Bonjour,
en passant voir une agence de voyage pour trouver un hotel où se poser une semaine au soleil en famille pendant les vacances de la Toussaint, avec possibilité de plonger, fin octobre.... elle m'a proposé Oman, du côté de Salalah.
J'avoue qu'elle m'a pas mal pris de cours car cette destination ne me dit rien 😊. Bon, j'ai un peu regarder ce qu'il en était, et ca a l'air d'avoir bonne réputation, et même c'est en plein essor...
Qu'en pensez-vous ?
Salalah, c'est proche du Yemen donc ca m'inquiète un peu... Qui a-t-til à voir/faire dans le coin ?
Merci de vos retours
PS : des destinations chaudes pas trop loin de la France en octobre, ca court pas les rues... C'est un peu Oman ou Cap-Vert (dixit cette agence...)
Bonjour,
Nous voudrions déjà préparer notre voyage de fin d'année car je sais que c'est la haute période, et j'ai pas mal de questions. Merci par avance à tout ceux qui pourront m'aider ! - Pour les vols directs, je regarde depuis 1 semaine et le meilleur tarif que j'ai trouvé est de 3500 euros pour nous 5 (2 adultes, 2 enfants de 13 ans donc tarif adulte et 1 enfant de 11 ans, soit 700 euros en moyenne le billet) sur Emirate ou Air France. A votre avis est-ce que je le prends ou ai-je intérêt à attendre ? Nous partons pile pendant les 2 semaines des vacances scolaires donc du 17/12 au 2/01 et je sais d'expérience qu'il ne faut pas trainer mais.... j'ai peur d'acheter trop cher ! - Pour la location de 4 X 4, quel est le meilleur prestataire ? Nous voudrions rester 2 jours à Dubaï puis partir pour Oman. - Nous allons sans doute camper, mais avez-vous des adresses de guest house ou petits hôtels sympa pour passer au moins 2 ou 3 nuits dans un hôtel (si possible avec piscine pour les enfants...) ? Je solliciterai sans doute le forum plus tard pour l'itinéraire mais nous irons en gros de Dubaï à Musandam puis sur Mascate, Wahiba sands et dans les wadis puis retour à Dubaï.
Enfin bref, l'urgence est surtout de savoir ce que je fais pour les vols.... merci beaucoup pour vos conseils ! 😉 Cécile
Nous voudrions déjà préparer notre voyage de fin d'année car je sais que c'est la haute période, et j'ai pas mal de questions. Merci par avance à tout ceux qui pourront m'aider ! - Pour les vols directs, je regarde depuis 1 semaine et le meilleur tarif que j'ai trouvé est de 3500 euros pour nous 5 (2 adultes, 2 enfants de 13 ans donc tarif adulte et 1 enfant de 11 ans, soit 700 euros en moyenne le billet) sur Emirate ou Air France. A votre avis est-ce que je le prends ou ai-je intérêt à attendre ? Nous partons pile pendant les 2 semaines des vacances scolaires donc du 17/12 au 2/01 et je sais d'expérience qu'il ne faut pas trainer mais.... j'ai peur d'acheter trop cher ! - Pour la location de 4 X 4, quel est le meilleur prestataire ? Nous voudrions rester 2 jours à Dubaï puis partir pour Oman. - Nous allons sans doute camper, mais avez-vous des adresses de guest house ou petits hôtels sympa pour passer au moins 2 ou 3 nuits dans un hôtel (si possible avec piscine pour les enfants...) ? Je solliciterai sans doute le forum plus tard pour l'itinéraire mais nous irons en gros de Dubaï à Musandam puis sur Mascate, Wahiba sands et dans les wadis puis retour à Dubaï.
Enfin bref, l'urgence est surtout de savoir ce que je fais pour les vols.... merci beaucoup pour vos conseils ! 😉 Cécile
Récit d’un voyage effectué à deux couples (Laurent/Dominique et Fabrice/Michèle) du 29 octobre au 9 novembre.
Mercredi 29 octobre
Lever tôt, vers les 05h00. Petit-déj’ rapide et à 05h45, Fabrice est là pour nous emmener à l’aéroport. Nous enregistrons nos sacs sans souci et nous embarquons dans un 737 de la Lufthansa qui va nous conduire à Francfort, où notre connexion pour Doha et finalement Muscat décolle. 2h30 de transit plus tard dans cet aéroport gigantesque aux contrôles poussés, nous nous présentons à la porte pour le vol suivant. Premier couac au moment de monter dans l’avion pour Doha sur un vol Qatarairways, le système informatique ne reconnaît pas nos billets électroniques. 2o minutes d’énervement pour le personnel au guichet, un peu de stress pour nous quand même, et nous sommes les derniers à monter dans l‘A330. Avion neuf, écran perso avec grand choix de films sur chaque siège, personnel aimable, le vol de 5h45 sera sans histoire. A Doha, l’escale est courte, à peine une heure. Juste le temps de constater que l’aéroport est moderne, bien mieux que celui d’Amman où nous avions transité pour aller en Thaïlande cet été. Une autre A330 nous amène à Muscat en 1h10, il est à moitié vide. Nous posons à l’heure, vers 23h00, et la température est bien agréable (env. 28 °). Vu que nous avions obtenu notre visa au consulat omanais à Genève, nous n’avons pas besoin de faire la longue queue des passagers qui débarquent sans ce tampon dans leur passeport. Nous passons donc rapidement les contrôles douaniers et récupérons nos sacs. A la sortie, taxi. Nous récupérerons notre véhicule de location demain. Il y a un comptoir où vous annoncez votre destination, vous payez et recevez un reçu et le préposé appelle un chauffeur. Les prix sont fixes. Pas de compteur, pas de négociation, pas d’arnaque. Pour 10 RO (tarif de nuit, le jour c’est 7 RO), on nous conduit au Al-Bahjah Hotel, à 20 minutes environ de l’aéroport dans la petite ville de Seeb. C’est un des hôtels les plus proches de l’aéroport à un prix qui nous convenait (30 RO la nuit avec le petit-déj’). Nous étions attendus, vu que j’avais réservé 2 chambres depuis la Suisse afin d’être sûr de pouvoir être logés la première nuit. Un camion qui livre du fuel en pleine nuit juste sous notre fenêtre, de même que l’appel à la première prière vers 04h30 fera que la nuit sera un peu perturbée…
Jeudi 30 octobre
Lever vers les 07h00 et après le petit-dèj’, nous reprenons un taxi direction l’aéroport pour prendre possession de notre voiture de location réservée via le site internet de Qatarairways. Nous effectuons les formalités d’usage et nous touchons une Toyota Landcruiser avec quelque 220'000 km au compteur. Elle sera parfaite tout au long du voyage. Les premiers instants de conduite seront en direction du centre commercial Carrefour, à quelques km de l’aéroport sur l’autoroute qui longe la côte en direction du Nord. On y fait les courses, on achète le matériel de camping dont nous avons besoin (réchaud, jerrycan, grill, charbon, bonbonnes de gaz, etc..). Enfin, le voyage peut commencer ! Direction Nakhal par d’excellentes routes. Nos inquiétudes s’évaporent, il est facile de conduire à Oman. Bon, nous n’avons pas encore testé les pistes … Une fois dans cette ville, nous visitons le splendide fort et nous poussons encore aux sources chaudes de Towarah. Le site n’est pas extraordinaire, mais reste tout de même à voir pour les gens du coin qui le fréquentent. Ils viennent y pique-niquer et s’y baigner dans un petit bassin spécialement aménagé à la sortie de la source. L’eau est chaude et claire, mais il faudrait remonter le cours de ce Wadi pour se retrouver un peu seul. Départ ensuite direction Ar Rustaq pour notre premier Wadi. En chemin, nous prenons notre premier repas dans un restaurant indo-pakistanais à Al Awabi, en face de la station service. Au menu, salade de crudités (ce sera toujours le cas par la suite), poulet frit et riz pour 3, 60 RO pour les 4 ! Comme nous le constaterons par la suite, la quasi-totalité des restaurants dans le Sultanat sont tenus soit par des Indiens, soit par des Pakistanais. Cela tombe bien, nous aimons cette cuisine, faite d’épices ! Continuation pour le Wadi As Sahta. On sort des routes goudronnées pour goûter à nos premières pistes. L’entrée du Wadi est magnifique et le 4x4 n’est pas encore vraiment indispensable. C’est juste plus pratique et plus prudent vu que la piste est faite de gros gravier qui gicle si on roule un peu vite. La nuit tombant rapidement, vers 17h30, il nous faut trouver un coin pour notre première nuit en camping. C’est là que notre guide « Oman Off-Road » va être très utile. Grâce aux indications qui y figurent, on découvre un endroit bien plat, avec le sol souple pour planter nos sardines, sur la route qui monte vers Al Hob, en contrebas sur la gauche, bien après l’école et le terrain de foot. On monte donc le camp, on ramasse du bois pour faire un feu. Ce soir, ce sera grillades d’agneau et tomates, avec du pain omanais (qui ressemble au pain libanais). L’endroit est évidemment calme, vu son isolement, avec ciel étoilé magnifique. Vers 21h00, tout le monde se couche, la journée a été longue. Il fait assez chaud pour dormir hors du sac et pour ne mettre que la première « couche » de notre tente.
Vendredi 31 octobre
Le réveil se fera avec l’arrivée du jour et le lever du soleil, vers les 06h00. Les couleurs de l’imposante paroi rocheuse qui nous fait face sont splendides, d’abord dans les tons roses puis orangés. On met le thé à chauffer, puis on prend le premier repas de la journée fait de pain et de miel, avant de replier le camp. Départ direction Yasab, par une route incroyable. Si la piste est assez conventionnelle au départ, elle prend assez vite une déclinaison impressionnante. Là, pas le choix, la montée se fera en première et avec le 4x4 enclenché. La route n’est pas large, on ne croiserait pas un autre véhicule. Près de la fin de la montée, la piste longe une falaise verticale de plusieurs centaines de mètres (côté montagne, pas côté vallée pour ceux qui auraient un peu peur de conduire dans ces conditions). Il n’y a pas de barrière protectrice côté vallée, juste un petit rebord de terre. Après un col depuis lequel le point de vue est saisissant, la route redescend vers le village de Yasab, tout au bout d’un canyon. Quelques maisons, les habitants dans des cultures, c’est la vie d’un autre temps. On part faire un tour à pied et quelques ados nous rejoignent vêtus de maillots de foot de Barcelone ! Le foot est une deuxième religion dans ce pays, surtout les clubs espagnols, Real Madrid et Barcelone, ou anglais avec Chelsea. Vive la télévision par satellite ! En redescendant, la déclinaison est encore plus impressionnante et il convient d’être prudent au volant. Je ne me rappelle pas avoir déjà parcouru une telle route, et pourtant nous habitons près des Alpes ! Nous prenons la direction d’un autre Wadi, le Bani Awf. La piste principale est bien indiquée, mais quelques embranchements sans indication nous font douter. Finalement, nous ne perdons pas notre chemin. Le Oman Off-Road est très précis avec le kilométrage. Il faut donc souvent remettre le compteur journalier à zéro pour pouvoir se repérer. Avec cette technique, nous n’avons jamais perdu notre chemin. En arrivant sur l‘embranchement avec le Ban Awf, nous constatons que l’essence est au quart. Pas question de partir dans les Wadis sans le plein. Il y a une station à Al Awabi, à 15 km. Nous faisons ce détour pour assurer. L’essence est vraiment bon marché, à 0.120 RO le litre. Heureusement, car le 4x4 consomme tout de même pas mal. Hasard, nous mangeons au même resto que la veille, vu que nous avions été satisfaits. Puis retour dans le Wadi. On remonte la gorge et en fonction des « Highlights » fournis par notre guide (papier, pas humain), nous nous arrêtons devant l’entrée du Little Snake Canyon. Nous partons à pied dans la gorge et nous devons escalader des roches pour descendre le long du ruisseau. Il y a là quelques mares, mais sans suffisamment d’eau pour se baigner. Dans l’une d’elles, Fabrice voit 2 serpents nager, il arrive même à les prendre en photos ! Après 45 min. de marche, la gorge se resserre et là, il y a un peu plus d’eau, jusqu’à la taille. La gorge se prolonge encore, mais on ne voit pas si il y a de l’eau ou non. Fabrice et moi partons explorer cette partie du canyon. Nous aurons bien fait, car peu après, il y a une énorme gouille, toute en longueur, avec du fond. Nous nageons entre les parois de la gorge dans une eau fraîche et propre. Magique ! Au retour vers la voiture, Dominique se retrouve tout près d’un autre serpent. A son arrivée, il part se cacher sous un caillou que je soulève. Je trouve là visiblement une vipère, vu sa tête triangulaire. Apparemment, le nom de ce canyon n’a pas été choisi au hasard ! Nous reprenons la piste qui devient étroite et pentue, vers le Snake Canyon (un autre, pas le LITTLE Snake). Nous ignorons la bifurcation pour le village de Balat Sayt et nous continuons encore un petit bout. Sur notre droite, nous trouvons l’entrée d’une étroite gorge qui mène justement à ce village, à pied. Il y a là quelques terrasses au milieu des palmiers. Ce sera parfait pour la nuit. Nous commençons à monter le camp, lorsque 4 ados nous rejoignent. Ils nous aident à monter les tentes et finalement mis en confiance par ce geste, nous ne voyons pas qu’ils nous volent 2 lampes de poche… Il y a assez de bois ici et nous préparons un bon feu. Au menu ce soir, poivrons grillés, pâtes et melon pour le dessert. Le thé sera de rigueur, comme toujours. Bizarrement on ne trouve que du thé en sachet (principalement du Lipton) et non pas du thé comme en Turquie. Quant à l’alcool, Oman étant un pays musulman pratiquant, il est interdit dans tout le pays. Seuls quelques hôtels accueillant des visiteurs étrangers ont le droit d’en vendre ou d’en servir. Le ciel s’est couvert, nous avons presque eu peur de la pluie. Peur sans fondement, le ciel s’est rapidement dégagé pour laisser la place à un magnifique ciel étoilé.
Samedi 1er novembre
Réveil habituel avec le jour et le soleil au lever. Rangement du camp, préparation du thé, brin de toilettes avec des serviettes humides. Nous voilà prêts, on charge la voiture. Avant de reprendre la route, visite du village de Balad Sayt. Nous empruntons l’étroite gorge par un petit chemin sur la droite. Il y a des marches qui ne se voient pas bien au début et qui mènent jusqu’au village. Aucune difficulté majeure donc malgré que la gorge reste assez impressionnante, étroite et verticale. Il y a eu de l’eau ici. En 15-20 minutes, nous arrivons au bas du village, à la hauteur des cultures en terrasse. Une tour domine les habitations et nous y parvenons en parcourant les ruelles. Depuis là-haut, la vue s’offre sur 360 ° sur tous les alentours. Nous voyons des villageois qui nous font des signes de la main. Aucun signe de rejet ou d’agressivité, l’hospitalité musulmane … En redescendant vers la palmeraie, nous nous dirigeons vers un groupe de femmes qui font la lessive à la main, avant le rinçage dans le falaj (canal d’irrigation) qui se fait en piétinant le linge. Puis nous traversons les cultures en marchant sur les bordures qui séparent les parcelles pour reprendre la gorge et finalement rejoindre notre voiture. La montée du Wadi bani Awf direction Al Hamra sera rude et il faut de nouveau mettre le 4x4 et rouler en première. La route est loin d’être plate, cela secoue pas mal. Mais aucun danger. On prend vite de l’altitude et la vue sur les montagnes et vallées environnantes devient splendide. Au bout de la montée, un col, une route goudronnée et neuve. L’air est frais. Le versant descendant est plus doux et la conduite sur l’asphalte plus confortable. Nous prenons la direction de Nizwa, par de grandes routes larges. Nous avons appelé la Majan GH et 2 chambres nous sont réservées. Arrivant de Al Amra, nous traversons la ville de Nizwa et après 5 km direction Muscat, nous trouvons l’hôtel sur la gauche. Grandes chambres, propres et surtout une douche ! Au tarif de 25 RO la nuit. Après un lavage à fond, nous allons visiter Nizwa et sa magnifique mosquée au cœur de la ville. Nous trouvons notre traditionnel resto indo-pakistanais pour le repas de midi. Curry de mouton, poulet masala, galettes de pain. Les prix sont inversement doux par rapport à la force des épices ! On peut manger avec les doigts, chaque resto et pourvu d’un coin spécial pour se laver les mains après le repas. Nous visitons ensuite le splendide fort, qui jouxte la mosquée. En attendant que les souks s’animent (ils ouvrent dans tout le pays à 16h30 pour l’après-midi, sinon le matin), je vais chez le barbier, une tradition lorsque je voyage dans les pays musulmans. Je ne réussis pas à convaincre Fab d’en faire autant. Rasage, massage de la tête et de la nuque, craquement des doigts et de la nuque, 30 minutes de plaisir pour 1.5 RO. Retour aux souks, mais peu de stands sont ouverts. Il y a néanmoins un souk aux poissons, dont des thons et des espadons de taille plus que respectable. Nous nous posons ensuite sur la terrasse d’un resto turc entre la ville et la GH pour d’abord quelques parties de cartes et ensuite notre repas du soir (4.8 RO pour les 4). Retour à l’hôtel pour une nuit calme et réparatrice.
Dimanche 2 novembre
On prend le rythme : réveil à 06h15. On fait les sacs avant le premier repas du jour. Puis, on retourne aux souks, guère plus animés que la veille. On achète tout de même des dattes et quelque chose d’inconnu pour nous, du sirop de dattes. C’est excellent avec un yaourt. Vient ensuite l’épisode ravitaillement. Nous n’avons rien à manger pour ce soir et nous devons trouver un supermarché. De plus, nous voulons acheter de quoi nous asseoir, car manger par terre dans la poussière, ce n’est pas vraiment le top. On trouvera facilement 2 tapis de sol et 4 petits tabourets en plastique. Mais par contre, pour trouver de la viande, rien, sauf du congelé. On fera Nizwa de long en large, rien, rien, rien ! Finalement, on se rabat sur un resto et on achète des poulets grillés à l’emporter. Le serveur nous rajoute encore des crudités, pour un total de 3 RO. En fait, tous les restos pratiquent la vente à l’emporter. La destination du jour est le plateau de Sayq. Nous descendons donc jusqu’à Birkat al Mawz où la bifurcation pour la montée se prend. Après quelques km, il y a un check-point policier où il faut montrer son permis de conduire. Toute la vallée est utilisée par l’armée, cela doit être la raison de ce contrôle. Le policier note le nombre de personnes qui montent, le type de véhicule en s’assurant que nous avons un 4x4. Les autres types de voiture n’ont pas d’accès. Bizarre, car la route est goudronnée et pas si pentue que cela, en tous les cas bien moins que ce que nous avons déjà vu. Les paysages sont à nouveau splendides. Tout d’un coup, on aperçoit une petite ville, au milieu de nulle part, dans la montagne. Nous nous rendons au Diana Viewpoint à Sayh Qutnah où nous avons l’intention de camper. Il y a là quelques endroits parfaits pour planter sa tente. Le site est sur le bord d’une falaise rocheuse qui offre une vue spectaculaire et exceptionnelle sur les environs. Il est encore tôt dans l’après-midi et nous partons faire une balade à pied sur le chemin mentionné W18A. Il s’agit d’un sentier qui relie des villages entre eux, à flancs de coteaux et longeant ou traversant les cultures en terrasse. Des systèmes d’irrigation (falaj) assurent l’arrivée d’eau. Nous croisons un paysan qui plante à la main des gousses d’ail. Quel travail de titan d’avoir construit toutes ces terrasses avec des pierres, le long d’une pente importante. Nous traversons 2 villages, mais Dominique a mal au genou, les montées et descentes d’escaliers la font souffrir et nous rejoignons la route principale qui surplombe le sentier pour retourner à notre point de départ. Nous aurons tout de même vu quelques touristes qui ont un peu triché en suivant un falaj, et donc en évitant de descendre dans les cultures pour remonter plus loin. La balade aura duré 2 bonnes heures. Nous partons ensuite monter notre camp, à l’extrême gauche du site, tout en mettant de l’eau à bouillir pour le traditionnel thé. Nous sommes pile à l’heure pour assister au coucher de soleil sur les montagnes. Les couleurs du ciel sont splendides et nous prenons de nombreuses photos. Exceptionnels paysages … De nombreux buissons secs nous fourniront du bois pour le feu du soir qui nous réchauffera. Il faut dire que nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude et que l’air est frais. Nous avions pris une polaire, ce sera le seul soir où nous la sortirons. Ce soir, nous dormirons dans nos sacs ! Avant d’aller se coucher, nous rangerons comme d’habitude le camp, en rentrant poubelle et nourriture dans la voiture afin d’éviter que des animaux viennent se servir pendant notre sommeil.
Lundi 3 novembre
La nuit a été fraîche. Le lever du soleil vers 06h15 est également très beau, offrant une luminosité et des couleurs splendides. Thé, petit-déjeuner, puis rangement du camp. Dès que le soleil monte dans le ciel, la température prend l’ascenseur et redevient agréable. Aujourd’hui, direction la mer ! On redescend en plaine, pas de contrôle policier à la sortie. Une belle autoroute gratuite nous ramène vers Muscat et l’aéroport. Nous retraversons toute la ville avec des autoroutes. Les directions sont bien indiquées, par quartier. Muscat est une ville très étendue, divisée en quartiers. Il faut dire que la partie ouest de la ville est construite au milieu de collines et chaque espace permettant de construire est utilisé. C’est le cas à Ruwi, Muttrah et Muscat. Selon les indications du Oman Off-Road, nous trouvons presque du premier coup la route pour nous rendre à Yiti, plage distante d’une 15 de km où nous avons l’intention de nous poser pour la nuit. Il y a là un petit village de pêcheurs et une longue plage déserte, mis à part quelques locaux. L’eau est chaude et limpide. Malheureusement, ce site ne va pas rester intact. Un grand chantier est en cours et le bal des camions est impressionnant. Une marina est en train de se construire et la suite sera des hôtels de luxe, un golf, des spa, bref tout pour le tourisme aisé. Le village de pêcheurs va sans doute disparaître … A la fin de la route goudronnée, il ne faut pas hésiter à partir dans le sable en suivant les traces existantes. On peut aller jusqu’au bout de la plage. On peut facilement planter sa tente ici. L’endroit est trouvé, mais nous réalisons que nous n’avons pas de quoi manger ce soir. Alors retour sur Muscat, au magasin Carrefour City Center le long de l’autoroute avant d’arriver sur Ruwi. Une fois le plein de victuailles fait, on reprend le chemin de Yiti. Baignade, soleil, on passe le reste de l’après-midi à la plage. Le coucher de soleil ne se fera pas dans la mer, mais les couleurs du ciel sont toujours magnifiques. Des pêcheurs ramènent des petits poissons qu’ils font immédiatement cuire après les avoir épicés d’une poudre qui décoiffe ! Vu qu’on leur avait fourni des allumettes, ils nous offrent quelques-unes de leurs prises. C’est bon, mais les lèvres brûlent un peu ! Il faut dire que ces pêcheurs, comme beaucoup de gens vivant de métiers peu rémunérés, sont de souche indienne. D’autres gens du coin improvisent des parties de foot sur le sable dur vu la marée descendante. Le foot est une institution dans ce pays, il y a partout des terrains, des fois même en gravier grossier. Il ne doit faire bon d’être gardien de but … Finalement, nous sortons notre grill pour les saucisses achetées chez Carrefour. A un moment donné, en allant chercher quelque chose à la voiture, ma lampe de poche éclaire deux yeux dans la nuit. Un fennec ! L’animal nous observe à une trentaine de mètres, sans aucun doute attiré par la nourriture. Nous le verrons souvent grâce à nos lampes qui font briller ses yeux. Il sera même rejoint par un complice. La tente est montée dans le sable face à la plage, un peu au vent ce qui la fera bien bouger. Fabrice a assurée en se mettant un peu en retrait, plus à l’abri. Il fait chaud, on pourra dormir hors du sac.
Mardi 4 novembre
Le vent s’est levé pendant la nuit et la tente a été sacrément secouée. Au réveil, surprise : les chaussures que nous avions laissées devant notre petit 4 * ont disparu ! On voit clairement des traces de chat (ou de fennec…) venir jusque devant la tente, en faire le tour. Une petite recherche dans les environs nous permettra de retrouver nos godillons éparpillés dans les environs. Un des nu-pieds de Dominique a par contre été suffisamment rongé pour qu’elle puisse en racheter d’autres … Après ces péripéties, on profite encore un peu de l’ombre pour prendre le thé du matin et plier le camp. Dès que le soleil pointe, la température grimpe immédiatement. Nous retournons au Carrefour de Muscat faire le plein de courses. Sur place, il y a un ou deux vrai coffee shop et on ne résiste pas à l’appel d’un véritable Espresso. Mais avec le prix de 4 Espresso, on prend un repas dans une de nos échoppes indo-pakistanaises… Le but du jour sera le Wadi Dayqah et le Wadi As Sawayh. Nous prenons donc la direction de Qurayat, juste après le Carrefour en revenant vers Ruwi. Avec les indications toujours aussi précises du Oman Off-Road, nous trouvons facilement notre chemin. Première déception : il n’est désormais plus possible de remonter le Wadi Dayqah, un barrage est en cours de construction (et bientôt terminé apparemment) et bloque l’accès à la vallée. Nous nous rabattons donc sur le As Suwayh. Quelques dizaines de mètres avant le village, il y a une grande piscine naturelle, entourée de rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau (env. 10-12 mètres de haut). Mais avant d’y piquer une tête, nous décidons de remonter le Wadi à pied pour une belle balade. En regardant le village, il y a deux falaj qui amènent de l’eau, un sur la droite, l’autre sur la gauche des versants. Celui de droite (en regardant le fond de la vallée) est bien plus pratique, car il va plus loin. Ainsi, on marche à plat sans devoir escalader les rochers. Nous ne l’aurons remarqué qu’au retour … puisqu’on remonte le Wadi par la gauche ! Bref, deuxième déception, il n’y a que peu d’eau et donc pas de piscine pour se baigner. Après 2 bonnes heures de promenade dans un cadre grandiose, entouré de montagnes sauvages, on revient donc à l’entrée du village. Et là, baignade dans une eau chaude et douce. Des gens du village viennent nous voir, petites discussions. L’un d’entre eux nous amène dans sa maison pour un café omanais (parfumé à la cardamome) et des dattes. Son père, aveugle et apparemment bien usé par la vie, est là. Il nous explique qu’il devrait l’emmener chez le docteur, mais que cela coûte cher, etc.. Apparemment, il sollicite de l’argent mais sans le dire vraiment. Un peu plus tard, de retour vers notre voiture, nous ferons un don discret. L’endroit sera parfait pour camper cette nuit, donc nous montons les tentes, juste avant la tombée de la nuit. Nous avons acheté une nouvelle lampe à gaz ce matin, elle nous éclaire pour nos parties de carte dans cet endroit de bout du monde.
Mercredi 5 novembre
Y a-t-il encore besoin de le dire, nous nous levons avec le soleil vers 06h15. Avant de prendre le thé du matin, une petite douche naturelle dans la rivière. Il y a un petit bassin avec de l’eau jusqu’à mi-cuisses qui fait bien l’affaire. Trempette, un peu de savon, re-trempette et voilà ! Petit-déjeuner, paquetage et nous voilà prêts pour le départ, en direction du sud. Nous rejoignons la côte vers Dibbha où la route redevient goudronnée. Pour une fois, nous manquons un site : le Sinkhole (un trou dans le sol avec de l’infiltration d’eau de mer dans lequel on peut se baigner). Nous nous en rendons compte trop loin pour faire demi-tour et nous continuons donc notre route. Un petit stop à White Beach, une large plage au sable blanc. Aucune ombre, quelques déchets sur la plage, l’endroit est beau, mais pourrait être mieux conservé. Il y a bien des poubelles, mais les détritus sont surtout à côté … Apparemment, le Sultan Qaboos développe son pays à la vitesse grand V, amenant des routes, de l’électricité, des écoles, dans les coins les plus reculés. Mais il a encore du boulot avec la propreté et l’environnement. La route du bord de mer est en réfection et nous n’avançons pas vite. Une nouvelle autoroute s’est construite un peu plus haut, nous prenons une piste qui nous y conduit et là on pourra rouler sur du velours … avant de se rendre compte que nous avançons à 100 km/h sur une portion en construction et fermée à la circulation ! Arrivée finalement à Sur, ville côtière. Nous baladons sur la Corniche, d’où on peut admirer le splendide phare. Les bleus du ciel et de l’eau sont magnifiques. Dommage, là-aussi les détritus sont nombreux au bas du muret qui délimite la plage. Nous prenons notre repas, un excellent Fish mix grill, au Sur Beach Restaurant, puis départ vers Jas-al-Jinz où nous espérons planter nos tentes sur les plages où les tortues viennent pondre. A la réserve où les tortues sont visibles la nuit, il n’est désormais plus possible de camper. Une sorte de complexe a été construit, avec chambres, restaurant, etc… au prix de 120 RO la nuit !!!!! Oman va concurrencer Dubaï avec ces prix-là. Nous repartons donc chercher un autre endroit et nous constatons qu’il est difficile de camper dans cette région. En plus, il faudrait laisser le campement pour aller voir les tortues. Bref, ce soir ce sera hôtel. Nous trouvons le Turtle Beach Resort (suivre les indications au rond-point à l’entrée de Jas-al-Hadd). Très bien, avec une belle plage de sable et une eau limpide. Nous logeons dans de petites huttes, les toilettes et douches, propres, sont communes. Le prix : 42 RO pour une chambre double, le repas du soir et celui du matin (formule buffet). La réserve aux tortues n’est qu’à 15 minutes en voiture. Pas d’hésitation, on reste. Après-midi de plage, de parties de carte, avant le repas du soir. Vers 21h00, nous sommes à la réserve où nous payons notre droit d’entrée de 3 RO par personne. Il y a bien une centaines de personnes, mais répartie en plusieurs groupes d’environ quinze. Chaque groupe a 2 guides qui délivrent des informations très intéressantes sur les tortues. Nous aurions bien voulu les voir de manière plus individuelle, mais ce n’est plus possible. Départ donc pour la plage, avec des lampes de poche à lumière douce et rouge. Les photos sont interdites, surtout les flash. La plage est parsemée de cratères, apparemment l’endroit est vraiment fréquenté. Très rapidement, nous trouverons 3 tortues. Leur taille est impressionnante. La première est en train de recouvrir le trou dans lequel elle vient de pondre, avec ses pattes. En se tenant juste derrière (il ne faut pas aller devant elle pour ne pas la stresser), on se prend des giclées de sable. Quelle vigueur dans le geste ! La deuxième que nous verrons a fini son labeur et retourne tranquillement à la mer. Et là, la chance passe par ce coin et nous découvrons une tortue en train de pondre. Elle a creusé son trou et elle dépose au fond une bonne centaine d’œufs, souples et blancs. Spectacle de la vie et de la conservation de l’espèce. Cette tortue a dû faire des milliers de km pour trouver cette plage, et nous sommes là à contempler ce moment simple, pas spectaculaire, mais tellement émouvant. Nous sommes de retour à notre resort vers les 23h00. La nuit est étoilée comme d’habitude et il y a un petit vent du bord de mer qui nous fera passer une bonne nuit.
Jeudi 6 novembre
Le lever du soleil est juste splendide avec des couleurs pastel. Pas de stress ce matin, pas de camp à ranger. Nous prenons le buffet du petit-déjeuner, avant de piquer une tête dans la mer chaude et limpide. Une douche et un peu de toilette plus tard, nous voilà prêts pour la suite du périple. Direction le Wadi Bani Khalid et les dunes de sable du Wahiba Sands. Nous retournons direction Sur, puis Al Kamil par d’excellentes routes goudronnées. La montée jusqu’au bout du Wadi est facile, pas de piste. En arrivant sur les lieux, nous voyons tout de suite que l’endroit est moins sauvage que d’habitude, il y a beaucoup de véhicules sur le parking. Il y a du monde, mais quasi aucun touriste. Nous ne voyons aucune femme. Les hommes pique-niquent, se baignent, discutent. Les grills fument et la viande dégage une odeur alléchante. L’endroit est splendide, avec une énorme piscine naturelle, un petit pont en fer qui enjambe l’eau, quelques constructions pour faire de l’ombre. On peut sauter dans l’eau depuis plusieurs rochers, l’eau est chaude et propre. Nos femmes restent habillées pour se baigner (t-shirts et bermudas), mais elles sont néanmoins dévisagées, pas par agressivité. Les femmes omanaises arrivent enfin, en groupe, accompagnées des enfants. Mais aucune d’entre elles n’ira dans l’eau. Nous profitons du site. Baignade en eau de mer le matin, en eau douce l’après-midi, belle journée … Pas de possibilité de camper ici, il nous faut bouger. Nous redescendons du site et nous arrêtons dans un resto … indien dans le premier village. Ce sera excellent comme d’habitude. La piste qui part dans le Wahiba Sands n’est qu’à quelques km, ce sera parfait pour y arriver avant la nuit. Dès notre entrée sur la piste, nous sommes abordés par un bédouin qui nous dit avoir un campement peu après et qu’il peut nous conduire dans les dunes. Nous hésitons car nous nous voulons rester indépendants. Nous le suivons tout de même pour voir, et à peine sortis de la piste, nous comprendrons rapidement que partir seul et inexpérimenté dans les sables peut vite devenir compliqué. En effet, la conduite dans les sables souples est difficile et le risque de rester bloquer très important. Bref, nous négocions avec ce bédouin, pour qu’il nous conduise dans les dunes, quelque part où nous serons seuls pour installer notre campement. Il prend le volant de notre Land-Cruiser après avoir bien dégonflé les pneus pour augmenter la portance. Il prend de la vitesse et grimpe une dune d’une déclivité incroyable. Le tout en riant comme un fou. Très impressionnant. Il parcourt ensuite les dunes, jouant avec le terrain, les montées, les descentes, avant de trouver un endroit assez plat, où il y a même du bois sec. Ce sera notre camp pour la nuit. Nous sommes isolés au milieu des sables, la piste principale est plusieurs centaines de mètres au-dessous de nous. Notre bédouin part à pied avec l’heure du rendez-vous pour demain matin afin qu’il nous ressorte de là. Sans lui, nous serions restés en bas, près de la circulation, sans vue, ni le sentiment d’espace que nous avons là. Après la montée des tentes, nous assistons au coucher de soleil, donnant au sable des couleurs orangées et ocre, des ombres, des variations de couleur magnifiques. Malheureusement, un vent fort se lève. Les sardines ne tiennent pas dans le sable et nous devons consolider nos tentes. Nous nous mettons à l’abri derrière un monticule de sable pour manger. Nous ramassons le bois sec et avons de quoi faire un bon feu. Le vent ne durera que 2 heures avant de se calmer et disparaître. Nous restons au clair de lune et à la lumière de notre lampe à gaz. Ce sera notre dernière nuit en camping, au milieu des sables du fond de la péninsule arabique.
Vendredi 7 novembre
Nuit très calme, sans mosquée pour nous réveiller. Nous nous levons pour assister au lever du soleil sur les dunes. Comme d’habitude, Michèle sera toujours la première à être debout et à pouvoir voir le spectacle, alors que comme d’habitude, je serai le dernier et je manque toujours la sortie de l’astre. Les couleurs sont plus douces que celles du soir, mais restent grandioses. Comme prévu, notre bédouin, accompagné d’un enfant, arrive à pied pour nous reconduire sur la piste principale. Une fois le camp plié, nous lui confions le volant et il repart dans les dunes, prenant des chemins que nous n’aurions pas osé emprunter. Il maîtrise facilement les difficultés du terrain et passe là où nous n’aurions pas pensé que cela soit possible. Nous nous arrêtons à leur campement où un café omanais nous attend, avec une purée de dattes. Une femme, portant un masque sur le visage est là et nous présente des créations faites de sa main à l’aide d’un métier à tisser. Nous achèterons quelques « babioles », telles que des bracelets, des garde-pages pour des livres, bref un peu d’artisanat local. Nous reprenons la direction de Muscat, qui se trouve à quelque 200 km. En chemin, nous nous arrêtons à Ibra, où nous ne voyons aucun touriste. Il y a un petit souk local, très typique. Nous voyons des artisans travailler le bois, avec des outils basiques, et réaliser des gravures splendides notamment sur des portes, la grande spécialité de tout le pays. Nous arrivons finalement sur Muscat du côté de l’aéroport. Nous commençons à connaître un peu les voies d’accès aux différents quartiers et nous nous retrouvons assez facilement sur la Corniche de Muttrah. Nous avions réservé par téléphone la nuit au Corniche Hôtel (30 RO), juste en face du marché aux poissons. L’établissement aurait bien besoin d’une rénovation, mais bon, pour une nuit cela ira. Après une bonne douche, nous prenons notre traditionnel repas pakistanais sur une terrasse en face du souk aux poissons. Comme d’habitude, ce sera excellent, bon marché. Personne n’aura connu de problèmes gastriques durant ce voyage. Puis, nous faisons toute la Corniche à pied, une splendide balade qui dure quelques km aller-retour. En revenant sur l’hôtel, les souks se sont animés (ils sont ouverts le matin, puis reprennent vers 16h30), et nous les visitons. Il y a surtout de l’artisanat et des habits. On y voit quelques touristes. C’est intéressant, mais cela n’a rien d’exceptionnel, rien à voir avec les souks d’autres pays. Nous avions vu dans le « Petit Futé » l’adresse d’un resto qui sert des spécialités omanaises dans le quartier de Ruwi. Plutôt que de risquer de se perdre avec notre véhicule dans le flot de la circulation, nous optons pour le taxi. Il y a devant le marché aux poissons des minibus qui font office de taxi collectif en direction du quartier de Ruwi. Démarrage quand c’est plein pour 100 Baisal par personne. C’est local, ça fonctionne, départ. Le taxi nous pose vers la gare routière qui est à environ 300 mètres du resto. Facile ! nous allons donc au Bin Ateeq Restaurant où nous mangerons dans un « salon » privé (en fait une pièce avec tapis au sol), par terre, avec des coussins pour nous caler. Il y a différents menus et nous optons pour celui à 7 RO par personne qui est composé de bien 10 plats différents. C’est bon, mais pas vraiment éloigné de ce que nous avons déjà mangé jusqu’à présent. Nous sommes donc un peu déçus, surtout vu le prix par rapport aux autres établissements. Pour rentrer sur la Corniche, on reprend un taxi collectif. Cela ne doit pas être si souvent que des touristes les empruntent, vu les regards amusés des clients et des chauffeurs. La nuit sera bonne dans un vrai lit.
Samedi 8 novembre
Après le petit-déj’, nous partons visiter le plus beau monument du pays, la mosquée Sultan Qaboos. Elle se visite du samedi au mercredi et de 08h00 à 11h00, attention donc à cet horaire. Le site est exceptionnel, à ne manquer sous aucun prétexte. L’extérieur est déjà magnifique, tout en perspective, avec une architecture islamique moderne. La salle des prières est juste incroyable, avec des lustres, des céramiques, des couleurs dans les tons verts. Il est écrit que cette salle peut accueillir jusqu’à 20'000 fidèles. Nous profitons de ces lieux solennels, avant de retourner aux marchés aux poissons de Muttrah. Autre ambiance ! Mais néanmoins à voir aussi. Il y a là de belles pièces, des thons, des espadons, de petits requins et bien d’autres encore. Des « artisans » préparent les poissons dans un coin du marché pour pouvoir les présenter ensuite sur les étals. Ils leur coupent la tête, les queues, lèvent les filets, très intéressant et parfois spectaculaire. Surtout qu’ils font cela à mains nues et avec des couteaux visiblement bien effilés. Direction ensuite le quartier de Muscat, sur la continuité de la Corniche. L’endroit est certes beau, mais il n’y a rien de vraiment spécial à notre goût. Nous partons finalement sur Seeb où nous avons réservé notre dernière nuit omanaise au Al-Bahjah Hotel. C’est le milieu de l’après-midi, la ville est morte, il n’y a personne dans les rues. Nous peinons même à trouver un restaurant d’ouvert. Finalement, nous mangerons dans un … resto pakistanais. C’est toujours aussi excellent et dépaysant car tous les clients sont des gens du crû. Nous nous régalons de curry pour un prix vraiment modique (5, 2 RO pour 4). Il nous faut maintenant penser à ramener notre 4x4 à l’aéroport. Les femmes resteront à l’hôtel pendant que Fab et moi allons faire le plein et laver la voiture. Les car-wash sont très nombreux, il y en a dans presque toutes les stations services. Un employé lave d’abord le véhicule avec un karscher, puis un autre vient le sécher avec une serviette, un troisième s’occupe de l’intérieur (chiffon et aspirateur). Ils lustrent même le bord extérieur des pneus avec un produit pour les rendre brillants. Apparemment, les Omanais sont pointilleux avec la propreté des voitures ! Tous les employés sont des Indiens, une fois de plus, le métier de laveur de voitures ne devant figurer dans les hautes couches sociales du pays. La restitution du véhicule se fera sans souci à l’aéroport et nous revenons à Seeb avec un taxi. La nuit est tombée, les trottoirs se sont remplis, il y a maintenant du monde à l’extérieur. Fab et moi allons chez le barbier nous faire raser une dernière fois avant notre rentrée en Suisse. Nous nous baladons ensuite dans les rues où les magasins de bijoux (en or) et de vêtements pour femme sont très nombreux. On y voit des robes très décolletées, des couleurs vives et aussi de la lingerie fine. Sous leur robe noire pour sortir dans la rue, les Omanaises doivent finalement être assez coquettes. Nous jouons une partie de cartes sur une terrasse et, mauvaise surprise, 2 personnes viennent nous réclamer de l’argent. C’est la 1ère fois que nous sommes confrontés à la mendicité dans ce pays. Dernier repas. Nous aurons vraiment testé la cuisine indo-pakistanaise. A la fin, nous avons abandonné le riz pour le pain, cuit au feu de bois et toujours présenté sous forme de galette. Nous nous sommes aussi habitués à manger avec les doigts (de la main droite). Retour à l’hôtel, dernière partie de cartes, paquetage des sacs, avant une courte nuit.
Dimanche 9 novembre
Lever très tôt, tiens avant le soleil pour une fois, vers 04h00. Le taxi que nous avions commandé la veille à la réception de l’hôtel est à l’heure. Incroyable hasard, alors que les taxis sont si nombreux, c’est le même chauffeur que celui de notre arrivée qui nous reconduit à l’aéroport. Tout comme à Doha pour le voyage aller, nous avons un problème avec nos e-ticket. Qatarairways ? le système informatique ? Nous ne le saurons jamais. Du coup, nous sommes les derniers à embarquer dans l’A319 qui nous ramène à Doha. L’avion est plein. A peine une heure plus tard, nous avons un court transit à Doha, juste le temps de passer au Tax Free Shop, pour foncer à l’embarquement. Cette fois, de nombreux sièges sont vides dans l’A330. A nouveau des écrans personnels, un grand choix de films, le vol sera tranquille. Nous posons à l’heure prévue à Genève, nos bagages sont là. Un retour sans histoire.
Mercredi 29 octobre
Lever tôt, vers les 05h00. Petit-déj’ rapide et à 05h45, Fabrice est là pour nous emmener à l’aéroport. Nous enregistrons nos sacs sans souci et nous embarquons dans un 737 de la Lufthansa qui va nous conduire à Francfort, où notre connexion pour Doha et finalement Muscat décolle. 2h30 de transit plus tard dans cet aéroport gigantesque aux contrôles poussés, nous nous présentons à la porte pour le vol suivant. Premier couac au moment de monter dans l’avion pour Doha sur un vol Qatarairways, le système informatique ne reconnaît pas nos billets électroniques. 2o minutes d’énervement pour le personnel au guichet, un peu de stress pour nous quand même, et nous sommes les derniers à monter dans l‘A330. Avion neuf, écran perso avec grand choix de films sur chaque siège, personnel aimable, le vol de 5h45 sera sans histoire. A Doha, l’escale est courte, à peine une heure. Juste le temps de constater que l’aéroport est moderne, bien mieux que celui d’Amman où nous avions transité pour aller en Thaïlande cet été. Une autre A330 nous amène à Muscat en 1h10, il est à moitié vide. Nous posons à l’heure, vers 23h00, et la température est bien agréable (env. 28 °). Vu que nous avions obtenu notre visa au consulat omanais à Genève, nous n’avons pas besoin de faire la longue queue des passagers qui débarquent sans ce tampon dans leur passeport. Nous passons donc rapidement les contrôles douaniers et récupérons nos sacs. A la sortie, taxi. Nous récupérerons notre véhicule de location demain. Il y a un comptoir où vous annoncez votre destination, vous payez et recevez un reçu et le préposé appelle un chauffeur. Les prix sont fixes. Pas de compteur, pas de négociation, pas d’arnaque. Pour 10 RO (tarif de nuit, le jour c’est 7 RO), on nous conduit au Al-Bahjah Hotel, à 20 minutes environ de l’aéroport dans la petite ville de Seeb. C’est un des hôtels les plus proches de l’aéroport à un prix qui nous convenait (30 RO la nuit avec le petit-déj’). Nous étions attendus, vu que j’avais réservé 2 chambres depuis la Suisse afin d’être sûr de pouvoir être logés la première nuit. Un camion qui livre du fuel en pleine nuit juste sous notre fenêtre, de même que l’appel à la première prière vers 04h30 fera que la nuit sera un peu perturbée…
Jeudi 30 octobre
Lever vers les 07h00 et après le petit-dèj’, nous reprenons un taxi direction l’aéroport pour prendre possession de notre voiture de location réservée via le site internet de Qatarairways. Nous effectuons les formalités d’usage et nous touchons une Toyota Landcruiser avec quelque 220'000 km au compteur. Elle sera parfaite tout au long du voyage. Les premiers instants de conduite seront en direction du centre commercial Carrefour, à quelques km de l’aéroport sur l’autoroute qui longe la côte en direction du Nord. On y fait les courses, on achète le matériel de camping dont nous avons besoin (réchaud, jerrycan, grill, charbon, bonbonnes de gaz, etc..). Enfin, le voyage peut commencer ! Direction Nakhal par d’excellentes routes. Nos inquiétudes s’évaporent, il est facile de conduire à Oman. Bon, nous n’avons pas encore testé les pistes … Une fois dans cette ville, nous visitons le splendide fort et nous poussons encore aux sources chaudes de Towarah. Le site n’est pas extraordinaire, mais reste tout de même à voir pour les gens du coin qui le fréquentent. Ils viennent y pique-niquer et s’y baigner dans un petit bassin spécialement aménagé à la sortie de la source. L’eau est chaude et claire, mais il faudrait remonter le cours de ce Wadi pour se retrouver un peu seul. Départ ensuite direction Ar Rustaq pour notre premier Wadi. En chemin, nous prenons notre premier repas dans un restaurant indo-pakistanais à Al Awabi, en face de la station service. Au menu, salade de crudités (ce sera toujours le cas par la suite), poulet frit et riz pour 3, 60 RO pour les 4 ! Comme nous le constaterons par la suite, la quasi-totalité des restaurants dans le Sultanat sont tenus soit par des Indiens, soit par des Pakistanais. Cela tombe bien, nous aimons cette cuisine, faite d’épices ! Continuation pour le Wadi As Sahta. On sort des routes goudronnées pour goûter à nos premières pistes. L’entrée du Wadi est magnifique et le 4x4 n’est pas encore vraiment indispensable. C’est juste plus pratique et plus prudent vu que la piste est faite de gros gravier qui gicle si on roule un peu vite. La nuit tombant rapidement, vers 17h30, il nous faut trouver un coin pour notre première nuit en camping. C’est là que notre guide « Oman Off-Road » va être très utile. Grâce aux indications qui y figurent, on découvre un endroit bien plat, avec le sol souple pour planter nos sardines, sur la route qui monte vers Al Hob, en contrebas sur la gauche, bien après l’école et le terrain de foot. On monte donc le camp, on ramasse du bois pour faire un feu. Ce soir, ce sera grillades d’agneau et tomates, avec du pain omanais (qui ressemble au pain libanais). L’endroit est évidemment calme, vu son isolement, avec ciel étoilé magnifique. Vers 21h00, tout le monde se couche, la journée a été longue. Il fait assez chaud pour dormir hors du sac et pour ne mettre que la première « couche » de notre tente.
Vendredi 31 octobre
Le réveil se fera avec l’arrivée du jour et le lever du soleil, vers les 06h00. Les couleurs de l’imposante paroi rocheuse qui nous fait face sont splendides, d’abord dans les tons roses puis orangés. On met le thé à chauffer, puis on prend le premier repas de la journée fait de pain et de miel, avant de replier le camp. Départ direction Yasab, par une route incroyable. Si la piste est assez conventionnelle au départ, elle prend assez vite une déclinaison impressionnante. Là, pas le choix, la montée se fera en première et avec le 4x4 enclenché. La route n’est pas large, on ne croiserait pas un autre véhicule. Près de la fin de la montée, la piste longe une falaise verticale de plusieurs centaines de mètres (côté montagne, pas côté vallée pour ceux qui auraient un peu peur de conduire dans ces conditions). Il n’y a pas de barrière protectrice côté vallée, juste un petit rebord de terre. Après un col depuis lequel le point de vue est saisissant, la route redescend vers le village de Yasab, tout au bout d’un canyon. Quelques maisons, les habitants dans des cultures, c’est la vie d’un autre temps. On part faire un tour à pied et quelques ados nous rejoignent vêtus de maillots de foot de Barcelone ! Le foot est une deuxième religion dans ce pays, surtout les clubs espagnols, Real Madrid et Barcelone, ou anglais avec Chelsea. Vive la télévision par satellite ! En redescendant, la déclinaison est encore plus impressionnante et il convient d’être prudent au volant. Je ne me rappelle pas avoir déjà parcouru une telle route, et pourtant nous habitons près des Alpes ! Nous prenons la direction d’un autre Wadi, le Bani Awf. La piste principale est bien indiquée, mais quelques embranchements sans indication nous font douter. Finalement, nous ne perdons pas notre chemin. Le Oman Off-Road est très précis avec le kilométrage. Il faut donc souvent remettre le compteur journalier à zéro pour pouvoir se repérer. Avec cette technique, nous n’avons jamais perdu notre chemin. En arrivant sur l‘embranchement avec le Ban Awf, nous constatons que l’essence est au quart. Pas question de partir dans les Wadis sans le plein. Il y a une station à Al Awabi, à 15 km. Nous faisons ce détour pour assurer. L’essence est vraiment bon marché, à 0.120 RO le litre. Heureusement, car le 4x4 consomme tout de même pas mal. Hasard, nous mangeons au même resto que la veille, vu que nous avions été satisfaits. Puis retour dans le Wadi. On remonte la gorge et en fonction des « Highlights » fournis par notre guide (papier, pas humain), nous nous arrêtons devant l’entrée du Little Snake Canyon. Nous partons à pied dans la gorge et nous devons escalader des roches pour descendre le long du ruisseau. Il y a là quelques mares, mais sans suffisamment d’eau pour se baigner. Dans l’une d’elles, Fabrice voit 2 serpents nager, il arrive même à les prendre en photos ! Après 45 min. de marche, la gorge se resserre et là, il y a un peu plus d’eau, jusqu’à la taille. La gorge se prolonge encore, mais on ne voit pas si il y a de l’eau ou non. Fabrice et moi partons explorer cette partie du canyon. Nous aurons bien fait, car peu après, il y a une énorme gouille, toute en longueur, avec du fond. Nous nageons entre les parois de la gorge dans une eau fraîche et propre. Magique ! Au retour vers la voiture, Dominique se retrouve tout près d’un autre serpent. A son arrivée, il part se cacher sous un caillou que je soulève. Je trouve là visiblement une vipère, vu sa tête triangulaire. Apparemment, le nom de ce canyon n’a pas été choisi au hasard ! Nous reprenons la piste qui devient étroite et pentue, vers le Snake Canyon (un autre, pas le LITTLE Snake). Nous ignorons la bifurcation pour le village de Balat Sayt et nous continuons encore un petit bout. Sur notre droite, nous trouvons l’entrée d’une étroite gorge qui mène justement à ce village, à pied. Il y a là quelques terrasses au milieu des palmiers. Ce sera parfait pour la nuit. Nous commençons à monter le camp, lorsque 4 ados nous rejoignent. Ils nous aident à monter les tentes et finalement mis en confiance par ce geste, nous ne voyons pas qu’ils nous volent 2 lampes de poche… Il y a assez de bois ici et nous préparons un bon feu. Au menu ce soir, poivrons grillés, pâtes et melon pour le dessert. Le thé sera de rigueur, comme toujours. Bizarrement on ne trouve que du thé en sachet (principalement du Lipton) et non pas du thé comme en Turquie. Quant à l’alcool, Oman étant un pays musulman pratiquant, il est interdit dans tout le pays. Seuls quelques hôtels accueillant des visiteurs étrangers ont le droit d’en vendre ou d’en servir. Le ciel s’est couvert, nous avons presque eu peur de la pluie. Peur sans fondement, le ciel s’est rapidement dégagé pour laisser la place à un magnifique ciel étoilé.
Samedi 1er novembre
Réveil habituel avec le jour et le soleil au lever. Rangement du camp, préparation du thé, brin de toilettes avec des serviettes humides. Nous voilà prêts, on charge la voiture. Avant de reprendre la route, visite du village de Balad Sayt. Nous empruntons l’étroite gorge par un petit chemin sur la droite. Il y a des marches qui ne se voient pas bien au début et qui mènent jusqu’au village. Aucune difficulté majeure donc malgré que la gorge reste assez impressionnante, étroite et verticale. Il y a eu de l’eau ici. En 15-20 minutes, nous arrivons au bas du village, à la hauteur des cultures en terrasse. Une tour domine les habitations et nous y parvenons en parcourant les ruelles. Depuis là-haut, la vue s’offre sur 360 ° sur tous les alentours. Nous voyons des villageois qui nous font des signes de la main. Aucun signe de rejet ou d’agressivité, l’hospitalité musulmane … En redescendant vers la palmeraie, nous nous dirigeons vers un groupe de femmes qui font la lessive à la main, avant le rinçage dans le falaj (canal d’irrigation) qui se fait en piétinant le linge. Puis nous traversons les cultures en marchant sur les bordures qui séparent les parcelles pour reprendre la gorge et finalement rejoindre notre voiture. La montée du Wadi bani Awf direction Al Hamra sera rude et il faut de nouveau mettre le 4x4 et rouler en première. La route est loin d’être plate, cela secoue pas mal. Mais aucun danger. On prend vite de l’altitude et la vue sur les montagnes et vallées environnantes devient splendide. Au bout de la montée, un col, une route goudronnée et neuve. L’air est frais. Le versant descendant est plus doux et la conduite sur l’asphalte plus confortable. Nous prenons la direction de Nizwa, par de grandes routes larges. Nous avons appelé la Majan GH et 2 chambres nous sont réservées. Arrivant de Al Amra, nous traversons la ville de Nizwa et après 5 km direction Muscat, nous trouvons l’hôtel sur la gauche. Grandes chambres, propres et surtout une douche ! Au tarif de 25 RO la nuit. Après un lavage à fond, nous allons visiter Nizwa et sa magnifique mosquée au cœur de la ville. Nous trouvons notre traditionnel resto indo-pakistanais pour le repas de midi. Curry de mouton, poulet masala, galettes de pain. Les prix sont inversement doux par rapport à la force des épices ! On peut manger avec les doigts, chaque resto et pourvu d’un coin spécial pour se laver les mains après le repas. Nous visitons ensuite le splendide fort, qui jouxte la mosquée. En attendant que les souks s’animent (ils ouvrent dans tout le pays à 16h30 pour l’après-midi, sinon le matin), je vais chez le barbier, une tradition lorsque je voyage dans les pays musulmans. Je ne réussis pas à convaincre Fab d’en faire autant. Rasage, massage de la tête et de la nuque, craquement des doigts et de la nuque, 30 minutes de plaisir pour 1.5 RO. Retour aux souks, mais peu de stands sont ouverts. Il y a néanmoins un souk aux poissons, dont des thons et des espadons de taille plus que respectable. Nous nous posons ensuite sur la terrasse d’un resto turc entre la ville et la GH pour d’abord quelques parties de cartes et ensuite notre repas du soir (4.8 RO pour les 4). Retour à l’hôtel pour une nuit calme et réparatrice.
Dimanche 2 novembre
On prend le rythme : réveil à 06h15. On fait les sacs avant le premier repas du jour. Puis, on retourne aux souks, guère plus animés que la veille. On achète tout de même des dattes et quelque chose d’inconnu pour nous, du sirop de dattes. C’est excellent avec un yaourt. Vient ensuite l’épisode ravitaillement. Nous n’avons rien à manger pour ce soir et nous devons trouver un supermarché. De plus, nous voulons acheter de quoi nous asseoir, car manger par terre dans la poussière, ce n’est pas vraiment le top. On trouvera facilement 2 tapis de sol et 4 petits tabourets en plastique. Mais par contre, pour trouver de la viande, rien, sauf du congelé. On fera Nizwa de long en large, rien, rien, rien ! Finalement, on se rabat sur un resto et on achète des poulets grillés à l’emporter. Le serveur nous rajoute encore des crudités, pour un total de 3 RO. En fait, tous les restos pratiquent la vente à l’emporter. La destination du jour est le plateau de Sayq. Nous descendons donc jusqu’à Birkat al Mawz où la bifurcation pour la montée se prend. Après quelques km, il y a un check-point policier où il faut montrer son permis de conduire. Toute la vallée est utilisée par l’armée, cela doit être la raison de ce contrôle. Le policier note le nombre de personnes qui montent, le type de véhicule en s’assurant que nous avons un 4x4. Les autres types de voiture n’ont pas d’accès. Bizarre, car la route est goudronnée et pas si pentue que cela, en tous les cas bien moins que ce que nous avons déjà vu. Les paysages sont à nouveau splendides. Tout d’un coup, on aperçoit une petite ville, au milieu de nulle part, dans la montagne. Nous nous rendons au Diana Viewpoint à Sayh Qutnah où nous avons l’intention de camper. Il y a là quelques endroits parfaits pour planter sa tente. Le site est sur le bord d’une falaise rocheuse qui offre une vue spectaculaire et exceptionnelle sur les environs. Il est encore tôt dans l’après-midi et nous partons faire une balade à pied sur le chemin mentionné W18A. Il s’agit d’un sentier qui relie des villages entre eux, à flancs de coteaux et longeant ou traversant les cultures en terrasse. Des systèmes d’irrigation (falaj) assurent l’arrivée d’eau. Nous croisons un paysan qui plante à la main des gousses d’ail. Quel travail de titan d’avoir construit toutes ces terrasses avec des pierres, le long d’une pente importante. Nous traversons 2 villages, mais Dominique a mal au genou, les montées et descentes d’escaliers la font souffrir et nous rejoignons la route principale qui surplombe le sentier pour retourner à notre point de départ. Nous aurons tout de même vu quelques touristes qui ont un peu triché en suivant un falaj, et donc en évitant de descendre dans les cultures pour remonter plus loin. La balade aura duré 2 bonnes heures. Nous partons ensuite monter notre camp, à l’extrême gauche du site, tout en mettant de l’eau à bouillir pour le traditionnel thé. Nous sommes pile à l’heure pour assister au coucher de soleil sur les montagnes. Les couleurs du ciel sont splendides et nous prenons de nombreuses photos. Exceptionnels paysages … De nombreux buissons secs nous fourniront du bois pour le feu du soir qui nous réchauffera. Il faut dire que nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude et que l’air est frais. Nous avions pris une polaire, ce sera le seul soir où nous la sortirons. Ce soir, nous dormirons dans nos sacs ! Avant d’aller se coucher, nous rangerons comme d’habitude le camp, en rentrant poubelle et nourriture dans la voiture afin d’éviter que des animaux viennent se servir pendant notre sommeil.
Lundi 3 novembre
La nuit a été fraîche. Le lever du soleil vers 06h15 est également très beau, offrant une luminosité et des couleurs splendides. Thé, petit-déjeuner, puis rangement du camp. Dès que le soleil monte dans le ciel, la température prend l’ascenseur et redevient agréable. Aujourd’hui, direction la mer ! On redescend en plaine, pas de contrôle policier à la sortie. Une belle autoroute gratuite nous ramène vers Muscat et l’aéroport. Nous retraversons toute la ville avec des autoroutes. Les directions sont bien indiquées, par quartier. Muscat est une ville très étendue, divisée en quartiers. Il faut dire que la partie ouest de la ville est construite au milieu de collines et chaque espace permettant de construire est utilisé. C’est le cas à Ruwi, Muttrah et Muscat. Selon les indications du Oman Off-Road, nous trouvons presque du premier coup la route pour nous rendre à Yiti, plage distante d’une 15 de km où nous avons l’intention de nous poser pour la nuit. Il y a là un petit village de pêcheurs et une longue plage déserte, mis à part quelques locaux. L’eau est chaude et limpide. Malheureusement, ce site ne va pas rester intact. Un grand chantier est en cours et le bal des camions est impressionnant. Une marina est en train de se construire et la suite sera des hôtels de luxe, un golf, des spa, bref tout pour le tourisme aisé. Le village de pêcheurs va sans doute disparaître … A la fin de la route goudronnée, il ne faut pas hésiter à partir dans le sable en suivant les traces existantes. On peut aller jusqu’au bout de la plage. On peut facilement planter sa tente ici. L’endroit est trouvé, mais nous réalisons que nous n’avons pas de quoi manger ce soir. Alors retour sur Muscat, au magasin Carrefour City Center le long de l’autoroute avant d’arriver sur Ruwi. Une fois le plein de victuailles fait, on reprend le chemin de Yiti. Baignade, soleil, on passe le reste de l’après-midi à la plage. Le coucher de soleil ne se fera pas dans la mer, mais les couleurs du ciel sont toujours magnifiques. Des pêcheurs ramènent des petits poissons qu’ils font immédiatement cuire après les avoir épicés d’une poudre qui décoiffe ! Vu qu’on leur avait fourni des allumettes, ils nous offrent quelques-unes de leurs prises. C’est bon, mais les lèvres brûlent un peu ! Il faut dire que ces pêcheurs, comme beaucoup de gens vivant de métiers peu rémunérés, sont de souche indienne. D’autres gens du coin improvisent des parties de foot sur le sable dur vu la marée descendante. Le foot est une institution dans ce pays, il y a partout des terrains, des fois même en gravier grossier. Il ne doit faire bon d’être gardien de but … Finalement, nous sortons notre grill pour les saucisses achetées chez Carrefour. A un moment donné, en allant chercher quelque chose à la voiture, ma lampe de poche éclaire deux yeux dans la nuit. Un fennec ! L’animal nous observe à une trentaine de mètres, sans aucun doute attiré par la nourriture. Nous le verrons souvent grâce à nos lampes qui font briller ses yeux. Il sera même rejoint par un complice. La tente est montée dans le sable face à la plage, un peu au vent ce qui la fera bien bouger. Fabrice a assurée en se mettant un peu en retrait, plus à l’abri. Il fait chaud, on pourra dormir hors du sac.
Mardi 4 novembre
Le vent s’est levé pendant la nuit et la tente a été sacrément secouée. Au réveil, surprise : les chaussures que nous avions laissées devant notre petit 4 * ont disparu ! On voit clairement des traces de chat (ou de fennec…) venir jusque devant la tente, en faire le tour. Une petite recherche dans les environs nous permettra de retrouver nos godillons éparpillés dans les environs. Un des nu-pieds de Dominique a par contre été suffisamment rongé pour qu’elle puisse en racheter d’autres … Après ces péripéties, on profite encore un peu de l’ombre pour prendre le thé du matin et plier le camp. Dès que le soleil pointe, la température grimpe immédiatement. Nous retournons au Carrefour de Muscat faire le plein de courses. Sur place, il y a un ou deux vrai coffee shop et on ne résiste pas à l’appel d’un véritable Espresso. Mais avec le prix de 4 Espresso, on prend un repas dans une de nos échoppes indo-pakistanaises… Le but du jour sera le Wadi Dayqah et le Wadi As Sawayh. Nous prenons donc la direction de Qurayat, juste après le Carrefour en revenant vers Ruwi. Avec les indications toujours aussi précises du Oman Off-Road, nous trouvons facilement notre chemin. Première déception : il n’est désormais plus possible de remonter le Wadi Dayqah, un barrage est en cours de construction (et bientôt terminé apparemment) et bloque l’accès à la vallée. Nous nous rabattons donc sur le As Suwayh. Quelques dizaines de mètres avant le village, il y a une grande piscine naturelle, entourée de rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau (env. 10-12 mètres de haut). Mais avant d’y piquer une tête, nous décidons de remonter le Wadi à pied pour une belle balade. En regardant le village, il y a deux falaj qui amènent de l’eau, un sur la droite, l’autre sur la gauche des versants. Celui de droite (en regardant le fond de la vallée) est bien plus pratique, car il va plus loin. Ainsi, on marche à plat sans devoir escalader les rochers. Nous ne l’aurons remarqué qu’au retour … puisqu’on remonte le Wadi par la gauche ! Bref, deuxième déception, il n’y a que peu d’eau et donc pas de piscine pour se baigner. Après 2 bonnes heures de promenade dans un cadre grandiose, entouré de montagnes sauvages, on revient donc à l’entrée du village. Et là, baignade dans une eau chaude et douce. Des gens du village viennent nous voir, petites discussions. L’un d’entre eux nous amène dans sa maison pour un café omanais (parfumé à la cardamome) et des dattes. Son père, aveugle et apparemment bien usé par la vie, est là. Il nous explique qu’il devrait l’emmener chez le docteur, mais que cela coûte cher, etc.. Apparemment, il sollicite de l’argent mais sans le dire vraiment. Un peu plus tard, de retour vers notre voiture, nous ferons un don discret. L’endroit sera parfait pour camper cette nuit, donc nous montons les tentes, juste avant la tombée de la nuit. Nous avons acheté une nouvelle lampe à gaz ce matin, elle nous éclaire pour nos parties de carte dans cet endroit de bout du monde.
Mercredi 5 novembre
Y a-t-il encore besoin de le dire, nous nous levons avec le soleil vers 06h15. Avant de prendre le thé du matin, une petite douche naturelle dans la rivière. Il y a un petit bassin avec de l’eau jusqu’à mi-cuisses qui fait bien l’affaire. Trempette, un peu de savon, re-trempette et voilà ! Petit-déjeuner, paquetage et nous voilà prêts pour le départ, en direction du sud. Nous rejoignons la côte vers Dibbha où la route redevient goudronnée. Pour une fois, nous manquons un site : le Sinkhole (un trou dans le sol avec de l’infiltration d’eau de mer dans lequel on peut se baigner). Nous nous en rendons compte trop loin pour faire demi-tour et nous continuons donc notre route. Un petit stop à White Beach, une large plage au sable blanc. Aucune ombre, quelques déchets sur la plage, l’endroit est beau, mais pourrait être mieux conservé. Il y a bien des poubelles, mais les détritus sont surtout à côté … Apparemment, le Sultan Qaboos développe son pays à la vitesse grand V, amenant des routes, de l’électricité, des écoles, dans les coins les plus reculés. Mais il a encore du boulot avec la propreté et l’environnement. La route du bord de mer est en réfection et nous n’avançons pas vite. Une nouvelle autoroute s’est construite un peu plus haut, nous prenons une piste qui nous y conduit et là on pourra rouler sur du velours … avant de se rendre compte que nous avançons à 100 km/h sur une portion en construction et fermée à la circulation ! Arrivée finalement à Sur, ville côtière. Nous baladons sur la Corniche, d’où on peut admirer le splendide phare. Les bleus du ciel et de l’eau sont magnifiques. Dommage, là-aussi les détritus sont nombreux au bas du muret qui délimite la plage. Nous prenons notre repas, un excellent Fish mix grill, au Sur Beach Restaurant, puis départ vers Jas-al-Jinz où nous espérons planter nos tentes sur les plages où les tortues viennent pondre. A la réserve où les tortues sont visibles la nuit, il n’est désormais plus possible de camper. Une sorte de complexe a été construit, avec chambres, restaurant, etc… au prix de 120 RO la nuit !!!!! Oman va concurrencer Dubaï avec ces prix-là. Nous repartons donc chercher un autre endroit et nous constatons qu’il est difficile de camper dans cette région. En plus, il faudrait laisser le campement pour aller voir les tortues. Bref, ce soir ce sera hôtel. Nous trouvons le Turtle Beach Resort (suivre les indications au rond-point à l’entrée de Jas-al-Hadd). Très bien, avec une belle plage de sable et une eau limpide. Nous logeons dans de petites huttes, les toilettes et douches, propres, sont communes. Le prix : 42 RO pour une chambre double, le repas du soir et celui du matin (formule buffet). La réserve aux tortues n’est qu’à 15 minutes en voiture. Pas d’hésitation, on reste. Après-midi de plage, de parties de carte, avant le repas du soir. Vers 21h00, nous sommes à la réserve où nous payons notre droit d’entrée de 3 RO par personne. Il y a bien une centaines de personnes, mais répartie en plusieurs groupes d’environ quinze. Chaque groupe a 2 guides qui délivrent des informations très intéressantes sur les tortues. Nous aurions bien voulu les voir de manière plus individuelle, mais ce n’est plus possible. Départ donc pour la plage, avec des lampes de poche à lumière douce et rouge. Les photos sont interdites, surtout les flash. La plage est parsemée de cratères, apparemment l’endroit est vraiment fréquenté. Très rapidement, nous trouverons 3 tortues. Leur taille est impressionnante. La première est en train de recouvrir le trou dans lequel elle vient de pondre, avec ses pattes. En se tenant juste derrière (il ne faut pas aller devant elle pour ne pas la stresser), on se prend des giclées de sable. Quelle vigueur dans le geste ! La deuxième que nous verrons a fini son labeur et retourne tranquillement à la mer. Et là, la chance passe par ce coin et nous découvrons une tortue en train de pondre. Elle a creusé son trou et elle dépose au fond une bonne centaine d’œufs, souples et blancs. Spectacle de la vie et de la conservation de l’espèce. Cette tortue a dû faire des milliers de km pour trouver cette plage, et nous sommes là à contempler ce moment simple, pas spectaculaire, mais tellement émouvant. Nous sommes de retour à notre resort vers les 23h00. La nuit est étoilée comme d’habitude et il y a un petit vent du bord de mer qui nous fera passer une bonne nuit.
Jeudi 6 novembre
Le lever du soleil est juste splendide avec des couleurs pastel. Pas de stress ce matin, pas de camp à ranger. Nous prenons le buffet du petit-déjeuner, avant de piquer une tête dans la mer chaude et limpide. Une douche et un peu de toilette plus tard, nous voilà prêts pour la suite du périple. Direction le Wadi Bani Khalid et les dunes de sable du Wahiba Sands. Nous retournons direction Sur, puis Al Kamil par d’excellentes routes goudronnées. La montée jusqu’au bout du Wadi est facile, pas de piste. En arrivant sur les lieux, nous voyons tout de suite que l’endroit est moins sauvage que d’habitude, il y a beaucoup de véhicules sur le parking. Il y a du monde, mais quasi aucun touriste. Nous ne voyons aucune femme. Les hommes pique-niquent, se baignent, discutent. Les grills fument et la viande dégage une odeur alléchante. L’endroit est splendide, avec une énorme piscine naturelle, un petit pont en fer qui enjambe l’eau, quelques constructions pour faire de l’ombre. On peut sauter dans l’eau depuis plusieurs rochers, l’eau est chaude et propre. Nos femmes restent habillées pour se baigner (t-shirts et bermudas), mais elles sont néanmoins dévisagées, pas par agressivité. Les femmes omanaises arrivent enfin, en groupe, accompagnées des enfants. Mais aucune d’entre elles n’ira dans l’eau. Nous profitons du site. Baignade en eau de mer le matin, en eau douce l’après-midi, belle journée … Pas de possibilité de camper ici, il nous faut bouger. Nous redescendons du site et nous arrêtons dans un resto … indien dans le premier village. Ce sera excellent comme d’habitude. La piste qui part dans le Wahiba Sands n’est qu’à quelques km, ce sera parfait pour y arriver avant la nuit. Dès notre entrée sur la piste, nous sommes abordés par un bédouin qui nous dit avoir un campement peu après et qu’il peut nous conduire dans les dunes. Nous hésitons car nous nous voulons rester indépendants. Nous le suivons tout de même pour voir, et à peine sortis de la piste, nous comprendrons rapidement que partir seul et inexpérimenté dans les sables peut vite devenir compliqué. En effet, la conduite dans les sables souples est difficile et le risque de rester bloquer très important. Bref, nous négocions avec ce bédouin, pour qu’il nous conduise dans les dunes, quelque part où nous serons seuls pour installer notre campement. Il prend le volant de notre Land-Cruiser après avoir bien dégonflé les pneus pour augmenter la portance. Il prend de la vitesse et grimpe une dune d’une déclivité incroyable. Le tout en riant comme un fou. Très impressionnant. Il parcourt ensuite les dunes, jouant avec le terrain, les montées, les descentes, avant de trouver un endroit assez plat, où il y a même du bois sec. Ce sera notre camp pour la nuit. Nous sommes isolés au milieu des sables, la piste principale est plusieurs centaines de mètres au-dessous de nous. Notre bédouin part à pied avec l’heure du rendez-vous pour demain matin afin qu’il nous ressorte de là. Sans lui, nous serions restés en bas, près de la circulation, sans vue, ni le sentiment d’espace que nous avons là. Après la montée des tentes, nous assistons au coucher de soleil, donnant au sable des couleurs orangées et ocre, des ombres, des variations de couleur magnifiques. Malheureusement, un vent fort se lève. Les sardines ne tiennent pas dans le sable et nous devons consolider nos tentes. Nous nous mettons à l’abri derrière un monticule de sable pour manger. Nous ramassons le bois sec et avons de quoi faire un bon feu. Le vent ne durera que 2 heures avant de se calmer et disparaître. Nous restons au clair de lune et à la lumière de notre lampe à gaz. Ce sera notre dernière nuit en camping, au milieu des sables du fond de la péninsule arabique.
Vendredi 7 novembre
Nuit très calme, sans mosquée pour nous réveiller. Nous nous levons pour assister au lever du soleil sur les dunes. Comme d’habitude, Michèle sera toujours la première à être debout et à pouvoir voir le spectacle, alors que comme d’habitude, je serai le dernier et je manque toujours la sortie de l’astre. Les couleurs sont plus douces que celles du soir, mais restent grandioses. Comme prévu, notre bédouin, accompagné d’un enfant, arrive à pied pour nous reconduire sur la piste principale. Une fois le camp plié, nous lui confions le volant et il repart dans les dunes, prenant des chemins que nous n’aurions pas osé emprunter. Il maîtrise facilement les difficultés du terrain et passe là où nous n’aurions pas pensé que cela soit possible. Nous nous arrêtons à leur campement où un café omanais nous attend, avec une purée de dattes. Une femme, portant un masque sur le visage est là et nous présente des créations faites de sa main à l’aide d’un métier à tisser. Nous achèterons quelques « babioles », telles que des bracelets, des garde-pages pour des livres, bref un peu d’artisanat local. Nous reprenons la direction de Muscat, qui se trouve à quelque 200 km. En chemin, nous nous arrêtons à Ibra, où nous ne voyons aucun touriste. Il y a un petit souk local, très typique. Nous voyons des artisans travailler le bois, avec des outils basiques, et réaliser des gravures splendides notamment sur des portes, la grande spécialité de tout le pays. Nous arrivons finalement sur Muscat du côté de l’aéroport. Nous commençons à connaître un peu les voies d’accès aux différents quartiers et nous nous retrouvons assez facilement sur la Corniche de Muttrah. Nous avions réservé par téléphone la nuit au Corniche Hôtel (30 RO), juste en face du marché aux poissons. L’établissement aurait bien besoin d’une rénovation, mais bon, pour une nuit cela ira. Après une bonne douche, nous prenons notre traditionnel repas pakistanais sur une terrasse en face du souk aux poissons. Comme d’habitude, ce sera excellent, bon marché. Personne n’aura connu de problèmes gastriques durant ce voyage. Puis, nous faisons toute la Corniche à pied, une splendide balade qui dure quelques km aller-retour. En revenant sur l’hôtel, les souks se sont animés (ils sont ouverts le matin, puis reprennent vers 16h30), et nous les visitons. Il y a surtout de l’artisanat et des habits. On y voit quelques touristes. C’est intéressant, mais cela n’a rien d’exceptionnel, rien à voir avec les souks d’autres pays. Nous avions vu dans le « Petit Futé » l’adresse d’un resto qui sert des spécialités omanaises dans le quartier de Ruwi. Plutôt que de risquer de se perdre avec notre véhicule dans le flot de la circulation, nous optons pour le taxi. Il y a devant le marché aux poissons des minibus qui font office de taxi collectif en direction du quartier de Ruwi. Démarrage quand c’est plein pour 100 Baisal par personne. C’est local, ça fonctionne, départ. Le taxi nous pose vers la gare routière qui est à environ 300 mètres du resto. Facile ! nous allons donc au Bin Ateeq Restaurant où nous mangerons dans un « salon » privé (en fait une pièce avec tapis au sol), par terre, avec des coussins pour nous caler. Il y a différents menus et nous optons pour celui à 7 RO par personne qui est composé de bien 10 plats différents. C’est bon, mais pas vraiment éloigné de ce que nous avons déjà mangé jusqu’à présent. Nous sommes donc un peu déçus, surtout vu le prix par rapport aux autres établissements. Pour rentrer sur la Corniche, on reprend un taxi collectif. Cela ne doit pas être si souvent que des touristes les empruntent, vu les regards amusés des clients et des chauffeurs. La nuit sera bonne dans un vrai lit.
Samedi 8 novembre
Après le petit-déj’, nous partons visiter le plus beau monument du pays, la mosquée Sultan Qaboos. Elle se visite du samedi au mercredi et de 08h00 à 11h00, attention donc à cet horaire. Le site est exceptionnel, à ne manquer sous aucun prétexte. L’extérieur est déjà magnifique, tout en perspective, avec une architecture islamique moderne. La salle des prières est juste incroyable, avec des lustres, des céramiques, des couleurs dans les tons verts. Il est écrit que cette salle peut accueillir jusqu’à 20'000 fidèles. Nous profitons de ces lieux solennels, avant de retourner aux marchés aux poissons de Muttrah. Autre ambiance ! Mais néanmoins à voir aussi. Il y a là de belles pièces, des thons, des espadons, de petits requins et bien d’autres encore. Des « artisans » préparent les poissons dans un coin du marché pour pouvoir les présenter ensuite sur les étals. Ils leur coupent la tête, les queues, lèvent les filets, très intéressant et parfois spectaculaire. Surtout qu’ils font cela à mains nues et avec des couteaux visiblement bien effilés. Direction ensuite le quartier de Muscat, sur la continuité de la Corniche. L’endroit est certes beau, mais il n’y a rien de vraiment spécial à notre goût. Nous partons finalement sur Seeb où nous avons réservé notre dernière nuit omanaise au Al-Bahjah Hotel. C’est le milieu de l’après-midi, la ville est morte, il n’y a personne dans les rues. Nous peinons même à trouver un restaurant d’ouvert. Finalement, nous mangerons dans un … resto pakistanais. C’est toujours aussi excellent et dépaysant car tous les clients sont des gens du crû. Nous nous régalons de curry pour un prix vraiment modique (5, 2 RO pour 4). Il nous faut maintenant penser à ramener notre 4x4 à l’aéroport. Les femmes resteront à l’hôtel pendant que Fab et moi allons faire le plein et laver la voiture. Les car-wash sont très nombreux, il y en a dans presque toutes les stations services. Un employé lave d’abord le véhicule avec un karscher, puis un autre vient le sécher avec une serviette, un troisième s’occupe de l’intérieur (chiffon et aspirateur). Ils lustrent même le bord extérieur des pneus avec un produit pour les rendre brillants. Apparemment, les Omanais sont pointilleux avec la propreté des voitures ! Tous les employés sont des Indiens, une fois de plus, le métier de laveur de voitures ne devant figurer dans les hautes couches sociales du pays. La restitution du véhicule se fera sans souci à l’aéroport et nous revenons à Seeb avec un taxi. La nuit est tombée, les trottoirs se sont remplis, il y a maintenant du monde à l’extérieur. Fab et moi allons chez le barbier nous faire raser une dernière fois avant notre rentrée en Suisse. Nous nous baladons ensuite dans les rues où les magasins de bijoux (en or) et de vêtements pour femme sont très nombreux. On y voit des robes très décolletées, des couleurs vives et aussi de la lingerie fine. Sous leur robe noire pour sortir dans la rue, les Omanaises doivent finalement être assez coquettes. Nous jouons une partie de cartes sur une terrasse et, mauvaise surprise, 2 personnes viennent nous réclamer de l’argent. C’est la 1ère fois que nous sommes confrontés à la mendicité dans ce pays. Dernier repas. Nous aurons vraiment testé la cuisine indo-pakistanaise. A la fin, nous avons abandonné le riz pour le pain, cuit au feu de bois et toujours présenté sous forme de galette. Nous nous sommes aussi habitués à manger avec les doigts (de la main droite). Retour à l’hôtel, dernière partie de cartes, paquetage des sacs, avant une courte nuit.
Dimanche 9 novembre
Lever très tôt, tiens avant le soleil pour une fois, vers 04h00. Le taxi que nous avions commandé la veille à la réception de l’hôtel est à l’heure. Incroyable hasard, alors que les taxis sont si nombreux, c’est le même chauffeur que celui de notre arrivée qui nous reconduit à l’aéroport. Tout comme à Doha pour le voyage aller, nous avons un problème avec nos e-ticket. Qatarairways ? le système informatique ? Nous ne le saurons jamais. Du coup, nous sommes les derniers à embarquer dans l’A319 qui nous ramène à Doha. L’avion est plein. A peine une heure plus tard, nous avons un court transit à Doha, juste le temps de passer au Tax Free Shop, pour foncer à l’embarquement. Cette fois, de nombreux sièges sont vides dans l’A330. A nouveau des écrans personnels, un grand choix de films, le vol sera tranquille. Nous posons à l’heure prévue à Genève, nos bagages sont là. Un retour sans histoire.
Bonjour,
Un mois après notre retour du Sultanat, voici le compte rendu de notre périple dans ce pays S-P-L-E-N-D-I-D-E qui s’est déroulé du Jeudi 27 Septembre au Dimanche 14 Octobre. Nous sommes un jeune couple. Moi, homme 30 ans belgo/français et ma compagne allemande 24 ans pure touriste blonde !
Notre choix de voyage s’est décidé vers Mars 2012. Les conditions climatiques et surtout les nombreux CR ou commentaires lus sur différents sites/forums nous ont finalement convaincus dans notre choix. C’est donc le 13 avril que notre vol a été réservé. Habitant en Allemagne, notre départ se fera de Frankfurt International avec Qatar Ariways. Coût du vol A/R pour 2 : 825 EUR Le 14 avril, nous réservons notre 4x4 directement sur le site d’Europcar : TOYOTA LC PRADO 2.7 or similar - Full-Size, SUV, Manual, A/C (FFMR). Pour 16 jours : 807.53 EUR Quelques jours plus tard, c’est le OOR que nous achèterons sur eBay pour une petite vingtaine d’euros ainsi qu’une carte routière/touristique du Sultanat (Sultanate of Oman Map for Businessmen & Tourists). Carte très pratique car quasi tous les points touristiques y sont recensés. S’en suivront l’achat du Petit Futé 2011-2012 d’Oman ainsi que le Lonely Planet en Anglais version électronique (pour smartphone/tablette). Voici pour le reste des achats faits avant le départ : - Tente Quechua 2’’ (2 personnes) - 2 Sleepin’ 10° Quechua (combiné tapis de sol/sac de couchage/oreiller) - Lampe de camping Quechua - Couteau de poche - Sacs pour déchets biodégradables (jamais utilisé) - Gel de nettoyage (pour corps, vaisselle, etc…) biodégradable - Gel anti-bactéries pour les mains - Anti moustique en quantité - 2 mini-serviettes spéciales camping pour se sécher - Pochettes imperméables de plongée afin de mettre appareil photo, papiers, etc… sous l’eau
Et le reste du matériel que nous avions déjà : - Casseroles, assiettes, gobelets et couverts en plastique - Lampe de poche - GPS Tomtom 720 avec la carte d’Oman (super pratique pour les villes comme Muscat ou Nizwa) - Tablette tactile, appareil photo et caméscope - Un petit sac à dos pour nos randonnées - Vêtements, médicaments, etc…
Notre périple n’a pas vraiment été préparé. Encore une semaine avant notre départ, nous n’avions aucune idée du sens de notre voyage. Nous savions uniquement les grandes lignes du voyage et ce que nous voulions voir. Le reste n’a été que de l’improvisation au jour le jour. C’est çà le sentiment de liberté ! J
Vendredi 28 Septembre 2012 Arrivée à l’aéroport de Muscat vers 10h. Commence alors une très (trop) longue attente pour l’obtention du Visa (1ère étape) et son oblitération (2ème étape). Déjà nous sommes surpris que le Visa est uniquement payable en cash…les cartes ne sont pas prises. Par chance nous avions juste 100 EUR en liquide sinon nous étions un peu mal. Bref l’accueil est aussi chaleureux que lors d’un enterrement et l’extrême lenteur de la deuxième étape nous a profondément agacés. Il n’y avait pourtant pas des masses de touristes… Au bout d’1h30, nous voilà enfin sortis de cette galère et nous retrouvons nos bagages jetés au sol, avec la tente à l’autre bout du tapis, seule (alors que celle-ci était attachée avec des sangles et de la corde). Direction le guichet d’Europcar pour récupérer notre Toyota Prado. Cette étape se fait en 10mins chrono et nous voilà installés dans ce véhicule qui affichait déjà +100.000kms au compteur. Pas une seule explication ne nous est fournie sur le fonctionnement du 4x4. Nous le découvrirons par nous même plus tard, au bord d’un précipice. Notre toute première étape sera le Carrefour. Le GPS me guidera directement au parking. La chaleur est déjà étouffante (entre 35-40° à l’ombre pendant tout le séjour) et l’air-conditionné du centre commercial nous soulage déjà. En fait absolument tous les bâtiments sont équipés de l’air-co ce qui fait parfois un choc assez brutal entre l’extérieur et l’intérieur. Nous faisons tous les achats nécessaires à notre survie et ce sera là notre plus grosse dépense en une fois (environ 70 EUR). Ensuite nous faisons le plein du 4x4 : 18 euros pour quasi 100 litres de SUPER 95, pas mal.
Direction notre première visite, le fort de Nakhal. C’est grand, imposant et bien restauré. La vue est alentours est splendide, avec les palmeraies en abondance.
Nous voilà partis pour notre toute première route de l’OOR (route OOR n°15). Elle est facile à trouver et pas trop compliquée à suivre. Nous nous étions arrêtés un peu avant afin de prendre des branches de palmes séchées sur le bord de route ainsi que le plus de bois possible. Dans un premier temps, nous n’avions pas trouvé le campement mentionné dans l’OOR. Nous avons donc passé le camp jusqu’à se retrouver dans des mini crevasses remplies d’eau (oui, on est en plein lit du wadi). Une fois que nous avons compris le fonctionnement des coordonnées GPS sur notre Tomtom, ce fut un jeu d’enfant de trouver le camp. Il s’agit d’un petit bout de terrain plat, quelques mètres au-dessus du wadi. A la fin de l’été, il n’y a de l’eau nul part… toutes les « pools » indiquées sont à secs.
Bref nous installons notre camp et préparons le feu. Subitement, un vent (venu de nulle part ?) nous emporte la tente et les assiettes. Sans prévenir, une véritable mini tempête s’abat sur nous. Nous déplaçons la voiture afin de l’utiliser comme pare-vent et fixons la tente avec de grosses pierres. Le reste de la soirée se passera bien mais ce fut notre nuit la plus horrible. Une chaleur étouffante sous la tente et avec les moustiques par dizaines, impossible de l’ouvrir. Nous n’avons pas dormi plus de deux heures cette nuit-là.
Samedi 29 Septembre 2012 Nous trouvons une petite crevasse avec de l’eau ruisselante, dans laquelle nous faisons notre toilette du matin après avoir mangé notre petit dej (céréales/lait et thé). Nous prenons la route vers le fort d’Ar Rustaq. Ça semble immense de l’extérieur mais nous n’irons pas plus loin il est fermé pour cause de rénovation. Nous nous arrêtons dans un shop Omantel afin d’acheter une carte internet 3g pour notre tablette et nous faisons d’autre achat en nourriture. Direction le fort de Al Hazm. Encore une fois, celui-ci est fermé pour cause de rénovation. Demi-tour vers le Wadi Bani Awf (route OOR n°13). C’est un véritable chantier qui nous attend. Toute l’entrée est en cours d’asphaltage et ce sur plusieurs kilomètres. Tout le charme se perd mais bon c’est surement le prix à payer pour le développement touristique…
La route est même fermée et nous devons attendre la fin des travaux afin de pouvoir circuler. Nous nous arrêtons au ‘Little Snake Canyon’ et décidons d’y marcher un peu. 100m plus loin, nous voilà devant d’immense rochers que nous aurons du mal à franchir. Il n’y a pas une goutte d’eau et ça nous semble dangereux à franchir. Nous n’irons pas plus loin, la journée étant déjà bien entamée et le soleil se couchant vers 18h… Direction le campement mentionnée dans l’OOR. Nous devons trouver une route sur la droite à la fin du village d’Az Zammah : quelle galère, nous ferons plusieurs aller-retour avant de comprendre où se situe réellement la fin du village et enfin trouver cette maudite et minuscule route sur la droite. Il faut vraiment pousser au fin fond de la route, juste avant le ‘Snake Canyon’. Lors de notre recherche, nous avons atterri dans un jardin privé. Directement une dizaine d’enfants est arrivé. Nous étions l’attraction du village ! Très mignons et enthousiastes, ils nous ont gentiment indiqué la direction à prendre.
Après quelques kms, nous voilà enfin sur notre lieu de campement. De nouveau, personne à l’horizon et nous avons l’embarras du choix pour installer la tente. Pas de vent, chaleur étouffante et des moustiques dès la nuit tombée. Nous mangerons des pâtes sauce tomate ainsi que des légumes frais. La nuit sera chaude mais nous dormirons un peu mieux que la nuit précédente.
Dimanche 30 Septembre 2012 Nous serons réveillés par les chèvres prenant leur aise sur notre camp. Nous partons via le Wadi Kharus (route OOR n°14). La route est nouvelle et nous permet de retourner facilement à Al Awabi où nous mangerons un délicieux chicken burger dans un coffee shop qui ne donnait vraiment pas envie de l’extérieur. Nous reprenons la route vers le Wadi as Sahtan (route OOR n°12). Route facile mais de nouveau plein de travaux. Nous jetons un coup d’œil sur le campement du soir (celui près de Al Hayl, facile à trouver) et nous dirigeons ensuite vers le village de Wijmah. La route est impressionnante pour des novices du 4x4 comme nous. Il n’a pas plus depuis plusieurs mois et tout est poussiéreux et donc très glissant. Sur des pentes extrêmes, cela se paie cash quand on manie mal la voiture. En pleine montée, la voiture se met à redescendre d’elle-même. En hauteur et avec le vide à côté de nous, voilà une de nos plus grosses frayeurs du voyage. Nous changeons de mode de traction, et nous voilà reparti à l’assaut des pentes. Enfin arrivés au village, c’est vraiment impressionnant (surtout le parking). Les vues sont splendides et le village est mignon. Nous ne rencontrons personne et nous baladons un peu partout.



Nous repartons vers le camp, pour profiter encore des dernières minutes de clarté. L’emplacement du camp est magique, avec une vue impressionnante juste en face des montagnes (au petit matin avec le soleil l’illuminant, c’est incroyable). De nouveau nous sommes seuls, chaleur (mais clairement moindre), moustiques, … la routine J
Lundi 1er Octobre 2012 Nous continuons jusqu’au bout de la route au village de Madruj. Charmant, paisible, nous nous y baladons un petit vingt minutes. Les vues sont, une nouvelle fois, magnifiques.

Notre mission du jour : retrouver la route 13 du Wadi Bani Awf. Selon l’OOR, il devrait être possible de la rejoindre via Ayn Umq. Là nous tombons sur des routes dans tous les sens, nous sommes complètement perdus et impossible de retomber sur nos pattes. Nous arrivons finalement sur une route (non indiquée dans l’OOR) qui s’avère être récente. Il s’agit en fait d’un wadi extrêmement étroit (pas plus grand que la largeur de la voiture à certains endroits). La route est longue, entre 20-30kms, mais géniale pour rouler. Nous sommes seuls au monde, nous trouverons même des mini- « pools » pour se rafraichir. Nous nous sommes de nouveau perdus à une intersection à plusieurs routes. Nous allons nous arrêter dans un petit village pour demander notre chemin. Là, nous sommes invités à venir prendre le café et manger les dates dans la cours d’une famille. Moment magique, personnes charmantes. Après 30minutes, et sur base de leur indication, nous trouvons la bonne route et atterrissons sur la route 13 du Wadi Bani Awf, à l’endroit même où nous avions campé 2 jours plus tôt.

Nous grimpons l’autre partie du Wadi jusqu’à Balad Sayt. Nous garons la voiture en contrebas des cultures et d’une « pool » gigantesque. Nous suivons les recommandations de l’OOR pour marcher jusqu’au village. Escalader les terrasses pour ensuite arriver dans le canyon menant au village. Je ne conseillerai pas cette marche pour les familles avec enfants. Ce n’est pas très long, mais il y a quelques gros rochers à escalader et ca glisse pas mal.
Le village est beau, les champs sont multi colores, il y a beaucoup d’animation. Il y a un petit shop pour se ravitailler en boissons. Après cette balade, nous retournons à notre voiture via le canyon et restons quelques minutes à se rafraichir dans la « pool ». Pour la première fois depuis le début de notre aventure, nous rencontrons une voiture de touristes !


Nous continuons notre route en suivant les 4x4 servant de transport écoliers. Certains passages sont très pentus et la route est sableuse. Une fois au sommet, toute la route descente est goudronnée (OOR n’est plus à jour). Donc la descente vers Al Hamra se fait à toute vitesse. Nous voulions continuer vers Bahla mais nous nous sommes encore perdus, vu qu’il n’y a pas un seul panneau qui vous indique le chemin. Après un petit incident électronique (besoin de changer de fusible), nous décidons de dormir à l’hôtel Jabrin à deux pas du fort. La nuit nous reviendra à 40 RO (avec petit dej) pour une chambre splendide, spacieuse et une belle salle de bain. Le lit est immense et notre nuit sera merveilleuse. Nous avons également pris le repas du soir sur place, mais le restaurant est cher et les portions ne sont pas très généreuses.
(à suivre...)
Un mois après notre retour du Sultanat, voici le compte rendu de notre périple dans ce pays S-P-L-E-N-D-I-D-E qui s’est déroulé du Jeudi 27 Septembre au Dimanche 14 Octobre. Nous sommes un jeune couple. Moi, homme 30 ans belgo/français et ma compagne allemande 24 ans pure touriste blonde !
Notre choix de voyage s’est décidé vers Mars 2012. Les conditions climatiques et surtout les nombreux CR ou commentaires lus sur différents sites/forums nous ont finalement convaincus dans notre choix. C’est donc le 13 avril que notre vol a été réservé. Habitant en Allemagne, notre départ se fera de Frankfurt International avec Qatar Ariways. Coût du vol A/R pour 2 : 825 EUR Le 14 avril, nous réservons notre 4x4 directement sur le site d’Europcar : TOYOTA LC PRADO 2.7 or similar - Full-Size, SUV, Manual, A/C (FFMR). Pour 16 jours : 807.53 EUR Quelques jours plus tard, c’est le OOR que nous achèterons sur eBay pour une petite vingtaine d’euros ainsi qu’une carte routière/touristique du Sultanat (Sultanate of Oman Map for Businessmen & Tourists). Carte très pratique car quasi tous les points touristiques y sont recensés. S’en suivront l’achat du Petit Futé 2011-2012 d’Oman ainsi que le Lonely Planet en Anglais version électronique (pour smartphone/tablette). Voici pour le reste des achats faits avant le départ : - Tente Quechua 2’’ (2 personnes) - 2 Sleepin’ 10° Quechua (combiné tapis de sol/sac de couchage/oreiller) - Lampe de camping Quechua - Couteau de poche - Sacs pour déchets biodégradables (jamais utilisé) - Gel de nettoyage (pour corps, vaisselle, etc…) biodégradable - Gel anti-bactéries pour les mains - Anti moustique en quantité - 2 mini-serviettes spéciales camping pour se sécher - Pochettes imperméables de plongée afin de mettre appareil photo, papiers, etc… sous l’eau
Et le reste du matériel que nous avions déjà : - Casseroles, assiettes, gobelets et couverts en plastique - Lampe de poche - GPS Tomtom 720 avec la carte d’Oman (super pratique pour les villes comme Muscat ou Nizwa) - Tablette tactile, appareil photo et caméscope - Un petit sac à dos pour nos randonnées - Vêtements, médicaments, etc…
Notre périple n’a pas vraiment été préparé. Encore une semaine avant notre départ, nous n’avions aucune idée du sens de notre voyage. Nous savions uniquement les grandes lignes du voyage et ce que nous voulions voir. Le reste n’a été que de l’improvisation au jour le jour. C’est çà le sentiment de liberté ! J
Vendredi 28 Septembre 2012 Arrivée à l’aéroport de Muscat vers 10h. Commence alors une très (trop) longue attente pour l’obtention du Visa (1ère étape) et son oblitération (2ème étape). Déjà nous sommes surpris que le Visa est uniquement payable en cash…les cartes ne sont pas prises. Par chance nous avions juste 100 EUR en liquide sinon nous étions un peu mal. Bref l’accueil est aussi chaleureux que lors d’un enterrement et l’extrême lenteur de la deuxième étape nous a profondément agacés. Il n’y avait pourtant pas des masses de touristes… Au bout d’1h30, nous voilà enfin sortis de cette galère et nous retrouvons nos bagages jetés au sol, avec la tente à l’autre bout du tapis, seule (alors que celle-ci était attachée avec des sangles et de la corde). Direction le guichet d’Europcar pour récupérer notre Toyota Prado. Cette étape se fait en 10mins chrono et nous voilà installés dans ce véhicule qui affichait déjà +100.000kms au compteur. Pas une seule explication ne nous est fournie sur le fonctionnement du 4x4. Nous le découvrirons par nous même plus tard, au bord d’un précipice. Notre toute première étape sera le Carrefour. Le GPS me guidera directement au parking. La chaleur est déjà étouffante (entre 35-40° à l’ombre pendant tout le séjour) et l’air-conditionné du centre commercial nous soulage déjà. En fait absolument tous les bâtiments sont équipés de l’air-co ce qui fait parfois un choc assez brutal entre l’extérieur et l’intérieur. Nous faisons tous les achats nécessaires à notre survie et ce sera là notre plus grosse dépense en une fois (environ 70 EUR). Ensuite nous faisons le plein du 4x4 : 18 euros pour quasi 100 litres de SUPER 95, pas mal.
Direction notre première visite, le fort de Nakhal. C’est grand, imposant et bien restauré. La vue est alentours est splendide, avec les palmeraies en abondance.

Nous voilà partis pour notre toute première route de l’OOR (route OOR n°15). Elle est facile à trouver et pas trop compliquée à suivre. Nous nous étions arrêtés un peu avant afin de prendre des branches de palmes séchées sur le bord de route ainsi que le plus de bois possible. Dans un premier temps, nous n’avions pas trouvé le campement mentionné dans l’OOR. Nous avons donc passé le camp jusqu’à se retrouver dans des mini crevasses remplies d’eau (oui, on est en plein lit du wadi). Une fois que nous avons compris le fonctionnement des coordonnées GPS sur notre Tomtom, ce fut un jeu d’enfant de trouver le camp. Il s’agit d’un petit bout de terrain plat, quelques mètres au-dessus du wadi. A la fin de l’été, il n’y a de l’eau nul part… toutes les « pools » indiquées sont à secs.
Bref nous installons notre camp et préparons le feu. Subitement, un vent (venu de nulle part ?) nous emporte la tente et les assiettes. Sans prévenir, une véritable mini tempête s’abat sur nous. Nous déplaçons la voiture afin de l’utiliser comme pare-vent et fixons la tente avec de grosses pierres. Le reste de la soirée se passera bien mais ce fut notre nuit la plus horrible. Une chaleur étouffante sous la tente et avec les moustiques par dizaines, impossible de l’ouvrir. Nous n’avons pas dormi plus de deux heures cette nuit-là.Samedi 29 Septembre 2012 Nous trouvons une petite crevasse avec de l’eau ruisselante, dans laquelle nous faisons notre toilette du matin après avoir mangé notre petit dej (céréales/lait et thé). Nous prenons la route vers le fort d’Ar Rustaq. Ça semble immense de l’extérieur mais nous n’irons pas plus loin il est fermé pour cause de rénovation. Nous nous arrêtons dans un shop Omantel afin d’acheter une carte internet 3g pour notre tablette et nous faisons d’autre achat en nourriture. Direction le fort de Al Hazm. Encore une fois, celui-ci est fermé pour cause de rénovation. Demi-tour vers le Wadi Bani Awf (route OOR n°13). C’est un véritable chantier qui nous attend. Toute l’entrée est en cours d’asphaltage et ce sur plusieurs kilomètres. Tout le charme se perd mais bon c’est surement le prix à payer pour le développement touristique…

La route est même fermée et nous devons attendre la fin des travaux afin de pouvoir circuler. Nous nous arrêtons au ‘Little Snake Canyon’ et décidons d’y marcher un peu. 100m plus loin, nous voilà devant d’immense rochers que nous aurons du mal à franchir. Il n’y a pas une goutte d’eau et ça nous semble dangereux à franchir. Nous n’irons pas plus loin, la journée étant déjà bien entamée et le soleil se couchant vers 18h… Direction le campement mentionnée dans l’OOR. Nous devons trouver une route sur la droite à la fin du village d’Az Zammah : quelle galère, nous ferons plusieurs aller-retour avant de comprendre où se situe réellement la fin du village et enfin trouver cette maudite et minuscule route sur la droite. Il faut vraiment pousser au fin fond de la route, juste avant le ‘Snake Canyon’. Lors de notre recherche, nous avons atterri dans un jardin privé. Directement une dizaine d’enfants est arrivé. Nous étions l’attraction du village ! Très mignons et enthousiastes, ils nous ont gentiment indiqué la direction à prendre.
Après quelques kms, nous voilà enfin sur notre lieu de campement. De nouveau, personne à l’horizon et nous avons l’embarras du choix pour installer la tente. Pas de vent, chaleur étouffante et des moustiques dès la nuit tombée. Nous mangerons des pâtes sauce tomate ainsi que des légumes frais. La nuit sera chaude mais nous dormirons un peu mieux que la nuit précédente.
Dimanche 30 Septembre 2012 Nous serons réveillés par les chèvres prenant leur aise sur notre camp. Nous partons via le Wadi Kharus (route OOR n°14). La route est nouvelle et nous permet de retourner facilement à Al Awabi où nous mangerons un délicieux chicken burger dans un coffee shop qui ne donnait vraiment pas envie de l’extérieur. Nous reprenons la route vers le Wadi as Sahtan (route OOR n°12). Route facile mais de nouveau plein de travaux. Nous jetons un coup d’œil sur le campement du soir (celui près de Al Hayl, facile à trouver) et nous dirigeons ensuite vers le village de Wijmah. La route est impressionnante pour des novices du 4x4 comme nous. Il n’a pas plus depuis plusieurs mois et tout est poussiéreux et donc très glissant. Sur des pentes extrêmes, cela se paie cash quand on manie mal la voiture. En pleine montée, la voiture se met à redescendre d’elle-même. En hauteur et avec le vide à côté de nous, voilà une de nos plus grosses frayeurs du voyage. Nous changeons de mode de traction, et nous voilà reparti à l’assaut des pentes. Enfin arrivés au village, c’est vraiment impressionnant (surtout le parking). Les vues sont splendides et le village est mignon. Nous ne rencontrons personne et nous baladons un peu partout.



Nous repartons vers le camp, pour profiter encore des dernières minutes de clarté. L’emplacement du camp est magique, avec une vue impressionnante juste en face des montagnes (au petit matin avec le soleil l’illuminant, c’est incroyable). De nouveau nous sommes seuls, chaleur (mais clairement moindre), moustiques, … la routine J

Lundi 1er Octobre 2012 Nous continuons jusqu’au bout de la route au village de Madruj. Charmant, paisible, nous nous y baladons un petit vingt minutes. Les vues sont, une nouvelle fois, magnifiques.


Notre mission du jour : retrouver la route 13 du Wadi Bani Awf. Selon l’OOR, il devrait être possible de la rejoindre via Ayn Umq. Là nous tombons sur des routes dans tous les sens, nous sommes complètement perdus et impossible de retomber sur nos pattes. Nous arrivons finalement sur une route (non indiquée dans l’OOR) qui s’avère être récente. Il s’agit en fait d’un wadi extrêmement étroit (pas plus grand que la largeur de la voiture à certains endroits). La route est longue, entre 20-30kms, mais géniale pour rouler. Nous sommes seuls au monde, nous trouverons même des mini- « pools » pour se rafraichir. Nous nous sommes de nouveau perdus à une intersection à plusieurs routes. Nous allons nous arrêter dans un petit village pour demander notre chemin. Là, nous sommes invités à venir prendre le café et manger les dates dans la cours d’une famille. Moment magique, personnes charmantes. Après 30minutes, et sur base de leur indication, nous trouvons la bonne route et atterrissons sur la route 13 du Wadi Bani Awf, à l’endroit même où nous avions campé 2 jours plus tôt.


Nous grimpons l’autre partie du Wadi jusqu’à Balad Sayt. Nous garons la voiture en contrebas des cultures et d’une « pool » gigantesque. Nous suivons les recommandations de l’OOR pour marcher jusqu’au village. Escalader les terrasses pour ensuite arriver dans le canyon menant au village. Je ne conseillerai pas cette marche pour les familles avec enfants. Ce n’est pas très long, mais il y a quelques gros rochers à escalader et ca glisse pas mal.

Le village est beau, les champs sont multi colores, il y a beaucoup d’animation. Il y a un petit shop pour se ravitailler en boissons. Après cette balade, nous retournons à notre voiture via le canyon et restons quelques minutes à se rafraichir dans la « pool ». Pour la première fois depuis le début de notre aventure, nous rencontrons une voiture de touristes !


Nous continuons notre route en suivant les 4x4 servant de transport écoliers. Certains passages sont très pentus et la route est sableuse. Une fois au sommet, toute la route descente est goudronnée (OOR n’est plus à jour). Donc la descente vers Al Hamra se fait à toute vitesse. Nous voulions continuer vers Bahla mais nous nous sommes encore perdus, vu qu’il n’y a pas un seul panneau qui vous indique le chemin. Après un petit incident électronique (besoin de changer de fusible), nous décidons de dormir à l’hôtel Jabrin à deux pas du fort. La nuit nous reviendra à 40 RO (avec petit dej) pour une chambre splendide, spacieuse et une belle salle de bain. Le lit est immense et notre nuit sera merveilleuse. Nous avons également pris le repas du soir sur place, mais le restaurant est cher et les portions ne sont pas très généreuses.
(à suivre...)
Salut tout le monde,
Je suis rentré de Oman la semaine dernière après avoir passé 10 jours dans la région autour de Salalah (Dhofar). Ayant eu peu d'infos sur le forum pour cette région avant de partir, ci-dessous un petit CR de ce que nous avons vu/vécu, qui pourrait donner des idées à d'autres voyageurs pour aller visiter cette région magnifique et très diversifiée. Sachez que le coin est très préservé, peu de touristes et essentiellement des allemands, des italiens et quelques européens de l'Est (dixit les locaux, les français vont tous dans le Nord du pays).
A la base nous partions 10 jours pour un séjour au soleil avec nos enfants (4 et 8 ans) mais nous avons loué une voiture et nous sommes pris au jeu de la découverte de la région.
Nous avons été très surpris par la beauté et la diversité des sites, où l'on passe des dunes du désert à des collines couvertes de jungle, des plages de sable blanc immaculées à des cascades verdoyantes, avec des dromadaires en liberté un peu partout.
Attention, ce n'est pas exhaustif, car justement avec les enfants, la découverte fut saupoudrée à juste dose...
le Rub al Khali L'énorme coupe de coeur du début de séjour fut notre journée à la découverte du Rub Al Khali, le quart vide, le désert d'Arabie. C'est à 2h30 de route de Salalah, route qui se fait très bien, et se finit par 30 minutes de piste qui commencent à partir du village où se trouve les ruines de la cité perdue de Ubar (pas grand chose à voir). Première rencontre avec les dromadaires au milieu de l'autoroute, mais on s'y fait...
L'autoroute traverse une barrière de montagne, puis une plaine désertique avec quelques monts rocailleux épars. La Nasa a fait dans le coin une expérience de simulation de conditions de vie sur Mars... Je recommande de venir guidé car impossible (pour moi) de s'y retrouver dans le hors piste qui mène au pied des dunes...
Ensuite, spectacle superbe que ces dunes orange/jaunes immaculées... Mon fils de 8 ans a adoré


Sachez qu'il y a possibilité de loger dans un camp à proximité des dunes.
Au retour, détour par le Wadi Dhaka, la vallée de l'encens. J'ai tout appris sur le sujet, je ne me doutais pas que l'encens c'est en fait de la sève de ces arbres rabougris. La vallée avec ces arbres à perte de vue dans ce décor martien est magnifique.
La plaine du Dhofar En fait, le Dhofar est une région marquée pour un cordon montagneux (max 1400 m), un plateau désertique derrière au fond duquel se trouve le Rub al Khali et devant les montagnes une grande plaine jusqu'à la mer, où est implantée la ville de Salalah. Cette plaine sert de terrain de jeu à des troupeaux de dromadaires que l'on trouve en semi-liberté a peu près partout, broutant les quelques herbes ou se déplaçant en file indienne...
L'occasion de belles rencontres qui ont régalé les enfants
Les plages de sable blanc à l'Ouest de la ville de Taqah sont totalement immaculées. Splendide...

Et quelle magie que de voir un troupeau de dromadaires venir batifoler dans un bras de mer à marée basse et se promener dans le sable
Taqha, justement, où l'on trouve un très beau fort du 19ème siècle restauré. Petit mais très sympa, une belle coupure sous la chaleur


Wadi Darbat Le Wadi Darbat est un coin naturel splendide en grimpant un peu dans la montagne en face de Taqah. C'est un coin très surprenant et magnifique. Nous sommes très loin du désert et de la plaine côtière aride. Cascades, chute d'eau, plans d'eaux turquoise avec autour une végétation mi-désertique


Et en continuant le chemin, on arrive dans un coin encore plus surprenant avec des collines verdoyantes couvertes de jungle, une plaine d'herbes drues, et des dromadaires à l'infini qui paissent. Ambiance très paisible, et si loin du désert...
Salalah et Ouest Dhofar Bon, Salalah c'est une grande ville arabe sans grand charme. De grandes artères à bagnoles, des immeubles blancs, le tout poussiéreux... Le monument à voir est bien sûr la mosquée, qui se visite librement en dehors des heures de prières. Nous fumes toutefois "marqués à la culotte" par un surveillant durant toute la visite.. Le souk mérite que l'on s'y perde. Essentiellement des vendeurs d'encens ou de calottes omanaises. Des coiffeurs/barbiers également.
Finalement le coin le plus curieux de Salalah est la grande avenue parallèle à la mer où se trouvent des plantations. Bananiers et cocotiers à perte de vue. Ambiance tropicale, encore une fois bien loin des dunes du désert... Etals de vendeurs de fruit tous les 200m, miam !
De Salalah, nous sommes partis vers l'Ouest afin de voir la fameuse Mughsail Beach et ses célèbres trous de souffleur d'où jaillit la mer. L'anse est superbe, mais on a vite déchanté car.... il n'y a plus de route... 😕 Après recherche, elle a été emportée par un tempête en Mai.
Il y a bien une route de contournement, mais avec les enfants on n'a pas eu le courage d'y aller. Reste que la baie est magnifique, avec un arrière plan de montagne plongeant dans la mer.
Voilà... A celà il faut ajouter des plongées faites depuis l'hotel Marriot de Mirbat. Pour les connaisseurs, je recommande de plonger sur la Marriot Wreck, épave éclatée très grande et extrêmement poissonneuse avec des habitants de toute taille et tout forme...
Voilà donc le petit condensé de notre découverte du Dhofar. Avec les enfants, nous n'avons pas tout vu. Pour ceux qui aiment les vieilles pierres il y a plusieurs sites historiques archéologiques à voir, à Salalah et Taqah, et pour ceux qui aiment les décors montagneux, il a matière à faire de la piste pour aller au sommet de la montagne, voir des baobabs ou se promener dans un gouffre... Le tout peut se visiter tranquillement en 3/4 jours. Nous on a pris notre temps, avec un rythme adapté aux enfants : demie-journée visites et demie-journée piscine 😛
Merci pour votre lecture 😉
Et un coucher de soleil pour la route 🙂

Je suis rentré de Oman la semaine dernière après avoir passé 10 jours dans la région autour de Salalah (Dhofar). Ayant eu peu d'infos sur le forum pour cette région avant de partir, ci-dessous un petit CR de ce que nous avons vu/vécu, qui pourrait donner des idées à d'autres voyageurs pour aller visiter cette région magnifique et très diversifiée. Sachez que le coin est très préservé, peu de touristes et essentiellement des allemands, des italiens et quelques européens de l'Est (dixit les locaux, les français vont tous dans le Nord du pays).
A la base nous partions 10 jours pour un séjour au soleil avec nos enfants (4 et 8 ans) mais nous avons loué une voiture et nous sommes pris au jeu de la découverte de la région.
Nous avons été très surpris par la beauté et la diversité des sites, où l'on passe des dunes du désert à des collines couvertes de jungle, des plages de sable blanc immaculées à des cascades verdoyantes, avec des dromadaires en liberté un peu partout.
Attention, ce n'est pas exhaustif, car justement avec les enfants, la découverte fut saupoudrée à juste dose...
le Rub al Khali L'énorme coupe de coeur du début de séjour fut notre journée à la découverte du Rub Al Khali, le quart vide, le désert d'Arabie. C'est à 2h30 de route de Salalah, route qui se fait très bien, et se finit par 30 minutes de piste qui commencent à partir du village où se trouve les ruines de la cité perdue de Ubar (pas grand chose à voir). Première rencontre avec les dromadaires au milieu de l'autoroute, mais on s'y fait...

L'autoroute traverse une barrière de montagne, puis une plaine désertique avec quelques monts rocailleux épars. La Nasa a fait dans le coin une expérience de simulation de conditions de vie sur Mars... Je recommande de venir guidé car impossible (pour moi) de s'y retrouver dans le hors piste qui mène au pied des dunes...

Ensuite, spectacle superbe que ces dunes orange/jaunes immaculées... Mon fils de 8 ans a adoré



Sachez qu'il y a possibilité de loger dans un camp à proximité des dunes.
Au retour, détour par le Wadi Dhaka, la vallée de l'encens. J'ai tout appris sur le sujet, je ne me doutais pas que l'encens c'est en fait de la sève de ces arbres rabougris. La vallée avec ces arbres à perte de vue dans ce décor martien est magnifique.

La plaine du Dhofar En fait, le Dhofar est une région marquée pour un cordon montagneux (max 1400 m), un plateau désertique derrière au fond duquel se trouve le Rub al Khali et devant les montagnes une grande plaine jusqu'à la mer, où est implantée la ville de Salalah. Cette plaine sert de terrain de jeu à des troupeaux de dromadaires que l'on trouve en semi-liberté a peu près partout, broutant les quelques herbes ou se déplaçant en file indienne...

L'occasion de belles rencontres qui ont régalé les enfants
Les plages de sable blanc à l'Ouest de la ville de Taqah sont totalement immaculées. Splendide...

Et quelle magie que de voir un troupeau de dromadaires venir batifoler dans un bras de mer à marée basse et se promener dans le sable

Taqha, justement, où l'on trouve un très beau fort du 19ème siècle restauré. Petit mais très sympa, une belle coupure sous la chaleur


Wadi Darbat Le Wadi Darbat est un coin naturel splendide en grimpant un peu dans la montagne en face de Taqah. C'est un coin très surprenant et magnifique. Nous sommes très loin du désert et de la plaine côtière aride. Cascades, chute d'eau, plans d'eaux turquoise avec autour une végétation mi-désertique



Et en continuant le chemin, on arrive dans un coin encore plus surprenant avec des collines verdoyantes couvertes de jungle, une plaine d'herbes drues, et des dromadaires à l'infini qui paissent. Ambiance très paisible, et si loin du désert...

Salalah et Ouest Dhofar Bon, Salalah c'est une grande ville arabe sans grand charme. De grandes artères à bagnoles, des immeubles blancs, le tout poussiéreux... Le monument à voir est bien sûr la mosquée, qui se visite librement en dehors des heures de prières. Nous fumes toutefois "marqués à la culotte" par un surveillant durant toute la visite.. Le souk mérite que l'on s'y perde. Essentiellement des vendeurs d'encens ou de calottes omanaises. Des coiffeurs/barbiers également.
Finalement le coin le plus curieux de Salalah est la grande avenue parallèle à la mer où se trouvent des plantations. Bananiers et cocotiers à perte de vue. Ambiance tropicale, encore une fois bien loin des dunes du désert... Etals de vendeurs de fruit tous les 200m, miam !

De Salalah, nous sommes partis vers l'Ouest afin de voir la fameuse Mughsail Beach et ses célèbres trous de souffleur d'où jaillit la mer. L'anse est superbe, mais on a vite déchanté car.... il n'y a plus de route... 😕 Après recherche, elle a été emportée par un tempête en Mai.

Il y a bien une route de contournement, mais avec les enfants on n'a pas eu le courage d'y aller. Reste que la baie est magnifique, avec un arrière plan de montagne plongeant dans la mer.

Voilà... A celà il faut ajouter des plongées faites depuis l'hotel Marriot de Mirbat. Pour les connaisseurs, je recommande de plonger sur la Marriot Wreck, épave éclatée très grande et extrêmement poissonneuse avec des habitants de toute taille et tout forme...
Voilà donc le petit condensé de notre découverte du Dhofar. Avec les enfants, nous n'avons pas tout vu. Pour ceux qui aiment les vieilles pierres il y a plusieurs sites historiques archéologiques à voir, à Salalah et Taqah, et pour ceux qui aiment les décors montagneux, il a matière à faire de la piste pour aller au sommet de la montagne, voir des baobabs ou se promener dans un gouffre... Le tout peut se visiter tranquillement en 3/4 jours. Nous on a pris notre temps, avec un rythme adapté aux enfants : demie-journée visites et demie-journée piscine 😛
Merci pour votre lecture 😉
Et un coucher de soleil pour la route 🙂

Bonsoir,
En retardant des vols pour Oman en octobre, Gulf Air est vraiment moins cher que toutes les autres compagnies du golfe. 2300 vs 2700 Qatar et 3000 Etihad pour sensiblement les mêmes horaires...
Mais lorsque je simule la réa sur le site internet de Gulf Air (7h de vol), je vois que le Paris-Bahrein se ferait en ... A320🤪🤪 (même type d'avion pour Paris-Bahrein que pour Bahrein-Mascate)
Est-ce une erreur ? Ce n'est pas plutôt un A330 ?
En retardant des vols pour Oman en octobre, Gulf Air est vraiment moins cher que toutes les autres compagnies du golfe. 2300 vs 2700 Qatar et 3000 Etihad pour sensiblement les mêmes horaires...
Mais lorsque je simule la réa sur le site internet de Gulf Air (7h de vol), je vois que le Paris-Bahrein se ferait en ... A320🤪🤪 (même type d'avion pour Paris-Bahrein que pour Bahrein-Mascate)
Est-ce une erreur ? Ce n'est pas plutôt un A330 ?
Bonjour
Qui a déjà voyagé à bord Oman Air et sa nouvelle business classe ? Si oui quand pensez vous ?
Merci d'avance pour vos commentaires.
Bonne année aux VFistes,
Nous venons de rentrer de 13 jrs d'Oman et sommes enchantés de notre voyage. Nous avions loué un 4x4 Nissan patrol 4.5Lt manuel par http://www.elegantoman.com/ à 299 RO (soit 550 € env) pour 13 jours, assurance vol et collision-dommage inclus, avec 150 euros de franchise. C'est un tarif défiant toute concurrence après avoir écumé le Web. Ils son filiales de Nissan donc en cas de problème on peut s'adresser à un concessionnaire Nissan. Nous n'en avions pas eu.
Notre itinéraire:
A/R par Qatar Airways à 503 euros.
Pour info au 8/1/10 date de notre vol retour, le "Oman off-road" nouvelle édition n'est toujours pas disponible à la libraire de l'aéroport.
Prix sur place: essence à 0.12 RO/litre (soit 20 centimes d'euro), on peut manger pour 1 à 2 RO
Les principales dépenses porteront sur les séjurs à l'hotel et la location de voitures.
J1: Arrivée à 3h30 à l'aéroport. Taxi jusqu'au loueur. Prise de la voiture à 8h30. Visite grande mosquée, balade dans la vieille ville, déjeuner à Muttrah, séjour à l'hôtel Delmon situé à Al Wadi Al kabeer, réservé par www.booking.com. Excellent rapport qualité/prix (23 RO, petit déj inclus). Il est un peu excentré mais situé près des plages du Sud (les + belles de Mascate) où nous avons passé l'après-midi.
J2: Courses au Carrefour de Seeb, situé entre l'aéroport et Seeb. Il n'est pas bien approvisionné et nous n'avions pu trouvé de réchaud à gaz par exemple. Dans ce cas , il faut chercher dans d'autres magasins ailleurs d'où perte de temps. Nous avions opté pour acheter du charbon en remplacement. Par précaution, nous avions emporté nos tentes (Quechua 2") et matelas gonflable de Paris. Mais vous pouvez trouver des tentes basiques et autres maé=tériels de camping chez Carrefour. J'ai aussi acheté des chaussures de trek chez Sun & Sands dans le même centre commercial City Center, mais sachez qu'il est très difficile d'en trouver pour femme (pas de clientèle). A 13h, bignade de pied aux sources d'eau chaude dd'Al Thowara à Nakhal A 17h, arrivée à Wadi Bani Awf, bivouac pour la nuit.
J3: Baignade (délicieuse) dans l'un des pool de Wadi Bani Awf. Visite de Bilad Sayt. Route vers Al Hamra. Bivouac au-dessus du village de Misfat Al Abriyyin
J4: Visite de Misfat Al Abriyyin (magnifique). Picnic déjeuner puis visite de wadi Ghul. Montée jusqu'au Djebel shams où nous avions bivouaqué sur le plateau. Il a fait très froid (température 7°C), la brume et la bruine sont arrivés au petit matin.
J5:Visite de Bahla (le fort est en restauratuion donc vous ne pourrez voir que l'extérieur) puis de Jabrin. Visite de Tanuf. Bivouac à Tanuf.
J6: Séjour à l'hotel Al-Diyar de Nizwa (45RO). La piscine était gelée comparée à la température de la mer et des wadis! Déjeuner au resto Al-Arzaq en centre ville derrière le fort, dans la principale artère commerçante de Nizwa. Plats et jus de fruits délicieux et bon marché. Le nan maison est 'lun des meilleurs que j'ai goûté. Visite du souk et du fort. Diner au resto Bin Atique (déco sympa car nous disposions d'un salon privé où manger allongés sur des coussins mais nourriture servie tiède et peu savoureuse). Comme c'était le 31/12, nous sommes allés célébrer le réveillon au Bar Arabic du Golden Tulip où il y avait de l'alcool, sans droit d'entrée à acquitter (contrairement au bar Occidental) et l'ambiance locale garantie.
J7: Départ pour le désert, Wahiba Sands. Il pleuvait. 1ère fois depuis 7 ans: compte tenu des stats il faut le prendre comme une vraie chance! Cela dit, le climat nous a été bénéfique sur l'ensemble du séjour, soleil et chaleur au RDV tous les jours sauf le 1/1 mais dans le désert ça facilite la conduite sur le sable. Nuit à Al Raha Camp (19 RO/pers, thé et café ainsi que fruits à volonté dès l'arrivée, buffet diner et petit déj inclus). Les huttes sont sommaires mais comportent une douche (froide). Descente des dunes en 4x4, quad et surf: super marrants! Le camp propose aussi d'autres activités.
J8: Wadi Bani Khalid, baignade et bronzade. Cap sur le village de pêcheurs d'Al AshKhara, bivouac sur la plage.
J9: Plages au sud d'Al Ashkhara, des pêcheurs nous ont offert une énorme seiche fraîchement pêchée. Remobntée jusqu'à Sur pour séjour à l'hôtel Sur Plaza. Visite de la ville.
J10: Séjour au Turtle Beach Resort à ras-Al-Hadd. Nous voulions au début passer J9 au Turtle beach Resort puis J10 au Sur Plaza ce qui aurait été logique par rapport à l'itinéraire et aurait évéité de refaire 80 kms A/R entre Sur et Ras-Al Hadd, mais faute de disponibilité au Turtle beach il nous a fallu inverser. Avis sur le Turtle B.R : très cher pour la prestation. Bungalows sans fenêtre ni sanitaires à 42 RO la nuit pour 2 avec dinet et petit déj. Le camp est très stric et affiche l'interdiction d'y introduire nourriture et boissons. Poste de garde à l'entrée et barbelé! Accueil franchement tiède et impersonnel.Le seul avantage est d'être les pieds dans l'eau face à une merveilleuse crique où l'eau est cristalline et les fonds poissonneux. Le soir, nous sommes allés voir la ponte des tortues au Turtle Visitor center. C'est situé à une vingtaine de kms. En début janvier, compter 3 tortues pour 100 touristes donc vous n'assisterez peut-être pas à leur ponte. Nous avons eu de la chance ce jour-là et avons pu voir ce spectacle incroyable.
J11: Wadi Tiwi- Wadi Shab. Pour ce dernier, il faut taverser une succession de 3 piscines pour accaéder à la fameuse grotte à ciel ouvert. L'entrée n'est pas forcément visible, il faut éventuellement plonger pour la trouver. Wadi Shab est magnifique et l'eau si chaude. Bivouac à côté de Fins. Nous avions galéré pour trouver la fameuse White Beach et ne l'avions localisé que le lendemain.
J12: Baignade à White beach. A Dibab, visite du Sink Hole puis de Wadi Suwayh. L'accès n'est possible qu'en 4x4 par contre la récompense est à la hauteur car la piscine au bout du trajet est large, profonde (possibilité de plonger depuis les rochers) et riche en poissons. Direction Yiti via Mascate. Bivouac à Yiti.
J13: Baignade à Yiti. Retour à Mascate (30mns). Séjour à l'Hôtel Al Naseem (22RO la nuit taxe incluse, sans petit déj). L'hôtel est vieillot, les chambres petites mais la situation centrale. Diner près de l'Oman Arab Bank dans un resto en plein air qui sert de très bons menus grillades.
J14: Restitution du 4x4 à l'aéroport (s'arranger avec le loueur qui ne dispose pas de bureau sur place). Vol retour vers la France. Nous prévoyons déjà de revenir visiter le Musandam et le Dhofar.
J'espère que ces infos vous seront utiles pour la préparation de votre voyage.
J1: Arrivée à 3h30 à l'aéroport. Taxi jusqu'au loueur. Prise de la voiture à 8h30. Visite grande mosquée, balade dans la vieille ville, déjeuner à Muttrah, séjour à l'hôtel Delmon situé à Al Wadi Al kabeer, réservé par www.booking.com. Excellent rapport qualité/prix (23 RO, petit déj inclus). Il est un peu excentré mais situé près des plages du Sud (les + belles de Mascate) où nous avons passé l'après-midi.
J2: Courses au Carrefour de Seeb, situé entre l'aéroport et Seeb. Il n'est pas bien approvisionné et nous n'avions pu trouvé de réchaud à gaz par exemple. Dans ce cas , il faut chercher dans d'autres magasins ailleurs d'où perte de temps. Nous avions opté pour acheter du charbon en remplacement. Par précaution, nous avions emporté nos tentes (Quechua 2") et matelas gonflable de Paris. Mais vous pouvez trouver des tentes basiques et autres maé=tériels de camping chez Carrefour. J'ai aussi acheté des chaussures de trek chez Sun & Sands dans le même centre commercial City Center, mais sachez qu'il est très difficile d'en trouver pour femme (pas de clientèle). A 13h, bignade de pied aux sources d'eau chaude dd'Al Thowara à Nakhal A 17h, arrivée à Wadi Bani Awf, bivouac pour la nuit.
J3: Baignade (délicieuse) dans l'un des pool de Wadi Bani Awf. Visite de Bilad Sayt. Route vers Al Hamra. Bivouac au-dessus du village de Misfat Al Abriyyin
J4: Visite de Misfat Al Abriyyin (magnifique). Picnic déjeuner puis visite de wadi Ghul. Montée jusqu'au Djebel shams où nous avions bivouaqué sur le plateau. Il a fait très froid (température 7°C), la brume et la bruine sont arrivés au petit matin.
J5:Visite de Bahla (le fort est en restauratuion donc vous ne pourrez voir que l'extérieur) puis de Jabrin. Visite de Tanuf. Bivouac à Tanuf.
J6: Séjour à l'hotel Al-Diyar de Nizwa (45RO). La piscine était gelée comparée à la température de la mer et des wadis! Déjeuner au resto Al-Arzaq en centre ville derrière le fort, dans la principale artère commerçante de Nizwa. Plats et jus de fruits délicieux et bon marché. Le nan maison est 'lun des meilleurs que j'ai goûté. Visite du souk et du fort. Diner au resto Bin Atique (déco sympa car nous disposions d'un salon privé où manger allongés sur des coussins mais nourriture servie tiède et peu savoureuse). Comme c'était le 31/12, nous sommes allés célébrer le réveillon au Bar Arabic du Golden Tulip où il y avait de l'alcool, sans droit d'entrée à acquitter (contrairement au bar Occidental) et l'ambiance locale garantie.
J7: Départ pour le désert, Wahiba Sands. Il pleuvait. 1ère fois depuis 7 ans: compte tenu des stats il faut le prendre comme une vraie chance! Cela dit, le climat nous a été bénéfique sur l'ensemble du séjour, soleil et chaleur au RDV tous les jours sauf le 1/1 mais dans le désert ça facilite la conduite sur le sable. Nuit à Al Raha Camp (19 RO/pers, thé et café ainsi que fruits à volonté dès l'arrivée, buffet diner et petit déj inclus). Les huttes sont sommaires mais comportent une douche (froide). Descente des dunes en 4x4, quad et surf: super marrants! Le camp propose aussi d'autres activités.
J8: Wadi Bani Khalid, baignade et bronzade. Cap sur le village de pêcheurs d'Al AshKhara, bivouac sur la plage.
J9: Plages au sud d'Al Ashkhara, des pêcheurs nous ont offert une énorme seiche fraîchement pêchée. Remobntée jusqu'à Sur pour séjour à l'hôtel Sur Plaza. Visite de la ville.
J10: Séjour au Turtle Beach Resort à ras-Al-Hadd. Nous voulions au début passer J9 au Turtle beach Resort puis J10 au Sur Plaza ce qui aurait été logique par rapport à l'itinéraire et aurait évéité de refaire 80 kms A/R entre Sur et Ras-Al Hadd, mais faute de disponibilité au Turtle beach il nous a fallu inverser. Avis sur le Turtle B.R : très cher pour la prestation. Bungalows sans fenêtre ni sanitaires à 42 RO la nuit pour 2 avec dinet et petit déj. Le camp est très stric et affiche l'interdiction d'y introduire nourriture et boissons. Poste de garde à l'entrée et barbelé! Accueil franchement tiède et impersonnel.Le seul avantage est d'être les pieds dans l'eau face à une merveilleuse crique où l'eau est cristalline et les fonds poissonneux. Le soir, nous sommes allés voir la ponte des tortues au Turtle Visitor center. C'est situé à une vingtaine de kms. En début janvier, compter 3 tortues pour 100 touristes donc vous n'assisterez peut-être pas à leur ponte. Nous avons eu de la chance ce jour-là et avons pu voir ce spectacle incroyable.
J11: Wadi Tiwi- Wadi Shab. Pour ce dernier, il faut taverser une succession de 3 piscines pour accaéder à la fameuse grotte à ciel ouvert. L'entrée n'est pas forcément visible, il faut éventuellement plonger pour la trouver. Wadi Shab est magnifique et l'eau si chaude. Bivouac à côté de Fins. Nous avions galéré pour trouver la fameuse White Beach et ne l'avions localisé que le lendemain.
J12: Baignade à White beach. A Dibab, visite du Sink Hole puis de Wadi Suwayh. L'accès n'est possible qu'en 4x4 par contre la récompense est à la hauteur car la piscine au bout du trajet est large, profonde (possibilité de plonger depuis les rochers) et riche en poissons. Direction Yiti via Mascate. Bivouac à Yiti.
J13: Baignade à Yiti. Retour à Mascate (30mns). Séjour à l'Hôtel Al Naseem (22RO la nuit taxe incluse, sans petit déj). L'hôtel est vieillot, les chambres petites mais la situation centrale. Diner près de l'Oman Arab Bank dans un resto en plein air qui sert de très bons menus grillades.
J14: Restitution du 4x4 à l'aéroport (s'arranger avec le loueur qui ne dispose pas de bureau sur place). Vol retour vers la France. Nous prévoyons déjà de revenir visiter le Musandam et le Dhofar.
J'espère que ces infos vous seront utiles pour la préparation de votre voyage.
Tout d'abord un grand grand grand MERCI à Sadek qui m'a déjà donné plein d'infos très utiles pour la préparation de notre voyage à Oman.
Nous aurons une semaine en février prochain pour explorer le sultanat, via Dubai. Nous comptons prendre un vol jusqu'à Dubai seulement, ensuite faire la route jusqu'à Oman et visiter le pays en voiture de location. J'ai donc plein de questions! Tout d'abord, en si peu de temps, que faut-il privilégier comme régions ou comme sites à visiter, entre les forts, villages, canyons, montagnes, oasis, déserts, plage, etc.? Et à Dubai, y a-t-il des incontournables? A Oman, vous pensez que ça vaut le coup de descendre jusqu'à Salalah et la région alors qu'on n'a qu'une semaine? La conduite dans les Emirats et à Oman: quels conseils? est-ce facile de se garer en ville par exemple (dans Muttrah, près de la corniche?)? La plage: est-ce que les femmes se baignent là-bas sur les plages publiques??? Sinon, comment faire pour profiter des plages? aller sur les plages privées des hôtels uniquement? Les mosquées (Dubai et Oman): y en a-t-il qui se visitent? Où il est autorisé de prendre des photos? Photo: comment sont les gens avec la photo, ils se laissent prendre en photo si on leur demande l'autorisation?
Tout autre avis et conseil serait bien sûr le bienvenu!
Merci beaucoup d'avance, bonne année, beaux voyages à tous :)
Nous aurons une semaine en février prochain pour explorer le sultanat, via Dubai. Nous comptons prendre un vol jusqu'à Dubai seulement, ensuite faire la route jusqu'à Oman et visiter le pays en voiture de location. J'ai donc plein de questions! Tout d'abord, en si peu de temps, que faut-il privilégier comme régions ou comme sites à visiter, entre les forts, villages, canyons, montagnes, oasis, déserts, plage, etc.? Et à Dubai, y a-t-il des incontournables? A Oman, vous pensez que ça vaut le coup de descendre jusqu'à Salalah et la région alors qu'on n'a qu'une semaine? La conduite dans les Emirats et à Oman: quels conseils? est-ce facile de se garer en ville par exemple (dans Muttrah, près de la corniche?)? La plage: est-ce que les femmes se baignent là-bas sur les plages publiques??? Sinon, comment faire pour profiter des plages? aller sur les plages privées des hôtels uniquement? Les mosquées (Dubai et Oman): y en a-t-il qui se visitent? Où il est autorisé de prendre des photos? Photo: comment sont les gens avec la photo, ils se laissent prendre en photo si on leur demande l'autorisation?
Tout autre avis et conseil serait bien sûr le bienvenu!
Merci beaucoup d'avance, bonne année, beaux voyages à tous :)
j'ai vu un vol pr muscat début nov pr un montant de 460 euros....est ce résonnable...si certain d'entre vous connaisse des astuces pr aller a muscat moins cher je suis a votre ecoute et je vous remercie d'avance...salut à tous
Bonjour à tous,
Voilà je pars pour Oman fin septembre 2006, donc dans environ un mois. J'aimerais ensuite au bout de 3 semaines passés à Oman me rendre en Algérie pour 2 semaines et revenir ensuite à Oman, ou alors revenir en France (je ne sais pas encore).
1- Pouvez vous me conseiller de facon a ce que je fasses le plus d'économie possible, j'avais vu qu'un billet aller retour muscate-alger atteignait les 900 euros! quelqu'un a-t-il un meilleur plan? 2- J'aimerais aussi connaitre les meilleurs plan pour se loger sans trop me ruiner, j'y vais pour le boulot, les frais sont à ma charge donc je voudrais faire un max d'économie!
merci d'avance! bon voyages!
1- Pouvez vous me conseiller de facon a ce que je fasses le plus d'économie possible, j'avais vu qu'un billet aller retour muscate-alger atteignait les 900 euros! quelqu'un a-t-il un meilleur plan? 2- J'aimerais aussi connaitre les meilleurs plan pour se loger sans trop me ruiner, j'y vais pour le boulot, les frais sont à ma charge donc je voudrais faire un max d'économie!
merci d'avance! bon voyages!
J'ai déjà posté un message concernant ce voyage, mais il a été déplacé dans le forum "voyager avec un bébé".
Nous comptons passer une semaine pendant les fêtes de fin d'année entre Noël et le Nouvel An, à Muscat dans un hôtel au bord de la mer (avec notre bébé qui aura 1 an). Mes questions ne concernent pas spécifiquement le fait de voyager avec notre bébé, alors j'espère que mon message restera dans le forum Moyen Orient!
quelqu'un pourrait me conseiller une agence qui aurait beaucoup de disponibilités/des tarifs compétitifs pour un vol sec Paris-Muscat? A moins que vous n'ayiez utilisé tout simplement des agences généralistes comme Anyway? des conseils sur un hôtel 4 ou 5* au bord de la mer à Muscat (parce qu'il faut qu'on se repose), d'où on pourrait également facilement aller se balader en ville (parce qu'on a la bougeotte et on aimerait bien quand même faire un minimum de balades et visites)? Que pensez-vous du Al Bustan ou du Chedi? Le Crowne Plazza est moins cher, mais est-ce que c'est un endroit agréable? Un autre hôtel à conseiller? J'ai vu sur le forum qq'un dire qu'il était parti à Muscat dans un hôtel 5* (avec un enfant de 2 ans); si cette personne fréquente toujours le forum, son expérience pourrait m'être utile... pour ce genre d'hôtel, faut-il contacter directement l'hôtel ou passer par une centrale de réservation pour avoir des disponibilités et des prix intéressants? des idées de visites dans les environs de Muscat? Le pays regorge de richesses culturelles à visiter, mais malheureusement nous n'aurons pas le temps de visiter les plus beaux sites (où apparemment il faut s'éloigner des routes et également de Muscat) puisque nous avons choisi de rester à Muscat, et pour une semaine seulement... il nous faudrait donc faire un choix et ne visiter que le strict minimum (c'est frustrant, mais bon!).
Toute autre expérience sur Muscat et Oman serait la bienvenue...
Merci beaucoup!
Toute autre expérience sur Muscat et Oman serait la bienvenue...
Merci beaucoup!
Bonjour à tous,
Nous sommes 2 et étant limités financièrement, nous réalisons, suite à différents commentaires que les 4x4 correspondant à notre budget, ne sont pas réellement des 4x4 (ex. Tuscon, RAV4...) et que ceux-ci seraient refusés sur les pistes et d'ailleurs qu'ils n'étaient pas du tout adaptés à ce type de conduite. Quelqu'un pourrait il me confirmer svp?
Je viens de trouver la Daihatsu Terios pour laquelle je n'ai pas beaucoup d'infos pour Oman. S'agit il d'un vrai 4x4? Est il adapté à Oman sachant que nous voulons faire le jabel Shams, le désert (à voir, on va peut être se faire emmener, étant sans expèrience dans la conduite de 4x4) , Al khaluf, Wadi bani Khalid et wadi bani awf?
Aussi, quelqu'un pourrait il me dire si il est compliqué et dangereux de conduire dans les sugar dunes à al Khaluf? Est ce du même niveau qu'une conduite dans le désert?
Merci d'avance :)
Nous sommes 2 et étant limités financièrement, nous réalisons, suite à différents commentaires que les 4x4 correspondant à notre budget, ne sont pas réellement des 4x4 (ex. Tuscon, RAV4...) et que ceux-ci seraient refusés sur les pistes et d'ailleurs qu'ils n'étaient pas du tout adaptés à ce type de conduite. Quelqu'un pourrait il me confirmer svp?
Je viens de trouver la Daihatsu Terios pour laquelle je n'ai pas beaucoup d'infos pour Oman. S'agit il d'un vrai 4x4? Est il adapté à Oman sachant que nous voulons faire le jabel Shams, le désert (à voir, on va peut être se faire emmener, étant sans expèrience dans la conduite de 4x4) , Al khaluf, Wadi bani Khalid et wadi bani awf?
Aussi, quelqu'un pourrait il me dire si il est compliqué et dangereux de conduire dans les sugar dunes à al Khaluf? Est ce du même niveau qu'une conduite dans le désert?
Merci d'avance :)
Bonjour,
Je pars très bientôt pour deux semaines dans le sultanat d'Oman.
Je n'ai actuellement que le billet d'avion, et souhaite envisager au minimum les différentes étapes de mon séjour. Je pense par exemple avoir recours sur place à un organisment pour partager un 4x4 pour les wadis et le désert. Est-ce à organiser systématiquement à Muscat ?
Je voudrais par exemple savoir si les distances entre les différentes villes et régions à visiter sont aisées à parcourir en transport en commun, notamment pour pouvoir envisager le nombre d'étapes que je peux faire (j'ai déjà un peu regardé le site www.ontcoman.com mais aimerais avoir un retour "vécu").
Je souhaiterais également prendre un vol en interne, par exemple pour visiter le Dhofar : pensez-vous que je puisse prendre un vol simple à partir de Muscat puis ensuite "remonter" en bus ? Ou bien est-il préférable de prévoir un vol dans la région de (j'ai bien conscience que je ne pourrai réaliser les deux ...).
Merci d'avance de toute aide que vous pourrier m'apporter. Khiva
Je pars très bientôt pour deux semaines dans le sultanat d'Oman.
Je n'ai actuellement que le billet d'avion, et souhaite envisager au minimum les différentes étapes de mon séjour. Je pense par exemple avoir recours sur place à un organisment pour partager un 4x4 pour les wadis et le désert. Est-ce à organiser systématiquement à Muscat ?
Je voudrais par exemple savoir si les distances entre les différentes villes et régions à visiter sont aisées à parcourir en transport en commun, notamment pour pouvoir envisager le nombre d'étapes que je peux faire (j'ai déjà un peu regardé le site www.ontcoman.com mais aimerais avoir un retour "vécu").
Je souhaiterais également prendre un vol en interne, par exemple pour visiter le Dhofar : pensez-vous que je puisse prendre un vol simple à partir de Muscat puis ensuite "remonter" en bus ? Ou bien est-il préférable de prévoir un vol dans la région de (j'ai bien conscience que je ne pourrai réaliser les deux ...).
Merci d'avance de toute aide que vous pourrier m'apporter. Khiva
Bonjour.
Je souhaite partir avec mon mari début avril en OMAN.
Que me conseillez-vous de visiter?
Combien de temps?
Les distances sont-elles grandes pour traverser le pays?
Faut-il se concentrer sur une partie plus qu'une autre?
Est-ce dandereux de voyager à 2 (ns avons 32ans)?
Y a t'il des risques à circuler "alone" dans le pays?
Y a t'il des coins interdits aux touristes?
Quelle température à début avril?
D'avance, merci pr les infos!
D'avance, merci pr les infos!
Bonjour,
Nous partons dans 2 semaines pour Oman. Les vols s'effectueront avec qatar airways, qui jusqu’à maintenant était une compagnie très sûre.
Vu la situation actuelle propice à tous les terrorismes, pensez vous que nous serons toujours en sécurité dans leurs avions ?
A Oman, nous resterons à l'hôtel. Ce qui me fait peur c'est la liaison CDG-DOHA/DOHA-CDG, et je me pose la question de tout annuler (mais les frais seront énormes....)
Merci de vos avis !
Nous partons dans 2 semaines pour Oman. Les vols s'effectueront avec qatar airways, qui jusqu’à maintenant était une compagnie très sûre.
Vu la situation actuelle propice à tous les terrorismes, pensez vous que nous serons toujours en sécurité dans leurs avions ?
A Oman, nous resterons à l'hôtel. Ce qui me fait peur c'est la liaison CDG-DOHA/DOHA-CDG, et je me pose la question de tout annuler (mais les frais seront énormes....)
Merci de vos avis !
Bonjour,
Je voudrais savoir si quelqu'un qui a déjà utilisé Oman Air et acheté son billet en ligne sur le site de la compagnie par CB, a eu à présenter sa carte lors de l'embarquement?
J'ai égaré 😊 ma carte bancaire récemment et j'ai donc reçu une nouvelle carte avec de nouveaux codes... Comment faire pour leur prouver que la carte qui a servi lors du paiement était bien la mienne? J'ai déjà lu sur d'autres sujets du forum qu'il fallait un justificatif de la banque, voir l'ancienne carte que je n'ai plus... ça m'inquiète un peu tout ça...
Merci d'avance!
Fabien
Je voudrais savoir si quelqu'un qui a déjà utilisé Oman Air et acheté son billet en ligne sur le site de la compagnie par CB, a eu à présenter sa carte lors de l'embarquement?
J'ai égaré 😊 ma carte bancaire récemment et j'ai donc reçu une nouvelle carte avec de nouveaux codes... Comment faire pour leur prouver que la carte qui a servi lors du paiement était bien la mienne? J'ai déjà lu sur d'autres sujets du forum qu'il fallait un justificatif de la banque, voir l'ancienne carte que je n'ai plus... ça m'inquiète un peu tout ça...
Merci d'avance!
Fabien
je reviens d'Oman et j'ai pu tester Oman air et Quatar airways.....venant de Marseille , la Qatar nous a dirigé sur Munich-Doha-Salalah...mais j'aimerais trouver une formule plus directe sans passer par CDG.....quelle est votre expérience? je précise que mon trajet était le plus rapide malgré les stop.....
Bonjour à tous,
Nous regardons actuellement les billets à destination d'Oman et le moins cher reste avec Gulf Air à 386€ sinon c'est avec Qatar Airways à 463€ (la sécurité :)).
N'ayant jamais voyager ni entendu parler de Gulf Air, est-ce que quelqu'un a voyager avec récemment ?
Merci d'avance, Sébastien
Nous regardons actuellement les billets à destination d'Oman et le moins cher reste avec Gulf Air à 386€ sinon c'est avec Qatar Airways à 463€ (la sécurité :)).
N'ayant jamais voyager ni entendu parler de Gulf Air, est-ce que quelqu'un a voyager avec récemment ?
Merci d'avance, Sébastien
Bonjour à tous!
Après avoir bien profité des super carnets disponibles sur le forum, j'apporte ma petite contribution pour les chanceux qui iront à Oman bientôt 🙂 On a adoré notre voyage là bas, et on pense y retourner un jour pour visiter Dhofar et Musandam qu'on n'avait pas le temps de visiter sur ce séjour. Niveau organisation on a loué un 4X4 8 jours puis une voiture 8 jours. On a essentiellement été en hotel mais on a également fait 3 nuits en bivouac (4 prévues initialement mais on a pris une tempête au Jabal Akhdar donc on s'est rabattu en catastrophe sur un hotel dans le coin 😄
Niveau budget, on a payé pour 2: - 1590€ pour 2 AR Manchester-Mascate avec Qatar Airways (assez cher mais on s'y est pris tard...) - 1135€ en logement pour 18jours - 919€ de location de voitures - 130€ d'essence - 432€ de nourriture - 887€ de plongée - 115€ d'autres activités - 170€ d'assurance voyage - 176€ d'autres dépenses
Ce qui fait 1982€ + 795€ d'avion par personne 🙂
Pour le programme: J1: Arrivée tard à Mascate J2: Mosquée du Sultan Qaboos et Wadi Al Arbaeen - nuit à Mascate J3: Wadi Bani Kharus - rando puis camping J4: Wadi Bani Awf - Hajar Mountains - nuit à Misfat Al Abriyyn J5: Misfat Al Abriyyn - visite puis rando - nuit en camping au Jebel Shams J6: Jebel Shams - balcony walk puis Jabrin castle - nuit à Nizwa J7: Visite du souk et du fort de Nizwa, tombes Al Ayn, Wadi Damm - nuit à Nizwa J8: Visite du souk de Nizwa (encore 😄), village de Birkat Al Mawz, Jabal Akhdar - nuit Jabal Akhdar J9: Jabal Akhdar, retour Mascate et changement de voiture J10/11/12: plongée le matin, visite de Mascate l'après midi J13: Opéra royal de Mascate, Qurayyat - nuit à Sur J14: Bimmah Sinkhole, plage de Finns, visite de Sur - nuit à Sur J15: Wadi Bani Khalid puis Wahiba Sands - nuit dans les Wahiba sands au 1000 nights camp J16: Dune bashing, wadi Tiwi puis Bimmah Sinkhole - camping à Pebbles beach à coté de Tiwi J17: Wadi shab, retour à Mascate J18: avion pour rentrer à Manchester
Après avoir bien profité des super carnets disponibles sur le forum, j'apporte ma petite contribution pour les chanceux qui iront à Oman bientôt 🙂 On a adoré notre voyage là bas, et on pense y retourner un jour pour visiter Dhofar et Musandam qu'on n'avait pas le temps de visiter sur ce séjour. Niveau organisation on a loué un 4X4 8 jours puis une voiture 8 jours. On a essentiellement été en hotel mais on a également fait 3 nuits en bivouac (4 prévues initialement mais on a pris une tempête au Jabal Akhdar donc on s'est rabattu en catastrophe sur un hotel dans le coin 😄
Niveau budget, on a payé pour 2: - 1590€ pour 2 AR Manchester-Mascate avec Qatar Airways (assez cher mais on s'y est pris tard...) - 1135€ en logement pour 18jours - 919€ de location de voitures - 130€ d'essence - 432€ de nourriture - 887€ de plongée - 115€ d'autres activités - 170€ d'assurance voyage - 176€ d'autres dépenses
Ce qui fait 1982€ + 795€ d'avion par personne 🙂
Pour le programme: J1: Arrivée tard à Mascate J2: Mosquée du Sultan Qaboos et Wadi Al Arbaeen - nuit à Mascate J3: Wadi Bani Kharus - rando puis camping J4: Wadi Bani Awf - Hajar Mountains - nuit à Misfat Al Abriyyn J5: Misfat Al Abriyyn - visite puis rando - nuit en camping au Jebel Shams J6: Jebel Shams - balcony walk puis Jabrin castle - nuit à Nizwa J7: Visite du souk et du fort de Nizwa, tombes Al Ayn, Wadi Damm - nuit à Nizwa J8: Visite du souk de Nizwa (encore 😄), village de Birkat Al Mawz, Jabal Akhdar - nuit Jabal Akhdar J9: Jabal Akhdar, retour Mascate et changement de voiture J10/11/12: plongée le matin, visite de Mascate l'après midi J13: Opéra royal de Mascate, Qurayyat - nuit à Sur J14: Bimmah Sinkhole, plage de Finns, visite de Sur - nuit à Sur J15: Wadi Bani Khalid puis Wahiba Sands - nuit dans les Wahiba sands au 1000 nights camp J16: Dune bashing, wadi Tiwi puis Bimmah Sinkhole - camping à Pebbles beach à coté de Tiwi J17: Wadi shab, retour à Mascate J18: avion pour rentrer à Manchester
Attention à bien regarder la validité de votre passeport avant votre voyage à Oman!
Nous avions prévus un voyage de 2 semaines à Oman pour les vacances de Noël. A l'enregistrement des bagages nous nous sommes vus refusés le checking pour cause de validité de mon passeport de seulement 5 mois après ma date de départ au lieu des 6 mois demandés ! La compagnie était Qatar Airways
Je ne sais pas si c'est la personne sur laquelle nous sommes tombés, l'état d'urgence en France ou les 2 ... Mais impossible de monter dans l'avion! Nous avons tout essayé par suite : préfecture de police pour un passeport d'urgence (ils ne font pas ou plus sauf cas décès familial, raisons pros, etc), ambassade d'Oman ( ils ne peuvent rien faire)! Nous avons du tout annuler.
Alors faites attention à bien vérifier avant votre départ pour éviter ce qu'il nous ait arrivés.
Je ne sais pas si c'est la personne sur laquelle nous sommes tombés, l'état d'urgence en France ou les 2 ... Mais impossible de monter dans l'avion! Nous avons tout essayé par suite : préfecture de police pour un passeport d'urgence (ils ne font pas ou plus sauf cas décès familial, raisons pros, etc), ambassade d'Oman ( ils ne peuvent rien faire)! Nous avons du tout annuler.
Alors faites attention à bien vérifier avant votre départ pour éviter ce qu'il nous ait arrivés.
Bonjour à tous.
Voici le récit d’un petit road trip dans le sultanat d’Oman.
Voyage sans prétention « routardesque » : itinéraire classique, hébergement en hôtel et organisé entièrement par nos soins.
Quelques informations pratiques pour commencer
La période : du 4 au 11 mars 2014, soit 8 jours pleins sur place.
Le climat : beau temps sec et pas trop chaud. Pas de thermomètre dans la voiture, mais, à vue de nez, il faisait entre 25 et 30 degrés dans la journée. Un peu plus frais mais très agréable sur le plateau de Sayq, à 2000 mètres d’altitude.
L'itinéraire : tour classique proposé par toutes les agences, que j’ai honteusement « pompé ».
L’avion : billets pris en direct chez Qatar Airways. Vols de nuit Paris / Qatar / Oman et retour, avec escale de deux heures en pleine nuit au Qatar dans chaque sens. 900 euros pour deux personnes, soit une économie de 300 euros par rapport à des vols directs. Mais, après coup, je me dis que, plus je vieillis (pas loin de la soixantaine), plus je serai prêt à payer plus cher pour éviter les changements d’avion à 2 heures du matin …
La voiture : Land Cruiser réservée chez Budget (aéroport). En fait, à l’arrivée, on nous fournit un Nissan Patrol V8 de 5,6 litres de cylindrée, et 60000 km au compteur. Mais la bête a bien tenu le coup. Boîte auto (évidemment) à 6 rapports, boîte de transfert manuelle, blocage de différentiel, parfait pour le tout terrain. Consommation de l’ordre de 15 litres aux 100 km, mais deux réservoirs : un principal d’environ 100 litres et un secondaire de 50 à 60 litres (qui ne nous a jamais servi). Et le litre de super à 0,24 euros, ouf … Le tout pour un prix de 820 euros, GPS et 2ème conducteur inclus.
La cartographie : impossible de se procurer, en France, un guide Oman Off Road récent. Alors, on fera avec le Petit Futé, la carte Reise Know-How, et un GPS Garmin réservé en même temps que la voiture (pour 25 euros la semaine). Sur place, le PF se révèle très approximatif, la carte pas assez détaillé, et le GPS, inutile en pleine campagne, ne trouve pas les rues qu’on lui demande en ville … Du coup, on s’est débrouillé comme on a pu et on a pu trouver tout ce qu’on voulait voir, même si on s’est un peu perdu dans le désert. Mais ceci est une autre histoire.
Les hébergements : de la chambre d’hôtes avec matelas posé à même le sol, à l’hôtel 5 étoiles, en passant par la tente bédouine, mais toujours un minimum de confort, âge oblige. Réservations par internet : en direct sur le site pour l’Ibis Mascate, en direct par mail pour le 1000 nights desert camp et le Sahab Hotel, sur le site Booking pour les autres. Aucun paiement d’avance et annulation possible jusqu’à deux jours avant.
La nourriture : petits déjeuners variés compris dans le prix des hôtels, pique-nique (autour de 5 euros pour deux) ou restaurant « local » (10 euros pour deux) le midi, et, le soir, dîner buffet compris dans le prix de l’hôtel et deux dîners dans des restaurants un peu plus luxueux. En résumé, on peut manger pour pas cher et, aussi, se faire plaisir.
Le change : ayant pour habitude de voyager avec un minimum de liquide pour éviter les vols ou les pertes, nous avons changé 50 euros à l’aéroport en même temps que nous avons payé le visa (10 euros par personne). Par la suite, un maximum de paiement par carte bancaire pour un taux moyen de 1,96 euros pour un OR, et un retrait de 400 OR dans un distributeur à Mascate (1,96 également) pour les petits achats, les stations essence et les hôtels qui n’acceptent pas la CB.
Le budget : autour de 3500 euros pour deux personnes, tout compris.
A suivre.
Quelques informations pratiques pour commencer
La période : du 4 au 11 mars 2014, soit 8 jours pleins sur place.
Le climat : beau temps sec et pas trop chaud. Pas de thermomètre dans la voiture, mais, à vue de nez, il faisait entre 25 et 30 degrés dans la journée. Un peu plus frais mais très agréable sur le plateau de Sayq, à 2000 mètres d’altitude.
L'itinéraire : tour classique proposé par toutes les agences, que j’ai honteusement « pompé ».

L’avion : billets pris en direct chez Qatar Airways. Vols de nuit Paris / Qatar / Oman et retour, avec escale de deux heures en pleine nuit au Qatar dans chaque sens. 900 euros pour deux personnes, soit une économie de 300 euros par rapport à des vols directs. Mais, après coup, je me dis que, plus je vieillis (pas loin de la soixantaine), plus je serai prêt à payer plus cher pour éviter les changements d’avion à 2 heures du matin …
La voiture : Land Cruiser réservée chez Budget (aéroport). En fait, à l’arrivée, on nous fournit un Nissan Patrol V8 de 5,6 litres de cylindrée, et 60000 km au compteur. Mais la bête a bien tenu le coup. Boîte auto (évidemment) à 6 rapports, boîte de transfert manuelle, blocage de différentiel, parfait pour le tout terrain. Consommation de l’ordre de 15 litres aux 100 km, mais deux réservoirs : un principal d’environ 100 litres et un secondaire de 50 à 60 litres (qui ne nous a jamais servi). Et le litre de super à 0,24 euros, ouf … Le tout pour un prix de 820 euros, GPS et 2ème conducteur inclus.

La cartographie : impossible de se procurer, en France, un guide Oman Off Road récent. Alors, on fera avec le Petit Futé, la carte Reise Know-How, et un GPS Garmin réservé en même temps que la voiture (pour 25 euros la semaine). Sur place, le PF se révèle très approximatif, la carte pas assez détaillé, et le GPS, inutile en pleine campagne, ne trouve pas les rues qu’on lui demande en ville … Du coup, on s’est débrouillé comme on a pu et on a pu trouver tout ce qu’on voulait voir, même si on s’est un peu perdu dans le désert. Mais ceci est une autre histoire.
Les hébergements : de la chambre d’hôtes avec matelas posé à même le sol, à l’hôtel 5 étoiles, en passant par la tente bédouine, mais toujours un minimum de confort, âge oblige. Réservations par internet : en direct sur le site pour l’Ibis Mascate, en direct par mail pour le 1000 nights desert camp et le Sahab Hotel, sur le site Booking pour les autres. Aucun paiement d’avance et annulation possible jusqu’à deux jours avant.
La nourriture : petits déjeuners variés compris dans le prix des hôtels, pique-nique (autour de 5 euros pour deux) ou restaurant « local » (10 euros pour deux) le midi, et, le soir, dîner buffet compris dans le prix de l’hôtel et deux dîners dans des restaurants un peu plus luxueux. En résumé, on peut manger pour pas cher et, aussi, se faire plaisir.
Le change : ayant pour habitude de voyager avec un minimum de liquide pour éviter les vols ou les pertes, nous avons changé 50 euros à l’aéroport en même temps que nous avons payé le visa (10 euros par personne). Par la suite, un maximum de paiement par carte bancaire pour un taux moyen de 1,96 euros pour un OR, et un retrait de 400 OR dans un distributeur à Mascate (1,96 également) pour les petits achats, les stations essence et les hôtels qui n’acceptent pas la CB.
Le budget : autour de 3500 euros pour deux personnes, tout compris.
A suivre.
Envisageant d'aller passer des vacances à Oman cette année, je commence à étudier les possibilités d'y aller à partir de Shanghai. Emirates s'impose comme la solution la plus évidente, mais elle n'est pas donnée, et je connais déjà l'escale à Dubai.
A vrai dire je n'ai pas vraiment trouvé d'alternative, mais il me manque de toute façon pour cela une information de taille: les vols de la compagnie nationale d'Oman: Oman Air.
Leur site web est malheureusement en travaux depuis un bon moment, et je n'ai pas réussi à trouver quelles villes du monde étaient desservies par cette compagnie. Je me doute bien que Shanghai n'en fait pas partie, mais s'il pouvait y avoir à mi-chemin une ville desservie, ça pourrait agrémenter le voyage.
Quelqu'un a des infos?
A vrai dire je n'ai pas vraiment trouvé d'alternative, mais il me manque de toute façon pour cela une information de taille: les vols de la compagnie nationale d'Oman: Oman Air.
Leur site web est malheureusement en travaux depuis un bon moment, et je n'ai pas réussi à trouver quelles villes du monde étaient desservies par cette compagnie. Je me doute bien que Shanghai n'en fait pas partie, mais s'il pouvait y avoir à mi-chemin une ville desservie, ça pourrait agrémenter le voyage.
Quelqu'un a des infos?
Bonjour à tous,
j'aimerais faire un séjour aux EAU, Dubai, Abu Dhabi et Oman sur une douzaine de jours.
Si vous avez des bons plans ou des infos (location de voiture, passage de douane, excursions etc...)
et éventuellement un guide francophone ou des contacts francophones dans ces pays, je sais je suis exigeant...
Merci
Bonjour
Je souhaite partir cet été aux Emirats Arabes Unis (Dubaï-Abu-Dhabi) puis Oman. Je me doute bien qu'il fera chaud, cependant, est-ce handicapant ? Sachant que je suis déjà aller au Proche Orient à cette même période et que ça a été très supportable.
Puis j'aimerai aller à Oman. La température est-elle aussi chaude ?
Autre question, les dates de mon voyage tombent pendant le ramadan. Est-ce vraiment gênant ?
Dernière question, est-ce possible de rejoindre Doha aux Emirats ?
merci pour vos réponses.
Je souhaite partir cet été aux Emirats Arabes Unis (Dubaï-Abu-Dhabi) puis Oman. Je me doute bien qu'il fera chaud, cependant, est-ce handicapant ? Sachant que je suis déjà aller au Proche Orient à cette même période et que ça a été très supportable.
Puis j'aimerai aller à Oman. La température est-elle aussi chaude ?
Autre question, les dates de mon voyage tombent pendant le ramadan. Est-ce vraiment gênant ?
Dernière question, est-ce possible de rejoindre Doha aux Emirats ?
merci pour vos réponses.
Bonjour à tous.
Je compte partir pour l'Oman avec mon amie le 25 décembre jusqu'au 4 Janvier 2009
Apres de nombreuses lectures sur le forum, je comprend "l'obligation" de louer un tout terrain afin de profiter des richesses géographiques de ce beau pays. J'aurais aimé savoir si il existait des guides en français qui pourrait nous aidez à nous orientez et aussi à faire les "immanquables".
Lors des excursions dans le désert, si nous venions à dormir dans le 4*4 qu'elle matériel me conseillez vous au minimum? Y'a t'il beaucoups d'hotels dans la province? Le coût de la vie est il aussi important dans le pays que dans les grandes villes d'Oman?
Nous comptons prendre la compagnie turkish airlines, qui est actuellement la mieu placé niveau tarif, que savez vous à propos de cette compagnie? L'heure d'arrivée à Muscat est de 1h du matin, est il possible de se loger près de l'aéroport?
Merci pour vos réponses
Je compte partir pour l'Oman avec mon amie le 25 décembre jusqu'au 4 Janvier 2009
Apres de nombreuses lectures sur le forum, je comprend "l'obligation" de louer un tout terrain afin de profiter des richesses géographiques de ce beau pays. J'aurais aimé savoir si il existait des guides en français qui pourrait nous aidez à nous orientez et aussi à faire les "immanquables".
Lors des excursions dans le désert, si nous venions à dormir dans le 4*4 qu'elle matériel me conseillez vous au minimum? Y'a t'il beaucoups d'hotels dans la province? Le coût de la vie est il aussi important dans le pays que dans les grandes villes d'Oman?
Nous comptons prendre la compagnie turkish airlines, qui est actuellement la mieu placé niveau tarif, que savez vous à propos de cette compagnie? L'heure d'arrivée à Muscat est de 1h du matin, est il possible de se loger près de l'aéroport?
Merci pour vos réponses
Bonjour,
Nous organisons nos vacances à Oman et nous sommes à la recherche d'un contact sur place pour l'organisation d'une excursion dans le désert ou vers un Wadi ou les deux ... à déterminer.
Je pense que sur place et en passant par des locaux, les tarifs seront moins chers, mais je me trompe peut-être ??
Merci à tous de vos conseils
y a t il des moyens de transport autres que le taxi à oman car j'y vais 2 semaines en septembre et aimerais bien visiter le pays.
merci . (transports publiques ou tours operators)
Bonjour,
J'envisage un voyage d'une dizaine de jours au mois d'aout aux emirats arabes unis et Oman. Le but est de reserver uniquement le strict minimum, c'est-a-dire le billet d'avion. Je pense atterir a Dubai.
Ensuite, l'idee est louer un 4x4 et de bouger ou bon me semble, un peu comme j'avais fait en asie du sud-est... L'idee vous semble-t-elle exuberante?
J'ai pas mal de questions - acheter les visas avant ou sur place? - ou louer un bon 4x4? a quel prix? facilite de passer d'un pays a l'autre avec le meme vehicule? - ou dormir en chemin? Est-il possibler de faire des haltes dans des resorts? (cf asie sud est) et de facon generale, comment se loger a moindre prix?
Tous vos conseils sont bons a prendre! Merci
J'envisage un voyage d'une dizaine de jours au mois d'aout aux emirats arabes unis et Oman. Le but est de reserver uniquement le strict minimum, c'est-a-dire le billet d'avion. Je pense atterir a Dubai.
Ensuite, l'idee est louer un 4x4 et de bouger ou bon me semble, un peu comme j'avais fait en asie du sud-est... L'idee vous semble-t-elle exuberante?
J'ai pas mal de questions - acheter les visas avant ou sur place? - ou louer un bon 4x4? a quel prix? facilite de passer d'un pays a l'autre avec le meme vehicule? - ou dormir en chemin? Est-il possibler de faire des haltes dans des resorts? (cf asie sud est) et de facon generale, comment se loger a moindre prix?
Tous vos conseils sont bons a prendre! Merci









