14 mai 2010
Los Angeles suite, puis route
Réveil, petit déjeuner copieux à l'hôtel, avec machine à gaufre (sympa). Nous sommes frais et dispos pour affronter notre première journée sur place.
Mais nous devons auparavant prendre une décision concernant le programme, car je souhaite que nous dormions ce soir à Needles, sur la frontière Californie-Arizona.
L'option la plus raisonnable serait donc de partir de suite vers l'Est (avec arrêt à Barstow pour des courses, puis flâner sur la route 66, Bagdad Cafe, et surtout excursion sympa (deux bonnes heures de marche) vers Amboy Crater).
Mais nous considérons également qu'il serait dommage de quitter L.A. sans passer, ne serait-ce qu'un court instant, par les lieux mythiques. En fait, je pense à Griffith Park, et à Hollywood Blvd. D'autant plus que le passage par Hollywood, avant de quitter la ville, me permettrait d'acheter une carte téléphonique, sécurité indispensable si nous devions avoir un appel urgent à passer, par ex pour annuler une réservation (Voir en post scriptum quelques infos sur les moyens de téléphoner) ; car à Los Angeles, le seul endroit que je connaisse pour acheter une carte téléphonique (je parle d'une carte très efficace) est situé sur Hollywood Blvd.
Nous quittons donc l'hôtel à une heure décente. Nous nous arrêtons au Walmart voisin pour les achats de nécessité indispensables, et à un Vons pour nos premières courses de nourriture, principalement pour les picnics de midi (Voir en post scriptum quelques infos sur les achats de nourriture aux USA).
Puis nous nous dirigeons sans aucun stress (merci TomTom) vers Griffith Park. J'envisage de grimper par Western Canyon Rd, de faire un stop et une courte ballade sur le trajet, puis d'aller à l'observatoire, et enfin de redescendre par Vermont Avenue et le théâtre Grec.
Premier arrêt donc dans la montée, au niveau du canyon, à droite de la route. J'avais souvenir d'un site calme, plein de fraicheur, avec tables de picnic ; et surtout d'une très agréable ballade dans la végétation, le long d'un ruisseau, avec une nuée d'oiseaux qui virevoltent et gazouillent. Oui mais c'est raté, aujourd'hui la zone est en travaux, avec un grillage qui oblige les promeneurs à passer assez loin du ruisseau. Pas d'oiseaux cette fois, mais de nombreuses fleurs, magnifiques bougainvilliers, flamboyants (enfin je crois) tels qu'on en voit dans l'Océan Indien, … J'aperçois aussi au loin un arbre à la magnifique frondaison bleue, que je prends, peut-être à tord, pour un Jacaranda (variété très commune en Afrique du Sud ou au Brésil, mais que je n'avais jamais encore remarquée en Californie).



Je teste sur une passiflore le fonctionnement en mode macro de mon appareil.


Puis nous continuons jusqu'à l'observatoire.

Le mythe "James Dean " et "la fureur de vivre" (la scène de la fin du film se déroule ici) reste très présent dans ces lieux. Et sur la droite, le signe "HOLLYWOOD" en lettres géantes attire toujours autant les photographes.


Peu intéressé par l'intérieur de l'observatoire (l'élément principal, outre le planétarium, est un pendule de Foucault. Mais comme l'original, conçu et construit par Foucault himself se trouve à Paris, au Panthéon …), nous nous promenons dans les environs, en profitant du magnifique panorama classique sur la ville (celui que j'aurais aimé voir hier soir, à la tombée du jour).

Cependant nous n'apercevons qu'avec peine les hautes tours du centre-ville et la cote du Pacifique, car un léger brouillard voile la vue au loin.

La redescente en ville par Vermont Canyon Rd nous fait traverser des quartiers très chics, à l'ombre de magnolias ou d'eucalyptus odorants, avec des villas luxueuses aux jardins exubérants, et une incroyable densité de Porsche ou de Ferrari. Mais nous ne connaissons personne ici, nous ne nous arrêterons donc pas …
Direction Hollywood, tout proche. Nous nous garons à 50 mètres du Chinese Theater, et nous nous accordons vite pour n'y rester que 15 minutes. Le temps nécessaire pour une course rapide, puis pour saluer Michael Jackson ressuscité et plus vrai que nature, Schreck, Spiderman, et certains de ses copains dont je ne connais pas le nom.



Quelques photos des "mains dans le béton", et des étoiles de célébrités sur le trottoir, …


… et nous quittons rapidement ce lieu, exactement dans le délai imparti, laissant la place aux nombreux groupes de touristes en visite organisée, beaucoup d'entre eux parlant Français.
Il est maintenant 11h30, et nous nous décidons enfin à quitter rapidement la ville, direction plein Est. Le trafic est dense au début, puis quand nous sortons de l'agglomération au bout d'une heure, devient enfin fluide. Je pensais que nous nous pourrions nous arrêter assez rapidement sur l' I-15, dans une aire de repos que je croyais connaitre, avec tables de picnic agréables à l'ombre de canisses. Mais je ne la retrouve pas. Nous sortons donc de l'autoroute un peu plus loin, et inaugurons notre premier picnic, tristement, sans table, à l'ombre d'un arbre maigrichon. J'espère que ce sera plus réussi les jours suivants …
Puis continuation vers Barstow, et ses magasins d'usine. Il y a deux groupes de boutiques à Barstow. L'un, le "Barstow Outlet" est quasiment désert, presque sinistre. Mais c'est le second qui m'intéresse, le "Tanger Outlet Center". On y retrouve sans surprise les enseignes habituellement courues par les Européens : Gap, Nike, Timberland, Ralph Lauren, Eddie Bauer, Nautica, … J'ai une longue liste de commande à effectuer. En m'y collant tout de suite, nous serons tranquilles pour la suite du voyage. B., que cette activité a de tout temps rebuté, me laisse les pleins pouvoirs. Il trouve une ombre pour se garer et y fera une sieste profonde, récupérant ainsi de sa première nuit difficile, tandis que je me coltine les boutiques. Un long moment plus tard, mon compte AMEX ayant bien baissé, et mon sac de voyage bien gonflé, je retrouve B., enfin détendu. Pour la peine, ce sera lui qui conduira jusqu'à ce soir.
L'après-midi est bien avancé, et il nous reste encore pas mal de route jusqu'à Needles. Nous sommes instantanément d'accord pour éviter Bagdad Cafe qui figurait sur ma liste. En fait, ni B., ni moi n'étions vraiment attiré par ce lieu, sans réel intérêt, et un peu triste, quoique le détour ne nous aurait pris que de quelques minutes. Par contre, nous avons également dû rayer de la liste la balade d'Amboy Crater, très sympa je pense. Je le regrette d'autant plus que je n'avais encore jamais eu l'occasion de la faire. Mais le détour par la Route 66, plus la marche, nous aurait couté trois bonnes heures de plus. Au bout d'un moment, sur la droite de l'autoroute, j'aperçois dans le lointain ce que je pense être Amboy Crater (à moins que ce soit un volcan similaire). Tant pis, ce sera pour une autre fois.

Nous arrivons en fin d'AM à Needles, après une dernière partie de journée rendue pénible par la chaleur (plus de 30°C à l'extérieur), avec la clim. de la voiture fatiguée et très peu efficace (heureusement, ce sera notre trajet le plus chaud). Enfin, après un court détour pour venir saluer le fleuve Colorado, que nous retrouverons souvent plus tard, …

… nous rejoignons notre hôtel, un Motel6. Diner au Denny's mitoyen qui fait 10% de discount aux clients du Motel6.
Puis nous ne pouvons nous empêcher de faire un tour par la gare, pour admirer de près les convois très longs, impressionnants, tirés par six locomotives. Le sol vibre au passage de chacun des wagons, qui doit peser un poids énorme.

Retour au motel. Nous y rencontrons nos voisins de chambre et sympathisons avec eux. Il s'agit d'un couple de retraités, vivant à Idaho Falls (nous y coucherons dans trois semaines environ, et en profitons pour obtenir quelques conseils de visites), mais passant depuis trois ans les six mois d'hiver dans un coin perdu (mais plus clément) du Mexique. Ils sont actuellement sur le chemin du retour, et font des étapes assez courtes. Ils conduisent un énorme van, avec une remorque encore plus lourde (avec motos et autres jouets tout terrain, bien évidemment indispensables à tout Américain qui se respecte). La consommation de carburant du monstre avec sa remorque doit être astronomique ; mais pour ce que nous avons pu en voir, elle n'est rien comparée à la consommation de bière des conducteurs (les réserves, dans le coffre, sont à la hauteur).
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PS : quelques infos ou conseils additionnels
Comment téléphoner depuis les USA ?
Téléphoner en France depuis sa chambre d'hôtel, en payant la communication avec la note d'hôtel, est toujours facturé à un prix dissuasif.
Utiliser son mobile Français est la pire des solutions. Outre une couverture de réseau bien plus restreinte qu'en Europe, le tarif est franchement rédhibitoire. Au mieux, c'est une sécurité pour les cas extrêmes, à n'utiliser ponctuellement que si on ne peut pas faire autrement. Par contre, envoyer ou recevoir des SMS reste une bonne solution, limitée mais efficace (bien que certains SMS ne sont parfois acheminés qu'avec plusieurs heures de retard).
Utiliser un mobile avec carte SIM Américaine (assez bon marché) peut être une solution valable si on doit téléphoner ou rester touchable souvent, n'importe où. Mais pour un voyage touristique, cela ne semble pas indispensable. Et la couverture du territoire est assez limitée.
La meilleure solution, de loin, est d'utiliser son ordinateur portable. La connexion gratuite par WiFi est la règle dans les hôtels de classe moyenne. J'utilisais autrefois SipInside de Free, entièrement gratuit. Mais la liaison était souvent mauvaise ou difficile à établir. J'utilise maintenant Skype, payant (mais si peu), qui permet une communication de très bonne qualité avec n'importe quel téléphone dans le monde ; Skype permet entre autre, pour un tarif très raisonnable, de toucher un téléphone portable Français. Durant ces 25 jours, avec 10-15€, j'aurais téléphoné sans aucune retenue en France un grand nombre de fois, yc vers des mobiles.
Enfin, l'emploi d'une carte téléphonique prépayée était et reste toujours, une solution excellente, très souple (seul bémol, comme en Europe, il y a aux USA de moins en moins de cabines publiques en état de marche), et toujours utilisable depuis sa chambre d'hôtel via un N° 800 (gratuit). Mais il y a carte et carte. Tous les grands magasins (Walmart, …), tous les supermarkets (Safeway, …), tous les boutiques ou kiosques touristiques en vendent pour 5, 10 ou 20$. Mais bien souvent ces cartes sont couteuses à l'usage. Une somme fixe peut être prélevée à chaque communication (jusqu'à 2.5$), plus une autre somme si on appelle depuis un poste public, plus encore une autre au premier appel, puis encore une fois par semaine pour la maintenance de système, … A ce rythme, la carte est vite épuisée (le prix annoncé à la minute de la communication vers l'Europe est trompeur, c'est un prix d'appel qui "oublie" les facturations annexes ci-dessus). Il existe par contre encore de "bonnes" cartes, qui sont sans frais de connexion, sans frais de ligne, et avec des frais réduits (0.5$ ou moins par communication) dès lors qu'on utilise un téléphone public. Mais il faut chercher et lire les textes en petits caractères sur la carte. On trouve encore de telles cartes, mais de moins en moins facilement, et toujours dans des boutiques de zones très touristiques (Time Square à NYC, Fisherman ou Union Square à San Francisco, Hollywood Boulevard à L.A.). Avec une carte à 5 ou 10$, on peut alors téléphoner une demi douzaine de fois en France, et surtout appeler un N° USA de partout en cas de besoin (par ex. pour annuler au dernier moment une chambre réservée).
Pour un séjour de plusieurs semaines aux USA ou Canada, je conseille toujours d'acheter rapidement une bonne carte téléphonique à 5$. C'est une sécurité.
Faire ses courses de nourriture aux USA à meilleur compte
Il existe dans toutes les agglomérations importantes des supermarchés de chaine (Safeway ou Vons qui lui est affilié, Ralphs, Albertsons, Whole Foods, Smith's, … J'ajouterai le City Market de Moab). Tous ces magasins sont extrêmement bien achalandés, en produits frais notamment. On y trouve même le matin de la bonne baguette bien croustillante.
Comme les Carrefour chez nous, ces chaines permettent à leurs clients fidèles d'obtenir de très significatives réductions (de 5 à 30% de l'addition). Et la procédure est encore plus facile. Il suffit de se faire établir une carte de client fidèle de la chaine, ce qui ne prend que 5 minutes et est gratuit. Puis, lors de chaque passage ultérieur en caisse, où que ce soit aux USA, en présentant sa carte, on est personnellement reconnu (Bonjour M. YYY. Quelle gloire, d'être reconnu ici instantanément, en débarquant de France !), et les rabais sont déduits automatiquement de la somme à payer.
Et si on est dans un magasin dont on ne possède pas la carte de fidélité, je conseille de le dire à la caissière, en expliquant qu'on est étranger et de passage, mais qu'on aimerait bien profiter des discounts réservés aux membres. La caissière passe alors, généralement avec un sourire, sa propre carte dans le lecteur optique, et les rabais se déduisent encore une fois automatiquement du total.
Conseils concernant l'achat d'eau potable
Comme tout le monde, nous achetons des galons d'eau à boire, dans les supermarchés. Mais je me permets de faire aux voyageurs sans expérience trois recommandations.
- 1/ Choisir toujours des galons avec bouchon vissé (et non pas seulement enfoncés), et si possible avec un pas de vis assez long. En effet par le passé, j'ai connu des désagréments (coffre inondé) avec des galons renversés, qui perdent vite leur bouchon. Ceci n'est valable que pour le premier achat, car rien n'empêche par la suite de verser le nouveau contenu dans l'ancien contenant.
- 2/ Acheter l'un des galons différent en forme (par ex. plus mince et plus haut) des autres. Ce sera le premier consommé. Ensuite, avec l'étiquette arrachée, re-rempli à un robinet, il servira comme réserve d'eau moins potable (lavage des mains, voiture, …).
- 3/ Préférer l'eau de source à l'eau industriellement purifiée (c'est précisé sur l'étiquette), au gout souvent assez dur et âpre. C'est parfois un peu plus cher, mais tellement meilleur d'un point de vue gustatif, surtout quand l'eau n'est pas fraiche. Les machines à re-remplissage, économiques, fournissent malheureusement toujours de l'eau industrielle.
La suite ici :
http://voyageforum.com/...post=3532902#3532902
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !