Bonjour,
durant mon voyage dans l'Ouest, je compte m'arrêter une journée et demi à Sedona.
J'ai noté quelques beaux points de vue (route de l'aéroport, et Crescent Moon Park), mais je compte faire une rando, notamment la West Fork of Oak Creek qui suit le cours d'eau entre les falaises.
J'ai vu sur la description et sur des photos qu'on avait parfois les pieds dans l'eau.
Question pratique : est il possible de marcher pieds nus sur ces portions où on a les pieds dans l'eau, ou faut il prévoir des chaussures style Crok ?
D'avance merci pour vos réponses.
Bonjour tous,
Une petite remarque perso,
Certes, j'ai attrapé, comme beaucoup d'entre vous, le virus de l'ouest et celui de NYC.
Mais je reste stupéfait devant l'attrait que représentent ces deux destinations.
Regardant souvent certaines émissions de TV, avec argent à la clé, à la question : si vous gagniez 20.000 euros, qu'en feriez vous ? Majoritairement, les personnes répondent NYC ou les parcs de l'ouest américain.
Donc, nous qui avons eu la chance de voyager par là bas, et d'y retourner, en fait nous avons pu vivre, et nous vivons le ou les rêves de beaucoup.
Et c'est vrai que je considère que nous avons de la chance...
C'était ma petite remarque du jour, en attendant, dans trois mois, direction...LA et c'est reparti !
Bonne journée tout le monde.
L'année passée, certains d'entre vous avaient apprécié que je donne des nouvelles en direct. Pour moi c'était aussi l'occasion de garder le contact, de renseigner les forumeurs mais aussi de poser d'éventuelles questions à propos des imprévus qui avaient pu nous poser problème tel que le fait de ne pas trouver la notice du véhicule par exemple (Sedonax m'avait “dépannée”).
Alors cette année je réitère pour une nouvelle édition d'un circuit à l'ouest qui part de Las Vegas et nous ménera jusqu'au Sud Dakota en 4 semaines.
Jour 1 : Un voyage stressant !
On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite...
En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA.
C'est à partir d'ici que cela se complique.
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème d'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était en ordre... Je craignais pour les enfants qui venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français!!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et retapote, rien n'y fait … 🙁
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté...
Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED ! 2me explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse.
Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. 🙁
C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est plantée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!!
Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...🤪
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc..
C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions.
Entre temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déembuler dans les boutiques du T5. Entre notre arrivée à 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h, on commence a s'aperçevoir d'un léger décalage dans le temps. C'est alors que le commandant et son équipage vous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !...🤪
Il propose aux gens qui veulent descendre ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Etonnament, personne ne veut descendre. Le commandant assure qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première necesité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'une fois, à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au traffic de reprendre normalement, ils avaient du expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
Les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place etc... 🤪
C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas. Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !🙁
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés. A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D.
Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!😐
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions attérie à 18h50, ça va, l'avion a dû voler plus vite sans le poids des bagages ! 🤪
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée.
Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et... ils sont tous là !! Soulagés nous quittons l'aéroport.
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et je me sens super mieux ! Etonnant non ?
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est bien, ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Nous embarquons dans la navette our le Mac Carran rental center, direction ALAMO hein..). Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la gatégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... 😕 Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi 'loption de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” que dit le gars … 🤪 mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ...
Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça le JEEP COMMANDER que nous a loué le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabbatus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles.
J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, etat du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas … Bon, ben on le prend quand même hein ?!
Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grace des descriptions de couloirs interminables et de la chambre qui correspond à ma réservation.
FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...alors nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur et nous sommes au dodo vers 0h45.
Il est maintenant 07h45 du matin et cela fait près d'1h30 que je n'ai plus envie de dormir. J'arrête le récit de cette longue journée de voyage perturbé et vous adresse mes meilleures pensées et encore tous mes remerciements pour l'aide apportée sur le forum. 🙂
Alors cette année je réitère pour une nouvelle édition d'un circuit à l'ouest qui part de Las Vegas et nous ménera jusqu'au Sud Dakota en 4 semaines.
Jour 1 : Un voyage stressant !
On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite...
En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA.
C'est à partir d'ici que cela se complique.
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème d'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était en ordre... Je craignais pour les enfants qui venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français!!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et retapote, rien n'y fait … 🙁
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté...
Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED ! 2me explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse.
Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. 🙁
C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est plantée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!!
Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...🤪
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc..
C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions.
Entre temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déembuler dans les boutiques du T5. Entre notre arrivée à 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h, on commence a s'aperçevoir d'un léger décalage dans le temps. C'est alors que le commandant et son équipage vous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !...🤪
Il propose aux gens qui veulent descendre ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Etonnament, personne ne veut descendre. Le commandant assure qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première necesité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'une fois, à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au traffic de reprendre normalement, ils avaient du expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
Les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place etc... 🤪
C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas. Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !🙁
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés. A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D.
Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!😐
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions attérie à 18h50, ça va, l'avion a dû voler plus vite sans le poids des bagages ! 🤪
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée.
Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et... ils sont tous là !! Soulagés nous quittons l'aéroport.
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et je me sens super mieux ! Etonnant non ?
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est bien, ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Nous embarquons dans la navette our le Mac Carran rental center, direction ALAMO hein..). Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la gatégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... 😕 Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi 'loption de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” que dit le gars … 🤪 mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ...
Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça le JEEP COMMANDER que nous a loué le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabbatus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles.
J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, etat du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas … Bon, ben on le prend quand même hein ?!
Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grace des descriptions de couloirs interminables et de la chambre qui correspond à ma réservation.
FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...alors nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur et nous sommes au dodo vers 0h45.
Il est maintenant 07h45 du matin et cela fait près d'1h30 que je n'ai plus envie de dormir. J'arrête le récit de cette longue journée de voyage perturbé et vous adresse mes meilleures pensées et encore tous mes remerciements pour l'aide apportée sur le forum. 🙂
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Bonjour !🙂
Je viens de m'inscrire après avoir longtemps cherché un forum sur les voyages aux USA, celui-ci me semble parfait !
Alors voilà, j'ai pris la ferme décision de partir 3 ou 4 semaines aux USA (sept-oct), pour la première fois. J'ai donc un grand besoin de vos conseils avisés... Comme je n'aime pas trop planifier mes voyages, voilà en gros ce que je compte faire: d'abord, je pars seul (j'aime ça), avion Paris=>Los Angeles, là je prends la voiture louée via Autoescape, je ne traîne pas à L.A. (m'en fous...), je pars directos vers le nord jusqu'à l'Oregon en longeant la côte. Puis plein Est, Idaho, Wyoming (?), puis plein sud, Utah, Colorado, si je peux tirer jusqu'au Kansas et Oklahoma, puis retour via Arizona, Nevada... J'ai un budget de 2500/3000€. La voiture sera la moins chère (Chevrolet Aveo). En faisant 300 ou 400 kms/j, ça me fait un circuit de 5 ou 6000 kms. Pour le logement : 50% campings, 25% motels pas chers, 25% dans la voiture ou dehors, à côté. Nourriture : bord de route, supermarchés (m'en fiche un peu...)
Ce que j'aime surtout, c'est l'Amérique "profonde" : le trip éoliennes grinçantes, motels paumés, stations essences abandonnées, avec Tom Waits et Woody Guthrie dans l'autoradio, etc... vous voyez l'genre quoi ! 😛 Je compte éviter les grandes villes et le shopping...
Alors bien-sûr, je me doute bien que je vais devoir passer par la case visa à Paris et tout le tralala. Tant pis. Je ne vous en parle pas...
Mais j'ai une question : est-ce que tout cela vous parait réalisable ? Au niveau budget, itinéraire, "esprit"... Est-ce que j'ai choisi les bons endroits pour trouver ce que je cherche ?
Je serais vraiment content de recueillir vos conseils et avis sur la question. Vraiment. Cette histoire de visa et de passeport biométrique me fait douter...😕
A bientôt !😎
Je viens de m'inscrire après avoir longtemps cherché un forum sur les voyages aux USA, celui-ci me semble parfait !
Alors voilà, j'ai pris la ferme décision de partir 3 ou 4 semaines aux USA (sept-oct), pour la première fois. J'ai donc un grand besoin de vos conseils avisés... Comme je n'aime pas trop planifier mes voyages, voilà en gros ce que je compte faire: d'abord, je pars seul (j'aime ça), avion Paris=>Los Angeles, là je prends la voiture louée via Autoescape, je ne traîne pas à L.A. (m'en fous...), je pars directos vers le nord jusqu'à l'Oregon en longeant la côte. Puis plein Est, Idaho, Wyoming (?), puis plein sud, Utah, Colorado, si je peux tirer jusqu'au Kansas et Oklahoma, puis retour via Arizona, Nevada... J'ai un budget de 2500/3000€. La voiture sera la moins chère (Chevrolet Aveo). En faisant 300 ou 400 kms/j, ça me fait un circuit de 5 ou 6000 kms. Pour le logement : 50% campings, 25% motels pas chers, 25% dans la voiture ou dehors, à côté. Nourriture : bord de route, supermarchés (m'en fiche un peu...)
Ce que j'aime surtout, c'est l'Amérique "profonde" : le trip éoliennes grinçantes, motels paumés, stations essences abandonnées, avec Tom Waits et Woody Guthrie dans l'autoradio, etc... vous voyez l'genre quoi ! 😛 Je compte éviter les grandes villes et le shopping...
Alors bien-sûr, je me doute bien que je vais devoir passer par la case visa à Paris et tout le tralala. Tant pis. Je ne vous en parle pas...
Mais j'ai une question : est-ce que tout cela vous parait réalisable ? Au niveau budget, itinéraire, "esprit"... Est-ce que j'ai choisi les bons endroits pour trouver ce que je cherche ?
Je serais vraiment content de recueillir vos conseils et avis sur la question. Vraiment. Cette histoire de visa et de passeport biométrique me fait douter...😕
A bientôt !😎
Bonsoir à tous,
Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils.
Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère.
Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois).
Il y a une version illustrée sur RoadTrippin😊. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP😕.
En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.
Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.
Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.
Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.
Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.
Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)
J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.
Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.
Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.
Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.
Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.
Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)
J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
Bonjour à tous!
Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.
Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.
Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.
Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.
L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Hi everyone!
So, I’m putting into action an idea I had two years ago... I’m inviting anyone who’s interested to help build a beautiful collaborative project—a shared travel journal!!!
The concept: one post =
a photo you’ve taken in the American West that means something to you and your thoughts on that photo or about it: where and when it was taken, the story behind it, why it’s special to you...
Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)
And I’ll kick things off in the next post!
So, I’m putting into action an idea I had two years ago... I’m inviting anyone who’s interested to help build a beautiful collaborative project—a shared travel journal!!!
The concept: one post =
a photo you’ve taken in the American West that means something to you and your thoughts on that photo or about it: where and when it was taken, the story behind it, why it’s special to you...
Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)
And I’ll kick things off in the next post!
Bonjour,
Cela fait une semaine que nous sommes revenus de notre périple américain et j'ai toujours du mal à revenir sur terre. Alors peut-être qu'en mettant par écrit tous mes beaux souvenirs, je revivrai un peu notre voyage ?? Nous, c'est Nico (mon mari, 40 ans cette année), mes 2 filles (13 et bientôt 9 ans) et moi, 43 ans. Nous ne sommes pas du tout de grands voyageurs internationaux préférant bien connaître la France (enfin, nous ne pensions pas l'être, mais notre voyage nous a tellement plu que nous reverrons sûrement nos prochaines destinations 😉). Mais cette année, Nico fête donc ses 40 ans, et nous allons aussi fêter nos 10 ans de mariage. Alors, c'est l'année où tout est permis. La décision est donc prise l'année dernière de nous lancer dans ce voyage (après avoir fait une estimation de notre budget). Une grande mission m'attend donc : lire tous vos carnets, vos conseils... Je prends des notes de tous les côtés, lis aussi les conseils "hôtels" sur tripadvisor et commence à mettre en place le circuit. Avec vos récits et vos photos, j'ai déjà l'impression de voyager avant l'heure : MERCI !
Nous prenons nos billets d'avion en novembre et "offrons" le voyage aux filles à Noël. Elles n'en reviennent pas (elles pensaient que si nous ne partions pas au ski cette année, c'était pour refaire la cuisine :-)). Quelle surprise pour elles ! Elles sont ravies et les larmes de joie ne sont pas loin.
Voici notre circuit : Dimanche 5 juillet : Lyon -> Francfort -> Los Angeles Lundi 6 juillet : Los Angeles Mardi 7 juillet : Los Angeles -> Kingman Merc. 8 juillet : Kingman -> Grand Canyon Jeudi 9 juillet : Grand Canyon -> Page Vendredi 10 juillet : Page -> Monument Valley Samedi 11 juillet : Monument Valley -> Moab Dimanche 12 juillet : Moab Lundi 13 juillet : Moab -> Bryce Canyon Mardi 14 juillet : Bryce canyon Merc. 15 juillet : Bryce canyon -> Las Vegas Jeudi 16 juillet : Las Vegas Vendredi 17 juillet : Las Vegas -> Death Valley Samedi 18 juillet : Death Valley -> Lee Vining Dimanche 19 juillet : Lee Vining -> Yosemite (El Portal) Lundi 20 juillet : Yosemite Park Mardi 21 juillet : El Portal -> San Francisco Merc. 22 juillet : San Francisco Jeudi 23 juillet : San Francisco -> Francfort -> Lyon
Nous avons essayé de faite un circuit pur tous les goûts (nature et rando pour les grands) et quelques villes pour les plus jeunes (même si elles ont aussi adoré les parcs et les grands espaces). Des coups de cœur, de l'émerveillement, des choses moins bien mais toujours des surprises et un retour avec des étoiles plein les yeux (au moins autant que sur le drapeau US) : voilà ce qui pourrait résumer notre voyage. Les détails dans les prochaines messages...
Cela fait une semaine que nous sommes revenus de notre périple américain et j'ai toujours du mal à revenir sur terre. Alors peut-être qu'en mettant par écrit tous mes beaux souvenirs, je revivrai un peu notre voyage ?? Nous, c'est Nico (mon mari, 40 ans cette année), mes 2 filles (13 et bientôt 9 ans) et moi, 43 ans. Nous ne sommes pas du tout de grands voyageurs internationaux préférant bien connaître la France (enfin, nous ne pensions pas l'être, mais notre voyage nous a tellement plu que nous reverrons sûrement nos prochaines destinations 😉). Mais cette année, Nico fête donc ses 40 ans, et nous allons aussi fêter nos 10 ans de mariage. Alors, c'est l'année où tout est permis. La décision est donc prise l'année dernière de nous lancer dans ce voyage (après avoir fait une estimation de notre budget). Une grande mission m'attend donc : lire tous vos carnets, vos conseils... Je prends des notes de tous les côtés, lis aussi les conseils "hôtels" sur tripadvisor et commence à mettre en place le circuit. Avec vos récits et vos photos, j'ai déjà l'impression de voyager avant l'heure : MERCI !
Nous prenons nos billets d'avion en novembre et "offrons" le voyage aux filles à Noël. Elles n'en reviennent pas (elles pensaient que si nous ne partions pas au ski cette année, c'était pour refaire la cuisine :-)). Quelle surprise pour elles ! Elles sont ravies et les larmes de joie ne sont pas loin.
Voici notre circuit : Dimanche 5 juillet : Lyon -> Francfort -> Los Angeles Lundi 6 juillet : Los Angeles Mardi 7 juillet : Los Angeles -> Kingman Merc. 8 juillet : Kingman -> Grand Canyon Jeudi 9 juillet : Grand Canyon -> Page Vendredi 10 juillet : Page -> Monument Valley Samedi 11 juillet : Monument Valley -> Moab Dimanche 12 juillet : Moab Lundi 13 juillet : Moab -> Bryce Canyon Mardi 14 juillet : Bryce canyon Merc. 15 juillet : Bryce canyon -> Las Vegas Jeudi 16 juillet : Las Vegas Vendredi 17 juillet : Las Vegas -> Death Valley Samedi 18 juillet : Death Valley -> Lee Vining Dimanche 19 juillet : Lee Vining -> Yosemite (El Portal) Lundi 20 juillet : Yosemite Park Mardi 21 juillet : El Portal -> San Francisco Merc. 22 juillet : San Francisco Jeudi 23 juillet : San Francisco -> Francfort -> Lyon
Nous avons essayé de faite un circuit pur tous les goûts (nature et rando pour les grands) et quelques villes pour les plus jeunes (même si elles ont aussi adoré les parcs et les grands espaces). Des coups de cœur, de l'émerveillement, des choses moins bien mais toujours des surprises et un retour avec des étoiles plein les yeux (au moins autant que sur le drapeau US) : voilà ce qui pourrait résumer notre voyage. Les détails dans les prochaines messages...
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
🙂bonjour! je part aux usa (dans l'ouest plus exactement ) dans un mois et je voulais savoir si certains d'entre vous avez des anecdoctes sur les americains!
J'ai lu qu'ils s'agissaient de gens charmants et trés accueillant: est ce vrai?
merci pour vos reponses
Et voilà, après de longs mois de travail, je vous livre le récit de mes pérégrinations dans le Sud Ouest du pays de l’Oncle Sam. Pas trop tôt dirons certains mais vous verrez qu’il y a de la matière à lire et que c’est plus prêt du roman que du carnet ! 😊
Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).
Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…
Dimanche 7 juin - Jour 1
Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !


Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).
Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…
Dimanche 7 juin - Jour 1
Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !


Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool.
Bonne lecture...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...
suite en page 4
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.
Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.
De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del Sol
A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll Bridge
Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer
Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassin
Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles
Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol
Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferry
Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la dune
Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand Héron
Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David Crockett
Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...
Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite
Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiers
On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo
Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio Cruises
C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !
Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission Concepcion
La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San José
Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de Espada
Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !
Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.
Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.
Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.
Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.
De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deer
Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big Room
Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaire
Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonne
Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes
Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens
Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicain
La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changent
Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui change
Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.
Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali Flat
Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque
Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent
Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada.
Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noir
Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parc
Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrain
Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourde
Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.
Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur
Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?
Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes
Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
SUITE EN PAGE 4
Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del SolA la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll BridgeNous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassinLe retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferryPadre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la duneLes 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand HéronNous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David CrockettEt ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visiteIl faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiersOn peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'AlamoMais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio CruisesC'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission ConcepcionLa mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San JoséDes travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de EspadaAh, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deerMardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big RoomNous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaireLe spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonneLes concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiensEt les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicainLa route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changentAprès 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui changeNous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali FlatQuelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presqueEntre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutentPourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada. Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noirJuste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parcEnvironnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrainLe programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourdeNous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettesLà se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
SUITE EN PAGE 4
Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...
24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée
Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...
Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...
Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !
Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !
Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée
Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...
Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...
Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !
Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !
Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
Je n'avais pas prévu de faire un carnet de voyage cette année. En effet, pour ce 7ème voyage, il n'y avait pas de secteur nouveau, pas de lieux inconnu, pas de parc dont le forum ne soit déjà inondé de photos. Non, c'était juste un circuit classique avec des musts de la Californie, Nevada, Utah et Arizona, un circuit de 3 semaines début septembre destiné à faire découvrir le Grand West à un couple d'amis.
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.
Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitif
Le lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand Grove
General Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress Tree
Pas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NP
SUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitifLe lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand GroveGeneral Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress TreePas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NPSUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Hello! 🙂
In 2017, struck by western addiction, our first road trip gave us an irresistible urge to return, which we did from September 2nd to 24th, 2019, on a loop from Denver to Denver via Yellowstone. The westernmost point of this journey, which took us through the geographical center of the USA, brought us within about a hundred kilometers of Moab, which had been the easternmost point of our last trip.
We’ve been back for over a month now, and I realize I’m starting to forget some details—it’s high time I started my travel journal before my brain turns into Swiss cheese and lets everything slip away. As I mentioned in my last story, it’ll take me quite a while to finish, so if any travelers have specific questions, don’t hesitate to message me privately. Once again, I’d like to thank everyone who helped me (and there were many!) prepare our road trip, with a special shout-out to Disneydiddl, Hiacinthe, and Titou (ladies first) as well as Fred and Itat, whom I bombarded with questions for months and who always kindly and patiently gave me tons of great tips. It’s thanks to all of you that this trip was such a success. I was a little worried I wouldn’t recapture the emotion and enthusiasm of our 2017 trip, but this one was just as "Wow" as the last.
For those who don’t know us, let me introduce our little group. We’re four friends in our sixties (this time, everyone made it, which let us score some "senior" discounts...). We live in the Var region, have known each other for over 20 years, and this was our second trip together to this magical West.
Mimi (Michèle): always the smallest and the funniest. Thank goodness she was there to speak English! Maumau (Maurice): her husband, always with his white hair, his Gallic mustache, his humor, and his Southern accent. He drove every other day. DD (André): the one with the beard, with whom I celebrated our 41st wedding anniversary at Yellowstone. Our second driver appreciated having a peaceful mind since he’s been retired since July. Marcalamar (Martine): that’s me—still blonde with glasses, still talking a lot, and still terrified of messing up the organization of this trip despite all the hours spent on the forum.
Recognize us? Ha ha ha!!!! No, just kidding!!!!
That’s us!!!

In 2017, struck by western addiction, our first road trip gave us an irresistible urge to return, which we did from September 2nd to 24th, 2019, on a loop from Denver to Denver via Yellowstone. The westernmost point of this journey, which took us through the geographical center of the USA, brought us within about a hundred kilometers of Moab, which had been the easternmost point of our last trip.
We’ve been back for over a month now, and I realize I’m starting to forget some details—it’s high time I started my travel journal before my brain turns into Swiss cheese and lets everything slip away. As I mentioned in my last story, it’ll take me quite a while to finish, so if any travelers have specific questions, don’t hesitate to message me privately. Once again, I’d like to thank everyone who helped me (and there were many!) prepare our road trip, with a special shout-out to Disneydiddl, Hiacinthe, and Titou (ladies first) as well as Fred and Itat, whom I bombarded with questions for months and who always kindly and patiently gave me tons of great tips. It’s thanks to all of you that this trip was such a success. I was a little worried I wouldn’t recapture the emotion and enthusiasm of our 2017 trip, but this one was just as "Wow" as the last.
For those who don’t know us, let me introduce our little group. We’re four friends in our sixties (this time, everyone made it, which let us score some "senior" discounts...). We live in the Var region, have known each other for over 20 years, and this was our second trip together to this magical West.
Mimi (Michèle): always the smallest and the funniest. Thank goodness she was there to speak English! Maumau (Maurice): her husband, always with his white hair, his Gallic mustache, his humor, and his Southern accent. He drove every other day. DD (André): the one with the beard, with whom I celebrated our 41st wedding anniversary at Yellowstone. Our second driver appreciated having a peaceful mind since he’s been retired since July. Marcalamar (Martine): that’s me—still blonde with glasses, still talking a lot, and still terrified of messing up the organization of this trip despite all the hours spent on the forum.
Recognize us? Ha ha ha!!!! No, just kidding!!!!
That’s us!!!
Kiki veut un nouveau carnet avec des photos, hein, qui ?? Allez, c��est parti…
Cette année 2016, ce sera un voyage de contrastes, entre Utah et Colorado :
Rouge / Vert Aridité / Luxuriance Chaleur / Fraîcheur Thé glacé / Bière Mormons / Cow-Boys Et j’en passe et des meilleures, on pourrait continuer…
Rappel du contexte rapide : ce sera notre énième voyage aux US, cette fois-ci de Sin City à the Mile High city (NDLR : Las Vegas à Denver pour les non-initiés mais il y en a peu ici).
On a privilégié certains plus petits parcs ou endroits moins connus du grand public (mais pas à ceux des habitués du forum…), et dans les grands parcs, les randos non effectuées lors de voyages précédents. Une partie shopping est également au programme pour contenter Madame (bibi).
C’est comme d’habitude moi qui ai tout programmé, tout booké, préparé le roadbook détaillé plastifié afin que tout roule comme sur des roulettes sur place. Monsieur (Steph) sera lui le seul conducteur sur place, assisté de l’expérimentée copilote GG (toujours moi).
C’est parti pour le carnet !
Jeudi 09/06/16. Chapitre 1: Strike again and go to the moon
Notre vol était initialement prévu samedi à 10H30, mais le préavis de grève (grrr) des pilotes Air France nous a fait flipper. AF ayant encouragé ses clients qui le pouvaient à anticiper leurs déplacements sans frais, mardi soir, on a fait la demande de report via la page Facebook AF, ce qui a été fait en quelques minutes, chapeau le service client sur ce coup.
On a donc été reportés sur le même vol le 10 au lieu du 11. On avait un souci avec notre hôtel réservé non annulable non remboursable pour la nuit du 10 au nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport qu’on voulait tester.
On a fait une demande de changement en expliquant notre cas gentiment par email, je les ai eus par téléphone également, et ils ont répondu dans la nuit que c’était OK contre un petit supplément car le tarif était différent du lendemain. On a apprécié le geste commercial, ils auraient pu refuser à cause de la clause non modifiable…
Le 9, nous voilà donc partis à l’assaut du RER B, qui comme d’habitude est en grève. Pff... Tous les trains à Châtelet sont annoncés terminus Gare du Nord, sans annonce en anglais pour expliquer qu’il faut faire la connexion plus haut pour aller plus loin. Je pense aux pauvres touristes étrangers qui doivent se sentir bien esseulés…
A Gare du Nord, c’est très mal indiqué pour trouver le quai d’où partira un train pour CDG. On doit demander à un gars de la sécurité qui nous renseigne, pas de gilet rouge en vue. Des américaines nous filent le train, elles ont compris qu’on allait à l’aéroport.
Un train bondé finit par arriver sur le quai, Terminus tout le monde descend. Sauf que les touristes chinois, eux, ils n’ont pas compris qu’il fallait descendre et changer de train pour continuer sur Paris. Plein de touristes s’obstinent à faire le piquet dans le train, avant que sous la pression des autres touristes qui eux veulent monter, ils finissent par descendre et laisser le train vide pour à peine 1 seconde avant qu’il soit bondé de nouveau. Le cirque !
On joue des coudes et montons avec notre barda. Ah, la joie d’être là, dans les 50 degrés ambiants… La chaleur humaine, il n’y a que ça de vrai. Quelle chance, on peut profiter de fragrances délicates telles que « odeur de vieille pisse » ou encore le fabuleux « effluve d’aisselles rance non lavées depuis au moins 2 semaines ». C’est la cohue malodorante, on prend notre mal en patience. Et encore, on n’avait pas réalisé qu’on aurait dû faire ce trajet le jour du match de l’Euro France-Roumanie à l’heure d’aller au Stade, j’imagine la triple galère que ça a dû représenter le lendemain…
On arrive donc à Roissypôle 2H30 après le départ, nouveau record. Le nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport est accessible à pieds de la gare RER, en face de son vieillissant cousin et à côté du nouveau Pullman plus cher.
A l’arrivée, on nous donne 2 bons pour une boisson gratuite au bar pour nos désagréments de changement de réservation, on n’en demandait pas tant, what else ?
Ben si, un paquet de fraises Tagada et une bouteille d’eau nous attendent dans la chambre, petite touche sympa. L’hôtel est très récent, la déco orientée vers la Lune et l’espace. Les couloirs sentent bon le neuf et le propre, la chambre est parfaite. On pense qu’on reviendra au vu du bon rapport qualité prix.

Dîner au Novotel où ils ont oublié de mettre les crevettes frites dans ma salade aux crevettes frites, c’est un peu balot, et dodo avant le départ demain.
Cette année 2016, ce sera un voyage de contrastes, entre Utah et Colorado :
Rouge / Vert Aridité / Luxuriance Chaleur / Fraîcheur Thé glacé / Bière Mormons / Cow-Boys Et j’en passe et des meilleures, on pourrait continuer…
Rappel du contexte rapide : ce sera notre énième voyage aux US, cette fois-ci de Sin City à the Mile High city (NDLR : Las Vegas à Denver pour les non-initiés mais il y en a peu ici).
On a privilégié certains plus petits parcs ou endroits moins connus du grand public (mais pas à ceux des habitués du forum…), et dans les grands parcs, les randos non effectuées lors de voyages précédents. Une partie shopping est également au programme pour contenter Madame (bibi).
C’est comme d’habitude moi qui ai tout programmé, tout booké, préparé le roadbook détaillé plastifié afin que tout roule comme sur des roulettes sur place. Monsieur (Steph) sera lui le seul conducteur sur place, assisté de l’expérimentée copilote GG (toujours moi).
C’est parti pour le carnet !
Jeudi 09/06/16. Chapitre 1: Strike again and go to the moon
Notre vol était initialement prévu samedi à 10H30, mais le préavis de grève (grrr) des pilotes Air France nous a fait flipper. AF ayant encouragé ses clients qui le pouvaient à anticiper leurs déplacements sans frais, mardi soir, on a fait la demande de report via la page Facebook AF, ce qui a été fait en quelques minutes, chapeau le service client sur ce coup.
On a donc été reportés sur le même vol le 10 au lieu du 11. On avait un souci avec notre hôtel réservé non annulable non remboursable pour la nuit du 10 au nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport qu’on voulait tester.
On a fait une demande de changement en expliquant notre cas gentiment par email, je les ai eus par téléphone également, et ils ont répondu dans la nuit que c’était OK contre un petit supplément car le tarif était différent du lendemain. On a apprécié le geste commercial, ils auraient pu refuser à cause de la clause non modifiable…
Le 9, nous voilà donc partis à l’assaut du RER B, qui comme d’habitude est en grève. Pff... Tous les trains à Châtelet sont annoncés terminus Gare du Nord, sans annonce en anglais pour expliquer qu’il faut faire la connexion plus haut pour aller plus loin. Je pense aux pauvres touristes étrangers qui doivent se sentir bien esseulés…
A Gare du Nord, c’est très mal indiqué pour trouver le quai d’où partira un train pour CDG. On doit demander à un gars de la sécurité qui nous renseigne, pas de gilet rouge en vue. Des américaines nous filent le train, elles ont compris qu’on allait à l’aéroport.
Un train bondé finit par arriver sur le quai, Terminus tout le monde descend. Sauf que les touristes chinois, eux, ils n’ont pas compris qu’il fallait descendre et changer de train pour continuer sur Paris. Plein de touristes s’obstinent à faire le piquet dans le train, avant que sous la pression des autres touristes qui eux veulent monter, ils finissent par descendre et laisser le train vide pour à peine 1 seconde avant qu’il soit bondé de nouveau. Le cirque !
On joue des coudes et montons avec notre barda. Ah, la joie d’être là, dans les 50 degrés ambiants… La chaleur humaine, il n’y a que ça de vrai. Quelle chance, on peut profiter de fragrances délicates telles que « odeur de vieille pisse » ou encore le fabuleux « effluve d’aisselles rance non lavées depuis au moins 2 semaines ». C’est la cohue malodorante, on prend notre mal en patience. Et encore, on n’avait pas réalisé qu’on aurait dû faire ce trajet le jour du match de l’Euro France-Roumanie à l’heure d’aller au Stade, j’imagine la triple galère que ça a dû représenter le lendemain…
On arrive donc à Roissypôle 2H30 après le départ, nouveau record. Le nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport est accessible à pieds de la gare RER, en face de son vieillissant cousin et à côté du nouveau Pullman plus cher.
A l’arrivée, on nous donne 2 bons pour une boisson gratuite au bar pour nos désagréments de changement de réservation, on n’en demandait pas tant, what else ?
Ben si, un paquet de fraises Tagada et une bouteille d’eau nous attendent dans la chambre, petite touche sympa. L’hôtel est très récent, la déco orientée vers la Lune et l’espace. Les couloirs sentent bon le neuf et le propre, la chambre est parfaite. On pense qu’on reviendra au vu du bon rapport qualité prix.

Dîner au Novotel où ils ont oublié de mettre les crevettes frites dans ma salade aux crevettes frites, c’est un peu balot, et dodo avant le départ demain.
Bonjour !
Vous êtes nombreux à m'avoir aidée lors de notre dernier voyage outre-atlantique.
Voilà près d'un an que nous sommes rentrés de notre 2e voyage dans l'Ouest américain et je poste mon carnet en hommage à vos précieux conseils... Vous saurez vous reconnaître 😉
Au retour du premier (début octobre 2012), tant attendu, je savais qu'il fallait revenir. Il ne se passait pas un jour sans que je rêve encore aux grands espaces, sans que je lise et relise tous les carnets qui "tombaient" sur les forums. Bref, une drogue. Qui a dit que nous étions des junkies ????
Je suis donc retournée à la pêche aux infos. Bien m'en a pris. D'ailleurs, merci encore à ceux qui m'ont bien aidée.
Et quelque 7 mois après notre retour, nous reprenions la route.... euhhhh.... les airs 😉 pour l'Arizona et le Nouveau-Mexique.
Cette fois, le trip sera moins long : 19 jours - 4200km, différent bien sûr, mais toujours aussi enchanteur.
Après avoir pas mal tergiversé sur le sens du circuit, ce sera une boucle Phoenix-Phoenix et un vol avec Iberia.
Au passage, je préfère Air France (et ses partenaires), mais cela n'engage que moi bien sûr.
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
Tout juste revenus en juin 2017 d'un périple de 3 semaines dans l'Ouest des USA (carnet "2 Charentais ds l'Ouest des USA"), le projet d'un 3ème séjour se profilait...
Dès le mois d'Octobre 2017, nous trouvons des billets intéressants : 2 Paris/Denver-Denver/Paris, première nuit d'hôtel à l'aéroport de Denver (1270 €)... pour début juin 2018.
Bien entendu, nous n'avons pas choisi cette destination au hasard. Nous avions ciblé quelques sites. Restait à construire notre périple. Une fois de plus, des aides précieuses de routards ont été les bienvenues !
Habitant la province, il nous faut nous rendre à Paris la veille de notre départ. Judicieuse précaution, car en mai 2017, un suicide à proximité de notre gare de province nous avait retardés de 3 heures...
Cette année 2018, départ pour Paris prévu le 3 juin. Mais, depuis 2 mois, des grèves SNCF perlées nous obligent à trouver une autre solution. Nous optons pour un trajet en voiture sur Bordeaux. Une de nos enfants, son conjoint et leur petit y demeurent. Nous y laisserions notre voiture. Ils nous conduiraient à l'aéroport. Quelques jours avant le vol prévu le 3 juin au matin, nous apprenons que l'aéroport de Bx/Mérignac est très touché par une grève Air France !!
Dernière solution loin de nous enchanter : Aller en voiture à Paris, avec les risques éventuels, la fatigue... Une âme charitable nous propose un parking dans Paris...
Le 2 juin, pas d'annulation de vol Bx/Orly à notre connaissance. Nous partons donc à Bordeaux. Nous en profitons pour passer une bonne partie de la journée dans la jolie ville de St Emilion. Nous l'avions visitée il y a plus de 40 ans ! Nous arpentons les rues pavées, étroites, à l'abri du soleil de la vieille ville. Nous y déjeunons, puis direction Bazas, au Sud de Bordeaux...
Bien entendu, nous n'avons pas choisi cette destination au hasard. Nous avions ciblé quelques sites. Restait à construire notre périple. Une fois de plus, des aides précieuses de routards ont été les bienvenues !
Habitant la province, il nous faut nous rendre à Paris la veille de notre départ. Judicieuse précaution, car en mai 2017, un suicide à proximité de notre gare de province nous avait retardés de 3 heures...
Cette année 2018, départ pour Paris prévu le 3 juin. Mais, depuis 2 mois, des grèves SNCF perlées nous obligent à trouver une autre solution. Nous optons pour un trajet en voiture sur Bordeaux. Une de nos enfants, son conjoint et leur petit y demeurent. Nous y laisserions notre voiture. Ils nous conduiraient à l'aéroport. Quelques jours avant le vol prévu le 3 juin au matin, nous apprenons que l'aéroport de Bx/Mérignac est très touché par une grève Air France !!
Dernière solution loin de nous enchanter : Aller en voiture à Paris, avec les risques éventuels, la fatigue... Une âme charitable nous propose un parking dans Paris...
Le 2 juin, pas d'annulation de vol Bx/Orly à notre connaissance. Nous partons donc à Bordeaux. Nous en profitons pour passer une bonne partie de la journée dans la jolie ville de St Emilion. Nous l'avions visitée il y a plus de 40 ans ! Nous arpentons les rues pavées, étroites, à l'abri du soleil de la vieille ville. Nous y déjeunons, puis direction Bazas, au Sud de Bordeaux...
Bonjour,
Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième carnet sur ce site qui en comporte déjà d'excellents.
Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...
2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)
3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !
Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.
Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/
Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.
Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:
A/ Los Angeles
B/ Williams
C/ Grand Canyon
D/ Page
E/ Monument Valley
F/ Moab
G/ Torrey
H/ Tropic
I/ Springdale
J/ Las Vegas
K/ Furnace Creek
L/ Visalia
M/ Fresno
N/ San Francisco
J1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.
Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante)
Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière.
Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant.
45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté.
Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015.
320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.

Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.

Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.

Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.


Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.

Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.
Parcours du jour. 40 kilomètres.
A suivre...
Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...
2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)
3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !
Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.
Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/
Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.
Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:
A/ Los Angeles
B/ Williams
C/ Grand Canyon
D/ Page
E/ Monument Valley
F/ Moab
G/ Torrey
H/ Tropic
I/ Springdale
J/ Las Vegas
K/ Furnace Creek
L/ Visalia
M/ Fresno
N/ San FranciscoJ1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.
Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante)
Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière.
Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant.
45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté.
Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015.
320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.
Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.

Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.

Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.


Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.

Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.
Parcours du jour. 40 kilomètres.
A suivre...Allez, je me lance pour mon premier carnet de voyage : l'Ouest américain, en juillet-août 2012, en couple.
Les gros points rouges, c'est là où nous avons dormi. Les petits points rouges, des endroits que nous avons visité sans y dormir.
Voyage assez long, je mettrai sans doute du temps entre chaque épisode (histoire de trier les photos), mais ça devrait pouvoir se finir d'ici une poignée de semaines !
Mais avant ça, les grandes lignes :
- J'en garderai un super souvenir, d'autant qu'on a eu le temps d'apprécier. Quand on voyage 3 ou 4 semaines, on commence à peine à prendre les automatismes que c'est déjà l'heure de rentrer, alors que là c'était bien. Pas aussi marquant que mes voyages en Inde (moins de perte des repères), mais pas loin de ceux en Italie.
- Le vol : cet été, même en s'y prenant 6 mois à l'avance, les vols vers les USA étaient hors de prix. Nous avons donc opté pour un vol Finnair à 2 escales (Helsinki et New York), ce qui nous a fait faire 200€ d'économies par personne, mais 20 à 24h de vol quand même ! Manque de bol, après avoir réservé mais avant mon voyage, j'ai eu des problèmes de dos, et ce long vol n'a pas été une partie de plaisir, ce qui, combiné au jetlag, n'a pas contribué à me faire apprécier la première ville visitée (San Francisco, voir plus bas). Finnair : rien à dire, beaucoup de place pour les pieds et un écran individuel. American Airlines (partenaire de Finnair pour les vols entre New York et l'Ouest) : inconfortable et hôtesses désagréables. Nous sommes arrivés par San Francisco, et repartis par Las Vegas. A noter que suite au vol de mon passeport par un malfaiteur il y a une quinzaine d'année, mon nom était blacklisté par l'administration américaine, mon ESTA a donc été refusée, et j'ai dû prendre un visa, ce qui est fort cher. J'ai aussi eu à subir un petit interrogatoire supplémentaire à l'arrivée sur le sol américain, lors du transit à New York, et était donc content d'avoir 4h de battement à cet endroit.
- La voiture louée pendant 5 semaines (tout le voyage sauf SF et LV) : j'ai eu une Jeep Liberty, une vraie 4x4 et pas seulement SUV, du coup je me suis pas mal éclaté sur les pistes. Avantage par rapport au Ford Escape : 4x4, donc passe-partout. Défauts : grosse conso, et pas de vitres teintées à l'arrière pour cacher les bagages. Autre détail, je suis parti avec mon vieux GPS Garmin, sur lequel j'avais chargé la carte des USA, et mis en mémoire tous les hébergements et lieux remarquables : un vrai confort, pour ne pas perdre de temps. Au hit-parade des pistes : 1) Shafer Trail + Potash Road (Canyonlands) : piste très difficile, mais paysages magnifiques. On descend d'Island in the Sky par les lacets du vertigineux Shafer Trail, on longe le Colorado sur la Potash Road dont les cailloux sont durs à passer, et personnellement je n'ai pas suivi l'itinéraire classique jusqu'à Moab mais suis remonté vers Dead Horse Point par la Long Canyon Road, assez confidentielle, difficile car à la fois pentue, sablonneuse et caillouteuse, mais à faire ! Cet itinéraire donne vraiment des frissons, une sensation d'aventure quand on n'a jamais roulé en 4x4 ! 2) Notom Road + Burr Trail Road (Capitol Reef/Grand Staircase) : piste facile, faisable sans 4x4, et très beaux paysages. Surtout que j'ai enchainé sur la route 12 entre Boulder et Escalante, considérée comme l'une des plus belles, sinon la plus belle du pays. 3) Cottonwood Canyon Road (Grand Staircase) : magnifique raccourci entre Bryce et Page, facile. 4) Monument Valley : un classique, impressionnant évidemment, mais ce qui m'a frappé c'est l'état catastrophique de la piste alors que tout le monde dit qu'il est facile d'y aller en véhicule de tourisme, pour ma part je ne l'aurais pas fait. 5) Muley Point : piste en assez mauvais état, qui ne donne que sur un point de vue, mais fort beau. Pour y aller, il faut monter les lacets de la Moki Dugway, accessible à toutes les voitures. 6) Valley of the Gods : assez facile, une sorte de sous-Monument Valley au niveau des paysages, mais j'en garde de bons souvenirs car c'était ma première piste. Yampa Bench Road (Dinosaur) : faire cette piste était l'un de mes rêves, on a dû renoncer suite au conseil des rangers en raison du mauvais temps. Astrom Point (Lake Powell) : j'avais lu des compte-rendus appétissants, mais selon les rangers, elle n'était pas passable, y compris par beau temps et en 4x4.
- Petit point de désaccord avec les habitués de VoyageForum, on en a déjà parlé 😉 J'avais lu partout que Bryce était plus sympa que Zion, et que si on doit faire une impasse il faut sacrifier Zion : je m'inscris en faux, Zion étant vraiment mon coup de cœur du voyage ! J'ai regretté de n'y avoir qu'un jour, pendant lequel j'ai fait la randonnée grandiose d'Angel's Landing et la route de Kolob Canyon. J'aurais voulu un jour supplémentaire pour faire la rando d'East Mesa Trail par exemple. Et la route du tunnel, celle qui arrive de Kanab, est fabuleuse avec ses falaises majestueuses qui valent bien la route 12 entre Boulder et Escalante. En comparaison, Bryce est certes fort joli, mais à part les points de vue sur l'amphithéâtre et la rando de Queen's Garden, ça peut être vite torché. En plus, j'y ai trouvé une ambiance détestable dans les commerces à l'entrée du parc, tous tenus par la même mafia (le Ruby's Inn, qui possède 3 hôtels, une station essence, un camping, un supermarché, etc...), ceci explique sans doute pourquoi c'est le seul endroit où j'ai eu droit à des employés désagréables.
- A ce propos, d'une façon générale, les gens sont d'une gentillesse confondante là-bas ! Que ce soient les employés des commerces, ou les gens de la rue. Ça, plus le fait qu'il est très agréable de conduire dans l'Ouest (boîte auto + courtoisie générale) fait que même un long séjour plein de rando et de milliers de kilomètres est assez reposant au final, pas stressant.
- A part Bryce et Zion, encore un truc sur lequel je ne suis pas d'accord avec la plupart des gens : j'ai grandement préféré Las Vegas à San Francisco ! San Francisco m'a déçu, j'avais lu que c'était bourré de charme, mais j'ai trouvé qu'au final c'est une vulgaire ville américaine qui essaie d'avoir le charme d'une ville eurasienne, sans y parvenir. Le centre ne m'a pas convaincu (sauf le cable car, rigolo), seul Haight Ashbury (et Alcatraz) m'a un tant soit peu séduit. Si c'était à refaire, je n'y passerais pas 4 nuits mais 2 ou 3. D'une façon générale, j'ai pas trop aimé les villes, faut dire que j'avais placé la barre haute les années précédentes avec Sienne, Venise, Parme, Jodhpur, Jaisalmer... La palme étant à Salt Lake City, ville sans âme qui pue le fric et la spiritualité de pacotille. Par contre, justement, ce qui m'a fasciné avec Las Vegas, c'est que cette vulgarité est poussée à l'extrême, sans aucune retenue, on ne sait plus où donner de la tête tellement c'est extraordinaire dans le n'importe quoi ! Du coup, j'y serais bien resté 3 nuits au lieu de 2, histoire de visiter les casinos plus tranquillement, de faire un tour downtown, et peut-être de voir un spectacle en soirée.
- Truc tout bête : les chiottes sont quand même très spéciales là-bas. D'une part, c'est super bien équipé, avec du PQ partout (on en avait acheté le premier jour en supermarché, pensant que c'était comme dans les campings européens, mais on n'a pas eu à l'utiliser). Mais d'autre part, c'est zéro intimité : un espace énorme sous les portes (dans certains, c'est limite si on voit pas tes fesses quand tu es sur le trône !), et même parfois un espace vertical entre la porte et le mur. Difficile de se concentrer dans ces conditions 😊
- La nourriture : agréable suprise, compte tenu de la réputation des USA dans ce domaine (malbouffe). Les fruits et légumes sont bons. Moi qui n'ai jamais aimé les hamburgers, j'ai découvert qu'ils étaient très bons en dehors des chaines de restauration rapide, et carrément succulents dans les petits diners. Pour le picnic, j'ai beaucoup aimé les chips de maïs violet, ainsi que le beef jerky (viande séchée), ce qui fait un bon déjeuner si on rajoute des petits légumes à croquer. Ma femme, qui est végétarienne, prenait des salades de légumes toutes faites (4 à 6 $ en supermarché).
- Les hébergements : tous réservés bien avant le départ, ce qui est quasi obligatoire en haute saison si on veut dormir près des points d'intérêt pour pas trop cher. On a alterné les motels à 50-70$ (super qualité, notamment pour les motels 6, bien mieux que les F1 français), les logements chez l'habitant par le système Airbnb (pour la Californie, où les hôtels sont au-dessus de mon budget), les tent sites des campings entre 20 et 30$ (les KOA sont super bien équipés, je les conseille, même quand ils sont un peu plus loin des sites que les autres campings, ou alors choisir carrément un camping primitif dans les parcs, mais perso j'aime bien ma petite douche), les cabanes entre 40 et 70$ (bien sympa, un bon compromis, parfois équipé d'un frigo), et un hogan (habitat traditionnel navajo en terre, très bien). Je déconseille le tipi, c'est tout pourri car il y a un trou en haut au niveau des perches de bois qui ressortent, donc s'il pleut, on doit dormir dans une pataugeoire.
- Préparation du voyage : j'étais très impatient, donc je m'y suis pris un an à l'avance pour établir mon itinéraire. J'ai tout réservé début janvier. J'ai principalement utilisé les 3 sites suivants : http://www.ouestusa.fr http://www.america-dreamz.com http://www.americansouthwest.net/ Et bien sûr VoyageForum ! Pour les guides papiers, je suis parti avec mes fidèles Guides du Routard (Ouest Américain et Californie), que j'ai toujours préféré au Lonely Planet (encore un vieux débat sur le forum 😉 ).
- Mon top, donc : 1) Canyonlands : fabuleux, tout en variations entre les précipices d'Island in the Sky et les formes étranges des Needles ! On n'a pas regretté d'être restés 2 jours (+1 jour pour Arches). Et ces pistes... Époustouflant. 2) Zion : serait sûrement en tête du hit parade si on était restés 2-3 jours. Voir plus haut. 3) Las Vegas : un spectacle délirant à ciel ouvert. 3ex) La ville fantôme d'Atlantic City, dans un coin paumé au pays des cow-boys (Wyoming), peu connue et pas dans les guides mais magnifiquement restaurée, atmosphère magique, mieux que celle de Cody (j'ai pas été à Bodie).
Et puis Canyon de Chelly, le train Durango-Silverton, Cody et son rodéo, Yellowstone, Little Wild Horse Canyon, et puis allez ne soyons pas blasés : Bryce malgré tout...
- Mes flops : 1) Les villes, dont San Francisco. La palme étant attribuée à Fisherman's Wharf et ses commerces racoleurs et moches au possible où se presse une foule de beaufs (et en plus, les otaries étaient aux abonnés absents). 2) Upper Antelope Canyon : magnifique, certes... Mais hyper mal (sur)exploité par les Navajos. Difficile d'apprécier la magie du lieu dans la bousculade touristique, même en ayant choisi le photography tour (qui en plus est hors de prix). 😠 3) Le Grand Canyon : bon OK, y a une part de provoc dans mon choix. Mais franchement, la partie la plus réputée, celle qui se visite en navette, n'est pas si époustouflante : on a tellement vu la carte postale qu'on se dit ouais bon c'est le Grand Canyon quoi. C'est tellement immense qu'on se rend difficilement compte, et qu'on a beau marcher longtemps, on aura toujours le même paysage devant les yeux... Je conseille de n'y rester qu'une nuit, sauf pour ceux qui comme moi veulent descendre vers le fond du canyon.
Bientôt le début du carnet, avec la Californie, parcourue en coup de vent (sans les parcs ni LA), car le véritable but du voyage c'était de visiter l'Utah, l'Arizona, le Wyoming... La Californie sera donc une simple mise en bouche !
Première partie : California One - Looking for Jack Sparrow Deuxième partie : Bikers and Hopis Troisième partie : didn't go to four corners Quatrième partie : little and big reptiles Interlude : Old Trail Town in Black & White Cinquième partie : in the middle of nowhere Sixième partie : no bears in the wilderness
Les gros points rouges, c'est là où nous avons dormi. Les petits points rouges, des endroits que nous avons visité sans y dormir.
Voyage assez long, je mettrai sans doute du temps entre chaque épisode (histoire de trier les photos), mais ça devrait pouvoir se finir d'ici une poignée de semaines !
Mais avant ça, les grandes lignes :
- J'en garderai un super souvenir, d'autant qu'on a eu le temps d'apprécier. Quand on voyage 3 ou 4 semaines, on commence à peine à prendre les automatismes que c'est déjà l'heure de rentrer, alors que là c'était bien. Pas aussi marquant que mes voyages en Inde (moins de perte des repères), mais pas loin de ceux en Italie.
- Le vol : cet été, même en s'y prenant 6 mois à l'avance, les vols vers les USA étaient hors de prix. Nous avons donc opté pour un vol Finnair à 2 escales (Helsinki et New York), ce qui nous a fait faire 200€ d'économies par personne, mais 20 à 24h de vol quand même ! Manque de bol, après avoir réservé mais avant mon voyage, j'ai eu des problèmes de dos, et ce long vol n'a pas été une partie de plaisir, ce qui, combiné au jetlag, n'a pas contribué à me faire apprécier la première ville visitée (San Francisco, voir plus bas). Finnair : rien à dire, beaucoup de place pour les pieds et un écran individuel. American Airlines (partenaire de Finnair pour les vols entre New York et l'Ouest) : inconfortable et hôtesses désagréables. Nous sommes arrivés par San Francisco, et repartis par Las Vegas. A noter que suite au vol de mon passeport par un malfaiteur il y a une quinzaine d'année, mon nom était blacklisté par l'administration américaine, mon ESTA a donc été refusée, et j'ai dû prendre un visa, ce qui est fort cher. J'ai aussi eu à subir un petit interrogatoire supplémentaire à l'arrivée sur le sol américain, lors du transit à New York, et était donc content d'avoir 4h de battement à cet endroit.
- La voiture louée pendant 5 semaines (tout le voyage sauf SF et LV) : j'ai eu une Jeep Liberty, une vraie 4x4 et pas seulement SUV, du coup je me suis pas mal éclaté sur les pistes. Avantage par rapport au Ford Escape : 4x4, donc passe-partout. Défauts : grosse conso, et pas de vitres teintées à l'arrière pour cacher les bagages. Autre détail, je suis parti avec mon vieux GPS Garmin, sur lequel j'avais chargé la carte des USA, et mis en mémoire tous les hébergements et lieux remarquables : un vrai confort, pour ne pas perdre de temps. Au hit-parade des pistes : 1) Shafer Trail + Potash Road (Canyonlands) : piste très difficile, mais paysages magnifiques. On descend d'Island in the Sky par les lacets du vertigineux Shafer Trail, on longe le Colorado sur la Potash Road dont les cailloux sont durs à passer, et personnellement je n'ai pas suivi l'itinéraire classique jusqu'à Moab mais suis remonté vers Dead Horse Point par la Long Canyon Road, assez confidentielle, difficile car à la fois pentue, sablonneuse et caillouteuse, mais à faire ! Cet itinéraire donne vraiment des frissons, une sensation d'aventure quand on n'a jamais roulé en 4x4 ! 2) Notom Road + Burr Trail Road (Capitol Reef/Grand Staircase) : piste facile, faisable sans 4x4, et très beaux paysages. Surtout que j'ai enchainé sur la route 12 entre Boulder et Escalante, considérée comme l'une des plus belles, sinon la plus belle du pays. 3) Cottonwood Canyon Road (Grand Staircase) : magnifique raccourci entre Bryce et Page, facile. 4) Monument Valley : un classique, impressionnant évidemment, mais ce qui m'a frappé c'est l'état catastrophique de la piste alors que tout le monde dit qu'il est facile d'y aller en véhicule de tourisme, pour ma part je ne l'aurais pas fait. 5) Muley Point : piste en assez mauvais état, qui ne donne que sur un point de vue, mais fort beau. Pour y aller, il faut monter les lacets de la Moki Dugway, accessible à toutes les voitures. 6) Valley of the Gods : assez facile, une sorte de sous-Monument Valley au niveau des paysages, mais j'en garde de bons souvenirs car c'était ma première piste. Yampa Bench Road (Dinosaur) : faire cette piste était l'un de mes rêves, on a dû renoncer suite au conseil des rangers en raison du mauvais temps. Astrom Point (Lake Powell) : j'avais lu des compte-rendus appétissants, mais selon les rangers, elle n'était pas passable, y compris par beau temps et en 4x4.
- Petit point de désaccord avec les habitués de VoyageForum, on en a déjà parlé 😉 J'avais lu partout que Bryce était plus sympa que Zion, et que si on doit faire une impasse il faut sacrifier Zion : je m'inscris en faux, Zion étant vraiment mon coup de cœur du voyage ! J'ai regretté de n'y avoir qu'un jour, pendant lequel j'ai fait la randonnée grandiose d'Angel's Landing et la route de Kolob Canyon. J'aurais voulu un jour supplémentaire pour faire la rando d'East Mesa Trail par exemple. Et la route du tunnel, celle qui arrive de Kanab, est fabuleuse avec ses falaises majestueuses qui valent bien la route 12 entre Boulder et Escalante. En comparaison, Bryce est certes fort joli, mais à part les points de vue sur l'amphithéâtre et la rando de Queen's Garden, ça peut être vite torché. En plus, j'y ai trouvé une ambiance détestable dans les commerces à l'entrée du parc, tous tenus par la même mafia (le Ruby's Inn, qui possède 3 hôtels, une station essence, un camping, un supermarché, etc...), ceci explique sans doute pourquoi c'est le seul endroit où j'ai eu droit à des employés désagréables.
- A ce propos, d'une façon générale, les gens sont d'une gentillesse confondante là-bas ! Que ce soient les employés des commerces, ou les gens de la rue. Ça, plus le fait qu'il est très agréable de conduire dans l'Ouest (boîte auto + courtoisie générale) fait que même un long séjour plein de rando et de milliers de kilomètres est assez reposant au final, pas stressant.
- A part Bryce et Zion, encore un truc sur lequel je ne suis pas d'accord avec la plupart des gens : j'ai grandement préféré Las Vegas à San Francisco ! San Francisco m'a déçu, j'avais lu que c'était bourré de charme, mais j'ai trouvé qu'au final c'est une vulgaire ville américaine qui essaie d'avoir le charme d'une ville eurasienne, sans y parvenir. Le centre ne m'a pas convaincu (sauf le cable car, rigolo), seul Haight Ashbury (et Alcatraz) m'a un tant soit peu séduit. Si c'était à refaire, je n'y passerais pas 4 nuits mais 2 ou 3. D'une façon générale, j'ai pas trop aimé les villes, faut dire que j'avais placé la barre haute les années précédentes avec Sienne, Venise, Parme, Jodhpur, Jaisalmer... La palme étant à Salt Lake City, ville sans âme qui pue le fric et la spiritualité de pacotille. Par contre, justement, ce qui m'a fasciné avec Las Vegas, c'est que cette vulgarité est poussée à l'extrême, sans aucune retenue, on ne sait plus où donner de la tête tellement c'est extraordinaire dans le n'importe quoi ! Du coup, j'y serais bien resté 3 nuits au lieu de 2, histoire de visiter les casinos plus tranquillement, de faire un tour downtown, et peut-être de voir un spectacle en soirée.
- Truc tout bête : les chiottes sont quand même très spéciales là-bas. D'une part, c'est super bien équipé, avec du PQ partout (on en avait acheté le premier jour en supermarché, pensant que c'était comme dans les campings européens, mais on n'a pas eu à l'utiliser). Mais d'autre part, c'est zéro intimité : un espace énorme sous les portes (dans certains, c'est limite si on voit pas tes fesses quand tu es sur le trône !), et même parfois un espace vertical entre la porte et le mur. Difficile de se concentrer dans ces conditions 😊
- La nourriture : agréable suprise, compte tenu de la réputation des USA dans ce domaine (malbouffe). Les fruits et légumes sont bons. Moi qui n'ai jamais aimé les hamburgers, j'ai découvert qu'ils étaient très bons en dehors des chaines de restauration rapide, et carrément succulents dans les petits diners. Pour le picnic, j'ai beaucoup aimé les chips de maïs violet, ainsi que le beef jerky (viande séchée), ce qui fait un bon déjeuner si on rajoute des petits légumes à croquer. Ma femme, qui est végétarienne, prenait des salades de légumes toutes faites (4 à 6 $ en supermarché).
- Les hébergements : tous réservés bien avant le départ, ce qui est quasi obligatoire en haute saison si on veut dormir près des points d'intérêt pour pas trop cher. On a alterné les motels à 50-70$ (super qualité, notamment pour les motels 6, bien mieux que les F1 français), les logements chez l'habitant par le système Airbnb (pour la Californie, où les hôtels sont au-dessus de mon budget), les tent sites des campings entre 20 et 30$ (les KOA sont super bien équipés, je les conseille, même quand ils sont un peu plus loin des sites que les autres campings, ou alors choisir carrément un camping primitif dans les parcs, mais perso j'aime bien ma petite douche), les cabanes entre 40 et 70$ (bien sympa, un bon compromis, parfois équipé d'un frigo), et un hogan (habitat traditionnel navajo en terre, très bien). Je déconseille le tipi, c'est tout pourri car il y a un trou en haut au niveau des perches de bois qui ressortent, donc s'il pleut, on doit dormir dans une pataugeoire.
- Préparation du voyage : j'étais très impatient, donc je m'y suis pris un an à l'avance pour établir mon itinéraire. J'ai tout réservé début janvier. J'ai principalement utilisé les 3 sites suivants : http://www.ouestusa.fr http://www.america-dreamz.com http://www.americansouthwest.net/ Et bien sûr VoyageForum ! Pour les guides papiers, je suis parti avec mes fidèles Guides du Routard (Ouest Américain et Californie), que j'ai toujours préféré au Lonely Planet (encore un vieux débat sur le forum 😉 ).
- Mon top, donc : 1) Canyonlands : fabuleux, tout en variations entre les précipices d'Island in the Sky et les formes étranges des Needles ! On n'a pas regretté d'être restés 2 jours (+1 jour pour Arches). Et ces pistes... Époustouflant. 2) Zion : serait sûrement en tête du hit parade si on était restés 2-3 jours. Voir plus haut. 3) Las Vegas : un spectacle délirant à ciel ouvert. 3ex) La ville fantôme d'Atlantic City, dans un coin paumé au pays des cow-boys (Wyoming), peu connue et pas dans les guides mais magnifiquement restaurée, atmosphère magique, mieux que celle de Cody (j'ai pas été à Bodie).
Et puis Canyon de Chelly, le train Durango-Silverton, Cody et son rodéo, Yellowstone, Little Wild Horse Canyon, et puis allez ne soyons pas blasés : Bryce malgré tout...
- Mes flops : 1) Les villes, dont San Francisco. La palme étant attribuée à Fisherman's Wharf et ses commerces racoleurs et moches au possible où se presse une foule de beaufs (et en plus, les otaries étaient aux abonnés absents). 2) Upper Antelope Canyon : magnifique, certes... Mais hyper mal (sur)exploité par les Navajos. Difficile d'apprécier la magie du lieu dans la bousculade touristique, même en ayant choisi le photography tour (qui en plus est hors de prix). 😠 3) Le Grand Canyon : bon OK, y a une part de provoc dans mon choix. Mais franchement, la partie la plus réputée, celle qui se visite en navette, n'est pas si époustouflante : on a tellement vu la carte postale qu'on se dit ouais bon c'est le Grand Canyon quoi. C'est tellement immense qu'on se rend difficilement compte, et qu'on a beau marcher longtemps, on aura toujours le même paysage devant les yeux... Je conseille de n'y rester qu'une nuit, sauf pour ceux qui comme moi veulent descendre vers le fond du canyon.
Bientôt le début du carnet, avec la Californie, parcourue en coup de vent (sans les parcs ni LA), car le véritable but du voyage c'était de visiter l'Utah, l'Arizona, le Wyoming... La Californie sera donc une simple mise en bouche !
Première partie : California One - Looking for Jack Sparrow Deuxième partie : Bikers and Hopis Troisième partie : didn't go to four corners Quatrième partie : little and big reptiles Interlude : Old Trail Town in Black & White Cinquième partie : in the middle of nowhere Sixième partie : no bears in the wilderness
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.
La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.
Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.

Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.


Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

Hello, Hello,
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
L'heure des vacances a sonné. Voici un ixième carnet de voyage, pour ceux qui ne partent pas, partiront plus tard ou, comme nous, sont partis plus tôt.
Ouest USA : 4ème opus. A ce stade là, on peut déjà être qualifié de "mordus". C'est d'ailleurs ce que pense notre entourage. Mordus, on l'a été dès notre premier voyage, parcours classique, en été. Dès le retour on s'était dit qu'on reviendrait. Et on l'a fait, en plein hiver, un "short trip" qui nous a laissé émerveillés, éblouis de lumière et de panoramas époustouflants. On y est retourné, encore, plus au sud, l'automne dernier. Et toujours cette même sensation de découverte, cet ensorcellement des sens, cette ivresse des grands espaces.
Alors, quand on a annoncé ce quatrième voyage, au printemps cette-fois ci, ça n'a étonné personne. Si j'avais eu des doutes les trois premières fois, là, je n'en avais plus. Au programme l'Utah, une grosse pointure, un séjour centré sur la randonnée et des sites à la carrure impressionnante. Je ne me suis pas posé de questions ou si peu. J'aurais sans doute du. Si la météo a été avec nous en cette fin mai, d'autres événements inattendus ont perturbé nos projets. Un séjour en demi-teinte, qui oscille la plupart du temps entre euphorie et frustration.
L'Utah, on n'avait fait que l'effleurer lors de nos précédents voyages. Démarrant invariablement nos parcours plus au sud, nous n'avions encore jamais franchi la ligne fictive liant Bryce à l'Ouest à Monument Valley et Durango à l'Est. Pour ce voyage, nous nous contenterons donc d'un seul état et comptabiliserons beaucoup moins de miles que les fois précédentes. Je pensais que ce serait un atout mais finalement, nous avons un peu regretté un certain manque de diversité.
Avant de clore ce préambule, je veux, encore une fois, remercier tous ceux qui m'ont aidée, directement ou indirectement à mettre sur pied ce voyage. Leur aide m'a été précieuse et je leur suis infiniment reconnaissante pour avoir partagé leurs expérience et informations. 🙂
Itinéraire prévu (du 22 mai au 4 juin) :
J1 Arrivée à Salt Lake City J2 SLC > Moab J3 Moab J4 Moab J5 Moab > Monticello J6 Monticello J7 Monticello > Caineville via UT 95 J8 Caineville > Torrey via UT 24 J9 Torrey J10 Torrey > Escalante via UT 12 J11 Escalante > Cannonville J12 Cannonville > Cedar City J13 Cedar City > Provo J14 Provo > SLC et vol retour
Volontairement, je n'ai pas détaillé les activités des différentes journées puisque la réalité a été un temps soit peu différente de ce qui était programmé à l'origine.
La suite ici
Ouest USA : 4ème opus. A ce stade là, on peut déjà être qualifié de "mordus". C'est d'ailleurs ce que pense notre entourage. Mordus, on l'a été dès notre premier voyage, parcours classique, en été. Dès le retour on s'était dit qu'on reviendrait. Et on l'a fait, en plein hiver, un "short trip" qui nous a laissé émerveillés, éblouis de lumière et de panoramas époustouflants. On y est retourné, encore, plus au sud, l'automne dernier. Et toujours cette même sensation de découverte, cet ensorcellement des sens, cette ivresse des grands espaces.
Alors, quand on a annoncé ce quatrième voyage, au printemps cette-fois ci, ça n'a étonné personne. Si j'avais eu des doutes les trois premières fois, là, je n'en avais plus. Au programme l'Utah, une grosse pointure, un séjour centré sur la randonnée et des sites à la carrure impressionnante. Je ne me suis pas posé de questions ou si peu. J'aurais sans doute du. Si la météo a été avec nous en cette fin mai, d'autres événements inattendus ont perturbé nos projets. Un séjour en demi-teinte, qui oscille la plupart du temps entre euphorie et frustration.
L'Utah, on n'avait fait que l'effleurer lors de nos précédents voyages. Démarrant invariablement nos parcours plus au sud, nous n'avions encore jamais franchi la ligne fictive liant Bryce à l'Ouest à Monument Valley et Durango à l'Est. Pour ce voyage, nous nous contenterons donc d'un seul état et comptabiliserons beaucoup moins de miles que les fois précédentes. Je pensais que ce serait un atout mais finalement, nous avons un peu regretté un certain manque de diversité.
Avant de clore ce préambule, je veux, encore une fois, remercier tous ceux qui m'ont aidée, directement ou indirectement à mettre sur pied ce voyage. Leur aide m'a été précieuse et je leur suis infiniment reconnaissante pour avoir partagé leurs expérience et informations. 🙂
Itinéraire prévu (du 22 mai au 4 juin) :
J1 Arrivée à Salt Lake City J2 SLC > Moab J3 Moab J4 Moab J5 Moab > Monticello J6 Monticello J7 Monticello > Caineville via UT 95 J8 Caineville > Torrey via UT 24 J9 Torrey J10 Torrey > Escalante via UT 12 J11 Escalante > Cannonville J12 Cannonville > Cedar City J13 Cedar City > Provo J14 Provo > SLC et vol retour
Volontairement, je n'ai pas détaillé les activités des différentes journées puisque la réalité a été un temps soit peu différente de ce qui était programmé à l'origine.
La suite ici
Ca y est, je me lance... Après avoir reçu tant de conseils sur ce site, il me semble évident que je dois partager avec vous le feed-back de mes 21 jours dans le "Wild, wild west" ! Aucun suspens cependant : je peux déjà vous dire que c'était Ma-gni-fi-que !!! 😎
Pour planter le décor : nous sommes 2 adultes et un enfant de 8ans 1/2 (le "1/2" semble important à cet âge là...). Partis du 3 au 25 août 2014. Notre parcours, en gros : - Las Vegas - Valley of Fire - Zion - Bryce - Coral Pink sand dunes - Lake Powell - Antelope Canyon - Monument Valley - Grand canyon - Flagstaff & Walnut Canyon - Sedona - Williams - Oatman - Joshua tree park - San Diego - Los Angeles
Nos outils : - Une voiture Chevrolet Equinox louée chez Hertz, des mois à l'avance. Budget : 730€ auxquels s'ajoutent 60€ de frais de second conducteur. Prise à Las vegas, retour à Los angeles. NB : après pas mal d'hésitation, on a pris un permis de conduire international avant le départ (20€ tout de même!), mais il ne nous a servi à rien ! Personne ne nous l'a jamais demandé...🤪 - Une carte USA téléchargée sur notre GPS Tomtom avant le départ. Coût : 40€. C'est pas donné, mais ça revient beaucoup moins cher que de louer un gps dans les voitures de location. Il a parfaitement fonctionné, branché dans la prise allume-cigare, identique à nos prises européennes ! - Mon magnifique Roadbook (oui, là je me lance des fleurs...😉 J'ai tellement bossé sur ce roadbook que j'en ai bien le droit !). Indispensable à mon avis si on veut profiter un maximum de ses vacances sans soucis ni perte de temps inutiles. Je l'avais divisé en 6 colonnes : la date, le lieu, l'heure de rendez-vous éventuelle, le temps de trajet, les infos sur le lieu ou la randonnée, et enfin le prix. A peu près 1 page par jour. On n'a même plus eu besoin d'utiliser un quelconque guide papier avec ça.
Les petits trucs (surtout si on voyage avec des enfants ) :Commencer par positionner sur une carte papier, type Michelin, les endroits qu'on a envie de visiter. Ca permet déjà de se faire une idée de ce qui semble réaliste ou non, en terme de distances à parcourir.Soumettre le projet à Google Maps et là, très important : jeter aux oubliettes tout ce qui allongera trop les temps de route, même si ça fait très très mal parce que, "quand même, ça à l'air très très chouette" 😕 ! Bref : être raisonnable et se dire que "c'est pas grave, on reviendra une autre fois pour faire tout ce qu'on n'a pas pu voir..."Loger tout près des parcs à visiter. Cela permet d'arriver frais et dispo pour randonner dès le lendemain matin en évitant au maximum la chaleur et les gens (en août, c'est plus que nécessaire si on ne veut pas avoir l'impression de faire les soldes en plein parc national!!). NB : pour les mois d'été, il faut penser à réserver les hôtels pas mal de temps à l'avance ! S'octroyer, dans le timing, des moments de "pauses officielles" ! Quelques après-midis à la piscine de l'hôtel, par exemple ou prévoir de s'arrêter 2 nuits au même endroit.Prévoir les moments où on fera les lessives. Avec 2 moments lessives sur les vacances, on n'a dû prendre des vêtements que pour 7 jours au lieu de 21 !Penser à bien s'organiser au niveau des valises, car ça peut très vite devenir fatiguant de chercher ses affaires puisqu'on ne se pose jamais vraiment, passant d'un hôtel à l'autre quasi chaque jour (j'avais emmené un grand sac poubelle vide en guise de sac à linge sale, qui s'est avéré bien pratique).Dans tous les motels où nous avons logé, du moins cher au plus beau, il y avait du shampoing et du savon (plus souvent une brique de savon que du gel douche). Le savoir peut permettre d'alléger les valises... Enfin, avant le départ, j'ai lu à mon fils quelques livres adaptés sur l'ouest américain pour qu'il puisse se faire une joie à l'idée d'y aller, et apprendre plein de choses. On a particulièrement aimé "L'ouest américain : mon carnet de voyage" qui possède même une petite pochette pour y ranger ses souvenirs de vacances. On le trouve sur Amazon.fr. Un autre chouette livre, très illustré : "L'ouest américain" de Evelyne Boyard, aux éditions Belize.Et puis... En route !!😏Départ 03 aout, 10h30 : BXL-Las Vegas, avec une escale à NYc. Rien à signaler, tout se passe comme prévu. Un peu de stress à NYc car il faut : passer la douane, récupérer ses bagages (question de sécurité parait-il. Au retour vers l'Europe, les bagages suivent automatiquement), pour ensuite les ré-enregistrer pour le vol vers Las Vegas et prendre une navette jusqu'au terminal pour LV. On avait 2h30 devant nous qui ne nous ont pas semblé trop longues.
Arrivée à LV vers 18h : il fait beau, il fait chaud, on est heureux même si on est littéralement "explosés" par le long voyage... Ouf, on récupère tous nos bagages sans souci, on s'amuse de voir déjà des machines à sous dans l'aéroport, on prend la navette gratuite et on arrive chez Hertz. Là, un bon 20minutes de file, et nous voilà au volant de notre belle voiture automatique ! Plein de place, sièges en cuir qui s'inclinent dans tous les sens, coffre qui se referme tout seul, ... On s'exerce 2minutes dans le parking : D pour démarrer, P pour se parquer, R pour marche arrière... Bon, ok, tout ça nous semble assez logique, c'est parti ! Heureusement que la route n'est pas longue pour arriver à notre hôtel (l'Excalibur, sur le strip), car on est quand même bien fatigués !

Info pour ceux qui iraient dans cet hôtel : le gps nous conduit juste devant l'entrée de l'hôtel, mais il n'y a là que les "valet parkings", c-à-d les parkings payants. Juste à droite de l'entrée, on a trouvé un petit parking gratuit, et on y a trouvé la dernière place libre... On trouvait que l'offre en parking était un peu mince pour un si gros hôtel... Ce n'est que le lendemain qu'on s'est aperçus qu'il y avait un gigantesque parking à plusieurs étages, sur Luxor Drive !
Bon, encore 15minutes de file pour obtenir la clé de notre chambre. Ca nous semble une éternité, on est crevés ! La récompense c'est la vue depuis notre chambre !! En face du NY NY, mon fils est tout excité !

On descend manger une crasse à l'hôtel et au lit, enfin, en se disant qu'on est à l'autre bout de la planète 🙂
Ici aussi, il est temps d'aller me coucher... Le décalage horaire se fait encore sentir... A demain !
Pour planter le décor : nous sommes 2 adultes et un enfant de 8ans 1/2 (le "1/2" semble important à cet âge là...). Partis du 3 au 25 août 2014. Notre parcours, en gros : - Las Vegas - Valley of Fire - Zion - Bryce - Coral Pink sand dunes - Lake Powell - Antelope Canyon - Monument Valley - Grand canyon - Flagstaff & Walnut Canyon - Sedona - Williams - Oatman - Joshua tree park - San Diego - Los Angeles
Nos outils : - Une voiture Chevrolet Equinox louée chez Hertz, des mois à l'avance. Budget : 730€ auxquels s'ajoutent 60€ de frais de second conducteur. Prise à Las vegas, retour à Los angeles. NB : après pas mal d'hésitation, on a pris un permis de conduire international avant le départ (20€ tout de même!), mais il ne nous a servi à rien ! Personne ne nous l'a jamais demandé...🤪 - Une carte USA téléchargée sur notre GPS Tomtom avant le départ. Coût : 40€. C'est pas donné, mais ça revient beaucoup moins cher que de louer un gps dans les voitures de location. Il a parfaitement fonctionné, branché dans la prise allume-cigare, identique à nos prises européennes ! - Mon magnifique Roadbook (oui, là je me lance des fleurs...😉 J'ai tellement bossé sur ce roadbook que j'en ai bien le droit !). Indispensable à mon avis si on veut profiter un maximum de ses vacances sans soucis ni perte de temps inutiles. Je l'avais divisé en 6 colonnes : la date, le lieu, l'heure de rendez-vous éventuelle, le temps de trajet, les infos sur le lieu ou la randonnée, et enfin le prix. A peu près 1 page par jour. On n'a même plus eu besoin d'utiliser un quelconque guide papier avec ça.
Les petits trucs (surtout si on voyage avec des enfants ) :Commencer par positionner sur une carte papier, type Michelin, les endroits qu'on a envie de visiter. Ca permet déjà de se faire une idée de ce qui semble réaliste ou non, en terme de distances à parcourir.Soumettre le projet à Google Maps et là, très important : jeter aux oubliettes tout ce qui allongera trop les temps de route, même si ça fait très très mal parce que, "quand même, ça à l'air très très chouette" 😕 ! Bref : être raisonnable et se dire que "c'est pas grave, on reviendra une autre fois pour faire tout ce qu'on n'a pas pu voir..."Loger tout près des parcs à visiter. Cela permet d'arriver frais et dispo pour randonner dès le lendemain matin en évitant au maximum la chaleur et les gens (en août, c'est plus que nécessaire si on ne veut pas avoir l'impression de faire les soldes en plein parc national!!). NB : pour les mois d'été, il faut penser à réserver les hôtels pas mal de temps à l'avance ! S'octroyer, dans le timing, des moments de "pauses officielles" ! Quelques après-midis à la piscine de l'hôtel, par exemple ou prévoir de s'arrêter 2 nuits au même endroit.Prévoir les moments où on fera les lessives. Avec 2 moments lessives sur les vacances, on n'a dû prendre des vêtements que pour 7 jours au lieu de 21 !Penser à bien s'organiser au niveau des valises, car ça peut très vite devenir fatiguant de chercher ses affaires puisqu'on ne se pose jamais vraiment, passant d'un hôtel à l'autre quasi chaque jour (j'avais emmené un grand sac poubelle vide en guise de sac à linge sale, qui s'est avéré bien pratique).Dans tous les motels où nous avons logé, du moins cher au plus beau, il y avait du shampoing et du savon (plus souvent une brique de savon que du gel douche). Le savoir peut permettre d'alléger les valises... Enfin, avant le départ, j'ai lu à mon fils quelques livres adaptés sur l'ouest américain pour qu'il puisse se faire une joie à l'idée d'y aller, et apprendre plein de choses. On a particulièrement aimé "L'ouest américain : mon carnet de voyage" qui possède même une petite pochette pour y ranger ses souvenirs de vacances. On le trouve sur Amazon.fr. Un autre chouette livre, très illustré : "L'ouest américain" de Evelyne Boyard, aux éditions Belize.Et puis... En route !!😏Départ 03 aout, 10h30 : BXL-Las Vegas, avec une escale à NYc. Rien à signaler, tout se passe comme prévu. Un peu de stress à NYc car il faut : passer la douane, récupérer ses bagages (question de sécurité parait-il. Au retour vers l'Europe, les bagages suivent automatiquement), pour ensuite les ré-enregistrer pour le vol vers Las Vegas et prendre une navette jusqu'au terminal pour LV. On avait 2h30 devant nous qui ne nous ont pas semblé trop longues.
Arrivée à LV vers 18h : il fait beau, il fait chaud, on est heureux même si on est littéralement "explosés" par le long voyage... Ouf, on récupère tous nos bagages sans souci, on s'amuse de voir déjà des machines à sous dans l'aéroport, on prend la navette gratuite et on arrive chez Hertz. Là, un bon 20minutes de file, et nous voilà au volant de notre belle voiture automatique ! Plein de place, sièges en cuir qui s'inclinent dans tous les sens, coffre qui se referme tout seul, ... On s'exerce 2minutes dans le parking : D pour démarrer, P pour se parquer, R pour marche arrière... Bon, ok, tout ça nous semble assez logique, c'est parti ! Heureusement que la route n'est pas longue pour arriver à notre hôtel (l'Excalibur, sur le strip), car on est quand même bien fatigués !

Info pour ceux qui iraient dans cet hôtel : le gps nous conduit juste devant l'entrée de l'hôtel, mais il n'y a là que les "valet parkings", c-à-d les parkings payants. Juste à droite de l'entrée, on a trouvé un petit parking gratuit, et on y a trouvé la dernière place libre... On trouvait que l'offre en parking était un peu mince pour un si gros hôtel... Ce n'est que le lendemain qu'on s'est aperçus qu'il y avait un gigantesque parking à plusieurs étages, sur Luxor Drive !
Bon, encore 15minutes de file pour obtenir la clé de notre chambre. Ca nous semble une éternité, on est crevés ! La récompense c'est la vue depuis notre chambre !! En face du NY NY, mon fils est tout excité !

On descend manger une crasse à l'hôtel et au lit, enfin, en se disant qu'on est à l'autre bout de la planète 🙂
Ici aussi, il est temps d'aller me coucher... Le décalage horaire se fait encore sentir... A demain !
Bonjour à tous,
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco
Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?
Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :

Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco

Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?

Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :


Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Bonjour à tous,
Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.
Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.
J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.
Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami
Et le trajet "en gros" sur une carte

Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…
Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.
Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.
J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.
Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami
Et le trajet "en gros" sur une carte

Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…

Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
Pour suivre :
2 - Channel Island NP – Anacapa http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354
3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377
4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338
5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419
6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723
7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622
8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733
9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757
10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376
11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685
12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883
13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852
14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801
15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882
16 Bishop Paiute Pow Wow
17 Bishop Paiute Pow Wow suite
Vidéos danses du pow wow
Vidéos danses du pow wow femmes
18 Passage en terre connue
19 En route vers les roches rouges
Toroweap, le grand fossé
Un grand "Cedar Breaks"
Dans la foule du Strip
Ghost Town pour cars de touristes
Chez Batman
Mon classement des 34 parcs
Mon classement de 22 National Monuments
Mon classement des State Parks que je connais
Mon classement des "divers"

La carte des points visités
Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier
Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.

Notre voiture cette année.
Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.

Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.
Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.
Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP
La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.
Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.

Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.
Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.
Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.

La carte selon Google map.
La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.

Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.

Spécimen d'un habitant peu recommandable.

Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.

Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.

Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.

Entraînement de beach-volley sur la plage.
Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.
Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !
Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.

Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.
La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.

Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.
-- A suivre – Anacapa










