et à sang quand il y a des manifs et que des voitures sont brulées en banlieue, et les deuxième ne servent pas le public, mais font de la politique. C'est comme ça par exemple que tout le monde est désormais convaincu qu'aller au Zimbabwe, c'est aller au devant de sa mort, alors que tous ceux qui y sont allés en sont encore à se demander pourquoi on leur à dit ça tellement c'est calme et accueillant.
Bref, pour revenir à Madagascar, je voudrais organiser quelque chose pour 2010 pour des amis : on serait entre 4 et 8 personnes.
Voici donc tout un tas de questions pour lesquelles je sollicite des avis et des conseils pour essayer de faire un programme de découverte
1. Saison Le premier point, c'est le temps : la plupart de mes amis n'aiment ni la pluie, ni le froid. C'et d'ailleurs le cas de la plupart des voyageurs que je connais, sauf ma soeur et son mari qui se délectent à grimper sur des cascades gelées. Il y a de tout pour faire un monde ... La chaleur moite et étouffante est semble-t-il plus acceptée, mais il s'agit d'un voyage d'agrément. Donc plutôt tempéré. Reste les autres points qui sont liés aux saisons : faune, flore, fruits, fêtes.
Question quand y aller ?
2. Durée Le temps en soi n'est pas vraiment un obstacle. La durée est évidemment liée à d'autres facteurs comme le prix, ce qu'il y a à visiter, etc... Disons que l'on peut partir sur la base de 2 à 3 semaines pour donner une chance à ceux qui travaillent de venir aussi. Mais cela va obligatoirement restreindre ce qu'il est possible de voir dans ce laps de temps.
Question : quelle durée prévoir ?
3. Confort De façon standard, le confort recherché est plutôt du 2* à 3* (niveau français). Ce n'est pas une obligation, et dormir chez l'habitant (cela peut être très confortable ou très inconfortable) ou en bivouac n'est pas à écarter si c'est une condition pour voir quelque chose d'exceptionnel ou même d'intéressant. Le logement n'est donc pas une barrière en soi, si ce n'est que la possibilité de prendre une douche est important, et que un bon hôtel tous les 2 ou 3 jours est un élément de faisabilité pour beaucoup
4. Nourriture Très important pour mes amis et moi. Nous sommes capables de manger un peu partout (à vrai dire, on adore), mais les repas sont des éléments importants. On a mangé dans la rue sur des tabourets en plastique dans les rues poussièreuses de Hanoï, sur le bord de la route dans des daba dans le Rajasthan, dans des gargottes un peu craspouille dans une ruelle derrière le marché dans le Yunnan, et même des hamburgers bien gras en Arizona. Cela dit, on a aussi fait des restaurants haut de gamme dans ces pays. La nourriture est donc importante, car nous cherchons à goûter chaque fois ce qu'il y a de meilleur, et s'il faut aller dans un boui boui à la limite de l'infâme pour le goûter, on ira. Mais il faut que ce soit bon (y compris des larves de libellule grillées, du rat des champs au brasero ou de la soupe de piranha). Ah si, une limite : certains ne supportent pas très bien le piment.
5. La nature Paysages, animaux, flore, tout ce qui est nature. J'ai l'impression qu'il y a tout ça à foison à Madagascar, et donc la difficulté principale va être de composer au mieux le programme. L'objectif de voir la nature, est un des éléments principaux de la motivation du voyage
6. Les gens, la vie quotidienne C'est un bon tiers de notre attente. Il ne s'agit pas de visiter des villages ou que sais-je, mais plutôt de faire partie de la vie quotidienne. Comme c'est antinomique avec un voyage où on ne fait que passer rapidement, c'est toujours un point délicat. Les lieux privilégiés pour ça, ce sont les marchés et les fêtes. Mais c'est aussi un repas, une partie de pêche, partager un thé, ...
Question pour les points 3 à 6 : Quel programme, quel type d'organisation (agence ou chauffeur) ?
Dernier point d'importance : la photo, car il y a parmi nous plusieurs photographes.
Des idées, des suggestions, des propositions ? 7. Le transport A priori, le seul moyen de transport qui soit une activité en soi, c'est le bateau. Sur rivière ou sur la mer, on aime bien, même si personnellement, j'ai vite choppé le mal de mer. Mais autrement, tout ce qui peut aider à aller dans une endroit qui soit chouette est un transport bienvenu. Nous ne sommes pas des adeptes du trek, mais marcher un peu n'est pas rédhibitoire. On peut monter à dos de mule ou d'âne, à l'arrière des petites motos, etc...
8. Guide accompagnateur. Dans ma conception, la fonction n°1 du guide est de nous faire gagner du temps : nous serons là pour 15 à 20 jours, et dans ces conditions, il n'est pas vraiment judicieux d'arriver dans un endroit pour prendre un bateau en découvrant qu'il n'y en a pas avant deux jours. Son deuxième rôle est de nous parler de la vie quotidienne. Pour le reste, nous avons tous des guides de voyages qui nous raconteront l'histoire ou la géologie. C'est ce qu'il n'y a pas dans les guides imprimés que nous demandons au guide-accompagnateur. Et puis bien entendu, il sert aussi d'interprète ...
J'ai cru comprendre que en ce moment, les choses ne sont pas très favorables pour aller visiter Madagascar pour la première fois. Je vais donc essayer de voir pour préparer quelque chose pour 2010. En fait, je ne suis pas totalement certain que ce soit si dangereux que cela pour les touristes. Seuls ceux qui habitent sur place pourraient le dire, mais ce n'est pas ce qu'on lit dans la presse ni même ce que veulent bien dire les Affaires Etrangères en France qui pourrait être pris pour parole d'évangile. Les premiers souffrent du grave défaut de rechercher du sensationnel et arrivent à faire croire que Paris est à feu et à sang quand il y a des manifs et que des voitures sont brulées en banlieue, et les deuxième ne servent pas le public, mais font de la politique. C'est comme ça par exemple que tout le monde est désormais convaincu qu'aller au Zimbabwe, c'est aller au devant de sa mort, alors que tous ceux qui y sont allés en sont encore à se demander pourquoi on leur à dit ça tellement c'est calme et accueillant.
Bref, pour revenir à Madagascar, je voudrais organiser quelque chose pour 2010 pour des amis : on serait entre 4 et 8 personnes.
Voici donc tout un tas de questions pour lesquelles je sollicite des avis et des conseils pour essayer de faire un programme de découverte
1. Saison Le premier point, c'est le temps : la plupart de mes amis n'aiment ni la pluie, ni le froid. C'et d'ailleurs le cas de la plupart des voyageurs que je connais, sauf ma soeur et son mari qui se délectent à grimper sur des cascades gelées. Il y a de tout pour faire un monde ... La chaleur moite et étouffante est semble-t-il plus acceptée, mais il s'agit d'un voyage d'agrément. Donc plutôt tempéré. Reste les autres points qui sont liés aux saisons : faune, flore, fruits, fêtes.
Question quand y aller ?
2. Durée Le temps en soi n'est pas vraiment un obstacle. La durée est évidemment liée à d'autres facteurs comme le prix, ce qu'il y a à visiter, etc... Disons que l'on peut partir sur la base de 2 à 3 semaines pour donner une chance à ceux qui travaillent de venir aussi. Mais cela va obligatoirement restreindre ce qu'il est possible de voir dans ce laps de temps.
Question : quelle durée prévoir ?
3. Confort De façon standard, le confort recherché est plutôt du 2* à 3* (niveau français). Ce n'est pas une obligation, et dormir chez l'habitant (cela peut être très confortable ou très inconfortable) ou en bivouac n'est pas à écarter si c'est une condition pour voir quelque chose d'exceptionnel ou même d'intéressant. Le logement n'est donc pas une barrière en soi, si ce n'est que la possibilité de prendre une douche est important, et que un bon hôtel tous les 2 ou 3 jours est un élément de faisabilité pour beaucoup
4. Nourriture Très important pour mes amis et moi. Nous sommes capables de manger un peu partout (à vrai dire, on adore), mais les repas sont des éléments importants. On a mangé dans la rue sur des tabourets en plastique dans les rues poussièreuses de Hanoï, sur le bord de la route dans des daba dans le Rajasthan, dans des gargottes un peu craspouille dans une ruelle derrière le marché dans le Yunnan, et même des hamburgers bien gras en Arizona. Cela dit, on a aussi fait des restaurants haut de gamme dans ces pays. La nourriture est donc importante, car nous cherchons à goûter chaque fois ce qu'il y a de meilleur, et s'il faut aller dans un boui boui à la limite de l'infâme pour le goûter, on ira. Mais il faut que ce soit bon (y compris des larves de libellule grillées, du rat des champs au brasero ou de la soupe de piranha). Ah si, une limite : certains ne supportent pas très bien le piment.
5. La nature Paysages, animaux, flore, tout ce qui est nature. J'ai l'impression qu'il y a tout ça à foison à Madagascar, et donc la difficulté principale va être de composer au mieux le programme. L'objectif de voir la nature, est un des éléments principaux de la motivation du voyage
6. Les gens, la vie quotidienne C'est un bon tiers de notre attente. Il ne s'agit pas de visiter des villages ou que sais-je, mais plutôt de faire partie de la vie quotidienne. Comme c'est antinomique avec un voyage où on ne fait que passer rapidement, c'est toujours un point délicat. Les lieux privilégiés pour ça, ce sont les marchés et les fêtes. Mais c'est aussi un repas, une partie de pêche, partager un thé, ...
Question pour les points 3 à 6 : Quel programme, quel type d'organisation (agence ou chauffeur) ?
Dernier point d'importance : la photo, car il y a parmi nous plusieurs photographes.
Des idées, des suggestions, des propositions ? 7. Le transport A priori, le seul moyen de transport qui soit une activité en soi, c'est le bateau. Sur rivière ou sur la mer, on aime bien, même si personnellement, j'ai vite choppé le mal de mer. Mais autrement, tout ce qui peut aider à aller dans une endroit qui soit chouette est un transport bienvenu. Nous ne sommes pas des adeptes du trek, mais marcher un peu n'est pas rédhibitoire. On peut monter à dos de mule ou d'âne, à l'arrière des petites motos, etc...
8. Guide accompagnateur. Dans ma conception, la fonction n°1 du guide est de nous faire gagner du temps : nous serons là pour 15 à 20 jours, et dans ces conditions, il n'est pas vraiment judicieux d'arriver dans un endroit pour prendre un bateau en découvrant qu'il n'y en a pas avant deux jours. Son deuxième rôle est de nous parler de la vie quotidienne. Pour le reste, nous avons tous des guides de voyages qui nous raconteront l'histoire ou la géologie. C'est ce qu'il n'y a pas dans les guides imprimés que nous demandons au guide-accompagnateur. Et puis bien entendu, il sert aussi d'interprète ...
Bonjour!!!!!!!!!!🙂
Je voulais absolument faire ce post concernant le choix à faire pour la saison lorsque l'on veut aller à Madagascar; car je vois que bcp de personnes posent leurs vacances ou prennent leur billet d'avion sans connaitre la période qui peut nuire à la réussite de son trip et cela est dur car ce pays est un des plus beaux sur notre belle planète!!!!!!!🙂
Il faut savoir que de fin novembre à mi avril; il y a un risque important de se retrouver confronter à des pluies plus ou moins importantes et surtout en janvier février et mars et cela principalement sur la façade est de l'ile et qu'il peut aussi y avoir des cyclones durant ces trois mois et voir même sur la première quinzaine d'avril qui est déjà plus rare!!!!!!!!!😕
Amicalement😉
Je voulais absolument faire ce post concernant le choix à faire pour la saison lorsque l'on veut aller à Madagascar; car je vois que bcp de personnes posent leurs vacances ou prennent leur billet d'avion sans connaitre la période qui peut nuire à la réussite de son trip et cela est dur car ce pays est un des plus beaux sur notre belle planète!!!!!!!🙂
Il faut savoir que de fin novembre à mi avril; il y a un risque important de se retrouver confronter à des pluies plus ou moins importantes et surtout en janvier février et mars et cela principalement sur la façade est de l'ile et qu'il peut aussi y avoir des cyclones durant ces trois mois et voir même sur la première quinzaine d'avril qui est déjà plus rare!!!!!!!!!😕
Amicalement😉
Bonjour à tous,
Je souhaitais vous faire part d’un retour d’expérience de notre voyage de noces que nous avons organisé sans agence de voyage.
Période : du 21 avril au 14 mai.
Circuit : RN7 et Nord
Vol : Air France à 850 euros par personne.
Pour éviter de tout lire, ci-dessous un petit résumé : Points forts de notre voyage : - Notre chauffeur guide Héry qui a vraiment rendu notre circuit RN7 exceptionnel. - La randonnée dans ISALO et l’hôtel de la Reine - L’excursion sur Nosy Iiranja en bivouac avec les baleines Rand’Eau - Le calme et le repos au Sangany Lodge sur Nosy Be (et sa merveilleuse cuisine) Petites déceptions de notre voyage : - La ville de Diego qui n’a pas un grand intérêt – je pense qu’il vaut mieux se poser à Ramena. - L’hôtel couleur café à Antsirabe - De ne pas avoir pu voir la vieille ville de Fianarantsoa
Chauffeur : élément clé de la réussite de notre circuit sur la RN7. Grâce à un contact sur place, nous avons réservé en direct notre chauffeur guide – Héry. Trois points que nous avons vraiment appréciés chez lui : 1. Sa conduite vraiment sérieuse, sans jamais prendre aucun risque et un mini van très confortable. 2. Son réseau de guide dans les parcs que nous avons visité (tous vraiment excellents) 3. Sa capacité à nous trouver des bons plans (artisanat, restaurant, excursion…) Si vous souhaitez le contacter : - Numéro de téléphone : 00261340915535 - Site internet : https://www.facebook.com/madaguidehery/ Coût : vous payez un prix forfaitaire par jour auprès du chauffeur qui comprend son salaire et la location de la voiture. Vous payez directement le carburant à la station service.
Tana Arrivée à Tana vers 22H, nous avions réservé une chambre à l’hôtel du bois vert. Le site de l’hôtel est superbe (très arboré). Le transfert nous a coûté 50 000 AR. L’hôtel est à 5 min de l’aéroport, parfait pour une simple escale.
Tuléar Nous avons manqué notre vol TSARADIA pour Tuléar (le vol avait été annulé et remplacé par un vol plus tôt dans la journée et nous n’avions pas été prévenus). Un conseil donc, vérifiez bien sur leur site votre réservation 24H avant. La compagnie nous a pris en charge, nous a donné une chambre d’hôtel et mis sur le vol du lendemain matin. Rien à dire sur l’organisation de TSARADIA ; Arrivée à Tuléar où nous rencontrons pour la première fois Héry. Il nous a conseillé de passer à la librairie pour acheter des cahiers et stylos à donner aux enfants sur la route (et vous en croiserez beaucoup, c’est vraiment facile de leur faire plaisir). On aurait dû en ramener directement de France. Nous avons pris la route pour IFATY (40 min de Tuléar) pour rejoindre notre Hôtel (Le Bella Donna). Bungalow sur la plage, charmant petit hôtel. Je vous conseille si vous passez par Ifaty de vous plaisir pour les langoustes et cigales de mer ici car elles sont 2 fois moins cher qu’à Nosy Be. L’après-midi, nous avons fait la Réserve Reniala dans le village d’Ifary. 50 000 AR pour deux avec un guide. Ballade de 2H dans un arboretum avec un sentier balisé. Nombreux Baobab (dont 1 qui est immense), oiseaux et autres. Nous qui ne faisons pas l’allée des Baobab dans l’ouest, nous nous sommes fait plaisir en voyant autant de baobas dans ce parc.
Isalo : 5H de route en direction d’Isalo. De beaux paysages et une route de qualité. Nous avons séjourné deux nuits au Relais de la reine en chambre supérieur. L’hôtel est magnifique, incrusté dans la pierre. La cuisine du restaurant est très bonne, avec un menu de qualité. Nous avons marché dans le parc d’Isalo. Hery nous avait arrangé l’excursion la veille : réservation du guide, entrée du parc ainsi que déjeuner à l’intérieur (320 000 AR). Nous avons marché 6h dans le parc (la randonné n’est pas difficile du tout, il fait simplement chaud): paysages à couper le souffle et notre guide était vraiment intéressante. Le déjeuner se passe dans un espace où il y a de nombreux lémuriens en liberté. Magnifique coucher de soleil au niveau de la fenêtre d’Isalo. Je vous conseille le massage au relais de la reine pour vous remettre en douceur de cette journée d’effort.
Fianarantsoa Nous prenons la route de Fianarantsoa. En chemin nous nous arrêtons sur le site écotouristique d’Anja. Deux heures de marche dans un petit parc pour voir des lémuriens et un magnifique point de vue. Très bien pour couper la route. Nous nous sommes également arrêtés à la fabrique de papier antaimoro : intéressant et ils fabriquent vraiment de belles choses. Nous avons également vu la fabrique Soalandy à partir de vers à soie. Le soir, nous avons dormi au Lac Hôtel : très beau cadre, néanmoins la cuisine du restaurant de l’hotel nous a rendu malade… Comme il n’y a pas grand-chose d’autre autour, je vous conseille de ne pas tenter autre chose qu’une pizza, ou du riz avec de la viande bien grillée. Malheureusement nous n’étions pas en forme à la suite de notre repas au Lac Hôtel. Nous avons donc annulé le programme de la journée. Néanmoins, nous avons pu rencontrer à Fianarantsoa l’enfant que nous parrainons via l’association France Parrainage. Très belle expérience.
Ranomafana Nous avons donc le petit regret de ne pas avoir pu découvrir la vieille ville et la ville haute de Fianarantsao. Tant pis, direction Ranomafana et l’hôtel thermal. Nous avons visité cette petite ville en pleine forêt. Sa « célébrité » vient de ses thermes. Le restaurant de l’hôtel est vraiment de qualité au passage. Visite du parc national de Ramonafana (plusieurs formules : 2h, 4H et 8h – démarrage à 7h30). Vous pouvez même y passer plusieurs jours. Nous avons choisi la formule 4h. Aucune difficulté, il fait simplement très humide. Nous avons vu 5 des 7 espèces de Lémuriens. Très bon moment. En plus de leur très bon restaurant, l’hotel Thermal dispose également d’une très bonne masseuse.
Antsirabé Départ pour Antsirabe. Nous avons fait dans l’après midi le circuit des Artisans. Notre visite préférée a été celle de Maminirina (fabrication de divers objets à partir de cornes de Zébu). Nous voulions un couteau avec un manche en corne de Zébu. Ce produit n’existant pas, Héry nous a emmené au marché d’Asabotsy pour y acheter un couteau (expérience assez forte dans ce marché où nous n’avons pas croisé d’autres étrangers). Nous avons confié le couteau le jour même à l’artisan qui en 24h nous a fabriqué un manche et un étui pour le couteau en corne de Zébu. Le soir nous avons séjourné à l’hôtel Couleur Café. Hotel de qualité mais sans moustiquaire…De plus ils ne prévoient pas de repas pour les chauffeurs si vous dinez à l’hôtel. Nous vous conseillons le restaurant « Chez Jenny ». Viste dans la matinée du Lac Tritriva, magnifique lac volcanique. Deux circuits possibles pour en faire le tour (45 min ou 2h). Très bel endroit. Puis nous sommes passés au lac Andraikiba, plus proche d’Antsirabe mais qui a bien moins de charme. L’après midi nous sommes allés au thermes de Antsirabe. Edifice des années 70, toujours dans son jus mais qui est très propre. Nous avons pris la formule 2h15 avec séance de jacuzzi à l’eau thermale, gommage au chocolat, massage, et enveloppement au cacao chaud. Nous avons pu récupérer le soir notre superbe couteau Zébu.
Tana Retour sur Tana en passant par Behenjy où ils font un excellent foie gras et par un atelier d’objets en aluminium. Arrivée au Relais des plateaux, hôtel parfait pour une simple étape entre Tana et le vol du lendemain.
Diego Départ en avion pour Diego. Transfert à 30 000 AR pour l’hôtel ALLAMANDA. L’hôtel sympa mais on déconseille le restaurant Melleville. La vue est superbe mais on a eu du poissonset des crevettes surgelés (crevettes et brochettes de poisson). Très décevant pour le prix et surtout pour un restaurant en bord de mer. L’après midi nous avons visité la ville en TuK-Tuk et le jardin tropical : très beau jardin mais venir en pantalon et manche longue car il y avait énormément de moustiques et nous avons dû en partir tellement nous nous faisions piquer. Le soir, diner à la Cantine en ville, petite gargote mais vraiment très bon. Nous avons réservé notre excursion via Hery pour la mer d’émeraudes (200 000 AR pour deux, repas inclus, au départ de l’ALLAMANDA). N’ayant plus de chauffeur et de moyen de locomotion, nous avons demandé à ce que le bateau qui part de Ramena vienne nous prendre et nous ramène directement à l’hôtel. Superbe sortie avec un excellent déjeuner sur l’ilot. Nous étions que deux couples dans le bateau. La mer était agitée au retour mais rien de bien méchant, juste trempés.
Nosy Be : Départ pour Nosy Be par avion. Arrivée au bout de l’ile au Sangany Lodge. Magnifique hôtel, au calme, vraiment pour les couples car l’hôtel est très isolé (au nord de l’île). La cuisine de l’hôtel est délicieuse. Je vous conseille fortement l’excursion avec les baleines Rand’eau en bivouac deux jours sur Nosy Iranja. La plage est magnifique et cette nuit sur la plage est une expérience sympa à faire. Le tour de l’île est également sympa avec la distillerie d’ylang ylang, le mont Passot et quelques belles plages à voir ainsi que les lacs de Nosy Be
Tana : Retour sur Tana. Il est très difficile de visiter Tana à cause de ses embouteillages. Nous avons tout de même réussi à visiter la colline bleue avec le palais du roi et le palais du 1er ministre à côté du palais de la Reine.
J’espère que ces explications vous aideront à organiser votre voyage. Madagascar est un magnifique pays qui mérite vraiment d’être visité.
Benjamin
Pour éviter de tout lire, ci-dessous un petit résumé : Points forts de notre voyage : - Notre chauffeur guide Héry qui a vraiment rendu notre circuit RN7 exceptionnel. - La randonnée dans ISALO et l’hôtel de la Reine - L’excursion sur Nosy Iiranja en bivouac avec les baleines Rand’Eau - Le calme et le repos au Sangany Lodge sur Nosy Be (et sa merveilleuse cuisine) Petites déceptions de notre voyage : - La ville de Diego qui n’a pas un grand intérêt – je pense qu’il vaut mieux se poser à Ramena. - L’hôtel couleur café à Antsirabe - De ne pas avoir pu voir la vieille ville de Fianarantsoa
Chauffeur : élément clé de la réussite de notre circuit sur la RN7. Grâce à un contact sur place, nous avons réservé en direct notre chauffeur guide – Héry. Trois points que nous avons vraiment appréciés chez lui : 1. Sa conduite vraiment sérieuse, sans jamais prendre aucun risque et un mini van très confortable. 2. Son réseau de guide dans les parcs que nous avons visité (tous vraiment excellents) 3. Sa capacité à nous trouver des bons plans (artisanat, restaurant, excursion…) Si vous souhaitez le contacter : - Numéro de téléphone : 00261340915535 - Site internet : https://www.facebook.com/madaguidehery/ Coût : vous payez un prix forfaitaire par jour auprès du chauffeur qui comprend son salaire et la location de la voiture. Vous payez directement le carburant à la station service.
Tana Arrivée à Tana vers 22H, nous avions réservé une chambre à l’hôtel du bois vert. Le site de l’hôtel est superbe (très arboré). Le transfert nous a coûté 50 000 AR. L’hôtel est à 5 min de l’aéroport, parfait pour une simple escale.
Tuléar Nous avons manqué notre vol TSARADIA pour Tuléar (le vol avait été annulé et remplacé par un vol plus tôt dans la journée et nous n’avions pas été prévenus). Un conseil donc, vérifiez bien sur leur site votre réservation 24H avant. La compagnie nous a pris en charge, nous a donné une chambre d’hôtel et mis sur le vol du lendemain matin. Rien à dire sur l’organisation de TSARADIA ; Arrivée à Tuléar où nous rencontrons pour la première fois Héry. Il nous a conseillé de passer à la librairie pour acheter des cahiers et stylos à donner aux enfants sur la route (et vous en croiserez beaucoup, c’est vraiment facile de leur faire plaisir). On aurait dû en ramener directement de France. Nous avons pris la route pour IFATY (40 min de Tuléar) pour rejoindre notre Hôtel (Le Bella Donna). Bungalow sur la plage, charmant petit hôtel. Je vous conseille si vous passez par Ifaty de vous plaisir pour les langoustes et cigales de mer ici car elles sont 2 fois moins cher qu’à Nosy Be. L’après-midi, nous avons fait la Réserve Reniala dans le village d’Ifary. 50 000 AR pour deux avec un guide. Ballade de 2H dans un arboretum avec un sentier balisé. Nombreux Baobab (dont 1 qui est immense), oiseaux et autres. Nous qui ne faisons pas l’allée des Baobab dans l’ouest, nous nous sommes fait plaisir en voyant autant de baobas dans ce parc.
Isalo : 5H de route en direction d’Isalo. De beaux paysages et une route de qualité. Nous avons séjourné deux nuits au Relais de la reine en chambre supérieur. L’hôtel est magnifique, incrusté dans la pierre. La cuisine du restaurant est très bonne, avec un menu de qualité. Nous avons marché dans le parc d’Isalo. Hery nous avait arrangé l’excursion la veille : réservation du guide, entrée du parc ainsi que déjeuner à l’intérieur (320 000 AR). Nous avons marché 6h dans le parc (la randonné n’est pas difficile du tout, il fait simplement chaud): paysages à couper le souffle et notre guide était vraiment intéressante. Le déjeuner se passe dans un espace où il y a de nombreux lémuriens en liberté. Magnifique coucher de soleil au niveau de la fenêtre d’Isalo. Je vous conseille le massage au relais de la reine pour vous remettre en douceur de cette journée d’effort.
Fianarantsoa Nous prenons la route de Fianarantsoa. En chemin nous nous arrêtons sur le site écotouristique d’Anja. Deux heures de marche dans un petit parc pour voir des lémuriens et un magnifique point de vue. Très bien pour couper la route. Nous nous sommes également arrêtés à la fabrique de papier antaimoro : intéressant et ils fabriquent vraiment de belles choses. Nous avons également vu la fabrique Soalandy à partir de vers à soie. Le soir, nous avons dormi au Lac Hôtel : très beau cadre, néanmoins la cuisine du restaurant de l’hotel nous a rendu malade… Comme il n’y a pas grand-chose d’autre autour, je vous conseille de ne pas tenter autre chose qu’une pizza, ou du riz avec de la viande bien grillée. Malheureusement nous n’étions pas en forme à la suite de notre repas au Lac Hôtel. Nous avons donc annulé le programme de la journée. Néanmoins, nous avons pu rencontrer à Fianarantsoa l’enfant que nous parrainons via l’association France Parrainage. Très belle expérience.
Ranomafana Nous avons donc le petit regret de ne pas avoir pu découvrir la vieille ville et la ville haute de Fianarantsao. Tant pis, direction Ranomafana et l’hôtel thermal. Nous avons visité cette petite ville en pleine forêt. Sa « célébrité » vient de ses thermes. Le restaurant de l’hôtel est vraiment de qualité au passage. Visite du parc national de Ramonafana (plusieurs formules : 2h, 4H et 8h – démarrage à 7h30). Vous pouvez même y passer plusieurs jours. Nous avons choisi la formule 4h. Aucune difficulté, il fait simplement très humide. Nous avons vu 5 des 7 espèces de Lémuriens. Très bon moment. En plus de leur très bon restaurant, l’hotel Thermal dispose également d’une très bonne masseuse.
Antsirabé Départ pour Antsirabe. Nous avons fait dans l’après midi le circuit des Artisans. Notre visite préférée a été celle de Maminirina (fabrication de divers objets à partir de cornes de Zébu). Nous voulions un couteau avec un manche en corne de Zébu. Ce produit n’existant pas, Héry nous a emmené au marché d’Asabotsy pour y acheter un couteau (expérience assez forte dans ce marché où nous n’avons pas croisé d’autres étrangers). Nous avons confié le couteau le jour même à l’artisan qui en 24h nous a fabriqué un manche et un étui pour le couteau en corne de Zébu. Le soir nous avons séjourné à l’hôtel Couleur Café. Hotel de qualité mais sans moustiquaire…De plus ils ne prévoient pas de repas pour les chauffeurs si vous dinez à l’hôtel. Nous vous conseillons le restaurant « Chez Jenny ». Viste dans la matinée du Lac Tritriva, magnifique lac volcanique. Deux circuits possibles pour en faire le tour (45 min ou 2h). Très bel endroit. Puis nous sommes passés au lac Andraikiba, plus proche d’Antsirabe mais qui a bien moins de charme. L’après midi nous sommes allés au thermes de Antsirabe. Edifice des années 70, toujours dans son jus mais qui est très propre. Nous avons pris la formule 2h15 avec séance de jacuzzi à l’eau thermale, gommage au chocolat, massage, et enveloppement au cacao chaud. Nous avons pu récupérer le soir notre superbe couteau Zébu.
Tana Retour sur Tana en passant par Behenjy où ils font un excellent foie gras et par un atelier d’objets en aluminium. Arrivée au Relais des plateaux, hôtel parfait pour une simple étape entre Tana et le vol du lendemain.
Diego Départ en avion pour Diego. Transfert à 30 000 AR pour l’hôtel ALLAMANDA. L’hôtel sympa mais on déconseille le restaurant Melleville. La vue est superbe mais on a eu du poissonset des crevettes surgelés (crevettes et brochettes de poisson). Très décevant pour le prix et surtout pour un restaurant en bord de mer. L’après midi nous avons visité la ville en TuK-Tuk et le jardin tropical : très beau jardin mais venir en pantalon et manche longue car il y avait énormément de moustiques et nous avons dû en partir tellement nous nous faisions piquer. Le soir, diner à la Cantine en ville, petite gargote mais vraiment très bon. Nous avons réservé notre excursion via Hery pour la mer d’émeraudes (200 000 AR pour deux, repas inclus, au départ de l’ALLAMANDA). N’ayant plus de chauffeur et de moyen de locomotion, nous avons demandé à ce que le bateau qui part de Ramena vienne nous prendre et nous ramène directement à l’hôtel. Superbe sortie avec un excellent déjeuner sur l’ilot. Nous étions que deux couples dans le bateau. La mer était agitée au retour mais rien de bien méchant, juste trempés.
Nosy Be : Départ pour Nosy Be par avion. Arrivée au bout de l’ile au Sangany Lodge. Magnifique hôtel, au calme, vraiment pour les couples car l’hôtel est très isolé (au nord de l’île). La cuisine de l’hôtel est délicieuse. Je vous conseille fortement l’excursion avec les baleines Rand’eau en bivouac deux jours sur Nosy Iranja. La plage est magnifique et cette nuit sur la plage est une expérience sympa à faire. Le tour de l’île est également sympa avec la distillerie d’ylang ylang, le mont Passot et quelques belles plages à voir ainsi que les lacs de Nosy Be
Tana : Retour sur Tana. Il est très difficile de visiter Tana à cause de ses embouteillages. Nous avons tout de même réussi à visiter la colline bleue avec le palais du roi et le palais du 1er ministre à côté du palais de la Reine.
J’espère que ces explications vous aideront à organiser votre voyage. Madagascar est un magnifique pays qui mérite vraiment d’être visité.
Benjamin
bonjour
Nous partons en famille le 5 juillet pour Madagascar. au programme partie 1 : Antsirabé - Morandava - l'allée des baobab et les tsingy en voiture avec chauffeur partie 2 : De diégo suarez à Nossy bé dans les mêmes conditions ou en taxi brousse. entre les deux vol interne Tana-Diego si on trouve des places.
Au vues des nouvelles qui nous sont parvenues nous nous interrogeons sur l'opportunité de maintenir ce voyage dans sa forme actuelle, (voir abondon de ce projet au profit d'un stop à la réunion).
Au delà de ce que l'on connaissait déjà, deux nouvelles ont engendré ce doute. -attaques de touriste en voiture sur les tsingites (source propriétaire de l'hotel que nous avons réservé à notre arrivée à Tana). - attaques de de nuit de deux voitures sur la R 4 au nord de Tana avec violence et bléssé ( mains amputées pour une partie des passagers). source internet donc difficilement vérifiable
difficile de se faire d'ici une idée claire de la situation.
avez vous des infos sur ces deux évènements. ou plus généralement sur les conditions de voyage en ce moment.
cordialement
J-Pierre
Nous partons en famille le 5 juillet pour Madagascar. au programme partie 1 : Antsirabé - Morandava - l'allée des baobab et les tsingy en voiture avec chauffeur partie 2 : De diégo suarez à Nossy bé dans les mêmes conditions ou en taxi brousse. entre les deux vol interne Tana-Diego si on trouve des places.
Au vues des nouvelles qui nous sont parvenues nous nous interrogeons sur l'opportunité de maintenir ce voyage dans sa forme actuelle, (voir abondon de ce projet au profit d'un stop à la réunion).
Au delà de ce que l'on connaissait déjà, deux nouvelles ont engendré ce doute. -attaques de touriste en voiture sur les tsingites (source propriétaire de l'hotel que nous avons réservé à notre arrivée à Tana). - attaques de de nuit de deux voitures sur la R 4 au nord de Tana avec violence et bléssé ( mains amputées pour une partie des passagers). source internet donc difficilement vérifiable
difficile de se faire d'ici une idée claire de la situation.
avez vous des infos sur ces deux évènements. ou plus généralement sur les conditions de voyage en ce moment.
cordialement
J-Pierre
Petit retour sur nos 3 semaines le long de la « fameuse » (?) RN7, de Tana à Salary Bay.
Voyage effectué en novembre/décembre 2019 en louant une voiture avec chauffeur, en couple.
Autant le dire tout de suite : ce voyage fut placé sous le signe de la déception, pour plein de raisons diverses et variées qui font qu’au final il n’y a pas vraiment eu de coup de cœur.
Le but de ce retour est simplement de partager notre « ressenti » ainsi que quelques infos que nous aurions aimé avoir avant d’organiser ce trip.
Nous sommes plongeurs et une bonne partie de notre intérêt pour Mada était surtout lié à ça, d’où la dernière semaine à Salary bay.
Itinéraire Le programme initial prévu avec Faly de Mamyland était le suivant
15.11.19 Vol AF, hôtel Sakamanga 16.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 17.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 18.11.19 Ranomafana, Chez Gaspard 19.11.19 Fianarantsoa, hôtel Cotsoyannis 20.11.19 Andringitra, bivi 21.11.19 Andringitra National Parc, bivi 22.11.19 Andringitra National Parc, Camp Catta 23.11.19 Vallée de Tsaranoro, Camp Catta 24.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 25.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 26.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 27.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 28.11.19 Salary Bay 29.11.19 Salary Bay 30.11.19 Salary Bay 01.12.19 Salary Bay 02.12.19 Salary Bay 03.12.19 Salary Bay 04.12.19 Salary - Tulear, vol pour Tana à 12h55, hôtel Sakamanga 05.12.19 Tana 06.12.19 Vol AF à 02h00
Sauf qu’on a tout changé en cours de route. Au final nous avons fait 15.11.19 Vol AF, hôtel Sakamanga 16.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 17.11.19 Ambositra, Annexe de l'Artisan 18.11.19 Ranomafana, Chez Gaspard 19.11.19 Ranomafana, hôtel Thermal 20.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 21.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 22.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 23.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 24.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 25.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 26.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 27.11.19 Salary Bay 28.11.19 Salary Bay 29.11.19 Salary Bay 30.11.19 Salary Bay 01.12.19 Salary Bay 02.12.19 Salary Bay 03.12.19 Salary Bay 04.12.19 Salary - Tulear, vol pour Tana à 12h55, hôtel Sakamanga 05.12.19 Tana 06.12.19 Vol AF à 02h00
Pourquoi tous ces changements ? Fatigue, chaleur, manque d’intérêt de certains endroits, etc. Quelques commentaires ci-dessous.
Antsirabe : plutôt moche, manque d’intérêt, une nuit nous a semblé bien suffisante. Visite du lac Tritriva sympatoche mais ça fait 2h de voiture depuis Antsirabe pour un site qui ne décorne pas un zébu non plus. Du coup nous avons décidé de passer la nuit suivante à Ambositra. Idem, c’est plutôt moche, peu d’intérêt. La nuit à l’annexe de l’hôtel Artisan fut cauchemardesque : chiens aboyant toute la nuit, confort sommaire, etc. A noter que ces 2 premiers jours représentent beaucoup d’heures de voiture dans des conditions pénibles : trafic (1h30 pour sortir de Tana), état déplorable de la route, paysages quelconques, pollution derrière les autres voitures/camions. Il faut compter une moyenne max de 40km/h.
Une de nos rares bonnes décisions aura été de doubler la nuit à Ranomafana : avec le recul on aurait presque pu la tripler. Confort sommaire Chez Gaspard, en revanche pour quelques dizaines d’euros en plus, l’hôtel Thermal est chouette, confortable et le restau est excellent.
Nous avons annulé le trek dans l’Andringitra à cause la chaleur, bcp trop chaud. A faire en juillet/aout je pense. Avec le recul on aurait quand même du passer 1 nuit ou 2 au camp Catta et randonner à la journée dans ce coin, dommage.
Isalo : hôtel Isalo Ranch très bien pour dormir. Restaurant moyen mais il y a d’excellentes adresses dans le coin, à commencer par le Relais de la Reine et/ou Jardin du Roy (à visiter absolument) ou alors la pizza de Luigi à Rahohina (Pizzeria Italiana Liberta). C’est le seul endroit où la RN7 où le facteur « wahou » est bien présent. Nous avions prévu 3 jours de rando mais malade du ventre le 3eme jour … et du coup il vaut mieux payer le guide au jour le jour et non pas en avance comme nous l’avons fait, pas de remboursement sinon. Rando sympa (Canyon des Rats+Makis) mais pas folles non plus (piscine), très chaud, assez pénible. 2 jours de rando auraient suffi je pense. Garder un éventuel 3eme jour pour la visite de la mine à Ilakaka par exemple via Color Line. Un tour que j’ai trouvé intéressant mais un peu « malaisant » tellement les conditions de travail de ces esclaves modernes sont effroyables ...
Mangily : Hyper chaud en arrivant vers Tuléar, 36 degrés à l’ombre à l’arboretum d'Antsokay, dur. Le choc en arrivant un dimanche au Bella Donna à Mangily, plein de vaza en phase terminale avec des petites de 20 ans. On savait que c’était courant à Mada mais ça fait bizarre de voir ça après les 1000 kms de la RN7 (on avait été épargné par ce spectacle jusque-là). Super restau au Bella Donna et chez Freddy, chambres moyennes par contre. On a fait 2 plongées décevantes mais JP de Atimoo est sympa.
Salary Bay : n’ayant pas été super fan de l’ambiance de Mangily/Bella Donna on décide d’ajouter une nuit à Salary Bay en espérant que ça vaudra la peine. Eh bien ça valait le coup/cout. L’ambiance est tout autre ici. C’est beau, c’est calme, c’est bon. Malheureusement Madame est tombée malade en mangeant le 1er midi chez Francesco & Claire (à coté), à éviter c’est plus prudent. Pas déçu de Salary Bay même si à la base nous y sommes allés pour plonger, et là c’était plutôt décevant. Fred est très sympa mais les 8 plongées ont été plutôt quelconques. Là aussi, ça aurait peut-être été mieux en septembre (baleines, moins chaud, etc.), ou pas. Déçu par la plongée donc, mais c’était quand même sympa de passer une semaine là-bas.
Commentaire Manque de préparation dans notre programme, et pourtant on y avait passé du temps ! Nous avons surtout sous-estimé les temps de transport, la chaleur et le manque de confort des hôtels (nuit peu reposante). Pour quelqu’un qui ne fait pas de plongée, 2 semaines semblent bien suffisantes pour ce tour, ou moins … Pour nous c’est devenu intéressant à partir de Ranomafana. Avec le recul on aurait tracé direct à cet endroit, avec 1 nuit seulement en route.
Même si on s’y attendait un peu, nous avons été surpris par l’état d’extrême pauvreté qui règne à Mada. L’Etat est absent partout. Infrastructures non existantes : peu de production électrique, réseau routier en piteux état et peu développé, pas d’eau courante, etc. La misère est omniprésente, la famine ne semble jamais bien loin. La majorité de la population semble vivre dans un autre temps, une autre époque, un autre monde. Peu de sites vraiment intéressants sur cet itinéraire. Des paysages saccagés par les brulis et la déforestation, des espèces en voie de disparition (baobab, lémuriens, etc.) et au final une impression d’énorme gâchis sur cette ile, dans une indifférence générale ...
Malgré tout, ce fut intéressant d’en apprendre un peu plus le mode de vie de l’ethnie des Bara … qui nous a furieusement rappelé notre voyage à Rentepao en pays Toraja, en Sulawesi. Idem concernant le mode de vie des Vezos ainsi que les Mikea, un peuple de chasseur cueilleur ... Pas vraiment de problème d’insécurité pour le touriste moyen, même s’il faut faire attention à Tana (une de nos rencontre c’est fait voler ses affaires quelques jours après). A savoir que les chauffeurs/taxis ne roulent pas sur certaines portions de la RN7 la nuit à cause d’attaques de gangs encore régulières.
Au final, pas de coup de cœur mais je ne déconseillerai pas d’y aller pour autant, au contraire.
On a aimé Les 4L, 2CV, 505 et autres anciennetés Le parc de Ranomafama, mais ça reste cher pour ce que c’est malgré tout Isalo National Park, mais ça reste très cher pour ce que c’est malgré tout Salary Bay, même si la plongée aura été bof bof La nourriture, excellente dans le sud et à Tana ...
On a moins aimé ... mais la turista n’est jamais bien loin ! L’état du pays et la misère qui y règne Le confort spartiate de certains hôtels, les standards sont bien inférieurs à la moyenne Le prix abusé des parcs nationaux Ne pas conduire nous-même
Voyage effectué en novembre/décembre 2019 en louant une voiture avec chauffeur, en couple.
Autant le dire tout de suite : ce voyage fut placé sous le signe de la déception, pour plein de raisons diverses et variées qui font qu’au final il n’y a pas vraiment eu de coup de cœur.
Le but de ce retour est simplement de partager notre « ressenti » ainsi que quelques infos que nous aurions aimé avoir avant d’organiser ce trip.
Nous sommes plongeurs et une bonne partie de notre intérêt pour Mada était surtout lié à ça, d’où la dernière semaine à Salary bay.
Itinéraire Le programme initial prévu avec Faly de Mamyland était le suivant
15.11.19 Vol AF, hôtel Sakamanga 16.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 17.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 18.11.19 Ranomafana, Chez Gaspard 19.11.19 Fianarantsoa, hôtel Cotsoyannis 20.11.19 Andringitra, bivi 21.11.19 Andringitra National Parc, bivi 22.11.19 Andringitra National Parc, Camp Catta 23.11.19 Vallée de Tsaranoro, Camp Catta 24.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 25.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 26.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 27.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 28.11.19 Salary Bay 29.11.19 Salary Bay 30.11.19 Salary Bay 01.12.19 Salary Bay 02.12.19 Salary Bay 03.12.19 Salary Bay 04.12.19 Salary - Tulear, vol pour Tana à 12h55, hôtel Sakamanga 05.12.19 Tana 06.12.19 Vol AF à 02h00
Sauf qu’on a tout changé en cours de route. Au final nous avons fait 15.11.19 Vol AF, hôtel Sakamanga 16.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 17.11.19 Ambositra, Annexe de l'Artisan 18.11.19 Ranomafana, Chez Gaspard 19.11.19 Ranomafana, hôtel Thermal 20.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 21.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 22.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 23.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 24.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 25.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 26.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 27.11.19 Salary Bay 28.11.19 Salary Bay 29.11.19 Salary Bay 30.11.19 Salary Bay 01.12.19 Salary Bay 02.12.19 Salary Bay 03.12.19 Salary Bay 04.12.19 Salary - Tulear, vol pour Tana à 12h55, hôtel Sakamanga 05.12.19 Tana 06.12.19 Vol AF à 02h00
Pourquoi tous ces changements ? Fatigue, chaleur, manque d’intérêt de certains endroits, etc. Quelques commentaires ci-dessous.
Antsirabe : plutôt moche, manque d’intérêt, une nuit nous a semblé bien suffisante. Visite du lac Tritriva sympatoche mais ça fait 2h de voiture depuis Antsirabe pour un site qui ne décorne pas un zébu non plus. Du coup nous avons décidé de passer la nuit suivante à Ambositra. Idem, c’est plutôt moche, peu d’intérêt. La nuit à l’annexe de l’hôtel Artisan fut cauchemardesque : chiens aboyant toute la nuit, confort sommaire, etc. A noter que ces 2 premiers jours représentent beaucoup d’heures de voiture dans des conditions pénibles : trafic (1h30 pour sortir de Tana), état déplorable de la route, paysages quelconques, pollution derrière les autres voitures/camions. Il faut compter une moyenne max de 40km/h.
Une de nos rares bonnes décisions aura été de doubler la nuit à Ranomafana : avec le recul on aurait presque pu la tripler. Confort sommaire Chez Gaspard, en revanche pour quelques dizaines d’euros en plus, l’hôtel Thermal est chouette, confortable et le restau est excellent.
Nous avons annulé le trek dans l’Andringitra à cause la chaleur, bcp trop chaud. A faire en juillet/aout je pense. Avec le recul on aurait quand même du passer 1 nuit ou 2 au camp Catta et randonner à la journée dans ce coin, dommage.
Isalo : hôtel Isalo Ranch très bien pour dormir. Restaurant moyen mais il y a d’excellentes adresses dans le coin, à commencer par le Relais de la Reine et/ou Jardin du Roy (à visiter absolument) ou alors la pizza de Luigi à Rahohina (Pizzeria Italiana Liberta). C’est le seul endroit où la RN7 où le facteur « wahou » est bien présent. Nous avions prévu 3 jours de rando mais malade du ventre le 3eme jour … et du coup il vaut mieux payer le guide au jour le jour et non pas en avance comme nous l’avons fait, pas de remboursement sinon. Rando sympa (Canyon des Rats+Makis) mais pas folles non plus (piscine), très chaud, assez pénible. 2 jours de rando auraient suffi je pense. Garder un éventuel 3eme jour pour la visite de la mine à Ilakaka par exemple via Color Line. Un tour que j’ai trouvé intéressant mais un peu « malaisant » tellement les conditions de travail de ces esclaves modernes sont effroyables ...
Mangily : Hyper chaud en arrivant vers Tuléar, 36 degrés à l’ombre à l’arboretum d'Antsokay, dur. Le choc en arrivant un dimanche au Bella Donna à Mangily, plein de vaza en phase terminale avec des petites de 20 ans. On savait que c’était courant à Mada mais ça fait bizarre de voir ça après les 1000 kms de la RN7 (on avait été épargné par ce spectacle jusque-là). Super restau au Bella Donna et chez Freddy, chambres moyennes par contre. On a fait 2 plongées décevantes mais JP de Atimoo est sympa.
Salary Bay : n’ayant pas été super fan de l’ambiance de Mangily/Bella Donna on décide d’ajouter une nuit à Salary Bay en espérant que ça vaudra la peine. Eh bien ça valait le coup/cout. L’ambiance est tout autre ici. C’est beau, c’est calme, c’est bon. Malheureusement Madame est tombée malade en mangeant le 1er midi chez Francesco & Claire (à coté), à éviter c’est plus prudent. Pas déçu de Salary Bay même si à la base nous y sommes allés pour plonger, et là c’était plutôt décevant. Fred est très sympa mais les 8 plongées ont été plutôt quelconques. Là aussi, ça aurait peut-être été mieux en septembre (baleines, moins chaud, etc.), ou pas. Déçu par la plongée donc, mais c’était quand même sympa de passer une semaine là-bas.
Commentaire Manque de préparation dans notre programme, et pourtant on y avait passé du temps ! Nous avons surtout sous-estimé les temps de transport, la chaleur et le manque de confort des hôtels (nuit peu reposante). Pour quelqu’un qui ne fait pas de plongée, 2 semaines semblent bien suffisantes pour ce tour, ou moins … Pour nous c’est devenu intéressant à partir de Ranomafana. Avec le recul on aurait tracé direct à cet endroit, avec 1 nuit seulement en route.
Même si on s’y attendait un peu, nous avons été surpris par l’état d’extrême pauvreté qui règne à Mada. L’Etat est absent partout. Infrastructures non existantes : peu de production électrique, réseau routier en piteux état et peu développé, pas d’eau courante, etc. La misère est omniprésente, la famine ne semble jamais bien loin. La majorité de la population semble vivre dans un autre temps, une autre époque, un autre monde. Peu de sites vraiment intéressants sur cet itinéraire. Des paysages saccagés par les brulis et la déforestation, des espèces en voie de disparition (baobab, lémuriens, etc.) et au final une impression d’énorme gâchis sur cette ile, dans une indifférence générale ...
Malgré tout, ce fut intéressant d’en apprendre un peu plus le mode de vie de l’ethnie des Bara … qui nous a furieusement rappelé notre voyage à Rentepao en pays Toraja, en Sulawesi. Idem concernant le mode de vie des Vezos ainsi que les Mikea, un peuple de chasseur cueilleur ... Pas vraiment de problème d’insécurité pour le touriste moyen, même s’il faut faire attention à Tana (une de nos rencontre c’est fait voler ses affaires quelques jours après). A savoir que les chauffeurs/taxis ne roulent pas sur certaines portions de la RN7 la nuit à cause d’attaques de gangs encore régulières.
Au final, pas de coup de cœur mais je ne déconseillerai pas d’y aller pour autant, au contraire.
On a aimé Les 4L, 2CV, 505 et autres anciennetés Le parc de Ranomafama, mais ça reste cher pour ce que c’est malgré tout Isalo National Park, mais ça reste très cher pour ce que c’est malgré tout Salary Bay, même si la plongée aura été bof bof La nourriture, excellente dans le sud et à Tana ...
On a moins aimé ... mais la turista n’est jamais bien loin ! L’état du pays et la misère qui y règne Le confort spartiate de certains hôtels, les standards sont bien inférieurs à la moyenne Le prix abusé des parcs nationaux Ne pas conduire nous-même
Bonjour à tous 😉,
Voici un petit compte rendu de mon voyage sur l'ile rouge, principalement axé sur une ligne Est-Ouest "Manakara - Morondava".
Le séjour a duré 26 jours mais nous sommes restés une semaine à Fianar, donc le voyage décrit peut se faire sans courir en 20 jours à mon avis.
Je dois affirmer ici que nous nous sommes à aucun moment senti en insécurité, les malgaches sont toujours aussi courtois et paisibles. Nous avons bien évidemment respecté les règles de bases : ne pas afficher d'objets luxueux, mon Reflex numérique était la plupart du temps dans mon sac à dos, sauf le temps de prendre des photos évidemment !
Coté argent, il n'y a pas besoin d'emporter beaucoup de liquide, les DAB fleurissent partout à Mada, en tout cas sur notre chemin (sauf à Bélo sur Mer, faut pas déconner quand même !!! 🤪).
Orly - Tana (A330 Corsair)
A l'enregistrement grosse surprise : il n'y a pratiquement personne, je passe rapidement sans faire la queue😎. Aucun pb pendant le vol de nuit, personnel efficace, peut être moins cordial que d'habitude, je les ai trouvé un peu tendus (c'est mon 5eme A/R sur cette destination avec cette compagnie en 2 ans). Départ et arrivés à l'heure. Par contre avion rempli à 50%, j'ai une rangée de 3 fauteuils pour moi tout seul.
Tana - Antsirabe (Taxi Brousse)
Arrivée en taxi à la gare routière. Un des rabatteurs s'empare d'une de nos valises et cela déclenche une émeute avec ces collègues😠. J'ai maintenant compris la technique qu'il faudra appliquer à 2 par la suite à cette gare routière : un bloque le coffre du taxi et l'autre s'enquiert du taxi-brousse le mieux rempli pour un départ rapide. Nous montons dans un taxi-brousse pratiquement plein, je demande à des vazahas présents s'ils ont attendu longtemps, ils me répondent que non, et que de toutes façon ils ne s'ennuient pas vu le spectacle offert par les rabatteurs ! Nous partons en 30 minutes, le temps de faire le plein des derniers passagers.
A Anstirabe nous logons à la "maison de retraite" sous les conseils de Claude "Acer", très bon accueil, établissement très pittoresque et chambres confortables (Claude si tu me lis, aucun moyen de te contacter sur l’île avec le numéro de tel que tu m’as donné😐). On flâne dans Antsirabe qui est une ville que je trouve très agréable. Pas de visite particulière car nous connaissons déjà cette ville.
Nous mangeons à notre "cantine", une gargotte gasy pas loin de la cathédrale mais facilement reconnaissable car vers 16h00 ils préparent devant à l’extérieur de délicieux beignets et il y a toujours du monde pour en acheter. La nourriture est bonne et pas chère, peut être limite au niveau propreté.
Antsirabe - Fianarantsoa (Taxi Brousse)
Petite anecdote. Je remarque que sur notre passage, grand nombre de personnes, jeunes ou moins jeunes, ôtent leur chapeau pour nous saluer😮. Cela m'intrigue et nous aurons la réponse au prochain barrage de police. En fait, un des passagers fait transiter des ossements dans une caisse en bois sur le toit du taxi brousse, un petit drapeau gasy en berne accroché à la caisse. Il a attendu que tous les passagers soient montés dans le taxi brousse pour faire monter la caisse car ici les gens ne rigolent pas avec ce genre de choses, et certains auraient refusé de monter s'ils l'avait su ce que nous transportions. Les gens sur notre route saluaient donc les ossements. Il s'avère que le proprio de la caisse n'est pas tout à fait en règle au niveau papier pour le transit, et le policier laisse tomber l'affaire contre 5000Ar, ce qui ne doit pas être un mince somme pour notre paysan.
Arrivé à Fianar, on prend un taxi pour le Lac Hôtel où nous passerons une nuit. Malheureusement pas de bungalow sur pilotis sur le lac de dispo. Bon établissement, notre bungalow est un peu vieillot quand même. Pendant que les autres clients se pressent de déjeuner dans la salle pour partir au plus vite, nous prenons le notre tranquillement au soleil du matin devant le lac, avant de faire une petite ballade autour du lac. On vous a dit Mada c'est en mora mora, non ? 😇Pour rentrer, nous prendrons un taxi bâché à la station la plus proche, il faut marcher un km. C'est toujours marrant de monter dans ces vieilles 404, j'essaye de compter combien nous sommes à l'arrière, peut être une vingtaine avec les enfants ? L'ambiance, comme toujours dans les transports en commun de l'île, est plutôt bon enfant. Il y a même un "comique" qui se paye gentiment la tête du vazaha que je suis, ce qui fait rire tout le monde pendant le trajet, rien de méchant me confirme mon amie car je ne comprends rien bien entendu, donc je rigole avec tout le monde🙂. Contrôle de police à l’entrée de Fianar, le policier lui ne se marre pas et me demande même mon passeport, c'est bien la première fois que ça m'arrive !
A Fianar nous logerons à l'Hotel Soafia (confortable et piscine sympa, bon, les gasy ne restaient pas longtemps dans l'eau peut être un peu froide à leur goût mais pour ma part, après avoir vécu en Bretagne, je suis vacciné contre l’eau froide) et à l'hôtel Arinofy (très pratique pour les routards car à côté de la gare routière). Bon accueil et chambre propre.
Notre cantine devient rapidement la "Casa délice", gargotte gasy-chinoise près de la BFV dans le centre, très bon accueil, plats copieux😛. Pour manger plus rapidement le midi, il y a la gargotte " Aina", près du Zoma, très propre et aux prix défiant toute concurrence. On y mange le midi pour 3000Ar (entrée+Plat+dessert).
Fianarantsoa - Manakara (Train FCE)
Petit suspens la veille du départ au moment de réserver notre place à la gare : le train aurait subi une panne mais serait quand même rentré dans la nuit (alors qu'il arrive généralement vers 17h00). Sera-t-il capable de partir le lendemain ? 😕 Pas de pb, il partira bien le lendemain, juste avec une heure de retard.
Je dois dire que ce trajet a été le vrai coup de coeur pour moi de ce voyage, et je comprends maintenant pourquoi beaucoup en parlent ici. Les 8 heures de trajet passent sans s'en apercevoir, sous le charme des 17 gares où l'on s'arrête, avec à chaque fois un spectacle différent et aussi pour les gourmands des tas de choses à grignoter qui sont proposées par les villageois. Attention, les gens dans l'île parlent encore beaucoup en Francs malgaches, donc quand un prix est annoncé, faites préciser si c'est des Ariary ou des Francs. Par exemples, les beignets vendus par les marchands ambulants à chaque gare sont souvent à 1000FMG, soit 200Ar. Quelques vazahas "vaovao" se font avoir une fois au grand plaisir des vendeurs et payent leurs beignets 1000Ar.
A certain arrêts on trouve des enfants plus frondeurs que d'autres, qui font des pitreries et qui essayent désespérément de vous délester de tout ce qu'ils peuvent apercevoir depuis l'extérieur du train et qui se trouve sur votre porte bagages. J'avais lu ici une personne choquée qui avait vu des gens jeter des bouts de pain aux enfants. C'est vrai que sorti du contexte cela parait choquant, mais en fait ces petits chenapans jouent à chiner tout ce que vous avez, et si ils aperçoivent un bout de pain, ou toute autre nourriture ou encore une bouteille en plastic, ils vont s'égosiller pour que vous le leur donniez. Et comme toute distribution est impossible, j'ai donc moi aussi vu des touristes jeter des bouts de pains aux enfants ravis d'avoir gagné à leur petit jeu !!!
Les gares se succèdent donc aux grés des "Bonjour Vazaha" et "Bonbon Vazaha", etc etc Arrivée à Manakara vers 17h00, on n’a pas vu le temps passer.
A Manakara nous prenons un pouss pour descendre à l'hotel Parthenay. Nous sommes biens reçus par le staff malgache mais les (nouveaux) gérants nous ignorent superbement😐. Je ne suis pas non plus pour que les gérants des hôtels viennent me lécher la pomme à chaque fois que j'arrive dans un établissement, mais bon, un petit "vous avez fait un bon voyage" ça fait toujours plaisir. Là ils répondent à peine à mon bonjour. Peut être qu'avant de prendre l'hôtel ils avaient une chaîne de laveries automatiques en banlieue parisienne et qu'ils passaient après la fermeture pour vider les caisses, afin d’éviter de voir les clients ?
Le bungalow est très confortable, mais je suis déçu par la piscine de l'hôtel qui est une piscine d'eau de mer. En fait j'aime bien observer les bébés méduses mais pas quand ils sont dans mon bain. Comme la piscine avait été le critère principal de choix de cet hôtel, nous ne resterons qu'une nuit avant de nous installer aux "Flamboyants", petite pension très propre et très bon accueil de la part de la femme de Lionel. Les repas y sont très copieux.
Le soir nous mangerons "Au Fumoir" chez Loulou, comme conseillé ici par Tamerland et Jipi. Loulou est un personnage très sympa et haut en couleur. Très bonne table😉.
Le lendemain, je m'enquiers d'un guide pour nous emmener faire une ballade avec pique-nique au "trou" du commissaire. Nous n'avons pas le temps d'aller sous le pont comme conseillé ici par Jipi qu'un type a vélo nous aborde et nous propose la formule. Il se présente comme le guide le plus connu puisque présent dans plusieurs guides papiers, preuves à l’appui. Nous discutons un peu le prix et prenons RDV pour le lendemain matin avec lui.
A noter que Loulou nous avait indiqué un coin où on peut se baigner, c'est derrière le "Parthenay", à l'endroit ou le canal rejoint la mer. Nous y allons mais bizarrement personne ne s'y baigne. Pourquoi cet endroit n'avait jamais été évoqué ici ?
Mais je préfère quand même la plage et je fais un peu "joujou" dans les rouleaux en faisant attention. Le lendemain, nous retrouvons notre guide chez lui et partons en ballade sur le canal des Pangalanes. Le pont de Manakara a l'air encore plus en mauvais état vu depuis le dessous. Quand va-t-il finir par s'effondrer ? 🤪Il n'a pas du recevoir une goutte de peinture depuis plusieurs années !
Notre guide est très sympa et sa douce mégalomanie nous fait sourire😛. Nous commençons à le savoir que tous les guides papiers parle de lui ! Devant la beauté de cet endroit, il nous avoue que lui ne rêve que de partir s'installer à Paris. Nous rigolons bien avec lui sur le proverbe "l'herbe est toujours plus verte ailleurs". Arrivé au trou du commissaire nous nous baignons pendant qu'il nous prépare un délicieux repas de poissons. Nous rentrerons à Manakara juste après la tombée de la nuit. Quelle belle ballade ! Notre guide c’est quand même bien occupé de nous !
Nous voulons rentrer à Antsirabe en Taxi brousse et passons à la gare routière réserver un billet pour un départ de bon matin, j'essaye d'éviter de voyager la nuit à Mada quand c'est possible. Le lendemain matin nous arrivons à la gare routière et pas de taxi-brousse ! Merci au rabatteur indélicat de la société "Bande Bleue" 😠😠😠qui nous a vendu un billet pour un voyage qui n'existe pas puisque tous les départs pour Antsirabe se font le soir. Ils nous remboursent. Nous rentrerons donc par le train, mais il faudra attendre le surlendemain. Quand on vous dit ici que Mada c'est le pays du mora mora et que les transports c'est toujours compliqué quand on n’a pas de chauffeur guide !
Manakara - Fianar (Train FCE).
Cette fois ci nous avons pu prendre le bon côté du train (droit) car il y a beaucoup moins de voyageurs dans ce sens. Des vazahas ont pris un lecteur de DVD portable pour regarder un film pendant le trajet. Ils ne savent pas encore qu'ils n'auront pas le temps de s'ennuyer. Un groupe de touristes italiens met de l'ambiance, comme ils savent si bien le faire ! J'ai vu à ce propos pas mal de touristes Italiens dans l'île cette fois-ci !
Fianar - Antsirabe (Taxi Brousse).
Rien de spécial, si ce n'est un couple de touriste et leur guide gasy qui sont avec nous. Je pensais bêtement qu'il n'y avait que des chauffeurs guide et là non, le (la) guide est avec nous dans le taxi-brousse ! Ce couple a l'air de s'ennuyer ferme et n'ouvre pas la bouche pendant toute la durée du trajet. Pas une seule question au guide, pas une photo, rien. Bon sang, on les a forcé à venir ou quoi ? Peut être qu'ils ont gagné ce voyage ! On les croisera plus tard dans Antsirabe, ils font toujours la tête !😎
Antsirabe - Morondava (Taxi Brousse, si si !).
Bon là je dois vous dire que normalement on devait faire le circuit classique, descendre à Miandravazo pour poursuivre en pirogue sur la Tsiribihina. Mais ma chère moitié étant réticente à l'idée de passer trois jours en pirogue, ce projet avait été abandonné. Bon je vous le dit tout de go, ce trajet en taxi-brousse est un vrai calvaire. Nous avons mis 17h00 pour rejoindre Morondava🙁, et en plus le trajet se fait de nuit, donc on ne peut même pas profiter du paysage. Côté sécurité nous avions deux chauffeurs qui devaient se relayer. Je dis bien devaient, mais le chauffeur principal n'a laissé le volant à son collègue que sur les tronçons corrects, autant vous dire que l'autre n'a pratiquement pas conduit ! Heureusement, au milieu de la nuit, épuisé, il c'est arrêté pour faire un petit somme.
Arrivé à Morondava, on descend au Morondava Beach, bon accueil mais le bungalow qu'on nous donne est très vieillot, et en plus assez éloigné de la plage. On descendra donc ensuite aux "Bougainvilliers" dont les bungalows donnent directement sur la plage, par contre là l'accueil laisse à désirer.
Notre cantine devient rapidement "Couleur Café" dont Tamerlan à déjà parlé ici. Très bonne cuisine (hum le crabe au gingembre, les crêpes et le rhum arrangé !!!), Lionel le patron sait rester discret mais attentif aux clients, le staff est élégant et pro.😇😇😇
Nous louerons une petite moto au Mada Bar pour aller voir l’allée aux Baobabs. Le chemin du retour se fait avec le soleil couchant dans l’axe de la route, et la vie malgache se dessine alors en ombres chinoises avec la poussière. Je résiste à l’envie de m’arrêter pour prendre une photo tant ce tableau est magnifique, je préfère en prendre plein les mirettes en gravant ce moment dans ma mémoire.
Nous cherchons un moyen de nous rendre à Bélo sur Mer. Un soir, alors qu'on se promène sur la plage, on aperçoit une pirogue vézo qui dépose des vazahas sur la plage. Nous leurs demandons s'ils viennent de Bélo et c'est bien le cas. Rdv pris avec les piroguiers dont le chef se nomme "Guénolé" le soir même pour discuter du prix et du jour du départ. Nous aurons à faire à son équipe pour nous emmener à Bélo sur Mer, très sympa et très pro.
Morondava – Bélo sur Mer (pirogue Vézo)
Les dieux du vent étaient avec nous car nous avons mis 7 heures pour rallier Bélo. Nous n'avions pas pris de réservation, donc les piroguiers nous déposes chez "Ramaro", des bungalows qui donnent directement sur la plage, au Nord de Bélo. C’est pratique pour eux et en plus ils ne paient pas le gîte et le couvert lorsqu’ils emmènent des touristes. Les bungalows sont sommaires mais confortables, les sanitaires sont communs, l’eau chaude c’est le soleil qui s’en charge. Des Grenoblois sont coincés ici depuis plusieurs jours, ils viennent comme nous de Morondava mais avec une pirogue à moteur et ont fait étape ici il y a plusieurs jours. Depuis, leur piroguier n'a pas jugé la mer assez belle pour reprendre la mer vers Tuléar. En fait nous apprîmes par la suite que leur piroguier avait surtout une petite copine à Bélo et qu'il n'était pas pressé de la quitter😎.
Cet établissement est malheureusement délaissé par les gérants (gasy) qui n'ont laissé que leur nièce pour tout faire (accueil + ménage + cuisine)😠. Autant dire que la malheureuse ne s'en sort pas toute seule, et nos braves colocataires ont décidé de faire le ménage eux même dans les sanitaires communs ! Je les en remercie chaleureusement ! Nous resteront ici cependant car nous sympathisons avec Bakoli (la nièce) et aussi parce que la plage est magnifique par rapport aux autres hôtels de Bélo. Seul hic, à marée haute il faut avoir recours au piroguier de l'établissement pour se rendre au village.
Notre cantine s'établit au restaurant chez Lova, dont la patronne est fort sympathique et où la cuisine est très bonne. J'en profite pour faire une cure de crabe.😛
Bélo est vraiment magnifique mais il faut aimer le calme. Ici ont est au bout du monde.
Les fonds aux abords de Bélo n'étant pas très fournis pour faire du snorkelling, nous trouvons des piroguiers vézos prêts à nous organiser une sortie avec pique nique aux îlots qui se trouvent à une dizaine de km au large et dont les fonds sont plus peuplés. Nous partons le lendemain matin par une mer d'huile, et nos braves piroguiers doivent ramer pendant plus de quatre heures pour arriver à destination.
Cet endroit est vraiment incroyable, une petite dune au milieu de la mer. On ne voit plus la côte. Les fonds sont en effets plus peuplés mais cependant je ne vois que du corail mort. Est-ce que quelqu'un peut me dire s'il reste du corail vivant dans le coin ?
Nos piroguiers reviennent avec le fruit de leur pèche et nous organisent un repas succulent. Cependant, depuis que nous sommes arrivés, le vent c'est levé mais cela n'a pas l'air d'inquiéter nos marins. Je dois dire que le retour a été mouvementé, j'ai passé mon temps à écoper et nos piroguiers ont du plusieurs fois réduire la voilure de leur embarcation. Heureusement que la houle n'était pas un poil plus forte que ça.🤪🤪🤪
Je ne crois pas que je referai cette excursion car avec le recul, je me rends compte qu’aller aussi loin en mer sans aucun équipement, sans aucune prévision météo, ce n'était pas raisonnable. Heureusement nos piroguiers nous remmènent à bon port en une heure seulement, mais nous avons étés secoués, rincés et sommes transits de froid.
Le trajet Morondava Belo en pirogue est tout de même moins risqué car on reste toujours près de la côte et si le temps change, les piroguiers peuvent prendre la décision de revenir rapidement sur la terre ferme.
Belo/Mer – Morondava (4X4)
Pour le retour, les vents venant du Nord, l'aspect de passer plus de 10 heures dans la pirogue afin de rallier Morondava ne nous réjouit guère et nous partons à la recherche d'un 4X4 qui rentrerait à vide. C'est Lova qui nous trouve ça🙂.
Une équipe de Sudaf qui viennent souvent chez elle et qui travaille sur le nouvel émetteur de téléphone mobile de Bélo rentrent le lendemain matin sur Morondava et acceptent gentiment de nous transporter. Nous montons avec Gérald, un Sudaf très sympa qui nous raconte avec humour pendant le trajet tous les déboires qu'il a connu dans l’île depuis des mois qu'il y est pour installer des émetteurs.
Je dois dire que c'est la première fois que je monte dans un 4X4 et je suis impressionné par le confort et la puissance de cet engins qui avale les kms de la piste sans problème, nous faisons un bref arrêt à l'émetteur intermédiaire entre Morondava et Bélo pour récupérer une lourde remorque. Ce nouveau chargement ne ralentit pratiquement pas le monstre et nous sommes à Morondava en 4 heures, arrêt compris ! Maintenant je sais à quoi doit rêver un 4X4 bien propre coincé dans les embouteillages d'une grande ville : faire la piste Belo - Morondava !😏
Pour notre retour à Morondava, nous descendons au Zoom hôtel, plus proche du centre. Bon adresse si toutefois vous dormez avec des boules quies, le gardien de nuits étant assez bruyant.😕
Morondava - Tana (Avion)
A l'aéroport, nous avons la surprise de voir sur le tarmac "Air force One", l'avion de la présidence de la république, RA8 étant en visite à Morondava. Le gouvernement gasy a visiblement beaucoup d'argent😮, vu le superbe 737 (a confirmer) flambant neuf qui se trouve devant nous. En appercevant l’équipage de cet avion, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour mon père qui faisait également partie de l'équipage présidentiel dans les années 70 de l’ESCAMA basé à Ivato, et trimballait le président malgache de l'époque aux quatre coins de l’île. Qu'est-ce qu'on apprécie le retour en avion en une heure quand l'allé a duré 17 heures !!!!!😉
Tana - Orly (A330 Corsair)
A l'enregistrement c'est la cohue, on embarque juste après un vol d'air Madagascar, et l'aéroport d'Ivato est bondé. No problémo pendant le vol, en plus il s'agit comme à l'aller d'un vol de nuit, on arrive le matin à Orly. L'avion est rempli de gasy qui rentrent en France. Erick Manana, musicien très connu (selon les dires des passagers) est assis à coté de moi mais il n'est pas très bavard, il c'est gavé de tranquillisant pour dormir pendant le vol.😇 Nous arrivons à Orly sans pb et à l’heure, mais il fait froid 😕…….. Voilà, c’est fini ! Merci à ceux qui ont lu jusqu'au bout !😎😎
Le séjour a duré 26 jours mais nous sommes restés une semaine à Fianar, donc le voyage décrit peut se faire sans courir en 20 jours à mon avis.
Je dois affirmer ici que nous nous sommes à aucun moment senti en insécurité, les malgaches sont toujours aussi courtois et paisibles. Nous avons bien évidemment respecté les règles de bases : ne pas afficher d'objets luxueux, mon Reflex numérique était la plupart du temps dans mon sac à dos, sauf le temps de prendre des photos évidemment !
Coté argent, il n'y a pas besoin d'emporter beaucoup de liquide, les DAB fleurissent partout à Mada, en tout cas sur notre chemin (sauf à Bélo sur Mer, faut pas déconner quand même !!! 🤪).
Orly - Tana (A330 Corsair)
A l'enregistrement grosse surprise : il n'y a pratiquement personne, je passe rapidement sans faire la queue😎. Aucun pb pendant le vol de nuit, personnel efficace, peut être moins cordial que d'habitude, je les ai trouvé un peu tendus (c'est mon 5eme A/R sur cette destination avec cette compagnie en 2 ans). Départ et arrivés à l'heure. Par contre avion rempli à 50%, j'ai une rangée de 3 fauteuils pour moi tout seul.
Tana - Antsirabe (Taxi Brousse)
Arrivée en taxi à la gare routière. Un des rabatteurs s'empare d'une de nos valises et cela déclenche une émeute avec ces collègues😠. J'ai maintenant compris la technique qu'il faudra appliquer à 2 par la suite à cette gare routière : un bloque le coffre du taxi et l'autre s'enquiert du taxi-brousse le mieux rempli pour un départ rapide. Nous montons dans un taxi-brousse pratiquement plein, je demande à des vazahas présents s'ils ont attendu longtemps, ils me répondent que non, et que de toutes façon ils ne s'ennuient pas vu le spectacle offert par les rabatteurs ! Nous partons en 30 minutes, le temps de faire le plein des derniers passagers.
A Anstirabe nous logons à la "maison de retraite" sous les conseils de Claude "Acer", très bon accueil, établissement très pittoresque et chambres confortables (Claude si tu me lis, aucun moyen de te contacter sur l’île avec le numéro de tel que tu m’as donné😐). On flâne dans Antsirabe qui est une ville que je trouve très agréable. Pas de visite particulière car nous connaissons déjà cette ville.
Nous mangeons à notre "cantine", une gargotte gasy pas loin de la cathédrale mais facilement reconnaissable car vers 16h00 ils préparent devant à l’extérieur de délicieux beignets et il y a toujours du monde pour en acheter. La nourriture est bonne et pas chère, peut être limite au niveau propreté.
Antsirabe - Fianarantsoa (Taxi Brousse)
Petite anecdote. Je remarque que sur notre passage, grand nombre de personnes, jeunes ou moins jeunes, ôtent leur chapeau pour nous saluer😮. Cela m'intrigue et nous aurons la réponse au prochain barrage de police. En fait, un des passagers fait transiter des ossements dans une caisse en bois sur le toit du taxi brousse, un petit drapeau gasy en berne accroché à la caisse. Il a attendu que tous les passagers soient montés dans le taxi brousse pour faire monter la caisse car ici les gens ne rigolent pas avec ce genre de choses, et certains auraient refusé de monter s'ils l'avait su ce que nous transportions. Les gens sur notre route saluaient donc les ossements. Il s'avère que le proprio de la caisse n'est pas tout à fait en règle au niveau papier pour le transit, et le policier laisse tomber l'affaire contre 5000Ar, ce qui ne doit pas être un mince somme pour notre paysan.
Arrivé à Fianar, on prend un taxi pour le Lac Hôtel où nous passerons une nuit. Malheureusement pas de bungalow sur pilotis sur le lac de dispo. Bon établissement, notre bungalow est un peu vieillot quand même. Pendant que les autres clients se pressent de déjeuner dans la salle pour partir au plus vite, nous prenons le notre tranquillement au soleil du matin devant le lac, avant de faire une petite ballade autour du lac. On vous a dit Mada c'est en mora mora, non ? 😇Pour rentrer, nous prendrons un taxi bâché à la station la plus proche, il faut marcher un km. C'est toujours marrant de monter dans ces vieilles 404, j'essaye de compter combien nous sommes à l'arrière, peut être une vingtaine avec les enfants ? L'ambiance, comme toujours dans les transports en commun de l'île, est plutôt bon enfant. Il y a même un "comique" qui se paye gentiment la tête du vazaha que je suis, ce qui fait rire tout le monde pendant le trajet, rien de méchant me confirme mon amie car je ne comprends rien bien entendu, donc je rigole avec tout le monde🙂. Contrôle de police à l’entrée de Fianar, le policier lui ne se marre pas et me demande même mon passeport, c'est bien la première fois que ça m'arrive !
A Fianar nous logerons à l'Hotel Soafia (confortable et piscine sympa, bon, les gasy ne restaient pas longtemps dans l'eau peut être un peu froide à leur goût mais pour ma part, après avoir vécu en Bretagne, je suis vacciné contre l’eau froide) et à l'hôtel Arinofy (très pratique pour les routards car à côté de la gare routière). Bon accueil et chambre propre.
Notre cantine devient rapidement la "Casa délice", gargotte gasy-chinoise près de la BFV dans le centre, très bon accueil, plats copieux😛. Pour manger plus rapidement le midi, il y a la gargotte " Aina", près du Zoma, très propre et aux prix défiant toute concurrence. On y mange le midi pour 3000Ar (entrée+Plat+dessert).
Fianarantsoa - Manakara (Train FCE)
Petit suspens la veille du départ au moment de réserver notre place à la gare : le train aurait subi une panne mais serait quand même rentré dans la nuit (alors qu'il arrive généralement vers 17h00). Sera-t-il capable de partir le lendemain ? 😕 Pas de pb, il partira bien le lendemain, juste avec une heure de retard.
Je dois dire que ce trajet a été le vrai coup de coeur pour moi de ce voyage, et je comprends maintenant pourquoi beaucoup en parlent ici. Les 8 heures de trajet passent sans s'en apercevoir, sous le charme des 17 gares où l'on s'arrête, avec à chaque fois un spectacle différent et aussi pour les gourmands des tas de choses à grignoter qui sont proposées par les villageois. Attention, les gens dans l'île parlent encore beaucoup en Francs malgaches, donc quand un prix est annoncé, faites préciser si c'est des Ariary ou des Francs. Par exemples, les beignets vendus par les marchands ambulants à chaque gare sont souvent à 1000FMG, soit 200Ar. Quelques vazahas "vaovao" se font avoir une fois au grand plaisir des vendeurs et payent leurs beignets 1000Ar.
A certain arrêts on trouve des enfants plus frondeurs que d'autres, qui font des pitreries et qui essayent désespérément de vous délester de tout ce qu'ils peuvent apercevoir depuis l'extérieur du train et qui se trouve sur votre porte bagages. J'avais lu ici une personne choquée qui avait vu des gens jeter des bouts de pain aux enfants. C'est vrai que sorti du contexte cela parait choquant, mais en fait ces petits chenapans jouent à chiner tout ce que vous avez, et si ils aperçoivent un bout de pain, ou toute autre nourriture ou encore une bouteille en plastic, ils vont s'égosiller pour que vous le leur donniez. Et comme toute distribution est impossible, j'ai donc moi aussi vu des touristes jeter des bouts de pains aux enfants ravis d'avoir gagné à leur petit jeu !!!
Les gares se succèdent donc aux grés des "Bonjour Vazaha" et "Bonbon Vazaha", etc etc Arrivée à Manakara vers 17h00, on n’a pas vu le temps passer.
A Manakara nous prenons un pouss pour descendre à l'hotel Parthenay. Nous sommes biens reçus par le staff malgache mais les (nouveaux) gérants nous ignorent superbement😐. Je ne suis pas non plus pour que les gérants des hôtels viennent me lécher la pomme à chaque fois que j'arrive dans un établissement, mais bon, un petit "vous avez fait un bon voyage" ça fait toujours plaisir. Là ils répondent à peine à mon bonjour. Peut être qu'avant de prendre l'hôtel ils avaient une chaîne de laveries automatiques en banlieue parisienne et qu'ils passaient après la fermeture pour vider les caisses, afin d’éviter de voir les clients ?
Le bungalow est très confortable, mais je suis déçu par la piscine de l'hôtel qui est une piscine d'eau de mer. En fait j'aime bien observer les bébés méduses mais pas quand ils sont dans mon bain. Comme la piscine avait été le critère principal de choix de cet hôtel, nous ne resterons qu'une nuit avant de nous installer aux "Flamboyants", petite pension très propre et très bon accueil de la part de la femme de Lionel. Les repas y sont très copieux.
Le soir nous mangerons "Au Fumoir" chez Loulou, comme conseillé ici par Tamerland et Jipi. Loulou est un personnage très sympa et haut en couleur. Très bonne table😉.
Le lendemain, je m'enquiers d'un guide pour nous emmener faire une ballade avec pique-nique au "trou" du commissaire. Nous n'avons pas le temps d'aller sous le pont comme conseillé ici par Jipi qu'un type a vélo nous aborde et nous propose la formule. Il se présente comme le guide le plus connu puisque présent dans plusieurs guides papiers, preuves à l’appui. Nous discutons un peu le prix et prenons RDV pour le lendemain matin avec lui.
A noter que Loulou nous avait indiqué un coin où on peut se baigner, c'est derrière le "Parthenay", à l'endroit ou le canal rejoint la mer. Nous y allons mais bizarrement personne ne s'y baigne. Pourquoi cet endroit n'avait jamais été évoqué ici ?
Mais je préfère quand même la plage et je fais un peu "joujou" dans les rouleaux en faisant attention. Le lendemain, nous retrouvons notre guide chez lui et partons en ballade sur le canal des Pangalanes. Le pont de Manakara a l'air encore plus en mauvais état vu depuis le dessous. Quand va-t-il finir par s'effondrer ? 🤪Il n'a pas du recevoir une goutte de peinture depuis plusieurs années !
Notre guide est très sympa et sa douce mégalomanie nous fait sourire😛. Nous commençons à le savoir que tous les guides papiers parle de lui ! Devant la beauté de cet endroit, il nous avoue que lui ne rêve que de partir s'installer à Paris. Nous rigolons bien avec lui sur le proverbe "l'herbe est toujours plus verte ailleurs". Arrivé au trou du commissaire nous nous baignons pendant qu'il nous prépare un délicieux repas de poissons. Nous rentrerons à Manakara juste après la tombée de la nuit. Quelle belle ballade ! Notre guide c’est quand même bien occupé de nous !
Nous voulons rentrer à Antsirabe en Taxi brousse et passons à la gare routière réserver un billet pour un départ de bon matin, j'essaye d'éviter de voyager la nuit à Mada quand c'est possible. Le lendemain matin nous arrivons à la gare routière et pas de taxi-brousse ! Merci au rabatteur indélicat de la société "Bande Bleue" 😠😠😠qui nous a vendu un billet pour un voyage qui n'existe pas puisque tous les départs pour Antsirabe se font le soir. Ils nous remboursent. Nous rentrerons donc par le train, mais il faudra attendre le surlendemain. Quand on vous dit ici que Mada c'est le pays du mora mora et que les transports c'est toujours compliqué quand on n’a pas de chauffeur guide !
Manakara - Fianar (Train FCE).
Cette fois ci nous avons pu prendre le bon côté du train (droit) car il y a beaucoup moins de voyageurs dans ce sens. Des vazahas ont pris un lecteur de DVD portable pour regarder un film pendant le trajet. Ils ne savent pas encore qu'ils n'auront pas le temps de s'ennuyer. Un groupe de touristes italiens met de l'ambiance, comme ils savent si bien le faire ! J'ai vu à ce propos pas mal de touristes Italiens dans l'île cette fois-ci !
Fianar - Antsirabe (Taxi Brousse).
Rien de spécial, si ce n'est un couple de touriste et leur guide gasy qui sont avec nous. Je pensais bêtement qu'il n'y avait que des chauffeurs guide et là non, le (la) guide est avec nous dans le taxi-brousse ! Ce couple a l'air de s'ennuyer ferme et n'ouvre pas la bouche pendant toute la durée du trajet. Pas une seule question au guide, pas une photo, rien. Bon sang, on les a forcé à venir ou quoi ? Peut être qu'ils ont gagné ce voyage ! On les croisera plus tard dans Antsirabe, ils font toujours la tête !😎
Antsirabe - Morondava (Taxi Brousse, si si !).
Bon là je dois vous dire que normalement on devait faire le circuit classique, descendre à Miandravazo pour poursuivre en pirogue sur la Tsiribihina. Mais ma chère moitié étant réticente à l'idée de passer trois jours en pirogue, ce projet avait été abandonné. Bon je vous le dit tout de go, ce trajet en taxi-brousse est un vrai calvaire. Nous avons mis 17h00 pour rejoindre Morondava🙁, et en plus le trajet se fait de nuit, donc on ne peut même pas profiter du paysage. Côté sécurité nous avions deux chauffeurs qui devaient se relayer. Je dis bien devaient, mais le chauffeur principal n'a laissé le volant à son collègue que sur les tronçons corrects, autant vous dire que l'autre n'a pratiquement pas conduit ! Heureusement, au milieu de la nuit, épuisé, il c'est arrêté pour faire un petit somme.
Arrivé à Morondava, on descend au Morondava Beach, bon accueil mais le bungalow qu'on nous donne est très vieillot, et en plus assez éloigné de la plage. On descendra donc ensuite aux "Bougainvilliers" dont les bungalows donnent directement sur la plage, par contre là l'accueil laisse à désirer.
Notre cantine devient rapidement "Couleur Café" dont Tamerlan à déjà parlé ici. Très bonne cuisine (hum le crabe au gingembre, les crêpes et le rhum arrangé !!!), Lionel le patron sait rester discret mais attentif aux clients, le staff est élégant et pro.😇😇😇
Nous louerons une petite moto au Mada Bar pour aller voir l’allée aux Baobabs. Le chemin du retour se fait avec le soleil couchant dans l’axe de la route, et la vie malgache se dessine alors en ombres chinoises avec la poussière. Je résiste à l’envie de m’arrêter pour prendre une photo tant ce tableau est magnifique, je préfère en prendre plein les mirettes en gravant ce moment dans ma mémoire.
Nous cherchons un moyen de nous rendre à Bélo sur Mer. Un soir, alors qu'on se promène sur la plage, on aperçoit une pirogue vézo qui dépose des vazahas sur la plage. Nous leurs demandons s'ils viennent de Bélo et c'est bien le cas. Rdv pris avec les piroguiers dont le chef se nomme "Guénolé" le soir même pour discuter du prix et du jour du départ. Nous aurons à faire à son équipe pour nous emmener à Bélo sur Mer, très sympa et très pro.
Morondava – Bélo sur Mer (pirogue Vézo)
Les dieux du vent étaient avec nous car nous avons mis 7 heures pour rallier Bélo. Nous n'avions pas pris de réservation, donc les piroguiers nous déposes chez "Ramaro", des bungalows qui donnent directement sur la plage, au Nord de Bélo. C’est pratique pour eux et en plus ils ne paient pas le gîte et le couvert lorsqu’ils emmènent des touristes. Les bungalows sont sommaires mais confortables, les sanitaires sont communs, l’eau chaude c’est le soleil qui s’en charge. Des Grenoblois sont coincés ici depuis plusieurs jours, ils viennent comme nous de Morondava mais avec une pirogue à moteur et ont fait étape ici il y a plusieurs jours. Depuis, leur piroguier n'a pas jugé la mer assez belle pour reprendre la mer vers Tuléar. En fait nous apprîmes par la suite que leur piroguier avait surtout une petite copine à Bélo et qu'il n'était pas pressé de la quitter😎.
Cet établissement est malheureusement délaissé par les gérants (gasy) qui n'ont laissé que leur nièce pour tout faire (accueil + ménage + cuisine)😠. Autant dire que la malheureuse ne s'en sort pas toute seule, et nos braves colocataires ont décidé de faire le ménage eux même dans les sanitaires communs ! Je les en remercie chaleureusement ! Nous resteront ici cependant car nous sympathisons avec Bakoli (la nièce) et aussi parce que la plage est magnifique par rapport aux autres hôtels de Bélo. Seul hic, à marée haute il faut avoir recours au piroguier de l'établissement pour se rendre au village.
Notre cantine s'établit au restaurant chez Lova, dont la patronne est fort sympathique et où la cuisine est très bonne. J'en profite pour faire une cure de crabe.😛
Bélo est vraiment magnifique mais il faut aimer le calme. Ici ont est au bout du monde.
Les fonds aux abords de Bélo n'étant pas très fournis pour faire du snorkelling, nous trouvons des piroguiers vézos prêts à nous organiser une sortie avec pique nique aux îlots qui se trouvent à une dizaine de km au large et dont les fonds sont plus peuplés. Nous partons le lendemain matin par une mer d'huile, et nos braves piroguiers doivent ramer pendant plus de quatre heures pour arriver à destination.
Cet endroit est vraiment incroyable, une petite dune au milieu de la mer. On ne voit plus la côte. Les fonds sont en effets plus peuplés mais cependant je ne vois que du corail mort. Est-ce que quelqu'un peut me dire s'il reste du corail vivant dans le coin ?
Nos piroguiers reviennent avec le fruit de leur pèche et nous organisent un repas succulent. Cependant, depuis que nous sommes arrivés, le vent c'est levé mais cela n'a pas l'air d'inquiéter nos marins. Je dois dire que le retour a été mouvementé, j'ai passé mon temps à écoper et nos piroguiers ont du plusieurs fois réduire la voilure de leur embarcation. Heureusement que la houle n'était pas un poil plus forte que ça.🤪🤪🤪
Je ne crois pas que je referai cette excursion car avec le recul, je me rends compte qu’aller aussi loin en mer sans aucun équipement, sans aucune prévision météo, ce n'était pas raisonnable. Heureusement nos piroguiers nous remmènent à bon port en une heure seulement, mais nous avons étés secoués, rincés et sommes transits de froid.
Le trajet Morondava Belo en pirogue est tout de même moins risqué car on reste toujours près de la côte et si le temps change, les piroguiers peuvent prendre la décision de revenir rapidement sur la terre ferme.
Belo/Mer – Morondava (4X4)
Pour le retour, les vents venant du Nord, l'aspect de passer plus de 10 heures dans la pirogue afin de rallier Morondava ne nous réjouit guère et nous partons à la recherche d'un 4X4 qui rentrerait à vide. C'est Lova qui nous trouve ça🙂.
Une équipe de Sudaf qui viennent souvent chez elle et qui travaille sur le nouvel émetteur de téléphone mobile de Bélo rentrent le lendemain matin sur Morondava et acceptent gentiment de nous transporter. Nous montons avec Gérald, un Sudaf très sympa qui nous raconte avec humour pendant le trajet tous les déboires qu'il a connu dans l’île depuis des mois qu'il y est pour installer des émetteurs.
Je dois dire que c'est la première fois que je monte dans un 4X4 et je suis impressionné par le confort et la puissance de cet engins qui avale les kms de la piste sans problème, nous faisons un bref arrêt à l'émetteur intermédiaire entre Morondava et Bélo pour récupérer une lourde remorque. Ce nouveau chargement ne ralentit pratiquement pas le monstre et nous sommes à Morondava en 4 heures, arrêt compris ! Maintenant je sais à quoi doit rêver un 4X4 bien propre coincé dans les embouteillages d'une grande ville : faire la piste Belo - Morondava !😏
Pour notre retour à Morondava, nous descendons au Zoom hôtel, plus proche du centre. Bon adresse si toutefois vous dormez avec des boules quies, le gardien de nuits étant assez bruyant.😕
Morondava - Tana (Avion)
A l'aéroport, nous avons la surprise de voir sur le tarmac "Air force One", l'avion de la présidence de la république, RA8 étant en visite à Morondava. Le gouvernement gasy a visiblement beaucoup d'argent😮, vu le superbe 737 (a confirmer) flambant neuf qui se trouve devant nous. En appercevant l’équipage de cet avion, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour mon père qui faisait également partie de l'équipage présidentiel dans les années 70 de l’ESCAMA basé à Ivato, et trimballait le président malgache de l'époque aux quatre coins de l’île. Qu'est-ce qu'on apprécie le retour en avion en une heure quand l'allé a duré 17 heures !!!!!😉
Tana - Orly (A330 Corsair)
A l'enregistrement c'est la cohue, on embarque juste après un vol d'air Madagascar, et l'aéroport d'Ivato est bondé. No problémo pendant le vol, en plus il s'agit comme à l'aller d'un vol de nuit, on arrive le matin à Orly. L'avion est rempli de gasy qui rentrent en France. Erick Manana, musicien très connu (selon les dires des passagers) est assis à coté de moi mais il n'est pas très bavard, il c'est gavé de tranquillisant pour dormir pendant le vol.😇 Nous arrivons à Orly sans pb et à l’heure, mais il fait froid 😕…….. Voilà, c’est fini ! Merci à ceux qui ont lu jusqu'au bout !😎😎
Bonjour à tous,
Je pars de juin à mi-décembre sur l'île de Madagascar. 3 mois sont consacré à un projet photographique sur les enfants des rues, le reste du temps seront pour la découverte de l'île et de ces habitants.
J'aimerai savoir s'il est facile de dormir chez l'habitant ou de planter la tente ? Sur les guides il est dit qu'une simple demande au maire suffit et que l'on généralement accueillis à bras ouvert, est ce vrai ? Mon parcours se situe dans la moitié sud de l'île (Tana - Antsirabae, Miandrivazo - Morondava - Manja - Morombe - Ifaty - Anakao - Itampolo- Beloha - Fort Dauphin - Farafangana- Ihosy- Parc de l'Andringitra - Fianarantsao - Manakara - Manajary - Tamatave - Maroantsetra- puis Tana), avez vous des bonnes adresse dans ces environs...
Merci beaucoup, bon voyage à tous, beau rêves...
Je pars de juin à mi-décembre sur l'île de Madagascar. 3 mois sont consacré à un projet photographique sur les enfants des rues, le reste du temps seront pour la découverte de l'île et de ces habitants.
J'aimerai savoir s'il est facile de dormir chez l'habitant ou de planter la tente ? Sur les guides il est dit qu'une simple demande au maire suffit et que l'on généralement accueillis à bras ouvert, est ce vrai ? Mon parcours se situe dans la moitié sud de l'île (Tana - Antsirabae, Miandrivazo - Morondava - Manja - Morombe - Ifaty - Anakao - Itampolo- Beloha - Fort Dauphin - Farafangana- Ihosy- Parc de l'Andringitra - Fianarantsao - Manakara - Manajary - Tamatave - Maroantsetra- puis Tana), avez vous des bonnes adresse dans ces environs...
Merci beaucoup, bon voyage à tous, beau rêves...
Bonjour à tous,
Nous sommes deux étudiantes en DUT Carrières sociales option animation sociale et socioculturelle et nous allons effectuer un stage à Majunga au mois de juin dans une maison de quartier d'AMBALAVOL et nous aurions besoin de quelques renseignements. Est-il dangereux de prendre un taxi brousse entre Antananarivo et Mahajanga et quelle compagnie est la plus sure? Y a t'il une reservation à faire ou il est possible de le prendre juste en arrivant au lieu de départ ? De plus nous ne sommes pas logées pour notre stage et nous devons chercher un logement. Est-il possible de trouver un logement pour un mois et pas trop cher ou est-il préférable de prendre un hotel ? (qualité et prix)
Nos questions sont peut être maladroites mais nous partons un peu à l'aventure :)
Merci,
Nous sommes deux étudiantes en DUT Carrières sociales option animation sociale et socioculturelle et nous allons effectuer un stage à Majunga au mois de juin dans une maison de quartier d'AMBALAVOL et nous aurions besoin de quelques renseignements. Est-il dangereux de prendre un taxi brousse entre Antananarivo et Mahajanga et quelle compagnie est la plus sure? Y a t'il une reservation à faire ou il est possible de le prendre juste en arrivant au lieu de départ ? De plus nous ne sommes pas logées pour notre stage et nous devons chercher un logement. Est-il possible de trouver un logement pour un mois et pas trop cher ou est-il préférable de prendre un hotel ? (qualité et prix)
Nos questions sont peut être maladroites mais nous partons un peu à l'aventure :)
Merci,
Bonsoir à tous,
Avec mon ami nous comptons nous rendre à Madagascar au mois d'octobre mais j'avoue qu'à la lecture de plusieurs articles je suis un peu indécise sur cette destination.
Pourriez vous me dire ce que vous en pensez? Doit on sans arrêt être sur ses gardes et est il purent de voyager sans guide?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Pourriez vous me dire ce que vous en pensez? Doit on sans arrêt être sur ses gardes et est il purent de voyager sans guide?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Bonjour,
Nous sommes deux voyageurs qui partiront en mai pour 3 semaines à Madagascar ! Yeah !! Yeah !! Yeah !!
Je démarre cette discussion pour essayer d'obtenir quelques réponses sur la faisabilité de notre parcours.
Le parcours souhaité : Antananarivo –> Miandrivazo Descente de la rivière Tsiribihina Visite Tsingy Photos à l'allée des Baobab <3 Morondava -> Tulear en avion Remonté la RN7 : Parc Isalo, Andringitra, ...
Mes questions concernent essentiellement la première partie du parcours : Est-ce possible de visiter les Tsingy fin mai ? On se demande si les routes sont praticables pour atteindre les grands Tsingy à cette période. Globalement, sur Internet, les agences proposent le circuit Tsiribihina - Tsingy (Antananarivo -> Morondava) entre 7 et 9 jours, pour des prix allant de 800€ à 950€ ... Est-ce les même prix sur place ?? Si on se déplace nous même, pensez-vous qu'on puisse faire ce circuit en 5 / 6 jours ? (on est très "sac à dos" et déplacement avec la population locale 🙂).
Pour Morondva -> Tulear : 2 vols hebdomadaires sont proposés par Madagasikaraairways : est-ce une bonne compagnie aérienne ?
Je vous remercie d'avance pour toutes aides ! On va garder le reste de nos interrogations pour avoir la surprise sur place :) Et si vous êtes à Madagascar entre le 21 mai et le 10 juin, cela sera avec un réel plaisir de vous rencontrer pour faire un petit bout de chemin ensemble ou juste prendre un verre !! 😉
Amicalement, Cosinchina
Nous sommes deux voyageurs qui partiront en mai pour 3 semaines à Madagascar ! Yeah !! Yeah !! Yeah !!
Je démarre cette discussion pour essayer d'obtenir quelques réponses sur la faisabilité de notre parcours.
Le parcours souhaité : Antananarivo –> Miandrivazo Descente de la rivière Tsiribihina Visite Tsingy Photos à l'allée des Baobab <3 Morondava -> Tulear en avion Remonté la RN7 : Parc Isalo, Andringitra, ...
Mes questions concernent essentiellement la première partie du parcours : Est-ce possible de visiter les Tsingy fin mai ? On se demande si les routes sont praticables pour atteindre les grands Tsingy à cette période. Globalement, sur Internet, les agences proposent le circuit Tsiribihina - Tsingy (Antananarivo -> Morondava) entre 7 et 9 jours, pour des prix allant de 800€ à 950€ ... Est-ce les même prix sur place ?? Si on se déplace nous même, pensez-vous qu'on puisse faire ce circuit en 5 / 6 jours ? (on est très "sac à dos" et déplacement avec la population locale 🙂).
Pour Morondva -> Tulear : 2 vols hebdomadaires sont proposés par Madagasikaraairways : est-ce une bonne compagnie aérienne ?
Je vous remercie d'avance pour toutes aides ! On va garder le reste de nos interrogations pour avoir la surprise sur place :) Et si vous êtes à Madagascar entre le 21 mai et le 10 juin, cela sera avec un réel plaisir de vous rencontrer pour faire un petit bout de chemin ensemble ou juste prendre un verre !! 😉
Amicalement, Cosinchina
Bonjour,
voila qui devrait booster le tourisme à Madagascar :
http://www.lexpressmada.com/air-madagascar-madagascar/38671-flambee-du-tarif-des-vols-interieurs.html#.UKyTjz_SDak.facebook
Cordialement,
1-Est-ce que le bateau pour Nosy-Bé est operationnel en ce moment??
2Peut-on facilement aller en Taxi brousse à:
Minsitjo
Soalala
Analalava
Ces villes presentent-elles un interet?
3-Existe t-il une liaison fluviale Majunga- Marovoy?
Dans moins de 3 semaines je serai à Majunga....
Merci pour vos reponses eventuelles et bonjour à tous les forumers de Madagascar.
Amicalement.
2Peut-on facilement aller en Taxi brousse à:
Minsitjo
Soalala
Analalava
Ces villes presentent-elles un interet?
3-Existe t-il une liaison fluviale Majunga- Marovoy?
Dans moins de 3 semaines je serai à Majunga....
Merci pour vos reponses eventuelles et bonjour à tous les forumers de Madagascar.
Amicalement.
Article paru le 17 novembre dans l'express de Mada
http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=22329
Prix des billets d’avion Critiques contre Air Austral La compagnie régionale a « une posture idéologique et complètement fermée» sur la question du prix des billets d’avion, a déclaré vendredi, le délégué interministériel français. Le délégué interministériel Patrick Karam a affirmé vendredi qu’il sentait "enfin une éclaircie" pour la baisse des prix des billets d’avion entre la métropole et les départements d’outre-mer de la part des compagnies aériennes, sauf pour Air Austral, qui dessert La Réunion. «Je sens enfin une éclaircie sauf peut-être Air Austral, qui a une posture idéologique et complètement fermée sur cette question ». Le délégué interministériel a présenté récemment avec le secrétaire d’État à l’Outre-mer, Yves Jégo, aux quatre compagnies aériennes desservant les Dom (Air France, Corsair, Air Caraïbes et Air Austral) un projet de convention destiné à faire baisser le prix des billets. Les choses sont en bonne voie selon lui avec Air France, Corsair et Air Caraïbes. Reste donc à surmonter les réticences d’Air Austral car la convention doit être signée par toutes les compagnies. « Une compagnie financée par le conseil général et régional n’est pas seulement là pour faire des bénéfices mais là aussi pour assurer une vraie continuité territoriale, au service des Réunionnais », a-t-il déclaré. M. Karam a rappelé que la baisse du prix des billets d’avion entre la métropole et l’outre-mer était « un engagement » pris dès 2006 par Nicolas Sarkozy.
© JIR
Date : 17-11-2008
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http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=22329
Prix des billets d’avion Critiques contre Air Austral La compagnie régionale a « une posture idéologique et complètement fermée» sur la question du prix des billets d’avion, a déclaré vendredi, le délégué interministériel français. Le délégué interministériel Patrick Karam a affirmé vendredi qu’il sentait "enfin une éclaircie" pour la baisse des prix des billets d’avion entre la métropole et les départements d’outre-mer de la part des compagnies aériennes, sauf pour Air Austral, qui dessert La Réunion. «Je sens enfin une éclaircie sauf peut-être Air Austral, qui a une posture idéologique et complètement fermée sur cette question ». Le délégué interministériel a présenté récemment avec le secrétaire d’État à l’Outre-mer, Yves Jégo, aux quatre compagnies aériennes desservant les Dom (Air France, Corsair, Air Caraïbes et Air Austral) un projet de convention destiné à faire baisser le prix des billets. Les choses sont en bonne voie selon lui avec Air France, Corsair et Air Caraïbes. Reste donc à surmonter les réticences d’Air Austral car la convention doit être signée par toutes les compagnies. « Une compagnie financée par le conseil général et régional n’est pas seulement là pour faire des bénéfices mais là aussi pour assurer une vraie continuité territoriale, au service des Réunionnais », a-t-il déclaré. M. Karam a rappelé que la baisse du prix des billets d’avion entre la métropole et l’outre-mer était « un engagement » pris dès 2006 par Nicolas Sarkozy.
© JIR
Date : 17-11-2008
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D’abord merci à ceux qui ont répondu à ma question sur les araignées (ma phobie)…🙂
Nous voulons partir à Madagascar pour notre voyage de noce en septembre ou en octobre.
Que pensez vous de cette période ? Les rizières sont elles vertes ? Y a t’il des fleurs ou le paysage est il tout sec ?
On aimerait faire un tour dans l’est et dans le sud pour commencer, mais comme c’est notre voyage de noce, on aimerais aussi trouver un hôtel sympa et confortable pour passer quelque jours tranquille🙂. On recherche un coin avec de belles plage pour faire un peut de snorkling.
Avez vous déjà entendu parlé de l’hôtel Anjajavy ? Sinon, avez vous d’autres adresses ?
Merci
Laëti
D’abord merci à ceux qui ont répondu à ma question sur les araignées (ma phobie)…🙂
Nous voulons partir à Madagascar pour notre voyage de noce en septembre ou en octobre.
Que pensez vous de cette période ? Les rizières sont elles vertes ? Y a t’il des fleurs ou le paysage est il tout sec ?
On aimerait faire un tour dans l’est et dans le sud pour commencer, mais comme c’est notre voyage de noce, on aimerais aussi trouver un hôtel sympa et confortable pour passer quelque jours tranquille🙂. On recherche un coin avec de belles plage pour faire un peut de snorkling.
Avez vous déjà entendu parlé de l’hôtel Anjajavy ? Sinon, avez vous d’autres adresses ?
Merci
Laëti
Bonjour ,
Suite à un petit soucis de dernières minutes , je dois changer mon trip perou/bolivie pour mon 2e choix : madagascar
….mais je suis sur que ce sera top aussi ! J
Par contre, je ne pars que 18j et n ai pas encore eu le tps « de travailler » mon voyage…. sachant que le changement de choix ne vient que de se faire et que mon billet d avion n’est tjs pas pris….
Je devrais partir avec ma copine du 08 au 26/10
Alors le forum peut il m aider a déblayer mon periple sachant que ns aimons la nature (les fameux baobabs, baleine a bosse, lemurien, crocodile etc etc …) et faire un peu de playas
On a l habitude des voyages en sac a dos (principalement am sud + asie).
Par contre, gros point noir de mada, j ai vu que les voyages de nuit (taxi/bus de brouses) étaient déconseillés ce qui diminuera donc d autant mes possibilités de profiter du pays
Jusque là, ce que j’aimerais faire : Antana /canal des pangalanes / ile ste Marie et nosy be si on a le tps = En gros faire l est en priorité…
Au max avec un avion en interne ? car un peu surpris du prix des vols interieurs (150/200€ l’aller) ??
08/10 : arrivé au soir à Antana
….
26/10 : depart au matin d’antana pour paris
Des endoits a me suggerer ?
merci
Suite à un petit soucis de dernières minutes , je dois changer mon trip perou/bolivie pour mon 2e choix : madagascar
….mais je suis sur que ce sera top aussi ! J
Par contre, je ne pars que 18j et n ai pas encore eu le tps « de travailler » mon voyage…. sachant que le changement de choix ne vient que de se faire et que mon billet d avion n’est tjs pas pris….
Je devrais partir avec ma copine du 08 au 26/10
Alors le forum peut il m aider a déblayer mon periple sachant que ns aimons la nature (les fameux baobabs, baleine a bosse, lemurien, crocodile etc etc …) et faire un peu de playas
On a l habitude des voyages en sac a dos (principalement am sud + asie).
Par contre, gros point noir de mada, j ai vu que les voyages de nuit (taxi/bus de brouses) étaient déconseillés ce qui diminuera donc d autant mes possibilités de profiter du pays
Jusque là, ce que j’aimerais faire : Antana /canal des pangalanes / ile ste Marie et nosy be si on a le tps = En gros faire l est en priorité…
Au max avec un avion en interne ? car un peu surpris du prix des vols interieurs (150/200€ l’aller) ??
08/10 : arrivé au soir à Antana
….
26/10 : depart au matin d’antana pour paris
Des endoits a me suggerer ?
merci
Bonjour à tous,
Nous sommes 2 collègues et partons à Madagascar pour 1 mois en octobre. Depuis plusieurs jours je lis et relis les commentaires sur les forums et je dois dire que je me perds un peu car le pays est grand et beaucoup d'endroit à voir. Mais vlà maintenant il faut définir notre itinéraire et j'ai besoin de votre aide.
Nous sommes des personnes qui avons déjà voyagé en Asie et en Amérique du Sud. Nous aimons par trop les programmes à l'avance car on aime prendre du temps et se laisser vivre. Mais un voyage se prépare et je pense que pour Mada il est bien d'établir un itinéraire et surtout d'avoir des conseils.
Notre idée : Arrivée à Tana et ensuite faire la RN7 jusqu'à Tuléar et monter jusqu'à Ifaty et rejoindre Morondova pour les Baobabs et si possible à Tsingy et rejoindre Tana.
Peut être qu'il faut le faire en sens inverse ? La dernière semaine se rendre sur l'ìle Ste Marie.
Que nous conseillez vous ? Une fois l'itinéraire fixé je vais chercher un guide chauffeur ... si vous avez des adresses sympa de me les communiquer.
Un tout grand merci pour vos conseils. Me réjouis tellement de ce voyage.
Nous sommes 2 collègues et partons à Madagascar pour 1 mois en octobre. Depuis plusieurs jours je lis et relis les commentaires sur les forums et je dois dire que je me perds un peu car le pays est grand et beaucoup d'endroit à voir. Mais vlà maintenant il faut définir notre itinéraire et j'ai besoin de votre aide.
Nous sommes des personnes qui avons déjà voyagé en Asie et en Amérique du Sud. Nous aimons par trop les programmes à l'avance car on aime prendre du temps et se laisser vivre. Mais un voyage se prépare et je pense que pour Mada il est bien d'établir un itinéraire et surtout d'avoir des conseils.
Notre idée : Arrivée à Tana et ensuite faire la RN7 jusqu'à Tuléar et monter jusqu'à Ifaty et rejoindre Morondova pour les Baobabs et si possible à Tsingy et rejoindre Tana.
Peut être qu'il faut le faire en sens inverse ? La dernière semaine se rendre sur l'ìle Ste Marie.
Que nous conseillez vous ? Une fois l'itinéraire fixé je vais chercher un guide chauffeur ... si vous avez des adresses sympa de me les communiquer.
Un tout grand merci pour vos conseils. Me réjouis tellement de ce voyage.
Après avoir voyagé à Madagascar juillet dernier, je ne rève que d'une chose, y retourner.
C'est mon premier grand voyage, et j'ai trouvé ça "splendifique".
C'est une ile magnifique avec des gens fort sympathiques et des paysages sublimes :)
Nous sommes arrivés un matin à Antanarivo. Première chose frappante, les bidons villes entre l'aéroport et la capitale. A ce moment là, on se rend réellement compte de la pauvreté extrème du pays. C'est une première approche du pays assez "effrayante". De la, nous nous dirigons vers Miandrivazo. Sur la route, pas d'electricité. Les gens sont à même le bitume pour essayer de se réchauffer avec la chaleur qu'il a emmagasiné, rassemblés autour d'une lampe à pétrole.
Deuxième jour, nous nous dirigeons vers l'"embarcadère" du chaland pour faire la descente de la Tsiribihine. L'impression qu'un film se déroule sous nos yeux. Après quelques h, nous sommes au milieu de nul part. Nous croisons parfois quelques personnes se lavant dans la rivière, quelques enfants s'agitant à notre passage. "Nous" sommes la seule animation de la journée. Premier soir, stop sur un banc de sable a coté de la rivière. Nous plantons nos tente, nous mangeons. Nous sommes vraiment seul . C'est incroyable. Nous découvrons une voie lactée magnifique . C'est sublime. Et ce silence, et cette nature. Géant.
Le lendemain, l'équipage nous explique que nous allons voir une cascade. On s'imagine un petit ruisseau de rien de tout. Et là ! LA cascade digne d'une pub de tahiti douche. Impressionnant. Et personne, nous sommes les seuls, pas de touristes, pas de "résidents". Nous ne pouvons nous empecher de piquer une petite tête. L'eau est très bonne. Mais nous n'avons pas beaucoup de temps. La nuit tombe vite et il faut avancer. Nous nous dirigeons vers un autre banc de sable. La, de même, nous sommes seuls en plein milieu d'une nature exubérante. Le soir, des villageois d'à coté nous rejoignent et chantent, jouent de la "guitare" . C'est vraiment sympatique.
Troisième jour de chaland. Nous apercevons nos premiers baobabs. Le voyage sur la Tsiribihine touche a sa fin. Le départ est plutôt difficile. L'"équipage" était plus que sympatique. Et ce que nous avons découvert en leur compagnie est fort. Une dernière poignée de main, et nous quittons Belo-sur-tsiribihine. Direction Bekopaka pour visiter les Grand et Petit Tsingy. Petit camp de toile situé le long du fleuve Manambolo. Des enfants avec des ventres énormes. Frappant. Le fils du cuisinier est un petit tout chou :) Petit endroit bien calme.
Au programme de ce premier jour entier à Bekopaka, les petits tsingy. Site plutot indescriptible. Une sorte de roche, d'aspect coupante sur quelques 20 metres de haut. Un "labyrinthe" de plusieurs milliers d'années.
Le deuxième jour est consacré à la visite des grands tsingy. Idem que les petits, mais à une hauteur de 60m. La vue est époustouflante. Nous ne croisons que quelques touristes. Le guide, assez bizarrement, est plutôt désagréable.
Le lendemain, direction Morondava. La route est magnifique. Terre rouge, ciel plus que bleu, et des baobabs partout. Un beau mélange de couleurs. Arret au baobab sacré, au baobab amoureux. Relativement impressionant. Et, le must, La Vallée des baobabs. Epoustouflant. Les arbres sont grandioses, immenses, gigantesques. Le paysage est digne d'une carte postale. Et le coucher de soleil est sublime. Après avoir mitraillé le site avec l'apn, nous pouvons repartir.
A Morondava, pas grand chose de super passionnant. Il y a bien un marché sympa, une belle plage, mais a part ça. Pas de quoi y passer une semaine.
Deux jours plus tard, nous prenons l'avion pour Tuléar. A l'aéroport, nous trouvons quelqu'un pour nous conduire à Ifaty. Un petit coin de paradis. Une plage de sable fin, des cocotiers, des sortes de kayak avec voile, des petits bungalow ... Le pied !
Nous y restons trois jours. Au programme : Baptème de plongée dans l'océan indien. La barrière de corail et le fond marin sont magnifiques. Des poissons multicolores sont partout. Inoubliable. Visite du petit village. Fort sympatique. Un petit parc pour la survie des tortues de terre. Pas génial.
Dans ce petit coin de paradis, les gens sont chaleureux, c'est vraiment un endroit de rèves.
Trois jours plus tard, nous nous dirigeons vers la réserve de l'Isalo. Il n'a toujours pas plus une goutte. Pour faire simple : La réserve de l'Isalo est sublime. Le chemin à la piscine naturelle est grandiose. Parait que ça ressemble aux grands canyons des USA d'après un autre touriste. Nous voyons infiniment loin. Je suis ébahie. Je n'imaginais pas cela de cette taille là. J'aurais pu rester deux heures à contempler le paysage, mais le temps presse, nous avons encore deux heures de marche, et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Nous avons aperçu pas mal de lémuriens dans le canyon des makis. Une seule chose en tête, il faut que je revienne!
Ensuite, direction Fianarantsoa pour prendre le train en direction de Manakara. C'est la seule ligne de chemin de fer dans tout le pays. Elle fait 170 km et se parcourt en +/-8-10h. En fonction du temps, de la pluie, etc.
Réveil matin 5h, il faut être a temps pour pouvoir monter dans le train. Il parait que c'est la cohue. Effectivement. Durant le trajet, le train fait une quinzaine d'arrêts, dans la "brousse" la plus totale. On charge et on décharge à chaque arret. On peut manger partout. Des beignets de bananes, des écrevisses, des bananes . Heureusement, le temps est toujours au beau fixe. C'est ici aussi comme un film qui défile sous nos yeux. Nous apercevons une immensité de végétaux. Lors des arrêts nous faisons connaissance avec la population locale.
A l'arrivée, le temps change radicalement. Nous sommes maintenant sur la côte est, qui est vraiment plus humide que la côte ouest. Et on le sens ! Il pleut, comme on peut s'imaginer une pluie tropicale. Le lendemain, départ pour le parc national de Ranomafana.
Il pleut toujours. C'est dommage. Après une route longue, très longue, nous arrivons à destination. Au programme de demain : visite.
Il pleut, il pleut. Nous partons quand même, en espérant que ça se calme. Nous avons pu apercevoir 2 geckos, et nous avons été trempé jusqu'au os, sans parler des sangsues. Bonne expérience quand meme.
On commence à sentir que le voyage touche à sa fin. Il nous reste 3 jours pour rejoindre la capitale. Nous nous arretons à Ambositra. Petite ville bien sympatique.
Voila, nous sommes à Tana, notre avion part dans deux jours. J'ai des images, des visages, des paysages, des souvenirs plein la tête. J'y ai appris des tonnes de choses, autant socialement que culturellement. Un voyage magnifique, splendifique... mais affreusement court. C'est sur, il faut que je revienne... et je reviendrai !
Madagascar, Juillet 2005
C'est une ile magnifique avec des gens fort sympathiques et des paysages sublimes :)
Nous sommes arrivés un matin à Antanarivo. Première chose frappante, les bidons villes entre l'aéroport et la capitale. A ce moment là, on se rend réellement compte de la pauvreté extrème du pays. C'est une première approche du pays assez "effrayante". De la, nous nous dirigons vers Miandrivazo. Sur la route, pas d'electricité. Les gens sont à même le bitume pour essayer de se réchauffer avec la chaleur qu'il a emmagasiné, rassemblés autour d'une lampe à pétrole.
Deuxième jour, nous nous dirigeons vers l'"embarcadère" du chaland pour faire la descente de la Tsiribihine. L'impression qu'un film se déroule sous nos yeux. Après quelques h, nous sommes au milieu de nul part. Nous croisons parfois quelques personnes se lavant dans la rivière, quelques enfants s'agitant à notre passage. "Nous" sommes la seule animation de la journée. Premier soir, stop sur un banc de sable a coté de la rivière. Nous plantons nos tente, nous mangeons. Nous sommes vraiment seul . C'est incroyable. Nous découvrons une voie lactée magnifique . C'est sublime. Et ce silence, et cette nature. Géant.
Le lendemain, l'équipage nous explique que nous allons voir une cascade. On s'imagine un petit ruisseau de rien de tout. Et là ! LA cascade digne d'une pub de tahiti douche. Impressionnant. Et personne, nous sommes les seuls, pas de touristes, pas de "résidents". Nous ne pouvons nous empecher de piquer une petite tête. L'eau est très bonne. Mais nous n'avons pas beaucoup de temps. La nuit tombe vite et il faut avancer. Nous nous dirigeons vers un autre banc de sable. La, de même, nous sommes seuls en plein milieu d'une nature exubérante. Le soir, des villageois d'à coté nous rejoignent et chantent, jouent de la "guitare" . C'est vraiment sympatique.
Troisième jour de chaland. Nous apercevons nos premiers baobabs. Le voyage sur la Tsiribihine touche a sa fin. Le départ est plutôt difficile. L'"équipage" était plus que sympatique. Et ce que nous avons découvert en leur compagnie est fort. Une dernière poignée de main, et nous quittons Belo-sur-tsiribihine. Direction Bekopaka pour visiter les Grand et Petit Tsingy. Petit camp de toile situé le long du fleuve Manambolo. Des enfants avec des ventres énormes. Frappant. Le fils du cuisinier est un petit tout chou :) Petit endroit bien calme.
Au programme de ce premier jour entier à Bekopaka, les petits tsingy. Site plutot indescriptible. Une sorte de roche, d'aspect coupante sur quelques 20 metres de haut. Un "labyrinthe" de plusieurs milliers d'années.
Le deuxième jour est consacré à la visite des grands tsingy. Idem que les petits, mais à une hauteur de 60m. La vue est époustouflante. Nous ne croisons que quelques touristes. Le guide, assez bizarrement, est plutôt désagréable.
Le lendemain, direction Morondava. La route est magnifique. Terre rouge, ciel plus que bleu, et des baobabs partout. Un beau mélange de couleurs. Arret au baobab sacré, au baobab amoureux. Relativement impressionant. Et, le must, La Vallée des baobabs. Epoustouflant. Les arbres sont grandioses, immenses, gigantesques. Le paysage est digne d'une carte postale. Et le coucher de soleil est sublime. Après avoir mitraillé le site avec l'apn, nous pouvons repartir.
A Morondava, pas grand chose de super passionnant. Il y a bien un marché sympa, une belle plage, mais a part ça. Pas de quoi y passer une semaine.
Deux jours plus tard, nous prenons l'avion pour Tuléar. A l'aéroport, nous trouvons quelqu'un pour nous conduire à Ifaty. Un petit coin de paradis. Une plage de sable fin, des cocotiers, des sortes de kayak avec voile, des petits bungalow ... Le pied !
Nous y restons trois jours. Au programme : Baptème de plongée dans l'océan indien. La barrière de corail et le fond marin sont magnifiques. Des poissons multicolores sont partout. Inoubliable. Visite du petit village. Fort sympatique. Un petit parc pour la survie des tortues de terre. Pas génial.
Dans ce petit coin de paradis, les gens sont chaleureux, c'est vraiment un endroit de rèves.
Trois jours plus tard, nous nous dirigeons vers la réserve de l'Isalo. Il n'a toujours pas plus une goutte. Pour faire simple : La réserve de l'Isalo est sublime. Le chemin à la piscine naturelle est grandiose. Parait que ça ressemble aux grands canyons des USA d'après un autre touriste. Nous voyons infiniment loin. Je suis ébahie. Je n'imaginais pas cela de cette taille là. J'aurais pu rester deux heures à contempler le paysage, mais le temps presse, nous avons encore deux heures de marche, et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Nous avons aperçu pas mal de lémuriens dans le canyon des makis. Une seule chose en tête, il faut que je revienne!
Ensuite, direction Fianarantsoa pour prendre le train en direction de Manakara. C'est la seule ligne de chemin de fer dans tout le pays. Elle fait 170 km et se parcourt en +/-8-10h. En fonction du temps, de la pluie, etc.
Réveil matin 5h, il faut être a temps pour pouvoir monter dans le train. Il parait que c'est la cohue. Effectivement. Durant le trajet, le train fait une quinzaine d'arrêts, dans la "brousse" la plus totale. On charge et on décharge à chaque arret. On peut manger partout. Des beignets de bananes, des écrevisses, des bananes . Heureusement, le temps est toujours au beau fixe. C'est ici aussi comme un film qui défile sous nos yeux. Nous apercevons une immensité de végétaux. Lors des arrêts nous faisons connaissance avec la population locale.
A l'arrivée, le temps change radicalement. Nous sommes maintenant sur la côte est, qui est vraiment plus humide que la côte ouest. Et on le sens ! Il pleut, comme on peut s'imaginer une pluie tropicale. Le lendemain, départ pour le parc national de Ranomafana.
Il pleut toujours. C'est dommage. Après une route longue, très longue, nous arrivons à destination. Au programme de demain : visite.
Il pleut, il pleut. Nous partons quand même, en espérant que ça se calme. Nous avons pu apercevoir 2 geckos, et nous avons été trempé jusqu'au os, sans parler des sangsues. Bonne expérience quand meme.
On commence à sentir que le voyage touche à sa fin. Il nous reste 3 jours pour rejoindre la capitale. Nous nous arretons à Ambositra. Petite ville bien sympatique.
Voila, nous sommes à Tana, notre avion part dans deux jours. J'ai des images, des visages, des paysages, des souvenirs plein la tête. J'y ai appris des tonnes de choses, autant socialement que culturellement. Un voyage magnifique, splendifique... mais affreusement court. C'est sur, il faut que je revienne... et je reviendrai !
Madagascar, Juillet 2005
Bonjour!
Nous nous rendons en famille (avec 2 ados de 13 et 15 ans) pour la 3eme fois à Madagascar à l'été 2020, et j'ai besoin d'un peu d'aide pour ce nouveau périple! Voici ce que nous aimerions voir:
Arrivée dans la nuit du 30 au 31 juillet -31 juillet route de Tana à Antsirabe -1er août Antsirabe- Morondava -2 août Morondava-Bekopaka (Nuit au camp croco ?) -3 août Tsingy -4 août Tsingy -5 août Bekopaka- Morondava -6 août Morondava-Belo sur mer ( nuit à l’entremer ou dauphin vezo ?) -7 août Belo sur mer -8 août Belo sur mer -9 août Belo sur mer- Andavadoaka (nuit chez Pierrot le Suisse) -10 août Pierrot -11 août Pierrot -12 août Andavadoaka-Ifaty (nuit « un peu plus au nord » ?) -13 août Un peu plus au nord -14 août Un peu plus au nord -15 août Ifaty-Isalo (Isalo Ranch) -16 août Isalo -17 août Isalo -18 août Isalo- Ambalavao (chez l’habitant ?) -19 août Ambalavao (Anja) -20 août Ambalavao- Antsirabe (lac Tritriva) -21 août Antsirabe Tana -22 août Tana -23 août -Nuit du 23 au 24 vol retour…
Nous aimons bien prendre notre temps, sommes assez rodés pour la piste (Piste Bac+10 il y a 4 ans...), mais je ne sais pas si les étapes choisies sont réalisables, ou s'il faut en rajouter?? Pour l'instant, il y a une nuit supplémentaire que je ne sais pas ou placer... Nous serons avec un guide et un 4*4... Merci pour vos conseils!
Arrivée dans la nuit du 30 au 31 juillet -31 juillet route de Tana à Antsirabe -1er août Antsirabe- Morondava -2 août Morondava-Bekopaka (Nuit au camp croco ?) -3 août Tsingy -4 août Tsingy -5 août Bekopaka- Morondava -6 août Morondava-Belo sur mer ( nuit à l’entremer ou dauphin vezo ?) -7 août Belo sur mer -8 août Belo sur mer -9 août Belo sur mer- Andavadoaka (nuit chez Pierrot le Suisse) -10 août Pierrot -11 août Pierrot -12 août Andavadoaka-Ifaty (nuit « un peu plus au nord » ?) -13 août Un peu plus au nord -14 août Un peu plus au nord -15 août Ifaty-Isalo (Isalo Ranch) -16 août Isalo -17 août Isalo -18 août Isalo- Ambalavao (chez l’habitant ?) -19 août Ambalavao (Anja) -20 août Ambalavao- Antsirabe (lac Tritriva) -21 août Antsirabe Tana -22 août Tana -23 août -Nuit du 23 au 24 vol retour…
Nous aimons bien prendre notre temps, sommes assez rodés pour la piste (Piste Bac+10 il y a 4 ans...), mais je ne sais pas si les étapes choisies sont réalisables, ou s'il faut en rajouter?? Pour l'instant, il y a une nuit supplémentaire que je ne sais pas ou placer... Nous serons avec un guide et un 4*4... Merci pour vos conseils!
Bonjour, nous souhaitons partir une quinzaine de jours a madagascar du 10 septembre au 25 environ, est ce une bonne période tout d abord et quelles sont les sites vraiment incontournables a visiter?
merci d avance!!!
Bonjour je pars a madagascar un mois avec un amis , nous partons pour visitez un maximun de chose , nous sommes a pieds .Je voulais savoir quelque beau endroit a visitez , nous sommes bien brancher nature plonger marche a pieds et aussi savoir si il y a des camping sur l'ile , voila merci
Bonsoir
Ayant bénéficié de nombreux conseils pour organiser notre voyage en septembre-octobre, j'envoie un compte rendu résumé de notre séjour sur cette île très attachante.Nous sommes retraités et avons voyagé en couple, essentiellement en taxi-brousse. Ce résumé peut donner une idée de ce que l'on peut faire en 6 semaines, c'est long et il faut pourtant faire des choix. Je ferai un autre envoi avec des informations plus précises sur les adresses et les prix.
7 septembre – 21 octobre 2012
Vendredi 7 : Départ de Roissy à 20h avec Air Austral. 11 heures de vol.
Samedi 8 : Arrivée à 9h locale . Nous repartons à 14h ,2 heures de vol, avion à hélices. Arrivée à Tamatave à 15h . Police et douane encombrées et peu efficace. ‘La Croisette’ nous attend bungalow en campagne et au bord d’un canal.
La Croisette
Dimanche 9 : Lever à 5h pour partir immédiatement à ...7 : il faut s’y faire ! Le long de la route à trous, nombreux villages de cases, végétation luxuriante, la vie quotidienne et ses scènes habituelles : un homme attend que le temps démarre, une femme et son bébé, petite échoppe de fruits, des familles marchent, des enfants jouent avec un pneu, une petite fille propose un lapin à vendre, un garçon porte sur la tête un plateau avec un fruit en tranches, un autre répare son vélo, quelques zébus, des rizières sans éclat et des rivières brunâtres tout est actif et immobile... Ile Sainte-Marie: joli bungalow et bon repas . La vie du petit port un dimanche après-midi : joueurs de boules et promenade le long de la côte jusqu’à la digue qui franchit la baie plat malgache (ravitoto = ragoût de porc et de feuilles de manioc hachées ).
La Bigorne
Lundi 10 : 9-12 : à la chasse à la baleine ! Très beau temps d’abord, un grain, mer houleuse les baleines ne sautent pas pour nous (la veille, si le lendemain aussi !). A la pointe sud de l’île aux Nattes : merveille des eaux vertes et bleues, barrière d’écume, calme et soleil. Scooter 20km x 2 vers le nord le long de la côte jusqu’à La Crique : crique chic et jolie villages soignés, palissades en feuillages : nous ne retrouverons pas cela.
La Bigorne
Mardi 11 : Scooter et pirogue pour aller à l’île aux Nattes, marche jusqu’au phare puis le long de la mer, baleine au loin. A propos de Nattes (rien à voir !), notons la beauté et la variété des tresses.
La Bigorne
Mercredi 12 : Embarquement prévu à 5h 30 , en fait 7 !! La courroie casse 2 fois mais la mer est d’huile. Retour en minibus au bord de la route, nos premiers casseurs de cailloux rizières en labour. Des gamins rebouchent les trous de la route (ou font semblant) pour quelques ariary que nul ne leur donne ! Nous passons de 60 km/h à 15 ! 3 heures 30 de route. Un tour dans Tamatave en taxi : des ‘jardins’ donnent un air de campagne jusqu’au centre rues défoncées, petites boutiques comme partout marché central semblable à tant d’autres de par le monde (ananas et rambutans) . Avenue de l’Indépendance, large, courte, vide, grand hôtel de ville en construction. Retour à La Croisette : tout l’établissement est pour nous !
La Croisette
Jeudi 13 : 8h : minibus. Route sinueuse mais bonne. Des contrôles de gendarmes et de motards et de policiers en quête de bakchich nous en prendrons l’habitude ! Les collines deviennent montagnes vertes mais déboisées, bananiers et buissons. Quelques gros villages et marchés très fréquentés les gens viennent de très loin. Ils marchent... Ils attendent... 13h : Andasibe: il fait plus frais. Bungalows soignés en étages. Organisation de la visite du parc. Promenade de nuit pour voir les lémuriens nocturnes : une mère et son petit, des yeux dans les arbres, 1 serpent boa superbe et 3 caméléons dont un minuscule. Nuit fraîche.
Feon’ Ny Ala
Vendredi 14 : Il pleuviote avec notre guide, sympathique et compétent, de 7h 30 à 10h 30, dans la réserve Indri-Indri, nous voyons de nombreux lémuriens (indris), caméléons et plantes. En 4x4, nous gagnons la forêt primaire de Mantadia, plus touffue, qui donne une idée de ce qu’a pu être Madagascar... pique-nique à la cascade chute sacrée; le beau temps est revenu, et nous à l’hôtel vers 16h30.
Feon’ Ny Ala
Samedi 15 : Matinée tranquille, terrasse devant la forêt. 13h : notre minibus est à l’heure ! Mais le vrai départ est après le repas (que nous avons déjà pris). Gens très pauvres dans la montagne . Nous descendons : les maisons en branchages laissent la place aux maisons en pisé rizières et potagers et nombreuses briqueteries jusqu’aux abords de Tananarive. Route assez bonne malgré les trous chauffeur prudent. Bonne moyenne (140 km en 3 h) mais un long arrêt pour décharger des meubles ! Tananarive : curieux de retrouver une ville ‘en dur’ et grouillante. Bazar indescriptible de la gare routière un jeune taxi nous a repérés longtemps avant l’arrêt et nos bagages passent du toit dans le coffre de sa voiture : efficace ! 4L et 2CV (taxis) pullulent . A 18h, nous sommes dans notre confortable chambre avec vue sur les collines de la capitale belle lumière. Le zébu à la vanille est un délice ! Le rhum à la réglisse n’est pas mal !
Niaouly
Dimanche 16 : Accompagnés par la fille de la dame de l’accueil de l’hôtel, nous allons (taxi puis gare routière et taxi collectif : longue file d’attente, 30 dans le bus + une dizaine en cours de route) visiter le palais sur la colline royale d’ Ambohimanga ; TB un des seuls monuments que nous verrons à Madagascar ! Mélange de site ‘primitif’ et de palais victorien . Très beau panorama. Gâteau traditionnel = koba , comme un gâteau roulé, vendu à la rondelle. Plus d’une heure pour 20 km. Snack à l’hôtel et nous partons à pied pour faire un tour dans la basse ville. Il faut faire attention nous repérons vite le manège d’un groupe de gamins faux quêteurs. Ancienne gare, marché avec des kiosques. Nous remontons jusqu’au palais de la Reine, détruit par le feu quartier tranquille gens aimables un jeune guide avec carte mais sans travail, sympathique et intelligent nous accompagne intéressant. Tour du palais, palais du Premier ministre, panorama à 360°. Soleil chaud et coulées de vent frisquet.
Niaouly
Lundi 17 : Bazar et rabatteurs de la gare routière du sud ! Départ à 8h 30. Route en bon état. Terrasses et maisons rouges beaucoup de contrôles de police et de gendarmerie, parfois à côté d’un panneau ‘halte à la corruption’ ! Premières charrettes à zébus et beaucoup de chariots à hommes ! 12h. Antsirabe : Tina nous attend pour la descente de la Tsiribihina en pirogue; et une foule de tireurs de pousse-pousse ! Comme nous ne sommes que 2, il va nous confier à un autre guide qui a, lui, déjà 2 couples. L’après-midi, exhumation des morts: peu banal ! Foule joyeuse et ‘enrhumée’ ! Les Malgaches dansent avec leurs morts .
Le Retrait
Mardi 18 : Notre guide sera Setra, rasta sympa plus 2 jeunes couples français. Route (sauf les 30 derniers km sur 220) et minibus privé excellents. Rizières, légumes, plateaux vallonnés, herbes sèches villages en terre brun clair et il fait chaud ! Relief plus élevé, plus sec, nombreux lavakas ; seul le fond des vallées est vert. Toitures en paille de riz. Nuit à Miandrivazo , coucher de soleil sur la rivière, affluent de la Tsiribihina, activités aquatiques : baignades et lavages, atmosphère tranquille.
Baobab
Mercredi 19 : Le matin, les villageois vont à la rivière : lavage et corvée d’eau. Nos co-voyageurs achètent bière et chapeau et, ensemble, du rhum... Et c’est parti pour 3 jours de pirogue ! Nous sommes seuls sur nos 3 pirogues, toute la journée. Un caméléon. Nombreux bancs de sable il faut parfois descendre ! Midi, halte sous le seul arbre... Bons légumes cuits. Premier petit crocodile. Notre piroguier, Stéphane, chante, siffle et cause à son petit frère, Robert, qui apprend le métier. Nous passons sur la Tsiribihina sans presque nous en apercevoir étant donné la largeur des cours d’eau. Paysage plus montagneux . .Arrêt à 17h sur une plage, feu de bois, Setra chante et joue de la guitare un punch de bienvenue : rhum-fruits-gingembre. Excellent. La Croix du Sud se lève.
Bivouac
Jeudi 20 : Réveil avant 5 h à 6h 30, nous sommes sur l’eau. Frais et calme. Nous longeons la barre montagneuse passage un peu plus encaissé. Notre piroguier fredonne déjà. Setra nous apprend un chant malgache. 2 lémuriens, puis 3 ou 4 différents, foncés. Le cuisinier prépare déjà le repas sur un brasero et récupère un canard qui a été tué par un chasseur ! Bain-douche dans une belle cascade, température idéale. Repas à l’ombre sur des tables ! Achat de poissons pêchés ‘au bruit’ ils sont vidés et les 2 poules sacrifiées pour le soir. Falaises hérons aigrettes nuages bienvenus des pirogues remontent à la perche et avec une voile rudimentaire. Paysage à nouveau plat : la Tsiribihina s’étale ! 16h, le vent se lève vaguelettes à ras de pirogue. Arrêt sur une plage dans un beau paysage, « asiatique ». Soirée aussi sympathique. Rhum et chants.
Bivouac
Vendredi 21 : Beau lever de soleil. C’est nous qui réveillons notre guide, vraiment ‘cool’, mais efficace ! A 6h30 nous sommes sur l’eau, avec l’impression d’être sur un lac. Notre Stéphane est déchaîné il sonorise la rivière les autres lui répondent. Joyeux ! Un petit crocodile et notre premier baobab. 9h, il commence à faire très chaud. Falaise et chauves-souris une tortue un crocodile saute de son rocher. Nous débarquons au milieu de villageois très pauvres bagages sur un char à zébus et marche d’une heure, à une heure de l’après-midi ! Le 4x4 nous (9) attend, traverse le village pauvre et perdu, tout est sec, près de 2 heures de piste. Attente du bac 1/2h de descente jusqu’à l’embouchure : débarquement folklo à Belo/Tsiribihina hôtel plutôt chic, agréable de se laver même sans douche ! Une bière en attendant le 4x4 resté sur le bac. Repas dans un restau local .
Karibo
Samedi 22 : Départ (10h 30) et journée tranquilles : moins de 5 heures de piste, un pique-nique sardines , Vache qui rit, bananes vers 16h, nous prenons le petit bac et montons nos tentes sous les arbres. Nous préparons le punch rhum-jus de pomme-citrons et miel pour fêter mes 64 ans.
Camping
Dimanche 23 : Lever 5h, 1 heure de piste sur laquelle nous croisons un zébu écroulé sous le joug, et voici les Tsingy de Bemaraha : 3 km dans ce paysage unique, minéral, tranchant, gris et vert, avec un guide, Naïn, sympathique et compétent, passages un peu difficiles bien assurés 3 sortes de lémuriens diurnes, 1 nocturne, des oiseaux. Repas et sieste. Puis le petit circuit des Tsingy, grandiose, dédale de pierre un bel arbre rouge (Hildegardia) une chouette. Le soir : fin du punch !
Camping
Lundi 24 : Lever 5h nous revenons en moins de 4 heures à Belo repas bac 4x4 : le baobab sacré et vieux !, les ‘ baobabs amoureux ‘ , l’allée des Baobabs avec coucher de soleil sur la pièce d’eau, et beaucoup d’autres encore. Morondava
Trecicogne
Mardi 25 : Setra nous présente un copain pour aller en 4x4 à Belo-sur-Mer . Temps chaud mais aéré par le vent de la mer en pirogue à balancier, nous faisons un aller-retour sur une plage sale et ventée village de pêcheurs Vezos. Trecicogne
Mercredi 26 : Attente vaine du 4x4 : notre transport n’arrive pas et n’arrivera pas ! Arnaqués ! Nous en voulons à Setra puisque c’est à cause de lui que nous ne nous sommes pas méfiés le tonton et la maman de l’arnaqueur sont inefficaces et Setra s’est défilé... Déception. Nous n’irons pas à Belo ! Changeons nos plans !
Cheval de Mer
Jeudi 27 : 8h-20h : journée taxi-brousse. Antsirabe.
Le Retrait
Vendredi 28 : Un tuk-tuk nous mène en 1 heure au lac Tritriva d’origine volcanique, superbement bleu dans ses rochers. Au retour, nous croisons un cortège d’exhumation et trouvons décidément la fête un peu triste villages vraiment pauvres . Ruée des pousse-pousse visite d’un artisanat de miniatures en matériau de récupération.
Le Retrait
Samedi 29 : Taxi-brousse pour Ambositrade 8h 30 à 11h avec un long détour dans la campagne pour déposer une vieille dame malade. Belles rizières. Ville très animée, marché dans les rues. Nous faisons affaire avec un guide nommé LandrY pour le lendemain en vue de randonner vers les villages zafimaniry.
Mania
Dimanche 30 : Nous croisons et admirons tous les Malgaches endimanchés pour la messe. Landry nous prend à 8h et nous démarrons ‘normalement’ à 9 ! Son village, Antoetra, est miséreux, consanguinité évidente, mais ses parents accueillants, petite pièce sombre et enfumée, vide, la cuisine et séjour ? thé local. Marche de 12h à 15h : brûlis ou incendies que deviendront les zones reboisées par des associations ? Cendres et fumée ! Désespérant ! Des paysans reviennent avec leur récolte de vers de terre . Beau paysage de montagne. Puis très belle vue plongeante sur Sakaivo au milieu de ses vertes rizières. 800 marches à descendre ! Maisons en palissandre, plutôt jolies avec leurs décorations sculptées mais tassées. Population moins pauvre et plus ouverte. Le chef du village nous accueille dans sa pièce enfumée tous toussent mais une cheminée n’est pas envisageable, il y a des (petites) fenêtres !! Le chef vient manger avec nous 2 et Landry le poulet que ce dernier a transporté et cuisiné.
Chambre d’hôtes
Lundi 1er octobre : Le village se réveille vers 4h, avant les coqs , et ça tousse, et les femmes pilent déjà le riz ! De 7h30 à 8h 30, remontée des marches, plus facile que prévu ! Il faut dire qu’il fait plus frais. 2 heures plus tard, nous sommes à Antoetra, avalons une patate douce chez un beau-frère, la fin de la Vache qui rit chez les parents. Les enfants sont vraiment en haillons. Retour à Ambositra. Repas à l’Oasis où nous avons nos habitudes. Nous gagnons comme prévu l’hôtel voisin, très accueillant aussi. Grand lavage et prévisions.
Centre
Mardi 2 : 6h 30 : les boucheries ouvrent ! Un cochon (mort) et un chien (vivant) attendent patiemment sur le trottoir... Une crevaison avant Camp-Robin, des familles de casseurs de cailloux les troupeaux de zébus reviennent de la ville et des centaines de gens marchent avec paniers et paquets vers le marché. Belles rizières et maisons rouges. Le travail familial n’est pas tendre pour les enfants. 150 km en presque 4 heures : Fianarantsoa. Visite de la ville la partie haute est jolie et tranquille, un jeune garçon, déluré, intelligent nous accompagne. Des cartes postales de Normandie lui feront grand plaisir. Il viendra le lendemain à la gare nous les montrer, rangées dans un classeur. Cathédrale pas vilaine, maisons, point de vue superbe sur cette ville construite autour d’un creux orné de rizières. Beaucoup de miséreux. Gare routière et ses ‘angoisses’ pour réserver : n’aurions-nous pas de faux reçus ?
Sorotel
Mercredi 3 : Mais si ! Mais ça s’arrangera au retour d’Ambalavao, grâce à la dame du guichet de la compagnie, qui malgré tout a accepté de travailler avec ces rabatteurs peu fiables qu’elle connaît bien ! Une figure rare : le rabatteur ivre et le seul agressif qui veut bouter tous les Français hors de Madagascar. 5 contrôles en 50 km !! Champs d’artemisia , plante médicinale utilisée dans le traitement du paludisme. Ambalavaodans une riche cuvette entourée de montagnes. Visite d’une fabrique de papier artisanal. Marché aux zébus . Marche à pied pour aller dans une petite fabrique de soie naturelle, familiale et accueillante. Retour ‘folklo’ à 23 pour 15 places ! + un vélo et son cycliste en cours de route. Bon restaurant ‘Ancre d’Or’ .
Sorotel
Jeudi 4 : 8h-9h 30 : attente à la gare, misère et crasse. Quelques enfants dorment encore par terre, enroulés dans des couvertures en haillons... Prendre de l’essence, contrôle de police : la routine ! Il fait frais, temps couvert. Sur la route, des gamins bouchent les trous... Route sinueuse et belle, boisée près du parc national de Ranomafana ; puis elle change : palmiers, arbres du voyageur ‘ravenalas’ , bananiers il fait plus chaud villages moins pauvres et plus colorés. Belles rizières (plates) vertes. Arrêt : on cherche longuement le sac d’un passager sur le toit, on arrime un vélo neuf, on parle du petit train qui est en panne : les villageois sont à 50 km de toute route ! Manakara : 16h 30. Hôtel agréable.
Flamboyants
Vendredi 5 : Farniente Marche: pont écroulé mais franchissable depuis hier; quartier administratif, vert et aéré; promenade le long de l’océan, très agréable, grands pins, pas de poussière, aucune voiture, presque personne (sauf quelques vendeuses de vanille ). Repas sur une terrasse agréable au bord de la rivière.
Flamboyants
Samedi 6 : Belle journée sur le canal des Pangalanes en pirogue, avec repas superbement préparé par les piroguiers, à l’ombre près de l’océan.
Flamboyants
Dimanche 7 : Temps un peu plus lourd. 8h à la gare pour partir à 9 taxi-brousse plein, 3 autres Européens. Nombreux arrêts. Fianarantsoa à 16h. Tout est fermé le dimanche soir beaucoup de gens vivent dans la rue. En contraste, excellent repas au restaurant ’ Espace Relax ’ . Nous entendons notre première mosquée.
Sorotel
Lundi 8 : 7h à la gare pour départ à 9h : Antsirabe à 16h. Nous retrouvons les paysages et maisons rouges. Il fait chaud, mais le jeune chauffeur gardera son bonnet de laine et son blouson de cuir ! Nous goûtons le vin local.
Le Retrait
Mardi 9 : Départ à 6h de l’hôtel, le TB à 9h ! Tananarive à 13h la navette de l’hôtel nous retrouve sans mal dans ce bazar indescriptible qu’est la gare routière sud de Tana ! Chez Jeanne à Ivato : le luxe pour 14 euros. Repos.
Chez Jeanne
Mercredi 10 : Frisquet et nuageux. Avion ponctuel : 7h40-9h40 : Diégo-Suarez: chaud, ville qui ressemble à une ville, plus riche, plus coquette impression d’être maintenant dans un autre pays cette impression restera jusqu’à la fin du voyage. Nous prenons contact avec Roger, guide vraiment sympathique et fiable. Farniente devant la baie et table d’hôtes.
La Baie de Diégo-Suarez
Jeudi 11 : De 7h30 à 16h30, journée à la mer d’Emeraude (2h x 2 de bateau à voile). Organisée avec notre hôtel. Superbe.
La Baie de Diégo-Suarez
Vendredi 12 : Changement d’hôtel, moins ‘cher’ mais moins bien. Journée en taxi avec Roger. Montagne d’Ambre (avec le guide du parc, Charles, TB) : 5 heures de marche dans la forêt, plantes et animaux : les 2 espèces de lémuriens diurnes, un gros caméléon et un minuscule, un gecko invisible et des araignées.... Cascade, lac sacré et très beau lac vert. Il se met pleuvoir. Très bon repas ‘Chez Henriette’, dans le jardin d’une vieille dame à la forte personnalité il est question de la situation du pays et de la colonisation...
Balafomanga
Samedi 13 : Journée en taxi avec Roger. Baobabs, les Trois Baies, superbe, vue sur la mer d’Emeraude au loin. Roger nous couve ! Excellent repas au restaurant Balafomanga ( rien à voir avec notre hôtel ), dans une ambiance feutrée et chaleureuse
Balafomanga
Dimanche 14 : Charrettes à 4 et même à 6 zébus ! Les tsingy Rouges : premier superbe, de haut deuxième grandiose et varié : nous descendons et marchons longuement il fait chaud troisième tranquille. Route nationale épouvantable, Roger fonce dans sa 4L aménagée . Parc d’Ankarana, logement simple mais agréable .
Chez Laurent
Lundi 15 : De 8h à 15h : parc avec Gauthier . Grotte aux chauves-souris, perte des rivières, forêt : des lémuriens, oiseaux et uroplatus tsingy métalliques pique-nique au chaud !
Chez Laurent
Mardi 16 : Lever à 5h pour prendre le taxi-brousse devant notre hébergement, pile à 6h !! Route encore mauvaise. Bateau à Ankify pour Nosy Komba. Une nuit seulement aux Lémuriens : rien ne fonctionne ! Nous changerons demain pour chez Yolande. Petit village de pêcheurs et d’artisans pour le tourisme.
Lémuriens
Mercredi 17 : Farniente, dispensaire où nous laissons des médicaments (longue discussion et visite).
Chez Yolande
Jeudi 18 : Il pleut ! très peu ! Journée à Nosy Tanikely avec 2 Italiens. Oursins et coraux .
Chez Yolande
Vendredi 19 : 6h : de Nosy Komba à Nosy Be. Hell - Ville est plutôt agréable. Nous faisons nos derniers achats.
Plantation
Samedi 20 : Vent fort, annonciateur de la saison des pluies. Derniers achats. Départ pour l’aéroport. 14 h 20 : retour vers la France , via la Réunion. Vol sans histoire.
Dimanche 21 : 5h 30 à Paris après 11heures de vol. Pas froid mais gris. Beaucoup de gens dorment sur les trottoirs...
Voyage dans un pays beau et triste à la fois. Beauté des habitants, de leur sourire, de leur gentillesse. Beauté de la nature, des paysages, des animaux, de la végétation.
Tristesse de la pauvreté, de la corruption, du néo-colonialisme, des grands écarts de richesse, de la déforestation. Nous aurions aimé voir les baleines sauter, aller à Belo-sur-Mer et prendre le train Fianar-Manakara, malheureusement en panne, mais c'est encore plus ennuyeux pour les riverains.
Un voyage fort intéressant , loin d'une carte postale.
Vulcanie
Ayant bénéficié de nombreux conseils pour organiser notre voyage en septembre-octobre, j'envoie un compte rendu résumé de notre séjour sur cette île très attachante.Nous sommes retraités et avons voyagé en couple, essentiellement en taxi-brousse. Ce résumé peut donner une idée de ce que l'on peut faire en 6 semaines, c'est long et il faut pourtant faire des choix. Je ferai un autre envoi avec des informations plus précises sur les adresses et les prix.
7 septembre – 21 octobre 2012
Vendredi 7 : Départ de Roissy à 20h avec Air Austral. 11 heures de vol.
Samedi 8 : Arrivée à 9h locale . Nous repartons à 14h ,2 heures de vol, avion à hélices. Arrivée à Tamatave à 15h . Police et douane encombrées et peu efficace. ‘La Croisette’ nous attend bungalow en campagne et au bord d’un canal.
La Croisette
Dimanche 9 : Lever à 5h pour partir immédiatement à ...7 : il faut s’y faire ! Le long de la route à trous, nombreux villages de cases, végétation luxuriante, la vie quotidienne et ses scènes habituelles : un homme attend que le temps démarre, une femme et son bébé, petite échoppe de fruits, des familles marchent, des enfants jouent avec un pneu, une petite fille propose un lapin à vendre, un garçon porte sur la tête un plateau avec un fruit en tranches, un autre répare son vélo, quelques zébus, des rizières sans éclat et des rivières brunâtres tout est actif et immobile... Ile Sainte-Marie: joli bungalow et bon repas . La vie du petit port un dimanche après-midi : joueurs de boules et promenade le long de la côte jusqu’à la digue qui franchit la baie plat malgache (ravitoto = ragoût de porc et de feuilles de manioc hachées ).
La Bigorne
Lundi 10 : 9-12 : à la chasse à la baleine ! Très beau temps d’abord, un grain, mer houleuse les baleines ne sautent pas pour nous (la veille, si le lendemain aussi !). A la pointe sud de l’île aux Nattes : merveille des eaux vertes et bleues, barrière d’écume, calme et soleil. Scooter 20km x 2 vers le nord le long de la côte jusqu’à La Crique : crique chic et jolie villages soignés, palissades en feuillages : nous ne retrouverons pas cela.
La Bigorne
Mardi 11 : Scooter et pirogue pour aller à l’île aux Nattes, marche jusqu’au phare puis le long de la mer, baleine au loin. A propos de Nattes (rien à voir !), notons la beauté et la variété des tresses.
La Bigorne
Mercredi 12 : Embarquement prévu à 5h 30 , en fait 7 !! La courroie casse 2 fois mais la mer est d’huile. Retour en minibus au bord de la route, nos premiers casseurs de cailloux rizières en labour. Des gamins rebouchent les trous de la route (ou font semblant) pour quelques ariary que nul ne leur donne ! Nous passons de 60 km/h à 15 ! 3 heures 30 de route. Un tour dans Tamatave en taxi : des ‘jardins’ donnent un air de campagne jusqu’au centre rues défoncées, petites boutiques comme partout marché central semblable à tant d’autres de par le monde (ananas et rambutans) . Avenue de l’Indépendance, large, courte, vide, grand hôtel de ville en construction. Retour à La Croisette : tout l’établissement est pour nous !
La Croisette
Jeudi 13 : 8h : minibus. Route sinueuse mais bonne. Des contrôles de gendarmes et de motards et de policiers en quête de bakchich nous en prendrons l’habitude ! Les collines deviennent montagnes vertes mais déboisées, bananiers et buissons. Quelques gros villages et marchés très fréquentés les gens viennent de très loin. Ils marchent... Ils attendent... 13h : Andasibe: il fait plus frais. Bungalows soignés en étages. Organisation de la visite du parc. Promenade de nuit pour voir les lémuriens nocturnes : une mère et son petit, des yeux dans les arbres, 1 serpent boa superbe et 3 caméléons dont un minuscule. Nuit fraîche.
Feon’ Ny Ala
Vendredi 14 : Il pleuviote avec notre guide, sympathique et compétent, de 7h 30 à 10h 30, dans la réserve Indri-Indri, nous voyons de nombreux lémuriens (indris), caméléons et plantes. En 4x4, nous gagnons la forêt primaire de Mantadia, plus touffue, qui donne une idée de ce qu’a pu être Madagascar... pique-nique à la cascade chute sacrée; le beau temps est revenu, et nous à l’hôtel vers 16h30.
Feon’ Ny Ala
Samedi 15 : Matinée tranquille, terrasse devant la forêt. 13h : notre minibus est à l’heure ! Mais le vrai départ est après le repas (que nous avons déjà pris). Gens très pauvres dans la montagne . Nous descendons : les maisons en branchages laissent la place aux maisons en pisé rizières et potagers et nombreuses briqueteries jusqu’aux abords de Tananarive. Route assez bonne malgré les trous chauffeur prudent. Bonne moyenne (140 km en 3 h) mais un long arrêt pour décharger des meubles ! Tananarive : curieux de retrouver une ville ‘en dur’ et grouillante. Bazar indescriptible de la gare routière un jeune taxi nous a repérés longtemps avant l’arrêt et nos bagages passent du toit dans le coffre de sa voiture : efficace ! 4L et 2CV (taxis) pullulent . A 18h, nous sommes dans notre confortable chambre avec vue sur les collines de la capitale belle lumière. Le zébu à la vanille est un délice ! Le rhum à la réglisse n’est pas mal !
Niaouly
Dimanche 16 : Accompagnés par la fille de la dame de l’accueil de l’hôtel, nous allons (taxi puis gare routière et taxi collectif : longue file d’attente, 30 dans le bus + une dizaine en cours de route) visiter le palais sur la colline royale d’ Ambohimanga ; TB un des seuls monuments que nous verrons à Madagascar ! Mélange de site ‘primitif’ et de palais victorien . Très beau panorama. Gâteau traditionnel = koba , comme un gâteau roulé, vendu à la rondelle. Plus d’une heure pour 20 km. Snack à l’hôtel et nous partons à pied pour faire un tour dans la basse ville. Il faut faire attention nous repérons vite le manège d’un groupe de gamins faux quêteurs. Ancienne gare, marché avec des kiosques. Nous remontons jusqu’au palais de la Reine, détruit par le feu quartier tranquille gens aimables un jeune guide avec carte mais sans travail, sympathique et intelligent nous accompagne intéressant. Tour du palais, palais du Premier ministre, panorama à 360°. Soleil chaud et coulées de vent frisquet.
Niaouly
Lundi 17 : Bazar et rabatteurs de la gare routière du sud ! Départ à 8h 30. Route en bon état. Terrasses et maisons rouges beaucoup de contrôles de police et de gendarmerie, parfois à côté d’un panneau ‘halte à la corruption’ ! Premières charrettes à zébus et beaucoup de chariots à hommes ! 12h. Antsirabe : Tina nous attend pour la descente de la Tsiribihina en pirogue; et une foule de tireurs de pousse-pousse ! Comme nous ne sommes que 2, il va nous confier à un autre guide qui a, lui, déjà 2 couples. L’après-midi, exhumation des morts: peu banal ! Foule joyeuse et ‘enrhumée’ ! Les Malgaches dansent avec leurs morts .
Le Retrait
Mardi 18 : Notre guide sera Setra, rasta sympa plus 2 jeunes couples français. Route (sauf les 30 derniers km sur 220) et minibus privé excellents. Rizières, légumes, plateaux vallonnés, herbes sèches villages en terre brun clair et il fait chaud ! Relief plus élevé, plus sec, nombreux lavakas ; seul le fond des vallées est vert. Toitures en paille de riz. Nuit à Miandrivazo , coucher de soleil sur la rivière, affluent de la Tsiribihina, activités aquatiques : baignades et lavages, atmosphère tranquille.
Baobab
Mercredi 19 : Le matin, les villageois vont à la rivière : lavage et corvée d’eau. Nos co-voyageurs achètent bière et chapeau et, ensemble, du rhum... Et c’est parti pour 3 jours de pirogue ! Nous sommes seuls sur nos 3 pirogues, toute la journée. Un caméléon. Nombreux bancs de sable il faut parfois descendre ! Midi, halte sous le seul arbre... Bons légumes cuits. Premier petit crocodile. Notre piroguier, Stéphane, chante, siffle et cause à son petit frère, Robert, qui apprend le métier. Nous passons sur la Tsiribihina sans presque nous en apercevoir étant donné la largeur des cours d’eau. Paysage plus montagneux . .Arrêt à 17h sur une plage, feu de bois, Setra chante et joue de la guitare un punch de bienvenue : rhum-fruits-gingembre. Excellent. La Croix du Sud se lève.
Bivouac
Jeudi 20 : Réveil avant 5 h à 6h 30, nous sommes sur l’eau. Frais et calme. Nous longeons la barre montagneuse passage un peu plus encaissé. Notre piroguier fredonne déjà. Setra nous apprend un chant malgache. 2 lémuriens, puis 3 ou 4 différents, foncés. Le cuisinier prépare déjà le repas sur un brasero et récupère un canard qui a été tué par un chasseur ! Bain-douche dans une belle cascade, température idéale. Repas à l’ombre sur des tables ! Achat de poissons pêchés ‘au bruit’ ils sont vidés et les 2 poules sacrifiées pour le soir. Falaises hérons aigrettes nuages bienvenus des pirogues remontent à la perche et avec une voile rudimentaire. Paysage à nouveau plat : la Tsiribihina s’étale ! 16h, le vent se lève vaguelettes à ras de pirogue. Arrêt sur une plage dans un beau paysage, « asiatique ». Soirée aussi sympathique. Rhum et chants.
Bivouac
Vendredi 21 : Beau lever de soleil. C’est nous qui réveillons notre guide, vraiment ‘cool’, mais efficace ! A 6h30 nous sommes sur l’eau, avec l’impression d’être sur un lac. Notre Stéphane est déchaîné il sonorise la rivière les autres lui répondent. Joyeux ! Un petit crocodile et notre premier baobab. 9h, il commence à faire très chaud. Falaise et chauves-souris une tortue un crocodile saute de son rocher. Nous débarquons au milieu de villageois très pauvres bagages sur un char à zébus et marche d’une heure, à une heure de l’après-midi ! Le 4x4 nous (9) attend, traverse le village pauvre et perdu, tout est sec, près de 2 heures de piste. Attente du bac 1/2h de descente jusqu’à l’embouchure : débarquement folklo à Belo/Tsiribihina hôtel plutôt chic, agréable de se laver même sans douche ! Une bière en attendant le 4x4 resté sur le bac. Repas dans un restau local .
Karibo
Samedi 22 : Départ (10h 30) et journée tranquilles : moins de 5 heures de piste, un pique-nique sardines , Vache qui rit, bananes vers 16h, nous prenons le petit bac et montons nos tentes sous les arbres. Nous préparons le punch rhum-jus de pomme-citrons et miel pour fêter mes 64 ans.
Camping
Dimanche 23 : Lever 5h, 1 heure de piste sur laquelle nous croisons un zébu écroulé sous le joug, et voici les Tsingy de Bemaraha : 3 km dans ce paysage unique, minéral, tranchant, gris et vert, avec un guide, Naïn, sympathique et compétent, passages un peu difficiles bien assurés 3 sortes de lémuriens diurnes, 1 nocturne, des oiseaux. Repas et sieste. Puis le petit circuit des Tsingy, grandiose, dédale de pierre un bel arbre rouge (Hildegardia) une chouette. Le soir : fin du punch !
Camping
Lundi 24 : Lever 5h nous revenons en moins de 4 heures à Belo repas bac 4x4 : le baobab sacré et vieux !, les ‘ baobabs amoureux ‘ , l’allée des Baobabs avec coucher de soleil sur la pièce d’eau, et beaucoup d’autres encore. Morondava
Trecicogne
Mardi 25 : Setra nous présente un copain pour aller en 4x4 à Belo-sur-Mer . Temps chaud mais aéré par le vent de la mer en pirogue à balancier, nous faisons un aller-retour sur une plage sale et ventée village de pêcheurs Vezos. Trecicogne
Mercredi 26 : Attente vaine du 4x4 : notre transport n’arrive pas et n’arrivera pas ! Arnaqués ! Nous en voulons à Setra puisque c’est à cause de lui que nous ne nous sommes pas méfiés le tonton et la maman de l’arnaqueur sont inefficaces et Setra s’est défilé... Déception. Nous n’irons pas à Belo ! Changeons nos plans !
Cheval de Mer
Jeudi 27 : 8h-20h : journée taxi-brousse. Antsirabe.
Le Retrait
Vendredi 28 : Un tuk-tuk nous mène en 1 heure au lac Tritriva d’origine volcanique, superbement bleu dans ses rochers. Au retour, nous croisons un cortège d’exhumation et trouvons décidément la fête un peu triste villages vraiment pauvres . Ruée des pousse-pousse visite d’un artisanat de miniatures en matériau de récupération.
Le Retrait
Samedi 29 : Taxi-brousse pour Ambositrade 8h 30 à 11h avec un long détour dans la campagne pour déposer une vieille dame malade. Belles rizières. Ville très animée, marché dans les rues. Nous faisons affaire avec un guide nommé LandrY pour le lendemain en vue de randonner vers les villages zafimaniry.
Mania
Dimanche 30 : Nous croisons et admirons tous les Malgaches endimanchés pour la messe. Landry nous prend à 8h et nous démarrons ‘normalement’ à 9 ! Son village, Antoetra, est miséreux, consanguinité évidente, mais ses parents accueillants, petite pièce sombre et enfumée, vide, la cuisine et séjour ? thé local. Marche de 12h à 15h : brûlis ou incendies que deviendront les zones reboisées par des associations ? Cendres et fumée ! Désespérant ! Des paysans reviennent avec leur récolte de vers de terre . Beau paysage de montagne. Puis très belle vue plongeante sur Sakaivo au milieu de ses vertes rizières. 800 marches à descendre ! Maisons en palissandre, plutôt jolies avec leurs décorations sculptées mais tassées. Population moins pauvre et plus ouverte. Le chef du village nous accueille dans sa pièce enfumée tous toussent mais une cheminée n’est pas envisageable, il y a des (petites) fenêtres !! Le chef vient manger avec nous 2 et Landry le poulet que ce dernier a transporté et cuisiné.
Chambre d’hôtes
Lundi 1er octobre : Le village se réveille vers 4h, avant les coqs , et ça tousse, et les femmes pilent déjà le riz ! De 7h30 à 8h 30, remontée des marches, plus facile que prévu ! Il faut dire qu’il fait plus frais. 2 heures plus tard, nous sommes à Antoetra, avalons une patate douce chez un beau-frère, la fin de la Vache qui rit chez les parents. Les enfants sont vraiment en haillons. Retour à Ambositra. Repas à l’Oasis où nous avons nos habitudes. Nous gagnons comme prévu l’hôtel voisin, très accueillant aussi. Grand lavage et prévisions.
Centre
Mardi 2 : 6h 30 : les boucheries ouvrent ! Un cochon (mort) et un chien (vivant) attendent patiemment sur le trottoir... Une crevaison avant Camp-Robin, des familles de casseurs de cailloux les troupeaux de zébus reviennent de la ville et des centaines de gens marchent avec paniers et paquets vers le marché. Belles rizières et maisons rouges. Le travail familial n’est pas tendre pour les enfants. 150 km en presque 4 heures : Fianarantsoa. Visite de la ville la partie haute est jolie et tranquille, un jeune garçon, déluré, intelligent nous accompagne. Des cartes postales de Normandie lui feront grand plaisir. Il viendra le lendemain à la gare nous les montrer, rangées dans un classeur. Cathédrale pas vilaine, maisons, point de vue superbe sur cette ville construite autour d’un creux orné de rizières. Beaucoup de miséreux. Gare routière et ses ‘angoisses’ pour réserver : n’aurions-nous pas de faux reçus ?
Sorotel
Mercredi 3 : Mais si ! Mais ça s’arrangera au retour d’Ambalavao, grâce à la dame du guichet de la compagnie, qui malgré tout a accepté de travailler avec ces rabatteurs peu fiables qu’elle connaît bien ! Une figure rare : le rabatteur ivre et le seul agressif qui veut bouter tous les Français hors de Madagascar. 5 contrôles en 50 km !! Champs d’artemisia , plante médicinale utilisée dans le traitement du paludisme. Ambalavaodans une riche cuvette entourée de montagnes. Visite d’une fabrique de papier artisanal. Marché aux zébus . Marche à pied pour aller dans une petite fabrique de soie naturelle, familiale et accueillante. Retour ‘folklo’ à 23 pour 15 places ! + un vélo et son cycliste en cours de route. Bon restaurant ‘Ancre d’Or’ .
Sorotel
Jeudi 4 : 8h-9h 30 : attente à la gare, misère et crasse. Quelques enfants dorment encore par terre, enroulés dans des couvertures en haillons... Prendre de l’essence, contrôle de police : la routine ! Il fait frais, temps couvert. Sur la route, des gamins bouchent les trous... Route sinueuse et belle, boisée près du parc national de Ranomafana ; puis elle change : palmiers, arbres du voyageur ‘ravenalas’ , bananiers il fait plus chaud villages moins pauvres et plus colorés. Belles rizières (plates) vertes. Arrêt : on cherche longuement le sac d’un passager sur le toit, on arrime un vélo neuf, on parle du petit train qui est en panne : les villageois sont à 50 km de toute route ! Manakara : 16h 30. Hôtel agréable.
Flamboyants
Vendredi 5 : Farniente Marche: pont écroulé mais franchissable depuis hier; quartier administratif, vert et aéré; promenade le long de l’océan, très agréable, grands pins, pas de poussière, aucune voiture, presque personne (sauf quelques vendeuses de vanille ). Repas sur une terrasse agréable au bord de la rivière.
Flamboyants
Samedi 6 : Belle journée sur le canal des Pangalanes en pirogue, avec repas superbement préparé par les piroguiers, à l’ombre près de l’océan.
Flamboyants
Dimanche 7 : Temps un peu plus lourd. 8h à la gare pour partir à 9 taxi-brousse plein, 3 autres Européens. Nombreux arrêts. Fianarantsoa à 16h. Tout est fermé le dimanche soir beaucoup de gens vivent dans la rue. En contraste, excellent repas au restaurant ’ Espace Relax ’ . Nous entendons notre première mosquée.
Sorotel
Lundi 8 : 7h à la gare pour départ à 9h : Antsirabe à 16h. Nous retrouvons les paysages et maisons rouges. Il fait chaud, mais le jeune chauffeur gardera son bonnet de laine et son blouson de cuir ! Nous goûtons le vin local.
Le Retrait
Mardi 9 : Départ à 6h de l’hôtel, le TB à 9h ! Tananarive à 13h la navette de l’hôtel nous retrouve sans mal dans ce bazar indescriptible qu’est la gare routière sud de Tana ! Chez Jeanne à Ivato : le luxe pour 14 euros. Repos.
Chez Jeanne
Mercredi 10 : Frisquet et nuageux. Avion ponctuel : 7h40-9h40 : Diégo-Suarez: chaud, ville qui ressemble à une ville, plus riche, plus coquette impression d’être maintenant dans un autre pays cette impression restera jusqu’à la fin du voyage. Nous prenons contact avec Roger, guide vraiment sympathique et fiable. Farniente devant la baie et table d’hôtes.
La Baie de Diégo-Suarez
Jeudi 11 : De 7h30 à 16h30, journée à la mer d’Emeraude (2h x 2 de bateau à voile). Organisée avec notre hôtel. Superbe.
La Baie de Diégo-Suarez
Vendredi 12 : Changement d’hôtel, moins ‘cher’ mais moins bien. Journée en taxi avec Roger. Montagne d’Ambre (avec le guide du parc, Charles, TB) : 5 heures de marche dans la forêt, plantes et animaux : les 2 espèces de lémuriens diurnes, un gros caméléon et un minuscule, un gecko invisible et des araignées.... Cascade, lac sacré et très beau lac vert. Il se met pleuvoir. Très bon repas ‘Chez Henriette’, dans le jardin d’une vieille dame à la forte personnalité il est question de la situation du pays et de la colonisation...
Balafomanga
Samedi 13 : Journée en taxi avec Roger. Baobabs, les Trois Baies, superbe, vue sur la mer d’Emeraude au loin. Roger nous couve ! Excellent repas au restaurant Balafomanga ( rien à voir avec notre hôtel ), dans une ambiance feutrée et chaleureuse
Balafomanga
Dimanche 14 : Charrettes à 4 et même à 6 zébus ! Les tsingy Rouges : premier superbe, de haut deuxième grandiose et varié : nous descendons et marchons longuement il fait chaud troisième tranquille. Route nationale épouvantable, Roger fonce dans sa 4L aménagée . Parc d’Ankarana, logement simple mais agréable .
Chez Laurent
Lundi 15 : De 8h à 15h : parc avec Gauthier . Grotte aux chauves-souris, perte des rivières, forêt : des lémuriens, oiseaux et uroplatus tsingy métalliques pique-nique au chaud !
Chez Laurent
Mardi 16 : Lever à 5h pour prendre le taxi-brousse devant notre hébergement, pile à 6h !! Route encore mauvaise. Bateau à Ankify pour Nosy Komba. Une nuit seulement aux Lémuriens : rien ne fonctionne ! Nous changerons demain pour chez Yolande. Petit village de pêcheurs et d’artisans pour le tourisme.
Lémuriens
Mercredi 17 : Farniente, dispensaire où nous laissons des médicaments (longue discussion et visite).
Chez Yolande
Jeudi 18 : Il pleut ! très peu ! Journée à Nosy Tanikely avec 2 Italiens. Oursins et coraux .
Chez Yolande
Vendredi 19 : 6h : de Nosy Komba à Nosy Be. Hell - Ville est plutôt agréable. Nous faisons nos derniers achats.
Plantation
Samedi 20 : Vent fort, annonciateur de la saison des pluies. Derniers achats. Départ pour l’aéroport. 14 h 20 : retour vers la France , via la Réunion. Vol sans histoire.
Dimanche 21 : 5h 30 à Paris après 11heures de vol. Pas froid mais gris. Beaucoup de gens dorment sur les trottoirs...
Voyage dans un pays beau et triste à la fois. Beauté des habitants, de leur sourire, de leur gentillesse. Beauté de la nature, des paysages, des animaux, de la végétation.
Tristesse de la pauvreté, de la corruption, du néo-colonialisme, des grands écarts de richesse, de la déforestation. Nous aurions aimé voir les baleines sauter, aller à Belo-sur-Mer et prendre le train Fianar-Manakara, malheureusement en panne, mais c'est encore plus ennuyeux pour les riverains.
Un voyage fort intéressant , loin d'une carte postale.
Vulcanie
Bonjour !!!!
Je suis vraiment déchiré et inquiet face a la securité a Madagascar.Je planifie y aller en 2016, mais apres avoir lu toutes les histoires d'horreur qui ce sont passées a Mada, J, ai vraiment une grande hésitation.
Nous irions pour le grand sud avec un chauffeur guide...(que nous avons déjà trouvé)
Y-a t'il quelqu'un qui pourrais me conseiller ???Dois-je faire abstraction de tout ce que j'ai lu, ou j'écoute ma petite voix et je n'y vais pas ????
Merci de vos conseils..!
François Leduc
Merci de vos conseils..!
François Leduc








