Bonjour à tous,
comme tous les ans à cette période, je pars pour un mois au Mali suivre les projets d'aide au développement du village de Gouéné (sud du Mali) que mènent notre association bénévole.
Qu'ai je pu voir de la sécurité et de l'état du tourisme dans le pays ? Durant la première quinzaine, je suis resté au Mali, principalement dans la région de Sikasso. Aucun changement apparent. Il n'y avait pas de contrôle de police avant. Il n'y en a toujours pas. Ce secteur était calme et l'est resté. Un couple d'amis qui découvrait l'Afrique m'accompagnait. Je les ai emmené avec mon 4x4 à Ségou, puis à Djénné par Massina.
Très peu de touristes dans ces deux villes et aucun Français. La majorité des rares touristes présents étaient européens et japonais. Peu de présence policière. La menace terroriste se fait peu sentir ici.
A Djénné, nous avons fait étape au campement Chez Baba, situé en pleine ville. Il était désert. Pas un touriste. Je connais bien Baba car je me suis arrêté chez lui plusieurs fois ces dernières années et à chaque fois c'était presque plein. J'ai demandé à Baba s'il avait toujours son Patrol (le même que le mien). Son établissement étant vide depuis longtemps et le privant de ses revenus, il a été obligé de le vendre. Le personnel est toujours là, mais n'est pas ou peu payé.
J'ai laissé là mes amis qui retournaient sur Bamako et j'ai pris la direction du Burkina par Mopti, Bankass et Ouhaiguouya. Arrêt à Ouaga pour faire refaire nos visas (l'employé du consulat à Paris s'était planté en inscrivant l'année sur les dates de validité des visas : pensez toujours à vérifier ce genre de détails avant de partir !).
Ensuite, direction le Bénin et la réserve de la Pendjari. Sur VF, plusieurs personnes m'en avaient dit beaucoup de bien (merci à eux et à leurs indications). Effectivement, en deux jours, nous avons vu quantité d'animaux sauvages (lions, éléphants, buffles, antilopes et bien d'autres). Le soir, au campement, nous avons discuté avec des coopérants italiens qui vivent à Niamey, au Niger. Ils nous ont clairement dit que dans ce pays la menace terroriste est très présente. Lui est géologue pour une compagnie minière et ne part en mission qu'accompagné d'une très forte escorte policière et militaire. Quand à leur chauffeur, un nigérien, il n'ose plus s'aventurer très loin de la capitale. De toutes façons, certaines parties du pays ne sont accessibles qu'avec autorisation des autorités, même pour les locaux. Quand au désert, les rébellions successives l'ont tellement truffé de mines que les rebelles sautent eux-mêmes dessus, car ils ne savent plus où elles sont. Entre les mines anti-personnelles et les mines d'uranium, quel tristesse pour la population. Quand, à moi qui rêvait d'aller traîner mes roues dans le Ténéré..
Après la réserve, nous sommes allés nous poser quelques jours chez un couple d'amis coopérants français à Kandi, au nord du Bénin. Lui aussi fait de l'aide au développement, mais en professionnel. Leur secteur est calme, le Bénin n'a pas eu a subir d'attentats ni d'enlèvement d'occidentaux.
Le Burkina que nous avons traversé pour rentrer sur Bamako nous a paru aussi assez calme. Une baisse de la fréquentation touristique tout de même. Qui, selon certains, serait due aux débuts d'émeute de l'an passé.
Bobodiolasso est une ville qui bouge bien la nuit. Pas mal de bonne musique dans les maquis de la ville. Aux alentours, la cascade et les dômes de Banfora, puis les pics de Sindou sont des endroits magnifiques.
En conclusion, durant ce périple, nous n'avons perçu aucune tension ni menace qui auraient pu nous mettre en péril.
Si vous avez des projets de voyage au Mali, partez sans crainte ni hésitation !
Ph.
il faudrait que cette guerre cesse car il faut qu'on voyage tranquillement partout au mali. les touristes se fond rare maintenant au mali c'est pas normal.
ILS FAUT LA PAIX AU MALI POUR QU'ON PUISSE ÊTRE HEUREUX
Une série d'émissions sur le Mali à écouter en direct (radio ou via leur site) tout au long de la journée du 17 décembre 2012 ou à ré-écouter sur le site de France-Culture : http://www.franceculture.fr/blog-au-fil-des-ondes-2012-12-17-france-culture-au-mali-l%E2%80%99enjeu-du-sahel
Bonjour,
Je cherche des nouvelles sur les tensions à la frontière Mauritanie Mali.
Les voitures particulières circulent elles entre Ayoun et Nioro du sahel?
Salut
Pierre
Nord Mali Ibrahim Ag Bahanga recrute
Selon des sources concordantes en provenance du Nord Mali, les hommes de Ibrahim Bahanga seraient en train de procéder à des recrutements massifs dans les régions du Nord Mali à savoir Tombouctou, Gao et Kidal. Ces rebelles en rupture de ban sont en train de sillonner les brousses et les villes du Nord avec des valises pleines d’argent.
Ce sont les jeunes qui sont particulièrement visés. A ces derniers qui sont animés d’un sentiment d’abandon par l’état et qui sont toujours sollicités pour déclencher des opérations militaires en cas de mouvement irrédentiste, Ibrahim Ag Bahanga leur propose la rondelette somme de quatre cent mille (400 000 F Cfa). Un montant difficile à refuser dans une zone caractérisée par l’aridité, l’excentricité géographique, l’enclavement et le sous-peuplement. Selon nos sources, c’est la région de Gao plus peuplée que les autres qui est visée par les hommes de Bahanga.
Face à ce danger qui guette les jeunes des régions du Nord, un forum dit Forum des populations du Nord vient aussi de lancer une vaste campagne de sensibilisation à l’adresse des jeunes du Nord Mali. Cette campagne, selon nos sources, a pour objectif principal de dissuader ces jeunes du Nord à répondre à l’appel des hommes de Bahanga qualifiés de «bandits armés».
Si officiellement on ne fait nullement état d’une telle information ni de sa véracité, il n‘en demeure pas moins qu’elle constitue aujourd’hui un secret de polichinelle pour les populations du Nord.
Le Forum des populations du Nord dont les membres ont joué un grand rôle lors de la résolution de la rébellion touarègue de 1991 se dit plus que déterminé à barrer la route à des gens qui veulent aujourd’hui réactiver la rébellion.
Toutes ces initiatives belliqueuses de Ibrahim Bahanga sont prises depuis la ville algérienne de Tamanrasset où il réside présentement. Le journal français «L’express» dans sa parution de la semaine du 4 au 10 octobre 2007, N°2935 a d’ailleurs fait état d’un rendez-vous à Alger entre rebelles touaregs.
Notre confrère de l’Express, Vincent Hugueux fera en effet savoir qu’«A la faveur de rencontres supposées secrètes, de hauts responsables algériens, proches du président Abdelaziz Boutéflika, viennent de recevoir tour à tour les chefs des deux mouvements de rébellion touareg actifs dans la zone sahélienne. D’abord le Malien Ibrahim Bahanga, présent à Alger dès le 28 septembre, puis Aghaly Alambo, patron du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), parvenu le 1er octobre dans la capitale Algérienne via Tamanrasset».
Dans le même journal français, «L’Express» il ressort : «Tandis que plane le spectre d’une Alliance touareg Niger Mali, ces contacts perpétuent une longue tradition de médiation cultivée par l’Algérie. Mais ils s’inscrivent aussi dans la chronique tumultueuse de la rivalité régionale entre ce pays et son voisin Libyen, «Haut médiateur de la communauté des Etats Sahélo sahariens, le Guide Mouammar Kadhafi a en effet été sollicité, fût-ce de manière indirecte, tant par les rebelles du MNJ que par Niamey, où l’on redoute sa capacité de nuisance».
Cette révélation montre en tout cas la position équivoque de l’Algérie dans ce dossier du Nord Mali.
Birama Fall
Selon des sources concordantes en provenance du Nord Mali, les hommes de Ibrahim Bahanga seraient en train de procéder à des recrutements massifs dans les régions du Nord Mali à savoir Tombouctou, Gao et Kidal. Ces rebelles en rupture de ban sont en train de sillonner les brousses et les villes du Nord avec des valises pleines d’argent.
Ce sont les jeunes qui sont particulièrement visés. A ces derniers qui sont animés d’un sentiment d’abandon par l’état et qui sont toujours sollicités pour déclencher des opérations militaires en cas de mouvement irrédentiste, Ibrahim Ag Bahanga leur propose la rondelette somme de quatre cent mille (400 000 F Cfa). Un montant difficile à refuser dans une zone caractérisée par l’aridité, l’excentricité géographique, l’enclavement et le sous-peuplement. Selon nos sources, c’est la région de Gao plus peuplée que les autres qui est visée par les hommes de Bahanga.
Face à ce danger qui guette les jeunes des régions du Nord, un forum dit Forum des populations du Nord vient aussi de lancer une vaste campagne de sensibilisation à l’adresse des jeunes du Nord Mali. Cette campagne, selon nos sources, a pour objectif principal de dissuader ces jeunes du Nord à répondre à l’appel des hommes de Bahanga qualifiés de «bandits armés».
Si officiellement on ne fait nullement état d’une telle information ni de sa véracité, il n‘en demeure pas moins qu’elle constitue aujourd’hui un secret de polichinelle pour les populations du Nord.
Le Forum des populations du Nord dont les membres ont joué un grand rôle lors de la résolution de la rébellion touarègue de 1991 se dit plus que déterminé à barrer la route à des gens qui veulent aujourd’hui réactiver la rébellion.
Toutes ces initiatives belliqueuses de Ibrahim Bahanga sont prises depuis la ville algérienne de Tamanrasset où il réside présentement. Le journal français «L’express» dans sa parution de la semaine du 4 au 10 octobre 2007, N°2935 a d’ailleurs fait état d’un rendez-vous à Alger entre rebelles touaregs.
Notre confrère de l’Express, Vincent Hugueux fera en effet savoir qu’«A la faveur de rencontres supposées secrètes, de hauts responsables algériens, proches du président Abdelaziz Boutéflika, viennent de recevoir tour à tour les chefs des deux mouvements de rébellion touareg actifs dans la zone sahélienne. D’abord le Malien Ibrahim Bahanga, présent à Alger dès le 28 septembre, puis Aghaly Alambo, patron du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), parvenu le 1er octobre dans la capitale Algérienne via Tamanrasset».
Dans le même journal français, «L’Express» il ressort : «Tandis que plane le spectre d’une Alliance touareg Niger Mali, ces contacts perpétuent une longue tradition de médiation cultivée par l’Algérie. Mais ils s’inscrivent aussi dans la chronique tumultueuse de la rivalité régionale entre ce pays et son voisin Libyen, «Haut médiateur de la communauté des Etats Sahélo sahariens, le Guide Mouammar Kadhafi a en effet été sollicité, fût-ce de manière indirecte, tant par les rebelles du MNJ que par Niamey, où l’on redoute sa capacité de nuisance».
Cette révélation montre en tout cas la position équivoque de l’Algérie dans ce dossier du Nord Mali.
Birama Fall
http://www.leparisien.fr/international/mali-deux-geologues-francais-enleves-dans-le-nord-du-pays-24-11-2011-1736644.php
C'est sur la route entre Mopti et Gao, juste après Douentza. On ne peut plus dire que le pays Dogon est safe. J'en pleurerai de rage pour tous les Maliens !
C'est sur la route entre Mopti et Gao, juste après Douentza. On ne peut plus dire que le pays Dogon est safe. J'en pleurerai de rage pour tous les Maliens !
Bonjour à tous
Je reviens du MALI.
J'y ai passé 5 semaines en INDIVIDUEL (c'est assez difficile mais c'est une vraie découverte du pays) même si l'on est la proie des arnaqueurs ... qui nous guettent à tous les carrefours et surtout à la sortie des bus.
Le pays DOGON est une merveille mais il faut prendre son temps et ne pas faire comme les agences qui parcourent la falaise en 4X4, dorment dans les dunes... alors que les campements sont très accueillants et on y mange bien sans oublier la bière fraîche qui vous remet sur pied après des heures de marche sous le soleil brulant et le sable qui échauffe les pieds....
Si vous voulez des renseignements je peux vous en donner.
TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
bonjour,
je recherche des informations pour passer avec un véhicule 4X4 du mali à l'Algérie et vice et versa. Par bordj moktar et soit reggane soit tam direct.
merci d'avance!!
A "" lire"".
Je suis en accord avec cet article.
L'insécurité est bien moins importante au Mali qu'en France.
Je suis en accord avec cet article.
L'insécurité est bien moins importante au Mali qu'en France.
Salut les voyageurs,
En 2008, on est parti de Oran (Algérie) pour aller au Mali et puis remonté par la Mauritanie. On avait pris nos visas en France (coûteux).
Cette année, je pars le 27 janvier de Séte pour aller vendre des voitures (plus pour le fun que pour le bizzness) une 405 break et une mercedes 300 d (123T) break.
Question diverses:
Peut-on rentrer au Maroc avec des cartes grises barrées avec actes de vente?
Quelqu'un connaîtrait un garagiste cool à Tanger pour bosser sur nos voitures la 405 demande une sérieuses révisions.
Les voitures ne sont pas à nos noms, mais pas C.G. barrée, il faut que je fasse une procuration pour passer les frontiéres et bien sur j'ai un acte de vente Français. Cela suffit-il??
Peut-on prendre les visas pour la Mauritanie et le Mali sur la route? : entre temps j'ai trouver en cherchant pas de réponse à ma questions sur les visas, nous partons sans visa et on verra aux frontières.
Pour vendre les voitures au Mali ou en Mauritanie quelle sont les pièges a éviter, et quelle sont les formalités (roots ou autres)?
Quelles sont les prix que l'on peut espérer vendre ces voitures soit au Mali ou en Mauritanie?
Et enfin, nous sommes 2 à partir chacun dans une voiture, nous cherchons à partir de Séte le 27 janvier 2009 ou au Maroc jusqu'au 8 février un passager(e) par voiture Participation au frais de base (gasoil) voyage tranquille pas plus de 400 à 500 km par jour et des haltes souhaitées arrivé à bamako vers le 15 Février (à voir).
BONNE ROUTE
DIDIER
En 2008, on est parti de Oran (Algérie) pour aller au Mali et puis remonté par la Mauritanie. On avait pris nos visas en France (coûteux).
Cette année, je pars le 27 janvier de Séte pour aller vendre des voitures (plus pour le fun que pour le bizzness) une 405 break et une mercedes 300 d (123T) break.
Question diverses:
Peut-on rentrer au Maroc avec des cartes grises barrées avec actes de vente?
Quelqu'un connaîtrait un garagiste cool à Tanger pour bosser sur nos voitures la 405 demande une sérieuses révisions.
Les voitures ne sont pas à nos noms, mais pas C.G. barrée, il faut que je fasse une procuration pour passer les frontiéres et bien sur j'ai un acte de vente Français. Cela suffit-il??
Peut-on prendre les visas pour la Mauritanie et le Mali sur la route? : entre temps j'ai trouver en cherchant pas de réponse à ma questions sur les visas, nous partons sans visa et on verra aux frontières.
Pour vendre les voitures au Mali ou en Mauritanie quelle sont les pièges a éviter, et quelle sont les formalités (roots ou autres)?
Quelles sont les prix que l'on peut espérer vendre ces voitures soit au Mali ou en Mauritanie?
Et enfin, nous sommes 2 à partir chacun dans une voiture, nous cherchons à partir de Séte le 27 janvier 2009 ou au Maroc jusqu'au 8 février un passager(e) par voiture Participation au frais de base (gasoil) voyage tranquille pas plus de 400 à 500 km par jour et des haltes souhaitées arrivé à bamako vers le 15 Février (à voir).
BONNE ROUTE
DIDIER
Bonjour,
Je dois descendre 2 4x4 à Tombouctou fin décembre 2007. Je compte passer par Reggane, BBM et Gao. A la lecture des mails sur le forum, il paraitrait que la piste est accessible et relativement facile. J'ai une inquiétude au niveau de la rébellion Touareg au Nord Mali ? Y at'il un réel danger d'emprunter cette piste en ce moment ? Si quelqu'un sait quelques choses sur le sujet, merci de me tenir informer.
Salutations
Je dois descendre 2 4x4 à Tombouctou fin décembre 2007. Je compte passer par Reggane, BBM et Gao. A la lecture des mails sur le forum, il paraitrait que la piste est accessible et relativement facile. J'ai une inquiétude au niveau de la rébellion Touareg au Nord Mali ? Y at'il un réel danger d'emprunter cette piste en ce moment ? Si quelqu'un sait quelques choses sur le sujet, merci de me tenir informer.
Salutations
Est ce que c’est safe actuellement daller à Tombouctou ? Quid des rebelles ? 🏴☠️
A FRANCIA, CHANTAL, GABY, et tous les autres
Effectivement, à moi aussi, l'Afrique me manque, alors en février, retour au Mali, mon pays d'adoption.
Ouah! super aéroport a Bamako, les travaux sont pratiquement terminés. En passant au scanner avant de sortir, un douanier m'interpelle pour me demander ce que sont ces 2 tubes métalliques dans mes bagages, je lui indique que ce sont des amortisseurs pour ma voiture, et lui présente la facture, très courtois, il me souhaite un bon séjour. La route Bamako Ségou se fait en moins de 3 heures, le goudron est tout neuf; sur la route de Ségou, je me fais arrêter par un gendarme, ma carte grise est périmée, il faut la renouveler tous les 5 ans !!, le gendarme me demande de faire le nécessaire et lui aussi me souhaite bon séjour pas de demande de bakchich, a priori comme annoncé précédemment, moins de corruption.
Comme d'habitude mon séjour est formidable, je retrouve ma famille et tous mes amis .
Deux amies françaises qui, elles, sont allées, dans le cadre d'une de nos associations, au Pays Dogon, à partir de Ségou, la route... est comme d'hab, et elles sont atterrées de la misère ambiante, plus personne, si bien qu'a Songha on n'a que du pain et du miel a leur offrir pour tout repas, à Amani, ou nous participons a la scolarité des élèves, c'est la joie, elles auront même droit a un spectacle de masques rien que pour elles.
Décembre, je reviens au Mali, les installations de l'aéroport ont été complétées, comme aux USA, prise des empreintes digitales de vos 10 doigts, et photo. Une fois encore j'ai dans mes bagages des pièces de rechange pour mon véhicule et diverses choses pour ma famille, le porteur me conseille de passer a un douanier de ses relations, et moyennant un petit bakchich, je sortirai sans encombres; je refuse et passe par le circuit normal, et la, aucun problème ni mon radiateur ni mon Nutella ni mes autres cadeaux n'interpellent le douanier.
Bamako, ou je reste un minimum de temps, juste pour quelques courses et la révision de mon véhicule, est toujours aussi encombrée, 3/4 d'heure pour aller de Faladié au supermarché le plus proche. Puis je repars à Ségou, route encore en très bon état, 2 voitures, une dans le fossé et l'autre sur le toit, sur la route, je remarque qu'il n'y a presque plus de vieux bus brinquebalants, mais des autocars flambant neuf, qui, a mon avis, roulent trop vite.
SEGOU, tout le monde est content de me retrouver, ma famille, mes amis, même mes chiens.
De nombreux changements à Ségou, de nombreuses pistes ont été goudronnées, un échangeur de contournement est installé vers les pompiers, 1 grand supermarché est en construction, de nouveaux quartiers sortent de terre, un nouveau marché est presque fini, avec des stands carrelés pour les bouchers et poissonniers, cependant les petits commerçants sont dans l’expectative, ne connaissant ni les conditions ni le prix d'obtention des emplacements. La ville est en pleine extension grâce ou à cause de la nouvelle route, car le prix des terrains a explosé et les habitants ne peuvent plus acheter, seuls les Bamakois peuvent encore investir.
Je m'étonne aussi de ne plus voir les vieux taxis jaunes, ils ont été remplacés, par des taxis collectifs rouge ou bleu, électriques... si! si! inconvénient on ne les entend pas arriver et bon nombre de gens se font des frayeurs.
je constate aussi, que la promesse de " plus de poches plastic" n'a pas été tenue, a priori la population est contre, j'aurai d'ailleurs de grands palabres avec les commerçants et les clients qui se demandent comment, nous, on peut faire!!!
Bien sûr, toujours pas de touristes, mais comme je l'avais dit lors d'un précédent voyage, les gens se sont ré organisés. 2 petites usines, sucre et farine ont été crées, je ne sais pas qui les gère, mais si c'est comme a la Comatex, les salaires, d'après mon fils adoptif, n'assurent même pas les condiments pour la famille.
Par contre, les aides pour la formation d'apprentis, se sont perdues en route...
En revanche, l'agriculture s'est encore développée le long du fleuve, et vers la " plage" un champs de plus d'un hectare est consacré a la culture de pommes de terre .
Sur le fleuve, il y a aussi 2 bassins de pisciculture.
Comme d'hab, tous mes amis viennent me voir et on refait le monde autour du thé traditionnel avec arachides, on parle du bon vieux temps ou les touristes affluaient, et ou tous les artisans gagnaient correctement leur vie.
Un ami Touareg, qui est retourné dans la brousse de Gossi prend le bus pour venir me rendre visite, le bus étant "gâté" il mettra plus de 2 jours et arrive avec des dattes et de petits objets en cuir, pour me faire plaisir, c'est ça Le mali, ils n'ont rien mais...Un autre ami, qui s'est reconverti dans les moissons, passe presque une journée sur le fleuve pour venir me voir, échanger, et prendre un repas avec moi. c'est encore ça, l'Afrique et c'est pour ça qu'on l'aime.
Chaque jour, d'anciens amis viennent me rencontrer, il fat dire que le " téléphone arabe" fonctionne parfaitement, et si on me voit passer en voiture, alors c'est la poursuite avec les mobylettes...
Des gens que je ne connais pas, me hèlent à bord de leur charrette, il est vrai que lorsque j'habitai à Ségou, je pourchassais les charretiers qui maltraitaient leur âne.
Par contre, au niveau sécurité, je pense que ça ne s'est pas amélioré; un militaire français rencontré dans l'avion me dit qu'ils craignent les enlèvements; d'ailleurs des africains qui installaient la fibre optique ont été enlevés, plus au Nord, a priori ils auraient été libérés moyennant rançon des familles, sauf que... les chrétiens ( Burkinabés, Ivoiriens, ) qui ne connaissaient pas le Coran, ont été gardés, à priori jusqu’à ce qu'ils puissent réciter des sourates...!
Des amis de Niono, environ 80 kms de chez moi, souhaitaient m'inviter, mais mon fils et mon compagnon Touareg m'ont dissuadé de m'y rendre. Il y aurait un couvre feu a partir de 18 heures, pour les mobylettes, car des rebelles armés s'introduiraient dans la ville avec ce moyen de locomotion.
Voila! 20 jours, ça passe trop vite, et je dois, au grand regret de toute la famille, même mes 2 chiens, tirent sur mes sacs pour que ne ne les chargent pas dans la voiture, lol! prendre le chemin du retour.
A l'entrée de Bamako, vers 18 heures, la pollution enveloppe la ville, plus d'une heure pour aller de la Tour d'Afrique au petit hôtel de Faladié, dans un nuage à couper au couteau.
Retour a l'aéroport, ou la sécurité est primordiale, tout le long de la route des "check points", avec des militaires qui fouillent les voitures.
Çà y est, au revoir Mali, mais je reviendrai bientôt.
Excusez moi pour la longueur du texte, mais je voulais faire partager mon expérience, a ceux qui sont intéressés.
Colette
Bonjour à tous,
je pars une semaine au Maroc pendant les vacances de la toussaint et j'ai l'intention de me rendre en voiture de location de Marrakech jusqu'à Merzouga pour pouvoir faire une nuitée en bivouac dans le désert. Simplement, je me pose des questions sur la sécurité de cette zone suite au conflit au Mali et l'intervention de la France notamment. Sur le site du ministère des affaires étrangères français, cette zone (le long de la frontière Maroc-Algérie) est en jaune mais si l'on regarde la même frontière de l'autre côté en Algérie, elle est en rouge et il est fortement déconseillé aux ressortissants français d'y aller à cause du risque d'attentat et d'enlèvements... Je suis donc inquiète de voir qu'à une distance si faible la recommandation change complètement. Dois-je annuler mon étape à Merzouga et le bivouac selon vous? Cette région présente-t-elle un risque sécuritaire?
Si des personnes y sont allés récemment, merci beaucoup pour vos commentaires!
je pars une semaine au Maroc pendant les vacances de la toussaint et j'ai l'intention de me rendre en voiture de location de Marrakech jusqu'à Merzouga pour pouvoir faire une nuitée en bivouac dans le désert. Simplement, je me pose des questions sur la sécurité de cette zone suite au conflit au Mali et l'intervention de la France notamment. Sur le site du ministère des affaires étrangères français, cette zone (le long de la frontière Maroc-Algérie) est en jaune mais si l'on regarde la même frontière de l'autre côté en Algérie, elle est en rouge et il est fortement déconseillé aux ressortissants français d'y aller à cause du risque d'attentat et d'enlèvements... Je suis donc inquiète de voir qu'à une distance si faible la recommandation change complètement. Dois-je annuler mon étape à Merzouga et le bivouac selon vous? Cette région présente-t-elle un risque sécuritaire?
Si des personnes y sont allés récemment, merci beaucoup pour vos commentaires!
Bonjour, est ce que quelqu'un a des infos récentes sur les conditions de déplacements entre Bordj Moktar et la région de Tessalit ? Est-ce la seule piste ? Que me conseillez vous pour remplir le formulaire du visa ? Indiquer la région de Gao comme point d'entrée ou donner le nom du village le plus proche de la frontière (je me suis fait jeter par une malienne de l'ambassade au téléphone) ?
Merci à vous
M/
Merci à vous
M/
🤪Quelle est l'ambiance au Mali ?
bonjour , a l'instant a la RTB ( télévision Burkinabée ) le gouvernement vient de donner sa démission au capitaine qui a mis ATT par terre . l'armée est donc au pouvoir . ce capitaine reproche au Gvt destitué de demander de l'aide extérieure pour affronter ansar din et cie . a suivre donc ... mais je ne sens rien de bon dans ce changement .
Salaam alaikoum
A défaut de ne pouvoir trouver une organisation à aider dans le sud, mais rêvant toujours de découvrir la culture touareg, je voulais me renseigner sur la possibilté de faire le trajet timimoun timbouctou ou tamanrasset timbouctou. D'ou un certain nombre de questions:
Depuis Alger est il possible de le faire en bus (je pense que de caroubier a timmimoun ou tamanrasset ce doit etre possible, mais c'est surtout depuis timmimoun ou tamanrasset jusqu a timbouctou)?
Etant de nationalité algérienne, faut-il un visa et si oui, comment faire pour l'obtenir?
Est-ce que la situation sécuritaire le permet?
Merci
A défaut de ne pouvoir trouver une organisation à aider dans le sud, mais rêvant toujours de découvrir la culture touareg, je voulais me renseigner sur la possibilté de faire le trajet timimoun timbouctou ou tamanrasset timbouctou. D'ou un certain nombre de questions:
Depuis Alger est il possible de le faire en bus (je pense que de caroubier a timmimoun ou tamanrasset ce doit etre possible, mais c'est surtout depuis timmimoun ou tamanrasset jusqu a timbouctou)?
Etant de nationalité algérienne, faut-il un visa et si oui, comment faire pour l'obtenir?
Est-ce que la situation sécuritaire le permet?
Merci
Bonjour
Quelqu'un a t-il déjà fait la piste Gao>> taoudenni>> Tessalit ? merci pour vos infos
Quelqu'un a t-il déjà fait la piste Gao>> taoudenni>> Tessalit ? merci pour vos infos
Bonjour,
comment se rendre à Bali en camping-car ? Depuis où (je suis entre Espagne et Portugal) ? Il existe des ferries ? Quelle est la route la moins longue ? Combien de temps peut-on y rester au maximum ? merci
Bonjour !
Mon ami et moi envisageons de faire un séjour au Mali de 2 semaines au printemps.Nous aimerions avant tout découvrir le pays Dogon.
L'ambassade française conseille de ne pas y aller suite aux enlèvements de touristes.
Nous ne savons pas quoi faire, si nous devons y aller ou pas. Qu'en pensez-vous ? Est ce que quelqu'un y était récemment ? Comment y est l'ambiance pour les touristes ?
Merci d'avance, et bon réveillon à tous !
Info de mise en garde !
Al-Queda a depuis ce début d'année enlevé six touristes dont un assassiné il y a 3 jrs !
http://fr.news.yahoo.com/78/20090603/twl-al-qaeda-tue-un-otage-britannique-au-5231d91.html
C'est important de le savoir pour ceux qui voyagent entre le Niger et le Mali !
Quand pourrons nous parcourir le monde sans être emmerdé !!!!!!!!
bonjour,
je suis interessé par tt informations du passage algerie =) mali (passage ouvert ou pas, le niveau de la securité ...etc ), ma question est surtout adressée au membre ce forum qui sont de cette region.
je faire un circuit avec des amis (alger tam gao) apres le mois de ramadan inshallah.
merci
merci
bonjour à tous,
Notre petite famille part 6 mois en voyage dont 2 petites semaines au Mali en novembre. nous voulons en profiter au maximum en ne prenant aucun risque pour notre fille qui n'a pas encore 4 ans. Elle a l'habitude de voyager, est née et vit à Mayotte mais on ne peut s'empêcher d'être un peu inquiets...notamment pour le palu et les autres maladies. Nous comptons aller en pays Dogon.
Pouvez-vous nous conseiller, nous rassurer ?! Qu'en est-il des hôpitaux ou dispensaires dans ce coin reculé ?
Nath
Je prévois un déplacement en véhicule personnel de bamako à abidjan.
Quelqu'un a t-il fait cette portion ? Précautions à prendre ? Coupeurs de route ? Documents à fournir pour le véhicule à la frontière ? Je lis par ailleurs que le visa est délivré gratuitement pour le séjour en cote d'ivoire ?
Eric
Eric
Je cherche des infos sur la « route Néma Gao « si c’est possible, risqué, si c’est possible de trouver un guide, a quel prix,
Et si des personnes sont intéressés, dites le, ça serait pour fin décembre
++ step😎
j'habite au Nord du Mali et je souhaite me rendre à Abidjan en car, mais je me pose la question de la sécurité au nord de la CI.
Est-ce qu'il y en a qui ont fait ce trajet récemment?
Chanter le désert: Tamikrest (Kidal, Mali)
Si la zone semi-désertique du Sahel est marquée par une extrême sécheresse, cette caractéristique ne s’applique pas à son output musical du tout : A partir de TINARIWEN, ensemble de nomades, formé dans les camps de réfugiés libyens durant les années 80 qui mêle guitares électriques et poésie traditionnelle, au groupe de femmes, TARTIT, en passant par le « blues » sahélien du grand ALI FARKA TOURÉ, le nord du Mali ne cesse de regorger des artistes talentueux dont la musique enrichit tant les oreilles occidentales. Le plus nouveau régal : TAMIKREST, groupe post-tinariwen dont le premier album, Adagh, un coup de maître vraiment, rend hommage à l’Adagh des Ifoghas, une des plus belles régions du Sahara et patrie du jeune septuor ...
L'histoire de Tamikrest (« nœud ; union » en langue tamasheq) commence à Kidal, capitale de la 8ème région du Mali, autour d’un thé, comme il se doit. Les jeunes membres du groupe représentent la nouvelle vague des ishumar, ceux qui étaient enfants pendant la dernière grande rébellion et sont aujourd’hui en âge de faire de la musique. Leur musique est enracinée dans la lignée du rock ishumar (musique des rebelles touaregs), emprunté d’infuences diverses (dont le rap, la pop maghrebine, le métal, l'afro-pop du Côte d'Ivoire) ; Ousmane Ag Mossa, le leader et compositeur de Tamikrest, a entendu nombreux styles de musique, Bob Marley, Dire Straits, Led Zeppelin, Neil Young, et notamment la guitare rebelle de sa grande idole, le charismatique guitariste de Tinariwen, Ibrahim Ag Alhabib. Leurs guitares se teintent de sonorités rock, la batterie remplace la percussion, et des influences arabes sont perceptibles et tonitruantes.
Les sept musiciens de Kidal, cinq hommes et deux femmes, tous dans les vingt-cinq ans, conduisent – au moyen d‘un groove hypnotique (p.ex. dans « Amidini » et « Tamiditin »), d’un jeu de guitare magique (écoutez l'intro dans « Aratane N’Adagh » !!!), et de leurs chansons intenses – la tradition dans un nouvel avenir ; les chansons de l‘album respirent la magie et la fascination du désert, et, en particulier, rendent témoignage de la dure réalité politique au nord du Mali et de la lutte interminable pour la liberté et l’autonomie du peuple touareg : les Touaregs ou, à proprement parler, les Kel Tamasheq (« qui parlent le tamasheq ») ne sont qu’un des nombreux peuples africains oubliés après les désastres de la colonisation. Leur territoire divisé entre le Mali, le Niger, l'Algérie, la Libye et le Burkina Faso, leur identité niée, leur communauté discriminée, sont autant d'agressions qui ont poussé les nomades à régulièrement se révolter. Des sécheresses, du racisme, le manque de l’éducation scolaire et les guerres ne sont que les quelques problèmes, avec qui leur peuple doit mener un dur combat. Ousmane Ag Mossa traite ces thèmes, les met en musique et les chante, puis proteste doucement sans se transformer en rebelle. « Notre but est de faire entendre au monde entier à travers nos chansons révolutionnaires, les conditions de vie que subit le peuple touareg. La musique de TAMIKREST chante aussi le désert, auquel les Touaregs tiennent tant, elle chante l’amour, parle de la bonté et de la beauté du monde nomade » (Ousmane Ag Mossa).
Une chanson extraordinaire, accusante et lyrique à la fois, est « Aratane N’Adagh » dans laquelle Ousmane chante la plus grande peur des enfants de l’Adagh : leur manque de connaissance. Du feedback discret, de la percussion molle, du subtil picking de guitare accompagnent la triste voix d’Ousmane, voix toujours portée d’une mélodique orientale :
Oh! Qu’ils font pitié les enfants de l’Adagh, Qu’ils font pitié ces enfants. Depuis qu’ils sont nés, ils souffrent Et ne vivent que dans la sécheresse. Les villes étrangères les soutiennent, Lyon et Les Ulis leur donnent de l’aide. Luttons contre l’ignorance qui accable les Enfants de l'Adagh Car leur plus grand souci est le manque de Connaissance.
Malgré toutes les plaintes dans les chansons, la résignation ne prend jamais le dessus. La musique, tout en poésie, est remplie plutôt d’une aure de « Yes. We can », le plus fort dans la chanson « Alhorya » :
On a toujours di et on le dira encore : On obtiendra la liberté même si on laisse des orphelins. On ne vend pas et on n’achête pas nos terres. La liberté sera l’héritage. Chacun de vous entend ce que je dis. Vous savez bien que c’est la liberté, La liberté de voir mon peuple trouver son Indépendance.
« Adagh » est, pour un début, un album assez parfait d’un si jeune groupe. Malgré la « proximité » stylistique de Tinariwen, ces jeunes n’ont pas créé une copie, mais un ouvrage qui continue et développe les pensées de leurs idoles, Tinariwen. Bilan : un groupe prometteur a produit un grandios! album qui est à recommander inconditionnellement.
Assurez-vous de cette musique hypnotique et poétique, elle mérite une écoute plus qu’attentive !
Tamikrest sont : Ousmane Ag Mossa (lead guitare, chant), Aghaly Ag Mohamadine (batterie, percussions, chant), Cheicke Ag Tigly aka Pino (basse, chant), Mossa Ag Borayba (guitare, chant), Mossa Ag Ahmed (guitare, chant), Fatma Walette Cheicke & Bassa Walette Abdamou (chants, claquement de mains).
CD : Tamikrest, Adagh (Glitterhouse/Differ-Ant Distribution), 2010
MySpace : http://www.myspace.com/tamikrest
hgb
Si la zone semi-désertique du Sahel est marquée par une extrême sécheresse, cette caractéristique ne s’applique pas à son output musical du tout : A partir de TINARIWEN, ensemble de nomades, formé dans les camps de réfugiés libyens durant les années 80 qui mêle guitares électriques et poésie traditionnelle, au groupe de femmes, TARTIT, en passant par le « blues » sahélien du grand ALI FARKA TOURÉ, le nord du Mali ne cesse de regorger des artistes talentueux dont la musique enrichit tant les oreilles occidentales. Le plus nouveau régal : TAMIKREST, groupe post-tinariwen dont le premier album, Adagh, un coup de maître vraiment, rend hommage à l’Adagh des Ifoghas, une des plus belles régions du Sahara et patrie du jeune septuor ...
L'histoire de Tamikrest (« nœud ; union » en langue tamasheq) commence à Kidal, capitale de la 8ème région du Mali, autour d’un thé, comme il se doit. Les jeunes membres du groupe représentent la nouvelle vague des ishumar, ceux qui étaient enfants pendant la dernière grande rébellion et sont aujourd’hui en âge de faire de la musique. Leur musique est enracinée dans la lignée du rock ishumar (musique des rebelles touaregs), emprunté d’infuences diverses (dont le rap, la pop maghrebine, le métal, l'afro-pop du Côte d'Ivoire) ; Ousmane Ag Mossa, le leader et compositeur de Tamikrest, a entendu nombreux styles de musique, Bob Marley, Dire Straits, Led Zeppelin, Neil Young, et notamment la guitare rebelle de sa grande idole, le charismatique guitariste de Tinariwen, Ibrahim Ag Alhabib. Leurs guitares se teintent de sonorités rock, la batterie remplace la percussion, et des influences arabes sont perceptibles et tonitruantes.
Les sept musiciens de Kidal, cinq hommes et deux femmes, tous dans les vingt-cinq ans, conduisent – au moyen d‘un groove hypnotique (p.ex. dans « Amidini » et « Tamiditin »), d’un jeu de guitare magique (écoutez l'intro dans « Aratane N’Adagh » !!!), et de leurs chansons intenses – la tradition dans un nouvel avenir ; les chansons de l‘album respirent la magie et la fascination du désert, et, en particulier, rendent témoignage de la dure réalité politique au nord du Mali et de la lutte interminable pour la liberté et l’autonomie du peuple touareg : les Touaregs ou, à proprement parler, les Kel Tamasheq (« qui parlent le tamasheq ») ne sont qu’un des nombreux peuples africains oubliés après les désastres de la colonisation. Leur territoire divisé entre le Mali, le Niger, l'Algérie, la Libye et le Burkina Faso, leur identité niée, leur communauté discriminée, sont autant d'agressions qui ont poussé les nomades à régulièrement se révolter. Des sécheresses, du racisme, le manque de l’éducation scolaire et les guerres ne sont que les quelques problèmes, avec qui leur peuple doit mener un dur combat. Ousmane Ag Mossa traite ces thèmes, les met en musique et les chante, puis proteste doucement sans se transformer en rebelle. « Notre but est de faire entendre au monde entier à travers nos chansons révolutionnaires, les conditions de vie que subit le peuple touareg. La musique de TAMIKREST chante aussi le désert, auquel les Touaregs tiennent tant, elle chante l’amour, parle de la bonté et de la beauté du monde nomade » (Ousmane Ag Mossa).
Une chanson extraordinaire, accusante et lyrique à la fois, est « Aratane N’Adagh » dans laquelle Ousmane chante la plus grande peur des enfants de l’Adagh : leur manque de connaissance. Du feedback discret, de la percussion molle, du subtil picking de guitare accompagnent la triste voix d’Ousmane, voix toujours portée d’une mélodique orientale :
Oh! Qu’ils font pitié les enfants de l’Adagh, Qu’ils font pitié ces enfants. Depuis qu’ils sont nés, ils souffrent Et ne vivent que dans la sécheresse. Les villes étrangères les soutiennent, Lyon et Les Ulis leur donnent de l’aide. Luttons contre l’ignorance qui accable les Enfants de l'Adagh Car leur plus grand souci est le manque de Connaissance.
Malgré toutes les plaintes dans les chansons, la résignation ne prend jamais le dessus. La musique, tout en poésie, est remplie plutôt d’une aure de « Yes. We can », le plus fort dans la chanson « Alhorya » :
On a toujours di et on le dira encore : On obtiendra la liberté même si on laisse des orphelins. On ne vend pas et on n’achête pas nos terres. La liberté sera l’héritage. Chacun de vous entend ce que je dis. Vous savez bien que c’est la liberté, La liberté de voir mon peuple trouver son Indépendance.
« Adagh » est, pour un début, un album assez parfait d’un si jeune groupe. Malgré la « proximité » stylistique de Tinariwen, ces jeunes n’ont pas créé une copie, mais un ouvrage qui continue et développe les pensées de leurs idoles, Tinariwen. Bilan : un groupe prometteur a produit un grandios! album qui est à recommander inconditionnellement.
Assurez-vous de cette musique hypnotique et poétique, elle mérite une écoute plus qu’attentive !
Tamikrest sont : Ousmane Ag Mossa (lead guitare, chant), Aghaly Ag Mohamadine (batterie, percussions, chant), Cheicke Ag Tigly aka Pino (basse, chant), Mossa Ag Borayba (guitare, chant), Mossa Ag Ahmed (guitare, chant), Fatma Walette Cheicke & Bassa Walette Abdamou (chants, claquement de mains).
CD : Tamikrest, Adagh (Glitterhouse/Differ-Ant Distribution), 2010
MySpace : http://www.myspace.com/tamikrest
hgb
Bonjour à tous,
Vous l'avez certainement déjà entendu (ou lu), le Niger est actuellement dans une situation particulièrement instable en raison des accrochages entre les forces gouvernementales et la rébellion touareg. Les touareg du Nord du Mali risquent - par solidarité - de suivre le mouvement. Il y a quelques jours, une émission - avec interventions de touareg du Mali - a été retransmise sur la chaîne satellitaire AL ALAM. Pour les intervenants touareg maliens, il ne fait aucun doute que les revendications des touareg nigériens se recoupent complétement avec les leurs. Aussi, aujourd'hui, je viens recommander la plus grande prudence à ceux qui ont entrepris de traverser l'Algérie pour rejoindre le Mali dans les semaines - voir les mois à venir. A tous, sincères salutations.
Vous l'avez certainement déjà entendu (ou lu), le Niger est actuellement dans une situation particulièrement instable en raison des accrochages entre les forces gouvernementales et la rébellion touareg. Les touareg du Nord du Mali risquent - par solidarité - de suivre le mouvement. Il y a quelques jours, une émission - avec interventions de touareg du Mali - a été retransmise sur la chaîne satellitaire AL ALAM. Pour les intervenants touareg maliens, il ne fait aucun doute que les revendications des touareg nigériens se recoupent complétement avec les leurs. Aussi, aujourd'hui, je viens recommander la plus grande prudence à ceux qui ont entrepris de traverser l'Algérie pour rejoindre le Mali dans les semaines - voir les mois à venir. A tous, sincères salutations.








