Bonjour,
je projette d'aller en Inde en moto. Pour y aller j'aimerais passer par l'Iran et le sud du Pakistan (Karachi).
Est-ce que quelqu'un a passé par là récemment? Sur le Forum on trouve beaucoup de récits, mais qui commencent malheureusement à dater ou alors ce sont des récits de voyageurs qui l'on fait dans l'autre sens.
Je suis OK avec les visas et le CDP, j'aimerais juste avoir des infos sur les routes, l'ambiance (safe? accueillant? kidnapping? bakchich?...)
Merci d'avance pour votre aide!
Bonjour à tous,
Je recherche quelqu'un de calé sur le pakistan.
Je compte me rendre sur la kkh en juillet 2007 et faire une boucle sur Shandur pour le festival de polo.
On m'a conseillé de passer par peshawar et de remonter à Shandur en passant par Chitral (route qui longe l'afghanistan).
Est-ce que c'est safe ?
Je peux aussi remonter la kkh jusqu'à gilgit puis bifurquer à l'ouest vers Shandur.
Qu'est ce qui vaut mieux ? La partie Islamabaad-Gilgit est-elle superbe ? Est-ce que je rate quelque chose? Ou est-ce que je gagne à passer par Peshawar ?
Quelle est la situation à Peshawar ? je suis pas super rassuré. A quoi ressemble la route jusqu'à Chitral ?
Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
Merci d'avance !!
Nico
Je recherche quelqu'un de calé sur le pakistan.
Je compte me rendre sur la kkh en juillet 2007 et faire une boucle sur Shandur pour le festival de polo.
On m'a conseillé de passer par peshawar et de remonter à Shandur en passant par Chitral (route qui longe l'afghanistan).
Est-ce que c'est safe ?
Je peux aussi remonter la kkh jusqu'à gilgit puis bifurquer à l'ouest vers Shandur.
Qu'est ce qui vaut mieux ? La partie Islamabaad-Gilgit est-elle superbe ? Est-ce que je rate quelque chose? Ou est-ce que je gagne à passer par Peshawar ?
Quelle est la situation à Peshawar ? je suis pas super rassuré. A quoi ressemble la route jusqu'à Chitral ?
Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
Merci d'avance !!
Nico
Bonjour
Je voudrais traverser le moyen orient par la route de Istanbul a Darjeeling a partir de septembre.Je pense obtenir tout les visas assez facilement meme le visa iranniens que l'on peut avoir a Trabzon, par contre je ne sais pas du tout comment avoir le visa pakistanais!!!Soit j'essaye de l'avoir a Paris mais c'est tres compliqué on dirait soit je peux l'avoir en route c'est a dire en Turquie , Georgie, Armenie, ou Iran. Quelqu'un aurait il des infos a ce sujet??
Je pense qu'il y a moyen a Ankara mais personne ne me l'a confirmé...Ce voyage est tres important pour moi, je suis preneur de n'importe quelle infos a ce sujet .Merci d'avance
Bonjour,
Je prévois de me rendre quelques jours à Lahore (depuis Amristar) au mois d'aout prochain. Est-il possible d'avoir des infos (les plus actuelles possibles) sur les conditions de sécurité là-bas? Est-il vraiment risqué de séjourner dans ce secteur? (ce n'est pas Karachi ou peshawar tout de même...!?) Je suppose qu'il faut contacter l'ambassade française dès que l'on entre sur le territoire pour signaler notre présence?
Merci pour vos réponses.
Je prévois de me rendre quelques jours à Lahore (depuis Amristar) au mois d'aout prochain. Est-il possible d'avoir des infos (les plus actuelles possibles) sur les conditions de sécurité là-bas? Est-il vraiment risqué de séjourner dans ce secteur? (ce n'est pas Karachi ou peshawar tout de même...!?) Je suppose qu'il faut contacter l'ambassade française dès que l'on entre sur le territoire pour signaler notre présence?
Merci pour vos réponses.
Mes infos pratiques Pakistan
1 euro = entre 115 et 122 roupies (avril-mai-juin 2012)
sachant que je voyage avec des budgets serrés, il va de soi que ces infos intéresseront davantage ceux qui n'ont pas de gros moyens.
PTDC : c'est l'office du tourisme pakistanais. Pas très nerveux mais très utile car il offre des plans gratuits des villes, régions et du pays. Dans toutes les grandes villes (Quetta, Lahore, Islamabad etc....et aux points frontières Sost (Chine) et Wagah (Inde)
TRANSPORT Padag-Quetta 300 rps Quetta-Lahore 1220 rp en classe economy Jaffar Express (le seul train qui fait la liaison Quetta-Lahore). départ à 9h. Réserver à l'avance. Lahore-Islamabad 650 rp Niazi Bus Islamabad-Abbotabad 160 rp minibus Toyota Abbotabad-Manserah 40 rp minibus Manserah-Chilas 950 rp le bus part à 11h00 devant l'hôtel Pakistan. Sortir de la gare routière, tourner sur la gauche et marcher durant 200-300m, coté gauche de la rue. Chilas-Gilgit 300rp attendre devant la gare routière et demander aux bus/minibus si ils vont à Gilgit Gilgit-Mastuj 800 rp bus Natco un seul bus par jour qui part entre 6h30-7h00 (12h de trajet) Mastuj-Chitral 300 rp landcruiser départ à 7h00 (4h de trajet) Chitral-Bumburet 120 rp jeep (2h de trajet) Gilgit-Karimabad 220rp minibus (à côté du bazar proche de Clock Tower) Aliabad-Minapin 100 rp minibus Bateau lac Attabad 300 rp Débarcadère-Passu le juste prix est 100 rp éviter la mafia des taxis qui demandent 1000 rp. Aller à Golmit et demander un minibus ou un véhicule allant sur Passu Passu-Sost 200rp dans la benne d'un camion chargé de bois. Le minibus coûte 250rp Sost-Tashkurgan 2600 rp bus Natco
LOGEMENT Quetta : Bloom Star 1000 rp gde chambre simple avec salle de bain rue perpendiculaire à Jinnah Road près du Muslim Hotel . Préférer Al Naem Hotel sur Jinnah Road moins cher Lahore : Regale Inn 200 rp lit en dortoir. free wifi. Cuisine. Frigo. Machine à laver et docteur(le fils de Malick). Pour moi la meilleure guesthouse du Pakistan, la moins chère et la plus conviviale. A ne pas confondre avec Lahore Backpackers. Un mot sur cette guesthouse, j'ai rencontré le soit disant responsable au PTDC de Wagah, non seulement il s'est permis de dire du mal du Regale Inn mais il a essayé de m'arnaquer avec un Rickshaw. Aussi leur carte de visite n'est pas nette quant à leur emplacement afin de rabattre les voyageurs vers Lahore Backpackers au lieu du Regale Inn. Il faut savoir qu'elles sont distantes de quelques centaines de mètres. Lahore Backpackers est au dessus du Subway. Regale Inn est dans la petite ruelle où se trouve le fleuriste sur la droite et le supermarché sur la gauche. Islamabad : Simara Hôtel 1000 rp chambre avec TV et salle de bain. A Sitara Market. D'autres hôtels sont moins chers dans le quartier. Abbotabad : Al Zahra Hôtel 600 rp grande chambre avec salle de bain et TV. A côté de la gare routière. Gilgit : Madina Inn 250 rp lit en dortoir 590 rp chambre double. Grand jardin. internet payant et nourriture chère. Mastuj : Tourist Garden Inn 200 rp pour un lit. 100 rp pour le diner. Chitral : Al Farooq Hotel 300 rp chambre simple Bumburet Kalash vallée : Kalash Guesthouse je déconseille. Préferez les hôtels le long de la route. Karimabad : Old Hunza Inn 400 rp la chambre double avec salle de bain. Situé à Zero Point au même endroit que le Karimabad Inn et Haider Inn, Ces trois guesthouses se valent question prix et accueil. Minapin : 250 rp le lit avec salle de bain attachée. Diner 100 rp. Déjeuner 30 rp. excellent souvenir. Passu : Passu Inn 600 rp la chambre double avec eau chaude. Accueil pas terrible. La nourriture est chère. Mon 1er choix le Passu Peak Inn était fermé.
Dans la plupart des guesthouses citées ci dessus, les gens du staff ou l'entourage sont très dévoués pour informer sur ce qu'il y a à visiter dans le coin et les justes prix.
carnet fragments de voyage d'Istanbul à Jakarta par la route Pakistan l'arrivée à Taftan Route 50 Baloutchistan entre Taftan et Quetta Quetta Jaffar express Quetta-Lahore Lahore En route pour le nord sur la KKH Mastuj-Chitral Kalash Valley province de Khyber-Pakhtunkwa chaine de l'Hindu Kush Retour sur la Karakorum Highway Hunza Vallée Derniers jours au Pakistan. Un passage frontière qui restera dans les annales
1 euro = entre 115 et 122 roupies (avril-mai-juin 2012)
sachant que je voyage avec des budgets serrés, il va de soi que ces infos intéresseront davantage ceux qui n'ont pas de gros moyens.
PTDC : c'est l'office du tourisme pakistanais. Pas très nerveux mais très utile car il offre des plans gratuits des villes, régions et du pays. Dans toutes les grandes villes (Quetta, Lahore, Islamabad etc....et aux points frontières Sost (Chine) et Wagah (Inde)
TRANSPORT Padag-Quetta 300 rps Quetta-Lahore 1220 rp en classe economy Jaffar Express (le seul train qui fait la liaison Quetta-Lahore). départ à 9h. Réserver à l'avance. Lahore-Islamabad 650 rp Niazi Bus Islamabad-Abbotabad 160 rp minibus Toyota Abbotabad-Manserah 40 rp minibus Manserah-Chilas 950 rp le bus part à 11h00 devant l'hôtel Pakistan. Sortir de la gare routière, tourner sur la gauche et marcher durant 200-300m, coté gauche de la rue. Chilas-Gilgit 300rp attendre devant la gare routière et demander aux bus/minibus si ils vont à Gilgit Gilgit-Mastuj 800 rp bus Natco un seul bus par jour qui part entre 6h30-7h00 (12h de trajet) Mastuj-Chitral 300 rp landcruiser départ à 7h00 (4h de trajet) Chitral-Bumburet 120 rp jeep (2h de trajet) Gilgit-Karimabad 220rp minibus (à côté du bazar proche de Clock Tower) Aliabad-Minapin 100 rp minibus Bateau lac Attabad 300 rp Débarcadère-Passu le juste prix est 100 rp éviter la mafia des taxis qui demandent 1000 rp. Aller à Golmit et demander un minibus ou un véhicule allant sur Passu Passu-Sost 200rp dans la benne d'un camion chargé de bois. Le minibus coûte 250rp Sost-Tashkurgan 2600 rp bus Natco
LOGEMENT Quetta : Bloom Star 1000 rp gde chambre simple avec salle de bain rue perpendiculaire à Jinnah Road près du Muslim Hotel . Préférer Al Naem Hotel sur Jinnah Road moins cher Lahore : Regale Inn 200 rp lit en dortoir. free wifi. Cuisine. Frigo. Machine à laver et docteur(le fils de Malick). Pour moi la meilleure guesthouse du Pakistan, la moins chère et la plus conviviale. A ne pas confondre avec Lahore Backpackers. Un mot sur cette guesthouse, j'ai rencontré le soit disant responsable au PTDC de Wagah, non seulement il s'est permis de dire du mal du Regale Inn mais il a essayé de m'arnaquer avec un Rickshaw. Aussi leur carte de visite n'est pas nette quant à leur emplacement afin de rabattre les voyageurs vers Lahore Backpackers au lieu du Regale Inn. Il faut savoir qu'elles sont distantes de quelques centaines de mètres. Lahore Backpackers est au dessus du Subway. Regale Inn est dans la petite ruelle où se trouve le fleuriste sur la droite et le supermarché sur la gauche. Islamabad : Simara Hôtel 1000 rp chambre avec TV et salle de bain. A Sitara Market. D'autres hôtels sont moins chers dans le quartier. Abbotabad : Al Zahra Hôtel 600 rp grande chambre avec salle de bain et TV. A côté de la gare routière. Gilgit : Madina Inn 250 rp lit en dortoir 590 rp chambre double. Grand jardin. internet payant et nourriture chère. Mastuj : Tourist Garden Inn 200 rp pour un lit. 100 rp pour le diner. Chitral : Al Farooq Hotel 300 rp chambre simple Bumburet Kalash vallée : Kalash Guesthouse je déconseille. Préferez les hôtels le long de la route. Karimabad : Old Hunza Inn 400 rp la chambre double avec salle de bain. Situé à Zero Point au même endroit que le Karimabad Inn et Haider Inn, Ces trois guesthouses se valent question prix et accueil. Minapin : 250 rp le lit avec salle de bain attachée. Diner 100 rp. Déjeuner 30 rp. excellent souvenir. Passu : Passu Inn 600 rp la chambre double avec eau chaude. Accueil pas terrible. La nourriture est chère. Mon 1er choix le Passu Peak Inn était fermé.
Dans la plupart des guesthouses citées ci dessus, les gens du staff ou l'entourage sont très dévoués pour informer sur ce qu'il y a à visiter dans le coin et les justes prix.
carnet fragments de voyage d'Istanbul à Jakarta par la route Pakistan l'arrivée à Taftan Route 50 Baloutchistan entre Taftan et Quetta Quetta Jaffar express Quetta-Lahore Lahore En route pour le nord sur la KKH Mastuj-Chitral Kalash Valley province de Khyber-Pakhtunkwa chaine de l'Hindu Kush Retour sur la Karakorum Highway Hunza Vallée Derniers jours au Pakistan. Un passage frontière qui restera dans les annales
Bonjour tout le monde ! Bonne Année !!!
Voilà la question. On nous a offert dernièrement un poste à Islamabad et j'aimerais connaître les impressions de ceux qui connaissent bien le Pakistan. À prime abord, on a refusé net sec (expression québecoise). Un an au Koweït nous avait déjà donné une impression d'éloignement mais surtout d'ennui sans nom. Une amie qui a séjourné à Islamabad il y a quelques années nous avait fait un rapport plus que désagréable sur ses difficiles relations avec les Pakistanais. Elle se faisait harceler au marché et devait être accompagnée de son chauffeur en tout temps. Cependant je serais prête à tenter l'expérience volontiers si on me dit que c'est sécuritaire et vivable au quotidien. J'entends par là, que je ne périrai pas d'ennui et m'ouvrir les veines au bout de 6 mois. Question saugrenue sur les chiens. Ils sont les bienvenus au Pakistan ? Merci pour les bons tuyaux.
Alors salut et que tous vos projets de voyage se réalisent ! 

Bonsoir,
Je commence doucement à planifier de rejoindre la Chine en partant de France l'été/automne prochain (Europe orientale, Balkans, Turquie, Iran, Pakistan, Inde, Népal, Chine). En ce qui concerne la partie Iran - Pakistan, j'ai pu lire que le Balouchistan était une zone à éviter, d'autant plus que mon passage par la région devrait coincider avec des échéances électorales. Ne souhaitant pas prendre l'avion, je me suis renseigné sur les autres moyens d'éviter de trop m'attarder dans la région.
Il semble donc que j'ai le choix entre un bus direct entre Zahedan et Karachi ou éventuellement un ferry entre Chabahar et Gwadar. L'ouverture de cette ligne de ferry était annoncé comme imminente en 2004.
Y en a-t-il parmi vous qui l'ont emprunté depuis ?
Merci de vos réponses,
Romain.
Je commence doucement à planifier de rejoindre la Chine en partant de France l'été/automne prochain (Europe orientale, Balkans, Turquie, Iran, Pakistan, Inde, Népal, Chine). En ce qui concerne la partie Iran - Pakistan, j'ai pu lire que le Balouchistan était une zone à éviter, d'autant plus que mon passage par la région devrait coincider avec des échéances électorales. Ne souhaitant pas prendre l'avion, je me suis renseigné sur les autres moyens d'éviter de trop m'attarder dans la région.
Il semble donc que j'ai le choix entre un bus direct entre Zahedan et Karachi ou éventuellement un ferry entre Chabahar et Gwadar. L'ouverture de cette ligne de ferry était annoncé comme imminente en 2004.
Y en a-t-il parmi vous qui l'ont emprunté depuis ?
Merci de vos réponses,
Romain.
Salut!
voilà, nous sommes 2 filles seules de 20 ans, et on avait en tête de traverser l'Iran et le Pakistan pour aller en Inde.
Le fait dêtre 2 filles n'est-il pas problématique?
Passer au Pakistan par le Balouchistan n'est-il pas trop dangereux? Le Pakistan lui-même n'est-il pas réticent à l'égard des étrangers? (c ce que qquns mont dit)
Et enfin, y a-t-il une liaison en bateau d'Iran jusqua l'Inde?
merci
J'envisage d'aller au Pakistan, j'ai déja fait quelques séjour en inde (imachal pradesh) et je suis tenté par le côté pakistanai. Seul problème le Pakistan a mauvaise réputation en matière de sécurité et n'ayant rien d'un cow boy, je déteste les mésaventures. Quelqu'un pourraît-il me dire si les conditions pour voyager sont bonnes en tout cas pas du genre flippant. Y a-t-il un guide ou deux que je pourraît acheter en France? voire une carte routière? Merci de tout coeur et bonne année à tous !!!🙂
Bonjour à tous,
J'aurai aime savoir si la Route entre Zahedan et Quetta est vraiment risque actuellement? Je pars fin Septembre en Inde par la route et aimerai recolte des infos recentes sur cette zone du Baloutchistan.
Merci d'avance pour vos precieux renseignements,
Cordialement,
David.
J'aurai aime savoir si la Route entre Zahedan et Quetta est vraiment risque actuellement? Je pars fin Septembre en Inde par la route et aimerai recolte des infos recentes sur cette zone du Baloutchistan.
Merci d'avance pour vos precieux renseignements,
Cordialement,
David.
Bonjour,
En pleine préparation de voyage, je me pose quelques questions...
Quels sont les postes frontières ouverts entre l'Inde et le Pakistan ?
Qu'en est-il en matière de sécurité ?
Merci pour vos réponses.
Pierre
🙂
Bonjour,
On part à 2 motos depuis la France jusqu'en Inde en été 2014. Pour faire rapide à partir du Kirghiztan nous avons deux possibilités :
1 - Entrer en Chine (Kashgar) puis traverser tout le Tibet jusqu'à la fontière Népalaise ou 2 - Entrer en Chine à Kashgar puis passer au Pakistan pour emprunter la KKH qui nous amènera à Islamabad.
Nous hésitons sur l'itinéraire à emprunter pour les raisons suivantes :
Le prix : l'option 1 nous coute le triple (permis pour le tibet, 15 jours d'agence etc...) Le trajet : pour le Tibet, est-ce que ça ne va pas faire 2500km de route monotone dans des paysages plutot désolés sans grand interret pendant 15 jours ? La route Chine-Népal ne risque t-elle pas d'être difficile en fin de mousson (fin septembre/début octobre) Si option 2, la KKH ne serait-elle pas plus belle et intéressante ?
Si certains ont emprunté un de ces itinéraires, les infos m'intéressent !!! Merci
On part à 2 motos depuis la France jusqu'en Inde en été 2014. Pour faire rapide à partir du Kirghiztan nous avons deux possibilités :
1 - Entrer en Chine (Kashgar) puis traverser tout le Tibet jusqu'à la fontière Népalaise ou 2 - Entrer en Chine à Kashgar puis passer au Pakistan pour emprunter la KKH qui nous amènera à Islamabad.
Nous hésitons sur l'itinéraire à emprunter pour les raisons suivantes :
Le prix : l'option 1 nous coute le triple (permis pour le tibet, 15 jours d'agence etc...) Le trajet : pour le Tibet, est-ce que ça ne va pas faire 2500km de route monotone dans des paysages plutot désolés sans grand interret pendant 15 jours ? La route Chine-Népal ne risque t-elle pas d'être difficile en fin de mousson (fin septembre/début octobre) Si option 2, la KKH ne serait-elle pas plus belle et intéressante ?
Si certains ont emprunté un de ces itinéraires, les infos m'intéressent !!! Merci
Bonjour,
Nous partons en camping-car début septembre, et avons prévu de nous rendre en Inde en traversant la Turquie, l'Iran et le Pakistan.
Par contre, les visas pour le Pakistan n'étant plus délivrés actuellement, nous envisageons de mettre notre camping-car sur un cargo depuis Bandar-Abbas, jusqu'à Mumbay.
Quelqu'un aurait-il des infos, au niveau des compagnies, et des tarifs ?
Merci pour votre aide.
Salut !
Je suis allée porter ma demande de visa ce matin au consulat de Montréal et l'agent m'a gentiment conseillé d'enlever Gilgit de ma demande, à cause de la situation actuelle. Impossible pour les touristes d'avoir accès à la région et de rejoindre la Chine par la route.
Sans Gilgit, visa accordée en 48h. Sinon, demande envoyée à Islamabad (et qui sera refusée dans son entièreté).
Il y a possibilité de demander permission au Ministère de l'Intérieur à Islamabad et j'ose croire qu'en juillet, la situation sera réglée ! Point névralgique pour le tourisme !
Même situation en Europe ?
C
Je suis allée porter ma demande de visa ce matin au consulat de Montréal et l'agent m'a gentiment conseillé d'enlever Gilgit de ma demande, à cause de la situation actuelle. Impossible pour les touristes d'avoir accès à la région et de rejoindre la Chine par la route.
Sans Gilgit, visa accordée en 48h. Sinon, demande envoyée à Islamabad (et qui sera refusée dans son entièreté).
Il y a possibilité de demander permission au Ministère de l'Intérieur à Islamabad et j'ose croire qu'en juillet, la situation sera réglée ! Point névralgique pour le tourisme !
Même situation en Europe ?
C
bonjour,
est-ce que quelqu'un connait un moyen pour se rendre en inde en partant de l'iran? nous voulons traverser l'afghanistan et le pakistan durant notre voyage mais nous ne sommes pas certains d'etre acceptés a la frontière et nous cherchons l'itinéraire le moins risqué sans prendre l'avion.
est-il possible de faire du stop là-bas?
aide bienvenue 🙂
Bonjour bonjour,
Nous sommes actuellement en Turquie sur la route pour l'Inde. Si le consulat Iranien nous a donné nos visa avec un franc sourire, les autres semblent moins évidents. Suite a de nombreuses recherches ici et ailleurs sur le sujet, nous avons tenté de récupérer le visa Paki ici à Ankara mais la réponse de l'ambassade est formelle : "For foreigners : NO WAY !".
Certains disent que Teheran ne délivre AUCUN visa Paki... Du nouveau là dessus ?
On a aussi entendu sur la route qu'un visa de transit de 7 jours pour le Pakistan peut etre délivré au poste frontière de Taftan... Quelqu'un a-t-il des infos la dessus ?
Bref, si vous avez des infos - rassurantes - sur le sujet nous sommes preneurs... Merci tout plein, Edouard
PS : On hésite à partir par le Nord : kazakstan, Chine, Népal et Inde... Donc n'hésitez pas, on envisage tous les possibles (et le reste aussi).
Nous sommes actuellement en Turquie sur la route pour l'Inde. Si le consulat Iranien nous a donné nos visa avec un franc sourire, les autres semblent moins évidents. Suite a de nombreuses recherches ici et ailleurs sur le sujet, nous avons tenté de récupérer le visa Paki ici à Ankara mais la réponse de l'ambassade est formelle : "For foreigners : NO WAY !".
Certains disent que Teheran ne délivre AUCUN visa Paki... Du nouveau là dessus ?
On a aussi entendu sur la route qu'un visa de transit de 7 jours pour le Pakistan peut etre délivré au poste frontière de Taftan... Quelqu'un a-t-il des infos la dessus ?
Bref, si vous avez des infos - rassurantes - sur le sujet nous sommes preneurs... Merci tout plein, Edouard
PS : On hésite à partir par le Nord : kazakstan, Chine, Népal et Inde... Donc n'hésitez pas, on envisage tous les possibles (et le reste aussi).
1 mois au Pakistan, C’était GÉNIAL !
Un pays où le tourisme chinois, coréen et japonais est florissant. Du côté européen, 1 groupe de trekkeurs, et 2 individuels. C’est tout !
Nous étions 2 copines. Début janvier, achat du billet d’avion pour le Pakistan pour y passer un mois. Départ 31 juillet, retour 27 août avec une arrivée à Lahore et un départ d’Islamabad. Objectif : le nord du Pakistan.
Le visa : Pour entrer au Pakistan, il faut une invitation d’un pakistanais ou d’une agence française ou locale. Pour profiter au mieux de paysages et pouvoir s’arrêter où nous voulions, nous avions décidé de louer une voiture. Recherche de loueurs : nous n’avons pas trouvé de location sans chauffeur. Et j’ai envie de dire, avec du recul, aucun regret : notre chauffeur étant super, avec une parfaite connaissance du circuit que nous voulions faire. De plus, les routes sont souvent catastrophiques (en dehors des grands axes) et seules, nous aurions certainement renoncé à une bonne partie du périple !
Arrivée à Lahore où nous y avons passé 2 jours. Grande ville, bruyante à cause des motos mais avec une vieille ville très authentique. Pas de souci pour y passer 2 jours sans s’ennuyer (pourquoi pas 3). Et la population est accueillante, souriante. Une entrée en matière dans le pays très intéressante.
Puis nous avons pris un bus pour Islamabad. Nous n’avons pas du tout apprécié cette ville qui n’a aucune âme. Tracé au carré, avec des grands boulevards. Au centre de chaque quartier un centre commercial. Le seul intérêt : la mosquée.
C’est à Islamabad que nous avons été pris en charge par notre chauffeur. L’enjeu était de taille : il fallait s’entendre avec lui parce que 27 jours, cela peut être long avec quelqu’un avec qui il n’y a pas de complicité ! il nous a rapidement dit que nous étions des touristes « un peu spéciale » mais il s’est très vite adapté à nos attentes et à notre rythme. Le circuit avait été établi auparavant. Il a été respecté mais nous avons parfois modifié les étapes où nous avons dormi. Il faut le dire, c’est grâce à sa capacité d’adaptation, notre voyage a été formidable
cela commence mal, j'ai oublié les photos ! et maintenant, je ne sais pas les mettre en grand !
ISLAMABAD / CHILAS Journée longue. On a mis 5 h d’Islamabad pour arriver à l’intersection qui nous fasse rentrer dans la vallée de Kaghan. Route encombrée de voitures, camions… bruit, passage de villes sans intérêt. La vallée jusque Naran, je n’y ai pas trouvé d’intérêt, rien d’exceptionnel à mes yeux. Vallée fréquentée par les pakistanais qui viennent chercher la fraicheur et de Naran, faire la randonnée jusqu’au Glacier de Nanga Parbat. Après Naran, village touristique au milieu de la vallée, les paysages sont plus beaux. (Alors attention, à mes yeux car personnellement, je préfère les paysages arides. Donc sur mes photos, beaucoup de paysages arides. Ce qui ne veut pas dire que dans certains endroits il n’y a pas d’arbres mais comme je prends des photos pour me faire plaisir, de ce que j’aime, je fais peu de photos des paysages plus verts !) Au total, 12 h 30 de route !

Nous n’avons connu de Chilas que la rue principale le soir, pas vraiment animée, car nous sommes reparties le lendemain matin pour traverser le plateau de Diosai. Avec du recul, nous aurions dû prendre le temps le matin de marcher dans la petite ville et profiter de l’environnement).

CHILAS /ASTORE La vallée de Chilas, jusque l’embranchement d’Astore est superbe. Après, c’est une vallée très resserrée.


c'est l'occasion de voir nos premiers trucks pakistanais



Astore : une rue principale avec le bazar. Du monde le matin. Peu de contact et on fait vite le tour ! Mais en même temps, l’occasion d’observer la vie, les tenues. Et aucun touriste de quelques nationalités qu’ils soient.



Dans l’après-midi, nous sommes allés dans la vallée de Rama (c’est vert !). Quelques familles y vivent, l’occasion de belles rencontres.



à suivre....
Un pays où le tourisme chinois, coréen et japonais est florissant. Du côté européen, 1 groupe de trekkeurs, et 2 individuels. C’est tout !
Nous étions 2 copines. Début janvier, achat du billet d’avion pour le Pakistan pour y passer un mois. Départ 31 juillet, retour 27 août avec une arrivée à Lahore et un départ d’Islamabad. Objectif : le nord du Pakistan.
Le visa : Pour entrer au Pakistan, il faut une invitation d’un pakistanais ou d’une agence française ou locale. Pour profiter au mieux de paysages et pouvoir s’arrêter où nous voulions, nous avions décidé de louer une voiture. Recherche de loueurs : nous n’avons pas trouvé de location sans chauffeur. Et j’ai envie de dire, avec du recul, aucun regret : notre chauffeur étant super, avec une parfaite connaissance du circuit que nous voulions faire. De plus, les routes sont souvent catastrophiques (en dehors des grands axes) et seules, nous aurions certainement renoncé à une bonne partie du périple !
Arrivée à Lahore où nous y avons passé 2 jours. Grande ville, bruyante à cause des motos mais avec une vieille ville très authentique. Pas de souci pour y passer 2 jours sans s’ennuyer (pourquoi pas 3). Et la population est accueillante, souriante. Une entrée en matière dans le pays très intéressante.
Puis nous avons pris un bus pour Islamabad. Nous n’avons pas du tout apprécié cette ville qui n’a aucune âme. Tracé au carré, avec des grands boulevards. Au centre de chaque quartier un centre commercial. Le seul intérêt : la mosquée.
C’est à Islamabad que nous avons été pris en charge par notre chauffeur. L’enjeu était de taille : il fallait s’entendre avec lui parce que 27 jours, cela peut être long avec quelqu’un avec qui il n’y a pas de complicité ! il nous a rapidement dit que nous étions des touristes « un peu spéciale » mais il s’est très vite adapté à nos attentes et à notre rythme. Le circuit avait été établi auparavant. Il a été respecté mais nous avons parfois modifié les étapes où nous avons dormi. Il faut le dire, c’est grâce à sa capacité d’adaptation, notre voyage a été formidable
cela commence mal, j'ai oublié les photos ! et maintenant, je ne sais pas les mettre en grand !
ISLAMABAD / CHILAS Journée longue. On a mis 5 h d’Islamabad pour arriver à l’intersection qui nous fasse rentrer dans la vallée de Kaghan. Route encombrée de voitures, camions… bruit, passage de villes sans intérêt. La vallée jusque Naran, je n’y ai pas trouvé d’intérêt, rien d’exceptionnel à mes yeux. Vallée fréquentée par les pakistanais qui viennent chercher la fraicheur et de Naran, faire la randonnée jusqu’au Glacier de Nanga Parbat. Après Naran, village touristique au milieu de la vallée, les paysages sont plus beaux. (Alors attention, à mes yeux car personnellement, je préfère les paysages arides. Donc sur mes photos, beaucoup de paysages arides. Ce qui ne veut pas dire que dans certains endroits il n’y a pas d’arbres mais comme je prends des photos pour me faire plaisir, de ce que j’aime, je fais peu de photos des paysages plus verts !) Au total, 12 h 30 de route !

Nous n’avons connu de Chilas que la rue principale le soir, pas vraiment animée, car nous sommes reparties le lendemain matin pour traverser le plateau de Diosai. Avec du recul, nous aurions dû prendre le temps le matin de marcher dans la petite ville et profiter de l’environnement).
CHILAS /ASTORE La vallée de Chilas, jusque l’embranchement d’Astore est superbe. Après, c’est une vallée très resserrée.


c'est l'occasion de voir nos premiers trucks pakistanais



Astore : une rue principale avec le bazar. Du monde le matin. Peu de contact et on fait vite le tour ! Mais en même temps, l’occasion d’observer la vie, les tenues. Et aucun touriste de quelques nationalités qu’ils soient.



Dans l’après-midi, nous sommes allés dans la vallée de Rama (c’est vert !). Quelques familles y vivent, l’occasion de belles rencontres.



à suivre....
Bonjour,
Française installée depuis longtemps à Karachi (Pakistan), cherche à monter une "French" Boulangerie - Patisserie. (déja bien implantée dans le domaine de la restauration, sur place). Si vous connaissez des personnes motivées, curieuses et ouvertes, prêtes à tenter l'aventure, qu'elles me contactent. Merci
Française installée depuis longtemps à Karachi (Pakistan), cherche à monter une "French" Boulangerie - Patisserie. (déja bien implantée dans le domaine de la restauration, sur place). Si vous connaissez des personnes motivées, curieuses et ouvertes, prêtes à tenter l'aventure, qu'elles me contactent. Merci
Bonjour,
Je suis nouveau ici, je dois aller au Pakistan pendant 15 jours (du 7 au 20 novembre) mais j'hésite encore fortement.
Je dois aller exactement à Karachi pour une competition de snooker (billard), le championnat du Monde amateur. Nous serons logé dans l'hotel Arabian sea country club de Karachi. Mais j'ai tellement de gens autour de moi, des amis britanniques aussi pratiquant le meme sport, qui me disent qu'ils ont peur d'y aller que j'en ai crainte aussi moi meme. J'ai aussi une femme et une petite fille de 2 ans que je vais laisser à la maison pendant 15 jours donc plusieurs craintes, inquietudes et peurs me hantent.
Pouvez vous me dire quelle est la situation actuelle à Karachi?
Quelle sécurité?? Ils parlent déjà de nous mettre un bureau d'accueil à l'aéroport et une navette protégée pour nous amener à l'hotel!!! Vous voyez un peu les craintes que tout le monde a déjà avant de partir!!!! Ce n'est pas rassurant!!
Ensuite, l'aeroport ok mais après, la navette de toursites lancée sur les routes pour joindre l'hotel???
Bref, tout ça est plutot inquiétant!!
J'attend vos réponses avec impatience, merci.
Bonjour à tous,
Je serai aux environs du mois d'octobre 2008 au Pakistan; pour ceux qui connaissent ce pays, quel itinéraire me conseilleriez-vous sachant que j'entrerai dans le pays depuis l'Iran, et que je pense y passer 2 à 3 semaines,
merci,
Je serai aux environs du mois d'octobre 2008 au Pakistan; pour ceux qui connaissent ce pays, quel itinéraire me conseilleriez-vous sachant que j'entrerai dans le pays depuis l'Iran, et que je pense y passer 2 à 3 semaines,
merci,
Bonjour,
Je pars en Inde le mois prochain avec mon copain, et nous souhaiterions y aller en voiture. J'ai déjà lu quelques témoignages, j'en recherche de plus récents pour en savoir plus sur la situation au Pakistan et l'éventuel danger actuel de le traverser. Si quelqu'un a également une idée du budget essence jusqu'en Inde, je suis preneuse! Merci à tous
Je pars en Inde le mois prochain avec mon copain, et nous souhaiterions y aller en voiture. J'ai déjà lu quelques témoignages, j'en recherche de plus récents pour en savoir plus sur la situation au Pakistan et l'éventuel danger actuel de le traverser. Si quelqu'un a également une idée du budget essence jusqu'en Inde, je suis preneuse! Merci à tous
Quel est le temps de visite(maximum, options de prolongation) attribué à quelqu'un ayant un visa touristique pour le Pakistan.
Un visa en provenance de l'Iran.
merci
Bonjour à tous!!
Voila je compte partir pour fin janvier 2011 direction le Pakistan, Iran, Irak, Syrie, Liban, Jordanie, Israel et Palestine, Egypte, Soudan, Éthiopie, Somalie, Kenya, Rwanda, Ouganda.
Jai quelques petites question concernant ce voyage...
1/ Le Pakistan..Je suis parti en Asie l'année derniére et suis rentre en France au mois d'Aout 2010..Je mettais juré de ne plus regarde les infos..Malheureusement, du fait que mon pere ecoute sans cesse la télé je suis tombé dessus...Et bien sur toujours les memes choses..TERRORISME, ALQUAIDA, notre cher ami OUSSAMA..lol Bref, si certaines personnes sont allés au Pakistan recement, je voulais savoir comment etait la situation laba??Est ce vraiment dangereux..Biensur il y a les talibans...Mais 50 000 talibans, pour des millions de pakistanais..Jme dis que le taux de pourcentage est faible pour qu il puisse ce passer quelque chose.. Le probleme cest qu'en se moment cest un peu freestyle pour les talibans..Ils ont pas lair content et les atentas se multiplient... Quels sont les coins a éviter et quels sont ceux ou aller??
2/ Israel..Est il possible de rentrer dans Gaza??Pour etre franc Israel meme ne minterresse pas..Mais les Palestiniens eux minterresse.Ai je besoin de quelque chose en particulier pour y rentrer??
3/ Afrique de l'Est..Si des personnes y sont allés jattend vos impressions et vos conseils!!!
Merci a vous!!!
Jai quelques petites question concernant ce voyage...
1/ Le Pakistan..Je suis parti en Asie l'année derniére et suis rentre en France au mois d'Aout 2010..Je mettais juré de ne plus regarde les infos..Malheureusement, du fait que mon pere ecoute sans cesse la télé je suis tombé dessus...Et bien sur toujours les memes choses..TERRORISME, ALQUAIDA, notre cher ami OUSSAMA..lol Bref, si certaines personnes sont allés au Pakistan recement, je voulais savoir comment etait la situation laba??Est ce vraiment dangereux..Biensur il y a les talibans...Mais 50 000 talibans, pour des millions de pakistanais..Jme dis que le taux de pourcentage est faible pour qu il puisse ce passer quelque chose.. Le probleme cest qu'en se moment cest un peu freestyle pour les talibans..Ils ont pas lair content et les atentas se multiplient... Quels sont les coins a éviter et quels sont ceux ou aller??
2/ Israel..Est il possible de rentrer dans Gaza??Pour etre franc Israel meme ne minterresse pas..Mais les Palestiniens eux minterresse.Ai je besoin de quelque chose en particulier pour y rentrer??
3/ Afrique de l'Est..Si des personnes y sont allés jattend vos impressions et vos conseils!!!
Merci a vous!!!
Bonjour a toutes et a tous,
Nous sommes actuellement en Inde et nous devrions traverser le Pakistan d ici la fin du mois d août!!!! Est ce que des membres auraient des informations fiable quand a la traversée du Pakistan? Je sais que ma question n'est pas très bien venue sachant que des milliers des gens sont sans abris et que autant meurent de faim et de soif. Mais je n ai pas réussi a trouver des infos sur le net pour savoir si les routes étaient praticables a certain endroit donc je demande votre aide. Nous devons absolument prendre une décision a savoir, soi traverser la pays soit retourner a bombay et mettre la 4L dans un bateau pour la France mais ça serrait tellement dommage d arrêter le voyage maintenant!
Nous sommes preneur de toutes les infos....
Voila notre blog pour ceux et celles qui voudraient voyager un peu plus...:http://sur-la-route-de-soi.over-blog.com/
A bientot...
clement et leonore
Nous sommes actuellement en Inde et nous devrions traverser le Pakistan d ici la fin du mois d août!!!! Est ce que des membres auraient des informations fiable quand a la traversée du Pakistan? Je sais que ma question n'est pas très bien venue sachant que des milliers des gens sont sans abris et que autant meurent de faim et de soif. Mais je n ai pas réussi a trouver des infos sur le net pour savoir si les routes étaient praticables a certain endroit donc je demande votre aide. Nous devons absolument prendre une décision a savoir, soi traverser la pays soit retourner a bombay et mettre la 4L dans un bateau pour la France mais ça serrait tellement dommage d arrêter le voyage maintenant!
Nous sommes preneur de toutes les infos....
Voila notre blog pour ceux et celles qui voudraient voyager un peu plus...:http://sur-la-route-de-soi.over-blog.com/
A bientot...
clement et leonore
Bonjour à tous,
Nous partons le 10 août pour un petit tour du monde en famille et en camping-car. Je viens de recevoir nos visas pour l'Inde et vais donc pouvoir demander ceux du Pakistan et de l'Iran.
Or pour le Pakistan, il nous faut une réservation d'hôtel (ou je crois une adresse de logement). Mais nous comptons dormir dans notre camping-car forcément.
POurriez-vous m'indiquer les coordonnées d'un hôtel qui accepterait de nous donner une fausse résa, ou une résa pour dormir sur son parking ?
S'il y a des Pakistanais ou amoureux du Pakistan sur le forum et je serais ravie aussi d'avoir des informations, pistes, conseils et échanges, même si c'est plutôt mon mari qui gère l'itinéraire et les visites (nous arrivons par l'Iran et allons vers l'Inde et entrerons au Pakistan vers le mois de novembre je crois).
Nous nous réjouissons de visiter ce pays,
Merci,
Thérèse et sa famille
La plus haute altitude: Mont Kanamo, Inde, 2011
24/9/2011 Je me trouve à Kibber, au Spiti, 4270 mètres. Je randonne déjà au Ladakh, puis au Spiti depuis un mois. Je suis complètement accoutumé à la haute altitude. Il fait très beau, pas trop froid, j'ai passé la nuit dans une guest house à Kibber, un village authentique dans un cirque plutôt sec, brun. Après le petit déjeuner chapatis omelette, je pars à 8 heures. En fait, je projette une traversée vers les villages de Langza et Komik mais je ne possède pas de carte détaillée. Je coupe dans les champs déjà récoltés, en cote, pour rejoindre la mauvaise piste vers le hameau de Gete, quelques maisons éparpillées, je vois un groupe de bharals (aussi appelés moutons bleus, abondants dans l'Himalaya indien), je me détourne au sommet des falaises pour la vue sur la vallée principale et le monastère de Kyi juste en contrebas. Je reprends la piste qui tourne vers un petit col puis redescend un peu vers un autre hameau en contrebas, mais je prends à gauche sur une piste en construction, plus tard je rencontre 6 ouvriers, ils ne se fatiguent pas trop. Vers le Sud, juste en face, je vois les vastes alpages de Langza ... pas loin, mais au milieu il y a la profonde entaille des gorges de la Shila. 3 heures 30 de marche déjà, je monte sur une petite butte pour voir l'itinéraire mais non, les gorges sont infranchissables ici, et en amont aussi. J'en profite pour manger le casse croute, pain confiture. Je ne regrette pas, très beau panorama avec le Chau Chau Kang Nilda, 6300 mètres, je décide de continuer un circuit pour revenir à Kibber par un col sur la crête plus à l'Est. La piste se termine, à un campement d'été avec des canaux d'irrigation, déserté fin septembre. Un sentier maintenant monte franchement vers le col, je suis en forme. En arrivant à un petit replat, je tombe sur 3 loups, pour le première fois dans l'Himalaya, je n'en ai vu que dans le parc national Denali en Alaska ! Ils sont aussi surpris que moi et ils s'enfuient. J'atteins le col à 4800 ou 4900 mètres et là, le mont Kanamo, 5975 mètres est proche, semble facile, c'est trop tentant. Je fais face quand même à une difficulté, le manque d'eau. Je dois trouver un camp qui en dispose sans trop redescendre. Je longe plus ou moins la crête vers l'Est vers un deuxième col, puis dans les éboulis vers un troisième col. Enfin la chance me souris, je vois un ruisseau plus bas dans la petite vallée vers le Sud . C'est un excellent camp, même un peu d'herbe, les yaks broutent ici en été. Le temps devient froid et nuageux, je mets mes vêtements chauds. Je cuisine du spaghetti au fromage sous le double toit, je lis un peu, avant 7 heures je suis couché.
25/9 Je ne dors pas très bien, j'ai plutôt trop chaud dans le sac de couchage. Lever à 5 heures 50. La tente est couverte de givre, il y a de la glace dans les gourdes mais le ruisseau coule. Pain confiture et grande tasse de Nescafe. Je pars à 6 heures 45, 35 minutes au col et je cache le gros de mes affaires sous des pierres. Je monte des éboulis raides sur une vague trace en 45 minutes jusqu'à une crête plus facile. Je me sens très bien, l'altitude ne me gêne pas. Je ne fais aucun arrêt. Je monte dans des éboulis très raides, mais stables, sur un épaulement, un peu de neige sur le haut, sans difficultes. En 2 heures 15 depuis le col, je rejoins l'extrémité de l'arrête sommitale du mont Kanamo, à environ 5900 mètres, avec un cairn et des drapeaux à prière, j'ai battu mon record d'altitude. J'ai bien mérité quelques biscuits. Mais le vrai sommet reste inaccessible pour moi, il faut longer la crête étroite et glacée, des crampons seraient nécessaires. En plus, un vent glacé souffle très fort, je ne peux pas rester. Je profite juste un peu de la vue des sommets dechiquetes et du glacier à l'arrière, avec une corniche. La descente ne présente aucune difficulté, même hors sentier, je passe par un petit lac bleu, je ne rencontre personne avant Kibber, bien un renard. Je peux me reposer au Norling Homestay, pas d'eau chaude mais à part cela confortable. Je reçois du the avec des biscuits, et le soir un dal bhat abondant. Je sors un peu dans le village, il semble n'y avoir qu'un seul autre touriste
26/9 À 8 heures 30 je prends le bus local pour Kaza.
A SUIVRE Prochain épisode: mon plus haut camp, au Pakistan. Merci de m'avoir lu.
24/9/2011 Je me trouve à Kibber, au Spiti, 4270 mètres. Je randonne déjà au Ladakh, puis au Spiti depuis un mois. Je suis complètement accoutumé à la haute altitude. Il fait très beau, pas trop froid, j'ai passé la nuit dans une guest house à Kibber, un village authentique dans un cirque plutôt sec, brun. Après le petit déjeuner chapatis omelette, je pars à 8 heures. En fait, je projette une traversée vers les villages de Langza et Komik mais je ne possède pas de carte détaillée. Je coupe dans les champs déjà récoltés, en cote, pour rejoindre la mauvaise piste vers le hameau de Gete, quelques maisons éparpillées, je vois un groupe de bharals (aussi appelés moutons bleus, abondants dans l'Himalaya indien), je me détourne au sommet des falaises pour la vue sur la vallée principale et le monastère de Kyi juste en contrebas. Je reprends la piste qui tourne vers un petit col puis redescend un peu vers un autre hameau en contrebas, mais je prends à gauche sur une piste en construction, plus tard je rencontre 6 ouvriers, ils ne se fatiguent pas trop. Vers le Sud, juste en face, je vois les vastes alpages de Langza ... pas loin, mais au milieu il y a la profonde entaille des gorges de la Shila. 3 heures 30 de marche déjà, je monte sur une petite butte pour voir l'itinéraire mais non, les gorges sont infranchissables ici, et en amont aussi. J'en profite pour manger le casse croute, pain confiture. Je ne regrette pas, très beau panorama avec le Chau Chau Kang Nilda, 6300 mètres, je décide de continuer un circuit pour revenir à Kibber par un col sur la crête plus à l'Est. La piste se termine, à un campement d'été avec des canaux d'irrigation, déserté fin septembre. Un sentier maintenant monte franchement vers le col, je suis en forme. En arrivant à un petit replat, je tombe sur 3 loups, pour le première fois dans l'Himalaya, je n'en ai vu que dans le parc national Denali en Alaska ! Ils sont aussi surpris que moi et ils s'enfuient. J'atteins le col à 4800 ou 4900 mètres et là, le mont Kanamo, 5975 mètres est proche, semble facile, c'est trop tentant. Je fais face quand même à une difficulté, le manque d'eau. Je dois trouver un camp qui en dispose sans trop redescendre. Je longe plus ou moins la crête vers l'Est vers un deuxième col, puis dans les éboulis vers un troisième col. Enfin la chance me souris, je vois un ruisseau plus bas dans la petite vallée vers le Sud . C'est un excellent camp, même un peu d'herbe, les yaks broutent ici en été. Le temps devient froid et nuageux, je mets mes vêtements chauds. Je cuisine du spaghetti au fromage sous le double toit, je lis un peu, avant 7 heures je suis couché.
25/9 Je ne dors pas très bien, j'ai plutôt trop chaud dans le sac de couchage. Lever à 5 heures 50. La tente est couverte de givre, il y a de la glace dans les gourdes mais le ruisseau coule. Pain confiture et grande tasse de Nescafe. Je pars à 6 heures 45, 35 minutes au col et je cache le gros de mes affaires sous des pierres. Je monte des éboulis raides sur une vague trace en 45 minutes jusqu'à une crête plus facile. Je me sens très bien, l'altitude ne me gêne pas. Je ne fais aucun arrêt. Je monte dans des éboulis très raides, mais stables, sur un épaulement, un peu de neige sur le haut, sans difficultes. En 2 heures 15 depuis le col, je rejoins l'extrémité de l'arrête sommitale du mont Kanamo, à environ 5900 mètres, avec un cairn et des drapeaux à prière, j'ai battu mon record d'altitude. J'ai bien mérité quelques biscuits. Mais le vrai sommet reste inaccessible pour moi, il faut longer la crête étroite et glacée, des crampons seraient nécessaires. En plus, un vent glacé souffle très fort, je ne peux pas rester. Je profite juste un peu de la vue des sommets dechiquetes et du glacier à l'arrière, avec une corniche. La descente ne présente aucune difficulté, même hors sentier, je passe par un petit lac bleu, je ne rencontre personne avant Kibber, bien un renard. Je peux me reposer au Norling Homestay, pas d'eau chaude mais à part cela confortable. Je reçois du the avec des biscuits, et le soir un dal bhat abondant. Je sors un peu dans le village, il semble n'y avoir qu'un seul autre touriste
26/9 À 8 heures 30 je prends le bus local pour Kaza.
A SUIVRE Prochain épisode: mon plus haut camp, au Pakistan. Merci de m'avoir lu.
Bonjour à tous,
Je suis actuellement en turquie, sur la route de l'inde avec ma voiture personnelle (une 2CV !!) Je dispose de tous les visas pour l'aller mais ca se complique pour le retour. En effet, le visa pour le pakistan que j'ai obtenu à paris ne débute pas à la date d'entrée dans le pays (comme je l'avais lu pourtant) mais à la date d'emission. Comptant rester 3 mois en inde, cela veut dire que mon visa paki sera invalide lors du retour.
Du coup et devant l'impossibilité d'obtenir un visa paki en inde (pour un francais tout du moins), je cherche d'autres possibilité. Notamment celle de prolonger mon visa lors de mon passage aller.
Du coup, j'ai plusieurs questions : - de combien de temps peut etre la prolongation (sachant que mon visa "aller" est déjà de 6 mois) ? - puis je faire la prolongation un mois avant la fin de validité ? - si j'obtiens une prolongation suffisante et sachant que mon visa "aller" est double entré, aurais je le droit de quitter le pays (pour aller en inde dont j'ai le visa) ?
Merci beaucoup pour vos réponses
Cordialement Guillaume Durieux
Je suis actuellement en turquie, sur la route de l'inde avec ma voiture personnelle (une 2CV !!) Je dispose de tous les visas pour l'aller mais ca se complique pour le retour. En effet, le visa pour le pakistan que j'ai obtenu à paris ne débute pas à la date d'entrée dans le pays (comme je l'avais lu pourtant) mais à la date d'emission. Comptant rester 3 mois en inde, cela veut dire que mon visa paki sera invalide lors du retour.
Du coup et devant l'impossibilité d'obtenir un visa paki en inde (pour un francais tout du moins), je cherche d'autres possibilité. Notamment celle de prolonger mon visa lors de mon passage aller.
Du coup, j'ai plusieurs questions : - de combien de temps peut etre la prolongation (sachant que mon visa "aller" est déjà de 6 mois) ? - puis je faire la prolongation un mois avant la fin de validité ? - si j'obtiens une prolongation suffisante et sachant que mon visa "aller" est double entré, aurais je le droit de quitter le pays (pour aller en inde dont j'ai le visa) ?
Merci beaucoup pour vos réponses
Cordialement Guillaume Durieux
Difficiles à résumer ! Il y en a tant de différentes et contradictoires.
D’abord on peut dire qu’il y a trois Pakistan:
Celui des montagnes: Gilgit, Chitral, Hunza. Celui de la NWFP(north-west frontier province) : Peshawr Rawalpindi, les pachtounes, en bref: l’Inde de Kipling. Et enfin celui de l’Inde musulmane: Lahore, Multan, Karachi, le Penjab. On pourrait y rajouter un quatrième : Islamabad, qui aux dires des pakistanis, est à 15 kms du...Pakistan !
Ce qui frappe d’abord c’est l’accueil et la gentillesse des gens !
Et puis souvent on a l’impression de faire un voyage dans le temps et dans l’Empire des Indes britanniques: l’armée, les sultans, les escortes militaires, les innombrables tasses de thés avec les autorités, les énormes registres où parfois on trouve des noms tels que Mountbatten, Churchill, Jinnah, Montgomery...
Aussi les gares: à Lahore, la gare ressemble à un mélange de St Pancras Station avec la gare d’Harry Potter...
Mais il n'y a pas que ce côté carte postale rétro: il y a la misère grandissante, l’enfermement des riches dans des guettos sécurisés, la corruption et la féodalisation grandissante. Les assassinats et les petits attentats journaliers dont on ne parle pas, les target-killings et parfois les assassinats de personnalités comme hier, le gouverneur du Penjab.
Il y a la religion omni-présente, les femmes omni-absentes.
Pour tenter de survivre dans ce monde très dur, le pakistanais devient de plus en plus égoïste et arrogant.
Car ici ce n’est pas facile tous les jours: les pénuries, les coupures de gaz, d’électricité, pas de chauffage ni d’eau chaude, les restrictions d’essence et les check-posts de la police et de l’armée qui rendent certains déplacements difficiles : par exemple dans l’enclave diplomatique qui est un véritable bunker... Sinon les paysages sont vraiment grandioses et les voyages super-intéressants, même si c’est souvent très fatiguant et parfois pas marrant, souvent je me retrouve à 20 h au lit.
Sans éléctricité le soir, que faire...? De plus y a rien à faire tout a été fermé: les cinémas, les centres culturels, les cercles étrangers, etc. et le peu qui reste ferme au soleil couchant.
Les trains sont bourrés comme en Inde (moins quand même) et les bus de Peshawar et de certaines villes font penser à l’Inde mais il paraît qu’en Inde les bus sont on ne peut plus standard et qu'il n'y a qu'au Pakistan qu’on trouve ce genre de bus super-décorés ... au point même que je me demande parfois comment le chauffeur voit-il encore la route ?
La grosse différence avec l’Inde, c’est qu’ici il y a très peu de touristes et il est vrai aussi que parfois certaines aventures avec la police, l’armée et les Talibs (ou pseudo-Talibs) sont à la limite du glauque...
Par contre les pakistanais ont une vision romantique de l’Inde, beaucoup plus que les occidentaux: presque aucun pakistani n’est jamais allé en Inde et ils n'en ont que la vision d’avant 47 conjuguée à celle de Bollywood ! Pour eux l’Inde est toujours celle des Maharajas et du British Raj : pauvre et sous-développée. Par contre l’Inde politique leur est très bien connue et est leur ennemie. Il est vrai aussi qu'une bonne partie des problèmes actuels du pays remontent à la partition en 47 et à la résolution de Lahore en 40 et surtout parce que Jinnah a refusé en bloc l’United Hindusthan.
Je pourrais continuer, je devrais continuer, mais j'ai trop froid que pour bien me concentrer...
L’Auberge Rouge pakisanaise. Souvenez-vous du film l’Auberge Rouge avec Fernandel : les années 1830, au sommet des Alpes, sur la route d’Italie. Un couple d’aubergistes infernaux détrousse les voyageurs descendus dans leur auberge, les assassinen, les découpent en morceaux et les servaent en repas à leur clientèle. Histoire vraie. Et bien, Ayubia et Khanaspur sont un peu, toutes proportions gardées, la vallée infernale de la NWFP: l’Auberge Rouge locale, si l’on peut dire ! Ecoutez l’histoire d’un voyageur (moi) arrivant, par un soir de tempête de neige, dans un petit village au milieu d’une épaisse forêt remplie de singes et de tigres...
Le bus venant d’Abbottabad le dépose au lieu-dit « Kosagali », vers 16 h, sous un ciel lourd de menaces... Le voyageur s’en va à pied: objectif Khanaspur, l’auberge de jeunesse de Khanaspur à 4 kms de là. Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Khanaspur est la plus ancienne auberge de jeunesse du Pakistan. Inaugurée en 1951 par Lord Mounbatten dans une ancienne résidence gouvernementale qui a servi au dit Lord de lieu secret de tractations avec Jinnah et Nerhu lors des pourparlers de 46-47. De Kosagali à Ayubia, 2 kms. D’Ayubia à Kosagali, encore deux autres kms... Le temps devenant de plus en plus incertain, le voyageur demande des renseignements à Ayubia, mal lui en prit : il est repéré. Les deux derniers kms, il les parcours dans la pénombre en compagnie d’un jeune garçon sympa du coin. Arrivés au bout de la route, apparaît enfin le bâtiment de l’auberge de jeunesse, plongé sous une épaisse couche de neige. Le gardien, qui avait été prévenu le matin de l’arrivée du voyageur n’était évidemment pas sur place. C’est alors que le garcon propose au voyageur de venir dans sa chaumière, mais le repas a déja été servi et il y a plus de 10 personnes dans l’unique pièce à se partager deux matelas... On se met donc en quête de trouver une auberge ouverte. Le village ne comporte qu’une unique rue, en temps normal cela ne doit pas poser de problèmes mais en pleine tempête de neige, dans le noir et entouré de loups, de singes et de tigres affamés, pas si facile ! Premièrement on entre au Islamabad café , un boui-boui où il n’y a plus rien à manger mais où les gens sont très chaleureux, ils me mettent en garde contre les gens de la vallée qu’ils trouvent mauvais, je n’y prends pas garde évidemment... Plus loin, on trouve une cuisine ouverte, on s’installe autour du feu. Ambiance fausse. On mange des légumes et un pain, une tasse de thé. Les hommes parlent beaucoup: de religion surtout… trop. Ils sont suspicieux sur ce voyageur solitaire qui arrive le soir, dans la tempête, et surtout qui n’est pas musulman ! Finalement, ils disent qu’il y a une chambre libre. Trop cher: ils profitent de la situation et demandent 1200 roupies pour une chambre qui n’en vaut pas 100 et 100 roupies pour un repas qui en vaut 30, je refuse : le garçon tente de leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas profiter de la situation et que c’est un devoir de l’Islam de porter assistance aux personnes égarées. Surprise, un vieux bonhomme répond que cela ne s’applique pas aux Chrétiens et nous met à la porte, dans la tempête. Le garçon me dit d’attendre car il va aller voir son père et trouver une solution. La tempête fait rage, il y a des éclairs maintenant et comme je n’ai pas de feu, les cris des loups se rapprochent. N’ayant plus de notion du temps, je pense que le jeune type s’est enfui lui aussi et ne veut pas m’aider (plus tard, j’apprendrai qu’il s’est écoulé 10 minutes seulement). Pris de panique, je cours sur la route et je crie : une porte s’ouvre, quelqu’un sort. Je lui explique la situation. Son anglais n’est pas bon mais il comprend qu’il y a un problème. Il m’emmène de l’autre côté de la rue dans une salle de restaurant où il y a trois Penjabis en train de manger à la lueur d’une lampe à gaz. Nouvelle explication. Ils me disent de ne pas m’en faire : l’hôtel appartient à un de leurs amis de Lahore et je peux passer la nuit là (sans payer) avant de décider si je veux rester dans la vallée ou rentrer à Islamabad avec eux. Ce sont de riches Penjabis de Lahore venus voir la tempête de neige ! Nuit froide sans chauffage ni éclairage. Au petit matin ils s’en vont vers Islamabad, je descends vers Khanaspur, je veux le voir ce fameux «hostel». Chemin faisant, je rencontre un des types de l’Islamabad Café, je lui explique la situation. Il est au courant et me dit qu’il est sorti vers 22 h pour me chercher mais qu’il a dû y renoncer car la tempête était trop violente. On chemine ensemble, il est gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver. Il me propose, s’il ne m’est pas possible de dormir à l’auberge, de passer la nuit chez lui. Visite de l’ « hostel » : cela ressemble à un cottage anglais abandonné. On entre : ni eau, ni électricité et surtout, tout est enseveli sous 50 cm de neige qui ne fondra qu’en mars ! On remonte vers Ayubia. Je dormirai chez Sohail. Chez lui non plus, pas d’eau, pas d’éléctricité, mais au moins, m’imaginais-je, les hôtels et les restos ne sont pas loin... Erreur, pas de nourriture disponible. Des biscuits, quelques naans et un petit fond de potée aux légumes. Il y a bien un hôtel en face qui a tout, mais ils refusent de servir si on ne prend pas une chambre. L’après-midi se passe : décor fabuleux de carte postale mais l’envers c’est… l’Auberge Rouge ! Le soir, on ne trouve rien à manger, Sohail me dit qu’il reçoit des messages lui disant de prendre garde à l’étranger et de ne pas l’héberger... Lui aussi me dit que certains habitants de la vallée, les natifs, sont mauvais vis-à-vis des étrangers et qu’ils ne voient que le profit, et de fait : cette vallée sert de cour de récréation aux nantis d’Islamabad et de Lahore pour qui 1000 roupies de plus ou de moins ne font pas la différence. Sohail est un garçon de 19 ans qui a des problèmes avec sa famille : ses parents ont divorcé et se sont remariés, et comme souvent en Islam, ils ont chassé les enfants du premier mariage. C’est un garçon intelligent et serviable, il aimerait quitter la vallée. Nuit sans histoire et sans manger, Sohail a bien tenté de faire des chapatis, mais le résultat n’étant pas... mangeable on s’est contenté de thé et de noisettes. Le matin: départ pour le carrefour, à deux kms de là, dans un paysage féérique, puis bus pour Murrée et Islamabad. Vallée maudite? Qui sait… en tout cas il y plane une drôle d’ombre! Le fantôme de Mountbatten et la malédiction de la Partition semblent avoir pris possession de cet endroit. L’Inde et le Kashemir divisés sont tout proches : Shimla l’ancienne capitale d’été du Raj, symbole de l’échec des négociations entre Nerhu et Jinnah, est juste de l’autre coté de la montagne, côté indien. Vallée maudite encore, digne d’un film d’épouvante, tous les ingrédients y sont : ail au dessus des fenêtres et des portes des maisons, gris-gris en abondance, loups et tigres, méfiance et préjugés ! Voilà bien une aventure digne d’une nouvelle de Kipling et de la NWFP. Pourtant cela c’est passé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011 !
L’histoire d’un voyageur espagnol.
La première fois que je l’ai rencontré, c’était à Gilgt, dans le nord du Pakistan. Il venait d’Inde et evait le look Hippie-dread des jeunes voyageurs à long terme dans ce pays. Ici, bien que le culture soit semblable, ça ne passe pas. Cela ne passe pas en pays Musulman ou l’aspect propre est primordial: d’ailleurs les locaux appellent ce look, le look taliban...c ‘est dire. En fait ce look est celui des pauvres, et ça ne passe pas avec les étrangers d’avoir un look de pauvre. Seul les afghans s’habillent comme cela, et les plus pauvres encore.
Je le rencontre à Gilgit, au mois de septembre. Au Madina Hotel, le point de rencontre de tous les trekkeurs de la région. Il n’a pas de plan précis, il est au Pakistan depuis plus de 4 mois. Il parle Urdu.
Quelques deux mois après, je le retrouve à Islamabad.
Il débarque hagard, le cheveux court et rasé de près, vers 10 h du soir au Tourist Campsite où je suis en compagnie d’un chinois désagréable. Il est stressé, il a peur. Petit à petit il me raconte son histoire.
Il a traversé à pied la vallée de Swat, région considéré comme à risque par la police. Un soir, au village de Mingora, la police l’arrête. Elle le soupçonne d’être taliban. Il passe un sale moment : on le tranfert de prisons en bunkers et finalement, au bout d’une semaine, il est libéré. Incroyable mais vrai. Et il n’est pas le seul à avoir fait cette expérience: depuis 2007 et l’attaque suicide du Marriot à Islamabad, une dizaines d’étrangers, principalement des Français, ont partagé le même sort. L’histoire d’un Français et d’une Chinoise ayant eu des déméles avec la police de Peshawar en 2009 est particulièrement célèbre. Celui-là aussi a passé quelques mois dans les geôles peshawaries...
Durant cet été 2010, un Français, que j’ai rencontré à Passu, Gilgit et Peshawar, à aussi gouté de la prison à Peshawar, après un petit voyage en Afganisthan. Quelle histoire...
De fait, malgré sa libération, notre voyageur espagnol est sous surveillance de la police et ne pourra finalement quitter le territoire que sous escorte de l’ambassade espagnole.
L’histoire de Mohammed Hassan...
Il y à un mois environ, à l’Auberge de Jeunesse d’Islamabad, arriv un homme qui écoute la radio toute la nuit. Il est incapable de dormir sans une radio collée à ses oreilles. Etant dans le lit au dessus de lui, au bout de la deuxième nuit, je me suis faché.assez fort, comme ceux qui me connaissent le savent... Cet homme, Mohammed Hassan, revient périodiquement à l’Auberge et écoute toujours sa radio, mais je ne suis plus dans la même chambre, donc pas de problèmes.
Le plus drôle dans cette histoire banale, somme toute, c’est qu’il fait partie de la famille (proche) du Premier Ministre Gilani. Et cela éclaire l’histoire sous un autre jour...
Il y a, ici au Pakistan, une émission comparable aux Guignols de l’Info, toute aussi désopilante. On y voit souvent le premier ministre en train de danser avec un air grâcieux, mais totalement inéfficace...il faut dire que la situation politique et le style des hommes politiques est assez proche de la situation en Belgique. On s’agite, on parle, on brasse de l’air...mais rien ne bouge, tout empire.
Cet après-midi, Mohammed Hassan était de retour à l’Auberge, et à profité du beau temps pour laver ses vêtements. Il était donc dans le jardin en train de danser avec son shalwar (pantalon très bouffant) afin de le faire sécher plus vite...tout comme dans les caricatures du Premier Ministre qu’on voit à la télé... on peut bien se demander ce que fait un proche du Premier Ministre dans une Auberge de Jeunesse à 100 roupies la nuit ?
Voila bien un gouvernement qui pourrait siéger en Belgique où les discussion inutiles de nos politiques, incapables de forlmer un gouvernement malgré deux élections successsives, paralysent le pays depuis 2006...avis aux di Rupo et autres de Wever.
D’abord on peut dire qu’il y a trois Pakistan:
Celui des montagnes: Gilgit, Chitral, Hunza. Celui de la NWFP(north-west frontier province) : Peshawr Rawalpindi, les pachtounes, en bref: l’Inde de Kipling. Et enfin celui de l’Inde musulmane: Lahore, Multan, Karachi, le Penjab. On pourrait y rajouter un quatrième : Islamabad, qui aux dires des pakistanis, est à 15 kms du...Pakistan !
Ce qui frappe d’abord c’est l’accueil et la gentillesse des gens !
Et puis souvent on a l’impression de faire un voyage dans le temps et dans l’Empire des Indes britanniques: l’armée, les sultans, les escortes militaires, les innombrables tasses de thés avec les autorités, les énormes registres où parfois on trouve des noms tels que Mountbatten, Churchill, Jinnah, Montgomery...
Aussi les gares: à Lahore, la gare ressemble à un mélange de St Pancras Station avec la gare d’Harry Potter...
Mais il n'y a pas que ce côté carte postale rétro: il y a la misère grandissante, l’enfermement des riches dans des guettos sécurisés, la corruption et la féodalisation grandissante. Les assassinats et les petits attentats journaliers dont on ne parle pas, les target-killings et parfois les assassinats de personnalités comme hier, le gouverneur du Penjab.
Il y a la religion omni-présente, les femmes omni-absentes.
Pour tenter de survivre dans ce monde très dur, le pakistanais devient de plus en plus égoïste et arrogant.
Car ici ce n’est pas facile tous les jours: les pénuries, les coupures de gaz, d’électricité, pas de chauffage ni d’eau chaude, les restrictions d’essence et les check-posts de la police et de l’armée qui rendent certains déplacements difficiles : par exemple dans l’enclave diplomatique qui est un véritable bunker... Sinon les paysages sont vraiment grandioses et les voyages super-intéressants, même si c’est souvent très fatiguant et parfois pas marrant, souvent je me retrouve à 20 h au lit.
Sans éléctricité le soir, que faire...? De plus y a rien à faire tout a été fermé: les cinémas, les centres culturels, les cercles étrangers, etc. et le peu qui reste ferme au soleil couchant.
Les trains sont bourrés comme en Inde (moins quand même) et les bus de Peshawar et de certaines villes font penser à l’Inde mais il paraît qu’en Inde les bus sont on ne peut plus standard et qu'il n'y a qu'au Pakistan qu’on trouve ce genre de bus super-décorés ... au point même que je me demande parfois comment le chauffeur voit-il encore la route ?
La grosse différence avec l’Inde, c’est qu’ici il y a très peu de touristes et il est vrai aussi que parfois certaines aventures avec la police, l’armée et les Talibs (ou pseudo-Talibs) sont à la limite du glauque...
Par contre les pakistanais ont une vision romantique de l’Inde, beaucoup plus que les occidentaux: presque aucun pakistani n’est jamais allé en Inde et ils n'en ont que la vision d’avant 47 conjuguée à celle de Bollywood ! Pour eux l’Inde est toujours celle des Maharajas et du British Raj : pauvre et sous-développée. Par contre l’Inde politique leur est très bien connue et est leur ennemie. Il est vrai aussi qu'une bonne partie des problèmes actuels du pays remontent à la partition en 47 et à la résolution de Lahore en 40 et surtout parce que Jinnah a refusé en bloc l’United Hindusthan.
Je pourrais continuer, je devrais continuer, mais j'ai trop froid que pour bien me concentrer...
L’Auberge Rouge pakisanaise. Souvenez-vous du film l’Auberge Rouge avec Fernandel : les années 1830, au sommet des Alpes, sur la route d’Italie. Un couple d’aubergistes infernaux détrousse les voyageurs descendus dans leur auberge, les assassinen, les découpent en morceaux et les servaent en repas à leur clientèle. Histoire vraie. Et bien, Ayubia et Khanaspur sont un peu, toutes proportions gardées, la vallée infernale de la NWFP: l’Auberge Rouge locale, si l’on peut dire ! Ecoutez l’histoire d’un voyageur (moi) arrivant, par un soir de tempête de neige, dans un petit village au milieu d’une épaisse forêt remplie de singes et de tigres...
Le bus venant d’Abbottabad le dépose au lieu-dit « Kosagali », vers 16 h, sous un ciel lourd de menaces... Le voyageur s’en va à pied: objectif Khanaspur, l’auberge de jeunesse de Khanaspur à 4 kms de là. Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Khanaspur est la plus ancienne auberge de jeunesse du Pakistan. Inaugurée en 1951 par Lord Mounbatten dans une ancienne résidence gouvernementale qui a servi au dit Lord de lieu secret de tractations avec Jinnah et Nerhu lors des pourparlers de 46-47. De Kosagali à Ayubia, 2 kms. D’Ayubia à Kosagali, encore deux autres kms... Le temps devenant de plus en plus incertain, le voyageur demande des renseignements à Ayubia, mal lui en prit : il est repéré. Les deux derniers kms, il les parcours dans la pénombre en compagnie d’un jeune garçon sympa du coin. Arrivés au bout de la route, apparaît enfin le bâtiment de l’auberge de jeunesse, plongé sous une épaisse couche de neige. Le gardien, qui avait été prévenu le matin de l’arrivée du voyageur n’était évidemment pas sur place. C’est alors que le garcon propose au voyageur de venir dans sa chaumière, mais le repas a déja été servi et il y a plus de 10 personnes dans l’unique pièce à se partager deux matelas... On se met donc en quête de trouver une auberge ouverte. Le village ne comporte qu’une unique rue, en temps normal cela ne doit pas poser de problèmes mais en pleine tempête de neige, dans le noir et entouré de loups, de singes et de tigres affamés, pas si facile ! Premièrement on entre au Islamabad café , un boui-boui où il n’y a plus rien à manger mais où les gens sont très chaleureux, ils me mettent en garde contre les gens de la vallée qu’ils trouvent mauvais, je n’y prends pas garde évidemment... Plus loin, on trouve une cuisine ouverte, on s’installe autour du feu. Ambiance fausse. On mange des légumes et un pain, une tasse de thé. Les hommes parlent beaucoup: de religion surtout… trop. Ils sont suspicieux sur ce voyageur solitaire qui arrive le soir, dans la tempête, et surtout qui n’est pas musulman ! Finalement, ils disent qu’il y a une chambre libre. Trop cher: ils profitent de la situation et demandent 1200 roupies pour une chambre qui n’en vaut pas 100 et 100 roupies pour un repas qui en vaut 30, je refuse : le garçon tente de leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas profiter de la situation et que c’est un devoir de l’Islam de porter assistance aux personnes égarées. Surprise, un vieux bonhomme répond que cela ne s’applique pas aux Chrétiens et nous met à la porte, dans la tempête. Le garçon me dit d’attendre car il va aller voir son père et trouver une solution. La tempête fait rage, il y a des éclairs maintenant et comme je n’ai pas de feu, les cris des loups se rapprochent. N’ayant plus de notion du temps, je pense que le jeune type s’est enfui lui aussi et ne veut pas m’aider (plus tard, j’apprendrai qu’il s’est écoulé 10 minutes seulement). Pris de panique, je cours sur la route et je crie : une porte s’ouvre, quelqu’un sort. Je lui explique la situation. Son anglais n’est pas bon mais il comprend qu’il y a un problème. Il m’emmène de l’autre côté de la rue dans une salle de restaurant où il y a trois Penjabis en train de manger à la lueur d’une lampe à gaz. Nouvelle explication. Ils me disent de ne pas m’en faire : l’hôtel appartient à un de leurs amis de Lahore et je peux passer la nuit là (sans payer) avant de décider si je veux rester dans la vallée ou rentrer à Islamabad avec eux. Ce sont de riches Penjabis de Lahore venus voir la tempête de neige ! Nuit froide sans chauffage ni éclairage. Au petit matin ils s’en vont vers Islamabad, je descends vers Khanaspur, je veux le voir ce fameux «hostel». Chemin faisant, je rencontre un des types de l’Islamabad Café, je lui explique la situation. Il est au courant et me dit qu’il est sorti vers 22 h pour me chercher mais qu’il a dû y renoncer car la tempête était trop violente. On chemine ensemble, il est gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver. Il me propose, s’il ne m’est pas possible de dormir à l’auberge, de passer la nuit chez lui. Visite de l’ « hostel » : cela ressemble à un cottage anglais abandonné. On entre : ni eau, ni électricité et surtout, tout est enseveli sous 50 cm de neige qui ne fondra qu’en mars ! On remonte vers Ayubia. Je dormirai chez Sohail. Chez lui non plus, pas d’eau, pas d’éléctricité, mais au moins, m’imaginais-je, les hôtels et les restos ne sont pas loin... Erreur, pas de nourriture disponible. Des biscuits, quelques naans et un petit fond de potée aux légumes. Il y a bien un hôtel en face qui a tout, mais ils refusent de servir si on ne prend pas une chambre. L’après-midi se passe : décor fabuleux de carte postale mais l’envers c’est… l’Auberge Rouge ! Le soir, on ne trouve rien à manger, Sohail me dit qu’il reçoit des messages lui disant de prendre garde à l’étranger et de ne pas l’héberger... Lui aussi me dit que certains habitants de la vallée, les natifs, sont mauvais vis-à-vis des étrangers et qu’ils ne voient que le profit, et de fait : cette vallée sert de cour de récréation aux nantis d’Islamabad et de Lahore pour qui 1000 roupies de plus ou de moins ne font pas la différence. Sohail est un garçon de 19 ans qui a des problèmes avec sa famille : ses parents ont divorcé et se sont remariés, et comme souvent en Islam, ils ont chassé les enfants du premier mariage. C’est un garçon intelligent et serviable, il aimerait quitter la vallée. Nuit sans histoire et sans manger, Sohail a bien tenté de faire des chapatis, mais le résultat n’étant pas... mangeable on s’est contenté de thé et de noisettes. Le matin: départ pour le carrefour, à deux kms de là, dans un paysage féérique, puis bus pour Murrée et Islamabad. Vallée maudite? Qui sait… en tout cas il y plane une drôle d’ombre! Le fantôme de Mountbatten et la malédiction de la Partition semblent avoir pris possession de cet endroit. L’Inde et le Kashemir divisés sont tout proches : Shimla l’ancienne capitale d’été du Raj, symbole de l’échec des négociations entre Nerhu et Jinnah, est juste de l’autre coté de la montagne, côté indien. Vallée maudite encore, digne d’un film d’épouvante, tous les ingrédients y sont : ail au dessus des fenêtres et des portes des maisons, gris-gris en abondance, loups et tigres, méfiance et préjugés ! Voilà bien une aventure digne d’une nouvelle de Kipling et de la NWFP. Pourtant cela c’est passé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011 !
L’histoire d’un voyageur espagnol.
La première fois que je l’ai rencontré, c’était à Gilgt, dans le nord du Pakistan. Il venait d’Inde et evait le look Hippie-dread des jeunes voyageurs à long terme dans ce pays. Ici, bien que le culture soit semblable, ça ne passe pas. Cela ne passe pas en pays Musulman ou l’aspect propre est primordial: d’ailleurs les locaux appellent ce look, le look taliban...c ‘est dire. En fait ce look est celui des pauvres, et ça ne passe pas avec les étrangers d’avoir un look de pauvre. Seul les afghans s’habillent comme cela, et les plus pauvres encore.
Je le rencontre à Gilgit, au mois de septembre. Au Madina Hotel, le point de rencontre de tous les trekkeurs de la région. Il n’a pas de plan précis, il est au Pakistan depuis plus de 4 mois. Il parle Urdu.
Quelques deux mois après, je le retrouve à Islamabad.
Il débarque hagard, le cheveux court et rasé de près, vers 10 h du soir au Tourist Campsite où je suis en compagnie d’un chinois désagréable. Il est stressé, il a peur. Petit à petit il me raconte son histoire.
Il a traversé à pied la vallée de Swat, région considéré comme à risque par la police. Un soir, au village de Mingora, la police l’arrête. Elle le soupçonne d’être taliban. Il passe un sale moment : on le tranfert de prisons en bunkers et finalement, au bout d’une semaine, il est libéré. Incroyable mais vrai. Et il n’est pas le seul à avoir fait cette expérience: depuis 2007 et l’attaque suicide du Marriot à Islamabad, une dizaines d’étrangers, principalement des Français, ont partagé le même sort. L’histoire d’un Français et d’une Chinoise ayant eu des déméles avec la police de Peshawar en 2009 est particulièrement célèbre. Celui-là aussi a passé quelques mois dans les geôles peshawaries...
Durant cet été 2010, un Français, que j’ai rencontré à Passu, Gilgit et Peshawar, à aussi gouté de la prison à Peshawar, après un petit voyage en Afganisthan. Quelle histoire...
De fait, malgré sa libération, notre voyageur espagnol est sous surveillance de la police et ne pourra finalement quitter le territoire que sous escorte de l’ambassade espagnole.
L’histoire de Mohammed Hassan...
Il y à un mois environ, à l’Auberge de Jeunesse d’Islamabad, arriv un homme qui écoute la radio toute la nuit. Il est incapable de dormir sans une radio collée à ses oreilles. Etant dans le lit au dessus de lui, au bout de la deuxième nuit, je me suis faché.assez fort, comme ceux qui me connaissent le savent... Cet homme, Mohammed Hassan, revient périodiquement à l’Auberge et écoute toujours sa radio, mais je ne suis plus dans la même chambre, donc pas de problèmes.
Le plus drôle dans cette histoire banale, somme toute, c’est qu’il fait partie de la famille (proche) du Premier Ministre Gilani. Et cela éclaire l’histoire sous un autre jour...
Il y a, ici au Pakistan, une émission comparable aux Guignols de l’Info, toute aussi désopilante. On y voit souvent le premier ministre en train de danser avec un air grâcieux, mais totalement inéfficace...il faut dire que la situation politique et le style des hommes politiques est assez proche de la situation en Belgique. On s’agite, on parle, on brasse de l’air...mais rien ne bouge, tout empire.
Cet après-midi, Mohammed Hassan était de retour à l’Auberge, et à profité du beau temps pour laver ses vêtements. Il était donc dans le jardin en train de danser avec son shalwar (pantalon très bouffant) afin de le faire sécher plus vite...tout comme dans les caricatures du Premier Ministre qu’on voit à la télé... on peut bien se demander ce que fait un proche du Premier Ministre dans une Auberge de Jeunesse à 100 roupies la nuit ?
Voila bien un gouvernement qui pourrait siéger en Belgique où les discussion inutiles de nos politiques, incapables de forlmer un gouvernement malgré deux élections successsives, paralysent le pays depuis 2006...avis aux di Rupo et autres de Wever.
Difficiles à résumer ! Il y en a tant de différentes et contradictoires.
D’abord on peut dire qu il y a trois Pakistan: celui des montagnes: Gilgit, Chitral, Hunza.
Celui de la NWFP(north -west frontier province) : Peshawr Rawalpindi, les pachtounes, en bref: l’Inde de Kipling.
Et enfin celui de l’Inde musulmane: Lahore, Multan, Karachi, le Penjab.
On pourrait y rajouter un quatrième : Islamabad, qui aux dires des pakistanis, est à 15 kms du...Pakistan !
Ce qui frappe d’abord c’est l’accueil et la gentillesse des gens ! Et puis souvent on a l’impression de faire un voyage dans le temps et dans l’Empire des Indes britanniques: l’armée, les sultans, les escortes militaires, les innombrables tasses de thés avec les autorités, les énormes registres où parfois on trouve des noms tels que Mountbatten, Churchill, Jinnah, Montgomery... Aussi les gares: à Lahore, la gare ressemble à un mélange de St Panchras Station avec la gare d’Harry Potter... Mais il n'y a pas que ce côté carte postale rétro: il y a la misère grandissante, l’enfermement des riches dans des guettos sécurisés, la corruption et la féodalisation grandissante. Les assassinats et les petits attentats journaliers dont on ne parle pas, les target-killings et parfois les assassinats de personnalités comme hier, le gouverneur du Penjab.
Il y a la religion omni-présente, les femmes omni-absentes. Pour tenter de survivre dans ce monde très dur, le pakistanais devient de plus en plus égoïste et arrogant. Car ici ce n’est pas facile tous les jours: les pénuries, les coupures de gaz, d’électricité, pas de chauffage ni d’eau chaude, les restrictions d’essence et les check-posts de la police et de l’armée qui rendent certains déplacements difficiles : par exemple dans l’enclave diplomatique qui est un véritable bunker... Sinon les paysages sont vraiment grandioses et les voyages super-intéressants, même si c’est souvent très fatiguant et parfois pas marrant, souvent je me retrouve à 20 h au lit. Sans éléctricité le soir, que faire...? De plus y a rien à faire tout a été fermé: les cinémas, les centres culturels, les cercles étrangers, etc. et le peu qui reste ferme au soleil couchant. Les trains sont bourrés comme en Inde (moins quand même) et les bus de Peshawar et de certaines villes font penser à l’Inde mais il paraît qu’en Inde les bus sont on ne peut plus standard et qu'il n'y a qu'au Pakistan qu’on trouve ce genre de bus super-décorés ... au point même que je me demande parfois comment le chauffeur voit-il encore la route ?
La grosse différence avec l’Inde, c’est qu’ici il y a très peu de touristes et il est vrai aussi que parfois certaines aventures avec la police, l’armée et les Talibs (ou pseudo-Talibs) sont à la limite du glauque... Par contre les pakistanais ont une vision romantique de l’Inde, beaucoup plus que les occidentaux: presque aucun pakistani n’est jamais allé en Inde et ils n'en ont que la vision d’avant 47 conjuguée à celle de Bollywood ! Pour eux l’Inde est toujours celle des Maharajas et du British Raj : pauvre et sous-développée. Par contre l’Inde politique leur est très bien connue et est leur ennemie. Il est vrai aussi qu'une bonne partie des problèmes actuels du pays remontent à la partition en 47 et à la résolution de Lahore en 40 et surtout parce que Jinnah a refusé en bloc l’United Hindusthan. Je pourrais continuer, je devrais continuer, mais j'ai trop froid que pour bien me concentrer...
L’Auberge Rouge pakisanaise.
Souvenez-vous du film l’Auberge Rouge avec Fernandel : dans les années 1830, au sommet des Alpes, sur la route d’Italie, un couple d’aubergistes infernaux détroussait les voyageurs descendus dans leur auberge, les assassinaient, les découpaient en morceaux et les servaient en repas à leur clientèle. Histoire vraie.
Et bien, Ayubia et Khanaspur sont un peu, toutes proportions gardées, la vallée infernale de la NWFP: l’Auberge Rouge locale, si l’on peut dire !
Ecoutez l’histoire d’un voyageur (moi) arrivant, par un soir de tempête de neige, dans un petit village au milieu d’une épaisse forêt remplie de singes et de tigres...
Le bus venant d’Abbottabad le dépose au lieu-dit « Kosagali », vers 16 h, sous un ciel lourd de menaces... Ce voyageur s’en va à pied: objectif Khanaspur, l’auberge de jeunesse de Khanaspur à 4 kms de là.
Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Khanaspur est la plus ancienne auberge de jeunesse du Pakistan. Inaugurée en 1951 par Lord Mounbatten dans une ancienne résidence gouvernementale qui a servi au dit Lord de lieu secret de tractations avec Jinnah et Nerhu lors des pourparlers de 46-47.
De Kosagali à Ayubia, 2 kms. D’Ayubia à Kosagali, encore deux autres kms... Le temps devenant de plus en plus incertain, le voyageur demande des renseignements à Ayubia, mal lui en prit : il est repéré. Les deux derniers kms, il les parcours dans la pénombre en compagnie d’un jeune garçon sympa du coin.
Arrivés au bout de la route, apparaît enfin le bâtiment de l’auberge de jeunesse, plongé sous une épaisse couche de neige. Le gardien, qui avait été prévenu le matin de l’arrivée du voyageur n’était évidemment pas sur place.
C’est alors que le garcon propose au voyageur de venir dans sa chaumière, mais le repas a déja été servi et il y a plus de 10 personnes dans l’unique pièce à se partager deux matelas...
On se met donc en quête de trouver une auberge ouverte. Le village ne comporte qu’une unique rue, en temps normal cela ne doit pas poser de problèmes mais en pleine tempête de neige, dans le noir et entouré de loups, de singes et de tigres affamés, pas si facile !
Premièrement on entre au Islamabad café , un boui-boui où il n’y a plus rien à manger mais où les gens sont très chaleureux, ils me mettent en garde contre les gens de la vallée qu’ils trouvent mauvais, je n’y prends pas garde évidemment...
Plus loin, on trouve une cuisine ouverte, on s’installe autour du feu. Ambiance fausse. On mange des légumes et un pain avec une tasse de thé. Les hommes parlent beaucoup: de religion surtout… trop. Ils sont suspicieux sur ce voyageur solitaire qui arrive le soir, dans la tempête, et surtout qui n’est pas musulman ! Finalement, ils disent qu’il y a une chambre libre. Trop cher: ils profitent de la situation et demandent 1200 roupies pour une chambre qui n’en vaut pas 100 et 100 roupies pour un repas qui en vaut 30, je refuse : le garçon tente de leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas profiter de la situation et que c’est un devoir de l’Islam de porter assistance aux personnes égarées. Surprise, un vieux bonhomme répond que cela ne s’applique pas aux Chrétiens et nous met à la porte, dans la tempête. Le garçon me dit d’attendre car il va aller voir son père et trouver une solution.
La tempête fait rage, il y a des éclairs maintenant et comme je n’ai pas de feu, les cris des loups se rapprochent. N’ayant plus de notion du temps, je pense que le jeune type s’est enfui lui aussi et ne veut pas m’aider (plus tard, j’apprendrai qu’il s’est écoulé 10 minutes seulement). Pris de panique, je cours sur la route et je crie : une porte s’ouvre, quelqu’un sort. Je lui explique la situation. Son anglais n’est pas bon mais il comprend qu’il y a un problème. Il m’emmène de l’autre côté de la rue dans une salle de restaurant où il y a trois Penjabis en train de manger à la lueur d’une lampe à gaz. Je leur explique la situation, ils me disent de ne pas m’en faire. L’hôtel appartient à un de leurs amis de Lahore et je peux passer la nuit là (sans payer) avant de décider si je veux rester dans la vallée ou rentrer à Islamabad avec eux. Ce sont de riches Penjabis de Lahore venus voir la tempête de neige !
Nuit froide sans chauffage ni éclairage. Au petit matin ils s’en vont vers Islamabad, je descends vers Khanaspur, je veux le voir ce fameux «hostel».
Chemin faisant, je rencontre un des types de l’Islamabad Café, je lui explique la situation. Il est au courant et me dit qu’il est sorti vers 22 h pour me chercher mais qu’il a dû y renoncer car la tempête était trop violente. On chemine ensemble, il est gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver. Il me propose, s’il ne m’est pas possible de dormir à l’auberge, de passer la nuit chez lui.
Visite de l’ « hostel » : cela ressemble à un cottage anglais abandonné. On entre : ni eau, ni électricité et surtout, tout est enseveli sous 50 cm de neige qui ne fondra qu’en mars !
On remonte vers Ayubia. Je dormirai chez Sohail. Chez lui non plus, pas d’eau, pas d’éléctricité, mais au moins, m’imaginais-je, les hôtels et les restos ne sont pas loin... Erreur, pas de nourriture disponible. Des biscuits, quelques naans et un petit fond de potée aux légumes. Il y a bien un hôtel en face qui a tout, mais ils refusent de servir si on ne prend pas une chambre.
L’après-midi se passe : décor fabuleux de carte postale mais l’envers c’est… l’Auberge Rouge !
Le soir, on ne trouve rien à manger, Sohail me dit qu’il reçoit des messages lui disant de prendre garde à l’étranger et de ne pas l’héberger... Lui aussi me dit que certains habitants de la vallée, les natifs, sont mauvais vis-à-vis des étrangers et qu’ils ne voient que le profit, et de fait : cette vallée sert de cour de récréation aux nantis d’Islamabad et de Lahore pour qui 1000 roupies de plus ou de moins ne font pas la différence. Sohail est un garçon de 19 ans qui a des problèmes avec sa famille : ses parents ont divorcé et se sont remariés, et comme souvent en Islam, ils ont chassé les enfants du premier mariage. C’est un garçon intelligent et serviable, il aimerait quitter la vallée.
Nuit sans histoire et sans manger, Sohail a bien tenté de faire des chapatis, mais le résultat n’étant pas... mangeable on s’est contenté de thé et de noisettes. Le matin: départ pour le carrefour, à deux kms de là, dans un paysage féérique, puis bus pour Murrée et Islamabad.
Vallée maudite? Qui sait… en tout cas il y plane une drôle d’ombre! Le fantôme de Mountbatten et la malédiction de la Partition semblent avoir pris possession de cet endroit. . L’Inde et le Kashemir divisés sont tout proches. Shimla l’ancienne capitale d’été du Raj, symbole de l’échec des négociations entre Nerhu et Jinnah, est juste de l’autre coté de la montagne, côté indien.
Vallée maudite encore, digne d’un film d’épouvante, tous les ingrédients y sont : ail au dessus des fenêtres et des portes des maisons, gris-gris en abondance, loups et tigres, méfiance et préjugés !
Voilà bien une aventure digne d’une nouvelle de Kipling et de la NWFP. Pourtant cela c’est passé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011 !
Ce qui frappe d’abord c’est l’accueil et la gentillesse des gens ! Et puis souvent on a l’impression de faire un voyage dans le temps et dans l’Empire des Indes britanniques: l’armée, les sultans, les escortes militaires, les innombrables tasses de thés avec les autorités, les énormes registres où parfois on trouve des noms tels que Mountbatten, Churchill, Jinnah, Montgomery... Aussi les gares: à Lahore, la gare ressemble à un mélange de St Panchras Station avec la gare d’Harry Potter... Mais il n'y a pas que ce côté carte postale rétro: il y a la misère grandissante, l’enfermement des riches dans des guettos sécurisés, la corruption et la féodalisation grandissante. Les assassinats et les petits attentats journaliers dont on ne parle pas, les target-killings et parfois les assassinats de personnalités comme hier, le gouverneur du Penjab.
Il y a la religion omni-présente, les femmes omni-absentes. Pour tenter de survivre dans ce monde très dur, le pakistanais devient de plus en plus égoïste et arrogant. Car ici ce n’est pas facile tous les jours: les pénuries, les coupures de gaz, d’électricité, pas de chauffage ni d’eau chaude, les restrictions d’essence et les check-posts de la police et de l’armée qui rendent certains déplacements difficiles : par exemple dans l’enclave diplomatique qui est un véritable bunker... Sinon les paysages sont vraiment grandioses et les voyages super-intéressants, même si c’est souvent très fatiguant et parfois pas marrant, souvent je me retrouve à 20 h au lit. Sans éléctricité le soir, que faire...? De plus y a rien à faire tout a été fermé: les cinémas, les centres culturels, les cercles étrangers, etc. et le peu qui reste ferme au soleil couchant. Les trains sont bourrés comme en Inde (moins quand même) et les bus de Peshawar et de certaines villes font penser à l’Inde mais il paraît qu’en Inde les bus sont on ne peut plus standard et qu'il n'y a qu'au Pakistan qu’on trouve ce genre de bus super-décorés ... au point même que je me demande parfois comment le chauffeur voit-il encore la route ?
La grosse différence avec l’Inde, c’est qu’ici il y a très peu de touristes et il est vrai aussi que parfois certaines aventures avec la police, l’armée et les Talibs (ou pseudo-Talibs) sont à la limite du glauque... Par contre les pakistanais ont une vision romantique de l’Inde, beaucoup plus que les occidentaux: presque aucun pakistani n’est jamais allé en Inde et ils n'en ont que la vision d’avant 47 conjuguée à celle de Bollywood ! Pour eux l’Inde est toujours celle des Maharajas et du British Raj : pauvre et sous-développée. Par contre l’Inde politique leur est très bien connue et est leur ennemie. Il est vrai aussi qu'une bonne partie des problèmes actuels du pays remontent à la partition en 47 et à la résolution de Lahore en 40 et surtout parce que Jinnah a refusé en bloc l’United Hindusthan. Je pourrais continuer, je devrais continuer, mais j'ai trop froid que pour bien me concentrer...
L’Auberge Rouge pakisanaise.
Souvenez-vous du film l’Auberge Rouge avec Fernandel : dans les années 1830, au sommet des Alpes, sur la route d’Italie, un couple d’aubergistes infernaux détroussait les voyageurs descendus dans leur auberge, les assassinaient, les découpaient en morceaux et les servaient en repas à leur clientèle. Histoire vraie.
Et bien, Ayubia et Khanaspur sont un peu, toutes proportions gardées, la vallée infernale de la NWFP: l’Auberge Rouge locale, si l’on peut dire !
Ecoutez l’histoire d’un voyageur (moi) arrivant, par un soir de tempête de neige, dans un petit village au milieu d’une épaisse forêt remplie de singes et de tigres...
Le bus venant d’Abbottabad le dépose au lieu-dit « Kosagali », vers 16 h, sous un ciel lourd de menaces... Ce voyageur s’en va à pied: objectif Khanaspur, l’auberge de jeunesse de Khanaspur à 4 kms de là.
Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Khanaspur est la plus ancienne auberge de jeunesse du Pakistan. Inaugurée en 1951 par Lord Mounbatten dans une ancienne résidence gouvernementale qui a servi au dit Lord de lieu secret de tractations avec Jinnah et Nerhu lors des pourparlers de 46-47.
De Kosagali à Ayubia, 2 kms. D’Ayubia à Kosagali, encore deux autres kms... Le temps devenant de plus en plus incertain, le voyageur demande des renseignements à Ayubia, mal lui en prit : il est repéré. Les deux derniers kms, il les parcours dans la pénombre en compagnie d’un jeune garçon sympa du coin.
Arrivés au bout de la route, apparaît enfin le bâtiment de l’auberge de jeunesse, plongé sous une épaisse couche de neige. Le gardien, qui avait été prévenu le matin de l’arrivée du voyageur n’était évidemment pas sur place.
C’est alors que le garcon propose au voyageur de venir dans sa chaumière, mais le repas a déja été servi et il y a plus de 10 personnes dans l’unique pièce à se partager deux matelas...
On se met donc en quête de trouver une auberge ouverte. Le village ne comporte qu’une unique rue, en temps normal cela ne doit pas poser de problèmes mais en pleine tempête de neige, dans le noir et entouré de loups, de singes et de tigres affamés, pas si facile !
Premièrement on entre au Islamabad café , un boui-boui où il n’y a plus rien à manger mais où les gens sont très chaleureux, ils me mettent en garde contre les gens de la vallée qu’ils trouvent mauvais, je n’y prends pas garde évidemment...
Plus loin, on trouve une cuisine ouverte, on s’installe autour du feu. Ambiance fausse. On mange des légumes et un pain avec une tasse de thé. Les hommes parlent beaucoup: de religion surtout… trop. Ils sont suspicieux sur ce voyageur solitaire qui arrive le soir, dans la tempête, et surtout qui n’est pas musulman ! Finalement, ils disent qu’il y a une chambre libre. Trop cher: ils profitent de la situation et demandent 1200 roupies pour une chambre qui n’en vaut pas 100 et 100 roupies pour un repas qui en vaut 30, je refuse : le garçon tente de leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas profiter de la situation et que c’est un devoir de l’Islam de porter assistance aux personnes égarées. Surprise, un vieux bonhomme répond que cela ne s’applique pas aux Chrétiens et nous met à la porte, dans la tempête. Le garçon me dit d’attendre car il va aller voir son père et trouver une solution.
La tempête fait rage, il y a des éclairs maintenant et comme je n’ai pas de feu, les cris des loups se rapprochent. N’ayant plus de notion du temps, je pense que le jeune type s’est enfui lui aussi et ne veut pas m’aider (plus tard, j’apprendrai qu’il s’est écoulé 10 minutes seulement). Pris de panique, je cours sur la route et je crie : une porte s’ouvre, quelqu’un sort. Je lui explique la situation. Son anglais n’est pas bon mais il comprend qu’il y a un problème. Il m’emmène de l’autre côté de la rue dans une salle de restaurant où il y a trois Penjabis en train de manger à la lueur d’une lampe à gaz. Je leur explique la situation, ils me disent de ne pas m’en faire. L’hôtel appartient à un de leurs amis de Lahore et je peux passer la nuit là (sans payer) avant de décider si je veux rester dans la vallée ou rentrer à Islamabad avec eux. Ce sont de riches Penjabis de Lahore venus voir la tempête de neige !
Nuit froide sans chauffage ni éclairage. Au petit matin ils s’en vont vers Islamabad, je descends vers Khanaspur, je veux le voir ce fameux «hostel».
Chemin faisant, je rencontre un des types de l’Islamabad Café, je lui explique la situation. Il est au courant et me dit qu’il est sorti vers 22 h pour me chercher mais qu’il a dû y renoncer car la tempête était trop violente. On chemine ensemble, il est gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver. Il me propose, s’il ne m’est pas possible de dormir à l’auberge, de passer la nuit chez lui.
Visite de l’ « hostel » : cela ressemble à un cottage anglais abandonné. On entre : ni eau, ni électricité et surtout, tout est enseveli sous 50 cm de neige qui ne fondra qu’en mars !
On remonte vers Ayubia. Je dormirai chez Sohail. Chez lui non plus, pas d’eau, pas d’éléctricité, mais au moins, m’imaginais-je, les hôtels et les restos ne sont pas loin... Erreur, pas de nourriture disponible. Des biscuits, quelques naans et un petit fond de potée aux légumes. Il y a bien un hôtel en face qui a tout, mais ils refusent de servir si on ne prend pas une chambre.
L’après-midi se passe : décor fabuleux de carte postale mais l’envers c’est… l’Auberge Rouge !
Le soir, on ne trouve rien à manger, Sohail me dit qu’il reçoit des messages lui disant de prendre garde à l’étranger et de ne pas l’héberger... Lui aussi me dit que certains habitants de la vallée, les natifs, sont mauvais vis-à-vis des étrangers et qu’ils ne voient que le profit, et de fait : cette vallée sert de cour de récréation aux nantis d’Islamabad et de Lahore pour qui 1000 roupies de plus ou de moins ne font pas la différence. Sohail est un garçon de 19 ans qui a des problèmes avec sa famille : ses parents ont divorcé et se sont remariés, et comme souvent en Islam, ils ont chassé les enfants du premier mariage. C’est un garçon intelligent et serviable, il aimerait quitter la vallée.
Nuit sans histoire et sans manger, Sohail a bien tenté de faire des chapatis, mais le résultat n’étant pas... mangeable on s’est contenté de thé et de noisettes. Le matin: départ pour le carrefour, à deux kms de là, dans un paysage féérique, puis bus pour Murrée et Islamabad.
Vallée maudite? Qui sait… en tout cas il y plane une drôle d’ombre! Le fantôme de Mountbatten et la malédiction de la Partition semblent avoir pris possession de cet endroit. . L’Inde et le Kashemir divisés sont tout proches. Shimla l’ancienne capitale d’été du Raj, symbole de l’échec des négociations entre Nerhu et Jinnah, est juste de l’autre coté de la montagne, côté indien.
Vallée maudite encore, digne d’un film d’épouvante, tous les ingrédients y sont : ail au dessus des fenêtres et des portes des maisons, gris-gris en abondance, loups et tigres, méfiance et préjugés !
Voilà bien une aventure digne d’une nouvelle de Kipling et de la NWFP. Pourtant cela c’est passé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011 !









