J'ai parcouru le forum. A vous lire, le Liban semble actuellement relativement "paisible" si l'on évite certaines zones.
Je suis actuellement en France. J'aimerais avoir une idée sur la possibilité de trouver un logement pour une famille (3 enfants) pour y vivre (nord de Beyrouth, Jounieh) : est-ce facile d'en trouver un ? Pour quel loyer (grosso modo) ?
Comment évaluer le budget pour y vivre (ma référence étant la France, petite ville de province) ?
Peut-on s'y rendre en voiture (essence, puisque le diesel est interdit) ? Par route ou sinon par bateau ? Ou vaut-il mieux s'y rendre en avion (vendre sa voiture en France et en racheter une au Liban).
J'ai lu quelque part qu'on ne pouvait y entrer qu'avec une voiture essence de moins de 5 ans. Est-ce toujours exact ?
Vous pardonnerez la naïveté de mes questions mais c'est un pays que je ne connais pas encore...
😉 Bonjour à tous,
Cela fait maintenant 7 mois que je vis au Liban près de Babdaa, à Hadath. Je suis marié avec une libanaise chrétienne maronite et pour tout vous dire je suis venu ici par amour pour elle car elle n'aurait pas supporté la vie en France. Elle y a passé plusieurs séjours ça ne lui a pas plu. Je cherche activement un emploi ici. Je serais très intéressé par un métier d'enseignant dans une école privée. Je sais que je m'y prends un peu tard mais je ne connaissais pas ce site. Je me suis fait avoir par plusieurs personnes qui devaient m'orienter et à ce jour aucun resultat. J'ai une formation de journaliste. J'ai exercé ce métier pendant 7 ans en radio en France mais aussi en télévision. J'ai aussi fait de l'événementiel et je me suis occupé de la communication d'organisme et d'associations. J'ai également donné des cours privés de français, d'expression et de journalisme. Je parle le français, je me débrouille en anglais et je bafouille en arabe libanais.
Quelles sont mes chances? Vers qui je dois m'adresser? Est il trop tard pour cette rentrée scolaire?? Merci par avance de votre aide. Je commence à désespérer. Je me plais bien ici même si j'ai un peu mal avec les traditions, comme la belle famille un peu envahissante....et les salaires très bas...🏴☠️
Bien à vous
Cela fait maintenant 7 mois que je vis au Liban près de Babdaa, à Hadath. Je suis marié avec une libanaise chrétienne maronite et pour tout vous dire je suis venu ici par amour pour elle car elle n'aurait pas supporté la vie en France. Elle y a passé plusieurs séjours ça ne lui a pas plu. Je cherche activement un emploi ici. Je serais très intéressé par un métier d'enseignant dans une école privée. Je sais que je m'y prends un peu tard mais je ne connaissais pas ce site. Je me suis fait avoir par plusieurs personnes qui devaient m'orienter et à ce jour aucun resultat. J'ai une formation de journaliste. J'ai exercé ce métier pendant 7 ans en radio en France mais aussi en télévision. J'ai aussi fait de l'événementiel et je me suis occupé de la communication d'organisme et d'associations. J'ai également donné des cours privés de français, d'expression et de journalisme. Je parle le français, je me débrouille en anglais et je bafouille en arabe libanais.
Quelles sont mes chances? Vers qui je dois m'adresser? Est il trop tard pour cette rentrée scolaire?? Merci par avance de votre aide. Je commence à désespérer. Je me plais bien ici même si j'ai un peu mal avec les traditions, comme la belle famille un peu envahissante....et les salaires très bas...🏴☠️
Bien à vous
Bonjour à tous,
Étudiant à Toulouse, j'ai la possibilité de partir étudier à l'étranger, et le proche-orient m'attire particulièrement. Néanmoins, j'hésite beaucoup entre ces deux villes : Istanbul et Beyrouth.
Voilà les termes du dilemme :
Pour ce qui est d'étudier, au final, les deux villes sont à peu près au même niveau avec Galatasaray et l'Institut Saint Joseph qui sont deux établissement à la renommée comparable (arrêtez-moi si je me trompe !).
Donc finalement, le choix porte plutôt sur la ville en elle-même; car même si j'irais pour étudier, j'ai envie de m'épanouir dans une belle ville, visiter et profiter du paysage environnant. En effet, je suis passionné par l'histoire, et la culture arabo-musulmane, architecturale mais également culinaire, rythme de vie ou artistique, me plaît énormément. J'ai envie d'être le plus coupé possible de l'Occident, même si ces deux villes sont quand même très occidentalisées. Donc, le cadre intérieur de la ville est très important pour moi, je voudrais une belle ville à visiter, pouvoir me promener dans les souks, découvrir le patrimoine et être relativement dépaysé dans le pittoresque des paysages urbains. Mais également, j'aimerais (et je ne sais pas si c'est possible) pouvoir faire des randonnées dans d'éventuels cadres naturels à la périphérie (proche ou pas trop éloignée) de ces villes.
D'autre part, au niveau plus pragmatique, la langue est un autre dilemme : parlant français de naissance, anglais assez couramment, et ayant un tout petit niveau d'arabe, le Liban et notamment le "Paris du Moyen-Orient" semble m'être le plus approprié. Mais ayant un bon niveau d'anglais, est-il possible de s'en sortir uniquement grâce à cette langue en Turquie ? Et le Turc est-il si difficile à apprendre, en étant plongé dans le pays ?
Enfin, je cherche une ville dynamique et animée, puisqu'étudiant, avec une vie de nuit, mais aussi des activités culturelles, et sportives.
Bref pour récapituler, quelle ville choisir entre Beyrouth et Istanbul, lorsque l'on recherche une vie étudiante animée, dynamique mais aussi culturelle, touristique, et plus "intello" (musées etc, comme vous l'aurez compris), avec le plus grand cachet oriental, mais aussi une beauté dans la nature environnante (là, c'est si possible car je reviendrais sûrement d'un semestre en pleine nature norvégienne donc j'aurais déjà eu ma dose), tout en ne devant pas rester cloisonné à un cercle d'étudiant franco-français par la barrière linguistique ?
C'est une question difficile et je sais que le meilleur choix entre ces deux villes n'est sûrement pas possible; mais laquelle serait la plus susceptible de répondre à un maximum de mes attentes ?
Cordialement
Bref pour récapituler, quelle ville choisir entre Beyrouth et Istanbul, lorsque l'on recherche une vie étudiante animée, dynamique mais aussi culturelle, touristique, et plus "intello" (musées etc, comme vous l'aurez compris), avec le plus grand cachet oriental, mais aussi une beauté dans la nature environnante (là, c'est si possible car je reviendrais sûrement d'un semestre en pleine nature norvégienne donc j'aurais déjà eu ma dose), tout en ne devant pas rester cloisonné à un cercle d'étudiant franco-français par la barrière linguistique ?
C'est une question difficile et je sais que le meilleur choix entre ces deux villes n'est sûrement pas possible; mais laquelle serait la plus susceptible de répondre à un maximum de mes attentes ?
Cordialement
Bonjour, je dois m'installer à Beyrouth pour la rentrée scolaire prochaine. Je suis enseignant.
Je recherche des informations sur les logements sur place: coût pour un appartement 2 chambres maxi. Quartier Verdun et autour.
Merci
Bonjour,
J'ai découvert un petit hôtel basique mais propre (même si un coup de pinceau serait apprécié);-) 2 lits avec clim, télé cablée, sdb dans la chambre=34 dollars/n. Situé juste derrière le Palm Beach Hôtel à 50 m de la corniche...accueil adorable, internet possible, 15 min compris dans le prix de la chambre, et à Beyrouth ça va presque vite;-) et petit déj pour 3 dollars.. n'hésitez pas pour plus d'infos,
Nathalie
Bonjour,
Comme le Liban manque de retours de voyageurs, voici un bref et partiel compte-rendu de mon récent séjour dans le pays. Je me concentrerai sur les aspects pratiques.
Durée: 13 nuits et 13 jours, du 23 octobre au 4 novembre 2015. Dépenses: 448 dollars, soit 34,50 par jour en moyenne. Compagnie aérienne: Aegean Airlines, depuis Genève, avec escale à Athènes (à l'aller, j'en ai profité pour m'arrêter deux jours dans la capitale grecque). Environ 270 euros pour l'aller-retour, sans bagage en soute.
D'un point de vue touristique, les trois incontournables du pays sont, à mon avis, les grottes de Jeita, le site archéologique de Baalbek et la vallée de la Quadisha. Je citerais ensuite Sour/Tyr, Beyrouth (ne ratez pas le Musée national d'archéologie), Jbeil/Byblos et Tripoli. Si vous en avez le temps, j'ajouterais Saïda/Sidon (surtout si vous n'allez pas à Tripoli), Beïteddine et éventuellement Batroun.
Je pense que tous ces lieux peuvent se visiter en 8-9 jours. Personnellement, j'ai fait le choix de passer une nuit à Baalbek (le site se visite très bien en une petite journée depuis Beyrouth), trois nuits à Tripoli (une grosse journée peut suffire) et trois journées complètes dans la vallée de la Qadisha, point d'orgue de mon séjour. Il est tout à fait envisageable de profiter de Sour et de Saïda dans la même journée (ce que je n'ai pas fait), en transports publics également (dans ce cas, je conseille de partir assez tôt le matin).
A mon arrivée à Beyrouth (à 2h du matin), j'ai décidé de "dormir" dans l'aéroport et de prendre un minibus à l'aube vers le centre (LL1000, soit moins de 60 centimes d'euro). Les taxis exigent au moins 20 dollars (souvent plus, à ce qu'on m'a dit) alors qu'il n'y a que 8 km environ jusqu'à la Place des Martyrs (j'ai même fait le retour à pied, en pleine nuit, comme les minibus ne circulaient plus 😄).
La plupart du temps, je me suis déplacé en bus ou minibus, pour des prix dérisoires (LL1500 à LL2000 pour les destinations se situant à moins de 45 minutes de Beyrouth, LL3000 pour Beïteddine, LL5000 pour Baalbek, etc.). On a rarement essayé de me faire payer plus qu'un local (mais j'étais généralement renseigné sur le montant à payer).
J'ai pris mon seul taxi (LL10'000) pour me rendre aux grottes de Jeita, à environ 5 km de l'arrêt de bus. Je suis revenu à pied et ça se fait très bien (mieux que l'aéroport 😛).
Sur le versant nord de la vallée de la Qadisha, il n'y a pas de bus et j'ai alterné entre marche et auto-stop (en général, la première ou la deuxième voiture s'arrête...). Sur le versant sud, des bus passent très régulièrement (toutes les 15-20 minutes) et on paie LL1000 pour des trajets de courte distance. En étant un minimum débrouillard (et sportif), il est très facile de se passer de véhicule de location.
Au niveau sécurité, j'ai juste entendu quelques rafales de Kalachnikov à Baalbek, durant ma visite du site archéologique, mais les rares ouvriers et touristes (Libanais) présents sur place ne se sont pas inquiétés et moi non plus. Partout ailleurs, rien à signaler. Assez forte présence militaire à Beyrouth et surtout Tripoli.
Les Libanais (et les Syriens, Palestiniens... puisqu'ils sont nombreux eux aussi) n'ont jamais fait mentir leur formidable réputation d'hospitalité. Un magnifique accueil, tout en retenue, gentillesse et désintéressement.
La mosaïque sociale, culturelle et religieuse est tout à fait fascinante et la gastronomie locale devrait satisfaire les plus difficiles. Personnellement, j'ai toujours (très bien) mangé dans la rue ou les petits bouibouis fréquentés par le "bas peuple".
Généralement, je privilégie le fait de dormir sur les lieux que je visite. Mais les hôtels bon marché sont assez rares, au Liban, et j'ai donc choisi de rayonner pendant une petite semaine depuis la capitale.
Mes hébergements (je n'ai rien réservé avant d'arriver sur place): - Beyrouth (six nuits): Talal New Hotel, 14 dollars la nuit en dortoir de trois lits. Très bien situé en plein centre à côté de la station Charles Helou. Le propriétaire est une mine d'informations et l'ambiance très sympathique, wifi disponible mais normalement payant. - Baalbek (1 nuit): Hotel Jupiter, chambre individuelle négociée à 20 dollars (mais elle devait en valoir au moins le double), aucun autre client à part moi, pas de wifi. - Tripoli (3 nuits): Hotel Koura, plus de dortoir disponible donc chambre individuelle négociée à 30 dollars, standing supérieur à ce dont j'ai l'habitude, gérante parlant très bien le français, établissement parfaitement situé et au calme, wifi inclus. - Bscharré (Qadisha, 2 nuits): Tiger House, 10 dollars pour un dortoir de dix lits (nous n'étions que trois), pas de wifi.
A noter que deux Françaises rencontrées à Bscharré ont utilisé AirBNB à plusieurs reprises avec satisfaction. Sauf erreur, elles payaient généralement 15-25 dollars pour une chambre (double).
Au niveau des guides papier, j'avais opté pour le Petit Futé (l'Essentiel), mal conçu et sans aucune info pratique, donc peu utile. J'ai rapidement téléchargé le chapitre "Lebanon" du Lonely Planet consacré au "Middle East", qui m'a beaucoup plus servi au final (sauf pour les monastères de la vallée de la Qadisha, dont il ne fait aucune mention: incompréhensible!).
Dans la vallée de la Qadisha, je conseille principalement les monastères/couvents/ermitages de Saint-Antoine, Qannoubine, Haouqa, Saint-Elisée (Deir Mar Elisha) et Saint-Simon (Deir Mar Seimaan). Un magnifique sentier (bien entretenu) relie Qannoubine à Haouqa. Le monastère de Hammatoura, accroché à son pli rocheux (à Kousba, située à la jonction des routes venant de Tripoli et Beyrouth), jouit d'une situation spectaculaire. Il se visite aussi.
A noter que le siège patriarchal d'Ed Diman, en plus de sa jolie église, dispose d'un des plus beaux points de vue sur la vallée. Il faut vous rendre en contrebas du bâtiment nord (merci le Petit Futé, quand même, pour ce bon plan).
Je pensais marcher quelques étapes du Lebanon Mountain Trail (LMT), mais mes séjours prolongés à Tripoli et Bscharré en ont décidé autrement. Il est probable que je retourne au Liban dans les années à venir pour faire le trek au complet.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Comme le Liban manque de retours de voyageurs, voici un bref et partiel compte-rendu de mon récent séjour dans le pays. Je me concentrerai sur les aspects pratiques.
Durée: 13 nuits et 13 jours, du 23 octobre au 4 novembre 2015. Dépenses: 448 dollars, soit 34,50 par jour en moyenne. Compagnie aérienne: Aegean Airlines, depuis Genève, avec escale à Athènes (à l'aller, j'en ai profité pour m'arrêter deux jours dans la capitale grecque). Environ 270 euros pour l'aller-retour, sans bagage en soute.
D'un point de vue touristique, les trois incontournables du pays sont, à mon avis, les grottes de Jeita, le site archéologique de Baalbek et la vallée de la Quadisha. Je citerais ensuite Sour/Tyr, Beyrouth (ne ratez pas le Musée national d'archéologie), Jbeil/Byblos et Tripoli. Si vous en avez le temps, j'ajouterais Saïda/Sidon (surtout si vous n'allez pas à Tripoli), Beïteddine et éventuellement Batroun.
Je pense que tous ces lieux peuvent se visiter en 8-9 jours. Personnellement, j'ai fait le choix de passer une nuit à Baalbek (le site se visite très bien en une petite journée depuis Beyrouth), trois nuits à Tripoli (une grosse journée peut suffire) et trois journées complètes dans la vallée de la Qadisha, point d'orgue de mon séjour. Il est tout à fait envisageable de profiter de Sour et de Saïda dans la même journée (ce que je n'ai pas fait), en transports publics également (dans ce cas, je conseille de partir assez tôt le matin).
A mon arrivée à Beyrouth (à 2h du matin), j'ai décidé de "dormir" dans l'aéroport et de prendre un minibus à l'aube vers le centre (LL1000, soit moins de 60 centimes d'euro). Les taxis exigent au moins 20 dollars (souvent plus, à ce qu'on m'a dit) alors qu'il n'y a que 8 km environ jusqu'à la Place des Martyrs (j'ai même fait le retour à pied, en pleine nuit, comme les minibus ne circulaient plus 😄).
La plupart du temps, je me suis déplacé en bus ou minibus, pour des prix dérisoires (LL1500 à LL2000 pour les destinations se situant à moins de 45 minutes de Beyrouth, LL3000 pour Beïteddine, LL5000 pour Baalbek, etc.). On a rarement essayé de me faire payer plus qu'un local (mais j'étais généralement renseigné sur le montant à payer).
J'ai pris mon seul taxi (LL10'000) pour me rendre aux grottes de Jeita, à environ 5 km de l'arrêt de bus. Je suis revenu à pied et ça se fait très bien (mieux que l'aéroport 😛).
Sur le versant nord de la vallée de la Qadisha, il n'y a pas de bus et j'ai alterné entre marche et auto-stop (en général, la première ou la deuxième voiture s'arrête...). Sur le versant sud, des bus passent très régulièrement (toutes les 15-20 minutes) et on paie LL1000 pour des trajets de courte distance. En étant un minimum débrouillard (et sportif), il est très facile de se passer de véhicule de location.
Au niveau sécurité, j'ai juste entendu quelques rafales de Kalachnikov à Baalbek, durant ma visite du site archéologique, mais les rares ouvriers et touristes (Libanais) présents sur place ne se sont pas inquiétés et moi non plus. Partout ailleurs, rien à signaler. Assez forte présence militaire à Beyrouth et surtout Tripoli.
Les Libanais (et les Syriens, Palestiniens... puisqu'ils sont nombreux eux aussi) n'ont jamais fait mentir leur formidable réputation d'hospitalité. Un magnifique accueil, tout en retenue, gentillesse et désintéressement.
La mosaïque sociale, culturelle et religieuse est tout à fait fascinante et la gastronomie locale devrait satisfaire les plus difficiles. Personnellement, j'ai toujours (très bien) mangé dans la rue ou les petits bouibouis fréquentés par le "bas peuple".
Généralement, je privilégie le fait de dormir sur les lieux que je visite. Mais les hôtels bon marché sont assez rares, au Liban, et j'ai donc choisi de rayonner pendant une petite semaine depuis la capitale.
Mes hébergements (je n'ai rien réservé avant d'arriver sur place): - Beyrouth (six nuits): Talal New Hotel, 14 dollars la nuit en dortoir de trois lits. Très bien situé en plein centre à côté de la station Charles Helou. Le propriétaire est une mine d'informations et l'ambiance très sympathique, wifi disponible mais normalement payant. - Baalbek (1 nuit): Hotel Jupiter, chambre individuelle négociée à 20 dollars (mais elle devait en valoir au moins le double), aucun autre client à part moi, pas de wifi. - Tripoli (3 nuits): Hotel Koura, plus de dortoir disponible donc chambre individuelle négociée à 30 dollars, standing supérieur à ce dont j'ai l'habitude, gérante parlant très bien le français, établissement parfaitement situé et au calme, wifi inclus. - Bscharré (Qadisha, 2 nuits): Tiger House, 10 dollars pour un dortoir de dix lits (nous n'étions que trois), pas de wifi.
A noter que deux Françaises rencontrées à Bscharré ont utilisé AirBNB à plusieurs reprises avec satisfaction. Sauf erreur, elles payaient généralement 15-25 dollars pour une chambre (double).
Au niveau des guides papier, j'avais opté pour le Petit Futé (l'Essentiel), mal conçu et sans aucune info pratique, donc peu utile. J'ai rapidement téléchargé le chapitre "Lebanon" du Lonely Planet consacré au "Middle East", qui m'a beaucoup plus servi au final (sauf pour les monastères de la vallée de la Qadisha, dont il ne fait aucune mention: incompréhensible!).
Dans la vallée de la Qadisha, je conseille principalement les monastères/couvents/ermitages de Saint-Antoine, Qannoubine, Haouqa, Saint-Elisée (Deir Mar Elisha) et Saint-Simon (Deir Mar Seimaan). Un magnifique sentier (bien entretenu) relie Qannoubine à Haouqa. Le monastère de Hammatoura, accroché à son pli rocheux (à Kousba, située à la jonction des routes venant de Tripoli et Beyrouth), jouit d'une situation spectaculaire. Il se visite aussi.
A noter que le siège patriarchal d'Ed Diman, en plus de sa jolie église, dispose d'un des plus beaux points de vue sur la vallée. Il faut vous rendre en contrebas du bâtiment nord (merci le Petit Futé, quand même, pour ce bon plan).
Je pensais marcher quelques étapes du Lebanon Mountain Trail (LMT), mais mes séjours prolongés à Tripoli et Bscharré en ont décidé autrement. Il est probable que je retourne au Liban dans les années à venir pour faire le trek au complet.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Bonjour à tous et toutes,
J'ai très envie de découvrir le Liban pour une dizaine de jours et suis en train d'hésiter entre une formule voyage rando "organisée" ou billet d'avion / sac à dos. Ce qui me retient c'est la perception des filles voyageant seules sur place : J'avais eu une expérience très moyenne en Turquie il y a assez longtemps où les rapports s'étaient résumés à soit de la drague soit une indifférence totale, voire un grand mépris pour ma condition de femme, sachant qu'en quelques jours il est difficile d'approfondir et d'aller au delà des premières impressions.
En gros, est-ce que ca peut être agréable de se promener seule dans les souks, de déjeuner seule, ect ? (bien sur pas en mini jupe en terrasse mais les précautions à prendre sont elles très contraignantes ou dans la norme ?)
Avez vous fait l'expérience ?
Si oui vos réponses m'éclaireraient ;-)
A vous lire, merci !
J'ai très envie de découvrir le Liban pour une dizaine de jours et suis en train d'hésiter entre une formule voyage rando "organisée" ou billet d'avion / sac à dos. Ce qui me retient c'est la perception des filles voyageant seules sur place : J'avais eu une expérience très moyenne en Turquie il y a assez longtemps où les rapports s'étaient résumés à soit de la drague soit une indifférence totale, voire un grand mépris pour ma condition de femme, sachant qu'en quelques jours il est difficile d'approfondir et d'aller au delà des premières impressions.
En gros, est-ce que ca peut être agréable de se promener seule dans les souks, de déjeuner seule, ect ? (bien sur pas en mini jupe en terrasse mais les précautions à prendre sont elles très contraignantes ou dans la norme ?)
Avez vous fait l'expérience ?
Si oui vos réponses m'éclaireraient ;-)
A vous lire, merci !
🙁 Contrairement à beaucoup sur ce forum, je reste très déçu de mon expérience au LIBAN. Je vis ici depuis un an et demi et je suis un peu surpris voir étonné de la façon dont ce pays fonctionne. Tout est bricolage, rafistolage, on a beaucoup de mal à trouver des gens professionnels, entrepreneurs....ou alors il faut engraisser les gens pour obtenir un papier ou un service (administration etc)....Ce qui provoque souvent des crises de nerf....
Perso par rapport à beaucoup sur ce forum, j'ai trouvé un travail d'enseignant dans une Université assez côté et je me suis bien intégré...J'ai trouvé par du piston, disons le; soyons franc car cela ne marche que comme ça ici...Je n'ai qu'une formation de journaliste, je n'ai pas trouvé dans mon domaine malheureusement. J'ai fait pendant de nombreuses années de la radio en France...
J'enseigne le français langue étrangère; et je suis très surpris par la politique éducative du pays, notamment sur le Français. Je croyais ce pays francophone vu l'histoire avec la France, quoi que je devais avoir une mauvaise idée de ce qu'était la francophonie visiblement dans le monde, avec l'image de l'Afrique ou encore celle du Quebec en exemple. Je fus très déçu par le niveau des étudiants qui est extremement faible....Et rien n'est fait pour les motiver à apprendre la langue. On ressent même chez eux une certaine indifférence, ingratitude voir un ras le bol quoi que c'est un peu fort comme termes vis à vis de la France....qu'ils ne connaissent que par Sarkosy....(D'ailleurs les sujets de conversation sont assez simple, politique et religion (très pesante)) Je dis cela car c'est tout de même ici que vont se dérouler les jeux de la francophonie. (à ce sujet, une conférence avait été organisé dans mon établissement sans que les professeurs du département de langue ne soient au courant, et plus surprenant encore cette conférence s'est tenu en langue arabe et non en français, ce qui est un comble je trouve pour une conférence sur la francophonie dans une Université francophone.) Bref cette dernière chose est un détail qui illustre bien les soucis d'organisation et de cohérence....je suis également très surpris qu'au niveau discipline ces écoles ne soient pas plus strictes....Je ne suis ce que l'on appelle un raleur, l'image que l'on a généralement des Français mais je trouve que beaucoup de choses ici qui au départ sont simples prennent des proportions inimaginables....Je suis ici non pas par opportunité professionnelle mais parce que je suis marié à une libanaise. La situation étant ce qu'elle est en France, il m'est donc très difficile de repartir et surtout de convaincre ma femme de venir.
Par ailleurs ce pays est très beau, accueillant et tout et tout....mais bon....Il faut peut etre vivre avec tout cela, ce qui est pour moi un peu difficile....
J'aimerais avoir un avis des français qui vivent ici, l'expérience doit etre certainement différente...j'aimerais savoir si ils ont trouvé du travail...et dans quoi...quel est leur ressenti...???
Perso par rapport à beaucoup sur ce forum, j'ai trouvé un travail d'enseignant dans une Université assez côté et je me suis bien intégré...J'ai trouvé par du piston, disons le; soyons franc car cela ne marche que comme ça ici...Je n'ai qu'une formation de journaliste, je n'ai pas trouvé dans mon domaine malheureusement. J'ai fait pendant de nombreuses années de la radio en France...
J'enseigne le français langue étrangère; et je suis très surpris par la politique éducative du pays, notamment sur le Français. Je croyais ce pays francophone vu l'histoire avec la France, quoi que je devais avoir une mauvaise idée de ce qu'était la francophonie visiblement dans le monde, avec l'image de l'Afrique ou encore celle du Quebec en exemple. Je fus très déçu par le niveau des étudiants qui est extremement faible....Et rien n'est fait pour les motiver à apprendre la langue. On ressent même chez eux une certaine indifférence, ingratitude voir un ras le bol quoi que c'est un peu fort comme termes vis à vis de la France....qu'ils ne connaissent que par Sarkosy....(D'ailleurs les sujets de conversation sont assez simple, politique et religion (très pesante)) Je dis cela car c'est tout de même ici que vont se dérouler les jeux de la francophonie. (à ce sujet, une conférence avait été organisé dans mon établissement sans que les professeurs du département de langue ne soient au courant, et plus surprenant encore cette conférence s'est tenu en langue arabe et non en français, ce qui est un comble je trouve pour une conférence sur la francophonie dans une Université francophone.) Bref cette dernière chose est un détail qui illustre bien les soucis d'organisation et de cohérence....je suis également très surpris qu'au niveau discipline ces écoles ne soient pas plus strictes....Je ne suis ce que l'on appelle un raleur, l'image que l'on a généralement des Français mais je trouve que beaucoup de choses ici qui au départ sont simples prennent des proportions inimaginables....Je suis ici non pas par opportunité professionnelle mais parce que je suis marié à une libanaise. La situation étant ce qu'elle est en France, il m'est donc très difficile de repartir et surtout de convaincre ma femme de venir.
Par ailleurs ce pays est très beau, accueillant et tout et tout....mais bon....Il faut peut etre vivre avec tout cela, ce qui est pour moi un peu difficile....
J'aimerais avoir un avis des français qui vivent ici, l'expérience doit etre certainement différente...j'aimerais savoir si ils ont trouvé du travail...et dans quoi...quel est leur ressenti...???
je reviens du Liban
je viens d'y passer un mois
je suis arrivé le 15 aout, le lendemain du cessé le feu avec les flots de refugiés je suis repartit le 15 septembre
je ne vais pas vous raconter mon voyage mais insister sur le fait que le pays est désormais sûr et que les libanais vous attendent pour ne pas sombrer dans une crise économique
mais il convient de respecter certaines règles (je suis photographe indépendant donc je sais de quoi je parle)
NE PAS aller au sud du fleuve Litani sans interlocuteur parlant arabe ainsi que dans les région de Jezzine NE PAS aller le long de la frontiere israélienne sans interlocuteur arabe de CONFIANCE NE PAS photographier les ruines sans autorisation EXPRESS du hezbollah A la frontiere avec israel des miliciens patrouilles encore ouvertement armée, il convient de ne surtout pas y aller en touriste et de s'y vous y ternez vraiment, avoir un interlocuteur arabe et pas d'appareil photo n'y vidéo.
DEMANDER TOUJOURS pour photographier les adultes dans les quatiers/villes/villages tenu par le Hezbollah
NE PAS MARCHER SUR LES RUINES SURTOUT DANS LE SUD OU DES BOMBES A FRAGMENTATION ONT ÉTÉ UTILISÉ
NE PAS SE PROMENER DANS LA CAMPAGNE DANS LES 20 KM (et plus généralement au sur du fleuve litani) AU NORD DE LA FRONTIERE AVEC ISRAEL DES CACHES DU HEZBOLLAH S'Y TROUVE ENCORE
Le pays est désormais sur pour toutes personnes observant ces quelques règles de conduites, le paysage est somptueu, les gens incroyable.
Le Liban est manifique les libanais ont besoin de vous, allez y!
je ne vais pas vous raconter mon voyage mais insister sur le fait que le pays est désormais sûr et que les libanais vous attendent pour ne pas sombrer dans une crise économique
mais il convient de respecter certaines règles (je suis photographe indépendant donc je sais de quoi je parle)
NE PAS aller au sud du fleuve Litani sans interlocuteur parlant arabe ainsi que dans les région de Jezzine NE PAS aller le long de la frontiere israélienne sans interlocuteur arabe de CONFIANCE NE PAS photographier les ruines sans autorisation EXPRESS du hezbollah A la frontiere avec israel des miliciens patrouilles encore ouvertement armée, il convient de ne surtout pas y aller en touriste et de s'y vous y ternez vraiment, avoir un interlocuteur arabe et pas d'appareil photo n'y vidéo.
DEMANDER TOUJOURS pour photographier les adultes dans les quatiers/villes/villages tenu par le Hezbollah
NE PAS MARCHER SUR LES RUINES SURTOUT DANS LE SUD OU DES BOMBES A FRAGMENTATION ONT ÉTÉ UTILISÉ
NE PAS SE PROMENER DANS LA CAMPAGNE DANS LES 20 KM (et plus généralement au sur du fleuve litani) AU NORD DE LA FRONTIERE AVEC ISRAEL DES CACHES DU HEZBOLLAH S'Y TROUVE ENCORE
Le pays est désormais sur pour toutes personnes observant ces quelques règles de conduites, le paysage est somptueu, les gens incroyable.
Le Liban est manifique les libanais ont besoin de vous, allez y!
Rentré voici deux semaines d’un petit voyage en Syrie et au Liban, je replonge ce soir dans le ciel bleu qui ne m’a presque pas quitté pendant 3 semaines. L’occasion de raconter quelques rencontres, quelques villes, quelques routes... Espérons que cela fera venir le printemps, on peut toujours rêver!
PREMIERE RENCONTRE : ALEP-ABDHU

Je suis arrivé à Alep après une nuit de bus, Ankara-Antakya puis Antakya-Alep. Un plaisir lors de l’aterrissage à Ankara, lorsque j’ai été ébloui par les coupoles en aluminium des mosquées reflétant le soleil, j'ai réalisé que je retrouvais une région que j'aime profondément. Parti vers 19h d’Ankara, à chaques arrêts, dans chaques villes, le même rituel : chanson, musique, tambour, drapeau turc. Une centaine de personnes au minimum accompagnaient les jeunes conscrits jusqu’au bus. Les amis, la famille, les mères en pleurs à l’idée que leurs fils se retrouve loin, dans l’armée. Personne ne savait d’ailleurs à l’avance dans quelle région ils feraient leur service. Les plus chanceux à l’ouest, dans une ville, les moins gâtés à l’est, dans le froid et la tension des régions kurdes.
Je suis donc à Alep, j’ai retrouvé les saveurs du Moyen-Orient, un sourire béat, idiot même, s’affiche sur mon visage. Dans cette région, je me sens bien. C’est comme ça, toujours! Après avoir mangé du poulet grillé et une salade au goût de menthe et de citron, je quitte le quartier des vendeurs de pneux où je loge, dans le nouveau centre de la ville. Direction le vieux centre. En chemin, je fais la connaissance d’Abdhu qui me demande simplement si j’ai besoin d’aide. Aucunement! Mais nous passerons quand même deux jours ensemble...
C’était vendredi, j’ai marché avec lui sous les arches du souk. Tout était calme, nulles difficultés à s’imaginer quelques siècles dans le passé. De Khans en petites ruelles, nous tombions parfois sur des enfants jouant au foot. D’autres profitaient du jour de repos pour laver les voitures et les camionnettes. Une odeur de narghillé trahissait quelquefois la présence d’hommes se détendant derrière les grilles baissées des magasins. Les murs hauts, les pavés, tout était construit en pierres blanches. Du haut des remparts de la vieille ville, j’ai contemplé Alep. Des enfants dévalaient une pente sur un tricycle en plastique. Le soleil brillait, déclinant lentement. Le blanc de la ville se faisait plus rosé, puis orange.
Le soir, j’ai suivi Abdhu vers les quartiers chrétiens. C’est la sortie du vendredi pour bon nombre de jeunes musulmans d’Alep. Le vendredi n’étant pas férié pour eux, les arméniens et les autres chrétiens ont leurs commerces ouverts. Mais ce n’est pas le plus important. Abdhu venait surtout se rincer l’oeil et contempler la beauté de toute ces filles habillées de manière très “sexy”, jean's moulants, très maquillées... Selon lui, il existe des cas de mariages mixtes musulman-chrétien mais ça pose de gros problèmes pour les familles. C’est très rare.
Le soir, nous avons engagé une discussion que j’attendais, que j'esperais même. Nous avons parlé de politique et de la situation dans la région. Je trouve toujours passionnant d’entendre des avis forgés par des informations et des propagandes différentes des nôtres. C’est souvent choquant mais cela fait réfléchir: est-ce que mes convictions ne sont elles pas aussi étranges à entendre pour lui ? Bien sûr que si! Je pense tenir un vérité mais finalement non... Il n’y en a pas qui tienne.
Abdhu est membre du parti Baas. Il aime son président... Tout le monde l’aime ici, pas le choix! Et ils doivent vraiment l’adorer vu le nombre de portraits qui ornent les murs de la ville, des magasins, des hotels, des maisons.... Je me marre, les pauvres! A la frontière était écrit : “Welcome to Assad’s Syria”. Chez nous, les fascistes disent “la France au français”. Là-bas, ils n’en sont même pas là!
Revenons à Abdhu. Il pense que son président est moyen dans la politique intérieur mais fort dans la politique extérieur. Selon lui, il les protège contre Israël. La plupart des syriens se sentent quotidiennement menacés par Israël. Il me parle des personnes emprisonnées, exécutées pour raisons politiques. Il me dit qu’il est prêt à accepter que le pouvoir tue un de ses amis pour ces raisons là car cela évite des morts plus nombreux, conséquence de l’affaiblissement du pouvoir et du pays face à ses ennemis.
L’Irak selon lui ? Les USA et Israël sont en train de manipuler Chiites et Sunnites afin de créer un conflit d’Arabie Saoudite jusqu’en Iran. Ceci dans le but d’affaiblir le monde musulman et de vendre des armes. Il me dit que le nombre de morts irakiens tués par des soldats de la coallition est bien plus important que ce que l’on veut bien dire dans le médias occidentaux. Pourquoi aurais-je plus raison que lui sur ce point? La propagande existe aussi dans nos chères démocraties. Je ne sais pas.
Il m’étonne un peu. Abdhu est étudiant, pas pratiquant, issu d’une famille aisée. Pourtant il est convaicu que les attentats du 11 Septembre sont l’oeuvre des juifs!!! Je proteste mais il attache autant de crédit à ce que je lui dis que l’inverse. On est tous les deux absolument convaincus de nos idée. Et encore plus sûrs de l’absurdité de ce que dit l’autre. Que faire... Je me pose des questions. Toutes les évidences auxquelles nous croyons ne seraient-elles que le fruit des informations, justes ou fausses que nous recevons. Et en quoi mes convictions sont elles plus vraies que les siennes? Sinon en ce qu'elles m'appartiennent?
Autre fantaisie que j’écoute dans un parc, devant un ballet de fontaines, suivant le rythme d’une musique libanaise : selon Abdhu (qui ne va pas à la mosquée, qui est très peu pratiquant) l’avenir du Moyen Orient est écrit dans le Coran. Israël va envahir la Syrie, la Jordanie et une partie de l’Arabie-Saoudite. Suite à cela, les états arabes s’uniront et rayeront Israël de la carte. Rien que ça. C’est Nostradamus version Middle-east... Je ne connaissais pas! Je passe sur les histoire d'espionnage qu'il me raconte. J'ai déjà remarqué ce genre d'attitude paranoïaque dans ces pays. Franchement, je ne crois pas à son histoire d'un couple d'espions danois se faisant passés pour des routards et curieux de tout! Suivant ce critère là, je suis moi aussi un espion!
Le lendemain, je vais avec Abdhu à l’université. Elle est immense. Il me faut bien 40 minutes pour traverser le campus. Dans les couloirs, des jeunes qui discutent et rient. Des étudiantes et des étudiants qui se regardent, se sourient, se séduisent, peut-être. Comme ici, en France! C’est l’activité principale des 18-22 ans. Parler avec et surtout au sujet du sexe opposé. Décidemment, on est tous frères... L’internationnalisme hormonale.

PREMIERE RENCONTRE : ALEP-ABDHU
Je suis arrivé à Alep après une nuit de bus, Ankara-Antakya puis Antakya-Alep. Un plaisir lors de l’aterrissage à Ankara, lorsque j’ai été ébloui par les coupoles en aluminium des mosquées reflétant le soleil, j'ai réalisé que je retrouvais une région que j'aime profondément. Parti vers 19h d’Ankara, à chaques arrêts, dans chaques villes, le même rituel : chanson, musique, tambour, drapeau turc. Une centaine de personnes au minimum accompagnaient les jeunes conscrits jusqu’au bus. Les amis, la famille, les mères en pleurs à l’idée que leurs fils se retrouve loin, dans l’armée. Personne ne savait d’ailleurs à l’avance dans quelle région ils feraient leur service. Les plus chanceux à l’ouest, dans une ville, les moins gâtés à l’est, dans le froid et la tension des régions kurdes.
Je suis donc à Alep, j’ai retrouvé les saveurs du Moyen-Orient, un sourire béat, idiot même, s’affiche sur mon visage. Dans cette région, je me sens bien. C’est comme ça, toujours! Après avoir mangé du poulet grillé et une salade au goût de menthe et de citron, je quitte le quartier des vendeurs de pneux où je loge, dans le nouveau centre de la ville. Direction le vieux centre. En chemin, je fais la connaissance d’Abdhu qui me demande simplement si j’ai besoin d’aide. Aucunement! Mais nous passerons quand même deux jours ensemble...
C’était vendredi, j’ai marché avec lui sous les arches du souk. Tout était calme, nulles difficultés à s’imaginer quelques siècles dans le passé. De Khans en petites ruelles, nous tombions parfois sur des enfants jouant au foot. D’autres profitaient du jour de repos pour laver les voitures et les camionnettes. Une odeur de narghillé trahissait quelquefois la présence d’hommes se détendant derrière les grilles baissées des magasins. Les murs hauts, les pavés, tout était construit en pierres blanches. Du haut des remparts de la vieille ville, j’ai contemplé Alep. Des enfants dévalaient une pente sur un tricycle en plastique. Le soleil brillait, déclinant lentement. Le blanc de la ville se faisait plus rosé, puis orange.
Le soir, j’ai suivi Abdhu vers les quartiers chrétiens. C’est la sortie du vendredi pour bon nombre de jeunes musulmans d’Alep. Le vendredi n’étant pas férié pour eux, les arméniens et les autres chrétiens ont leurs commerces ouverts. Mais ce n’est pas le plus important. Abdhu venait surtout se rincer l’oeil et contempler la beauté de toute ces filles habillées de manière très “sexy”, jean's moulants, très maquillées... Selon lui, il existe des cas de mariages mixtes musulman-chrétien mais ça pose de gros problèmes pour les familles. C’est très rare.
Le soir, nous avons engagé une discussion que j’attendais, que j'esperais même. Nous avons parlé de politique et de la situation dans la région. Je trouve toujours passionnant d’entendre des avis forgés par des informations et des propagandes différentes des nôtres. C’est souvent choquant mais cela fait réfléchir: est-ce que mes convictions ne sont elles pas aussi étranges à entendre pour lui ? Bien sûr que si! Je pense tenir un vérité mais finalement non... Il n’y en a pas qui tienne.
Abdhu est membre du parti Baas. Il aime son président... Tout le monde l’aime ici, pas le choix! Et ils doivent vraiment l’adorer vu le nombre de portraits qui ornent les murs de la ville, des magasins, des hotels, des maisons.... Je me marre, les pauvres! A la frontière était écrit : “Welcome to Assad’s Syria”. Chez nous, les fascistes disent “la France au français”. Là-bas, ils n’en sont même pas là!
Revenons à Abdhu. Il pense que son président est moyen dans la politique intérieur mais fort dans la politique extérieur. Selon lui, il les protège contre Israël. La plupart des syriens se sentent quotidiennement menacés par Israël. Il me parle des personnes emprisonnées, exécutées pour raisons politiques. Il me dit qu’il est prêt à accepter que le pouvoir tue un de ses amis pour ces raisons là car cela évite des morts plus nombreux, conséquence de l’affaiblissement du pouvoir et du pays face à ses ennemis.
L’Irak selon lui ? Les USA et Israël sont en train de manipuler Chiites et Sunnites afin de créer un conflit d’Arabie Saoudite jusqu’en Iran. Ceci dans le but d’affaiblir le monde musulman et de vendre des armes. Il me dit que le nombre de morts irakiens tués par des soldats de la coallition est bien plus important que ce que l’on veut bien dire dans le médias occidentaux. Pourquoi aurais-je plus raison que lui sur ce point? La propagande existe aussi dans nos chères démocraties. Je ne sais pas.
Il m’étonne un peu. Abdhu est étudiant, pas pratiquant, issu d’une famille aisée. Pourtant il est convaicu que les attentats du 11 Septembre sont l’oeuvre des juifs!!! Je proteste mais il attache autant de crédit à ce que je lui dis que l’inverse. On est tous les deux absolument convaincus de nos idée. Et encore plus sûrs de l’absurdité de ce que dit l’autre. Que faire... Je me pose des questions. Toutes les évidences auxquelles nous croyons ne seraient-elles que le fruit des informations, justes ou fausses que nous recevons. Et en quoi mes convictions sont elles plus vraies que les siennes? Sinon en ce qu'elles m'appartiennent?
Autre fantaisie que j’écoute dans un parc, devant un ballet de fontaines, suivant le rythme d’une musique libanaise : selon Abdhu (qui ne va pas à la mosquée, qui est très peu pratiquant) l’avenir du Moyen Orient est écrit dans le Coran. Israël va envahir la Syrie, la Jordanie et une partie de l’Arabie-Saoudite. Suite à cela, les états arabes s’uniront et rayeront Israël de la carte. Rien que ça. C’est Nostradamus version Middle-east... Je ne connaissais pas! Je passe sur les histoire d'espionnage qu'il me raconte. J'ai déjà remarqué ce genre d'attitude paranoïaque dans ces pays. Franchement, je ne crois pas à son histoire d'un couple d'espions danois se faisant passés pour des routards et curieux de tout! Suivant ce critère là, je suis moi aussi un espion!
Le lendemain, je vais avec Abdhu à l’université. Elle est immense. Il me faut bien 40 minutes pour traverser le campus. Dans les couloirs, des jeunes qui discutent et rient. Des étudiantes et des étudiants qui se regardent, se sourient, se séduisent, peut-être. Comme ici, en France! C’est l’activité principale des 18-22 ans. Parler avec et surtout au sujet du sexe opposé. Décidemment, on est tous frères... L’internationnalisme hormonale.
bonjour,
je pars 10 jours au liban en septembre, j'aimerais savoir si le temps en encore clement en cette période et surtout les sites a ne pas manquer...
merci .
Hello les amis,
je cherche des gens intéressés par un trip soit au sultanat d'oman ou le Liban.
pour une semaine ou 10 jours
j'ai déjà partagé un voyage avec une personne de france et ça s'est super bien passé.
a bientôt
Raneem
j'ai déjà partagé un voyage avec une personne de france et ça s'est super bien passé.
a bientôt
Raneem
Bonjour,
Je suis à la recherche d'un stage pour une durée de deux mois en tant qu'éducatrice spécialisée (2eme année). Je cherche à faire ce stage dans une démarche d'accueil, soutien, accompagnement et de démarche d'insertion des migrants.
Je parle français, anglais et espagnol et j'apprend actuellement l'italien.
Ce stage se fait dans le cadre de ma formation et de l'établissement de mon projet professionnel.
N'hésitez pas à me contacter pour plus d'information,
Cordialement,
Anaïs
Hello,
I'm looking for a 2 months practice as specialized educator. I would like to do this practice in an approach of welcome and help to migrants.
I speak french, english, spanish and I'm learning italian.
I have to do this practice in the context of my formation, to work with migrants is my professional project.
You can ask me for more information,
Thank you !
Anaïs
Je suis à la recherche d'un stage pour une durée de deux mois en tant qu'éducatrice spécialisée (2eme année). Je cherche à faire ce stage dans une démarche d'accueil, soutien, accompagnement et de démarche d'insertion des migrants.
Je parle français, anglais et espagnol et j'apprend actuellement l'italien.
Ce stage se fait dans le cadre de ma formation et de l'établissement de mon projet professionnel.
N'hésitez pas à me contacter pour plus d'information,
Cordialement,
Anaïs
Hello,
I'm looking for a 2 months practice as specialized educator. I would like to do this practice in an approach of welcome and help to migrants.
I speak french, english, spanish and I'm learning italian.
I have to do this practice in the context of my formation, to work with migrants is my professional project.
You can ask me for more information,
Thank you !
Anaïs









