nous partons 10 jours au maroc avec nos deux enfants 10 et 6 ans. notre projet est de rester quelques jours à marrackech et de partir ensuite sur agadir..
si quelqu'un peu me rassurer sur la sécurité surtout pour les enfants merci et je suis preneuse de toutes les infos possible
merci
Des amis avec un bébé de 2 ans souhaitent passer 15 jours à Essaouira la deuxième quinzaine d'août vraisemblablement. Il me semble que la meilleure solution pour eux est de louer un appartement sauf qu'ils veulent anticiper (à cause de BB !). Les appart en agence sont trop chers, je me souviens de mon côté avoir loué il y a 2 ans aux alentours de 15€ la nuit (mais je ne retrouve pas le nom et l'adresse du proprio, arrrgh😠). Avez-vous des tuyaux d'appart propre et pas cher (car ils ne sont pas riches du tout) dans la médina ? Merci pour eux...
J1 24 octobre Marrakech arrivé
J2 benimellal. Stop de 2jrs.
J5 je cherche un arrêt de 2jrs entre benimellal et errachidia pour couper la route.
J7 direction merzouga
J9 direction dades on cherche un stop pour 1 journée
J10 skoura 1 nuit 1 journée
Je 12 Marrakech retour.
On va louer un Duster nos enfants ont 7 ans et 3 ans. Vous avez des idées d arrêt imanquable pour les enfants. Merci
Bonjour,
Nous sommes 2 familles avec chacun de 2 enfants ( ages 3, 8, 13 et 15 ans)
et nous partons a Marrakech la deuxième semaine d 'avril 2014
pour la première fois
Merci pour toutes idées visites excursion et bon plans
Merci d'avance
Je vous ferai un petit recit à mon retour
encore merci de votre aide
j aimerai des reponse s il vou plai c est importan merci bocou je vais a casablanca
comment fer pour que le vol ce passe bien avec un bebe de quatre mois lalimentation ya t il du lai et de l eau pour bebe je part pour un moi alors dois je prevoir ?????????
merci a tous
comment fer pour que le vol ce passe bien avec un bebe de quatre mois lalimentation ya t il du lai et de l eau pour bebe je part pour un moi alors dois je prevoir ?????????
merci a tous
bonjour
nouveau sur le Forum, j'aimerai SVP des infos sur un voyage que je souhaite organiser pour nous 4 ( 2 adultes 2 enfants 11 et 13 ans )
je suis en Vendée, je veux aller à Casa pour y rejoindre des amis Marocains
je veux y aller en voiture, en mode "road trip" mais gentil, et durant les congés de pâques 2019
je vois bien toute la descente en France, par Biarritz, mais ensuite je suis dans le flou et c'est là que j'ai besoin de vos lumières ...
donc en vrac mes questions, j'espère qu'il y aura qq âmes charitables pour m'aider dans mon organisation :-)
- arrivée en Espagne depuis le 64, par où descendre "le plus vite possible" pour la traversée ? possible de rouler "fort" au début ( 5 - 6h ), pour passer le plus de temps possible au Maroc
- des contraintes ou problème à gérer en Espagne ( plus qu'en France ?! )
- où dormir en Espagne à 4 et pas au Ritz
- durée de la descente ?
- gros sujet pour moi qui me fait un peu flipper : comment organiser la traversée passagers + voiture ?????? *réserver où, quand, comment, par qui, etc.... je n'ai AUCUNE idée sur ce sujet *comment se passe la traversée, prix, contraintes, * comment se passe l'arrivée puis la reprise de la route *qqchose de particulier à prévoir *etc...
- une fois au Maroc, descente sur Casa = comment "rouler" au Maroc *papiers spécifiques à prévoir, démarches à faire en amont ( pour nous, voiture ) *risques particuliers ( autres qu'en France ...) * je veux "rouler" pour descendre donc Autoroute privilégié : une fois à cas nous environnerons mais avec nos amis Marocains, donc bien plus "sereinement" car plus "tout seul"
- GPS tomtom (portable ) marche t il au Maroc ( c'est pour circulation dans les villes que je me demande comment je vais faire ! ) pour le reste j'ai déjà les bonnes vieilles cartes Michelin ...
- une fois notre séjour en fin, comment réorganiser le retour en traversée : re même question sur l'organisation : quand réserver, etc...
- je compte remonter par toute la cote Est de l'Espagne, pour sortir et remonter en vendée via Toulouse où je dois faire une escale, puis la Vendée
avec les promenades au Maroc, je pars sur 5 000km sur toutes les vacances ( pas rien mais c'est le prix à payer !)
nous sommes déjà allé 3 fois au Maroc rejoindre nos amis, mais tj en avion
là c'est très différent et j'ai vraiment besoin d'infos, de bons plans, de conseils, etc...
niveau assurance je suis clean, avec un rapatriement si problème mais j’espère bien tout faire comme prévu
PS: petit détail qui va surement en faire sourire qq'un : je pars avec ma vieille R21 Nevada, qui n'aura plus son Contrôle technique d'içi 1 an pour cause de carrosserie "vieillissante"... comme je ne suis pas fou ( ou complètement fou ), la voiture sera en état mécanique ( je pense et j'espère ! ) de partir pour son baroude d'honneur à plus de 500 000km ;-)
merci beaucoup et à suivre
Laurent85
je suis en Vendée, je veux aller à Casa pour y rejoindre des amis Marocains
je veux y aller en voiture, en mode "road trip" mais gentil, et durant les congés de pâques 2019
je vois bien toute la descente en France, par Biarritz, mais ensuite je suis dans le flou et c'est là que j'ai besoin de vos lumières ...
donc en vrac mes questions, j'espère qu'il y aura qq âmes charitables pour m'aider dans mon organisation :-)
- arrivée en Espagne depuis le 64, par où descendre "le plus vite possible" pour la traversée ? possible de rouler "fort" au début ( 5 - 6h ), pour passer le plus de temps possible au Maroc
- des contraintes ou problème à gérer en Espagne ( plus qu'en France ?! )
- où dormir en Espagne à 4 et pas au Ritz
- durée de la descente ?
- gros sujet pour moi qui me fait un peu flipper : comment organiser la traversée passagers + voiture ?????? *réserver où, quand, comment, par qui, etc.... je n'ai AUCUNE idée sur ce sujet *comment se passe la traversée, prix, contraintes, * comment se passe l'arrivée puis la reprise de la route *qqchose de particulier à prévoir *etc...
- une fois au Maroc, descente sur Casa = comment "rouler" au Maroc *papiers spécifiques à prévoir, démarches à faire en amont ( pour nous, voiture ) *risques particuliers ( autres qu'en France ...) * je veux "rouler" pour descendre donc Autoroute privilégié : une fois à cas nous environnerons mais avec nos amis Marocains, donc bien plus "sereinement" car plus "tout seul"
- GPS tomtom (portable ) marche t il au Maroc ( c'est pour circulation dans les villes que je me demande comment je vais faire ! ) pour le reste j'ai déjà les bonnes vieilles cartes Michelin ...
- une fois notre séjour en fin, comment réorganiser le retour en traversée : re même question sur l'organisation : quand réserver, etc...
- je compte remonter par toute la cote Est de l'Espagne, pour sortir et remonter en vendée via Toulouse où je dois faire une escale, puis la Vendée
avec les promenades au Maroc, je pars sur 5 000km sur toutes les vacances ( pas rien mais c'est le prix à payer !)
nous sommes déjà allé 3 fois au Maroc rejoindre nos amis, mais tj en avion
là c'est très différent et j'ai vraiment besoin d'infos, de bons plans, de conseils, etc...
niveau assurance je suis clean, avec un rapatriement si problème mais j’espère bien tout faire comme prévu
PS: petit détail qui va surement en faire sourire qq'un : je pars avec ma vieille R21 Nevada, qui n'aura plus son Contrôle technique d'içi 1 an pour cause de carrosserie "vieillissante"... comme je ne suis pas fou ( ou complètement fou ), la voiture sera en état mécanique ( je pense et j'espère ! ) de partir pour son baroude d'honneur à plus de 500 000km ;-)
merci beaucoup et à suivre
Laurent85
Bonjour, Salam!
Je vous lis depuis longtemps, mais pas trop le temps d'écrire avec 2 enfants de maintenant 2 et 6 ans instruits en famille (ouf ça grandit :))
Nous vendons notre van vw devenu trop petit pour trouver un camping-car plus "roots", et nous filons pour 3 mois au Maroc, l'idée étant de descendre depuis Tanger (sortie Tarifa?) le long de la côte jusqu'environ Agadir plus ou moins (l'endroit ne m'attire pas, mais j'ai une connaissance locale sur place...), puis remonter par les terres jusque Tetouan (ou aller jusque Oujda, mais pour une première fois je me dis que ça fait peut-être beaucoup... )
Plein de questions, malgré toutes mes lectures sur ce super forum et autres blogs de voyageurs généreux et locaux sur facebook et couchsurfing!!
Les principales : nous voulons éviter le tourisme de masse typique "plage vacances", d'où mon doute pour le planning et le trajet, parce que nous arriverions vers Agadir pour les congés de Toussaint français... mais je pars peut-être avec de gros a priori... pour les habitués ayant pratiqué, vous conseilleriez plutôt :
Octobre Tanger, Rabat, Casa, Essaouira, Agadir, Puis remonter Marrakech Merzouga Meknes Fes et Oujda et-ou Tetouan en Novembre
ou l'inverse???
Nous allons bouger en camping-car, donc camping, logement chez l'habitant, parkings, couchsurfing, facebook, etc. je commence à chercher avant, est-ce vraiment nécessaire, ou c'est facile de trouver sur place? J'ai lu qu'il vaut mieux éviter de conduire la nuit, et avec des enfants, je n'ai pas envie de me retrouver au milieu de nulle part à 22h... pour l'instant j'ai pas mal d'adresses pour certaines villes, mais c'est du boulot et j'ai peur de trop plannifier et perdre la magie de l'improvisation sur place...
Pour la nourriture, je suis végétarienne, ça va Être très dur pour moi ou je peux envisager de pouvoir manger le moins d'animal possible sans vexer personne ??
Pour les "dons" aux locaux, je ne veux pas faire trop d'impairs, on va amener un peu de vêtements, livres, jouets, etc, mais n'ayant jamais fait ça auparavant, je ne veux pas paraître vexante ou complètement à côté de la plaque, y'a-t-il des trucs absolument à éviter, ou au contraire à faire pour remercier de l'hospitalité des marocains? (déjà marchander c'est du sport pour moi, j'aimerais une échelle de valeur pour me faire une idée ^^)
Quoi d'autre... on va amener notre petite trousse à pharmacie homeo-phyto-aspirine etc, mais au cas où, niveau accident-tourista-etc, vous avez des tuyaux sur les pharmacies au Maroc, des conseils autres que "ne buvez pas l'eau courante" etc?
Pour l'instant je crois que c'est à peu près tout, je continue à vous lire, ça donne de plus en plus envie, merci d'avance!
Charlotte, Raúl, Alice et Lucio
Je vous lis depuis longtemps, mais pas trop le temps d'écrire avec 2 enfants de maintenant 2 et 6 ans instruits en famille (ouf ça grandit :))
Nous vendons notre van vw devenu trop petit pour trouver un camping-car plus "roots", et nous filons pour 3 mois au Maroc, l'idée étant de descendre depuis Tanger (sortie Tarifa?) le long de la côte jusqu'environ Agadir plus ou moins (l'endroit ne m'attire pas, mais j'ai une connaissance locale sur place...), puis remonter par les terres jusque Tetouan (ou aller jusque Oujda, mais pour une première fois je me dis que ça fait peut-être beaucoup... )
Plein de questions, malgré toutes mes lectures sur ce super forum et autres blogs de voyageurs généreux et locaux sur facebook et couchsurfing!!
Les principales : nous voulons éviter le tourisme de masse typique "plage vacances", d'où mon doute pour le planning et le trajet, parce que nous arriverions vers Agadir pour les congés de Toussaint français... mais je pars peut-être avec de gros a priori... pour les habitués ayant pratiqué, vous conseilleriez plutôt :
Octobre Tanger, Rabat, Casa, Essaouira, Agadir, Puis remonter Marrakech Merzouga Meknes Fes et Oujda et-ou Tetouan en Novembre
ou l'inverse???
Nous allons bouger en camping-car, donc camping, logement chez l'habitant, parkings, couchsurfing, facebook, etc. je commence à chercher avant, est-ce vraiment nécessaire, ou c'est facile de trouver sur place? J'ai lu qu'il vaut mieux éviter de conduire la nuit, et avec des enfants, je n'ai pas envie de me retrouver au milieu de nulle part à 22h... pour l'instant j'ai pas mal d'adresses pour certaines villes, mais c'est du boulot et j'ai peur de trop plannifier et perdre la magie de l'improvisation sur place...
Pour la nourriture, je suis végétarienne, ça va Être très dur pour moi ou je peux envisager de pouvoir manger le moins d'animal possible sans vexer personne ??
Pour les "dons" aux locaux, je ne veux pas faire trop d'impairs, on va amener un peu de vêtements, livres, jouets, etc, mais n'ayant jamais fait ça auparavant, je ne veux pas paraître vexante ou complètement à côté de la plaque, y'a-t-il des trucs absolument à éviter, ou au contraire à faire pour remercier de l'hospitalité des marocains? (déjà marchander c'est du sport pour moi, j'aimerais une échelle de valeur pour me faire une idée ^^)
Quoi d'autre... on va amener notre petite trousse à pharmacie homeo-phyto-aspirine etc, mais au cas où, niveau accident-tourista-etc, vous avez des tuyaux sur les pharmacies au Maroc, des conseils autres que "ne buvez pas l'eau courante" etc?
Pour l'instant je crois que c'est à peu près tout, je continue à vous lire, ça donne de plus en plus envie, merci d'avance!
Charlotte, Raúl, Alice et Lucio
nous partons en famille au maroc du 19 septembre au 5 octobre soit 15 jours avec notre petite fille de 8 mois. nous partons dans l'esprit baroude en sac à dos .nous arrivons à marrackech et pensons visiter meknes, fès, rabbat, essaouira, les cascades ousoudes, casablanca ... que pensez vous des villes ?? connaissez vous des adresses de pensions sympa pour loger avec un petit enfant ??? certains hotels sont ils équipés de lits pour bébé ??? pouvons nous faire chauffer les petits pots dans les restos ???.Nous sommes preneurs de tout les conseils de personnes qui on voyager en famille avec des enfants .
merci
merci
Voilà nous voulons partir du 23/10/10 au 6/11/10 à Agadir avec nos 4 enfants 9ans
7 ans
3 ans
1 an
Par contre on se demande sur place comment va t'on faire pour se déplacer , y a t'il des taxi 7 pl ou vaut mieux louer un voiture 7 pl et est ce qu'avec des enfants ce nesera pas trop ma galère ????
Avez vous des conseils à nous donné? car sinon notre 2ème solution c'était une croisière est ce plus simple avec des enfants?
Voilà je vous remercie pour vos réponse ,
Muriel
Bonjour,
Nous sommes une famille du Québec qui a encore peu d'expérience en voyage...
Nous avons fait la Corse, Paris, Barcelone, Cassis...
Maintenant considérant :
- Voyage fin juin-juillet 2016
- Durée entre 12 et 16 jours
- Deux adultes et enfant de 10 et 13 ans
- Anglais médiocre
- Budget d'environ 8000$ (incluant l 'avion)
Nous regardons Bali, Les îles Grecques, le Costa Rica, le Portugal ou le Maroc...
Mais comment décider ???
Des suggestions ? Des commentaires ? Vos expériences S.V.P.
Bonjour, je suis en formation EJE et je souhaiterais prendre contact avec des personnes de nationalité française qui ont exercée ou qui exerce cette profession au Maroc.
J'aimerais qu'elle me fasse partager son expèrience afin d'avoir davantage d'informations sur les conditions d'exercice de la profession à l'étranger.
J'ai cherché sur le web, et trouvé pas mal d'annonces d'offres d'emplois "d'institutrice en maternelle" mais je ne sais pas trop à quoi cela correspond. Merci à ceux qui pourrait me renseigner qui sont EJE, les personnes connaissant cette profession au Maroc pourrait aussi me renseigner.
J'ai cherché sur le web, et trouvé pas mal d'annonces d'offres d'emplois "d'institutrice en maternelle" mais je ne sais pas trop à quoi cela correspond. Merci à ceux qui pourrait me renseigner qui sont EJE, les personnes connaissant cette profession au Maroc pourrait aussi me renseigner.
Bonjour à tous ; me voilà ici pour vous présenter les grandes lignes de mon deuxième séjour au Maroc ; mon circuit n'a rien d'original , mais je vais essayer de le présenter différemment ; j'espère qu'il vous plaira !
26 Mars :
De l'Europe à l'Afrique , il n'y a qu'un pas....de géant ! Mieux qu'une carte de géographie , le beau temps nous permet de découvrir le détroit de Gibraltar . Vus du ciel , les deux continents sont si proches !
Nous atterrissons à Marrakech à l'heure locale prévue : 10h15 ; et nous nous remettons de suite au rythme du Maroc puisqu'il est presque 12h quand nous rejoignons enfin la sortie , pressés de retrouver l'agent Medloc ( qui nous a patiemment attendu , comme une cinquantaine d'autres messagers avec leurs pancartes ! ) Il nous confie une sympathique Logan blanche , non sans l'avoir filmée sous toutes les coutures avec son smartphone ; nous trouvons ce système plutôt sécuritaire et preuve de sérieux . Quelques péripéties ( achat d'une carte téléphone chez un marchand ne parlant pas du tout le français , accès à la station essence raté avec un réservoir dans le rouge ) , et quelques errements (qui nous feront utiliser à 4 ou 5 reprises le fameux " GPS berbère " ) nous feront mettre une heure pour quitter Marrakech . Enfin nous retrouvons la nature ; entre Sidi Rahal et Demnate nous découvrons un paysage verdoyant et agricole : des grands champs semés de blé , d'orge ou de luzerne sont parcourus pour certains par de longs canaux d'irrigation hors-sol . Entre les champs et la route la nappe phréatique affleure en de longues mares ; Au loin les hauts sommets sont toujours enneigés .Les étendues désertiques du sud nous paraissent alors bien loin !


Nous arrivons en fin d'après-midi au Camping Zébra . Le temps de poser les valises , et nous partons vers notre but : les cascades d'Ouzoud . Paul , le gérant du camping , nous a donné un plan d'accès et quelques conseils que nous suivrons à la lettre . Les 200 derniers mètres nous donnent l'impression d'être de grandes stars : c'est à qui se jettera au devant de la voiture pour nous emmener au "vrai" parking ! la concurrence est rude ! il faut dire qu'ils s'entraînent depuis leur plus jeune âge , en témoins des petits de 6 ou 7 ans qui se jetaient au milieu de la route devant les voitures pour vendre des amandes un peu avant l'entrée du village . La vigilance est de mise . Pour ce qui est du parking , nous devenons aveugles et sourds et choisissons l'option de Paul !! A peine garés sur un petit parking ombragé , un guide "providentiel " vient au devant de nous ! il est plutôt cool , et pour 20 dirhams , le voilà embauché ! nous avons bien fait , car tous seuls nous n'aurions pas trouvé un petit chemin sur le haut des cascades ( qui m'a permis de les voir car je marche mal ) . De plus , avoir un guide , c'est l'assurance qu'une dizaine d'autres vous laissera en paix ! Parfois décriées , nous les avons trouvées très belles ces cascades ; nous n'en avions jamais vu d'aussi hautes ! D'ailleurs toute la région ( Azilal) est très belle et mériterait un séjour plus long .


Voilà une première journée bien remplie ! le dépaysement est tellement intense que nous ne ressentons même pas la fatigue ! mais le lit confortable sera apprécié , car demain , on reprend la route !!.....( à suivre )
26 Mars :
De l'Europe à l'Afrique , il n'y a qu'un pas....de géant ! Mieux qu'une carte de géographie , le beau temps nous permet de découvrir le détroit de Gibraltar . Vus du ciel , les deux continents sont si proches !

Nous atterrissons à Marrakech à l'heure locale prévue : 10h15 ; et nous nous remettons de suite au rythme du Maroc puisqu'il est presque 12h quand nous rejoignons enfin la sortie , pressés de retrouver l'agent Medloc ( qui nous a patiemment attendu , comme une cinquantaine d'autres messagers avec leurs pancartes ! ) Il nous confie une sympathique Logan blanche , non sans l'avoir filmée sous toutes les coutures avec son smartphone ; nous trouvons ce système plutôt sécuritaire et preuve de sérieux . Quelques péripéties ( achat d'une carte téléphone chez un marchand ne parlant pas du tout le français , accès à la station essence raté avec un réservoir dans le rouge ) , et quelques errements (qui nous feront utiliser à 4 ou 5 reprises le fameux " GPS berbère " ) nous feront mettre une heure pour quitter Marrakech . Enfin nous retrouvons la nature ; entre Sidi Rahal et Demnate nous découvrons un paysage verdoyant et agricole : des grands champs semés de blé , d'orge ou de luzerne sont parcourus pour certains par de longs canaux d'irrigation hors-sol . Entre les champs et la route la nappe phréatique affleure en de longues mares ; Au loin les hauts sommets sont toujours enneigés .Les étendues désertiques du sud nous paraissent alors bien loin !


Nous arrivons en fin d'après-midi au Camping Zébra . Le temps de poser les valises , et nous partons vers notre but : les cascades d'Ouzoud . Paul , le gérant du camping , nous a donné un plan d'accès et quelques conseils que nous suivrons à la lettre . Les 200 derniers mètres nous donnent l'impression d'être de grandes stars : c'est à qui se jettera au devant de la voiture pour nous emmener au "vrai" parking ! la concurrence est rude ! il faut dire qu'ils s'entraînent depuis leur plus jeune âge , en témoins des petits de 6 ou 7 ans qui se jetaient au milieu de la route devant les voitures pour vendre des amandes un peu avant l'entrée du village . La vigilance est de mise . Pour ce qui est du parking , nous devenons aveugles et sourds et choisissons l'option de Paul !! A peine garés sur un petit parking ombragé , un guide "providentiel " vient au devant de nous ! il est plutôt cool , et pour 20 dirhams , le voilà embauché ! nous avons bien fait , car tous seuls nous n'aurions pas trouvé un petit chemin sur le haut des cascades ( qui m'a permis de les voir car je marche mal ) . De plus , avoir un guide , c'est l'assurance qu'une dizaine d'autres vous laissera en paix ! Parfois décriées , nous les avons trouvées très belles ces cascades ; nous n'en avions jamais vu d'aussi hautes ! D'ailleurs toute la région ( Azilal) est très belle et mériterait un séjour plus long .


Voilà une première journée bien remplie ! le dépaysement est tellement intense que nous ne ressentons même pas la fatigue ! mais le lit confortable sera apprécié , car demain , on reprend la route !!.....( à suivre )
Bonjour à tous,
Nous envisageons remonter de Skoura à Demnate via la R307 d'ici 2 semaines avec une voiture classique.
Quelqu'un a-t-il pratiqué cette route récement ? Comment a-t-elle passé l'hiver ?
Merci pour vos réponses.
Nous envisageons remonter de Skoura à Demnate via la R307 d'ici 2 semaines avec une voiture classique.
Quelqu'un a-t-il pratiqué cette route récement ? Comment a-t-elle passé l'hiver ?
Merci pour vos réponses.
bonjour, nous recherchons des témoignages très précis de français qui ont tout plaqué pour vivre à marrakech et y exploiter une maison d'hôtes . Rentabilité avec une location de 5 chambres ( taux de remplissage, charges fixes... ) peut on faire vivre une famille 2 adultes et 2 enfants avec ce commerce . Est il difficile de convaincre une banque marocaine sur ce genre de projet sachant que nous avons un apport perso de environ 60 % du riad à acheter. Le marché n'est il pas trop saturé sur marrakech ? j'ai lu beaucoup de commentaires sur ce forum et je ne trouve pas de réponses très précises de la part de français en activité ou bien des choses très négatives sur le maroc et j'ai un peu de mal à comprendre... Mon mari et moi nous sommes tombés amoureux du maroc surtout le sud il y a maintenant 3 ans et nous sommes parfaitement conscient que notre vie sera différente sur de nombreuses choses mais nous pourrons gagner en qualité de vie, j'en suis certaine puisque l'on vit de moins en moins bien en france ( tout en travaillant et payant des impots ) nous recherchons une certaine tranquillité pour nous et nos 2 enfants j'espère et je pense que l'on peut trouver tout ça au maroc. Par avance merci vos réponses jotthis
bonjour a tous ! je cherche des personnes(française ou marocaine ) qui vivent à marrakech et qui pourrai me renseigner pour venir vivre a marrakech. Je pense que le plus simple serai d acheter un riad et en fair des chambres d hotes!!! mon pere est marocain et je voulais savoir s'il serait plus simple pour de prendre la double nationalité, si cela facilite les choses?? (parcke pour le moment j'ai que la francaise) Merci bcp a ceux qui pourront me renseigner !
We went to Morocco in April with our children and grandchildren.
We landed in Marrakech around 9 AM and took a bus to our small hotel in the Guéliz district. This was to avoid dealing with taxi drivers who might give our young travelers a very negative impression of Marrakech... The bus drops us off very close to the Hôtel Toulousain, which has always given us the warmest welcome for over 25 years. We settle into our rooms and head to the medina to have lunch first and then wander through the streets of the old city, introducing it to our little group.

Young and old alike are amazed by the craftsmanship and attention to detail in the work done by the various artisans.

The souks also impress first-time visitors, both with their size and the sheer amount of goods on offer. For those visiting for the first time, it’s a real maze. Colorful chameleons everywhere... Will they survive for long in their cages under the scorching sun?
Another surprise for the kids: the lollipop vendor in Jemaa El Fna Square, with giant lollipops that really whet their appetites...

By late afternoon, little legs are tired, and horse-drawn carriages are a welcome way to get back to the hotel.


Young and old alike are amazed by the craftsmanship and attention to detail in the work done by the various artisans.


The souks also impress first-time visitors, both with their size and the sheer amount of goods on offer. For those visiting for the first time, it’s a real maze. Colorful chameleons everywhere... Will they survive for long in their cages under the scorching sun?
Another surprise for the kids: the lollipop vendor in Jemaa El Fna Square, with giant lollipops that really whet their appetites...
By late afternoon, little legs are tired, and horse-drawn carriages are a welcome way to get back to the hotel.

Bonjour à tous les amoureux du Maroc, et des autres pays que l'on peut parcourir en CC,
Nous venons de rentrer d'un long périple au Maroc et sur la route du retour nous nous sommes arrêtés une nuit à Tafraoute que nous aimons beaucoup.
Il n'y avait plus de place dans les campings et nous nous sommes installés dans la palmeraie à l'entrée de la ville. Il y avait du monde là aussi, beaucoup de monde ...
Le matin, alors que je préparais le café je vois passer à quelques mètres de moi un campeur, sa cassette de WC à la main.
J'ai pensé que la mairie ou le SI avait installé une borne à eaux noires à proximité. Mais non, le monsieur s'est dirigé vers un buisson et a versé le contenu de sa cassette. Révoltée par cette pratique j'ai ouvert bruyamment la porte de mon véhicule pour lui faire savoir que je l'avais vu. Quelques minutes plus tard il est revenu, sûrement pris de remords (!!!), avec une pelle et a enfoui ce qu'il avait déversé.
Franchement, je trouve cela inadmissible. Des enfants jouaient à proximité la veille au soir ...
Quelle idée se fait ce monsieur des règlements sanitaires, sans parler d'écologie?
Il n'est probablement pas le seul à agir de cette façon, malheureusement.
Voilà, je voulais signaler ce comportement révoltant! Qui le révolterait lui aussi si un CCiste de passage venait déverser les mêmes choses sur le territoire de sa commune. Vous ne croyez pas?
A part ça, le Maroc est toujours aussi beau et accueillant!
Junolu
Bonjour, une amie marocaine s'est rendue au Maroc en vacances avec ses 2 enfants agés de 15 ans et demi.A l'embarquement a l'aeroport un douanier s'aperçoit que les cartes d'identité républicaines des enfants sont périmés depuis avril 2O1O.Ils ont quand même pris l'avion;mais pour le retour pourront-ils embarquer à l'aeroport de casa avec ces cartes périmées sachant qu'ils ont chacun leur passeport marocain et qu'ils voyagent avec leur mère qui a son passeport et sa carte de séjour.Les enfants ne sont pas nés en France mais ils sont scolarisés depuis environ 8 ans en France avec leurs parents.MERCI DE ME REPONDRE.
Bonjour à tous !
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.
Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.

Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
bonjour je souhaite avoir de l aide serieuse , je souhaite avec mon mari et mes enfants vivre au maroc;nous voulons vendre notre maison sur la cote d azur et acheter un riad a marrakech je sais vous allez dire encore un de plus.mais grace a ce forum j ai peu faire un beau voyage au maroc.ici sur la cote il faut travailler dure pour s en sortir et le cote hotelliere nous plait beaucoup c est pour cela que nous avons pensait au riad car j adore recevoir des gens et faire comme si c etait mes invites quil se sentente a l aise comme a la maison.mais au fur et a mesure que je lis le forum il me prend des crampes a l'estomac donc je demande a une personne qui est passe par la de me repondre en tout honnetete et me dire point par point les directifs a effectuer pour que tout ce passe au mieux et m enleve la salle image que donne certaine personne sur la creation d un ultime riad en sachant que je ne suis pas la seule a avoir ce projet en sachant quil faut demenager j aimerai savoir tout ce quil faut faire merci a celui qui prendra le temps de le faire dans tout son savoir faire
😉 Bonjour je souhaite partir en famille cet ete avec mon mari et mes deux enfants de 6 et 7 ans dans un club au maroc ou en tunisie (avec mer), avec activité pour mes enfants sur la semaine, en séjour en demi-pension et boisson incluse, à un prix raisonnable svp.
Pouvez vous m'indiquer des séjours sympa, pour notre premier voyage avec les enfants merci
Bonjour,
Nous avons passés 10 jours au Maroc en avril.
Nos conditions de voyage : arrivée en avion à Marrakech, location d'une petite voiture (la moins chère), voyage "nature" (surtout observation des oiseaux) et camping sauvage (petite tente igloo).
Circuit effectué : massif du Toubkal dans le Haut Atlas, puis descente plus au sud (par la route 203), ensuite direction Ouarzazate (via la N 10), ensuite on a continué vers l'est (toujours la N10) pour aller dans les Gorges de Todra, la Vallée des Roses, les Gorges du Dadès...
Retour vers Ouarzazate et remontée vers Marrakech (N 9)
Dernier jour passé à l'est de Marrakech, dans les collines des environs de Sidi-Rahal (route 210).
Nous avons adoré les paysages, même si la lumière était épouvantable et peu propice à la belle photo de paysage (une espèce de brume poussiéreuse en permanence)
Nous avons eu de chouettes contacts avec quelques Marocains, mais , la plupart du temps nous avons été sans cesse harcelés !
Que ce soit pour essayer de nous faire acheter des bijoux, des fossiles, des pierres ou pour nous demander de l'argent, des stylos ou des bonbons !
C'était épuisant ! Nous avions eu l'impression de passer nos journées à fuir...
Où que nous allions, même en rase campagne, enfants ou adultes arrivaient pour nous solliciter ! Nous avions beau refuser, ils insistaient...
Il n'y a que le dernier jour, passé à l'est de Marrakech que nous avons été tranquilles....
Avez-vous vécu la même chose ?
Que faire ? Comment réagir ?
Nous avions peut-être mal choisi notre itinéraire ? Notre dernière journée, passée dans un coin sans aucun touriste, me fait penser qu'il faut éviter tous les "beaux coins " réputés et donc fréquentés par les touristes ?
Touristes qui ne sont d'ailleurs sans doute pas sans responsabilité dans cet état de fait ?
J'avoue que malgré la beauté de ce pays et la gentillesse de ses habitants (ceux qui ne harcèlent pas ), nous hésitons à retourner au Maroc...
Bonjour à tous,
adepte du forum Asie du sud est, je pose mes pieds sur ce forum en preparation d'un voyage destination desert marocain en novembre.
Nous serons 2 ou 3 familles, donc au maximum 6 adultes et 8 enfants de 8 à 12 ans.
On se debrouille pour arriver sur Marrakech où on passera un peu de temps a l'aller et/ou au retour. On pense consacrer une semaine en gros pour le trek désert. Les enfants habitués a la montagne marchent bien, et puis, y'a les chameaux...
On ne connait pas encore trop le desert marocain, a savoir si il y a des paysages diversifiés (il est certain qu'on a envie de mener les enfants dans des grandes dunes), quels sont les endroits a voir, à vivre. Quitte a etre dans le desert, on a envie de se retrouver plutot seuls le soir aux bivouacs (peu importe les structures, tentes, semi-dur, dur si ca reste varié), donc eviter de se retrouver à plusieurs groupes au meme endroit le soir (je ne sais pas si ca arrive).
Bref, on attend vos conseils sur un parcours varié, interessant, beau, vivant, qui nous fasse passer une excellente semaine depaysante.
On aimerait bien sur des avis de voyageurs particuliers, et pas forcement des avis de pros qui exposent un catalogue standard. Nous recherchons pour le moment un parcours, des lieux où passer. La recherche d'une organisation se fera plus tard, on va deja essayer d'exploiter les contacts de connaissances personnelles, donc merci aux agences et rabatteurs de ne pas utiliser le mail privé pour me repondre. On est sur un forum ici ! 😉
On se debrouille pour arriver sur Marrakech où on passera un peu de temps a l'aller et/ou au retour. On pense consacrer une semaine en gros pour le trek désert. Les enfants habitués a la montagne marchent bien, et puis, y'a les chameaux...
On ne connait pas encore trop le desert marocain, a savoir si il y a des paysages diversifiés (il est certain qu'on a envie de mener les enfants dans des grandes dunes), quels sont les endroits a voir, à vivre. Quitte a etre dans le desert, on a envie de se retrouver plutot seuls le soir aux bivouacs (peu importe les structures, tentes, semi-dur, dur si ca reste varié), donc eviter de se retrouver à plusieurs groupes au meme endroit le soir (je ne sais pas si ca arrive).
Bref, on attend vos conseils sur un parcours varié, interessant, beau, vivant, qui nous fasse passer une excellente semaine depaysante.
On aimerait bien sur des avis de voyageurs particuliers, et pas forcement des avis de pros qui exposent un catalogue standard. Nous recherchons pour le moment un parcours, des lieux où passer. La recherche d'une organisation se fera plus tard, on va deja essayer d'exploiter les contacts de connaissances personnelles, donc merci aux agences et rabatteurs de ne pas utiliser le mail privé pour me repondre. On est sur un forum ici ! 😉
Bonjour,
J'aimerais réaliser une action humanitaire cet été ou l'été prochain qui consisterait à acheminer du matériel informatique dans le sud du Maroc et d'acheter sur place des fournitures scolaires.
Je recherche des contacts au Maroc pour l'organisation du trajet ainsi qu'un village ou plusieurs villages où cette aide serait la plus utile.
Rien n'est encore prévu, je récolte un maximum d'informations afin de réaliser au mieux et le plus intelligemment ce voyage. Tous conseils et idées sont les bienvenus🙂.
Merci d'avance
Arnaud
J'aimerais réaliser une action humanitaire cet été ou l'été prochain qui consisterait à acheminer du matériel informatique dans le sud du Maroc et d'acheter sur place des fournitures scolaires.
Je recherche des contacts au Maroc pour l'organisation du trajet ainsi qu'un village ou plusieurs villages où cette aide serait la plus utile.
Rien n'est encore prévu, je récolte un maximum d'informations afin de réaliser au mieux et le plus intelligemment ce voyage. Tous conseils et idées sont les bienvenus🙂.
Merci d'avance
Arnaud
https://www.youtube.com/channel/UCFa3y4Xv8Mxm8Jg9qNao36A
Faire le Maroc en 4L, c'est bien possible et c'est le challenge que nous nous étions donnés Rémi et moi-même en février dernier. Nous sommes partis accompagnés d'autres équipages, tous participants du 4L Trophy, à travers le Maroc pour une durée de 12 jours.
Après avoir quitté Marseille pour rejoindre le village départ de Biarritz, nous avons descendu toute l'Espagne pendant 2 jours, et plus exactement 721km ! Et c'est alors une boucle de 6000kms qui nous attendait au Maroc avec comme mission principale, acheminer des fournitures scolaires aux enfants défavorisés Marocains.
Pour en savoir plus et suivre notre périple au plus proche, vue de notre 4L, suivez nos aventures au jour le jour par ici ... https://www.youtube.com/channel/UCFa3y4Xv8Mxm8Jg9qNao36A
En espérant qu'elles vous plaisent :D Bonne journée à tous !
R&M
Faire le Maroc en 4L, c'est bien possible et c'est le challenge que nous nous étions donnés Rémi et moi-même en février dernier. Nous sommes partis accompagnés d'autres équipages, tous participants du 4L Trophy, à travers le Maroc pour une durée de 12 jours.
Après avoir quitté Marseille pour rejoindre le village départ de Biarritz, nous avons descendu toute l'Espagne pendant 2 jours, et plus exactement 721km ! Et c'est alors une boucle de 6000kms qui nous attendait au Maroc avec comme mission principale, acheminer des fournitures scolaires aux enfants défavorisés Marocains.
Pour en savoir plus et suivre notre périple au plus proche, vue de notre 4L, suivez nos aventures au jour le jour par ici ... https://www.youtube.com/channel/UCFa3y4Xv8Mxm8Jg9qNao36A
En espérant qu'elles vous plaisent :D Bonne journée à tous !
R&M
Bonjour,
Je pars pour le Maroc au moi de Mai. Je vais travailler pour la défense des droits de l'homme pendant 1 mois dans la capital de Rabat.
Par la suite, j'aimerais aller visiter Marackek (désert). Je prévoie habiter dans des auberges de jeunesse. Je me demandais si c'était dangereux pour une fille début 20e de voyager seule au Maroc.
Par ailleurs, est-ce possible d'aller visiter le désert sans organisation. Connaissez-vous des organisations précises ?
Merci Vanessa :)
Je pars pour le Maroc au moi de Mai. Je vais travailler pour la défense des droits de l'homme pendant 1 mois dans la capital de Rabat.
Par la suite, j'aimerais aller visiter Marackek (désert). Je prévoie habiter dans des auberges de jeunesse. Je me demandais si c'était dangereux pour une fille début 20e de voyager seule au Maroc.
Par ailleurs, est-ce possible d'aller visiter le désert sans organisation. Connaissez-vous des organisations précises ?
Merci Vanessa :)
Bonjour a vous tous,
Je suis une jeune étudiante de 25ans en science social concentration psychologie, je me cherche actuelle un stage au Maroc dans une associations ou organisation social pour faire de la sensibilation dans des écoles pour les jeunes ou encore pouvoir offrir mon aide au jeunes filles de milieu défavorisés.
svp si vous connaissez des associations ou des organismes me faire signe je suis prete a decendre au maroc des le mois prochain.
Salutations
Je suis une jeune étudiante de 25ans en science social concentration psychologie, je me cherche actuelle un stage au Maroc dans une associations ou organisation social pour faire de la sensibilation dans des écoles pour les jeunes ou encore pouvoir offrir mon aide au jeunes filles de milieu défavorisés.
svp si vous connaissez des associations ou des organismes me faire signe je suis prete a decendre au maroc des le mois prochain.
Salutations
😉Bonjour à toutes et à tous, voilà : je pars une semaine au Maroc fin septembre/debut octobre et j'aurais voulu avoir qques conseils forts bien utiles :
T° ? (marrakech, vallée du draa, gorges du dades, ouarzazate, agadir, ait benhaddou...) quoi emmener comme vêtements (en plus, ca sera le ramadam, les shorts et débardeurs ne seront ils pas trop "mal vu"?) qu'apporter aux gens rencontrer ds les villages et écoles (stylos, cahiers??) souvenir impératif à rapporter de là bas?
Merci pour vos précieux conseils. A bientôt. Sandrine😉
Merci pour vos précieux conseils. A bientôt. Sandrine😉
Bonjour,
Avec mon ami, nous partons au Maroc pour une ou deux semaines en septembre ou durant l'année, et je souhaiterais emmener des fournitures scolaires (cahiers, crayons...) afin d'éviter un voyage "à vide".
Je cherche donc une école qui aurait besoin de matériel dans le maroc du sud. Ce n'est qu'un projet, rien n'est préparé, j'aimerais avant récolter le maximum d'informations possibles. De plus, étant étudiante, je viens de passer un concours, donc le voyage au Maroc n'est pas un projet sûr à 100%...
Je chercherais donc une ou deux écoles avec laquelle me mettre en relation afin de convenir de ce que je pourrai emmener (en fonction aussi de mes moyens).
Je précise encore une fois que rien n'est sûr (j'espère vivement pouvoir venir mais l'avenir d'une étudiante est très aléatoire et incertain!) et que ce n'est pas un voyage humanitaire. Je souhaite juste me rendre un peu utile en venant au Maroc (je suis future instit donc je me sens concernée par l'avenir des écoles!).
J'espère que j'ai été assez claire, ça parait un peu confus...désolé!
Je chercherais donc une ou deux écoles avec laquelle me mettre en relation afin de convenir de ce que je pourrai emmener (en fonction aussi de mes moyens).
Je précise encore une fois que rien n'est sûr (j'espère vivement pouvoir venir mais l'avenir d'une étudiante est très aléatoire et incertain!) et que ce n'est pas un voyage humanitaire. Je souhaite juste me rendre un peu utile en venant au Maroc (je suis future instit donc je me sens concernée par l'avenir des écoles!).
J'espère que j'ai été assez claire, ça parait un peu confus...désolé!
Précédents récits, "MARRAKECH, NOUS REVOILA" et "DE OUARZAZATE à MERZOUGA", peut-être un "peu" longs, d'où le troisième volet de notre voyage au Maroc en 2006 ! --
Le Drâa est le plus long cours d’eau du Maroc. Je ne me lasse pas de lire et relire mon guide puis de faire part à mes compagnons de voyage des curiosités que nous allons rencontrer. Ce village berbère et son cimetière en bord de route, formé de pierres plates, noires et plantées à la verticale dans le sol nous intrigue et nous émeut à la fois. Bizarre impression devant ce champ de cailloux où reposent tant de gens !
Nous allons longer l’une des plus grandes oasis marocaines. Elle s’étend sur 200 kms et la touche de vert qu’elle ajoute à tout cet environnement ocre et rose, est magnifique. Les palmiers et jardins fruitiers poussent vigoureusement sur les bords du fleuve qui s’étire sur plusieurs centaines de kms puis disparaît bien plus au sud de Mhamid et ne reparaîtra que 500 kms plus loin pour se jeter dans l’océan au niveau de Tan-Tan. Le lit du fleuve n’a pas plus de quelques dizaines de mètres de large mais il n’est pratiquement jamais à sec, même l’été. Nous ne sommes donc pas étonnés de voir autant de petits villages tout le long de son parcours et cela jusqu'à Zagora.
Plusieurs haltes pour profiter du paysage et faire quelques photos. Personne à l’horizon pour quémander, pas de marchands, simplement des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations ! Nous aurons quelques scrupules à les photographier ouvertement, et ce sera dans la clandestinité et avec beaucoup de difficultés que nous arriverons à capter certains personnages.
Les costumes des femmes dans lesquels domine le noir, sont souvent agrémentés de ceintures aux pompons aux couleurs vives et presque fluorescentes. Zagora n’est pas loin et nous avons très envie de prendre une douche. L’hôtel LA PALMERAIE va nous offrir, nous l’espérons au moins, tout le confort qui, avouons-le, nous a un peu manqué ! La ville n’offre pas un caractère très typique et l’hôtel se situe au bout d’une grande avenue. Les touristes sont rares en cette saison, aussi notre arrivée ne passe-t-elle pas inaperçue. Nous sommes accueillis assez sèchement par l’employé de la réception qui nous indique l’escalier qui mène à l’étage. Si le hall de la réception est bien entretenu, l’escalier, le couloir et le reste n’est pas très avenant. Déception en voyant nos chambres. C’est moche, froid et la salle de bain dont nous rêvions, n’existe pas. Les robinets sont rouillés, les lavabos pas très nets, la douche…berk ! Heureusement, il y a la télé…qui ne marche pas…pas de piles dans la télécommande ! La vue donne sur un jardin avec, en arrière plan, un terrain de football, et à défaut de télévision, ce sera la rencontre amicale de jeunes joueurs que nous suivrons ! Nous donnerons une très bonne note au repas que nous avons pris à la salle à manger. Voilà qui nous a rasséréné ! Nous sommes seuls apparemment dans cet hôtel ! Nous quittons sans aucun regret cette ville qui finalement n’est qu’une étape dans notre voyage. Nous n’irons pas plus loin dans la vallée du Drâa et revenons sur nos pas, nous extasiant encore sur la beauté sauvage et contrasté du paysage. Retour sur Tansikht, direction Agdz, puis Ouarzazate.
Petit arrêt à Agdz et direction Ouarzazate. La route très sinueuse s’élève jusqu’au col de Tizi-n-Tinififft pour franchir le Djebel Sarhro. Quel point de vue magnifique sur toute la vallée ! Un dernier regard sur la ville qu’on aperçoit tout au fond et après quelques virages, nous entamons la descente vertigineuse du col. Nous surplombons la rivière qui s’est frayé un chemin profond et tortueux dans des roches aux couleurs magnifiques. Paysage grandiose et sauvage où l’ombre et la lumière jouent à faire des tableaux étranges ! Nous essayons de saisir dans nos misérables appareils photo, la beauté de ce qui nous entoure, nous surplombe, nous écrase !
Et puis, dans un virage, la rencontre insolite d’un berbère qui nous accoste. D’où sort-il ? Apparemment, ce n’est pas par hasard qu’il a dressé sa tente dans la rocaille au dessus de la route ! Le point de vue est tellement beau que tous les touristes, immanquablement, s’arrêtent là ! Il a dans les mains trois iguanes de couleurs différentes. J’ose m’approcher de lui et lui propose quelques dirhams contre une photo, il est d’accord, bien sûr et doit gagner sa vie comme ça !
Ses enfants ne sont pas loin et viennent réclamer leur dû ! Miracle, j’aperçois leur campement, là-haut, au milieu de nulle part, plantée sur un sol caillouteux, en plein soleil ! Comme leur vie doit être difficile ! Ils en sont réduits à mendier et à user d’expédients les plus divers, se faire photographier par les touristes, par ex ?
Descente amorcée du col et de superbes vues encore sur l’oued qui s’enfuit sous terre, échappant à nos regards. Paysage dantesque !
Il y a encore 200 kms au moins jusqu’à Marrakech, il faut repasser par le col du Tizi-n-Tichka pour franchir la barrière de l’Atlas et replonger dans la verte vallée qui nous conduira jusqu’à la belle, la tumultueuse ville impériale. J’appréhende un peu la rencontre avec les « arnaqueurs » qui tiennent les boutiques du col, mais personne à l’horizon au moment de notre passage ! Par contre, il est dans nos projets d’aller rendre une visite de courtoisie à Ahmed, un peu plus bas. Il est là, fidèle au poste, et paraît content de nous revoir. On s’attable, on lui raconte avec enthousiasme nos « aventures » dans le désert, et il rit lorsqu’on lui montre les photos. Nous voir perchés sur les dromadaires, affublés des chèches qu’il nous a vendus il y a quelques jours, le rend fort gai ! On échange d’autres confidences, il nous parle de sa famille, de sa deuxième femme (il a divorcé de la première) qui attend un bébé, nous dit qu’il a en tout, six enfants. On lui demande s’il n’est pas trop difficile d’élever toute cette famille. On comprend mieux quand il nous dit vivre avec ses parents dans la même maison. Tout le monde participe au bien-être de la famille !
Besslâma, Ahmed, Allah i khalik !
On retrouve avec plaisir les forêts de chênes et de pins, les noyers et les petites prairies en pente, soutenues par des murets où les femmes étendent le linge. Les moutons ne sont pas loin, les bergères non plus !
Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber. Insouciantes les deux gazelles, aucune responsabilité ! Juste celle de mettre de l’ambiance dans la voiture et nous ne nous en privons pas ! Nous essayons de capter les dernières flèches du soleil couchant qui donne au ciel une couleur pourpre. Plusieurs essais pour une photo…pas très académique !

Notre euphorie sera de courte durée car les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville seront cauchemardesques ! La circulation est dense, la route droite mais étroite, bordée d’arbres, d’auberges, de boutiques ouvertes aux quatre vents, et les gens qui circulent en voiture, en mobylette, sur des charrettes, sur des vélos, sur des ânes, et tout ça sans aucun éclairage ou si peu ! Ceux qui marchent à pied et qui traversent la route sans crier gare ! Les chiens et les chats qui ne sont pas plus disciplinés et qu’on manque d’écraser à chaque instant ! Jean a les mains crispées sur le volant, Michel fait la vigie et signale d’une voix angoissée tous les dangers qu’il entrevoit, quant à nous, nous affûtons nos yeux de lynx et tendons le cou pour ne rien manquer du spectacle ! Ouf, les lumières de la ville sont proches et si l’avenue est beaucoup plus large, la circulation n’en est pas ralentie pour autant, seule la visibilité est meilleure ! Il faut quand même se méfier de tout et de tous, car les Marocains conduisent plutôt témérairement. Si je ne parlais pas le « politiquement correct » couramment, je dirais qu’ils conduisent comme « des pieds » ! Objectif à atteindre, l’hôtel IMILCHIL ! J’ai toujours autant de mal à prononcer ce mot ! Quelques difficultés d’orientation que Jean, arrivera à vaincre ! Hôtel luxueux où les chambres sont confortables et les sanitaires tout à fait satisfaisants ! Par contre, nous sommes surpris de ne voir que des hommes, la plupart habillés d’une façon très stricte. Personne ne boit d’alcool et nous n’aurons droit qu’à de l’eau minérale ! Renseignement pris auprès de Fouzia le lendemain, ces hommes sont les gardes du corps du roi Mohammed VI qui réside en ce moment à Marrakech. Une bonne nuit de sommeil nous remet d’aplomb et le petit déjeuner copieux pris le lendemain matin nous fait voir la vie en rose ! Rendez-vous avec Fouzia devant l’hôtel où nous allons procéder à un échange de véhicule. Fini le 4X4, place à la Renault Logan ! On a bien fait de changer ! Elle est un peu cabossée, la Renault ! Peu importe, les bagages sont un peu à l’étroit dans le coffre et les formalités sont finies, nous allons bientôt pouvoir partir en direction d’Essaouira. Un dernier tour d’inspection de la voiture et, oh bazar ! Ce n’est pas un pneu crevé, ça ? Fouzia est furieuse de la négligence du loueur de voitures, et nous, nous nous félicitons d’avoir vu tout de suite l’incident, car plus tard et sans témoin, nous aurions dû en assumer les frais ! Les garçons se rendent à la station service qui est tout près, y font changer la roue et remplissent le réservoir d’essence. Les gazelles achètent encore des cartes postales dans le kiosque qui est juste à côté. Combien en avons-nous achetées ? Michel et Huguette sont impatients de voir Essaouira, et nous contents d’y revenir. Le soleil brille haut dans le ciel et la route est assez dégagée. Michel a pris le volant. Nous leur avions parlé de Sidi Moktar et de la crue de l’oued qui avait ravagé le village, l’an dernier. Aujourd’hui, c’est une ville qui a repris toutes ses activités mais qui garde encore quelques stigmates (voitures rouillées dans le lit de l’oued) du cataclysme subi. Nous sommes intrigués par ces énormes monticules de terre, tous bâtis de façon identique à proximité de fermes fortifiées. J’apprends que les fermes sont appelées par les berbères « agadir » -grenier de blé collectif- et que sous ce tas de terre, se cache une provision de fourrage pour les bêtes.
Grande animation à l’approche d’OUNARA. C’est la fin du marché et les gens, acheteurs et marchands, regagnent leur maison. C’est toujours l’indispensable petit âne qui est de service. Attelé aux carrioles les plus diverses, il vaque humblement à sa tâche. On ne peut que lui rendre hommage en le fixant sur la pellicule.
Ce village a l’air bien tranquille et nous décidons de nous y arrêter pour éventuellement y casser une petite graine ! Nous restons, Huguette et moi près de la voiture, pendant que les hommes se dirigent vers ce qui paraît être le souk. En face de nous, on aperçoit un semblant de restaurant, une minuscule boucherie et plus loin, sur la gauche, un marchand de fruits et légumes. Nous sommes un peu apeurées par les grands gestes que nous adresse un monsieur assis dans un taxi près de nous. Nos hommes nous paraissent bien loin ! Le voir sortir du taxi et s’approcher de nous en continuant à nous faire des signes, ne nous rassure pas outre mesure ! Et puis, nous comprenons qu’il veut nous rendre service. Il nous fait comprendre avec forces mimiques, la manière de procéder pour se restaurer dans le village. Acheter viande et légumes, puis les porter au restaurant qui nous fera cuire tout ça ! Ben oui, comme dans le souk des pécheurs à Essaouira ! Jean et Michel ont déjà compris et sont en train de faire les achats. Les morceaux de viande suspendus à des crochets de métal, sans aucune protection de la poussière ni des mouches, n’attendent que les acheteurs. Pour nous, cela sera 8 côtelettes de mouton ! Huguette et moi faisons provision d’appétissantes clémentines. Petit choc en entrant dans la salle du restaurant qui ne fait que quelques mètres carrés ! huit tables minuscules en formica, quelques chaises bancales, des murs délabrés et tachés, un lavabo qui aurait besoin d’être récuré, des hommes attablés qui, après un regard curieux dans notre direction, continuent leur palabre, et…quelques chats tapis sur les chaises inoccupées, regardant d’un œil intéressé les nouveaux arrivants. C’est un tout jeune garçon qui s’occupe de nous. Il est mignon tout plein avec ses yeux noirs et ses petites dents en avant. Il est vif comme l’éclair, dispose sur une grille, côtelettes, poivrons, oignons, sale le tout et se dirige vers le barbecue de fortune devant la porte. Je ne sais pas si nous avons l’air très décontracté lorsque nous nous asseyons sur le bord des chaises. Les os qui se trouvent sur le sol, sous la table, nous éclairent sur l’acuité des regards du chat posté près de nous ! Bien entendu, pas de fourchettes et le bout de papier qui fait office de serviette est un peu rêche à nos lèvres ! A la guerre comme à la guerre ! Nous mangerons donc avec les doigts, arrachant avec délice les lambeaux de chair sur les côtelettes. Le pain est délicieux, le meilleur que nous ayons mangé pendant tout notre séjour ! Hop, les os sur lesquels on n’insistera pas trop, seront jetés sous la table à la grande satisfaction du minou qui nous observe.
Et tout cela pour un prix dérisoire ! J’augmente un peu le pourboire et voir le petit garçon rayonnant, ne m’enlève pas le sentiment de culpabilité qui me tient ! C’est dans un autre restaurant, de l’autre côté de la route que nous pendrons le café, agrémenté de quelques pâtisseries aux amandes. La belle vie, quoi !
Essaouira est à 24 kms, nous sommes impatients d’y arriver.
Les employés municipaux sont là, ils nous aident à trouver une place puisque la circulation des voitures dans la médina est interdite, je dirais même impossible. Nous nous acquittons à l’avance de la taxe perçue par la ville pour le stationnement. Nous mettons nos bagages dans une carriole que poussera un jeune homme jusque devant le riad où nous sommes attendus.
Nous entrons dans la médina par la porte Bab Sbaa (au lieu de celle de Bab Marrakech), et avons ainsi droit à une visite inédite de certains quartiers d’Essaouira avant d’arriver à la rue d’Agadir (où il n’y a rien à dire, comme plaisantera notre hôte !). Effectivement, l’impasse dans laquelle nous suivons le « porteur » de bagages, n’est pas très engageante ! Mais nous savons que cela n’a pas d’importance et que derrière cette porte se cache un superbe riad !
Quel enchantement de découvrir notre lieu de séjour ! Ce riad est tenu par un couple de Français originaire de La Rochelle. Ils l’ont décoré à merveille et les lumières tamisées adoucissent encore les couleurs des pièces de l’appartement que nous occupons. La salle de bain est originale et je reste un moment perplexe en voyant la douche. Pas de protection contre les projections et l’écoulement de l’eau ! Je verrai que tout a été judicieusement calculé ! Il y a un juste équilibre entre la simplicité de l’ameublement, la richesse des couleurs, la douceur des tapis et des voilages.
C’est autour de la tasse de thé traditionnelle, au dernier étage du riad, que nous remplissons les formulaires obligatoires. Jean a chaussé ses belles lunettes « éco + » pour mieux apprivoiser son n° de passeport ! Je ne sais pas combien de fois, il a fallu l’inscrire en bas d’une page ! Pas la peine de râler, il faut en passer par là !
La sortie de la médina se fera par la porte Bab Marrakech. La grande place, hors les murs, est inondée de soleil, la plage et le port ne sont pas loin, les mouettes dans le ciel nous le disent ! Petite déception, j’aurais aimé montrer à Huguette la petite église que nous avions découverte avec Nadine l’an passée. Ses portes sont fermées, personne à qui s’adresser ! Tant pis !
Nous dirigeons nos pas vers la plage où la lumière nous fait cligner des yeux. Il me semble que c’était hier !

Puis, direction la Sqala du port. Les bateaux, les pêcheurs, les mouettes qui jouent avec le vent.
La porte de la Marine, les canons portugais, la grande avenue qui mène à la place de l’Horloge, et le dépaysement soudain après le passage des Arcades de Mogador en se retrouvant au milieu de la foule et de ses marchands aux étals les plus disparates. Les marchands de babouches, de vêtements traditionnels ou modernes, les épiceries dont les cageots regorgeant de fruits et de légumes se trouvent à même le sol, les marchands de figues, dattes, amandes etc…, les officines d’apothicaires aux produits miraculeux, les boutiques où des objets, principalement en bois de thuya, sont exposés, les jolis miroirs, les poteries aux chaudes couleurs et tout cela dans une ambiance bon enfant, loin des marchandages qui sont de bon ton à Marrakech.
Tout nous tente et les garçons rigolent de nous voir passer d’une boutique à l’autre, de traverser la rue pour revenir aussitôt de l’autre côté !
La nuit tombe sur Essaouira, il est temps de partir à la recherche d’un resto !
Il fait nuit noire lorsque nous regagnons notre gîte et, dans les ruelles que nous empruntons et je photographie au petit bonheur la chance, les portes des maisons.
MERCREDI 6 DECEMBRE
Petit déjeuner sur la terrasse. Il fait frisquet et quelques nuages menaçants se forment dans le ciel. Bavardages avec nos hôtes qui sont prolixes en renseignements : faut faire marcher le commerce !
Ils mettent à notre disposition un plan de la ville et surligne largement les endroits à voir, les boutiques dans lesquelles on peut effectuer des achats sans trop se faire « arnaquer », les curiosités naturelles et les restaurants qui ont leur préférence. « L’Ensemble Artisanal » est tout près, à côté de l’énorme bastion Sud. Des ébénistes, des bijoutiers, des tisserands et autres artisans se sont groupés à cet endroit. On peut les voir travailler et acheter leurs produits directement. Ils sont fiers de nous montrer leur savoir-faire ! Achat de boîtes avec des incrustations de citronnier et d’ébène, d’un poignard en bois pour Xavier, d’une boîte « magique » pour Guillaume, de bracelets en argent pour nos petites béarnaises, de légers sacs à main aux jolies couleurs pastel.
On nous a bien recommandé d’aller voir le « Ficus Remarquable » dans la cour, tout près. Effectivement, c’est un arbre à la stature tellement impressionnante, que je serai obligée de faire deux photos et…un montage pour pouvoir vous le présenter ! Et encore, je me rends compte qu’il en manque une bonne partie !

Je me laisse tenter par deux jolis miroirs en métal argenté. Et si on passait aux choses sérieuses ? Huguette a très envie d’acheter un tapis et la dame du riad, nous a donné une adresse : chez Hakim près de la place de l’horloge. Il paraît qu’il est très sympathique et qu’il est le plus honnête marchand de tapis du Maroc ! C’est pour dire ! C’est sûrement pour cette raison que nous nous arrêtons chez un de ses concurrents … !
« Tri jouli » les tapis, dirait Hassan en se fichant de nous ! C’est vrai que les yeux nous sortent de la tête en voyant ces merveilles…plus facilement que les dirhams de nos poches … au grand dam du vendeur qui aimerait bien faire une affaire avec les petits français… !
Décembre est un peu triste pour le commerce et quand on a la chance d’avoir dans le magasin quatre innocents, pourquoi ne pas tenter le coup ?
Que d’hésitations ! Lequel choisir ? Difficile de trancher entre tous les coloris et les motifs proposés. Quand à leurs valeurs…il faut bien sûr entrer dans le jeu ancestral du marchandage !
Il nous présente une machine à calculer, nous demande d’y inscrire un chiffre (celui qui nous paraît le plus juste pour le tapis convoité) et attend patiemment. Bien entendu, il saute d’indignation en voyant ce qu’Huguette a marqué. C’était à prévoir, donc, il augmente un peu, nous coupons la poire en deux, bref, l’affaire se fait ! Qui a gagné, qui est le dindon ? Hum ! Comme Michel et Huguette n’ont pas assez d’argent sur eux, le marchand insiste pour les accompagner jusqu’au distributeur automatique ! Il ne veut pas lâcher sa proie ! Jean est promu vigile et fait le guet devant le magasin ! On nous a parlé aussi d’une des spécialités d’Essaouira : le travail du raphia. Il y a une jolie boutique où de superbes babouches, mules, mocassins et sacs à main sont exposés. Bonjour les prix !
Ne serait-il pas l’heure d’aller manger ? Retour par l’avenue principale de la ville et direction le souk des pêcheurs. Il me tarde de voir la réaction de nos amis.
On passe d’abord devant le souk aux épices avant de s’engager dans une étroite ruelle qui aboutit dans une cour bordée d’arcades de pierre. Des boutiques de toutes sortes y ont trouvées refuge et ce sont vite des appels pressants qui se font entendre de tous côtés ! Que de sollicitations ! Les hommes sont déjà à l’intérieur du marché où les pêcheurs offrent à nos yeux étonnés une quantité de poissons impressionnante : sardines principalement (80% de la pêche au Maroc), crevettes, congre et autres produits de la mer n’attendent que notre bon vouloir. Jean raffole des sardines et arrivera à nous convaincre. Nous choisissons des crevettes et faisons affaire en deux minutes avec le monsieur qui nous a pris en charge. Notre petit cuisinier est toujours là et dit qu’il nous reconnaît ! Est-ce possible ? En tous les cas, c’est gentil et bien joué car nous sommes ravis ! Et comme l’an dernier, nous aurons droit au sourire de chacun, à l’ambiance musicale et nous nous lècherons les doigts de plaisir !
n'est-ce pas, Jean ?
Retour dans l’avenue de l’Istiqlal, et passage à nouveau devant les boutiques des apothicaires, marchands de voluptés, de bien-être et de charlatanismes ! On peut maigrir, grossir, devenir de plus en plus jeune, de plus en plus fort, de plus en plus beau ! Trop, c’est trop ! Vendeurs et acheteurs potentiels, rigolent de concert ! L’avenue se termine par une belle porte à trois arches, mais Huguette et moi, avons aperçu dans la rue Lattarine, plein de boutiques alléchantes. Encore quelques achats. Nous y trouverons chacune, une fatma en bois de thuya et pensons à Nadine. Nous sommes à la recherche du magasin de tapis vanté par la patronne du riad. Où se cache cet Hakim ? Tant pis, on va boire le café sur la place Chechaouni. C’est bien joli par ici ! La place est ombragée, bordée de petits restaurants, Les magasins ont installés sur des tapis, des objets en fer, en cuivre et en bois, des poteries de toutes les formes et de toutes les couleurs. Sur les murs, encore des tapis.
Il n’y a que la saveur du café qui est discordante ! Pas terrible, le kawa !
On paresse, on est bien ! Jean qui s’était éclipsé, revient triomphant : il a trouvé le marchand de tapis et l’a salué de plaisante manière : « Bonjour, Hakim ». Il en est resté « baba », Hakim !
Il tient boutique dans la rue du Rif, une ruelle étroite qui est séparée de la rue de l’Istiqlal par un long et haut mur.Il nous attend devant la porte et le contact sera aussitôt très chaleureux.
Ce n’est pas très grand, chez lui, mais la quantité de tapis au m2 est impressionnante !
Il y en a partout, au sol, sur les murs, Presque jusqu’au plafond !
Il a un grand sourire et doit penser que nous n’allons pas repartir les mains vides !
Il est malin, on parle de tout et de rien, de la France, du Maroc, des gens, du temps, et patati et patata !... Et puis, on veut bien voir ses tapis, et puis il les étale devant nous qui avons pris place sur des poufs, et puis même qu’on est bien tenté, mais qu’on ne sait pas combien ça coûte, et que ça n’a pas d’importance, le principal est de se faire plaisir !!!
Et voilà ! Encore un qui nous emberlificote !
Mais il le fait tellement gentiment, et j’en ai « tellement » envie de ce tapis, et Jean est si attentionné que je vais en acheter deux ! Boudiou, je ne sais pas résister ! Un tout bleu, l’autre tout rouge ! Avec des symboles berbères qu’Hakim nous traduit et que nous avons déjà un peu oubliés ! Huguette regrette presque l’achat qu’elle a fait le matin même, mais le sien est « jouli » aussi et elle se laisse tenter par un encrier de faïence.
J’essaierai plus tard de le lui « chouraver », mais elle sera vigilante, malheureusement pour moi ! Hi Hi Hi !
Hakim est un homme du monde et nous offre le thé à la menthe. Le rituel est respecté, et il nous explique la façon de bien le faire. Du coup, je me laisse aller à acheter une théière…et bien entendu, elle perdra sa fonctionnalité dès notre arrivée à la maison.
Hakim nous raconte sa vie, parle de sa famille et de la jeunesse marocaine. Il a un peu le cœur gros d’être encore célibataire malgré ses 38 ans. Son père étant décédé, c’est lui qui est le chef de famille. Sa mère et ses frères et sœurs dépendent de lui. Il n’a donc pas l’espoir de fonder une famille. Comment ferait-il ? Il voudrait que les choses bougent au Maroc et évoluent dans le bon sens. Que les générations prochaines ne soient plus sacrifiées comme la sienne ! On parle lecture, éducation. Il nous raconte avec des yeux brillants, les courts séjours en France où il a été invité par certains de ses clients fortunés. Il doit penser que nous sommes tous riches !
La polaire que porte Jean sous son anorak a l’air de l’intéresser au plus haut point. Nous allons assister dans un moment au plus rigolo marchandage de la journée ! Il veut troquer un article de son magasin contre la polaire. Ce sera contre une couverture en poil de chameau, paraît-il, +10 euros, (il a l’air de penser tout à coup, qu’il ne fait pas une bonne affaire !) que la transaction sera conclue !

Pour sa part, je peux assurer que Jean est content ! Nous avons mis la couverture (qui gratte un peu trop à mon goût) dans notre lit ! Là où jean n’a rien voulu savoir, c’est quand Hakim lui a proposé de lui donner son magasin, s’il lui donnait sa femme ! Il ne connaît pas bien mon petit mari !!! J’avoue que j’ai été soulagée d’entendre les protestations de Jean ! Quel rigolo, cet Hakim ! Retour au riad pour déposer nos achats et nous repartons à l’assaut de la ville. C’est vers le port que se dirigent nos pas. Le concert des mouettes est à son paroxysme. Les pécheurs sont rentrés et elles se disputent les tripes et autres déchets qui gisent sur le sol. Le soleil joue à cache-cache derrière la grosse tour crénelée, les silhouettes en djellaba se promènent comme des fantômes, des enfants en contrebas arrachent aux rochers des coquillages, et nous, nous essayons de capter cette atmosphère si particulière ! La place Orson Welles est immense, nous aimerions bien prendre l’apéritif mais les cafés ne servent que des jus de fruits ! C’est le sevrage complet quand on vient au Maroc ! La Maison de l’Artisanat a ses portes grandes ouvertes. Que d’objets étalés à notre vue gourmande ! J’aurais bien acheté des statuettes en bois, représentant des groupes de fatmas, mais le prix est exagéré ! J’apprendrai plus tard par la patronne du riad, qu’il aurait fallu demander la moitié du prix affiché ! (Ce sont les prix pour les groupes -les gogos de touristes- et la commission du guide est incluse !) Il faudra qu’on revienne plusieurs fois dans ce pays, pour comprendre les tenants et aboutissants de toutes ces combines ! Nous avons décidé de marcher sur les traces de notre périple avec les Sallefranque et allons tout droit vers le restaurant « Les Arcades de Mogador ». Nous en avons gardé un bon souvenir, aussi nous voulons assurer ! Il y a du monde ce soir, et il faut attendre un petit peu. Ca chauffe dans les cuisines ! On rigole en voyant les chats du voisinage aller et venir, se cacher sous les tables quand le patron agite son torchon et repartir à l’assaut de l’étage dès qu’il a le dos tourné ! JEUDI 7 DECEMBRE .
Qu’allons nous faire ce matin ? Il faut repartir vers Marrakech dans l’après-midi, si possible avant 15h, et éviter ainsi de conduire la nuit. Une expérience nous a suffi et nous ne voulons pas subir les mêmes affres que lors du retour de Ouarzazate ! Les amis ne sont pas chauds pour une visite hors de la ville, donc nous repartons nous promener, le nez au vent et toujours en direction du bord de mer. Sqala du port et sa tour carrée, derniers regards sur la mer et rencontre avec une « artiste » peintre : ZAZOU.
Elle peint sur de minuscules toiles et s’applique à représenter des silhouettes masculines et féminines avec pour fond de décor, les rues, les portes, les coins de vie d’Essaouira. Les tons de bleu et de blanc dominent avec quelques touches de couleurs ocre. Huguette est tentée, moi aussi. J’ai déjà craqué l’an dernier et récidive !Un grand escalier descend sur la Sqala de la ville, il mène à la médina. Voici la rue Laâlouj. Rue large et toute droite, elle est bordée de nombreuses boutiques. Nous nous laissons happer par l’une d’elles, ou plutôt par deux jeunes gaillards qui savent nous prendre par les sentiments ! Et malgré mes dénégations premières, je me retrouve avec trois achats supplémentaires et…superflus ! Trois « joulis » cendriers colorés ! Je pense à la Noël et aux cadeaux à faire, finalement, je les ai encore sur les bras !
Les deux gazelles rigolent, les deux gazous se moquent ! Et devant la boutique, c’est la fête ! Des musiciens donnent l’aubade à la population. Et allez ! Quelques dirhams qui s’envolent ! De toutes les façons, on ne peut pas en ramener, alors, autant les distribuer !!!
Petite immersion dans le souk, manière de ne pas passer à côté de quelque chose, non, cette fois-ci, il faut résister. Nos hommes ont déjà acheté un autre sac pour pouvoir caser nos « petites » emplettes ! Faudrait pas exagérer !
Et toujours la petite silhouette blanche !
Retour place Chechaouni, nous avons repéré un restaurant qui a l’air bien sympa !
« Le Mogadorien ».
Nous avons eu du flair, tout est bon ! Le décor est soigné, les plats excellents. L’ambiance un peu gâché par un quatuor de Français plutôt bruyants ! On se croit presque du pays, voilà qu’on devient anti-touristes ! Onze jours au Maroc, et on ne supporte plus nos congénères !
J’ai emporté avec moi le roman policier que j’ai lu pendant ces vacances. J’ai l’intention de l’offrir à Hakim. Il adore lire et bien sûr, prise fort la littérature française. Là, je n’ai dans les mains qu’un roman de gare et l’auteur est américain. Mais les livres coûtent cher et je pense lui faire plaisir quand même. Comme de bien entendu, il ne veut pas nous laisser repartir sans nous avoir offert le thé ! Nous prendrons donc la route avec un peu de retard et les hommes, après un petit mouvement d’humeur, se laissent attendrir par la gentillesse de notre marchand de tapis. Nous sommes assis tous les cinq, le service à thé au centre de notre petit cercle, et nous prenons le temps de l’écouter. Il nous surprend en mettant un énorme morceau de sucre dans la théière fumante et nous explique que si les arabes boivent beaucoup de thé et le sucre tant, c’est tout simplement que, souvent, c’est le seul vrai repas qu’ils font dans la journée ! Nous sommes un peu confus en pensant au bon repas que nous venons de faire ! « Il est l’heure de te quitter, Hakim, mais nous penserons à toi souvent ! Allah i khalik ! » Retour en quatrième vitesse au riad où nous devons récupérer nos bagages. Le porteur est devant la porte, sa carriole est bientôt remplie de toutes nos affaires. En avant, Marrakech nous attend pour la dernière nuit ! Qui a dit qu’il fallait se dépêcher pour rentrer avant la nuit ? C’est Jean qui a repris le volant. Il a la bonne et mauvaise idée de s’arrêter dans un village pour remettre un peu d’essence et, dans l’élan, nous décidons de boire un verre dans le petit bar qui est là. Les jeunes filles qui sont derrière le comptoir nous proposent des crêpes ! Nous n’avons pourtant pas faim, et nous nous entendons répondre oui, enfin…Huguette et moi ! Les hommes sont « furax » ! Mais la commande est passée, c’est trop tard pour dire non !
Bien sûr, ce sera de notre faute si la nuit tombe si vite au Maroc ! Ce n’est quand même pas sorcier de rouler la nuit au milieu de tous ces « suicidaires » alors qu’on a des phares qui n’éclairent qu’à 10 mètres devant nous !!!Encore un cadeau de l’agence de voyage ! On rigolera plus tard, pour l’instant, on serre les fesses et on prie Allah, pour que l’aventure se termine bien ! Nous sommes devant l’hôtel au nom imprononçable (pour moi !) Imilmich, Michimil, Chmilblik !!! Huguette morte de rire qui me crie dans les oreilles : IMILCHIL !!! Bah, je n’étais pas loin ! Flânerie sur la place Djemaa el-Fna, Huguette a promis de ramener des fruits secs à un de ses amis. Nous avons dans les mains une carte que nous a donnée un des marchands de la place. Finalement, tout le monde se laisse tenter et nous grignoterons figues, dattes, amandes et « chouchous » malgré les remarques désobligeantes de Jean qui trouve ses gâteries hors de prix ! Retour à l’hôtel, il faut se lever de bonne heure demain matin, l’avion décolle à 9h55. Fouzia sera là, et nous aurons du mal à la quitter ! Elle a encore un geste gentil envers nous en nous offrant, sans oublier Nadine, de jolis foulards !
Merci Fouzia ! Merci Fatima, merci Ahmed, merci Ali, merci Hassan, merci à tous ceux que nous avons croisé et que nous n’oublierons pas de sitôt !
Le Drâa est le plus long cours d’eau du Maroc. Je ne me lasse pas de lire et relire mon guide puis de faire part à mes compagnons de voyage des curiosités que nous allons rencontrer. Ce village berbère et son cimetière en bord de route, formé de pierres plates, noires et plantées à la verticale dans le sol nous intrigue et nous émeut à la fois. Bizarre impression devant ce champ de cailloux où reposent tant de gens !
Nous allons longer l’une des plus grandes oasis marocaines. Elle s’étend sur 200 kms et la touche de vert qu’elle ajoute à tout cet environnement ocre et rose, est magnifique. Les palmiers et jardins fruitiers poussent vigoureusement sur les bords du fleuve qui s’étire sur plusieurs centaines de kms puis disparaît bien plus au sud de Mhamid et ne reparaîtra que 500 kms plus loin pour se jeter dans l’océan au niveau de Tan-Tan. Le lit du fleuve n’a pas plus de quelques dizaines de mètres de large mais il n’est pratiquement jamais à sec, même l’été. Nous ne sommes donc pas étonnés de voir autant de petits villages tout le long de son parcours et cela jusqu'à Zagora.
Plusieurs haltes pour profiter du paysage et faire quelques photos. Personne à l’horizon pour quémander, pas de marchands, simplement des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations ! Nous aurons quelques scrupules à les photographier ouvertement, et ce sera dans la clandestinité et avec beaucoup de difficultés que nous arriverons à capter certains personnages. Les costumes des femmes dans lesquels domine le noir, sont souvent agrémentés de ceintures aux pompons aux couleurs vives et presque fluorescentes. Zagora n’est pas loin et nous avons très envie de prendre une douche. L’hôtel LA PALMERAIE va nous offrir, nous l’espérons au moins, tout le confort qui, avouons-le, nous a un peu manqué ! La ville n’offre pas un caractère très typique et l’hôtel se situe au bout d’une grande avenue. Les touristes sont rares en cette saison, aussi notre arrivée ne passe-t-elle pas inaperçue. Nous sommes accueillis assez sèchement par l’employé de la réception qui nous indique l’escalier qui mène à l’étage. Si le hall de la réception est bien entretenu, l’escalier, le couloir et le reste n’est pas très avenant. Déception en voyant nos chambres. C’est moche, froid et la salle de bain dont nous rêvions, n’existe pas. Les robinets sont rouillés, les lavabos pas très nets, la douche…berk ! Heureusement, il y a la télé…qui ne marche pas…pas de piles dans la télécommande ! La vue donne sur un jardin avec, en arrière plan, un terrain de football, et à défaut de télévision, ce sera la rencontre amicale de jeunes joueurs que nous suivrons ! Nous donnerons une très bonne note au repas que nous avons pris à la salle à manger. Voilà qui nous a rasséréné ! Nous sommes seuls apparemment dans cet hôtel ! Nous quittons sans aucun regret cette ville qui finalement n’est qu’une étape dans notre voyage. Nous n’irons pas plus loin dans la vallée du Drâa et revenons sur nos pas, nous extasiant encore sur la beauté sauvage et contrasté du paysage. Retour sur Tansikht, direction Agdz, puis Ouarzazate.
Petit arrêt à Agdz et direction Ouarzazate. La route très sinueuse s’élève jusqu’au col de Tizi-n-Tinififft pour franchir le Djebel Sarhro. Quel point de vue magnifique sur toute la vallée ! Un dernier regard sur la ville qu’on aperçoit tout au fond et après quelques virages, nous entamons la descente vertigineuse du col. Nous surplombons la rivière qui s’est frayé un chemin profond et tortueux dans des roches aux couleurs magnifiques. Paysage grandiose et sauvage où l’ombre et la lumière jouent à faire des tableaux étranges ! Nous essayons de saisir dans nos misérables appareils photo, la beauté de ce qui nous entoure, nous surplombe, nous écrase !
Et puis, dans un virage, la rencontre insolite d’un berbère qui nous accoste. D’où sort-il ? Apparemment, ce n’est pas par hasard qu’il a dressé sa tente dans la rocaille au dessus de la route ! Le point de vue est tellement beau que tous les touristes, immanquablement, s’arrêtent là ! Il a dans les mains trois iguanes de couleurs différentes. J’ose m’approcher de lui et lui propose quelques dirhams contre une photo, il est d’accord, bien sûr et doit gagner sa vie comme ça !
Ses enfants ne sont pas loin et viennent réclamer leur dû ! Miracle, j’aperçois leur campement, là-haut, au milieu de nulle part, plantée sur un sol caillouteux, en plein soleil ! Comme leur vie doit être difficile ! Ils en sont réduits à mendier et à user d’expédients les plus divers, se faire photographier par les touristes, par ex ?
Descente amorcée du col et de superbes vues encore sur l’oued qui s’enfuit sous terre, échappant à nos regards. Paysage dantesque !
Il y a encore 200 kms au moins jusqu’à Marrakech, il faut repasser par le col du Tizi-n-Tichka pour franchir la barrière de l’Atlas et replonger dans la verte vallée qui nous conduira jusqu’à la belle, la tumultueuse ville impériale. J’appréhende un peu la rencontre avec les « arnaqueurs » qui tiennent les boutiques du col, mais personne à l’horizon au moment de notre passage ! Par contre, il est dans nos projets d’aller rendre une visite de courtoisie à Ahmed, un peu plus bas. Il est là, fidèle au poste, et paraît content de nous revoir. On s’attable, on lui raconte avec enthousiasme nos « aventures » dans le désert, et il rit lorsqu’on lui montre les photos. Nous voir perchés sur les dromadaires, affublés des chèches qu’il nous a vendus il y a quelques jours, le rend fort gai ! On échange d’autres confidences, il nous parle de sa famille, de sa deuxième femme (il a divorcé de la première) qui attend un bébé, nous dit qu’il a en tout, six enfants. On lui demande s’il n’est pas trop difficile d’élever toute cette famille. On comprend mieux quand il nous dit vivre avec ses parents dans la même maison. Tout le monde participe au bien-être de la famille !
Besslâma, Ahmed, Allah i khalik !
On retrouve avec plaisir les forêts de chênes et de pins, les noyers et les petites prairies en pente, soutenues par des murets où les femmes étendent le linge. Les moutons ne sont pas loin, les bergères non plus !
Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber. Insouciantes les deux gazelles, aucune responsabilité ! Juste celle de mettre de l’ambiance dans la voiture et nous ne nous en privons pas ! Nous essayons de capter les dernières flèches du soleil couchant qui donne au ciel une couleur pourpre. Plusieurs essais pour une photo…pas très académique !

Notre euphorie sera de courte durée car les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville seront cauchemardesques ! La circulation est dense, la route droite mais étroite, bordée d’arbres, d’auberges, de boutiques ouvertes aux quatre vents, et les gens qui circulent en voiture, en mobylette, sur des charrettes, sur des vélos, sur des ânes, et tout ça sans aucun éclairage ou si peu ! Ceux qui marchent à pied et qui traversent la route sans crier gare ! Les chiens et les chats qui ne sont pas plus disciplinés et qu’on manque d’écraser à chaque instant ! Jean a les mains crispées sur le volant, Michel fait la vigie et signale d’une voix angoissée tous les dangers qu’il entrevoit, quant à nous, nous affûtons nos yeux de lynx et tendons le cou pour ne rien manquer du spectacle ! Ouf, les lumières de la ville sont proches et si l’avenue est beaucoup plus large, la circulation n’en est pas ralentie pour autant, seule la visibilité est meilleure ! Il faut quand même se méfier de tout et de tous, car les Marocains conduisent plutôt témérairement. Si je ne parlais pas le « politiquement correct » couramment, je dirais qu’ils conduisent comme « des pieds » ! Objectif à atteindre, l’hôtel IMILCHIL ! J’ai toujours autant de mal à prononcer ce mot ! Quelques difficultés d’orientation que Jean, arrivera à vaincre ! Hôtel luxueux où les chambres sont confortables et les sanitaires tout à fait satisfaisants ! Par contre, nous sommes surpris de ne voir que des hommes, la plupart habillés d’une façon très stricte. Personne ne boit d’alcool et nous n’aurons droit qu’à de l’eau minérale ! Renseignement pris auprès de Fouzia le lendemain, ces hommes sont les gardes du corps du roi Mohammed VI qui réside en ce moment à Marrakech. Une bonne nuit de sommeil nous remet d’aplomb et le petit déjeuner copieux pris le lendemain matin nous fait voir la vie en rose ! Rendez-vous avec Fouzia devant l’hôtel où nous allons procéder à un échange de véhicule. Fini le 4X4, place à la Renault Logan ! On a bien fait de changer ! Elle est un peu cabossée, la Renault ! Peu importe, les bagages sont un peu à l’étroit dans le coffre et les formalités sont finies, nous allons bientôt pouvoir partir en direction d’Essaouira. Un dernier tour d’inspection de la voiture et, oh bazar ! Ce n’est pas un pneu crevé, ça ? Fouzia est furieuse de la négligence du loueur de voitures, et nous, nous nous félicitons d’avoir vu tout de suite l’incident, car plus tard et sans témoin, nous aurions dû en assumer les frais ! Les garçons se rendent à la station service qui est tout près, y font changer la roue et remplissent le réservoir d’essence. Les gazelles achètent encore des cartes postales dans le kiosque qui est juste à côté. Combien en avons-nous achetées ? Michel et Huguette sont impatients de voir Essaouira, et nous contents d’y revenir. Le soleil brille haut dans le ciel et la route est assez dégagée. Michel a pris le volant. Nous leur avions parlé de Sidi Moktar et de la crue de l’oued qui avait ravagé le village, l’an dernier. Aujourd’hui, c’est une ville qui a repris toutes ses activités mais qui garde encore quelques stigmates (voitures rouillées dans le lit de l’oued) du cataclysme subi. Nous sommes intrigués par ces énormes monticules de terre, tous bâtis de façon identique à proximité de fermes fortifiées. J’apprends que les fermes sont appelées par les berbères « agadir » -grenier de blé collectif- et que sous ce tas de terre, se cache une provision de fourrage pour les bêtes.
Grande animation à l’approche d’OUNARA. C’est la fin du marché et les gens, acheteurs et marchands, regagnent leur maison. C’est toujours l’indispensable petit âne qui est de service. Attelé aux carrioles les plus diverses, il vaque humblement à sa tâche. On ne peut que lui rendre hommage en le fixant sur la pellicule.
Ce village a l’air bien tranquille et nous décidons de nous y arrêter pour éventuellement y casser une petite graine ! Nous restons, Huguette et moi près de la voiture, pendant que les hommes se dirigent vers ce qui paraît être le souk. En face de nous, on aperçoit un semblant de restaurant, une minuscule boucherie et plus loin, sur la gauche, un marchand de fruits et légumes. Nous sommes un peu apeurées par les grands gestes que nous adresse un monsieur assis dans un taxi près de nous. Nos hommes nous paraissent bien loin ! Le voir sortir du taxi et s’approcher de nous en continuant à nous faire des signes, ne nous rassure pas outre mesure ! Et puis, nous comprenons qu’il veut nous rendre service. Il nous fait comprendre avec forces mimiques, la manière de procéder pour se restaurer dans le village. Acheter viande et légumes, puis les porter au restaurant qui nous fera cuire tout ça ! Ben oui, comme dans le souk des pécheurs à Essaouira ! Jean et Michel ont déjà compris et sont en train de faire les achats. Les morceaux de viande suspendus à des crochets de métal, sans aucune protection de la poussière ni des mouches, n’attendent que les acheteurs. Pour nous, cela sera 8 côtelettes de mouton ! Huguette et moi faisons provision d’appétissantes clémentines. Petit choc en entrant dans la salle du restaurant qui ne fait que quelques mètres carrés ! huit tables minuscules en formica, quelques chaises bancales, des murs délabrés et tachés, un lavabo qui aurait besoin d’être récuré, des hommes attablés qui, après un regard curieux dans notre direction, continuent leur palabre, et…quelques chats tapis sur les chaises inoccupées, regardant d’un œil intéressé les nouveaux arrivants. C’est un tout jeune garçon qui s’occupe de nous. Il est mignon tout plein avec ses yeux noirs et ses petites dents en avant. Il est vif comme l’éclair, dispose sur une grille, côtelettes, poivrons, oignons, sale le tout et se dirige vers le barbecue de fortune devant la porte. Je ne sais pas si nous avons l’air très décontracté lorsque nous nous asseyons sur le bord des chaises. Les os qui se trouvent sur le sol, sous la table, nous éclairent sur l’acuité des regards du chat posté près de nous ! Bien entendu, pas de fourchettes et le bout de papier qui fait office de serviette est un peu rêche à nos lèvres ! A la guerre comme à la guerre ! Nous mangerons donc avec les doigts, arrachant avec délice les lambeaux de chair sur les côtelettes. Le pain est délicieux, le meilleur que nous ayons mangé pendant tout notre séjour ! Hop, les os sur lesquels on n’insistera pas trop, seront jetés sous la table à la grande satisfaction du minou qui nous observe.
Et tout cela pour un prix dérisoire ! J’augmente un peu le pourboire et voir le petit garçon rayonnant, ne m’enlève pas le sentiment de culpabilité qui me tient ! C’est dans un autre restaurant, de l’autre côté de la route que nous pendrons le café, agrémenté de quelques pâtisseries aux amandes. La belle vie, quoi !
Essaouira est à 24 kms, nous sommes impatients d’y arriver.
Les employés municipaux sont là, ils nous aident à trouver une place puisque la circulation des voitures dans la médina est interdite, je dirais même impossible. Nous nous acquittons à l’avance de la taxe perçue par la ville pour le stationnement. Nous mettons nos bagages dans une carriole que poussera un jeune homme jusque devant le riad où nous sommes attendus.
Nous entrons dans la médina par la porte Bab Sbaa (au lieu de celle de Bab Marrakech), et avons ainsi droit à une visite inédite de certains quartiers d’Essaouira avant d’arriver à la rue d’Agadir (où il n’y a rien à dire, comme plaisantera notre hôte !). Effectivement, l’impasse dans laquelle nous suivons le « porteur » de bagages, n’est pas très engageante ! Mais nous savons que cela n’a pas d’importance et que derrière cette porte se cache un superbe riad !
Quel enchantement de découvrir notre lieu de séjour ! Ce riad est tenu par un couple de Français originaire de La Rochelle. Ils l’ont décoré à merveille et les lumières tamisées adoucissent encore les couleurs des pièces de l’appartement que nous occupons. La salle de bain est originale et je reste un moment perplexe en voyant la douche. Pas de protection contre les projections et l’écoulement de l’eau ! Je verrai que tout a été judicieusement calculé ! Il y a un juste équilibre entre la simplicité de l’ameublement, la richesse des couleurs, la douceur des tapis et des voilages.
C’est autour de la tasse de thé traditionnelle, au dernier étage du riad, que nous remplissons les formulaires obligatoires. Jean a chaussé ses belles lunettes « éco + » pour mieux apprivoiser son n° de passeport ! Je ne sais pas combien de fois, il a fallu l’inscrire en bas d’une page ! Pas la peine de râler, il faut en passer par là !
La sortie de la médina se fera par la porte Bab Marrakech. La grande place, hors les murs, est inondée de soleil, la plage et le port ne sont pas loin, les mouettes dans le ciel nous le disent ! Petite déception, j’aurais aimé montrer à Huguette la petite église que nous avions découverte avec Nadine l’an passée. Ses portes sont fermées, personne à qui s’adresser ! Tant pis !
Nous dirigeons nos pas vers la plage où la lumière nous fait cligner des yeux. Il me semble que c’était hier !

Puis, direction la Sqala du port. Les bateaux, les pêcheurs, les mouettes qui jouent avec le vent.
La porte de la Marine, les canons portugais, la grande avenue qui mène à la place de l’Horloge, et le dépaysement soudain après le passage des Arcades de Mogador en se retrouvant au milieu de la foule et de ses marchands aux étals les plus disparates. Les marchands de babouches, de vêtements traditionnels ou modernes, les épiceries dont les cageots regorgeant de fruits et de légumes se trouvent à même le sol, les marchands de figues, dattes, amandes etc…, les officines d’apothicaires aux produits miraculeux, les boutiques où des objets, principalement en bois de thuya, sont exposés, les jolis miroirs, les poteries aux chaudes couleurs et tout cela dans une ambiance bon enfant, loin des marchandages qui sont de bon ton à Marrakech.
Tout nous tente et les garçons rigolent de nous voir passer d’une boutique à l’autre, de traverser la rue pour revenir aussitôt de l’autre côté !
La nuit tombe sur Essaouira, il est temps de partir à la recherche d’un resto !
Il fait nuit noire lorsque nous regagnons notre gîte et, dans les ruelles que nous empruntons et je photographie au petit bonheur la chance, les portes des maisons.
MERCREDI 6 DECEMBRE
Petit déjeuner sur la terrasse. Il fait frisquet et quelques nuages menaçants se forment dans le ciel. Bavardages avec nos hôtes qui sont prolixes en renseignements : faut faire marcher le commerce !
Ils mettent à notre disposition un plan de la ville et surligne largement les endroits à voir, les boutiques dans lesquelles on peut effectuer des achats sans trop se faire « arnaquer », les curiosités naturelles et les restaurants qui ont leur préférence. « L’Ensemble Artisanal » est tout près, à côté de l’énorme bastion Sud. Des ébénistes, des bijoutiers, des tisserands et autres artisans se sont groupés à cet endroit. On peut les voir travailler et acheter leurs produits directement. Ils sont fiers de nous montrer leur savoir-faire ! Achat de boîtes avec des incrustations de citronnier et d’ébène, d’un poignard en bois pour Xavier, d’une boîte « magique » pour Guillaume, de bracelets en argent pour nos petites béarnaises, de légers sacs à main aux jolies couleurs pastel.
On nous a bien recommandé d’aller voir le « Ficus Remarquable » dans la cour, tout près. Effectivement, c’est un arbre à la stature tellement impressionnante, que je serai obligée de faire deux photos et…un montage pour pouvoir vous le présenter ! Et encore, je me rends compte qu’il en manque une bonne partie ! 
Je me laisse tenter par deux jolis miroirs en métal argenté. Et si on passait aux choses sérieuses ? Huguette a très envie d’acheter un tapis et la dame du riad, nous a donné une adresse : chez Hakim près de la place de l’horloge. Il paraît qu’il est très sympathique et qu’il est le plus honnête marchand de tapis du Maroc ! C’est pour dire ! C’est sûrement pour cette raison que nous nous arrêtons chez un de ses concurrents … !
« Tri jouli » les tapis, dirait Hassan en se fichant de nous ! C’est vrai que les yeux nous sortent de la tête en voyant ces merveilles…plus facilement que les dirhams de nos poches … au grand dam du vendeur qui aimerait bien faire une affaire avec les petits français… !
Décembre est un peu triste pour le commerce et quand on a la chance d’avoir dans le magasin quatre innocents, pourquoi ne pas tenter le coup ?
Que d’hésitations ! Lequel choisir ? Difficile de trancher entre tous les coloris et les motifs proposés. Quand à leurs valeurs…il faut bien sûr entrer dans le jeu ancestral du marchandage !
Il nous présente une machine à calculer, nous demande d’y inscrire un chiffre (celui qui nous paraît le plus juste pour le tapis convoité) et attend patiemment. Bien entendu, il saute d’indignation en voyant ce qu’Huguette a marqué. C’était à prévoir, donc, il augmente un peu, nous coupons la poire en deux, bref, l’affaire se fait ! Qui a gagné, qui est le dindon ? Hum ! Comme Michel et Huguette n’ont pas assez d’argent sur eux, le marchand insiste pour les accompagner jusqu’au distributeur automatique ! Il ne veut pas lâcher sa proie ! Jean est promu vigile et fait le guet devant le magasin ! On nous a parlé aussi d’une des spécialités d’Essaouira : le travail du raphia. Il y a une jolie boutique où de superbes babouches, mules, mocassins et sacs à main sont exposés. Bonjour les prix !
Ne serait-il pas l’heure d’aller manger ? Retour par l’avenue principale de la ville et direction le souk des pêcheurs. Il me tarde de voir la réaction de nos amis.
On passe d’abord devant le souk aux épices avant de s’engager dans une étroite ruelle qui aboutit dans une cour bordée d’arcades de pierre. Des boutiques de toutes sortes y ont trouvées refuge et ce sont vite des appels pressants qui se font entendre de tous côtés ! Que de sollicitations ! Les hommes sont déjà à l’intérieur du marché où les pêcheurs offrent à nos yeux étonnés une quantité de poissons impressionnante : sardines principalement (80% de la pêche au Maroc), crevettes, congre et autres produits de la mer n’attendent que notre bon vouloir. Jean raffole des sardines et arrivera à nous convaincre. Nous choisissons des crevettes et faisons affaire en deux minutes avec le monsieur qui nous a pris en charge. Notre petit cuisinier est toujours là et dit qu’il nous reconnaît ! Est-ce possible ? En tous les cas, c’est gentil et bien joué car nous sommes ravis ! Et comme l’an dernier, nous aurons droit au sourire de chacun, à l’ambiance musicale et nous nous lècherons les doigts de plaisir !
n'est-ce pas, Jean ? Retour dans l’avenue de l’Istiqlal, et passage à nouveau devant les boutiques des apothicaires, marchands de voluptés, de bien-être et de charlatanismes ! On peut maigrir, grossir, devenir de plus en plus jeune, de plus en plus fort, de plus en plus beau ! Trop, c’est trop ! Vendeurs et acheteurs potentiels, rigolent de concert ! L’avenue se termine par une belle porte à trois arches, mais Huguette et moi, avons aperçu dans la rue Lattarine, plein de boutiques alléchantes. Encore quelques achats. Nous y trouverons chacune, une fatma en bois de thuya et pensons à Nadine. Nous sommes à la recherche du magasin de tapis vanté par la patronne du riad. Où se cache cet Hakim ? Tant pis, on va boire le café sur la place Chechaouni. C’est bien joli par ici ! La place est ombragée, bordée de petits restaurants, Les magasins ont installés sur des tapis, des objets en fer, en cuivre et en bois, des poteries de toutes les formes et de toutes les couleurs. Sur les murs, encore des tapis.
Il n’y a que la saveur du café qui est discordante ! Pas terrible, le kawa !
On paresse, on est bien ! Jean qui s’était éclipsé, revient triomphant : il a trouvé le marchand de tapis et l’a salué de plaisante manière : « Bonjour, Hakim ». Il en est resté « baba », Hakim !
Il tient boutique dans la rue du Rif, une ruelle étroite qui est séparée de la rue de l’Istiqlal par un long et haut mur.Il nous attend devant la porte et le contact sera aussitôt très chaleureux.
Ce n’est pas très grand, chez lui, mais la quantité de tapis au m2 est impressionnante !
Il y en a partout, au sol, sur les murs, Presque jusqu’au plafond !
Il a un grand sourire et doit penser que nous n’allons pas repartir les mains vides !
Il est malin, on parle de tout et de rien, de la France, du Maroc, des gens, du temps, et patati et patata !... Et puis, on veut bien voir ses tapis, et puis il les étale devant nous qui avons pris place sur des poufs, et puis même qu’on est bien tenté, mais qu’on ne sait pas combien ça coûte, et que ça n’a pas d’importance, le principal est de se faire plaisir !!!
Et voilà ! Encore un qui nous emberlificote !
Mais il le fait tellement gentiment, et j’en ai « tellement » envie de ce tapis, et Jean est si attentionné que je vais en acheter deux ! Boudiou, je ne sais pas résister ! Un tout bleu, l’autre tout rouge ! Avec des symboles berbères qu’Hakim nous traduit et que nous avons déjà un peu oubliés ! Huguette regrette presque l’achat qu’elle a fait le matin même, mais le sien est « jouli » aussi et elle se laisse tenter par un encrier de faïence.
J’essaierai plus tard de le lui « chouraver », mais elle sera vigilante, malheureusement pour moi ! Hi Hi Hi !
Hakim est un homme du monde et nous offre le thé à la menthe. Le rituel est respecté, et il nous explique la façon de bien le faire. Du coup, je me laisse aller à acheter une théière…et bien entendu, elle perdra sa fonctionnalité dès notre arrivée à la maison.
Hakim nous raconte sa vie, parle de sa famille et de la jeunesse marocaine. Il a un peu le cœur gros d’être encore célibataire malgré ses 38 ans. Son père étant décédé, c’est lui qui est le chef de famille. Sa mère et ses frères et sœurs dépendent de lui. Il n’a donc pas l’espoir de fonder une famille. Comment ferait-il ? Il voudrait que les choses bougent au Maroc et évoluent dans le bon sens. Que les générations prochaines ne soient plus sacrifiées comme la sienne ! On parle lecture, éducation. Il nous raconte avec des yeux brillants, les courts séjours en France où il a été invité par certains de ses clients fortunés. Il doit penser que nous sommes tous riches !
La polaire que porte Jean sous son anorak a l’air de l’intéresser au plus haut point. Nous allons assister dans un moment au plus rigolo marchandage de la journée ! Il veut troquer un article de son magasin contre la polaire. Ce sera contre une couverture en poil de chameau, paraît-il, +10 euros, (il a l’air de penser tout à coup, qu’il ne fait pas une bonne affaire !) que la transaction sera conclue !

Pour sa part, je peux assurer que Jean est content ! Nous avons mis la couverture (qui gratte un peu trop à mon goût) dans notre lit ! Là où jean n’a rien voulu savoir, c’est quand Hakim lui a proposé de lui donner son magasin, s’il lui donnait sa femme ! Il ne connaît pas bien mon petit mari !!! J’avoue que j’ai été soulagée d’entendre les protestations de Jean ! Quel rigolo, cet Hakim ! Retour au riad pour déposer nos achats et nous repartons à l’assaut de la ville. C’est vers le port que se dirigent nos pas. Le concert des mouettes est à son paroxysme. Les pécheurs sont rentrés et elles se disputent les tripes et autres déchets qui gisent sur le sol. Le soleil joue à cache-cache derrière la grosse tour crénelée, les silhouettes en djellaba se promènent comme des fantômes, des enfants en contrebas arrachent aux rochers des coquillages, et nous, nous essayons de capter cette atmosphère si particulière ! La place Orson Welles est immense, nous aimerions bien prendre l’apéritif mais les cafés ne servent que des jus de fruits ! C’est le sevrage complet quand on vient au Maroc ! La Maison de l’Artisanat a ses portes grandes ouvertes. Que d’objets étalés à notre vue gourmande ! J’aurais bien acheté des statuettes en bois, représentant des groupes de fatmas, mais le prix est exagéré ! J’apprendrai plus tard par la patronne du riad, qu’il aurait fallu demander la moitié du prix affiché ! (Ce sont les prix pour les groupes -les gogos de touristes- et la commission du guide est incluse !) Il faudra qu’on revienne plusieurs fois dans ce pays, pour comprendre les tenants et aboutissants de toutes ces combines ! Nous avons décidé de marcher sur les traces de notre périple avec les Sallefranque et allons tout droit vers le restaurant « Les Arcades de Mogador ». Nous en avons gardé un bon souvenir, aussi nous voulons assurer ! Il y a du monde ce soir, et il faut attendre un petit peu. Ca chauffe dans les cuisines ! On rigole en voyant les chats du voisinage aller et venir, se cacher sous les tables quand le patron agite son torchon et repartir à l’assaut de l’étage dès qu’il a le dos tourné ! JEUDI 7 DECEMBRE .
Qu’allons nous faire ce matin ? Il faut repartir vers Marrakech dans l’après-midi, si possible avant 15h, et éviter ainsi de conduire la nuit. Une expérience nous a suffi et nous ne voulons pas subir les mêmes affres que lors du retour de Ouarzazate ! Les amis ne sont pas chauds pour une visite hors de la ville, donc nous repartons nous promener, le nez au vent et toujours en direction du bord de mer. Sqala du port et sa tour carrée, derniers regards sur la mer et rencontre avec une « artiste » peintre : ZAZOU.
Elle peint sur de minuscules toiles et s’applique à représenter des silhouettes masculines et féminines avec pour fond de décor, les rues, les portes, les coins de vie d’Essaouira. Les tons de bleu et de blanc dominent avec quelques touches de couleurs ocre. Huguette est tentée, moi aussi. J’ai déjà craqué l’an dernier et récidive !Un grand escalier descend sur la Sqala de la ville, il mène à la médina. Voici la rue Laâlouj. Rue large et toute droite, elle est bordée de nombreuses boutiques. Nous nous laissons happer par l’une d’elles, ou plutôt par deux jeunes gaillards qui savent nous prendre par les sentiments ! Et malgré mes dénégations premières, je me retrouve avec trois achats supplémentaires et…superflus ! Trois « joulis » cendriers colorés ! Je pense à la Noël et aux cadeaux à faire, finalement, je les ai encore sur les bras !
Les deux gazelles rigolent, les deux gazous se moquent ! Et devant la boutique, c’est la fête ! Des musiciens donnent l’aubade à la population. Et allez ! Quelques dirhams qui s’envolent ! De toutes les façons, on ne peut pas en ramener, alors, autant les distribuer !!!
Petite immersion dans le souk, manière de ne pas passer à côté de quelque chose, non, cette fois-ci, il faut résister. Nos hommes ont déjà acheté un autre sac pour pouvoir caser nos « petites » emplettes ! Faudrait pas exagérer !
Et toujours la petite silhouette blanche !
Retour place Chechaouni, nous avons repéré un restaurant qui a l’air bien sympa !
« Le Mogadorien ».
Nous avons eu du flair, tout est bon ! Le décor est soigné, les plats excellents. L’ambiance un peu gâché par un quatuor de Français plutôt bruyants ! On se croit presque du pays, voilà qu’on devient anti-touristes ! Onze jours au Maroc, et on ne supporte plus nos congénères ! J’ai emporté avec moi le roman policier que j’ai lu pendant ces vacances. J’ai l’intention de l’offrir à Hakim. Il adore lire et bien sûr, prise fort la littérature française. Là, je n’ai dans les mains qu’un roman de gare et l’auteur est américain. Mais les livres coûtent cher et je pense lui faire plaisir quand même. Comme de bien entendu, il ne veut pas nous laisser repartir sans nous avoir offert le thé ! Nous prendrons donc la route avec un peu de retard et les hommes, après un petit mouvement d’humeur, se laissent attendrir par la gentillesse de notre marchand de tapis. Nous sommes assis tous les cinq, le service à thé au centre de notre petit cercle, et nous prenons le temps de l’écouter. Il nous surprend en mettant un énorme morceau de sucre dans la théière fumante et nous explique que si les arabes boivent beaucoup de thé et le sucre tant, c’est tout simplement que, souvent, c’est le seul vrai repas qu’ils font dans la journée ! Nous sommes un peu confus en pensant au bon repas que nous venons de faire ! « Il est l’heure de te quitter, Hakim, mais nous penserons à toi souvent ! Allah i khalik ! » Retour en quatrième vitesse au riad où nous devons récupérer nos bagages. Le porteur est devant la porte, sa carriole est bientôt remplie de toutes nos affaires. En avant, Marrakech nous attend pour la dernière nuit ! Qui a dit qu’il fallait se dépêcher pour rentrer avant la nuit ? C’est Jean qui a repris le volant. Il a la bonne et mauvaise idée de s’arrêter dans un village pour remettre un peu d’essence et, dans l’élan, nous décidons de boire un verre dans le petit bar qui est là. Les jeunes filles qui sont derrière le comptoir nous proposent des crêpes ! Nous n’avons pourtant pas faim, et nous nous entendons répondre oui, enfin…Huguette et moi ! Les hommes sont « furax » ! Mais la commande est passée, c’est trop tard pour dire non !
Bien sûr, ce sera de notre faute si la nuit tombe si vite au Maroc ! Ce n’est quand même pas sorcier de rouler la nuit au milieu de tous ces « suicidaires » alors qu’on a des phares qui n’éclairent qu’à 10 mètres devant nous !!!Encore un cadeau de l’agence de voyage ! On rigolera plus tard, pour l’instant, on serre les fesses et on prie Allah, pour que l’aventure se termine bien ! Nous sommes devant l’hôtel au nom imprononçable (pour moi !) Imilmich, Michimil, Chmilblik !!! Huguette morte de rire qui me crie dans les oreilles : IMILCHIL !!! Bah, je n’étais pas loin ! Flânerie sur la place Djemaa el-Fna, Huguette a promis de ramener des fruits secs à un de ses amis. Nous avons dans les mains une carte que nous a donnée un des marchands de la place. Finalement, tout le monde se laisse tenter et nous grignoterons figues, dattes, amandes et « chouchous » malgré les remarques désobligeantes de Jean qui trouve ses gâteries hors de prix ! Retour à l’hôtel, il faut se lever de bonne heure demain matin, l’avion décolle à 9h55. Fouzia sera là, et nous aurons du mal à la quitter ! Elle a encore un geste gentil envers nous en nous offrant, sans oublier Nadine, de jolis foulards !
Merci Fouzia ! Merci Fatima, merci Ahmed, merci Ali, merci Hassan, merci à tous ceux que nous avons croisé et que nous n’oublierons pas de sitôt !










