3 semaines sur cette île superbe, à l'écart des grands flux touristiques :
Bukit Lawang, lac Toba, Brastagi, Pulau Banyak, Bukittinggi, lac Maninjau, vallée d'Harau.
Des plages superbes et désertes, des volcans, des sources d'eau chaude, des rencontres inoubliables, des guest houses sympas...
Si Sumatra vous tente, n'hésitez plus !
Olivier
Selamat Pagi
Je serai mercredi prochain à Sumatra et comme je n'ai que 19 jours sur place, j'ai concentré mon voyage sur Padang et sa région (pays Minang) et le lac Toba...Banda Aceh et pulau Weh seront finalement pour un autre voyage.... J'attérris à Padang et compte me rendre directement à Bukit tinggi en bus.... Pouvez vous me dire s'il y a un money changer tout près du terminal de l'aéroport ? À Bukit tinggi, je compte me rendre dans la vallée d'Harau en scooter et je me demande si une excursion d'une journée suffit où il est plus agréable d'y passer la nuit ? retour d'expérience chez Abdi Homestay ? Pour me consoler de Pulau Weh, je cherche un belle endroit, sympa, vivant pas trop loin de Padang où se poser 3 jours pour du snorkelling, de belles ballades...j'avais pensé à Ricky Beach House tenue par un couple franco indonésien mais pas eu de réponse en MP sur VF.... Merci d'avance pour vos réponses Rachid
Je serai mercredi prochain à Sumatra et comme je n'ai que 19 jours sur place, j'ai concentré mon voyage sur Padang et sa région (pays Minang) et le lac Toba...Banda Aceh et pulau Weh seront finalement pour un autre voyage.... J'attérris à Padang et compte me rendre directement à Bukit tinggi en bus.... Pouvez vous me dire s'il y a un money changer tout près du terminal de l'aéroport ? À Bukit tinggi, je compte me rendre dans la vallée d'Harau en scooter et je me demande si une excursion d'une journée suffit où il est plus agréable d'y passer la nuit ? retour d'expérience chez Abdi Homestay ? Pour me consoler de Pulau Weh, je cherche un belle endroit, sympa, vivant pas trop loin de Padang où se poser 3 jours pour du snorkelling, de belles ballades...j'avais pensé à Ricky Beach House tenue par un couple franco indonésien mais pas eu de réponse en MP sur VF.... Merci d'avance pour vos réponses Rachid
Bonjour
Je pars dans 2 mois pour Sumatra et j'aimerais bien aller voir la plus grosse fleur au monde : la rafflesia. Elle ne pousse qu'à Sumatra, vers Medan et Padang (les 2 lieux a priori les plus simples pour les voir). Quelqu'un connaît-il ces 2 endroits et pourrait-il me conseiller sur le "meilleur" ? Qu'y a-t-il d'autres de sympa à voir et faire en même temps que la Rafflesia ?
Merci pour votre aide
Didier
Bonjour à tous,
Pour mon second voyage en Indonésie (je suis déjà allée à Java etBali), je souhaite voyager trois semaines à Sumatra fin juillet/début août, eneffectuant le trajet suivant : Medan - Bukit Lawang - Tangkahan – Berastagi (quej’envisage éventuellement de zapper en cas de planning trop serré) – lac Tobaet île de Samosir – Bukkitingi – lac Minjau – vallée d’Harau – vallée de Kuatan– vol depuis Padang pour passer quelques jours à Pulau Weh et faire de laplongée.
Je suis une femme et voyagerai seule, ce que je n’ai jamais fait jusqu’ici.D’après ce que j’ai lu ici et là, en suivant des règles de prudenceélémentaires (tenue correcte, ne pas être seule de hors la nuit, éviter d’êtresoule où que ce soit) cela ne devrait pas engendrer beaucoup plus que de lacuriosité et des questions indiscrètes sur mon statut matrimonial, mais jesouhaitais tout de même avoir vos retours si certains s’étaient retrouvés danscette situation.
Un autre point qui m’inquiète, c’est que d’après les recherches que j’aifaites, la plupart des treks/tours proposent des prix sur une base d’un groupede 2-3 personnes et, dans la mesure où je crois que l’île n’est pas trèstouristique, j’ai peur de me retrouver à ne pas pouvoir suivre mon programmefaute de trouver un groupe… Sachant que je crois que les activités que je visesont des « classiques » des séjours de moins d’un mois à Sumatra :trek de deux jours dans la jungle à Bukit Lawang, tour sur Samosir (je faispartie de ces handicapés qui n’ont pas le permis et n’ont jamais conduit unemoto de leur vie), tour autour de Bukkitingi… Je crois aussi que les trajetsBukit Lawang / Samosir et Samosir/Bukkitingi offrent d’assez beaux paysages etje ne demandais si vous me conseilliez plutôt de prendre des transports encommun (moins cher mais sans pause) ou pour touristes (avec encore le problèmeque je voyage seule, donc sauf à vouloir payer plein pot il faudrait que jetrouve des compagnons de voyage…).
Merci pour vos conseils !
Pour mon second voyage en Indonésie (je suis déjà allée à Java etBali), je souhaite voyager trois semaines à Sumatra fin juillet/début août, eneffectuant le trajet suivant : Medan - Bukit Lawang - Tangkahan – Berastagi (quej’envisage éventuellement de zapper en cas de planning trop serré) – lac Tobaet île de Samosir – Bukkitingi – lac Minjau – vallée d’Harau – vallée de Kuatan– vol depuis Padang pour passer quelques jours à Pulau Weh et faire de laplongée.
Je suis une femme et voyagerai seule, ce que je n’ai jamais fait jusqu’ici.D’après ce que j’ai lu ici et là, en suivant des règles de prudenceélémentaires (tenue correcte, ne pas être seule de hors la nuit, éviter d’êtresoule où que ce soit) cela ne devrait pas engendrer beaucoup plus que de lacuriosité et des questions indiscrètes sur mon statut matrimonial, mais jesouhaitais tout de même avoir vos retours si certains s’étaient retrouvés danscette situation.
Un autre point qui m’inquiète, c’est que d’après les recherches que j’aifaites, la plupart des treks/tours proposent des prix sur une base d’un groupede 2-3 personnes et, dans la mesure où je crois que l’île n’est pas trèstouristique, j’ai peur de me retrouver à ne pas pouvoir suivre mon programmefaute de trouver un groupe… Sachant que je crois que les activités que je visesont des « classiques » des séjours de moins d’un mois à Sumatra :trek de deux jours dans la jungle à Bukit Lawang, tour sur Samosir (je faispartie de ces handicapés qui n’ont pas le permis et n’ont jamais conduit unemoto de leur vie), tour autour de Bukkitingi… Je crois aussi que les trajetsBukit Lawang / Samosir et Samosir/Bukkitingi offrent d’assez beaux paysages etje ne demandais si vous me conseilliez plutôt de prendre des transports encommun (moins cher mais sans pause) ou pour touristes (avec encore le problèmeque je voyage seule, donc sauf à vouloir payer plein pot il faudrait que jetrouve des compagnons de voyage…).
Merci pour vos conseils !
Le nouvel aeroport de Lombok ouvre enfin le 1er octobre. Le President Indonesien SBY viendra l'inaugurer en grande pompe le 3 octobre et annonce rla signature d'un accord avec un investisseur Indonesien (adieu les Emiratis) deja proprietaire du Novotel qui s'engage a construire dans la region de Tanjung Aan des hotels et activites touristiques diverses (golf, centres commerciaux) sur 100 hectares. L'aeroport sera situe a 20 minutes de Kuta au sud de Lombok. Les compagnies Air Asia et Qatar ont annonce leur intentiobn d'ouvrir des lignes internationales a partir de Lombok.
Bonjour, quel est le coût « normal » d’un taxi pour rejoindre le centre ville depuis l’aeroport (l’ancien et non le tout nouveau) ? Merci 🙂
Bonjour,
3 semaines prévues en Indonésie au mois d'octobre 2012. Vol Paris - kuala Lumpur puis direction Makassar le lendemain. J'envisage de passer une semaine sur Hoga(Wakatobi) mais le trajet en bateau me parait bien long et pas très rassurant entre Baubau et Wanci. Il semblerait qu'il y ait une possibilité de prendre un vol de Makassar jusqu'à Wanci via Baubau avec la compagnie Express air. Je n'arrive pas à trouver les horaires des vols ainsi que les tarifs. Sur le site de la compagnie, impossible d'obtenir les infos.
Je souhaite également me rendre ensuite à Labuanbajo (dizaine de jours). Faut-il passer impérativmeent par Denpasar ou existe-t-il un ferry direct depuis wakatobi ou Baubau ?. Pas d'infos non plus sur le site de la compagnie ferry Pelni. Merci par avance pour votre aide.
Alain
3 semaines prévues en Indonésie au mois d'octobre 2012. Vol Paris - kuala Lumpur puis direction Makassar le lendemain. J'envisage de passer une semaine sur Hoga(Wakatobi) mais le trajet en bateau me parait bien long et pas très rassurant entre Baubau et Wanci. Il semblerait qu'il y ait une possibilité de prendre un vol de Makassar jusqu'à Wanci via Baubau avec la compagnie Express air. Je n'arrive pas à trouver les horaires des vols ainsi que les tarifs. Sur le site de la compagnie, impossible d'obtenir les infos.
Je souhaite également me rendre ensuite à Labuanbajo (dizaine de jours). Faut-il passer impérativmeent par Denpasar ou existe-t-il un ferry direct depuis wakatobi ou Baubau ?. Pas d'infos non plus sur le site de la compagnie ferry Pelni. Merci par avance pour votre aide.
Alain
bonjour à tous,
je prépare pour cet hiver (janvier) un voyage de trois semaines en Indonésie avec ma femme, on voudrait éviter le trip Bali, on s'oriente plutôt vers Sumatra car il paraît que c'est encore l'Indonésie authentique. Je cherche de bons contacts francophones sur place, quelqu'un peut il m'aider,
merci d'avance,
je prépare pour cet hiver (janvier) un voyage de trois semaines en Indonésie avec ma femme, on voudrait éviter le trip Bali, on s'oriente plutôt vers Sumatra car il paraît que c'est encore l'Indonésie authentique. Je cherche de bons contacts francophones sur place, quelqu'un peut il m'aider,
merci d'avance,
Je vais vous raconter le dernier jour d’une vie, encore une des mes aventures a Sumatra cet ete. Nous sommes a Bukuttingi, entre Nias et Pantai Bungus, entre les deux recits precedents.
“Kowai”, en japonais, ca veut dire “peur”. “Le pont de la peur”, je suis heureuse de l’avoir laisse derriere moi… Vous allez voir.
Quelle est la situation la plus scabreuse dans la quelle vous vous soyez mis au cours d’un voyage?
Involontairement je veux dire. Je ne parle pas du jour ou vous avez ose dissimuler votre ration de produits illicites au fond de la valise. Ni, SIDA-venture, vous aviez ete aveuglee par les beaux yeux d'Iwan et vous en etiez remise a votre bonne etoile. Esperons que celle-ci continura a briller autant que les beaux yeux d’Iwan.? Dans un cas comme dans l’autre, vous etiez prevenus: les consequences pouvaient etre irreversibles.
Ma frayeur est d’une autre nature.
Le danger, je ne l’avais pas anticipe, seule sur une voie ferree desaffectee. Ah ah! Vous entendez deja le train siffler a dichirer le ciel, de peur de renverser cette illuminee. Elle s’etait trompee de ligne. La voie n’etait pas desaffectee, vous vous dites.
Retour en arriere. Vous faites fausse route.
A Bukkittingi, je m’etais installee pour quelques jours dans une guest house tenue par un Allemand. L’ interet de cet hotel, c’etait la bienveillance du proprietaire. Celui-ci se faisait un plaisir d’indiquer a ses touristes des balades qui sortaient des sentiers battus, et que l’on pouvait faire seul ou a moto. Il vous faisait des plans ou il indiquait meme le numero des bus a prendre. Ainsi, un jour, je fis un circuit dans la montagne jusqu’a un village en passant par des canyons. A part un jeune couple de Francais qui avaient aussi suivi ses conseils, je ne rencontrai personne. Quel bonheur!
Ensuite, il me parla de cette voie desaffectee. Jusqu’en 2005, elle etait encore empruntee par des trains qui amenaient les mineurs a la mine et transportaient le charbon. Apres la fermeture des mines, le gouvernement avait decide d’utiliser cette voie et ainsi que les vieux trains a vapeur pour le tourisme. Ainsi, tous les dimanches, les Indonesiens y viennent en famille ou entre etudiants. Le parcours dure 3 heures allee, 3 heures retour. C’est une tres longue journee mais les paysages sont splendides et le village de destination, une ville-musee sur la vie des mineurs, un lieu agreable pour se degourdir les jambes. Ca, c’etait mon projet du dimanche. En attendant, mon bienfaiteur me suggera de faire la balade dans le sens oppose. C’etait l’occasion de se promener dans la nature sans se perdre, il suffisait de suivre la voie. En quatre ans, la foret avait repris peu a peu du territoire. N’etant pas indiquee dans les guides touristiques, j’etais sure de ne rencontrer personne. Il avait bien elabore son circuit: “Au premier pont, vous rejoignez la route en vous frayant un chemin jusqu’en bas. Vous suivez la route jusqu’au chateau. Apres avoir visite le chateau, vous revenez sur vos pas et vous reprenez la voie ferree. Vous traversez le pont, etc.” J’en etais la, de ma randonnee. Le pont etait bien grand et bien haut… Au dessous passait une route bien dure et sous mes pieds, il n’y avait que des poutres, assez espacees les unes des autres. Je ne suis pas particulierement sujete aux vertiges, mais je ne m’etais pas preparee a ca. Mon imagination n’avait pas pris les devants….Et oui, un pont pour voitures et pietons, c’est plat, mais sous les rails, c’est le vide… Il aurait fallu des bras de geants pour s’accrocher aux rampes. J’etais face a un dilemme: prendre mon courage a deux mains et franchir ce pont ou bien faire demi-tour. J’optai pour le defi: en gardant mon calme, je pouvais y arriver. J’arrivai sur l’autre rive les jambes flagada. Soulagee, je continuai ma route. Le but etait de marcher pendant 6 km jusqu’a une grande cascade pres d’une route et de revenir a Bukittingi en bus. Donc, le pont etait bien derriere moi. Enveloppee par le silence de la foret, je continuai, confiante, mon aventure. Ma seule inquietude etait de croiser la route d’un serpent ou de deranger quelque creature des lieux. Telle ne fut pas ma surprise lorsque, zouip, un enorme lizard camoufle dans la verdure fait volte face et disparait dans la foret. Brrr. Mais quelle joie d’avoir partage un moment avec cette grosse bete. A cet instant furtif, nous etions deux predateurs dans la foret. Il avait eu plus peur que moi, et il s’etait enfui. J’avais gagne. (ouf). Perdue dans mes pensees, je suis interrompue par la vue d’un autre pont un peu plus loin. Et j’entends a nouveau l’Allemand: “Au premier pont..” Au premier pont! Il y en aura combien, alors? Je n’etais plus tres fiere. J’en traversai encore deux ou trois, petits, qui chevauchaient des ruisseaux. Un peu rassuree, je me laissai charmer par le chant des cascades et continuai a gambader.
Soudain, stupeur! Ce qui m’apparaissait au loin barrait ma route comme la Force du Mal barrant la route de Frodo. Je regardai ma main: ma ligne de vie s’en voyait tranchee par cette malediction. L’obstacle: un pont monstrueux – orange – “le pont orange de la riviere Kowai”. Ce surnon que je lui ai donne ne lui va meme pas, car en bas n’y coulait pas une riviere. Le pont traversait une route tonitruante ou circulaient camions et bus filant vers leur propre mort. Les Indonesiens sont des fous au volant. Ce pont orange a fixe une image, tatouee a jamais sur les membranes de mon cerveau… J’ai bien cru que l’aventure allait me laisser en sequelles une phobie des ponts suspendus. Mais la, que faire? Jamais, au grand jamais, je ne traverserais cette passerelle de la mort. C’etait du pur suicide. Je cherche ou me frayer un chemin jusqu’en bas. Trop raide, trop touffu, trop glissant…et trop paniquee pour faire demi-tour.
Tel un hobbit desespere de revoir un jour son village, je m’assis sur les rails et tentai de retrouver mes esprits. Pas question non plus de retraverser le premier pont en etat de panique.. Quand j’apercois un homme et une petite baraque a mi-hauteur entre la route et moi. Je l’interpelle et il me montre du doigt par ou me frayer un chemin, puis m’aide a rejoindre la route. Jamais le contact du bitume ne m’a apporte un tel reconfort.
Plus tard, dans le bus me ramenant a mon logis, je repensais a cet homme qui m’avait propose de le rejoindre “a cause des chiens plus bas”. Dans d’autres circonstances, en pleine foret, il ne m’aurait peut-etre pas inspire confiance.. La, il etait mon sauveur. (C’etait lui ou les chiens.) Il y avait effectivement une maison avec des chiens. C’etait chez lui. Sa femme nous voyant arriver, s’enquit de ce petit lutin de la foret et voulu m’inviter a prendre un the pour me remettre de mes emotions. D’habitude, j’aurais accepte avec plaisir, mais a ce moment la, une seule chose comptait: toucher la terre ferme, ou plutot le bitume et m’assurer que ma ligne de vie avait retrouve son optimisme. Premier pont:.
le plan du chef
“Kowai”, en japonais, ca veut dire “peur”. “Le pont de la peur”, je suis heureuse de l’avoir laisse derriere moi… Vous allez voir.
Quelle est la situation la plus scabreuse dans la quelle vous vous soyez mis au cours d’un voyage?
Involontairement je veux dire. Je ne parle pas du jour ou vous avez ose dissimuler votre ration de produits illicites au fond de la valise. Ni, SIDA-venture, vous aviez ete aveuglee par les beaux yeux d'Iwan et vous en etiez remise a votre bonne etoile. Esperons que celle-ci continura a briller autant que les beaux yeux d’Iwan.? Dans un cas comme dans l’autre, vous etiez prevenus: les consequences pouvaient etre irreversibles.
Ma frayeur est d’une autre nature.
Le danger, je ne l’avais pas anticipe, seule sur une voie ferree desaffectee. Ah ah! Vous entendez deja le train siffler a dichirer le ciel, de peur de renverser cette illuminee. Elle s’etait trompee de ligne. La voie n’etait pas desaffectee, vous vous dites.
Retour en arriere. Vous faites fausse route.
A Bukkittingi, je m’etais installee pour quelques jours dans une guest house tenue par un Allemand. L’ interet de cet hotel, c’etait la bienveillance du proprietaire. Celui-ci se faisait un plaisir d’indiquer a ses touristes des balades qui sortaient des sentiers battus, et que l’on pouvait faire seul ou a moto. Il vous faisait des plans ou il indiquait meme le numero des bus a prendre. Ainsi, un jour, je fis un circuit dans la montagne jusqu’a un village en passant par des canyons. A part un jeune couple de Francais qui avaient aussi suivi ses conseils, je ne rencontrai personne. Quel bonheur!
Ensuite, il me parla de cette voie desaffectee. Jusqu’en 2005, elle etait encore empruntee par des trains qui amenaient les mineurs a la mine et transportaient le charbon. Apres la fermeture des mines, le gouvernement avait decide d’utiliser cette voie et ainsi que les vieux trains a vapeur pour le tourisme. Ainsi, tous les dimanches, les Indonesiens y viennent en famille ou entre etudiants. Le parcours dure 3 heures allee, 3 heures retour. C’est une tres longue journee mais les paysages sont splendides et le village de destination, une ville-musee sur la vie des mineurs, un lieu agreable pour se degourdir les jambes. Ca, c’etait mon projet du dimanche. En attendant, mon bienfaiteur me suggera de faire la balade dans le sens oppose. C’etait l’occasion de se promener dans la nature sans se perdre, il suffisait de suivre la voie. En quatre ans, la foret avait repris peu a peu du territoire. N’etant pas indiquee dans les guides touristiques, j’etais sure de ne rencontrer personne. Il avait bien elabore son circuit: “Au premier pont, vous rejoignez la route en vous frayant un chemin jusqu’en bas. Vous suivez la route jusqu’au chateau. Apres avoir visite le chateau, vous revenez sur vos pas et vous reprenez la voie ferree. Vous traversez le pont, etc.” J’en etais la, de ma randonnee. Le pont etait bien grand et bien haut… Au dessous passait une route bien dure et sous mes pieds, il n’y avait que des poutres, assez espacees les unes des autres. Je ne suis pas particulierement sujete aux vertiges, mais je ne m’etais pas preparee a ca. Mon imagination n’avait pas pris les devants….Et oui, un pont pour voitures et pietons, c’est plat, mais sous les rails, c’est le vide… Il aurait fallu des bras de geants pour s’accrocher aux rampes. J’etais face a un dilemme: prendre mon courage a deux mains et franchir ce pont ou bien faire demi-tour. J’optai pour le defi: en gardant mon calme, je pouvais y arriver. J’arrivai sur l’autre rive les jambes flagada. Soulagee, je continuai ma route. Le but etait de marcher pendant 6 km jusqu’a une grande cascade pres d’une route et de revenir a Bukittingi en bus. Donc, le pont etait bien derriere moi. Enveloppee par le silence de la foret, je continuai, confiante, mon aventure. Ma seule inquietude etait de croiser la route d’un serpent ou de deranger quelque creature des lieux. Telle ne fut pas ma surprise lorsque, zouip, un enorme lizard camoufle dans la verdure fait volte face et disparait dans la foret. Brrr. Mais quelle joie d’avoir partage un moment avec cette grosse bete. A cet instant furtif, nous etions deux predateurs dans la foret. Il avait eu plus peur que moi, et il s’etait enfui. J’avais gagne. (ouf). Perdue dans mes pensees, je suis interrompue par la vue d’un autre pont un peu plus loin. Et j’entends a nouveau l’Allemand: “Au premier pont..” Au premier pont! Il y en aura combien, alors? Je n’etais plus tres fiere. J’en traversai encore deux ou trois, petits, qui chevauchaient des ruisseaux. Un peu rassuree, je me laissai charmer par le chant des cascades et continuai a gambader.
Soudain, stupeur! Ce qui m’apparaissait au loin barrait ma route comme la Force du Mal barrant la route de Frodo. Je regardai ma main: ma ligne de vie s’en voyait tranchee par cette malediction. L’obstacle: un pont monstrueux – orange – “le pont orange de la riviere Kowai”. Ce surnon que je lui ai donne ne lui va meme pas, car en bas n’y coulait pas une riviere. Le pont traversait une route tonitruante ou circulaient camions et bus filant vers leur propre mort. Les Indonesiens sont des fous au volant. Ce pont orange a fixe une image, tatouee a jamais sur les membranes de mon cerveau… J’ai bien cru que l’aventure allait me laisser en sequelles une phobie des ponts suspendus. Mais la, que faire? Jamais, au grand jamais, je ne traverserais cette passerelle de la mort. C’etait du pur suicide. Je cherche ou me frayer un chemin jusqu’en bas. Trop raide, trop touffu, trop glissant…et trop paniquee pour faire demi-tour.
Tel un hobbit desespere de revoir un jour son village, je m’assis sur les rails et tentai de retrouver mes esprits. Pas question non plus de retraverser le premier pont en etat de panique.. Quand j’apercois un homme et une petite baraque a mi-hauteur entre la route et moi. Je l’interpelle et il me montre du doigt par ou me frayer un chemin, puis m’aide a rejoindre la route. Jamais le contact du bitume ne m’a apporte un tel reconfort.
Plus tard, dans le bus me ramenant a mon logis, je repensais a cet homme qui m’avait propose de le rejoindre “a cause des chiens plus bas”. Dans d’autres circonstances, en pleine foret, il ne m’aurait peut-etre pas inspire confiance.. La, il etait mon sauveur. (C’etait lui ou les chiens.) Il y avait effectivement une maison avec des chiens. C’etait chez lui. Sa femme nous voyant arriver, s’enquit de ce petit lutin de la foret et voulu m’inviter a prendre un the pour me remettre de mes emotions. D’habitude, j’aurais accepte avec plaisir, mais a ce moment la, une seule chose comptait: toucher la terre ferme, ou plutot le bitume et m’assurer que ma ligne de vie avait retrouve son optimisme. Premier pont:.

le plan du chef







