bonjour à tous!
on va partir pour 6 mois en Afrique de l'ouest, et en regardant un peu sur le site du ministere des affaires étrangères, il se trouve que la Mauritanie semble pas du coup sécuritaire pour voyager seuls.. qu'en pensez vous, pour tous ceux qui y sont aller recemment ou qui y sont en ce moment, faut-il vraiment changer de destination ??? ce serait vraiment dommage ! ce pays a l'air d'avoir tellement pleins de belles choses à offrir...
sino c'est pareil ils mettent sur le site que tombouctou est en Zone rouge... du coup rejoindre la ville depuis Mopti en pinasse deviendrai un projet risqué ? avez vous des experiences récentes de cette descente magique ? magique ou dangereux ?
merci d'avance pour vos réponses !
Djenné
« Le pays où le noir est couleur »
Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.
Non, vraiment, cette approche était bien différente.
Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.
Bamako
L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.
Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.
Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.
Le départ vers Djenné
Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.
Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.
A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.
Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !
Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.
Djenné
Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.
Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.
Le marché de Djenné
Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.
L’eau à Djenné
Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.
Le barrage
La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.
« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »
Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :
« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».
Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.
Le pays dogon
Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.
Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :
« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »
Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.
Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.
Eider
« Le pays où le noir est couleur »
Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.
Non, vraiment, cette approche était bien différente.
Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.
Bamako
L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.
Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.
Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.
Le départ vers Djenné
Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.
Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.
A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.
Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !
Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.
Djenné
Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.
Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.
Le marché de Djenné
Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.
L’eau à Djenné
Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.
Le barrage
La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.
« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »
Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :
« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».
Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.
Le pays dogon
Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.
Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :
« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »
Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.
Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.
Eider
Et bien voili voilou,
Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou.
Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté.
Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards.
L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long...
La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur!
Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait)..
je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer..
Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite.
L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu..
bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier.
Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !!
Allez Tchinnnn,
Hello à tous,
Je prépare(rais?) un voyage de 2semaines au mali en janvier 2011. Ca fait longtemps que j'en rêve. Or je constate que le site de diplomatie a coloré tout le mali en orange ou rouge, déconseillant d'y aller.
Qu'en pensez-vous? Notamment ceux sur place? Dois-je remettre mon projet à plus tard ou puis-je y aller sans trop de soucis, en respectant les consignes de base.
Je suis déja allée en Inde, en bolivie, au Pérou, au burkina et 6 mois au Sénégal.. Je ne suis donc pas une novice. Il y a tjs des zones plus à risque, que j'ai tjs essayé d'éviter car je ne voudrais pas que mon voyage de rêve devienne un cauchemars.
Bref donnez-moi VOS impressions, pfs loin des inquiètudes diffusées par les médias.
Un tout grand merci.
Je prépare(rais?) un voyage de 2semaines au mali en janvier 2011. Ca fait longtemps que j'en rêve. Or je constate que le site de diplomatie a coloré tout le mali en orange ou rouge, déconseillant d'y aller.
Qu'en pensez-vous? Notamment ceux sur place? Dois-je remettre mon projet à plus tard ou puis-je y aller sans trop de soucis, en respectant les consignes de base.
Je suis déja allée en Inde, en bolivie, au Pérou, au burkina et 6 mois au Sénégal.. Je ne suis donc pas une novice. Il y a tjs des zones plus à risque, que j'ai tjs essayé d'éviter car je ne voudrais pas que mon voyage de rêve devienne un cauchemars.
Bref donnez-moi VOS impressions, pfs loin des inquiètudes diffusées par les médias.
Un tout grand merci.
La Mauritanie, le Mali et le Niger ont annoncé leur intention de créer une compagnie aérienne commune pour faire baisser le coût du transport aérien dans la région et pallier les manques de leurs propres transporteurs.
Lire la suite...
Bonjour,
Je pars en novembre pour 6 à 7 semaines au Mali. Les 2 premières semaines je suis accompagnée par une amie et elles seront consacrées a la découverte du pays. Le reste du temps je souhaiterais mettre mon temps et ma motivation a disposition d'un (ou plusieurs) projets "humanitaires". En ce qui concerne mon profil : je suis une femme de 27 ans, j'ai un diplôme universitaire en criminologie et je travaille dans le secteur social depuis plusieurs années. Je ne souhaite pas particulièrement travailler dans le secteur de mon diplôme même si je ne suis pas contre. En gros je me considère comme quelqu'un de sociable, je m'adapte facilement aux situations et ne rechigne pas à faire des travaux physiques. Je parle le français et l'anglais couramment donc pas de souci pour des travaux administratifs non plus. Je suis ouverte a tout types de projets et je m'investirai a 100% dans ceux-ci.
Voila, si vous avez des idées, propositions ou conseils je serais très heureuse de les lire. merci à vous anne
Je pars en novembre pour 6 à 7 semaines au Mali. Les 2 premières semaines je suis accompagnée par une amie et elles seront consacrées a la découverte du pays. Le reste du temps je souhaiterais mettre mon temps et ma motivation a disposition d'un (ou plusieurs) projets "humanitaires". En ce qui concerne mon profil : je suis une femme de 27 ans, j'ai un diplôme universitaire en criminologie et je travaille dans le secteur social depuis plusieurs années. Je ne souhaite pas particulièrement travailler dans le secteur de mon diplôme même si je ne suis pas contre. En gros je me considère comme quelqu'un de sociable, je m'adapte facilement aux situations et ne rechigne pas à faire des travaux physiques. Je parle le français et l'anglais couramment donc pas de souci pour des travaux administratifs non plus. Je suis ouverte a tout types de projets et je m'investirai a 100% dans ceux-ci.
Voila, si vous avez des idées, propositions ou conseils je serais très heureuse de les lire. merci à vous anne
Nous envisageons de parcourir en 4x4 au mois de Fevrier 2011 le trajet Kedougou - Kenieba -Bamako
Nous voulons passer par Guenegoré - Kouroukoto - Bafing - Korofata - Kita - Sebekoro - Kati pour arriver a Bamako
Quelqu'un connaitrait il le trajet ( surtout l'etat des pistes) et la faisabilite d'un tel parcours
De meme quelqu'un pourrait nous renseigner sur le passage a la frontiere(Senegal/Mali) entre Saraya et Kenieba
Merci d'avance pour votre aide et vos precieux renseignements
Bonjour à tout le monde.
Je lance un appel pour la creation grace à VoyageForum d'une associatio ou club de courageux maliens ou de toutes nazionalités, aimant voyager par la route de l'Europe vers le Mali et l'Afrique. L'objectif etant de regulariser ( au moins une fois par an par exemple); de faciliter les formalités durant le trajet ( en tant qu'association on pourrait contacter avec plus de force les autorités des pays traversés : Maroc, Mauritanie, .... Une association est toujours mieux ecoutée qu'un individu).
Desormais il est possible d'utiliser la route pour monter et realiser nos projets en Afrique , formant une associations de voyageurs de la routes les autorités seront peut etre douces avec nous.
C'est une idée j'espère bonne , j'attend les votre sur le sujet Merci.
Je lance un appel pour la creation grace à VoyageForum d'une associatio ou club de courageux maliens ou de toutes nazionalités, aimant voyager par la route de l'Europe vers le Mali et l'Afrique. L'objectif etant de regulariser ( au moins une fois par an par exemple); de faciliter les formalités durant le trajet ( en tant qu'association on pourrait contacter avec plus de force les autorités des pays traversés : Maroc, Mauritanie, .... Une association est toujours mieux ecoutée qu'un individu).
Desormais il est possible d'utiliser la route pour monter et realiser nos projets en Afrique , formant une associations de voyageurs de la routes les autorités seront peut etre douces avec nous.
C'est une idée j'espère bonne , j'attend les votre sur le sujet Merci.
Bonjour nous sommes un couple, nous partons en voiture jusqu'en Guinée en passant par le Maroc, la Mauritanie et le Mali.
Nous avons des dons pour des écoles (livres, sacs, ...) et nous voulons faire du bénévolat sans avoir à payer quoi que se soit juste travailler bénévolement et apporter des dons.
Nous cherchons des associations ou des écoles directement qui serait intéressées et qui pourrait nous faire une lettre de demande de dons ou d'invitation pour justifier ces dons auprès des douanes ou policiers sur la route.
Nous avons encore un peu de place, si des personnes ont des dons pour des écoles en Afrique nous sommes preneurs. (ballon de foot, livres, ...)
Merci et à bientôt.
Nous avons des dons pour des écoles (livres, sacs, ...) et nous voulons faire du bénévolat sans avoir à payer quoi que se soit juste travailler bénévolement et apporter des dons.
Nous cherchons des associations ou des écoles directement qui serait intéressées et qui pourrait nous faire une lettre de demande de dons ou d'invitation pour justifier ces dons auprès des douanes ou policiers sur la route.
Nous avons encore un peu de place, si des personnes ont des dons pour des écoles en Afrique nous sommes preneurs. (ballon de foot, livres, ...)
Merci et à bientôt.
Bonjour encore une fois!
Je suis présentement à créer mon itinéraire pour les 3 semaines où je voyagerai avec mon copain et pour être honnête, j'ai besoin d'aide *rire*.
Nous commencons le parcours à Bamako et nous voulons certainement voir le pays Dogon. Alors que me suggérez-vous? De plus, je voulais avoir de l'information sur les moyens de transport...comment me voyager entre les villes. Est-ce que ça vaut la peine de faire le long voyage vers Tombouctou? Quelles sont les villes importantes à voir et combien de temps dois-je rester minimalement dans chacune de ces dernières afin d'avoir le temps de voir et de vivre quelque chose?
Parce que pour l'instant, considérant que je ne connais pas le Mali, j'essaie de me baser sur les stops que font les circuits offert par les agence de voyage. Mais j'ai l'impression que ces derniers offrent plus de temps de transport que de visite et de découverte, je me trompe? De plus, je voulais avoir votre avis sur les incontournables du Mali.
Un énorme merci encore une fois pour votre aide...elle m'ait extrèmement précieuse! 😉
Je suis présentement à créer mon itinéraire pour les 3 semaines où je voyagerai avec mon copain et pour être honnête, j'ai besoin d'aide *rire*.
Nous commencons le parcours à Bamako et nous voulons certainement voir le pays Dogon. Alors que me suggérez-vous? De plus, je voulais avoir de l'information sur les moyens de transport...comment me voyager entre les villes. Est-ce que ça vaut la peine de faire le long voyage vers Tombouctou? Quelles sont les villes importantes à voir et combien de temps dois-je rester minimalement dans chacune de ces dernières afin d'avoir le temps de voir et de vivre quelque chose?
Parce que pour l'instant, considérant que je ne connais pas le Mali, j'essaie de me baser sur les stops que font les circuits offert par les agence de voyage. Mais j'ai l'impression que ces derniers offrent plus de temps de transport que de visite et de découverte, je me trompe? De plus, je voulais avoir votre avis sur les incontournables du Mali.
Un énorme merci encore une fois pour votre aide...elle m'ait extrèmement précieuse! 😉
Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)
Encore 50 proverbes bambara ...
71 : Muso hakili dan ye a sinw ye. femme / esprit / limite / EQ / ses / seins / EQ La limite de l’entendement d’une femme, ce sont ses seins.
= Une femme préfère l’immédiat au futur. Autre expression pour "Ne pas voir plus loin que le bout de son nez".
72 : Suruku senna ka goni tabadagamin ma. hyène / à pied / DES / rapide / pipe-fumer / plus que La marche de l’hyène est trop rapide pour lui permettre de fumer la pipe.
= Quand on est pressé, certaines activités sont impossibles.
73 : Nton bè lajè a ba de la. termite / INAC / rassembler / sa / mère / FOC / à Les termites se rassemblent autour de la reine mère.
= C’est au chef de montrer l’exemple, de donner sa participation.
74 : Kungo tè mògò si ni waraw jè ye. brousse / EQnég / homme / aucun / et / animaux sauvages / union / EQ La brousse ne peut appartenir à la fois aux hommes et aux fauves.
= L’un sera plus fort que l’autre. Proverbe dit de deux personnes méchantes qui ne peuvent cohabiter dans la même case, la même famille, le même village ...
75 : N’i ye wulu ci, a b’a julaku ci. si / tu / AC / chien / envoyer / il / INAC / son / commerçant-queue / envoyer Si tu envoies un chien en commission, il envoie sa queue.
= On se décharge volontiers d’une besogne sur un inférieur, finalement la commission n’est pas exécutée.
76 : Mènèmènèninw na kunkòròba tè ban. petites fourmis / parmi / tête-vieille-très / INACnég / finir Parmi les petites fourmis, il y en a toujours une qui est la plus âgée.
= Dans tous les groupes, il y a toujours quelqu’un qui est le responsable.
(dans la société bambara, c’est d’ordinaire le plus âgé d’un groupe qui en est le responsable.)
77 : Cèbèn lankolon tè. homme-rencontre / vide / PRESnég Une rencontre de guerriers fait obligatoirement des victimes.
= La guerre est meurtrière, les querelles laissent des séquelles.
78 : Mògò tè sogosu kalifa suruku ma. homme / INACnég / animal-cadavre / confier / hyène / à On ne confie pas un cadavre d’antilope à une hyène.
= On ne confie pas à quelqu’un un objet qu’il convoite.
79 : Bisigi bè feere, a tè den. supposition / INAC / fleurir / elle / INACnég / fructifier Les suppositions fleurissent, (mais) elles ne portent pas de fruits.
= Il y a loin de l’imagination à la réalité.
80 : Koro b’a mòyòrò fari da. iguane de terre/ INAC / son / grandir-lieu / teint / créer Le varan de terre prend la couleur du terroir où il a grandi.
= Le gens sont le produit de leur société et de leur culture.
81 : Denmusonin tulo fila y’a ba ta ye. petite fille / oreille / 2 / EQ / sa / mère / celle de / EQ Les deux oreilles de la petite fille sont celles de sa mère.
= La fillette apprend tout de sa mère.
82 : Ni dibi ye a jubila jè, a bè bin. si / four / INAC / son / fondement-laisser / rater / il / INAC / tomber Si le four à karité délaisse ses fondations, il s’écroule.
= Abandonner les vieilles coutumes, c’est aller à la ruine.
83 : Cèkòròba ka nyi warasu nyè. homme-vieux-très / DES / bon / animal sauvage-cadavre / devant Il est bon qu’un vieux soit devant le cadavre du fauve.
= Dans toute entreprise, il est préférable que quelqu’un d’expérimenté la dirige.
84 : Sen kelen tè sira jè. pied / 1 / INACnég / chemin / rendre propre Une seule paire de pieds ne blanchit pas le chemin.
= Les visites aux amis ne doivent pas se faire dans un seul sens. Proverbe adressé de reproche à celui qui ne rend jamais la visite, et, en général, à celui qui demande toujours et ne donne jamais rien.
85 : Yaalalikèlaba tè a ba su don. promenade-faire-agent-grand / INACnég / sa / mère / cadavre / mettre Celui qui ne cesse de voyager, n’enterrera pas sa mère.
= Qui veut faire fortune au loin ne bénéficiera pas des grands événements de la famille, et des dernières bénédictions maternelles. Bref, les absents ont toujours tort.
86 : Nègè bè nègè tigè. fer / INAC / fer / couper Le fer coupe le fer.
= Ne pas se laisser abuser, rester sur ses pieds. Un homme de rien peut vous susciter des procès.
87 : Muso masiri ye woloden ye. femme / bijou / EQ / accoucher-enfant / EQ La parure d’une femme, c’est l’enfant qu’elle a mis au monde.
= Une femme ne peut être heureuse, tant qu’elle n’a pas d’enfant. L’accomplissement d’une femme est la maternité.
88 : Mògòfagafèn da man nyi bara kòrò. homme-tuer-être / bouche / DESnég / bon / nombril / sous La gueule d’un animal capable de tuer un homme est malvenue sous le nombril.
= Il n’est pas bon de voir un ennemi dans un endroit où il peut faire de sérieux dégâts.
89 : Bololankolon nyi tè, ni Ala tè. main-vide / ami / PRESnég / si / Dieu / PRESnég Le pauvre n’a pas d’amis, si ce n’est Dieu.
= Quand on est pauvre, on a peu d’amis.
90 : Su bè tanu. mort / INAC / louer Les morts sont (traditionnellement) loués.
= Les bonnes actions sont relevées et louées. Proverbe qui sert à encourager à la vertu.
91 : Kodònbaga bè kodònbali hakili waga. connaisseur / INAC / ignorant / esprit / ouvrir L’homme instruit ouvre l’esprit de celui qui ne l’est pas.
= Il lui apporte de nouvelles idées, de nouvelles connaissances.
92 : Bònè bè na diya. malheur / INAC / sauce / rendre agréable Un malheur permet de faire de la bonne sauce.
= A quelque chose, le malheur est bon. Dans une famille, si l’on voit quelque chose dont tout le monde profite, quelqu’un s’est sacrifié pour les autres.
93 : San wolen kò ye nèèma ye. pluie / achevée / après / EQ / fraîcheur / EQ Après la pluie, la fraîcheur.
= Après une période difficile, l’aisance revient dans la famille. Pour se marier, il faut peiner pour trouver la dot, mais ensuite on jouit de son épouse et de ses enfants.
94 : Hèra fura tè. bonheur / médicament / PRESnég Il n’y a pas de recette pour (obtenir) le bonheur.
= Le bonheur ne s’obtient pas grâce à un médicament quelconque. Il est un don de Dieu.
95 : Saya juru tè to mògò la. mort / dette / INACnég / rester / homme / à On ne remet jamais la dette qu’on a envers la mort.
= La mort est sans remède.
96 : Tulo kunnandi bè laadilikan mèn. oreille / chanceuse / INAC / conseil-voix / écouter L’oreille chanceuse écoute les conseils.
= Il est sage d’écouter les conseils et de s’en tenir aux conseils donnés, sinon on devra en subir les conséquences.
97 : Ni nyò fyèra su fè, janfa donna syèw kun si / mil / vanner-AC / soir / à / trahison / mettre-AC / poules / contre Vanner le mil la nuit, c’est trahir les poules.
= Profiter de l’absence de quelqu’un pour faire quelque chose qu’il aime est une trahison.
98 : Subaga seere tè gingin ye. sorcier / témoin / EQnég / hibou / EQ Le hibou ne peut pas témoigner en faveur du sorcier.
= On ne dénonce jamais un coupable, quand on est son complice.
99 : Sini ta balo tè di bi ta fè. hier / part / nourriture / INACnég / donner / aujourd’hui / part / avec La nourriture du lendemain n’est pas donnée avec celle d’aujourd’hui.
= Chaque chose en son temps. Donc, il faut être méthodique et prudent.
100 : Syè da man nyi murusankokuma na. poule / bouche / DESnég / bon / couteau-acheter-affaire-parole / à La poule n’a pas intérêt à se mêler d’une conversation concernant l’achat d’un couteau.
= ... car c’est avec un couteau qu’on l’égorgera. Donc, ne prenez pas part à une conversation qui risque de vous compromettre.
101 : Nyènafin bè fali faga. nostalgie / INAC / âne / tuer La nostalgie fait mourir l’âne.
= L’absence de l’être aimé rend nostalgique et peut rendre malade.
102 : Cèya masiri tè jitòya ye. masculinité / ornement / EQnég / couardise / EQ La peur n’est pas un ornement pour un homme.
= Quand on est homme, il faut jouer énergiquement son rôle. C’est une honte pour un homme d’avoir peur. Ce proverbe sert à inciter les jeunes gens au courage, à la fermeté.
103 : Kònòden bè kònòkòrò kan fò. oiseau-enfant / INAC / oiseau-vieux / voix / parler L’oisillon chante comme ses aînés.
= Quand on suit les aînés, on apprend d’eux tout ce qui les concerne. On ne donne que ce qu’on a reçu ou appris.
104 : Dugukolo tè mògò nègèn. terre-essentiel / INACnég / homme / tromper La terre (cultivable) ne trompe pas les gens.
= Quand on travaille la terre, elle donne sa récolte.
105 : Ni kò wulila, a bè suma. quand / rivière / se lever-AC / elle / INAC / calme Après une crue, la rivière se calme.
= Après un moment d’humeur, on se calme progressivement.
106 : Sigi tè mògò sòn. s’asseoir / INACnég / homme / gratifier Rester assis ne profite à personne.
= Il faut travailler pour posséder et avoir des amis.
107 : Naafigi nèkun bè dugu ci. rapporteur / langue / INAC / village / couper La langue du rapporteur détruit le village.
= La communauté finira par se dissoudre.
108 : Ni baara t’i la, kè mògò fè min tè i fè. si / travail / SITnég / toi / à / faire / homme / aimer / personne / pour / qui / SITnég / toi / pour Si tu n’as pas de travail, aime une personne qui ne t’aime pas.
= C’est se créer des problèmes que d’aimer une fille qui ne t’aime pas.
109 : Mògò tè barika tòmò bòlòn na. homme / INACnég / remerciement / ramasser / rue / dans On ne récolte pas de bénédictions dans la rue.
= On cherche les bénédictions chez ses parents, et non en dehors de la famille.
110 : Mògòlabòla, i nyè bè waliden na. homme-agent-sortir-agent / ton / œil / SIT / enfant d’autrui / à Le raciste a les yeux sur l’enfant d’autrui.
= Tous les hommes sont égaux, rien n’est plus méprisable que de faire des distinctions d’appartenance ethnique, de couleur de peau, de religion.
111 : Boloda sin kan tè cèmisèn kè musotigi ye. main-mettre / sein / sur / INACnég / jeune homme / faire / femme-propriétaire / en Mettre la main sur un sein (de femme) ne fait pas du jeune homme le propriétaire de cette femme.
= Profiter d’un objet ne fait pas de nous son propriétaire.
112 : Sonsan bòlen fali fè, a den tè. lièvre / qui se montre / âne / comme / son / enfant / PRESnég Le lièvre ressemble à l’âne, mais ce n’est pas son petit.
= Tous ceux qui ont des points de ressemblance ne sont pas forcément de la même famille.
113 : Forobatigi bè, ani jònforo fana bè. champ-grand-propriétaire / SIT / et / esclave-champ / aussi / SIT Le champ collectif a un responsable, le champ personnel aussi.
= A chaque chose son propriétaire ou son responsable.
114 : Sini bè Ala bolo. demain / SIT / Dieu / main L’avenir est dans les mains de Dieu.
= Nous ne sommes pas maîtres de l’avenir.
115 : Munyu tè nimisa. patience / INACnég / regretter On ne regrette jamais d’avoir été patient.
= La patience se paie.
116 : Ni finyè yèlèmana, nyòfyèmuso b’i yèlèma. quand / vent / changer-AC / mil-vanner-femme / INAC / se / changer Quand le vent change de sens, la vanneuse change de côté.
= Adaptation aux circonstances, aux nouveautés, aux caprices des chefs ...
117 : Fèèròbò dan ye kasanke ye. besoin en habits-sortir / limite / EQ / linceul / EQ On ne peut être mieux habillé que dans un linceul.
= A la mort, on ne se soucie plus de son habillement. Ce proverbe s’adresse à ceux qui attachent beaucoup d’importance aux habits.
118 : Sòrò tè da tugulen to. gain / INACnég / bouche / fermée / laisser Le gain ne laisse pas la bouche muette.
= On est fier de ses succès, de ses gains, on ne peut s’empêcher d’en parler.
119 : Mògòsèbèya bè fòlò i yèrè la. homme-sincère-abstrait / SIT / premier / soi / même / par La droiture commence par soi-même.
= Pour bien parler de la vertu, il faut la pratiquer soi-même.
120 : Bunteni ka dògò, nka a tè kuru ka bila jufa la. scorpion / DES / petit / mais / il / INACnég / plier / CONV / mettre / poche / à Le scorpion est petit, mais on ne le plie pas pour le mettre en poche.
= Si petit que soit un brave, on ne le traitera pas comme un autre.
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négative ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Encore 50 proverbes bambara ...
71 : Muso hakili dan ye a sinw ye. femme / esprit / limite / EQ / ses / seins / EQ La limite de l’entendement d’une femme, ce sont ses seins.
= Une femme préfère l’immédiat au futur. Autre expression pour "Ne pas voir plus loin que le bout de son nez".
72 : Suruku senna ka goni tabadagamin ma. hyène / à pied / DES / rapide / pipe-fumer / plus que La marche de l’hyène est trop rapide pour lui permettre de fumer la pipe.
= Quand on est pressé, certaines activités sont impossibles.
73 : Nton bè lajè a ba de la. termite / INAC / rassembler / sa / mère / FOC / à Les termites se rassemblent autour de la reine mère.
= C’est au chef de montrer l’exemple, de donner sa participation.
74 : Kungo tè mògò si ni waraw jè ye. brousse / EQnég / homme / aucun / et / animaux sauvages / union / EQ La brousse ne peut appartenir à la fois aux hommes et aux fauves.
= L’un sera plus fort que l’autre. Proverbe dit de deux personnes méchantes qui ne peuvent cohabiter dans la même case, la même famille, le même village ...
75 : N’i ye wulu ci, a b’a julaku ci. si / tu / AC / chien / envoyer / il / INAC / son / commerçant-queue / envoyer Si tu envoies un chien en commission, il envoie sa queue.
= On se décharge volontiers d’une besogne sur un inférieur, finalement la commission n’est pas exécutée.
76 : Mènèmènèninw na kunkòròba tè ban. petites fourmis / parmi / tête-vieille-très / INACnég / finir Parmi les petites fourmis, il y en a toujours une qui est la plus âgée.
= Dans tous les groupes, il y a toujours quelqu’un qui est le responsable.
(dans la société bambara, c’est d’ordinaire le plus âgé d’un groupe qui en est le responsable.)
77 : Cèbèn lankolon tè. homme-rencontre / vide / PRESnég Une rencontre de guerriers fait obligatoirement des victimes.
= La guerre est meurtrière, les querelles laissent des séquelles.
78 : Mògò tè sogosu kalifa suruku ma. homme / INACnég / animal-cadavre / confier / hyène / à On ne confie pas un cadavre d’antilope à une hyène.
= On ne confie pas à quelqu’un un objet qu’il convoite.
79 : Bisigi bè feere, a tè den. supposition / INAC / fleurir / elle / INACnég / fructifier Les suppositions fleurissent, (mais) elles ne portent pas de fruits.
= Il y a loin de l’imagination à la réalité.
80 : Koro b’a mòyòrò fari da. iguane de terre/ INAC / son / grandir-lieu / teint / créer Le varan de terre prend la couleur du terroir où il a grandi.
= Le gens sont le produit de leur société et de leur culture.
81 : Denmusonin tulo fila y’a ba ta ye. petite fille / oreille / 2 / EQ / sa / mère / celle de / EQ Les deux oreilles de la petite fille sont celles de sa mère.
= La fillette apprend tout de sa mère.
82 : Ni dibi ye a jubila jè, a bè bin. si / four / INAC / son / fondement-laisser / rater / il / INAC / tomber Si le four à karité délaisse ses fondations, il s’écroule.
= Abandonner les vieilles coutumes, c’est aller à la ruine.
83 : Cèkòròba ka nyi warasu nyè. homme-vieux-très / DES / bon / animal sauvage-cadavre / devant Il est bon qu’un vieux soit devant le cadavre du fauve.
= Dans toute entreprise, il est préférable que quelqu’un d’expérimenté la dirige.
84 : Sen kelen tè sira jè. pied / 1 / INACnég / chemin / rendre propre Une seule paire de pieds ne blanchit pas le chemin.
= Les visites aux amis ne doivent pas se faire dans un seul sens. Proverbe adressé de reproche à celui qui ne rend jamais la visite, et, en général, à celui qui demande toujours et ne donne jamais rien.
85 : Yaalalikèlaba tè a ba su don. promenade-faire-agent-grand / INACnég / sa / mère / cadavre / mettre Celui qui ne cesse de voyager, n’enterrera pas sa mère.
= Qui veut faire fortune au loin ne bénéficiera pas des grands événements de la famille, et des dernières bénédictions maternelles. Bref, les absents ont toujours tort.
86 : Nègè bè nègè tigè. fer / INAC / fer / couper Le fer coupe le fer.
= Ne pas se laisser abuser, rester sur ses pieds. Un homme de rien peut vous susciter des procès.
87 : Muso masiri ye woloden ye. femme / bijou / EQ / accoucher-enfant / EQ La parure d’une femme, c’est l’enfant qu’elle a mis au monde.
= Une femme ne peut être heureuse, tant qu’elle n’a pas d’enfant. L’accomplissement d’une femme est la maternité.
88 : Mògòfagafèn da man nyi bara kòrò. homme-tuer-être / bouche / DESnég / bon / nombril / sous La gueule d’un animal capable de tuer un homme est malvenue sous le nombril.
= Il n’est pas bon de voir un ennemi dans un endroit où il peut faire de sérieux dégâts.
89 : Bololankolon nyi tè, ni Ala tè. main-vide / ami / PRESnég / si / Dieu / PRESnég Le pauvre n’a pas d’amis, si ce n’est Dieu.
= Quand on est pauvre, on a peu d’amis.
90 : Su bè tanu. mort / INAC / louer Les morts sont (traditionnellement) loués.
= Les bonnes actions sont relevées et louées. Proverbe qui sert à encourager à la vertu.
91 : Kodònbaga bè kodònbali hakili waga. connaisseur / INAC / ignorant / esprit / ouvrir L’homme instruit ouvre l’esprit de celui qui ne l’est pas.
= Il lui apporte de nouvelles idées, de nouvelles connaissances.
92 : Bònè bè na diya. malheur / INAC / sauce / rendre agréable Un malheur permet de faire de la bonne sauce.
= A quelque chose, le malheur est bon. Dans une famille, si l’on voit quelque chose dont tout le monde profite, quelqu’un s’est sacrifié pour les autres.
93 : San wolen kò ye nèèma ye. pluie / achevée / après / EQ / fraîcheur / EQ Après la pluie, la fraîcheur.
= Après une période difficile, l’aisance revient dans la famille. Pour se marier, il faut peiner pour trouver la dot, mais ensuite on jouit de son épouse et de ses enfants.
94 : Hèra fura tè. bonheur / médicament / PRESnég Il n’y a pas de recette pour (obtenir) le bonheur.
= Le bonheur ne s’obtient pas grâce à un médicament quelconque. Il est un don de Dieu.
95 : Saya juru tè to mògò la. mort / dette / INACnég / rester / homme / à On ne remet jamais la dette qu’on a envers la mort.
= La mort est sans remède.
96 : Tulo kunnandi bè laadilikan mèn. oreille / chanceuse / INAC / conseil-voix / écouter L’oreille chanceuse écoute les conseils.
= Il est sage d’écouter les conseils et de s’en tenir aux conseils donnés, sinon on devra en subir les conséquences.
97 : Ni nyò fyèra su fè, janfa donna syèw kun si / mil / vanner-AC / soir / à / trahison / mettre-AC / poules / contre Vanner le mil la nuit, c’est trahir les poules.
= Profiter de l’absence de quelqu’un pour faire quelque chose qu’il aime est une trahison.
98 : Subaga seere tè gingin ye. sorcier / témoin / EQnég / hibou / EQ Le hibou ne peut pas témoigner en faveur du sorcier.
= On ne dénonce jamais un coupable, quand on est son complice.
99 : Sini ta balo tè di bi ta fè. hier / part / nourriture / INACnég / donner / aujourd’hui / part / avec La nourriture du lendemain n’est pas donnée avec celle d’aujourd’hui.
= Chaque chose en son temps. Donc, il faut être méthodique et prudent.
100 : Syè da man nyi murusankokuma na. poule / bouche / DESnég / bon / couteau-acheter-affaire-parole / à La poule n’a pas intérêt à se mêler d’une conversation concernant l’achat d’un couteau.
= ... car c’est avec un couteau qu’on l’égorgera. Donc, ne prenez pas part à une conversation qui risque de vous compromettre.
101 : Nyènafin bè fali faga. nostalgie / INAC / âne / tuer La nostalgie fait mourir l’âne.
= L’absence de l’être aimé rend nostalgique et peut rendre malade.
102 : Cèya masiri tè jitòya ye. masculinité / ornement / EQnég / couardise / EQ La peur n’est pas un ornement pour un homme.
= Quand on est homme, il faut jouer énergiquement son rôle. C’est une honte pour un homme d’avoir peur. Ce proverbe sert à inciter les jeunes gens au courage, à la fermeté.
103 : Kònòden bè kònòkòrò kan fò. oiseau-enfant / INAC / oiseau-vieux / voix / parler L’oisillon chante comme ses aînés.
= Quand on suit les aînés, on apprend d’eux tout ce qui les concerne. On ne donne que ce qu’on a reçu ou appris.
104 : Dugukolo tè mògò nègèn. terre-essentiel / INACnég / homme / tromper La terre (cultivable) ne trompe pas les gens.
= Quand on travaille la terre, elle donne sa récolte.
105 : Ni kò wulila, a bè suma. quand / rivière / se lever-AC / elle / INAC / calme Après une crue, la rivière se calme.
= Après un moment d’humeur, on se calme progressivement.
106 : Sigi tè mògò sòn. s’asseoir / INACnég / homme / gratifier Rester assis ne profite à personne.
= Il faut travailler pour posséder et avoir des amis.
107 : Naafigi nèkun bè dugu ci. rapporteur / langue / INAC / village / couper La langue du rapporteur détruit le village.
= La communauté finira par se dissoudre.
108 : Ni baara t’i la, kè mògò fè min tè i fè. si / travail / SITnég / toi / à / faire / homme / aimer / personne / pour / qui / SITnég / toi / pour Si tu n’as pas de travail, aime une personne qui ne t’aime pas.
= C’est se créer des problèmes que d’aimer une fille qui ne t’aime pas.
109 : Mògò tè barika tòmò bòlòn na. homme / INACnég / remerciement / ramasser / rue / dans On ne récolte pas de bénédictions dans la rue.
= On cherche les bénédictions chez ses parents, et non en dehors de la famille.
110 : Mògòlabòla, i nyè bè waliden na. homme-agent-sortir-agent / ton / œil / SIT / enfant d’autrui / à Le raciste a les yeux sur l’enfant d’autrui.
= Tous les hommes sont égaux, rien n’est plus méprisable que de faire des distinctions d’appartenance ethnique, de couleur de peau, de religion.
111 : Boloda sin kan tè cèmisèn kè musotigi ye. main-mettre / sein / sur / INACnég / jeune homme / faire / femme-propriétaire / en Mettre la main sur un sein (de femme) ne fait pas du jeune homme le propriétaire de cette femme.
= Profiter d’un objet ne fait pas de nous son propriétaire.
112 : Sonsan bòlen fali fè, a den tè. lièvre / qui se montre / âne / comme / son / enfant / PRESnég Le lièvre ressemble à l’âne, mais ce n’est pas son petit.
= Tous ceux qui ont des points de ressemblance ne sont pas forcément de la même famille.
113 : Forobatigi bè, ani jònforo fana bè. champ-grand-propriétaire / SIT / et / esclave-champ / aussi / SIT Le champ collectif a un responsable, le champ personnel aussi.
= A chaque chose son propriétaire ou son responsable.
114 : Sini bè Ala bolo. demain / SIT / Dieu / main L’avenir est dans les mains de Dieu.
= Nous ne sommes pas maîtres de l’avenir.
115 : Munyu tè nimisa. patience / INACnég / regretter On ne regrette jamais d’avoir été patient.
= La patience se paie.
116 : Ni finyè yèlèmana, nyòfyèmuso b’i yèlèma. quand / vent / changer-AC / mil-vanner-femme / INAC / se / changer Quand le vent change de sens, la vanneuse change de côté.
= Adaptation aux circonstances, aux nouveautés, aux caprices des chefs ...
117 : Fèèròbò dan ye kasanke ye. besoin en habits-sortir / limite / EQ / linceul / EQ On ne peut être mieux habillé que dans un linceul.
= A la mort, on ne se soucie plus de son habillement. Ce proverbe s’adresse à ceux qui attachent beaucoup d’importance aux habits.
118 : Sòrò tè da tugulen to. gain / INACnég / bouche / fermée / laisser Le gain ne laisse pas la bouche muette.
= On est fier de ses succès, de ses gains, on ne peut s’empêcher d’en parler.
119 : Mògòsèbèya bè fòlò i yèrè la. homme-sincère-abstrait / SIT / premier / soi / même / par La droiture commence par soi-même.
= Pour bien parler de la vertu, il faut la pratiquer soi-même.
120 : Bunteni ka dògò, nka a tè kuru ka bila jufa la. scorpion / DES / petit / mais / il / INACnég / plier / CONV / mettre / poche / à Le scorpion est petit, mais on ne le plie pas pour le mettre en poche.
= Si petit que soit un brave, on ne le traitera pas comme un autre.
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négative ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Vivre en travaillant au Mali: volontariat, ONG ou autres Citer | Répondre Bonjour,
Je suis une femme aimante de la vie africaine; française par nationalité et latine d'origine, je trouve en Afrique bcp de points communs avec ma propre culture caribéenne. Et lasse d'attendre un boulot en France qui ne vient pas, et avec des amis au Mali, je me décide à partir. Je viens de passer deux semaines ce Noël 2008 à Bamako. Je suis disponible dès maintenant. J'ai besoin de plein de renseignements: prix de locations, maison, appartement, la santé, et surtout!, une possibilité de travail dans le Volontariat Humanitaire - ONG ou autre: Lycées Français, Instituts Culturels Français. J'ai fait des études de Biologie, qui me permettent d'avoir de bonnes connaissances en Santé Publique ou autres sujets concernant un programme de Santé, maladies Tropicales, VIH etc, mais aussi, je suis secrétaire de Scolarité de Lycée en France, j'ai été documentaliste pendant 4 ans d'un CDI aussi de Lycée, prof de FLE Français Langue étrangère dans l' Alliance Française en Colombie pendant 7 ans. J'adore les enfants, m’occuper des femmes, leur santé, me conviendrait parfaitement. Si vous avez un renseignement à me donner, une information, un piston (hehehe), merciiii! ClaraE
Je suis une femme aimante de la vie africaine; française par nationalité et latine d'origine, je trouve en Afrique bcp de points communs avec ma propre culture caribéenne. Et lasse d'attendre un boulot en France qui ne vient pas, et avec des amis au Mali, je me décide à partir. Je viens de passer deux semaines ce Noël 2008 à Bamako. Je suis disponible dès maintenant. J'ai besoin de plein de renseignements: prix de locations, maison, appartement, la santé, et surtout!, une possibilité de travail dans le Volontariat Humanitaire - ONG ou autre: Lycées Français, Instituts Culturels Français. J'ai fait des études de Biologie, qui me permettent d'avoir de bonnes connaissances en Santé Publique ou autres sujets concernant un programme de Santé, maladies Tropicales, VIH etc, mais aussi, je suis secrétaire de Scolarité de Lycée en France, j'ai été documentaliste pendant 4 ans d'un CDI aussi de Lycée, prof de FLE Français Langue étrangère dans l' Alliance Française en Colombie pendant 7 ans. J'adore les enfants, m’occuper des femmes, leur santé, me conviendrait parfaitement. Si vous avez un renseignement à me donner, une information, un piston (hehehe), merciiii! ClaraE
Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)
Encore 40 proverbes bambara ...
31 : Nyèni man jugu, fò saya. misère / DESnég / méchant / sauf / mort La misère n’est pas grave, seule la mort l’est.
= Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.
32 : Muso diyanyecè de bè nkaranga ci a kesekele kan. femme / amour-homme / FOC / INAC / pou / écraser / son / clitoris / sur C’est seulement le bien-aimé qui peut écraser les poux sur le clitoris de sa femme.
= Il y a des actions répréhensibles ou pénibles que la passion fait entreprendre ou supporter.
(kesekele = clitoris ; désolé, je ne peux pas segmenter – je crois – ce mot composé. Il s’en agit peut-être d’une forme divergente du composé kerekisè . En bambara, il y a bien d’autres synonymes pour "clitoris" qui sont : byèkisè , kere et musoku .)
33 : Kabako dan ye denyèrènin firiyatò ye.. chose extraordinaire / limite / EQ / bébé/ étant en période de viduité / EQ Rien de plus extraordinaire qu’un bébé veuf.
= Il y a des choses extraordinaires, des choses qu’on ne croit pas possibles ou qu’on ne croyait pas possibles. Ce proverbe sert à exprimer un étonnement ou un doute.
34 : Syè min tè bugun a kili kan, a tè tòrò. poule / REL / INACnég / couver / son / œuf / sur / elle / INACnég / éclore La poule qui ne couve pas, ne fera pas éclore ses petits.
= Le débauché invétéré et la putain sont ou rendent souvent stériles.
35 : Don bèè ni a dugujè kan don. jour / tous / et / lendemain matin / voix / PRES A chaque jour ses nouvelles matinales.
= Chaque jour apporte ses nouvelles : tristes et/ou joyeuses.
36 : Dinyè tè kè ka ban. monde / INACnég / faire / CONV / finir On ne finit pas le monde.
= Les humains viennent et passent mais le monde reste. N’essayez pas de faire tout ce que vous voudriez faire dans la vie !
37 : Nyè min ni hèra sira, o tè fili. vue / REL / si / paix / passer la nuit-AC / DEM / INACnég / se tromper Quand quelqu’un a passé une bonne nuit, ça se voit sur son visage.
= Quand une personne est dans la paix, a la conscience tranquille, ça se voit. A l’inverse, on reconnaît celui qui a mal dormi, car il a les yeux rouges.
38 : Faama ka gèsè ye faantan ye. riche / CONN / brosse à dents / EQ / pauvre / EQ Le pauvre est la brosse à dents du riche.
= Il en fait ce qu’il veut, il l’appelle quand il en a besoin.
(gèsè = la brosse à dents traditionnelle des Bambara, faite avec des branchettes de bois vert)
39 : Cèkòròba tulo ka bon, a nyè ka di. homme-vieux-très / oreille / DES / grand / son / œil / DES / bon Les vieux ont de grandes oreilles et de bons yeux.
= On leur apporte beaucoup de renseignements ; certes, ils ne bougent pas de leur concession, mais leurs enfants et petits-enfants les informent sur tout ce qu’ils voient et entendent au village.
40 : Fèn bèè bè taa ka segin sabalibaga ma. chose / toute / INAC / partir / CONV / revenir / patienter-agent / à Tout part de celui qui est patient et tout lui revient.
= Même ce qu’il avait prêté, ce à quoi il avait renoncé, le patient le retrouvera. Donc, il faut savoir patienter, et on atteint sûrement son but.
41 : Kabini ji ye jègè dun, dannaya banna. depuis que / eau / AC / poisson / manger / confiance / finir-AC Depuis que l’eau a mangé le poisson, la confiance a disparu.
= On ne doit jamais faire totalement confiance à quelqu’un, même pas à un ami.
42 : Nyè naani, a ka fisa kuma ye. œil / 4 / il / DES / meilleur / parole / que Quatre yeux sont meilleurs qu’une parole.
= Se voir, c’est mieux que de causer. La présence de l’être aimé est primordiale.
43 : Sanu ni nsira man kan. or / et / laiton / DESnég / égal L’or et le laiton ne sont pas les mêmes.
= Même si l’or et le laiton ont la même fonction, on ne peut comparer une chose de grande valeur à une moindre. En ce qui est les hommes, on ne peut mettre sur le même plan un honnête et un vaurien.
44 : Kòròtòbaga tè syè kantigè. se presser-agent / INACnég / poule / cou-couper Celui qui est pressé n’égorgera pas la poule.
= L’impatience va au devant d’échecs.
45 : Bugòli tè mògò masiri ye. frapper-action / EQnég / homme / ornement / EQ Recevoir une rossée n’est pas une parure d’homme.
= Un noble ne devrait pas voler.
46 : "Na yan !" kòrò ka di. viens / ici / sens / DES / bon "Viens ici !" est (une parole) de bonne augure.
= On tire toujours profit de quelqu’un qui appelle, soit c’est pour donner, soit c’est pour informer. Ce proverbe s’adresse à celui qui hésite à répondre à l’appel.
47 : Sarati bè nèkun kan. promesse / SIT / langue / sur La promesse est sur la langue.
= Il faut tenir sa parole, ne pas l’oublier.
48 : Misijugu tè nònò bò, a bè tòw ta bòn. vache-méchant / INACnég / lait / faire sortir / elle / INAC / autres / celui de / renverser Une méchante vache ne donne pas de lait et renverse celui des autres.
= Aucun profit à tirer d’une personne méchante, en plus, il faut s’en méfier. Elle ne pense qu’à nuire aux autres.
49 : Dinyè ka jugu dinyèden ma. monde / DES / mauvais / jouisseur / à Le monde est funeste au libertin.
= La vie dissolue a ses revers : maladies, sida, stérilité ...
50 : Sinyè kelen tè togo da. fois / 1 / INAC / hutte / créer On ne construit pas une hutte en une seule fois.
= Il faut du temps pour faire une œuvre importante. Ce proverbe correspond à notre « Rome n’a pas été construit en un jour » (en allemand « Rom wurde nicht an einem Tag erbaut »).
51 : Kanu di bè don kanungunu kònò. amour / miel / INAC / entrer / amour-ruche / dans Le miel de l’amour entre dans la ruche de l’amour.
= Quand on aime quelqu’un, on ne veut rien faire sans lui, on lui dit tout.
52 : Fanga de ka teli jo ye. pouvoir / FOC / DES / rapide / droit / que La force est plus rapide que le droit.
= Le puissant se croit tout permis et le fait savoir.
53 : Nyèjuguya ka fisa sonyali ye. parasitisme / DES / meilleur / vol Mieux vaut quémander que de voler.
= Mendier n’est pas mauvais, voler oui.
54 : Saya ka jugu, nka banajugu ye i jugu sago ye. mort / DES / mauvais / mais / maladie-grave/ EQ / ton / ennemi / volonté / EQ La mort est terrible, mais la maladie grave est le souhait de ton ennemi.
= Rien de plus agréable à ton ennemi que d’apprendre ton humiliation.
55 : Bololankolon nèkun ye daro ye. main-vide / langue / EQ / clochette / EQ La langue du pauvre est comme une clochette.
= Quoiqu’il puisse dire, on n’en tient pas compte ; de plus, ce n’est pas lui qui pourra régler les affaires, faute de moyens.
56 : Ko bèè ni a sababu don. chose / toute / et / sa / raison / PRES Chaque événement a sa cause.
= Il n’y a pas de fait sans cause.
57 : Fali sara, boci banna. âne / mourir-AC / pet / finir-AC L’âne est mort, il n’y aura plus de pets.
= Quand une personne vicieuse et importune disparaît, on ne sera plus victime de ses mauvais comportements.
58 : Boli kojugu ye siran ye. fuite / trop / EQ / crainte / EQ C’est la peur qui fait fuir à toute vitesse.
= On fuit ce dont on redoute les conséquences.
59 : Ala tè mògò sigilen sòn. Dieu / INACnég / homme / assis / consentir Dieu n’accorde pas ses bienfaits à qui reste assis.
= Le paresseux ne peut espérer aucun profit ni soutien. Il ne faut pas soutenir la paresse.
60 : Jègè jigi ye ji ye. poisson / chose sur laquelle on s’appuie / EQ / eau /EQ Le refuge du poisson, c’est l’eau.
= On trouve les meilleurs appuis dans son propre milieu.
61 : Taa man gèlèn, na-ni-a-ye de ka gèlèn. partir / DESnég / difficile / venir-et-le-avec / FOC / DES / difficile Partir n’est pas difficile, mais revenir avec quelque chose c’est ça qui est difficile.
= Entreprendre c’est assez facile, réussir c’est plus difficile.
62 : Jula tè a dògòjugu lakali. colporteur / INACnég / son / marché-mauvais / raconter Le colporteur ne raconte jamais de ses échecs commerciaux.
= Il ne faut pas raconter ses échecs, de peur qu’on ne vous prenne pour une personne stupide. Vous savez, le vantard ne parle pas de ses échecs.
63 : I ye gòngòrò fili tile ma. tu / AC / pierre / jeter / soleil / à Tu as lancé un caillou sur le soleil.
= Il ne faut pas se fatiguer en vain.
64 : Kurun dan ye cèncèn ye. pirogue / limite / EQ / sable / EQ La pirogue ne peut aller plus loin que la berge sableuse.
= On ne peut pas dépasser ses capacités.
65 : Syèkili ka di, syèden ka di, o fila tè nyè. poule-œuf / DES / bon / poule-enfant / DES / bon / DEM / 2 / INACnég / être bon L’œuf de poule est appétissant, le poulet aussi, mais on ne peut pas avoir les deux.
= On ne peut pas tirer deux profits d’une même chose.
66 : Soden tè sòngò sòrò a woloyòrò. cheval-enfant / INACnég / prix / gagner / son / naître-lieu Le poulain ne se vend pas très cher là où il est né.
= Personne n’est apprécié à sa vraie valeur là où il vit habituellement. Ou, comme on dit chez nous « Nul n’est prophète en son pays ».
67 : Kojugu ye karamògò ye. action-mauvais / EQ / enseignant / EQ Une expérience malheureuse est un (bon) maître.
= On apprend par ses fautes. Les conséquences de nos mauvaises actions servent de leçon.
68 : Don o don, to man di. jour / CONN / jour / to / DESnég / bon (Servir) du "to" tous les jours finit par dégoûter.
= On ne peut être égal à soi-même tous les jours.
(to = plat de céréales, et particulièrement le "to" de mil, plat national du Mali)
69 : Dinyè ye kalanso ye. monde / EQ / apprendre-maison / EQ La vie est une école.
= Le monde est un endroit où on apprend chaque jour.
70 : Danni bè fòlò kelen na. compter-action / INAC / commencer / 1 / à On commence à compter par "un".
= Il faut commencer par l’origine, par le début. Ce proverbe sert à inviter quelqu’un à respecter l’ordre, l’hiérarchie.
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif de valeur anaphorique ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Encore 40 proverbes bambara ...
31 : Nyèni man jugu, fò saya. misère / DESnég / méchant / sauf / mort La misère n’est pas grave, seule la mort l’est.
= Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.
32 : Muso diyanyecè de bè nkaranga ci a kesekele kan. femme / amour-homme / FOC / INAC / pou / écraser / son / clitoris / sur C’est seulement le bien-aimé qui peut écraser les poux sur le clitoris de sa femme.
= Il y a des actions répréhensibles ou pénibles que la passion fait entreprendre ou supporter.
(kesekele = clitoris ; désolé, je ne peux pas segmenter – je crois – ce mot composé. Il s’en agit peut-être d’une forme divergente du composé kerekisè . En bambara, il y a bien d’autres synonymes pour "clitoris" qui sont : byèkisè , kere et musoku .)
33 : Kabako dan ye denyèrènin firiyatò ye.. chose extraordinaire / limite / EQ / bébé/ étant en période de viduité / EQ Rien de plus extraordinaire qu’un bébé veuf.
= Il y a des choses extraordinaires, des choses qu’on ne croit pas possibles ou qu’on ne croyait pas possibles. Ce proverbe sert à exprimer un étonnement ou un doute.
34 : Syè min tè bugun a kili kan, a tè tòrò. poule / REL / INACnég / couver / son / œuf / sur / elle / INACnég / éclore La poule qui ne couve pas, ne fera pas éclore ses petits.
= Le débauché invétéré et la putain sont ou rendent souvent stériles.
35 : Don bèè ni a dugujè kan don. jour / tous / et / lendemain matin / voix / PRES A chaque jour ses nouvelles matinales.
= Chaque jour apporte ses nouvelles : tristes et/ou joyeuses.
36 : Dinyè tè kè ka ban. monde / INACnég / faire / CONV / finir On ne finit pas le monde.
= Les humains viennent et passent mais le monde reste. N’essayez pas de faire tout ce que vous voudriez faire dans la vie !
37 : Nyè min ni hèra sira, o tè fili. vue / REL / si / paix / passer la nuit-AC / DEM / INACnég / se tromper Quand quelqu’un a passé une bonne nuit, ça se voit sur son visage.
= Quand une personne est dans la paix, a la conscience tranquille, ça se voit. A l’inverse, on reconnaît celui qui a mal dormi, car il a les yeux rouges.
38 : Faama ka gèsè ye faantan ye. riche / CONN / brosse à dents / EQ / pauvre / EQ Le pauvre est la brosse à dents du riche.
= Il en fait ce qu’il veut, il l’appelle quand il en a besoin.
(gèsè = la brosse à dents traditionnelle des Bambara, faite avec des branchettes de bois vert)
39 : Cèkòròba tulo ka bon, a nyè ka di. homme-vieux-très / oreille / DES / grand / son / œil / DES / bon Les vieux ont de grandes oreilles et de bons yeux.
= On leur apporte beaucoup de renseignements ; certes, ils ne bougent pas de leur concession, mais leurs enfants et petits-enfants les informent sur tout ce qu’ils voient et entendent au village.
40 : Fèn bèè bè taa ka segin sabalibaga ma. chose / toute / INAC / partir / CONV / revenir / patienter-agent / à Tout part de celui qui est patient et tout lui revient.
= Même ce qu’il avait prêté, ce à quoi il avait renoncé, le patient le retrouvera. Donc, il faut savoir patienter, et on atteint sûrement son but.
41 : Kabini ji ye jègè dun, dannaya banna. depuis que / eau / AC / poisson / manger / confiance / finir-AC Depuis que l’eau a mangé le poisson, la confiance a disparu.
= On ne doit jamais faire totalement confiance à quelqu’un, même pas à un ami.
42 : Nyè naani, a ka fisa kuma ye. œil / 4 / il / DES / meilleur / parole / que Quatre yeux sont meilleurs qu’une parole.
= Se voir, c’est mieux que de causer. La présence de l’être aimé est primordiale.
43 : Sanu ni nsira man kan. or / et / laiton / DESnég / égal L’or et le laiton ne sont pas les mêmes.
= Même si l’or et le laiton ont la même fonction, on ne peut comparer une chose de grande valeur à une moindre. En ce qui est les hommes, on ne peut mettre sur le même plan un honnête et un vaurien.
44 : Kòròtòbaga tè syè kantigè. se presser-agent / INACnég / poule / cou-couper Celui qui est pressé n’égorgera pas la poule.
= L’impatience va au devant d’échecs.
45 : Bugòli tè mògò masiri ye. frapper-action / EQnég / homme / ornement / EQ Recevoir une rossée n’est pas une parure d’homme.
= Un noble ne devrait pas voler.
46 : "Na yan !" kòrò ka di. viens / ici / sens / DES / bon "Viens ici !" est (une parole) de bonne augure.
= On tire toujours profit de quelqu’un qui appelle, soit c’est pour donner, soit c’est pour informer. Ce proverbe s’adresse à celui qui hésite à répondre à l’appel.
47 : Sarati bè nèkun kan. promesse / SIT / langue / sur La promesse est sur la langue.
= Il faut tenir sa parole, ne pas l’oublier.
48 : Misijugu tè nònò bò, a bè tòw ta bòn. vache-méchant / INACnég / lait / faire sortir / elle / INAC / autres / celui de / renverser Une méchante vache ne donne pas de lait et renverse celui des autres.
= Aucun profit à tirer d’une personne méchante, en plus, il faut s’en méfier. Elle ne pense qu’à nuire aux autres.
49 : Dinyè ka jugu dinyèden ma. monde / DES / mauvais / jouisseur / à Le monde est funeste au libertin.
= La vie dissolue a ses revers : maladies, sida, stérilité ...
50 : Sinyè kelen tè togo da. fois / 1 / INAC / hutte / créer On ne construit pas une hutte en une seule fois.
= Il faut du temps pour faire une œuvre importante. Ce proverbe correspond à notre « Rome n’a pas été construit en un jour » (en allemand « Rom wurde nicht an einem Tag erbaut »).
51 : Kanu di bè don kanungunu kònò. amour / miel / INAC / entrer / amour-ruche / dans Le miel de l’amour entre dans la ruche de l’amour.
= Quand on aime quelqu’un, on ne veut rien faire sans lui, on lui dit tout.
52 : Fanga de ka teli jo ye. pouvoir / FOC / DES / rapide / droit / que La force est plus rapide que le droit.
= Le puissant se croit tout permis et le fait savoir.
53 : Nyèjuguya ka fisa sonyali ye. parasitisme / DES / meilleur / vol Mieux vaut quémander que de voler.
= Mendier n’est pas mauvais, voler oui.
54 : Saya ka jugu, nka banajugu ye i jugu sago ye. mort / DES / mauvais / mais / maladie-grave/ EQ / ton / ennemi / volonté / EQ La mort est terrible, mais la maladie grave est le souhait de ton ennemi.
= Rien de plus agréable à ton ennemi que d’apprendre ton humiliation.
55 : Bololankolon nèkun ye daro ye. main-vide / langue / EQ / clochette / EQ La langue du pauvre est comme une clochette.
= Quoiqu’il puisse dire, on n’en tient pas compte ; de plus, ce n’est pas lui qui pourra régler les affaires, faute de moyens.
56 : Ko bèè ni a sababu don. chose / toute / et / sa / raison / PRES Chaque événement a sa cause.
= Il n’y a pas de fait sans cause.
57 : Fali sara, boci banna. âne / mourir-AC / pet / finir-AC L’âne est mort, il n’y aura plus de pets.
= Quand une personne vicieuse et importune disparaît, on ne sera plus victime de ses mauvais comportements.
58 : Boli kojugu ye siran ye. fuite / trop / EQ / crainte / EQ C’est la peur qui fait fuir à toute vitesse.
= On fuit ce dont on redoute les conséquences.
59 : Ala tè mògò sigilen sòn. Dieu / INACnég / homme / assis / consentir Dieu n’accorde pas ses bienfaits à qui reste assis.
= Le paresseux ne peut espérer aucun profit ni soutien. Il ne faut pas soutenir la paresse.
60 : Jègè jigi ye ji ye. poisson / chose sur laquelle on s’appuie / EQ / eau /EQ Le refuge du poisson, c’est l’eau.
= On trouve les meilleurs appuis dans son propre milieu.
61 : Taa man gèlèn, na-ni-a-ye de ka gèlèn. partir / DESnég / difficile / venir-et-le-avec / FOC / DES / difficile Partir n’est pas difficile, mais revenir avec quelque chose c’est ça qui est difficile.
= Entreprendre c’est assez facile, réussir c’est plus difficile.
62 : Jula tè a dògòjugu lakali. colporteur / INACnég / son / marché-mauvais / raconter Le colporteur ne raconte jamais de ses échecs commerciaux.
= Il ne faut pas raconter ses échecs, de peur qu’on ne vous prenne pour une personne stupide. Vous savez, le vantard ne parle pas de ses échecs.
63 : I ye gòngòrò fili tile ma. tu / AC / pierre / jeter / soleil / à Tu as lancé un caillou sur le soleil.
= Il ne faut pas se fatiguer en vain.
64 : Kurun dan ye cèncèn ye. pirogue / limite / EQ / sable / EQ La pirogue ne peut aller plus loin que la berge sableuse.
= On ne peut pas dépasser ses capacités.
65 : Syèkili ka di, syèden ka di, o fila tè nyè. poule-œuf / DES / bon / poule-enfant / DES / bon / DEM / 2 / INACnég / être bon L’œuf de poule est appétissant, le poulet aussi, mais on ne peut pas avoir les deux.
= On ne peut pas tirer deux profits d’une même chose.
66 : Soden tè sòngò sòrò a woloyòrò. cheval-enfant / INACnég / prix / gagner / son / naître-lieu Le poulain ne se vend pas très cher là où il est né.
= Personne n’est apprécié à sa vraie valeur là où il vit habituellement. Ou, comme on dit chez nous « Nul n’est prophète en son pays ».
67 : Kojugu ye karamògò ye. action-mauvais / EQ / enseignant / EQ Une expérience malheureuse est un (bon) maître.
= On apprend par ses fautes. Les conséquences de nos mauvaises actions servent de leçon.
68 : Don o don, to man di. jour / CONN / jour / to / DESnég / bon (Servir) du "to" tous les jours finit par dégoûter.
= On ne peut être égal à soi-même tous les jours.
(to = plat de céréales, et particulièrement le "to" de mil, plat national du Mali)
69 : Dinyè ye kalanso ye. monde / EQ / apprendre-maison / EQ La vie est une école.
= Le monde est un endroit où on apprend chaque jour.
70 : Danni bè fòlò kelen na. compter-action / INAC / commencer / 1 / à On commence à compter par "un".
= Il faut commencer par l’origine, par le début. Ce proverbe sert à inviter quelqu’un à respecter l’ordre, l’hiérarchie.
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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif de valeur anaphorique ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Bonjour à tous,
Je suis actuellement au Mali au début d'un séjour de 4 mois au sein d'une association solidaire. Ses locaux sont basées dans une enceinte près d'un village. Actuellement je suis la seule volontaire au sein de l'association et à mon arrivée j'ai appris que les personnes employées de l'association ne logeaient pas dans les locaux mais dans des villages plus loin, du coup le soir (à partir de 17h environ) ainsi que le dimanche entier je me retrouve toute seule. Du coup arrivée vendredi j'étais toute seule presque dès le début. De plus, je ne me sens pas acceptée par les personnes de l'association, j'ai l'impression de déranger. Quand on déjeune par exemple, elles parlent entre elles en bambara, du coup avec les quelques expressions que je connais je ne peux absolument pas participer à la conversation. Pareil, je m'intéresse à leur vie, à l'association, c'est aussi pour ca que je suis venue, et je n'obtiens que des réponses courtes qui ne m'encouragent pas à continuer. Je ne me sens absolument pas prise en charge, il n'y a aucune communication avec moi. Je me demande si j'ai fait un pas de travers peut être au début ce qui expliquerait cette situation. Je me sens tellement mal que j'ai pensé à partir mais en même temps je ne veux pas abandonner.
Voila je me demandais si des personnes s'étaient déja trouvées dans cette solution, si vus aviez des conseils à me donner...
Je vous remercie d'avance!
Je suis actuellement au Mali au début d'un séjour de 4 mois au sein d'une association solidaire. Ses locaux sont basées dans une enceinte près d'un village. Actuellement je suis la seule volontaire au sein de l'association et à mon arrivée j'ai appris que les personnes employées de l'association ne logeaient pas dans les locaux mais dans des villages plus loin, du coup le soir (à partir de 17h environ) ainsi que le dimanche entier je me retrouve toute seule. Du coup arrivée vendredi j'étais toute seule presque dès le début. De plus, je ne me sens pas acceptée par les personnes de l'association, j'ai l'impression de déranger. Quand on déjeune par exemple, elles parlent entre elles en bambara, du coup avec les quelques expressions que je connais je ne peux absolument pas participer à la conversation. Pareil, je m'intéresse à leur vie, à l'association, c'est aussi pour ca que je suis venue, et je n'obtiens que des réponses courtes qui ne m'encouragent pas à continuer. Je ne me sens absolument pas prise en charge, il n'y a aucune communication avec moi. Je me demande si j'ai fait un pas de travers peut être au début ce qui expliquerait cette situation. Je me sens tellement mal que j'ai pensé à partir mais en même temps je ne veux pas abandonner.
Voila je me demandais si des personnes s'étaient déja trouvées dans cette solution, si vus aviez des conseils à me donner...
Je vous remercie d'avance!
Bonjour à tous,
Je cherche des personnes ayant un projet pour monter ou faire fonctionner une bibliothèque - scolaire ou autre- et qui aurait besoin d'un appui technique : gestion du fonds, politique d'acquisition adaptée au milieu, techniques d'animation autour du livre, etc.
Ceci dans le cadre du volontariat court ou long terme à compter de juillet 2007 au Mali ou dans d'autre pays de l'Afrique de l'Ouest
C'est déjà mon métier en France, et je suis déjà intervenue pour une petite mission de ce genre dans une école de Bamako qui m'a offert l'occasion de me poser beaucoup de questions et sur ce type d'intervention, et sur les dons de livres, ...etc.
Ainsi, je souhaiterais aussi échanger sur le sujet des bibliothèques et filières du Livre en Afrique de l'Ouest et sur les diverses initiatives dans ce domaine: alors n'hésitez-pas à me contacter, j'attends vos réflexions
à bientôt, bien cordialement, Marie
Je cherche des personnes ayant un projet pour monter ou faire fonctionner une bibliothèque - scolaire ou autre- et qui aurait besoin d'un appui technique : gestion du fonds, politique d'acquisition adaptée au milieu, techniques d'animation autour du livre, etc.
Ceci dans le cadre du volontariat court ou long terme à compter de juillet 2007 au Mali ou dans d'autre pays de l'Afrique de l'Ouest
C'est déjà mon métier en France, et je suis déjà intervenue pour une petite mission de ce genre dans une école de Bamako qui m'a offert l'occasion de me poser beaucoup de questions et sur ce type d'intervention, et sur les dons de livres, ...etc.
Ainsi, je souhaiterais aussi échanger sur le sujet des bibliothèques et filières du Livre en Afrique de l'Ouest et sur les diverses initiatives dans ce domaine: alors n'hésitez-pas à me contacter, j'attends vos réflexions
à bientôt, bien cordialement, Marie
il faudrait que cette guerre cesse car il faut qu'on voyage tranquillement partout au mali. les touristes se fond rare maintenant au mali c'est pas normal.
ILS FAUT LA PAIX AU MALI POUR QU'ON PUISSE ÊTRE HEUREUX
Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)
Les proverbes ici retenus ont été ramassés au Bèlèdugu, région historique du Mali précolonial (Kolokani, son chef-lieu, Banamba, Komi, Nossombougou, Didiéni, Falajè, Fassa, ...), au « cœur du pays bambara », au nord de Bamako, capitale du Mali. Ladite région est rattachée à la 2ième région administrative de Koulikoro. Les proverbes et sentences y sont compris, et beaucoup d’entre eux y sont utilisés, sinon tels quels, du moins dans l’une ou l’autre variante très proche.
Ces proverbes démontrent la sagesse d’un peuple, sa manière de concevoir la condition humaine et les relations sociales, son code de l’honneur et de sa morale. Ils sont un des supports de l’éducation de base traditionnelle ...
1 : Kamalen nyuman bèè tè dugutigi den ye. jeune homme / beau / tous / EQnég / chef de village / enfant / EQ Tous les beaux jeunes gens ne sont pas descendants du chef de village.
= La position sociale n’est pas gage de noblesse, il y a beaucoup de nobles gens qui ne sont pas fil(le)s de riches.
2 : Hakè dègè ka kumu. péché / dèguè / DES / aigre La bouillie du péché devient aigre.
= Toute faute sera punie un jour ou l’autre.
(dègè = mets consistant en une céréale pilée non tamisée, légèrement passée à la vapeur, étendue d’eau ou de lait ; « farine de petit mil bluté cuite à la vapeur d’eau et additionnée de sel, piment et lait »)
3 : I teri fa, o ye i fa ye. ton / ami / père / celui / EQ / ton / père / EQ Le père de ton ami, c’est ton père.
= On considère son ami comme un vrai frère, on respecte une personne qu’un ami respecte.
4 : Baladen bèè tè fò su kelen. balafon-morceau / tous / INACnég / jouer (de la musique) / soir / 1 On ne joue pas de toutes les lames du balafon le même soir.
= On ne doit pas nécessairement tout dire au même moment.
5 : Mògò ni i kònò tè kèlè. homme / et / sa / pensée/ INACnég / battre On ne se dispute pas avec ses pensées.
= Le fait de garder ses secrets ne cause aucun dommage, autrement dit, et tout le monde le sait : « La parole est d’argent, le silence est d’or » (en allemand « Reden ist Silber, Schweigen ist Gold ».)
(ici, le pronom personnel i "tu, te, toi ; ton, ta, tes" fait fonction d’un pronom de reprise de mògò. Par conséquent, je l'ai traduit par "sa" et non par "ta". Voir aussi le proverbe no.23)
6 : Kun tè diyanye la. raison / SITnég / amour / SIT L’amour ne s’explique pas.
= Quand on aime quelqu’un, c’est sans cause, sans raison.
7 : Sabu de bè juru se kòlòn na. méthode / FOC / INAC / corde / faire arriver / puits / à C’est la méthode qui fait arriver la corde au fond du puits.
= L’intelligence et la réflexion (nous) permettent de trouver de bonnes solutions.
8 : Kumakan tè kòrò. parole / INACnég/ vieillir La parole ne vieillit pas.
= Les calomnies, les médisances, les insultes, on peut les pardonner mais on ne peut les oublier.
9 : Mògòkòròkan ye fura ye. homme-vieux-langue / SIT / médicament / SIT Les paroles de vieux sont (comme) des remèdes.
= L’expérience est bonne conseillère, elle est toujours profitable.
10 : Tinyè bèè tè fòta ye. vérité / toute / SITnég / dire-ce qui est à faire / SIT Toute vérité n’est pas bonne à dire.
= Il faut s’abstenir de dire certaines vérités pour ne pas se créer de problèmes.
11 : Daga bèè ni a galama don. marmite / toute / et / sa / louche / PRES Chaque marmite a sa petite louche.
= A chaque village ses coutumes, à chaque famille ses coutumes.
12 : Cèkòròba ka fisa a sòngò ye. homme vieux / DES / meilleur / son / prix / que Un vieux vaut mieux que sa valeur marchande.
= Un vieux n’a pas de prix, il est précieux par son expérience et sa sagesse.
13 : Jamana bèè ni a ka laada don. pays / tous / et / sa / CONN / coutume / PRES A chaque pays ses coutumes.
= Tout pays a ses coutumes particulières. (voir aussi le proverbe no.11, même sens !)
14 : Ko bèè ni a sababu don. action / toutes / et / sa / raison / PRES Chaque événement a sa cause.
= Il n’y a pas de fait sans cause.
15 : Nataba ni sugu lamini. cupide / et / marché / entourer Le cupide fait le tour du marché.
= Le cupide pense toujours trouver quelque chose de meilleur.
16 : Kami bè a nyèmògò tòn filè. pintade / INAC / son / patron / nuque / regarder La pintade regarde la nuque de celle qui la précède.
= Les enfants regardent et imitent leurs parents, leurs aînés, pour le bien ou pour le pire.
17 : Faama bè kòròfò a kò. puissant / INAC / réprimander / lui / derrière C’est en son absence qu’on dénigre le puissant.
= Le souverain a le pouvoir et il fait ce qui lui plait.
18 : Fiyen tè miseli tòmò. aveugle / INACnég / aiguille / ramasser L’aveugle ne peut ramasser une aiguille.
= Qui n’a pas étudié ne peut devenir savant, à moins d’avoir un maître qui l’initie.
19 : Wari bè wari nyini. argent / INAC / argent / chercher L’argent recherche l’argent.
= Plus on en a, plus on en veut.
20 : Muso tè dòn kaban. femme / INACnég / connaître / déjà On ne peut pas connaître parfaitement une femme.
= Il ne faut se fier à la femme, elle dissimule facilement ce qu’elle pense ou veut.
21 : N tè ji min nu fè ! je / INACnég / eau / boire / nez / par Je ne bois pas l’eau par le nez !
= Manière de dire « Je ne suis pas un imbécile ! »
22 : Diya tè kèlè sa. plaisir / INACnég / querelle / mourir L’amour n’empêche pas les disputes.
= Dans toute amitié, il y a des moments de tension.
23 : Mògò kana i bolo don jiri ni a fara cè. homme / PROH / sa / main / mettre / arbre / et / son / écorce / entre Il ne faut pas mettre le doigt entre l’arbre et l’écorce.
= Il est indiqué de ne pas s’immiscer dans les querelles entre amis.
24 : Cè minbali tè tinyè fò. homme / boire-sans / INACnég / vérité / parler Un homme qui n’a pas bu d’alcool ne dit pas la vérité.
= Celui qui a bu de l’alcool dit la vérité sans se préoccuper des conséquences.
25 : Mògò tè se hakili dan na. homme / INACnég / arriver / intelligence / limite / à On ne peut atteindre les limites de l’intelligence.
= On ne peut ni tout savoir ni réaliser tous ses idées et projets.
26 : Tulo bè dènè kun. oreille / SIT / mur / avec Les murs ont des oreilles.
= Avertissement de prudence donné aux médisants, aux rapporteurs, aux étourdis ...
27 : Nyininkalikèla tè fili. qqn qui demande / INACnég / se tromper Celui qui interroge ne risque pas de se tromper.
= Tant qu’on demande des renseignements, on a de bonnes chances de ne pas faire d’erreurs.
28 : Fali ye tulo sòrò, a ko "Binyè". âne / AC / oreille / recevoir / il / dire / corne L’âne a été doté d’oreilles, il réclame des cornes.
= Plus on reçoit, plus on demande. Conseil : Il faut être content de ce qu’on a.
29 : Cènyè tè dumuni sa. beauté / INACnég / repas / empêcher La beauté n’empêche pas de manger.
= Mieux vaut la bonne santé que la beauté.
30 : Bolokòni bèè ni a dayòrò don. doigt / chaque / et / sa / emplacement / PRES A chaque doigt son emplacement.
= Chaque individu a une place, un rôle à jouer dans la société. Ce proverbe sert à montrer l’importance de la solidarité !
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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Les proverbes ici retenus ont été ramassés au Bèlèdugu, région historique du Mali précolonial (Kolokani, son chef-lieu, Banamba, Komi, Nossombougou, Didiéni, Falajè, Fassa, ...), au « cœur du pays bambara », au nord de Bamako, capitale du Mali. Ladite région est rattachée à la 2ième région administrative de Koulikoro. Les proverbes et sentences y sont compris, et beaucoup d’entre eux y sont utilisés, sinon tels quels, du moins dans l’une ou l’autre variante très proche.
Ces proverbes démontrent la sagesse d’un peuple, sa manière de concevoir la condition humaine et les relations sociales, son code de l’honneur et de sa morale. Ils sont un des supports de l’éducation de base traditionnelle ...
1 : Kamalen nyuman bèè tè dugutigi den ye. jeune homme / beau / tous / EQnég / chef de village / enfant / EQ Tous les beaux jeunes gens ne sont pas descendants du chef de village.
= La position sociale n’est pas gage de noblesse, il y a beaucoup de nobles gens qui ne sont pas fil(le)s de riches.
2 : Hakè dègè ka kumu. péché / dèguè / DES / aigre La bouillie du péché devient aigre.
= Toute faute sera punie un jour ou l’autre.
(dègè = mets consistant en une céréale pilée non tamisée, légèrement passée à la vapeur, étendue d’eau ou de lait ; « farine de petit mil bluté cuite à la vapeur d’eau et additionnée de sel, piment et lait »)
3 : I teri fa, o ye i fa ye. ton / ami / père / celui / EQ / ton / père / EQ Le père de ton ami, c’est ton père.
= On considère son ami comme un vrai frère, on respecte une personne qu’un ami respecte.
4 : Baladen bèè tè fò su kelen. balafon-morceau / tous / INACnég / jouer (de la musique) / soir / 1 On ne joue pas de toutes les lames du balafon le même soir.
= On ne doit pas nécessairement tout dire au même moment.
5 : Mògò ni i kònò tè kèlè. homme / et / sa / pensée/ INACnég / battre On ne se dispute pas avec ses pensées.
= Le fait de garder ses secrets ne cause aucun dommage, autrement dit, et tout le monde le sait : « La parole est d’argent, le silence est d’or » (en allemand « Reden ist Silber, Schweigen ist Gold ».)
(ici, le pronom personnel i "tu, te, toi ; ton, ta, tes" fait fonction d’un pronom de reprise de mògò. Par conséquent, je l'ai traduit par "sa" et non par "ta". Voir aussi le proverbe no.23)
6 : Kun tè diyanye la. raison / SITnég / amour / SIT L’amour ne s’explique pas.
= Quand on aime quelqu’un, c’est sans cause, sans raison.
7 : Sabu de bè juru se kòlòn na. méthode / FOC / INAC / corde / faire arriver / puits / à C’est la méthode qui fait arriver la corde au fond du puits.
= L’intelligence et la réflexion (nous) permettent de trouver de bonnes solutions.
8 : Kumakan tè kòrò. parole / INACnég/ vieillir La parole ne vieillit pas.
= Les calomnies, les médisances, les insultes, on peut les pardonner mais on ne peut les oublier.
9 : Mògòkòròkan ye fura ye. homme-vieux-langue / SIT / médicament / SIT Les paroles de vieux sont (comme) des remèdes.
= L’expérience est bonne conseillère, elle est toujours profitable.
10 : Tinyè bèè tè fòta ye. vérité / toute / SITnég / dire-ce qui est à faire / SIT Toute vérité n’est pas bonne à dire.
= Il faut s’abstenir de dire certaines vérités pour ne pas se créer de problèmes.
11 : Daga bèè ni a galama don. marmite / toute / et / sa / louche / PRES Chaque marmite a sa petite louche.
= A chaque village ses coutumes, à chaque famille ses coutumes.
12 : Cèkòròba ka fisa a sòngò ye. homme vieux / DES / meilleur / son / prix / que Un vieux vaut mieux que sa valeur marchande.
= Un vieux n’a pas de prix, il est précieux par son expérience et sa sagesse.
13 : Jamana bèè ni a ka laada don. pays / tous / et / sa / CONN / coutume / PRES A chaque pays ses coutumes.
= Tout pays a ses coutumes particulières. (voir aussi le proverbe no.11, même sens !)
14 : Ko bèè ni a sababu don. action / toutes / et / sa / raison / PRES Chaque événement a sa cause.
= Il n’y a pas de fait sans cause.
15 : Nataba ni sugu lamini. cupide / et / marché / entourer Le cupide fait le tour du marché.
= Le cupide pense toujours trouver quelque chose de meilleur.
16 : Kami bè a nyèmògò tòn filè. pintade / INAC / son / patron / nuque / regarder La pintade regarde la nuque de celle qui la précède.
= Les enfants regardent et imitent leurs parents, leurs aînés, pour le bien ou pour le pire.
17 : Faama bè kòròfò a kò. puissant / INAC / réprimander / lui / derrière C’est en son absence qu’on dénigre le puissant.
= Le souverain a le pouvoir et il fait ce qui lui plait.
18 : Fiyen tè miseli tòmò. aveugle / INACnég / aiguille / ramasser L’aveugle ne peut ramasser une aiguille.
= Qui n’a pas étudié ne peut devenir savant, à moins d’avoir un maître qui l’initie.
19 : Wari bè wari nyini. argent / INAC / argent / chercher L’argent recherche l’argent.
= Plus on en a, plus on en veut.
20 : Muso tè dòn kaban. femme / INACnég / connaître / déjà On ne peut pas connaître parfaitement une femme.
= Il ne faut se fier à la femme, elle dissimule facilement ce qu’elle pense ou veut.
21 : N tè ji min nu fè ! je / INACnég / eau / boire / nez / par Je ne bois pas l’eau par le nez !
= Manière de dire « Je ne suis pas un imbécile ! »
22 : Diya tè kèlè sa. plaisir / INACnég / querelle / mourir L’amour n’empêche pas les disputes.
= Dans toute amitié, il y a des moments de tension.
23 : Mògò kana i bolo don jiri ni a fara cè. homme / PROH / sa / main / mettre / arbre / et / son / écorce / entre Il ne faut pas mettre le doigt entre l’arbre et l’écorce.
= Il est indiqué de ne pas s’immiscer dans les querelles entre amis.
24 : Cè minbali tè tinyè fò. homme / boire-sans / INACnég / vérité / parler Un homme qui n’a pas bu d’alcool ne dit pas la vérité.
= Celui qui a bu de l’alcool dit la vérité sans se préoccuper des conséquences.
25 : Mògò tè se hakili dan na. homme / INACnég / arriver / intelligence / limite / à On ne peut atteindre les limites de l’intelligence.
= On ne peut ni tout savoir ni réaliser tous ses idées et projets.
26 : Tulo bè dènè kun. oreille / SIT / mur / avec Les murs ont des oreilles.
= Avertissement de prudence donné aux médisants, aux rapporteurs, aux étourdis ...
27 : Nyininkalikèla tè fili. qqn qui demande / INACnég / se tromper Celui qui interroge ne risque pas de se tromper.
= Tant qu’on demande des renseignements, on a de bonnes chances de ne pas faire d’erreurs.
28 : Fali ye tulo sòrò, a ko "Binyè". âne / AC / oreille / recevoir / il / dire / corne L’âne a été doté d’oreilles, il réclame des cornes.
= Plus on reçoit, plus on demande. Conseil : Il faut être content de ce qu’on a.
29 : Cènyè tè dumuni sa. beauté / INACnég / repas / empêcher La beauté n’empêche pas de manger.
= Mieux vaut la bonne santé que la beauté.
30 : Bolokòni bèè ni a dayòrò don. doigt / chaque / et / sa / emplacement / PRES A chaque doigt son emplacement.
= Chaque individu a une place, un rôle à jouer dans la société. Ce proverbe sert à montrer l’importance de la solidarité !
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Bonjour,
Ci dessous, un msg de securite parvenu ce matin aux francais residents au Mali.
Il ressort d’informations parvenues au ministère des Affaires étrangères et européennes que le risque d’enlèvement d’Occidentaux en général et de Français en particulier dans la région de Mopti s’est subitement accru. Dans le contexte actuel où cinq compatriotes ont été enlevés au Niger et sont actuellement détenus par AQMI et où Oussama Ben Laden a adressé un message sonore au peuple français justifiant ces enlèvements, et en ce début de saison touristique, il revient à chacun de prendre toutes les précautions utiles pour assurer sa sécurité. En particulier, il est fortement recommandé d’éviter : - pour les ressortissants français résidant à Mopti et Sévaré de se déplacer la nuit et de s’aventurer hors de ces villes ; - pour les autres ressortissants de se rendre dans la région de Mopti (le pays Dogon fait partie de cette région).
Maintenant, je précise avant que l on m accuse de : - vouloir aneantir le tourisme au Mali, son economie voire plus largement l equilibre geopolitique de la sous région - inciter a la couardise et de proner une vision securitaire par trop occidento-centré - ne rien connaitre au pays et ne pas vouloir voir que tt va bien puisque mon pote Jean Pierre s est rendu a Sevare la semaine passée et qu il n a pas eu de pb
Ce sont des infos, chacun en fait ce qu il veut. Certains peuvent estimer que cela ne repose sur rien, d autres se dire que la prudence s impose. Perso ca ne me regarde pas, c est une info, je la partage sur un site dédié aux voyageurs et ensuite que chacun fasse comme il le souhaite en connaissance de cause.
Bonne journee
Il ressort d’informations parvenues au ministère des Affaires étrangères et européennes que le risque d’enlèvement d’Occidentaux en général et de Français en particulier dans la région de Mopti s’est subitement accru. Dans le contexte actuel où cinq compatriotes ont été enlevés au Niger et sont actuellement détenus par AQMI et où Oussama Ben Laden a adressé un message sonore au peuple français justifiant ces enlèvements, et en ce début de saison touristique, il revient à chacun de prendre toutes les précautions utiles pour assurer sa sécurité. En particulier, il est fortement recommandé d’éviter : - pour les ressortissants français résidant à Mopti et Sévaré de se déplacer la nuit et de s’aventurer hors de ces villes ; - pour les autres ressortissants de se rendre dans la région de Mopti (le pays Dogon fait partie de cette région).
Maintenant, je précise avant que l on m accuse de : - vouloir aneantir le tourisme au Mali, son economie voire plus largement l equilibre geopolitique de la sous région - inciter a la couardise et de proner une vision securitaire par trop occidento-centré - ne rien connaitre au pays et ne pas vouloir voir que tt va bien puisque mon pote Jean Pierre s est rendu a Sevare la semaine passée et qu il n a pas eu de pb
Ce sont des infos, chacun en fait ce qu il veut. Certains peuvent estimer que cela ne repose sur rien, d autres se dire que la prudence s impose. Perso ca ne me regarde pas, c est une info, je la partage sur un site dédié aux voyageurs et ensuite que chacun fasse comme il le souhaite en connaissance de cause.
Bonne journee
Bonjour,
hé oui, encore moi, mais je prépare mon voyage et je suis tellement emballée que j'ai 26 000 questions et je me dis que vous êtes les mieux placés pour me répondre. 😉
Je sais que quelqu'un a déjà écrit quelque chose sur le sujet de l'habillement chez une fille, mais je voulais savoir précisémment si le port de la camisole est mal vu? Je ne voudrais pas du tout être regardé de travers ou choqué les gens. Je sais toutefois que la cuisse doit être cachée en tout temps. Mais je voulais savoir si les épaules doivent être cachées également, car je partais dans l'idée de mettre des bretelles considérant la chaleur intense...mais je veux être bien renseignée!
Alors j'aimerais beaucoup avoir vos suggestions afin de bien m'imprègner la culture Malienne et non pas me la mettre à dos pour une simple camisole qui me ferait énormément de tort...si c'est le cas.
Merci de vos bons conseils!
hé oui, encore moi, mais je prépare mon voyage et je suis tellement emballée que j'ai 26 000 questions et je me dis que vous êtes les mieux placés pour me répondre. 😉
Je sais que quelqu'un a déjà écrit quelque chose sur le sujet de l'habillement chez une fille, mais je voulais savoir précisémment si le port de la camisole est mal vu? Je ne voudrais pas du tout être regardé de travers ou choqué les gens. Je sais toutefois que la cuisse doit être cachée en tout temps. Mais je voulais savoir si les épaules doivent être cachées également, car je partais dans l'idée de mettre des bretelles considérant la chaleur intense...mais je veux être bien renseignée!
Alors j'aimerais beaucoup avoir vos suggestions afin de bien m'imprègner la culture Malienne et non pas me la mettre à dos pour une simple camisole qui me ferait énormément de tort...si c'est le cas.
Merci de vos bons conseils!
http://www.leparisien.fr/international/mali-deux-geologues-francais-enleves-dans-le-nord-du-pays-24-11-2011-1736644.php
C'est sur la route entre Mopti et Gao, juste après Douentza. On ne peut plus dire que le pays Dogon est safe. J'en pleurerai de rage pour tous les Maliens !
C'est sur la route entre Mopti et Gao, juste après Douentza. On ne peut plus dire que le pays Dogon est safe. J'en pleurerai de rage pour tous les Maliens !
Bonjours a tous,
Je projettes d'aller en afrique (Sénegal ou Mali) courrant fin d'année 2010, en Vito aménagé (que j'ai déja préparé, a finir)pour tout d'abord, apprendre a connaitre l'Afrique, apportés du materiels [ affaires d'école, medicaments(pas sur), jouets ... ] et découvrir le monde humanitaire qui depuis trés longtemps me trotte dans la tete. Sachant que j'ai une vocation pour cela me connaissant ...
Je viens faire appel a se forum sublimissime pour recueillir des idées d'actions humanitaires, que se soit en associations(idéales) ou seule..L'entraide a touts niveaux, je connais déja sa en france. Trés motivé, dynamique, travailleur, sociable et trés débrouillard.Je ne dit pas sa pour me flatter, loin de la cette idée, mais plus pour vous faire part de ma détermination. Donc petits ou gros projets, je suis a l'entière écoute de vos idées ou projets...
Je sais que j'aurais un vehicule qui fonctionne bien, aménagement démontable et surement quelques outils de maçonnerie ou charpente..si cela est une bonne idées?Je me doute juste que le bricolage sa peut dépanner certains et rendre service. Je m'y connais niveaux batiments, charpente , bricolage...J'ai fait du commerce pendant 8ans, j'ai fait de la mécanique par la suite et enchainer dans le batiment, charpente, couverture et décorations interieures que j'exerce en france..Je me débrouille aussi bien dans le social malgré que se soit différent.Je penses savoir m'adapter a bcp de situation, d'ou le coté débrouillard.
Je c'est qui je suis et je suis trés ouvert d'esprit, mais je ne connais pas le " besoin " de certaines régions ou certaines aides possible a mon niveaux en Afrique.
Merci par avance pour les réponses...Elles seront ttes bonnes a lires.
Pour moi, etre uni, c'est etre plus fort meme
Je projettes d'aller en afrique (Sénegal ou Mali) courrant fin d'année 2010, en Vito aménagé (que j'ai déja préparé, a finir)pour tout d'abord, apprendre a connaitre l'Afrique, apportés du materiels [ affaires d'école, medicaments(pas sur), jouets ... ] et découvrir le monde humanitaire qui depuis trés longtemps me trotte dans la tete. Sachant que j'ai une vocation pour cela me connaissant ...
Je viens faire appel a se forum sublimissime pour recueillir des idées d'actions humanitaires, que se soit en associations(idéales) ou seule..L'entraide a touts niveaux, je connais déja sa en france. Trés motivé, dynamique, travailleur, sociable et trés débrouillard.Je ne dit pas sa pour me flatter, loin de la cette idée, mais plus pour vous faire part de ma détermination. Donc petits ou gros projets, je suis a l'entière écoute de vos idées ou projets...
Je sais que j'aurais un vehicule qui fonctionne bien, aménagement démontable et surement quelques outils de maçonnerie ou charpente..si cela est une bonne idées?Je me doute juste que le bricolage sa peut dépanner certains et rendre service. Je m'y connais niveaux batiments, charpente , bricolage...J'ai fait du commerce pendant 8ans, j'ai fait de la mécanique par la suite et enchainer dans le batiment, charpente, couverture et décorations interieures que j'exerce en france..Je me débrouille aussi bien dans le social malgré que se soit différent.Je penses savoir m'adapter a bcp de situation, d'ou le coté débrouillard.
Je c'est qui je suis et je suis trés ouvert d'esprit, mais je ne connais pas le " besoin " de certaines régions ou certaines aides possible a mon niveaux en Afrique.
Merci par avance pour les réponses...Elles seront ttes bonnes a lires.
Pour moi, etre uni, c'est etre plus fort meme
Est-ce que qqun ici est au courant si la Primaquine est un anti-palu préventif? Ou seulement pour le traitement de la crise de palu? J'essaie de voir quelle serait la meilleure prévention, mais en même temps je pars 6 mois de mi-octobre à mi-mars et j'ai déjà de la Malarone pour 2 mois...est-ce que ça vaut la peine de continuer à prendre un traitement à partir du mois de janvier si je prends toutes les précautions anti-moustique, vêtements longs...??
merci!
merci!
Bonjour,
Je cherche toutes sortes d' infos sur la ville, et la région de Kidal. Que vous y ayez séjourné quelques jours, ou bien vécu, j'aimerai avoir votre avis sur la ville. Combien de temps pour s'y rendre : depuis Gao ? depuis Agadez ?
Je vous remercie d'avance pour votre aide.
Je cherche toutes sortes d' infos sur la ville, et la région de Kidal. Que vous y ayez séjourné quelques jours, ou bien vécu, j'aimerai avoir votre avis sur la ville. Combien de temps pour s'y rendre : depuis Gao ? depuis Agadez ?
Je vous remercie d'avance pour votre aide.
en Mauritanie, au Mali
où bien en Tanzanie ...🙂🙂
(logement, rencontre femme, etc)
Bonjour à tous!!
Nous sommes une petite asso et compagnie, voyageons avec notre maison roulante, un petit chapiteau et de tout pour faire spectacles de cirque, marionnettes, cinéma, ateliers..
Nous sommes actuellement au sahara et allons vers la Mauritanie.
Nous voulons aller vers le Mali, et chercons quelques contacts qui voudraient bien nous acceuillir; écoles, associations, orphelinats..
Nous irrons ensuite peut-être au Burkina et au Sénégal de sûr où nous avons des contacts.
Alors informez-nous, nous sommes près de chez vous!!
..et aller voir le blog pour les dernières activitésréalisées au Maroc..
Analyse de la communalisation au Sahel
« Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel », c’est le titre d’un nouvel ouvrage qui est le résultat de plusieurs projets de recherche entre le Département d’anthropologie culturelle et d’ethnologie de l’Université d’Uppsala (Suède), l’Institut des sciences des sociétés du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNSRT, Burkina Faso) et le centre de recherche Point Sud (Mali). Il s’est agi pour les auteurs de cet ouvrage collectif d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes. De cette analyse, il se dégage que la politique communale actuellement au Sahel vit des difficultés, notamment la crise sécuritaire. Mais au-delà de ces difficultés, les élus locaux s’acquittent tant bien que mal de leurs obligations, en faisant en sorte de créer un sentiment d’appartenance locale. L’ouvrage en question comporte 12 études de cas et la plupart de chapitres ont été écrits en tandem entre chercheurs senior et junior dans un esprit collaboratif et engagé.
Etant le fruit d’un travail collectif dans le sens profond du terme, cet ouvrage propose une analyse ethnographique comparative dans des communes sahéliennes, notamment celles du Burkina Faso, du Mali et du Niger. A travers des études de cas basées sur l’enquête de terrain ethnographique, le point de départ était d’analyser la démocratie locale telle qu’elle est pratiquée au niveau municipal. En effet, c’est dans les communes que les plans de développement sont appliqués et c’est le lieu où les politiques publiques prennent corps dans la vie quotidienne des citoyens. C’est dans les communes que la réalisation d’infrastructures et la mise en œuvre d’actions de développement se concrétisent. C’est dans les communes que la forme et la substance de la démocratie se confrontent.
L’ouvrage sur la démocratie par le bas et la politique municipale voudrait contribuer à l’analyse anthropologique comparative sur la base d’une dizaine, voire même presque 20 années d’observation des pratiques de décentralisation dans les différentes communes sahéliennes. Les études de cas sont certes situées dans trois pays spécifiques (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) où les recherches de terrain ont eu lieu, mais les problèmes posés et les thématiques étayées sont pertinents même au-delà de ces pays. Aussi, cet ouvrage se veut une contribution aux études anthropologiques sur la décentralisation afin d’observer la commune à la fois comme entité d’analyse et comme institution locale nouvelle. Promue comme une réforme politico-administrative fondamentale pour la démocratisation, voire même la refondation de l’État, la désormais décentralisation démocratique des années 1990 a suscité beaucoup d’espoirs aussi bien parmi les acteurs politiques que les acteurs de la société civile et les bailleurs de fonds internationaux. Souvent l’espoir était tel que la décentralisation était devenue une panacée du développement. Nombreuses études furent entamées pour réfléchir sur la mise en œuvre de la décentralisation et sa capacité à mobiliser les institutions et les ressources et, bien évidemment, les citoyens. Certaines études ont été faites sur la politique locale ainsi que la mise en œuvre politique, institutionnelle et administrative de la décentralisation, d’autres se sont focalisées sur l’espace public local avec des nouvelles revendications identitaires ainsi que des initiatives pour le développement. Ce qui réunit ces différentes études est une sorte d’ethnographie municipale dans laquelle les intérêts divers et les acteurs hétérogènes interagissent et se confrontent, s’exprimant sur la base d’origine familiale, d’accès aux ressources et d’institutions anciennes. Il y a aussi des études sur les violences et les frustrations politiques qui coexistent, tant bien que mal, avec les discours et les rhétoriques d’être ensemble, d’un co-devenir comme « frères et sœurs ». Au Mali, toute une génération de jeunes anthropologues s’est investie dans des études sur la décentralisation, sous la direction de chercheurs tels que Yaouaga Félix Koné, Bréhima Kassibo et Bréhima Bérigdogo, pour des mémoires de DEA et des thèses de doctorat. De nos jours la décentralisation est, pour de nombreux acteurs, une désillusion, une réforme en panne, dans laquelle notamment les communes rurales sont dans une précarité prégnante.
L’objectif de cet ouvrage est d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans des communes burkinabè, maliennes et nigériennes. Pour ce faire on propose une entrée « par le bas » pour mener une réflexion plus large sur la démocratie et les notions telles que la culture démocratique et le développement local. Il s’agit avant tout des études de cas, parfois liées à un mémoire de DEA ou une thèse de doctorat, mais toujours avec un regard soutenu sur les mécanismes locaux de démocratie pratiquée dans ou autour des communes. Les auteurs sont des chercheurs seniors et des chercheurs juniors ayant mené eux-mêmes des enquêtes de terrain dans des communes spécifiques. Cette composition de chercheurs juniors et seniors s’inscrit dans une tentative de combiner l’enquête de terrain avec une conceptualisation théorique et méthodologique autour de la démocratie locale. L’ouvrage fait suite à un atelier organisé au centre de recherche Point Sud de Bamako, intitulé « Partis politiques, opposition socio-politique et démocratie ‘par le bas’ en municipalités ouest-africaines », 18–19 mars 2014. Au cours de cette rencontre scientifique sous-régionale on a cherché à poser les problèmes méthodologiques et thématiques liés à des recherches ethnographiques dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes, ce qu’on est appelé ici « l’ethnographie municipale ». L’idée était d’explorer les potentialités d’une anthropologie politique axée sur la démocratie municipale et, en même temps, d’encadrer les jeunes anthropologues burkinabè, maliens et nigériens sur l’ethnographie municipale. Dans ce chapitre introductif, je voudrais jeter les bases méthodologiques d’une ethnographie municipale dans laquelle la commune est à la fois l’objet d’étude et l’unité d’analyse. La commune est une arène, un espace public, une représentation culturelle, une institution nouvelle et un enjeu. Elle représente des ressources locales, des appartenances culturelles et des enjeux identitaires. Elle est « le retour à la maison » en même temps qu’elle est une nouvelle création de l’État des pays sahéliens et ailleurs. La commune est également traitée de tous les noms ; elle est la cible des ragots et des revendications, des mobilisations et des manquements, des développements et des détournements. En somme, la commune et ses représentants, notamment le maire et le bureau communal, sont des boucs émissaires par excellence. Pourtant, la démarche anthropologique est non-normative et le souci est de comprendre les pratiques quotidiennes et les enjeux politiques, économiques et culturels des communes étudiées. (tiré et en partie modifié de l’"Introduction" de Sten Hagberg)
Contributeurs : Sidi Barry, Fatoumata Camara, Marie Deridder, Siaka Gnessi, Sten Hagberg, Ludovic O. Kibora, Bintou Koné, Yaouaga Félix Koné, Gabriella Körling, Mohamed Moussa, Moussa Sissoko, Almamy Sylla et N’gna Traoré.
Ouvrage : Hagberg, Sten / Kibora, Ludovic O. / Körling Gabriella (sous la direction de) 2019. Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel. Uppsala Papers in Africa Studies 4. Uppsala : Université d'Uppsala.

« Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel », c’est le titre d’un nouvel ouvrage qui est le résultat de plusieurs projets de recherche entre le Département d’anthropologie culturelle et d’ethnologie de l’Université d’Uppsala (Suède), l’Institut des sciences des sociétés du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNSRT, Burkina Faso) et le centre de recherche Point Sud (Mali). Il s’est agi pour les auteurs de cet ouvrage collectif d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes. De cette analyse, il se dégage que la politique communale actuellement au Sahel vit des difficultés, notamment la crise sécuritaire. Mais au-delà de ces difficultés, les élus locaux s’acquittent tant bien que mal de leurs obligations, en faisant en sorte de créer un sentiment d’appartenance locale. L’ouvrage en question comporte 12 études de cas et la plupart de chapitres ont été écrits en tandem entre chercheurs senior et junior dans un esprit collaboratif et engagé.
Etant le fruit d’un travail collectif dans le sens profond du terme, cet ouvrage propose une analyse ethnographique comparative dans des communes sahéliennes, notamment celles du Burkina Faso, du Mali et du Niger. A travers des études de cas basées sur l’enquête de terrain ethnographique, le point de départ était d’analyser la démocratie locale telle qu’elle est pratiquée au niveau municipal. En effet, c’est dans les communes que les plans de développement sont appliqués et c’est le lieu où les politiques publiques prennent corps dans la vie quotidienne des citoyens. C’est dans les communes que la réalisation d’infrastructures et la mise en œuvre d’actions de développement se concrétisent. C’est dans les communes que la forme et la substance de la démocratie se confrontent.
L’ouvrage sur la démocratie par le bas et la politique municipale voudrait contribuer à l’analyse anthropologique comparative sur la base d’une dizaine, voire même presque 20 années d’observation des pratiques de décentralisation dans les différentes communes sahéliennes. Les études de cas sont certes situées dans trois pays spécifiques (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) où les recherches de terrain ont eu lieu, mais les problèmes posés et les thématiques étayées sont pertinents même au-delà de ces pays. Aussi, cet ouvrage se veut une contribution aux études anthropologiques sur la décentralisation afin d’observer la commune à la fois comme entité d’analyse et comme institution locale nouvelle. Promue comme une réforme politico-administrative fondamentale pour la démocratisation, voire même la refondation de l’État, la désormais décentralisation démocratique des années 1990 a suscité beaucoup d’espoirs aussi bien parmi les acteurs politiques que les acteurs de la société civile et les bailleurs de fonds internationaux. Souvent l’espoir était tel que la décentralisation était devenue une panacée du développement. Nombreuses études furent entamées pour réfléchir sur la mise en œuvre de la décentralisation et sa capacité à mobiliser les institutions et les ressources et, bien évidemment, les citoyens. Certaines études ont été faites sur la politique locale ainsi que la mise en œuvre politique, institutionnelle et administrative de la décentralisation, d’autres se sont focalisées sur l’espace public local avec des nouvelles revendications identitaires ainsi que des initiatives pour le développement. Ce qui réunit ces différentes études est une sorte d’ethnographie municipale dans laquelle les intérêts divers et les acteurs hétérogènes interagissent et se confrontent, s’exprimant sur la base d’origine familiale, d’accès aux ressources et d’institutions anciennes. Il y a aussi des études sur les violences et les frustrations politiques qui coexistent, tant bien que mal, avec les discours et les rhétoriques d’être ensemble, d’un co-devenir comme « frères et sœurs ». Au Mali, toute une génération de jeunes anthropologues s’est investie dans des études sur la décentralisation, sous la direction de chercheurs tels que Yaouaga Félix Koné, Bréhima Kassibo et Bréhima Bérigdogo, pour des mémoires de DEA et des thèses de doctorat. De nos jours la décentralisation est, pour de nombreux acteurs, une désillusion, une réforme en panne, dans laquelle notamment les communes rurales sont dans une précarité prégnante.
L’objectif de cet ouvrage est d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans des communes burkinabè, maliennes et nigériennes. Pour ce faire on propose une entrée « par le bas » pour mener une réflexion plus large sur la démocratie et les notions telles que la culture démocratique et le développement local. Il s’agit avant tout des études de cas, parfois liées à un mémoire de DEA ou une thèse de doctorat, mais toujours avec un regard soutenu sur les mécanismes locaux de démocratie pratiquée dans ou autour des communes. Les auteurs sont des chercheurs seniors et des chercheurs juniors ayant mené eux-mêmes des enquêtes de terrain dans des communes spécifiques. Cette composition de chercheurs juniors et seniors s’inscrit dans une tentative de combiner l’enquête de terrain avec une conceptualisation théorique et méthodologique autour de la démocratie locale. L’ouvrage fait suite à un atelier organisé au centre de recherche Point Sud de Bamako, intitulé « Partis politiques, opposition socio-politique et démocratie ‘par le bas’ en municipalités ouest-africaines », 18–19 mars 2014. Au cours de cette rencontre scientifique sous-régionale on a cherché à poser les problèmes méthodologiques et thématiques liés à des recherches ethnographiques dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes, ce qu’on est appelé ici « l’ethnographie municipale ». L’idée était d’explorer les potentialités d’une anthropologie politique axée sur la démocratie municipale et, en même temps, d’encadrer les jeunes anthropologues burkinabè, maliens et nigériens sur l’ethnographie municipale. Dans ce chapitre introductif, je voudrais jeter les bases méthodologiques d’une ethnographie municipale dans laquelle la commune est à la fois l’objet d’étude et l’unité d’analyse. La commune est une arène, un espace public, une représentation culturelle, une institution nouvelle et un enjeu. Elle représente des ressources locales, des appartenances culturelles et des enjeux identitaires. Elle est « le retour à la maison » en même temps qu’elle est une nouvelle création de l’État des pays sahéliens et ailleurs. La commune est également traitée de tous les noms ; elle est la cible des ragots et des revendications, des mobilisations et des manquements, des développements et des détournements. En somme, la commune et ses représentants, notamment le maire et le bureau communal, sont des boucs émissaires par excellence. Pourtant, la démarche anthropologique est non-normative et le souci est de comprendre les pratiques quotidiennes et les enjeux politiques, économiques et culturels des communes étudiées. (tiré et en partie modifié de l’"Introduction" de Sten Hagberg)
Contributeurs : Sidi Barry, Fatoumata Camara, Marie Deridder, Siaka Gnessi, Sten Hagberg, Ludovic O. Kibora, Bintou Koné, Yaouaga Félix Koné, Gabriella Körling, Mohamed Moussa, Moussa Sissoko, Almamy Sylla et N’gna Traoré.
Ouvrage : Hagberg, Sten / Kibora, Ludovic O. / Körling Gabriella (sous la direction de) 2019. Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel. Uppsala Papers in Africa Studies 4. Uppsala : Université d'Uppsala.

Bonjour à tous
Je reviens du MALI.
J'y ai passé 5 semaines en INDIVIDUEL (c'est assez difficile mais c'est une vraie découverte du pays) même si l'on est la proie des arnaqueurs ... qui nous guettent à tous les carrefours et surtout à la sortie des bus.
Le pays DOGON est une merveille mais il faut prendre son temps et ne pas faire comme les agences qui parcourent la falaise en 4X4, dorment dans les dunes... alors que les campements sont très accueillants et on y mange bien sans oublier la bière fraîche qui vous remet sur pied après des heures de marche sous le soleil brulant et le sable qui échauffe les pieds....
Si vous voulez des renseignements je peux vous en donner.
TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
Bonjour,
Je suis Malien et vis actuelement à Kayes la première region du Mali. J'ai un oncle qui vis en France avec sa famille, il compte se rendre au Mali pour ses vacances et compte faire un tour à Teriya Bugu. Vous pensez que c'est bon endroit? mon est marié avec un Fransaise, on me dit que c'est paradis sur terre, on peut améner un invité de marque là bas sans risque?
Merci de vos contributionsss.
Adama Traoré
Je suis Malien et vis actuelement à Kayes la première region du Mali. J'ai un oncle qui vis en France avec sa famille, il compte se rendre au Mali pour ses vacances et compte faire un tour à Teriya Bugu. Vous pensez que c'est bon endroit? mon est marié avec un Fransaise, on me dit que c'est paradis sur terre, on peut améner un invité de marque là bas sans risque?
Merci de vos contributionsss.
Adama Traoré
Bonjour,
J'envisage de faire ce voyage début 2008, avec une berline via le Maroc et la Mauritanie. Pouvez vous m'indiquer l'itinéraire qui vous semble idéal à cette période en précisant les villes étapes que vous privilégiez.
Merci.






