Quelques informations pratiques pour commencer
La période : du 4 au 11 mars 2014, soit 8 jours pleins sur place.
Le climat : beau temps sec et pas trop chaud. Pas de thermomètre dans la voiture, mais, à vue de nez, il faisait entre 25 et 30 degrés dans la journée. Un peu plus frais mais très agréable sur le plateau de Sayq, à 2000 mètres d’altitude.
L'itinéraire : tour classique proposé par toutes les agences, que j’ai honteusement « pompé ».

L’avion : billets pris en direct chez Qatar Airways. Vols de nuit Paris / Qatar / Oman et retour, avec escale de deux heures en pleine nuit au Qatar dans chaque sens. 900 euros pour deux personnes, soit une économie de 300 euros par rapport à des vols directs. Mais, après coup, je me dis que, plus je vieillis (pas loin de la soixantaine), plus je serai prêt à payer plus cher pour éviter les changements d’avion à 2 heures du matin …
La voiture : Land Cruiser réservée chez Budget (aéroport). En fait, à l’arrivée, on nous fournit un Nissan Patrol V8 de 5,6 litres de cylindrée, et 60000 km au compteur. Mais la bête a bien tenu le coup. Boîte auto (évidemment) à 6 rapports, boîte de transfert manuelle, blocage de différentiel, parfait pour le tout terrain. Consommation de l’ordre de 15 litres aux 100 km, mais deux réservoirs : un principal d’environ 100 litres et un secondaire de 50 à 60 litres (qui ne nous a jamais servi). Et le litre de super à 0,24 euros, ouf … Le tout pour un prix de 820 euros, GPS et 2ème conducteur inclus.

La cartographie : impossible de se procurer, en France, un guide Oman Off Road récent. Alors, on fera avec le Petit Futé, la carte Reise Know-How, et un GPS Garmin réservé en même temps que la voiture (pour 25 euros la semaine). Sur place, le PF se révèle très approximatif, la carte pas assez détaillé, et le GPS, inutile en pleine campagne, ne trouve pas les rues qu’on lui demande en ville … Du coup, on s’est débrouillé comme on a pu et on a pu trouver tout ce qu’on voulait voir, même si on s’est un peu perdu dans le désert. Mais ceci est une autre histoire.
Les hébergements : de la chambre d’hôtes avec matelas posé à même le sol, à l’hôtel 5 étoiles, en passant par la tente bédouine, mais toujours un minimum de confort, âge oblige. Réservations par internet : en direct sur le site pour l’Ibis Mascate, en direct par mail pour le 1000 nights desert camp et le Sahab Hotel, sur le site Booking pour les autres. Aucun paiement d’avance et annulation possible jusqu’à deux jours avant.
La nourriture : petits déjeuners variés compris dans le prix des hôtels, pique-nique (autour de 5 euros pour deux) ou restaurant « local » (10 euros pour deux) le midi, et, le soir, dîner buffet compris dans le prix de l’hôtel et deux dîners dans des restaurants un peu plus luxueux. En résumé, on peut manger pour pas cher et, aussi, se faire plaisir.
Le change : ayant pour habitude de voyager avec un minimum de liquide pour éviter les vols ou les pertes, nous avons changé 50 euros à l’aéroport en même temps que nous avons payé le visa (10 euros par personne). Par la suite, un maximum de paiement par carte bancaire pour un taux moyen de 1,96 euros pour un OR, et un retrait de 400 OR dans un distributeur à Mascate (1,96 également) pour les petits achats, les stations essence et les hôtels qui n’acceptent pas la CB.
Le budget : autour de 3500 euros pour deux personnes, tout compris.
A suivre.






















Nous prenons un café à l’entrée du port de Sur et de sa lagune.



De temps en temps, une voiture arrivant en sens inverse nous fait des appels de phare pour signaler un troupeau de chèvres en liberté.
Nous croisons également de nombreux dromadaires dont certains traversent sans prévenir. Prudence !

Trente kilomètres plus loin, nous arrivons au Wadi Bani Khalid, une des plus belles oasis du pays.
Un petit chemin nous mène jusqu’aux piscines, mais là, rançon du succès, les terrasses sont bourrées de touristes.




Ne pas oublier de s’arrêter à la station service où on vous demande simplement si vous allez dans le désert ou si vous en revenez : selon la réponse, en deux temps trois mouvements, on vous dégonfle ou on vous regonfle vos pneus. Belle organisation.




Au moment où nous allons faire demi-tour, arrive une voiture qui s’arrête.
Je demande au conducteur où est le camp et il me répond de le suivre, le tout par geste et signes car il ne parle pas un mot d’anglais et moi pas un mot d’arabe. Et, première erreur, nous décidons de le suivre jusqu’au moment où il nous montre un embranchement sur la piste. Deuxième erreur, nous nous embarquons sur cette piste qui se rétrécit peu à peu … Un peu inquiets et avant de nous ensabler, nous décidons d’aller à pied au sommet de la dune la plus proche. Et là, miracle, nous apercevons le camp.
Seul problème, il est bien en-dessous de nous. Nous reprenons alors la voiture pour nous rapprocher, mais comment descendre ? Finalement, nous laissons la voiture et descendons à pied jusqu’à l’accueil du camp, où un petit jeune se propose de nous aider. Je remonte la dune avec lui, il démarre la voiture, essaie une marche arrière, une marche avant, et part à fond dans la descente, avec moi bien accroché sur le siège passager : grosse frayeur pour moi, grande rigolade pour mon chauffeur, mais nous arrivons sains et saufs au camp.
Après l’accueil traditionnel avec thé, café à la cardamome et dattes,
nous prenons possession de notre tente



En effet, nous sommes arrivés le jeudi soir et il semblerait que tous les jeunes des environs viennent passer le week-end dans le désert pour camper et jouer à grimper les dunes avec leurs engins motorisés. Un petit conseil, donc : éviter les fins de semaine si on veut être au calme !




Après avoir fait regonfler les pneus, nous retrouvons la route goudronnée qui nous mène à travers le désert de cailloux jusqu’à l’ancien village fortifié d’Izki.



Et c’est l’arrivée à Nizwa, ancienne capitale du pays et petite ville en pleine expansion.
Un petit tour au souk pour déguster une zlabia et boire un Sprite

puis nous rejoignons notre hôtel du jour, la Majan Guest House, où nous restons dîner à la mode indienne.















Il est maintenant temps de retourner à la voiture, direction Birkat al Mawz. Nous passons sans nous arrêter devant le fort du 17ème siècle,





















































































