Voilà,
Nous partons ds 2 jours et pr éviter de se les faire forcer en cas de controle ...
Nous avons des valises delsey avec code à numeros
Nous pensons remettre les numeros pour pouvoir laisser une ouverture libre au moment de l'enregistrement
Qu'en pensez vous ?
Est ce que ca craint ?
Bonjour à toutes et à tous. Préparant un voyage en Polynésie française pour l'automne 2019, avec mon mari et un ami, nous aimerions savoir s'il est obligatoire de faire escale à Los Angeles pour un vol Paris Papeete. En effet les commentaires sur cette escale ne sont pas souvent positifs. J'ai entendu parler de vols directs. Qu'en est-il ? Quelle en est la frequence ? Merci de me répondre si quelqu'un a des informations. Au plaisir de vous lire.
Bonjour,
Aujourd'hui tarif incroyable sur les Vols Paris San Francisco 233 € TTC du 1 au 23 juin avec de courtes escales avec bagage cabine. Par contre de province ça reste cher rien en dessous de 460€ de Marseille , Lyon, Toulouse Déjà dimanche 30 sept Lufthansa, British vendaient des vols à 230€ dont certains vol en A380 J'ai acheté mon vol Paris Los Angeles début sept 275€ , il y a 248€ de taxes ! Comment font il pour vendre des billets à ce tarif ? et tarif vérifier jusqu'au paiement TTC avec CB. Il reste plus qu'à trouver une location de SUV à 20€ jour comme cette année. Partager vos bons plans, merci
233 € Vol A/R Paris San Francisco du 1 au 23 juin 2019 avec de courte escales,
Location de Voiture 1 au 23 juin, 420€ soit 19€ jour pour une Eco , 539€ soit 24,5€ jour pour un SUV
Pour ceux qui ont pris l'avion récemment qu'elle est attitude des compagnies par rapport aux bagages cabine, vérifie-t-elle le poids, les dimensions ou sont elles tolérantes

Aujourd'hui tarif incroyable sur les Vols Paris San Francisco 233 € TTC du 1 au 23 juin avec de courtes escales avec bagage cabine. Par contre de province ça reste cher rien en dessous de 460€ de Marseille , Lyon, Toulouse Déjà dimanche 30 sept Lufthansa, British vendaient des vols à 230€ dont certains vol en A380 J'ai acheté mon vol Paris Los Angeles début sept 275€ , il y a 248€ de taxes ! Comment font il pour vendre des billets à ce tarif ? et tarif vérifier jusqu'au paiement TTC avec CB. Il reste plus qu'à trouver une location de SUV à 20€ jour comme cette année. Partager vos bons plans, merci
233 € Vol A/R Paris San Francisco du 1 au 23 juin 2019 avec de courte escales,
Location de Voiture 1 au 23 juin, 420€ soit 19€ jour pour une Eco , 539€ soit 24,5€ jour pour un SUV
Pour ceux qui ont pris l'avion récemment qu'elle est attitude des compagnies par rapport aux bagages cabine, vérifie-t-elle le poids, les dimensions ou sont elles tolérantes

Bonjour chers internautes,
Nous projetons d'aller faire un circuit dans l'ouest américain, pendant 15 jours à cheval sur Juillet et Août 2017.
Nous serons 3 : 2 adultes et un enfant de 13 ans.
Je commence à regarder les sites des compagnies aériennes pour faire des devis.
Bristish Airways m'annonce un tarif de 4080€ pour 3 aller-retour Marseille - Los Angeles et San Francisco-Marseille et Air France un montant total de 4120€.
Pensez-vous que ces prix soient raisonnables pour 3 personnes A/R France - USA et pensez-vous que je peux espérer moins cher que ces prix-là.
Je vous remercie d'avance pour vos précieux conseils car nous n'avons jamais voyagé aussi loin et nous sommes totalement novices dans ce genre de voyage lointain.
Bonjour à tous,
Nous l'avons rêvé et préparé pendant des mois ce voyage, peaufiné et fignolé. De San Franciso nous sommes descendus par la côte en la suivant au plus près jusqu'au sud de Los Angeles (Oceanside précisément). Puis nous avons bifurqué vers Borrego Springs Desert et continué vers Yucca Valley, Trona Pinnacle, Death Valley. Nous avons ensuite commencé à remonter vers Sequoïa NP en passant par Isabella Lake pour terminer par Yosemite NP et retour à San Franciso trois semaines plus tard.
Nous avons eu beaucoup de déceptions, les unes après les autres qui s'empilent jusqu'à faire beaucoup, puis trop. Alors pourquoi ne pas en parler, mieux vaut partir en connaissance de cause, un voyageur averti en vaut deux, non ?
Nous arrivons à San Francisco au début de septembre, il y a beaucoup de touristes, alors qu'en cette arrière saison je l'imaginais plus tranquille. Sur les piers entre la foule et les commerces de "made in china, bangladesh, haïti, etc...", on étouffe, les restaurants sont saturés de monde et hors de prix bien qu'ils ne proposent que de la cuisine grasse et lourde, indigeste rien qu'à la voir.
Notre solution est de découvrir la ville tôt le matin avant qu'elle ne soit envahie par la cohue. Et à cette heure il est agréable de déambuler librement et sereinement. Les câbles cars sont libres alors que dans la journée les files d'attente s'étalent sur des dizaines de mètres de longueur.
Nous sommes dans un hôtel proche du Fisherman's Warf, très bien, je suis amusée par le petit carton déposé dans la chambre où l'on nous invite aimablement pour raison "écologique" à décliner le ménage de notre chambre. Pour encourager ce geste environnemental, l'hôtel offre un bon d'achat de 10 $ au bar ou à la brasserie de l'hôtel. Sans complexe aucun pour une chambre qui coûte entre 220 et 400 €uros la nuit il vous est fait généreusement cadeau de 10 $ si vous renoncez au confort du ménage quotidien sauf le dernier jour bien entendu. Là où il y a de la gène il n'y a pas de plaisir. Nous trouverons la même démarche dans un autre hôtel.


Les parkings bien en évidence pour les touristes sur le front de mer sont à 10 $ de l'heure mais si vous faîtes 100 mètres de plus dans les "petites" rues vous ne payez plus que 3.25 $ de l'heure et après 19h le prix chute à moins d'un dollar.
J'ai apprécié aussi de commander une salade à 9 $ parce que je mange peu le midi et la retrouver sur la facture à 14 $ (avant les taxes) . Bon, on ne dit rien, on est en vacances et c'était bon, mais c'est une pratique pénible et récurrente.
Nous avons aussi expérimenté les missions ou musées qui communiquent sur la gratuité de la visite. Ils sont tenus par des bénévoles qui dès l'entrée vous expliquent lourdement à quel point ils sont intéressés par votre porte monnaie. L'accueil est toujours très chaleureux et souriant. L'au revoir dépends de votre générosité.
Au sud de San Francisco dans le brouillard nous imaginons que les paysages doivent être beaux mais nous ne pouvons que le supposer. Et oui cela peut arriver... Dès que nous nous éloignons de la mer le soleil brille, mais sur l'eau stagne un épais nuage tel un gros duvet qui masque tout le paysage.
Cette année ce n'était pas de chance la route n° 1 était coupée. Notre voyage était prévu avant et nous n'avions pas envie de tout annuler. Finalement nous avons trouvé que c'était plutôt un avantage car la portion de route restée ouverte était déserte et nous avions le loisir de nous arrêter facilement où nous voulions.
Sur la route n°1 nous avons vu de jolis points, de belles vues mais rien d'extraordinaire, souvent nous nous sommes dit que cela ressemblait à la Bretagne, sauf qu'ici il n'y a ni crêpes, ni cidre et que les fruits de mer ou le poisson ils ne savent que les faire frire avec de la pate bien lourde et bien grasse. La prochaine fois c'est sûr nous irons en Bretagne !
Lors de nos précédents voyages aux Etats unis nous avons toujours mangé correctement, et nous avions même trouvé que la (mauvaise) réputation culinaire du pays était exagérée. Mais cette année dans cet Etat cela nous paraît plus difficile qu'ailleurs de se nourrir. Le midi pas de problème nous sommes au régime pique-nique, salades. Mais le soir nous aimons aller au restaurant. Et sur cette côte le choix est plus que limité. Il n'y a pas d'autre alternative que, burgers pas bons, ou fish and chips extra gras. Je suis pourtant, avant de partir, allée sélectionner les meilleurs adresses sur Tripad... Et sauf 2 ou 3 exceptions (sur 3 semaines) le plus souvent ce n'était pas bon et toujours très cher.
Ce soir nous avons droit à la plus grosse escroquerie de notre voyage pour la chambre d'hôtel. J'avais réservé une chambre de 28 m² avec un grand lit et un coin repas avec vue mer. Nous avons eu une petite chambre, sur la rue, un petit lit, et à la place d'un lavabo un lave main minuscule, pour 215 €uros la nuit. Aucun moyen de discuter, l'hôtelier était arrogant, je voulais être remboursée pour aller ailleurs (nous avions payé en cash 5 minutes plus tôt), il s'en est moqué. Le seul recours aurait été d'aller chercher un avocat, et c'était sa force. Il aurait fallu demander à voir la chambre avant, on n'est jamais assez méfiant. A mon retour j'ai voulu m'occuper de son cas, mais l'annonce n'existe plus elle a été modifiée.
Après avoir traverser un bon nombre de réserves indiennes sur une très belle route nous arrivons dans le désert de Borrego Spring en début d'après midi. Le Visitor Center est fermé. il nous renvoi vers un magasin du centre où il faut s'adresser dans ce cas. Mais celui ci est aussi fermé, il ferme à 15 h (Et l'on raille la France pour ses horaires ???). Avec les infos dont nous disposons nous partons en direction de Borrego Palm Canyon. Mais là aussi tout est fermé, l'accès est interdit.
Tout cela nous a pris du temps, l'heure tourne, nous décidons de partir vers Fonts point. Cette fois nous avons un peu plus de chance et nous sommes récompensés, le spectacle est grandiose.
A noter que nous sommes dans un superbe hôtel, très bien, où nous avons passé une très belle soirée. Ils ont seulement essayé de nous facturer des taxes supplémentaires à notre arrivée. Cela s'est arrangé aimablement, mon bon de réservation était très précis sur ce que j'avais à payer.
L'hôtel de Beatty nous a réservé une autre surprise. Nous devions payer à notre arrivée, mais, non, le réceptionniste nous dit que c'est déjà réglé, bizarre. A mon retour effectivement je contrôle et constate que 87 €uros ont été prélevés sur mon compte 3 jours avant notre arrivée, alors que nous devions payer 80 USD. Encore une fois ce n'est pas correct.
Le Sequoïa NP est saturé de visiteurs et de voitures, il est très difficile de pouvoir se garer quelque part. Seuls les parkings pour personnes handicapées, grands et nombreux sont déserts. Quand nous arrivons à stationner c'est pour voir des arbres enfermés dans des cages, c'est du moins ainsi que je les perçois. Avec des touristes qui font les singes devant pour se prendre en photosssss, il y a vraiment de bons clichés à faire, le ridicule n'a pas de limite. A noter que le Giant Forest Museum ferme à 16h30, encore un bon horaire de fermeture pour un tel site.
Ce matin sur la route entre Death Valley et Sequoïa NP (avec une étape à Kernville) nous avons fait une halte sur le Trail of the 100 Giants (à proximité de Johnsondale). C'est là que nous avons le mieux apprécié les Sequoïas. Nous étions seuls dans la forêts en tête à tête avec tous ces géants debout ou couchés, mais en liberté, eux et nous. La dimension des arbres et de la forêt dans cet espace bien plus nature que le NP a été un bien meilleur moment.
Le bouquet final nous l'avons eu au Yosemite NP.
Nous arrivons par Glacier West et nous pouvons monter jusque Summit Meadows, Glacier Point est ouvert. Mais... La route est barrée ; le parking de Glaicier Point est complet, il faut compter 30 à 90 minutes d'attentes avant de pouvoir commencer à monter. Nous sommes le mercredi 20 septembre, que cela doit-il être le weekend ? ou en été ?
Mais ce n'est pas fini...
Nous décidons de visiter Yosemite Valley et c'est réellement... L'enfer tant il y a du monde partout, les parkings sont bondés, il est impossible de s'arrêter. Une horreur.
Allez encore un épisode....
Nous arrivons pour la nuit à Groveland bien dégoutés mais pour ne pas se faire avoir le lendemain nous prévoyons de partir tôt. Nous devons traverser le parc par la Tioga Road pour rejoindre Mammoth Lakes.
Nous découvrons une nouvelle démarche malvenue ce soir à notre hôtel prépayé depuis plusieurs mois. Il nous est demandé de payer 150 $ supplémentaires (pas une empreinte de carte, un paiement), sinon pas de chambre. Il nous est promis de nous les rendre le lendemain, sans plus de garantie.
5h45 le lendemain nous démarrons. Au premier panneau quelques centaines de mètres après l'hôtel, nous pouvons lire "Tioga Pass Closed". Nous n'y croyons pas, pourquoi ? Nous continuons et nous ne sommes pas les seuls, jusqu'à une barrière qui bloque les deux sens de circulation, montant et descendant. plusieurs voitures attendent déjà de chaque coté. Nous attendons... Nous patientons... Aucune information.... Au bout de deux heures on nous dit que c'est à cause de la neige!!!! Et il est impossible de nous dire quand la route sera ré-ouverte, dans une heure, deux heures, demain ? Aucune information.
Il est bien tombé une averse de pluie pendant la nuit, si cela a fait de la neige en altitude, ce ne doit pas être plus d'un ou deux centimètres, et encore je doute qu'à cette saison elle ait tenu sur le revêtement. C'est d'un ridicule ! Avec un gros 4x4 GMC YUKON XL il en faut plus pour ne pas passer.
Et il ne l'ont pas ouverte leur satanée barrière, nous avons fini par faire demi tour pour essayer de passer par la route 108 plus au nord. Notre hôtel nous attends ce soir à Mammoth Lakes et nous voulons passer. Mais non, elle est fermée aussi ! Ce n'est pas de la sécurité, c'est du burlesque !
Si bien qu'au lieu de traverser le Yosemite NP, de voir June lake, Mono Lake, Bodie et de redescendre tranquillement par la 108, nous avons manqué une des plus belles parties de notre voyage et perdu une nuit d'hôtel. Et très honnêtement nous n'avons pas apprécié du tout cette ridicule plaisanterie.
C'était la fin de notre périple, nous avons terminé ce voyage déçus et dégoûtés. Fatigués de se faire plumer ou rouler à tous les coins de rue. Nous avons si souvent mal manger tout en payant des prix si exagérément élevés que nous avons fini par pique-niquer le soir aussi à plusieurs reprises.
Nous avons beaucoup voyagé et je sais que le tourisme nourrit beaucoup de monde, qu'il faut être clément et se plier au jeu. Mais ici cela dépasse les bornes.
C'est du pur tourisme de masse, au plus haut point. J'ai perçu cet état comme une grosse machination où l'on vend tout et n'importe quoi, souvent presque rien, pour très cher.
Nous avons aussi eu de bons moment et vu de très belles choses, de beaux sites et, nous ramenons de beaux souvenirs, heureusement. Mais nous avons eu tellement de déconvenues que cela a jeté un voile terne et donné un goût amer à ce voyage.
Nous l'avons rêvé et préparé pendant des mois ce voyage, peaufiné et fignolé. De San Franciso nous sommes descendus par la côte en la suivant au plus près jusqu'au sud de Los Angeles (Oceanside précisément). Puis nous avons bifurqué vers Borrego Springs Desert et continué vers Yucca Valley, Trona Pinnacle, Death Valley. Nous avons ensuite commencé à remonter vers Sequoïa NP en passant par Isabella Lake pour terminer par Yosemite NP et retour à San Franciso trois semaines plus tard.
Nous avons eu beaucoup de déceptions, les unes après les autres qui s'empilent jusqu'à faire beaucoup, puis trop. Alors pourquoi ne pas en parler, mieux vaut partir en connaissance de cause, un voyageur averti en vaut deux, non ?
Nous arrivons à San Francisco au début de septembre, il y a beaucoup de touristes, alors qu'en cette arrière saison je l'imaginais plus tranquille. Sur les piers entre la foule et les commerces de "made in china, bangladesh, haïti, etc...", on étouffe, les restaurants sont saturés de monde et hors de prix bien qu'ils ne proposent que de la cuisine grasse et lourde, indigeste rien qu'à la voir.
Notre solution est de découvrir la ville tôt le matin avant qu'elle ne soit envahie par la cohue. Et à cette heure il est agréable de déambuler librement et sereinement. Les câbles cars sont libres alors que dans la journée les files d'attente s'étalent sur des dizaines de mètres de longueur.
Nous sommes dans un hôtel proche du Fisherman's Warf, très bien, je suis amusée par le petit carton déposé dans la chambre où l'on nous invite aimablement pour raison "écologique" à décliner le ménage de notre chambre. Pour encourager ce geste environnemental, l'hôtel offre un bon d'achat de 10 $ au bar ou à la brasserie de l'hôtel. Sans complexe aucun pour une chambre qui coûte entre 220 et 400 €uros la nuit il vous est fait généreusement cadeau de 10 $ si vous renoncez au confort du ménage quotidien sauf le dernier jour bien entendu. Là où il y a de la gène il n'y a pas de plaisir. Nous trouverons la même démarche dans un autre hôtel.


Les parkings bien en évidence pour les touristes sur le front de mer sont à 10 $ de l'heure mais si vous faîtes 100 mètres de plus dans les "petites" rues vous ne payez plus que 3.25 $ de l'heure et après 19h le prix chute à moins d'un dollar.
J'ai apprécié aussi de commander une salade à 9 $ parce que je mange peu le midi et la retrouver sur la facture à 14 $ (avant les taxes) . Bon, on ne dit rien, on est en vacances et c'était bon, mais c'est une pratique pénible et récurrente.
Nous avons aussi expérimenté les missions ou musées qui communiquent sur la gratuité de la visite. Ils sont tenus par des bénévoles qui dès l'entrée vous expliquent lourdement à quel point ils sont intéressés par votre porte monnaie. L'accueil est toujours très chaleureux et souriant. L'au revoir dépends de votre générosité.
Au sud de San Francisco dans le brouillard nous imaginons que les paysages doivent être beaux mais nous ne pouvons que le supposer. Et oui cela peut arriver... Dès que nous nous éloignons de la mer le soleil brille, mais sur l'eau stagne un épais nuage tel un gros duvet qui masque tout le paysage.
Cette année ce n'était pas de chance la route n° 1 était coupée. Notre voyage était prévu avant et nous n'avions pas envie de tout annuler. Finalement nous avons trouvé que c'était plutôt un avantage car la portion de route restée ouverte était déserte et nous avions le loisir de nous arrêter facilement où nous voulions.
Sur la route n°1 nous avons vu de jolis points, de belles vues mais rien d'extraordinaire, souvent nous nous sommes dit que cela ressemblait à la Bretagne, sauf qu'ici il n'y a ni crêpes, ni cidre et que les fruits de mer ou le poisson ils ne savent que les faire frire avec de la pate bien lourde et bien grasse. La prochaine fois c'est sûr nous irons en Bretagne !
Lors de nos précédents voyages aux Etats unis nous avons toujours mangé correctement, et nous avions même trouvé que la (mauvaise) réputation culinaire du pays était exagérée. Mais cette année dans cet Etat cela nous paraît plus difficile qu'ailleurs de se nourrir. Le midi pas de problème nous sommes au régime pique-nique, salades. Mais le soir nous aimons aller au restaurant. Et sur cette côte le choix est plus que limité. Il n'y a pas d'autre alternative que, burgers pas bons, ou fish and chips extra gras. Je suis pourtant, avant de partir, allée sélectionner les meilleurs adresses sur Tripad... Et sauf 2 ou 3 exceptions (sur 3 semaines) le plus souvent ce n'était pas bon et toujours très cher.
Ce soir nous avons droit à la plus grosse escroquerie de notre voyage pour la chambre d'hôtel. J'avais réservé une chambre de 28 m² avec un grand lit et un coin repas avec vue mer. Nous avons eu une petite chambre, sur la rue, un petit lit, et à la place d'un lavabo un lave main minuscule, pour 215 €uros la nuit. Aucun moyen de discuter, l'hôtelier était arrogant, je voulais être remboursée pour aller ailleurs (nous avions payé en cash 5 minutes plus tôt), il s'en est moqué. Le seul recours aurait été d'aller chercher un avocat, et c'était sa force. Il aurait fallu demander à voir la chambre avant, on n'est jamais assez méfiant. A mon retour j'ai voulu m'occuper de son cas, mais l'annonce n'existe plus elle a été modifiée.
Après avoir traverser un bon nombre de réserves indiennes sur une très belle route nous arrivons dans le désert de Borrego Spring en début d'après midi. Le Visitor Center est fermé. il nous renvoi vers un magasin du centre où il faut s'adresser dans ce cas. Mais celui ci est aussi fermé, il ferme à 15 h (Et l'on raille la France pour ses horaires ???). Avec les infos dont nous disposons nous partons en direction de Borrego Palm Canyon. Mais là aussi tout est fermé, l'accès est interdit.
Tout cela nous a pris du temps, l'heure tourne, nous décidons de partir vers Fonts point. Cette fois nous avons un peu plus de chance et nous sommes récompensés, le spectacle est grandiose.
A noter que nous sommes dans un superbe hôtel, très bien, où nous avons passé une très belle soirée. Ils ont seulement essayé de nous facturer des taxes supplémentaires à notre arrivée. Cela s'est arrangé aimablement, mon bon de réservation était très précis sur ce que j'avais à payer.
L'hôtel de Beatty nous a réservé une autre surprise. Nous devions payer à notre arrivée, mais, non, le réceptionniste nous dit que c'est déjà réglé, bizarre. A mon retour effectivement je contrôle et constate que 87 €uros ont été prélevés sur mon compte 3 jours avant notre arrivée, alors que nous devions payer 80 USD. Encore une fois ce n'est pas correct.
Le Sequoïa NP est saturé de visiteurs et de voitures, il est très difficile de pouvoir se garer quelque part. Seuls les parkings pour personnes handicapées, grands et nombreux sont déserts. Quand nous arrivons à stationner c'est pour voir des arbres enfermés dans des cages, c'est du moins ainsi que je les perçois. Avec des touristes qui font les singes devant pour se prendre en photosssss, il y a vraiment de bons clichés à faire, le ridicule n'a pas de limite. A noter que le Giant Forest Museum ferme à 16h30, encore un bon horaire de fermeture pour un tel site.
Ce matin sur la route entre Death Valley et Sequoïa NP (avec une étape à Kernville) nous avons fait une halte sur le Trail of the 100 Giants (à proximité de Johnsondale). C'est là que nous avons le mieux apprécié les Sequoïas. Nous étions seuls dans la forêts en tête à tête avec tous ces géants debout ou couchés, mais en liberté, eux et nous. La dimension des arbres et de la forêt dans cet espace bien plus nature que le NP a été un bien meilleur moment.
Le bouquet final nous l'avons eu au Yosemite NP.
Nous arrivons par Glacier West et nous pouvons monter jusque Summit Meadows, Glacier Point est ouvert. Mais... La route est barrée ; le parking de Glaicier Point est complet, il faut compter 30 à 90 minutes d'attentes avant de pouvoir commencer à monter. Nous sommes le mercredi 20 septembre, que cela doit-il être le weekend ? ou en été ?
Mais ce n'est pas fini...
Nous décidons de visiter Yosemite Valley et c'est réellement... L'enfer tant il y a du monde partout, les parkings sont bondés, il est impossible de s'arrêter. Une horreur.
Allez encore un épisode....
Nous arrivons pour la nuit à Groveland bien dégoutés mais pour ne pas se faire avoir le lendemain nous prévoyons de partir tôt. Nous devons traverser le parc par la Tioga Road pour rejoindre Mammoth Lakes.
Nous découvrons une nouvelle démarche malvenue ce soir à notre hôtel prépayé depuis plusieurs mois. Il nous est demandé de payer 150 $ supplémentaires (pas une empreinte de carte, un paiement), sinon pas de chambre. Il nous est promis de nous les rendre le lendemain, sans plus de garantie.
5h45 le lendemain nous démarrons. Au premier panneau quelques centaines de mètres après l'hôtel, nous pouvons lire "Tioga Pass Closed". Nous n'y croyons pas, pourquoi ? Nous continuons et nous ne sommes pas les seuls, jusqu'à une barrière qui bloque les deux sens de circulation, montant et descendant. plusieurs voitures attendent déjà de chaque coté. Nous attendons... Nous patientons... Aucune information.... Au bout de deux heures on nous dit que c'est à cause de la neige!!!! Et il est impossible de nous dire quand la route sera ré-ouverte, dans une heure, deux heures, demain ? Aucune information.
Il est bien tombé une averse de pluie pendant la nuit, si cela a fait de la neige en altitude, ce ne doit pas être plus d'un ou deux centimètres, et encore je doute qu'à cette saison elle ait tenu sur le revêtement. C'est d'un ridicule ! Avec un gros 4x4 GMC YUKON XL il en faut plus pour ne pas passer.
Et il ne l'ont pas ouverte leur satanée barrière, nous avons fini par faire demi tour pour essayer de passer par la route 108 plus au nord. Notre hôtel nous attends ce soir à Mammoth Lakes et nous voulons passer. Mais non, elle est fermée aussi ! Ce n'est pas de la sécurité, c'est du burlesque !
Si bien qu'au lieu de traverser le Yosemite NP, de voir June lake, Mono Lake, Bodie et de redescendre tranquillement par la 108, nous avons manqué une des plus belles parties de notre voyage et perdu une nuit d'hôtel. Et très honnêtement nous n'avons pas apprécié du tout cette ridicule plaisanterie.
C'était la fin de notre périple, nous avons terminé ce voyage déçus et dégoûtés. Fatigués de se faire plumer ou rouler à tous les coins de rue. Nous avons si souvent mal manger tout en payant des prix si exagérément élevés que nous avons fini par pique-niquer le soir aussi à plusieurs reprises.
Nous avons beaucoup voyagé et je sais que le tourisme nourrit beaucoup de monde, qu'il faut être clément et se plier au jeu. Mais ici cela dépasse les bornes.
C'est du pur tourisme de masse, au plus haut point. J'ai perçu cet état comme une grosse machination où l'on vend tout et n'importe quoi, souvent presque rien, pour très cher.
Nous avons aussi eu de bons moment et vu de très belles choses, de beaux sites et, nous ramenons de beaux souvenirs, heureusement. Mais nous avons eu tellement de déconvenues que cela a jeté un voile terne et donné un goût amer à ce voyage.
Bonsoir à tous,
Malgré l'utilisation de l'option "recherche", je n'ai pas trouvé réponse à mes questions. Je me permets donc de m'en remettre à la communauté du site, et solliciter vos conseils et expériences.
Ce sera mon tout premier voyage au Japon, et j'ai repéré un vol retour sur la compagnie ANA, mi-août, qui part de l'aéroport Osaka (Kobe) à 7h05 --> arrivée à Tokyo Haneda à 8h10. Escale de grossomodo 2h00. Puis décollage d'Haneda à 10h25 pour un vol direct vers Paris CDG.
Ce vol m'intéresse considérant que pour mon retour, je serai dans la région d'Osaka, et j'aurais voulu éviter de retourner vers Tokyo.
Mais j'ai plusieurs questions pour les connaisseurs : - 2H d'escale à Haneda, est-ce suffisant ? Ou ça va être la course, stressant et tout et tout ? L'aéroport est-il immense ou est-ce assez simple de s'y retrouver ? Sommes-nous bien guidés pour la correspondance ? - Comment fonctionne l'escale ? Les valises sont-elles transférées par la compagnie ANA du premier vol vers le second (tous deux opérés par ANA), ou doit-on les récupérer et les ré-enregistrer ? Risque de perte des valises? - Avec un décollage d'Osaka prévu à 7h05, à quelle heure faut-il être à l'enregistrement ? 3H avant comme les vols internationaux (du coup ça fait tôt !!) ou moins ? - Le site d'ANA parle de l'aéroport Osaka(Kobe) : duquel s'agit-il ? de l'aéroport international du Kansai ou de l'aéroport Itami ? Et est-ce facile de rejoindre ledit aéroport à partir d'Osaka, surtout à une heure si matinale. Des moyens de transport existent-ils pour arriver à l'aéroport d'Osaka vers, à minima, 5h00 ?!? - Enfin, quelqu'un a t-il déjà voyagé avec ANA, et sait-il comment se passe la délivrance du billet d'avion ? Est-ce un e-ticket ? Je ne l'ai pas vu spécifié sur leur site. Quelles sont les modalités d'enregistrement : en ligne obligatoirement avant le vol (et est-ce facile ? Je sais, j'ai l'air de sortir d'un trou, mais je n'ai encore jamais pratiqué) ou aux guichets à CDG ?
Je vous prie de m'excuser pour cette rafale de questions, et vous remercie sincèrement des réponses que vous voudrez bien m'apporter!
Bonne soirée,
JaneSawl
Malgré l'utilisation de l'option "recherche", je n'ai pas trouvé réponse à mes questions. Je me permets donc de m'en remettre à la communauté du site, et solliciter vos conseils et expériences.
Ce sera mon tout premier voyage au Japon, et j'ai repéré un vol retour sur la compagnie ANA, mi-août, qui part de l'aéroport Osaka (Kobe) à 7h05 --> arrivée à Tokyo Haneda à 8h10. Escale de grossomodo 2h00. Puis décollage d'Haneda à 10h25 pour un vol direct vers Paris CDG.
Ce vol m'intéresse considérant que pour mon retour, je serai dans la région d'Osaka, et j'aurais voulu éviter de retourner vers Tokyo.
Mais j'ai plusieurs questions pour les connaisseurs : - 2H d'escale à Haneda, est-ce suffisant ? Ou ça va être la course, stressant et tout et tout ? L'aéroport est-il immense ou est-ce assez simple de s'y retrouver ? Sommes-nous bien guidés pour la correspondance ? - Comment fonctionne l'escale ? Les valises sont-elles transférées par la compagnie ANA du premier vol vers le second (tous deux opérés par ANA), ou doit-on les récupérer et les ré-enregistrer ? Risque de perte des valises? - Avec un décollage d'Osaka prévu à 7h05, à quelle heure faut-il être à l'enregistrement ? 3H avant comme les vols internationaux (du coup ça fait tôt !!) ou moins ? - Le site d'ANA parle de l'aéroport Osaka(Kobe) : duquel s'agit-il ? de l'aéroport international du Kansai ou de l'aéroport Itami ? Et est-ce facile de rejoindre ledit aéroport à partir d'Osaka, surtout à une heure si matinale. Des moyens de transport existent-ils pour arriver à l'aéroport d'Osaka vers, à minima, 5h00 ?!? - Enfin, quelqu'un a t-il déjà voyagé avec ANA, et sait-il comment se passe la délivrance du billet d'avion ? Est-ce un e-ticket ? Je ne l'ai pas vu spécifié sur leur site. Quelles sont les modalités d'enregistrement : en ligne obligatoirement avant le vol (et est-ce facile ? Je sais, j'ai l'air de sortir d'un trou, mais je n'ai encore jamais pratiqué) ou aux guichets à CDG ?
Je vous prie de m'excuser pour cette rafale de questions, et vous remercie sincèrement des réponses que vous voudrez bien m'apporter!
Bonne soirée,
JaneSawl
Avant toute chose, je tiens à remercier les participants de VoyageForum qui postent régulièrement dans la rubrique Etats-Unis. Je ne vais pas tenter de tous les énumérer, je serais sûr d’en oublier! C’est grâce à vous que j’ai trouvé ces lieux intéressants, qui sortent un peu des sentiers battus. Je vous rend hommage avec ce carnet et j’espère qu’il inspirera d’autres à aller découvrir cette superbe région.
Aussi, veuillez m’excuser d’avance pour mes tournures de phrases bizarres et autres fautes de français. Je ne suis pas très doué avec les mots; je préfère écrire avec la lumière :-)
Pour les présentations, nous sommes 4: ma femme, nos 2 filles de 8 et 11 ans, et moi-même. Nous sommes des citadins, mais on aime beaucoup la nature… enfin, moi surtout! Ma femme et les filles aiment bien les villes et le shopping; il en faut donc pour tout le monde. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais prévu que des randos dans des sites de rêve, de préférence tôt le matin ou tard le soir pour prendre de magnifiques photos. Je suis fan de photo, et surtout de paysages.
En juillet 2015, nous avons réalisé un vieux rêve: parcourir quelques parcs nationaux de l’ouest des USA en camping car (appelé RV là-bas). Ne cherchez pas le carnet, il n’a pas encore été écrit…
Au retour de ce voyage (nous avions fait les grands classiques), nous étions tellement tous enchantés par ces beautés de la nature, qu’il fallait absolument retourner pour voir d’autres choses. Mais comme le budget n’est pas illimité (surtout pour les vols à 4 pendant les vacances d’été), j’avais mis ce projet de côté, en attendant de remplir la tirelire.
Pour l’été 2016, on s’était dit qu’on resterait en Europe. Mais secrètement, je regardais régulièrement pour des billets d’avion bon marché pour les Etats-Unis. L’an dernier on était arrivé/parti de San Francisco (via Istanbul avec Turkish Airlines), donc je visais une autre ville cette fois. Et un beau jour d’avril, voilà que je tombe sur une offre qu’on ne refuse pas: 430€ pour Las Vegas en juillet. Le seul souci: il faut partir de Francfort. Après (brève) discussion, on réserve. Petit conseil d’ailleurs: si vous trouvez ce genre de prix, foncez! L’offre n’était plus disponible 3 jours plus tard.
Et là c’est le stress! On a moins de 3 mois pour tout planifier (j’aime bien savoir ou on va, et être sûr d’avoir un hôtel). Camping car ou pas camping car? Choix difficile; tout le monde avait bien aimé le camping car, mais c’est quand même très contraignant pour les emplacements. On ne peut pas s’arrêter n’importe où; et les réservations de campings, c’est comme les hôtels dans les parcs: ça part très rapidement. Je vérifie quelques campings dans Yellowstone: tous complets. Pareil dans Bryce Canyon. Bon, voilà, le choix par défaut est fait: pas de camping car cette année.
Du coup je me dis qu’on pourrait bien louer un 4x4 et faire des pistes. Visiter des lieux hors des sentiers battus. En lisant les carnets et les sites webs, je note des endroits sympas à voir… mais il y en a tellement! Il faut faire des choix. Ma femme voudrait aller à Yellowstone. Je regarde sur la carte, mais c’est bien loin de Las Vegas! Sans compter qu’elle veut aussi aller à San Diego… le grand-écart quoi :-) On n’a pas 3 mois sur place, seulement un peu moins de 3 semaines… les choix sont cornéliens…
Le parcours final ressemble à une boucle dans le sens des aiguilles d’une montre. Au programme:
-Las Vegas -Kanarra Creek -Bryce Canyon NP -Willis Creek -Hole In the Rock Road -Burr Trail Road -Strike Valley Overlook -Cathedral Valley -Capitol Reef NP -Little Wild Horse -Goblin Valley SP -Arches NP -Canyonlands NP -Dead Horse Point SP -Sedona -Imperial Sand Dunes -San Diego -Knott’s Berry Farm -Las Vegas
..ça c’était le programme initial. On verra que la réalité sera légèrement différente 😉
Je vous mets une petite photo pour patienter. Une classique, mais qui demande de se lever tôt en été.

Aussi, veuillez m’excuser d’avance pour mes tournures de phrases bizarres et autres fautes de français. Je ne suis pas très doué avec les mots; je préfère écrire avec la lumière :-)
Pour les présentations, nous sommes 4: ma femme, nos 2 filles de 8 et 11 ans, et moi-même. Nous sommes des citadins, mais on aime beaucoup la nature… enfin, moi surtout! Ma femme et les filles aiment bien les villes et le shopping; il en faut donc pour tout le monde. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais prévu que des randos dans des sites de rêve, de préférence tôt le matin ou tard le soir pour prendre de magnifiques photos. Je suis fan de photo, et surtout de paysages.
En juillet 2015, nous avons réalisé un vieux rêve: parcourir quelques parcs nationaux de l’ouest des USA en camping car (appelé RV là-bas). Ne cherchez pas le carnet, il n’a pas encore été écrit…
Au retour de ce voyage (nous avions fait les grands classiques), nous étions tellement tous enchantés par ces beautés de la nature, qu’il fallait absolument retourner pour voir d’autres choses. Mais comme le budget n’est pas illimité (surtout pour les vols à 4 pendant les vacances d’été), j’avais mis ce projet de côté, en attendant de remplir la tirelire.
Pour l’été 2016, on s’était dit qu’on resterait en Europe. Mais secrètement, je regardais régulièrement pour des billets d’avion bon marché pour les Etats-Unis. L’an dernier on était arrivé/parti de San Francisco (via Istanbul avec Turkish Airlines), donc je visais une autre ville cette fois. Et un beau jour d’avril, voilà que je tombe sur une offre qu’on ne refuse pas: 430€ pour Las Vegas en juillet. Le seul souci: il faut partir de Francfort. Après (brève) discussion, on réserve. Petit conseil d’ailleurs: si vous trouvez ce genre de prix, foncez! L’offre n’était plus disponible 3 jours plus tard.
Et là c’est le stress! On a moins de 3 mois pour tout planifier (j’aime bien savoir ou on va, et être sûr d’avoir un hôtel). Camping car ou pas camping car? Choix difficile; tout le monde avait bien aimé le camping car, mais c’est quand même très contraignant pour les emplacements. On ne peut pas s’arrêter n’importe où; et les réservations de campings, c’est comme les hôtels dans les parcs: ça part très rapidement. Je vérifie quelques campings dans Yellowstone: tous complets. Pareil dans Bryce Canyon. Bon, voilà, le choix par défaut est fait: pas de camping car cette année.
Du coup je me dis qu’on pourrait bien louer un 4x4 et faire des pistes. Visiter des lieux hors des sentiers battus. En lisant les carnets et les sites webs, je note des endroits sympas à voir… mais il y en a tellement! Il faut faire des choix. Ma femme voudrait aller à Yellowstone. Je regarde sur la carte, mais c’est bien loin de Las Vegas! Sans compter qu’elle veut aussi aller à San Diego… le grand-écart quoi :-) On n’a pas 3 mois sur place, seulement un peu moins de 3 semaines… les choix sont cornéliens…
Le parcours final ressemble à une boucle dans le sens des aiguilles d’une montre. Au programme:
-Las Vegas -Kanarra Creek -Bryce Canyon NP -Willis Creek -Hole In the Rock Road -Burr Trail Road -Strike Valley Overlook -Cathedral Valley -Capitol Reef NP -Little Wild Horse -Goblin Valley SP -Arches NP -Canyonlands NP -Dead Horse Point SP -Sedona -Imperial Sand Dunes -San Diego -Knott’s Berry Farm -Las Vegas
..ça c’était le programme initial. On verra que la réalité sera légèrement différente 😉
Je vous mets une petite photo pour patienter. Une classique, mais qui demande de se lever tôt en été.

Bonsoir à tous 😉 !
Je pars avec 2 personnes en Août aux USA. Nous avons pris nos billets sur Expedia, pour un vol A/R Toulouse - San Francisco A l'aller nous avons une escale à Munich (All.) de 2h, jusqu'ici pas de pb... Par contre au retour, nous faisons une escale à Denver (USA) de 35 mn !! 😕😕 Je n'ai jamais pris l'avion, mais ça me parait ultra court pour passer d'un avion à l'autre, récupérer ses bagages, et se repérer dans un grand aéroport Américain !! Qu'en pensez-vous, certains ont-ils déja eu à faire ce style de courtes escales ?? Est-ce jouable ??? De toute façon on ne peut plus faire marche arrière, mais quand même !!
Merci !!! 🙂🙂
Je pars avec 2 personnes en Août aux USA. Nous avons pris nos billets sur Expedia, pour un vol A/R Toulouse - San Francisco A l'aller nous avons une escale à Munich (All.) de 2h, jusqu'ici pas de pb... Par contre au retour, nous faisons une escale à Denver (USA) de 35 mn !! 😕😕 Je n'ai jamais pris l'avion, mais ça me parait ultra court pour passer d'un avion à l'autre, récupérer ses bagages, et se repérer dans un grand aéroport Américain !! Qu'en pensez-vous, certains ont-ils déja eu à faire ce style de courtes escales ?? Est-ce jouable ??? De toute façon on ne peut plus faire marche arrière, mais quand même !!
Merci !!! 🙂🙂
Hello, je suis déjà allé au Japon une fois, c'était un vol British Airways avec escale à Londres et il y avait 99% de japonais à bord.. J'ai déclaré de moi-même certains aliment rentrant dans les restrictions et l'ai regretté après coups.. Car aucun contrôle! C'était à Narita.
J'en ai conclue que personne (ou presque) n'est contrôlé si venant de londres en raison du contrôle très strict là-bas. A la sortie, l'écran affichant notre corps montrait une tonne "d'anomalies", des formes sur mon corps.. Du coup fouille au corps.. Et il s'agit en fait de ma graisse.. Ça passe pour des explosifs ont dirait, déjà eu le cas sur contrôle en France 😐
Pour le coup, "être gros c'est interdit au japon" prends tout son sens.. On m'a aussi demandé d'enlever mes chaussures (type bottes) pour les passer aux rayons X. Sans me dire pourquoi évidemment. Et pas de temps pour les questions.. Je repars bientôt et je pense que cette fois ce sera un vol direct ANA, arrivé à Haneda pour le coup.
Et contrôle possible du coup.. Surtout que je rentre pas mal dans le cadre des personnes susceptibles d'être contrôlés (en gros j'ai des origines.. et la tête qui va avec ^^) et j'appréhende. D'après ce que j'ai lu, en cas de contrôle, ils déballent TOUT et posent une tonnes de questions..
J'ai lu par ci, par là que les gens ramenait du saucisson et une tonne d'autres trucs censé pas passer. J'en prendrais peut-être. J'aurais surtout du chocolat avec noisettes : iraient t'il jusqu'à dire que les noisettes dans le chocolat font qu'ils ne peut pas rentrer..?
Pour les fromages, gateaux & autres snacks, pas de soucis apparemment? Racontez moi votre expérience en douanes svp! Dans tout les aéroport cités, et même autres (au Japon); Je vais rentrer/sortir souvent via différent aéroport pour visiter d'autres pays voisins (Corée, Taiwan et autres). Merci d'avance :)
J'en ai conclue que personne (ou presque) n'est contrôlé si venant de londres en raison du contrôle très strict là-bas. A la sortie, l'écran affichant notre corps montrait une tonne "d'anomalies", des formes sur mon corps.. Du coup fouille au corps.. Et il s'agit en fait de ma graisse.. Ça passe pour des explosifs ont dirait, déjà eu le cas sur contrôle en France 😐
Pour le coup, "être gros c'est interdit au japon" prends tout son sens.. On m'a aussi demandé d'enlever mes chaussures (type bottes) pour les passer aux rayons X. Sans me dire pourquoi évidemment. Et pas de temps pour les questions.. Je repars bientôt et je pense que cette fois ce sera un vol direct ANA, arrivé à Haneda pour le coup.
Et contrôle possible du coup.. Surtout que je rentre pas mal dans le cadre des personnes susceptibles d'être contrôlés (en gros j'ai des origines.. et la tête qui va avec ^^) et j'appréhende. D'après ce que j'ai lu, en cas de contrôle, ils déballent TOUT et posent une tonnes de questions..
J'ai lu par ci, par là que les gens ramenait du saucisson et une tonne d'autres trucs censé pas passer. J'en prendrais peut-être. J'aurais surtout du chocolat avec noisettes : iraient t'il jusqu'à dire que les noisettes dans le chocolat font qu'ils ne peut pas rentrer..?
Pour les fromages, gateaux & autres snacks, pas de soucis apparemment? Racontez moi votre expérience en douanes svp! Dans tout les aéroport cités, et même autres (au Japon); Je vais rentrer/sortir souvent via différent aéroport pour visiter d'autres pays voisins (Corée, Taiwan et autres). Merci d'avance :)
Bonjour,
Vivant actuellement sur Montréal, j'ai acheté un billet aller simple pour Hong Kong à un très bon prix. Ce vol comporte deux escales: Dallas et Tokyo (le tout sur le même billet vendu par American Airlines)
Le Montréal-Dallas est opéré par American Eagle, puis le Dallas-Tokyo par American Airlines et enfin le Tokyo-Hong Kong par Japan Airlines.
Premièrement, j'aurais souhaité savoir si je dois récupérer mes bagages à Dallas ou non, car j'ai entendu tout et son contraire pour un transit aux USA ... Si ça peut être utile, je suis français.
Mais ma question principale, concerne le fait de pouvoir demander à récupérer mes bagages à Tokyo pour ne pas utiliser le dernier vol pour HK (J'y ai déjà été et je souhaiterai si possible découvrir autre chose donc pourquoi pas le Japon).
Et pour ceux qui se demandent pourquoi j'ai acheté un vols vers HK, si je ne souhaite pas réellement y aller. c'est juste que le tarif était très intéressant pour un départ depuis Montréal. Et qu'en mettant un pied à HK, j'ai les pays d'Asie du Sud Est à porté via les vols low cost. Depuis Tokyo, ça serait également le cas pour un poil plus chère;
Merci d'avance et pour pour m'avoir lu 😄
Vivant actuellement sur Montréal, j'ai acheté un billet aller simple pour Hong Kong à un très bon prix. Ce vol comporte deux escales: Dallas et Tokyo (le tout sur le même billet vendu par American Airlines)
Le Montréal-Dallas est opéré par American Eagle, puis le Dallas-Tokyo par American Airlines et enfin le Tokyo-Hong Kong par Japan Airlines.
Premièrement, j'aurais souhaité savoir si je dois récupérer mes bagages à Dallas ou non, car j'ai entendu tout et son contraire pour un transit aux USA ... Si ça peut être utile, je suis français.
Mais ma question principale, concerne le fait de pouvoir demander à récupérer mes bagages à Tokyo pour ne pas utiliser le dernier vol pour HK (J'y ai déjà été et je souhaiterai si possible découvrir autre chose donc pourquoi pas le Japon).
Et pour ceux qui se demandent pourquoi j'ai acheté un vols vers HK, si je ne souhaite pas réellement y aller. c'est juste que le tarif était très intéressant pour un départ depuis Montréal. Et qu'en mettant un pied à HK, j'ai les pays d'Asie du Sud Est à porté via les vols low cost. Depuis Tokyo, ça serait également le cas pour un poil plus chère;
Merci d'avance et pour pour m'avoir lu 😄
Salut à tous 🙂
En ce lundi matin, je démarre une nouvelle discussion pour réunir ceux qui pour l'instant n'ont pas annulé leur voyage au Japon et qui hésitent, ceux qui partiront quoi qu'il en soit et pkoi pas ceux qui y sont en ce moment !
Bien évidemment la situation est toujours très instable et c'est à chacun de prendre sa décision, sans juger ce que va faire l'autre.
Sont aussi les bienvenues, les infos concernant les modifications de dates pour les remboursements des vols.
http://www.irsn.fr/FR/Documents/home.htm http://www.asn.fr/ http://www.criirad.org/ http://www.lejapon.fr/blog/http://twitter.com/lejapon
Merci à tous ceux à tous ceux qui participeront 🙂 bonne journée !
En ce lundi matin, je démarre une nouvelle discussion pour réunir ceux qui pour l'instant n'ont pas annulé leur voyage au Japon et qui hésitent, ceux qui partiront quoi qu'il en soit et pkoi pas ceux qui y sont en ce moment !
Bien évidemment la situation est toujours très instable et c'est à chacun de prendre sa décision, sans juger ce que va faire l'autre.
Sont aussi les bienvenues, les infos concernant les modifications de dates pour les remboursements des vols.
http://www.irsn.fr/FR/Documents/home.htm http://www.asn.fr/ http://www.criirad.org/ http://www.lejapon.fr/blog/http://twitter.com/lejapon
Merci à tous ceux à tous ceux qui participeront 🙂 bonne journée !
Bonjour,
je suis de nationalité canadienne. Je possède un dossier criminel pour lequel j'ai obtenu un pardon en 2008. le
Je sais que les États-Unis ne reconnaissent pas le pardon canadien et que quiconque se présente aux douanes avec un dossier criminel se fera refouler. Toutefois, ma question est la suivante: Je n'ai jamais essayé d'entrée aux États-Unis avant mon pardon et maintenant que je l'ai obtenu, celui-ci ne figure plus dans les dossiers "visibles" de la GRC. Or, dans ce sens, est-ce que le douanier américain pourra se rendre compte que je possède un dossier criminel? Est-ce que des personnes ici ont déjà été aux États-Unis et qui étaient dans la même situation que moi?.
merci et bonne soirée
Je sais que les États-Unis ne reconnaissent pas le pardon canadien et que quiconque se présente aux douanes avec un dossier criminel se fera refouler. Toutefois, ma question est la suivante: Je n'ai jamais essayé d'entrée aux États-Unis avant mon pardon et maintenant que je l'ai obtenu, celui-ci ne figure plus dans les dossiers "visibles" de la GRC. Or, dans ce sens, est-ce que le douanier américain pourra se rendre compte que je possède un dossier criminel? Est-ce que des personnes ici ont déjà été aux États-Unis et qui étaient dans la même situation que moi?.
merci et bonne soirée
Bonjour à tous
J'ai crée ce post car partant au Japon dans 2 semaines, je suis un peu concerné.
Un tremblement de terre (8.9 de magnitude) vient de toucher le Japon au large de Sendaï. Tokyo a été touchée mais dans une moindre mesure. C'est surtout la région de Sendaï qui a été dévastée (tsunami de 10 m notamment).
Je voudrais avoir les remarques de personnes sur le départ ou sur place pour avoir un max d'info sur l'évolution des évènements (annulations de vols, de trains, dégâts, possibilité de visiter Tokyo...) dans les prochains jours / semaines.
La presse a toujours tendance à en rajouter, alors je leur fait limite confiance.
J'ai crée ce post car partant au Japon dans 2 semaines, je suis un peu concerné.
Un tremblement de terre (8.9 de magnitude) vient de toucher le Japon au large de Sendaï. Tokyo a été touchée mais dans une moindre mesure. C'est surtout la région de Sendaï qui a été dévastée (tsunami de 10 m notamment).
Je voudrais avoir les remarques de personnes sur le départ ou sur place pour avoir un max d'info sur l'évolution des évènements (annulations de vols, de trains, dégâts, possibilité de visiter Tokyo...) dans les prochains jours / semaines.
La presse a toujours tendance à en rajouter, alors je leur fait limite confiance.
Bonsoir à tous!
Nous sommes de jeunes mariés qui adorons les mangas animés et la cuisine japonaise. Nous aimerions partir pour notre voyage de noces au Japon en mai 2011 (du 7 au 21).
Je me suis fraîchement procurée le Lonely Planet Japon et ai démarché certaines agences pour des devis billets + hébergements (voyage en liberté sur mesure).
Nous avons un budget de 6 000 Euros tout compris et mon 1er devis est déjà à 5 000 Euros sans repas (sauf pdj Hotels à Tokyo et demi-pension pour 2 nuits dans certains ryokans), entrées aux temples et musées, dépenses perso...
Je me demande donc si nous pourrions tout organiser nous même afin de rester dans le budget... est ce trop tard? aurai je le temps de faire les réservations?
Pour l'anglais je me débrouille mais je ne pratique plus depuis 10 ans même si j'ai de bons restes des études... mon mari est plus immergé dans l'anglais au quotidien, mais c'est moi qui organise le voyage.
Voilà notre ébauche de programme pour les nuits, les visites en journée devant être définies sauf pour certains jours, je n'ai pas eu le temps de regarder en détails les visites recommandées (on sait juste déjà qu'on ira au musée Gibli!) :
07/05/11/sam : vol Genève Tokyo 08/05/11/dim : Tokyo 09/05/11/lun : Tokyo 10/05/11/mar : Tokyo 11/05/11/mer : Nuit à Tokyo mais visite de Nikko pour la journée 12/05/11/jeu : Mont Fuji avec nuit à Hakone dans un ryokan avec onsen 13/05/11/ven : Kyoto 14/05/11/sam : Kyoto 15/05/11/dim : Mont Kyoa avec nuit dans un temple 16/05/11/lun : Nara 17/05/11/mar : Kyoto 18/05/11/mer : Kyoto 19/05/11/jeu : Miyajima 20/05/11/ven : Osaka 21/05/11/sam : VOL Osaka Genève
Nous aimerions dormir le plus possible en ryokan pour être immergés dans la vie japonaise, encore mieux si wc privés et si onsen mixte possible. L'agence m'a conseillé l'hôtel pour Tokyo. Si on peut tout en restant dans le budget, le confort est le bienvenu (petit plus voyage de noces ;-)) Nous pensons prendre le JR pass pour 14 jours.
Je m'inquiète à savoir si seuls on saura se débrouiller et bien visiter? et bien se déplacer sans encombre et sans galèrer? un guide n'est pas nécessaire au moins pour Tokyo et Kyoto (en français pour le coup)? Et pour les transferts aux aéroports? J'ai vu qu'il y avait des transferts de bagages possibles pour voyager léger via l'agence qui m'a fait le premier devis pour certains trajets, est ce organisable par soi même?
Désolée, cela fait beaucoup de questions mais je ne sais pas trop comment faire et surtout si notre budget est réalisable car mon mari ne souhaite pas le dépasser. J'espère vous avoir déjà donné une bonne idée globale.
Merci à tous pour votre aide et vos conseils.
Nous sommes de jeunes mariés qui adorons les mangas animés et la cuisine japonaise. Nous aimerions partir pour notre voyage de noces au Japon en mai 2011 (du 7 au 21).
Je me suis fraîchement procurée le Lonely Planet Japon et ai démarché certaines agences pour des devis billets + hébergements (voyage en liberté sur mesure).
Nous avons un budget de 6 000 Euros tout compris et mon 1er devis est déjà à 5 000 Euros sans repas (sauf pdj Hotels à Tokyo et demi-pension pour 2 nuits dans certains ryokans), entrées aux temples et musées, dépenses perso...
Je me demande donc si nous pourrions tout organiser nous même afin de rester dans le budget... est ce trop tard? aurai je le temps de faire les réservations?
Pour l'anglais je me débrouille mais je ne pratique plus depuis 10 ans même si j'ai de bons restes des études... mon mari est plus immergé dans l'anglais au quotidien, mais c'est moi qui organise le voyage.
Voilà notre ébauche de programme pour les nuits, les visites en journée devant être définies sauf pour certains jours, je n'ai pas eu le temps de regarder en détails les visites recommandées (on sait juste déjà qu'on ira au musée Gibli!) :
07/05/11/sam : vol Genève Tokyo 08/05/11/dim : Tokyo 09/05/11/lun : Tokyo 10/05/11/mar : Tokyo 11/05/11/mer : Nuit à Tokyo mais visite de Nikko pour la journée 12/05/11/jeu : Mont Fuji avec nuit à Hakone dans un ryokan avec onsen 13/05/11/ven : Kyoto 14/05/11/sam : Kyoto 15/05/11/dim : Mont Kyoa avec nuit dans un temple 16/05/11/lun : Nara 17/05/11/mar : Kyoto 18/05/11/mer : Kyoto 19/05/11/jeu : Miyajima 20/05/11/ven : Osaka 21/05/11/sam : VOL Osaka Genève
Nous aimerions dormir le plus possible en ryokan pour être immergés dans la vie japonaise, encore mieux si wc privés et si onsen mixte possible. L'agence m'a conseillé l'hôtel pour Tokyo. Si on peut tout en restant dans le budget, le confort est le bienvenu (petit plus voyage de noces ;-)) Nous pensons prendre le JR pass pour 14 jours.
Je m'inquiète à savoir si seuls on saura se débrouiller et bien visiter? et bien se déplacer sans encombre et sans galèrer? un guide n'est pas nécessaire au moins pour Tokyo et Kyoto (en français pour le coup)? Et pour les transferts aux aéroports? J'ai vu qu'il y avait des transferts de bagages possibles pour voyager léger via l'agence qui m'a fait le premier devis pour certains trajets, est ce organisable par soi même?
Désolée, cela fait beaucoup de questions mais je ne sais pas trop comment faire et surtout si notre budget est réalisable car mon mari ne souhaite pas le dépasser. J'espère vous avoir déjà donné une bonne idée globale.
Merci à tous pour votre aide et vos conseils.
Voici le compte rendu d'une croisière à bord de l’Anthem of the Seas (compagnie Royal Caribbean), effectuée du 28 septembre au 7 octobre 2017 (9 nuits) au départ de Cape Liberty (commune de Bayonne, état du New Jersey, juste à côté de New York). Nous sommes restés une nuit à Bayonne avant d’embarquer.
Les escales sont les suivantes : - en mer - BOSTON (USA) - PORTLAND (USA) - BAR HARBOR (USA) - HALIFAX (Canada) - en mer - SAINT JOHN (Canada) - en mer - retour à BAYONNE (USA)
Le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant raisonnable côté budget ! Bien entendu la compagnie propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort. Vous trouverez aussi des informations sur le bateau en lui-même.
Le compte rendu est organisé par partie : - explication pour les visas - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - le dernier jour de visites dans le New Jersey - le retour, - une partie budget. Bien entendu ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.
J’ai beaucoup utilisé googlemap pour planifier nos déplacements en transport en commun.
EXPLICATION CONCERNANT LES VISAS
Pour les USA, en tant que français, il faut obtenir l’ESTA. C’est une démarche à effectuer en ligne et cela coute 12$US par personne. Arrivé sur place personne ne vous demandera une attestation papier même si par sécurité nous l’avions imprimée.
Pour le Canada, vous n’avez pas besoin de visa ou d’une autorisation car vous arrivez par la mer (donc en bateau).
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE (vol, visite du New Jersey, trajet jusqu’au port, embarquement)
Départ le mercredi 27 octobre depuis Zurich. Vol direct (Zurich-Newark) effectué sur United. Nous avons volontairement choisi d’atterrir à Newark car c’est l’aéroport le plus proche du port. Ils fournissent un oreiller, quelques films en français, une couverture et un repas pas vraiment à notre gout… Seul point positif du repas : une glace en dessert ! Arrivée à Newark à 13h05, sous 30°C…
Arrivés à l’aéroport, nous sommes partis à la recherche d’un ATM pour sortir de l’argent. On a comparé et c’est bien plus avantageux que de changer sur place (aéroport ou même en ville d’ailleurs). Après cela dépend de votre banque et du montant retiré car c’est une part fixe plus un pourcentage du montant retiré. Nous n’avons pas utilisé le dollar canadien lors des deux escales canadiennes, on a payé en dollars US ou par carte ne souhaitant pas faire du change par rapport à ce qu’on avait prévu de visiter pendant les deux escales au Canada.
Nous avons effectué le trajet entre l’aéroport et la maison de notre hôte en transport en commun. Il faut prendre le bus 62, puis le PATH puis le tram hudson bergen light rail. C’est faisable pour 6.60$US par personne mais c’est très (trop !) long, on ne le conseille pas si vous êtes pressés (environ 2h30 !), d’ailleurs on ne le conseille pas du tout. En taxi il faut compter environ 25$US et 20 minutes selon la circulation.
Nous avons choisi de dormir chez l’habitant pour trois raisons : le prix, le contact humain, la localisation par rapport au port. Nous avons dormi chez Michael, un hôte adorable qui habite à moins de 10 minutes en voiture du port et à 5 min de l’arrêt de tram à pied. Réservation faite sur airbnb. La maison est vraiment authentique et l’accueil très chaleureux ! Si jamais vous êtes dans le coin on vous conseille d’aller manger au restaurant mexicain juste à côté « el dorada », mais il faut être à jeun depuis au moins 48h si vous voulez finir votre plat ! Le restaurant est à 5 min à pied de chez Michael, le quartier est calme, et on s’est senti en sécurité.
Le programme de l’après-midi était le suivant : déposer les valises chez Michael, reprendre le tram, voir le mémorial du 11 septembre situé en face de Manhattan (liberty park), voir le coucher du soleil et reprendre le tram pour aller manger au restaurant mexicain puis revenir chez notre hôte.
Le lendemain matin, Michael nous a gentiment amené jusqu’au port en voiture, c’était très pratique. Il n’y pas de taxi qui circule à Bayonne, il faut donc en appeler un si vous en voulez un.
L’embarquement est comme d’habitude : rapide ! Une seule modification, votre sea pass (la carte d’accès à votre chambre et c’est aussi votre moyen de paiement) n’est plus donnée au comptoir d’embarquement mais directement à l’entrée de votre cabine. La cabine est disponible à partir de 13h.
A peine arrivés à bord, d’habitude nous allons voir la table qui nous a été attribuée pour le restaurant le soir mais cette information est écrite sur les sea pass alors on a dû modifier nos habitudes !
On monte alors au windjammer pour se restaurer. Une autre surprise : un passage obligé devant des éviers pour se laver les mains, c’est une excellente idée ! (cela complète les distributeurs de gel hydroalcoolique). Concernant le buffet c’est copieux et très varié ! On retrouve les classiques : hot dog, hamburger, frites, des plats en sauce, un morceau de bœuf grillé à la découpe, des crudités, des salades, des desserts, des fruits, du pain de plusieurs sortes… mais aussi deux endroits pour faire des plats de pates à la demande et des plateaux de fromage ! Les desserts ne sont pas toujours au top mais c’est vraiment histoire d’être tatillon…et au pire il y a toujours la possibilité de se manger une glace à l’italienne gratuite à côté de la piscine.
Après-midi farniente…et installation dans notre modeste cabine intérieure avec un balcon virtuel ! Très bonne idée ce balcon, pour se donner une idée de la météo dès le réveil. Départ 16h après avoir testé le « north star » pour observer Manhattan depuis cette capsule qui monte au-dessus du bateau, un instant magique… Personne ayant le vertige, s’abstenir !
Le lendemain, premier jour en mer, est très appréciable, un jour à rien faire cela repose un peu. Il permet aussi de découvrir le bateau et surtout les différentes activités… ! Très nombreuses sur ce bateau récent.
LES ESCALES
BOSTON 7h00 - 19h00 Le bateau est amarré au black falcon terminal.
météo : pluvieux, et par moment, très pluvieux ! Puis gris et froid dans l’après-midi. D’une manière générale on a beaucoup utilisé notre coupe-vent avec un gilet polaire en dessous, surtout les matins !
Au programme de la journée : voir les baleines, se rendre à Quincy market, faire une partie du Freedom trail, puis visiter Copley square.
Après un bon petit déjeuner (malgré ce qui est écrit sur le programme du jour vous pouvez à toutes les escales sortir de la nourriture, aucune fouille des sacs !) nous descendons les escaliers tranquillement en direction de la sortie.
Nous débarquons du bateau dans les premiers et après avoir pris une carte gratuite dans le terminal, nous cherchons l’arrêt de bus du silver line 2 sous une pluie fine. On paie directement son ticket au chauffeur (2$75 par personne). Vous pouvez aussi acheter des pass mais il faut prendre le bus beaucoup de fois pour que cela soit rentable. C’est assez bizarre car le bus rentre à mi-parcours dans un tunnel et on se retrouve comme dans un métro alors qu’on est dans un bus…
Nous sortons du bus à la station South station puis nous marchons sur Atlantic avenue 15 minutes jusqu’au port où débute les croisières pour voir les baleines, juste à côté de l’aquarium. Nous avons réservé et payé en avance depuis chez nous directement sur le site internet de la compagnie maritime, 98€ pour 2 personnes (115$US) pour une croisière de 4h. La compagnie maritime s’appelle Boston Harbor Cruise et nous n’avons pas été déçu. On a dû attendre une heure car nous étions en avance (10h-14h), heureusement nous nous sommes abrités à côté des caisses de l’aquarium en regardant les lions de mer à travers les baies vitrées !
On a attendu 20 minutes après avoir montré nos tickets sous une pluie battante, sur le ponton, en attendant que le bateau arrive puis s’amarre… La météo de l’Anthem annonçant 29°C et partiellement couvert pour Boston, nous n’étions pas spécialement habillés très chaudement, heureusement qu’on avait quand même pris nos imperméables ! Certains étaient en short et tee-shirt à manches courtes… !
Il faut 1h pour arriver sur le site d’observation des baleines. Nous avons pu les voir, c’était splendide et majestueux ! Après, il ne faut jamais oublier qu’on observe un animal marin dans son milieu naturel et que du coup on peut aussi ne pas en croiser une… !
Retour à Boston vers 14h15, sous une pluie fine ! Nous nous sommes dirigés vers Quincy market pour traverser ce lieu un peu hors du commun, c’est une food street mais dans un bâtiment magnifique (avec des wc publics gratuits et propres pour le côté pratique !).
Nous avons commencé le freedom trail depuis la Paul Revere house et terminé le parcours au parc Boston Common. Alors oui, j’avoue, on a fait le parcours (une partie) à l’envers par rapport à la chronologie… ! C’est très simple car il suffit de suivre la ligne composée de briques rouges tout le long du parcours. Les monuments sont payants si vous souhaitez les visiter. Nous avons ensuite tiré jusqu’à Copley square pour voir l’égise Trinity church et le gratte-ciel juste à côté. L’église est envahie par les échafaudages en ce moment… Par contre on a pu assister à un rassemblement pour l’Indonésie sur la place entre l’église et la bibliothèque, c’était très sympa (concert, des petits kiosques pour acheter de la nourriture faite par des locaux ou des articles fabriqués en Indonésie…). Nous avons ensuite longtemps marché pour rejoindre la station de bus South station pour reprendre le bus silver line 2 pour rejoindre le port puis le bateau.
Si vous voyagez avec des enfants, dans le parc Common square, il y a une aire de jeux énorme avec beaucoup de toboggans…. Et des écureuils qui viennent vous manger presque dans la main !
bilan de notre journée à terre : Une journée « mi-figue, mi-raisin »… Voir les baleines fut une expérience inoubliable (les prendre en photo c’est plus compliqué… !) ! Mais la pluie et le froid nous ont forcés à faire le freedom trail à un rythme soutenu sans prendre le temps de lire les explications et d’en profiter pleinement.
PORTLAND 8h00 – 17h00
Le bateau est à quai presque en ville (10 minutes à pied). Le nom du quai est Portland Ocean Gateway.
météo : une belle journée ensoleillée et sans vent, parfait pour visiter !
Au programme de la journée : faire le tour de la ville à pied en suivant l’itinéraire emprunté par les bus « sightseeing tour », remonter à bord du bateau pour manger, faire une petite croisière pour voir les phares puis déambuler dans le quartier commerçant « old port ».
Nous sommes descendus du bateau parmi les premiers, histoire de vraiment profiter de cette journée. Ils distribuent des plans gratuits à la sortie du port. Pour les personnes qui ont des difficultés à se mouvoir, il y a des petites voiturettes de golf qui vous déposent à la sortie du port gratuitement (5 min à pied, 1 min en voiturette). A 8h30 les rues étaient désertes, c’est parfait pour les photos… Il y a des petits commerçants qui s’installent pour vendre des petites choses aux touristes entre le bateau et la ville, la plupart des stands vendent des produits locaux. On trouve aussi un peu plus loin (et un peu plus tard dans la journée) des vendeurs de sandwich au homard (10$US).
Le tour de la ville permet de marcher sur la promenade ouest, puis de traverser la ville (sans passer par Old port qu’on a choisi de voir en fin d’après-midi) et enfin de longer la promenade est. Il faut compter 2h30 à 3h. Vers la promenade ouest il y a des magnifiques demeures, comme dans les films… La promenade est offre un superbe panorama sur la baie de Casco. Et une jolie vue du bateau ! A refaire on ne le referai pas à pied, car la ville n’est pas vraiment « à plat » ! C’est vraiment vallonné. Vous pouvez louer des vélos à la sortie du port mais le prix et l’état des vélos nous ont démotivés… avant même de savoir que ça grimpait sec parfois. Pour ceux qui veulent il y a une tour d’observation pas loin de la promenade est, il faut compter 10$US par personne et apparemment la vue est magnifique d’en haut. Nous n’avons pas testé. Il existe aussi des camions de pompiers, modifiés, qui font une boucle comme cela.
Nous sommes ensuite revenus au bateau pour manger. Il faut montrer sa carte d’identité en plus de la sea pass (ou votre passeport) car ils ont besoin d’une photo pour vous reconnaitre. Le windjammer était désert…
12h45, c’est l’heure de retourner vers les pontons qu’on a déjà traversé le matin mais cette fois pour attendre le bateau. Nous avons réservé une croisière sur le site internet de Portland discovery, 26$US par personne pour 1h30 de croisière dans la magnifique baie de Casco. Nous vous conseillons de vous mettre à l’étage et sur le côté droit du bateau pour être du bon côté pour observer les phares. On a pu voir aussi des magnifiques villas dans les iles. Petite pause bien méritée après la marche du matin !
15h, retour en ville. On s’est un peu promené dans les boutiques du Old port et finalement ce sont encore des boutiques de villes et non pas que des boutiques souvenirs pour touristes, c’est plus authentique. On a aussi « visité » une poissonnerie, c’est local et une pancarte était écrite à l’extérieur pour indiquer aux touristes qu’on pouvait entrer !
16h30 tous à bord !
bilan de notre journée à terre : Une belle journée entre découverte architecturale et magnifique paysage ! C’est l’escale que nous avons le moins apprécié mais il y a tout de même des choses à découvrir mais rien d’extraordinaire…
BAR HARBOR 7h00 – 17h00
Le bateau est « en tender ». Il n’est pas à quai. Le site de tender des bateaux se situent à Bar Harbor, à 15 min à pied de Green village.
La veille, nous avons récupéré nos tickets (uniquement si vous n’avez pas acheté des excursions via Royal Caribbean) au two 70 vers 16h30. Le système est simple et pratique. Vous faites la queue à l’entrée de la salle puis une personne vous montre à quelle heure vous voulez prendre le tender. Nous avons choisi le premier tender (7h30-8h) et nous sommes repartis avec deux tickets « tender 1 ». C’est vraiment pratique de pouvoir choisir ! Après n’aller pas les chercher à 18h, le choix risque d’être plus limité…
météo : un beau soleil bien chaud et un petit vent bien frais dès qu’on passe à l’ombre !
Au programme de la journée : prendre les bus gratuits, faire la randonnée de 1h30 « ocean path trail », faire une petite balade au bord du lac « jordan pond », visiter bar harbor
Nous avons donc pris le tender pour rejoindre la côté. Attention il existe deux sorties ce jour-là : un tender pour les excursions et un tender pour les autres qui visitent par eux-mêmes. La procédure est assez rapide et nous étions à Green village à 8h05 (15min de marche entre le port et Green village). Personne ne nous a demandé nos tickets de tender, nous sommes partis en étant loin d’être complet.
Arrivés à quai nous avons marché toujours tout droit en longeant les boutiques encore fermées. Le but étant de repérer où se situer le terminal du bus. Il faut savoir qu’il existe des bus gratuits (du 23 juin jusqu’au 8 octobre) qui parcourent le parc national d’Acadia. Il faut acheter un pass pour entrer dans le parc naturel (12$US par personne, valable 7 jours) et vous pouvez ensuite prendre les bus. Personne n’a contrôlé qu’on avait réellement en notre possession le fameux pass acheté sur internet sur le site officiel du parc : ni le chauffeur, ni lors du passage du péage pour entrer dans le parc. Pour information, les bus ne vous emmènent pas jusqu’au sommet du mont Cadillac (cadillac moutain).
Le premier bus numéro 3 n’étant qu’à 9h05 pour aller jusqu’à Otter clif, nous avons marché un peu dans Bar harbor. Pour ceux qui le désirent il existe un sentier côtier accessible à tous.
9h05 nous prenons le bus 3 pour se rendre jusqu’à l’arrêt Otter Clif. Il faut compter 25 minutes de bus. Il faut savoir qu’il y a les arrêts officiels mais qu’en réalité si vous le demandez, le chauffeur s’arrête n’importe où (à condition d’être en sécurité bien sûr). Si vous repérez le début d’une randonnée qui ne correspond pas à un arrêt de bus, il n’y a qu’à demander et le bus s’arrêtera… A l’arrêt Otter clif, il y a des toilettes, c’est correct.
La petite randonnée ocean path trail (3.4km) commence (ou termine) ici… c’est une promenade tranquille mais il faut prévoir des baskets car on marche parfois sur des rochers. On alterne entre la côte et la forêt, on alterne les paysages et on enlève et enfile les différentes couches de vêtements à chaque fois qu’on passe de l’un à l’autre… ! Au bout d’une heure et demie, sans se presser et en prenant de nombreuses photos, nous sommes arrivés à la plus grande plage de sable blanc du parc « sand beach ». C’est juste magnifique ! Pour le côté pratique, il y a des toilettes mais pas de restaurant ou boutique.
12h15, après une pause pique-nique en débardeur et les pieds dans l’eau, nous avons repris le bus. Bus numéro 4, pour aller jusqu’au lac « jordan pond ». La ligne 4 est la seule ligne de bus n’allant pas à Bar Harbor, elle s’appelle loop road et porte bien son nom.
En descendant du bus, nous avons contourné le bâtiment par la droite et nous avons traversé la forêt puis suivi le début du tour du lac (trop long pour nous : 2h30), puis nous avons fait demi-tour et nous sommes retournés à l’arrêt de bus en longeant le lac puis en passant par le bâtiment. Il faut compter 1h pour faire cette petite boucle en prenant des photos et en marchant tranquillement. Les paysages sont beaux et différents de ceux vus le matin même. On a pu voir quelques taches rouges parmi la forêt mais il faut savoir qu’il y a beaucoup de conifères donc les taches rouges, jaunes orangées, sont peu nombreuses. Le tour du lac doit être magnifique mais ne souhaitant pas rater le bateau nous n’avons pas pris le risque de le faire. Il y a une petite boutique et un restaurant au bord du lac.
15h nous attendons le bus numéro 5 pour revenir à Green village à Bar Harbor. Il faut compter 30 minutes pour revenir. Tous les horaires et itinéraires des bus sont disponibles sur http://www.exploreacadia.com/
A notre retour à Bar Harbor, nous avons fait un peu de shopping, il y a énormément de boutiques pour les touristes… et nous avons ensuite repris un des derniers tender pour remonter à bord.
bilan de notre journée à terre : Une journée « nature » magnifique avec des paysages variés à couper le souffle !
HALIFAX 10h00 – 19h00
Le bateau est à quai juste à côté du musée de l’immigration, pier 21. Il y avait 4 bateaux à quai ce jour-là dont le Serenade of the seas ! Pourtant nous n’avons pas ressenti cette présence touristique importante lors des visites.
météo : un beau soleil mais qui ne nous a pas réchauffé !
Au programme de la journée : visiter la citadelle, prendre le bus pour aller visiter Peggy’s cove, revenir à Halifax et rentrer au bateau en passant par le front de mer. Le programme initial prévoyait de visiter le jardin public mais Halifax étant vallonné, nous aurions perdu trop de temps en trajet à marcher.
Nous avons marché entre le port et la citadelle, c’est assez simple de s’orienter car les noms des rues sont bien indiqués et vous pouvez trouver des plans gratuits à la sortie du bateau dans le bâtiment qu’on traverse. Il faut compter 30min sans trainer les pieds, et ça grimpe sec ! Par manque de chance pour moi, ils ne construisaient pas les citadelles au point le plus bas de la ville mais forcément le plus haut… La citadelle se visite gratuitement cette année. Nous y avons passé 1h30. Nous avons entendu le coup de fusil, le coup de canon et la cornemuse… La reconstruction d’une tranchée française pendant 14-18 est une excellente idée et est pour moi l’un des points les plus intéressants de la visite. Nous avons passé un moment également dans le musée situé au premier étage, géré par des bénévoles, tout est bilingue, et très bien expliqué par rapport à l’implication du Canada dans les différents conflits mondiaux. Pour moi c’est un incontournable même si vue de l’extérieur la citadelle n’est pas imposante (comme celle de San Juan à Porto Rico par exemple pour ceux qui connaissent).
Nous avons mis ensuite 20min à rejoindre le musée maritime, lieu de rendez-vous des départs pour les bus. Nous avons acheté, depuis chez nous, une visite en bus de Peggy’s cove. Nous avons payé 35€ par personne pour se rendre à Peggy’s cove et être sur place pendant 1h30 (13h-14h trajet aller, 14h-15h30 sur place, 15h30-16h30 trajet retour). Le chauffeur a été un excellent guide, pendant tout le trajet (aller et retour) il a expliqué des choses en anglais concernant Halifax, Peggy’s cove, la vie au quotidien, le détournement des vols américains sur Halifax pendant les attentats du 11 septembre, le crash aérien de swiss air près de Peggy’s cove… Le site de Peggy’s cove est très touristique (au moins une dizaine de bus ce jour-là) mais est vraiment splendide. Si on s’éloigne un peu sur les rochers, on voit encore bien le fameux phare mais on devient seuls au monde ! Les maisons sont typiques, les paysages traversés avant d’arriver au village sont lunaires… Le bus ne passe pas par le même trajet au retour et on découvre alors des jolis petits villages qui reflètent bien l’image qu’on peut avoir de cette région du monde (la petite barque rouge amarrée au petit ponton en bois..) avant de prendre l’autoroute. A partir du moment où on accepte l’idée que c’est très touristique, on n’est pas déçus ! C’est sans doute un mauvais choix si vous vous imaginez être en tête à tête… ! L’option location de voiture peut être intéressante si on part à la journée, c’est bien indiqué et cela permet de s’arrêter quand on veut si on voit des paysages qu’on souhaite photographier.
16h30, retour à Halifax sur le bord de mer. Nous nous sommes promenés dans un centre commercial sans intérêt puis nous avons retrouvé notre bateau en longeant la mer. On a fait en route un petit arrêt dans une boutique qui vendait des gâteaux parfumés au whisky. Très bons, local et à un prix raisonnable, payable en $US (et elle nous a rendu la monnaie en $CAN au véritable taux de change !). Il y a aussi une multitude de boutiques au pied du bateau, vous pouvez payer en $US mais le taux de change n’est pas à votre avantage ! Et presque tout n’est pas fabriqué sur place…
bilan de notre journée à terre : Une très belle journée ensoleillée où nous avons découverts deux trésors : le premier historique, le deuxième naturel !
SAINT JOHN 11h00 – 23h00
Le bateau est à quai au Marco Polo terminal (petite pensée pour Venise car c’est le nom de l’aéroport de la sérénissime), c’est en ville.
météo : du soleil qui chauffe !
Au programme de la journée : récupérer notre voiture de location, se rendre au Fundy trail park et randonner, voir les grottes, revenir à Saint John et visiter la ville.
Il faut savoir que lorsque nous avions réservé la croisière, les horaires pour cette escale étaient 9h-21h et finalement cela a été modifié : 11h-23h. Partir à 23h ne sert pas à grand-chose car à partir de 18h, de nombreux petits commerces et centres commerciaux et le marché sont fermés. Sauf si vous souhaitez visiter les différents pubs, il vaut mieux que le bateau arrive à 9h plutôt qu’à 11h…
Nous avions loués depuis chez nous, une petite voiture chez Avis à un prix dérisoire (35€ environ). L’agence se situe à 5 minutes à pied du bateau, toujours tout droit. Le kilométrage est illimité et toutes les voitures sont avec des boites automatiques. Nous avions réservé le plus petit modèle (Chevrolet spark) et nous nous sommes retrouvés avec une Toyota corolla (qui est en fait le plus petit modèle disponible dans cette agence).
L’application GPS dans une main, la carte en version papier dans l’autre, nous avons pris le chemin de Saint Martin. C’est assez simple et bien indiqué si on a pris la peine de regarder un peu le trajet avant. Il faut compter 1h entre saint John et l’entrée du Fundy trail park avec un petit arrêt de 5 minutes à Saint Martin.
Le parc était désert ! Le concept est assez nouveau pour nous. On paie l’entrée (17$can pour 2, 11€50 environ) et après vous avez une vingtaine de parking sur les 19km de parcours. A chaque parking, il y a une jolie vue, des tables pour pique-niquer, des belvédères, des explications sur la faune et la flore…Il y a un parcours « auto-moto-bus » et un parcours « à pied- vélo ». Les paysages sont jolis, originaux, loin de ce qu’on peut voir chez nous, nous étions seuls au monde… ! Nous avons fait 3 mini-randonnées : 30min pour voir « les pots de fleurs », 20 min pour voir une belle cascade, 60 min pour faire une boucle autour du centre depuis le parking P7 et traverser le pont suspendu. Le projet est de continuer cette route et donc d’agrandir le parc.
Pour revenir à Saint John, il faut compter 1h, avec quelques arrêts photo pour immortaliser les arbres à l’automne le long du trajet… et les panneaux de signalisation « attention élan » !
Nous sommes restés 30 minutes sur le site des grottes (entre Saint Martin et le Fundy trail park) qui sont immergées ou pas selon la marée. Il n’y a pas d’intérêt si vous passez devant à marée haute… Et là nous avons retrouvés les touristes : une dizaine de bus sur ce petit parking !
17h45, de retour à Saint Jean, dernier défi de la journée : mettre du carburant dans la voiture ! En réalité c’est simple, on se gare, on choisit son carburant, on se sert à la pompe (un seul pistolet donne plusieurs carburants) et on paie ensuite en demandant un reçu pour Avis. Pour nous ça sera 10$CAN soit 7€.
18h, heure à laquelle nous rendons la voiture à la personne qui lave les voitures même si l’agence est fermée. Nous marchons jusqu’au marché fermé, dommage… on se promène un peu en ville, rien d’exceptionnel, des belles boutiques d’antiquaires mais tout est fermé. Même l’église ne se visite pas. Aucun regret car notre journée a été splendide…
bilan de notre journée à terre : Une magnifique journée en pleine nature en amoureux… !
Ce soir-là au restaurant (pont 3, service de 20h15), nous avons commencé à manger avec une partie de la fenêtre obstruée par le quai et nous avons terminé en étant bien plus haut… la marée monte à une vitesse incroyable ! Le serveur nous a expliqué qu’au premier service (18h15), c’est le « mur de Berlin »… ils ont vu le quai presque tout le long du repas !
Les escales sont vraiment intéressantes et permettent la découverte de sites très variés. Les horaires sont parfaites pour visiter par soi-même, sauf à Saint John où on aurait pu mieux découvrir la ville en étant arrivé à 9h plutôt qu’à 11h…
DETAILS SUR LE BATEAU (et vu le bateau, cela risque d’être compliqué de ne rien oublier !) 1. Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : surtout utilisé au petit déjeuner, parfois à midi, et « visité » presque tous les soirs. A tous les repas c’est extrêmement varié ! Au petit déjeuner, vous trouverez du salé (œufs, omelette faite à la demande avec les ingrédients que vous voulez, des pommes de terre, des tomates au four, des saucisses, du riz aux légumes façon asiatique, du jambon à la coupe, des œufs bénédictes...), du sucré (confiture, beurre de cacahuètes, sirop d’érable et même du nutella, des fruits en grande quantité, des yaourts gélatineux, des céréales, du muesli et tout ce qu’on peut mettre dedans, des viennoiseries, des gaufres, des donuts, des muffins, des beignets chauds fourrés à la confiture, au chocolat, à la crème à la vanille…). Bref, celui qui sort du windjammer au petit déjeuner sans avoir mangé, c’est qu’il n’a pas faim ! Tout au fond vous avez une partie sans gluten, et ils font aussi à cet endroit-là des crêpes (à la pomme, la banane, chocolat, avec ou sans crème sur le dessus…) testée et pas bonne ! Ce n’est que mon avis bien sûr ! Au déjeuner, on trouve toujours une partie pasta pour créer son propre plat de pate à la demande, une partie hamburger, des plats mijotés, des légumes, du fromage, plein de pains différents, des plats typés indien, des frites… et le « ice cream men » qui sonne sa clochette pour signaler qu’il arrive avec les glaces ! Délicieuses d’ailleurs ! Sinon vous pouvez toujours en chercher une gratuitement à côté de la piscine, en version glace à l’italienne (fraise, vanille, chocolat au choix !). Les desserts proposés sont corrects mais pas forcément à notre gout. Disons aussi qu’en France, nous sommes trop habitués à avoir une très bonne pâtisserie d’une manière générale… C’est culturel ! Chaque soir au buffet, ils font un thème différent donc vous avez le buffet classique, toujours une partie hamburger, une partie wok (un peu long pour l’attente mais très bon !) et des plats correspondants au thème du jour (caraibes, italien, mexicain, asiatique, bermudes, maine….). On a testé parfois, en petite quantité car nous allons manger ensuite au restaurant « chic », les plats à thème justement et c’était très bon. Pas de déception. Le soir vous trouvez aussi un choix de glace important et beaucoup de dessert, souvent plus appétissants que ceux du midi.
- salle de restaurant Chic : Il y a 4 salles de restaurant pour le soir. Le Chic est très sobre, épuré, joli. On ne voit pas les tas de vaisselles sales qui trainent car ils ont prévu des cloisons au fond de la salle. Il reste un ilot à vaisselle au milieu mais avant il y en avait bien plus…
La carte du menu en français dès le deuxième soir a été créée spécialement pour l’anthem. Pour les habitués vous retrouverez les escargots, la salade césar, la souris d’agneau, le soufflé au chocolat… Tous les soirs il y a 3 ou 4 entrées qui changent et 5 ou 6 qui restent les mêmes (les classiques). Pareil pour le plat et les desserts.
Aucune déception sur les diners lors de notre croisière. Juste deux petits détails : la souris d’agneau était moins gouteuse que la dernière fois, et la viande n’est pas grillée mais plutôt rôtie… c’est vraiment histoire de trouver un défaut ! Il y a eu trois entrées à base de crabe et souvent des plats avec des crevettes, plus de produits de la mer que sur d’autres croisières… Nous nous sommes régalés ! Heureusement qu’on marche toute la journée et qu’on ne prend jamais les ascenseurs… !
- Lors de nos journées en mer, nous avons été mangés au Johnny rockets pour le déjeuner. En fait on paie ce qu’on mange. Sur d’autres bateaux de la compagnie on paie un forfait de 6$95 et on mange tout ce qu’on veut. Ce n’est pas cher, les hamburgers sont à 2$50, les oignons frits à 1$50… Il n’y a pas de sundae. C’est toujours aussi bon mais il y a un gros bémol qui n’est pas négligeable… Le restaurant est au niveau de la piscine extérieure, on mange donc à l’extérieur ce qui n’est vraiment pas agréable quand il fait 15°C avec un petit courant d’air frais dans le dos ! Il y a des tables un peu abritées mais c’est loin d’être idéal…! Nous on a finis par emmener nos hamburgers et nos oignons au windjammer situé pas loin…
- Sorrento’s : On a parfois mangé des morceaux de pizzas au Sorrento’s, elles sont très bonnes. On retrouve la margarita, celle au peperonni, et on découvre la hawaienne ou la mexicaine et aussi plusieurs anti-pastii à la demande. Très bonne adresse pour les petits creux…
- Dog house : C’est un camion genre food truck qui sert des hot dog avec plusieurs saucisses au choix et plusieurs condiments (choux, piments…). Classique mais bon ! Situé au seaplex.
- Il y a beaucoup de restaurants de spécialités que nous n’avons finalement pas testés. Ils font des formules si vous souhaitez acheter 3 menus ou 4 ou 5 dans plusieurs restaurants de spécialités et vous payez moins cher que si vous les achetez de manière séparée. Un menu au Wonderland (le restaurant créatif) coute 50$US par personne, le pass pour trois diners (dans trois restaurants de spécialités) coute 85$US par personne. Il y a un italien, un japonais (Izumi, mal situé tout le monde peut voir ce que vous mangez), un steack house… Il y a largement le choix !
- le snack du two 70 : il propose des paninis, des salades, des sandwichs chauds et des desserts… Testé et pas vraiment à notre gout ! Après les gouts et les couleurs c’est personnel… ! Il est souvent ouvert au petit déjeuner et entre 16h et 17h.
- le bistro du solarium : nous l’avons visité mais pas testé ! Il propose beaucoup de chose similaire au windjammer le matin mais le soir c’est plutôt axé m��diterranéen comme cuisine. Cela donnait envie mais au bout d’un moment il faut bien se raisonner !
2.Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même et cette croisière s’y prête vraiment ! Nous n’avons pas acheté d’excursions proposées par la compagnie Royal Caribbean. Je ne peux donc pas juger de la qualité.
Par contre à bord il y avait l’embarras du choix ! J’ai gardé le catalogue complet en anglais si jamais vous avez des questions plus précises… D’une manière générale, c’est un constat qui n’engage que nous, c’est bien plus cher et vous passez moins de temps sur place mais vous n’avez rien à préparer et vous avez toutes les explications d’un guide local. Pour Peggy’s cove, les bus de la Royal restent 1h dans le village de pécheurs, nous nous sommes restés 1h30…
Je souhaite préciser que toutes les excursions vendues à bord n’étaient pas réservables en ligne avant le départ. Par exemple celle qui allait au Fundy park trail à Saint John n’existait pas en ligne et était en vente uniquement à bord (157$US par personne tout de même avec repas compris).
3.Côté spectacles... Nous avons assisté à plusieurs spectacles à bord de l’anthem of the seas. Souvent à 18h15 soit au théâtre soit au two 70.
Il y a trois spectacles qu’il vaut mieux réserver en ligne avant votre départ si vous ne voulez pas attendre lorsque vous serez à bord. C’est très simple à faire sur le site internet de royal caribbean.
Les trois spectacles sont The gift, Spectra’s Cabaret et We will rock you. Je ne souhaite pas m’étendre sur le sujet car je ne veux pas gâcher la surprise pour ceux qui iront les voir. Les trois sont d’une très bonne qualité. Notre coup de cœur va pour we will rock you qui dure 2h et où le public était debout pour applaudir les artistes ! Vraiment superbe malgré notre anglais limité qui ne nous permet pas de tout comprendre. Les décors et costumes sont superbes. Spectra’s cabaret allie les robots et le spectacle plus classique, c’est innovant et beau !
Nous avons également assisté à d’autres spectacles, il faut bien suivre le programme journalier.
4.Côté activités sportives ou pas sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté cette fois-ci… - piste de marche et course : peu utilisée vu qu’on marche toute la journée ! Mais c’est très agréable de pouvoir faire un tour en marchant tranquillement presque complet juste histoire de prendre un peu l’air les jours de navigation… - piscine extérieure et jacuzzis : pas testés car nous sommes trop frileux ! - piscine intérieure et jacuzzis : pas testés car bien qu’il y fasse plus chaud qu’à l’extérieur on a préféré aller au solarium où il fait vraiment chaud ! - solarium avec jacuzzis et piscine : très sympa, avec une vue tout à l’avant du bateau juste sublime… - terrain de golf : il n’y en n’a pas, et ça manque presque ! Non je plaisante, mais c’était fun de se faire une partie en tenue de soirée… - seaplex : c’est un espace à l’arrière du bateau qui concentre des tables de ping-pong, des babyfoots, une zone Xbox, un terrain de basket (qui fait aussi auto tamponneuses, piste pour rollers, zone pour faire du trapèze…). Nous avons fait beaucoup de fois les autos tamponneuses, c’est vraiment génial et avec une vue à couper le souffle ! Si vous ne voulez pas trop attendre, allez-y à 18h car une bonne partie des passagers commencent à manger et du coup c’est plus rapide. De 18h à 19h (heure de fermeture ce jour-là) le dernier en mer nous en avons fait pendant une heure, on ne descendait même plus des voitures… Par contre, pour ne pas se faire mal il faut absolument éviter les chocs frontaux, il vaut mieux taper en latéral un peu sur l’arrière. - salle de sport : très vaste, vous pouvez même faire du vélo en groupe (payant), elle est utilisée le soir par les membres du personnel ! - le simulateur de surf « flowrider » : pas testé sur ce bateau à cause de la météo, mais il est énorme par rapport à ceux présents sur l’oasis of the seas - le simulateur de vol « i fly » : génial ! Nous l’avons fait deux fois, il faut réserver, c’est vraiment à faire ! A tous les âges… - le bras articulé « north star » : c’est vraiment un beau spectacle si on choisit bien le moment ! Nous l’avons fait (sans réservation mais il faut réserver normalement à bord) deux fois : à New york pour voir Manhattan et à Halifax pour voir le coucher du soleil pendant que le bateau quittait le quai… Différent mais sublime dans les deux cas. En mer je ne sais pas si c’est vraiment fabuleux dans le sens où on n’a pas de repère.
5.Le bateau en lui-même et quelques ressentis... en vrac !
Bateau avec beaucoup d’endroits pour se poser juste pour rêver et voir la mer !
Le bateau est très classe, pas du tout « bling bling », chic et sobre à la fois, vraiment raffiné.
Les sièges du théâtre et du two 70 sont jolis mais inconfortables au possible surtout quand on y reste plus d’une heure et demie pour les spectacles… On a fini par se trouver un endroit très confortable et avec une vue splendide au two 70, juste à côté du bar, dans une espère de poire ajourée entièrement en bois avec une vue à plus de 180 degrès sur la mer…Les gros poufs ronds du solarium sont parfaits eux aussi !
Côté vêtements, il vaut mieux prévoir un gilet polaire et un imperméable, afin de pouvoir s’effeuiller au fur et à mesure de la journée lors des visites quand la température augmente.
Pour les personnes parlant peu ou mal anglais, nous n’avons jamais trouvé autant de personnels de bord parlant le français. Essentiellement des mauriciens, mais aussi des haïtiens ou turcs et aussi une femme à l’accueil au Guest service. Notre serveur le soir parlait français, c’est la première fois que cela nous arrive ! Le journal de bord est en anglais.
Petite nouveauté dans la salle de bain, il y a une veilleuse qui ne s’éteint jamais. C’est pratique la nuit !
La moyenne d’âge des passagers étaient très élevée, le soir au restaurant il y a avait un parking d’engins motorisés pour se déplacer lorsqu’on est une personne à mobilité réduite. Cela surprend ! Mais attention, méfiez-vous des petites mamies, on en a trouvé beaucoup dans les autos tamponneuses… ! Comme on se disait en rigolant, on évite les chocs trop violents car elles sont âgées mais elles, elles vous foncent dessus sans restriction !
Lors d’un jour en mer, nous avons eu l’opportunité de visiter gratuitement une suite en duplex… Pendant une heure, la suite était ouverte à tous ! C’est impressionnant (mais pas dans notre budget !)…
DEBARQUEMENT
Nous souhaitons sortir le plus rapidement possible, nous avons donc gardé nos valises dans notre chambre et nous avons quitté le bateau entre 7h30 et 8h très facilement, sans même devoir attendre dans une salle attribuée.
La sortie est simple et rapide ! Trouver un taxi qui vous accepte pour une course de moins de 10 minutes c’est plus compliqué. Pour sortir du port il existe une navette à 5$US par personne qui vous dépose à l’arrêt de tram du Hudson Bergen light rail (le tram qui relie Bayonne à Jersey city). Royal caribbean propose aussi des navettes pour aller visiter Manhattan rapidement puis vous déposer à l’aéroport pour 99$. Ils vendent aussi juste une navette qui va à l’aéroport mais je ne sais plus le prix.
De notre côté nous devions aller chez Michael notre hôte airBnB qui a eu la gentillesse d’accepter qu’on laisse chez lui nos valise pour la journée, notre vol de retour n’étant qu’à 18h30 depuis Newark. Nous avons attendu 20 minutes pour avoir un taxi qui en fait à grouper un couple qui allait à l’aéroport, un couple qui allait dans un hôtel et nous. Nous avons payé 10$US, ce n’est pas cher.
DERNIER JOUR DE VISITE
Au programme de ce dernier jour : déposer les valises chez Michael, prendre le tram, prendre le ferry pour visiter Ellis island et voir la statue de la liberté, reprendre le tram, repasser chez Michael pour prendre les valises, se rendre à l’aéroport.
Nous avons repris le tram et nous sommes descendus à liberty park. Il y a ensuite 30 minutes de marche en ligne droite pour enfin accéder au contrôle de sécurité du ferry ! La ligne droite semble interminable et des taxis clandestins ralentissent parfois à notre niveau… On a pu observer dans le parc des petits écureuils et des oies et beaucoup de sportifs ! Nous avions réservé nos tickets sur statue cruise (la compagnie maritime qui fait les trajets en ferry), le seul site autorisé officiellement à vendre des tickets de ferry. Nous avons payé 17€ par personne environ (si vous souhaitez accéder à la couronne c’est plus cher et le nombre de places est très limité). Il faut savoir que quand vous choisissez en ligne l’heure, il ne s’agit pas de l’heure du ferry mais de l’heure où vous serez autorisé à passer le contrôle de sécurité situé sur le quai. Nous avions réservé pour 10h, nous sommes arrivés à 9h30 et il n’y avait personne, on nous a laissé passer. On a pu du coup prendre le ferry de 9h35, juste à temps !
Le premier arrêt est à Ellis island. Nous avons visité le musée qui retrace l’histoire des migrants venus essentiellement d’Europe, c’est très émouvant. On a visionné un film de 30 minutes à l’étage et même sans tout comprendre (c’est en anglais, et sous titré en anglais aussi) on a pu découvrir toutes les étapes que devaient subir les migrants avant d’être autorisé à vivre aux USA… Il faut y aller, ça prend aux tripes vraiment… surtout quand on sait qu’il y avait aussi beaucoup d’enfants et de famille, pas que des hommes seuls. On s’imagine facilement à leur place. Il y a un audio guide en français gratuit, nous l’avons écouté un peu au début mais après on a préféré lire les descriptifs en anglais sur les panneaux très bien réalisés (avec des dessins, des schémas…). On y a passé 2h, et nous n’avons pas tout vu ! Si vous n’avez pas plus de temps que nous, surtout regardez le film et montez au premier étage voir tous les documents, les affiches, les tests psychologiques… Le film projeté au rez de chaussée est le même que celui projeté à l’étage, c’est dommage de ne pas avoir l’information avant, on a du dérangé un peu tout le monde vu qu’on s’était installé au milieu, pour pouvoir quitter la salle…
Deuxième arrêt en ferry : liberty island ! On a fait le tour en 20 minutes puis après avoir pris quelques photos nous avons repris le ferry. La statue est belle c’est certain mais c’est surpeuplé ! Ils sont en train de construire un musée sur cette ile. Si vous le pouvez quand vous achetez vos places de ferry, partez du new jersey et non de Manhattan, il y a beaucoup moins de monde et du coup dès que le ferry arrive, vous montez et vous n’avez pas à attendre pendant 30 minutes le suivant…
Troisième arrêt : retour à la case départ ! Et encore 30 minutes à marcher en ligne droite… !
Nous avons ensuite repris le métro et nous nous sommes rendus chez Michael.
On a pris 20 minutes pour discuter ensemble, lui et d’autres copains qui étaient chez lui, de voyage, de la vie à Bayonne qui commence à devenir une ville très tendance alors qu’avant personne ne voulait y vivre car ce n’est pas l’état de New York mais du New Jersey… Un bon moment !
Finalement on lui a demandé où est ce qu’on pouvait prendre un taxi car on n’en n’avait pas vu un seul dans les rues et en fait il a comparé le prix entre un taxi local (qu’on doit faire venir car ils ne circulent pas dans les rues car c’est trop peu fréquenté) et Uber. 10$US d’écart, il a réservé pour nous et cinq minutes après notre chauffeur était là. Vraiment si vous cherchez un endroit pour dormir, on vous conseille sans hésiter d’aller chez Michael, c’est vraiment un type ouvert, disponible et amical. On lui avait ramené deux morceaux de comté avec des affinages différents, fromage de notre belle région, et il était super heureux ! Il nous a vraiment facilité la vie en nous emmenant au port le matin, en nous gardant nos valises et en nous réservant le chauffeur. Et tout ça gratuitement. Sa maison n’est pas un hôtel 5 étoiles, mais c’est vraiment une expérience inoubliable !
Bilan de la journée : une dernière et belle journée sous le soleil ! Sous un soleil qui chauffe vraiment : 30°C ! Le musée est un gros coup de cœur émotionnel qu’on conseille.
LE RETOUR 15h30 nous arrivons à l’aéroport et nous finissons nos bouteilles d’eau bien sagement avant de passer les portiques de sécurité.
Rien à dire sur l’avion, il décolle, il vole, il atterrit, c’est le principal ! Il y a des films en français. Le repas n’est vraiment pas terrible, le petit déjeuner un peu mieux.
BUDGET La croisière nous a couté 1851€ pour deux sans les pourboires. C’est cher, on paie le fait que le bateau soit récent et plein d’innovations. Il faut savoir que nous avons réussi à économiser 480€ sur la croisière en elle-même (sans les pourboires) par rapport au tarif affiché sur le site français de royal caribbean. Nous avons réservé sur un site de voyage américain dont les prix étaient bien plus intéressants. Nous avons payé en dollar ce qui était bien mieux par rapport au taux de change que de payer en euro malgré les 55€ de frais débités par ma banque. Les prix affichés par la compagnie sont variables selon les pays, et pour une personne non résidente aux USA il est impossible de réserver sur le site de royal caribbean américain. Nous avons eu une correspondante qui parlait français pour réserver notre voyage.
Les pourboires nous ont couté 201€ pour 9 nuits à bord.
Le vol Zurich-Newark nous a couté pour deux adultes 901€, vol direct effectué par United.
L’ensemble des excursions, les transports, la nuit chez Michael, les restaurants en dehors du bateau, les quelques souvenirs achetés sur place, nous ont couté environ 400€.
Tout compris on est autour de 3400€ pour 10 jours de dépaysement total et des vacances inoubliables. Ce qui reste cher comme voyage en comparaison avec d’autres croisières.
Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
Les escales sont les suivantes : - en mer - BOSTON (USA) - PORTLAND (USA) - BAR HARBOR (USA) - HALIFAX (Canada) - en mer - SAINT JOHN (Canada) - en mer - retour à BAYONNE (USA)
Le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant raisonnable côté budget ! Bien entendu la compagnie propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort. Vous trouverez aussi des informations sur le bateau en lui-même.
Le compte rendu est organisé par partie : - explication pour les visas - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - le dernier jour de visites dans le New Jersey - le retour, - une partie budget. Bien entendu ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.
J’ai beaucoup utilisé googlemap pour planifier nos déplacements en transport en commun.
EXPLICATION CONCERNANT LES VISAS
Pour les USA, en tant que français, il faut obtenir l’ESTA. C’est une démarche à effectuer en ligne et cela coute 12$US par personne. Arrivé sur place personne ne vous demandera une attestation papier même si par sécurité nous l’avions imprimée.
Pour le Canada, vous n’avez pas besoin de visa ou d’une autorisation car vous arrivez par la mer (donc en bateau).
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE (vol, visite du New Jersey, trajet jusqu’au port, embarquement)
Départ le mercredi 27 octobre depuis Zurich. Vol direct (Zurich-Newark) effectué sur United. Nous avons volontairement choisi d’atterrir à Newark car c’est l’aéroport le plus proche du port. Ils fournissent un oreiller, quelques films en français, une couverture et un repas pas vraiment à notre gout… Seul point positif du repas : une glace en dessert ! Arrivée à Newark à 13h05, sous 30°C…
Arrivés à l’aéroport, nous sommes partis à la recherche d’un ATM pour sortir de l’argent. On a comparé et c’est bien plus avantageux que de changer sur place (aéroport ou même en ville d’ailleurs). Après cela dépend de votre banque et du montant retiré car c’est une part fixe plus un pourcentage du montant retiré. Nous n’avons pas utilisé le dollar canadien lors des deux escales canadiennes, on a payé en dollars US ou par carte ne souhaitant pas faire du change par rapport à ce qu’on avait prévu de visiter pendant les deux escales au Canada.
Nous avons effectué le trajet entre l’aéroport et la maison de notre hôte en transport en commun. Il faut prendre le bus 62, puis le PATH puis le tram hudson bergen light rail. C’est faisable pour 6.60$US par personne mais c’est très (trop !) long, on ne le conseille pas si vous êtes pressés (environ 2h30 !), d’ailleurs on ne le conseille pas du tout. En taxi il faut compter environ 25$US et 20 minutes selon la circulation.
Nous avons choisi de dormir chez l’habitant pour trois raisons : le prix, le contact humain, la localisation par rapport au port. Nous avons dormi chez Michael, un hôte adorable qui habite à moins de 10 minutes en voiture du port et à 5 min de l’arrêt de tram à pied. Réservation faite sur airbnb. La maison est vraiment authentique et l’accueil très chaleureux ! Si jamais vous êtes dans le coin on vous conseille d’aller manger au restaurant mexicain juste à côté « el dorada », mais il faut être à jeun depuis au moins 48h si vous voulez finir votre plat ! Le restaurant est à 5 min à pied de chez Michael, le quartier est calme, et on s’est senti en sécurité.
Le programme de l’après-midi était le suivant : déposer les valises chez Michael, reprendre le tram, voir le mémorial du 11 septembre situé en face de Manhattan (liberty park), voir le coucher du soleil et reprendre le tram pour aller manger au restaurant mexicain puis revenir chez notre hôte.
Le lendemain matin, Michael nous a gentiment amené jusqu’au port en voiture, c’était très pratique. Il n’y pas de taxi qui circule à Bayonne, il faut donc en appeler un si vous en voulez un.
L’embarquement est comme d’habitude : rapide ! Une seule modification, votre sea pass (la carte d’accès à votre chambre et c’est aussi votre moyen de paiement) n’est plus donnée au comptoir d’embarquement mais directement à l’entrée de votre cabine. La cabine est disponible à partir de 13h.
A peine arrivés à bord, d’habitude nous allons voir la table qui nous a été attribuée pour le restaurant le soir mais cette information est écrite sur les sea pass alors on a dû modifier nos habitudes !
On monte alors au windjammer pour se restaurer. Une autre surprise : un passage obligé devant des éviers pour se laver les mains, c’est une excellente idée ! (cela complète les distributeurs de gel hydroalcoolique). Concernant le buffet c’est copieux et très varié ! On retrouve les classiques : hot dog, hamburger, frites, des plats en sauce, un morceau de bœuf grillé à la découpe, des crudités, des salades, des desserts, des fruits, du pain de plusieurs sortes… mais aussi deux endroits pour faire des plats de pates à la demande et des plateaux de fromage ! Les desserts ne sont pas toujours au top mais c’est vraiment histoire d’être tatillon…et au pire il y a toujours la possibilité de se manger une glace à l’italienne gratuite à côté de la piscine.
Après-midi farniente…et installation dans notre modeste cabine intérieure avec un balcon virtuel ! Très bonne idée ce balcon, pour se donner une idée de la météo dès le réveil. Départ 16h après avoir testé le « north star » pour observer Manhattan depuis cette capsule qui monte au-dessus du bateau, un instant magique… Personne ayant le vertige, s’abstenir !
Le lendemain, premier jour en mer, est très appréciable, un jour à rien faire cela repose un peu. Il permet aussi de découvrir le bateau et surtout les différentes activités… ! Très nombreuses sur ce bateau récent.
LES ESCALES
BOSTON 7h00 - 19h00 Le bateau est amarré au black falcon terminal.
météo : pluvieux, et par moment, très pluvieux ! Puis gris et froid dans l’après-midi. D’une manière générale on a beaucoup utilisé notre coupe-vent avec un gilet polaire en dessous, surtout les matins !
Au programme de la journée : voir les baleines, se rendre à Quincy market, faire une partie du Freedom trail, puis visiter Copley square.
Après un bon petit déjeuner (malgré ce qui est écrit sur le programme du jour vous pouvez à toutes les escales sortir de la nourriture, aucune fouille des sacs !) nous descendons les escaliers tranquillement en direction de la sortie.
Nous débarquons du bateau dans les premiers et après avoir pris une carte gratuite dans le terminal, nous cherchons l’arrêt de bus du silver line 2 sous une pluie fine. On paie directement son ticket au chauffeur (2$75 par personne). Vous pouvez aussi acheter des pass mais il faut prendre le bus beaucoup de fois pour que cela soit rentable. C’est assez bizarre car le bus rentre à mi-parcours dans un tunnel et on se retrouve comme dans un métro alors qu’on est dans un bus…
Nous sortons du bus à la station South station puis nous marchons sur Atlantic avenue 15 minutes jusqu’au port où débute les croisières pour voir les baleines, juste à côté de l’aquarium. Nous avons réservé et payé en avance depuis chez nous directement sur le site internet de la compagnie maritime, 98€ pour 2 personnes (115$US) pour une croisière de 4h. La compagnie maritime s’appelle Boston Harbor Cruise et nous n’avons pas été déçu. On a dû attendre une heure car nous étions en avance (10h-14h), heureusement nous nous sommes abrités à côté des caisses de l’aquarium en regardant les lions de mer à travers les baies vitrées !
On a attendu 20 minutes après avoir montré nos tickets sous une pluie battante, sur le ponton, en attendant que le bateau arrive puis s’amarre… La météo de l’Anthem annonçant 29°C et partiellement couvert pour Boston, nous n’étions pas spécialement habillés très chaudement, heureusement qu’on avait quand même pris nos imperméables ! Certains étaient en short et tee-shirt à manches courtes… !
Il faut 1h pour arriver sur le site d’observation des baleines. Nous avons pu les voir, c’était splendide et majestueux ! Après, il ne faut jamais oublier qu’on observe un animal marin dans son milieu naturel et que du coup on peut aussi ne pas en croiser une… !
Retour à Boston vers 14h15, sous une pluie fine ! Nous nous sommes dirigés vers Quincy market pour traverser ce lieu un peu hors du commun, c’est une food street mais dans un bâtiment magnifique (avec des wc publics gratuits et propres pour le côté pratique !).
Nous avons commencé le freedom trail depuis la Paul Revere house et terminé le parcours au parc Boston Common. Alors oui, j’avoue, on a fait le parcours (une partie) à l’envers par rapport à la chronologie… ! C’est très simple car il suffit de suivre la ligne composée de briques rouges tout le long du parcours. Les monuments sont payants si vous souhaitez les visiter. Nous avons ensuite tiré jusqu’à Copley square pour voir l’égise Trinity church et le gratte-ciel juste à côté. L’église est envahie par les échafaudages en ce moment… Par contre on a pu assister à un rassemblement pour l’Indonésie sur la place entre l’église et la bibliothèque, c’était très sympa (concert, des petits kiosques pour acheter de la nourriture faite par des locaux ou des articles fabriqués en Indonésie…). Nous avons ensuite longtemps marché pour rejoindre la station de bus South station pour reprendre le bus silver line 2 pour rejoindre le port puis le bateau.
Si vous voyagez avec des enfants, dans le parc Common square, il y a une aire de jeux énorme avec beaucoup de toboggans…. Et des écureuils qui viennent vous manger presque dans la main !
bilan de notre journée à terre : Une journée « mi-figue, mi-raisin »… Voir les baleines fut une expérience inoubliable (les prendre en photo c’est plus compliqué… !) ! Mais la pluie et le froid nous ont forcés à faire le freedom trail à un rythme soutenu sans prendre le temps de lire les explications et d’en profiter pleinement.
PORTLAND 8h00 – 17h00
Le bateau est à quai presque en ville (10 minutes à pied). Le nom du quai est Portland Ocean Gateway.
météo : une belle journée ensoleillée et sans vent, parfait pour visiter !
Au programme de la journée : faire le tour de la ville à pied en suivant l’itinéraire emprunté par les bus « sightseeing tour », remonter à bord du bateau pour manger, faire une petite croisière pour voir les phares puis déambuler dans le quartier commerçant « old port ».
Nous sommes descendus du bateau parmi les premiers, histoire de vraiment profiter de cette journée. Ils distribuent des plans gratuits à la sortie du port. Pour les personnes qui ont des difficultés à se mouvoir, il y a des petites voiturettes de golf qui vous déposent à la sortie du port gratuitement (5 min à pied, 1 min en voiturette). A 8h30 les rues étaient désertes, c’est parfait pour les photos… Il y a des petits commerçants qui s’installent pour vendre des petites choses aux touristes entre le bateau et la ville, la plupart des stands vendent des produits locaux. On trouve aussi un peu plus loin (et un peu plus tard dans la journée) des vendeurs de sandwich au homard (10$US).
Le tour de la ville permet de marcher sur la promenade ouest, puis de traverser la ville (sans passer par Old port qu’on a choisi de voir en fin d’après-midi) et enfin de longer la promenade est. Il faut compter 2h30 à 3h. Vers la promenade ouest il y a des magnifiques demeures, comme dans les films… La promenade est offre un superbe panorama sur la baie de Casco. Et une jolie vue du bateau ! A refaire on ne le referai pas à pied, car la ville n’est pas vraiment « à plat » ! C’est vraiment vallonné. Vous pouvez louer des vélos à la sortie du port mais le prix et l’état des vélos nous ont démotivés… avant même de savoir que ça grimpait sec parfois. Pour ceux qui veulent il y a une tour d’observation pas loin de la promenade est, il faut compter 10$US par personne et apparemment la vue est magnifique d’en haut. Nous n’avons pas testé. Il existe aussi des camions de pompiers, modifiés, qui font une boucle comme cela.
Nous sommes ensuite revenus au bateau pour manger. Il faut montrer sa carte d’identité en plus de la sea pass (ou votre passeport) car ils ont besoin d’une photo pour vous reconnaitre. Le windjammer était désert…
12h45, c’est l’heure de retourner vers les pontons qu’on a déjà traversé le matin mais cette fois pour attendre le bateau. Nous avons réservé une croisière sur le site internet de Portland discovery, 26$US par personne pour 1h30 de croisière dans la magnifique baie de Casco. Nous vous conseillons de vous mettre à l’étage et sur le côté droit du bateau pour être du bon côté pour observer les phares. On a pu voir aussi des magnifiques villas dans les iles. Petite pause bien méritée après la marche du matin !
15h, retour en ville. On s’est un peu promené dans les boutiques du Old port et finalement ce sont encore des boutiques de villes et non pas que des boutiques souvenirs pour touristes, c’est plus authentique. On a aussi « visité » une poissonnerie, c’est local et une pancarte était écrite à l’extérieur pour indiquer aux touristes qu’on pouvait entrer !
16h30 tous à bord !
bilan de notre journée à terre : Une belle journée entre découverte architecturale et magnifique paysage ! C’est l’escale que nous avons le moins apprécié mais il y a tout de même des choses à découvrir mais rien d’extraordinaire…
BAR HARBOR 7h00 – 17h00
Le bateau est « en tender ». Il n’est pas à quai. Le site de tender des bateaux se situent à Bar Harbor, à 15 min à pied de Green village.
La veille, nous avons récupéré nos tickets (uniquement si vous n’avez pas acheté des excursions via Royal Caribbean) au two 70 vers 16h30. Le système est simple et pratique. Vous faites la queue à l’entrée de la salle puis une personne vous montre à quelle heure vous voulez prendre le tender. Nous avons choisi le premier tender (7h30-8h) et nous sommes repartis avec deux tickets « tender 1 ». C’est vraiment pratique de pouvoir choisir ! Après n’aller pas les chercher à 18h, le choix risque d’être plus limité…
météo : un beau soleil bien chaud et un petit vent bien frais dès qu’on passe à l’ombre !
Au programme de la journée : prendre les bus gratuits, faire la randonnée de 1h30 « ocean path trail », faire une petite balade au bord du lac « jordan pond », visiter bar harbor
Nous avons donc pris le tender pour rejoindre la côté. Attention il existe deux sorties ce jour-là : un tender pour les excursions et un tender pour les autres qui visitent par eux-mêmes. La procédure est assez rapide et nous étions à Green village à 8h05 (15min de marche entre le port et Green village). Personne ne nous a demandé nos tickets de tender, nous sommes partis en étant loin d’être complet.
Arrivés à quai nous avons marché toujours tout droit en longeant les boutiques encore fermées. Le but étant de repérer où se situer le terminal du bus. Il faut savoir qu’il existe des bus gratuits (du 23 juin jusqu’au 8 octobre) qui parcourent le parc national d’Acadia. Il faut acheter un pass pour entrer dans le parc naturel (12$US par personne, valable 7 jours) et vous pouvez ensuite prendre les bus. Personne n’a contrôlé qu’on avait réellement en notre possession le fameux pass acheté sur internet sur le site officiel du parc : ni le chauffeur, ni lors du passage du péage pour entrer dans le parc. Pour information, les bus ne vous emmènent pas jusqu’au sommet du mont Cadillac (cadillac moutain).
Le premier bus numéro 3 n’étant qu’à 9h05 pour aller jusqu’à Otter clif, nous avons marché un peu dans Bar harbor. Pour ceux qui le désirent il existe un sentier côtier accessible à tous.
9h05 nous prenons le bus 3 pour se rendre jusqu’à l’arrêt Otter Clif. Il faut compter 25 minutes de bus. Il faut savoir qu’il y a les arrêts officiels mais qu’en réalité si vous le demandez, le chauffeur s’arrête n’importe où (à condition d’être en sécurité bien sûr). Si vous repérez le début d’une randonnée qui ne correspond pas à un arrêt de bus, il n’y a qu’à demander et le bus s’arrêtera… A l’arrêt Otter clif, il y a des toilettes, c’est correct.
La petite randonnée ocean path trail (3.4km) commence (ou termine) ici… c’est une promenade tranquille mais il faut prévoir des baskets car on marche parfois sur des rochers. On alterne entre la côte et la forêt, on alterne les paysages et on enlève et enfile les différentes couches de vêtements à chaque fois qu’on passe de l’un à l’autre… ! Au bout d’une heure et demie, sans se presser et en prenant de nombreuses photos, nous sommes arrivés à la plus grande plage de sable blanc du parc « sand beach ». C’est juste magnifique ! Pour le côté pratique, il y a des toilettes mais pas de restaurant ou boutique.
12h15, après une pause pique-nique en débardeur et les pieds dans l’eau, nous avons repris le bus. Bus numéro 4, pour aller jusqu’au lac « jordan pond ». La ligne 4 est la seule ligne de bus n’allant pas à Bar Harbor, elle s’appelle loop road et porte bien son nom.
En descendant du bus, nous avons contourné le bâtiment par la droite et nous avons traversé la forêt puis suivi le début du tour du lac (trop long pour nous : 2h30), puis nous avons fait demi-tour et nous sommes retournés à l’arrêt de bus en longeant le lac puis en passant par le bâtiment. Il faut compter 1h pour faire cette petite boucle en prenant des photos et en marchant tranquillement. Les paysages sont beaux et différents de ceux vus le matin même. On a pu voir quelques taches rouges parmi la forêt mais il faut savoir qu’il y a beaucoup de conifères donc les taches rouges, jaunes orangées, sont peu nombreuses. Le tour du lac doit être magnifique mais ne souhaitant pas rater le bateau nous n’avons pas pris le risque de le faire. Il y a une petite boutique et un restaurant au bord du lac.
15h nous attendons le bus numéro 5 pour revenir à Green village à Bar Harbor. Il faut compter 30 minutes pour revenir. Tous les horaires et itinéraires des bus sont disponibles sur http://www.exploreacadia.com/
A notre retour à Bar Harbor, nous avons fait un peu de shopping, il y a énormément de boutiques pour les touristes… et nous avons ensuite repris un des derniers tender pour remonter à bord.
bilan de notre journée à terre : Une journée « nature » magnifique avec des paysages variés à couper le souffle !
HALIFAX 10h00 – 19h00
Le bateau est à quai juste à côté du musée de l’immigration, pier 21. Il y avait 4 bateaux à quai ce jour-là dont le Serenade of the seas ! Pourtant nous n’avons pas ressenti cette présence touristique importante lors des visites.
météo : un beau soleil mais qui ne nous a pas réchauffé !
Au programme de la journée : visiter la citadelle, prendre le bus pour aller visiter Peggy’s cove, revenir à Halifax et rentrer au bateau en passant par le front de mer. Le programme initial prévoyait de visiter le jardin public mais Halifax étant vallonné, nous aurions perdu trop de temps en trajet à marcher.
Nous avons marché entre le port et la citadelle, c’est assez simple de s’orienter car les noms des rues sont bien indiqués et vous pouvez trouver des plans gratuits à la sortie du bateau dans le bâtiment qu’on traverse. Il faut compter 30min sans trainer les pieds, et ça grimpe sec ! Par manque de chance pour moi, ils ne construisaient pas les citadelles au point le plus bas de la ville mais forcément le plus haut… La citadelle se visite gratuitement cette année. Nous y avons passé 1h30. Nous avons entendu le coup de fusil, le coup de canon et la cornemuse… La reconstruction d’une tranchée française pendant 14-18 est une excellente idée et est pour moi l’un des points les plus intéressants de la visite. Nous avons passé un moment également dans le musée situé au premier étage, géré par des bénévoles, tout est bilingue, et très bien expliqué par rapport à l’implication du Canada dans les différents conflits mondiaux. Pour moi c’est un incontournable même si vue de l’extérieur la citadelle n’est pas imposante (comme celle de San Juan à Porto Rico par exemple pour ceux qui connaissent).
Nous avons mis ensuite 20min à rejoindre le musée maritime, lieu de rendez-vous des départs pour les bus. Nous avons acheté, depuis chez nous, une visite en bus de Peggy’s cove. Nous avons payé 35€ par personne pour se rendre à Peggy’s cove et être sur place pendant 1h30 (13h-14h trajet aller, 14h-15h30 sur place, 15h30-16h30 trajet retour). Le chauffeur a été un excellent guide, pendant tout le trajet (aller et retour) il a expliqué des choses en anglais concernant Halifax, Peggy’s cove, la vie au quotidien, le détournement des vols américains sur Halifax pendant les attentats du 11 septembre, le crash aérien de swiss air près de Peggy’s cove… Le site de Peggy’s cove est très touristique (au moins une dizaine de bus ce jour-là) mais est vraiment splendide. Si on s’éloigne un peu sur les rochers, on voit encore bien le fameux phare mais on devient seuls au monde ! Les maisons sont typiques, les paysages traversés avant d’arriver au village sont lunaires… Le bus ne passe pas par le même trajet au retour et on découvre alors des jolis petits villages qui reflètent bien l’image qu’on peut avoir de cette région du monde (la petite barque rouge amarrée au petit ponton en bois..) avant de prendre l’autoroute. A partir du moment où on accepte l’idée que c’est très touristique, on n’est pas déçus ! C’est sans doute un mauvais choix si vous vous imaginez être en tête à tête… ! L’option location de voiture peut être intéressante si on part à la journée, c’est bien indiqué et cela permet de s’arrêter quand on veut si on voit des paysages qu’on souhaite photographier.
16h30, retour à Halifax sur le bord de mer. Nous nous sommes promenés dans un centre commercial sans intérêt puis nous avons retrouvé notre bateau en longeant la mer. On a fait en route un petit arrêt dans une boutique qui vendait des gâteaux parfumés au whisky. Très bons, local et à un prix raisonnable, payable en $US (et elle nous a rendu la monnaie en $CAN au véritable taux de change !). Il y a aussi une multitude de boutiques au pied du bateau, vous pouvez payer en $US mais le taux de change n’est pas à votre avantage ! Et presque tout n’est pas fabriqué sur place…
bilan de notre journée à terre : Une très belle journée ensoleillée où nous avons découverts deux trésors : le premier historique, le deuxième naturel !
SAINT JOHN 11h00 – 23h00
Le bateau est à quai au Marco Polo terminal (petite pensée pour Venise car c’est le nom de l’aéroport de la sérénissime), c’est en ville.
météo : du soleil qui chauffe !
Au programme de la journée : récupérer notre voiture de location, se rendre au Fundy trail park et randonner, voir les grottes, revenir à Saint John et visiter la ville.
Il faut savoir que lorsque nous avions réservé la croisière, les horaires pour cette escale étaient 9h-21h et finalement cela a été modifié : 11h-23h. Partir à 23h ne sert pas à grand-chose car à partir de 18h, de nombreux petits commerces et centres commerciaux et le marché sont fermés. Sauf si vous souhaitez visiter les différents pubs, il vaut mieux que le bateau arrive à 9h plutôt qu’à 11h…
Nous avions loués depuis chez nous, une petite voiture chez Avis à un prix dérisoire (35€ environ). L’agence se situe à 5 minutes à pied du bateau, toujours tout droit. Le kilométrage est illimité et toutes les voitures sont avec des boites automatiques. Nous avions réservé le plus petit modèle (Chevrolet spark) et nous nous sommes retrouvés avec une Toyota corolla (qui est en fait le plus petit modèle disponible dans cette agence).
L’application GPS dans une main, la carte en version papier dans l’autre, nous avons pris le chemin de Saint Martin. C’est assez simple et bien indiqué si on a pris la peine de regarder un peu le trajet avant. Il faut compter 1h entre saint John et l’entrée du Fundy trail park avec un petit arrêt de 5 minutes à Saint Martin.
Le parc était désert ! Le concept est assez nouveau pour nous. On paie l’entrée (17$can pour 2, 11€50 environ) et après vous avez une vingtaine de parking sur les 19km de parcours. A chaque parking, il y a une jolie vue, des tables pour pique-niquer, des belvédères, des explications sur la faune et la flore…Il y a un parcours « auto-moto-bus » et un parcours « à pied- vélo ». Les paysages sont jolis, originaux, loin de ce qu’on peut voir chez nous, nous étions seuls au monde… ! Nous avons fait 3 mini-randonnées : 30min pour voir « les pots de fleurs », 20 min pour voir une belle cascade, 60 min pour faire une boucle autour du centre depuis le parking P7 et traverser le pont suspendu. Le projet est de continuer cette route et donc d’agrandir le parc.
Pour revenir à Saint John, il faut compter 1h, avec quelques arrêts photo pour immortaliser les arbres à l’automne le long du trajet… et les panneaux de signalisation « attention élan » !
Nous sommes restés 30 minutes sur le site des grottes (entre Saint Martin et le Fundy trail park) qui sont immergées ou pas selon la marée. Il n’y a pas d’intérêt si vous passez devant à marée haute… Et là nous avons retrouvés les touristes : une dizaine de bus sur ce petit parking !
17h45, de retour à Saint Jean, dernier défi de la journée : mettre du carburant dans la voiture ! En réalité c’est simple, on se gare, on choisit son carburant, on se sert à la pompe (un seul pistolet donne plusieurs carburants) et on paie ensuite en demandant un reçu pour Avis. Pour nous ça sera 10$CAN soit 7€.
18h, heure à laquelle nous rendons la voiture à la personne qui lave les voitures même si l’agence est fermée. Nous marchons jusqu’au marché fermé, dommage… on se promène un peu en ville, rien d’exceptionnel, des belles boutiques d’antiquaires mais tout est fermé. Même l’église ne se visite pas. Aucun regret car notre journée a été splendide…
bilan de notre journée à terre : Une magnifique journée en pleine nature en amoureux… !
Ce soir-là au restaurant (pont 3, service de 20h15), nous avons commencé à manger avec une partie de la fenêtre obstruée par le quai et nous avons terminé en étant bien plus haut… la marée monte à une vitesse incroyable ! Le serveur nous a expliqué qu’au premier service (18h15), c’est le « mur de Berlin »… ils ont vu le quai presque tout le long du repas !
Les escales sont vraiment intéressantes et permettent la découverte de sites très variés. Les horaires sont parfaites pour visiter par soi-même, sauf à Saint John où on aurait pu mieux découvrir la ville en étant arrivé à 9h plutôt qu’à 11h…
DETAILS SUR LE BATEAU (et vu le bateau, cela risque d’être compliqué de ne rien oublier !) 1. Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : surtout utilisé au petit déjeuner, parfois à midi, et « visité » presque tous les soirs. A tous les repas c’est extrêmement varié ! Au petit déjeuner, vous trouverez du salé (œufs, omelette faite à la demande avec les ingrédients que vous voulez, des pommes de terre, des tomates au four, des saucisses, du riz aux légumes façon asiatique, du jambon à la coupe, des œufs bénédictes...), du sucré (confiture, beurre de cacahuètes, sirop d’érable et même du nutella, des fruits en grande quantité, des yaourts gélatineux, des céréales, du muesli et tout ce qu’on peut mettre dedans, des viennoiseries, des gaufres, des donuts, des muffins, des beignets chauds fourrés à la confiture, au chocolat, à la crème à la vanille…). Bref, celui qui sort du windjammer au petit déjeuner sans avoir mangé, c’est qu’il n’a pas faim ! Tout au fond vous avez une partie sans gluten, et ils font aussi à cet endroit-là des crêpes (à la pomme, la banane, chocolat, avec ou sans crème sur le dessus…) testée et pas bonne ! Ce n’est que mon avis bien sûr ! Au déjeuner, on trouve toujours une partie pasta pour créer son propre plat de pate à la demande, une partie hamburger, des plats mijotés, des légumes, du fromage, plein de pains différents, des plats typés indien, des frites… et le « ice cream men » qui sonne sa clochette pour signaler qu’il arrive avec les glaces ! Délicieuses d’ailleurs ! Sinon vous pouvez toujours en chercher une gratuitement à côté de la piscine, en version glace à l’italienne (fraise, vanille, chocolat au choix !). Les desserts proposés sont corrects mais pas forcément à notre gout. Disons aussi qu’en France, nous sommes trop habitués à avoir une très bonne pâtisserie d’une manière générale… C’est culturel ! Chaque soir au buffet, ils font un thème différent donc vous avez le buffet classique, toujours une partie hamburger, une partie wok (un peu long pour l’attente mais très bon !) et des plats correspondants au thème du jour (caraibes, italien, mexicain, asiatique, bermudes, maine….). On a testé parfois, en petite quantité car nous allons manger ensuite au restaurant « chic », les plats à thème justement et c’était très bon. Pas de déception. Le soir vous trouvez aussi un choix de glace important et beaucoup de dessert, souvent plus appétissants que ceux du midi.
- salle de restaurant Chic : Il y a 4 salles de restaurant pour le soir. Le Chic est très sobre, épuré, joli. On ne voit pas les tas de vaisselles sales qui trainent car ils ont prévu des cloisons au fond de la salle. Il reste un ilot à vaisselle au milieu mais avant il y en avait bien plus…
La carte du menu en français dès le deuxième soir a été créée spécialement pour l’anthem. Pour les habitués vous retrouverez les escargots, la salade césar, la souris d’agneau, le soufflé au chocolat… Tous les soirs il y a 3 ou 4 entrées qui changent et 5 ou 6 qui restent les mêmes (les classiques). Pareil pour le plat et les desserts.
Aucune déception sur les diners lors de notre croisière. Juste deux petits détails : la souris d’agneau était moins gouteuse que la dernière fois, et la viande n’est pas grillée mais plutôt rôtie… c’est vraiment histoire de trouver un défaut ! Il y a eu trois entrées à base de crabe et souvent des plats avec des crevettes, plus de produits de la mer que sur d’autres croisières… Nous nous sommes régalés ! Heureusement qu’on marche toute la journée et qu’on ne prend jamais les ascenseurs… !
- Lors de nos journées en mer, nous avons été mangés au Johnny rockets pour le déjeuner. En fait on paie ce qu’on mange. Sur d’autres bateaux de la compagnie on paie un forfait de 6$95 et on mange tout ce qu’on veut. Ce n’est pas cher, les hamburgers sont à 2$50, les oignons frits à 1$50… Il n’y a pas de sundae. C’est toujours aussi bon mais il y a un gros bémol qui n’est pas négligeable… Le restaurant est au niveau de la piscine extérieure, on mange donc à l’extérieur ce qui n’est vraiment pas agréable quand il fait 15°C avec un petit courant d’air frais dans le dos ! Il y a des tables un peu abritées mais c’est loin d’être idéal…! Nous on a finis par emmener nos hamburgers et nos oignons au windjammer situé pas loin…
- Sorrento’s : On a parfois mangé des morceaux de pizzas au Sorrento’s, elles sont très bonnes. On retrouve la margarita, celle au peperonni, et on découvre la hawaienne ou la mexicaine et aussi plusieurs anti-pastii à la demande. Très bonne adresse pour les petits creux…
- Dog house : C’est un camion genre food truck qui sert des hot dog avec plusieurs saucisses au choix et plusieurs condiments (choux, piments…). Classique mais bon ! Situé au seaplex.
- Il y a beaucoup de restaurants de spécialités que nous n’avons finalement pas testés. Ils font des formules si vous souhaitez acheter 3 menus ou 4 ou 5 dans plusieurs restaurants de spécialités et vous payez moins cher que si vous les achetez de manière séparée. Un menu au Wonderland (le restaurant créatif) coute 50$US par personne, le pass pour trois diners (dans trois restaurants de spécialités) coute 85$US par personne. Il y a un italien, un japonais (Izumi, mal situé tout le monde peut voir ce que vous mangez), un steack house… Il y a largement le choix !
- le snack du two 70 : il propose des paninis, des salades, des sandwichs chauds et des desserts… Testé et pas vraiment à notre gout ! Après les gouts et les couleurs c’est personnel… ! Il est souvent ouvert au petit déjeuner et entre 16h et 17h.
- le bistro du solarium : nous l’avons visité mais pas testé ! Il propose beaucoup de chose similaire au windjammer le matin mais le soir c’est plutôt axé m��diterranéen comme cuisine. Cela donnait envie mais au bout d’un moment il faut bien se raisonner !
2.Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même et cette croisière s’y prête vraiment ! Nous n’avons pas acheté d’excursions proposées par la compagnie Royal Caribbean. Je ne peux donc pas juger de la qualité.
Par contre à bord il y avait l’embarras du choix ! J’ai gardé le catalogue complet en anglais si jamais vous avez des questions plus précises… D’une manière générale, c’est un constat qui n’engage que nous, c’est bien plus cher et vous passez moins de temps sur place mais vous n’avez rien à préparer et vous avez toutes les explications d’un guide local. Pour Peggy’s cove, les bus de la Royal restent 1h dans le village de pécheurs, nous nous sommes restés 1h30…
Je souhaite préciser que toutes les excursions vendues à bord n’étaient pas réservables en ligne avant le départ. Par exemple celle qui allait au Fundy park trail à Saint John n’existait pas en ligne et était en vente uniquement à bord (157$US par personne tout de même avec repas compris).
3.Côté spectacles... Nous avons assisté à plusieurs spectacles à bord de l’anthem of the seas. Souvent à 18h15 soit au théâtre soit au two 70.
Il y a trois spectacles qu’il vaut mieux réserver en ligne avant votre départ si vous ne voulez pas attendre lorsque vous serez à bord. C’est très simple à faire sur le site internet de royal caribbean.
Les trois spectacles sont The gift, Spectra’s Cabaret et We will rock you. Je ne souhaite pas m’étendre sur le sujet car je ne veux pas gâcher la surprise pour ceux qui iront les voir. Les trois sont d’une très bonne qualité. Notre coup de cœur va pour we will rock you qui dure 2h et où le public était debout pour applaudir les artistes ! Vraiment superbe malgré notre anglais limité qui ne nous permet pas de tout comprendre. Les décors et costumes sont superbes. Spectra’s cabaret allie les robots et le spectacle plus classique, c’est innovant et beau !
Nous avons également assisté à d’autres spectacles, il faut bien suivre le programme journalier.
4.Côté activités sportives ou pas sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté cette fois-ci… - piste de marche et course : peu utilisée vu qu’on marche toute la journée ! Mais c’est très agréable de pouvoir faire un tour en marchant tranquillement presque complet juste histoire de prendre un peu l’air les jours de navigation… - piscine extérieure et jacuzzis : pas testés car nous sommes trop frileux ! - piscine intérieure et jacuzzis : pas testés car bien qu’il y fasse plus chaud qu’à l’extérieur on a préféré aller au solarium où il fait vraiment chaud ! - solarium avec jacuzzis et piscine : très sympa, avec une vue tout à l’avant du bateau juste sublime… - terrain de golf : il n’y en n’a pas, et ça manque presque ! Non je plaisante, mais c’était fun de se faire une partie en tenue de soirée… - seaplex : c’est un espace à l’arrière du bateau qui concentre des tables de ping-pong, des babyfoots, une zone Xbox, un terrain de basket (qui fait aussi auto tamponneuses, piste pour rollers, zone pour faire du trapèze…). Nous avons fait beaucoup de fois les autos tamponneuses, c’est vraiment génial et avec une vue à couper le souffle ! Si vous ne voulez pas trop attendre, allez-y à 18h car une bonne partie des passagers commencent à manger et du coup c’est plus rapide. De 18h à 19h (heure de fermeture ce jour-là) le dernier en mer nous en avons fait pendant une heure, on ne descendait même plus des voitures… Par contre, pour ne pas se faire mal il faut absolument éviter les chocs frontaux, il vaut mieux taper en latéral un peu sur l’arrière. - salle de sport : très vaste, vous pouvez même faire du vélo en groupe (payant), elle est utilisée le soir par les membres du personnel ! - le simulateur de surf « flowrider » : pas testé sur ce bateau à cause de la météo, mais il est énorme par rapport à ceux présents sur l’oasis of the seas - le simulateur de vol « i fly » : génial ! Nous l’avons fait deux fois, il faut réserver, c’est vraiment à faire ! A tous les âges… - le bras articulé « north star » : c’est vraiment un beau spectacle si on choisit bien le moment ! Nous l’avons fait (sans réservation mais il faut réserver normalement à bord) deux fois : à New york pour voir Manhattan et à Halifax pour voir le coucher du soleil pendant que le bateau quittait le quai… Différent mais sublime dans les deux cas. En mer je ne sais pas si c’est vraiment fabuleux dans le sens où on n’a pas de repère.
5.Le bateau en lui-même et quelques ressentis... en vrac !
Bateau avec beaucoup d’endroits pour se poser juste pour rêver et voir la mer !
Le bateau est très classe, pas du tout « bling bling », chic et sobre à la fois, vraiment raffiné.
Les sièges du théâtre et du two 70 sont jolis mais inconfortables au possible surtout quand on y reste plus d’une heure et demie pour les spectacles… On a fini par se trouver un endroit très confortable et avec une vue splendide au two 70, juste à côté du bar, dans une espère de poire ajourée entièrement en bois avec une vue à plus de 180 degrès sur la mer…Les gros poufs ronds du solarium sont parfaits eux aussi !
Côté vêtements, il vaut mieux prévoir un gilet polaire et un imperméable, afin de pouvoir s’effeuiller au fur et à mesure de la journée lors des visites quand la température augmente.
Pour les personnes parlant peu ou mal anglais, nous n’avons jamais trouvé autant de personnels de bord parlant le français. Essentiellement des mauriciens, mais aussi des haïtiens ou turcs et aussi une femme à l’accueil au Guest service. Notre serveur le soir parlait français, c’est la première fois que cela nous arrive ! Le journal de bord est en anglais.
Petite nouveauté dans la salle de bain, il y a une veilleuse qui ne s’éteint jamais. C’est pratique la nuit !
La moyenne d’âge des passagers étaient très élevée, le soir au restaurant il y a avait un parking d’engins motorisés pour se déplacer lorsqu’on est une personne à mobilité réduite. Cela surprend ! Mais attention, méfiez-vous des petites mamies, on en a trouvé beaucoup dans les autos tamponneuses… ! Comme on se disait en rigolant, on évite les chocs trop violents car elles sont âgées mais elles, elles vous foncent dessus sans restriction !
Lors d’un jour en mer, nous avons eu l’opportunité de visiter gratuitement une suite en duplex… Pendant une heure, la suite était ouverte à tous ! C’est impressionnant (mais pas dans notre budget !)…
DEBARQUEMENT
Nous souhaitons sortir le plus rapidement possible, nous avons donc gardé nos valises dans notre chambre et nous avons quitté le bateau entre 7h30 et 8h très facilement, sans même devoir attendre dans une salle attribuée.
La sortie est simple et rapide ! Trouver un taxi qui vous accepte pour une course de moins de 10 minutes c’est plus compliqué. Pour sortir du port il existe une navette à 5$US par personne qui vous dépose à l’arrêt de tram du Hudson Bergen light rail (le tram qui relie Bayonne à Jersey city). Royal caribbean propose aussi des navettes pour aller visiter Manhattan rapidement puis vous déposer à l’aéroport pour 99$. Ils vendent aussi juste une navette qui va à l’aéroport mais je ne sais plus le prix.
De notre côté nous devions aller chez Michael notre hôte airBnB qui a eu la gentillesse d’accepter qu’on laisse chez lui nos valise pour la journée, notre vol de retour n’étant qu’à 18h30 depuis Newark. Nous avons attendu 20 minutes pour avoir un taxi qui en fait à grouper un couple qui allait à l’aéroport, un couple qui allait dans un hôtel et nous. Nous avons payé 10$US, ce n’est pas cher.
DERNIER JOUR DE VISITE
Au programme de ce dernier jour : déposer les valises chez Michael, prendre le tram, prendre le ferry pour visiter Ellis island et voir la statue de la liberté, reprendre le tram, repasser chez Michael pour prendre les valises, se rendre à l’aéroport.
Nous avons repris le tram et nous sommes descendus à liberty park. Il y a ensuite 30 minutes de marche en ligne droite pour enfin accéder au contrôle de sécurité du ferry ! La ligne droite semble interminable et des taxis clandestins ralentissent parfois à notre niveau… On a pu observer dans le parc des petits écureuils et des oies et beaucoup de sportifs ! Nous avions réservé nos tickets sur statue cruise (la compagnie maritime qui fait les trajets en ferry), le seul site autorisé officiellement à vendre des tickets de ferry. Nous avons payé 17€ par personne environ (si vous souhaitez accéder à la couronne c’est plus cher et le nombre de places est très limité). Il faut savoir que quand vous choisissez en ligne l’heure, il ne s’agit pas de l’heure du ferry mais de l’heure où vous serez autorisé à passer le contrôle de sécurité situé sur le quai. Nous avions réservé pour 10h, nous sommes arrivés à 9h30 et il n’y avait personne, on nous a laissé passer. On a pu du coup prendre le ferry de 9h35, juste à temps !
Le premier arrêt est à Ellis island. Nous avons visité le musée qui retrace l’histoire des migrants venus essentiellement d’Europe, c’est très émouvant. On a visionné un film de 30 minutes à l’étage et même sans tout comprendre (c’est en anglais, et sous titré en anglais aussi) on a pu découvrir toutes les étapes que devaient subir les migrants avant d’être autorisé à vivre aux USA… Il faut y aller, ça prend aux tripes vraiment… surtout quand on sait qu’il y avait aussi beaucoup d’enfants et de famille, pas que des hommes seuls. On s’imagine facilement à leur place. Il y a un audio guide en français gratuit, nous l’avons écouté un peu au début mais après on a préféré lire les descriptifs en anglais sur les panneaux très bien réalisés (avec des dessins, des schémas…). On y a passé 2h, et nous n’avons pas tout vu ! Si vous n’avez pas plus de temps que nous, surtout regardez le film et montez au premier étage voir tous les documents, les affiches, les tests psychologiques… Le film projeté au rez de chaussée est le même que celui projeté à l’étage, c’est dommage de ne pas avoir l’information avant, on a du dérangé un peu tout le monde vu qu’on s’était installé au milieu, pour pouvoir quitter la salle…
Deuxième arrêt en ferry : liberty island ! On a fait le tour en 20 minutes puis après avoir pris quelques photos nous avons repris le ferry. La statue est belle c’est certain mais c’est surpeuplé ! Ils sont en train de construire un musée sur cette ile. Si vous le pouvez quand vous achetez vos places de ferry, partez du new jersey et non de Manhattan, il y a beaucoup moins de monde et du coup dès que le ferry arrive, vous montez et vous n’avez pas à attendre pendant 30 minutes le suivant…
Troisième arrêt : retour à la case départ ! Et encore 30 minutes à marcher en ligne droite… !
Nous avons ensuite repris le métro et nous nous sommes rendus chez Michael.
On a pris 20 minutes pour discuter ensemble, lui et d’autres copains qui étaient chez lui, de voyage, de la vie à Bayonne qui commence à devenir une ville très tendance alors qu’avant personne ne voulait y vivre car ce n’est pas l’état de New York mais du New Jersey… Un bon moment !
Finalement on lui a demandé où est ce qu’on pouvait prendre un taxi car on n’en n’avait pas vu un seul dans les rues et en fait il a comparé le prix entre un taxi local (qu’on doit faire venir car ils ne circulent pas dans les rues car c’est trop peu fréquenté) et Uber. 10$US d’écart, il a réservé pour nous et cinq minutes après notre chauffeur était là. Vraiment si vous cherchez un endroit pour dormir, on vous conseille sans hésiter d’aller chez Michael, c’est vraiment un type ouvert, disponible et amical. On lui avait ramené deux morceaux de comté avec des affinages différents, fromage de notre belle région, et il était super heureux ! Il nous a vraiment facilité la vie en nous emmenant au port le matin, en nous gardant nos valises et en nous réservant le chauffeur. Et tout ça gratuitement. Sa maison n’est pas un hôtel 5 étoiles, mais c’est vraiment une expérience inoubliable !
Bilan de la journée : une dernière et belle journée sous le soleil ! Sous un soleil qui chauffe vraiment : 30°C ! Le musée est un gros coup de cœur émotionnel qu’on conseille.
LE RETOUR 15h30 nous arrivons à l’aéroport et nous finissons nos bouteilles d’eau bien sagement avant de passer les portiques de sécurité.
Rien à dire sur l’avion, il décolle, il vole, il atterrit, c’est le principal ! Il y a des films en français. Le repas n’est vraiment pas terrible, le petit déjeuner un peu mieux.
BUDGET La croisière nous a couté 1851€ pour deux sans les pourboires. C’est cher, on paie le fait que le bateau soit récent et plein d’innovations. Il faut savoir que nous avons réussi à économiser 480€ sur la croisière en elle-même (sans les pourboires) par rapport au tarif affiché sur le site français de royal caribbean. Nous avons réservé sur un site de voyage américain dont les prix étaient bien plus intéressants. Nous avons payé en dollar ce qui était bien mieux par rapport au taux de change que de payer en euro malgré les 55€ de frais débités par ma banque. Les prix affichés par la compagnie sont variables selon les pays, et pour une personne non résidente aux USA il est impossible de réserver sur le site de royal caribbean américain. Nous avons eu une correspondante qui parlait français pour réserver notre voyage.
Les pourboires nous ont couté 201€ pour 9 nuits à bord.
Le vol Zurich-Newark nous a couté pour deux adultes 901€, vol direct effectué par United.
L’ensemble des excursions, les transports, la nuit chez Michael, les restaurants en dehors du bateau, les quelques souvenirs achetés sur place, nous ont couté environ 400€.
Tout compris on est autour de 3400€ pour 10 jours de dépaysement total et des vacances inoubliables. Ce qui reste cher comme voyage en comparaison avec d’autres croisières.
Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
Pour suivre :
2 - Channel Island NP – Anacapa http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354
3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377
4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338
5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419
6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723
7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622
8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733
9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757
10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376
11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685
12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883
13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852
14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801
15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882
16 Bishop Paiute Pow Wow
17 Bishop Paiute Pow Wow suite
Vidéos danses du pow wow
Vidéos danses du pow wow femmes
18 Passage en terre connue
19 En route vers les roches rouges
Toroweap, le grand fossé
Un grand "Cedar Breaks"
Dans la foule du Strip
Ghost Town pour cars de touristes
Chez Batman
Mon classement des 34 parcs
Mon classement de 22 National Monuments
Mon classement des State Parks que je connais
Mon classement des "divers"

La carte des points visités
Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier
Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.

Notre voiture cette année.
Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.

Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.
Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.
Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP
La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.
Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.

Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.
Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.
Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.

La carte selon Google map.
La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.

Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.

Spécimen d'un habitant peu recommandable.

Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.

Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.

Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.

Entraînement de beach-volley sur la plage.
Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.
Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !
Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.

Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.
La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.

Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.
-- A suivre – Anacapa
Bonjour à tous,
Ma famille et moi-même (2 adultes + 2 ados de 17 et 13 ans) organisons un gros voyage chaque année. Nous revenons de l'Ouest américain. L'an prochain, pour faire plaisir à notre fille qui aura 17 ans et qui est une vraie fan de l'Asie (elle est folle de mangas, dramas, nourriture asiatique...), nous projetons un voyage de deux semaines au Japon (en avril 2010 du 17/04 au 01/05 soit 12 jours pleins sur place ce qui correspond aux vacances scolaires de la région parisienne). J'ai commencé à me documenter sur ce pays : j'ai acheté des guides de voyage et consulté de multiples forums et je suis perdue comme jamais. Il y a tellement de choses à voir et à faire que je ne sais pas par où commencer (c'est la première fois que cela m'arrive car d'habitude j'arrive à débroussailler le terrain mais là...). Nos enfants ne sont pas des passionnés des visites culturelles même si nous leur en imposons quelques-unes à chacun de nos voyages car il faut bien faire plaisir à tout le monde. Ceci dit, cette fois-ci notre fille aura un intérêt qu'elle n'a pas forcément d'habitude. Par contre, notre fils de 13 ans...
Nous projetons d'arriver sur Tokyo et d'y rester 6 jours en comptant le jour de notre arrivée qui se fera probablement en fin de matinée (en y insérant peut-être Nikko et/ou Kamakura qui seront fait dans la journée avec un retour sur Tokyo le soir - Ces deux villes valent-elles le coup d'être vues ? - Hakone vaut-il le détour ? Aurons-nous le temps d'y aller ?).
Ensuite, nous aimerions aller en train jusqu'à Kyoto et y rester deux ou trois jours (en y insérant Nara avec aller-retour dans la journée depuis Kyoto). Avons-nous le temps de descendre plus au sud pour aller voir Osaka, Himeji, Hiroshima, la mer intérieure, Nagasaki... ou est-ce utopique ?
Quitte à faire du tri, je vous remercie de m'indiquer ce qui est incontournable et me donner votre avis sur la durée que nous devons accorder à chaque lieu.
Nous prévoyons d'acheter le JR Pass pour 7 jours. Je suppose qu'il vaudra mieux l'activer une fois que nous aurons quitté Tokyo ?
Pour ce qui est du logement sur place, autre galère. Apparemment, les japonais ne sont pas friands des chambres quadruples et quand elles existent les prix sont exorbitants. Après de multiples recherches sur Tokyo, j'ai trouvé une auberge de jeunesse qui s'appelle Backpackers Hostel K's house Tokyo à 104 euros la nuit pour nous 4. Connaissez-vous cet endroit ? Est-il bien ? J'ai renoncé à l'idée d'aller dans un hôtel classique car les prix sont effrayants. Je préfèrerai mettre davantage d'argent dans les visites ou les achats que dans le logement. Le principal c'est que ce soit propre. Dans les autres endroits que nous souhaitons visiter, existe t-il le même problème (logement à 4 difficile ou bien à des prix prohibitifs ?). Si vous avez des tuyaux pour se loger à 4 pour pas trop cher, je suis preneuse.
Sur Tokyo, nous comptons acheter un pass à la journée pour utiliser les transports en commun. Nous hésitons entre le one-day travel pass et le tokyo combination ticket. Lequel des deux présente le meilleur rapport-qualité prix ?
Je vous remercie d'avance des conseils que vous nous apporterez. J'ai toujours organisé nos voyages à partir de l'expérience d'autres voyageurs et je n'ai jamais été déçue.
Ma famille et moi-même (2 adultes + 2 ados de 17 et 13 ans) organisons un gros voyage chaque année. Nous revenons de l'Ouest américain. L'an prochain, pour faire plaisir à notre fille qui aura 17 ans et qui est une vraie fan de l'Asie (elle est folle de mangas, dramas, nourriture asiatique...), nous projetons un voyage de deux semaines au Japon (en avril 2010 du 17/04 au 01/05 soit 12 jours pleins sur place ce qui correspond aux vacances scolaires de la région parisienne). J'ai commencé à me documenter sur ce pays : j'ai acheté des guides de voyage et consulté de multiples forums et je suis perdue comme jamais. Il y a tellement de choses à voir et à faire que je ne sais pas par où commencer (c'est la première fois que cela m'arrive car d'habitude j'arrive à débroussailler le terrain mais là...). Nos enfants ne sont pas des passionnés des visites culturelles même si nous leur en imposons quelques-unes à chacun de nos voyages car il faut bien faire plaisir à tout le monde. Ceci dit, cette fois-ci notre fille aura un intérêt qu'elle n'a pas forcément d'habitude. Par contre, notre fils de 13 ans...
Nous projetons d'arriver sur Tokyo et d'y rester 6 jours en comptant le jour de notre arrivée qui se fera probablement en fin de matinée (en y insérant peut-être Nikko et/ou Kamakura qui seront fait dans la journée avec un retour sur Tokyo le soir - Ces deux villes valent-elles le coup d'être vues ? - Hakone vaut-il le détour ? Aurons-nous le temps d'y aller ?).
Ensuite, nous aimerions aller en train jusqu'à Kyoto et y rester deux ou trois jours (en y insérant Nara avec aller-retour dans la journée depuis Kyoto). Avons-nous le temps de descendre plus au sud pour aller voir Osaka, Himeji, Hiroshima, la mer intérieure, Nagasaki... ou est-ce utopique ?
Quitte à faire du tri, je vous remercie de m'indiquer ce qui est incontournable et me donner votre avis sur la durée que nous devons accorder à chaque lieu.
Nous prévoyons d'acheter le JR Pass pour 7 jours. Je suppose qu'il vaudra mieux l'activer une fois que nous aurons quitté Tokyo ?
Pour ce qui est du logement sur place, autre galère. Apparemment, les japonais ne sont pas friands des chambres quadruples et quand elles existent les prix sont exorbitants. Après de multiples recherches sur Tokyo, j'ai trouvé une auberge de jeunesse qui s'appelle Backpackers Hostel K's house Tokyo à 104 euros la nuit pour nous 4. Connaissez-vous cet endroit ? Est-il bien ? J'ai renoncé à l'idée d'aller dans un hôtel classique car les prix sont effrayants. Je préfèrerai mettre davantage d'argent dans les visites ou les achats que dans le logement. Le principal c'est que ce soit propre. Dans les autres endroits que nous souhaitons visiter, existe t-il le même problème (logement à 4 difficile ou bien à des prix prohibitifs ?). Si vous avez des tuyaux pour se loger à 4 pour pas trop cher, je suis preneuse.
Sur Tokyo, nous comptons acheter un pass à la journée pour utiliser les transports en commun. Nous hésitons entre le one-day travel pass et le tokyo combination ticket. Lequel des deux présente le meilleur rapport-qualité prix ?
Je vous remercie d'avance des conseils que vous nous apporterez. J'ai toujours organisé nos voyages à partir de l'expérience d'autres voyageurs et je n'ai jamais été déçue.
Si les réductions budgétaires et les réduction d'effectifs se confirmaient en mars prochain aux Etats Unis, le temps d'attente aux frontières américaines augmenterait de 30 à 50%. Conséquence : dans des aéroports comme New York-JFK, Miami ou Los Angeles, cette attente pourrait dépasser quatre heures à l'arrivée des vols en provenance d'Europe.
Selon les Démocrates, la réduction des dépenses proposée par les Républicains conduirait les services de la douane et de l'immigration à se retrouver en sous-effectif dans près de 80 % des aéroports du pays. Pire, cette décision pourrait conduire certains d'entre eux à limiter (voire à annuler) le nombre d'avions en provenance de l'Europe. Pour Janet Napolitano, ministre de la Sécurité intérieure, cette décision budgétaire serait un coup dur porté à l'image des Etats Unis "pays de la démocratie, ouvert à tous !". Mais si les formalités d'arrivée sont en danger, celles de départ ne sont pas mieux loties. Là aussi, l'heure d'arrivée des passagers aux aéroports serait avancée pour passer de 3 à 4 heures voire 5 à New York ou Los Angeles ! Le secrétaire au Transport, Ray LaHood a confirmé ce 25 janvier sur CNN que "des annulations et des retards importants seraient à prévoir dès le 6 mars".
Selon les Démocrates, la réduction des dépenses proposée par les Républicains conduirait les services de la douane et de l'immigration à se retrouver en sous-effectif dans près de 80 % des aéroports du pays. Pire, cette décision pourrait conduire certains d'entre eux à limiter (voire à annuler) le nombre d'avions en provenance de l'Europe. Pour Janet Napolitano, ministre de la Sécurité intérieure, cette décision budgétaire serait un coup dur porté à l'image des Etats Unis "pays de la démocratie, ouvert à tous !". Mais si les formalités d'arrivée sont en danger, celles de départ ne sont pas mieux loties. Là aussi, l'heure d'arrivée des passagers aux aéroports serait avancée pour passer de 3 à 4 heures voire 5 à New York ou Los Angeles ! Le secrétaire au Transport, Ray LaHood a confirmé ce 25 janvier sur CNN que "des annulations et des retards importants seraient à prévoir dès le 6 mars".Après 2 beaux voyages dans l'ouest américain (Carnet de voyage ici https://voyageforum.com/v.f?post=6689140;#6689140 ), on a décidé de pousser notre curiosité à l'Est, recherchant sans doute un plus grand dépaysement culturel.
C'était décidé, ce serait le Japon 🙂 !
Pour ce type de grand voyage, on aime généralement programmer 3 semaines, raison pour laquelle on part souvent en été... Cette fois, pas question : le climat estival du Japon est réputé chaud et humide, c'est pas pour nous ! On a déjà testé ça à NY et Washington, et franchement ça a gâché une partie des vacances... Ce sera donc le climat agréable du printemps, même si le voyage s'en trouve réduit à 2 semaines, étant donné les obligations scolaires de notre fils de 13 ans...
Départ prévu le 06 avril et retour le 22 avril. Au total, 15 nuits au Japon.
Météo : une seule journée pourrie (pluie, pluie, pluie à Kyoto) sur tout le séjour. Des journées nuageuses, d'autres ensoleillées. Mais toujours des alternances de chaud-froid, surtout à cause du vent très souvent présent ! On n'a jamais eu trop chaud. Le soir, ça se rafraichit vite, et le soleil se couche vraiment tôt (vers 18h). On a vite compris : prendre une veste coupe-vent avec soi, quitte à la mettre à la taille pendant la journée. Cela ne nous a pas empêchés d'attraper tous un rhume au cours du séjour !
Le circuit, assez classique pour une 1ère visite au Japon :
- Osaka 1 nuit - Kyoto 6 nuits - Hiroshima 1 nuit - Miyajima 1 journée - Tokyo 7 nuits - Hakone 1 journée
ToDo list avant de partir :
- L'avion évidemment... Nous l'avons réservé 10 mois à l'avance. Les last minutes pour ce type de voyage, en pleines vacances de Pâques, ça n'existe pas ! Voyage avec Finnair, 600€ le billet avec une arrivée à Osaka et un retour depuis Tokyo. Ce billet nous permet de visiter un endroit supplémentaire et surtout d'arriver dans un aéroport plus petit que celui de Tokyo.
- Lire, lire, lire et établir le programme 😉
- Prévoir des yens, c'est plus agréable en arrivant. On a eu beaucoup de chance, on a pu en racheter à des amis qui revenaient du Japon !
- Réserver les hotels. A ce propos, attention aux locations AirBnb au Japon !! J'ai eu beaucoup de mauvaises surprises : annulation de 3 logements sur 4. Ca ne m'est jamais arrivé ailleurs. Visiblement, les conditions de location au Japon sont très exigeantes pour les propriétaires. Méfiance donc. Il faut en tout cas, absolument, que le propriétaire soit enregistré. En général, c'est mentionné dans l'annonce.
- Acheter le JR pass à partir de 3 mois avant sa 1ère utilisation. Faire un calcul pour savoir s'il est vraiment intéressant ou non car il est cher. Sachant qu'à Kyoto, on l'oublie : tout se fait en bus. A Tokyo, très peu d'utilité aussi, c'est pas là qu'il se rentabilise. A moins de calculer ses trajets de manière à utiliser les seules lignes de métro qui fonctionnnent avec le JR : la yamanote line et la Chuo Sobu Line. Clairement, cela se joue plutôt sur les trains d'une ville à l'autre. Nous l'avons acheté sur Vivrelejapon.com : 225€ le pass de 7 jours.
- Pour plus de tranquillité à l'arrivée, on a choisi d'acheter notre carte pour payer le métro, la Suica, avant de partir. Egalement sur vivrelejapon.com : 20€ la carte, déjà pré-chargée de 1500 yen, livrée à la maison. Indispensable, on l'utilise dans toutes les villes que nous avons visitées.
- Acheter le Yokoso Pass pour les transports à Osaka s'il est rentable.
- Enfin, l'indispensable Pocket Wifi qui permet de connecter plusieurs appareils au web pendant qu'on se balade. Commandé sur Japan Wireless (pas sur vivrelejapon.com car ceux-ci n'offrent pas de batterie externe), on a demandé une livraison pour le jour d'arrivée à notre 1er hotel. 78€ pour tout le séjour. On a été bluffé par le fonctionnement de cette petite boite, impeccable. En plus, on n'a pas eu besoin de la recharger une seule fois en cours de journée. La batterie externe a plutôt servi à recharger nos gsm de temps en temps. La livraison à l'hotel plutôt qu'à l'aéroport était stratégique : éviter les files pour le récupérer !
A bientôt pour le récit de notre arrivée et tout petit séjour à Osaka !
Départ prévu le 06 avril et retour le 22 avril. Au total, 15 nuits au Japon.
Météo : une seule journée pourrie (pluie, pluie, pluie à Kyoto) sur tout le séjour. Des journées nuageuses, d'autres ensoleillées. Mais toujours des alternances de chaud-froid, surtout à cause du vent très souvent présent ! On n'a jamais eu trop chaud. Le soir, ça se rafraichit vite, et le soleil se couche vraiment tôt (vers 18h). On a vite compris : prendre une veste coupe-vent avec soi, quitte à la mettre à la taille pendant la journée. Cela ne nous a pas empêchés d'attraper tous un rhume au cours du séjour !
Le circuit, assez classique pour une 1ère visite au Japon :
- Osaka 1 nuit - Kyoto 6 nuits - Hiroshima 1 nuit - Miyajima 1 journée - Tokyo 7 nuits - Hakone 1 journée
ToDo list avant de partir :
- L'avion évidemment... Nous l'avons réservé 10 mois à l'avance. Les last minutes pour ce type de voyage, en pleines vacances de Pâques, ça n'existe pas ! Voyage avec Finnair, 600€ le billet avec une arrivée à Osaka et un retour depuis Tokyo. Ce billet nous permet de visiter un endroit supplémentaire et surtout d'arriver dans un aéroport plus petit que celui de Tokyo.
- Lire, lire, lire et établir le programme 😉
- Prévoir des yens, c'est plus agréable en arrivant. On a eu beaucoup de chance, on a pu en racheter à des amis qui revenaient du Japon !
- Réserver les hotels. A ce propos, attention aux locations AirBnb au Japon !! J'ai eu beaucoup de mauvaises surprises : annulation de 3 logements sur 4. Ca ne m'est jamais arrivé ailleurs. Visiblement, les conditions de location au Japon sont très exigeantes pour les propriétaires. Méfiance donc. Il faut en tout cas, absolument, que le propriétaire soit enregistré. En général, c'est mentionné dans l'annonce.
- Acheter le JR pass à partir de 3 mois avant sa 1ère utilisation. Faire un calcul pour savoir s'il est vraiment intéressant ou non car il est cher. Sachant qu'à Kyoto, on l'oublie : tout se fait en bus. A Tokyo, très peu d'utilité aussi, c'est pas là qu'il se rentabilise. A moins de calculer ses trajets de manière à utiliser les seules lignes de métro qui fonctionnnent avec le JR : la yamanote line et la Chuo Sobu Line. Clairement, cela se joue plutôt sur les trains d'une ville à l'autre. Nous l'avons acheté sur Vivrelejapon.com : 225€ le pass de 7 jours.
- Pour plus de tranquillité à l'arrivée, on a choisi d'acheter notre carte pour payer le métro, la Suica, avant de partir. Egalement sur vivrelejapon.com : 20€ la carte, déjà pré-chargée de 1500 yen, livrée à la maison. Indispensable, on l'utilise dans toutes les villes que nous avons visitées.
- Acheter le Yokoso Pass pour les transports à Osaka s'il est rentable.
- Enfin, l'indispensable Pocket Wifi qui permet de connecter plusieurs appareils au web pendant qu'on se balade. Commandé sur Japan Wireless (pas sur vivrelejapon.com car ceux-ci n'offrent pas de batterie externe), on a demandé une livraison pour le jour d'arrivée à notre 1er hotel. 78€ pour tout le séjour. On a été bluffé par le fonctionnement de cette petite boite, impeccable. En plus, on n'a pas eu besoin de la recharger une seule fois en cours de journée. La batterie externe a plutôt servi à recharger nos gsm de temps en temps. La livraison à l'hotel plutôt qu'à l'aéroport était stratégique : éviter les files pour le récupérer !
A bientôt pour le récit de notre arrivée et tout petit séjour à Osaka !
Bonjour à tous,
voilà plusieurs mois que je vous lis et que je pioche des infos passionnantes sur le site, et cette fois je me lance pour mon topic à moi 😊
Voilà, nous sommes un jeune couple (lui 24 et travaille, moi 23 et étudiante) et notre rêve... c'est le JAPON !
Nous n'avons jamais vraiment voyagé (quelques pays européens frontaliers uniquement), ce voyage sera donc une grosse "première fois" pour nous (jamais quitté l'Europe, jamais pris l'avion, jamais organisé de voyage...).
Ces derniers mois, on a comparé tous les circuits organisés imaginables... cher ! mais on se disait que pour une première, ça nous permettrait de nous familiariser avec le pays, de voir une sorte de "carte postale" du pays avant d'y retourner par nous-mêmes l'année prochaine...😕 Mais aujourd'hui, et à force de vous lire... un esprit d'aventurière (qui était loin de moi jusqu'à présent) m'a envahie ! 😉 Et quand on voit les prix... 😎
Après les nombreuses "études" de voyages organisés, on voit à peu près ce que l'on aimerait visiter.
Tokyo (4 jours), Hakone et Mont-Fuji (faisable sur 2 jours ?), Kyoto (4 jours), Mont-Koya (1 jour suffisant?), Hiroshima-Miyajima (2 jours) ? ... (retour depuis Kyoto ? ou Osaka ? ou besoin de repasser par Tokyo ?) Est-ce que Nikko vaut le coup ? faisable sur une journée à partir de Tokyo ou dodo sur place ?
Pour les lieux, c'est ceux qu'on ne veut pas rater. Mais il y en a peut-être qu'on oublie des endroits inratables ? Pour le nombre de jours, c'est une estimation "à vue d'oeil". Qu'en pensez-vous ? c'est jouable et réalisable par nous-mêmes ? J'ai beaucoup de mal à me représenter de la "marge de manœuvre" possible, par exemple à partir de Tokyo ou Kyoto, quels lieux sont accessibles pour la journée, etc...
D'après ce "programme", mon estimation donne 13 jours sur place, mais à ajuster selon vos conseils à venir.
C'est tellement un "gros" projet pour nous, qu'on veut pouvoir en profiter et 16-17 jours (voyage inclus) on pensait que c'était pas mal ? Vous en pensez quoi ?
Niveau budget, disons qu'on mettrait 6000€ max tout compris pour 2. Votre avis ? On est larges ?
Ensuite, pour ce qui est d'une fois sur place, c'est ce qui me fait le plus appréhender... J'ai pas encore potassé mon Lonely Planet alors j'ai une vague idée des quartiers à visiter à Kyoto et Tokyo mais j'aimerais avoir vos avis sur ce qu'on ne peut pas rater non plus... Sachant que je préfèrerai partir avec un "planning" de nos journées là-bas... ou tout du moins un liste des lieux qu'on doit voir (et évidemment regrouper ceux qui se situent à proximité l'un de l'autre 😇).
Pour notre voyage, pensez-vous que le JR est nécessaire ? car on pensait le prendre pour le côté "on bouge comme on veut" mais d'après ce que j'ai pu lire, pour se rendre dans certaines villes le JR n'est pas valable... alors s'il faut payer à l'unité pour certains trajets, peut-être que le JR ne vaut plus le coup ?
On ne sait pas encore à quelle période on partira... Juillet ou Août ? vous pensez que quelle période serait la mieux ?
Beaucoup de questions, de doutes, de craintes m'envahissent (et je risque d'allonger ce topic au fur et à mesure pour avoir vos avis...) mais une tellement grosse envie de partir dans notre pays de coeur... !
Merci de m'avoir lue, et merci pour vos futures contributions à notre petit bout de paradis 🙂
Voilà, nous sommes un jeune couple (lui 24 et travaille, moi 23 et étudiante) et notre rêve... c'est le JAPON !
Nous n'avons jamais vraiment voyagé (quelques pays européens frontaliers uniquement), ce voyage sera donc une grosse "première fois" pour nous (jamais quitté l'Europe, jamais pris l'avion, jamais organisé de voyage...).
Ces derniers mois, on a comparé tous les circuits organisés imaginables... cher ! mais on se disait que pour une première, ça nous permettrait de nous familiariser avec le pays, de voir une sorte de "carte postale" du pays avant d'y retourner par nous-mêmes l'année prochaine...😕 Mais aujourd'hui, et à force de vous lire... un esprit d'aventurière (qui était loin de moi jusqu'à présent) m'a envahie ! 😉 Et quand on voit les prix... 😎
Après les nombreuses "études" de voyages organisés, on voit à peu près ce que l'on aimerait visiter.
Tokyo (4 jours), Hakone et Mont-Fuji (faisable sur 2 jours ?), Kyoto (4 jours), Mont-Koya (1 jour suffisant?), Hiroshima-Miyajima (2 jours) ? ... (retour depuis Kyoto ? ou Osaka ? ou besoin de repasser par Tokyo ?) Est-ce que Nikko vaut le coup ? faisable sur une journée à partir de Tokyo ou dodo sur place ?
Pour les lieux, c'est ceux qu'on ne veut pas rater. Mais il y en a peut-être qu'on oublie des endroits inratables ? Pour le nombre de jours, c'est une estimation "à vue d'oeil". Qu'en pensez-vous ? c'est jouable et réalisable par nous-mêmes ? J'ai beaucoup de mal à me représenter de la "marge de manœuvre" possible, par exemple à partir de Tokyo ou Kyoto, quels lieux sont accessibles pour la journée, etc...
D'après ce "programme", mon estimation donne 13 jours sur place, mais à ajuster selon vos conseils à venir.
C'est tellement un "gros" projet pour nous, qu'on veut pouvoir en profiter et 16-17 jours (voyage inclus) on pensait que c'était pas mal ? Vous en pensez quoi ?
Niveau budget, disons qu'on mettrait 6000€ max tout compris pour 2. Votre avis ? On est larges ?
Ensuite, pour ce qui est d'une fois sur place, c'est ce qui me fait le plus appréhender... J'ai pas encore potassé mon Lonely Planet alors j'ai une vague idée des quartiers à visiter à Kyoto et Tokyo mais j'aimerais avoir vos avis sur ce qu'on ne peut pas rater non plus... Sachant que je préfèrerai partir avec un "planning" de nos journées là-bas... ou tout du moins un liste des lieux qu'on doit voir (et évidemment regrouper ceux qui se situent à proximité l'un de l'autre 😇).
Pour notre voyage, pensez-vous que le JR est nécessaire ? car on pensait le prendre pour le côté "on bouge comme on veut" mais d'après ce que j'ai pu lire, pour se rendre dans certaines villes le JR n'est pas valable... alors s'il faut payer à l'unité pour certains trajets, peut-être que le JR ne vaut plus le coup ?
On ne sait pas encore à quelle période on partira... Juillet ou Août ? vous pensez que quelle période serait la mieux ?
Beaucoup de questions, de doutes, de craintes m'envahissent (et je risque d'allonger ce topic au fur et à mesure pour avoir vos avis...) mais une tellement grosse envie de partir dans notre pays de coeur... !
Merci de m'avoir lue, et merci pour vos futures contributions à notre petit bout de paradis 🙂
Bonjour tous,
Il y a quelques mois je revenais émerveillé par les paysages gigantesques de l'ouest américain. J'avais fait un carnet de voyage pour faire partager ce périple qui m'avait tant plu. Hier je suis rentré du Japon, où j'ai eu la chance de pouvoir rester un peu plus de deux semaines au total dans la cadre de mon travail puis de rajouts touristiques puisque j'étais sur place... Un voyage fantastique, si différent du précédent, un voyage où j'ai été charmé par la beauté des paysages sous les couleurs d'automne, par l'histoire du pays dont témoignent les temples et sanctuaires shintoistes et boudhistes et surtout par la culture si différente de la nôtre. Frappante dans le Kyoto historique mais tout autant dans le Tokyo qui grouille de monde et de modernité, organisation parfaite et pourtant si loin de celle de l'occident.
Au Japon, rien ne nous ressemble, ce qui n'a fait que me ravir chaque jour, chaque petit instant au gré des découvertes et de rencontres géniales allant d'autres voyageurs australiens ou espagnols jusqu'au vieux japonais de 85ans qui pète le feu et qui tient son restaurant de viande de Kobé en plein centre de Kyoto, prêt à vous témoigner dans un excellent anglais tant de merveilleux détails de son histoire.
Je voudrais donc vous faire partager cet heureux voyage même si je me rends compte devant mon écran, que malgré mes quelques notes prises le long du voyage il va m'être très difficile de transmettre ce que j'ai pu ressentir. C'est fort, c'est là, on voudrait tout pouvoir témoigner. Partager ce sourire des deux semaines écoulées.
En espérant que ce message incitera ceux qui ne connaissent pas à faire un tour au pays du soleil levant et pour ceux qui connaissent déjà ... que mon récit et mes photos ne seront pas trop celles du touriste classique déjà vues et revues maintes fois... :-)
Je ne pourrai pas tout raconter en une seule fois, je vais plutôt essayer d’en rajouter un peu chaque jour… A bientôt, ici ou là.
- -- Circuit effectué :
J0 : départ paris 13h40 le vendredi 06 Novembre. J1 : arrivée 9h15 le samedi 07/11 à Osaka, voyage train Hiroshima puis ferry pour Miyajima arrivée vers 15h, début visite de l’île puis nuit Miyajima. (Ryokan) J2 : visite Miyajima puis retour soirée sur Hiroshima, nuit Hiroshima. (hôtel) J3 : Hiroshima conf (hôtel) J4 : Hiroshima conf puis Onomichi après midi, arrivée Kurashiki en soirée (hôtel) J5 : Kurashiki matinée, puis retour Hiroshima conf (hôtel) J6 : Hiroshima conf, départ après midi et nuit Kyoto (Ryokan) J7 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Ryokan) J8 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Ryokan) J9 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Auberge de jeunesse) J10 : visite Nara depuis Kyoto, retour par temple Byodo-in à Uji et nuit Kyoto (Auberge de jeunesse) J11 : départ tôt pour visite Kisofukushima, nuit sur place (Ryokan moderne) J12 : départ tôt pour Tokyo avec visites en route de Narai et Matsumoto, java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J13 : Journée Nikko en A/R depuis Tokyo (1h40*2), java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J14 : visite Tokyo (Asakusa), java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J15 : Visite Tokyo, java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J16 : départ de Tokyo pour Tokyo Narita avec départ 12h45 et retour France 17h.
Moyens de transport : Avion Paris/Osaka puis Tokyo/Paris, dans le pays par train (JR Pass 14jours).
Le trajet sur googlemaps:
http://maps.google.fr/...&ie=UTF8&z=7
- --
Miyajima
Le voyage était long et éprouvant mais j’avais décidé avec mon compère de voyage de première semaine d’aller directement rejoindre l'île de Miyajima plutôt que de rester sur Hiroshima où nous étions là pour des conférences pendant une semaine. Bonne décision au final, motivée par plusieurs voyageurs sur ce même forum avec toujours autant d’excellents conseils, merci à eux et en particulier à Calamity Gin…
Premier train shinkansen, premiers regards sur le Japon, le plaisir et la soif de découvertes sont déjà là...

Arrivée donc à Miyajima, la tête en vrac encore emplie de grisaille parisienne et puis voilà, extra, directement au coeur de ce qu'allaient être ces deux belles semaines, au Japon, loin de tout. Un temps merveilleux, les vieux volcans éteints entourés d’eau, peu de monde, des superbes temples dont le grand Daishoin et puis bien sûr le célèbre Tori les pieds dans l’eau à marée haute qui garde l’entrée du sanctuaire d’Itsukushima. Miyajima, île féérique.
Nous y sommes restés un jour et une nuit, si bien qu’on a pu profiter du calme du soir et du petit matin, que nous avons fait la petite randonnée qui monte au Mont Mizen le plus haut point de l’île sans emprunter le téléphérique du pressé ou du fainéant, que nous avons expérimenté un Ryokan extra aussi bien dans l’accueil que dans la qualité de la cuisine typique japonaise au diner et au petit déjeuner (Ryokan Kawaguchi) ...
Avec un peu de recul maintenant, un tel début de voyage était juste parfait, j'étais directement immergé dans cet inconnu si bien que mes deux semaines ne se sont pas envolées trop rapidement.
L'arrivée sur l'île en ferry...


Arrivée ponctuée par les frasques d'un daim (de nombreux sur l'île et absolument pas peureux) qui vient manger ma feuille avec le nom du Ryokan réservé, bonne idée pour le trouver ensuite!

Puis c'est parti pour notre premier contact avec le sanctuaire d'Itsukushima, la pagode, le tori :

Le fameux Tori, avec l'homme japonais en costard seul face à l'infini...

Le couple japonais, face à la mer intérieure paisible

Le Tori au coucher du soleil...

Pardon pour ce doublon mais comme c'est beau normalement on ne s'en lasse pas :-)

Un détour à notre Ryokan où nous resterons diner, cuisine excellente même si pas encore habitués :

Puis sortie nocturne... sous la belle lune.

Le sanctuaire d'Itsukushima les pieds dans l'eau :

Réveil à l'aube, après une toute petite nuit, mais quel calme... hormis ce petit japonais qui s'entraine déjà au baseball à 6h du mat'. Il était très concentré le jeune homme...

La pagode de Miyajima

Le pont dont j'ai déjà oublié le nom, arbres aux couleurs d'automne, juste BEAU.

La rencontre de mes premières geishas :

La montée vers le Mont Mizen, temps magnifique, chemin un peu rude avec le peu de sommeil, mais un tel plaisir :

Notre récompense...



Puis la redescente de la montagne, toujours à pied, qui nous offre notamment une belle vue de l'île d'Honshu juste en face séparée par la mer intérieure traversée la veille, on y voit la "banlieue" d'Hiroshima :

Le temple Daishoin:

Le déjeuner bien mérité de retour dans la partie basse proche du sanctuaire, soupe Miso, Huitres chaudes, Algues très parfumées, sashimis, tempuras, gingembre, anguille... bref, le régal japonais.


Le sanctuaire d'Itsukushima :




Premier passage d'écolières japonaises en uniforme :

Et dernières lueurs avant de quitter l'île ...

La suite du carnet se passe à Hiroshima... ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3036508#3036508
Il y a quelques mois je revenais émerveillé par les paysages gigantesques de l'ouest américain. J'avais fait un carnet de voyage pour faire partager ce périple qui m'avait tant plu. Hier je suis rentré du Japon, où j'ai eu la chance de pouvoir rester un peu plus de deux semaines au total dans la cadre de mon travail puis de rajouts touristiques puisque j'étais sur place... Un voyage fantastique, si différent du précédent, un voyage où j'ai été charmé par la beauté des paysages sous les couleurs d'automne, par l'histoire du pays dont témoignent les temples et sanctuaires shintoistes et boudhistes et surtout par la culture si différente de la nôtre. Frappante dans le Kyoto historique mais tout autant dans le Tokyo qui grouille de monde et de modernité, organisation parfaite et pourtant si loin de celle de l'occident.
Au Japon, rien ne nous ressemble, ce qui n'a fait que me ravir chaque jour, chaque petit instant au gré des découvertes et de rencontres géniales allant d'autres voyageurs australiens ou espagnols jusqu'au vieux japonais de 85ans qui pète le feu et qui tient son restaurant de viande de Kobé en plein centre de Kyoto, prêt à vous témoigner dans un excellent anglais tant de merveilleux détails de son histoire.
Je voudrais donc vous faire partager cet heureux voyage même si je me rends compte devant mon écran, que malgré mes quelques notes prises le long du voyage il va m'être très difficile de transmettre ce que j'ai pu ressentir. C'est fort, c'est là, on voudrait tout pouvoir témoigner. Partager ce sourire des deux semaines écoulées.
En espérant que ce message incitera ceux qui ne connaissent pas à faire un tour au pays du soleil levant et pour ceux qui connaissent déjà ... que mon récit et mes photos ne seront pas trop celles du touriste classique déjà vues et revues maintes fois... :-)
Je ne pourrai pas tout raconter en une seule fois, je vais plutôt essayer d’en rajouter un peu chaque jour… A bientôt, ici ou là.
- -- Circuit effectué :
J0 : départ paris 13h40 le vendredi 06 Novembre. J1 : arrivée 9h15 le samedi 07/11 à Osaka, voyage train Hiroshima puis ferry pour Miyajima arrivée vers 15h, début visite de l’île puis nuit Miyajima. (Ryokan) J2 : visite Miyajima puis retour soirée sur Hiroshima, nuit Hiroshima. (hôtel) J3 : Hiroshima conf (hôtel) J4 : Hiroshima conf puis Onomichi après midi, arrivée Kurashiki en soirée (hôtel) J5 : Kurashiki matinée, puis retour Hiroshima conf (hôtel) J6 : Hiroshima conf, départ après midi et nuit Kyoto (Ryokan) J7 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Ryokan) J8 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Ryokan) J9 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Auberge de jeunesse) J10 : visite Nara depuis Kyoto, retour par temple Byodo-in à Uji et nuit Kyoto (Auberge de jeunesse) J11 : départ tôt pour visite Kisofukushima, nuit sur place (Ryokan moderne) J12 : départ tôt pour Tokyo avec visites en route de Narai et Matsumoto, java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J13 : Journée Nikko en A/R depuis Tokyo (1h40*2), java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J14 : visite Tokyo (Asakusa), java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J15 : Visite Tokyo, java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J16 : départ de Tokyo pour Tokyo Narita avec départ 12h45 et retour France 17h.
Moyens de transport : Avion Paris/Osaka puis Tokyo/Paris, dans le pays par train (JR Pass 14jours).
Le trajet sur googlemaps:
http://maps.google.fr/...&ie=UTF8&z=7
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Miyajima
Le voyage était long et éprouvant mais j’avais décidé avec mon compère de voyage de première semaine d’aller directement rejoindre l'île de Miyajima plutôt que de rester sur Hiroshima où nous étions là pour des conférences pendant une semaine. Bonne décision au final, motivée par plusieurs voyageurs sur ce même forum avec toujours autant d’excellents conseils, merci à eux et en particulier à Calamity Gin…
Premier train shinkansen, premiers regards sur le Japon, le plaisir et la soif de découvertes sont déjà là...

Arrivée donc à Miyajima, la tête en vrac encore emplie de grisaille parisienne et puis voilà, extra, directement au coeur de ce qu'allaient être ces deux belles semaines, au Japon, loin de tout. Un temps merveilleux, les vieux volcans éteints entourés d’eau, peu de monde, des superbes temples dont le grand Daishoin et puis bien sûr le célèbre Tori les pieds dans l’eau à marée haute qui garde l’entrée du sanctuaire d’Itsukushima. Miyajima, île féérique.
Nous y sommes restés un jour et une nuit, si bien qu’on a pu profiter du calme du soir et du petit matin, que nous avons fait la petite randonnée qui monte au Mont Mizen le plus haut point de l’île sans emprunter le téléphérique du pressé ou du fainéant, que nous avons expérimenté un Ryokan extra aussi bien dans l’accueil que dans la qualité de la cuisine typique japonaise au diner et au petit déjeuner (Ryokan Kawaguchi) ...
Avec un peu de recul maintenant, un tel début de voyage était juste parfait, j'étais directement immergé dans cet inconnu si bien que mes deux semaines ne se sont pas envolées trop rapidement.
L'arrivée sur l'île en ferry...


Arrivée ponctuée par les frasques d'un daim (de nombreux sur l'île et absolument pas peureux) qui vient manger ma feuille avec le nom du Ryokan réservé, bonne idée pour le trouver ensuite!

Puis c'est parti pour notre premier contact avec le sanctuaire d'Itsukushima, la pagode, le tori :

Le fameux Tori, avec l'homme japonais en costard seul face à l'infini...

Le couple japonais, face à la mer intérieure paisible

Le Tori au coucher du soleil...

Pardon pour ce doublon mais comme c'est beau normalement on ne s'en lasse pas :-)

Un détour à notre Ryokan où nous resterons diner, cuisine excellente même si pas encore habitués :

Puis sortie nocturne... sous la belle lune.

Le sanctuaire d'Itsukushima les pieds dans l'eau :

Réveil à l'aube, après une toute petite nuit, mais quel calme... hormis ce petit japonais qui s'entraine déjà au baseball à 6h du mat'. Il était très concentré le jeune homme...

La pagode de Miyajima

Le pont dont j'ai déjà oublié le nom, arbres aux couleurs d'automne, juste BEAU.

La rencontre de mes premières geishas :

La montée vers le Mont Mizen, temps magnifique, chemin un peu rude avec le peu de sommeil, mais un tel plaisir :

Notre récompense...



Puis la redescente de la montagne, toujours à pied, qui nous offre notamment une belle vue de l'île d'Honshu juste en face séparée par la mer intérieure traversée la veille, on y voit la "banlieue" d'Hiroshima :

Le temple Daishoin:

Le déjeuner bien mérité de retour dans la partie basse proche du sanctuaire, soupe Miso, Huitres chaudes, Algues très parfumées, sashimis, tempuras, gingembre, anguille... bref, le régal japonais.


Le sanctuaire d'Itsukushima :




Premier passage d'écolières japonaises en uniforme :

Et dernières lueurs avant de quitter l'île ...

La suite du carnet se passe à Hiroshima... ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3036508#3036508
Pour notre nouveau voyage aux USA, nous avons décidé de traverser un état qu’on ne parle pas beaucoup, j’ai nommé le Tennessee.
Dans la première partie de notre séjour, nous avons visité le Tennessee, Smookie Moutain, Nashville, Memphis.
Ensuite nous sommes allés à Orlando passer un séjour basé principalement sur Disney.
Ce voyage s’est passé sans trop de soucis, cela nous change, hormis que nous étions partis avec des amis et que nous sommes revenus en n’étant plus amis.
Mais je ne m’attarderai pas sur ce problème.
30 juillet 2013
Cette année on a fait fort, on travaille le jour où l’on part….
Comme notre vol part de Paris le 31, on a décidé de partir le soir, de dormir près de Paris pour pouvoir être à Charles de Gaule le lendemain à 5h30.
Cette fois, notre fils de 21 ans à préféré passer son tour, il reste en Belgique, il veut travailler comme étudiant un maximum pour se faire de l’argent et une expérience dans son futur métier d’éducateur.
Nous sommes au final 3 Mado notre fille de 16 ans, Laurence mon épouse et moi Patrick.
31 juillet 2013
Une courte nuit, on avait programmé le réveil pour 3h15, mais à 2h40 on était debout.
Nous pouvons ainsi clôturer nos valises et s’apprêter pour un nouveau périple Américain sans se presser.
On avait rendez vous chez des gens qui avait proposé de garder notre voiture et de nous conduire à CDG pour 4h30.
Le temps de les saluer, de transférer nos valises et de faire la route vers l’aéroport, c’est tout juste 3h avant le décollage que nous sommes à CDG.
Nous arrivons sans trop stresser pour s’enregistrer, on est tellement cool que le comptoir d’enregistrement n’est pas encore ouvert.
Mado commence à nous faire une interprétation d’un humoriste qu’elle apprécie beaucoup, Gad Elmaleh. Genre : « elles sont à vous ces valises, vous a-t-on aidé pour les faire, vous a-t-on offert quelque chose…..
Mais a qui voulez vous qu’elles soient, on ne m’offre jamais rien alors pour partir en voyage, vous pensez….
Vous pouvez aller par là svp, mais ou voullez vous que j’aille d’autre, dans le cockpit….»
Ce qui nous fait rire et j’ai difficile de garder mon sérieux lorsque le préposé nous pose effectivement les questions
concernant les valises.
On commence fort, je dis à Mado, il ne manquerait qu’il pense que je me moque de lui et j’aurais droit à un contrôle renforcé.
Mais tout se passe bien et rapidement, nos valises sont enregistrées, l’hôtesse nous souhaite un bon vol et nous parle de notre destination finale.
Mado ne peut s’empêcher de souligner avec ironie qu’elle ne veut pas que le vol se passe comme dans le film.
Pendant tout le voyage, j’ai eu pas mal de délire avec Mado, on n’a pas passé une journée sans faire des jeux de mots. Une fois la douane et les contrôles passés, nous prenons un petit déjeuner. Il est 7h40 quand l’embarquement commence.
Tout se passe bien, sauf qu’un passager ne sait pas boucler sa ceinture, elle est cassée. Un technicien vient la changer ce qui fait que le vol est parti avec 20 min de retard.
Pas trop grave, du moins pour nous, car notre escale à Atlanta dure 2h40, ce qui nous laisse de la marge. Après un brunch, quelques perturbations, une course entre deux avions, un snacks, un sandwich, une glace, rien de terrible comme programme télé (écran central sans choix), 9h30 de vol et des orages pour atterrir, le vol se déroule bien.

Le douanier n’est pas trop sympa lors de notre passage à l’immigration, mais c’est assez rapide. Nous récupérons les valises, passons la douane et redéposons nos baguages sur le tapis pour qu’ils aillent rejoindre notre prochain avion.
Nous en profitons pour manger un sandwich, sans savoir si nous aurons le temps à notre arrivée à Knoxville.

Notre vol est court c’est un vol régional. L’avion est petit, Un EMBRAES d’un peu plus de 50 places. On en rigole, ils ne doivent pas avoir souvent des touristes sur ce vol. D’ailleurs à l’embarquement, l’hôtesse qui devait vérifier nos cartes, était un peu perdue en voyant nos billets internationaux.
On part dans un délire dans l’avion en se disant que personne ne nous comprend, jusqu’à ce que le passager assis à coté de Mado lui demande dans un Français correct d’où nous venons.
Il s’agit d’un Belge de Louvain La Neuve qui possède une maison en Floride et qui se rend à Knoxville pour le travail. On a l’air fin avec notre humour à deux balles.
Le débarquement se passe très vite et les valises suivent aussi vite.


Vient le moment de prendre la voiture.
Malgré que nous sommes que trois et qu’on ne fait pratiquement que de la route, nous avons réservé une grosse voiture. Plus pour se faire plaisir que par nécessité.
Mais Laurence craint de ne pas avoir le modèle choisi, comme nous sommes dans un aéroport régional et que des voitures genre Tahoé ne doivent pas être souvent demandées.
Lors des deux dernière fois, Alamo avait essayé de nous fourguer une catégorie en dessous. Mais Laurence est décidée de ne pas se laisser faire.
Le préposé semble entrepris lorsqu’on présente notre copie du mail de réservation et il doit passer plusieurs coups de fil. Laurence lui demande bien 5 fois si on aura bien la voiture demandée et finalement il nous donne les documents en disant que c’est bien le genre de voiture demandée.
Nous arrivons sur le parking et la dame nous fait attendre 5 min, repasse un coup de fil et enfin nous donne les clés. Mais voila on ne doit pas aller du coté où sont garées les voitures sous l’enseigne Alamo, mais dans un autre service, un peu plus loin.
Bizarre, on verra.
Dans l’allée il y a pas mal de véhicules de gros modèles, pick-up, mini bus, etc. On actionne les clés et on aperçoit une voiture qui réagit. Ce n’est pas un tahoé, mais une AMG YUKON, elle est bien, c’est bon, c’est dans la catégorie demandée.

Je fais l’inspection du véhicule, papier, roue de secours, état des pneus. Ceux-ci me semblent en très bon état. On charge les baguages, je règle le siège, ce qui nous frappe, c’est l’odeur, une agréable odeur de cuir et de propre. On est content.
Le seul bémol, pas de trace indiquant le dernier entretien, je me dis que c’est vu l’état de la voiture, c’est surement noté dans le carnet d’entretien.
Bon, je mets le contact, regarder si pas de témoins restent allumés. Comme lors de nos voyages précédents, et on est surement pas les seuls, on note les kms, enfin les milles. Et là surprise, le compteur indique 2 milles.
Je dois regarder deux fois et me pincer pour être sûr que je ne délire pas suite au décalage horaire. Et oui, la voiture est neuve, elle a juste roulé du vendeur à l’aéroport et encore elle a surement été livrée en camion. Là on est content, une 7 places neuve pour nous trois, whaouu.
On programme le gps pour Gatlinburg qui se trouve à 80 km et nous avons 30 min d’avance. Que ce soit dans l’ouest ou dans l’est, c’est toujours aussi sympa de rouler aux States.
Nous avions loué un chalet, à environs 10 km à l’est de Gatlinburg, suffisamment grand pour deux familles. Car je le rappelle, même si je n’en parle pas nous étions avec des ex-amis !
Nous passons avant d’arriver au chalet, au supermarché que j’avais repéré sur Google. Nous arrivons au chalet, il est 20h00, comme le check-in était jusque 19h00, on avait envoyé un mail au responsable pour expliquer que notre vol arrivait assez tard.
Il nous avait répondu que les clés seraient sous le paillasson. Le lotissement est magnifique, de construction récente.
Au fait il est possible de louer ou acheter des chalets, vraiment très beau. Mais il faut aimer le bois.

Mais voila nous sommes devant notre chalet et pas de paillasson. On fait le tour, on cherche sous les pierres, sous les marches de l’escalier, rien, Nada !
On avait un numéro pour appeler en cas d’urgence, on se résigne à devoir le faire. Mais une idée me vient, on se croirait dans une série télé Américaine, où quand tout semble perdu, une solution apparait pas miracle et on se dit mais oui, c’est évident…
Je mets ma main sur la porte et miracle, elle est ouverte, un chalet équipé en plein milieu des bois avec la porte ouverte… Nous Belges, nous ne sommes pas habitués à ça.
Les clés ne sont pas là, mais on peut rentrer et fermer de l’intérieur. Il y a un petit mot de bienvenue nous invitant à passer au bureau plus tard.
Et les surprises ne s’arrêtent pas en si bon chemin, tout est neuf, beau, deux chambres et une salle de bain à l’étage, une chambre au rez de chaussée et une salle de douche digne d’un palace à Vegas.
Une terrasse avec Rocking-chairs, une véranda avec jacuzzi, cuisine équipée, salon avec télé et feu ouvert au gaz Le wifi, la total, malgré la fatigue, nous sommes ravis, nous nous installons et allons dormir, il est 22h00.
Dans la première partie de notre séjour, nous avons visité le Tennessee, Smookie Moutain, Nashville, Memphis.
Ensuite nous sommes allés à Orlando passer un séjour basé principalement sur Disney.
Ce voyage s’est passé sans trop de soucis, cela nous change, hormis que nous étions partis avec des amis et que nous sommes revenus en n’étant plus amis.
Mais je ne m’attarderai pas sur ce problème.
30 juillet 2013
Cette année on a fait fort, on travaille le jour où l’on part….
Comme notre vol part de Paris le 31, on a décidé de partir le soir, de dormir près de Paris pour pouvoir être à Charles de Gaule le lendemain à 5h30.
Cette fois, notre fils de 21 ans à préféré passer son tour, il reste en Belgique, il veut travailler comme étudiant un maximum pour se faire de l’argent et une expérience dans son futur métier d’éducateur.
Nous sommes au final 3 Mado notre fille de 16 ans, Laurence mon épouse et moi Patrick.
31 juillet 2013
Une courte nuit, on avait programmé le réveil pour 3h15, mais à 2h40 on était debout.
Nous pouvons ainsi clôturer nos valises et s’apprêter pour un nouveau périple Américain sans se presser.
On avait rendez vous chez des gens qui avait proposé de garder notre voiture et de nous conduire à CDG pour 4h30.
Le temps de les saluer, de transférer nos valises et de faire la route vers l’aéroport, c’est tout juste 3h avant le décollage que nous sommes à CDG.
Nous arrivons sans trop stresser pour s’enregistrer, on est tellement cool que le comptoir d’enregistrement n’est pas encore ouvert.
Mado commence à nous faire une interprétation d’un humoriste qu’elle apprécie beaucoup, Gad Elmaleh. Genre : « elles sont à vous ces valises, vous a-t-on aidé pour les faire, vous a-t-on offert quelque chose…..
Mais a qui voulez vous qu’elles soient, on ne m’offre jamais rien alors pour partir en voyage, vous pensez….
Vous pouvez aller par là svp, mais ou voullez vous que j’aille d’autre, dans le cockpit….»
Ce qui nous fait rire et j’ai difficile de garder mon sérieux lorsque le préposé nous pose effectivement les questions
concernant les valises.
On commence fort, je dis à Mado, il ne manquerait qu’il pense que je me moque de lui et j’aurais droit à un contrôle renforcé.
Mais tout se passe bien et rapidement, nos valises sont enregistrées, l’hôtesse nous souhaite un bon vol et nous parle de notre destination finale.
Mado ne peut s’empêcher de souligner avec ironie qu’elle ne veut pas que le vol se passe comme dans le film.
Pendant tout le voyage, j’ai eu pas mal de délire avec Mado, on n’a pas passé une journée sans faire des jeux de mots. Une fois la douane et les contrôles passés, nous prenons un petit déjeuner. Il est 7h40 quand l’embarquement commence.
Tout se passe bien, sauf qu’un passager ne sait pas boucler sa ceinture, elle est cassée. Un technicien vient la changer ce qui fait que le vol est parti avec 20 min de retard.
Pas trop grave, du moins pour nous, car notre escale à Atlanta dure 2h40, ce qui nous laisse de la marge. Après un brunch, quelques perturbations, une course entre deux avions, un snacks, un sandwich, une glace, rien de terrible comme programme télé (écran central sans choix), 9h30 de vol et des orages pour atterrir, le vol se déroule bien.

Le douanier n’est pas trop sympa lors de notre passage à l’immigration, mais c’est assez rapide. Nous récupérons les valises, passons la douane et redéposons nos baguages sur le tapis pour qu’ils aillent rejoindre notre prochain avion.
Nous en profitons pour manger un sandwich, sans savoir si nous aurons le temps à notre arrivée à Knoxville.

Notre vol est court c’est un vol régional. L’avion est petit, Un EMBRAES d’un peu plus de 50 places. On en rigole, ils ne doivent pas avoir souvent des touristes sur ce vol. D’ailleurs à l’embarquement, l’hôtesse qui devait vérifier nos cartes, était un peu perdue en voyant nos billets internationaux.
On part dans un délire dans l’avion en se disant que personne ne nous comprend, jusqu’à ce que le passager assis à coté de Mado lui demande dans un Français correct d’où nous venons.
Il s’agit d’un Belge de Louvain La Neuve qui possède une maison en Floride et qui se rend à Knoxville pour le travail. On a l’air fin avec notre humour à deux balles.
Le débarquement se passe très vite et les valises suivent aussi vite.


Vient le moment de prendre la voiture.
Malgré que nous sommes que trois et qu’on ne fait pratiquement que de la route, nous avons réservé une grosse voiture. Plus pour se faire plaisir que par nécessité.
Mais Laurence craint de ne pas avoir le modèle choisi, comme nous sommes dans un aéroport régional et que des voitures genre Tahoé ne doivent pas être souvent demandées.
Lors des deux dernière fois, Alamo avait essayé de nous fourguer une catégorie en dessous. Mais Laurence est décidée de ne pas se laisser faire.
Le préposé semble entrepris lorsqu’on présente notre copie du mail de réservation et il doit passer plusieurs coups de fil. Laurence lui demande bien 5 fois si on aura bien la voiture demandée et finalement il nous donne les documents en disant que c’est bien le genre de voiture demandée.
Nous arrivons sur le parking et la dame nous fait attendre 5 min, repasse un coup de fil et enfin nous donne les clés. Mais voila on ne doit pas aller du coté où sont garées les voitures sous l’enseigne Alamo, mais dans un autre service, un peu plus loin.
Bizarre, on verra.
Dans l’allée il y a pas mal de véhicules de gros modèles, pick-up, mini bus, etc. On actionne les clés et on aperçoit une voiture qui réagit. Ce n’est pas un tahoé, mais une AMG YUKON, elle est bien, c’est bon, c’est dans la catégorie demandée.

Je fais l’inspection du véhicule, papier, roue de secours, état des pneus. Ceux-ci me semblent en très bon état. On charge les baguages, je règle le siège, ce qui nous frappe, c’est l’odeur, une agréable odeur de cuir et de propre. On est content.
Le seul bémol, pas de trace indiquant le dernier entretien, je me dis que c’est vu l’état de la voiture, c’est surement noté dans le carnet d’entretien.
Bon, je mets le contact, regarder si pas de témoins restent allumés. Comme lors de nos voyages précédents, et on est surement pas les seuls, on note les kms, enfin les milles. Et là surprise, le compteur indique 2 milles.
Je dois regarder deux fois et me pincer pour être sûr que je ne délire pas suite au décalage horaire. Et oui, la voiture est neuve, elle a juste roulé du vendeur à l’aéroport et encore elle a surement été livrée en camion. Là on est content, une 7 places neuve pour nous trois, whaouu.
On programme le gps pour Gatlinburg qui se trouve à 80 km et nous avons 30 min d’avance. Que ce soit dans l’ouest ou dans l’est, c’est toujours aussi sympa de rouler aux States.
Nous avions loué un chalet, à environs 10 km à l’est de Gatlinburg, suffisamment grand pour deux familles. Car je le rappelle, même si je n’en parle pas nous étions avec des ex-amis !
Nous passons avant d’arriver au chalet, au supermarché que j’avais repéré sur Google. Nous arrivons au chalet, il est 20h00, comme le check-in était jusque 19h00, on avait envoyé un mail au responsable pour expliquer que notre vol arrivait assez tard.
Il nous avait répondu que les clés seraient sous le paillasson. Le lotissement est magnifique, de construction récente.
Au fait il est possible de louer ou acheter des chalets, vraiment très beau. Mais il faut aimer le bois.

Mais voila nous sommes devant notre chalet et pas de paillasson. On fait le tour, on cherche sous les pierres, sous les marches de l’escalier, rien, Nada !
On avait un numéro pour appeler en cas d’urgence, on se résigne à devoir le faire. Mais une idée me vient, on se croirait dans une série télé Américaine, où quand tout semble perdu, une solution apparait pas miracle et on se dit mais oui, c’est évident…
Je mets ma main sur la porte et miracle, elle est ouverte, un chalet équipé en plein milieu des bois avec la porte ouverte… Nous Belges, nous ne sommes pas habitués à ça.
Les clés ne sont pas là, mais on peut rentrer et fermer de l’intérieur. Il y a un petit mot de bienvenue nous invitant à passer au bureau plus tard.
Et les surprises ne s’arrêtent pas en si bon chemin, tout est neuf, beau, deux chambres et une salle de bain à l’étage, une chambre au rez de chaussée et une salle de douche digne d’un palace à Vegas.
Une terrasse avec Rocking-chairs, une véranda avec jacuzzi, cuisine équipée, salon avec télé et feu ouvert au gaz Le wifi, la total, malgré la fatigue, nous sommes ravis, nous nous installons et allons dormir, il est 22h00.
Mettons ce roadtrip dans son contexte :
Nous avions décidé ensemble de repartir aux USA, ayant plus qu’adoré notre 1er roadtrip dans l’Ouest. Sans raison aucune, j’ai décidé de prendre ce roadtrip en main et de faire une surprise à monsieur; il ne saurait le lieu d’arrivée que le jour J et chaque jour, je lui donnerai un indice (que je vous mettrai aussi ici pour que vous viviez le trip comme nous :)) pour qu’il connaisse la destination ou l’activité du lendemain. Cela a représenté des mois de travail (9 mois) mais que du bonheur !! Il a fallu tout faire en cachette, mais j’y suis arrivée ! Entre le choix, le budget, l’organisation des activités, le contact des organismes, la recherche des indices….j’y ai mis tout mon cœur et je suis fière de moi !
JOUR 1 Fin octobre, nous partons tôt le matin pour Roissy….j’avais tout préparé pour que monsieur en sache le moins possible : casque avec musique, cache-yeux, contact avec la compagnie aérienne… C’était sans compter que nous partions aux USA….un pays ultra sécurisé au niveau des contrôles ! il a fallu batailler avec les contrôles aux frontières pour qu’ils ne divulguent rien et me posent les questions principales qu’à moi. Puis, passage police, douane…le même combat ! et pareil à l’arrivée lors de la prise de possession du véhicule de location (le gars était top et trouvait ma surprise géniale !) Je vous passe les détails de notre arrivée chaotique dans l’avion…à la dernière seconde ! 40 personnes n’auront pas notre chance et leurs valises seront débarquées. Ça commence fort ! ….Quelques heures plus tard, nous voilà arrivés à Minneapolis…mais attention c’est un leurre…il s’agit d’une escale. Après le passage à l’immigration, la récupération des valises…il est temps de dévoiler le 1er indice…le voici =>

Comme vous l’aurez compris, nous commencerons notre périple à Phoenix dans l’Arizona. Nous sommes déjà allés dans cet état mais au Nord (Grand Canyon, Monument Valley, Antelope Canyon, Horseshoe Bend); cette fois-ci, nous nous attaquerons au Sud. Nous récupérons donc notre voiture, une Nissan Murano, à l’aéroport et filons à notre hôtel en périphérie de Phoenix, chef lieu de l’Arizona. Il est temps d’aller au Walmart acheter la fameuse glacière qui nous accompagnera tout le long du trip car ici il fait chaud ! On a beau être fin octobre, on est en plein désert ! C’est toujours hallucinant d’aller dans un supermarché américain : la bouff : on peut appeler cela comme ça car au vue de la tête du fromage et du jambon, ça fait peur ! Ne parlons des rayons glaces, chips, gâteaux, … avec des proportions totalement dingues ! Une activité à elle toute seule !
Retournons à l’hôtel nous reposer et donner l’indice du lendemain….c’est par ici :

La suite très vite
Nous avions décidé ensemble de repartir aux USA, ayant plus qu’adoré notre 1er roadtrip dans l’Ouest. Sans raison aucune, j’ai décidé de prendre ce roadtrip en main et de faire une surprise à monsieur; il ne saurait le lieu d’arrivée que le jour J et chaque jour, je lui donnerai un indice (que je vous mettrai aussi ici pour que vous viviez le trip comme nous :)) pour qu’il connaisse la destination ou l’activité du lendemain. Cela a représenté des mois de travail (9 mois) mais que du bonheur !! Il a fallu tout faire en cachette, mais j’y suis arrivée ! Entre le choix, le budget, l’organisation des activités, le contact des organismes, la recherche des indices….j’y ai mis tout mon cœur et je suis fière de moi !
JOUR 1 Fin octobre, nous partons tôt le matin pour Roissy….j’avais tout préparé pour que monsieur en sache le moins possible : casque avec musique, cache-yeux, contact avec la compagnie aérienne… C’était sans compter que nous partions aux USA….un pays ultra sécurisé au niveau des contrôles ! il a fallu batailler avec les contrôles aux frontières pour qu’ils ne divulguent rien et me posent les questions principales qu’à moi. Puis, passage police, douane…le même combat ! et pareil à l’arrivée lors de la prise de possession du véhicule de location (le gars était top et trouvait ma surprise géniale !) Je vous passe les détails de notre arrivée chaotique dans l’avion…à la dernière seconde ! 40 personnes n’auront pas notre chance et leurs valises seront débarquées. Ça commence fort ! ….Quelques heures plus tard, nous voilà arrivés à Minneapolis…mais attention c’est un leurre…il s’agit d’une escale. Après le passage à l’immigration, la récupération des valises…il est temps de dévoiler le 1er indice…le voici =>

Comme vous l’aurez compris, nous commencerons notre périple à Phoenix dans l’Arizona. Nous sommes déjà allés dans cet état mais au Nord (Grand Canyon, Monument Valley, Antelope Canyon, Horseshoe Bend); cette fois-ci, nous nous attaquerons au Sud. Nous récupérons donc notre voiture, une Nissan Murano, à l’aéroport et filons à notre hôtel en périphérie de Phoenix, chef lieu de l’Arizona. Il est temps d’aller au Walmart acheter la fameuse glacière qui nous accompagnera tout le long du trip car ici il fait chaud ! On a beau être fin octobre, on est en plein désert ! C’est toujours hallucinant d’aller dans un supermarché américain : la bouff : on peut appeler cela comme ça car au vue de la tête du fromage et du jambon, ça fait peur ! Ne parlons des rayons glaces, chips, gâteaux, … avec des proportions totalement dingues ! Une activité à elle toute seule !
Retournons à l’hôtel nous reposer et donner l’indice du lendemain….c’est par ici :

La suite très vite
Bien méritées ces vacances là !!! Remarquez, les vacances, on les mérite toujours non ??...
Nous repartons pour la 3ème fois aux USA mais la seconde dans l’ouest cher à notre cœur. Je suis accompagnée de mon mari, nos 2 grands ayant entendu parler un peu trop rando n’ayant pas souhaité venir. Nous sommes hors vacances scolaires du 5 au 19 novembre. Mon anglais a un peu progressé, la vision de séries américaines en VO m’ayant aidé. Mon mari parle d’autres langues mais compte toujours sur moi pour l’anglais.
Cette fois, contrairement à notre précédent voyage 2009, pas de planning : nous nous adapterons au temps et à nos envies : juste une wishlist résolument tournée vers les red rocks et l’aventure ! Nous avions même pensé dormir dans le véhicule mais le froid étant là, c’est le confort d’hôtels sympa que nous avons choisi.
J’ai réservé les billets début juin et choisi un AR Nice-Las Vegas relativement économique 1144 € pour 2 en contrepartie de 2 escales à Amsterdam et Minneapolis (au mieux, c’était une escale vu qu’il n’y a pas de vol direct). Je préfère mettre le budget dans un bon SUV standard 4X4 avec toutes les assurances. Nous passons par le site « locationdevoiture », intermédiaire de FTI qui lui-même s’adresse à Dollars pour 631€.
Nous préparons une fois de plus nos randos avec l’aide des aimables membres de voyage forum, du réputé site Ouestusa.fr et du non moins célèbre Philippe (alias Sedonax sur VF) que je remercie tout particulièrement pour sa gentillesse, sa patience et ses précieux et excellents conseils. Merci cher Philippe !!!
Zou, c’est parti !
5 novembre : valises ok, Esta et passeports ok, boarding pass ok, dollars ok, 2 valises en soute ok, 2 sacs cabine avec le matos photo et mini ordi ok : la check liste est terminée. Le taxi nous attend à 4h30. Cette fois, nous avons réussi à dormir. Les 3 vols se passent très bien avec une attente raisonnable aux escales. A l’embarquement à Nice une famille a tout de même un sacré déboire pour leur départ au Brésil : une femme est refoulée car son billet et son passeport ne sont pas au même nom (nom de jeune fille sur ce dernier et nom de femme remariée sur le billet je crois). Son mari reste avec elle. Seuls leurs enfants et petit-fils partiront finalement. Nous patientons donc le temps qu’ils débarquent leurs bagages… Une fois de plus, plein de films sympa durant le vol Minneapolis-Las Vegas. Là, je n’ai pas eu accès au choix des sièges et nous nous retrouvons dans l’allée centrale avec un couple américain qui mange devant nous quelques kiwis… avec la peau ! Surprenant, à moins que vous ne le fassiez aussi…
Passage à l’immigration : rapide et facile. Au vu de nos passeports, l’un italien et l’autre français, l’agent nous demande où nous habitons. Officiellement de par son job, mon mari a sa résidence en Italie, et moi à notre domicile en France. Il nous demande « Vous êtes mariés ? » « yes ». Temps de réflexion « l’un avec l’autre ??? » Ben « Yes » de nouveau.
Le dernier vol nous semble interminable… surtout sans écran individuel cette fois !
Bref, arrivés à Las Vegas, prise du shuttle pour le Car center où sont regroupés les loueurs de voiture. Une étape importante et légèrement redoutée au vu de tous les petits, voire gros problèmes, que subissent les clients. Il y a 1an1/2 on m’a fait croire à un surclassement gratuit, finalement débité (et hors de prix) mais gentiment remboursé après mon appel « désespéré » à l’agence Alamo de Los Angeles. Ca c’était bien terminé. Cette fois-ci, l’agent me donne la voiture sans histoire quand je lui parle de mon « vrai 4x4 standard ». Toutefois, elle me montre les photos d’un modèle en me précisant que celui-ci est un vrai tout-terrain et que si je choisis ce modèle il faut que je remonte changer le contrat et payer un supplément.
Je descends au parking et commence à chercher un véhicule à mon goût. Mon mari me montre alors un modèle avec de vrais gros pneus 4x4. C’est le véhicule en question, avec le supplément. Nous en choisissons donc un autre : une Ford avec un vrai pneu de rechange et pas une galette, et des pneus pas trop usés. Mais quand même, la jeep nous fait envie et je décide de remonter à l’accueil pour voir la différence de prix. Le préposé du parking me voit remonter et m’interpelle en me demandant ce qui ne va pas vu qu’il m’a vu mettre les bagages dans la Ford. Je lui explique que je préfère la Jeep Wrangler Rubicon et que je vais demander pour le supplément de prix. Il me dit que je n’ai qu’à prendre la clef et que c’est bon comme ça ! Yes ! Finalement, Philippe m’apprendra que ce modèle fait partie des SUV standard et qu’il n’y avait donc aucun supplément à priori pour ce véhicule contrairement à ce que m’a annoncé la préposée. Comme quoi, les agents ont toujours quelques tours dans leur sac !!!
En tout cas, cette voiture a été absolument parfaite en toute circonstances et nous en avons été plus que ravis, sécurisés par ses énormes pneus qui sont passés partout, même pour la Racetrack… et qui nous ont même sauvé la vie un soir…
La prise en main est, cette fois, rapide. Plus aucun problème avec le pied gauche. On dirait que j’ai conduit hier une automatique. La seule chose que je n’arrive pas à régler, ce sont les énormes rétros.
Arrivée au Tropicana. La chambre est sympa mais pas rénovée comme celle proposée sur le site internet. Vraiment épuisés, nous commandons une salade dans notre chambre : mais pourquoi tant de poivre !!! Puis j’attaque mon blog pour la famille. Je n’avais pas remarqué que le petit ordi acheté en Italie par mon mari a un clavier qwerty et c’est vraiment pénible pour moi. Nous nous couchons pour, nous le savons, une courte nuit, malgré la fatigue.
6 novembre :
Je me réveille à 3h23 ! Francesco aussi. Impossible de fermer l’œil pour moi mais lui arrive à se rendormir un peu. Nous patientons et partons vers 6h15 pour le Walmart du coin. Nous y achetons la traditionnelle glacière et de quoi la remplir pour les pique-niques et petit déjeuners, un kit de réparation pour une éventuelle crevaison, une couverture en polaire pour cacher les bagages malgré les vitres foncées et un support standard pour gps car si j’ai bien pensé au gps de route, celui-là, je l’avais oublié. Au moment de passer à la caisse, un gros « crac » sous mon pas : je viens d’écraser mes lunettes de vue de près qui sont tombées sans que je m’en aperçoive ! Un verre a sauté et la monture est toute tordue. Dire que c’était ma paire « costaude ». Bon, j’ai quand même une autre paire plus délicate qui en verra d’ailleurs de toutes les couleurs par la suite ! Temps mitigé et nous prenons la direction de Valley of Fire, petit State parc que nous adorons.


Premier arrêt et ballade sur la route montant à White Domes. Un couple de parisiens vient de se marier au bord de la route. Ils sont charmants. Il n’y a qu’eux, le prêtre et la photographe. Je discute photo avec elle. Elle aime aussi beaucoup son Pentax même si professionnellement, elle utilise son Canon.





Nous déjeunons d’une salade à l’extérieur mais il fait assez froid et au bout d’1/2h, le temps vire à l’orage. Nous cherchons le début de la rando pour Fire wave que nous ne connaissons pas. En fait un sentier balisé part d’un parking plus haut mais nous ignorons son existence et j’ai rentré dans mon gps de rando les coordonnées de l’accès passant par un très joli petit canyon. Nous sommes arrêtés par de grosses marres d’eau et une brusque ondée se déverse juste à notre retour à la voiture.



Quelques minutes plus tard nous nous arrêtons sur le bas-côté pour profiter du bel arc en ciel.

Un ranger s’arrête pour nous confirmer qu’il est interdit de s’arrêter hors des parkings prévus à cet effet. Puis il se remet à pleuvoir et nous abandonnons la partie. Nous partons nous installer à quelques miles du parc, à Overton, dans l’ancien Best Western North Short Inn qui, comme me l’a précisé Philippe, n’est d’ailleurs plus Best Western. Effectivement, le couple qui tient cet hôtel l’a racheté il y a environ 7 mois. Ils sont sympathiques. La chambre est classique et calme. Nous la garderons pour 2 nuits à un prix raisonnable, wifi et petit déj inclus. Nous nous sommes mis à l’heure locale et partons dîner dans un petit resto tout près (faut dire qu’il n’y a pas grand-chose d’ouvert, et même pas grand-chose tout court…). 2 hamburgers moyens et nous rentrons nous coucher. Il est 20h30 et on est morts !!!
7 novembre :
Forcément, on se réveille tôt mais 4h30, c’est déjà mieux que hier ! Bon j’ai une tête de déterrée mais faudra faire avec ! Le moral est en flèche car le ciel a l’air clair. Nous attendons le breakfast à 6h00 que nous partageons avec les travailleurs locaux qui viennent petit déjeuner ici. Finalement, je ne sais même plus l’heure qu’il est car c’est le week-end du changement à l’heure d’hiver pour les américains alors qu’en France, c’était la semaine précédente. Départ pour Valley of Fire bis avec cette fois un superbe et frais beau temps. Nous commençons par Elephant rock.

Ensuite, nous voulons faire la rando de la veille et nous nous garons à un parking plus bas. J'ai imaginé pour passer les grosses flaques d'eau, d'enfiler des sacs poubelle aux pieds pour passer. Ce n'est pas très classe (non, je n’ai pas de photos !) mais ça fonctionne avec de l’eau presque aux genoux.

Au retour, nous passerons sur les hauteurs ce que nous n’avions osé faire à l’aller, ne sachant pas comment se présentait la suite. La jolie vague rose s’offre enfin à nos yeux, même si nous sommes à contrejour car nous devons grimper dessus pour le meilleur point de vue.

Nous grimpons ensuite sur les collines pour apprécier les magnifiques paysages. Nous n’avons croisé personne de la matinée. Tout ça, rien que pour nous !





Après le déjeuner que nous commençons sur les emplacements proposés par le parc, mais finissons dans la voiture à cause du froid, nous refaisons White Domes que nous avions tant apprécié en 2009. C’est en y allant que nous remarquons le balisage pour la Fire Wave à partir d’un parking plus haut. Autant le matin, nous étions seuls, autant ici, la promenade est courue. On y trouve même un top model, rousse, blanche de peau et bouche rouge écarlate, vêtue de jaune avec des talons aiguilles. Il faudra vraiment un super photographe pour que cela puisse faire de belles photos car à voir comme cela, ce n’est pas extra ! La pauvre, en petite tenue, elle tremble en attendant « the foto » Là encore, nous prenons de la hauteur par rapport au reste des promeneurs. Nous nous régalons.

J’ai l’occasion de parler photo avec d’autres photographes porteurs de trépied. Retour hôtel après cette journée géniale. Encore quelques pauses photos : comment résister ?






Nous dinons ce soir dans un petit resto encore plus paumé que le précédent : on nous expédie le repas, sans couteau, ni pain, ni dessert puisqu'on nous apporte l'addition à la place. Dans la voiture, il nous reste des noix de cajou heureusement car on a encore faim !!
8 novembre :
Grosse journée avec du suspens, du stress, de la peur et un lieu magique au bout dans le wilderness le plus total ! Allez, je vous raconte :
Levés très tôt nous quittons Overton. Chouette ! Il fait super beau. Nous passons de l’autoroute, à la route de campagne, puis le chemin, puis la piste et quelques heures de conduite plus tard sur la Gold butte byway, ainsi que quelques erreurs de trajet plus tard aussi, nous arrivons vers Whitney Pockets, 1ère étape avant Little Finland. Le panneau indiquant le site ne se voit qu’en arrivant d’en face et précise 0.4 miles soit vraiment tout près. Nous nous sommes arrêtés pour une pause photo sans imaginer que nous sommes déjà au bon endroit et repartons dans la direction de notre plan pensant que c’est vraiment plus loin. Nous faisons pas mal de route sans donc jamais trouver et, vaincus, repartons au croisement où nous découvrons enfin le panneau…
Bon on continue car après tout, c’est Little Finland le but de notre journée. Je décide de me mettre en 4x4 et c’est là que ça se corse. En 2009, j’avais un 4x4 automatique et celui-ci est manuel : il y a donc un second levier de vitesse à côté du premier. Forte de mon expérience précédente, je me positionne sur le principal en Neutral pour tacher de passer en 4x4. Rien… J’essaie diverses possibilités mais aucune n’est validée. Je prends donc le manuel pensant résoudre facilement la chose mais après une bonne lecture, rien n’est vraiment clair et mon anglais n’est pas spécialisé dans ce genre de vocabulaire. Nous repartons mais je me demande s’il est raisonnable de continuer sans se mettre en 4x4. Mon mari toujours optimiste pense que nous allons rencontrer un véhicule alors que nous semblons seuls au milieu de ce désert agrémenté de quelques cactus et pierres rouges. Mais il a raison. J’arrête donc le conducteur de l’unique voiture rencontrée et lui explique. Mince, lui a un automatique et ne sait pas ! Toutefois je lui présente le manuel : il lit et n’a pas l’air plus avancé que moi. Finalement, ça me soulage : je suis moins idiote qu’il n’y paraît si même un gars circulant avec un énorme 4x4 en pleine cambrousse et parlant l’idiome local ne s’en sort pas plus que moi… J Bon, mais il a la gentillesse d’insister et au bout d’un long moment, miracle le 4x4 s’affiche au compteur. En fait, avec le levier il est passé par toutes les marches dont Reverse (d’après lui) et remis en Drive, on peut enfin débloquer l’autre levier de vitesse. J’en parlerais par internet avec Philippe qui après recherches me confirme que l’opération peut se faire directement en roulant doucement et finalement il suffit de passer de Drive à Neutral puis retour Drive et ensuite passer la vitesse 4x4 de l’autre levier. Après, cela semble facile, mais sur le moment, je voudrais bien vous y voir !!!
Bon l’an prochain, je devrais être au point normalement… Enfin nous arrivons sur le site après quelques sueurs froides car la piste n’est pas forcément évidente à trouver sur les washs caillouteux qui se séparent. Quelques points de repère aident quand même. Un dernier ressaut (la barrière du BLM annoncée sur certains sites, qui le précédait a été enlevée) où mon mari descend pour m’aider (et qui s’avèrera plus technique pour ne pas dire inquiétant avec la voiture vraiment très penchée dans le sens de la descente) et nous arrivons aux alentours de 13h15. La vue des 2 palmiers me remplit d’aise car je me sais arrivée, et je ne suis pas la grande baroudeuse prête à me perdre dans ces immensités sans aucune crainte.

Nous calculons vite qu’il nous faut repartir à 15h15 pour arriver au moins à Deep Throat avant de n’avoir plus de lumière car à partir de ce repère là, le retour à la piste principale est simple car tout droit.
Pique-nique hyper rapide et début de la visite d un lieu magique où la nature se fait sculpteur. Un seul photographe arrivé après nous partage ce site confidentiel et difficile d accès à nos yeux de « randonneurs du dimanche »








Le site est grand et nous oblige à le parcourir en un peu moins de 2h00, ce qui est frustrant car c’est une vraie merveille. Philippe m’expliquera que nous l’avons vu en conditions hivernales, la pierre ayant cette caractéristique de « suer » un blanc qui laisse des traces la rendant particulièrement belle.




Nous repartons et retrouvons, après une petite erreur, notre chemin,

puis arrivons avant le coucher du soleil à la piste principale

Enfin la route, direction St Georges, pour la nuit. Je m’escrime pour enlever la position 4x4 mais j’y arrive. Mais il semble que la journée me réserve encore une surprise stressante :
Nous nous sommes levés tôt et la journée a été longue : entre les heures de conduite en 4x4 qui nécessite une attention soutenue, les difficultés stressantes d’orientation, le parcours du site à vitesse grand V sans se reposer pour tâcher de couvrir toute la zone dans le temps imparti, les difficultés identiques au retour ; autant dire que quand je rejoins la route goudronnée, je me relaxe enfin. Il nous reste un minimum d’1h30 pour accéder à notre prochaine étape où nous devons encore nous trouver un hôtel. Je roule comme d’habitude au maxi de la vitesse autorisée soit 55 miles (presque 90km/h) sur cette petite route déserte. C’est un tort car il fait nuit, sans aucun éclairage, et les phares de ma jeep ne sont pas top (c’est bien le seul reproche que je pourrais lui faire !). Mon mari regarde ses photos sur l’écran de l’appareil et sans doute mon regard se détourne un moment. Quand je refocalise sur la route, c’est avec horreur que je constate qu’un énorme obstacle imprévu se dresse devant moi : une vache noire dans la nuit noire, qui me regarde d’un air parfaitement placide (je ne l’oublierai jamais ce regard !), voire suicidaire (il est quand même bruyant le 4x4 : alors qu’est ce qu’elle fiche là en plein milieu de la route !!!)
Alors là m’arrive une sensation vraiment étonnante : un dédoublement de la personnalité ! Mon cerveau attaque les maths : vitesse du projectile, distance du point d’impact et résous l’équation : choc imparable ; on est trop près !!! Mais, l’instinct de survie branche un bouton que je ne me connaissais même pas : « supers réflexes ». Je donne donc un grand coup de volant à gauche sans freiner même si dans ma tête, c’est déjà perdu. Miracle ! Ca passe ! Le cerveau continue son boulot : route étroite, gros ravin à un éclair de pensée ; si j’ai raté la vache, le ravin, lui, je ne vais pas le louper ! Mais « supers réflexes » agit plus vite et je donne donc un grand coup de volant à droite.
P…n, on a passé ça aussi !!! Mais la voiture n’apprécie pas du tout et se met à tanguer dangereusement. Quand les roues décollent vraiment haut, mon cerveau continue son travail de sape morale, ça fait un moment qu’on est passé dans le rouge pour tous les bidules électronique qui gardent la trajectoire : on ne peut donc que se renverser. Mais mes mains continuent à donner des coups de volant alternatifs dans le sens opposé des roues qui se sont levées. Bref, au bout d’un moment, après de multiples cahotages, j’ai stabilisé. Sauvés ! Un silence de mort dans la voiture ! Mon mari n’a pas dit un mot pendant tout le gymkhana ! Moi, j’aurais piqué à coup sûr une crise de nerf à sa place. Il nous faudra quelques minutes pour déglutir et se mettre à parler de la bonne étoile qui nous a sauvés ce soir. C’est arrivé si vite que nous n’avons pas eu le temps d’avoir peur pendant, mais la trouille rétrospective, elle, fait son boulot ! Gloups…..
On arrive à St Georges : on trouve un hôtel sympa : le Crystal Inn où on nous fait un prix réduit pour une jolie chambre et nous dînons en face, à l’excellent Black Bear Dinner. Saumon pour Mr et hamburger pour Mme. Bien mérité non ? mmm
Quelle journée !!!
Nous repartons pour la 3ème fois aux USA mais la seconde dans l’ouest cher à notre cœur. Je suis accompagnée de mon mari, nos 2 grands ayant entendu parler un peu trop rando n’ayant pas souhaité venir. Nous sommes hors vacances scolaires du 5 au 19 novembre. Mon anglais a un peu progressé, la vision de séries américaines en VO m’ayant aidé. Mon mari parle d’autres langues mais compte toujours sur moi pour l’anglais.
Cette fois, contrairement à notre précédent voyage 2009, pas de planning : nous nous adapterons au temps et à nos envies : juste une wishlist résolument tournée vers les red rocks et l’aventure ! Nous avions même pensé dormir dans le véhicule mais le froid étant là, c’est le confort d’hôtels sympa que nous avons choisi.
J’ai réservé les billets début juin et choisi un AR Nice-Las Vegas relativement économique 1144 € pour 2 en contrepartie de 2 escales à Amsterdam et Minneapolis (au mieux, c’était une escale vu qu’il n’y a pas de vol direct). Je préfère mettre le budget dans un bon SUV standard 4X4 avec toutes les assurances. Nous passons par le site « locationdevoiture », intermédiaire de FTI qui lui-même s’adresse à Dollars pour 631€.
Nous préparons une fois de plus nos randos avec l’aide des aimables membres de voyage forum, du réputé site Ouestusa.fr et du non moins célèbre Philippe (alias Sedonax sur VF) que je remercie tout particulièrement pour sa gentillesse, sa patience et ses précieux et excellents conseils. Merci cher Philippe !!!
Zou, c’est parti !
5 novembre : valises ok, Esta et passeports ok, boarding pass ok, dollars ok, 2 valises en soute ok, 2 sacs cabine avec le matos photo et mini ordi ok : la check liste est terminée. Le taxi nous attend à 4h30. Cette fois, nous avons réussi à dormir. Les 3 vols se passent très bien avec une attente raisonnable aux escales. A l’embarquement à Nice une famille a tout de même un sacré déboire pour leur départ au Brésil : une femme est refoulée car son billet et son passeport ne sont pas au même nom (nom de jeune fille sur ce dernier et nom de femme remariée sur le billet je crois). Son mari reste avec elle. Seuls leurs enfants et petit-fils partiront finalement. Nous patientons donc le temps qu’ils débarquent leurs bagages… Une fois de plus, plein de films sympa durant le vol Minneapolis-Las Vegas. Là, je n’ai pas eu accès au choix des sièges et nous nous retrouvons dans l’allée centrale avec un couple américain qui mange devant nous quelques kiwis… avec la peau ! Surprenant, à moins que vous ne le fassiez aussi…
Passage à l’immigration : rapide et facile. Au vu de nos passeports, l’un italien et l’autre français, l’agent nous demande où nous habitons. Officiellement de par son job, mon mari a sa résidence en Italie, et moi à notre domicile en France. Il nous demande « Vous êtes mariés ? » « yes ». Temps de réflexion « l’un avec l’autre ??? » Ben « Yes » de nouveau.
Le dernier vol nous semble interminable… surtout sans écran individuel cette fois !
Bref, arrivés à Las Vegas, prise du shuttle pour le Car center où sont regroupés les loueurs de voiture. Une étape importante et légèrement redoutée au vu de tous les petits, voire gros problèmes, que subissent les clients. Il y a 1an1/2 on m’a fait croire à un surclassement gratuit, finalement débité (et hors de prix) mais gentiment remboursé après mon appel « désespéré » à l’agence Alamo de Los Angeles. Ca c’était bien terminé. Cette fois-ci, l’agent me donne la voiture sans histoire quand je lui parle de mon « vrai 4x4 standard ». Toutefois, elle me montre les photos d’un modèle en me précisant que celui-ci est un vrai tout-terrain et que si je choisis ce modèle il faut que je remonte changer le contrat et payer un supplément.
Je descends au parking et commence à chercher un véhicule à mon goût. Mon mari me montre alors un modèle avec de vrais gros pneus 4x4. C’est le véhicule en question, avec le supplément. Nous en choisissons donc un autre : une Ford avec un vrai pneu de rechange et pas une galette, et des pneus pas trop usés. Mais quand même, la jeep nous fait envie et je décide de remonter à l’accueil pour voir la différence de prix. Le préposé du parking me voit remonter et m’interpelle en me demandant ce qui ne va pas vu qu’il m’a vu mettre les bagages dans la Ford. Je lui explique que je préfère la Jeep Wrangler Rubicon et que je vais demander pour le supplément de prix. Il me dit que je n’ai qu’à prendre la clef et que c’est bon comme ça ! Yes ! Finalement, Philippe m’apprendra que ce modèle fait partie des SUV standard et qu’il n’y avait donc aucun supplément à priori pour ce véhicule contrairement à ce que m’a annoncé la préposée. Comme quoi, les agents ont toujours quelques tours dans leur sac !!!
En tout cas, cette voiture a été absolument parfaite en toute circonstances et nous en avons été plus que ravis, sécurisés par ses énormes pneus qui sont passés partout, même pour la Racetrack… et qui nous ont même sauvé la vie un soir…
La prise en main est, cette fois, rapide. Plus aucun problème avec le pied gauche. On dirait que j’ai conduit hier une automatique. La seule chose que je n’arrive pas à régler, ce sont les énormes rétros.
Arrivée au Tropicana. La chambre est sympa mais pas rénovée comme celle proposée sur le site internet. Vraiment épuisés, nous commandons une salade dans notre chambre : mais pourquoi tant de poivre !!! Puis j’attaque mon blog pour la famille. Je n’avais pas remarqué que le petit ordi acheté en Italie par mon mari a un clavier qwerty et c’est vraiment pénible pour moi. Nous nous couchons pour, nous le savons, une courte nuit, malgré la fatigue.
6 novembre :
Je me réveille à 3h23 ! Francesco aussi. Impossible de fermer l’œil pour moi mais lui arrive à se rendormir un peu. Nous patientons et partons vers 6h15 pour le Walmart du coin. Nous y achetons la traditionnelle glacière et de quoi la remplir pour les pique-niques et petit déjeuners, un kit de réparation pour une éventuelle crevaison, une couverture en polaire pour cacher les bagages malgré les vitres foncées et un support standard pour gps car si j’ai bien pensé au gps de route, celui-là, je l’avais oublié. Au moment de passer à la caisse, un gros « crac » sous mon pas : je viens d’écraser mes lunettes de vue de près qui sont tombées sans que je m’en aperçoive ! Un verre a sauté et la monture est toute tordue. Dire que c’était ma paire « costaude ». Bon, j’ai quand même une autre paire plus délicate qui en verra d’ailleurs de toutes les couleurs par la suite ! Temps mitigé et nous prenons la direction de Valley of Fire, petit State parc que nous adorons.


Premier arrêt et ballade sur la route montant à White Domes. Un couple de parisiens vient de se marier au bord de la route. Ils sont charmants. Il n’y a qu’eux, le prêtre et la photographe. Je discute photo avec elle. Elle aime aussi beaucoup son Pentax même si professionnellement, elle utilise son Canon.





Nous déjeunons d’une salade à l’extérieur mais il fait assez froid et au bout d’1/2h, le temps vire à l’orage. Nous cherchons le début de la rando pour Fire wave que nous ne connaissons pas. En fait un sentier balisé part d’un parking plus haut mais nous ignorons son existence et j’ai rentré dans mon gps de rando les coordonnées de l’accès passant par un très joli petit canyon. Nous sommes arrêtés par de grosses marres d’eau et une brusque ondée se déverse juste à notre retour à la voiture.



Quelques minutes plus tard nous nous arrêtons sur le bas-côté pour profiter du bel arc en ciel.

Un ranger s’arrête pour nous confirmer qu’il est interdit de s’arrêter hors des parkings prévus à cet effet. Puis il se remet à pleuvoir et nous abandonnons la partie. Nous partons nous installer à quelques miles du parc, à Overton, dans l’ancien Best Western North Short Inn qui, comme me l’a précisé Philippe, n’est d’ailleurs plus Best Western. Effectivement, le couple qui tient cet hôtel l’a racheté il y a environ 7 mois. Ils sont sympathiques. La chambre est classique et calme. Nous la garderons pour 2 nuits à un prix raisonnable, wifi et petit déj inclus. Nous nous sommes mis à l’heure locale et partons dîner dans un petit resto tout près (faut dire qu’il n’y a pas grand-chose d’ouvert, et même pas grand-chose tout court…). 2 hamburgers moyens et nous rentrons nous coucher. Il est 20h30 et on est morts !!!
7 novembre :
Forcément, on se réveille tôt mais 4h30, c’est déjà mieux que hier ! Bon j’ai une tête de déterrée mais faudra faire avec ! Le moral est en flèche car le ciel a l’air clair. Nous attendons le breakfast à 6h00 que nous partageons avec les travailleurs locaux qui viennent petit déjeuner ici. Finalement, je ne sais même plus l’heure qu’il est car c’est le week-end du changement à l’heure d’hiver pour les américains alors qu’en France, c’était la semaine précédente. Départ pour Valley of Fire bis avec cette fois un superbe et frais beau temps. Nous commençons par Elephant rock.

Ensuite, nous voulons faire la rando de la veille et nous nous garons à un parking plus bas. J'ai imaginé pour passer les grosses flaques d'eau, d'enfiler des sacs poubelle aux pieds pour passer. Ce n'est pas très classe (non, je n’ai pas de photos !) mais ça fonctionne avec de l’eau presque aux genoux.

Au retour, nous passerons sur les hauteurs ce que nous n’avions osé faire à l’aller, ne sachant pas comment se présentait la suite. La jolie vague rose s’offre enfin à nos yeux, même si nous sommes à contrejour car nous devons grimper dessus pour le meilleur point de vue.

Nous grimpons ensuite sur les collines pour apprécier les magnifiques paysages. Nous n’avons croisé personne de la matinée. Tout ça, rien que pour nous !





Après le déjeuner que nous commençons sur les emplacements proposés par le parc, mais finissons dans la voiture à cause du froid, nous refaisons White Domes que nous avions tant apprécié en 2009. C’est en y allant que nous remarquons le balisage pour la Fire Wave à partir d’un parking plus haut. Autant le matin, nous étions seuls, autant ici, la promenade est courue. On y trouve même un top model, rousse, blanche de peau et bouche rouge écarlate, vêtue de jaune avec des talons aiguilles. Il faudra vraiment un super photographe pour que cela puisse faire de belles photos car à voir comme cela, ce n’est pas extra ! La pauvre, en petite tenue, elle tremble en attendant « the foto » Là encore, nous prenons de la hauteur par rapport au reste des promeneurs. Nous nous régalons.

J’ai l’occasion de parler photo avec d’autres photographes porteurs de trépied. Retour hôtel après cette journée géniale. Encore quelques pauses photos : comment résister ?






Nous dinons ce soir dans un petit resto encore plus paumé que le précédent : on nous expédie le repas, sans couteau, ni pain, ni dessert puisqu'on nous apporte l'addition à la place. Dans la voiture, il nous reste des noix de cajou heureusement car on a encore faim !!
8 novembre :
Grosse journée avec du suspens, du stress, de la peur et un lieu magique au bout dans le wilderness le plus total ! Allez, je vous raconte :
Levés très tôt nous quittons Overton. Chouette ! Il fait super beau. Nous passons de l’autoroute, à la route de campagne, puis le chemin, puis la piste et quelques heures de conduite plus tard sur la Gold butte byway, ainsi que quelques erreurs de trajet plus tard aussi, nous arrivons vers Whitney Pockets, 1ère étape avant Little Finland. Le panneau indiquant le site ne se voit qu’en arrivant d’en face et précise 0.4 miles soit vraiment tout près. Nous nous sommes arrêtés pour une pause photo sans imaginer que nous sommes déjà au bon endroit et repartons dans la direction de notre plan pensant que c’est vraiment plus loin. Nous faisons pas mal de route sans donc jamais trouver et, vaincus, repartons au croisement où nous découvrons enfin le panneau…
Bon on continue car après tout, c’est Little Finland le but de notre journée. Je décide de me mettre en 4x4 et c’est là que ça se corse. En 2009, j’avais un 4x4 automatique et celui-ci est manuel : il y a donc un second levier de vitesse à côté du premier. Forte de mon expérience précédente, je me positionne sur le principal en Neutral pour tacher de passer en 4x4. Rien… J’essaie diverses possibilités mais aucune n’est validée. Je prends donc le manuel pensant résoudre facilement la chose mais après une bonne lecture, rien n’est vraiment clair et mon anglais n’est pas spécialisé dans ce genre de vocabulaire. Nous repartons mais je me demande s’il est raisonnable de continuer sans se mettre en 4x4. Mon mari toujours optimiste pense que nous allons rencontrer un véhicule alors que nous semblons seuls au milieu de ce désert agrémenté de quelques cactus et pierres rouges. Mais il a raison. J’arrête donc le conducteur de l’unique voiture rencontrée et lui explique. Mince, lui a un automatique et ne sait pas ! Toutefois je lui présente le manuel : il lit et n’a pas l’air plus avancé que moi. Finalement, ça me soulage : je suis moins idiote qu’il n’y paraît si même un gars circulant avec un énorme 4x4 en pleine cambrousse et parlant l’idiome local ne s’en sort pas plus que moi… J Bon, mais il a la gentillesse d’insister et au bout d’un long moment, miracle le 4x4 s’affiche au compteur. En fait, avec le levier il est passé par toutes les marches dont Reverse (d’après lui) et remis en Drive, on peut enfin débloquer l’autre levier de vitesse. J’en parlerais par internet avec Philippe qui après recherches me confirme que l’opération peut se faire directement en roulant doucement et finalement il suffit de passer de Drive à Neutral puis retour Drive et ensuite passer la vitesse 4x4 de l’autre levier. Après, cela semble facile, mais sur le moment, je voudrais bien vous y voir !!!
Bon l’an prochain, je devrais être au point normalement… Enfin nous arrivons sur le site après quelques sueurs froides car la piste n’est pas forcément évidente à trouver sur les washs caillouteux qui se séparent. Quelques points de repère aident quand même. Un dernier ressaut (la barrière du BLM annoncée sur certains sites, qui le précédait a été enlevée) où mon mari descend pour m’aider (et qui s’avèrera plus technique pour ne pas dire inquiétant avec la voiture vraiment très penchée dans le sens de la descente) et nous arrivons aux alentours de 13h15. La vue des 2 palmiers me remplit d’aise car je me sais arrivée, et je ne suis pas la grande baroudeuse prête à me perdre dans ces immensités sans aucune crainte.

Nous calculons vite qu’il nous faut repartir à 15h15 pour arriver au moins à Deep Throat avant de n’avoir plus de lumière car à partir de ce repère là, le retour à la piste principale est simple car tout droit.
Pique-nique hyper rapide et début de la visite d un lieu magique où la nature se fait sculpteur. Un seul photographe arrivé après nous partage ce site confidentiel et difficile d accès à nos yeux de « randonneurs du dimanche »








Le site est grand et nous oblige à le parcourir en un peu moins de 2h00, ce qui est frustrant car c’est une vraie merveille. Philippe m’expliquera que nous l’avons vu en conditions hivernales, la pierre ayant cette caractéristique de « suer » un blanc qui laisse des traces la rendant particulièrement belle.




Nous repartons et retrouvons, après une petite erreur, notre chemin,

puis arrivons avant le coucher du soleil à la piste principale

Enfin la route, direction St Georges, pour la nuit. Je m’escrime pour enlever la position 4x4 mais j’y arrive. Mais il semble que la journée me réserve encore une surprise stressante :
Nous nous sommes levés tôt et la journée a été longue : entre les heures de conduite en 4x4 qui nécessite une attention soutenue, les difficultés stressantes d’orientation, le parcours du site à vitesse grand V sans se reposer pour tâcher de couvrir toute la zone dans le temps imparti, les difficultés identiques au retour ; autant dire que quand je rejoins la route goudronnée, je me relaxe enfin. Il nous reste un minimum d’1h30 pour accéder à notre prochaine étape où nous devons encore nous trouver un hôtel. Je roule comme d’habitude au maxi de la vitesse autorisée soit 55 miles (presque 90km/h) sur cette petite route déserte. C’est un tort car il fait nuit, sans aucun éclairage, et les phares de ma jeep ne sont pas top (c’est bien le seul reproche que je pourrais lui faire !). Mon mari regarde ses photos sur l’écran de l’appareil et sans doute mon regard se détourne un moment. Quand je refocalise sur la route, c’est avec horreur que je constate qu’un énorme obstacle imprévu se dresse devant moi : une vache noire dans la nuit noire, qui me regarde d’un air parfaitement placide (je ne l’oublierai jamais ce regard !), voire suicidaire (il est quand même bruyant le 4x4 : alors qu’est ce qu’elle fiche là en plein milieu de la route !!!)
Alors là m’arrive une sensation vraiment étonnante : un dédoublement de la personnalité ! Mon cerveau attaque les maths : vitesse du projectile, distance du point d’impact et résous l’équation : choc imparable ; on est trop près !!! Mais, l’instinct de survie branche un bouton que je ne me connaissais même pas : « supers réflexes ». Je donne donc un grand coup de volant à gauche sans freiner même si dans ma tête, c’est déjà perdu. Miracle ! Ca passe ! Le cerveau continue son boulot : route étroite, gros ravin à un éclair de pensée ; si j’ai raté la vache, le ravin, lui, je ne vais pas le louper ! Mais « supers réflexes » agit plus vite et je donne donc un grand coup de volant à droite.
P…n, on a passé ça aussi !!! Mais la voiture n’apprécie pas du tout et se met à tanguer dangereusement. Quand les roues décollent vraiment haut, mon cerveau continue son travail de sape morale, ça fait un moment qu’on est passé dans le rouge pour tous les bidules électronique qui gardent la trajectoire : on ne peut donc que se renverser. Mais mes mains continuent à donner des coups de volant alternatifs dans le sens opposé des roues qui se sont levées. Bref, au bout d’un moment, après de multiples cahotages, j’ai stabilisé. Sauvés ! Un silence de mort dans la voiture ! Mon mari n’a pas dit un mot pendant tout le gymkhana ! Moi, j’aurais piqué à coup sûr une crise de nerf à sa place. Il nous faudra quelques minutes pour déglutir et se mettre à parler de la bonne étoile qui nous a sauvés ce soir. C’est arrivé si vite que nous n’avons pas eu le temps d’avoir peur pendant, mais la trouille rétrospective, elle, fait son boulot ! Gloups…..
On arrive à St Georges : on trouve un hôtel sympa : le Crystal Inn où on nous fait un prix réduit pour une jolie chambre et nous dînons en face, à l’excellent Black Bear Dinner. Saumon pour Mr et hamburger pour Mme. Bien mérité non ? mmm
Quelle journée !!!
Bonjour ! Je m'appelle AimeLine, et je réside actuellement à l'ile de la réunion. Je dois me rendre aux usa cet été ( juin : donc le mois prochain)
j'ai fait une demande de passeport dit " passeport électronique". Cependant, j'entends des gens autour de moi me parler de " passeport biométrique".
Donc ayant beaucoup de doutes à ce sujet, je me suis rendue dans la plus grande marie du chef lieu ainsi que la préfecture et meme une agence de voyage. J'ai donc exposé mon probleme ainsi : " je dois me rendre aux Etats Unis, de quoi ai-je besoin" : ils m'ont répondu : vous avez l'ancien passeport delphine ou le nouveau passeport électronique ?" j'ai donc répondu " j'ai fait une demande de passeport le mois dernier et je dois le recevoir en mai" ils m'ont repondu que donc il n'y aurait pas de probleme et que je n'aurai pas besoin de visa puisque je ne reste pas plus que 90jours. Bien, j'ai donc posé la question " c'est quoi le passeport biométrique" ils m'ont répondu il n'est pas encore sorti, de ne pas m'inquiéter les etats unis demandent un passeport electronique.
Voilà à l'université j'ai rencontré mon professeur d'anglais et je lui ai exposé mon probleme et elle m'a répondu : avez vous un passeport biométrique ? je lui ai répondu je ne sais pas trop ce que c'est : elle m'a dit vous avez impérativement besoin d'un passeport biométrique, je lui ai répondu j'ai fait la demande du nouveau passeport electronique, elle m'a répondu désolée mais sans le passeport biométrique vous n'allez pas pouvoir vous rendre aux States. Je vous pose alors ma question : qui dois-je croire?
Etrange car la prefecture, et la mairie de mon ile insistent avec moi pour me dire de ne pas m'inquiéter et les autres autour de moi insistent pour me dire qu'il me faut mon passeport biométrique. Si les gens autour de moi ont raison ca veut dire que le passeport biométrique à l'ile de la réunion n'existe pas ( pas normal car c'est un département francais ) les réunionais n'ont donc pas le droit de se rendre aux STATES?
AIDEZ MOI S'il vous plait ( j'ai besoin de réponses je suis complétement perdue et je dois me rendre aux states le mois prochain, pas par fantaisie mais parceque je dois m'y rendre urgemment. J'attends vos réponses MERCI BEAUCOUP D'AVANCE
Etrange car la prefecture, et la mairie de mon ile insistent avec moi pour me dire de ne pas m'inquiéter et les autres autour de moi insistent pour me dire qu'il me faut mon passeport biométrique. Si les gens autour de moi ont raison ca veut dire que le passeport biométrique à l'ile de la réunion n'existe pas ( pas normal car c'est un département francais ) les réunionais n'ont donc pas le droit de se rendre aux STATES?
AIDEZ MOI S'il vous plait ( j'ai besoin de réponses je suis complétement perdue et je dois me rendre aux states le mois prochain, pas par fantaisie mais parceque je dois m'y rendre urgemment. J'attends vos réponses MERCI BEAUCOUP D'AVANCE
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.
La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.
Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.

Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.


Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

JOUR 1. LUNDI 1er NOVEMBRE 2004.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Bonjour ,
En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !
Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !
Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !
Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !
Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
bonjour,
je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?
pourra-t-il entrer sur le territoire ?
merci
je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?
pourra-t-il entrer sur le territoire ?
merci











