salut les randonneurs!!
voila je viens vers vous pour quelques conseils!
j'ai acheté des Meindl burma en vue de faire le gr20 a partir du 1er juin, et il s'avère que depuis 1 mois que je tente de les faire a mes pieds, il m'est limite impossible de les portées a cause des douleurs a la malléole externe ( les deux pieds) qu' elles me font.
je me dirige donc vers une paire de chaussure tige basse, en sachant que j'ai 2 batons de marche pour assurer mes appuis.
auriez vous un modèle de chaussure de trail ou de rando a me conseiller? (particulièrement costaud vu le profil du gr).
merci pour vos réponses!!😉
Bonjour,
Après les 3/4 du tour du monde à la voile nous nous mettons au trek mon épouse et moi. (La soixantaine)
Nous projetons un tour du Mont Blanc (itinéraire classique) en 2011 et la traversée du Zanskhar au Ladakh en 2012. Nous avons acheté des "chaussures de grandes randonnées" Meindl modèle Borneo Pro MFS. Belles chaussures mais qui me blessent légèrement sur la malléole externe.
D'après votre expérience, ce type de chaussure est-il indispensable pour notre programme ou peut-on envisager des "chaussures de randonnée" plus légères ?
Merci pour vos conseils Sergio
Après les 3/4 du tour du monde à la voile nous nous mettons au trek mon épouse et moi. (La soixantaine)
Nous projetons un tour du Mont Blanc (itinéraire classique) en 2011 et la traversée du Zanskhar au Ladakh en 2012. Nous avons acheté des "chaussures de grandes randonnées" Meindl modèle Borneo Pro MFS. Belles chaussures mais qui me blessent légèrement sur la malléole externe.
D'après votre expérience, ce type de chaussure est-il indispensable pour notre programme ou peut-on envisager des "chaussures de randonnée" plus légères ?
Merci pour vos conseils Sergio
Je suis parti avec mon épouse pour mon 8ème voyage aux USA dont 7 fois sur la cote OUEST. Comme assurances, on a la carte visa premier ( donc couverture à hauteur de 150 000 euros par personne ) + 80 000 euros de mon assurance habitation MACIF ( soit un total de 230 000 euros ). Je prépare longuement mes randos, mais j’ai toujours pris en compte le facteur accident avec une fracture possible……et je sais qu’aux USA les factures augmentent assez vite en fonction de la blessure, et qu’on ne connait les qualités des services des assurances, malheureusement que lorsqu’on a un problème et ce fut le cas.
Le 03 octobre sur la rando pour aller à king of wings dans le nouveau Mexique, ma femme a glissé en redescendant la butte juste au dessus de KOW, immédiatement elle m’a dit que c’était grave et qu’il y avait quelque chose de cassé au niveau de son pied. J’ai compris aussitôt que l’affaire était grave que j’étais à 3 km de la voiture ( heureusement que je m’étais garé au niveau du plan d’eau et non à l’éolienne, pour ceux qui connaissent le coin, ce qui m’a fait gagné 1 km à plusieurs reprises ). J’ai décidé de laisser ma femme au pied de KOW dont j’avais les coordonnées GPS et d’aller au plus vite en courant à la voiture ( le retour nécessite dans un premier temps le GPS et ça grimpe un peu ). J’ai laissé des sweets et toute l’eau à ma femme mais elle a été assez lucide car elle m’a dit que sauf en cas d’ultime nécessité elle ne boirait pas car elle avait le pressentiment qu’elle devrait subir une opération, donc boisson et nourriture déconseillées ( elle avait raison ). Comme l’accident est arrivé à 14h00 je devais prendre en compte le fait que la nuit tombe à 18h30, le temps d’arriver à la voiture ( soit 3 km ) de reprendre la piste soit 25 km pour aboutir sur la route principale et que les secours arrivent à temps donc pas gagné…..
Je fonce, et juste avant de rejoindre la route principale, je croise un véhicule. Je lui demande de s’arrêter, et lui explique la situation. Après avoir pris en photo la plaque de ma voiture ( on ne sait jamais à qui on a affaire ) il décide de m’aider, et me dit qu’il faut commencer à retourner sur la route ou il y aura du réseau téléphonique. Une fois sur place on téléphone au 911 et il faudra beaucoup de temps pour se faire bien comprendre la situation par les urgences, endroit exact, état de ma femme…..on perd un peu de temps entre eux et nous sur les points GPS ( heureusement que j’avais imprimé le plan google earth avec les points GPS en A3 couleur ) je n’oublie pas de préciser qu’il est impossible de venir directement en véhicule à l’endroit ou se trouve ma femme et que celle-ci ne peut pas marcher. Il est 15h15 quand les secours me demandent de rejoindre ma femme, et de rester sur place à les attendre. L’américain qui était à mes côté décide de me suivre pour rejoindre ma femme. Il nous faut environ 25 mn pour revenir en voiture toujours au niveau du point d’eau en voiture, et de rejoindre à pied ma femme. Juste avant d’arriver sur place je crie, mais pas de réponse, j’angoisse !!!! et au moment ou je vais arriver sur le point GPS de KOW, j’entends un hélicoptère derrière moi, c’est les Secours, et je pense god bless america ( et ma femme ). L’hélico me repère et je lui montre la direction de ma femme. Après avoir tourné il voit la voit et se pose au plus près, enfin les secours arrivent quel soulagement pour ma femme et pour moi !!!!!! Rapidement le docteur prodigue les soins, piqures, résines autour de la jambe et à 16h00 c’est le départ pour Farmington en hélico ( heureusement notre hôtel est situé là bas ), moi c’est encore une fois retour à pied vers la voiture, la longue piste et pour finir une longue route de 80 km. Mais une fois arrivée sur celle-ci je me rends compte que je n’ai pas appelé visa premier et je sais qu’avant toute chose il faut ouvir un N° de dossier…..Donc je fais un arrêt sur la route et bien que je sois pressé de rejoindre ma femme, je téléphone à Visa en me disant que les ennuis administratif vont commencer. Eh bien, à ma grande surprise j’arrive à les joindre et je raconte mon histoire au gars au bout du fil. Il me répond qu’il ouvre un dossier ( ça c’est bon ) mais qu’il faut que je contact au plus vite le docteur américain pour avoir un bilan médical. Il me signal que si l’intervention est rapide je paie la facture et il me rembourse sinon si ma femme reste au moins 24h00 à l’hôpital, l’assurance visa prend en charge. Je lui signale que son cas est assez grave et qu’il va certainement y avoir opération. A 18h30 j’arrive dans Farmington et là je repère un panneau avec un H, je n’hésite pas, je suis la direction et je me rends aux urgences. Dès que j’entre l’infirmière comprend que je suis français et me dirige aussitôt sur la salle ou se trouve ma femme. Là on trouve des docteurs et plusieurs infirmières autour de ma femme. Une dame s’approche de moi et me parle en français. Devant ma surprise, elle m’explique qu’elle est d’origine française et qu’elle est infirmière ( qu’elle a vécu à 20 km de mon domicile ) qu’elle a été appelé alors quelle était en repos car la patiente est française et qu’elle va m’accompagner dans toutes les démarches administratives et médicales ( bénévolement ), quelle chance !!!!. Le docteur m’explique ( via l’infirmière française ) la situation, malléole externe cassée avec déplacement et certainement ligaments arrachées !!! et demande si il doit commencer l’opération ou faut-il un rapatriement vers la France. Je contact l’assurance visa premier ( avec mon N° de dossier ) et là le docteur de Visa entre en contact avec le docteur américain. Rapidement le docteur de visa est d’accord pour l’opération à Farmington et me dit qu’il prenne tout en charge, un souci de moins car on m’annonce un cout d’au moins 70 000 dollars !!!!!. Ma femme est opérée à 20h30. A 22h30 le docteur qui a opéré ma femme m’explique via une application de traduction vocale avec son Smartphone que tout c’est bien passé mais que les ligaments ont été arrachés. Qu’il faudra impérativement que ma femme ne pose pas le pied parterre sur une durée d’au moins 8 semaines, et à ma grande surprise me dit qu’il ne voit pas d’inconvénients à continuer le voyage sous réserve des contraintes qu’il m’a annoncé. Je demande à ma femme de se prononcer, elle est d’accord !!! donc je verrai demain avec visa premier, et peut-être modifier la suite du séjour ( l’idée première c’est moins de randos pour moi, plus de voiture, pistes …) Le lendemain je retrouve ma femme à l’hôpital et fait le point sur son état de santé, son moral, et la suite à donner, pour moi visa n’acceptera pas de prolonger le voyage vu l’état de ma femme. J’appelle donc visa premier et là il me demande de leur envoyer 4 documents : le bilan d’intervention du docteur qui a opéré ma femme, un copie de son passeport, la preuve qu’elle est bien entré aux USA le 15 septembre, son billet de retour avec les N° de vol et de remplir un document qui engage visa à payer l’hôpital américain et à moi de m’engager à rembourser les sommes que je percevrai des différentes caisses de sécu + mutuelles ( ce qui est normal ). La procédure est simple je fais des photos des divers documents que je leur adresse sur site qu’ils m’ont donné par SMS ( rapide et pratique ). Le gars me signal tout de même que c’est le docteur français qui décidera si on doit continuer le voyage ou si on doit se faire rapatrier immédiatement, mais comme c’est la nuit en France ( le docteur est d’astreinte est intervient sur décision importante, ce n’est pas le cas pour mois ) je dois recontacter visa le lendemain matin. Le lendemain c’est le docteur de visa qui me téléphone, premièrement pour prendre des nouvelles de la santé de mon épouse et des suites à donner. Comme je lui précise que le docteur américain est OK pour continuer le voyage, que ma femme le souhaite aussi ( un kiné lui a donné gracieusement un déambulateur ) il me dit OK, mais pas de complication pour le reste du voyage et demande à ma femme de ne pas se mettre dans une situation d’aggraver son cas. Il me précise également qu’il prendra contact avec nous quelques jours avant la date de fin de séjour pour préciser les modalités de retour ( fauteuils roulant, prise en compte des bagages, business class pour ma femme, tranfert sur mon escale, etc…..). Donc le voyage peut continuer et ma femme de rester encore un peu dans l’ambiance américaine malgré les contraintes. J’aménage la suite du voyage en faisant des randos courtes ( pour moi ) ma femme restant dans la voiture ou à l’hôtel suivant les différents cas, et je lui aménage un truc avec des coussins à ses pieds, histoire qu’elle ne subisse pas de contraintes en voiture. Bref le voyage se poursuit et comme promis Visa me contact et me disant qu’ils ont tous prévus et programmé pour mon retour. Ma femme à un billet en business ( moi en éco ) et une limousine viendra nous chercher à l’hôtel à LAS VEGAS et que les bagages seront pris en charge par eux, super. Je signale également qu’on doit prendre un TGV à PARIS, et je demande qu’il conduise ma femme au moins jusqu’au quai de gare. Réponse du docteur, hors de question de prendre le TGV, le retour se fera avec un véhicule adapté pour que la jambe reste en hauteur ( je trouve visa super dans leur comportement car il m’en laissé poursuivre le voyage en voiture et là pour le retour ils ne veulent aucun risque !!! ). Pour conclure, le retour s’est bien passé dans l’organisation ( tout a été bien géré par visa, ils étaient dispo pour répondre à mes questions par téléphone….) si ce n’est pour la petite histoire, 1h00 d’attente à l’arrivée à Roissy car pas de chaise roulante à l’arrivée de l’avion ( erreur de l’aéroport m’explique le pilote car il a bien faxé le nombre de chaises 3h00 avant d’arriver !!! et ensuite encore perte 1h00 car un bagage reste introuvable !!! on apprendra qu’il est resté sur l’escale à Détroit
Aujourd’hui ma femme se repose dans notre maison, le retour sur l’assurance visa premier est impeccable, j’ai pu tester sur pièce. Je ne suis pas là pour vous donner des conseils mais uniquement pour relater mon expérience. Si l’accident aurait été plus grave ( genre 1 mois d’hôpital et multiple factures), le plafond de 230 000 euros n’aurait pas suffit…. Donc à prendre en compte, de plus j’ai agit très vite pour trouver des secours ( tout de même 01h30 avant l’arrivée en hélico ) si ma femme aurait eu une hémorragie interne par exemple, la situation aurait pu virer au cauchemar. L’idée d’une balise de détresse peut être une des solutions, à voir…. Comme signalé plus haut je prépare longuement comme beaucoup d’entre vous mes voyages et mes randos, nos conditions physiques sont adaptés à nos randos, mais il y a parfois des imprévues, se casser le pied en sortant de l’hôtel ou au milieu du désert n’est pas pareil ( tout est aggravé dans ce dernier cas ). Voilà mon récit ( un peu long ) mais si vous avez des questions n’hésitez pas
NB : je mettrais quelques photos de mes randos prochainement ( cathedral valley – wasson peak – delta pool – yellow rock – West clark bank …….)
côté météo les T° étaient de 25° au plus chaud ( donc bine pour les randos ) et pas de pluie ( même à Moab !!!!). A sqignaler que j'ai rayer mon parebrise entre SF et LA, et pas de problème pour changer de voiture chez ALAMO, sans cout malgré une réservation chez CARIGAMI ( pour une fois que je prenais un prestataire, bref pas de problème )

Je fonce, et juste avant de rejoindre la route principale, je croise un véhicule. Je lui demande de s’arrêter, et lui explique la situation. Après avoir pris en photo la plaque de ma voiture ( on ne sait jamais à qui on a affaire ) il décide de m’aider, et me dit qu’il faut commencer à retourner sur la route ou il y aura du réseau téléphonique. Une fois sur place on téléphone au 911 et il faudra beaucoup de temps pour se faire bien comprendre la situation par les urgences, endroit exact, état de ma femme…..on perd un peu de temps entre eux et nous sur les points GPS ( heureusement que j’avais imprimé le plan google earth avec les points GPS en A3 couleur ) je n’oublie pas de préciser qu’il est impossible de venir directement en véhicule à l’endroit ou se trouve ma femme et que celle-ci ne peut pas marcher. Il est 15h15 quand les secours me demandent de rejoindre ma femme, et de rester sur place à les attendre. L’américain qui était à mes côté décide de me suivre pour rejoindre ma femme. Il nous faut environ 25 mn pour revenir en voiture toujours au niveau du point d’eau en voiture, et de rejoindre à pied ma femme. Juste avant d’arriver sur place je crie, mais pas de réponse, j’angoisse !!!! et au moment ou je vais arriver sur le point GPS de KOW, j’entends un hélicoptère derrière moi, c’est les Secours, et je pense god bless america ( et ma femme ). L’hélico me repère et je lui montre la direction de ma femme. Après avoir tourné il voit la voit et se pose au plus près, enfin les secours arrivent quel soulagement pour ma femme et pour moi !!!!!! Rapidement le docteur prodigue les soins, piqures, résines autour de la jambe et à 16h00 c’est le départ pour Farmington en hélico ( heureusement notre hôtel est situé là bas ), moi c’est encore une fois retour à pied vers la voiture, la longue piste et pour finir une longue route de 80 km. Mais une fois arrivée sur celle-ci je me rends compte que je n’ai pas appelé visa premier et je sais qu’avant toute chose il faut ouvir un N° de dossier…..Donc je fais un arrêt sur la route et bien que je sois pressé de rejoindre ma femme, je téléphone à Visa en me disant que les ennuis administratif vont commencer. Eh bien, à ma grande surprise j’arrive à les joindre et je raconte mon histoire au gars au bout du fil. Il me répond qu’il ouvre un dossier ( ça c’est bon ) mais qu’il faut que je contact au plus vite le docteur américain pour avoir un bilan médical. Il me signal que si l’intervention est rapide je paie la facture et il me rembourse sinon si ma femme reste au moins 24h00 à l’hôpital, l’assurance visa prend en charge. Je lui signale que son cas est assez grave et qu’il va certainement y avoir opération. A 18h30 j’arrive dans Farmington et là je repère un panneau avec un H, je n’hésite pas, je suis la direction et je me rends aux urgences. Dès que j’entre l’infirmière comprend que je suis français et me dirige aussitôt sur la salle ou se trouve ma femme. Là on trouve des docteurs et plusieurs infirmières autour de ma femme. Une dame s’approche de moi et me parle en français. Devant ma surprise, elle m’explique qu’elle est d’origine française et qu’elle est infirmière ( qu’elle a vécu à 20 km de mon domicile ) qu’elle a été appelé alors quelle était en repos car la patiente est française et qu’elle va m’accompagner dans toutes les démarches administratives et médicales ( bénévolement ), quelle chance !!!!. Le docteur m’explique ( via l’infirmière française ) la situation, malléole externe cassée avec déplacement et certainement ligaments arrachées !!! et demande si il doit commencer l’opération ou faut-il un rapatriement vers la France. Je contact l’assurance visa premier ( avec mon N° de dossier ) et là le docteur de Visa entre en contact avec le docteur américain. Rapidement le docteur de visa est d’accord pour l’opération à Farmington et me dit qu’il prenne tout en charge, un souci de moins car on m’annonce un cout d’au moins 70 000 dollars !!!!!. Ma femme est opérée à 20h30. A 22h30 le docteur qui a opéré ma femme m’explique via une application de traduction vocale avec son Smartphone que tout c’est bien passé mais que les ligaments ont été arrachés. Qu’il faudra impérativement que ma femme ne pose pas le pied parterre sur une durée d’au moins 8 semaines, et à ma grande surprise me dit qu’il ne voit pas d’inconvénients à continuer le voyage sous réserve des contraintes qu’il m’a annoncé. Je demande à ma femme de se prononcer, elle est d’accord !!! donc je verrai demain avec visa premier, et peut-être modifier la suite du séjour ( l’idée première c’est moins de randos pour moi, plus de voiture, pistes …) Le lendemain je retrouve ma femme à l’hôpital et fait le point sur son état de santé, son moral, et la suite à donner, pour moi visa n’acceptera pas de prolonger le voyage vu l’état de ma femme. J’appelle donc visa premier et là il me demande de leur envoyer 4 documents : le bilan d’intervention du docteur qui a opéré ma femme, un copie de son passeport, la preuve qu’elle est bien entré aux USA le 15 septembre, son billet de retour avec les N° de vol et de remplir un document qui engage visa à payer l’hôpital américain et à moi de m’engager à rembourser les sommes que je percevrai des différentes caisses de sécu + mutuelles ( ce qui est normal ). La procédure est simple je fais des photos des divers documents que je leur adresse sur site qu’ils m’ont donné par SMS ( rapide et pratique ). Le gars me signal tout de même que c’est le docteur français qui décidera si on doit continuer le voyage ou si on doit se faire rapatrier immédiatement, mais comme c’est la nuit en France ( le docteur est d’astreinte est intervient sur décision importante, ce n’est pas le cas pour mois ) je dois recontacter visa le lendemain matin. Le lendemain c’est le docteur de visa qui me téléphone, premièrement pour prendre des nouvelles de la santé de mon épouse et des suites à donner. Comme je lui précise que le docteur américain est OK pour continuer le voyage, que ma femme le souhaite aussi ( un kiné lui a donné gracieusement un déambulateur ) il me dit OK, mais pas de complication pour le reste du voyage et demande à ma femme de ne pas se mettre dans une situation d’aggraver son cas. Il me précise également qu’il prendra contact avec nous quelques jours avant la date de fin de séjour pour préciser les modalités de retour ( fauteuils roulant, prise en compte des bagages, business class pour ma femme, tranfert sur mon escale, etc…..). Donc le voyage peut continuer et ma femme de rester encore un peu dans l’ambiance américaine malgré les contraintes. J’aménage la suite du voyage en faisant des randos courtes ( pour moi ) ma femme restant dans la voiture ou à l’hôtel suivant les différents cas, et je lui aménage un truc avec des coussins à ses pieds, histoire qu’elle ne subisse pas de contraintes en voiture. Bref le voyage se poursuit et comme promis Visa me contact et me disant qu’ils ont tous prévus et programmé pour mon retour. Ma femme à un billet en business ( moi en éco ) et une limousine viendra nous chercher à l’hôtel à LAS VEGAS et que les bagages seront pris en charge par eux, super. Je signale également qu’on doit prendre un TGV à PARIS, et je demande qu’il conduise ma femme au moins jusqu’au quai de gare. Réponse du docteur, hors de question de prendre le TGV, le retour se fera avec un véhicule adapté pour que la jambe reste en hauteur ( je trouve visa super dans leur comportement car il m’en laissé poursuivre le voyage en voiture et là pour le retour ils ne veulent aucun risque !!! ). Pour conclure, le retour s’est bien passé dans l’organisation ( tout a été bien géré par visa, ils étaient dispo pour répondre à mes questions par téléphone….) si ce n’est pour la petite histoire, 1h00 d’attente à l’arrivée à Roissy car pas de chaise roulante à l’arrivée de l’avion ( erreur de l’aéroport m’explique le pilote car il a bien faxé le nombre de chaises 3h00 avant d’arriver !!! et ensuite encore perte 1h00 car un bagage reste introuvable !!! on apprendra qu’il est resté sur l’escale à Détroit
Aujourd’hui ma femme se repose dans notre maison, le retour sur l’assurance visa premier est impeccable, j’ai pu tester sur pièce. Je ne suis pas là pour vous donner des conseils mais uniquement pour relater mon expérience. Si l’accident aurait été plus grave ( genre 1 mois d’hôpital et multiple factures), le plafond de 230 000 euros n’aurait pas suffit…. Donc à prendre en compte, de plus j’ai agit très vite pour trouver des secours ( tout de même 01h30 avant l’arrivée en hélico ) si ma femme aurait eu une hémorragie interne par exemple, la situation aurait pu virer au cauchemar. L’idée d’une balise de détresse peut être une des solutions, à voir…. Comme signalé plus haut je prépare longuement comme beaucoup d’entre vous mes voyages et mes randos, nos conditions physiques sont adaptés à nos randos, mais il y a parfois des imprévues, se casser le pied en sortant de l’hôtel ou au milieu du désert n’est pas pareil ( tout est aggravé dans ce dernier cas ). Voilà mon récit ( un peu long ) mais si vous avez des questions n’hésitez pas
NB : je mettrais quelques photos de mes randos prochainement ( cathedral valley – wasson peak – delta pool – yellow rock – West clark bank …….)
côté météo les T° étaient de 25° au plus chaud ( donc bine pour les randos ) et pas de pluie ( même à Moab !!!!). A sqignaler que j'ai rayer mon parebrise entre SF et LA, et pas de problème pour changer de voiture chez ALAMO, sans cout malgré une réservation chez CARIGAMI ( pour une fois que je prenais un prestataire, bref pas de problème )

Boujour,
Nous arrivons d'un voyage à Managua coté pacifique du Nicaragua. La mer n'était pas très belle + sable noir + plusieurs choses dans l'eau dont:
Une dame agée qui se baignait avec nous c'est tout à coup fait piquer par une raie. elle avait une chaussure de plage et la piqure a passé au travers! ça a saigné beaucoup, ça a fait un trou. La dame a pleurée de 13 hrs à 22 hrs. C'était une piqure très douloureuse.
Ma question est-ce obligatoirement une raie "pastenague" ou bien si d'autres sortes de raies peuvent piquer aussi durement une personne? Pourtant la dame ne l'a pas agressée...Plusieurs personnes se sont fait piquer par des raie durant notre séjour.
Si vous avez d'autres renseignements au sujet de la faune aquatique ne vous gênez pas de nous en faire part.
J'aime mieux savoir qu'être ignorante lorsque je suis loin de chez moi...
Merci de vos réponses
Florence300
Nous arrivons d'un voyage à Managua coté pacifique du Nicaragua. La mer n'était pas très belle + sable noir + plusieurs choses dans l'eau dont:
Une dame agée qui se baignait avec nous c'est tout à coup fait piquer par une raie. elle avait une chaussure de plage et la piqure a passé au travers! ça a saigné beaucoup, ça a fait un trou. La dame a pleurée de 13 hrs à 22 hrs. C'était une piqure très douloureuse.
Ma question est-ce obligatoirement une raie "pastenague" ou bien si d'autres sortes de raies peuvent piquer aussi durement une personne? Pourtant la dame ne l'a pas agressée...Plusieurs personnes se sont fait piquer par des raie durant notre séjour.
Si vous avez d'autres renseignements au sujet de la faune aquatique ne vous gênez pas de nous en faire part.
J'aime mieux savoir qu'être ignorante lorsque je suis loin de chez moi...
Merci de vos réponses
Florence300
Bonjour à tous,
Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.
Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :
- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)
Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...
Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...
Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?
Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)
Mbel
de Montréal
Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.
Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :
- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)
Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...
Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...
Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?
Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)
Mbel
de Montréal
Hi there, I’m planning to visit the Raja Ampat Islands next June. It’s pretty tricky to organize. What’s the best gateway to get there? Do you know of any places to stay if I don’t want to go diving? Which agencies can provide information? Thanks so much for your help!
Apprenti voyageurs nous sommes, mais nous nous appliquons à progresser 😉
Le voyage se déroulera du 27 juillet au 15 aout 2015 ...

Le blog avec photos, couleurs etoutetout ici
Lorsque j’étais dans le désert de Siloli, je me suis dit que j’avais énormément de chance d’avoir vu des paysages parmi les plus beaux de la Terre et j’ai eu envie de découvrir les paysages sous-marins. Madame Maxou, elle, avait envie de poursuivre la découverte de l’Asie pour sa culture et sa gastronomie ? Ce sont ces 2 envies et les contraintes climatiques estivales (s'il vous plait pas trop de pluie 😏) qui nous ont amenés en Indonésie. D’abord Bali, puis pour s’éloigner un peu du flux de touristes et plonger, Flores et le parc de Komodo.
Le problème de l’Asie, c’est comment voyager. Nous ne sommes pas des routards, mais nous aimons note indépendance. J’ai donc établi un programme, réserver des hébergements, mais pour les déplacements, j’ai eu plus de mal à me décider. « On verra sur place », il parait que c’est facile en Asie. L’hésitation était entre : louer une voiture (en croisant les doigts qu’il n’arrive rien), prendre un chauffeur pour l’ensemble du circuit ou régler les déplacements au jour le jour en fonction des besoins. On a coupé la poire en 2 : sur l’île de Bali, ce sera taxi au coup par coup, sur Flores ce sera voiture avec chauffeur pour le temps du séjour.
Comme la plongée était une des composantes importante du voyage, je me suis empressé de ressortir mon vieux diplôme de niveau 1 et j’ai passé le niveau padi 2 qui me permet plus d’autonomie, une possibilité de plonger jusqu’à 30m. En même temps j’avais besoin de me re-familiariser avec le matériel et l’anglais de « scuba ».
Combien serons-nous ? Seulement 2, les enfants ayant leur propre programme. Et hop ! c’est parti, en route pour notre aéroport de prédilection : FRA pour son petit nom.
J’ai choisi Cathay Pacific comme compagnie pour ses escales bien calibrées (3 heures) et sa réputation pour le service à bord. Au final, notre avis est mitigé : sur 4 vols, 3 auront d’importants retards plus ou moins légitimes et le service à bord n’était pas exceptionnel. A ce jour Vietnam Airlines nous a laissé le meilleur souvenir.
C'est partiiiii .....
Nous arriverons à Denpasar vers 17h30 au lieu de 15h30. Nous avons survoler le volcan qui pose tant de problème, mais il semblait endormi. Nous partons vers Ubud où nous logerons 3 nuits dans le village de Keliki Painting School à environ 7 km au nord de la ville.
C’est un peu comme une chambre d’hôtes, la famille de Irak, peintre de son métier, nous hébergera dans son « balé » (habitation typique de Bali regroupant plusieurs maisonnettes pour chaque membre de la famille et temples familiaux et entourée d’un grand mur) . Nous avons une petite maisonnette avec salle de bain et WC et une grande terrasse avec table et chaises, sur laquelle nous prendrons nos repas. On a trouvé intéressant de découvrir le fonctionnement du balé de l’intérieur. Irak et son épouse, par ailleurs très bonne cuisinière, sont aux petits soins pour nous et nous donnent toutes les explications souhaitées en français.

Le village de Keliki a 2 balés de ce type qui accueillent les touristes. C’est sous l’impulsion d’un français, Yves, que ce village a misé sur ce concept pour développer le tourisme. Dans le balé d’à côté, on peut participer à des cours de peintures traditionnelles et un « tableau des partages » nous permet de nous regrouper pour certaines visites afin de réserver des taxis à moindre coût et d’échanger avec d’autres touristes. Nous ne rencontrerons que des francophones.
A notre arrivée, Irak nous propose un thé et un nasi goreng. Puis il nous fait part de la fête au temple du village. Il nous propose des sarongs et nous accompagne au temple, bonne entrée en matière. Nous n’y resterons pas longtemps, fatigue et décalage horaire ont eu raison de la fête.


Le blog avec photos, couleurs etoutetout ici
Lorsque j’étais dans le désert de Siloli, je me suis dit que j’avais énormément de chance d’avoir vu des paysages parmi les plus beaux de la Terre et j’ai eu envie de découvrir les paysages sous-marins. Madame Maxou, elle, avait envie de poursuivre la découverte de l’Asie pour sa culture et sa gastronomie ? Ce sont ces 2 envies et les contraintes climatiques estivales (s'il vous plait pas trop de pluie 😏) qui nous ont amenés en Indonésie. D’abord Bali, puis pour s’éloigner un peu du flux de touristes et plonger, Flores et le parc de Komodo.
Le problème de l’Asie, c’est comment voyager. Nous ne sommes pas des routards, mais nous aimons note indépendance. J’ai donc établi un programme, réserver des hébergements, mais pour les déplacements, j’ai eu plus de mal à me décider. « On verra sur place », il parait que c’est facile en Asie. L’hésitation était entre : louer une voiture (en croisant les doigts qu’il n’arrive rien), prendre un chauffeur pour l’ensemble du circuit ou régler les déplacements au jour le jour en fonction des besoins. On a coupé la poire en 2 : sur l’île de Bali, ce sera taxi au coup par coup, sur Flores ce sera voiture avec chauffeur pour le temps du séjour.
Comme la plongée était une des composantes importante du voyage, je me suis empressé de ressortir mon vieux diplôme de niveau 1 et j’ai passé le niveau padi 2 qui me permet plus d’autonomie, une possibilité de plonger jusqu’à 30m. En même temps j’avais besoin de me re-familiariser avec le matériel et l’anglais de « scuba ».
Combien serons-nous ? Seulement 2, les enfants ayant leur propre programme. Et hop ! c’est parti, en route pour notre aéroport de prédilection : FRA pour son petit nom.
J’ai choisi Cathay Pacific comme compagnie pour ses escales bien calibrées (3 heures) et sa réputation pour le service à bord. Au final, notre avis est mitigé : sur 4 vols, 3 auront d’importants retards plus ou moins légitimes et le service à bord n’était pas exceptionnel. A ce jour Vietnam Airlines nous a laissé le meilleur souvenir.
C'est partiiiii .....
Nous arriverons à Denpasar vers 17h30 au lieu de 15h30. Nous avons survoler le volcan qui pose tant de problème, mais il semblait endormi. Nous partons vers Ubud où nous logerons 3 nuits dans le village de Keliki Painting School à environ 7 km au nord de la ville.
C’est un peu comme une chambre d’hôtes, la famille de Irak, peintre de son métier, nous hébergera dans son « balé » (habitation typique de Bali regroupant plusieurs maisonnettes pour chaque membre de la famille et temples familiaux et entourée d’un grand mur) . Nous avons une petite maisonnette avec salle de bain et WC et une grande terrasse avec table et chaises, sur laquelle nous prendrons nos repas. On a trouvé intéressant de découvrir le fonctionnement du balé de l’intérieur. Irak et son épouse, par ailleurs très bonne cuisinière, sont aux petits soins pour nous et nous donnent toutes les explications souhaitées en français.

Le village de Keliki a 2 balés de ce type qui accueillent les touristes. C’est sous l’impulsion d’un français, Yves, que ce village a misé sur ce concept pour développer le tourisme. Dans le balé d’à côté, on peut participer à des cours de peintures traditionnelles et un « tableau des partages » nous permet de nous regrouper pour certaines visites afin de réserver des taxis à moindre coût et d’échanger avec d’autres touristes. Nous ne rencontrerons que des francophones.
A notre arrivée, Irak nous propose un thé et un nasi goreng. Puis il nous fait part de la fête au temple du village. Il nous propose des sarongs et nous accompagne au temple, bonne entrée en matière. Nous n’y resterons pas longtemps, fatigue et décalage horaire ont eu raison de la fête.

Salut à tous !!!
Suite à notre traversée des Alpes de cet été voici un petit résumé (un attendant un récit complet ...) de ces 10 semaines passez à marcher dans les Alpes ainsi que quelques photos, montages photos et la bande annonce du film que nous sommes entrain de monter.
Surtout si vous avez des questions n'hésitez pas à me contacter sur aurian.dig@hotmail.fr !!!
Voici aussi le trajet sur google maps: http://maps.google.com/...004abcfd1fd35d4c1a09
Le montage photo: http://youtu.be/_A0E6XaHSwQ La bande annonce: http://youtu.be/B_03lZXOMoE
Quelques photos : http://www.facebook.com/...e=1&l=e9be1c5d50 http://www.facebook.com/...e=1&l=7f979bdda1 http://www.facebook.com/...e=1&l=8c03ceb85f http://www.facebook.com/...e=1&l=4ff90d4868 http://www.facebook.com/...e=1&l=054290c243
Transalpine 2011

L’envie de reprendre la route a progressivement fait son chemin dans nos têtes, 1 an en Italie pour Rudi et une traversée de l’Islande à vélo pour moi ont suffi à raviver notre envie de voyager au rythme de nos pas. Les Alpes nous ont laissé un souvenir extraordinaire, en 2008, lors de notre traversée de la France par le GR5 (Nice - Wissembourg). Nous décidons donc de repartir dans cette direction. Très rapidement l’itinéraire Rouge de la Via Alpina apparait comme une base de travail intéressante à notre projet. On décide cependant de conserver une certaine indépendance par rapport au tracé proposé. En effet les tracés de la Via Alpina ont « une logique Refuge » : parfois l’itinéraire « dévie quelque peu » pour atteindre un refuge ou pour pouvoir justifier les 2500 km du parcours proposé… Traverser les Alpes d’accord mais faire des détours pour incrémenter le compteur ne fait pas parti de notre philosophie. Dans le but de nous immerger au maximum nous décidons, comme en 2008, de partir en autonomie complète, ce qui bien évidemment offre une souplesse indéniable sur l’organisation des étapes mais c’est aussi un atout économique incontestable.
Le départ est fixé au 04 juin 2011, quelques amis nous ont fait la surprise de nous rejoindre pour un pique nique pantagruélique avant de reprendre les Alpes où nous les avions laissés.

La première semaine est celle du réveil du corps qui sort péniblement de son sommeil. Quelques crampes, les jambes qui tremblent en se couchant, le souffle court, tous les signes d’une vie « confortable » ou l’effort physique n’est plus nécessaire et est réduit au maximum. Malgré tout nous sommes rapidement dedans. Les journées de marche s’allongent même si le temps n’est pas au beau fixe. On se rassure en se disant qu’on est qu’au mois de Juin et qu’après ça ira mieux… Les premiers gros cols arrivent (col de Susanfe, col du Domecre…) que l’on passe sur et sous la neige avec quelques petites frayeurs au programme. Malgré tout, les paysages dépassent de loin nos attentes, les quelques éclaircies qui nous sont offertes sont d’intenses moments de bonheur. La neige sublime les sommets, on se nourrit comme des ogres de tant de splendeur.

Mais nous sommes partis trop vite et au bout d’une grosse semaine le couperet tombe. Rudi à des problèmes au niveau de la malléole droite et j’ai une tendinite aiguë au tendon d’Achille gauche. J’avais pourtant pris le temps de « faire » les chaussures 1 mois avant de partir mais ça n’a pas suffit. Impossible de mettre le pied dans la chaussure sans que ça me fasse mal. 2 jours d’attente interminable au camping de Lenk à me masser le pied et à ne pas bouger. Le troisième jour on décide de racheter chacun une paire de chaussures basses en espérant que ça nous permette de continuer.
La reprise n’est pas concluante mais on avance quand même. Le soleil qui commence enfin à réapparaitre et la vue du Jungfrau (4158 m) et du Finsteraarhorn (4274 m) font office d’anti douleurs exceptionnels.

Après quelques journées plates dans le Valais bien utiles à ma guérison, nous prenons la direction de la Suisse Italienne et de l’Italie où s’ajoute aux montagnes le charme des torrents sauvages comme dans la « Valle di Peccia » où la truite règne encore en maître des lieux. Le corps s’habitue bien au traitement qu’on lui inflige, rationnement et efforts physiques. Les kilos superflus disparaissent à vue d’œil, on commence à vraiment entrer dans la peau du marcheur. Pour l’instant la saison estivale ne fait que commencer et nous ne croisons quasiment personne. La plupart des refuges ouvrent tout juste leurs portes. Etrangement les hameaux perdus dans les montagnes grouillent d’activités. Les habitants préparent l’été et nous sommes impressionnés par le soin qu’ils apportent à leurs chalets et aux jardins attenants. On envie presque la sédentarité en les voyant…

Première vrai pause, depuis le temps mort de Lenk, du côté de Biasca (Suisse Italienne) où notre premier restaurant depuis le départ nous rappelle que nous n’avons plus l’habitude de manger en quantité et en « qualité ». Il faut mastiquer longuement et surtout aller à l’encontre de nos envies face à cette profusion de nourriture. (Cette fois ci pas de dommages collatéraux…) Les ascensions des cols sont longues dans cette partie des Alpes mais la récompense au sommet est à chaque fois au rendez vous. (Quand le temps est avec nous…) On se nourrit de la vue, de l’air pur et du silence reposant que nous offre la solitude des montagnes. La beauté des paysages et l’effort sont les meilleurs assaisonnements que nous connaissons. Dans ces moments là un morceau de pain rassit et un vieux bout de saucisson valent tous les grands restaurants !

On s’enfonce toujours plus dans les Alpes et on découvre de merveilleuses vallées encore préservées de l’industrie du ski . La vallée de Juf est un parfait exemple : Située à une moyenne de 2000 m d’altitude elle est bordée de part et d’autre de pentes plus ou moins douces et se termine en « cul de sac » par le Pix Turba (3018 m) une vraie carte postale. Je prends plusieurs photos pour conserver l’image de cette zone encore sauvage, mais pour combien de temps… Derrière c’est la vallée de Saint Moritz. C’est en quelque sorte le Chamonix Suisse avec son côté clinquant et des sommets renommés tel que le P. BERNINA ( 4019 m) et le PIZ ROSEG (3937 m). Mais cette vallée ne serait rien sans ses 3 lacs (Lej da Segl, Lej da Silvaplauna et St Moritzersee) où la truite se pêche de la manière la plus noble qu’il soit : à la mouche.

C’est dans une ambiance féerique que nous longeons ses lacs tout juste sortis de leur sommeil. De cette matinée nous tirerons quelques uns de nos plus beaux clichés.
Malgré l’accueil exceptionnel des suisses et des paysages hors du commun nous aspirons à changer d’air. L’arrivée en Autriche par le Schlappinner Joch (2202 m) nous donne une bouffée d’oxygène exceptionnelle malgré le mauvais temps qui s’est réinstallé. Notre portefeuille n’est pas mécontent non plus car lors de notre passage en Suisse 1 euro équivalait à 1,15 Francs Suisse, d’où un coût exorbitant de la nourriture qui a durement entravé notre budget. Nous jouons avec la frontière Suisso Autrichienne durant 3 jours le long d’un splendide sentier en balcons jusqu’au Lichtenstein où nous croisons nos premiers Via Alpiniste. Il s’agit d’un couple d’américain d’une cinquantaine d’années qui parcourt l’itinéraire rouge de la Via Alpina 6 semaines par an.

Avant d’attaquer pleinement l’Autriche nous prenons une journée et demie de repos bien mérité au camping de Feldkirch où la piscine et les équipements du camping réparent nos corps fatigués mais heureux de vivre pleinement cette aventure.
Après les paysages grandioses de la Suisse le démarrage en Autriche nous paraît, au premier abord, un peu fade. L’altitude est moins importante et les deux jours en fond de vallée pour quitter Feldkirch sont un peu ennuyeux. Mais comme toujours la « route » réserve des surprises. Au détour d’un village on se fait gentiment inviter par une institutrice à prendre le café… On reprend de l’altitude en passant le petit village de Schröken et le col de Hochtannbergpass qui nous offrira une nuit agitée sous le signe des orages et de la danse endiablée de nos toiles de tente. On commence à apprécier ces paysages moins « grands » mais dont le charme est incontestable. On a l’impression d’être dans un immense terrain de jeu ou chaque chemin, chaque sentier est une histoire à vivre.
Depuis quelques jours je rêve de la dernière rivière sauvage d’Europe, la rivière Lech. J’imagine ces eaux cristallines grouillant de truites et son lit tumultueux. Ce jour arrive enfin le 10 juillet, mais avant, encore une fois l’aventure nous surprend au détour d’un chemin. Cette fois ci se sont des bergers autrichiens qui nous ouvrent les portes de leur bergerie pour une grande bière à 9h du matin… Ils nous chambrent un peu quand je leur parle des ours et de la Slovénie. Ils nous disent qu’on n’a rien à craindre de toute façon on sera trop maigre en arrivant là bas… La rivière Lech dépasse nos espérances. Elle est large, sinueuse au possible et l’eau d’un bleu à concurrencer le ciel. Les truites sont au rendez vous dans les petits ruisseaux qui la bordent. On s’arrête plusieurs minutes sans rien dire juste pour contempler et apprécier le moment présent.
Avant de repartir, symboliquement, on boit chacun une gorgée en pensant à toutes ses rivières en Europe dont la seule survivante est devant nous.
Nous poursuivons notre découverte de l’Autriche en alternant entre montagnes, fonds de vallées et jolis petits villages touristiques. C’est également le temps des orages qui s’occupent d’anéantir tous nos efforts pour sécher notre équipement. Après Lermoos nous découvrons avec plaisir la vallée du Galstal où sans efforts nous évoluons dans un paysage grandiose. Déjà un mois et demi que nous marchons quand nous arrivons à Innsbrück. Au programme une journée et demie de repos et visite de la vieille ville. Nous préférons nous arrêter le moins longtemps possible car par expérience on s’est rendu compte qu’il était de plus en plus difficile de repartir quand nous cassions le rythme. Malgré la pluie qui accompagne notre arrivée en ville nous passons un excellent moment en visitant la vieille ville, le château impérial et en nous offrant un somptueux chocolat viennois « with cream » dans l’illustre hôtel de l’Aigle d’Or. C’est aussi l’occasion de réparer un peu le matériel. La tente de Rudi semble souffrir de gros défauts de conception et les arceaux sont cassés. Nous partons donc en quête de scotch blindé au cas où... Les pointes des bâtons montrent également de gros signes de fatigue, Rudi qui a déjà attaqué le carbone d’un de ses bâtons optera pour un simple bâton de ski à Hintertux quelques jours après notre départ d’Innsbruck.

Cette pause citadine nous a fait du bien et c’est ragaillardi que nous retournons tutoyer les « hauts » sommets. Après une journée sans saveur pour nous éloigner d’Innsbruck nous prenons le chemin de notre plus haut col : Friesenbergcharte 2912 m. Ce sera notre passage vers 5 jours de temps exécrable où la neige sera notre plus fidèle amie. Un réveil hivernal au bord du lac Schlegelsspelcher et une crête avortée avant notre arrivée sur Campo Tures entravent sérieusement notre moral. Mais heureusement nous avons notre kit de survie : le chocolat !! Une après midi « tranquille » en ville et quelques pâtisseries nous font oublier les désagréments des précédents jours. Pour la deuxième fois depuis le départ c’est avec des chaussures neuves que nous attaquons une de nos plus grosse étape : Plus de 2000 m de dénivelé positif pour atteindre Gemsbichljoch à 2800 m. On se lève à 5h. Après deux heures à longer la route on arrive au départ du sentier. A Innere Gelttalam on a le souffle coupé tellement le paysage qui s’offre à nous est grandiose. Hier on maudissait la neige aujourd’hui on la remercie de sublimer ainsi les sommets. Cette ascension restera graver dans notre mémoire comme celle nous ayant offert un des plus beau panorama.

Nous prenons tranquillement la direction des dolomites. Le temps se gâte à nouveau et c’est le début de deux jours de galère à se perdre, à descendre du mauvais côté du col, à remonter sur un autre inutilement et à dormir sous la neige. Malgré tout on arrive au Tre Cime où l’on refait à nouveau connaissance avec le tourisme de masse. « Autoroute » pour accéder au refuge qui est sale et bondé. La contrepartie d’un site exceptionnel facilement accessible.
On s’extirpe tant bien que mal des dolomites pour arriver à Sesto, point de départ du Karnisher Hohenweg qui est un trek de 10 jours où 90% du parcours se fait sur la crête. Un magnifique moment en perspective. On se charge pour sept jours, il va falloir tenir la cadence car il n’y a pas moyen de ravitailler sauf en redescendant dans la vallée. Le soleil nous accompagne par intermittences mais cela suffit à rendre cette partie du voyage extraordinaire. C’est grisant d’évoluer sur un sentier avec une vue à 360°. On se gave de paysages et aussi d’Apfelstrudel…(c’est une spécialité autrichienne servie dans les refuges).

Un soir après un bon chocolat chaud et une part d’Apfelstrudel accompagnée de crème chantilly, on part installer notre bivouac au dessus du refuge Hochweisstein. Les vaches semblent loin donc pas d’inquiétudes. Mais rapidement on ne sait par quel miracle elles s’approchent et viennent s’installer près de nos tentes. Le bruit du ruminement de ces boites à herbes est insupportable, elles n’arrêtent pas, on pensait que la nuit allait les calmer ! Mais non, elles ruminent assises, couchées, en dormant !!! N’arrivant pas à dormir de rage on sort à 1h du matin pour les chasser une n-ième fois. Là c’est un choc… Le ciel est somptueux, aucune pollution lumineuse n’est là pour nous empêcher de voir les milliards d’étoiles qui tapissent le ciel. Le voilà notre hôtel avec des millions d’étoiles dont parlent Poussin et Tesson. On s’incline finalement devant les vaches pour ce moment unique. Le début de la traversée des Alpes Carniques est assez fréquenté sur les portions les plus intéressantes mais avec les altitudes qui baissent et des paysages moins imposants, les randonneurs se font rares. Notre moral est aussi en berne. Depuis le départ le temps n’est pas vraiment avec nous et les montagnes qui rapetissent nous signalent qu’on approche doucement mais surement de la fin de notre aventure. Comme prévu nous arrivons au bout de la crête à Thörl-Maglern au bout de 7 jours. Malgré une fin peu intéressante cette partie de notre transalpine restera comme la partie la plus aboutie d’un point de vue randonnée. En effet nous laissons derrière nous 7 jours de pur sentier sans équivalent depuis notre départ. L’arrivée en Slovénie est un véritable moment d’émotion et un bon coup de pouce au moral. C’est en quelque sorte le pays « exotique » de l’aventure et une frontière que nous avons rêvé sans penser l’atteindre un jour. Au Dreiländereck (point de rencontre des frontières Italienne, Autrichienne et Slovène) nous prenons tout notre temps pour entrer en Slovénie.

Rapidement nous atteignons notre premier village Slovène Ratece . Le temps de jouer à chercher les différences et similitudes avec nos villages que nous abordons déjà le parc national du Triglav. On rencontre un groupe de randonneur Autrichien parti la veille pour effectuer la traversée de la Slovénie, on discute de nos expériences respectives et ils nous mettent en garde contre les Rangers. On passe quelques minutes ensemble en attendant que « leur messager » revienne avec des informations sur le chemin. On vient de découvrir que les cartes slovène sont assez approximatives, ce qui nous vaudra quelques détours par la suite… Nous sommes un peu déçu, nous avions rêvé la Slovénie comme un endroit sauvage et préservé et c’est ici même au cœur du Triglav que nous rencontrons le plus de monde et malheureusement le plus de papiers le long des chemins. La Slovénie victime de sa beauté ? Après un après midi de repos au camping de Trenta, réveil à 5h le 05/08/2011 direction le sommet de la Slovénie : Le Triglav. La journée va être longue, Trenta est à 600 m d’altitude et le Triglav à 2864 m soit presque 2300 m de dénivelé d’un seul bloc. La première partie est progressive jusqu’au col de Luknja (1758 m), c’est un sentier sinueux très bien entretenu. Nous avons pris la décision de faire au plus « court » (sur la carte…) et de passer par Plemenice. Dans les derniers mètres avant l’arrivée au col je commence à avoir des doutes. Le sentier est en pointillé sur la carte et de chaque côté du col il n’y a que de la roche. Nous arrivons à 8h15 au col de Luknja, et là nos doutes se transforment en certitudes. Il n’ y a pas de chemin. On lève un peu la tête et à notre grande stupeur on observe des gens évoluer sur la roche sur une sorte de Via Ferrata.
On s’assied quelques minutes pour les observer et réfléchir. Deux solutions s’offrent à nous : - Soit on tente la Via Ferrata sans baudriers et avec des sacs de 20 kgs - Soit on fait demi-tour et on reprend le sentier « classique » 500 m plus bas. Je n’aime pas faire demi tour mais à ce moment précis on n’en mène pas large. Un groupe de 3 personnes se lancent dans l’ascension, ils n’ont pas l’air très physique et n’ont pas d’équipements spéciaux. On se regarde avec Rudi et contre toute attente on décide d’y aller ! Les premières minutes sont stressantes d’autant que nos sacs ne sont pas du tout adaptés à ce genre d’exercice. Mais rapidement on commence à apprécier de jouer avec les câbles et la roche. Au bout d’une demie heure le stresse laisse place à l’euphorie. Nous n’avons aucune expérience de l’alpinisme et jusqu’à maintenant nous nous demandions quel plaisir peut on avoir à tromper la mort en permanence. Sans parler d’alpinisme cette première nous a permis d’approcher surement un peu le sentiment de plénitude que doit apporter les cimes.


12h00 nous arrivons au sommet !! Nous sommes exténués mais au comble du bonheur. La vue est époustouflante et l’ascension magique. Cette première approche rando/escalade nous a transcendé. Nous pensons déjà aux prochains sommets que nous gravirons une fois rentré en France. Un véritable rêve éveillé dans lequel nous avons pleinement vécu l’instant présent. Vivre le moment présent, une utopie dans la vie de tous les jours que l’appréhension et le stress nous ont offert… Nous ne nous attardons pas au sommet le temps commence à se couvrir et c’est la cohue (il y a même un vendeur de canettes ambulant !!!). Nous redescendons sur le refuge Triglavski Dom qui est le point de départ de la chaine humaine qui se lance tout au long de la journée à l’ascension du Triglav.
Pour les Slovènes le Triglav est un véritable symbole, chaque Slovène doit l’avoir gravit au moins une fois dans sa vie. Ce qui explique les cris de joie qui descendent du sommet jusque tard dans l’après midi.
Nous avons eu de la chance le soleil a été avec nous pour l’ascension, mais depuis il a disparu pour laisser place à la pluie et à un épais brouillard en altitude. Difficile de rebondir après cette intense journée du Triglav, notre moral et le temps sont en bernes. Les journées qui suivent sont plates. On sort tranquillement du parc national après être passé sur les rives du lac Bohinjsko Jezero. On avance pour avancer. La fin de l’aventure est toute proche, notre esprit commence déjà à se projeter dans l’après.
Malgré tout on découvre une autre facette de la Slovénie. Le côté sauvage n’est pas là où on l’attendait. C’est dans ces paysages de moyenne montagne aux vallées profondes que la Slovénie prend à nos yeux tout son sens. Nous passons Porezen à 1630 m sous un vent particulièrement violent mais qui accompagne notre descente sur une crête que l’on assimile sans mal au Ballon des Vosges. A perte de vue une montagne arrondie, vallonnée et tachetée d’une multitude de hameaux. Nous poursuivons notre descente paisible vers la mer en passant par Sovodenj et Idrija non sans avoir fait quelques détours plus ou moins voulus et où nous retrouverons notre groupe de randonneurs Autrichien descendant d’un bus… Le passage dans les hameaux et toujours un grand moment gustatif, chaque maison à un grand jardin et un verger dans lesquels nous soulageons les arbres de quelques prunes et pommes qui dépassent plus ou moins sur notre chemin… Nous nous arrêtons à Postojna 2 jours pour visiter les grottes du même nom. Une visite hors norme et mémorable. Mais malheureusement trop rapide, un peu à l’opposé du voyage tout comme Ljubljana petite capitale qui ne nous laissera pas un souvenir intarissable. La descente vers la Mer Adriatique s’amorce sérieusement après nos 2 jours de visites. L’esprit n’est plus à la marche il veut en finir. Le corps a bien récupéré depuis plusieurs jours, les efforts sont moins importants depuis que nous avons quitté le Triglav. Samedi 13 aout 2011 nous arrivons dans la matinée, 70 jours tout juste après notre départ de Samoëns. Nous aurions voulu le faire exprès nous n’aurions pas pu. Nous ne réalisons pas encore tout le chemin parcouru même si depuis quelques temps des images commencent à revenir. Nous nous arrêtons au port, on ne peut plus aller plus loin. C’est fini, nous y sommes arrivés, traverser les Alpes à pied en autonomie totale. Le voyage n’est pas complètement terminé, le retour en fait aussi parti mais pour l’instant nous prenons un bon repas sur le port en guise d’adieux (momentanés…) à la Montagne…

The End
Suite à notre traversée des Alpes de cet été voici un petit résumé (un attendant un récit complet ...) de ces 10 semaines passez à marcher dans les Alpes ainsi que quelques photos, montages photos et la bande annonce du film que nous sommes entrain de monter.
Surtout si vous avez des questions n'hésitez pas à me contacter sur aurian.dig@hotmail.fr !!!
Voici aussi le trajet sur google maps: http://maps.google.com/...004abcfd1fd35d4c1a09
Le montage photo: http://youtu.be/_A0E6XaHSwQ La bande annonce: http://youtu.be/B_03lZXOMoE
Quelques photos : http://www.facebook.com/...e=1&l=e9be1c5d50 http://www.facebook.com/...e=1&l=7f979bdda1 http://www.facebook.com/...e=1&l=8c03ceb85f http://www.facebook.com/...e=1&l=4ff90d4868 http://www.facebook.com/...e=1&l=054290c243
Transalpine 2011

L’envie de reprendre la route a progressivement fait son chemin dans nos têtes, 1 an en Italie pour Rudi et une traversée de l’Islande à vélo pour moi ont suffi à raviver notre envie de voyager au rythme de nos pas. Les Alpes nous ont laissé un souvenir extraordinaire, en 2008, lors de notre traversée de la France par le GR5 (Nice - Wissembourg). Nous décidons donc de repartir dans cette direction. Très rapidement l’itinéraire Rouge de la Via Alpina apparait comme une base de travail intéressante à notre projet. On décide cependant de conserver une certaine indépendance par rapport au tracé proposé. En effet les tracés de la Via Alpina ont « une logique Refuge » : parfois l’itinéraire « dévie quelque peu » pour atteindre un refuge ou pour pouvoir justifier les 2500 km du parcours proposé… Traverser les Alpes d’accord mais faire des détours pour incrémenter le compteur ne fait pas parti de notre philosophie. Dans le but de nous immerger au maximum nous décidons, comme en 2008, de partir en autonomie complète, ce qui bien évidemment offre une souplesse indéniable sur l’organisation des étapes mais c’est aussi un atout économique incontestable.
Le départ est fixé au 04 juin 2011, quelques amis nous ont fait la surprise de nous rejoindre pour un pique nique pantagruélique avant de reprendre les Alpes où nous les avions laissés.

La première semaine est celle du réveil du corps qui sort péniblement de son sommeil. Quelques crampes, les jambes qui tremblent en se couchant, le souffle court, tous les signes d’une vie « confortable » ou l’effort physique n’est plus nécessaire et est réduit au maximum. Malgré tout nous sommes rapidement dedans. Les journées de marche s’allongent même si le temps n’est pas au beau fixe. On se rassure en se disant qu’on est qu’au mois de Juin et qu’après ça ira mieux… Les premiers gros cols arrivent (col de Susanfe, col du Domecre…) que l’on passe sur et sous la neige avec quelques petites frayeurs au programme. Malgré tout, les paysages dépassent de loin nos attentes, les quelques éclaircies qui nous sont offertes sont d’intenses moments de bonheur. La neige sublime les sommets, on se nourrit comme des ogres de tant de splendeur.

Mais nous sommes partis trop vite et au bout d’une grosse semaine le couperet tombe. Rudi à des problèmes au niveau de la malléole droite et j’ai une tendinite aiguë au tendon d’Achille gauche. J’avais pourtant pris le temps de « faire » les chaussures 1 mois avant de partir mais ça n’a pas suffit. Impossible de mettre le pied dans la chaussure sans que ça me fasse mal. 2 jours d’attente interminable au camping de Lenk à me masser le pied et à ne pas bouger. Le troisième jour on décide de racheter chacun une paire de chaussures basses en espérant que ça nous permette de continuer.
La reprise n’est pas concluante mais on avance quand même. Le soleil qui commence enfin à réapparaitre et la vue du Jungfrau (4158 m) et du Finsteraarhorn (4274 m) font office d’anti douleurs exceptionnels.

Après quelques journées plates dans le Valais bien utiles à ma guérison, nous prenons la direction de la Suisse Italienne et de l’Italie où s’ajoute aux montagnes le charme des torrents sauvages comme dans la « Valle di Peccia » où la truite règne encore en maître des lieux. Le corps s’habitue bien au traitement qu’on lui inflige, rationnement et efforts physiques. Les kilos superflus disparaissent à vue d’œil, on commence à vraiment entrer dans la peau du marcheur. Pour l’instant la saison estivale ne fait que commencer et nous ne croisons quasiment personne. La plupart des refuges ouvrent tout juste leurs portes. Etrangement les hameaux perdus dans les montagnes grouillent d’activités. Les habitants préparent l’été et nous sommes impressionnés par le soin qu’ils apportent à leurs chalets et aux jardins attenants. On envie presque la sédentarité en les voyant…

Première vrai pause, depuis le temps mort de Lenk, du côté de Biasca (Suisse Italienne) où notre premier restaurant depuis le départ nous rappelle que nous n’avons plus l’habitude de manger en quantité et en « qualité ». Il faut mastiquer longuement et surtout aller à l’encontre de nos envies face à cette profusion de nourriture. (Cette fois ci pas de dommages collatéraux…) Les ascensions des cols sont longues dans cette partie des Alpes mais la récompense au sommet est à chaque fois au rendez vous. (Quand le temps est avec nous…) On se nourrit de la vue, de l’air pur et du silence reposant que nous offre la solitude des montagnes. La beauté des paysages et l’effort sont les meilleurs assaisonnements que nous connaissons. Dans ces moments là un morceau de pain rassit et un vieux bout de saucisson valent tous les grands restaurants !

On s’enfonce toujours plus dans les Alpes et on découvre de merveilleuses vallées encore préservées de l’industrie du ski . La vallée de Juf est un parfait exemple : Située à une moyenne de 2000 m d’altitude elle est bordée de part et d’autre de pentes plus ou moins douces et se termine en « cul de sac » par le Pix Turba (3018 m) une vraie carte postale. Je prends plusieurs photos pour conserver l’image de cette zone encore sauvage, mais pour combien de temps… Derrière c’est la vallée de Saint Moritz. C’est en quelque sorte le Chamonix Suisse avec son côté clinquant et des sommets renommés tel que le P. BERNINA ( 4019 m) et le PIZ ROSEG (3937 m). Mais cette vallée ne serait rien sans ses 3 lacs (Lej da Segl, Lej da Silvaplauna et St Moritzersee) où la truite se pêche de la manière la plus noble qu’il soit : à la mouche.

C’est dans une ambiance féerique que nous longeons ses lacs tout juste sortis de leur sommeil. De cette matinée nous tirerons quelques uns de nos plus beaux clichés.
Malgré l’accueil exceptionnel des suisses et des paysages hors du commun nous aspirons à changer d’air. L’arrivée en Autriche par le Schlappinner Joch (2202 m) nous donne une bouffée d’oxygène exceptionnelle malgré le mauvais temps qui s’est réinstallé. Notre portefeuille n’est pas mécontent non plus car lors de notre passage en Suisse 1 euro équivalait à 1,15 Francs Suisse, d’où un coût exorbitant de la nourriture qui a durement entravé notre budget. Nous jouons avec la frontière Suisso Autrichienne durant 3 jours le long d’un splendide sentier en balcons jusqu’au Lichtenstein où nous croisons nos premiers Via Alpiniste. Il s’agit d’un couple d’américain d’une cinquantaine d’années qui parcourt l’itinéraire rouge de la Via Alpina 6 semaines par an.

Avant d’attaquer pleinement l’Autriche nous prenons une journée et demie de repos bien mérité au camping de Feldkirch où la piscine et les équipements du camping réparent nos corps fatigués mais heureux de vivre pleinement cette aventure.
Après les paysages grandioses de la Suisse le démarrage en Autriche nous paraît, au premier abord, un peu fade. L’altitude est moins importante et les deux jours en fond de vallée pour quitter Feldkirch sont un peu ennuyeux. Mais comme toujours la « route » réserve des surprises. Au détour d’un village on se fait gentiment inviter par une institutrice à prendre le café… On reprend de l’altitude en passant le petit village de Schröken et le col de Hochtannbergpass qui nous offrira une nuit agitée sous le signe des orages et de la danse endiablée de nos toiles de tente. On commence à apprécier ces paysages moins « grands » mais dont le charme est incontestable. On a l’impression d’être dans un immense terrain de jeu ou chaque chemin, chaque sentier est une histoire à vivre.
Depuis quelques jours je rêve de la dernière rivière sauvage d’Europe, la rivière Lech. J’imagine ces eaux cristallines grouillant de truites et son lit tumultueux. Ce jour arrive enfin le 10 juillet, mais avant, encore une fois l’aventure nous surprend au détour d’un chemin. Cette fois ci se sont des bergers autrichiens qui nous ouvrent les portes de leur bergerie pour une grande bière à 9h du matin… Ils nous chambrent un peu quand je leur parle des ours et de la Slovénie. Ils nous disent qu’on n’a rien à craindre de toute façon on sera trop maigre en arrivant là bas… La rivière Lech dépasse nos espérances. Elle est large, sinueuse au possible et l’eau d’un bleu à concurrencer le ciel. Les truites sont au rendez vous dans les petits ruisseaux qui la bordent. On s’arrête plusieurs minutes sans rien dire juste pour contempler et apprécier le moment présent.
Avant de repartir, symboliquement, on boit chacun une gorgée en pensant à toutes ses rivières en Europe dont la seule survivante est devant nous.
Nous poursuivons notre découverte de l’Autriche en alternant entre montagnes, fonds de vallées et jolis petits villages touristiques. C’est également le temps des orages qui s’occupent d’anéantir tous nos efforts pour sécher notre équipement. Après Lermoos nous découvrons avec plaisir la vallée du Galstal où sans efforts nous évoluons dans un paysage grandiose. Déjà un mois et demi que nous marchons quand nous arrivons à Innsbrück. Au programme une journée et demie de repos et visite de la vieille ville. Nous préférons nous arrêter le moins longtemps possible car par expérience on s’est rendu compte qu’il était de plus en plus difficile de repartir quand nous cassions le rythme. Malgré la pluie qui accompagne notre arrivée en ville nous passons un excellent moment en visitant la vieille ville, le château impérial et en nous offrant un somptueux chocolat viennois « with cream » dans l’illustre hôtel de l’Aigle d’Or. C’est aussi l’occasion de réparer un peu le matériel. La tente de Rudi semble souffrir de gros défauts de conception et les arceaux sont cassés. Nous partons donc en quête de scotch blindé au cas où... Les pointes des bâtons montrent également de gros signes de fatigue, Rudi qui a déjà attaqué le carbone d’un de ses bâtons optera pour un simple bâton de ski à Hintertux quelques jours après notre départ d’Innsbruck.

Cette pause citadine nous a fait du bien et c’est ragaillardi que nous retournons tutoyer les « hauts » sommets. Après une journée sans saveur pour nous éloigner d’Innsbruck nous prenons le chemin de notre plus haut col : Friesenbergcharte 2912 m. Ce sera notre passage vers 5 jours de temps exécrable où la neige sera notre plus fidèle amie. Un réveil hivernal au bord du lac Schlegelsspelcher et une crête avortée avant notre arrivée sur Campo Tures entravent sérieusement notre moral. Mais heureusement nous avons notre kit de survie : le chocolat !! Une après midi « tranquille » en ville et quelques pâtisseries nous font oublier les désagréments des précédents jours. Pour la deuxième fois depuis le départ c’est avec des chaussures neuves que nous attaquons une de nos plus grosse étape : Plus de 2000 m de dénivelé positif pour atteindre Gemsbichljoch à 2800 m. On se lève à 5h. Après deux heures à longer la route on arrive au départ du sentier. A Innere Gelttalam on a le souffle coupé tellement le paysage qui s’offre à nous est grandiose. Hier on maudissait la neige aujourd’hui on la remercie de sublimer ainsi les sommets. Cette ascension restera graver dans notre mémoire comme celle nous ayant offert un des plus beau panorama.

Nous prenons tranquillement la direction des dolomites. Le temps se gâte à nouveau et c’est le début de deux jours de galère à se perdre, à descendre du mauvais côté du col, à remonter sur un autre inutilement et à dormir sous la neige. Malgré tout on arrive au Tre Cime où l’on refait à nouveau connaissance avec le tourisme de masse. « Autoroute » pour accéder au refuge qui est sale et bondé. La contrepartie d’un site exceptionnel facilement accessible.
On s’extirpe tant bien que mal des dolomites pour arriver à Sesto, point de départ du Karnisher Hohenweg qui est un trek de 10 jours où 90% du parcours se fait sur la crête. Un magnifique moment en perspective. On se charge pour sept jours, il va falloir tenir la cadence car il n’y a pas moyen de ravitailler sauf en redescendant dans la vallée. Le soleil nous accompagne par intermittences mais cela suffit à rendre cette partie du voyage extraordinaire. C’est grisant d’évoluer sur un sentier avec une vue à 360°. On se gave de paysages et aussi d’Apfelstrudel…(c’est une spécialité autrichienne servie dans les refuges).

Un soir après un bon chocolat chaud et une part d’Apfelstrudel accompagnée de crème chantilly, on part installer notre bivouac au dessus du refuge Hochweisstein. Les vaches semblent loin donc pas d’inquiétudes. Mais rapidement on ne sait par quel miracle elles s’approchent et viennent s’installer près de nos tentes. Le bruit du ruminement de ces boites à herbes est insupportable, elles n’arrêtent pas, on pensait que la nuit allait les calmer ! Mais non, elles ruminent assises, couchées, en dormant !!! N’arrivant pas à dormir de rage on sort à 1h du matin pour les chasser une n-ième fois. Là c’est un choc… Le ciel est somptueux, aucune pollution lumineuse n’est là pour nous empêcher de voir les milliards d’étoiles qui tapissent le ciel. Le voilà notre hôtel avec des millions d’étoiles dont parlent Poussin et Tesson. On s’incline finalement devant les vaches pour ce moment unique. Le début de la traversée des Alpes Carniques est assez fréquenté sur les portions les plus intéressantes mais avec les altitudes qui baissent et des paysages moins imposants, les randonneurs se font rares. Notre moral est aussi en berne. Depuis le départ le temps n’est pas vraiment avec nous et les montagnes qui rapetissent nous signalent qu’on approche doucement mais surement de la fin de notre aventure. Comme prévu nous arrivons au bout de la crête à Thörl-Maglern au bout de 7 jours. Malgré une fin peu intéressante cette partie de notre transalpine restera comme la partie la plus aboutie d’un point de vue randonnée. En effet nous laissons derrière nous 7 jours de pur sentier sans équivalent depuis notre départ. L’arrivée en Slovénie est un véritable moment d’émotion et un bon coup de pouce au moral. C’est en quelque sorte le pays « exotique » de l’aventure et une frontière que nous avons rêvé sans penser l’atteindre un jour. Au Dreiländereck (point de rencontre des frontières Italienne, Autrichienne et Slovène) nous prenons tout notre temps pour entrer en Slovénie.

Rapidement nous atteignons notre premier village Slovène Ratece . Le temps de jouer à chercher les différences et similitudes avec nos villages que nous abordons déjà le parc national du Triglav. On rencontre un groupe de randonneur Autrichien parti la veille pour effectuer la traversée de la Slovénie, on discute de nos expériences respectives et ils nous mettent en garde contre les Rangers. On passe quelques minutes ensemble en attendant que « leur messager » revienne avec des informations sur le chemin. On vient de découvrir que les cartes slovène sont assez approximatives, ce qui nous vaudra quelques détours par la suite… Nous sommes un peu déçu, nous avions rêvé la Slovénie comme un endroit sauvage et préservé et c’est ici même au cœur du Triglav que nous rencontrons le plus de monde et malheureusement le plus de papiers le long des chemins. La Slovénie victime de sa beauté ? Après un après midi de repos au camping de Trenta, réveil à 5h le 05/08/2011 direction le sommet de la Slovénie : Le Triglav. La journée va être longue, Trenta est à 600 m d’altitude et le Triglav à 2864 m soit presque 2300 m de dénivelé d’un seul bloc. La première partie est progressive jusqu’au col de Luknja (1758 m), c’est un sentier sinueux très bien entretenu. Nous avons pris la décision de faire au plus « court » (sur la carte…) et de passer par Plemenice. Dans les derniers mètres avant l’arrivée au col je commence à avoir des doutes. Le sentier est en pointillé sur la carte et de chaque côté du col il n’y a que de la roche. Nous arrivons à 8h15 au col de Luknja, et là nos doutes se transforment en certitudes. Il n’ y a pas de chemin. On lève un peu la tête et à notre grande stupeur on observe des gens évoluer sur la roche sur une sorte de Via Ferrata.
On s’assied quelques minutes pour les observer et réfléchir. Deux solutions s’offrent à nous : - Soit on tente la Via Ferrata sans baudriers et avec des sacs de 20 kgs - Soit on fait demi-tour et on reprend le sentier « classique » 500 m plus bas. Je n’aime pas faire demi tour mais à ce moment précis on n’en mène pas large. Un groupe de 3 personnes se lancent dans l’ascension, ils n’ont pas l’air très physique et n’ont pas d’équipements spéciaux. On se regarde avec Rudi et contre toute attente on décide d’y aller ! Les premières minutes sont stressantes d’autant que nos sacs ne sont pas du tout adaptés à ce genre d’exercice. Mais rapidement on commence à apprécier de jouer avec les câbles et la roche. Au bout d’une demie heure le stresse laisse place à l’euphorie. Nous n’avons aucune expérience de l’alpinisme et jusqu’à maintenant nous nous demandions quel plaisir peut on avoir à tromper la mort en permanence. Sans parler d’alpinisme cette première nous a permis d’approcher surement un peu le sentiment de plénitude que doit apporter les cimes.


12h00 nous arrivons au sommet !! Nous sommes exténués mais au comble du bonheur. La vue est époustouflante et l’ascension magique. Cette première approche rando/escalade nous a transcendé. Nous pensons déjà aux prochains sommets que nous gravirons une fois rentré en France. Un véritable rêve éveillé dans lequel nous avons pleinement vécu l’instant présent. Vivre le moment présent, une utopie dans la vie de tous les jours que l’appréhension et le stress nous ont offert… Nous ne nous attardons pas au sommet le temps commence à se couvrir et c’est la cohue (il y a même un vendeur de canettes ambulant !!!). Nous redescendons sur le refuge Triglavski Dom qui est le point de départ de la chaine humaine qui se lance tout au long de la journée à l’ascension du Triglav.
Pour les Slovènes le Triglav est un véritable symbole, chaque Slovène doit l’avoir gravit au moins une fois dans sa vie. Ce qui explique les cris de joie qui descendent du sommet jusque tard dans l’après midi.
Nous avons eu de la chance le soleil a été avec nous pour l’ascension, mais depuis il a disparu pour laisser place à la pluie et à un épais brouillard en altitude. Difficile de rebondir après cette intense journée du Triglav, notre moral et le temps sont en bernes. Les journées qui suivent sont plates. On sort tranquillement du parc national après être passé sur les rives du lac Bohinjsko Jezero. On avance pour avancer. La fin de l’aventure est toute proche, notre esprit commence déjà à se projeter dans l’après.Malgré tout on découvre une autre facette de la Slovénie. Le côté sauvage n’est pas là où on l’attendait. C’est dans ces paysages de moyenne montagne aux vallées profondes que la Slovénie prend à nos yeux tout son sens. Nous passons Porezen à 1630 m sous un vent particulièrement violent mais qui accompagne notre descente sur une crête que l’on assimile sans mal au Ballon des Vosges. A perte de vue une montagne arrondie, vallonnée et tachetée d’une multitude de hameaux. Nous poursuivons notre descente paisible vers la mer en passant par Sovodenj et Idrija non sans avoir fait quelques détours plus ou moins voulus et où nous retrouverons notre groupe de randonneurs Autrichien descendant d’un bus… Le passage dans les hameaux et toujours un grand moment gustatif, chaque maison à un grand jardin et un verger dans lesquels nous soulageons les arbres de quelques prunes et pommes qui dépassent plus ou moins sur notre chemin… Nous nous arrêtons à Postojna 2 jours pour visiter les grottes du même nom. Une visite hors norme et mémorable. Mais malheureusement trop rapide, un peu à l’opposé du voyage tout comme Ljubljana petite capitale qui ne nous laissera pas un souvenir intarissable. La descente vers la Mer Adriatique s’amorce sérieusement après nos 2 jours de visites. L’esprit n’est plus à la marche il veut en finir. Le corps a bien récupéré depuis plusieurs jours, les efforts sont moins importants depuis que nous avons quitté le Triglav. Samedi 13 aout 2011 nous arrivons dans la matinée, 70 jours tout juste après notre départ de Samoëns. Nous aurions voulu le faire exprès nous n’aurions pas pu. Nous ne réalisons pas encore tout le chemin parcouru même si depuis quelques temps des images commencent à revenir. Nous nous arrêtons au port, on ne peut plus aller plus loin. C’est fini, nous y sommes arrivés, traverser les Alpes à pied en autonomie totale. Le voyage n’est pas complètement terminé, le retour en fait aussi parti mais pour l’instant nous prenons un bon repas sur le port en guise d’adieux (momentanés…) à la Montagne…

The End
Bonjour à tous,
Chose promise, chose due, je reviens sur le forum, après 10 petits jours dans l'ouest, afin de vous faire part de notre voyage. Merci à tous ceux qui m'ont aidée à préparer ce voyage express et un grand merci à vous tous pour vos posts et vos différents sites si utiles !!
Cela fait quelques années maintenant que je vous lis et que je participe à ce forum; il est donc temps pour moi d'en passer par là, par le CARNET DE VOYAGE ! 😊
La genèse et programme du voyage
Ce voyage n'est pas mon premier mais mon 6e aux USA dont 4 dans l'ouest. C'est entre filles que nous sommes parties cette année pour mon voyage le plus court de tous; nous n'avions, ma copine de route (28 ans) et moi-même (31 ans), que 10 petits jours à consacrer à ce voyage. Mieux, il n'aurait jamais dû exister... 😮
En effet, 2014 devait être une année sans US, sans canyon, sans asphalte et sans levée de soleil sur le lac. Résignée mais pas vaincue, je tentais la loterie de the Wave au mois d'avril, comme ça, pour voir mais sans vraiment y croire.
Le 2 mai, le résultat tombait : "Congratulation, you were selected in our lottery application for a Coyotte Buttes North permit". Je me souviens tomber genoux à terre me demandant quelle idée folle m'avait prise de tenter la loterie l'année où justement je ne devais pas aller aux USA!
Voilà comment est né ce voyage, d'une folie, de la chance et d'une irrépressible passion pour ce petit coin du monde !
L'excuse d'un voyage toute trouvée, rien n'était pourtant réglé: il nous fallait avoir des vacances! De mon coté, R.A.S, en toute jeune libérale rien d’impossible, mais, pour ma copilote, fraîchement dans son nouveau poste, la négociation allait être rude!
Début juin, elle obtenait 7 petits jours de congés: notre voyage s'est donc déroulé du 15 août au 26 août 2014 !
Notre billet pour the Wave nous autorisant à venir le Lundi 18 août, nous avons bâti notre voyage autour de cette rando!
Voici le programme que nous avons réalisé:
Jour 1: Arrivée à Las Vegas via Chicago sur vol UA - Nuit à Fremont Jour 2: Route vers Zion - Narrows et ordeville canyon / Route pour Bryce et nuit à Tropic Jour 3: Kodachrome Bassion SP - Cottonwood road - Arrivée au Camping de Wahweap Jour 4: The wave - the Wire pass Jour 5: Horseshoes bend - Lake powell Museum Jour 6: Boat sur le Lac Powell Jour 7: Toadstool Hoodoos - Paria Movie set - Route vers las Vegas Jour 8: Las vegas - Dolphin habitat et secret garden - Kiss Minigolf - NYC roller coaster Jour 9: Las vegas - las Vegas Discount fire arm - Casino Jour 10: Las Vegas - dernier jour Jour 11: Vol Retour via Chicago
Nous aurions voulu en faire plus. Retourner à Valley of Fire et à Snow Canyon visiter Red Canyon, bukskin Gulsh, Edmaier secret nous a été impossible en si peu de temps.
Surtout, et alors que nous voyageons habituellement en mai et juin lors de la saison sèche, la météo d’août a été très capricieuse sur Page. Par ailleurs, nous avons souffert de blessure, de bobos et de petits pépins sur le chemin. Cependant, RIEN n'a réellement entaché notre voyage, comme vous pourrez le constater lors des lignes qui vont suivre ....
Pour ceux qui ont survécu jusqu'ici BRAVO ! La nostalgie me rend bavarde, j'espère que les lignes qui vont suivre seront plus utiles ! En route ! 😎

Je vais ajouter plus de photos. Elles ne sont pas sur mon PC pour le moment 😎
**************************************************************************************************
JOUR 1:
J'adore ces journées de départ, lorsque tout est devant nous et que tout est à découvrir. Nous partons de CDG Terminal 1 à 11h sur le vol United Airlines en transit pas Chicago O'Hare. J'avais déjà pris et particulièrement appréciée cette compagnie l'an dernier avec le vol via New York-Newark.
Une année ne faisant pas l'autre, ce vol a été particulièrement pénible. Un vol transatlantique dans un Boeing datant de mathusalem au choix de film très limité, une gestion déplorable des bagages à Chicago et du retard à las Vegas m'ont vite fait regretter mon choix de vol et de compagnie.
18h nous arrivons enfin au parking pour récupérer notre SUV. Quel choix cornélien: nous avons le choix entre une Jeep et une Jeep 2WD ! Entre la Compass et la Patriot notre choix est fait, même si en fait elles sont similaires, ce sera la Patriot car un peu moins de miles au compteur et un peu plus haute semble-t-il. Ces deux voitures n'auraient pas été adaptées pour une famille: nos deux valises de 25kg ne rentraient pas dans le coffre, pas assez profond pour les accueillir toutes les deux. 😮

Buckle up and go ! Nous prenons la route du walmart pour y récupérer vivres et matériels (chaise, matelas, burner et oreillers). Le crépuscule est déjà loin lorsque nous arrivons au "Main station casino and Hôtel". Nous avions choisi cet hôtel afin de faciliter notre départ au plus tôt le lendemain. C'est le type d'hôtel du vieux las Vegas, peu cher et idéal pour manger un morceau avant d'aller vite au lit 😛. Pour le prix, moins de 50$ la nuit avec deux lits queen, l'hôtel est correct avec un bon pub-restaurant. OK pour une nuit mais pas plus. Attention aux oreilles sensibles, la clim fait un bruit de dingue.
Une bonne douche, une bonne bière et un burger correct ont clôturé cette première journée bien chargée ! A 22H, chacune s’effondre dans son queen size moelleux comme de la guimauve.
JOUR 2:
Debout 5H30, jetlag oblige. Il fait encore nuit sur Las Vegas. Nous ne trainons pas afin d'être pour l'aube dans la voiture. Ces levés de soleil sont mes moments préférés, tout au long du voyage j'ai pu me délecter de la quiétude et du calme de l'aube qui réveille les paysages de l'ouest! 😇 Déjà à Paris, à la maison, j’aime sentir la ville se réveiller et la fraicheur du matin me fouetter le visage. Ici, aux USA, les matins sont comme des caresses paisibles et mystérieuses.
Il est 6H30 quand nous prenons la route pour ZION. Sur la route on devine des massifs familiers. Valley of fire, Snow Canyon et Red Cliffs font tour à tour leur apparition, nous faisant regretter de n’avoir plus de temps à passer dans cette région.
A 10h nous sommes au Visitor Center, en aquashoes et go pro, prêtes à bondir dans la navette qui doit nous amener au narrows. Comme souvent à Zion, il fait très beau et très chaud. Nous arrivons à Temple of Sinawava, noir de monde: c'est samedi en plein mois d'août. 😮
Confiante, bâton de marche à la main et aquashoes aux pieds, nous partons nous aussi à l'assaut des narrows!
Au bout de 45 minutes de marche, les narrows sont toujours aussi noir de monde. Je me rappelle avoir lu dans un carnet qu'un passage profond décourageait la plus part des visiteurs de s'aventurer plus loin. Au bout d'une heure trente de marche il faut se rendre à l'évidence, il n'y a pas assez d'eau (jamais plus que mi-cuisse) et les narrows verront défiler un flot incessant de touristes toute cette journée.
C’est dans une eau fraîche et agréable que nous progression vaillamment. Alternant marche dans un lit à sec ou immergé, le sol est parfois accidenté et jonché de pierre polie par l’érosion. Dans l’eau, il nous faut jouer les acrobates et veiller à ne pas glisser. Rapidement, les talons picotes, sans chaussettes néoprènes les pieds frottent dans les chaussures: l’ampoule est inéluctable. L’eau et l’adrénaline font vite oublier ce désagrément.
Soudainement, crack ! Ma cheville la tuile. Par nature fragile, elle glisse et se tord sur un rocher malicieux. Qu’importe, malgré cette gêne je progresse et m’émerveille des couleurs et des hautes falaises qui se dévoilent à chaque méandre.
A la jonction avec Orderville Canyon nous y pénétrons. S'en suit une succession de petites cascades et de petites pools. Malgré un canyon très ludique, nous stoppons net à une plus grande cascade, infranchissable ou presque sans matériels.
Aller-retour, il nous aura fallu un peu plus de quatre heures pour faire cette randonnée. Nous rentrons avec des ampoules, une cheville foulée et, il faut bien le dire, avec un peu de déception dans nos besaces. Il est vrai que nous avions beaucoup d'attentes, trop peut-être. Je ne doute pas qu'avec plus d'eau et moins de monde, cette rando aurait été à la hauteur de nos espérances.
En comparaison, Kanarra creek, tout au près de la zone nord de Zion, nous avais plu d’avantage. Faible fréquentation, cascades, narrows et crapahutages nous avaient conquis !
Il est 17h quand nous prenons la route pour Bryce canyon sur la jolie route 9 que nous avons suivie depuis Hurricaine. Le soir, "Rodéo" et diner au Ruby's inn, assez bof pour tout dire. On devient exigent et difficile à force de voir de belles choses ! 😎
A 22h nous rejoignons notre Cabine au « Bryce Canyon Log Cabins » de Tropic. Le chalet est parfait, spacieux avec tout le confort nécessaire pour passer une bonne nuit. Le prix est assez élevé mais pour le coin c’est assez classique. Surtout, réservée moins d’un mois avant le départ, nous étions déjà bien chanceuses de trouver une chambre à moins de 10km de Bryce.
Demain commence la vraie aventure : Kodachrome et la cottonwood Road qui nous mèneront à Page! C'est rêveuse que je m'endors!
*************************************************************************************************
Chose promise, chose due, je reviens sur le forum, après 10 petits jours dans l'ouest, afin de vous faire part de notre voyage. Merci à tous ceux qui m'ont aidée à préparer ce voyage express et un grand merci à vous tous pour vos posts et vos différents sites si utiles !!
Cela fait quelques années maintenant que je vous lis et que je participe à ce forum; il est donc temps pour moi d'en passer par là, par le CARNET DE VOYAGE ! 😊
La genèse et programme du voyage
Ce voyage n'est pas mon premier mais mon 6e aux USA dont 4 dans l'ouest. C'est entre filles que nous sommes parties cette année pour mon voyage le plus court de tous; nous n'avions, ma copine de route (28 ans) et moi-même (31 ans), que 10 petits jours à consacrer à ce voyage. Mieux, il n'aurait jamais dû exister... 😮
En effet, 2014 devait être une année sans US, sans canyon, sans asphalte et sans levée de soleil sur le lac. Résignée mais pas vaincue, je tentais la loterie de the Wave au mois d'avril, comme ça, pour voir mais sans vraiment y croire.
Le 2 mai, le résultat tombait : "Congratulation, you were selected in our lottery application for a Coyotte Buttes North permit". Je me souviens tomber genoux à terre me demandant quelle idée folle m'avait prise de tenter la loterie l'année où justement je ne devais pas aller aux USA!
Voilà comment est né ce voyage, d'une folie, de la chance et d'une irrépressible passion pour ce petit coin du monde !
L'excuse d'un voyage toute trouvée, rien n'était pourtant réglé: il nous fallait avoir des vacances! De mon coté, R.A.S, en toute jeune libérale rien d’impossible, mais, pour ma copilote, fraîchement dans son nouveau poste, la négociation allait être rude!
Début juin, elle obtenait 7 petits jours de congés: notre voyage s'est donc déroulé du 15 août au 26 août 2014 !
Notre billet pour the Wave nous autorisant à venir le Lundi 18 août, nous avons bâti notre voyage autour de cette rando!
Voici le programme que nous avons réalisé:
Jour 1: Arrivée à Las Vegas via Chicago sur vol UA - Nuit à Fremont Jour 2: Route vers Zion - Narrows et ordeville canyon / Route pour Bryce et nuit à Tropic Jour 3: Kodachrome Bassion SP - Cottonwood road - Arrivée au Camping de Wahweap Jour 4: The wave - the Wire pass Jour 5: Horseshoes bend - Lake powell Museum Jour 6: Boat sur le Lac Powell Jour 7: Toadstool Hoodoos - Paria Movie set - Route vers las Vegas Jour 8: Las vegas - Dolphin habitat et secret garden - Kiss Minigolf - NYC roller coaster Jour 9: Las vegas - las Vegas Discount fire arm - Casino Jour 10: Las Vegas - dernier jour Jour 11: Vol Retour via Chicago
Nous aurions voulu en faire plus. Retourner à Valley of Fire et à Snow Canyon visiter Red Canyon, bukskin Gulsh, Edmaier secret nous a été impossible en si peu de temps.
Surtout, et alors que nous voyageons habituellement en mai et juin lors de la saison sèche, la météo d’août a été très capricieuse sur Page. Par ailleurs, nous avons souffert de blessure, de bobos et de petits pépins sur le chemin. Cependant, RIEN n'a réellement entaché notre voyage, comme vous pourrez le constater lors des lignes qui vont suivre ....
Pour ceux qui ont survécu jusqu'ici BRAVO ! La nostalgie me rend bavarde, j'espère que les lignes qui vont suivre seront plus utiles ! En route ! 😎

Je vais ajouter plus de photos. Elles ne sont pas sur mon PC pour le moment 😎
**************************************************************************************************
JOUR 1:
J'adore ces journées de départ, lorsque tout est devant nous et que tout est à découvrir. Nous partons de CDG Terminal 1 à 11h sur le vol United Airlines en transit pas Chicago O'Hare. J'avais déjà pris et particulièrement appréciée cette compagnie l'an dernier avec le vol via New York-Newark.
Une année ne faisant pas l'autre, ce vol a été particulièrement pénible. Un vol transatlantique dans un Boeing datant de mathusalem au choix de film très limité, une gestion déplorable des bagages à Chicago et du retard à las Vegas m'ont vite fait regretter mon choix de vol et de compagnie.
18h nous arrivons enfin au parking pour récupérer notre SUV. Quel choix cornélien: nous avons le choix entre une Jeep et une Jeep 2WD ! Entre la Compass et la Patriot notre choix est fait, même si en fait elles sont similaires, ce sera la Patriot car un peu moins de miles au compteur et un peu plus haute semble-t-il. Ces deux voitures n'auraient pas été adaptées pour une famille: nos deux valises de 25kg ne rentraient pas dans le coffre, pas assez profond pour les accueillir toutes les deux. 😮

Buckle up and go ! Nous prenons la route du walmart pour y récupérer vivres et matériels (chaise, matelas, burner et oreillers). Le crépuscule est déjà loin lorsque nous arrivons au "Main station casino and Hôtel". Nous avions choisi cet hôtel afin de faciliter notre départ au plus tôt le lendemain. C'est le type d'hôtel du vieux las Vegas, peu cher et idéal pour manger un morceau avant d'aller vite au lit 😛. Pour le prix, moins de 50$ la nuit avec deux lits queen, l'hôtel est correct avec un bon pub-restaurant. OK pour une nuit mais pas plus. Attention aux oreilles sensibles, la clim fait un bruit de dingue.
Une bonne douche, une bonne bière et un burger correct ont clôturé cette première journée bien chargée ! A 22H, chacune s’effondre dans son queen size moelleux comme de la guimauve.
JOUR 2:
Debout 5H30, jetlag oblige. Il fait encore nuit sur Las Vegas. Nous ne trainons pas afin d'être pour l'aube dans la voiture. Ces levés de soleil sont mes moments préférés, tout au long du voyage j'ai pu me délecter de la quiétude et du calme de l'aube qui réveille les paysages de l'ouest! 😇 Déjà à Paris, à la maison, j’aime sentir la ville se réveiller et la fraicheur du matin me fouetter le visage. Ici, aux USA, les matins sont comme des caresses paisibles et mystérieuses.
Il est 6H30 quand nous prenons la route pour ZION. Sur la route on devine des massifs familiers. Valley of fire, Snow Canyon et Red Cliffs font tour à tour leur apparition, nous faisant regretter de n’avoir plus de temps à passer dans cette région.
A 10h nous sommes au Visitor Center, en aquashoes et go pro, prêtes à bondir dans la navette qui doit nous amener au narrows. Comme souvent à Zion, il fait très beau et très chaud. Nous arrivons à Temple of Sinawava, noir de monde: c'est samedi en plein mois d'août. 😮
Confiante, bâton de marche à la main et aquashoes aux pieds, nous partons nous aussi à l'assaut des narrows!
Au bout de 45 minutes de marche, les narrows sont toujours aussi noir de monde. Je me rappelle avoir lu dans un carnet qu'un passage profond décourageait la plus part des visiteurs de s'aventurer plus loin. Au bout d'une heure trente de marche il faut se rendre à l'évidence, il n'y a pas assez d'eau (jamais plus que mi-cuisse) et les narrows verront défiler un flot incessant de touristes toute cette journée.
C’est dans une eau fraîche et agréable que nous progression vaillamment. Alternant marche dans un lit à sec ou immergé, le sol est parfois accidenté et jonché de pierre polie par l’érosion. Dans l’eau, il nous faut jouer les acrobates et veiller à ne pas glisser. Rapidement, les talons picotes, sans chaussettes néoprènes les pieds frottent dans les chaussures: l’ampoule est inéluctable. L’eau et l’adrénaline font vite oublier ce désagrément.
Soudainement, crack ! Ma cheville la tuile. Par nature fragile, elle glisse et se tord sur un rocher malicieux. Qu’importe, malgré cette gêne je progresse et m’émerveille des couleurs et des hautes falaises qui se dévoilent à chaque méandre.
A la jonction avec Orderville Canyon nous y pénétrons. S'en suit une succession de petites cascades et de petites pools. Malgré un canyon très ludique, nous stoppons net à une plus grande cascade, infranchissable ou presque sans matériels.
Aller-retour, il nous aura fallu un peu plus de quatre heures pour faire cette randonnée. Nous rentrons avec des ampoules, une cheville foulée et, il faut bien le dire, avec un peu de déception dans nos besaces. Il est vrai que nous avions beaucoup d'attentes, trop peut-être. Je ne doute pas qu'avec plus d'eau et moins de monde, cette rando aurait été à la hauteur de nos espérances.
En comparaison, Kanarra creek, tout au près de la zone nord de Zion, nous avais plu d’avantage. Faible fréquentation, cascades, narrows et crapahutages nous avaient conquis !
Il est 17h quand nous prenons la route pour Bryce canyon sur la jolie route 9 que nous avons suivie depuis Hurricaine. Le soir, "Rodéo" et diner au Ruby's inn, assez bof pour tout dire. On devient exigent et difficile à force de voir de belles choses ! 😎
A 22h nous rejoignons notre Cabine au « Bryce Canyon Log Cabins » de Tropic. Le chalet est parfait, spacieux avec tout le confort nécessaire pour passer une bonne nuit. Le prix est assez élevé mais pour le coin c’est assez classique. Surtout, réservée moins d’un mois avant le départ, nous étions déjà bien chanceuses de trouver une chambre à moins de 10km de Bryce.
Demain commence la vraie aventure : Kodachrome et la cottonwood Road qui nous mèneront à Page! C'est rêveuse que je m'endors!
*************************************************************************************************
Bonjour,
J’ai pour projet de réaliser un vieux rêve, la Turquie à moto, du 30 juin au 28 juillet 2013. Le but : faire une boucle en Turquie, un peu de bord de mer, la Cappadoce, mais pas trop attiré par les grandes villes. Hébergement en camping prioritairement, mais cuisine locale privilégiée ! J’envisage de descendre prendre un ferry à Anconne, vers la Grèce, et de passer en Turquie soit par le nord de la Grèce, soit en reprenant un ferry au Pirée. Circuit et itinéraire retour à définir, mais j’aime bien garder une part d’improvisation ! Je suis preneur de bonnes adresses et de sites sympas, si possible en dehors des circuits trop touristiques. J’hésite à partir seul, donc si un ou des motard(e)s sont interessé(e)s par le projet, en gardant la possibilité de reprendre son autonomie au besoin, n’hésitez pas à me répondre.
Au plaisir de vous lire.
J’ai pour projet de réaliser un vieux rêve, la Turquie à moto, du 30 juin au 28 juillet 2013. Le but : faire une boucle en Turquie, un peu de bord de mer, la Cappadoce, mais pas trop attiré par les grandes villes. Hébergement en camping prioritairement, mais cuisine locale privilégiée ! J’envisage de descendre prendre un ferry à Anconne, vers la Grèce, et de passer en Turquie soit par le nord de la Grèce, soit en reprenant un ferry au Pirée. Circuit et itinéraire retour à définir, mais j’aime bien garder une part d’improvisation ! Je suis preneur de bonnes adresses et de sites sympas, si possible en dehors des circuits trop touristiques. J’hésite à partir seul, donc si un ou des motard(e)s sont interessé(e)s par le projet, en gardant la possibilité de reprendre son autonomie au besoin, n’hésitez pas à me répondre.
Au plaisir de vous lire.
Encore une bonne nouvelle pour les touristes etrangers! Nouvelle proposition de loi adopte par le Cabinet le 22: doublement du prix d'entree aux parcs nationaux, musees, etc. Les prix n'ont pas change depuis 30 ans, donc c'est normal, mais pour les races inferieures telles que farang, japonais, chinois, hindous, et autres barbares, qui payons de 4 a 10 fois plus cher, Ayuttaya passe de 180 bahts a 360 (ca fait plus de $20) et le Wat Po a 400! Une facon comme une autre d'encourager le tourisme, je suppose. Et dire que certains se plaignent du prix d'entree a Angkor!!!!!
Bonjour à tous ,
J'ai longuement lu les carnets et discussions et j'ai concocté un parcours pour notre troisième voyage en Inde, de six semaines environ en janvier et février 2018. Pouvez-vous me donner votre avis sur ce parcours et m'indiquer des hébergements pas trop chers (et pas trop pourris, si possible)... nous voyageons en transports en commun et préférons les petites guest-houses familiales aux hôtels impersonnels (mais pas toujours faciles à éviter) :
-Arrivée à Delhi + train Mathura (3 nuits à Mathura, visite Vrindavan)
- train Gwalior (2 nuits, excursion à Bateshwar et Mitaoli)
- Train Khajuraho (et oui, nous n'avions pas encore visité cet endroit) (3nuits)
- Bus Chitrakoot (2 nuits)
- Bus ou train Jhansi + Orchha (que nous connaissons déjà)(2 nuits, visite Datia et Sonagiri)
- Bus ou train Lalitpur + Chanderi (4 nuits, balade à Deogarh)
- Bus Lalitpur + train Bhopal (4 nuits, excursions à Bhojur, Bimbekta, Sanchi, Vidisha, Udayagiri)
- Train Ujjain (2 nuits)
- Train Indore + bus Dhar + Mandu (marché du samedi) (3 nuits)
- Maheshwar (2 nuits)
- Omkareshwar (2 nuits)
- Bus Khandwa + train Jalgaon (1 nuit)
- Bus Ajanta + bus Aurangabad (3 nuits, Ellora)
- Train Mumbai (3 nuits + 1 jour avec train de nuit Kumta)
- Kumta + bus Gokarna
- Balades gokarna, Agonda, Benaulim jusqu'au retour à partir de Vasco de Gama 'Goa)
Je me demande si 4 nuits à Chanderi, ce n'est pas trop et si 2 nuits à Maheshwar, ce n'est pas trop peu (à la limite, je peux éviter Omkareshwar et rajouter une nuit à Orchha ???) Votre avis m'intéresse ! Merci à toutes les personnes qui prendront le temps de me répondre... Anne
Je me demande si 4 nuits à Chanderi, ce n'est pas trop et si 2 nuits à Maheshwar, ce n'est pas trop peu (à la limite, je peux éviter Omkareshwar et rajouter une nuit à Orchha ???) Votre avis m'intéresse ! Merci à toutes les personnes qui prendront le temps de me répondre... Anne
Bonjour à tous.
Je me remet au vélo après 2 ans d'arret. J'ai actuellement 21 ans et j'ai pour projet de partir 1 mois en voyage à vélo.
J'ai un nouveau vélo (un VTT) et j'ai un gros soucis. J'ai une douleur atroce sur la fesse droite (j'ai l'impression que c'est sur un os sous la fesse droite). J'en suis maintenant à 150-180 km de parcouru et les douleurs ne s'estompent pas. J'ai rapidement mal (si je ne fais pas d'arrêt), au bout de 30 min les douleurs commencent à être importante et au bout de 1 h assis je n'en peux plus (la douleur est trop forte et me force à ne plus du tout être assis sur la selle).
J'ai entendu dire que c'était normal d'avoir mal au début, mais est-ce normal de n'avoir mal que d'un seul coté ? Est ce normal d'avoir autant mal ?
Je précise par avance que le vélo est à ma taille, la hauteur de la selle est correctement réglée et que j'ai un bon cuissard. Malgré tout ça, les douleurs persistent et m'empêchent de prendre du plaisir en roulant. 😕
Je suis désespéré et j'aimerais vraiment savoir si d'autre personnes ont été dans mon cas, et si oui, comment ont-elle résolu le problème ? Un changement de selle pourrait-il être une solution radicale ?
Cordialement 🙂
Je me remet au vélo après 2 ans d'arret. J'ai actuellement 21 ans et j'ai pour projet de partir 1 mois en voyage à vélo.
J'ai un nouveau vélo (un VTT) et j'ai un gros soucis. J'ai une douleur atroce sur la fesse droite (j'ai l'impression que c'est sur un os sous la fesse droite). J'en suis maintenant à 150-180 km de parcouru et les douleurs ne s'estompent pas. J'ai rapidement mal (si je ne fais pas d'arrêt), au bout de 30 min les douleurs commencent à être importante et au bout de 1 h assis je n'en peux plus (la douleur est trop forte et me force à ne plus du tout être assis sur la selle).
J'ai entendu dire que c'était normal d'avoir mal au début, mais est-ce normal de n'avoir mal que d'un seul coté ? Est ce normal d'avoir autant mal ?
Je précise par avance que le vélo est à ma taille, la hauteur de la selle est correctement réglée et que j'ai un bon cuissard. Malgré tout ça, les douleurs persistent et m'empêchent de prendre du plaisir en roulant. 😕
Je suis désespéré et j'aimerais vraiment savoir si d'autre personnes ont été dans mon cas, et si oui, comment ont-elle résolu le problème ? Un changement de selle pourrait-il être une solution radicale ?
Cordialement 🙂
Bonjours,
Pour préparer mon périple de cette été ( tours de france) Je m'entraine avec mon vélo charger de catalogue dans les saccoches.
Le poids total est aproximatif, mais ne devrai pas etre loin de la realité. Le velo + tous l'equipement egal a 34kg. ( photo si dessous )
Lors de ces viré, je ressent une douleur au dessus des genoux. Cela dure aussi apres la sortie. Je fait du vélo depuis des année ( route et vtt ) et cela ne métait jamais arrivé. Est ce du au poids ? Position sur le vélo ?
Que faire ?
Merci
Pour préparer mon périple de cette été ( tours de france) Je m'entraine avec mon vélo charger de catalogue dans les saccoches.
Le poids total est aproximatif, mais ne devrai pas etre loin de la realité. Le velo + tous l'equipement egal a 34kg. ( photo si dessous )
Lors de ces viré, je ressent une douleur au dessus des genoux. Cela dure aussi apres la sortie. Je fait du vélo depuis des année ( route et vtt ) et cela ne métait jamais arrivé. Est ce du au poids ? Position sur le vélo ?
Que faire ?
Merci
Bonjour à tous,
Je pars lundi vers la thailande avec Emirates. Et une question me tourne dans la tête...
Voyageant avec mon fils de 5 ans qui aime avoir son biberon de cacao, est ce que cela me sera permis de
prendre avec moi un litre de lait de Soja en cabine??? Ainsi que du junifen ( mon petit garçon, étant sujet au
otite, je préfère avoir un anti-douleur sous la main au cas ou!!!!) Et de l'eau en bouteille?
Le reste, je sais tout en soute...
Bien à vous
Krabi
Je pars lundi vers la thailande avec Emirates. Et une question me tourne dans la tête...
Voyageant avec mon fils de 5 ans qui aime avoir son biberon de cacao, est ce que cela me sera permis de
prendre avec moi un litre de lait de Soja en cabine??? Ainsi que du junifen ( mon petit garçon, étant sujet au
otite, je préfère avoir un anti-douleur sous la main au cas ou!!!!) Et de l'eau en bouteille?
Le reste, je sais tout en soute...
Bien à vous
Krabi
Aiiie
Le nerf du voyage à vélo . C'est mal parti . Je lance un appel à ts les gds chamans ou autres rescapés de ce nerf capricieux ! Alors que j'étais à Strasbourg et que je venais d'acquérir mon nouveau vélo, av l'intention de le tester sur l'horizontale Strasbourg / Brest, des douleurs non identifiées sont apparues sous mon genou gauche, accompagnées d'étrange palpitations tout le long de la jambe ( impression d'un pouls affolé cognant sous la cuisse, la fesse et le mollet ), le tout remettant en question mon départ . Je me suis néammoins lancé en serrant les dents ( = je suis un héros ), un peu inquiet sur la distance à parcourir ds cet état ( 1200 km à peu près ) . Trois heures plus tard, j'étais ds un fossé, ds la campagne alsacienne, en train de de me tâter le genou tt en l'insultant copieusement . J'avais vraiment mal mais j'étais fier . J'avais parcouru 20 km en 3 heures ( sur un plat plus plat qu'une crêpe bretonne faut il ajouter ), hâchés par 5 ou 6 haltes pr à chaque fois me tâter le genou ( zone érogène s'il en est ) .
Je vais chez le généraliste le + proche, quelques mètres + loin, qui me diagnostique un kist poplité ou une inflammation des tendons . En gros il en sait rien mais prend qd même un air passablement inquiet pr me faire flipper, sans oublier de me dire, pr couronner le tout, que je suis très peu musclé des jambes pr un mek ki prétend faire Strasbourg / Brest à vélo ( évidemment j'ai évité de lui dire qu'en fait je prévoyais un tour du monde ) . Je retourne à Strasbourg où m'héberge l'ami qui me logeait déjà depuis une semaine, jusqu'à ce beau matin de juin où je me lançai d''aventure . Evidemment tout le monde se fout de ma gueule et ovationne mes 20 km . Pr être fixé sur mon genou et sur les recommandations du médecin pas plus musclé que moi, je vais faire des radios du genou . Pas de kist poplité, ouf . Aucun problème au niveau des nerfs . Même pas de début de trétraplégie ni de sclérose en plaque, c'est cool . A priori ca ressemble à une inflammation des tendons, au revoir monsieur, et arrêter de faire la fiotte pr si peu ( faut dire que c'est le genre de docteur qui annonce réguilèrement des cancers ) . De retour à Brest, la douleur évoluant bizarrement ( je me rends de plus en plus compte qu'elle est liée au mouvement du dos ), je vais voir un spécialiste du sport et me retrouve av une sciatique . Hein ?!! Mais j'ai pas mal au dos, et on m'avait dit que mes nerfs se portaient bien ! Le doc m'explique, dessin à l'appui. Les vertèbres, les nerfs sciatiques, les jambes innervées . Quelle merveille de mécanique corporelle ! Je m'incline pr saluer la sagesse de mon ... Aie ! Tiens toi raide comme un légionnaire ou comme un piquet de tente mon gars .
J'avais effectivement ressenti de fortes douleurs au bas du dos il y a de cela 3 ou 4 mois, qui me semblaient venir de ma postion assise sur un siège défoncé ( c'est à dire le corps en forme de cuvette av le cul en contrebas ), mon siège fétiche sur lequel je passe plusieurs heures par jour .
Qq1 a déjà eu ce genre de douleurs ? Comment est-elle survenue ? Comment la prévenir ? Est-elle du genre répétitive et tenace ? Quel effort me déconseillez vous ? Le fait d'avoir pédalé quelques heures sur un nouveau vélo av 1 selle un peu haute a t il pu provoquer cette douleur( le mal sous le genou s'est vraiment déclaré le jour après ce très léger effort ) ? Voilà j'aimerai avoir vos avis sur les tenants et les aboutissements de cette mélancolie du nerf sciatique ( puisque bouddhiquement parlant tout notre corps n'est que sentiment : / )
j'ai jamais été très souple, j'arrive pas à toucher mes pieds du bout des doigts en inclinant le buste, mais là je peux à peine atteindre les genoux ...
Le corps est un théâtre de boulevard av des portes qui claquent et des organes qui nous trompent . Aie
Je vais chez le généraliste le + proche, quelques mètres + loin, qui me diagnostique un kist poplité ou une inflammation des tendons . En gros il en sait rien mais prend qd même un air passablement inquiet pr me faire flipper, sans oublier de me dire, pr couronner le tout, que je suis très peu musclé des jambes pr un mek ki prétend faire Strasbourg / Brest à vélo ( évidemment j'ai évité de lui dire qu'en fait je prévoyais un tour du monde ) . Je retourne à Strasbourg où m'héberge l'ami qui me logeait déjà depuis une semaine, jusqu'à ce beau matin de juin où je me lançai d''aventure . Evidemment tout le monde se fout de ma gueule et ovationne mes 20 km . Pr être fixé sur mon genou et sur les recommandations du médecin pas plus musclé que moi, je vais faire des radios du genou . Pas de kist poplité, ouf . Aucun problème au niveau des nerfs . Même pas de début de trétraplégie ni de sclérose en plaque, c'est cool . A priori ca ressemble à une inflammation des tendons, au revoir monsieur, et arrêter de faire la fiotte pr si peu ( faut dire que c'est le genre de docteur qui annonce réguilèrement des cancers ) . De retour à Brest, la douleur évoluant bizarrement ( je me rends de plus en plus compte qu'elle est liée au mouvement du dos ), je vais voir un spécialiste du sport et me retrouve av une sciatique . Hein ?!! Mais j'ai pas mal au dos, et on m'avait dit que mes nerfs se portaient bien ! Le doc m'explique, dessin à l'appui. Les vertèbres, les nerfs sciatiques, les jambes innervées . Quelle merveille de mécanique corporelle ! Je m'incline pr saluer la sagesse de mon ... Aie ! Tiens toi raide comme un légionnaire ou comme un piquet de tente mon gars .
J'avais effectivement ressenti de fortes douleurs au bas du dos il y a de cela 3 ou 4 mois, qui me semblaient venir de ma postion assise sur un siège défoncé ( c'est à dire le corps en forme de cuvette av le cul en contrebas ), mon siège fétiche sur lequel je passe plusieurs heures par jour .
Qq1 a déjà eu ce genre de douleurs ? Comment est-elle survenue ? Comment la prévenir ? Est-elle du genre répétitive et tenace ? Quel effort me déconseillez vous ? Le fait d'avoir pédalé quelques heures sur un nouveau vélo av 1 selle un peu haute a t il pu provoquer cette douleur( le mal sous le genou s'est vraiment déclaré le jour après ce très léger effort ) ? Voilà j'aimerai avoir vos avis sur les tenants et les aboutissements de cette mélancolie du nerf sciatique ( puisque bouddhiquement parlant tout notre corps n'est que sentiment : / )
j'ai jamais été très souple, j'arrive pas à toucher mes pieds du bout des doigts en inclinant le buste, mais là je peux à peine atteindre les genoux ...
Le corps est un théâtre de boulevard av des portes qui claquent et des organes qui nous trompent . Aie
Gr20 du 21 juillet au 4aout 2012
En premier, le matos. Et là, faut pas rigoler.
L’ennemi principal du géériste, c’est le poids. Alors je vais vous donner une idée de mon sac qui une fois prêt au départ ne dépasse pas les 14 kilos avec 3 litres d’eau compris.
Je suis parti pour coucher sous ma tente mais je prends tous les repas du soir au bivouac, donc pas ou peu de nourriture.
Dans mon sac (un D4 de 1kg650), ma tente, une Ferrino mono place 1.5kg, mon sac de couchage Lestra treker 900 grammes, mon matelas gonflable 350 grammes, un oreiller gonflable 80 grammes de chez D4. Voila pour le couchage. J’avais acheté des piquets en titane chez Arklight, 8 grammes chacun, super costaud et idéal dans la caillasse. Un film plastique spécial contre les perforations à mettre avant de monter la tente, quelques grammes, aussi chez Arklight. Voilà pour le bivouac.
Pour les vêtements, faut pas hésiter à faire du tri….
Un short
Un pantalon divisible en 2 parties
Un caleçon long et chaud (comme mettent les jogger en hiver) pour les nuits qui peuvent être fraiches même en été
Deux t-shirt manches courtes en synthétique (vite lavé, vite sec)
Un t-shirt manche longue toujours pour la nuit
Deux slips, un sur moi, l’autre dans le sac
Un maillot de bain genre moule-boule qui peut servir de slip si y a un problème de séchage (et y en a eu)
Des gants en soie
Un tube (c’est ce truc qui peut servir de tour de cou ou de bonnet si on tire sur la ficelle…)
Un pull polaire
Une veste polaire (et la, y en avait un de trop donc 350 grammes qui auraient pu rester à la maison)
Un coupe vent coupe pluie genre k-way
Un pantalon de pluie (ça je reprendrai plus, il n’est pas gênant de marcher sous la pluie les jambes nues, j’en ai fait l’expérience) 150 grammes de moins à trimballer
Deux paires de chaussettes (là, faut pas hésiter à y mettre le prix.) techniques épaisses, même en été. Surtout en été…épaisses et anti frottement.
Une paire de sandale. Ne prenez pas des tongs. Les refuges, c’est pas un terrain de camping, il y a rien de plat et des cailloux partout
Une frontale
Un rouleau de pq
Une demi-savonnette « monsavon » parce que c’est suffisant pour le gr pour la toilette et la lessive et ça ne pollue pas
Lunettes de soleil
Casquette avec le rabat sur la nuque. Chaque fois que je regarde les photos je me dis que j’ai l’air c… mais ça évite les coups de soleil par derrière. Et j’en ai vu de jolis…
Un petit chargeur solaire. Pour 125 grammes, on recharge 25% de son portable par jour ou son appareil photo et ça c’est cool.
Une paire de lacets de rechange qui peuvent aussi servir pour étendre la lessive. J’avais trouvé une pince à linge sur le chemin qui m’a bien été utile, la prochaine fois, j’en prendrai au moins deux
Une poche à eau de deux litres+une bouteille d’eau gazeuse vide d’un litre (elles sont super solides)
Un quart en titane (53 grammes) encore Arklight
Un briquet
Ensuite, vient le barda à l’appréciation de chacun. La pharmacie, le nécessaire toilette.
Pour la pharmacie, il vaut mieux être un peu large. En tout cas : compeed, grand pansement, pommade contre les irritations, pommade pour les articulations, aspirine ou autre, pince à épiler, aiguille+fil, anti cacamou, antidégueloir, si si ! rouleau de sparadrap style urgopore, c’est celui qui colle le mieux
Pour la toilette, a vous de voir, mais voir léger. Pour moi, brosse a dents manche coupé à la moitié, mini tube dentifrice, le savon, j’ai déjà dit, rasoir jetable (1), tube de gel à raser acheté dans un distributeur d’hôtel avec le rasoir. La serviette et le gant en microfibre et c’est tout.
A ceci, il faut rajouter des bâtons de marche (à prendre super solides, les miens sont garantis 3 ans mais après le gr, je vais voir si la garantie marche…. Ils sont quasi H S)
Les godasses des Salomon D4 GTX. Rien à dire, légères, confortables, étanches puisque goretex. Elles sont marquées par le trek mais encore bonnes pour le service. La encore, j’en vu des drôles. J’ai même vu des personnes en » vulgaires » basket. Faut être stupide vu certains passages qui tiennent de l’équilibrisme…
Voila donc le contenu du sac et de ce que j’avais sur le dos. En plus, au départ de Calenzana, 15 sachets dose de Nescafé. 15 sachets de sucre gentiment donné par l’hôtel Bel horizon un petit pain boule que j’ai mis dans un sac plastique pour qui qu’il ne sèche trop, un sauciflard du cru, 15 petits nougats D4, un sachet de madeleines et 200 grammes d’amendes.
Le barda est prêt ?
Alors rendez-vous samedi 6h00 devant la fontaine qui se trouve devant l’hôtel pour la première étape. Ne faite pas le plein de flotte ici, l’eau et javellisée à mort. Vous avez la source au tout départ du gr. 1° étape Ortu di u piobu
Nous partons à trois, notre petit groupe s’est formé sur le net. Encore hier soir, vendredi, nous ne nous connaissions pas.
Encore une partie de l’aventure La première étape est dite longue et pénible. Elle est longue et pénible. C’est presque un résumé du gr. ca monte, 1200 mètres non-stop
Il y a déjà de la caillasse, même un passage équipé de chaine et il y a même le premier coup au moral quand on aperçoit le refuge, la bas, si loin, pffff. Et puis l’arrivée, la première. Marion nous a carrément relégués à une heure, j’en prendrai l’habitude. Marie, la gardienne qui vous fait attendre parce qu’elle ne revient qu’a quatorze heures. Epicerie quasi inexistante, béni soit mon sauciflard et mon bout de pain acheté hier. Première douche froide, première lessive, premier bivouac. Le repas du soir malgré 20 euros ne reste pas dans les mémoires. Je me surprends à me coucher à 20h30 et à dormir à 20h31 2° étape Carrozu
Départ 6h00 ce sera tous les jours pareils, lever 5h10, pliage du matos, toilette de chat, café et c’est parti
Ca monte et fort, pierrier, éboulis, ça y est on est dans le vif du sujet. Cette étape est belle, elle vous fait rentrer dans ce monde minéral qui va être le notre pendant les prochains jours
Déjà des vues somptueuses, des à-pics impressionnants, la montagne rude, pure. rcrcrcrcrcrcr
La descente sur le refuge va laisser des traces dans les genoux de pas mal d’entre nous. Une descente interminable dans les pierres puis dans des éboulis, 600 m de dénivelé négatif : un pur bonheur…
Le refuge est sympa mais les places de bivouac pas splendides et pas nombreuses. Une jolie et généreuse assiette de charcuterie me revigore. Je vais prendre ma douche après avoir monté ma tente. L’eau sera une des plus froides du gr. De plus, hier, je n’ai pas mis mon savon à sécher ce qui fait qu’en me savonnant, de jolis morceaux se collent sur la peau. Donc grand et long rinçage sous l’eau glacée. J’ai bien fait rire tous ceux qui attendaient leur tour avec mes cris et mon beau vocabulaire…. Donc, n’oubliez pas de faire sécher votre savon avant de le ranger.
Repas du soir, même tarif, même désespoir
3° étape Asco
Temps pourri au lever avec déjà quelques gouttes au moment de plier la tente.
Quelques minutes après le départ, à l’arrivée à la passerelle de Spasimata, la pluie arrive, drue. On s’équipe. Et commence un passage qui n’est pas facile en temps normal alors sous la pluie, sur les dalles bien lisses, y a du sport. Le ruisseau est 20 mètres plus bas, vaut mieux pas lacher
Les câbles sont le bien venus. Toute la montée se fera sous la pluie et dans le brouillard. Par moment, comme pour nous narguer, le temps s’éclaircit pour nous laisser apercevoir la baie de Calvi sous le soleil. Grrrr.
Arrivé au col, il y a un petit lac, que je ne verrai pas. Le brouillard se fait de plus en plus dense à plus de 2000 mètres. Le vent, le froid, tout ca devient pénible. Puis après une petite désescalade de quelques mètres je me perds. Je ne vois plus à 10 mètres. Impossible de retrouver les balises. Je suis un semblant de sentier pendant quelques minutes sans voir aucune marque rouge et blanche. Moment d’angoisse. Demi-tour, au pif. Je retrouve enfin une marque puis deux. Sauvé. Je marche ainsi pendant 10 bonnes minutes jusqu'à arrivé devant un mur de quelques mètres… c’est celui que j’avais descendu précédemment. Je venais de faire le parcours en revenant sur mes pas sans m’en apercevoir. La montagne peut être traite, il ne faudra pas l’oublier. Le vent se fait de plus en plus violent, réussissant même à me faire tomber. Heureusement, il éclaircit le brouillard. La descente sur la station d’Asco et longue, dans les rochers détrempés et glissants. Eprouvant pour les genoux car chaque pas doit être doublement assuré pour éviter la chute. Arrivé en bas, j’opte pour l’hôtel. Douche chaude, au sec, lit moelleux. Ahhhh le confort. Repas pantagruélique pour moins cher que dans les refuges. Marion est arrivée avec une bonne heure d’avance sur moi. Transie, trempée, complètement a bout. Pierrot le gardien du refuge va s’en occupé avec gentillesse et générosité. Merci à lui pour son grand cœur.
Il va pleuvoir le reste de la journée. Interrogation pour demain avec l’étape phare du gr, le cirque de la solitude qui ne peut être envisagée sous la pluie. Beaucoup de randonneurs qui ne peuvent perdre une journée vont prendre une navette pour rejoindre Vergio. Je ne peux me résoudre à cette éventualité. Le gr sans le cirque, ce n’est pas le gr. On verra demain.
4° étape Tighettu avec le cirque à franchir
Réveil 5h30, il bruine toujours, 6h00 un semblant d’éclaircie, 7h00 le vent commence à faire sécher le parking devant l’hôtel. Je prends l’avis de Marion qui pense comme moi, on va tenter et si le cirque est trop mouillé, on fera demi-tour. Le départ se fait dans un temps de m…
Arrivée au col toujours dans le brouillard mais il ne pleut pas. Quelques randonneurs croisés qui viennent de passer nous annoncent que c’est faisable à part quelques endroits encore humides mais sans danger. Deux gars (des pompiers) qui en sortent nous annoncent que le soleil brille dans le cirque. On est dubitatif vu la purée de pois qui nous entoure. Plus d’hésitation, avec Marion, on se jette dans la descente. Le brouillard toujours présent nous masque l’à-pic sous nos pas. Désescalade, des chaines salvatrices, quelques prises à bien assurées nous avalons la descente en moins de 40 minutes. Arrivé au bas de la dernière chaine, le soleil apparait comme par enchantement. Nous prenons la juste valeur de ce que venons de parcourir. Tout simplement impressionnant mais le brouillard nous a bien aidé en ôtant toutes sensations d’appréhension. La remontée se fera sous le soleil ou presque. Rapidement avec Marion qui galope comme une gazelle, et moi qui souffle comme un bœuf pour essayer de la suivre. Un petit coup d’œil en arrière pour voir là ou on est passé mais les photos n’arrivent jamais à donner la démesure de ce lieu mythique. 600 mètres de dénivelé sous nos pieds, accroché à une chaine, de quoi en refroidir plus d’un.
Voila, nous l’avons fait. Un sentiment agréable qui fait croire que le plus dur du gr est fait. Tu parles d’une erreur…
La descente sur le refuge est belle. Elle nous permettra de voir le seul mouflon de ce périple.
Christophe qui commence à souffrir de ses genoux à juger plus sage de redescendre sur Asco pour prendre la navette et de nous attendre à Vergio. Le refuge est beau, Charlie le gardien me laissera un souvenir agréable. Gentil, plein de bonne humeur et de générosité. Un mec bien. Nous allons faire aussi la connaissance d’Andréane, une Québequoise gentiment déjantée, adorablement fofolle toujours pleine de bonne humeur et de vitalité. Peut être à cause de son énoooooorme boite de compléments alimentaires qu’elle trimballe. Charlie et Andréane
5° étape Castel di Vergio
Pour cette journée, nous allons faire une étape et demie. Nous évitons Ciotulu di Mori pour aller à Vergio
Départ sous un grand soleil. Dans la descente heureuse surprise, le téléphone passe. Petite pose pour annoncer que tout va bien puis ascension de près de 900 mètres avant de passer sous le refuge que nous évitons. Maintenant, nous allons descendre, beaucoup et longtemps. Bien que le parcours soit superbe en longeant le ruisseau, on n’en voit pas le bout. Ca va être dur, en plus il fait chaud des que l’on arrive sous les 1500 mètres. Ce long sentier qui nous fait tourner le dos à la Paglia Orba Derrière la gazelle le massif de droite, c’est la Paglia Orba, massif que Marion connait déjà pour l’avoir fait avec son papa
est interminable. Et puis c’est quand même une étape et demie. Une autre chose déroutante, la présence de promeneurs, une vraie procession. Envahi. C’est la sensation ressentie après ces 5 jours de calme. Castel di Vergio, c’est une station de ski fermée depuis plusieurs années mais il y a un gite avec douche chaude, une vraie épicerie, la civilisation quoi… pour moi, hôtel. Confort. Ca fait du bien à presque 54 balais…
Christophe n’est pas là, il à préféré nous devancer puisque nous avons prévu de doubler encore une étape, nous devrions le rejoindre plus tard.
6° étape Manganu avec le lac de Nino
Départ 6h00 avec tous les matins un lever de soleil différent.
Passage par le col st Pierre, un lieu que j’ai beaucoup aimé. Vue superbe, un petit oratoire, des arbres complètement tordus par le vent perpétuel à cet endroit. Encore une grimpette relativement facile et la première vue sur le lac de Nino. C’est beau et tellement changeant après les paysages caillouteux des étapes précédentes. Quelques chevaux sauvages (ou à demi) se laissent dompter par la gazelle. Endroit magique avec son herbe rase, presque un terrain de golf.
Une jolie source.
Et cette impression de calme, de sérénité.
Le sentier continue, facile aujourd’hui, reposant.
Une pose pour admirer le paysage.
Le sentier continue un moment sous de jolis hètres bien tordus.
Manganu, le refuge est superbe. Parmi mes préférés. Emplacement idéal, le ruisseau à coté, une vue merveilleuse. Un pur bonheur. Ici, nous ferons la connaissance de Franck et de son fils. Un gars de 17 ans d’une gentillesse extraordinaire. Si je surnome Marion la gazelle, lui c’est un missile. Super sportif, il marche pas, il court. Son père, Franck, un gars super, un peu maboul quand même, il fait le gr avec 2 prothèses de hanche. Et je vous garanti que le chirugien a fait du bon boulot vu le train d’enfer qu’il mène avec son fils. Merci à vous deux pour cette belle rencontre.
7° étape Pietra Piana et Onda
Ce matin on a prévu de doubler. On ne s’arrete pas à Petra Piana, on continue jusqu'à Onda en passant par les crètes. Le début de la journée nous offre de jolies vues mais il va falloir grimper puisque nous allons passer le point culminant du gr avec la brèche de Capitello tout la-haut a plus de 2200 mètres.
De l’autre coté, nous attendent les lacs de Melo et Capitello. Nous allons suivre les crètes pendant un moment avant de redescendre sur le gite de Pietra Piana pour le repas de midi.
Superbe acceuil, une jolie assiette charcuterie et fromage, un bon coup de rouge partagé avec Franck tout ca sur la belle terrasse ombragée du gite. Encore un joli moment. Merci au couple de gardiens pour leur sympathie. J’ai lu pas mal de commentaires négatifs sur ceux qui gardent les refuges, pour ma part, hormi les deux premiers ( qui n’ont cependant pas été désagréables non plus) j’ai beaucoup échangé avec eux, ce sont des gens gentils pour peu que l’on fasse l’effort d’aller vers eux. Les Corses n’aiment pas etre brusqué. Meme si vous arrivez crevé de soif et de fatigue au refuge, prenez le temps. Ils apprécient.
Pierrot, Charlie, Jean-do, Emile, Rosy, Francis et son fils Rémi, Aimé, Clément merci à vous tous pour votre acceuil.
Pour revenir au treck la journée va être une des plus dure pour moi avec au total plus de 10 heures de marche et surtout deux descentes éprouvantes pour mes genoux.
Christophe que nous aurions du retrouver aujourd’hui à été contraint à l’abandon. Il est redescendu sur l’hopital de Corte. Aux dires des gardiens de Petra Piana, il avait les genoux comme des melons.
Je suis triste de perdre un gars avec qui j’avais sympathisé. Nous avions échangé de nombreux mails et coup de fil pour préparer cette avanture. J’aurais aimé finir à Conca avec lui. Il retentera ça une autre fois, je le lui souhaite. Bonne route à toi Christophe.
Donc, l’après-midi nous repartons pour Onda. 4h30 par les crètes. Tu parles. Il me faudra 5 heures. Des passages techniques à quatre pattes, des chaines,
Pas longues mais bien verticales. De jolis pierriers avec Franck que du bonheur…. Et enfin l’arrivée à Onda ouf !
Refuge étonnant, on est parqué, mais c’est pas génant. C'est avant tout une ferme avec moult animaux : chevaux, chevres, moutons…
Jean-do, le patron, je me rapellerai de toi longtemps. Quelle soirée !
Le repas à ne pas manquer. Les lasagnes au Brocciu sont ici à l’image de la générosité de la maison. J’ai fini à la myrthe dans la cuisine avec eux. J’en avais oublié de monter ma tente, Jean-do me dit :T’en fait pas petit y me reste des tentes vides tu as qu’a en prendre une. Prends ton temps. Bon alors on en boit une autre….
8° étapes Vizzavona et fin du gr nord
Je sais pas pourquoi, mais le matin je suis un peu brouillon…..
Le départ va tout de suite me mettre dans le bain 900 mètres d’ascenssion avant 1200 mètres de dégringolade sur la gare de Vizzavona. Ca va être dur. Surtout la descente. Aïe mes genoux. Je pense à Christophe, je voudrais pas faire comme lui. Je m’aide au maximum de mes batons pour les soulager. Le début est vraiment très raide puis vient la partie longue le long du ruisseau, l’arrivée aux abords de la cascade des anglais avec un monde fou et encore deux ou trois kilomètres de piste qui semblent interminables.
Vizzavona. Fin de la moitié la plus dure du gr. D’ici, le train embarque ou débarque des randonneurs. On fait nos adieux a certains qui finissent ici. Des pompiers qui faisaient le gr pour passer un examen, un couple de danois sympa, et les deux D D brothers, deux frangins anglais attachants.
Franck et le missile décident de doubler l’étape jusqu'à Capanelle. Adieu. Snif. On aurait bien continué ensemble mais leurs jours sont comptés et ils voulaient profiter un peu de la plage donc finir plus tot.
Pour moi, hôtel. Une GROSSE erreur. L’hôtel I Larici est minable, j’ai eu une chambre crade, déglinguée, une literie défoncée, un acceuil désagréable et les portes ferment à 11 heures sans possibilité de rentrer plus tard. Le prix : une honte.
Pour le repas du soir, on se retrouve tous au resto du chef de gare. On peut pas se tromper, c’est le même batiment que la gare, on mange à coté du quai. Soirée corse tout les samedi. Ca tombe bien on est samedi. Le resto est super. Bonne bouffe et des rations gigantesques. On a droit à l’orchestre avec chants corses pendant une bonne heure puis on passe à toute une série de reprises et de parodies de chansons dont une paires sont restées dans la mémoire… pour finir, distribution de couvre-chefs pour tous les clients. Le repas, l’ambiance, le rouge et voila le résultat. J’ai l’air aussi bete qu’avec ma casquette. Non ? Mais je suis pas seul…
Ce soir là , le 28 juillet, Emile tu fètes ton anniversaire et Marion c’est demain le 29.
9° étape Capanelle
Départ tranquille dans les bois. Jolie bergerie
Magnifique ruisseau.
Et pourtant.
Ce sera une des étapes les plus courtes, mais pour moi, celle de toutes les questions. Mes genoux me font mal. Très mal. Les deux jours précédents avec l’étape doublée puis le lendemain cette terrible descente sur la gare m’ont marqués. Je repense à Christophe, son abandon et le desespoir que j’ai entendu dans sa voix.
Les jambes ne veulent plus. C’est la volonté, la rage, la hargne qui m’amène à la station de capanelle. 5h00 de marche pourtant pas très dure mais bon sang……..
J’arrive avant midi. Epicerie, un melon et quelques victuailles achetées sur place, un pichet de rosé partagé avec la gazelle. Un moment de bonheur. L’après midi entière de repos. Ca fait du bien.
On verra demain.
9° etape I Paliri
Le départ se fait sans soucis. Je me ménage avec l’allure pépère que j’ai adoptée depuis quelques jours. Le soleil nous dit bonjour, les ruisseaux aussi . Un joli chemin sous les pins Laricio. Des vaches. Omniprésentes Des cochons (pas morts, non y dorment et se foutent completement de vous) et puis lecol de Verde avec une pose bienvenue. Les genoux vont mieux. Merci à mon toubib qui m’avait dit de prendre une pommade pour les articulations plutôt que pour les contractures musculaires. Un sandwich gargantuesque, un coup de rouge (bien sur), le plein à la source et c’est reparti pour une rude montée (dixit le topo guide) et quand y disent rude montée… c’est rude.
Et puis l’arrivée au col, la haut. Et derrière, la première vue sur la cote orientale de l’ile. On est sur un plateau superbe, des moutons partout, un sentier plat. Ca change. J’arrive au refuge en bon état. Je me suis ménagé, j’ai pris mon temps et suis presque en forme. Le repas du soir est sympa, copieux . je suis à table avec Alexandre un jeune qui fait le gr dans l’autre sens, pour lui, c’est le début. On échange pas mal avec lui sur ses envies et les notres. Marion qui est avec nous va dévorer comme je l’ai jamais vu… faut dire que la ration de pâtes est énorme. Par contre, la nuit va etre épouvantable. Je me réveille à 0h38 avec l’impression que je vais m’envoler. Un vent terrible. Je me lève pour bloquer ma toile avec des pierres, ce sera sans résultat. Je vais passer le reste de la nuit a entendre des grands « flap-flap » du double toit qui claque sur l’autre paroie. Le point positif, c’a été de voir la nuit noire, étoilée, grandiose avec la baie de ghisonacia éclairée en dessous. On se sent tout petit mais c’est tellement beau.
10° étape Usciolu
Départ avec toujours l’enchantement du lever de soleil sur un chemin creusé par les pas des marcheurs. Et puis la magie du gr20. On est sur la crète avec la mer des deux cotés. Magique. On passe au dessus du petit village de Cozzano , village d’où est originaire le coté paternel de mon gendre. Sur ces crètes, on aimerait voler. Enfin le refuge d’Usciolu avec Francis et Rémi les gardiens. Usciolu, avec l’épicerie qui tient presque du supermarché tellement on trouve tout. Des fruits frais, des godasses, des batons, tous les pansements imaginables, des conserves en tout genre, de la crème solaire, enfin de tout. C’est vrai qu’ils se donnent la peine de descendre plusieurs fois par semaine avec 3 chevaux pour faire le plein et moi qui ai eu l’occasion de monter de Cozzano jusqu’au refuge au mois de mai, je peux vous dire que c’est pas une partie de plaisir. Le soir, grosse assiette de pâtes pas chères et copieuses. On commence à former un groupe avec les rescapés de Calenzana. Nous sommes treize, soudés par une belle amitié naissante.
12° étape Asinau
Nous avons tous décidé de prendre l’ancien tracé du gr qui a été remis en ordre depuis une dizaine de jours. Nous évitons donc de passer par Matalaza, nouvelle étape qui ne rime à rien si ce n’est une obscure raison mercantile… sans commentaire, c’est une histoire corse.
L’étape est une des plus longue du gr d’où un brin d’inquiétude chez chacun d’entre nous. Départ à 6 heure comme d’habitude mais aujourd’hui, Marion et moi ne sommes pas seul à partir tot. C’est parti pour 8h00 de marche avec l’Incudine,
l’Incudine, c’est le sommet au centre gauche de l’image, celui qui a une échancrure en son milieu, le refuge est 2km plus loin et 800 mètres plus bas
sommet le plus haut de corse du sud. Pas de problème d’eau, on trouve plusieurs sources sur le parcours donc un kilo de flotte de moins à porter. Après environ deux heures, on change de paysage avec la traversée du plus grand plateau de Corse. Pas mal d’eau sur ce plateau avec de vrais petits paradis. Des fleurs, encore des pozzines (ces endroits recouverts d’herbes rases et tondues). Beaucoup de ruisseaux aussi.
Magnifiques . Parfois même de petite rivière avec une passerelle neuve puisque la dernière avait été découpée à la tronçonneuse…
Et au sommet de l’Incudine, la vue. 360° sur la Corse. La mer tout autour malgré la brume. La Sardaigne au fond et un regard en arrière pour voir une grande partie des sommets que nous avons franchis.
Encore une fois le seul mot qui me vient : magique.
Après un bout de pain et une bonne tranche de saucisson en profitant de la vue, j’attaque la descente. Rude toujours selon le topo. Donc…faut s’attendre à du rude et effectivement quand on voit le panneau, on voit bien qu’à gauche, y a rien. Bien si, mais plus bas, beaucoup plus bas. Vous voyez ? le toit vert. ah non, j'ai pas pu mettre les photos. et oui, c’esttout en bas. Une grande partie de plaisir. Mes genoux, on oublie. On essaie en tout cas
- Avant dernier bivouac chez Aimé un mec encore super sympa avec qui j’ai encore bien rigolé. Le soir, charcuterie très bonne (c’est celle du cousin de mon gendre) lentilles et figatellu, fromage. Et un bon coup de rouge(bien sur) peut être deux…
13° étape I paliri
On décide une fois de plus de choisir le parcours alpin plutôt que le sentier qui suit une courbe de niveau sans interet. On doit traverser les aiguilles de Bavella, site incontournable de l’ile. Jolie ballade ! A ne pas faire en espadrilles. Alors là, si vous aimez pas les cailloux ça va être coton. Mais encore une fois des paysages grandioses et des vues sur la mer déjà toute proche. Trop proche car elle nous fait sentir la fin de cette belle aventure.
L’arrivée au col de Bavella nous remet tout de suite et brusquement dans un bain de foule qui nous est inhabituel après notre périple.
Le groupe qui s’est formé au cours de ces quelque jours se retrouve au resto du col pour partager un repas en commun. Ce fut un joli moment ou nous étions tous très heureux d’être ensemble. Conscient que demain, ce sera fini et la séparation rapide.
Après le repas, un peu plus d’une heure pour rejoindre le refuge ou Clément nous recevra avec beaucoup de gentillesse lui aussi.
Le soir toute l’équipe décide passer la nuit à la belle étoile, dommage que je n’ai pas pris de photos, 12 sacs de couchage cote à cote, ça faisait une belle brochette.
14° et dernière étape Conca
Je me lève chagrin de savoir que la fin est au bout de la matinée. Dernier lever de soleil sur la mer recouverte de brume. Dernière vision paradisiaque sur ces montagnes que déjà nous quittons, nous allons perdre plus de 900 mètres en quelques heures pour finir vers midi sous une chaleur élevée. Nous nous arrétons souvent pour prendre une photo mais aussi peut-être pour prolonger le plaisir d’être ensemble. Une dernière gorge caillouteuse. Encore quelques kilomètres et puis, fatalement, le goudron, l’arrivée.
Sentiment étrange. Se dire enfin, j‘ai réussi. Etre heureux de cet exploit car c’en est un.
Et puis un gout amer.
La fin d’un rève concrétisé
La fin d’un groupe
La fin d’une aventure préparée depuis un an
Le groupe, le voila
La famille en or avec les jeunes qui cavallaient fort. Très fort… Le trio toulousain avec un grand malade qui fait les descentes en courrant
Les deux couples, plus gentils tu meurs
Mario et moi
Mes erreurs.
Prétentieusement, je dirais peu nombreuses.
Sur le sac, je pense avoir été pas mauvais. Moins de 14kg avec 3 litres d’eau.
J’aurais pu enlever 500 grammes soit un polaire et le pantalon de pluie. Cela peut sembler peu mais ne le croyez pas. Chaque gramme gagné est important. Voir primordial.
La préparation physique. Elle doit être impérative 6 mois avant le départ si vous ne faites que peu ou pas de sport.
Christophe m’a dit que le toubib qui l’avait reçu suite à son abandon préconnisait le vélo de façon assidue pour les jambes mais selon le docteur, le poids du sac reste l’élément principal.
Pour le vélo, je sors quasiment tous les week-end avec mon pote Marc en vtt pour 30 à40 km de mono-trace. Ça m’a bien aidé.
Et puis, il y a le mental.
Je ne suis parti en me disant j’espère finir.
Dans ma tete, c’était clair.
Faire et finir le gr20 dans le vrai sens nord-sud et en intégral. Je savais que j’allais peiner, voir souffir (là au moins, je me suis pas trompé)
Mais Dieu que c’est beau et bon chaque soir de voir ou l’on est et de pouvoir se dire : je ne dois ça qu’a mes jambes.
Attention, ce n’est pas non plus une épreuve terrible, mais il y a de sacrés moments à passer. Oublier le vertige parfois ou simplement continuer à avancer quand on pense être au bout. Une fois franchi ces doutes, c’est du pur bonheur.
Le groupe, on ne le voit pas naitre.
Et pourtant lentement, surement, des liens se créent, s’unissent, se lient. Ca aussi, c’est la magie de ce trek.
Du bonheur, mais aussi ce sentiment inexpliquable à l’arrivée qui vous file le bourdon. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti.
Cette aventure, moi qui aime marcher souvent seul pour un plaisir qui peut sembler egoïste à certain, j’en rève depuis plus de 20 ans.
Arrivé à 54 ans dans quelques mois, j’ai pu le réaliser.
Mon gendre, Corse par son père, ma fait découvrir son ile l’année passée.
Mon épouse, peut-être lassée d’entendre parler de ce rève m’a incité à le réaliser cet été. « on en parlera plus… »
Christophe, je t’avais dit : on finira ensemble à Conca, tes genoux n’ont pas voulus. Une pensée amicale pour toi.
Marion, un rayon de soleil, jeune femme à l’apparence si fragile et pourtant…une gazelle, aucune pitié pour le Papy qui tirait la langue derrière mais si gentille quand elle me faisait croire qu’elle se reposait alors qu’elle attendait que j’arrive.
Le refuge de Prati, un rocher… Les pâtes avec Alexandre qui préférait trimbaler une bible plutôt que le topo du gr.
De jolis moments. Inoubliable.
Le reste du goupe……..
Merci à vous.
Sauf pour mon départ à Conca que j’aurais aimé encore plus rapide.
Je supporte pas les » aurevoir »
Pour finir, en deux phrases.
Le gr20, faites le.
Marcher, c’est aller au devant de soi. Ma devise prend tout son sens ici.
Fred.
P.S. si vous voulez les photos donnez votre adresse par MP je vous les ferai parvenir
En premier, le matos. Et là, faut pas rigoler.
L’ennemi principal du géériste, c’est le poids. Alors je vais vous donner une idée de mon sac qui une fois prêt au départ ne dépasse pas les 14 kilos avec 3 litres d’eau compris.
Je suis parti pour coucher sous ma tente mais je prends tous les repas du soir au bivouac, donc pas ou peu de nourriture.
Dans mon sac (un D4 de 1kg650), ma tente, une Ferrino mono place 1.5kg, mon sac de couchage Lestra treker 900 grammes, mon matelas gonflable 350 grammes, un oreiller gonflable 80 grammes de chez D4. Voila pour le couchage. J’avais acheté des piquets en titane chez Arklight, 8 grammes chacun, super costaud et idéal dans la caillasse. Un film plastique spécial contre les perforations à mettre avant de monter la tente, quelques grammes, aussi chez Arklight. Voilà pour le bivouac.
Pour les vêtements, faut pas hésiter à faire du tri….
Un short
Un pantalon divisible en 2 parties
Un caleçon long et chaud (comme mettent les jogger en hiver) pour les nuits qui peuvent être fraiches même en été
Deux t-shirt manches courtes en synthétique (vite lavé, vite sec)
Un t-shirt manche longue toujours pour la nuit
Deux slips, un sur moi, l’autre dans le sac
Un maillot de bain genre moule-boule qui peut servir de slip si y a un problème de séchage (et y en a eu)
Des gants en soie
Un tube (c’est ce truc qui peut servir de tour de cou ou de bonnet si on tire sur la ficelle…)
Un pull polaire
Une veste polaire (et la, y en avait un de trop donc 350 grammes qui auraient pu rester à la maison)
Un coupe vent coupe pluie genre k-way
Un pantalon de pluie (ça je reprendrai plus, il n’est pas gênant de marcher sous la pluie les jambes nues, j’en ai fait l’expérience) 150 grammes de moins à trimballer
Deux paires de chaussettes (là, faut pas hésiter à y mettre le prix.) techniques épaisses, même en été. Surtout en été…épaisses et anti frottement.
Une paire de sandale. Ne prenez pas des tongs. Les refuges, c’est pas un terrain de camping, il y a rien de plat et des cailloux partout
Une frontale
Un rouleau de pq
Une demi-savonnette « monsavon » parce que c’est suffisant pour le gr pour la toilette et la lessive et ça ne pollue pas
Lunettes de soleil
Casquette avec le rabat sur la nuque. Chaque fois que je regarde les photos je me dis que j’ai l’air c… mais ça évite les coups de soleil par derrière. Et j’en ai vu de jolis…
Un petit chargeur solaire. Pour 125 grammes, on recharge 25% de son portable par jour ou son appareil photo et ça c’est cool.
Une paire de lacets de rechange qui peuvent aussi servir pour étendre la lessive. J’avais trouvé une pince à linge sur le chemin qui m’a bien été utile, la prochaine fois, j’en prendrai au moins deux
Une poche à eau de deux litres+une bouteille d’eau gazeuse vide d’un litre (elles sont super solides)
Un quart en titane (53 grammes) encore Arklight
Un briquet
Ensuite, vient le barda à l’appréciation de chacun. La pharmacie, le nécessaire toilette.
Pour la pharmacie, il vaut mieux être un peu large. En tout cas : compeed, grand pansement, pommade contre les irritations, pommade pour les articulations, aspirine ou autre, pince à épiler, aiguille+fil, anti cacamou, antidégueloir, si si ! rouleau de sparadrap style urgopore, c’est celui qui colle le mieux
Pour la toilette, a vous de voir, mais voir léger. Pour moi, brosse a dents manche coupé à la moitié, mini tube dentifrice, le savon, j’ai déjà dit, rasoir jetable (1), tube de gel à raser acheté dans un distributeur d’hôtel avec le rasoir. La serviette et le gant en microfibre et c’est tout.
A ceci, il faut rajouter des bâtons de marche (à prendre super solides, les miens sont garantis 3 ans mais après le gr, je vais voir si la garantie marche…. Ils sont quasi H S)
Les godasses des Salomon D4 GTX. Rien à dire, légères, confortables, étanches puisque goretex. Elles sont marquées par le trek mais encore bonnes pour le service. La encore, j’en vu des drôles. J’ai même vu des personnes en » vulgaires » basket. Faut être stupide vu certains passages qui tiennent de l’équilibrisme…
Voila donc le contenu du sac et de ce que j’avais sur le dos. En plus, au départ de Calenzana, 15 sachets dose de Nescafé. 15 sachets de sucre gentiment donné par l’hôtel Bel horizon un petit pain boule que j’ai mis dans un sac plastique pour qui qu’il ne sèche trop, un sauciflard du cru, 15 petits nougats D4, un sachet de madeleines et 200 grammes d’amendes.
Le barda est prêt ?
Alors rendez-vous samedi 6h00 devant la fontaine qui se trouve devant l’hôtel pour la première étape. Ne faite pas le plein de flotte ici, l’eau et javellisée à mort. Vous avez la source au tout départ du gr. 1° étape Ortu di u piobu
Nous partons à trois, notre petit groupe s’est formé sur le net. Encore hier soir, vendredi, nous ne nous connaissions pas.
Encore une partie de l’aventure La première étape est dite longue et pénible. Elle est longue et pénible. C’est presque un résumé du gr. ca monte, 1200 mètres non-stop
Il y a déjà de la caillasse, même un passage équipé de chaine et il y a même le premier coup au moral quand on aperçoit le refuge, la bas, si loin, pffff. Et puis l’arrivée, la première. Marion nous a carrément relégués à une heure, j’en prendrai l’habitude. Marie, la gardienne qui vous fait attendre parce qu’elle ne revient qu’a quatorze heures. Epicerie quasi inexistante, béni soit mon sauciflard et mon bout de pain acheté hier. Première douche froide, première lessive, premier bivouac. Le repas du soir malgré 20 euros ne reste pas dans les mémoires. Je me surprends à me coucher à 20h30 et à dormir à 20h31 2° étape Carrozu
Départ 6h00 ce sera tous les jours pareils, lever 5h10, pliage du matos, toilette de chat, café et c’est parti
Ca monte et fort, pierrier, éboulis, ça y est on est dans le vif du sujet. Cette étape est belle, elle vous fait rentrer dans ce monde minéral qui va être le notre pendant les prochains jours
Déjà des vues somptueuses, des à-pics impressionnants, la montagne rude, pure. rcrcrcrcrcrcr
La descente sur le refuge va laisser des traces dans les genoux de pas mal d’entre nous. Une descente interminable dans les pierres puis dans des éboulis, 600 m de dénivelé négatif : un pur bonheur…
Le refuge est sympa mais les places de bivouac pas splendides et pas nombreuses. Une jolie et généreuse assiette de charcuterie me revigore. Je vais prendre ma douche après avoir monté ma tente. L’eau sera une des plus froides du gr. De plus, hier, je n’ai pas mis mon savon à sécher ce qui fait qu’en me savonnant, de jolis morceaux se collent sur la peau. Donc grand et long rinçage sous l’eau glacée. J’ai bien fait rire tous ceux qui attendaient leur tour avec mes cris et mon beau vocabulaire…. Donc, n’oubliez pas de faire sécher votre savon avant de le ranger.
Repas du soir, même tarif, même désespoir
3° étape Asco
Temps pourri au lever avec déjà quelques gouttes au moment de plier la tente.
Quelques minutes après le départ, à l’arrivée à la passerelle de Spasimata, la pluie arrive, drue. On s’équipe. Et commence un passage qui n’est pas facile en temps normal alors sous la pluie, sur les dalles bien lisses, y a du sport. Le ruisseau est 20 mètres plus bas, vaut mieux pas lacher
Les câbles sont le bien venus. Toute la montée se fera sous la pluie et dans le brouillard. Par moment, comme pour nous narguer, le temps s’éclaircit pour nous laisser apercevoir la baie de Calvi sous le soleil. Grrrr.
Arrivé au col, il y a un petit lac, que je ne verrai pas. Le brouillard se fait de plus en plus dense à plus de 2000 mètres. Le vent, le froid, tout ca devient pénible. Puis après une petite désescalade de quelques mètres je me perds. Je ne vois plus à 10 mètres. Impossible de retrouver les balises. Je suis un semblant de sentier pendant quelques minutes sans voir aucune marque rouge et blanche. Moment d’angoisse. Demi-tour, au pif. Je retrouve enfin une marque puis deux. Sauvé. Je marche ainsi pendant 10 bonnes minutes jusqu'à arrivé devant un mur de quelques mètres… c’est celui que j’avais descendu précédemment. Je venais de faire le parcours en revenant sur mes pas sans m’en apercevoir. La montagne peut être traite, il ne faudra pas l’oublier. Le vent se fait de plus en plus violent, réussissant même à me faire tomber. Heureusement, il éclaircit le brouillard. La descente sur la station d’Asco et longue, dans les rochers détrempés et glissants. Eprouvant pour les genoux car chaque pas doit être doublement assuré pour éviter la chute. Arrivé en bas, j’opte pour l’hôtel. Douche chaude, au sec, lit moelleux. Ahhhh le confort. Repas pantagruélique pour moins cher que dans les refuges. Marion est arrivée avec une bonne heure d’avance sur moi. Transie, trempée, complètement a bout. Pierrot le gardien du refuge va s’en occupé avec gentillesse et générosité. Merci à lui pour son grand cœur.
Il va pleuvoir le reste de la journée. Interrogation pour demain avec l’étape phare du gr, le cirque de la solitude qui ne peut être envisagée sous la pluie. Beaucoup de randonneurs qui ne peuvent perdre une journée vont prendre une navette pour rejoindre Vergio. Je ne peux me résoudre à cette éventualité. Le gr sans le cirque, ce n’est pas le gr. On verra demain.
4° étape Tighettu avec le cirque à franchir
Réveil 5h30, il bruine toujours, 6h00 un semblant d’éclaircie, 7h00 le vent commence à faire sécher le parking devant l’hôtel. Je prends l’avis de Marion qui pense comme moi, on va tenter et si le cirque est trop mouillé, on fera demi-tour. Le départ se fait dans un temps de m…
Arrivée au col toujours dans le brouillard mais il ne pleut pas. Quelques randonneurs croisés qui viennent de passer nous annoncent que c’est faisable à part quelques endroits encore humides mais sans danger. Deux gars (des pompiers) qui en sortent nous annoncent que le soleil brille dans le cirque. On est dubitatif vu la purée de pois qui nous entoure. Plus d’hésitation, avec Marion, on se jette dans la descente. Le brouillard toujours présent nous masque l’à-pic sous nos pas. Désescalade, des chaines salvatrices, quelques prises à bien assurées nous avalons la descente en moins de 40 minutes. Arrivé au bas de la dernière chaine, le soleil apparait comme par enchantement. Nous prenons la juste valeur de ce que venons de parcourir. Tout simplement impressionnant mais le brouillard nous a bien aidé en ôtant toutes sensations d’appréhension. La remontée se fera sous le soleil ou presque. Rapidement avec Marion qui galope comme une gazelle, et moi qui souffle comme un bœuf pour essayer de la suivre. Un petit coup d’œil en arrière pour voir là ou on est passé mais les photos n’arrivent jamais à donner la démesure de ce lieu mythique. 600 mètres de dénivelé sous nos pieds, accroché à une chaine, de quoi en refroidir plus d’un.
Voila, nous l’avons fait. Un sentiment agréable qui fait croire que le plus dur du gr est fait. Tu parles d’une erreur…
La descente sur le refuge est belle. Elle nous permettra de voir le seul mouflon de ce périple.
Christophe qui commence à souffrir de ses genoux à juger plus sage de redescendre sur Asco pour prendre la navette et de nous attendre à Vergio. Le refuge est beau, Charlie le gardien me laissera un souvenir agréable. Gentil, plein de bonne humeur et de générosité. Un mec bien. Nous allons faire aussi la connaissance d’Andréane, une Québequoise gentiment déjantée, adorablement fofolle toujours pleine de bonne humeur et de vitalité. Peut être à cause de son énoooooorme boite de compléments alimentaires qu’elle trimballe. Charlie et Andréane
5° étape Castel di Vergio
Pour cette journée, nous allons faire une étape et demie. Nous évitons Ciotulu di Mori pour aller à Vergio
Départ sous un grand soleil. Dans la descente heureuse surprise, le téléphone passe. Petite pose pour annoncer que tout va bien puis ascension de près de 900 mètres avant de passer sous le refuge que nous évitons. Maintenant, nous allons descendre, beaucoup et longtemps. Bien que le parcours soit superbe en longeant le ruisseau, on n’en voit pas le bout. Ca va être dur, en plus il fait chaud des que l’on arrive sous les 1500 mètres. Ce long sentier qui nous fait tourner le dos à la Paglia Orba Derrière la gazelle le massif de droite, c’est la Paglia Orba, massif que Marion connait déjà pour l’avoir fait avec son papa
est interminable. Et puis c’est quand même une étape et demie. Une autre chose déroutante, la présence de promeneurs, une vraie procession. Envahi. C’est la sensation ressentie après ces 5 jours de calme. Castel di Vergio, c’est une station de ski fermée depuis plusieurs années mais il y a un gite avec douche chaude, une vraie épicerie, la civilisation quoi… pour moi, hôtel. Confort. Ca fait du bien à presque 54 balais…
Christophe n’est pas là, il à préféré nous devancer puisque nous avons prévu de doubler encore une étape, nous devrions le rejoindre plus tard.
6° étape Manganu avec le lac de Nino
Départ 6h00 avec tous les matins un lever de soleil différent.
Passage par le col st Pierre, un lieu que j’ai beaucoup aimé. Vue superbe, un petit oratoire, des arbres complètement tordus par le vent perpétuel à cet endroit. Encore une grimpette relativement facile et la première vue sur le lac de Nino. C’est beau et tellement changeant après les paysages caillouteux des étapes précédentes. Quelques chevaux sauvages (ou à demi) se laissent dompter par la gazelle. Endroit magique avec son herbe rase, presque un terrain de golf.
Une jolie source.
Et cette impression de calme, de sérénité.
Le sentier continue, facile aujourd’hui, reposant.
Une pose pour admirer le paysage.
Le sentier continue un moment sous de jolis hètres bien tordus.
Manganu, le refuge est superbe. Parmi mes préférés. Emplacement idéal, le ruisseau à coté, une vue merveilleuse. Un pur bonheur. Ici, nous ferons la connaissance de Franck et de son fils. Un gars de 17 ans d’une gentillesse extraordinaire. Si je surnome Marion la gazelle, lui c’est un missile. Super sportif, il marche pas, il court. Son père, Franck, un gars super, un peu maboul quand même, il fait le gr avec 2 prothèses de hanche. Et je vous garanti que le chirugien a fait du bon boulot vu le train d’enfer qu’il mène avec son fils. Merci à vous deux pour cette belle rencontre.
7° étape Pietra Piana et Onda
Ce matin on a prévu de doubler. On ne s’arrete pas à Petra Piana, on continue jusqu'à Onda en passant par les crètes. Le début de la journée nous offre de jolies vues mais il va falloir grimper puisque nous allons passer le point culminant du gr avec la brèche de Capitello tout la-haut a plus de 2200 mètres.
De l’autre coté, nous attendent les lacs de Melo et Capitello. Nous allons suivre les crètes pendant un moment avant de redescendre sur le gite de Pietra Piana pour le repas de midi.
Superbe acceuil, une jolie assiette charcuterie et fromage, un bon coup de rouge partagé avec Franck tout ca sur la belle terrasse ombragée du gite. Encore un joli moment. Merci au couple de gardiens pour leur sympathie. J’ai lu pas mal de commentaires négatifs sur ceux qui gardent les refuges, pour ma part, hormi les deux premiers ( qui n’ont cependant pas été désagréables non plus) j’ai beaucoup échangé avec eux, ce sont des gens gentils pour peu que l’on fasse l’effort d’aller vers eux. Les Corses n’aiment pas etre brusqué. Meme si vous arrivez crevé de soif et de fatigue au refuge, prenez le temps. Ils apprécient.
Pierrot, Charlie, Jean-do, Emile, Rosy, Francis et son fils Rémi, Aimé, Clément merci à vous tous pour votre acceuil.
Pour revenir au treck la journée va être une des plus dure pour moi avec au total plus de 10 heures de marche et surtout deux descentes éprouvantes pour mes genoux.
Christophe que nous aurions du retrouver aujourd’hui à été contraint à l’abandon. Il est redescendu sur l’hopital de Corte. Aux dires des gardiens de Petra Piana, il avait les genoux comme des melons.
Je suis triste de perdre un gars avec qui j’avais sympathisé. Nous avions échangé de nombreux mails et coup de fil pour préparer cette avanture. J’aurais aimé finir à Conca avec lui. Il retentera ça une autre fois, je le lui souhaite. Bonne route à toi Christophe.
Donc, l’après-midi nous repartons pour Onda. 4h30 par les crètes. Tu parles. Il me faudra 5 heures. Des passages techniques à quatre pattes, des chaines,
Pas longues mais bien verticales. De jolis pierriers avec Franck que du bonheur…. Et enfin l’arrivée à Onda ouf !
Refuge étonnant, on est parqué, mais c’est pas génant. C'est avant tout une ferme avec moult animaux : chevaux, chevres, moutons…
Jean-do, le patron, je me rapellerai de toi longtemps. Quelle soirée !
Le repas à ne pas manquer. Les lasagnes au Brocciu sont ici à l’image de la générosité de la maison. J’ai fini à la myrthe dans la cuisine avec eux. J’en avais oublié de monter ma tente, Jean-do me dit :T’en fait pas petit y me reste des tentes vides tu as qu’a en prendre une. Prends ton temps. Bon alors on en boit une autre….
8° étapes Vizzavona et fin du gr nord
Je sais pas pourquoi, mais le matin je suis un peu brouillon…..
Le départ va tout de suite me mettre dans le bain 900 mètres d’ascenssion avant 1200 mètres de dégringolade sur la gare de Vizzavona. Ca va être dur. Surtout la descente. Aïe mes genoux. Je pense à Christophe, je voudrais pas faire comme lui. Je m’aide au maximum de mes batons pour les soulager. Le début est vraiment très raide puis vient la partie longue le long du ruisseau, l’arrivée aux abords de la cascade des anglais avec un monde fou et encore deux ou trois kilomètres de piste qui semblent interminables.
Vizzavona. Fin de la moitié la plus dure du gr. D’ici, le train embarque ou débarque des randonneurs. On fait nos adieux a certains qui finissent ici. Des pompiers qui faisaient le gr pour passer un examen, un couple de danois sympa, et les deux D D brothers, deux frangins anglais attachants.
Franck et le missile décident de doubler l’étape jusqu'à Capanelle. Adieu. Snif. On aurait bien continué ensemble mais leurs jours sont comptés et ils voulaient profiter un peu de la plage donc finir plus tot.
Pour moi, hôtel. Une GROSSE erreur. L’hôtel I Larici est minable, j’ai eu une chambre crade, déglinguée, une literie défoncée, un acceuil désagréable et les portes ferment à 11 heures sans possibilité de rentrer plus tard. Le prix : une honte.
Pour le repas du soir, on se retrouve tous au resto du chef de gare. On peut pas se tromper, c’est le même batiment que la gare, on mange à coté du quai. Soirée corse tout les samedi. Ca tombe bien on est samedi. Le resto est super. Bonne bouffe et des rations gigantesques. On a droit à l’orchestre avec chants corses pendant une bonne heure puis on passe à toute une série de reprises et de parodies de chansons dont une paires sont restées dans la mémoire… pour finir, distribution de couvre-chefs pour tous les clients. Le repas, l’ambiance, le rouge et voila le résultat. J’ai l’air aussi bete qu’avec ma casquette. Non ? Mais je suis pas seul…
Ce soir là , le 28 juillet, Emile tu fètes ton anniversaire et Marion c’est demain le 29.
9° étape Capanelle
Départ tranquille dans les bois. Jolie bergerie
Magnifique ruisseau.
Et pourtant.
Ce sera une des étapes les plus courtes, mais pour moi, celle de toutes les questions. Mes genoux me font mal. Très mal. Les deux jours précédents avec l’étape doublée puis le lendemain cette terrible descente sur la gare m’ont marqués. Je repense à Christophe, son abandon et le desespoir que j’ai entendu dans sa voix.
Les jambes ne veulent plus. C’est la volonté, la rage, la hargne qui m’amène à la station de capanelle. 5h00 de marche pourtant pas très dure mais bon sang……..
J’arrive avant midi. Epicerie, un melon et quelques victuailles achetées sur place, un pichet de rosé partagé avec la gazelle. Un moment de bonheur. L’après midi entière de repos. Ca fait du bien.
On verra demain.
9° etape I Paliri
Le départ se fait sans soucis. Je me ménage avec l’allure pépère que j’ai adoptée depuis quelques jours. Le soleil nous dit bonjour, les ruisseaux aussi . Un joli chemin sous les pins Laricio. Des vaches. Omniprésentes Des cochons (pas morts, non y dorment et se foutent completement de vous) et puis lecol de Verde avec une pose bienvenue. Les genoux vont mieux. Merci à mon toubib qui m’avait dit de prendre une pommade pour les articulations plutôt que pour les contractures musculaires. Un sandwich gargantuesque, un coup de rouge (bien sur), le plein à la source et c’est reparti pour une rude montée (dixit le topo guide) et quand y disent rude montée… c’est rude.
Et puis l’arrivée au col, la haut. Et derrière, la première vue sur la cote orientale de l’ile. On est sur un plateau superbe, des moutons partout, un sentier plat. Ca change. J’arrive au refuge en bon état. Je me suis ménagé, j’ai pris mon temps et suis presque en forme. Le repas du soir est sympa, copieux . je suis à table avec Alexandre un jeune qui fait le gr dans l’autre sens, pour lui, c’est le début. On échange pas mal avec lui sur ses envies et les notres. Marion qui est avec nous va dévorer comme je l’ai jamais vu… faut dire que la ration de pâtes est énorme. Par contre, la nuit va etre épouvantable. Je me réveille à 0h38 avec l’impression que je vais m’envoler. Un vent terrible. Je me lève pour bloquer ma toile avec des pierres, ce sera sans résultat. Je vais passer le reste de la nuit a entendre des grands « flap-flap » du double toit qui claque sur l’autre paroie. Le point positif, c’a été de voir la nuit noire, étoilée, grandiose avec la baie de ghisonacia éclairée en dessous. On se sent tout petit mais c’est tellement beau.
10° étape Usciolu
Départ avec toujours l’enchantement du lever de soleil sur un chemin creusé par les pas des marcheurs. Et puis la magie du gr20. On est sur la crète avec la mer des deux cotés. Magique. On passe au dessus du petit village de Cozzano , village d’où est originaire le coté paternel de mon gendre. Sur ces crètes, on aimerait voler. Enfin le refuge d’Usciolu avec Francis et Rémi les gardiens. Usciolu, avec l’épicerie qui tient presque du supermarché tellement on trouve tout. Des fruits frais, des godasses, des batons, tous les pansements imaginables, des conserves en tout genre, de la crème solaire, enfin de tout. C’est vrai qu’ils se donnent la peine de descendre plusieurs fois par semaine avec 3 chevaux pour faire le plein et moi qui ai eu l’occasion de monter de Cozzano jusqu’au refuge au mois de mai, je peux vous dire que c’est pas une partie de plaisir. Le soir, grosse assiette de pâtes pas chères et copieuses. On commence à former un groupe avec les rescapés de Calenzana. Nous sommes treize, soudés par une belle amitié naissante.
12° étape Asinau
Nous avons tous décidé de prendre l’ancien tracé du gr qui a été remis en ordre depuis une dizaine de jours. Nous évitons donc de passer par Matalaza, nouvelle étape qui ne rime à rien si ce n’est une obscure raison mercantile… sans commentaire, c’est une histoire corse.
L’étape est une des plus longue du gr d’où un brin d’inquiétude chez chacun d’entre nous. Départ à 6 heure comme d’habitude mais aujourd’hui, Marion et moi ne sommes pas seul à partir tot. C’est parti pour 8h00 de marche avec l’Incudine,
l’Incudine, c’est le sommet au centre gauche de l’image, celui qui a une échancrure en son milieu, le refuge est 2km plus loin et 800 mètres plus bas
sommet le plus haut de corse du sud. Pas de problème d’eau, on trouve plusieurs sources sur le parcours donc un kilo de flotte de moins à porter. Après environ deux heures, on change de paysage avec la traversée du plus grand plateau de Corse. Pas mal d’eau sur ce plateau avec de vrais petits paradis. Des fleurs, encore des pozzines (ces endroits recouverts d’herbes rases et tondues). Beaucoup de ruisseaux aussi.
Magnifiques . Parfois même de petite rivière avec une passerelle neuve puisque la dernière avait été découpée à la tronçonneuse…
Et au sommet de l’Incudine, la vue. 360° sur la Corse. La mer tout autour malgré la brume. La Sardaigne au fond et un regard en arrière pour voir une grande partie des sommets que nous avons franchis.
Encore une fois le seul mot qui me vient : magique.
Après un bout de pain et une bonne tranche de saucisson en profitant de la vue, j’attaque la descente. Rude toujours selon le topo. Donc…faut s’attendre à du rude et effectivement quand on voit le panneau, on voit bien qu’à gauche, y a rien. Bien si, mais plus bas, beaucoup plus bas. Vous voyez ? le toit vert. ah non, j'ai pas pu mettre les photos. et oui, c’esttout en bas. Une grande partie de plaisir. Mes genoux, on oublie. On essaie en tout cas
- Avant dernier bivouac chez Aimé un mec encore super sympa avec qui j’ai encore bien rigolé. Le soir, charcuterie très bonne (c’est celle du cousin de mon gendre) lentilles et figatellu, fromage. Et un bon coup de rouge(bien sur) peut être deux…
13° étape I paliri
On décide une fois de plus de choisir le parcours alpin plutôt que le sentier qui suit une courbe de niveau sans interet. On doit traverser les aiguilles de Bavella, site incontournable de l’ile. Jolie ballade ! A ne pas faire en espadrilles. Alors là, si vous aimez pas les cailloux ça va être coton. Mais encore une fois des paysages grandioses et des vues sur la mer déjà toute proche. Trop proche car elle nous fait sentir la fin de cette belle aventure.
L’arrivée au col de Bavella nous remet tout de suite et brusquement dans un bain de foule qui nous est inhabituel après notre périple.
Le groupe qui s’est formé au cours de ces quelque jours se retrouve au resto du col pour partager un repas en commun. Ce fut un joli moment ou nous étions tous très heureux d’être ensemble. Conscient que demain, ce sera fini et la séparation rapide.
Après le repas, un peu plus d’une heure pour rejoindre le refuge ou Clément nous recevra avec beaucoup de gentillesse lui aussi.
Le soir toute l’équipe décide passer la nuit à la belle étoile, dommage que je n’ai pas pris de photos, 12 sacs de couchage cote à cote, ça faisait une belle brochette.
14° et dernière étape Conca
Je me lève chagrin de savoir que la fin est au bout de la matinée. Dernier lever de soleil sur la mer recouverte de brume. Dernière vision paradisiaque sur ces montagnes que déjà nous quittons, nous allons perdre plus de 900 mètres en quelques heures pour finir vers midi sous une chaleur élevée. Nous nous arrétons souvent pour prendre une photo mais aussi peut-être pour prolonger le plaisir d’être ensemble. Une dernière gorge caillouteuse. Encore quelques kilomètres et puis, fatalement, le goudron, l’arrivée.
Sentiment étrange. Se dire enfin, j‘ai réussi. Etre heureux de cet exploit car c’en est un.
Et puis un gout amer.
La fin d’un rève concrétisé
La fin d’un groupe
La fin d’une aventure préparée depuis un an
Le groupe, le voila
La famille en or avec les jeunes qui cavallaient fort. Très fort… Le trio toulousain avec un grand malade qui fait les descentes en courrant
Les deux couples, plus gentils tu meurs
Mario et moi
Mes erreurs.
Prétentieusement, je dirais peu nombreuses.
Sur le sac, je pense avoir été pas mauvais. Moins de 14kg avec 3 litres d’eau.
J’aurais pu enlever 500 grammes soit un polaire et le pantalon de pluie. Cela peut sembler peu mais ne le croyez pas. Chaque gramme gagné est important. Voir primordial.
La préparation physique. Elle doit être impérative 6 mois avant le départ si vous ne faites que peu ou pas de sport.
Christophe m’a dit que le toubib qui l’avait reçu suite à son abandon préconnisait le vélo de façon assidue pour les jambes mais selon le docteur, le poids du sac reste l’élément principal.
Pour le vélo, je sors quasiment tous les week-end avec mon pote Marc en vtt pour 30 à40 km de mono-trace. Ça m’a bien aidé.
Et puis, il y a le mental.
Je ne suis parti en me disant j’espère finir.
Dans ma tete, c’était clair.
Faire et finir le gr20 dans le vrai sens nord-sud et en intégral. Je savais que j’allais peiner, voir souffir (là au moins, je me suis pas trompé)
Mais Dieu que c’est beau et bon chaque soir de voir ou l’on est et de pouvoir se dire : je ne dois ça qu’a mes jambes.
Attention, ce n’est pas non plus une épreuve terrible, mais il y a de sacrés moments à passer. Oublier le vertige parfois ou simplement continuer à avancer quand on pense être au bout. Une fois franchi ces doutes, c’est du pur bonheur.
Le groupe, on ne le voit pas naitre.
Et pourtant lentement, surement, des liens se créent, s’unissent, se lient. Ca aussi, c’est la magie de ce trek.
Du bonheur, mais aussi ce sentiment inexpliquable à l’arrivée qui vous file le bourdon. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti.
Cette aventure, moi qui aime marcher souvent seul pour un plaisir qui peut sembler egoïste à certain, j’en rève depuis plus de 20 ans.
Arrivé à 54 ans dans quelques mois, j’ai pu le réaliser.
Mon gendre, Corse par son père, ma fait découvrir son ile l’année passée.
Mon épouse, peut-être lassée d’entendre parler de ce rève m’a incité à le réaliser cet été. « on en parlera plus… »
Christophe, je t’avais dit : on finira ensemble à Conca, tes genoux n’ont pas voulus. Une pensée amicale pour toi.
Marion, un rayon de soleil, jeune femme à l’apparence si fragile et pourtant…une gazelle, aucune pitié pour le Papy qui tirait la langue derrière mais si gentille quand elle me faisait croire qu’elle se reposait alors qu’elle attendait que j’arrive.
Le refuge de Prati, un rocher… Les pâtes avec Alexandre qui préférait trimbaler une bible plutôt que le topo du gr.
De jolis moments. Inoubliable.
Le reste du goupe……..
Merci à vous.
Sauf pour mon départ à Conca que j’aurais aimé encore plus rapide.
Je supporte pas les » aurevoir »
Pour finir, en deux phrases.
Le gr20, faites le.
Marcher, c’est aller au devant de soi. Ma devise prend tout son sens ici.
Fred.
P.S. si vous voulez les photos donnez votre adresse par MP je vous les ferai parvenir
Petra c'est peut-être très bien, mais je ne suis pas nabatéen moi, j'ai encore de la route à faire!!!
Dans la courte liste des incontournables jordaniens, un nom apparaît tout en bas, si on se réfère à l'ordre chronologique : Le Wadi Rum.
Ca n'est pas très loin de Petra, moins de 100km et c'est ma dernière étape dans ce pays puisque plus au sud, comme dirait Moïse, s'ouvre la Mer Rouge.
Le Wadi Rum a beau ne pas être très loin de Wadi Musa, le seul bus à faire la liaison quand on voyage par ses propres moyens est à 6h du matin et ça c'est sale. A mon réveil, Martha et Jamal sont encore bien trop à leurs rêves pour que je les en tire. Tous les deux retournent sur Amman ce jour mais plus tard, les chanceux. Sur la pointe des pieds, je quitte le dortoir. J'ai juste assez de forces pour attendre le minibus qui nous attrape à l'hotel, et y refermer les yeux. Le trajet ne dure qu'une heure, c'est dommage, j'aurais presque envie que ça dure plus longtemps pour pouvoir vraiment scier du bois comme on fait dans les bandes dessinées. Dans le minibus, entre deux sorties temporaires de sieste, je parle avec un type qui connait déjà son programme pour les deux jours à venir : partir 2 jours dans le désert et faire 2 nuits avec les guides bédouins. Il tente de me convaincre de me joindre à lui pour faire baisser les couts. Moi, mon programme initiale était de me reposer pendant 24h si je trouve un logement et de partir seulement le lendemain vaquer dans le désert avec les bédouins. Je dis à mon accolyte qu'on verra bien une fois arrivés. Qui vivra verra. On me sort de mon sommeil de plomb à l'arrivée au Wadi Rum. A l'extérieur, l'office du tourisme local tient plus de guichet au guide qui attendent le chaland que de centre d'informations. On voit bien qu'ils n'ont pas eu beaucoup de poissons à se mettre sous la dent car dès que la porte du bus s'est ouverte, c'est plus ou moins au plus insistant. En jetant un rapide coup d'oeil aux alentours, je constate que le "village" n'en est pas un et que trouver un hotel même cher ici est une gageure. Ma journée sieste et jus de fruits en humant l'air du désert fout le camp au lieu de monter le camp. Le flamand qui cherchait un compagnon du désert aura eû raison de trouver un guide à l'avance; et comme la vue de payer plein pot un guide dont je ne peux vérifier les états de services ne me satisfait pas, je me joints à lui. Malgré le fait que le guide n'aura pas qu'un seul passager, le tarif reste assez élevé. Plus de 50 euros pour 24h avec 4x4 et nuit sous les étoiles plus 25 euros pour 2 heures de ballade à dos de chameau. Le tarif est à la tête du client. Ah si j'étais une blonde à forte poitrine... Pendant qu'on discute finances, une 3ème laronne se présente. Une petite japonaise d'une vingtaine d'années toute droit débarquée de Tokyo et en Jordanie pour une semaine. Le tarif ne baissera pas pour autant...
La session dans le désert doit débuter par la chevauchée en chameau. On va voir les bêtes se faire atteler. De fières montures, bien plus grandes que des chevaux, heureusement qu'il m'en faut plus pour avoir le vertige!! Dans un coin de l'enclos, un bébé chameau tète sa maman. Il a un an et a presque déjà sa taille adulte. Je me dis que la chamelle a bien du courage de donner naissance à un si grand enfant si sa taille à 1 an approche déjà la taille adulte... En quelques minutes, trois bestiaux sont prêts à être montés, un grand et deux plus petits. Comme mes connaissances du monde animale bien que sommaires sont déjà bien rondelettes, il va de soi que le plus grand des chameaux, surement le dominant, devra passer en premier ensuite suivi par les 2 autres. Il faut donc que je me place discrètement pour que celui-ci soit mien. Tel le perfide serpent, je me glisse de telle façon que banco, j'arrive à mes fins, et effectivement le plus grand passe devant, je n'aurais pas de flamand ou de japonaise dans le champ de vision, simplement le désert.
Le Wadi Rum est un désert plat. On y trouve quelques dunes de sable de couleurs diverses et variées, mais ce qui attire l'attention ici c'est que, comme à Petra, de grandes montagnes sortent de terre, grimpants à pics vers le ciel. Pour la petite histoire, c'est un peu aussi la 2ème maison de Lawrence d'Arabie.
Les chameaux sont lancés à allure modeste, pas de galop car pas de rennes et pas d'étriers, en plus quand on est grimpé dessus, c'est vachement haut. Derrière nous, un petit gamin d'environ 12 ans nous guide de sa voix. Les chameaux de toute façon connaissent le chemin par coeur, on pourrait presque y aller tous seuls. C'est d'ailleurs l'impression que ça donne pour moi, la seule chose dans le champ autre que le désert, c'est l'arrière de la tête de ma bête. La ballade est paisible, le chameau fait des pas immenses qu'il faut accompagner du mieux possible pour ne pas se déplacer une vertèbre. Depuis son dos, on peut voir ses épaules effectuer les vas-et-viens. On devine aussi que malgré son air placide, le chameau a pleins de chevaux sous le capot. Va pas falloir exciter l'animal. La chevauchée est sensée durer 2 heures et comme je n'ai pas pris ma montre, impossible de savoir à quel rythme on va. Seule indication, comme on a pas d'étriers, chaque fois que le chameau fait un pas, on a le sentiment de s'écraser un peu plus l'entre-jambes. Plus on avance donc, plus j'ai l'impression de devoir faire le grand écart. La seule notion de temps que j'ai, c'est qu'au départ tout va bien, et que plus on avance plus j'ai les tendons qui sifflent. Fallait bien trouver un point négatif au fait de grimper la plus grande monture, ceui-ci en est un sacré!!!
Plus loin, alors que les chameaux procèdent sans prévenir à une pause pipi, je me dis que définitivement il serait temps aussi pour nous de faire une pause pour éviter d'avoir à marcher comme John Wayne pour le restant de nos jours. Est-ce que j'interromps tout le monde, ou est-ce que je passe la douleur sous silence? Peut-être du fait de mon éducation chez les bonnes soeurs chez qui on apprend les bonnes manières, je garde le silence et serre les dents. Dans les faits, j'ai bien fait de ne pas demander car 5 minutes plus tard, ça doit faire 2 heures qu'on est parti, il faut mettre pieds à terre. Comme prévu, mes premières foulées post-chameau sont étranges : impossible de rapprocher le pied droit du pied gauche. Mais en quelques pas, tout rentre dans l'ordre. Le petit bonhomme qui nous suivait durant la chevauchée nous donne à chacun à attraper la corde nous reliant à notre chameau. On est maintenant à pieds, détachés les uns des autres et on a pour ainsi dire tous un chameau à la main. La sensation de liberté est incroyable, la bête fait 2 fois ma taille et est docile comme un chiot à qui on donne un su-sucre. Elle marche un mètre derrière moi sans broncher qu'on tourne à gauche, à droite, ou qu'on prenne une photo. Tout le monde a le sourire, le chameau aussi. Cette petite marche où l'on prend le temps de se dégourdir les jambes avec grâce dure un petit 1/4 d'heure, après quoi un pick-up 4X4 quasi flambant neuf arrive à notre hauteur. C'est notre nouvelle monture. Elle est conduite par Atahid avec qui on passera le reste du temps. C'est un bédoin d'une grosse vingtaine d'année, il a un style incroyable dans sa jelabah (orthographe!?!) blanche, un sourire émail diamant, et une nouvelle copine backpacker chaque semaine. La répartition dans le 4X4 est toute simple. Atahid est au volant. Le flamand et la japonaise sont à l'intérieur, à l'arrière. Le braïce qui sent l'appel du grand air est à l'arrière à l'extérieur, affalé sur ses bagages pour rendre le chemin cahoteux confortable. Je ne comprends toujours pas et ça ne vaut pas que pour cette fois-ci pourquoi les touristes sont plus à l'aise à l'étroit sous un toit que les cheveux au vent avec pour seul plafond le ciel du désert ou d'ailleurs. D'ailleurs, autre remarque désobligeante, aucuns de mes 2 "partenaires" n'aura eû la bonne idée de s'assoir à côté d'Atahik, ne serait-ce que par courtoisie... Ainsi soit-il, envole-toi mon Braïce!!!! On passe ainsi une grande partie de l'après-midi en s'arrêtant de temps à autre pour admirer des peintures rupestres, un canyon, une arche naturelle, ou grimper difficilement une haute dune de sable rouge pour la redescendre le plus vite possible avec chute et galipettes à la clé. Le flamand et la japonaise descendant cette même dune comme on va prendre le thé chez la Reine d'Angleterre, le petit doigt levé...
Tout au long de la journée, les paysages fantastiques se succèdent. Où que l'on soit dans ce désert, à 360°, il y a une photo à faire; et les photos sont immancables tant la lumière est belle, tant le sable et les montagnes sont colorés. Tout simplement dantesque!
Vers 16h, alors que le soleil s'approche dangereusement du sommet des montagnes, il est l'heure de rejoindre notre campement. La voiture nous y dépose. Plusieurs tentes sont disposées, la montagne à se dressent à 5 mètres d'elles. Lorsque la montagne, le mur, rejoint le sol, une sorte de rideau est tendu. De l'autre coté, la paroi s'enfonce suffisament pour que notre abri soit établi. 5 à 6 matelas sont posés sur un contrefort rocheux, le sol est plat, il y a plusieurs petites tables, un foyer pour faire un feu, le grand luxe version bedouine. Qui plus est, des toilettes qui serviront et une douche qui ne servira pas sont également disponibles. Atahik nous propose de nous installer et d'aller voir le coucher du soleil, pendant ce temps, lui et un de ces accolytes nous mijoteront une recette bien comme il faut. On marche jusqu'à un endroit idéal pour admirer le spectacle mais le coucher de soleil est plus ou moins gaché par un satané nuage qui obstrue tout le ciel. Le vent aura beau souffler comme c'est pas permis, le nuage, énorme, ne bougera pas. Qu'il en soit ainsi, de toute façon, avec ou sans ciel multicolore, on en a pleins les yeux de cette journée idyllique. A la nuit tombée, on rentre attirés par l'odeur de tomate persillée qui émane de la cuisine. A peine rentrés, la tambouille nous talonne. Nous ne sommes que 5 et il y a de quoi nourrir une armée entière. Quatre assiètes plus tard, j'ai l'estomac qui dit "j'en peux plus". C'est l'heure de profiter du feu de camp. Atahik nous sort un oud (guitare arabe) de derrière les fagots et se met à jouer et à chanter. Ses doigts enchaînent sans fausses notes et à un rythme incroyablement élevé des chansons du cru. Dehors, les nuages ne sont plus et le ciel se pare de milliers d'étoiles. A 19h15, la japonaise tombe de sommeil. A 19h20, le flamand fait une parfaite imitation de la japonaise. Atahik s'arrête de jouer pour ne pas troubler le sommeil de ses hôtes. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas dormir... Faut quand même pas déconner, 19h20, extinction des feux!! Ils m'ont pris pour un chat d'appartement ou quoi?!?
Bibi prend sa musique dans sa poche, un coussin sous le bras et s'en va rejoindre le plafond étoilé. La lune qui n'a que faire des gens qui dorment a vite fait de me rejoindre pour répandre un peu de lumière sur mon after-party. Les étoiles filantes passent à un rythme soutenu à l'inverse du rythme des morceaux écoutés. Tout est calme, pas question de troubler la tranquilité des lieux ainsi que celle de mes neurones. Toutefois, à quelques occasions, les notes de musique s'accélèrent, je me lève, deviens champion d'air-guitare et danse comme un dératé pour un hommage enflammé à cette journée et cette soirée dans le désert. Pour le lendemain matin, j'ai prevenu Atahik qu'il me réveille à 5h pour le levé de soleil, des occasions comme celle-ci ne se présentant pas tous les 4 matins. Le départ du Wadi Rum est pour moi comme pour la japonaise à 6h, le flamand reste lui une journée de plus, le veinard... Un ave Maria et un brossage de dents plus tard, je m'endors sur ma paillasse.
Je suis réveillé le lendemain (mercredi) par Atahik alors que le petit déjeuner trône déjà sur la table. Vérification faite, il est 5h35, c'est con à dire à cause de l'heure mais j'ai trop dormi!! Comme toujours, le flamand et la japonaise prenne un autre chemin que le mien et mette les pieds sous la table. Moi, je me lève et boucle mon sac en moins d'une minute, j'enfile mes adadas, jette mon sac à l'arrière du pick-up et cours littéralement dans la plaine désertique pour compenser les minutes perdues à faire la grasse matinée. J'ignore quelle image ça peut donner, mais il est 5h40 et je cours à perdre haleine dans le désert après le soleil. Je suis rattrapé par la voiture 15 minutes plus tard alors que je cours encore en prenant des photos!!! On me prend au vol, direction le minibus qui descend vers Aqaba à 1h de route. Pas levé depuis 20 minutes, j'ai déjà fait le plein de désert. La japonaise est à l'arrière comme prévu, le flamand est resté au camp et dans ma course folle j'ai oublié de lui dire au revoir pas comme prévu mais presque, je m'installe cheveux au vent comme prévu... A 6h pétantes, c'est la fin au Wadi Rum, le minibus nous prend.
24h dans un endroit comme celui-là, c'est évidemment trop court. Mais d'un autre côté, j'ai profité de chaque seconde comme si c'était la première, ou la dernière, à vous de voir. Quoi qu'il en soit, merci Atahik pour la ballade, la musique, le feu, la cuisine géniale faîte de peu. Merci au chameau pour m'avoir chauffé les adducteurs. Merci au désert pour le reste. Wadi Rum quand tu nous tiens, comme un refrain.
Le Wadi Rum a beau ne pas être très loin de Wadi Musa, le seul bus à faire la liaison quand on voyage par ses propres moyens est à 6h du matin et ça c'est sale. A mon réveil, Martha et Jamal sont encore bien trop à leurs rêves pour que je les en tire. Tous les deux retournent sur Amman ce jour mais plus tard, les chanceux. Sur la pointe des pieds, je quitte le dortoir. J'ai juste assez de forces pour attendre le minibus qui nous attrape à l'hotel, et y refermer les yeux. Le trajet ne dure qu'une heure, c'est dommage, j'aurais presque envie que ça dure plus longtemps pour pouvoir vraiment scier du bois comme on fait dans les bandes dessinées. Dans le minibus, entre deux sorties temporaires de sieste, je parle avec un type qui connait déjà son programme pour les deux jours à venir : partir 2 jours dans le désert et faire 2 nuits avec les guides bédouins. Il tente de me convaincre de me joindre à lui pour faire baisser les couts. Moi, mon programme initiale était de me reposer pendant 24h si je trouve un logement et de partir seulement le lendemain vaquer dans le désert avec les bédouins. Je dis à mon accolyte qu'on verra bien une fois arrivés. Qui vivra verra. On me sort de mon sommeil de plomb à l'arrivée au Wadi Rum. A l'extérieur, l'office du tourisme local tient plus de guichet au guide qui attendent le chaland que de centre d'informations. On voit bien qu'ils n'ont pas eu beaucoup de poissons à se mettre sous la dent car dès que la porte du bus s'est ouverte, c'est plus ou moins au plus insistant. En jetant un rapide coup d'oeil aux alentours, je constate que le "village" n'en est pas un et que trouver un hotel même cher ici est une gageure. Ma journée sieste et jus de fruits en humant l'air du désert fout le camp au lieu de monter le camp. Le flamand qui cherchait un compagnon du désert aura eû raison de trouver un guide à l'avance; et comme la vue de payer plein pot un guide dont je ne peux vérifier les états de services ne me satisfait pas, je me joints à lui. Malgré le fait que le guide n'aura pas qu'un seul passager, le tarif reste assez élevé. Plus de 50 euros pour 24h avec 4x4 et nuit sous les étoiles plus 25 euros pour 2 heures de ballade à dos de chameau. Le tarif est à la tête du client. Ah si j'étais une blonde à forte poitrine... Pendant qu'on discute finances, une 3ème laronne se présente. Une petite japonaise d'une vingtaine d'années toute droit débarquée de Tokyo et en Jordanie pour une semaine. Le tarif ne baissera pas pour autant...
La session dans le désert doit débuter par la chevauchée en chameau. On va voir les bêtes se faire atteler. De fières montures, bien plus grandes que des chevaux, heureusement qu'il m'en faut plus pour avoir le vertige!! Dans un coin de l'enclos, un bébé chameau tète sa maman. Il a un an et a presque déjà sa taille adulte. Je me dis que la chamelle a bien du courage de donner naissance à un si grand enfant si sa taille à 1 an approche déjà la taille adulte... En quelques minutes, trois bestiaux sont prêts à être montés, un grand et deux plus petits. Comme mes connaissances du monde animale bien que sommaires sont déjà bien rondelettes, il va de soi que le plus grand des chameaux, surement le dominant, devra passer en premier ensuite suivi par les 2 autres. Il faut donc que je me place discrètement pour que celui-ci soit mien. Tel le perfide serpent, je me glisse de telle façon que banco, j'arrive à mes fins, et effectivement le plus grand passe devant, je n'aurais pas de flamand ou de japonaise dans le champ de vision, simplement le désert.
Le Wadi Rum est un désert plat. On y trouve quelques dunes de sable de couleurs diverses et variées, mais ce qui attire l'attention ici c'est que, comme à Petra, de grandes montagnes sortent de terre, grimpants à pics vers le ciel. Pour la petite histoire, c'est un peu aussi la 2ème maison de Lawrence d'Arabie.
Les chameaux sont lancés à allure modeste, pas de galop car pas de rennes et pas d'étriers, en plus quand on est grimpé dessus, c'est vachement haut. Derrière nous, un petit gamin d'environ 12 ans nous guide de sa voix. Les chameaux de toute façon connaissent le chemin par coeur, on pourrait presque y aller tous seuls. C'est d'ailleurs l'impression que ça donne pour moi, la seule chose dans le champ autre que le désert, c'est l'arrière de la tête de ma bête. La ballade est paisible, le chameau fait des pas immenses qu'il faut accompagner du mieux possible pour ne pas se déplacer une vertèbre. Depuis son dos, on peut voir ses épaules effectuer les vas-et-viens. On devine aussi que malgré son air placide, le chameau a pleins de chevaux sous le capot. Va pas falloir exciter l'animal. La chevauchée est sensée durer 2 heures et comme je n'ai pas pris ma montre, impossible de savoir à quel rythme on va. Seule indication, comme on a pas d'étriers, chaque fois que le chameau fait un pas, on a le sentiment de s'écraser un peu plus l'entre-jambes. Plus on avance donc, plus j'ai l'impression de devoir faire le grand écart. La seule notion de temps que j'ai, c'est qu'au départ tout va bien, et que plus on avance plus j'ai les tendons qui sifflent. Fallait bien trouver un point négatif au fait de grimper la plus grande monture, ceui-ci en est un sacré!!!
Plus loin, alors que les chameaux procèdent sans prévenir à une pause pipi, je me dis que définitivement il serait temps aussi pour nous de faire une pause pour éviter d'avoir à marcher comme John Wayne pour le restant de nos jours. Est-ce que j'interromps tout le monde, ou est-ce que je passe la douleur sous silence? Peut-être du fait de mon éducation chez les bonnes soeurs chez qui on apprend les bonnes manières, je garde le silence et serre les dents. Dans les faits, j'ai bien fait de ne pas demander car 5 minutes plus tard, ça doit faire 2 heures qu'on est parti, il faut mettre pieds à terre. Comme prévu, mes premières foulées post-chameau sont étranges : impossible de rapprocher le pied droit du pied gauche. Mais en quelques pas, tout rentre dans l'ordre. Le petit bonhomme qui nous suivait durant la chevauchée nous donne à chacun à attraper la corde nous reliant à notre chameau. On est maintenant à pieds, détachés les uns des autres et on a pour ainsi dire tous un chameau à la main. La sensation de liberté est incroyable, la bête fait 2 fois ma taille et est docile comme un chiot à qui on donne un su-sucre. Elle marche un mètre derrière moi sans broncher qu'on tourne à gauche, à droite, ou qu'on prenne une photo. Tout le monde a le sourire, le chameau aussi. Cette petite marche où l'on prend le temps de se dégourdir les jambes avec grâce dure un petit 1/4 d'heure, après quoi un pick-up 4X4 quasi flambant neuf arrive à notre hauteur. C'est notre nouvelle monture. Elle est conduite par Atahid avec qui on passera le reste du temps. C'est un bédoin d'une grosse vingtaine d'année, il a un style incroyable dans sa jelabah (orthographe!?!) blanche, un sourire émail diamant, et une nouvelle copine backpacker chaque semaine. La répartition dans le 4X4 est toute simple. Atahid est au volant. Le flamand et la japonaise sont à l'intérieur, à l'arrière. Le braïce qui sent l'appel du grand air est à l'arrière à l'extérieur, affalé sur ses bagages pour rendre le chemin cahoteux confortable. Je ne comprends toujours pas et ça ne vaut pas que pour cette fois-ci pourquoi les touristes sont plus à l'aise à l'étroit sous un toit que les cheveux au vent avec pour seul plafond le ciel du désert ou d'ailleurs. D'ailleurs, autre remarque désobligeante, aucuns de mes 2 "partenaires" n'aura eû la bonne idée de s'assoir à côté d'Atahik, ne serait-ce que par courtoisie... Ainsi soit-il, envole-toi mon Braïce!!!! On passe ainsi une grande partie de l'après-midi en s'arrêtant de temps à autre pour admirer des peintures rupestres, un canyon, une arche naturelle, ou grimper difficilement une haute dune de sable rouge pour la redescendre le plus vite possible avec chute et galipettes à la clé. Le flamand et la japonaise descendant cette même dune comme on va prendre le thé chez la Reine d'Angleterre, le petit doigt levé...
Tout au long de la journée, les paysages fantastiques se succèdent. Où que l'on soit dans ce désert, à 360°, il y a une photo à faire; et les photos sont immancables tant la lumière est belle, tant le sable et les montagnes sont colorés. Tout simplement dantesque!
Vers 16h, alors que le soleil s'approche dangereusement du sommet des montagnes, il est l'heure de rejoindre notre campement. La voiture nous y dépose. Plusieurs tentes sont disposées, la montagne à se dressent à 5 mètres d'elles. Lorsque la montagne, le mur, rejoint le sol, une sorte de rideau est tendu. De l'autre coté, la paroi s'enfonce suffisament pour que notre abri soit établi. 5 à 6 matelas sont posés sur un contrefort rocheux, le sol est plat, il y a plusieurs petites tables, un foyer pour faire un feu, le grand luxe version bedouine. Qui plus est, des toilettes qui serviront et une douche qui ne servira pas sont également disponibles. Atahik nous propose de nous installer et d'aller voir le coucher du soleil, pendant ce temps, lui et un de ces accolytes nous mijoteront une recette bien comme il faut. On marche jusqu'à un endroit idéal pour admirer le spectacle mais le coucher de soleil est plus ou moins gaché par un satané nuage qui obstrue tout le ciel. Le vent aura beau souffler comme c'est pas permis, le nuage, énorme, ne bougera pas. Qu'il en soit ainsi, de toute façon, avec ou sans ciel multicolore, on en a pleins les yeux de cette journée idyllique. A la nuit tombée, on rentre attirés par l'odeur de tomate persillée qui émane de la cuisine. A peine rentrés, la tambouille nous talonne. Nous ne sommes que 5 et il y a de quoi nourrir une armée entière. Quatre assiètes plus tard, j'ai l'estomac qui dit "j'en peux plus". C'est l'heure de profiter du feu de camp. Atahik nous sort un oud (guitare arabe) de derrière les fagots et se met à jouer et à chanter. Ses doigts enchaînent sans fausses notes et à un rythme incroyablement élevé des chansons du cru. Dehors, les nuages ne sont plus et le ciel se pare de milliers d'étoiles. A 19h15, la japonaise tombe de sommeil. A 19h20, le flamand fait une parfaite imitation de la japonaise. Atahik s'arrête de jouer pour ne pas troubler le sommeil de ses hôtes. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas dormir... Faut quand même pas déconner, 19h20, extinction des feux!! Ils m'ont pris pour un chat d'appartement ou quoi?!?
Bibi prend sa musique dans sa poche, un coussin sous le bras et s'en va rejoindre le plafond étoilé. La lune qui n'a que faire des gens qui dorment a vite fait de me rejoindre pour répandre un peu de lumière sur mon after-party. Les étoiles filantes passent à un rythme soutenu à l'inverse du rythme des morceaux écoutés. Tout est calme, pas question de troubler la tranquilité des lieux ainsi que celle de mes neurones. Toutefois, à quelques occasions, les notes de musique s'accélèrent, je me lève, deviens champion d'air-guitare et danse comme un dératé pour un hommage enflammé à cette journée et cette soirée dans le désert. Pour le lendemain matin, j'ai prevenu Atahik qu'il me réveille à 5h pour le levé de soleil, des occasions comme celle-ci ne se présentant pas tous les 4 matins. Le départ du Wadi Rum est pour moi comme pour la japonaise à 6h, le flamand reste lui une journée de plus, le veinard... Un ave Maria et un brossage de dents plus tard, je m'endors sur ma paillasse.
Je suis réveillé le lendemain (mercredi) par Atahik alors que le petit déjeuner trône déjà sur la table. Vérification faite, il est 5h35, c'est con à dire à cause de l'heure mais j'ai trop dormi!! Comme toujours, le flamand et la japonaise prenne un autre chemin que le mien et mette les pieds sous la table. Moi, je me lève et boucle mon sac en moins d'une minute, j'enfile mes adadas, jette mon sac à l'arrière du pick-up et cours littéralement dans la plaine désertique pour compenser les minutes perdues à faire la grasse matinée. J'ignore quelle image ça peut donner, mais il est 5h40 et je cours à perdre haleine dans le désert après le soleil. Je suis rattrapé par la voiture 15 minutes plus tard alors que je cours encore en prenant des photos!!! On me prend au vol, direction le minibus qui descend vers Aqaba à 1h de route. Pas levé depuis 20 minutes, j'ai déjà fait le plein de désert. La japonaise est à l'arrière comme prévu, le flamand est resté au camp et dans ma course folle j'ai oublié de lui dire au revoir pas comme prévu mais presque, je m'installe cheveux au vent comme prévu... A 6h pétantes, c'est la fin au Wadi Rum, le minibus nous prend.
24h dans un endroit comme celui-là, c'est évidemment trop court. Mais d'un autre côté, j'ai profité de chaque seconde comme si c'était la première, ou la dernière, à vous de voir. Quoi qu'il en soit, merci Atahik pour la ballade, la musique, le feu, la cuisine géniale faîte de peu. Merci au chameau pour m'avoir chauffé les adducteurs. Merci au désert pour le reste. Wadi Rum quand tu nous tiens, comme un refrain.
Comme je le pressentais, j’ai eu quelques problèmes pour vous faire vivre mon voyage en direct, Internet n’est pas encore évident à utiliser dans ce pays…
Alors à défaut, voici mon voyage en différé. Je ne vais pas vous refaire le récit journalier car je l’ai déjà écrit dans mon carnet, mais je vais tenter de vous résumer tout ça.
Un peu à la manière de Nancy (ses carnets sont un modèle du genre sur VF). Mon itinéraire reprend à peu près le sien mais le budget n’est pas le même et puis le mien est un voyage en solitaire.
En 3 semaines, plutôt que de courir pour voir le maximum de choses, j’ai préféré prendre un peu le temps pour faire l’itinéraire classique. La Birmanie recèle des lieux incontournables et pour un premier voyage il serait dommage de ne pas s’y rendre. D’autant qu’en été, pendant la mousson, ce n’est pas la saison touristique, nous n’étions pas bien nombreux.
Arrivé à Yangon par le vol Malaysia Airlines, Paris – Kuala Lumpur.- Yangon. Les vols par Bangkok sont meilleur marché mais disposant de peu de temps, je préférais ne pas perdre de jours à Bangkok. En vol direct, la Malaysia était le moins cher depuis paris (880 euros).
Voyage du 31 juin au 22 juillet.
Ven 31 Vol Paris – KL - Yangon Sam1Yangon Dim2Yangon : Shwedagon Lun3Yangon : Paya Chauktagyi & Ngatatagyi Mar4Mandalay Mer 5 Mandalay : Mingun Jeu6Hpo Win Daung Ven 7Mandalay Sam8Mandalay : Inwa & Amarapura Dim9Bateau Mandalay-Bagan Lun10Bagan Mar11Bagan Mer12Mont Popa Jeu 13Bagan Ven14 Bagan Sam15Bus vers Kalaw Dim16Trek Kalaw Lun17Trek Kalaw Mar18Inle Mer19Inle Jeu20Inle Ven21retour sur Yangon Sam 22retour sur Paris
IMPRESSIONS GENERALES : 3 semaines, c’est toujours un peu court pour connaître un pays, s’en imprégner.. Mais je pense toutefois avoir réussi mon voyage, je pense avoir capté l’essentiel du pays. Ce que je retiens le plus de ce voyage, c’est le sourire des birmans, plus particulièrement des birmanes avec leur joli sourire encadré de leurs joue poudrées au tanaka. J’avais beaucoup lu sur la gentillesse des birmans mais il n’y a qu’en allant là-bas que l’on mesure combien leur compagnie est agréable. Le pays est resté très traditionnel, le longyi (le sarong birman) est porté par 100% des hommes et femmes (excepté la capitale où l’on voit quelques jeans…), c’est d’ailleurs le premier pays où j’adopte le costume local. On est vraiment bien en longyi, et les gens aiment bien vous voir avec. Qu’en est-il de la dictature ? des difficultés que rencontre la population, qu’en ai-je vu ? A vrai dire, quasiment rien. En 3 semaines je n’ai croisé qu’un convoi de 3 camions militaires comme on peut en voir sur nos routes française en somme… Pas un militaire dans les rues ou ailleurs, pas plus de policiers qu’ailleurs. Ici, pas de culte de la personnalité avec statues mégalomanes, pas non plus de propagande omniprésente… Le malaise se ressent toutefois en réfléchissant un peu, en constatant l’état de délabrement et de sous-développement du pays alors que ce pays devrait être riche. Je n’ai pas vu de misère, hormis un peu sur les trottoirs de la capitale, mais comme partout, c’est là où elle est le plus visible. Le plus saisissant reste la vision de ces pauvres gens au bord de la route, à trier les cailloux, à faire les routes, cm par cm… des personnes souvent trop vieilles ou trop jeunes pour travailler ! Evidemment, je ne suis pas allé dans les zones interdites car le gouvernement nous cache une grande partie du pays, pour toutes sortes de raison malsaines (traffic en tout genre : pierres, drogue.. zone de conflit avec les minorités ethniques..). Alors fallait-il y aller ? Oui, je ne regrette pas d’avoir finalement opté pour l’affirmative, car je suis convaincu que le changement viendra de l’ouverture vers le monde. Je ne pense pas avoir personnellement donné beaucoup d’argent à ce gouvernement.
CHANGE : Au marché noir : 1 euro = 1600 k / 1 $ = 1200 à 1250 k Les euros ne se changent qu’à Yangon. Prévoir des dollars pour le change si possible en grosses coupures, mais les billets doivent être nickels, sans tâches ni abîmés. Prévoir aussi des dollars en petites coupures pour payer les hotels, l’entrée des sites, le bateau ou le train. Pour ces 3 semaines, j’avais prévu : 400 $ + 130 euros J’ai tout dépensé en ramenant pas mal de souvenirs (dont par exemple une écharpe en tige de lotus à 53 $)
TRANSPORTS : YANGON : Trishaw : astucieux rickshaw birman qui tel un side-car propose les 2 sièges passagers dos-à-dos, sur le coté.Taxi, efficace et pas trop cher.Bus pour se rendre à la gare routière (se faire écrire le n° en birman avant !)et puis un lift à mon actif, car il faut le savoir : quand il fait nuit et quand il pleut averse, les taxis sont rares !!! A savoir…
YANGON – MANDALAY : Bus (New Malakar express) (12000 k) départ 18h00, arrivée à 8h00. Impeccable, confortable, un peu bruyant avec le karaoke en dvd. Lors des arrêts pour se restaurer, je sympathise avec un gars qui m’invitera le lendemain dans sa famille pour diner.
MANDALAY : 2 jours avec un Trishaw, un bon moyen pour découvrir la ville. Mingun : bateau pour s’y rendre 3$, réservé aux touristes. Si c’était à refaire, je m’y rendrais par la route depuis Sagaing, car avec le bateau le temps est limité sur place. Trop court. Les cités impériales : la majorité des touristes prennent un taxi ou un blue taxi (petit Mazda) pour faire les 3 dans la journée. Ne voulant pas courir, je décide de zapper Sagaing, et me rends à Inwa et Amarapura en transport en commun. Pick-up pour Inwa, chouette de se retrouver sur le toit de ce pick-up surchargé, aux cotés de moines et de paniers surchargés de légumes et fruits. La barre métallique de la galerie me scie un peu le dessous des genoux…mais ceci est largement compensé par le fait de vivre le trajet de ce perchoir ! De la route à Inwa : trishaw Inwa : bateau pour se rendre sur l’ile, puis horse car obligatoire. Agréable. Inwa – Amarapura : je trouve une charmante Japonaise seule avec un blue taxi, et hop un lift ! Amarapura – Mandalay : le retour sur Mandalay après le coucher du soleil se devait problématique car les pick-up sont rares à cette heure et puis il faut se rendre déjà à la route principale… je compte sur ma bonne étoile, et hop la seule et unique voiture qui part du pont, veux bien me prendre et insiste même pour me déposer jusqu’à la porte de la guest house !
HPO WIN DAUNG: Taxi (45$) pour une journée complète aller-retour. A Monywa : bac pour traverser la Chindwin (1500 K) puis Jeep (8000 K) pour aller aux grottes (45 mn)
MANDALAY – BAGAN : bateau lent le dimanche et mercredi : 10$. J’ai organisé mon itinéraire en fonction de cet impératif, car je ne voulais prendre le speed boat (16$ et touristes exclusivement). Je ne regrette pas ! Les paysages ne sont pas extraordinaires, mais c’est la vie à bord qui est intéressante, les arrêts dans la campagne où les gens viennent avec leurs chars à bœufs charger ou décharger le bateau. Et puis, une copine avait pris ce même bateau lent 3 mois auparavant, avait eu une belle rencontre avec la cuisinière, elle m’avait donné les photos au cas où… et bien, j’ai bien retrouvé la même femme ravie d’avoir les photos et du coup un très bon contact avec le capitaine !
BAGAN : 4 1/2 jours à Vélo, le meilleur moyen pour se balader entre les pagodes à son rythme. Choisir toutefois un bon vélo, style VTT recommandé pour les chemins ensablés ! (entre 500 et 1000 K/jour la location) Bateau agréable pour une ballade en fin de journée pour voir le coucher du soleil sur l’Irrawaddy.
MONT POPA : Mini-bus, quelques arrêts intéressants en campagne. Mais je ne suis pas fan de ce genre de transport où l’on ne rencontre pas la population.
BAGAN - KALAW : Bus, pas très grand, peu confortable, route assez chaotique, surtout quand le bus doit laisser passer les camions chargés de Teck et « descendre » de la chaussée peu large ! Mais on m’en avait tellement dit sur ce trajet que je m’attendais à pire !
KALAW : Les pieds bien sûr !! C’est d’ailleurs le moment de troquer les sandales pour des tennis (pour ma part des Columbia : excellent compromis entre les tennis et les chaussures de trek)
KALAW - INLE : Pick-up entre Kalaw et Shwenyaung, encore sur le toit ! Belle sensation en descendant cette route de montagne, euh, coup de bol car il n’a pas plu…(car s’il s’était mis à pleuvoir, l’arrière couvert s’étant remplit entre temps, le repli n’aurait pas été faisable…) De Shenyaung à Nyaungshwe : taxi, un peu tard pour les pick-up.
INLE – YANGON : Taxi Nyaunshwe - Heho (aéroport) : carton rouge !! prix excessif 14000 k, surtout quand on ne peut le partager… ! Heho – Yangon : Vol avec Air bagan : 75$
GUETS-HOUSES ET HOTELS : (tous les prix sont pour une single et comprennent le petit déjeuner )
YANGON : Golden Smile Inn : 5$ (3 nuits) Air conditionné, grande chambre sanss fenêtre, bains/wc communs Bien placé. (près de la Paya Sule). Un accueil super chaleureux. Quand je suis revenu à la fin de mon séjour, après avoir vu tant de visages je ne me rappelai plus comment ils étaient, juste un souvenir agréable, allaient-ils me reconnaître ? ils voient tellement de monde…. Et bien dès la porte franchie, j’ai eu l’impression de ne jamais les avoir quitté ! Par contre je suis allé voir la White House, non loin, pas du tout le même accueil… brrr… J’aurais aimé jouer un peu plus de guitare avec les gars…
MANDALAY : Royal Guet House : 3$ (5 nuits) Ventilo, petite chambre, bains/wc communs Très sympa, également, toujours des jeunes. Je regrette de ne pas avoir eu le temps de jouer au Chinlon avec eux…
NYAUNG-U (BAGAN) : Maykalar Guest House : 4$ (6 nuits) Air conditionné, ventilo, grande chambre, parquet, bains/wc communs, standing au-dessus des autres. Accueil sympa, moins fraternel que les deux autres toutefois. Location de vélos : négocié 800 k /jour pour 5 jours.
KALAW : Golden Kalaw ( ?) : 4$ (1 nuit) Ventilo, petite chambre avec bains/wc et eau chaude (appréciable ici alors qu’ailleurs l’eau froide ne l’était pas assez !) Sympa, ambiance refuge de montagne. Pas eu toutefois l’occasion d’en profiter beaucoup.
TREK : 1 nuit chez l’habitant dans un village de montagne, compris dans le trek.
NYAUNGSHWE Queen Inn : 5$ (4 nuits) Dîner compris. Pas obligatoire (dans ce cas 4$) mais au vu de la qualité du repas, il serait dommage de s’en priver ! Bungalow avec grande chambre, bains/wc, fenêtre, tout le confort quoi ! Préférez ceux le plus éloigné du canal, car évidemment ce n’est pas du double vitrage et les moteurs des pirogues à 5h du mat ça décoiffe !! Agréable de par sa situation au bord du canal. Accueil admirable, très chaleureux, se plient en 4 pour vous aider, il n’y qu’à lire leur livre d’or, tout est dit. D’ailleurs c’est le seul que j’ai vu là-bas…
LA MOUSSON ? Comme prévu en ce début de mousson j’ai eu beaucoup de pluie à Yangon. De la pluie tout le long du trajet Yangon - Mandalay, 1 jour de pluie à Mandalay, 1 nuit à Bagan et quelques heures de pluie plutôt bienvenue pour rafraîchir l’atmosphère en journée. A Kalaw, de la pluie le 2eme jour du trek. A Inle, pas mal de pluie aussi mais quelques éclaircies tout de même. En résumé, la pluie n’était pas vraiment un problème, mais il paraît qu’après mon départ la mousson était bien plus forte. Je n’ai pas vu de rues inondées…. Pas la peine d’amener son parapluie, vous en trouverez sans soucis !
LES PHOTOS NUMERIQUES Un régal, tellement de choses à photographier ! Les gens aiment se faire photographier, surtout s’ils se voient sur l’écran digital par la suite. Aucun soucis pour transférer les photos sur CD, du moins dans les coins touristiques. J’ai gravé 2 CD, sans problèmes. (1500 K le CD, 1000 K si vous avez votre CD)
ALLONS-Y !
YANGON : J’ai aimé cette capitale qui ressemble à une grosse ville de province, malgré ces 7 millions d’âmes. Trottoirs défoncés encombrés de tea-shops ou étalage divers, façades décrépites, certaines avec de belles couleurs, héritage d’une époque coloniale révolue. Marchés improvisés dans des ruelles. Évidemment beaucoup de trafic à toute heure, tout cela est un peu fatiguant. Ajouter à cela, la pluie qui fait se déplier les parapluies rendant la circulation sur les trottoirs plus hasardeuse, remplissant peu à peu la chaussée…
SHWEDAGON PAGODA : évidemment LA chose à voir dans la capitale. J’ai passé quasiment une journée complète sur le site pour m’imprégner de l’ambiance. Et en ce dimanche il y en avait du monde ! La pagode dorée (60 tonnes d’or) et ses multiples pavillons, son esplanade de marbre, auxquels on accède par des escaliers majestueux est un véritable havre de paix, de sérénité, à dix mille lieux du capharnaüm de la ville, à l’image de la Grande mosquée de Delhi. L’avantage d’y rester un long moment c’est de la voir sous un beau soleil, puis sous un déluge de mousson ! Réfugié sous un des multiples pavillons à discuter et dessiner, je m’amuse à voir de véritables cascades se former le long de la montagne d’or…
PAYA CHAUKTAGYI : Enorme bouddha couché, un peu trop kitsch à mon goût, et surtout la vision est gâché par la structure métallique de l’énorme hangar qui l’héberge, dont il est impossible de faire abstraction !
PAYA NGATHAGYI : J’ai bien aimé ce lieu peu visité. Entrée majestueuse gardée par 2 énormes Chinthes (lions-dragons), monastère et puis un énorme bouddha assis, semblant regarder ses fidèles prosternés à ses pieds.
PAYA BOTATAUNG : trop kitsch, étonnant toutefois ces murs recouverts de fragments de miroirs, on passe d’un pièce à l’autre et on se retrouve au point de départ, sans avoir l’impression de tourner en rond, astucieux !
PAYA SULE : son originalité vient du fait qu’elle sert de rond-point, étonnant pour un édifice de 2500 ans ! Attention, le carrelage mouillé ça glisse !!
MANDALAY : A priori, pas évident de se repérer dans cette ville où toutes les rues orthonormées semblent être identiques ! Heureusement, il y a la tour de l’horloge et la numérotation des rues. De nombreux rickshaws, motos et vélos. La concentration de pagodes au pied de la colline vaut le coup d’œil.
PAYA KUTODAW : étonnant avec ces 729 pavillons blancs, identiques, renfermant chacun une stèle de marbre écrite en pali (vieux birman), l’ensemble constituant un livre. Je vous avoue, j’ai pas tout lu ! Et encore, celle d’en face
MONASTERE SHWENANDAW : Super monastère tout en teck, de belles sculptures.
MANDALAY HILL : le nombre de marche est impressionnant ! heureusement à mi-hauteur, je m’attarde devant les œuvres d’un peintre, ce qui permet de se reposer, car avec cette chaleur, l’ascension est assez hard. Déception au sommet de ne pas voir les centaines de pavillons des paya Kuthodaw et autres.
MONASTERE SHWE INN BIN : superbe ce monastère, plus tranquille que Shwenandaw et pourtant les bas-reliefs en teck sont magnifiques.
PAYA MAHAMUNI : J’ai bien aimé l’atmosphère de fête avec les nombreux croyants prosternés devant le bouddha boursouflé tellement il a reçu de feuilles d’or. Dommage je suis arrivé après la fermeture de l’accès au bouddha. Musique sympa. Et puis j’y suis retourné un soir, grâce à un thaï rencontré à la guest house, sus un petit abri circulaire, assister à une exhibition de Chinlon. 10 jours durant, les meilleurs de la spécialité s’offraient en spectacle à l’assemblé, majoritairement constitué de moine quand j’y suis allé. (Le Chilon, j’en parle plus loin…) Derrière la pagode, j’ai aimé me balader parmi les étals des tailleurs de pierre où de jeunes gens sculptent et polissent de nouveaux bouddhas.
INWA : La ballade en horse-car est agréable, dans cette campagne parsemée de sites anciens, vieux stupas et monastères, un avant-goût de Bagan, en plus vert. Magnifique monastère soutenu par ses 163 piliers de teck, en plus je tombe au moment de la classe dispensée aux jeunes moines et aux enfants pauvres du coin. Intéressant. Je rencontre un jeune couple de Mandalay qui m’invite à boire un jus de sucre de canne, vraiment sympa. Si je ne partais pas le lendemain, ils m’invitaient chez eux.
AMARAPURA : PONT U-BEIN : évidemment l’attraction du coin, et c’est vrai qu’il en jette. Ce pont qui est en fait une passerelle ! La passerelle en teck la plus longue du monde. 1, 2 km. En cette période de mousson, je pensais voir le niveau de l’eau bien plus haut ! En fait, la passerelle surplombe l’eau sur la moitié du parcours environ. Beaucoup de monde s’y ballade, beaucoup de moines qui rejoignent leur monastère sur les 2 rives. Au bout du pont, je passe un long moment à jouer avec un guitariste (Hotel California en birman, ça déchire !), du coup je zappe les monastères, belle ballade au pied du pont parmi les arbres morts au bord de l’eau.
HPO WIN DAUNG : L’accès n’est pas évident (voir ci-dessus) mais la visite vaut la chandelle. Imaginez, près de 500 grottes creusées dans des falaises, au milieu de la verdure. Chaque sanctuaire recelant des bouddhas et des fresques superbes aux couleurs extrêmement bien conservées (du XIV au XVIIIe). De nombreux singes ont investi le site, peu respectueux des bouddhas qui sont leur terrain de jeu. Quelques fresques vraiment magnifiques et on peut en profiter grâce à l’éclairage naturel. Même si je m’attendais à un site moins aménagé, plus noyé dans la végétation, l’ensemble est superbe. Je regrette de ne pas avoir exploré les grottes moins visitées mais notre jeune guide, très charmante, nous a évidemment montré les plus remarquables. Non loin de là, dans la campagne, des milliers de bouddhas, dont un debout en construction de 167 m, juste derrière un couché de 90 m ! Et une pagode kitshissime, mais qui vaut le coup d’œil : la paya Thanboday avec ses quelques 600.000 bouddhas !
BAGAN Comment vous en parler en si peu de lignes… ? Bagan, c’est avant tout une ambiance, pédaler au milieu de toutes ces pagodes qui émergent de l’horizon partout où on regarde… j’ai réellement adoré ce lieu magique. Je ne vais pas vous citer toutes les pagodes visitées, juste un coup de cœur pour la Buledi, j’y suis revenu pour le lever et le coucher du soleil, j’y étais seul contrairement aux autres pagodes. Il faut un peu de temps pour profiter de cette ambiance particulière, pour moi ce sera 5 jours passés dans ce musée à ciel ouvert avec des petits plaisirs comme : Observer le gars labourer son champ avec les bœufs au pied de ces géants de brique, pédaler dans ces chemins ensablés, s’arrêter regarder les jeunes travaillant la laque, en inviter une partie à boire un coup à la sortie de leur boulot, observer d’autres jeunes peindre habilement sur le sable collé sur du tissus, jouer à mon tour à l’artiste, s’amuser à repérer de chaque plateforme atteinte les pagodes visitées et celles à visiter, terminer la journée là où elle avait commencée : au sommet d’une de ces pagodes pour voir peu à peu ce décor prendre vie ou disparaître…et puis bien sûr, rencontrer ces birmans ou birmanes toujours souriants, honorer leurs invitations si appréciables…. Que du bonheur quoi !
MONT POPA : Le site est remarquable et avec le peu de visiteurs à cette saison, la visite valait la peine. Même si j’ai eu quelque peu du mal à monter les quelque 800 marches sur une patte ! (Faute à une douleur sous le pied gauche…) Rencontre sympa avec 2 moines sur place, visite en compagnie des amis rencontrés sur le bateau, agréable donc. Et puis les arrêts en route, étaient sympas : nous croisons des jeunes paysannes dans un champ d’arachide, des ramasseurs de sucre de palme, qui grimpent aux palmiers, un zébu fait la noria pour presser les cacahuètes et en tirer l’huile, nous découvrons une petite école dans un des villages traversés.
KALAW Agréable petite ville de montagne, je n’en ai pas vu grand chose en fait car je suis parti en Trek, juste une petite ballade au monastère qui surplombe la ville, l’occasion de soulager sur quelques mètres une jeune porteuse d’eau (quel poids énorme !), de voir de jeunes footeux jouer au milieu des pins… Trek de 2 jours génial, seul avec une jeune guide de 23 ans, Khan-ew. Du coup tous les repas et les moments dans les villages se font en famille. Beaux paysages de collines, de nombreux pins, plantations diverses, beaucoup de thé, et puis bien sûr de nombreuses rizières. Quelques terrasses légères mais le plus souvent les rizières sont au fond des vallées. Ethnies Pa-laung, Danu et Pao découvertes lors des arrêts dans les villages pour manger et dormir, de beaux moments d’échange. Chouette moment aussi parmi les gamins du village baignant leurs buffles en soirée, belles crises de rires. Un regret de ne pas être parti plus de 2 jours…
INLE Site incontournable avec une ambiance vraiment particulière bien agréable en fin de séjour. J’ai passé 3 jours au total sur le site. Tour du lac en bateau sur une journée, incontournable. En compagnie d’une charmante chinoise et sa maman et leur ami moine rencontré l’été dernier. Pour nous ce fut une journée pluvieuse, qui enlève un peu de magie au site, mais nous avons passé pas mal de temps à croquer tous en choeur, chacun concentré sur son carnet, comme dans cet atelier de tissage. Cela a créé des beaux liens avec les ouvrières. Coup de cœur pour INDEIN, surtout en cette fin de journée, nous étions les seuls sur le site. Vraiment intéressant de visiter des lieux religieux avec un ami moine. A cause des croquis nous sommes rentrés à la nuit tombée, nous n’étions pas très fier de retraverser le lac dans le noir, sans éclairage aucun ! A faire absolument : une balade en canoë, j’avais lu qu’il était plus intéressant de le faire en dehors de NYAUNGSHWE, j’ai donc pris un motor boat jusqu’à un village du lac puis de là on est parti en canoë. Naviguer ainsi au raz de l’eau, parmi les jardins de tomates flottants, les maisons de bambou sur pilotis, croiser les autres pirogues, sans bruit, cela change tout ! Ce fut une super journée, le conducteur est passé prendre sa femme et son bébé qu’on a laissé chez des amis dans une petite fabrique familiale de cheroot, puis on est parti en pirogue, à la rame. Un des gars ramait de temps en temps avec le pied, c’est leur spécificité à ces Inthas. Pour faire un croquis d’une maison de bambou, j’ai demandé à ce qu’on accoste dans une de ces maisons perdues au milieu du lac. Evidement, super accueil, le bouche à oreille aidant, la maison s’est remplie de curieux de plus en plus nombreux… génial ! encore une fois, vive le dessin…. Le 3eme jour fut bien chouette aussi, juste un allez retour le matin pour voir le marché de KYAUK DAING, où nous sommes restés un long moment. Sur le chemin du retour, nous avons aidé les femmes à porter leur balancier jusqu’à leur pirogue, pas léger ! L’après-midi, visite de Nyangshwe, le monastère aux fenêtres ovales où encore grâce au croquis j’aurais un bon contact avec les moines. Et il y avait de quoi passer encore de nombreux jours atour du lac… plein de balades à faire.
ENTRÉE DES SITES :
YANGON Paya Swedagon : 5 $ J’ai rencontré des voyageurs qui ont réussi à ne pas les payer, en passant par les escaliers encombrés de livres sur la gauche de l’escalier sud. A condition de s’y rendre avant de passer devant le guichet ! J’y suis retourné le dernier soir et essayé de ne pas payer avec une Italienne, résultat, on s’est fait repérer. J’ai essayé de négocier vu l’heure tardive, le fait que j’avais déjà visité… rien à faire ils ne sont pas là pour discuter, faut payer c’est tout ! L’italienne m’a gentiment donné 4 $ pour que je puisse y aller, (j’avais déjà écumer mes derniers deniers !) et quand le gars m’as vu plus tard sur la plateforme il pensait que j’avais resquillé et s’apprêtais à me faire passer un mauvais quart d’heure. Là j’ai senti que ça pouvait ne pas etre rigolo…
MANDALAY : J’en ai croisé aussi qui n’avait pas payé le billet de 10 $, pourtant il est demandé à toutes les pagodes ! Idem pour BAGAN, je ne vois pas comment on peut l’inviter pourtant.
Vous comprendrez qu’il ne s’agit pas seulement de resquiller pour économiser quelques $, c’est surtout pour éviter de les donner au Gouvernement. Bon, j’ai pas été tres efficace sur ce coup là moi… mais apparemment il y a moyen !
CUISINE La cuisine Birmane sans être exceptionnelle, n’est pas mauvaise. On peut lui reprocher d’être souvent grasse. Les currys baignent dans l’huile. On commande un curry et on se retrouve avec une dizaine de plats, soupe comprise. Le pays étant au carrefour entre les 3 gros pays que sont la Chine, l’Inde et la Thaïlande, on trouve quasiment partout la cuisine de l’un ou l’autre et souvent les trois. Et j’avoue qu’il est tentant de le la préférer à la cuisine bamar. La cuisine SHAN est la meilleure cuisine Birmane que j’ai mangé. Les mangues sont excellentes et j’ai même apprécié la papaye pour la 1ere fois !
Mes meilleurs repas : le repas cuisiné par la femme de Kausyama à Mandalay. le dinner dans le village Danu lors du trek « menu Shan » au FLOWER à Kalaw les bons petits plats chez QUENN INN à NYANGSHWE le Thali vég à l’AROMA à Bagan (Super adresse, super resto indien, accueil sympa !) un « fish green curry » au resto thaï à Yangon les bons petits plats de la femme de Gérard à Yangon.
LA LANGUE Le birman est pas évident à proncer, c'est une langue tonale où il faut être précis sur l'intonation, l'accent. Même les noms de lieux pourtant connus, sont à proncer correctement pour etre compris. Comme d'habitude, les gens sont ravi d'entendre votre birman même approximatif. Une phrase bien apprécié en dehors des clasiques thchezoutinbade et mingalaba : "twe yada wanta bade" (à dire avec l'accent bien sûr) signifie : content de vous rencontrer. L'écriture est superbe, toute ronde. I est utile aussi d'apprendre à lire les chiffres, pour le bus par exemple !
J’AI AIMÉ : les GENS : toujours souriants, prêts à discuter, vraiment très agréables. Les BIRMANES, très mignonnes et charmantes. Elles m’ont semblé bien mieux loties que leurs voisines indiennes, elles partagent beaucoup de choses avec les hommes, la mixité est importante dans le pays. Le LUNGYI : agréable de voir quasiment tous les hommes et femmes porter ce vêtement traditionnel, en ville ou en campagne, celui des femmes est souvent très beau, celui des hommes est à carreaux, de couleurs variées. La plus fréquente étant le mauve. Très agréable à porter, c’est le 1er pays où j’adopte le costume local. Le TANAKA : ce bois qui une fois trempé donne cette poudre jaune avec laquelle les Birmanes et les enfants se badigeonnent le visage, autant de motifs possibles. Le CHINLON, (variante du Takraw thaï), se joue principalement en équipe de 6, en cercle, il s’agit de se faire passer la balle en jonglant, sans qu’elle touche par terre. Le Chinlon est une balle de bambou tressé, bien plus petite qu’un ballon de foot. Il faut voir avec quelle agilité ils jonglent avec pieds, talon, genoux, tête, enchaînant des sauts… Joli spectacle ! En fin d’après-midi les groupes se forment et les parties de Chinlon s’improvisent dans les rues. J’ai aimé me joindre à eux, pieds nus, relevant le lungyi entre les jambes pour en faire un short, comme eux… Pas si ridicule que ça le Phil, grâce à mes années foot dans ma jeunesse et mes nombreuses heures à jongler avec un ballon. Le BARBIER : après le rasage, hop une petite démonstration de Chinlon dans le salon ! puis en duo avec le père… épatant ! Les MARCHÉS : très animés, colorés, surtout vers Kalaw et Inle avec les femmes Pao et leur costume traditionnel. Les PAGODES : il vaut mieux aimer ça en venant ici, car des pagodes, on en voit !!! L’ECRITURE Birmane, si esthétique, toute en rondeur, mon carnet en est rempli ! La GUITARE : on trouve partout des jeunes qui gratouillent, particulièrement le soir, sur le bord des rues, on pourrait passer son temps à jouer avec eux. Comme ce jeune barbier rock’n Roll qui jouait avec ses potes (du Scorpions… en birman !), qui m’a invité spontanément et aussitôt tendu un verre de whisky. Les MOINES : rien à voir avec chez nous, puisque chaque Birman se doit d’être moine un jour pour un temps plus ou moins long, donc grand respect pour ces hommes. Belle allure avec leur robe aux couleurs chatoyantes, leur bol à aumône en laque noir. Les RENCONTRES : qui enrichissent toujours le voyage, locaux ou voyageurs. Le TOIT des PICK-UP surchargés ! Funny ! Tellement de choses en fait …
J’AI PAS AIMÉ : les MILITAIRES ET LE GOUVERNEMENT : Même je ne les ai pas vu, on sent leur influence en voyant l’état de délabrement et de sous-développement du pays. VOIR les TRAVAILLEURS sur les routes, casser les cailloux à la main, une vision d’un autre temps. Savoir l’impossibilité de dormir chez l’habitant, je trouve ça dingue tout de même ! La TOUR de béton, construite à Bagan par la fille d’un militaire pour mieux observer le site. Le KITSH : de certaines pagodes, des Nats au Mont Popa… Le « CLONAGE » de Bouddha : quand il est reproduit à l’identique en centaines, voire milliers d’exemplaires, alignés côte à côte, je trouve qu’il perd tout son sens. On es loin de l’hermite solitaire méditant contre l’arbre….plus proche de l’ « Attaque des clones » !
LE CARNET Mission accomplie, avec 9 carnets de 16 pages remplis sur place. Grande première : je les ai fait relier la veille de mon départ dans une toute petite échoppe de Yangon. Pas toujours facile de trouver le temps de le remplir, écrire malgré la fatigue et le sommeil après ces journées si remplies… Encore de nombreux témoignages, la plupart en birman. Et puis de nombreux dessins : croquis Noir & Blanc et aquarelles, un joli portrait de moi-même réalisé par Xaowei mon amie chinoise. Le regret de ne pas avoir dessiné certaines choses, j’ai exceptionnellement laissé quelques pages vides pour les dessiner à mon retour (même si j’aime pas trop ça). Si tout se passe bien on le publiera l’an prochain. ….si Bouddha le veut bien !
Voilà je voulais faire court, mais….🤪
En espérant que ça vous donnera envie d’y aller, ou bien que vous revivrez un peu de votre voyage pour ceux qui y sont déjà allé !
Ce même résumé sera illustré de photos, croquis et film sur mon blog…et puis sur mon site bien sûr !
En attendant : voici quelques portraits, illustration du sourire des birmanes...
En 3 semaines, plutôt que de courir pour voir le maximum de choses, j’ai préféré prendre un peu le temps pour faire l’itinéraire classique. La Birmanie recèle des lieux incontournables et pour un premier voyage il serait dommage de ne pas s’y rendre. D’autant qu’en été, pendant la mousson, ce n’est pas la saison touristique, nous n’étions pas bien nombreux.
Arrivé à Yangon par le vol Malaysia Airlines, Paris – Kuala Lumpur.- Yangon. Les vols par Bangkok sont meilleur marché mais disposant de peu de temps, je préférais ne pas perdre de jours à Bangkok. En vol direct, la Malaysia était le moins cher depuis paris (880 euros).
Voyage du 31 juin au 22 juillet.
Ven 31 Vol Paris – KL - Yangon Sam1Yangon Dim2Yangon : Shwedagon Lun3Yangon : Paya Chauktagyi & Ngatatagyi Mar4Mandalay Mer 5 Mandalay : Mingun Jeu6Hpo Win Daung Ven 7Mandalay Sam8Mandalay : Inwa & Amarapura Dim9Bateau Mandalay-Bagan Lun10Bagan Mar11Bagan Mer12Mont Popa Jeu 13Bagan Ven14 Bagan Sam15Bus vers Kalaw Dim16Trek Kalaw Lun17Trek Kalaw Mar18Inle Mer19Inle Jeu20Inle Ven21retour sur Yangon Sam 22retour sur Paris
IMPRESSIONS GENERALES : 3 semaines, c’est toujours un peu court pour connaître un pays, s’en imprégner.. Mais je pense toutefois avoir réussi mon voyage, je pense avoir capté l’essentiel du pays. Ce que je retiens le plus de ce voyage, c’est le sourire des birmans, plus particulièrement des birmanes avec leur joli sourire encadré de leurs joue poudrées au tanaka. J’avais beaucoup lu sur la gentillesse des birmans mais il n’y a qu’en allant là-bas que l’on mesure combien leur compagnie est agréable. Le pays est resté très traditionnel, le longyi (le sarong birman) est porté par 100% des hommes et femmes (excepté la capitale où l’on voit quelques jeans…), c’est d’ailleurs le premier pays où j’adopte le costume local. On est vraiment bien en longyi, et les gens aiment bien vous voir avec. Qu’en est-il de la dictature ? des difficultés que rencontre la population, qu’en ai-je vu ? A vrai dire, quasiment rien. En 3 semaines je n’ai croisé qu’un convoi de 3 camions militaires comme on peut en voir sur nos routes française en somme… Pas un militaire dans les rues ou ailleurs, pas plus de policiers qu’ailleurs. Ici, pas de culte de la personnalité avec statues mégalomanes, pas non plus de propagande omniprésente… Le malaise se ressent toutefois en réfléchissant un peu, en constatant l’état de délabrement et de sous-développement du pays alors que ce pays devrait être riche. Je n’ai pas vu de misère, hormis un peu sur les trottoirs de la capitale, mais comme partout, c’est là où elle est le plus visible. Le plus saisissant reste la vision de ces pauvres gens au bord de la route, à trier les cailloux, à faire les routes, cm par cm… des personnes souvent trop vieilles ou trop jeunes pour travailler ! Evidemment, je ne suis pas allé dans les zones interdites car le gouvernement nous cache une grande partie du pays, pour toutes sortes de raison malsaines (traffic en tout genre : pierres, drogue.. zone de conflit avec les minorités ethniques..). Alors fallait-il y aller ? Oui, je ne regrette pas d’avoir finalement opté pour l’affirmative, car je suis convaincu que le changement viendra de l’ouverture vers le monde. Je ne pense pas avoir personnellement donné beaucoup d’argent à ce gouvernement.
CHANGE : Au marché noir : 1 euro = 1600 k / 1 $ = 1200 à 1250 k Les euros ne se changent qu’à Yangon. Prévoir des dollars pour le change si possible en grosses coupures, mais les billets doivent être nickels, sans tâches ni abîmés. Prévoir aussi des dollars en petites coupures pour payer les hotels, l’entrée des sites, le bateau ou le train. Pour ces 3 semaines, j’avais prévu : 400 $ + 130 euros J’ai tout dépensé en ramenant pas mal de souvenirs (dont par exemple une écharpe en tige de lotus à 53 $)
TRANSPORTS : YANGON : Trishaw : astucieux rickshaw birman qui tel un side-car propose les 2 sièges passagers dos-à-dos, sur le coté.Taxi, efficace et pas trop cher.Bus pour se rendre à la gare routière (se faire écrire le n° en birman avant !)et puis un lift à mon actif, car il faut le savoir : quand il fait nuit et quand il pleut averse, les taxis sont rares !!! A savoir…
YANGON – MANDALAY : Bus (New Malakar express) (12000 k) départ 18h00, arrivée à 8h00. Impeccable, confortable, un peu bruyant avec le karaoke en dvd. Lors des arrêts pour se restaurer, je sympathise avec un gars qui m’invitera le lendemain dans sa famille pour diner.
MANDALAY : 2 jours avec un Trishaw, un bon moyen pour découvrir la ville. Mingun : bateau pour s’y rendre 3$, réservé aux touristes. Si c’était à refaire, je m’y rendrais par la route depuis Sagaing, car avec le bateau le temps est limité sur place. Trop court. Les cités impériales : la majorité des touristes prennent un taxi ou un blue taxi (petit Mazda) pour faire les 3 dans la journée. Ne voulant pas courir, je décide de zapper Sagaing, et me rends à Inwa et Amarapura en transport en commun. Pick-up pour Inwa, chouette de se retrouver sur le toit de ce pick-up surchargé, aux cotés de moines et de paniers surchargés de légumes et fruits. La barre métallique de la galerie me scie un peu le dessous des genoux…mais ceci est largement compensé par le fait de vivre le trajet de ce perchoir ! De la route à Inwa : trishaw Inwa : bateau pour se rendre sur l’ile, puis horse car obligatoire. Agréable. Inwa – Amarapura : je trouve une charmante Japonaise seule avec un blue taxi, et hop un lift ! Amarapura – Mandalay : le retour sur Mandalay après le coucher du soleil se devait problématique car les pick-up sont rares à cette heure et puis il faut se rendre déjà à la route principale… je compte sur ma bonne étoile, et hop la seule et unique voiture qui part du pont, veux bien me prendre et insiste même pour me déposer jusqu’à la porte de la guest house !
HPO WIN DAUNG: Taxi (45$) pour une journée complète aller-retour. A Monywa : bac pour traverser la Chindwin (1500 K) puis Jeep (8000 K) pour aller aux grottes (45 mn)
MANDALAY – BAGAN : bateau lent le dimanche et mercredi : 10$. J’ai organisé mon itinéraire en fonction de cet impératif, car je ne voulais prendre le speed boat (16$ et touristes exclusivement). Je ne regrette pas ! Les paysages ne sont pas extraordinaires, mais c’est la vie à bord qui est intéressante, les arrêts dans la campagne où les gens viennent avec leurs chars à bœufs charger ou décharger le bateau. Et puis, une copine avait pris ce même bateau lent 3 mois auparavant, avait eu une belle rencontre avec la cuisinière, elle m’avait donné les photos au cas où… et bien, j’ai bien retrouvé la même femme ravie d’avoir les photos et du coup un très bon contact avec le capitaine !
BAGAN : 4 1/2 jours à Vélo, le meilleur moyen pour se balader entre les pagodes à son rythme. Choisir toutefois un bon vélo, style VTT recommandé pour les chemins ensablés ! (entre 500 et 1000 K/jour la location) Bateau agréable pour une ballade en fin de journée pour voir le coucher du soleil sur l’Irrawaddy.
MONT POPA : Mini-bus, quelques arrêts intéressants en campagne. Mais je ne suis pas fan de ce genre de transport où l’on ne rencontre pas la population.
BAGAN - KALAW : Bus, pas très grand, peu confortable, route assez chaotique, surtout quand le bus doit laisser passer les camions chargés de Teck et « descendre » de la chaussée peu large ! Mais on m’en avait tellement dit sur ce trajet que je m’attendais à pire !
KALAW : Les pieds bien sûr !! C’est d’ailleurs le moment de troquer les sandales pour des tennis (pour ma part des Columbia : excellent compromis entre les tennis et les chaussures de trek)
KALAW - INLE : Pick-up entre Kalaw et Shwenyaung, encore sur le toit ! Belle sensation en descendant cette route de montagne, euh, coup de bol car il n’a pas plu…(car s’il s’était mis à pleuvoir, l’arrière couvert s’étant remplit entre temps, le repli n’aurait pas été faisable…) De Shenyaung à Nyaungshwe : taxi, un peu tard pour les pick-up.
INLE – YANGON : Taxi Nyaunshwe - Heho (aéroport) : carton rouge !! prix excessif 14000 k, surtout quand on ne peut le partager… ! Heho – Yangon : Vol avec Air bagan : 75$
GUETS-HOUSES ET HOTELS : (tous les prix sont pour une single et comprennent le petit déjeuner )
YANGON : Golden Smile Inn : 5$ (3 nuits) Air conditionné, grande chambre sanss fenêtre, bains/wc communs Bien placé. (près de la Paya Sule). Un accueil super chaleureux. Quand je suis revenu à la fin de mon séjour, après avoir vu tant de visages je ne me rappelai plus comment ils étaient, juste un souvenir agréable, allaient-ils me reconnaître ? ils voient tellement de monde…. Et bien dès la porte franchie, j’ai eu l’impression de ne jamais les avoir quitté ! Par contre je suis allé voir la White House, non loin, pas du tout le même accueil… brrr… J’aurais aimé jouer un peu plus de guitare avec les gars…
MANDALAY : Royal Guet House : 3$ (5 nuits) Ventilo, petite chambre, bains/wc communs Très sympa, également, toujours des jeunes. Je regrette de ne pas avoir eu le temps de jouer au Chinlon avec eux…
NYAUNG-U (BAGAN) : Maykalar Guest House : 4$ (6 nuits) Air conditionné, ventilo, grande chambre, parquet, bains/wc communs, standing au-dessus des autres. Accueil sympa, moins fraternel que les deux autres toutefois. Location de vélos : négocié 800 k /jour pour 5 jours.
KALAW : Golden Kalaw ( ?) : 4$ (1 nuit) Ventilo, petite chambre avec bains/wc et eau chaude (appréciable ici alors qu’ailleurs l’eau froide ne l’était pas assez !) Sympa, ambiance refuge de montagne. Pas eu toutefois l’occasion d’en profiter beaucoup.
TREK : 1 nuit chez l’habitant dans un village de montagne, compris dans le trek.
NYAUNGSHWE Queen Inn : 5$ (4 nuits) Dîner compris. Pas obligatoire (dans ce cas 4$) mais au vu de la qualité du repas, il serait dommage de s’en priver ! Bungalow avec grande chambre, bains/wc, fenêtre, tout le confort quoi ! Préférez ceux le plus éloigné du canal, car évidemment ce n’est pas du double vitrage et les moteurs des pirogues à 5h du mat ça décoiffe !! Agréable de par sa situation au bord du canal. Accueil admirable, très chaleureux, se plient en 4 pour vous aider, il n’y qu’à lire leur livre d’or, tout est dit. D’ailleurs c’est le seul que j’ai vu là-bas…
LA MOUSSON ? Comme prévu en ce début de mousson j’ai eu beaucoup de pluie à Yangon. De la pluie tout le long du trajet Yangon - Mandalay, 1 jour de pluie à Mandalay, 1 nuit à Bagan et quelques heures de pluie plutôt bienvenue pour rafraîchir l’atmosphère en journée. A Kalaw, de la pluie le 2eme jour du trek. A Inle, pas mal de pluie aussi mais quelques éclaircies tout de même. En résumé, la pluie n’était pas vraiment un problème, mais il paraît qu’après mon départ la mousson était bien plus forte. Je n’ai pas vu de rues inondées…. Pas la peine d’amener son parapluie, vous en trouverez sans soucis !
LES PHOTOS NUMERIQUES Un régal, tellement de choses à photographier ! Les gens aiment se faire photographier, surtout s’ils se voient sur l’écran digital par la suite. Aucun soucis pour transférer les photos sur CD, du moins dans les coins touristiques. J’ai gravé 2 CD, sans problèmes. (1500 K le CD, 1000 K si vous avez votre CD)
ALLONS-Y !
YANGON : J’ai aimé cette capitale qui ressemble à une grosse ville de province, malgré ces 7 millions d’âmes. Trottoirs défoncés encombrés de tea-shops ou étalage divers, façades décrépites, certaines avec de belles couleurs, héritage d’une époque coloniale révolue. Marchés improvisés dans des ruelles. Évidemment beaucoup de trafic à toute heure, tout cela est un peu fatiguant. Ajouter à cela, la pluie qui fait se déplier les parapluies rendant la circulation sur les trottoirs plus hasardeuse, remplissant peu à peu la chaussée…
SHWEDAGON PAGODA : évidemment LA chose à voir dans la capitale. J’ai passé quasiment une journée complète sur le site pour m’imprégner de l’ambiance. Et en ce dimanche il y en avait du monde ! La pagode dorée (60 tonnes d’or) et ses multiples pavillons, son esplanade de marbre, auxquels on accède par des escaliers majestueux est un véritable havre de paix, de sérénité, à dix mille lieux du capharnaüm de la ville, à l’image de la Grande mosquée de Delhi. L’avantage d’y rester un long moment c’est de la voir sous un beau soleil, puis sous un déluge de mousson ! Réfugié sous un des multiples pavillons à discuter et dessiner, je m’amuse à voir de véritables cascades se former le long de la montagne d’or…
PAYA CHAUKTAGYI : Enorme bouddha couché, un peu trop kitsch à mon goût, et surtout la vision est gâché par la structure métallique de l’énorme hangar qui l’héberge, dont il est impossible de faire abstraction !
PAYA NGATHAGYI : J’ai bien aimé ce lieu peu visité. Entrée majestueuse gardée par 2 énormes Chinthes (lions-dragons), monastère et puis un énorme bouddha assis, semblant regarder ses fidèles prosternés à ses pieds.
PAYA BOTATAUNG : trop kitsch, étonnant toutefois ces murs recouverts de fragments de miroirs, on passe d’un pièce à l’autre et on se retrouve au point de départ, sans avoir l’impression de tourner en rond, astucieux !
PAYA SULE : son originalité vient du fait qu’elle sert de rond-point, étonnant pour un édifice de 2500 ans ! Attention, le carrelage mouillé ça glisse !!
MANDALAY : A priori, pas évident de se repérer dans cette ville où toutes les rues orthonormées semblent être identiques ! Heureusement, il y a la tour de l’horloge et la numérotation des rues. De nombreux rickshaws, motos et vélos. La concentration de pagodes au pied de la colline vaut le coup d’œil.
PAYA KUTODAW : étonnant avec ces 729 pavillons blancs, identiques, renfermant chacun une stèle de marbre écrite en pali (vieux birman), l’ensemble constituant un livre. Je vous avoue, j’ai pas tout lu ! Et encore, celle d’en face
MONASTERE SHWENANDAW : Super monastère tout en teck, de belles sculptures.
MANDALAY HILL : le nombre de marche est impressionnant ! heureusement à mi-hauteur, je m’attarde devant les œuvres d’un peintre, ce qui permet de se reposer, car avec cette chaleur, l’ascension est assez hard. Déception au sommet de ne pas voir les centaines de pavillons des paya Kuthodaw et autres.
MONASTERE SHWE INN BIN : superbe ce monastère, plus tranquille que Shwenandaw et pourtant les bas-reliefs en teck sont magnifiques.
PAYA MAHAMUNI : J’ai bien aimé l’atmosphère de fête avec les nombreux croyants prosternés devant le bouddha boursouflé tellement il a reçu de feuilles d’or. Dommage je suis arrivé après la fermeture de l’accès au bouddha. Musique sympa. Et puis j’y suis retourné un soir, grâce à un thaï rencontré à la guest house, sus un petit abri circulaire, assister à une exhibition de Chinlon. 10 jours durant, les meilleurs de la spécialité s’offraient en spectacle à l’assemblé, majoritairement constitué de moine quand j’y suis allé. (Le Chilon, j’en parle plus loin…) Derrière la pagode, j’ai aimé me balader parmi les étals des tailleurs de pierre où de jeunes gens sculptent et polissent de nouveaux bouddhas.
INWA : La ballade en horse-car est agréable, dans cette campagne parsemée de sites anciens, vieux stupas et monastères, un avant-goût de Bagan, en plus vert. Magnifique monastère soutenu par ses 163 piliers de teck, en plus je tombe au moment de la classe dispensée aux jeunes moines et aux enfants pauvres du coin. Intéressant. Je rencontre un jeune couple de Mandalay qui m’invite à boire un jus de sucre de canne, vraiment sympa. Si je ne partais pas le lendemain, ils m’invitaient chez eux.
AMARAPURA : PONT U-BEIN : évidemment l’attraction du coin, et c’est vrai qu’il en jette. Ce pont qui est en fait une passerelle ! La passerelle en teck la plus longue du monde. 1, 2 km. En cette période de mousson, je pensais voir le niveau de l’eau bien plus haut ! En fait, la passerelle surplombe l’eau sur la moitié du parcours environ. Beaucoup de monde s’y ballade, beaucoup de moines qui rejoignent leur monastère sur les 2 rives. Au bout du pont, je passe un long moment à jouer avec un guitariste (Hotel California en birman, ça déchire !), du coup je zappe les monastères, belle ballade au pied du pont parmi les arbres morts au bord de l’eau.
HPO WIN DAUNG : L’accès n’est pas évident (voir ci-dessus) mais la visite vaut la chandelle. Imaginez, près de 500 grottes creusées dans des falaises, au milieu de la verdure. Chaque sanctuaire recelant des bouddhas et des fresques superbes aux couleurs extrêmement bien conservées (du XIV au XVIIIe). De nombreux singes ont investi le site, peu respectueux des bouddhas qui sont leur terrain de jeu. Quelques fresques vraiment magnifiques et on peut en profiter grâce à l’éclairage naturel. Même si je m’attendais à un site moins aménagé, plus noyé dans la végétation, l’ensemble est superbe. Je regrette de ne pas avoir exploré les grottes moins visitées mais notre jeune guide, très charmante, nous a évidemment montré les plus remarquables. Non loin de là, dans la campagne, des milliers de bouddhas, dont un debout en construction de 167 m, juste derrière un couché de 90 m ! Et une pagode kitshissime, mais qui vaut le coup d’œil : la paya Thanboday avec ses quelques 600.000 bouddhas !
BAGAN Comment vous en parler en si peu de lignes… ? Bagan, c’est avant tout une ambiance, pédaler au milieu de toutes ces pagodes qui émergent de l’horizon partout où on regarde… j’ai réellement adoré ce lieu magique. Je ne vais pas vous citer toutes les pagodes visitées, juste un coup de cœur pour la Buledi, j’y suis revenu pour le lever et le coucher du soleil, j’y étais seul contrairement aux autres pagodes. Il faut un peu de temps pour profiter de cette ambiance particulière, pour moi ce sera 5 jours passés dans ce musée à ciel ouvert avec des petits plaisirs comme : Observer le gars labourer son champ avec les bœufs au pied de ces géants de brique, pédaler dans ces chemins ensablés, s’arrêter regarder les jeunes travaillant la laque, en inviter une partie à boire un coup à la sortie de leur boulot, observer d’autres jeunes peindre habilement sur le sable collé sur du tissus, jouer à mon tour à l’artiste, s’amuser à repérer de chaque plateforme atteinte les pagodes visitées et celles à visiter, terminer la journée là où elle avait commencée : au sommet d’une de ces pagodes pour voir peu à peu ce décor prendre vie ou disparaître…et puis bien sûr, rencontrer ces birmans ou birmanes toujours souriants, honorer leurs invitations si appréciables…. Que du bonheur quoi !
MONT POPA : Le site est remarquable et avec le peu de visiteurs à cette saison, la visite valait la peine. Même si j’ai eu quelque peu du mal à monter les quelque 800 marches sur une patte ! (Faute à une douleur sous le pied gauche…) Rencontre sympa avec 2 moines sur place, visite en compagnie des amis rencontrés sur le bateau, agréable donc. Et puis les arrêts en route, étaient sympas : nous croisons des jeunes paysannes dans un champ d’arachide, des ramasseurs de sucre de palme, qui grimpent aux palmiers, un zébu fait la noria pour presser les cacahuètes et en tirer l’huile, nous découvrons une petite école dans un des villages traversés.
KALAW Agréable petite ville de montagne, je n’en ai pas vu grand chose en fait car je suis parti en Trek, juste une petite ballade au monastère qui surplombe la ville, l’occasion de soulager sur quelques mètres une jeune porteuse d’eau (quel poids énorme !), de voir de jeunes footeux jouer au milieu des pins… Trek de 2 jours génial, seul avec une jeune guide de 23 ans, Khan-ew. Du coup tous les repas et les moments dans les villages se font en famille. Beaux paysages de collines, de nombreux pins, plantations diverses, beaucoup de thé, et puis bien sûr de nombreuses rizières. Quelques terrasses légères mais le plus souvent les rizières sont au fond des vallées. Ethnies Pa-laung, Danu et Pao découvertes lors des arrêts dans les villages pour manger et dormir, de beaux moments d’échange. Chouette moment aussi parmi les gamins du village baignant leurs buffles en soirée, belles crises de rires. Un regret de ne pas être parti plus de 2 jours…
INLE Site incontournable avec une ambiance vraiment particulière bien agréable en fin de séjour. J’ai passé 3 jours au total sur le site. Tour du lac en bateau sur une journée, incontournable. En compagnie d’une charmante chinoise et sa maman et leur ami moine rencontré l’été dernier. Pour nous ce fut une journée pluvieuse, qui enlève un peu de magie au site, mais nous avons passé pas mal de temps à croquer tous en choeur, chacun concentré sur son carnet, comme dans cet atelier de tissage. Cela a créé des beaux liens avec les ouvrières. Coup de cœur pour INDEIN, surtout en cette fin de journée, nous étions les seuls sur le site. Vraiment intéressant de visiter des lieux religieux avec un ami moine. A cause des croquis nous sommes rentrés à la nuit tombée, nous n’étions pas très fier de retraverser le lac dans le noir, sans éclairage aucun ! A faire absolument : une balade en canoë, j’avais lu qu’il était plus intéressant de le faire en dehors de NYAUNGSHWE, j’ai donc pris un motor boat jusqu’à un village du lac puis de là on est parti en canoë. Naviguer ainsi au raz de l’eau, parmi les jardins de tomates flottants, les maisons de bambou sur pilotis, croiser les autres pirogues, sans bruit, cela change tout ! Ce fut une super journée, le conducteur est passé prendre sa femme et son bébé qu’on a laissé chez des amis dans une petite fabrique familiale de cheroot, puis on est parti en pirogue, à la rame. Un des gars ramait de temps en temps avec le pied, c’est leur spécificité à ces Inthas. Pour faire un croquis d’une maison de bambou, j’ai demandé à ce qu’on accoste dans une de ces maisons perdues au milieu du lac. Evidement, super accueil, le bouche à oreille aidant, la maison s’est remplie de curieux de plus en plus nombreux… génial ! encore une fois, vive le dessin…. Le 3eme jour fut bien chouette aussi, juste un allez retour le matin pour voir le marché de KYAUK DAING, où nous sommes restés un long moment. Sur le chemin du retour, nous avons aidé les femmes à porter leur balancier jusqu’à leur pirogue, pas léger ! L’après-midi, visite de Nyangshwe, le monastère aux fenêtres ovales où encore grâce au croquis j’aurais un bon contact avec les moines. Et il y avait de quoi passer encore de nombreux jours atour du lac… plein de balades à faire.
ENTRÉE DES SITES :
YANGON Paya Swedagon : 5 $ J’ai rencontré des voyageurs qui ont réussi à ne pas les payer, en passant par les escaliers encombrés de livres sur la gauche de l’escalier sud. A condition de s’y rendre avant de passer devant le guichet ! J’y suis retourné le dernier soir et essayé de ne pas payer avec une Italienne, résultat, on s’est fait repérer. J’ai essayé de négocier vu l’heure tardive, le fait que j’avais déjà visité… rien à faire ils ne sont pas là pour discuter, faut payer c’est tout ! L’italienne m’a gentiment donné 4 $ pour que je puisse y aller, (j’avais déjà écumer mes derniers deniers !) et quand le gars m’as vu plus tard sur la plateforme il pensait que j’avais resquillé et s’apprêtais à me faire passer un mauvais quart d’heure. Là j’ai senti que ça pouvait ne pas etre rigolo…
MANDALAY : J’en ai croisé aussi qui n’avait pas payé le billet de 10 $, pourtant il est demandé à toutes les pagodes ! Idem pour BAGAN, je ne vois pas comment on peut l’inviter pourtant.
Vous comprendrez qu’il ne s’agit pas seulement de resquiller pour économiser quelques $, c’est surtout pour éviter de les donner au Gouvernement. Bon, j’ai pas été tres efficace sur ce coup là moi… mais apparemment il y a moyen !
CUISINE La cuisine Birmane sans être exceptionnelle, n’est pas mauvaise. On peut lui reprocher d’être souvent grasse. Les currys baignent dans l’huile. On commande un curry et on se retrouve avec une dizaine de plats, soupe comprise. Le pays étant au carrefour entre les 3 gros pays que sont la Chine, l’Inde et la Thaïlande, on trouve quasiment partout la cuisine de l’un ou l’autre et souvent les trois. Et j’avoue qu’il est tentant de le la préférer à la cuisine bamar. La cuisine SHAN est la meilleure cuisine Birmane que j’ai mangé. Les mangues sont excellentes et j’ai même apprécié la papaye pour la 1ere fois !
Mes meilleurs repas : le repas cuisiné par la femme de Kausyama à Mandalay. le dinner dans le village Danu lors du trek « menu Shan » au FLOWER à Kalaw les bons petits plats chez QUENN INN à NYANGSHWE le Thali vég à l’AROMA à Bagan (Super adresse, super resto indien, accueil sympa !) un « fish green curry » au resto thaï à Yangon les bons petits plats de la femme de Gérard à Yangon.
LA LANGUE Le birman est pas évident à proncer, c'est une langue tonale où il faut être précis sur l'intonation, l'accent. Même les noms de lieux pourtant connus, sont à proncer correctement pour etre compris. Comme d'habitude, les gens sont ravi d'entendre votre birman même approximatif. Une phrase bien apprécié en dehors des clasiques thchezoutinbade et mingalaba : "twe yada wanta bade" (à dire avec l'accent bien sûr) signifie : content de vous rencontrer. L'écriture est superbe, toute ronde. I est utile aussi d'apprendre à lire les chiffres, pour le bus par exemple !
J’AI AIMÉ : les GENS : toujours souriants, prêts à discuter, vraiment très agréables. Les BIRMANES, très mignonnes et charmantes. Elles m’ont semblé bien mieux loties que leurs voisines indiennes, elles partagent beaucoup de choses avec les hommes, la mixité est importante dans le pays. Le LUNGYI : agréable de voir quasiment tous les hommes et femmes porter ce vêtement traditionnel, en ville ou en campagne, celui des femmes est souvent très beau, celui des hommes est à carreaux, de couleurs variées. La plus fréquente étant le mauve. Très agréable à porter, c’est le 1er pays où j’adopte le costume local. Le TANAKA : ce bois qui une fois trempé donne cette poudre jaune avec laquelle les Birmanes et les enfants se badigeonnent le visage, autant de motifs possibles. Le CHINLON, (variante du Takraw thaï), se joue principalement en équipe de 6, en cercle, il s’agit de se faire passer la balle en jonglant, sans qu’elle touche par terre. Le Chinlon est une balle de bambou tressé, bien plus petite qu’un ballon de foot. Il faut voir avec quelle agilité ils jonglent avec pieds, talon, genoux, tête, enchaînant des sauts… Joli spectacle ! En fin d’après-midi les groupes se forment et les parties de Chinlon s’improvisent dans les rues. J’ai aimé me joindre à eux, pieds nus, relevant le lungyi entre les jambes pour en faire un short, comme eux… Pas si ridicule que ça le Phil, grâce à mes années foot dans ma jeunesse et mes nombreuses heures à jongler avec un ballon. Le BARBIER : après le rasage, hop une petite démonstration de Chinlon dans le salon ! puis en duo avec le père… épatant ! Les MARCHÉS : très animés, colorés, surtout vers Kalaw et Inle avec les femmes Pao et leur costume traditionnel. Les PAGODES : il vaut mieux aimer ça en venant ici, car des pagodes, on en voit !!! L’ECRITURE Birmane, si esthétique, toute en rondeur, mon carnet en est rempli ! La GUITARE : on trouve partout des jeunes qui gratouillent, particulièrement le soir, sur le bord des rues, on pourrait passer son temps à jouer avec eux. Comme ce jeune barbier rock’n Roll qui jouait avec ses potes (du Scorpions… en birman !), qui m’a invité spontanément et aussitôt tendu un verre de whisky. Les MOINES : rien à voir avec chez nous, puisque chaque Birman se doit d’être moine un jour pour un temps plus ou moins long, donc grand respect pour ces hommes. Belle allure avec leur robe aux couleurs chatoyantes, leur bol à aumône en laque noir. Les RENCONTRES : qui enrichissent toujours le voyage, locaux ou voyageurs. Le TOIT des PICK-UP surchargés ! Funny ! Tellement de choses en fait …
J’AI PAS AIMÉ : les MILITAIRES ET LE GOUVERNEMENT : Même je ne les ai pas vu, on sent leur influence en voyant l’état de délabrement et de sous-développement du pays. VOIR les TRAVAILLEURS sur les routes, casser les cailloux à la main, une vision d’un autre temps. Savoir l’impossibilité de dormir chez l’habitant, je trouve ça dingue tout de même ! La TOUR de béton, construite à Bagan par la fille d’un militaire pour mieux observer le site. Le KITSH : de certaines pagodes, des Nats au Mont Popa… Le « CLONAGE » de Bouddha : quand il est reproduit à l’identique en centaines, voire milliers d’exemplaires, alignés côte à côte, je trouve qu’il perd tout son sens. On es loin de l’hermite solitaire méditant contre l’arbre….plus proche de l’ « Attaque des clones » !
LE CARNET Mission accomplie, avec 9 carnets de 16 pages remplis sur place. Grande première : je les ai fait relier la veille de mon départ dans une toute petite échoppe de Yangon. Pas toujours facile de trouver le temps de le remplir, écrire malgré la fatigue et le sommeil après ces journées si remplies… Encore de nombreux témoignages, la plupart en birman. Et puis de nombreux dessins : croquis Noir & Blanc et aquarelles, un joli portrait de moi-même réalisé par Xaowei mon amie chinoise. Le regret de ne pas avoir dessiné certaines choses, j’ai exceptionnellement laissé quelques pages vides pour les dessiner à mon retour (même si j’aime pas trop ça). Si tout se passe bien on le publiera l’an prochain. ….si Bouddha le veut bien !
Voilà je voulais faire court, mais….🤪
En espérant que ça vous donnera envie d’y aller, ou bien que vous revivrez un peu de votre voyage pour ceux qui y sont déjà allé !
Ce même résumé sera illustré de photos, croquis et film sur mon blog…et puis sur mon site bien sûr !
En attendant : voici quelques portraits, illustration du sourire des birmanes...
Jour 1 (05/06) : Paris -> LA
Après un vol direct Paris -> L.A (merci fréquence plus) sans histoire, on se rend compte à quel point un vol direct fatigue moins qu’un vol avec une ou deux escales comme celui de juin 2007. Arrivés à L.A direction le parking de Dollar pour le choix de la voiture, primordial pour le voyage. Là j’ai le choix entre jeep liberty, grand Cherokee mais 2WD, et Toyota 4 runner qui ne semble pas équipé d’une boite courte et possède des marchepieds. J’hésite mais mon choix se porte sur la liberty qui possède pourtant un handicap de taille dont je ne me suis pas aperçu et que je vérifie pourtant à chaque fois : La roue de secours est une roue galette sur la version 2008, plate forme commune avec la Dodge Nitro oblige. Sans le savoir, cela nous handicapera plus tard…. Le temps de sortir de la ville, faire les courses au wal mart et nous voilà prêts le lendemain pour le big trip
Jour2 (06/06) : Los Angeles -> Las Vegas Après une nuit à 2m de l’autoroute (on avait l’impression que les camions roulaient dans la chambre), lever matinal comme toujours le premier jour et route vers Red Rock, premier site sur notre longue liste. Pour commencer soft ce sera la randonnée de Keystone Thrust. Il fait déjà très chaud mais il y pas mal de vent ce qui rend la température beaucoup plus supportable. La rando n’est pas géniale et on ne voit pas vraiment où est la fin avec d’ailleurs plusieurs passages casse gueule.

Après cette mise en jambe, pique nique à Willow Spring avant d’attaquer Calico hills où nous irons jusqu’à la sandstone Quarry.


Le paysage est sympa et les roches très rouges : le parc mérite bien son nom.

De retour sur la route, quelques stops permettent de faire de beaux panoramas en fin d’après midi


puis retour vers Vegas où on constate l’étendue de l’expansion immobilière de ces dernières années : problème, les quartiers sont à moitié inhabités. On a du mal à imaginer le raisonnement des promoteurs alors que la région de Vegas se prépare à des lendemains difficiles vu la pénurie programmée d’eau et le business en forte baisse depuis la crise des subprimes. Cette année, Vegas n’étant pas notre tasse de thé, nous fuirons le « new » strip pour préférer le vieux Las Vegas, celui des casinos kitch et des vieilles illuminations. Ce sera donc séance photo de nuit autour de Fremont street


et spectacle de lumière sur « we will rock you » de Queen

avant de rejoindre la clim salutaire de la chambre et une bonne nuit avant d’attaquer les choses sérieuses le lendemain
Jour3 (07/06) : Las Vegas -> Zion
Départ matinal comme toujours car j’ai prévu d’arriver vers midi au bout de la rando de middle fork of Taylor creek. Nous voici donc partis sur l’interstate 15 quand après environ 15 minutes, les deux voitures devant nous freinent brutalement apparemment sans raison : je pile à mon tour (comme toujours les freins des voitures américaines sont déplorables) mais je vois la voiture derrière qui nous fonce dessus avec les pneus qui crissent. Je donne donc un coup de volant pour aller sur la file de droite mais la voiture ne répond pas, lenteur de la boite auto oblige et au même moment un pick up arrive sur la droite et nos deux voitures se frottent. Arrêt au milieu de l’autoroute, je crains le pire pour la voiture mais en fait il n’y a que des dégâts de carrosserie avec les deux portes, une aile et le pare choc. Nous décidons de prendre la première sortie pour faire le constat avec le conducteur mexicain qui parle très mal Anglais. L’affaire semble réglée en 30 minutes mais un coup de fil à Dollar plus tard, il leur faut un n° d’incident fourni par la Police. Je me rends donc à la station service la plus proche pour appeler la Police, ce que nous aurions du faire dès le départ. Ils ne tardent pas à arriver et ils font également rappliquer les Mexicains pour rédiger le rapport de Police. Au final, 2 bonnes heures de perdues, plus de peur que de mal mais un voyage qui ne débute pas très bien. Finalement on n’arrive dans Kolob Canyons que vers 12h30 pour pique niquer au bout de la route où le panorama est somptueux.

Tant pis, nous n’aurons pas de conditions optimales de lumière pour Middle Fork of Taylor Creek et je tire un trait sur Kanara creek que j’avais prévu en fin d’AM. La rando est sympa, nous voyons nos trois premiers serpents (autant que la moyenne d’un voyage entier…) et la double alcôve finale est impressionnante même s’il l’heure tardive ne procure pas le spectacle escompté.

Après cet en cas avant les deux gros morceaux des jours suivants, le Subway et la West Rim trail, route vers la maison de Steeve qui nous accueille à Hurricane pour 3 jours après nous avoir pris en stop l’année dernière alors que nous cherchions à rallier le trailhead de East Rim Trail. Au cas où, je lui avais pris un permis pour le Subway et il est ravi de faire avec nous cette rando qu’il n’a jamais effectuée. Après un coup de fil pour confirmer le survol de Zion le lendemain et un excellent repas arrosé d’une bonne bouteille de Ruinart, de vin Californien dont steeve est un grand amateur, il est temps de reprendre quelques forces avant la longue journée qui nous attend le lendemain
Jour4 (08/06) : Zion Lever 6h. Le ciel est bien dégagé et le vent de la nuit est tombé. Ce sont donc des conditions idéales pour effectuer un vol. Nous arrivons peu avant 7h à l’aéroport de Saint George et rencontrons notre pilote du jour qui nous montre le plan de vol et c’est parti, direction Kolob Canyons
pour revenir ensuite par Snow Canyon.

Je suis toutefois resté un peu sur ma faim car nous n'avons pas survolé le canyon principal de Zion (question d'autorisation ?). J'aime bien en effet reconnaître vu d'en haut les endroits visités sur le plancher des vaches et là je n'ai rien reconnu à part Snow Canyon. Mis à part ce détail, les vues sont tout de même impressionnantes et bonne surprise finale, le tarif est deux fois moins élevé que prévu car il facture au temps quelque soit le nombre de personnes à bord (max 3). 140 photos plus tard, retour à Hurricane pour prendre steeve et partir pour Left Fork of North creek. Nous sommes au trailhead vers 9h30 et c’est le départ vers cet endroit magique qu’est le Subway. Après environ 1 mile sur le plat, une descente très raide (c'est casse patte au retour) permet d'accéder assez rapidement au fond du Canyon. A partir de là, il n'y a pas vraiment de chemin et on alterne entre sentier et marche dans l'eau. Pour ne pas perdre trop de temps, je décide rapidement de marcher dans l’eau ce que ne font pas Lysiane et Steeve qui s’y résigneront peu de temps après moi. Qui plus est la marche dans l’eau est très fun (faire attention aux serpents d'eau, aperçus à 2 reprises...). Le chemin n'est pas de tout repos, cassant, parfois un peu acrobatique et autant dire que la progression est plutôt lente. Après 3H, nous arrivons aux premières terrasses et Cascades où je me vautre en grimpant sur une terrasse en train de filmer.
C’est en effet très glissant et il faudra faire attention en descendant. 3H45 après le départ, arrivée au subway.

Nous n’explorerons que la partie basse faute de corde pour monter. Un américain a même tenté de m’en vendre une : business is business. L’endroit mérite bien son nom avec sa forme de tunnel et ses piscines naturelles

mais il est encore trop tôt pour la photo car une langue de soleil éclaire celui ci et empêche d’avoir un angle large sans sur exposition. Qu’à cela ne tienne, nous allons attendre que le soleil se cache derrière les falaises. Après deux heures sur place, il reste toujours un poil de soleil. Tant pis, il faut partir mais ce sera une bonne raison pour revenir. Le soleil est maintenant plus bas et c’est la séance photo sur les terrasses et cascades dans le premier mile. Le retour sera plus rapide que l’aller mais la montée finale est un vrai casse patte. En tout cas, j’ai eu les pieds au frais toute la journée mais Steeve et Lysiane ont les pieds dans un sale état après avoir marché avec des sandales quasiment toute la journée. Cela promet pour la west rim trail le lendemain que steeve fera avec nous après l’avoir convaincu de l’intérêt de cette rando
Jour5 (09/06) : Zion
Réveil matinal une fois de plus autour de 6h30 car la journée qui s’annonce va être longue. Après l'impression négative que nous avait laissée l'East Rim trail en 2007, je me demandais si nous allions tenter la West Rim Trail en 2008. Comme il faut toujours laisser sa chance au produit et que nous logons en 2008 chez notre ami Steeve (le conducteur qui nous avait pris en stop sur la route en 2007 pour nous emmener au trailhead de la East Rim Trail), nous avons saisi cette opportunité de disposer de 2 véhicules pour tenter l'expérience. Route donc vers le visitor center du canyon de Zion avec les 2 voitures puis ensuite avec notre voiture vers la Kolob terrace road. Après 23 miles dont les 2 derniers de piste, départ à 9h40 du trailhead et heureuse surprise, il fait frais, moins de 20°. Il est vrai qu’on est à 2250m. Démarrage sur un bon rythme puisque les 10 premiers kilomètres seront avalés en 2H car sans grand intérêt. Après la première montée de la randonnée, les quelques kilomètres avant la descente vers le Canyon de Zion sont un régal pour les yeux et j’enfile les panoramiques comme des perles.


C’est au-delà de nos espérances avec des points de vue tous plus beaux les uns que les autres. C’est l’endroit idéal pour le pique nique au bord de la rim. Après la pause, on entame la première descente de 500m de dénivelé et c’est la première fois que je ressens une douleur sous le pied gauche. J’ignore si c’est l’échauffement ou une boule nerf, toujours est il que c’est très douloureux et m’oblige à m’arrêter pour refroidir le pied avec un freezpack, ce qui calme la douleur pendant 2 ou 3km. Nouvelle montée un peu casse patte à ce moment déjà avancé de la randonnée avant de redescendre ensuite vers Scout Lookout


et la partie Finale de Angel's Landing que je ne ferai pas comme en 2007 car mon pied me fait vivre un calvaire. Et dire qu’il reste encore 3.5km… je serre les dents et ne pense qu’à la Virgin river en bas où je vais tremper mes pieds et détendre les nerfs. En plus des pieds, les genoux commencent à être douloureux et je regrette de ne pas avoir pris de bâtons de marche pour la descente. La rivière est enfin en vue, j’y cours presque et me jète dans l’eau. Un bonheur n’arrivant jamais seul, les deer flies m’attendaient patiemment et me dévorent les jambes le temps que je remette le bas de pantalon. L’eau glaciale fait un bien fou après ces 24km et environ 6h30. On est tous un peu fatigués mais en arrivant au visitor center, Steeve dégaine l’arme fatale : deux Corona bien fraîches dans sa glacière…. Reste enfin l’aspect pénible, retourner chercher la voiture au trailhead et faire le chemin inverse soit quasiment 2h de route
avant d’aller dans un très bon restaurant à Saint George avec Jennifer, la nouvelle girlfriend de Steeve. Au moment de me lever pour payer, je me rends compte de l’état de mes genoux car ils sont quasiment bloqués…
Jour6 (10/06) : Hurricane -> Moab
Quelques centilitres de voltarène et une bonne nuit plus tard, je me refais une demi-santé car le genou restera douloureux pendant tout le voyage tandis que Lysiane doit faire maintenant sécher les blessures de ses pieds héritées du Subway et amplifiées dans la west rim. Ce sera donc repos pour elle ce matin et la journée de voiture tombe donc à pic pour elle car pour un début, enchaîner le Subway et la west rim pouvait sembler un peu ambitieux. C’est donc seul que je ferais ce matin Kanara creek. A la sortie de la ville, j’ignore jusqu’où on peu aller en voiture sur la piste un peu rugueuse. Je m’arrête à un premier gué mais un coup d’œil sur le GPS me montre qu’on peu aller plus loin. Je traverse donc le gué et continue sur quelques centaines de mètres avant de garer la voiture. Je sors le transat pliable de Lysiane qui se reposera un peu et je pars vers les Narrows de Kanarra creek non sans avoir mis le bas de pantalon car les deer flies sont encore de la partie. La végétation est dense et parfois on se demande où est le chemin. Je prends l’option de marcher dans l’eau lorsque je ne trouve pas le chemin et au bout d’environ 45minutes, en comptant les poses photos, j’arrive dans les Narrows
et la première double cascade.

J’ai de la chance car vu qu’il est tôt, il y a une belle lumière réfléchie sur la falaise qui ajoute une touche de beauté supplémentaire. Je commence à monter sur le tronc d’arbre jusqu’en haut en m’aidant de la corde accrochée au mur. C’est très glissant et je me dis qu’étant seul dans le canyon et ne voulant pas hypothéquer le reste du voyage en me blessant, je fais finalement demi-tour en me disant qu’on y reviendra en toute fin de voyage et avec Lysiane cette fois ci. Route donc vers Moab en cette journée avec un vent très violent annoncé pour les prochains jours sur tout l’Utah, cela tombe plutôt bien pour une journée de route mais cela promet pour le lendemain où j'ai prévu un vol sur Canyonlands et le San Rafael swell. Arrivés vers 17h à l’aéroport de Canyonlands, je vois qu’ils n’ont pas suspendu les vols mais en voyant les mouvements des avions en vol, j’imagine l’état de l’estomac des passagers….Renseignements pris, au guichet de Redtail aviation, je préfère décaler le vol après notre retour de notre trip dans The Maze. Nous prenons nos quartiers pour la semaine chez Dave et Kay qui sont dans le Missouri. Il fait une chaleur d’enfer malgré le vent violent. Direction le city market pour le ravitaillement avant de finir la journée à Delicate Arch. Arrivés sur le parking, je ne trouve pas mes chaussettes et pour cause, Lysiane les a toutes sorties à notre arrivée à Moab. Je tente donc la rando pied nus dans les chaussures de rando mais je les remplace bien vite par les sandales bien plus confortables. Le vent redouble de violence dans ce relief à découvert et arrivé à Delicate arch

on a du mal à rester debout tellement les bourrasques sont violentes. En retirant mon sac, je dois l’aggriper à deux mains pour ne pas qu’il s’envole. J’abandonne donc l’idée de descendre au fond et de monter en face, ce sera pour une prochaine fois. Le vent gâche vraiment notre plaisir et après 10 minutes, retour vers le trailhead. Retour à Moab pour un bon repas à la maison après un dernier arrêt à Park avenue

Jour 7 (11/06) : Island in the Sky et Arches
Grand ciel bleu en ce début de journée qui avait pourtant été annoncé nuageux. Tant mieux, je verrai peut être enfin double o arch sous le soleil après trois visites sous le ciel gris. Ce sera pour l’après midi car en cette matinée, je choisis d’aller à Aztec Butte dans Island in The sky que Lysiane ne connaît pas. Surprise, il fait frais et la température est idéale dans Canyonlands où c’est souvent le caniard en été (mais nous ne sommes qu’en fin de printemps…). La rando est sympa avec un beau panorama au sommet de la butte
et les granaries en contrebas même si ceux ci ont perdu de leur charme après une reconstruction hasardeuse. Après cette petite incursion dans Canyonlands, route vers Arches pour le pique nique du côté de Balanced Rock avant notre rando dans Devil’s garden pour Double O arch,

Partition arch

et Navajo arch. Enfin, je découvre Double O arch, une de mes arches préférées, sous le soleil et c’est grandiose. 2H30 plus tard, route vers les Klondike bluffs que nous ne connaissons pas. La piste est moins difficile que prévu et faisable, en tout cas le jour de notre visite, par une berline standard. Nous sommes en fin de journée et c’est le départ pour la dernière rando de la journée. Après une petite montée, le paysage s’ouvre avec les marching men au fond.


Une petite dune de sable à gravir et nous voici à parallel
et Tower Arch massive et originale mais pas si facile à photographier.


Après avoir flâné un peu, retour par le même chemin avec des teintes plus chaudes de fin d’après midi. Dernier stop à Park avenue pour une journée bien remplie qui se conclura dans notre resto favori, la Moab Brewery et ses bières maisons.
Jour 8 (12/06) : The Maze Une fois n’est pas coutume, lever très matinal puisque nous devons être chez Tag A long à 6H30. Je vérifie si je n’ai rien oublié car ce n’est pas au fin fond de the Maze que je ferai demi-tour. On se demande bien pourquoi ils nous demandent d’être présents à 6h30 puisque au final, on ne partira que vers 8H30 avec le 4*4 hyper chargé et à 6 dans la voiture avec nos compagnons d’aventures, un couple de Hollandais, une allemande vivant à San Francisco et notre guide Dave dans le pur style Tag a long ; c’est à dire babacool. Dernier arrêt à Green river où nos compagnons s’empressent de faire les réserves de bière après avoir vu à Moab que je j’avais prévu des réserves (mais de la vraie à 6° et pas à 3.2°…). Après la première partie de la piste sans difficulté qui mène à Hans Flat ranger station, et environ 12 miles de piste plus ou moins rugueuse c’est le début de la descente sur le flint trail et là ce n’est plus du tout la même histoire,

la piste étant très rugueuse avec de nombreux frottements et une conduite souvent au millimètre. Je préfère pour ma part avancer à pied devant la voiture puisque de toute façon, on va plus vite à pied…. 3 miles plus tard, nous voici au départ de la rando des Golden stairs mais avant d’y aller pause pique nique. Nous entamons ensuite la descente vers le fond du canyon sur un semblant de chemin très peu stabilisé et glissant : mieux vaut bien regarder où on met les pieds.


Pendant ce temps là Dave, descend en voiture les 16 miles de piste en passant par Teapot rock que je lui demande de photographier en route avec mon deuxième appareil photo. Il n’a pas du bien comprendre ce que je lui avais demandé car au final il photographiera la voiture…

Nous arrivons en bas environ 20 minutes avant lui qui a besoin de 2 bonnes heures pour parcourir la piste par le sud. C’est reparti pour les 8 derniers miles de piste et là c’est une succession de Gros dômes de slickrock à franchir, ça secoue dans tous les sens et après 1 heure, nous voici enfin à Land of Standing Rock,

lieu de notre première nuit de Camping. Le panorama est top niveau entre les Chocolate drops au fond,

les monolithes au premier plan et les needles qui peuplent le canyon. C’est pas le tout, mais il faut monter la tente et ce n’est pas facile car le sol est constitué de roche dure donc pour planter la tente, c’est pas une partie de plaisir. Je tape comme un sourd sur les sardines avec des rochers (pas de maillet) et arrive à peu près à mes fins. Pendant ce temps, Dave installe les toilettes chimiques (obligatoires dans The Maze)

devant un panorama d’enfer (on se battrait presque pour aller aux toilettes…)

et prépare un bon repas chaud de pâtes farcies à la riccota et champignons. Déguster un bon plat chaud et une bière devant le coucher de soleil est magique.

Une petite marche digestive autour de Chimney Rock et il est temps de faire sa toilette (vive les gants du vieux campeur et les lingettes intimes) et de se glisser dans la tente pour cette première nuit dans le wilderness
Jour9 (13/06): The Maze
La nuit n’a pas été de tout repos à cause d’un vent assez fort et je n’ai donc pas de difficulté à me lever vers 5h20 pour aller à pied à l’autre camping de Land of Standing rock pour apprécier le lever de soleil pendant que cette bande de fainéants dorment comme des loirs.

Il fait très frais mais je tombe vite le polaire et le gore tex car je marche à un bon rythme et j’ai vite fait de m’échauffer. A l’arrivée, le spectacle est à la hauteur des attentes,


les autres ne savent pas ce qu’ils manquent… De retour au camp, ils ne sont toujours pas levés sauf Dave qui prépare un petit dej pantagruélique. Il nous faudra bien cela pour affronter la rando de Harvest Scene. Une fois le matériel remballé (le côté chiant du camping), nous entamons la première grande rando dans The Maze pour se rendre à Harvest scene, un beau panel de petroglyphs. Très vite, nous voyons que Dave marche trop vite et que les autres suivent comme des bœufs. Je n’aime pas ce rythme car j’aime bien m’arrêter pour prendre des photos et profiter des endroits alors que là on a l’impression qu’on fait une course. Après la descente raide dans le canyon, c’est de la marche dans le sable

jusqu’au panel qui est magnifique.

Finalement heureusement que Dave à marché vite car 5 minutes plus tard le panel est en plein soleil….Nous faisons la pause pique nique au pied de la falaise à l’ombre et là déception, quasiment rien à manger : soit il a tout oublier, soit il nous met tous au régime ce qui est un peu fort vu le prix à payer (heureusement il se rattrapera le lendemain). Après la pause, on continue notre route et il marche toujours aussi vite. Ils feront comme ils l’entendent, nous nous marchons à notre rythme en prenant le temps qu’il faut pour apprécier. 5 minutes après être repartis, Lysiane s’aperçoit qu’elle a oublié son sac sous l’alcôve. Heureusement qu’elle ne s’en ait pas aperçu au bout de 2 heures…. Les deer flies sont de retour et nous les chassons en agitant des feuilles derrière nos jambes. Nous voici au pied de la montée : Dave nous annonce 45 minutes de montée mais vu le rythme qu’il imprime dans celle ci, je me dis qu’on va vite être en haut et cela ne loupe pas : En 20 minutes nous sommes sortis du Canyon et 10 minutes après, nous voici à la voiture. Au total, environ 5 à 6 heures de rando et 9 miles sous le caniard qui à refait son apparition. Route vers Dollhouse qui sera notre camp de base pour les 2 prochaines nuits. L’endroit est grandiose et à l’abri du vent.

Avec l’habitude, la tente est cette fois vite montée et nous profitons de cette fin d’après midi pour aller aux autres campings et apprécier les vues sur les needles et le Colorado en contrebas. Dave à sorti les chips mexicaines et la sauce piquante : 2 bières par-dessus et c’est le top. S’ensuit un repas succulent avec saumon en papillote au trois riz et gâteau aux cerises en dessert. Pas de risque d’hypoglycémie ce soir et nous nous endormons sous ce beau ciel remplis d’étoiles.
Jour 10 (14/06): The Maze
Cette fois ci la nuit a été très calme et j’ai même eu la flemme pour être debout au lever de soleil mais ce n’est que partie remise. Après un nouveau petit dej copieux à base d’omelette bacon, champignons, toilette du matin dans notre salle de bain de quelques km2 avec vue sur le Colorado et les Needles…. On se met ensuite en route pour notre rando du jour, Colorado et Green river Overlook. J’ai fait valoir mes arguments la veille pour imposer cette randonnée et espère ne pas être déçu car j'ai plusieurs livres qui donnent un rating assez faible. Le paysage va vite me rassurer car après Beehive arch, une grosse partie de la rando se déroule dans un paysage style Needles,


ce qui est logique car cette partie du parc est située en face, de l’autre côté du Colorado. Dave marche toujours aussi vite (il ne prend pas de photo lui) mais qu’à cela ne tienne, nous les laissons partir devant pour mieux profiter de l’endroit. Heureusement, Goose, le Hollandais fait un peu de photos (souvent à contre jour, je me demande bien pourquoi…) et se retrouve aussi souvent à la traîne. Sa femme nous avouera que le rythme est trop élevé pour elle mais il n’empêche qu’ils ne lui ont pas fait remarquer contrairement à nous. Nous arrivons après environ 2h30 au point de vue sur le Colorado qui est vertigineux.


Peu après c’est à la green river de se dévoiler avec un gooseneck de toute beauté.

Ce sera le lieu du pique nique. Dave s’est rattrapé avec des tacos au thon et aux fruits frais. Nous en profitons pour faire une petite sieste à l’ombre (38°c) et corps en contact avec la pierre pour abaisser la température du corps. Cela fait beaucoup de bien mais finalement au moment de repartir, la chaleur me tombe dessus et je souffre un peu dans les premiers kilomètres et ce d’autant plus que les nerfs sous le pied me font à nouveau souffrir. Lysiane souffre aussi de la chaleur car c’est l’heure la pire pour randonner et la fin de la rando dans le sable est un peu un calvaire. 6H30 après le départ et 10 miles, retour au camp de base à l’ombre des needles pour un repos bien mérité. Les autres iront vers Bear Panel qu’ils ne trouveront jamais tandis que nous préférons nous reposer dans ce calme olympien. Nouvel apéro bien arrosé : les Hollandais enchaînent Bière sur bière sans compter le soda. J’en reste pour ma part à deux après que Cris, L’allemande, m’ai donné un peu de son stock… Nouveau repas succulent avec Poulet au citron et aux herbes avec des pâtes et gâteau à la cerise. Le ventre plein, une petite balade au sunset s’impose avec le trépied pour faire de jolies photos de Dollhouse.




Nouvelle nuit très étoilée et nous nous endormons avec des images plein la tête
Jour 11 (15/06): The Maze Cette fois ci, pas de problème pour me lever, sans réveil comme d’habitude, pour le lever de soleil vers 6H.

Une fois de plus, personne ne me suit et ils ronflent tous dans les tentes. Il me suffit de faire quelques centaines de mètres pour aller au camping n°2 pour apprécier le spectacle.

De retour au camp, Dave est le seul debout pour préparer cette fois ci un continental breakfast avec toast, fruits frais et tout le toutim. C’est de nouveau très copieux et c’est le ventre plein que nous prenons la direction de Granary Hike. Ces Granaries bien préservés (il faut dire qu’ils ne voient pas souvent de visiteurs) valent le détour.
Avant d’entamer la descente vers Spanish Bottom, détour vers la Surprise valley avec un point de vue remarquable.


Si j’avais su, j’y serais venu en fin d’après midi la veille car le matin on a le soleil en pleine face. C’est ensuite la descente pentue vers Spanish bottom. De nouveau c’est la galère avec mes deux genoux -> pour les prochains jours, ce sera bâtons obligatoires pour soulager les articulations. Ne pouvant descendre rapidement, je laisse les autres partir devant.

Arrivés au fond, Dave propose d’aller jusqu’aux premiers rapides de Brown Betty. Bonne idée pour prendre un bon bain de pied et se rafraîchir après ces 3 jours de forte chaleur. S’asperger d’eau fraîche fait un bien fou. C’est ensuite le pique nique en attendant le Jet Boat qui doit nous ramener au bout de la Potash Road. Un peu de glande sur le bateau ne fait pas de mal. Nous filons sur le Colorado avec les falaises de chaque côté qui se reflètent dans le fleuve

et au bout de 2h de bonheur, nous voici arrivés après un dernier virage à 180° pris à fond qui aspergera tous les passagers arrière. Les gars de Tag a long sont très joueurs….Je donne l’adresse de mon site à nos compagnons et nous nous quittons à Moab après ces 4 jours fantastiques qui ont été au-delà de mes espérances. Reste une dernière chose que l’on attend depuis 4 jours : la douche qui est un pur bonheur mais finalement nous avons craint beaucoup pour l’hygiène alors qu’en fait notre gallon d’eau pour la toilette, les gants imprégnés du vieux campeur (corps et pieds) ainsi que les lingettes nous ont permis d’avoir une hygiène tout à fait correcte. Nous n’avons même pas utilisé le shampoing sec que j’avais acheté en France….Un petit coup de fil à notre pilote du lendemain pour confirmer notre vol et fin de journée à la Moab Brewery avant une nuit dans un vrai lit qui à vrai dire ne nous à pas tant manqué que cela, surtout Lysiane qui avait en camping un matelas gonflable de 1m de large et 15cm d’épaisseur….
Jour 12 (16/06): Moab
Pas de grasse matinée aujourd’hui car il faut être à 7h à l’aéroport de Canyonlands pour un survol de Canyonlands et de la région du San Rafael Swell notamment le Waterpocket Fold que je rêve de survoler depuis quelques années. Le temps est très calme, le ciel dégagé, bref conditions idéales pour un vol. Le pilote est très sympa et fait d’ailleurs pas mal de vols avec Tom Till, mon photographe préféré qui est basé à Moab.

Après Labyrinth Canyon,

survol de Horse Shoe canyon, Robbers Roost, Henry Mountains et arrivés à Capitol reef au début du Waterpocket fold. Je me régale car ce phénomène géologique vu d’avion est visuellement incroyable.


Nous longeons celui ci pendant un bon moment jusqu’à Bullfrog ou nous remontons ensuite le Lac Powell jusqu’à Hite

pour suivre ensuite le Colorado dans Glen Canyon et Canyonlands avec Confluence Overlook,

The Loop,
les Needles
et Chesler Park,

Angel Arch,

Monument Basin,

Dead Horse point
etc….250 photos plus tard, c’est sans conteste un des plus beau vol qu’on ait effectué. Après ce début de journée flamboyant, retour sur terre pour un rythme de journée assez cool. Vu la chaleur qui règne à Moab, direction Mill creek pour se rafraîchir et pique niquer.
Je crois n’avoir jamais autant pris de plaisir à plonger la tête dans l’eau sous cette chaleur écrasante. La saison chaude est bien là et le mois de mai semble très loin. Je laisse Lysiane se reposer un peu et part explorer un peu en aval de la deuxième cascade mais c’est sans grand intérêt. Après 2h passées sur place, retour à la maison pour un peu de lessive avant de repartir pour les Fisher towers en fin de journée. Je tire sur la corde car Lysiane aurait bien aimé se reposer un peu plus et n’appréciera que moyennement les efforts à consentir pour aller au bout de la rando des Fisher Towers, sous un temps couvert qui plus est.

Je pense que le soleil ne se montrera plus aujourd’hui et c’est devant ces falaises majestueuses mais à l’ombre que nous dégustons un cocktail de crevettes avec un verre de vin pour Lysiane et une bière pour moi. Cependant, durant un bref instant, le soleil refait son apparition pour nous gratifier d'un superbe effet

Sur la route vers Moab, le soleil arrive tout de même à percer et donne un panorama de tout premier plan.
Une décision s’impose : vu la chaleur qui s’est installée, je décide d’écourter d’une journée le séjour à Moab et de faire une croix sur la rando de Murphy Hogback et de passer une journée de plus dans le Colorado. Soirée rangement donc et repas à la maison avec Lasagnes et une bonne glace.
Jour 13 (17/06): Moab -> Fruita
je ne pouvais pas quitter Moab sans aller vivre un lever de soleil dans Arches. Lever matinal une fois de plus pour être sur place vers 6h. Je laisse Lysiane dormir et prend donc la route dans la fraîcheur du matin vers la section des Windows. Après quelques photos en route,

c’est le bonheur pour les yeux avec le soleil qui éclaire petit à petit les windows et Turret arch.



Après le petit dej, nous quittons la maison de Dave et Kay où nous avions nos quartiers depuis plus d’une semaine. Route vers Colorado National Monument où nous avons prévu de passer la journée. Arrivée en fin de matinée, il fait un poil moins chaud qu’à Moab et avant d’entamer les choses sérieuses, pique nique près du camping. C’est loin d’être l’heure idéale pour faire de la rando car il est 13h mais on n’a pas le choix. On commence donc par Coke Ovens trail et un joli panorama en fin de trail.


On parcourt ensuite la route qui traverse le parc vers le sud et Devil’s kitchen, point de départ de notre deuxième rando du jour. Elle ne nous laissera pas un souvenir impérissable et ne donnera que de la photo documentaire comme on le dit parfois avec Philippe. Demi-tour pour aller au trailhead de Monument canyon. En route, arrêt à Red canyon overlook, fallen rock

et Artist point.

Le trailhead de Monument canyon est le même que celui de Coke ovens et au bout de quelques dizaines de mètres, on descend rapidement dans le Canyon. A un moment, je perds l’équilibre sur une pierre et bascule vers le ravin. Heureusement, les arbres m’empêchent de tomber. Durant la descente, on peut mesurer l’immense travail de John Otto qui a construit à lui tout seul toutes les randonnées du parc. Nous arrivons près d’une alcôve et là surprise divine, une cinquantaine de Bighorns se reposent à l’ombre. C’est un spectacle magique car il est rare de voir des animaux sauvages en si grand nombre.

Nous nous approchons doucement d’eux sans les effrayer.

Certains ont peur, d’autres pas et nous nous éloignons petit à petit non sans avoir pris de nombreuses photos et filmer ce moment rare. Nous ne ferons pas les 12 miles A/R mais uniquement 6 dans ce très beau canyon que l’on a pour nous tout seuls en cette fin d’après midi.


Pour terminer la journée, ce sera les points de vue de Grand View, Independance monument
Fruita Canyon et Balanced rock. Nous n’en attendions pas tant de Colorado NM qui nous a beaucoup plu. Reste à trouver une chambre car je n’ai rien réservé puisque nous sommes à Fruita avec un jour d’avance. Et là surpise, pas une chambre de libre ou alors à des tarifs prohibitifs. Route donc vers Grand Junction où après 5 tentatives infructueuses, nous trouvons enfin une chambre à 85$. J’ignorais que Grand Junction était un haut lieu du tourisme…
TO BE CONTINUED....
Après un vol direct Paris -> L.A (merci fréquence plus) sans histoire, on se rend compte à quel point un vol direct fatigue moins qu’un vol avec une ou deux escales comme celui de juin 2007. Arrivés à L.A direction le parking de Dollar pour le choix de la voiture, primordial pour le voyage. Là j’ai le choix entre jeep liberty, grand Cherokee mais 2WD, et Toyota 4 runner qui ne semble pas équipé d’une boite courte et possède des marchepieds. J’hésite mais mon choix se porte sur la liberty qui possède pourtant un handicap de taille dont je ne me suis pas aperçu et que je vérifie pourtant à chaque fois : La roue de secours est une roue galette sur la version 2008, plate forme commune avec la Dodge Nitro oblige. Sans le savoir, cela nous handicapera plus tard…. Le temps de sortir de la ville, faire les courses au wal mart et nous voilà prêts le lendemain pour le big trip
Jour2 (06/06) : Los Angeles -> Las Vegas Après une nuit à 2m de l’autoroute (on avait l’impression que les camions roulaient dans la chambre), lever matinal comme toujours le premier jour et route vers Red Rock, premier site sur notre longue liste. Pour commencer soft ce sera la randonnée de Keystone Thrust. Il fait déjà très chaud mais il y pas mal de vent ce qui rend la température beaucoup plus supportable. La rando n’est pas géniale et on ne voit pas vraiment où est la fin avec d’ailleurs plusieurs passages casse gueule.

Après cette mise en jambe, pique nique à Willow Spring avant d’attaquer Calico hills où nous irons jusqu’à la sandstone Quarry.


Le paysage est sympa et les roches très rouges : le parc mérite bien son nom.

De retour sur la route, quelques stops permettent de faire de beaux panoramas en fin d’après midi


puis retour vers Vegas où on constate l’étendue de l’expansion immobilière de ces dernières années : problème, les quartiers sont à moitié inhabités. On a du mal à imaginer le raisonnement des promoteurs alors que la région de Vegas se prépare à des lendemains difficiles vu la pénurie programmée d’eau et le business en forte baisse depuis la crise des subprimes. Cette année, Vegas n’étant pas notre tasse de thé, nous fuirons le « new » strip pour préférer le vieux Las Vegas, celui des casinos kitch et des vieilles illuminations. Ce sera donc séance photo de nuit autour de Fremont street


et spectacle de lumière sur « we will rock you » de Queen

avant de rejoindre la clim salutaire de la chambre et une bonne nuit avant d’attaquer les choses sérieuses le lendemain
Jour3 (07/06) : Las Vegas -> Zion
Départ matinal comme toujours car j’ai prévu d’arriver vers midi au bout de la rando de middle fork of Taylor creek. Nous voici donc partis sur l’interstate 15 quand après environ 15 minutes, les deux voitures devant nous freinent brutalement apparemment sans raison : je pile à mon tour (comme toujours les freins des voitures américaines sont déplorables) mais je vois la voiture derrière qui nous fonce dessus avec les pneus qui crissent. Je donne donc un coup de volant pour aller sur la file de droite mais la voiture ne répond pas, lenteur de la boite auto oblige et au même moment un pick up arrive sur la droite et nos deux voitures se frottent. Arrêt au milieu de l’autoroute, je crains le pire pour la voiture mais en fait il n’y a que des dégâts de carrosserie avec les deux portes, une aile et le pare choc. Nous décidons de prendre la première sortie pour faire le constat avec le conducteur mexicain qui parle très mal Anglais. L’affaire semble réglée en 30 minutes mais un coup de fil à Dollar plus tard, il leur faut un n° d’incident fourni par la Police. Je me rends donc à la station service la plus proche pour appeler la Police, ce que nous aurions du faire dès le départ. Ils ne tardent pas à arriver et ils font également rappliquer les Mexicains pour rédiger le rapport de Police. Au final, 2 bonnes heures de perdues, plus de peur que de mal mais un voyage qui ne débute pas très bien. Finalement on n’arrive dans Kolob Canyons que vers 12h30 pour pique niquer au bout de la route où le panorama est somptueux.


Tant pis, nous n’aurons pas de conditions optimales de lumière pour Middle Fork of Taylor Creek et je tire un trait sur Kanara creek que j’avais prévu en fin d’AM. La rando est sympa, nous voyons nos trois premiers serpents (autant que la moyenne d’un voyage entier…) et la double alcôve finale est impressionnante même s’il l’heure tardive ne procure pas le spectacle escompté.

Après cet en cas avant les deux gros morceaux des jours suivants, le Subway et la West Rim trail, route vers la maison de Steeve qui nous accueille à Hurricane pour 3 jours après nous avoir pris en stop l’année dernière alors que nous cherchions à rallier le trailhead de East Rim Trail. Au cas où, je lui avais pris un permis pour le Subway et il est ravi de faire avec nous cette rando qu’il n’a jamais effectuée. Après un coup de fil pour confirmer le survol de Zion le lendemain et un excellent repas arrosé d’une bonne bouteille de Ruinart, de vin Californien dont steeve est un grand amateur, il est temps de reprendre quelques forces avant la longue journée qui nous attend le lendemain
Jour4 (08/06) : Zion Lever 6h. Le ciel est bien dégagé et le vent de la nuit est tombé. Ce sont donc des conditions idéales pour effectuer un vol. Nous arrivons peu avant 7h à l’aéroport de Saint George et rencontrons notre pilote du jour qui nous montre le plan de vol et c’est parti, direction Kolob Canyons

pour revenir ensuite par Snow Canyon.

Je suis toutefois resté un peu sur ma faim car nous n'avons pas survolé le canyon principal de Zion (question d'autorisation ?). J'aime bien en effet reconnaître vu d'en haut les endroits visités sur le plancher des vaches et là je n'ai rien reconnu à part Snow Canyon. Mis à part ce détail, les vues sont tout de même impressionnantes et bonne surprise finale, le tarif est deux fois moins élevé que prévu car il facture au temps quelque soit le nombre de personnes à bord (max 3). 140 photos plus tard, retour à Hurricane pour prendre steeve et partir pour Left Fork of North creek. Nous sommes au trailhead vers 9h30 et c’est le départ vers cet endroit magique qu’est le Subway. Après environ 1 mile sur le plat, une descente très raide (c'est casse patte au retour) permet d'accéder assez rapidement au fond du Canyon. A partir de là, il n'y a pas vraiment de chemin et on alterne entre sentier et marche dans l'eau. Pour ne pas perdre trop de temps, je décide rapidement de marcher dans l’eau ce que ne font pas Lysiane et Steeve qui s’y résigneront peu de temps après moi. Qui plus est la marche dans l’eau est très fun (faire attention aux serpents d'eau, aperçus à 2 reprises...). Le chemin n'est pas de tout repos, cassant, parfois un peu acrobatique et autant dire que la progression est plutôt lente. Après 3H, nous arrivons aux premières terrasses et Cascades où je me vautre en grimpant sur une terrasse en train de filmer.

C’est en effet très glissant et il faudra faire attention en descendant. 3H45 après le départ, arrivée au subway.

Nous n’explorerons que la partie basse faute de corde pour monter. Un américain a même tenté de m’en vendre une : business is business. L’endroit mérite bien son nom avec sa forme de tunnel et ses piscines naturelles

mais il est encore trop tôt pour la photo car une langue de soleil éclaire celui ci et empêche d’avoir un angle large sans sur exposition. Qu’à cela ne tienne, nous allons attendre que le soleil se cache derrière les falaises. Après deux heures sur place, il reste toujours un poil de soleil. Tant pis, il faut partir mais ce sera une bonne raison pour revenir. Le soleil est maintenant plus bas et c’est la séance photo sur les terrasses et cascades dans le premier mile. Le retour sera plus rapide que l’aller mais la montée finale est un vrai casse patte. En tout cas, j’ai eu les pieds au frais toute la journée mais Steeve et Lysiane ont les pieds dans un sale état après avoir marché avec des sandales quasiment toute la journée. Cela promet pour la west rim trail le lendemain que steeve fera avec nous après l’avoir convaincu de l’intérêt de cette rando
Jour5 (09/06) : Zion
Réveil matinal une fois de plus autour de 6h30 car la journée qui s’annonce va être longue. Après l'impression négative que nous avait laissée l'East Rim trail en 2007, je me demandais si nous allions tenter la West Rim Trail en 2008. Comme il faut toujours laisser sa chance au produit et que nous logons en 2008 chez notre ami Steeve (le conducteur qui nous avait pris en stop sur la route en 2007 pour nous emmener au trailhead de la East Rim Trail), nous avons saisi cette opportunité de disposer de 2 véhicules pour tenter l'expérience. Route donc vers le visitor center du canyon de Zion avec les 2 voitures puis ensuite avec notre voiture vers la Kolob terrace road. Après 23 miles dont les 2 derniers de piste, départ à 9h40 du trailhead et heureuse surprise, il fait frais, moins de 20°. Il est vrai qu’on est à 2250m. Démarrage sur un bon rythme puisque les 10 premiers kilomètres seront avalés en 2H car sans grand intérêt. Après la première montée de la randonnée, les quelques kilomètres avant la descente vers le Canyon de Zion sont un régal pour les yeux et j’enfile les panoramiques comme des perles.



C’est au-delà de nos espérances avec des points de vue tous plus beaux les uns que les autres. C’est l’endroit idéal pour le pique nique au bord de la rim. Après la pause, on entame la première descente de 500m de dénivelé et c’est la première fois que je ressens une douleur sous le pied gauche. J’ignore si c’est l’échauffement ou une boule nerf, toujours est il que c’est très douloureux et m’oblige à m’arrêter pour refroidir le pied avec un freezpack, ce qui calme la douleur pendant 2 ou 3km. Nouvelle montée un peu casse patte à ce moment déjà avancé de la randonnée avant de redescendre ensuite vers Scout Lookout


et la partie Finale de Angel's Landing que je ne ferai pas comme en 2007 car mon pied me fait vivre un calvaire. Et dire qu’il reste encore 3.5km… je serre les dents et ne pense qu’à la Virgin river en bas où je vais tremper mes pieds et détendre les nerfs. En plus des pieds, les genoux commencent à être douloureux et je regrette de ne pas avoir pris de bâtons de marche pour la descente. La rivière est enfin en vue, j’y cours presque et me jète dans l’eau. Un bonheur n’arrivant jamais seul, les deer flies m’attendaient patiemment et me dévorent les jambes le temps que je remette le bas de pantalon. L’eau glaciale fait un bien fou après ces 24km et environ 6h30. On est tous un peu fatigués mais en arrivant au visitor center, Steeve dégaine l’arme fatale : deux Corona bien fraîches dans sa glacière…. Reste enfin l’aspect pénible, retourner chercher la voiture au trailhead et faire le chemin inverse soit quasiment 2h de route

avant d’aller dans un très bon restaurant à Saint George avec Jennifer, la nouvelle girlfriend de Steeve. Au moment de me lever pour payer, je me rends compte de l’état de mes genoux car ils sont quasiment bloqués…
Jour6 (10/06) : Hurricane -> Moab
Quelques centilitres de voltarène et une bonne nuit plus tard, je me refais une demi-santé car le genou restera douloureux pendant tout le voyage tandis que Lysiane doit faire maintenant sécher les blessures de ses pieds héritées du Subway et amplifiées dans la west rim. Ce sera donc repos pour elle ce matin et la journée de voiture tombe donc à pic pour elle car pour un début, enchaîner le Subway et la west rim pouvait sembler un peu ambitieux. C’est donc seul que je ferais ce matin Kanara creek. A la sortie de la ville, j’ignore jusqu’où on peu aller en voiture sur la piste un peu rugueuse. Je m’arrête à un premier gué mais un coup d’œil sur le GPS me montre qu’on peu aller plus loin. Je traverse donc le gué et continue sur quelques centaines de mètres avant de garer la voiture. Je sors le transat pliable de Lysiane qui se reposera un peu et je pars vers les Narrows de Kanarra creek non sans avoir mis le bas de pantalon car les deer flies sont encore de la partie. La végétation est dense et parfois on se demande où est le chemin. Je prends l’option de marcher dans l’eau lorsque je ne trouve pas le chemin et au bout d’environ 45minutes, en comptant les poses photos, j’arrive dans les Narrows
et la première double cascade.

J’ai de la chance car vu qu’il est tôt, il y a une belle lumière réfléchie sur la falaise qui ajoute une touche de beauté supplémentaire. Je commence à monter sur le tronc d’arbre jusqu’en haut en m’aidant de la corde accrochée au mur. C’est très glissant et je me dis qu’étant seul dans le canyon et ne voulant pas hypothéquer le reste du voyage en me blessant, je fais finalement demi-tour en me disant qu’on y reviendra en toute fin de voyage et avec Lysiane cette fois ci. Route donc vers Moab en cette journée avec un vent très violent annoncé pour les prochains jours sur tout l’Utah, cela tombe plutôt bien pour une journée de route mais cela promet pour le lendemain où j'ai prévu un vol sur Canyonlands et le San Rafael swell. Arrivés vers 17h à l’aéroport de Canyonlands, je vois qu’ils n’ont pas suspendu les vols mais en voyant les mouvements des avions en vol, j’imagine l’état de l’estomac des passagers….Renseignements pris, au guichet de Redtail aviation, je préfère décaler le vol après notre retour de notre trip dans The Maze. Nous prenons nos quartiers pour la semaine chez Dave et Kay qui sont dans le Missouri. Il fait une chaleur d’enfer malgré le vent violent. Direction le city market pour le ravitaillement avant de finir la journée à Delicate Arch. Arrivés sur le parking, je ne trouve pas mes chaussettes et pour cause, Lysiane les a toutes sorties à notre arrivée à Moab. Je tente donc la rando pied nus dans les chaussures de rando mais je les remplace bien vite par les sandales bien plus confortables. Le vent redouble de violence dans ce relief à découvert et arrivé à Delicate arch

on a du mal à rester debout tellement les bourrasques sont violentes. En retirant mon sac, je dois l’aggriper à deux mains pour ne pas qu’il s’envole. J’abandonne donc l’idée de descendre au fond et de monter en face, ce sera pour une prochaine fois. Le vent gâche vraiment notre plaisir et après 10 minutes, retour vers le trailhead. Retour à Moab pour un bon repas à la maison après un dernier arrêt à Park avenue

Jour 7 (11/06) : Island in the Sky et Arches
Grand ciel bleu en ce début de journée qui avait pourtant été annoncé nuageux. Tant mieux, je verrai peut être enfin double o arch sous le soleil après trois visites sous le ciel gris. Ce sera pour l’après midi car en cette matinée, je choisis d’aller à Aztec Butte dans Island in The sky que Lysiane ne connaît pas. Surprise, il fait frais et la température est idéale dans Canyonlands où c’est souvent le caniard en été (mais nous ne sommes qu’en fin de printemps…). La rando est sympa avec un beau panorama au sommet de la butte

et les granaries en contrebas même si ceux ci ont perdu de leur charme après une reconstruction hasardeuse. Après cette petite incursion dans Canyonlands, route vers Arches pour le pique nique du côté de Balanced Rock avant notre rando dans Devil’s garden pour Double O arch,

Partition arch

et Navajo arch. Enfin, je découvre Double O arch, une de mes arches préférées, sous le soleil et c’est grandiose. 2H30 plus tard, route vers les Klondike bluffs que nous ne connaissons pas. La piste est moins difficile que prévu et faisable, en tout cas le jour de notre visite, par une berline standard. Nous sommes en fin de journée et c’est le départ pour la dernière rando de la journée. Après une petite montée, le paysage s’ouvre avec les marching men au fond.


Une petite dune de sable à gravir et nous voici à parallel

et Tower Arch massive et originale mais pas si facile à photographier.


Après avoir flâné un peu, retour par le même chemin avec des teintes plus chaudes de fin d’après midi. Dernier stop à Park avenue pour une journée bien remplie qui se conclura dans notre resto favori, la Moab Brewery et ses bières maisons.
Jour 8 (12/06) : The Maze Une fois n’est pas coutume, lever très matinal puisque nous devons être chez Tag A long à 6H30. Je vérifie si je n’ai rien oublié car ce n’est pas au fin fond de the Maze que je ferai demi-tour. On se demande bien pourquoi ils nous demandent d’être présents à 6h30 puisque au final, on ne partira que vers 8H30 avec le 4*4 hyper chargé et à 6 dans la voiture avec nos compagnons d’aventures, un couple de Hollandais, une allemande vivant à San Francisco et notre guide Dave dans le pur style Tag a long ; c’est à dire babacool. Dernier arrêt à Green river où nos compagnons s’empressent de faire les réserves de bière après avoir vu à Moab que je j’avais prévu des réserves (mais de la vraie à 6° et pas à 3.2°…). Après la première partie de la piste sans difficulté qui mène à Hans Flat ranger station, et environ 12 miles de piste plus ou moins rugueuse c’est le début de la descente sur le flint trail et là ce n’est plus du tout la même histoire,

la piste étant très rugueuse avec de nombreux frottements et une conduite souvent au millimètre. Je préfère pour ma part avancer à pied devant la voiture puisque de toute façon, on va plus vite à pied…. 3 miles plus tard, nous voici au départ de la rando des Golden stairs mais avant d’y aller pause pique nique. Nous entamons ensuite la descente vers le fond du canyon sur un semblant de chemin très peu stabilisé et glissant : mieux vaut bien regarder où on met les pieds.


Pendant ce temps là Dave, descend en voiture les 16 miles de piste en passant par Teapot rock que je lui demande de photographier en route avec mon deuxième appareil photo. Il n’a pas du bien comprendre ce que je lui avais demandé car au final il photographiera la voiture…

Nous arrivons en bas environ 20 minutes avant lui qui a besoin de 2 bonnes heures pour parcourir la piste par le sud. C’est reparti pour les 8 derniers miles de piste et là c’est une succession de Gros dômes de slickrock à franchir, ça secoue dans tous les sens et après 1 heure, nous voici enfin à Land of Standing Rock,

lieu de notre première nuit de Camping. Le panorama est top niveau entre les Chocolate drops au fond,

les monolithes au premier plan et les needles qui peuplent le canyon. C’est pas le tout, mais il faut monter la tente et ce n’est pas facile car le sol est constitué de roche dure donc pour planter la tente, c’est pas une partie de plaisir. Je tape comme un sourd sur les sardines avec des rochers (pas de maillet) et arrive à peu près à mes fins. Pendant ce temps, Dave installe les toilettes chimiques (obligatoires dans The Maze)

devant un panorama d’enfer (on se battrait presque pour aller aux toilettes…)

et prépare un bon repas chaud de pâtes farcies à la riccota et champignons. Déguster un bon plat chaud et une bière devant le coucher de soleil est magique.

Une petite marche digestive autour de Chimney Rock et il est temps de faire sa toilette (vive les gants du vieux campeur et les lingettes intimes) et de se glisser dans la tente pour cette première nuit dans le wilderness
Jour9 (13/06): The Maze
La nuit n’a pas été de tout repos à cause d’un vent assez fort et je n’ai donc pas de difficulté à me lever vers 5h20 pour aller à pied à l’autre camping de Land of Standing rock pour apprécier le lever de soleil pendant que cette bande de fainéants dorment comme des loirs.

Il fait très frais mais je tombe vite le polaire et le gore tex car je marche à un bon rythme et j’ai vite fait de m’échauffer. A l’arrivée, le spectacle est à la hauteur des attentes,


les autres ne savent pas ce qu’ils manquent… De retour au camp, ils ne sont toujours pas levés sauf Dave qui prépare un petit dej pantagruélique. Il nous faudra bien cela pour affronter la rando de Harvest Scene. Une fois le matériel remballé (le côté chiant du camping), nous entamons la première grande rando dans The Maze pour se rendre à Harvest scene, un beau panel de petroglyphs. Très vite, nous voyons que Dave marche trop vite et que les autres suivent comme des bœufs. Je n’aime pas ce rythme car j’aime bien m’arrêter pour prendre des photos et profiter des endroits alors que là on a l’impression qu’on fait une course. Après la descente raide dans le canyon, c’est de la marche dans le sable

jusqu’au panel qui est magnifique.

Finalement heureusement que Dave à marché vite car 5 minutes plus tard le panel est en plein soleil….Nous faisons la pause pique nique au pied de la falaise à l’ombre et là déception, quasiment rien à manger : soit il a tout oublier, soit il nous met tous au régime ce qui est un peu fort vu le prix à payer (heureusement il se rattrapera le lendemain). Après la pause, on continue notre route et il marche toujours aussi vite. Ils feront comme ils l’entendent, nous nous marchons à notre rythme en prenant le temps qu’il faut pour apprécier. 5 minutes après être repartis, Lysiane s’aperçoit qu’elle a oublié son sac sous l’alcôve. Heureusement qu’elle ne s’en ait pas aperçu au bout de 2 heures…. Les deer flies sont de retour et nous les chassons en agitant des feuilles derrière nos jambes. Nous voici au pied de la montée : Dave nous annonce 45 minutes de montée mais vu le rythme qu’il imprime dans celle ci, je me dis qu’on va vite être en haut et cela ne loupe pas : En 20 minutes nous sommes sortis du Canyon et 10 minutes après, nous voici à la voiture. Au total, environ 5 à 6 heures de rando et 9 miles sous le caniard qui à refait son apparition. Route vers Dollhouse qui sera notre camp de base pour les 2 prochaines nuits. L’endroit est grandiose et à l’abri du vent.

Avec l’habitude, la tente est cette fois vite montée et nous profitons de cette fin d’après midi pour aller aux autres campings et apprécier les vues sur les needles et le Colorado en contrebas. Dave à sorti les chips mexicaines et la sauce piquante : 2 bières par-dessus et c’est le top. S’ensuit un repas succulent avec saumon en papillote au trois riz et gâteau aux cerises en dessert. Pas de risque d’hypoglycémie ce soir et nous nous endormons sous ce beau ciel remplis d’étoiles.
Jour 10 (14/06): The Maze
Cette fois ci la nuit a été très calme et j’ai même eu la flemme pour être debout au lever de soleil mais ce n’est que partie remise. Après un nouveau petit dej copieux à base d’omelette bacon, champignons, toilette du matin dans notre salle de bain de quelques km2 avec vue sur le Colorado et les Needles…. On se met ensuite en route pour notre rando du jour, Colorado et Green river Overlook. J’ai fait valoir mes arguments la veille pour imposer cette randonnée et espère ne pas être déçu car j'ai plusieurs livres qui donnent un rating assez faible. Le paysage va vite me rassurer car après Beehive arch, une grosse partie de la rando se déroule dans un paysage style Needles,


ce qui est logique car cette partie du parc est située en face, de l’autre côté du Colorado. Dave marche toujours aussi vite (il ne prend pas de photo lui) mais qu’à cela ne tienne, nous les laissons partir devant pour mieux profiter de l’endroit. Heureusement, Goose, le Hollandais fait un peu de photos (souvent à contre jour, je me demande bien pourquoi…) et se retrouve aussi souvent à la traîne. Sa femme nous avouera que le rythme est trop élevé pour elle mais il n’empêche qu’ils ne lui ont pas fait remarquer contrairement à nous. Nous arrivons après environ 2h30 au point de vue sur le Colorado qui est vertigineux.


Peu après c’est à la green river de se dévoiler avec un gooseneck de toute beauté.

Ce sera le lieu du pique nique. Dave s’est rattrapé avec des tacos au thon et aux fruits frais. Nous en profitons pour faire une petite sieste à l’ombre (38°c) et corps en contact avec la pierre pour abaisser la température du corps. Cela fait beaucoup de bien mais finalement au moment de repartir, la chaleur me tombe dessus et je souffre un peu dans les premiers kilomètres et ce d’autant plus que les nerfs sous le pied me font à nouveau souffrir. Lysiane souffre aussi de la chaleur car c’est l’heure la pire pour randonner et la fin de la rando dans le sable est un peu un calvaire. 6H30 après le départ et 10 miles, retour au camp de base à l’ombre des needles pour un repos bien mérité. Les autres iront vers Bear Panel qu’ils ne trouveront jamais tandis que nous préférons nous reposer dans ce calme olympien. Nouvel apéro bien arrosé : les Hollandais enchaînent Bière sur bière sans compter le soda. J’en reste pour ma part à deux après que Cris, L’allemande, m’ai donné un peu de son stock… Nouveau repas succulent avec Poulet au citron et aux herbes avec des pâtes et gâteau à la cerise. Le ventre plein, une petite balade au sunset s’impose avec le trépied pour faire de jolies photos de Dollhouse.




Nouvelle nuit très étoilée et nous nous endormons avec des images plein la tête
Jour 11 (15/06): The Maze Cette fois ci, pas de problème pour me lever, sans réveil comme d’habitude, pour le lever de soleil vers 6H.

Une fois de plus, personne ne me suit et ils ronflent tous dans les tentes. Il me suffit de faire quelques centaines de mètres pour aller au camping n°2 pour apprécier le spectacle.

De retour au camp, Dave est le seul debout pour préparer cette fois ci un continental breakfast avec toast, fruits frais et tout le toutim. C’est de nouveau très copieux et c’est le ventre plein que nous prenons la direction de Granary Hike. Ces Granaries bien préservés (il faut dire qu’ils ne voient pas souvent de visiteurs) valent le détour.
Avant d’entamer la descente vers Spanish Bottom, détour vers la Surprise valley avec un point de vue remarquable.

Si j’avais su, j’y serais venu en fin d’après midi la veille car le matin on a le soleil en pleine face. C’est ensuite la descente pentue vers Spanish bottom. De nouveau c’est la galère avec mes deux genoux -> pour les prochains jours, ce sera bâtons obligatoires pour soulager les articulations. Ne pouvant descendre rapidement, je laisse les autres partir devant.

Arrivés au fond, Dave propose d’aller jusqu’aux premiers rapides de Brown Betty. Bonne idée pour prendre un bon bain de pied et se rafraîchir après ces 3 jours de forte chaleur. S’asperger d’eau fraîche fait un bien fou. C’est ensuite le pique nique en attendant le Jet Boat qui doit nous ramener au bout de la Potash Road. Un peu de glande sur le bateau ne fait pas de mal. Nous filons sur le Colorado avec les falaises de chaque côté qui se reflètent dans le fleuve

et au bout de 2h de bonheur, nous voici arrivés après un dernier virage à 180° pris à fond qui aspergera tous les passagers arrière. Les gars de Tag a long sont très joueurs….Je donne l’adresse de mon site à nos compagnons et nous nous quittons à Moab après ces 4 jours fantastiques qui ont été au-delà de mes espérances. Reste une dernière chose que l’on attend depuis 4 jours : la douche qui est un pur bonheur mais finalement nous avons craint beaucoup pour l’hygiène alors qu’en fait notre gallon d’eau pour la toilette, les gants imprégnés du vieux campeur (corps et pieds) ainsi que les lingettes nous ont permis d’avoir une hygiène tout à fait correcte. Nous n’avons même pas utilisé le shampoing sec que j’avais acheté en France….Un petit coup de fil à notre pilote du lendemain pour confirmer notre vol et fin de journée à la Moab Brewery avant une nuit dans un vrai lit qui à vrai dire ne nous à pas tant manqué que cela, surtout Lysiane qui avait en camping un matelas gonflable de 1m de large et 15cm d’épaisseur….
Jour 12 (16/06): Moab
Pas de grasse matinée aujourd’hui car il faut être à 7h à l’aéroport de Canyonlands pour un survol de Canyonlands et de la région du San Rafael Swell notamment le Waterpocket Fold que je rêve de survoler depuis quelques années. Le temps est très calme, le ciel dégagé, bref conditions idéales pour un vol. Le pilote est très sympa et fait d’ailleurs pas mal de vols avec Tom Till, mon photographe préféré qui est basé à Moab.

Après Labyrinth Canyon,

survol de Horse Shoe canyon, Robbers Roost, Henry Mountains et arrivés à Capitol reef au début du Waterpocket fold. Je me régale car ce phénomène géologique vu d’avion est visuellement incroyable.


Nous longeons celui ci pendant un bon moment jusqu’à Bullfrog ou nous remontons ensuite le Lac Powell jusqu’à Hite

pour suivre ensuite le Colorado dans Glen Canyon et Canyonlands avec Confluence Overlook,

The Loop,

les Needles

et Chesler Park,

Angel Arch,

Monument Basin,

Dead Horse point
etc….250 photos plus tard, c’est sans conteste un des plus beau vol qu’on ait effectué. Après ce début de journée flamboyant, retour sur terre pour un rythme de journée assez cool. Vu la chaleur qui règne à Moab, direction Mill creek pour se rafraîchir et pique niquer.
Je crois n’avoir jamais autant pris de plaisir à plonger la tête dans l’eau sous cette chaleur écrasante. La saison chaude est bien là et le mois de mai semble très loin. Je laisse Lysiane se reposer un peu et part explorer un peu en aval de la deuxième cascade mais c’est sans grand intérêt. Après 2h passées sur place, retour à la maison pour un peu de lessive avant de repartir pour les Fisher towers en fin de journée. Je tire sur la corde car Lysiane aurait bien aimé se reposer un peu plus et n’appréciera que moyennement les efforts à consentir pour aller au bout de la rando des Fisher Towers, sous un temps couvert qui plus est.

Je pense que le soleil ne se montrera plus aujourd’hui et c’est devant ces falaises majestueuses mais à l’ombre que nous dégustons un cocktail de crevettes avec un verre de vin pour Lysiane et une bière pour moi. Cependant, durant un bref instant, le soleil refait son apparition pour nous gratifier d'un superbe effet

Sur la route vers Moab, le soleil arrive tout de même à percer et donne un panorama de tout premier plan.
Une décision s’impose : vu la chaleur qui s’est installée, je décide d’écourter d’une journée le séjour à Moab et de faire une croix sur la rando de Murphy Hogback et de passer une journée de plus dans le Colorado. Soirée rangement donc et repas à la maison avec Lasagnes et une bonne glace.Jour 13 (17/06): Moab -> Fruita
je ne pouvais pas quitter Moab sans aller vivre un lever de soleil dans Arches. Lever matinal une fois de plus pour être sur place vers 6h. Je laisse Lysiane dormir et prend donc la route dans la fraîcheur du matin vers la section des Windows. Après quelques photos en route,

c’est le bonheur pour les yeux avec le soleil qui éclaire petit à petit les windows et Turret arch.



Après le petit dej, nous quittons la maison de Dave et Kay où nous avions nos quartiers depuis plus d’une semaine. Route vers Colorado National Monument où nous avons prévu de passer la journée. Arrivée en fin de matinée, il fait un poil moins chaud qu’à Moab et avant d’entamer les choses sérieuses, pique nique près du camping. C’est loin d’être l’heure idéale pour faire de la rando car il est 13h mais on n’a pas le choix. On commence donc par Coke Ovens trail et un joli panorama en fin de trail.


On parcourt ensuite la route qui traverse le parc vers le sud et Devil’s kitchen, point de départ de notre deuxième rando du jour. Elle ne nous laissera pas un souvenir impérissable et ne donnera que de la photo documentaire comme on le dit parfois avec Philippe. Demi-tour pour aller au trailhead de Monument canyon. En route, arrêt à Red canyon overlook, fallen rock

et Artist point.

Le trailhead de Monument canyon est le même que celui de Coke ovens et au bout de quelques dizaines de mètres, on descend rapidement dans le Canyon. A un moment, je perds l’équilibre sur une pierre et bascule vers le ravin. Heureusement, les arbres m’empêchent de tomber. Durant la descente, on peut mesurer l’immense travail de John Otto qui a construit à lui tout seul toutes les randonnées du parc. Nous arrivons près d’une alcôve et là surprise divine, une cinquantaine de Bighorns se reposent à l’ombre. C’est un spectacle magique car il est rare de voir des animaux sauvages en si grand nombre.

Nous nous approchons doucement d’eux sans les effrayer.

Certains ont peur, d’autres pas et nous nous éloignons petit à petit non sans avoir pris de nombreuses photos et filmer ce moment rare. Nous ne ferons pas les 12 miles A/R mais uniquement 6 dans ce très beau canyon que l’on a pour nous tout seuls en cette fin d’après midi.


Pour terminer la journée, ce sera les points de vue de Grand View, Independance monument
Fruita Canyon et Balanced rock. Nous n’en attendions pas tant de Colorado NM qui nous a beaucoup plu. Reste à trouver une chambre car je n’ai rien réservé puisque nous sommes à Fruita avec un jour d’avance. Et là surpise, pas une chambre de libre ou alors à des tarifs prohibitifs. Route donc vers Grand Junction où après 5 tentatives infructueuses, nous trouvons enfin une chambre à 85$. J’ignorais que Grand Junction était un haut lieu du tourisme…TO BE CONTINUED....
je reviens d amerique du sud...un voyage vraiment bien durant lequel il s est passe quatre mille trucs...`
seulement j ai mis vraiment un moment a accepter le fait que je sois ...."trop blanche"(???)je crois que ca resume bien les choses.
j ai mal vecu par rapport a ca le caractere ambigu de certaines relations en lesquelles je ne demandais qu a croire!!!!
je parle des relations en general, qu on se comprenne bien.et de certaines qui auraient pu etre exclusives et qui ne l ont pas ete a cause de ca principalement....ben ouais, trop blanche pour comprendre!!ca fait mal, quand on a envie de s impliquer....de changer tt ces choses trop moches quoi!!!
enfin...hormis ca ...j en suis encore toute perturbee, et compte repartir ds qq jours.c est devenu une obsession, de savoir ce qui se trame ailleurs!!
et je ne m arrete par contre pas du tout a ca...j ai tellement envie d essayer encore avec des gens.une relation fructueuse avec quelqu un n arrive pas a la cheville de 40 000 ebauches de relations foireuses..........!
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam...
La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir là bas tant c'est beau et qu'on s'y sent bien.
Enfin, avant un prochain voyage qui sait, il est temps de faire le compte-rendu de celui-là, maintenant que les photos sont bien triées ! Je ne connais pas la nouvelle procédure pour attacher des photos, ça sera ma 1ere tentative, désolée s'il y a quelques couacs...
Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mes précédents carnets : ce voyage est notre 4e aux US : le 1er il y a 5 ans au Sud-Ouest, boucle classique avec les principaux parcs et la Californie, le 2e il y a 3 ans de NY à Miami, et le 3e il y a 2 ans, à L'ouest avec Colorado, Yellowstone, Glacier et jusqu'à Seattle.
Cette année, retour au Sud-Ouest pour notamment visiter les parcs qu'on a zappés jusque là. Ce sera une boucle au départ de Las Vegas, le Nevada, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique sont au programme.
Bien sûr, comme d'hab merci à tous les habitués du forum, tous ceux qui m'ont aidés pour la construction de l'itinéraire, et aussi, et ils sont nombreux, ceux qui donnent envie avec leurs superbes carnets.
Voilà, il va être temps de s'y mettre ! Allez, 1er essai pour intégrer une photo histoire de mettre l'eau à la bouche
A tout de suite pour la suite
Enfin, avant un prochain voyage qui sait, il est temps de faire le compte-rendu de celui-là, maintenant que les photos sont bien triées ! Je ne connais pas la nouvelle procédure pour attacher des photos, ça sera ma 1ere tentative, désolée s'il y a quelques couacs...
Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mes précédents carnets : ce voyage est notre 4e aux US : le 1er il y a 5 ans au Sud-Ouest, boucle classique avec les principaux parcs et la Californie, le 2e il y a 3 ans de NY à Miami, et le 3e il y a 2 ans, à L'ouest avec Colorado, Yellowstone, Glacier et jusqu'à Seattle.
Cette année, retour au Sud-Ouest pour notamment visiter les parcs qu'on a zappés jusque là. Ce sera une boucle au départ de Las Vegas, le Nevada, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique sont au programme.
Bien sûr, comme d'hab merci à tous les habitués du forum, tous ceux qui m'ont aidés pour la construction de l'itinéraire, et aussi, et ils sont nombreux, ceux qui donnent envie avec leurs superbes carnets.
Voilà, il va être temps de s'y mettre ! Allez, 1er essai pour intégrer une photo histoire de mettre l'eau à la bouche

A tout de suite pour la suite
Bonjour à tous, que pensez-vous de ce drame survenu dans un parc animalier ?
J'ai souvent entendu dire sur place ou lu dans les forums qu'on ne risquait rien dans les véhicules même découverts, que les animaux sont habitués aux va-et-vient des voitures et que tant qu'on reste sur ou dans le véhicule ils nous confondent avec lui, comme si on faisait partie de la voiture.
Pourtant là ce ne fut pas le cas :
http://www.lemonde.fr/...er_4645213_3212.html
Un rapport peut-être avec le fait que c'est une sorte de zoo et pas un parc naturel ?
J'ai souvent entendu dire sur place ou lu dans les forums qu'on ne risquait rien dans les véhicules même découverts, que les animaux sont habitués aux va-et-vient des voitures et que tant qu'on reste sur ou dans le véhicule ils nous confondent avec lui, comme si on faisait partie de la voiture.
Pourtant là ce ne fut pas le cas :
http://www.lemonde.fr/...er_4645213_3212.html
Un rapport peut-être avec le fait que c'est une sorte de zoo et pas un parc naturel ?
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly)
Un mois à pied, de village en village, en forêt toujours, en montagne toujours, aux côtés
des Hmong, des Hanyi, des Akha, des Hô
~
« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
~
Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
~
« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
~
Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
Bonjour a tous je suis en train de m'organiser petit à petit pour commencer un voyage en Asie du Sud Est pour une durée de 4 à 6 mois j'aimerais voir le Vietnam en premier puis rejoindre le Cambodge et pourquoi pas le Laos ou la Thaïlande je n'ai pas encore planifié totalement.
Mais je souhaiterais vivre mon sejour avec un budget d'environ 2000 euros peut etre moins ( 1500 ) je n'ai pas envi d'un sejour purement touristiques j'aimerais vivre simplement tout en admirant des lieux exeptionnels, manger locale, rencontrer du monde et pourquoi pas dormir chez l'habitant si cela est possible enfin bref et les guest house low cost ne me font pas peur ! Alors est ce vraiment possible en prenant en compte les differents visas a acheter, manger, dormir et voir du pays ? Merci d'avance pour vos reponses je n'ai jamais mis les pied en Asie donc tout bon conseils sont les bienvenus !!
Alexys
Bonjour,
Je me présente, Pierrick, marié et deux enfants (deux ans et cinq ans). Nous sommes trilingues (Français, Portugais, Espagnol). Après une bonne opération immobilière ici en France nous projetons de partir vivre définitivement en Bolivie pour ne plus avoir besoin de travailler et pour profiter d'un environnement plus plaisant et d'une population plus agréable :D
Donc, nous ne connaissons que très peu de choses et nous aurions besoin de tout savoir !
Entre autre :
Comment faire pour obtenir un visa définitif ? (papiers, démarches, coûts, etc) Peut on devenir résident permanent ? Peut on acheter une maison là bas en étant Français ? Quel est le coût de la vie ? Si on a mettons 500 € par mois à 4 est ce que cela suffit ? L'école là bas ? Comment ca se passe ? Scolarité Bolivienne pas dans les colléges francais ...
Etc etc etc !
Merci de votre aide et à bientôt !
Je me présente, Pierrick, marié et deux enfants (deux ans et cinq ans). Nous sommes trilingues (Français, Portugais, Espagnol). Après une bonne opération immobilière ici en France nous projetons de partir vivre définitivement en Bolivie pour ne plus avoir besoin de travailler et pour profiter d'un environnement plus plaisant et d'une population plus agréable :D
Donc, nous ne connaissons que très peu de choses et nous aurions besoin de tout savoir !
Entre autre :
Comment faire pour obtenir un visa définitif ? (papiers, démarches, coûts, etc) Peut on devenir résident permanent ? Peut on acheter une maison là bas en étant Français ? Quel est le coût de la vie ? Si on a mettons 500 € par mois à 4 est ce que cela suffit ? L'école là bas ? Comment ca se passe ? Scolarité Bolivienne pas dans les colléges francais ...
Etc etc etc !
Merci de votre aide et à bientôt !
Bonjour à tous,
Comme j'en ai marre de toujours être mouillé sous la pluie malgré des vêtements hauts de gamme, quelles sont vos solutions pour rester au sec ? Sans rester à l'abri bien sûr 😀.
Poncho, gore-tex, je n'ai rien trouvé de convaincant !
Merci.
Je ne suis certainement pas le seul dans ce cas, surtout chez les plus de ... 30 ans ! J'ai mal aux poignets ; c'est pire que le mal au cul, parce que c'est plus insidieux et lancinant ; et ça ne s'arrête pas quand on lève les fesses de la selle (du moins, je ne le crois pas). Et ça gâche bien le plaisir au bout de quelques jours.
j'ai essayé :
- la fourche suspendue : bof !
- le guidon légèrement courbé : c'est mieux, on n'a pas les poignets tordus, mais c'est insuffisant ;
- les gants rembourrés : je ne sais pas trop si c'est efficace, je n'ai pas l'impression ;
- les poignées avec un à-plat où on pose les paumes : c'est déjà mieux ;
- la pommade anti-inflammatoire ; c'est pas mal non plus, mais il en faut deux fois par jour.
si quelqu'un a des propositions à faire, je suis preneur. Bien sûr je m'adresse surtout aux personnes dont l'âge est la principale raison des douleurs articulaires ; les autres devront encore attendre quelque temps ; qu'ils soient patients, ça arrive normalement à tout le monde.
si quelqu'un a des propositions à faire, je suis preneur. Bien sûr je m'adresse surtout aux personnes dont l'âge est la principale raison des douleurs articulaires ; les autres devront encore attendre quelque temps ; qu'ils soient patients, ça arrive normalement à tout le monde.
Bonjour,
je suis nouvelle sur le forum que je parcours de temps en temps actuellement pour préparer notre séjour au Vietnam et que j'ai suivi pas mal pour notre voyage de noce en Polynésie en 2006. Je ne pars pas exactement que pour du tourisme, je vais visiter un peu et rester surtout sur la capitale, mais je ne tiens à m'étendre sur ce sujet sur le forum.
J'ai une question qui me préoccupe beaucoup, j'ai parcouru pas mal des discussions sur les medicaments et le vietnam, mais comme le cas ne s'est pas encore présenté ici je me renseigne auprès de vous en espérant que quelqu'un puisse me renseigner.
J'ai une maladie chronique avec traitements adaptés en attente d'opération l'année prochaine ; j'ai beaucoup de médicaments et un traitement pour la douleur, je suis notamment sous skenan et actiskenan=sulfate de morphine (j'ai été suivie par centre de ttt de la douleur et medecin général maintenant). J'ai lu toutes les indications sur le site de l'ambassade du vietnam et les notices sur les medicaments interdits, je n'ai pas vu de traces de skenan, cependant comme c'est un stupéfiant et qu'une il y a eu une affaire d'un homme ayant eu une peine de prison (ayant problème de dos) et qui avait notamment dans ses bagages du skenan, je m'apprête à renoncer à ce traitement même si pour moi les semaines passées au Vietnam comme le voyage seront difficiles côté douleurs. Voilà déjà j'aurai beaucoup de médicaments, au delà de 30 dollars us au total à raison par exemple de 3 dolipranes par jour sur un séjour de 3 semaines est-ce que cela ne va pas faire trop de boites pour les douaniers? et est-ce très risqué de venir avec du skenan? je préfère ne pas en amener que de finir en prison, je sais que j'aurai les ordonnances de mon medecin plus une lettre indiquant que je dois absolument continuer tous ces traitements, mais cela ne me rassure en rien.
J'espère que quelques personnes du forum pourront m'apporter votre aide ou vos conseils, si vous vous y connaissez quelque peu, afin qu'avec mon medecin nous agissions au mieux.
Bonne journée. Cordialement
Keylia










