Bonjour !
Vous êtes nombreux à m'avoir aidée lors de notre dernier voyage outre-atlantique.
Voilà près d'un an que nous sommes rentrés de notre 2e voyage dans l'Ouest américain et je poste mon carnet en hommage à vos précieux conseils... Vous saurez vous reconnaître 😉
Au retour du premier (début octobre 2012), tant attendu, je savais qu'il fallait revenir. Il ne se passait pas un jour sans que je rêve encore aux grands espaces, sans que je lise et relise tous les carnets qui "tombaient" sur les forums. Bref, une drogue. Qui a dit que nous étions des junkies ????
Je suis donc retournée à la pêche aux infos. Bien m'en a pris. D'ailleurs, merci encore à ceux qui m'ont bien aidée.
Et quelque 7 mois après notre retour, nous reprenions la route.... euhhhh.... les airs 😉 pour l'Arizona et le Nouveau-Mexique.
Cette fois, le trip sera moins long : 19 jours - 4200km, différent bien sûr, mais toujours aussi enchanteur.
Après avoir pas mal tergiversé sur le sens du circuit, ce sera une boucle Phoenix-Phoenix et un vol avec Iberia.
Au passage, je préfère Air France (et ses partenaires), mais cela n'engage que moi bien sûr.
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix
Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix
J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km)
- Montezuma Castle
- Visitor Center Oak Creek
- Bell Rock
- Sedona : Hôtel Kings Ransom
- Tlaquepaque
- Chapel of the Holy Cross
- Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road
- Crescent Moon
- Dîner El Rincon à Tlaquepaque
J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km)
- Jerome
- Prescott
- Williams (The Grand Motel)
- Visitor Center Williams
- Dîner Rod's Steak House
J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train
- Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route
- Dîner au 66 Cruiser Cafe
J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km)
- Flagstaff
- Winslow (Hôtel Americas Best Value)
- Petrified Forest
- Painted Desert
- Dîner au restaurant The Falcon à Winslow
J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km)
- Winslow le matin, pow wow l'après-midi
- Dîner dans la chambre
J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km)
- Painted Desert
- Gallup
- Ah Shi Sle Pah 🤪
- Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre
J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km)
- Chaco Culture
- Highway 96
- Espanola : Hôtel Days Inn
- Dîner dans la chambre : China Kitchen
J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km)
- Santuario de Chimayo
- Cordova
- Truchas
- Las Trempas
- Talpa
- Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission
- Taos
- Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge
- Rio Grande Gorge Bridge
- Taos Pueblo
- Taos Downtown
- Dîner dans la chambre
J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km)
- River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site
- Velarde
- La Mesilla
- Santa Cruz
- Camel Rock
- Tesuque Pueblo
- Installation au B&B EL Paradero
- Visite de Old Town Santa Fe
- Dîner au Restaurant El Pasqual's
J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km)
- San Miguel Church
- Museum of Indian Arts & Culture
- Wheelwright Museum
- Pause à l'hôtel
- The Palace of the Governors (+ musée)
- Cathedral of San Francis of Assisi
- Loretto Chapel
- Dîner dans la chambre
J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km)
- Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe)
- Tent Rocks (2 trails)
- Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid
- Tinkertown Museum
- Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz
J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km)
- Petit déjeuner dans Old Town
- San Felipe de Neri
- Turquoise Museum
- Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée)
- Petroglyph National Monument
- Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz
- Soirée sur la route 66 dans un bar
J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km)
- Santuario de Soccoro
- Carizzozzo (courses et pique nique)
- Alamogordo
- White Sands
- Las Cruces : Quality Inn and Suite
- Mesilla (Old Town)
- Dîner au restaurant La Posta à Mesilla
J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km)
- Old Mesilla
- Shakespeare (ville fantôme)
- Stop café dans un Subway
- Tombstone
- The Grand Hotel Tombstone
- Bisbee
- Dîner au Copper Queen à Bisbee
J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km)
- Mission San Xavier del Bac
- Arizona Sonora Desert Museum
- Sagaro National Park
- Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse)
- Tucson : Hôtel Best Western
- Dîner au Guadalajara Grill
J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km)
- Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat
- Mystery Castle
- Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre
- Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon
J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km)
Repos/Outlets/Bagages
J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
C'est parti !!!!
J1 - Lundi 13 mai 2013
Les bagages sont prêts bien sûr, la check list a été vue et revue maintes fois.
5 h du matin à l'aéroport de Toulouse, l'enregistrement n'est même pas ouvert.
Après un embarquement sans ombrage, c'est le départ dans un petit avion (je ne me rappelle plus ce que c'était).
Un saut de puce tout tranquille, un peu plus d'une heure et nous voilà à Madrid puisque nous avons choisi Air Iberia.
Une amie m'avait bien dit que l'aéroport de Madrid n'était pas facile. Mais bon, j'avais imprimé le plan et les aéroports, on connait.... Frimeuse va ! Une tout autre histoire.
On a pal mal tourné avant de comprendre, bande de nuls que nous sommes : il ne faut pas chercher le numéro du terminal mais les lettres des portes d'embarquement.
D'ailleurs, nous avons rencontré un petit jeune homme tout perdu, dont c'était le premier grand voyage en avion et qui allait faire un stage à Chicago. Il était tout content de nous suivre et à nous trois, nous avons réussi à prendre l'avion pour Chicago.
9h20 de vol sans turbulences. Cette fois, j'ai trouvé que c'était un peu long car le confort n'était pas top : nous n'avions pas d'écran TV personnel et les écouteurs me blessaient les oreilles. Et puis on est moins bien servi que sur Air France. Décidément je n'ai pas de chance avec les écouteurs. Lors du précédent voyage, ils ne marchaient pas.
L'arrivée sur Chicago est surprenante : une fumée noire nimbe les méga buildings au bord du lac.
Encore une fois, policiers super sympas, qui plaisantent avec nous, douane quasi inexistante.
J'avais peur que 2 h d'escale soient limite, mais pas du tout, même si nous devons marcher un max avant d'atteindre notre porte d'embarquement.
L'aéroport O'Hare de Chicago est impressionnant de taille, mais aussi de beauté. Des tonnes de boutiques et de restos, une vraie petite ville.
Embarquement avec Airlines pour Phoenix sur un Mac DD très confortable (les places sont relativement larges - j'avais un souvenir de Mac DD dans lesquels on était comme des sardines, mais ce n'était pas aux US). Là, on m'a un peu embêtée avec mon "mini mini" sac à main (peut-on d'ailleurs appeler ça un sac à main ?) qui faisait double emploi avec mon appareil photo et j'ai dû l'écraser dans le sac à dos de JP.
Quelques turbulences et beaucoup de nuages.... Inquiétude pour demain.
A l'arrivée à Phoenix, direction le site des car rentals par le shuttle. Nous sommes déchirés par le voyage : on n'a pas arrêté de changer d'heure, nous sommes debout depuis plus de 20 heures. J'avais réservé un Ford Escape, mais le pti gars de l'agence Alamo réussi à nous refiler un super 4x4 (un vrai, avec 4 roues motrices : un GMC Terrain); on claque plein de dollars. Bon, en regardant le prix, c'est normal sur cette gamme.... sauf qu'il semble que nous ayons des frais en plus sur la facture. On verra au retour (je peux d'ores et déjà dire que nous aurons beaucoup de chance car on nous remboursera la somme qui me paraît bizarre). En tous cas, notre véhicule est super confortable et nous n'avons pas regretté une seule fois d'avoir "cédé" sous la fatigue.
Dehors, une chape de plomb nous tombe sur les épaules, à peu près 40°C.
Direction l'hôtel : le Howard Johnson Inn Phoenix Airport. On dépose les bagages. La chambre est plutôt sympa pour une étape aussi courte. Le gars de l'accueil super sympa nous indique une place où trouver à manger (il est quand même temps de se sustenter 😉 ). On ne trouvera jamais et c'est éreintés, hagards, que nous nous replions sur des sandwiches trouvés à la station service du coin et que nous avalons vite fait dans notre chambre avant de nous écrouler. Plus de 24 heures que nous sommes sur le pont. Il est quoi là : 5 h du mat ou 7 h ? Je ne sais plus.
Merci Thibaud et Jean !
J'ai d'abord posté mon carnet sur Road qui était ma bible sur Road mais ce sont les amis de VF qui m'ont le plus aidée : je veux donc les remercier en leur montrant que leurs conseils ont été utiles.
Mais j'ai du mal à insérer les photos : je n'ai pas encore saisi comment faire.
Si vous pouvez m'aider d'ailleurs, ce serait super.
Bonne journée, Michèle
J2 - Mardi 14 mai 2013 - Phoenix-Sedona - 257 km
Le jet lag auquel je suis très sensible se manifeste : réveillée toutes les 2 heures, je finis par me lever à 4h30.
J'en profite pour programmer quelques infos sur le GPS.
Comme JP, lui, dort comme une marmotte, nous partirons bien 1 heure plus tard que prévu, vers 8h.
Il fait déjà vraiment très chaud dehors, lourd, mais le temps est nuageux... aie aie aie : ce sera comment vers Sedona ? Plus frais, ça on le sait, mais s'il te plaît Roi Soleil, ne te cache pas.
Bien sûr, il y a des contingences matérielles auxquelles nul n'échappe : les courses !! J'ai programmé l'adresse du Walmart le plus proche de notre route. "Vous êtes arrivés" me dit la "pétasse" de service (désolée, mais il n'y a pas d'autre mot). Ah oui ? Et où ???? Tu parles, c'est le dépôt. On tourne un peu, donc on reperd du temps. On finit par trouver un FRY's où le caissier nous établit une carte magasin*.* Nombre d'enseignes en délivrent : ne pas hésiter à les prendre, on peut avoir des réductions parfois intéressantes.
Et c'est parti pour le voyage !
Notre première étape : Montezuma Castle
Il s'agit de ruines indiennes des tribus Sinagua qui, comme à Mesa Verde, ont quitté les lieux on ne sait pourquoi.
Le site n'est pas aussi impressionnant ni aussi beau que Mesa Verde. Pour nous, cela n'aura été qu'une petite mise en bouche mignonnette.
Nous prenons la route vers Sedona. La Red Rock Scenic Byway est un spectacle à elle seule : des formations de grès rouges de tous les côtés.Avis aux futurs amateurs de belles balades dans cette région : notre expérience est très limitée. Souffrant qui du dos, qui des pieds et autres désagréments 🏴☠️ , nous avons choisi de ne rester qu'un jour à Sedona. Lisez bien les retours d'expériences d'autres forumers : la région mérite plusieurs jours.Bell Rock
Lors du court arrêt que nous faisons au Visitor Center, nous profitons de la fabuleuse première vraie vue sur ce superbe dôme. C'est un vortex (spirale d'énergie tellurique) - la région en est pleine.Citation prise dans Ulysse: "Votre aura a-t-elle besoin d'être restaurée ? Cherchez-vous le salut par le tantra primal, ou caressez-vous le rêve secret de passer une nuit de pleine lune en compagnie d'un ange ....."Pourquoi "vraie vue" ????? C'est parce qu'on le voit déjà depuis un bon moment ce Bell Rock ! 😉
Notre première halte nous faisait espérer que nos chakras s'ouvriraient et que notre condition physique s'améliorerait. Que nenni. Peut-être est-ce parce que nous ne sommes pas allés au bout ??? Quoi qu'il en soit, c'est sacrément beau !
Nous reprenons la route et la vallée est superbe, les jolis petits nuages blancs se transforment en gros nuages noirs qui nous laissent augurer quelques gouttes d'eau (voire plus ?) dans la journée.
Quoi qu'il en soit, nous devons réduire le programme prévu car nous avons du retard et on ne pourra pas tout faire.Avis aux futurs amateurs de belles balades dans cette région : notre expérience est très limitée. Souffrant qui du dos, qui des pieds et autres désagréments🤪, nous avons choisi de ne rester qu'un jour à Sedona. Lisez bien les retours d'expériences d'autres forumers : il y a de superbes rando à faire. La région mérite plusieurs jours. Nous déposons les bagages à l'hôtel : le Kings Ransom Sedona et pique niquons dans la chambre pour gagner du temps. Il est déjà 15 heures, l'heure espagnole pour déjeuner quoi ! Et comme ici, tout est hispanisant...
Comme nous repassons par le centre de Sedona, nous nous arrêtons à Tlaquepaque, le quartier des artistes (bien sûr, il y en a plein dans cette ville new age). Un endroit bien agréable, très reposant avec ses patios et ses fontaines, ses balcons en fer forgé. Pour un peu, on se croirait en Andalousie.
Puis, Chapel of the Holy Cross. Parfaitement intégrée dans le paysage, elle intrigue. On penserait plus à un bâtiment à la gloire d'un quelconque gourou ou autre illuminé - vu la région - qu'à une église.
Il y a un petit parking en bas de l'église. Nous grimpons au travers des cactées en fleurs pour découvrir un magnifique point de vue.
Le parking est là, tout en bas :
C'est pour quand l'averse ?
Pourvu que les vannes du ciel ne s'ouvrent pas avant Cathedral Rock !
Nous avons choisi deux approches :
- D'abord par la O'Beyond Road,
- Puis par la Verdey Valley School Road qui se termine en piste, donnée pour impraticable les jours de pluie. Et justement, le ciel est de plus en plus noir, le vent se lève, faisant tourbillonner le sable, rouge à souhait comme toute la région. Oups, quelques gouttes de pluie. Viiiite, on repart, même si notre super GMC Terrain haut sur pattes doit pouvoir assurer.
Ce qui est bête, c'est que pour voir le soleil se coucher sur Crescent Moon, faut-il encore qu'il se relève, logique non ?
Mais les dieux sont avec nous (ah non, ici, ce sont des anges..... 😇 vous suivez ??) et le soleil pointe le bout de son nez, faisant flamboyer la route qui mène à Crescent Moon : Upper Red Rock Loop. Un enchantement.
Et là, au bout de la route, la cabane est là !
En avançant, on entend le frémissement de l'eau au pied de Cathedral Rock. Peu courageux, nous n'irons pas jusqu'à tremper ne serait-ce que le bout de nos orteils.
Quand nous repartons, le flamboiement est à son apogée. On voit bien la différence par rapport à la première photo.
On pourrait rester des heures à le contempler. Peut-être aurions-nous dû attendre la nuit pour rencontrer un ange 😉.
Il est temps de rentrer : nous avons réservé une table ce soir au Restaurant El Rincon* à Tlaquepaque. JP se régale de la spécialité maison dont j'ai oublié le nom mexicain un peu compliqué.
et moi d'une salade, oui mais quelle salade mes amis..... Avec un guacamole... J'en salive encore 😛.
*J'avais lu de très bonnes critiques sur ce restaurant. Je confirme. Outre la qualité de la table, le cadre est adorable. Il vaut mieux réserver en saison ou le week-end.Dommage : nous n'aurons pas vu Slide Rock Park, ni le point de vue à Midgely Bridge, ni la scenic view de l'aéroport, mais la journée a été bien remplie.
Nous sommes bien fatigués.... les margaritas du El Rincon (ici, on ne lésine pas sur la Téquila) en ont rajouté une couche. En parlant de couche, c'est l'heure!!!!
Quand je vois tes photos, je me dis que je suis passé à coté de pas mal de choses en Arizona ! Quelques jours pour visiter un Etat, c'est bien trop court !
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
Rassure-toi : on passe toujours à côté de plein de choses. C'est vaste l'Arizona.
En regardant les carnets de certains, on les envie de pouvoir y aller aussi souvent.... et ils nous font rêver, voyager par procuration 😉
Bonne journée
J3 - Mercredi 15 mai 2013 - 132 miles (212 km)
Encore le jet lag... Je vous l'ai dit, j'y suis très sensible. Debout 4h30.
Et bien malgré ça, encore un départ tardif (8h30). Donc, on va zapper Clarksdale.... mais vu qu'il n'y a pas grand chose à voir, je ne ferai pas de scandale.
Direction JEROME
La route qui traverse la Verde Valley est vraiment magnifique. La vallée porte bien son nom. On est étonné de voir autant de verdure en étant si près de zones désertiques. Meuh non ce n'est pas une oasis !!!! N'empêche que, ne serait-ce les essences différentes, avec de ci de là quelques cactées en fleurs au bord de la route, on pourrait se croire dans n'importe quelle forêt d'Europe (pas du grand nord bien sûr). De bonnes grimpettes et de bons virages et voilà "LA" ville qui fut un temps la ville la plus cruelle des USA. On en frissonne encore dans les chaumières (enfin, je suppose).
Jerome, c'est aussi une ancienne ville fantôme qui renaît de ses cendres, même si la mine - principale activité - est fermée depuis longtemps.
Sûr, on est bien dans l'Ouest, l'Ouest profond, typique, sans ostentation, et nous avons flâné un bon moment dans les rues.
Qui a vu un Visitor Center encore plus petit ?
Direction PRESCOTT
Je tenais à passer par cette petite ville réputée pour avoir gardé son authenticité. C'est très coquet et nous en aurons vite fait le tour.
Arrivant sans indication précise, le hasard (le flair ? Bon, on vote pour le flair c'est plus flatteur) nous a amenés en un éclair juste sur la rue que je voulais voir : Whiskey Row, où sont alignés tous les saloons.
La déception (il en faut de temps en temps) : Ce n'est pas une heure où les saloons débordent d'activité. En soirée, ça doit donner ! Yep !
Comme nous passons moins de temps que prévu à Prescott, nous arrivons à WILLIAMS à 14h30.
Je tenais absolument cette année à voir une petite portion de cette mythique road.
Et que serait LA route sans ces magnifiques "trucks". Je l'avais déjà dit un jour, mais là, j'en suis sûre : L'expression "tu es beau comme un camion" vient des US !
Pique nique avec les restes d'hier (des restes comme ça, on en redemande) dans la chambre de l'hôtel : The GRAND MOTEL de Williams. Alors là, il mérite une mention spéciale. Si, si !
Je n'irai pas jusqu'à dire MINABLE - encore que - mais pas loin. Enfin, il a l'air propre et puis vu le tarif démentiellement bas que j'ai obtenu, fallait pas attendre des miracles.
Direction la gare pour évaluer le temps de marche pour demain et surtout prendre les billets que j'ai réservés pour le Grand Canyon. Petite visite du Visitor Center (nous jetons toujours un oeil dans les visitor centers : on y glane des infos sympas et c'est l'occasion de papoter avec les gens du cru).
Un petit tour de ville... enfin "tour" c'est beaucoup dire parce que Williams, c'est essentiellement une rue : la route66. Bien sûr, on ne saurait être à Williams sans aller déguster une bière dans un bar très sixties.... en l'occurrence, le Vulcano.
Retour à l'hôtel pour un peu de repos.... Je n'avais pas vu tout à l'heure à quel point la chambre était moche, exiguë, sombre. Compensation (dérisoire, je sais, mais dans ces cas là, tout ce qui est mieux est bien) : l'hôtel est juste en face du Rod's Steak House dont on dit tant de bien. Nous n'avons pas été déçus. Nous avons pris une salade et surtout un T Bone (un pour deux, largement suffisant) succulent.
Nous sommes tellement fatigués que nous nous écroulons à 9h30, incapables d'aller nous immerger dans l'ambiance de la route 66 le soir.
J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Grand Canyon Railway
Debout à ?... 4h30. . Je n'en parlerai plus, il me faudra attendre deux nuits de plus pour trouver mon rythme.
Allez, encore un petit coup de pub pour le Grand Motel :
- soit je fais simple avec 😕
- soit je complique.
Allez, je fais la version longue : hier soir, le lit n'avait pas été fait. Pour la douche, il vaut mieux avoir des produits de secours : pas de savon.
Ce matin, l'eau est tiède tendant sur le froid. Le taulier (pour moi, ce mot est moche et correspond tout à fait au personnage qui gère l'hôtel) , qui au demeurant n'arrive pas avant 8 h, a bien fait comprendre à JP que non, elle n'était pas froide. Il nie l'évidence le bougre !
Et le petit déjeuner.... Bien sûr, le tableau ne serait pas complet sans lui. Sous une pergola ouverte, en plein courant d'air, ce qui peut être sympa en plein été. Aujourd'hui, ça va, mais demain ???
Quelques viennoiseries de supermarché, bien grasses. Pas de pain à griller, pas de beurre ou de confiture : des gâteaux gras dans des boîtes en plastique.
Mais il y a toujours du sympa : l'hôtel est en bord de route et depuis notre chambre, nous entendons de grands vroom vroom en bruit de fond. Il s'agit d'un méga rassemblement de bikers Harley, tous vétérans du Vietnam qui font étape à Williams (entre autres) pour rejoindre Washington. Mazette ! Nous avons manqué leur parade hier, mais le départ de ce matin n'est pas mal, avec musique et tout et tout.
Nous avons rendez-vous à la gare pour assister à un spectacle cow boy avant d'embarquer.
Nous ne comprenons pas tout le sens comique de cette scénette d'un petit quart d'heure, mais les Américains qui nous entourent sont morts de rire.
Et puis, c'est le départ (9h30).
Le long de la voie, les gens nous adressent de grands bonjours (ou au revoir).
Je sais, c'est très cliché, mais en reprenant ses yeux d'enfants, on y croit !
Le train se traine (ben oui) et les paysages s'étirent doucement sous nos yeux.
Et puis, on nous occupe : un chanteur indien nous ravit avec de vieux airs du far west, accompagné à la guitaire, et surtout avec une très très jolie voix.
La photo, là, c'est pour la chemise et la ceinture
La gare se trouve au pied de l'Hôtel El Tovar. Nous allons directement au Visitor Center pour voir ce que l'on peut faire en 3 heures, temps qui nous est imparti. Une évidence s'impose : ce sera la Hermits Rest Route.
Nous sommes tout de suite "chez nous", mais sans l'accoutumance qui va avec. La charge émotionnelle est tout aussi grande que la fois précédente. C'est tout simplement à couper le souffle. Et puis, les couleurs diffèrent par rapport à septembre : plus de vert dans le Canyon; même le Colorado, nous le verrons plus loin, est moins "colored", moins rouge.
Il ne faudrait pas en oublier le boire et le manger. Nous allons chercher de quoi nous sustenter à l'Arizona Room (noter au passage qu'ils ont de très bons sandwiches) et nous nous installons face au Canyon. Une famille de 2/3 écureuils fripons et dévergondés nous assaillent. Il est absolument interdit de leur donner à manger : tu parles, ils se servent tout seuls ces voleurs ! Il y en a même un qui a réussi à croquer ma pomme, pourtant bien à l'abri dans le sac à dos.
Des petites balades à pied le long du Rim, quelques étapes avec le shuttle qui dessert tous les points de vue, nous en prenons plein les mirettes : Powell Point, Hoppi Point
A Mohave Point, on discerne bien les méandres du Colorado.
Nous hésitons : avons-nous le temps de pousser jusqu'à Pima Point ? Yes ! Il ne faudra que 20 min de bus pour rentrer.
On voit bien le Colorado, et même un bateau qui vient de passer les rapides
Il faut à présent rejoindre la gare sans tarder. Le shuttle, puis une bonne marche, d'autant que JP se fourvoie en descendant trop tôt sur les voies..... faut remonter maintenant Pff Pff Pff.... Ouf : 15h15 pour un départ à 15h30. Super timing, is'nt ?
Je suis du voyage ! Et je sens qu'on va se régaler ...
Les J1 et J2 me rappellent quelques souvenirs pas si lointains : juillet 2013, arrivée Phoenix puis une journée à Sedona. La chaleur, le jetlag (moi aussi j'y suis sensible), les courses ... Bell rock, Tlaquepaque, la belle chapelle dans son écrin de roches rouges, la magie de Cathedral Rock, ça y est, j'y suis à nouveau ! 😊😉
On a zappé Montezuma Castle et aussi Slide Rock. Il n'y avait pas de fleurs sur les cactus par contre, de gros nuages gris dans le ciel ... il faut dire que même si ça inquiète un peu sur place, sur les photos, le rendu est plutôt sympa.
J'attends la suite avec impatience, parce que le sud de l'Arizona et le Nouveau-Mexique, c'est sûr, un jour j'irais y traîner mes godasses 😛.
Suite Jeudi 16 mai - Retour du Grand Canyon en train
Nous reprenons le train, mais cette fois dans le compartiment de luxe appelé "Grand View" (petit plaisir qui a un coût quand même). Mais bof ! Nous pourrons mieux profiter du paysage à travers les vitres panoramiques.
Nous avons droit à un petit encas (little snack) et des boissons.
Il règne une atmosphère bon enfant et calme dans ce tout petit espace au confort désuet. N'appelle-t-on pas ce train le "Vintage Train" ?
Cette fois, nous avons droit à un chanteur de country plutôt sympa et pas mauvais du tout.
Soudain, sur le bas-côté, nous apercevons 3 bandits à cheval. Le train s'arrête : normal, il s'agit d'une attaque.
En repartant, on voit qu'il ne reste plus qu'un desperado sur son cheval. Les autres sont montés à bord et tentent de rançonner les voyageurs.
Heureusement, le shérif est là :
Tout ce petit manège a excité l'assemblée. Lorsqu'on vient nous servir du champagne (californien peut-être, mais c'est vraiment agréable) JP prend la place de la serveuse, tout le monde lui tend son verre. L'ambiance est à son comble. Surtout lorsque la serveuse secoue bien discrètement la bouteille avant de la lui donner à ouvrir. Heureusement, pull de rechange dans le sac à dos.
Nous arrivons vers 18h à la gare.
Juste le temps de se rafraîchir et se reposer un peu et il sera l'heure d'aller dîner. Car même s'ils ne ferment pas aussi tôt que dans le Wyoming et l'Utah, faut pas trop traîner.
Nous dînerons au 66 Cruiser Cafe, dont la renommée n'est plus à faire chez les amateurs de la Route 66.
J5 - Vendredi 17 mai 2013 - Petrified Forest/Painted Desert- 241 miles (388 km)
Dernière nuit dans notre palace ! Yes !
Sous la tonnelle, transis par le vent glacial (bon OK : frais), les conversations vont bon train entre les voyageurs. Ce qui est amusant, c'est que d'habitude, c'est plutôt l'échange d'expérience sur les visites qui préside dans ces assemblées spontanées. Mais là, tout tourne autour de l'hôtel : tout le monde est abasourdi.
Nous prenons la route à 8h30 en direction de Flagstaff.
Flagstaff
Nous en visitons le centre historique. Peut-être cette petite ville de la Route 66 mériterait-elle un peu plus d'attention que ce qu'en disent les guides ou certains voyageurs. En tous cas, elle nous a bien plu.
On the road again, nous roulons des miles et des miles au travers de plaines désertiques. De loin en loin, on voit tourbillonner la poussière en autant de mini-tornades rose-orangé. Cette autoroute est en fait l'ex Route 66 et de nombreuses évocations de la "Mother Road" comme on dit ici en sont la preuve.
Le temps se réchauffe, déjà 28.5°C, mais le vent souffle fort ; on sent bien que les nuages hésitent encore sur la couleur qu'ils vont adopter dans la journée.
The Wigwam Hotel, au bord de la route:
Nous arrivons un peu tôt à Winslow où j'ai réservé une chambre à l'hôtel Americas Best Value, mais le gentil monsieur de l'accueil active les choses pour que nous puissions nous installer dans une chambre qui nous paraît luxueuse tant nous étions marqués par notre boui-boui.
Pique nique rapide et direction la Petrified Forest et le Painted Desert.
Petrified Forest
Le soleil est un peu timide lorsque nous commençons la visite.
Je m'attendais à quelque chose de plus impressionnant, dans le genre gigantisme. Pour un peu, je dirais: "tous ces km pour ça?"
Mais non, ce qui impressionne, c'est ce travail de la nature : 200 millions d'années nous regardent !La région était à l'époque "recouverte d'arbres géants qui furent enfouis sous des dépôts sédimentaires riches en silice. ce qui favorisa la conservation de leur structure. La silice remplaça lentement la matière végétale et fossilisa les troncs." (sic)De façon triviale : des arbres devenus pierre, et c'est en s'approchant au plus près que l'on peu juger de la puissance de dame nature. Des couleurs magnifiques : orange, mauve (améthystes), rose, bleu, des cristaux blancs...
Une mise en bouche : Giant Logs, où l'on trouve le plus grand arbre du site appelé "Old Faithful".... tiens tiens, ça vous dit quelque chose ? On en est loin pourtant.
Puis Crystal Forest, un circuit un peu plus long et avec une variété de couleurs beaucoup plus riche
Mais c'est au plus près que l'on peut voir le véritable travail de fossilisation.
Mais Petrified Forest, c'est aussi les beaux paysages de Mesa Blue, qui laissent augurer de ce que sera le Painted Desert.
A partir de Blue Mesa, on entre dans le Painted Desert.
Cest déjà assez fabuleux, mais ce n'est rien à côté des sites plus au nord
Mais il faut encore rouler avant d'atteindre réellement Painted Deert.
Au beau milieu de nulle part, une plaque commémorative nous rappelle que la Route 66 passait ici, et cette carcasse de voiture est un "monument dédié".
Mais quel dommage que le temps soit si gris à présent : j'avais programmé le sens de la visite pour être à Pintado Point à la Golden hour, mais ce sera plutôt la cloudy hour: de Lacey Point à Pintado et Tawa (on ne parle pas assez de ce dernier à mon avis).
Comme son nom l'indique, Painted Desert, c'est un vrai tableau. Une palette de couleurs invraisemblable : des ocres, des mauves, des oranges, des verts, des gris aussi, parfois presque blancs, en touche, comme un trait de pinceau pour éclairer un tableau. Par moment, on pourrait douter : ils ont les moyens les Américains, hein ? 😉
Au soleil couchant, ces sites doivent être renversants. Encore que, comme la lumière change sans arrêt avec ce ciel incertain, c'est quand même fabuleux. Tellement d'ailleurs que JP a l'intention d'y revenir en partant demain matin si le soleil est au rendez-vous (c'est pratiquement sur notre route, juste un petit détour).
Désolée, il y a beaucoup de photos, mais je m'y revoyais.... 😮 On a adoré.
De retour à l'hôtel vers 19h (une heure de route).
Un peu de repos et direction le Restaurant : le Falcon (conseillé par un cousin américain dont un collègue est de Winslow - le monde est minuscule) : le resto où les locaux aiment se rendre. Sans prétention, mais le steack de JP et mon poulet étaient très bons, prix dérisoire.
J6 - Samedi 18 mai 2013 - POW WOW - 50 miles (80 km)
L'intérêt de la journée est un Pow Wow autour duquel j'avais établi l'itinéraire.
J'avais pris contact avec l'organisateur, Jason, qui m'avait envoyé toutes les informations nécessaires. Comme ça ne commence qu'à midi, nous avons le temps de flâner un peu et nous en profitons pour nous balader dans Winslow.
Passage obligé au Visitor Center, installé dans l’ancienne Trade Post indienne. Vraiment très beau, avec des meubles d’époque.
Le centre de la ville, où tout évoque la Route 66, est très accessible. Le point de ralliement est le « Standing on the Corner », avec une statue érigée à la gloire des Eagles dont la chanson « Take it easy » a rendu Winslow célèbre dit-on. Pour être franche, je ne me rappelais plus du tout des Eagles. C'est que ça remonte ça : 1972 quand même 😕.
Le Pow Wow.
Sans les indications très précises de Jason, du genre « après un croisement où il y a un arbuste à gauche, etc. puis ce sera indiqué », nous aurions passé la journée à sauter sur les pistes.
Nous sommes accueillis par Jason qui nous donne gentiment des chaises pliantes et nous indique où nous installer. Des abris disposés en rond, avec, au centre, un groupe d’indiens qui chantent en tapant sur des tambours.
Jason nous présente à la communauté. Nous sommes les seuls touristes (et ça se voit) : les seuls autres "blancs" sont avec les indiens (des couples mixtes). Par respect pour cette cérémonie, je choisis de ne pas prendre de photos. JP fait quelques enregistrements non filmés : on pourra revivre l'ambiance.
Bref, un pow wow très intimiste. On est loin des images d’Epinal d’indiens superbement emplumés : juste quelques accessoires de perles et de plumes, et surtout tout le monde a une couverture sur le dos. La vraie vie des Indiens d’aujourd’hui, qui rendent hommage à tous leurs vétérans des guerres passées.
Un ancien para du Vietnam vient discuter avec nous : on ne comprend pas bien ce qu’il dit, il a l’air un peu à l’Ouest, bourré peut-être? Il demande du feu à JP, et là on comprend : vu la taille du pétard, il doit consommer de sacrées doses et il n’en est certainement pas à son premier aujourd’hui. On sent bien que les organisateurs n’apprécient pas du tout son comportement et ils tentent gentiment – certainement par respect, au regard des médailles qui lui couvrent la poitrine – mais fermement, de lui faire éteindre son joint. Sans succès.
On peut avoir l’impression a priori que la mélopée est toujours la même. Mais non. Au bout d’un moment, on s’aperçoit qu’il y a des modulations. Les chants sont lancinants et poignants. C’est très émouvant.
Les vétérans sont mis à l’honneur au centre de la piste, chacun expliquant sa vie ; ça, c’est un peu long car ils sont très bavards (surtout notre vétéran du Vietnam). Tour à tour, les gens viennent déposer quelques billets à leurs pieds.
Tout autour de ce que j’appelle l’arène, les femmes revêtues de châles très longs dansent sur place au son des tambours.
Une bien belle expérience, mais le temps se dégrade. De violentes bourrasques font voler les billets dans l’arène.
Nous quittons le pow wow vers 16 h.
Quelques courses au Walmart du coin et retour à l’hôtel
J7 - Dimanche 19 mai 2013 - Ah Shi Sle Pah* - 311 miles (501 km)
*Normalement, destination phare de la journée.... Mais on verra ça !!!
Pour une fois, nous arrivons à partir assez tôt : 7h. Pourquoi ? Mais pour revoir le Painted Desert pardi ! D'autant que le soleil brille de tous ses feux. Et nous refaisons le circuit inverse. Ah ! ces couleurs flamboyantes!
Imaginez un peu au soleil couchant.... 😮
Une longue route aujourd'hui, mais le temps est clément et, comme toujours aux USA, le moindre mile est un régal.
Et nous voici au Nouveau-Mexique !
J'espère que vous avez bien noté : Land of Enchantment.... ça dépend pour qui !
Direction Gallup, véritable centre d’échanges commerciaux pour les indiens.
L’endroit où trouver du vrai artisanat à un prix intéressant. Le hic : c’est dimanche. Et bien non, tout n’est pas ouvert 24h/24, 7 jrs/7 aux USA.
Il y a quand même 2/3 magasins ouverts. Je passerai près d’une heure dans le « Indian Touch of Gallup », à choisir des bagues pour nos filles adorées. Tout est tellement beau ! Chaque modèle est unique. L’atelier est derrière le magasin d’exposition. Sympa et compatissant, le vendeur offre un café à JP pour le faire patienter en discutant.
AH SHI SLE PAH
J'avais promis une destination surprise et pas banale à JP qui ne sera pas déçu du voyage.😉
La route et longue, mais sans encombre. Les indications glanées sur Voyage.Forum sont bonnes et nous nous engageons sur les pistes où nous faisons de jolies rencontres.
La preuve que c'est bon : c'est Bruno de Voyage Forum justement qui m'a donné ce repère.
Et puis, c'est facile d'accès et nous avons un super gros vrai 4x4 !!! (je n'y connais rien, mais il paraît qu'il est très bien).
Nous nous engageons vers une piste qui s'avère ne pas être la bonne. Pas de problème : demi-tour cahotant devant quelques vaches surprises qui nous regardent béatement. Chouette ! De l'animation !
Pour l'heure, pas d'affolement, profitons quand même du paysage !
Nous nous engageons sur une autre piste.
Et là, tout part en vrille. Nous traversons un wash et continuons sur une piste de sable.
Au bout de quelques mètres, nous arrivons dans un coin parsemé de saletés en tous genres, une mini-décharge quoi ! Faut faire demi-tour dare-dare !
Et là, la CATA ! Ensablés. J’aurais dû descendre et guider JP vers un endroit plus stable.
Seules deux roues touchent le sol. La voiture est en travers de la piste, deux roues en l’air, la roue avant droite s’enfonce de plus en plus.
Nous récoltons tout ce qui traîne pour mettre derrière les roues : vieilles moquettes et autres cochonneries.
Faisant fi des bestioles qui infectent la région : araignées (je suis terriblement arachnophobe), scorpions et autres serpents, nous grattons à mains nues sous la roue. Heureusement, aucune de ces sales bestioles ne montre le bout de son nez.
Le temps passe. Le ciel se couvre et une tempête de sable nous attaque.
Nooooon ! S’il y a un orage, le wash sera impraticable, même avec le 4X4. Heureusement ça se calme.
Franchement, pas rassurée du tout : surtout, ne pas céder à l’énervement, encore moins à la panique.
J’ai une réaction complètement irrationnelle : je vais aller chercher du secours. Mais bien sûr ! Des miles et des miles avant de trouver le moindre signe de vie. Au cas où quelque farfelu traînerait dans le coin, je klaxonne comme une folle pendant plusieurs minutes.
Eurêka : si on monte la voiture avec le cric (ouf, il y en a un) et qu’on trouve de quoi mettre sous la roue, ça devrait le faire.
Nous vidons le coffre. Nos bagages sont entassés sur le sable. J’espère qu’ils sont suffisamment étanches et qu’aucune bestiole ne s’y infiltrera.
Et nous voilà repartis dans le sable. Je trouve une planche (une, pas deux), pas trop pourrie. Un gros clou dépasse…. Attention, dans le bon sens le clou ! Plus un tapis de genêts desséchés.
Et là, miracle, après plus de 2 heures d’effort, on réussit à sortir.
Et bien dans tout ça, on n’a pas fait une seule photo, tant nous étions ailleurs. Mais ce qui m’étonne le plus, c’est qu’il n’y a pas eu le moindre signe de dispute. Parce que dans ces cas-là, des tempéraments aussi sanguins que les nôtres, ça fume. C’est dire si l’heure était grave !
Et voici en quittant notre zone de détresse (on était certainement à quelques centaines de mètres du site) :
On fera encore une belle rencontre en repartant
et nous contemplons le ciel menaçant qui aurait pu nous coincer dans notre coin de désert.
J’avais pensé aller sur Bisti Badlands, mais inutile de dire que nous n’avions qu’une seule idée en tête : se retrouver à l’hôtel et prendre une bonne douche. JP a les mains en sang à force de gratter le sable, j’ai mal au dos d’avoir poussé le mastodonte.
Le soir, on se fera livrer des pizzas à l’hôtel : le Super 8 de Bloomfield.
Pour une journée surprise, je n’aurais pas pu faire mieux. Je sais, j'ai honte !
J8 - Lundi 20 mai 2013 - Chaco Culture National Monument - 224 miles (360 km)
Nous nous sommes accordé une petite grasse-matinée pour récupérer de la terrible journée d’hier et c’est frais et dispos que nous démarrons à 9h pour Chaco Culture !
A 110 km au sud de Bloomfield, la route bifurque vers une County Road qui se transforme en mauvaise piste sur 22 km. Encore une fois, vive le 4x4. Certains font la route avec un véhicule normal, mais ça doit sauter pas mal.
Après les pistes d'hier, c'est une autoroute !
Halte au Visitor Center.
La ranger, très sympa, a envie de discuter. Tant mieux, nous adorons aussi. Elle se dit impressionnée par ma présentation : She’s the planner at home ? » dit-elle à JP. Elle se moque là ? Ben, faut voir….
On en profite pour parler de la journée d’hier. Ah Shi Sle Pah, elle ne connaît pas. Mon très mauvais accent sûrement : je lui montre le nom par écrit. Non ! Son collègue indien, lui, connaît. Il me dit que le site a été fermé…. Si d’un côté ça me rassure sur mon incapacité, je me demande quand même s’il a raison car plusieurs personnes y sont allées pas si longtemps avant. Je sais bien que la nature reprend vite ses droits mais quand même. Et puis, le fameux site, il est libre d’accès non ? Sacré certes, mais je ne vois pas comment il pourrait fermer. Mystère.
Revenons-en à Chaco Culture.
Les reconstitutions présentées dans le Visitor Center sont magnifiques.
La lecture de l’histoire de Chaco est édifiante et permet d’apprécier la visite à son maximum. Il s’agit, comme à Mesa Verde, d’un site Anasazi. Pour certains, c’était un lieu de rassemblement temporaire. Quoi qu’il en soit, comme tous les sites Anasazi, on ne sait pas vraiment pourquoi il a été abandonné : la sécheresse ??? Je ne vais pas rentrer dans les détails, ce carnet ne se veut pas « culturel ».
Chaco Culture à l’heure actuelle, ce ne sont bien sûr que des ruines de plusieurs villages, mais il faut voir la qualité de ces constructions et faire un petit effort d’imagination pour se projeter quelques centaines d’années en arrière et imaginer les milliers de personnes qui vivaient là.
Le soleil n’est pas éclatant, mais il y a suffisamment de percées à travers les nuages pour rendre la visite très agréable. On zappe le premier trail (Una Vista) qu’on fera plutôt en partant : on se méfie un peu du ciel.
Voici les sites parcourus : Chetro Ketl, Pueblo Bonito, Pueblo del Arroyo, Casa Rinconada.
Ils avaient plusieurs façons de bâtir, c'est très étudié. Des siècles plus tard, les murs tiennent encore.
Les accès ne devaient pas toujours être faciles !
Et bien, si ce n’est pas de la chance ça ! Quelques gouttes nous surprennent juste en arrivant à la voiture. Du coup, nous abandonnons Una Vista, mais ce n’était pas le plus beau.
Il est 14h et nous n’avons pas d’autre choix que de pique-niquer à l’abri dans la voiture : trop de vent.
Nous prenons la route pour Espanola, avec bien entendu les 22 km de piste. Le ciel est très chargé à présent et plus on avance, plus il devient noir.
Lorsque nous arrivons sur la Highway 96 - qui mérite un détour à elle-seule – il pleut des cordes et cela gâche un peu le spectacle.
Nous nous arrêtons au lac d’Albiquiu, tellement beau même sous une pluie battante ! Il est 16 h et il ne fait que 8°C.
Vu le temps, on s’est moins arrêtés que d’habitude et nous arrivons plus tôt que prévu à Espanola : on va pouvoir s’occuper tranquillement des photos, des mails, etc… Zut, la wifi ne marche pas.
Le jeune homme de l’accueil semble toucher sa bille en la matière mais rien à faire, ça ne marche pas. Solution: nous changer de chambre pour être plus près du relais. Sympa non ? Le souk, car on avait déjà tout déballé.
J’ai repéré le « China Kitchen » à 2 blocs de l’hôtel. Nous optons pour le dîner en « take out ». Le service est un peu long, on s’en moque, on est en vacances 😎 ! La nourriture est excellente et nous avons à manger pour 2 jours.
Nos corps manifestent à retardement leur mécontentement de la journée d’hier 🏴☠️ , mais on ne va pas se laisser embêter par de vieux os râleurs. Massage, aspirine, leur compte est bon !
J9 - Route des Pueblos (High Road) - 98 miles (158 km)
Nous voilà en plein cœur du Nouveau Mexique ! On va découvrir ce curieux mélange de cultures : indienne, espagnole et anglo-saxonne.
La journée d’aujourd’hui sera consacrée à la route des Pueblos, de Chimayo à Taos.
Les Pueblos sont un groupe de peuples occupant le nord-est de l’Arizona et le nord-ouest du Nouveau Mexique. Il existe 19 tribus au Nouveau-Mexique. Leur histoire est assez complexe, et je suis sûre que vous trouverez des lectures intéressantes à leur sujet.
Les villages sont essentiellement faits en adobe.« L'adobe est de l'argile qui, mélangée à de l'eau et à une faible quantité de paille hachée ou d'un autre liant, peut être façonnée en briques séchées au soleil. » (sic) Nous les verrons plus loin, à Taos Pueblo.Nous allons « butiner » de pueblo en pueblo.
L’hôtel est à un petit quart d’heure du Sanctuaire de Chimayo, notre première étape.
Le Sanctuaire de Chimayo
Il paraît qu’il y a eu ici des guérisons miraculeuses, ce qui l’a fait surnommer « La Lourdes des Amériques ». Vu la petitesse du site et la taille des US, je n’ose pas imaginer ce que ça doit donner les jours de pèlerinage.
Comme nous arrivons tôt, avant l’ouverture même (une première pour nous !), nous pouvons profiter des jardins en toute tranquillité.
Si les indiens conservent certaines de leurs coutumes (sans parler de leur statut administratif particulier – voir les réserves), ils n’en sont pas moins chrétiens pour la plupart, et très pratiquants. On peut en juger à la multitude de petites croix qui parsèment le grillage autour du jardin.
Mais que les jardins sont mignons!
Comme je le disais, le mélange des cultures est omniprésent. Parfois, les évocations ne sont pas toujours au bénéfice des colons. Mais je me garderai de tout commentaire sur la colonisation dans ce carnet.
Et la petite chapelle de l'autre côté, n'est-elle pas à croquer ?
Nous reprenons une route sinueuse qui serpente à travers des forêts de pins. Au loin, sur les sommets, il y a encore de la neige.
Il faut dire que la région est quand même assez élevée : Chimayo est à 1850 mètres. Il y a d’ailleurs pas mal de stations de ski au Nouveau-Mexique.
Il fait frais, sans plus et le soleil est encore là.
La Trampas, avec la minuscule église San José de Gracia
Le Pueblo de Picuris : nous n'entrons pas : 15$ pour quelques photos..... Nous n'en voyons que l'extérieur.
Talpa : Nuestra Senora de San Juan de Los Largos del Rio Chiquito. Si, si? Son nom est inversement proportionnel à sa taille.
Et sur la route, on s'attend à tout moment à voir débouler les desperados.
Rancho de Taos, avec son impressionnante San Francisco de Asis Mission
Toute en adobe, bien sûr, et comme la route arrive par l'arrière, quel mastodonte !
Curieux non ? Allons voir de l'autre côté.
Et le petit jardin
En route à présent pour Taos, qui sera notre point de chute ce soir, à l’hôtel Kachina Lodge (j’en parlerai plus tard).
Mais que fait donc cette image attaché en bas du précédent post ??? J'ai dû faire une fausse manip.
Bref, continuons cette journée au Nouveau-Mexique :
Nous sommes donc le mardi 21 mai 2013 et nous arrivons à Taos.
Après avoir déposé les bagages (c’est sur notre route) et fait quelques courses (intendance oblige), on file vers le Rio Grande Bridge.
Alors qu’on a l’impression d’être dans une plaine, on débouche soudain sur un bête pont sans prétention.
Que nenni, ce n’est pas un bête pont : nous sommes sur le plateau volcanique de Taos et il est là, le Rio Grande, tout en bas, dans cette énorme faille, 200 mètres en contrebas.
« Sensation au vertige s’abstenir » est-il écrit un peu partout dans les guides. Et sans parler des vibrations à chaque véhicule qui passe. Mais avec un JP au bout de la main, je me hasarde à faire quelques pas, un peu plus loin, encore plus loin.
"Tu’m crois pas" ? J’ai des preuves !
Enfin Taos Pueblo, le clou de la journée !
Un véritable village indien tout en adobe, avec des échelles partout pour monter aux terrasses. On retrouve les principes d’architecture de Mesa Verde et Chaco. Sauf qu'à Mesa Verde, c'est plutôt un habitat troglodyte, dans les falaises, mais le principe reste le même.
Il faut payer un droit de photo : on accroche le reçu de façon bien visible à l’appareil. Attention, ça ne plaisante pas.
Regardez bien le four sur la photo ci-dessous : on le retrouve dans tous les jardins actuels des indiens au Nouveau-Mexique, même dans les maisons récentes.
Et puis un pueblo ne saurait se passer d'église :
Tiens ? ça ressemble à du déjà vu en plus petit !
Et pour finir avec les Pueblos, voici à quoi ressemblent les fameuses briques dont je parlais plus haut.
Avant de rentrer à l'hôtel, nous visitons Taos Downtown.
Taos est la ville de Kit Carson. Sa maison a été transformée en musée, mais il ferme à 17h. D'ailleurs, tout semble fermer à 17h.
Une attention particulière au Kachina Lodge, qui sort un peu de l'ordinaire. Il ne faut pas s'attendre à du grand luxe. Il n'y a ni frigo, ni micro-onde. Mais la Wifi est au top. Les lits sont confortables. C'est surtout le cadre qui est sympa.
L'entrée :
Après une journée encore bien remplie, nous dînons dans la chambre avec les restes chinois d'hier soir.
Mais que fait donc cette image attachée en bas du post précédent ? J'ai dû faire une fausse manip.
Mercredi 22 mai 2013 - La River Road de Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km)
Après un copieux petit déjeuner dans la magnifique salle de restaurant du Kachina Lodge,
C’est sous un grand ciel bleu que nous partons à 9 h. Après avoir fait deux fois le tour de Taos pour trouver la route (le GPS est parfois un peu lent et ça me perturbe), nous voilà sur la River Road.
Nous avons loupé le Horseshoe Overlook au sud de Taos. Dommage !
Premier arrêt au Rio Grande Visitor Center (Orilla Verde) avec un petit trail d’une heure : Las Minas Trail.
Pfff, que ça monte !
Et attention aux chevilles.
La saison est un peu avancée pour la floraison des cactus, mais de jolies fleurettes résistent vaillamment, mettant une touche de couleur dans la caillasse grise.
Et la récompense est au bout du chemin, avec une belle vue sur le Rio Grande.
On commence à l’avoir assez vu de haut ce Rio, entre hier et aujourd’hui, et il est temps de voir à quoi ressemble sa Ria. Direction donc la petite route qui l'accompagne.
Les oies sauvages s'en donnent à coeur joie.
Nous ne sommes plus habitués à tant de verdure et les pistes doivent nous manquer 😉. Nous remontons tout en haut de la « dirty road » pour avoir encore de belles vues.
On est loin des roches rouges auxquelles nous avait habitués l'Utah et l'Arizona; on l’a déjà vu hier, dans cette région volcanique, la roche est noire. Cela n’enlève rien à la beauté des sites ; c'est sauvage, presque brutal.
Au retour, nous prenons des sandwiches au Yacht Club du coin.
Si, c’est un Yacht Club, c’est marqué dessus…. 😛
Et il y a même une gentille courette ombragée où de mignons colibris pas sauvages viennent picorer. Et oui, dans la région, il y a des colibris. Ils battent tellement vite des ailes que l’on n’arrive pas à voir leurs couleurs.
Nous continuons de longer le Rio et le paysage est surprenant, une bande verte, comme tracée au pinceau, tout autour du Rio, puis la sécheresse des roches noires. J’aime beaucoup ce contraste de couleurs.
Quelques arrêts au gré de nos envies, dans de petites églises qui toutes seront fermées :
A Velarde, Nuestra Senora de Guadalupe:
Nous découvrons à La Mesilla : l'église San Isidro, minuscule et très moche, et, à Santa Cruz, l'Iglesia de la Santa Cruz (bof).
Voilà bien un détour dont on peut se passer.
Ici, même les ponts d'autoroute nous rappellent que nous sommes en pays indien.
Mais la journée n'est pas finie et nous avons encore de belles découvertes à faire.
Suite du J10 - Mercredi 22 mai 2013 : Vers Santa Fe
Juste avant l'embranchement pour Tesuque Pueblo, le rocher appelé "Camel Rock", à la forme bien évocatrice (malheureusement à contre-jour).
Tesuque Pueblo. Nous faisons un tour rapide sans quitter la voiture, car on nous regarde d'un drôle d'air. Pourtant, le panneau dit bien "welcome".
Il est surprenant de voir que ce genre de site – quand même pas mal décrépi il faut le dire - soit encore habité.
Comme dans tous les pueblos, les photos sont interdites.
Et nous arrivons à Santa Fe : un gros coup de coeur !
D'abord, repérer l'hôtel : le B&B El Paradero.
Il faut vraiment rendre hommage en images à ce superbe B&B à la décoration mexicaine (andalouse?). L'accueil y est adorable et on se sent vraiment "chez soi".
Le goûter que l'on nous offre à l'arrivée est composé de gâteaux home made et de fraises succulentes ; il est offert tous les jours, mais on peut aussi se servir un thé ou un café à toute heure du jour (et de la nuit).
Les chambres donnent sur un patio, bien reposant après nos pérégrinations du jour; le murmure de la petite fontaine nous endormirait presque.
Je m'aperçois en regardant la photo que je n'ai pas encore parlé de ces suspensions de piments que l'on voit partout au Nouveau-Mexique. La moindre maison a sa suspension ; il y en a de toutes les tailles. Ce serait un porte bonheur.Si les chambres sont un peu petites, elles n'en sont pas moins très confortables, avec un petit coin lavabo et une douche à part.
Il y a tout un tas de petites pièces à disposition des hôtes : salon, salle de lecture/informatique, salle à manger.
La salle à manger :
J'ai aussi oublié une autre particularité décorative. L'influence mexicaine se manifeste encore dans ces napperons en papier de couleur suspendus au plafond, et que l'on voit dans tous les restaurants et la plupart des boutiques.
Et la photo un peu flou d'un petit salon
Cette halte nous revigore et c'est d'un pas alerte que nous allons dans le Dowtown de Santa Fe, à quelques minutes à pied seulement.
Le B&b nous a conseillé un resto prisé : le Cafe Pasqual's.
Il est un peu tôt mais nous y allons directement. Oups ! 18h30 et il est complet. La gentille dame nous propose 20h30, ce qui est parfait : cela nous laisse 2 heures pour nous balader.
Une promenade très agréable qui nous permet une approche des monuments que l'on verra demain.
Les boutiques sont fabuleuses (les prix aussi) : des bijous d'inspiration indienne, des vêtements raffinés...
On ne voit pas passer le temps. Au resto, on nous parle Français pour la première fois. Normal nous dit Michel, "c'est peut-être parce que je suis Français". Il vit depuis 28 ans aux US et a un tout petit accent américain.
Nous commandons sur ses conseils et ne serons pas déçus. La salle est toujours aussi pleine : ceci explique cela, c'est vraiment le meilleur repas que nous ayons eu aux US: brochette de veau en entrée, puis énorme steak de veau (encore) avec un accompagnement aux saveurs raffinées. Repus nous sommes !
La salle est décorée à la mexicaine, avec une fresque murale d'un artiste relativement connu paraît-il : Martinez (???).
Nous avons pas mal discuté avec Michel, et en partant, sa charmante épouse nous offre.... un cannelé bordelais dont elle n'a pas à rougir.
Retour à l'hôtel pour profiter de notre havre de paix.
Hi Jean !
C'est gentil merci d'être fidèle.
Pour Prescott, essaie d'y être le soir : tu voyages en camping car il me semble non ?
Bonne soirée,
Michèle
J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km)
Après un succulent petit déjeuner en terrasse, nous allons découvrir cette ville.
Santa Fe est la deuxième plus vieille ville des USA (après Ste Augustine en Floride) : elle a été fondée en 1607 par les Espagnols. La ville a gardé son ambiance espagnole, comme une bonne partie du sud-ouest des Etats-Unis. C’est aussi la plus vieille capitale des USA.
Au cours de notre visite, nous allons découvrir que le mot à retenir ici est « le plus vieux » ou « la plus vieille ».
Ville devenue très artistique, de nombreux peintres s’y sont installés, dont Georgia O'Keeffe. Mais nous ne visiterons pas son musée, faute de temps.
Mais au préalable, nous consacrerons la matinée aux musées, pour visiter la ville à la lumière de l’après-midi.
Comme nous passons devant San Miguel Church (le repérage d’hier soir nous permet de savoir qu’elle est sur notre route), nous en profitons pour y jeter un œil.
Détruite lors de la révolte des Pueblos de 1680, elle a été reconstruite lors de la reconquête espagnole en 1710.
On y retrouve un peu le style des missions de Californie. Un magnifique retable, dans les tons de verts, trône derrière l’autel en bois sculpté.
La cloche, très ouvragée, aurait été rapportée d’Andalousie par les Espagnols.
Un coup d’œil aussi à la plus vieille maison de Santa Fe. Elle a été bâtie en torchis, au début du 13e siècle (personne ne connaît vraiment la date exacte).
Santa Fe est riche en musées ; entre autres, 4 musées sont regroupés sur Museum Hill.
- Le Musée d'Arts & Cultures indiens
- Le musée International d'Art Folklorique
- Le musée Wheelwright des indiens américains
- Le musée d' art espagnol colonial
Nous en choisirons deux, car on pourrait y passer la journée. Et, avec le recul, je regrette de n'avoir pas eu un peu plus de temps à Santa Fe.
L'arrivée nous met déjà dans l'ambiance.
Au moment d'entrer : plus de JP ???? Je le vois discuter, là-bas.... avec Michel du Resto d'hier. Décidément, le monde est petit.
Museum of Indian Arts and Culture
On ne peut pas prendre de photos à l'intérieur, mais les abords présentent de jolies pièces.
Si on apprend pas mal de choses sur la culture et l' histoire des indiens américains du Sud-Ouest, je n'en garde pas un souvenir mémorable : je m'attendais à mieux.
Nous déjeunons sur place dans l'un des restos présents (aucun souvenir marquant).
Wheelwright Museum
Alors là, c'est autre chose : ce petit musée complète bien la visite du premier.
On y trouve (entre autres) de très belles expositions de vêtements indiens, tous différents les uns des autres car chaque tribu avait sa propre "mode". Les Navajos étaient réputés pour le confort de leurs vêtements : le tissage en est extrêmement serré.
La boutique du musée, la "Case Trading Post", vaut une visite: elle a été décorée de façon à reconstituer le comptoir commercial d'une tribu Navajo.
En redescendant sur la ville à cheval - yeahhhh !
De retour à l'hôtel pour déposer la voiture et me chausser avec de quoi arpenter la ville pendant des heures.
Car on peut en passer des heures dans cette ville...
On est passé deux fois devant le Palace of the Governors sans réaliser que c'était ce qu'on cherchait en premier
Il faut dire qu'on s'attend à autre chose quand on voir "Palace" non ?C'est le plus vieux bâtiment public des états unis (construit en 1610) encore en fonction aujourd'hui. Le
long de son mur extérieur, les indiens viennent vendre leur artisanat. Attention là : parfois c'est du "made in China".
A l'intérieur, il y a un petit musée, plein de christs ensanglantés et autres œuvres religieuses tragiques. On sent bien l'influence de l'église espagnole telle qu'elle était à l'époque.
The Cathedral of St Francis of Assisi
Ce serait des Auvergnats qui auraient bâti cette cathédrale entre 1869 et 1886, en s'inspirant du modèle de . l’église de Volvic, en France.
En regardant ladite élise sur internet, on peut voir certaine ressemblance, sauf qu'à l'extérieur, ici, on voit bien qu'on n'est pas chez les gaulois.
A l'intérieur, trône « La Conquistadora », la statue en bois la plus ancienne (encore une fois) représentant la Madone aux États-Unis.
L'église est très lumineuse, toute peinte en blanc, avec de très jolis vitraux.
La photo ci-dessous est moche, mais elle donne une idée de la lumière.
Le baptistère apporte une touche de modernisme.
La Loretto Chapel est malheureusement fermée pour "évènement spécial" ??? Dommage, car son escalier en colimaçon vaut le détour.
Encore une petite balade en ville en cette fin d'après-midi
et bien sûr la Canyon Road, réputée internationalement pour ses collections d’art et ses galeries. Vraiment de très très très belles choses , mais très très très chères.
Et la journée ne saurait se terminer sans une petite bière dans ces bars de l'ouest qu'on aime temps.
Ici, surtout, ne vous avisez pas de demander une "Bud"
ça tombe bien, on voulait une Santa Fe. Ouf !!!! On a eu chaud.
Il est temps à présent de rentrer dans notre nid douillet pour déguster notre menu italien (pizza - lazane) dans la salle de restaurant.
Très intéressant ce début de carnet ! Je vais le suivre avec attention.
Tu m'as fait rire avec ta description du Grand Motel à Williams ! Nous y étions aussi en juillet 2012. Dans mon carnet sur VF, je m'étais contentée d'en dire que "ce n'était pas le luxe mais que c'était correct". Par contre, nous avons été moins sympas dans nos commentaires sur Booking !
En ce qui nous concerne, nous avions trouvé la chambre petite mais acceptable. C'était surtout la partie salle de bain qui posait problème : les toilettes n'étaient pas bien fixées au sol et on pouvait se balancer en faisant pipi !!😐 De plus elles étaient coincées derrière la porte et il n'y avait pas de clé pour fermer, donc on avait intérêt à prévenir qu'on était sur les toilettes sans quoi on risquait de se prendre un coup de porte dans les genoux... Et j'ai eu beaucoup de mal à avoir de l'eau chaude aussi...
Et le petit déjeuner.... Bien sûr, le tableau ne serait pas complet sans lui. Sous une pergola ouverte, en plein courant d'air, ce qui peut être sympa en plein été. Aujourd'hui, ça va, mais demain ???
Quelques viennoiseries de supermarché, bien grasses. Pas de pain à griller, pas de beurre ou de confiture : des gâteaux gras dans des boîtes en plastique.
Pour le petit déjeuner par contre, ça ne m'avait pas marquée... En y repensant maintenant que tu le dis, effectivement il n'y avait que des gâteaux gras dans des boîtes en plastiques, mais ce n'était que notre 2ème petit-déjeuner sur le sol des USA et nous étions trop heureux d'être là 🙂 Et pour ce qui est de déjeuner dehors, nous avions trouvé ça très sympa, mais il est vrai que c'était au mois de juillet, il faisait beau !
Nous avions aussi trouvé Flagstaff sympa pour le peu de temps qu'on y a passé.
J'ai d'ailleurs la même photo que toi, mais avec les décorations du 4 juillet en + (nous y étions le 12 juillet)
Mais le ciel était bleu !
Pour le Grand Motel à Williams, c'est marrant. Peu de gens y descendent apparemment.
Pour la critique, je n'ai pas détaillé l'expérience des autres. Certains étaient "furax".
J12 - Vendredi 24 mai - De Santa Fe à Albuquerque par le Turquoise Trail - 147 miles (237 km)
Départ 8h45 encore une fois sous un grand ciel bleu.
Le clou de la matinée sera Tent Rocks NP.
Nous faisons un tout petit détour pour voir le Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (encore Guadalupe, et oui).
Construite en 1781 (les dates fluctuent selon les guides) par les colons Mexicains, elle aurait été financée par Louis Bonaparte. Elle est reliée à Notre Dame de Lourdes.
On retrouve comme partout le style des missions californiennes; là le fond est dans les rouges. De jolies peintures murales d’un peintre mexicain renommé : Jose de Alzibar, que tout le monde connaît bien sûr! Non ? Et bien moi non plus….
C’est après moult détours que nous trouvons Cochiti Pueblo que je voulais absolument voir puisqu’il est sur la route de Tent Rocks. Il paraît que les indiens ici sont extrêmement accueillants. C’est fort possible. On ne le saura jamais puisqu’on n’a trouvé personne pour nous faire entrer.
Tent Rocks ou plutôt Kasha-Katuwe National Park
C’est un petit parc national où les rochers ressemblent à des…… tentes !
Nous n’avons fait que la première partie du parc, la deuxième, paraît-il, n’apportant pas grand-chose. Peut-être que certains connaisseurs vont hurler ici : je pense que j’ai dû écouter ce qui m’arrangeait 😏 .
Deux trails dans cette partie.
Le premier, Cave Loop Trail, est très facile. C'est une boucle de 1,7 km qui franchement ne mérite pas à elle seule le détour vers le parc.
Le deuxième, Canyon Trail, est un slot de 4 km AR.
On l'emprunte après avoir fait Cave Loop.
Il est parfois assez rude pour des articulations fatiguées....
mais heureusement, il y règne une certaine fraîcheur
et puis nous sommes récompensés de nos efforts.
Nous n’irons pas jusqu’au bout parce que la dernière partie est trop dure pour moi.
Nous pique-niquons sur l’aire en bas, entourés d’Américains et des habituels petits fripons chapardeurs,
Et aussi d’un magnifique oiseau bleu et blanc qui tournoie autour de nous en quête de nourriture.
Oups : le post précédent est parti avant vérification. J'espère qu'il n'y aura pas de fautes😊.
J12 - Vendredi 24 mai 2013 - Suite : Turquoise Trail
Nous venons de pique-niquer sur l'aire de Tent Rocks et nous reprenons la route
Plutôt que d’aller directement à Albuquerque, nous allons rejoindre le Turquoise Trail en direction de Sandia Peak.
Pour raccourcir, nous prenons une dirty road qui nous a été indiquée par un indien rencontré à la sortie de Cochito Pueblo. Apparemment, nous ne pouvons plus nous passer des pistes, ou peut-être est-ce pour conjurer le mauvais sort ?
Le seul véhicule que nous verrons sur ces quelque 30 km sera un train.
Le Turquoise Trail - un bien joli nom - était la route empruntée par les chercheurs d’or et de… turquoises!
Les villes, bâties autour de mines depuis longtemps désaffectées, sont restées des décennies villes fantômes. Elles renaissent à présent de leurs cendres grâce à la présence d’artistes en mal d’inspiration (encore que lorsqu’on regarde les paysages, les fantômes ne sont pas bien loin).
Arrivée à Cerillos
Madrid est très coloré.
Ce magasin de vêtements est à vendre, si ça intéresse quelqu'un ???
Mais si, c'est habité.
Un conseil : arrêtez vous plus longtemps que nous. Ce coin "In the Middle of Nowhere" a un charme fou, il y a plein de petits musées, de petites boutiques vintages, des expositions...
Avant d’arriver à Albuquerque, je tiens à voir le Tinkertown Museum, un musée de dingue, «dingue», au sens littéral du mot. Indescriptible, mais je vais essayer.
Il s’agit d’une «œuvre» de Ross Ward, créée il y a une quarantaine d’années. Il a récolté divers objets dans des fêtes foraines ou vide-greniers en tous genres et, ce qui était un simple hobby au départ est devenu un musée familial : sa très sympathique épouse à l’accueil n’est pas avare de discussion et vous dira tout sur Ross.
Les murs sont incrustés de fonds de bouteilles. Ils semblent constituer la structure des bâtiments.
Il y a tout un tas de reconstitutions de villes western, d’un cimetière, d’un cirque etc. etc. Toutes ces scénettes sont animées et le décor est d’une précision extraordinaire.
De nombreux automates aussi.
Le musée évolue en permanence, au hasard des trouvailles et/ou des donations.
Les images parlent d’elles-mêmes.
Les extérieurs ne sont pas en reste.
Il semble que la "dinguerie" soit familiale quand on regarde le rafiot au bord duquel le frère de Ross a fait le tour du monde pendant 10 ans (ou plus je ne me rappelle plus). Il est exposé dans le musée.Attention, on peut passer un temps fou dans ce musée!
Puis, ce sera l’arrivée à Albuquerque en toute fin d’après-midi, pour l’étape du soir : l’hôtel Andaluz. Nous dînerons dans la chambre d'hôtel(room service : plutôt passable).
Merci beaucoup pour ce partage où je me délecte à parcourir ce carnet. J'y puise des informations complémentaires et ai hâte d'y être dans 2 mois 1/2 car j'ai de nombreuses étapes similaires.
A très vite pour la suite.
"Si partir vivre ses rêves remplit l'âme, les partager après les avoir réalisés la grandit"
"Qui veut apprendre à se connaître commence par explorer le monde"
Faudra prévoir la crème solaire et les chapeaux 😉
J'espère que tu nous feras un petit CR, comme ça, on pourra croiser nos impressions.
Bonne journée,
Michèle
Pour la crème solaire et le chapeau pas de problème j'ai l'habitude dans le Languedoc. Et puis j'ai survécut à la vallée de la mort en juillet 2012 avec 126F alors je prévois du quasi similaire à certains endroits. Pour le CR tu as mis la barre très haut et il ne faudra pas décevoir.
@+ pour la suite
"Si partir vivre ses rêves remplit l'âme, les partager après les avoir réalisés la grandit"
"Qui veut apprendre à se connaître commence par explorer le monde"
Originale cette façon de se rendre au Grand Canyon (je savais que ce train existait, mais c'est la 1ère fois que je vois ce "voyage" raconté ds un carnet de voyage)
"Nous dînerons au 66 Cruiser Cafe, dont la renommée n'est plus à faire chez les amateurs de la Route 66."
Ah... vs vs avez bien mangé? 😮
Ouest USA 2009 https://voyageforum.com/v.f?post=2800143#2800143
5ème trip USA, 09/2013 https://voyageforum.com/v.f?post=6186946#6186946
Hi !
Le 66 cruiser, c'est surtout pour l'ambiance, le décor et.... la bière ! 😉
On avait pris un basique poulet qui ne nous a pas laissé un souvenir impérissable.
Bonne journée !
Michèle
ah oui.. OK😉... pcq ns non plus ns n'avions pas très apprécié nos burgers tiédasses, trop cuits et sans goûts, et qui, en plus, s'étaient faits attendre presque 1h😕
Bonne aprèm aussi... et à bientôt pour la suite de ton carnet
Ouest USA 2009 https://voyageforum.com/v.f?post=2800143#2800143
5ème trip USA, 09/2013 https://voyageforum.com/v.f?post=6186946#6186946
Pour une fois, nous ne prenons pas le petit déjeuner à l’hôtel et nous nous dirigeons vers Old Town où nous savourons des pancakes géants à la terrasse du Church Street Cafe. Nous les avons attendus trèèèès longtemps ces pancakes, mais ça valait le coup !
L’endroit est tellement agréable que nous savons que ce sera notre table pour ce soir.
Le restaurant est situé juste derrière l’Eglise San Felipe de Neri.
Nous ne pouvons en faire qu’une visite éclair car un mariageet prévu et l’église est prise d’assaut. Dehors, sur la place publique, des tables sont déjà dressées pour les invités.
Qu'il est agréable de se promener dans ces ruelles ! La température est encore douce et il n'y a pas grand monde.
Mais il ne faut pas trop traîner car j’ai réservé par Internet la visite du Turquoise Museum. Réservé, oui, car les visites ne se font que sur rendez-vous, et il n’y en a que deux par jour.
Le propriétaire descend de générations de « mineurs ». Mineurs au départ, ils sont devenus très tôt des traders en la matière, arpentant le monde entier à la recherche de « LA » pièce extraordinaire.
Nous passerons près de 2 heures dans ce musée intimiste, tant la visite est intéressante. Nous avons bien loupé 2/3 explications, même si le propriétaire fait des efforts (nous sommes les seuls français, les 3 autres couples sont américains). Mais nous avons appris beaucoup sur cette pierre, sacrée pour les indiens, et que nous avons vues à maints endroits depuis que nous visitons l’Ouest des USA.«La turquoise a toujours été considérée comme une pierre de vie et de bonne fortune qui avait même des propriétés curatives. La turquoise était employée comme un médicament par les indiens: on pensait qu'elle soignait les désordres gastriques, les hémorragies internes, les piqûres de serpents et de scorpions. En plaçant les pierres (directement ou en baume) sur les paupières on pouvait prévenir la cécité. En talisman, elle protégeait des blessures par accident et de la folie.» (sic)Il n’y a pas deux turquoises identiques, leurs tons variant du bleu profond au vert profond, selon l’humidité du sol. Elles sont aussi recouvertes de « veinules » de différentes couleurs.«Une autre particularité de la turquoise c'est qu'elle peut absorber un autre minerai comme l'oxyde de fer qui va se répandre dans les craquelures et tracer comme une sorte de toile d'araignée dans la pierre. Ce genre de pierre est très recherché aux Etats-Unis, et les fils de couleur peuvent varier du rouge au noir.» (sic)La boutique en sortant offre de belles pièces authentiques, à des prix pas forcément plus chers qu’ailleurs, et on a un certificat d’authenticité.
Tout ceci nous a amenés à une heure avancée et nous devons être à l’Indian Pueblo Cultural Center à 14 h pour voir les danses tribales.
Le déjeuner est remis aux calendes grecques. Vu le petit déjeuner de ce matin, on peut s’en passer.
L'entrée du musée :
Nous assistons à deux danses indiennes : l’Eagle danse,
et une autre dont je n’ai pas compris le nom. Le spectacle est donné par des enfants, les adultes étant confinés qui au chant, qui au tambour. On retrouve les mélopées du pow wow de Springsbird.
A la fin des danses, on nous convie à rejoindre les jeunes filles sur la piste...
Pas sûre d'avoir été à la hauteur😉.
En résumé, ce n'est peut-être pas un spectacle inoubliable, mais à faire si on n'a jamais eu l'occasion de voir des danses indiennes.
Autour de la piste de danse, quelques oeuvres géantes de native art.
Le musée offre une belle exposition de peintres, des poteries et tout ce qui fait l’art indien. Je recommande. Bien sûr, il est interdit de prendre des photos.
Nous quittons le centre vers 15h45 pour aller sur Petroglyph National Monument.
Il fait une chaleur terrible et, pour la première fois, nous n’avons pas emporté nos bouteilles d’eau.
Le Visitor Center (fermé) est situé à l’extérieur du site, lui-même divisé en deux parties éloignées l’une de l’autre : le Boca Negra Canyon (que nous visitons) et le Rinconado Canyon.
Le premier trail est peut-être court, mais très abrupt. les pétroglyphes sont quelconques.
Malgré la chaleur, nous continuons à grimper pour le 2e trail. Idem que le précédent.
Nous nous attendions à mieux.
Bof, hein ?En tous cas, pour ceux qui ont déjà vu le Newspaper Rock National Historical Monument dans l’Utah, passez votre chemin. Là-bas, il n’y a peut-être qu’un seul mur, mais les pétroglyphes sont nettement plus beaux. Peut-être que Rinconado et mieux ? On ne le saura jamaisRetour à Old Town pour une petite balade en attendant le dîner. Un calme enchanteur nous repose de la brutalité des roches noires.
Ereintés, nous décidons de nous la jouer à l’Américaine et de dîner tôt (je rappelle qu’on a sauté le repas de midi). Il est 18h30 et le Church Street Cafe est déjà plein. L'intérieur est magnifique, mais nous préférons nous installer sur le patio où une petite fontaine rafraîchit l’air et un guitariste joue des airs espagnols.
On partage un plat sur les conseils de la serveuse : porc maison avec riz, beans… Un régal. Et puis on nous offre une sorte de beignet ultra léger (si, ça existe !) avec du miel.
Pour la petite histoire, la Casa de Ruiz Church Street Cafe c’est une des plus vieilles maisons d’Albuquerque, qui a été habitée jusqu’en 1991.
Une dernière balade dans Old Town au soleil couchant....
Retour à l’hôtel dont je n’ai pas encore parlé. L’hôtel Andaluz est un vieil hôtel d’Albuquerque dont l’intérieur est très typique. On y retrouve comme un peu partout au Nouveau-Mexique cette ambiance andalouse que j’aime tant. Vu son nom, c’est normal me direz-vous.
Assez « standing », avec service valet pour la voiture. Et ça, il vaut mieux, vu l’exiguïté du parking à l’extérieur. L’accueil n’est pas terrible, l’hôtesse de la réception se la joue « Madame » avec un air très compassé.
J’avais commandé hier soir une salade Caesar - le maïs et les anchois qui figuraient sur le menu étaient absents - et une pizza (bof).
La chambre est très bien. Si vous n’y faites pas attention, vous risquez de passer la journée au lit tant ils sont confortables.
En soirée, nous allons prendre un verre dans la rue derrière l’hôtel….. la 66 !!! Est-ce parce que c’est samedi ? Un défilé de voitures déjantées (au deuxième sens du terme, pour le premier sens, voir plus loin) passe et repasse. La frime totale : surélevées, customisées à mort, des jantes de malades…. C’est à qui fera vrombir le plus son moteur. La jeunesse d’Albuquerque ?
Dommage : nous n’avons ni l’appareil photo ni le caméscope.
Un spectacle sans fatigue et nous sommes bien contents d’être à deux pas de notre nid douillet.
J14 - Dimanche 26 mai 2013 - Albuquerque - Las Cruces – White sands – 307 miles (494 km)
On peut traîner un peu ce matin, car il ne faut pas arriver trop tôt à White Sands. Traîner ? Mais que c’est dur dans ce lit de malade !
Quand même une petite remarque sur le manque d’élégance d'un hôtel de cette gamme : ils ont glissé la facture sous la porte de la chambre. Et puis ils m’ont compté la salade du premier soir. Pas très chic tout ça: il va sans dire qu’ils me l’ont enlevée lorsque je suis allée payer.
Ce petit problème d’intendance étant réglé, la première chose à faire est de consulter le site du gouvernement américain pour voir s’il n’y a pas des tirs de missiles aujourd’hui. On est dimanche, mais on ne sait jamais. Parce que si tirs il y a, White Sands fermé sera. Comme il n’y a pas de wifi dans la chambre, je vais illico dans la petite salle informatique. OK, ça baigne, pas de changement de programme.
On a trouvé comment traîner pour ne pas arriver trop tôt. J’ai oublié mon appareil photo dans la salle informatique. Heureusement, comme je suis toujours à mitrailler depuis la voiture, je m’en aperçois très vite. Demi-tour dare-dare, JP se trompe, tourne, retourne ! Egalité ! 😏
On peut repartir. La route sera longue aujourd’hui, mais avec tous les petits arrêts que l’on fait, elle s’avale facilement. Le soleil n'en peut plus de taper comme un sourd et le ciel est d'un bleu provocant.
Le Sanctuaire de Soccoro : c’est joli, mais c’est fermé.
Carizzozzo
Cette ville, qui a fait la une de Voyage Forum comme étant un must - c’était une plaisanterie sur VF et je peux moi aussi à présent le prouver :
bref, Carizzozzo donc se trouve sur notre chemin juste à l’heure du déjeuner. Une ville presque fantôme.
C'est dimanche, et les abords de l'église sont vides.
Nous avons quand même trouvé une minuscule épicerie où trouver de quoi manger pour un pique-nique en plein vent, dans ce qu’ils appellent.
La route se déroule tranquillement. Nous traversons des paysages désertiques.
Et pourtant, il y a de la vie. Mais où habitent les gens ????
Et bien, ils habitent là par exemple ?
Alamogordo : plutôt jolie, pour le peu que nous en avons vu.
Les miles défilent et soudain, là, au loin, on s’aperçoit qu’il a neigé. Normal, nous sommes entourés de montagnes, à 1200 mètres d’altitude.
Meuh non! C’est White Sands, le plus grand désert de gypse du monde, situé dans le bassin de Tularosa. S'il y fait très chaud la plupart du temps, il peut y geler l'hiver.
Honnêtement, même sur place, c’est bluffant. Le soleil fait briller les dunes. Et là, je vais regretter de ne pas savoir utiliser la balance des blancs sur mon appareil photo. 😊
Un petit trail dans le sable, pas très long (1,6 miles) mais c’est du sable… Au plus loin que porte le regard, on se croirait vraiment dans la neige.
Mais la végétation - des Yuccas essentiellement - nous rappelle que nous sommes dans le désert, et il fait vraiment bien chaud.
Nous prenons l’Interdune Boardwalk, la route qui traverse le parc sur 13 km. Le vent s’est levé, faisant tourbillonner le sable et nous donnant l’impression d’être dans le brouillard sur une route gelée par endroits.
Juste l'occasion de présenter notre vaillant 4x4 (nous avons vécu de belles expériences ensemble).
Et vous pouvez constater qu'il n'a pas de chaînes. 😉
L’arrivée à l’Amphithéâtre est étrange : on se croirait dans un film de science-fiction sur une autre planète. Ces petits abris sont autant de zones de pique-nique à l’abri du vent. Pas grand monde.
Un peu plus loin, quelques familles sont venues pique-niquer en ce dimanche, s’abritant sous des toiles au pied des dunes et les enfants font de la luge. On peut acheter ces luges au Visitor Center à l’entrée.
Un peu de marche à nouveau sur Alkali Flat trail et grimpette sur une dune vierge de toute trace, pieds nus. Je tenais à vérifier ce que l’on dit sur le sable ici.
Et pour ceux qui ne me croient pas :
Et bien, même si la température frôle les 40°C, je confirme, le sable est froid.
Nous sommes en mai, ça doit taper dur en été !
Finalement, nous n’attendons pas le coucher de soleil car nous avons encore de la route à faire pour arriver à Las Cruces qui sera l’étape de ce soir.
Las Cruces
Nous avons juste le temps de déposer les bagages à l’hôtel Quality Inn and Suites avant d’aller dîner dans la petite ville de Old Mesilla à La Posta de Mesilla.
Encore un petit resto renommé qui mérite une mention. Il existe depuis 1939. Outre le décor splendide, mexicain bien sûr, tout en couleurs, la table est extraordinaire.
La serveuse est ravie de parler un peu le français qu’elle a étudié il y a longtemps mais oublié.
Nous faisons une petite balade digestive dans le coin. Le quartier et désert. Nous reviendrons demain.
Retour à l’hôtel. La chambre est très chouette, le petit gars de l’accueil adorable, ravi de nous montrer qu’il sait compter en Français.
!!! 😮
Yessss ! 🙂
& White Sands en plus ! 😎
Tu nous gâtes !!! Merci ! 😉
Edit : juste pour honorer cette ville comme il convient, c'est "Carrizozo", la seule, l'unique ! 😇
(2r, 2z)
"En résumé, ce n'est peut-être pas un spectacle inoubliable, "
Tu réponds à une de mes questions que je me suis posée un certain temps... pcq ns ns étions arrivés trop tard à l'Indian Pueblo Cultural Center.... et je n'avais donc pas pu voir ce petit spectacle
Au passage, pour les lecteurs intéressés, je signale qu'aux Frontier Days de Cheyenne, il y a aussi un spectacle de danses indiennes, que ça dure +/- 30 minutes avec une quinzaine d'adultes et qq enfants...et que c'est vraiment pas mal qd on n'a pas l'occasion d'assister à un pow wow
"dîner dans la petite ville de Old Mesilla à La Posta de Mesilla."
Ah... vs avez alors sûrement mieux mangé qu'au Cruiser 66😉
Ouest USA 2009 https://voyageforum.com/v.f?post=2800143#2800143
5ème trip USA, 09/2013 https://voyageforum.com/v.f?post=6186946#6186946
J15 - lundi 27 mai 2013 - Retour en Arizona – Tombstone – 313 miles (504 km)
Nous devons partir tôt pour faire le circuit prévu qui qui nous amènera à Tombstone via la frontière mexicaine et Bisbee, nous permettant ainsi (peut-être) de visiter la mine de Bisbee. Sachant que le dernier « gunfight » de Tombstone est à 15h30… Faut voir.
Partis à 7h45 - heure new mexicaine, donc 6h30 pour l’Arizona;
En cours de route, nous changeons de planning : ce sera Tombstone en premier, le trajet étant beaucoup plus rapide. Et puis, on n’est même pas sûrs de pouvoir visiter la mine qui a des horaires pas faciles.
En arrivant à Old Mesilla, le ciel est encore un peu voilé. On sent qu’il va faire chaud.
En visitant cette petite ville faisant partie de l’agglomération de Las Cruces, on a du mal à croire qu’elle fut la capitale du Territoire confédéré de l’Arizona pendant la guerre de Sécession.
C’est la ville où Billy the Kid a été jugé et condamné. Pancho Villa y a aussi traîné ses guêtres.
La ville n’a pas beaucoup changé avec le temps paraît-il. On veut bien le croire.
La Basilique San Albino, que l'on voit derrière le kiosque est fermée. Décidément on n’a pas de chance.
A quelque 100-150 miles, on aimerait bien voir la ville fantôme de Shakespeare. Accès par une piste poussiéreuse et cahotante – une journée sans piste serait-elle devenue impossible ? Mais comme cette ville est à présent privée, on aura fait des km juste pour entraîner la monture. Même de loin, on ne voit rien.
La route est bien jolie dans ce coin :
Un petit arrêt dans un Subway sur la route où nous discutons avec un vieux, très vieux Monsieur vétéran de la guerre de Corée et du Vietnam…. indien lui aussi comme notre para du pow wow, mais sobre, digne. Nous contribuons au soutien des vétérans et il nous donne 2 petites fleurs de papier qui orneront notre véhicule jusqu’à la fin du séjour.
Nous arrivons un peu tôt à Tombstone pour prendre possession de notre chambre à l’hôtel, « The Tombstone Grand Hotel » au demeurant très bien, mais ils veulent bien garder nos bagages.
A partir de maintenant, Tu oublies queTu n'aimes pas la fouleTu n'aimes pas les boîtes à touristesTu es adulteTu as revu tous les films et lu tous les documents sur les Frères Earp…. Et notamment sur cette fatidique journée de 1881.Ceci étant dit, c’est avec ravissement qu’on arrive à
Youpii ya ya !!! Avant tout, prendre les billets pour le gunfight : parfois, ils (les billets) partent très vite, et, contrairement à tous les endroits où nous sommes passés jusqu’à présent, il y a pas mal de monde. Les billets, c'est OK, c'est le cas de le dire.
On avale nos sandwiches en deux temps trois mouvements sous un porche en observant la rue.
Nous n’avons que 20 minutes avant l’Historama et on pourra voir le gunfight à 14 h. Pour une fois, nous devons nous bousculer un peu.
L'Historama : des maquettes animées magnifiquement reconstituées alternent avec les photos et les films. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Tombstone et OK Coral est là. Pour être honnête, on ne comprend pas tout, mais en s'étant documenté avant, ça passe. Nous sommes quatre dans la salle : les gens sont plus attirés par le show.
Le gunfight: amusant, se comprend bien.
Oreilles sensibles, ne pas s'asseoir trop près - Quel boucan cette fusillade !🤪Un conseil : prendre le billet qui regroupe l'Historama et le gunfight
Le journal local : The Tombstone Epitaph présente une belle exposition de photos d’époque.
Se promener dans les rues est tout un spectacle en soi : des cow boys partout, des reconstitutions "sauvages" donc gratuites du combat du siècle, des filles de mauvaise vie des saloons d’antan, des couples BCBG en tenue d’époque. De nombreux commerçants sont travestis aussi.
J’en profite pour m’acheter un vrai chapeau Far West. JP ne trouve pas ceinture à son ventre. Non je n’ai pas dit chaussure à son pied : de toute façon, il ne veut pas de santiags. Il essaie bien un chapeau qui lui va super bien et qu’il pourrait remettre ici en hiver, mais trop cow boy pour lui : niet euhhhh no.
On peut rester pas mal de temps dans cette ville. Mais nous avons encore des choses à faire : qu’est-ce qu’on est occupés en vacances….😎
Après l’installation dans notre très agréable chambre, nous prenons la route pour Bisbee, à 23 miles de Tombstone.
Bisbee est une ville minière nichée dans les montagnes.
L’arrivée sur la ville est surprenante : du rouge partout. La terre, les maisons qui gravissent les deux flancs de la montagne.
Très prospère grâce à sa mine de cuivre à partir des années 1881, elle est devenue une de ces villes fantômes américaines après l’épuisement du gisement. Elle a connu jusqu’à 35 000 habitants, alors qu’elle n’en a environ que 5.500 à l’heure actuelle. Ce sont surtout les artistes qui la font revivre et on comprend pourquoi en se promenant.
On déambule au hasard des rues et des escaliers. Le soleil couchant enrobe la ville d'une chaude lumière et les couleurs flashent.
La visite du Bisbee Mining & Historical Museum (vu l'heure, il est fermé on le savait) doit être très très très intéressante.
Et comme depuis quelques jours, nous avons pris les habitudes alimentaires des Américains (du moins pour l’heure), nous nous attablons à 18h45 au restaurant Coper Queen dont on dit beaucoup de bien sur les sites. Caramel steak pour les deux, en terrasse, au soleil couchant. Super.
Gros coup de cœur pour Bisbee !
Et le retour..... 😮 La nuit tombe lorsque nous repartons, pas encore noire. Le paysage est fabuleux : les montagnes crénelées se découpent sur un horizon rose/violet.
N’aurions-nous vu que ce paysage dans la journée, nous aurions été aussi comblés.
J'en rêve de ces Frontier Days de Cheyenne.... mais c'est en été, et il y a peu de chance que nous puissions les voir.
Je me console : en septembre, on verra un Pow Pow en Ontario et je me suis fait confirmer qu'il y aura beaucoup de danseurs et de tambours.
By !
Michèle
Je viens de lire ton dernier épisode, et je vois que Bisbee vs a laissé une bien meilleure impression qu'à nous.
On y était en avril (et tout était assez "mort".... D'ailleurs, à Tombstone, y avait pas tant de monde non plus)... ça change peut-être la donne
Ouest USA 2009 https://voyageforum.com/v.f?post=2800143#2800143
5ème trip USA, 09/2013 https://voyageforum.com/v.f?post=6186946#6186946
Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.…
Cela fait pas mal de temps que le projet de mettre au propre mes notes de notre 2ème voyage dans l'Ouest en 2008 me trottait dans la tête, mais le temps manque…
Tout d’abord je remercie toutes les personnes assidues au forum pour leurs réponses à mes questions et les récits publiés. Cela m’a permis d’élaborer notre…
Aouh les amis Voyageforumers! Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles,…
21 juin Encore en vadrouille??? Le monde n’est pas logique... L’addiction aux jeux est une maladie. Pas la peine de revenir là-dessus, ça a été prouvé…
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sensing the sand slipping through my fingers. I taste the sweetness of a date, like a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rose water... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. When I open my eyes, I see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that you’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where the offer is delicate and negotiation a mutual courtesy.
All that, and so much more.
That’s what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill here and there with photos.
I drew this journal "cold," after my return (actually, I made it this summer, even though our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal—here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each page is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine detail, but it takes ink well (liner pen). On the other hand, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those sublime doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious carved silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a bit of saffron, and occasionally some rose water.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (worn during the week and daytime, with colors more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you might see men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small tassel on the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go all out with it! "It smells like the tassel" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not the burka—more like the chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, and bare shoulders and midriffs for the hotel terrace, but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the intro! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations