Bonjour,
Voilà quelque temps que je parcours les sites/forum de cyclos et je n'arrive pas à faire le tri dans les informations que je trouve.
Nous sommes 2 et nous souhaiterions commencer le cyclo-tourisme, de façon tranquille. Commencer par des sorties de 2/3 jours avec des petites distances (max 60km/jours) pour augmenter progressivement. Pas de routes très accidentées (routes, velovoies, chemins).
Nous n'avons vraiment pas beaucoup de budget pour ce projet, donc impossible pour nous de mettre 500€ dans un vélo. J'ai vu beaucoup de forum où rien que le cadre coûterait 400€... Entre VTT, VTC, vélo de course je ne sais pas ce qui serait le plus adapté pour commencer et éventuellement faire évoluer progressivement le vélo au fil du temps, changement de pièces, etc.
J'ai vu qu'il était possible de partir d'une base "motobécane".
Est-ce que des vélo de ce type correspondent ?
http://www.leboncoin.fr/velos/478427724.htm?ca=8_s
Merci beaucoup si vous savez nous éclairer car je ne m'y retrouve plus. ^^
Mathilde
Bonjour,
Voilà bientôt 2 semaines que je lis attentivement vos messages (y compris celui sur l'orthographe, donc pardon d'avance) et j'apprécie vos conseils non commerciaux...
je suis en pleine réflexion autour d'un projet de modernisation de mon vieux vélo pour l'adapter au cyclo-camping : il s'agit d'un VTC Peugeot city 010 des années 90-95 , avec un cadre acier (c'est marqué HLE Mangallo) avec 2 ou 3 points de rouille, double plateau (38-46) , 6 vitesses (14-28), freins à étrier avec tirage latéral, pneu 700*35C. Je pense changer le boîtier du pédalier, mettre un triple plateau type deore, mettre un moyeux 9 vitesses, (et du coup, changer les commandes de vitesse). Je compte faire les travaux moi même avec l'aide technique d'une assoc.
Je voudrais savoir 1) la pertinence selon vous, par rapport à l'achat d'un vélo neuf... (quand j'en parle à différents vélocistes, ils font la moue puis me montre leurs vélos neufs... mais je suis tellement attaché à ce vélo...)
2) la compatibilité des équipements: possibilité de mettre un moyeu pour cassette 9 vitesses ?(espacement entre les pattes=130mm), compatibilité des boîtiers moderne sur ce type de cadre? Problème insurmontable que je n'imagine pas ?
3) la possibilité d'optimiser mon système de freinage (il y a juste un pivot central, rien pour y mettre des v-brakes, le cadre n'est pas fait pour des disques, reste éventuellement les freins tambours mais j'arrive pas à trouver de système pour moyeux à 9 vitesses et j'ai pas confiance...).
je m'en remets à vos réactions éventuelles...
je suis en pleine réflexion autour d'un projet de modernisation de mon vieux vélo pour l'adapter au cyclo-camping : il s'agit d'un VTC Peugeot city 010 des années 90-95 , avec un cadre acier (c'est marqué HLE Mangallo) avec 2 ou 3 points de rouille, double plateau (38-46) , 6 vitesses (14-28), freins à étrier avec tirage latéral, pneu 700*35C. Je pense changer le boîtier du pédalier, mettre un triple plateau type deore, mettre un moyeux 9 vitesses, (et du coup, changer les commandes de vitesse). Je compte faire les travaux moi même avec l'aide technique d'une assoc.
Je voudrais savoir 1) la pertinence selon vous, par rapport à l'achat d'un vélo neuf... (quand j'en parle à différents vélocistes, ils font la moue puis me montre leurs vélos neufs... mais je suis tellement attaché à ce vélo...)
2) la compatibilité des équipements: possibilité de mettre un moyeu pour cassette 9 vitesses ?(espacement entre les pattes=130mm), compatibilité des boîtiers moderne sur ce type de cadre? Problème insurmontable que je n'imagine pas ?
3) la possibilité d'optimiser mon système de freinage (il y a juste un pivot central, rien pour y mettre des v-brakes, le cadre n'est pas fait pour des disques, reste éventuellement les freins tambours mais j'arrive pas à trouver de système pour moyeux à 9 vitesses et j'ai pas confiance...).
je m'en remets à vos réactions éventuelles...
Bonjour à toutes et tous,
Je me prépare à retaper un vieux VTT pour en faire un vélo pour de "grandes" randonnées (au niveau de ma région pour le moment, commençons doucement !). J'ai identifié plusieurs éléments, et là je bloque sur.... les sacoches ! (Je sens que c'est original...). Après moultes recherches, les RCP WP100 me semblent intéressantes: assez volumineuses, étanches, plutôt solides, pas trop chères... Mais voilà: comme d'autres, notamment les modèles decathlon (beh oui j'ai commencé mes recherches par là XD), l'attache des sacoches est plus basse que le haut des sacoches, contrairement à d'autres modèles (notamment sur des sacoches rigides type "casier de rangement", genre celles-là . Et là me vient à l'esprit la remarque suivante: si les sacoches dépassent de chaque côté, la place sur le porte bagage est très largement réduite ! Je peux mettre un truc de la largeur du porte bagage, mais pas plus sinon j'écrase tout.... Alors, ai-je raison dans mon raisonnement, ai-je d'autres choix ou suis-je cantonné à ce genre de sacoches ? Ah oui, on oublie aussi les ortlieb, vaude et consorts, je m'appelle pas Crésus XD.
Merci
Je me prépare à retaper un vieux VTT pour en faire un vélo pour de "grandes" randonnées (au niveau de ma région pour le moment, commençons doucement !). J'ai identifié plusieurs éléments, et là je bloque sur.... les sacoches ! (Je sens que c'est original...). Après moultes recherches, les RCP WP100 me semblent intéressantes: assez volumineuses, étanches, plutôt solides, pas trop chères... Mais voilà: comme d'autres, notamment les modèles decathlon (beh oui j'ai commencé mes recherches par là XD), l'attache des sacoches est plus basse que le haut des sacoches, contrairement à d'autres modèles (notamment sur des sacoches rigides type "casier de rangement", genre celles-là . Et là me vient à l'esprit la remarque suivante: si les sacoches dépassent de chaque côté, la place sur le porte bagage est très largement réduite ! Je peux mettre un truc de la largeur du porte bagage, mais pas plus sinon j'écrase tout.... Alors, ai-je raison dans mon raisonnement, ai-je d'autres choix ou suis-je cantonné à ce genre de sacoches ? Ah oui, on oublie aussi les ortlieb, vaude et consorts, je m'appelle pas Crésus XD.
Merci
Bonjour,Je suis actuellement à la recherche d'un bon vélo d'occasion pour un projet de tour d'Europe. J'ai actuellement un vieux VTT de supermarché qui ne tiendra jamais la route. 😄
J'ai un budget relativement limité, c'est pourquoi j'ai choisi de retaper un vieux vélo. Mais devant une valeur sûre qui pourra m'enmener sur des milliers de km, je peux éventuellement mettre le prix, si ça ne dépasse pas les 400/500€. Je recherche donc un VTT, très solide, facile à réparer, mais avec un minimum de confort. Et bien sûr la possibilité de charger considérablement un porte-bagages.
Après avoir glané des infos sur divers forums j'ai vu beaucoup d'avis positifs sur le Rockrider 520. Qu'en est-il des différentes versions ? Avec ou sans suspension? Comment connaitre rapidement la taille du cadre ? Rarement renseignée dans les nombreuses petites annonces que j'ai trouvé?
Quelles sont les alternatives à ce vtt ?
D'avance merci pour vos conseils.
Bonjour à tous,
je suis a la recherche d'un vélo de voyage petit budget pour un voyage de la France à la Norvège (aller retour) de 5000 à 6000 km.
Je lorgne un peu sur les VTC décathlon riverside 700 et 900 mais j'ai des gros questionnements sur la qualité de ces produits.
Sinon j'ai un VTT tout suspendu et freins hydroliques (que je ne sais pas réparer), donc pas idéal pour le voyage, les bagages (peut être avec une remorque).
J'ai aussi vu des offres alléchantes de la marque Bikester mais je ne sais pas trop non plus ce que ça vaut.
J'essaie de regarder les petites annonces mais les prix des vélo de voyage tournent autour de 1000€. Est-ce obligatoire de mettre autant ?!
Est-ce que certains d'entre vous pourraient me conseiller ? Ont un retour a faire sur les VTC décathlon ou bikester.
Merci pour vos retours
je suis a la recherche d'un vélo de voyage petit budget pour un voyage de la France à la Norvège (aller retour) de 5000 à 6000 km.
Je lorgne un peu sur les VTC décathlon riverside 700 et 900 mais j'ai des gros questionnements sur la qualité de ces produits.
Sinon j'ai un VTT tout suspendu et freins hydroliques (que je ne sais pas réparer), donc pas idéal pour le voyage, les bagages (peut être avec une remorque).
J'ai aussi vu des offres alléchantes de la marque Bikester mais je ne sais pas trop non plus ce que ça vaut.
J'essaie de regarder les petites annonces mais les prix des vélo de voyage tournent autour de 1000€. Est-ce obligatoire de mettre autant ?!
Est-ce que certains d'entre vous pourraient me conseiller ? Ont un retour a faire sur les VTC décathlon ou bikester.
Merci pour vos retours
Bonjour à tous.
Nous ne créons pas ce sujet pour vous poser une question ou demander un conseil mais pour vous raconter le voyage a vélo que nous avons effectué en août dernier. Les expériences lues sur le forum nous ont bien aidées pour nos préparatifs, nous apportons la notre pour aider les prochains.
Il y a là le début du voyage, je dois remettre la main sur le guide que nous avons suivi pour me remémorer le trajet, les noms de villes etc, promis j’essaierai de terminer le topic bientôt !
Ce voyage était notre premier voyage à vélo en autonomie. Après avoir lu nombre de témoignages à droite à gauche (merci VF.com, entre autre) nous avons choisi de parcourir la via Rhôna qui lie Genève à la Méditerranée en suivant plus ou moins le Rhône. A la fin de la via, nous prévoyions d'obliquer vers l'ouest pour rejoindre Narbonne où nous retrouvions une maison de vacances.
Le matériel
Commençons par le commencement, le vélo. Le projet était de partir en couple et en tandem. N'en ayant pas, nous avons dû en trouver un. Notre budget se limitait à 500€ je suis plutôt grand (1.90m) et Mathilde est plus petite (1,60m). Les recherches ont été longues et parfois démoralisantes. Les annonces proposent souvent, soit un vieux vélo à retaper en grande partie, soit un vélo très sportif, hors budget. A force de recherches nous avons trouvé ce qu'il nous fallait. Un tandem de marque Micmo plutot typé VTC avec cadre acier ayant peu roulé et en bon état. Il a couté 250€ avec un porte bagage arrière. A ce prix la transmission était le bas de gamme de chez shimano, les roues étaient des roues de 700 de vtt, sans marque. Les pneus étaient chinois mais neufs. Nous avions trois plateaus et sept vitesse et trois machoires de freins, deux pour le pilote (AV-AR) et une gerée par le binôme (AR). Les mâchoires arrière étaient toutes deux sur la jante (V-brake), je doute donc de l'efficatité réelle de la troisième mâchoire sachant que l'échauffement de la jante n'allait pas diminuer. Par contre le bénéfice psychologique pour le binome valait le coup.
Nous avons ensuite choisit les sacoches. Nous avons bien-sur découvert les Rolls de celles-ci : Vaude et Ortlieb qui mettent tout le monde d'accord pour leur durabilité, leur qualité et leur ergonomie. Cependant à 100€ la paire, pour les moins chères, n'étant pas sûrs d'être des cyclotouristes nés, nous avons préferé retarder l'investissement. Nous avons donc de nouveau écumé le bon coin, sans succès. Nous avons considéré les sacoches Décathlon, qui d'après les forums ne valaient pas l'investissement (en tout cas pour celles vendues en 2013). Puis nous avons trouvé ces sacoches : xxx plus de deux fois moins chères que les grandes du noms, présentées comme étant complètement étanches et à propos desquelles nous n'avons trouvé aucun avis sur internet. Nous nous sommes lancés et nous avons commandé une paire de 40L et une de 25L. Grand bien nous en a pris. Nous avons accompagné notre commande d'un porte bagage avant Zéfal Raider. Pour completer notre chargement nous avons adapté un sac à dos de 60L en top case à l'arrière. Ce sac est un sac de rando dont les bretelles et la ceinture sont amovibles. Nous l'avons donc disposé sans les bretelles ni la ceinture au dessus des deux sacoches arrières, tenu par une sangle et un tandeur.
Après avoir roulé quelque kilomètres autour de chez nous, il s'est avéré que les selles n'allaient pas nous convenir. Mathilde avait une selle royale gel vendue par décathlon. Nous l'avons essayé à tour de rôle. Comme elle convenait, nous en avons acheté une seconde pour le pilote.
En conclusion sur le matériel spécifique au vélo. Nous avons été très satisfait des sacoches. Pour un investissement moindre elles sont toujours en bon état, nous avons eu une journée complète sous une pluie soutenue, nous étions trempés sous nos Kway (sueur ou pluie ?) mais le contenu des sacoches ainsi que celui du sac a dos (protégé par une house de pluie et par la toile extérieure de la tente) est resté complètement sec. Leur ergonomie n'est pas celle des grandes du nom, il faut se poser cinq minutes tous les matins pour les accrocher mais elle restent très satisfaisantes pour leur prix. Le vélo nous a posé quelque problèmes mineurs, il a fallu faire remplacer la roue libre qui n'était plus... libre, à Lyon et remplacer la commande de dérailleur ar avant à un bivouac. De même les vitesse étaient plus que capricieuses et nous avons dû les regler à plusieurs reprises. A part cela aucun problème, ni avec les roues qui me paraissaient légère pour deux cyclistes et leur équipement, ni avec les pneus "chinois" (une crevaison en 850km). Malgré l'absence de toute lubrification, la chaîne a tenu bon sans souci. C'est d'ailleur une énigme pour moi, comment les voyageurs qui traversent de longues étendues désertiques lubrifient-ils leur matériel ? Ils emportent une burette d'huile avec eux ? A méditer pour la prochaine fois. Concernant les selles, ça n'a pas été le grand coup de foudre, en bref, nous avions mal au c**. Cependant nous n'avons pas regretté de n'avoir pas cassé notre tirelire pour une Brooks car la douleur restait "supportable" et ne nous a pas empeché de pédaler.
Le voyage pour Genève
Après moult recherches et malgrè notre sensibilité écolo il nous est apparu que pour couvrir la distance Lille-Genève (où commence la via Rhôna), la meilleur solution est l'avion. Il semble impossible de faire rentrer un tandem dans un TGV et encore moins dans un bus. EasyJet propose de faire voyager un tandem au prix d'un vélo normal (une trentaine d'euros) à la condition que celui ci soit conditionné dans un emballage rigide. Nous avons donc assemblé deux cartons de vélo (récuperés chez le vélociste du coin qui les donne volontier) avec beaucoup de scotch. Nous avons bourré le tout de polystyrène en croisant les doigts. Finalement, tout s'est très bien passé à l'embarquement, et pendant le voyage, il semble que le paquet ait été bien traité. Nous avions démonté certaines parties, mis les guidons dans l'axe du vélo etc. Pour le remonter, attacher les sacoches etc, nous sommes restés dans l'aéroport, au niveau du convoyeur de bagages. Cela permet de s'étaler, sortir les outils, laisser les sacoches ouvertes sans être dans le flot de monde et sans se soucier d'éventuels vols.
Le parcours
L'aéroport de Genève est proche du centre ville, il est très facile d'en sortir à vélo par une passerelle qui enjambe les voies rapides et amène rapidement en ville. Voir ici : Plan d'accès cycliste à l'aéroport
Une fois arrivés en ville nous avons rattrapé le parcours de la via Rhôna qui commence dans Genève. Nous avions acheté le guide d'un cycliste qui y donne ses impressions, ses conseils, on y trouve des itinéraires bis, des adresses de vélocistes, des adresses de gites, de campings de restaus etc. Ca sent bon le vécu, il n'y a pas d'extraits de cartes, seulement des topos et schémas mais nous ne nous sommes servis que de ce guide qui a été excellent partout. A découvrir ici :xxx ou sur le site xxx
Le but de l'intervention n'étant pas de faire un récit de voyage mais plutôt d'apporter des conseils au futurs voyageurs, nous allons nous contenter d'observations les plus constructives possible sur les spots de camping, les ravitaillement et l'itinéraire.
Jour 1 : Compter au moins deux heures pour sortir de Genève et de sa banlieu et ainsi trouver un endroit propice au camping sauvage. Nous en avons trouvé un au dessus du poste frontière avec la France peu après la ville de Chancy (après 30km de route). Penser à se ravitailler à Genève car nous n'avons trouvé que peu de magasins d'alimentation ouverts. L'itinéraire fait serpenter un long moment dans des zone d'habitation, ca surprend mais le parcours est bien fleché. Prévoir peut-être un itinéraire perso qui permet de sortir de la ville plus rapidement.
Jour 2 : Arrivée en France, le parcours grimpe plus sérieusement, le Rhône est encaissé et ne permet pas d'être suivit au plus près. Il faut donc s'en éloigner, ce qui signifie grimper quelques belles côtes. La via est peu balisée mais quelques panneaux nous rappellent de temps en temps qu'on est sur la bonne route. Les routes empruntées (il n'y a pas beaucoup de piste cyclables à cet endroit) sont peu fréquentées et sûres. Ravitaillements possibles à divers endroits sur cette étape notamment à l'Intermarché de Seyssel. En fin d'étape, à partir de Chanaz (ville charmante mais bourée de touristes) devrait commencer une portion de voie verte (route dédié aux vélos). En août 2013 elle était fermée en partie après Chanaz puis ouverte plus loin. C'est une très belle portion, bien en contrebas de la route donc très agréable. Nous avons campé dans ce coin. Possibilité de se ravitailler à Belley dans une zone commerciale près de la via. Nous avons trouvé un coin sympas à proximité de Virignin pour planter notre tente après 80km de route.
Jour 3 : Au départ de Virignin, la route monte dans les hauteurs pour prendre la direction de la Balme par la D1504 (route dailleur très fréquentée). Attention, en août 2013 cette portion était fermée, il faut donc, à partir de Virignin traverser le Rhône (rive droite) et suivre Belley, Peyrieu, Murs et Gélignieux). A la Balme commencent de très belles voies vertes isolées, montées sur les digues du fleuve. Aucun problème jusque Port de Groslée. Là le projet de via Rhôna est en stand-by, il n'y a plus de panneaux et encore moins de piste. Préparer le parcours si on n'a pas de guide. Nous avons rejoint le village de Saint Maurice de Gourdans où nous nous somme arretés au camping municipal après 110km de route. Nous conseillons ce camping, pas cher et calme, à deux pas d'une plage sur un affluent du Rhône. Les douches sont à jetons mais elles restent tout à fait abordables (50ct le jeton de six minutes il me semble). Ravitaillement possible dans le village, on y trouve aussi un restaurant.
Jour 4 : Au départ de Saint Maurice on rejoint le pont de Jons en dehors de tout balisage (préparer son itinéraire entre Port de Groslée et Pont de Jons donc). Là après un petit portage sur des escaliers, on rejoint un chemin très roulant à partager avec les piétons, en bord de Rhône. Simplement suivre le Rhône jusqu'à Lyon. L'entrée et la traversée de Lyon se font facilement par les voies sur berges vidées de voitures. A partir du parc Gerland, les choses se compliquent, il faut retourner sur la route et encore une fois avoir bien préparé son itinéraire pour s'en sortir. Arrivés à hauteur de Feyzin, on sort de la banlieu et on commence à retrouver des coins où planter sa tente. Ravitaillements possibles à Feyzin, Solaize, Ternay et Givors Après Givors commence une longue partie de voie verte qui serpente entre des verger. Il est donc difficile de planter sa tente dans ce coin sans en avoir demandé l'autorisation au maraîcher. A la fin de cette zone de vergers, on trouve l'île du beurre, qui est une réserve naturelle où il est donc interdit de camper. Nous avons réussi à trouver un coin entre les verger et la réserve, prévoir un anti moustiques si on veut y bivouaquer.
Jour 5 : On continue sur des voies vertes pendant près de 50km, ravitaillement possible à la hauteur de la commune de Sablons (traverser le Rhône pour arriver dans le village de Serrière et y trouver une boulangerie et une épicerie). Les voies vertes continuent sans soucis en bord de Rhône. Entre Saint Vallier et Tain l'Hermitage, pas de balisage, préparer son itinéraire. A Tain, la via reprend sur des chemins de graviers jusqu'à Valence. La traversée de Valence se fait sans problème sur des pistes cyclables. Après avoir traversé le Rhône, on se retrouve sur une longue section sans balisage et sans pistes cyclables. Nous nous sommes arretés au camping municipal de Charmes sur Rhône. Nous déconseillons plutot ce camping, cher et bruyant.
Jour 6 : On continue sur une route non balisée mais tranquille. On retrouve la Via à hauteur d'Ancône (pas de balisage de Valence à Ancône). On y roule une dizaine de kilomètres puis on la perd pour de bon à Chateauneuf du Rhône. Entre Viviers et Pont Saint Esprit, on trouve de nombreux spots pour le camping sauvage. Se préocuper de son ravitaillement avant Viviers car le parcours se fait sauvage jusque Pont Saint Esprit. Nous avons campé dans les environs de Pierrelatte, comme nous l'avons dit, le coin est sauvage et nous y avons effectué notre plus beau bivouac.
To be continued en PACA !!!
Et pour vous donner envie, un album photo : https://drive.google.com/#folders/0B0O1IloM7bsCanVxR3oxTVRwcUE
Nous ne créons pas ce sujet pour vous poser une question ou demander un conseil mais pour vous raconter le voyage a vélo que nous avons effectué en août dernier. Les expériences lues sur le forum nous ont bien aidées pour nos préparatifs, nous apportons la notre pour aider les prochains.
Il y a là le début du voyage, je dois remettre la main sur le guide que nous avons suivi pour me remémorer le trajet, les noms de villes etc, promis j’essaierai de terminer le topic bientôt !
Ce voyage était notre premier voyage à vélo en autonomie. Après avoir lu nombre de témoignages à droite à gauche (merci VF.com, entre autre) nous avons choisi de parcourir la via Rhôna qui lie Genève à la Méditerranée en suivant plus ou moins le Rhône. A la fin de la via, nous prévoyions d'obliquer vers l'ouest pour rejoindre Narbonne où nous retrouvions une maison de vacances.
Le matériel
Commençons par le commencement, le vélo. Le projet était de partir en couple et en tandem. N'en ayant pas, nous avons dû en trouver un. Notre budget se limitait à 500€ je suis plutôt grand (1.90m) et Mathilde est plus petite (1,60m). Les recherches ont été longues et parfois démoralisantes. Les annonces proposent souvent, soit un vieux vélo à retaper en grande partie, soit un vélo très sportif, hors budget. A force de recherches nous avons trouvé ce qu'il nous fallait. Un tandem de marque Micmo plutot typé VTC avec cadre acier ayant peu roulé et en bon état. Il a couté 250€ avec un porte bagage arrière. A ce prix la transmission était le bas de gamme de chez shimano, les roues étaient des roues de 700 de vtt, sans marque. Les pneus étaient chinois mais neufs. Nous avions trois plateaus et sept vitesse et trois machoires de freins, deux pour le pilote (AV-AR) et une gerée par le binôme (AR). Les mâchoires arrière étaient toutes deux sur la jante (V-brake), je doute donc de l'efficatité réelle de la troisième mâchoire sachant que l'échauffement de la jante n'allait pas diminuer. Par contre le bénéfice psychologique pour le binome valait le coup.
Nous avons ensuite choisit les sacoches. Nous avons bien-sur découvert les Rolls de celles-ci : Vaude et Ortlieb qui mettent tout le monde d'accord pour leur durabilité, leur qualité et leur ergonomie. Cependant à 100€ la paire, pour les moins chères, n'étant pas sûrs d'être des cyclotouristes nés, nous avons préferé retarder l'investissement. Nous avons donc de nouveau écumé le bon coin, sans succès. Nous avons considéré les sacoches Décathlon, qui d'après les forums ne valaient pas l'investissement (en tout cas pour celles vendues en 2013). Puis nous avons trouvé ces sacoches : xxx plus de deux fois moins chères que les grandes du noms, présentées comme étant complètement étanches et à propos desquelles nous n'avons trouvé aucun avis sur internet. Nous nous sommes lancés et nous avons commandé une paire de 40L et une de 25L. Grand bien nous en a pris. Nous avons accompagné notre commande d'un porte bagage avant Zéfal Raider. Pour completer notre chargement nous avons adapté un sac à dos de 60L en top case à l'arrière. Ce sac est un sac de rando dont les bretelles et la ceinture sont amovibles. Nous l'avons donc disposé sans les bretelles ni la ceinture au dessus des deux sacoches arrières, tenu par une sangle et un tandeur.
Après avoir roulé quelque kilomètres autour de chez nous, il s'est avéré que les selles n'allaient pas nous convenir. Mathilde avait une selle royale gel vendue par décathlon. Nous l'avons essayé à tour de rôle. Comme elle convenait, nous en avons acheté une seconde pour le pilote.
En conclusion sur le matériel spécifique au vélo. Nous avons été très satisfait des sacoches. Pour un investissement moindre elles sont toujours en bon état, nous avons eu une journée complète sous une pluie soutenue, nous étions trempés sous nos Kway (sueur ou pluie ?) mais le contenu des sacoches ainsi que celui du sac a dos (protégé par une house de pluie et par la toile extérieure de la tente) est resté complètement sec. Leur ergonomie n'est pas celle des grandes du nom, il faut se poser cinq minutes tous les matins pour les accrocher mais elle restent très satisfaisantes pour leur prix. Le vélo nous a posé quelque problèmes mineurs, il a fallu faire remplacer la roue libre qui n'était plus... libre, à Lyon et remplacer la commande de dérailleur ar avant à un bivouac. De même les vitesse étaient plus que capricieuses et nous avons dû les regler à plusieurs reprises. A part cela aucun problème, ni avec les roues qui me paraissaient légère pour deux cyclistes et leur équipement, ni avec les pneus "chinois" (une crevaison en 850km). Malgré l'absence de toute lubrification, la chaîne a tenu bon sans souci. C'est d'ailleur une énigme pour moi, comment les voyageurs qui traversent de longues étendues désertiques lubrifient-ils leur matériel ? Ils emportent une burette d'huile avec eux ? A méditer pour la prochaine fois. Concernant les selles, ça n'a pas été le grand coup de foudre, en bref, nous avions mal au c**. Cependant nous n'avons pas regretté de n'avoir pas cassé notre tirelire pour une Brooks car la douleur restait "supportable" et ne nous a pas empeché de pédaler.
Le voyage pour Genève
Après moult recherches et malgrè notre sensibilité écolo il nous est apparu que pour couvrir la distance Lille-Genève (où commence la via Rhôna), la meilleur solution est l'avion. Il semble impossible de faire rentrer un tandem dans un TGV et encore moins dans un bus. EasyJet propose de faire voyager un tandem au prix d'un vélo normal (une trentaine d'euros) à la condition que celui ci soit conditionné dans un emballage rigide. Nous avons donc assemblé deux cartons de vélo (récuperés chez le vélociste du coin qui les donne volontier) avec beaucoup de scotch. Nous avons bourré le tout de polystyrène en croisant les doigts. Finalement, tout s'est très bien passé à l'embarquement, et pendant le voyage, il semble que le paquet ait été bien traité. Nous avions démonté certaines parties, mis les guidons dans l'axe du vélo etc. Pour le remonter, attacher les sacoches etc, nous sommes restés dans l'aéroport, au niveau du convoyeur de bagages. Cela permet de s'étaler, sortir les outils, laisser les sacoches ouvertes sans être dans le flot de monde et sans se soucier d'éventuels vols.
Le parcours
L'aéroport de Genève est proche du centre ville, il est très facile d'en sortir à vélo par une passerelle qui enjambe les voies rapides et amène rapidement en ville. Voir ici : Plan d'accès cycliste à l'aéroport
Une fois arrivés en ville nous avons rattrapé le parcours de la via Rhôna qui commence dans Genève. Nous avions acheté le guide d'un cycliste qui y donne ses impressions, ses conseils, on y trouve des itinéraires bis, des adresses de vélocistes, des adresses de gites, de campings de restaus etc. Ca sent bon le vécu, il n'y a pas d'extraits de cartes, seulement des topos et schémas mais nous ne nous sommes servis que de ce guide qui a été excellent partout. A découvrir ici :xxx ou sur le site xxx
Le but de l'intervention n'étant pas de faire un récit de voyage mais plutôt d'apporter des conseils au futurs voyageurs, nous allons nous contenter d'observations les plus constructives possible sur les spots de camping, les ravitaillement et l'itinéraire.
Jour 1 : Compter au moins deux heures pour sortir de Genève et de sa banlieu et ainsi trouver un endroit propice au camping sauvage. Nous en avons trouvé un au dessus du poste frontière avec la France peu après la ville de Chancy (après 30km de route). Penser à se ravitailler à Genève car nous n'avons trouvé que peu de magasins d'alimentation ouverts. L'itinéraire fait serpenter un long moment dans des zone d'habitation, ca surprend mais le parcours est bien fleché. Prévoir peut-être un itinéraire perso qui permet de sortir de la ville plus rapidement.
Jour 2 : Arrivée en France, le parcours grimpe plus sérieusement, le Rhône est encaissé et ne permet pas d'être suivit au plus près. Il faut donc s'en éloigner, ce qui signifie grimper quelques belles côtes. La via est peu balisée mais quelques panneaux nous rappellent de temps en temps qu'on est sur la bonne route. Les routes empruntées (il n'y a pas beaucoup de piste cyclables à cet endroit) sont peu fréquentées et sûres. Ravitaillements possibles à divers endroits sur cette étape notamment à l'Intermarché de Seyssel. En fin d'étape, à partir de Chanaz (ville charmante mais bourée de touristes) devrait commencer une portion de voie verte (route dédié aux vélos). En août 2013 elle était fermée en partie après Chanaz puis ouverte plus loin. C'est une très belle portion, bien en contrebas de la route donc très agréable. Nous avons campé dans ce coin. Possibilité de se ravitailler à Belley dans une zone commerciale près de la via. Nous avons trouvé un coin sympas à proximité de Virignin pour planter notre tente après 80km de route.
Jour 3 : Au départ de Virignin, la route monte dans les hauteurs pour prendre la direction de la Balme par la D1504 (route dailleur très fréquentée). Attention, en août 2013 cette portion était fermée, il faut donc, à partir de Virignin traverser le Rhône (rive droite) et suivre Belley, Peyrieu, Murs et Gélignieux). A la Balme commencent de très belles voies vertes isolées, montées sur les digues du fleuve. Aucun problème jusque Port de Groslée. Là le projet de via Rhôna est en stand-by, il n'y a plus de panneaux et encore moins de piste. Préparer le parcours si on n'a pas de guide. Nous avons rejoint le village de Saint Maurice de Gourdans où nous nous somme arretés au camping municipal après 110km de route. Nous conseillons ce camping, pas cher et calme, à deux pas d'une plage sur un affluent du Rhône. Les douches sont à jetons mais elles restent tout à fait abordables (50ct le jeton de six minutes il me semble). Ravitaillement possible dans le village, on y trouve aussi un restaurant.
Jour 4 : Au départ de Saint Maurice on rejoint le pont de Jons en dehors de tout balisage (préparer son itinéraire entre Port de Groslée et Pont de Jons donc). Là après un petit portage sur des escaliers, on rejoint un chemin très roulant à partager avec les piétons, en bord de Rhône. Simplement suivre le Rhône jusqu'à Lyon. L'entrée et la traversée de Lyon se font facilement par les voies sur berges vidées de voitures. A partir du parc Gerland, les choses se compliquent, il faut retourner sur la route et encore une fois avoir bien préparé son itinéraire pour s'en sortir. Arrivés à hauteur de Feyzin, on sort de la banlieu et on commence à retrouver des coins où planter sa tente. Ravitaillements possibles à Feyzin, Solaize, Ternay et Givors Après Givors commence une longue partie de voie verte qui serpente entre des verger. Il est donc difficile de planter sa tente dans ce coin sans en avoir demandé l'autorisation au maraîcher. A la fin de cette zone de vergers, on trouve l'île du beurre, qui est une réserve naturelle où il est donc interdit de camper. Nous avons réussi à trouver un coin entre les verger et la réserve, prévoir un anti moustiques si on veut y bivouaquer.
Jour 5 : On continue sur des voies vertes pendant près de 50km, ravitaillement possible à la hauteur de la commune de Sablons (traverser le Rhône pour arriver dans le village de Serrière et y trouver une boulangerie et une épicerie). Les voies vertes continuent sans soucis en bord de Rhône. Entre Saint Vallier et Tain l'Hermitage, pas de balisage, préparer son itinéraire. A Tain, la via reprend sur des chemins de graviers jusqu'à Valence. La traversée de Valence se fait sans problème sur des pistes cyclables. Après avoir traversé le Rhône, on se retrouve sur une longue section sans balisage et sans pistes cyclables. Nous nous sommes arretés au camping municipal de Charmes sur Rhône. Nous déconseillons plutot ce camping, cher et bruyant.
Jour 6 : On continue sur une route non balisée mais tranquille. On retrouve la Via à hauteur d'Ancône (pas de balisage de Valence à Ancône). On y roule une dizaine de kilomètres puis on la perd pour de bon à Chateauneuf du Rhône. Entre Viviers et Pont Saint Esprit, on trouve de nombreux spots pour le camping sauvage. Se préocuper de son ravitaillement avant Viviers car le parcours se fait sauvage jusque Pont Saint Esprit. Nous avons campé dans les environs de Pierrelatte, comme nous l'avons dit, le coin est sauvage et nous y avons effectué notre plus beau bivouac.
To be continued en PACA !!!
Et pour vous donner envie, un album photo : https://drive.google.com/#folders/0B0O1IloM7bsCanVxR3oxTVRwcUE
Bonjour,
Tout d'abord merci à ceux qui me liront, que vous répondiez ou non. Ensuite, je me doute que mes questions ou d'autres très proches ont déjà été posées un nombre non négligeable de fois, mais ce site étant un forum et non une encyclopédie, je vous serai reconnaissant de ne pas "me faire remarquer que la question a déjà été soulevée dans tel topic".
Globe-Trotteur en herbes, je planifie un voyage de 6 mois au moins en Europe et peut être un peu en Asie, dans un (très) grand tour au départ de Paris, j'ai quelques questions concernant le matériel et le budget.
Le vélo: Sans être novice en vélo, beaucoup de détails m'échappent dans la fiche technique d'un vélo, j'aimerais savoir déjà si un vélo dans mon budget de 500 euros peut tenir la route pour un tel voyage? les prix que j'ai vus sur certains sites m'ont fait simplement halluciner et très peur. Je ne cherche pas un vélo de compétition, mais un vélo solide surtout, qui ne craigne pas la météo ou divers terrains difficiles (boue, sable, eau, bois épais, montagne...), et un minimum confortable, puisque je vais passer beaucoup d'heures dessus chaque jour ou presque. PS: Éventuellement, un vélo d'occasion voire à retaper ne m'effraie pas!
secundo, du matériel de réparation: Que privilégier dans mon kit de réparation ? quel budget ça représente ? je serai limité en poids et en place, je veux donc me limiter à l'indispensable, sauf que je ne sais pas vraiment de quoi il s'agit, à part une pompe et des rustines.
Bagages: bien que mon choix ne soit pas arrêté, je compte équiper mon vélo du maximum raisonnable de sacoches. Je préfère éviter de prendre une remorque par peur de perdre en mobilité sur des terrains difficiles (dites moi si je me trompe...) J'ai notamment mon matériel de camping à emmener, c'est ce qui prendra le plus de place. J'essaie de m'en tenir à 200 euros pour les sacoches, pour quelque chose de résistant à tout type de météo et qui soit le plus étanche possible. C'est faisable ?
Si vous avez lu ça, vous en savez sûrement plus que moi sur ces questions, merci d'avances pour votre aide!
Incal
Tout d'abord merci à ceux qui me liront, que vous répondiez ou non. Ensuite, je me doute que mes questions ou d'autres très proches ont déjà été posées un nombre non négligeable de fois, mais ce site étant un forum et non une encyclopédie, je vous serai reconnaissant de ne pas "me faire remarquer que la question a déjà été soulevée dans tel topic".
Globe-Trotteur en herbes, je planifie un voyage de 6 mois au moins en Europe et peut être un peu en Asie, dans un (très) grand tour au départ de Paris, j'ai quelques questions concernant le matériel et le budget.
Le vélo: Sans être novice en vélo, beaucoup de détails m'échappent dans la fiche technique d'un vélo, j'aimerais savoir déjà si un vélo dans mon budget de 500 euros peut tenir la route pour un tel voyage? les prix que j'ai vus sur certains sites m'ont fait simplement halluciner et très peur. Je ne cherche pas un vélo de compétition, mais un vélo solide surtout, qui ne craigne pas la météo ou divers terrains difficiles (boue, sable, eau, bois épais, montagne...), et un minimum confortable, puisque je vais passer beaucoup d'heures dessus chaque jour ou presque. PS: Éventuellement, un vélo d'occasion voire à retaper ne m'effraie pas!
secundo, du matériel de réparation: Que privilégier dans mon kit de réparation ? quel budget ça représente ? je serai limité en poids et en place, je veux donc me limiter à l'indispensable, sauf que je ne sais pas vraiment de quoi il s'agit, à part une pompe et des rustines.
Bagages: bien que mon choix ne soit pas arrêté, je compte équiper mon vélo du maximum raisonnable de sacoches. Je préfère éviter de prendre une remorque par peur de perdre en mobilité sur des terrains difficiles (dites moi si je me trompe...) J'ai notamment mon matériel de camping à emmener, c'est ce qui prendra le plus de place. J'essaie de m'en tenir à 200 euros pour les sacoches, pour quelque chose de résistant à tout type de météo et qui soit le plus étanche possible. C'est faisable ?
Si vous avez lu ça, vous en savez sûrement plus que moi sur ces questions, merci d'avances pour votre aide!
Incal
Bonjour à tous 🙂
Pendant les vacances d’été 2017 avec quelques amis, nous avons décidé de faire une partie de la cote atlantique en vélo (et en longeant la côte). On partirait de Nantes pour arriver à Biarritz. Alors je voulais savoir si certains d’entre vous on déjà fait ce parcours, et si oui j’aurais pas mal de questions à poser, au niveau des campings (est-il possible de faire du camping sauvage) et de la difficulté du trip, car certains de mes amis ne sont pas vraiment sportif ! Merci de vos réponses ! Bonne soirée
Bonjour a tous et toutes
En pleine préparation pour mon voyage début avril pour le canal du midi en partant de Rochefort /mer via l'estuaire de la Gironde et le canal de la Garonne jusqu'à Béziers (a/r) je m'interrogée sur l'état de se parcourt , se qu'il ne faut pas manqué , et se qui faudrait plutôt évité , merci pour vos conseilles et ressentis .
Bonjour
Je m'ouvre a un nouvel espace, l'ancienne URSS. A partir de Paris, ma premiere etape serait modestement de rejoindre Pragues, puis de faire le tour des Pays Baltes. Je voudrais suivre un parcours bucolique, c'est a dire proche de la nature, mais aussi voir quelques belles architectures. Avez vous des suggestions ?
Merci Pierre
Je m'ouvre a un nouvel espace, l'ancienne URSS. A partir de Paris, ma premiere etape serait modestement de rejoindre Pragues, puis de faire le tour des Pays Baltes. Je voudrais suivre un parcours bucolique, c'est a dire proche de la nature, mais aussi voir quelques belles architectures. Avez vous des suggestions ?
Merci Pierre
Bonjour a tous,
Je m'apelle Adrià et je suis Catalan, donc, d'abord excusez moi pour mon Français. Et remerciez vous pour ce génial forum, je l'adore et je le lis habitiuallement A la fin de Septembre, ma copine et moi, nous allons voyager depuis Lima, direction sud, par la Bolivie, Chili et l'Argentine, peut etre par la Route panamericane, la Carretera Austral et la Ruta 40. C'est ne pas sur encore. Quelle est votre avis sur la route? Pour quelles routes ou pour quelles villes nous recomendez d'aller?
Deuxieme chose: j'ai un velo BH depuis 10 ans plus ou moins: http://www.milanuncios.com/bicicletas/bh-over-x.htm C'est un velo en Aluminium, pas très bonne, pas très lourde. Mais c'est une taille trop petite pour moi et aluminium, donc "plus facile a casser et plus dificil a souder.
Donc je suis en train de cercher un cadre d'acier, chromoly ou pareil. J'ai plusiers options: Cadre neuf chez Chainreaction: http://www.chainreactioncycles.com/es/es/ragley-piglet-2-2014/rp-prod90795
Soit acheter un velo vieux, c'est tres bon marche (entre 50 et 150e) pour velos des annes 90 d'acier chromoly ou pareil. Qui sont pas mal: Peugeot, Rockhopper, Alpinestars, Rockrider 520, etc.
Celui-la par exemple c'est parfaite pour moi!: http://www.segundamano.es/valencia/bici-de-montana-arrow-red-hot/a57158772
Je ne sais pas si c'est une idee fou d'acheter des velos vieux comme ça. Qu'est ce que vous pensez?
Sinon, ou acheter un cadre pas chèr?
Merci bien a tous,
Je suis très content de pouvoir participer dans ce forum.
Adrià
Je m'apelle Adrià et je suis Catalan, donc, d'abord excusez moi pour mon Français. Et remerciez vous pour ce génial forum, je l'adore et je le lis habitiuallement A la fin de Septembre, ma copine et moi, nous allons voyager depuis Lima, direction sud, par la Bolivie, Chili et l'Argentine, peut etre par la Route panamericane, la Carretera Austral et la Ruta 40. C'est ne pas sur encore. Quelle est votre avis sur la route? Pour quelles routes ou pour quelles villes nous recomendez d'aller?
Deuxieme chose: j'ai un velo BH depuis 10 ans plus ou moins: http://www.milanuncios.com/bicicletas/bh-over-x.htm C'est un velo en Aluminium, pas très bonne, pas très lourde. Mais c'est une taille trop petite pour moi et aluminium, donc "plus facile a casser et plus dificil a souder.
Donc je suis en train de cercher un cadre d'acier, chromoly ou pareil. J'ai plusiers options: Cadre neuf chez Chainreaction: http://www.chainreactioncycles.com/es/es/ragley-piglet-2-2014/rp-prod90795
Soit acheter un velo vieux, c'est tres bon marche (entre 50 et 150e) pour velos des annes 90 d'acier chromoly ou pareil. Qui sont pas mal: Peugeot, Rockhopper, Alpinestars, Rockrider 520, etc.
Celui-la par exemple c'est parfaite pour moi!: http://www.segundamano.es/valencia/bici-de-montana-arrow-red-hot/a57158772
Je ne sais pas si c'est une idee fou d'acheter des velos vieux comme ça. Qu'est ce que vous pensez?
Sinon, ou acheter un cadre pas chèr?
Merci bien a tous,
Je suis très content de pouvoir participer dans ce forum.
Adrià
Bonjour à tous !
Je projetais de parcourir le Canal du midi à vélo au mois d'août 2013 avec ma copine. 🙂
2 vélos neufs, un Orlter Saragossa (pr moi) et un Triban Trail 7 (pr madame), 2x 1 paire de sacoches Vaude, tente récente, matos de camping etc. Le plus dur (ou pas) avait été de convaincre ma copine des bienfaits et des avantages de voyager à vélo !
Bref tout était prêt pr se faire un ptit bout de chemin tranquille jusqu'à vendredi dernier où je me suis fait piquer mon vélo (cadenassé à un arceau) en pleine ds le centre de Lyon... 😠 Je vous passe mon ressenti et les pensées qui m'ont traversé l'esprit à ce moment là (et encore auj !). 🤪 On baisse sa garde, on détourne les yeux 10mn et on paie une facture de 500 euros, voilà la situation de la France auj... 😐
Le projet étant lancé, je me demandais si une âme charitable (de Lyon et environs si possible) pourrait me prêter pour une durée de 3 semaines en Août, un vélo de voyage (de taille XL de préférence) ?
Merci d'avance de vos réponses positives ou négatives !
Seb
Je projetais de parcourir le Canal du midi à vélo au mois d'août 2013 avec ma copine. 🙂
2 vélos neufs, un Orlter Saragossa (pr moi) et un Triban Trail 7 (pr madame), 2x 1 paire de sacoches Vaude, tente récente, matos de camping etc. Le plus dur (ou pas) avait été de convaincre ma copine des bienfaits et des avantages de voyager à vélo !
Bref tout était prêt pr se faire un ptit bout de chemin tranquille jusqu'à vendredi dernier où je me suis fait piquer mon vélo (cadenassé à un arceau) en pleine ds le centre de Lyon... 😠 Je vous passe mon ressenti et les pensées qui m'ont traversé l'esprit à ce moment là (et encore auj !). 🤪 On baisse sa garde, on détourne les yeux 10mn et on paie une facture de 500 euros, voilà la situation de la France auj... 😐
Le projet étant lancé, je me demandais si une âme charitable (de Lyon et environs si possible) pourrait me prêter pour une durée de 3 semaines en Août, un vélo de voyage (de taille XL de préférence) ?
Merci d'avance de vos réponses positives ou négatives !
Seb
Salut à tous,
Durant notre périple vers Singapour nous allons passer au Tadjikistan, en espérant que d'ici l'été prochain ils se soient un peu détendus...
En gros, les deux itinéraires classiques pour rejoindre l'Irkeshtam pass sont soit :La Pamir Highway dans son intégralité Le corridor de Wakhan jusqu'à Khargush puis retrouver la M41 par le Khargush passOr, sur ma belle carte du Tadjikistan, je trouve une route qui continue après Khargush pour passer un col, le Yangidavan pass puis rejoindre un réseau de route, piste. J'ai trouvé très peu d'informations sur cette région et notamment sur l'état des pistes. Je sais juste que la route qui relie Tokhtamysh à Murghab est à priori asphaltée.
J'aimerai bien avoir un peu plus d'infos sur le coin pour voir si une exploration de cette région est jouable ou si on devra comme tout le monde mettre le clignotant une fois à Khargush.
Merci d'avance !
Durant notre périple vers Singapour nous allons passer au Tadjikistan, en espérant que d'ici l'été prochain ils se soient un peu détendus...
En gros, les deux itinéraires classiques pour rejoindre l'Irkeshtam pass sont soit :La Pamir Highway dans son intégralité Le corridor de Wakhan jusqu'à Khargush puis retrouver la M41 par le Khargush passOr, sur ma belle carte du Tadjikistan, je trouve une route qui continue après Khargush pour passer un col, le Yangidavan pass puis rejoindre un réseau de route, piste. J'ai trouvé très peu d'informations sur cette région et notamment sur l'état des pistes. Je sais juste que la route qui relie Tokhtamysh à Murghab est à priori asphaltée.
J'aimerai bien avoir un peu plus d'infos sur le coin pour voir si une exploration de cette région est jouable ou si on devra comme tout le monde mettre le clignotant une fois à Khargush.
Merci d'avance !
Bonjour à tous, je viens vous demander un petit conseil sur le choix d'un vélo que nous avons trouvé sur internet. Nous comptons partir de Lorient pour descendre vers les landes en longeant plus ou moins la cote. Nous n'avons pas un grand budget vélo environ 250, 300 euro et en parcourant le net, j'ai trouvé ce site ou les vélos route me paresse vraiment intéressant, cadre en acier, dérailleur shimano, porte bagage peu être a changer mais bon pas la mort, je vous envoie le lien et espère avoir une réponse. Il me semble que cette marque soit nouvelle donc bon .... http://www.velonline.fr/excel-central-park, fr,4,495.cfm
Merci d'avance ^^
Merci d'avance ^^
bonjour chers amis...
je me trouve confronté a une bonne problématique
je parts debut juillet sur un parcours paris-Perpignan via bordeaux
je viens de creer un tracé gps via openrunner (1349km de petits points...) pensant l'importer (en format gpx) sur le site everytrail afin d'avoir sur moi le tracé sur mon iphone grace a l'application d'everytrail...
tout est clean dans mon tracé (fait au 1:25000....pff trop de travail... :( ) il sort nickel sur google earth.
hors quand je l'exporte en gpx et que je l'integre a everytrail.... tout mon parcours est "simplifié"...
je me retrouve avec de grandes lignes droites entre des points qui doivent faire 5km... et plus rien n'est precis et ne suit les chemins que je m'étais concocté...
j'ai tourné un peu partout sur le net mais je ne trouve rien...
j'ai tenté de l'importer sur GPSies... et mon parcours est nickel...
sauf que l'on ne peux pas suivre le parcours sur l'iphone avec GPSies...
je ne sais plus trop quoi faire...
est ce que j'ai fait tout ca pour rien??? et que je ne peux pas retrouvé mon parcours sur l'iphone??...
je ne sais plus trop quoi faire...
est ce que j'ai fait tout ca pour rien??? et que je ne peux pas retrouvé mon parcours sur l'iphone??...
Bonjour,
Après une expérience fort mitigée pour un 1er voyage qui aurait dû me mener de Bxl à St Jacques en passant par Le Puy, l'été passé, j'envisage de retenter une expérience de quelques jours (1 petite semaine).
La destination n'est pas encore fixée, je tiens cette fois à me retrouver le plus possible sur des petits chemins hors trafic, ou en tout cas sur des petites routes très calmes, dans des campagnes encore préservées, hors des zones de grandes cultures. Je n'ai pas encore déterminé si je ferais une boucle ou si le retour se ferait en train... 😛
J'avais pensé au Lux et l'Allemagne ... il semblerait que les chances de trouver des pistes cyclables en site propre soient plus grandes dans ces contrées. Les pays bas ont aussi la cote, mais le côté sauvage y fait quelque peu défaut. JE SUIS OUVERT A TOUTES PROPOSITIONS autres que Allemagne et Lux ! 😉
Pour passer la nuit j'envisage l'option bivouac (envie de nature), je ne suis pas sûr que des pays comme le Lux et l'Allemagne, si cette option est retenue, soient très enchantés mais en empruntant des petites routes de campagne je me dis que ça doit être possible.
Reste beaucoup de doutes que je vais devoir surmonter suite à mon premier voyage...
2e partie : facultative 😎 Pour ceux que ça intéresse, les lignes qui suivent décrivent quelques difficultés qui ont marqué un périple de 3 semaines censé mener mes roues jusqu'à St Jacques. Pour résumer ce premier voyage, à 35 ans et complètement perdu dans la vie, je me suis dit qu'un voyage à vélo me ferait peut être du bien... avoir un projet, mettre la tête dans autre chose, découvrir du pays, prendre l'air, faire du sport, des rencontres, ... Ce n'est pas le temps qui manque (je venais de perdre mon boulot) et je n'ai aucune attache (femme, enfants, ... ) Après une longue préparation - trouver tout le matos avec maigre budget, retaper un vieux vtt de A à Z, composer l'itinéraire en cherchant des routes tranquilles, ... - me voilà enfin prêt début juin. 3 semaines plus tard, épuisé, je jette l'éponge, à mi-chemin, à Cahors (en pleine canicule)... Avec l'impression d'être complètement passé à côté du truc. A ce moment je n'ai aucune envie de rentrer au bercail pour retrouver le quotidien. (A juste titre puisque depuis, l'enfer est reparti de plus belle - isolement, inactivité, ennui, goût pour rien, ... )
Plusieurs raisons m'ont poussé à lâcher le morceau dont certaines me découragent presque à repartir : - je pensais pouvoir emprunter le chemin des marcheurs qui démarre du Puy, j'ai dû déchanter au bout de quelques jours, les petits dénivelés où je n'avais pas assez de force pour pousser le vélo bien chargé sont venus à bout de ma volonté, hélas. Prendre la route n'avait pour moi aucun sens : me retrouver avec les voitures / camions, moteurs diesel qui puent, paysage moins beau, et chemin parallèle donc aucune chance de croiser des pèlerins... - la course aux km, qui fut d'ailleurs interrompue dès le 3e jour par une tendinite au genou après une étape longue et très vallonnée (le risque quand on essaie d'éviter les grands axes). je me suis fait piéger par mon entrain alors que je me sentais super bien physiquement sur le vélo. le lendemain au premier coup de pédale, j'ai senti une petite pointe dans le genou qui m'a forcé à sérieusement lever le pied jusqu'à devoir faire un jour de repos, dans un bled où j'ai fait 15 fois le tour et où je n'ai jamais croisé personne (un match de foot à la télé ... ?) Bref je n'ai pas réussi à prendre la chose de manière cool et détendue, sans chercher la performance, et c'est peut être là ma plus grande déception. - je suis parti seul et ce fut délicat de me retrouver toute la journée seul à pédaler, pour finir la journée seul, la plupart du temps. Au lieu de m'émerveiller devant ce que je voyais j'avais la fâcheuse tendance (syndrome de dépression ?) de voir le mal partout, en voyant ce que l'homme a fait des paysages (bourgogne par exemple), ces cultures sous perfusion à perte de vue, déserts biologiques. Le reste du temps passé à se demander quel sens peut bien avoir la vie de ces gens qui courent après l'argent pour pouvoir s'offrir de belles vacances à l'autre bout de la terre, la belle villa, la belle voiture, .. bref pleins de pensées positives ! je comblais de plus en plus cette solitude par la bouffe, dès que la journée était terminée j'allais piller le 1er magasin et me goinfrer de cochonneries... - les nuits : je pensais bivouaquer à a la base et il n'en fut rien. J'ai trimbalé une tente pour la monter une fois, dans une salle des sports, pour avoir ma petite cachette et en même temps je ne l'avais pas montée avant de partir, c'était l'occasion. le montage des tendeurs fixés à des chaises, n'est pas des plus stables. De Bxl au Puy j'ai dormi la majorité du temps dans des salles communales, et quelques fois j'ai été hébergé chez des habitants très sympathiques, ça fait chaud au coeur d'être accueilli par des gens qu'on ne connaît et qui mettent un grand lit tout propre à votre disposition ! A partir du Puy, plus question de demander au mairies, les pèlerins sont en masse toute l'année et pèsent un peu sur l'humeur de certains riverains. de plus les infrastructures existent (auberges de pèlerins, camping). Et qui dit auberge dit ........... ronflement 🤪 les bouchons dans les oreilles sont bien impuissants face à un bon gros ronfleur juste à côté de vous. qui dit auberge dit aussi être réveillé à 4-5h tous les matins (mise en route des marcheurs... ) tout cela combiné à la canicule a contribué à un profond découragement. Le hasard a voulu que cela arrive au moment où je traverse Cahors, gare sncf bien desservie ...... un ticket pour bxl avec vélo, s'il vous plaît....
désolé j'ai voulu faire court, mais c'est long. merci à ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout 😊
ceci était donc un appel à suggestions pour un parcours agréable autour de la Belgique, départ du Luxembourg, de Bxl, ou ..... ! 😎 😛
J'avais pensé au Lux et l'Allemagne ... il semblerait que les chances de trouver des pistes cyclables en site propre soient plus grandes dans ces contrées. Les pays bas ont aussi la cote, mais le côté sauvage y fait quelque peu défaut. JE SUIS OUVERT A TOUTES PROPOSITIONS autres que Allemagne et Lux ! 😉
Pour passer la nuit j'envisage l'option bivouac (envie de nature), je ne suis pas sûr que des pays comme le Lux et l'Allemagne, si cette option est retenue, soient très enchantés mais en empruntant des petites routes de campagne je me dis que ça doit être possible.
Reste beaucoup de doutes que je vais devoir surmonter suite à mon premier voyage...
2e partie : facultative 😎 Pour ceux que ça intéresse, les lignes qui suivent décrivent quelques difficultés qui ont marqué un périple de 3 semaines censé mener mes roues jusqu'à St Jacques. Pour résumer ce premier voyage, à 35 ans et complètement perdu dans la vie, je me suis dit qu'un voyage à vélo me ferait peut être du bien... avoir un projet, mettre la tête dans autre chose, découvrir du pays, prendre l'air, faire du sport, des rencontres, ... Ce n'est pas le temps qui manque (je venais de perdre mon boulot) et je n'ai aucune attache (femme, enfants, ... ) Après une longue préparation - trouver tout le matos avec maigre budget, retaper un vieux vtt de A à Z, composer l'itinéraire en cherchant des routes tranquilles, ... - me voilà enfin prêt début juin. 3 semaines plus tard, épuisé, je jette l'éponge, à mi-chemin, à Cahors (en pleine canicule)... Avec l'impression d'être complètement passé à côté du truc. A ce moment je n'ai aucune envie de rentrer au bercail pour retrouver le quotidien. (A juste titre puisque depuis, l'enfer est reparti de plus belle - isolement, inactivité, ennui, goût pour rien, ... )
Plusieurs raisons m'ont poussé à lâcher le morceau dont certaines me découragent presque à repartir : - je pensais pouvoir emprunter le chemin des marcheurs qui démarre du Puy, j'ai dû déchanter au bout de quelques jours, les petits dénivelés où je n'avais pas assez de force pour pousser le vélo bien chargé sont venus à bout de ma volonté, hélas. Prendre la route n'avait pour moi aucun sens : me retrouver avec les voitures / camions, moteurs diesel qui puent, paysage moins beau, et chemin parallèle donc aucune chance de croiser des pèlerins... - la course aux km, qui fut d'ailleurs interrompue dès le 3e jour par une tendinite au genou après une étape longue et très vallonnée (le risque quand on essaie d'éviter les grands axes). je me suis fait piéger par mon entrain alors que je me sentais super bien physiquement sur le vélo. le lendemain au premier coup de pédale, j'ai senti une petite pointe dans le genou qui m'a forcé à sérieusement lever le pied jusqu'à devoir faire un jour de repos, dans un bled où j'ai fait 15 fois le tour et où je n'ai jamais croisé personne (un match de foot à la télé ... ?) Bref je n'ai pas réussi à prendre la chose de manière cool et détendue, sans chercher la performance, et c'est peut être là ma plus grande déception. - je suis parti seul et ce fut délicat de me retrouver toute la journée seul à pédaler, pour finir la journée seul, la plupart du temps. Au lieu de m'émerveiller devant ce que je voyais j'avais la fâcheuse tendance (syndrome de dépression ?) de voir le mal partout, en voyant ce que l'homme a fait des paysages (bourgogne par exemple), ces cultures sous perfusion à perte de vue, déserts biologiques. Le reste du temps passé à se demander quel sens peut bien avoir la vie de ces gens qui courent après l'argent pour pouvoir s'offrir de belles vacances à l'autre bout de la terre, la belle villa, la belle voiture, .. bref pleins de pensées positives ! je comblais de plus en plus cette solitude par la bouffe, dès que la journée était terminée j'allais piller le 1er magasin et me goinfrer de cochonneries... - les nuits : je pensais bivouaquer à a la base et il n'en fut rien. J'ai trimbalé une tente pour la monter une fois, dans une salle des sports, pour avoir ma petite cachette et en même temps je ne l'avais pas montée avant de partir, c'était l'occasion. le montage des tendeurs fixés à des chaises, n'est pas des plus stables. De Bxl au Puy j'ai dormi la majorité du temps dans des salles communales, et quelques fois j'ai été hébergé chez des habitants très sympathiques, ça fait chaud au coeur d'être accueilli par des gens qu'on ne connaît et qui mettent un grand lit tout propre à votre disposition ! A partir du Puy, plus question de demander au mairies, les pèlerins sont en masse toute l'année et pèsent un peu sur l'humeur de certains riverains. de plus les infrastructures existent (auberges de pèlerins, camping). Et qui dit auberge dit ........... ronflement 🤪 les bouchons dans les oreilles sont bien impuissants face à un bon gros ronfleur juste à côté de vous. qui dit auberge dit aussi être réveillé à 4-5h tous les matins (mise en route des marcheurs... ) tout cela combiné à la canicule a contribué à un profond découragement. Le hasard a voulu que cela arrive au moment où je traverse Cahors, gare sncf bien desservie ...... un ticket pour bxl avec vélo, s'il vous plaît....
désolé j'ai voulu faire court, mais c'est long. merci à ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout 😊
ceci était donc un appel à suggestions pour un parcours agréable autour de la Belgique, départ du Luxembourg, de Bxl, ou ..... ! 😎 😛
Bonjour,
L'envie me prend, assez soudaine, de m'essayer aux roadtrip à vélo. Je vis à Paris, et ne suis pas très sportif.
Je souhaiterai pour commencer faire un bête aller / retour jusqu'à la forêt de Fontainebleau avec une nuit de camping sur place. Par la suite, et selon comment je m'en sors, j'aimerai faire les châteaux de la Loire, le canal du midi et d'autres destinations etc (tout le temps en partant de Paris).
Je me met donc à la recherche d'un vélo qui soit adapté à ce type de voyage, mais aussi à mes déplacements quotidiens sur Paris. Si possible dans un budget raisonnable. Est-ce qu'un simple vélo Décathlon est suffisant / fiable? Ou bien y a t-il des sites plus appropriés? Même question pour l'achat d'une tente, de materiel / outil pour le vélo etc.
Je suis ouvert à vos conseils d'achats, de lecture, et vos avis.
Merci et bonne journée
L'envie me prend, assez soudaine, de m'essayer aux roadtrip à vélo. Je vis à Paris, et ne suis pas très sportif.
Je souhaiterai pour commencer faire un bête aller / retour jusqu'à la forêt de Fontainebleau avec une nuit de camping sur place. Par la suite, et selon comment je m'en sors, j'aimerai faire les châteaux de la Loire, le canal du midi et d'autres destinations etc (tout le temps en partant de Paris).
Je me met donc à la recherche d'un vélo qui soit adapté à ce type de voyage, mais aussi à mes déplacements quotidiens sur Paris. Si possible dans un budget raisonnable. Est-ce qu'un simple vélo Décathlon est suffisant / fiable? Ou bien y a t-il des sites plus appropriés? Même question pour l'achat d'une tente, de materiel / outil pour le vélo etc.
Je suis ouvert à vos conseils d'achats, de lecture, et vos avis.
Merci et bonne journée
Bonjour à toutes et à tous,
Ma femme et moi projetons de partir en voyage à vélo l'an prochain à travers l'Europe sur un peu plus de 10,000km. Si tout se passe bien, nous partirons l'année suivante en direction de l'Asie pour une distance équivalente.
Je possède aujourd'hui un B'twin 520 qui commence à être rincé : 12,000km au compteur pour un vélo qui n'est pas conçu pour encaisser autant. J'en ai pris soin ce qui lui a permis de rester vaillant. Bémol, il est très lourd et peu roulant (pneus en 27.5x2.25 Schalbe Martahon plus MTB). Notons tout de même que je n'ai jamais crevé avec ce vélo. J'ai passé le vélo en mono-plateau 44T pour virer le dérailleur avant, gagner en poids et simplifier la mécanique.
Je cherche donc un vélo léger qui soit robuste et facilement réparable en fonction des aléas du trajet. J'essaie d'axer ma recherche autour des points suivants: - Cadre en acier - Roues 26" - Dérailleur Shimano - Freins V-Brake - Léger - Supports pour porte bagages AR et AV (ou guidon) - Dans la fourchette de 600-800€ maxi équipé - Compatible mono-plateau (42 ou 44T)
Comme beaucoup, je recherche un vélo qui soit robuste et facile à réparer, peu importe l'endroit où l'on se trouve. Je pense être capable de monter l'ensemble moi-même mais je ne l'ai jamais fait et je ne sais pas quoi acheter/
Après avoir éplucher le forum, je n'ai pas trouver de vélo qui rentrent à la fois dans mes critères et dans ma tranche de prix. Avez-vous des recommandations à me faire ?
Un très grand merci pour votre temps !
Ma femme et moi projetons de partir en voyage à vélo l'an prochain à travers l'Europe sur un peu plus de 10,000km. Si tout se passe bien, nous partirons l'année suivante en direction de l'Asie pour une distance équivalente.
Je possède aujourd'hui un B'twin 520 qui commence à être rincé : 12,000km au compteur pour un vélo qui n'est pas conçu pour encaisser autant. J'en ai pris soin ce qui lui a permis de rester vaillant. Bémol, il est très lourd et peu roulant (pneus en 27.5x2.25 Schalbe Martahon plus MTB). Notons tout de même que je n'ai jamais crevé avec ce vélo. J'ai passé le vélo en mono-plateau 44T pour virer le dérailleur avant, gagner en poids et simplifier la mécanique.
Je cherche donc un vélo léger qui soit robuste et facilement réparable en fonction des aléas du trajet. J'essaie d'axer ma recherche autour des points suivants: - Cadre en acier - Roues 26" - Dérailleur Shimano - Freins V-Brake - Léger - Supports pour porte bagages AR et AV (ou guidon) - Dans la fourchette de 600-800€ maxi équipé - Compatible mono-plateau (42 ou 44T)
Comme beaucoup, je recherche un vélo qui soit robuste et facile à réparer, peu importe l'endroit où l'on se trouve. Je pense être capable de monter l'ensemble moi-même mais je ne l'ai jamais fait et je ne sais pas quoi acheter/
Après avoir éplucher le forum, je n'ai pas trouver de vélo qui rentrent à la fois dans mes critères et dans ma tranche de prix. Avez-vous des recommandations à me faire ?
Un très grand merci pour votre temps !
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12 Janvier 2018, Vendredi
Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!
Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$
Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!
Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.
16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:
Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM
Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.
Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!
Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!
Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!
Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!
18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM
Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.
Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!
19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM
Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.
En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!
20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM
Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!
Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.
21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.
Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!
Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!
En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!
22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.
Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!
Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.
Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!
Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!
On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.
Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!
23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.
Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.
J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.
24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.
Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!
On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.
Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!
Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!
26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;
Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!
27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.
Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.
Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!
28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.
À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!
On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!
Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!
Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)
29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel
Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!
Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!
En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!
Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!
30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;
Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.
La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.
31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;
Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.
On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.
Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.
Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!
Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?
En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!
1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;
Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!
O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!
Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!
La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.
Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!
3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.
Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!
Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!
Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!
La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!
Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.
Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.
4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.
Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!
Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.
Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!
Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!
À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.
Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?
Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.
Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.
5 Février, Lundi, 19C
El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!
Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.
8 Février, Jeudi, 18C
Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!
Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.
J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.
Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!
Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!
Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!
Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d’énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.
C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?
10 Février, Samedi, 18C
J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.
Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.
Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
12 Janvier 2018, Vendredi
Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!
Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$
Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!
Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.
16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:
Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM
Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.
Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!
Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!
Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!
Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!
18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM
Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.
Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!
19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM
Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.
En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!
20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM
Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!
Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.
21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.
Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!
Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!
En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!
22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.
Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!
Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.
Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!
Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!
On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.
Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!
23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.
Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.
J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.
24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.
Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!
On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.
Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!
Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!
26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;
Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!
27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.
Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.
Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!
28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.
À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!
On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!
Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!
Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)
29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel
Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!
Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!
En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!
Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!
30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;
Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.
La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.
31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;
Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.
On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.
Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.
Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!
Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?
En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!
1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;
Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!
O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!
Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!
La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.
Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!
3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.
Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!
Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!
Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!
La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!
Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.
Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.
4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.
Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!
Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.
Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!
Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!
À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.
Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?
Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.
Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.
5 Février, Lundi, 19C
El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!
Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.
8 Février, Jeudi, 18C
Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!
Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.
J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.
Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!
Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!
Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!
Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d’énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.
C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?
10 Février, Samedi, 18C
J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.
Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.
Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
Bonsoir à tous !
Étant un fan de vélo et pratiquant de temps en temps du VTT (5-10 kms au quotidien et des distances un peu plus longues certains WE), je suis tenté de faire en Mars - Avril ou Mai 2016 un tour de Corse en vélo.
Le seul bémol : trouver un vélo. Car j'ai bien un VTT (pas tout jeune) mais je trouve que sur des longues distances et souhaitant emporter des affaires et une tente, ce n'est pas des plus agréables.
Que me conseillez-vous dans un budget abordable (500 euros ou un peu plus...), tout en sachant que ce vélo me servira pour faire des randonnées de quelques jours (10-15 jours comme le tour de Corse) mais pas le tour du monde pour le moment ! :)
Et au niveau du transport, je pensais le démonter et acheter une valise de transport pour que ce soit plus pratique ! Qu'en pensez-vous ?
Je vous remercie d'avance pour vos conseils !😉
Étant un fan de vélo et pratiquant de temps en temps du VTT (5-10 kms au quotidien et des distances un peu plus longues certains WE), je suis tenté de faire en Mars - Avril ou Mai 2016 un tour de Corse en vélo.
Le seul bémol : trouver un vélo. Car j'ai bien un VTT (pas tout jeune) mais je trouve que sur des longues distances et souhaitant emporter des affaires et une tente, ce n'est pas des plus agréables.
Que me conseillez-vous dans un budget abordable (500 euros ou un peu plus...), tout en sachant que ce vélo me servira pour faire des randonnées de quelques jours (10-15 jours comme le tour de Corse) mais pas le tour du monde pour le moment ! :)
Et au niveau du transport, je pensais le démonter et acheter une valise de transport pour que ce soit plus pratique ! Qu'en pensez-vous ?
Je vous remercie d'avance pour vos conseils !😉
Bonjour à tous et à toutes !
Je suis nouveau sur ce forum et me suis inscrit spécialement pour vous poser quelques questions. J'ai dans l'idée de partir faire un petit tour en vélo, de quatre ou cinq jours, pas tellement plus - pour débuter du moins, si ça me plaît, je pense renouveler l'expérience !
Toutefois, je suis parfaitement inculte dans le domaine du vélo. Je roule actuellement avec le vélo que j'avais quand j'avais 10 ans, à la chaîne rouillée, dont les vitesses ne changent pas, etc etc... Bref, je ne peux qu'aller vers du mieux !
Je me demandais quel type de vélo était le plus approprié pour faire de la randonnée : VTT ou VTC ? Je pense faire des chemins un peu pentus et autres, mais pas non plus aller me perdre dans des sentiers de montagne. Si c'est pour pédaler 4 heures par jour, un VTC sera peut être plus agréable ?
Sur quels types de vélos peut-on accrocher des sacoches, des trucs comme ça ?
Enfin, ma grande question : qu'est-ce qu'un " bon vélo ", à part un vélo léger qui ne se casse pas tous les vingt mètres ? Je regarde en ce moment sur LeBonCoin des vélos aux environs de 50 euros (j'ai un budget très très serré), et je me demande comment différencier ceux qui sont archi-bas de gamme de ceux qui seront un peu mieux. Je précise que je suis jeune et assez sportif, donc je peux me permettre d'avoir un vélo qui ne roule pas tout seul (c'est aussi pour ça que je veux partir : travailler mon cardio avant la reprise de la saison ! ).
Merci d'avance de votre aide, En espérant être bien reçu sur ce forum,
__ yikou
Enfin, ma grande question : qu'est-ce qu'un " bon vélo ", à part un vélo léger qui ne se casse pas tous les vingt mètres ? Je regarde en ce moment sur LeBonCoin des vélos aux environs de 50 euros (j'ai un budget très très serré), et je me demande comment différencier ceux qui sont archi-bas de gamme de ceux qui seront un peu mieux. Je précise que je suis jeune et assez sportif, donc je peux me permettre d'avoir un vélo qui ne roule pas tout seul (c'est aussi pour ça que je veux partir : travailler mon cardio avant la reprise de la saison ! ).
Merci d'avance de votre aide, En espérant être bien reçu sur ce forum,
__ yikou
Bonjour ,
je souhaiterai partager ma passion pour le voyage en vélo en Afrique ; j'ai 65 ans et je voyage par ce monde de transport depuis de nombreuses années ; Mon premier voyage en vélo en Afrique australe remonte à 1976 . Au cours des 10 dernières années nous avons sillonné en moi et ma femme plus 11 pays d' Afrique (chaque voyage d' une durée de 2 à 3 mois ) principalement sur les pistes . Derniers pays visités : Sao Tome et Principe , Namibie 3 x, Zambie 2 x , Tanzanie , Malawi , Ouganda , Rwanda , Burkina faso , Madagascar, Botswana ... Pour nous c' est la meilleure manière d'aller à la rencontre des africains et d'être en contact direct avec la nature ;
jean louis
je souhaiterai partager ma passion pour le voyage en vélo en Afrique ; j'ai 65 ans et je voyage par ce monde de transport depuis de nombreuses années ; Mon premier voyage en vélo en Afrique australe remonte à 1976 . Au cours des 10 dernières années nous avons sillonné en moi et ma femme plus 11 pays d' Afrique (chaque voyage d' une durée de 2 à 3 mois ) principalement sur les pistes . Derniers pays visités : Sao Tome et Principe , Namibie 3 x, Zambie 2 x , Tanzanie , Malawi , Ouganda , Rwanda , Burkina faso , Madagascar, Botswana ... Pour nous c' est la meilleure manière d'aller à la rencontre des africains et d'être en contact direct avec la nature ;
jean louis
Bonjour !
apres avoir étudier les differents posts j'ai trouvé les éléments clefs de mon futur vélo.
et j'aurais aimé l'aide de connaisseurs pour faire le lien entre ma recette et le vélo correspondant ! premièrement, je suis novice en matos de vélo et tout conseil est bon a prendre !
je vais faire un tour du monde du coup il me faudra du matos résistant, deplus j'aurais 30kg de bagages maxi (eau et souvenir compris) et j'ai moi meme un bon gabarit. il me faut donc un bon cadre acier de preference mais si j'ai bien compris, un alu avec la patte qui se démonte peut bien faire l'affaire aussi et de bonne jantes doubles oeillets. mais quel type de cadre privilegier? il y aura donc au menu de belles routes mais aussi des petits chemins plein de jolis trous et des pistes parsemées de magnifiques cailloux !
Il me faudra pouvoir changer les pieces facilement a travers le monde avoir un montage simple pour pouvoir faire moi meme certaines repartations. je pense mettre des sacoches à l'avant avec éventuellement un porte bagage avt. utiliser des bambous fixés dans la largeur du porte bagage arriere par des colliers métalliques pour y poser un sac a dos attaché avec des tendeurs. avoir un velo tout terrain, mais avec le confort d'assise/position similaire à un VTC je ne voudrais pas de freins hydroliques (réparations difficiles ds certains pays) mais avec des freins securitaires pour les descentes avec charge sur chemins sinueux et difficiles et sur routes (qui peut le plus, peut le moins) et il faudrait aussi que ca se démonte facilement pour réparer les creuvaisons. les freins et le velo doivent supporter les charges lourdes. j'aurais aimé avoir une cassette en 11-34 et un pedalier en 22/36/48 des roues 26 " des jantes doubles oeillets des pneux swalbe marathon XR moyeux LX je serais intéressé par un moyeux ou une dynamo pour alimenter un chargeur de portable et d’appareil photo numerique (900mA 3,5V) je ne voudrais pas de dynamo intégré frontale plus petit feu arriere, le route de nuit ne sera pas régulière !! qu'est ce qui fonctionne bien et dont l'entretien est facile, des manettes classiques ou manettes tournantes pour passer les vitesses , la premiere proposition non? au niveau guidon , je sais pas trop, papillon semble pas mal mais j'ai jamais essayé, des avis?
voila voila ! c'est ce qui je pense correspond le mieux a mon envie de voyage avez vous un vélo qui vous viens a l'esprit en pensant a tout ca ?
puis je commander les pièces détachées et le monter facilement ? a combien les pro du vélo estiment il le cout des pieces ?
si vous avez des suggestions à me faire, n'hésitez pas ! merci et à bientot !
je vais faire un tour du monde du coup il me faudra du matos résistant, deplus j'aurais 30kg de bagages maxi (eau et souvenir compris) et j'ai moi meme un bon gabarit. il me faut donc un bon cadre acier de preference mais si j'ai bien compris, un alu avec la patte qui se démonte peut bien faire l'affaire aussi et de bonne jantes doubles oeillets. mais quel type de cadre privilegier? il y aura donc au menu de belles routes mais aussi des petits chemins plein de jolis trous et des pistes parsemées de magnifiques cailloux !
Il me faudra pouvoir changer les pieces facilement a travers le monde avoir un montage simple pour pouvoir faire moi meme certaines repartations. je pense mettre des sacoches à l'avant avec éventuellement un porte bagage avt. utiliser des bambous fixés dans la largeur du porte bagage arriere par des colliers métalliques pour y poser un sac a dos attaché avec des tendeurs. avoir un velo tout terrain, mais avec le confort d'assise/position similaire à un VTC je ne voudrais pas de freins hydroliques (réparations difficiles ds certains pays) mais avec des freins securitaires pour les descentes avec charge sur chemins sinueux et difficiles et sur routes (qui peut le plus, peut le moins) et il faudrait aussi que ca se démonte facilement pour réparer les creuvaisons. les freins et le velo doivent supporter les charges lourdes. j'aurais aimé avoir une cassette en 11-34 et un pedalier en 22/36/48 des roues 26 " des jantes doubles oeillets des pneux swalbe marathon XR moyeux LX je serais intéressé par un moyeux ou une dynamo pour alimenter un chargeur de portable et d’appareil photo numerique (900mA 3,5V) je ne voudrais pas de dynamo intégré frontale plus petit feu arriere, le route de nuit ne sera pas régulière !! qu'est ce qui fonctionne bien et dont l'entretien est facile, des manettes classiques ou manettes tournantes pour passer les vitesses , la premiere proposition non? au niveau guidon , je sais pas trop, papillon semble pas mal mais j'ai jamais essayé, des avis?
voila voila ! c'est ce qui je pense correspond le mieux a mon envie de voyage avez vous un vélo qui vous viens a l'esprit en pensant a tout ca ?
puis je commander les pièces détachées et le monter facilement ? a combien les pro du vélo estiment il le cout des pieces ?
si vous avez des suggestions à me faire, n'hésitez pas ! merci et à bientot !
Bonjour,
nouveau fan de rando à vélo, et nouvel utilisateur de ce forum, je pense que je suis au bon endroit pour demander quelques conseil à propos d'un futur achat et de mon prochain voyage.
Je souhaite faire un voyage (en solo) france-allemagne-suisse-france de 2000km environ, en étant autonome. L'année dernière j'ai pu faire 3200km avec un giant explorer (prêté) d'une dizaine d'année, celui ci m'a totalement convenu et je souhaiterais m'orienter vers un vélo du même type (vtc). Petit problème cependant, mon budget n'est pas si élevé (500€), et je me demande si d'occasion je pourrais en trouver à ce prix.
J'habite à Metz, je connais quelques magasin de cycle (véloland etc), mais peut être existe-t-il de bonne adresses dans le coin où je pourrais faire un saut ? Je compte aussi l'équiper avec pédalier auto, pas de contre indication ? Pendant mon précédent voyage, j'ai remarqué que la position n'était pas vraiment aérodynamique et j'ai passé beaucoup de temps en position "contre la montre" avec ma sacoche guidon, y a-t-il une autre façon de faire ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses et prépare mes prochaines questions ;)
Luca.
PS : si vous avez des conseils, une idée qui pourrait m'intéresser, à propos ou non de mon parcours, peut être à propos du voyage à l'étranger, des routes d'allemagne et de suisse ou que sais-je encore, je suis preneur, n'hésitez pas =)
nouveau fan de rando à vélo, et nouvel utilisateur de ce forum, je pense que je suis au bon endroit pour demander quelques conseil à propos d'un futur achat et de mon prochain voyage.
Je souhaite faire un voyage (en solo) france-allemagne-suisse-france de 2000km environ, en étant autonome. L'année dernière j'ai pu faire 3200km avec un giant explorer (prêté) d'une dizaine d'année, celui ci m'a totalement convenu et je souhaiterais m'orienter vers un vélo du même type (vtc). Petit problème cependant, mon budget n'est pas si élevé (500€), et je me demande si d'occasion je pourrais en trouver à ce prix.
J'habite à Metz, je connais quelques magasin de cycle (véloland etc), mais peut être existe-t-il de bonne adresses dans le coin où je pourrais faire un saut ? Je compte aussi l'équiper avec pédalier auto, pas de contre indication ? Pendant mon précédent voyage, j'ai remarqué que la position n'était pas vraiment aérodynamique et j'ai passé beaucoup de temps en position "contre la montre" avec ma sacoche guidon, y a-t-il une autre façon de faire ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses et prépare mes prochaines questions ;)
Luca.
PS : si vous avez des conseils, une idée qui pourrait m'intéresser, à propos ou non de mon parcours, peut être à propos du voyage à l'étranger, des routes d'allemagne et de suisse ou que sais-je encore, je suis preneur, n'hésitez pas =)
Bonjour,
Nous préparons pour l'été 2013 un circuit sur le Canal de Nantes à Brest en famille. Nous devrons alors changer nos VTT car ceux-ci ne feront visiblement par l'affaire.
Nous nous sommes déjà renseignés chez Decathlon qui nous recommande le VTC Original 5, un VTC tout chemins semi sportif. Connaissez vous ce modèle de vélo ? pensez vous qu''il s'agisse d'un bon modèle ?
Avez vous d'autres recommandations à nous donner ? A priori, il faut éviter les vélos trop sportifs car mauvaise position ainsi que les vélos de "ville" car position confortable mais mauvaise en cas d'effort nécéssaire.
Le B TWIN Original 5 semble être un bon compromis
Dans l'attente de vos commentaires
Merci Olivier
Nous nous sommes déjà renseignés chez Decathlon qui nous recommande le VTC Original 5, un VTC tout chemins semi sportif. Connaissez vous ce modèle de vélo ? pensez vous qu''il s'agisse d'un bon modèle ?
Avez vous d'autres recommandations à nous donner ? A priori, il faut éviter les vélos trop sportifs car mauvaise position ainsi que les vélos de "ville" car position confortable mais mauvaise en cas d'effort nécéssaire.
Le B TWIN Original 5 semble être un bon compromis
Dans l'attente de vos commentaires
Merci Olivier
Bonjour,
Je me suis décidée sur l'achat d'un vélo Fahrradmanufaktur T-100 pour faire du cyclotourisme facile en France dans un premier temps (car ce sera la première fois pour notre enfant qui sera dans une carriole tractée). Je suis une femme d'1m58 avec une entrejambe de 73,5 cm. Je ne sais pas quelle taille de cadre choisir entre un trapèze 45 cm ou 50 cm. Quelqu'un peut-il m'aider à faire mon choix ? J'ai seulement fait une fois du cyclotourisme en Bretagne sur une semaine avec un vieux VTC retapé pour l'occasion. Je pratique plus le VTT mais j'ai d'ailleurs un VTT cadre droit que je trouve un peu long et je ne me suis jamais vraiment sentie complètement alaise dessus. Je ne voudrais pas reproduire la même erreur.
Merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement.
Je me suis décidée sur l'achat d'un vélo Fahrradmanufaktur T-100 pour faire du cyclotourisme facile en France dans un premier temps (car ce sera la première fois pour notre enfant qui sera dans une carriole tractée). Je suis une femme d'1m58 avec une entrejambe de 73,5 cm. Je ne sais pas quelle taille de cadre choisir entre un trapèze 45 cm ou 50 cm. Quelqu'un peut-il m'aider à faire mon choix ? J'ai seulement fait une fois du cyclotourisme en Bretagne sur une semaine avec un vieux VTC retapé pour l'occasion. Je pratique plus le VTT mais j'ai d'ailleurs un VTT cadre droit que je trouve un peu long et je ne me suis jamais vraiment sentie complètement alaise dessus. Je ne voudrais pas reproduire la même erreur.
Merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement.
Salut,
Je compte faire le tour de la Corse début Mai 2014 en partant de Bastia en passant par le Cap Corse direction Propriano par la côte ouest et en remontant à Bastia par le centre de la Corse en passant par Corte. J'ai déjà fait un voyage à vélo avec des amis et la je me retrouve seul donc je cherche des compagnons pour pédaler avec moi sur un bout du trajet et pour me donner des conseils. (je ne connais pas la Corse)
Et par cyclo voyage j'entends bien sur la tente, le réchaud etc soit un bon 30kg (je chevauche un vieux vélo Peugeot que j'ai retapé) et un rythme de croisière tranquille ... Je prévois deux semaines pour le trajet, j'adapte le trajet en fonction de la fatigue et des conseils (après une mauvaise expérience dans un tunnel autorisé aux vélos en Italie ...) n'hésitez pas à me contacter d'ici la !
Séb
Je compte faire le tour de la Corse début Mai 2014 en partant de Bastia en passant par le Cap Corse direction Propriano par la côte ouest et en remontant à Bastia par le centre de la Corse en passant par Corte. J'ai déjà fait un voyage à vélo avec des amis et la je me retrouve seul donc je cherche des compagnons pour pédaler avec moi sur un bout du trajet et pour me donner des conseils. (je ne connais pas la Corse)
Et par cyclo voyage j'entends bien sur la tente, le réchaud etc soit un bon 30kg (je chevauche un vieux vélo Peugeot que j'ai retapé) et un rythme de croisière tranquille ... Je prévois deux semaines pour le trajet, j'adapte le trajet en fonction de la fatigue et des conseils (après une mauvaise expérience dans un tunnel autorisé aux vélos en Italie ...) n'hésitez pas à me contacter d'ici la !
Séb
Bonjour à tous,
Je me lance pour vous présenter mon premier itinéraire, qui si tout va bien sera parcouru à vélo cet été ! En fait, seules les villes traversées sont présentes sur la carte, pas de route précise. Je veux me laisser le choix sur place, d'emprunter telle ou telle route selon mes envies, les coins sympas qu'on me conseillera de voir, etc... J'ai deux mois environ, je pars de Lyon en VTT (retapé d'ici là) avec sacoches et de quoi bivouaquer (mais je ferais aussi du couchsurfing) Le principe, c'était de contourner le Massif Central tout en gardant la proximité de l'eau: Rhône, Méditerranée, Canal du midi, Garonne, Atlantique... Je me sentirais perdue si je me retrouvais dans un coin sans la moindre rivière ! Voilà, n'hésitez pas à donner vos avis ou conseils, en tant que novice je suis preneuse ! Au plaisir de vous lire,
Marion
Je me lance pour vous présenter mon premier itinéraire, qui si tout va bien sera parcouru à vélo cet été ! En fait, seules les villes traversées sont présentes sur la carte, pas de route précise. Je veux me laisser le choix sur place, d'emprunter telle ou telle route selon mes envies, les coins sympas qu'on me conseillera de voir, etc... J'ai deux mois environ, je pars de Lyon en VTT (retapé d'ici là) avec sacoches et de quoi bivouaquer (mais je ferais aussi du couchsurfing) Le principe, c'était de contourner le Massif Central tout en gardant la proximité de l'eau: Rhône, Méditerranée, Canal du midi, Garonne, Atlantique... Je me sentirais perdue si je me retrouvais dans un coin sans la moindre rivière ! Voilà, n'hésitez pas à donner vos avis ou conseils, en tant que novice je suis preneuse ! Au plaisir de vous lire,
Marion
bonjour
nous sommes une famille qui pense partir en été 2019 (si tout va bien ) à velo
nous aimerions faire amerique centrale et sud
notre idée serait de partir pour deux ans
pour le moment nous en sommes juste à nous demander : quoi comme velo ?
si des voyageurs à velo en voyage actuellement ou qui sont deja revenus ou qui vont partir pourraient nous donner des info sur leur matos velo , ça serait cool , nous ne sommes pas du tout des pros velo et pour le moments , on fonctionne avec des velos vraiment pourris , on aimerait pouvoir avoir des retours ou info concernants les marques , est ce que un decatlon peut suffire...et pleins d'autres conseils
voilà , je lance juste un appel pour parler de notre projet
si qq'un veut bien se lancer , nous sommes à l'ecoute
un grand merci mme hiriart de espelette
un grand merci mme hiriart de espelette
Salut tout le monde,
Aujourd'hui, je vous propose une petite présentation de mon vélo de voyage, le VSF Fahrradmanufaktur T-500. Comme il y a de plus en plus de demandes sur les différentes gammes de vélo chez VSF, ça pourra rendre service à certains :)
Le vélo va servir à faire mon voyage de strasbourg à rotterdam, le long de l'EV15
Voila le vélo de base :

Voila MA version, avec pas mal de modifications :

J'ai changé notamment le guidon, pour un guidon papillon, les pédales automatiques, la selle, le porte bagage avant, et bien sur les sacoches. Quelques photos :



Globalement, ce n'est pas un foudre de guerre, mais un beau vélo, assez confortable, et tout de même assez dynamique. Il est un peu lourd, ça se ressent, mais on peut avoir une vitesse de croisière plutôt bonne avec.
J'ai fait un test / descriptif complet du vélo sur mon blog : Mon test du vélo VSF Fahrradmanufaktur T-500
Le vélo va servir à faire mon voyage de strasbourg à rotterdam, le long de l'EV15
Voila le vélo de base :

Voila MA version, avec pas mal de modifications :

J'ai changé notamment le guidon, pour un guidon papillon, les pédales automatiques, la selle, le porte bagage avant, et bien sur les sacoches. Quelques photos :



Globalement, ce n'est pas un foudre de guerre, mais un beau vélo, assez confortable, et tout de même assez dynamique. Il est un peu lourd, ça se ressent, mais on peut avoir une vitesse de croisière plutôt bonne avec.
J'ai fait un test / descriptif complet du vélo sur mon blog : Mon test du vélo VSF Fahrradmanufaktur T-500










