Bonjour
Si on ouvre la page :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Djenn%C3%A9
on lit : "La mosquée est typique de l'architecture soudannaise qui inspire les maçons bozos, ceux-ci puisent dans les lignes de ce monument l'esprit des nouvelles mosquées."
Très belle phrase. J'ai cherché a en savoir plus. Deux liens nous le permet.
bozons. Tout le monde sait que les bozos sont une ethnie de pêcheur du Niger. Premier doute : passer du métier de pêcheur à celui de maçon, c'est pas si facile.
soudannaise. On se retrouve sur la page http://fr.wikipedia.org/wiki/Soudan qui nous parle du Soudan actuel, le seul, celui de khartoum. Aucun lien à priori entre l'architecture du Soudan et la Mosquée de Djenné.
Comment définir l' "architecture soudanaise" ? Quels sont les traits caractéristiques .
Pendant la colonisation française, le Mali s'appelait Soudan français. Y-a-t-il une relation avec le terme "soudanaise" ?
Je sais que les bâtiments construit par l'administration française s'appelle "l'architecture coloniale". Mais c'est autre chose.
Merci à ceux qui voudront bien me répondre, pour apprendre plus sur un pays que j'aime.
Jean-François.
Tranquille ? non pas si tranquille que ça… voyage qui a souvent chamboulé nos repères, nos certitudes et nos habitudes… voyage dont on revient touché par des sourires et des rires, agacé par trop de sollicitations, émerveillé par des paysages splendides, étonné par la présence de l’eau, reposé par des images d’un autre temps, fatigué par la chaleur plombante, ensablé d’une multitude de petits grains que l’on retrouve encore entre les pages de nos livres…
Et Tranquille, c’est surtout le surnom de notre guide !
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Salut à tous les globe-trotteurs !
Je pars au Burkina Faso dans moins d'un mois et me voilà devant un gros dilemne : quel itinéraire choisir !? Nous serons là-bas pendant 2 semaines et j'aimerais voir des paysages magnifiques auxquels nous sommes peu coutumiers du type savane, un cadre de vie typique où on peut faire de belles rencontres avec des gens non corrompus par le tourisme, pas trop de grosse ville bondée où on ne peut pas respirer et des animaux. JE ne connais pas du tout l'Afrique noire alors je ne voudrais surtout pas loupé les plus belles choses à voir.
J'ai repéré sur des guides quelques endroits qui semblent pas mal :Gorom-GoromBanforale parc de Pendjari au Bénin car il semble que ceux du Burkina ne soient pas tople pays dogon au MaliPensez-vous que cet itinéraire soit réalisable en 2 semaines ? Ai-je oublié des lieux à ne pas manquer au Burkina ? Est-ce que le pays dogon vaut vraiment la peine de passer la frontière du Mali ou est-ce un gros piège à touristes ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses afin que mon voyage soit un souvenir impérissable !!
Bonne journée et au plaisir de lire vos messages !😉
Je pars au Burkina Faso dans moins d'un mois et me voilà devant un gros dilemne : quel itinéraire choisir !? Nous serons là-bas pendant 2 semaines et j'aimerais voir des paysages magnifiques auxquels nous sommes peu coutumiers du type savane, un cadre de vie typique où on peut faire de belles rencontres avec des gens non corrompus par le tourisme, pas trop de grosse ville bondée où on ne peut pas respirer et des animaux. JE ne connais pas du tout l'Afrique noire alors je ne voudrais surtout pas loupé les plus belles choses à voir.
J'ai repéré sur des guides quelques endroits qui semblent pas mal :Gorom-GoromBanforale parc de Pendjari au Bénin car il semble que ceux du Burkina ne soient pas tople pays dogon au MaliPensez-vous que cet itinéraire soit réalisable en 2 semaines ? Ai-je oublié des lieux à ne pas manquer au Burkina ? Est-ce que le pays dogon vaut vraiment la peine de passer la frontière du Mali ou est-ce un gros piège à touristes ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses afin que mon voyage soit un souvenir impérissable !!
Bonne journée et au plaisir de lire vos messages !😉
"He may be in his late 60s, but he's still one of Mali's finest musicians." (The Guardian)
"Mali Denhou" ou Chanter pour les Enfants du Mali
Au milieu des années 60, Boubacar Traoré est déjà une star. Tailleur-coupeur chez un couturier le jour, guitariste le soir, il fait la fête dans le Bamako fraîchement indépendant, alors rempli d’espoir. Ses tubes, surtout Mali Twist (1963) et Kayeba, font danser la génération éprise de liberté. En 1968, le régime socialiste de Modibo Keita est balayé par un putsch militaire. De suite, les chansons de Boubacar disparaissent des ondes. Revenu sans un sou dans sa ville natale, Kayes, en pays khassonké, près de la frontière avec le Sénégal, Boubacar exerce plusieurs métiers, dont travailleur agricole et commerçant, avec son frère aîné. A la fin des années 80, le destin le frappe à nouveau avec la mort de Pierrette, sa femme. Il s’exile alors à Paris : veuf inconsolable, il y travaillera deux ans sur le chantier. Au Mali, il tombe entièrement dans l’oubli. Andy Kershaw, producteur de musique anglais le redécouvre. Ils enregistrent "Mariama" (1990). La carrière décolle. A intervalles réguliers, Kar Kar ("le dribbleur", en hommage à ses talents de footballeur à l‘époque) enregistre d‘autres albums. Six ans après son dernier, "Kongo Magni" (2005), la légende de la musique malienne, Boubacar Traoré revient avec son huitième, "Mali Denhou"* (Les enfants du Mali), un album éblouissant ...
Boubacar Traoré est un artiste discret et rare. Dans les onze chansons du lumineux "Mali Denhou", réalisées en une seule journée dans les conditions du live au Studio Moffou de Salif Keita, situé à la périphérie de Bamako, Boubacar exprime sa voix au timbre si particulier, nimbée de nostalgie et de poésie, d’une merveilleuse clarté, à la fois forte et fragile. Bref, une voix qui touche à l’âme et parle aux trippes, qui apporte la paix et la sérénité. Accompagnée par son jeu de guitare autodidacte et unique, dont les sons cristallins rappellent souvent à la kora dont il s'est inspiré (faut écouter l’intro de Mali Tchebaou !). Le casting musical regroupe son groupe de tournées depuis plusieurs années : on retrouve son vieux complice Madieye Niang à la calebasse, et le Français Vincent Bucher à l'harmonica complète la touche bluesy. Cet instrumentiste figure au palmarès des meilleurs harmonicistes actuels dans le monde. Inspiré par Sonny Boy Williamson, Bucher a déjà accompagné de nombreux artistes africains, dont le défunt Lobi Traoré (avec qui il a enregistré les albums "Duga" et "Bambara Blues"). Technicien hors pair au jeu intense, l'harmonica ajoute émotion et fluidité au discours musical. A ne pas oublier deux musiciens de la scène bamakoise dont la virtuosité instrumentale enthousiasme, tout simplement : Fassery Diabaté (au balafon) et Mamadou Kamissoko (au ngoni) apportant une couleur mandingue et des notes parfumées du Sahel à la musique universelle et sans âge de Boubacar. Ces deux virtuoses font partie du groupe du grand maître koraiste Ballaké Sissoko.
Des mélodies saisissantes, toutes inspirées de la musique traditionnelle khassonké dans laquelle il a toujours baigné. Un style quasi inimitable, à la fois chaleureux et mélancolique. Une musique qui distille des émotions et des rêves avec simplicité et précision. Les textes de Boubacar, homme si modeste, restent comme toujours dans le registre de la morale et de bons sentiments, glorifiant la famille (M’Badehou*, Ma Famille, et Mondeou*, Les Petits-enfants), célébrant l'unité africaine, invitant au respect de l'autre (Djougouya Niagnini*, Chercher la cause de la Méchancheté). Il chante l’histoire de son pays en rendant hommage aux grands hommes du Mali, aux empereurs et chefs d’Etat qui se sont succédés pour construire ce pays unique, à partir de Soundiata Keita jusqu'à Alpha Oumar Konaré (Mali Tchebaou*, Les Grands Hommes du Mali), enfin les espoirs et les déceptions des Maliens, l’amour et l’espérance, le monde qui l’entoure : dans Dundôbesse M’Bedouniato* (Un jour, je vais quitter le monde), il va jusqu’à évoquer sa propre mort, en chantant "La mort n’épargne personne, tout le monde quitte la terre. Un jour, l’homme connaît la gloire, le jour suivant, il n’est plus. Tout le monde finit par partir, tout comme moi." ...
Boubacar, ce maître de la mélancolie, nous livre encore une fois son étrange mélange de blues, chanson et musique khassonké pluriséculaire. Doux et tellement profond. Un album tout simplement du Kar Kar : inoxydable. Aujourd’hui, il figure parmi les grands, non, les plus grands musiciens du Mali, avec son défunt ami et compagnon de guitare Ali Farka Touré, qui habitait à trois maisons de chez lui à Bamako, et le joueur de kora Toumani Diabaté. Une légende de la musique malienne est de retour ... Et comment !
Cd : Boubacar Traoré : Mali Denhou. Lusafrica (2011)
(http://www.amazon.fr/Mali-Denhou-Boubacar-Traore/dp/B004GBP4HS/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=music&qid=1300873121&sr=8-1)
hgb
* L’orthographe bambara même sur cet album est encore une fois horrifiante ! Donc, en correct bambara, les titres cités s’écrivent comme suit : Mali denw / N badenw / Mòdenw / Juguya nyènyini / Mali cèbaw / Don dò bè se, n bè duniya to ...
"Mali Denhou" ou Chanter pour les Enfants du Mali
Au milieu des années 60, Boubacar Traoré est déjà une star. Tailleur-coupeur chez un couturier le jour, guitariste le soir, il fait la fête dans le Bamako fraîchement indépendant, alors rempli d’espoir. Ses tubes, surtout Mali Twist (1963) et Kayeba, font danser la génération éprise de liberté. En 1968, le régime socialiste de Modibo Keita est balayé par un putsch militaire. De suite, les chansons de Boubacar disparaissent des ondes. Revenu sans un sou dans sa ville natale, Kayes, en pays khassonké, près de la frontière avec le Sénégal, Boubacar exerce plusieurs métiers, dont travailleur agricole et commerçant, avec son frère aîné. A la fin des années 80, le destin le frappe à nouveau avec la mort de Pierrette, sa femme. Il s’exile alors à Paris : veuf inconsolable, il y travaillera deux ans sur le chantier. Au Mali, il tombe entièrement dans l’oubli. Andy Kershaw, producteur de musique anglais le redécouvre. Ils enregistrent "Mariama" (1990). La carrière décolle. A intervalles réguliers, Kar Kar ("le dribbleur", en hommage à ses talents de footballeur à l‘époque) enregistre d‘autres albums. Six ans après son dernier, "Kongo Magni" (2005), la légende de la musique malienne, Boubacar Traoré revient avec son huitième, "Mali Denhou"* (Les enfants du Mali), un album éblouissant ...
Boubacar Traoré est un artiste discret et rare. Dans les onze chansons du lumineux "Mali Denhou", réalisées en une seule journée dans les conditions du live au Studio Moffou de Salif Keita, situé à la périphérie de Bamako, Boubacar exprime sa voix au timbre si particulier, nimbée de nostalgie et de poésie, d’une merveilleuse clarté, à la fois forte et fragile. Bref, une voix qui touche à l’âme et parle aux trippes, qui apporte la paix et la sérénité. Accompagnée par son jeu de guitare autodidacte et unique, dont les sons cristallins rappellent souvent à la kora dont il s'est inspiré (faut écouter l’intro de Mali Tchebaou !). Le casting musical regroupe son groupe de tournées depuis plusieurs années : on retrouve son vieux complice Madieye Niang à la calebasse, et le Français Vincent Bucher à l'harmonica complète la touche bluesy. Cet instrumentiste figure au palmarès des meilleurs harmonicistes actuels dans le monde. Inspiré par Sonny Boy Williamson, Bucher a déjà accompagné de nombreux artistes africains, dont le défunt Lobi Traoré (avec qui il a enregistré les albums "Duga" et "Bambara Blues"). Technicien hors pair au jeu intense, l'harmonica ajoute émotion et fluidité au discours musical. A ne pas oublier deux musiciens de la scène bamakoise dont la virtuosité instrumentale enthousiasme, tout simplement : Fassery Diabaté (au balafon) et Mamadou Kamissoko (au ngoni) apportant une couleur mandingue et des notes parfumées du Sahel à la musique universelle et sans âge de Boubacar. Ces deux virtuoses font partie du groupe du grand maître koraiste Ballaké Sissoko.
Des mélodies saisissantes, toutes inspirées de la musique traditionnelle khassonké dans laquelle il a toujours baigné. Un style quasi inimitable, à la fois chaleureux et mélancolique. Une musique qui distille des émotions et des rêves avec simplicité et précision. Les textes de Boubacar, homme si modeste, restent comme toujours dans le registre de la morale et de bons sentiments, glorifiant la famille (M’Badehou*, Ma Famille, et Mondeou*, Les Petits-enfants), célébrant l'unité africaine, invitant au respect de l'autre (Djougouya Niagnini*, Chercher la cause de la Méchancheté). Il chante l’histoire de son pays en rendant hommage aux grands hommes du Mali, aux empereurs et chefs d’Etat qui se sont succédés pour construire ce pays unique, à partir de Soundiata Keita jusqu'à Alpha Oumar Konaré (Mali Tchebaou*, Les Grands Hommes du Mali), enfin les espoirs et les déceptions des Maliens, l’amour et l’espérance, le monde qui l’entoure : dans Dundôbesse M’Bedouniato* (Un jour, je vais quitter le monde), il va jusqu’à évoquer sa propre mort, en chantant "La mort n’épargne personne, tout le monde quitte la terre. Un jour, l’homme connaît la gloire, le jour suivant, il n’est plus. Tout le monde finit par partir, tout comme moi." ...
Boubacar, ce maître de la mélancolie, nous livre encore une fois son étrange mélange de blues, chanson et musique khassonké pluriséculaire. Doux et tellement profond. Un album tout simplement du Kar Kar : inoxydable. Aujourd’hui, il figure parmi les grands, non, les plus grands musiciens du Mali, avec son défunt ami et compagnon de guitare Ali Farka Touré, qui habitait à trois maisons de chez lui à Bamako, et le joueur de kora Toumani Diabaté. Une légende de la musique malienne est de retour ... Et comment !
Cd : Boubacar Traoré : Mali Denhou. Lusafrica (2011)
(http://www.amazon.fr/Mali-Denhou-Boubacar-Traore/dp/B004GBP4HS/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=music&qid=1300873121&sr=8-1)
hgb
* L’orthographe bambara même sur cet album est encore une fois horrifiante ! Donc, en correct bambara, les titres cités s’écrivent comme suit : Mali denw / N badenw / Mòdenw / Juguya nyènyini / Mali cèbaw / Don dò bè se, n bè duniya to ...
« Sunjata » en musique
The art of eloquence has no secrets for us ; without us the names of kings would vanish into oblivion ; we are the memory of mankind (Mamadou Kouyaté, griot renommé de la Guinée)
Pour Choucarde
I ni sògòma, Anne, voici une liste (incomplète) des versions traditionnelles et modernes de « Sunjata » qui parlent de et rappellent toutes à l’histoire de Sunjata Keita, grand roi et grand guerrier à l’époque qui fonda le puissant empire Mandé. Il est donc l’incarnation d’une identité de ces peuples. Aujourd’hui, chaque famille malienne ou guinéenne sait encore quel rôle ont joué ses ancêtres dans l’unification de l’empire, quelle place lui a été attribuée par la constitution. Salif Keita, le plus fameux musicien de l’actuel Mali, descend de Sunjata Keita. « Sunjata » est la chanson la plus célèbre des griots en Afrique de l’Ouest ...
Anne, dans notre correspondance privée qui m’inspirait à démarrer cette discussion, je t’ai racontée avec enthousiasme de versions gigantesques du Rail Band (avec Salif Keita) qui me plaisent tant (voir 5a et 5b). Voici la liste ...
1. Boubacar Traoré : « Soundiata » (6 :10)
Source : "Sa golo (Kar Kar)", de Boubacar Traoré (Indigo, 2008)
http://www.amazon.com/Sa-Golo-Baboucar-Traore/dp/B000024LV8/ref=sr_1_9?ie=UTF8&s=music&qid=1255727432&sr=1-9
2. Foday Musa Suso : « Sunjata » (6:36)
Source : "Kora Music from the Gambia", de Foda Musa Suso (Smithsonian Folkways Rec, 1978)
http://www.starzik.com/mp3/produits/Kora_Music_from_the_Gambia-106843.html
3. Famille de Diabaté (Kela) dont Lansine Diabaté : « Sunjata fasa* » (9 :45)
Source : "An Bè Kelen / We are One - Griot music from Mali #1", de la Famille de Diabaté de Kela (Pan Rec, 1994)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec a SONY professional walkman WM D-6 à Kela (Mali, 1993), dans un setting traditionnel et environnement naturel. Voix masculin et féminin par Lansine Diabaté et Bintan Kouyaté, accompagnés par Mamadou Diabaté (ngoni).
http://www.amazon.com/We-Are-One-Be-Kelen/dp/B0000036ZZ
4. Siramori Diabaté : « Sunjata fasa » (13:15)
Source : "Siramori Diabaté – Griot music from Mali #3", de Siramori Diabaté (PAN Rec, 2002)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec un SONY TCS-350 stereo cassette recorder dans la maison de la fameuse griotte Siramori Diabaté à Kangaba (Mali, 1989). Voix solo par Siramori Diabaté, accompagnée par Sidiki Kouyaté (guitare acoustique).
http://www.abeillemusique.com/CD/Musiques-du-monde/Afrique-de-l-Ouest/Mali/PAN2104/0713958210420/Pan-Records/Siramoni-diabate/Griot-music-from-Mali-3/cleart-7870.html
https://openaccess.leidenuniv.nl/bitstream/1887/2777/1/1241586_031.pdf (hommage à la Grande Dame du jeliya, Siramori Diabaté, écrit par Jan Jansen)
5a. Rail Band : « Soundiata (l’exil) » (chanté par Mory Kanté ; 27:49)
5b. Rail Band : « Soundiata » (chanté par Salif Keita ; 14:45)
5c. Rail Band : « Soundiata (nouvelle version) » (10:29)
Sources : "Belle Epoque, vol.1 : Soundiata", du Rail Band (Sterns, 2007). De plus, les pièces A et B sur "Salif Keita & Mory Kanté : Mali Stars Vol.1" (Syllart, 1988 ; voir aussi la photo ci-jointe), la pièce C sur "Rail Band. Mory Kanté et Salif Keita" (Sonodisc, 1998)
Quant à ces versions rock, à des rythmes dansants, celle de Salif Keita, noble (5b), met l’accent sur la victoire de Sunjata. En revanche, Mory Kanté est un descendant du plus grand adversaire de Sunjata, Sumanworo Kanté, un nyamakala, griot-forgeron, la musique est son vrai métier. Dans sa version (5a), Mory Kanté choisit l’exil de Sunjata et décrit la puissance du roi-sorcier Sumanworo, la ruse de Jakoma Doka, l’ancêtre des griots.
Sept cent ans plus tard, l’histoire se reproduit. Quelle rencontre : dos à dos, Mory « Sumanworo » Kanté contre Salif « Sunjata » Keita, ... et que le meilleur gagne (dans nos cœurs) !!!
http://www.emusic.com/album/Rail-Band-Belle-Epoque-Vol-1-Soundiata-MP3-Download/11094132.html
http://www.musicline.de/de/product/3307513875024/387768
6. Djelimady Tounkara : « Sunjata » (0:38)
Source : "In Griot Time : String Music from Mali", div. Artistes (Stern's Africa)
Version acoustique. Guitare solo de Djelimady Tounkara, premier guitariste et chef d’orchestre de l'actuel Super Rail Band, lui aussi ayant participé aux enregistrements des pièces 5a et 5b.
http://www.amazon.com/Griot-Time-String-Music-Mali/dp/B00004UB2Q
7. Tiken Jah Fakoly : « Sundjata » (5:05)
Source : "Cours d’Histoire", de Tiken Jah Fakoly (Barclay, 1999)
Version reggae.
http://www.amazon.com/Cours-dHistoire-Tiken-Jah-Fakoly/dp/B000E9X2XO/ref=sr_1_5?ie=UTF8&s=music&qid=1255727366&sr=1-5
8. Kélétigui et ses Tambourinis: « Soundiata » (5:51)
Source : "Authenticité - The Syliphone Years", div. Artistes (Sterns, 2007)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0023E9DTA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255731406&sr=8-1-fkmr0
9. Sidiki Diabate/Batourou Sékou Kouyaté : « Sunjata »
Source : "Cordes Anciennes", de Sidiki Diabaté/Batourou Sékou Kouyaté/Djelimady Sissoko/N'Fa Diabaté (Buda, 2000)
http://www.amazon.fr/Mali-Cordes-Anciennes-Artistes-Divers/dp/B00004XQFY/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=music&qid=1255730639&sr=8-1
10. Djeli Sékou Kouyaté : « Sundjata Fasa » (8:07)
Source : "Tafory", de Djeli Sékou Kouyaté (cdtrrracks, 2001)
http://cdtrrracks.com/bid1220984.html
11. Manjul: "Tribute to Soundiata" (3:57)
Source : "Faso Kanou/Dub to Mali", de Manjul (Rough Trade, 2005)
Version dub.
http://www.amazon.fr/Faso-Kanou-Manjul/dp/B000BOIUBG/ref=sr_1_4?ie=UTF8&s=music&qid=1255768689&sr=8-4
12. Cora Connection : « Sunjata » (1:01)
Source : "Private Demo Tape", de Cora Connection (1995)
http://www.coraconnection.com/
13. Tidiani Koné : « Soundiata (by Lassine Koné) » (4:24)
Source : "Demeli", de Tidiani Koné (Espace Africa, 2001)
Version jazzy. Tidiani Koné (saxo/trompette) est ancien membre du Rail Band des années 70 (voir 5a et 5b).
http://www.amazon.fr/gp/product/B0025BM3OI/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732094&sr=8-16
14. Mamadou Diabaté : « Soundiata Keita » (4:41)
Source : "Douga Mansa", de Mamadou Diabaté (World Village, 2008)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0024N8LWA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732514&sr=8-19
15. Fodé Seydou Bangoura : « Soundiata » (6:19)
Source : "Fakoly 1", de Fodé Seydou Bangoura (Fodé Seydou Bangoura Rec, 2006)
http://www.amazon.fr/Fakoly-1/dp/B002FGCTQK/ref=pd_rhf_p_t_4
16. Ensemble Fula Flute : « Soundiata » (6:57)
Source : "Fula Flute", de l'Ensemble Fula Flute (Blue Monster Rec, 2002)
Chanson traditionnelle. L'Ensemble Fula Flute intègre le tambin, flûte peule traditionnelle du Fouta Jalon (Guinée). Première flûtiste de cet ensemble et maître reconnu du tambin est Bailo Bah.
http://www.amazon.fr/gp/product/B002FNBRCA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255733410&sr=8-25
17. Ensemble Instumental National du Mali : « Soundiata ou l’épopée Mandingue, 1ère partie/2ème partie »
Source : "Soundiata ou l’épopée Mandingue", de l’Ensemble Instrumental National du Mali (Mali Konkan, 1977)
http://www.radioafrica.com.au/Discographies/Kunkan.html
18a. Omar Jobarteh, Yaya Jobarteh e.a. « Sunjata » (5:40)
18b. Jewuru Suso, Bobo Kuyateh e.a. « Sunjata » (3:03)
Source : "Jali Kunda. Griots of West Africa and Beyond", de Foday Musa Suso/Philip Glass (Ellipsis Arts, 1997)
Version A était enregistrée à Tabato/Guinée-Bissau (à des balaphones, tambours, chant), version B à Kolda/Sénégal (à des voix féminines exclusivement).
http://www.amazon.com/Jali-Kunda-Griots-Africa-Beyond/dp/B0000059TM
Autres enregistrements traditionnels et modernes du répertoire Mande (Sunjata) :
Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale (Guinée an X : Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale, Syliphone 1970) ; Yamourou Diabaté (Première anthologie de la musique malienne/vol.1, Ministère de l’Information du Mali/BM 1971) ; Bazoumana Sissoko (1971) ; Siramori Diabaté (Tirimagan ) Ministère de l’Information du Mali/BM 1971; Kele Monson Diabaté (Proclamation de l’épopée de Sunjata accompagnée par guitare et koni, 19??) ; National Badema (Tiramakan, Syllart 1983) ; Cheikh M. Smith (Toubabou Balafola, PAM 1993) ; Kouyaté Family of Niagassola (Toureille 1992) ; Kélétigui Diabaté (Kélétigui Diabaté, Mission de Coopération Française 1996) ; Kandia Kouyaté (Mandenkalou , Sterns 1999) ; Les Merveilles du Mali (Maravillas de Mali/Les Merveilles du Mali, Mélodie 1998) ; Kouyaté Sory Kandia (L’épopée du Mandingue : Kouyate Sory Kandia et son trio de musique traditionnelle/2 vols., Syliphone 1990) ...
Je te/vous souhaite bien du plaisir à écouter ces merveilleuses musiques !
VIVE LE MALI !!! VIVE AUSSI LA GUINÉE (qui souffre tant présentement) !!!
hgb
* en bamana, fasa veut dire "louange".
The art of eloquence has no secrets for us ; without us the names of kings would vanish into oblivion ; we are the memory of mankind (Mamadou Kouyaté, griot renommé de la Guinée)
Pour Choucarde
I ni sògòma, Anne, voici une liste (incomplète) des versions traditionnelles et modernes de « Sunjata » qui parlent de et rappellent toutes à l’histoire de Sunjata Keita, grand roi et grand guerrier à l’époque qui fonda le puissant empire Mandé. Il est donc l’incarnation d’une identité de ces peuples. Aujourd’hui, chaque famille malienne ou guinéenne sait encore quel rôle ont joué ses ancêtres dans l’unification de l’empire, quelle place lui a été attribuée par la constitution. Salif Keita, le plus fameux musicien de l’actuel Mali, descend de Sunjata Keita. « Sunjata » est la chanson la plus célèbre des griots en Afrique de l’Ouest ...
Anne, dans notre correspondance privée qui m’inspirait à démarrer cette discussion, je t’ai racontée avec enthousiasme de versions gigantesques du Rail Band (avec Salif Keita) qui me plaisent tant (voir 5a et 5b). Voici la liste ...
1. Boubacar Traoré : « Soundiata » (6 :10)
Source : "Sa golo (Kar Kar)", de Boubacar Traoré (Indigo, 2008)
http://www.amazon.com/Sa-Golo-Baboucar-Traore/dp/B000024LV8/ref=sr_1_9?ie=UTF8&s=music&qid=1255727432&sr=1-9
2. Foday Musa Suso : « Sunjata » (6:36)
Source : "Kora Music from the Gambia", de Foda Musa Suso (Smithsonian Folkways Rec, 1978)
http://www.starzik.com/mp3/produits/Kora_Music_from_the_Gambia-106843.html
3. Famille de Diabaté (Kela) dont Lansine Diabaté : « Sunjata fasa* » (9 :45)
Source : "An Bè Kelen / We are One - Griot music from Mali #1", de la Famille de Diabaté de Kela (Pan Rec, 1994)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec a SONY professional walkman WM D-6 à Kela (Mali, 1993), dans un setting traditionnel et environnement naturel. Voix masculin et féminin par Lansine Diabaté et Bintan Kouyaté, accompagnés par Mamadou Diabaté (ngoni).
http://www.amazon.com/We-Are-One-Be-Kelen/dp/B0000036ZZ
4. Siramori Diabaté : « Sunjata fasa » (13:15)
Source : "Siramori Diabaté – Griot music from Mali #3", de Siramori Diabaté (PAN Rec, 2002)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec un SONY TCS-350 stereo cassette recorder dans la maison de la fameuse griotte Siramori Diabaté à Kangaba (Mali, 1989). Voix solo par Siramori Diabaté, accompagnée par Sidiki Kouyaté (guitare acoustique).
http://www.abeillemusique.com/CD/Musiques-du-monde/Afrique-de-l-Ouest/Mali/PAN2104/0713958210420/Pan-Records/Siramoni-diabate/Griot-music-from-Mali-3/cleart-7870.html
https://openaccess.leidenuniv.nl/bitstream/1887/2777/1/1241586_031.pdf (hommage à la Grande Dame du jeliya, Siramori Diabaté, écrit par Jan Jansen)
5a. Rail Band : « Soundiata (l’exil) » (chanté par Mory Kanté ; 27:49)
5b. Rail Band : « Soundiata » (chanté par Salif Keita ; 14:45)
5c. Rail Band : « Soundiata (nouvelle version) » (10:29)
Sources : "Belle Epoque, vol.1 : Soundiata", du Rail Band (Sterns, 2007). De plus, les pièces A et B sur "Salif Keita & Mory Kanté : Mali Stars Vol.1" (Syllart, 1988 ; voir aussi la photo ci-jointe), la pièce C sur "Rail Band. Mory Kanté et Salif Keita" (Sonodisc, 1998)
Quant à ces versions rock, à des rythmes dansants, celle de Salif Keita, noble (5b), met l’accent sur la victoire de Sunjata. En revanche, Mory Kanté est un descendant du plus grand adversaire de Sunjata, Sumanworo Kanté, un nyamakala, griot-forgeron, la musique est son vrai métier. Dans sa version (5a), Mory Kanté choisit l’exil de Sunjata et décrit la puissance du roi-sorcier Sumanworo, la ruse de Jakoma Doka, l’ancêtre des griots.
Sept cent ans plus tard, l’histoire se reproduit. Quelle rencontre : dos à dos, Mory « Sumanworo » Kanté contre Salif « Sunjata » Keita, ... et que le meilleur gagne (dans nos cœurs) !!!
http://www.emusic.com/album/Rail-Band-Belle-Epoque-Vol-1-Soundiata-MP3-Download/11094132.html
http://www.musicline.de/de/product/3307513875024/387768
6. Djelimady Tounkara : « Sunjata » (0:38)
Source : "In Griot Time : String Music from Mali", div. Artistes (Stern's Africa)
Version acoustique. Guitare solo de Djelimady Tounkara, premier guitariste et chef d’orchestre de l'actuel Super Rail Band, lui aussi ayant participé aux enregistrements des pièces 5a et 5b.
http://www.amazon.com/Griot-Time-String-Music-Mali/dp/B00004UB2Q
7. Tiken Jah Fakoly : « Sundjata » (5:05)
Source : "Cours d’Histoire", de Tiken Jah Fakoly (Barclay, 1999)
Version reggae.
http://www.amazon.com/Cours-dHistoire-Tiken-Jah-Fakoly/dp/B000E9X2XO/ref=sr_1_5?ie=UTF8&s=music&qid=1255727366&sr=1-5
8. Kélétigui et ses Tambourinis: « Soundiata » (5:51)
Source : "Authenticité - The Syliphone Years", div. Artistes (Sterns, 2007)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0023E9DTA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255731406&sr=8-1-fkmr0
9. Sidiki Diabate/Batourou Sékou Kouyaté : « Sunjata »
Source : "Cordes Anciennes", de Sidiki Diabaté/Batourou Sékou Kouyaté/Djelimady Sissoko/N'Fa Diabaté (Buda, 2000)
http://www.amazon.fr/Mali-Cordes-Anciennes-Artistes-Divers/dp/B00004XQFY/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=music&qid=1255730639&sr=8-1
10. Djeli Sékou Kouyaté : « Sundjata Fasa » (8:07)
Source : "Tafory", de Djeli Sékou Kouyaté (cdtrrracks, 2001)
http://cdtrrracks.com/bid1220984.html
11. Manjul: "Tribute to Soundiata" (3:57)
Source : "Faso Kanou/Dub to Mali", de Manjul (Rough Trade, 2005)
Version dub.
http://www.amazon.fr/Faso-Kanou-Manjul/dp/B000BOIUBG/ref=sr_1_4?ie=UTF8&s=music&qid=1255768689&sr=8-4
12. Cora Connection : « Sunjata » (1:01)
Source : "Private Demo Tape", de Cora Connection (1995)
http://www.coraconnection.com/
13. Tidiani Koné : « Soundiata (by Lassine Koné) » (4:24)
Source : "Demeli", de Tidiani Koné (Espace Africa, 2001)
Version jazzy. Tidiani Koné (saxo/trompette) est ancien membre du Rail Band des années 70 (voir 5a et 5b).
http://www.amazon.fr/gp/product/B0025BM3OI/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732094&sr=8-16
14. Mamadou Diabaté : « Soundiata Keita » (4:41)
Source : "Douga Mansa", de Mamadou Diabaté (World Village, 2008)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0024N8LWA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732514&sr=8-19
15. Fodé Seydou Bangoura : « Soundiata » (6:19)
Source : "Fakoly 1", de Fodé Seydou Bangoura (Fodé Seydou Bangoura Rec, 2006)
http://www.amazon.fr/Fakoly-1/dp/B002FGCTQK/ref=pd_rhf_p_t_4
16. Ensemble Fula Flute : « Soundiata » (6:57)
Source : "Fula Flute", de l'Ensemble Fula Flute (Blue Monster Rec, 2002)
Chanson traditionnelle. L'Ensemble Fula Flute intègre le tambin, flûte peule traditionnelle du Fouta Jalon (Guinée). Première flûtiste de cet ensemble et maître reconnu du tambin est Bailo Bah.
http://www.amazon.fr/gp/product/B002FNBRCA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255733410&sr=8-25
17. Ensemble Instumental National du Mali : « Soundiata ou l’épopée Mandingue, 1ère partie/2ème partie »
Source : "Soundiata ou l’épopée Mandingue", de l’Ensemble Instrumental National du Mali (Mali Konkan, 1977)
http://www.radioafrica.com.au/Discographies/Kunkan.html
18a. Omar Jobarteh, Yaya Jobarteh e.a. « Sunjata » (5:40)
18b. Jewuru Suso, Bobo Kuyateh e.a. « Sunjata » (3:03)
Source : "Jali Kunda. Griots of West Africa and Beyond", de Foday Musa Suso/Philip Glass (Ellipsis Arts, 1997)
Version A était enregistrée à Tabato/Guinée-Bissau (à des balaphones, tambours, chant), version B à Kolda/Sénégal (à des voix féminines exclusivement).
http://www.amazon.com/Jali-Kunda-Griots-Africa-Beyond/dp/B0000059TM
Autres enregistrements traditionnels et modernes du répertoire Mande (Sunjata) :
Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale (Guinée an X : Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale, Syliphone 1970) ; Yamourou Diabaté (Première anthologie de la musique malienne/vol.1, Ministère de l’Information du Mali/BM 1971) ; Bazoumana Sissoko (1971) ; Siramori Diabaté (Tirimagan ) Ministère de l’Information du Mali/BM 1971; Kele Monson Diabaté (Proclamation de l’épopée de Sunjata accompagnée par guitare et koni, 19??) ; National Badema (Tiramakan, Syllart 1983) ; Cheikh M. Smith (Toubabou Balafola, PAM 1993) ; Kouyaté Family of Niagassola (Toureille 1992) ; Kélétigui Diabaté (Kélétigui Diabaté, Mission de Coopération Française 1996) ; Kandia Kouyaté (Mandenkalou , Sterns 1999) ; Les Merveilles du Mali (Maravillas de Mali/Les Merveilles du Mali, Mélodie 1998) ; Kouyaté Sory Kandia (L’épopée du Mandingue : Kouyate Sory Kandia et son trio de musique traditionnelle/2 vols., Syliphone 1990) ...
Je te/vous souhaite bien du plaisir à écouter ces merveilleuses musiques !
VIVE LE MALI !!! VIVE AUSSI LA GUINÉE (qui souffre tant présentement) !!!
hgb
* en bamana, fasa veut dire "louange".
Après avoir organisé une rencontre (très sypma) en Auvergne, pourquoi pas en faire une autre, et pour corser un peu la chose cette fois, au Mali.
J'y serai grosso modo du 1er janvier jusqu'au 15 février prochain, et souhaiterais retrouver des Maliens, voyageurs ou non, et des voyageurs, Maliens ou non (!)
Je ne connais et n'ai pas immaginé tous les détails, mais un petit coin au bord du Niger, pas trop loin de BKO pourrait ombrager quelques refections du monde.
De plus c'est le début de la saison des mangues !
Y aurait il des partants ????
Y aurait il des partants ????
"Few pieces of music straddle the divide between cultural artifact, radical manifesto of musical intention, and wide popularity like Terry Riley’s In C" (Matt Starling, bandcamp.com ; 2015)
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
Luths et harpes à chevalet à la malienne : ngonis, kamalengonis, donsongonis
Un GRAND MERCI à mon ami Rainer (ethnomusicologue et musicien de djembé), à Hauke (directeur de l'Archive pour la Musique Africaine à l’université Johannes Gutenberg de Mayence), à Ulli (qui enseigne et joue du kamalengoni) et à Assigué (vforumiste et excellent connaisseur du Mali). Ce travail est dédié à ce quartette ...
Instruments et contexte historique, en abrégé
L’arc est sans doute le premier instrument à cordes de l’humanité. Il n’existe pas uniquement en Afrique : on en a joué aussi bien à Hawaï que dans le nord de la Sibérie ou en Italie. Ainsi, on peut supposer avec certitude que le berimbaou brésilien est d’origine africaine, comme sans doute tous les arcs musicaux à résonateur attaché (en calebasse) des Amériques ; de nos jours, c’est surtout l’Afrique australe qui présente encore un sortiment riche en arcs-en-bouche. Cependant, il existe en Amazonie, p.ex. chez les Jivaros mais aussi chez d’autres populations, des arcs-en-bouche plutôt d’origine amérindienne qu’africaine.
En Afrique de l’Ouest, c’est la harpe à chevalet qui prédomine. Les harpes africaines ont en commun d’être « ouvertes », c.à.d. de ne pas comporter de pilier antérieur comme la harpe classique occidentale. La forme de la caisse de résonance est variée : hémisphérique en calebasse, caisse naviforme, en cuillère ou en coupe ... Le manche est le plus souvent en bois (mais peut même, comme chez les Mangbetu du Congo démocratique, sculpté en ivoire). La caisse de résonance peut être en bois, en calebasse mais aussi, comme chez les Acholi de l’Ouganda, en carapace de tortue.
En Afrique Centrale, les harpes sont dotées de manches arqués, depuis la région des Grands Lacs jusqu’au Gabon. Chez les Zandé, la harpe à cinq cordes est très proche de la « harpe cintrée » des anciens Egyptiens. Elle constitue l’un des sommets de la lutherie africaine. Il existe aussi des harpes « fourchues » (ou « cithares arquées », selon le musicologue ghanéen J.H. Kwabena Nketia), répandues dans un périmètre limité, au Libéria, en Guinée et en Côte d’Ivoire.
Beaucoup plus répandues sont les harpes à chevalet, aussi appelées « harpes-luths » (mais le premier terme paraît plus approprié). Leur aire d’expansion est beaucoup plus vaste : le donsongoni (voir la photo 03) dans la région sud-mali dite Wassoulou ou son dérivé récent, le kamalengoni, instrument de la jeunesse (voir la photo 02), très populaire chez les jeunes du Wassoulou et de Bamako, le soron à dix-neuf cordes de Guinée, le simbi des chasseurs manenka-mandinka et dioula de la Guinée et du Sénégal, le ko des Dan, le kori des Sénoufo, pour ne citer que peu, sans oublier bien sûr la plus célèbre d’entre elles, la kora des griots mandingues dont les vingt et une cordes ont fait le tour du monde.
Ces harpes, dont la caisse de résonance est en règle une calebasse (sauf les quelques harpes apparentées de Côte d’Ivoire ou du Ghana), ont pour origine commune la harpe des chasseurs ou des guerriers. Très connu parmi ces harpes est le mbolon, harpe qui est joué chez des Sénoufo, et qui reste privilégiée dans le poro, rite d’initiation de ce peuple. Le mbolon comporte deux, trois ou quatre cordes attachées à un chevalet-cordier. Le musicien en joue avec une pièce de bois fourchue qu’il tient dans sa main droite en guise de plectre, tout en frappant les cordes de sa main gauche à nu. Il en résulte une polyrythmie extraordinaire. Aujourd’hui, cette harpe est jouée pour encourager les travaux des champs. Une autre harpe, qui comporte en règle six cordes, le donsongoni, est l’instrument des confréries des chasseurs du Wassoulou, région englobant une partie du Mali, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. Elle a un rôle rituel, mais depuis cinq, six dizaines d’années, est apparue une autre harpe, très proche, le kamalengoni, la « harpe des jeunes » (kamalen veut dire en bambara « jeune homme, homme jeune ; gaillard, amant »), surnomméé aussi « moustique » à cause de sa sonorité grésillante.
Les luths, instruments où un manche prolonge la table d’harmonie et où les cordes, parallèles au manche, peuvent être raccourcies par les doigts du musicen pour produire chacune plusieurs notes, sont surtout répandue Afrique de l’Ouest et du Nord.
Au Niger, au Mali, en Guinée, au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, même au Nigeria, on joue des luths dont le nom varie selon la région ou espace culturel : ngoni, hoddu, kountigui, tidinit, xalam, molo, kone, etc. etc. Cet instrument au long manche cylindrique et à la caisse allongée recouverte d’une peau, est resté très proche du gegenty de l’Egypte pharaonique, et probablement colporté par les Fulbé qui l’ont répandu partout où ils nomadisaient. Les Fulbé sont les seuls à détenir un mythe racontant l’origine de cet instrument. Le nombre des cordes varie d’un peuple à l’autre, monocorde chez les Sonraï, à quatre cordes chez les Maures, à cinq chez les Bambara ...
Concernant le ngoni, luth malien (voir la photo 01), il existe en parallèle les termes jelingoni, « ngoni des griots » (jeli veut dire en bambara « griot »), et bambarangoni, « ngoni des Bambara » (utilisés aussi dans la liste des joueurs de ngoni en bas). Le terme jelingoni est surtout utilisé pour délimiter le luth ngoni par rapport aux harpes à chevalet kamalengoni et donsongoni. Donc, ngoni et jelingoni sont des termes plus ou moins identiques, c.à.d. ils se chevauchent, de plus, face au fait que le ngoni est un instrument des griots, jelingoni est bien à identifier comme pléonasme. Le ngoni ne signifie rien d’autre que « luth, "ngoni", instrument à cordes des griots (souvent nommé "guitare") » (Dumestre 2011 : 765). Donc, si ngoni veut dire « luth des griots », il ne faut pas ajouter jeli- qui est, dans ce cas, redondant. Certes, Charry n’utilise pas le terme jelingoni mais bien son équivalent anglais, « griot lute » (Charry 2000 : 122ff). Encore : jelingoni est un terme qui est utilisé pour clarifier les limites des harpes à chevalet, les kamalengoni et donsongoni, pour dire qu’il s’agit du « vrai » ngoni, à savoir celui des griots. Le terme bambarangoni est plus ou moins identique à jelingoni. Il s’agit du même instrument, mais jamais d’un kamalengoni ou donsongoni. Certes, je ne suis pas sûr si ce sont les Bambara exclusivement qui jouent du bambarangoni, cependant, dans la société bambara, ce sont les griots seulement qui jouent de ce ngoni.
En haut, dans le titre, j’ai mis ngonis en parenthèses pour, à titre exceptionnel, utiliser le terme comme terme collectif, terme qui doit contenir, par des raisons techniques, ngoni (jelingoni, bambarangoni), kamalengoni et aussi donsongoni, même s’il faut – je l’ai déjà exposé – séparer autrement ngoni de kamalengoni et de donsongoni ...
Joueurs de ngoni/kamalengoni/donsongoni maliens et leurs héritages musicaux retenus sur des cds, vinyles, cassettes, mp3s, etc. (par extraits !) :
* Issa Bagayogo (kamalengoni) :
– Div. Artistes (1994) : Electric & Acoustic Mali. EMI Hemisphere. (track 7) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (track 5) – Issa Bagayogo (199?) : Fengue. EMI Mali. (cassette) – Issa Bagayogo (1999) : Sya. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2002) : Timbuktu. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2004) : Tassoumakan. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2008) : Mali Koura. Six Degrees Rec.
Moussa Bah (ngoni, ngoniba médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Abdoul Wahab Berthé (kamalengoni) :
– Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Habib Koïté & Bamada (2001) : Baro. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2003) : Fôly ! Live around the World. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo.
* Mamoutou Mangala Camara (kamalengoni, ngoni) :
– Mangala Camara (2000) : Réexpédition. Africa Productions. – Mamoutou Mangala Camara (2001) : Mali – chants et musiques de griots. Sunset.
Camélé (ngoni) :
– Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 5)
* Adama Coulibaly (donsongoni, ngoni) :
– Adama Coulibaly (2006) : N’Goni Fola. Traditional & Original String Music from Mali. Kanaga System Krush. – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 7 & 10)
Broulaye Coulibaly (donsongoni) :
– Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Daouda Coulibaly (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Douda%20Coulibaly.mp3
Dougouye Coulibaly (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisk. (sur les tracks 6 & 12)
Tiedjo Danté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1985/1989) : Jatigui. Globestyle.
* Daouda Dembele (jelingoni) :
– Daouda Dembele (s.d.) : El Hadji Sekou Oumar. Vol.1. Beni Mariko BM 5001. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et sa guitare dans l’histoire de Makan. Vol.1. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et son épouse Hawa Dembele. Vol.2. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Histoire de Bakaridjan. Vol.1. SSL 233. (cassette) – Daouda Dembele (2012) : Daouda Dembele. Yaala Yaala Rec.
Demma Dia (ngoni) :
– Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango.
Balla Diabaté (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle)
Bourama Diabaté (ngoni) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008 (??). (cd démo/wav)
* Cheick Hamala Diabaté (ngoni) :
– Cheick Hamala Diabaté & Bob Carlin (2006) : From Mali to America. 5-String Production. – Cheick Hamala Diabaté (2006) : Kèlè Manyi Dé. Mali Music. – Cheick Hamala Diabaté (2009/2012) : Ake Doni Doni. Grisgris Discs. – Corey Harris (2007) : Zion Crossroads. Telarc (sur track 7-8) – Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
Jeli Fotigui Diabaté (bamanangoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 1)
Kelemonzon Diabaté (ngoni basse) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008. (s.i.) (cd démo/wav)
Komawulen Diabaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 3, 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 1)
Lanfia Diabaté (ngoni) :
– Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
Lassana Diabaté (ngoni) :
– Babani Koné (1998) : Sanou Djala. Stern’s Africa.
Mamadou Diabaté (ngoni) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec.
Mamah Diabaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Coumba Sidibé (2001) : Mansa. Mali K7 S.A. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Lobi Traoré (1999) : Duga. Cobalt. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch. – Rokia Traoré (2008) : Tchamantché. OutHere Rec.
Samba Diabaté (ngoni) :
– Les Escrocs (2005) : Rap Acoustique du Mali. Naxos World. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production.
Solo Diabaté (ngoni) :
– Mokontafe Sako (1976) : Farafina mousow. Sonafric. – Mokontafe Sako (1976) : La grande vedette malienne. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Les aigles du Mali. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Mokontafe Sako et son Ensemble Traditionnel. Sonafric.
Boua Diakité (kamalengoni) :
– Mamou Sidibé (2001) : Nakan. Cobalt.
Bréhima « Bénogo » Diakité (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (1997) : Best of Ellipsis Arts … Award Winning Global Music Compilations. Ellipsis Arts/Sunnymoon. (sur track 5/disque 2) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Amadou & Mariam (2008) : Welcome to Mali. Warner Music. (sur track 3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. – Nahawa Doumbia (2000) : Yaala. Cobalt. – Frederic Galliano and the African Divas (2002) : African Divas (Digipack, édition limitée). F Communications. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. (sur track 2) – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 9 & 10) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Oumou Sangaré (1991) : Moussolou. World Circuit. – Oumou Sangaré (1993) : Ko sira. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8)
* Filifin Diakité (kamalengoni) :
– N’Gou Bagayoko (2002) : Kulu. Frikyiwa. (sur les tracks 4 & 7) – Filifin (2002) : Siran. Frikyiwa.
* Tom Diakité (donsongoni, kamalengoni, ngoni) :
– Alexandre Desplat (2007) : Jacques Audiard – O.S.T. Silva Americana. – Sékouba « Bambino » Diabaté (2002) : Sinikan. Sonodisc. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. – Tama (1999) : Nostalgie. Virgin. – Tama (2002) : Espace. Virgin.
Dian Diallo (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. (sur track 7)
Issa Diallo (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Issa%20Diallo.mp3
* Yoro Diallo (kamalengoni) :
– Yoro Diallo (s.d.) : Yoro Diallo dit Tiekro Bani (Vol.1). Samassa Rec. (cassette) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8) – Boubacar Traoré (2003) : Kongo Magni. Marabi. – Yoro Diallo & Diagbawara Sali (2009) : Dounia Kadi. Camara Productions. (mp3)
* Abou Diarra (kamalengoni) :
– Abou Diarra (2008) : Kono Kan Bora. (s.i.). – Abou Diarra (2010) : An ka belebele. Euclydia. – Abou Diarra (2012) : Donsoya. Camara Production. (mp3)
Adama Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Adama%20Diarra.mp3
Aliou « Donzoko » Diarra (donsongoni) :
– Hannes Kies (2003) : Mali Trio Project – Saxophone meets Kora, Balafon & Donzo N’goni. Benkadi.
Karim Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Karim%20Diarra.mp3
Siaka Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Siaka%20Diarra.mp3
* Zoumana Diarra (ngoni) :
– Zoumana Diarra (1997) : Ballad of Manding. Djenné, DJCD 1003. Distr. by Stern’s Africa.

* Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (kamalengoni) :
– Damon Albarn (2002) : Mali Music. Parlophone/EMI. (track 15) – Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (2005) : Kokanko Sata. Honest Jon’s Rec.
Une des très rares joueuses de kamalengoni maliennes (voir aussi Madine N’Diaye sur cette liste !).
Mamadou Doumbia (ngoni) :
– Morgan Fisher (1994) : Rebalance. Prem Promotion Co.
Mama Dramé (ngoni) :
– Ami Koïta (s.d.) : Hine Mansa. (réédité sous Pour collectionner, Vol.2/1992. OCWAK 002)
* Alou Fané (kamalengoni, donsongoni) :
– Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Rythmes du Wassoulou Vol.3. Ivoire Polydisc. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Kamalen N’Gonin. Disco Club. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré & Djourou Diallo (2008) : Kamale Ngoni – Kelea. Indigo. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan Dozon N Goni. Dakar/New Music Distribution. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan N’Goni- Dozon N’Goni. Dakar Sound/Cargo Rec. – Michel Séguin & Toubabou (1974) : Le blé et le mil (live). Troc Kotai. (vinyle) – Sali Sidibé (1980) : L’enfant chéri du Wassolon, vol.1. Disco Club de la Bagoué F.T.002. (vinyle) – Sali Sidibé (1982) : Formidable ! – Sali Sidibé 82. Poydisc. (vinyle)
Fimani (ngoni) :
– Assa Dramé (s.d.) : Tata Bambo présente sa fille Assa Dramé : Hommage aux griots. Afrique Musique AM 92002. (cassette)
Yossi Finé (ngoni) :
– Vieux Farka Touré (2009) : Fondo. Six Degrees Rec. (sur les tracks 4 & 7)
* Adama Namakoro Fomba (donsongoni) :
– Adama Namakoro Fomba (1995) : Allah an dèmè. (s.i.). – Adama Namakoro Fomba (2008) : Wallé (Kalitex présente). Kalitex Productions. (mp3)
Ousmane Gadjaka (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2004) : Red & Green. World Circuit. (2cds ; réédition de deux anciens vinyles d’AFT). (sur les tracks 5 – 8)
Ousmane Gadjaka joue du ngoni sur le disque Green (édité d’abord sous Ali Farka Touré, 1988, et African Blues, 1990)
Kassemady Kamissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
« Petit » Kassemady Kamissoko (ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere.
Mahamadou Kamissoko (ngoni) :
– Ballaké Sissoko & Vincent Segal (2009) : Chamber Music. No Format! (sur track 3) – Boubacar Traoré (2010) : Mali Denhou. Lusafrica.
Sory Kané (ngoni) :
– Wande Kouyaté (s.d.) : Bara Muso. (s.i.) (cassette)
Moussa Kanouté (ngoniba, ngoni) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Moussa « Vieux » Kanté (kamalengoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Moussa « Vieux » Kanté (2004) : Laban. (s.i.).
Binéfou Keïta (ngoni) :
– Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit.
Ousmane Keïta (kamalengoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur track 1)
Baréma Koita (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur track 10)

* Moriba Koïta (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (1996) : Vertigo ! Le Magazin des Nouvelles Tendances du Jazz No.1. Verve Rec. (sur track 9) – Div. Artistes (2005) : Barcelona Raval Sessions 2. Satélite K. (sur track 9/disque 1) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (track 14) – Amadou & Mariam (2002) : Wati. Universal Music Jazz. (sur les tracks 8 & 10) – Amadou & Mariam (2005) : The Best of. Universal Music Jazz. (sur les track 8) – Jean-Jacques Avenel (2004) : Waraba. Songlines Rec. – Nayanka Bell (1994) : Visa. SLP Editions. (cassette) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Moïra Conrath (2000) : Insomnie. Cobalt. – Ousman Danedjo (2008) : Enelmedio. O+Music. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur les tracks 2, 7 & 11) – Sékouba « Bambino » Diabaté (1996) : Bonya. Syllart. (cassette) – Manu Dibango (2003) : Wakafrika. Giant. – Oumou Dioubaté (1999) : Wambara. Stern’s Music. – Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie. – Santoutou Kanouté (1988) : Signaro. Beni Mariko BM 93. (cassette) – Mory Kanté (2004) : Sabou. Tug. – Mamani Keïta & Marc Minelli (2001) : Electro Bamako. Universal Music. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 4, 6 & 9) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 3, 6 & 8 – 10) – Salif Keïta (1995) : "Folon" … The Past. Mango. (sur track 7) – Ami Koïta (1985) : Tata Sira. Bolibana. – Ami Koïta (1986) : Debe. Disques Espérance. – Diaba Koïta (2004) : Diamadouassi. La vache qui tache/APPMM. – Moriba Koïta (1997/2001) : Sorotoumou. Cobalt. – Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa. – Lansine Kouyaté & David Neerman (2008) : Kangaba. No Format! (sur track 8) – Mamany Kouyaté (2005) : La Voix d'Or du Mali (The Golden Voice of Mali). Playa Sound. – Tata Bambo Kouyaté (1988) : Djely mousso. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart. – El Hadj Ndiaye (2008) : Géej. Marabi. – Cheick Tidiane Seck & Hank Jones (1995) : Sarala. Verve Rec. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 1 – 10) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 2, 3 & 11) – Hadja Soumano (1989) : Nteri Diaba. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart.
Amadi Koné (ngoni) :
– Walde Damba (1989) : Balabolo. Vol.1. Sweet Sound. – Walde Damba (1989) : Walde Damba et son ensemble: Blondaba. Vol.2. Sweet Sound.
Issa Koné (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Dirtmusic (2010) : BKO. Glitterhouse Rec. (sur track 9)
Mamadou Koné (ngoni) :
– Fatoumata Mah Kouyaté no.1 (199?) : Samaya Djeli – Vol.3. FLAC. (mp3)
Mouctar Koné (ngoni) :
– Fanta Damba (1980) : Bahamadou Simogo. Celluloid. – Fanta Damba (1983 ?) : Fanta Damba. (Bahamadou Sylla). Celluloid. – Fanta Damba (1986 ?) : Fanta Damba. (Mamadou magadji). Disques Espérence.
Tidiane Koné (ngoni) :
– Mory Kanté (1996) : Tatebola. Misslin DME 18.

Toumani Koné (donsongoni) :
– Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.1. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.2. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné, vol.4. Siriman Diallo. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné. (s.i.). (cassette)
* Andra Kouyaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – 2Fanga (Andra Kouyaté & Mah Bara Soumano) (2009) : Gueleya. Studio Mali. (mp3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Tiken Jah Fakoly (2010) : African Revolution. Wrasse Rec. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2011) : Introducing . Studio Mali. (ep/mp3) – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (mp3/cd ?) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Michel Ocelot (dir.) (2007) : Comédie musicale – Kirikou et Karaba. EMI France. – Raaga Trio (2010) : The Other Edge. AnotherShapeRec. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Mah Bara Soumano (2008) : Sabali. Studio Mali. (cassette) – Leni Stern (2007) : Alu Maye (have you heard). Leni Stern Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Fantani Touré (2000) : N’tin Naari. Leni Stern’s. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Ba Foussayur Kouyaté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1995) : Bambo. Sory Labita 210. (cassette)
Baba Kouyaté (ngoni) :
– Ami Koïta (1995) : Carthage. Sonodisc.
Barou Kouyaté (ngoni) :
– Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha.

* Bassékou Kouyaté (ngoni, ngoniba, jelingoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Div. Artistes (2008) : fRoots 30. fRoots. (sur track 3) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (sur track 1) – Div. Artistes (2008) : 24th Music Meeting. Not on Label. (track 20) (cd promo) – Div. Artistes (2010) : Rough Guide to Desert Blues. World Music Net. (track 2/disque 1) – Div. Artistes (2010) : Free Africa. Le Son du Maquis. (track 10/disque 4) – Div. Artistes (2010) : AfroCubism. Word Circuit. – Amadou & Mariam (2012) : Folila. Warner Music. (sur les tracks 2, 3 & 9) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. (sur les tracks 3, 6, 8 & 11) – Keletigui Diabaté (1996) : Keletigui Diabaté. Mission de Coopération Française au Mali. (cassette) – Nainy Diabaté (1992) : Farafina mousso. Camara. (cassette) – Nainy Diabaté (1997) : Nafa. (cassette) – Nainy Diabaté (1998) : Nafa. (réédition de Diabaté 1992 et 1997 sur Nafa). Stern’s Africa. – Toumani Diabaté & Kandia Kouyaté (2010) : Symphonie Mandingue Live. A .T.A. (mp3) – Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisc. – Toumani Diabaté & Roswell Rudd (2002) : Malicool. Emarcy Rec. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Toumani Diabaté (1994) : Songhai 2. Hannibal. – Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (annoncé pour l’été 2012) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Taj Mahal (2008) : Maestro. Heads Up International. (sur track 2B) (vinyle) – Mongrel (2009) : Better than Heavy. Wall of Sound. (sur track 8/disque 1) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit. – Vieux Farka Touré (2007) : Vieux Farka Touré. Modiba Productions/World Village. – Vieux Farka Touré (2007) : Remixed – UFO’s over Bamako. Rykodisc/Warner.
* Bassi Kouyaté (ngoni) :
– Bassi Kouyaté (1997) : Mali – Chants de griot bambara. Buda Musique. – Bassi Kouyaté & Vincent Zanetti (1997) : Djinn Djow (Chants et musique du Mali). Bolibana. (mp3)
Fousseyni Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2002) : Badeniya – Manden Jaliya in New York City. Smithsonian Folkways. (sur les tracks 1 – 5) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Mamadou Diabaté (2000) : Tunga. Alalu Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec.
Guimba Kouyaté (ngoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur les tracks 5, 6 & 11)
Kémo Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Aminata Kamissoko (2011) : Kognoumalon. E Media/B.K.S. – Ami Koïta (1992) : Hommage à Sambayal Gaye "Concorde". (s.i.) (cassette)
Mamaye Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2000) : Djelimousso (La Voix du Mandingue – Chants de Griots Bambara). Buda Musique. – Mah Damba & Mamaye Kouyaté (s.d.) : Den Niale. (s.i.) (cassette) – Abdoulaye Diabaté (1995) : Djiriyo. Stern’s Africa. – Sékou Kouyaté (1991) : Diagneba. Syllart. – Ali Farka Touré (1990) : The River. World Circuit.
Noumoudjon Kouyaté (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa.
Omar Barou Kouyaté (ngoni, ngoni médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. (sur les tracks 2, 6, 9 & 10) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Sidi Modibo Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec.
Souleymane Kouyaté (ngoni) :
– Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Salif Keïta (2010) : La Différence. Emarcy Rec/Universal. – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango.
Abel Malé (donsongoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 2)
* Madine N’Diaye (ngoni, kamalengoni, kora) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Pekos / Yoro Diallo (ngonis électriques) :
– Pekos/Yoro Diallo (2007) : Pekos/Yoro Diallo. Yaala Yaala Rec/Drag City.
Bouba Sacko (ngoni) :
– Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s. (sur track 7)
Silima Sakoné (ngoni basse) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique.
Harouna Samaké (kamalengoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Yé Lassina Coulibaly (2000) : Burkina Faso – Mali : musiques actuelles. Buda Musique. – Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Bako Dagnon (2009) : Sidiba. Discograph. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 2, 4 & 12) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 2 & 4) – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 7 & 8) – Etienne Mbappé (2008) : Su la take. O+Music. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 6) – Sali Sidibé (1993) : Wassoulou Foli. Stern’s Africa. – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s.
Mamane Samaké (kamalengoni) :
– Les Sœurs Sidibé (s.d.) : Ni La Kani. Maikano1070. (cassette)
* Sibiri Samaké (donsongoni) :
– Div. Artistes (2000) : In Griot Time – String Music of Mali. Stern’s Africa. (track 9) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (tracks 6 & 8) – Sibiri Samaké (1994) : Mali – Musiques des Chasseurs de Sebenikoro. Musicrama. – Sibiri Samaké (2009) : Djitoumou Kono – Musiques des Chasseurs. Buda Musique. – Sibiri Samaké (2010) : Dambe Foli – Bamana Hunters Music. Kanaga System Krush.
(remarque : les albums de 1994 et 2009 sont possiblement identiques !)
Dassy Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
(remarque : possiblement identique à Nassourou Saré !)
Nassourou Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (1976) : Ali Touré « Farka » (Bandalabourou). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1977) : Ali Touré « Farka » (Yer Sabou Yerkoy). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1996) : Radio Mali. World Circuit. (compilation)
* Allata Broulaye Sidibé (kamalengoni) :
– Allata Broulaye Sidibé (1983) : Spécialiste de Kamelen N’goni. Folklore du Manding. Maïkano MAILPS 1024. (vinyle/cassette) – Allata Broulaye Sidibé (s.d.) : Initiateur du Kamele Ngoni. Mali K7. (cassette)
Harouna Sidibé (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie.
Kassim Sidibé (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Trilok Gurtu (2000) : African Fantasy. Blue Thumb Rec. (sur track 5) – Jacky Molard Quartet & Foune Diarra Trio (2010) : N’Diale. Innacor Rec. – Oumou Sangaré (1996) : Denw. (s.i.). (cassette) – Oumou Sangaré (1996) : ‘Worotan’. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit (2cds, compilation). – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur les tracks 4, 5, 7 & 10) – Adham Shaikh (2010) : Universal Frequencies. Sonicturtle Rec. (sur les tracks 6 &7)
* Mamadou Sidibé (kamalengoni) :
– Coumba Sidibé (2000) : Djandjoba. Camara Productions. – Mamadou & Vanessa (2007) : Nacama. CD Baby.Com/Indys. – Mamadou & Vanessa (2010) : Wulajan. CD Baby.Com/Indys. (mp3) – Mamadou & Vanessa (2010) : Mamadou Sidibé – Learn Kamale Ngoni Lesson One. (c) Mamadou & Vanessa (DVD)* – Mamadou & Vanessa (2011) : Faso Mali. CD Baby.Com/Indys.
* Dvd pour apprendre la technique du kamalengoni, des explications pratiques (accordage, échange des cordes, etc.) et deux rythmes traditionnels compris.
* Paul Sidibé (kamalengoni) :
– Paul Sidibé (2011) : Mon n’goni. La Cigogne. (mp3)
Solo Sidibé (kamalengoni) :
– Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. (sur track 6)
Souleymane Sidibé (kamalengoni) :
– Mamadou Sissoko alias Mohamed Jony (s.d.) : Bimbalia. Maikano1071. (cassette)
* Yoro Sidibé (donsongoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Yoro Sidibé (2008) : Yoro Sidibé. Yaala Yaala Rec.
Abou Sissoko (ngoni) :
– Mamadou Diabaté (2011) : Courage. World Village.
* Baba Sissoko (ngoni) :
– AKA Moon/Baba Sissoko/Black Machine (2010) : Culture Griot. Cypres. – Art Ensemble of Chicago (2004) : Reunion – Live in Roma. Materiali Sonori. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Miguel Angá Diáz (2005) : Echu Mingua. World Circuit. (sur les tracks 3 & 4) – Stéphane Huchard (2008) : African Tribute to Art Blakey. Harmonia Mundi Music. – Chris Joris & Bob Stewart (2006) : Rainbow Country. Werf. – Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Mââk’s Spirit & Gnaoua Ensemble (2003) : Al Majmaâ. Igloo IGL 172. – Baba Sissoko & Taman Kan (1995/2000) : Live in Studio. Il Manifesto. – Baba Sissoko (2004) : Djeliya. Il Manifesto. – Baba Sissoko Trio (2007) : Bolokan. Extraplatte Musikproduktion. – Baba Sissoko Jazz Ensemble (2007) : Bamako Jazz. Werf. – Baba Sissoko (2008) : Djekafo. Il Manifesto. – Baba Sissoko & Il Pozzo di San Patrizio (2010) : The Eyes over the World. EOW Music. – Baba Sissoko (2011) : African Griot Groove (Afro blues). Non firmato. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Baba Sissoko joue aussi des percussions (balafon, calebasse, dundun, karignan) et est maître du tamani (tambour à aisselle) ; en tant que tel, il a collaboré et enregisté avec Don Moye (2002 : Bamako Chicago Express), Cachaito Lopez, Roberto Fonseca (2012 : Yo), AfroCubism (2010 : AfroCubism), Lokua Kanza (2003 : 3), Ry Cooder, Santana, Bassékou Kouyaté, Buena Vista Social Club, Ibrahim Ferrer, Youssou N’Dour, Mamani Keïta, Baaba Maal, Enzo Avitabile & Bottari, Sting, Fela Kuti, Ami Koïta, Taranta Nera, The Wailers, Bruno Genero Ensemble, etc. etc.

* Banzoumana Sissoko (kamalengoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (~1987) : Jamana Sorofé – Jamana Faamuya yiriwa ton . Bamako. (cassette) – Div. Artistes (2006) : African Pearls 3 – One Day on Radio Mali. Syllart. (sur track 2/disque 1) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.2. Banzoumana Sissoko, le vieux lion I. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2552. (vinyle) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.3. Banzoumana Sissoko, le vieux lion II. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2553. (vinyle) – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.1. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8326. – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.2. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8327. (vinyle) – Wanda Kouyaté (1984 ?) : La grande vedette malienne accompagnée dans ngoni par Bazoumana Sissoko. Sacodis LS 33. (vinyle)
Banzoumana Sissoko (~1890–1987) fut le griot le plus important au Mali de l’ère coloniale et mythique joueur de kamalengoni. Né aveugle.
Djeli Baba Sissoko (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle) – Musiques du Mali (1995) : Musiques du Mali – Banzoumana. Produced by Ibrahima Sylla. Reissue of selected material from Ministery of Information of Mali and other material. Syllart/Mélodie.
Djimé Sissoko (ngoni) :
– Samba Touré (2009) : Songhai Blues – Homage to Ali Farka Touré. World Music Network. – Samba Touré (2011) : Crocodile Blues. World Music Network.
Doni Sissoko (ngoni) :
– Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
* Mama Sissoko (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Kassé Mady Diabaté (1989) : Fode. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diabaté (1990) : Kela Tradition. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 6) – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. (sur track 9) – Mama Sissoko (2001) : Soleil de Minuit. Tinder. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
Mamadou Sissoko (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (2009) : Amary Daou (1981/1982). Syllart.
Sadio Sissoko (ngoni) :
– Sabré Soumano (1994) : Moussoulou. Mélodie.
Sayan Sissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Afel Bocoum & Alkibar (2009) : Tabital Pulaaku. Contre Jour. (sur track 10) – Dogomani Dagnon (1993) : Domani – Wawamba. Sonodisc. – Kassé Mady Diabaté (1997) : Yilli malo. Elite Productions. (cassette) – Baba Djan Kaba (1992) : Kankan. Sonodisc. – Moussa Keïta (1997 ?) : Seguele Moussa. Sory Yattassaye (cassette) – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango. – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Fodé Kouyaté (1993) : Anka Wili. Syllart/Mélodie. – Baaba Maal (1991) : Baayo. Mango. – Sekou Sacko and Ramata Kouyaté (1991) : Sekou and Ramata. Mande/Island. (cassette) – Djelimady Tounkara (2001) : Sigui. Indigo.
Yacouba Sissoko (kamalengoni, ngoniba, ngoni) :
– Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur le track 3)
Adama Tounkara (ngoni) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Ballaké Sissoko (2000) : Déli. Label Bleu. – Djelimady Tounkara (2005) : Solon Kôno. Marabi.
Ganda Tounkara (ngoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Fati Kouyaté (2011) : Soukora. E Media BKS. – Vieux Farka Touré (2011) : The Secret. Six Degrees/Exil.
(remarque : possiblement identique à Garba Tounkara !)
Garba Tounkara (ngoni) :
– Mory Djely Dienne Kouyaté (1993) : La renaissance mandingue. Sonia Store Production. (cassette)
Mady Tounkara (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.6. Fanta Damba : La tradition épique. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2506 (vinyle)

* Makan « Badié » Tounkara (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Adama Diabaté (1995) : Jako Baye. Stern’s Africa. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. (sur les tracks 1, 3 & 8) – Kaira Ben (1996) : Singa. Stern’s Africa. – Ami Koïta (1989) : Mamaya. Syllart. – Ami Koïta (1989) : Mory Djo. Mali K7. (cassette) – Ami Koïta (1993) : Songs of Praise. Stern’s Africa. – Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango. – Dieneba Seck (2006) : The Truth. Stern's Africa. – Makan Tounkara (2002) : N’goni du Mali. Cinq Planètes. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
– Samuel Thiebaut (2011) : The River – Sébastien Martel (guitare, chœur), Piers Faccini (guitare, voix) et Makan « Badié » Tounkara (ngoni) au Festival Africolor Paris (10 déc. 2011). Caméra : Florence Levasseur, Guillaume Golin ; Son : Pierrick Saillant. Armor TV – Cinéplume/TVM et Oléo Films. (vidéo)
Modi Tounkara (ngoni) :
– Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
Abdoulaye Traoré (donsongoni) :
– Abdoulaye Traoré (2010) : Abdoulaye Traoré. Yaala Yaala Rec.
* Adama Yalomba Traoré (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Le Festival au Désert. Triban Union/Exil Musik. (track 10) – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Adama Yalomba (1995) : Yalomba. Maikano. (cassette) – Adama Yalomba (1997) : Ni Kelenni Kadi. Labida. (cassette) – Adama Yalomba (199?) : Gnumankè. Samassa Rec. (cassette) – Adama Yalomba (2001) : M’Bora. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2004) : Dumuni. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2009) : Kassa. Makasound.
Meri Traoré (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Meri%20Traore.mp3
Moussa Traoré (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2011) : La Grande Cantatrice Malienne – Vol.3. ATFA001. (vinyle)
* Sékouba Traoré (donsongoni) :
– Sékouba Traoré & Mahmoud Ghinia (2000) : Wlad Bambara. Wereld Culturen Centrum.
(notes : l’asterisque* veut dire que ce musicien a publié aussi sous son propre nom ; s.d. = sans date ; s.i. = sans indication)
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Références :
– Arnaud, Gérard / Henri Lecomte (2006). Musiques de toutes les Afriques. Paris: Fayard. – Charry, Eric (2000). Mande Music. Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago: The University of Chicago Press. – Dumestre, Gérard (2011). Dictionnaire bambara-français, suivi d’un index abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. – Durán, Lucy (1995). "Birds of Wasulu: Freedom of expression and expression of freedom in popular music of southern Mali", British Journal of Ethnomusicology 2: 117-42. – Durán, Lucy (2000). "Women, Music, and the 'Mystique' of Hunters in Mali", in : The African Diaspora: A Musical Perspective (Critical and Cultural Musicology), Ingrid Monson (ed.). London : Routledge, pp.137-185. – Nketia, J.H. Kwabena (1979/1991). Die Musik Afrikas. (Taschenbücher zur Musikwissenschaft ; 59). Wilhelmshaven : Noetzel.
Herbert
Un GRAND MERCI à mon ami Rainer (ethnomusicologue et musicien de djembé), à Hauke (directeur de l'Archive pour la Musique Africaine à l’université Johannes Gutenberg de Mayence), à Ulli (qui enseigne et joue du kamalengoni) et à Assigué (vforumiste et excellent connaisseur du Mali). Ce travail est dédié à ce quartette ...
Instruments et contexte historique, en abrégé
L’arc est sans doute le premier instrument à cordes de l’humanité. Il n’existe pas uniquement en Afrique : on en a joué aussi bien à Hawaï que dans le nord de la Sibérie ou en Italie. Ainsi, on peut supposer avec certitude que le berimbaou brésilien est d’origine africaine, comme sans doute tous les arcs musicaux à résonateur attaché (en calebasse) des Amériques ; de nos jours, c’est surtout l’Afrique australe qui présente encore un sortiment riche en arcs-en-bouche. Cependant, il existe en Amazonie, p.ex. chez les Jivaros mais aussi chez d’autres populations, des arcs-en-bouche plutôt d’origine amérindienne qu’africaine.
En Afrique de l’Ouest, c’est la harpe à chevalet qui prédomine. Les harpes africaines ont en commun d’être « ouvertes », c.à.d. de ne pas comporter de pilier antérieur comme la harpe classique occidentale. La forme de la caisse de résonance est variée : hémisphérique en calebasse, caisse naviforme, en cuillère ou en coupe ... Le manche est le plus souvent en bois (mais peut même, comme chez les Mangbetu du Congo démocratique, sculpté en ivoire). La caisse de résonance peut être en bois, en calebasse mais aussi, comme chez les Acholi de l’Ouganda, en carapace de tortue.
En Afrique Centrale, les harpes sont dotées de manches arqués, depuis la région des Grands Lacs jusqu’au Gabon. Chez les Zandé, la harpe à cinq cordes est très proche de la « harpe cintrée » des anciens Egyptiens. Elle constitue l’un des sommets de la lutherie africaine. Il existe aussi des harpes « fourchues » (ou « cithares arquées », selon le musicologue ghanéen J.H. Kwabena Nketia), répandues dans un périmètre limité, au Libéria, en Guinée et en Côte d’Ivoire.
Beaucoup plus répandues sont les harpes à chevalet, aussi appelées « harpes-luths » (mais le premier terme paraît plus approprié). Leur aire d’expansion est beaucoup plus vaste : le donsongoni (voir la photo 03) dans la région sud-mali dite Wassoulou ou son dérivé récent, le kamalengoni, instrument de la jeunesse (voir la photo 02), très populaire chez les jeunes du Wassoulou et de Bamako, le soron à dix-neuf cordes de Guinée, le simbi des chasseurs manenka-mandinka et dioula de la Guinée et du Sénégal, le ko des Dan, le kori des Sénoufo, pour ne citer que peu, sans oublier bien sûr la plus célèbre d’entre elles, la kora des griots mandingues dont les vingt et une cordes ont fait le tour du monde.
Ces harpes, dont la caisse de résonance est en règle une calebasse (sauf les quelques harpes apparentées de Côte d’Ivoire ou du Ghana), ont pour origine commune la harpe des chasseurs ou des guerriers. Très connu parmi ces harpes est le mbolon, harpe qui est joué chez des Sénoufo, et qui reste privilégiée dans le poro, rite d’initiation de ce peuple. Le mbolon comporte deux, trois ou quatre cordes attachées à un chevalet-cordier. Le musicien en joue avec une pièce de bois fourchue qu’il tient dans sa main droite en guise de plectre, tout en frappant les cordes de sa main gauche à nu. Il en résulte une polyrythmie extraordinaire. Aujourd’hui, cette harpe est jouée pour encourager les travaux des champs. Une autre harpe, qui comporte en règle six cordes, le donsongoni, est l’instrument des confréries des chasseurs du Wassoulou, région englobant une partie du Mali, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. Elle a un rôle rituel, mais depuis cinq, six dizaines d’années, est apparue une autre harpe, très proche, le kamalengoni, la « harpe des jeunes » (kamalen veut dire en bambara « jeune homme, homme jeune ; gaillard, amant »), surnomméé aussi « moustique » à cause de sa sonorité grésillante.
Les luths, instruments où un manche prolonge la table d’harmonie et où les cordes, parallèles au manche, peuvent être raccourcies par les doigts du musicen pour produire chacune plusieurs notes, sont surtout répandue Afrique de l’Ouest et du Nord.
Au Niger, au Mali, en Guinée, au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, même au Nigeria, on joue des luths dont le nom varie selon la région ou espace culturel : ngoni, hoddu, kountigui, tidinit, xalam, molo, kone, etc. etc. Cet instrument au long manche cylindrique et à la caisse allongée recouverte d’une peau, est resté très proche du gegenty de l’Egypte pharaonique, et probablement colporté par les Fulbé qui l’ont répandu partout où ils nomadisaient. Les Fulbé sont les seuls à détenir un mythe racontant l’origine de cet instrument. Le nombre des cordes varie d’un peuple à l’autre, monocorde chez les Sonraï, à quatre cordes chez les Maures, à cinq chez les Bambara ...
Concernant le ngoni, luth malien (voir la photo 01), il existe en parallèle les termes jelingoni, « ngoni des griots » (jeli veut dire en bambara « griot »), et bambarangoni, « ngoni des Bambara » (utilisés aussi dans la liste des joueurs de ngoni en bas). Le terme jelingoni est surtout utilisé pour délimiter le luth ngoni par rapport aux harpes à chevalet kamalengoni et donsongoni. Donc, ngoni et jelingoni sont des termes plus ou moins identiques, c.à.d. ils se chevauchent, de plus, face au fait que le ngoni est un instrument des griots, jelingoni est bien à identifier comme pléonasme. Le ngoni ne signifie rien d’autre que « luth, "ngoni", instrument à cordes des griots (souvent nommé "guitare") » (Dumestre 2011 : 765). Donc, si ngoni veut dire « luth des griots », il ne faut pas ajouter jeli- qui est, dans ce cas, redondant. Certes, Charry n’utilise pas le terme jelingoni mais bien son équivalent anglais, « griot lute » (Charry 2000 : 122ff). Encore : jelingoni est un terme qui est utilisé pour clarifier les limites des harpes à chevalet, les kamalengoni et donsongoni, pour dire qu’il s’agit du « vrai » ngoni, à savoir celui des griots. Le terme bambarangoni est plus ou moins identique à jelingoni. Il s’agit du même instrument, mais jamais d’un kamalengoni ou donsongoni. Certes, je ne suis pas sûr si ce sont les Bambara exclusivement qui jouent du bambarangoni, cependant, dans la société bambara, ce sont les griots seulement qui jouent de ce ngoni.
En haut, dans le titre, j’ai mis ngonis en parenthèses pour, à titre exceptionnel, utiliser le terme comme terme collectif, terme qui doit contenir, par des raisons techniques, ngoni (jelingoni, bambarangoni), kamalengoni et aussi donsongoni, même s’il faut – je l’ai déjà exposé – séparer autrement ngoni de kamalengoni et de donsongoni ...
Joueurs de ngoni/kamalengoni/donsongoni maliens et leurs héritages musicaux retenus sur des cds, vinyles, cassettes, mp3s, etc. (par extraits !) :
* Issa Bagayogo (kamalengoni) :
– Div. Artistes (1994) : Electric & Acoustic Mali. EMI Hemisphere. (track 7) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (track 5) – Issa Bagayogo (199?) : Fengue. EMI Mali. (cassette) – Issa Bagayogo (1999) : Sya. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2002) : Timbuktu. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2004) : Tassoumakan. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2008) : Mali Koura. Six Degrees Rec.
Moussa Bah (ngoni, ngoniba médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Abdoul Wahab Berthé (kamalengoni) :
– Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Habib Koïté & Bamada (2001) : Baro. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2003) : Fôly ! Live around the World. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo.
* Mamoutou Mangala Camara (kamalengoni, ngoni) :
– Mangala Camara (2000) : Réexpédition. Africa Productions. – Mamoutou Mangala Camara (2001) : Mali – chants et musiques de griots. Sunset.
Camélé (ngoni) :
– Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 5)
* Adama Coulibaly (donsongoni, ngoni) :
– Adama Coulibaly (2006) : N’Goni Fola. Traditional & Original String Music from Mali. Kanaga System Krush. – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 7 & 10)
Broulaye Coulibaly (donsongoni) :
– Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Daouda Coulibaly (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Douda%20Coulibaly.mp3
Dougouye Coulibaly (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisk. (sur les tracks 6 & 12)
Tiedjo Danté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1985/1989) : Jatigui. Globestyle.
* Daouda Dembele (jelingoni) :
– Daouda Dembele (s.d.) : El Hadji Sekou Oumar. Vol.1. Beni Mariko BM 5001. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et sa guitare dans l’histoire de Makan. Vol.1. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et son épouse Hawa Dembele. Vol.2. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Histoire de Bakaridjan. Vol.1. SSL 233. (cassette) – Daouda Dembele (2012) : Daouda Dembele. Yaala Yaala Rec.
Demma Dia (ngoni) :
– Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango.
Balla Diabaté (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle)
Bourama Diabaté (ngoni) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008 (??). (cd démo/wav)
* Cheick Hamala Diabaté (ngoni) :
– Cheick Hamala Diabaté & Bob Carlin (2006) : From Mali to America. 5-String Production. – Cheick Hamala Diabaté (2006) : Kèlè Manyi Dé. Mali Music. – Cheick Hamala Diabaté (2009/2012) : Ake Doni Doni. Grisgris Discs. – Corey Harris (2007) : Zion Crossroads. Telarc (sur track 7-8) – Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
Jeli Fotigui Diabaté (bamanangoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 1)
Kelemonzon Diabaté (ngoni basse) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008. (s.i.) (cd démo/wav)
Komawulen Diabaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 3, 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 1)
Lanfia Diabaté (ngoni) :
– Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
Lassana Diabaté (ngoni) :
– Babani Koné (1998) : Sanou Djala. Stern’s Africa.
Mamadou Diabaté (ngoni) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec.
Mamah Diabaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Coumba Sidibé (2001) : Mansa. Mali K7 S.A. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Lobi Traoré (1999) : Duga. Cobalt. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch. – Rokia Traoré (2008) : Tchamantché. OutHere Rec.
Samba Diabaté (ngoni) :
– Les Escrocs (2005) : Rap Acoustique du Mali. Naxos World. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production.
Solo Diabaté (ngoni) :
– Mokontafe Sako (1976) : Farafina mousow. Sonafric. – Mokontafe Sako (1976) : La grande vedette malienne. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Les aigles du Mali. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Mokontafe Sako et son Ensemble Traditionnel. Sonafric.
Boua Diakité (kamalengoni) :
– Mamou Sidibé (2001) : Nakan. Cobalt.
Bréhima « Bénogo » Diakité (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (1997) : Best of Ellipsis Arts … Award Winning Global Music Compilations. Ellipsis Arts/Sunnymoon. (sur track 5/disque 2) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Amadou & Mariam (2008) : Welcome to Mali. Warner Music. (sur track 3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. – Nahawa Doumbia (2000) : Yaala. Cobalt. – Frederic Galliano and the African Divas (2002) : African Divas (Digipack, édition limitée). F Communications. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. (sur track 2) – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 9 & 10) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Oumou Sangaré (1991) : Moussolou. World Circuit. – Oumou Sangaré (1993) : Ko sira. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8)
* Filifin Diakité (kamalengoni) :
– N’Gou Bagayoko (2002) : Kulu. Frikyiwa. (sur les tracks 4 & 7) – Filifin (2002) : Siran. Frikyiwa.
* Tom Diakité (donsongoni, kamalengoni, ngoni) :
– Alexandre Desplat (2007) : Jacques Audiard – O.S.T. Silva Americana. – Sékouba « Bambino » Diabaté (2002) : Sinikan. Sonodisc. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. – Tama (1999) : Nostalgie. Virgin. – Tama (2002) : Espace. Virgin.
Dian Diallo (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. (sur track 7)
Issa Diallo (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Issa%20Diallo.mp3
* Yoro Diallo (kamalengoni) :
– Yoro Diallo (s.d.) : Yoro Diallo dit Tiekro Bani (Vol.1). Samassa Rec. (cassette) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8) – Boubacar Traoré (2003) : Kongo Magni. Marabi. – Yoro Diallo & Diagbawara Sali (2009) : Dounia Kadi. Camara Productions. (mp3)
* Abou Diarra (kamalengoni) :
– Abou Diarra (2008) : Kono Kan Bora. (s.i.). – Abou Diarra (2010) : An ka belebele. Euclydia. – Abou Diarra (2012) : Donsoya. Camara Production. (mp3)
Adama Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Adama%20Diarra.mp3
Aliou « Donzoko » Diarra (donsongoni) :
– Hannes Kies (2003) : Mali Trio Project – Saxophone meets Kora, Balafon & Donzo N’goni. Benkadi.
Karim Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Karim%20Diarra.mp3
Siaka Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Siaka%20Diarra.mp3
* Zoumana Diarra (ngoni) :
– Zoumana Diarra (1997) : Ballad of Manding. Djenné, DJCD 1003. Distr. by Stern’s Africa.

* Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (kamalengoni) :
– Damon Albarn (2002) : Mali Music. Parlophone/EMI. (track 15) – Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (2005) : Kokanko Sata. Honest Jon’s Rec.
Une des très rares joueuses de kamalengoni maliennes (voir aussi Madine N’Diaye sur cette liste !).
Mamadou Doumbia (ngoni) :
– Morgan Fisher (1994) : Rebalance. Prem Promotion Co.
Mama Dramé (ngoni) :
– Ami Koïta (s.d.) : Hine Mansa. (réédité sous Pour collectionner, Vol.2/1992. OCWAK 002)
* Alou Fané (kamalengoni, donsongoni) :
– Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Rythmes du Wassoulou Vol.3. Ivoire Polydisc. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Kamalen N’Gonin. Disco Club. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré & Djourou Diallo (2008) : Kamale Ngoni – Kelea. Indigo. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan Dozon N Goni. Dakar/New Music Distribution. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan N’Goni- Dozon N’Goni. Dakar Sound/Cargo Rec. – Michel Séguin & Toubabou (1974) : Le blé et le mil (live). Troc Kotai. (vinyle) – Sali Sidibé (1980) : L’enfant chéri du Wassolon, vol.1. Disco Club de la Bagoué F.T.002. (vinyle) – Sali Sidibé (1982) : Formidable ! – Sali Sidibé 82. Poydisc. (vinyle)
Fimani (ngoni) :
– Assa Dramé (s.d.) : Tata Bambo présente sa fille Assa Dramé : Hommage aux griots. Afrique Musique AM 92002. (cassette)
Yossi Finé (ngoni) :
– Vieux Farka Touré (2009) : Fondo. Six Degrees Rec. (sur les tracks 4 & 7)
* Adama Namakoro Fomba (donsongoni) :
– Adama Namakoro Fomba (1995) : Allah an dèmè. (s.i.). – Adama Namakoro Fomba (2008) : Wallé (Kalitex présente). Kalitex Productions. (mp3)
Ousmane Gadjaka (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2004) : Red & Green. World Circuit. (2cds ; réédition de deux anciens vinyles d’AFT). (sur les tracks 5 – 8)
Ousmane Gadjaka joue du ngoni sur le disque Green (édité d’abord sous Ali Farka Touré, 1988, et African Blues, 1990)
Kassemady Kamissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
« Petit » Kassemady Kamissoko (ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere.
Mahamadou Kamissoko (ngoni) :
– Ballaké Sissoko & Vincent Segal (2009) : Chamber Music. No Format! (sur track 3) – Boubacar Traoré (2010) : Mali Denhou. Lusafrica.
Sory Kané (ngoni) :
– Wande Kouyaté (s.d.) : Bara Muso. (s.i.) (cassette)
Moussa Kanouté (ngoniba, ngoni) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Moussa « Vieux » Kanté (kamalengoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Moussa « Vieux » Kanté (2004) : Laban. (s.i.).
Binéfou Keïta (ngoni) :
– Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit.
Ousmane Keïta (kamalengoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur track 1)
Baréma Koita (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur track 10)

* Moriba Koïta (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (1996) : Vertigo ! Le Magazin des Nouvelles Tendances du Jazz No.1. Verve Rec. (sur track 9) – Div. Artistes (2005) : Barcelona Raval Sessions 2. Satélite K. (sur track 9/disque 1) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (track 14) – Amadou & Mariam (2002) : Wati. Universal Music Jazz. (sur les tracks 8 & 10) – Amadou & Mariam (2005) : The Best of. Universal Music Jazz. (sur les track 8) – Jean-Jacques Avenel (2004) : Waraba. Songlines Rec. – Nayanka Bell (1994) : Visa. SLP Editions. (cassette) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Moïra Conrath (2000) : Insomnie. Cobalt. – Ousman Danedjo (2008) : Enelmedio. O+Music. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur les tracks 2, 7 & 11) – Sékouba « Bambino » Diabaté (1996) : Bonya. Syllart. (cassette) – Manu Dibango (2003) : Wakafrika. Giant. – Oumou Dioubaté (1999) : Wambara. Stern’s Music. – Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie. – Santoutou Kanouté (1988) : Signaro. Beni Mariko BM 93. (cassette) – Mory Kanté (2004) : Sabou. Tug. – Mamani Keïta & Marc Minelli (2001) : Electro Bamako. Universal Music. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 4, 6 & 9) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 3, 6 & 8 – 10) – Salif Keïta (1995) : "Folon" … The Past. Mango. (sur track 7) – Ami Koïta (1985) : Tata Sira. Bolibana. – Ami Koïta (1986) : Debe. Disques Espérance. – Diaba Koïta (2004) : Diamadouassi. La vache qui tache/APPMM. – Moriba Koïta (1997/2001) : Sorotoumou. Cobalt. – Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa. – Lansine Kouyaté & David Neerman (2008) : Kangaba. No Format! (sur track 8) – Mamany Kouyaté (2005) : La Voix d'Or du Mali (The Golden Voice of Mali). Playa Sound. – Tata Bambo Kouyaté (1988) : Djely mousso. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart. – El Hadj Ndiaye (2008) : Géej. Marabi. – Cheick Tidiane Seck & Hank Jones (1995) : Sarala. Verve Rec. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 1 – 10) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 2, 3 & 11) – Hadja Soumano (1989) : Nteri Diaba. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart.
Amadi Koné (ngoni) :
– Walde Damba (1989) : Balabolo. Vol.1. Sweet Sound. – Walde Damba (1989) : Walde Damba et son ensemble: Blondaba. Vol.2. Sweet Sound.
Issa Koné (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Dirtmusic (2010) : BKO. Glitterhouse Rec. (sur track 9)
Mamadou Koné (ngoni) :
– Fatoumata Mah Kouyaté no.1 (199?) : Samaya Djeli – Vol.3. FLAC. (mp3)
Mouctar Koné (ngoni) :
– Fanta Damba (1980) : Bahamadou Simogo. Celluloid. – Fanta Damba (1983 ?) : Fanta Damba. (Bahamadou Sylla). Celluloid. – Fanta Damba (1986 ?) : Fanta Damba. (Mamadou magadji). Disques Espérence.
Tidiane Koné (ngoni) :
– Mory Kanté (1996) : Tatebola. Misslin DME 18.

Toumani Koné (donsongoni) :
– Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.1. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.2. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné, vol.4. Siriman Diallo. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné. (s.i.). (cassette)
* Andra Kouyaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – 2Fanga (Andra Kouyaté & Mah Bara Soumano) (2009) : Gueleya. Studio Mali. (mp3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Tiken Jah Fakoly (2010) : African Revolution. Wrasse Rec. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2011) : Introducing . Studio Mali. (ep/mp3) – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (mp3/cd ?) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Michel Ocelot (dir.) (2007) : Comédie musicale – Kirikou et Karaba. EMI France. – Raaga Trio (2010) : The Other Edge. AnotherShapeRec. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Mah Bara Soumano (2008) : Sabali. Studio Mali. (cassette) – Leni Stern (2007) : Alu Maye (have you heard). Leni Stern Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Fantani Touré (2000) : N’tin Naari. Leni Stern’s. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Ba Foussayur Kouyaté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1995) : Bambo. Sory Labita 210. (cassette)
Baba Kouyaté (ngoni) :
– Ami Koïta (1995) : Carthage. Sonodisc.
Barou Kouyaté (ngoni) :
– Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha.

* Bassékou Kouyaté (ngoni, ngoniba, jelingoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Div. Artistes (2008) : fRoots 30. fRoots. (sur track 3) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (sur track 1) – Div. Artistes (2008) : 24th Music Meeting. Not on Label. (track 20) (cd promo) – Div. Artistes (2010) : Rough Guide to Desert Blues. World Music Net. (track 2/disque 1) – Div. Artistes (2010) : Free Africa. Le Son du Maquis. (track 10/disque 4) – Div. Artistes (2010) : AfroCubism. Word Circuit. – Amadou & Mariam (2012) : Folila. Warner Music. (sur les tracks 2, 3 & 9) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. (sur les tracks 3, 6, 8 & 11) – Keletigui Diabaté (1996) : Keletigui Diabaté. Mission de Coopération Française au Mali. (cassette) – Nainy Diabaté (1992) : Farafina mousso. Camara. (cassette) – Nainy Diabaté (1997) : Nafa. (cassette) – Nainy Diabaté (1998) : Nafa. (réédition de Diabaté 1992 et 1997 sur Nafa). Stern’s Africa. – Toumani Diabaté & Kandia Kouyaté (2010) : Symphonie Mandingue Live. A .T.A. (mp3) – Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisc. – Toumani Diabaté & Roswell Rudd (2002) : Malicool. Emarcy Rec. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Toumani Diabaté (1994) : Songhai 2. Hannibal. – Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (annoncé pour l’été 2012) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Taj Mahal (2008) : Maestro. Heads Up International. (sur track 2B) (vinyle) – Mongrel (2009) : Better than Heavy. Wall of Sound. (sur track 8/disque 1) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit. – Vieux Farka Touré (2007) : Vieux Farka Touré. Modiba Productions/World Village. – Vieux Farka Touré (2007) : Remixed – UFO’s over Bamako. Rykodisc/Warner.
* Bassi Kouyaté (ngoni) :
– Bassi Kouyaté (1997) : Mali – Chants de griot bambara. Buda Musique. – Bassi Kouyaté & Vincent Zanetti (1997) : Djinn Djow (Chants et musique du Mali). Bolibana. (mp3)
Fousseyni Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2002) : Badeniya – Manden Jaliya in New York City. Smithsonian Folkways. (sur les tracks 1 – 5) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Mamadou Diabaté (2000) : Tunga. Alalu Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec.
Guimba Kouyaté (ngoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur les tracks 5, 6 & 11)
Kémo Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Aminata Kamissoko (2011) : Kognoumalon. E Media/B.K.S. – Ami Koïta (1992) : Hommage à Sambayal Gaye "Concorde". (s.i.) (cassette)
Mamaye Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2000) : Djelimousso (La Voix du Mandingue – Chants de Griots Bambara). Buda Musique. – Mah Damba & Mamaye Kouyaté (s.d.) : Den Niale. (s.i.) (cassette) – Abdoulaye Diabaté (1995) : Djiriyo. Stern’s Africa. – Sékou Kouyaté (1991) : Diagneba. Syllart. – Ali Farka Touré (1990) : The River. World Circuit.
Noumoudjon Kouyaté (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa.
Omar Barou Kouyaté (ngoni, ngoni médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. (sur les tracks 2, 6, 9 & 10) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Sidi Modibo Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec.
Souleymane Kouyaté (ngoni) :
– Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Salif Keïta (2010) : La Différence. Emarcy Rec/Universal. – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango.
Abel Malé (donsongoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 2)
* Madine N’Diaye (ngoni, kamalengoni, kora) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Pekos / Yoro Diallo (ngonis électriques) :
– Pekos/Yoro Diallo (2007) : Pekos/Yoro Diallo. Yaala Yaala Rec/Drag City.
Bouba Sacko (ngoni) :
– Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s. (sur track 7)
Silima Sakoné (ngoni basse) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique.
Harouna Samaké (kamalengoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Yé Lassina Coulibaly (2000) : Burkina Faso – Mali : musiques actuelles. Buda Musique. – Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Bako Dagnon (2009) : Sidiba. Discograph. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 2, 4 & 12) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 2 & 4) – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 7 & 8) – Etienne Mbappé (2008) : Su la take. O+Music. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 6) – Sali Sidibé (1993) : Wassoulou Foli. Stern’s Africa. – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s.
Mamane Samaké (kamalengoni) :
– Les Sœurs Sidibé (s.d.) : Ni La Kani. Maikano1070. (cassette)
* Sibiri Samaké (donsongoni) :
– Div. Artistes (2000) : In Griot Time – String Music of Mali. Stern’s Africa. (track 9) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (tracks 6 & 8) – Sibiri Samaké (1994) : Mali – Musiques des Chasseurs de Sebenikoro. Musicrama. – Sibiri Samaké (2009) : Djitoumou Kono – Musiques des Chasseurs. Buda Musique. – Sibiri Samaké (2010) : Dambe Foli – Bamana Hunters Music. Kanaga System Krush.
(remarque : les albums de 1994 et 2009 sont possiblement identiques !)
Dassy Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
(remarque : possiblement identique à Nassourou Saré !)
Nassourou Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (1976) : Ali Touré « Farka » (Bandalabourou). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1977) : Ali Touré « Farka » (Yer Sabou Yerkoy). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1996) : Radio Mali. World Circuit. (compilation)
* Allata Broulaye Sidibé (kamalengoni) :
– Allata Broulaye Sidibé (1983) : Spécialiste de Kamelen N’goni. Folklore du Manding. Maïkano MAILPS 1024. (vinyle/cassette) – Allata Broulaye Sidibé (s.d.) : Initiateur du Kamele Ngoni. Mali K7. (cassette)
Harouna Sidibé (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie.
Kassim Sidibé (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Trilok Gurtu (2000) : African Fantasy. Blue Thumb Rec. (sur track 5) – Jacky Molard Quartet & Foune Diarra Trio (2010) : N’Diale. Innacor Rec. – Oumou Sangaré (1996) : Denw. (s.i.). (cassette) – Oumou Sangaré (1996) : ‘Worotan’. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit (2cds, compilation). – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur les tracks 4, 5, 7 & 10) – Adham Shaikh (2010) : Universal Frequencies. Sonicturtle Rec. (sur les tracks 6 &7)
* Mamadou Sidibé (kamalengoni) :
– Coumba Sidibé (2000) : Djandjoba. Camara Productions. – Mamadou & Vanessa (2007) : Nacama. CD Baby.Com/Indys. – Mamadou & Vanessa (2010) : Wulajan. CD Baby.Com/Indys. (mp3) – Mamadou & Vanessa (2010) : Mamadou Sidibé – Learn Kamale Ngoni Lesson One. (c) Mamadou & Vanessa (DVD)* – Mamadou & Vanessa (2011) : Faso Mali. CD Baby.Com/Indys.
* Dvd pour apprendre la technique du kamalengoni, des explications pratiques (accordage, échange des cordes, etc.) et deux rythmes traditionnels compris.
* Paul Sidibé (kamalengoni) :
– Paul Sidibé (2011) : Mon n’goni. La Cigogne. (mp3)
Solo Sidibé (kamalengoni) :
– Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. (sur track 6)
Souleymane Sidibé (kamalengoni) :
– Mamadou Sissoko alias Mohamed Jony (s.d.) : Bimbalia. Maikano1071. (cassette)
* Yoro Sidibé (donsongoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Yoro Sidibé (2008) : Yoro Sidibé. Yaala Yaala Rec.
Abou Sissoko (ngoni) :
– Mamadou Diabaté (2011) : Courage. World Village.
* Baba Sissoko (ngoni) :
– AKA Moon/Baba Sissoko/Black Machine (2010) : Culture Griot. Cypres. – Art Ensemble of Chicago (2004) : Reunion – Live in Roma. Materiali Sonori. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Miguel Angá Diáz (2005) : Echu Mingua. World Circuit. (sur les tracks 3 & 4) – Stéphane Huchard (2008) : African Tribute to Art Blakey. Harmonia Mundi Music. – Chris Joris & Bob Stewart (2006) : Rainbow Country. Werf. – Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Mââk’s Spirit & Gnaoua Ensemble (2003) : Al Majmaâ. Igloo IGL 172. – Baba Sissoko & Taman Kan (1995/2000) : Live in Studio. Il Manifesto. – Baba Sissoko (2004) : Djeliya. Il Manifesto. – Baba Sissoko Trio (2007) : Bolokan. Extraplatte Musikproduktion. – Baba Sissoko Jazz Ensemble (2007) : Bamako Jazz. Werf. – Baba Sissoko (2008) : Djekafo. Il Manifesto. – Baba Sissoko & Il Pozzo di San Patrizio (2010) : The Eyes over the World. EOW Music. – Baba Sissoko (2011) : African Griot Groove (Afro blues). Non firmato. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Baba Sissoko joue aussi des percussions (balafon, calebasse, dundun, karignan) et est maître du tamani (tambour à aisselle) ; en tant que tel, il a collaboré et enregisté avec Don Moye (2002 : Bamako Chicago Express), Cachaito Lopez, Roberto Fonseca (2012 : Yo), AfroCubism (2010 : AfroCubism), Lokua Kanza (2003 : 3), Ry Cooder, Santana, Bassékou Kouyaté, Buena Vista Social Club, Ibrahim Ferrer, Youssou N’Dour, Mamani Keïta, Baaba Maal, Enzo Avitabile & Bottari, Sting, Fela Kuti, Ami Koïta, Taranta Nera, The Wailers, Bruno Genero Ensemble, etc. etc.

* Banzoumana Sissoko (kamalengoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (~1987) : Jamana Sorofé – Jamana Faamuya yiriwa ton . Bamako. (cassette) – Div. Artistes (2006) : African Pearls 3 – One Day on Radio Mali. Syllart. (sur track 2/disque 1) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.2. Banzoumana Sissoko, le vieux lion I. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2552. (vinyle) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.3. Banzoumana Sissoko, le vieux lion II. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2553. (vinyle) – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.1. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8326. – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.2. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8327. (vinyle) – Wanda Kouyaté (1984 ?) : La grande vedette malienne accompagnée dans ngoni par Bazoumana Sissoko. Sacodis LS 33. (vinyle)
Banzoumana Sissoko (~1890–1987) fut le griot le plus important au Mali de l’ère coloniale et mythique joueur de kamalengoni. Né aveugle.
Djeli Baba Sissoko (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle) – Musiques du Mali (1995) : Musiques du Mali – Banzoumana. Produced by Ibrahima Sylla. Reissue of selected material from Ministery of Information of Mali and other material. Syllart/Mélodie.
Djimé Sissoko (ngoni) :
– Samba Touré (2009) : Songhai Blues – Homage to Ali Farka Touré. World Music Network. – Samba Touré (2011) : Crocodile Blues. World Music Network.
Doni Sissoko (ngoni) :
– Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
* Mama Sissoko (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Kassé Mady Diabaté (1989) : Fode. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diabaté (1990) : Kela Tradition. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 6) – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. (sur track 9) – Mama Sissoko (2001) : Soleil de Minuit. Tinder. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
Mamadou Sissoko (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (2009) : Amary Daou (1981/1982). Syllart.
Sadio Sissoko (ngoni) :
– Sabré Soumano (1994) : Moussoulou. Mélodie.
Sayan Sissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Afel Bocoum & Alkibar (2009) : Tabital Pulaaku. Contre Jour. (sur track 10) – Dogomani Dagnon (1993) : Domani – Wawamba. Sonodisc. – Kassé Mady Diabaté (1997) : Yilli malo. Elite Productions. (cassette) – Baba Djan Kaba (1992) : Kankan. Sonodisc. – Moussa Keïta (1997 ?) : Seguele Moussa. Sory Yattassaye (cassette) – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango. – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Fodé Kouyaté (1993) : Anka Wili. Syllart/Mélodie. – Baaba Maal (1991) : Baayo. Mango. – Sekou Sacko and Ramata Kouyaté (1991) : Sekou and Ramata. Mande/Island. (cassette) – Djelimady Tounkara (2001) : Sigui. Indigo.
Yacouba Sissoko (kamalengoni, ngoniba, ngoni) :
– Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur le track 3)
Adama Tounkara (ngoni) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Ballaké Sissoko (2000) : Déli. Label Bleu. – Djelimady Tounkara (2005) : Solon Kôno. Marabi.
Ganda Tounkara (ngoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Fati Kouyaté (2011) : Soukora. E Media BKS. – Vieux Farka Touré (2011) : The Secret. Six Degrees/Exil.
(remarque : possiblement identique à Garba Tounkara !)
Garba Tounkara (ngoni) :
– Mory Djely Dienne Kouyaté (1993) : La renaissance mandingue. Sonia Store Production. (cassette)
Mady Tounkara (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.6. Fanta Damba : La tradition épique. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2506 (vinyle)

* Makan « Badié » Tounkara (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Adama Diabaté (1995) : Jako Baye. Stern’s Africa. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. (sur les tracks 1, 3 & 8) – Kaira Ben (1996) : Singa. Stern’s Africa. – Ami Koïta (1989) : Mamaya. Syllart. – Ami Koïta (1989) : Mory Djo. Mali K7. (cassette) – Ami Koïta (1993) : Songs of Praise. Stern’s Africa. – Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango. – Dieneba Seck (2006) : The Truth. Stern's Africa. – Makan Tounkara (2002) : N’goni du Mali. Cinq Planètes. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
– Samuel Thiebaut (2011) : The River – Sébastien Martel (guitare, chœur), Piers Faccini (guitare, voix) et Makan « Badié » Tounkara (ngoni) au Festival Africolor Paris (10 déc. 2011). Caméra : Florence Levasseur, Guillaume Golin ; Son : Pierrick Saillant. Armor TV – Cinéplume/TVM et Oléo Films. (vidéo)
Modi Tounkara (ngoni) :
– Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
Abdoulaye Traoré (donsongoni) :
– Abdoulaye Traoré (2010) : Abdoulaye Traoré. Yaala Yaala Rec.
* Adama Yalomba Traoré (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Le Festival au Désert. Triban Union/Exil Musik. (track 10) – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Adama Yalomba (1995) : Yalomba. Maikano. (cassette) – Adama Yalomba (1997) : Ni Kelenni Kadi. Labida. (cassette) – Adama Yalomba (199?) : Gnumankè. Samassa Rec. (cassette) – Adama Yalomba (2001) : M’Bora. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2004) : Dumuni. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2009) : Kassa. Makasound.
Meri Traoré (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Meri%20Traore.mp3
Moussa Traoré (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2011) : La Grande Cantatrice Malienne – Vol.3. ATFA001. (vinyle)
* Sékouba Traoré (donsongoni) :
– Sékouba Traoré & Mahmoud Ghinia (2000) : Wlad Bambara. Wereld Culturen Centrum.
(notes : l’asterisque* veut dire que ce musicien a publié aussi sous son propre nom ; s.d. = sans date ; s.i. = sans indication)
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Références :
– Arnaud, Gérard / Henri Lecomte (2006). Musiques de toutes les Afriques. Paris: Fayard. – Charry, Eric (2000). Mande Music. Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago: The University of Chicago Press. – Dumestre, Gérard (2011). Dictionnaire bambara-français, suivi d’un index abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. – Durán, Lucy (1995). "Birds of Wasulu: Freedom of expression and expression of freedom in popular music of southern Mali", British Journal of Ethnomusicology 2: 117-42. – Durán, Lucy (2000). "Women, Music, and the 'Mystique' of Hunters in Mali", in : The African Diaspora: A Musical Perspective (Critical and Cultural Musicology), Ingrid Monson (ed.). London : Routledge, pp.137-185. – Nketia, J.H. Kwabena (1979/1991). Die Musik Afrikas. (Taschenbücher zur Musikwissenschaft ; 59). Wilhelmshaven : Noetzel.
Herbert
De la plus tendre enfance
Le griot (jeli) est avant tout un "maître de la parole" et donc de la tradition orale, de la mémoire historique et mythique de peuples qui n'ont pas pratiqué l'écriture jusqu'à une date récente. Même si le mot "griot" est devenu pour beaucoup synonyme de "musicien", c'est bien à tort, car un bon nombre de griots ne pratiquent ni le chant ni aucun instrument, ou bien ne le font que dans des cas exceptionnels. Néanmoins, il y a bien entendu des griots-musiciens (et des griottes-musiciennes) notamment au Mali et en Guinée. Il existe toujours un peu partout des "villages de griots" (p.ex. concernant le Mali, les villages de Kela et de Kita au sud du pays) qui fonctionnent comme de véritables conservatoires musicaux, doublés d'ateliers de facture instrumentale. On trouve aussi dans les villes, en général près des grandes mosquées, des cours et même des rues où n'habitent que des familles griots-musiciens ...
Même aujourd'hui, beaucoup de familles de griots qui pratiquent la musique, estiment qu'il est un devoir (obligatoire) pour leurs enfants d'être érudits en l'art des griots quoique l'appartenance à une famille n'implique pas (ou plus) qu'on le devienne absolument : ça devient de plus en plus un choix qu'un devoir. Les compétences de la performance et les connaissances du répertoire musical sont ramassées au sein de la famille élargie, et des évènements comme les mariages et les baptêmes sont le contexte principal de la performance, à l'exception de la télé et de la radio. Cependant, les principes fondamentaux restent inchangés : au cours de l'apprentissage du métier de griot, l'enseignement porte essentiellement sur la théorie musicale et la pratique du jeu instrumental qui sont directement liées. Au Mali, il y a deux écoles de musique publiques, et la musique ne fait pas partie du programme scolaire. Dans des villes comme Bamako, de nombreux enfants de griots apprennent la musique en imitant des enregistrements audio et vidéo. Les filles ont tendance à se spécialiser comme cantatrices, tandis que les garçons apprennent à jouer d'un instrument, que ce soit la kora, le ngoni, le balafon ou le tama.
Film I : Da kali – Rester fidèle à l'art des griots
Ce film, tourné sur place entre 2009 et 2012, suit les enfants de quatre célèbres familles de griots au sud du Mali. Et le tout premier à avoir documenté le processus de l'apprentissage musical des enfants au Mali. Un film de Lucy Durán (SOAS, Londres), édité par Michèle Banal.
Rokia Kouyaté, fille de 12 ans, est désignée pour apprendre le style lyrique de son célèbre grand-père, le chanteur Kassé Mady Diabaté. Elle se produit sur les fêtes de mariage et pour une compétition télé populaire. Le petit Thierre Diarra, 4 ans, est déjà sur le chemin de devenir un virtuose de djembé, en suivant les traces de son père Adama. Salif Diabaté, 10 ans et neveu du maître de la kora, Toumani Diabaté, s'applique à apprendre la kora, et les sœurs Saran et Ami Kouyaté, 7 et 5 ans, sont instruites dans les chants de griottes par Bako Dagnon, une des divas du Mali.
Le documentaire donne un aperçu de la façon comment la vie urbaine, la mondialisation, le manque de soutien institutionnel pour la musique – une musique presque millénaire car elle a sûrement précédé la fondation de l'empire du Mali –, ont un impact sur la transmission de cet art par les griots à travers les générations. Mais il met également en évidence la détermination de la toute jeune génération pour le célébrer et encourager sa pérennité ...
Film II : Dɔ farala a kan – On y a ajouté quelque peu
Ce film se penche de façon plus détaillée sur les idées autour de ce que constitue un progrès musical. Le guide dans le film est Lassane Diabaté, virtuose de balafon, issu d'une longue lignée de joueurs de balafon en Guinée, qui vit aujourd'hui à Bamako. On suit le progrès musical des enfants de deux grandes familles prestigieuses, représentant deux traditions régionales distinctes: le balafon de Niagassola (Guinée), et le ngoni de Ségou, une des villes les plus riches en traditions au Mali.
D'abord, on passe du temps avec la famille de El Hadj Sékou Kouyaté : son fils, Fanta Mady, est, comme beaucoup d'autres joueurs de balafon (p.ex. Kèlètigi Diabaté), un guitariste magistral, un autre fils, Janguiné, est chanteur. Tous les deux se sont installés à Bamako où ils sont des musiciens très occupés, et les deux ont intérêt à transmettre la tradition du balafon à leurs jeunes enfants, qui sont intéressés par l'apprentissage, mais il y a beaucoup de distraction, de plus, du talent n'est pas toujours la clé pour progresser.
Au deuxième chapitre, on rend visite à la famille de Bassékou Kouyaté, virtuose de ngoni et star internationale. Bassékou se comprend comme innovateur musical de l'art des griots et représente la riche tradition bambara de Ségou. Certes, le ngoni, un luth ouest-africain, joue un rôle central dans cette famille, l'accent est mis sur la façon dont les nombreuses filles dans la famille, âgées de 4 vers le haut, apprennent l'art du chant et de la danse, à la fois dans Bamako et Garana, un village dans les environs de Ségou où a grandi Bassékou et où la plupart de sa famille vivent encore. A Garana, on voit les filles apprendre à chanter ces grandes pièces du répertoire bambara et les présenter, accompagnées par les battements de mains des filles/jeunes femmes, les tɛgɛrɛ tulonw, qui sont en train de disparaître ...
>>> http://growingintomusic.co.uk/mali-and-guinea-music-of/films-of-growing-into-music.html
+++++++++++++++++++++++++++++++++
Bibliographie :
• Camara, Seydou (1996). "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines 36/4 : 763–790. • Camara, Sory (1992). Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT-Karthala-SAEC. • Charry, Eric (1994). "The Grand Mande Guitar Tradition of the Western Sahel and Savannah", World of Music 36/2 : 21–61. • Charry, Eric (1996). "Plucked Lutes in West Africa : An Historical Overview", Gilpin Society Journal 49 (march) : 3–37. • Charry, Eric (2000). Mande Music : Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago/London : The University of Chicago Press. • Dramé, Adama w/ Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya – Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. • Durán, Lucy (1995). "Jelimusow : The Superwomen of Malian Music", in : Power, Marginality and African Oral Literature, ed. by Liz Gunner/Graham Furniss, pp.197–207. Cambridge : Cambridge University Press. • Durán, Lucy (1995). "Music Created by God : The Manding Jelis of Mali, Guinea and Senegambia", in : The Rough Guide to World Music, ed. by Simon Broughton et al., pp.243–260. London : The Rough Guides. • Eyre, Banning (2000). In Griot Time : An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press. • Hale, Thomas A. (2007). Griots and Griottes : Masters of Words and Music. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Keita, Chérif Cheick Mahamadou (1995). "Jaliya in the Modern World : A Tribute to Banzumana Sissoko and Massa Makan Diabaté", in : Status and Identity in West Africa, Nyamakalaw of Mande, ed. by David C. Conrad/Barbara E. Frank, pp.182–196. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Knight, Roderick Copley (1973). "Mandinka Jaliya : Professional Music of the Gambia". Ph.D. diss., University of California, Los Angeles. • Kone, Yaouga Félix (1990). "Hommage à Siramory Diabate", Jamana 25 (mars) : 19–20. • Musée National du Mali (éd.) (1996). Sons et rhythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Edition Musée National du Mali. • Polak, Rainer (2000). "A Musical Instrument travels around the World : Jembe Playing in Bamako, West Africa, and Beyond", The World of Music 42/3 : 7–46. • Zanetti, Vincent (1993). "La nouvelle génération des griots : Entretien avec Bassi Kouyate", Cahiers de Musiques Traditionnelles 6 : 201–209. • Zanetti, Vincent (1996). "De la place du village aux scènes internationales : l'évolution du jembe et de son répertoire", Cahiers de Musiques Traditionnelles 9 : 167–187. • Zemp, Hugo (1966). "La légende des griots malinké", Cahiers d'Etudes Africaines 6/4 : 611–642. • Zemp, Hugo (1967). "Comment on devient musicien Quatre exemples de l'Ouest-Africain", in : La musique dans la vie, éd. par Tolia Nikiprowetzki, pp.79–103. Paris : OCORA.
VIVE LE MALI !!!
Hery
Vidéo tɛgɛrɛ tulon :
https://vimeo.com/73866734
Le griot (jeli) est avant tout un "maître de la parole" et donc de la tradition orale, de la mémoire historique et mythique de peuples qui n'ont pas pratiqué l'écriture jusqu'à une date récente. Même si le mot "griot" est devenu pour beaucoup synonyme de "musicien", c'est bien à tort, car un bon nombre de griots ne pratiquent ni le chant ni aucun instrument, ou bien ne le font que dans des cas exceptionnels. Néanmoins, il y a bien entendu des griots-musiciens (et des griottes-musiciennes) notamment au Mali et en Guinée. Il existe toujours un peu partout des "villages de griots" (p.ex. concernant le Mali, les villages de Kela et de Kita au sud du pays) qui fonctionnent comme de véritables conservatoires musicaux, doublés d'ateliers de facture instrumentale. On trouve aussi dans les villes, en général près des grandes mosquées, des cours et même des rues où n'habitent que des familles griots-musiciens ...
Même aujourd'hui, beaucoup de familles de griots qui pratiquent la musique, estiment qu'il est un devoir (obligatoire) pour leurs enfants d'être érudits en l'art des griots quoique l'appartenance à une famille n'implique pas (ou plus) qu'on le devienne absolument : ça devient de plus en plus un choix qu'un devoir. Les compétences de la performance et les connaissances du répertoire musical sont ramassées au sein de la famille élargie, et des évènements comme les mariages et les baptêmes sont le contexte principal de la performance, à l'exception de la télé et de la radio. Cependant, les principes fondamentaux restent inchangés : au cours de l'apprentissage du métier de griot, l'enseignement porte essentiellement sur la théorie musicale et la pratique du jeu instrumental qui sont directement liées. Au Mali, il y a deux écoles de musique publiques, et la musique ne fait pas partie du programme scolaire. Dans des villes comme Bamako, de nombreux enfants de griots apprennent la musique en imitant des enregistrements audio et vidéo. Les filles ont tendance à se spécialiser comme cantatrices, tandis que les garçons apprennent à jouer d'un instrument, que ce soit la kora, le ngoni, le balafon ou le tama.
Film I : Da kali – Rester fidèle à l'art des griots
Ce film, tourné sur place entre 2009 et 2012, suit les enfants de quatre célèbres familles de griots au sud du Mali. Et le tout premier à avoir documenté le processus de l'apprentissage musical des enfants au Mali. Un film de Lucy Durán (SOAS, Londres), édité par Michèle Banal.
Rokia Kouyaté, fille de 12 ans, est désignée pour apprendre le style lyrique de son célèbre grand-père, le chanteur Kassé Mady Diabaté. Elle se produit sur les fêtes de mariage et pour une compétition télé populaire. Le petit Thierre Diarra, 4 ans, est déjà sur le chemin de devenir un virtuose de djembé, en suivant les traces de son père Adama. Salif Diabaté, 10 ans et neveu du maître de la kora, Toumani Diabaté, s'applique à apprendre la kora, et les sœurs Saran et Ami Kouyaté, 7 et 5 ans, sont instruites dans les chants de griottes par Bako Dagnon, une des divas du Mali.
Le documentaire donne un aperçu de la façon comment la vie urbaine, la mondialisation, le manque de soutien institutionnel pour la musique – une musique presque millénaire car elle a sûrement précédé la fondation de l'empire du Mali –, ont un impact sur la transmission de cet art par les griots à travers les générations. Mais il met également en évidence la détermination de la toute jeune génération pour le célébrer et encourager sa pérennité ...
Film II : Dɔ farala a kan – On y a ajouté quelque peu
Ce film se penche de façon plus détaillée sur les idées autour de ce que constitue un progrès musical. Le guide dans le film est Lassane Diabaté, virtuose de balafon, issu d'une longue lignée de joueurs de balafon en Guinée, qui vit aujourd'hui à Bamako. On suit le progrès musical des enfants de deux grandes familles prestigieuses, représentant deux traditions régionales distinctes: le balafon de Niagassola (Guinée), et le ngoni de Ségou, une des villes les plus riches en traditions au Mali.
D'abord, on passe du temps avec la famille de El Hadj Sékou Kouyaté : son fils, Fanta Mady, est, comme beaucoup d'autres joueurs de balafon (p.ex. Kèlètigi Diabaté), un guitariste magistral, un autre fils, Janguiné, est chanteur. Tous les deux se sont installés à Bamako où ils sont des musiciens très occupés, et les deux ont intérêt à transmettre la tradition du balafon à leurs jeunes enfants, qui sont intéressés par l'apprentissage, mais il y a beaucoup de distraction, de plus, du talent n'est pas toujours la clé pour progresser.
Au deuxième chapitre, on rend visite à la famille de Bassékou Kouyaté, virtuose de ngoni et star internationale. Bassékou se comprend comme innovateur musical de l'art des griots et représente la riche tradition bambara de Ségou. Certes, le ngoni, un luth ouest-africain, joue un rôle central dans cette famille, l'accent est mis sur la façon dont les nombreuses filles dans la famille, âgées de 4 vers le haut, apprennent l'art du chant et de la danse, à la fois dans Bamako et Garana, un village dans les environs de Ségou où a grandi Bassékou et où la plupart de sa famille vivent encore. A Garana, on voit les filles apprendre à chanter ces grandes pièces du répertoire bambara et les présenter, accompagnées par les battements de mains des filles/jeunes femmes, les tɛgɛrɛ tulonw, qui sont en train de disparaître ...
>>> http://growingintomusic.co.uk/mali-and-guinea-music-of/films-of-growing-into-music.html
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Bibliographie :
• Camara, Seydou (1996). "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines 36/4 : 763–790. • Camara, Sory (1992). Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT-Karthala-SAEC. • Charry, Eric (1994). "The Grand Mande Guitar Tradition of the Western Sahel and Savannah", World of Music 36/2 : 21–61. • Charry, Eric (1996). "Plucked Lutes in West Africa : An Historical Overview", Gilpin Society Journal 49 (march) : 3–37. • Charry, Eric (2000). Mande Music : Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago/London : The University of Chicago Press. • Dramé, Adama w/ Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya – Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. • Durán, Lucy (1995). "Jelimusow : The Superwomen of Malian Music", in : Power, Marginality and African Oral Literature, ed. by Liz Gunner/Graham Furniss, pp.197–207. Cambridge : Cambridge University Press. • Durán, Lucy (1995). "Music Created by God : The Manding Jelis of Mali, Guinea and Senegambia", in : The Rough Guide to World Music, ed. by Simon Broughton et al., pp.243–260. London : The Rough Guides. • Eyre, Banning (2000). In Griot Time : An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press. • Hale, Thomas A. (2007). Griots and Griottes : Masters of Words and Music. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Keita, Chérif Cheick Mahamadou (1995). "Jaliya in the Modern World : A Tribute to Banzumana Sissoko and Massa Makan Diabaté", in : Status and Identity in West Africa, Nyamakalaw of Mande, ed. by David C. Conrad/Barbara E. Frank, pp.182–196. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Knight, Roderick Copley (1973). "Mandinka Jaliya : Professional Music of the Gambia". Ph.D. diss., University of California, Los Angeles. • Kone, Yaouga Félix (1990). "Hommage à Siramory Diabate", Jamana 25 (mars) : 19–20. • Musée National du Mali (éd.) (1996). Sons et rhythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Edition Musée National du Mali. • Polak, Rainer (2000). "A Musical Instrument travels around the World : Jembe Playing in Bamako, West Africa, and Beyond", The World of Music 42/3 : 7–46. • Zanetti, Vincent (1993). "La nouvelle génération des griots : Entretien avec Bassi Kouyate", Cahiers de Musiques Traditionnelles 6 : 201–209. • Zanetti, Vincent (1996). "De la place du village aux scènes internationales : l'évolution du jembe et de son répertoire", Cahiers de Musiques Traditionnelles 9 : 167–187. • Zemp, Hugo (1966). "La légende des griots malinké", Cahiers d'Etudes Africaines 6/4 : 611–642. • Zemp, Hugo (1967). "Comment on devient musicien Quatre exemples de l'Ouest-Africain", in : La musique dans la vie, éd. par Tolia Nikiprowetzki, pp.79–103. Paris : OCORA.
VIVE LE MALI !!!
Hery
Vidéo tɛgɛrɛ tulon :
https://vimeo.com/73866734
Petit portrait : Pédro Kouyaté
Compositeur, multi-instrumentiste (kamalengoni, ngoni, guitare, calebasse), interprète et musicien dans le métro, Pédro Kouyaté, ancien accompagnateur (à la calebasse) de Boubacar "Kar Kar" Traoré, diffuse avec son groupe, le "Mandinka Transe Acoustique", un répertoire inspiré par la culture ancestrale de son pays d'origine, le Mali, et notamment par l'univers profond et mystique de la confrérie des chasseurs mandingues – héros civilisateurs, fondateurs des premiers empires et royaumes en Afrique de l'Ouest, devins et guérisseurs qui détiennent de nombreuses connaissances secrètes –, que ce musicien puise ce qui constitue la base de ses créations, enrichie des tonalités venues d'horizons fort divers. Son charisme énigmatique, son énergie créative et sa musique saisissante embarquent le public et l'invitent à un voyage musical intemporel ...
Le Malien Pédro Kouyaté fait son apprentissage aux percussions dans le fameux "Symmetric Orchestra", formation orchestrale du maestro de la kora, Toumani Diabaté, lors des soirées/concerts dans le club Le Hogon à Bamako, au quartier de Ntomikorobougou. Il est à bonne école : Toumani lui-même le forme. Il passe son bac et suit des études de socio-anthropologie. En parallèle, il ne cesse de bidouiller des instruments – à cordes ou percussions –, joue dans les mariages, les restauraunts et maquis, donne des cours de calebasse et de kamalengoni aux expats. Durant des années, Pédro accompagne à la calebasse le doyen de la musique malienne, Boubacar Traoré, sur les routes d'Afrique, d'Europe et des Etats-Unis. En 2005, il se sépare d'avec Boubacar pour s'installer ensuite à Paris. "J’adore Boubacar, j’ai vécu cinq ans avec lui et j’ai énormément appris, mais je ne voulais pas être le nouveau petit Africain qui se vend sur le marché de la world music", résume-t-il, un homme qui veut désormais faire les choses à sa manière, avec toutes les difficultés et embûches qu'une telle démarche implique.
En France, Pédro fonde son propre groupe qui allie des musiciens de jazz et de blues, dans lequel il interprète ses propres compositions inspirées de ses origines maliennes, mais aussi, de ses découvertes et rencontres en Occident. Parallèlement à ses concerts et tournées, il intervient à la Cité de la Musique à Paris, y exprime l’art du griot et présente les instruments spécifiques à l’Afrique de l’Ouest, sans cesser d'accompagner de grands musiciens de jazz (entre autres le free-jazzeur Archie Shepp) ou de musique africaine aux percussions ou à la batterie durant leurs tournées internationales.
Pédro Kouyaté est également le personnage principal du film Foly (voir en bas) de sa femme, la réalisatrice Sophie Comtet Kouyaté. Dans ce documentaire consacré à la musique et aux sons produits par la vie quotidienne à Bamako, Pédro Kouyaté joue avec ou nous entraîne chez de grands artistes maliens tels que Toumani Diabaté, Kèlètigi Diabaté, Bassékou Kouyaté ... Ce film est régulièrement présenté en 1ère partie des nombreux concerts du groupe "Mandinka Transe Acoustique". En août 2009, Pédro Kouyaté et le film Foly entament une tournée dans les médiathèques de France pour des projections, concerts et master class.
En 2009, Pédro Kouyaté sort enfin son premier album, One, où il excelle aussi bien dans le kamalengoni qu’à la guitare acoustique. Cet album début est réalisé avec Vincent Bucher (harmonica), Simon Léger resp. Nelson Hamilcaro (basse) et saxophoniste-flûtiste Florent Dupuit. Pour son deuxième album acoustique, Two you (2011), Pédro Kouyaté veut faire entendre sa voix si particulière et les sons de sa guitare et de ses kamalengoni et (jeli)ngoni. Il n'est accompagné que par le batteur de jazz Renaud Ollivier, à qui il transmet la pratique d’un instrument essentiel dans sa musique : la calebasse. Le troisième album, Live (2012), est né de son désir de rassembler ses musiciens pour un enregistrement de nouveaux titres et des reprises dans les conditions live. Ce concert enregistré est joué par Kouyaté, Florent Dupuit au saxophone ténor & flûte, Nelson Hamilcaro à la basse et Renaud Ollivier à la batterie/calebasse. Son quatrième et dernier album, Tramontane (2014) est un album solo, produit grâce aux dons.
A partir de 2010, Pédro Kouyaté tourne pour les Jeunesses Musicales de France (JMF) avec son spectacle Conversation, un éveil musical sur l’art du griot pour jeune public, en duo avec le percussionniste Renaud Ollivier. Entre 2011 et 2014, Kouyaté et son groupe donnent des concerts en France, en Suisse, en Italie, au Japon et se produisent dans plusieurs festivals en France (Musiques métisses d'Angoulême, Jazz in Marciac etc.).
Artiste libre, soit artiste à l'écart du showbiz et libéré des contraintes de l'industrie musicale, Pédro Kouyaté est un vrai selfmademan : promo, communication, production et vente des disques, points de presse etc., tout est fait de lui-même. Et entre un concert dans un club prestigieux à Paris et une tournée en Europe ou au Japon, il ne cesse de se produire sur la scène en vivant à fond toute sa liberté : dans les couloirs du tube parisien, "son bureau", où il installe sa guitare et son ampli tôt le matin, jour par jour, pour envoûter les Parisiens pressés d'aller au boulot, les touristes et les sans-domiciles qui peuplent le sous-sol de la capitale française ... "Dans le métro, tu n’es rien, tu es un anonyme, tu n’es pas quelqu’un que l’on voie facilement. Mais par contre dans le métro, tu peux faire quelque chose pour que l’on te prenne pour quelqu’un ". Fort ...
Site officiel :
http://www.pedrokouyate.com/ (site très bien fait !)
a. Albums : http://www.pedrokouyate.com/albums-ecoute/
b. Clips : http://www.pedrokouyate.com/epk-clips/
c. Concert à venir (Paris) : http://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/musicien-au-musee/10299-pedro-kouyate
d. Photos dans un blog : http://melissa-on-the-road.blogspot.de/2014/11/pedro-kouyate-cafe-de-la-danse-le.html?spref=tw
Hery
Vidéos :
1) Pédro Kouyaté et le "Mandinka Transe Acoustique" :
https://www.youtube.com/watch?v=nWk_JDU6uIw
2) Afronight avec Pédro Kouyaté :
http://www.dailymotion.com/video/x2an8n7_afronight-du-181114-avec-pedro-kouyate_music
3) Extrait du film Foly, avec Pédro Kouyaté :
https://www.youtube.com/watch?v=ryubKBddYNM
Compositeur, multi-instrumentiste (kamalengoni, ngoni, guitare, calebasse), interprète et musicien dans le métro, Pédro Kouyaté, ancien accompagnateur (à la calebasse) de Boubacar "Kar Kar" Traoré, diffuse avec son groupe, le "Mandinka Transe Acoustique", un répertoire inspiré par la culture ancestrale de son pays d'origine, le Mali, et notamment par l'univers profond et mystique de la confrérie des chasseurs mandingues – héros civilisateurs, fondateurs des premiers empires et royaumes en Afrique de l'Ouest, devins et guérisseurs qui détiennent de nombreuses connaissances secrètes –, que ce musicien puise ce qui constitue la base de ses créations, enrichie des tonalités venues d'horizons fort divers. Son charisme énigmatique, son énergie créative et sa musique saisissante embarquent le public et l'invitent à un voyage musical intemporel ...
Le Malien Pédro Kouyaté fait son apprentissage aux percussions dans le fameux "Symmetric Orchestra", formation orchestrale du maestro de la kora, Toumani Diabaté, lors des soirées/concerts dans le club Le Hogon à Bamako, au quartier de Ntomikorobougou. Il est à bonne école : Toumani lui-même le forme. Il passe son bac et suit des études de socio-anthropologie. En parallèle, il ne cesse de bidouiller des instruments – à cordes ou percussions –, joue dans les mariages, les restauraunts et maquis, donne des cours de calebasse et de kamalengoni aux expats. Durant des années, Pédro accompagne à la calebasse le doyen de la musique malienne, Boubacar Traoré, sur les routes d'Afrique, d'Europe et des Etats-Unis. En 2005, il se sépare d'avec Boubacar pour s'installer ensuite à Paris. "J’adore Boubacar, j’ai vécu cinq ans avec lui et j’ai énormément appris, mais je ne voulais pas être le nouveau petit Africain qui se vend sur le marché de la world music", résume-t-il, un homme qui veut désormais faire les choses à sa manière, avec toutes les difficultés et embûches qu'une telle démarche implique.
En France, Pédro fonde son propre groupe qui allie des musiciens de jazz et de blues, dans lequel il interprète ses propres compositions inspirées de ses origines maliennes, mais aussi, de ses découvertes et rencontres en Occident. Parallèlement à ses concerts et tournées, il intervient à la Cité de la Musique à Paris, y exprime l’art du griot et présente les instruments spécifiques à l’Afrique de l’Ouest, sans cesser d'accompagner de grands musiciens de jazz (entre autres le free-jazzeur Archie Shepp) ou de musique africaine aux percussions ou à la batterie durant leurs tournées internationales.
Pédro Kouyaté est également le personnage principal du film Foly (voir en bas) de sa femme, la réalisatrice Sophie Comtet Kouyaté. Dans ce documentaire consacré à la musique et aux sons produits par la vie quotidienne à Bamako, Pédro Kouyaté joue avec ou nous entraîne chez de grands artistes maliens tels que Toumani Diabaté, Kèlètigi Diabaté, Bassékou Kouyaté ... Ce film est régulièrement présenté en 1ère partie des nombreux concerts du groupe "Mandinka Transe Acoustique". En août 2009, Pédro Kouyaté et le film Foly entament une tournée dans les médiathèques de France pour des projections, concerts et master class.
En 2009, Pédro Kouyaté sort enfin son premier album, One, où il excelle aussi bien dans le kamalengoni qu’à la guitare acoustique. Cet album début est réalisé avec Vincent Bucher (harmonica), Simon Léger resp. Nelson Hamilcaro (basse) et saxophoniste-flûtiste Florent Dupuit. Pour son deuxième album acoustique, Two you (2011), Pédro Kouyaté veut faire entendre sa voix si particulière et les sons de sa guitare et de ses kamalengoni et (jeli)ngoni. Il n'est accompagné que par le batteur de jazz Renaud Ollivier, à qui il transmet la pratique d’un instrument essentiel dans sa musique : la calebasse. Le troisième album, Live (2012), est né de son désir de rassembler ses musiciens pour un enregistrement de nouveaux titres et des reprises dans les conditions live. Ce concert enregistré est joué par Kouyaté, Florent Dupuit au saxophone ténor & flûte, Nelson Hamilcaro à la basse et Renaud Ollivier à la batterie/calebasse. Son quatrième et dernier album, Tramontane (2014) est un album solo, produit grâce aux dons.
A partir de 2010, Pédro Kouyaté tourne pour les Jeunesses Musicales de France (JMF) avec son spectacle Conversation, un éveil musical sur l’art du griot pour jeune public, en duo avec le percussionniste Renaud Ollivier. Entre 2011 et 2014, Kouyaté et son groupe donnent des concerts en France, en Suisse, en Italie, au Japon et se produisent dans plusieurs festivals en France (Musiques métisses d'Angoulême, Jazz in Marciac etc.).
Artiste libre, soit artiste à l'écart du showbiz et libéré des contraintes de l'industrie musicale, Pédro Kouyaté est un vrai selfmademan : promo, communication, production et vente des disques, points de presse etc., tout est fait de lui-même. Et entre un concert dans un club prestigieux à Paris et une tournée en Europe ou au Japon, il ne cesse de se produire sur la scène en vivant à fond toute sa liberté : dans les couloirs du tube parisien, "son bureau", où il installe sa guitare et son ampli tôt le matin, jour par jour, pour envoûter les Parisiens pressés d'aller au boulot, les touristes et les sans-domiciles qui peuplent le sous-sol de la capitale française ... "Dans le métro, tu n’es rien, tu es un anonyme, tu n’es pas quelqu’un que l’on voie facilement. Mais par contre dans le métro, tu peux faire quelque chose pour que l’on te prenne pour quelqu’un ". Fort ...
Site officiel :
http://www.pedrokouyate.com/ (site très bien fait !)
a. Albums : http://www.pedrokouyate.com/albums-ecoute/
b. Clips : http://www.pedrokouyate.com/epk-clips/
c. Concert à venir (Paris) : http://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/musicien-au-musee/10299-pedro-kouyate
d. Photos dans un blog : http://melissa-on-the-road.blogspot.de/2014/11/pedro-kouyate-cafe-de-la-danse-le.html?spref=tw
Hery
Vidéos :
1) Pédro Kouyaté et le "Mandinka Transe Acoustique" :
https://www.youtube.com/watch?v=nWk_JDU6uIw
2) Afronight avec Pédro Kouyaté :
http://www.dailymotion.com/video/x2an8n7_afronight-du-181114-avec-pedro-kouyate_music
3) Extrait du film Foly, avec Pédro Kouyaté :
https://www.youtube.com/watch?v=ryubKBddYNM
Nous partons très prochainement chez les dogons. Notre voyage prévoit des nuits chez l'habitant. Nous souhaiterions leur faire plaisir; savez-vous quels genres de cadeaux ils apprécient?
Par avance merci de vos réponses
Céline
Bonsoir
Après mon retour précipité en France pour cause de sécurité, suite aux enlèvements des 2 français a Hombori, et l'attaque d'occidentaux dans une auberge de Tombouctou fin 2011, c'est avec joie et aussi appréhension que je retourne dans mon pays d'adoption. Depuis quelques mois cette idée me trotte dans la tête, d'autant que mes amis et ma famille adoptive malienne m'assurent que le danger est écarté, et bien que beaucoup de mes amis en France tentent de me dissuader. Mon arrivée a Bamako est toujours aussi chaleureuse tant au niveau température que de l'accueil des gens a l'a��roport. Au petit hôtel ou je descends on me souhaite, selon la tradition une "bonne arrivée" et je suis accueillie avec toute la chaleur humaine qu'on connait aux maliens. Deux jours a Bamako, même si je n'aime pas particulièrement les grandes villes, sont pour moi le bonheur de me " remettre dans le bain"... et a première vue, rien ne peut me faire penser que des horreurs se sont passées il y a peu de temps dans le pays. Je repars vers Ségou, avec mon véhicule et mon chauffeur, ok plus de 4h 30 pour faire 230 kms, mais il faut dire que sur la moitié de la route... il n'y a plus de route. Les travaux de réalisation d'une 4 voies, en fait je pense qu'il n'y en aura que 2... battent leur plein, et si jusqu’à Fana, tout va bien, pour le reste c'est pire que les plus mauvaises pistes du Nord, résultat, on arrive a 21 heures a Ségou. Dés le lendemain je retrouve l'ambiance que j'adore, en allant me balader au marché, sur le port, en allant saluer mes amis et les petits marchands installés au coin du goudron..., on " palabre" autour d'un thé accompagné d'arachides...Tout le monde est content de revoir des blancs, et l'avantage c'est que si d'habitude on me " reprochait" Sarko... aujourd'hui on me " félicite" pour François... Évidement tout le monde souffre du manque de touristes et la misère est encore plus exacerbée qu’auparavant, bien que les maliens restent très dignes. Même les gens qui n'étaient pas directement concernés par le tourisme, subissent les effets induits.Je constate que des familles sont retournées en brousse pour se nourrir d’où, hélas, la déscolarisation des enfants. J'entends aussi certaines horreurs sur des événements survenus sur les zones de conflit, certaines de mes relations ont perdus des frères des parents. Malgré ça certains ont su se remettre en question, et ont trouvés de petits boulots pour assurer " les condiments" en attendant des jours meilleurs, d'autres ont rejoint Bamako, d'autres sont allés chercher fortune qui en Côte d'Ivoire, qui en Guinée. D'autres encore, peut être les plus débrouillards....se sont fait embaucher par les sociétés étrangères qui participent a la remise en état des structures et réseaux.Malheureusement d'autres attendent désespérément la venue " hypothétique" des " toubabs" maintenant que tout est fini!!! Pendant mon trop court séjour, 40 jours, j'ai pu rencontrer des occidentaux Belges, Français, Néerlandais qui souvent été venus dans le cadre d'associations et qui revenaient de Mopti, Djenné, Pays Dogon et tous étaient unanimes, ils s'étaient sentis en sécurité partout, comme avant le conflit. J'ai même discuté a 2 reprises avec les militaires de la Minusma, des occidentaux et des africains, et la encore le même discours, ils font des patrouilles mais a leur avis, hormis les zones du Nord Est, Kidal, Aguelhoc, Tessalit et Gao, il n'y a plus aucun risque a circuler dans le reste du pays. Pour l'instant tout le monde semble content du nouveau gouvernement, et a priori... de bonnes décisions seraient prises: contre la corruption??? il faut dire qu'en plus d'un mois j'ai été arrêtée 4 fois pour contrôle de papiers, mais pas une fois on ne m'a réclamé un bakchich, ça c'est nouveau!! des artisans reçoivent, après un "stage" ou contrôle de leurs capacités, un agrément pour la formation d'apprentis un peu ce qu'on a en France, encore plus fort...le ministère de l'environnement interdirait l'entrée des poches plastic dans le pays et un camion venant du Nigéria aurait été refoulé a la frontière...pourvu que tout ça dure! mais restons positive, ça va aller!!! Voila, j'ai fait ce petit texte pour exprimer mon ressenti sur ce beau pays, certains esprits chagrin trouveront peut être que mes " états d'âme" sont inintéressants.... qu'ils passent leur chemin, d'autres diront que c'est une incitation a l'imprudence, la n'est pas mon but, mais je sais que d'autres amoureux du Mali souhaitaient que je parle de mon voyage, voila qui est fait. Bonne soirée a tous
Après mon retour précipité en France pour cause de sécurité, suite aux enlèvements des 2 français a Hombori, et l'attaque d'occidentaux dans une auberge de Tombouctou fin 2011, c'est avec joie et aussi appréhension que je retourne dans mon pays d'adoption. Depuis quelques mois cette idée me trotte dans la tête, d'autant que mes amis et ma famille adoptive malienne m'assurent que le danger est écarté, et bien que beaucoup de mes amis en France tentent de me dissuader. Mon arrivée a Bamako est toujours aussi chaleureuse tant au niveau température que de l'accueil des gens a l'a��roport. Au petit hôtel ou je descends on me souhaite, selon la tradition une "bonne arrivée" et je suis accueillie avec toute la chaleur humaine qu'on connait aux maliens. Deux jours a Bamako, même si je n'aime pas particulièrement les grandes villes, sont pour moi le bonheur de me " remettre dans le bain"... et a première vue, rien ne peut me faire penser que des horreurs se sont passées il y a peu de temps dans le pays. Je repars vers Ségou, avec mon véhicule et mon chauffeur, ok plus de 4h 30 pour faire 230 kms, mais il faut dire que sur la moitié de la route... il n'y a plus de route. Les travaux de réalisation d'une 4 voies, en fait je pense qu'il n'y en aura que 2... battent leur plein, et si jusqu’à Fana, tout va bien, pour le reste c'est pire que les plus mauvaises pistes du Nord, résultat, on arrive a 21 heures a Ségou. Dés le lendemain je retrouve l'ambiance que j'adore, en allant me balader au marché, sur le port, en allant saluer mes amis et les petits marchands installés au coin du goudron..., on " palabre" autour d'un thé accompagné d'arachides...Tout le monde est content de revoir des blancs, et l'avantage c'est que si d'habitude on me " reprochait" Sarko... aujourd'hui on me " félicite" pour François... Évidement tout le monde souffre du manque de touristes et la misère est encore plus exacerbée qu’auparavant, bien que les maliens restent très dignes. Même les gens qui n'étaient pas directement concernés par le tourisme, subissent les effets induits.Je constate que des familles sont retournées en brousse pour se nourrir d’où, hélas, la déscolarisation des enfants. J'entends aussi certaines horreurs sur des événements survenus sur les zones de conflit, certaines de mes relations ont perdus des frères des parents. Malgré ça certains ont su se remettre en question, et ont trouvés de petits boulots pour assurer " les condiments" en attendant des jours meilleurs, d'autres ont rejoint Bamako, d'autres sont allés chercher fortune qui en Côte d'Ivoire, qui en Guinée. D'autres encore, peut être les plus débrouillards....se sont fait embaucher par les sociétés étrangères qui participent a la remise en état des structures et réseaux.Malheureusement d'autres attendent désespérément la venue " hypothétique" des " toubabs" maintenant que tout est fini!!! Pendant mon trop court séjour, 40 jours, j'ai pu rencontrer des occidentaux Belges, Français, Néerlandais qui souvent été venus dans le cadre d'associations et qui revenaient de Mopti, Djenné, Pays Dogon et tous étaient unanimes, ils s'étaient sentis en sécurité partout, comme avant le conflit. J'ai même discuté a 2 reprises avec les militaires de la Minusma, des occidentaux et des africains, et la encore le même discours, ils font des patrouilles mais a leur avis, hormis les zones du Nord Est, Kidal, Aguelhoc, Tessalit et Gao, il n'y a plus aucun risque a circuler dans le reste du pays. Pour l'instant tout le monde semble content du nouveau gouvernement, et a priori... de bonnes décisions seraient prises: contre la corruption??? il faut dire qu'en plus d'un mois j'ai été arrêtée 4 fois pour contrôle de papiers, mais pas une fois on ne m'a réclamé un bakchich, ça c'est nouveau!! des artisans reçoivent, après un "stage" ou contrôle de leurs capacités, un agrément pour la formation d'apprentis un peu ce qu'on a en France, encore plus fort...le ministère de l'environnement interdirait l'entrée des poches plastic dans le pays et un camion venant du Nigéria aurait été refoulé a la frontière...pourvu que tout ça dure! mais restons positive, ça va aller!!! Voila, j'ai fait ce petit texte pour exprimer mon ressenti sur ce beau pays, certains esprits chagrin trouveront peut être que mes " états d'âme" sont inintéressants.... qu'ils passent leur chemin, d'autres diront que c'est une incitation a l'imprudence, la n'est pas mon but, mais je sais que d'autres amoureux du Mali souhaitaient que je parle de mon voyage, voila qui est fait. Bonne soirée a tous

Parmi mes musiques préférées, il y a le résultat de la confrontation de musiciens africains (principalement du Mali, considéré par beaucoup comme le berceau du blues) et de jazzmen ou bluesmen américains.
Quand chacun fait un pas vers l'autre, cela donne des résultats fascinants.
Voici la liste de mes favoris :
Hank Jones et Cheick Tidiane Seck : Sarala (1995) C'est un album magnifique ou le vieux pianiste de jazz Hank Jones joue légèrement et humblement avec le malien Seck accompagné d' anciens musiciens du célèbre orchestre du Super Rail Band de Bamako. "Sarala" signifie "je me confie à toi" en mandingue, et c'est ainsi que les griots affirment leur sincérité. Cet album est une des rencontres les plus abouties et émouvantes entre le jazz et sa mère Afrique... Voir critiques ici : http://www.cheick-tidiane-seck.com/francais/critiques3.htm
Ali Farka Touré et Ry Cooder : Talking Timbuktu (1994) Faut-il présenter ce disque qui est sans doute le plus connu de ma liste ? Ry Cooder est un guitariste américain amoureux de toutes les musiques. Le projet Buena Vista Social Club qui a relancé de la musique cubaine, c'est lui. Avant Buena Vista Social Club, il a réuni quelques musiciens américains de renom avec Ali Farka Touré et deux percussionistes maliens. Ali Farka Touré est un grand guitariste et chanteur qui interprète ses propres compositions. Celles-ci, mieux produites et accompagnées que d'habitude, sonnent magnifiquement sur ce disque dans lequel la guitare de Ry Cooder est très discrète.
Taj Mahal et Toumani Diabaté : Kulanjan (1999) Le fameux bluesman américain Taj Mahal a fait venir aux USA 6 musiciens maliens pour confronter son art à celui de sa terre d'origine. Toumani Diabaté est un virtuose de la kora, instrument du griot mandingue entre la guitare et la harpe. Le résultat est une réussite, les titres sont spontanés, inventifs, harmonieux, sereins, enracinés dans la tradition du peuple noir, tirant ici sur les mélodies africaines, rappelant là le blues du Mississippi, toujours à mi-chemin de ces deux cultures dont on sait bien qu'elle ont des racines communes.
Corey Harris : Mississipi to Mali (2004) Dans le film de Martin Scorcese "Feel like going home", consacré aux liens entre le blues du Mississippi et la musique malienne, Corey Harris tient le rôle de guide. Fils de bluesman et bluesman lui-même cet anthropologue de 34 ans a fait le voyage musical du retour à la terre mère. Ce disque en est l'aboutissement, une partie des morceaux ayant été enregistrés aux USA et l'autre au Mali, l'ensemble étant d'une belle unité. On retrouve sur certains morceaux le son de la guitare d'Ali Farke Touré et sa voix profonde.
Si vous en avez d'autres à conseiller, je suis preneur.
Hank Jones et Cheick Tidiane Seck : Sarala (1995) C'est un album magnifique ou le vieux pianiste de jazz Hank Jones joue légèrement et humblement avec le malien Seck accompagné d' anciens musiciens du célèbre orchestre du Super Rail Band de Bamako. "Sarala" signifie "je me confie à toi" en mandingue, et c'est ainsi que les griots affirment leur sincérité. Cet album est une des rencontres les plus abouties et émouvantes entre le jazz et sa mère Afrique... Voir critiques ici : http://www.cheick-tidiane-seck.com/francais/critiques3.htm
Ali Farka Touré et Ry Cooder : Talking Timbuktu (1994) Faut-il présenter ce disque qui est sans doute le plus connu de ma liste ? Ry Cooder est un guitariste américain amoureux de toutes les musiques. Le projet Buena Vista Social Club qui a relancé de la musique cubaine, c'est lui. Avant Buena Vista Social Club, il a réuni quelques musiciens américains de renom avec Ali Farka Touré et deux percussionistes maliens. Ali Farka Touré est un grand guitariste et chanteur qui interprète ses propres compositions. Celles-ci, mieux produites et accompagnées que d'habitude, sonnent magnifiquement sur ce disque dans lequel la guitare de Ry Cooder est très discrète.
Taj Mahal et Toumani Diabaté : Kulanjan (1999) Le fameux bluesman américain Taj Mahal a fait venir aux USA 6 musiciens maliens pour confronter son art à celui de sa terre d'origine. Toumani Diabaté est un virtuose de la kora, instrument du griot mandingue entre la guitare et la harpe. Le résultat est une réussite, les titres sont spontanés, inventifs, harmonieux, sereins, enracinés dans la tradition du peuple noir, tirant ici sur les mélodies africaines, rappelant là le blues du Mississippi, toujours à mi-chemin de ces deux cultures dont on sait bien qu'elle ont des racines communes.
Corey Harris : Mississipi to Mali (2004) Dans le film de Martin Scorcese "Feel like going home", consacré aux liens entre le blues du Mississippi et la musique malienne, Corey Harris tient le rôle de guide. Fils de bluesman et bluesman lui-même cet anthropologue de 34 ans a fait le voyage musical du retour à la terre mère. Ce disque en est l'aboutissement, une partie des morceaux ayant été enregistrés aux USA et l'autre au Mali, l'ensemble étant d'une belle unité. On retrouve sur certains morceaux le son de la guitare d'Ali Farke Touré et sa voix profonde.
Si vous en avez d'autres à conseiller, je suis preneur.
Et bien voili voilou,
Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou.
Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté.
Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards.
L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long...
La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur!
Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait)..
je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer..
Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite.
L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu..
bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier.
Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !!
Allez Tchinnnn,
Hello à tous,
Je prépare(rais?) un voyage de 2semaines au mali en janvier 2011. Ca fait longtemps que j'en rêve. Or je constate que le site de diplomatie a coloré tout le mali en orange ou rouge, déconseillant d'y aller.
Qu'en pensez-vous? Notamment ceux sur place? Dois-je remettre mon projet à plus tard ou puis-je y aller sans trop de soucis, en respectant les consignes de base.
Je suis déja allée en Inde, en bolivie, au Pérou, au burkina et 6 mois au Sénégal.. Je ne suis donc pas une novice. Il y a tjs des zones plus à risque, que j'ai tjs essayé d'éviter car je ne voudrais pas que mon voyage de rêve devienne un cauchemars.
Bref donnez-moi VOS impressions, pfs loin des inquiètudes diffusées par les médias.
Un tout grand merci.
Je prépare(rais?) un voyage de 2semaines au mali en janvier 2011. Ca fait longtemps que j'en rêve. Or je constate que le site de diplomatie a coloré tout le mali en orange ou rouge, déconseillant d'y aller.
Qu'en pensez-vous? Notamment ceux sur place? Dois-je remettre mon projet à plus tard ou puis-je y aller sans trop de soucis, en respectant les consignes de base.
Je suis déja allée en Inde, en bolivie, au Pérou, au burkina et 6 mois au Sénégal.. Je ne suis donc pas une novice. Il y a tjs des zones plus à risque, que j'ai tjs essayé d'éviter car je ne voudrais pas que mon voyage de rêve devienne un cauchemars.
Bref donnez-moi VOS impressions, pfs loin des inquiètudes diffusées par les médias.
Un tout grand merci.
Bonjour pour les fans de la musique malienne et amateur du djembé une rencontre avec Oumou sangare, Baba salla Doussou Bagayogo la fille de Nahawa et d'autres joueurs de Djembe.
alors avis aux interesses
Fanta/Bamako
alors avis aux interesses
Fanta/Bamako
Faire revivre une ville "réelle" et "mythique"
Timbuktu, Timboctú, Timbuctoo, Tinbuctu, Tombouctou, Tombutu, Tumbuto ou Tumutu ?! Peu importe comment il s'orthographie, ce nom est une maxime, une formule rituelle, pour une fois entendu, jamais plus oublié...
Il y a deux Tombouctous : l'une est le centre administratif de la 6e région de la République du Mali, dans le nord-ouest du pays, une ville de caravanes assez calme, située au sommet de la boucle du fleuve Niger, au point où celui-ci se rapproche le plus du Sahara, une ville sans ombre et d'un climat désertique chaud à saison hivernale, à l'époque une métropole commerciale célèbre au Soudan, un grand trafic inter-africain et un centre financier en direction de Fez, Kaïrouan, le Fezzan, Le Caire et même en dehors de l'Afrique, à Vénise, à Genève..., une ville abritant plusieurs sites déclarés patrimoine mondial, un endroit dont la réalité quotidienne est déjà décrite dans le journal Voyage à Tombouctou et à Jenné par le Français René Caillié ayant voyagé jusqu'à Tombouctou de 1824 à 1828, de caravane en caravane, déguisé en Arabe, converti à l'islam et le pratiquant scrupuleusement, une ville qui a connu à son apogée une véritable industrie du livre avec de nombreux ateliers de sélection des manuscrits de scribes et calligraphes, de correcteurs, de relieurs et de recherche, un foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle qui était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan (aujourd'hui encore, la localité recèle d'importantes collections de documents écrits par des natifs de la ville de Tombouctou), la "ville des 333 saints", bref, un fief de l'érudition islamique pendant des siècles... On ne peut pas finir sans parler de ce vieil adage du 16e siècle qui campe sur le vif cette ville : "Le sel vient du Nord, l'or vient du Sud et l'argent des pays des Blancs ; mais la parole de Dieu, les choses savantes, les histoires et les contes jolis, on ne les trouve qu'à Tombouctou". Ce sont toutes ces particularités réunies qui ont fait de Tombouctou la ville mystérieuse qui, en plus des chercheurs musulmans et des curieux de toutes les nations, a attiré beaucoup de célèbres Européens dont les maisons de passage sont aujourd'hui monuments historiques ; il s'agit de l'Anglais Laing (1826), du Français Caillié (1828), de l'Allemand Barth (1853), de l'Autrichien Lenz (1880), de l'Américain Berky (1912)...
Et puis, il y a une Tombouctou imaginaire, une ville mythique dans une Arcadie, une Fata Morgana antipodale, une ville qu'associent les Européens avec le fin fond du monde connu ("Tinbuctu, l'autre bout du monde !")... ou une "blague stupide", veut dire que la Tombouctou des touristes et voyageurs de passage, lesquels sont souvent déçus par la ville tout en se posant en place deux questions seulement : "Où recevoir le plus vite possible un drink ?" et "Pourquoi suis-je vraiment ici ?" Néanmoins, les mêmes "peuvent toujours affirmer qu'ils y sont rendus parce que ce lieu a colonisé notre imaginaire, celui des Occidentaux, à tel point que Tombouctou a encore suffisamment de force pour donner naissance à des suggestions de post- ou pseudo-explorateurs" (Marco Aime 2009: 514).
Malheureusement, depuis 2012, la ville de Tombouctou rappelle aussi la menace destructive de l’extrémisme religieux. Des groupes armés, y compris des jihadistes liés à Al Qaïda, ont envahi le pays et opprimé la population locale, circulant en moto, un mégaphone à la main pour ânonner leurs lois et procédant à des flagellations ou à des amputations, endommageant des mausolées et autres lieux saints, détruisant des œuvres d'art à la kalachnikov, incendiant des milliers de manuscrits, interdisant les livres, le sport, la danse et la musique. Une coalition de forces a libéré Tombouctou et chassé les terroristes, mais la paix demeure jusqu'ici fragile. L’économie – essentiellement basée sur l’artisanat, le commerce, et le tourisme – a dépéri depuis complètement.
En alliance avec la Brookings Institution et le Gouvernement à Bamako, Timbuktu Renaissance est une plateforme qui vise à s’appuyer sur la riche culture et l’héritage du Mali, notamment celui de Tombouctou, pour promouvoir la tolérance et faire démarrer la création de richesse et la résilience. L’initiative cherche non seulement à booster les industries créatrices du Mali telles que le tourisme, la littérature, l’architecture, la musique, le film et l’art, mais également à mobiliser l’investissement pour le développement économique durable dans des domaines comprenant l’éducation, l’agriculture, les énergies renouvelables et les ressources naturelles.
Visitez et goûtez le site Timbuktu Renaissance : http://www.timbukturenaissance.org/fr/
Hery
Timbuktu, Timboctú, Timbuctoo, Tinbuctu, Tombouctou, Tombutu, Tumbuto ou Tumutu ?! Peu importe comment il s'orthographie, ce nom est une maxime, une formule rituelle, pour une fois entendu, jamais plus oublié...
Il y a deux Tombouctous : l'une est le centre administratif de la 6e région de la République du Mali, dans le nord-ouest du pays, une ville de caravanes assez calme, située au sommet de la boucle du fleuve Niger, au point où celui-ci se rapproche le plus du Sahara, une ville sans ombre et d'un climat désertique chaud à saison hivernale, à l'époque une métropole commerciale célèbre au Soudan, un grand trafic inter-africain et un centre financier en direction de Fez, Kaïrouan, le Fezzan, Le Caire et même en dehors de l'Afrique, à Vénise, à Genève..., une ville abritant plusieurs sites déclarés patrimoine mondial, un endroit dont la réalité quotidienne est déjà décrite dans le journal Voyage à Tombouctou et à Jenné par le Français René Caillié ayant voyagé jusqu'à Tombouctou de 1824 à 1828, de caravane en caravane, déguisé en Arabe, converti à l'islam et le pratiquant scrupuleusement, une ville qui a connu à son apogée une véritable industrie du livre avec de nombreux ateliers de sélection des manuscrits de scribes et calligraphes, de correcteurs, de relieurs et de recherche, un foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle qui était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan (aujourd'hui encore, la localité recèle d'importantes collections de documents écrits par des natifs de la ville de Tombouctou), la "ville des 333 saints", bref, un fief de l'érudition islamique pendant des siècles... On ne peut pas finir sans parler de ce vieil adage du 16e siècle qui campe sur le vif cette ville : "Le sel vient du Nord, l'or vient du Sud et l'argent des pays des Blancs ; mais la parole de Dieu, les choses savantes, les histoires et les contes jolis, on ne les trouve qu'à Tombouctou". Ce sont toutes ces particularités réunies qui ont fait de Tombouctou la ville mystérieuse qui, en plus des chercheurs musulmans et des curieux de toutes les nations, a attiré beaucoup de célèbres Européens dont les maisons de passage sont aujourd'hui monuments historiques ; il s'agit de l'Anglais Laing (1826), du Français Caillié (1828), de l'Allemand Barth (1853), de l'Autrichien Lenz (1880), de l'Américain Berky (1912)...
Et puis, il y a une Tombouctou imaginaire, une ville mythique dans une Arcadie, une Fata Morgana antipodale, une ville qu'associent les Européens avec le fin fond du monde connu ("Tinbuctu, l'autre bout du monde !")... ou une "blague stupide", veut dire que la Tombouctou des touristes et voyageurs de passage, lesquels sont souvent déçus par la ville tout en se posant en place deux questions seulement : "Où recevoir le plus vite possible un drink ?" et "Pourquoi suis-je vraiment ici ?" Néanmoins, les mêmes "peuvent toujours affirmer qu'ils y sont rendus parce que ce lieu a colonisé notre imaginaire, celui des Occidentaux, à tel point que Tombouctou a encore suffisamment de force pour donner naissance à des suggestions de post- ou pseudo-explorateurs" (Marco Aime 2009: 514).
Malheureusement, depuis 2012, la ville de Tombouctou rappelle aussi la menace destructive de l’extrémisme religieux. Des groupes armés, y compris des jihadistes liés à Al Qaïda, ont envahi le pays et opprimé la population locale, circulant en moto, un mégaphone à la main pour ânonner leurs lois et procédant à des flagellations ou à des amputations, endommageant des mausolées et autres lieux saints, détruisant des œuvres d'art à la kalachnikov, incendiant des milliers de manuscrits, interdisant les livres, le sport, la danse et la musique. Une coalition de forces a libéré Tombouctou et chassé les terroristes, mais la paix demeure jusqu'ici fragile. L’économie – essentiellement basée sur l’artisanat, le commerce, et le tourisme – a dépéri depuis complètement.
En alliance avec la Brookings Institution et le Gouvernement à Bamako, Timbuktu Renaissance est une plateforme qui vise à s’appuyer sur la riche culture et l’héritage du Mali, notamment celui de Tombouctou, pour promouvoir la tolérance et faire démarrer la création de richesse et la résilience. L’initiative cherche non seulement à booster les industries créatrices du Mali telles que le tourisme, la littérature, l’architecture, la musique, le film et l’art, mais également à mobiliser l’investissement pour le développement économique durable dans des domaines comprenant l’éducation, l’agriculture, les énergies renouvelables et les ressources naturelles.
Visitez et goûtez le site Timbuktu Renaissance : http://www.timbukturenaissance.org/fr/
Hery
Desert Blues
Un voyage au cœur du Mali
Réalisation : Michel Jaffrennou
(France, 2006, 60 mn.)
Desert Blues, création et réunion de trois grands artistes maliens issus d’ethnies Khassonké (Habib Koïté : guitare), Sonrhaï (Afel Bocoum : guitare, njarka) et Touareg (Tartit, ensemble féminin nomade : chants) présente la richesse musicale de ce pays et symbolise l’union du Mali dans sa diversité ethnique : une aventure à des musiques florissantes, à des chants impressionnants et des mélodies fluides, à des rhythmes populaires, pleine de beauté et de magie ... « Tout le monde est cousin, cousine, frère et sœur, il n’y a pas de différence » (A. Bocoum).
A voir ce soir (Sa, 16 juin, de 22:35 à 23:35) sur ARTE.
Desert Blues, création et réunion de trois grands artistes maliens issus d’ethnies Khassonké (Habib Koïté : guitare), Sonrhaï (Afel Bocoum : guitare, njarka) et Touareg (Tartit, ensemble féminin nomade : chants) présente la richesse musicale de ce pays et symbolise l’union du Mali dans sa diversité ethnique : une aventure à des musiques florissantes, à des chants impressionnants et des mélodies fluides, à des rhythmes populaires, pleine de beauté et de magie ... « Tout le monde est cousin, cousine, frère et sœur, il n’y a pas de différence » (A. Bocoum).
A voir ce soir (Sa, 16 juin, de 22:35 à 23:35) sur ARTE.
Ce soir sur ARTE : le film
TIMBUKTU
A voir
A voir
C'est l'histoire d'un groupe de jeunes musiciens du Mali qui, en 1964, fut envoyé à Cuba pour faire partie d'une formation musicale qui donnera des représentations un peu partout sur l'île. Ce groupe s'appelle Las Maravillas de Mali , et à l'époque il connait un certain succès en Afrique.
Plusieurs années plus tard de l'eau a passé sous le pont, mais un réalisateur qui voyageait au Mali fait la connaissance de Dramane qui lui raconte l'aventure des Maravillas de Mali ... Maintenant l'histoire est en film ! Y a plus qu'aller le voir 😎
https://www.fip.fr/emissions/certains-l-aiment-fip/africa-mia-la-fabuleuse-histoire-de-las-maravillas-de-mali
Bande-annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=Gmxv9-L3Uvo
Plusieurs années plus tard de l'eau a passé sous le pont, mais un réalisateur qui voyageait au Mali fait la connaissance de Dramane qui lui raconte l'aventure des Maravillas de Mali ... Maintenant l'histoire est en film ! Y a plus qu'aller le voir 😎
https://www.fip.fr/emissions/certains-l-aiment-fip/africa-mia-la-fabuleuse-histoire-de-las-maravillas-de-mali
Bande-annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=Gmxv9-L3Uvo
Youssouf Tata Cissé s'en est allé
Youssouf Tata Cissé, né en 1935 à San (région de Ségou), était un puits de science : il a consacré une grande partie de sa vie à la découverte, à l'étude et à la préservation du savoir transmis par la tradition orale en Afrique de l'Ouest. Le 10 décembre 2013, cet ethnologue, historien et écrivain est mort à Paris, à l'âge de 78 ans, des suites de maladie, a annoncé Radio Mali. Quelle perte que sa mort, pour le Mali et pour l'Afrique.
Ingénieur agronome qu'il était d'origine, sa rencontre avec Emile Leynaud, son co-auteur dans "Paysans malinké du Haut-Niger", l'a transmis à se passionner pour l'étude de son propre peuple ; il a su tirer beaucoup d'érudition de la riche éducation traditionnelle qu'il avait absorbée, tant à Kita que dans la région de San et dans le nord de la Côte d'Ivoire.
Depuis plusieurs décennies, Youssouf Tata Cissé s'était installé en France où il était chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et enseignait à la Sorbonne et à l'Institut des Hautes Etudes Sociales de Paris. Spécialiste de la littérature orale, des mythes et légendes du Mali et auteur de nombreux ouvrages portant sur ce sujet, il occupe aujourd'hui le même rang et jouit la même renommée que d'autres maîtres : soit Ahmadou Kourouma (Côte d'Ivoire), soit Cheick Hamidou Kané (Sénégal) ou Djibril Tamsir Niane (Guinée).
En 1973 il a soutenu à l'Ecole pratique des Hautes Etudes (Paris) une thèse dirigée par l'ethnologue Germaine Dieterlen, intitulée "Un récit initiatique de chasse: Boli-Nyanan ou les exploits d'un chasseur légendaire".
Il a aussi contribué à l'exhumation et la vulgarisation de la Charte du Mandé ou Charte de Kurukan Fuga, texte oral majeur à la valeur juridique et à la portée universelle confirmée ("La Charte de Kurukan Fuga : aux sources d'une pensée politique en Afrique"). La Charte de Kurukan Fuga est considérée comme l'une des plus anciennes sources des droits de l'homme. Elle est reconnue comme telle par les Nations Unies et est inscrite depuis 2009 par l'UNESCO à son Patrimoine immatériel.
Parmi l'ensemble de ses publications, ce sont surtout les deux ouvrages de référence qui figurent comme les plus connus et les plus cités : "La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire" (1988) et "Soundiata, la gloire du Mali", publiés aux Editions Karthala (voir en bas).
Avec sa mort, c'est un baobab géant du Monde Mandé qui s'écroule : Ala ka hinè a la !
Hery
Ouvrages :
– "Notes sur les sociétés de chausseurs malinké", in: Journal de la Société des Africanistes (1964), tome 34/fasc.2, pp.175–226. – (et Germaine Dieterlen). Les Fondements de la société d'initiation du Komo. Paris, La Haye : Mouton et Cie., 1972. – La notion de personne en Afrique. Paris : Editions du CNRS, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (1). Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (2). L'enfance, l'exil, le testament et les funérailles de Maghan Sondyata, les Peuls du Manding. Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1977. – (et Emile Leynaud). Paysans malinké du Haut Niger : tradition et développement rural en Afrique Soudanaise. Bamako : Imprimerie populaire du Mali, 1978. – (et Wâ Komissoko). La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire. Paris : Karthala-ARSAN, 1988/2007. – (et Wâ Komissoko). Soundiata, la gloire du Mali. Paris : Karthala-ARSAN, 1991. – La confrérie des chasseurs Malinké et Bambara : mythes, rites et récits initiatiques. Ivry : Nouvelles du Sud & Paris : ACCT, 1994. – (et André Magnin). Seydou Keïta. Zurich/Berlin/New York : Scalo, 1997. – Tyiwara. Paris : Galerie Ratton-Hourdé, 2001. – La charte du Mandé et autres traditions du Mali. Paris : Albin Michel, 2003.
Film :
– Sogow, masques bambara. Acmé Films, Centre de l'audiovisuel (CBA), RTBF (réalisateurs : Y.T. Cissé, Jean-Paul Colleyn).
Youssouf Tata Cissé, né en 1935 à San (région de Ségou), était un puits de science : il a consacré une grande partie de sa vie à la découverte, à l'étude et à la préservation du savoir transmis par la tradition orale en Afrique de l'Ouest. Le 10 décembre 2013, cet ethnologue, historien et écrivain est mort à Paris, à l'âge de 78 ans, des suites de maladie, a annoncé Radio Mali. Quelle perte que sa mort, pour le Mali et pour l'Afrique.
Ingénieur agronome qu'il était d'origine, sa rencontre avec Emile Leynaud, son co-auteur dans "Paysans malinké du Haut-Niger", l'a transmis à se passionner pour l'étude de son propre peuple ; il a su tirer beaucoup d'érudition de la riche éducation traditionnelle qu'il avait absorbée, tant à Kita que dans la région de San et dans le nord de la Côte d'Ivoire.
Depuis plusieurs décennies, Youssouf Tata Cissé s'était installé en France où il était chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et enseignait à la Sorbonne et à l'Institut des Hautes Etudes Sociales de Paris. Spécialiste de la littérature orale, des mythes et légendes du Mali et auteur de nombreux ouvrages portant sur ce sujet, il occupe aujourd'hui le même rang et jouit la même renommée que d'autres maîtres : soit Ahmadou Kourouma (Côte d'Ivoire), soit Cheick Hamidou Kané (Sénégal) ou Djibril Tamsir Niane (Guinée).
En 1973 il a soutenu à l'Ecole pratique des Hautes Etudes (Paris) une thèse dirigée par l'ethnologue Germaine Dieterlen, intitulée "Un récit initiatique de chasse: Boli-Nyanan ou les exploits d'un chasseur légendaire".
Il a aussi contribué à l'exhumation et la vulgarisation de la Charte du Mandé ou Charte de Kurukan Fuga, texte oral majeur à la valeur juridique et à la portée universelle confirmée ("La Charte de Kurukan Fuga : aux sources d'une pensée politique en Afrique"). La Charte de Kurukan Fuga est considérée comme l'une des plus anciennes sources des droits de l'homme. Elle est reconnue comme telle par les Nations Unies et est inscrite depuis 2009 par l'UNESCO à son Patrimoine immatériel.
Parmi l'ensemble de ses publications, ce sont surtout les deux ouvrages de référence qui figurent comme les plus connus et les plus cités : "La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire" (1988) et "Soundiata, la gloire du Mali", publiés aux Editions Karthala (voir en bas).
Avec sa mort, c'est un baobab géant du Monde Mandé qui s'écroule : Ala ka hinè a la !
Hery
Ouvrages :
– "Notes sur les sociétés de chausseurs malinké", in: Journal de la Société des Africanistes (1964), tome 34/fasc.2, pp.175–226. – (et Germaine Dieterlen). Les Fondements de la société d'initiation du Komo. Paris, La Haye : Mouton et Cie., 1972. – La notion de personne en Afrique. Paris : Editions du CNRS, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (1). Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (2). L'enfance, l'exil, le testament et les funérailles de Maghan Sondyata, les Peuls du Manding. Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1977. – (et Emile Leynaud). Paysans malinké du Haut Niger : tradition et développement rural en Afrique Soudanaise. Bamako : Imprimerie populaire du Mali, 1978. – (et Wâ Komissoko). La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire. Paris : Karthala-ARSAN, 1988/2007. – (et Wâ Komissoko). Soundiata, la gloire du Mali. Paris : Karthala-ARSAN, 1991. – La confrérie des chasseurs Malinké et Bambara : mythes, rites et récits initiatiques. Ivry : Nouvelles du Sud & Paris : ACCT, 1994. – (et André Magnin). Seydou Keïta. Zurich/Berlin/New York : Scalo, 1997. – Tyiwara. Paris : Galerie Ratton-Hourdé, 2001. – La charte du Mandé et autres traditions du Mali. Paris : Albin Michel, 2003.
Film :
– Sogow, masques bambara. Acmé Films, Centre de l'audiovisuel (CBA), RTBF (réalisateurs : Y.T. Cissé, Jean-Paul Colleyn).
🙂Bonjour à tous,
Hier soir sur ARTE HD je suis tombé par hasard sur un très beau documentaire avec de magnifiques images sur le fleuve Niger, qui m’a fait retourner sur les lieux de mon voyage au MALI en septembre ; SEGOU, DJENNE, MOPTI, LE LAC DEBO …
Ce reportage intitulé « Niger, fleuve génie » qui s’inscrit dans la thématique d'une série de documentaires sur les : « fleuves du monde » (tournée en HD), est désormais visible sur le site de ARTE et sera rediffusé le 03/08.
Pour les amoureux du MALI et des voyages, si vous n’êtes pas à l’autre bout du monde à ce moment là, L’émission « faut pas rêver » sur France 3, sera également entièrement consacrée au MALI ce vendredi 30/07 à 20h35… à vos télécommandes !!! 🙂
Ce reportage intitulé « Niger, fleuve génie » qui s’inscrit dans la thématique d'une série de documentaires sur les : « fleuves du monde » (tournée en HD), est désormais visible sur le site de ARTE et sera rediffusé le 03/08.
Pour les amoureux du MALI et des voyages, si vous n’êtes pas à l’autre bout du monde à ce moment là, L’émission « faut pas rêver » sur France 3, sera également entièrement consacrée au MALI ce vendredi 30/07 à 20h35… à vos télécommandes !!! 🙂
Bonjour,
Pour les amateurs de films vidéos et de montages du type diaporama et film vous trouverez sur mon site le programme suivant :
- Film de 10mn sur les traversées de boeufs du Yaaral et du Degal au Mali dans le village de Koubi (les traversées sont classées par l'UNESCO au patrimoine immatériel) - Diaporama de 3mn "les bidons de Bamako" sur la récupération du métal - Film de 8mn "La potière et sa fille" du village de Kouli sur le bord du fleuve Niger au Mali - L'étrange histoire de "l'Oeuf du Crocodile"... Raconté par le Maître de l'eau film de 7mn - Et les images du Fesmamas de 2009 (festival des masques et marionnettes de Markala au Mali) en 4 parties. Diaporama et film sur les masques et marionnettes habitées. Installez-vous confortablement c'est 20mn d'images en tout genre pour les amateurs d'Afrique de l'Ouest... A visionner dans l'ordre.
Voici la page : http://maslaborie.com/mes%20videos.htm
Vos critiques et questions sont les bienvenues...
- Film de 10mn sur les traversées de boeufs du Yaaral et du Degal au Mali dans le village de Koubi (les traversées sont classées par l'UNESCO au patrimoine immatériel) - Diaporama de 3mn "les bidons de Bamako" sur la récupération du métal - Film de 8mn "La potière et sa fille" du village de Kouli sur le bord du fleuve Niger au Mali - L'étrange histoire de "l'Oeuf du Crocodile"... Raconté par le Maître de l'eau film de 7mn - Et les images du Fesmamas de 2009 (festival des masques et marionnettes de Markala au Mali) en 4 parties. Diaporama et film sur les masques et marionnettes habitées. Installez-vous confortablement c'est 20mn d'images en tout genre pour les amateurs d'Afrique de l'Ouest... A visionner dans l'ordre.
Voici la page : http://maslaborie.com/mes%20videos.htm
Vos critiques et questions sont les bienvenues...
Je suis Française et j habite à Sévaré pres de Mopti au MALI.Si vous avez besoin de renseignements n'hesitez pas à me contacter. Cela fait toujours plaisir de rencontrer ses compatriotes quand on est expatriée !
a bientot
J ai l habitude de me voyager en autostop et de camper (Asie, Amerique du Sud)
Cela ce fait il au Mali? (je ne connais rien au Mali, c est ma premiere escapade en Afrique)
Je pense que pour l autosptop c est dangereux (recomandations de Papy que je salut et remercie au passage!🙂) mais pour le camping? Qu en pensez vous?
J enmenne ma ptite tente ou j oublie et je la laisse a la maison?
venir au Mali par l'Algérie devient aujourd'hui tes difficile suite à des problèmes multiples.
Salut les voyageurs,
En 2008, on est parti de Oran (Algérie) pour aller au Mali et puis remonté par la Mauritanie. On avait pris nos visas en France (coûteux).
Cette année, je pars le 27 janvier de Séte pour aller vendre des voitures (plus pour le fun que pour le bizzness) une 405 break et une mercedes 300 d (123T) break.
Question diverses:
Peut-on rentrer au Maroc avec des cartes grises barrées avec actes de vente?
Quelqu'un connaîtrait un garagiste cool à Tanger pour bosser sur nos voitures la 405 demande une sérieuses révisions.
Les voitures ne sont pas à nos noms, mais pas C.G. barrée, il faut que je fasse une procuration pour passer les frontiéres et bien sur j'ai un acte de vente Français. Cela suffit-il??
Peut-on prendre les visas pour la Mauritanie et le Mali sur la route? : entre temps j'ai trouver en cherchant pas de réponse à ma questions sur les visas, nous partons sans visa et on verra aux frontières.
Pour vendre les voitures au Mali ou en Mauritanie quelle sont les pièges a éviter, et quelle sont les formalités (roots ou autres)?
Quelles sont les prix que l'on peut espérer vendre ces voitures soit au Mali ou en Mauritanie?
Et enfin, nous sommes 2 à partir chacun dans une voiture, nous cherchons à partir de Séte le 27 janvier 2009 ou au Maroc jusqu'au 8 février un passager(e) par voiture Participation au frais de base (gasoil) voyage tranquille pas plus de 400 à 500 km par jour et des haltes souhaitées arrivé à bamako vers le 15 Février (à voir).
BONNE ROUTE
DIDIER
En 2008, on est parti de Oran (Algérie) pour aller au Mali et puis remonté par la Mauritanie. On avait pris nos visas en France (coûteux).
Cette année, je pars le 27 janvier de Séte pour aller vendre des voitures (plus pour le fun que pour le bizzness) une 405 break et une mercedes 300 d (123T) break.
Question diverses:
Peut-on rentrer au Maroc avec des cartes grises barrées avec actes de vente?
Quelqu'un connaîtrait un garagiste cool à Tanger pour bosser sur nos voitures la 405 demande une sérieuses révisions.
Les voitures ne sont pas à nos noms, mais pas C.G. barrée, il faut que je fasse une procuration pour passer les frontiéres et bien sur j'ai un acte de vente Français. Cela suffit-il??
Peut-on prendre les visas pour la Mauritanie et le Mali sur la route? : entre temps j'ai trouver en cherchant pas de réponse à ma questions sur les visas, nous partons sans visa et on verra aux frontières.
Pour vendre les voitures au Mali ou en Mauritanie quelle sont les pièges a éviter, et quelle sont les formalités (roots ou autres)?
Quelles sont les prix que l'on peut espérer vendre ces voitures soit au Mali ou en Mauritanie?
Et enfin, nous sommes 2 à partir chacun dans une voiture, nous cherchons à partir de Séte le 27 janvier 2009 ou au Maroc jusqu'au 8 février un passager(e) par voiture Participation au frais de base (gasoil) voyage tranquille pas plus de 400 à 500 km par jour et des haltes souhaitées arrivé à bamako vers le 15 Février (à voir).
BONNE ROUTE
DIDIER
Bonjour,
J'envisage de faire ce voyage début 2008, avec une berline via le Maroc et la Mauritanie. Pouvez vous m'indiquer l'itinéraire qui vous semble idéal à cette période en précisant les villes étapes que vous privilégiez.
Merci.
Bonjour à tous,
je pars une semaine au Maroc pendant les vacances de la toussaint et j'ai l'intention de me rendre en voiture de location de Marrakech jusqu'à Merzouga pour pouvoir faire une nuitée en bivouac dans le désert. Simplement, je me pose des questions sur la sécurité de cette zone suite au conflit au Mali et l'intervention de la France notamment. Sur le site du ministère des affaires étrangères français, cette zone (le long de la frontière Maroc-Algérie) est en jaune mais si l'on regarde la même frontière de l'autre côté en Algérie, elle est en rouge et il est fortement déconseillé aux ressortissants français d'y aller à cause du risque d'attentat et d'enlèvements... Je suis donc inquiète de voir qu'à une distance si faible la recommandation change complètement. Dois-je annuler mon étape à Merzouga et le bivouac selon vous? Cette région présente-t-elle un risque sécuritaire?
Si des personnes y sont allés récemment, merci beaucoup pour vos commentaires!
je pars une semaine au Maroc pendant les vacances de la toussaint et j'ai l'intention de me rendre en voiture de location de Marrakech jusqu'à Merzouga pour pouvoir faire une nuitée en bivouac dans le désert. Simplement, je me pose des questions sur la sécurité de cette zone suite au conflit au Mali et l'intervention de la France notamment. Sur le site du ministère des affaires étrangères français, cette zone (le long de la frontière Maroc-Algérie) est en jaune mais si l'on regarde la même frontière de l'autre côté en Algérie, elle est en rouge et il est fortement déconseillé aux ressortissants français d'y aller à cause du risque d'attentat et d'enlèvements... Je suis donc inquiète de voir qu'à une distance si faible la recommandation change complètement. Dois-je annuler mon étape à Merzouga et le bivouac selon vous? Cette région présente-t-elle un risque sécuritaire?
Si des personnes y sont allés récemment, merci beaucoup pour vos commentaires!







