Discussions similar to: Flamenco Alcazar Séville enfant 4 ans
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Société et politique en Catalogne et dans le reste de l'état espagnol (discussion / débat)
Bonjour.

Ceci est en quelque sorte "la suite" de ce topic ->

voyageforum.com/...-catalogne-d8240869/

Comme le dernier message du topic antérieur, signé "l'équipe VoyageForum", nous propose de poster un nouveau topic sur le même sujet, je me permets donc d'inaugurer cette nouvelle discussion, une semaine avant des élections tout à fait inédites en Espagne, qui sûrement suciteront commentaires et questions.

Ce nouveau sujet n'est plus exclusivement celui de la Catalogne, mais traitera plus généralement d'aspects politiques et sociaux de l'Espagne actuelle. On pourra parler de crise économique, de mémoire historique et de la polémique autour de la sépulture de Franco, de l'essor de l'extrême-droite, des déboires de Podemos, des mouvements féministes, des nationalismes périphériques, etc...

Il s'agit à la fois d'une discussion et d'un débat, c'est à dire que l'on peut -évidemment- donner son opinion personnelle, mais en veillant à ce que le sujet ne tourne pas à la foire d'empoigne (restons courtois, svp🙂) et en songeant que le but de la manoeuvre est avant tout de mieux faire connaître aux lecteurs de ce sujet la société et la politique espagnole actuelle, ses particularités.

Voilà. Pour inaugurer cette nouvelle discussion, voici une petite video, qui date de cette semaine. Il s'agit d'une fête traditionnelle dans un village de la province de Séville, Coripe. Chaque année ce village organise une procession appelée "la trahison de judas": on promène un mannequin à l'effigie d'un personnage jugé odieux par la majorité, et les habitants du village au cours de la procession lynchent le mannequin, lui tirent dessus à la carabine et finissent par le brûler.

Cette année, les habitants de Coripe ont choisi de lyncher Puigdemont, le président catalan exilé en Belgique.

www.youtube.com/watch?v=sFT_IvB0OAA
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Premier voyage Andalousie (avec adolescentes)
Bjr

Habitué des voyages dans l'Ouest Americain (souvent en solo) En Avril 2019 j'ai prévu de partir 10/11 Jours en Andalousie avec ma femme et mes 2 filles de 13 et 16 ans.

Profitant de ce forum surtout pour les voyages US, je poste pour la 1ere fois pour l'ESPAGNE en espérant que celui ci soit aussi actif.

1/ Tout d'abord, ne connaissant pas spécialement les tarifs pratiqués pour la période d'AVRIL 2019 j'ai fait une petite simu hier pour avoir une petite idée ( peut etre un peu tôt pour l'Europe ) et je suis tombé entre 180 & 210 € ( Bagages inclus ) suivant mes dates avec la Cie VUELING. Que pensez vous de cette cie, et d'après vous sur quels tarifs ( en vol direct ) puis je tabler pour cette période.

2/ Pour la location de voiture, est ce que la récupération du veh se passe comme aux USA (tres rapide, et la plupart du temps, on peu choisir son veh sur le parking)

3/ Pour le rendu de la voiture ( à l'aeroport ) cela se fait-il aussi en moins de 5' ou faut-il prévoir plus de temps pour l'europe.

4/ Voici en gros, le planning envisagé ... sachant que je ne pense pas trop passer notre temps dans des musées ( sauf exception, je ne pense pas que cela emballe trop les filles )

Jour 1 - 9 Avril 2019 - Vol CDG / SEVILLE ... A priori possibilité d'arriver vers 13H15 avec VUELING

Jour 2 & 3 : SEVILLE

Jour 4 : Rte vers CORDOUE, quelques visites et nuit GRENADE

Jour 5 & 6 : GRENADE

Jour 7 & 8 : Rte vers NERJA ... Pour profiter de la cote pendant 2 jours de NERJA à MARBELLA pour souffler avec les filles et profiter de la plage ( Possibilité de se baigner à cette époque ? )

Jour 9 : Rte de MARBELLA à CADIX en passant par les VILLAGES BLANCS ( je sais, il faudrait 2 jours ) mais ns ne pensons visiter que RONDA et faire quelques petites haltes dans les autres villages selon l'envie et le temps

Jour 10 : CADIX

Jour 11 : Le matin, JEREZ DE LA FRONTERA et rte vers SEVILLE ... vol prévu vers 17H00 à priori

Qu'en pensez vous ? faisable (vous me direz tout est faisable) ...

Sinon mes filles faisant du cheval, j'avais vu il y a quelques temps un reportage sur une école mondialement connue a visiter mais ne me souviens plus ou (école royale Jerez ? je ne sais pas si c’était elle) ??? quelqu'un connaitrais une ecole, un haras avec des spectacles de chevaux ou autre

Merci de votre aide

Bonne journée

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Photos d'Andalousie
Bonjour,

Je suis allée en Andalousie le mois dernier. J’ai sélectionné quelques photos de notre road-trip de deux semaines à travers cette belle région d’Espagne.

Malaga :

Malaga n’est pas une des villes les plus visitées d’Andalousie même si les visites à y faire sont nombreuses. Alcazaba, théâtre romain, château et mirador del Gibralfaro, Cathédrale « la manquita », musée de Pablo Picasso et centre Pompidou sont autant de façons de découvrir la ville. En dehors de Malaga, on pourra voir le jardin botanique de la conception et, à une demi-heure en voiture, le parc naturel d’El torcal de Antequera.

El Torcal de Antequera



Jardin botanique de la conception

Pueblos Blancos : Ce sont des villages typiques de l’Andalousie rurale et agricole, avec les murs des maisons blanchis à la chaux et les ruelles sinueuses. La route des villages blancs traverse le parc de la Sierra de Grazalema (El Gastor, Zahara de la Sierra, Grazalema…) mais on en voit aussi le long de la Costa del Sol (Frigiliana, Mijas…)

Zahara de la Sierra



Séville :

Séville fait partie du triangle culturel andalou avec Grenade et Cordoue. 3 monuments y sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco : les archives des Indes qui recèlent de documents datant de l’époque de la découverte de l’Amérique, la Cathédrale, une des plus grandes d’Europe et l’Alcazar, splendide palais qui sert de décor au royaume de Dorne dans Game of Thrones.

La Giralda depuis les jardins de l'Alcazar

L'Alcazar

Cordoue : Le centre de Cordoue est plus petit que le centre de Séville. On pourra y admirer la mosquée cathédrale, ancienne mosquée sur laquelle fut construite une cathédrale et l’Alcazar, le palais où séjournaient les rois catholiques quand ils étaient de passage dans la ville.

La mosquée cathédrale

L'alcazar

Grenade :

Impossible d’aller à Grenade sans visiter l’Alhambra, le symbole de la ville. Il faudra bien compter une demi-journée pour visiter l’Alcazaba, le Generalife, les Palais Nasrides et les jardins. Sur la colline d’en face, se trouve l’Albaicin, ancien quartier maure inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et un peu plus loin, le Sacromonte, un ancien quartier gitan connu pour être un des berceaux du Flamenco.

L'alhambra

L'Albaicin

J'ai ajouté quelques liens vers mon blog de voyage si vous voulez plus d'informations sur toutes ces visites :)

Clothilde
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Andalousie, fin octobre 2013
Salut, je continue mes visites en pays de langue espagnole. Après le Pérou cet été, l'Andalousie. Nous sommes partis à 4, deux couples en voiture de Lyon pour faire un périple très beau. Comme d'habitude j'ai tout réservé à l'avance (je n'aime pas chercher sur place). Ce carnet donne donc des conseils et quelques impressions. Bon courage, car il est en bloc car fait au fur et à mesure du voyage. Pas de photos, car je suis plutôt cinéaste.

DIMANCHE 20 OCTOBRE :

Départ matinal de la région lyonnaise, personne sur les routes et encore moins sur les autoroutes espagnoles. Attention aux radars souvent situés sur les panneaux d'affichage électroniques pour prendre par l'arrière. Arrivée vers 18h30 à San Antonio de Requena, après Valencia pour une nuit étape. Notre logeur nous indique une féria gastronomique à quelques km pour diner à Utiel. Nous y allons et c'est vraiment un truc typique. Bien sur nous sommes les seuls français. On achète un carnet de 8 tickets avec un verre et un ramequin pour 8 €. Avec cela nous pouvons nous arrêter à n'importe quel stand et contre un ticket le verre ou le plat sont généreusement remplis de spécialités locales. Super bien. Certaines fois même ils remplissent et ne demandent qu'un ticket pour deux. En plus l'ambiance est bon enfant, on est loin d'une beuverie !!! Retour à l'hôtel et dodo bien mérité.

HÔTEL RURAL CASA DONA ANITA – SAN ANTONIO DE REQUENA: Tout petit hôtel tenu par un jeune couple plein de bonne volonté. Literie impeccable, calme, propre, spacieux, tout bien. On voit que cela ne fait pas longtemps qu'ils sont dans le domaine car ils sont un peu hésitants, non pas les réflexes de grands habitués, mais par contre une gentillesse à toute épreuve. Le petit déjeuner est copieux, même s'il faut attendre ou lui demander des trucs. Tout y est en quantité et qualité. Une très bonne adresse, même si San Antonio n'est pas forcément une destination très prisée.

LUNDI 21 OCTOBRE :

Après un très bon petit déjeuner, route vers Baeza (380 km quand même!!!) . Beaucoup des monuments à visiter ferment à 13h, donc une fois arrivés, on va directement à l'Antigua Universidad, avec sa vieille salle de classe et son amphi style Harry Potter. Ensuite direction le Palais Jabalquinto avec à l'intérieur un superbe patio renaissance et un joli petit jardin. Après un repas à un resto sur la place de la constitution ( un menu du jour à 12€ gargantuesque) retour au Palais Jabalquinto pour analyser sa superbe façade. Descente vers la place del Populo, très jolie avec divers bâtiments. Direction la mairie, puis la rue San Pablo. En conclusion, une ville andalouse au milieu des oliviers, magnifique. Une belle étape avant l'arrivée sur Cordoue (départ à 16h30). En chemin arrêt et visite pour acheter ensuite d'une coopérative d'huile d'olive (instructif). Arrivée à Cordoue (18H30) épique pour trouver l'hôtel dans de petites rues étroites (il faut fermer les rétros!!). Promenade dans le quartier juif sous une bonne température. Nous voyons beaucoup de monuments illuminés, nous faisant languir pour le lendemain. Tapas (donc repas léger) et dodo

MARDI 22 OCTOBRE :

Petit déjeuner de qualité et malgré l'annonce de la pluie, départ optimiste pour la journée cordobane. Tout d'abord visite des bains royaux (gratuit avant 10h30), puis de l'Alcazar (toujours gratuit avant 10h30), les jardins y sont splendides et la vue depuis la tour à couper le souffle.... Ensuite un petit tour aux écuries royales, et direction la porte de Almodovar pour pénétrer dans le quartier juif et ses ruelles blanches. Il faut flâner, se laisser aller au gré de son humeur. La synagogue, le souk des petites places, tout ceci se découvre tranquillement. La Chapelle San Bartolomé désormais payante (1,5€) est un peu décevante, Viennent ensuite la rue et la place des fleurs et enfin un petit arrêt repas. Les forces retrouvées direction le clou de la journée : La Mesquita (8€). Là il faut vraiment prendre son temps. Il faut laisser les cars de japonais passer car la soir même ils doivent être à Madrid et le lendemain à Paris !! Il faut aller chercher la colonne qui sort de l'ordinaire et bien sur prendre le temps de réfléchir au sens du lieu. C'est magique. En plus comme il pleut des cordes dehors, on est à l'abri !!!! Une petite accalmie et hop direction la Torre de la Calahorra (4,5 €)où grâce à un audio guide bien fait cette visite s'avère être un superbe condensé de toutes les richesses vues dans la journée. Et en plus on est à l'abri car dehors cela ne faiblit pas !! La vue de la terrasse est splendide, différente de celle de l'Alcazar. Retour à l'hôtel pour un changement de tenue, car vraiment il flotte !!! Resto juste à côté de l'hôtel, à Taberna Salinas, fantastique !!! Un très bon accueil, des spécialités originales et un bon petit vin.... Ensuite promenade digestive à la Plaza Corredera et retour à l'hôtel pour un bon dodo.

HÔTEL CASA DE LOS AZULEJOS - CORDOUE : Très très beau, un accueil sympathique, un excellent petit déjeuner, une très bonne literie, une belle chambre d'hôtes. Parking à proximité (15€)

MERCREDI 23 OCTOBRE :

Départ après le petit déjeuner pour Médina Azahara. Le site est tout proche de Cordoue. Accueil dans un nouveau bâtiment où un film est projeté (version GB et ESP). Il est très bien fait car il mélange images actuelles des lieux et images de synthèse. Plus tard sur le site, on se rappellera des images de synthèse et notre imaginaire travaillera bien. Ensuite une navette payante (1,8 €) amène au site et la visite peut commencer. Effectivement il y a beaucoup de vestiges en ruine, peu de choses debout, mais malgré cela la promenade est agréable et le souvenir du film permet de bien situer les choses. En tout, il a bien fallu 2,5 h pour visiter en un rythme tranquille. Ensuite route vers Carmona par l'ancienne route. Pas si jolie que prévue !! Arrivée sur la ville haut perchée qui domine la plaine. Un coup de cœur, les ruelles sont magnifiques. Il faut se laisser aller au gré de son humeur et découvrir peu à peu des bâtisses. Déjeuner à Casa Curro Montoya (vu sur le Routard), pas mal, service sympathique. Ensuite montée à la Puerta de Sevilla (2 €) où une splendide vue nous attend sur la ville blanche où certains bâtiments de couleur pierre ressortent. Pour ceux qui n'ont pas le courage de grimper les escaliers, il y a une alternative pour un avoir une vue similaire : Aller à la nécropole romaine un peu plus loin. C'est gratuit pour les membres de l'UE et de la terrasse on a une vue presque aussi belle, avec en plus une vue sur l'amphithéâtre. La visite des tombes n'est pas mal non plus, notamment la tombe de Servilla. Route ensuite pour Séville et recherche un peu difficile dans le quartier de Santa Cruz de l'hôtel . Diner à l'Osteria Oca Giuliva, très très bien. Un petit tour et dodo.

JEUDI 24 OCTOBRE :

Un solide petit déjeuner et c'est le départ pour l'Alcazar tout proche. Une visite à ne pas manquer, tout est beau, le palais comme les jardins. 2,5 h pour le tout (8,5 €). Face à la sortie de ce lieu magique, la Cathédrale et la tour de la Giralda. La cathédrale (8 €) surprend car il n'y a pas à l'intérieur une très grande perspective en longueur. Par contre sa hauteur est impressionnante. De belles chapelles un peu partout. Pas de pot le rétable du maître-hôtel est en restauration, donc pas vu !!! La montée à la tour vaut vraiment le coup, pas trop difficile (je l'avais faite il y a 11 ans en béquilles!!). Par contre du haut la vue est splendide, on voit tout Séville et certains monuments d'une autre façon. Déjeuner au resto El Pimenton (pour le moment le meilleur) tout proche et direction le Guadalquivir pour une promenade le long des berges. La plaza de Toros, la torre del Oro et le parque Maria Luisa vus, nous arrivons à la Plaza de Espana. Superbe, il faut penser à monter à l'étage pour avoir une vue différente. Ensuite retour vers le centre avec une pause toilettes à l'université (ancienne manufacture des tabacs), le bâtiment est grand et son portail à voir. Direction l'hôpital de la charité. Avec un audioguide qui fonctionne pas de façon terrible et un discours pas au top, il y a un peu de déception dans cette visite, car finalement seul le rétable de la chapelle vaut le coup (5 €) . Retour à l'hôtel, puis spectacle de flamenco à la Casa de la Memoria de Al Andaluz. Un beau spectacle de qualité d'une durée d'une heure. Diner près de la Giralda dans un resto plus simple. Retour à l'hôtel et dodo.

VENDREDI 25 OCTOBRE :

Réveil et pluie !!!! Tant pis un nouveau solide petit déjeuner et c'est en bus que nous prenons la direction de l'église de la Macarena. Ce lieu ne vaut que pour la statue, mais ça vaut le coup. Retour en bus vers la Casa de Pilatos (6 €). Là aussi la visite se fait avec un audio-guide, qui lui est bien fait. Cette demeure a du caractère, un certain cachet. La pluie ayant cessé, direction El Parasol une architecture à voir, puis direction un resto, le Genova, de qualité mais au service médiocre. Visite ensuite du palais de la Comtesse de Lebrija (5 €), un petit bijou et promenade dans les rues où il est bon de se perdre. Ensuite promenade dans le quartier Santa Cruz où l'on peut encore trouver des ruelles pas inondées de touristes avec des maisons surprenantes. Resto près de Sta Maria la Blanca et dodo.

HÔTEL ALCANTARA – SEVILLE : Petit hôtel très accueillant, un service de qualité, un petit déjeuner solide, un personnel vraiment serviable. Difficile à trouver en voiture car dans une rue piétonne, mais très proche de la Giralda et cela c'est vraiment très pratique.

SAMEDI 26 OCTOBRE :

Route tranquille vers Cadix. La sortie de Seville un samedi matin se fait très bien. Arrivée à Cadiz en fin de matinée. Rapide visite de l'hopital des femmes pour sa chapelle : ouais bon, puis visite de l'oratorio de San Felipe (2,5 €), pas mal car original, par contre pas de photos et on se demande pourquoi. Déjeuner dans un bar près de la mairie, assez classique avec une sangria qui tape très très fort. Ensuite montée en haut de la Tour Tavira (5 €), et sa Camara oscura. Un truc de qualité, vraiment original qui permet de découvrir Cadix autrement. Puis promenade au bord de mer après un trempage de pieds sur la Plage de La Caleta. Petit temps de repos et diner à la Taberna Casa Manteca qui vaut surtout le coup pour observer les locaux dans un de leur resto favori. Dodo.

HOTEL : APPARTEMENTS PLAZA DE LA LUZ - CADIZ : Un changement, ce n'est pas un hôtel, mais c'est tout comme, car c'est un appartement avec deux chambres, le linge de toilette fourni ainsi que les draps, un parking, un accueil chaleureux. C'est tout pareil, mais on est chez soi. Par contre pas de petit déjeuner, mais il y a une cuisine équipée et des bars en dessous. Donc toutes les possibilités sont offertes. C'est tout neuf et vraiment bien.

DIMANCHE 27 OCTOBRE :

Petit déjeuner donc dans l'appartement et route vers Jerez de la Frontera. Cadix ne laissera pas un souvenir impérissable. Arrivée à Jerez, pour visiter l'Alcazar (5,4 €), petit mais bien intéressant et assez documenté sur place. Ensuite visite de la Bodega Tio Pepe, la seule ouverte le dimanche (12 €). Un peu l'arnaque à touristes !!!! Resto qui ne vaut pas la peine (oup's le nom?) et route vers Arcos de la Frontera. Là, il faut y arriver. Les rues sont vraiment étroites, comme c'est bien dit dans les livres, les rétroviseurs doivent être bine repliés, sinon à certains endroits cela ne passe pas, Les virages à angle droit dans certaines rues sont chauds (j'ai un grand scénic) Par contre une fois la voiture garée (il existe des parkings gratuits pas trop loin dans le village), c’est un plaisir de se promener dans ce village et de se perdre dans les ruelles. Restaurant extraordinaire le soir, décrété par l’ensemble de la troupe comme le meilleur du séjour : La Carcel. Excellent, copieux, pas cher et service extraordinaire. Vraiment une super adresse qui mérite le détour dans ce splendide village. Dodo.

HOTEL : B&B CASA EL SUENO – ARCOS DE LA FRONTERA : Le top !!! De plus pour le même prix nous avons eu droit à la chambre tout en haut. C’est vrai il faut gravir avec les bagages les escaliers, mais j’ai rarement un aussi beau panorama de mon lit !!! Les baies vitrées sont idéalement placées et que dire de la grande terrasse à côté. ’n y boirait presque des apéros !!! Vraiment Arcos nous a emballé dans beaucoup de sens. Le meilleur logement du séjour car en plus en tant que chambre d’hôtes, c’est hyper convivial.

LUNDI 28 OCTOBRE :

Après encore un excellent petit déjeuner, c’est la route des Pueblos Blancos d’Andalousie qui est prévue. Cela commence par El Bosque, qui en dehors d’Arcos est le premier et donc est le premier !! Ensuite vient Grazalema avec ses toits de maison particuliers. Il est splendide. Un parking gratuit près de l’office du tourisme est très bien placé pour faire un joli tour. A noter à la tout entrée du village un petit parking qui permet de prendre en photo ce village dans sa longueur. Route ensuite vers le col de Los Alamillos à plus de 1000 m avec bien entendu une superbe vue. De plus bon nombre de rapaces tournent autour de nous pour qu’on essaie de deviner qui ils sont. Un panneau explicatif proche aide bien. La route nous emmène ensuite vers Zahara de la Sierra, une nouvelle fois un coin magnifique. La chance est avec nous, car c’est la fête du st patron du village ; Tout le monde est endimanché, il y a la fanfare puis dégustations de produits régionaux gratuite. De plus une sorte de marché médiéval est organisé. Le bonheur, surtout que les étrangers que nous sommes sont très bien accueillis. Le bonheur quoi ! On reste un bon moment et continuons la route splendide vers Oliva. On galère un peu avec le road book, pour trouver la destination suivante Setenil de las bodegas. En fait il faut rentrer dans le beau village d’Oliva et la route pour Setenil s’y trouve. Celle-ci est plus petite, mais fait passer dans des champs d’oliviers à perte de vue. Le village est joli, notamment d’un mirador très bien placé. On n’a pas trop le temps donc pas de visites autour des maisons troglodytes car Ronda nous attend. La voiture posée (une nouvelle fois gratuitement et devant notre hôtel !!) direction les arênes toutes proches où la visite (8 €) avec un audio guide est super super intéressante (sauf les derniers points traitant sur les armes à feu !!). Cela dure bien1,5 h et c’est de nuit que nous découvrons le fameux pont nuevo de Ronda. Un tout petit tour pour prendre quelques images de nuit et direction restaurant Puerta Grande. Un poil plus cher que les autres mais un service très très soigné et une qualité excellente. Dodo

HOTEL : COLON – RONDA : Classique, propre, bien placé, accueil souriant. Très bien mais pas le charme du précédent.

MARDI 29 OCTOBRE :

Petit déjeuner tranquille dans le bar de l’hôtel qui sert aussi de boulangerie !! Ensuite l’objectif est de descendre sous le Pont Nuevo pour prendre des images différentes. Un petit sentier partant du Palacio de Mondragon mène très facilement à un point de vue magnifique (15 min maxi pour remonter). Et si on cherche un tout petit peu, on peut même aller sous le pont et le voir de l’autre côté. Détour ensuite vers la place de la mairie où avait lieu avant les corridas !!! Route ensuite très rapide (1h) vers Antequera et surtout montée au Torcal. En haut d’un col, un lieu étonnant où la nature a façonné les pierres de manière originale. Le top est d’effectuer une rando parmi ses cailloux, mais ma troupe ne se sent pas le courage, donc quelques arrêts à des belvédères permettent de voir Malaga non loin de là à vol d’oiseau et la Méditérannée. Un petit resto style routier en redescendant et direction les dolmens d’Antequera. Oui aller en Andalousie et ne pas voir de dolmens, ce n’est pas normal. J’avais vu que c’était sur la route, donc pourquoi pas un arrêt rapide pour voir ce que c’est surtout que c’est gratuit. En fait ce fut très intéressant. Il faut d’abord passer par l’accueil, demander à voir le film (en français SVP) et ensuite aller voir les deux dolmens. On réalise de cette façon l’importance du truc. Un truc original à découvrir. Route ensuite vers Grenade (1h) Installation à l’hôtel, promenade dans la vieille ville, quelques boutiques et restaurant Oryza spécialisé dans la cuisine du riz. Nous prenons un menu où tout est excellent, notamment les tapas, sauf les plats à base de riz !! Un comble ! Dodo.

MERCREDI 30 OCTOBRE :

Voiture garée jusqu’au matin devant l’hôtel gratuitement, il faut ensuite avant 8h, la déposer à un parking payant non loin de l’hôtel (avec la réduction due à l’hôtel 15 € en tout). C’est en taxi que nous montons à l’Alhambra pour 7€ (à 4). La réservation pour les Palais Nasrides étant à 12h, nous sommes donc dans le tour de visite de l’Alhambra qui commence à 8h30 et se termine à 14h00. Théoriquement, il faut avoir tout visiter avant 14h30. A 9H nous sommes sur le sentier qui mène au Généralife. Autant dire que les superlatifs ne manquent pas, même si une partie des jardins sont fermés car c’est le moment de la taille des magnifiques arbres. Le ticket acheté pour la visite de l’Alhambra (12,3€) comprend l��entrée au Généralife, aux Jardins del Partal, de l’Alcazaba et bien sur aux Palais Nasrides avec pour ce dernier un horaire à réserver avant (je l’ai fait sur internet, très facile). Les autres lieux de l’Alhambra ne nécessitent pas de faire valider le ticket. Bien penser à prendre un plan à l’entrée. Du Généralife, la vue sur l’Alhambra est déjà magnifique. Ensuite une promenade mène au saint des saints. Les bains maures sont jolis, ne cherchez pas la mosquée, car en fait l’église Santa maria a été construite dessus !! L’Alcazba est une grosse forteresse d’où la vue depuis les différentes tours est splendide, tantôt vers la ville de Grenade, tantôt vers le Generalife. Le Palais de Charles Quint ne vaut pas forcément le coup, il choque par rapport à la finesse des autres lieux, mais si on a le temps … Ensuite vient le temps du moment fort du voyage, les Palais Nasrides : Que dire ? EXTRAORDINAIRE ! Bon c’est vrai qu’il faut jongler avec les japonais qui doivent prendre dans la cour des lions quelques 500 photos en 4 minutes avec le traditionnel V de la victoire (on sent qu’ils m’ont un peu énervé !!) mais on bien le temps de se poser. J’avais un souvenir où les gardiens nous pressaient un peu la première fois que je l’avais visité. La visite se termine par les jardins del Partal, là aussi tronqués pour cause d’entretien. Du coup, avec tout ça il est 13h50 (pas mal calculé), on repasse par l’entrée et effectivement on voit une longue file d’attente pour la deuxième session de visites qui débute à 14h. Petit conseil, il fait souvent froid et des épaisseurs ne sont pas inutiles… Un taxi (6€) et direction le mirador San Nicolas. Des petits restos dessous offrent l’avantage d’une vue imprenable sur l’Alhambra. Il fait beau, le site est fantastique, on ne reviendra pas de sitôt, même si on craint le piège à touristes, on va manger dans l’un d’eux. Bonne surprise, le menu est à un prix correct et bon En fait là où ils allument c’est sur les cafés ou boissons style coca, fanta et autres. Je pense qu’ils préfèrent servir un vrai repas plutôt que servir des cafés pour des gens qui ne viendraient que pour la vue. Autant dire que ce moment de détente fut apprécié et dura quelque peu. Un bon plat, un bon verre de sangria et une vue extraordinaire sous une température idéale. Que rêvez de mieux ? La descente à pied dans le quartier de l’Albayzin fût agréable et je ne sais pas comment je me débrouille, mais c’est seulement à la fin que nous avons rencontré des touristes. Nous sommes passés dans des rues incroyables, et personne !!! Visite ensuite de la Chapelle royale (3,5 €) dont j’avais gardé un excellent souvenir et je n’ai pas été déçu. Le petit fascicule donné à l’entrée est très bien fait. Ensuite visite du monastère San Jéronimo (4 €) qui vaut vraiment le coup pour son église. En y entrant ce fut un Wouah et un moment d’arrêt. Ensuite encore un peu de boutiquage et direction resto Posada del Duende : ouais, ouais. Dodo car demain beaucoup de km.

HOTEL : LAS ALMENAS – GRENADE : Classique, propre, bien placé, accueil souriant et plein de bons conseils. Ils ne font pas le petit déjeuner, mais sont à côté d’un bar qui le propose dès 7h15 à un prix très correct et un truc vraiment sérieux.

JEUDI 31 OCTOBRE :

Journée de route vers Figueras, ce qui fait plus de 1000 km. Autoroute tout le long, mes passagers sont biens sages, ils dorment beaucoup. Pas de stress sur les autoroutes espagnoles, pas de flics à l’affût, cachés pour essayer de prendre le vilain automobiliste. Les radars sont bien indiqués, on est bien dans la prévention et non dans la répression. Arrivée tranquille vers 18h30, bien fatigué. Resto dans l’hôtel et dodo.

HOTEL : RONDA – FIGUERAS : Tous les autres étaient volontairement des petites structures, celui là fait penser aux chaînes d’hôtels. C’est bien, propre, classique, très pro, bien attendu pour les tours opérateurs.

VENDREDI 1 NOVEMBRE :

Cette étape avait deux objectifs : le premier était de faire une coupure sur les 1500 km et le deuxième, même si nous ne sommes pas férus de peinture était de visiter le Musée Dali. Ouverture de celui-ci à 10h30, un peu tardive vu le nombre de km qu’il reste à faire. La queue est déjà là à 10h !!! Un peu de peur pour la visite, est-ce étroit ou pas ? C’est génial, très bien fait même pour des ignares comme nous. Il y a du monde, mais c’est bon enfant et le maître a laissé un héritage sublime. Il faut bien 2h pur le visiter sans trop s’attarder comme certains sont capables de faire. Ensuite route vers Lyon et c’est fini !!!

HOTEL : RONDA – FIGUERAS : Tous les autres étaient volontairement des petites structures, celui là fait penser aux chaînes d’hôtels. C’est bien, propre, classique, très pro, bien attendu pour les tours opérateurs.

LE BILAN :

GÉNIAL – Nous avons eu un temps très agréable, malgré deux demi-journées de pluie. Bien entendu pas déçus par les grands classiques (Cordoue, Séville, Ronda et Grenade). Peu de monde sur les sites. Quelques bonnes voire excellentes surprises (Arcos, Zahara, Antequera, Dali) 3888 km quand même en 12 jours. C’est loin mais c’est beau.
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Petite ville agréable pour terminer notre voyage en Andalousie
Bonjour,

Nous planifions notre premier voyage en Andalousie pour 23 jours en octobre prochain. Nous arriverons et repartirons de Malaga.

D’amblée, mentionnons que nous sommes un couple actif dans la cinquantaine sans enfant et que nous ne sommes pas de type « stations balnéaires ».

Nous consacrerons les 13 premiers jours à Grenade, Cordoue et Seville, puis terminerons par 1 ou 2 journées à Malaga, d’ou nous prendrons notre vol de retour.

Je cherche une petite ville agréable pour la dernière semaine ou nous louerons un appartement pour nous reposer et à partir de laquelle on pourrait faire quelques journées de visite à l’intérieur de 45 minutes. Pour ce faire, nous louerons une voiture quelques jours si nécessaire sur place que nous rapporterons AVANT de quitter pour Malaga.

Voici ce que l’on recherche:Doit être accessible par bus/train de Séville ou Grenade de même que vers MalagaEndroit ou on peut marcher tout en visitant sans pour autant faire des treks en montagne dans des sentiers non balisésSi possible, faire du vélo dans des endroits agréables (Via Verde d’Olvera ?)Pas la costa del sol😉Est-ce que les endroits suivants pourraient être une bonne base Ronda, Grazamela, Arcos de Frontera ?? autres recommandations?

Merci !
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18 jours en Andalousie: premier bilan
Bonjour à toutes et tous,

Voici le premier résumé de la préparation et de la réalisation de ce trip à 3 adultes pour 18 jours du 13 au 30 Mai 2016:

à bientôt pour la suite...Jean.

Compte rendu d’un voyage de 18 jours en Andalousie à compter du Vendredi 13… Mai 2016 : villes étapes détaillées en partie.2 (en boucle sens horaire : Malaga-Ronda-Cadix-Séville-Cordoue-Baeza-Tabernas-Grenade-Orgiva-Malaga). PARTIE 1 - Qui : 3 adultes (parents 68/64 ans et fils 29 ans).

- Y aller : vols Brussels Airlines, Bruxelles/Malaga en 2h45 sur Airbus A320 (262€/pers. achetés en début novembre 2015- bagages soute inclus etc...).

- Se déplacer : location voiture sur Internet/Carigami (ex locationdevoiture.fr ) départ/retour Malaga à 288€/16 jours (achetés début novembre 2015- loueur Budget/Avis). Modèle SEAT ibiza break TDI105. Consommation 5,3.L/100km, soit 80.L/85€ pour 1500km.

- La route : excellent réseau d’autoroutes et voies rapides (limitées à 100/120km/h), idem pour les autres routes ! par contre, certains centre-ville sont inabordables (interdits aux non-résidents/pas de place ou pas de parkings, et compliqués). Rues très étroites et à 90° réservées aux conducteurs aguerris et aux petites voitures). Les parkings privés/publics gardés sont chers (20/25€ pour 24.H).

- Les 17 nuits d’hôtels, consultées sur tripadvisor.com, et réservées début novembre 2015 sur Booking.com (annulables sans frais) sauf 2 en direct. Chambre triple, petits déjeuners inclus pour 3= 126€ par nuit en moyenne, mais tous situés dans l’hyper centre des villes près des sites à visiter.

- La nourriture : copieux petits déjeuners à l’hôtel, en-cas le midi (chips/tomates/fruits- ou rosé/tapas à 10€/3 pers.), restos le soir (43€/3 pers. en moyenne), très bonne surprise surtout avec 2 végétariens !

- Les 3 visites majeures réservées sur internet 2 mois avant : Alcazar de Séville (46,5€ pour 3), Mezquita de Cordoue (36€ pour 3, de nuit***), Alhambra de Grenade (41,2€ pour 3), tarif senior si + de 65 ans. Budget global toutes visites à 161€/pers.

- La préparation : sérieusement depuis 07/2015 avec cartes routières, guide « Voir » de Hachette, internet et « voyage forum.com », avis publics ou privés.

- La Non préparation, Mai est aussi un mois de fêtes (surprises et découvertes) : Nuit en Blanc/musique-animations le samedi 14 à Malaga, Fête du quartier/flamenco amateur le vendredi 20 devant l’appartement Las Cruces à Séville, début de la Féria de Cordoue le samedi 21, Corpus Christi/procession/jour férié le jeudi 26 à Grenade, procession le dimanche 29 à Malaga.

- Les « bons points » : Soleil et ciel bleu tous les jours avec 22°C en arrivant, puis 26/27°C et pointe (1 fois) à 32°C en arrivant à Cordoue. Les Espagnols avec bonne humeur et disponibilité, débit de paroles pas toujours captées ! La nature et les fleurs à cette saison. Les villages blancs. L’histoire, l’architecture, les monuments majeurs dont la sublime Mezquita de nuit*** puis de jour.

PARTIE 2 au jour le jour à suivre…avec photos...
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L'Andalousie en hiver: 2 semaines de plaisir
Voyager en Andalousie en hiver, c'est se priver des jardins en fleur et probablement de belles odeurs. Mais c'est découvrir une région splendide en dehors des flots de touristes et de découvrir de façon très paisible de nombreux sites. Mais que nous avons eu froid ! ci-dessous mon carnet de voyage de deux belles semaines qui nous ont conduit de Séville à Ronda, de Ronda à Malaga, puis à Grenade en passant par le caminito del Rey. Audépart de Grenade nous avons visité des villages troglodytes et des villages blancs de la Sierra Nevada. Puis destination Ubeda et Baeza pour terminer en beauté à Cordoue.

2017 était prévue pour être l’année d’un voyage exceptionnel. Notre choix s’était porté sur la Colombie. Mais les circonstances ont fait que ce beau projet a dû être reporté. Et comme il n’était pas envisageable de passer une année sans goûter aux plaisirs de voyager, comme il fallait trouver une destination pas trop éloignée de notre province toulousaine, notre choix s’est porté sur une région que nous ne connaissions pas encore (réservée initialement aux voyages à faire une fois à la retraite…) : l’Andalousie. Le circuit a été assez rapidement arrêté dans ses grands contours. Impensable de rater les incontournables : Séville, Grenade, Cordoue. Très vite Ronda et les villages blancs y ont été intégrés. Et puis il a fallu faire des choix, car en deux semaines on ne peut pas tout voir. Nous avons donc dû renoncer à Cadix et sa région, à Gibraltar, et en remontant la côte à Almeria. Malaga est devenu une étape de transition sur le chemin entre Ronda et Grenade. Et puis qui dit voyage, dit aussi adaptation. Suite à l’achat d’une revue sur l’Andalousie à l’aéroport de Toulouse, nous découvrons un reportage sur le caminito del Rey, entre Malaga et Grenade. Séduits par la beauté du site et la diversité que cette jolie balade pourrait nous apporter (entre les visites de villes et de villages blancs), nous décidons d’intégrer cette sortie à notre circuit. D’autres modifications viendront en cours de route, comme quoi prévoir c’est bien, s’adapter c’est bien aussi…. Première étape : Séville du 23 au 27 novembre Jour 1 : 23 novembre (le voyage aller) Arrivés de nuit. 1er bus à l’aéroport complet, nous attendons le suivant, placés au 1er rang (un conseil pour les voyageurs : prendre un ticket Aller/Retour car cela revient moins cher que 2 billets séparés, si ben sûr vous devez revenir à l’aéroport). Pas compliqué, nous devons aller jusqu’au terminus. Plus compliqué, quand on est moyennement doué avec les plans de ville, a été de trouver la rue où l’appartement réservé était situé. Fort heureusement la météo était très clémente et inquiet de ne pas nous voir arriver, le propriétaire est venu à notre rencontre. Plus gênant a été de le comprendre car son élocution était « spéciale » et notre espagnol de nouveau en rodage, car nous ne l’avions plus pratiqué depuis notre voyage au Nicaragua de l’an passé. Mais bon accueil sympa, salutations et conseils, remise des clés, et on s’installe, s’étale même, jusqu’à ce que nous découvrions que nous ne disposerions pas de tout l’appartement, mais d’une chambre en propre et du partage du séjour et de la salle d’eau… Je vous rassure, même un « vieux » couple comme nous, avons survécu…. L’appartement était très bien situé, à proximité du musée des Beaux Arts et à 10 minutes environ de la gare routière (enfin 10 mn quand on connaît son chemin). A ce propos, la leçon de l’aller a été retenue. Et la veille de notre départ de Séville (car nous devions retourner à l’aéroport pour retirer notre voiture de location), nous sommes allés repérer les lieux, histoire de ne pas se stresser pour rien le lendemain. Les visites de la ville de Séville se sont enchaînées à un bon rythme mais aussi au fur et à mesure de nos errements et difficultés de repérage sur la carte urbaine. Mais rien de tel que de se perdre pour bien visiter…. Je me console comme je peux… Jour 2 : 24 novembre Ce premier jour, nous inscrivons l’Alcazar à notre programme. File d’attente assez importante jusqu’au moment où une guide passe dans les rangs en proposant une visite guidée et un coupe file… Nous sautons sur l’occasion et elle sur les 10€ par personne supplémentaires. Et nous nous joignons au petit groupe d’une dizaine de personnes ainsi constitué. La visite s’avère intéressante et je le dis clairement, il vaut mieux commencer par l’Alcazar et voir l’Alhambra ensuite. Un palais construit pour un mariage et ensuite jamais habité ! Quelle époque ! Les jardins sont beaux. Les orangers regorgent de fruits. Nous imaginons les odeurs au printemps ! Nous imaginons le printemps avec tous les parterres fleuris. Nous nous contenterons des couleurs d’automne et d’un très beau ciel bleu. Pas mal non plus cela dit ! Il y a beaucoup de monde et pourtant nous sommes fin novembre. Nous n’osons pas imaginer ce que cela doit être l’été ! Et il fait chaud : autour de 22/23°, soit +10° par rapport aux normales saisonnières.



Une fois la visite guidée terminée, nous flânons dans les palais et jardins, reprenons le temps de tout revoir. Les commentaires de la guide nous ont éclairés mais bon, 10€/pers…. C’est sûr, nous ne chercherons pas ses services pour la visite de la cathédrale bien qu’elle nous les ait proposés. En sortant de l’enceinte de l’Alcazar après environ 2h30 à 3h00 de visite, nous décidons de pratiquer dès le 1er jour les horaires de repas « à l’espagnole ». Le pique-nique calé dans mon sac à dos attendra. Car juste en face, se trouve la cathédrale. Ce matin, il y avait devant l’entrée, plus de 30mn avant l’ouverture, une assez longue d’attente. Et là plus personne ! Nous visiterons donc avant de déjeuner la cathédrale et monterons en haut de la Giralda.



Ces deux visites sont intéressantes. Je retiendrai de la cathédrale le magnifique tombeau de Christophe Colomb et de la Giralda (sœur jumelle de la Koutoubia de Marrakech) la belle vue sur la ville. En descendant de la Giralda, nous partons acheter du pain dans la boulangerie de la grande avenue devant la cathédrale et nous finissons par nous installer au soleil sur un banc de la place neuve. L’après-midi se poursuit en flânant dans les rues commerçantes animées (black friday oblige !) (calle Sierpes et Tetuan) puis dans le quartier de Santa Cruz. En fin de journée, courses dans le centre commercial de la Plaza de Armas puis repas à l’appartement. Jour 3 : 25 novembre Au programme, la place d’Espagne, la place d’Amérique, le parc Maria Luisa, le quartier Triana et le Metropol Parasol. Comme d’habitude nous nous sommes un peu égarés en sortant de l’appartement mais très vite nous nous sommes mis sur le bon chemin. La place d’Espagne : c’est le dernier témoignage de l’exposition universelle de 1912. L’ensemble est très beau. Des azulejos et de la faïence partout : les bancs, les escaliers, les rambardes, des goutières, …. Nous ne ferons pas le tour de la place en barque, ni à rame, ni à moteur électrique. Nous le ferons à pied ! Sous l’entrée centrale, derrière le jet d’eau, un groupe joue, chante et danse le flamenco. Certes pour les touristes, mais cela crée une ambiance sympa. Dans un coin, un guitariste s’est installé. Pour lui, pas pour les touristes ! Il faut dire que la sonorité à cet endroit est très bien. Et pour compléter cette touche plutôt romantique (le cadre s’y prête à lui seul), nous assistons à une séance photos de jeunes mariés. Avant de partir, nous visiterons également le musée militaire (gratuit) relativement intéressant et bien organisé. Nous y serons impressionnés par quelques pièces présentées. Direction ensuite la place d’Amérique. Avant d’y arriver, sur la gauche, un petit jardinet poétique. Puis au milieu de la place un joli petit bassin. D’un côté le musée d’archéologie et de l’autre, celui des costumes et traditions. Nous ne le visiterons pas et prenons l’option de flâner dans le très beau parc Maria Luisa parsemé de bassins d’allées couvertes de glycines et bien sûr d’orangers. Nous pique niquerons dans un coin du parc dans une tranquillité totale simplement perturbé par des moineaux et des pigeons attirés par notre repas. Très mauvais d’ailleurs. Nous avions voulu essayer des salades toutes préparées achetées dans la grande surface. Mal nous en a pris. C’était presque immangeable, les sauces étant sucrées…. Une fois cette petite pause faite, nous nous dirigeons ensuite vers le quartier gitan, recommandé notamment par des amis. Nous passons devant la Torre de Oro (sans la visiter), traversons le Guadalquibir, et nous voilà dans le quartier. Nous commençons par longer le Guadalquibir puis repiquons vers l’intérieur. Jolies ruelles, beaux azulejos en façade ou dans les entrées d’immeubles, jolis patios intérieurs. Nous faisons le tour du quartier, et juste avant le pont, nous visitons le marché couvert en train de fermer. De nombreux espagnols y sont encore à table dans ses restaurants. Ce doivent être de très bonnes adresses mais c’es extrêmement bruyant. Pause café sur l’avenue animée juste avant le pont. Une fois le pont traversé, nous en avons plein les pattes. Nous prenons donc l’option de prendre le bus qui circule en centre ville pour rejoindre le Metroplolitan Parasol. De pus, Justine commence à boiter bas. Elle a mal à son pied droit. J’insiste pour qu’elle aille s’acheter des médicaments. Le Metropolitan Parasol ! Surprenant, intéressant, aucun regret d’être venu voir cet ensemble et d’être monté sur ses passerelles et terrasses. Jolies vues sur Séville de toutes parts. Les 3€ pour y monter le valent bien. Ensuite nous flânons dans les rues commerçantes jusqu’à la cathédrale. C’est la fin de journée. Les bâtiments s’illuminent. Autres couleurs, autre ambiance. Et puis sur l’avenue centrale, de la musique. Défilé de fanfares au milieu de la foule. Décidément, dans nos voyages nous avons toujours rendez-vous avec des défilés surprises ! Inévitablement nous pensons au « carnaval » de Granada l’an dernier. Est e que ces défilés ont un lien avec la fête dédiée à Ch. Colomb le 23 novembre ? Nous rentrons ensuite à l’appartement. Du repos bien mérité avant une dernière journée sévillane. Jour 4 : 26 novembre A notre programme, le marché de l’art dominical sur la place du musée des Beaux Arts, le monastère de la Cartuja, San Lorenzo, Alameda de Hercules et pour terminer le palacio de les Dueñas. Le marché dominical : il débutait quand nous y sommes passés. Justine a craqué pour une petite statue une duaigne. Et comme nous sommes en début de journée et ne pas avoir à se la trimballer toute la journée, retour à l’appartement pour la déposer. Nouvelle traversée du Guadalquibir. Le pont est fermé à la circulation car de l’autre côté il y a une course pédestre. Le monastère de la Cartuja. C’est le musée d’art contemporain de Séville. Entrée :1,6 € et nous y resterons presque 2 heures. Des trucs intéressants, voire amusant (comme cette scène entourée de 4 caméras et d’écrans qui permettent de se voir sous tous les angles. En sortant, nous prenons la direction de San Lorenzo. C’est dimanche et les messes des deux églises ne sont pas terminées. Nous y entrons quand même car après avoir observé les sévillans, nous nous sommes aperçus qu’ils entraient et sortaient des églises en permanence. Nous allons voir tout particulièrement celle du Padre Jesus del Gran Poder. On peut voir la statue derrière l’autel en passant par plusieurs couloirs et en traversant un petit musée. On peut même si on le souhaite lui toucher un talon et faire un vœux (tout cela pendant la messe…).

Ces visites faîtes, nous partons à la recherche d’un coin pour pique niquer. Et nous finirons par nous installer sur des bancs au milieu de l’Alameda de Hercules. On s’y est amusé de voir des enfants jouer avec de petits jets d’eau. Au bout de la place, des parents ont même organisé un atelier de bulles de savon… Carte en main, je décide que de cette place nous irons longer la calle Feria pour y voir le marché aux poissons. Une fois sur place, les stands sont vides et nettoyés. Reste l’odeur ! Et tout autour quelques petits restaurants à tapas. Puis nous partons visiter ce qui sera le clou de notre journée : le palacio de las Dueñas. On n’y visite que le rez de chaussée car il est encore habité. C’est un peu cher (8€/pers) mais c’est très beau. Les jardins sont magnifiques et à l’intérieur tous les bibelots et objets exposés sont de très grande qualité. Les panneaux explicatifs (en espagnol ou anglais uniquement) sont assez complets et notre choix de ne pas prendre les audioguides (2€ de plus / pers.) est conforté. En sortant du palais, je suis tenté pour aller visiter le palacio Pilate. Mais là Justine craque car nous avons déjà longuement visité deux musées aujourd’hui. Nous finirons donc par flâner dans les ruelles du quartier Santa Cruz, par traverser le jardin Murillo, nous retrouver quasi devant l’entrée de la place d’Espagne et par rentrer à l’appartement en passant devant la cathédrale, la plaza nueva, etc. Sur le retour, achat d’éventails dans une boutique repérée le premier jour et que Justine craignait ne pas retrouver. Retour à l’appartement pour déposer nos affaires, se reposer un peu puis nous repartons repérer le chemin et l’arrêt de bus pour le lendemain matin (direction l’aéroport pour y récupérer la voiture de location). Petite récapitulation des principaux sites visités à Séville Cathédrale de Séville et sa Giralda Période artistique : Gothique - Période historique : XIIe siècle La cathédrale se dresse à l'emplacement même de la Grande mosquée du XIIe siècle, dont est aujourd'hui conservé le minaret, connu sous le nom de la Giralda en raison de la girouette qui orne son sommet depuis le XVIe siècle. La cour des Ablutions et l'actuelle porte du Pardon font également partie de l'ancienne mosquée. Elle fut convertie en église chrétienne après la conquête de la ville par Ferdinand III de Castille en 1248. La dépouille de Christophe Colomb y est conservée. La Giralda : l’ancien minaret de la mosquée arabe fut complété au XVIe siècle par le clocher, les corps supérieurs et la girouette surnommée « El Giraldillo ». La partie décorée en briques est l'œuvre de l'architecte Alí de Gómara. La cour des orangers On pense que la surface actuelle de la cour des Orangers est approximativement celle qu’occupait l’ancienne mosquée, à laquelle appartiennent deux des murs extérieurs. Au centre, se trouve une grande fontaine dont le bassin serait l’un des rares vestiges de l’époque wisigothe. Archives générales des Indes Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIe siècle Ce bâtiment, anciennement Halle aux marchands, fut construit en 1572. Il s'agissait d'un projet de Juan de Herrera. Sa construction fut dirigée par Alonso de Vandelviva et Juan de Minjares. Le deuxième étage fut ajouté au XVIIe siècle, tout comme la croix du Serment. Un siècle plus tard, lorsque Charles III choisit de faire de cet édifice le siège des Archives des Indes, d'autres travaux furent entrepris, comme l'embellissement de l'escalier principal. C'est un édifice de forme carrée avec une vaste cour centrale. Il renferme de précieux documents qui permettent de recréer l'histoire des rapports entre l'Espagne et les colonies américaines d'outre-mer. La place d’Espagne Période artistique : contemporain - Période historique : XXe siècle La place est bordée de bancs en céramique peinte représentant toutes les provinces espagnoles. Elle fut construite à l'occasion de l'Exposition ibéro-américaine organisée à Séville en 1929. Aníbal González en est l'auteur. Il allia un style inspiré de la Renaissance aux éléments typiques de la ville : briques apparentes, céramique et fer forgé (œuvre de Domingo Prida). De plan semi-circulaire, elle est dominée par 2 tours accolées, de chaque côté de l'édifice central abritant les dépendances. Les deux tours sont reliées par des galeries en arcades en plein cintre percées de plusieurs porches. Une fontaine se dresse sur la place. Quartier Santa Cruz Période historique : XIIe siècle Le quartier de Santa Cruz se trouve dans le centre historique de Séville. En flânant dans ses rues, nous pourrons apercevoir des édifices datant du XIIe siècle, tels que l'Alcazar (Reales Alcázares) ou d'autres particulièrement remarquables, comme la cathédrale, les Archives des Indes, l'hôpital des Vénérables et l'hôtel de ville. Dans ce dédale de ruelles, nous trouverons aussi la paroisse du Sagrario et celle de Santa Cruz, ainsi que la chapelle Santa María de Jesús. Sans oublier deux couvents : celui de San José del Carmen et celui de la Encarnación. Nous devrions être séduits par le charme des rues sévillanes, la couleur des azulejos, et l'odeur des fleurs d'oranger. L’Alcazar de Séville Période artistique : Arabe - Période historique : Xe siècle C’est le témoin des noces de Charles Quint et Isabelle de Portugal. L'Alcazar de Séville est un ensemble palatial entouré de murailles. Pierre Ier le Cruel fit reconstruire l'ancien alcazar almohade pour l'aménager en résidence royale au XIVe siècle. Même si les styles mudéjar et Renaissance y sont dominants, on peut apprécier des témoignages de toutes les époques. Les jardins de l’Alcazar Les jardins de l’Alcazar forment l’un des grands ensembles de la cour espagnole et peut-être le plus ancien. Ils constituent la représentation la plus originale d’un style spécifiquement hispanique, le mudéjar, expression musulmane adaptée au monde chrétien. Depuis leur origine arabe, ils ont connu des transformations continues, en particulier pendant la Renaissance et sous le règne de Philippe III. Leur résultat est le délicat pavillon de Charles Quint dans la huerta de l’Alcôve, la magnifique galerie des Grottes et les jardins de la Danse, des Dames, des Galères, le jardin Rustique, etc. Les matériaux employés, comme les azulejos, ainsi que les éléments, canaux, fontaines, jets, etc. lui confèrent son caractère morisque si particulier. Parc Maria Luisa Période historique : XIXe siècle L’infante Marie-Louise-Fernande de Bourbon, duchesse de Montpellier, en fit don à la ville de Séville en 1893. En forme de trapèze, il est parcouru d'avenues très vertes (avenues Hernán Cortes et Pizarro). Les fontaines et les statues situées aux croisements des sentiers font du parc un musée de plein air. La fontaine aux lions et celle aux grenouilles sont les plus significatives. Parmi les étangs, on distingue celui des lotus et celui des canards. Place d’Amérique Période artistique : Contemporain - Période historique : XXe siècle Elle fait partie de l'ensemble urbain et artistique créé pour l'exposition ibéro-américaine de 1929. Oeuvre d'Aníbal González, elle se trouve à côté du Parc de Marie-Louise. Elle est bordée de trois palais de différents styles. Le premier, néogothique, est le Pavillon royal. Le second, néomudéjar, abrite le musée des Arts et des Traditions populaires. Le dernier, néo-Renaissance, est le siège du musée archéologique de la Province, où est conservé le Trésor du Carambolo qui est la plus importante découverte d'orfèvrerie préhistorique. Le quartier gitan (Triana) Il faut traverser le Guadalquibir pour y accéder. A ne pas rater pour l’ambiance, les azulejos, quelques jolis patios. Le marché couvert y mérite une halte toute particulière. Le monastère de la Cartuja (musée art contemporain) Le prix de l’entrée est très modique (1,60€) et les expositions réservent quelques surprises intéressantes et d’autres moins. L’endroit est très calme, peu de visiteurs et on peut flâner dans ces étonnants locaux très tranquillement. Ne pas rater la tonnelle couverte de glycines vers la sortie avec une jolie fontaine en son centre. C’est une bel espace de fraîcheur. Le Metropol Parasol L’ensemble architectural est pour nous une pure merveille et très très étonnant. Sur la place il offre de beaux espaces d’ombre. Des terrasses et des passerelles (accès : 3€/personne), on bénéficie de très belles vues sur toute la ville. Deuxième étape : Ronda et les villages blancs du 27 au 29 novembre Jour 5 : 27 novembre Grâce à notre repérage de la veille, nous rejoignons l’arrêt de bus (navette aéroport) sans problème. C’est une fois à l’aéroport que cela s’est un peu compliqué. Pour accéder à notre loueur de voiture, il faut rejoindre le point de rencontre du parking 2… Après quelques errements et questions posées à des employés dans le parking 1, nous finissons par trouver le « meeting Point » de Rent a Car. Mais là, point de navette. Après quelques hésitations, nous appelons le N) indiqué sur une affichette Mais nous n’avions pas bien regardé car il ne s’agissait pas de la même société…. Finalement, j’ai appelé sur le N° figurant sur la réservation et une quinzaine de minutes plus tard, une navette vient nous chercher. Le loueur se situe à quelques kilomètres de l’aéroport. Tout se passe ensuite sans souci et à la place d’une Opel Corsa nous avons le choix entre une Fiat 500 ou une Toyota Yaris. Choix de la Yaris. Programmation de TomTom et en route pour Ronda. Nous avons un peu moins de 190 km à parcourir. La route se fait sans problème et nous finissons par nous garer dans le parking sous-terrain sous la place centrale en début d’après-midi. L’hôtel est à environ 5 minutes à pied du parking. Installation et déjeuner (pique-nique) dans la grande chambre. Le temps s’est mis au gris et la pluie menace. Ronda : du village celtique d’« Arunda » à la capitale du royaume taifa alors nommé « Hisn-Rand-Onda », Ronda a aussi été « Laurus » la romaine. Les Rois Catholiques la récupèrent en 1485, alors qu’elle composait l’un des derniers bastions du royaume de Grenade. La ville se déveoppe ensuite pleinement aux 16e et 18e siècles. Un pont impressionnant sépare le centre historique surnommé « la ville » (la ciudad) d’une partie plus récente, appelée « le petit marché » (el mercadillo). Ronda est divisée en trois quartiers :

San Francisco, le plus ancien, El mercadillo, le plus moderne fondé après la Reconquista et le plus typique avec ses maisons et clôtures blanches. On y trouve le Parador de Tourisme, les arènes et le parc Alameda, La ciudad, la partie la plus ancienne comprenant les plus grands bâtiments, palais et autres lieux à visiter : les palais de Mondragón et Salvatierra, Casa del Rey Moro, la Puerta de Felipe V ou l'église principale.

Nous commencerons la visite de la ville par la Plaza de Toros (situé dans partie contemporaine de Ronda, el Mercadillo, ) : à quelques pas du Puente Nuevo se trouve l’arène la plus traditionnelle du pays. Elle fut construite en 1785 dans un style néoclassique et sa façade est de style baroque. Elle est considérée comme l’une des plus belles au monde et héberge le musée taurin.



Dans le manège attenant aux arènes, nous pouvons voir un cavalier s’entraîner au dressage de son pur sang andalou. Nous avons droit à quelques gouttes de pluie mais rien de bien méchant. Attirée par la boutique, Justine s’y rend sans se rendre compte qu’à ce moment-là elle sort des arènes et donc ne peut plus poursuivre sa visite. Après avoir montré nos billets à la caissière, Justine peut me rejoindre et nous pouvons terminer ensemble cette belle visite. Des arènes, direction le pont neuf et la ciudad. Le pont neuf (Puente nuevo) date du 18e siècle et propose une vue impressionnante sur la vallée du rio Guadiaro et la Sierra de Grazalema. Nous décidons de ne pas prendre le sentier qui descend sous le pont car son accès est payant. Nous prenons alors l’option de le traverser et d’aller visiter la ciudad. C’est le centre historique de Ronda. Une grande partie des monuments et maisons seigneuriales s’y trouvent concentrées. Jolie balade dans les ruelles et traversées de belles placettes. Sur le chemin du retour, nous bifurquons vers les remparts (en cours de restauration) avec l’intention d’aller visiter les bains arabes (Baños arabes) : ils ont la réputation d’être parmi les mieux conservés d’Espagne. Ses voûtes impressionnantes, arcs et colonnes datent des 13e et 14e siècles. Jolie visite.

Nous rejoignons ensuite le pont neuf en longeant le vieux pont arable et remontant vers le centre par une petite route pavée. Avant de regagner l’hôtel nous faisons une petite pause Chocolat / Churros à la terrasse chauffée du café des cloches (Campaniles). Nous nous promenons ensuite dans les rues animées de cette partie de la ville et rentrons à l’hôtel. Pour le restaurant, notre choix s’est porté (grâce au Guide du Routard) sur la Bodega El Soccoro. Ce fut un très bon choix. Justine y a choisi un plat d’œufs brouillés / chrorizo / Boudin noiret moi œufs brouillés / champignons / jambon de pays. Le tout accompagné d’une bière pour moi et d’un verre de vin blanc pour Justine. Pour dessert, flanc aux œufs pour Justine et riz-au-lait pour moi. Trop de cannelle sur le riz au lait… Dommage ! En sortant du restaurant, Justine rentre se reposer à l’hôtel et moi je repars faire un tour pour faire des photos de nuit du pont et des ruelles et monuments de la vieille ville. Les ruelles seront pour moi tout seul ! Quel calme !

Bonne nuit et bon petit déjeuner… enfin copieux car sinon, les croissants pas terribles ainsi que les yaourts. D’ailleurs, je ne reprendrai pas de croissant le lendemain…. Notre deuxième journée (grise, très grise) est prévue pour visiter les villages blancs. Jour 6 : 28 novembre Grazalema : le village conserve des restes de l'époque romaine et musulmane. C’est un des plus beaux de la province et le meilleur exemple des villages blanc, dont les monuments les plus importants sont la Fontaine Romaine, l'Église de Nuestra Señora de la Aurora et l'Église paroissiale de la Encarnación.



Situé dans le Nord-Est de la province, la plus montagneuse et la plus élevée, c’est curieusement ici qu’il y a la plus grande pluviosité de la péninsule. Sur son territoire communal se trouve El Torreón, le sommet le plus élevé de la province, et la source du río Guadalete, qui traverse la province de l'Est à l'Ouest. Tout son territoire communal se trouve dans le Parc naturel de la Sierra de Grazalema. Après avoir déposé Justine sur une petite place à l’entrée du village, je suis allé me garer un peu plus loin. Juste à côté de la place une belle statue représentant un encierro, tradition locale. A la recherche de toilettes, nous traversons le marché et en trouvons à côté de la maison du tourisme où nous récupérons également un plan de la ville. Jolie balade dans les ruelles jusqu’au lavoir et à la fontaine aux têtes assez spéciales (époque a priori wisighote).

La visite terminée, nous prenons la route de Zahara de la Sierra. Avant d’arriver au village installé à flanc de montagne, nous longeons une retenue d’eau… presque sans eau. Ici la sécheresse semble se faire durement ressentir. Nous nous garons en bas du village et entamons une belle montée. Les ruelles sont jolies et nous finissons par nous poser sur une place à côté de l’église. Là je décide de monter jusqu’à la tour de garde et Justine de m’attendre sur un banc. Le chemin grimpe bien. Je passe devant un fauconnier qui attend les touristes probablement pour une démonstration de dressage et après quelques minutes de montée accède à cette tour de garde. La tour par elle-même n’est pas exceptionnelle mais le point de vue est très beau, tant sur le village que sur la vallée, le plan d’eau et au loin le village de Grazalema.

De retour sur la placette, nous décidons d’y pique-niquer. Nous y serons juste « dérangés » par un couple d’asiatiques avec leur gamin qui joueront à se faire peur et se courir après pendant quelques minutes. Et surtout nous bénéficierons d’un très beau point de vue. Nous reprenons ensuite la route avec l’intention d’aller voir les artisans du cuir du village d’Ubrique. Une fois dans le village, nous constatons, dans la rue principale, que toutes les boutiques sont fermées. Et en plus après avoir tourné plusieurs fois, nous ne trouvons pas de places de parking a proximité. Nous décidons alors de partir sans s’arrêter et nous dirigeons bers le village d’El Bosque où il s’avérera qu’il n’y a rien à voir…. Alors sur le retour vers Ronda, on décide de passer par Ronda la Vieille. Pour y accéder, la route traverse des vallons cultivés et les paysages sont jolis. Mais nous trouverons porte clause une fois sur place. Ronda la vieille ou Acinipo : situé à 20 km de Ronda, à 1000 mètres d’altitude, le site occupe une position stratégique. Occupée depuis le Néolithique, Acinipo révèle la présence d’homme à l’âge de cuivre et de bronze. Lors des dernières fouilles, une série de cabanes protohistoriques circulaires ont été mises à jour. Toutefois, c’est avec les romains que la ville d’Acinipo connait son apogée, et en particulier à partir de la fin du 1er siècle, comme l’indiquent les grandes constructions de cette époque. Acinipo apparaît pour la première fois dans des textes de Ptolémée et de Pline l’Ancien. Considérée comme le premier établissement de la colonie de Ronda, Acinipo a aussi été longtemps connue sous le nom de Ronda la Vieille (Ronda la Vieja). En réalité, les deux villes d’Acinipo et de Ronda coexistèrent à l’époque avec le nom de Arunda.

Je ferai quand même quelques photos du site à travers les grilles du parking et nous retrerons à Ronda. Arrête en route pour quelques photos de coucher de soleil sur les vallons et oliviers. De retour à l’hôtel, surprise. Tout semble fermé ce soir à Ronda. Nous avions projeté de retourner à la Bodega… En solution de repli, nous finirons par nous installer dans la pizzeria MicalAngelo. Ce fut finalement un bon choix. Accueil sympa, pizza bonnes et addition légère. Du 29 novembre au 30 novembre : Malaga Jour 7 – 29 novembre Cette journée sera principalement consacrée à la visite des cités balnéaires de Marbella à Malaga. Malheureusement sous la pluie qui ne nous quittera pas quasiment de Ronda à Malaga. A l’entrée de Marbella, nous nous sommes arrêtés pour acheter des mandarines à un marchand au bord de la route. Mais il n’en avait pas… finalement je lui ai acheté un grand filet d’oranges qui se révèleront très bonnes. A Marbella, juste un arrêt pour se promener sur le port. En sortant du parking nous croiserons un monsieur revenant de faire ses courses, petit sac cadeau d’une grande marque à la main…. Beaux bateaux, belles voitures, menus hors de prix dans les restaurants. Vite nous sommes repartis, entre deux averses vers Malaga. La côte ne représente aucun intérêt. Et finalement nous arriverons en tout début d’après-midi en ville. Sur les conseils de la propriétaire du petit appartement que nous y avons loué pour une nuit, nous nous garerons dans le parking sous-terrain de l’Alcazar. En sortant du parking, nous accédons directement à une grande place, longée d’un côté de terrasses de bars et restaurants. Au hasard, nous nous posons dans l’un d’entre eux et finalement, le hasard a bien fait les choses. La paella au lapin du menu était bien bonne (ainsi que notre entrée d’ailleurs). Pour un prix très raisonnable, nous avons finalement très bien mangé. Ensuite, cela a été un peu galère pour trouver notre appartement car l’adresse que nous avait donné la propriétaire n’était pas connue des gens du quartier et différente de clle que j’avais sur le voucher de Booking. Tout s’est finalement bien arrangé, sauf que l’appartement était vraiment très très petit et très peu équipé. Toutefois, situé a proximité des vieux quartiers de Malaga, nous avons pu aller nous promener autour de la cathédrale la nuit tombée. Nous ne verrons donc pas grand chose de cette grande ville qui semble très riche au niveau culturel (beaucoup de musées). Comme la météo semble s’arranger pour le lendemain, nous décidons donc de maintenir notre balade au Caminito del Rey, sur la route de Grenade. 3eme étape : Grenade du 30 novembre au 05 décembre Jour 8 – 30 novembre Matin : caminito del Rey Départ le matin assez tôt (vers 8h15), et bien sûr, au sortir du parking, nous partons dans le mauvais sens ! Incorrigibles que nous sommes ! Notre GPS a vite fait de nous rappeler à l’ordre et très vite nous prenons la bonne route et sortons de Malaga. Le temps est comme prévu revenu au beau, même si en s’enfonçant un peu dans les montagnes quelques nuages refont leur apparition. Arrivés vers 9h30 a proximité du site, nous nous garons en bord de route et partons vers l’entrée du Caminito en passant par un long tunnel sans éclairage. Ce sera peut être la partie la plus difficile pour Justine car côté vertige, aucun souci maintenant. A l’entrée du Caminito (à 1,7 km du bord de la route), je peux prendre sans souci les tickets d’accès même sans avoir réservé. C’est l’avantage du hors saison. Et nous partons après avoir reçu les consignes de sécurité à respecter sur le site et le port du casque (de chantier) obligatoire. La balade est sympa et sans aucune difficulté. On alterne des passages sur des passerelles en bois et sur des sentiers. Les vues sur les gorges sont belles. Cette promenade est une bonne coupure nature au milieu de toutes nos visites de villes, villages, musées et monuments divers. Je ne sais pas sir cette balade est aussi agréable en pleine saison compte tenu du succès du site. Mais là, en cette fin de mois de novembre, nous avons bien apprécié. Bon, il est vrai qu’un peu plus de soleil et quelques degrés en plus auraient quand même étaient les bienvenus !

Au bout du Caminito, il y a possibilité d’aller prendre une navette (à environ 1,5 km de la sortie du site) qui pour 1,55€ ramène les visiteurs vers les parkings du point de départ. Sinon, il faut refaire les 7 km de balade (plus le km et demi pour rejoindre la route) dans l’autre sens. De retour à la voiture, nous prenons la direction de Grenade. Arrêt pique-nique dans la montagne dans un coin sympa en bord de route. Et nous arriverons à Grenade en début d’après-midi. Sur la route, par sms, nous avons pris contact avec Domingo, le propriétaire de l’appartement que nous avons loué dans le quartier de l’Albaicin. Il nous a indiqué un parking gratuit à l’entrée du quartier. Pratique et économique ! A peine sommes nous arrivés sur le parking que Domingo reprend contact avec nous et nous propose de nous rejoindre en scooter pour nous monter le chemin. Parfait ! Aussitôt dit, aussitôt fait et quelques minutes plus tard nous faisons connaissance. L’appartement est à environ 7mn à pied du parking. Idéal ! L’appartement ? Superbe ! IL se situe dans une vieille maison maure que Domingo retape petit à petit. Dommage qu’il fasse si froid car nous ne pourrons pas profiter du très joli patio. Dommage qu’il fasse si froid également à l’intérieur de l’appartement ! Nous n’arriverons pas à le chauffer correctement pendant toute la durée de notre séjour. Pas par manque de radiateurs mais suite à une isolation très approximative. L’air froid passe sous la porte d’entrée et par les fenêtres…Vraiment dommage car l’appartement est très bien et si un jour nous revenons à Grenade, j’essaierai de le louer de nouveau car il est très bien situé et vraiment très sympa. Et Domingo ! Il nous donnera plein de conseils et explications. Pour rejoindre à pied l’Alhambra le lendemain matin, des suggestions aussi de visites, des conseils pour faire les courses dans le quartier, etc. Plusieurs fois pendant le séjour il nous contactera pour savoir si tout va bien ! Grenade : aux pieds de la Sierra Nevada, entre le Darro et le Genil, se dresse l’une des villes les plus intéressantes de l’Andalousie orientale. À son impressionnant héritage Al-Andalus s’ajoutent ses joyaux d’architecture Renaissance et ses installations les plus modernes, représentatives du XXIe siècle. Dernière ville reconquise par les Rois Catholiques en 1492, Grenade est baignée d’arômes arabes inimitables. Sa gastronomie, son artisanat et son urbanisme sont définitivement marqués par son glorieux passé. Fontaines, miradors et cármenes, ces maisons entourées de jardins caractéristiques de la ville, contribuent à en dessiner les secrets inoubliables. C’est à juste titre que l’un de ses anciens quartiers, l’Albaicín, est inscrit au patrimoine de l’humanité tout comme l’Alhambra et le Generalife.

Après-midi : visite du quartier de l’Albaicin et promenade sur la carretera del Darro En sortant de l’appartement, nous partons en repérage pour l’accès à l’Alhambra par le chemin que nous a indiqué Domingo pour le lendemain matin. Dans ce sens c‘est parfait, ça descend ! Les ruelles sont belles et je suis en train d’avoir un joli coup de cœur pour ce quartier. Arrivés au vieux pont que nous traverserons demain pour rejoindre l’Alhambra, nous poursuivons notre chemin le long du Darro et rejoignons le centre de la vieille ville. Mais pas question d’aller plus loin cet après-midi, alors nous remontons dans l’Albaicin par les belles ruelles. Nous atteignons le belvédère et profitons de cette belle, mais froide, fin d’après-midi pour voir le coucher de soleil sur l’Alhambra depuis cette place très animée. Nous rentrons ensuite plus ou moins directement à l’appartement après avoir fait quelques courses et s’être un peu perdu. Nous aurons même quelques difficultés pour retrouver la ruelle qui conduit à l’appartement… Coucher de bonne heure car notre challenge, pour le lendemain, c’est d’être avant 9h00 dans l’Alhambra ! Jour 9 : 1er décembre Pari tenu. Nous sommes au pied de l’Alhambra vers 8h30. Domingo nous avait prévenu. La montée est sévère par ce chemin. Une pause vers la mi parcours s’avère nécessaire. Justine peine. Mais cela a le mérite de bnous réchauffer car ce matin il faut autour de –3°… Nous serons dans le site vers 8h45. Il est presque vide. Les allées et buissons sont couverts de givre. Le ciel est d’un bleu azur magnifique.

Premières visites des jardins, des bains maures. Nous tentons d’entrée dans les palais Nasrides et nous nous faisons refouler. Notre réservation est pour 30mn plus tard et donc avant l’heure… Nous en profitons pour faire un tour dans le palais de Charles Quint qui ressemble à un bloc de très mauvais goût au milieu d’un site où tout n’est que beauté et harmonie ! Impossible de tout décrire en quelques mots : les palais Nasrides, l’Alcazar, les musées dans le palais Charles Quint (gratuits et chauffés !)… Finalement nous ferons une pause pique nique en milieu de journée au bord d’un bassin, dans les jardins à côté du Parador. Nous nous amuserons à y nourrir les poissons rouges et distribuer quelques miettes de pain aux moineaux pas farouches.

Puis direction le Generalife et ses jardins et jeux et jets d’eau. Nous l’avions gardé pour la fin de cette visite et nous avons bien fait ! Que c’est beau ! Magnifique même ! Que les architectes de l’époque étaient ingénieux pour amener et faire circuler toute cette eau. Tout n’est que fontaines, bassins, canaux d’irrigation ! Jusqu’à cet étonnant escalier d’eau ! Là je suis séduit et bluffé ! Au printemps tous ces jardins doivent être magnifiques couverts de fleurs ! Car déjà que c’est très beau en hiver ! Nous quitterons le site vers 15h30, soit près de 7h après y être entrés. Nous avons pris une allée qui descend vers le Darro et qui traverse un beau parc arboré. C’est l’automne et la grande allée est couverte de feuilles mortes. Nous rejoignons la place neuve et de là nous prenons un minibus de ville (C2) pour rejondre l’Albaicin en passant par le quartier de Sacromonte. Petite visite du quartier… en bus… Nous ne nous arrêtrons pas pour aller visiter une des maisons troglodytes ou assister à un concert de flamenco. Nous laissons nos places aux passagers de plusieurs bus de tourisme garés à proximité. Mais il est trop tôt finalement pour retourner à l’appartement et du coup, nous redescendons, à pied cette fois, vers la place neuve en traversant le quartier de l’Albaicin. Arrivés sur la place, c’est l’heure du goûter (un peu plus de 17h) et nous craquons pour un « chocolate/Churros » . Et là, je ne vous dis pas la taille des churros ! Dégustation faite, nous repartons en bus (le C1 cette fois, plus direct) et rentrons à l’appartement. Il y fait froid et nous n’arrivons pas à faire monter la température. Alors soupe, pipi, les dents et au lit ! Repos bien mérité après cette très belle journée. Jour 10 : 2 décembre (vieille ville et monastère de la Caduja) Ce matin, une fois n’est pas coutume nous ferons une petite grasse matinée. Nous avons quitté l’appartement vers 10h30. Bus et direction le quartier de la cathédrale. Au programme, la cathédrale, la chapelle royale, l’Alcaïceria (ruelles de l’ancien souk), puis direction Corral del Carbon (ancien caravansérail)… Bon pour ce dernier, à voir si vous passez devant mais il ne vaut pas le détours selon moi. Puis nous partons visiter la Casa de los Tiros. Petit musée très sympa (gratuit pour les ressortissants de l’Union Européenne).

En sortant du musée, compte tenu de la température, nous décidons de renoncer à notre traditionnel pique-nique et entrons directement dans le restaurant en face du musée. C’est plutôt bonne pioche. Le serveur est sympa, parle français et le menu est bon et pas trop cher. En revanche, un peu comme partout ici, l’isolation n’est pas terrible et nous n’arriverons pas à nous réchauffer. En sortant du restaurant, nous décidons de suivre les conseils de Domingo et partons vers la monastère de la Caduja. Bus puis fin du trajet à pied. Nous arrivons sur le site vers 15h45 et y resterons jusqu’à sa fermeture ou presque à 18h. Il n’y a pas grand monde (nous croisons juste un bus de touristes portugais en arrivant). L’entrée n’est pas trop chère (5€ avec audio guide) et cet endroit que Domingo nous avait décrit comme étonnant tient toutes ses promesses ! Nous n’apprécions pas habituellement le style rococo mais ici, finalement, cela passe plutôt bien. Etonnante cette croix en trompe l’œil qui selon la légende aurait épuisé un pigeon qui cherchait désespérément à s’y poser ! Etonnantes ces statues en bois aux drapés et franges si finement ciselés qu’on croirait vraiment du tissus ! Belles ces grilles ! Son cloître paisible ! Enfin, nous tombons sous le charme de l’endroit, son calme (nous serons les deux derniers visiteurs) et avons même un peu de mal à en sortir. Cela ne s’explique pas, c’est un sentiment sans aucun doute très personnel. D’autres resterons peut être indifférents au lieu. Mais nous nous avons beaucoup aimé. De retour à l’appartement, j’adresse d’ailleurs un message de remerciements à Domingo de nous avoir conseillé cette visite.

Nous sommes rentrés à pied à l’appartement. En passant nous nous sommes arrêtés à un autre belvédère qui donne sur l’Alhambra mais la vue y était moins belle. Et comme la nuit était tombée, avant de rentrer, nous faisons un petit tour dans l’Albaicin pour faire quelques photos de nuit, un dernier passage au mirador pour voir l’Alhambra, quelques courses dans une des épiceries du quartier ainsi qu’à la boulangerie (achat d’un gallego (assez gros pain, mais j’avais demandé à la boulangère quel nom ils lui donnaient ici).

L’Alhambra ou la splendeur des Nasrides Période artistique : Arabe - Période historique : XIVe siècle L'Alhambra est un superbe ensemble de constructions et de jardins. Les peupleraies y sont denses, et confèrent une ombre et une fraîcheur agréables, agrémentées par les abondants jeux d'eau et ruisseaux. Elle fut le plus grand centre politique et aristocratique de l'occident musulman. L'enceinte du palais est composée de cours rectangulaires d'une grande beauté, aux nombreuses fontaines, sans oublier les édifices Nasrides où demeuraient les rois et leurs serviteurs. L'édifice le plus ancien est l'Alcazaba. L'une des constructions les plus importantes est la tour de guet qui offre un panorama spectaculaire sur l'Alhambra. La cour des Lions et sa fontaine forment l'un des plus beaux ensembles de l'enceinte. Le Generalife Période artistique : Arabe - Période historique : XIIe siècle La « huerta » royale : il s'agissait de la résidence de campagne du sultan, la huerta qui approvisionnait les palais et la zone de villégiature de la noblesse. Cet aspect de grand verger fut obtenu en déviant le cours du Darro à travers des canaux qui conduisaient jusqu'au Généralife. La cour du Canal, à la grande beauté multicolore, sert d'entrée à l'enceinte. L'édifice est composé de deux corps situés aux extrémités d'une grande cour, avec un bassin au centre. Sur les flancs du Cerro del Sol, se trouve la cour d'agrément du Généralife, construite aux XIIIe et XIVe siècles. Les vues que l'on peut y admirer sont d'une beauté extraordinaire. Casa de los tiros Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIe siècle De l’extérieur, elle ressemble à une forteresse. C’est une demeure seigneuriale ou maison de noble. Ses tours sont carrées et surmontées de créneaux. Cette maison appartenait à la famille Granada Venegas. Son blason et sa devise sont présents sur la façade, mais aussi à l’intérieur de l’édifice : « Le cœur commande ». La salle principale est connue sous le nom de « Cuadra Dorada » (Écuries dorées). La décoration polychrome du plafond est magnifique. Son intérieur abrite le musée Casa de los Tiros. Du mardi au dimanche : 9h00 / 15h30 – Gratuit pour membres UE. La cathédrale Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIIIe siècle, XVIe siècle Diego de Siloé trouva la solution parfaite pour accoupler une coupole Renaissance à un ensemble de facture gothique. Il unit le plan circulaire à la basilique, ce qui lui valut la reconnaissance des architectes de l'époque. Le chœur résume à lui seul la splendeur de cet édifice. Sa coupole est ornée de vitraux d'une grande beauté, ainsi que de sculptures et peintures d'Alonso Cano. On peut admirer trois portes magnifiques : celle de l'Ecce Homo, celle de saint Jérôme et celle du Pardon, montrant de superbes reliefs sur la foi et la justice. La façade principale est de facture baroque. Les stalles du coro sont plateresques. Les chapelles latérales contiennent de précieux retables et tableaux. L'ancienne salle capitulaire est aujourd'hui le siège de l'exposition du trésor de la cathédrale, dont certaines pièces sont également regroupées dans son musée et dans la sacristie. La chapelle royale Période artistique : Gothique - Période historique : XVIe siècle Elle symbolise la présence castillane à Grenade et y devint le symbole de l'influence de la monarchie. Située à l'intérieur de la cathédrale, Enrique Egás entama sa construction en 1506. Elle est de style gothique, alors que depuis quelques temps déjà, la Castille avait adopté le style Renaissance. Elle abrite les sépulcres des Rois catholiques, mais aussi ceux de leur fille Juana et de son époux Philippe le Bel. L’Albaicín C’est le quartier arabe andalou par excellence. Habité depuis le XIe siècle, c’est sous la dynastie nasride qu’il se transforme en solide foyer urbain accueillant les médinas, les principales résidences et les grandes mosquées. Pour le visiter, un itinéraire part de la Plaza Nueva, contiguë à la place Santa Ana, où se dresse l’église du même nom. La basilique avait été projetée par l’architecte de la Renaissance, Diego de Siloé. Les travaux ont commencé en 1501 et se sont achevés soixante-deux ans plus tard. Sa façade est magnifique, de même que la tour mudéjare et la grande chapelle, décorée d’une belle armature de faîtage mauresque.

Jour 11 – 03 décembre Au cours de cette journée nous avons décidé d’aller visiter des villages troglodytes (Guadix, Purullena et Marchal) et tenterons de visiter le château de Calahorra (car ouverture a priori aléatoire). Première étape de la journée : Guadix. Située plus à l'intérieur des terres, au cœur de la province de Grenade, Guadix est considérée comme l'une des plus anciennes zones de peuplement humain d'Espagne. Nous y avons fait le tour de la ville et celui de l’Alcazar (qui ne se visite pas) avant d’accéder au quartier des maisons troglodytes. Nous décidons de ne pas visiter les maisons privées et privilégions celle de la maison d’interprétation. Bien nous en a pris car cette visite est très intéressante. Des films instructifs sur l’histoire et la construction des caves. Et puis dans quelques salles, des animations par jeux d’ombres sonorisées. Nous sommes également montés sur un belvédère accompagnés de touristes portugais. Jolies vues sur le quartier et notamment sur les cheminées des caves aux formes si particulières. Deuxième étape : château de la Calahorra situé à12km de Guadix, municipalité de La Calahorra. Il se trouve au sommet d’une colline (1250 mètres) dominant la zone dénommée Marquesado del Zenete (marquisat de Zenete). Pour accéder au château il faut prendre un chemin empierré. Une fois au pied du château, mes craintes se sont malheureusement avérées. Il est fermé et a priori n’ouvre que le mercredi. Dommage car l’extérieur est étonnant et nous aurions bien aimé le visiter. D’autant plus que le propriétaire était présent et venait de faire une visite privée avant de verrouiller les portes. Nous n’étions pas les seuls à nous trouver plantés là devant la grosse porte en bois fermée à clef. Il nous ne est resté que la possibilité d’en faire le tour et de profiter de la vue sur toute la région du haut de cette colline où est bâti ce château.

En descendant, comme c’est l’heure de déjeuner nous cherchons un restaurant dans le village. Nous repérons une auberge où beaucoup de voitures sont stationnées devant. Signe d’une bonne adresse ? Nous tentons le coup et ne serons pas déçus. Ici la spécialité c’est le cochon ! Tout est fait maison et nous nous régalons. Pour ceux qui passent par là, l’auberge s’appelle Labella. Etapes suivantes : les villages de Purullena et Marchal. Purullena situé dans la Hoya de Guadixest réputé pour être un des villages les plus représentatifs de l'habitat dans les grottes. Nous ne ferons qu’y passer car rien n’est aménagé pour en rendre la visite intéressante. Le petit village de Marchal surprend dans un paysage spectaculaire ayant comme toile de fond la Sierra Nevada. Dans son centre, on y trouvera de nombreuses habitations troglodytes, où se détache l’étonnant palais (rose) des Gallardo (en fait nous n’avons pas trop apprécié ce bâtiment). Nous ferons une jolie promenade au milieu des oliviers et grimperons sur un petit belvédère où nous dérangerons les habitudes d’une petite famille, leur petit chien essayant de nous en chasser à force d’aboiements. Cette jolie balade terminée, nous décidons de poursuivre notre route en direction du plateau. Et dans un lacet, nous passons juste à côté d’un groupe de bouquetins qui broutent sur le bas-côté. Joli petit moment car j’ai pu m’arrêter et profiter de ce spectacle. En fin de journée, nous rentrons à Grenade et avons la chance de retrouver une place dans ce parking gratuit. Jour 12 – 04 décembre Nous avons décidé de consacrer la journée à une balade dans la Sierra Nevada dans les villages de l’Alpajurra. Au départ, gros souci ! Notre GPS ne fonctionne plus… Et bien sûr, du coup nous partons dans la mauvaise direction. Arrêt dans une station service pour acheter une carte routière de la région. Mais comme on ne s’en sort pas non plus avec la carte, on se replie sur le guidage avec le téléphone de Justine. Situéeà seulement 46 km de Grenade, la sierra de La Alpujarra est un site naturel jalonné de sources d'eaux thermales aux propriétés thérapeutiques. Nous avons traversé, sans s’arrêter, la station thermale de Lanjarón. Nous avons en effet privilégié la visite des villages blancs situés juste au-dessus avec les sommets enneigés de la Sierra Nevada en toile de fond. Le premier village est celui de Pampaneira. C’est le plus touristique. Les bus de touristes s’y arrêtent. Il est très joli. Ses ruelles sont belles dans lesquelles nous avons trouvé de nombreuses boutiques, notamment de tisserands. Nous sommes arrivés de bonne heure le matin dans ce village et nous l’avons visité quasiment tout seul. Nous prenons le temps de flâner et de visiter quelques boutiques dont une qui nous a fait craquer avec ses beaux métiers à tisser et filer en bois. Nous pique-niquerons sur un banc de pierre au bout du petit parking, au soleil et avec vue sur les sommets enneigés de la Sierra. Quel beau souvenir que ces sandwiches au pâté de foie de canard gras amené spécialement pour une occasion comme celle là. Ensuite, nous reprenons la route pour les villages de Bubion et Capileira. Les deux sont beaucoup moins touristiques et nous préfèrerons le second. Ces deux villages sont plutôt appréciés des randonneurs et nous y trouverons beaucoup plus d’auberges et de gîtes que de boutiques. Nous nous promènerons longuement dans ce dernier au calme et dans des ruelles d’une belle blancheur. Puis nous continuerons notre route jusqu’à la fin de la partie goudronnée. Là je vais poursuivre un peu à pied attiré par les sommets enneigés de la Sierra et les belles vues sur la vallée. Retour en fin de journée vers Granada. En traversant le village de Pampaneira nous pourrons voir que les bus annoncés sont bien là. Quelle chance de l’avoir visité le matin, sans personne ! Comme d’habitude nous nous garerons dans le parking gratuit et nous passerons une dernière soirée tranquille dans ce bel appartement de l’Albaicin. 4eme étape : Ubeda et Baeza Jour 13 – 05 décembre Nous sommes partis de bonne heure pour Ubeda. Bonne surprise après quelques kilomètres dans les avenues de Grenade, nous retrouvons le guidage de notre GPS. Nous traversons le pays des oliviers. Il y en a à perte de vue. Telles des vagues de l’océan, ils recouvrent toutes les collines jusqu’à leurs sommets plus ou moins escarpés. Nous arriverons à Ubeda en milieu de matinée. Dans cette ville qui fait partie du patrimoine de l’humanité, il y a beaucoup de sites à visiter. Impossible de tout voir en quelques heures. Nous nous concentrerons sur l’ancien hôpital réhabilité en centre culturel. Magnifique cage d’escalier, petite chapelle (lieu de concert maintenant). Puis nous repartons vers le centre historique où nous effectuerons donc quelques visites dont la synagogue de l’eau. La visite est très intéressante même si nous l’avons trouvé trop rapide. Cette synagogue avait été perdue dans l’histoire de la ville. Et c’est un promoteur qui voulait construire des logements et un parking à la place de vieilles maisons qui a découvert ces vestiges au moment des travaux. Quelle belle découverte ! Seule synagogue où il reste trace d’une source d’eau et son bassin de purification. Accolé, le logement du rabbin. Dommage que les photos y soient interdites et que la visite guidée soit aussi rapide. Repas de midi dans une pizzéria de la rue centrale de la vieille ville. Belle surprise également. Nous y avons choisi le menu complet à 10€ . Mais pour les amateurs de pizzas, mieux vaut venir avec un très gros appétit car ici, il n’y a qu’une seule taille de pizza : très très grande. D’ailleurs, la plupart des clients repartent avec leurs restes dans un emballage carton. Avant de partir pour Baeza, nous nous balladons dans les rues de la ville. Impossible de tout visiter car nous n’en avons pas le temps (ni le budget d’ailleurs, car à force toutes ces visites finissent par coûter cher !). Nous arriverons à Baeza en fin d’après-midi (les deux villes sont très très proches (une petite dizaine de kilomètres) et nous nous installerons dans le joli petit hôtel Aznaitin, situé à une centaine de mètre du centre historique. Une fois installés, et conseils pris à la réception pour le repas du soir, nous partons à la découverte nocturne de la ville. Pour nous Baeza est plus belle qu’Ubeda avec ses rues médiévales pavées, ses belles places et fontaines. Côté restaurant, pour une fois le hasard ne nous a pas porté chance. Attirés par la possibilité de manger une soupe chaude, nous nous décidons d’entrer dans un petit restaurant situé sous les arcades de la grande place de la ville. Nous nous installerons à côté d’un joli feu de cheminée. Erreur pour moi, je n’avais pas vu que dans mon dos, derrière de fins rideaux, il y avait une fenêtre…. Chaud devant, froid derrière… Vraiment pas agréable ! Quant au repas ! Pour ma part je n’ai pas voulu de soupe et bien m’en a pris. Justine a eu droit à un potage au gras de cochon… beurk ! Moi j’avais pris une assiette d’aubergines grillées couvertes de lardons de jambon. Bon mais froid… Seule l’addition a été « chaude »…. 5eme étape : Cordoue (06 au 08 décembre) Jour 14 – 06 décembre Nous passerons la matinée à Baeza et y visiterons notamment la cathédrale. Du haut de son clocher je pourrai apprécier les belles vues sur la ville et sur les oliveraies environnantes. Puis en fin de matinée nous prendrons la route pour Cordoue distante de 150 km et organisons notre rendez-vous avec la propriétaire de l’appartement que nous y avons loué, dans la vieille ville. Notre arrivée est prévue pour 14h / 14h15. Pour pouvoir circuler je lui ai communiqué le numéro d’immatriculation de notre voiture de location et nous avons rendez-vous devant l’entrée du parking sous-terrain où la propriétaire a une place réservée. Après quelques difficultés nous trouvons cette adresse mais personne ne nous attend. Je me gare tant bien que mal sur le trottoir et reprenons contact avec la propriétaire. Tout fini par se caler et je peux aller garer la voiture dans la petite place (heureusement que c’est une petite voiture !). L’appartement est situé à moins de 5mn du parking se situe sur une grande avenue de Cordoue à proximité de la place du temple romain. Très bien situé mais très froid et très peu équipé ! Une fois installés, nous y pique-niquerons et partirons à la découverte de la ville. Nous découvrirons le marché de Noël ( plaza de las Tendillas) avec en son centre une belle statue équestre et dominée par un monumental phénix, puis celle de la Corredera (autrefois des corridas étaient organisées sur cette place sur laquelle donnent 360 fenêtres. Nous nous baladons dans les jolies ruelles, nous perdrons souvent et découvrirons quelques merveilles. Nous gardons la visite de la Mezquita pour demain. Et comme il fat très froid, en rentrant à l’appartement nous nous arrêtons dans un petit troquet (le café Gloria) en tout début de soirée pour essayer de nous y réchauffer. C’est un endroit avec moins de 10 tables et beaucoup d’habitués. De l’extérieur il ne paye pas de mine et c’est probablement ce qui nous y a attiré (avec en plus le fait qu’il se situe à moins de 100m de l’appartement). Cette fois nous ne nous sommes pas trompés. Ce premier soir, je me suis régalé avec une des spécialités de la maison, le ragoût de taureau (rabo de toro). Le dessert sera pour nous l’occasion d’un fou rire. J’ai choisi du riz au lait… et il y avait plus de lait que de riz… Alors Justine, moqueuse m’a demandé « il est comment ton riz ? » et moi sur le ton des « Tontons flingueurs » appréciant leur gnole, de répondre « y’en a ! ». Bref, le plat était excellent mais ils ont des progrès à faire sur les desserts ! Jour 15 – 07 décembre Quelle bonne intuition de terminer notre voyage par Cordoue et le dernier jour par la Mezquita ! Nous y sommes arrivés assez tôt mais pas assez ! Beaucoup, beaucoup de monde ! Longues files d’attente au travers de la cour des orangers pour acheter les billets d’entrée. Fort heureusement cela passe assez vite et nous pouvons nous approcher de l’entrée. Une fois à l’intérieur commence l’émerveillement ! Je ne trouve aucun mot pour décrire ce site. Ici tout est beauté et harmonie avec ces doubles arches, ces centaines de colonnes, cette lumière tamisée. Bien sûr, nous aurions pu craindre l’intégration de la cathédrale dans la mosquée. Charles Quint n’avait il pas regretté en son temps d’avoir accordé à ses architectes de démolir une partie de la mosquée pour y construire la cathédrale. N’aurait il pas dit, ce que vous avez construit vous aurez pu le faire partout ailleurs alors que ce que vous avez détruit n’a nul autre endroit de comparable !

Fort heureusement tout est relativement bien intégré et le site est exceptionnel ! Nous mettrons presque 3 heures pour en faire le tour sans voir le temps passer. Sortis vers 13h30, nous achèterons un sandwich et poursuivrons notre visite le long des remparts, traverserons le Guadalquibir jusqu’à la tour de la Calahora. Puis nous visiterons les écuries royales, le quartier de San Basilio dans lequel est organisé un tour des patios andalous (que nous ne ferons pas), la petite synagogue, etc. Nous retournerons au marché Zoco pour y faire quelques achats (Noël approche !), serons émerveillés par des artisans du cuir (le fameux cuir de Cordoue) et terminerons notre journée par une visite du musée archéologique. Ce dernier sera également une belle surprise avec de très beaux objets exposés et la reconstitution originale du cirque romain. Et nous conclurons notre séjour à Cordoue par un dernier repas au café Gloria, ravis par cette magnifique journée. La mosquée cathédrale Période artistique : arabe - Période historique : VIIIe siècle La mosquée de Cordoue est un mélange de styles architecturaux superposés, qui se sont succédé pendant neuf siècles, au fil des différentes phases de construction et de modification. Située en plein cœur du centre historique de la ville, la mosquée de Cordoue est l'un des plus beaux monuments de l'art musulman d'Espagne. La mosquée fut érigée par l'émir musulman Abd al-Rahman Ier en l'an 785, sur les vestiges d'une ancienne église wisigothe, l'église San Vicente. La mosquée fut agrandie à plusieurs reprises au cours des siècles suivants. Ainsi, Abd al-Rahman III ordonna la construction d'un nouveau minaret. En 961, Al-Hakam II élargit la base de l'édifice et décora le mihrab. La dernière modification fut entreprise par al-Mansur en 987 et influença l'agencement intérieur. Le résultat est un magnifique labyrinthe de colonnes, à double rangée d'arcades, qui associent les arcs en plein cintre et les arcs en fer à cheval. En 1523, après la conquête chrétienne, une cathédrale a été érigée au sein de la mosquée. Plusieurs ornements de cette cathédrale sont dignes de mention : le grand retable, le retable baroque et les stalles du coro, en bois d'acajou. Le mihrab, l'élément le plus noble de la mosquée, est l'un des plus importants du monde musulman. Les mosaïques byzantines et le marbre sculpté viennent compléter la décoration. L'entrée se fait par la cour des Orangers. Environnement : Alcazar, musée archéologique provincial, église du couvent Sant Francisco. Les remparts Période historique : Xe siècle Les remparts arabes entouraient et protégeaient la ville, il n'en reste aujourd'hui que plusieurs pans de murs et quelques portes. Les portes aujourd'hui conservées de la muraille sont les suivantes : celle de Sevilla (XIVe siècle), située entre la rue Puerta de Sevilla et l'avenue du Corregidor, celle d'Almodóvar (également connue sous le nom de Puerta del Nogal) et celle du Puente, à côté de la mosquée-cathédrale, qui fut reconstruite au XVIe siècle. Le centre historique conserve également deux arcs : celui du Portillo et celui de Belén. La synagogue : la splendeur de l’époque médiévale Période artistique : Mudéjar - Période historique : XIVe siècle Avec la synagogue du Tránsito de Tolède, elle constitue l'un des exemples les plus représentatifs de ce genre de bâtiment au Moyen Âge. L'accès à cette synagogue de petite taille se fait à travers une cour. La porte d'entrée est richement décorée de yeserías mudéjares et présente trois petits balcons en forme d'arc lobé, ornés de psaumes sur l'alfiz. Le mur Est de la synagogue abrite le tabernacle. Environnement : Quartier juif. Musée archéologique : à la croisée des cultures Le musée archéologique de Cordoue propose une collection très complète, de la Préhistoire au Moyen Âge. On peut y admirer une importante collection consacrée à la préhistoire et à l'archéologie locale, à travers des pièces provenant des cultures ibère, romaine et wisigothe. Les collections islamiques, mudéjare, gothique et Renaissance sont également dignes d'intérêt. Pour leur valeur historique et artistique, il convient de mentionner le lion ibère de Nueva Carteya et la sculpture romaine du dieu Mithra. Les travaux d'agrandissement du musée ont récemment mis à jour le plus grand théâtre de l'Hispanie romaine, qui fait partie de la visite. Fin du voyage : retour aéroport Séville Jour 16 – 08 décembre Matinée tranquille et nous nous préparons doucement avant de reprendre la route et rejoindre l’aéroport de Séville. Les deux villes sont distantes d’environ 130 km. Sur le chemin j’ai reçu un message de la propriétaire qui me demandait de laisser en liquide le montant de la location du parking dont elle ne m’avait jamais parlé avant. De toute façon trop tard, nous étions sur l’autoroute ! La restitution du véhicule de location était prévue au plus tard à 13h00. Nous sommes arrivés à l’heure. Aucun souci lors de la restitution et la navette du loueur nous ramène au point rencontre de Rent a Car au parking 2. Notre vol de retour pour Toulouse était prévu à 16h40. Malheureusement nous partirons avec plus de deux heures de retard (mais pas assez pour prétendre à une indemnisation car il aurait fallu dépasser les 3h…) et nous arriverons à Toulouse trop tard pour prendre le train à Matabiau pour rejoindre la maison (dernier train à 20h00). Nous nous rabattrons donc sur un taxi et l’adition sera lourde…. Mais ce que nous retiendrons de ce voyage c’est la gentillesse de toutes les personnes que nous avons croisées, toujours prêtes à nous renseigner, souriantes. Nous retiendrons bien sûr la beauté des sites visités, le froid qui nous a accompagné de Grenade à Cordoue, la douceur de Séville et la merveille architecturale de la Mezquita.
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Un mois en Andalousie et Barcelone
Bonjour à tous

Je prépare un voyage en Espagne d'une durée d'environ un mois Nous pensons aller en Andalousie 3 semaines et finir par 5 jours à Barcelone Mon idée est de rester à un même endroit en Andalousie disons sur la Costa del Sol pour les 3 semaines sauf peut être une nuit à Seville Alors si je reste à un seul endroit est-ce bien pour rayonner pas mal autour et en voir le plus possible? Ou si je serais mieux de diviser ça en deux endroits et si oui une idée des endroits svp Je veux voir aussi Cordoue et Grenade Nous aurons une voiture sauf pour Barcelone

Et pour le transport de la Costa del Sol à Barcelone est-ce bien faisable en une journée ou c'est mieux de s'arrêter pour une nuit?

Et pour ma réservation à Barcelone quel quartier serait à privilégier pour que la majeure partie puisse se faire à pied ou en métro?

Merci à l'avance pour votre aide Jusqu'à présent je n'ai jamais été déçue par ce forum
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Rome ou Séville en février avec 2 enfants
Bonjour

Nous envisageons un voyage d'une semaine en Février 2017, nous sommes une famille avec 2 enfants, n'aimant pas tellement le ski nous préférons visiter des villes pour les vacances d'hiver, de préférence pas trop froides. L'année dernière c'était Naples nous avons adoré, l'année d'avant Lisbonne, pareil. Cette année , nous hésitons beaucoup entre Rome et l'Andalousie : " Seville- Cordoue et Grenade" 5 jours Séville en passant 1 journée à Cordoue et 2 jours à Grenade. Quelle destination me conseillez vous pour cette période ? je sais que les deux sont très différentes mais elles m'attirent. Ceci dit , en Février le climat n'est peut-être pas idéal, un peu de froid ce n'est pas trop dérangeant pour nous , un peu de crachin ça passe, mais de grosses pluies non. Merci de me faire part de vos éventuelles expériences et de vos conseils.

Merci
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Andalousie avec des enfants
Bonjour, Je suis en train de préparer un voyage de 2 semaines en Andalousie pour Octobre prochain. Nous serons 4 avec un bébé qui aura 3 mois et un "grand" de 2 ans qui a déjà un peu bourlingué avec ses parents. Tous les conseils de ceux qui auraient fait un voyage similaire sont les bienvenus. Nous souhaiterions limiter nos déplacements et privilégier la location d’appartements pour le confort des petits et des grands (c’est pas toujours facile d’aller au restau !). Au programme, que du classique : Séville, Cordoue, Grenade et pourquoi pas un village blanc du côté de Ronda. On se pose la question de la location de voiture car nous avons déjà eu des problèmes de siège bébé indisponibles ou pas adaptés... et on n’est pas très chaud pour les trimballer en plus des couches et des biberons. Quelqu’un a-t-il une expérience de ce côté là ? Avez vous de bonnes adresses pour louer un appart dans chacunes de ces villes ? une suggestion d’itinéraire pour relier les points du "programme" au départ de Séville ou de Malaga ?

Merci d’avance pour vos réponses.
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Circuit d'une dizaine de jours en Andalousie avec enfants en août
Bonjour,

je suis en train de préparer notre prochain road trip familial avec nos enfants pour les vacances estivales, ils auront à ce moment là 2 fois 9 ans et 11 ans et mon choix c'est porté sur l'andalousie.

Nous serons la 1ère semaine d'août vers Llanca avec notre tribu d'amis et cela m'a semblé opportun d'en profiter pour faire l'andalousie même si je sais que ce n'est pas la période question climat. Après, nous habitons le sud de la France et sommes des habitués des fortes chaleurs.

J'ai essayé d'adapter notre circuit en fonction des principaux sites à découvrir, du coup, ça donne :

-Jour 1 : Llanca/Valence ( étape du trajet, visite très brève) -Jour 2 : Valence / Grenade - Jour 3/4 : Grenade -Jour 5: Grenade / Vejer de la frontera en passant par Ronda et Zahara de la sierra sur le trajet, - Jour 6 : Vejer de la frontera. -Jour 7 : Vejer de la frontera / Séville -Jour 8/9 : Séville, départ le Jour 9 au soir de Séville pour passer la nuit à Cordoba -Jour 9/10: Cordoba puis départ fin d'après-midi pour/vers Cazorla -Jour 11 : Cazorla -Jour 12 : Cazorla/vers Vinaros ( étape retour) -Jour 13 : Vinaros/Marseille

J'ai commencé à regarder les hébergements sur airb**, booki**, il ne reste déjà pas beaucoup de choix, donc il va falloir que je me décide rapidement. Je suis donc très intéressée par vos retours sur cet itinéraire qu'il est possible de rallonger de 1 ou 2 jours si besoin. Egalement, si vous avez des suggestions d'hébergement ou d'activités.

Un grand merci pour l'aide apportée

Caroline
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Circuit Andalousie fin octobre en famille
Bonjour, Voilà je désire aller fin Octobre en Andalousie environs 7 à 9 jours en Famille. Je travaille dans l’hôtellerie donc je vois beaucoup de monde, là j'ai vraiment envie de calme, pas de foule. On souhaite visiter bien-sûr Séville, Cordoue et Grenade (1 jour par ville) et j'aimerai surtout faire du tourisme plutôt nature (style gorge, lac, ...) et des villages. Que me conseillez-vous ? Ou faire des haltes pour dormir ? Que me conseillez vous de voir sur les grandes villes ? Est-ce faisable en 1 jour ? J'aimerai également passer 2 jours près de la méditerranées. Je vous remercie d'avances pour tous vos conseils. Sandrine
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Camino de la Plata: Séville-Santiago
Bonjour,

Après le Camino Francès, depuis chez nous (1800 kms), le Norte depuis San Sebastian jusqu'à Santiago et enfin la promenade Eze (Nice)- Rome, nous avons arrêté l'idée de re-partir pour Santiago depuis Séville (Camino de la Plata). Nous pensons n'en faire que la partie Séville-Salamanca en septembre prochain et le reste en mai 2010;

Avez vous quelque expérience ou lien à nous proposer décrivant ce parcours effectué à pied par des randonneurs/pèlerins ?

Merci
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Escapade andalouse...
on voulait fêter nos 20 ans de mariage AILLEURS, on avait une semaine de libre et on voulait faire durer encore l'été un petit peu donc on s'est dit l'Andalousie pour quoi pas on connait pas.... on a donc pris 2 billets d'avion pour Séville , réservé aussi l'Alhambra et hop on est parti , le routard en poche qu'on a ouvert dans l'avion, autant dire qu'on est parti un peu à l'arrache sans rien préparer (tellement pas qu'on n'a failli pas partir nos cartes d'identité n’étant plus valable... mais ça c'est une autre histoire mais tout de même , même si la destination semble "easy" il ne faut pas oublier l'essentiel !!) bref, on a décollé un vendredi avec Vueling pour Séville (270€/ pers) et on a atterri à 16h sous le soleil et les palmiers. on avait réservé une voiture avec voituredelocation (102€/ semaine) et on a de suite pris la route pour CORDOUE laissant le meilleur pour la fin ! 18h30 arrivée à CORDOUE et de suite on a su qu'on allait aimer cette petite ville qui ressemble aux villes de bord de mer sauf que la y'a pas de mer mais le Guadalquivir, une petite ville toute blanche avec ses remparts , ses jardins ses orangers (mon dieu que ça doit sentir bon au printemps). on a trouvé où passer les 2 prochaines nuits dans la vieille ville dans une petite rue tranquille, rien d'extraordinaire mais très bien. on est donc partie à la découverte de Cordoue la douce, la belle la blanche , on s'est perdu le long des remparts pour notre plus grand plaisir.... premiers tapas, de nombreux autres suivront !!

samedi visite de la MEZQUITA-CATEDRAL avant 10h a dit le routard c'est gratuit... tout juste !! 852 colonnes nous attendaient dans ce chef d'oeuvre d’architecture qui nous a coupé le souffle tellement c'est beau élegant paisible, gracieux et debout depuis 1000 ans! on a de suite su que nous étions face à notre coup de coeur du voyage , tellement qu'on a eu du mal à en sortir... alors bien sur Charles Quint a eu l'idée (la très mauvaise idée, et au cours du voyage on a vite compris qu'il n'avait eu que des idées pourries en matière d'architecture ce brave homme !!) de construire une cathédrale au centre de la mosquée, bon l'archi n'a pas été trop con et elle s'intègre malgré tout assez bien laissant même la perspective jusqu'au Mirhab. donc à voir, revoir, rerevoir !! puis on a fait le tour de la ville qui à midi s’éveillait tout doucement (on est bien en Espagne !!) la place de la Correrra au palais VIANA on n'a pas fait la visite intérieure car elle était en espagnol mais les patios sont vraiment très beaux et je conseille vivement. à14h après avoir croisé 3 mariages, on s'est retrouvé sur une petite place et là on a mangé la meilleure tortilla du voyage à la Casa el pisto (sur le routard, mais par hasard pour nous) bien s'installé sur les nappes à carreaux sinon ce n'est pas le même resto !! puis on a cherché la fraîcheur dans l'Alcazar, en ruine mais de très beaux jardins et de beaux points de vue sur la ville. à18h nous étions attendus au hammam El Andaluz, luxe calme et volupté après une belle journée, rien à voir avec les hammams traditionnels, mais je crois le plus beau hammam que j'ai vu (le plus cher aussi), on avait même pris le luxe du massage ... quelle bonne idée, j'ai découvert plein de muscles inconnus sous les mains de Miguel et croyez moi je m'en serais fortement abstenue pendant que mon mari dormait sur sa table de massage !!!

dimanche en route pour GRANADA ... mon mari me dit on va prendre les petites routes, ce sera moins monotone....et bien on a eu du monotone, mais en plus long.... tout d'abord un grand rien désertique, puis des oliviers, puis des collines, puis en haut d'une colline: des pins, et des virages encore et toujours, personnes sur les routes. premiers arrêts à BAENA, gros village tout blanc à flanc de colline, vide (c'est dimanche) pas un souvenir imperrissable par contre je conseille fortement ZUHEROS, à 12 km du précédent; une pure petit merveille qui semble avoir été posé là pour le plaisir de yeux et des cartes postales, avec son donjon, sa petite place avec son église qui domine à des km des champs d'oliviers, entouré de petites maisons toutes blanches, des moutons qui se promènent au son des chants des mamies à la messe (parce que les papis, ils sont restés dehors bien sagement alignés sur les bancs, à l’ombre des orangers.) bref très très beau. on a donc repris la route jusqu’à GRENADE, au bout de la vallée au pied de la la sierra Nevada; bref l'arrivée ne fait pas grande sensation, on ressent bien la crise espagnole dans cette interminable banlieue toute triste, la ville est en travaux, sens de circulation impossible.... contre toute attente on a trouvé un petit hôtel dans le centre dans une petit rue toute calme au vis à vis exceptionnel qu'on pourrait serré la main au voisin d'en face; mais hôtel tout neuf et tout propre à l'accueil très sympa (et avec un parking) la gentille réceptionniste nous a donné un plan de la ville, on lui a dit que nous avions réservé l'Alhambra à 17h30, elle nous a dit donc de nous dépêcher , on a dit que nous voulions y aller à pied, elle a bien ri, on a donc pris le bus 30 à coté de la cathédrale qui passe toute les 10 mn et qui nous pose au pied de l'alhambra, tout là haut sur la colline !! comme j'avais réservé les billets via internet on est allé aux bornes et hop billets en poche sans faire la queue. on a donc commencé par les jardins en se disant pourvu qu'on ne soit pas déçu, après la mezquita c’était pas gagné....encore un lieu ou le brave Charles n'aurait jamais du mettre les pieds, mais c'est un autre débat; on a débuté la visite par l'ALCABAZA et ses murailles millénaires, les magnifiques points de vues sur Grenage les montagnes alentour et le quartier de l'Albacin sur la colline en face avec ses maisons toutes blanches et fleuries, il faisait bien chaud, c'est assez impressionnant et il vaut mieux ne pas souffrir du vertige. puis nous avons attendu notre heure pour la visite des Palais NASRIDES. il faut l'admettre, on en a pour ses sous, c'est un vrai joyau, une pure merveille, un chef d'oeuvre architectural, une dentelle de stuc, une grâce, ou jouent lumière et matière. à cet instant on s'est dit pourquoi on ne s'appelle pas De Carolis et qu'on ne fait pas la visite tout seul by night, ce soit être magique... mais on ne s'appelle pas Patrick et donc un visite avec les autres touristes et c'est magique quand même ! on comprend pourquoi c'est le lieu le plus visité d'Espagne. on a poursuivi par les jardins magnifiques.... puis on est reparti par les petits chemins en longeant la rivière au pied de l'Albacin donc on se garde la visite pour le lendemain.

lundi

balade matinale dans L'albacin, loin du tumulte du centre, un joli petit quartier aux ruelles pavées étroites et bien pentues toute blanches, c'est si calme et paisible, de petites églises des petites places sous les orangers, c'est là qu'il faut loger si on n'a pas de voiture, c'est trop joli... du mirador ST Nicolas ou nous attendait le chanteur de flamenco et la vendeuse de castagnettes, un magnifique point de vue sur l'alhambra... mais à contre jour, donc conseil de celle qui a fait les choses à l'envers: visiter l'Alhambra le matin et l'Albacin l'après- midi... on a quitté Grenade (en se perdant encore un peu...) presque avec un peu de regret, certes elle n'a pas le charme de Cordoue (et je ne parle pas de Séville) Grenade est un peu brute, sans doute au climat plus rude mais elle mérite largement d’être découverte et de prendre le temps de l'apprécier.

on reprend donc le chemin des écoliers.... toujours aussi monotone, mais néanmoins très beau entre désert pins et arbres fruitiers jusqu'à la côte, des orangers, des orangers, des orangers oh c'est quoi ces arbres.???.. des avocats!!! oh ça pousse comme ça les avocats??? chaque cm irrigable a son arbre ! on ne pensait pas faire la cote mais des routards croisés à cordoue nous ont fortement conseillé de faire une halte à NERJA donc on y va !!!! et on a bien fait , au milieu de cette costa del sol super moche il faut le dire, sauf si on aime les constructions année 80 de 25 étages, se cache un petit village qui a su garder son âme (ou presque) Nerja, tout blanc (enfin ça c'est pas une nouveauté dans la région) bordé de magnifiques petites criques et une mer turquoise. voilà tout est dit un magnifique petit station balnéaire envahie par des anglais retraités, où tout est parfaitement fait pour les accueillir ! l'été ce soit être l"enfer mais là en octobre c'est parfait, on lézarde sur la plage, se baigne presque tout seul au milieu des poissons , on trouve une chambre à 27€ la nuit avec un lit de 2m !! on dîne de la paella pour 18€, bref le paradis est parfaitement accessible et même pas hors de prix !!!!!!!!!!!!!!!!! il y a des instants comme ça on l'on touche le bonheur... il faut juste savoir les reconnaître... et les apprécier...

mardi on a bien profité de Nerja... et bien tant mieux parce que la cote est bien moche , mais comme on est des gens optimiste on s'est dit on va pousser jusqu'à Marbella, c'est pas loin et tout le monde en parle... grossière erreur , on aurait du rester sur notre trop bonne impression !! c'est moche betonné, en plus un brouillard sur la mer qui n'a rien arrangé à notre avis négatif, certes un petit centre historique assez joli bondé de touristes, bref passer votre chemin !! en quittant la ville on a pu admirer à souhait les 25 golfs alentour pour gens fortunés qui eu on fait construire de coquettes petites hacienda loin du monde dans leur ghetto pour riches bien gardé, bien entre gens de même inspiration.... qu'ont-t-ils pu trouver à ce coin ????

bref on a pris la route pour RONDA croisé 24 bus de touristes qui redescendant et là on s'est félicité de prévoir la visite en fin de journée et d'y passer la nuit, loin des hordes de retraités !!! alors Ronda, la belle et fiere Ronda sur son piton rocheux, divisée en 2 par un ravin assez impressionnant , on sent de suite la gloire et la richesse de cette petit ville, c'est là qu'on a vu les plus belles ferronneries du voyage. c'est pas très grand, on fait assez vite le tour, tous les points de vues, le tour de la vieille ville les petites rues qui descendent et remontent le long des remparts, c'est une balade très agréable malgré la chaleur (parce qu'il fait très chaud à ronda...)on a fait le tour des arènes, gloire de la région les corridas sont réservées 4 mois à l"avance ici, on a encore une fois profité des jardins, du magnifique coucher de soleil sur la campagne, les petits en velo les vieux qui discutent sur les bancs, petit moment de felicité en amoureux... qu'on va garder bien au chaud pour l'hiver à venir. on dine des tapas à 1€ sur des tonneaux (adresse donnée par notre logeuse) loin très loin des touristes, on se croit au bout du monde...

mecredi aucune pause , pas de chemin des écoliers on prend la route (toujours bien désertique)directe pour SEVILLA même si on sait que la région regorge de magnifiques petits villages tous plus pittoresques les uns que les autres... mais aura ainsi une bonne raison de revenir. dès notre arrivée on a su qu'on allait aimer Séville, c'est forcement une ville qu'on aime, ou l'on se sent bien, elle est belle, élégante, comme les filles d'ici. on a posé notre sac 2 nuits à l'hotel Acazar, pas sympa, pas de clim (et oui elle aurait été nécessaire même en octobre)mal insonorisé MAIS très bien placé et un parking ! après des tapas au bar du coin avec les gens du coin à un prix du coin, on commence par la place d'Espagne construite en 1929 et ses 200m de large... j'ai adoré , un peu kitch avec tous ses azuleros , on était tout seul avec les touristes en calèches, je l'ai trouvé très belle et mon mari too much il se serait cru à Las Vegas !!! donc tous les avis mènent ... d'ailleurs le routard ne consacre que 3 lignes sur cette place.... j'ai peut être mauvais gout..... on a donc commencé notre exploration de la ville ses belles avenues, ses fontaines ses places ses orangers ses belles maisons, ses patios, c'est beau, propre, très propre (on a de suite pensé à tous nos tags et autres crottes de chiens, et dire qu'on les oublie presque au quotidien...) on se sent très vite chez soi dans cette ville, on voudrait y vivre, redevenir étudiant juste un petit peu encore...... on a visité l'ALCAZAR ou le palais des rois, bien mieux que celui de Cordoue (normal in est encore debout, mais bien moins bien que les palais Nazrides, normal c'est pas le même architecte !!) par contre les jardins sont extraordinaires d'autant plus qu'il faisait très chaud et que nous avons pu trouver un peu de fraîcheur au milieu des palmiers pins palétuviers et autres essences majestueuses .. donc je ne dirais qu'une choses si les espagnols ne battent pas les italiens en matières d’églises ce sont les champions dans les jardins !! donc on a siesté dans le jardin en toute plénitude.

jeudi ce matin shopping, parce qui nous partout ou l'ont part on ramène des souvenirs... enfin non, nous on ramène de la bouffe.... donc ce matin on a repéré un marché sur le guide de l'autre côté du fleuve donc on va découvrir la face cachée de Séville.... et on est très content, ç'est très sympa, moins touristique et plus populaire mais si on a le temps faut pas hésiter. on rentre donc avec 10kg de jambon fromage et huile (comme si on n'en avait pas ici..."mais c'est pas pareil" me dira mon mari ... t'as raison le bellotta à 15€ les 150gr il est moins cher en France !!!!!!!!!!!!!enfin moi je rapporte 1kg de bocherones au vinaigre pour mes petits apéros et je suis toute contente, c'est mieux qu'une robe de flamenco certes magnifique et hors de prix et moins pratique pour aller travailler !) on décide d'aller visiter (après avoir poser nos 10kg de souvenirs ds les frigo de l’hôtel..) la Catedral et la GIRALDA que dire, certes elle est très grande très haute, elle est très très très, voire trop trop trop... on n'a pas adoré , on a vu le tombeau de la star locale: christophe collomb (moche) fait le tour dans les 2 sens et on n'a pas trouvé son âme... ni la sortie presque..par contre monter en haut de la Giralda est sympa on a une très belle vue sur Séville.

puis on a erré encore et encore on s'est trouvé un bar à tapas sans table donc au comptoir entourés de sévillans qui parlaient fort, servi par Nono qui nous apportait des plats et même ceux des autres sous l’œil bienveillant d'un trophée de taureau au passé glorieux ( mais fin tragique) pas un touriste (enfin si nous..) super bon, super ambiance, l'adresse???..... j'ai pas noté !!!

on a poussé notre exploration plus au nord de la ville pour voir si c’était bien aussi là-bas... toujours des petites places avec des orangers, vraiment Séville c'est vraiment bien !! le voyage s'achève lentement... à regret...

vendredi dernier jour, on finit en beauté en s'offrant le buffet de l' ALPHONSO XIII.... quelques instants de pur luxe au milieu du patio de ce grand palace: THE palace d'Espagne construit en 1928 (même style que la place d'Espagne , mais là mon mari s'est pas senti à las vegas, pourtant ils sont bien les buffets de Vegas...) fraîchement rénové, pas déçus du tout, je ne suis resservie 4 fois, personnel adorable, puis on a fait le tour 2 fois (on voit mieux le seconde fois et on se sent presque un client !!) et même exploré les toilettes, le luxe pour 25€/pers (mais 400€ la nuit... et oui !!!!!!!!!!) et voilà il était temps de reprendre notre voiture, notre avion, notre vie.... mais on reviendra... un jour...

c'est une ville qui malgré le tourisme a su garder son âme, son caractère et sa douceur de vivre, (beaucoup plus agréable que Barcelone à mon gout) et la nonchalance des villes du sud . on voulait partir "ailleurs", on s'est senti ailleurs, un peu hors du temps même... et les sévillans sont gentils, posés, serviables et très élégants même ils ont la class....

par contre je finirais sur une question, comment font les sévillanes pour rester toute la journée sur des talons de 15 cm alors qu'il n'y a que des pavés ???...................ça restera le mystère de ma merveilleuse petit escapade...

OLé et bonne route !!!!!!!!!!!!!
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Andalusia with family (and two families) by car, late April 2019
Hi everyone,

Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎

Trip details:

April 20 to May 4, 2019:

7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,

4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,

3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.

Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.

Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.

The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!

Our budget: Around 2600 € per family:

700 € for accommodations, about 50 € per night,

1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.

600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.

300 € for gas and tolls.

Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.

What we did/saw:

3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).

4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.

Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).

Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.

A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).

Our highlights

Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.

El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.

What we didn’t love as much:

Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.

Our little regrets (for next time):

Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.

Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).

Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.

Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).

My general impressions of Andalusia and Spain

Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.

What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.

Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.

Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.

One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)

Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.

If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.

More details and photos to come soon!

Laurent
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Circuit andalou au départ de Gérone
Bonjour à toutes et tous, Nous envisageons avec un couple d'amis un périple (en voiture perso) en Andalousie au départ de Girona où nous serons début juin 2017. Nous pensions faire le circuit suivant en sachant que nous ne sommes pas tenus par un nombre de jours; malgré tout, je souhaite le réaliser en une dizaine de jours. Jour 1: Girona/Grenade nuit hôtel (1000 kms) jour 2; Grenade visite de l'Alhambra, la Cathédrale et le centre historique jour 3; Grenade, visite des quartiers de l'Albaicine et du Sacromonte jour 4; Grenade/Ronda visite de la vieille ville et de la plaza de Toros . Route vers Séville (127 kms) jour 5; Séville visite de l'Alcazar et de la Cathédrale jour 6; Seville visite du quartier Santa Cruz, plaza de España et plaza de toros jour 7; Seville visite de la Giralda et route vers Cordoba ( 142 kms) jour 8; Cordoba visite de la Mezquita, du quartier juif et de la calle de las flores. jour 9; Cordoba/Girona. ( 950 kms) Si j'enlève les deux jours de trajets aller et retour cela fait 7 jours pleins sur place dont 2 à Grenade et 3 à Seville. D'après les connaisseurs de cette région, est-ce suffisant ou mal équilibré? J'aurais pu rajouter Malaga à ce circuit mais je ne sais pas si cette ville vaut le détour. Amis du forum, j'attends vos suggestions et commentaires pour nous aider à peaufiner ce voyage. Je souhaiterais également avoir vos avis quand aux hôtels faut-il les prendre en centres villes (pour Grenade et Seville) problème de parking? Voila, je suppose que ce circuit est ultra classique mais j'attends malgré tout que vous y apportiez vos "lumières". Cordialement
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Séjour de 9 jours en Andalousie
Bonsoir, Nous partirons du 15 au 25 juillet 2017 en Andalousie. Vol Ryanair pour Séville. Voici l'ébauche de notre parcours mais nous ne savons pas encore comment l'équilibrer en fonction de l'intérêt des villes : -3 jours à Séville (peut-être l'hôtel Puerta de la Maestranza dans la vieille ville. Est-ce une bonne idée de dormir dans ce quartier?). -1 jour et 1/2 à Cordoue. -2 jours à Grenade. -2 jours à Malaga. -retour à Séville et visite des villages blancs (lesquels sont à privilégier?). Qu'en pensez-vous ? Merci pour vos suggestions.🙂
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Carnet de voyage de quinze jours sur l'Andalousie en été 2010
Bonjour, Voici notre carnet de voyage sur notre voyage en Andalousie de 2 semaines au cours de l'été 2010, à partir de Bordeaux. Vous trouverez les photos associées sur notre blog (Cf bas de texte)

Vendredi 30/07 – Voyage vers St Jean de Luz Sylvie a juste le temps de se changer après le travail et c’est le départ vers 17h15. Vue les embouteillages sur la rocade, nous décidons de passer par les petites routes des Landes. Nous allons mettre peut être un peu plus de temps mais au moins nous roulons tranquille. Dès que nous reprenons l’autoroute après Dax, nous découvrons les premiers bouchons. Nous décidons alors d’aller diner à Hossegor et de faire un petit pèlerinage sur notre lieu de vacances 10 ans plus tôt, quand Sylvie était enceinte de 8 mois de Thomas. Bon souvenir. Après le repas, nous rejoignons plus facilement St Jean De Luz pour faire une halte, courte et sympa, grâce à Laurent et Valérie. Au passage, les « festayres » se préparent dans les villes des alentours, pour aller à faire les fêtes de Bayonne.

Samedi 31/07 – Départ vers l’Espagne et arrivée à Madrid Le départ est un peu laborieux (3/4 h pour atteindre Biriatou depuis St Jean de Luz). Après, ca va, sauf avant les péages où nous roulons au ralenti. Cela va mieux après Burgos quand une partie des automobilistes prennent la route vers le Portugal. Au total, au lieu de 4h30 de route seulement, nous allons mettre 1h30 de plus. Petit arrêt café dans un relai près de la route. Nous avons l’impression de retrouver l’Espagne que nous avons connue il y a 25 ans : petit bar rempli de fumeurs. L’arrivée sur Madrid est jolie car nous passons de terrains presque désertiques aux faubourgs de Madrid, en apercevant au loin les 4 tours modernes du centre d’affaire. Il fait chaud avec 35 ° en arrivant à Madrid. Après une petite douche pour se rafraîchir, départ vers le centre de Madrid avec le Métro qui est très propre et agréable, carrelé avec des couleurs jaunes. Nous commençons par la Puerta del Sol et la Plaza Mayor, deux grands lieux typiques de Madrid. La foule commence à se faire sentir à partir de 18h. Nous faisons déjà un bon tour à pied dans les rues madrilènes et passons près de la Cathédrale et du Palais Royal. Retour en métro pas trop tard car la journée a été longue : nous ne sommes pas encore au rythme espagnol (surement l’effet du décalage horaire ??). L’hôtel est calme et la chambre très bien (Parking, PC, Wifi, belle salle de bain, grand lit).

Dimanche 01/08 – Madrid J2 Après un petit déjeuner copieux à l’hôtel, avec « Jamon » pour Thierry, nous partons visiter le Palais Royal aperçu la veille. En chemin, trempette dans la fontaine du parc de l’Orient. Nous ne nous attardons pas : le dimanche, tout ferme plus tôt. Le palais est surprenant avec des salles comportant des styles totalement différents. Très belles salles d’armurerie. Au passage, nous passons par les statues de Don Quichotte et Sancho Panza sur la Plaza de España et par la Gran Via, avenue commerçante très large avec des édifices du 19 ème . Ensuite direction le Parc de Retiro. Café/boisson/glace au bord du lac, à l’ombre puis ballade dans les jardins avec visite des palais de Velasquez et de Cristal qui sont magnifiques et où se tiennent des expositions d’art moderne du musée Reina Sofia. On nous donne des entrées gratuites pour le musée de la Reine Sophia: ça tombe bien, nous voulions y aller le lendemain ! Madrid est une ville majestueuse et étonnamment assez sereine et calme : sûrement à cause de ses rues larges et de ses bâtiments très clairs. Le soir, dîner dans un restaurant près de l’hôtel. Il est 21h30 et nous sommes les premiers à manger. Seules quelques personnes plus âgées commenceront vers 10h. Pour les plus jeunes, ce ne sera pas avant 11h. Romain veut absolument se mettre rapidement à l’heure espagnole. Quelle honte nous avons pris notre repas même avant les mamies !

Lundi 02/08 – Madrid J3

Notre journée commence par la visite du musée d’art moderne Reina Sofia. Nous allons voir de nombreuses œuvres de Picasso, Dali et Miro, dont le très célèbre Guernica. Nous allons avoir quelques fous rires devant certaines œuvres modernes sûrement trop compliquées à comprendre pour nous (tableau tout bleu ou tableau blanc avec juste un petit trait noir par exemple). Nous déjeunons au restaurant futuriste du musée, conçu par Jean Nouvel : une vraie merveille architecturale. Direction ensuite la Gare d’Atocha, en face du musée, qui a la particularité d’abriter sous sa verrière un magnifique jardin exotique. Nous partons ensuite à la recherche des 4 tours madrilènes que souhaite voir Romain. Malheureusement, nous ne nous arrêtons pas au bon arrêt de métro. Par contre, nous sommes près de San Bernabeu, le mythique stade du Real Madrid que Sylvie a toujours rêvée de visiter. Devant tant d’enthousiasme de sa part, vous comprenez bien que nous ne pouvons refuser, malgré notre préférence naturelle pour les couleurs marines et blanches que nous continuerons d’afficher (surement un peu de jalousie …) Le stade est impressionnant par sa dimension et sa prestance. Nous revenons ensuite dans le centre de Madrid pour aller voir un spectacle de Flamenco dont nous avons eu le prospectus le dimanche en arrivant. Seulement, le prospectus n’indiquait pas que le spectacle se terminait hier. Pour se consoler, nous allons prendre notre 1er Repas Tapas, en terrasse près de la Plaza Mayor. Entre tortillas, et tartines de chorizo et/ou tomates/jamon ibérico, le repas est délicieux, arrosé de sangria, comme il se doit.

Mardi 03/08 – Madrid fin et voyage vers Cordoue

Après notre départ de l’hôtel, comme promis la veille à Romain, nous nous rendons en voiture près des 4 tours de Madrid. Romain, féru d’architecture, est ravi. En route vers Cordoue, la température va sans cesse s’élever pour atteindre 39 ° à notre arrivée. En chemin, Thierry repère quelques moulins de la Mancha que Don quichotte a surement attaqué. Il avait probablement pris quelques substances illicites car il est vraiment difficile de les confondre avec des géants, à moins que ce ne soit le manque d’ophtalmologues à l’époque. L’arrivée en Andalousie vers Cordoue, avec ses champs d’olivier à perte de vue et ses lauriers roses, contraste avec les paysages précédents secs et arides. Nous arrivons dans l’après-midi à l’hôtel Alcazar, tout près du centre de Cordoue (Mezquita à 300m) Le propriétaire de l’hôtel nous amène au parking en nous faisant prendre quelques rues étroites, qui plus est en sens interdit. La descente vers le parking n’est pas mal non plus puisque qu’il y a juste 1,80m de hauteur, avec une belle pente. Au moins la voiture sera fraiche quand nous la reprendrons. Les propriétaires sont très sympas et nous donnent quelques tuyaux sur la ville et notamment pour un spectacle de Flamenco. Nous ne serons pas déçus d’avoir raté celui de Madrid car le cadre de celui-ci est enchanteur, dans le charmant patio andalou d’un monument historique. Bien qu’il se déroule tout près de la Mezquita, et que le public soit composé en majorité de touristes, le spectacle de chants, musiques et danses traditionnelles est de très bonne qualité avec des artistes reconnus en Andalousie (Tablao Cardenal).

Mercredi 04/08 – Cordoue

Encore un réveil matinal (8h30 !) pour pouvoir bénéficier de l’entrée gratuite avant 10h à la Mezquita. Vous imaginez sans problème la réaction de Romain devant l’annonce de l’horaire et ses difficultés au réveil d’autant plus que nous nous sommes couchés à 1heure du matin après le spectacle. La mosquée est magnifique. Il est surprenant de voir ce mélange des cultures musulmanes et chrétiennes dans un même monument, avec une cathédrale créée au centre de la forêt de plus de 850 splendides colonnes. Le patio avec tous ses orangers est relaxant avec sa fontaine et ses palmiers et cyprès. Nous nous baladons ensuite dans la Judéria avec ses rues blanches et fleuries et les magnifiques patios à l’intérieur des maisons. Thomas et Sylvie achètent chacun un éventail et s’en servent frénétiquement espérant obtenir un peu de fraîcheur. Nous traversons le pont Romain sous la chaleur et visitons la tour Calhorra dont les commentaires de l’audio guide ne nous laisseront pas un souvenir impérissable. Premières Paella et Fideua le midi à l’ombre d’un patio. La Fidéua est une préparation semblable à la paella avec de grosses pâtes, sortes de gros vermicelles L’hôtel étant tout proche du centre, nous allons faire notre première sieste pendant les heures chaudes : chaleur oblige mais aussi rappelons que la nuit précédente a été un peu courte.

Après la sieste, nous partons à la découverte des petites ruelles moins touristiques de Cordoue. Nous en profitons pour faire quelques courses pour le trajet du lendemain.

Jeudi 05/08 – fin Cordoue et route vers Séville

Après le petit déjeuner et discussion avec Fernando, le propriétaire très sympa de l’hôtel (merci à Claire et Wilfried pour cette adresse), nous partons visiter la Medina de Azahara, toute proche de Cordoue. Il fait chaud mais le site est magnifique (Thomas et Sylvie ne sortent désormais plus sans leurs éventails). Le documentaire initial sur ce palais du calife, étagé sur plusieurs niveaux nous permet de bien comprendre ce site, malgré sa taille, n’est que très partiellement restauré (10% découvert uniquement). Nous ne prenons pas la route principale vers Séville car la prochaine étape est le château d’Almodovar del Rio. Il est situé sur un promontoire et a donc une position stratégique. Il a une vue imprenable sur le Guadalquivir et une vue panoramique sur toute la région : il est donc essentiellement un château à vocation de guerre. Nous faisons une visite très agréable mais nous dépassons l’heure limite de visite 14h30 et nous nous retrouvons à 14h 35 devant les grosses portes fermées. Petit instant de stress ! Mais, Thierry ne se laisse pas impressionner et trouve le mécanisme pour nous délivrer, Ouf !!!!

Dernier arrêt avant Séville : le Parador de Carmona, ancienne forteresse bâtie au sommet d’une falaise transformée en hôtel de luxe. Sylvie a un peu moins de réticence que lors de notre passage à New York dans le palace Waldorf Astoria. Nous n’hésitons même pas à aller consommer au salon.

Après cette pause, nous arrivons sur Séville et découvrons notre appartement qui est au-delà de nos espérances : 2 chambres, 2 sdb, terrasse extérieure avec vue sur les toits de Séville et la Giralda, mais surtout : une piscine sur le toit de l’immeuble, et tout cela à 500m de la Cathédrale. Les enfants sautent illico dans leurs maillots. Sylvie est même dans l’eau avant Thierry, normal avec une eau à 28° et une température extérieure à 38°. Le plus dur est de sortir pour aller manger.

Quand nous réussissons enfin à aller au restaurant, la chaleur a de drôles de répercussions sur Thierry. Il perd son sens de l’orientation ! Nous errons dans le dédale des ruelles de Séville ! A droite, à gauche et encore à droite encore à gauche…..Même avec le plan ! Nous réussissons quand même à rentrer dormir ! Fatigués, la journée fut longue.

Vendredi 06/08 – Séville

Après un petit déjeuner en terrasse sur les toits, nous commençons ce matin par la visite de la Cathédrale et de sa célèbre tour : la Giralda. Depuis son sommet, la vue de Séville est magnifique. Nous retrouvons beaucoup le mélange des civilisations dans cette cathédrale gothique bâtie sur une ancienne mosquée, qui a conservée son ancien minaret et son patio des orangers. Ayant perdu notre sens de l’orientation, perte due à la chaleur et non pas à la sangria ou la cerveza comme certains pourraient le penser, nous avons effectué la visite en 2 groupes et ensuite cherché Sylvie longtemps dans la cathédrale : du coup, Sylvie a tellement adoré la Giralda qu’elle a effectuée 2 fois la montée : je pense que c’était aussi pour préparer sa condition physique pour la rentrée.

Balades dans les rues piétonnes du quartier Santa Cruz et ensuite visite du Real Alcazar, résidence des rois espagnols, avec sa multitude de patios de tradition musulmane et ses jardins qui apportent beaucoup de fraicheur et du calme. Nouvelle ballade dans les ruelles et bien entendu, après cette journée, nous allons nous détendre à la piscine jusqu’à 21h : il y fait pourtant encore très chaud.

Samedi 07/08 – Séville

Grasse matinée jusqu’à 10h (enfin dirait certains !) c’est le premier cadeau d’anniversaire pour Romain, puis, lecture des messages d’anniversaire qui lui font très plaisir et ouverture des cadeaux pour Romain pendant le petit déjeuner. La journée commence ensuite par une visite des célèbres arènes de Séville. Nous aurions bien souhaité assister à une corrida mais il n’y en a malheureusement aucune au mois d’août. Nous longeons ensuite les rives du Guadalquivir (Rq pour les amateurs de foot : que les Romains appelaient Betis) pour atteindre la Tour de Oro, autre symbole de la ville. Repas Tapas avec vue sur la tour pour fêter l’anniversaire de Romain. Thierry a largement fêté les 16ans de Romain avec un pichet de sangria normalement commandé pour deux mais qui au final a été consommé au trois quart par Thierry ! Il fait très chaud (44°) et la traversée jusqu’à la place d’Espagne, construite pour l’exposition universelle de 1929, est un peu difficile. Elle l’est un peu plus pour Thierry pour qui la sangria fait son effet. Arrêt au musée des sciences dans un bâtiment au style totalement péruvien puis arrivée sur la splendide place d’Espagne avec ses bancs d’azulejos illustrant chacun une ville d’Espagne. Au vu de la chaleur, nous décidons de rentrer à l’appartement, nous ne rêvons que de piscine ! Ouf, Quel plaisir !

Dimanche 08/08 – Ronda et les Pueblos Blancos

Nous laissons avec regret notre bel appartement de Seville. La sortie par les petites rues qui se rétrécissent au fur et à mesure est inquiétante mais pittoresque. Le trajet jusqu’à Ronda est parsemé de villages blancs. Thierry nous vente avec enthousiasme ces villages et nous indique qu’une visite est indispensable ! Nous nous arrêtons donc dans un de ces villages qui s’avère joli de loin mais qui ne mérite vraiment pas d’arrêt. Nous ne manquons pas de taquiner Thierry le reste de la journée sur ses « Pueblos Blancos ». Après un petit repos à l’hôtel, nous allons découvrir la ville de Ronda à pied car nous avons là-aussi un hôtel dans le centre. C’est une jolie petite ville mais nous en faisons le tour rapidement avec la visite de la Casa del rey moro qui nous amène au bord du Tajo. Aussi nous profitons de faire une pause « commère » dans un café de la place centrale. Nous décidons de partir plus rapidement demain matin pour aller découvrir Gibraltar.

Lundi 09/08 – Gibraltar et la Costa del Sol

Petit déjeuner anniversaire de Thomas à Ronda et départ ensuite vers Gibraltar. La route de montagne est magnifique mais quelque peu tourmentée. C’est tellement perdu que même le téléphone ne passe pas et que nous ne découvrirons des messages pour Thomas que bien plus tard. Après de nombreux lacets, nous apercevons au loin Gibraltar. Nous sommes pourtant à 30 km et le rocher est impressionnant. Il se détache très nettement dans le paysage. Traversée de la frontière vers l’Angleterre à pied après s’être garé au parking en Espagne. C’est marrant car le tarif du parking est à la minute (0,033 € la minute). Cela ne paraît pas cher mais cela défile vite quand même. Juste après la frontière, il y a l’aéroport et nous sommes arrêtés au passage à niveau pour laisser décoller un avion. Nous sommes ensuite obligés de traverser la piste pour rejoindre le centre ville. La ville ressemble à l’Andorre avec une rue commerçante où les boutiques vendent du parfum, de l’alcool, des cigarettes, de l’électronique, … : la seule différence, c’est la chaleur. A part cela, pas grand-chose mais nous sommes (presque) au bout de l’Europe. Nous remontons ensuite la Costa del Sol en passant par les stations connues comme Marbella, Fuengirola, Torremolinos ou Torre del Mar. Notre arrêt se trouve à Torrox Costa, juste avant Nerja. Nous découvrons un endroit enchanteur : piscine, tennis, tennis de table, fléchettes …. Tout pour se sentir bien. Le couple de hollandais qui s’occupe de ce centre donne une âme à cet endroit. Du coup, les trois quart des clients sont aussi des hollandais et nous avons l’impression d’avoir changé de pays. Encore un lieu que nous allons quitter avec regret. Comme vous vous en doutez, nous plongeons dans nos maillots de bain pour ensuite plonger dans la piscine : un vrai bonheur ! Ensuite, tennis, basket et tennis de table avant de repasser par la case piscine. Le soir nous fêtons dignement l’anniversaire de Thomas en prenant l’apéritif sur la terrasse de la pension qui surplombe la côte. Nous avons donc en prime une vue d’enfer. Enfin, pour finir cette longue journée nous finissons dans un restaurant au bord de la plage, avec uniquement des espagnols, et nous dégustons des grillades. Le barbecue se trouve directement sur la plage.

Mardi 10/08 – Torrox Costa

Petit déjeuner espagnol (ou néerlandais) pour Thierry avec œuf/bacon. Nous nous décidons à aller voir les grottes de Nerja. C’est assez joli mais nous sommes surpris du peu d’explications données : pas de visite guidées et informations très sommaires lorsqu’elles existent. Déjeuner ensuite en terrasse avec vue sur la mer à Nerja. Le surnom de « Balcon de l’Europe » de Nerja parait quand même un peu surfait. Nous trouvons ensuite une petite crique pour aller nous baigner. Là encore, il n’y a que des espagnols Nous n’y restons pas longtemps car le soleil tape très fort et les premières rougeurs se font sentir (surtout pour Thierry !) A peine arrivé à la pension, nous retournons à la piscine avec bien sûr un peu de tennis, tennis de table et basket. Nous choisissons de ne pas ressortir et de se faire un apéro /repas sur la terrasse Cette journée farniente et détente a été bien agréable après les journées précédentes dans les villes. Nous regrettons déjà de ne pas rester plus longtemps

Mercredi 11/08 – Torrox Costa puis Grenade

Grenade n’étant qu’à 1h30 de Torrox Costa, nous choisissons de profiter au maximum de la pension. Les enfants partent à la piscine pendant que nous mettons à jour le blog et que nous finissons d’écrire nos cartes postales : il était temps ! Checkout à 11h59 alors que la limite était midi. A notre arrivée à Grenade, nous ne regrettons pas d’avoir choisi l’option parking avec l’hôtel car il n’y aucune place disponible dans les rues. Déjeuner à l’ombre sur une place avec crêpes salées et nos premiers « Granizados », glace pilée, ici au jus de fruits naturel, délicieux et avec trois parfums. Nous partons ensuite à pied (10 mn de l’hôtel) visiter la cathédrale et la chapelle royale. Ballades dans les petites rues dont certaines font penser à des souks. Nous montons ensuite dans les ruelles du quartier de l’Albayzin, au pied de l’Alhambra. Thierry a choisit des petites rues absolument désertes pour y aller. Pour le retour, ce sont Sylvie et les enfants qui tiennent à choisir l’itinéraire. Résultat : nous retrouvons des ruelles animées et sympathiques, avec un petit chambrage pour Thierry. Nous dégustons des pâtisseries locales aux amandes.

La journée sera marquée du signe de la dégustation puisque nous allons le soir dans un restaurant tendance avec cuisine nouvelle. Les plats (canard aux endives caramélisées au jus de Xérès par exemple) seront délicieux et présentés avec soin. Du coup, nous prenons l’option dessert. Thomas choisit un feuilleté « bourré » de pommes : erreur de traduction assez amusante dans un restaurant aussi stylé.

Jeudi 12/08 – Grenade

Nous nous levons un peu plus tôt aujourd’hui car c’est la journée visite de l’Alhambra, site majeur de Grenade. Afin d’économiser nos jambes, nous prenons le bus pour monter à l’Alhambra : vue la montée, nous ne regrettons pas. A notre arrivée vers 9h45, il y a déjà beaucoup de monde dans la file d’attente. Heureusement, nous avions réservé part internet il y a environ 1 mois, avec une entrée au palais nazaries de à 11h. . Nous allons retirer nos places à une caisse automatique et filons vers les jardins. Nous apprenons par un couple, dépité, que les seules entrées vendues concernent uniquement les jardins. Il faut éventuellement venir de très bonne heure le matin car tout est complet par internet pour toute la semaine. Le site est à hauteur de sa réputation : une vraie merveille ! Il est composé de trois parties : une forteresse pour la défense du palais, un palais partie résidentiel du sultan et son harem et enfin une troisième servant pour la culture de potager. L’eau est omniprésente et donne un sentiment de vie et de sérénité. La partie résidentielle est magnifique avec ses différents patios et salles. Nous sommes plus déçus de ne pas avoir vu sous son meilleur jour le patio de los Leones pour cause de restauration. Comme le disent les deux garçons : « il faut bien restaurer un jour». Nous n’avons pas pu malheureusement visiter le Généralife, potager et maison attenante, car nous n’avions pas vu que notre billet prenait fin à 14h pour les visites des monuments. Nous nous sommes présentés à 14 h 35 à cette dernière partie. Nous sommes un peu déçus mais pas trop car celle-ci n’était pas la plus importante. Nous en repartons vers 15 H avec les jambes lourdes mais de belles images plein la tête.

Nous rentrons pour notre traditionnel plongeon dans la piscine, pas très grande mais suffisante pour se rafraîchir. Elle offre également de belles vues sur la ville.

Nous faisons ensuite un tour en ville et Thierry en profite pour acheter un jambon « ibérico ».

Nous terminons ensuite notre journée par un repas sur une petite place très agréable proche de la cathédrale, Bib Rambla, où un chanteur se produit au milieu sur une scène.

Vendredi 13/08 – Tolède et corrida

Nous abordons la dernière étape de notre périple et nous commençons à remonter vers le nord de l’Espagne. Dernier arrêt : Tolède, ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Le trajet est de 4h, le programme de notre journée sera donc moins chargé. La température baisse un peu puisqu’il ne fait plus que 30°.

Nous nous installons dans notre nouveau et ultime hôtel à 15H. Bonne surprise : il est top classe avec une belle piscine que nous nous empressons d’aller tester bien sûr, après avoir déposé nos affaires. L’eau est un peu plus froide et Sylvie y mettra juste le bout des pieds. Pendant l’enregistrement à l’hôtel, Thierry a aperçu une affiche annonçant une corrida le soir même à 22h aux arènes de Tolède. Le personnel au comptoir n’en savait malheureusement pas plus que l’affiche et surtout pas si il était encore possible d’y assister. Tant pis, nous décidons de tenter notre chance en nous rendant sur place vers 20h En fait, il reste des places et nous allons pouvoir découvrir une corrida espagnole. Vu l’heure de début, nous n’aurons pas de problème de Sol ou de Sombra puisque le soleil sera en train de se coucher. Nous ne savons pas trop si nous allons aimer (surtout Sylvie et les enfants) mais c’est une occasion en or de se faire une opinion. Thierry ose même demander une affiche au guichetier qui arrive quand même à le comprendre malgré son espagnol par très académique : « Por favor, podria haber una afficha ? ». Ce sont surement les gestes complémentaires de Thierry qui lui ont permis de comprendre. Bien qu’il soit un peu tôt pour manger (20h30 ! mais nous sommes maintenant habitués aux heures espagnoles), nous nous dirigeons vers le bar en face des arènes. Nous commandons des tapas que la charmante serveuse arrive à nous servir bien que la cuisine n’ouvre qu’à 21h. Il y a dans le bar beaucoup d’aficionados. A notre entrée dans l’arène (enfin dans les tribunes ! ), les places ne sont pas numérotées et nous choisissons de nous mettre au premier rang, là ou il y a le plus de monde et surtout des espagnols. Notre choix sera super car c’est juste devant nous que les matadors et leurs cuadrilla de peones se préparent et échangent leurs matériels (muletas, capes, banderilles, épées) mais également débutent les faenas et viennent saluer durant le paseo. J’espère que vous avez remarqué la richesse de notre nouveau vocabulaire ! Tout cette nouvelle culture a été possible grâce à un charmant papy espagnol que j’ai branché dès le début et qui m’a expliqué plein de choses jusqu’à la position idéale que doit avoir le taureau juste avant l’estocade. Pour être franc, je n’ai pas toujours tout compris mais il fournissait des explications avec tellement de cœur que je ne pouvais pas lui demander de rater le spectacle pour m’expliquer de nouveau. Pour ce qui est de la corrida, on aime ou on n’aime pas mais c’est un spectacle Sylvie et Thomas ont bien fermé les yeux à certains moments, surtout lors de la charge des taureaux vers les picadors. L’un des picadors se retrouvera deux fois à terre et également le cheval qui se fera chargé violement à terre. Plus de peur que de mal pour cependant pour le cheval et le cavalier. Pour le taureau, c’est bien entendu une autre histoire… Il y aura du spectacle également avec un banderillo que se fera peur avec un soleil par-dessus la balustrade après avoir raté la marche et senti le souffle chaud du taureau. Un torero se fera marcher sur le pied par le taureau. Le spectacle est également dans les gradins avec les espagnols arrivant avec leurs glacières et mangeant leurs pipas. L’ambiance est conviviale avec les espagnols qui n’hésitent pas à manifester tout au long de la corrida : chambrage et/ou sifflets, ‘MUSICA’ pour arrêter les picadors, panuelo (mouchoir blanc) pour demander une récompense. Au final, même si nous sommes surs de ne pas être des potentiels aficionados, nous sommes ravis d’avoir pu assister à une corrida en Espagne. A notre retour à l’hôtel vers 1h du matin, nous découvrons qu’il y a un concert dans le parc des expositions proche. Le bruit n’est pas gênant car il s’arrête peu après notre arrivée.

Samedi 14/08 – Tolède suite Etant donné que l’hôtel est un peu à l’extérieur de la ville, nous prenons la voiture pour aller visiter le centre de Tolède que nous avons juste aperçu hier soir en nous rendant aux arènes. Nous trouvons une belle place pour nous garer au pied de la ville qui se situe sur un promontoire, dans un méandre du Tage. Nous décidons de prendre le petit train touristique pour visiter la ville. La visite est sympa et fait le tour extérieur de la ville (les petites rues intérieures sont presque toutes inaccessibles en train) et offre de superbes vues sur la ville. D’ailleurs nous referons le même parcours extérieur le soir avec le « Scenic Train ». La poursuite de la visite de la ville s’effectuera à pied. Tolède est une ville historique chaleureuse avec tout plein de vieux bâtiments, des remparts, une cathédrale et tout et tout mais également avec des petites rues sympas et où on se sent bien. On trouve bien entendu des magasins d’armes un peu partout. Thomas et Thierry feront une petite pause au soleil pendant que Sylvie et Romain iront visiter la Cathédrale. Après la visite, nous retournons récupérer la voiture et oh surprise, nous avons un PV pour stationnement. En regardant bien, nous voyons en effet un petit panneau indiquant que le stationnement est réservé aux résidents à certaines heures. En lisant la contravention, nous nous apercevons qu’il est possible de payer directement au poste de police mais, bien sûr, pas le samedi, ni le dimanche et lundi nous serons déjà en France. Que faire ? Dès notre retour à l’hôtel, nous consultons internet pour savoir si nous pouvons être rappelés par la patrouille en France. Les avis sont partagés et devant notre impossibilité de traiter le point en Espagne, nous prenons le risque d’attendre une relance. Après ces recherches, nous descendons profiter une dernière fois de la piscine avant de retourner diner en ville pour notre dernière soirée espagnole. Malheureusement, après avoir déambulé dans les rues, nous trouvons peu de restaurants libres au centre ville. La faim commençant à se faire sentir, nous tombons sur un restaurant pas terrible et nous écourterons rapidement notre repas : ce sera la seule mauvaise surprise en restau depuis le début du voyage. A notre retour à l’hôtel vers minuit, il y a de nouveau un concert. Pas de chance, celui du samedi soir dure plus longtemps que celui du vendredi et ne s’arrêtera que vers 2/3h du mat.

Dimanche 15/08 – Retour vers France

Eh Oui tout a une fin. Notre périple espagnol s’achève. Nous quittons Tolède, de bonne heure et de bonne humeur malgré la musique nocturne. Le retour est tranquille, sans bouchons (ouf). Nous avons même le temps de faire une grosse pause à Béhobie pour faire quelques courses. La différence de température est notoire puisque le thermomètre a pris 10° de moins et qu’il y a un peu de pluie sur les Pyrénées. Le choix de faire une étape à Madrid à l’aller et à Tolède au retour a été une bonne option. Pendant le voyage retour, nous pensons déjà à nos prochains périples possibles et à la possibilité de les organiser soi-même. A bientôt pour de nouvelles aventures...
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Visite de Séville
bonjour je vais visiter Séville nous arriverons le jeudi soir à l'hotel à seville (déjà réservé) pour profiter pleinement de la ville. Nous souhaitons visiter la cathédrale, la giralda et la plaza avec les faiences (je ne sais plus son nom ...) Me conseillez vous de faire une visite guidée ? nous sommes avec des enfants de 8 et 10 ans qui sont moins intéressés forcément par l'architecture .... Quelles sont les choses à ne pas manquer, nous passons également la soirée sur séville, avez vous l'adresse d'un bon restaurant avec pourquoi pas un spectacle de flamenco !

Merci à vous pour vos bons conseils, nous repartirons le samedi matin de séville pour malheureusement retourner prendre l'avion en fin de journée .... toute bonne chose à une fin !
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Partir cinq jours à Séville et ses environs (26-30 novembre)
Bonjour à tous,

Je compte partir la fin du mois à Séville pour 5 Jours entre le 26 et le 30 Nov. J'aimerai savoir quels sont les endroits à visiter sur Séville même et quelle(s) autre (s) ville (s) pourrions-nous visiter à proximité pour cette durée de voyage? A quel météo doit-on s'attendre en cette période? Enfin, y'aurait-il des événements/jours fériés en cette période? D'avance merci pour vos réponses.
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L'Espagne et le Portugal: un émerveillement
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL

par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.

Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.

L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.

Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.

Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !

En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.

Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?

De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.

Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.

Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.

Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.

Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.

Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.

Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.

Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !

Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.

La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.

La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.

Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.

Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.

Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.

La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.

Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.

La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.

Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.

Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.

Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.

Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.

La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.

Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.

Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »

RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.

Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.

Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.

À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.

Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.

L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.

Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.

Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.

Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.

Le flamenco

Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.

Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.

Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.

Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.

Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !

Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !

La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.

Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne

Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »

Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.

Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.

Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.

Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...

Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.

Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.

Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.

L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.

Qualité de notre hébergement

Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.

Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.

L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.

Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.

Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.

Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !

La solidarité dans l’équipe

Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!

Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!

Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.

Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.

Valence

À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.

Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.

Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.

Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.

Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.

Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.

On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.

Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.

Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.

Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !

Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.

En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.

Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?

Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.

Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.

Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.

Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.

Léon A. Lemay
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L’Espagne avec des adolescents
Bonjour a tous, cette année (en 2013) nous sommes allés en Espagne. A ma petite famille (Magali et Romane) s'est rajouté mon neveux Erwoan.

Je vais tenter de vous raconter nos vacances, comme pour mes précédents voyages aux Royaumes-Unis et en Thaïlande, en faisant jour par jour, pour vous faire partager notre expérience.

N'hésitez pas à intervenir si le cœur vous en dit. 😉
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Alcázar Séville: Attention à la réservation en ligne!
Bonjour,

Le 1er mai je tente une réservation en ligne pour deux personnes (10,50 € * 2). Je viens de donner mes coordonnées bancaires quand la connexion est interrompue. J'attends le 3 mai. Rien. Je renouvelle donc ma réservation et j'obtiens deux places.

Entre temps j'ai été prélevé deux fois de 21€. J'écris donc le 6 mai*, tôt le matin, à cav@stendhal.com. Sans réponse. Le 8 mai en début d'après-midi j'écris à nouveau*. Rien. Le 18 mai j'écris* à actividades@patronato-alcazarsevilla.es. Silence.

De retour de mon voyage, le 9 juin, je les relance* avec un titre parlant - Antes de escribir a las guías - (ma traduction de - Avant d'écrire aux guides -) en leur donnant la liste des forums sur lesquels je vais prévenir les autres voyageurs de l'éventualité d'une perte financière en réservant "on line".

Réveil et promesses des deux "protagonistes". Promesses non tenues au 16 juin. J'envoie un Rib à cav@stendhal.com en précisant** que j'ai déjà réservé très rapidement et aisément un show de Flamenco avec le Rib de l'orgnisateur. Nouvelles promesses. Non tenues.

Le 24 juin était la dernière limite de ma patience. La réservation ne rendant service qu'à l'organisateur (il y a peu d'attente) il semble judicieux d'attendre d'être sur place pour acheter vos tickets.

J'ajoute qu'en 26 jours je n'ai rencontré chez nos voisins que des gens très gentils.

Jaisalmer

* en espagnol

** en espagnol et en français (j'ai hésité entre incompréhension de mes messages dans leur langue et non considération du client...).
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Suggestions pour visiter un mois en Andalousie
Bonjour, Mon mari et moi aimerions allez découvrir l’andalouse en début février. Ns avions pensé louer un appart à Marbella 2 semaines et 2 autres semaines ailleurs, pas décidé encore. Ns louerons une voiture et visiterons aux alentours et ferons aussi des randonnées pédestres, ,, Par contre les commentaies que je lis, parle de Marbella comme une cité de béton, ,, Ça m’arrête un peu car on aime bien la mer et les jolis villages typiques. Ns ne serons pas toujours en route mais aimerions passer aussi du temps ds le village ou ville à flâner! Avez vous des suggestions? Merci France
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Visite de l'Alcazar à Séville
bonjour je pars avec mon conjoint faire une escapade 4 jours plein à Séville + 2 à Courdoue fin février/début mars 2018 pour la visite de l'Alcazar comment dois je m'organiser ? je préférerais une visite guidée mais il me semble difficile de trouver un guide en Français avez vous des bons plans ? j'ai lu des témoignages peu engageants .... je sais qu'il est possible de réserver un billet coupe file mais est il possible de réserver aussi par internet un audio guide ? car le but c'est de réduire le temps dans les files d'attente y a t il des jours ou des heures à privilégier ? j'aimerais aussi faire une visite guidée de la vieille ville , j'ai de très bons souvenirs à Lisbonne ou Barcelone . cela existe peut être aussi à Séville ? pour les autres sites à Séville ou Cordoue auriez vous des conseils ? bref tous les conseils ou infos sont les bienvenus d'avance merci
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Séville, Cordoue et Grenade, une bulle arabo-andalouse
Bonjour, En ce temps de confinement, le temps devient texture, palpable , vivant et fécond. Surgissent des idées, des envies de faire urgemment ce que l'on a toujours repoussé à plus tard.

Donc un petit carnet de voyage sur notre court séjour à Séville, Cordoue et Grenade au mois de Mai 2019.

Séville : Dès notre atterrissage tôt le matin - nous avons eu la chance d'avoir un vol direct de Nice - nous déposons nos affaires à notre appartement AirBNB idéalement situé à côté de la cathédrale.

De là, nous pouvons tout faire à pied. Le 1er matin : le magnifique parque de Maria Luisa et la Plazza de España





















L'après midi nous visitons la cathédrale et flânons dans les rues commerçantes autour. Nous avons choisi de découvrir la cathédrale au moment le plus chaud de la journée pour profiter de la fraîcheur intérieure de cette grande bâtisse.

La vue de la ville du haut de la Giralda



Et puis la Calle Castelar et les ruelles adjacentes. On se réserve une soirée flamenco dans le quartier Santa Cruz en soirée.





Des étudiants de l'école des Beaux Arts



Et une bonne gastronomie pour ne pas nous déplaire
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Escapade andalouse
Bonjour à ceux qui vont me suivre sur les chemins d'Andalousie 🙂

Séville m'attirait depuis longtemps mais faisait partie des villes que "j'aurais bien le temps de voir un jour". J'ai ma petite liste comme ça de voyages faciles, destinations proches dont je me dis bêtement que ce sera... quand je serai vieille 😕

Et puis la décision a été prise rapidement: une semaine de vacances imprévue début juillet, une compagne de voyage motivée, le prix d'un billet d'avion dérisoire sur un vol très court.

Un petit circuit classique est prévu: Séville, Cordoue, Ronda, Conil de la Frontera.
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Semaine sainte en Andalousie
Bonjour à tous, Je vais aller une douzaine de jours en Andalousie en avril. Mon séjour englobe la Semaine sainte (semaine précédant Pâques). Mon point de chute principal sera Séville, mais je voulais savoir si vous aviez des conseils sur les lieux où il faut aller : du style, il faut mieux être à Cordoue pour le Vendredi saint pour telle ou telle raison, ou à Malaga pour le lundi de Pâques parce qu'il s'y passe tel truc, ou que-sais-je encore... Merci de votre aide. Laurent
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