Discussions similar to: Détachement dans une filliale aux États Unis
FR
Retour dans l’ouest, un magnifique tête-à-tête mère-fils, avril 2017
Bonsoir à tous,

Dès notre retour du précédent voyage ( voyageforum.com/...ost=7117430;#7117430 L'appel de l’Ouest américain… le retour d’un road-trip multigénérationnel ) nous n’avions qu’une envie c’est de repartir… Mon rêve était avant tout de voir Death Valley! Le projet a beaucoup évolué au fli des mois… nous voulions à l’origine partir en juillet mais après réflexion, nous avons opté pour avril (excellent choix, on a même préféré cette période au final😎) merci Olivier50 qui a été le déclencheur de cette réflexion!

Voilà le programme initialement prévu, mais nous avons fait preuve de beaucoup de souplesse, nous avons adapté le programme au fur et à mesure du parcours en gardant la trame mais en adaptant à nos envies, à notre état de fatigue, à la météo.... :

JOUR 1 : France - LOS ANGELES Nuit TRAVELODGE L.A Airport South - avec navette

JOUR 2 LOS ANGELES Petit dej Hôtel voyageforum.com/...post=8104209#8104209 Récupérer voiture VENICE SANTA MONICA PIER EL PUEBLO CAROLL AV + Echo Park? Griffith Observatory ? Nuit 1 Econo Lodge GLENDALE

JOUR 3 UNIVERSAL STUDIO voyageforum.com/...post=8104953#8104953 Nuit 2 Econo Lodge GLENDALE

JOUR 4 L.A – RIDGECREST voyageforum.com/...post=8106395#8106395 STUDIO WARNER Pink Motel ? - Vasquez Rock ? LANCASTER : Civic Musical Road – Kill Bill Church? RED ROCK CANYON SP : Hagen Trail + Red Cliffs Trail Randsburg ? Nuit ECONO LODGE Inn & Suites near China Lake Naval Station - RIDGECREST

JOUR 5 RIDGECREST - DEATH VALLEY voyageforum.com/...post=8109091#8109091 Fish Heads Rocks ? Trona Pinnacles ? PANAMINT DRY LAKE STOVEPIPES WELLS Ranger Station MESQUITE SAND DUNES DEVIL’S CORN FIELD Ubehebe Crater Trail ? SALT CREEK Trail HARMONY BORAX WORKS + Mustard Canyon? Borax Muséum BADWATER DEVILS GOLF COURSE ARTIST’ DRIVE + MARS HILL et MUSHROOM Nuit FURMACE CREEK RANCH

JOUR 6 DEATH VALLEY - LAS VEGAS voyageforum.com/...post=8118824#8118824 ZABRISKIE POINT Lever du soleil GOLDEN CANYON TRAIL DANTE'S VIEW PAHRUMP VALLEY MUSEUM RED ROCKCANYON OVERLOOK et Visitor Center Nuit RED ROOF INN LAS VEGAS

JOUR 7 LAS VEGAS – VOF- SAINT GEORGE voyageforum.com/...post=8120576#8120576 VOF : BOUCLE DES 7 MERVEILLES WHITE DOMES TRAIL SCENIC LOOP ROAD Nuit HOWARD JOHNSON INN and SuitesST GEORGE

JOUR 8 SAINT GEORGE – SNOW CANYON – PAGE voyageforum.com/...post=8122670#8122670 SNOW CANYON: Sand Dunes Trail + Hidden Pinyon Trail + Petrified Dunes Trail + Lava Flow ? +Overlook KANAB : Little Hollywood Movie MUSEUM PARIA + maisons victoriennes? RIMROCKS HOODOOS SCENIC VIEW Nuit1 RODEWAY INN PAGE

JOUR 9 PAGE voyageforum.com/...post=8124632#8124632 LOWER ANTELOPE CANYON HORSESHOE BEND MARBLE CANYON et LEE’S FERRY GLEN CANYON DAM Overlook Nuit 2 RODEWAY INN PAGE

JOUR 10 CBS voyageforum.com/...post=8127322#8127322 CBS avec Paria Outpost Nuit Days Inn and Suites KANAB

JOUR 11 ZION – LAS VEGAS voyageforum.com/...post=8130642#8130642 MANY POOLS Riverside Walk? Grafton ? SPECTACLE ONE au Mandalay Bay Nuit1 FLAMINGO LAS VEGAS

JOUR 12 LAS VEGAS https://voyageforum.com/v.f?post=8132599#8132599 KISS BY MONSTER MINI GOLF LAS VEGAS Nuit2 FLAMINGO LAS VEGAS

JOUR 13 LAS VEGAS https://voyageforum.com/v.f?post=8132599#8132599 MUSÉE AUTO COLLECTION au LINK Red Rock Canyon? LAS VEGAS Nuit3 FLAMINGO LAS VEGAS

JOUR 14 : Retour France

Ensuite nous devions repartir à 3, mais, suite à des problèmes de santé de ma maman, le projet a évolué à 2 ! Un tête-à-tête avec mon fils T. de 13 ans... Mais on espère bien repartir l’année prochaine à 3 !!!!

Avant d’aller plus loin, merci à tous pour vos blogs, vos conseils, vos réponses à nos questions incessantes et pas toujours intéressantes… merci aussi pour tous vos carnets toujours riches en informations et en expériences, et merci pour vos petits messages personnels … Et enfin un énorme merci à Itat qui nous a fait découvrir sur ces 2 voyages de fabuleux endroits (Ubehebe… tu avais raison, Waouh !!!)

Préparatifs : Budget Total : 2000€/pers tout tout compris (ESTA, avions, voiture, essence, parking, hôtels, nourriture, spectacle, loisirs, visites guidées et mêmes les souvenirs…)

Billets d’avions : 574€/pers, achetés sur Lufthansa : Aller vol Dolomiti jusqu’à Munich puis vol Lufthansa jusqu’à Los Angeles : excellent service à bord, (serviettes chaudes pour se laver les mains avant le repas, de vraies couverts pour le repas et pas des couverts en plastique, un accueil très chaleureux, des hôtesses et stewards au petit soin tout le long du vol, un très grand choix de films, avec versions françaises … parfait ! J'ai revu la la land, YES!!! ... et le must pour moi qui suis un peu claustro et déteste les petits WC des avions, une salle entière à l’étage inférieur de l’avion pour les toilettes, Waouh 😎! Ne riez pas, je ne suis jamais allée si souvent aux toilettes en avions ! Rien avoir avec American Airlines du dernier voyage !… Très contente de Lufthansa… même si on avait quand même un peu peur avant de partir du fait des grèves à répétitions ! Retour avec United… pas de problème de surbooking (on était prêt à filmer au cas où😉) Bon confort, énormes choix de films et le top : les hublots qui se teintent à volontés, par télécommande. Par contre le service est moins bien que sur Lufthansa ! Sur les 4 avions, aucun problème de retard, super ponctualité ! Aucun problème de bagages également ! Ouf !… même si on a dû racheter une valise pour le retour… mais je n’en dis pas plus pour l’instant…!

La voiture : Alamo 280€ pour 12 jours, Toyota Corolla, super confortable à côté de ma vieille Clio…et géniale la caméra de recul ! 91$ d’essence ! Je me suis enregistrée en ligne (skip the counter). Merci pour le conseil, c’est effectivement très pratique ! Juste eu un souci au moment d’enregistrer ma Cb sur internet, impossible de télécharger la dernière page pour enregistrer les coordonnées bancaires… Alors si vous rencontrez le même problème, il suffit de basculer en langue anglaise, et là ça marche…

Les hôtels : tous pris sur hotels.com… ce qui m’a permis d’obtenir 2 nuits gratuites pour la prochaine fois ! Et via Igraal… qui m’a permis de récupérer 63€ de cashback… merci, je ne l’avais pas fait lors du dernier voyage… j’ai même vu, mais trop tard pour cette année… que certaines compagnies aériennes et de locations de voitures proposaient des cashbacks sur le site… Igraal, m’a permis aussi d’obtenir 10% de réduction sur mes billets pour Universal Studio!

Cette fois-ci nous avons investi dans un GPS Garmin (je n’en avais pas en France et j’avais bien galéré la dernière fois à Los Angeles en pleine nuit sans GPS!) Puis j’ai téléchargé les cartes des USA… Alors avec un peu de difficultés ! Mais voici la solution trouvée si cela peut servir… Impossible de télécharger en Wifi ok! Ni depuis Mozilla (???)… il faut internet explorer ... sauf que sur mon ordi, internet explorer ne fonctionne pas bien … alors après plusieurs recherches sur le net, j’ai trouvé que cela marchait aussi avec safari… et effectivement safari téléchargé, plus aucun problème ! Parfait ! Avec T. on avait enregistré tous les points GPS à l’avance, super sur place ! Mon copilote était très rapide comme ça 😉! Enfin, j’ai téléchargé Maps.me sur mon tel, et je m’en suis servi surtout en randonnée !

Et maintenant, que le voyage commence... place au rêve!
Open
Assurance rapatriement pour instit française à Seattle?
Bonjour à tous! Après avoir bidouillé dans tous les sens sur le net à la recherche d'une bonne assurance rapatriement, j'ai décidé d'aller glaner des infos auprès de baroudeurs avertis Voici ma situation:

J'ai obtenu mon détachement pour allez enseigner dans une école française à Seattle dès septembre 2012. Mon école me fourni déjà une super mutuelle et sécurité sociale à moindre frais (c'est une assurance "entreprise") mais la directrice m'a précisé qu'il fallait absolument que je contracte une assurance rapatriement. J'ai donc tenté des devis chez les "grands": mondial Assistance, April... mais ils couplent tous le rapatriement avec soins hospitalisations, frais médicaux...que prend déjà en charge mon assurance/mutuelle locale. Bref: * qui a testé une assurance rapatriement sérieuse et peut me la conseiller?! * est-ce qu'il existe simplement le rapatriement sans les frais médicaux et hospitalisations? (pour éviter de payer 2x la même chose)

Merci d'avance à qui pourra me faire part de son expérience!🙂

Caroline
Open
2018: des déserts aux monuments minéraux via les forêts d'altitude! (États-Unis)
Notre engouement pour ce genre de voyage en automobile, "roadtrip", dans une région de l'ouest des Etats unis qui s'y prête, est née en 2016 lors d'un voyage de trois semaines fait de la visite des plus ou moins classiques villes et parcs de cet ouest objet de tant de passions françaises, entre San Francisco, Los Angeles et Las Vegas. Il ne s'est pas démenti cette année dans une boucle Phoenix-Phoenix. Il s'est même renforcé au travers de ce voyage du 24 avril au 15 mai, pourtant assez différent de celui qui l'a précédé : encore mieux préparé, plus tonique par le parti-pris de consacrer plusieurs heures quotidiennes à des randonnées pédestres , plus tourné vers la nature généreuse des régions traversées en ignorant quasiment les villes. Le carnet qui va suivre va lui ressembler : plus personnel, en partage photographique des émotions qui n'ont pas cessé de nous envahir ( à partir un iphone 6 et d'un Sony un peu plus perfectionné)🙂 Et bien sûr pour les candidats au voyage encore inexpérimentés un bilan sous forme synoptique de notre aventure. En résumé : des ballades superbes, dans des lieux superbes, entrecoupées de "scenic drive" continuelles, de pique-niques frugaux mais organisés, et des repos en motels appréciés. Une météo idyllique qui a seulement perturbé 3 jours de notre programme, un jour de neige à Mesa Verde et deux jours de canicule (+ de 33°C) entre Escalante et Tropic. Un véhicule adapté à nos projets qui ne nous a causé aucun souci. Des motels ne nous ayant à aucun moment déçus, à l'exception d'un établissement à Page sur le quel je reviendrai. Des américains courtois et pour la plupart prévenants dans les services touristiques de la sphère privée ou administrative approchés. Des vols British Airways impeccables d'un bout à l'autre des aller & retour😎

Les plans de la boucle, en quatre parties pour des raisons restrictives de Google Maps, indiquent les parcs et sites visités. Les étapes sont indiquées, elles, dans le tableau du second post.

partie 1 partie 2 partie3 partie 4

Open
En Arizona et autour, chez les indiens d'hier et d'aujourd'hui
2018, 9ème voyage dans l'ouest américain, et toujours du nouveau

Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.

Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.

Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :



San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268



Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427



Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485 Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283 Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816 Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131 Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809 MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288 le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201



2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647

un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229

En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.

Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.

Bern
Open
West USA Road Trip August 2022
Hello everyone,

I’m starting a travel journal about the amazing round trip I took in August 2022 with a big circuit through the US West.

Here’s what I posted on another travel forum back when VoyageForum hadn’t yet regained its freedom. 😉

Hello!

We got back yesterday in the middle of the afternoon, and here’s a quick first take on the 2022 round trip.

Has America changed? You could say that, yeah. For better? For worse? Who knows. A massive circuit—nearly 8,000 kilometers, actually around 5,000–6,000 miles.

Round-trip flights went smoothly, except for Air France on the way back, which let a rather large dog in the cabin with an owner who let it roam around the plane. Cool, Air France... Outrageous!

The rough itinerary: Salt Lake City. Jackson Hole–Grand Teton. Yellowstone. Cody. Rock Springs. Moab–Arches–Canyonlands. Monument Valley. Grand Canyon. Bryce Canyon. Zion Park. Las Vegas. Death Valley. Mammoth Lakes. Tioga Road. Mariposa. Yosemite Valley. San Francisco.

Tourists on site—a sociological study:

Italians: Always nice but just as loud as ever! Hispanics: Same as the Italians, just a different language. Germans: *Ein, zwei, ach mein Gott!* Order and discipline! Americans: Still no manners whatsoever. Pathetic. I’m only talking about the tourists, not the locals who work there. Quebecers: Pure joy! English-speaking Canadians: Same as the Americans. Asians: For the Japanese, it’s perfect. But the others from the Middle Kingdom... Let’s not start a war over this. There’s already Ukraine going on. And yet... Israelis: Still no manners. The Kibbutz kids are the bane of this country. French: Some excellent, some very good, some good, and some... not much.

Note that tourists in the northern part of the trip were much better behaved than those in the south. "Hello," "Goodbye," offering a hand? Etc. Few Asians in Grand Teton and Yellowstone. Lots of locals. The same goes for hotel staff in the northern part—more attentive. Really cool!

On the other hand, we were pretty surprised not to encounter any African-American locals in Montana, Wyoming, Utah, or even Arizona—whether tourists or employees. It’s quite striking, to be honest.

The Hotels:

Holiday Inn - 206 South West Temple, Salt Lake City, UT 84101, United States. A modern but soulless hotel. Basically, a place to pass through. Minimal breakfast.

Miller Park Lodge - 155 North Jackson Street - Jackson Hole, Wyoming. Not a hotel but a luxury motel. 750 € for two nights!! No breakfast. Huge room where you could hold a tea dance!! Well-located. No staff. Only room of the month-long stay that was fully redone during those two days.

Best Western Weston Inn. 103 Gibbon Avenue, West Yellowstone, MT 59758 Well-located, not far from the park entrance. Minimal breakfast. Friendly staff. Room refreshed every two days.

Best Western Sunset Inn. 1601 8th St, Cody, 82414-4134 Very good. Quiet. Good breakfast. Friendly staff.

Baymont by Wyndham 2717 Dewar Drive, Rock Springs, WY 82901 Very good. Quiet. Good breakfast. Friendly staff. Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene!

Wingate by Wyndham Moab. 126 South Highway 191, Moab, 84532 End of the "family" hotels. Start of the tourist hotels. Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene! Minimal breakfast.

Hampton Inn Kayenta. US Highway 160, Kayenta, AZ 86033, United States A stopover hotel run by the Navajos. Friendly staff wearing masks. Lots of people. Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene! Minimal breakfast.

La Quinta by Wyndham Williams. 1100 Cataract Lake Rd, Williams, AZ 86046, United States Finally, Route 66 for 500 meters! The staff is there. Nothing more. Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene! Minimal breakfast.

BEST WESTERN PLUS Ruby's Inn. 26 South Main Street, Bryce Canyon City, UT 84764, United States A factory!!! Great Hispanic or Romanian staff! A liquor store in the hotel! Awesome! Very good breakfast, but go early because the crowd—and the jerks—are there! Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene!

BEST WESTERN Casino Royale - 3411 Las Vegas Boulevard South, Strip, Las Vegas Good hotel at a reasonable price. No breakfast, but Denny’s is next door. Quiet hotel despite the casino. Friendly staff. No memory of seeing any pets!

Shilo Inn Mammoth Lake. 2963 Main Street, Mammoth Lake Disastrous! Ineffective security system. Fire doors propped open with wooden wedges. Tiny breakfast room. No staff in the room. Tables not cleaned. Minimal breakfast. Gross pool. Rooms need work. No, the whole hotel needs to be redone. They say they’re renovating. They’d be better off tearing it down. Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene! Very bad memory. Apparently, there’s supposed to be staff in this hotel.

Quality Inn Yosemite Valley Gateway. 4994 Bullion Street, Mariposa, CA 95338 Hotel or motel? Booking should clean up its listings! No room refresh! Minimal breakfast. The staff is there. Nothing more.

Comfort Inn by the Bay. 775 Van Ness Avenue, Marina District, San Francisco No room refresh in four days! Minimal breakfast. Friendly and helpful staff. Well-located. Depends on what for, but well-located.

And then there are those who steal apples from the breakfast to put in their bags in the morning, those who fill up their famous US water bottles with orange juice from the breakfast pump, those who don’t clear their tables—I could go on. And also, those who don’t say hello or respond to a greeting!

Met some super nice French people (in the northern parks)! They’ll recognize themselves!

And the magic phrase that opens doors with Americans: "Do you speak French? OK, good!" Laughter guaranteed!

Don’t try that with Asians who run souvenir shops in big cities—they have no sense of humor unless it’s about the color of the green bill.

The park rangers are always available! Great!

And 5,000 photos to sort and organize, plus a few hours of dashcam videos!

See you soon.

Until the next update...
Open
Cherche séjour linguistique aux Canada ou Etats-Unis
Bonjour tout le monde

je cherche un séjour linguistique aux canada ou bien en USA afin d'améliorer mon niveau en anglais.

si quelqu'un à déjà vécu cette expérience, merci de me faire part.

j'aimerai bien savoir quelles sont les écoles qui offre un séjours avec les conditions les plus favorable( hébergement chez l'habitant, frais de séjours moins élevés etc....)

merci beaucoup
Open
L'Ouest américain, c'est vraiment bien
Mes chers heureux voyageurs,

Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.

Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!

Introduction

Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.

J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.

J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…

Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…

Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours

Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.

- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.

- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.

- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.

- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.

- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.

Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :

San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.

Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/

Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).

Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!

San Francisco

Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.

Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.





Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !

Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :





Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)



On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower



Depuis l’intérieur du Financial District :





« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »



Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :





Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :







Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.





Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.





Colombus avenue :









Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.



L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :



Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !



Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :





Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :





Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.

Depuis le bateau navette :





Une cellule reconstituée :



San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :





Ou les fameux « Cable Car » :





Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :



On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :





Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :









Une maison de schtroumpfs :



Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.





Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :



L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :





L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.

Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.





L'arbre poilu :



La vue depuis Tiburon :







Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :



J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !

Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).

Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.

Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :

“Amoeba music” : 1855 Haight Street

“Recycled Records” : 1377 Haight Street

“Ceiba Records” : 1364 Haight Street

“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.

“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street

Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"

La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !

On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Open
Travailler aux États-Unis
Bonjour bonjour, je voudrais savoir comment il fo faire pour travailler aux usa, si il fo un travaille avant d'y aller, et toute les formalites, dont j'ai besoin, merki
Open
Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées
Bonjour à tous

Comme beaucoup, j'ai toujours pris un très grand plaisir à lire les carnets de voyage merveilleux que certains présentent ici. J'ai en outre profité sans vergogne de leurs expériences, bonnes ou malheureuses ; mais jamais jusqu'à ce jour je n'avais eu le courage d'en rédiger un moi-même. A cela plusieurs raisons : - 1/ mon temps n'étant pas extensible, je préfère le passer à travailler mon prochain voyage, plutôt que de revenir sur le précédent. - 2/ certains carnets publiés ici font preuve de talents extraordinaires, soit littéraires, soit photographiques et artistiques, soit parfois des deux à la fois (je ne citerai pas de nom). Or je n'ai aucun de ces talents …

Cependant, j'ai conscience que pour pouvoir lire des CR de voyages, il est indispensable que d'autres en publient (d'ailleurs, quelques V-Forumistes de renom, aux conseils toujours affutés, mais auparavant allergiques à une telle rédaction, probablement pour des raisons voisines des miennes, ont fini par sauter le pas, et nous captivent maintenant par leur récit). Aussi, en sollicitant votre indulgence, pour une fois (la première et la dernière probablement), je me jette à l'eau.

Je vais donc essayer de conter ici ma dernière visite dans l'Ouest Américain, en insistant, d'une part sur les données pratiques (organisation en particulier) susceptibles d'aider les futurs voyageurs ou de leur donner des idées, d'autre part sur les anecdotes amusantes ou instructives qui pimentent toujours ce type de voyage.

Le contexte, l'équipage

Agé de 65 ans, maintenant à la retraite, je participe au forum de temps à autres, et apporte mes "lumières", ou au moins mon point de vue, en répondant à des questions ponctuelles, en général sur l'Amérique du Nord, quand elles me paraissent intéressantes. J'ai fait par le passé un nombre incalculable (certainement bien plus d'une centaine) de voyages outre Atlantique. Professionnels pour la plupart, mais aussi souvent privés (en famille, à quatre dans les décennies 1980 et 90, puis à deux avec mon épouse, ou seul quand elle se lasse de m'accompagner). Mais à ma décharge, dès que je n'ai plus mis les pieds là bas depuis quelques mois, je tombe en manque … Or mon dernier retour de Californie (avec mon épouse) date d'octobre 2009, soit plus de six mois, une éternité !

Aussi, quand mon fils B. (30 ans) a été mis en demeure par son employeur de prendre rapidement ses congés résiduels (presque 4 semaines) avant l'été, sous peine de les perdre, je lui ai insidieusement soufflé une idée pernicieuse : pourquoi n'irions nous pas faire un tour aux USA, à deux, en privilégiant les endroits moins courus qu'il ne connaissait pas, en dehors des sentiers battus (mais sans les exploits (ou les excès) que certains baroudeurs type "Indiana Jones" nous content ailleurs sur VF) ? En effet B. a déjà fait au moins une demi-douzaine de fois tous les grands classiques américains (villes et parcs nationaux) avec nous lorsqu'il était plus jeune, mais ne connaissait que peu les "off the beaten paths", à la mode maintenant. J'avais cependant réussi à le persuader de me suivre 3 semaines il y a 2 ans (nous avions alors été parmi les derniers à descendre à Havasupai avant l'inondation du site, AR effectué dans la journée car pas de place pour coucher en bas. Nous avions également pu aller à the Wave).

B. finit par accepter, mais a posé ses conditions (les jeunes ne sont plus ce qu'ils étaient) : - 1/ Il tenait à voir certains coins dont il avait apprécié mes photos, endroits que j'ai découverts ces dernières années, soit par les divers carnets de V-F, soit par des infos plus détaillées transmises par certains V-Forumistes (que je ne vais pas citer de peur d'en oublier, à l'exception cependant de Sedonax, aux connaissances encyclopédiques (la référence absolue) pour tout ce qui concerne l'Ouest Américain. Merci encore Philippe). - 2/ Il voulait revoir le parc du Yellowstone. - 3/ C'était "ses" congés, son seul "repos annuel". Aussi le rythme ne devait pas être trop sévère. Le camping n'était pas une option à envisager, donc motel tous les soirs (en fait, cela me convient très bien).

Je savais également qu'il a habituellement beaucoup de peine à être opérationnel le matin avant 9h30 (par contre il est toujours très en forme le soir, jusqu'à 2-3h du matin. Je ne suis donc pas optimiste pour les sunrises 😐).

En conséquence, je n'ai pas fait de road book détaillé (d'ailleurs je n'en fait jamais). J'ai cependant préparé un trajet prévisionnel (avec des hôtels réservés à l'avance), mais avec de nombreuses variantes envisageables.

J'ai surtout préparé une "liste des possibles", c'est-à-dire des lieux intéressants où nous pourrions aller, mais en sachant très bien que des choix seront à effectuer, et qu'il sera de toute façon impossible de tout voir. Et (excepté quelques trucs que je tenais absolument à faire) j'ai laissé B. choisir sur place, dans cette liste, ce qu'il voulait faire ou ne pas faire, en fonction de son humeur, de son courage, ou des impondérables du voyage (météo, pistes ou routes fermées, …).
Open
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°3)
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods

Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.





Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.

Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :



La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.

Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.

Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.





Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.

Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :



J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?



Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.

Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.



Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.

Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.

La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.



De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.

Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).

Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.





Certains des petits bonshommes sont très amicaux :



On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :





Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :



En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…





Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.





Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.





Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.

De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.



Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.

Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.

J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.

Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.

Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.

La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.











Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…



… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.





Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.



J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)



Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…





Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.







Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.

Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.

Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.

JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon

Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.

La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…



… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.





Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !





Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.

En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…



Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.



Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.



A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.

Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.

Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.





Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).



Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).

C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.

Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…

C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.

Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.

La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).

La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.

Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).

Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).

En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).

De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).

Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.

Revenons au déroulement de mon voyage…

Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.

Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !

Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".

Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !

Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.

Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…









Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.







Certains rochers font penser à des menhirs.



D’autres semblent peints…



… comme ce tableau d’art moderne…



… ou cet incroyable visage féminin masqué !

Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.



Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».



Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.



The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.



Voici une photo prise en 2006…



… et une autre prise cette année.



Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.

Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière



Une vue plus classique...



… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.



Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.





Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?



Ici, un couple de lions de mer…



… là, une fissure colorée.



Une belle montagne rouge et blanche…





… se termine par une petite famille de hoodoos.



Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!

A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.







Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.

Après un superbe arc en ciel idéalement placé…



… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !



C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….

Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !



JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon

Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.



Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.



Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.







On trouve en chemin des micro-badlands colorés.





Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.

Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.



Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.

John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!

Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).

A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.

Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.



Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !

Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.









L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :



Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).



La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.

Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.

Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.



Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »

Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.

L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.

Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?

Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?

Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.

On les voit d’abord de profil…



… puis par en dessous…



… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !



L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.

Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.









Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.

John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.

Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.

Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.

JOUR 11 : de Red Canyon à Page

Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.

Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».









Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.





Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.

A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.

Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…





… ainsi que de belles traces de dinosaures.



Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.

Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.

Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.

En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.

Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.

Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…





… et celui-ci vers l’est.



Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.

Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:









Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.



J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.

C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.





Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.



Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.





Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.

Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Open
Itinéraire Californie - Québec
Bonjour, nous sommes partis depuis 3 mois visiter la Californie mais malheureusement mon conjoint vient d'être opéré d'urgence pour un détachement de la rétine à Fresno en Californie. Dans 2 semaines nous pourrons repartir pour le Québec mais nous ne pourrons plus prendre des routes en haut de 3000 pieds d'altitude. Y a t'il quelqu'un qui pourrait me conseiller un itinéraire sur des routes qui seraient à moins de 3000 pieds d'altitude où m'indiquer une carte où il me serait possible de batîr un itinéraire sécuritaire pour notre retour. Je m'attends à descendre dans le sud des USA si nécessaire.

Merci de votre aide

Boibri🏴‍☠️
Open
Enseigner/travailler aux USA
Bonjour, Enseignante de l'EN depuis 20 ans, je voudrais partir enseigner ou travailler aux USA, en Floride en particulier. J'envisage sinon d'investir dans un restaurant. Que me conseillez-vous? Comment trouver une école? Un restaurant? Quel visa? Dois-je contacter un avocat? Merci pour tous vos conseils.
Open
Quelle est la meilleure compagnie d'hélico pour New York?
Bonjour à tous, je souhaiterais offrir à ma femme un tour d'hélico à New york, mais il y a tellement de choix que je ne sais pas quelle compagnie choisir. Sachant que je veux à tous prix que ma femme soit, soit à côté du piloet soit à coté d'un hublot le chois est encore plus dur. Si quelqu'un a des conseils cela m'aidera a me décider

Le style d'helico est important aussi car certain on moins de surface vitrée à l’arrière...

merci d'avance à tous pour vos conseil John
Open
Exclusivement Washington et Oregon, 3 semaines dans le Nord-Ouest américain
L'idée de ce voyage a germé à l'hiver 2014 avec le magnifique carnet de Yeahmax.

Alors quand est venu le moment de trouver la destination de l'été 2015, j'ai creusé et trouvé de quoi faire un très beau et très varié voyage qui nous corresponde.

Nous, c'est à dire mon cher et tendre, moi et nos 3 grands enfants de 15, 17 (2 garçons) et 19 ans (1 fille).

Rapidement évacuée la côte (ça n'intéresse que moi, snif), ainsi que le Yellowstone (dejà fait, mais snif quand même) et Glacier (re-snif), trop de km en 3 semaines.

Alors c'est décidé, pour notre 4ème voyage aux US, ça sera résolument et exclusivement l’état du Washington et celui de l’Oregon, un voyage très ciblé nature qui conjugue du potentiellement très humide et du surement très sec.

Un coup d'oeil au programme + une carte grosse maille :

J1 : Vol aller (nuit Des Moines) J2 : Seattle (nuit Edmonds) J3 : Olympic NP : Hurricane ridge, lac Crescent (nuit Sol Duc resort) J4 : Olympic NP : Sol Duc falls, Hoh rain forest, Ruby beach (nuit Aberdeen) J5 : Mt St Helens (nuit Kelso) J6: Portland - Outlet de Woodburn (nuit Woodburn) J7 : Siver falls SP (nuit Bend) J8 : Newberry NM (nuit Bend) J9 : Crater lake (nuit Bend) J10 : Three sisters wilderness : rando green lakes - Bend (nuit Bend) J11 : Smith Rock SP - John Day Fossils Beds : Clarno unit et Painted Hills (nuit Mitchell) J12 : John Day Fossils Beds : sheep rock unit (nuit Hines) J13 : Malheur National Wildlife refuge - Steens mountain (nuit Hines) J14: rien, nada, route, lessive, piscine (nuit Ontario) J15 : Leslie Gulch et Succor creek (nuit Ontario) J16 : Hells canyon (nuit Halfway) J17 : Hells canyon overlook – Joseph(nuit Joseph) J18 : Wallowa mountains : rando maxwell lake et Mt Howard (nuit Joseph) J19 : Route jusqu'à Packwood (nuit Packwood) J20 : Mt Rainier secteur Paradise (nuit Packwood) J21 : Mt Rainier secteur Sunrise - sites de tournage de Twin Peaks (nuit Renton) J22 : Vol retour Pour le bilan, c'est ici...



Oui, oui, je sais, il manque les rives de la Columbia et ses impressionnantes chutes! Mais d'une, je ne les sentais pas ces chutes (trop touristiques) et de deux, elle ne s'intégrait pas au mieux dans ce programme alors ...

Ah, une dernière chose avant d’attaquer, un grand grand merci à ceux qui m’ont aidée dans la préparation de ce voyage, amis forumeurs que ferais-je sans vous !

Allez, c'est parti 😎!
Open
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (1re partie)
Le site MaBul qui hébergeait les images est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers... 🏴‍☠️ Désormais, pour voir les photos, il faut uniquement passer par le site:

http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html

Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.

Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.

Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.



01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…

Première partie

De Los Angeles à Grand Canyon

Jeudi 1er mai

Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !

Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.

Vendredi 2 mai

Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.



Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!





Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.

Samedi 3 mai

Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?

Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.







Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.



Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant









et nous installons pour la nuit.



Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.

Dimanche 4 mai

A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.







Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...







Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.











Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...



et leurs fruits ne sont pas mal non plus...



Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.



Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.

Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.

Lundi 5 mai

Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).





Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu’au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.





Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.



Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.



Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.



Avec toujours les palos verdes en fleur...



et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).





A baby...



Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…

Mardi 6 mai

Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.



Je m’arrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.

Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.

A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...







Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.



Mercredi 7 mai

La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.



Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.











Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…





Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.







En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...



C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.













En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».



Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.

Jeudi 8 mai

En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...



et à la petite gare juste à côté.





Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,



avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.

Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.

West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.









Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…

Vendredi 9 mai

Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…

Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.





Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.



Kent...





Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.

Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.

Samedi 10 mai

Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.





Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…

Dimanche 11 mai

A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.



Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.







L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.





Vie et mort d'une agave...





Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.

Lundi 12 mai

Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.





Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.

Mardi 13 mai

Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !



Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,



rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,









seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.



Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.



L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…



Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.





Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.

Mercredi 14 mai

Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim



et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.



La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…



La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
Open
Les cow-boys et les indiens: 3 semaines dans le Sud-Ouest
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam... La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir là bas tant c'est beau et qu'on s'y sent bien.

Enfin, avant un prochain voyage qui sait, il est temps de faire le compte-rendu de celui-là, maintenant que les photos sont bien triées ! Je ne connais pas la nouvelle procédure pour attacher des photos, ça sera ma 1ere tentative, désolée s'il y a quelques couacs...

Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mes précédents carnets : ce voyage est notre 4e aux US : le 1er il y a 5 ans au Sud-Ouest, boucle classique avec les principaux parcs et la Californie, le 2e il y a 3 ans de NY à Miami, et le 3e il y a 2 ans, à L'ouest avec Colorado, Yellowstone, Glacier et jusqu'à Seattle.

Cette année, retour au Sud-Ouest pour notamment visiter les parcs qu'on a zappés jusque là. Ce sera une boucle au départ de Las Vegas, le Nevada, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique sont au programme.

Bien sûr, comme d'hab merci à tous les habitués du forum, tous ceux qui m'ont aidés pour la construction de l'itinéraire, et aussi, et ils sont nombreux, ceux qui donnent envie avec leurs superbes carnets.

Voilà, il va être temps de s'y mettre ! Allez, 1er essai pour intégrer une photo histoire de mettre l'eau à la bouche

A tout de suite pour la suite
Open
Aventures dans l'Ouest américain
C'est toujours avec le même plaisir que je vous fait partager ma passion de l'Ouest Américain. J'espère qu'il contribuera à nourrir les rêves d'aventure et de découverte que suscite cet endroit chez un grand nombre d'entre nous (au vu des nombreux carnets de voyage sur l'Ouest Américain)

Vous pouvez retrouver l'integralité de ce carnet avec l'ensemble des photos et cartes sur notre site : https://sites.google.com/...etsdevivolivusa2014/

Pour éveiller la curiosité, je ne mettrais ici que quelques photos par lieu visité, ce qui fait déjà pas mal :)

Introduction

Le thème majeur de ce voyage fut facile à trouver : faire du Backpacking (randonnée itinérante) dans des endroits insolites.

Nous avions en effet trouvé qu’il y avait eu trop d’heures passées en voiture lors de notre voyage de 2013 dans l’Ouest Américain et pas assez de randonnées. Ainsi, lorsque nous avons commencé à réfléchir à ce nouveau voyage dans l’Ouest, nous souhaitions toujours découvrir des lieux hors des sentiers battus mais en marchant.

Que faire donc pendant 3 semaines ?

Première étape, nous avons commencé à noter sur une page blanche les sites incontournables qui nous faisaient envie : Yant Flat/Yellow Knolls, Boulder Mail/Death Hollow, Red Canyon, Grand Gulch Primitive Area (Fish and Owl Canyon), The Wave, Deer Creek Falls, Little Finland, Kolob Arch, Red Top/Yellow Rock.

Deuxième étape, nous avons participé à ce qui est devenu un incontournable pour tout voyage dans l’Ouest Américain : le tirage au sort pour The Wave. Manque de chance, toutes nos tentatives sur internet vont échouer.

Troisième étape, mettre de l’ordre dans nos idées et essayer de faire un programme cohérent. Notre point de départ et de retour sera pour une fois Las Vegas afin d’éviter un trajet inutile en voiture (Los Angeles -> Las vegas par exemple) et de ne pas payer les frais de dépose de la voiture de location dans une autre ville que celle du départ (au moins 300 $).

Quatrième étape, faire la demande de permis pour Deer Creek Falls (auprès du NPS), les réservations du shuttle en bus pour Kolob Arch/Hope Valley et du VTT pour le Thunder Mountain trail à Red Canyon

Quatrième étape, regarder ce que Marie Lefevre (pseudo Mlefevre sur voyageforum) est en train de planifier de son côté :-) C’est à partir de nos discussions avec elle que nous avons tout chamboulé peu de temps avant de partir pour y intégrer un Backpacking de 4 jours dans The Maze. En contrepartie, nous avons dû supprimer Fish and Owl Canyon du programme. Il nous a fallu en conséquence obtenir le permis pour The Maze et réserver le shuttle en bateau un peu à la dernière minute.

Au final, nous avons donc prévu : - 10 jours en backpacking (Deer Creek falls (4j), The Maze (4j) et Boulder Mail/Death Hollow (2j)) - 3 grosses randonnées à la journée : Verkin river/Kolob Arch/Hope Valley, Upper Muley Twist Canyon, Red Top->Yellow Rock - 3 “classiques” : Bryce, Cottonwood Canyon Road et Burr Trail Road - Quelques lieux un peu en dehors des sentiers battus : Yant Flat, Thousand pockets, Little Finland, Water Canyon, Torroweap, Nautilus, White Valley - Quelques lieux insolites : Yellow Knolls, Red Caves, Thunder Mountain Trail

Tout ça était donc prévu mais en tenant compte de la météo et de quelques aléas, certains lieux vont disparaître et d’autres vont les remplacer, pour notre plus grand bonheur !

Le voyage s'est déroulé du 18 Avril au 10 Mai 2014 (budget : environ 2000 eur par personne).

Voici nos appréciations des lieux visités : * On aurait pu éviter, ** intérêt limité, *** Bien, **** Surprenant, A faire, ***** Un must, ****** Exceptionnel

Mini circuit 1 (Windstone Arch, Pagoda Arch, Piano Rock, Arch Rock, Atlatl Rock), Valley Of Fire , Balade/point de vue, *** Arrowhead Arch, Elephant Rock, Valley Of fire, Balade, ** Mini circuit 2 (Pretzel Arch, At Least Five Holes Arch, Little Mosquito Arch, El Portal Arch), Valley Of Fire, Balade (4km), **** Yellow Knolls, Red Cliffs Desert Reserve, Rando (6km), *** Yant Flat, Red Cliffs Deser Reserve, rando (8.5km), ****** La Verkin Creek trail / Kolob Arch / Hope Valley, Kolob Canyon, Rando (25 km), **** Water Canyon, Balade, *** Deer Creek Falls, Grand Canyon, Rando (50km, 3 jours), ****** Bryce Canyon, points de vue, **** Upper Muley Twist Canyon, Rando (18km), **** Tukuhnikivats Arch, Moab area, Balade (9km), *** The Maze, Canyonlands, Rando (61km, 4 jours) ***** Crystal Geyser, Point de vue, *** HorseShoe Canyon, Rando, (12km), **** Yellow Rock->Red top, Page Area, Rando (13.5km, échec), **** Thousand Pockets, Page Area, Rando (9km), * Nautilus, Page Area, Balade, *** Toadstool Hoodoos, Page Area, Balade, *** Yellow Rock, Page Area, Rando, ***** Hackberry canyon, Page Area, Balade, *** Rimrock Hoodoos, Page Area, Balade, **** "Près de Page", page Area, Balade, **** Little Finland, Balade, ***** Devil's throat, point de vue, ** Whitney Pocket, Balade, *** Fire Canyon Arch, Valey of Fire, Balade ** Balade aux 7 merveilles, Valley of Fire, Balade (4km), **** Une journée en Corvette, Death valley, Balade (650km en voiture !), ****

18 Avril 2014

Las Vegas

Notre arrivée tardive à Las Vegas (18h30) va limiter notre "journée" à la prise du véhicule (Jeep Patriot 2*4 avec de bons pneus mais de toute façon nous n'avons pas vraiment prévu de piste cette année), quelques courses pour les 2 jours à venir, un repas dans un restaurant indien près de notre hôtel situé au calme et un gros dodo !

19 Avril 2014

Valley Of Fire, Little Finland



Beau temps aujourd’hui ! Parfait car nous sommes impatients de partir de Las Vegas et de se retrouver dans les étendues désertiques de l’Ouest Américain.

Go West !!

Le dépaysement devrait arriver assez vite puisque nous avons prévu d’aller dormir sous la tente près de Little Finland. Mais avant cela, nous prenons la direction de Valley Of Fire pour une demi-journée « spéciale Arches ».

Nous avons acheté l’e-guide « A closer look at valley of fire » (http://www.synnatschke.com/e-guides/store.php) avant de partir et avons préparé 2 circuits, celui d’aujourd’hui et un autre pour la fin du séjour quand nous reviendrons à Las Vegas.

Pour aujourd'hui, ce sont 2 mini circuits que ferons avec pour point commun la recherche d'arches !

1e mini circuit : Windstone Arch, Pagoda Arch, Piano Rock, Arch Rock, Atlatl Rock

2e mini circuit : Arrowhead Arch, Elephant Rock, Pretzel Arch, At Least Five Holes Arch, Little Mosquito Arch, El Portal Arch

Une fois franchie l’entrée du parc, nous prenons la piste sur la gauche qui effectue une petite loop et permet d’aller voir Arch Rock.

Notre premier arrêt sera pour Windstone Arch que nous aurons du mal à trouver car elle est minuscule et plutôt bien cachée. Elle est vraiment près de la route et nous irons bien trop loin ! Mais Virginie a fini par avoir le coup d'œil !

Chaque cavité offre la possibilité d'admirer la finesse du Sandstone

2e arrêt un peu plus loin pour aller voir Pagoda Arch. Il faut marcher un peu plus en commençant par contourner la grosse colline et trouver le chemin pierreux qui permet de grimper. L’Arche se trouve à une trentaine de mètres au-dessus du sol et le meilleur angle de vue se trouve en passant derrière. Elle est complétement détachée de la paroi et constitue une formidable fenêtre sur les paysages aux alentours.

Pas très loin se situe une autre arche double dont on ne connait pas le nom.

Ainsi qu'une autre visible depuis la piste qui dessine une jolie fenêtre sur les montagnes aux alentours

3e arrêt à Piano Rock qui a un intérêt plutôt limité selon nous. C’est fou d’ailleurs comme les autres touristes se sont arrêtés au même endroit pour aller voir ce que nous étions en train de photographier. Nous nous retrouvons rapidement à une dizaine de personnes en train de prendre des photos de Piano Rock ! Qui a dit que nous étions des moutons ?

4e arrêt « classique » à Arch Rock mais le fait qu’il ne soit plus possible de monter sur le rocher pour la photographier rend l’arche plutôt inintéressante…

Nous 5e arrêt est à Atlas Rock pour voir les fameux pétroglyphes de Valley Of Fire.

C’est aussi l’occasion de piqueniquer à l’ombre car il fait plutôt chaud. Il y a pas mal de locaux qui profitent des installations de la rest area pour organiser des anniversaires ou autre évènements. Nous regardons les très jeunes enfants grimper partout aux alentours sans que les parents ne s’en soucient.

Après cette pause détente, nous reprenons la 2e partie du programme avec un 1e arrêt au trailhead d’Arrowhead loop que nous ferons simplement jusqu’à Arrowhead Arch. Nous passons devant une arche sur le bord du chemin qui nous semble très banale. Puis nous continuons et nous rendons compte que nous venons de passer devant l’arche que nous cherchions (le gps réagit toujours en décalé) ! Donc bof, bof, pour nous cette arche n’a pas d’intérêt.

Le plus intéressant est finalement le point de vue depuis le trail où l'on peut admirer la multitude de couleurs du parc.

Nous reprenons la route pour aller nous garer 300 mètres plus loin au parking de Elephant Arch. Comme toujours, il y a du monde ici. Nous faisons vite fait la balade pour aller voir Elephant Arch et revenons à la voiture pour prendre les sacs à dos et de l’eau.

Nous regardons la carte et prenons le cap pour traverser la longue plaine s’étalant devant nous. Nous traversons Saint Thomas Wash et gardons le cap. Nous apercevons enfin Pretzel Arch qui est située en hauteur mais très facilement accessible.

En fait l’arche ressemble à un Brezel du fait qu’il y en ait 2 et qu’il est possible de les photographier l’une dans l’autre.

Nous redescendons dans la plaine et longeons la colline en direction de l’Est. Puis, après avoir regrimper la colline pour se retrouver de l’autre coté (Nord), nous arrivons enfin à At Least 5 Holes Arch. Ce n’est pas vraiment une arche mais un gros rocher percé de plusieurs trous.

Cap à l’Est en direction de Little Mosquito Arch qui est juste à coté. On voit bien le moustique piquer avec son énorme dard !

Puis nous poursuivons en passant devant une nouvelle arche non répertoriée mais assez sympa.

Le chemin s’élève de nouveau avec une nouvelle arche sur la gauche.

Enfin, nous arrivons à El Portal Arch qui je crois est la plus grande arche de Valley of Fire.

Nous terminons la boucle en traçant tout droit jusqu’à la voiture. Il nous aura quand même fallu environ 2 heures pour effectuer la boucle de seulement 4 km.

Ca y est notre 1e journée dans Valley of Fire est terminée et nous prenons la sortie Nord-Est du parc. Nous apercevons au loin la destination finale de la journée : Little Finland.

Nous sortons de l’I15, prenons la Riverside Road puis à droite après le pont enjambant la Virgin River dans la New Gold Butte Road.

A partir de ce moment-là, la route se dégrade et alterne entre une route goudronnée et une piste. Je commence à prendre trop confiance et appuie sur l’accélérateur malgré la limitation de vitesse à 30 miles….et ce qui devait arriver arriva, crevaison ! Et en plus une crevaison rapide, impossible de réparer le pneu (notre compresseur et nos mèches ne serviraient à rien). Nous devons mettre la galette de secours. Comme d’habitude, deux américains s’arrêtent pour nous aider à changer le pneu. C’est la 5e fois que je crève dans l’Ouest Américain et les locaux se sont toujours arrêtés pour nous aider. Les seuls qui ne s’arrêtaient pas étaient les touristes !

On leur demande l’état de la piste pour rejoindre Little Finland et si c’est possible avec une galette. Hors de question selon eux car la piste se dégrade par la suite. C’est frustrant mais nous préférons ne pas prendre de risque et reporter la visite de Little Finland pour la fin du voyage.

Notre priorité maintenant est de faire changer le pneu. De retour vers l’I15, nous trouvons un tyre repair shop à Mesquite qui nous prendra quand même 60$ pour réparer le pneu car nous avons du faire ouvrir le garage qui était fermé.

Nous faisons route vers Saint George en avançant le programme d’une journée. A défaut de dormir sous la tente, nous aurons un bon lit ! Par chance, nous pouvons avancer notre séjour dans la chambre que nous avions réservé pour les jours à venir (Days Inn St George à 42eur/nuit, hôtel très agréable avec jacuzzi et piscine).
Open
Rencontres insolites avec des grizzlys, des chercheurs d’or et autres dans l’Ouest nord-américain
Je reçois régulièrement des histoires incroyables de Cochize, qui a passé une bonne partie de son activité professionnelle à parcourir et étudier l’Amérique du Nord en tant que géologue, dont près de quatre années (cumulées) sous la tente, et comme je trouve que ce serait bien d’élargir la discussion à d'autres membres, je lui ai proposé d'ouvrir un nouveau post.

D'ailleurs, si certains ont fait des rencontres insolites au coin d'un bois, au bord d'un lac ou le long d'un torrent aurifère... à vos claviers!

Comme il me semble plus normal que ce post appartienne en titre à Cochize, puisqu'il y raconte ses histoires, et qu'il puisse intervenir dessus à tout moment, je lui ai proposé d'ouvrir son propre sujet, ce qu'il a finalement accepté. Vous le trouverez ici:

http://voyageforum.com/...dans_ouest_D2416415/

Je laisse malgré tout la trace de ses quatre premières histoires:

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…"
Open
24 jours dans le Far West
Bonjour à tous,

après avoir suivi de nombreux carnets, profité de nombreuses infos glanées sur ce forum, je me suis dit que faire partager notre dernier trip aux US était un minimum... Il s'agissait de mon 7ème voyage dans l'ouest. Le premier avait eu lieu en 1995, le second en 1997, puis j'ai du attendre loooooongtemps avant d'y revenir. Se sont ensuite enchaînés 8 jours de VTT en 2010 (Utah, Colorado), 8 jours de VTT en 2011 ( Nevada, Utah), 22 jours en famille en juin-juillet 2012 (Nevada, Utah, Arizona, Californie), 8 jours seul pour un trip photo en octobre 2013 (Nevada, Utah, Arizona). En août 2013, nous décidons de remettre ça en 2014. Désireux de découvrir Yellowstone, je savais qu'il fallait s'y prendre longtemps à l'avance. Début septembre 2013, 3 hôtels (ou cabins) sur les 4 que je voulais étaient déjà full aux dates décidées... D'où la nécessité de passer par une agence (Connections à Namur), juste pour réserver via une centrale de réservation. Les centrales ont des quantités importantes de chambres réservées à l'année. Les prix sont parfois même un peu plus intéressants. Les prix sont aussi plus intéressants pour les vols qu'en passant par le net, si longtemps à l'avance. Nous proposons à V., la meilleur amie de Valérie, ma compagne, de nous accompagner avec son fils, H. Il a le même âge que Basile notre plus grand de 14 ans. Tom, notre fils de 10 ans, est le 6ème membre de l'expédition. Nous serons donc 6, et voyager à 6 sur plus de 5000 kms prévus, ce n'est pas rien. Je voulais arriver à Salt Lake, et redécoller de Las Vegas. Hors, à 6, nous devons louer un premium SUV. Et il n'est pas possible, que cela soit via agence ou par le net, de faire un "One Way" avec un premium SUV. Ce n'est pas logique, mais c'est comme ça. La première journée du périple sera donc perdue à faire Las Vegas - Salt Lake City. On pouvait aussi arriver à Salt Lake City et faire cette journée "obligatoire" à la fin, mais je pense que cela aurait été plus fatiguant.

Edit : Quelques mois plus tard, un dropoff était possible, mais tout cela change tout le temps...

Donc je commence début septembre à concevoir l'itinéraire, choisir les hôtels, etc... Je vais même à Anvers chez un importateur juste pour mesurer le coffre d'un Suburban, histoire d'envisager le nombre de bagages adéquat et leur taille. Tout en décidé en 2 semaines, tout est booké en plusieurs semaines, car pour les vols et la voiture il y a un délai minimum avant la réservation.

Je suis plus matheux que littéraire, donc vous excuserez la qualité de l'écriture... Par contre j'illustrerai au fur et à mesure mes "racontages"... J'ai fait 5700 photos, le tri a été dur... Les albums Pixum sont faits et arrivés, les posters sur Forex arrivent ce lundi (120x80 et 150x50 pano)... Le plus dur va être de trouver de la place sur les murs, déjà pas mal de posters Forex de juillet 2012...

Place au carnet proprement dit...

Mardi 09 juillet. Bxl/JFK - JFK/LAS. Las Vegas - Mesquite

Le vol démarre à 10:45 de Zaventem, ce n'est pas trop tôt, on ne doit pas se lever aux aurores... J'ai pris, comme à chaque fois, une navette qui vient nous chercher @ home. POur 6 personnes (2 voitures normalement) et 23 jours, c'est bôôôôôcoup moins cher que de laisser les voitures à l'aéroport. On vole avec Delta Airlines. le vol est à l'heure, le premier sera très confortable (écrans bien lisibles, port USB, pas mal de choses en français). Le traditionnel "chicken or pasta" fait partie du voyage. Les enfants sont sages. Quand je dis enfants, Basile, à 14 ans, fait son 1m75... 2h à JFK, juste bien pour prendre son temps, grignoter, et repartir pour Las vegas. Chaleur supportable à l'arrivée, et direction Alamo. 7 Premium SUV's sont dispo. Des GMC Yukon XL, des Suburban... Je regarde dessous, pas de 4x4, mais même en 4x2, pour lepeu de pistes que nous ferons, ça tient bien même sur le sable... J'ouvre la porte du dernier Suburban qui me paraît diffférent... Bingo !! 😎 un modèle 2015 ! Un peu plus de 1000 kms au compteur, bourré d'électronique, des ports USB pour charger un peu partout (9 je crois), et de la place....

Et c'est parti ... On ne fait que traverser Las Vegas, en passant par le Strip quand-même... histoire de montrer à V. et H. ce qu'ils verront plus en détail en fin de séjour. 5ème fois pour moi à LV, et 2ème pour le reste de la famille, on connait un peu... On s'arrête à un Burger King avant de sortir de LV. Pas que j'aime ça, loin de là, mais j'adooooooore les Sweet Fries Potatoes, et il y en avait dans les BK lors de mes derniers passages... Pas de chance, ils n'en font plus, sauf en Californie (en discutant un peu avec l'employée)... On avale un truc en vitesse et on repart sur Mesquite. J'ai choisi Mesquite, car c'est faile, le Holliday Inn n'est pas loin de la Highway, et il y a un Wallmart géant juste à côté. Ce qui facilite l'achat des "trucs de base" du premier jour. On y passe prendre un frigobox (sur roulettes, manche-et-tout-et-tout, pour 6 c'est un minimum...) qui prendra place sur la dernière banquette à l'arrière, des boissons en quantité, de quoi grignoter, et on commence à regarder les T-shirts.. Oui, nous sommes fans de The Big Bang Theory, une série US amusante, et notre mission est de trouver un maximum de T-shirts portés par Sheldon dans la série. Ce sont des T-shirts de geek qu'on trouve en Wallmart, etc... (Flash Gordon, Captain America, Green Lantern, etc...) Nous ne trouverons ce soir que des Captain America, à 7$... (hors taxes 😎).

Temps de se coucher, le trajet a été long, ça fait un paquet d'heures que nous sommes debout, et comme d'habitude je n'ai pas dormi dans l'avion...

Le Holliday Inn est confortable, et le petit-déj. est copieux... Il y a même une machine-à-gaufres-que-j'adore !!

Quelques photos, et seconde journée dans un prochain Post...

J'ajoute une image de l'itinéraire, qui vous donnera une idée de ce que vous allez lire...







Open
20 jours dans l'Ouest...: La suite de l'histoire
Voici la suite des posts écrits le 31 janvier de cette année , et , en particulier , de celui posté le 18 avril : l'itinéraire que nous avons suivi .

Pour expliquer les petits doutes que nous avions sur sa faisabilité, je rappelle à ceux qui n'ont pas lu les débuts que nous nous n'en sommes pas à notre 1ère expérience dans ce genre de voyage mais que, vu notre âge ( 73 ans bien sonnés , eh oui ! ), nous craignions les soucis liés à cette situation : accumulation de la fatigue et manque de réactivité , ... L'envie de partir, en excluant d'office un circuit organisé, a été la plus forte : voici, au jour le jour, l'histoire de nos 3 semaines . J'insère les noms des hébergements et ceux des restos à conseiller par ville, dans le texte ; il y a eu, comme toujours, des coups de coeur ( nombreux ) et quelques déceptions ; la météo, vous le verrez, n'a pas été à la hauteur de mes espérances !

J1 : vendredi 5 /05 : départ de Bruxelles pour Albuquerque, escale à Atlanta, par Delta Airlines . Sans problèmes, vols bien à l'heure et les bagages ont suivi ! Nous avions pris un supplément non prévu au départ pour la classe Ecoconfort ( 85 € par personne et par trajet ), pour la partie 'vol international ; nous avons trouvé que çà en valait le coût : places plus à l'avant, service soigné avec quelques suppléments inclus, entrée et sortie de l'avion plus rapides et plus de place entre les sièges .

Comme l'escale était LONGUE ( 6 heures ! ; 4 heures étaient prévues au départ mais l'horaire a changé de 10' en 10 '), cela nous a permis de bavarder 2 heures avec notre fils qui vit à Atlanta mais, hélas, de n'arriver à destination que très tard et assez épuisés . Heureusement, la prise de la voiture ( Alamo, par Autoeurope : SUV Nissan Rogue ) a été rapide car nous avions fait le check online et avons pu ' sauter le comptoir ' . L'agent nous proposait une Fiat 50

0 X , refusée bien que très mignonne mais microscopique par rapport aux bagages . Il a téléphoné et fait venir rapidement une Nissan juste nettoyée et qui correspondait à la catégorie choisie .



Hôtel Best Western Rio Grande : T B, spacieux et calme, à proximité de Old Town .
Open
Boucle San Francisco - San Francisco et camping dans les parcs de l'Ouest américain en famille
Nous sommes rentrés il y a déjà 4 mois mais il n'y a quasiment pas un jour durant lequel je ne pense pas à ce que nous avons vu lors de notre périple aux Etats-Unis... Comme les autres, je ne rêve que d'une chose : y retourner !

Il y a encore 2 ans, les Etats-Unis n'étaient vraiment pas une destination envisagée mais en découvrant quelques paysages dans un reportage télé, j'ai décidé d'approfondir un peu sur ce forum. Et voilà que des forumeurs plus qu'avisés, des voyageurs subjugués, m'ont permis d'entreprendre une nouvelle aventure. Oui, le voyage commence lors de sa préparation. Celle-ci fut longue mais finalement pas si laborieuse que ça grâce à vous tous qui publiez ici. Entre carnets et réponses à mes questions, vous avez tous contribué à ce que mon voyage soit celui qui me fallait. Je ne vais pas vous remercier individuellement car je ne voudrait oublier personne tant vous êtes nombreux. Il y a certes ceux que nous appelons les "incontournables" qui n'en sont pas à leur première expérience et qui donnent des conseils pointus et bien sentis mais il y a aussi tous ceux qui racontent, chacun avec son style propre, ce qu'ils ont vécu et c'est cette richesse qui fait de cette communauté un trésor. Alors à tous, je dis un grand merci.

4 mois disais-je que nous sommes revenus mais le temps m'a manqué pour, à mon tour, livrer mon expérience. J'avoue que le temps n'est pas ma seule excuse et que j'ai un peu peur aussi d'ennuyer mais après tout, peut-être que dans ce modeste carnet, un de mes souvenirs intéressera un futur voyageur...

Donc, pour résumer très succinctement :

- 5 personnes : Alex et Cécile (moi), 41 ans, Thomas, 16 ans, Elsa, 14 ans et Arno, 12 ans. - 10 mois de préparation (lecture des guides, rédaction d’un premier itinéraire, réservation du vol car certitude de faire la boucle San Francisco pour voir des amis installés sur place depuis 18 ans, sollicitation des membres de Voyageforum.com, rédaction d’un second itinéraire, réservation de la voiture, des hôtels, des campings et de certaines activités). - 23 jours (22 nuits) du 03 août au 25 août 2014 - 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada - 3 grandes villes et 9 parcs - 2 hamburgers seulement - 1 ours

La préparation

Pour notre part, la décision de partir vers l’Ouest s’est prise début octobre, l’itinéraire a commencé à être élaboré dans la foulée (et n’a été finalisé qu’en mars) et les réservations ont démarrée fin octobre.

Nous avons beaucoup lu pour faire nos choix. Les livres : Le Routard Californie 2013*** Le Routard Parcs nationaux de l’ouest américain 2013*** Photographing the Southwest: A guide to the natural landmarks of Southern Utah*** Photographing the Southwest - Arizona: A Guide to the Natural Landmarks of Arizona*** Parcs de l’Ouest américain Bibliothèque du voyageur Gallimard** Petit Futé Parcs nationaux américains Le Guide Vert Parcs de l’Ouest américain Michelin Lonely Planet Ouest américain et San Francisco Les 3 derniers nous ont été parfaitement inutiles. Les sites internet : http://www.ouestusa.fr/ http://voyageforum.com/

http://www.routard.com/

L'itinéraire prévu

dimanche 3 août : Vol Paris (10h20) – San Francisco (15h20) - Sausalito - Alameda, 80 km, lundi 4 août : San Francisco – Salinas, 180 km, 2h mardi 5 août : Salinas – Los Angeles, 500 km mercredi 6 août : Los-Angeles jeudi 7 août : Los Angeles - Las Vegas, 440 km, 4h vendredi 8 août : Las Vegas –Zion Park, 272 km, 3h samedi 9 août : Zion Park - Bryce Canyon, 127 km, 1h30 dimanche 10 août : Bryce Canyon lundi 11 août : Bryce Canyon – Torrey, 200 km, 2h45 mardi 12 août : Capitol Reef – Moab, 245 km, 2h30 mercredi 13 août : Moab – Arches National Park, 16 km, 20 min jeudi 14 août : Moab – Dead Horse Point – Canyonlands National Park, Island in The Sky, 50 km, vendredi 15 août : Moab - Monument Valley, 230 km, 2h30 samedi 16 août : Monument Valley - Page, 230 km, 2h30 dimanche 17 août : Page - Lower Antelope Canyon, 26 km, 30 min - Lac Powell avec tour en bateau lundi 18 août : Page - Grand Canyon National Park, 186 km, 2h50 mardi 19 août : Grand Canyon – Seligman - Las Vegas, 445 km, 4h30 mercredi 20 août : Las Vegas - Death Valley (190 km, 2h30) – Bishop (266 km, 3 h) jeudi 21 août : Bishop - Bodie (155 km, 2h) – Yosemite National Park (172, 2h50) vendredi 22 août : Yosemite, Yosemite Valley samedi 23 août : Yosemite, Mariposa Grove – Alameda, 290 km, 3 h 40 dimanche 24 août : Journée San Francisco - Silicon Valley

lundi 25 août : Matinée San Francisco puis vol (17h20) – Paris (arrivée 26 août)

Le vol

Nous avons fait le choix d’un vol aller-retour Paris-San Francisco car nous avons récupéré le matériel de camping chez nos amis à Alameda (alors qu’ils étaient absents) puis nous sommes retournés les voir à la fin de notre périple. Nous avons conscience qu’une arrivée à San Francisco suivie d’une boucle en sens inverse (Yosemite, Las Vegas…) et d’un retour depuis Los Angeles aurait été plus judicieux car plus économe en kilomètres. Encore mieux, un retour depuis Las Vegas… Mais là, cela aurait impliqué de faire une croix sur Universal Studio et avec nos ados… La réservation sur un vol de la compagnie irlandaise Aer Lingus date du 21 octobre 2013. Il s’agissait du tarif le plus bas (trouvé grâce au site liligo.com) pour cette période. Dép Paris/Charles de Gaule le dimanche 3 août à 10h20 – escale de 1h15 à Dublin – arrivée San Francisco à 15h20 Retour San Francisco le lundi 25 août à 17h20 – escale de 6h35 à Dublin – arrivée Paris le mardi 26 août à 20h55 Prix total : 4716,05€ (tous frais inclus, bagages, sièges, repas)

Le véhicule de location

Nous avons choisi Avis en passant par Locationdevoiture.fr via Auto Europe.

Nous avons choisi la catégorie « Grande routière Minibus » type Dodge Grand Caravan avec les assurances CDW, THP, LDW et ALI à rendre avec le plein fait pour 794,77€ les 22 jours. Aucun frais supplémentaire pour le deuxième conducteur. Nous avons été très bien reçu ; une Dodge Grand Caravan nous attendait, aucune assurance supplémentaire n’a été proposée, aucune insistance de la part de l’agence suite à notre refus d’une proposition de véhicule 4x4. Ce véhicule a été parfait pour nous 5 avec nos 3 gros sacs, la tente, et les provisions. La boîte automatique est un vrai plus lorsque l’on fait de longs trajets.

Les hébergements

Pour être dès le lever dans les parcs, nous avons privilégié le camping et nous ne l’avons jamais regretté sauf peut-être à Moab. Les hôtels ont tous été réservés très tôt sur les sites booking.com et hotels.com pour Salinas. Ces sites offrent la possibilité d’annulation sans frais ce qui nous a été bien utiles lors de modifications d’itinéraire. J1 : Alameda : Chez nos amis J2 : Salinas : Good Nite Salinas, 1 chambre, 2 lits doubles, 47,32€, correct J3 et J4 : Los Angeles : Hollywood La Brea Inn, 1 chambre, 2 lits doubles + 1 lit d’appoint, 163€ Excellent accueil, emplacement idéal pour se promener sur Hollywood Boulevard, parking, calme car chambres donnant sur une cour, lits inconfortables surtout le lit d’appoint complètement vétuste (ressorts saillants). J5 : Las Vegas : Best Western Plus Casino Royal, 2 chambres, 94€ Super emplacement sur le Strip juste à côté du Tix4Tonight (billets tarif réduit pour les shows et les restaurants), grandes chambres, au calme côté piscine (celle-ci est minuscule mais on en a profité tout seuls de 9h à 10h du matin), lits confortables, café et thé dans la chambre. J6 : Zion : Watchman Campground, emplacement 5 loop C12€ Immenses emplacements dans un cadre de rêve J7 et 8 : Bryce : Sunset Campground, B262, 22,50€ Magnifique camping, très calme, grands emplacements J9 : Torrey : Thousand Lakes RV Park Campground and cabins, 1 cabine de luxe, 51,50€ Joli chalet en bois très bien équipé, au calme, petit jardin avec table et barbecue J10, J11 et J12 : Moab : KOA Campground, C1, 93€ Emplacements minuscules (tente quasiment collée à celle du voisin), sanitaires pas très propres, situé le long d’une grande route très passante qui nous a empêchés de dormir correctement (penser aux boules Quiès), proches d’Arches. Nous avons un peu regretté de ne pas avoir choisi un camping dans le parc d’Arches mais ils sont non réservables. Sans doute préférer les emplacements 50A, 51, 52 et 53 si vous êtes en tente ou les chalets au fond du camping (K1 et 2 puis K21 à 14) J13 : Monument Valley : The View Campgroung, emplacement 8, 15,50€ Camping incroyable, sur le sable rouge, face aux « monuments », sanitaires propres mais neufs quand nous y sommes allés. J14 et J15 : Page : Wahweap Marina RV et Campground, 248, 46,80€ « Usine » à campeurs, grands emplacements, bruyant assez tard car beaucoup de groupes, douches à pièces pas toujours en service et pris d’assaut regroupées à l'accueil (2$ les 15 minutes), laverie toujours ouverte, au bord du lac où on peut se baigner dans une eau chaude jusqu’à tard le soir. J16 : Grand Canyon : Mather Campground, Pine loop 285, 13,50€ Grands emplacements dans une très beau cadre forestier, pas tous très praticables car pas mal de pierres, douches à l'accueil J17 : Las Vegas : hôtel Excalibur, 2 chambres, 105€ Bien placé pour parcourir le sud du Strip, très grand, chambres confortables mais pas de possibilité de café ou thé en chambre, amusant de l’extérieur pour les enfants J18 : Bishop : hôtel America’s Best Value Inn, 2 chambres, petits déjeuners compris, 85€ Très bon accueil, avons reçu la chambre familiale en réservant très tôt (un salon avec un canapé et une chambre avec deux lits double), zone pour prendre le petit déjeuner minuscule (réception + 2 ou 3 personnes maximum) mais petit déjeuner très suffisant et varié. J19 : Yosemite : Crane Flat campground, 238, 15€ Grand emplacement, pas de douche, au calme, à mi-chemin entre Tolumne Meadows (entrée Est) et la vallée. J20 : Yosemite : Wawona Campground, loop B-31, 15€ Très grands emplacements, au calme le long d’une rivière où on s’est baigné et où on a ramassé du bois pour le feu, sanitaires minimalistes également. J21 et J22 : Alameda : chez nos amis.

A présent, je vais pouvoir raconter notre aventure et mettre quelques photos. A suivre...
Open
5ème voyage dans l'ouest américain... et certainement pas le dernier
Hello à tous,

Comme promis, voici le compte-rendu de notre 5ème voyage ds l'ouest américain. Il s'est déroulé du 7 au 22 septembre. Je suis accompagnée de mes 3 grands enfants (29, 26 et 22 ans... enfin, ma fille fêtera son anniversaire à Supai... elle aurait qd même préféré Vegas pour avoir droit à un gâteau d'anniversaire... ) Et le programme comporte des pistes pour (presque) chaque jour:

J1: samedi 7 septembre: départ de Bruxelles à 14h00, arrivée à Las Vegas à 19h00 (escale à Londres) http://voyageforum.com/v.f?post=6187193#6187193

J2: di 8: Las Vegas (matin: achat glacière, nourriture, boissons…diner à Las Vegas) – Valley of Fire – (Lost City Museum >16h30) – nuit à Overton http://voyageforum.com/v.f?post=6188127#6188127

J3: lu 9: Overton – Valley of Fire – Lake Mead (Northshore Summit Trail ou/et Anniversary Narrows et/ou Bowl of Fire Southwest) – Henderson ? (achat au Galleria Mall) – Chloride ghost town Nuit à Kingman http://voyageforum.com/v.f?post=6189597#6189597

J4: ma 10: Kingman – descente à pied > Havasupai ou Kingman – Williams – Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6192029#6192029

J5: me 11: Havasupai ou Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6194416#6194416

J6 : je 12 : remontée en hélico – Wiiliams – Coal Mine Canyon + Alstrom Point/Wiregrass Canyon Trail ? – nuit à Page ou Sedona – Page http://voyageforum.com/v.f?post=6194810#6194810

J7: ve 13: Page: jet ski sur le lac Powell – sunset à Stud Horse Point ? – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6196310#6196310

J8: sa 14: Page: CBS/White Pocket (sans outfitter) – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6214668#6214668

J9: di 15: Lower Antelope Canyon – Buckskin Gulch (Edmaïers’Secret) – Toadstool Hoodoos? – sunset à Old Paria Nuit à Kanab http://voyageforum.com/v.f?post=6222790#6222790

J10: lu 16: Cedar Breaks NM en matinée + les Narrows ou Hidden Canyon (Zion NP) l’après-midi – Nuit à Springdale http://voyageforum.com/v.f?post=6227662#6227662

J11: ma 17: Progeny Peak (Zion NP) – ghost town Grafton (à Rockville) – Red Cliffs ? – Little Finland au sunset – Nuit à Las Vegas ou Yant Flat en matinée et Little Finland au sunset http://voyageforum.com/v.f?post=6230147#6230147

J12: me 18: Las Vegas (tte la journée et soirée-spectacle) http://voyageforum.com/v.f?post=6232698;#6232698

J13: je 19: Las Vegas – Rhyolite – Titus Canyon– Stovepipes Wells (Mosaic Canyon) – Golden Canyon – nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6238566#6238566

J14: ve 20: Death Valley (loc 4x4 chez Farabee) Ubehebe Crater – Racetrack Playa – Hidden Valley –Hunter Mountain Rd – Panamint Valley – Nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6242512#6242512

J15: sa 21 septembre : Death Valley (sunrise ds les dunes de Stovepipes Wells ) – Lone Pine (Alabama Hills) – Red Rock Canyon SP – Los Angeles : vol retour à 19h50 http://voyageforum.com/v.f?post=6250594#6250594

Région visitée (Nord Arizona - Extrême Sud Utah - Extrême Sud Nevada - Sud Californie)

Circuit de 3500 km

Il faut savoir que 1 mois 1/2 avant la date du départ je fais une vilaine chute, me retrouvant avec d'importants hématomes internes au niveau des 2 jambes. Malgré les soins appropriés (ponction du sang, kiné, etc...) et l'optimisme des médecins, à une semaine du départ, il faut se rendre à l'évidence: je ne serai pas complètement rétablie ... et les 2 longues randos prévues au programme ( Havasupai et Buckskin Gulch) me font un peu peur... De plus, la météo qui règne à ce moment ds l'ouest américain est catastrophique (je suis de près le carnet en live de Annie Molinet/Aiassa)... et les prévisions n'annoncent rien de bon pour les 5 premiers jours de notre séjour😕.... Je vois fondre comme neige au soleil notre rêve d'aller à Havasupai et de voir enfin CBS/White Pocket (après une 1ère tentative infructueuse en 2011 pour cause de mauvais temps). Du coup, je pense profiter de de ma chute et de mes problèmes aux jambes pour annuler gratuitement notre voyage, via l'assurance.... mais les enfants ne sont pas d'accord et veulent qd même tenter l'aventure....

Je me procure donc des bas de contention qui selon le médecin me permettront de pouvoir randonner sans trop de douleurs (reste à savoir si je pourrai les supporter ds la chaleur de l'ouest américain)... et ma fille apprend les rudiments d'un massage drainant efficace ... il faudra qu'elle joue à l'infirmière chaque soir...

En vitesse, je ressors mon fichier sur Sedona (région déjà visitée sommairement en avril 2010) pour préparer un plan B car je pressens qu'on va en avoir besoin... (alors que les enfants bcp plus optimistes se voient déjà se baignant ds les bassins turquoises d'Havasupai) Et j'ajoute à mon RB ttes les infos dont je dispose sur la région de Page, au cas où notre séjour ds cette ville devrait se prolonger...

Une chose est certaine: vu la météo et le programme prévu, il va falloir obtenir un très bon 4x4 chez Alamo à notre arrivée à Las Vegas.

Récit du jour 1 voir http://voyageforum.com/...post=6187193#6187193
Open
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain"
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --

Les ablutions du grizzly

Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..



le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--

Le prospecteur intrépide

En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.

Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.

La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.



Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…

Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...

Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…

L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald

Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.

Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder

cochize
Open
De Valley of Fire à Las Vegas par la Northshore Road 167
Bonjour

Tout est dans le titre...

Alain-Pierre m'avait mis l'eau à la bouche avec son projet dont nous avons accompli une étape en avril dernier.

Alors qu'y a t il entre Overton et Las Vegas? Réponse ( la nôtre) rien ou pas grand chose... Le niveau du Lac Mead baisse quasi à vue d'oeil Les points de vue sur le lac vont de très moche à vilain ( encore n'avons nous pas eu le courage d'aller à celui de Las Vegas Bay) - Overton Beach Road was closed ... Stewart Point est perdu au milieu de nulle part, sans vue particulière - Echo Bay offre une vue banale avec quelques infrastructures ...







Callville Bay semble presque pimpante...







Je ne sais pas qui ni comment on a apporté tous ces cailloux. Il y en a des kilomètres ... 🙂

A mon avis, le meilleur point de vue serait SUR le lac - louer un bateau quoi! mais nous n'avions pas le temps.

La route? US, large, un peu sinueuse - quelques miniscules oasis avec 3 pov' palmiers déplumés ( Roger Springs) , des roches rougeâtres à grisâtres, le tout englué dans une pollution qui n'est pas dûe à la chaleur. 😕



Une balade quand même: le North Summit Trail - 30' AR voire plus si grosse chaleur- et du haut? bé pas grand chose, vue dégagée - on est en haut quoi ...







Evidemment, nous venions de Valley of Fire ce qui n'incite pas à l'indulgence 🙂

Alain

PS Next Topo Snow Valley 😎
Open
Rêves d'Amériques 2011: In the West again (mise à jour page 1 et suite page 4)!
Mai 2011...le grand retour dans l'ouest est proche.

Cette année nous avons recentré le périple, recadré nos objectifs, aux grandes virées véhiculées nous avons privilégiées les haltes prolongées dans des lieux stratégiques afin d'en découvrir les environs...mais à pied. Bon la voiture sera toujours présente pour l'accès à certains spots mais les semelles de nos chaussures de randos vont plus chauffer cette année et nous allons mouiller le maillot, c'est sûr... Forts des encouragement de multiples habitués de Vforum tels que Philippe (Sedonax), Notre Spartiate, ma petite belge préférée Val (bon ok je n'oublie pas non plus la VRAIE belge tellement sympathique et dynamique, Jacqueline 😄), Bern, ITAT, elTigrou, et autres...nous prenons le taxi pour Roissy en milieu de matinée. Les bonnes surprises se multiplient: enregistrement facile à l'arrivée, contrôles de douanes sans personnes, puis de sécurité sans sonner et à peine le temps de dire ouf (enfin un peu plus tout de même) et nous voilà devant notre "coucou" de l'année...Première carte de l "Aventure" 2011...😛



Après 08 heures de vol et quelques films de visualisés et nous voilà déjà à Detroit, MI notre "halte" de l'an passé. Nous avons de l'avance mais finalement nous serons retardés de 15 minutes car l'avion devant est toujours "amarré" au sas. Il est 16h00 heure locale, et nous ne sommes pas pressés, notre prochain vol étant à 19h46. Autre bonne surprise du jour: personne aux douanes!!! Nous passons en 10-15 minutes 😮 La jeune femme de l'immigration nous gratifie également d'un beau sourire et nous demande ce que nous avons prévu de visiter...!!!! Récupération des valises sans accroc et passage des douanes sans fouille des bagages! Nous voilà sur le sol Américain de nouveau, pour plus de 3 semaines!!! Nous prenons le petit train...





Et nous nous rendons au terminal A pour attendre notre prochain vol et pour nous habituer à l'heure locale, petit repas au restaurant Grill, très correct.

Nous embarquons finalement sur le "taxi" Delta Airlines pour rejoindre notre destination finale, Phoenix! Nous arrivons en Arizona à 21h10, il fait nuit mais très chaud. Nos valises ont bien suivi et nous les récupérons rapidement. En revanche première mauvaise surprise du jour: notre hôtel (le Radison Phoenix Airport) ne fait pas partie de ceux dont les numéros sont affichés sur l'écran pour appeler les navettes...et nous n'avons pas encore de téléphone...oups... Après discussion un vigile sympa prend son téléphone et appelle l'hôtel pour nous: une navette sera là dans 10 minutes. Great!!! Bon mais voilà après 30 minutes à patienter dehors (certes vu les 35°C du soir nous ne risquons pas de prendre froid) nous décidons de prendre finalement un taxi... 10 minutes plus tard et 20$ en moins 🏴‍☠️ nous voilà à l'hôtel où l'accueil n'est pas des plus jovial...comme le coup de la navette m'a déjà fait monter la tension, je décide de la relâcher en faisant entendre ma grosse voix en exprimant mon mécontentement après 20 heures de voyage...Le gérant fini par s'excuser, et il nous offre les petits déjeuner du lendemain pour compenser les soucis rencontrés 😛 Bon sinon l'hôtel est très bien, confortable et le petit déjeuner très bon.

Samedi 21 Mai:

Nous avons bien dormi, et nous nous réveillons, reposés, vers les 06h00 ce qui n'est pas un mauvais début! Après avoir pris la navette pour l'aéroport (je suis très content car nous avons déjà de l'avance sur notre planning), nous prenons celle pour l'agence Alamo, ou plutôt pour le Hall des Agences! Nous trouvons notre agence et notre conseiller... Et là patatrac...c'est là que tout bascule et que vous entrez...dans la quatrième dimension...celle des escrocs de tout vol où les véhicules SUV encore Mid (petits) l'année d'avant sont devenus Standard (traduisez Chevrolet Equinox) et où pour obtenir un véhicule digne de ce nom, vous devez rajoutez un supplément de pas moins de 19.9$ par jour (et encore offre du jour!!!) bref ni vu ni connu je t'entourloupe avec les taxes encore non payées et ce rajout nous avons une rallonge de 800$ à notre prix de départ...🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️ galère... En plus nous avons perdu une heure en discussion inutile mais nous nous retrouvons au volant d'un excellent véhicule qui fera ses preuves le long de la route et des pistes: un Dodge Durango (équipé pour 7 personnes, autant dire qu'à deux;..)!!! Il fait déjà un bon 86°F et nous prenons la route, direction le quartier de Mesa où se trouve le Bass Pro Shop (un Outdoor World comme celui de l'an passé!!! Truffé de tout ce qu'il faut pour bien randonner, chasser, pêcher...). Nous allons quand même perdre un sacré temps pour: trouver le magasin (l'autoroute étant fermée juste à notre sortie 🏴‍☠️), faire le plein avec tout ce qu'il nous faut (chaussures waterproof, chaussettes de même utilité, ponchos, lampe frontale, habits de rando...), passer ensuite au Wall Mart pour complément alimentaire et glacière de survie...bref nous sommes de nouveau sur la route à 15h (j'entends déjà les habitués grincer des dents sur ce qu'il reste à parcourir...) et il fait maintenant 96°F (soit 36°C) et nous prenons plein est...vers Apache trail.

Nous sommes tout de suite plongé dans le bain avec un premier arrêt dans un musée peu avant Goldfield et un décor très...allez on peut le dire Far West...😄



Ne manque plus qu'un vautour sur ce cactus Saguaro...



Quelques centaines de mètres plus loin sur la droite nous prenons le petit chemin qui mène à Goldfield vraie fausse ville minière reconstituée, joyeux fourre tout des environs...mais c'est très amusant de se plonger dans cette petite ville et les vues de la montagne de la Superstition dans le fond sont magnifiques, surtout avec un ciel d'un bleu aussi profond...

Collection privée du coin...



L'église au fond et saloon au premier plan...un sacré mélange...



Nous déambulons dans LA rue principale de Goldfield...



Et toujours ce magnifique décors...



Ce n'est pas tout mais de la route nous attends, nous filons plus à l'est non sans avoir salué le train de Goldfield au passage...

A 16h55 nous sommes à Canyon Lake et prenons quelques clichés avant de poursuivre vers Tortilla Flat (17h15), 6 habitants, et son fameux saloon, le Superstition Saloon dont les toilettes valent le détour...



Mais surtout connu pour ses murs tapissés de billets de banque...et bien gardés!!!



Autres vues de la petite bourgade, autrefois relai de diligences...



Sa petite école...



Après le passage du très beau Apache Lake (à 18h25), nous parvenons enfin au Roosevelt Dam...il est 19h00 passé... Nous appelons nos logeurs à Sedona pour prévenir que nous arriverons deux heures plus tard...comptez plutôt 3 heures-3 heures 30 nous répond Ed...oups again...nous ne sommes pas rendus... Pour autant nous profitons tout de même des derniers instants de jour sur le lac et le pont...







Nous finissons notre route à 22h15. Nos hôtes du B&B Lantern Light Inn Ed et Kris nous attendaient...ils sont adorables mais nous les laissons bien vite aller se reposer. Nous faisons de même aprés cette première journée riche en évènements.

L'aventure commence fort!
Open
États-Unis: trois semaines entre Plaines et Rocheuses (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana), 3ème partie
1ère partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3084186;#3084186 2ème partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3090622;#3090622

J12. 11/07/09 : SHERIDAN (WY) à CODY (WY) via LITTLE BIGHORN BATTLEFIELD N.M. Ce matin, comme presque toujours depuis le début du séjour, le ciel est d'un bleu limpide, sur lequel se détachent très nettement les Bighorn Mtns toutes prochent. Après un petit déjeûner rapide dans la chambre, nous prenons la route vers le nord, direction le Montana. Après 1 grosse heure de route, nous arrivons au site du champ de bataille de Little Big Horn, au coeur de la réserve indienne Crow. Le site est un National monument, et après un compte rapide, nous décidons de prendre un pass annuel pour les parcs nationaux. La ranger indienne dans sa guérite met 10 mn à faire notre compte (car il lui fallait déduire du prix du pass le prix des entrées déjà payées dans les parcs et monuments nationaux depuis notre arrivée), puis se trompe en nous rendant la monnaie. pendant ce temps, la file de voiture s'allonge derrière nous, et ça râle dur dans les rétros !! Une fois ces formalités effectuées, nous atteignons le petit visitor center, y prenons les traditionnels programmes "Junior Ranger" et admirons les expositions retraçants la bataille où, en 1876, 263 soldats dont le Lieutenant Colonel George Custer ont péri en combattant plusieurs milliers de guerriers Cheyenne et Sioux Lakota. Ce fut la dernière grande victoire des indiens des plaines de l'ouest dans leur lutte pour préserver leur mode de vie... Nous y avons beaucoup appris sur les mode de vie indiens, leurs différentes tribus (toutes n'ayant pas choisi le même camp, et l'US Army ayant même recruté des "scouts" chez certaines tribus alliées), et sur l'histoire récente et forcément sujet à controverse de ce pays. De nombreux américains, en premier lieu desquels les rangers s'étonnent de notre présence, (agréablement) surpris de notre intérêt pour leur histoire. Les enfants repartiront une nouvelle fois avec leur badge de Jr Ranger, et les parents avec les souvenirs d'une belle visite, émouvante et riche en échanges.

Peu avant midi, nous reprenons la I-90 vers Billings. La route traverse la réserve Crow, et franchement, les réserves indiennes c'est pas très réjouissant... Nous nous arrêtons vers 12h pour notre habituel pique-nique, sur une aire d'autoroute, accompagné par le ronronnement des moteurs de camions (ben oui, s'ils coupent le moteur, ils n'ont plus de clim, et ca c'est impensable on dirait !!) puis continuons notre route jusqu'à Billings, grosse ville industrielle, où nous quittons l'autoroute pour redescendre au sud-ouest vers le Wyoming, et Cody. La route longe ensuite la chaîne des Monts Absaroka qui dominent le paysage à l'ouest, et qui nous séparent du parc de Yellowstone. Nous arrivons à Cody en fin d'après midi, nous enregistrons au Cody Cowboy village (http://www.codycowboyvillage.com), où nous avons réservé une cabane pour les 2 prochaines nuits. L'ensemble est tout récent, chambres confortables (quels lits !) et propres. Il y manque tout de même un frigo. Une petite piscine très sympa au milieu, et un accueil impeccable. Une bonne adresse, tout près du Cody Nite Rodeo pour ceux que cela intéresse qui plus est. Nous n'y sommes pas allés, car nous avons prévu d'être à Cheyenne un peu plus tard pour les Cheyenne Frontier Days, bien plus authentiques. Une fois installés, nous filons en ville nous restaurer, et nous dirigeons vers un resto conseillé par le Routard : le Proud Cut Saloon. Seul problème : c'est un saloon, un bar autrement dit, et nous ne pouvons nous y installer avec les enfants. Heureusement ils ont un patio à l'arrière, où ils installent les familles. Excellente cuisine, nous avons pris leur "prime rib sandwich", qui n'a de sandwich que le nom : un énorme, tendre et goûteux morceau de boeuf tandis que pour les enfants un menu pour 2 suffit largement.

J13. 12/07/09 : CODY (WY). Aujourd'hui, nous avons programmé la visite du Buffalo Bill Historical Center (http://www.bbhc.org). Cet ensemble regroupe 5 musées sous le même toit (par ordre d'intérêt selon nos impressions) : Le musée d'histoire naturelle qui présente les écosystèmes de la région de Yellowstone Le musée des indiens des plaines qui présente leur culture et leur mode de vie hier et aujourd'hui Le musée Buffalo Bill qui retrace l'histoire et la légende de Buffalo Bill La gallerie "Whitney" de l'art western Le musée des armes à feu.

Le premier est une excellente introduction avant de se rendre à Yellowstone. Une chose nous a frappée : dans cette terre d'élevage de troupeaux de bovins par milliers en semi-liberté, la réintroduction des loups dans Yellowstone (mais qui, forcément, ne limitent pas leur territoire de chasse au stricte périmètre du parc) les détracteurs du projet sont très virulents ; les messages du style "Shoot'em all" ou "Nos grands parents se battus pour éliminer cette vermine, c'est une aberration de les avoir réintroduits" sont nombreux sur un panneaux destiné à reccueillir les commentaires des visiteurs...

Le musée des indiens des plaines est superbement aménagé, pas très grand mais riche de très belles collections, mises en scène etc...

Le musée Buffalo Bill retrace de manière fort intéressante de William Cody (dont la ville porte le nom) et des spectacles qu'il monta et présentera à travers l'Amérique et l'Europe.

La gallerie "Whitney" est une collection d'oeuvre, essentiellement de toiles, d'art dit "western". De belles choses, mais bon... Le musée des armes à feu est destiné aux spécialistes, ce qui n'est pas notre cas, hormis une salle tout au fond qui présente de superbes trophées de chasses (pauvres bêtes quand même) dont un énorme ours blanc.

Le midi nous avons mangé sur place, à la cafétéria du centre, d'un rapport qualité-prix pas extraordinaire.

Après la visite, et un peu de shopping en ville, nous rentrons à l'hôtel profiter un peu de la piscine (franchement, après une journée au musée, les plus jeunes l'ont bien mérité !). Le soir, nous retournons au Proud Cut Saloon. Toujours aussi bon, dommage qu'un orage (encore !!) ait un peu raffraichi l'atmosphère.

J14. 13/07/09 : CODY (WY) / CHIEF JOSEPH HIGHWAY / YELLOWSTONE (WY) : vallée de Lamar, Mammoth Hot Springs, Tower Falls, Mt Washburn, Dunraven Pas, Hayden Valley. Aujourd'hui est un grand jour. Nous entrons à Yellowstone, but principal de notre voyage, avec le sentiment que tout ce qui a précédé était une mise en bouche, un cheminement vers le paradis, un rite d'initiation vers cette terre inconnue mais maintes fois rêvée. Nous quittons Cody par le nord, car nous souhaitons entrer dans le parc par le nord-est et la vallée de Lamar. Nous avons hésité à remonter encore un peu plus au nord pour faire la Beartooth Highway réputée pour être une des plus belle route de montagne d'Amérique du Nord, mais avons renoncé de peur que cela ne nous prenne trop de temps. Avec le recul nous pensons que cela était en fait possible. La chief Koseph Highway est néanmois une route superbe, qui coupe à travers les Montagnes Absaroka, dans des paysages alpins contrastant étonnamment avec l'aridité et le décor minéral de la région de Cody. Partout des panneaux indiquent que nousn entrons dans le territoire des ours, et nous avons le sentiment, dans ce décor grandiose, qu'une aventure commence. D'autant plus que cette route n'étant pas la plus directe entre Cody et Yellowstone, il n'y a pas foule dans le coin. Après un arrêt au superbe point de vue "Dead Indian Overlook" nous continuons sur quelques miles avant de nous arrêter pique-niquer (il n'est que 11h, mais on a déjà faim, de plus le temps se faisant menaçant, nous craignons que la pluie ne vienne contrarier nos plans). Là, nous nous méfions des ours (ne riez pas c'est vrai, seuls au milieu des bois avec peu de visibilité nous n'en menions pas très large), mais le vrai ennemi venait du ciel : les moustiques ! Il nous tombaient dessus par centaines, piquant même à travers les vêtements et malgré le répulsif que nous étions aller récupérer à la hâte en voiture. Le déjeûner se passa donc debout, à se taper les uns les autres dans une bonne heumeur générale néanmoins😉. Après cela, nous reprîmes la route qui peu après entrait sur quelques kilomètres dans le Montana avant de rejoindre la fameuse Beartooth Highway, puis la petite bourgade de Cooke City qui nous a semblée plutôt sinistre, juste avant l'entrée Nord-est de Yellowstone.

Une fois dans le parc, la route quitte rapidement la forêt pour entrer dans le sublime paysage de la vallée de Lamar. Au même moment, le beua temps revient. L'endroit est extrèmement sauvage, la large vallée balayée par le vent abrite la plus grande meute de loups du parc (nous ne les verrons pas). Il s'agit par ailleurs de la zone du parc la moins touchée par les incendies de 1988 ; la forêt y est intacte. Nous y verrons un élan, que nous avons pu admirer d'assez loin, et qui sera le seul de toute nos vacances. Si on avait su, on l'aurait mieux observé !

Arrivé au carrefour de Tower-Roosevelt nous bifurquons vers le nord ouest vers Mammoth Hot Springs. Au bord du Floating Island Lake, un attroupement nous fait ralentir : une ourse noire et ses deux oursons se promènent de l'autre côté du lac. Un peu avant d'arriver à Mammoth Hot Springs, ce sont deux magnifiques cerfs qui traversent la route juste devant notre capot. Décidément, mieux vaut ne pas rouler vite, et ouvrir les yeux. Les enfants sont aux anges. Les parents aussi... A Mammoth Hot Springs, direction le Visitor Center pour aller chercher... les programmes Junior ranger. Ici, ils sont payants (1$) et les activités à effectuer beaucoup plus nombreuses pour obtenir son diplôme. Heureusement que nous restons 5 jours... De là, nous rejoignons les terasses, partant du bas, à pied, sur les passerelles qui cheminent à flanc de montagne au milieu des concrétions de travertin. Le paysage rappelle un peu Pammukkale en Turquie. Pas mal de monde, mais un bel endroit.



Ensuite, nous rebroussons chemin pour retourner à Tower Roosevelt. En chemin, un ours noir surgit du bas-côté pour traverser la route nonchalemment sous nos yeux ébahis. Le temps de sortir l'appariel photo et il disparaissait dans les fourrés de l'autre côté de la chaussée, sans un regard pour l'objectif. Waouh... Les enfants décident qu'ils adorent cet endroit ! Après un bref arrêt à Tower Fall ou la lumière de cette fin d'après midi n'est pas très bonne, nous poursuivons jusqu'au Dunraven Pass, au pied du Mt Washburn, point culminant du parc. Et devinez qui nous y attend ? Sa majesté Grizzly, le seigneur des lieux, qui va et vient à flanc de montagnes, soulevant des rochers à la recherches de larves et insectes. Décidemment, Dame nature nous gâte ! Encore tout excité par cette rencontre, nous avons repris la route vers canyon Village, où nous attend un superbe cerf allongé dans une clairière.

Puis nous avons traversé la belle Hayden Valley où règnent de grands troupeaux de bisons. Enfin nous rejoignons le Lac Yellowstone et prenons possession de la cabine réservée (dès septembre 2008 !!) au Lake Yellowstone Hotel. Confort minimum, mais c'est propre, et on est au milieu du parc. Des bisons errent entre les cabines à notre arrivée. Il fait trop sombre pour une photo, et ils ne reviendront plus ensuite. Dommage. Si c'était à refaire, nous choisirions cependant de loger à Canyon Village, plus central.

Afin de nous remettre des émotions de la journée nous décidons de faire une petite folie en mangeant au Resto de l'hôtel, considéré comme le "must" dans le parc. Grosse déception ! Cuisine juste acceptable au regard du prix, et service nullissime ; c'est même la seule fois où nous n'avons pas laissé de pourboire ! Le cadre mérite juste d'aller boire un verre dans la grande et belle véranda avec vue sur le lac. Pas plus.

J15. 14/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : Mud Volcano, Hayden Valley, Canyon of the Yellowstone & Falls. A 2400 m, le matin il fait froid ! Pas de thermomètre mais les vitres de notre cabine sont toute embuées et dehors l'air est vif. Les moustiques aussi d'ailleurs... Ici, pas de frigo non plus, alors pour garder notre lait (enfin c'est du lait de soja qui conserve beaucoup mieux que du lait de vache), c'est le système D : un sachet dans la poubelle que nous remplissons de glace que nous changeons matin et soir. Nous prenons la route vers les bords du lac puis remontons la vallée de la Yellowstone River, peuplée d'oiseaux migrateurs, dont des pélicans blancs. Premier arrêt aujourd'hui, le site fumant et bouillonnant de Mud Volcano, où une chemin de planches serpente à flanc de colline entre différentes manifestations géologiques : fumerolles, mares de boue bouillonnantes et vapeurs odorantes etc... Un bison semblait profiter de la chaleur naturelle des lieux.

Ensuite la route traverse Hayden Valley peuplée de bisons d'apparence paisible, et nous nous rendons jusqu'à Canyon Village où nous visitons le très beau et intéressant Visitor Center avant de pique niquer.

L'après midi nous nous rendons au Canyon tout proche, d'abord au point de vue Upper Falls View situé juste au dessus de la chute supérieure de la rivière Yellowstone, qui disparait sous nos yeux dans le vide dans un vacarme assourdissant et un brouillard impressionnant. Puis nous empruntons la route de la rive sud, jusqu'à Artist Point, très fréquenté, d'où la vue sur le canyon et la chute inférieure est magnifique.



Puis nous revenons sur nos pas pour effectuer la route qui suit la rive nord, et ses points de vue : Lookout Point, Grand View et enfin Inspiration Point qui surplombe le canyon.



La route nous ramène ensuite à Canyon Village, il est 17h30 et afin d'éviter d'avoir à attendre demandons à réserver une table au restaurant. On nous dit qu'on ne prend pas de résa ici, et décidons alors de dîner tout de suite, avant l'affluence (l'expérience prouve que c'est soit avant 18H15 soit après 21H qu'il faut manger si on veut éviter d'attendre). L'endroit est agréable, le service très efficace et aimable, la nourriture honnête, les prix un peu cher tout de même (mais nous sommes DANS le parc...).

Ainsi avant 19 h sommes nous prêts à repartir en ballade, et décidons alors de retourner au pied du Mt Washburn, à la chasse au grizzly. Et nous ne sommes pas revenus bredouille. Nous conseillons vraiment à tous ceux qui veulent voir des grizzlys de se rendre le soir entre Dunraven Pass et la route de Chittenden Road et un peu au delà : nous y sommes allés 3 soirs, et à chauqe fois avons vu au moins un grizzly !



Ravis, nous rentrons rejoindre notre petite cabane jaune, en traversant à nouveau hayden Valley au crépuscule.



J16. 15/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : Old Faithful & Upper Geyser Basin. Aujourd'hui, nous avions prévu de faire Upper Geyser basin, Midway GB and Lowerr GB. Nous prendrons finalement notre temps et ne ferons... que le premier !

En environ 1h15 de route depuis le lac nous arrivons dans le secteur de Old Faithful et du Upper Geyser Basin. En route, nous ferons quelques arrêts photos pour admirer la faune locale qui continue à ne pas se cacher : principalement des wapitis.



Arrivé au geyser Old faithful, une visite rapide au visitor center (provisoire, un nouveau centre étant en construction) nous indique les horaires approximatifs d'éruption des geysers prévisibles du bassin. Nous avons de la chance, Old Faithful est programmé pour dans 1/4h environ...



Quel spectacle ! Même si on explique cet incroyable phénomène, la vue de ces milliers de litres d'eau expulsés avec violence des entrailles de la terre, dans un souffle si puissant, laisse sans voix... L'émotion nous ayant ouvert l'appétit, nous enchaînons avec le pique-nique, puis partons nous ballader dans Lower Geyser Basin, sur le chemin goudronné qui part derrière Old Faithful. Nous passerons finalement là toute la journée, à admirer les différents geysers, à attendre leurs manifestations, et à observer la faune sauvage : un "osprey" (balbuzard) péchant avec succès dans la Firehole River, une loutre joueuse et même un serpent... Devant Grand Geyser, qui est le plus grand et le plus puissant geyser prédictible au monde, nous avons attendu avec patience qu'il se manifeste (la plage de prévision est tout de même large : 4h). Nous n'avons finalement attendu qu'une heure (une famille new-yorkaise nous expliquait que l'évolution de la petite "mare" devant nous indiquait qu'on se rapprochait de l'éruption) et notre patience a été plus que récomprensée. Pendant plus d'une minute, un jet sonore et surpuissant est monté vers le ciel, s'est arrêté puis, alors que nous nous apprêtions à repartir, a recommencé, avant de s'arrêter à nouveau, et de recommencer une nouvelle fois, et ainsi de suite 4 fois d'affilée... Nous en avions les larmes aux yeux tant c'était beau et incroyable. Une expérience extraordinaire, qui plus est partagée en petit comité (ben oui tout le monde n'attend pas 4h !!).

Le temps de finir notre tour dans le bassin, et il était déjà 18h. Nous sommes repassé près de Old Faithful en éruption et avons temps d'avoir une table au Old Faithful Lodge, en vain (pas de place avant 21h30...). Nous nous sommes rabattus sur la salle à manger du Snow Lodge, juste derrière, bien moins fréquentée, tout récent et à l'ambiance familiale fort sympathique. Nous sommes ensuite rentrés dans notre petite cabine jaune près du lac Yellowstone.

4e partie ici : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=3133378;#3133378
Open

You might also like