Un mois et demi déjà que nous sommes revenus de notre périple écossais : 8 jours, 2 personnes, vol Mulhouse-Édimbourg, location de voiture et hôtels ou B&B réservés de France. Comme toujours, les différents avis, blogs et carnets des internautes m'ont été d'une aide inestimable dans la gestion de ce voyage, merci à tous ! En retour, voici un nouveau carnet avec nos avis et impressions qui bien sûr, n'engagent que nous et serviront peut-être à d'autres.
Notre parcours en image :
Jour 1 : Jeudi 24 avril 2014
De Metz (France) à Stirling (Écosse)
Trois heures pour rejoindre l’aéroport hébergeant Easyjet le plus proche de chez nous. Nous y laisserons notre « titine » personnelle aux bons soins du parking longue durée. Deux heures d’attente avant l’embarquement avec, heureusement, pique-nique et shopping - tiens, ça existe encore les francs suisse 😉 - pour passer le temps parce qu’à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le free-wifi, lui, n’existe pas 😕 ! Deux heures de vol, une broutille ! Vingt minutes de retard dues au départ tardif de notre avion à Londres ce matin, dixit our captain. Le temps de passer la douane, passport please, de récupérer les bagages, de remplir les diverses formalités au comptoir de location de voiture, non on ne veut pas de GPS, no thanks aucune assurance complémentaire, sourire crispé des deux côtés, voucher, driver licence, ID and credit card of course, de se rendre au parc automobile, première rando bien fléchée et même abritée - on voit qu’ils ont l’habitude des intempéries ici - de faire la check-list de la voiture, 300 miles au compteur, une carrosserie noire brillante, rutilante (va falloir faire gaffe aux rayures) et … nous voilà partis à la découverte de l’Écosse 🙂!
Ouf ! Une destination pas si lointaine de chez nous mais pas si proche que ça non plus ! Les voyages forment peut-être la jeunesse mais les trajets à eux seuls grillent pas mal d’énergie et pas seulement de l’énergie fossile 😮.
Je laisse bien volontiers mon homme s’installer du côté passager, étrangement équipé d’un volant, mais quel drôle de pays 😛 ! Boite de vitesse identique mais à passer de la main gauche, rétroviseur en miroir, c’est le cas de le dire. Quelques instants de flottement et on y va. Une fois dans la circulation, ça roule.
Destination Stirling, ville de la Central Belt, où nous avons prévu de passer la nuit. Il est 16h30, le ciel est à dominante bleu, le thermomètre affiche 16°. Non, il ne s’agit en aucun cas d’un défaut de l’équipement électronique de notre Ford quasi neuve ! Incredible 😎 ! La M9 est roulante, une bonne demi-heure plus tard, on prend la sortie direction Dollar. Oui, je sais, ce n’est pas la route la plus directe pour Stirling mais j’ai prévu une petite balade du côté de Castle Campbell.
On se gare près du musée. Il est trop tard pour envisager de visiter le château, nous le savions mais j’avais repéré la petite rando Dollar Glen Circuit (voir le site Walkhighlands) donnée en 1h30 à 2h et comme la météo est avec nous …
Nous la ferons en 1h30 avec de multiples arrêts photos.
La balade est pleine de charme. Elle grimpe dans la forêt, suit des torrents qu’elle enjambe parfois d’un petit pont de bois, s’attarde au pied d’une cascade, serpente à flanc de coteau et nous mène aux portes du château qui se dresse fier et majestueux dans les rayons mordorés d’un soleil qui décline. Personne aux alentours. Nous sommes seuls, transportés dans l’Écosse médiévale. La lourde porte de bois sertie de ferronnerie, les murs de pierre taillée de la tour qui s’élève, contrastent avec le tapis d’herbe tendre et les touffes de jonquilles qui jouent avec le vent. Atmosphère magique que nous goûterons avec bonheur dans les bois environnants où flottent les fantômes du prédicateur John Knox, de la malheureuse Marie Stuart que nous retrouverons en bien des endroits au cours de notre voyage et, bien sûr, des membres du clan Campbell qui vécurent ici avant de préférer Argyll’s Lodging, dans la vieille ville de Stirling, quelle faute de goût ! Bon, on peut aussi comprendre que l’isolement de la forteresse ne soit pas des plus pratiques au quotidien.
J’ai beaucoup aimé ce premier contact avec l’Écosse et son histoire qui s’était, pour nous recevoir, parée de ses plus beaux atours : fleurs printanières en tapis colorés, fougères naissantes en délicats rouleaux, dégradés de vert tendre, ciel contrasté de bleu, de blanc, de gris sombre, paysage nimbé d’une lumière douce, chaleureuse, jouant entre les branches d’arbres s’éveillant tout juste de leur sommeil hivernal. Le château des Campbell a bien mal porté, ce jour là, son surnom de Castle Gloom. Point de ténèbres en cette soirée printanière. Et les ruisseaux, dont le chant primesautier concurrençait celui des oiseaux, n’avaient pas grand-chose à voir avec les Burn of Care et Burn of Sorrow qui les désignaient, les liant à tout jamais à une indicible mélancolie, peine et chagrin mêlés. Ou alors c’est le temps, dans ses deux sens, qui est prompt à effacer les cicatrices de l’histoire aux yeux du voyageur de passage.
Retour à la voiture direction Stirling que nous traverserons sans nous arrêter, le William Wallace Monument, le fameux Old Bridge, Bannockburn et son mémorial défilent sous nos yeux. Autant de marques d’une histoire sanglante marquée par ses deux héros, William Wallace qui porte dans mon esprit les traits de Mel Gibson et Robert Bruce autrement nommé Robert 1er d’Écosse dont la statue de pierre regardant les Ochils Hills de l’esplanade du château de Stirling, a malheureusement été emprisonnée dans une cage d’acier par notre XXIème siècle soucieux de restauration !
La journée se termine, déjà, longue et courte à la fois. Nous passerons la nuit dans un hôtel de chaîne sans prétention du sud de la ville.
Jour 2 : vendredi 25 avril
De Stirling à Fort William via Glencoe (156km)
Lever matinal, l’heure de décalage entre la France et le Royaume-Uni est favorable aux départs précoces sans trop d’effort. On garde le sentiment d’être en vacances. Petit-déjeuner consistant, c’est sans difficultés que je me mettrai au régime écossais, sausages and black pudding en moins. Mon homme, quant à lui, préférera la version sucrée avec, entre autre, le porridge. Le ciel est gris, le sol est gris, l’air est gris, partout le même gris sale, délavé, pas un souffle de vent, juste une fraîcheur bien marquée avec une bonne dose d’humidité. Devant l’hôtel, le livreur est en tee-shirt. Y a pas à dire, les écossais n’ont pas le même sang que nous qui coule dans leurs veines 😉.
On a regardé la météo sur la BBC one Scotland, une habitude qui s’installera vite comme un rituel chaque matin au réveil et les prévisions ne s’avéreront pas trop mauvaises tout au long de notre séjour, du moins à 24 heures. Pour aujourd’hui une dégradation est prévue avec fortes pluies et vent violent en fin de journée. Bienvenue en Écosse 😕 !
J’ai prévu de passer la matinée à Stirling. On gare la voiture dans Dumbarton road. Tout le secteur est équipé d’horodateurs, prévoir de la monnaie. Et c’est parti pour notre 2ème circuit du site walkhighlands : Stirling Castle and Gowanhill que nous commencerons directement par upper back walk. Dans un premier temps, la balade reste en dehors de la ville et suit les remparts du château, en lisière de forêt. Des écureuils nous accompagnent. Le chemin grimpe tranquillement.
Arrivés au sommet, nous sommes récompensés par la vue, bon, pas transcendante non plus mais jolie 😛. Il faut dire que dans la grisaille, ça rend sans doute moins bien que sous un rayon de soleil même timide. Pas de rayon lumineux pour nous aujourd’hui. Dans la vallée, Stirling s’étire le long du Forth, au loin, le monument William Wallace et plus loin encore, plus haut, les Ochils Hills, auréolées de brume, promesse d’ailleurs plus sauvages. Il y a aussi 2 vieux canons et la fameuse Beheading Stone qui servait, parait-il, pour les exécutions. Atmosphère joyeuse de rigueur ! Nous continuons jusqu’à l’esplanade du château que nous ne visiterons pas, il faut bien faire des choix, puis descendons dans la vieille ville. Le long de la rue pavée, les bâtiments séculaires invitent à la découverte malgré les travaux en cours qui cassent un peu l’ambiance 😕.
Mon coup de cœur à moi, à Stirling, c’est the Church of the Holy Rude et son cimetière 🙂. Située sur une colline qui domine la ville, émergeant d’un écrin de verdure drapé tout autour de ses hauts murs de pierre sombre, elle défie le gris du ciel et de la terre. Le cimetière est tout en courbes, en creux, en bosses, qui ondulent sur les flancs de la colline et partout, c’est un foisonnement de stèles plantées dans le sol, dressées dans les airs, toutes droites ou de guingois, parfois mangées de mousse, parfois blanchies par le vent et la pluie, parfois noircies par le temps qui passe sans atteindre ce lieu, à l’abri des siècles. C’est un endroit spécial où une touffe de jonquille vient souligner soudain la gravure dans la pierre, où un cyprès semble soutenir un monolithe usé. Union de la roche sculptée par la main de l’homme et de la nature prolifique qui célèbre la vie là où l’on enterre les morts. Nul doute que des esprits habitent ces lieux ! 😇
J’aurais aimé rester plus longtemps à Stirling, lui consacrer une journée entière peut-être, visiter son château, traîner dans les alentours, me glisser dans l’ombre de ses héros, de ses ennemis. Première frustration que je n’attendais pas là, moi qui suis plus nature que citadine 😕. Mais un autre programme nous attend, nous reprenons la route en fin de matinée.
Comme on me l’a conseillé, nous passons par Callander, Lochearnhead, Crianlarich et Tyndrum. La route est facile, la circulation très fluide. Le temps reste gris et il bruine de temps en temps. C’est un paysage de campagne qui s’offre à nous et j’avoue ne pas avoir trouvé ce trajet extraordinaire. Beaucoup de champs, beaucoup de moutons, beaucoup d’agneaux même pas sevrés. Leur spectacle est un enchantement. Je trépigne, j’aimerais les prendre en photo mais les endroits pour s’arrêter sont rares et souvent occupés par des poids lourds. Les routes écossaises sont chiches en accotements et le fossé flirte souvent étroitement avec la chaussée. Ce que j’ignore alors, c’est que j’aurais mille occasions de les photographier tout au long de notre séjour qui semble suivre de près la saison de l’agnelage.
On passe Tyndrum, le paysage change. Il n’y a plus de champs, moins de maison, la route s’élève, les arbres se raréfient, remplacés par la rocaille, les lichens, la bruyère séchée, brunie, comme grillée. Les moutons ont disparu, reste la lande immense, désertique, un autre monde, les Highlands. Au tableau de bord, le thermomètre perd plusieurs degrés. Le vent souffle en bourrasque et le ciel nous menace de ses foudres. Chaque arrêt est un combat contre les éléments. On a sorti les écharpes, les bonnets et les gants 🤪. Quel contraste avec hier !
Glencoe est une vallée impressionnante, terres brûlées, grillées par le froid, par l’histoire ? Ici, pas un arbre, pas un buisson, pas une fleur, pas une âme qui vive. La végétation semble encore en dormance et pourtant, nous sommes presqu’en mai ! Le paysage évoque les grandes steppes d’Asie centrale, la Patagonie … du mal à y trouver une âme. Une mélancolie certaine s’en dégage, roche noire, torrents argentés, du jaune, du brun, de l’ocre dans une austérité implacable. Tant de dureté, un monde sans pitié où je me sens comme broyée. Et au fond de cette vallée, sur le long ruban d’asphalte qui la déchire, des voitures qui filent comme des ombres, aspirant dans leur sillage des tourbillons d’air glacial.
Nous nous sommes arrêtés le long de l’A82, un peu à l’ouest de King’s House, pour prendre ce fameux Devil’s staircase emprunté par les soldats du général Wade qui travaillaient à la construction de la nouvelle route puis, plus tard, par ceux qui construisirent le Blackwater Dam, encore du noir ! Nous avons eu moins de mérite que d’autres, le temps est resté sec mais cependant bien frais. La montée nous a réchauffés. C’est sympa de prendre un peu de hauteur, un peu de recul sur la vallée mais la vue au sommet … n’en est pas une 😮 ! Frustrés de ne pas pouvoir continuer, de ne pas pouvoir poursuivre le chemin jusqu’à Kinlochleven. La descente est plus difficile que l’aller, les pierres roulent sous nous pieds, intérêt d’être bien chaussé. Sur la route, en bas, impression d’être en sursis, les gens roulent comme des fous. Pris dans la circulation, dans le cheminement de tout le monde, la vallée nous échappe un peu. Il faudrait du temps pour qu’elle nous autorise à entrer en son sein, peut-être…
Alors nous décidons de nous échapper à notre tour. Le timing est bon, le vent se calme et les nuages semblent monter d’un cran. Rien de prévu ce soir, à Fort William. On fait demi-tour et on s’enfonce dans Glen Etive, notre première single track road. J’ai lu beaucoup de descriptions pleines d’emphase concernant cette vallée, j’en attendais beaucoup, trop sans doute. Mon imagination a dépassé la réalité. C’est joli, surtout le début. Quelques belles rencontres : 2 biches sur la route.
Ensuite, sentiment mitigé. Des hommes exploitent quelques parcelles de forêt comme des sauvages. Des troncs blanchis dressent leurs échardes blessées vers le ciel au milieu d’un champ de bataille de sciure, d’arbres abattus, tombés, gisant entre des souches sauvagement décapitées. Un carnage ! Au bout, le loch. C’est sale, ça gâche tout. Papiers gras, canettes, restes de pique-nique, de camping sans aucun doute … sauvage, de ceux qui se baladent. Câbles, cordes, et tôles de ceux qui y travaillent. Déception. 😠
Retour sur l’A82, direction Fort William avec encore un petit arrêt pour saluer les trois sœurs. Elles ont la tête dans les nuages, des écharpes sombres de brume épaisse et sale autour de leurs épaules. De longs colliers d’eau en furie descendent de leur cou. Elles sont impressionnantes, belles malgré elles, malgré le poids de l’histoire, terrible, insupportable qui les lie à ce lieu.
Je suis sortie de la vallée de la Coe avec un certain soulagement. Un passage par ici ne peut laisser indifférent. Nul doute que la saison, la couleur du ciel et de la lande, tout comme l’humeur du visiteur joueront sur la perception qu’on peut en avoir. Je reste cependant intimement persuadée qu’il y a, à Glencoe, autre chose que des roches, de la bruyère et des torrents, quelque chose de rude et d’implacable qui pèse comme une chape de plomb sur qui ose s’y aventurer.
Mais revenons à des considérations plus terre à terre. La dépression approche. Quoi d’étonnant dans une ville où il pleut, parait-il plus de 300 jours par an ? Nous avons prévu d’y passer 2 nuits et la première, ce sera pique-nique dans la chambre après ravitaillement au Morrissons du coin. Un campement de luxe, au sec et au chaud 😉 !
Si c’était à refaire :
Si c’était à refaire, je consacrerais une journée entière à Stirling et je ne ferais que traverser Glencoe en m’arrêtant simplement aux points de vue signalés. Je laisserais Glen Etive et les diverses randonnées pour un séjour plus long. On ne peut pas, à mon avis, appréhender ce lieu en marchant seulement une heure ou deux. Il faut sans doute plus de temps pour pénétrer ses secrets et goûter ses charmes.
C'est avec grand plaisir que je viens de commencer ton nouveau carnet.
Sur ta carte le périple paraît bien grand? Vous avez fait au total combien de Km en 8 jours?
A l'Ecosse c'est nombreux paysages, lacs, pâturages et moutons .... tout un programme.🙂
Je sens au premier écrits que ce pays ta plu malgré le temps 😉
Merci à toi de nous faire découvrir cette contrée pas si lointaine comme tu le dit. En sachant de plus des préocupations scolaires pour tes enfants c'est un double mérite🙂
As tu réussi à prendre en photos les petits écureuils? Sont-ils plus sympas pour la prendre la pose que leur cousins américains?
Le petit torrent de la 1ère rando donne vraiment envie de découvrir la ballade.
Merci de nous accompagner sur les routes écossaises.
Sur ta carte le périple paraît bien grand? Vous avez fait au total combien de Km en 8 jours?
Nous avons fait, en tout, environ 1300 km. Pas tant que ça en fait, les routes écossaises, contrairement à ce que je pensais sont bien entretenues et très roulantes. Bien sûr, ce ne sont pas des autoroutes et on s'arrête souvent pour les paysages 😉 mais rouler n'est pas du tout pénible.
Je ne voulais pas faire trop de voiture c'est pour cela que j'avais éliminé le sud d'Edimbourg, tout l'ouest et le nord (que l'on ne voit pas sur la carte) et je l'ai un peu regretté une fois sur place. Ce serait à refaire, je programmerais un autre itinéraire, plus diversifié encore.
Merci à toi de nous faire découvrir cette contrée pas si lointaine comme tu le dit. En sachant de plus des préocupations scolaires pour tes enfants c'est un double mérite
Les soucis d'examens sont surtout pour les jeunes 🏴☠️, moi, je gère le stress parental en me replongeant dans les vacances passées ou à venir, mieux que les tranquillisants ou un ulcère 😛
As tu réussi à prendre en photos les petits écureuils?
Je suis nulle en photographie animalière 😄😊 ! Tout juste si j'arrive à prendre une vache ou un mouton alors les écureuils ... 🤪
Je sens au premier écrits que ce pays ta plu
Oui, tu as vu juste, j'ai bien aimé l'Ecosse mais pas autant que d'autres destinations 😉
Ah le carnet ! Ca y est !
Je commençais à désespérer 😉 !
Je viens de le découvrir, juste le temps d'une lecture diagonale, d'apercevoir quelques magnifiques photos, je me réjouis d'avance de la lecture approfondie que je réserve à demain...
Ah le carnet ! Ca y est !
Je commençais à désespérer
Oui, je sais, je suis lente ... mais bavarde 😉😊
J'espère que ce carnet te rappellera quelques bons souvenirs (un peu plus frais et humides que tes futurs projets pour l'été à venir 😛)
Jour 3 : Samedi 26 avril
Fort William, Glen Nevis et la route des îles (175km environ)
Huit heures du matin. Il a plu toute la nuit. Une grosse pluie drue et cinglante qui tambourine aux carreaux et fait naître de grosses flaques luisantes sur le sol irrégulier du parking. Le Ben Nevis est dans les nuages, d’épais nuages noirs, globuleux, qui l’encapuchonnent comme un nouveau-né. Il pleuviote encore pas mal et la température est plutôt fraîche mais la météo est optimiste. On ne cherche pas à comprendre, on y croit, on veut y croire. 😇
Après un solide scottish breakfast accompagné d’un double expresso, on démarre pour Glen Nevis. 30 minutes de route bien jolie malgré la brume. Ici, contrairement à Glencoe, du jaune, du noir, du vert, des bosquets de chênes et de sapins, du rouge même sur les fougères sèches de la saison dernière. Les nombreux moutons qui habitent la vallée ne s’y sont pas trompés, eux non plus. La route serpente, épouse le terrain comme un léger drap de percale, monte, descend, virevolte.
Tout au bout de la route, la balade commence : Glen Nevis and Steall Falls. On s’équipe, version imperméable et on y va. La montée est rapide mais sur des rochers détrempés, moussus, glissants, les pieds presque dans le torrent. Entre les arbres au feuillage encore clairsemé, la rivière qui caracole, des sommets enneigés et au loin, très loin, une toute petite parcelle de bleu dans le ciel délavé, comme une promesse. Voilà, on est en haut. Déjà ! Une vaste prairie fleurie s’ouvre à nos pieds, encerclée, dominée de monts impressionnants.
La cascade est bien là, auréolée de sa célébrité, Harry Potter n’a-t-il pas volé sur son balai magique devant l’écume de ses flots ? Il y a aussi le fameux pont de singe, moins évident en pratique qu’en théorie, surtout à l’arrivée. Sur les câbles d’acier qui ondulent au-dessus de l’eau, un oiseau se moque. Encore un endroit où l’on continuerait bien à marcher droit devant … mais les chemins partent trop loin, trop haut dans la montagne, une autre fois, maybe …
Lors de la descente, les nuages se déchirent, le ciel se dégage de plus en plus. Un rayon de soleil et tout change. Il fait beau, il fait bon, on marche dans le jardin d’Eden. Retour idyllique sur Fort William.
On embraye sur the Road to the isles. Premier arrêt pour voir de plus près Neptune’s Staircase, puis un second à Corpach où l’on atteint l’extrémité du canal calédonien avec en prime, une belle vue sur le Ben Nevis, le plus haut sommet du Royaume-Uni qui a daigné, en notre honneur, se dévoiler dans toute sa splendeur puis c’est Glenfinnan.
Quelques centaines de kilomètres au nord-ouest de Stirling, quelques siècles après les Wallace et Bruce, l’histoire nous rattrape en la personne de Bonnie Prince Charlie, le dernier des Stuart, l’éternel jeune prétendant, le révolutionnaire, le jacobite. Ici il est arrivé plein de rêves et d’espoir, d’ici il est reparti brisé, prince déchu. Toute la région porte en elle les traces de son périple, les cicatrices à fleur de peau, des profondes blessures consécutives à son départ. En haut du monument, la statue d’un highlander commémore la levée d’étendard et le ralliement des clans.
Nous dépassons le monument, traversons le pont et prenons à droite pour nous garer sur le petit parking (gratuit - Ah, ces français !) d’où démarre notre deuxième balade de la journée : Glenfinnan Viaduct Trail. Le site de walkhighlands ne lui attribue que 2 étoiles ce que nous avons trouvé totalement injustifié. C’est une balade superbe, à ne pas manquer pour peu que vous disposiez d’une bonne heure et bien plus jolie que l’ascension surpeuplée de la colline derrière le monument : vue archi-classique et bousculade garantie même hors saison. De plus, elle n’est plus du tout boggy puisqu’elle a été équipée très récemment de passerelles de bois dans les passages les plus marécageux. On y atteint très rapidement le pied du célèbre viaduc où la fiction rattrape l’histoire (mais l’histoire ne devient-elle pas elle-même parfois fiction ?) Le héros de JK Rowling y donne la main au héros des jacobites dans un paysage qui mêle sans vergogne le réel et l’imaginaire.
On grimpe ensuite dans les collines, dominant le pont et la vallée, vision de l’aigle sur son territoire vierge, intact, on suit la ligne du loch Shiel profondément encastré, à l’Est, dans de sombres et hautes montagnes, on redescend doucement vers la petite gare avec son wagon restaurant et son musée et on continue, par le bas, jusqu’au célèbre monument.
Cela reste une de nos balades préférées, variée, facile, spectaculaire. Nous n’y avons rencontré personne tandis qu’un peu plus tard, en montant rapidement au point de vue classique, il a fallu jouer des coudes, dans la boue cette fois, avec les occupants d’un ou deux bus chaussés au mieux de converses, au pire, de ballerines ou de sandalettes ! Fous rire garantis mais pas pour tout le monde.
On a passé pas mal de temps dans les environs du loch Shiel, le soleil a allongé notre pause repas puis les nuages sont revenus, donnant à nos photos d’autres reflets. Nous sommes repartis, ponctuant notre route d’arrêts, la petite église de St Mary, le loch Eilt, Prince’s cairn (ouais, bof, celui-là on aurait pu s’en passer) et enfin Casmudarach Beach où nous ferons notre troisième et dernière balade de la journée. Un petit bijou, tellement différent de tout ce que nous avons déjà vu aujourd’hui. Sable blanc, buissons d’ajoncs or, mer changeante allant du gris au turquoise. Dans les dunes, les ajoncs dansent au gré du vent et le petit chemin serpente, gare aux branches pourvues d’épines acérées. On découvre d’étroites criques blotties entre les rochers et au-dessus, juste à côté, des prés d’herbe rase et tendre, comme tondue par les quelques moutons qui s’y prélassent tandis qu’au loin une maison ou deux se cachent à l’orée d’une forêt.
C’est un peu la Bretagne, les Landes, le Pas de Calais et les Caraïbes en même temps, avec à chaque fois quelque chose en plus, quelque chose en moins, c’est l’Ecosse.
Nous poursuivrons encore jusqu’à Mallaig, un petit port qui ne nous a pas charmé, que nous n’avons pas laissé nous charmer ? Fatigués peut-être, par cette longue journée, saturés de trop belles images.
Nous ne dormirons pas ici ce soir car demain c’est dimanche, les ferrys vers l’île de Skye sont rares. Nous prendrons donc la voie des terres plutôt que celle de la mer mais d’abord, retour vers Fort William : 75km sur une route facile avec peu de circulation. Ravitaillement en essence à la station voisine de notre hôtel (pratique) et puis repos. Demain, une longue journée nous attend et pas mal de miles aussi. On ne tient pas à en rater une miette d’autant que la météo est optimiste (utopique ?). Nous ne savons pas encore à quel point !
Si c’était à refaire :
J’essaierai de faire une randonnée plus longue dans Glen Nevis, si le temps est favorable, ce coin nous a vraiment beaucoup plu, une vallée sauvage, intimiste, coquette et secrète qui cache, j’en suis persuadée, ses plus beaux atours. On comprend aisément que de nombreux réalisateurs aient choisi un tel endroit comme cadre de leur film.
Je consacrerais juste une matinée à la route des îles (sans trop traîner, une bonne demi-journée devrait suffire même avec les 2 balades) et j’en profiterais pour passer sur l’île de Skye dans l’après-midi afin d’atteindre la péninsule de Sleat. Ce dernier point est tout à fait gratuit car nous n’avons pas traversé cette péninsule que je ne connais pas. Pour le reste, c’est plutôt un remaniement qu’un véritable changement mais cela aurait permis d’optimiser le timing du voyage et ainsi de diversifier un peu les découvertes. Nous avons en effet un peu regretté de rester dans le même registre tout au long du voyage.
J’adore quand tu es bavarde 😉! Ça valait le coup d’attendre ! (en fait, je craignais avec l’été qui arrive de devoir patienter jusqu’à septembre !)
C’est toujours un réel plaisir de te lire, tu as le don pour rendre vivants les instants passés. En plus, tes photos sont magnifiques.
Par contre, j’ai l’impression que tu reviens quand même avec quelques regrets… Ce n’est pas facile quand le temps est compté de prévoir quels sont les endroits qui vont te parler et sur lesquels t’attarder. Et puis cette fichue météo 🤪
Tiens une question, les durées des randos sur walkhighlands sont-elles surestimées ? C’est ce qu’il m’a semblé en te lisant, tu confirmes ?
Prochainement l’île de Skye …. Je guette ….
A très bientôt…
Bonjour Laure et merci pour tes compliments qui me touchent vraiment 😊.
Oui, tu as bien deviné, je suis revenue d'Ecosse avec quelques regrets mais pas tant que ça non plus 😛. La météo, c'est toujours le problème, j'y étais préparée et en plus, les choses vont s'arranger, tu vas voir ...
Par contre la durée du voyage, c'est toujours le "nerf de la guerre" donc il faut choisir et parfois, j'ai eu le sentiment de ne pas avoir opté pour les meilleures options. De plus, nous voulions marcher un peu et bien sûr, ça prend du temps !
J'ai encore plus ressenti cette frustration en rentrant et en lisant le carnet de Mouriann qui est partie en famille 4 semaines ! Mais je n'étais pas prête à investir 4 semaines de congés en Ecosse non plus ... trop besoin de soleil 😉 !
Tiens une question, les durées des randos sur walkhighlands sont-elles surestimées ?
Oui, nous avons trouvé que le site Walkhighlands comptait large. On n'est pas des grands marcheurs (enfin, pas moi, surtout quand ça monte 😕) et on était chaque fois en dessous des estimations en restant pourtant en mode balade, arrêts photos, contemplation et petits goûters 😛.
Bon, je continue mon carnet, j'arrive à la moitié !
Jour 4 : Dimanche 27 avril 2014
De Fort William à Portree (île de Skye) 272km
Dimanche, nous sommes les premiers au petit-déjeuner ! C'est curieux comme on se lève plus facilement en vacances ...😛 Sur l'A82, pas un chat. De larges pans bleus se partagent le ciel avec des zones encore bien sombres. L'air est d'une pureté peu commune, comme lavé par les averses des jours précédents, figé par le froid matinal. Nous longeons le loch Lochy aux rives boisées puis le plus humble loch Oich avant de bifurquer vers l'Ouest à Invergarry. Petite grimpette sinueuse pour atteindre le loch Garry.
Les arbres sont restés dans la vallée, le paysage se dégage, s'ouvre vers de plus grands espaces. J'ai l'impression que c'est maintenant seulement, que nous entrons dans les Highlands. Peu ou pas d'habitations. Nous enchaînons avec le loch Loyne, le loch Cluanie, tous pareils, vastes étendues d'eau et pourtant tous différents. L'horizon recule, les vallées s'étirent à l'infinie et les rayons du soleil créent des reliefs d'ombre et de lumière du plus bel effet sur les pentes rocheuses des montagnes qui se couvrent d'or. Immobile, la surface de l'eau scintille sous leur caresse.
Inutile de préciser, je pense, que j'ai aimé cette route. Dans mes préparatifs, obnubilée par la star, la vedette incontestée de tous, l'île de Skye, je l'avais juste oubliée. Un trajet un peu long, nécessaire. En ce dimanche matin, elle m'a rattrapée, emprisonnée, ensorcelée. Nous nous sommes souvent arrêtés aux différents points de vue pour mieux goûter l'atmosphère de ces lieux mais le meilleur restait à venir ...
A l'extrémité ouest du loch Cluanie commence Glen Shiel, une douzaine de miles enchanteurs, un vrai coup de cœur. Du col, la route redescend doucement vers l'ouest pour rejoindre le loch Duich (celui où se situe Eilean Donan Castle). Là, les montagnes s'avancent pour former un défilé majestueux, les Five Sisters of Kintail au nord et au sud, la South Glen Shiel Ridge.
Là, il y a plusieurs centaines d'années, les espagnols ont combattu les anglais aux côtés des highlanders, encore les révoltes jacobites. Nous autres français avions, une fois n'est pas coutume, fait la paix avec nos british ennemis traditionnels. Les Ibériques nous ont remplacés auprès de nos alliés de cœur. Bien mal leur en a pris : attendant en vain des renforts qui avaient sombré en mer, impuissants à résister à la flotte anglaise et à son artillerie qui n'hésitèrent pas à bombarder le château de Dornie 3 jours durant, ils rencontrèrent, en ce lieu si enchanteur qu'est Glen Shiel, la terrible armée anglaise. Une bataille perdue d'avance. Heureusement ils ont, semble-t-il, réussi à s'enfuir profitant d'un épais brouillard. Nous n'avons pas eu la moindre brume à Sgurr na Ciste Duibhe (le pic des espagnols) mais j'ai pourtant cru voir, comme un message venu tout droit du passé, la silhouette sombre et furtive de quelques uns de ces "hombres" courant la montagne.
La vallée s'arrête au village de Shiel Bridge où commence (oui, encore), un nouveau loch, de mer celui-ci, le loch Duich. Qu'il est beau sous le soleil soudain éclatant, resplendissant entre les pentes couvertes d'ajoncs dorés. C'est à peine croyable, on fait quelques miles de plus, on perd un peu d'altitude, on se rapproche de la mer et la végétation change, luxuriante, éclatante, du vert décliné dans toutes ses nuances, du jaune or, orangé, des fuchsias en bouton prêts à exploser, des jonquilles, primevères et que sais-je encore, un cortège printanier qui défile sous nos yeux. Malgré nos arrêts à répétition, nous n'avons pas pris trop de retard sur le programme et mon homme semble apprécier les single track roads. Ni une, ni deux, je lui en propose une en option, recommandée par un forumeur connaisseur (merci Iain) qui a très bon goût. A Inverinate, nous quittons la route principale pour prendre à droite le chemin des écoliers, direction Carr Brae. C'est une toute petite route qui s'élève parmi les fermes, domine le loch et d'où l'on plonge sur les monts du Kintail et le Mam Ratagan de l'autre côté.
Trois ou quatre miles de promenade bucolique avec des vues époustouflantes et, à l'approche de Dornie, juste avant de rejoindre la grand route, un paysage de carte postale où trône, les pieds dans l'eau sur son petit îlot, Eilean Donan Castle. Né à nouveau de ses cendres au tout début du XXème siècle.
Et puis, il y a Kyle of Lochalsh et son très controversé pont, ouvert en 1995. Je n'avais lu que des horreurs le concernant. Aujourd'hui, arrivant de l'Est, sous le soleil, nous l'avons trouvé aérien et gracieux, s'intégrant fort bien au paysage environnant, aux collines fleuries, aux petites maisons blanches, aux bateaux de pêche mollement bercés par une houle légère.
Nous voilà sur Skye. Les kilomètres, euh ... les miles défilent, Kyleakin, Broadford que nous traversons sans nous arrêter jusqu'à Sligachan. Première impression décevante. Peu de relief, peu de végétation. Notre premier contact avec l'île peine à nous séduire. La lande à perte de vue, la mer qui prend le relai, plate, immobile. Tout change en s'approchant de Sligachan, les Black Cuillins dominent un paysage sévère. De leurs origines volcaniques, elles conservent la noirceur de la cendre et s'imposent dans un univers dépouillé d'herbe rase et de roches. On y retrouve un peu, je trouve, l'ambiance de Glencoe, mais l'horizon plus ouvert et surtout le soleil lui épargne le côté sinistre tout en conservant cette domination altière qui impressionne immanquablement.
Et puis il y a le vieux pont et sa légende. Cette princesse tombée de cheval, défigurée, reniée par son fiancé. Cette fée ou sorcière - qui sait vraiment ? - lui rendant sa beauté, gratifiant la rivière de pouvoirs magiques. Y plonger son visage sept secondes garantirait beauté et jeunesse éternelle. Oui, nous nous sommes prêtés au jeu, charmés par ce conte venu d'autres temps jusqu'à notre monde beaucoup plus pragmatique, retournant, pour quelques instants éphémères, au temps des highlanders qui maniaient la claymore comme on manie aujourd'hui le crayon ... la souris !?
Notre route continue, encore, vers le nord et l'ouest, longeant la côte. La mer, les lochs, les îles, les péninsules qui s'avancent et reculent, le rivage découpé, se mêlent et s'emmêlent. Nous roulons vers la péninsule de Duirinish.
Notre but : Neist point. Il faut vouloir atteindre ce lieu à l'extrême ouest de l'île. Les routes s'y rétrécissent, s'y croisent, s'y perdent, montent, descendent, tournent et virevoltent. Peu de panneaux indicateurs, peu d'habitations. Ici, les moutons sont plus nombreux que les hommes.
Et le temps s'étire autant que notre chemin, parait interminable. Quand soudain tout s'arrête, l'asphalte, la terre : Neist Point est là. Le bout du monde. La suite, ce sera à pied.
Une descente bien sentie, qu'il faudra évidemment remonter, puis plus douce le long de cette langue de terre qui semble vouloir avaler la mer.
le suspens est maintenu jusqu'à la fin. Le phare et son impressionnante corne de brume apparaitront après un virage inscrit dans une mise en scène bien calculée. Et bien sûr les moutons, brebis et agneaux, comme une marque de fabrique. On peut encore continuer à marcher au bord des falaises même si le long tapis de ciment gris déroulé jusqu'ici ne poursuit pas plus loin. Ensuite, il faudra reprendre le même chemin, à pied, puis en voiture, pour rejoindre la civilisation, c'est à dire la route à double voie - quel luxe - qui nous conduira à Dunvegan Castle.
C'est vraiment le type de paysage qui m'enchante....
J'adore ta dernière photo.
Comme je regrette de n'avoir que peu de photos (et encore pas terribles...🙁) de notre passage en Ecosse. Plus jamais, jamais je ne partirai sans un vrai appareil photo.
Hello Muriel,
merci de t'intéresser à notre parcours, bien plus bref que le vôtre. je ne sais pas si l'air est plus transparent au printemps qu'en été mais une chose est certaine, l'herbe est moins verte 😛 !
Laure
Le château de Dunvegan n'est ni le plus grand, ni le plus célèbre, ni le plus beau sans doute mais il est mon préféré.
Nous avons visité le parc et la forteresse, demeure des chefs du clan MacLeod depuis 800 ans. Trente générations s'y sont succédées et cela lui confère une identité presque palpable. Nous sommes accueillis après le pont de pierre, dans le grand hall d'entrée, au pied d'un bel escalier de marbre, par un homme élégamment vêtu qui nous explique, dans un anglais académique au rythme volontairement ralenti, le déroulement de la visite. C'est un plaisir pour nos neurones peu entraînés à la langue de Shakespeare malmenés de surcroît par l'accent écossais. Nous sommes, ici, les invités des MacLeod (bon, des invités payants tout de même) et nous entrons dans leur intimité. L'histoire de leur famille se décline dans les pièces, les objets, les tableaux, portée par des légendes inouïe, le fairy flag, la coupe de Dunvegan ... La machine à remonter le temps est en marche, réalité historique et contes d'autres époques se mêlent étroitement. Un blason familial, une devise inscrite dans la pierre : Hold Fast ont traversé les siècles s'imposant jusque dans le deuxième millénaire. Ce château n'est pas juste un château, c'est une demeure ancestrale. Son but n'est pas l'exposition mais le partage. Enfin, c'est ainsi que je l'ai ressenti et apprécié.
J'en oubliais le parc qui descend jusqu'au loch Dunvegan sur plus de 2 hectares, luxuriant et méticuleusement entretenu, décliné en différents jardins au thème changeant. Des cascades, des fleurs à profusion, tantôt ordonnées, tantôt dans un savant désordre, émergeant des pièces d'eau, se cachant derrière des murets de pierre sèche, des arbres surprenants, des sous-bois accueillants. Ce parc est un florilège, une valse de Strauss, une envolée de jupons multicolores se reflétant sur le parquet bien ciré d'une salle de bal.
Le ciel est trop bleu, l'air est bien trop doux pour songer à clore cette journée alors nous poursuivons, nous enfonçant un peu plus encore dans ce doigt de terre brandi vers le nord. Claigan marque la fin de l'asphalte. Sur le parking, quelques voitures et un panneau d'information concernant Coral Beach. Le chemin commence de l'autre côté de la "kissing gate" - une bien jolie appellation - longe le loch Dunvegan et nous conduit tranquillement à cette fameuse plage.
Ici pas de petites criques ou d'ajoncs en fleurs mais une vaste étendue, blanche comme une mer de sel qui s'étire en arc de cercle face aux îles de Lampay et Isay, soulignée d'un côté par le vert tendre des pâturages qui s'élèvent à perte de vue et de l'autre par le bleu azur de la mer qui clapote à ses pieds. Corail rouge, Maërl, algues desséchées, minuscules coquillages, peu importe l'origine de ces étranges granulés blancs, cette plage si lumineuse sous les rayons du soleil qui descend lentement, étonne au cœur des Hébrides intérieures auxquelles elle s'intègre pourtant parfaitement. Et lorsque l'on monte sur la petite colline juste en arrière, d'un seul regard, on englobe Stein et la péninsule de Waternish.
Nous arriverons à notre hôtel aux environs de 20h, fourbus, grisés de soleil et d'air marin, pour assister au sunset sur les Cuillins (mais pas au repas, dernier service à 20h30) avec les petits bateaux de pêche qui dansent dans le port devant les maisons colorées.
Si c'était à refaire :
Je referais la même chose, exactement la même chose malgré les kilomètres et les heures de route. Cette journée reste dans nos mémoires comme une magnifique balade (et ballade) poétique. Attention cependant, nous avons eu des conditions de route exceptionnelles et je pense qu'un tel parcours peut se révéler pesant si Dame météo se montre capricieuse. Mais l'itinéraire reste facile à moduler sur place suivant le contexte.
La prochaine fois, la péninsule de Trotternish ...
J'espère que tu es bien équipée pour cet été, les cartes mémoires vont chauffer 😄 !
Oh oui, je crois que côté appareil photo, nous partons paré : ma fille a un reflex, mon mari aussi depuis son anniversaire et perso j'ai un compact (cadeau d'anniv après l'Ecosse !).
C'est une bonne excuse pour y retourner 😛 .
Tu ne crois pas si bien dire : 3 jours plein à 2 pour le we du 15 août (le nord). Je suis trop contente !
Vous avez eu un bien beau temps dis donc ! Quand je pense à toute la pluie que nous avons essuyé😠. J'aime beaucoup Coral Beach, pas vu, mais je crois que ça m'aurait plu....
J'attends avec impatience Trotternish.....
@+
PS : j'ai cru comprendre que tu préparais un retour au States, tu as une date en vue ? Tu as inclus Havasupai ?
J5 : Lundi 28 avril 2014
De Portree à Portree : péninsule de Trotternish
Lundi matin. Le jour s'est levé sur Portree qui hésite entre brume et soleil. Nous apprendrons lors de notre retour, en fin de journée, que le brouillard l'a emporté. Skye ne porte pas en vain son surnom d'île des brumes. Nous consacrerons la journée entière à la péninsule de Trotternish. Peu de kilomètres mais un programme qui reste, malgré tout, assez dense.
Notre première étape nous conduit sur le parking en bas de la randonnée de l'Old Man of Storr. Il est tôt et pourtant, quelques voitures sont déjà garées. A notre retour, il sera plein à craquer. La rançon du beau temps sans doute. Un bus arrive, s'arrête, dépose son lot de randonneurs. Nous sommes donc quelques groupes à attaquer la montée en même temps mais heureusement, selon le rythme de chacun, la file s'étire rapidement. Il y a, par ici, bien assez d'espace pour ne pas se bousculer.
Nous traversons en premier lieu la zone sauvagement défrichée dont on parle beaucoup sur le web. Un spectacle de désolation qui me fait hurler intérieurement. Quel massacre ! J'étais pourtant prévenue, l'endroit est bien connu. Ce que j'ignorais par contre, c'est qu'il en existait beaucoup d'autres du même type dans les Highlands. Quelques piquets, du fil de fer barbelé et des rangées de pins droits, serrés, aux épines d'un vert noir comme la nuit, poussent vers le ciel dessinant dans les collines avoisinantes des formes sombres aux côtés trop réguliers. Les miles défilent et ce sont les mêmes piquets, les mêmes barbelés qui délimitent cette fois une zone de friche, cimetière d'un massacre orchestré par l'homme, mise à mort des géants verts au nom de l'exploitation forestière.
On traverse le secteur d'un pas lourd, les yeux tournés vers des ailleurs plus lointains, les APN rangés au fond des sacs à dos. Puis le chemin s'élève sur des pentes à l'herbe rase, aux roches éparses, dominé par l'arête acérée qui se rapproche doucement. Storr et son vieil homme nous regarde progresser lentement à sa rencontre, silhouette sombre et massive. En-dessous, au-delà de la vaste lande ouverte, la côte nord de Skye, plus loin, on devine l'ombre de l'île de Raasay. La côte ouest de la Grande-Bretagne et Applecross ne seront pas visibles aujourd'hui. Le temps est brumeux et le rivage se perd entre ciel et mer.
Nous ne ferons pas la totalité de la randonnée décrite sur WH. Nous nous contenterons de monter un peu plus haut que Old Man et the Needle. Arrivés à la barrière, au pied d'un impressionnant pierrier, alors que le chemin (si l'on peut dire) bifurque plein ouest, nous ferons demi-tour, nous accordant juste quelques détours dans les formations rocheuses.
La balade est belle, les falaises impressionnantes, la vue spectaculaire mais ... car il y a un mais ... cette arête rocheuse qui s'étire vers le nord me laisse sur ma faim. Cet endroit que le magazine Geo qualifie de beauté brute et envoutante ne m'a pas ensorcelée. Sans doute que cette brume de beau temps en avalant les reliefs et voilant l'horizon a émoussé son charme. Le vieil homme me semble tout ratatiné au pied de sa montagne !
Si c'était à refaire : nous ferions la randonnée en entier, en commençant encore plus tôt ou en programmant moins de choses dans la journée ou alors nous ne la ferions pas du tout, juste un coup d'œil, clic-clac, c'est dans la boite, on passe à la suite. A vouloir trop en faire, on fait souvent mal. Je croyais avoir fait des choix, pour aujourd'hui, ce n'était pas les bons.
En retournant vers la voiture, nous avons croisé une foule de personnes qui commençaient l'ascension. Les vastes étendues colonisées par une multitude de petites fourmis colorés ! Au moins, nous avons évité cela.
Départ motorisé le long de la côte et arrêt obligatoire à Kilt Rock. Un grand parking, un jeune homme en kilt qui joue de la cornemuse, des gens qui se promènent le long d'une palissade grillagée et la cascade, tout comme sur les photos. Sans commentaire. On repart.
La côte, la côte et soudain, virage à gauche. La route retient son souffle, creuse son ventre, plus qu'une seule voie. Tournant le dos à la mer, on s'envole vers le ciel et je reste bouche bée. C'est une immensité sauvage qui nous avale et nous conduit aux tréfonds de son âme. Uig par the Quiraing. Jusqu'au col, sans même descendre de voiture, j'ai été conquise par la beauté grandiose de ce paysage déployé autour de nous. Oublié Storr, la brume qui étouffe, la foule qui piétine, les fantômes des arbres sectionnés, bonjour Quiraing !
Peu importe l'heure et le temps que ça prendra, nous décidons de faire la randonnée dans son intégralité. Donnée en 3 à 5 heures, nous mettrons 3h30, pauses photos et goûter 😉 incluses.
Quiraing, en gaélique Cuith-Raing, en vieux norrois Kvi Rand, en français "pli rond" - tout de suite c'est moins flatteur - c'est le jurassique, les dinosaures, moins 200 millions d'années, des coulées de basalte sur des terrains sédimentaires de grès et de pélite qui glissent, glissent et glissent encore. Et la roche sombre se déchire et les blocs effondrés dérapent lentement vers la mer, basculant vers l'est ou l'ouest en une chute inéluctable, dessinant des paysages spectaculaires. C'est le processus à l'origine de toute la péninsule de Trotternish mais à Quiraing seulement, il se poursuit encore. Sous nos pieds, la terre vibre et frémit, remodelant sans cesse son esquisse inachevée, endommageant la route d'accès qui chaque année doit être réparée.
J'ai adoré Quiraing, loin, bien loin devant the Storr.
Nous avons choisi de faire la balade dans le sens horaire, en partant vers le nord et en attaquant directement par une rude montée. Avantage : la majorité des randonneurs optent pour le chemin du bas, bien tracé, nous étions donc les seuls dans le vaste pâturage qui semblait monter sans fin. Inconvénient : au départ, pas de sentier marqué, il faut traverser la prairie en suivant d'hypothétiques traces de randonneurs ou de bergers, naviguer à vue, longtemps, vers le haut, là où l'herbe semble un peu plus rase, un peu plus clairsemée, en espérant trouver enfin le chemin qui apparaît soudain puis disparaît, capricieux et joueur. C'est faisable par beau temps, en aucun cas dans le brouillard ou les nuages. Puis on suit le plateau tout en haut, sur le toit du monde. On se croirait presque dans les grandes plaines de l'ouest des USA à une petite nuance près, de l'autre côté la terre tombe dans une impressionnante faille hérissée d'aiguilles rocheuses, de crêtes acérées, d'un surprenant promontoire herbeux, enclos inaccessible, The Table.
On découvre ces plaques détachées, basculées dans ce formidable glissement gigantesque de la terre qui forment Quiraing et on se prend à espérer, debout à quelques mètres à peine du rebord meuble, que quelque soubresaut des tréfonds de la planète ne remette pas la mécanique en route, là, tout de suite.
Les vues sont saisissantes, jamais les mêmes, l'arrière plan somptueux. Puis on entame la descente, en continuant vers le nord et d'autres plissements rocheux nous accueillent, nous entourent, nous avalent. On rejoint alors le chemin du bas, celui qui passe au pied de l'épine dorsale de Quiraing. Il y a des pierriers, des petits lochs blottis dans des bassins de grès gris, des cuvettes d'herbe douce, des montagnes qui ressemblent à des prisons, des murets improbables, des chemins qui se croisent sans jamais la moindre indication, des sentiers à flanc de coteau, des échaliers à escalader, des montées et des descentes qui se succèdent sans fin et c'est juste magnifique. Au fur et à mesure que l'on revient vers le sud-ouest et le parking, on retrouve des marcheurs. D'abord juste quelques uns, chaussures de rando, sac à dos, un sourire, un petit mot, puis un peu plus, en baskets, un regard échangé et enfin la foule, en ballerines ou sandales, bruyants, encombrants, les yeux ailleurs.
Retour à la voiture, les jambes un peu raides, les yeux un peu plus brillants qu'au départ, la tête dans les nuages mais quels nuages ?
On reprend la route en sens inverse pour rejoindre l'itinéraire côtier à l'Est de Trotternish. Je veux voir la pointe tout au nord et Duntulm Castle. Le parcours est banal, 9 miles qui paraissent longs. Les ruines du château le plus hanté d'Ecosse sont bien au rendez-vous mais barricadées derrière des planches et des panneaux d'interdiction. Les falaises sont instables. Nous tournons tout autour. La vue la plus belle est incontestablement celle que l'on a de tout en bas. Aucun fantôme à l'horizon, ni celui de Hugh MacDonald condamné à mourir de soif devant un plat de bœuf salé, ni celui du belliqueux Donald Gorm. Pas plus de manifestations de la malheureuse épouse borgne cloîtrée entre les hauts murs de la forteresse par un mari contrarié par son malencontreux accident. La nurse maladroite si tristement célèbre ne s'est pas montrée non plus. Leurs histoires hantent ma mémoire bien plus que cette citadelle abandonnée depuis des siècles. Comment pourrait-il en être autrement en ce lieu isolé, devant ce sombre promontoire rocheux qui pointe avec orgueil sa silhouette menaçante vers le ciel et la mer en une ultime provocation.
J'avais encore prévu un arrêt au Skye Museum of Island Life. Il reste 10 minutes avant l'heure de la fermeture et 2 miles à parcourir. On se dépêche. Nous laissera-t-on encore jeter un rapide coup d'œil? L'arrêt a bien lieu mais juste sur le parking. Un panneau nous annonce une fermeture exceptionnelle à 16h. Pas de regrets.
On fait le tour, on tente de deviner, d'imaginer. Difficile. Nous n'irons pas non plus au Kilmuir cemetery où se trouve la tombe de Flora MacDonald, à jamais liée à la fuite tragique du Prince Charlie. Je préfère, pour une fois, garder la légende intacte loin d'une trop froide réalité.
En lieu et place, je dégaine une dernière balade. Le soleil est déjà bien descendu, la lumière s'est réchauffée et la brume évaporée. Nous irons à Fairy Glen, juste à la sortie de Uig. Le départ de la promenade n'est pas bien loin. Car c'est bien d'une promenade qu'il s'agit, une heure à peine et quasiment pas de dénivelé mais quelle promenade !
Une single track road quitte l'A87 et s'enfile entre les arbres, se glisse dans la vallée, court et ondule de virages en renflements. En lisant les explications de mon guide, je n'ai pas bien compris où aller, où s'arrêter. Pas besoin de plan ni d'indications précises, l'endroit en question est une évidence. La vallée des fées n'est semblable à nulle autre.
Pour les scientifiques, c'est une succession de glissements de terrain suivi d'un épisode glaciaire, un mini Quiraing. Pour ceux qui se laissent porter par l'émotion, c'est une porte au pays des rêves, un décors de conte pour enfant. Tout y est miniature, les collines, les vallées, les arbres plus tordus et plus verts que dans le reste de l'île. Je suis Alice, au pays des merveilles sans le lapin mais avec des moutons. Ici pas de chemin bien défini que l'on suit sagement, on escalade en quelques dizaines de pas les montagnes que l'on redescend en courant dans les herbes folles, on contourne une pièce d'eau hérissée de tiges légères qui ondulent sous le vent, habillée de fleurs aux couleurs pastels. On escalade des rochers, on conquiert des forteresses et on jette, dans des spirales rocailleuses, quelques pièces cuivrées en formulant des vœux.
Si l'eau qui coule sous le vieux pont de Sligachan est censé inscrire à jamais la jeunesse sur un visage, nul doute que l'air qui flotte ici ne confère celle de l'âme.
Il n'y avait personne, dans la vallée des fées. Les rayons du soleil, fatigués d'avoir tant brillé, se posaient sur les reliefs les parant de reflets mordorés tandis que les ombres creusaient de nouveaux vallons. Et le vent, brusquement réveillé, sifflait entre deux éclats de roche des messages codés auxquels répondait, comme en écho, le bruissement des feuilles qui dansaient sur notre passage. Je n'ai pas vu les fées mais je les ai senties, devinées, reconnues, aussi belles et légères que celles de mon enfance.
De retour à l'hôtel, nous étions bien décidés, un petit tour à Portree, un bon restau ...
Une douche chaude plus tard et notre splendide journée a eu raison de nos belles intentions. Un thé, quelques cookies et les fées de Trotternish sont venues bercer notre nuit.
Si c'était à refaire :
La péninsule de Trotternish est un "must-see" mais pas sûr qu'elle réussisse à charmer si l'on se contente de l'observer de la voiture. Il faut donc lui consacrer un minimum de temps et d'efforts ou carrément laisser tomber. Avant de partir, j'avais longuement, et sans succès, cherché qui de Storr ou de Quiraing devait être privilégié. Nous avons donc tenté les deux. Ma préférence va à Quiraing sans hésitation mais bien sûr, ce n'est qu'un avis très subjectif. On peut également, toujours à mon avis, ne pas faire toute la route qui contourne Trotternish au nord mais rejoindre directement Uig de Quiraing. Tous ces ajustements n'ont qu'un seul but, gagner du temps, le nerf de la guerre !
2 ans après être rentrée de l'île de Skye, quand je relis mes notes de l'époque, je vois des commentaires élogieux sur Old Man of Storr et Quiraing, mais les images qui me restent en mémoire sont celles du Quiraing... Qu'est ce que c'est beau !
Tes photos sont superbes !
Je suis curieuse de ton retour l'Elgol et de voir ce que ça donne quand le temps est dégagé.
Hello Muriel et Laure, vos commentaires me font bien plaisir. Il n'y a décidément pas grand monde sur le forum Ecosse 😕 !
Muriel, nos avis se rejoignent concernant Trotternish et la balade de Fairy Glen. Pour nous aussi, c'est un excellent souvenir ! 🙂
Laure, tu attends mes impressions sur Elgol ... hum .... j'ai bien peur de te décevoir ! En plus, le temps n'était pas du tout dégagé ! 😕
Bon, je m'y remets, dernière étape avant Edimbourg, la fin approche !
J6 : Mardi 29 avril 2014
De Portree à Pitlochry (Elgol et Eilean Donan Castle) 314km
Ce matin, la brume a enveloppé Skye mais il ne s'agit pas, cette fois-ci, de la légère brume bleutée qui profite du moindre souffle de vent pour glisser le long des pentes ou s'accrocher aux arêtes rocheuses. Aujourd'hui, c'est une brume grise, sale et épaisse qui envahit l'espace, absorbant la lumière et pesant sur la mer.
On boucle les sacs. Nous quittons les Highlands. Ce soir, nous dormirons à Pitlochry. Pas mal de route au programme. La première question du jour est : aller ou ne pas aller à Elgol ? J'avais prévu ce détour - une bonne heure aller/retour rien que pour le trajet - uniquement s'il faisait beau. Il ne fait ni beau ni vraiment mauvais. On diffère la décision jusqu'à notre arrivée à Broadford. Le plafond est assez haut et je veux voir, au loin, des tonalités plus claires. Ah, les yeux de la foi ! Allez, on prend au sud-ouest la B8083, encore une single track road. Je n'ai lu que des commentaires dithyrambiques sur ce coin.
La route traverse la lande, rejoint le loch Slapin, le longe vers le nord sur sa face Est puis vers le sud sur sa rive Ouest. Quelques bateaux de pêche sur l'eau, beaucoup de travaux routiers sur la terre, je ne suis pas sous le charme. C'est long et assez banal. Je me sens enfermée, étouffée dans cette enclave sur laquelle se resserre peu à peu des collines rocailleuses. La mer entre dans les terres et le rivage avance, l'emprisonne en son sein. Ici, sur l'étroit ruban d'asphalte, coincés entre terre et mer, on est pris en otage. Et la brume en rajoute, descend comme un couvercle, nouvelle dimension d'une prison à ciel ouvert.
Heureusement la route s'échappe, s'élève, se lance à l'assaut de la péninsule de Stathaird. Il y a, parait-il, un peu au sud de Kilmarie, un magnifique point de vue mais il faut, pour l'atteindre marcher presque 2 miles sur une pente sévère. Nous n'aurons pas le temps et puis, avec tous ces nuages ... On redescend sur Elgol. Drôle de village, des maisons dispersées qui s'étirent à flanc de colline au-dessus du port qui apparait soudain. Un hangar, des containers, des tas de gravats, quelques bateaux, qu'est ce que c'est moche ! C'est un cri du cœur, spontané, imprévisible. Le loch Scavaig est à nos pieds, the mouth of the Cuillin, l'île de Soay que l'on devine, plus loin tout est grisaille.
Nous tournons le dos à Elgol, empruntons le sentier qui longe la côte. Les minutes passent, les pas s'enchainent et rien ne change. Le gris omniprésent, les mêmes montagnes implacables et sévères, la mer d'huile, immobile, comme dans l'attente, griffée d'une blessure rectiligne au passage d'un bateau de visiteurs qui laisse échapper, dans le silence de l'air épais comme un mauvais porridge figé, les borborygmes d'un commentaire touristique aux accents étrangers. Pas un oiseau, pas un lapin, pas même un mouton, tous se taisent, tous se terrent en ce lieu qu'on dirait presqu'hanté.
C'est soulagés que nous prendrons le chemin en sens inverse. Entre Elgol, les Cuillins et moi, c'est une rupture consommée.
Skye est maintenant derrière nous. Nous nous garons à Eilean Donan Castle que nous n'avions vu que de loin à l'aller. La visite du château est un retour brutal à la civilisation. Il est joli, ce château, touristique certes mais charmant avec ses vieilles pierres, ses lanternes et ses recoins. Les petits films historiques, projetés à même le mur - en français s'il vous plait - font apparaître des personnages tout droit sortis des livres d'histoire qui nous content leur déboires. C'est fascinant et très instructif. On est happé par l'atmosphère, le ton et les propos de ces hologrammes venus du passé. Les salles sont toutes meublées, peut-être un peu trop parfois mais la visite est agréable. On se perd entre les étroits passages et les escaliers en colimaçon, on s'amuse d'un costume ou d'une table garnie sur un air de cornemuse, on traîne sur les remparts venteux, on s'exclame d'un cachot découvert au détour d'une coursive. Ce château est un jeu. Pour l'apprécier, il faut sans doute aller puiser dans son âme d'enfant et effacer d'un main insouciante quelques invraisemblances. J'ai aimé me promener dans ce donjon jouet qui ne ressemble à nul autre.
Nous avons laissé derrière nous l'île de l'ermite et homme d'église Donan Eigg, devenue place forte puis haut lieu touristique, pris le même chemin qu'à l'aller, toujours avec autant de plaisir, avant de bifurquer vers Pitlochry, une étape sur la route d'Edimbourg.
Nous avons passé une soirée dans ce charmant village, coquet et soigné comme une vieille demoiselle un peu maniaque, où les maisons sont des manoirs et les buissons des bouquets d'artistes posés sur une pelouse déroulée comme un épais tapis de laine. Nous avons marché le long de la rivière Tummel dans les pas de la reine Victoria et dégusté, au fond d'une cour, dans un restaurant douillet, notre premier haggis.
Ici, plus au sud, au pied des monts Grampians, la terre est plus généreuse avec la nature qui explose de toute la force du printemps.
Si c'était à refaire :
Je n'irais pas à Elgol à moins d'avoir du temps pour y marcher plus longuement ou prendre le bateau vers le loch Coruisk. Et surtout, à moins d'avoir un ciel bien dégagé. Je passerais plus de temps dans le secteur de Pitlochry. Distillerie, château, balades, les activités y sont nombreuses et diversifiées et le village mérite bien un séjour d'un, voire deux jours.
Il n'y a décidément pas grand monde sur le forum Ecosse 😕 !
Pas grand monde qui commente, mais du monde qui lit, bientôt 800 affichages !
Laure, tu attends mes impressions sur Elgol ... hum .... j'ai bien peur de te décevoir !
Non, non tu ne me déçois pas, j'étais curieuse de connaître ton ressenti et je pensais que tu avais eu un super temps comme la veille.
En plus, le temps n'était pas du tout dégagé ! 😕
Eh oui, je t'avais dit, Elgol que si dégagé 😛. Bon après, on peut espérer que le temps se dégage pendant l'approche. Là sur le coup, vous n'avez pas été chanceux 🤪.
Et me revoilà pour l'avant-dernière étape, ouf, on arrive au bout !
Là sur le coup, vous n'avez pas été chanceux
Eh oui, ça ne peut pas marcher à tous les coups 😉 et là, c'est bien fini, côté météo du moins. Tu vas voir, on ne peut pas faire pire, sauf la neige peut-être ... 😛
J7 : Mercredi 30 avril 2014
De Pitlochry à Edimbourg (114km / 1h30)
La télévision marmonne les nouvelles du matin, nous annonce des pluies torrentielles, du vent, du froid, presque de la neige. Impossible ! Hier encore nous étions en tee-shirt au bord de la rivière. La présentatrice continue, fait état d'un ralentissement sur le Forth Bridge en raison d'un brouillard dense... On préfère regarder par la fenêtre de notre B&B et déguster notre scottish breakfast.
La pluie est apparue sur la route d'Edimbourg ainsi qu'une brume tenace. La température a chuté. La réalité nous a rattrapés. Programme modifié : pas de balade à Arthur Seat qui se perd dans les nuages. Nous n'en verrons qu'une étroite bande d'herbe vert criard et de rochers noirs.
Vestes fermées, gants, écharpe, parapluie, nous nous rabattons sur HOLYROOD PALACE, intéressant avec l'audio guide bien qu'un peu scolaire. On révise l'histoire d'Ecosse d'une manière plutôt sympathique.
Par contre la galerie de la reine et son exposition temporaire auraient pu passer aux oubliettes. En ce moment et jusqu'au 21 juillet, elle concerne la mode vestimentaire sous les Tudor et les Stuart. Audio guide en anglais, expo assez petite, analyse des tableaux un peu longuette ... à réserver aux amateurs avertis.
Mention spéciale à l'abbaye et aux jardins, de toute beauté et qui prennent, par ce temps, une dimension nouvelle. Les piliers de pierre émergent de la brume comme autant de fantômes et les arches dessinent sur l'écrin des nuages qui s'étirent sans fin, d'élégantes courbes minérales tandis qu'au sol, sur la pelouse détrempée, foisonnent fleurs et buissons odorants dans un fouillis savamment ordonné. Je n'aime pas la pluie, je n'aime pas le gris mais force est de constater que cette couleur sied fort bien à cette vieille dame endormie. HOLYROOD ABBAYE est la perle brute, précieuse et remarquable, dans le coffret débordant de joaillerie qu'est la résidence royale.
Un whole tea and an apple pie plus tard, on attaque la vieille ville sous une pluie battante. Le bas du Royal Mile avec Canongate peut être parcouru assez rapidement. Je le trouve bien moins élégant et spectaculaire que la partie haute. Le nouveau parlement, mouais, bof, les goûts et les couleurs ... Par contre, le circuit du guide Lonely Planet, partie haute, vaut le détour. On y emprunte de nombreux closes et wynds, on découvre Victoria Terrace, Herriot Collège, Greyfriard Kirkyard ... A faire même sous la pluie ! Les avantages : peu de monde et une atmosphère moyenâgeuse plus vraie que nature avec la pierre noire des hauts bâtiments qui devient luisante, presque luminescente. Inconvénients : la pluie ... c'est froid est mouillé et les appareils photos ne sont pas équipés d'essuie-glaces (en tout cas pas le mien).
St Gilles nous a laissé une impression mitigée, un extérieur imposant et mastoc, un intérieur lumineux avec des pierres jaunes (peut-être un effet de l'éclairage) et de beaux vitraux. Pas vu la Thistle chapelle, photos interdites sauf ... en payant et boutique de souvenirs au milieu de l'église. Ambiance mercantile.
Enfin, Mary King Close où nous nous réfugions, poussés par la pluie, une oreille collée au casque de l'audio guide, l'autre suspendue aux lèvres de notre guide costumé qui ignore superbement les étrangers et leur mauvais anglais, ces cancres qu'on traîne comme un boulet. C'est à faire pour l'ambiance, pour les petites histoires (si vous ne les avez pas déjà lues) mais peut-être pas indispensable. En dehors de 2 ou 3 passages typiques c'est, ni plus ni moins ... une cave. Entre le charme romantique d'une époque qui ne l'était pas pour deux sous et l'esprit cartésien qui nous anime habituellement, difficile de se laisser porter. J'ai personnellement oscillé de l'un à l'autre pendant toute la visite.
La journée se termine par un Fish & Chips divin, sur un coin de table d'un pub bien chauffé. Quelques centaines de calories qui nous ravigotent. Retour à l'hôtel fourbus et toujours trempés. Je commence à mieux comprendre le régime écossais.
Ici, le 1er mai n'est pas a bank holiday, c'est le premier lundi de mai qui est férié ce qui permet à tous les coups un grand week-end ! Malin non ? Donc tout va bien, pas de vendeurs de muguet au coin des rues, il pleut et il fait froid, tout est normal. La vue de la fenêtre de notre chambre est aussi engageante qu'un jour de Toussaint dans ma Lorraine natale et ce n'est pas peu dire !
Ce matin, après un solide petit déjeuner - bon, ça y est, on s'est définitivement mis au rythme écossais - visite du château. On est sur l'esplanade avant l'ouverture. Erreur ! La place est ventée, balayée par des rafales de pluie glaciale, envahie par des bus de touristes asiatiques à qui l'on n'a pas dit que l'Ecosse c'est au nord, très au nord de l'Europe et qui se ruent sur les marchands ambulants de sweet-shirts et de bonnets. Nous, engoncés dans nos polaires et nos goretex, on rigole ! Pas pour longtemps. C'est mal connaître le pouvoir des averses écossaises qui s'infiltrent dans les moindres interstices, profitent de chaque ouverture, glissent dans toutes les échancrures ! Sac à dos, portefeuille, compter les pounds et les pence, parapluie, billet d'entrée, bon pour l'audio-guide, appareil photo, les rafales de vent, la dame qui cause dans l'hygiaphone et que je n'entends, ne comprends pas, la capuche qui s'envole ... l'entrée au château d'Edimbourg est digne d'une conquête, que dis-je, d'un siège !
Qu'à cela ne tienne, nous partons à l'assaut. C'est grand, c'est immense, on pourrait sans mal y passer la journée mais ce n'est pas notre intention. Nous n'avons que la matinée à lui consacrer alors j'ai opéré une petite sélection préliminaire. D'abord les points de vue, Argyle et Mill's Mount Battery, vite expédiés parce que la vue ... puis prisons of war, une ou deux maquettes, des panneaux, des affiches, des murs griffés, j'ai du mal à rentrer dans l'ambiance d'autant plus qu'un des bus d'asiatiques nous a rejoints bientôt suivi par un groupe d'italiens bruyants. On se sauve sans vergogne, on ruse, on se faufile, notre but : retrouver un peu d'intimité avec ce vieux bastion. Nous verrons en vrac Crown square, impressionnant, le Great Hall, vraiment great, Royal Palace, un peu suranné, le War Memorial, qui à cette heure ressemble un peu à la cour de récréation d'une école primaire, piaillements et courses poursuites en cascade. Et puis il y a aussi St Margaret's Chapel, toute mignonne, Half Moon Battery, désertée par la foule mais pas par le vent, et enfin Mons Meg, THE canon. Au cours de cette visite, quelques déceptions et de très belles surprises dont les Honours of Scotland. Malgré la foule, malgré les vitrines et les gardiens grincheux, l'émotion est là, intacte devant the Stone of Destiny, l'épée et le sceptre, la couronne qui ont traversés les siècles et nous content de terribles histoires, l'Histoire.
Et pour clore la visite ... oui, encore un ... tea & scones. Mais il était mérité et puis, la nouvelle ville nous attend, il faut bien reprendre des forces et emmagasiner un peu de chaleur !
Dehors, la pluie s'est arrêtée. Il règne un froid glacial, une bise qui paralyse le bout des doigts mais c'est mieux. On découvre de nouvelles nuances de gris. Direction New Town. Le Scott Monument nous accueille et il fait son petit effet. Nous n'en monterons pas les 287 marches, trop de nuages à l'horizon.
Derrière, Princes Street, soit disant une des plus belles avenues au monde ! Je suis déçue. C'est un alignement de grandes enseignes, de bâtiments disparates et sans charme, une avenue, des feux, des bus, des voitures qui s'agglutinent dans des odeurs de gaz d'échappement et des lueurs rougeâtres. C'est une avenue comme beaucoup d'autres au monde. Et puis je tourne le dos aux magasins et tout change. A mes pieds, les jardins, arbres, fleurs et verdure. Près du ciel, les hauts murs sombres du château et de la vieille ville avec ses flèches aiguisées qui égratignent le ciel. Du haut de sa modernité un peu froide, Princes Street regarde Old Town.
Nous quittons Princes Street en ignorant superbement ses magasins. On n'est quand même pas venu jusqu'ici pour faire du shopping ! Charlotte Square apparait : un carré d'herbe à peine entretenu bordé de demeures massives et prestigieuses, froides comme le temps, hautaines et dédaigneuses. George Street est dans le même registre. James Craig, le jeune architecte du XVIIIème siècle avait bien peu de fantaisie. Je découvre le style georgien et ne lui trouve pas le moindre charme même si, incontestablement, l'agencement constitue une révolution par rapport au vieil Edimbourg.
Nous poursuivons notre itinéraire qui nous emmène plus loin encore au Nord, vers la seconde nouvelle ville. Là, les places s'arrondissent, les rues se courbent. Un buisson, une grille de fer forgé vient rompre la monotonie des bâtiments cossus qui guident nos pas. Un siècle plus tard, il semble que les esprits des bâtisseurs se soient un peu assouplis. Les oiseaux et les écureuils ne s'y trompent pas, colonisant sans vergogne ce nouveau quartier. Pourtant la rigueur persiste. Nous ne pénétrerons dans aucun de ces jolis parcs. Ils sont privés, hérissés de hautes grilles, réservés en exclusivité à des associations de riverains qui détiennent LA clé, y emmène leurs enfants, leur chien, leur tenue de jogging flambant neuve. Aux quidams et aux touristes, les pavés de la rue.
Nous terminons notre tour au pied de Calton Hill. Allez, ça fait un moment qu'on n'a pas monté d'escaliers, ça nous manque presque. Bonne surprise, avec sa pelouse bien verte et ses massifs d'ajoncs, la colline ne manque pas de charme. La vue sur la nouvelle ville et le château est tout simplement splendide (même sans soleil) et de plus en cette fin d'après-midi, Arthur Seat a bien voulu quitter son manteau de brume. Du côté de la mer et du port par contre, encore beaucoup de grisaille. Il faudra revenir ...
Un tour rapide au Museum of Scotland, juste une petite heure avant la fermeture afin d'en goûter l'atmosphère, pleine de promesses et on repart pour New Town où j'ai repéré un petit restaurant bien noté : le Mussel Inn dans Rose St. Ils ne servent que des poissons et des fruits de mer mais cuisinés d'une façon délicieuse alors si vous avez l'occasion, n'hésitez pas, c'est tout petit et très raisonnable côté prix. Voilà, la dernière soirée s'achève, retour à notre hôtel by night. Demain, rendez-vous à l'aéroport tôt le matin pour un retour à la réalité quotidienne. Bye-bye Scotland
Si c'était à refaire :
Pas de changement sur ces 2 journées à Edimbourg. La ville mérite bien 48h et nous avons pu voir beaucoup de choses. Cependant, je n'y resterais pas plus longtemps même si c'est une jolie ville pleine de trésors à découvrir. Je trouve l'Ecosse plus intéressante pour ses paysages grandioses que pour sa capitale médiévale mais c'est juste mon avis et je me dois de préciser, pour être tout-à-fait honnête que je ne suis pas une adepte des villes ...
Ce qui est bien en Ecosse c'est qu'il y a toujours un château pas loin pour une visite en cas de mauvais temps 🙂!
Ça commence à dater pour moi mais j'ai vraiment un super souvenir de celui d'Edimbourgh (celui là fait par choix.)
Bon ben voilà, le carnet est fini 🙁... J'ai pris grand plaisir à te suivre et à guetter les publications... Merci pour ce récit si bien écrit et illustré, c'était un plaisir.
Et à une prochaine....
Très bien illustré par toutes ces photos, des paysages superbes ... dans la brume, sous la pluie et sous le soleil, cela donne un ensemble équilibré avec ces différentes atmosphères.
Merci pour le partage de ce périple.
Merci à toi, Pierre, pour ton commentaire. Notre voyage fut certes moins "routard" que le vôtre, en fourgon. J'avoue avoir bien apprécié le confort d'un bon lit et d'une douche chaque soir (on prend de mauvaises habitudes avec le temps 😉) Et puis, nos enfants ont grandi, plus question de les traîner d'office avec nous 😕. Profitez bien de cette période parfois un peu pénible mais si riche aussi. Ils deviennent vite des ados moins faciles à contenter, étonner ?! 😏
Bon été à votre petite famille
Laure
J'ai découvert ton carnet sur l'Ecosse tout à fait par hasard. Il est magnifique et très bien renseigné. Les photos quant à elles sont reellement superbes ! bravo. Même celles prises dans la brume ou sous la pluie ont bien du charme ! Je me suis régalée. bon je vais tout reprendre depuis le début pour prendre des notes sur les coins à privilégier. J'ai bien aimé les "si c'était à refaire" une excellente idée ces "post-it"; Et oui, nous allons en Ecosse en Août prochain, donc je compte bien m'inspirer de tes conseils avisés pour parfaire notre voyage. Merci également à Muriel qui m'a déjà donné parallèlement beaucoup d'infos, et puis le carnet de Pierre que j'ai suivi également. J'en profite donc pour tous vous remercier. L'Ecosse a l'air très riche en paysages, chateaux, glen, iles, cela va être bien difficile de faire des choix. Le seul que nous n'aurons pas c'est pour la baignade, je ne me fais pas trop d'illusions. Mais bon, vivant en Provence, nous ne manquons pas d'occasions de ce côté là.
Merci beaucoup pour tes commentaires et tes compliments 🙂😊. Je suis très contente que ce carnet serve à d'autres afin de préparer leur voyage, c'est d'ailleurs sa raison d'être. Moi-même, j'ai beaucoup lu et fouillé le net comme les guides papier pour construire ce voyage et pourtant, on est toujours aussi surpris lorsqu'on passe du monde virtuel à la réalité.
C'est ton tour maintenant et si tu as besoin de précisions, n'hésite pas. Bons préparatifs et bon séjour en Ecosse !
Laure
Magnifique carnet ! J'ai eu beaucoup de plaisir à le lire et à voir ces photos. C'est curieux on croirait presque que nous n'avons pas visité la même ville d'Edimbourg tant les photos semblent différentes sous la pluie et sous le soleil.
En ce qui me concerne, j'y serais bien restée une journée de plus. Cela me laisse l'envie d'y retourner un jour 😉
C'est curieux on croirait presque que nous n'avons pas visité la même ville d'Edimbourg
Oui, les villes changent selon les jours et les saisons ... une bonne raison de revenir 😉
j'y serais bien restée une journée de plus
Moi, deux jours m'ont suffi. Il faut dire que je suis bien plus nature que ville, trop longtemps entre des murs (aussi beaux soient-ils) et j'étouffe 😕.
l'envie d'y retourner un jour
Perso, j'ai du mal à programmer deux fois la même destination. Tellement de choses à voir sur cette planète et si peu de temps ! Et puis, j'aime le charme et la surprise des premières rencontres 😛. Mais comme je compte bien aller traîner mes guêtres au nord de l'Ecosse, un jour futur, et que Edimbourg constitue presque un passage obligé, pourquoi pas ?
Je viens de lire ton carnet. Lire un carnet sur l'Ecosse est déjà rare !! Mais en plus d'une telle qualité littéraire et photographique...
Il nous sera précieux pour la préparation de notre voyage là-bas prévu l'été prochain avec notre camping car. J'espère pouvoir aussi y apporter nos canoes.
L'Ecosse c'est pour moi William Wallace, Robert Bruce, Marie Stuart, Rob Roy, James Watt, Walter Scott, Conan Doyle, Bon Scott, Texas, Sean Connery, Nessie (en vrac 😇)...
Mais c'est aussi un folklore : kilt, cornemuse, whisky (même si le meilleur whisky 2014 est devenu japonais 😮) et panse de brebis...
C'est le territoire des lochs brumeux entourés de terres tourbeuses, des montagnes arides recouvertes de bruyère mauve, des châteaux hantés perdus en ruine, etc.
Et ton carnet n'a fait que finir de me convaincre.
Merci
JF
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles" Oscar Wilde
USA 2014 / ECOSSE 2015 / ESPAGNE 2017 / USA 2018 / Bientôt Madère2021&Lanzarote2025
A mon tour de te remercier pour tes commentaires, ça fait toujours plaisir 🙂. je suis certaine que vous allez aimer l'Ecosse et puis, aussi bien accompagnés,
William Wallace, Robert Bruce, Marie Stuart, Rob Roy, James Watt, Walter Scott, Conan Doyle, Bon Scott, Texas, Sean Connery, Nessie (en vrac 😇)...
vous ne pouvez que réussir ce voyage 😏😄 !
Concernant la panse de brebis farcie, mon mari a goûté et beaucoup apprécié. Moi, je suis un peu plus timorée question expérimentation culinaire 😇😊.
C'est le territoire des lochs brumeux entourés de terres tourbeuses, des montagnes arides recouvertes de bruyère mauve, des châteaux hantés perdus en ruine, etc.
Sur ce plan, vous allez être servis ! J'espère que tu nous feras un "petit" retour 😉. Il me reste des tas de coins à découvrir et je suis sûre que tu vas me donner des idées !
A bientôt et très bon voyage au pays de Nessie & co ...
Laure
Je viens de voir ton carnet sur l'Ecosse! Je n'ai pas encore tout lu, mais l'Ecosse étant au programme pour les prochaines années je prends note de ton carnet!
Mais de rien 😉 !
Et quand le voyage sera programmée, si tu as des questions, surtout n'hésite pas !
L'Ecosse est une très belle destination, bon ... pas très chaud et un peu humide mais ça fait rien, on s'habitue 😄
Bonjour, bien résumé ton carnet, j'envisage d'aller en Ecosse en 2015, sa ma permis d'avoir quelque idée de circuits , je vais également prendre un vol easy jet a Bales-Mulhouse , je pense faire un circuit entre 6 et 10 jours, je vais consulté plus longuement ton carnet dans les jours à venir.
Parcontre je vais faire mon circuits avec les transports en commun (train, bus, etc...)
Je me posait juste une question, comme le coût de la vie en Ecosse est plus cher que en France, niveau budjet activité, visite, hotel ou auberge de jeunesse cela revient à quel budjet ? J'ai prévu environ 800€ de budjet sur place pour 10 jours, est ce suffisant ?
Bonsoir Julien, sûr que la vie en Ecosse n'est pas particulièrement bon marché surtout avec la £ !
800€, c'est pour 1 ou 2 personnes, avec ou sans le vol, en été ou hors saison ?
Là, je n'ai pas les chiffres sous les yeux mais ce que je peux te dire :
- les transports en commun, je ne sais pas, on avait loué une voiture mais tu peux trouver les tarifs sur le net
- l'alimentation, on s'en est sorti pour pas cher avec pas mal de pique-nique, supermarchés, fish&chips ... et 2 restos. En plus, les breakfasts sont généralement compris dans le prix de la chambre et très ... consistants 😉
- l'hébergement, on a testé que les hôtels. La chaîne Premier Inn est bien et pas trop cher. Après, sur l'île de Skye et à Édimbourg, les prix s'envolent vite donc ça va dépendre de ton circuit. Sûr qu'en auberge de jeunesse il doit y avoir moyen de faire des économies.
- reste les visites et là aussi, ça dépend. C'est à Édimbourg (encore une fois) qu'on a dépensé le plus. Ailleurs, ça allait, on a beaucoup marché et ça, c'est gratuit 😛.
Voilà, j'ai bien conscience de n'avoir pas répondu à ta question mais là, c'est difficile, il faudrait que ton projet soit un peu plus avancé. Bons préparatifs à toi. L'Ecosse est magnifique 🙂
Merci, oui c'est vrai que le taux de change est pas un des meilleurs, début d'année je vais déjà à Londres, et j'ai remarque le taux de change quand j'ai changé dans un bureau de change en France pour avoir un peu de monnaie pour le transport à mon hôtel.
J'envisage d'aller en Ecosse en juin 2015, j'envisage de faire dans mon circuits cela déjà : Arrivé à EDIMBOURG, ensuite SAINT ANDREWS – CHÂTEAU DE GLAMIS ,
LOCH NESS, ILE DE SKYE , GLASGOW et retours a EDIMBOURG sur 10 jours mais s'est pas encore au points mon circuits.
C'est pour 1 personne le budjet de 800€ sans le vol d'avion.
Et voilà, l'été approche et la planif/prépa du trip en Ecosse se précise.
Billets de Ferries Ouistreham-Porthsmouth réservés !!
Je me délecte toujours autant à parcourir ton carnet
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Contente de savoir ton projet en bonne voie 🙂 et puis, vous continuez les périples dans la langue de Shakespeare 😛, c'est l'occasion de cultiver la nostalgie USA qui nous frappe aussi. En ce qui nous concerne, ce sera quelques jours à Londres en juillet, également avec les enfants mais sans les beaux-parents 😉
As-tu mis ton parcours quelque part ? Je suis curieuse 😊 ... et j'espère aussi un beau carnet au retour. J'avais beaucoup aimé le précédent.
Je mets ma prévision de parcours en ligne sous peu.
Je compte sur toi pour avis!
Bon weekend
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Bonjour à tous,
Merci pour ces précieux carnets que je consulte à mon tour......Pour moi, ce sera aussi l'Ecosse pour cet été et le carnet que j'ai vu à propos du Nord m'ouvre de nouvelles perspectives....
Merci du partage!
Le départ approche mais difficile de prévoir les journées, il y a tant à voir ou à marcher !
Concernant Skye, la route à travers le Quiraing te semble -telle envisageable en camping-car ?
Le parcours est encore à fignoler mais peut-être ça :
J1 Portsmouth/mur d'Hadrien
J2 Loch Lomond
J3 Crinan/Oban/Glencoe/ Glen Etive
J4 péninsule d'Ardnamuchan
J5 Glennfinan/Fort Williams/Glen Nevis
J6 Fort Augustus/Eilen Donan/Skye
J7 Skye
J8 Skye/Shieldaig
J9 Gairloch/ loch Assynt
J10 retour vers Inverness
J11
J12 Cairngorhn
J13 Newtonmore (Highland games)
J14 Stirling/ Edimbourg
J15 Edimbourg/retour
J16 retour
Il y a 1 jour qui se balade mais nous sommes en camping-car donc on pourra moduler selon les envies et la météo.
On hésite à mettre Stirling et le loch Katrine en début...
Il nous reste 15 jours pour peaufiner !
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Pour votre jour qui se balade, même si vous pouvez facilement trouver à rester dans un coin un jour de plus, vous pouvez pousser jusqu'à la côte est dans l'Aberdeenshire ou si vous vous intéressez aux distilleries, aller dans le Speyside.
J'ai écrit un petit guide d'observation des aurores boréales, basé sur mes propres expériences: https://voyageforum.com/v.f?post=9872650;#9872650
C'est vrai que le programme des journées est toujours un vrai casse-tête, il y a tellement d'impondérables ! Mais le tout est d'avoir un fil conducteur et après, tu peux laisser jouer le feeling d'autant plus qu'en camping Car, tu as qd même pas mal de souplesse.
Pour la route qui traverse le Quiraing, certes c'est une petite route qui grimpe bien mais elle ne me semble pas impossible en RV. Bon, je n'ai pas du tout l'expérience de ces engins là non plus donc mon avis vaut ... Ce qu'il vaut 😊😉
Ton programme est alléchant, il ressemble pas mal à celui qu'on a fait mais avec plein de petites escapades dans des lieux qui m'auraient bien plu. Pour ta journée "free", si tu ne l'as pas déjà utilisée, regarde cet itineraire dans le coin du loch Rannoch, il m'avait pas mal interpelé lors de ma préparation malheureusement, pas suffisamment de temps pour l'intégrer.
http://www.undiscoveredscotland.co.uk/ustours/pitlochry-rannoch/index.html
Pour Stirling et Loch Katrine, moi aussi j'aurais tendance à les programmer au début du parcours pour une raison toute bête, j'aurais un peu peur de moins apprécier après les merveilles découvertes plus au nord. Mais là, on est dans le détail 😉 et cette appréciation reste très personnelle.
Voilà, maintenant que je t'ai bien embrouillé, je te laisse cogiter 😛 15 jours, c'est à la fois très court et très long ! Pour nous aussi, départ dans 2 semaines et encore pas mal de trucs à faire😇
Vivement les vacances ! 😏😏😏
Je suis partie en Ecosse en août dernier. Ce fut vraiment un voyage extraordinaire, ce pays m'a faciné! Nous sommes partis à trois sur vol AF et avons atterri…
Pour nous l’Ecosse, c’est par petits bouts... Une 1ère approche en 2008 avec nos 3 enfants, quelques jours dans la région d’Edimbourg, beaucoup de châteaux,…
Préambule: En septembre 2014, au retour des USA (dont vous pouvez trouver le carnet ici: voyageforum.com/... la destination de l’Ecosse avait été prise…
Avril 2019 Bonjour à toutes et à tous, Cette année, nous voilà de retour sur les terres écossaises. Après un véritable coup de cœur lors de notre dernier…
J'avais laissé un message (voyageforum.com/... lorsque je préparais notre voyage...Celui ci a bien eu lieu et je vous propose le récit de notre superbe…
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...