Discussions similar to: Croisière snorkeling Sipadan Perenthian Malaisie
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Itinéraire d'une semaine en Malaisie/deux semaines à Bornéo cet été 2013
Bonjour, nous sommes 2 amis à partir pour 3 semaines dont 2 sur Bornéo. On a un buget de 1000euros chacun. On avait choisis au départ de passer 10 jours en Malaisie et 10 sur Bornéo avec obtention du PADI sur les Perhentians et un pack 3/4 jours sur Mabul pour plonger sur Sipadan mais la plongée a explosée le budget donc on change tout notre itinéraire. Donc on ne passerait pas le PADI et prendrait un pack 1 journée snorkelling sur Sipadan (avec ScubaJunkie) et s'orienterait plutôt vers la nature, les trekks etc..;

Pour l'instant notre programme: KL : arrivée le 19 Août très tôt le matin, loger en guesthouse, 2 jours de visite Langkawi : Arrivée le 21 au matin (par avion AirAsia) 2 jours de visite et retour à KL dans la soirée du 23 Perhentians : Arrivée le 23 dans l'après-midi (avion KL-Kota Bharu puis taxi jusqu'à la jetée + navette en bateau) 3 jours plein snorkelling sur les 2 iles

Retour en avion sur KL pour aller sur Bornéo Et après on veut aller sur Bornéo mais quelles régions visiter? On aimerait faire quelques trekks (pas trop dur non plus), mais voir la nature, la faune..quels sont les plus beaux endroits? Donc on pense faire un passage par Kutching et le parc BAKO (2 jours) Puis on aimerait passer 3 jours sur Mabul afin de faire des journée snorkelling sur les iles avoisinantes Il nous resterait Labuk Bay, Kinabatangan safari? , Sepilok, Uncle Tan?

Quel serait le budget à prévoir pour 2 semaines sur Bornéo (budget packpacking)

Merci pour vos infos
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Retour de 3 semaines à Bornéo (Malaisie)
Bonjour,

Voici notre trajet a Borneo pendant 3 semaines fin mars debut avril: 2 nuits a Kuching avec visite du Bako national park qui etait malheureusement a moitié fermé, 4 nuits au Mulu national park avec l'ascension des pinnacles, 2 nuits a KK (1 journée sur Sapi island), 1 nuits en bas du mont Kinabalu et 1 nuit en haut, 2 nuits a Sepilok, 2 nuits a Sukau, 5 nuits a Mabul puis 1 nuit a KK...

J'avais lu qu'il etait difficille d'obtenir le permis pour le Kinabalu et Sipadan ce qui est a moitié vrai, pour Sipadan on a eu quelques refus mais nous avons finalement trouvé via Uncle Chang et pour le mont, il suffit d'insister un peu par mail voir de passer directement au bureau a KK. Nous avons aussi croisé pas mal de personnes qui se presentaient directement au parc le matin pour tenter l'ascension dans la journée. En ce qui concerne les prix, le permis a Sipadan est un peu elevé mais ca vaut reelement le cout, ce lieu est tous simplement sublime, donc 600 RM par pax pour le permis pour les 3 plongées ( valable pour le snorkeling, 750 RM pour les divers). Pour le mont on est passé directement avec Sutera (ce qui reste le moins cher) donc pour 2 avec couchage a Laban Rata et nourriture 1192 RM auquel il faut rajouté 128 RM pour le guide et 33Rm pour l'aller retour en taxi jusqu'a la porte. L'ascension n'est pas reelement difficile, c'est plutot la descente, la nourriture au refuge est tres bien et les couchages sont pourvus de couvertures.

A Kuching nous avons logé au Singgahsana que nous avons trouver tres tres bien, ambiance et personnel sympa et chambre propre. A Mulu nous logions directement dans le parc mais il est possible de loger a l'exterieur pour un peu moins cher. Le treck des Pinnacles est vraiment sympa mais plus difficile que le mont Kinabalu ( on a mis 10 heures pour faire l'aller retour de 5 km). A Sepilok nous etions au Paganakan Dii qui reste le meilleur hotel que nous avons fait, le cadre est super et le personnel top. A Sukau nous sommes allés au Barefoot Sukau Lodge, chambres tres basiques mais nous etions venu pour les trips sur la riviere pas pour les chambres. Les 4 croisieres que nous avons faites etaient tres bien, super guide et personne avec nous dans le bateau. Donc retour tres positive. Et enfin sur Mabul nous etions donc chez Uncle Chang, la encore ca reste tres basiques mais l' equipe est super sympa, quelques problemes de vols a notre arrivé mais les personnes se sont fait renvoyer direct, bon la nourriture c'est pas trop ca mais c'est pas tres grave...l'ile est pas tres propre mais on vient pour les fonds marins.

En resumé super voyage a Borneo, les gens sont vraiment sympa, les paysages sont encore tres beau (sauf les fameuses plantations de palmiers bien sur) et la diversitée de la faune est incroyable...Pour les hotels nous n'avons eu des bed bugs qu'une seul fois a KK le reste etait tres bien ( apres c'est sur que pour nous un lit propre et une douche nous suffisent).

Si vous desirez d'autres infos, n'hesitez pas!

Tom
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Compte rendu d'un voyage à Bornéo et aux îles Perhentian (Malaisie)
Voici un compte-rendu de mon voyage de l'année dernière (mieux vaut tard que jamais !) à Bornéo et aux perhentians, un voyage que j'ai adoré. N'hésitez pas si vous avez des questions: J1: Départ de Londres à 22h00 avec Malaysia Airlines. Très bonne compagnie, rien à redire si ce n’est écrans tv un peu vieillots. J2 : Arrivée à Singap à 20h25. Nuit à Singap à l’hôtel 81 Tristar. Hôtel moyen, limite au niveau propreté. Avec quelques cafards en prime ! Par contre, super quartier, beaucoup d’ambiance, marché de nuit, nombreux stands de nourriture. Un festival d’odeurs, de couleurs et de bruits ! Dépaysement garanti ! J3 :Singap. Journée à Singapour. J’aime beaucoup cette ville, malgré tout ce qu’on peut lire : Je ne me suis jamais sentie oppressée, surveillée. Visite d’Arab Street et du quartier des affaires. Départ pour Kuching le soir. Nuit à Kuching au Waterfront Lodge. Hotel sympathique : Accueil très sympa, mais un peu limite au niveau propreté également J4: Kuching. Visite de grottes. Nuit à Kuching au waterfront lodge. J 5, 6 et 7 : départ au matin pour Parc Bako. Nuit à Bako dans un des bungalows du Parc. Superbe parc : balades magnifiques, très variées au niveau de la végétation (plage, jungle, mangrove, falaise, sommets plus arides, etc). Et il est très facile de voir les fameux nasiques (de loin !). J’ai vraiment adoré. Par contre, bémol pour l’hébergement vraiment crade et la bouffe sur le site, vraiment pas terrible. Il nous est même arrivés de faire un repas uniquement avec les chips achetés à l’épicerie du parc. C’est dommage, mais le parc vaut vraiment le coup ! Et il vaut bien ces quelques désagréments !J7 : retour le soir à Kuching. Nuit à Kuching au Singgahsana Lodge. Guesthouse très sympa, très propre. Chambres petites.J8: Kuching. Nuit à Kuching au Singgahsana Lodge.J9 : Kuching. Nuit à Kuching au Singgahsana Lodge.J10 : Vol pour KK, puis pour Tawau, puis Semporna. Nuit à Semporna au Seafest hotel. Bon hôtel : Grande chambre, propre, et en prime, avec piscine. Par contre, pas typique du tout.J11 : Semporna. Snorkeling sur Pulau Sibuan. Moi, je suis une grande trouillarde dans l’eau. Mais mon copain a adoré. Des gitans des mer habitent sur l’ile, et nous avons eu l’occasion de passer un peu de temps avec les enfants du village, vraiment adorables : Un petit garçon nous a même offert une noix de coco, qu’il a taillée devant nous, rempli de fierté, avec sa machette. Une autre petite fille nous a chanté des chansons avec une petite danse. Vraiment, un très bon moment.J12 : Journée à Sipadan : Grandiose d’après mon copain (terrifiante d’après moi !)J13 et14 : Départ pour Sandakan en bus. Nuit à Sandakan au Nature lodge Kinabantangan. Là, nous avions pris un pack tout compris avec hébergement, repas et excursions. J’ai beaucoup aimé. Personnel très sympa, guides très pros. Hébergements simples, petits (du moins pour les bungalows les moins chers : il y a des bungalows plus récents, qui st plus chers mais qui ont l’air top !), et propres. Nous avons vu des quantités d’animaux sauvages, j’en suis encore surprise : des nasiques à la pelle, des orang-outans, des crocodiles, divers oiseaux, un serpent, des macaques, des lézards monitors, et j’ai même vu (j’en rêvais) un tarsier (sorte de petit gremlins trop mignon ! ), etc.J15 : Départ pour KL après une autre croisière sur le fleuve. Vol Sandakan/ KK, puis vol KK/ KL. Nuit à KL au Tune Hotel, près de l’aéroport. Hôtel très bien, pratique, propre et pas cher (20 euros).J16, 17, 18 et 19 : Départ pour les perhentians au matin en avion + taxi + bateau. Nuit aux Perhentians au Mama’s. J’ai été déçue des logements du Mama’s, pas très propres. Par contre, c’est pas cher, c’est vrai. L’ile est superbe par contre, supers spots de snorkeling, je me suis régalée avec les p’tits némos !J20 : Dernière journée sur les Perhentians et Train de nuit pour SingapJ21 : :Singap. Journée à Sentosa « pour voir » : Bof, bof, c’est pas notre tasse de thé… On a visité l’aquarium, sympa, mais on a vraiment vite fait le tour !Départ de Singap à 21h15
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Itinéraire en Malaisie et Bornéo sur 3 semaines en juillet: vos avis?
Bonjour, un peu perdue face à la multitude de possibilités qu'offre une telle destination, j'ai élaboré une ébauche d'itinéraire pour lequel je sollicite vos conseils et votre bienveillance.

Nous serons 3 : moi et mes deux enfants de 15 et 11 ans.

J'ai énormément de mal à définir comment passer d'une étape à une autre, et les moyens de transport pour ce faire.

Pour le moment, voici ce que ça donne :Arrivée tard dans la nuit du 24 au 25 juin, l’avion atterrissant à 23h35 à Kuala Lumpur. 1ère nuit et grasse matinée à KL pour se remettre de ce long voyage. (nuit à Kuala Lumpur)J1 : jeudi 25 juin : on reprend l’avion pour Kuching. On y reste 4 nuits (activités : Bako National Park / Gunung Gading national park / réserve d’Ourangs-outans de Semenggohs). (1ère nuit sur 4 à Kuching)J2 : vendredi 26/06 : Kuching (2ème nuit)J3 : samedi 27/06 : Kuching (3ème nuit)J4 : dimanche 28/06 : Kuching (4ème nuit)J5 : lundi 29/06 : départ par avion depuis Kuching pour Sandankan (activités : réserve d'orangs-outans de Sepilok ou de nasiques de Labuk Bay / 3 jours/2 nuits sur la rivière Kinabatangan à la découverte de la nature sauvage si possible avec le guide Mr Aji http://mrajiexpeditions.blogspot.fr, ou avec Uncle Tan, ou Sepilok forest edge resort). (1ère nuit sur 4 à Sandankan)J6 : mardi 30/06 - Sandankan (2ème nuit)J7 : mercredi 01/07 - Sandankan (3ème nuit)J8 : jeudi 02/07 - Sandankan (4ème nuit)J9 : vendredi 03/07 : départ par avion depuis Sandankan pour les iles Perenthian, via Kota Bharu. Ce trajet m’a l’air très compliqué à mettre en œuvre, alors prévoir une nuit à Kota Bharu j’imagine. (Nuit à Kota Bharu)J10 : samedi 04/07 : bateau jusqu’aux îles Perenthian (1ère nuit sur 6 à Perenthian)J11 : dimanche 05/07 - Perenthian (2ème nuit)J12 : lundi 06/07 - Perenthian (3ème nuit)J13 : mardi 07/07 - Perenthian (4ème nuit)J14 : mercredi 08/07 - Perenthian (5ème nuit)J15 : jeudi 09/07 - Perenthian (6ème nuit à Perenthian)J16 : vendredi 10/07 : départ de Perenthian pour Taman Negara. (1ère nuit sur 3 à Taman Negara)J17 : samedi 11/07 - Taman Negara (2ème nuit)J18 : dimanche 12/07 - Taman Negara (3ème nuit à Taman Negara)J19 : lundi 13/07 – départ pour Cameron Highlands (1ère nuit sur 3 à Cameron Highlands)J20 : mardi 14/07 – Cameron Highlands (2ème nuit)J21 : mercredi 15/07 – Cameron Highlands (3ème nuit)J22 : jeudi 16/07 : retour à Kuala Lumpur (dernière nuit à Kuala Lumpur puis retour le J23 vendredi 17/07 au petit matin)Merci d'avance pour partager vos conseils et ré-aiguillages !!! Et je ne suis pas susceptible, alors n'hésitez pas à me dire ce qui ne va pas 😉

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Itinéraire 3 semaines en Malaisie et à Singapour
Bonjour à tous,

En août j'ai prévu de passer 3 semaines en Malaisie et à Singapour. Je serai accompagnée de 3 amis pour qui ce sera un premier voyage en Asie du Sud-Est. Pour ma part je connais la Thaïlande et le Cambodge, deux pays qui m'ont beaucoup plu. Cette année, j'ai envie de découvrir encore une facette différente du continent asiatique, entre jungle et grandes métropoles modernes - sans oublier quelques jours sur une île.

Je vous soumets donc notre itinéraire: Jour 1: arrivée à Kuala Lumpur Jour 2 : visite de KL (1 jour plein) Jour 3 : vol pour Kuching, Bornéo (Air Asia) Jour 4 à 8 : visites des parcs nationaux de Bako (2 nuits sur place dans l'ideal) et de Khuba, Sarawak cultural village et sanctuaire Semenggoh (orang outans) (5 jours pleins) Jour 9 : vol pour Kota Bharu, ferry pour Perhentian Bessar (Air Asia) Jours 10 à 13: snorkeling et farniente (4 jours pleins) Jour 14 : vol pour Singapour Jours 15 à 17 : visite de Singapour (3 jours pleins) Jour 18 : vol pour Paris.

Comme vous le voyez je n'arrive pas tout à fait à 3 semaines de voyage et j'hésite encore à rajouter Malacca entre KL et Bornéo: me recommenderiez-vous d'y passer la nuit ou de l'envisager sous forme de "day trip" depuis KL?

Je suis preneuse de tout commentaire ou recommandation.

Bonne soirée et merci aux voyageurs avisés qui voudront bien me donner un coup de main. :-)

Marie
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Avis sur itinéraire en Malaisie
Bonjour,

Je pars avec ma femme en juillet durant 3 semaines pour faire le tour de la Malaisie J'aimerai avoir des informations sur un itinéraire idéal sachant que nous aimerions visiter des sites tels que des parcs nationaux ou encore de superbes plages. Nous avons déjà réfléchit à un itinéraire tel que : le parc du Taman Negara > Pulau Redang, > Niah National Park > Tun Sakaran Marine Park > Pulau Sipadan (région dite dangereuse ?) Est ce vraiment dangereux d'être un touriste en Malaisie car j'ai pu lire toute sorte de commentaires sur les forums.

Merci de vos réponses
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Organisation d'un séjour d'un mois en Malaisie (10 août - 10 septembre)
Bonsoir à tous

Je tente de planifier (en tout cas d'avoir déjà une idée) un voyage d'un mois en Malaisie entre le 8 aout, arrivée à Kuala Lumpur et le 11 septembre, départ de Kuala Lumpur avec 2 amis.

Nous pensons répartir à peu près le séjour en 2 semaines sur l'ile de Bornéo (le programme reste à définir avec probablement passage par le parc Kinabalu et Semporna pour mon ami qui fait de la plongée) et 2 semaines sur la partie continentale (programme à définir aussi, avec un passage par les perhantians)

Sur l'Ile de Bornéo, nous avons pensé visiter le mon Gunung Mulu, au coeur de l'île en partant en bateau de Miri. Reste à voir si on privilégie le nord pour la suite vu que ce sera sur notre route vers Semporna, en faisant le park Kinabalu, ou si le sud est quand même à voir aussi, du côté de Kuching (la réserve de Semenggoh, le Bako, les longhouses, les grottes de Sabah ?? A votre avis, en deux semaines, on peut tout faire, ou il vaut mieux nous concentrer sur une moitié de l'île, ou faire nord et sud mais renoncer au Gunungmulu ?

Sur la péninsule, Pour le moment d'après ce que je lis, le plus incontournable est les îles pérhentians pour le snorkeling. Pour le reste, à voir ce que nous allons pouvoir élaborer comme sélection, et comme plan, Apparemment les Batu caves sont à voir. La ville de Malakka ? Les cameron Highlands pour voir les plantations de thé ? La jungle du Taman Negara ? Cherating, sa rivière, avec les lucioles, et la mangrove ? Le lac Tasik Kenyir ? Avis partagé pour Georgetown apparemment et plutot défavorable concernant Langkawi, Penang et Khota Bharu ... Encore une fois, pensez vous que tout soit faisable en 2 semaines sans que ce soit la course ? ou il faut faire du tri ?

Euh, autre question à ceux qui connaissent, est ce qu'on doit tout organiser, réserver à l'avance nos logements, et transports, ou on peut être un peu "à l'arrache" ? 🙂 Et savez-vous si le couchsurfing fonctionne bien en Malaisie ?

Est-il nécessaire d'avoir de l'argent liquide sur soi ? Ou est-ce que les cartes de banque type "maestro" fonctionnent dans des endroits comme les perhentians etc.. ? Ou est-il nécessaire d'avoir un carte plutot de type "visa" ?

Faut-il emmener une moustiquaire ?

Niveau organisation diverse, et niveau des destinations, je reste toujours ouvert à des conseils aussi.

Et enfin, niveau plongée, moi je n'ai pas le brevet Open Water, donc je ne pourrai pas faire de plongée, juste du Snorkeling, et je ne pourrai pas faire sipadan 🙁, ou alors je dois passer le brevet Open Water, mais ça prend 3 jours et ça coute 250 euros 🙁

Merci d'avance à tous pour votre aide.
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Retour de la Malaisie (février 2012)
Une autre Asie... C'est exactement l'impression que nous avons eu en atterrissant à Kuala Lampur ce 4 février 2012. Certes une chaleur à faire transpirer les cailloux était là, dès la descente de l'avion. Moite et exotique, quoique finalement très supportable pour nous qui nous les caillons grave depuis quelques mois en Corée du sud.

Très vite les trombines qui nous entourèrent ne nous laissèrent aucun doutes ; nos six heures d'avion nous avaient bel et bien transporté vers un ailleurs inconnu. Mais un ailleurs Tellement éloigné de nos ex-pénates européennes, et de celles d'Asie du Nord-Est ou nous vivons, ou bien encore même de celles d'Asie du Sud-est que nous connaissons si bien, que le fait est que même le globe-trotteur le plus aguerrit n'y retrouverait pas ses petits. Car la Malaisie comment vous dire, ça ne ressemble à rien de répertorié sur la carte du tendre touristique. C'est un peu comme si on avait pris le meilleur d'un peu partout pour le réunir dans une belle vitrine qui s'offre à vous et n'en finit plus de vous faire baver d'envie. Oui j'ai bien dit baver. Voici donc grosso modo ce que vous y trouverez juste à côté des soldes du mois. Visez moi donc un peu le topo : - Une stabilité politique à toute epreuve voulue par un couple royal adoré (et qui apparemment se décarcasse franchement du trognon pour son peuple) dans un pays à fonctionnement libre et démocratique, - Une accession à l'éducation et à la santé qui donnerait envie d'aller se cacher à n'importe quel soi-disant pays développé. - Une sécurité omni-presente et des infrastructures développées qui rendent le moindre déplacement aussi facile qu'une promenade de santé, - Une population supra-accessible et ouverte à la causette en toute circonstances. Et une gentillesse naturelle chez l'otochtone qui doit être génétique (c'est pas possible autrement), - Des paysages d'une variété extrême, tant par leur beauté que par leur différences et qui n'on absolument rien à envier aux plages paradisiaques de la Thailande du sud ou des Maldives, Des plantations de thé dans les hauteurs montagneuses si rafraichissantes en passant par les villes au passé colonial les plus belles et les mieux conservées d'Asie, sans oublier les jungles primaires les plus étendues de la planète, les innombrables îles ou il y a tellement à faire qu'il serait vraiment trop stupide de ne faire que s'y cramer le derme sur la plage (mais ou c'est possible aussi). - Des spots de plongée tel que Sipadan à Borneo (top 10 mondial). - Un culte des traditions aborigènes captivant. Notamment avec les orang Asli. - Un calme royal y compris dans les lieux les plus touristiques car il y a belle lurette qu'on a comprit dans ce pays qui semble être dirigé par autre chose que des neuneux du jakpot touristique, qu'il est hors de question de voir ici apparaître des enfers tels que Ko Phi Phi ou Pataya en Thaïlande pour ceux qui connaissent (les autres ne perdent vraiment rien). - Un coût de la vie équivalent à celui de la Thaïlande mais avec un service BIEN supérieur, tant en qualité qu'en quantité (à commencer par le comestible). - Un choix culinaire infiniment plus vaste que dans les autres pays d'Asie, puisque qu'on mange ici malais, indonésien, chinois, baba nonya (du non d'une ethnie que j'évoquerais plus tard), indien, pakistanais, népalais, européen ou même russe. Ceci pour un rapport qualité prix qui laissera pantois tous les affolés de la fourchette et du porte- monaie. Pays étranger Numéro 1 à ce jour pour nous en terme de plaisir et de variété. - Et par dessus tout, comme une magistrale surprise sur le gâteau, ce qui nous a VRAIMENT touché au coeur, et nous y a même fait des ricochets dessus, l'incroyable, l'unique tolérance de ce pays pour qui le mélange des populations ethniques et religieuses est une seconde nature. Voir même une qualité élevée au statut de richesse suprême. Malais de souche, malais baba nonya chinois et malais indiens sont les 3 grandes communautés visibles puisqu'elles composent 70 % de la population, (les dernières étant les descendants des couples chinois-malais ou indien-malais mais qui ont conserve intactes les traditions de leurs pays d'origine, tant religieuses, vestimentaires que culinaires). Quand je vous aurais dit que la Malaisie est probablement l'un des seuls pays ou il est possible de voir se bidonner ensembles attablées au même café, une malaise portant le voile musulman, une chinoise en short et en top sexy, une musulmane portant le niqab et une indienne en sari multicolore, je vous aurais tout dit. La Malaisie c'est ça et comme le dit si justement son premier Ministre : " Peu importe dans ce pays d'être malais de souche, baba nonya chinois ou malais-indiens. Ce qui importe c'est que toutes les races puissent continuer à partager un roti canai à la même table". Tun Abdullah Ahmad Badawi. Un roti canai étant une sorte de galette dont les malais se délectent à toutes les sauces (et nous aussi). On pourrait croire que ce ne sont que des mots trempés dans le miel des beaux discours de campagnes, et bien non. En Malaisie vous pouvez bien faire partie de la secte des adorateurs de teckel à poil dur si ça vous chante, qu'on vous fichera toujours une paix aussi royale. Et cette mixité tellement surnaturelle à nos yeux d'occidentaux habitués aux ghettos, ici on fait plus que la tolérer, on la provoque. Ma parole ces gens auraient pu inspirer le contenu de notre si distinguée déclaration des droits de l'homme. Mieux que ça, ils en assurent les travaux pratiques au quotidien, naturellement et ce depuis le 16 éme siècle ! date à laquelle ont commencé les premiers " mélanges " . Tandis que nous, les pseudo inventeurs de la liberté du peuple, continuons à utiliser la chose comme un joli coussin de supériorité intellectuelle et d'humanisme. On sait fort bien s'y asseoir dessus mais passé le temps de la théorie nos actes ne valent souvent pas tripette. A ce sujet, tout au long de ce sejour que je m'en va maintenant vous compter par le menu, (histoire de rencarder illico les futurs découvreurs avec moulte photos et infos), une petite voix obssédante n'a cesse de me dire : " Mais si cela existe ici, toute cette tolérance, cette acceptation de l'autre, tous les autres, c'est donc possible ! ". Et croyez le ou non, cette petite voix n'a pas fini de résonner en moi. Bon voyage virtuel donc, en espèrant du fond de mon petit coeur que tres vite ce voyage n'aura plus pour vous de virtuel que le mot. Courez, courez visiter la Malaisie, vous m'en direz des nouvelles. Foi de Barbara. Si cela peut aider de futurs voyageur je m'engage a publier ici le detail de notre parcours, nos infos, nos adresses. La suite viendra tout bientot.
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Avis sur itinéraire de deux semaines Bornéo / une semaine en Malaisie en juin 2012
Bonjour à tous,

Après avoir très souvent parcouru les différents forums (Indonésie / Pérou et Bolivie), je me lance et poste pour la 1ère fois afin d'avoir votre avis sur notre itinéraire. Nous sommes 3 potes de 30 ans (2 filles, 1 mec) et partons en sac à dos découvrir la Malaisie.

Notre objectif n'est pas de tout voir (ce qui veut dire faire des choix) mais d'alterner entre nature/parc/jungle, plage/plongée et villes. Nous avons fait une 1ère ébauche d'itinéraire mais n'ayant pas forcément la notion des distances, je compte un peu sur vous pour avoir votre avis !

• dredi 15/06 - Arrivée à Singapour (vers 18h30) > direction chez des amis • samedi 16/06 - Singapour (2 d'entre nous ont déjà eu l'occasion de venir à Singapour, nous ne nous attarderons pas trop) • dimanche 17/06 - Vol pour Bornéo / Kuching (départ 11h45 - arrivée 13h15 - 23€) // balade dans Kuching l'après-midi >> Hotel à booker : Singgahsana Lodge ? • lundi 18/06 - Parc Bako • mardi 19/06 - Parc Bako >> Parc Bako : réserver notre trip de 2 jours / 1 nuit - y a-t-il un organisme/guesthouse à contacter en particulier ? Faut-il réserver ? • mercredi 20/06 - Journée transports afin d'aller de l'autre côté de Bornéo : Vol depuis Kuching pour Kinabalu (départ 06h00 - arrivée 07h25 - 22€) puis vol pour Tawau (départ 15h45 - arrivée 16h35 - 14€) >> Sachant que nous allons avoir un peu de temps à tuer entre nos 2 vols, est-il possible/judicieux de bouger de l'aéroport pour aller faire un petit tour dans Kinabalu ou autre aux environs de l'aéroport ? >> Voir aussi avec notre centre de plongée si possible de nous récupérer à l'aéroport de Tawau (Scuba junkie ? Mail envoyé en attente de leur réponse sur les dispo ET le prix) - sinon comment faire, des conseils ? • jeudi 21/06 - Plongée jour 1 Mabul / Sipadan • dredi 22/06 - Plongée jour 2 Mabul / Sipadan • samedi 23/06 - Plongée jour 3 Mabul / Sipadan >> A voir comment on part ensuite de Mabul / Semporna pour se rendre vers l'uncle tan / rivière Kinabatangan River - qqn l'a-t-il fait ?? • dimanche 24/06 - Uncle Tan Wildlife adventures • lundi 25/06 - Uncle Tan Wildlife adventures • mardi 26/06 - Uncle Tan Wildlife adventures puis retour vers Kinabalu pour un vol pour Kuala Lumpur (départ 21h05 - arrivée 23h45 - 33€) • mercredi 27/06 - Kuala Lumpur • jeudi 28/06 - Journée à Malacca (A/R en bus, j'ai vu qu'il y avait pas mal de départs de bus tout au long de la journée) / Nuit à Kuala Lumpur • dredi 29/06 - Vol pour Kota Bharu (départ 06h00 - arrivée 07h35 - 14€) // Bateau pour Iles Perenthian (repos avant retour en France) >> Hotel à booker : D'Lagoon ? • samedi 30/06 - Iles Perenthian • dimanche 01/07 - Iles Perenthian • lundi 02/07 - Départ iles Perenthian le matin / Vol pour KL (départ 12h20 - arrivée 13h20 - 14€) / nuit à KL • mardi 03/07 - Journée à KL / Vol pour Paris à 20h35

Il est vrai que nous n'allons pas bcp profiter de la Malaisie Peninsulaire, mais bon il fallait faire des choix, nous sommes donc partis là-dessus ! Nous faisons notamment l'impasse sur Cameron Highlands et Teman Negara ... Est-ce "grave" ? Je pense qu'avec Bako et Uncle tan, nous allons avoir un bon aperçu de la faune et flore que peut offrir la Malaisie. Quel est votre avis ?

Merci d'avance pour vos comments !!! N'hésitez pas à nous dire que nous avons été un peu optimistes 😉 (on le prendra pas mal ! c'est à ça que sert le forum)

Voyagement ! A-Open in Google Docs ViewerOpen link in new tabOpen link in new windowOpen link in new incognito windowDownload fileCopy link addressEdit PDF File on PDFescape.comOpen in Google Docs ViewerOpen link in new tabOpen link in new windowOpen link in new incognito windowDownload fileCopy link addressEdit PDF File on PDFescape.com
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Mon parcours en Malaisie
Hello !

J'ai été ravie de découvrir ce forum et de pouvoir parler avec des gens pour préparer mon voyage en Malaisie alors je serais heureuse de pouvoir vous aider si certains ont des questions.

Pour infos, je suis partie deux semaines en Malaisie ce mois-ci (septembre). J'ai fait Kuala Lumpur, l'ile de Tioman, Singapour et les iles Perhentians. J'ai pris des bus, des taxis, des bateaux et des avions (airasia) pour faire les différents trajets..

J'ai vu plein de choses extraordinaires sous l'eau et hors de l'eau, j'ai aussi vu des choses plus tristes (pollution de la mer, coraux morts..)

Par contre, j'ai trouvé que les guides (routard et lonely planet) ou meme certains avis donnés sur les forums sont dépassés concernant la beauté de certains endroits et la qualité de certains hotels et feraient mieux de remettre à jour leurs données car bcp de choses ont changé.

je garde néanmoins un très beau souvenir de ce pays et j'espère avec un peu de chance pouvoir y retourner un jour !

"Le voyage est un retour vers l'essentiel.. (proverbe tibétain)"
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Conseil sur itinéraire pour un mois en Thaïlande en juillet
Bonjour tout le monde 🙂

Cette été on a prévu avec mon copain de partir un mois environ en Thaïlande, voici ce que l'on à prévu:

- Arrivé a bbk le 6 juillet départ le lendemain matin pour Krabi jusqu'au 11. Au programme visite des îles et farniente - Du 11 au 21 juillet Patong beach: Plongé, trek, équitation... Quoi faire d'autre ? Lieu intéressant à visiter ? - Du 22 au 27 juillet Kuala Lumpur: pas de programme précis on improvisera sur place - Puis du 28 juillet au 6 août Bangkok: Tout ce qui est visite culturel, ayutthaya, croisière, marché flottant, chinatown, marché, shopping ^^

Delà pensez vous que le temps passez dans chaque endroit est ni trop court ni trop long ? Niveau activité auriez-vous d'autre chose intéressante à me proposer ?

Merci d'avance !

YoonHee 😄
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Plongée en Malaisie: îles Perhentian, Kapas, Tioman ou Sipadan?
Bonjour aux heureux plongeurs qui ont déjà eu la chance de tremper leurs palmes dans les eaux malaises.

De ces quatres sites, quels sont ceux que vous avez préférés... et pourquoi (ça m'intéresse, vu que je pars là-bas en juillet): les îles Perhenthian et Redang, Kapas, Tioman et Sipadan.

Merci d'avance ! 😎

PS. Je suis évidemment preneuse de tous les bons conseils sur les clubs ou centres de plongée qui vous ont plu...
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Avis sur itinéraire en Malaisie
Bonjours les mordus de l'asie,

Nous partons dans 15 jours pour la cote est de la malaisie sans s'arreter à KL (Khota baru/iles perenthian/iles kapas kotha terrenganu/iles redans/mersing/tioman ou pesar). en jours est ce faisable ? le retour de mersing pour KL bus ou train ? merci de vos avis..😎
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Itinéraire de trois semaines à Bornéo et côte est en famille (Malaisie)
Bonjour,

nous partons 3 semaines et demie en août en famille avec 2 ados de 12 et 15 ans; Je prévois une nuit à KL à notre arrivée puis départ pour Kuching. Je pense rester dans cette région 5 jours pour: -visiter Kuching -passer 2 jours à Bako (est ce que les hébergements dans le parc sont si sommaires voir sales? C'est ce que j'ai pu lire ici et là) - aller au centre Semengo -un peu de plage : est-ce possible? est-ce le lieu? -Batang-ai, je ne suis pas sûre que cela vaille le coup, qu'en pensez-vous? -visiter une longhouse

ensuite Kota Kinabalu -j'aimerais aller au parc pour faire qqs randos mais les hébergements dans le parc sont très très chers et je ne sais pas où loger proche mais bien ( budget dans les 100 euros la nuit pour 4) ; -je pense consacrer une journée à KK et visiter le parc Mari Mari. Quoi d'autres dans les environs?

La rivière Kinabatangan: que recommandez-vous comme organisateur ? à part uncle Tan (je cherche un hébergement plus confortable)

Faut-il rester un jour à Sandakan?

Puis direction Semporna pour le snorkelling et qqs jours de plage: des conseils sur les hébergements ( Sipadan ou mabul?)?

Après nous retournons vers Singapour et remontons la côte est. Je cherche des infos pour faire des haltes en remontant jusqu'aux îles Perenthians : Tioman, Kapas...., des villes intéressantes?

Comme vous pouvez le constater , j'en suis au début de mes recherches et l'organisation me parait difficile;

Merci de votre aide

Emmanuelle
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Parcours en Malaisie / Bornéo été 2016
Bonjour, Je me lance, c'est la première fois que j'écris : d'habitude je lis plutôt vos conseils et avis qui aident beaucoup ! :) Bref on part en famille (avec 2 enfants de 8 et 11 ans) mi juillet à mi août en Malaisie et j'aimerai bien avoir votre avis sur le parcours que nous avons commencé à établir. MErci d'avance ! - 16/07 : Arrivée KL - 16 au 20/07 : KL (quatre nuits) - 20 au 22/07 : Malacca (trois nuits c'est trop ??) - 22/07 avion jusqu'à Kuching - du 22/07 jusqu'au 28/07 : Kuching dont deux nuits dans le parc de Bako, visite du centre d'aide aux orangs outan, des caves, balade dans la ville qui a l'air sympa, - avion le 28/07 jusqu'à l'aéroport près des îles Perenthians - du 29/07 jusqu'au 04/08 : Iles Perenthians (Besar a priori) - du 04/08 au 10/08 : ile Kapas retour sur KL et il nous reste qq jours à caser et on se demandait si un petit break dans les camerons highlands valait le coup peut être avant Malacca ? Mais les témoiganges de visites ultra organisées me font un peu peur... ou plus longtemps à Bornéo ? Merci beaucoup pour votre aide :)) galak75
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Voyage en Malaisie / Bornéo, dur de ne pas tout faire
Bonjour à tous,

je me décide à poster un message après quelques jours de recherches sur ce magnifique pays qu'est la Malaisie.

Je compterai effectivement partir 3 semaines en Juillet prochain avec mon amie.

Petite question préliminaire: avez vous en tête LE bouquin de référence sur le sujet (les régions, les randos, les bonnes adresses, les tarifs, ...) ?

Pour l'organisation de mon voyage au Costa Rica j'avais pris le Lonely Planet, dont j'ai été pleinement satisfait. Seulement le dernier LP concernant la Malaisie date de 2010... Le recommandez-vous quand même ?

Je voudrais que ce voyage soit : - orienté nature - sortir un peu des sentiers battus (tout en étant éco-responsable) - pouvoir être autonome (se passer de guide) pour les rando quand cela est possible - ne pas loger dans des resorts de luxe, mais à l'inverse être dans des cabanes correctes proches de la jungle pour faire des sorties nocturnes

Voici pour l'instant ce que j'ai en tête : - Arrivé à Kula Lampu - Faire les Cameron Highland - Treck au Taman Negara - Snorkeling à Perhentian Besar - Se rendre à Borneo, Kota Kinabalu => j'aurai bien fait l'ascension mais ca me parait vraiment excessif :( - Faire un tour du côté de la "réserve" Uncle Tan (kinabatangan) - Randonnée dans le parc Gunung mulu - Randonnée dans le parc Bako

Par contre je n'ai pour l'instant aucune idée des randos à faire dans les parcs / réserve, et du temps nécessaire pour chacune de ces étapes.

Auriez-vous quelques conseils, références à me donner au regard de mes envies ?

Merci par avance :)

PS : Quelques unes de mes photos du Costa Rica : http://www.flickr.com/photos/90889539@N03/sets/72157632205550316/
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Malaisie: un choix judicieux?
bonjour et meilleurs voeux à tous

recherche un pays d'Asie pour effectuer 1er voyage en se débrouillant vraiment seuls(=ss prise en charge ds un circuit organisé) goût pr les pays d'Asie circuit voyage organisé en grpe en Thailande...puis 2008 et 2010 voyage au Vietnam avec du sur mesure individuel... pr le moment suis trés tentée par la Malaisie, suite à lecture LP , VF et surf sur internet... Le pays semble bien adapté au tourisme:habitants accueillants locomotion facile vols intérieurs pas chers bon réseau routier(circulation facile pr location par rapport à d'autres pays d'Asie) bus train etc plusieurs sites me donnent envie Georgetown Malacca Singapour( c'est à côté) Kuching etc...lac chini profil et contraintes 18 nuits sur place et obligatoirement en juillet envie d'un circuit mais aimerais obligatoirement y intégrer 3 à 4 nuits plage.quel casse tête!!! je sais déjà parfait çà n'existe pas mais pour ceux qui connaissent j'ai bcp aimé Phu Quoc ou Con Dao au Vietnam...

impératif:une plage où je ne risque pas de me faire dévoree par des sand flies car je développe des allergies qui me rendent dingue.je ne pratique ni plongée ni snorkeling mais apprécie eau limpide balade sur la plage baignade bungalow sur la plage PROPRETE ...pas un immense resort les uns sur les autres...et bonne nourriture(=correcte).je vais devenir incollable sur les iles de Malaisie mais je n'arrive pas à me décider... Perhentian Abdul chalet? Redang coral redang?archipel seribuat?Pangkor?ou la plage pres de Kuching peutelle faire l'affaire?en fait c'est pr décompresser et buller ds un très beau cadre et visiter evt... La malaisie est elle un bon choix pr un 1er essai et quelle destination plage choisir...? merci
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Malaisie du 14 août au 2 septembre
Bonjour à tous,

Avec ma copine, nous allons découvrir la Malaisie du 14 août au 2 septembre. On a eu pas mal d'occupations, alors on a pas préparé encore grand chose à part vaccins/anti-moustiques/billets d'avion... J'espère qu'il n'est pas trop tard :-)

J'ai un ami qui habite à Kuala Lumpur, cela nous permettra de se poser un peu à l'arrivée et au retour. Donc...... après avoir cherché un peu, j'ai essayé de faire un itinéraire qui correspond bien avec la durée de notre et notre esprit !

Parcours : arrivée Kuala Lumpur (3 jours) > bus vers Cameron Highlands Ballade à Cameron Highlands (2 jours) > bus + pirogue vers Taman Negara Treck dans le Taman Negara (3 jours) > Train de la jungle vers Kotha Bahru Kotha Bahru (1 jour)

- > bus jusqu'à Kuala Besut> bateau vers les Perhentian Iles Perhentian (4 jours)........... Ici, nous pourrions faire Cameron HighLands, Redang, Penang, ou .... ? Mais j'ai pas encore d'idées sur l'ordre ! Que choisir ?............. > Bus jusqu'à Kuala Lumpur Kuala Lumpur (1 jour)

J'ai fait cet itinéraire rapidement, mais je connais encore mal le pays !!!! Ce soir, je vais me plonger dans le guide du routard.

Sinon, au niveau des réservations d'hotels... pour cette période, je dois tout réserver à l'avance (en espérant qu'il est pas trop tard) ou je peux réserver les plus touristiques (Iles Perhentian) et voir sur place pour le reste ? Devons nous réserver depuis la France pour le Treck dans le Taman Negara ? Pareil pour le train reliant Taman Negara à Kotha Bahru ?

Merci d'avance en tout cas pour votre aide... Je vais faire évoluer le parcours au fur et à mesure dans le topic !!!!

Laurent
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Retour de Sabah (Bornéo, côté malaisien)
Bonjour, je reviens de Malaisie(Kl, Kapas, perhentians)et de de Bornéo (Sabah)j'ai attendu quelques semaines avant d'écrire ces quelques lignes car il faut toujours laisser un peu décanter... De plus je risque fort de me faire maltraiter par les inconditionnels de la Malaysie🤪

En effet nous sommes revenus un peu déçus et je vais tenter de m'expliquer: - j'avais énormément préparé ce voyage avec tous les hôtels, tous les vols réservés comme on me l'avait conseillé(peu de structures en Malaysie). Nous avions privilégié les déplacement en avion car les cars c'est pas top(je sais je m'embourgeoise) mais le problème est que nous avons toujours eu l'impression d'être parachutés.Airasia c'est très pratique mais c'est peut-être trop pratique😏 - les hotels de catégorie moyenne(entre 20 et 35 euros) sont vraiment pas terribles que ce soit en confort ou en propreté. - en 20 jours nous n'avons jamais bien mangé: la carte est la même partout et c'est vraiment pas bon(rien à voir avec la thailande , Bali ...). Le pire, c'est les petit déj: nouilles sautées avec une sauce grasse pas bonne, des haricots blancs en sauce sucrée, des toasts avec une fausse marmelade. Tout ça avec des notes souvent salées dès lors que l'on se trouve dans des zones touristiques(entre 15 et 20 euros pour 3). - Je vais parler des gens et bien sûr tout ce que je dis n'est pas catégorique mais plutôt ce que nous avons constaté en général: il ne faut jamais avoir de renseignement, de service, un travail à demander à un homme Malais (un chinois ce sera différent) car ils sont d'une fainéantise assez surprenante pire ils ralentissent, compliquent le travail des quelques femmes qui sont efficaces (en fait si on leur donnait de l'argent sans leur demander du travail en échange serait leur idéal de vie😄😄). Les relations avec les chinois sont toujours marchandes et ne se font pas avec le sourire bien au contraire (voir agressives dans deux cas). Tout est rapidement compliqué (par exemple trois jours pour avoir son linge de lavé car ils n'ont pas prévu de mettre un abri pour faire sécher le linge, il fallait le faire en zone tropicale🏴‍☠️) et comme ils se moquent royalement de votre confort, de votre satisfaction on passe beaucoup de temps à réclamer des choses assez basiques - passons aux choses à voir: - Kuala Lumpur, c'est vraiment laid, c'est très vertical mais sans le charme de Bangkok - Kapas: c'est une belle île qui nous a permis de bien nous reposer en arrivant - Perhentians: on ne peut parler que de la petite plage ou nous étions car vu le prix des boat-taxis(à 3 c'est rapidement 15/20 euros l'A/R) on reste sagement autour de son "hôtel" à patauger dans une mer qui, il y a quelques années, a du être belle. Hélas avec la pression touristique (donc moi), l'indifference quasi totale des Malaisien pour leur nature, il faut certainement prendre un bateau pour aller voir quelques coraux (d'après une instructrice de plongée il y a 4/5 ans on nageait avec les tortues, cette année elle n'en a pas vu de vraiment grosses). Mais il est vrai que l'on revenait de Sipadan et après Sipadan tout semble mort, moche et pauvre. - la jungle de Bornéo:nous avions réservé chez Uncle Tan mais comme 3 semaines avant notre départ on a du modifier nos dates c'était complet et nous nous sommes rendus chez nasalis larvatus tour qui se trouve beaucoup plus en aval: c'était très confortable et propre (nourriture vraiment pas bonne), bien rodé mais il y a un gros mais, ce n'est pas la jungle (lors de notre sortie dans la jungle nous avons vu des sangsues et c'est tout), même si les arbres, les bruits, l'humidité sont là. Par contre lors des ballades en pirogues nous avons vu pas mal de singes(maccaques, nasiques) et même une mère orang outang et son jeune (moment magique car les guides nous ont gentiment déposé sur la rive et avons pû l'observer pendant 20 minutes mais pas plus car après les piroguiers avaient une envie urgente de rentrer😄). Nous y avons passé un bon moment mais on était très loin du frisson... - Semporna et les îles: on a commencé par aller sur une petite île du nom de Sibuan, magnifique, les fonds extraordinaires, les cocotiers. A voir. Pas trop cher (20 à 25 euros par personnes selon les centres de plongée). Les habitants sont gentils mais vite très pénibles car les enfants ne vous laisseront pas une minute seuls car ils mènent une bataille d'usure afin d'avoir de l'argent (les parents ne sont pas en reste....) Puis on devait loger chez Chang sur Mabul: n'y allez pas c'est immonde. Lorsqu'on a vu la chambre nous avons fait demi-tour (enfin on a attendu le soir). Mabul, c'est vraiment pas beau. Reste Sipadan, qui est fabuleux, extraordinaire nous passerons notre journée à nous dire:je n'y crois pas. Ceci est vrai en snorkelling aussi car on en voit autant qu'en plongée avec bouteille. Vraiment à réserver à l'avance. En résumé les sites naturels ont été très beaux mais comme ils détruisent tout à très grande vitesse (sauf Sipadan), qu'il n'y a aucune culture (je ne crois pas y avoir vu de librairie), qu'on ne peut pas se faire bichonner (massages, petits plats), que la vie y est chère(franchement dans les sites touristiques, c'est pas beaucoup moins cher qu'en France pour un service infiniment moindre), que les Malaisiens cherchent à vous arnaquer, je ne retournerai pas en Malaisie. J'ajoute que les touristes Français que nous avons rencontrés (en particulier ceux qui étaient déjà venus en Malaisie il y a quelques années) avaient le même sentiment que le nôtre même si d'après ma femme j'exagère un peu.

J'ai bien conscience de n'avoir visité que quelques endroits et que ce que je dis n'est pas valable pour toute la Malaisie (on nous a dit que le parc Bako c'est très beau, Kutching génial...) mais il me semblait important de tempérer les avis très entousiastes sur la Malaisie.

Néanmoins, je tiens à remercier tout le monde pour les messages qui m'ont aidé à préparer ce voyage qui même si je suis déçu reste une expérience enrichissante et a été parsemé de moments très agréables.

laurent
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La jungle en Malaisie
Bonjour !

je me pose pas mal de question sur les parcours en jungle en Malaisie .. y'a t-il des risques ? faut-il se vacciner ? y'a t il des choses à voir ou non ? sachant que les sansgues me rebutent et que je préfère en voir un maximum mais sans me payer les piqures de guepes ou de moustiques... :)))

est ce que çà vaut le coup de faire un trek ou une journée seulement ds la jungle ? dans quelle jungle aller ? (bornéo ?! )

Merci pour vos récits aventureux et vos conseils :)

@+
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Risques sur Bornéo dans la région de Sabah?
Bonjour, je suis en train de planifier un voyage sur l ile de bornéo, dans la région de SABBAH, pour juillet avec ma femme et mon fils de 9 ans

Quelqu un pourrait il me dire si les risques sont il toujours avérés dans cette région à l heure actuelle.

Merci d'avance à tous.

Chris
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Guide de voyage pour Bornéo en Malaisie
Salut . Je suis en train de préparer un parcours en malaisie, seulement le routard ne traite pas de bornéo et avec le lonely en anglais, je galère un peu ( my english is a little bad ... ) Quelqu'un connait- il un guide de voyage interessant sur Bornéo ? Merci A plus .
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Bornéo entre jungle et océan


Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/

« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.

Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.



Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.

Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.



Premières bulles chez les junkies

Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.

Balade en aquarium

Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.



Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.



Le jour où Grisemote devint une légende.

Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.



Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.



Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !



Nasiques à gogo

Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L’animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !

La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group » (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.



Impitoyable Jungle

Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …

Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »

A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …



Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.



Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.



Marchons sous la pluie

Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.



Larmes de volcans

Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.

Viens chez moi, j’habite dans une « long house »

La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.

Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !



Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !



Tip of Bornéo : la plage du bout du monde

Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.



Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !



Bako : la jungle pour les nuls

Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.

Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.



La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers

Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.

Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, très pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.

- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.

- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir

- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s’ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !

- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.



Kuching : le retour

Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.



Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.



Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.



Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant

Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.



Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.



Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.

Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.



Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.

Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côté obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.

C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …

Gilles 23/04/2012 1H34

DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
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Croisière-plongée sur Sipadan
Bonsoir,

je souhaiterais faire une croisière plongee à Sipadan car l'histoire des quotas pa hôtel ne me semble pas claire. je pense que même si je loge quatre nuits je ne suis pas certaine de plonger une fois sur Sipadan. est-ce que les croisières ont-elles les mêmes quotas ?La croisière partirait de Semporna mais je cherche un endroit tranquille pour mari et sùr (avec piscine si possible) et pour faire du snorkeling si possible pas trop loin de Semporna afin de continuer notre voyage des mon retour de croisière.

Bonne soirée
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Sipadan: mode d'emploi pour plongée? (Malaisie)
Bonjour,

nous envisageons d'aller à Sipadan : je plonge et mon mari fait du snorkeling. Je pense qu'il y a des quotas par jour et qu'il faudrait prendre un séjour de 5 jours pour plonger une fois! est-ce vrai ? Sinon, n'est-il pas possible de faire une courte croisière de 3 jours dans cette région réputée dangereuse(Bornéo) à cause des prise d'otages en 2000 et 2001 tandis que mon mari s'installerait dans un endroit sur pour faire su snorkeling.

Quel est le coût des plongées et du logement , comment faut-il réserver ? Meilleure période pour y aller ....je pense qu'il pleut beaucoup dans cette région.

merci pour votre aide
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Malaisie: Informations pratiques
Bonjour à tous,

J'ai passé mon été en Malaisie, j'ai donc eu envie de vous faire partager mon expèrience. Ce n'est pas un carnet de voyage, juste quelques informations pratiques qui j'espère seront utiles pour quelques forumers. J'ai voyagé en mode routarde, donc je suis restée en majorité dans des guest house et en dortoir.

Kuala Lumpur :

Depuis l'aéroport : Navette entre KLIA et KL sentral 10 RM, environ 1 heure.

Logement : The Explorers guest house, http://www.theexplorersguesthouse.com/ Trés bonne GH, le staff est super sympa, internet et wifi gratuit, petit déjeuné inclus (confiture et toast / café et thé).

Restaurants : Dans les restaurants où vont les locaux, repas entre 5 et 8 RM.

On n'a pas trop aimé KL, on est donc pas resté très longtemps.

Kota Kinabalu (Borneo Sabah) :

Avion : Air asia, KL/KK pour 426 RM, on a reservé les billets 2 jours avant ! Plus tôt vous reservez moins c'est cher. A savoir, que tout ce qui est transport en commun bus, avion minivan sont les meilleurs endroits pour attraper une pneumonie à cause de l'A/C, prévoir un gilet.

Depuis l'aéroport : Taxi pré payé, 30 RM

Logement : Bunibon Lodge, 25 RM dortoir de 4 avec A/C. Internet et Wifi gratuit, petit déjeuné inclus. Pas le meilleur endroit où je suis restée mais 25 RM on se plaint pas. La majoritée des GH se trouvent à Australia place, demandez au chauffeur de taxi de vous déposer là.

Restaurants : Il y a un marché de nuit, meilleur endroit pour manger des fruits de mer et du poisson extra frais. Sinon retaurant locaux.

A faire : A KK pas grand chose, possibilite de faire des tours, pour aller au mont Kinabalu, faire du rafting, faire une croisière sur les 2 rivières de Sabah etc ... On a préféré aller sur l'une des petites iles au large de KK, il y'en a 3 : Gaya, Manukan et Mamutik, elles sont au Tunku Abdul Rahman Marine Park. Vous pouvez choisir combien d'îles vous voulez voir, on en a choisi qu'une, Mamutik. C'est la plus petite, On y a fait du snorkeling, très sympa. Pour y aller 30 RM A/R + 10 RM pour entrer dans le parc national.

Pas vraiment besoin de s'attarder à KK.

Sepilok (Borneo Sabah) :

Avion : On a pris l'avion à destination de Sendakan pour 150 RM avec air asia, environ 45 minutes. Il y a aussi un bus, vraiment pas cher mais 5/6 heures.

Depuis l'aéroport : Taxi prépayé 35 RM pour aller directement à notre GH qui n'est pas à Sendakan mais pas très loin de Sepilok. Passez pas le guichet pour prépayer le taxi, on a vu une fille qui a pris directement un taxi pour exactement la même destination elle a payé 50 RM.

Logement : paganakan dii : http://www.paganakandii.com/Home.html 30 RM en dortoir. Trèèèèèèèèèèès bonne GH, au milieu de nul part. Les dortoirs sont des long house, pour les autres chambres se sont des "chalets". Il y a une terasse qui donne sur la jungle. Très propre, staff ultra sympa, wifi gratuit, petit déjeuné inclus. Il y a une navette gratuite à 9h pour aller au Sepilok Orangutan Rehabilitation Centre.

A faire : Aller voir les orang-outan au Sepilok Orangutan Rehabilitation Centre 30 RM. On ne peut voir les orang-outan que 2 fois par jour, à 10h et à 15h. On en a vu 2, ils viennent sur une plate forme à environ 20 m des touristes, pour manger. On en a aussi vu sur le toit de la cafet, mais ca c'était pas prévu, bonne surprise.

Semporna (Borneo Sabah) :

Bus : 40 RM pour aller à Semporna. En géneral, les bus en Malaisie sont très confortable. Environ 5 h de trajet. Hélas, que des palmiers à perte de vue pendant presque tout le trajet.

Logement : Scuba junkie lodge, 20 RM en dortoir. Pas terrible, mais propre et le staff adorable. Juste en face de scuba junkie. Petit déjeuné inclus.

Restaurants : Il y a le scuba junkie restaurant juste à coté de la GH, cher et pas terrible. Il y a un restaurant indien dans la même rue, bon et pas cher. Attention il y a un autre restaurant indien dans la même rue pas très loin du premier il se situe au coin de la rue, ne pas y aller, ils ne sont mais alors pas aimable du tout et en plus c'est pas bon.

A faire : Si vous n'avez pas l'intention de faire de la plongée ou du snorkeling, pas la peine de venir !!! J'ai pris un pack 2 jours de plongée pour 540 RM, avec Scuba junkie :http://www.scuba-junkie.com/ . Pour faire une journée de 4 plongée à Sipadan (l'un des meilleurs site au monde) c'est 600 RM ! En plus il faut réserver des semaines à l'avance. Je n'ai pas pu faire Sipadan, j'ai rencontré des gens qui on dit que c'était génial et que cela valait donc le prix.

Kuala Lumpur LCCT :

Avion : De Tawau à KL LCCT (Terminal low cost) air asia 453 RM, encore une fois acheté 2 jours avant ....

Logement : On a pris un avion tard pour arriver vers 1h du matin à KL et donc dormir à l'aéroport. Aucune envie de retourner au centre de KL juste pour une nuit. Donc où dormir au LCCT ? Sans hésitation, au restaurant "Taste of asia", il est fermé pendant la nuit et les banquettes sont confortable.

Ipoh :

Train : Pour changer on a pris le train, on voulait prendre le premier pour Ipoh, c'est donc aussi le plus cher, 45 RM. Pour le prix on a eu une bouteille d'eau et un café. Très confortable.

Logement : Pas vraiment besoin de rester sur Ipoh, une demi journée suffit. Mais bon on y est resté une nuit au Sun Golden Inn une chambre famille avec 2 lits double et A/C 53 RM. Propre.

A faire : On a loué une voiture avec un guide, 30 RM par heure. En effet, pour pouvoir visiter les nombreux temples autour de ipoh il vaut mieux avoir une voiture. Ce sont des temples qui sont dans des grottes, c'est vraiment pas mal.

Pangkor :

Bus : Il faut d'abord prendre un bus pour Lumut 8.50 RM environ 2 heures de trajet.

Ferry : Ensuite de Lumut prendre un ferry jusqu'à pangkor town 10 RM A/R. Attention c'est le deuxième stop.

Taxi : Un taxi pour Nipah est 15 RM, tout les taxi on le même prix.

Logement : On est resté sur Nipah, au Nazri Nipah Camp, c'est une guest house très sympa. Il y a un jolie jardin avec des hammacs, très relax, par contre ce n'est pas en face de la mer, mais seulement 3 minutes de marche. Les dortoirs sont à 15 RM. On avait une chambre double dans une sorte de cabane, juste une toute petite piéce avec un toit en A, bref pour 25 RM.

Restaurants : Alors pour le petit déjeuné et le midi pas trop le choix sur Nipah, tout est fermé à part un petit restaurant local qui est très bien. Mais qui est hélas fermé le soir, et donc le soir c'était un peu la corvée du diner car il y ' a seulement 3 ou 4 restaurants et ils ne sont pas terrible. En week end un peu plus de choix avec la street food.

A faire : Pas grand chose, c'est vraiment une destination relax, les plages sont belles et propre. Il y a plein de beach boys qui propose des activitées nautiques. ATTENTION : Ne pas venir en weekend !!! La semaine c'est génial il n'y a presque personne on a eu les plages que pour nous mais en weekend c'est l'invasion ^^. Les malais viennent ici en vacance.

Penang (georgetown) :

Bus : Bus depuis Ipoh avec Sri Maju, 17.60 RM, 3/4 heures de trajet. Il ne vous dépose pas à Georgetown, aprés il faut prendre un bus de la ville pour 1.50 RM.

Logement : Roomates GH : http://www.roommatespenang.com/ Vraiment sympa, très petite seulement 16 lits (2X8) en dortoirs 30 RM. Internet et wifi gratuit, petit déjeuné inclus. Il vaut mieux réserver.

Restaurants : Plein de bon petits retaurants, comment savoir lesquels sont bon, aller là où il y a la queue. Sinon demander à la reception de votre GH.

A faire : Manger, visiter little india, manger, aller à Chinatown, manger, sieste et manger.

Langkawi :

Ferry : Ferry depuis Georgetown 6O RM, environ 4 heures de trajet.

Taxi : De kuah town à Pantai Cenang 24 RM 30 minutes.

Logement : Rainbow lodge : http://rainbowlangkawi.com/?language=ja Pas de dortoir quand j'y suis allée ils sont en rénovation. Une chambre double avec fan et salle de bain 30 RM. Propre, le staff est sympa, il y a un restaurant. Pas en face de la mer, 5 minutes de la plage à pied.

Restaurants : Mon préféré le bella café, bon et pas cher. Il y a plein de restaurants pour tout les gouts, italien, mexicain, thai etc ...

A faire : Louer un scooter et faire le tour de l'île. Aller au cable car 30 RM , faire l'Islands hopping 25 RM. Grosse deception au niveau des plages surtout celle de Cenang, loin d'être la plage paradisiaque que décrit mon lonely planet !!! les plages au nord de l'île sont un peu mieux.

Cameron Highlands :

Ferry : Ferry de Kuah town à kuala perlis 16 RM environ 1 heure de trajet.

Bus : Kuala Perlis à Ipoh 28 RM environ 6 heures de trajet. Ensuite un autre bus d'ipoh à Tanah rata 15 RM 3 heures de trajet.

Logement : Daniel's lodge : http://www.daniels.cameronhighlands.com/ Dortoir entre 12 et 15 RM, ceux à 15 RM puent les pieds ^^ une chambre double 35 RM. Wifi gratuit. Propre staff sympa. Fait un peu voir beaucoup froid la nuit.

Restaurants: Sur la rue principale, bon restos indien. Le T café, un de salon de thé, bon rapport qualité prix.

A faire : Des randonnées, il y a aussi des tours d'une demi journée ou toute la journée, pour aller voir les fermes et plantations de thé ainsi que la raflésia, la fleur la plus grande au monde.

Voilà c'est tout pour la première partie de mon voyage, je dois encore aller sur la côte est.
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Itinéraire pour trois semaines en Malaisie du 20 août au 9 septembre 2011?
Bonsoir,

Voila nous avons reserver ce jour nos billets d'avions pour nos vacances en Malaisie du samedi 20 aout où nous arriverons à Kuala Lumpur au 09 septembre d'ou nous repartirons.

Maintenant nous allons commencer à bosser sur notre itineraire et j'aimerais avoir des idées d'itineraires sachant que nous faisons le ramadan pendant une semaine sur place.

Ma question est qu'est ce que nous pouvons faire pendant la premiere semaine afin de profiter au maximum puis les 2 autres semaines sachant que nous aimerions aller sur une petite ile pour la farniante, style iles gilies en indonesie.

merci pour votre aide

Cordialement Lebeben
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Malaisie: forêt de Bornéo et itinéraire?
Bonjour!

Mon amie et moi partons en avril pour la malaisie et j'aurais souhaité avoir votre opinion quant à notre programme:

Nous arrivons à Kuala Lumpur le 5 au matin, nous pensions louer une voiture et visiter durant 8 jours la malaisie péninsulaire. Nous désirons aller aux Cameron Highland ainsi qu'à Malacca et au parc national Taman Negara avant de faire une petite halte sur lîle de Pangkor...

Ensuite nous partons pour Bornéo et nous allons plongé 3 jours à Sipadan. Nous partons ds la "jungle" durant 2 jours pour relier Semporna à Sandakan, est-ce joli? comment faut il préparer ces deux jours? facile de trouver des guides?

Nous plongeons ensuite 4 jours à Lankayan et revenons sur Kuala Lumpur ou nous restons 2 jours avant de rentrer à la maison.

Mes principales questions sont les suivantes:

Mon amie voulant absoluement aller / voir la jungle, est-ce plus sympa d'aller à Taman Negara ou se perdre ds la foret de Bornéo? Pensez vous que le planning peut jouer ou qu'il est trop chargé? Que y a t il de vraiment inoubliable à voir que j'ai certainement oublié?

Je vous remercie pour vos réponses!!!

A +

Johann
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Need advice to finalize Malaysia itinerary
Hey everyone, I’m over in East Borneo in mid-July. I’m struggling to wrap up the end of my itinerary, even though it’s pretty straightforward (long but simple). Last year, we did Malaysia (KL and the mainland + around Kuching).

Day 1 – Arrive in Kota Kinabalu early, stroll around town and hit the must-sees. Day 2 – Excursion to Tunku Abdul Rahman Park, snorkeling at 3 islands. Day 3 – Hike around Mount Kinabalu without summiting (450 per person, no way). Day 4 – Poring Hot Springs + evening flight to Sandakan. Day 5-6-7 – Kinabatangan River (still looking for the right guide). Day 8 – Sepilok for the orangutans, the Sun Bear Centre, and Rainforest Discovery Centre. Day 9 – Selingan, turtle island. Day 10 – Head to Semporna. Day 11-12-13-14 – Sipadan, Mabul, Kapalai. Day 15 – Bohey Dulang. Day 16 to Day 25: I’M STUCK.

I looked into Danum Valley, but for 3 days/2 nights, they’re quoting 650 € per person—come on, that’s ridiculous. I checked out a detour into Indonesia (still East Borneo), but I’m having trouble deciding what would be amazing. I read about Sangalaki + Kakaban (2 islands, 1 base) / Mahakam Delta - Kutai (orangutans and river) / Sungai Boh (Dayak Kayan) – jungle & culture. But honestly, I’m struggling to finalize this itinerary. If we venture that way, we’d head back to KK from Balikpapan.

What do you all think? Thanks in advance!
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