Bonjour,
Afin de faire une surprise à mon amoureux, j'ai réservé 10jours en Ecosse du 20 au 30 semptembre 2009.
Le but de ce voyage est plus l'écosse sauvage, avec toutefois un bref passage par GLASGOW et par la route du Whisky...
Toutefois, après avoir fait de nombreuses recherches, je ne suis pas certaine que mon itinéraire et le temps accordé à chaque étape soit faisable... Sachant que nous louerons une voiture du 21 au 29!!
J'aimerais donc un bon coup de main, afin de savoir si certains lieux prévus sont à supprimer car pas inoubliables... Ou si j'ai prévu trop d'étapes en un seul jour... Ou l'inverse...
Quelle distilleries valent la peine d’être vue ?
De plus, nous ferons ce voyage en tente (sauf la première et la dernière nuit que nous passerons à l'Euro Hostel à Glasgow). Ainsi j'aimerais favoriser le camping sauvage autant que possible... Bien que souhaitant aller de temps en temps en site pour profiter des infrastructures (dock électricité, douche, etc.).
Si certaines personnes savaient m'indiquer le lieux ou le camping sauvage est impossible (no overnight parking) MAIS SURTOUT les lieux sympa pour le camping sauvage (même s'il faut s'éloigner un peu de l'étape prévue...)
Dernière question, fin septembre? que donne la météo? Un sac de couchage 5° est il suffisant ou faut il au minimum un 0°?? Au niveau des éphémérides, il fera clair jusque quelle heure approximativement? Je comptais sur 18h mais sans savoir du tout...
D'avance un tout grand merci à vous tous pour votre aide!!!
Voici le planning...
J1 PRESTWICK – GLASGOW
Arrivée à Prestwick à 10h30 à Départ vers Glasgow en train
Glasgow Cross – Barras Market – Glasgow Green - St Andrew’s and Merchants City
J2 GLASGOW
Saint Mungo Cathédrale, Museum et Cimetière - Provand’s Lordship - Strathclyde Université - Georges Square - The lighthouse - Science Centre – Route pour STIRLING
Nuit à STIRLING
J3 STIRLING - « route du whisky » jusqu’à ELGIN
Visite de STIRLING (château de Stirling &vieille ville)
CRIEFF, Distillerie Famous Grouse
ABERFELDY, distillerie Dewart’s
PITLOCHRY, distillerie Edrabour
DALWHINNIE
BALLINDALLOCH, distillerie Cragganmore
DUFFTOWN, distillerie Glenfiddich
CRAIGELLACHIE, visite d’une fabrique de tonneaux
KEITH, distillerie Chivas
ELGIN, distillerie Glen Moray + Visite de la ville et du château
(choix à faire entre les différentes distilleries)
Nuit à ELGIN ou dans les environs
J4 LOCH NESS – FORT AUGUSTUS – INVERNESS – ULLAPOOL
Par quelle côte faire le Loch Ness ? Temps pour passer par Glen Affric ?
Nuit à ULLAPOOL
J5 ULLAPOOL - Gorge de Corrieschal Loch/Falls of Meseach - GAIRLOCH et Loch Maree - Descente par SHIELDAIG - LOCH TORRIDON -(visite de Eilean Dunan Castle ?) – Nuit à PLOCKTON
J6 & J7 : Ile de Skye
Dans quel sens faire l’île ?
remonter jusqu’à PORTREE (1h)
Péninsule de Trotternish (15min) àOld man of Storr (1h à pied)
Kilt Rock (15min)
Staffin Bay (15min)
Quiraing (15min)
The Cullings Hills (1h)
Talisker Distillery et Bay (30min)
Neist Point (1h)
Dunvegan Castel (30min)
Remonter vers Kilmuir pour la nuit (1h)
Château de Duntulm
Où s’arreter pour dormir ???
J7, aller à Mallaig, nuit sur les plages de Morrar (camping sauvage possible ?) à Par la route ou ferry ?
J8 MALLAIG – FORT WILLIAM - BEN NEVIS –GLEN COE
Remonter vers Fort William en passant par le viaduc de Glenfinnan, et Inverlochy castle
Ben Nevis. Y a t’il un accès pour y faire une ballade sans devoir faire toute la montée (car manque de temps il me semble..)
Traverser la vallée de Glencoe, possible d’y dormir ???
J9 GLENCOE - OBAN (port et distillerie) – INVERARAY - LUSS – LOCH LOMMOND
J10
Journée prévue pour d’éventuel retard pris pendant le voyage. Retour à Glasgow pour 16h pour rendre la voiture de location.
Eventuellement New Larnak et Falls of Clyde si pas de retard.
J RETOUR
Voilà, j'espère ne pas avoir été trop longue...
Merci d'avance pour vos réponses!!!
Maud.
Bonjour,
Je me rends à Tromso (nord de la Norvège) du 7 au 10 juin, ai pris un vol sec ayant l'intention de voir de soleil de minuit. J'ai à présent des avis contradictoires sur la latitude de cette ville à cette date et ne connaissant aboslument pas la Norvège, si quelqu'un avait un hôtel à me conseiller ou un circuit si je dois aller plus au nord pour le voir, j'en serai ravie. En vous remerciant
Em
Je me rends à Tromso (nord de la Norvège) du 7 au 10 juin, ai pris un vol sec ayant l'intention de voir de soleil de minuit. J'ai à présent des avis contradictoires sur la latitude de cette ville à cette date et ne connaissant aboslument pas la Norvège, si quelqu'un avait un hôtel à me conseiller ou un circuit si je dois aller plus au nord pour le voir, j'en serai ravie. En vous remerciant
Em
Bonjour à toutes et à tous,
Pendant les prochaines vacances d'été, j'aimerais m'essayer à la photographie astronomique, oh! bien modestement, tout simplement en photographiant la Voie lactée. Pas besoin de télescope ni de beaucoup de matériel spécialisé, même s'il est préférable d'en avoir quand même un peu... Le principal est de photographier dans un lieu le plus à l'abri possible de la pollution lumineuse, ce qui nous est interdit au voisinage des grandes métropoles dans ou près desquelles nous habitons souvent.
Je me suis déjà bien documenté sur ce sujet tout nouveau pour moi, mais je serai ravi de lire vos conseils, vos anecdotes, vos recommandations, et bien sûr d'admirer vos photos, si toutefois il se trouve sur VF des pratiquants de cette spécialité...
Merci d'avance à tout le monde !
Pendant les prochaines vacances d'été, j'aimerais m'essayer à la photographie astronomique, oh! bien modestement, tout simplement en photographiant la Voie lactée. Pas besoin de télescope ni de beaucoup de matériel spécialisé, même s'il est préférable d'en avoir quand même un peu... Le principal est de photographier dans un lieu le plus à l'abri possible de la pollution lumineuse, ce qui nous est interdit au voisinage des grandes métropoles dans ou près desquelles nous habitons souvent.
Je me suis déjà bien documenté sur ce sujet tout nouveau pour moi, mais je serai ravi de lire vos conseils, vos anecdotes, vos recommandations, et bien sûr d'admirer vos photos, si toutefois il se trouve sur VF des pratiquants de cette spécialité...
Merci d'avance à tout le monde !
Bonjour,
Bon, c'est peut-être une question un peu bête, mais elle ne quitte pas mon esprit alors je me décide à vous la poser :
Quand on dit que le coucher de soleil est à 20h par exemple, cela veut dire qu'à 20h le coucher de soleil commence ou bien qu'à 20h il fait nuit noire et donc qu'on a louper son coucher ?
Bon, c'est peut-être une question un peu bête, mais elle ne quitte pas mon esprit alors je me décide à vous la poser :
Quand on dit que le coucher de soleil est à 20h par exemple, cela veut dire qu'à 20h le coucher de soleil commence ou bien qu'à 20h il fait nuit noire et donc qu'on a louper son coucher ?
Bonjour à tous,
Je modifie une nouvelle fois mon programme pour pouvoir ajouter une ou deux visites (Moki Dugway et Goosenecks State Park)
Est-ce que ce parcours est équilibré?
Merci !
J2 (Mercredi 11/09/13) : Phoenix - GC National Park
- De bonne heure (05h-06h), prendre la route direction : Grand Canyon Village - Durée du trajet : 04:00 (360 km) - Passer par Sedona - Point de vue à Oak Creek Canyon Scenic Drive - Red Rock loop Road - Arrivée en fin de matinée/ début d'après-midi à Grand Canyon Village - Faire la Hermits Road toute l'après-midi (différents points de vue) - Observer le coucher du soleil à Hopi Point- Manger et dormir au " Bright Angel Lodge and cabins " (72 € la nuit) BOOKED
J3 (Jeudi 12/09/13) : Grand Canyon National Park - MV
- Observer le lever du soleil sur Desert View
- Randonnée : ****South Kaibab Trail****
- Rejoindre Cedar Ridge et revenir sur nos pas
- Vers 14H00, prendre la route direction : Monument Valley
- Durée du trajet : 3:50 (281 km)
(Si je pars à 14h00 depuis GC et que je met 4h pour me rendre à MV, il ne sera pas 18h mais 17h)
- Admirer le coucher du soleil (19h36) depuis le Visitor Center ou l'hôtel The View
- Prendre la route Direction : Mexican Hat - Durée du trajet : 0:30 (37 km)
- Dormir au "Hat Rock Inn" (90 € la nuit)
J4 (Vendredi 13/09/13) : Monument Valley
- Se lever tôt pour prendre la route direction : "Moki Dugway" (Muley Point)
--> Si possible, au lever du soleil
- Durée du trajet : 0:19 (21 km)
- Après s'être imprégné de l'ambiance, reprendre la route direction : "Goosenecks State Park"
- Durée du trajet : 0:21 (18 km)
- Profiter du Park le restant de la matinée
- En fin de matinée, prendre la direction : Monument Valley
- Durée du trajet : 0:52 (53 km)
- L'après-midi : Visite de la Valley Drive en voiture (SUV) ou balade à cheval avec guide (uniquement si possibilité de faire du galop)
- Observer le coucher du soleil depuis l'hôtel "The View" ou depuis le "Visitor Center" - Nuit au "Gouldings Camp Park Cabin" (70€ la nuit)
J5 (Samedi 13/09/13) - Prendre la route vers Page
Merci !
J2 (Mercredi 11/09/13) : Phoenix - GC National Park
- De bonne heure (05h-06h), prendre la route direction : Grand Canyon Village - Durée du trajet : 04:00 (360 km) - Passer par Sedona - Point de vue à Oak Creek Canyon Scenic Drive - Red Rock loop Road - Arrivée en fin de matinée/ début d'après-midi à Grand Canyon Village - Faire la Hermits Road toute l'après-midi (différents points de vue) - Observer le coucher du soleil à Hopi Point- Manger et dormir au " Bright Angel Lodge and cabins " (72 € la nuit) BOOKED
J3 (Jeudi 12/09/13) : Grand Canyon National Park - MV
- Observer le lever du soleil sur Desert View
- Randonnée : ****South Kaibab Trail****
- Rejoindre Cedar Ridge et revenir sur nos pas
- Vers 14H00, prendre la route direction : Monument Valley
- Durée du trajet : 3:50 (281 km)
(Si je pars à 14h00 depuis GC et que je met 4h pour me rendre à MV, il ne sera pas 18h mais 17h)
- Admirer le coucher du soleil (19h36) depuis le Visitor Center ou l'hôtel The View
- Prendre la route Direction : Mexican Hat - Durée du trajet : 0:30 (37 km)
- Dormir au "Hat Rock Inn" (90 € la nuit)
J4 (Vendredi 13/09/13) : Monument Valley
- Se lever tôt pour prendre la route direction : "Moki Dugway" (Muley Point)
--> Si possible, au lever du soleil
- Durée du trajet : 0:19 (21 km)
- Après s'être imprégné de l'ambiance, reprendre la route direction : "Goosenecks State Park"
- Durée du trajet : 0:21 (18 km)
- Profiter du Park le restant de la matinée
- En fin de matinée, prendre la direction : Monument Valley
- Durée du trajet : 0:52 (53 km)
- L'après-midi : Visite de la Valley Drive en voiture (SUV) ou balade à cheval avec guide (uniquement si possibilité de faire du galop)
- Observer le coucher du soleil depuis l'hôtel "The View" ou depuis le "Visitor Center" - Nuit au "Gouldings Camp Park Cabin" (70€ la nuit)
J5 (Samedi 13/09/13) - Prendre la route vers Page
salut je compte partir de la france pour une durée indétérminé , partir en train ou en stop avec peut de bagage (sac as dos avec habit de rechange et necessiare de toilette ) et je voudrait savoir si c'est possible de trouver des petit travaille sur la route pour dormir bien et manger et gratée "un peux" de sous je compte marétée en iran , inde quelqun connais une ville dans le nord de l'iran la ou ya une jungle pour i rester un peux et en inde aussi quelqun as des conseil de survie ? si j'ai pas de visa ou un truc du genre je risque quoi ? je pars avec un budjet d'environ 1500 euro en poche .
Bonjour,
Je suis en train d'étudier quelle est la meilleure solution pour partir en voyage avec un système de géolocalisation des photos pour un reflex numérique et je me demandais comment vous procédez en général.
J'ai trouvé plusieurs solutions : - Adaptateur GPS pour Reflex (Pas dispo pour tous les reflex, adaptateur dédié. Port spécifique, ex:DCIn chez Nikon). - Kit GPS utilisant le port flash (compatible apparemment avec tous les reflex). - GPS autonome, enregistrant le parcours par intervalles. Parcours utilisé ensuite avec un logiciel pour renseigner les coordonnées GPS dans les photos. - Application iPhone enregistrant le parcours par intervalles. Parcours utilisé ensuite avec un logiciel pour renseigner les coordonnées GPS dans les photos.
La première solution est relativement chère (150/250e) et je ne connais pas l’efficacité des autres solutions (pour l’iPhone c’est plutôt l’autonomie qui me gêne, même si l’iPhone 4 a une autonomie correct en GPS mais nécessite un chargement tous les jours minimum).
Comme je compte voyager plusieurs mois, l’autonomie et l'encombrement de la solution sont des points importants. Quelle solution utilisez-vous et quels sont vos retours d’expériences ?
Merci,
Sebastien
Je suis en train d'étudier quelle est la meilleure solution pour partir en voyage avec un système de géolocalisation des photos pour un reflex numérique et je me demandais comment vous procédez en général.
J'ai trouvé plusieurs solutions : - Adaptateur GPS pour Reflex (Pas dispo pour tous les reflex, adaptateur dédié. Port spécifique, ex:DCIn chez Nikon). - Kit GPS utilisant le port flash (compatible apparemment avec tous les reflex). - GPS autonome, enregistrant le parcours par intervalles. Parcours utilisé ensuite avec un logiciel pour renseigner les coordonnées GPS dans les photos. - Application iPhone enregistrant le parcours par intervalles. Parcours utilisé ensuite avec un logiciel pour renseigner les coordonnées GPS dans les photos.
La première solution est relativement chère (150/250e) et je ne connais pas l’efficacité des autres solutions (pour l’iPhone c’est plutôt l’autonomie qui me gêne, même si l’iPhone 4 a une autonomie correct en GPS mais nécessite un chargement tous les jours minimum).
Comme je compte voyager plusieurs mois, l’autonomie et l'encombrement de la solution sont des points importants. Quelle solution utilisez-vous et quels sont vos retours d’expériences ?
Merci,
Sebastien
Bonjour,
J'ai comme projet de partir rendre visite a un ami au mois d'avril en Norvege. Il habite a Stavanger et j'arriverai en avion a Haugesund. Je n'arrive pas a trouver d'info concernant un moyen de transport entre les 2 villes. Je suis vraiment tentée pas un trajet en bateau. J'ai un petit budget, je reste 10 jours et j'aimerai profiter un maximum de a region et de ses fjords. Avez vous des recommendations, astuces, bon plans en tout genre ? Merci d'avance.
Berengere.
P.s: quel temps fait il en avril? frais j'imagine.
J'ai comme projet de partir rendre visite a un ami au mois d'avril en Norvege. Il habite a Stavanger et j'arriverai en avion a Haugesund. Je n'arrive pas a trouver d'info concernant un moyen de transport entre les 2 villes. Je suis vraiment tentée pas un trajet en bateau. J'ai un petit budget, je reste 10 jours et j'aimerai profiter un maximum de a region et de ses fjords. Avez vous des recommendations, astuces, bon plans en tout genre ? Merci d'avance.
Berengere.
P.s: quel temps fait il en avril? frais j'imagine.
Assoyez-vous toutes en rond les tits nenfants. Oncle Marsou y va vous raconter la fois oùsse qu’y a faite un fou de son lui-même.
Pour l'instant, Tonton flotte en mer de Chine, quèq’part au large de Subic Bay, au nord-ouest de Manille, à bord d’une chaloupe pontée de teck birman. Vingt-quatre mètre la barque! Tonton est aux anges depuis l’aube et la chaloupe au spinnaker et grande voile depuis peu. Michael le skipper évalue le rafiot à sept cent mille ‘’you esse’’ et compte ramener son joujou au port d’attache; le Royal Yacht Club de Hong Kong. Une balade de quatre jours et trois nuits.
Pour naviguer, il faut connaître l’art de faire le point. Autrement dit, savoir de yoùsse qu’on est sur la flotte quand ya pu de repères visuels. Sinon ce n’est plus de la navigation, mais d’la dérive! Mais pas n’importe comment! Ya la méthode ancienne, c'est-à-dire octant, boussole, chronomètre, compas, rapporteur d’angle et carte marine. Bref tout le bataclan vétuste. Depuis queuqu’années Michael utilise GPS, ordi en conversation avec les Spoutniks, radio satellite, compas électronique, cartes sur écran LCD, radar météo et sondeur de fond à écran sonar. D’la babiole de riche!
La bravade d’Oncle Marsou : faire le point avec la camelote à La Pérousse, à quelques degrés près, versus tout l’attirail électronique installé à bord. À moi l’honneur de la marine! À Michael la quincaillerie high tech! Si ya égalité, je suis promu Premier matelot au Long Cour et chacun paye une traite au barman.
L’objet de la gageure : une bouteille de scotch au bar de la Capitainerie de Hong Kong, au choix du vainqueur. Plusse… porter à haute voix un toast à l’honneur de la Cavalerie anglaise; To our women, to our horses and to those who ride them! (À nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent!). En plus de la voile, Michael pratique la selle anglaise.
En dehors de mes heures de quart (cé pas compliqué tenir la barre; tu cries… Michael vient icitte vite!!.... Ya un hénôôôrme porte-conteneur qui fonce drette sur nous autres!!!), j’occupe mes temps libres à la lecture du manuel d’instruction de l’octant, consulte les éphémérides de la mer de Chine et me familiarise avec les cartes marines. Oncle Marcel fait le bon élève et le professeur Michael teste l’apprenti matelot et répond à mes nombreuses questions.
Deuxième jour de navigation. Jour J! Il est 5 h 17 GMT. 13 h 17 à bord. J’annonce au capitaine que je suis fin prêt à relever le défi. La confiance gonflée autant que la grande voile, j’empoigne l’octant et monte sur le pont faire un clin d’œil au Soleil. Entre-temps Michael est à sa table à cartes, tapote sur l’ordi, manipule les boutons du GPS et jette un œil de temps à autre aux deux horloges du carré. Le temps de caler un rhum et manipuler la calculette, il inscrit deux coordonnées sur un bout de papier. - Alors Marcel, ça vient ce point? - J’y suis presque Capitaine. Encore une minute ou deux siouplait! Je retourne sur le pont relire à l’octant la latitude. À près d’un quart d’heure, je lui tends mon papier. Michael inscrit ses coordonnées sur la carte. - Voilà Marcel. Nous sommes par 117 degrés 52 minutes Longitude est de Greenwich et 16 degrés 14 minutes Latitude nord de l’équateur…. en mer de Chine du Sud, 214 kilomètres à l’ouest du cap philippin de Bolinao. Nous faisons route vers les récifs de Dangshao Qundao que nous laisserons par tribord dans deux jours. La barre est à NNO 349. Notre vitesse est de 6, 83 nœuds. Veux-tu connaître la température de l’eau en surface? Puis sur le visage de Michael se dessine lentement un sourire triomphant. Il s’esclaffe et, reprenant son flegme anglais, ajoute… - Pourtant!... - Pourtant quoi Capitaine? - Pourtant, on flotte matelot! Sous la ligne de flottaison, il y a environ trois mille mètres d’eau! - Bein j’vois bien qu’on flotte! Yé où le pôblème?... ?... ? - Le problème est que, selon ton papier, nous sommes à peu près… laisse-moi voir… hum… ici… voilà! Et toc… Michael pose son doigt sur la Mongolie de l’Est près d’un bled nommé Tamsagbulag. - Hein!!?... T’é sur?... Euh… J’veux dire… Vous êtes certain mon capitaine? - Non seulement je suis certain, mais également je t’avise que ce sera un Glenfiddich Speyside de 18 ans! - J’comprends pas?.... Glen…fortiche?.... spé…quèqu’chose? - Le scotch, by The Lord!!.... Je choisi un Glenfiddich single malt. À 72 dollars US la bouteille!... pourboire non compris! - Oh peuchère!
Bein bonyeu!…. J’avions perdu la gageure ciboire! Cinq jours plus tard lé tits nenfants, oncle Marsou sirotait un Glenfiddich 1981 Speyside, vieilli en fût de sherry, à Hong Kong en compagnie de Michael. Il me narguait, levant son verre à la santé de la Mongolie. Moi je songeais à Christophe Colomb en silence. Bein quoi!....Y s’croyait aux Indes cet autre capitaine lorsqu’ il débarqua sur une île des Bahamas aux Antilles le 12 octobre1492. Lui aussi utilisait du vieil attirail. Hier comme asteure ça vaut pas d’la chnoute ces patentes-là! Cé juste bon pour induire en erreur les honnêtes genses! DeCléricy
Pour l'instant, Tonton flotte en mer de Chine, quèq’part au large de Subic Bay, au nord-ouest de Manille, à bord d’une chaloupe pontée de teck birman. Vingt-quatre mètre la barque! Tonton est aux anges depuis l’aube et la chaloupe au spinnaker et grande voile depuis peu. Michael le skipper évalue le rafiot à sept cent mille ‘’you esse’’ et compte ramener son joujou au port d’attache; le Royal Yacht Club de Hong Kong. Une balade de quatre jours et trois nuits.
Pour naviguer, il faut connaître l’art de faire le point. Autrement dit, savoir de yoùsse qu’on est sur la flotte quand ya pu de repères visuels. Sinon ce n’est plus de la navigation, mais d’la dérive! Mais pas n’importe comment! Ya la méthode ancienne, c'est-à-dire octant, boussole, chronomètre, compas, rapporteur d’angle et carte marine. Bref tout le bataclan vétuste. Depuis queuqu’années Michael utilise GPS, ordi en conversation avec les Spoutniks, radio satellite, compas électronique, cartes sur écran LCD, radar météo et sondeur de fond à écran sonar. D’la babiole de riche!
La bravade d’Oncle Marsou : faire le point avec la camelote à La Pérousse, à quelques degrés près, versus tout l’attirail électronique installé à bord. À moi l’honneur de la marine! À Michael la quincaillerie high tech! Si ya égalité, je suis promu Premier matelot au Long Cour et chacun paye une traite au barman.
L’objet de la gageure : une bouteille de scotch au bar de la Capitainerie de Hong Kong, au choix du vainqueur. Plusse… porter à haute voix un toast à l’honneur de la Cavalerie anglaise; To our women, to our horses and to those who ride them! (À nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent!). En plus de la voile, Michael pratique la selle anglaise.
En dehors de mes heures de quart (cé pas compliqué tenir la barre; tu cries… Michael vient icitte vite!!.... Ya un hénôôôrme porte-conteneur qui fonce drette sur nous autres!!!), j’occupe mes temps libres à la lecture du manuel d’instruction de l’octant, consulte les éphémérides de la mer de Chine et me familiarise avec les cartes marines. Oncle Marcel fait le bon élève et le professeur Michael teste l’apprenti matelot et répond à mes nombreuses questions.
Deuxième jour de navigation. Jour J! Il est 5 h 17 GMT. 13 h 17 à bord. J’annonce au capitaine que je suis fin prêt à relever le défi. La confiance gonflée autant que la grande voile, j’empoigne l’octant et monte sur le pont faire un clin d’œil au Soleil. Entre-temps Michael est à sa table à cartes, tapote sur l’ordi, manipule les boutons du GPS et jette un œil de temps à autre aux deux horloges du carré. Le temps de caler un rhum et manipuler la calculette, il inscrit deux coordonnées sur un bout de papier. - Alors Marcel, ça vient ce point? - J’y suis presque Capitaine. Encore une minute ou deux siouplait! Je retourne sur le pont relire à l’octant la latitude. À près d’un quart d’heure, je lui tends mon papier. Michael inscrit ses coordonnées sur la carte. - Voilà Marcel. Nous sommes par 117 degrés 52 minutes Longitude est de Greenwich et 16 degrés 14 minutes Latitude nord de l’équateur…. en mer de Chine du Sud, 214 kilomètres à l’ouest du cap philippin de Bolinao. Nous faisons route vers les récifs de Dangshao Qundao que nous laisserons par tribord dans deux jours. La barre est à NNO 349. Notre vitesse est de 6, 83 nœuds. Veux-tu connaître la température de l’eau en surface? Puis sur le visage de Michael se dessine lentement un sourire triomphant. Il s’esclaffe et, reprenant son flegme anglais, ajoute… - Pourtant!... - Pourtant quoi Capitaine? - Pourtant, on flotte matelot! Sous la ligne de flottaison, il y a environ trois mille mètres d’eau! - Bein j’vois bien qu’on flotte! Yé où le pôblème?... ?... ? - Le problème est que, selon ton papier, nous sommes à peu près… laisse-moi voir… hum… ici… voilà! Et toc… Michael pose son doigt sur la Mongolie de l’Est près d’un bled nommé Tamsagbulag. - Hein!!?... T’é sur?... Euh… J’veux dire… Vous êtes certain mon capitaine? - Non seulement je suis certain, mais également je t’avise que ce sera un Glenfiddich Speyside de 18 ans! - J’comprends pas?.... Glen…fortiche?.... spé…quèqu’chose? - Le scotch, by The Lord!!.... Je choisi un Glenfiddich single malt. À 72 dollars US la bouteille!... pourboire non compris! - Oh peuchère!
Bein bonyeu!…. J’avions perdu la gageure ciboire! Cinq jours plus tard lé tits nenfants, oncle Marsou sirotait un Glenfiddich 1981 Speyside, vieilli en fût de sherry, à Hong Kong en compagnie de Michael. Il me narguait, levant son verre à la santé de la Mongolie. Moi je songeais à Christophe Colomb en silence. Bein quoi!....Y s’croyait aux Indes cet autre capitaine lorsqu’ il débarqua sur une île des Bahamas aux Antilles le 12 octobre1492. Lui aussi utilisait du vieil attirail. Hier comme asteure ça vaut pas d’la chnoute ces patentes-là! Cé juste bon pour induire en erreur les honnêtes genses! DeCléricy
Bonjour à tous,
Ce lundi de Pâques 28 mars 2016, mon épouse et moi-même venons de rentrer d'un magnifique voyage de 45 jours, dont une croisière de 31 nuits/32 jours sur Costa DELIZIOSA, et je me propose de dresser un petit bilan de cette croisière qui nous a globalement largement enchantés.

Ce petit carnet sera donc notre vision de cette croisière. Il sera donc nécessairement partiel mais également partial et aussi largement subjectif. Il reflétera notre ressenti, mais aussi nos constatations objectives sur lesquelles notre appréciation finale sera basée. Cette appréciation est bien évidemment liée à la notion de rapport qualité/prix. Car la question finale à la descente du bateau est bien: ai je eu globalement les services que je pouvais attendre pour l'argent que cela m'a coûté ?
Comme nous étions un certain nombre de membre du forum sur le navire, je compte sur eux pour y ajouter leur propre vision de ce beau voyage et compléter mon récit de leurs apports sur les différents points que j'évoquerai.
· Pourquoi cette croisière ?
Nous souhaitions quitter la Belgique, durant cet hiver qui peut être long et déplaisant, pour aller profiter de cieux plus cléments et cela juste après les fêtes familiales de fin d’année.
Etant retraités, le temps ne nous était pas trop compté et notre préférence allait vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du nord si possible.
En juin 2016, la consultation des offres des différents croisiéristes nous a mis sur la piste d’une croisière Costa au départ de Miami (Fort Lauderdale) pour une boucle de 10 jours dans les Caraïbes suivie d’une traversée transatlantique en 21 jours, toujours depuis Miami et en direction de Venise.
Départ le 25 février depuis Miami, arrivée le 27 mars (dimanche de Pâques) à Venise sur le Costa DELIZIOSA.
La boucle de 10 jours dans les Caraïbes au départ de Fort Lauderdale tournait autour de l’île de Cuba (sans y faire arrêt) dans le sens horlogique avec escales à
- Fort Lauderdale (Floride) - Nassau (Bahamas) - Amber Cove (Rép Dominicaine) - Ocho Rios (Jamaïque) - Grand Cayman (Iles Caymans) - Roatan (Honduras) - Cozumel (Mexique) - Fort Lauderdale (Floride)
La transatlantique, en 21 jours, reprenait des escales à - Fort Lauderdale (Floride) - San Juan (Porto Rico) - St.Thomas (Iles Vierges) - Antigua (Antilles) 6 jours pleins de mer - Santa Cruz De Tenerife (Canaries) - Malaga (Espagne) - Marseille (France) - Savone (Italie) - Dubrovnik (Croatie) - Naples (Italie) - Venise
Ce programme nous a immédiatement séduits…
Nous ne sommes pas tout à fait des novices en matière de croisière puisqu’après avoir découvert la méditerranée avec le CORAL de Louis Cruise vers 2007, puis avec le Costa ALLEGRA en 2011 et le Costa FORTUNA en 2014, nous avons fait une très belle croisière début 2015 sur le Norwegian STAR de NCL entre Los Angeles et Miami via le Canal de Panama.
Techniquement parlant, cette croisière de 31 nuits sur le Costa DELIZIOSA constituait la fin du séjour du DELIZIOSA en Floride et son repositionnement en Méditerranée en vue d’y effectuer la saison estivale européenne au départ de Venise. En fait le Costa DELIZIOSA avait traversé l’atlantique en novembre 2015 dans le but d’être positionné à Miami et d’y effectuer une série de boucles répétitives de 10 jours (depuis Port Everglades à Fort Lauderdale) dans les Caraïbes de novembre 2015 à février 2016. Notre croisière était constituée de la dernière de ces boucles et de la traversée transatlantique nécessaire au repositionnement du navire en Méditerranée en vue de sa saison printemps/été 2016 depuis Venise.
Le vol vers Miami n’étant pas compris dans la réservation de notre croisière, nous l’avons réservé à part.
Tant qu’à faire, nous avons décidé d’anticiper le vol par rapport à la date de début de croisière afin de nous permettre de batifoler un peu à deux en Floride pendant 12 jours avant de monter sur le bateau.
· Notre réservation
En croisière, nous avons toujours réservé des cabines intérieures « premium » lors de nos voyages précédents. Nous avons toujours été très satisfaits de ce choix. Nous ne sommes pas claustrophobes et en croisière, on ne reste finalement guère dans les cabines que pour dormir. A la réservation nous avons donc conservé ce choix qui nous a toujours plu.
Nous avons été très étonnés par le prix demandé par Costa pour cette transatlantique le prix « plein » des cabines pour cette transatlantique sur site belge de Costa variait d’un peu plus de 1.200 EUR à un peu plus de 1.600 EUR par personne pour les 32 jours pour les cabines intérieures et cabines avec balcon (hors vols et autres frais, bien sûr).
1.200 EUR/pers pour une croisière de 32 jours, … c’est qu’il y a sûrement une astuce, c’est qu’il y a un vice caché quelque part, c’est qu’il faut ramer pour faire avancer le rafiot ou que l’on doit faire cuire ses repas sur un réchaud à gaz dans la cabine après avoir acheté sa nourriture au Super U ou à l’Intermarché de fond de cale …
Eh ben non, … c’est possible !!!
Costa a manifestement fait un (très) gros effort sur ses prix relatifs à cette croisière de 31 nuits pour remplir le navire puisque notre réservation directe auprès de Costa Belgique s’est faite six mois à l’avance au montant de 977,36 EUR par personne pour une cabine intérieure premium de deux personnes, cela tenant compte des quelques réductions complémentaires que nous avions pu obtenir, entre autre sur base de notre niveau CORAL. Ceci correspond à un prix (assez dérisoire) de 31,5 EUR par personne et par jour (hors boissons, hors vols, hors frais de séjour à bord et hors excursions bien sûr). De plus, sans demande particulière de notre part, nous avons été surclassés gratuitement sur l’ensemble de la croisière vers une agréable cabine extérieure nous offrant un espace plus large qu’attendu en cabine intérieure.
Nous n’avions réservé à l’avance aucun forfait boissons ni d’excursions, ce dont nous nous féliciterons ultérieurement.
· Nos réservations accessoires
Le vol direct aller simple de Bruxelles vers Miami (MIA) a été réservé chez JETAIRFLY pour 229 EUR/pers. Nous avons également réservé une voiture AVIS pour 12 jours au départ de MIA avec abandon à l’agence AVIS de Port Everglades située à Fort Lauderdale au port d’embarquement sur le Costa DELIZIOSA. Le retour « at home » depuis Venise sera assuré par vol direct Venise – Bruxelles via SN BRUSSELS AIRLINE le lundi de Pâques après une nuit d’hôtel à Venise. Tenant compte des évènements de BRUSSELS AIRPORT qui était encore fermé ce lundi de Pâques, notre vol de retour a été retardé de 4H00 et s'est fait à destination de Liège.
· La préparation
Un tel voyage de 45 jours au total nécessite une indispensable préparation approfondie si l’on veut mettre toutes les chances de son côté pour tenter d’en faire une réussite à tous niveaux. Par préparation, j’entends une préparation « logistique », une préparation « touristique » et … une préparation « psychologique ».
Cela prend du temps, beaucoup de temps durant les mois précédant le départ … et cela constitue aussi déjà pleinement une agréable partie intégrante du voyage …
· L’embarquement sur le Costa DELIZIOSA à Port Everglades (Fort Lauderdale – Miami)
Après avoir sillonné la Floride (Miami, Tampa, Sarasota, Ocala, Saint Augustine, Palm Beach, …) du 13 au 25 février, nous laissons la voiture à l’agence AVIS proche du port et la navette AVIS nous amène au pied du bateau qui nous attend au fond du port.
Nous avions reçu notre « carnet de voyage » Costa par E-mail quelques jours avant départ de Belgique. Hormis le fait que ce « carnet » mentionnait le N° 4330 de la cabine qui nous était attribuée, il contenait également le formulaire d’embarquement en plus des étiquettes à appliquer sur nos grosses valises, ainsi que les informations générales d’usage. A la descente de la navette AVIS au pied du bateau, il est 13H30 ce 25 février, des porteurs COSTA prennent immédiatement possession de nos grosses valises que nous retrouverons devant notre cabine 2 ou 3 heures plus tard. Le départ du navire est prévu à 23H00. Arrivé tôt (à 06H00 ou 07H00), le bateau a déjà débarqué tous ses croisiéristes arrivés en fin de croisière.
Il n’y a pas foule aux comptoirs d’enregistrement COSTA et les hôtesses d’accueil sont assez désœuvrées. L’enregistrement se fait à grande vitesse en 5 minutes et sans attente sur base de notre formulaire d’embarquement évoqué plus haut et à l’appui de nos passeports.
Nous montons à bord à 13H45 et le personnel de bord nous invite gentiment à fréquenter le buffet du restaurant du pont 9. Les cabines ne sont pas encore toutes prêtes et il nous est demandé de patienter un peu.
Vers 14H30, mon épouse, curieuse et désireuse de s’installer déjà dans notre cabine N° 4330, se décide d’y aller jeter un œil et la trouve prête à nous accueillir alors que nos cartes Costa et les informations générales d’usage nous attendent déjà sur le lit …




La carte COSTA, au format d’une carte bancaire, est une carte nominative personnelle qui permet non seulement d’ouvrir la porte de sa cabine mais permet également d’enregistrer toutes les dépenses faites à bord et d’enregistrer les entrées et sorties du bateau aux escales.
La carte est donc le seul élément INDISPENSABLE à toujours avoir avec soi sur le navire, mais également pour se rendre au dehors aux escales, puisque la carte personnelle est indispensable pour descendre (enregistrement des personnes quittant le bateau) et … remonter (autorisation d’accès et enregistrement des remontées). La carte COSTA constitue un moyen d’identification de substitution. Une photo est prise de chaque croisiériste à sa première montée à bord et est associée à sa carte dans le système informatique COSTA, bien que la carte elle-même ne comporte pas de photo.
A la descente ou à la remontée, le personnel COSTA qui scanne la carte voit la photo du passager correspondant sur son terminal et vérifie la concordance avec la personne présente.
Par la suite, j'aurai d'ailleurs l'occasion d'être rappelé gentiment à l'ordre par le personnel de sécurité COSTA après avoir interverti ma carte avec celle de mon épouse lors d'une descente à terre.
Le ballet des porteurs de valises commence déjà et les nôtres nous serons livrées rapidement. Madame va (enfin) pouvoir déballer et … tout ranger … pour 31 nuits.
Pendant ce temps, et tenant compte du faible nombre de passagers déjà à bord, j’en profite pour découvrir rapidement et grossièrement le navire.
Voila pour la toute première partie de ce récit ….
Si quelques lecteurs du forum se déclarent intéressés par une suite, je me proposerai de développer celle-ci sur base de la structure suivante :
La vie à bord et son fonctionnement
- Notre cabine (équipement, services, …) - Les langues - Le diario di bordo - Les changements d’heure - Internet et téléphone - Le room service - La restauration (selfs services, restaurant « gratuit », restaurants payants, …) - Les animations (danse, plage, cours, présentations touristiques, …) - Les sports (piste 3°, salle de sport, piste jogging, basket, cours gym, …) - Les boissons … et les forfaits - Les piscines - Le bronzage - L’hôtesse francophone, le bureau des excursions, le service clientèle - Les spectacles en soirée - Les animations musicales - Les bars - Le service « photos » - Les shops et les achats à bord - La bibliothèque - Les « croisiéristes » - Le personnel de bord (bars, restaurants, room service, …) - L’entretien du navire (intérieur et extérieur) - Les soirées gala et les réceptions du Commandant - L’ambiance générale
Les escales : - Escale : o Fort Lauderdale (Floride) o Nassau (Bahamas) o Amber Cove (Rép Dominicaine) o Ocho Rios (Jamaïque) o Grand Cayman (Iles Caymans) o Roatan (Honduras) o Cozumel (Mexique) o San Juan (Porto Rico) o St.Thomas (Iles Vierges) o Antigua (Antilles) o Santa Cruz De Tenerife (Canaries) o Malaga (Espagne) o Marseille (France) o Savone (Italie) o Dubrovnik (Croatie) o Naples (Italie) - Amplitude - Les excursions - Les mises en garde - Les prix - Les « pourboires » - Les contrôles de sécurité
Divers : - Le climat rencontré - Les températures - Les frais « d’hôtel » à bord
Bilan final
- Bilan global - Appréciation finale
Pour avoir déjà eu l’occasion de publier un carnet par le passé (portant entre autre sur une croisière Los Angeles/Canal de Panama/Miami : voir http://voyageforum.com/discussion/retour-beau-voyage-californie-panama-floride-louisiane-d7010436/ ), je sais que la rédaction d’un tel carnet est un gros travail, voire même un gros, gros, gros travail…
Par contre le point positif est que cela permet au rédacteur (et aux autres participants) de se remémorer de bons (ou de moins bons) moments.
Donc, … tout soutien moral …, tout petit mot d’encouragement … sera (grandement) apprécié du rédacteur ….
Joseph
Ce lundi de Pâques 28 mars 2016, mon épouse et moi-même venons de rentrer d'un magnifique voyage de 45 jours, dont une croisière de 31 nuits/32 jours sur Costa DELIZIOSA, et je me propose de dresser un petit bilan de cette croisière qui nous a globalement largement enchantés.

Ce petit carnet sera donc notre vision de cette croisière. Il sera donc nécessairement partiel mais également partial et aussi largement subjectif. Il reflétera notre ressenti, mais aussi nos constatations objectives sur lesquelles notre appréciation finale sera basée. Cette appréciation est bien évidemment liée à la notion de rapport qualité/prix. Car la question finale à la descente du bateau est bien: ai je eu globalement les services que je pouvais attendre pour l'argent que cela m'a coûté ?
Comme nous étions un certain nombre de membre du forum sur le navire, je compte sur eux pour y ajouter leur propre vision de ce beau voyage et compléter mon récit de leurs apports sur les différents points que j'évoquerai.
· Pourquoi cette croisière ?
Nous souhaitions quitter la Belgique, durant cet hiver qui peut être long et déplaisant, pour aller profiter de cieux plus cléments et cela juste après les fêtes familiales de fin d’année.
Etant retraités, le temps ne nous était pas trop compté et notre préférence allait vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du nord si possible.
En juin 2016, la consultation des offres des différents croisiéristes nous a mis sur la piste d’une croisière Costa au départ de Miami (Fort Lauderdale) pour une boucle de 10 jours dans les Caraïbes suivie d’une traversée transatlantique en 21 jours, toujours depuis Miami et en direction de Venise.
Départ le 25 février depuis Miami, arrivée le 27 mars (dimanche de Pâques) à Venise sur le Costa DELIZIOSA.
La boucle de 10 jours dans les Caraïbes au départ de Fort Lauderdale tournait autour de l’île de Cuba (sans y faire arrêt) dans le sens horlogique avec escales à
- Fort Lauderdale (Floride) - Nassau (Bahamas) - Amber Cove (Rép Dominicaine) - Ocho Rios (Jamaïque) - Grand Cayman (Iles Caymans) - Roatan (Honduras) - Cozumel (Mexique) - Fort Lauderdale (Floride)
La transatlantique, en 21 jours, reprenait des escales à - Fort Lauderdale (Floride) - San Juan (Porto Rico) - St.Thomas (Iles Vierges) - Antigua (Antilles) 6 jours pleins de mer - Santa Cruz De Tenerife (Canaries) - Malaga (Espagne) - Marseille (France) - Savone (Italie) - Dubrovnik (Croatie) - Naples (Italie) - Venise
Ce programme nous a immédiatement séduits…
Nous ne sommes pas tout à fait des novices en matière de croisière puisqu’après avoir découvert la méditerranée avec le CORAL de Louis Cruise vers 2007, puis avec le Costa ALLEGRA en 2011 et le Costa FORTUNA en 2014, nous avons fait une très belle croisière début 2015 sur le Norwegian STAR de NCL entre Los Angeles et Miami via le Canal de Panama.
Techniquement parlant, cette croisière de 31 nuits sur le Costa DELIZIOSA constituait la fin du séjour du DELIZIOSA en Floride et son repositionnement en Méditerranée en vue d’y effectuer la saison estivale européenne au départ de Venise. En fait le Costa DELIZIOSA avait traversé l’atlantique en novembre 2015 dans le but d’être positionné à Miami et d’y effectuer une série de boucles répétitives de 10 jours (depuis Port Everglades à Fort Lauderdale) dans les Caraïbes de novembre 2015 à février 2016. Notre croisière était constituée de la dernière de ces boucles et de la traversée transatlantique nécessaire au repositionnement du navire en Méditerranée en vue de sa saison printemps/été 2016 depuis Venise.
Le vol vers Miami n’étant pas compris dans la réservation de notre croisière, nous l’avons réservé à part.
Tant qu’à faire, nous avons décidé d’anticiper le vol par rapport à la date de début de croisière afin de nous permettre de batifoler un peu à deux en Floride pendant 12 jours avant de monter sur le bateau.
· Notre réservation
En croisière, nous avons toujours réservé des cabines intérieures « premium » lors de nos voyages précédents. Nous avons toujours été très satisfaits de ce choix. Nous ne sommes pas claustrophobes et en croisière, on ne reste finalement guère dans les cabines que pour dormir. A la réservation nous avons donc conservé ce choix qui nous a toujours plu.
Nous avons été très étonnés par le prix demandé par Costa pour cette transatlantique le prix « plein » des cabines pour cette transatlantique sur site belge de Costa variait d’un peu plus de 1.200 EUR à un peu plus de 1.600 EUR par personne pour les 32 jours pour les cabines intérieures et cabines avec balcon (hors vols et autres frais, bien sûr).
1.200 EUR/pers pour une croisière de 32 jours, … c’est qu’il y a sûrement une astuce, c’est qu’il y a un vice caché quelque part, c’est qu’il faut ramer pour faire avancer le rafiot ou que l’on doit faire cuire ses repas sur un réchaud à gaz dans la cabine après avoir acheté sa nourriture au Super U ou à l’Intermarché de fond de cale …
Eh ben non, … c’est possible !!!
Costa a manifestement fait un (très) gros effort sur ses prix relatifs à cette croisière de 31 nuits pour remplir le navire puisque notre réservation directe auprès de Costa Belgique s’est faite six mois à l’avance au montant de 977,36 EUR par personne pour une cabine intérieure premium de deux personnes, cela tenant compte des quelques réductions complémentaires que nous avions pu obtenir, entre autre sur base de notre niveau CORAL. Ceci correspond à un prix (assez dérisoire) de 31,5 EUR par personne et par jour (hors boissons, hors vols, hors frais de séjour à bord et hors excursions bien sûr). De plus, sans demande particulière de notre part, nous avons été surclassés gratuitement sur l’ensemble de la croisière vers une agréable cabine extérieure nous offrant un espace plus large qu’attendu en cabine intérieure.
Nous n’avions réservé à l’avance aucun forfait boissons ni d’excursions, ce dont nous nous féliciterons ultérieurement.
· Nos réservations accessoires
Le vol direct aller simple de Bruxelles vers Miami (MIA) a été réservé chez JETAIRFLY pour 229 EUR/pers. Nous avons également réservé une voiture AVIS pour 12 jours au départ de MIA avec abandon à l’agence AVIS de Port Everglades située à Fort Lauderdale au port d’embarquement sur le Costa DELIZIOSA. Le retour « at home » depuis Venise sera assuré par vol direct Venise – Bruxelles via SN BRUSSELS AIRLINE le lundi de Pâques après une nuit d’hôtel à Venise. Tenant compte des évènements de BRUSSELS AIRPORT qui était encore fermé ce lundi de Pâques, notre vol de retour a été retardé de 4H00 et s'est fait à destination de Liège.
· La préparation
Un tel voyage de 45 jours au total nécessite une indispensable préparation approfondie si l’on veut mettre toutes les chances de son côté pour tenter d’en faire une réussite à tous niveaux. Par préparation, j’entends une préparation « logistique », une préparation « touristique » et … une préparation « psychologique ».
Cela prend du temps, beaucoup de temps durant les mois précédant le départ … et cela constitue aussi déjà pleinement une agréable partie intégrante du voyage …
· L’embarquement sur le Costa DELIZIOSA à Port Everglades (Fort Lauderdale – Miami)
Après avoir sillonné la Floride (Miami, Tampa, Sarasota, Ocala, Saint Augustine, Palm Beach, …) du 13 au 25 février, nous laissons la voiture à l’agence AVIS proche du port et la navette AVIS nous amène au pied du bateau qui nous attend au fond du port.
Nous avions reçu notre « carnet de voyage » Costa par E-mail quelques jours avant départ de Belgique. Hormis le fait que ce « carnet » mentionnait le N° 4330 de la cabine qui nous était attribuée, il contenait également le formulaire d’embarquement en plus des étiquettes à appliquer sur nos grosses valises, ainsi que les informations générales d’usage. A la descente de la navette AVIS au pied du bateau, il est 13H30 ce 25 février, des porteurs COSTA prennent immédiatement possession de nos grosses valises que nous retrouverons devant notre cabine 2 ou 3 heures plus tard. Le départ du navire est prévu à 23H00. Arrivé tôt (à 06H00 ou 07H00), le bateau a déjà débarqué tous ses croisiéristes arrivés en fin de croisière.
Il n’y a pas foule aux comptoirs d’enregistrement COSTA et les hôtesses d’accueil sont assez désœuvrées. L’enregistrement se fait à grande vitesse en 5 minutes et sans attente sur base de notre formulaire d’embarquement évoqué plus haut et à l’appui de nos passeports.
Nous montons à bord à 13H45 et le personnel de bord nous invite gentiment à fréquenter le buffet du restaurant du pont 9. Les cabines ne sont pas encore toutes prêtes et il nous est demandé de patienter un peu.
Vers 14H30, mon épouse, curieuse et désireuse de s’installer déjà dans notre cabine N° 4330, se décide d’y aller jeter un œil et la trouve prête à nous accueillir alors que nos cartes Costa et les informations générales d’usage nous attendent déjà sur le lit …




La carte COSTA, au format d’une carte bancaire, est une carte nominative personnelle qui permet non seulement d’ouvrir la porte de sa cabine mais permet également d’enregistrer toutes les dépenses faites à bord et d’enregistrer les entrées et sorties du bateau aux escales.
La carte est donc le seul élément INDISPENSABLE à toujours avoir avec soi sur le navire, mais également pour se rendre au dehors aux escales, puisque la carte personnelle est indispensable pour descendre (enregistrement des personnes quittant le bateau) et … remonter (autorisation d’accès et enregistrement des remontées). La carte COSTA constitue un moyen d’identification de substitution. Une photo est prise de chaque croisiériste à sa première montée à bord et est associée à sa carte dans le système informatique COSTA, bien que la carte elle-même ne comporte pas de photo.
A la descente ou à la remontée, le personnel COSTA qui scanne la carte voit la photo du passager correspondant sur son terminal et vérifie la concordance avec la personne présente.
Par la suite, j'aurai d'ailleurs l'occasion d'être rappelé gentiment à l'ordre par le personnel de sécurité COSTA après avoir interverti ma carte avec celle de mon épouse lors d'une descente à terre.
Le ballet des porteurs de valises commence déjà et les nôtres nous serons livrées rapidement. Madame va (enfin) pouvoir déballer et … tout ranger … pour 31 nuits.
Pendant ce temps, et tenant compte du faible nombre de passagers déjà à bord, j’en profite pour découvrir rapidement et grossièrement le navire.
Voila pour la toute première partie de ce récit ….
Si quelques lecteurs du forum se déclarent intéressés par une suite, je me proposerai de développer celle-ci sur base de la structure suivante :
La vie à bord et son fonctionnement
- Notre cabine (équipement, services, …) - Les langues - Le diario di bordo - Les changements d’heure - Internet et téléphone - Le room service - La restauration (selfs services, restaurant « gratuit », restaurants payants, …) - Les animations (danse, plage, cours, présentations touristiques, …) - Les sports (piste 3°, salle de sport, piste jogging, basket, cours gym, …) - Les boissons … et les forfaits - Les piscines - Le bronzage - L’hôtesse francophone, le bureau des excursions, le service clientèle - Les spectacles en soirée - Les animations musicales - Les bars - Le service « photos » - Les shops et les achats à bord - La bibliothèque - Les « croisiéristes » - Le personnel de bord (bars, restaurants, room service, …) - L’entretien du navire (intérieur et extérieur) - Les soirées gala et les réceptions du Commandant - L’ambiance générale
Les escales : - Escale : o Fort Lauderdale (Floride) o Nassau (Bahamas) o Amber Cove (Rép Dominicaine) o Ocho Rios (Jamaïque) o Grand Cayman (Iles Caymans) o Roatan (Honduras) o Cozumel (Mexique) o San Juan (Porto Rico) o St.Thomas (Iles Vierges) o Antigua (Antilles) o Santa Cruz De Tenerife (Canaries) o Malaga (Espagne) o Marseille (France) o Savone (Italie) o Dubrovnik (Croatie) o Naples (Italie) - Amplitude - Les excursions - Les mises en garde - Les prix - Les « pourboires » - Les contrôles de sécurité
Divers : - Le climat rencontré - Les températures - Les frais « d’hôtel » à bord
Bilan final
- Bilan global - Appréciation finale
Pour avoir déjà eu l’occasion de publier un carnet par le passé (portant entre autre sur une croisière Los Angeles/Canal de Panama/Miami : voir http://voyageforum.com/discussion/retour-beau-voyage-californie-panama-floride-louisiane-d7010436/ ), je sais que la rédaction d’un tel carnet est un gros travail, voire même un gros, gros, gros travail…
Par contre le point positif est que cela permet au rédacteur (et aux autres participants) de se remémorer de bons (ou de moins bons) moments.
Donc, … tout soutien moral …, tout petit mot d’encouragement … sera (grandement) apprécié du rédacteur ….
Joseph
Help!
je vais prendre mes billets d'avion ce week end pour l'Amérique du Sud, pour un voyage cet été. Je suis un peu perdue sur les termes de l'aviation, c'est la première fois que je fais un si long vol.
Y a t il une différence entre escale / correspondance et transit? Combien de temps prévoir pour assurer le coup (avec escale pas dans le même pays que celui de départ, ex: décollage de bolivie, escale au brésil, et deuxième vol pour paris)?
merci beaucoup!
je vais prendre mes billets d'avion ce week end pour l'Amérique du Sud, pour un voyage cet été. Je suis un peu perdue sur les termes de l'aviation, c'est la première fois que je fais un si long vol.
Y a t il une différence entre escale / correspondance et transit? Combien de temps prévoir pour assurer le coup (avec escale pas dans le même pays que celui de départ, ex: décollage de bolivie, escale au brésil, et deuxième vol pour paris)?
merci beaucoup!
bonjour,
L'autre jour un jeune membre d'une association me posait une question pertinente : comment faisiez vous pour vous repérer dans l'Ouest ''là ou c'est pas habité'' avant le GPS.. un peu sur le même ton compatissant - j'imagine- que ceux de précédentes générations disant à leurs parents ou grands parents '' mais comment arriviez vous donc à (sur)vivre sans internet, la télé ou l'électricité ...😕
Sujet d'actualité puisque à en croire un blog LE MONDE nous serions en train de créer une sorte de dépendance au GPS comme nous avons créé une dépendance au calculateur de poche en son temps ( qui sait encore faire du calcul mental élémentaire)
Comment le GPS a transformé la manière dont nous nous repérons
Je me suis donc lancé dans une explication sur la localisation géographique … ce qui de fil en aiguille nous a amené à des rapprochements étonnants, tout ceci dans le plus parfait désordre , un comble si l'on considère que c'est précisément la géométrie qui a présidé à l'organisation du pays
je vous en fais profiter et pour en avoir une petite idée...
….commençons donc par le commencement...
L'histoire débute tout juste après l'indépendance avec la ''première conquête de l'Ouest'' ou plutôt du Northwest puisque c'est ainsi que les Américains appelaient alors le premier territoire destiné à être ''colonisé'' dirions nous chez nous, ce qui serait probablement un terme impropre au sens américain puisque l'objectif était, à court terme, de créer de nouveaux Etats associés et non pas des colonies
bref... en ces temps là donc l'Ouest commençait au delà des Appalaches :
- au nord de l'Ohio River il y avait le Territoire du Nord-Ouest.
- au sud de l'Ohio River il y avait le Territoire du Sud-Ouest, là où Daniel Boone a commencé à se rendre célèbre en guidant les pionniers de première génération au travers du Cumberland Gap pour fonder Boonesborough,
A cette époque les 13 Etats formés à partir des anciennes colonies avaient déjà été ''arpentés'' en s'inspirant de la méthode traditionnelle séculaire importée d'Angleterre, le Metes and bounds avec des repères du genre ''en partant du gros chêne bifide qui se trouve sur la rive Est du ruisseau....'' poétiquement rural mais peu adapté à la conception de visionnaires comme Jefferson pour qui la perspective de développer les territoires de l'autre côté des montagnes nécessitait une approche innovante et logique.
Contrairement à , par exemple, l'Europe qui s'était d'abord peuplée et avait ensuite procédé à l'arpentage à mesure que cela devenait nécessaire, des esprits comme Jefferson décidèrent donc d'implanter d'abord une grille mathématique de repérage sur l'ensemble des terrains à distribuer et à vendre c'est à dire à peupler, compris dans un premier temps entre Appalaches et Mississipi puisque au delà on entrait encore à cette époque -bien que pas pour longtemps- dans des possessions étrangères.
C'est donc en 1785, avant qu'en France on établisse le cadastre napoléonien, qu'est passée un loi stipulant que :
les nouveaux territoires seront couverts d'une grille carrée de 6 miles de côté définissant des ''townships'' de 36 miles carrés.Ces ''townships'' étant à leur tour divisés en 36 ''sections''des carrés de chacun 1 mile de côté (soit 640 acres). ...
… en 1785 c'est à dire deux ans avant l' Ordonnance du Nord-Ouest dont on peut dire qu'elle officialisat le développement vers l'Ouest.
Un certain Thomas Hutchins , geographer ( à l' époque je crois qu'on ne parlait pas de surveyor) peut-être bien le premier géographe de la nation a laissé son nom associé au lancement de ce vaste programme de levers géométriques qui devait plus tard être étendu à l'Ouest du Mississipi et dont un historien du XIX siècle Henry Howe aurait dit que c'était ''une des grandes inventions Américaines''
Ainsi donc, à une origine devenue depuis un National Historic Landmark, on a situé le beginning point of the PLSS à partir duquel a été construit peu à peu le Township and Range System un immense maillage recouvrant, on peut dire la plus grande partie du pays, on peut dire tout le pays à l'exception de : WestVirginia, Tennessee, Kentucky, Maine, Vermont, Texas et bien sûr les 13 Etats originaux
Dans chaque Etat au moins une grille est construite ( 3 en Californie) à partir d'un Initial Point à l'intersection d'une Base Line en abscisse et d'un Principle Meridian en ordonnée. En tout 32 Base Lines et 35 PrincipleMeridians furent levés.
-à partir de chaque Initial Point, à l'aide de lignes parallèles espacées de 24 miles on définit des grands carrés de 24 miles de côté
-ces grands carrés sont divisés en 16 carrés de 6 miles de côté: les Townships
-ces Townshipss sont divisés en 36 carrés de 1 mile de côté : les Sections
-les Sections qui font 640 acres ont l'avantage de pouvoir encore être divisées en deux 7 fois de suite en conservant chaque fois un nombre ronds en acres pour arriver à 5 acres ( 2 hectares) facilement mesurables par chaînage et par des personnes peu qualifiées.
descriptions and figures illustrating the system
ou en video :
About Rectangular Survey System
Dans ce maillage une coordonnée standard s'écrit en abrégé:
SE1/4 SE1/4 NE1/4 sec. 13 T2S., R2W.
de la plus petite surface vers le township complet
et se lit :
the southeast quarter of the southeast quarter of the northeast quarter, section thirteen, township two south, range two west.
Sachant que la numérotation des sections est en boustrophedon😮
c'est quoi çà?.... Boustrophédon
Simple...non?
Au fil du XIXème siècle des textes complémentaires à l'Ordonnance originale se sont succédés assez souvent. Au XXème siècle moins souvent, mais deux textes sont notables :
-celui de 1947 est car il normalise le support physique des ''corner monuments'' qui désormais sont des poteaux métalliques de 30 pouces de haut portant une tablette de laiton gravée.
-celui de 1973 qui formalise l'usage d'instruments de mesure électroniques
Ceci dit une parcelle a laissé une trace pérenne dans l'histoire et la culture du pays : la ''40 acres'' (16 hectares) sous la forme de l'expression Forty acres and a mule (40 acres et une mule)
qui a également donné son nom à une société cinématographique
L'entreprise était donc considérable et elle a largement conditionné et marqué le développement géométrique d'une bonne partie du pays, la constitution des exploitations agricoles en premier lieu, mais aussi le lieu d'implantation des villes, notamment de celles qui au départ ont été liées au développement du chemin de fer lui-même lié au maillage, ainsi que leur organisation interne. La grille urbaine étant peut être ce que le nouveau visiteur étranger repère le plus rapidement par le contraste présenté avec les villes européennes.
Certains sociologues pensent même qu'à force de vivre dans un environnement carré, comme dans le Midwest, on y développe une mentalité adaptée qui fait que l'on n'aime que ce qui est bien cadré, bien aligné, à angle droit. Pas d'angles aigus ou des trucs de travers SVP😛!.dit avec une pointe d'humour : Why the Midwest Is Square
A l'origine les routes y étaient typiquement construites le long des limites de section, par conséquent à peu près équidistantes de 1600 mètres d'oû leur nom de Section line road qui ont structuré nombre de villes en cours d'urbanisation Une illustration remarquable de ce modèle s'observe au dessus de Johnson City, Kansas petite ville dont la grille urbaine , rigoureusement calée sur la grille PLSS est restée pratiquement dans les limites de sa section d'implantation ( 1600m x 1600m) comme le montre cette carte : Johnson City Map ou ce cliché Google Earth
À suivre...
L'autre jour un jeune membre d'une association me posait une question pertinente : comment faisiez vous pour vous repérer dans l'Ouest ''là ou c'est pas habité'' avant le GPS.. un peu sur le même ton compatissant - j'imagine- que ceux de précédentes générations disant à leurs parents ou grands parents '' mais comment arriviez vous donc à (sur)vivre sans internet, la télé ou l'électricité ...😕
Sujet d'actualité puisque à en croire un blog LE MONDE nous serions en train de créer une sorte de dépendance au GPS comme nous avons créé une dépendance au calculateur de poche en son temps ( qui sait encore faire du calcul mental élémentaire)
Comment le GPS a transformé la manière dont nous nous repérons
Je me suis donc lancé dans une explication sur la localisation géographique … ce qui de fil en aiguille nous a amené à des rapprochements étonnants, tout ceci dans le plus parfait désordre , un comble si l'on considère que c'est précisément la géométrie qui a présidé à l'organisation du pays
je vous en fais profiter et pour en avoir une petite idée...
….commençons donc par le commencement...
L'histoire débute tout juste après l'indépendance avec la ''première conquête de l'Ouest'' ou plutôt du Northwest puisque c'est ainsi que les Américains appelaient alors le premier territoire destiné à être ''colonisé'' dirions nous chez nous, ce qui serait probablement un terme impropre au sens américain puisque l'objectif était, à court terme, de créer de nouveaux Etats associés et non pas des colonies
bref... en ces temps là donc l'Ouest commençait au delà des Appalaches :
- au nord de l'Ohio River il y avait le Territoire du Nord-Ouest.
- au sud de l'Ohio River il y avait le Territoire du Sud-Ouest, là où Daniel Boone a commencé à se rendre célèbre en guidant les pionniers de première génération au travers du Cumberland Gap pour fonder Boonesborough,
A cette époque les 13 Etats formés à partir des anciennes colonies avaient déjà été ''arpentés'' en s'inspirant de la méthode traditionnelle séculaire importée d'Angleterre, le Metes and bounds avec des repères du genre ''en partant du gros chêne bifide qui se trouve sur la rive Est du ruisseau....'' poétiquement rural mais peu adapté à la conception de visionnaires comme Jefferson pour qui la perspective de développer les territoires de l'autre côté des montagnes nécessitait une approche innovante et logique.
Contrairement à , par exemple, l'Europe qui s'était d'abord peuplée et avait ensuite procédé à l'arpentage à mesure que cela devenait nécessaire, des esprits comme Jefferson décidèrent donc d'implanter d'abord une grille mathématique de repérage sur l'ensemble des terrains à distribuer et à vendre c'est à dire à peupler, compris dans un premier temps entre Appalaches et Mississipi puisque au delà on entrait encore à cette époque -bien que pas pour longtemps- dans des possessions étrangères.
C'est donc en 1785, avant qu'en France on établisse le cadastre napoléonien, qu'est passée un loi stipulant que :
les nouveaux territoires seront couverts d'une grille carrée de 6 miles de côté définissant des ''townships'' de 36 miles carrés.Ces ''townships'' étant à leur tour divisés en 36 ''sections''des carrés de chacun 1 mile de côté (soit 640 acres). ...
… en 1785 c'est à dire deux ans avant l' Ordonnance du Nord-Ouest dont on peut dire qu'elle officialisat le développement vers l'Ouest.
Un certain Thomas Hutchins , geographer ( à l' époque je crois qu'on ne parlait pas de surveyor) peut-être bien le premier géographe de la nation a laissé son nom associé au lancement de ce vaste programme de levers géométriques qui devait plus tard être étendu à l'Ouest du Mississipi et dont un historien du XIX siècle Henry Howe aurait dit que c'était ''une des grandes inventions Américaines''
Ainsi donc, à une origine devenue depuis un National Historic Landmark, on a situé le beginning point of the PLSS à partir duquel a été construit peu à peu le Township and Range System un immense maillage recouvrant, on peut dire la plus grande partie du pays, on peut dire tout le pays à l'exception de : WestVirginia, Tennessee, Kentucky, Maine, Vermont, Texas et bien sûr les 13 Etats originaux
Dans chaque Etat au moins une grille est construite ( 3 en Californie) à partir d'un Initial Point à l'intersection d'une Base Line en abscisse et d'un Principle Meridian en ordonnée. En tout 32 Base Lines et 35 PrincipleMeridians furent levés.
-à partir de chaque Initial Point, à l'aide de lignes parallèles espacées de 24 miles on définit des grands carrés de 24 miles de côté
-ces grands carrés sont divisés en 16 carrés de 6 miles de côté: les Townships
-ces Townshipss sont divisés en 36 carrés de 1 mile de côté : les Sections
-les Sections qui font 640 acres ont l'avantage de pouvoir encore être divisées en deux 7 fois de suite en conservant chaque fois un nombre ronds en acres pour arriver à 5 acres ( 2 hectares) facilement mesurables par chaînage et par des personnes peu qualifiées.
descriptions and figures illustrating the system
ou en video :
About Rectangular Survey System
Dans ce maillage une coordonnée standard s'écrit en abrégé:
SE1/4 SE1/4 NE1/4 sec. 13 T2S., R2W.
de la plus petite surface vers le township complet
et se lit :
the southeast quarter of the southeast quarter of the northeast quarter, section thirteen, township two south, range two west.
Sachant que la numérotation des sections est en boustrophedon😮
c'est quoi çà?.... Boustrophédon
Simple...non?
Au fil du XIXème siècle des textes complémentaires à l'Ordonnance originale se sont succédés assez souvent. Au XXème siècle moins souvent, mais deux textes sont notables :
-celui de 1947 est car il normalise le support physique des ''corner monuments'' qui désormais sont des poteaux métalliques de 30 pouces de haut portant une tablette de laiton gravée.
-celui de 1973 qui formalise l'usage d'instruments de mesure électroniques
Ceci dit une parcelle a laissé une trace pérenne dans l'histoire et la culture du pays : la ''40 acres'' (16 hectares) sous la forme de l'expression Forty acres and a mule (40 acres et une mule)
qui a également donné son nom à une société cinématographique
L'entreprise était donc considérable et elle a largement conditionné et marqué le développement géométrique d'une bonne partie du pays, la constitution des exploitations agricoles en premier lieu, mais aussi le lieu d'implantation des villes, notamment de celles qui au départ ont été liées au développement du chemin de fer lui-même lié au maillage, ainsi que leur organisation interne. La grille urbaine étant peut être ce que le nouveau visiteur étranger repère le plus rapidement par le contraste présenté avec les villes européennes.
Certains sociologues pensent même qu'à force de vivre dans un environnement carré, comme dans le Midwest, on y développe une mentalité adaptée qui fait que l'on n'aime que ce qui est bien cadré, bien aligné, à angle droit. Pas d'angles aigus ou des trucs de travers SVP😛!.dit avec une pointe d'humour : Why the Midwest Is Square
A l'origine les routes y étaient typiquement construites le long des limites de section, par conséquent à peu près équidistantes de 1600 mètres d'oû leur nom de Section line road qui ont structuré nombre de villes en cours d'urbanisation Une illustration remarquable de ce modèle s'observe au dessus de Johnson City, Kansas petite ville dont la grille urbaine , rigoureusement calée sur la grille PLSS est restée pratiquement dans les limites de sa section d'implantation ( 1600m x 1600m) comme le montre cette carte : Johnson City Map ou ce cliché Google Earth
À suivre...
Bonjour,
Notre voyage dans l'Ouest américain se rapproche à grands pas et je me demandais s'il était vraiment nécessaire d'acheter ou louer un GPS pour circuler, sachant que l'on effectuera une boucle de Vegas à Vegas, sans passer par d'autres grandes villes (ni LA, ni San Francisco etc.) ?
Nous savons lire les cartes routières et je pensais en acheter une voire plusieurs avant le départ ou sur place à notre arrivée.
Quelqu'un peut-il me conseiller?
Merci d'avance !
Notre voyage dans l'Ouest américain se rapproche à grands pas et je me demandais s'il était vraiment nécessaire d'acheter ou louer un GPS pour circuler, sachant que l'on effectuera une boucle de Vegas à Vegas, sans passer par d'autres grandes villes (ni LA, ni San Francisco etc.) ?
Nous savons lire les cartes routières et je pensais en acheter une voire plusieurs avant le départ ou sur place à notre arrivée.
Quelqu'un peut-il me conseiller?
Merci d'avance !
Bonjour à tous,
Nous souhaitons découvrir l'Ouest Américain en juillet ou août 2014, en famille avec nos 2 enfants de 17 et 19 ans.
Avant d'étudier plus en avant le programme, nous désirons savoir si l'on peut raisonnablement envisager d'effectuer un périple de 3 semaines et finir par une semaine de détente au bord du pacifique dans un coin tranquille et sympa avec une eau de baignade supérieur à 22°C.
Nous avez sélectionné ces quelques sites : pour le moment dans le désordre Yellowstone, Las Vegas, Grand Canyon, Vallée de la mort, Monument Vallée, Bryce Canyon, San Francisco, Los Angeles.
Par ailleurs, j'ai lu qu'il était très recommandé de réserver un an à l'avance les places au camping pour Yellowstone, qu'en pensez-vous?
Merci pour vos conseils.
Nous souhaitons découvrir l'Ouest Américain en juillet ou août 2014, en famille avec nos 2 enfants de 17 et 19 ans.
Avant d'étudier plus en avant le programme, nous désirons savoir si l'on peut raisonnablement envisager d'effectuer un périple de 3 semaines et finir par une semaine de détente au bord du pacifique dans un coin tranquille et sympa avec une eau de baignade supérieur à 22°C.
Nous avez sélectionné ces quelques sites : pour le moment dans le désordre Yellowstone, Las Vegas, Grand Canyon, Vallée de la mort, Monument Vallée, Bryce Canyon, San Francisco, Los Angeles.
Par ailleurs, j'ai lu qu'il était très recommandé de réserver un an à l'avance les places au camping pour Yellowstone, qu'en pensez-vous?
Merci pour vos conseils.
J'ai pensé qu'il serait bien de créer un fil consacré exclusivement aux derniers développements de l’enquête concernant le naufrage du Costa Concordia dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012 :
Vers 21h30 dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012, l’imposant bateau de croisière Costa Concordia a heurté un rocher, au large de l’île de Giglio, dans le sud-est de la Toscane. Selon le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, le rocher s’est «encastré dans le flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes». Le navire s’est peu à peu couché à près de 90 degrés.
Le commandant du bateau - qui a été arrêté et placé en détention - avait dans un premier temps assuré que l’accident s’est déroulé à 300 mètres du rivage. En vérité, le Costa Concordia se trouvait à seulement 150 mètres de la côte, selon les premiers éléments tirés de la boîte noire. Une distance «incroyablement proche», a commenté le procureur. Le navire aurait voulu se livrer à la tradition de l’inchino , une sorte de grande parade destinée à saluer les habitants du rivage, et se serait trop approché de la côte. Mais selon le journal italien Corriere della serra, le commandant aurait surtout voulu faire plaisir au chef des serveurs du bateau, originaire de l'île de Giglio. L'homme serait monté sur le pont, et aurait alors vu l'île s'approcher dangereusement. «Attention, aurait-il soufflé au commandant, nous sommes très près du rivage.» Trop tard.
Francesco Schettino, 52 ans, a été incarcéré dimanche, accusé notamment d’homicides et d’abandon du navire. Il lui est reproché une mauvaise gestion dans la navigation de son bateau, puis dans l’évacuation des passagers. Selon le procureur de Grosseto, non seulement la route qu’il a choisie «n’était pas la bonne» mais en plus, «il s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio». La compagnie a également incriminé son commandant: «Il semble que (…) ses décisions dans la gestion de l’urgence n’aient pas suivi les procédures de Costa Crociere, qui sont en ligne avec les standards internationaux», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «L'entreprise ne peut cautionner un tel comportement», a renchéri ce lundi midi Pier Liugi Foschi, le PDG de Costa Croisières, affirmant qu'il se «dissossiait de cette conduite». Autre reproche: le commandant a abandonné son navire très rapidement. Selon des témoins, il se trouvait sur terre ferme vers 23h40 – soit environ deux heures après le choc entre son bateau et le rocher – alors les derniers passagers n’ont été secourus que vers 6h, le lendemain matin. Les garde-côtes lui auraient pourtant demandé à plusieurs reprises de remonter à bord pendant les opérations d’évacuation. L’équipage n’a donné l’alerte qu’une heure après l’accident, assurant précédemment à la capitainerie du port qu’il ne s’agissait que d’un problème électrique et que la situation était sous contrôle. Le personnel a également mis du temps à décider de sortir les chaloupes - certaines d’ailleurs n’ont pu être descendues en raison de la trop grande inclination du bateau. La panique a progressivement gagné les personnes à bord, certaines évoquant des «scènes d’apocalypse»: bousculades pour monter à bord des chaloupes, vols de gilets de sauvetage, sauts dans le vide… «Nous avons été livrés à nous-mêmes, dans une désorganisation totale», s’est plaint auprès de Sud-Ouest un rescapé, qui a annoncé qu’il allait porter plainte contre Costa Croisières.
Le bilan s’élève à l’heure actuelle à six morts. Deux Français figurent parmi les victimes: un retraité de 72 ans, originaire de la région de Toulouse, et un retraité venant de La Rochelle. Les autres personnes décédées sont un membre d’équipage péruvien, un Italien de 86 ans, un Espagnol de 68 ans. Un sixième corps a été retrouvé ce lundi matin dans l’épave du paquebot, mais sa nationalité n’a pas été encore dévoilée. Et les disparus? Une quinzaine de personnes sont portées disparues. Il s’agit de quatre Français, quatre Italiens, deux Américains, ainsi qu’une personne et des membres d’équipage, dont la nationalité n’a pas été dévoilée. Par ailleurs, quatre Français ne sont pas encore localisés et font l’objet de vérifications, sans toutefois être portés disparus.
Malgré quelques incertitudes possibles , ce résumé nous permet d'avoir un point de départ assez complet pour entamer la suite du topic et nous tenir au courant des futurs développements de l’enquête.
Vers 21h30 dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012, l’imposant bateau de croisière Costa Concordia a heurté un rocher, au large de l’île de Giglio, dans le sud-est de la Toscane. Selon le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, le rocher s’est «encastré dans le flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes». Le navire s’est peu à peu couché à près de 90 degrés.
Le commandant du bateau - qui a été arrêté et placé en détention - avait dans un premier temps assuré que l’accident s’est déroulé à 300 mètres du rivage. En vérité, le Costa Concordia se trouvait à seulement 150 mètres de la côte, selon les premiers éléments tirés de la boîte noire. Une distance «incroyablement proche», a commenté le procureur. Le navire aurait voulu se livrer à la tradition de l’inchino , une sorte de grande parade destinée à saluer les habitants du rivage, et se serait trop approché de la côte. Mais selon le journal italien Corriere della serra, le commandant aurait surtout voulu faire plaisir au chef des serveurs du bateau, originaire de l'île de Giglio. L'homme serait monté sur le pont, et aurait alors vu l'île s'approcher dangereusement. «Attention, aurait-il soufflé au commandant, nous sommes très près du rivage.» Trop tard.
Francesco Schettino, 52 ans, a été incarcéré dimanche, accusé notamment d’homicides et d’abandon du navire. Il lui est reproché une mauvaise gestion dans la navigation de son bateau, puis dans l’évacuation des passagers. Selon le procureur de Grosseto, non seulement la route qu’il a choisie «n’était pas la bonne» mais en plus, «il s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio». La compagnie a également incriminé son commandant: «Il semble que (…) ses décisions dans la gestion de l’urgence n’aient pas suivi les procédures de Costa Crociere, qui sont en ligne avec les standards internationaux», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «L'entreprise ne peut cautionner un tel comportement», a renchéri ce lundi midi Pier Liugi Foschi, le PDG de Costa Croisières, affirmant qu'il se «dissossiait de cette conduite». Autre reproche: le commandant a abandonné son navire très rapidement. Selon des témoins, il se trouvait sur terre ferme vers 23h40 – soit environ deux heures après le choc entre son bateau et le rocher – alors les derniers passagers n’ont été secourus que vers 6h, le lendemain matin. Les garde-côtes lui auraient pourtant demandé à plusieurs reprises de remonter à bord pendant les opérations d’évacuation. L’équipage n’a donné l’alerte qu’une heure après l’accident, assurant précédemment à la capitainerie du port qu’il ne s’agissait que d’un problème électrique et que la situation était sous contrôle. Le personnel a également mis du temps à décider de sortir les chaloupes - certaines d’ailleurs n’ont pu être descendues en raison de la trop grande inclination du bateau. La panique a progressivement gagné les personnes à bord, certaines évoquant des «scènes d’apocalypse»: bousculades pour monter à bord des chaloupes, vols de gilets de sauvetage, sauts dans le vide… «Nous avons été livrés à nous-mêmes, dans une désorganisation totale», s’est plaint auprès de Sud-Ouest un rescapé, qui a annoncé qu’il allait porter plainte contre Costa Croisières.
Le bilan s’élève à l’heure actuelle à six morts. Deux Français figurent parmi les victimes: un retraité de 72 ans, originaire de la région de Toulouse, et un retraité venant de La Rochelle. Les autres personnes décédées sont un membre d’équipage péruvien, un Italien de 86 ans, un Espagnol de 68 ans. Un sixième corps a été retrouvé ce lundi matin dans l’épave du paquebot, mais sa nationalité n’a pas été encore dévoilée. Et les disparus? Une quinzaine de personnes sont portées disparues. Il s’agit de quatre Français, quatre Italiens, deux Américains, ainsi qu’une personne et des membres d’équipage, dont la nationalité n’a pas été dévoilée. Par ailleurs, quatre Français ne sont pas encore localisés et font l’objet de vérifications, sans toutefois être portés disparus.
Malgré quelques incertitudes possibles , ce résumé nous permet d'avoir un point de départ assez complet pour entamer la suite du topic et nous tenir au courant des futurs développements de l’enquête.
Bonjour,
Ça y est, le Fram entame sa route (actuellement 10:20, il arrive dans les grands flux de circulation du Pas-de-Calais) vers l'Antarctique et les archipels du grand sud et fera escale demain à ROUEN. Comme par le passé, j'imagine qu'il pourra être visité en laissant à la réception une pièce d'identité en échange d'un badge. J'ai écrit « j'imagine »… Il vaut peut-être mieux se renseigner avant de se présenter éventuellement.
à Uummannaq en août 2007
Pour info, un voyage pour 2 à bord de l' Hurtigruten à gagner avec poissons de Norvège
Ça y est, le Fram entame sa route (actuellement 10:20, il arrive dans les grands flux de circulation du Pas-de-Calais) vers l'Antarctique et les archipels du grand sud et fera escale demain à ROUEN. Comme par le passé, j'imagine qu'il pourra être visité en laissant à la réception une pièce d'identité en échange d'un badge. J'ai écrit « j'imagine »… Il vaut peut-être mieux se renseigner avant de se présenter éventuellement.
à Uummannaq en août 2007Pour info, un voyage pour 2 à bord de l' Hurtigruten à gagner avec poissons de Norvège
Bonjour,
en fin octobre, nous voulons louer une voiture à Ayers Rock (que ns rejoindrons en avion en partance de Alice Spring) pour zoner dans le centre rouge et pousser jusqu'à Kings Canyon. Nous avons 4 jours. Ns avons vu que la route est goudronnée la majeure partie du temps mais aussi qu'il y aurait des passages "secondaires" de pistes . Selon vous ? Est-il plus sage de louer un 4 X 4 ? Est-ce que la/les routes sont bien indiqués , faciles d'accès ?? Est-ce qu'il y a des GPS sur les véhicules ou des cartes fiables sur place ? On s'attend à payer un max pour les locations (hôtels + véhicules) . Nous n'aurons pas d'équipement de camping, donc nous assumerons mais avez vous de bons plans (entre autres du coté de Kings Canyon ) pour dormir (nous préférons ne pas être en dortoir) .
Merci d'avance pour vos infos , elle seront les bienvenues !!!!
Bonjour,
Pour ceux qui seraient déjà passés par l'aéroport de Santiago du Chili, est-il possible de visiter un peu le centre ville avec une correspondance de 8 heures? Le passage de la douane n'est il pas trop long, et les bouchons trop importants pour risquer de rater le second vol?
Merci d'avance, Johan
Pour ceux qui seraient déjà passés par l'aéroport de Santiago du Chili, est-il possible de visiter un peu le centre ville avec une correspondance de 8 heures? Le passage de la douane n'est il pas trop long, et les bouchons trop importants pour risquer de rater le second vol?
Merci d'avance, Johan
Bonjour, et tout d'abord bonne année à tous! 🙂 Que cette année vous apporte plein de bonnes choses et de beaux voyages!
Alors voilà : mon copain et moi partons du 9 au 31 aout en Islande et on aurait aimé savoir combien de temps dure la nuit à cette période de l'année et si c'est la nuit noire ou pas... ? On s'était dejà renseigner auparavant, apparament il fait nuit, ce n'est pas le soleil de minuit, mais impossible d'obtenir des infos plus précises...
Et deuxième question, je sais que les aurores boréales se produisent déjà quand il fait nuit (c'est mieux😛) et à l'approche de l'hiver, mais se pourrait-il qu'on en voit fin aout ? (sachant qu'on va surement rester dans le sud de l'Islande) merci a tous !
Alors voilà : mon copain et moi partons du 9 au 31 aout en Islande et on aurait aimé savoir combien de temps dure la nuit à cette période de l'année et si c'est la nuit noire ou pas... ? On s'était dejà renseigner auparavant, apparament il fait nuit, ce n'est pas le soleil de minuit, mais impossible d'obtenir des infos plus précises...
Et deuxième question, je sais que les aurores boréales se produisent déjà quand il fait nuit (c'est mieux😛) et à l'approche de l'hiver, mais se pourrait-il qu'on en voit fin aout ? (sachant qu'on va surement rester dans le sud de l'Islande) merci a tous !
bonjour je pars avec mon chéri du 14 au 21 mars a djerba pour nos 7 nas
jaurais voulu savoir les choses quil y a à faire, à visiter ...
merci d'avance
🙂Bonjour, je me présente, je m'appelle Julien VITRY, j'ai 22 ans et j'habite sur l'ile de la Réunion et j'envisage de faire un tour d'Europe en vélo entre mas et juin 2009 sur un parcours d'environ 10 000 km sur 4 mois donc (120 km/jour environ repos inclus)sur près d'une quinzaine de pays en Europe occidentale, du Sud, centrale et de l'Est
C'est ma première grande sortie (je sais que certains me prendront pour un fou car j'ai jamais fait de vélo en dehors de mon ile (200 km pour en faire le tour mais de la côte partout !!! mais je sais en etre capable!)
le billet d'avion étant bien trop cher, je me dois de visiter le maximum de pays : mon projet brievement décrit, je vais passer aux interrogations que je me pose afin que vous, chers amis cyclotouristes, puissiez m'apporter des réponses basées sur vos expériences personelles! quel est le matériel indispensable à ne surtout pas oublier pour un voyage à vélo de 4 mois sachant que, dans la mesure du possible, je ferais du camping sauvage (je dors sans matelas ni tapis, à l'ancienne quoi!), et à combien estimez vous le poids des charges (vélo exclus) pensez vous qu'un budget de 4000 euros soit suffisant quelque soit les pays traversées, considéranr bien que certains pays ont un niveau de vie plus élevé que d'autres et en sachant que je me contente du strict minimum voire moins?
Pour l'instant, je me contenterais volontiers des réponses à ces 2 questions et vous demanderais des précisions au fil des messages.
Merci à tous ceux qui auront pris le temps de lire cette requête et je vous remercie d'avance de me faire profiter de vos expériences respectives pour permettre à un jeune de 22 ans de réaliser un de ces reves!
C'est ma première grande sortie (je sais que certains me prendront pour un fou car j'ai jamais fait de vélo en dehors de mon ile (200 km pour en faire le tour mais de la côte partout !!! mais je sais en etre capable!)
le billet d'avion étant bien trop cher, je me dois de visiter le maximum de pays : mon projet brievement décrit, je vais passer aux interrogations que je me pose afin que vous, chers amis cyclotouristes, puissiez m'apporter des réponses basées sur vos expériences personelles! quel est le matériel indispensable à ne surtout pas oublier pour un voyage à vélo de 4 mois sachant que, dans la mesure du possible, je ferais du camping sauvage (je dors sans matelas ni tapis, à l'ancienne quoi!), et à combien estimez vous le poids des charges (vélo exclus) pensez vous qu'un budget de 4000 euros soit suffisant quelque soit les pays traversées, considéranr bien que certains pays ont un niveau de vie plus élevé que d'autres et en sachant que je me contente du strict minimum voire moins?
Pour l'instant, je me contenterais volontiers des réponses à ces 2 questions et vous demanderais des précisions au fil des messages.
Merci à tous ceux qui auront pris le temps de lire cette requête et je vous remercie d'avance de me faire profiter de vos expériences respectives pour permettre à un jeune de 22 ans de réaliser un de ces reves!
Bonsoir,
je pars avec un ami du 27 décembre 2007 au 2 janvier 2008 à Prague.
J'aimerai connaître des adresses où passer le réveillon 😎, des endroits où on pourrai bien manger 😛et faire la fête 🤪 (restaurants, boites..etc...)... enfin de bonnes adresses pour s'éclater.
Je vous remercie d'avance pour vos précieuses informations. 😊
JJ 🙂
J'aimerai connaître des adresses où passer le réveillon 😎, des endroits où on pourrai bien manger 😛et faire la fête 🤪 (restaurants, boites..etc...)... enfin de bonnes adresses pour s'éclater.
Je vous remercie d'avance pour vos précieuses informations. 😊
JJ 🙂
Bonjour à tous, voici le circuit conçu à l'aide de beaucoup beaucoup de posts et vos opinions, et du site de vazivite.
1-San Francisco 2-San Francisco 3-San Francisco 4-US 101 jusqu'à San Luis Obispo 5-Los Angeles 6-Los Angeles 7-départ pour Death Valley (nuit à Death Valley) 8-Death Valley- Williams (nuit à Williams) 9-Williams-Grand Canyon- route pour Page (nuit à Page) 10-Antelope Narrows-Lake Powell (nuit à Page) 11-Marble Canyon-Lee Ferry-Horseshoe Bend (nuit à Page) 12- départ pour Monument Valley (nuit à Mexican Hat) 13-Bluff-Needles Overlook - Moab (nuit à Moab) 14-Canyonland - Dead Horse Point - Arches le soir(nuit à Moab) 15-Arches le matin - Capitol Reef - Bryce (nuit à Bryce) 16- Visite de Bryce Canyon - Zion - St-Georges 17-St-Georges - Vegas 18- Vegas
J'ai une journée en trop, (pcque je veux une journée de plus à Vegas )donc je dois enlever des choses, qu'est ce qui est un détour et qui vaut moins la peine d'être vu ? Et ma journée -15- est surement trop chargée ? Je n'ai vu aucun circuit qui allait directement de Los Angeles à Death Valley, Est-ce mieux de monter jusqu'à Lone Pine pour arriver au nord de Death Valley ou je peux y entrer si j'arrive de Baker et Mojave?
P.S.Mon avion est déjà réservé, donc arrivé à San Francisco et départ de LasVegas. Mais le reste, je m'ajusterai à vos suggestions.
est-ce que mon circuit est bien dans le bon ordre? Quand vous dite que vous visitez le Lac Powell, c'est en bateau ?? sinon, y'a pas vraiment de visite à faire en voiture autour?
C'est pour Aout 2006 Pénélope, Québec Merci
1-San Francisco 2-San Francisco 3-San Francisco 4-US 101 jusqu'à San Luis Obispo 5-Los Angeles 6-Los Angeles 7-départ pour Death Valley (nuit à Death Valley) 8-Death Valley- Williams (nuit à Williams) 9-Williams-Grand Canyon- route pour Page (nuit à Page) 10-Antelope Narrows-Lake Powell (nuit à Page) 11-Marble Canyon-Lee Ferry-Horseshoe Bend (nuit à Page) 12- départ pour Monument Valley (nuit à Mexican Hat) 13-Bluff-Needles Overlook - Moab (nuit à Moab) 14-Canyonland - Dead Horse Point - Arches le soir(nuit à Moab) 15-Arches le matin - Capitol Reef - Bryce (nuit à Bryce) 16- Visite de Bryce Canyon - Zion - St-Georges 17-St-Georges - Vegas 18- Vegas
J'ai une journée en trop, (pcque je veux une journée de plus à Vegas )donc je dois enlever des choses, qu'est ce qui est un détour et qui vaut moins la peine d'être vu ? Et ma journée -15- est surement trop chargée ? Je n'ai vu aucun circuit qui allait directement de Los Angeles à Death Valley, Est-ce mieux de monter jusqu'à Lone Pine pour arriver au nord de Death Valley ou je peux y entrer si j'arrive de Baker et Mojave?
P.S.Mon avion est déjà réservé, donc arrivé à San Francisco et départ de LasVegas. Mais le reste, je m'ajusterai à vos suggestions.
est-ce que mon circuit est bien dans le bon ordre? Quand vous dite que vous visitez le Lac Powell, c'est en bateau ?? sinon, y'a pas vraiment de visite à faire en voiture autour?
C'est pour Aout 2006 Pénélope, Québec Merci
un matin de printemps
sac léger
et coeur comblé
de joie et d'espérance
elle est partie.. alors elle a souri
un matin d'été elle s'est avancée dans les reflets du soleil heureuse et éblouie.. alors elle a ri
un matin d'automne elle s'est assise au bord d'un chemin un peu triste et indécise.. alors elle a frémi
un matin d'hiver sac lourd de souvenirs et de mélancolie elle est rentrée.. alors elle a pleuré
c'est un voyage sur le fil des saisons et sur le bord de l'âme c'est un voyage dont on tourne les pages une à une comme on tourne les pages d'un éphéméride...
Dolma
un matin d'été elle s'est avancée dans les reflets du soleil heureuse et éblouie.. alors elle a ri
un matin d'automne elle s'est assise au bord d'un chemin un peu triste et indécise.. alors elle a frémi
un matin d'hiver sac lourd de souvenirs et de mélancolie elle est rentrée.. alors elle a pleuré
c'est un voyage sur le fil des saisons et sur le bord de l'âme c'est un voyage dont on tourne les pages une à une comme on tourne les pages d'un éphéméride...
Dolma
L'impatience n'est bonne qu'à être assouvie.
C'est par cette maxime digne d'un éphéméride météorologique que je t'invites à me suivre dans les profondeurs exquises des Philippines dont je quitte enfin la capitale.
A Manille, c'est pollué, c'est gris et ça sent le pêché capital à longueur de rue avec une tendance certaine pour la luxure échangeable en pesos.
En province, c'est calme, c'est vert et ça sent aussi le pêché capital avec, cette fois-ci, une préférence assumée pour la paresse partagée gratuitement.
Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.
En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!
Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.
Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.
Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!
Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.
Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.
Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.
A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!
En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...
Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!
En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?
En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!
C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.
Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.
Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!
Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.
Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!
Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.
Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!
Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.
J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.
En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!
Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.
Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.
Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!
Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.
Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.
Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.
A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!
En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...
Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!
En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?
En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!
C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.
Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.
Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!
Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.
Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!
Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.
Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!
Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.
J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
je souhaite allé au mexique fin fevrier pouvez vous me dire la temperature de la bas merci
Le mois prochain, en mars, je serai à Buenos Aires pour une dizaine de jours et je voudrais savoir si mon adapteur électrique pour l'Europe est bon ou si je dois m'en acheter un autre spécifique pour l'Argentine. Sur un site que j'ai trouvé, www.ephemeride.com, les prises indiquées ont l'air d'être identiques que celles utilisées en Europe. Merci, gracias.
Salut, j'aimerais savoir quelle est la température dans les Abruzzes, ainsi que dans les Pouilles au mois de juin. Sites incontournables à voir. Merci
bonjours a tous j envisage ma famille et moi (enfant de 5ans) partir en vacance au moi de decembre ou janvier (debut de mois) notre priorite etait mexique(bronzette detente etc ) mais sur certain site il je lis que le climat n est pas top top que les temperature monte difficilement au 25degres pouvais me renseigne svp si des personne sont parti debut janvier ou debut decembre
merci 😛








