Discussions similar to: livres sur Mali
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Livre "Banco" sur les mosquées en terre du delta intérieur du fleuve Niger (Mali)
bonjour à toutes et à tous, je suis à la recherche, desesperement à la recherche devrais-je dire, du livre de Sebastian Schutyser qui porte sur les mosquées en terre du Mali, intitulé "Banco: les mosquées en terre du delta interieur du fleuve Niger" parut en 2003 aux editions 5 continents et distribuer en france auux editions Seuil. helas, ce livre n'est plus disponibles et donc quasi introuvable en librairie.j'ai cherché sur tout les site internet de vente de livre en ligne (fnac, amazon, price minister, chapitres, alapage, etc...) et il est indisponible, j'ai cherché à lyon dans les librairie et il est introuvable, alors à part des petites librairies independantes je ne vois pas ou je pourrais le trouver. J'en appel donc à vous internautes, pour savoir si il n'y a pas ici quelqu'un qui possede ce livre et qui desirerais s'en separer, ou alors si quelqu'un peut m'indiquer où le trouver et comment me le procurer, ce serait vraiment vraiment super... je vous remerci d'avance
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Recherche des livres sur le sujet "fleuve Niger au Mali "
Bonjour,

je suis à la recherche des livres ...

GIBBAL, Jean-Marie 1982. Tambours d’eau : journal et enquête sur un culte de possession au Mali occidental. Paris : Le sycomore

... et encore et encore et encore une fois :

LIGERS, Zacharie 1964-67. Les Sorko (Bozo). Maîtres du Niger. Etude ethnographique. 4 vols. Paris : Librairie des cinq continents.

Merci pour vos réponses !

hgb
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Desert Blues: un voyage au coeur du Mali (sur Arte)
Desert Blues Un voyage au cœur du Mali Réalisation : Michel Jaffrennou (France, 2006, 60 mn.)

Desert Blues, création et réunion de trois grands artistes maliens issus d’ethnies Khassonké (Habib Koïté : guitare), Sonrhaï (Afel Bocoum : guitare, njarka) et Touareg (Tartit, ensemble féminin nomade : chants) présente la richesse musicale de ce pays et symbolise l’union du Mali dans sa diversité ethnique : une aventure à des musiques florissantes, à des chants impressionnants et des mélodies fluides, à des rhythmes populaires, pleine de beauté et de magie ... « Tout le monde est cousin, cousine, frère et sœur, il n’y a pas de différence » (A. Bocoum).

A voir ce soir (Sa, 16 juin, de 22:35 à 23:35) sur ARTE.
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Bibliographie sur le Mali
Bonjour,

Je recherche à constituer une bibliographie sur le Mali : guides touristiques, livres de poches, musiques et vidéos... Quelqu'un peut-il me renseigner ? D'avance merci

Rachel
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Documentaire "Autoportrait du Mali sur les obstacles à la paix"
Bonjour,

je vous signale deux vidéos susceptibles de vous intéresser :

Documentaire intitulé "Autoportrait du Mali sur les obstacles à la paix" réalisé par l’Institut Malien de Recherche – Action pour la Paix (IMRAP)* entre octobre 2013 et maars 2015 en collaboration avec INTERPEACE. Il résulte surtout de consultations menées dans tout le pays et dans les camps de réfugiés. Les Maliennes et Maliens de toutes les régions et toutes couches sociales prennent la parole sur les obstacles à la paix de leur point de vue. Cette recherche se veut avant tout qualitative et entend utiliser les résultats des consultations comme un instrument de dialogue et de réflexion prospective. Les idées reprises dedans doivent être comprises comme émanant des groupes construits au nom de la diversité et de la représentativité. Elles reflètent l’image actuelle du Mali telle que perçue par les différents groupes de Maliens consultés. Cet Autoportrait repose sur le fait qu’il démontre que les Maliennes et Maliens sont bel et bien en état de faire le diagnostic de leur propre situation et d’offrir une version des obstacles à la paix ancrées dans les réalités maliennes, leurs nuances et leurs interconnexions. D’une durée de 56 mn :

https://www.youtube.com/watch?v=-kMhwzcdxKQ

Au surplus, un extrait vidéo de ce documentaire produit par IMRAP en mars 2015 et diffusé en direct sur la chaîne nationale ORTM. D’une durée de 16 mn :

https://vimeo.com/148500223

En prime, la "Lettre ouverte à Emmanuel Macron", par Mme Adame Ba Konaré (Ecrivaine, Historienne, Ancienne Première Dame du Mali), 24 mai 2017 :

http://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-professeur-adame-ba-konare-2273102.html

Vive le Mali !

Bien amicalement.

Hery

*https://www.insightonconflict.org/fr/conflicts/mali/peacebuilding-organisations/interpeace-imrap/
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Mali: livres nouveautés 2014-2015
Ouvrages sur le MALI (2014–2015)

Les livres listés ici sont classés par ordre alphabétique des auteurs. Divers types d'ouvrages et catégories sont présentés : belles-lettres, proverbe, policier, linguistique, politique actuelle (crise malienne et opération Serval surtout), musique, archéologie, histoire, religion, photographie, voyage, guide etc. La liste compte plus de 80 ouvrages au total (et n'a pourtant aucune prétention à l'exhaustivité).

Voici la liste d'ouvrages contre l'oubli d'un pays blessé ...

Ag Erless, Mohamed (2014). Proverbes dictons touaregs. Préface d'Odile Dayak, illustrations de Michel Damblant. Brest : Géorama.

Bamba, Habi (2014). Koulouba – La colline du pouvoir. Histoire d'amour dans un Mali en pleine révolte. Turin : Editions L'Harmattan Italia.

Barrera, Bernard (2015). Opération Serval : Notes de guerre, Mali 2013. Préface de Henri Bentégeat. (Documents). Paris : Editions du Seuil. (à paraître le 7 mai 2015)

Baumgardt, Ursula / Diallo, Abdourahmane (éds.) (2014). La transmission culturelle. L'exemple du peul. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.

Bengaly, Abraham (2015). La protection juridictionnelle des droits de l'homme au Mali. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.

Blaise, Mario (2015). Histoires de Migrants. Africains de l'Ouest, Domiens et Haïtiens. (Les Impliqués). Paris : Editions L'Harmattan.

Bombaert, Patrick (2015). Le pays dogon / Mali : la région est un vaste plateau s'élevant progressivement depuis le fleuve jusqu'à la falaise. (Calvendo Places). Unterhaching : Calvendo Verlag GmbH. (calendrier !)

Bondaz, Julien (2014). L'exposition postcoloniale : musées et zoos en Afrique de l'Ouest (Niger, Mali, Burkina Faso). Paris : Editions L'Harmattan.

Boukari-Yabara, Amzat (2014). Mali. (Monde arabe/Monde musulman). Louvain-la-Neuve, Paris : De boeck Sup.

Brunet-Jailly, Joseph / Charmes, Jacques / Konaté, Doulaye (sous la direction de) (2015). Le Mali contemporain. Bamako : IRD et Editions Tombouctou. (voir la couverture en bas)

Camara, Mandjan (2015). Les larmes du cœur. Recueil de poèmes. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.

Casajus, Dominique (2015). L'alphabet Touareg : Histoire d'un vieil alphabet africain. (Le passé recomposé). Paris : Editions du CNRS. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article672&lang=fr)

Chêne-Sanogo, Alima (2014). Enjeux fonciers et développement durable au Mali (tome 1). PAF (Presses Académiques Francophones).

Cissé, Samba (2014). Le curriculum de l'enseignement fondamental au Mali – enjeux, défis et perspectives pou run enseignement de masse et de qualité : l'école fondamental Nioro I du CAP de Nioro. Sarrebruck (Saarbrücken) : Editions Universitaires Européennes.

Collectif (Boubacar Keita, Daniel Rondeau, Wanda Diebolt, Vincent Berjot) (2014). Mali, post-crise. De nouvelles perspectives pour le patrimoine, Séminaire du 23 juin 2014. Paris : Riveneuve Editions.

Commission de la défense (2014). Rapport d'information sur l'opération Serval. Paris : Assemblée nationale – Bibliothèque parlementaire. (Format Kindle)

Contamin, Laurent (2015). Sténopé. Une annonciation. (Théâtre des cinq continents). Paris : Editions L'Harmattan.

Corlan-Ioan, Simona (2014). Invention de Tombouctou. Histoires des récits occidentaux sur la ville pendant les XIXe–XXe siècles. (Etudes africaines). Paris : Editions L'Harmattan.

Coulibaly, Chéibane (2015). Politiques agricoles et stratégies paysannes au Mali de 1910 à 2010. Mythes et réalités à l'Office du Niger. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.

Dabo, Sadibou (2014). Musique traditionnelle et civilisation orale chez les Manding. Paris : Editions L'Harmattan.

Daniel, Serge (2014). Les mafias du Mali. Trafics et terrorisme au Sahel. Paris : Descartes & Cie.

De Grunne, Bernard (2014). Djenné-jeno : 1000 ans de sculpture en terre cuite au Mali. Bruxelles : Fonds Mercator.

Delorca, Frédéric (2015). Au cœur des mouvements anti-guerre (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Mali, Ukraine...). Témoignage sur quinze ans d'engagement. (Frontières). Paris : Editions du Cygne.

De Vathaire, Albert (2014). Tombouctou. La vie d'un jeune officier de l'artillerie coloniale 1926–1928. (Mémoires du XXe siècle). Paris : Editions L'Harmattan.

Diallo, Bakary (2014). Au delà des frontières. Rungis : La Doxa Editions.

Diango, Sirafily (2014). Il pleut sur le Nord. (Regards sur une crise). Bamako : Editions La Sahélienne.

Diarisso, Dianguina (2014). Et les oiseaux chantaient l'aurore. Préface de Gaoussou Diawara. Roman. Paris : Editions L'Harmattan.

Diarra, Facoh Donki (2014). La colère du prince. Roman historique. Bamako : Cauris Livres.

Dicko, Younouss Hamèye (2010/14). Anaïssoune ou Au temps de la baraka. Bamako : Editions Jamana. (Format Kindle, 2014)

Dilley, Roy (2015). Henri Gaden à travers l'Afrique de l'Ouest (1894–1939). Fils de Bordaux, aventurier africain. Traduit par Jean-Louis Balans. (Connaissance des hommes). Paris : Editions L'Harmattan.

Eyema, Rodrigue Magloire (2015). Le rescapé du Bouéta. Roman. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.

Favreau, Amaëlle (2014). Un art de la fête au Mali - Masques et marionnettes dans le théâtre traditionnel des peulpes bamana, malinké et bozo. (Mémoires de recherche de l'Ecole du Louvre). Paris : RMN (Réunion des Musées Nationaux).

Goundiam, Séga (2014). Mali. Réflexions sur un enchaînement de crises. De l'écroulement à l'émergence. (Regards sur une crise). Bamako : Editions La Sahélienne (coédition aves les Presses Universitaires du Sahel).

Gout, Frédéric (2015). Retour du Mali. Paris : Editions Tallandier.

Gout, Frédéric (2015). Libérez Tombouctou ! Journal de guerre au Mali. (Témoignage). Paris : Editions Tallandier.

Groupe Synopsis / Hanne, Olivier (dir.) (2014). Mali, une paix à gagner – Analyses et témoignages sur l'opération Serval. Préface de Jean-Paul Laborde. Panazol : Editions Lavauzelle.

Guy, Jacques (2015). Les Saharas cachés. Une méharée imaginaire. Paris : Société des Ecrivains.

Holder, Gilles / Sow, Moussa (sous la direction de) (2014). L'Afrique des laïcités, Etat, religion et pouvoirs au sud du Sahara. Bamako : IRD et Editions Tombouctou. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article200&lang=fr)

Jolly, Eric (2014). Démasquer la société dogon. Sahara–Soudan, janvier–avril 1935. (Les Carnets de Bérose). Lahic / DPRPS-Direction des patrimoines. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article465&lang=fr)

Kedzierska-Manzon, Agnieszka (2014). Chasseurs mandingues. Violence, pouvoir et religion en Afrique de l'Ouest. Paris : Editions Karthala.

Keita, Naffet / Magassa, Seydou / Sangaré, Boukary (2015). Téléphonie et mobilité au Mali. Etats-Unis : Langaa RPCID (online store).

Keita, Seydou (2014). (Photographies de) Seydou Keita. Avant-propos de Youssouf Tata Cissé. (Photo poche). Paris : Centre national de la photographie.

Konaré, Alfa Oumar (2015). Nous ferons le Mali (vol.1) – Un peuple, un but, une fois. Bamako : Cauris Livres.

Konaré, Alfa Oumar (2015). Nous ferons le Mali (vol.2) – Forgeons le bien commun. Bamako : Cauris Livres.

Konaré, Alfa Oumar (2015). La bataille du souvenir. Bamako : Cauris Livres.

Konaré, Katiatou (2014). Guide du Manden – Guide culturel et touristique. Du Mali à la Guinée. (Cauris guides). Bamako : Cauris Livres, L'Oiseau Indigo diffusion.

Konaté, Moussa (2014). Meurtre à Tombouctou. (Noir). Paris : Métailié.

Ladislas, Nze Bekale (2014). Introduction aux finances des collectivités territoriales d'Afrique francophone (Bénin, Burkina Faso, Gabon, Mali, Sénégal). (Recherches). Paris : Publibook.

Lazarevic, Serge (2015). 1111 jours otage au Mali. (Histoires authentiques). Le Chesnay : Editions Jean-Pierre Otelli.

Lemaire, Marianne (éd.) (2014). Celles qui passent sans se rallier. La mission Paulme–Lifchitz, janvier–octobre 1935. (Les Carnets de Bérose). Lahic / DPRPS-Direction des patrimoines. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article508&lang=fr)

Le Roux, Hubert / Sabbagh, Antoine (2015). Paroles de soldats – Les français en guerre, 1983–2015 (Liban, Koweït, Bosnie, Rwanda, Afghanistan, Libye, Mali, Centrafrique). Paris : Editions Tallandier.

Lessana, Marie-Magdeleine (2014). Un théâtre de l'émotion au Mali. Récit. Paris : Editions L'Harmattan.

Maiga, Aboubacar (2014). Nation en sommeil : suivi de nouvelles du Mali. Préface d'Alassane Souleymane. (édition française). Bamako : Editions La Sahélienne. (Format Kindle)

Maïga, Mahmoud-Alpha Boncaneya (2014). Mali : le chaos généralisé. Raccourci d'un journal de voyage. Brazzaville, Paris : Editions Paari – Makitec Sarl.

Mathias, Gregor (2014). Les guerres africaines de François Hollande. Préface de Jean-Louis Triaud. (L'urgence de comprendre). La Tour d’Aigues : Editions de l'Aube.

Meillassoux, Claude (2015). Bamako. Urbanisation d'une communauté africaine. Préface de Jean Copans, introduction par Moussa Sow et Jean-Paul Colleyn. Editions de Tombouctou, avec le concours de l'IRD et de l'IMAF, Bamako (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article641&lang=fr)

Monteleone, Marcello (2014). Le culte de la terre au pays dogon (Mali). Entre coutumes foncières et décentralisation. Turin : Editions L'Harmattan Italia.

Nencini, Robert (2015). Mali : Livre photographique. Editions Corridor Elephant. (Format Kobo Edition, eBook)

Ngono, Emmanuel (2015). Le Président Amadou Toumani Touré et l'expérience malienne du consensus. Paris : Editions L'Harmattan.

Notin, Jean-Christophe (2014). La guerre de la France au Mali. Paris : Editions Tallandier.

Olivier de Sardin, Jean-Pierre / Ridde, Valéry (dir.) (2014). Une politique publique de santé et ses contradictions. La gratuité des soins au Burkina Faso, au Mali et au Niger... (Hommes et Sociétés). Paris : Editions Karthala.

Orsenna, Eric (2015). Mali ô Mali. (Littérature & Documents). Paris : Le Livre de Poche.

Paul, Elisabeth (2014). Les tribulations d'une coopérante belge au Mali. carpe (per)diem. Récit romanesque. (Rue des écoles). Paris : Editions L'Harmattan.

Paulme, Denise / Lifchitz, Deborah (2015). Lettres de Sanga. Editées par Marianne Lemaire. Paris : CNRS Editions. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article653&lang=fr)

Pelizzari, Elisa / Sylla, Omar (sous la direction de) (2014). Enfance et sacrifice au Sénégal, Mali, Gabon. Ecoles coraniques. Pratiques d'initiation. Abus et crimes rituels. Turin : Editions L'Harmattan Italia.

Perret, Thierry (2014). Mali. Une crise au Sahel. (Terrains du siècle). Paris : Editions Karthala.

Salvaing, Bernard / Kounta, Albakaye O. (2014). Instituteur des sables : Bocar Cissé, témoin du Mali. Brinon-sur-Sauldre : Editions Granvaux. (http://editionsgrandvaux.free.fr/spip.php?article532)

Sangaré, Yacouba (2014). Les sanctions en droit du travail – Etude comparative entre le droit français et le droit africain du travail : cas du Mali. PAF (Presses Académiques Francophones).

Scarpa, Rémi / Barrera, Bernard (sous la direction de) (2015). Offensive éclair au Sahel : La Brigade Serval au combat. Villers sur Mer : Pierre de Taillac Editions.

Seydou, Christiane (traductrice et éditrice scientifique) (2014). Héros et personnages du Massina. Récits épiques peuls du Mali. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.

Seydou, Christiane (traductrice et éditrice scientifique) (2014). Les guerres du Massina. Récits épiques peuls du Mali. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.

Sidibé, Sékou Assane (2015). Vision d'un Mali nouveau – "Nos jeunes ont besoin de racines pour se développer et des ailes pour voler". Suresnes : LEN (Les Editions du Net).

Siméant, Johanna (2014). Contester au Mali. Formes de la mobilisation et de la critique à Bamako. (Les Afriques). Paris : Editions Karthala.

Soumaoro, Soumaïla (2014). L'identité des Soumaoro-Kanté. (Hors collection). Bamako : Editions La Sahélienne.

Sow, Fanta (2014). La filière du miel en milieu rural du Sénégal, Guinée, Mali – les stratégies de développement de la filière du miel en milieu rural du Sénégal, Guinée, Mali. PAF (Presses Académiques Européennes).

Sy, Jacques Habib (éd.) (2014). L'Afrique, berceau de l'écriture. Et ses manuscrits en péril. Volume 2 : Contenus et défis de la conservation (Caméroun, Maghreb, Mauritanie, Tombouctou). Sous la direction de Jacques Habib Sy. Paris : Editions L'Harmattan.

Temedt Association "Justice–Paix–Développement" (2014). Esclavage au Mali. Des victimes témoignent. Paris : Editions L'Harmattan.

Tiquet, Père Jean / Bailleul, Charles / Meynet, Pierre (2015). Espèces arbustives spontanées du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal... 260 espèces avec leurs caractéristiques en photos. (Hommes et Sociétés). Paris : Editions Karthala.

Tounkara, Aly (2015). Femmes et discriminations au Mali. (Etudes africaines). Paris : Editions L'Harmattan.

Traoré, Adama Fankele (2014). Le rôle des agents de base sur le développement en Afrique : cas du Mali. Paris : Editions L'Harmattan.

Traoré, Amadou Ousmane (2014). Elevage de poules pondeuses en milieu tropical. Production, gestion économique, audit vétérinaire. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.

Traoré, Aminata Dramane / Diop, Boubacar Boris (2014). La gloire des imposteurs. Lettres sur le Mali et l'Afrique. Paris : Philippe Rey.

Traoré, Cheick Oumar (2014). Les télécentres communautaires au Mali – Les pilotes comme agents de changement dans les télécentres communautaires au Mali. PAF (Presses Académiques Francophones).

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VIVE LE MALI !!!

Hery

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Ethnies au Burkina Faso et au Mali
Bonjour,

Je recherche des livres au sujet des différents peuples du Burkina et du Mali. Je veux connaître leurs localisations géographiques, leurs spécificités culturelles, etc...

Merci de vos conseils...
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Livre: "Le Mali contemporain"
Pour tous les amoureux & amoureuses du MALI !

Le site Malilink signale en une page la parution de l'ouvrage sur "Le Mali contemporain" présenté comme "une importante contribution des chercheurs".

Vous trouverez cette page ici ...

Bonne lecture, Hery

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Youssouf Tata Cissé: mort d'un grand savant (Mali)
Youssouf Tata Cissé s'en est allé

Youssouf Tata Cissé, né en 1935 à San (région de Ségou), était un puits de science : il a consacré une grande partie de sa vie à la découverte, à l'étude et à la préservation du savoir transmis par la tradition orale en Afrique de l'Ouest. Le 10 décembre 2013, cet ethnologue, historien et écrivain est mort à Paris, à l'âge de 78 ans, des suites de maladie, a annoncé Radio Mali. Quelle perte que sa mort, pour le Mali et pour l'Afrique.

Ingénieur agronome qu'il était d'origine, sa rencontre avec Emile Leynaud, son co-auteur dans "Paysans malinké du Haut-Niger", l'a transmis à se passionner pour l'étude de son propre peuple ; il a su tirer beaucoup d'érudition de la riche éducation traditionnelle qu'il avait absorbée, tant à Kita que dans la région de San et dans le nord de la Côte d'Ivoire.

Depuis plusieurs décennies, Youssouf Tata Cissé s'était installé en France où il était chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et enseignait à la Sorbonne et à l'Institut des Hautes Etudes Sociales de Paris. Spécialiste de la littérature orale, des mythes et légendes du Mali et auteur de nombreux ouvrages portant sur ce sujet, il occupe aujourd'hui le même rang et jouit la même renommée que d'autres maîtres : soit Ahmadou Kourouma (Côte d'Ivoire), soit Cheick Hamidou Kané (Sénégal) ou Djibril Tamsir Niane (Guinée).

En 1973 il a soutenu à l'Ecole pratique des Hautes Etudes (Paris) une thèse dirigée par l'ethnologue Germaine Dieterlen, intitulée "Un récit initiatique de chasse: Boli-Nyanan ou les exploits d'un chasseur légendaire".

Il a aussi contribué à l'exhumation et la vulgarisation de la Charte du Mandé ou Charte de Kurukan Fuga, texte oral majeur à la valeur juridique et à la portée universelle confirmée ("La Charte de Kurukan Fuga : aux sources d'une pensée politique en Afrique"). La Charte de Kurukan Fuga est considérée comme l'une des plus anciennes sources des droits de l'homme. Elle est reconnue comme telle par les Nations Unies et est inscrite depuis 2009 par l'UNESCO à son Patrimoine immatériel.

Parmi l'ensemble de ses publications, ce sont surtout les deux ouvrages de référence qui figurent comme les plus connus et les plus cités : "La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire" (1988) et "Soundiata, la gloire du Mali", publiés aux Editions Karthala (voir en bas).

Avec sa mort, c'est un baobab géant du Monde Mandé qui s'écroule : Ala ka hinè a la !

Hery

Ouvrages :

– "Notes sur les sociétés de chausseurs malinké", in: Journal de la Société des Africanistes (1964), tome 34/fasc.2, pp.175–226. – (et Germaine Dieterlen). Les Fondements de la société d'initiation du Komo. Paris, La Haye : Mouton et Cie., 1972. – La notion de personne en Afrique. Paris : Editions du CNRS, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (1). Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (2). L'enfance, l'exil, le testament et les funérailles de Maghan Sondyata, les Peuls du Manding. Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1977. – (et Emile Leynaud). Paysans malinké du Haut Niger : tradition et développement rural en Afrique Soudanaise. Bamako : Imprimerie populaire du Mali, 1978. – (et Wâ Komissoko). La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire. Paris : Karthala-ARSAN, 1988/2007. – (et Wâ Komissoko). Soundiata, la gloire du Mali. Paris : Karthala-ARSAN, 1991. – La confrérie des chasseurs Malinké et Bambara : mythes, rites et récits initiatiques. Ivry : Nouvelles du Sud & Paris : ACCT, 1994. – (et André Magnin). Seydou Keïta. Zurich/Berlin/New York : Scalo, 1997. – Tyiwara. Paris : Galerie Ratton-Hourdé, 2001. – La charte du Mandé et autres traditions du Mali. Paris : Albin Michel, 2003.

Film :

– Sogow, masques bambara. Acmé Films, Centre de l'audiovisuel (CBA), RTBF (réalisateurs : Y.T. Cissé, Jean-Paul Colleyn).

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Le Mali à l'antenne... pour les nostalgiques
🙂Bonjour à tous, Hier soir sur ARTE HD je suis tombé par hasard sur un très beau documentaire avec de magnifiques images sur le fleuve Niger, qui m’a fait retourner sur les lieux de mon voyage au MALI en septembre ; SEGOU, DJENNE, MOPTI, LE LAC DEBO …

Ce reportage intitulé « Niger, fleuve génie » qui s’inscrit dans la thématique d'une série de documentaires sur les : « fleuves du monde » (tournée en HD), est désormais visible sur le site de ARTE et sera rediffusé le 03/08.

Pour les amoureux du MALI et des voyages, si vous n’êtes pas à l’autre bout du monde à ce moment là, L’émission « faut pas rêver » sur France 3, sera également entièrement consacrée au MALI ce vendredi 30/07 à 20h35… à vos télécommandes !!! 🙂
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Livre de Shindouk Ould Najim "Je reviendrai à Tombouctou"
bonjour info sur ce livre , dont je suis en pleine lecture ! " Ce document porte un regard inédit sur le conflit et donne , pour la première fois , la parole à un chef Touareg . il a accepté de raconter son histoire étonnante et de partager son sentiment sur les événements ..." co-écrit avec Laurence Aïda Ammour et JL Peduzzi bonne lecture en espérant la paix dans ce pays ! francia
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Africa Mia
C'est l'histoire d'un groupe de jeunes musiciens du Mali qui, en 1964, fut envoyé à Cuba pour faire partie d'une formation musicale qui donnera des représentations un peu partout sur l'île. Ce groupe s'appelle Las Maravillas de Mali , et à l'époque il connait un certain succès en Afrique.

Plusieurs années plus tard de l'eau a passé sous le pont, mais un réalisateur qui voyageait au Mali fait la connaissance de Dramane qui lui raconte l'aventure des Maravillas de Mali ... Maintenant l'histoire est en film ! Y a plus qu'aller le voir 😎

https://www.fip.fr/emissions/certains-l-aiment-fip/africa-mia-la-fabuleuse-histoire-de-las-maravillas-de-mali

Bande-annonce :

https://www.youtube.com/watch?v=Gmxv9-L3Uvo
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Françaises branchées au Mali
Sorti d’une école de photo, Antonin est devenu écrivain à force de voyager. Après avoir vécu avec les Dogons du Mali, il s’est intéressé à l’Indonésie, puis au Japon. Ce trentenaire inclassable fait des disques avec ses amis africains, monte des expos et réalise des émissions sur les peuples du monde pour France Culture. Il vient de publier un livre qui risque de révolutionner la mentalité des voyageurs : Hôtel de l’Amitié. Rencontre avec un routard moraliste, qui remet brillamment en question notre rapport avec les peuples. Droits réservés

"Quand je vois toutes ces petites Françaises branchées qui se promènent au Mali, qui adorent l’Afrique, les Noirs, la culture africaine, et qui finissent par leur pourrir la vie parce qu’elles refusent d’accepter qu’elles ne comprennent pas tout et que leurs amis africains ne sont pas les petits citoyens modèles que leur amour géant pour le monde voudrait qu’ils soient ! Observer le monde, c’est aussi observer cela. Avec humour. Ce qui est drôle dans l’époque, ce sont ces espèces de scènes absurdes… Parce qu’on voit de plus en plus d’Européens au bout du monde, dans une incompréhension totale. Autrefois, on voyageait pour coloniser, aujourd’hui on voyage par amour. Mais est-ce que le monde est prêt à recevoir notre amour ? Je ne sais pas".

extrait du routard.com
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Mali: divers documents 2015
Le Mali : divers documents 2015

Amis et amoureux du Mali,

veuillez trouver, ci-joints, divers documents susceptibles de vous intéresser.

Je vous signale aussi A) le débat du 26 mars 2015, dirigé par Sékou Tangara, et auquel participaient Younouss Hameye Dicko (Président du RSD, majorité présidentielle), Ismael Sacko (Président du PDSA, majorité présidentielle), Tieble Drame (Président du PARENA, opposition), Amadou Koita (Président PS, Yelen Koura) : http://www.mali-info.net/#!La-majorit%C3%A9-affronte-lopposition-en-d%C3%A9bat-contradictoire-/c8b8/5519c97f0cf2aa18116e02e7 (sur l’accord d’Alger, le débat commence au début de la seconde heure de l’émission), et B) celui du 22 mars 2015, dirigé par Sékou Tangara, et auquel participaient Etienne Fakaba Sissoko, Adam Thiam, Alexis Kalambry et Serge Daniel, que vous trouverez ici : http://www.maliweb.net/video-du-jour/le-debat-du-dimanche-du-22-mars-2015-mali-suite-processus-dalger_arrestations-complices-attentat-877762.html

A lier au surplus un fichier : Un atelier organisé par l'association "Alliance pour la Démocratie au Mali" (A.DE.MA) avait pour thème "Quelle stratégie de défense et de sécurité pour les régions du Nord Mali ?" Synthèse compte-rendu et annexes, pdf hébergé sur Hightail : https://www.hightail.com/download/UlRRT0NTZ2dwaFNxV2NUQw

Voici les documents :

1) Equipe Modibo Kéita : un gouvernement de combat avec 6 rentrants dont Choguel, Ag Erlaf et Dramane Dembélé ; 8 départs dont les ministres à scandales : http://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/actualite_de_la_nation_malienne/120633-equipe-modibo-keita-un-gouvernement-de-combat-avec-6-rentrants-d.html

2) Decret N°2015-0004/P-RP du 10 janvier 2015 portant nomination des membres du gouvernement : http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/120629-la-composition-du-gouvernement-modibo-keita-devoilee.html

3) Human Rights Watch : rapport 2015 – Mali : http://www.hrw.org/fr/world-report/2015/country-chapters/132202

4) Human Rights Watch : effondrement de l'Etat, conflit et atrochités au Mali. Recueil de documents publiés par HRW sur le conflit armé de 2012-13 et ses conséquences : https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=EFFONDREMENT+DE+L%E2%80%99%C3%89TAT%2C+CONFLIT+ET+ATROCIT%C3%89S+AU+MALI+human+rights+watch > télécharger le pdf

5) Le Monde Diplomatique : Philippe Leymarie, En Afrique, d’autres foyers du djihadisme (fév. 2015) : https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=En+Afrique%2C+d%E2%80%99autres+foyers+du+djihadisme > télécharger le pdf

6) Programme de la Rentrée Littéraire du Mali 2015 : Bamako, 24-27 février 2015. Thème général : "Osons réinventer l'avenir": https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=Th%C3%A8me+g%C3%A9n%C3%A9ral+:+%C2%AB+Osons+r%C3%A9inventer+l%27avenir+%C2%BB > télécharger le pdf

http://www.institutfrancaismali.org/bamako/rentree-litteraire-du-mali/

http://niarela.net/societe/education/rentree-litteraire-2015-lexigence-de-qualite-monte

http://fr.africatime.com/mali/articles/mali-litterature-une-rentree-entre-fanon-et-audace

7) Groupe u.r.d. : Etude sur les zones à faible densité : le cas de "Mali" : http://www.urd.org/Etude-sur-la-gouvernance-dans-les,1819

A télécharger en bas de page le document pdf !!!

8) Accord pour la paix et la reconciliation au Mali. Issu du processus d'Alger : www.journaldumali.com/files/communiques/241.pdf

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/01/accords-de-paix-d-alger-une-derniere-chance-pour-le-mali_4585406_3212.html#

9) Friedrich-Ebert-Stiftung/Bureau Bamako : Mali - Mètre : enquête d'opinion : "Que pensent les Maliens?" Numéro spécial pour Gao, Kidal, Ménaka ; janvier/février 2015 : http://library.fes.de/pdf-files/bueros/mali/10100/ > télécharger le pdf/2015

10) Note du Cerfa 119 : Tobias Koepf/Comité d'études des relations franco-allemandes – "L'Allemagne à la recherche d'une stratégie de politique africaine" : https://www.ifri.org/fr/publications/enotes/notes-cerfa/lallemagne-recherche-dune-strategie-de-politique-africaine > télécharger le pdf

11) Middle East Eye, 16 mars 2015 : Laurence Aïda Ammour "Dialogue inter-libyen : une délicate mission pour Alger". http://www.middleeasteye.net/fr/analyses/dialogue-inter-libyen-une-d-licate-mission-pour-alger-211014076

12) Groupe de Suivi Budgetaire (GSB) Mali : rapport évaluation de la mise en œuvre des recommandations formulées par le GSB de janvier 2012 à octobre 2014 : http://www.maliweb.net/economie/developpement/rapport-du-groupe-de-suivi-budgetaire-gsb-difficultes-de-mise-en-oeuvre-de-certaines-recommandations-formulees-de-janvier-2012-octobre-2014-815942.html

13) 20minutes.fr : Mali : un projet d'"attentat de grande envergure" découvert à Bamako : http://www.20minutes.fr/monde/1579303-20150403-mali-projet-attentat-grande-envergure-decouvert-bamako

http://www.rfi.fr/afrique/20150404-explosion-maison-bamako-soupcons-projet-attentat-terrorisme/

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VIVE LE MALI !!!

Hery
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Histoire du Balafon
L’histoire du balafon Avec la découverte et l’utilisation du fer il ya 2500 ans, l’organisation sociale des sociétés africaines change. De nombreux habitants, nomades depuis la nuit des temps, deviennent sédentaires. Des castes se forment, et parmi celles des artisans, le forgeron devient le centre de toutes les activités. Il gagne un pouvoir énorme. Sans lui, il n’y a pas d’armes de chasse, ni d’outils agricoles, ni d’ustensiles de cuisine. Il est le maître du feu, donc celui du bois et c’est lui qui, traditionnellement, sculpte les futs de djembé ou les lames de balafon. Or, on remarque que le geste du balafola est le même que celui du forgeron – la mailloche adopte le mouvement du marteau et la lame remplace l’enclume. Tout laisse donc à croire que les premiers joueurs de balafon étaient des forgerons. Dans l’un des mythes cosmogoniques des Mandingue, le premier habitant sur terre descendu du ciel était un forgeron. Et ce n’est sûrement pas par hasard que le balafon joue un rôle aussi important dans l’histoire de l’avènement du royaume du Mali au 13ième siècle. Cette histoire, chantée et racontée depuis 800 ans par les jelis, est décrite dans une véritable épopée comparable au Mahabarata de l’Inde ou à la chanson des Nibelungen en Germanie. En voici le résumé. A la fin du 12ième siècle, Nare Maghann Konate règne sur le pays mandingue, région qui englobait à l’époque le sud-est du Mali et le nord de la Guinée d’aujourd’hui. Ce roi a deux fils, Soundiata Keita avec une première épouse et Dankaran Touman avec sa deuxième femme. Lorsqu’il meurt, c’est son second fils Dankaran Touman qui, poussé par sa mère, prend le pouvoir à la place de son ainé, qui était pourtant l’héritier légitime. Soundiata part en exil avec sa mère et quelques fidèles et voyage à travers tout le pays, forgeant des alliances avec des chefs de clans. Son père, le roi, qui avait pressenti cette situation, a, juste avant sa mort, nommé Bala Faseke, fils de son propre jeli, jeli de Soundiata, afin que, grâce à ses conseils avisés, celui-ci puisse reprendre un jour le pouvoir usurpé par son demi- frère. Au sud, se trouve le royaume des Sosso, gouverné d’une main de fer par le forgeron Soumaoro Kante, qui annexe un petit royaume après l’autre, jusqu’à menacer aussi son voisin, le pays mandingue, dont il convoite les gigantesques ressources en or. Le jeune roi mandingue Dankaran Touman envoie alors à la cour de l’insatiable roi des Sosso le jeli de Soundiata , Bala Faseke, qui était resté au pays, avec pour mission une médiation entre les deux royaumes. Mais le roi Soumaoro le fait prisonnier, violant ainsi la coutume ancestrale de respect du jeli. Un jour, Bala Faseke pénètre dans la chambre secrète où se trouve le balafon magique donné à Soumaoro par les dondori. Enfreignant ainsi la loi sacrée, selon laquelle seul Soumaoro a le droit d’utiliser ce balafon, Bala Fakese se met à jouer de l’instrument. Bien que loin en brousse et en train de chasser, Soumaoro entend tout de même le son du balafon. Il rentre chez lui à toute allure et découvre Bala Faseke en train de jouer. Fou de rage, il s’apprête à le tuer, mais Bala Faseke entame des louanges à l’honneur de Soumaoro et joue tellement bien que celui-ci se laisse envouter par la musique. Il le nomme même son propre jeli. Désormais, une guerre entre Soundiata Keita et Soumaoro Kante devient inévitable. Après plusieurs batailles sans vainqueur ni vaincu, vient la bataille de Kirina en 1235. Le matin avant le début des hostilités, Bala Faseke réussit à s’enfuir et à revenir auprès de son maître originel, Soundiata Keita. Grâce au soutien retrouvé de son jeli, Soundiata gagne la guerre et devient le premier « mansa », roi du Mali. Son règne est le début d’ une longue période de prospérité, du 13ième au 16ièmesiècle. C’est l’apogée du balafon! Chaque roi ou chef de village, chaque noble a son jeli qui peut exercer sa fonction et développer son art sans souci matériel. Après la défaite de Soumaoro Kante, Bala Faseke a encore joué longtemps de ce balafon magique lors des grandes cérémonies. Soundiata le baptisa Bala Faseke Kouyaté et fonda ainsi une ligne de griots, les Kouyatés. Les descendants de Bala Faseke sont toujours les gardiens de ce balafon appellé le Sosso-Balafon.Il se trouve de nos jours à Niagassolo dans le nord de la Guinée. En 2004, L’UNESCO l’a ajouté à la liste de l’héritage culturel universel mondial.

Gert Kilian, 2008 www.gert-kilian.com
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Tombouctou dans la tourmente (Mali)
Petits films : "Tombouctou dans la tourmente"

Chers amis de la ville de Tombouctou,

pour votre information, l'IRIN (service d'information de l'office des Nations Unies pour la coordination des activités humanitaires) a posté sur Youtube neuf petits films tournés à Tombouctou depuis le départ des groupes armés. Les sous-titres en détail sont : Le Guide touristique – Le Boucher – Les Soldats – Le Maire – Les Déplacés – Les Imams – L'Humanitaire – La Griotte – L'Enquêteur. Durées entre 2 et 11 minutes ...

Pour y accéder, voici le lien :

http://www.youtube.com/watch?v=GyJlM8XULjk&list=PLN9lQ3MisbfG8QxbT4FaAnUB0aEV3eqig

Bien amicalement, Hery
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Contes du Mali (en bambara/français): "La pierre barbue"
Contes du Mali

Gérard Dumestre (éd.) 1989. LA PIERRE BARBUE et autres contes du Mali. Edition bilingue bambara–français. Textes transcrits et traduits par Gérard Dumestre. Illustrations de Caroline Hawkins. Angers : Bibliothèque Municipale. ISBN 2-85755-014-8.

Les dix-huit contes de ce recueil présentés par Gérard Dumestre laissent regarder dans la riche diversité des contes bambara du Mali. La plupart des textes du recueil ont été collectés par lui-même à Dougoukouna, petit village près de Ségou (Mali). Gérard Dumestre, professeur émérite, a einseigné le bambara à l’INALCO (Paris) de 1976 à 2010. Membre de l’UMR (INALCO, CNRS, Paris VII), il a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. Il est auteur de la Grammaire fondamentale du bambara (2003), du Dictionnaire bambara–français (2011) et dans la série des "Classiques Africains" de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, 1975 ; La geste de Ségou, 1979 ; Des bêtes et des hommes. Chants des chasseurs mandingues, 2000) ainsi qu’éditeur de deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances. Chroniques maliennes, 2007).

La collection comprend des contes "moraux", qui représentent et défendent la société traditionnelle et justifient ses règles : le mariage souvent forcé, le respect des anciens, la nécessité de l’entraide, la croyance en Dieu ... Mais aussi des récits d’une veine plus comique, jouant sur le ridicule des personnages ou des situations, ou même des contes mélangeant le fantastique et l’absurde, puis le thème de l’orphélin et celui de l’impuissance face à la nature. Et enfin, bien sûr, à ne pas oublier la femme qui, d’une manière générale, apparaît comme la source des grands conflits parce qu’elle est infidèle, menteuse, sournoise, ingénieuse en matière de tromperie. Etant cruelle et tendre à la fois. Et sa beauté fait souvent des malheurs. Il faut s’en méfier. On y trouve les protagonistes habituels du genre, et d’abord le couple formé de l’hyène, souvent goinfre et stupide, et du lièvre rusé (voir le conte présenté en bas !). Mais aussi le bouc, l’oryctérope (tinba), le margouillat (basa) et le crapaud (ntori), le scorpion (bunteni), la tourterelle qui protège un enfant, l’éléphant (sama) et la poule (shè), le chien (wulu) et le lion (jara), mais aussi la méchante coépouse (sinamuso jugu), les jeunes gens amoureux, la vieille femme déjà un peu bizarre et sorcière, les deux amis inséparables (terima fila), ainsi que la fille rebelle (furukènyè npogotiginin) ... et notamment d’objets qui mènent une vie propre et étrange : une pierre barbue, une hache qui parle, un bras qui court ...

Voici le conte initial (la traduction interlinéaire est de moi) ... :

FARA BONBONSIIMA LA PIERRE BARBUE

– Texte en bambara :

Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. Bonbonsii b’o la. Ale ko : – Ee ! Fara bonbonsiima ? Fara y’alle ta a sen ma ka ale munumunu ka ale pèrèn dugu ma paa ! Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ka taa mankalanninw sòrò yennò. – Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! Mankalanninw nana. – Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: – Ee ! Ko fara bonbonsiima ? Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase ka taa o dun. O dugujè, a taara ngolokulu caman na, ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. Olu nana. – Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. Don dò, a taara nsonsan nò fè, a ko : – Jaaso ! K’e ka na yan bani ! Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : – Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? Nsonsannin ko : – Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? – Ee ! A ko fara tè wa ? Nsonsannin ko : – Ò ! Fara tè wa ? – Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! – Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! – Ò ! A fò fara bon sa ! – Nsonsan ko : – Ò ! Far bòk... – Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! – Ò ! Fara booboo ! – Aa ! Cè, a fò fara sa ! – Fara kè ! – Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! Nsonsannin ye ale kun ci.

– Texte en français :

Un jour, une hyène qui se promenait tomba nez à nez avec une grosse pierre, une grosse pierre barbue. – Ça alors, dit-elle, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre la saisit par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. L’hyène se releva péniblement, regarda attentivement la pierre puis s’en alla trouver les biches, un peu plus loin. – Venez voir, leur dit-elle, regardez un peu, qu’est-ce que c’est ? – Ça alors, s’exclamèrent les biches, mais qu’est-ce que c’est ? Une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Le lendemain, l’hyène s’en alla trouver une bande d’antilopes et leur demanda de venir voir la chose. – Ça alors, dirent-elles en la découvrant, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Et cela continua ainsi, jour après jour, au point que les animaux finirent par se douter de quelque chose. Un jour, l’hyène s’en alla trouver le lièvre, et l’invita à venir voir une chose extraordinaire. Le lièvre la suivit, et découvrant la pierre : – Ça alors, dit-il, mais qu’est-ce que c’est ? – Mon ami Lièvre, ne serait-ce pas une pierre ? – C’en est une, absolument. – Mais Lièvre, ne vois-tu pas qu’elle est particulière, cette pierre ? – Hyène, mon amie, c’est vrai, dis-moi donc ce qu’elle a de si particulier ? – Lièvre, c’est une pierre bb... – Hyène, je vois bien que c’est une pierre bb ! – Ah, Lièvre, tu es vraiment stupide, tu vois bien que c’est une pierre barr... – Oui, oui, c’est bien cela, c’est bien une pierre barr..., dit le lièvre. – Tu ne veux donc pas dire son nom ? s’énerva l’hyène. – Eh bien, mais c’est une pierre, répondit le lièvre. – Ah, petit frère, dis-le moi donc que c’est une pierre barbue ! A ce mot, la pierre saisit l’hyène par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. Alors, sans pitié, le lièvre lui brisa la tête.

– Traduction interlinéaire :

Fara bonbonsiima fara – bonbon-sii-ma pierre – menton-poil-QUAL La pierre barbue.

Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. suruku-ba – taama-tò – dòn – dò – ale – ye – fara-kuru – ye hyène-grand – promener-PART – jour – un – elle – AC – roche-boule – voir Un jour, une hyène qui se promenait, a trouvé une grosse pierre.

Bonbonsii b’o la. Ale ko : bonbon-sii – bè – o – la – ale – ko menton-poil – SIT – DET – SIT – elle – dire Une pierre barbue. Elle a dit :

Ee ! Fara bonbonsiima ? ee – fara – bonbonsiima eh – pierre - barbue Eh ! Une pierre barbue ?

Fara y’ale ta a sen ma ka ale munumunu fara – ye – ale – ta – a – sen – ma – ka – ale – munumunu pierre – AC – lui – prendre – sa – patte – à – CONV – elle – faire tourner La pierre l’a saisie par les pattes, l’a fait tournoyer dans l’air

ka ale pèrèn dugu ma paa ! ka – ale – pèrèn – dugu – ma – paa CONV – elle – flanquer – terre – à – EXP et l’a fracassée par terre avec un bruit terrible.

Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ale – wuli-la – ka – fara – mafilè – ka – taa elle – se lever-AC – CONV – pierre – regarder attentivement – CONV – partir Elle s’est relevée péniblement, l’a regardée attentivement

ka taa mankalanninw sòrò yennò. ka – taa – mankalannin-w – sòrò – yennò CONV – partir – biche-PL – trouver – là-bas et s’en est allée trouver les biches, un peu plus loin.

Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! ko – mankalanninw – aw – ka – na – yan – bani dire – biches – vous – HORT – venir – ici - PHRA Biches, venez ici !

Mankalanninw nana. mankalanninw – na-na biches – venir-AC Les biches sont venues.

Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: ko cè – ko – nin – ye – mun – ye – mankalannin-w – ko ça alors – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – biches – dire Ça alors, c’est quoi ça ? Les biches disent :

Ee ! Ko fara bonbonsiima ? ee – ko – fara – bonbonsiima eh – dire – pierre – barbue Eh ! Une pierre barbue ?

Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – ta – ka – o – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – elles – prendre – CONV – DET – faire tourner – CONV – elles – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.

A y’olu tò lase ka taa o dun. a – ye – olu – tò – lase – ka – taa – o – dun elle – AC – elles – reste – transmettre – CONV – partir – DET – manger Elle a fait vite pour les achever et les dévorer.

O dugujè, a taara ngolokulu caman na, o dugujè – a – taa-ra – ngolo-kulu – caman – na le lendemain matin – elle – partir-AC - ??-bande – beaucoup – à Le lendemain matin, elle est partie chez une bande d’antilopes,

ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. ko – olu – ka – na – nin – fèn – nin – mafilè – bani dire – elles – HORT – venir – DEM – chose – DEM – regarder attentivement – PHRA leur a demandé de venir voir cette chose.

Olu nana. Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? olu – na-na – ee – olu – ko – fara – bonbonsiima elles – venir-AC – eh – elles – dire – pierre – barbue Elles sont venues. Eh ! Elles disent : Une pierre barbue ?

Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – minè – ka – olu – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – eux – prendre – CONV – eux – faire tourner – CONV – eux – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.

A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. a – ye – olu – tò – lase – ka – olu – dun – don o don – a – bè – o – kè – sa elle – AC – elles – reste – envoyer – CONV – elles – manger – un jour - elle – INAC – DET – faire – PHRA Elle a fait vite pour les dévorer. Jour par jour, elle a répété ça.

Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. ayiwa – kungo-sogo – bèè – sòmina – a – ma – sa – bèè – ye – a – ye – ka – a – to – yen alors – brousse-animal – tous – doute – le – à – PHRA – tous – AC – le – voir – CONV – le – rester – là-bas Alors, les animaux sauvages ont commencé à se douter.

Don dò, a taara nsonsan nò fè, don – dò – a – taa-ra – nsonsan – nò – fè jour – un – elle – partir-AC – lièvre – trace – par Un jour, l’hyène a rencontré le lièvre.

a ko : Jaaso ! K’e ka na yan bani ! a – ko – jaaso – ko – e – ka – na – yan – bani elle – dire - ?? – dire – toi – HORT – venir – ici – PHRA Elle dit : Salut, suis-moi.

Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. ko cè – ko – ne – bè – ka – fèn – dò – ye – o – ye – kabakoma-fèn – ye ça alors – dire – je – INAC – CONV – chose – une – voir – DET – EQ – merveilleux-chose – EQ Ça alors, j’ai découvert une chose extraordinaire.

Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : nsonsan – ye – a – nò-minè – ka – na – a – taa-ra – fara – jira – a – la – ko lièvre – AC – le – trace-prendre – CONV – venir – elle – partir-AC – pierre – montrer – il – à – dire Le lièvre l’a suivie pour regarder la chose.

Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? nsonsan – ko – nin – ye – min – ye – de lièvre – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Lièvre, dis, ça c’est quoi ?

Nsonsannin ko : Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? nsonsan-nin – ko – ee – surukuba – nin – ye – mun – ye – de lièvre-petit – dire – eh – hyène – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Le lièvre dit : Eh, hyène, c’est quoi ?

Ee ! A ko fara tè wa ? ee – a – ko – fara – tè – wa eh – elle – dire – pierre – Eqnég - INT Eh, dis, c’est pas une pierre ?

Nsonsannin ko : Ò ! Fara tè wa ? nsonsannin – ko – ò – fara – tè – wa lièvre – dire – oh – pierre – EQnég – INT Le lièvre dit : Oh, c’est pas une pierre ?

Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! ò – nsonsannin – i – fana – sa – ò – sin – ka – a – fò – kè oh – lièvre – tu – aussi – PHRA – oh – PHRA – HORT – le – dire – PHRA Oh, lièvre, quant à toi, dis-le donc !

Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! ò – surukuba – e – yèrè – ka – a – fò – kè oh – hyène – toi – même – HORT – le – dire – PHRA Oh, hyène, dis-le toi-même !

Ò ! A fò fara bon sa ! ò – a – fò – fara – bon – sa oh – le – dire – pierre – bon... – PHRA Dis-le, une pierre b... donc !

Nsonsan ko : Ò ! Far bòk... nsonsan – ko – ò – far – bòk lièvre – dire – oh – pier... – b... Le lièvre dit : Oh ! Une pier... b...

Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! ee – n – dògò – nsonsannin – e – yèrè – de – ka – kolon – kojugu eh – mon – petit – lièvre – toi – même – FOC – DES – faible – trop Eh ! Mon cher lièvre, toi-même, tu es vraiment stupide.

I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! i – bè – sin – ka – a – fò – ko – fara – booboo tu – INAC - ?? – CONV – le – dire – dire – pierre – bb… Dépêche-toi et dis que c’est une pierre barb... !

Ò ! Fara booboo ! Aa ! Cè, a fò fara sa ! Fara kè ! ò – fara – booboo – aa – cè – a – fò – fara – sa – fara – kè euh – pierre – bb… – ah – homme – le – dire – pierre – PHRA – pierre – PHRA Oh, oui, une pierre bb..., je le vois, une pierre, bien sûr !

Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! aa – cè – n – dògò – nsonsannin – a – fò – fara – bonbonsiima – sa ah – homme – mon – petit – lièvre – le – dire – pierre – barbue – PHRA Ah ! Mon cher lièvre, dis donc, que c’est une pierre barbue !

Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! fara – ye – ale – ta – ka – a – munumunu – ka – ale – kè – dugu – ma – paa pierre – AC – lui – prendre – CONV – le – faire tourner – CONV – lui – faire – terre – à – EXP La pierre l’a saisie, l’ a fait tournoyer dans l’air et l’a fracassée par terre.

Nsonsannin ye ale kun ci. nsonsannin – ye – ale – kun – ci lièvre – AC – lui – tête – briser Le lièvre lui a brisé la tête.

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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DES = marque de prédication non-verbale ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale [équatif] négatif ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative affirmative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INT = pronom interrogatif ; PART = participe (de valeur d’inaccompli) ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; QUAL = suffixe dérivatif nominal (de valeur qualificative) ; SIT = marque de prédication non-verbale )

Bonne lecture !

Herbert

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Moussa Konaté: mort d'un grand écrivain et intellectuel (Mali)
"Maa*, toi le génie des eaux, je viens te voir au nom du pacte qui lie mon peuple à toi. Bientôt, les Bozos devront affronter les terribles hommes crocodiles. Parce que je sais que nous sommes liés pour l'éternité, toi et nous les Bozos, j'ai décidé de les affronter en comptant sur ton soutien." (M. Konaté, La malédiction du Lamantin, p.55)

Moussa Konaté nous a quittés

Le romancier, essayiste, dramaturge et éditeur malien Moussa Konaté, surtout connu est estimé par ses policiers du "commissaire Habib", est décédé samedi dernier à Limoges (France). Il avait 62 ans seulement.

Né en 1951 à Kita, au Mali, cet intellectuel et ambassadeur de la culture malienne à l'étranger, diplômé en lettres de l'ENSup de Bamako, a enseigné la littérature pendant plusieurs années avant de se consacrer à une carrière comme écrivain libre. En 1997, il a fondé les éditions Le Figuier, devenant ainsi le premier écrivain-éditeur du Mali, de plus, il était co-directeur du Festival Etonnants Voyageurs de Bamako.

Au début des années '80, il a publié son premier roman, en français ; outre le français, il a publié des ouvrages en langues maliennes dont en peul, en soninké et surtout en bambara : Jakuma kegunnin (Le petit chat rusé), Aladen ni jinèmori lanpan (Aladin et la lampe merveilleuse), Ali Baba ni nsonkè binaani ka kèlè (Ali Baba et les quarante voleurs), Baru n'a basinamuso jugu (Barou et la méchante co-épouse), Sitan dennin faratilen (La fille Sitan en danger) etc., afin de s'adresser surtout à un public juvénile au Mali. Cependant, il s'est fait un nom surtout comme écrivain de policiers pour explorer son pays natal : par les enquêtes de son commissaire fêtiche, Habib. Considéré comme le meilleur représentant de la littérature moderne de son pays, ce Malien a mis en scène son alter ego Habib au pays Dogon (L'Empreinte du renard), dans la capitale malienne (L'Assassin du Banconi) et dans la société bozo le long du fleuve Niger en mettant par écrit le mythe du lamantin et l'histoire des Bozo (La malédiction du Lamantin). Moussa Konaté était toujours un fervent préconiseur du policier : "Je ne vois pas de différence entre le roman policier, et le roman en général. Le roman policier a toute sa place dans la littérature". Que c'est vrai !

Moussa Konaté était aussi essayiste et polémiste, à l'image d'un de ses derniers ouvrages intitulé L'Afrique noire est-elle maudite ? D'une rigueur intellectuelle rarement égalée sur le continent africain, Moussa Konaté s'est fait remarquer aussi comme voix importante contre la dictature de Moussa Traoré (Mali: ils ont assassiné l'espoir. Réflexion sur le drame d'un peuple, en 1990). Depuis samedi dernier, cette voix s'est arrêtée mais il nous reste une vingtaine de livres pleins de l'intelligence d'une grande finesse ayant dévoilé – surtout dans ses policiers – un Mali "écartelé entre modernité et respect de la tradition" ...

Ala ka hinè i la, k’i dayòrò suma !

Hery

Autres ouvrages de cet auteur :

Khasso. Editions théâtrales. 2005. L'Honneur des Kéita. Gallimard, 2002. Un appel de nuit. Lansman, 1995 (rééd. 2004). Chronique d'une journée de répression. L'Harmattan, 1989. Fils du chaos. L'Harmattan, 1986. L'Or du Diable. L'Harmattan, 1985. Une aube incertaine. Présence africaine, 1985. Le Prix de l'âme. Présence africaine, 1981.

*en bozo(-sorogaama), maa veut dire "lamantin" (lat. Trichechus senegalensis)

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Un roman qui se passe au Mali
Présentation de Terminus Paradis Une Afrique authentique, concrète, la vie quotidienne dans un hôtel de luxe décati, où l’on trouve des paumés du bout du monde, Moïse le voyageur, Zakif le tenancier du bar, Ibrahim le fils du pays et le consul de France, en panne lui aussi, qui passent leurs nuits à boire en dissertant sur une liberté qu’aucun d’eux ne semble pratiquer. Cela se passe à Gao, la grande ville du Nord, au Grand Hôtel Terminus Paradis avec ses habitués qui trafiquent au milieu des touristes en groupe organisé, et au bar à Zakif où la clientèle est moins raffinée. Des relations troubles se nouent entre les riches et les pauvres, entre les étrangers et les seigneurs du désert, entre Moïse et la belle Antinéa, mais aussi entre les vivants et leurs disparus. Quelle vieille histoire lie tous ces gens qui prétendent ne pas se connaître ? Il n’y a pas : pour sortir de l’impasse, il faudra raconter, il faudra remonter les années, revivre l’affaire qui entoure la naissance de Moïse. Le seul survivant d’autrefois.

Roman africain, roman exotique, roman initiatique, roman parodique ou roman d’aventure, autant de catégories dans lesquelles on ne saurait classer Terminus Paradis qui, au-delà de toutes ces facettes et facéties, avec son exotisme et son lot d’aventure, parle d’un voyage plus essentiel, plus universel, parce que simplement humain. Derrière les histoires, c’est un livre qui parle de la peur, de toutes les peurs. Les pirates du désert s’emparent des voitures et laissent leurs passagers dans le sable, l’incident de parcours devient le déclencheur d’une descente aux enfers, car le vrai voyage, celui qui vaut la peine d’être tenté, c’est celui qu’on entreprend immobile. D’un monde à l’autre, un voyage qui tourne mal, une expédition qui se perd et qui survit en autarcie, une petite société coupée des hommes et qui refait le monde selon ses principes. Une Afrique mythique, où le désert est une allégorie du monde, le grand vide où l’imagination prend le relais de la vérité. C’est un lieu absolument pur où chacun devient exactement ce qu’il choisit (saint ou sainte, prophète, mère, amant, ivrogne, écrivain et peintre) et peut expérimenter ses phantasmes jusqu’au bout et sans limite. On ne connaît plus ni loi ni respect mais la surenchère dans la folie que les uns appellent absolu et les autres frénésie. Le désert ne vous laisse rien et vous donne en échange tout ce que vous voulez : secte, oasis inconnue, trésor inépuisable, concupiscence et jalousie, tous les ingrédients d’un roman d’aventure s’y trouvent réunis. L’humour accompagne toujours la narration, certains personnages tendent vers la caricature, ailleurs ce sont des notes plus discrètes qui établissent une distance complice avec des personnages très humains.

D’un monde à l’autre, un fils et son père qui ne se connaîtront jamais, un fils ne voulant pas de son père ni de l’histoire familiale qui le tue. Angelo et Satamon sont très jeunes, à peine des adultes et ils ont à lutter contre leurs compagnons d’infortune pour défendre leur amour et leur enfant.

francoise.rullier@gmail.com
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Livre "De Gao à Goa" de Maryse Herman
bonjour, J'aimerais vous signaler la parution d'un livre passionant à lire avant ou pendant le voyage."De Gao à Goa" de Maryse Hermann. C'est un roman, mais tous les faits et annecdotes sont vraies et vécues par l'auteur qui a parcouru entre autre l'afrique et l'Inde où se passe l'histoire.Très bons moments de lecture qui donne aussi à réflechir... IL faut le commander chez L'Harmattan,

Bonnes lectures (les bénéfices serviront pour un projet "humanitaire" cher à l'auteur que je connais de longue date)
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Livre: Le « nouveau Konaté » est là! (Mali)
Moussa Konaté, 2009. La Malédition du Lamantin. Fayard Noir, 224pp., €15.90

« A la saison sèche, au cœur du fleuve Niger, une ethnie réputée pour sa connaissance des mystères du monde aquatique, les Bozo, s’installe sur l’îlot de Kokrini. Un jour, contre toute attente, le fleuve entre en furie et un orage d’une violence inouïe frappe le campement. On découvre au petit matin deux corps sans vie. » Ainsi résume l’éditeur ce nouveau policier de Moussa Konaté, écrivain malien (Bamako, Limoges), et dirigeant du Festival Etonnants Voyageurs au Mali.

Assisté par son inspecteur Sosso, le commissaire Habib est chargé de mener les investigations sur Kokrini, campement bozo temporaire (dagaa, en bozo-sorogaama), dans les faubourgs de Bamako. Pour ses habitants bozo, il est évident que Kouata, le vieux chef de village, et une de ses épouses, Nassoumba, ont été foudroyés par la volonté de Maa, le lamantin, Dieu du fleuve, auquel les Bozo sont liés par un pacte ancestral depuis des siècles, pacte brisé le jour où un Toubab, de passage au Mali, et avec l’aide d’un indigène traître à son peuple, s’est mis en tête de capturer le lamantin (maa, en bozo-sorogaama) pour le vendre et exposer au zoo de Bamako. Cet affront à la divinité et trahison aux Bozo ont provoqué la colère de Maa, irréconciliable, qui les accable, malgré sacrifices et offrandes, de malheurs divers depuis ce moment-là.

Par contre, Habib, formé à « l’école des Toubabs », ne veut croire à vraiment aucune cause du décès surnaturelle, d’autant plus que le corps féminin présente deux coups de couteau, alors que le vieux Kouata semble avoir succombé à un arrêt cardiaque.

Même dans cet ouvrage, Moussa Konaté ne s’écarte pas de son sujet auquel il revient sans cesse. Après une enquête criminelle au pays Dogon (L’Empreinte du Renard, Fayard Noir, 2005), il initie cette fois ses lecteurs au peuple de pêcheurs, les Bozo, musulmans et teintés d’animisme (en héritage de leurs ancêtres), à leur histoire, ainsi qu’à leurs croyances, traditions et coutumes. Au vu d’un crime, Moussa Konaté fait confronter tradition avec modernité, culture traditionnelle avec pragmatisme, rites avec rationalité, en résumé, le Mali ancestral avec le Mali contemporain. Ainsi ce polar constitue un pays ouest-africain composé d’une multitude de cultures qui coexistent et se fertilisent, un Mali aux multiples paradoxes ... « Réflexion lucide [...] sur l’exercice du pouvoir dans les sociétés africaines. » (Le Monde, en juillet 2009)

A lire absolument !

(Un gros I ni ce au Maliden Jean-Claude Faynot, Saint-Jorioz/France, qui m’a fait remarquer à ce nouveau polar malien)

hgb
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Le Sahel: politique municipale au Burkina Faso, au Mali et au Niger
Analyse de la communalisation au Sahel

« Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel », c’est le titre d’un nouvel ouvrage qui est le résultat de plusieurs projets de recherche entre le Département d’anthropologie culturelle et d’ethnologie de l’Université d’Uppsala (Suède), l’Institut des sciences des sociétés du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNSRT, Burkina Faso) et le centre de recherche Point Sud (Mali). Il s’est agi pour les auteurs de cet ouvrage collectif d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes. De cette analyse, il se dégage que la politique communale actuellement au Sahel vit des difficultés, notamment la crise sécuritaire. Mais au-delà de ces difficultés, les élus locaux s’acquittent tant bien que mal de leurs obligations, en faisant en sorte de créer un sentiment d’appartenance locale. L’ouvrage en question comporte 12 études de cas et la plupart de chapitres ont été écrits en tandem entre chercheurs senior et junior dans un esprit collaboratif et engagé.

Etant le fruit d’un travail collectif dans le sens profond du terme, cet ouvrage propose une analyse ethnographique comparative dans des communes sahéliennes, notamment celles du Burkina Faso, du Mali et du Niger. A travers des études de cas basées sur l’enquête de terrain ethnographique, le point de départ était d’analyser la démocratie locale telle qu’elle est pratiquée au niveau municipal. En effet, c’est dans les communes que les plans de développement sont appliqués et c’est le lieu où les politiques publiques prennent corps dans la vie quotidienne des citoyens. C’est dans les communes que la réalisation d’infrastructures et la mise en œuvre d’actions de développement se concrétisent. C’est dans les communes que la forme et la substance de la démocratie se confrontent.

L’ouvrage sur la démocratie par le bas et la politique municipale voudrait contribuer à l’analyse anthropologique comparative sur la base d’une dizaine, voire même presque 20 années d’observation des pratiques de décentralisation dans les différentes communes sahéliennes. Les études de cas sont certes situées dans trois pays spécifiques (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) où les recherches de terrain ont eu lieu, mais les problèmes posés et les thématiques étayées sont pertinents même au-delà de ces pays. Aussi, cet ouvrage se veut une contribution aux études anthropologiques sur la décentralisation afin d’observer la commune à la fois comme entité d’analyse et comme institution locale nouvelle. Promue comme une réforme politico-administrative fondamentale pour la démocratisation, voire même la refondation de l’État, la désormais décentralisation démocratique des années 1990 a suscité beaucoup d’espoirs aussi bien parmi les acteurs politiques que les acteurs de la société civile et les bailleurs de fonds internationaux. Souvent l’espoir était tel que la décentralisation était devenue une panacée du développement. Nombreuses études furent entamées pour réfléchir sur la mise en œuvre de la décentralisation et sa capacité à mobiliser les institutions et les ressources et, bien évidemment, les citoyens. Certaines études ont été faites sur la politique locale ainsi que la mise en œuvre politique, institutionnelle et administrative de la décentralisation, d’autres se sont focalisées sur l’espace public local avec des nouvelles revendications identitaires ainsi que des initiatives pour le développement. Ce qui réunit ces différentes études est une sorte d’ethnographie municipale dans laquelle les intérêts divers et les acteurs hétérogènes interagissent et se confrontent, s’exprimant sur la base d’origine familiale, d’accès aux ressources et d’institutions anciennes. Il y a aussi des études sur les violences et les frustrations politiques qui coexistent, tant bien que mal, avec les discours et les rhétoriques d’être ensemble, d’un co-devenir comme « frères et sœurs ». Au Mali, toute une génération de jeunes anthropologues s’est investie dans des études sur la décentralisation, sous la direction de chercheurs tels que Yaouaga Félix Koné, Bréhima Kassibo et Bréhima Bérigdogo, pour des mémoires de DEA et des thèses de doctorat. De nos jours la décentralisation est, pour de nombreux acteurs, une désillusion, une réforme en panne, dans laquelle notamment les communes rurales sont dans une précarité prégnante.

L’objectif de cet ouvrage est d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans des communes burkinabè, maliennes et nigériennes. Pour ce faire on propose une entrée « par le bas » pour mener une réflexion plus large sur la démocratie et les notions telles que la culture démocratique et le développement local. Il s’agit avant tout des études de cas, parfois liées à un mémoire de DEA ou une thèse de doctorat, mais toujours avec un regard soutenu sur les mécanismes locaux de démocratie pratiquée dans ou autour des communes. Les auteurs sont des chercheurs seniors et des chercheurs juniors ayant mené eux-mêmes des enquêtes de terrain dans des communes spécifiques. Cette composition de chercheurs juniors et seniors s’inscrit dans une tentative de combiner l’enquête de terrain avec une conceptualisation théorique et méthodologique autour de la démocratie locale. L’ouvrage fait suite à un atelier organisé au centre de recherche Point Sud de Bamako, intitulé « Partis politiques, opposition socio-politique et démocratie ‘par le bas’ en municipalités ouest-africaines », 18–19 mars 2014. Au cours de cette rencontre scientifique sous-régionale on a cherché à poser les problèmes méthodologiques et thématiques liés à des recherches ethnographiques dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes, ce qu’on est appelé ici « l’ethnographie municipale ». L’idée était d’explorer les potentialités d’une anthropologie politique axée sur la démocratie municipale et, en même temps, d’encadrer les jeunes anthropologues burkinabè, maliens et nigériens sur l’ethnographie municipale. Dans ce chapitre introductif, je voudrais jeter les bases méthodologiques d’une ethnographie municipale dans laquelle la commune est à la fois l’objet d’étude et l’unité d’analyse. La commune est une arène, un espace public, une représentation culturelle, une institution nouvelle et un enjeu. Elle représente des ressources locales, des appartenances culturelles et des enjeux identitaires. Elle est « le retour à la maison » en même temps qu’elle est une nouvelle création de l’État des pays sahéliens et ailleurs. La commune est également traitée de tous les noms ; elle est la cible des ragots et des revendications, des mobilisations et des manquements, des développements et des détournements. En somme, la commune et ses représentants, notamment le maire et le bureau communal, sont des boucs émissaires par excellence. Pourtant, la démarche anthropologique est non-normative et le souci est de comprendre les pratiques quotidiennes et les enjeux politiques, économiques et culturels des communes étudiées. (tiré et en partie modifié de l’"Introduction" de Sten Hagberg)

Contributeurs : Sidi Barry, Fatoumata Camara, Marie Deridder, Siaka Gnessi, Sten Hagberg, Ludovic O. Kibora, Bintou Koné, Yaouaga Félix Koné, Gabriella Körling, Mohamed Moussa, Moussa Sissoko, Almamy Sylla et N’gna Traoré.

Ouvrage : Hagberg, Sten / Kibora, Ludovic O. / Körling Gabriella (sous la direction de) 2019. Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel. Uppsala Papers in Africa Studies 4. Uppsala : Université d'Uppsala.

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Un pionnier de l'étude des traditions orales africaines est mort (Guinée, France)
« Les paroles très anciennes, c’est comme les graines : tu les sèmes avant les pluies, la terre est chauffée par le soleil, la pluie vient les mouiller, l’eau de la terre pénètre dans les graines, les graines se changent en herbe, puis deviennent des épis de mil. Ainsi toi à qui je viens de dire la parole très ancienne, tu es la terre, j’ai semé en toi la graine de la parole, il faut que l’eau de la vie pénètre en la graine pour que la germination de la parole ait lieu. » (un griot ; rec. par Sory Camara)*

Sory Camara

Auteur de "Gens de la parole" (et de bien d’autres ouvrages souvent cités dans les études sur le monde Mandé), essayiste et éminent professeur d’anthropologie sociale et culturelle à l’université de Bordeaux 2 Victor Segalen, Sory Djadjé Camara est décédé avant-hier, jeudi, 4 mai 2017. Il avait 78 ans...

Dans son chef-d’œuvre, une analyse littéraire-sociologique, précisément intitulée "Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké", Sory Camara explique la complexité du monde griotique qui se trouve localisé dans le sud et l’est du Mali, au Sénégal, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau, dans le nord de la Côte-d’Ivoire et au Burkina Faso. Il nous informe sur la signification sociale des rôles (fonctions) du griot, sur le symbolisme des instruments et du vocabulaire, la hiérarchie sociale (c.à.d. la structuration verticale de la société en formations sociales) et les distinctions entre les griots : exclus à jamais de la 'caste' des nobles (hɔrɔn en bambara), les griots en deviennent les témoins et porte-paroles. Avec un art transmis de génération en génération, ils utilisent la parole, chantée ou non, la musique et la danse, ils font fonction de médiateurs sociaux et politiques. N’ayant pas des producteurs de biens matériels (comme d’autres 'castes' à l'intérieur du système) mais des producteurs de paroles, et c’est en tant que tels que Sory Camara les a situés dans l’ensemble social. Finalement, Camara démontre l’indispensable présence du griot (jeli en bambara) pour la survie de ces sociétés castées** et hiérarchisées. Cette position centrale du griot dans la communication s’est maintenue à travers l’histoire au Manden car les règles de communication n’ont pas été modifiées. Nous voyons donc, il faut que ces "gens de la parole" (formule heureuse !) soient des hommes aux multiples talents. Ils dérivent leurs diverses compétences de la connaissance intime qu’ils ont de leurs proxènes. Ils sont musiciens, chroniqueurs et même historiens. Toujours grâce à leurs connaissances des événements dans leur sous-région, les griots peuvent remplir avec succès leur mission de diplomate et d’arbitre dans les conflits opposant les individus, les clans ou les familles... (cependant, à dire vrai, leur polyvalence les rend aussi ambigus. S’ils sont à même de restaurer la paix, ils peuvent aussi troubler celle-ci en poussant leurs 'employeurs', les hɔrɔn, à des actes violents. Mais bon, passons, c’est une autre histoire😉).

Pour cet immense essai anthropologique, l’Association des écrivains de langue française lui a accordé le prestigieux Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 1977.

Un grand Merci pour les savoirs transmis en fin des années 70 pour comprendre mieux le monde Mandé en général, le Mali et toute cette région fascinante en Afrique de l‘Ouest en particulier. Ta mémoire et ton œuvre littéraire démeurent éternellement et survivent comme source d’inspiration nouvelle et vibrante pour les générations à venir. Repose en paix, ka hinɛ i la, k’i dayɔrɔ suma !

Ouvrages : - Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT, Karthala, SAEC. (1976/1992) - Paroles très anciennes ou le mythe de l’accomplissement de l’homme. Grenoble : La Pensée sauvage. - "Femmes africaines, polygamie et autorité masculine", Ethnopsychologie. Revue de Psychologie des peuples, tome 33, vol.1, janvier-mars 1978 : 43-53.

Hery

*http://llacan.vjf.cnrs.fr/fichiers/ParolesAfrique_guide.pdf **les sociétés au Manden se caractérisent par une hiérarchie tripartite (hɔrɔn / ɲamakala / jɔn). Mais considérer les chaînes de ces sociétés comme étant des sociétés à caste, il en faut faire attention. Vu ce que nous savons des castes indiennes (ces soi-disant "intouchables"), il faut prendre distance quant à l’application de ce terme au système social duquel je parle en haut mais préférer plutôt le terme "casté" pour indiquer l’appartenance d’un individu au groupe des hɔrɔn, ɲamakala etc. ...
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Décès: le chroniqueur du Mali libre
"Il a donné la plus belle image d'une Afrique pleine d'espoir"

Disparition d'un grand humaniste avec appareil photo

Un pionnier de la photographie en Afrique est mort. Le célèbre photographe malien Malick Sidibé, né en 1935 dans une famille peule à Soloba, petit village au cercle de Yanfolila (région de Sikasso dans le sud du Mali), s'est éteint à Bamako le 14 avril des suites d'un cancer. Il avait 80 ans. Ses photos tiennent l'euphorie d'une époque révolue : en 1957, trois ans avant l'indépendance de son pays, il est le seul reporter de Bamako à couvrir tous les événements, fêtes et surprises-parties. Cinq ans plus tard, le "Studio Malick" ouvre ses portes à Bagadadji, quartier central dans la capitale malienne. Malick Sidibé a photographié les nuits chaudes à Bamako, les fêtes et les joies où la jeunesse découvrait les danses modernes venues d'Europe et de Cuba, en s'habillant à la mode occidentale...

Dans son œuvre, Sidibé a immortalisé un Mali d'une époque plus joyeuse et insouciante, les années 1960, dans ses premières années après l'indépendance et avant le premier coup d'Etat en 1968, lorsque la jeunesse de Bamako (comme celle dans toutes les grandes villes africaines) était encore pleine d'optimisme et avait foi en un brillant avenir, une époque où le sentiment d'être déconnecté du reste du monde, n'était pas encore aussi répandu qu'il le fut plus tard. Bref, à travers les photos prises dans son studio au cours des années '50 et '60, il avait livré un travail remarquable sur "une période importante de l'histoire africaine, qui fut une étape d'émancipation, de bouleversements culturels, de fierté et d'espoir pour l'avenir", avait souligné le jury PhotoEspaña en lui attribuant son prix en 2009. Pas du tout le seul prix concédé à lui : l'œuvre de Malick Sidibé avait été récompensée de surcroît par le Lion d'Or à la Biennale de Venise, les prix Hasselblad, très prestigieux (il est le premier Africain à recevoir cette récompense), et du Centre International de la Photographie, New York.

Ce qui caractérise son travail de cette époque-là, ce sont ses photos de portrait : dans l'entourage privé, aux parties des jeunes gens épris de musique, dans le cercle d'amis où les photographiés prenaient des poses tout exprès. C'est prinicipalement la vie des gens simples qu'il a conservée, d'un regard des faits, presque affectueux et toujours plein de beauté...

Malick Sidibé, surnommé "l'œil de Bamako", est un des photographes maliens les plus connus à l'étranger, avec Seydou Keïta, considéré comme un des plus grands portraitistes de la seconde moitié du 20e siècle, premier artiste africain exposé seul au Grand Palais, à Paris, pour une rétrospective jusqu'en juillet.

"Malick Sidibé est un grand. Il a documenté la vie bamakoise, avec des photos qui ont une valeur incontournable", a rappelé Samuel Sidibé, directeur du Musée national de Bamako et délégué général de la Biennale africaine de la photographie, où l'artiste avait été mis en l'honneur dès la première édition de l'événement, en 1994...

Il y a quelques années déjà, Malick Sidibé a abandonné la photographie à cause de sa maladie. Pendant cinq années, il a lutté contre le cancer. Le jeudi passé, Sidibé est décédé à l'hôpital Gabriel Touré à Bamako... Paix à son âme !

Hery

www.gallery51.com/...9&fotograafid=47

www.artnet.com/artists/malick-sidibe/

owning-my-truth.com/...-sidib%C3%A9-b-19356

www.theguardian.com/...936-2016-in-pictures
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L'initiative "Timbuktu Renaissance" (Mali)
Faire revivre une ville "réelle" et "mythique"

Timbuktu, Timboctú, Timbuctoo, Tinbuctu, Tombouctou, Tombutu, Tumbuto ou Tumutu ?! Peu importe comment il s'orthographie, ce nom est une maxime, une formule rituelle, pour une fois entendu, jamais plus oublié...

Il y a deux Tombouctous : l'une est le centre administratif de la 6e région de la République du Mali, dans le nord-ouest du pays, une ville de caravanes assez calme, située au sommet de la boucle du fleuve Niger, au point où celui-ci se rapproche le plus du Sahara, une ville sans ombre et d'un climat désertique chaud à saison hivernale, à l'époque une métropole commerciale célèbre au Soudan, un grand trafic inter-africain et un centre financier en direction de Fez, Kaïrouan, le Fezzan, Le Caire et même en dehors de l'Afrique, à Vénise, à Genève..., une ville abritant plusieurs sites déclarés patrimoine mondial, un endroit dont la réalité quotidienne est déjà décrite dans le journal Voyage à Tombouctou et à Jenné par le Français René Caillié ayant voyagé jusqu'à Tombouctou de 1824 à 1828, de caravane en caravane, déguisé en Arabe, converti à l'islam et le pratiquant scrupuleusement, une ville qui a connu à son apogée une véritable industrie du livre avec de nombreux ateliers de sélection des manuscrits de scribes et calligraphes, de correcteurs, de relieurs et de recherche, un foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle qui était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan (aujourd'hui encore, la localité recèle d'importantes collections de documents écrits par des natifs de la ville de Tombouctou), la "ville des 333 saints", bref, un fief de l'érudition islamique pendant des siècles... On ne peut pas finir sans parler de ce vieil adage du 16e siècle qui campe sur le vif cette ville : "Le sel vient du Nord, l'or vient du Sud et l'argent des pays des Blancs ; mais la parole de Dieu, les choses savantes, les histoires et les contes jolis, on ne les trouve qu'à Tombouctou". Ce sont toutes ces particularités réunies qui ont fait de Tombouctou la ville mystérieuse qui, en plus des chercheurs musulmans et des curieux de toutes les nations, a attiré beaucoup de célèbres Européens dont les maisons de passage sont aujourd'hui monuments historiques ; il s'agit de l'Anglais Laing (1826), du Français Caillié (1828), de l'Allemand Barth (1853), de l'Autrichien Lenz (1880), de l'Américain Berky (1912)...

Et puis, il y a une Tombouctou imaginaire, une ville mythique dans une Arcadie, une Fata Morgana antipodale, une ville qu'associent les Européens avec le fin fond du monde connu ("Tinbuctu, l'autre bout du monde !")... ou une "blague stupide", veut dire que la Tombouctou des touristes et voyageurs de passage, lesquels sont souvent déçus par la ville tout en se posant en place deux questions seulement : "Où recevoir le plus vite possible un drink ?" et "Pourquoi suis-je vraiment ici ?" Néanmoins, les mêmes "peuvent toujours affirmer qu'ils y sont rendus parce que ce lieu a colonisé notre imaginaire, celui des Occidentaux, à tel point que Tombouctou a encore suffisamment de force pour donner naissance à des suggestions de post- ou pseudo-explorateurs" (Marco Aime 2009: 514).

Malheureusement, depuis 2012, la ville de Tombouctou rappelle aussi la menace destructive de l’extrémisme religieux. Des groupes armés, y compris des jihadistes liés à Al Qaïda, ont envahi le pays et opprimé la population locale, circulant en moto, un mégaphone à la main pour ânonner leurs lois et procédant à des flagellations ou à des amputations, endommageant des mausolées et autres lieux saints, détruisant des œuvres d'art à la kalachnikov, incendiant des milliers de manuscrits, interdisant les livres, le sport, la danse et la musique. Une coalition de forces a libéré Tombouctou et chassé les terroristes, mais la paix demeure jusqu'ici fragile. L’économie – essentiellement basée sur l’artisanat, le commerce, et le tourisme – a dépéri depuis complètement.

En alliance avec la Brookings Institution et le Gouvernement à Bamako, Timbuktu Renaissance est une plateforme qui vise à s’appuyer sur la riche culture et l’héritage du Mali, notamment celui de Tombouctou, pour promouvoir la tolérance et faire démarrer la création de richesse et la résilience. L’initiative cherche non seulement à booster les industries créatrices du Mali telles que le tourisme, la littérature, l’architecture, la musique, le film et l’art, mais également à mobiliser l’investissement pour le développement économique durable dans des domaines comprenant l’éducation, l’agriculture, les énergies renouvelables et les ressources naturelles.

Visitez et goûtez le site Timbuktu Renaissance : http://www.timbukturenaissance.org/fr/

Hery
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Polar posthume de Moussa Konaté: "Meurtre à Tombouctou" (Mali)
Paru : quatrième polar de Moussa Konaté

(d'abord un GRAND MERCI à un ami de Savoie, lui aussi un passionné du MALI, qui m'a remis cette nouvelle ce matin)

L'écrivain, essayiste, dramaturge et éditeur malien Moussa Konaté s'est éteint le 30 novembre 2013 à Limoges (France), à l'âge de 62 ans. Meilleur représentant de la littérature moderne de son pays natal, Moussa Konaté s'est aussi fait un nom par ses policiers autour de son commissaire Habib, assisté par son adjoint Sosso. Après L'Assassin du Banconi (2002), L'Empreinte du renard (2005) et La Malédiction du Lamantin (2009), les Editions Métailié (Paris) ont publié le 3 avril 2014 son quatrième polar, intitulé Meurtre à Tombouctou ... Et selon l'hebdomadaire Jeune Afrique, un cinquième, L'Affaire des Coupeurs de têtes, va paraître également chez Métailié en 2014 ...

Sa maison d'édition (Editions Métailié) écrit sur son site :

"Une enquête du commissaire Habib

Un jeune Touareg est retrouvé mort au pied d’un figuier, non loin de Tombouctou. Quelques heures plus tard, devant un hôtel de la ville, un cavalier enturbanné de noir tire trois coups en l’air en proférant : »Sales mécréants de Français, vous allez tous mourir. Qu’Allah vous maudisse !« Branle-bas de combat : les terroristes sont à nos portes ! Il n’en faut pas plus pour que Bamako dépêche sur place le commissaire Habib, flanqué de son adjoint Sosso et d’un agent du Renseignement français, Guillaume. À Tombouctou on a le sang chaud, et la famille a tôt fait d’accuser un clan rival et néanmoins parent, tandis que tout le monde tente d’écarter Habib de l’enquête : les notables lui conseillent fermement de repartir chez lui sans faire de vagues, le gouverneur lui propose de confier l’enquête à un marabout-devin très puissant. Guillaume, lui, voit des terroristes partout, quand il ne tombe pas amoureux de chaque Tombouctienne qui passe. Avec son copain Sosso, ils écument les rues de la ville et découvrent fascinés quelques-unes des étranges coutumes du coin. Mais Habib est un vieux sage, pas du genre à se laisser impressionner ; entre le silence des uns et les mensonges des autres, il se fraye le seul chemin valable : celui de la vérité.

Juste avant la guerre, aux portes du désert malien, Moussa Konaté met en scène un peuple fier, qui défend farouchement ses traditions ; loin des clichés sur l’Afrique mystérieuse ou l’islamisme rampant, il livre un roman policier efficace et juste, où l’on découvre que, dans les tribus touaregs, les femmes ne disent rien mais n’en pensent pas moins."

Le livre : Moussa Konaté (2014). Meurtre à Tombouctou. Broché. Paris : Editions Métailié.

Bonne lecture, Hery
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