voila j aimerai partir habiter pres de la frontiere suisse francaise ( Geneve) et j aimerai savoir comment faut il faire pour avoir un permis de travail pour bosser en Suisse, est ce possible de trouver un job, serveur barman, manutention, usine, ...
Est ce possible d habiter en France et de travailler en Suisse ou c est mieux d habiter en Suisse enfin je chercher des gens qui font ou qui ou déja bosser en Suisse, merci d avance
Je viens de trouver un plan pour faire les vendanges en Suisse, on me propose un salaire de 13 F suisses de l'heure...
On m'a dit qu'il n'y avait pas de salaire minimun en Suisse, est-ce un bon salaire?
Merci pour vos réponses !!!
Hello à tous !
J'ai souvent l'occasion de faire prendre la ligne TER Lyon > Annemasse et j'ai remarqué pendant ces derniers temps pas mal de chouettes endroits pour la photographie.
Je me demandais donc, si depuis la gare, il était possible/envisageable de crapahuter (vers Culoz ou Seyssel ?) sur une journée (histoire de prendre le TER a l'aller et au retour), tout en trouvant de belles choses à prendre en photo (lac/montagne/cascade ?).
Pour info, voici ou la gare s'arrête entre Lyon et Annemasse :
GARE DE AMBÉRIEU-EN-BUGEY GARE DE TENAY-HAUTEVILLE GARE DE CULOZ GARE DE SEYSSEL-CORBONOD
Merci d'avance pour vos lumières :)
J'ai souvent l'occasion de faire prendre la ligne TER Lyon > Annemasse et j'ai remarqué pendant ces derniers temps pas mal de chouettes endroits pour la photographie.
Je me demandais donc, si depuis la gare, il était possible/envisageable de crapahuter (vers Culoz ou Seyssel ?) sur une journée (histoire de prendre le TER a l'aller et au retour), tout en trouvant de belles choses à prendre en photo (lac/montagne/cascade ?).
Pour info, voici ou la gare s'arrête entre Lyon et Annemasse :
GARE DE AMBÉRIEU-EN-BUGEY GARE DE TENAY-HAUTEVILLE GARE DE CULOZ GARE DE SEYSSEL-CORBONOD
Merci d'avance pour vos lumières :)
Bonjour,
J'ai prévu de partir à Genève et Lausanne en Septembre mais n'ayant pas de voiture, j'aimerai me mettre dans un quartier pratique géographiquement pour pouvoir visiter chacune des villes facilement. Je ne sais pas s'il y a des quartiers à éviter.
Si vous avez quelques conseils à me donner !
Merci d'avance
y a -t-il des gens qui ont visiter la suisse et qui ont de belles photos de ce pays,
Bonjour a toutes et a tous,
Etant tout nouveau sur la region (encore a l'hotel sur Geneve), je serais interesse de rencontrer des gens qui aiment voyager. Encore plus, si c'est en famille.
Se raconter ses derniers voyages, c'est prendre des idees pour les prochains !! Je retournerais bien au japon par exemple ...
Donc si ca vous tente, proposez des dates ou faites moi signe pour une biere un de ces soirs !
A+,
Etant tout nouveau sur la region (encore a l'hotel sur Geneve), je serais interesse de rencontrer des gens qui aiment voyager. Encore plus, si c'est en famille.
Se raconter ses derniers voyages, c'est prendre des idees pour les prochains !! Je retournerais bien au japon par exemple ...
Donc si ca vous tente, proposez des dates ou faites moi signe pour une biere un de ces soirs !
A+,
Voici un intelligent article paru dans la Tribune de Genève de ce jour. A méditer avant de franchir la frontière amis français.😏
Le mythe de l’eldorado suisse serait-il en train de s’effriter? Si les frontaliers sont encore légion dans le canton, une nouvelle réalité pointe le bout de son nez. Avant de franchir la frontière, les travailleurs hésitent. Ils procèdent désormais à de savants calculs avant d’opter pour un emploi à Genève. Même ceux qui occupent un poste, parfois depuis de nombreuses années, commencent à se poser la question d’un retour au bercail. A l’image de Dominique Vanwaelscappel. Infirmier à l’Hôpital cantonal, cet habitant de Bons-en-Chablais a eu ces derniers temps une sérieuse envie de faire son paquetage. «J’ai connu l’opulence, explique-t-il. Il y a vingt ans, on nous proposait des formations, des congrès, il y avait plus de personnel. Depuis, les conditions ont changé. La charge de travail par exemple a pratiquement doublé.» Et d’évoquer tous ces «détails» qui modifient la donne. «Certains acquis sociaux ont disparu, le coût de l’assurance maladie a fortement augmenté. Désormais, même le parking est payant.» Autant d’éléments qui, mis bout à bout, grignotent son budget. Mais surtout, depuis l’arrivée de l’euro, il a perdu 600 francs sur son salaire. Une perte de salaire de 10 à 12% Le taux de change est sans conteste la principale raison des tergiversations des frontaliers. Et pour cause, depuis l’entrée en vigueur de la monnaie unique en 2002, ils n’ont cessé de voir leur salaire diminuer. La perte se chiffre entre 10 et 12% et peut atteindre dans certains cas 15%. «Ils commencent à faire leurs calculs et se disent que, finalement, travailler à Genève, ce n’est peut-être pas tellement l’eldorado», confirme Sabine Von der Weid, secrétaire permanente de l’Union des associations patronales genevoises. «Genève reste attractive. Mais la perte de salaire, qui pour certains peut atteindre 1000 francs, couplée à la qualité de vie, incite certains à préférer un travail en France.» D’autant que la situation économique est au beau fixe des deux côtés de la frontière. «Je n’aurais pas quitté mon emploi à Genève si je n’avais pas été persuadé de trouver un poste en France. Dans ma branche, les offres d’emploi sont nombreuses», signale Claude Lacroix. Après vingt-neuf ans à la Coop, il a donné son congé fin 2006. Même si le salaire passe de 4000 francs net à Genève à 3300 francs environ, il a fait ses calculs: «Quand on répartit sur l’année le prix de l’assurance maladie, le coût du transport, l’usure de la voiture, la différence est finalement faible.» Employé comme intérimaire chez Rolex, Sébastien n’a, lui, pas souhaité aller au-delà de son contrat d’un an. Habitant la vallée de l’Arve, il faisait chaque jour une centaine de kilomètres aller-retour. «Entre les heures de travail et de transport, je devais compter cinquante heures environ par semaine. Alors qu’en travaillant plus près de chez moi, j’aurai beaucoup plus de temps pour ma vie à côté.» Sans compter, là encore, le coût des trajets quotidiens. La flambée du prix de l’essence, l’augmentation des tarifs de péages autoroutiers entrent en ligne de compte. Si ceux qui sont installés dans la région hésitent, ceux qui viennent de plus loin ont toutes les raisons de s’interroger. A l’accueil du Groupement transfrontalier, Edwige Charrat observe ce phénomène. «Ils font la liste des plus et des moins. Et ça, c’est nouveau.» Le prix de l’immobilier dans la région frontalière en refroidit plus d’un. Des Haut-Savoyards d’origine envisagent eux aussi de quitter leur département.
«Que 200 euros de plus…» Loin d’arranger les choses, le contexte général peut parfois s’avérer pesant. «Une campagne comme celle menée par l’UDC lors des dernières élections n’entraîne pas les départs, estime Jean-François Besson, secrétaire général du Groupement, mais elle vient se greffer à une situation générale. Au fond, les frontaliers commencent à se dire: si c’est seulement pour gagner 200 euros de plus, à quoi bon!» Et de relativiser: «Avant, le salaire justifiait à lui seul que l’on passe la frontière. Aujourd’hui, l’intérêt bascule.» L’attrait pour le travail en lui-même prime, suivent la volonté de rester dans la région et enfin la rémunération. POURQUOI? Le salaire et les charges indirectes Un taux de change défavorable. En janvier 2003, 4000 francs devenaient 2760 euros. Quand un euro vaut 1, 68 franc, le frontalier ne touche plus que 2380 euros. L’assurance maladie. Les charges sociales payées par le frontalier n’incluent pas l’assurance (LAMal ou Couverture maladie universelle ou assurance privée). Le coût des trajets et du parking. Les tarifs immobiliers dans la région. La qualité de vie Les 35 heures en France contre 40 heures en Suisse. Le temps passé dans les transports. Sans compter le stress des bouchons. L’âge de la retraite: 60 ans en France contre 65 en Suisse. Les congés maternité qui s’étendent en France à 16 semaines (6 avant et 10 après l’accouchement) La sûreté de l’emploi: le licenciement est plus encadré en France
Le mythe de l’eldorado suisse serait-il en train de s’effriter? Si les frontaliers sont encore légion dans le canton, une nouvelle réalité pointe le bout de son nez. Avant de franchir la frontière, les travailleurs hésitent. Ils procèdent désormais à de savants calculs avant d’opter pour un emploi à Genève. Même ceux qui occupent un poste, parfois depuis de nombreuses années, commencent à se poser la question d’un retour au bercail. A l’image de Dominique Vanwaelscappel. Infirmier à l’Hôpital cantonal, cet habitant de Bons-en-Chablais a eu ces derniers temps une sérieuse envie de faire son paquetage. «J’ai connu l’opulence, explique-t-il. Il y a vingt ans, on nous proposait des formations, des congrès, il y avait plus de personnel. Depuis, les conditions ont changé. La charge de travail par exemple a pratiquement doublé.» Et d’évoquer tous ces «détails» qui modifient la donne. «Certains acquis sociaux ont disparu, le coût de l’assurance maladie a fortement augmenté. Désormais, même le parking est payant.» Autant d’éléments qui, mis bout à bout, grignotent son budget. Mais surtout, depuis l’arrivée de l’euro, il a perdu 600 francs sur son salaire. Une perte de salaire de 10 à 12% Le taux de change est sans conteste la principale raison des tergiversations des frontaliers. Et pour cause, depuis l’entrée en vigueur de la monnaie unique en 2002, ils n’ont cessé de voir leur salaire diminuer. La perte se chiffre entre 10 et 12% et peut atteindre dans certains cas 15%. «Ils commencent à faire leurs calculs et se disent que, finalement, travailler à Genève, ce n’est peut-être pas tellement l’eldorado», confirme Sabine Von der Weid, secrétaire permanente de l’Union des associations patronales genevoises. «Genève reste attractive. Mais la perte de salaire, qui pour certains peut atteindre 1000 francs, couplée à la qualité de vie, incite certains à préférer un travail en France.» D’autant que la situation économique est au beau fixe des deux côtés de la frontière. «Je n’aurais pas quitté mon emploi à Genève si je n’avais pas été persuadé de trouver un poste en France. Dans ma branche, les offres d’emploi sont nombreuses», signale Claude Lacroix. Après vingt-neuf ans à la Coop, il a donné son congé fin 2006. Même si le salaire passe de 4000 francs net à Genève à 3300 francs environ, il a fait ses calculs: «Quand on répartit sur l’année le prix de l’assurance maladie, le coût du transport, l’usure de la voiture, la différence est finalement faible.» Employé comme intérimaire chez Rolex, Sébastien n’a, lui, pas souhaité aller au-delà de son contrat d’un an. Habitant la vallée de l’Arve, il faisait chaque jour une centaine de kilomètres aller-retour. «Entre les heures de travail et de transport, je devais compter cinquante heures environ par semaine. Alors qu’en travaillant plus près de chez moi, j’aurai beaucoup plus de temps pour ma vie à côté.» Sans compter, là encore, le coût des trajets quotidiens. La flambée du prix de l’essence, l’augmentation des tarifs de péages autoroutiers entrent en ligne de compte. Si ceux qui sont installés dans la région hésitent, ceux qui viennent de plus loin ont toutes les raisons de s’interroger. A l’accueil du Groupement transfrontalier, Edwige Charrat observe ce phénomène. «Ils font la liste des plus et des moins. Et ça, c’est nouveau.» Le prix de l’immobilier dans la région frontalière en refroidit plus d’un. Des Haut-Savoyards d’origine envisagent eux aussi de quitter leur département.
«Que 200 euros de plus…» Loin d’arranger les choses, le contexte général peut parfois s’avérer pesant. «Une campagne comme celle menée par l’UDC lors des dernières élections n’entraîne pas les départs, estime Jean-François Besson, secrétaire général du Groupement, mais elle vient se greffer à une situation générale. Au fond, les frontaliers commencent à se dire: si c’est seulement pour gagner 200 euros de plus, à quoi bon!» Et de relativiser: «Avant, le salaire justifiait à lui seul que l’on passe la frontière. Aujourd’hui, l’intérêt bascule.» L’attrait pour le travail en lui-même prime, suivent la volonté de rester dans la région et enfin la rémunération. POURQUOI? Le salaire et les charges indirectes Un taux de change défavorable. En janvier 2003, 4000 francs devenaient 2760 euros. Quand un euro vaut 1, 68 franc, le frontalier ne touche plus que 2380 euros. L’assurance maladie. Les charges sociales payées par le frontalier n’incluent pas l’assurance (LAMal ou Couverture maladie universelle ou assurance privée). Le coût des trajets et du parking. Les tarifs immobiliers dans la région. La qualité de vie Les 35 heures en France contre 40 heures en Suisse. Le temps passé dans les transports. Sans compter le stress des bouchons. L’âge de la retraite: 60 ans en France contre 65 en Suisse. Les congés maternité qui s’étendent en France à 16 semaines (6 avant et 10 après l’accouchement) La sûreté de l’emploi: le licenciement est plus encadré en France
Bonjour !
J'ai l'intention de profiter d'un voyage en France pour aller passer 4 jours en Suisse. Je prévois faire ce voyage à fin octobre-début novembre 2011. Ce sera un premier contact avec ce pays pour moi. J'arriverai à Bâle et je voyagerai en train. Je cherche particulièrement les «incontournables» et les sites historiques. J'ai déjà fait des recherches Internet et j'ai trouvé beaucoup d'information. Ce que j'aimerais avoir maintenant, ce sont vos suggestions! Un grand merci d'avance!
J'ai l'intention de profiter d'un voyage en France pour aller passer 4 jours en Suisse. Je prévois faire ce voyage à fin octobre-début novembre 2011. Ce sera un premier contact avec ce pays pour moi. J'arriverai à Bâle et je voyagerai en train. Je cherche particulièrement les «incontournables» et les sites historiques. J'ai déjà fait des recherches Internet et j'ai trouvé beaucoup d'information. Ce que j'aimerais avoir maintenant, ce sont vos suggestions! Un grand merci d'avance!
bonjour
je suis francais j'ai ete embauché a lausanne dans une entreprise de transport j'ai travaillé 2 mois j'ai eu mon permis travail suisse B et je commence ma journée a 7h en formation et hop a 9 h le formateur me dit que je suis convoqué et qu'il ne voulait plus de moi je ne plaisais peut etre pas a un formateur il fallait dire oui a tout moi je ne suis pas comme cela c'etait moi qui conduisait ils ont cherche la petite bébete j'ai frolé un trottoir pour me garer il me lon fait remarqué j'ai 14 ans de conduite de bus je voudrais savoir si je quitte definitivement la suisse pour travailler en tant que frontalier et habiter en france peuvent il me retirer mon permis travail B j'ai du faire une assurance obligatoire et j'ai habiter 3 mois en suisse comment je peux faire car je voudrais bien trouver en frontalier merci de m'aider
Bonjour à tous,
J'aurais aimé connaître le délai d'obtention d'un permis frontalier pour travailler sur lausanne.
Mon embauche est prévue pour début septembre mais je ne suis pas certaine d'avoir mon permis.
Merci d'avance.
J'aurais aimé connaître le délai d'obtention d'un permis frontalier pour travailler sur lausanne.
Mon embauche est prévue pour début septembre mais je ne suis pas certaine d'avoir mon permis.
Merci d'avance.
La France est le pays au monde le plus apprécié pour le voyage à vélo, ce qui ressort d'un sondage récent, d'ailleurs je crois qu'une piste cyclable française a obtenu un premier prix. Donc je ne me prive pas pour faire un petit coup de pub pour ce merveilleux terrain de jeu à deux roues, même si je déborde un tout petit peu à deux reprises sur la Suisse.
Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges
L'ALLER
Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.
Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.
J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.
Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.
J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.
En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.
J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.
Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.
Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.
Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.
Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.

Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.
Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.

Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.
A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.
La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.
Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.
Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.
Le soir
Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.
Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.
Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.
Le matin
Le soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.
Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.

Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.



Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.

Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.
Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.
Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.
A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.
Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.


Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.

Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.
Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.

Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.

Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges
L'ALLER
Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.
Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.
J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.
Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.
J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.
En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.
J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.
Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.
Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.
Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.
Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.

Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.

Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.
A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.
La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.
Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.
Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.
Le soir
Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.
Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.
Le matinLe soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.
Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.

Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.



Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.

Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.
Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.
Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.
A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.

Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.

Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.


Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.
Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.

Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.

Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Bonjour,
récemment j'ai eu un coloc en visite ici au Yukon. Il se nomme Thierry Bernachot, il habite Genève et il doit avoir environ 50 ans, son anniversaire est mi-mars. Il travaille en aviation et est aussi photographe (amateur ou professionnel?). Je n'ai pas ses coordonnées et j'aimerais garder un certain contact avec lui, alors si vous le connaissez, fais-moi signe ! (et à lui aussi tout compte fait).
Merci ! Adrem
P.S. Sur la photo c'est le monsieur à la barbe en gris
récemment j'ai eu un coloc en visite ici au Yukon. Il se nomme Thierry Bernachot, il habite Genève et il doit avoir environ 50 ans, son anniversaire est mi-mars. Il travaille en aviation et est aussi photographe (amateur ou professionnel?). Je n'ai pas ses coordonnées et j'aimerais garder un certain contact avec lui, alors si vous le connaissez, fais-moi signe ! (et à lui aussi tout compte fait).
Merci ! Adrem
P.S. Sur la photo c'est le monsieur à la barbe en gris
Bonjour tout le monde,
Contrairement aux années précédentes, je n'arrive pas trouver le formulaire demande de visa. J'ai cherché sur le net mais en vain.
Merci pour votre aide précieuse ..
Contrairement aux années précédentes, je n'arrive pas trouver le formulaire demande de visa. J'ai cherché sur le net mais en vain.
Merci pour votre aide précieuse ..
Boujour à vous tous,
Je serai en Suisse pour les 3 dernières semaines de juin 🙂. Je serai logé à Lausanne chez des copains. Biensur, je compte sur eux pour me guider sur les trucs à voir dans ce pays, mais j'aimerais avoir votre opinion sur les choses à ne pas manquer en Suisse, les incontournables quoi !
Merci à vous tous !
Si jamais vous connaissez de bonnes places pour crêcher à prix très raisonnables (comment se fait-il que ce soit si cher en Suisse ?) faites moi signe !😉
Je serai en Suisse pour les 3 dernières semaines de juin 🙂. Je serai logé à Lausanne chez des copains. Biensur, je compte sur eux pour me guider sur les trucs à voir dans ce pays, mais j'aimerais avoir votre opinion sur les choses à ne pas manquer en Suisse, les incontournables quoi !
Merci à vous tous !
Si jamais vous connaissez de bonnes places pour crêcher à prix très raisonnables (comment se fait-il que ce soit si cher en Suisse ?) faites moi signe !😉
Bonjour
Si vous voulez vous évader quelques minutes, regardez une petite vidéo (12') de notre tour du Lac de Constance (vélo droit + vélo couché). Une première expérience à deux d'un voyage sur 5 jours (et sans préparation pour ma femme...) Bonne balade !
Marc Passeur de rêves et d'espérance.
P.S. Merci de soutenir la sortie de mon livre du voyage solidaire à vélo France - Arménie : J'irai manger des khorovadz. Disponible très bientôt !
Tour du Lac de Constance
Si vous voulez vous évader quelques minutes, regardez une petite vidéo (12') de notre tour du Lac de Constance (vélo droit + vélo couché). Une première expérience à deux d'un voyage sur 5 jours (et sans préparation pour ma femme...) Bonne balade !
Marc Passeur de rêves et d'espérance.
P.S. Merci de soutenir la sortie de mon livre du voyage solidaire à vélo France - Arménie : J'irai manger des khorovadz. Disponible très bientôt !
Tour du Lac de Constance
Bonjour,
Je viens de finir une formation et une idée un peu folle m'a traversé l'esprit. Un défi. Partir de chez moi (du côté de Rennes, en Bretagne), traverser la France, puis la Suisse pour aller visiter l'Autriche. A pied avec mes chiens (en cani-rando donc). J'ai conscience que le trajet implique de la montagne ... Suivant l'itinéraire on est à + ou - 1.650 km, avec une très grosse variété de terrain.
Jusque là, j'ai réalisé des petites randonnées et d'autres un peu plus longues (jusqu'à 8 heures sur une journée) mais suite à un accident de cheval, j'ai rapidement des douleurs dans le bassin. Actuellement, je marche 1h à 1h30 par jour avec mes chiens, sans sac donc sans poids sur le dos, ce qui n'est rien du tout comparé à ce projet. On ne peut vraiment pas dire que je sois sportive, c'est donc un très gros défi pour moi.
Pour des soucis de sécurité (avec les chiens), il faudra que j'évite les routes passantes non aménagées. J'ai commencé à regarder quelques bouts d'itinéraires au départ de chez moi, et j'en ai suivit un, mais très vite, les routes étroites empruntés par des fous furieux se font légions. Un peu ça va, mais si je pouvais éviter de me faire écraser, j'apprécierai ^^
Maintenant, mes questions. Comment se préparer ? Quel rythme puis-je espérer (sachant que je serai en équipement de cani-cross, donc légèrement tractée) ? Pensez-vous que je puisse trouver un itinéraire viable en France puis en passant en Suisse, ou serait-il plus judicieux d'éviter les merveilleux paysages suisses pour passer en Allemagne ? A quel époque le projet serait-il le plus réalisable ? La présence des chiens m'interdit certains chemins de randonnées ainsi que bien des parcs ... ce qui va grandement compliquer la confection de l'itinéraire. Si vous avez des conseils, je suis preneuse. Et, l'autre difficulté, c'est l'endroit où dormir. Camping uniquement ?
Pensez-vous que ce soit possible de réaliser ce projet ou faut-il que je me fasse une raison ? J'en suis au tout début de ma démarche et j'ai très peur de "m'emballer" pour rien. Ce projet me fait rêver mais s'il n'est pas réalisable, je préférerai m'en rendre compte aujourd'hui 😕
Merci
Je viens de finir une formation et une idée un peu folle m'a traversé l'esprit. Un défi. Partir de chez moi (du côté de Rennes, en Bretagne), traverser la France, puis la Suisse pour aller visiter l'Autriche. A pied avec mes chiens (en cani-rando donc). J'ai conscience que le trajet implique de la montagne ... Suivant l'itinéraire on est à + ou - 1.650 km, avec une très grosse variété de terrain.
Jusque là, j'ai réalisé des petites randonnées et d'autres un peu plus longues (jusqu'à 8 heures sur une journée) mais suite à un accident de cheval, j'ai rapidement des douleurs dans le bassin. Actuellement, je marche 1h à 1h30 par jour avec mes chiens, sans sac donc sans poids sur le dos, ce qui n'est rien du tout comparé à ce projet. On ne peut vraiment pas dire que je sois sportive, c'est donc un très gros défi pour moi.
Pour des soucis de sécurité (avec les chiens), il faudra que j'évite les routes passantes non aménagées. J'ai commencé à regarder quelques bouts d'itinéraires au départ de chez moi, et j'en ai suivit un, mais très vite, les routes étroites empruntés par des fous furieux se font légions. Un peu ça va, mais si je pouvais éviter de me faire écraser, j'apprécierai ^^
Maintenant, mes questions. Comment se préparer ? Quel rythme puis-je espérer (sachant que je serai en équipement de cani-cross, donc légèrement tractée) ? Pensez-vous que je puisse trouver un itinéraire viable en France puis en passant en Suisse, ou serait-il plus judicieux d'éviter les merveilleux paysages suisses pour passer en Allemagne ? A quel époque le projet serait-il le plus réalisable ? La présence des chiens m'interdit certains chemins de randonnées ainsi que bien des parcs ... ce qui va grandement compliquer la confection de l'itinéraire. Si vous avez des conseils, je suis preneuse. Et, l'autre difficulté, c'est l'endroit où dormir. Camping uniquement ?
Pensez-vous que ce soit possible de réaliser ce projet ou faut-il que je me fasse une raison ? J'en suis au tout début de ma démarche et j'ai très peur de "m'emballer" pour rien. Ce projet me fait rêver mais s'il n'est pas réalisable, je préférerai m'en rendre compte aujourd'hui 😕
Merci
Salut à tous !
Après presque 10 mois de voyage, le temps du retour approche à grands pas et par là même la grande joie de faire developper la centaine de pellicules noir-blanc que nous avons prises.
Est-ce que quelqu'un connaîterait un labo photo sérieux et pas trop cher en Suisse Romande ?
Merci pour votre aide
Après presque 10 mois de voyage, le temps du retour approche à grands pas et par là même la grande joie de faire developper la centaine de pellicules noir-blanc que nous avons prises.
Est-ce que quelqu'un connaîterait un labo photo sérieux et pas trop cher en Suisse Romande ?
Merci pour votre aide
Quelques photos de mon dernier voyage en Suisse, Allemagne et Alsace, en août 2016.
https://www.flickr.com/photos/100759062@N06/albums/72157671987638602
et la vidéo: https://vimeo.com/183194279
:-)
https://www.flickr.com/photos/100759062@N06/albums/72157671987638602
et la vidéo: https://vimeo.com/183194279
:-)
Salut tout le monde,
Je voulais juste partager avec vous mes videos (compilation de photos de mes voyages).
http://www.youtube.com/user/TutorialTravelVideo
Pour l'instant, j'ai uploader:
Suisse: Bern Montreux - Chillon chute d'eau (waterfalls)
USA: Stanford university Campus Hawaii Maui - Road to Hana Randonnée "Cataract falls-Marin County-CA"
il y aura surement d'autre video prochainement.
Merci ~Kimo~
Je voulais juste partager avec vous mes videos (compilation de photos de mes voyages).
http://www.youtube.com/user/TutorialTravelVideo
Pour l'instant, j'ai uploader:
Suisse: Bern Montreux - Chillon chute d'eau (waterfalls)
USA: Stanford university Campus Hawaii Maui - Road to Hana Randonnée "Cataract falls-Marin County-CA"
il y aura surement d'autre video prochainement.
Merci ~Kimo~
Bonjour,
Voici 2 photos que j'ai prises au Lac Majeur - entre Cannero et Ascona - et que je n'arrive pas à identifier... Si l'un d'entre vous s'était arrêter à ce même endroit, j'apprécierais être informé de la ville et de son objet: une église, un palais, un centre communautaire....?
Merci!
Voici 2 photos que j'ai prises au Lac Majeur - entre Cannero et Ascona - et que je n'arrive pas à identifier... Si l'un d'entre vous s'était arrêter à ce même endroit, j'apprécierais être informé de la ville et de son objet: une église, un palais, un centre communautaire....?
Merci!
Dès mars 2010, le nouveau passeport biométrique coûtera 140 francs et sera muni d’une puce contenant une photographie du visage et deux empreintes digitales.
Il ne sera pas possible pendant une courte période de commander ni l’ancien ni le nouveau passeport.
Il ne sera pas possible pendant une courte période de commander ni l’ancien ni le nouveau passeport.
Le Cervin sera fermé en 2014
ASCENSION
La fermeture pour rénovation de la principale cabane de la mythique montagne rendra l’accès au sommet quasi impossible.
Circulez, il n’y a rien à voir! Comment ça, rien? Il s’agit tout de même d’une des montagnes les plus emblématiques de la planète, la plus photographiée du monde et de plus celle qui a donné sa forme au chocolat Toblerone. Et pourtant dès dimanche 15 septembre 2013 et toute l’année prochaine, le Cervin sera fermé. Il ne sera plus possible de l’escalader, à moins d’être un cador de la grimpe.
La cause ? Les travaux de rénovation de la cabane du Hörnli. Un chantier colossal (lire ci-dessous) qui nécessite la fermeture complète de l’établissement jusqu’à l’été 2015. C’est depuis ce refuge de pierre situé à 3260 mètres d’altitude que partent plus de 95 % des personnes qui escaladent le Cervin depuis la Suisse. A partir de cette cabane où elles passent la nuit, elles accèdent au chemin le plus aisé pour le sommet – cette voie dite normale passe sur l’arête du Hörnli, à cheval entre les faces est et nord de la mythique montagne. En tout, 1200 mètres de dénivelé à gravir encordé, à la force du poignet.
«La voie emblématique»
C’est justement par ce chemin-là que sont passées les premières personnes à avoir conquis le Mont-Cervin, le 14 juillet 1865. Et c’est précisément pour célébrer dignement les 150 ans de cette première ascension que la cabane subit actuellement une profonde rénovation, histoire d’être plus en adéquation avec les besoins d’aujourd’hui.
Avec cette fermeture pour travaux, la majorité des grimpeurs se verra interdire l’accès au Cervin. Pour arriver au sommet, il faudra désormais partir depuis le Lac Noir (2583 m), ce qui rajoute deux heures de marche et 700 mètres de dénivelé au trajet. Sans compter le retour. Il reste aussi la possibilité de passer la nuit en tente, à flanc de montagne (une pratique qui sera certainement interdite dès 2015) ou alors celle de grimper par l’arête du Lion, sur la face italienne.
«Mais pour la plupart des gens, c’est la voie suisse, l’historique, qui est la plus tentante et la plus emblématique», estime Kurt Lauber, gardien de la cabane du Hörnli. Sans compter que l’ascension par l’Italie est également plus longue et plus difficile.
Même si la montagne sera désertée, cette situation n’inquiète pas outre mesure les milieux du tourisme. «Il y aura moins de gens sur le Cervin en 2014, mais il n’y aura pas moins de gens à Zermatt», estime Daniel Luggen. Au contraire, le président de Zermatt Tourisme estime que cette fermeture permet de faire parler des festivités prévues pour célébrer le jubilé de la première montée. Avec en invitée d’honneur, il espère, la reine d’Angleterre. En effet, l’histoire de la monarchie est liée à celle du Cervin. En 1865, suite au décès d’alpinistes anglais à Zermatt, la reine Victoria avait voulu faire interdire «l’Alpe homicide». Sans succès, jusqu’à aujourd’hui… Des travaux titanesques et une course contre la montre.
Le 14 juillet 2015. C’est à cette date-là, au plus tard, que la cabane du Hörnli devra être de nouveau ouverte. Une date qui marque les 150 ans de la première ascension du Cervin. Un délai difficile à tenir, selon les protagonistes. L’altitude ainsi que la neige et le froid ne permettent pas une avancée rapide des travaux, même si l’incessant ballet des hélicoptères transportant le matériel prouve que le chantier avance à un rythme frénétique. Pourtant, tous s’accordent à dire que ces rénovations sont indispensables. Le refuge, construit en 1911, n’est ni isolé ni approvisionné en eau. Mais pas question de transformer la cabane en un refuge ultramoderne, à l’image de celui du Goûter, au Mont-Blanc. Ici, on tient aux traditions. La structure en pierre du bâtiment historique et les escaliers seront gardés. L’annexe couverte de bois, à côté, sera rasée et une nouvelle structure sera construite, côté Cervin. Coût des opérations: «maximum 8,5 millions», selon le gardien du refuge, Kurt Lauber.
(Le Matin) Créé: 09.09.2013, 11h29
La fermeture pour rénovation de la principale cabane de la mythique montagne rendra l’accès au sommet quasi impossible.
Circulez, il n’y a rien à voir! Comment ça, rien? Il s’agit tout de même d’une des montagnes les plus emblématiques de la planète, la plus photographiée du monde et de plus celle qui a donné sa forme au chocolat Toblerone. Et pourtant dès dimanche 15 septembre 2013 et toute l’année prochaine, le Cervin sera fermé. Il ne sera plus possible de l’escalader, à moins d’être un cador de la grimpe.
La cause ? Les travaux de rénovation de la cabane du Hörnli. Un chantier colossal (lire ci-dessous) qui nécessite la fermeture complète de l’établissement jusqu’à l’été 2015. C’est depuis ce refuge de pierre situé à 3260 mètres d’altitude que partent plus de 95 % des personnes qui escaladent le Cervin depuis la Suisse. A partir de cette cabane où elles passent la nuit, elles accèdent au chemin le plus aisé pour le sommet – cette voie dite normale passe sur l’arête du Hörnli, à cheval entre les faces est et nord de la mythique montagne. En tout, 1200 mètres de dénivelé à gravir encordé, à la force du poignet.
«La voie emblématique»
C’est justement par ce chemin-là que sont passées les premières personnes à avoir conquis le Mont-Cervin, le 14 juillet 1865. Et c’est précisément pour célébrer dignement les 150 ans de cette première ascension que la cabane subit actuellement une profonde rénovation, histoire d’être plus en adéquation avec les besoins d’aujourd’hui.
Avec cette fermeture pour travaux, la majorité des grimpeurs se verra interdire l’accès au Cervin. Pour arriver au sommet, il faudra désormais partir depuis le Lac Noir (2583 m), ce qui rajoute deux heures de marche et 700 mètres de dénivelé au trajet. Sans compter le retour. Il reste aussi la possibilité de passer la nuit en tente, à flanc de montagne (une pratique qui sera certainement interdite dès 2015) ou alors celle de grimper par l’arête du Lion, sur la face italienne.
«Mais pour la plupart des gens, c’est la voie suisse, l’historique, qui est la plus tentante et la plus emblématique», estime Kurt Lauber, gardien de la cabane du Hörnli. Sans compter que l’ascension par l’Italie est également plus longue et plus difficile.
Même si la montagne sera désertée, cette situation n’inquiète pas outre mesure les milieux du tourisme. «Il y aura moins de gens sur le Cervin en 2014, mais il n’y aura pas moins de gens à Zermatt», estime Daniel Luggen. Au contraire, le président de Zermatt Tourisme estime que cette fermeture permet de faire parler des festivités prévues pour célébrer le jubilé de la première montée. Avec en invitée d’honneur, il espère, la reine d’Angleterre. En effet, l’histoire de la monarchie est liée à celle du Cervin. En 1865, suite au décès d’alpinistes anglais à Zermatt, la reine Victoria avait voulu faire interdire «l’Alpe homicide». Sans succès, jusqu’à aujourd’hui… Des travaux titanesques et une course contre la montre.
Le 14 juillet 2015. C’est à cette date-là, au plus tard, que la cabane du Hörnli devra être de nouveau ouverte. Une date qui marque les 150 ans de la première ascension du Cervin. Un délai difficile à tenir, selon les protagonistes. L’altitude ainsi que la neige et le froid ne permettent pas une avancée rapide des travaux, même si l’incessant ballet des hélicoptères transportant le matériel prouve que le chantier avance à un rythme frénétique. Pourtant, tous s’accordent à dire que ces rénovations sont indispensables. Le refuge, construit en 1911, n’est ni isolé ni approvisionné en eau. Mais pas question de transformer la cabane en un refuge ultramoderne, à l’image de celui du Goûter, au Mont-Blanc. Ici, on tient aux traditions. La structure en pierre du bâtiment historique et les escaliers seront gardés. L’annexe couverte de bois, à côté, sera rasée et une nouvelle structure sera construite, côté Cervin. Coût des opérations: «maximum 8,5 millions», selon le gardien du refuge, Kurt Lauber.
(Le Matin) Créé: 09.09.2013, 11h29
Le «Gotthard Panorama Express» a été présenté samedi par les CFF. Le trajet entre Flüelen et Lugano coûtera 24 francs.
Dès Vendredi-Saint, les curieux pourront prendre le bateau à Lucerne pour rejoindre Flüelen (UR) avant d'embarquer dans un train panoramique sur la ligne historique du Gothard en direction du Tessin. L'offre des CFF a été présentée samedi en avant-première.
Le premier voyage s'est fait en présence de représentants du tourisme, des transports publics, de la politique et de la responsable du trafic voyageurs Jeanine Pilloud.
Le trajet commence à bord d'un bateau à vapeur au départ de Lucerne pour Flüelen. De là, part le train panoramique à travers la ligne historique du Gothard. Le convoi s'arrête à Göschenen (UR) et Airolo (TI).
Sur le tracé ferroviaire tortueux, on passe rapidement de 440 à 1100 mètres avant d'arriver à Göschenen dans le tunnel de 15 kilomètres de long. Les voyageurs ont jusque-là pu apercevoir la fameuse église de Wassen (UR) à trois reprises.
A l'intérieur de la galerie ferroviaire ouverte en 1882, les passagers peuvent admirer des représentations de monuments, de l'histoire de la région et du mythe du Gothard. Le train ralentit dans les passages les plus spectaculaires et compte aussi un wagon sans siège destiné aux photographes.
24 francs le trajet Il faudra réserver son billet pour ce voyage dans le temps: le trajet coûte 24 francs. Le «Gotthard Panorama Express» circulera entre Flüelen et Lugano (TI) le week-end du 14 avril au 22 octobre 2017. Durant l'été (du 3 juillet au 20 octobre), les CFF prévoient un convoi par jour.
Dès le week-end de Vendredi-Saint jusqu'au 22 octobre, un train direct reliant Zurich à Bellinzone passera par la ligne de faîte, en plus du «Gotthard Panorama Express».
Depuis l'ouverture du tunnel de base, entre 400 et 500 personnes voyagent en moyenne chaque jour sur l'ancienne ligne du Gothard.
ats
http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Un-train-panoramique-sur-la-ligne-du-Gothard-19148400
Dès Vendredi-Saint, les curieux pourront prendre le bateau à Lucerne pour rejoindre Flüelen (UR) avant d'embarquer dans un train panoramique sur la ligne historique du Gothard en direction du Tessin. L'offre des CFF a été présentée samedi en avant-première.
Le premier voyage s'est fait en présence de représentants du tourisme, des transports publics, de la politique et de la responsable du trafic voyageurs Jeanine Pilloud.
Le trajet commence à bord d'un bateau à vapeur au départ de Lucerne pour Flüelen. De là, part le train panoramique à travers la ligne historique du Gothard. Le convoi s'arrête à Göschenen (UR) et Airolo (TI).
Sur le tracé ferroviaire tortueux, on passe rapidement de 440 à 1100 mètres avant d'arriver à Göschenen dans le tunnel de 15 kilomètres de long. Les voyageurs ont jusque-là pu apercevoir la fameuse église de Wassen (UR) à trois reprises.
A l'intérieur de la galerie ferroviaire ouverte en 1882, les passagers peuvent admirer des représentations de monuments, de l'histoire de la région et du mythe du Gothard. Le train ralentit dans les passages les plus spectaculaires et compte aussi un wagon sans siège destiné aux photographes.
24 francs le trajet Il faudra réserver son billet pour ce voyage dans le temps: le trajet coûte 24 francs. Le «Gotthard Panorama Express» circulera entre Flüelen et Lugano (TI) le week-end du 14 avril au 22 octobre 2017. Durant l'été (du 3 juillet au 20 octobre), les CFF prévoient un convoi par jour.
Dès le week-end de Vendredi-Saint jusqu'au 22 octobre, un train direct reliant Zurich à Bellinzone passera par la ligne de faîte, en plus du «Gotthard Panorama Express».
Depuis l'ouverture du tunnel de base, entre 400 et 500 personnes voyagent en moyenne chaque jour sur l'ancienne ligne du Gothard.
ats
http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Un-train-panoramique-sur-la-ligne-du-Gothard-19148400
Bonjour je souhaite savoir si le centovalli express vaut le coup quelqu'un l'a déjà essayé
Merci pour vos réponses
Bonjour,
Je viens de rentrer d'une rando glaciaire sur les cimes du Mont Rose...
Le départ s'effectuait à Zermatt. Je découvrais pour la première fois cette charmante station... Mais, je fus très surpris par le très grand nombre de touristes japonais !!! Impressionnant et amusant !!! Des japonais encore et encore... J'avais l'impression de me retrouver un an en arrière, pendant mon voyage au Japon.
Le plus croustillant fut les séances "photo" sur les hauteurs de Zermatt, à l'arrivée du petit train. Il y avait beaucoup de japonais entrain de se photographier, entrain de prendre des poses, etc... Avec en toile de fond le merveilleux Cervin !
J'observais en particulier un jeune couple. Leur séance photo durait indéfiniment. L'appareil photo était posé sur un pied, et j'assistais aux différentes poses. Le jeune homme portait sa jeune femme, sur les épaules, dans les bras, etc... Ils ne manquaient pas d'imagination pour trouver de nouvelles postures : Un bras en l'air, une jambe en l'air, la tête en bas... Ils n'en finissaient plus.
C'était vraiment craquant !!!
Je viens de rentrer d'une rando glaciaire sur les cimes du Mont Rose...
Le départ s'effectuait à Zermatt. Je découvrais pour la première fois cette charmante station... Mais, je fus très surpris par le très grand nombre de touristes japonais !!! Impressionnant et amusant !!! Des japonais encore et encore... J'avais l'impression de me retrouver un an en arrière, pendant mon voyage au Japon.
Le plus croustillant fut les séances "photo" sur les hauteurs de Zermatt, à l'arrivée du petit train. Il y avait beaucoup de japonais entrain de se photographier, entrain de prendre des poses, etc... Avec en toile de fond le merveilleux Cervin !
J'observais en particulier un jeune couple. Leur séance photo durait indéfiniment. L'appareil photo était posé sur un pied, et j'assistais aux différentes poses. Le jeune homme portait sa jeune femme, sur les épaules, dans les bras, etc... Ils ne manquaient pas d'imagination pour trouver de nouvelles postures : Un bras en l'air, une jambe en l'air, la tête en bas... Ils n'en finissaient plus.
C'était vraiment craquant !!!
Bonsoir, voilà j'ai acheter mon billet en ligne (swiss air) pour la grèce, tout d'abord je dois prendre le train à Bâle, je ne sais même pas ou est la gare ? ou je dois mettre mes bagages ? j'ai une grosses valises et un bagage à main. Le train s'arrête il seulement à l'aéroport ou s'arrête il ailleurs, j'ai peur de descendre avant 😕. De plus que j'arrive a 19h a zurich airport et mon avion est a 20h30, aurais-je le temps ? merci
Bonjour,
Je m'interroge sur cette pyramide... Je rentre d'une randonnée glaciaire sur les cimes du Mont Rose. J'ai pu admirer pratiquement toutes les faces du Cervin ! Cette montagne m'impressionne ! Elle s'élance, elle jaillit dans le ciel... Majestueusement !!! Je pense que c'est un des plus beaux sommets alpins. C'est aussi un symbole à mes yeux !
De temps en temps, par curiosité, je parle du Cervin aux gens que je rencontre...
Je suis stupéfait car très peu de gens connaissent cette montagne... C'est très flou dans les esprits ! Alors je dis : "Vous connaissez le chocolat (Toblerone) ? C'est le Cervin sur son emballage !"
Auparavant, je pensais que le Cervin était connu par tout le monde... Comme par exemple la Tour Eiffel !
Maintenant, j'ai l'impression qu'il reste largement méconnu !
Je m'interroge sur cette pyramide... Je rentre d'une randonnée glaciaire sur les cimes du Mont Rose. J'ai pu admirer pratiquement toutes les faces du Cervin ! Cette montagne m'impressionne ! Elle s'élance, elle jaillit dans le ciel... Majestueusement !!! Je pense que c'est un des plus beaux sommets alpins. C'est aussi un symbole à mes yeux !
De temps en temps, par curiosité, je parle du Cervin aux gens que je rencontre...
Je suis stupéfait car très peu de gens connaissent cette montagne... C'est très flou dans les esprits ! Alors je dis : "Vous connaissez le chocolat (Toblerone) ? C'est le Cervin sur son emballage !"
Auparavant, je pensais que le Cervin était connu par tout le monde... Comme par exemple la Tour Eiffel !
Maintenant, j'ai l'impression qu'il reste largement méconnu !
Salut
Nous on a 2 vélos TANDEM. On part en Autriche, départ de Vienne puis train jusqu'a St. Moritz pour revenir a Vienne en tandem. Départ le 13 juillet!
Ma question : Est ce que quelqu'un a déja mis un tandem dans un train en Autriche. Certainement! Avez vous eu de la difficulté? Besoin de réservé d'avance? beaucoup d'avance? J'aurais plus de difficulté avec un train qui traverse la frontière de la Suisse ou ça n'a pas d'importance?
Et pendant que j'y suis quelqu'un connait la carte VORTEIL, ça serait avantageux? Nous sommes 2 adultes et 2 enfants.
Oui j'ai fait un check sur www.oebb.at et on dit accepter les tandems ( si j'ai bien compris) mais... je me fais décourager par des collègues 😕
MERCI, MERCI, MERCI d'avance 😉
Ma question : Est ce que quelqu'un a déja mis un tandem dans un train en Autriche. Certainement! Avez vous eu de la difficulté? Besoin de réservé d'avance? beaucoup d'avance? J'aurais plus de difficulté avec un train qui traverse la frontière de la Suisse ou ça n'a pas d'importance?
Et pendant que j'y suis quelqu'un connait la carte VORTEIL, ça serait avantageux? Nous sommes 2 adultes et 2 enfants.
Oui j'ai fait un check sur www.oebb.at et on dit accepter les tandems ( si j'ai bien compris) mais... je me fais décourager par des collègues 😕
MERCI, MERCI, MERCI d'avance 😉
Bonjour a tous!
j'aurais aimé avoir quelque renseignement sur la suisse.je voudrais habiter a lausanne et travailler en suisse.je voudrais savoir comment cela se passe en suisse a propos du permis de travail, comment fait on pour l'obtenir...ect.
Si on travaille en suisse et habite en france comment fonctionne la securite sociale, les aides et tout ce qui va avec.
merci d'avance










