Salut à toutes et tous! Nouveau sur ce forum je tenais à vous donner mon avis sur mon séjour de 5 semaines qui vient de se finir :( :(
Je suis parti tout Juin pour rencontrer ma copine philippine.
1° partie : Luzon (5 jours)
Arrivé le 1° juin, bus direct pour Baguio, où vit ma copine. Une journée de visite à Baguio. Ville sympa toute en relief. Marché très agréable. Nous voulions aller ensuite à Banaue voir les rizières en terrasses, mais le mauvais temps a changé nos plans. Retour donc à Malolos et Manille pour visiter amies et famille (notamment dans les bidonvilles de Manille, experience très forte woow!). Ensuite bus pour Tagaytay grimper au sommet du volcan Taal. Marche courte et agréable, on a profiter des rares moments de soleil pour y aller! En effet la première semaine a été très pluvieuse (normal me direz-vous en Juin!).
2° partie Visayas (11 jours)
Avion manille - Caticlan pour esperer profiter du soleil à Boracay (!) L'ile est jolie et il est vraie très touristique mais c'est sans contexte à Boracay que j'ai vu les plus belles plages des Philippines lors de mon séjour! Meme si White beach n'etait pas aussi white que les cartes postales en raison d'un orage survenu à notre arrivée qui a charrié pas mal d'algues et détritus végétaux! Allez à Puka Beach, absolument déserte et superbe!! 3 jours entiers passés à Boracay. Ensuite trajet Boracay - Cebu - Bohol. Nuit passé à Tagbilaran et island tour le lendemain pour visiter les principaux lieux de Bohol (chocolate hills, Tarsier, Loboc river, Baclayon church). Nuit suivante passé à Panglao. Expérience hyper décevante! Plages ds un état déplorable. Je ne sais pas si c'est le fait de la basse saison, mais les plages sont tres sales. Alona beach, Doljo beach, Libaong beach : meme constat! On a été très décu, plages peu propices à la baignade. 2 nuits passés à Panglao, puis ensuite Trajet bateau Tagbilaran - Dumaguete - Siquijor. Siquijor est jolie et possède une ambiance particulière, plus tranquille j'ai trouvé, mais pour les plages pareil!! très sales!! On a surtout fait de la marche, grimper au sommet de l'ile où le point de vue est joli. 3 nuits passés à Siquijor au Charisma resort, à San juan, la proprio philippine est très sympatique, une belle adresse.
Ensuite trajet bateau Siquijor - Dumaguete - Cebu. Visite à pied de Dumaguete, ville très agréable. C'est à Dumaguete que j'ai effectué mon extension de visa à l'immigration office. Ca ne m'a pris que 20 minutes! Arrivée à Cebu ds la nuit. On a passé une journée à Cebu en attendant notre vol pour Puerto princesa. Visite du fort espagnol notamment ds le centre de Cebu.
Palawan (11 jours)
Vol Cebu - P. Princesa le matin, et reste de la journée a P. Princesa. Le soleil est au rendez vous à Palawan :) Depart le lendemain en bus pour Sabang. Il est a noter que les trajets sont LONGS et éprouvants aux phil, mais c'est à vivre : les gens qui s'entassent, les vendeurs ambulants qui défilent, les stops fréquents, des vrais moments de vie locale! 3 jours passés à Sabang, et c'est peut etre l'endroit que j'ai préferé lors de mon voyage. le village est modeste et la plage très belle le long de laquelle s'étirent plusieurs resorts. On a hebergés au Marie's cottage, le dernier au bout de la plage, le plus cheap aux bungalows tres rustiques! Vous y croiserez d'ailleurs peut etre un americain bourru et alcoolique, vétéran du Vietnam et du Koweit, qui a posé ses guetres à Palawan, marrié à une phil, qui nous a bien fait rigoler! 1° jour visite de l'underground river (tres beau) et retour a sabang par le monkey trail, on passe notamment par des plages desertes et superbes! 2° journée de complet farniente.
Ensuite trajet en jeepney Sabang - Port- Barton. Nous voulions y rester qq temps mais ma copine s'est fait piquer par des meduses en se baignant ds la baie de P-barton!! Ce qui nous a refroidi pour profiter des activités nautique là bas. D'ailleurs d'apres les locaux c'est un endroit assez fréquenté par les meduses car peu ouvert à la mer! Si vous allez pensez-y!!!
Donc des le lendemain trajet en bus pour El Nido : Epique et éprouvant!!! avec notamment une partie sous la pluie. 4 jours passés à El Nido. Joli village en bord de mer, la plage n'est pas superbe mais l'archipel des Bacuit vaut le détour. Les falaises à pic sont superbes et sous le soleil ca doit etre encore plus beau! Nous y avons fait 2 island tour + marche dans l'arriere pays voir des chutes et des sources d'eau chaude. Hebergement au Beb's inn, le meilleur rapport-qualité prix qu'on puisses trouvé! Chambres sympas et propre avec salle de bain privée pour seulement 350P! L'adresse est petite (2 ch seulement) et donne sur la rue mais tres pratique et éco! Nous voulions finir par les iles calamianes et coron island mais un typhon passé à Luzon lors de notre sejour à El nido a retardé les ferrys. Changement de plan et retour donc a P. Princesa et manille.
Final: Legazpi - Mayon (3j)
A Manille bus pour Legazpi : 500 km, 13h de route!! Quand est ce que ca va finir lol!!! Arrivée à 3h du mat à Legazpi cassés en deux! on trouve un hotel cheap en ville. Le lendemain, petite visite à pied de Legazpi et puis surtout le Mayon, véritable Merveille de la nature (en tant que géologue j'apprécie encore plus :) ) Visite du site des ruines de Cagsawa, très joli! Ce volcan est vraiment à voir, une forme parfaite qui surplombe tte le région! Jour suivant à Donzol, on esperait peut etre voir des requins baleines mais apparement ce n'etait pas encore la saison. Les resorts sur la plage de sable noir fermaient ts leurs restos lors de la basse saison on est donc resté qu'une nuit, d'autant qu'on etais les seuls touristes! (plage aussi tres sale! :( )
Enfin pour le dernier jour et la derniere nuit, pour marquer le coup, chambre reservé au petit resort de luxe sur l'ile de Bacacay: Misibis resort, au large de Legazpi.
Retour a Manille pour vol retour :(
Ce que j'ai aimé : L'atmosphere du pays : génial. Pays tres coloré. les gens souriants, serviables malgré les conditions de vie souvent difficile. Les trajets terrestres : jeepneys, tricycles, bus : souvent épiques!! Pour infos sur mes 32 jours passés aux Phil, on a fait en tout environ 8 jours de transport! Pour les lieux : Palawan, tres beau, ambiance tres tranquille. Les champs de rizieres avec ce vert si intense!! superbe! Sabang, El Nido. Boracay aussi, j'ai aimé, pour les plages superbes (et propres!!!) et meme si c'est tres touristique, meme en basse saison, je pense que c'est a voir. Bohol. Le volcan Mayon, SUPERBE!
Ce que j'ai moins aimé : L'etat général des plages souvent sale notamment a Panglao, mais aussi siquijor. Meme si Siquijor est jolie je pense que lors de la belle saison l'experience doit etre différente, j'esperes en tout cas! La qualité de la nourriture : ils ont des plats tres bons, mais la qualité est souvent moyenne j'ai trouvé (viande notamment, plats servis souvents tiedes)
Pour l'hébergement, le plus cheap a été à El Nido 350P (et le meilleur rapport qualité-prix) et le plus cher à Boracay 1100P. Sur l'ensemble des 5 semaines, sans compter la derniere nuit au petit resort de luxe, mon budget hébergement a été de 350€. avec une moyenne de 700P par nuit. On a qq temps négocier et eu des rabais.
Pour la bouffe et les transports (a part les avions) tous est tres cheap!! c génial! Ce qui est le plus cher sont les billets d'avion.
Bref les Philippines me manque deja, j'y retournerai c sur!! en haute saison je pense pour une experience différente.
Hanggang samuli! Pilipinas kong mahal!
Pour en discuter! ;)
Nous voici rentrés d'un petit périple classique de 4 semaines.
Au programme: Nord Luzon, Palawan , Caminguin, Bantayan, Bohol.
Ce fut un beau voyage, riche en rapports humains et jolis paysages qui nous ont fait oublier une série de désagréments ...
Voyager aux Philippines en été n'est certes pas la meilleure solution mais étant enseignante je n'avais pas vraiment d'autres choix et puis on a eu de belles surprises parfois.
Nous n'avons pas voyagé en mode "routard" cette fois-ci. J'avais même choisi d'assez beaux hôtels, parfois des transports privés. On vieillit 🤪...
Arrivée à Manille le 22 juillet vers 13h: Nous avions fait le choix de nous rendre à Baguio directement plutôt que de passer une nuit à Manille et pour éviter d'y arriver dans la nuit, nous avions réservé un taxi qui nous attendait à l'aéroport. Nous n'avons pas regretté cette dépense (c'est cher !) car nous étions fatigués et nous avons mis... 3 heures à sortir de Manille !
23 juillet: C'est le jour du départ vers Sagada, en bus cette fois-ci. C'est dans le taxi qui nous mène à la gare routière qu'arrive la 1ère mésaventure: J'y laisse mon sac avec passeport, clefs, lunettes et la bagatelle de 32000pesos ! Je ne m'en rends compte que dans le bus 5 minutes après le démarrage. Panique à bord ! On nous conduit au poste de police de Baguio. Je fais ma déposition qui ne servira pas à grand chose, sinon qu'à me procurer un certificat de perte nécessaire à l'obtention d'un laisser-passer auprès de l'ambassade à Manille. Et voilà qu'au lieu d'arriver tranquillement à Sagada, je me retrouve à passer la journée à téléphoner à l'ambassade, faire toutes les démarches nécessaires etc...Bref, pas trop le moral. En plus nous serons obligés d'écourter le séjour dans le nord Luzon pour nous rendre à l'ambassade avant de prendre l'avion pour Puerto Princessa le 28.
24 juillet: Nous décidons de prendre le bus pour Sagada où nous arrivons en tout début d'après-midi. Nous ne disposons maintenant plus que de très peu de temps pour faire des visites dans la région et pour nous Banaue est une priorité. Nous avions prévu de faire un trek de 2 jours dans les rizières, mais nous avons été obligés de "ratiboiser" le parcours pour retourner à Manille au lieu de rentrer tranquillement en bus de nuit 2 jours plus tard. C'est un peu au pas de course que nous ferons au final toutes les excursions prévues. Version "flash éclair" ! Nous nous rendons immédiatement à l'office de tourisme après avoir fait un "check in" hyper lent au Sanafe Lodge. On nous fournit un guide qui nous conduit aux cercueils suspendus dans l'après-midi et avec lui, nous négocions un transport privé pour nous conduire à Banaue le lendemain.
25 juillet: Il fait très beau 😎 . Nous arrivons aux "Banaue Terraces View Point" 2 heures plus tard et nous poursuivons vers Batad où nous faisons une petite rando de 4 h jusqu'à la cascade. Un peu speed mais ça se fait. Sans le contre temps du départ nous aurions passé une nuit à Batad avant de poursuivre le trek.
Nous rentrons au Sanafe Lodge fourbus et je commence à me détendre enfin !


26 juillet
Nous quittons le Sanafe Lodge pour refaire la même route qu'à l'aller mais avec une météo favorable. Cette route est de toute beauté . A Baguio, nous ne manquons pas de nous rendre au poste de police pour la énième fois et non ils n'ont pas de nouvelle... Nous prenons un bus Victory Liner pour rejoindre Manille. J'ai trouvé le trajet interminable ! Check in à l'hôtel Best Western plus à Makati que j'avais réservé sur internet à un prix abordable. Rien à redire. En plus il est près de l'ambassade.
27 juillet
Journée passée à l'ambassade et visite de Makati. Un beau musée à recommander: Ayala Museum. Il y a une section sur l'histoire des philippines avec des maquettes. Très instructif, vraiment.
28 juillet
On arrive à Puerto Princessa dans l'après-midi et nous filons directement à Sabang au très joli Daluyon Hotel que j'avais réservé pour 2 nuits. Les chambres des bungalows toutes en face de l'océan sont très élégantes et on y mange très bien en plus. Evidemment cela a un prix...
29 juillet
Visite de la rivière souterraine. Alors là, c'est décevant. Cela dit, on ne s'attendait pas à quelque chose d'exceptionnel. La descente en "zipline" qu'on a faite après était bien plus sympa et surplombe une belle plage.
30 juillet
Direction El Nido, ou plus exactement la plage au sud de Corong-Corong. On va s'installer au Las Cabanas Resort pour 5 nuits. C'est un peu long, mais nous voulions nous donner la chance de bénéficier, au moins une journée, de quelques rayons de soleil.
Car nous sommes arrivés sous une pluie battante😠
31 juillet
Météo pas terrible. Nous ne faisons rien d'exceptionnel ce jour là si ce n'est que de profiter de la magie du lieu et de nous rendre à El Nido. Je n'ai pas du tout aimé cette ville.
L'hôtel Las Cabanas est cher pour les prestations offertes. 4000 pesos pour un bungalow sans eau chaude, sans frigidaire, sans clim. Mais bon, la situation est exceptionnelle et le personnel vraiment très sympa. La patronne peut sembler pour certains légèrement caractérielle, mais c'est ce qui fait son charme 😇. Nous l'avons trouvée très attachante.
Dès notre arrivée, nous avons été invités à nous joindre aux invités d'un mariage et nous avons dîné et dansé tous ensemble. Vraiment on y a passé un bon moment, jusqu'à l'avant dernier jour...
1er août
Il fait assez beau. On opte pour une combinaison des tours A et C avec "Salagane" dans un jet boat. Nous ne sommes que 5 au total avec des touristes exclusivement Philippins. Excursion géniale. On a adoré. Superbes paysages , joli snorkelling. Nous pique-niquons sur une plage paradisiaque.

2 août
Je pars seule faire le tour B . J'ai été un peu déçue car j'ai trouvé les paysages moins beaux que ceux des tours A et C et surtout parce qu'il ne s'agissait pas du même type d'excursion. Grosse banka contenant au moins 25 touristes. Repas à bord où tout le monde s'agglutine autour d'un poisson à découper (si encore ils savaient s'y prendre !).
J'ai bien aimé Snake Island même si nous n'y sommes restés que trop peu de temps. Le ciel est resté assez couvert.

Plage avant de rentrer à El Nido. Le temps s'éclaircit.

3 août: 2ème mésaventure. On avait prévu d'aller à Nacpan Beach au nord d'El Nido, mais j'étais nauséeuse dans la nuit. J'ai été ensuite prise d'une horrible dysenterie dans la matinée suivie de crampes douloureuses dans les membres. J'étais paralysée et ai dû me faire conduire à l'"hôpital d'El Nido.
Au bout de 6 heures sous perf, j'allais mieux et suis rentrée à l'hôtel.
Dommage car il faisait grand beau. Mais on a profité des paysages autour de l'hôtel.

4 août
Direction aéroport de Puerto Princessa. Vol pour Cebu en fin d'après-midi avec Cebu Pacific.
Je précise au passage que j'avais réservé un vol El Nido/ Cebu avec Swift air car il y avait une promo intéressante mais j'ai été informée quelques semaines plus tard que le vol était annulé... Prudence donc. Mieux vaut choisir une compagnie fiable comme Cebu Pacific que je recommande au passage.
Nuit au Cown Regency suites à Mactan. Très bien et pas cher.
La suite dans les Visayas arrive...🙂
5 août Réveil difficile aux aurores car notre avion pour Caminguin décolle à 6h15 ! On récupère nos bagages et allons nous installer à l'Agohay Villa Forte au nord de l'île. Petit resort très agréable à prix raisonnable(1950pesos). La journée sera consacrée au repos. On fait une promenade dans les environs. L'île a un certain charme, même si le sable est noir. Si le temps était clément, on ferait bien une randonnée dans ces volcans...



26 juillet
Nous quittons le Sanafe Lodge pour refaire la même route qu'à l'aller mais avec une météo favorable. Cette route est de toute beauté . A Baguio, nous ne manquons pas de nous rendre au poste de police pour la énième fois et non ils n'ont pas de nouvelle... Nous prenons un bus Victory Liner pour rejoindre Manille. J'ai trouvé le trajet interminable ! Check in à l'hôtel Best Western plus à Makati que j'avais réservé sur internet à un prix abordable. Rien à redire. En plus il est près de l'ambassade.
27 juillet
Journée passée à l'ambassade et visite de Makati. Un beau musée à recommander: Ayala Museum. Il y a une section sur l'histoire des philippines avec des maquettes. Très instructif, vraiment.
28 juillet
On arrive à Puerto Princessa dans l'après-midi et nous filons directement à Sabang au très joli Daluyon Hotel que j'avais réservé pour 2 nuits. Les chambres des bungalows toutes en face de l'océan sont très élégantes et on y mange très bien en plus. Evidemment cela a un prix...
29 juillet
Visite de la rivière souterraine. Alors là, c'est décevant. Cela dit, on ne s'attendait pas à quelque chose d'exceptionnel. La descente en "zipline" qu'on a faite après était bien plus sympa et surplombe une belle plage.
30 juillet
Direction El Nido, ou plus exactement la plage au sud de Corong-Corong. On va s'installer au Las Cabanas Resort pour 5 nuits. C'est un peu long, mais nous voulions nous donner la chance de bénéficier, au moins une journée, de quelques rayons de soleil.
Car nous sommes arrivés sous une pluie battante😠
31 juillet
Météo pas terrible. Nous ne faisons rien d'exceptionnel ce jour là si ce n'est que de profiter de la magie du lieu et de nous rendre à El Nido. Je n'ai pas du tout aimé cette ville.
L'hôtel Las Cabanas est cher pour les prestations offertes. 4000 pesos pour un bungalow sans eau chaude, sans frigidaire, sans clim. Mais bon, la situation est exceptionnelle et le personnel vraiment très sympa. La patronne peut sembler pour certains légèrement caractérielle, mais c'est ce qui fait son charme 😇. Nous l'avons trouvée très attachante.
Dès notre arrivée, nous avons été invités à nous joindre aux invités d'un mariage et nous avons dîné et dansé tous ensemble. Vraiment on y a passé un bon moment, jusqu'à l'avant dernier jour...
1er août
Il fait assez beau. On opte pour une combinaison des tours A et C avec "Salagane" dans un jet boat. Nous ne sommes que 5 au total avec des touristes exclusivement Philippins. Excursion géniale. On a adoré. Superbes paysages , joli snorkelling. Nous pique-niquons sur une plage paradisiaque.
2 août
Je pars seule faire le tour B . J'ai été un peu déçue car j'ai trouvé les paysages moins beaux que ceux des tours A et C et surtout parce qu'il ne s'agissait pas du même type d'excursion. Grosse banka contenant au moins 25 touristes. Repas à bord où tout le monde s'agglutine autour d'un poisson à découper (si encore ils savaient s'y prendre !).
J'ai bien aimé Snake Island même si nous n'y sommes restés que trop peu de temps. Le ciel est resté assez couvert.
Plage avant de rentrer à El Nido. Le temps s'éclaircit.

3 août: 2ème mésaventure. On avait prévu d'aller à Nacpan Beach au nord d'El Nido, mais j'étais nauséeuse dans la nuit. J'ai été ensuite prise d'une horrible dysenterie dans la matinée suivie de crampes douloureuses dans les membres. J'étais paralysée et ai dû me faire conduire à l'"hôpital d'El Nido.
Au bout de 6 heures sous perf, j'allais mieux et suis rentrée à l'hôtel.
Dommage car il faisait grand beau. Mais on a profité des paysages autour de l'hôtel.
4 août
Direction aéroport de Puerto Princessa. Vol pour Cebu en fin d'après-midi avec Cebu Pacific.
Je précise au passage que j'avais réservé un vol El Nido/ Cebu avec Swift air car il y avait une promo intéressante mais j'ai été informée quelques semaines plus tard que le vol était annulé... Prudence donc. Mieux vaut choisir une compagnie fiable comme Cebu Pacific que je recommande au passage.
Nuit au Cown Regency suites à Mactan. Très bien et pas cher.La suite dans les Visayas arrive...🙂
5 août Réveil difficile aux aurores car notre avion pour Caminguin décolle à 6h15 ! On récupère nos bagages et allons nous installer à l'Agohay Villa Forte au nord de l'île. Petit resort très agréable à prix raisonnable(1950pesos). La journée sera consacrée au repos. On fait une promenade dans les environs. L'île a un certain charme, même si le sable est noir. Si le temps était clément, on ferait bien une randonnée dans ces volcans...


Ahhh, les Philippines!!
Ses montagnes et ses lagons...
Ses requins et ses requines...
Voilà déjà plus d'un mois et demi que je suis dans le pays et je n'arrive toujours pas à m'en lasser. Comment pourrait-il de toute façon en être autrement quand la collection de sourires est inépuisables, quand le poisson se déguste dans des feuilles de bananier, quand le coucher de soleil du jour rend grace à celui de la veille? Cela dit maintenant, mes jours sont comptés. En théorie, la durée maximum d'un séjour touristique est de deux mois si on renouvèle son visa à mi-chemin. Pour ma part, je suis tellement loin de ces considérations administratives que je ne m'en suis même pas occupé, espérant qu'à l'heure du grand départ, les officiers des douanes me propose en guise de pot de départ le verre de l'amitié à la place d'une amende à laquelle je devrais avoir droit. Mais une chose à la fois. La question est d'abord de savoir si je peux cloturer cette parenthèse enchantée de manière tonitruante comme chaque jour passé ici.
La veille, la grande majorité de notre groupe de joyeux félés a levé le camp. Ne restent plus, en plus de ma modeste personne, que Mira et Rob', derniers membres actifs de la Holland Connection. Mira est encore là pour deux jours et Rob' pour un peu plus encore. Pour l'instant, on loge toujours au Crystal Lodge dans une chambre de trois qui nous parait ridiculement étroite en comparaison avec la vie de chateau que l'on menait quand l'union d'une demie-douzaine faisait la force. Mais, malgré cela, comme le soleil brille et que l'on passe la grande majorité de nos journées à l'extérieur, ça n'a que peu d'incidence.
D'ailleurs, en terme d'activité, on a pas vraiment décidé de se reposer sur nos lauriers. Depuis que j'ai débarqué sur Palawan puis sur Busuanga, on a beau avoir fait de l'exploration marine, force est de constater que la plupart du temps, nous ne nous sommes pas beaucoup éloignés de la surface. En bon plongeur, il va falloir remédier à cela. Je commence donc par convaincre Mira, la plus réticente. Le discours de motivation passe à ce point, qu'elle entreprend même de complèter le premier diplome du plongeur autonome : l'"open water" de chez PADI. Elle en a pour trois jours et quelques plongées qu'elle appréhende quelque peu. Pour Rob', c'est encore un peu plus facile, il suffit que je lui décrive ce qui se trame ici par une vingtaine de mètres de profondeur pour qu'il adhère au projet branché à l'air comprimé.
C'est que la plongée autour de Busuanga a quelque chose d'unique. Dans un rayon d'une dizaine de kilomètres, on peut admirer et visiter les épaves d'une dizaines de bateaux militaires japonais coulés pendant la seconde guerre mondiale. Et comme si ça ne suffisait pas, la quasi majorité d'entre eux mesure plus de cent mètres de long. Une paille. Dix aiguilles à tricoter dans un bol de foin. Immancable. Ce qu'ils font là? L'histoire mérite d'être racontée. Le haut commandement japonais avait décidé, au plus fort de la guerre du Pacifique contre les américains, de se baser ici en attendant de pouvoir lancer une attaque massive sur la flotte de l'Oncle Théodore. L'endroit est à l'abri des courants, caché du grand large par une multitude d'île qui sont autant de barrières protectrices. Les nippons sont donc installé confortablement et durablement à tel point qu'ils prennent la peine de camoufler leur flotte avec des pans (pants? Pands? pff...) entiers de branchages qu'ils arrachent aux îles environnantes. Durant quelques semaines, les américains qui survolent les environs en prenant des photographies aériennes n'y voient que du bleu, prenant les navires de l'empereur pour des îlots sans intéret. Mais, ça ne dure pas. Il se trouve que les japonais ont comis une erreur. Les bateaux sont solidements ancrés mais là où le bas blesse, c'est qu'ils ne sont ancrés qu'avec une attache par bateau, laissant ceux-ci tournés au gré du courant. Or, lors d'une observation des photos par les opérateurs attitrés, il s'avère que ce qu'ils prenaient pour des îles ne sont pas orientés de la même façon au gré du temps qui passe. Qu'est ce c'est que cette sorcellerie? Des îles qui bougent avec la marée? Bon sang mais c'est bien sur, LES JAPONAIS SONT LA!!!!!! Les portes-avions à la banière étoilée entre alors en action et en quelques heures, ce sont des centaines d'avions qui déversent un flot de bombes ininterrompu sur les bateaux pris au piège, les coulant un à un à quelques dizaines de mètres des côtes. C'est ainsi que maintenant au large de Busuanga se trouve un paradis pour plongeur en quête d'épaves accessibles et titanesques. Des croiseurs, des destroyers, des portes-avions, tout le bestiaire naval et militaire git ici, s'offrant à qui aura d'une part l'expérience, et d'autre part la volonté de mettre la tête sous l'eau. On en est!!
Au centre de plongée, on débarque la fleur au fusil. Théoriquement, pour pouvoir pénétrer dans les entrailles des monstres, il faut être titulaire de l'"advance water", le niveau supérieur que je ne possède pas encore. C'en est trop, il n'est pas encore né celui qui va me priver d'explorer de fond en comble ces trésors historiques. Ni une ni deux, je m'inscrits sur la liste des candidats au brevet. Que demain soit un grand jour, ça ne fait aucun doute.
L'étape obligatoire par le bistrot n'est alors qu'anecdotique.
S'en suivent alors huit plongées en quatre jours. Huit plongées au cours desquelles la visibilité n'est pas exceptionnelle puisque ne dépassant pas la dizaine de mètres, mais tout le reste l'est, exceptionnel. Dès que l'on aperçoit une à une les épaves, c'est le vertige qui nous gagne. Les dimensions de ces choses qui gisent au fond sont tellement impressionnantes que ça donne le tourni. Plus on s'en rapproche, plus ça empire, impossible de savoir où donner de la tête. Puis, par endroit, il y a une brêche résultant d'une explosion ou du choc lorsque l'ogre de d'acier s'est échoué. Pour nous, c'est une aubaine, c'est la porte d'entrée. A l'intérieur, dès lors que l'on pénètre, la luminosité plonge. Tout sens de l'orientation est alors affecté si bien que si l'on perd de vue la lampe torche du guide qui nous précède, il y a de fortes chances qu'on ne retrouve jamais la sortie où qu'elle soit. Le haut, le bas, la gauche, la droite, sont alors des notions toutes relatives. La discipline prévaut. Cette sensation est d'autant plus renforcée quand en de multiples endroits, le faisceau lumineux s'attarde sur des obus qui n'ont pas bougés depuis plus de 65 ans, et qui de ce fait, non pas non plus été désamorcés. Gare à la curiosité, chien méchant, très méchant, à la limite du n'importe quoi!
Au bout du troisième jour, c'est la fin d'un cycle avec Mira qui rentre à Manille rejoindre sa potesse Josha durant quelques jours. Pour fêter son diplome fraichement acquis, l'équipe des plongeurs lui réserve une surprise. C'est l'opération boisson apnéiste. Assise, on l'équipe d'un masque et d'un tuba. Un des membres de l'école prend alors une bouteille de bière et commence à verser son contenu dans le tuba. En une seconde, la pauvre suffoque et se laisse gagner par le mal des profondeurs dans l'hilarité générale. Certes, ce n'est pas très fin comme humour mais passons, moi aussi j'ai ri.
Avec Rob', on s'accorde une ultime journée dans les bas fonds à contempler le corail qui se développe sur les carcasses éparpillées. C'est ensuite mon tour de boire au tuba. Avec plaisir. Si ça peut contribuer à la bonne humeur ambiante... Sur cette dernière gageure, me voilà plongeur certifié émérite au delà de la soixantaine de descente que j'ai déjà derrière moi. Pourvu que ça dure...
D'une dizaine, nous voilà maintenant les deux derniers rescapés du radeau de la mumuse. Tachons de nous en montrer digne. Une journée de pluie plus tard où je deviens peu à peu la mascotte de la GH, le démon de la bougeotte a raison de nous. Profitant du ciel bleu qui nous repasse le bonjour comme pour célébrer l'arrivée de l'été en ce 21 juin, on se lève aux aurores pour une visite pour le moins bizarre. De l'autre côté de l'île de Busuanga, l'ex-président-dictateur Marcos s'est offert une petite folie. Une autre île de quelques hectares dont il s'est dit que ce serait le cadre parfait pour y créer son propre zoo à ciel ouvert. Profitant de tous ses amis africains un peu douteux, l'homme s'est fait livré des gazelles, des zèbres, des girafes pour assouvir sa soif de n'importe quoi. A priori, c'est l'Afrique sans l'Afrique, la savane sans le Kilimandjaro. Pour aller voir ça, il faut encore traverser Busuanga et quoi de mieux qu'une étape motocycliste pour parvenir à nos fins? Rien.
A 8h du matin, on est donc d'attaque faisant le planton en attendant l'ouverture du loueur. A 8h30, la route défile à grande vitesse. C'est qu'il faut qu'on en profite, le secteur goudronné sur la centaine de kilomètres qu'il va nous falloir parcourir ne couvre qu'une infime portion. A 8h45, c'est sur la terre qu'il faut déjà éviter le ornières. Ce qui aurait pu être un problème quelques mois plus tôt ne l'est maintenant plus. L'expérience du Laos et du Vietnam faisant de moi un conducteur expérimenté, c'est avec délectation que les difficultés s'appréhendent. Et s'il faut traverser le lit des rivières, c'est encore mieux! Au cours de la traversée, les paysages s'enchainent. En cinq minutes, on peut passer d'une plaine fertile où les cowboys à cheval guident les vaches vers les patures à une foret dense et luxuriante. En tout, il nous faut pas moins de quatre heures pour atteindre la côte ouest. Le chrono tourne, il n'est pas prévu qu'on fasse le chemin du retour à la nuit tombée. Laissant là nos motos, on fait alors le tour des maisons pour s'enquérir de la présence opportune d'un possesseur de bateau capable de nous faire traverser l'étroit détroit qui nous sépare des girafes. On est alors guidé vers une maison où un petit vieux sans dents est ravi de nous trouver, se chargeant de nous convoyer sans remous. En dix minutes, nous y sommes. Pour l'instant en bas d'un chemin mais comme le dit le préposé à un guichet de fortune :
- Dès la colline franchie, vous ne serez pas déçu!
Il a raison l'animal... Le chemin nous ammène jusqu'à une grande maison sans mur où on est sommé d'attendre notre guide. Pendant la courte attente, on profite de la vue que l'on a sur tout le parc en s'émerveillant des zèbres qui jouent à chat. Pour l'instant loins de nous, bientôt plus proche. Le guide arrive et les présentations faites, on marche à travers la plaine. Partout autour, des zèbres par dizaines. Incroyable!! Qui plus est, habitués à la présence de l'homme depuis toujours, ceux-là ne sont en aucun cas farouches et s'accomodent de notre présence sans peine. C'est d'autant plus surprenant qu'en présence des petits, c'est le même refrain. On peut déambuler quasi librement dans ce non sens sans qu'aucun animal ne s'en émeuve. Et quand ce ne sont pas les zèbres, ce sont les biches, et quand ce ne sont pas les biches, ce sont des petits oursons arboricole, et ainsi de suite jusqu'au clou du spectacle : les girafes. L'emploi de superlatifs est alors inutile. Ces animaux semblent être à tel point sortis d'un livre des rêves que tout commentaire est vain pour décrire ce que l'on ressent à leur contact. C'est que pour une raison dont je ne me souviens plus, les girafes sont provisoirement dans un enclos potentiellement grand comme le zoo de Vincennes à lui tout seul! C'est tellement bien agencé qu'en aucune manière je ne peux être désolé pour ces chevaux tombés dans la potion magique. Ils ont droit à un traitement quatre étoiles et ils le méritent bien!!
Nageant dans un bonheur de tous les instants, il se trouve que nous aussi bénéficions d'un traitement quatre étoiles. Le hasard faisant bien les choses, nous sommes là exactement au moment où les girafes se font apporter leur encas de l'après-midi. Avec Rob', on saute alors sur l'occasion pour nous aussi attrapper de longues branches feuillues et nourrir les phénomènes. Inimaginable! Prenez une branche. Mettez ma main à une extrémité pendant qu'à l'autre extrémité s'excite le plus grand animal de la planète se délectant avec une grande précision d'une feuille après l'autre. Gigantesque!!!! WHAOUUUUUU!!!!!!! Impossible de se lasser d'un tel spectacle!!
C'est donc une autre raison qui nous impose de repartir. Coron City est dans le sens du retour aussi à quatre heures de lutte contre les glissades, sorties de route, téléscopages avec une chèvre. Comme chaque fois que je suis sur un deux roues, l'appel de la nature a beau résonné à travers mon cerveau, il reste une parcelle qui supplie de ne pas encore conduire quand la nuit est tombée. La DDE locale n'étant pas exactement au taquet, si tu respectes la devise "Sécurité avant tout", tu roules de jour. Ca me permet aussi, en outre, de récupérer le passeport que j'ai laissé comme caution, ça peut s'avérer utile... Loin d'être en avance, ne laissant derrière nous que des nuages de poussière, on parvient à rentrer dans les délais fixés. Le loueur est ravi, Félicie aussi.
La boucle est maintenant bouclée. Busuanga Island n'a plus de secrets pour moi, mais de là à dire que je la connais comme ma poche, c'est un pas que je me garderais bien de faire. Gardons cela pour ma prochaine visite.
Le lendemain, toujours avec Rob, on décolle vers Manille l'odorante. Mira et Josha sont toujours sur place, agréable compagnie pour une dernière soirée sans histoire.
Le 23 juin, nouvelle journée, nouvel avion. A la douane, je présente mon passeport qui certifie que ma date d'entrée dans le pays remonte à près de huit semaines au lieu du mois autorisé. Qu'à celà ne tienne, démontrant une dernière fois leur hospitalité légendaire, je m'acquitte d'un forfait journalier supplémentaire minime.
A l'heure du décollage, j'ai le coeur serré. J'ai toujours estimé que cette période philippine était synonyme de vacances. Or, le plus dur commence. Dans quelques heures, j'atterris à Hong Kong en prélable à mon séjour chinois où, à priori, personne ne va comprendre ce que j'ai à lui dire avant une autre partie de plaisir, l'Inde qui ne laisse jamais aucun voyageur indifférent en bien ou en mal.
Les pieds bien calés dans les étriers, je suis paré.
Voilà déjà plus d'un mois et demi que je suis dans le pays et je n'arrive toujours pas à m'en lasser. Comment pourrait-il de toute façon en être autrement quand la collection de sourires est inépuisables, quand le poisson se déguste dans des feuilles de bananier, quand le coucher de soleil du jour rend grace à celui de la veille? Cela dit maintenant, mes jours sont comptés. En théorie, la durée maximum d'un séjour touristique est de deux mois si on renouvèle son visa à mi-chemin. Pour ma part, je suis tellement loin de ces considérations administratives que je ne m'en suis même pas occupé, espérant qu'à l'heure du grand départ, les officiers des douanes me propose en guise de pot de départ le verre de l'amitié à la place d'une amende à laquelle je devrais avoir droit. Mais une chose à la fois. La question est d'abord de savoir si je peux cloturer cette parenthèse enchantée de manière tonitruante comme chaque jour passé ici.
La veille, la grande majorité de notre groupe de joyeux félés a levé le camp. Ne restent plus, en plus de ma modeste personne, que Mira et Rob', derniers membres actifs de la Holland Connection. Mira est encore là pour deux jours et Rob' pour un peu plus encore. Pour l'instant, on loge toujours au Crystal Lodge dans une chambre de trois qui nous parait ridiculement étroite en comparaison avec la vie de chateau que l'on menait quand l'union d'une demie-douzaine faisait la force. Mais, malgré cela, comme le soleil brille et que l'on passe la grande majorité de nos journées à l'extérieur, ça n'a que peu d'incidence.
D'ailleurs, en terme d'activité, on a pas vraiment décidé de se reposer sur nos lauriers. Depuis que j'ai débarqué sur Palawan puis sur Busuanga, on a beau avoir fait de l'exploration marine, force est de constater que la plupart du temps, nous ne nous sommes pas beaucoup éloignés de la surface. En bon plongeur, il va falloir remédier à cela. Je commence donc par convaincre Mira, la plus réticente. Le discours de motivation passe à ce point, qu'elle entreprend même de complèter le premier diplome du plongeur autonome : l'"open water" de chez PADI. Elle en a pour trois jours et quelques plongées qu'elle appréhende quelque peu. Pour Rob', c'est encore un peu plus facile, il suffit que je lui décrive ce qui se trame ici par une vingtaine de mètres de profondeur pour qu'il adhère au projet branché à l'air comprimé.
C'est que la plongée autour de Busuanga a quelque chose d'unique. Dans un rayon d'une dizaine de kilomètres, on peut admirer et visiter les épaves d'une dizaines de bateaux militaires japonais coulés pendant la seconde guerre mondiale. Et comme si ça ne suffisait pas, la quasi majorité d'entre eux mesure plus de cent mètres de long. Une paille. Dix aiguilles à tricoter dans un bol de foin. Immancable. Ce qu'ils font là? L'histoire mérite d'être racontée. Le haut commandement japonais avait décidé, au plus fort de la guerre du Pacifique contre les américains, de se baser ici en attendant de pouvoir lancer une attaque massive sur la flotte de l'Oncle Théodore. L'endroit est à l'abri des courants, caché du grand large par une multitude d'île qui sont autant de barrières protectrices. Les nippons sont donc installé confortablement et durablement à tel point qu'ils prennent la peine de camoufler leur flotte avec des pans (pants? Pands? pff...) entiers de branchages qu'ils arrachent aux îles environnantes. Durant quelques semaines, les américains qui survolent les environs en prenant des photographies aériennes n'y voient que du bleu, prenant les navires de l'empereur pour des îlots sans intéret. Mais, ça ne dure pas. Il se trouve que les japonais ont comis une erreur. Les bateaux sont solidements ancrés mais là où le bas blesse, c'est qu'ils ne sont ancrés qu'avec une attache par bateau, laissant ceux-ci tournés au gré du courant. Or, lors d'une observation des photos par les opérateurs attitrés, il s'avère que ce qu'ils prenaient pour des îles ne sont pas orientés de la même façon au gré du temps qui passe. Qu'est ce c'est que cette sorcellerie? Des îles qui bougent avec la marée? Bon sang mais c'est bien sur, LES JAPONAIS SONT LA!!!!!! Les portes-avions à la banière étoilée entre alors en action et en quelques heures, ce sont des centaines d'avions qui déversent un flot de bombes ininterrompu sur les bateaux pris au piège, les coulant un à un à quelques dizaines de mètres des côtes. C'est ainsi que maintenant au large de Busuanga se trouve un paradis pour plongeur en quête d'épaves accessibles et titanesques. Des croiseurs, des destroyers, des portes-avions, tout le bestiaire naval et militaire git ici, s'offrant à qui aura d'une part l'expérience, et d'autre part la volonté de mettre la tête sous l'eau. On en est!!
Au centre de plongée, on débarque la fleur au fusil. Théoriquement, pour pouvoir pénétrer dans les entrailles des monstres, il faut être titulaire de l'"advance water", le niveau supérieur que je ne possède pas encore. C'en est trop, il n'est pas encore né celui qui va me priver d'explorer de fond en comble ces trésors historiques. Ni une ni deux, je m'inscrits sur la liste des candidats au brevet. Que demain soit un grand jour, ça ne fait aucun doute.
L'étape obligatoire par le bistrot n'est alors qu'anecdotique.
S'en suivent alors huit plongées en quatre jours. Huit plongées au cours desquelles la visibilité n'est pas exceptionnelle puisque ne dépassant pas la dizaine de mètres, mais tout le reste l'est, exceptionnel. Dès que l'on aperçoit une à une les épaves, c'est le vertige qui nous gagne. Les dimensions de ces choses qui gisent au fond sont tellement impressionnantes que ça donne le tourni. Plus on s'en rapproche, plus ça empire, impossible de savoir où donner de la tête. Puis, par endroit, il y a une brêche résultant d'une explosion ou du choc lorsque l'ogre de d'acier s'est échoué. Pour nous, c'est une aubaine, c'est la porte d'entrée. A l'intérieur, dès lors que l'on pénètre, la luminosité plonge. Tout sens de l'orientation est alors affecté si bien que si l'on perd de vue la lampe torche du guide qui nous précède, il y a de fortes chances qu'on ne retrouve jamais la sortie où qu'elle soit. Le haut, le bas, la gauche, la droite, sont alors des notions toutes relatives. La discipline prévaut. Cette sensation est d'autant plus renforcée quand en de multiples endroits, le faisceau lumineux s'attarde sur des obus qui n'ont pas bougés depuis plus de 65 ans, et qui de ce fait, non pas non plus été désamorcés. Gare à la curiosité, chien méchant, très méchant, à la limite du n'importe quoi!
Au bout du troisième jour, c'est la fin d'un cycle avec Mira qui rentre à Manille rejoindre sa potesse Josha durant quelques jours. Pour fêter son diplome fraichement acquis, l'équipe des plongeurs lui réserve une surprise. C'est l'opération boisson apnéiste. Assise, on l'équipe d'un masque et d'un tuba. Un des membres de l'école prend alors une bouteille de bière et commence à verser son contenu dans le tuba. En une seconde, la pauvre suffoque et se laisse gagner par le mal des profondeurs dans l'hilarité générale. Certes, ce n'est pas très fin comme humour mais passons, moi aussi j'ai ri.
Avec Rob', on s'accorde une ultime journée dans les bas fonds à contempler le corail qui se développe sur les carcasses éparpillées. C'est ensuite mon tour de boire au tuba. Avec plaisir. Si ça peut contribuer à la bonne humeur ambiante... Sur cette dernière gageure, me voilà plongeur certifié émérite au delà de la soixantaine de descente que j'ai déjà derrière moi. Pourvu que ça dure...
D'une dizaine, nous voilà maintenant les deux derniers rescapés du radeau de la mumuse. Tachons de nous en montrer digne. Une journée de pluie plus tard où je deviens peu à peu la mascotte de la GH, le démon de la bougeotte a raison de nous. Profitant du ciel bleu qui nous repasse le bonjour comme pour célébrer l'arrivée de l'été en ce 21 juin, on se lève aux aurores pour une visite pour le moins bizarre. De l'autre côté de l'île de Busuanga, l'ex-président-dictateur Marcos s'est offert une petite folie. Une autre île de quelques hectares dont il s'est dit que ce serait le cadre parfait pour y créer son propre zoo à ciel ouvert. Profitant de tous ses amis africains un peu douteux, l'homme s'est fait livré des gazelles, des zèbres, des girafes pour assouvir sa soif de n'importe quoi. A priori, c'est l'Afrique sans l'Afrique, la savane sans le Kilimandjaro. Pour aller voir ça, il faut encore traverser Busuanga et quoi de mieux qu'une étape motocycliste pour parvenir à nos fins? Rien.
A 8h du matin, on est donc d'attaque faisant le planton en attendant l'ouverture du loueur. A 8h30, la route défile à grande vitesse. C'est qu'il faut qu'on en profite, le secteur goudronné sur la centaine de kilomètres qu'il va nous falloir parcourir ne couvre qu'une infime portion. A 8h45, c'est sur la terre qu'il faut déjà éviter le ornières. Ce qui aurait pu être un problème quelques mois plus tôt ne l'est maintenant plus. L'expérience du Laos et du Vietnam faisant de moi un conducteur expérimenté, c'est avec délectation que les difficultés s'appréhendent. Et s'il faut traverser le lit des rivières, c'est encore mieux! Au cours de la traversée, les paysages s'enchainent. En cinq minutes, on peut passer d'une plaine fertile où les cowboys à cheval guident les vaches vers les patures à une foret dense et luxuriante. En tout, il nous faut pas moins de quatre heures pour atteindre la côte ouest. Le chrono tourne, il n'est pas prévu qu'on fasse le chemin du retour à la nuit tombée. Laissant là nos motos, on fait alors le tour des maisons pour s'enquérir de la présence opportune d'un possesseur de bateau capable de nous faire traverser l'étroit détroit qui nous sépare des girafes. On est alors guidé vers une maison où un petit vieux sans dents est ravi de nous trouver, se chargeant de nous convoyer sans remous. En dix minutes, nous y sommes. Pour l'instant en bas d'un chemin mais comme le dit le préposé à un guichet de fortune :
- Dès la colline franchie, vous ne serez pas déçu!
Il a raison l'animal... Le chemin nous ammène jusqu'à une grande maison sans mur où on est sommé d'attendre notre guide. Pendant la courte attente, on profite de la vue que l'on a sur tout le parc en s'émerveillant des zèbres qui jouent à chat. Pour l'instant loins de nous, bientôt plus proche. Le guide arrive et les présentations faites, on marche à travers la plaine. Partout autour, des zèbres par dizaines. Incroyable!! Qui plus est, habitués à la présence de l'homme depuis toujours, ceux-là ne sont en aucun cas farouches et s'accomodent de notre présence sans peine. C'est d'autant plus surprenant qu'en présence des petits, c'est le même refrain. On peut déambuler quasi librement dans ce non sens sans qu'aucun animal ne s'en émeuve. Et quand ce ne sont pas les zèbres, ce sont les biches, et quand ce ne sont pas les biches, ce sont des petits oursons arboricole, et ainsi de suite jusqu'au clou du spectacle : les girafes. L'emploi de superlatifs est alors inutile. Ces animaux semblent être à tel point sortis d'un livre des rêves que tout commentaire est vain pour décrire ce que l'on ressent à leur contact. C'est que pour une raison dont je ne me souviens plus, les girafes sont provisoirement dans un enclos potentiellement grand comme le zoo de Vincennes à lui tout seul! C'est tellement bien agencé qu'en aucune manière je ne peux être désolé pour ces chevaux tombés dans la potion magique. Ils ont droit à un traitement quatre étoiles et ils le méritent bien!!
Nageant dans un bonheur de tous les instants, il se trouve que nous aussi bénéficions d'un traitement quatre étoiles. Le hasard faisant bien les choses, nous sommes là exactement au moment où les girafes se font apporter leur encas de l'après-midi. Avec Rob', on saute alors sur l'occasion pour nous aussi attrapper de longues branches feuillues et nourrir les phénomènes. Inimaginable! Prenez une branche. Mettez ma main à une extrémité pendant qu'à l'autre extrémité s'excite le plus grand animal de la planète se délectant avec une grande précision d'une feuille après l'autre. Gigantesque!!!! WHAOUUUUUU!!!!!!! Impossible de se lasser d'un tel spectacle!!
C'est donc une autre raison qui nous impose de repartir. Coron City est dans le sens du retour aussi à quatre heures de lutte contre les glissades, sorties de route, téléscopages avec une chèvre. Comme chaque fois que je suis sur un deux roues, l'appel de la nature a beau résonné à travers mon cerveau, il reste une parcelle qui supplie de ne pas encore conduire quand la nuit est tombée. La DDE locale n'étant pas exactement au taquet, si tu respectes la devise "Sécurité avant tout", tu roules de jour. Ca me permet aussi, en outre, de récupérer le passeport que j'ai laissé comme caution, ça peut s'avérer utile... Loin d'être en avance, ne laissant derrière nous que des nuages de poussière, on parvient à rentrer dans les délais fixés. Le loueur est ravi, Félicie aussi.
La boucle est maintenant bouclée. Busuanga Island n'a plus de secrets pour moi, mais de là à dire que je la connais comme ma poche, c'est un pas que je me garderais bien de faire. Gardons cela pour ma prochaine visite.
Le lendemain, toujours avec Rob, on décolle vers Manille l'odorante. Mira et Josha sont toujours sur place, agréable compagnie pour une dernière soirée sans histoire.
Le 23 juin, nouvelle journée, nouvel avion. A la douane, je présente mon passeport qui certifie que ma date d'entrée dans le pays remonte à près de huit semaines au lieu du mois autorisé. Qu'à celà ne tienne, démontrant une dernière fois leur hospitalité légendaire, je m'acquitte d'un forfait journalier supplémentaire minime.
A l'heure du décollage, j'ai le coeur serré. J'ai toujours estimé que cette période philippine était synonyme de vacances. Or, le plus dur commence. Dans quelques heures, j'atterris à Hong Kong en prélable à mon séjour chinois où, à priori, personne ne va comprendre ce que j'ai à lui dire avant une autre partie de plaisir, l'Inde qui ne laisse jamais aucun voyageur indifférent en bien ou en mal.
Les pieds bien calés dans les étriers, je suis paré.
Programme :
Manille The Escapist Pointe 2 nuits Puerto Princessa Marianne hôtel 2 nuits El Nido hôtel Dreamland 2 nuits San Vicente hôtel Sunset beach 4 nuits Puerto Princessa Marianne hôtel 2 nuits Manille hôtel Condo Palm Tree 2 nuits.
Séjour du 13 au 28 avril 2018 avec la Saudia Airlines escale à Riyad.
Aux Philippines, il est encore possible d’éviter le tourisme de masse. Nombreux sont les espaces vierges, les plages étendues sans aménagement. Contrairement à d’autres pays d’Asie du Sud Est, les Philippines ont de nombreuses affinités culturelles avec l'Occident. C'est, par exemple, l’un des deux seuls pays à prédominance catholique d'Asie avec le Timor orientale. Le pays a été sous domination espagnole pendant 333 ans et tire son nom de Philippe II, qui était roi d'Espagne. Sous tutelle américaine pendant 48 ans, les États-Unis imposèrent leur protectorat aux Philippines au prix d'une guerre qui a fait plus d'un million et demi de victimes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes japonaises multiplient les exactions comme le terrible massacre de Manille en février 1945, où plus de 100 000 civils trouvent la mort.
Survol de Manille qui est le centre de l'activité économique, politique, sociale et culturelle du pays. Manille est l'une des villes les plus densément peuplées au monde.
L’île de Lubang située au sud de Luçon.

C'est sur cette île que le soldat japonais Hirō Onoda passa trente années de sa vie, entre 1944 et 1974, sans avoir connaissance de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
En arrivant à l’aéroport ont tente la navette jusqu’au terminal 3, ont nous annonce 45 mn d’attente. Avec la fatigue et le stress du voyage nous préférons optez pour un taxi qui nous amènera au pied de l’hôtel dans le quartier de New Port.

La circulation chaotique et à les embouteillages incessants, rythme la capitale du pays. Les départs tôt ou les arrivées tardives, permettant d'éviter la circulation très dense.

Je ne m’attendais pas à voir une telle disparités entre les riches et les pauvres, de nombreux enfants errent dans les rues. On passe d’un quartier pauvre avec des maisons en tôle à un quartier de résidence haut standing.
Manille The Escapist Pointe 2 nuits Puerto Princessa Marianne hôtel 2 nuits El Nido hôtel Dreamland 2 nuits San Vicente hôtel Sunset beach 4 nuits Puerto Princessa Marianne hôtel 2 nuits Manille hôtel Condo Palm Tree 2 nuits.
Séjour du 13 au 28 avril 2018 avec la Saudia Airlines escale à Riyad.Aux Philippines, il est encore possible d’éviter le tourisme de masse. Nombreux sont les espaces vierges, les plages étendues sans aménagement. Contrairement à d’autres pays d’Asie du Sud Est, les Philippines ont de nombreuses affinités culturelles avec l'Occident. C'est, par exemple, l’un des deux seuls pays à prédominance catholique d'Asie avec le Timor orientale. Le pays a été sous domination espagnole pendant 333 ans et tire son nom de Philippe II, qui était roi d'Espagne. Sous tutelle américaine pendant 48 ans, les États-Unis imposèrent leur protectorat aux Philippines au prix d'une guerre qui a fait plus d'un million et demi de victimes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes japonaises multiplient les exactions comme le terrible massacre de Manille en février 1945, où plus de 100 000 civils trouvent la mort.
Survol de Manille qui est le centre de l'activité économique, politique, sociale et culturelle du pays. Manille est l'une des villes les plus densément peuplées au monde.L’île de Lubang située au sud de Luçon.

C'est sur cette île que le soldat japonais Hirō Onoda passa trente années de sa vie, entre 1944 et 1974, sans avoir connaissance de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
En arrivant à l’aéroport ont tente la navette jusqu’au terminal 3, ont nous annonce 45 mn d’attente. Avec la fatigue et le stress du voyage nous préférons optez pour un taxi qui nous amènera au pied de l’hôtel dans le quartier de New Port.

La circulation chaotique et à les embouteillages incessants, rythme la capitale du pays. Les départs tôt ou les arrivées tardives, permettant d'éviter la circulation très dense.

Je ne m’attendais pas à voir une telle disparités entre les riches et les pauvres, de nombreux enfants errent dans les rues. On passe d’un quartier pauvre avec des maisons en tôle à un quartier de résidence haut standing.
Je suis l'dauphin des Philippines et malgré tout j'ai mauvaise mine.
Il est 5h, Cebu s'éveille. Et moi, j'ai bien bien sommeil.
Dehors, la lumière naissante dévoile un ciel azur. Ca pourrait être magnifique mais premièrement, j'agonise de ne pouvoir encore fermer les yeux et deuxièmement, Cebu City se dévoile aussi et la ville n'a rien d'une gravure de beauté. Vivement dans cinq heures que ça change ce qui n'aura pas grande importance puisque j'aurais de toutes façons les yeux fermés, enfin.
La gare routière est au diapason de la ville. C'est gris, bruiant et les locaux qui s'ébattent déjà de bon matin ont sur leur visage les traits tirés de ceux qui voudraient travailler dans un magasin de litterie juste pour le plaisir de s'en faire renvoyer pour usage abusif des marchandises. A son emplacement, le bus de 6h attend déjà. A l'intérieur, le chauffeur se prélasse. Quand je monte à l'intérieur, je suis maillot jaune, le premier au classement général des passagers et toutes les places sont disponibles. La place à côté du chauffeur à l'air la plus confortable, pas de voisins potentiellements enclin à la conversation, de la place pour des jambes de girafe, mon gros sac à côté en guise d'accoudoir voire d'oreiller, je m'installe et m'endors quasiment sans le voir venir, instantanément. Et à 6h, le bus part. Comment je le sais? Le chauffeur est à l'image de ceux de tout le voyage. J'ai l'impression que chaque fois que je prends la route, mon véhicule quel qu'il soit est le plus rapide sur la route, personne ne nous double, le chauffeur n'en est pas un, c'est un pilote. Dès le premier virage, c'est bien simple, j'ai l'impression qu'on est sur deux roues, rien de tel comme mise en garde. C'est comme ça pendant cinq heures sur une route où les lignes droites me manquent et où les dos d'anes ont colonisé la chaussée. D'habitude ça ne m'empêcherait pas de dormir mais aujourd'hui, collé contre la fenêtre de droite, chaque fois qu'on tourne violemment à gauche, mon crane heurte la vitre de la même façon comme le ferait la brigade anti-petit-somme. A l'arrivée à Maya, le soulagement est à la hauteur. Maya, c'est le village qui fait face à l'île de Malapascua et la première fois depuis une semaine de perdue que je revois la mer avec l'intention tenace de me jeter la tête la première dedans. Ca fait du bien, comme si l'histoire reprenait son cours normal avec des couleurs dans l'objectif et dans la tête tant qu'elle fonctionne encore, à la merci d'un terrassement soudain.
D'ailleurs, à la sortie du bus après avoir salué mon voisin de pilote alors que le port minuscule est là, je dois localiser la prochaine bancasse qui voguera vers Malapascua. De prime abord, je devrais réussir ma mission, 99% des bateaux qui lève l'ancre à Maya vont ou passent par Malapascua. Quand je vois une trentaine de philippins grimper dans une embarcation, c'est donc à n'en pas douter la bonne. C'est donc au radar que je suis cette joyeuse farandole jusqu'à m'installer avec bonheur sur un siège qui, lui, ne me causera pas de traumatisme cranien. Je ferme les yeux bercé par le balancement paresseux du bateau. Mais il ne se passe pas trente secondes avant que quelqu'un vienne me sortir de ma torpeur. - Bonjour, où allez-vous? - Mmmmhhh, je vais à Malapascua, enfin je crois... - Mais, vous vous trompez de bateau, celui-ci part à Leyte, à six heures de navigation. Comme il dit, je me suis trompé. Depuis Maya, Malapascua est largement à porté de jumelles, trente minutes, pas plus, pas six heures. Je ressors alors de mon presque coma, reprends mes vingt kilos de charge utile et quitte le navire. Le bateau pour Malapascua attend plus loin, je ne me trompe plus et pose enfin le pieds à destination, mes chaussures à la main car à l'arrivée, c'est "saute dans l'eau jusqu'aux genoux ou retourne à Maya". Ensuite, de façon complètement machinal, je trouve une GH, non mieux, un hotel dont la vue depuis les fenêtres donnent généreusement sur la plage magnifique qui s'étale à ses pieds. Mais pour la vue, je reviendrais plus tard. Pour le moment, l'important c'est de fermer les yeux et de s'évanouir dans une chute vertigineuse qu'on pourra appeler sieste ou nuit complète selon que je dormes quatre ou seize heures dans ma chambre sans électricité l'après-midi ce qui interdit l'usage pourtant salvateur d'un ventilateur.
Il fait encore jour quand j'ouvre un oeil. C'est juste assez d'énergie dépensée pour me prendre en main. Je réserve ma première plongée pour le lendemain matin, une plongée dont le rendez-vous sur la plage est fixé à 4h45 (sic). 4h45!!!!!!!! Bonjour le décallage horaire!!!!!!!!!!! Ils sont fous ou quoi?? En fait pas du tout. Malapascua, en ce qui concerne la plongée, est mondialement réputé pour une chose : les tresher sharks, avec sharks comme requins. Et ces petites bestioles ont la gentillesse de se laisser admirer au lever du soleil à trente minutes en bateau de Malapascua, voilà pourquoi 4h45.
Je baigne alors dans un joyeux cocktail fait d'excitation et de fatigue. Un dîner vite expédié plus tard, je rentre me mettre au chaud, si on veut, et chercher un sommeil qui viendra en fin de compte à 2h du matin.
Et quatre heures plus tard, le réveil sonne. Théoriquement, si on était un jour "normal", ce serait presque mission impossible mais aujourd'hui, pas la peine de me le dire deux fois, je sais ce qui m'attend dehors. Sur la plage, les six autres plongeurs sont aussi réveillés comme en pleine après-midi, l'ambiance est électrique. On monte sur le bateau, le temps de profiter des couleurs du lever de soleil, une seule couleur compte désormais, un bleu profond. Sous l'eau, les plongeurs se répartissent en deux groupes, ceux qui plongent avec les bouteilles d'air comprimé classique dont moi, et ceux qui plongent en utilisant un mélange d'air et de nytrogène permettant de rester sous l'eau plus longtemps. Avec mon groupe, on passe une demi-heure alongé sur le fond à attendre que les squales viennent à nous. Sans succès. Malheureusement. On remonte à la surface, on a fait notre temps au fond de l'eau. Les "nitrox", eux, se promènent toujours autour entre 30 et 35 mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface et prennent place sur le pont, ils sont arrogants de sourires. Quelques minutes plus tôt, trois requins nageaient tout autour d'eux, on peut les comprendre. A leur place, j'aurais surement la machoire grande ouverte et pas spécialement envie de la refermer de sitôt. A ma place, je retourne à mon hotel en me promettant que la prochaine fois, c'est sur, les treshers, on les aura.
7h du matin au compteur, le soleil illumine la contrée, je retourne me coucher jusqu'à 13h, heure à laquelle il fait trop chaud pour quoi que ce soit même dormir dans cette fournaise qu'on appelle ma chambre. La seule solution est alors encore de la quitter et de s'alanguir sous l'ombre bienfaitrice d'un cocotier en prenant bien garde de ne pas étendre sa serviette sous l'arbre, créant l'opportunité fortuite pour une noix de coco de venir s'encastrer entre l'orteil et le cheveux.
Le soir venu, le coucher de soleil passé, je retourne dans mon antre pour profiter des plaisirs futiles de la vie enrichie de la fée Electricité. Le ventilateur bat la mesure, je sèche en ronronnant. Ne reste alors plus qu'à me remplir la panse avant de me mettre la tête dans le clavier pour accoucher d'un nouvel opus narratif endiablé. Seulement, comme souvent, même si la route est pavée de bonnes intentions, des troncs d'arbres peuvent s'abattre au travers et empêcher toute progression. Ce soir, le tronc d'arbre est sympathique, il s'appelle Farouk, c'est un turc de Shanghai que je croise sur la chemin menant à l'assouvissement de ma faim, au dîner. Le gars, qui repart le lendemain vers la Chine via Manille, est très enclin à la conversation et on se quitte après avoir croisé le verbe pendant de longues heures. Pour la rédaction, il est trop tard, encore une occasion de manqué pas si manquée que cela... La plume pourra toujours tenter de refaire surface demain, les occasions ne manquent pas quand, mise à part plonger, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.
Nouvelle journée, nouvelle chance. Pas pour les tresher sharks, j'ai beau me découvrir une nouvelle passion pour les réveils à 4h30, il ne faut quand même pas pousser Mamie dans les orties. Le rendez-vous pour la première plongée du jour est à 9h, quand même pas mal pour un samedi! Aujoud'hui, deux plongées sont inscrites au tableau de bord, une le matin et une autre l'après-midi avec, tel le ruban de bolduc entourant les cadeaux de Noël, une journée sur le bateau à la clé.
La première descente est plus que correcte, la visibilité est bonne, l'eau chaude et les petits poissons nombreux. Mais la claque du jour intervient contre toute attente lors de la pause déjeuner. La bancasse s'amarre alors sur une étroite bande de sable qui, d'un côté s'enfonce dans les flots bleus, et de l'autre s'élargit et fleurit en une île frangée de sable et déserte si on excepte les palmiers et les quelques philippins hilard de bonheur qui viennent y camper pour le week-end. La perspective est si renversante de beauté que je préfère faire l'école buissonière en oubliant de manger et préférant me perdre dans les moindres recoins de ce monde perdu jusqu'au moment où un autre plongeur me fait de grands signes avec les bras synonymes d'inquiétude pour l'ensemble de l'équipage quant à savoir où j'avais bien pu me fourrer. Je remonte sur le bateau presque avec regret malgré la nouvelle plongée qui se prépare déjà. Celle-ci est également à la hauteur même si je garde toujours en travers de la gorge le rendez-vous manqué de la veille avec les treshers ce qui me gache un peu le plaisir. Gageons tout de suite que je retente ma chance au grattage et au tirage dès les prochaines premières lueurs du jour.
Au retour ultime sur le bateau, je ne trouve alors rien de mieux pour me ragaillardir et me préparer à d'autres claques poissonneuses que de m'alonger sur la proue du bateau et comme à l'habitude, me gorger de virtuosité musicale sous le soleil qui prépare son coucher et pare le ciel d'une symphonie de couleurs.
Une fois le pied à terre, les couleurs n'importent plus. L'inscription au réveil le plus tôt et potentiellement le plus mouvementé du voyage est la seule chose qui compte. Je pénètre en trombe dans le centre de plongée et inscris en grosses lettres mon nom dans la case "tresher sharks", l'invitation est lancée.
Je retourne ensuite à l'hotel où je suis d'ailleurs le seul client, où tout le personnel est au petit soin pour moi au point de vouloir me caser, soit avec une gamine à peine majeure qui rêve de Paris, son climat tropical et ses prix dérisoires qui autorisent toutes les folies, soit avec un ladyboy portant exclusivement des jupes si courtes qu'elles pourraient dévoiler l'évidente supercherie et son costume trois pièces. Non merci, vraiment, vraiment.
La nuit est alors tombée, la tentative d'écriture de la veille est reconduite pour peu que j'arrive à franchir l'étape dinatoire sans remous. Encore raté! Alors que je suis attablé dans le restaurant tronant au dessus du centre de plongée, deux femmes anglaises avec lesquelles j'ai partagé des bulles depuis deux jours se proposent de se joindre à moi. Comment décemment refuser? Impossible de dire non, ce n'est pas dans mon vocabulaire (NDLR : je ne suis alors pas encore en Inde).
Mon lit m'attendra encore jusqu'aux environs de minuit, ce qui ne serait qu'une broutille si je n'avais encore rencard sur la plage à 4h45. Les requins sont plus forts que tout, je me couche illico piaffant d'impatience.
A la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller maman, à la place, si le choix se présente, j'veux bien aller à la plongée aux requins-quins-quins-quins, c'est plus excitant maman! Aucune sonnerie ne s'est alors déjà déclenchée, ça furête déjà dans ma chambre. Le temps d'enfiler mon maillot et la porte se referme déjà derrière moi. Sur le bateau, tout le monde s'active devant un nouveau levée de soleil des familles. Dans mon coin, une certitude m'habite : aujourd'hui c'est la bonne, c'est mon tour, mon numéro qui est tiré du chapeau. Aucune trace de fatigue, je suis plus concentré que le lait sucré Nestlé (NDLR : sponsor?). Tellement concentré qu'au moment d'enfiler ma combinaison, j'en oublie d'enlever ma Ralex, étanche jusqu'à trois gouttes, qui ne devrait apprécier que moyennement la descente la descente en apnée à laquelle elle se retrouve confrontée. Mais qu'importe, la Ralex est grand seigneur et, j'en suis sur, se sacrifierait bien pour que la plongée soit une réussite squalesque.
Comme la première fois, on descend se caller au fond de l'eau, la lumière naissante se fraye un chemin elle aussi. Devant nous, le mur qui s'enfonce vers les abysses fait bonne figure. Puis, comme sortis d'un livre d'image, ils apparaissent. Il"s" car ils sont trois. Parfois ils se rapprochent à portée de camionnette, parfois ils se contentent, sans qu'on leur en veuillent, de passer devant à une quinzaine de mètres. Et là j'ai envie de dire WHAOUUUUUUU!! L'animal est une véritable merveille avec une allure presque féline, la perfection faite poisson.
Résultat, au retour sur le bateau, qui est-ce qui danse? C'est Bibi!! Quel panard!!! La petite aiguille n'a pas encore frappé le 7 que j'ai déjà emmagasiné de l'émotion pour une semaine!!!! Et puis comme ça n'est jamais assez et que je suis encore plus bouillonnant qu'un Gilbert Montagné s'agitant sur son clavier, je décide que mon lit attendra, la journée ne fait que commencer, aujourd'hui c'est le Showtime Express qui entre en gare!!! D'office, deux nouvelles plongée se calent dans les tuyaux. Les deux autour de Gato Island. Gaaato! Gaaaaaaato!!! Ca met en appétit et ça n'a rien d'un hasard. De nouveau la tête dans l'eau à 10h, rien ne me prépare à la nouvelle expérience paranormale qui va suivre...
Dans ma palanquée, nous sommes cinq plongeurs, le guide accompagnant quatre joyeux dauphins amateurs. Parmi ces quatres, je suis le seul à posséder un caisson permettant de saisir des scènes sous marines. Le guide, chaque fois qu'il repère quelque Objet Nageant identifié dans les parages, il me fait signe de venir à lui pour me montrer la bestiole en avant-première afin de satisfaire l'objectif; et moi, je me régale!
Peu après le début de la balade palmée, on quitte un luxuriant jardin coralien en franchissant une petite colline nous masquant ce qui se cache derrière. Une fois la colline passée, on découvre une longue plaine s'étalant une vingtaine de mètres sous la surface. Ici pas grand chose ne pousse, impossible de ne pas distinguer les longues silouhettes posées là, même pour moi et ma vue basse même sous l'eau. A quelques emcablures de mon coeur qui bat la chamade dorment une dizaine de requins à pointe blanche, le genre qui fait dans les quatres mètres et qui n'est pas là pour se faire nettoyer par ses autres potes poissons. Lui, c'est une terreur, la bestiole qui trône tout en haut de la chaine alimentaire sous marine locale. Nous, avec les trois autres, on est posté comme pour les tresher sharks, à quatre pates au fond de l'eau plein de respect craintif pour les machines pleines de dents. Le guide est là aussi et tout à coup, il se tourne vers moi et commence à esquisser quelques gestes. Pour le premier (NDLR : essayez chez vous, c'est la séance travaux pratiques), il positionne sa main à l'horizontal et fait battre son index et son majeur verticalement. Pour le deuxième, il me pointe du doigt. Pour le troisième, il pointe les menaces dormantes. Pour le quatrième, il mîme le fait de prendre une photo.
Au départ, je ne parviens pas à décoder les informations qui m'arrivent, du genre "qu'est ce qu'il me veut celui-là?". Puis, petit à petit, comme le visage d'un nouveau président qu'on dévoile à 20h pile, l'évidence me frappe droit dans les neurones. Nager. Moi. Requins. Photos. Je nage. Requins. Photos. Je nage vers les requins pour les prendre en photos. Mais c'est pas possible ou quoi, le type a viré sa cuti, fondu une durite, dégoupillé sa boite cranienne? Que je nage, tout seul, candidat au suicide, vers des torpilles qui apprécieront sans doute que je viennent les taquiner à l'heure de la sieste qu'ils passent en plus les yeux grands ouverts? Il m'en veut, qu'ai-je donc fait pour qu'il m'inflige pareil traitement? Et, les dixièmes de secondes passant, je me dis que si, c'est possible. Il suffit simplement de débrancher le frein à main qui me retient et zou! En voiture Cousteau!!!
Je m'élance, furtivement, prenant garde à lever le moins de grains de sable possible. En face de moi, un premier squal d'un fort beau gabarit ronfle en silence. Vingt mètres, dix mètres, moins encore, je clichette à tout vent jusqu'à ce que, d'un coup, le monstre bouge. Pas de doute, il m'a dans l'oeil. D'ailleurs, il tourne la tête vers moi avant finalement de me montrer la méthode du départ dans les starting blocks quand on est un requin. Seulement, comble de bonheur, c'est pour partir par delà ma visiblité dormir plus loin. Ouf!!! Et RE-WHAOUUUUUUU!! Chaque fois que j'approche d'un peu trop près les phénomènes, ils s'enfuient, apeurés par mon charisme une ceinture de plomb attachée à la taille. Au total, la scène a dû se répéter une demie-douzaine de fois qui sont autant de montée d'adrénaline quand la machine se met en ordre de course plutôt qu'en ordre de marche. Pendant ce temps, mes trois accolytes sont restés aggrippant des cailloux, tant pis...
Cette plongée, d'hors et déjà la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de faire, n'est en prime pas encore à son terme. Les requins partis, les serpents arrivent. Ceux-ci font dans les 1m20 de long et sont cerclés de bleu et de noir. Je n'ai aucune idée ni de ce qu'ils sont, ni de ce qu'ils mangent, ni de ce qui pourrait potentiellement m'arriver si un d'entre eux se prenait un peu trop d'affection pour moi et les bulles qui sortent de ma tête masquée. D'ailleurs, il y en a justement un à la curiosité plus aiguisée que la moyenne qui me fait de l'oeil et se rapproche dangereusement. En fait, il ne se rapproche pas, il me fonce dessus, droit dans la face. Trois, deux, un, contact. Ou presque. Le petit effronté est passé à quelques centimètres de mon oreille avant de repartir vers d'autres aventures. Incroyable rencontre; si incroyable que les quelques autres specimens que nous rencontrons sur notre chemin dans les minutes suivantes se retrouve maintenant coursés par votre serviteur surexcité comme rarement. La roue tourne les serpents, j'arriiiiiive!! Un sourire pour la photo? Merci!!!!
Au total, on est resté une heure dans l'eau, une heure de barbotage qui apportent des souvenirs marqués au fer rouge pour une vie entière, quite à passer une excellente journée, autant y aller à fond!
S'en suivent le déjeuner et une nouvelle confrontation au grand bleu qui, bien qu'elle ne vienne sans requins ni serpents, demeure de belle facture. Au retour vers le rivage, je suis rattrapé par le souvenir d'un lever avant 5h du matin. Je m'endors sur le pont avant du bateau soumis aux embruns et à la houle mais qu'importe, j'ai des rêves en pagaille à faire et ce n'est pas dormir sur un trampoline mouvant qui va m'en écarter!!
A terre, requinqué et toujours gonflé à bloc, je me réinscris pour la plongée de très bonne heure et de très bonne humeur. Le rêve continue les yeux ouverts.
Le lendemain, après avoir finalement pu gouter aux joies d'une soirée tranquille et studieuse, je reprends la douce routine, le soleil n'est pas encore sorti de la couette que j'ai déjà le couteau entre les dents et du sable entre les orteils. Au tableau d'affichage, le match entre les treshers et moi en est à 1 partout. Ce matin, c'est la belle, on se départage. Seulement, je n'avais pas vu qu'écrit en petits caractères dans le contrat, il était stipulé que si les requins déclaraient forfait, de façon complètement contradictoire ce sont eux qui gagnent le match sur tapis vert. Et ce qui devait arriver arriva, les requins ne sont pas venus, je l'ai dans l'cul une deuxième fois, but pour les requins, pas de prime de match pour moi. Pour moi ni personne d'ailleurs, car même en restant au fond plus longtemps, cette fois-ci les plongeurs au Nitrox sont aussi bredouilles que les autres. J'ai donc bien fait de me lever!! Encore une fois!!! Mais comme on trouve toujours plus malheureux que soi, je peux quand même sadiquement me réconforter en écoutant parler deux asiatiques qui eux sont bredouilles pour la quatrième fois successive! Les pauvres... Enfin si on veut, on est quand même au paradis...
Un paradis que je pars explorer de l'intérieur toute l'après-midi après n'avoir pas vu passer la matinée, la faute à un retour au lit pas piqué des hannetons. Au cours de ma promenade, ce sont toutes les images des philippines qui reviennent, les paysages, les habitants aux sourires interminables et à la curiosité infatigable, un mélange de simplicité et de joie de vivre comme on en fait plus.
Au retour à l'hotel, je fais part à l'assistance que le temps de ma dernière soirée est malheureusement venu. Malapascua est une île vraiment splendide mais dont la taille induit qu'on en a vite fait le tour. Il va être l'heure de rejoindre l'île de Palawan que j'avais omis de visiter à regrets lors de mon précédent séjour dans le pays. L'affront est sur le point d'être levé. Une nuit que j'espère tranquille m'en sépare.
A l'hotel où je suis encore et encore le seul client, c'est la consternation. Le ladyboy a son rimel qui coule presque. Mais il leur reste encore une carte dans la manche pour contrecarrer mes plans, de nuit tranquille il n'y aura pas. Depuis mon arrivée dans les murs, chaque jour je repousse l'invitation insistante des ladies et du boy à déhancher nos corps sur la piste de danse située à même le sable à quelques minutes de là. Ce soir, plus d'échappatoire, je suis bon pour le service commandé. A 23h, je suis mandaté par tout ce petit monde pour aller m'entretenir avec la patronne pas facile afin de les faire libérer une heure avant la fin théorique de leur service. Je m'exécute et d'une pirouette dialectique obtiens gain de cause. En un éclair, on est déjà dehors. Sur la piste, toujours le seul gringo, dès que je m'agite les locaux rient à gorge déployée sous l'effet de la bière gouleillante. A 2h30, la boutique ferme, chacun va dormir de son côté pour le meilleur.
Un réveil plus tard, je suis déjà dans la bancasse puis dans le bus qui repart vers Cebu City où je reste 24 heures à paufiner la suite. Sur la toile je m'équipe d'un aller simple pour Puerto Princessa, ville principale de l'île de Palawan, encore une, bon dieu d'archipel!! Palawan, à mon grand regret, je n'avais pu y faire un crochet lors de mon premier passage, il va être temps de réparer l'erreur. Gageons que je puisses y finir le rodage de l'appareil photo!!
Dehors, la lumière naissante dévoile un ciel azur. Ca pourrait être magnifique mais premièrement, j'agonise de ne pouvoir encore fermer les yeux et deuxièmement, Cebu City se dévoile aussi et la ville n'a rien d'une gravure de beauté. Vivement dans cinq heures que ça change ce qui n'aura pas grande importance puisque j'aurais de toutes façons les yeux fermés, enfin.
La gare routière est au diapason de la ville. C'est gris, bruiant et les locaux qui s'ébattent déjà de bon matin ont sur leur visage les traits tirés de ceux qui voudraient travailler dans un magasin de litterie juste pour le plaisir de s'en faire renvoyer pour usage abusif des marchandises. A son emplacement, le bus de 6h attend déjà. A l'intérieur, le chauffeur se prélasse. Quand je monte à l'intérieur, je suis maillot jaune, le premier au classement général des passagers et toutes les places sont disponibles. La place à côté du chauffeur à l'air la plus confortable, pas de voisins potentiellements enclin à la conversation, de la place pour des jambes de girafe, mon gros sac à côté en guise d'accoudoir voire d'oreiller, je m'installe et m'endors quasiment sans le voir venir, instantanément. Et à 6h, le bus part. Comment je le sais? Le chauffeur est à l'image de ceux de tout le voyage. J'ai l'impression que chaque fois que je prends la route, mon véhicule quel qu'il soit est le plus rapide sur la route, personne ne nous double, le chauffeur n'en est pas un, c'est un pilote. Dès le premier virage, c'est bien simple, j'ai l'impression qu'on est sur deux roues, rien de tel comme mise en garde. C'est comme ça pendant cinq heures sur une route où les lignes droites me manquent et où les dos d'anes ont colonisé la chaussée. D'habitude ça ne m'empêcherait pas de dormir mais aujourd'hui, collé contre la fenêtre de droite, chaque fois qu'on tourne violemment à gauche, mon crane heurte la vitre de la même façon comme le ferait la brigade anti-petit-somme. A l'arrivée à Maya, le soulagement est à la hauteur. Maya, c'est le village qui fait face à l'île de Malapascua et la première fois depuis une semaine de perdue que je revois la mer avec l'intention tenace de me jeter la tête la première dedans. Ca fait du bien, comme si l'histoire reprenait son cours normal avec des couleurs dans l'objectif et dans la tête tant qu'elle fonctionne encore, à la merci d'un terrassement soudain.
D'ailleurs, à la sortie du bus après avoir salué mon voisin de pilote alors que le port minuscule est là, je dois localiser la prochaine bancasse qui voguera vers Malapascua. De prime abord, je devrais réussir ma mission, 99% des bateaux qui lève l'ancre à Maya vont ou passent par Malapascua. Quand je vois une trentaine de philippins grimper dans une embarcation, c'est donc à n'en pas douter la bonne. C'est donc au radar que je suis cette joyeuse farandole jusqu'à m'installer avec bonheur sur un siège qui, lui, ne me causera pas de traumatisme cranien. Je ferme les yeux bercé par le balancement paresseux du bateau. Mais il ne se passe pas trente secondes avant que quelqu'un vienne me sortir de ma torpeur. - Bonjour, où allez-vous? - Mmmmhhh, je vais à Malapascua, enfin je crois... - Mais, vous vous trompez de bateau, celui-ci part à Leyte, à six heures de navigation. Comme il dit, je me suis trompé. Depuis Maya, Malapascua est largement à porté de jumelles, trente minutes, pas plus, pas six heures. Je ressors alors de mon presque coma, reprends mes vingt kilos de charge utile et quitte le navire. Le bateau pour Malapascua attend plus loin, je ne me trompe plus et pose enfin le pieds à destination, mes chaussures à la main car à l'arrivée, c'est "saute dans l'eau jusqu'aux genoux ou retourne à Maya". Ensuite, de façon complètement machinal, je trouve une GH, non mieux, un hotel dont la vue depuis les fenêtres donnent généreusement sur la plage magnifique qui s'étale à ses pieds. Mais pour la vue, je reviendrais plus tard. Pour le moment, l'important c'est de fermer les yeux et de s'évanouir dans une chute vertigineuse qu'on pourra appeler sieste ou nuit complète selon que je dormes quatre ou seize heures dans ma chambre sans électricité l'après-midi ce qui interdit l'usage pourtant salvateur d'un ventilateur.
Il fait encore jour quand j'ouvre un oeil. C'est juste assez d'énergie dépensée pour me prendre en main. Je réserve ma première plongée pour le lendemain matin, une plongée dont le rendez-vous sur la plage est fixé à 4h45 (sic). 4h45!!!!!!!! Bonjour le décallage horaire!!!!!!!!!!! Ils sont fous ou quoi?? En fait pas du tout. Malapascua, en ce qui concerne la plongée, est mondialement réputé pour une chose : les tresher sharks, avec sharks comme requins. Et ces petites bestioles ont la gentillesse de se laisser admirer au lever du soleil à trente minutes en bateau de Malapascua, voilà pourquoi 4h45.
Je baigne alors dans un joyeux cocktail fait d'excitation et de fatigue. Un dîner vite expédié plus tard, je rentre me mettre au chaud, si on veut, et chercher un sommeil qui viendra en fin de compte à 2h du matin.
Et quatre heures plus tard, le réveil sonne. Théoriquement, si on était un jour "normal", ce serait presque mission impossible mais aujourd'hui, pas la peine de me le dire deux fois, je sais ce qui m'attend dehors. Sur la plage, les six autres plongeurs sont aussi réveillés comme en pleine après-midi, l'ambiance est électrique. On monte sur le bateau, le temps de profiter des couleurs du lever de soleil, une seule couleur compte désormais, un bleu profond. Sous l'eau, les plongeurs se répartissent en deux groupes, ceux qui plongent avec les bouteilles d'air comprimé classique dont moi, et ceux qui plongent en utilisant un mélange d'air et de nytrogène permettant de rester sous l'eau plus longtemps. Avec mon groupe, on passe une demi-heure alongé sur le fond à attendre que les squales viennent à nous. Sans succès. Malheureusement. On remonte à la surface, on a fait notre temps au fond de l'eau. Les "nitrox", eux, se promènent toujours autour entre 30 et 35 mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface et prennent place sur le pont, ils sont arrogants de sourires. Quelques minutes plus tôt, trois requins nageaient tout autour d'eux, on peut les comprendre. A leur place, j'aurais surement la machoire grande ouverte et pas spécialement envie de la refermer de sitôt. A ma place, je retourne à mon hotel en me promettant que la prochaine fois, c'est sur, les treshers, on les aura.
7h du matin au compteur, le soleil illumine la contrée, je retourne me coucher jusqu'à 13h, heure à laquelle il fait trop chaud pour quoi que ce soit même dormir dans cette fournaise qu'on appelle ma chambre. La seule solution est alors encore de la quitter et de s'alanguir sous l'ombre bienfaitrice d'un cocotier en prenant bien garde de ne pas étendre sa serviette sous l'arbre, créant l'opportunité fortuite pour une noix de coco de venir s'encastrer entre l'orteil et le cheveux.
Le soir venu, le coucher de soleil passé, je retourne dans mon antre pour profiter des plaisirs futiles de la vie enrichie de la fée Electricité. Le ventilateur bat la mesure, je sèche en ronronnant. Ne reste alors plus qu'à me remplir la panse avant de me mettre la tête dans le clavier pour accoucher d'un nouvel opus narratif endiablé. Seulement, comme souvent, même si la route est pavée de bonnes intentions, des troncs d'arbres peuvent s'abattre au travers et empêcher toute progression. Ce soir, le tronc d'arbre est sympathique, il s'appelle Farouk, c'est un turc de Shanghai que je croise sur la chemin menant à l'assouvissement de ma faim, au dîner. Le gars, qui repart le lendemain vers la Chine via Manille, est très enclin à la conversation et on se quitte après avoir croisé le verbe pendant de longues heures. Pour la rédaction, il est trop tard, encore une occasion de manqué pas si manquée que cela... La plume pourra toujours tenter de refaire surface demain, les occasions ne manquent pas quand, mise à part plonger, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.
Nouvelle journée, nouvelle chance. Pas pour les tresher sharks, j'ai beau me découvrir une nouvelle passion pour les réveils à 4h30, il ne faut quand même pas pousser Mamie dans les orties. Le rendez-vous pour la première plongée du jour est à 9h, quand même pas mal pour un samedi! Aujoud'hui, deux plongées sont inscrites au tableau de bord, une le matin et une autre l'après-midi avec, tel le ruban de bolduc entourant les cadeaux de Noël, une journée sur le bateau à la clé.
La première descente est plus que correcte, la visibilité est bonne, l'eau chaude et les petits poissons nombreux. Mais la claque du jour intervient contre toute attente lors de la pause déjeuner. La bancasse s'amarre alors sur une étroite bande de sable qui, d'un côté s'enfonce dans les flots bleus, et de l'autre s'élargit et fleurit en une île frangée de sable et déserte si on excepte les palmiers et les quelques philippins hilard de bonheur qui viennent y camper pour le week-end. La perspective est si renversante de beauté que je préfère faire l'école buissonière en oubliant de manger et préférant me perdre dans les moindres recoins de ce monde perdu jusqu'au moment où un autre plongeur me fait de grands signes avec les bras synonymes d'inquiétude pour l'ensemble de l'équipage quant à savoir où j'avais bien pu me fourrer. Je remonte sur le bateau presque avec regret malgré la nouvelle plongée qui se prépare déjà. Celle-ci est également à la hauteur même si je garde toujours en travers de la gorge le rendez-vous manqué de la veille avec les treshers ce qui me gache un peu le plaisir. Gageons tout de suite que je retente ma chance au grattage et au tirage dès les prochaines premières lueurs du jour.
Au retour ultime sur le bateau, je ne trouve alors rien de mieux pour me ragaillardir et me préparer à d'autres claques poissonneuses que de m'alonger sur la proue du bateau et comme à l'habitude, me gorger de virtuosité musicale sous le soleil qui prépare son coucher et pare le ciel d'une symphonie de couleurs.
Une fois le pied à terre, les couleurs n'importent plus. L'inscription au réveil le plus tôt et potentiellement le plus mouvementé du voyage est la seule chose qui compte. Je pénètre en trombe dans le centre de plongée et inscris en grosses lettres mon nom dans la case "tresher sharks", l'invitation est lancée.
Je retourne ensuite à l'hotel où je suis d'ailleurs le seul client, où tout le personnel est au petit soin pour moi au point de vouloir me caser, soit avec une gamine à peine majeure qui rêve de Paris, son climat tropical et ses prix dérisoires qui autorisent toutes les folies, soit avec un ladyboy portant exclusivement des jupes si courtes qu'elles pourraient dévoiler l'évidente supercherie et son costume trois pièces. Non merci, vraiment, vraiment.
La nuit est alors tombée, la tentative d'écriture de la veille est reconduite pour peu que j'arrive à franchir l'étape dinatoire sans remous. Encore raté! Alors que je suis attablé dans le restaurant tronant au dessus du centre de plongée, deux femmes anglaises avec lesquelles j'ai partagé des bulles depuis deux jours se proposent de se joindre à moi. Comment décemment refuser? Impossible de dire non, ce n'est pas dans mon vocabulaire (NDLR : je ne suis alors pas encore en Inde).
Mon lit m'attendra encore jusqu'aux environs de minuit, ce qui ne serait qu'une broutille si je n'avais encore rencard sur la plage à 4h45. Les requins sont plus forts que tout, je me couche illico piaffant d'impatience.
A la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller maman, à la place, si le choix se présente, j'veux bien aller à la plongée aux requins-quins-quins-quins, c'est plus excitant maman! Aucune sonnerie ne s'est alors déjà déclenchée, ça furête déjà dans ma chambre. Le temps d'enfiler mon maillot et la porte se referme déjà derrière moi. Sur le bateau, tout le monde s'active devant un nouveau levée de soleil des familles. Dans mon coin, une certitude m'habite : aujourd'hui c'est la bonne, c'est mon tour, mon numéro qui est tiré du chapeau. Aucune trace de fatigue, je suis plus concentré que le lait sucré Nestlé (NDLR : sponsor?). Tellement concentré qu'au moment d'enfiler ma combinaison, j'en oublie d'enlever ma Ralex, étanche jusqu'à trois gouttes, qui ne devrait apprécier que moyennement la descente la descente en apnée à laquelle elle se retrouve confrontée. Mais qu'importe, la Ralex est grand seigneur et, j'en suis sur, se sacrifierait bien pour que la plongée soit une réussite squalesque.
Comme la première fois, on descend se caller au fond de l'eau, la lumière naissante se fraye un chemin elle aussi. Devant nous, le mur qui s'enfonce vers les abysses fait bonne figure. Puis, comme sortis d'un livre d'image, ils apparaissent. Il"s" car ils sont trois. Parfois ils se rapprochent à portée de camionnette, parfois ils se contentent, sans qu'on leur en veuillent, de passer devant à une quinzaine de mètres. Et là j'ai envie de dire WHAOUUUUUUU!! L'animal est une véritable merveille avec une allure presque féline, la perfection faite poisson.
Résultat, au retour sur le bateau, qui est-ce qui danse? C'est Bibi!! Quel panard!!! La petite aiguille n'a pas encore frappé le 7 que j'ai déjà emmagasiné de l'émotion pour une semaine!!!! Et puis comme ça n'est jamais assez et que je suis encore plus bouillonnant qu'un Gilbert Montagné s'agitant sur son clavier, je décide que mon lit attendra, la journée ne fait que commencer, aujourd'hui c'est le Showtime Express qui entre en gare!!! D'office, deux nouvelles plongée se calent dans les tuyaux. Les deux autour de Gato Island. Gaaato! Gaaaaaaato!!! Ca met en appétit et ça n'a rien d'un hasard. De nouveau la tête dans l'eau à 10h, rien ne me prépare à la nouvelle expérience paranormale qui va suivre...
Dans ma palanquée, nous sommes cinq plongeurs, le guide accompagnant quatre joyeux dauphins amateurs. Parmi ces quatres, je suis le seul à posséder un caisson permettant de saisir des scènes sous marines. Le guide, chaque fois qu'il repère quelque Objet Nageant identifié dans les parages, il me fait signe de venir à lui pour me montrer la bestiole en avant-première afin de satisfaire l'objectif; et moi, je me régale!
Peu après le début de la balade palmée, on quitte un luxuriant jardin coralien en franchissant une petite colline nous masquant ce qui se cache derrière. Une fois la colline passée, on découvre une longue plaine s'étalant une vingtaine de mètres sous la surface. Ici pas grand chose ne pousse, impossible de ne pas distinguer les longues silouhettes posées là, même pour moi et ma vue basse même sous l'eau. A quelques emcablures de mon coeur qui bat la chamade dorment une dizaine de requins à pointe blanche, le genre qui fait dans les quatres mètres et qui n'est pas là pour se faire nettoyer par ses autres potes poissons. Lui, c'est une terreur, la bestiole qui trône tout en haut de la chaine alimentaire sous marine locale. Nous, avec les trois autres, on est posté comme pour les tresher sharks, à quatre pates au fond de l'eau plein de respect craintif pour les machines pleines de dents. Le guide est là aussi et tout à coup, il se tourne vers moi et commence à esquisser quelques gestes. Pour le premier (NDLR : essayez chez vous, c'est la séance travaux pratiques), il positionne sa main à l'horizontal et fait battre son index et son majeur verticalement. Pour le deuxième, il me pointe du doigt. Pour le troisième, il pointe les menaces dormantes. Pour le quatrième, il mîme le fait de prendre une photo.
Au départ, je ne parviens pas à décoder les informations qui m'arrivent, du genre "qu'est ce qu'il me veut celui-là?". Puis, petit à petit, comme le visage d'un nouveau président qu'on dévoile à 20h pile, l'évidence me frappe droit dans les neurones. Nager. Moi. Requins. Photos. Je nage. Requins. Photos. Je nage vers les requins pour les prendre en photos. Mais c'est pas possible ou quoi, le type a viré sa cuti, fondu une durite, dégoupillé sa boite cranienne? Que je nage, tout seul, candidat au suicide, vers des torpilles qui apprécieront sans doute que je viennent les taquiner à l'heure de la sieste qu'ils passent en plus les yeux grands ouverts? Il m'en veut, qu'ai-je donc fait pour qu'il m'inflige pareil traitement? Et, les dixièmes de secondes passant, je me dis que si, c'est possible. Il suffit simplement de débrancher le frein à main qui me retient et zou! En voiture Cousteau!!!
Je m'élance, furtivement, prenant garde à lever le moins de grains de sable possible. En face de moi, un premier squal d'un fort beau gabarit ronfle en silence. Vingt mètres, dix mètres, moins encore, je clichette à tout vent jusqu'à ce que, d'un coup, le monstre bouge. Pas de doute, il m'a dans l'oeil. D'ailleurs, il tourne la tête vers moi avant finalement de me montrer la méthode du départ dans les starting blocks quand on est un requin. Seulement, comble de bonheur, c'est pour partir par delà ma visiblité dormir plus loin. Ouf!!! Et RE-WHAOUUUUUUU!! Chaque fois que j'approche d'un peu trop près les phénomènes, ils s'enfuient, apeurés par mon charisme une ceinture de plomb attachée à la taille. Au total, la scène a dû se répéter une demie-douzaine de fois qui sont autant de montée d'adrénaline quand la machine se met en ordre de course plutôt qu'en ordre de marche. Pendant ce temps, mes trois accolytes sont restés aggrippant des cailloux, tant pis...
Cette plongée, d'hors et déjà la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de faire, n'est en prime pas encore à son terme. Les requins partis, les serpents arrivent. Ceux-ci font dans les 1m20 de long et sont cerclés de bleu et de noir. Je n'ai aucune idée ni de ce qu'ils sont, ni de ce qu'ils mangent, ni de ce qui pourrait potentiellement m'arriver si un d'entre eux se prenait un peu trop d'affection pour moi et les bulles qui sortent de ma tête masquée. D'ailleurs, il y en a justement un à la curiosité plus aiguisée que la moyenne qui me fait de l'oeil et se rapproche dangereusement. En fait, il ne se rapproche pas, il me fonce dessus, droit dans la face. Trois, deux, un, contact. Ou presque. Le petit effronté est passé à quelques centimètres de mon oreille avant de repartir vers d'autres aventures. Incroyable rencontre; si incroyable que les quelques autres specimens que nous rencontrons sur notre chemin dans les minutes suivantes se retrouve maintenant coursés par votre serviteur surexcité comme rarement. La roue tourne les serpents, j'arriiiiiive!! Un sourire pour la photo? Merci!!!!
Au total, on est resté une heure dans l'eau, une heure de barbotage qui apportent des souvenirs marqués au fer rouge pour une vie entière, quite à passer une excellente journée, autant y aller à fond!
S'en suivent le déjeuner et une nouvelle confrontation au grand bleu qui, bien qu'elle ne vienne sans requins ni serpents, demeure de belle facture. Au retour vers le rivage, je suis rattrapé par le souvenir d'un lever avant 5h du matin. Je m'endors sur le pont avant du bateau soumis aux embruns et à la houle mais qu'importe, j'ai des rêves en pagaille à faire et ce n'est pas dormir sur un trampoline mouvant qui va m'en écarter!!
A terre, requinqué et toujours gonflé à bloc, je me réinscris pour la plongée de très bonne heure et de très bonne humeur. Le rêve continue les yeux ouverts.
Le lendemain, après avoir finalement pu gouter aux joies d'une soirée tranquille et studieuse, je reprends la douce routine, le soleil n'est pas encore sorti de la couette que j'ai déjà le couteau entre les dents et du sable entre les orteils. Au tableau d'affichage, le match entre les treshers et moi en est à 1 partout. Ce matin, c'est la belle, on se départage. Seulement, je n'avais pas vu qu'écrit en petits caractères dans le contrat, il était stipulé que si les requins déclaraient forfait, de façon complètement contradictoire ce sont eux qui gagnent le match sur tapis vert. Et ce qui devait arriver arriva, les requins ne sont pas venus, je l'ai dans l'cul une deuxième fois, but pour les requins, pas de prime de match pour moi. Pour moi ni personne d'ailleurs, car même en restant au fond plus longtemps, cette fois-ci les plongeurs au Nitrox sont aussi bredouilles que les autres. J'ai donc bien fait de me lever!! Encore une fois!!! Mais comme on trouve toujours plus malheureux que soi, je peux quand même sadiquement me réconforter en écoutant parler deux asiatiques qui eux sont bredouilles pour la quatrième fois successive! Les pauvres... Enfin si on veut, on est quand même au paradis...
Un paradis que je pars explorer de l'intérieur toute l'après-midi après n'avoir pas vu passer la matinée, la faute à un retour au lit pas piqué des hannetons. Au cours de ma promenade, ce sont toutes les images des philippines qui reviennent, les paysages, les habitants aux sourires interminables et à la curiosité infatigable, un mélange de simplicité et de joie de vivre comme on en fait plus.
Au retour à l'hotel, je fais part à l'assistance que le temps de ma dernière soirée est malheureusement venu. Malapascua est une île vraiment splendide mais dont la taille induit qu'on en a vite fait le tour. Il va être l'heure de rejoindre l'île de Palawan que j'avais omis de visiter à regrets lors de mon précédent séjour dans le pays. L'affront est sur le point d'être levé. Une nuit que j'espère tranquille m'en sépare.
A l'hotel où je suis encore et encore le seul client, c'est la consternation. Le ladyboy a son rimel qui coule presque. Mais il leur reste encore une carte dans la manche pour contrecarrer mes plans, de nuit tranquille il n'y aura pas. Depuis mon arrivée dans les murs, chaque jour je repousse l'invitation insistante des ladies et du boy à déhancher nos corps sur la piste de danse située à même le sable à quelques minutes de là. Ce soir, plus d'échappatoire, je suis bon pour le service commandé. A 23h, je suis mandaté par tout ce petit monde pour aller m'entretenir avec la patronne pas facile afin de les faire libérer une heure avant la fin théorique de leur service. Je m'exécute et d'une pirouette dialectique obtiens gain de cause. En un éclair, on est déjà dehors. Sur la piste, toujours le seul gringo, dès que je m'agite les locaux rient à gorge déployée sous l'effet de la bière gouleillante. A 2h30, la boutique ferme, chacun va dormir de son côté pour le meilleur.
Un réveil plus tard, je suis déjà dans la bancasse puis dans le bus qui repart vers Cebu City où je reste 24 heures à paufiner la suite. Sur la toile je m'équipe d'un aller simple pour Puerto Princessa, ville principale de l'île de Palawan, encore une, bon dieu d'archipel!! Palawan, à mon grand regret, je n'avais pu y faire un crochet lors de mon premier passage, il va être temps de réparer l'erreur. Gageons que je puisses y finir le rodage de l'appareil photo!!
Le soleil se lève sur bohol.
Nous aussi, avec Marie et Yo', on se lève et, à la différence du soleil, on ne se couchera pas là.
On est pas omnicient, un endroit à la fois.
En ce matin contrairement à la veille, ce n'est pas moi qui m'occupe du réveil. Et d'une, je ne suis pas celui qui a sollicité cette escapade à Boracai, donc si on rate l'avion, ce n'est pas moi que ça va ennuyer le plus; et de deux, vu le retour de flammes que j'ai pris la veille avec mon réveil musical, je ne suis pas près de me recreuser la tête pour qu'on émerge en musique. je me lève donc comme une fleur qui n'a comme responsabilité que celle de s'ouvrir en harmonie avec le soleil. Pas question que je me presse, je n'en fais qu'à ma tête de cochon.
En milieu de matinée, on prend un bateau de Bohol à Cebu City. A bord, le roulis fait qu'on est tous un peu comateux. Mais c'est sans conséquences hormis le fait qu'on puisse replonger dans le sommeil quelques temps. Le bateau est presque vide, ce serait presque gaché si on ne prenait pas nos aises. Marie profite de la climatisation à l'intérieur. Yo' et moi, on est à l'arrière à apprécier le vent, en tout cas le temps de s'endormir, alongé en travers de quatre sièges pour Yo', c'est plaisir! Puis, on arrive à Cebu. Le décor urbain et gris a remplacé la carte postale, comme lors de l'aller vers Bohol, la visite de Cebu City est une visite éclair, juste le temps de monter dans un taxi pour nous conduire à l'aéroport et le tour de la ville est joué. Cebu City ne s'est pas refaîte une beauté depuis 48h, ça ne nous fait pas plus d'arguments pour y salir nos semelles. On arrive à l'aéroport. Là, le jeu consiste en une nouvelle prise de tête de la versaillaise qui n'en est même pas une. Elle n'y est pas née, elle n'y a jamais vécu, mais ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit sympathisante. Un peu tout le contraire de l'ami Sylvano qui est un versaillais de souche et qui fait tout pour s'en cacher. Pas étonnant qu'on ait des atomes crochus... Tous les avions en destination de Boracai n'autorise que dix kilos de bagages en soute. Si tu dépasses cette limite, on ne jète pas tes affaires par dessus bord mais on te rançonne de quelques euros ce qui reste anectodique du fait du prix dérisoire du billet d'avion. Et bien la Marie, ça l'emmerde cette situation. Ca l'emmerde à tel point qu'elle se lance dans l'empilement caractérisé du maximum de vêtements qu'elle peut porter sur ses larges épaules. Deux voire trois paires de chaussettes, au moins trois T-shirts, un short sous le pantalon, le remplacement de ses tongs par ses chaussures de marche, quelques foulards, un pull et le tour est joué. Pour un peu, elle pourrait jouer dans une pub pour Michelin! C'est d'autant plus intelligent qu'à l'extérieur il fait dans les 35°, bref... C'est comme ça qu'on va enregistrer nos bagages. Le couperet tombe. Mon gros sac fait un peu plus de quinze kilos, je suis bon pour payer la surtaxe. C'est pas grave, j'étais au courant bien à l'avance, pas de quoi pourrir mon voyage. Pour Yo', je ne me souviens plus de quel côté de la balance il se trouve mais, de tout état de cause, pas de quoi non plus lui faire perdre le sourire. Quant à Marie et sa stratégie de l'esquimau sous les tropiques, et bien ce n'est même pas suffisant!! C'était bien la peine!!! Elle doit aussi s'acquitter de quelque menue monnaie et elle, ça ne l'a fait pas marrer. Car maintenant son sac est parti rejoindre les soutes, elle n'a d'autre choix que de garder sur elle l'équipement pour supporter des températures négatives. Dommage Eliane!!
Dans l'avion, on se débrouille tous pour avoir un siège près d'un hublot. Il faut dire que j'ai fait un lobbying forcené auprès de mes camarades afin que chacun puisse en profiter pleinement. Les vols au dessus des Philippines ont ceci de particulier qu'il y a toujours quelque chose à se mettre sous la rétine. Des récifs de corail au montagnes et volcans menaçant, c'est toujours une explosion de couleurs au delà de tout soupçon qui prend en plus toute son ampleur quand on sait que comme on vole dans des avions à hélices, l'altitude en vol n'est jamais suffisamment élevée pour voir la terre comme un point. Et bien tout ça, ça ne suffit pas, pas à Yo'. A peine a-t-on décollé que le p'tit père me demande mon MP3 pour regarder un film. "Mais t'es pas bien? Le film il est là en bas et en technicolor!! Tu ne vas te coller devant un écran de dix centimètres de large alors que le hublot est au moins quatre fois plus grand? Si?" Et bien si. Ce sera à moi de lui dire quand il faut regarder. C'est pas bien grave et ça me fait plaisir de pouvoir satisfaire aux désirs de mon pote, mais quand même, voler au dessus d'un archipel de 7000 îles, c'est quand même pas tous les jours!!! Sacré Yo'!! Je n'irais pas dire qu'avec la Marie ils font la paire mais là-dessus, ça ressemble à un truc qu'elle aurait très bien pû faire. Méfiance... Pendant ce temps, les montagnes nous défient, les rivières se jètent dans la mer, les îles désertent. Comme ça pendant une heure à l'issue de laquelle, le capitaine prend la parole, Boracai est juste en dessous. Ca nous donne l'occasion de découvrir vue du ciel ce qui sera notre nouveau lieu de villégiature. De là haut, l'île est minuscule, droite comme un "i" et ourlée de plages dont on devine que le sable ne blesse pas la voute plantaire. On peut voir également que Boracai est loin d'être une île abandonnée vue le nombre de constructions qu'elle abrite. Mais ça, on le savait avant de venir ce qui devrait atténuer le choc, Boracai, malgé sa taille liliputienne, est la première destination balnéaire des Philippines.
A la sortie de l'avion, on s'en rend très vite compte. Une armée de tricycle attend le passager aérien. On est pas les premiers, pas des explorateurs. On prend le premier qui se présente. Pas la peine pour le chauffeur de nous demander où on va, c'est ici pour tout le monde pareil. Il faut d'abord faire trois minutes de route pour rejoindre une jetée. De là, il faut embarquer sur un bateau et traverser le court bras de mer qui séparent Boracai de Panay, sa voisine bien plus étendue sur laquelle on a atterri. Ca prend au total une demie heure à tout casser.
On est maintenant à Boracai et ne reste plus qu'à savoir où descendre. Il faut dire que je frémis encore en repensant à l'arrivée à Bohol et à la blague comme quoi il faut deux heures montre en main pour trouver un hotel. Que diantre, si ça se reproduit, je me fais hara-kiri, c'est une promesse!! Mais aujourd'hui pas la peine d'en arriver là, Marie s'est faite laisser dire qu'il y a un chouette hotel dans le coin par quelqu'un qu'elle a croisé un peu avant nous, et comme elle a les coordonnées, c'est sans mal que le chauffeur d'un nouveau tricycle nous y conduit. A l'arrivée, on est quand même en pleins doutes. C'est propre mais c'est cher, même pour bibi. On ne sait pas encore que Boracai est aussi l'île la plus chère du pays. Plus de touristes, plus de pépettes! On est donc là avec Yo' à se demander ce qu'on fait. Marie, de son côté, part visiter le dortoir réservé aux filles et quand elle revient, elle a déjà décidé, elle y reste!! Elle qui nous avait fait un sketch à Bohol, elle qui nous a trainé à Boracai, elle traine dans la boue ce qui fait du voyage un sport collectif!! Mais soit. Si tu veux n'en faire qu'à ta tronche, c'est ton choix, prends la chambre et fous nous la paix!! La demoiselle disparait. Avec Yo', on est perplexe. Non pas à cause de Marie mais sur ce qu'on fait. Rester? Partir? C'est alors que la patronne de la GH nous fait, comme le Parrain, une proposition qu'on ne peut pas refuser, un tarif bien en accord avec nos accoutrements bohèmes loin de la versaillaise. Comme un poisson affamé, on est ferré. C'est aussi là qu'on pose nos sacs à condition pour nous de ne pas révèler à qui que ce soit, et notamment à Marie, les termes de notre union tarifaire. C'est donc dans un sourire complice avec la patronne qu'on scelle l'accord. Avec Yo', on prend nos quartiers dans un des dortoirs pour nous, les hommes, et on s'en félicite. Il faut dire que c'est un dortoit avec quatre lits et quatre ventilateurs dans lequel on est pour l'instant tous seuls, ça nous fait de la place à revendre ce qui, pour le prix, est pas loin d'être inconcevable. En plus, il y a le Wifi ce qui n'est pour déplaire à personne à commencer par Yo' qui se fait une petite scéance internet. Moi, internet, ce sera pour plus tard, j'ai quand même envie de voir la plage qui fait la fierté et qui trone en première page de tous les catalogues touristiques des Philippines. Et même s'il fait déjà nuit, c'est pas bien grave, ça me donnera toujours de quoi méditer avant la journée ensoleillé de demain. Je pars en séquence découverte. Notre GH est séparée de la plage de quelques dizaines de mètres. Le chemin qu'il faut emprunter est sombre et exigu. C'est à l'inverse total de ce qui ce passe de l'autre côté, côté sable. Là, c'est l'hallu'. Pour se retrouver les pieds dans l'eau, il faut d'abord traverser un chemin sablonneux éclairé comme à Las Vegas. Ce chemin longe la plage et est une enfilade de bars, de restaurants, d'hotels, d'épiceries, de centres de plongée, de magasins de souvenirs, de stands de massages et de tatouages, tout pour contenter un touriste plagiste lambda. Ca fait un peu peur la première fois!! Puis, il faut aussi traverser tous les bars et restaurants qui ont un emplacement sur le sable. Au milieu des tables, des chaises longues, des palmiers, il faut se frayer un chemin, pas chose facile! Ca pourrait aussi être effrayant mais je remarque une chose qui me flatte dans le sens du poil : tous ces établissements ont un doux parfum relaxant, ça boit sur des tables basses assis sur le sable ou sur de longues chaises confortables ou encore mieux sur des poufs géants, ça dîne sous les palmiers, le tout avec des éclairages tamisés qui ne gachent rien. L'ambiance de l'île n'a rien d'Ibiza. Ca a beau, certes, être très fréquenté, mais comme il n'y a pas un batiment qui dépasse la hauteur des arbres, tout reste à échelle humaine. Et puis enfin, quand on a dépassé tout le rideau de débit de boissons et de nourriture, on y est, White Sand Beach est là, immense, comptable en kilomètres. C'est facile à voir, même de nuit, les établissements se suivent à perte de vue derrière les palmiers. Sans aller jusqu'au bout car, à un moment, il va falloir que je rentre chercher Yo', je me lance dans une petite marche le long de la grande bleu en anticipant le fait qu'elle soit turquoise. Une heure tout au plus, puis je retourne à la maison. Là, je récupère Yo' au passage et comme on est pas des chiens, on va voir Marie pour savoir si elle veut se joindre à nous. Et bien non! En définitive, la pauvre ne se sent pas très bien et préfère passer la soirée dans son dortoir. Qu'à celà ne tienne, c'est pas plus gênant que ça pour ne pas dire autre chose. D'ailleurs, en retournant à la plage avec le Yo', je commence à m'épancher sur le fait que plus le temps fait son oeuvre et plus Marie et moi, c'est loin de faire deux et que j'en suis désolé car je suis persuadé que elle et lui, c'est une amitié forte qui les lie. Et bien patatra!!! Yo' me fait la même révélation!!! De la Marie, lui aussi il en a plus qu'assez!! Résultat, on part dans un rire complice, ravis de voir que l'un et l'autre, on est sur la même longueur d'onde, partis pour une soirée où qui se ressemble s'assemble.
Après que Yohann est à son tour jaugé la plage, il est grand temps de festoyer et de rire encore de qui vous devinez. On sait, on est vraiment des sales gosses. Les pieds dans le sable, les assiettes s'additionnent. L'addition, s'il vous plait. Plus loin sur la plage, il y a un spectacle de feu qui bat son plein. Ca tournoie dans tous les sens, les accrobates ont du talent. Personnellement des "fire shows", j'en ai déjà vu quelques uns depuis que je suis en errance autour du monde, mais pour le Yo', c'est la première fois. Il convient donc de s'en ravir. Il doit y avoir six ou sept danseurs, quelques garçons, quelques filles. Tous les deux, on commence à s'assoir sur le sable afin d'être aux premières loges. Puis comme la soirée bat son plein, on convient qu'il serait de bon aloi de s'assoir en terrasse, toujours sur le sable, du bar devant lequel les artistes s'expriment. Un cocktail chacun, pas de mal à se faire du bien. Autour de nous, il y a quelques touristes, tous philippins, on est donc les seuls blancos. Je dis ça avec le sourire car Yo' est un type tout ce qu'il y a de plus métissé. Il a des origines de partout à travers le globe, n'a rien d'un Jean-Pierre, ce qui fait que blanco ne s'applique que parce que c'est un parigo au milieu des philippins. Le spectacle se poursuit. Plus ça va et plus on sympathise avec les manieurs de feu. Ils sont tous vraiment bon esprit et à chaque fois maintenant que l'un en finit pour un temps avec son numéro, il vient s'assoir à notre table. J'ai rarement vu meilleur comité d'accueuil, comité qui reste même avec nous une fois le spectacle complêtement achevé. Les verres s'enchainent dans une ambiance tropicale. Parfois on les fait rire, parfois il nous font rire, mais le plus souvent on rigole tous ensemble. En fait, le feeling passe tellement bien qu'ils nous proposent de les accompagner pour la suite de leur soirée. Ils ont fini de travailler, place à la détente.
La détente pour les philippins à Boracai, en tout cas pour ceux avec qui on délire ce soir, c'est d'aller voir un concours de beauté. Rasoir me direz vous. Et vous auriez raison s'il ne s'agissait d'un concours un peu plus particulier que ce que j'avais en tête : ce soir, on note les travestis. Le concours se déroule dans un immense espace qui tient autant du bar que de la salle de spectacle. Au centre se dresse une large scène sur laquelle les "concurrentes" défilent et les "maîtresses" de cérémonie tantôt détendent l'atmosphère, tantôt l'enflamment. Ces hotesses, qui ont apparemment fêtées leur vingtième printemps voilà belle lurette, sont les diablesses en chef de la soirée. Elles ne connaissent aucune limite. Elles enchainent les blagues "de très bon gout" tout au long du spectacle en en rajoutant parfois, mimant l'acte préliminaire ou sexuel avec tout ce qui leur tombe sous la main : un aspirateur, un extincteur. C'est pas très distingué mais en tout cas, c'est illarant! Les candidates, elles, sont au nombre de trois. La première a carrément l'air d'une professionnelle. Elle concilie la vulgarité avec le fait qu'on ne peut pas s'y tromper, c'est un bonhomme avec une pomme d'Adam et tout et tout. Quelle élégance, quelle "grasse"!! La deuxième semble tout droit tombée du nid. Elle est extrèmement timide ce qui en fait une cible de choix pour les présentatrices incendiaires, et semble tout juste majeure. La troisième, c'est là que ça se complique, est un canon de beauté. Grande, fine, des jambes interminables posées sur un sourire étincelant et ravageur. Nuls doutes que c'est elle qui va gagner. Bien plus de doute, en revanche, sur le fait que c'est, pas c'était, un homme. C'est là tout l'objet du concours. C'est un coup à remettre en question tout ce que vous savez de l'homme et de la femme!! Une fois les présentations faites, le concours débute réellement. Premier défilé, première tenue, de petites jupettes aguichantes. Dans la salle, intégralement peuplée de locaux à l'exception, encore une fois, de Yo' et moi, ça rit, ça applaudit, ça vit. A notre table, ça vit aussi, tellement que Yo' est en train d'enlasser sa voisine Septer, manipulatrice de batons enflammés sur la plage, enlasser voire embrasser goulument avant même la deuxième acte. De mon côté, j'ai aussi une voisine, Micky (Mickaela) et celle-ci est également du genre plutôt entreprenante. Sa main ne cesse de toucher la mienne, et après quelques temps nos doigts se mélangent. Difficile de résister, la gamine est trop sexy, trop sympa, et puis c'est une danseuse depuis huit ans. Une danseuse... Deuxième défilé, deuxième tenue, c'est l'heure des maillots de bain une pièce. Yo' est toujours parti dans un numéro d'échanges culturels façon bouche contre bouche. Moi, j'entame les dernières paroles avant de moi aussi passer à table. Rien de tel que quelques mots bien sentis pour encore faire monter la température. Troisième défilé, troisième tenue, toujours annoncés par les maîtresses de cérémonie avec une grande pudeur (est-ce que vous voulez en voir plus? J'entends rien!!) : les maillots de bains deux pièces larges comme Dédé à coudre. Pour Yo', on maintient le cap. Pour moi, je me lance enfin dans la farandole des langues non sans avoir dit à ma compagnonne pas nonne : "Mais j'suis timide..."
A la fin du spectacle, le jury a rendu son verdict. Etrangement, on a le droit à une égalité, certes le canon a gagné mais il doit aussi partager sa courrone de roi-reine de beauté avec la candidate numéro un. C'est à n'y rien comprendre. Entre Yo' et moi, c'est aussi un ae-xequo. Chacun part bras dessus bras dessous avec sa cavalière. Et la soirée ne fait que commencer. Il a beau être déjà une heure du matin, on est encore convié à une fête d'anniversaire qui n'a pas encore commencée et qui devrait se tenir sur le toit d'un bar restaurant du bord de plage. Y'a pire. En fait, c'est un copain de Micky qui travaille là qu'on va célèbrer. Le temps qu'il ferme la boutique et le toit est à nous. En attendant, tout le monde est sur la plage à faire ce qu'il a à faire. Je passe l'heure qui suit à être collé bouche contre bouche avec ma mignonne. Tout se déroule parfaitement bien sauf que pendant qu'elle m'embrasse, la môme n'arrête pas de m'aspirer la lèvre à m'en faire mal. Je ne comprends rien et me vois obliger de lui demander ce que c'est que cette nouvelle mode qui fait que tout le monde va vite se retrouver avec des lèvres gonflées de sang à la manière d'un suçon. Jusqu'à preuve du contraire (je vous attends les filles, prouvez moi le contraire), on ne fait pas ça en France! - "Attends mais tu ne sais pas embrasser ou quoi?!? Tout le monde fait ça ici!! - Moi, pas savoir embrasser? C'est pourtant une de mes occupations préférées quand je peux et personne ne s'en est jamais plaint, bien au contraire!! Et puis, je ne sais peut-être pas embrasser comme un philippin soit, mais si on appelle un french kiss un french kiss, ça ne peut pas m'être étranger, ça fait même partie de mon patrimoine génétique. En plus, habitant à Paris, ville parmi les villes les plus romantiques au monde, c'est peut-être toi qui devrait faire un stage!! Elle a réveillé la bête, comment veux-tu que je réagisses? Notre première dispute, bref feu de paille vite soufflé dans un nouveau baiser au clair de lune avec la mer pour témoin. Comment aurait-il pû en être autrement?
On aurait pû continuer comme ça jusqu'au petit matin mais la soirée avance au rythme où les copains-copines commencent à monter sur la terrasse du bar. Il doit être pas loin de 3h du matin et la fête d'anniversaire commence, on est reçu comme des membres de la famille. Il y a de la nourriture à profusion, de la boisson en caisses et des rires, beaucoup de rires. Apparemment, on est pas les seuls à avoir pris de l'avance. Yo' est là avec Septer mais peu après le début, je les vois qui s'éclipsent, les coquins... Yo' va enfin pouvoir passer à l'action, lui qui me dit depuis une semaine qu'il est en rût. Nous, avec Mickaela, c'est l'un contre l'autre que la soirée défile. Les rares moments où ça s'interrompt, c'est pour participer à des jeux à boire avec tous ceux qui nous entourent. Ca se passe selon un principe simple : chacun prend une bouteille de bière pleine, la descend aussi vite que possible et si tu es le premier à en venir à bout, tu as gagné, tu as le droit d'embrasser qui tu veux. Etrange rituel. Bien évidemment, moi, j'ai perdu. Et d'une je ne suis pas un buveur de bière et de deux, je suis connu pour être un coureur de fond et non un sprinter. En plus, j'ai déjà une cavalière, pas besoin d'en avoir davantage.
Pour Yo', ça aurait pû être la même. Il aurait pû s'en tenir là. Mais non, il a choisi de franchir la ligne. Apparemment mal lui en a pris. Quand il revient à la soirée, il fait vraiment une petite mine, comme s'il était passé sous une échelle un vendredi 13 attaché à un chat noir. Il a pourtant eu ce qu'il a voulu, je n'y comprends rien. En fait, c'est tout simple. Je me souviens quand lors du concours de beauté, j'étais resté abassourdi par le fait que parfois il est réellement impossible de savoir ce qui ce cache sous les jupes des filles. Pour Yo', c'est la même chose, abassourdi. Et blême. Et désabusé... Même s'il n'a pas été jusqu'au bout des investigations qu'il aurait été sage de mener, il en est sûr, Septer c'est pas une biche. Il est donc maintenant qu'il sait, impossible pour lui de se trouver ne serait-ce qu'à distance respectable du bichon. Déjà sur le même toit, c'est un tour de force. Il est amer et c'est rien de le dire. Pour un peu, il est blanco. Il est même tellement énervé qu'il essaye de me convaincre que Micky n'est pas non plus ce qu'elle dit qu'elle est. Le doute est alors de mise. Quoi faire? Douloureuse question... Je jète un coup d'oeil à ma chère et évalue. Mais non, je reste convaincu du bien-fondé de ma relation restée au dessus du niveau de la ceinture. Je vous engage d'ailleurs à évaluer par vous même son profil sur facebook dans la liste de mes ami(e)s.
La soirée se termine ainsi. Le soleil va se lever dans peu de temps. La lumière commence à remplir la plage que l'on peut commencer à admirer depuis le toit du bar. Tout le monde est fatigué ou tendu ou les deux, il est temps de rentrer reprendre des forces en attendant d'y voir vraiment clair. Je raccompagne Micky jusqu'à la porte de son hotel main dans la main. Yo' est aussi là ainsi que Prosper sans contact physique. Je dis "à demain", Yo' pense "adieu". L'avenir nous le dira.
Le réveil de 13h est douloureux. Douloureux à cause du mal au crane qu'a laissé cette soirée alcoolisée pour tous les deux, douloureux à cause de l'amertume dont Yo' est encore rempli. Moi, je suis toujours quelque part entre doute et certitude. D'une part, j'essaye de me convaincre que Mickaela n'est pas Mickael, d'autre part, c'est impossible vu ce que vit mon Yo' sans l'avoir senti venir. Mais plus ça va et plus je pense être dans le vrai, dès le réveil, je me connecte à facebook et découvre l'invitation de ma belle. C'est l'occasion de voir son profil ainsi que les photos qui l'illustrent. C'est bien la même personne que j'ai "fréquenté" hier, pas de moustache, pas de barbe, pas de pomme d'Adam, on est bon!!! Je peux donc aller sur la plage l'esprit léger. Là, comme on est en pleine heure de pointe, on peut réellement appréhender la plage. Elle est à deux visages. Le premier est coloré comme un arc en ciel menant au paradis. Le sable est d'une blancheur incroyable, blancheur qui se fond du vert au bleu à mesure que l'on s'enfonce vers les profondeurs de la mer qui est à faire rêver quand on travaille encore à la caisse de la Bank of Tokyo et qu'on a comme seul horizon trois épaisseurs de plexiglass qui vous séparent de murs marrons éclairés aux néons. Les palmiers sont une douce enfilade à perte de vue, comme pour faire de l'endroit le stéréotype parfait de la plage de rêve. Le second cependant est le côté obscur. La couleur prédominante y est le noir, comme dans "noir de monde", à trop additionner les couleurs voilà ce qu'on récolte. A l'heure où on débarque, c'est la marée haute. L'eau remonte loin sur la rive et les quelques mètres de large qui restent au sec sont eux noyés sous un flot de touristes alanguis au soleil, de jetskis près à être louer, de capitaines de bateaux près à vous emmener pour une heure ou une journée faire le tour des îles alentours, de vendeurs en tous genres. Quel côté choisir? Pas difficile de répondre. Comme d'habitude, le côté clair a ma préférence. Nous aussi donc, on lézarde au soleil. Nous aussi, on barbotte comme des idiots. Nous aussi, on s'extasie. C'est notre vrai premier jour, on ne va pas se priver et ce jusqu'au coucher de soleil qui innonde la plage d'une lumière magnifique, un régal! C'est ensuite l'heure de penser à manger. Mais avant cela, il faut qu'on repasse à la GH pour se changer et qu'éventuellement on s'enquiert du sort de Marie dont c'est déjà le dernier soir à Boracai. Quand on revient, elle est là à nous attendre, c'est charmant. Avec Yo', on est acculé dans un coin, on ne peut rien faire d'autre que d'accepter de dîner en tête à tête à tête à tête. Quatre têtes au total car Marie s'est faite une potesse qui partage son dortoir et elle vient aussi avec nous croiser le fer de nos fourchettes. Aucun problème particulier enfin pour le moment car Yo' est très préoccupé. La soirée d'hier a laissé de telles traces qu'il a dors et déjà été conclu qu'on ne l'évoque sous aucun prétexte, quel qu'il soit, même en cas de danger de mort. Et pour que cette mission discrétion se présente sous les meilleurs hospices, il faut absolument que quand on rejoint la plage, on n'aille pas vers la droite, c'est à dire vers l'endroit où se tenait le fire show la veille. Il va donc falloir trouver un prétexte. C'est pas compliqué. A peine débarqués sur le sable, Yo' et moi menons le bal, on tourne les talons vers la direction souhaitée. Mais Marie, qui ne l'entend pas de cette oreille, a bien envie d'y aller à droite. Yo' se lance alors dans un plaidoyé : - "Attends on ne va pas encore aller par là! Avec Brice, hier soir, on a déjà écumé tous les bars se trouvant dans cette direction et d'après ce qu'on peut t'en dire, c'était pas top. Ce soir, on aimerait bien aller de l'autre côté pour changer et c'est pas négociable!!" Bien joué le professionnel du camouflage de preuve!! Il ne leur a laissées aucunes options, c'est ce qu'on appelle un champion. On file donc vers la gauche jusqu'à un restaurant mongol, sans doute perdu sur la route d'Oulan Bator... Mais passons... Comme c'est la dernière de Marie, tout se passe au mieux, les sourires sont de mise, et Prosper est invisible. Ca devrait soulager Yo' mais le pauvre ne peut se défaire de l'idée que s'il la croise, c'est l'univers tout entier qui va imploser. A chaque fois qu'il a un moment loin de la présence féminine, il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'il rentre, que ce soir, c'est pas son soir. Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Ainsi, c'est alors qu'on est presque encore en train de macher que Yo' réclame l'addition et rentre à la maison se mettre à l'abri pour de bon. Pas un dernier verre, rien. C'est le premier à faire ses adieux à Marie. Moi, je n'ai pas d'alibi valable et comme en plus, je passe une bonne soirée, je préfère rester avec les miss pour un dernier verre de l'amitié. Un verre pas plus. Je suis aidé en cela par le fait que, alors qu'on est attablé, Marie repère dans la foule un ancien camarade d'unversité. Ca y est, j'ai aussi mon alibi, je les laisse rattraper le temps perdu et m'éclipse discrètement. Il est alors autour de 23h. De l'autre côté de la plage, le fire show bat son plein, je vais tenter de revoir ma môme. Mais quand j'y arrive, tous les artistes sont là sauf celle qui évidemment m'intéresse. Tant pis, on verra bien demain.
Demain donc, qui est maintenant aujourd'hui, est un nouvel hymne à Epicure. C'est pour nous, les deux parisiens qui restent, une nouvelle journée à se faire sauter la ceinture en tout bien tout honneur et à apprécier la vie de chateau de sable. C'est le premier jour sans Marie qui a quand même pris la peine de nous réveiller, bien trop tôt, pour nous saluer. Pour notre petit binome, c'est à nouveau des jours où on a plus rien à cacher qui s'annoncent, il n'y a plus de problèmes de secrets à entretenir, seulement l'éclate, l'éclate et encore l'éclate. Le soir venu, comme on est libéré du fardeau, on peut donc retourner tous les deux au fire show sans qu'il y ait de malaises. L'erreur est consommée, les souvenirs consumés. Et Micky est toujours absente. Quand je demande à Prosper (NDLR : j'écris Prosper et pas Septer car je ne me souviens jamais de son prénom. La seule chose que je sais, c'est que ça rime avec Prosper, alors ça marche et Yo' sait de qui je parle sans que j'ai besoin de préciser "le type qui avait ta langue dans sa bouche"; c'est éminemment plus diplomatique) où elle est, il me répond que Micky est partie sur Panay, son île natale qui est la grande en face de Boracai. Elle est malade et sa mère a insisté pour qu'elle aille à l'hopital. L'avant-veille, je m'en étais déjà rendu compte sans que ça me repousse, la petite couvait un sérieux rhume et était toute chaude même sans que j'y mettes du mien. Elle est partie, tant pis, peut-être sera-t-elle de retour avant que moi aussi, j'en vienne à lever le camp, on verra bien. Résultat, je suis bredouille. Prosper l'a bien compris et essaye maintenant de me faire du gringue. Sans succès, j'en rigole encore. Le type ne doute vraiment de rien et voyant que Yo' était maintenant plus que détaché, il tente encore sa chance. Deux p'tits français dans la même semaine, c'est sans doute inespéré pour le pauvre Prosper! Pauvre de ma solitude mais riche de cette journée sous le soleil, à croire qu'on ne peut pas tout avoir, on reste quand même regarder le spectacle orchestré par nos nouveaux potes. Mais l'ambiance n'y est plus... Même malgré un nouveau verre, il n'y a pas à dire, c'est retombé. C'est ainsi qu'il est minuit quand on rentre. On est toujours les seuls dans notre dortoir de quatre lits et quatre ventilateurs. Le premier est un détail, le deuxième salvateur.
Quand le soleil se relève inexorablement, c'est maintenant notre quatrième jour à Boracai. La plage principale, White Sand Beach, on peut dire qu'on en a soupé, il est grand temps d'aller se baigner ailleurs. On convient donc d'aller explorer l'autre côté de l'île, ça devrait nous faire une chouette ballade. On s'équipe donc pour passer une journée dehors en prenant tout ce qui peut être vital quand on ne sait même pas combien de temps ça risque de nous prendre. Or, en un quart d'heure montre en main, le tour est joué, l'autre rive est conquise. Là, il n'y a pas l'ombre d'un bar, pas une serviette sur la plage, rien mise à part quelques enfants qui jouent. Comment est-ce possible? Comment croire que nous ne sommes qu'à quelques encablures des hordes de corps huilés de crème solaire vendue à des prix prohibitifs dans des superettes peu scrupuleuses? C'est franchement inconcevable ce qui, au bout du compte, décuple notre bonheur d'avoir redécouvert la tranquilité. On peut donc se mettre à l'eau sans crainte de se voir heurter par un jetski, et en plus, il n'y a même pas d'oursins!! Si c'est pas malheureux... Et comme si ça ne suffisait pas, dès qu'on commence à s'immerger, les enfants viennent nous rejoindre pleins de curiosité. Là commence vraiment la partie de plaisir. Avec Yo', on fait tout ce qu'on peut imaginer pour les distraire. On plonge dans l'eau depuis le pont des bateaux qui sont amarrés là et les enfants font de même. On les fait monter sur nos épaules pour ensuite les jeter le plus haut possible. C'est tout le panel de comment distraire un enfant qui y passe. En plus, si ça les distrait, ça nous distrait aussi, tout le monde est gagnant! Ca dure comme ça plus d'une heure si bien qu'à la fin, je suis usé. Les enfants, eux, ils n'en ont que faire. Ils ont à leur disposition un clown qui fait aussi catapulte et ils n'ont jamais envie que ça se termine. Moi si. Les gamins m'a tuer. Jusqu'au retour sur le sable, j'ai beau leur dire qu'il faut que je fasses une pause sous peine de syncope, ils s'aggripent à tout ce qu'ils peuvent pour me faire rester dans l'eau. J'en ai à peu près trois par bras, deux par jambes, et cinq ou six qui s'accrochent à mon cou à la limite de m'étrangler. Increvables les gamins, bon courage aux parents d'octuplés!!! Mais ça reste la fête quand même, le soleil brille et il y a des sourires partout où je regarde. Ca compense largement le fait que je sois un vieil homme repu. D'autant qu'en plus, liberté chérie, je te prends comme tu es, avec Yo', on décide d'un retour à la GH pour satisfaire à une sieste réparatrice. Pendant trois heures!!! Quinze gamins, trois heures, il fallait bien ça. Au réveil, c'est exactement le moment du coucher de soleil. Yo' est trop crevé pour m'y accompagner, c'est en solitaire que je vais apprécier le spectacle. Magique. Le mot n'est pas trop fort. Et une fois fini, comme j'ai encore du temps avant de retrouver mon double, je ne crache pas dans la soupe et à la place, me fais faire un massage d'une heure. Un coucher de soleil, un massage, il y a des fois où on fait bien de se lever!!
La soirée qui suit n'est pas violente. On est encore sous le coup d'avoir été broyés par une armée de shtroumpfs. C'est donc par une petite promenade tranquille le long de la plage qu'on finit la journée. Le tout est de garder les forces qui nous restent, demain on a prévu de louer des vélos et, étant donnée la chaleur qu'il fait, on va en avoir besoin, pas la peine de les gaspiller. On sait aussi qu'aujourd'hui, jour de fête, c'est l'anniversaire de Prosper, et ça ne fait pas franchement envie!!!
Après donc une bonne nuit réparatrice, on concentre tout ce qu'on a d'énergie et on se lance à l'assault de Boracai, cette fois dans le sens de la longueur. Pour l'orgueuil c'est mieux, le sens de la largeur en vélo ne nous aurait valu que trois minutes de pédalage. Notre itinéraire suit la seule route de l'île. On aurait pû avoir le choix en passant par la plage en faisant fi du fait que c'est soi disant interdit, mais comme la marée est haute, c'est vite vu. Il n'y a déjà pas beaucoup de place pour prendre ses aises quand on est un piéton alors je vous dis pas quand on est un cycliste!! C'est un coup à ramasser une poignée d'allemands dans ses rayons!!! C'est ainsi parti sur la route walonnée. Eu égard à ma grande expérience cycliste dans les rues parisiennes, ça ne devrait être qu'une partie de plaisir. Mais dès les premiers coups de pédales passés, j'ouvre les vannes, c'est les grandes eaux qui reviennent, je coule à robinet ouvert. Toute la chaussée est offerte au soleil brulant et moi en dessous, j'en bave, j'en coule. Les descentes ont beau apporté leur lot de vent dans le visage, ce n'est jamais suffisamment long ou suffisamment frais pour que ça m'octroie un quelconque effet bénéfique. Qui plus est, on a beau savoir que ce serait au programme du jour depuis la veille, on a pas été fichu de s'acheter de grandes bouteilles d'eau pour étancher ce qui peut encore l'être. Mon royaume pour une bouteille d'eau, voilà tout ce à quoi je pense. La mer, la plage, les palmiers ne sont plus une carte postale, c'est juste le décor de mon agonie.
Puis, après avoir déjà perdu trois kilos, on peut enfin laisser reposer nos montures. On est arrivé à notre première étape, Kuta Beach. En un éclair, on est dans l'eau, plus dans la sueur, merveilleuse sensation de fraicheur. Il y a là quelques touristes philippins qui s'amusent dans les petites vagues. Ils sont déjà loins quand on pense qu'il est temps de partir se chercher une boisson fraiche. On sait que dès qu'on va quitter les eaux translucides, le soleil va encore nous faire mijoter à feu vif. Dure réalité. Pas si dure quand on sait qu'on a que la plage à traverser pour s'offrir l'objet de nos désirs mais dure quand même. Une fois dans le bar, c'est au litre qu'on descend les consommations. C'est comme une récompense, comme la bouteille de champagne offerte aux vainqueurs d'étape. C'est sucré, frais à s'en bruler la gorge, c'est plaisir! Mais, comme on habite pas là et que l'odyssée cycliste n'en est encore qu'à son presque commencement, il faut se remettre le pied à l'étrier, refaire monter la pression dans cette cocotte minute qu'est mon enveloppe charnelle. De nouvelles montées, de nouvelles descentes, puis sur le bas-côté un panneau écrit à la main qui indique "Bat Cave", la grotte aux chauves-souris. Une grotte? super! D'autant que ça doit être à l'abri de la chaleur, c'est exactement ce qu'il nous faut. Seulement, pour aller à la Bat Cave, il faut encore quitter la route principale et s'aventurer loin de l'asphalte sur des chemins plus prévus pour des zébus que pour les frèles pneus sensés nous porter jusque là. Mais soit, puisqu'il faut en passer par là, qu'il en soit ainsi! S'il faut faire hurler à la mort nos engins, qu'ils hurlent donc, là-bas devant, il fait frais et c'est tout ce qui compte! Au bord du chemin sur lequel on se démène maintenant, on croise deux locaux qui paressent à l'ombre. On se dit bonjour comme c'est la coutume et les deux types se proposent d'être nos guides en précisant bien que c'est nécessaire si on veut d'une part trouver la grotte et d'autre part en sortir vivant. J'exagère un poil mais c'est la dramaturgie qui veut ça... Nous, en bonne tête de bois, on ne nous la fait pas. Un guide obligatoire? Tu ne serais pas en train de nous la faire à l'envers? Regarde nous donc partir pour voir un peu si c'est obligatoire!! De toute façon, sur le chemin, il y a toujours d'autres locaux à qui on peut demander notre route si vraiment on est perdu; et puis comme il n'y a qu'une seule direction possible, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va se perdre! D'ailleurs, on finit par trouver comme des grands le petit sentier qui mène à la grotte en taillant à travers la forêt. Il faut laisser là les vélos, non sans avoir donner au préalable à un gamin quelques roupies comme pour s'acquitter d'un ticket de parking. C'est pas bien méchant, de toutes façons, on est arrivé, je sens la fraicheur à portée de tir.
On est à pieds. La forêt devant nous est dense au possible et le sentier y serpente dans une nouvelle montée. Tout autour, les cris d'animaux plus bizarres les uns que les autres contribuent à créer une ambiance aventureuse. Il n'y avait pas d'autres vélos sur le "parking", pas de voitures, rien. Il n'y a qu'un pas à dire qu'on est seuls au monde. Après quelques minutes à enjamber les arbres, à chasser les moustiques trop collant, on y est, la bouche de la grotte est grande ouverte devant mes yeux un brin inquiets. L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité. Pour entrer dans la grotte, c'est déjà tout un numéro d'équilibriste. Les rochers glissants jonchent le sol, il faut les escalader un à un pour appréhender ce qui nous attend à l'intérieur. Et à l'intérieur justement, c'est toujours le même chaos minéral sauf que cette fois, ça ne descend plus en pente douce mais en presque vertical, les rochers ne sont plus petits et humides, ils sont énormes et mouillés, la lumière très vite s'estompe pour laisser la place à ce qui pourrait très bien être un puit sans fond vers les portes de l'enfer. C'est donc clair et net, je suis inquiet. J'en fais part à Mr Yo'. Lui, compréhensif en écoutant mes doutes devant le peut-être Everest qu'il nous faut descendre pour mener à bien notre aventure, propose de reprendre le chemin qui poursuivait encore sa course jusqu'un peu plus haut dans la montagne. Merci de proposer un plan B! Qu'on aille donc voir!! En effet, il avait raison, ça poursuit plus haut jusqu'à une seconde entrée. Là, même si c'est toujours un peu casse-croutes, c'est quand même un peu plus accessible. On se jète donc dans la gueule du monstre. Prenant bien garde de ne pas glisser, on descend petit à petit jusqu'à atteindre le bout du tunnel. De là, on voit encore l'entrée, ça n'était pas si profond que ça. Mais, d'un autre côté, il faut se rendre à l'évidence, cette grotte n'est pas la Bat Cave, c'est la P'tite Cave et c'est tout! Pas l'ombre d'une chauve-souris, pas d'odeurs de fientes, c'est pas bon, c'était l'autre, et merde... Personnellement, la vue de la première cave n'a laissé qu'une trace indélébile en forme de sens interdit. Je ne le sens pas, pas du tout même. Quand on repasse devant la première entrée, je sais que ce n'est pas pour moi, pas aujourd'hui. Mais Yo', lui, il est motivé pour deux. Ca ne lui fait pas peur, ou en tout cas pas plus que ça. Il décide donc de partir en solo, moi en lui ayant bien précisé qu'il était indispensable qu'on reste au moins en contact sonore. Si par malheur quelque chose arrivait, que je l'entendes au moins crier pourrait faire la différence. Il s'élance. Petit à petit il s'enfonce. Il s'enfonce tellement qu'après peu de temps, je n'arrive plus à le voir, caché qu'il est derrière les rochers qu'il descend avec prudence. Seule sa voix est toujours là, jusque là tout roule même si ce n'est pas une partie de plaisir. Il descend jusqu'au point où on ne voit plus assez pour progresser. C'est qu'en bons touristes, comme j'en ai maintenant l'habitude chaque fois que je finis dans une grotte, personne n'a anticipé qu'il serait de bon ton de partir avec une lampe de poche. Il est obligé de rebrousser chemin, c'est déjà suffisamment téméraire que d'être descendu si loin. Mais l'aide extérieur n'est pas loin... Alors qu'il entame sa remontée, des voix se font entendre dans la forêt et s'amplifient. Il s'agit d'un couple d'asiatiques qui fait les choses biens, puisqu'ils sont eux accompagnés d'un guide. Ils sont déterminés à explorer la grotte, moi, toujours pas. C'est à leur tour de s'enfoncer et quand ils rejoignent le Yo', ils le prennent sous leur aile, c'est gentil à eux. Moi, je continue donc à sècher pendant la petite heure que dure leur évolution acrobatique. Au retour, Yo' est tout excité. Il a vu des quantités de chauves souris mais ça ne s'est pas arrêté là, loin s'en faut. Tout en bas de la grotte, il y avait un petit lac. Yo' qui avait bien chaud, a senti en lui l'envie d'aller faire trempette. Le guide, voyant ça, n'a pû que le prévenir du danger qui le guettait : le lac est infesté de serpents. C'était vrai! D'après ce que m'a dit Yohann, sitôt dit, sitôt braqué sa lampe à la surface de l'eau. Là, nageant en attendant quelques proies, pleins de serpents rayés de bleu et de blanc, le pauvre en aurait mouillé son maillot de bain sans mettre se tremper un orteil. Et moi, avec tout ça, c'est pas du soulagement mais de la déception qui me gagne. Moi aussi, je voulais les voir les serpents!! Tant pis ou peut-être tant mieux, avec ma gaucherie légendaire, j'aurais aussi vite pû tomber dans le lac par accident comme on tombe dans une piscine avec tous ses effets personnels!! C'est mi-figue mi-raisin sec que je quitte la Bat Cave. Je sais d'avance que ça ne va pas durer surtout pour le côté sec.
A peine retourné sur le vélo, la fontaine reprend. La Bat Cave étant le point le plus loin auquel on peut se rendre depuis chez nous, j'en déduis qu'on est sur le retour. Un retour peinard, c'est ça qu'il nous faut, c'est à ça qu'on s'attache. Une nouvelle pause boisson fraiche et sucrée plus tard, on s'accorde une nouvelle baignade depuis une nouvelle plage pas loin d'être déserte. Là, je garde mon T-shirt pour aller à l'eau. De toutes façons, il est déjà trempé, ça ne peut pas être pire; le soleil est toujours brulant, un T-shirt, ça vaut une bonne crème solaire indice 60! Je ne trempe plus dans mon jus mais dans la grande bleue, c'est beaucoup mieux. Cette petite baignade nous a tout requinqué. Pour un peu, je pourrais retrouver mes jambes d'antan. Dommage, la plage depuis laquelle on se baigne est à un rocher de distance de White Sand Beach. En trois coups de pédale en longeant la mer, les bars recommencent à s'enfiler, on est arrivé. Il est 17h et quelques, c'est en plus l'heure de l'apéritif, bien que White Sand soit peuplée comme jamais, on peut quand même trouver des motifs de statisfaction! On laisse donc nos vélos se remettre sur le sable et on s'installe à la "Kasbah". Le choix a été vite vu car les tenanciers ont le bon gout de mettre des canapés remplis de coussins à même le sable avec comme seule perspective l'océan. Qui plus est, ils ont un concept de l'happy hour excellent, tout tient de la chance, c'est à pile ou face. Si tu tombes pile, tu ne perds pas la face et tu gagnes à boire ton cocktail gratuitement. Si tu perds, tu raques, c'est que t'as pas de veine. Avec Yo', on se fait donc servir deux cocktails couteux avant de voir si on est heureux au jeu. Yo' commence et perds. Je suis et perds aussi. Mais dans ces cas là, le revers de la médaille, c'est que malheureux au jeu... C'est bien de pouvoir se donner bonne conscience en se faisant délester de son pognon! Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à de la bonne musique, à un coucher de soleil de folie, à avoir du sable entre les orteils.
Maintenant qu'il fait nuit, il faut rendre les vélos. Contrairement au matin, la marée est basse, les baigneurs sont partis prendre des douches, on a tout loisir de rentrer côté plage. Ca file tout seul, le clapot de l'eau nous accompagne, c'est plat, c'est nettement plus exaltant.
La soirée qui suit est, bien que ce soit la dernière ensemble, tranquille; je suis encore rincé d'un nouveau réveil à 9h. Avec Yo', on se remémore les jours heureux où on partageait tout du lever au coucher.On s'endors comme des bébés à l'heure où d'habitude on a plutôt un verre à la main. A partir de maintenant, Boracai promet d'être plus studieuse.
Le réveil de 10h sonne les aux revoirs. On a juste le temps d'engouffrer le petit déjeuner que Yohann doit partir. Et à l'issue, ça y est, ça faisait un bail que ça n'était pas arrivé, je revoyage en solo ce que j'appréhende un peu. Ca ne veut pas dire que ça m'effraie mais simplement que jusqu'alors, Boracai était un terrain de jeu, et maintenant ça va se transformer en salle de classe.
En ce matin contrairement à la veille, ce n'est pas moi qui m'occupe du réveil. Et d'une, je ne suis pas celui qui a sollicité cette escapade à Boracai, donc si on rate l'avion, ce n'est pas moi que ça va ennuyer le plus; et de deux, vu le retour de flammes que j'ai pris la veille avec mon réveil musical, je ne suis pas près de me recreuser la tête pour qu'on émerge en musique. je me lève donc comme une fleur qui n'a comme responsabilité que celle de s'ouvrir en harmonie avec le soleil. Pas question que je me presse, je n'en fais qu'à ma tête de cochon.
En milieu de matinée, on prend un bateau de Bohol à Cebu City. A bord, le roulis fait qu'on est tous un peu comateux. Mais c'est sans conséquences hormis le fait qu'on puisse replonger dans le sommeil quelques temps. Le bateau est presque vide, ce serait presque gaché si on ne prenait pas nos aises. Marie profite de la climatisation à l'intérieur. Yo' et moi, on est à l'arrière à apprécier le vent, en tout cas le temps de s'endormir, alongé en travers de quatre sièges pour Yo', c'est plaisir! Puis, on arrive à Cebu. Le décor urbain et gris a remplacé la carte postale, comme lors de l'aller vers Bohol, la visite de Cebu City est une visite éclair, juste le temps de monter dans un taxi pour nous conduire à l'aéroport et le tour de la ville est joué. Cebu City ne s'est pas refaîte une beauté depuis 48h, ça ne nous fait pas plus d'arguments pour y salir nos semelles. On arrive à l'aéroport. Là, le jeu consiste en une nouvelle prise de tête de la versaillaise qui n'en est même pas une. Elle n'y est pas née, elle n'y a jamais vécu, mais ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit sympathisante. Un peu tout le contraire de l'ami Sylvano qui est un versaillais de souche et qui fait tout pour s'en cacher. Pas étonnant qu'on ait des atomes crochus... Tous les avions en destination de Boracai n'autorise que dix kilos de bagages en soute. Si tu dépasses cette limite, on ne jète pas tes affaires par dessus bord mais on te rançonne de quelques euros ce qui reste anectodique du fait du prix dérisoire du billet d'avion. Et bien la Marie, ça l'emmerde cette situation. Ca l'emmerde à tel point qu'elle se lance dans l'empilement caractérisé du maximum de vêtements qu'elle peut porter sur ses larges épaules. Deux voire trois paires de chaussettes, au moins trois T-shirts, un short sous le pantalon, le remplacement de ses tongs par ses chaussures de marche, quelques foulards, un pull et le tour est joué. Pour un peu, elle pourrait jouer dans une pub pour Michelin! C'est d'autant plus intelligent qu'à l'extérieur il fait dans les 35°, bref... C'est comme ça qu'on va enregistrer nos bagages. Le couperet tombe. Mon gros sac fait un peu plus de quinze kilos, je suis bon pour payer la surtaxe. C'est pas grave, j'étais au courant bien à l'avance, pas de quoi pourrir mon voyage. Pour Yo', je ne me souviens plus de quel côté de la balance il se trouve mais, de tout état de cause, pas de quoi non plus lui faire perdre le sourire. Quant à Marie et sa stratégie de l'esquimau sous les tropiques, et bien ce n'est même pas suffisant!! C'était bien la peine!!! Elle doit aussi s'acquitter de quelque menue monnaie et elle, ça ne l'a fait pas marrer. Car maintenant son sac est parti rejoindre les soutes, elle n'a d'autre choix que de garder sur elle l'équipement pour supporter des températures négatives. Dommage Eliane!!
Dans l'avion, on se débrouille tous pour avoir un siège près d'un hublot. Il faut dire que j'ai fait un lobbying forcené auprès de mes camarades afin que chacun puisse en profiter pleinement. Les vols au dessus des Philippines ont ceci de particulier qu'il y a toujours quelque chose à se mettre sous la rétine. Des récifs de corail au montagnes et volcans menaçant, c'est toujours une explosion de couleurs au delà de tout soupçon qui prend en plus toute son ampleur quand on sait que comme on vole dans des avions à hélices, l'altitude en vol n'est jamais suffisamment élevée pour voir la terre comme un point. Et bien tout ça, ça ne suffit pas, pas à Yo'. A peine a-t-on décollé que le p'tit père me demande mon MP3 pour regarder un film. "Mais t'es pas bien? Le film il est là en bas et en technicolor!! Tu ne vas te coller devant un écran de dix centimètres de large alors que le hublot est au moins quatre fois plus grand? Si?" Et bien si. Ce sera à moi de lui dire quand il faut regarder. C'est pas bien grave et ça me fait plaisir de pouvoir satisfaire aux désirs de mon pote, mais quand même, voler au dessus d'un archipel de 7000 îles, c'est quand même pas tous les jours!!! Sacré Yo'!! Je n'irais pas dire qu'avec la Marie ils font la paire mais là-dessus, ça ressemble à un truc qu'elle aurait très bien pû faire. Méfiance... Pendant ce temps, les montagnes nous défient, les rivières se jètent dans la mer, les îles désertent. Comme ça pendant une heure à l'issue de laquelle, le capitaine prend la parole, Boracai est juste en dessous. Ca nous donne l'occasion de découvrir vue du ciel ce qui sera notre nouveau lieu de villégiature. De là haut, l'île est minuscule, droite comme un "i" et ourlée de plages dont on devine que le sable ne blesse pas la voute plantaire. On peut voir également que Boracai est loin d'être une île abandonnée vue le nombre de constructions qu'elle abrite. Mais ça, on le savait avant de venir ce qui devrait atténuer le choc, Boracai, malgé sa taille liliputienne, est la première destination balnéaire des Philippines.
A la sortie de l'avion, on s'en rend très vite compte. Une armée de tricycle attend le passager aérien. On est pas les premiers, pas des explorateurs. On prend le premier qui se présente. Pas la peine pour le chauffeur de nous demander où on va, c'est ici pour tout le monde pareil. Il faut d'abord faire trois minutes de route pour rejoindre une jetée. De là, il faut embarquer sur un bateau et traverser le court bras de mer qui séparent Boracai de Panay, sa voisine bien plus étendue sur laquelle on a atterri. Ca prend au total une demie heure à tout casser.
On est maintenant à Boracai et ne reste plus qu'à savoir où descendre. Il faut dire que je frémis encore en repensant à l'arrivée à Bohol et à la blague comme quoi il faut deux heures montre en main pour trouver un hotel. Que diantre, si ça se reproduit, je me fais hara-kiri, c'est une promesse!! Mais aujourd'hui pas la peine d'en arriver là, Marie s'est faite laisser dire qu'il y a un chouette hotel dans le coin par quelqu'un qu'elle a croisé un peu avant nous, et comme elle a les coordonnées, c'est sans mal que le chauffeur d'un nouveau tricycle nous y conduit. A l'arrivée, on est quand même en pleins doutes. C'est propre mais c'est cher, même pour bibi. On ne sait pas encore que Boracai est aussi l'île la plus chère du pays. Plus de touristes, plus de pépettes! On est donc là avec Yo' à se demander ce qu'on fait. Marie, de son côté, part visiter le dortoir réservé aux filles et quand elle revient, elle a déjà décidé, elle y reste!! Elle qui nous avait fait un sketch à Bohol, elle qui nous a trainé à Boracai, elle traine dans la boue ce qui fait du voyage un sport collectif!! Mais soit. Si tu veux n'en faire qu'à ta tronche, c'est ton choix, prends la chambre et fous nous la paix!! La demoiselle disparait. Avec Yo', on est perplexe. Non pas à cause de Marie mais sur ce qu'on fait. Rester? Partir? C'est alors que la patronne de la GH nous fait, comme le Parrain, une proposition qu'on ne peut pas refuser, un tarif bien en accord avec nos accoutrements bohèmes loin de la versaillaise. Comme un poisson affamé, on est ferré. C'est aussi là qu'on pose nos sacs à condition pour nous de ne pas révèler à qui que ce soit, et notamment à Marie, les termes de notre union tarifaire. C'est donc dans un sourire complice avec la patronne qu'on scelle l'accord. Avec Yo', on prend nos quartiers dans un des dortoirs pour nous, les hommes, et on s'en félicite. Il faut dire que c'est un dortoit avec quatre lits et quatre ventilateurs dans lequel on est pour l'instant tous seuls, ça nous fait de la place à revendre ce qui, pour le prix, est pas loin d'être inconcevable. En plus, il y a le Wifi ce qui n'est pour déplaire à personne à commencer par Yo' qui se fait une petite scéance internet. Moi, internet, ce sera pour plus tard, j'ai quand même envie de voir la plage qui fait la fierté et qui trone en première page de tous les catalogues touristiques des Philippines. Et même s'il fait déjà nuit, c'est pas bien grave, ça me donnera toujours de quoi méditer avant la journée ensoleillé de demain. Je pars en séquence découverte. Notre GH est séparée de la plage de quelques dizaines de mètres. Le chemin qu'il faut emprunter est sombre et exigu. C'est à l'inverse total de ce qui ce passe de l'autre côté, côté sable. Là, c'est l'hallu'. Pour se retrouver les pieds dans l'eau, il faut d'abord traverser un chemin sablonneux éclairé comme à Las Vegas. Ce chemin longe la plage et est une enfilade de bars, de restaurants, d'hotels, d'épiceries, de centres de plongée, de magasins de souvenirs, de stands de massages et de tatouages, tout pour contenter un touriste plagiste lambda. Ca fait un peu peur la première fois!! Puis, il faut aussi traverser tous les bars et restaurants qui ont un emplacement sur le sable. Au milieu des tables, des chaises longues, des palmiers, il faut se frayer un chemin, pas chose facile! Ca pourrait aussi être effrayant mais je remarque une chose qui me flatte dans le sens du poil : tous ces établissements ont un doux parfum relaxant, ça boit sur des tables basses assis sur le sable ou sur de longues chaises confortables ou encore mieux sur des poufs géants, ça dîne sous les palmiers, le tout avec des éclairages tamisés qui ne gachent rien. L'ambiance de l'île n'a rien d'Ibiza. Ca a beau, certes, être très fréquenté, mais comme il n'y a pas un batiment qui dépasse la hauteur des arbres, tout reste à échelle humaine. Et puis enfin, quand on a dépassé tout le rideau de débit de boissons et de nourriture, on y est, White Sand Beach est là, immense, comptable en kilomètres. C'est facile à voir, même de nuit, les établissements se suivent à perte de vue derrière les palmiers. Sans aller jusqu'au bout car, à un moment, il va falloir que je rentre chercher Yo', je me lance dans une petite marche le long de la grande bleu en anticipant le fait qu'elle soit turquoise. Une heure tout au plus, puis je retourne à la maison. Là, je récupère Yo' au passage et comme on est pas des chiens, on va voir Marie pour savoir si elle veut se joindre à nous. Et bien non! En définitive, la pauvre ne se sent pas très bien et préfère passer la soirée dans son dortoir. Qu'à celà ne tienne, c'est pas plus gênant que ça pour ne pas dire autre chose. D'ailleurs, en retournant à la plage avec le Yo', je commence à m'épancher sur le fait que plus le temps fait son oeuvre et plus Marie et moi, c'est loin de faire deux et que j'en suis désolé car je suis persuadé que elle et lui, c'est une amitié forte qui les lie. Et bien patatra!!! Yo' me fait la même révélation!!! De la Marie, lui aussi il en a plus qu'assez!! Résultat, on part dans un rire complice, ravis de voir que l'un et l'autre, on est sur la même longueur d'onde, partis pour une soirée où qui se ressemble s'assemble.
Après que Yohann est à son tour jaugé la plage, il est grand temps de festoyer et de rire encore de qui vous devinez. On sait, on est vraiment des sales gosses. Les pieds dans le sable, les assiettes s'additionnent. L'addition, s'il vous plait. Plus loin sur la plage, il y a un spectacle de feu qui bat son plein. Ca tournoie dans tous les sens, les accrobates ont du talent. Personnellement des "fire shows", j'en ai déjà vu quelques uns depuis que je suis en errance autour du monde, mais pour le Yo', c'est la première fois. Il convient donc de s'en ravir. Il doit y avoir six ou sept danseurs, quelques garçons, quelques filles. Tous les deux, on commence à s'assoir sur le sable afin d'être aux premières loges. Puis comme la soirée bat son plein, on convient qu'il serait de bon aloi de s'assoir en terrasse, toujours sur le sable, du bar devant lequel les artistes s'expriment. Un cocktail chacun, pas de mal à se faire du bien. Autour de nous, il y a quelques touristes, tous philippins, on est donc les seuls blancos. Je dis ça avec le sourire car Yo' est un type tout ce qu'il y a de plus métissé. Il a des origines de partout à travers le globe, n'a rien d'un Jean-Pierre, ce qui fait que blanco ne s'applique que parce que c'est un parigo au milieu des philippins. Le spectacle se poursuit. Plus ça va et plus on sympathise avec les manieurs de feu. Ils sont tous vraiment bon esprit et à chaque fois maintenant que l'un en finit pour un temps avec son numéro, il vient s'assoir à notre table. J'ai rarement vu meilleur comité d'accueuil, comité qui reste même avec nous une fois le spectacle complêtement achevé. Les verres s'enchainent dans une ambiance tropicale. Parfois on les fait rire, parfois il nous font rire, mais le plus souvent on rigole tous ensemble. En fait, le feeling passe tellement bien qu'ils nous proposent de les accompagner pour la suite de leur soirée. Ils ont fini de travailler, place à la détente.
La détente pour les philippins à Boracai, en tout cas pour ceux avec qui on délire ce soir, c'est d'aller voir un concours de beauté. Rasoir me direz vous. Et vous auriez raison s'il ne s'agissait d'un concours un peu plus particulier que ce que j'avais en tête : ce soir, on note les travestis. Le concours se déroule dans un immense espace qui tient autant du bar que de la salle de spectacle. Au centre se dresse une large scène sur laquelle les "concurrentes" défilent et les "maîtresses" de cérémonie tantôt détendent l'atmosphère, tantôt l'enflamment. Ces hotesses, qui ont apparemment fêtées leur vingtième printemps voilà belle lurette, sont les diablesses en chef de la soirée. Elles ne connaissent aucune limite. Elles enchainent les blagues "de très bon gout" tout au long du spectacle en en rajoutant parfois, mimant l'acte préliminaire ou sexuel avec tout ce qui leur tombe sous la main : un aspirateur, un extincteur. C'est pas très distingué mais en tout cas, c'est illarant! Les candidates, elles, sont au nombre de trois. La première a carrément l'air d'une professionnelle. Elle concilie la vulgarité avec le fait qu'on ne peut pas s'y tromper, c'est un bonhomme avec une pomme d'Adam et tout et tout. Quelle élégance, quelle "grasse"!! La deuxième semble tout droit tombée du nid. Elle est extrèmement timide ce qui en fait une cible de choix pour les présentatrices incendiaires, et semble tout juste majeure. La troisième, c'est là que ça se complique, est un canon de beauté. Grande, fine, des jambes interminables posées sur un sourire étincelant et ravageur. Nuls doutes que c'est elle qui va gagner. Bien plus de doute, en revanche, sur le fait que c'est, pas c'était, un homme. C'est là tout l'objet du concours. C'est un coup à remettre en question tout ce que vous savez de l'homme et de la femme!! Une fois les présentations faites, le concours débute réellement. Premier défilé, première tenue, de petites jupettes aguichantes. Dans la salle, intégralement peuplée de locaux à l'exception, encore une fois, de Yo' et moi, ça rit, ça applaudit, ça vit. A notre table, ça vit aussi, tellement que Yo' est en train d'enlasser sa voisine Septer, manipulatrice de batons enflammés sur la plage, enlasser voire embrasser goulument avant même la deuxième acte. De mon côté, j'ai aussi une voisine, Micky (Mickaela) et celle-ci est également du genre plutôt entreprenante. Sa main ne cesse de toucher la mienne, et après quelques temps nos doigts se mélangent. Difficile de résister, la gamine est trop sexy, trop sympa, et puis c'est une danseuse depuis huit ans. Une danseuse... Deuxième défilé, deuxième tenue, c'est l'heure des maillots de bain une pièce. Yo' est toujours parti dans un numéro d'échanges culturels façon bouche contre bouche. Moi, j'entame les dernières paroles avant de moi aussi passer à table. Rien de tel que quelques mots bien sentis pour encore faire monter la température. Troisième défilé, troisième tenue, toujours annoncés par les maîtresses de cérémonie avec une grande pudeur (est-ce que vous voulez en voir plus? J'entends rien!!) : les maillots de bains deux pièces larges comme Dédé à coudre. Pour Yo', on maintient le cap. Pour moi, je me lance enfin dans la farandole des langues non sans avoir dit à ma compagnonne pas nonne : "Mais j'suis timide..."
A la fin du spectacle, le jury a rendu son verdict. Etrangement, on a le droit à une égalité, certes le canon a gagné mais il doit aussi partager sa courrone de roi-reine de beauté avec la candidate numéro un. C'est à n'y rien comprendre. Entre Yo' et moi, c'est aussi un ae-xequo. Chacun part bras dessus bras dessous avec sa cavalière. Et la soirée ne fait que commencer. Il a beau être déjà une heure du matin, on est encore convié à une fête d'anniversaire qui n'a pas encore commencée et qui devrait se tenir sur le toit d'un bar restaurant du bord de plage. Y'a pire. En fait, c'est un copain de Micky qui travaille là qu'on va célèbrer. Le temps qu'il ferme la boutique et le toit est à nous. En attendant, tout le monde est sur la plage à faire ce qu'il a à faire. Je passe l'heure qui suit à être collé bouche contre bouche avec ma mignonne. Tout se déroule parfaitement bien sauf que pendant qu'elle m'embrasse, la môme n'arrête pas de m'aspirer la lèvre à m'en faire mal. Je ne comprends rien et me vois obliger de lui demander ce que c'est que cette nouvelle mode qui fait que tout le monde va vite se retrouver avec des lèvres gonflées de sang à la manière d'un suçon. Jusqu'à preuve du contraire (je vous attends les filles, prouvez moi le contraire), on ne fait pas ça en France! - "Attends mais tu ne sais pas embrasser ou quoi?!? Tout le monde fait ça ici!! - Moi, pas savoir embrasser? C'est pourtant une de mes occupations préférées quand je peux et personne ne s'en est jamais plaint, bien au contraire!! Et puis, je ne sais peut-être pas embrasser comme un philippin soit, mais si on appelle un french kiss un french kiss, ça ne peut pas m'être étranger, ça fait même partie de mon patrimoine génétique. En plus, habitant à Paris, ville parmi les villes les plus romantiques au monde, c'est peut-être toi qui devrait faire un stage!! Elle a réveillé la bête, comment veux-tu que je réagisses? Notre première dispute, bref feu de paille vite soufflé dans un nouveau baiser au clair de lune avec la mer pour témoin. Comment aurait-il pû en être autrement?
On aurait pû continuer comme ça jusqu'au petit matin mais la soirée avance au rythme où les copains-copines commencent à monter sur la terrasse du bar. Il doit être pas loin de 3h du matin et la fête d'anniversaire commence, on est reçu comme des membres de la famille. Il y a de la nourriture à profusion, de la boisson en caisses et des rires, beaucoup de rires. Apparemment, on est pas les seuls à avoir pris de l'avance. Yo' est là avec Septer mais peu après le début, je les vois qui s'éclipsent, les coquins... Yo' va enfin pouvoir passer à l'action, lui qui me dit depuis une semaine qu'il est en rût. Nous, avec Mickaela, c'est l'un contre l'autre que la soirée défile. Les rares moments où ça s'interrompt, c'est pour participer à des jeux à boire avec tous ceux qui nous entourent. Ca se passe selon un principe simple : chacun prend une bouteille de bière pleine, la descend aussi vite que possible et si tu es le premier à en venir à bout, tu as gagné, tu as le droit d'embrasser qui tu veux. Etrange rituel. Bien évidemment, moi, j'ai perdu. Et d'une je ne suis pas un buveur de bière et de deux, je suis connu pour être un coureur de fond et non un sprinter. En plus, j'ai déjà une cavalière, pas besoin d'en avoir davantage.
Pour Yo', ça aurait pû être la même. Il aurait pû s'en tenir là. Mais non, il a choisi de franchir la ligne. Apparemment mal lui en a pris. Quand il revient à la soirée, il fait vraiment une petite mine, comme s'il était passé sous une échelle un vendredi 13 attaché à un chat noir. Il a pourtant eu ce qu'il a voulu, je n'y comprends rien. En fait, c'est tout simple. Je me souviens quand lors du concours de beauté, j'étais resté abassourdi par le fait que parfois il est réellement impossible de savoir ce qui ce cache sous les jupes des filles. Pour Yo', c'est la même chose, abassourdi. Et blême. Et désabusé... Même s'il n'a pas été jusqu'au bout des investigations qu'il aurait été sage de mener, il en est sûr, Septer c'est pas une biche. Il est donc maintenant qu'il sait, impossible pour lui de se trouver ne serait-ce qu'à distance respectable du bichon. Déjà sur le même toit, c'est un tour de force. Il est amer et c'est rien de le dire. Pour un peu, il est blanco. Il est même tellement énervé qu'il essaye de me convaincre que Micky n'est pas non plus ce qu'elle dit qu'elle est. Le doute est alors de mise. Quoi faire? Douloureuse question... Je jète un coup d'oeil à ma chère et évalue. Mais non, je reste convaincu du bien-fondé de ma relation restée au dessus du niveau de la ceinture. Je vous engage d'ailleurs à évaluer par vous même son profil sur facebook dans la liste de mes ami(e)s.
La soirée se termine ainsi. Le soleil va se lever dans peu de temps. La lumière commence à remplir la plage que l'on peut commencer à admirer depuis le toit du bar. Tout le monde est fatigué ou tendu ou les deux, il est temps de rentrer reprendre des forces en attendant d'y voir vraiment clair. Je raccompagne Micky jusqu'à la porte de son hotel main dans la main. Yo' est aussi là ainsi que Prosper sans contact physique. Je dis "à demain", Yo' pense "adieu". L'avenir nous le dira.
Le réveil de 13h est douloureux. Douloureux à cause du mal au crane qu'a laissé cette soirée alcoolisée pour tous les deux, douloureux à cause de l'amertume dont Yo' est encore rempli. Moi, je suis toujours quelque part entre doute et certitude. D'une part, j'essaye de me convaincre que Mickaela n'est pas Mickael, d'autre part, c'est impossible vu ce que vit mon Yo' sans l'avoir senti venir. Mais plus ça va et plus je pense être dans le vrai, dès le réveil, je me connecte à facebook et découvre l'invitation de ma belle. C'est l'occasion de voir son profil ainsi que les photos qui l'illustrent. C'est bien la même personne que j'ai "fréquenté" hier, pas de moustache, pas de barbe, pas de pomme d'Adam, on est bon!!! Je peux donc aller sur la plage l'esprit léger. Là, comme on est en pleine heure de pointe, on peut réellement appréhender la plage. Elle est à deux visages. Le premier est coloré comme un arc en ciel menant au paradis. Le sable est d'une blancheur incroyable, blancheur qui se fond du vert au bleu à mesure que l'on s'enfonce vers les profondeurs de la mer qui est à faire rêver quand on travaille encore à la caisse de la Bank of Tokyo et qu'on a comme seul horizon trois épaisseurs de plexiglass qui vous séparent de murs marrons éclairés aux néons. Les palmiers sont une douce enfilade à perte de vue, comme pour faire de l'endroit le stéréotype parfait de la plage de rêve. Le second cependant est le côté obscur. La couleur prédominante y est le noir, comme dans "noir de monde", à trop additionner les couleurs voilà ce qu'on récolte. A l'heure où on débarque, c'est la marée haute. L'eau remonte loin sur la rive et les quelques mètres de large qui restent au sec sont eux noyés sous un flot de touristes alanguis au soleil, de jetskis près à être louer, de capitaines de bateaux près à vous emmener pour une heure ou une journée faire le tour des îles alentours, de vendeurs en tous genres. Quel côté choisir? Pas difficile de répondre. Comme d'habitude, le côté clair a ma préférence. Nous aussi donc, on lézarde au soleil. Nous aussi, on barbotte comme des idiots. Nous aussi, on s'extasie. C'est notre vrai premier jour, on ne va pas se priver et ce jusqu'au coucher de soleil qui innonde la plage d'une lumière magnifique, un régal! C'est ensuite l'heure de penser à manger. Mais avant cela, il faut qu'on repasse à la GH pour se changer et qu'éventuellement on s'enquiert du sort de Marie dont c'est déjà le dernier soir à Boracai. Quand on revient, elle est là à nous attendre, c'est charmant. Avec Yo', on est acculé dans un coin, on ne peut rien faire d'autre que d'accepter de dîner en tête à tête à tête à tête. Quatre têtes au total car Marie s'est faite une potesse qui partage son dortoir et elle vient aussi avec nous croiser le fer de nos fourchettes. Aucun problème particulier enfin pour le moment car Yo' est très préoccupé. La soirée d'hier a laissé de telles traces qu'il a dors et déjà été conclu qu'on ne l'évoque sous aucun prétexte, quel qu'il soit, même en cas de danger de mort. Et pour que cette mission discrétion se présente sous les meilleurs hospices, il faut absolument que quand on rejoint la plage, on n'aille pas vers la droite, c'est à dire vers l'endroit où se tenait le fire show la veille. Il va donc falloir trouver un prétexte. C'est pas compliqué. A peine débarqués sur le sable, Yo' et moi menons le bal, on tourne les talons vers la direction souhaitée. Mais Marie, qui ne l'entend pas de cette oreille, a bien envie d'y aller à droite. Yo' se lance alors dans un plaidoyé : - "Attends on ne va pas encore aller par là! Avec Brice, hier soir, on a déjà écumé tous les bars se trouvant dans cette direction et d'après ce qu'on peut t'en dire, c'était pas top. Ce soir, on aimerait bien aller de l'autre côté pour changer et c'est pas négociable!!" Bien joué le professionnel du camouflage de preuve!! Il ne leur a laissées aucunes options, c'est ce qu'on appelle un champion. On file donc vers la gauche jusqu'à un restaurant mongol, sans doute perdu sur la route d'Oulan Bator... Mais passons... Comme c'est la dernière de Marie, tout se passe au mieux, les sourires sont de mise, et Prosper est invisible. Ca devrait soulager Yo' mais le pauvre ne peut se défaire de l'idée que s'il la croise, c'est l'univers tout entier qui va imploser. A chaque fois qu'il a un moment loin de la présence féminine, il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'il rentre, que ce soir, c'est pas son soir. Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Ainsi, c'est alors qu'on est presque encore en train de macher que Yo' réclame l'addition et rentre à la maison se mettre à l'abri pour de bon. Pas un dernier verre, rien. C'est le premier à faire ses adieux à Marie. Moi, je n'ai pas d'alibi valable et comme en plus, je passe une bonne soirée, je préfère rester avec les miss pour un dernier verre de l'amitié. Un verre pas plus. Je suis aidé en cela par le fait que, alors qu'on est attablé, Marie repère dans la foule un ancien camarade d'unversité. Ca y est, j'ai aussi mon alibi, je les laisse rattraper le temps perdu et m'éclipse discrètement. Il est alors autour de 23h. De l'autre côté de la plage, le fire show bat son plein, je vais tenter de revoir ma môme. Mais quand j'y arrive, tous les artistes sont là sauf celle qui évidemment m'intéresse. Tant pis, on verra bien demain.
Demain donc, qui est maintenant aujourd'hui, est un nouvel hymne à Epicure. C'est pour nous, les deux parisiens qui restent, une nouvelle journée à se faire sauter la ceinture en tout bien tout honneur et à apprécier la vie de chateau de sable. C'est le premier jour sans Marie qui a quand même pris la peine de nous réveiller, bien trop tôt, pour nous saluer. Pour notre petit binome, c'est à nouveau des jours où on a plus rien à cacher qui s'annoncent, il n'y a plus de problèmes de secrets à entretenir, seulement l'éclate, l'éclate et encore l'éclate. Le soir venu, comme on est libéré du fardeau, on peut donc retourner tous les deux au fire show sans qu'il y ait de malaises. L'erreur est consommée, les souvenirs consumés. Et Micky est toujours absente. Quand je demande à Prosper (NDLR : j'écris Prosper et pas Septer car je ne me souviens jamais de son prénom. La seule chose que je sais, c'est que ça rime avec Prosper, alors ça marche et Yo' sait de qui je parle sans que j'ai besoin de préciser "le type qui avait ta langue dans sa bouche"; c'est éminemment plus diplomatique) où elle est, il me répond que Micky est partie sur Panay, son île natale qui est la grande en face de Boracai. Elle est malade et sa mère a insisté pour qu'elle aille à l'hopital. L'avant-veille, je m'en étais déjà rendu compte sans que ça me repousse, la petite couvait un sérieux rhume et était toute chaude même sans que j'y mettes du mien. Elle est partie, tant pis, peut-être sera-t-elle de retour avant que moi aussi, j'en vienne à lever le camp, on verra bien. Résultat, je suis bredouille. Prosper l'a bien compris et essaye maintenant de me faire du gringue. Sans succès, j'en rigole encore. Le type ne doute vraiment de rien et voyant que Yo' était maintenant plus que détaché, il tente encore sa chance. Deux p'tits français dans la même semaine, c'est sans doute inespéré pour le pauvre Prosper! Pauvre de ma solitude mais riche de cette journée sous le soleil, à croire qu'on ne peut pas tout avoir, on reste quand même regarder le spectacle orchestré par nos nouveaux potes. Mais l'ambiance n'y est plus... Même malgré un nouveau verre, il n'y a pas à dire, c'est retombé. C'est ainsi qu'il est minuit quand on rentre. On est toujours les seuls dans notre dortoir de quatre lits et quatre ventilateurs. Le premier est un détail, le deuxième salvateur.
Quand le soleil se relève inexorablement, c'est maintenant notre quatrième jour à Boracai. La plage principale, White Sand Beach, on peut dire qu'on en a soupé, il est grand temps d'aller se baigner ailleurs. On convient donc d'aller explorer l'autre côté de l'île, ça devrait nous faire une chouette ballade. On s'équipe donc pour passer une journée dehors en prenant tout ce qui peut être vital quand on ne sait même pas combien de temps ça risque de nous prendre. Or, en un quart d'heure montre en main, le tour est joué, l'autre rive est conquise. Là, il n'y a pas l'ombre d'un bar, pas une serviette sur la plage, rien mise à part quelques enfants qui jouent. Comment est-ce possible? Comment croire que nous ne sommes qu'à quelques encablures des hordes de corps huilés de crème solaire vendue à des prix prohibitifs dans des superettes peu scrupuleuses? C'est franchement inconcevable ce qui, au bout du compte, décuple notre bonheur d'avoir redécouvert la tranquilité. On peut donc se mettre à l'eau sans crainte de se voir heurter par un jetski, et en plus, il n'y a même pas d'oursins!! Si c'est pas malheureux... Et comme si ça ne suffisait pas, dès qu'on commence à s'immerger, les enfants viennent nous rejoindre pleins de curiosité. Là commence vraiment la partie de plaisir. Avec Yo', on fait tout ce qu'on peut imaginer pour les distraire. On plonge dans l'eau depuis le pont des bateaux qui sont amarrés là et les enfants font de même. On les fait monter sur nos épaules pour ensuite les jeter le plus haut possible. C'est tout le panel de comment distraire un enfant qui y passe. En plus, si ça les distrait, ça nous distrait aussi, tout le monde est gagnant! Ca dure comme ça plus d'une heure si bien qu'à la fin, je suis usé. Les enfants, eux, ils n'en ont que faire. Ils ont à leur disposition un clown qui fait aussi catapulte et ils n'ont jamais envie que ça se termine. Moi si. Les gamins m'a tuer. Jusqu'au retour sur le sable, j'ai beau leur dire qu'il faut que je fasses une pause sous peine de syncope, ils s'aggripent à tout ce qu'ils peuvent pour me faire rester dans l'eau. J'en ai à peu près trois par bras, deux par jambes, et cinq ou six qui s'accrochent à mon cou à la limite de m'étrangler. Increvables les gamins, bon courage aux parents d'octuplés!!! Mais ça reste la fête quand même, le soleil brille et il y a des sourires partout où je regarde. Ca compense largement le fait que je sois un vieil homme repu. D'autant qu'en plus, liberté chérie, je te prends comme tu es, avec Yo', on décide d'un retour à la GH pour satisfaire à une sieste réparatrice. Pendant trois heures!!! Quinze gamins, trois heures, il fallait bien ça. Au réveil, c'est exactement le moment du coucher de soleil. Yo' est trop crevé pour m'y accompagner, c'est en solitaire que je vais apprécier le spectacle. Magique. Le mot n'est pas trop fort. Et une fois fini, comme j'ai encore du temps avant de retrouver mon double, je ne crache pas dans la soupe et à la place, me fais faire un massage d'une heure. Un coucher de soleil, un massage, il y a des fois où on fait bien de se lever!!
La soirée qui suit n'est pas violente. On est encore sous le coup d'avoir été broyés par une armée de shtroumpfs. C'est donc par une petite promenade tranquille le long de la plage qu'on finit la journée. Le tout est de garder les forces qui nous restent, demain on a prévu de louer des vélos et, étant donnée la chaleur qu'il fait, on va en avoir besoin, pas la peine de les gaspiller. On sait aussi qu'aujourd'hui, jour de fête, c'est l'anniversaire de Prosper, et ça ne fait pas franchement envie!!!
Après donc une bonne nuit réparatrice, on concentre tout ce qu'on a d'énergie et on se lance à l'assault de Boracai, cette fois dans le sens de la longueur. Pour l'orgueuil c'est mieux, le sens de la largeur en vélo ne nous aurait valu que trois minutes de pédalage. Notre itinéraire suit la seule route de l'île. On aurait pû avoir le choix en passant par la plage en faisant fi du fait que c'est soi disant interdit, mais comme la marée est haute, c'est vite vu. Il n'y a déjà pas beaucoup de place pour prendre ses aises quand on est un piéton alors je vous dis pas quand on est un cycliste!! C'est un coup à ramasser une poignée d'allemands dans ses rayons!!! C'est ainsi parti sur la route walonnée. Eu égard à ma grande expérience cycliste dans les rues parisiennes, ça ne devrait être qu'une partie de plaisir. Mais dès les premiers coups de pédales passés, j'ouvre les vannes, c'est les grandes eaux qui reviennent, je coule à robinet ouvert. Toute la chaussée est offerte au soleil brulant et moi en dessous, j'en bave, j'en coule. Les descentes ont beau apporté leur lot de vent dans le visage, ce n'est jamais suffisamment long ou suffisamment frais pour que ça m'octroie un quelconque effet bénéfique. Qui plus est, on a beau savoir que ce serait au programme du jour depuis la veille, on a pas été fichu de s'acheter de grandes bouteilles d'eau pour étancher ce qui peut encore l'être. Mon royaume pour une bouteille d'eau, voilà tout ce à quoi je pense. La mer, la plage, les palmiers ne sont plus une carte postale, c'est juste le décor de mon agonie.
Puis, après avoir déjà perdu trois kilos, on peut enfin laisser reposer nos montures. On est arrivé à notre première étape, Kuta Beach. En un éclair, on est dans l'eau, plus dans la sueur, merveilleuse sensation de fraicheur. Il y a là quelques touristes philippins qui s'amusent dans les petites vagues. Ils sont déjà loins quand on pense qu'il est temps de partir se chercher une boisson fraiche. On sait que dès qu'on va quitter les eaux translucides, le soleil va encore nous faire mijoter à feu vif. Dure réalité. Pas si dure quand on sait qu'on a que la plage à traverser pour s'offrir l'objet de nos désirs mais dure quand même. Une fois dans le bar, c'est au litre qu'on descend les consommations. C'est comme une récompense, comme la bouteille de champagne offerte aux vainqueurs d'étape. C'est sucré, frais à s'en bruler la gorge, c'est plaisir! Mais, comme on habite pas là et que l'odyssée cycliste n'en est encore qu'à son presque commencement, il faut se remettre le pied à l'étrier, refaire monter la pression dans cette cocotte minute qu'est mon enveloppe charnelle. De nouvelles montées, de nouvelles descentes, puis sur le bas-côté un panneau écrit à la main qui indique "Bat Cave", la grotte aux chauves-souris. Une grotte? super! D'autant que ça doit être à l'abri de la chaleur, c'est exactement ce qu'il nous faut. Seulement, pour aller à la Bat Cave, il faut encore quitter la route principale et s'aventurer loin de l'asphalte sur des chemins plus prévus pour des zébus que pour les frèles pneus sensés nous porter jusque là. Mais soit, puisqu'il faut en passer par là, qu'il en soit ainsi! S'il faut faire hurler à la mort nos engins, qu'ils hurlent donc, là-bas devant, il fait frais et c'est tout ce qui compte! Au bord du chemin sur lequel on se démène maintenant, on croise deux locaux qui paressent à l'ombre. On se dit bonjour comme c'est la coutume et les deux types se proposent d'être nos guides en précisant bien que c'est nécessaire si on veut d'une part trouver la grotte et d'autre part en sortir vivant. J'exagère un poil mais c'est la dramaturgie qui veut ça... Nous, en bonne tête de bois, on ne nous la fait pas. Un guide obligatoire? Tu ne serais pas en train de nous la faire à l'envers? Regarde nous donc partir pour voir un peu si c'est obligatoire!! De toute façon, sur le chemin, il y a toujours d'autres locaux à qui on peut demander notre route si vraiment on est perdu; et puis comme il n'y a qu'une seule direction possible, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va se perdre! D'ailleurs, on finit par trouver comme des grands le petit sentier qui mène à la grotte en taillant à travers la forêt. Il faut laisser là les vélos, non sans avoir donner au préalable à un gamin quelques roupies comme pour s'acquitter d'un ticket de parking. C'est pas bien méchant, de toutes façons, on est arrivé, je sens la fraicheur à portée de tir.
On est à pieds. La forêt devant nous est dense au possible et le sentier y serpente dans une nouvelle montée. Tout autour, les cris d'animaux plus bizarres les uns que les autres contribuent à créer une ambiance aventureuse. Il n'y avait pas d'autres vélos sur le "parking", pas de voitures, rien. Il n'y a qu'un pas à dire qu'on est seuls au monde. Après quelques minutes à enjamber les arbres, à chasser les moustiques trop collant, on y est, la bouche de la grotte est grande ouverte devant mes yeux un brin inquiets. L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité. Pour entrer dans la grotte, c'est déjà tout un numéro d'équilibriste. Les rochers glissants jonchent le sol, il faut les escalader un à un pour appréhender ce qui nous attend à l'intérieur. Et à l'intérieur justement, c'est toujours le même chaos minéral sauf que cette fois, ça ne descend plus en pente douce mais en presque vertical, les rochers ne sont plus petits et humides, ils sont énormes et mouillés, la lumière très vite s'estompe pour laisser la place à ce qui pourrait très bien être un puit sans fond vers les portes de l'enfer. C'est donc clair et net, je suis inquiet. J'en fais part à Mr Yo'. Lui, compréhensif en écoutant mes doutes devant le peut-être Everest qu'il nous faut descendre pour mener à bien notre aventure, propose de reprendre le chemin qui poursuivait encore sa course jusqu'un peu plus haut dans la montagne. Merci de proposer un plan B! Qu'on aille donc voir!! En effet, il avait raison, ça poursuit plus haut jusqu'à une seconde entrée. Là, même si c'est toujours un peu casse-croutes, c'est quand même un peu plus accessible. On se jète donc dans la gueule du monstre. Prenant bien garde de ne pas glisser, on descend petit à petit jusqu'à atteindre le bout du tunnel. De là, on voit encore l'entrée, ça n'était pas si profond que ça. Mais, d'un autre côté, il faut se rendre à l'évidence, cette grotte n'est pas la Bat Cave, c'est la P'tite Cave et c'est tout! Pas l'ombre d'une chauve-souris, pas d'odeurs de fientes, c'est pas bon, c'était l'autre, et merde... Personnellement, la vue de la première cave n'a laissé qu'une trace indélébile en forme de sens interdit. Je ne le sens pas, pas du tout même. Quand on repasse devant la première entrée, je sais que ce n'est pas pour moi, pas aujourd'hui. Mais Yo', lui, il est motivé pour deux. Ca ne lui fait pas peur, ou en tout cas pas plus que ça. Il décide donc de partir en solo, moi en lui ayant bien précisé qu'il était indispensable qu'on reste au moins en contact sonore. Si par malheur quelque chose arrivait, que je l'entendes au moins crier pourrait faire la différence. Il s'élance. Petit à petit il s'enfonce. Il s'enfonce tellement qu'après peu de temps, je n'arrive plus à le voir, caché qu'il est derrière les rochers qu'il descend avec prudence. Seule sa voix est toujours là, jusque là tout roule même si ce n'est pas une partie de plaisir. Il descend jusqu'au point où on ne voit plus assez pour progresser. C'est qu'en bons touristes, comme j'en ai maintenant l'habitude chaque fois que je finis dans une grotte, personne n'a anticipé qu'il serait de bon ton de partir avec une lampe de poche. Il est obligé de rebrousser chemin, c'est déjà suffisamment téméraire que d'être descendu si loin. Mais l'aide extérieur n'est pas loin... Alors qu'il entame sa remontée, des voix se font entendre dans la forêt et s'amplifient. Il s'agit d'un couple d'asiatiques qui fait les choses biens, puisqu'ils sont eux accompagnés d'un guide. Ils sont déterminés à explorer la grotte, moi, toujours pas. C'est à leur tour de s'enfoncer et quand ils rejoignent le Yo', ils le prennent sous leur aile, c'est gentil à eux. Moi, je continue donc à sècher pendant la petite heure que dure leur évolution acrobatique. Au retour, Yo' est tout excité. Il a vu des quantités de chauves souris mais ça ne s'est pas arrêté là, loin s'en faut. Tout en bas de la grotte, il y avait un petit lac. Yo' qui avait bien chaud, a senti en lui l'envie d'aller faire trempette. Le guide, voyant ça, n'a pû que le prévenir du danger qui le guettait : le lac est infesté de serpents. C'était vrai! D'après ce que m'a dit Yohann, sitôt dit, sitôt braqué sa lampe à la surface de l'eau. Là, nageant en attendant quelques proies, pleins de serpents rayés de bleu et de blanc, le pauvre en aurait mouillé son maillot de bain sans mettre se tremper un orteil. Et moi, avec tout ça, c'est pas du soulagement mais de la déception qui me gagne. Moi aussi, je voulais les voir les serpents!! Tant pis ou peut-être tant mieux, avec ma gaucherie légendaire, j'aurais aussi vite pû tomber dans le lac par accident comme on tombe dans une piscine avec tous ses effets personnels!! C'est mi-figue mi-raisin sec que je quitte la Bat Cave. Je sais d'avance que ça ne va pas durer surtout pour le côté sec.
A peine retourné sur le vélo, la fontaine reprend. La Bat Cave étant le point le plus loin auquel on peut se rendre depuis chez nous, j'en déduis qu'on est sur le retour. Un retour peinard, c'est ça qu'il nous faut, c'est à ça qu'on s'attache. Une nouvelle pause boisson fraiche et sucrée plus tard, on s'accorde une nouvelle baignade depuis une nouvelle plage pas loin d'être déserte. Là, je garde mon T-shirt pour aller à l'eau. De toutes façons, il est déjà trempé, ça ne peut pas être pire; le soleil est toujours brulant, un T-shirt, ça vaut une bonne crème solaire indice 60! Je ne trempe plus dans mon jus mais dans la grande bleue, c'est beaucoup mieux. Cette petite baignade nous a tout requinqué. Pour un peu, je pourrais retrouver mes jambes d'antan. Dommage, la plage depuis laquelle on se baigne est à un rocher de distance de White Sand Beach. En trois coups de pédale en longeant la mer, les bars recommencent à s'enfiler, on est arrivé. Il est 17h et quelques, c'est en plus l'heure de l'apéritif, bien que White Sand soit peuplée comme jamais, on peut quand même trouver des motifs de statisfaction! On laisse donc nos vélos se remettre sur le sable et on s'installe à la "Kasbah". Le choix a été vite vu car les tenanciers ont le bon gout de mettre des canapés remplis de coussins à même le sable avec comme seule perspective l'océan. Qui plus est, ils ont un concept de l'happy hour excellent, tout tient de la chance, c'est à pile ou face. Si tu tombes pile, tu ne perds pas la face et tu gagnes à boire ton cocktail gratuitement. Si tu perds, tu raques, c'est que t'as pas de veine. Avec Yo', on se fait donc servir deux cocktails couteux avant de voir si on est heureux au jeu. Yo' commence et perds. Je suis et perds aussi. Mais dans ces cas là, le revers de la médaille, c'est que malheureux au jeu... C'est bien de pouvoir se donner bonne conscience en se faisant délester de son pognon! Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à de la bonne musique, à un coucher de soleil de folie, à avoir du sable entre les orteils.
Maintenant qu'il fait nuit, il faut rendre les vélos. Contrairement au matin, la marée est basse, les baigneurs sont partis prendre des douches, on a tout loisir de rentrer côté plage. Ca file tout seul, le clapot de l'eau nous accompagne, c'est plat, c'est nettement plus exaltant.
La soirée qui suit est, bien que ce soit la dernière ensemble, tranquille; je suis encore rincé d'un nouveau réveil à 9h. Avec Yo', on se remémore les jours heureux où on partageait tout du lever au coucher.On s'endors comme des bébés à l'heure où d'habitude on a plutôt un verre à la main. A partir de maintenant, Boracai promet d'être plus studieuse.
Le réveil de 10h sonne les aux revoirs. On a juste le temps d'engouffrer le petit déjeuner que Yohann doit partir. Et à l'issue, ça y est, ça faisait un bail que ça n'était pas arrivé, je revoyage en solo ce que j'appréhende un peu. Ca ne veut pas dire que ça m'effraie mais simplement que jusqu'alors, Boracai était un terrain de jeu, et maintenant ça va se transformer en salle de classe.
En ce jour, je me remets à l'écriture comme c'est pas permis. En France, il y a des lois pour protéger les travailleurs, aux Philippines, je ne pense pas que ce soit d'actualité. Toute ma journée, je tape, je relate, je me remémore. Et, comme j'ai de plus en plus de retard, je m'efforce d'écrire en plus sur des feuilles de papier le résumé de mes journées sachant que ce qui devait être un résumé se mue automatiquement en des dissertations infinies.
Entre le stylo et le clavier, j'ai donc deux fois plus de travail, deux fois plus de mal à rattraper mon oisiveté passée même si j'y passe le plus clair de mon temps. Jusqu'au coucher du soleil, je ne m'offre qu'une courte pause pour aller mettre la tête dans l'eau et m'arranger un nouveau rendez-vous pour le lendemain avec Jo-Ann, ma masseuse attitrée, en sachant qu'entre les massages et les baignades, il va s'agir de rebondir et d'aller de l'avant quant à la suite du programme.
Et manque de bol, ça coincide avec le retour de la pluie...
Jusqu'à aujourd'hui, chaque soir, on voyait les orages de loin. On restait au sec, ça faisait un joli spectacle. Mais maintenant, c'est juste au dessus de ma tête quand je vais dîner. Et ça mouille! Au retour à la GH, il pleut encore. Dans le dortoir au premier étage, dans lequel je suis tout seul avec mes quatres ventilateurs, la pluie donne un concert à très fortes décibels en s'échouant sur le toit juste au dessus.
Pour les perspectives d'itinérance, c'est pas reluisant, pour passer une bonne nuit, ça berce.
Au saut du lit, le temps est toujours à la grisouille. Il ne pleut plus mais ça menace comme une grippe porcine. C'est la première fois que dès le matin une chappe de strato-cumulus bouche le ciel, il en faut plus pour que ça me déprime. Je pourrais très bien rester au lit mais non, le devoir m'appelle. Il y a deux jours, quand avec Yo' on s'est lancé dans le tour de Boracai cycliste, Jo-Ann célébrait en grande pompe les deux ans de Jay-Jay, son fils. La veille encore, alors que je me faisais masser, Jo-Ann nous avait invité à passer dire bonjour. C'était en tout bien tout honneur, ça sentait bon le gouter avec tous les marmots enjoués de l'île, ça aurait pû nous faire une excellente pause autant que plaisir à notre hôte. Mais sur le moment, alors qu'on était tout dégoulinant d'effort, on s'était dit qu'on était peut-être pas dans les meilleures dispositions pour faire une bonne impression autant que pour jouer avec des dizaines de gamins excités au sucre. Jo-Ann n'a pas oublié quand, hier, j'ai pris rendez-vous pour aujourd'hui, elle m'en a presque fait le reproche. C'est donc tout naturellement qu'en cette matinée de grisaille, je ne vois pas d'autre alternative que de lui faire une petite visite surprise comme au bon vieux temps des amis parigos quand je débarquais sans prévenir le dimanche après-midi. Aussi, je me dois d'être l'invité modèle. Après avoir acheté un maillot de basket taille "deux ans" pour Jay-Jay, je débarque. Il y a là, Jay-Jay qui joue dans le modeste jardinet, Auguste, son mari opéré peu avant du tendon d'achille qui se remet de son opération assis dans un siège à bascule et Jo-Ann qui est occupée à faire la conversation à une de ses voisines. Dès qu'elle me voit arriver, c'est avec des "bienvenus" plein le sourire qu'elle m'accueuille. Jay-Jay, qui a bien compris que le maillot était trop petit pour son père, me fait aussi un accueuil triomphal. Auguste est tout surpris de me voir mais c'est aussi agréablement qu'il m'invite à m'assoir à ses côtés. Pendant ce temps, Jo-Ann qui doit compenser l'infirmité temporaire de son auguste Auguste, s'active dans la maison. Quand elle revient, c'est pour nous dire de passer à table. Etre plus gêné que moi à ce moment là, c'est pas possible. La famille a beau être modeste, ils ont concocté un festin qu'il va être difficile de réduire en miettes tant la table est colonisée par les plats de poisson, de viande, de légumes. Il y a de quoi nourrir un bataillon de boulimiques! Je m'installe donc à table et ne peux décemment pas faire autrement que de tester l'élasticité de mon estomac en le gavant comme celui d'une oie périgourdine. Et comme pendant ce temps là, tous les voisins ont l'air de s'être donné le mot pour observer l'animal exotique qui se remplit la panse, je ne suis pas encore parti!! Après le repas, je passe deux heures à faire des allers-retours entre Jo-Ann que je ne peux remercier assez et tout le village pour qui je fais le clown ou le singe savant. A l'heure de partir, je confirme à mon hotesse qu'elle n'en a pas encore fini avec moi eu égard à mon rendez-vous du soir. Je rentre en direction l'hotel ne me souciant que peu des nuages, la tête raffraichie de ces dizaines de rencontres. Alors que j'y suis presque, je me dis qu'il serait presque dommage de ne pas me mettre à l'eau ne serait-ce que pour évacuer quelques unes des milliards de calories que je viens d'ingérer. Peu importe les conseils de grand-mère, après le repas, on peut nager!!! J'ai donc le choix entre White Sand et ses sandwisheries d'une part, et la plage déserte où on a joué avec les gamins quand Yo' était encore de ce monde insulaire d'autre part. Où croyez-vous donc que je suis allé tremper ma couenne? Les enfants et les sourires, bien sur!!! Quand j'y arrive, la pluie commence à tomber, la belle affaire! Les enfants sont toujours là et ils ne m'ont pas oublié de quelques jours plus tôt. Je suis donc contraint à une nouvelle séance de lancer de nains, le temps pour eux d'en redemander, le temps pour moi d'être sur les rotules. Il est 16h quand je suis finalement dans mon refuge, mon dortoir. Le concert aquatique sonne toujours le "la". C'est à 21h et à l'issue d'une nouvelle session rédactionelle que le tintamare s'arrête. Une accalmie? Vite, à table! Table de massage bien sûr!! Jo-Ann est là, à m'attendre sur le pied de guerre, je n'ai plus qu'à lui rendre la monnaie de sa pièce. Mon T-shirt saute, je m'allonge et ronronne. Pas mal pour cloturer la journée. Les massages de fins de soirée sont bien accueillis mais s'il te prend de vouloir me masser dès le réveil dès mon retour, je prends aussi!!! A bon lecteur, bon entendeur...
Aujourd'hui, c'est dimanche, jour du repos du seigneur. La grasse matinée est de mise, il est 10h quand je prends le petit déjeuner à la GH. Le temps s'est dégagé un peu, hauts les coeurs. Autour de la table, je rencontre deux américains Bob et Andrew. Ils ne sont là que depuis la veille et ont encore tout à découvrir. Bob et Andrew ont un hobby dans la vie : le golf. Presque naturellement, alors que la conversation tourne autour, ils me proposent de me joindre à eux pour tester le seul 18 trous de l'île. Belle initiative quoi qu'un peu étrange sur cette île toute dévouée à la baignade, j'accepte pour le meilleur et pour le pire surout en ce qui concerne les fairways... Ma seule expérience de swing était à Bangkok cinq mois plus tôt et au cours de ce premier tatonement, mon ratio tir tenté / tir réussi était famélique. C'est donc plus par gout du rire que par gout de la performance sportive que je les accompagne.
Sur Boracai, le parcours de golf est annexé à un hotel quatre étoiles. Chaque fois que j'inspire, j'ai l'impression que ça sent plus le billet vert que la verte pelouse. Le parcours, cela dit, est splendide. Ca serpente entre les collines, entre les palmiers, chaque brin d'herbe est agencé en harmonie avec ses voisins brins d'herbe. Andrew et Bob dispose chacun de l'équipement complet, une douzaine de clubs scintillant au soleil. Moi, pauvre gaucher débutant, je me fais prêter trois clubs par le club house, un bois, un fer, et un putter. Et le numéro commence! Alternativement, je rate la balle ou fais des trous dans le sol. Mon premier trou, un par 4, ce qui signifie que si tu maîtrises ton sujet, tu peux mettre la balle dans le trou en quatre coups, se termine en la bagatelle de 21 tentatives plus vaines les unes que les autres! Au départ, les américains étaient morts de rire, mais plus le temps passe et plus ils s'impatientent de me voir me contortionner pour arriver à rien. Je suis leur boulet. Personnellement, je m'amuse bien même si je savais, dès le départ de la GH, que Bob et Andrew était plus des rencontres d'un jour que des potes de toujours. Mettre leur patience à bout m'apporte quelque satisfaction! Seulement après trois trous que je boucle en plus d'une demie heure, mes 'ricains décident de passer à la vitesse supérieure. Moi, j'ai carte blanche, tout seul sur ce parcours magnifique pour millionnaires en mal de trous. Je continue à tenter ma chance jusqu'au moment où, il fallait s'en douter, le golf tout seul, sans des potes avec qui se fendre la poire, c'est chiant comme la mort. Ainsi, sans demander mon reste ni savoir où sont Bob et Andrew, je rends les armes et retourne à la maison où le jeu va maintenant consister à les éviter autant que possible. Je reprends mon rôle de scribe dans mon dortoir personnel, je n'en sors qu'à 22h quand je me décide enfin à aller dîner.
Sur le chemin du retour, je croise deux jeunes femmes complètements allumées. Il n'est pas encore 23h et les belles ont déjà du mal à marcher droit. A leur vue, je ne peux m'empêcher de leur faire un sourire complice et de leur demander si tout va pour le mieux. Elles s'arrêtent alors et on commence à parler deux minutes, le temps pour elles de se placer sur ma gauche et sur ma droite. La suite, on a même pas encore eu le temps d'échanger nos prénoms que les deux demoiselles m'aggrippent chacune un bras. La seule chose que je sais alors d'elles, c'est qu'elles sont de Manille, en vacances à Boracai pour dix jours, et que la soirée ne fait que débuter... Je suis à la merci du démon tentateur... Moi qui voulait une soirée tranquille avant d'aller voir là-bas si j'y suis dès demain, j'ai l'impression que c'est raté, encore fallait-il que je puisses anticiper la tornade qui s'abat sur moi. Avec une fille de chaque côté, je suis téléguidé. Si elles veulent me faire me diriger vers la gauche ou la droite , elles n'ont qu'à me faire pivoter. On descend la plage entre petits bisous, rires nerveux et des interrogations plein mon cortex. Qu'est ce qui m'arrive? Quel magnétisme m'habite? Je ne peux rien faire d'autre que de suivre aussi activement que possible la partition qui s'écrit sous mes yeux. - "Où va-t-on?", je demande. Les petits rires me renvoyent ma question. J'y vois un peu plus clair quand on entre tous les trois dans un hotel luxueux du front de mer. C'est là qu'elles habitent. On passe le réceptionniste, monte dans l'ascenseur, et entame des débats fougueux. A l'entrée dans leur chambre double, je remarque le foutoir fait de piles de sous-vêtements et maillots de bain de toutes les couleurs avec pour seul trait commun, un gout prononcé pour le minusculement affriolant. La surface de tissus est minuscule, tout est affriolant. Je suis immédiatement jeté sur le lit le plus proche, on tire le rideau à défaut de mettre un carré blanc dans le coin en bas à droite.
Je sors de la chambre vers 2h30 du matin. Je ne sais pas à quel point c'est agréable ou désagréable mais j'ai la sensation inédite d'avoir été abutilisé. Je suis tout propre d'avoir fini dans leur baignoire mais je me sens tout souillé. Les demoiselles, et ç'en sont, ne sont pas des professionnelles puisqu'elles ne m'ont jamais demandé autre chose que d'être leur chose. Je suis tout chose et c'est rien de le dire! Moi qui avait prévu de boucler mes affaires le lendemain matin, il va falloir repenser ça, j'ai besoin de repos!
C'est d'autant plus vrai qu'en ce nouveau jour, il pleut de re-chef. Pas facile de mettre le couvert si la blanquette prévue se remplit d'eau jusqu'à devenir une soupe. Ca fait un peu mal au coeur de se dire que je passe une nouvelle journée à Boracai où je n'ai plus rien à découvrir après avoir vraiment fait le tour de la question, mais il y a pire. Au moins ici, tout est accessible : la plage, les restaurants, un dortoir dans lequel je monopolise toujours tous les ventilateurs pour avoir de l'air frais en stéréo, tout le confort pour le touriste chevronné qui en est parfois privé. Je profite donc en faisant un peu des trois. Je me baigne comme si c'était la dernière fois. Je me remplis le ventre comme si c'était la dernière fois. Je dors comme si c'était la dernière fois. J'écris en sachant que j'ai encore beaucoup de pain sur la planche. Le tout est d'éviter de trop trainer pour ne pas retomber ni sur Prosper ni sur celles qui ont fait de moi leur marionnette. Micky est toujours à Panay. La journée est, même si elle se passe bien, la plus ennuyeuse depuis longtemps. Je ne parle à quelqu'un que pour commander à manger. Vivement que ça change! Demain, c'est maintenant sur et certain, je ne m'apeusantis pas, je me mets en marche dès le lever! Une journée comme ça, c'est appréciable si on voit le verre à moitié plein, mais à recommencer l'expérience, c'est un coup à vieillir trop vite et à compter les gouttes de pluie si jamais elle continue de tomber. Je me couche donc avec les poules (c'est une expression), Panay, serre les fesses, j'arrive à toute vitesse!
Au saut du lit, le temps est toujours à la grisouille. Il ne pleut plus mais ça menace comme une grippe porcine. C'est la première fois que dès le matin une chappe de strato-cumulus bouche le ciel, il en faut plus pour que ça me déprime. Je pourrais très bien rester au lit mais non, le devoir m'appelle. Il y a deux jours, quand avec Yo' on s'est lancé dans le tour de Boracai cycliste, Jo-Ann célébrait en grande pompe les deux ans de Jay-Jay, son fils. La veille encore, alors que je me faisais masser, Jo-Ann nous avait invité à passer dire bonjour. C'était en tout bien tout honneur, ça sentait bon le gouter avec tous les marmots enjoués de l'île, ça aurait pû nous faire une excellente pause autant que plaisir à notre hôte. Mais sur le moment, alors qu'on était tout dégoulinant d'effort, on s'était dit qu'on était peut-être pas dans les meilleures dispositions pour faire une bonne impression autant que pour jouer avec des dizaines de gamins excités au sucre. Jo-Ann n'a pas oublié quand, hier, j'ai pris rendez-vous pour aujourd'hui, elle m'en a presque fait le reproche. C'est donc tout naturellement qu'en cette matinée de grisaille, je ne vois pas d'autre alternative que de lui faire une petite visite surprise comme au bon vieux temps des amis parigos quand je débarquais sans prévenir le dimanche après-midi. Aussi, je me dois d'être l'invité modèle. Après avoir acheté un maillot de basket taille "deux ans" pour Jay-Jay, je débarque. Il y a là, Jay-Jay qui joue dans le modeste jardinet, Auguste, son mari opéré peu avant du tendon d'achille qui se remet de son opération assis dans un siège à bascule et Jo-Ann qui est occupée à faire la conversation à une de ses voisines. Dès qu'elle me voit arriver, c'est avec des "bienvenus" plein le sourire qu'elle m'accueuille. Jay-Jay, qui a bien compris que le maillot était trop petit pour son père, me fait aussi un accueuil triomphal. Auguste est tout surpris de me voir mais c'est aussi agréablement qu'il m'invite à m'assoir à ses côtés. Pendant ce temps, Jo-Ann qui doit compenser l'infirmité temporaire de son auguste Auguste, s'active dans la maison. Quand elle revient, c'est pour nous dire de passer à table. Etre plus gêné que moi à ce moment là, c'est pas possible. La famille a beau être modeste, ils ont concocté un festin qu'il va être difficile de réduire en miettes tant la table est colonisée par les plats de poisson, de viande, de légumes. Il y a de quoi nourrir un bataillon de boulimiques! Je m'installe donc à table et ne peux décemment pas faire autrement que de tester l'élasticité de mon estomac en le gavant comme celui d'une oie périgourdine. Et comme pendant ce temps là, tous les voisins ont l'air de s'être donné le mot pour observer l'animal exotique qui se remplit la panse, je ne suis pas encore parti!! Après le repas, je passe deux heures à faire des allers-retours entre Jo-Ann que je ne peux remercier assez et tout le village pour qui je fais le clown ou le singe savant. A l'heure de partir, je confirme à mon hotesse qu'elle n'en a pas encore fini avec moi eu égard à mon rendez-vous du soir. Je rentre en direction l'hotel ne me souciant que peu des nuages, la tête raffraichie de ces dizaines de rencontres. Alors que j'y suis presque, je me dis qu'il serait presque dommage de ne pas me mettre à l'eau ne serait-ce que pour évacuer quelques unes des milliards de calories que je viens d'ingérer. Peu importe les conseils de grand-mère, après le repas, on peut nager!!! J'ai donc le choix entre White Sand et ses sandwisheries d'une part, et la plage déserte où on a joué avec les gamins quand Yo' était encore de ce monde insulaire d'autre part. Où croyez-vous donc que je suis allé tremper ma couenne? Les enfants et les sourires, bien sur!!! Quand j'y arrive, la pluie commence à tomber, la belle affaire! Les enfants sont toujours là et ils ne m'ont pas oublié de quelques jours plus tôt. Je suis donc contraint à une nouvelle séance de lancer de nains, le temps pour eux d'en redemander, le temps pour moi d'être sur les rotules. Il est 16h quand je suis finalement dans mon refuge, mon dortoir. Le concert aquatique sonne toujours le "la". C'est à 21h et à l'issue d'une nouvelle session rédactionelle que le tintamare s'arrête. Une accalmie? Vite, à table! Table de massage bien sûr!! Jo-Ann est là, à m'attendre sur le pied de guerre, je n'ai plus qu'à lui rendre la monnaie de sa pièce. Mon T-shirt saute, je m'allonge et ronronne. Pas mal pour cloturer la journée. Les massages de fins de soirée sont bien accueillis mais s'il te prend de vouloir me masser dès le réveil dès mon retour, je prends aussi!!! A bon lecteur, bon entendeur...
Aujourd'hui, c'est dimanche, jour du repos du seigneur. La grasse matinée est de mise, il est 10h quand je prends le petit déjeuner à la GH. Le temps s'est dégagé un peu, hauts les coeurs. Autour de la table, je rencontre deux américains Bob et Andrew. Ils ne sont là que depuis la veille et ont encore tout à découvrir. Bob et Andrew ont un hobby dans la vie : le golf. Presque naturellement, alors que la conversation tourne autour, ils me proposent de me joindre à eux pour tester le seul 18 trous de l'île. Belle initiative quoi qu'un peu étrange sur cette île toute dévouée à la baignade, j'accepte pour le meilleur et pour le pire surout en ce qui concerne les fairways... Ma seule expérience de swing était à Bangkok cinq mois plus tôt et au cours de ce premier tatonement, mon ratio tir tenté / tir réussi était famélique. C'est donc plus par gout du rire que par gout de la performance sportive que je les accompagne.
Sur Boracai, le parcours de golf est annexé à un hotel quatre étoiles. Chaque fois que j'inspire, j'ai l'impression que ça sent plus le billet vert que la verte pelouse. Le parcours, cela dit, est splendide. Ca serpente entre les collines, entre les palmiers, chaque brin d'herbe est agencé en harmonie avec ses voisins brins d'herbe. Andrew et Bob dispose chacun de l'équipement complet, une douzaine de clubs scintillant au soleil. Moi, pauvre gaucher débutant, je me fais prêter trois clubs par le club house, un bois, un fer, et un putter. Et le numéro commence! Alternativement, je rate la balle ou fais des trous dans le sol. Mon premier trou, un par 4, ce qui signifie que si tu maîtrises ton sujet, tu peux mettre la balle dans le trou en quatre coups, se termine en la bagatelle de 21 tentatives plus vaines les unes que les autres! Au départ, les américains étaient morts de rire, mais plus le temps passe et plus ils s'impatientent de me voir me contortionner pour arriver à rien. Je suis leur boulet. Personnellement, je m'amuse bien même si je savais, dès le départ de la GH, que Bob et Andrew était plus des rencontres d'un jour que des potes de toujours. Mettre leur patience à bout m'apporte quelque satisfaction! Seulement après trois trous que je boucle en plus d'une demie heure, mes 'ricains décident de passer à la vitesse supérieure. Moi, j'ai carte blanche, tout seul sur ce parcours magnifique pour millionnaires en mal de trous. Je continue à tenter ma chance jusqu'au moment où, il fallait s'en douter, le golf tout seul, sans des potes avec qui se fendre la poire, c'est chiant comme la mort. Ainsi, sans demander mon reste ni savoir où sont Bob et Andrew, je rends les armes et retourne à la maison où le jeu va maintenant consister à les éviter autant que possible. Je reprends mon rôle de scribe dans mon dortoir personnel, je n'en sors qu'à 22h quand je me décide enfin à aller dîner.
Sur le chemin du retour, je croise deux jeunes femmes complètements allumées. Il n'est pas encore 23h et les belles ont déjà du mal à marcher droit. A leur vue, je ne peux m'empêcher de leur faire un sourire complice et de leur demander si tout va pour le mieux. Elles s'arrêtent alors et on commence à parler deux minutes, le temps pour elles de se placer sur ma gauche et sur ma droite. La suite, on a même pas encore eu le temps d'échanger nos prénoms que les deux demoiselles m'aggrippent chacune un bras. La seule chose que je sais alors d'elles, c'est qu'elles sont de Manille, en vacances à Boracai pour dix jours, et que la soirée ne fait que débuter... Je suis à la merci du démon tentateur... Moi qui voulait une soirée tranquille avant d'aller voir là-bas si j'y suis dès demain, j'ai l'impression que c'est raté, encore fallait-il que je puisses anticiper la tornade qui s'abat sur moi. Avec une fille de chaque côté, je suis téléguidé. Si elles veulent me faire me diriger vers la gauche ou la droite , elles n'ont qu'à me faire pivoter. On descend la plage entre petits bisous, rires nerveux et des interrogations plein mon cortex. Qu'est ce qui m'arrive? Quel magnétisme m'habite? Je ne peux rien faire d'autre que de suivre aussi activement que possible la partition qui s'écrit sous mes yeux. - "Où va-t-on?", je demande. Les petits rires me renvoyent ma question. J'y vois un peu plus clair quand on entre tous les trois dans un hotel luxueux du front de mer. C'est là qu'elles habitent. On passe le réceptionniste, monte dans l'ascenseur, et entame des débats fougueux. A l'entrée dans leur chambre double, je remarque le foutoir fait de piles de sous-vêtements et maillots de bain de toutes les couleurs avec pour seul trait commun, un gout prononcé pour le minusculement affriolant. La surface de tissus est minuscule, tout est affriolant. Je suis immédiatement jeté sur le lit le plus proche, on tire le rideau à défaut de mettre un carré blanc dans le coin en bas à droite.
Je sors de la chambre vers 2h30 du matin. Je ne sais pas à quel point c'est agréable ou désagréable mais j'ai la sensation inédite d'avoir été abutilisé. Je suis tout propre d'avoir fini dans leur baignoire mais je me sens tout souillé. Les demoiselles, et ç'en sont, ne sont pas des professionnelles puisqu'elles ne m'ont jamais demandé autre chose que d'être leur chose. Je suis tout chose et c'est rien de le dire! Moi qui avait prévu de boucler mes affaires le lendemain matin, il va falloir repenser ça, j'ai besoin de repos!
C'est d'autant plus vrai qu'en ce nouveau jour, il pleut de re-chef. Pas facile de mettre le couvert si la blanquette prévue se remplit d'eau jusqu'à devenir une soupe. Ca fait un peu mal au coeur de se dire que je passe une nouvelle journée à Boracai où je n'ai plus rien à découvrir après avoir vraiment fait le tour de la question, mais il y a pire. Au moins ici, tout est accessible : la plage, les restaurants, un dortoir dans lequel je monopolise toujours tous les ventilateurs pour avoir de l'air frais en stéréo, tout le confort pour le touriste chevronné qui en est parfois privé. Je profite donc en faisant un peu des trois. Je me baigne comme si c'était la dernière fois. Je me remplis le ventre comme si c'était la dernière fois. Je dors comme si c'était la dernière fois. J'écris en sachant que j'ai encore beaucoup de pain sur la planche. Le tout est d'éviter de trop trainer pour ne pas retomber ni sur Prosper ni sur celles qui ont fait de moi leur marionnette. Micky est toujours à Panay. La journée est, même si elle se passe bien, la plus ennuyeuse depuis longtemps. Je ne parle à quelqu'un que pour commander à manger. Vivement que ça change! Demain, c'est maintenant sur et certain, je ne m'apeusantis pas, je me mets en marche dès le lever! Une journée comme ça, c'est appréciable si on voit le verre à moitié plein, mais à recommencer l'expérience, c'est un coup à vieillir trop vite et à compter les gouttes de pluie si jamais elle continue de tomber. Je me couche donc avec les poules (c'est une expression), Panay, serre les fesses, j'arrive à toute vitesse!
Ce qu'on appelle le paradis dans les brochures d'agences de voyage est enfin là.
Le voyage avec un gout de vacances, voilà un truc auquel je peux bien me plier.
Rappelons-nous comment procéder.
Une plage. Du sable fin et Blanc.
Au dessus, une serviette délicatement posée.
Derrière, des palmiers et autres cocotiers par centaines ainsi que des bars gentiments bien achalandés.
Devant, la mer, pure, cristalline avec un doux clapot pour adoucir des moeurs déjà pas biens violentes.
Et au milieu, des doigts de pieds en éventail qui, si c'en est trop, iront se faire délicatement masser.
Trop dure la vie de brochure...
Et ça se mérite!! Voilà pas deux minutes qu'on a mis nos pieds chaussés sur le sable après plus d'une journée de bataille navale qu'il faut encore qu'on trouve un toit sufisamment plaisant pour qu'on puisse faire fructifier le décor que je viens de décrire. Notre petite bande est constituée de trois larrons ou larronnes: Yo', Marie et moi-même. Trois, ce n'est pas énorme, ça ne devrait pas être compliqué de contenter tout le monde. Je me trompe... Alona Beach sur l'île de Bohol est un des endroits les plus touristiques des Philippines. Ca pulule d'hotels, de restaurants, de bars, de clubs de plongée. Ca pourrait être gênant mais comme le tout est à échelle humaine et non bétonnée, ça passe mieux que bien. Le seul problème, c'est que c'est parmi les destinations préférées des familles. Et qui dit famille dit portefeuille mieux remplis que ceux des voyageurs sans emplois. Moi, ça ne me pose pas de soucis particuliers mais pour Yo' et pour Marie, c'est un embarras majeur. On commence alors à écumer tous les hotels de bord de mer, sans succès. Ca dure pas loin d'une heure avec sacs à dos... Ensuite, afin de gagner en efficacité, on décide de poursuivre la quête au meilleur rapport qualité-prix chacun de son côté. Moi, mon côté, c'est sur place, à l'ombre. J'en ai déjà pleins les souliers de tourner comme une girouette en sachant que ça ne sera jamais assez bon marché ou jamais assez propre. Difficile équilibre. Après 30 minutes, Yo' et Marie reviennent avec plusieurs options. Encore du doute... Il me revient donc le "privilège" de les départager en allant tous les visiter. Tous, non mais t'as rêvé?!? T'as confondu daubes-trotter avec globe-trotter??? Déjà si je vais en voir un ce sera bien! Je laisse donc mes sacs à mes accolytes et pars visiter le premier d'entre eux. Et là, c'est vite vu. Pour y accéder, il faut longer un long couloir extérieur et, alors que je le traverse, je suis accompagné tout le long par une libellule qui, avec bonheur pour moi, suit le même chemin. Je ne sais déjà plus dans quel pays j'avais entendu ça, mais la libellule est un gage de chance et de bonheur. C'est donc en un clin oeil que ça s'est dessiné dans ma tête pressurée de tant de questions, cet hotel est le bon et je pourrais défendre mon point de vue devant le diable en personne s'il le fallait!!! Je retourne donc immédiatement aux potes et aux sacs, on s'équipe une dernière fois, c'est enfin le temps de la détente. En plus, la chambre est confortable et le prix en adéquation avec le budjet de chacun, pourquoi s'être pris la tête pendant deux heures?? Hein, pourquoi??? D'autant que maintenant que ça s'est fait, on peut enfin passer à la suite des évènements: l'avènement des jours heureux.
On prend donc la direction de la plage dont on est à une cinquantaine de mètres avec pour seul équipement un maillot de bain, un peu d'argent pour se restaurer et une banane retrouvée. Et, comme on est pas des manches en terme de Plaisir, on s'installe devant la mer, commande à manger et à boire, et, en attendant que ça vienne, on se jète à l'eau, ENFIN!! Pas la peine de se faire prier. En ce qui me concerne, je suis tout à mon bonheur, je fais la planche, je nage, je suis dans mon élément. Je suis aussi plus loin du bord que les autres. Je les attends donc. Ce faisant, je cherche le sable sous mes pieds immergés que je pose finalement au sol. C'est exactement à ce moment, où comme à l'accoutumée, j'aurais dû regarder autour car si je l'avais fait, j'aurais sans doute remarqué, premièrement, le nuage orageux et symbolique juste au dessus de ma tête et, deuxièmement, que je posais le pieds sur un oursin gros comme le nuage sité en premièrement. Une boule noire recouverte de piquants asserrés comme des fléchettes, un bonheur de plancher!! En une fraction de seconde, la douleur remonte le long de mes nerfs, traverse ma moelle épinière, provoque un rictus sur mon visage jusque là apaisé ainsi qu'un cri pouvant être "P... de bordel de m...!!!!! qu'est ce que c'est que ces c...???"!! En fait, dans l'eau, si on veut s'immerger plus profond que la ceinture, il faut traverser un champ de mines. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, c'est exactement le moment que choisit la jeune serveuse qui nous sert pour courir vers la mer et nous mettre au courant: - "Méfiez-vous, il y a des oursins dans le coin!" - "Ah bon?!? J'avais pas remarqué, merci du conseil, pile à l'heure!!! Et la nourriture, c'est prêt? C'est sûr? Tu ne veux pas attendre que je me repique avant??"
On est donc sorti de l'eau, moi en boitant en me demandant si la bête ne m'avait pas injecté quelque poison ce qui se produit lorsque le piquant se brise et reste sous la peau de la malheureuse victime. Et bien non, tant pis, ce sera sans doute pour la prochaine fois!!!
Maintenant qu'on a mangé et qu'on est informé des dangers qui nous guettent, il est temps de reprendre le cours d'une journée classique en mode détente sans douleur stupide. Les allers-retours entre la plage et la mer s'enchaînent. Yo' met à l'épreuve le masque et le tuba qu'il s'est payé un peu plus tôt. Marie bronze.
Mais tout cela va un temps, la plage, c'est bien, mais à la longue, c'est un peu chiant... Ca fait enfant gâté? C'est même pas grave!!! Donc, au lieu de passer notre temps à ne rien faire, on choisit d'aller faire un petit tour à pieds avec l'espoir de se trouver un joli coin pour regarder le coucher de soleil dont devrait nous gratifier la nature. Ca fait encore enfant gâté? Mais euh, même pas vrai!!! On s'équipe donc pour Yo' et moi de chaussures et pour Marie de tongs. On est parti, en route vers la côte ouest de Panglao Island, l'île riquiquie voisine de sa grande soeur Bohol, sur laquelle est posée Alona Beach. A priori, à vue de carte, la côte ouest ne devrait pas être bien loin d'Alona située sur la pointe sud, on verra bien... Comme d'habitude... On reste donc le plus près du littoral possible. Parfois il faut grimper, parfois il faut slalomer entre les flaques qui caractérisent la marée basse. Avec Yo', on s'en sort bien. Pour Marie et ses tongs, c'est limite et encore plus quand on lui fait remarquer que dans l'eau stagnante, il y a des trucs qui bougent. Oups!
Après pas loin d'une heure de marche cahin-caha, on est plus trop mal placé. On a réussi à trouver une autre plage. C'est suffisament à notre gout à tous pour qu'on ne tourne pas pendant deux heures pour en trouver une autre, si vous voyez c'que veux dire... Le ciel s'assombrit. Le bleu se meut en orange teinté de rouge. L'expérience est on ne peut plus concluante. J'adore les couchers de soleil d'autant plus qu'à l'inverse des levers de soleil, je suis toujours debout quand ils se produisent. Le ciel est maintenant noir, seul le clair de lune est là pour lui donner un peu de lumière, il est temps pour nous de retourner sur notre plage en profitant du rayonnement lunaire. En chemin, on passe devant un hotel un peu excentré mais qui à l'air plutôt mieux que le notre. Pour le même prix, il propose en plus une piscine. Donc on a beau avoir fait le tour de l'île pour trouver un hotel correct aujourd'hui, il va falloir encore re-déménager demain. Cela dit, pendant le coucher de soleil, on a eu le temps de se demander ce qu'on allait faire le lendemain, et comme on a décidé, Ô merveille, de louer des bécanes, on va pouvoir en profiter pour faire le transfert sans heurts. Enfin si tout va bien, on ne sait jamais...
Au retour à notre hotel, il doit être vers les 19h30. On en a un peu pleins les pattes et on se dit qu'on se boirait bien un p'tit coup pour faire passer la fatigue passagère. Aussi dit, aussitôt fait, un passage à une épicerie plus tard, on est maintenant les propriétaires officiels d'une bouteille de rhum local "Tanduay" (Ahh Tanduay...), ainsi que de coca pour le mixer afin de ne pas se retrouver vite fait hors-jeu. Ca en fait du liquide... Qui plus est, ce soir, on bénéficie d'un cadeau bonux. Yo' a trouvé le moyen de dégotter du tilleul ce qui n'est pas tombé dans l'oreille de deux sourds comme Yo' et moi. Tout ça fait qu'au final il est minuit quand on se rend compte du temps qui passe et de l'appétit qui se creuse. Mais on ne se démonte pas pour autant et on part en quête d'une table hospitalière. Tout le long de la plage, tous les restaurants sont fermés, c'est bien notre veine. Dans les rares bars qui sont encore ouverts, on se fait rembarrer. D'après ce qu'on peut voir, la seule nourriture qu'on peut se mettre sous la dent, ce sont des paquets de chips. Délicieuse perspective pour un dîner même à pas d'heure... On finit donc par demander à tous les rares locaux qui croisent notre route où est-ce qu'on peut bien dénicher un plat chaud. Et on finit par savoir. Il reste un restaurant ouvert tard le soir, à nous de tenter notre chance. Et de la chance, on en a cette fois. Le dernier restaurant est toujours ouvert mais est sur le point de fermer. Les seules choses que l'on peut commander, ce sont soit des hamburgers avec frites, soit des salades. Je ne sais plus qui opte pour quoi mais au final, il se trouve que la salade n'a de verte que le nom et que les hamburgers pourraient entrer au Guiness Book des records sous l'appelation "pire nourriture ayant jamais été servie". Heureusement qu'il reste les frites, elles ne font pas long feu sur la table. On rentre à l'hotel toujours affamé. Il est autour de 1h30. A nous maintenant de nous lever demain matin pour explorer Bohol autant que possible en une journée de deux roues motorisées. Et pour le réveil, j'endosse la responsabilité de l'heure, 9h, mais aussi de la sonnerie puisque c'est mon MP3 qui sonne. Ca me donne donc des milliers de choix quant à la meilleure chanson susceptible de nous mettre sur pieds de bonne humeur. Ca me tient d'autant plus à coeur, que ça me fait plaisir car j'adore la musique et plus encore MA musique, et le fait d'avoir à trouver une musique qui plait dès le réveil est un challenge intéressant. Je jète mon dévolu sur "Love is all" de Roger Glover & the Butterfly Ball; c'est un hymne au partage, à la fraternité, au bonheur, ça devrait suffir.
A 9h, comme prévu, la musique remplit la chambre. Dans ces cas là, je sais exactement comment ça se passe, si j'éteins la chanson tout de suite, c'est un coup à se rendormir jusqu'à pas d'heure comme j'en fais parfois l'expérience avec joie. Mais aujourd'hui, pas question. Avec la perspective de découvrir Bohol et surtout de conduire la tête au vent, l'heure est au réveil. Je laisse donc la musique suivre son cours alors que je me lève pour aller prendre une douche régénératrice. Là-dessus, Marie se réveille, redresse péniblement la tête et, d'un ton sec, entame la journée par un: - Tu peux éteindre la sonnerie de ton téléphone? Merci!!!! Ahhhh, un bonjour aurait été tellement mieux accueuilli!!! Au lieu de ça, je suis sur le cul, c'est bien la peine que je me décarcasse!! Je n'ai pas d'autre possibilité que de faire la gueule, la gamine a intéret à s'excuser ou littéralement ça va chier des bulles!!! La sonnerie de ton téléphone, pas croyable... "Love is All", mon hymne, trainé dans la boue dès le lever... Je vais prendre ma douche, quand j'en sors, Yo' s'y colle à son tour, Marie roupille. Maintenant que j'y pense, je me dis qu'on aurait dû la laisser là!! Au lieu de ça, Quand Yo' laisse sa place, on la réveille, elle se lève en gromelant. Ca commence à me plaire... Vient ensuite l'heure du petit déjeuner, toujours pas d'excuses. Ensuite, vous vous dîtes qu'il est temps de profiter du fait qu'on se soit lever tôt, et bien non. Au lieu de ça, tout le monde file au cybercafé, mais bien sûr... La raison, l'achat en ligne de billets d'avion pour le lendemain afin que l'aventure avance bon train. Moi, je sais que je n'ai pas besoin de ça mais comme Yo' et surtout Marie ont envie d'aller à Boracai (toujours aux Philippines), je suis finalement partie prenante n'ayant pas envie de mettre un terme à mes vacances avec le Yo'. On y passe pas loin d'une heure... Et on est toujours pas parti, vous vous rappelez, il faut encore qu'on change d'hotel. Ca nous permet au moins de prendre les scooters, on avance pas à pas mais on avance. Enfin, il est presque midi quand on prend la route. Avec nous, on a deux montures. Pour l'instant, je suis le passager de Marie ce qui devrait me permettre, à l'heure où on jouera aux selles musicales, de prendre le guidon pour ne plus le lacher pour le reste de la journée. Notre premier objectif, traverser le pont qui nous sépare de Bohol avant de nous aventurer dans les terres à la recherche du centre de préservation des tarsiers. Les tarsiers, non, vraiment ça vous dit rien? Ce sont de minuscule primates avec des yeux qui occupent la moitié de leur face. C'est un peu comme si Yoda avait bu trente expressos! Regardez les photos c'est à mourir! Mais pour l'instant, on y est pas encore, ce serait trop facile!!
On trouve le pont sans problème, facile. Ensuite, une fois sur Bohol, c'est là qu'il faut commencer à se servir de la carte du LP qui, question détails, est un peu chiche. Il faut d'abord longer la route côtière sans se tromper de sens, mission accomplie. Ensuite, c'est là que ça se complique, il faut bifurquer. On procède ici surtout au jugé. Combien de kilomètres parcourus jusque là? Combien de kilomètres à parcourir avant de tourner? Et on se lance non sans auparavant avoir demandé confirmation à un local. Très vite, la route se transforme en piste. Puis, très vite encore, la terre se transforme en pierres. Plus de dix kilomètres comme ça en plus d'1/2 heure, ça fait du moins de 20km/h! Petit à petit, la piste rétrécit; à un moment c'est sûr, on a dû faire une erreur... Si on continue à ce rythme, je me demande sur quoi on va déboucher! On est en plein doute. C'est exactement le moment choisi par un philippin pour nous rejoindre, lui aussi en meule. On lui demande. Il confirme notre erreur d'itinéraire. Et puis, sympa comme tout, sympa comme un philippin, il nous propose de faire demi-tour et de nous ramener sur le droit chemin de la navigation routière. Merci M'sieur!!! On repart à contre-sens pour se rendre compte qu'effectivement, à un moment, il y avait un embranchement qu'on a oublié de voir. Maintenant qu'on est au courant, on répart notre bévue et réattaque en direction du centre aux tarsiers qu'on atteint finalement après deux heures de route.
Le centre est un immense enclos forestier dans lequel vivent quelques uns de ces animaux atypiques. Dès qu'on s'y présente, on nous affuble d'un guide. Je dis "affuble" car, en général, c'est tout sauf indispensable. Mais cette fois, on réalise très vite qu'il en est tout autre. Les tarsiers tiennent dans la paume d'une main et sont plus ou moins verdatres ce qui constitue leur seul mode de défense: le camouflage. Dans la forêt, vas essayer d'en voir un et reviens me voir dans les deux ans si tu y arrives et ce, même dans un enclos. Mission impossible. Impossible, sauf pour le guide. La preuve, il nous conduit droit sur eux. Quatre fois! J'en viens à croire que quand les tarsiers trouvent une branche qui leur convient, ces feignants y restent des lunes durant. Pour nous, c'est tout bénéfique. Sur chaque animal réparti dans les bois, on passe cinq minutes de temps à prendre quelques photos et à s'émerveiller de ces boules de poils dont la tête est recouverte de deux yeux. "J'en veux un pour Noël!", dirait l'enfant gâté. Il est ensuite temps de partir. Laissons les tarsiers vivre leurs amours torrides loins de nos regards voyeurs et avançons! Direction les "Chocolate Hills" ou "Collines chocolats", c'est selon.
En plus du fait que ça me fait très plaisir d'aller découvrir ces collines à priori uniques au monde que j'avais envie d'admirer depuis ma première fois aux Philippines, c'est aussi pour moi l'occasion de récupérer un guidon, celui de Marie, qui glisse à l'arrière. Ca veut aussi dire que sur le tronçon du retour des collines, j'aurais la bécane pour moi tout seul, Yo' devant pour l'occasion libérer la place à la miss castratrice. Mais pour l'heure, c'est donc Yo' et moi aux commandes, le rythme s'accélère, Marie a peur, accroche toi cocotte!! C'est pas vraiment notre faute, c'est vrai qu'on aime tirer sur la poignée des gazs, mais là, on est pas en avance et plus ça va et plus on sait qu'on va devoir faire de la route de nuit au retour ce qui n'est pas très engageant vue la façon qu'on les philippins de respecter le code de la route. La route défile à grande vitesse; dès que Marie hurle, je sais qu'il faut que je modère le rythme pendant au moins trente secondes afin qu'elle retrouve un peu de sérénité, et on est reparti en poussant la quatrième dans ses derniers retranchements. Résultat, à cette cadence, on découvre les premières collines peu de temps après, chouette spectacle. Les Chocolate Hills ont ceci de particulier qu'elles sont particulièrement rondes et que la saison sèche leur donne une couleur marron proche de celle du... Du... Du chocolat, bien sûr, gardez m'en quelques morceaux pour quand je reviens, ça manque!!! Quand on roule, même si on était pas au courant du caractère particulier, on ne pourrait faire autrement que de s'en étonner. Et pour profiter pleinement d'un point de vue, les autorités philippines, qui ont tout bien pensé, ont fait construire une route qui serpente jusqu'en haut de l'une de ces collines et offre d'en haut un panorama unique et payant. Seulement, c'est pas payant si on s'arrête aux 3/4 de la route. Pas folle la fourmi, pas folle la cigale. On reste donc là le temps de s'en mettre pleins les yeux et accessoirement s'en griller une avant de repartir faire un tour plus près sol autour des Hills. C'est aussi l'occasion de re-tater de la route en terre, c'est joyeux. Puis, comme à vue de nez, on en a pour pas loin de trois heures à rentrer, on prend enfin en compte le fait qu'on est en retard. Il est presque 5h et la lumière décroit rapidement. Plus question de traîner sauf que Marie prend la place de Yo' qui s'installe derrière elle. Je fais donc office de lièvre pour rassurer la demoiselle qui n'a qu'à sucer ma roue (NDLR: jargon plus souvent employé dans les milieux cyclistes que chez Marc Dorcel). Je peux donc me permettre d'avancer, elle n'a qu'à suivre. Seule entorse à cette règle du plus vite possible, on détermine que chacun de nous trois a le droit de solliciter un arrêt photo. Retard pour retard, on peut quand même un minimum profiter de la verdoyance des paysages. C'est moi qui détermine le premier arrêt, la lumière tombante se reflète dans les rizières, immancable. On descend donc de selle, puis comme c'est joli et qu'il y a un petit chemin, on décide de s'accorder cinq minutes de marche pour voir ce qui se cache derrière. Le chemin mène à une petite maison particulière, impossible d'aller plus avant. On fait donc demi-tour quand on tombe sur la dame qui habite les lieux. Elle est charmante et a le coeur sur la main à tel point que durant les deux minutes de discussion qu'on a avec elle, elle nous invite déjà tous les trois à dîner avec la famille et à passer la nuit. Incroyable!! Trop beau pour être vrai!!! C'est ça les Philippines!!!! Malheureusement pour nous, on ne peut accepter l'invitation. Le type à qui on a loué les motos possède nos passeports et ça fait frémir Marie. En plus, on a aussi un avion à prendre le lendemain et ça fait aussi frémir Marie à l'idée qu'on puisse le rater. Damned, tant pis... Peut-être une autre fois...
A la place, on décide de faire frileusement comme prévu au grand désespoir de Yo' et du mien. En route vers Panglao, Ilona Beach, plus de temps à perdre. Même une pause pipi, c'est limite. On est encore à mi-chemin quand la nuit tombe. Le traffic n'est pas très dense mais ça déboule quand même de partout, tout le temps, avec une énorme diversité dans les modes de transport et autres animaux de ferme qui traversent la route sans prévenir. Il faut donc maintenir une vigilance de tous les instants. Qui plus est, plus on progresse et plus on aperçoit clairement à l'horizon un orage avec des éclairs aux proportions dantesques. Pourvu qu'on arrive avant la pluie, il ne manquerait plus que ça!!
Au bout d'une heure de conduite nocturne, on atteint le pont qui sépare l'île de Bohol de celle de Panglao. Il semblerait que l'orage n'est pas bougé, on est toujours au sec. Et comme on a quand même conduit une heure dans sa direction, on s'en est quand même bien rapproché. A tel point que maintenant, l'orage semble être à portée de mains. C'est un spectacle extraordinaire auquel on assiste, impossible de ne pas refaire une pause. On s'arrête donc au milieu du pont pour admirer et tenter de prendre des clichés du phénomène. Attendez, tenter? Non, réussir avec brio!!! Une des photos est mon écran de veille d'ordinateur depuis tout ce temps, c'est dire!!! La grosse cartonne!!! La méga touch!!! Le cliché ultime!!! Non, sans dèc'!!!!
Puis enfin, il est vraiment temps de rentrer. On avait promis qu'on serait de retour avant 7h et il est déjà 7h30 sachant qu'on a encore peut-être 45 minutes de plus à rouler. Marie pense à son passeport, encore. On traverse Panglao aussi vite que possible. Parfois c'est assez limite car la lumière est inexistante mise à part nos phares qui n'aveugleraient qu'un tarsier. Parfois, c'est aussi limite car on croise la route de voitures qui restent en pleins phares tout du long ce qui fait que pendant de longues secondes, c'est à notre tour d'être complètement aveugle!! Mais au final, malgré les risques, malgré les péripéties; on est de retour, VIVANT. Vivant ET sec!!!! Marie peut récupérer son passeport, ça fait déjà ça de moins sur quoi elle peut m'agacer. Au total, on aura passé près de sept heures sur la route, tout le monde a mal au derrière et tout le monde a faim. Pour un peu, si on trouvais un restaurant où on pourrait manger debout, moi en tout cas, je ne dirais peut-être pas non. Mais non, on dîne finalement assis. Et on ne mange pas, on dévore!! Pour ma part, un steack de marlin l'enchanteur d'une livre qui, d'un coup de baguette magique, est avalé en deux temps trois mouvements! J'en avais besoin. Seulement le deuxième repas de la journée et plus encore si on inclue le burger immangeable de la veille au soir. Et à l'issue de cette ventrée, je suis comme les autres, je suis rincé. La seule chose dont j'ai envie, c'est d'une "tisane" ou deux au bord de la piscine que je n'ai même pas encore vue, peut-être d'une trempette optionnelle, et d'une bonne nuit de sommeil.
Ne reste plus donc qu'à rentrer à l'hotel à pieds à l'autre bout du bled pour bien nous achever. Quand on y arrive, la première chose qu'on demande c'est "Où est la piscine?", bien sûr. Là, la personne qui nous accueuille ruine tous mes espoirs de plan qui se déroule sans accrocs: "Non, pour la piscine, ça va pas être possible..." - Pourquoi? Il est trop tard? Elle est vide? Pourquoi? - Allez voir si vous voulez mais je vous déconseille la baignade. On quitte donc la réception bien curieux de ce qui se trame dehors et, une fois arrivés à la piscine, on comprend tout, l'eau n'y a pas été nettoyée depuis un sacré bout de temps. Peut-être que les espagnols n'avaient pas encore découvert le pays que la piscine n'avait déjà pas été nettoyée!! L'eau n'y est pas bleu mais verte et la surface est recouverte d'une pellicule douteuse surement susceptible de provoquer chez le baigneur des complications cutanées faisant passer la lèpre pour de l'acnée. Donc non merci, pour la baignade c'est gentil, mais non merci... Au lieu de ça, on ne se laisse pas abattre et on prend quand même notre tisane au lit. Il en faut plus que des champignons pour me faire renoncer au tilleul!! Il est pas minuit quand on se dit bonne nuit. Pour une fois, demain est vraiment un autre jour. Un autre jour, une autre île. Et entre les deux un avion, royal!! Vous avez dit enfant gâté?? Mais euh!!!
Pour la peine, je t'embrasse et c'est pas négociable. A bientôt.
Et ça se mérite!! Voilà pas deux minutes qu'on a mis nos pieds chaussés sur le sable après plus d'une journée de bataille navale qu'il faut encore qu'on trouve un toit sufisamment plaisant pour qu'on puisse faire fructifier le décor que je viens de décrire. Notre petite bande est constituée de trois larrons ou larronnes: Yo', Marie et moi-même. Trois, ce n'est pas énorme, ça ne devrait pas être compliqué de contenter tout le monde. Je me trompe... Alona Beach sur l'île de Bohol est un des endroits les plus touristiques des Philippines. Ca pulule d'hotels, de restaurants, de bars, de clubs de plongée. Ca pourrait être gênant mais comme le tout est à échelle humaine et non bétonnée, ça passe mieux que bien. Le seul problème, c'est que c'est parmi les destinations préférées des familles. Et qui dit famille dit portefeuille mieux remplis que ceux des voyageurs sans emplois. Moi, ça ne me pose pas de soucis particuliers mais pour Yo' et pour Marie, c'est un embarras majeur. On commence alors à écumer tous les hotels de bord de mer, sans succès. Ca dure pas loin d'une heure avec sacs à dos... Ensuite, afin de gagner en efficacité, on décide de poursuivre la quête au meilleur rapport qualité-prix chacun de son côté. Moi, mon côté, c'est sur place, à l'ombre. J'en ai déjà pleins les souliers de tourner comme une girouette en sachant que ça ne sera jamais assez bon marché ou jamais assez propre. Difficile équilibre. Après 30 minutes, Yo' et Marie reviennent avec plusieurs options. Encore du doute... Il me revient donc le "privilège" de les départager en allant tous les visiter. Tous, non mais t'as rêvé?!? T'as confondu daubes-trotter avec globe-trotter??? Déjà si je vais en voir un ce sera bien! Je laisse donc mes sacs à mes accolytes et pars visiter le premier d'entre eux. Et là, c'est vite vu. Pour y accéder, il faut longer un long couloir extérieur et, alors que je le traverse, je suis accompagné tout le long par une libellule qui, avec bonheur pour moi, suit le même chemin. Je ne sais déjà plus dans quel pays j'avais entendu ça, mais la libellule est un gage de chance et de bonheur. C'est donc en un clin oeil que ça s'est dessiné dans ma tête pressurée de tant de questions, cet hotel est le bon et je pourrais défendre mon point de vue devant le diable en personne s'il le fallait!!! Je retourne donc immédiatement aux potes et aux sacs, on s'équipe une dernière fois, c'est enfin le temps de la détente. En plus, la chambre est confortable et le prix en adéquation avec le budjet de chacun, pourquoi s'être pris la tête pendant deux heures?? Hein, pourquoi??? D'autant que maintenant que ça s'est fait, on peut enfin passer à la suite des évènements: l'avènement des jours heureux.
On prend donc la direction de la plage dont on est à une cinquantaine de mètres avec pour seul équipement un maillot de bain, un peu d'argent pour se restaurer et une banane retrouvée. Et, comme on est pas des manches en terme de Plaisir, on s'installe devant la mer, commande à manger et à boire, et, en attendant que ça vienne, on se jète à l'eau, ENFIN!! Pas la peine de se faire prier. En ce qui me concerne, je suis tout à mon bonheur, je fais la planche, je nage, je suis dans mon élément. Je suis aussi plus loin du bord que les autres. Je les attends donc. Ce faisant, je cherche le sable sous mes pieds immergés que je pose finalement au sol. C'est exactement à ce moment, où comme à l'accoutumée, j'aurais dû regarder autour car si je l'avais fait, j'aurais sans doute remarqué, premièrement, le nuage orageux et symbolique juste au dessus de ma tête et, deuxièmement, que je posais le pieds sur un oursin gros comme le nuage sité en premièrement. Une boule noire recouverte de piquants asserrés comme des fléchettes, un bonheur de plancher!! En une fraction de seconde, la douleur remonte le long de mes nerfs, traverse ma moelle épinière, provoque un rictus sur mon visage jusque là apaisé ainsi qu'un cri pouvant être "P... de bordel de m...!!!!! qu'est ce que c'est que ces c...???"!! En fait, dans l'eau, si on veut s'immerger plus profond que la ceinture, il faut traverser un champ de mines. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, c'est exactement le moment que choisit la jeune serveuse qui nous sert pour courir vers la mer et nous mettre au courant: - "Méfiez-vous, il y a des oursins dans le coin!" - "Ah bon?!? J'avais pas remarqué, merci du conseil, pile à l'heure!!! Et la nourriture, c'est prêt? C'est sûr? Tu ne veux pas attendre que je me repique avant??"
On est donc sorti de l'eau, moi en boitant en me demandant si la bête ne m'avait pas injecté quelque poison ce qui se produit lorsque le piquant se brise et reste sous la peau de la malheureuse victime. Et bien non, tant pis, ce sera sans doute pour la prochaine fois!!!
Maintenant qu'on a mangé et qu'on est informé des dangers qui nous guettent, il est temps de reprendre le cours d'une journée classique en mode détente sans douleur stupide. Les allers-retours entre la plage et la mer s'enchaînent. Yo' met à l'épreuve le masque et le tuba qu'il s'est payé un peu plus tôt. Marie bronze.
Mais tout cela va un temps, la plage, c'est bien, mais à la longue, c'est un peu chiant... Ca fait enfant gâté? C'est même pas grave!!! Donc, au lieu de passer notre temps à ne rien faire, on choisit d'aller faire un petit tour à pieds avec l'espoir de se trouver un joli coin pour regarder le coucher de soleil dont devrait nous gratifier la nature. Ca fait encore enfant gâté? Mais euh, même pas vrai!!! On s'équipe donc pour Yo' et moi de chaussures et pour Marie de tongs. On est parti, en route vers la côte ouest de Panglao Island, l'île riquiquie voisine de sa grande soeur Bohol, sur laquelle est posée Alona Beach. A priori, à vue de carte, la côte ouest ne devrait pas être bien loin d'Alona située sur la pointe sud, on verra bien... Comme d'habitude... On reste donc le plus près du littoral possible. Parfois il faut grimper, parfois il faut slalomer entre les flaques qui caractérisent la marée basse. Avec Yo', on s'en sort bien. Pour Marie et ses tongs, c'est limite et encore plus quand on lui fait remarquer que dans l'eau stagnante, il y a des trucs qui bougent. Oups!
Après pas loin d'une heure de marche cahin-caha, on est plus trop mal placé. On a réussi à trouver une autre plage. C'est suffisament à notre gout à tous pour qu'on ne tourne pas pendant deux heures pour en trouver une autre, si vous voyez c'que veux dire... Le ciel s'assombrit. Le bleu se meut en orange teinté de rouge. L'expérience est on ne peut plus concluante. J'adore les couchers de soleil d'autant plus qu'à l'inverse des levers de soleil, je suis toujours debout quand ils se produisent. Le ciel est maintenant noir, seul le clair de lune est là pour lui donner un peu de lumière, il est temps pour nous de retourner sur notre plage en profitant du rayonnement lunaire. En chemin, on passe devant un hotel un peu excentré mais qui à l'air plutôt mieux que le notre. Pour le même prix, il propose en plus une piscine. Donc on a beau avoir fait le tour de l'île pour trouver un hotel correct aujourd'hui, il va falloir encore re-déménager demain. Cela dit, pendant le coucher de soleil, on a eu le temps de se demander ce qu'on allait faire le lendemain, et comme on a décidé, Ô merveille, de louer des bécanes, on va pouvoir en profiter pour faire le transfert sans heurts. Enfin si tout va bien, on ne sait jamais...
Au retour à notre hotel, il doit être vers les 19h30. On en a un peu pleins les pattes et on se dit qu'on se boirait bien un p'tit coup pour faire passer la fatigue passagère. Aussi dit, aussitôt fait, un passage à une épicerie plus tard, on est maintenant les propriétaires officiels d'une bouteille de rhum local "Tanduay" (Ahh Tanduay...), ainsi que de coca pour le mixer afin de ne pas se retrouver vite fait hors-jeu. Ca en fait du liquide... Qui plus est, ce soir, on bénéficie d'un cadeau bonux. Yo' a trouvé le moyen de dégotter du tilleul ce qui n'est pas tombé dans l'oreille de deux sourds comme Yo' et moi. Tout ça fait qu'au final il est minuit quand on se rend compte du temps qui passe et de l'appétit qui se creuse. Mais on ne se démonte pas pour autant et on part en quête d'une table hospitalière. Tout le long de la plage, tous les restaurants sont fermés, c'est bien notre veine. Dans les rares bars qui sont encore ouverts, on se fait rembarrer. D'après ce qu'on peut voir, la seule nourriture qu'on peut se mettre sous la dent, ce sont des paquets de chips. Délicieuse perspective pour un dîner même à pas d'heure... On finit donc par demander à tous les rares locaux qui croisent notre route où est-ce qu'on peut bien dénicher un plat chaud. Et on finit par savoir. Il reste un restaurant ouvert tard le soir, à nous de tenter notre chance. Et de la chance, on en a cette fois. Le dernier restaurant est toujours ouvert mais est sur le point de fermer. Les seules choses que l'on peut commander, ce sont soit des hamburgers avec frites, soit des salades. Je ne sais plus qui opte pour quoi mais au final, il se trouve que la salade n'a de verte que le nom et que les hamburgers pourraient entrer au Guiness Book des records sous l'appelation "pire nourriture ayant jamais été servie". Heureusement qu'il reste les frites, elles ne font pas long feu sur la table. On rentre à l'hotel toujours affamé. Il est autour de 1h30. A nous maintenant de nous lever demain matin pour explorer Bohol autant que possible en une journée de deux roues motorisées. Et pour le réveil, j'endosse la responsabilité de l'heure, 9h, mais aussi de la sonnerie puisque c'est mon MP3 qui sonne. Ca me donne donc des milliers de choix quant à la meilleure chanson susceptible de nous mettre sur pieds de bonne humeur. Ca me tient d'autant plus à coeur, que ça me fait plaisir car j'adore la musique et plus encore MA musique, et le fait d'avoir à trouver une musique qui plait dès le réveil est un challenge intéressant. Je jète mon dévolu sur "Love is all" de Roger Glover & the Butterfly Ball; c'est un hymne au partage, à la fraternité, au bonheur, ça devrait suffir.
A 9h, comme prévu, la musique remplit la chambre. Dans ces cas là, je sais exactement comment ça se passe, si j'éteins la chanson tout de suite, c'est un coup à se rendormir jusqu'à pas d'heure comme j'en fais parfois l'expérience avec joie. Mais aujourd'hui, pas question. Avec la perspective de découvrir Bohol et surtout de conduire la tête au vent, l'heure est au réveil. Je laisse donc la musique suivre son cours alors que je me lève pour aller prendre une douche régénératrice. Là-dessus, Marie se réveille, redresse péniblement la tête et, d'un ton sec, entame la journée par un: - Tu peux éteindre la sonnerie de ton téléphone? Merci!!!! Ahhhh, un bonjour aurait été tellement mieux accueuilli!!! Au lieu de ça, je suis sur le cul, c'est bien la peine que je me décarcasse!! Je n'ai pas d'autre possibilité que de faire la gueule, la gamine a intéret à s'excuser ou littéralement ça va chier des bulles!!! La sonnerie de ton téléphone, pas croyable... "Love is All", mon hymne, trainé dans la boue dès le lever... Je vais prendre ma douche, quand j'en sors, Yo' s'y colle à son tour, Marie roupille. Maintenant que j'y pense, je me dis qu'on aurait dû la laisser là!! Au lieu de ça, Quand Yo' laisse sa place, on la réveille, elle se lève en gromelant. Ca commence à me plaire... Vient ensuite l'heure du petit déjeuner, toujours pas d'excuses. Ensuite, vous vous dîtes qu'il est temps de profiter du fait qu'on se soit lever tôt, et bien non. Au lieu de ça, tout le monde file au cybercafé, mais bien sûr... La raison, l'achat en ligne de billets d'avion pour le lendemain afin que l'aventure avance bon train. Moi, je sais que je n'ai pas besoin de ça mais comme Yo' et surtout Marie ont envie d'aller à Boracai (toujours aux Philippines), je suis finalement partie prenante n'ayant pas envie de mettre un terme à mes vacances avec le Yo'. On y passe pas loin d'une heure... Et on est toujours pas parti, vous vous rappelez, il faut encore qu'on change d'hotel. Ca nous permet au moins de prendre les scooters, on avance pas à pas mais on avance. Enfin, il est presque midi quand on prend la route. Avec nous, on a deux montures. Pour l'instant, je suis le passager de Marie ce qui devrait me permettre, à l'heure où on jouera aux selles musicales, de prendre le guidon pour ne plus le lacher pour le reste de la journée. Notre premier objectif, traverser le pont qui nous sépare de Bohol avant de nous aventurer dans les terres à la recherche du centre de préservation des tarsiers. Les tarsiers, non, vraiment ça vous dit rien? Ce sont de minuscule primates avec des yeux qui occupent la moitié de leur face. C'est un peu comme si Yoda avait bu trente expressos! Regardez les photos c'est à mourir! Mais pour l'instant, on y est pas encore, ce serait trop facile!!
On trouve le pont sans problème, facile. Ensuite, une fois sur Bohol, c'est là qu'il faut commencer à se servir de la carte du LP qui, question détails, est un peu chiche. Il faut d'abord longer la route côtière sans se tromper de sens, mission accomplie. Ensuite, c'est là que ça se complique, il faut bifurquer. On procède ici surtout au jugé. Combien de kilomètres parcourus jusque là? Combien de kilomètres à parcourir avant de tourner? Et on se lance non sans auparavant avoir demandé confirmation à un local. Très vite, la route se transforme en piste. Puis, très vite encore, la terre se transforme en pierres. Plus de dix kilomètres comme ça en plus d'1/2 heure, ça fait du moins de 20km/h! Petit à petit, la piste rétrécit; à un moment c'est sûr, on a dû faire une erreur... Si on continue à ce rythme, je me demande sur quoi on va déboucher! On est en plein doute. C'est exactement le moment choisi par un philippin pour nous rejoindre, lui aussi en meule. On lui demande. Il confirme notre erreur d'itinéraire. Et puis, sympa comme tout, sympa comme un philippin, il nous propose de faire demi-tour et de nous ramener sur le droit chemin de la navigation routière. Merci M'sieur!!! On repart à contre-sens pour se rendre compte qu'effectivement, à un moment, il y avait un embranchement qu'on a oublié de voir. Maintenant qu'on est au courant, on répart notre bévue et réattaque en direction du centre aux tarsiers qu'on atteint finalement après deux heures de route.
Le centre est un immense enclos forestier dans lequel vivent quelques uns de ces animaux atypiques. Dès qu'on s'y présente, on nous affuble d'un guide. Je dis "affuble" car, en général, c'est tout sauf indispensable. Mais cette fois, on réalise très vite qu'il en est tout autre. Les tarsiers tiennent dans la paume d'une main et sont plus ou moins verdatres ce qui constitue leur seul mode de défense: le camouflage. Dans la forêt, vas essayer d'en voir un et reviens me voir dans les deux ans si tu y arrives et ce, même dans un enclos. Mission impossible. Impossible, sauf pour le guide. La preuve, il nous conduit droit sur eux. Quatre fois! J'en viens à croire que quand les tarsiers trouvent une branche qui leur convient, ces feignants y restent des lunes durant. Pour nous, c'est tout bénéfique. Sur chaque animal réparti dans les bois, on passe cinq minutes de temps à prendre quelques photos et à s'émerveiller de ces boules de poils dont la tête est recouverte de deux yeux. "J'en veux un pour Noël!", dirait l'enfant gâté. Il est ensuite temps de partir. Laissons les tarsiers vivre leurs amours torrides loins de nos regards voyeurs et avançons! Direction les "Chocolate Hills" ou "Collines chocolats", c'est selon.
En plus du fait que ça me fait très plaisir d'aller découvrir ces collines à priori uniques au monde que j'avais envie d'admirer depuis ma première fois aux Philippines, c'est aussi pour moi l'occasion de récupérer un guidon, celui de Marie, qui glisse à l'arrière. Ca veut aussi dire que sur le tronçon du retour des collines, j'aurais la bécane pour moi tout seul, Yo' devant pour l'occasion libérer la place à la miss castratrice. Mais pour l'heure, c'est donc Yo' et moi aux commandes, le rythme s'accélère, Marie a peur, accroche toi cocotte!! C'est pas vraiment notre faute, c'est vrai qu'on aime tirer sur la poignée des gazs, mais là, on est pas en avance et plus ça va et plus on sait qu'on va devoir faire de la route de nuit au retour ce qui n'est pas très engageant vue la façon qu'on les philippins de respecter le code de la route. La route défile à grande vitesse; dès que Marie hurle, je sais qu'il faut que je modère le rythme pendant au moins trente secondes afin qu'elle retrouve un peu de sérénité, et on est reparti en poussant la quatrième dans ses derniers retranchements. Résultat, à cette cadence, on découvre les premières collines peu de temps après, chouette spectacle. Les Chocolate Hills ont ceci de particulier qu'elles sont particulièrement rondes et que la saison sèche leur donne une couleur marron proche de celle du... Du... Du chocolat, bien sûr, gardez m'en quelques morceaux pour quand je reviens, ça manque!!! Quand on roule, même si on était pas au courant du caractère particulier, on ne pourrait faire autrement que de s'en étonner. Et pour profiter pleinement d'un point de vue, les autorités philippines, qui ont tout bien pensé, ont fait construire une route qui serpente jusqu'en haut de l'une de ces collines et offre d'en haut un panorama unique et payant. Seulement, c'est pas payant si on s'arrête aux 3/4 de la route. Pas folle la fourmi, pas folle la cigale. On reste donc là le temps de s'en mettre pleins les yeux et accessoirement s'en griller une avant de repartir faire un tour plus près sol autour des Hills. C'est aussi l'occasion de re-tater de la route en terre, c'est joyeux. Puis, comme à vue de nez, on en a pour pas loin de trois heures à rentrer, on prend enfin en compte le fait qu'on est en retard. Il est presque 5h et la lumière décroit rapidement. Plus question de traîner sauf que Marie prend la place de Yo' qui s'installe derrière elle. Je fais donc office de lièvre pour rassurer la demoiselle qui n'a qu'à sucer ma roue (NDLR: jargon plus souvent employé dans les milieux cyclistes que chez Marc Dorcel). Je peux donc me permettre d'avancer, elle n'a qu'à suivre. Seule entorse à cette règle du plus vite possible, on détermine que chacun de nous trois a le droit de solliciter un arrêt photo. Retard pour retard, on peut quand même un minimum profiter de la verdoyance des paysages. C'est moi qui détermine le premier arrêt, la lumière tombante se reflète dans les rizières, immancable. On descend donc de selle, puis comme c'est joli et qu'il y a un petit chemin, on décide de s'accorder cinq minutes de marche pour voir ce qui se cache derrière. Le chemin mène à une petite maison particulière, impossible d'aller plus avant. On fait donc demi-tour quand on tombe sur la dame qui habite les lieux. Elle est charmante et a le coeur sur la main à tel point que durant les deux minutes de discussion qu'on a avec elle, elle nous invite déjà tous les trois à dîner avec la famille et à passer la nuit. Incroyable!! Trop beau pour être vrai!!! C'est ça les Philippines!!!! Malheureusement pour nous, on ne peut accepter l'invitation. Le type à qui on a loué les motos possède nos passeports et ça fait frémir Marie. En plus, on a aussi un avion à prendre le lendemain et ça fait aussi frémir Marie à l'idée qu'on puisse le rater. Damned, tant pis... Peut-être une autre fois...
A la place, on décide de faire frileusement comme prévu au grand désespoir de Yo' et du mien. En route vers Panglao, Ilona Beach, plus de temps à perdre. Même une pause pipi, c'est limite. On est encore à mi-chemin quand la nuit tombe. Le traffic n'est pas très dense mais ça déboule quand même de partout, tout le temps, avec une énorme diversité dans les modes de transport et autres animaux de ferme qui traversent la route sans prévenir. Il faut donc maintenir une vigilance de tous les instants. Qui plus est, plus on progresse et plus on aperçoit clairement à l'horizon un orage avec des éclairs aux proportions dantesques. Pourvu qu'on arrive avant la pluie, il ne manquerait plus que ça!!
Au bout d'une heure de conduite nocturne, on atteint le pont qui sépare l'île de Bohol de celle de Panglao. Il semblerait que l'orage n'est pas bougé, on est toujours au sec. Et comme on a quand même conduit une heure dans sa direction, on s'en est quand même bien rapproché. A tel point que maintenant, l'orage semble être à portée de mains. C'est un spectacle extraordinaire auquel on assiste, impossible de ne pas refaire une pause. On s'arrête donc au milieu du pont pour admirer et tenter de prendre des clichés du phénomène. Attendez, tenter? Non, réussir avec brio!!! Une des photos est mon écran de veille d'ordinateur depuis tout ce temps, c'est dire!!! La grosse cartonne!!! La méga touch!!! Le cliché ultime!!! Non, sans dèc'!!!!
Puis enfin, il est vraiment temps de rentrer. On avait promis qu'on serait de retour avant 7h et il est déjà 7h30 sachant qu'on a encore peut-être 45 minutes de plus à rouler. Marie pense à son passeport, encore. On traverse Panglao aussi vite que possible. Parfois c'est assez limite car la lumière est inexistante mise à part nos phares qui n'aveugleraient qu'un tarsier. Parfois, c'est aussi limite car on croise la route de voitures qui restent en pleins phares tout du long ce qui fait que pendant de longues secondes, c'est à notre tour d'être complètement aveugle!! Mais au final, malgré les risques, malgré les péripéties; on est de retour, VIVANT. Vivant ET sec!!!! Marie peut récupérer son passeport, ça fait déjà ça de moins sur quoi elle peut m'agacer. Au total, on aura passé près de sept heures sur la route, tout le monde a mal au derrière et tout le monde a faim. Pour un peu, si on trouvais un restaurant où on pourrait manger debout, moi en tout cas, je ne dirais peut-être pas non. Mais non, on dîne finalement assis. Et on ne mange pas, on dévore!! Pour ma part, un steack de marlin l'enchanteur d'une livre qui, d'un coup de baguette magique, est avalé en deux temps trois mouvements! J'en avais besoin. Seulement le deuxième repas de la journée et plus encore si on inclue le burger immangeable de la veille au soir. Et à l'issue de cette ventrée, je suis comme les autres, je suis rincé. La seule chose dont j'ai envie, c'est d'une "tisane" ou deux au bord de la piscine que je n'ai même pas encore vue, peut-être d'une trempette optionnelle, et d'une bonne nuit de sommeil.
Ne reste plus donc qu'à rentrer à l'hotel à pieds à l'autre bout du bled pour bien nous achever. Quand on y arrive, la première chose qu'on demande c'est "Où est la piscine?", bien sûr. Là, la personne qui nous accueuille ruine tous mes espoirs de plan qui se déroule sans accrocs: "Non, pour la piscine, ça va pas être possible..." - Pourquoi? Il est trop tard? Elle est vide? Pourquoi? - Allez voir si vous voulez mais je vous déconseille la baignade. On quitte donc la réception bien curieux de ce qui se trame dehors et, une fois arrivés à la piscine, on comprend tout, l'eau n'y a pas été nettoyée depuis un sacré bout de temps. Peut-être que les espagnols n'avaient pas encore découvert le pays que la piscine n'avait déjà pas été nettoyée!! L'eau n'y est pas bleu mais verte et la surface est recouverte d'une pellicule douteuse surement susceptible de provoquer chez le baigneur des complications cutanées faisant passer la lèpre pour de l'acnée. Donc non merci, pour la baignade c'est gentil, mais non merci... Au lieu de ça, on ne se laisse pas abattre et on prend quand même notre tisane au lit. Il en faut plus que des champignons pour me faire renoncer au tilleul!! Il est pas minuit quand on se dit bonne nuit. Pour une fois, demain est vraiment un autre jour. Un autre jour, une autre île. Et entre les deux un avion, royal!! Vous avez dit enfant gâté?? Mais euh!!!
Pour la peine, je t'embrasse et c'est pas négociable. A bientôt.
L'impatience n'est bonne qu'à être assouvie.
C'est par cette maxime digne d'un éphéméride météorologique que je t'invites à me suivre dans les profondeurs exquises des Philippines dont je quitte enfin la capitale.
A Manille, c'est pollué, c'est gris et ça sent le pêché capital à longueur de rue avec une tendance certaine pour la luxure échangeable en pesos.
En province, c'est calme, c'est vert et ça sent aussi le pêché capital avec, cette fois-ci, une préférence assumée pour la paresse partagée gratuitement.
Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.
En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!
Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.
Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.
Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!
Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.
Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.
Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.
A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!
En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...
Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!
En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?
En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!
C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.
Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.
Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!
Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.
Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!
Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.
Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!
Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.
J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.
En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!
Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.
Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.
Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!
Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.
Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.
Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.
A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!
En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...
Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!
En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?
En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!
C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.
Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.
Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!
Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.
Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!
Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.
Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!
Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.
J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later. Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical. Note that not all airlines serve Cebu. Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1: We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2: After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).

The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.

The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers. He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.



We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back. The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later. Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical. Note that not all airlines serve Cebu. Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1: We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2: After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).

The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.

The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers. He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.



We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back. The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
Bonjour à tous,
Plein de carnets concernant ce beau pays ont été postés. Nous avons tous été enchantés par la beauté des paysages et la gentillesse des Philippins. Celui-ci alors juste pour apporter (ou confirmer) des renseignements utiles. Mon circuit : Cebu, Tagbilaran, Larena, Lazi, Dumaguete, Apo Island, Dumaguete, Cebu par Tagbilaran, Cebu Puerto Princessa, El Nido, Port Barton, Puerto Princessa, Manille.
Suis partie du 27 novembre au 20 décembre.
METEO : 2 jours de pluie fine en continu cause d'un typhon qui passait bien au dessus de Manille, 1 nuit de grosses averses et le reste beau temps ensoleillé.
VOL INTERIEUR : j'avais pris 3 vols depuis la France avec la Philippine Airlines et les 3 vols avaient été modifiés par la compagnie, dont celui de Manille à Cebu avancé d'une heure. Ce jour là 2 h 1/2 de transfert entre les deux vols m'ont suffit.
FERRIES OCEANJET : de Cebu à Tagbilaran : le 1er à 5h10, le dernier à 18h40, 15 trajets/jour, temps 2 heures de Tagbilaran à Cebu : le 1er à 6.00, le dernier à 18h30, 15 trajets/jour, temps de traversée 2 h Dumaguete à Tagbilaran : à 9 h 50 et 14 h 30, 2 trajets seulement, temps traversée 2 h Tagbilaran à Dumaguete : à 7 h 30 et 12 h 10, 2 trajets seulement, temps 2 h Tagbilaran à Siquijor (Larena) : 1 trajet à 10 h 20 et arrive à 11 h 40 Siquijor à Tagbilaran (Larena) : 1 trajet à 12 h 30, arrivée à 14 h Siquijor à Dumaguete : 6.00 - 8h30 - 10h50 - 13h30 - 15h50 soit 5 trajets d'env. 1 heure Dumaguete à Siquijor : 7h20 - 9h40 - 12h20 - 14h40 17h00
PRIX FERRY : Cebu - Tagbilaran : 550 soit 10 euros Tagbilaran à Siquijor : 720 Siquijor à Dumaguete : 320 Tagbilaran à Cebu : 1200
REMARQUES : pour aller de Siquijor à Apo Island, il faut prendre le ferry de Siquijor à Dumaguete, puis un tricycle (réglé 300) puis un bangka (petit bateau) réglé 300. A ce sujet, attendez le remplissage du bateau car il part rapidement quand même, même s'il n'y a pas grand monde. Sinon, on vous propose un bangka privé à 3000 Il existe l'excursion à la journée pour aller sur Apo Island organisée par Coco Grove Resort Beach depuis l'ile de Siquijor côté San Juan pour 1900 avec déjeuner, masque et tuba.
LAZI (Siquijor) : difficile de trouver un taxi selon la saison (c'est tout petit), alors le bus "Jeepney ou Jeeping" part à 7 h précises du Port de Lazi et met, selon les jours, 1h20 pour 70 pesos
Voilà et pour ce qui concerne mes impressions, j'ai adoré ce voyage. Après les îles se ressemblent car même climat, mêmes végétations mais très agréables.
COUP DE COEUR : Apo Island. J'ai séjourné au Liberty's Lodge qui a son site internet. J'ai trouvé ça parfait et ne comprends pas un com. sur google qui les descend en flèche. La plongée tout simplement magnifique !!! et pour 35 euros. Aussi j'ai adoré le Port Barton : tranquillité, beauté de la nature, couleurs de l'eau splendides. J'ai séjourné à la Jungle Cottages (Jungle Café est la même maison), adresse trouvée sur ce forum. C'est magnifique !!! (Pensez à réserver en arrivant à Port Barton votre retour en minivan car il partent le matin et ne sont pas nombreux)
DECEPTION : au singulier ;) El Nido : quel usine à touristes !!! El Nido n'est pas aux Philippines, une ambiance qui rappelle l'Asie de plus loin, fatiguante. En plus, pas de chance pour moi, les bateaux ne partaient pas en excursions à cause des vents, malgré le beau soleil qu'on avait, donc que des inconvénients.
Bon voyage aux Philippines. Zorica
Plein de carnets concernant ce beau pays ont été postés. Nous avons tous été enchantés par la beauté des paysages et la gentillesse des Philippins. Celui-ci alors juste pour apporter (ou confirmer) des renseignements utiles. Mon circuit : Cebu, Tagbilaran, Larena, Lazi, Dumaguete, Apo Island, Dumaguete, Cebu par Tagbilaran, Cebu Puerto Princessa, El Nido, Port Barton, Puerto Princessa, Manille.
Suis partie du 27 novembre au 20 décembre.
METEO : 2 jours de pluie fine en continu cause d'un typhon qui passait bien au dessus de Manille, 1 nuit de grosses averses et le reste beau temps ensoleillé.
VOL INTERIEUR : j'avais pris 3 vols depuis la France avec la Philippine Airlines et les 3 vols avaient été modifiés par la compagnie, dont celui de Manille à Cebu avancé d'une heure. Ce jour là 2 h 1/2 de transfert entre les deux vols m'ont suffit.
FERRIES OCEANJET : de Cebu à Tagbilaran : le 1er à 5h10, le dernier à 18h40, 15 trajets/jour, temps 2 heures de Tagbilaran à Cebu : le 1er à 6.00, le dernier à 18h30, 15 trajets/jour, temps de traversée 2 h Dumaguete à Tagbilaran : à 9 h 50 et 14 h 30, 2 trajets seulement, temps traversée 2 h Tagbilaran à Dumaguete : à 7 h 30 et 12 h 10, 2 trajets seulement, temps 2 h Tagbilaran à Siquijor (Larena) : 1 trajet à 10 h 20 et arrive à 11 h 40 Siquijor à Tagbilaran (Larena) : 1 trajet à 12 h 30, arrivée à 14 h Siquijor à Dumaguete : 6.00 - 8h30 - 10h50 - 13h30 - 15h50 soit 5 trajets d'env. 1 heure Dumaguete à Siquijor : 7h20 - 9h40 - 12h20 - 14h40 17h00
PRIX FERRY : Cebu - Tagbilaran : 550 soit 10 euros Tagbilaran à Siquijor : 720 Siquijor à Dumaguete : 320 Tagbilaran à Cebu : 1200
REMARQUES : pour aller de Siquijor à Apo Island, il faut prendre le ferry de Siquijor à Dumaguete, puis un tricycle (réglé 300) puis un bangka (petit bateau) réglé 300. A ce sujet, attendez le remplissage du bateau car il part rapidement quand même, même s'il n'y a pas grand monde. Sinon, on vous propose un bangka privé à 3000 Il existe l'excursion à la journée pour aller sur Apo Island organisée par Coco Grove Resort Beach depuis l'ile de Siquijor côté San Juan pour 1900 avec déjeuner, masque et tuba.
LAZI (Siquijor) : difficile de trouver un taxi selon la saison (c'est tout petit), alors le bus "Jeepney ou Jeeping" part à 7 h précises du Port de Lazi et met, selon les jours, 1h20 pour 70 pesos
Voilà et pour ce qui concerne mes impressions, j'ai adoré ce voyage. Après les îles se ressemblent car même climat, mêmes végétations mais très agréables.
COUP DE COEUR : Apo Island. J'ai séjourné au Liberty's Lodge qui a son site internet. J'ai trouvé ça parfait et ne comprends pas un com. sur google qui les descend en flèche. La plongée tout simplement magnifique !!! et pour 35 euros. Aussi j'ai adoré le Port Barton : tranquillité, beauté de la nature, couleurs de l'eau splendides. J'ai séjourné à la Jungle Cottages (Jungle Café est la même maison), adresse trouvée sur ce forum. C'est magnifique !!! (Pensez à réserver en arrivant à Port Barton votre retour en minivan car il partent le matin et ne sont pas nombreux)
DECEPTION : au singulier ;) El Nido : quel usine à touristes !!! El Nido n'est pas aux Philippines, une ambiance qui rappelle l'Asie de plus loin, fatiguante. En plus, pas de chance pour moi, les bateaux ne partaient pas en excursions à cause des vents, malgré le beau soleil qu'on avait, donc que des inconvénients.
Bon voyage aux Philippines. Zorica
Bonjour à tous,
voilà, c'est le retour, je vous ai préparé un petit résumé pour vous donner envie d'aller aux Philippines.
L'itinéraire : Manille – Banaue – Batad – Banaue – Maligcong – Sagada – Manille – Talipanan (Mindoro) – Manille
Manille : 2 jours Hébergement : La Casita Mercedes dans le quartier de Poblacion Makati, réservé à l'avance sur internet. Les PLUS : hôtel super joli, staff aux petits soins, quartier calme, proximité avec Rockwell shopping center, Burgos St (très peu pour moi) et Bonifacio Global City – Les MOINS : éloigné d'intramuros, taxi et embouteillages obligatoires. VISITES : intramurros (baluarte San Diego, musée du Fort Santiago, Casa Manila, musée Tsinoy, musée San Augustin). Le tout très intéressant. Le musée d'anthropologie : canon. Si vous aimez le musée du quai Branly, je recommande cette visite J'ai passé pas mal de temps au Rockwell center et je suis allée me balader dans la très moderne Bonifacio Global City (BGC) que j'ai beaucoup aimée.
Transport Manille – Banaue en bus de nuit Ohayami, réservé sur internet 1 semaine avant départ (le bus de 22h00 était complet, les retardataires sur les strapontins) – départ 22h00 de Sampaloc, arrivée 7h00
Banaue : 1 jour Hébergement : Rice Homestay (à côté de Bogah), pas fantastique mais ça fait le job. Tour en tricycle (5h environ) booké auprès de la homestay : rizières de Hapao + Hungduan + lunch au Native Village Inn + views points de Banaue.
Transport Banaue – Batad en mini-van plus 20 mn de marche
Batad : 2 jours Hébergement : Rita's View Inn. Super homestay, super famille, super vue sur Batad, bon repas et beaucoup de passage. J1 : restée scotchée sur la terrasse à admirer la vue J2 : « balade » vers Tapia Falls : je n'ai fait que la moitié du trajet, ça m'a amplement suffit. C'est hyper physique...
Banaue : 1 jour Hébergement : Randy's Homestay. Très sympa. Repot + un tour au marché.
Transport Banaue – Maligcong : mini-van départ 8h00 pour Bontoc puis jeepney à 12h00 pour Maligcong
Maligcong : 1,5 jour Hébergement : Suzette's Homestay. Très sympa, belle vue sur les rizières, bon repas, convivial. Trek sur Mont Kupapey, départ à 4h30 du matin puis descente à travers les rizières. Magnifique, c'est le meilleur moment de mon voyage !
Transport Maligcong – Sagada : jeepney pour Bontoc à 14h00 puis jeepney pour Sagada vers 15h30
Sagada : 2 jours Hébergement : Yellow House, pas terrible, puis Isabelo's Inn, très bien. J1 : adventure trek (3h) : casse-gueule comme tout le reste, mais j'ai bien aimé, le guide était top. J2 : repos
Transport Sagada – Manille via Banaue : bus Coda départ 16h00, arrivée... 2h00 du matin à la station Cubao
Manille : 2 jours Hébergement : Tambayan Capsule Hotel. Je n'était pas en dortoir mais en chambre simple. Les PLUS : super bien placé dans Makati, à côté du Robinson's shopping center, proche de Bay Walk, bars et restos. Les MOINS : bruyant, sanitaires dégueulasses, « petit-déjeuner » se résumant à un café liophilisé + tranches de pain de mie au beurre de cacahuète. VISITES : cimetière chinois, j'ai adoré cet endroit ! Puis j'ai voulu aller visiter la maison musée Nakpali-Bautista : bah c'était fermé ! Et le MET, Metropolitan Museum : pas mal, faut vraiment aimer la peinture et avoir envie de passer 2h sous la clim. Pas indispensable donc.
Transport Manille – Mindoro (Talipanan) : bus JAM pris à la station Buendia à 8h30, arrivée à Batangas Pier, compagnie Minolo qui s'arrête à Puerto Galera (Muelle) et offre un transfert gratuit vers les « plages » un peu éloignées.
Talipanan : 3 jours Hébergement : Bamboo House, réservé à l'avance sur internet. Les PLUS : c'est mignon, la déco est très jolie, c'est calme, on mange bien, le staff est adorable et aux petits soins. Les MOINS : pas grand chose autour, la plage est en voie de disparition. La baignade reste très agréable. Rien fait, mis à par une visite à White Beach, que j'ai trouvée horrible.
Manille : 1 nuit Hébergement : Belmont Hotel au pied de l'aéroport et du T3. Affreusement cher, mais canon et tellement pratique.
Avec le recul et si c'était à refaire, j'aurais passé plus de temps dans la Cordillera, j'ai adoré les rizières, les Philippins, l'ambiance homestay... Pour la Cordillera : je voulais voir les rizières sans faire de trek trop long et fatigant. Il faut effectivement être en bonne condition physique et ne pas avoir de problème de genoux pour cette destination. Je pense que j'ai trouvé un bon compromis entre l'effort et la contemplation..
Et j'ai passé pas mal de temps dans les taxis à Manille. Je répondrai volontiers à vos interrogations...
Voilà pour résumer mon séjour. J'espère que ces infos vous aideront à y voir plus clair pour préparer votre voyage.
Patsy
Manille : 2 jours Hébergement : La Casita Mercedes dans le quartier de Poblacion Makati, réservé à l'avance sur internet. Les PLUS : hôtel super joli, staff aux petits soins, quartier calme, proximité avec Rockwell shopping center, Burgos St (très peu pour moi) et Bonifacio Global City – Les MOINS : éloigné d'intramuros, taxi et embouteillages obligatoires. VISITES : intramurros (baluarte San Diego, musée du Fort Santiago, Casa Manila, musée Tsinoy, musée San Augustin). Le tout très intéressant. Le musée d'anthropologie : canon. Si vous aimez le musée du quai Branly, je recommande cette visite J'ai passé pas mal de temps au Rockwell center et je suis allée me balader dans la très moderne Bonifacio Global City (BGC) que j'ai beaucoup aimée.
Transport Manille – Banaue en bus de nuit Ohayami, réservé sur internet 1 semaine avant départ (le bus de 22h00 était complet, les retardataires sur les strapontins) – départ 22h00 de Sampaloc, arrivée 7h00
Banaue : 1 jour Hébergement : Rice Homestay (à côté de Bogah), pas fantastique mais ça fait le job. Tour en tricycle (5h environ) booké auprès de la homestay : rizières de Hapao + Hungduan + lunch au Native Village Inn + views points de Banaue.
Transport Banaue – Batad en mini-van plus 20 mn de marche
Batad : 2 jours Hébergement : Rita's View Inn. Super homestay, super famille, super vue sur Batad, bon repas et beaucoup de passage. J1 : restée scotchée sur la terrasse à admirer la vue J2 : « balade » vers Tapia Falls : je n'ai fait que la moitié du trajet, ça m'a amplement suffit. C'est hyper physique...
Banaue : 1 jour Hébergement : Randy's Homestay. Très sympa. Repot + un tour au marché.
Transport Banaue – Maligcong : mini-van départ 8h00 pour Bontoc puis jeepney à 12h00 pour Maligcong
Maligcong : 1,5 jour Hébergement : Suzette's Homestay. Très sympa, belle vue sur les rizières, bon repas, convivial. Trek sur Mont Kupapey, départ à 4h30 du matin puis descente à travers les rizières. Magnifique, c'est le meilleur moment de mon voyage !
Transport Maligcong – Sagada : jeepney pour Bontoc à 14h00 puis jeepney pour Sagada vers 15h30
Sagada : 2 jours Hébergement : Yellow House, pas terrible, puis Isabelo's Inn, très bien. J1 : adventure trek (3h) : casse-gueule comme tout le reste, mais j'ai bien aimé, le guide était top. J2 : repos
Transport Sagada – Manille via Banaue : bus Coda départ 16h00, arrivée... 2h00 du matin à la station Cubao
Manille : 2 jours Hébergement : Tambayan Capsule Hotel. Je n'était pas en dortoir mais en chambre simple. Les PLUS : super bien placé dans Makati, à côté du Robinson's shopping center, proche de Bay Walk, bars et restos. Les MOINS : bruyant, sanitaires dégueulasses, « petit-déjeuner » se résumant à un café liophilisé + tranches de pain de mie au beurre de cacahuète. VISITES : cimetière chinois, j'ai adoré cet endroit ! Puis j'ai voulu aller visiter la maison musée Nakpali-Bautista : bah c'était fermé ! Et le MET, Metropolitan Museum : pas mal, faut vraiment aimer la peinture et avoir envie de passer 2h sous la clim. Pas indispensable donc.
Transport Manille – Mindoro (Talipanan) : bus JAM pris à la station Buendia à 8h30, arrivée à Batangas Pier, compagnie Minolo qui s'arrête à Puerto Galera (Muelle) et offre un transfert gratuit vers les « plages » un peu éloignées.
Talipanan : 3 jours Hébergement : Bamboo House, réservé à l'avance sur internet. Les PLUS : c'est mignon, la déco est très jolie, c'est calme, on mange bien, le staff est adorable et aux petits soins. Les MOINS : pas grand chose autour, la plage est en voie de disparition. La baignade reste très agréable. Rien fait, mis à par une visite à White Beach, que j'ai trouvée horrible.
Manille : 1 nuit Hébergement : Belmont Hotel au pied de l'aéroport et du T3. Affreusement cher, mais canon et tellement pratique.
Avec le recul et si c'était à refaire, j'aurais passé plus de temps dans la Cordillera, j'ai adoré les rizières, les Philippins, l'ambiance homestay... Pour la Cordillera : je voulais voir les rizières sans faire de trek trop long et fatigant. Il faut effectivement être en bonne condition physique et ne pas avoir de problème de genoux pour cette destination. Je pense que j'ai trouvé un bon compromis entre l'effort et la contemplation..
Et j'ai passé pas mal de temps dans les taxis à Manille. Je répondrai volontiers à vos interrogations...
Voilà pour résumer mon séjour. J'espère que ces infos vous aideront à y voir plus clair pour préparer votre voyage.
Patsy
Bonjour à tous, m'étant énormément inspiré par les retours d'expériences et les commentaires de voyageurs sur VF, je tenais à faire un retour sur mon expérience aux Philippines qui n'a pas été évident à organiser.
Tout d'abord dans la mesure du possible téléchargez GRAB qui est le UBER Philippin, c'est moins cher, pratique car vous payez moins cher et sur place! Vous etes tracé donc c'est sécurisé.
Tout d'abord je tiens à dire que Manille ne vaut pas le coup du tout, pour y être passé 3 fois pendant mon voyage et avoir tenté de visiter un peu le quartier historique, Makati et Malate, je peux dire que cela ne sert à rien de perdre du temps par la bas. J'ai d'ailleurs fini ma journée dans un mall à chaque fois. Ci-dessous mon planning avec hotels reservés à l'avance car sans le savoir j'avais résercvé mon vol sur la semaine sainte qui est une semaine ultra touristique aux Philippines.
24/03 - Marseille/Manille avec Turkish Airlines
25/03 - Manille - nuit à City Garden Hotel Makati
26/03 - 27/03 - 28/03 - 29/03 - Manille/El nido avec Air Swift - nuit à Garden Bay Beach Resort El Nido (un peu excentré soit 20 minutes de marche mais très propre et le lieu est magique), nous sommes allé en scooter à Nacpan beach, sublime plage qui s'étant sur des km, et très peu de monde... Concernant le reste du séjour, j'avais réservé 3 jours et 2 nuits avec LayagPhilippines.com pour faire la baie de Bacuit en privé. Malheureusement cela a été une très mauvaise expérience car l'excursion a été annulée le jour de notre arrivée pour le lendemain. Nous avons du trouver un hôtel et retrouver cette agence sur El nido pour le remboursement du virement que j'avais fais depuis la France. Agence inexistante. Par téléphone avec le contact que nous avions sur place, nous avons négocié 2 journées d'excursion pour le tour A et C car j'avais fait un virement de 250€ pour réserver l'excursion. 1ere journée horrible avec des philippins pas du tout accueillants qui ne nous ont pas parlé de la journée, nous sommes parti très tard le matin et rentré très tôt, sommes allés dans les spots principaux du tour A, certainement au moment ou il y avait le plus de monde, nous faisions la queue comme à Aquacity. Alors que des méduses envahissaient les lieux, ils nous ont fait aller sur big laggoon en nageant alors que tous le monde y allait en canoë. Résultat grosse piqûre de méduse... Ce qui est dommage c'est que les spots sont sublimes et merveilleux mais il faudrait pouvoir partir plus tôt. Les bateaux étant les uns derrière les autres dans la baie d'El Nido il est difficile de se dégager car ils sont entremêlés... Disons qu'El Nido n'est pas prête à accueillir autant de touristes! Je ne peux pas dire avoir été super bien accueillit par les Philippins sur El nido mais la baie est sublime, nous avons annulé l'excursion du lendemain et avons organisé en bateau privé le tour D qui était magique avec personne. Je ne comprend pas pourquoi si peu de monde le fait alors que ce sont des plages de rêve sans personne. Je le conseille vivement! Nuit à AMAKAN bed bunk breakfast (en ville pour pouvoir prendre le bateau à 6h, y etre 1h avant.
30/03 - BATEAU EL NIDO 6h > CORON (Bussuangga) avec la compagnie Montenegro 4h de trajet, le trajet est top d'ailleurs avec toutes les iles autour.
31/03 - 1/04 - Coron - Pearl Vista de Coron Resort Hotel (assez loin du centre ville mais tricycle pour y aller facile à trouver) Visite des sources d'eaux chaudes et excursion privée autour et sur l’île de Coron, sublime lieu, barracuda lake, coral garden, twin lagoon, siete pacados suffit amplement. C'est un concentré de beauté. Le plus dommage c'est de devoir porter un gilet de sauvetage obligatoire, et de payer un droit d'entrée sur le moindre lieu, même une anse ou il n'y a rien... Le lendemain excursion en groupe (beaucoup trop de monde, 16 sur un bateau ne permet pas d’être à l'aise) mais nous avons fait l'excursion de MALCAPUYA Island avec banana Island et une autre île...Le lieux est tout simplement de rêve c'est le paradis sur terre, le sable blanc, et personne sur les lieux...
2/04 - 3/04 - 4/04 - AVION PHILIPPINES AIRLINES / CORON > CEBU > FERRY tagbilaran (port n°1 à Cebu > fastcraft Oceanjet 1h45 pour tagbilaran ) Nous avons du payer un supplément bagage de 50€ car nous n'avion droit qu'à 10kg chacun, alors que pour les compagnie lowcoast nous avons pas eu à rajouter... Tagbilaran > Panglao - Alona Pawikan (super hôtel, petite maison en bois trop mignonne, possibilité de louer un scoot sur place) Panglao ne vaut pas plus le coup que ça après avoir vu Coron et les Bacuits, la marée agit beaucoup et la mer est très loin l'après-midi. La plupart des plages appartiennent à des resorts, il faut donc payer un droit d'entrée. Les plages ne sont pas très propres mais l'eau est magnifique. Nous avons fait notre baptême de plongée avec PRANA qui sont francophones, c'était une expérience magique, mon meilleurs souvenir de vacances car nous avons vu des coraux sublimes, des tortues, des serpents, des poissons fabuleux devant un mur à pic de coraux pour un prix défiant toute concurrence!
5/05 - 6/04 - BOHOL - Nuits a Water to Forest Ecolodge (comme des cabanes dans les arbres a coté de la rivière Lobok, un endroit fabuleux, la nourriture excellente pour les philippines, petit dej excellent. Propriétaie francais. Location de scoot sur place, paddle sur la rivière. Chocolate hills, conservatoire des tarsiers. Bohol est sauvage, c'est la jungle c'est simplement fabuleux!!! Les philippins sont plus accueillants que sur palawan.
7/04 - 8/04 - AVION CEBU PACIFIC bohol > Manille >bus de nuit avec coda line réservé a l avance 8h de route - Nuit à Banaue Evergreen Hostel and Restaurant, visite des différents viewpoint de Banaue en tricyle, et ballade avec une guide dans les rizieres d'Hapao qui sont sublimes et accessibles. Nous avons laissé nos valises à l’hôtel et avons prit seulement un petit sac à dos pour pouvoir faire la rando batad > Bangaan
9/04 - Banaue > Batad en tricyle jusqu’à Saddle point - nuit a Batad View inn and restaurant. Ballade a batad, mais nous aurions du prendre un guide car on se perd facilement dans les rizières à Batad.
10/04 - Batad > Bangaan - trek de 3h avec un guide (assez dangereux sur la 1ere heure, pas difficile mais dangereux) Tricycle > Banaue > Bus de nuit 18h à 2h du mat - compliqué de passer la journée sur manille à partir de 2h du mat, car pas de possibilité de serverver une chambre à partir de 2h. Nous sommes allé à l'aeroport, et nous avons posé nos valise à la bagagerie mais avons attendu jusqu’à 7h du matin que ça ouvre. On vous dira certainement qu'il n'y a pas de bagagerie mais si (terminal international) et en plus elle est moins cher que la bagagerie du terminal de l’aéroport national.
Voila pour mon récit mais si vous avez besoin d'info je suis à votre dispo! Quoi qu'il en soit c'était un voyage fabuleux, même si j'ai été un peu déçu de l’accueil et de la nourriture dans sa globalité... Très facile pour se déplacer et c'est super agréable.
Tout d'abord je tiens à dire que Manille ne vaut pas le coup du tout, pour y être passé 3 fois pendant mon voyage et avoir tenté de visiter un peu le quartier historique, Makati et Malate, je peux dire que cela ne sert à rien de perdre du temps par la bas. J'ai d'ailleurs fini ma journée dans un mall à chaque fois. Ci-dessous mon planning avec hotels reservés à l'avance car sans le savoir j'avais résercvé mon vol sur la semaine sainte qui est une semaine ultra touristique aux Philippines.
24/03 - Marseille/Manille avec Turkish Airlines
25/03 - Manille - nuit à City Garden Hotel Makati
26/03 - 27/03 - 28/03 - 29/03 - Manille/El nido avec Air Swift - nuit à Garden Bay Beach Resort El Nido (un peu excentré soit 20 minutes de marche mais très propre et le lieu est magique), nous sommes allé en scooter à Nacpan beach, sublime plage qui s'étant sur des km, et très peu de monde... Concernant le reste du séjour, j'avais réservé 3 jours et 2 nuits avec LayagPhilippines.com pour faire la baie de Bacuit en privé. Malheureusement cela a été une très mauvaise expérience car l'excursion a été annulée le jour de notre arrivée pour le lendemain. Nous avons du trouver un hôtel et retrouver cette agence sur El nido pour le remboursement du virement que j'avais fais depuis la France. Agence inexistante. Par téléphone avec le contact que nous avions sur place, nous avons négocié 2 journées d'excursion pour le tour A et C car j'avais fait un virement de 250€ pour réserver l'excursion. 1ere journée horrible avec des philippins pas du tout accueillants qui ne nous ont pas parlé de la journée, nous sommes parti très tard le matin et rentré très tôt, sommes allés dans les spots principaux du tour A, certainement au moment ou il y avait le plus de monde, nous faisions la queue comme à Aquacity. Alors que des méduses envahissaient les lieux, ils nous ont fait aller sur big laggoon en nageant alors que tous le monde y allait en canoë. Résultat grosse piqûre de méduse... Ce qui est dommage c'est que les spots sont sublimes et merveilleux mais il faudrait pouvoir partir plus tôt. Les bateaux étant les uns derrière les autres dans la baie d'El Nido il est difficile de se dégager car ils sont entremêlés... Disons qu'El Nido n'est pas prête à accueillir autant de touristes! Je ne peux pas dire avoir été super bien accueillit par les Philippins sur El nido mais la baie est sublime, nous avons annulé l'excursion du lendemain et avons organisé en bateau privé le tour D qui était magique avec personne. Je ne comprend pas pourquoi si peu de monde le fait alors que ce sont des plages de rêve sans personne. Je le conseille vivement! Nuit à AMAKAN bed bunk breakfast (en ville pour pouvoir prendre le bateau à 6h, y etre 1h avant.
30/03 - BATEAU EL NIDO 6h > CORON (Bussuangga) avec la compagnie Montenegro 4h de trajet, le trajet est top d'ailleurs avec toutes les iles autour.
31/03 - 1/04 - Coron - Pearl Vista de Coron Resort Hotel (assez loin du centre ville mais tricycle pour y aller facile à trouver) Visite des sources d'eaux chaudes et excursion privée autour et sur l’île de Coron, sublime lieu, barracuda lake, coral garden, twin lagoon, siete pacados suffit amplement. C'est un concentré de beauté. Le plus dommage c'est de devoir porter un gilet de sauvetage obligatoire, et de payer un droit d'entrée sur le moindre lieu, même une anse ou il n'y a rien... Le lendemain excursion en groupe (beaucoup trop de monde, 16 sur un bateau ne permet pas d’être à l'aise) mais nous avons fait l'excursion de MALCAPUYA Island avec banana Island et une autre île...Le lieux est tout simplement de rêve c'est le paradis sur terre, le sable blanc, et personne sur les lieux...
2/04 - 3/04 - 4/04 - AVION PHILIPPINES AIRLINES / CORON > CEBU > FERRY tagbilaran (port n°1 à Cebu > fastcraft Oceanjet 1h45 pour tagbilaran ) Nous avons du payer un supplément bagage de 50€ car nous n'avion droit qu'à 10kg chacun, alors que pour les compagnie lowcoast nous avons pas eu à rajouter... Tagbilaran > Panglao - Alona Pawikan (super hôtel, petite maison en bois trop mignonne, possibilité de louer un scoot sur place) Panglao ne vaut pas plus le coup que ça après avoir vu Coron et les Bacuits, la marée agit beaucoup et la mer est très loin l'après-midi. La plupart des plages appartiennent à des resorts, il faut donc payer un droit d'entrée. Les plages ne sont pas très propres mais l'eau est magnifique. Nous avons fait notre baptême de plongée avec PRANA qui sont francophones, c'était une expérience magique, mon meilleurs souvenir de vacances car nous avons vu des coraux sublimes, des tortues, des serpents, des poissons fabuleux devant un mur à pic de coraux pour un prix défiant toute concurrence!
5/05 - 6/04 - BOHOL - Nuits a Water to Forest Ecolodge (comme des cabanes dans les arbres a coté de la rivière Lobok, un endroit fabuleux, la nourriture excellente pour les philippines, petit dej excellent. Propriétaie francais. Location de scoot sur place, paddle sur la rivière. Chocolate hills, conservatoire des tarsiers. Bohol est sauvage, c'est la jungle c'est simplement fabuleux!!! Les philippins sont plus accueillants que sur palawan.
7/04 - 8/04 - AVION CEBU PACIFIC bohol > Manille >bus de nuit avec coda line réservé a l avance 8h de route - Nuit à Banaue Evergreen Hostel and Restaurant, visite des différents viewpoint de Banaue en tricyle, et ballade avec une guide dans les rizieres d'Hapao qui sont sublimes et accessibles. Nous avons laissé nos valises à l’hôtel et avons prit seulement un petit sac à dos pour pouvoir faire la rando batad > Bangaan
9/04 - Banaue > Batad en tricyle jusqu’à Saddle point - nuit a Batad View inn and restaurant. Ballade a batad, mais nous aurions du prendre un guide car on se perd facilement dans les rizières à Batad.
10/04 - Batad > Bangaan - trek de 3h avec un guide (assez dangereux sur la 1ere heure, pas difficile mais dangereux) Tricycle > Banaue > Bus de nuit 18h à 2h du mat - compliqué de passer la journée sur manille à partir de 2h du mat, car pas de possibilité de serverver une chambre à partir de 2h. Nous sommes allé à l'aeroport, et nous avons posé nos valise à la bagagerie mais avons attendu jusqu’à 7h du matin que ça ouvre. On vous dira certainement qu'il n'y a pas de bagagerie mais si (terminal international) et en plus elle est moins cher que la bagagerie du terminal de l’aéroport national.
Voila pour mon récit mais si vous avez besoin d'info je suis à votre dispo! Quoi qu'il en soit c'était un voyage fabuleux, même si j'ai été un peu déçu de l’accueil et de la nourriture dans sa globalité... Très facile pour se déplacer et c'est super agréable.
Bonjour,
N'ayant pas trouvé beaucoup d'informations sur cette destination, voici un petit résumé de nos 3 semaines aux Philippines du 04/02 au 27/02. TOUT s'est passé à merveille. Nous sommes toujours un couple de 46 ans et voyageons avec nous fille de 10 ans.
Parcours : - Manille 2 nuits - Coron, vol interne 3 nuits - El Nido en Ferry rapide 4 nuits - Port Barton en mini van 4 nuits - Cébu en vol interne 1 nuit - Carmen (bohol) Ferry 2 nuits - Panglao en mini van 3 nuits - Oslob en Bangka 1 nuit - retour Manille en vol interne 1 nuit
Je vais faire plus court que celui de la Thaïlande, n'hésitez pas en poser des questions pour plus de précisions.
1er jour : Départ de Genève le 4 février avec Qatar. Nous avons pris l'A350, confortable, silencieux, un régal. 6h de vol et arrivés à Doha, escale de 3 h et nouveau vol de 8h30 avec un 777 pour Manille. Moins confortable mais je n'ai pas vu passer le temps..
Nous arrivons à Manille le 05/02 à 16h30 et nous passons l'immigration en 5 mn !, comparé à Bangkok... On récupère les bagages et nous faisons du change , ils sont à droite quand on sort de l'immigration au niveau des toilettes.
J'aurai du changer la totalité car les taux étaient supers intéressants ! 63.85 Ph à Bank Sécurity, c'est le dernier en face des toilettes homme. L'enseigne est bleue. A Manille nous changerons à 63,35. C'est pas énorme comme différence mais l'aéroport était plus avantageux.
Pour les taxis, j'ai suivi les instructions du forum, à savoir prendre les taxis jaunes. Des rabatteur proposent les blancs à 440 Ph.
Nous grimpons dans un jaune et le chauffeur met le Meter sans problème. 70 PH à l'embarquement et 4 ph tous les 300 m. Il est sympa, nous pose pleins de questions mais je vois le compteur qui défile assez vite. Il nous déposera à Makati au City grand Hôtel pour 780 Ph... J'ai comme l'impression de mettre fait avoir😛.
Il est 18h, on dépose les valises et nous partons à la recherche d'une cantine. Nous mangerons pour moins de 5 euros boissons comprises.
Il y a moins de stands qu'en Thaïlande, la nourriture est moins raffinée mais je m'attendais à pire aux vues des lectures.
Retour à l'hôtel pour profiter de la piscine au 32ème avec une belle vue sur la ville et ses embouteillages...

2ème jour :
Un ami sur place viendra nous chercher à l'hôtel avec sa voiture et nous fera visiter les points essentiels de la ville. La circulation est atroce de bon matin, pas de BTS 😕 , le fleuve est très peu exploité et le métro est bondé apparemment. Nous ferons le cimetière militaire, il nous expliquera un peu le déroulement des faits à l'époque. (je ne lis pas l'anglais et le parle très mal).

Après cette leçon d'histoire, nous irons voir le quartier intra muros et visiterons la plus vieille église. L'entrée est de 200ph par adulte.


Notre ami nous déposera à l'hôtel et nous irons nous reposer un peu l'après midi car la fatigue se fait sentir. Il fait chaud mais c'est supportable.
Le soir nous trouvons derrière l'hôtel un marché avec plusieurs stands et une scène avec un karaoké. Nous prendrons plusieurs plats et je goûterai au cochon de lait farci... Un régal !

Retour à l'hôtel car nous partons pour Coron le lendemain et le réveil sonnera à 5h00🤪
N'ayant pas trouvé beaucoup d'informations sur cette destination, voici un petit résumé de nos 3 semaines aux Philippines du 04/02 au 27/02. TOUT s'est passé à merveille. Nous sommes toujours un couple de 46 ans et voyageons avec nous fille de 10 ans.
Parcours : - Manille 2 nuits - Coron, vol interne 3 nuits - El Nido en Ferry rapide 4 nuits - Port Barton en mini van 4 nuits - Cébu en vol interne 1 nuit - Carmen (bohol) Ferry 2 nuits - Panglao en mini van 3 nuits - Oslob en Bangka 1 nuit - retour Manille en vol interne 1 nuit
Je vais faire plus court que celui de la Thaïlande, n'hésitez pas en poser des questions pour plus de précisions.
1er jour : Départ de Genève le 4 février avec Qatar. Nous avons pris l'A350, confortable, silencieux, un régal. 6h de vol et arrivés à Doha, escale de 3 h et nouveau vol de 8h30 avec un 777 pour Manille. Moins confortable mais je n'ai pas vu passer le temps..
Nous arrivons à Manille le 05/02 à 16h30 et nous passons l'immigration en 5 mn !, comparé à Bangkok... On récupère les bagages et nous faisons du change , ils sont à droite quand on sort de l'immigration au niveau des toilettes.
J'aurai du changer la totalité car les taux étaient supers intéressants ! 63.85 Ph à Bank Sécurity, c'est le dernier en face des toilettes homme. L'enseigne est bleue. A Manille nous changerons à 63,35. C'est pas énorme comme différence mais l'aéroport était plus avantageux.
Pour les taxis, j'ai suivi les instructions du forum, à savoir prendre les taxis jaunes. Des rabatteur proposent les blancs à 440 Ph.
Nous grimpons dans un jaune et le chauffeur met le Meter sans problème. 70 PH à l'embarquement et 4 ph tous les 300 m. Il est sympa, nous pose pleins de questions mais je vois le compteur qui défile assez vite. Il nous déposera à Makati au City grand Hôtel pour 780 Ph... J'ai comme l'impression de mettre fait avoir😛.
Il est 18h, on dépose les valises et nous partons à la recherche d'une cantine. Nous mangerons pour moins de 5 euros boissons comprises.
Il y a moins de stands qu'en Thaïlande, la nourriture est moins raffinée mais je m'attendais à pire aux vues des lectures.
Retour à l'hôtel pour profiter de la piscine au 32ème avec une belle vue sur la ville et ses embouteillages...

2ème jour :
Un ami sur place viendra nous chercher à l'hôtel avec sa voiture et nous fera visiter les points essentiels de la ville. La circulation est atroce de bon matin, pas de BTS 😕 , le fleuve est très peu exploité et le métro est bondé apparemment. Nous ferons le cimetière militaire, il nous expliquera un peu le déroulement des faits à l'époque. (je ne lis pas l'anglais et le parle très mal).

Après cette leçon d'histoire, nous irons voir le quartier intra muros et visiterons la plus vieille église. L'entrée est de 200ph par adulte.


Notre ami nous déposera à l'hôtel et nous irons nous reposer un peu l'après midi car la fatigue se fait sentir. Il fait chaud mais c'est supportable.
Le soir nous trouvons derrière l'hôtel un marché avec plusieurs stands et une scène avec un karaoké. Nous prendrons plusieurs plats et je goûterai au cochon de lait farci... Un régal !

Retour à l'hôtel car nous partons pour Coron le lendemain et le réveil sonnera à 5h00🤪
Bonjour à tous !
C'est la première fois que je poste un message sur votre forum mais étant donné que vos avis mon bien aidés pour organiser mon voyage à Palawan aux Philippines, je me devais d'en faire de même !
Nous sommes partis en couple aux Philippines du 17 Avril au 03 Mai 2014.
Notre choix du séjour s'est porté uniquement sur l'île de Palawan soit 13 jours sur place en déduisant les 4 jours de Vols Aller/Retour... Et oui ça se mérite le paradis ;-)
Afin de ne pas perdre beaucoup de journées dans les transports, nous avons abandonné l'idée d'aller à Luzon au Nord de Manille pour voir les fameuses rizières. Choix difficile à faire mais nous avions déjà vu de très belles rizières auparavant à Bali, même si paraît-il, c'est incomparable.
Pour un premier voyage et court séjour au Philippines, d'autres îles étaient conseillées à visiter notamment l'île de Bohol mais j'ai trouvé tout et son contraire concernant les dégâts causés par le typhon en 2013 alors que sur l'île de Palawan, je savais avec certitudes que les lieux où nous irions avaient été épargnés. Notre séjour s'est déroulé ainsi : - 1 nuit à Puerto Princesa - 2 nuits à Port-Barton - 2 nuits à Capnica Island - 6 nuits à Corong-Corong (El Nido) - 2 nuits sur une île proche de Taytay - 1 nuit à Puerto Princesa
Nous avons réservé nos nuits d’hôtels sur internet soit par mail soit sur le site "Agoda".
A la période où nous sommes allés, nous aurions pu trouver notre hébergement directement sur place sans réserver car il s'agissait de la basse saison et du coup dépenser moins en hébergement je penses.
DETAIL DU SEJOUR :
17/04 :
- Départ de Paris : 18 Heures d'avion (Paris - kuala lumpur => 12H ; kuala lumpur - Manille => 4H ; Manille - Puerto Princesa => 2H)
Compagnie "Malaysia Airlines" pour se rendre à Manille => Billets d'avion réservés directement sur le site internet de la compagnie et non sur un comparateur de vols (skyscanner...)
Compagnie "Philippines Airlines" pour se rendre à "Puerto Princesa" sur l'île de Palawan depuis Manille => Billets d'avion réservés sur le site internet de la compagnie.
18/04 :
- Arrivée à l'aéroport de "Puerto Princesa" vers 19H et récupération des bagages.
Des policiers étaient présents juste à la sortie de l'aéroport et nous ont aidés à contacter la navette de notre hôtel. Nous avions réservés sur le site internet "Agoda" l’hôtel "Citadel Bed and Breakfast" proche du "San Jose Terminal" où se trouvent tous les bus. L’hôtel dispose d'une piscine (pas négligeable après 18Heures de Vol ...) et les chambres sont correctes à bas prix. (A recommander !)
19/04 :
- Tôt le matin, un tricycle (genre de side-car que vous trouverez partout sur l'île) nous a déposé au Terminal des Bus de "Puerto Princesa".
C'est parti pour 4 Heures de bus direction "Port-Barton", fenêtre grande ouverte, (car pas de clim) et accompagnés de pleins de philippins aux visages toujours souriants !
Le trajet est passé vite, la route est correcte jusqu'à "Roxas" mais de "Roxas" à "Port-Barton", la route est toujours en travaux, ça secoue un peu mais le paysage vous fait vite oublié ça ;-).
Nous avons choisi de ne pas nous arrêter à « Sabang » pourtant il parait que "La rivière souterraine" est une chouette excursion. Peut-être aurions-nous dû remplacer 1 journée à « El Nido » par une journée à « Sabang ».
- A Port-Barton, nous avons séjourné 2 nuits à l’hôtel "Summer homes Resort" en se basant sur les bons commentaires de "TripAdvisor".
La réservation s'est faite par mail et le paiement nous l'avons fais sur le site "Western Union". Hôtel situé sur la plage, chambres correctes, restauration proposée par l’hôtel excellente. Port-Barton est un village de marin-pêcheur, la plage est belle, c'est un lieu reposant où il y a très peu de touristes. Dépaysement garantie !
20/04 :
- Farniente et balade dans le petit village de Port-Barton.
21/04 :
- L’hôtel "Summer homes Resort" où nous étions proposait des excursions la journée en Bangka (Bateau Philippins) pour visiter les îles environnantes et faire du snorkeling. Il appelle cela le "Island Hopping".
Étant donné que nous avions réservés 2 nuits à l’hôtel "Coconut garden island resort" sur l'île de "Cacnipa Island" au large de « Port-Barton », nous avons donc fait le "Island Hopping" la journée et en fin d'après-midi, ils nous ont directement déposés à notre hôtel avec nos bagages sur l'île de "Cacnipa Island".
Ce fut une journée mémorable. Des îles à couper le souffle (Eau turquoise, sable blanc ...). En fin de journée avant de rejoindre notre hôtel, nous leur avons demandé s'il était possible d'aller au fameux endroit où il est possible de voire des tortues. Ils appellent ça le "Sanctuary" d'après mes souvenirs. Merci encore aux récits des voyageurs sur les forums car sans ça nous n'aurions rien vu.
Je n'en demandais pas tant, à peine mis la tête sous l'eau, je me retrouve nez à nez avec une "raie manta" d'une taille impressionnante. Un petit regard et puis s'en va, c'était magique.
Mais le spectacle n'était pas fini, deux trois coups de palmes et me voila au dessus d'une énorme tortue en train de se la couler douce en compagnie de jolies poissons ! Moments magiques !
- Fin d'après-midi, après en avoir pris plein les yeux de la faune marine, nous accostâmes sur la plage de l’hôtel "Coconut garden island resort". Et là, énorme claque encore ! Un paradis sur terre.
Nous sommes accueillis par 5 petits canards qui se promènent en bande sur la plage. L’hôtel est au bord de la plage et possède un jardin magnifique et très bien entretenu avec des fleurs de toutes les couleurs. La jungle derrière l’hôtel rend le paysage encore plus beau. C'est parti pour 2 jours de farniente sur cette île qui mérite vraiment le détour. Nous avons logé dans une cabane sur piloti magnifique !
Sur Tripadvisor, les seuls critiques que nous avions trouvés étaient soit-disant la présence de petites bêtes sur la plage qui viennent vous embêter. Je ne sais pas si ça dépend de la période ou non mais nous n'avons pas vu une seule petite bête ;-).
22/04 :
- Plongée avec l'agence (Barton Divers) 3000 Pesos pour 2 plongés de 50 minutes.
Journée sympathique en compagnie de suisses (Propriétaire) et philippins. Fond marins jolies mais moins bien qu'à El nido. A faire quand même pour les amateurs de plongée.
- En fin d'après-midi, balade dans la jungle derrière l’hôtel sans aucun risque. Il suffit de suivre un sentier qui dure en tout 30 minutes. La vue tout en haut sur l'océan est splendide.
23/04 :
- Départ tôt le matin vers Port-Barton en Bangka réservée la veille via l’hôtel. Puis direction en "Jeepney" cette fois-ci vers El Nido pour 6 jours. On passe une nouvelle fois par "Roxas", puis "Taytay" et enfin "El Nido".
Les paysages après "Roxas" sont très jolies, on peut observer des rizières, des plantations de cocotiers ...
Du 23/04 au 28/04 :
- Sur le site "Agoda", nous avons réservé 6 nuits à l’hôtel "Orange Pearl Beach Resort" au bord de plage. Il se situe à "Corong-Corong" tout proche de El-Nido (10 minutes en tricycle).
La nuit à "Orange Pearl" nous a coûté 58€ (Déjeuné compris) pour une toute petite chambre avec SDB privé sans eau chaude mais face à la mer.
Nous avons trouvé le prix excessif en comparant avec nos hôtels précédents où le prix de la nuit s'élevait au maximum à 30€ avec plus de confort.
Nous n'aurions pas dû réserver à l'avance sur le site "Agoda" car au final beaucoup de chambres étaient disponibles à des prix raisonnables.
Avec du recul, et après avoir observé d'autres hôtels aux alentours de Corong-Corong et El-Nido, nous avons trouvé que l’hôtel "Orange Pearl" était finalement un endroit idéal pour y séjourner :
Avantages :
- Peu de touristes proche de l’hôtel contrairement à El-Nido. - La plage est grande et plus belle qu'à El Nido et la vue est splendide. Coucher de soleil somptueux ! - Il y a un restaurant ouvert tous les jours à proximité des chambres face à la mer et certains soirs il y a des petits concerts (pour vous détendre).
- Les fameuses excursions à faire au départ de "El Nido" (Circuit A + B + C + D) sont proposées également par l’hôtel au même prix. Mais le gros avantage, c'est qu'il est possible de s'arranger avec l’hôtel pour commencer l'excursion un peu plus tard que l’heure habituelle afin d'éviter toute la horde de touristes qui feront les mêmes excursions que vous au départ de « El Nido ». Rien que pour ça nous avons apprécié ;-)
- Le coin est très calme. Ça peut être un inconvénient pour certains mais dans tous les cas vous pouvez bouger et vous rendre à « El Nido » en tricycles en 10 minutes (Un Aller entre 100 et 150 Pesos). - Internet disponible. - Possibilité de faire laver son linge.
Inconvénients :
- L'accès à l’hôtel depuis la route est un peu loin. - Pas d'eau chaude dans les chambres. - Restauration pas terrible mais ça peut faire l'affaire quand même. - Le prix ...
Pour résumer ces 6 jours :
- Nous avons fais les excursions A et C qui sont les plus prisées. On en prend plein les yeux, deux journées inoubliables. (Compter entre 1200 et 1400 Pesos par personne pour une excursion)
- Une journée de plongée. Au total 3 plongés depuis El Nido pour 3900 Pesos, les fonds marins sont splendides. Je recommande.
- Une journée à "Nacpan beach", c'est au Nord de "El Nido", à 45 minutes en tricycle depuis l’hôtel "Orange Pearl" (Trajet 1000 Pesos Aller/Retour). Si vous voulez voir une plage avec une eau d'un bleu turquoise comme on le voit sur les cartes postales alors allez-y ça vaut le détour ;-)
- Une soirée au fameux bar le "Pukka Bar" sur la plage "EL Nido". Si vous aimez le reggae, c'est un pur bonheur de musique.
Du 29/04 au 30/04 :
- Levé tôt puis direction "Taytay" en "bus". nous avons séjourné 2 nuits à l’hôtel "Dilis beach resort" suite aux conseils d'un couple d'amis.
La réservation s'est faite par mail et le paiement sur place.
Arrivé au Terminal de Taytay, un tricycle nous a donc conduit au port en 10 minutes. Une Bangka nous a ensuite emmené à l’hôtel (Trajet 50 minutes). Il ne faut pas hésiter à les contacter par téléphone pour éviter une longue attente au port.
Nous avons fini notre séjour en beauté, le lieu est fabuleux, il faut le voir pour le croire... Certes nous avons mis le prix : 180€ pour 2 nuits pour deux personnes, repas et trajets bateau compris mais ça en valait vraiment la peine ! Ça restera gravé en mémoire à jamais. Sans les conseils de nos amis, jamais nous aurions été, l’hôtel est introuvable pour le moment sur "TripAdvisor", en revanche vous trouverez celui-ci qui est, je pense, à peu près dans le même style mais beaucoup plus cher car encore plus luxueux, il s'agit de "Flower Island Resort". Nous recommandons vraiment ces hôtels.
01/05 :
- Levé très tôt pour prendre un genre de « van » climatisé cette fois-ci au départ de "Taytay" pour retourner à "Puerto Princesa". 6 Heures de routes.
- Nous avons réservé sur "Agoda" l’hôtel "Hibiscus Garden" qui est le plus proche de l'aéroport. L’hôtel est charmant, les chambres sont spacieuses, la restauration est correcte. On recommande.
Une navette vous emmène gratuitement à l'aéroport le matin ce qui est un stress de moins pour le départ. La journée, nous avons voulu faire farniente à la plage mais les plages à "Puerto Princesa" proche de l’hôtel ne sont pas jolies. Il n'y a pas de sable, c'est de la vase partout (du moins où nous sommes allés).
02/05 :
- Retour à Manille puis Direction "Paris".
BILAN :
- Nous avons adoré les Philippines. C'est une destination fabuleuse. Les philippins sont d'une gentillesse incroyable.
Pour vous donner une idée du coût du voyage : 3000€ pour deux personnes (Avions, Repas, Transports, Excursions, Plongées, Souvenirs, Crèmes solaires ;-)
Il faut être motivé par contre pour s'y rendre car 18 Heures d'avion ça fait hésiter mais le séjour que nous avons fait nous a vraiment plu et les transports routiers n'ont pas été du temps perdu étant donnée que nous avions décomposé notre séjour en plusieurs escales.
A la fin du séjour, nous avons hésité à repartir de « Coron » en avion pour rejoindre « Manille » car cette Île est accessible depuis « El Nido » en 7 Heures de bateau et ainsi éviter de revenir à "Puerto Princesa" pour prendre l'avion. Mais nous avions peur de l'imprévu comme il est souvent décris dans les forums et louper ainsi notre avion.
Pour les amoureux de la plongée, « Coron » est spot merveilleux parait-il car vous pouvez voir des épaves. Peut-être sera notre seul regret du séjour mais sinon nous recommandons notre itinéraire, nous en revenant avec des images plein les yeux et surtout reposés ;-) C'était le but !
Vu le nombre d’hôtel qui commence à fleurir sur « Palawan » et plus particulièrement à « El Nido », ne tardez pas à visiter ce chouette pays car il deviendra rapidement et malheureusement selon moi le prochain "Phuket" !
REMARQUES :
- Traitement anti-paludisme pas forcément nécessaire pour l'île de Palawan, du moins au Nord de l'île selon les médecins. Prévoir un bon spray anti-moustique et une moustiquaire (que l'on peut trouvé à 20€ en magasin) si les chambres où vous dormez n'en disposent pas.
- Posséder dans l'idéal une carte Visa et MasterCard selon un conseil de notre banquier pour éviter les ennuis en cas de retrait au distributeur. - Retirer votre argent avant votre départ et faire l'échange aux Philippines pour ne pas être trop taxé.
Sur les forums il était conseillé de retirer de l'argent pour l'ensemble du séjour à Palawan car il n'y a pas ou presque peu de distributeurs de billet sur l'île et effectivement c'est vrai.
Par contre, en arrivant à l'aéroport de Manille, les distributeurs étaient limités à 20000 Pesos (320€) par retrait, du coup à chaque retrait nous avons été taxé de 10€...
C'est la première fois que je poste un message sur votre forum mais étant donné que vos avis mon bien aidés pour organiser mon voyage à Palawan aux Philippines, je me devais d'en faire de même !
Nous sommes partis en couple aux Philippines du 17 Avril au 03 Mai 2014.
Notre choix du séjour s'est porté uniquement sur l'île de Palawan soit 13 jours sur place en déduisant les 4 jours de Vols Aller/Retour... Et oui ça se mérite le paradis ;-)
Afin de ne pas perdre beaucoup de journées dans les transports, nous avons abandonné l'idée d'aller à Luzon au Nord de Manille pour voir les fameuses rizières. Choix difficile à faire mais nous avions déjà vu de très belles rizières auparavant à Bali, même si paraît-il, c'est incomparable.
Pour un premier voyage et court séjour au Philippines, d'autres îles étaient conseillées à visiter notamment l'île de Bohol mais j'ai trouvé tout et son contraire concernant les dégâts causés par le typhon en 2013 alors que sur l'île de Palawan, je savais avec certitudes que les lieux où nous irions avaient été épargnés. Notre séjour s'est déroulé ainsi : - 1 nuit à Puerto Princesa - 2 nuits à Port-Barton - 2 nuits à Capnica Island - 6 nuits à Corong-Corong (El Nido) - 2 nuits sur une île proche de Taytay - 1 nuit à Puerto Princesa
Nous avons réservé nos nuits d’hôtels sur internet soit par mail soit sur le site "Agoda".
A la période où nous sommes allés, nous aurions pu trouver notre hébergement directement sur place sans réserver car il s'agissait de la basse saison et du coup dépenser moins en hébergement je penses.
DETAIL DU SEJOUR :
17/04 :
- Départ de Paris : 18 Heures d'avion (Paris - kuala lumpur => 12H ; kuala lumpur - Manille => 4H ; Manille - Puerto Princesa => 2H)
Compagnie "Malaysia Airlines" pour se rendre à Manille => Billets d'avion réservés directement sur le site internet de la compagnie et non sur un comparateur de vols (skyscanner...)
Compagnie "Philippines Airlines" pour se rendre à "Puerto Princesa" sur l'île de Palawan depuis Manille => Billets d'avion réservés sur le site internet de la compagnie.
18/04 :
- Arrivée à l'aéroport de "Puerto Princesa" vers 19H et récupération des bagages.
Des policiers étaient présents juste à la sortie de l'aéroport et nous ont aidés à contacter la navette de notre hôtel. Nous avions réservés sur le site internet "Agoda" l’hôtel "Citadel Bed and Breakfast" proche du "San Jose Terminal" où se trouvent tous les bus. L’hôtel dispose d'une piscine (pas négligeable après 18Heures de Vol ...) et les chambres sont correctes à bas prix. (A recommander !)
19/04 :
- Tôt le matin, un tricycle (genre de side-car que vous trouverez partout sur l'île) nous a déposé au Terminal des Bus de "Puerto Princesa".
C'est parti pour 4 Heures de bus direction "Port-Barton", fenêtre grande ouverte, (car pas de clim) et accompagnés de pleins de philippins aux visages toujours souriants !
Le trajet est passé vite, la route est correcte jusqu'à "Roxas" mais de "Roxas" à "Port-Barton", la route est toujours en travaux, ça secoue un peu mais le paysage vous fait vite oublié ça ;-).
Nous avons choisi de ne pas nous arrêter à « Sabang » pourtant il parait que "La rivière souterraine" est une chouette excursion. Peut-être aurions-nous dû remplacer 1 journée à « El Nido » par une journée à « Sabang ».
- A Port-Barton, nous avons séjourné 2 nuits à l’hôtel "Summer homes Resort" en se basant sur les bons commentaires de "TripAdvisor".
La réservation s'est faite par mail et le paiement nous l'avons fais sur le site "Western Union". Hôtel situé sur la plage, chambres correctes, restauration proposée par l’hôtel excellente. Port-Barton est un village de marin-pêcheur, la plage est belle, c'est un lieu reposant où il y a très peu de touristes. Dépaysement garantie !
20/04 :
- Farniente et balade dans le petit village de Port-Barton.
21/04 :
- L’hôtel "Summer homes Resort" où nous étions proposait des excursions la journée en Bangka (Bateau Philippins) pour visiter les îles environnantes et faire du snorkeling. Il appelle cela le "Island Hopping".
Étant donné que nous avions réservés 2 nuits à l’hôtel "Coconut garden island resort" sur l'île de "Cacnipa Island" au large de « Port-Barton », nous avons donc fait le "Island Hopping" la journée et en fin d'après-midi, ils nous ont directement déposés à notre hôtel avec nos bagages sur l'île de "Cacnipa Island".
Ce fut une journée mémorable. Des îles à couper le souffle (Eau turquoise, sable blanc ...). En fin de journée avant de rejoindre notre hôtel, nous leur avons demandé s'il était possible d'aller au fameux endroit où il est possible de voire des tortues. Ils appellent ça le "Sanctuary" d'après mes souvenirs. Merci encore aux récits des voyageurs sur les forums car sans ça nous n'aurions rien vu.
Je n'en demandais pas tant, à peine mis la tête sous l'eau, je me retrouve nez à nez avec une "raie manta" d'une taille impressionnante. Un petit regard et puis s'en va, c'était magique.
Mais le spectacle n'était pas fini, deux trois coups de palmes et me voila au dessus d'une énorme tortue en train de se la couler douce en compagnie de jolies poissons ! Moments magiques !
- Fin d'après-midi, après en avoir pris plein les yeux de la faune marine, nous accostâmes sur la plage de l’hôtel "Coconut garden island resort". Et là, énorme claque encore ! Un paradis sur terre.
Nous sommes accueillis par 5 petits canards qui se promènent en bande sur la plage. L’hôtel est au bord de la plage et possède un jardin magnifique et très bien entretenu avec des fleurs de toutes les couleurs. La jungle derrière l’hôtel rend le paysage encore plus beau. C'est parti pour 2 jours de farniente sur cette île qui mérite vraiment le détour. Nous avons logé dans une cabane sur piloti magnifique !
Sur Tripadvisor, les seuls critiques que nous avions trouvés étaient soit-disant la présence de petites bêtes sur la plage qui viennent vous embêter. Je ne sais pas si ça dépend de la période ou non mais nous n'avons pas vu une seule petite bête ;-).
22/04 :
- Plongée avec l'agence (Barton Divers) 3000 Pesos pour 2 plongés de 50 minutes.
Journée sympathique en compagnie de suisses (Propriétaire) et philippins. Fond marins jolies mais moins bien qu'à El nido. A faire quand même pour les amateurs de plongée.
- En fin d'après-midi, balade dans la jungle derrière l’hôtel sans aucun risque. Il suffit de suivre un sentier qui dure en tout 30 minutes. La vue tout en haut sur l'océan est splendide.
23/04 :
- Départ tôt le matin vers Port-Barton en Bangka réservée la veille via l’hôtel. Puis direction en "Jeepney" cette fois-ci vers El Nido pour 6 jours. On passe une nouvelle fois par "Roxas", puis "Taytay" et enfin "El Nido".
Les paysages après "Roxas" sont très jolies, on peut observer des rizières, des plantations de cocotiers ...
Du 23/04 au 28/04 :
- Sur le site "Agoda", nous avons réservé 6 nuits à l’hôtel "Orange Pearl Beach Resort" au bord de plage. Il se situe à "Corong-Corong" tout proche de El-Nido (10 minutes en tricycle).
La nuit à "Orange Pearl" nous a coûté 58€ (Déjeuné compris) pour une toute petite chambre avec SDB privé sans eau chaude mais face à la mer.
Nous avons trouvé le prix excessif en comparant avec nos hôtels précédents où le prix de la nuit s'élevait au maximum à 30€ avec plus de confort.
Nous n'aurions pas dû réserver à l'avance sur le site "Agoda" car au final beaucoup de chambres étaient disponibles à des prix raisonnables.
Avec du recul, et après avoir observé d'autres hôtels aux alentours de Corong-Corong et El-Nido, nous avons trouvé que l’hôtel "Orange Pearl" était finalement un endroit idéal pour y séjourner :
Avantages :
- Peu de touristes proche de l’hôtel contrairement à El-Nido. - La plage est grande et plus belle qu'à El Nido et la vue est splendide. Coucher de soleil somptueux ! - Il y a un restaurant ouvert tous les jours à proximité des chambres face à la mer et certains soirs il y a des petits concerts (pour vous détendre).
- Les fameuses excursions à faire au départ de "El Nido" (Circuit A + B + C + D) sont proposées également par l’hôtel au même prix. Mais le gros avantage, c'est qu'il est possible de s'arranger avec l’hôtel pour commencer l'excursion un peu plus tard que l’heure habituelle afin d'éviter toute la horde de touristes qui feront les mêmes excursions que vous au départ de « El Nido ». Rien que pour ça nous avons apprécié ;-)
- Le coin est très calme. Ça peut être un inconvénient pour certains mais dans tous les cas vous pouvez bouger et vous rendre à « El Nido » en tricycles en 10 minutes (Un Aller entre 100 et 150 Pesos). - Internet disponible. - Possibilité de faire laver son linge.
Inconvénients :
- L'accès à l’hôtel depuis la route est un peu loin. - Pas d'eau chaude dans les chambres. - Restauration pas terrible mais ça peut faire l'affaire quand même. - Le prix ...
Pour résumer ces 6 jours :
- Nous avons fais les excursions A et C qui sont les plus prisées. On en prend plein les yeux, deux journées inoubliables. (Compter entre 1200 et 1400 Pesos par personne pour une excursion)
- Une journée de plongée. Au total 3 plongés depuis El Nido pour 3900 Pesos, les fonds marins sont splendides. Je recommande.
- Une journée à "Nacpan beach", c'est au Nord de "El Nido", à 45 minutes en tricycle depuis l’hôtel "Orange Pearl" (Trajet 1000 Pesos Aller/Retour). Si vous voulez voir une plage avec une eau d'un bleu turquoise comme on le voit sur les cartes postales alors allez-y ça vaut le détour ;-)
- Une soirée au fameux bar le "Pukka Bar" sur la plage "EL Nido". Si vous aimez le reggae, c'est un pur bonheur de musique.
Du 29/04 au 30/04 :
- Levé tôt puis direction "Taytay" en "bus". nous avons séjourné 2 nuits à l’hôtel "Dilis beach resort" suite aux conseils d'un couple d'amis.
La réservation s'est faite par mail et le paiement sur place.
Arrivé au Terminal de Taytay, un tricycle nous a donc conduit au port en 10 minutes. Une Bangka nous a ensuite emmené à l’hôtel (Trajet 50 minutes). Il ne faut pas hésiter à les contacter par téléphone pour éviter une longue attente au port.
Nous avons fini notre séjour en beauté, le lieu est fabuleux, il faut le voir pour le croire... Certes nous avons mis le prix : 180€ pour 2 nuits pour deux personnes, repas et trajets bateau compris mais ça en valait vraiment la peine ! Ça restera gravé en mémoire à jamais. Sans les conseils de nos amis, jamais nous aurions été, l’hôtel est introuvable pour le moment sur "TripAdvisor", en revanche vous trouverez celui-ci qui est, je pense, à peu près dans le même style mais beaucoup plus cher car encore plus luxueux, il s'agit de "Flower Island Resort". Nous recommandons vraiment ces hôtels.
01/05 :
- Levé très tôt pour prendre un genre de « van » climatisé cette fois-ci au départ de "Taytay" pour retourner à "Puerto Princesa". 6 Heures de routes.
- Nous avons réservé sur "Agoda" l’hôtel "Hibiscus Garden" qui est le plus proche de l'aéroport. L’hôtel est charmant, les chambres sont spacieuses, la restauration est correcte. On recommande.
Une navette vous emmène gratuitement à l'aéroport le matin ce qui est un stress de moins pour le départ. La journée, nous avons voulu faire farniente à la plage mais les plages à "Puerto Princesa" proche de l’hôtel ne sont pas jolies. Il n'y a pas de sable, c'est de la vase partout (du moins où nous sommes allés).
02/05 :
- Retour à Manille puis Direction "Paris".
BILAN :
- Nous avons adoré les Philippines. C'est une destination fabuleuse. Les philippins sont d'une gentillesse incroyable.
Pour vous donner une idée du coût du voyage : 3000€ pour deux personnes (Avions, Repas, Transports, Excursions, Plongées, Souvenirs, Crèmes solaires ;-)
Il faut être motivé par contre pour s'y rendre car 18 Heures d'avion ça fait hésiter mais le séjour que nous avons fait nous a vraiment plu et les transports routiers n'ont pas été du temps perdu étant donnée que nous avions décomposé notre séjour en plusieurs escales.
A la fin du séjour, nous avons hésité à repartir de « Coron » en avion pour rejoindre « Manille » car cette Île est accessible depuis « El Nido » en 7 Heures de bateau et ainsi éviter de revenir à "Puerto Princesa" pour prendre l'avion. Mais nous avions peur de l'imprévu comme il est souvent décris dans les forums et louper ainsi notre avion.
Pour les amoureux de la plongée, « Coron » est spot merveilleux parait-il car vous pouvez voir des épaves. Peut-être sera notre seul regret du séjour mais sinon nous recommandons notre itinéraire, nous en revenant avec des images plein les yeux et surtout reposés ;-) C'était le but !
Vu le nombre d’hôtel qui commence à fleurir sur « Palawan » et plus particulièrement à « El Nido », ne tardez pas à visiter ce chouette pays car il deviendra rapidement et malheureusement selon moi le prochain "Phuket" !
REMARQUES :
- Traitement anti-paludisme pas forcément nécessaire pour l'île de Palawan, du moins au Nord de l'île selon les médecins. Prévoir un bon spray anti-moustique et une moustiquaire (que l'on peut trouvé à 20€ en magasin) si les chambres où vous dormez n'en disposent pas.
- Posséder dans l'idéal une carte Visa et MasterCard selon un conseil de notre banquier pour éviter les ennuis en cas de retrait au distributeur. - Retirer votre argent avant votre départ et faire l'échange aux Philippines pour ne pas être trop taxé.
Sur les forums il était conseillé de retirer de l'argent pour l'ensemble du séjour à Palawan car il n'y a pas ou presque peu de distributeurs de billet sur l'île et effectivement c'est vrai.
Par contre, en arrivant à l'aéroport de Manille, les distributeurs étaient limités à 20000 Pesos (320€) par retrait, du coup à chaque retrait nous avons été taxé de 10€...
Bonjour,
Voici le CR d'un périple de trois semaines : Tubbataha - Palawan - Coron effectué en groupe de 11 à 13 personnes selon les étapes. Les différents hôtels feront l'objet d'un CR séparé.
12 mars - Départ pour Manille via Bahrein sur Gulf Air. Nous avons retenu Gulf Air car c'était la compagnie la moins chère permettant une arrivée à Manille avant midi afin d'attraper un vol vers Puerto Princesa le même jour et autorisant 30 kg de bagages en soute (il faut au moins ça pour les sacs de plongée). De plus la correspondance à Bahrein est réduite à 1h30 à l'aller comme au retour. Repas corrects, mais dans 3 avions sur 4, nous avons eu droit à un IFE d'ancienne génération avec un choix de films limité et pas de possibilité de démarrage ou d'arrêt à la demande. En tout 14h de vol.
13 mars - Vol Manille - Puerto Princesa sur Cebu Pacific. Une heure de vol mais une heure de retard.
Arrivée à Puerto Princesa vers 18h00 et transfert à l'hôtel Puerto Pension (compris dans le prix de la chambre). Dîner excellent au restaurant Kalui.
14 mars - Visite de Puerto Princesa dans la matinée et achats divers. Embarquement dans l'après-midi sur le bâteau Sakura pour Tubbataha. Traversée de nuit un peu agitée pendant 15h. Le Sakura est un bâteau peu confortable en mer et très étroit au niveau des cabines.
Du 15 mars au 18 mars - Plongées sur différents sites de Tubbataha avec 3 à 4 plongées par jour. Nous attendions plus d'une réserve protégée. Quasiment pas de gros à part des requins pointe blanche de taille maximale 1,8 m. Même s'il existe des zones avec de beaux coraux, il reste encore des traces des dynamitages passés.
19 mars - Débarquement à Puerto Princesa, quelques courses en ville et départ en minibus pour Sabang. Après deux heures de route, arrivée à Sabang et installation à l'hôtel Taraw. Diner au restaurant Green Verde.
20 mars - Visite de la rivière souterraine très intéressante. Aller en bâteau et retour à pied via le monkey trail (un petit chemin à travers la jungle) avec une grosse averse à mi-parcours = 2h40 pour revenir à l'hôtel. Diner au restaurant Green Verde.
21 mars - Départ pour Port Barton avec le bâteau de l'hôtel Coconut Garden. Après 1h50 de navigation, installation à l'hôtel Coconut Garden sur l'île de Cacnipa. Repas à l'hôtel.
22 mars - Pluie toute la journée. Repas à l'hôtel.
23 mars - Deux plongées dans la baie Pagdanan avec le centre Palawan Easy Dive. Plongées très moyennes. Repas à l'hôtel.
24 mars - Island hopping dans la baie Pagdanan. Déjeuner au restaurant Bamboo house à Port Barton. Dîner à l'hôtel.
25 mars - Départ pour El Nido avec le bâteau de l'hôtel Coconut Garden. Après 3h50 de navigation, installation à l'hôtel Marina Garden. Déjeuner au restaurant Og's. Dîner au restaurant Pukka.
26 mars - 3 plongées dans l'archipel Bacuit et déjeuner sur une île avec le centre Submariner. Belles plongées et guide excellent. Dîner au restaurant Balay Tubay.
27 mars - Location d'un van avec chauffeur et guide (agence Carea) pour la visite de la péninsule nord de Palawan. Beaucoup de pluie dans la journée. Pique nique en route. Dîner au restaurant Sea Slugs.
28 mars - 4 plongées dans l'archipel Bacuit dont une de nuit avec le centre Submariner. Belles plongées avec le même guide que précédemment. Déjeuner au bar Habibi compris dans le prix des plongées. Dîner au restaurant Squido's.
29 mars - Island hopping dans l'archipel Bacuit (agence Carea). Nous avons fait un mix entre les circuits A et B. Déjeuner sur une île. Dîner au restaurant Pukka.
30 mars - Départ pour Coron avec le bâteau Jessabel 3. Après 8h30 de navigation, arrivée à Coron town. Transfert sur un autre bâteau pour rallier l'hôtel Coral Bay sur l'île Popototan. Après 2h30 de navigation de nuit, installation à l'hôtel Coral Bay. Dîner à l'hôtel.
31 mars - 3 plongées dans la baie de Coron et déjeuner sur le bâteau avec le centre de plongée de l'hôtel. Belles plongées : deux épaves et un récif. Dîner à l'hôtel.
1 avril - 3 plongées dans la baie de Coron et déjeuner sur le bâteau avec le centre de plongée de l'hôtel. Belles plongées : deux épaves et Barracuda lake. Dîner à l'hôtel.
2 avril - Journée de repos à l'hôtel. Snorkeling sur le beau récif de l'hôtel. Kayak dans la mangrove. Repas à l'hôtel.
3 avril - Départ en bâteau pour Coron town. Transfert en van pour l'aéroport. Vol Busuanga - Manille sur Cebu Pacific. La balance de la compagnie semble déréglée et indique 4 à 6 kg supplémentaires par bagage. Nous nous en sortons avec 23 kg d'excédent (par rapport au forfait pré-payé de 30 kg) que nous ne pouvons faire autrement que payer = 3450 PHP. Vol presque à l'heure d'une durée de 0h55.
Vol Manille - Paris via Bahrein d'une durée totale de 16h.
En résumé, voyage très apprécié des différents participants même si nous n'avions pas été gâtés par la météo et un certain nombre de pannes de bâteau. Coût total de 2400 € par personne (hors achats personnels) avec 30 plongées effectuées.
Voici le CR d'un périple de trois semaines : Tubbataha - Palawan - Coron effectué en groupe de 11 à 13 personnes selon les étapes. Les différents hôtels feront l'objet d'un CR séparé.
12 mars - Départ pour Manille via Bahrein sur Gulf Air. Nous avons retenu Gulf Air car c'était la compagnie la moins chère permettant une arrivée à Manille avant midi afin d'attraper un vol vers Puerto Princesa le même jour et autorisant 30 kg de bagages en soute (il faut au moins ça pour les sacs de plongée). De plus la correspondance à Bahrein est réduite à 1h30 à l'aller comme au retour. Repas corrects, mais dans 3 avions sur 4, nous avons eu droit à un IFE d'ancienne génération avec un choix de films limité et pas de possibilité de démarrage ou d'arrêt à la demande. En tout 14h de vol.
13 mars - Vol Manille - Puerto Princesa sur Cebu Pacific. Une heure de vol mais une heure de retard.
Arrivée à Puerto Princesa vers 18h00 et transfert à l'hôtel Puerto Pension (compris dans le prix de la chambre). Dîner excellent au restaurant Kalui.
14 mars - Visite de Puerto Princesa dans la matinée et achats divers. Embarquement dans l'après-midi sur le bâteau Sakura pour Tubbataha. Traversée de nuit un peu agitée pendant 15h. Le Sakura est un bâteau peu confortable en mer et très étroit au niveau des cabines.
Du 15 mars au 18 mars - Plongées sur différents sites de Tubbataha avec 3 à 4 plongées par jour. Nous attendions plus d'une réserve protégée. Quasiment pas de gros à part des requins pointe blanche de taille maximale 1,8 m. Même s'il existe des zones avec de beaux coraux, il reste encore des traces des dynamitages passés.
19 mars - Débarquement à Puerto Princesa, quelques courses en ville et départ en minibus pour Sabang. Après deux heures de route, arrivée à Sabang et installation à l'hôtel Taraw. Diner au restaurant Green Verde.
20 mars - Visite de la rivière souterraine très intéressante. Aller en bâteau et retour à pied via le monkey trail (un petit chemin à travers la jungle) avec une grosse averse à mi-parcours = 2h40 pour revenir à l'hôtel. Diner au restaurant Green Verde.
21 mars - Départ pour Port Barton avec le bâteau de l'hôtel Coconut Garden. Après 1h50 de navigation, installation à l'hôtel Coconut Garden sur l'île de Cacnipa. Repas à l'hôtel.
22 mars - Pluie toute la journée. Repas à l'hôtel.
23 mars - Deux plongées dans la baie Pagdanan avec le centre Palawan Easy Dive. Plongées très moyennes. Repas à l'hôtel.
24 mars - Island hopping dans la baie Pagdanan. Déjeuner au restaurant Bamboo house à Port Barton. Dîner à l'hôtel.
25 mars - Départ pour El Nido avec le bâteau de l'hôtel Coconut Garden. Après 3h50 de navigation, installation à l'hôtel Marina Garden. Déjeuner au restaurant Og's. Dîner au restaurant Pukka.
26 mars - 3 plongées dans l'archipel Bacuit et déjeuner sur une île avec le centre Submariner. Belles plongées et guide excellent. Dîner au restaurant Balay Tubay.
27 mars - Location d'un van avec chauffeur et guide (agence Carea) pour la visite de la péninsule nord de Palawan. Beaucoup de pluie dans la journée. Pique nique en route. Dîner au restaurant Sea Slugs.
28 mars - 4 plongées dans l'archipel Bacuit dont une de nuit avec le centre Submariner. Belles plongées avec le même guide que précédemment. Déjeuner au bar Habibi compris dans le prix des plongées. Dîner au restaurant Squido's.
29 mars - Island hopping dans l'archipel Bacuit (agence Carea). Nous avons fait un mix entre les circuits A et B. Déjeuner sur une île. Dîner au restaurant Pukka.
30 mars - Départ pour Coron avec le bâteau Jessabel 3. Après 8h30 de navigation, arrivée à Coron town. Transfert sur un autre bâteau pour rallier l'hôtel Coral Bay sur l'île Popototan. Après 2h30 de navigation de nuit, installation à l'hôtel Coral Bay. Dîner à l'hôtel.
31 mars - 3 plongées dans la baie de Coron et déjeuner sur le bâteau avec le centre de plongée de l'hôtel. Belles plongées : deux épaves et un récif. Dîner à l'hôtel.
1 avril - 3 plongées dans la baie de Coron et déjeuner sur le bâteau avec le centre de plongée de l'hôtel. Belles plongées : deux épaves et Barracuda lake. Dîner à l'hôtel.
2 avril - Journée de repos à l'hôtel. Snorkeling sur le beau récif de l'hôtel. Kayak dans la mangrove. Repas à l'hôtel.
3 avril - Départ en bâteau pour Coron town. Transfert en van pour l'aéroport. Vol Busuanga - Manille sur Cebu Pacific. La balance de la compagnie semble déréglée et indique 4 à 6 kg supplémentaires par bagage. Nous nous en sortons avec 23 kg d'excédent (par rapport au forfait pré-payé de 30 kg) que nous ne pouvons faire autrement que payer = 3450 PHP. Vol presque à l'heure d'une durée de 0h55.
Vol Manille - Paris via Bahrein d'une durée totale de 16h.
En résumé, voyage très apprécié des différents participants même si nous n'avions pas été gâtés par la météo et un certain nombre de pannes de bâteau. Coût total de 2400 € par personne (hors achats personnels) avec 30 plongées effectuées.
Nous voici de retour de nos vacances aux Philippines. Il est temps pour nous de remercier toutes celles et ceux qui, à travers nos deux forums de voyages préférés, ont contribué à préparer notre voyage.
Il est également temps pour nous aussi de faire un petit compte rendu qui contribuera peut être à son tour à la vie de cette communauté.
Notre voyage a duré un mois, nous avons choisi de rester dans les visayas vu qu'au mois d'aout c'est là où on avait le plus de chances d'avoir du beau temps (ben oui, ça peut compter d'avoir le soleil en vacances !!!).Nous sommes allés à Bohol (loboc, alona), siquijor (nord et sud), cebu (moalboal), negros (dumaguete, apo island). Nous avons volé avec la compagnie cathay pacific de paris à cebu en passant pas hong kong, bonne compagnie, escale à HK sympa.
argent : change aéroport : 1euro = 64 p change cebu : 1 euro = 68.70 p (au rain tree mall, non loin du holiday plaza, F.ramos street.) change alona : 1 euro = 65.50 p change dumaguete : 1 euro = 67.20 et 67.80 Bouteille d'eau 1 l = 20/30 p, 1, 5 l =30/40 p selon les endroits. 1 litre d'essence 49 p environ. 1 bière (smb, san miguel) 30/50 p selon l'endroit. Guide de voyage : Philippines travel guide de Jens peters (en anglais) trés bien (le lonely planet datait un peu, mais il y en a un qui est sorti en juin.). On a aussi testé le petit futé mais sincèrement on l'a vite laissé tomber tellement il était inutile...
CEBU VILLE Arrivés à Cebu à 19 h, on avait réservé par internet à l'hotel pacific pensione (750 p, clim), il est situé dans une impasse qui débouche sur le boulevard osmeña, rien d'extra si ce n'est qu'il est situé au calme.Petit déj' (176 p à 2). Nous avons également logé au Mango park hotel (clim', petite piscine, petit déj' inclus 1750 p) et au vacation hotel (clim', piscine, jardin, petit déj' inclus 1700 p) situé juana osmeña street. Restaurants sympas : le persian palate (dans le petit centre commercial qui fait l'angle de osmeña et maxilom) délicieux plats indiens, pas cher (365 p à 2 repas gargantuesque !). le siam (dans le ayala center), restaurant thailandais trés bon, cadre reposant et accueillant, pas cher (500 p à 2 pour un pad thai végétarien, un poulet curry + riz jasmin, 1 san miguel, 1 jus de mangue fraiche. tout cela copieusement servi). Massage effectué dans le centre commercial où se situe le persian palate, 150 p trés bon massage thai, durée une heure. Tarif d'un déplacement en jeepney dans Cebu, 7 p. Pas de tricycles dans Cebu, des taxis + ou - honnêtes...
BOHOL LOBOC Dés le lendemain on a pris le bateau direction Bohol (super ferry 1050 p à 2, cebu -tagbilaran 1h30), aprés qu'un chien nous ai reniflé nos sacs on a embarqué et on a eu droit à la prière et à la bénédiction de notre voyage (moi qui flippe en bateau j'étais trés rassurée..!). Arrivés au port de tagbilaran on a négocié un tricycle jusqu'au terminal de bus de Dao (50p ), de là on a tout de suite trouvé un bus qui partait pour carmen (notre destination était "nuts huts" aprés le village de Loboc) nous avons demandé au chauffeur s'il pouvait nous laisser au chemin de "nuts huts", no problem. aprés 3/4 d'heure de bus (50 p à 2) nous arrivons au lieu dit.
Pour aller jusqu'à nuts huts à pied il faut marcher 1 ou 2 kilomètres et descendre moult marches (je ne vous dirais pas combien, je vous laisse découvrir !) l'endroit vaut vraiment le coup (je vous aurais bien mis des photos mais je n'y arrive pas !!). De là on peut louer une moto et partir se balader autour de l'ile (moto 500 p la journée, essence 49 p/litre), le grand bungalow chez nuts huts (au bord de la rivière mmmmh ! 700 p pour les plus chers, ventil). belles balade à pied à faire du bord de la rivière (en face de nuts ) jusqu'au village de loboc. Aux alentours on est allés visiter les tarsiers dans un petit centre qui étudie ces petits primates, ce lieu se situe à 4 km à l'est de corella, prix d'entrée 50 p à 2. On a aussi visité les chocolate hills (entrée 100 p à 2), ce qui est sympa c'est de partir à la découverte de l'ile en moto, les gens sont trés accueillants, partout des hellos et des sourires, beaux paysages, ne pas hésiter à se perdre.
ALONA Ensuite nous sommes partis à alona (transport de bohol à panglao, bus + jeepney ligne "tagbilaran-tawala-panglao", 100 p à 2). On a logé 2 nuits à "villabelza" (1100 p la nuit, clim, piscine, location de moto 400 p). Yannick le propriétaire est trés sympa. On a logé 3 autres nuits au alona citadel (550 p ventilateur, 750 p clim'), il y a une cuisine+frigidaire à disposition des hotes; l'hotel est situé à 200 m de la plage. On a passé notre advanced à alona y avons fait 6 plongées en tout (dont 2 à balicasag). Pour repartir d'alona on a pris un jeepney (50 p à 2) jusqu'au terminal de Dao à tagbilaran puis un tricycle jusqu'au port (20 p à 2). Bateau de tagb. à dumaguete (1300 p à 2) 1 h30 je crois.
SIQUIJOR NORD, sandugan beach Bateau de dumaguete à siquijor (320 p à 2) 1 h. tricycle (150 p à 2) depuis siquijor (port) jusqu'au islanders paradise. Nuit au islanders paradise (700 p, le bungalow "lady di" ventil !!!), attention car il faut commander son repas 4 ou 5 h à l'avance ici, même chose à côté (à 1 h prés). Location moto (400p), tour de l'ile extra ! beaux paysages, petites plages sympa, population extraordinaire WE LOVE SIQUIJOR !!!
SUD, tubod aprés san juan Hébergement au royal cliff resort en bungalow (500p, ventil, moto 400 p). Cadre vraiment sympathique, personnel au petit soins, proprios trés sympas. Beau snorkeling devant le resort, possibilité de plonger avec siquijor dive safari (5400 p les 4 plongées effectuées sur paliton wall, trés belles plongées !).on a beaucoup aimé cet endroit ainsi que les habitants du petit village de Tubod. Nous avons beaucoup aimé l'ile de Siquijor et ses habitants.
DUMAGUETE Ville universitaire de taille moyenne, rythmée par le bruit entêtant des tricycles, la visite du marché est sympa. Nous avons logé à l'hotel Harold's que nous ne recommendons pas pour diverses raisons. Trajet en bus (direct) de dumaguete à cebu ville (440p à 2, incluant le prix du bateau de tampi à bato). Trajet de dumaguete à moalboal : jeepney de dumaguete à sibulan (20 p) bateau de sibulan à liloan (90 p à 2) tricycle de liloan à bato (40 p) bus de bato à moalboal (136 p).
MALATAPAY (appelée aussi maluay) Avons passé une nuit au malatapay resort (850 p, ventil' bungalow juste sur la plage, endroit paisible voire même mort selon l'humeur....) plage de sable noir. Attention car pour accéder au malatapay resort, deux solutions : dans le "village" passer par la petite route qui va vers la mer (où on embarque pour l'ile d'apo, la route est bordée de stands en bambou.) ou alors passer par le chemin qui se situe à gauche aprés le village mais il est préférable de le prendre hors saison des pluies ou alors de prévoir des tongs, voire même d'y aller pieds nus... Au choix... Car toute une portion est innondée, de l'eau jusqu'aux chevilles pendant 300 m à peu prés. Le mercredi se tient un grand marché à Malatapay. Jeepney depuis dumaguete 40 p à 2.
APO ISLAND Nous avons logé au liberty's community lodge (1800 p petit déj' inclus, mmmhh les fruit pancakes avant la plongée...!) Pas besoin de clim' car de l'air tout le temps (au mois d'aout du moins); personnel adorable, bonne cuisine, prix resto corrects. Nous avons fait 7 plongées chacun (1400 p/ plongée incluant les taxes et le matériel ) avec leur centre de plongée paul's diving, trés belles plongées, effectuées le matin et avant 14 h car beaucoup de courant et de houle aprés. Des perroquets à bosses, des tortues, des mérous, on a même vu un poisson fantôme harlequin, des bancs de jacks, d'énormes barracudas, bref desplongées magnifiques avec des poissons partout partout..! Pour venir sur apo on a pris le bateau du liberty pour 600p A/R chacun.
MOALBOAL Hébergement au sunshine pension house (700 p, ventil', belle piscine, jardin), endroit trés sympa à deux pas des clubs de plongée, tenu par une famille philippine adorable, restaurant. Plongées avec le seaquest dive center (1250 p la plongée à partir de 10 plongées matériel et taxes inclus), trés sympas, sérieux, possibilité de cours en Français si besoin avec un instructeur suisse en free lance.Trés belles plongées sur pescador island, d'énormes bancs de sardines, mon premier antenaire (magnifique), des tortues et pleins d'autres poissons. Quelques jours avant que nous arrivions à moalboal un requin baleine a pu être observé au large.
Voilà pour les infos rapportées de notre voyage, nous avons beaucoup aimé les philippines et ses habitants toujours souriants, prêts à bavarder avec nous et à nous faire partager leur vie. Notre chemin n'a croisé que des gens adorables, de beaux paysages et de merveilleux poissons.Voilà pour les infos rapportées de notre voyage, nous avons beaucoup aimé les philippines et ses habitants toujours souriants, prêts à bavarder avec nous et à nous faire partager leur vie. Notre chemin n'a croisé que des gens adorables, de beaux paysages et de merveilleux poissons.
Notre voyage a duré un mois, nous avons choisi de rester dans les visayas vu qu'au mois d'aout c'est là où on avait le plus de chances d'avoir du beau temps (ben oui, ça peut compter d'avoir le soleil en vacances !!!).Nous sommes allés à Bohol (loboc, alona), siquijor (nord et sud), cebu (moalboal), negros (dumaguete, apo island). Nous avons volé avec la compagnie cathay pacific de paris à cebu en passant pas hong kong, bonne compagnie, escale à HK sympa.
argent : change aéroport : 1euro = 64 p change cebu : 1 euro = 68.70 p (au rain tree mall, non loin du holiday plaza, F.ramos street.) change alona : 1 euro = 65.50 p change dumaguete : 1 euro = 67.20 et 67.80 Bouteille d'eau 1 l = 20/30 p, 1, 5 l =30/40 p selon les endroits. 1 litre d'essence 49 p environ. 1 bière (smb, san miguel) 30/50 p selon l'endroit. Guide de voyage : Philippines travel guide de Jens peters (en anglais) trés bien (le lonely planet datait un peu, mais il y en a un qui est sorti en juin.). On a aussi testé le petit futé mais sincèrement on l'a vite laissé tomber tellement il était inutile...
CEBU VILLE Arrivés à Cebu à 19 h, on avait réservé par internet à l'hotel pacific pensione (750 p, clim), il est situé dans une impasse qui débouche sur le boulevard osmeña, rien d'extra si ce n'est qu'il est situé au calme.Petit déj' (176 p à 2). Nous avons également logé au Mango park hotel (clim', petite piscine, petit déj' inclus 1750 p) et au vacation hotel (clim', piscine, jardin, petit déj' inclus 1700 p) situé juana osmeña street. Restaurants sympas : le persian palate (dans le petit centre commercial qui fait l'angle de osmeña et maxilom) délicieux plats indiens, pas cher (365 p à 2 repas gargantuesque !). le siam (dans le ayala center), restaurant thailandais trés bon, cadre reposant et accueillant, pas cher (500 p à 2 pour un pad thai végétarien, un poulet curry + riz jasmin, 1 san miguel, 1 jus de mangue fraiche. tout cela copieusement servi). Massage effectué dans le centre commercial où se situe le persian palate, 150 p trés bon massage thai, durée une heure. Tarif d'un déplacement en jeepney dans Cebu, 7 p. Pas de tricycles dans Cebu, des taxis + ou - honnêtes...
BOHOL LOBOC Dés le lendemain on a pris le bateau direction Bohol (super ferry 1050 p à 2, cebu -tagbilaran 1h30), aprés qu'un chien nous ai reniflé nos sacs on a embarqué et on a eu droit à la prière et à la bénédiction de notre voyage (moi qui flippe en bateau j'étais trés rassurée..!). Arrivés au port de tagbilaran on a négocié un tricycle jusqu'au terminal de bus de Dao (50p ), de là on a tout de suite trouvé un bus qui partait pour carmen (notre destination était "nuts huts" aprés le village de Loboc) nous avons demandé au chauffeur s'il pouvait nous laisser au chemin de "nuts huts", no problem. aprés 3/4 d'heure de bus (50 p à 2) nous arrivons au lieu dit.
Pour aller jusqu'à nuts huts à pied il faut marcher 1 ou 2 kilomètres et descendre moult marches (je ne vous dirais pas combien, je vous laisse découvrir !) l'endroit vaut vraiment le coup (je vous aurais bien mis des photos mais je n'y arrive pas !!). De là on peut louer une moto et partir se balader autour de l'ile (moto 500 p la journée, essence 49 p/litre), le grand bungalow chez nuts huts (au bord de la rivière mmmmh ! 700 p pour les plus chers, ventil). belles balade à pied à faire du bord de la rivière (en face de nuts ) jusqu'au village de loboc. Aux alentours on est allés visiter les tarsiers dans un petit centre qui étudie ces petits primates, ce lieu se situe à 4 km à l'est de corella, prix d'entrée 50 p à 2. On a aussi visité les chocolate hills (entrée 100 p à 2), ce qui est sympa c'est de partir à la découverte de l'ile en moto, les gens sont trés accueillants, partout des hellos et des sourires, beaux paysages, ne pas hésiter à se perdre.
ALONA Ensuite nous sommes partis à alona (transport de bohol à panglao, bus + jeepney ligne "tagbilaran-tawala-panglao", 100 p à 2). On a logé 2 nuits à "villabelza" (1100 p la nuit, clim, piscine, location de moto 400 p). Yannick le propriétaire est trés sympa. On a logé 3 autres nuits au alona citadel (550 p ventilateur, 750 p clim'), il y a une cuisine+frigidaire à disposition des hotes; l'hotel est situé à 200 m de la plage. On a passé notre advanced à alona y avons fait 6 plongées en tout (dont 2 à balicasag). Pour repartir d'alona on a pris un jeepney (50 p à 2) jusqu'au terminal de Dao à tagbilaran puis un tricycle jusqu'au port (20 p à 2). Bateau de tagb. à dumaguete (1300 p à 2) 1 h30 je crois.
SIQUIJOR NORD, sandugan beach Bateau de dumaguete à siquijor (320 p à 2) 1 h. tricycle (150 p à 2) depuis siquijor (port) jusqu'au islanders paradise. Nuit au islanders paradise (700 p, le bungalow "lady di" ventil !!!), attention car il faut commander son repas 4 ou 5 h à l'avance ici, même chose à côté (à 1 h prés). Location moto (400p), tour de l'ile extra ! beaux paysages, petites plages sympa, population extraordinaire WE LOVE SIQUIJOR !!!
SUD, tubod aprés san juan Hébergement au royal cliff resort en bungalow (500p, ventil, moto 400 p). Cadre vraiment sympathique, personnel au petit soins, proprios trés sympas. Beau snorkeling devant le resort, possibilité de plonger avec siquijor dive safari (5400 p les 4 plongées effectuées sur paliton wall, trés belles plongées !).on a beaucoup aimé cet endroit ainsi que les habitants du petit village de Tubod. Nous avons beaucoup aimé l'ile de Siquijor et ses habitants.
DUMAGUETE Ville universitaire de taille moyenne, rythmée par le bruit entêtant des tricycles, la visite du marché est sympa. Nous avons logé à l'hotel Harold's que nous ne recommendons pas pour diverses raisons. Trajet en bus (direct) de dumaguete à cebu ville (440p à 2, incluant le prix du bateau de tampi à bato). Trajet de dumaguete à moalboal : jeepney de dumaguete à sibulan (20 p) bateau de sibulan à liloan (90 p à 2) tricycle de liloan à bato (40 p) bus de bato à moalboal (136 p).
MALATAPAY (appelée aussi maluay) Avons passé une nuit au malatapay resort (850 p, ventil' bungalow juste sur la plage, endroit paisible voire même mort selon l'humeur....) plage de sable noir. Attention car pour accéder au malatapay resort, deux solutions : dans le "village" passer par la petite route qui va vers la mer (où on embarque pour l'ile d'apo, la route est bordée de stands en bambou.) ou alors passer par le chemin qui se situe à gauche aprés le village mais il est préférable de le prendre hors saison des pluies ou alors de prévoir des tongs, voire même d'y aller pieds nus... Au choix... Car toute une portion est innondée, de l'eau jusqu'aux chevilles pendant 300 m à peu prés. Le mercredi se tient un grand marché à Malatapay. Jeepney depuis dumaguete 40 p à 2.
APO ISLAND Nous avons logé au liberty's community lodge (1800 p petit déj' inclus, mmmhh les fruit pancakes avant la plongée...!) Pas besoin de clim' car de l'air tout le temps (au mois d'aout du moins); personnel adorable, bonne cuisine, prix resto corrects. Nous avons fait 7 plongées chacun (1400 p/ plongée incluant les taxes et le matériel ) avec leur centre de plongée paul's diving, trés belles plongées, effectuées le matin et avant 14 h car beaucoup de courant et de houle aprés. Des perroquets à bosses, des tortues, des mérous, on a même vu un poisson fantôme harlequin, des bancs de jacks, d'énormes barracudas, bref desplongées magnifiques avec des poissons partout partout..! Pour venir sur apo on a pris le bateau du liberty pour 600p A/R chacun.
MOALBOAL Hébergement au sunshine pension house (700 p, ventil', belle piscine, jardin), endroit trés sympa à deux pas des clubs de plongée, tenu par une famille philippine adorable, restaurant. Plongées avec le seaquest dive center (1250 p la plongée à partir de 10 plongées matériel et taxes inclus), trés sympas, sérieux, possibilité de cours en Français si besoin avec un instructeur suisse en free lance.Trés belles plongées sur pescador island, d'énormes bancs de sardines, mon premier antenaire (magnifique), des tortues et pleins d'autres poissons. Quelques jours avant que nous arrivions à moalboal un requin baleine a pu être observé au large.
Voilà pour les infos rapportées de notre voyage, nous avons beaucoup aimé les philippines et ses habitants toujours souriants, prêts à bavarder avec nous et à nous faire partager leur vie. Notre chemin n'a croisé que des gens adorables, de beaux paysages et de merveilleux poissons.Voilà pour les infos rapportées de notre voyage, nous avons beaucoup aimé les philippines et ses habitants toujours souriants, prêts à bavarder avec nous et à nous faire partager leur vie. Notre chemin n'a croisé que des gens adorables, de beaux paysages et de merveilleux poissons.
Bonjour à tous!
Tout fraichement rentrée d'un petit trip à Palawan, je me suis dit que quelques informations précises ne seraient pas de trop, j'ai moi-meme pas mal galéré pour collecter des données pour préparer mon voyage, alors autant que ça serve maintenant! Pour les détails nous sommes partis en couple, 23/26 ans, pour un séjour court mais du coup bien rempli: 12 jours/11 nuits, le tout à Palawan.
* On arrive donc à Manille (après un court séjour à Singapour) à 4h, avec Philippines Airlines. On n'a fait que passer en transit à l'aéroport en attentant notre vol pour Puerto Princesa à 8h. Il peut être utile de savoir qu'il est interdit d'emporter plus de 10 000 Pesos sur soi (en entrant ou en sortant des Philippines). On a appris ça dans l'avion en arrivant à Manille, après avoir changé juste avant 20 000 pesos chacun à Singapour.. Petite frayeur donc puisqu'ils disent sur le papier de l'immigration que c'est illégal et qu'on risque des amendes etc.. finalement on a été honnêtes et on l'a déclaré sur le papier, mais le type de l'immigration n'a meme pas regardé et a tamponé le truc sans poser la moindre question. Pour autant je ne sais pas si on a juste été chanceux ou pas, mais à éviter donc dans l'idéal! Pour info nous avions pris aussi un vol PAL pour Puerto Princesa et le terminal des vols domestiques est juste à coté du terminal international, donc pas de problème d'accès, juste le temps de récupérer ses affaires et de refaire le check-in quoi, mais c'est assez rapide du coup. Il n'y a pas grand chose à faire à l'aéroport en lui-meme, un snack ou deux et c'est tout, mais bon on est pas là pour faire du shopping!
*1er jour: Puerto Princesa On atterrit à Puerto vers 9h (une heure depuis Manille), sous un soleil déjà lourd. l'aéroport est vraiment minuscule et le bureau de "l'immigration" est planté en plein milieu d'une sorte de préaut où s'accumulent porteurs et conducteurs de tricycles en quête de clients. Pas de soucis pour récupérer les affaires et quitter les lieux. Sur les plans des guides notre hôtel n'a pas l'air loin alors on se lance à pied histoire de voir un peu ce que ça donne: il fait une chaleur à mourir et finalement c'est plus loin que prévu mais on finit par arriver vivants au Casa Linda Inn. Notre réservation faite par téléphone n'a pas l'air d'avoir été bien prise en compte mais heureusement il reste une chambre donc on est pas à la rue.. à recommander donc de reconfirmer votre réservation quelques jours avant votre arrivée, on avait réservé deux semaines avant et apparemment c'était trop pour qu'ils s'en souviennent ^_^ L'hotel est vraiment sympa, organisé autour d'un jardin calme et reposant, la chambre est agréable (tout en bois) et le staff sympa également. On a ventilo et aircon, une salle de bain, pour 900 P. Le calme environnant change vraiment de la route principale qui n'en finit jamais de résonner du bruit des tricycles. Bon à savoir aussi, le resto Kalui (recommandé par pas mal de guides) est à 3 minutes à pied, il faut juste regagner la Rizal street et traverser la route, bien pratique (ce resto est excellent d'ailleurs, belle selection de fruits de mer qui change tous les jours, et le décor très sympa, mais souvent bondé le soir donc une réservation peut ne pas etre superflue également!). L'après midi on marche un peu jusqu'au "centre ville", pas grand chose à voir dans la ville-même si ce n'est une église assez originale et un premier avant gout local avec plein de petites échoppes et marchés un peu partout. On s'étonne de ne croiser pratiquement aucun touriste, mais on ne va pas s'en plaindre! La ville grouille de monde, de tricycles et de motos, on réalisera par la suite combien ça change du reste de l'île! En tout cas ça met rapidement dans le bain.
* 2e jour: Sabang On espère choper le Jeepney qui part à 7h mais, crevés comme on est, on arrive à décoler seulement à 6h30 de l'hotel. le temps de trouver un tricycle pour nous emmener au terminal (qui est un peu en dehors de la ville donc ne vous inquiétez pas si vous voyez le chauffeur s'éloigner des grands axes, en fait c'est normal) -on paye 60 pesos pour nous deux avec nos gros sacs- on arrive à quelque chose comme 6h50 devant un jeepney bondé et plus que des places sur le toit. Qu'à cela ne tienne on fait donc le voyage "comme des grands" accrochés sur le toit, ça saute et ça décape mais le paysage est superbe et on s'ennuie pas au moins! On paye 200P par personne pour 3h de route, une partie sur une route pas trop mal et le reste sur une piste cabossée, il faut bien s'accrocher mais c'est assez drole au final, les philippins autour de nous sont morts de rire (on doit faire de ces tetes aussi!) et l'ambiance est vraiment détendue. On arrive donc à Sabang vers 10h et bien sur on a oublié de dire au type de s'arrêter devant notre hotel qui est en fait quelques centaines de mètres avant le village en lui-même. On retourne donc sur nos pas en traversant le village. Sabang est très simple et change vraiment d'une véritable ville comme Puerto, c'est notre premier aperçu d'un "vrai" village philippin et même si bien sur ça ne paye pas de mine, les gens y sont aussi accueillants que partout ailleurs. Notre hotel, le Bambua Resort, est tenu par un allemand et situé en retrait du village, sur une petite colline qui lui permet d'etre relativement au frais; avec pas mal d'arbres pour faire de l'ombre. les cottages sont bien espacés les uns des autres, le notre a son petit coin salle de bain et tout ce qu'il faut (un lit, une moustiquaire, un ventilo, un petit coin terrasse avec deux chaises), pour 900 P. On retourne manger en ville et on se lance à la découverte de la rivière souterraine en début d'après midi. Vu que la plupart des touristes font des excursions à la journée depuis Puerto et visitent donc la rivière le matin, on est le seuls à vouloir y aller à cette heure ci, et on doit donc payer le bateau juste pour nous deux (700 P par bateau qui peut contenir 6 passagers). Il faut aussi s'acquitter d'un permis de 200P par personne auprès de l'office qu'on trouve près du "quai". Une fois toutes les formalités remplies, on s'adresse aux boatmen qui nous emmènent à l'entrée de la rivière, après une vingtaine de minutes en bateau. arrivés devant l'entrée, on doit donc remettre notre permis et on nous assigne donc une barque, un casque/gilet chacun, et un boatmen qui va ramer et nous faire la conversation. Bien sur c'est moi qui suis devant et qui tient la lampe, je suis déjà pas rassurée mais encore moins quand elle s'éteint au beau milieu de la grotte... Elle finit par se rallumer et vacille plusieurs fois mais finalement ça tient bon et tant mieux, je ne voudrais pour rien au monde me retrouver dans le noir là-dedans! C'est vraiment impressionnant et à voir, on est les seuls là dedans et ça vaut vraiment le détour. Pour les chiffres que j'ai retenus, cette rivière fait 8km de long, l'eau est profonde d'une dizaine de mètres, et la caverne s'élève jusqu'à 60 mètres par endroits. Rajoutez des chauve-souris et un silence de mort et vous voyez un peu l'ambiance.. un peu angoissant, mais vraiment sensationnel. Le voyage dure une quarantaine de minutes; on se fait ensuite ramener à Sabang en bateau et on en profite pour réserver la suite de notre trajet: Sabang-Port Barton en bateau. 1200P par personne, ça a l'air cher, je ne sais pas si c'est sensé etre le prix correct mais c'est affiché et le gars de l'hotel nous confirme que c'est bien ça donc bon, on se lance.
*3e jour: Port Barton Départ à 7h du port de Sabang, on est une dizaine de touristes dans le bateau, la plupart vont jusqu'à El Nido. Le gars de l'hotel nous dépose au port avec sa jeepney perso, sympa de sa part, ça nous évite de marcher jusque là. Par chance la mer est calme (oui je ne suis définitivement pas rassurée en bateau!) et on reste en vue des côtes donc je me rassure comme je peux. Le voyage est quand meme bruyant et on est pas mal mouillé mais bon ça raffraichit! Après 2h30 on s'arrête à Cacnipa Island pour déposer quelques personnes au Coconut Garden resort... bête de notre part, on a réservé pour le lendemain donc il faudra revenir alors qu'on aurait pu se faire déposer directement.. tant pis! Une demi heure de plus et on arrive à port Barton. Toute petite ville très calme organisée autour d'une jolie plage. Les gens viennent nous aider à débarquer nos affaires et nous emmènent jusqu'à notre hotel où ils déposent tout et repartent sans rien demander en retour (j'aime beaucoup cette spontanéité de rendre service, je ne l'ai pas retrouvée partout dans mes voyages et pour le coup les Philippines m'ont vraiment laissé une bonne impression à ce niveau). On avait réservé au Ysobelle Resort (anciennement Swissippini): un cottage littéralement au bord de la plage (on voit la mer depuis le lit..!), ventilo et salle de bain, pour 800 P. L'hotel est en lui-meme super bien placé, il sert à manger et à boire dans une jolie salle en plein air tout en bois, et la patronne est vraiment agréable. Pas grand chose à faire à Port Barton en soi mais ça fait pas de mal de trainer! On passe le reste de la journée sur la plage à bouquiner, et on en profite au passage pour appeler le Coconut Garden pour qu'ils viennent nous chercher le lendemain matin.
* 4e jour: Cacnipa Island Le boatman de l'hotel arrive à 9h comme convenu, et nous emmène sur l'ile après une demi heure de navigation (note: on sera facturé 500P pour ce trajet et idem pour se faire rammener à Port Barton le lendemain). L'hotel sur Cacnipa est vraiment un petit coin de paradis, et on serait bien restés un jour de plus si notre planning n'avait pas été déjà bouclé pour la suite. Il est organisé autour d'une belle plage bordée de cocotiers, et jouit d'un joli jardin très vert avec pas mal de fleurs et d'arbres, sans parler des hamacs tendus entre les cocotiers... On y mange assez bien en plus, et on peut y payer en carte (par contre il faut les prévenir avant, pas vraiment de machine par là-bas!). Il y a pas mal de cottages et quelques chambres; on a un cottage avec ventilo et salle de bain pour 950P, vraiment pas cher pour le confort qu'on trouve là-bas, ils pourraient demander plus mais on va pas se plaindre du coup! Bien sur il y a aussi des cocs là-bas mais il faut s'y habituer sinon on ne dort jamais aux Philippines héhé ^_^ On passe la journée à remonter la plage pour explorer un peu le coin, à se baigner et à lézarder. Il y règne vraiment une ambiance paisible idéale pour une petite retraite loin de tout, ça recharge les batteries et ça fait vraiment du bien au moral! Le lendemain par contre une rude journée de voyage nous attend puisqu'on se met en route pour El Nido.
*5e jour: El Nido Lever avant 6h ce matin, le boatman de l'hotel nous ramène à Port Barton où on va tenter d'avoir la jeepney pour Roxas, puis le bus pour El Nido. On arrive à Port Barton vers 7h, le temps de s'installer dans la jeepney et on se met en route pour Roxas sur une route cahoteuse et après avoir fait le tour des ruelles du coin pour récupérer des écoliers, entre autres. On paye 150P par personne pour un trajet d'environ 1h30. Arrivés à Roxas, aucun signe d'un quelconque bus ou arrêt de bus pour El Nido. On se retrouve dans une sorte de terminal/gare routière où des tricycles nous accostent par dizaines pour nous emmener dans toutes sortes d'endroits. Faute de choix et de savoir vraiment où aller, on se fie à l'un d'eux et on lui demande de nous emmener à l'arrêt de bus pour El Nido. Une fois de plus on est pas déçus et le type nous pose devant un petit magasin qui fait office d'étape aux différents bus qui continuent vers le Nord. On attend une grosse demi heure et un bus arrive, heureusement pour nous il reste deux places au fond et on se met alors en route. Le trajet est éprouvant, le bus pas en super bon état et sans parler des routes (prévoyez de quoi vous masquer le nez/bouche car la poussière quand on croise un autre véhicule peut etre vraiment gênante, en tous cas on est tous marron quand on arrive!). Ca saute, on décolle de notre siège des fois et les philippins à coté de nous se marrent en nous disant que c'est le "local horse", on comprend vite pourquoi..rodéo garanti! mais on paye 250P par personne pour Roxas-EL Nido donc il n'y a rien à dire. On met bien 5h quand même mais au moins c'est coloré et c'est une expérience qu'on oubliera pas de si tôt. On s'arrête dans pas mal de minuscules patelins sur la route, puis à Taytay pour se restauter rapidement. On arrive à El Nido en début d'après midi et là pour le coup on est plutot agréablement surpris.
La plupart des guides décrivaient un village sans grand intéret et uniquement bon pour y dormir en attendant de faire du island hopping dans l'archipel de Bacuit, mais nous on a trouvé EL Nido plutôt agréable, enclavé entre des hautes falaises, et la plage en elle-même est pas vilaine meme si le nombre de bateaux ne donne pas trop envie de s'y baigner, forcément. En tous cas il y règne une ambiance vraiment détendue, il y a pas mal de petits bars et d'endroits où se poser le long de la plage pour boire un verre. Le village est petit et comporte pas mal d'échoppes et petites boutiques, sans parler de l'incontournable El Nido Art Café qui, et là les guides ne mentaient pas, fait vraiment office de centre touristique. On peut y manger, y acheter toutes sortes de choses, mais surtout s'inscrire pour du island hopping: on s'inscrit la veille et ils notent nos noms sur un tableau avec le tour auquel on veut participer, puis rajoutent les autres gens qui s'inscrivent au fur et à mesure, ça fait qu'en général on est de 5 à 10 personnes par tour, souvent les memes vu qu'on croise souvent les mêmes têtes à El Nido, c'est assez sympa.
On loge au Marina Garden qui a été rénové récemment. Il y a une villa blanche et bleue au bord de la plage qui dispose d'une dizaine de chambres, elles sont claires et confortables (ventilo et air con, salle de bain, carrelage etc, un peu standard occidental ici, on est loin des native cottages), mais un peu plus cher forcément: 1650P pour deux avec le petit dej. Apparemment d'après les discussions avec d'autres touristes on est assez bien lottis (on rencotre pas mal de déçus du Lally&Abbet notamment), surtout que Marina est vraiment au centre de la plage, à 3 min à pied du Art Café. On mange au Marber's le long de la plage (anciennement Blue Karrot Café), sympa et la patronne est adorable, mais on y croise surtout (voire uniquement) des touristes, donc pas tellement typique, ça dépend de ce que l'on recherche en somme.
*6e jour: El Nido On fait notre premier tour de island hopping: le tour A, qui nous permet de voir notamment les fameux lagons de Miniloc mais aussi quelques plages. les tours sont de 9h à 16h et comprennent un déjeuner que les deux boatmen cuisinent sur une plage (en général, poisson grillé/riz/salade/fruits). Bien sur le island hopping représente un peu le point d'orgue de tout séjour à el Nido alors on en profite un max et on est pas déçus: superbes plages, snorkeling et baignade à gogo, même si les meilleurs spots pour ça seront plutot dans les tours B et C. L'ambiance sur le bateau est détendue, on est avec un groupe de potes suisses-allemands et un couple d'anglais, il y en a pour tout le monde et la journée se passe vraiment tranquillement. l'archipel est magnifique, on a la chance d'avoir un temps idéal et les eaux cristallines sont vraiment celles qu'on espérait trouver. On paye 600P par personne pour le tour A (avec le lunch compris), qui comprend dont les lagons de Miniloc, le déjeuner sur Simisu Island, Secret lagoon et 7 Commando Beach.
* 7e jour: El Nido Vu qu'on avait pas envie de rester les 6 jours au meme hotel, j'avais réservé sur le net les deux prochaines nuits au Golden Monkey Cottages, un peu à l'aventure car je ne l'ai vu dans aucun guide et je n'ai trouvé aucun avis de voyageur, mais le site m'a plus alors.. pourquoi pas! Ils envoyent un gars en moto pour chercher nos bagages et on se met donc en route pour rejoindre l'hotel qui se trouve sur la plage de Caalan, à une quinzaine de minutes à pied du coeur de El Nido-même. On longe la plage sur une bonne portion puis on prend un petit chemin sinueux entre les herbes un peu plus dans les terres. Honnêtement en y allant on se demande où on va se retrouver, surtout que le chemin ne paye pas de mine, pas mal d'animaux qui trainent partout, des maisons isolées etc.. finalement on suit les quelques panneaux, on passe un petit portail et là... wow. En fait cet hotel est un petit havre de paix méconnu et on est vraiment contents de l'avoir trouvé. Bon on s'est fait plaisir et on a réservé le meilleur cottage, 2000P la nuit avec le petit dej pour deux, mais il est vraiment grand, avec ventilo et salle de bain, un lit double et un lit simple, et surtout une grande terrasse avec une vue magnifique sur la baie de El Nido qui donne des couchers de soleil splendides. Le couple de proprios sont vraiment gentils, surtout la patronne (une philippine) qui est aux petits soins pour nous et nous montre les singes qu'ils recueillent (d'où le nom de l'hotel!). Bon bien sur la localisation de l'hotel n'est pas idéale puisqu'il faut quand meme marcher un peu pour retourner au centre et à toutes les activités, mais on est pas mécontent le soir de se trouver là au calme, surtout que l'ambiance est vraiment amicale, il n'y a que 4 cottages donc peu de monde (et encore ils n'étaient pas tous occupés). Vu que la matinée est déjà passée donc trop tard pour un tour, on retourne au Art Café où on demande à se faire poser sur une plage. On ne les connait pas encore toutes donc on choisit un peu au hasard Helicopter Island, on paye 1200P pour privatiser un bateau qui nous y emmène vers 14h et reste jusqu'au moment où on veut rentrer (le boatman se tape une petite sieste en attendant). Heureusement on a bien choisi, la plage est superbe et on y est complètement seuls, le rêve.. Jusqu'à que des bateaux de touristes débarquent deux heures plus tard (en fait cette escale fait partie du Tour C). On se fait donc ramener à El Nido vers 17h et on mange à l'hotel qui a préparé un repas pour les guests du moment (nous et un autre couple); un vrai festin de fruits de mers grillés.
*8e jour: El Nido Vu qu'on a encore soif de snorkeling on s'élance pour le tour C avec la plupart des personnes qu'on avait rencontrées au tour A. Le tour C est vraiment orienté snorkeling et avec le temps superbe qu'on a, il y a vraiment de quoi se faire plaisir dans des eaux claires gorgées de poissons colorés, notamment sur l'île de Matinloc. On mange sur une île magnifique où on passe pas mal de temps à trainer avant de poursuivre le tour. On rentre crevés vers 17h et on mange en "ville" (au Ricsons, petit resto sur le bord de la plage avec un groupe qui joue de la musique, sympa comme tout) avant de rentrer de nuit à l'hotel.. heureusement qu'on avait prévu la lampe de poche car le chemin pour retourner à caalan est peu éclairé et peut être assez flippant (enfin pour moi!). mais comme souvent on ne se sent pas vraiment en danger, même quand il arrive de croiser quelques personnes à moitié dans le noir. Pour info on paye le Tour C 700P par personne avec le lunch inclus.
*9e jour: El Nido Vu que j'avais réservé deux nuits uniquement au Golden Monkey, on checkout vers 11H après avoir bien profité d'un dernier petit dej avec vue sur la baie. On se fait ramener nos affaires par le type en moto et on retourne au marina pour nos deux dernières nuits à El Nido. Vu que la matinée est déjà bien passé on décidé de se faire un petit jour de break (oui bon, comme si les autres jours avaient été harassants...!), et on se tape le full body premium massage au centre de massage du coin (1h, 500P par personne, le rêve). On ressort tout huilés et on passe au cyber café pour faire notre petite BA "nouvelles" à la famille et autres (60P l'heure d'internet, ça marche bien et les ordis sont étonnemment bons).
* 10e jour: El Nido Après une nouvelle nuit au Marina, on s'élance pour le troisième et dernier tour du Art Café: le tour B. Au programme: deux grottes (Cudugnon et Cathedral Cave), Snake Island (à voir!), et l'inoubliable Inabuyatan Island qui reste notre meilleur souvenir (en plus d'etre la dernière plage que nous verrons dans l'archipel). Peu de snorkeling ici mais du sable vraiment blanc et des cocotiers partout, ça fait cliché OK mais ça fait tellement du bien! :) On rentre épuisés pour notre dernier jour et on se renseigne à l'Art Café pour les retours à Puerto. Ils nous renvoient à l'Alternative Café qui organise des transports en van El Nido-Puerto. On paye 600P par personne pour un van air conditionné et un trajet d'environ 6h, plus court et un peu plus confortable qu'à l'aller, ça fera pas de mal. Dernière nuit au Marina et dernier repas sur la plage (dur dur de se préparer à partir d'ici, le temps a vraiment l'air de s'y arrêter!!).
*11e jour: retour à Puerto Princesa Le van vient nous chercher à 7h à la réception de l'hotel. On charge nos affaires sur le toit et on s'élance avec une dizaines d'autres touristes direction Puerto. Notre vol est le lendemain donc on a le temps même si on est pressé que la route soit passée.. Le trajet dure environ 6h, assez difficile jusqu'à Roxas car la route est vraiment pas terrible (une piste de terre en fait). A partir de Roxas et jusqu'à Puerto elle est goudronnée donc ça va vite et ça saute nettement moins. On arrive sans encombre au terminal de Puerto vers 14h, on saute dans un tricycle qui nous ramène au Casa Linda (on paye 80P) où notre réservation est cette fois bien enregistrée. Pas grand chose à faire et on a trop la flemme de retourner en ville, la chaleur est à mourir et la brouhaha vraiment étouffant après le calme de El Nido. On paye à nouveau 900P pour la chambre et on retourne manger au Kalui (ben quoi, c'est bon!). On s'écroule super tôt.
*12e jour: départ Le tricycle met 5 minutes pour rejoindre l'aéroport depuis l'hotel (mais on le paye quand meme 100P, on négocie par vraiment puisqu'il nous reste quelques sous en trop à dépenser avant de partir). On paye 40P par personne de taxe d'aéroport pour quitter Puerto Princesa, et 750P par personne pour quitter Manille (on a bien fait de prévoir du cash car les guides indiquaient 550P mais forcément ça a augmenté depuis leur édition). Les vols sont bien à l'heure et on a vraiment pas à se plaindre de PAL, une bonne expérience donc. Tristes de quitter ce pays, mais on compte bien y revenir!
Quelques petites indications de prix qui peuvent toujours servir (bien sur je parle pour les prix que nous avons rencontrés, ce ne sont pas nécessairement les mêmes dans d'autres villes/îles): * un coca/soft drink/jus de fruit: de 35 à 50P *un diner repas pour deux: on s'en sortait en général pour 500P à deux, avec plat+riz+boisson * un petit dej de 100 à 180P par personne, ça dépend du type bien sur (continental, philippin, américain) * un trajet en tricycle: en général de 20P à 40P pour deux, plus bien sur pour les plus grandes distances (comme le terminal à Puerto par exemple)
Voilà, en espérant que ça pourra aider quelques personnes! Bien sur si vous avez des questions n'hésitez pas!
Tout fraichement rentrée d'un petit trip à Palawan, je me suis dit que quelques informations précises ne seraient pas de trop, j'ai moi-meme pas mal galéré pour collecter des données pour préparer mon voyage, alors autant que ça serve maintenant! Pour les détails nous sommes partis en couple, 23/26 ans, pour un séjour court mais du coup bien rempli: 12 jours/11 nuits, le tout à Palawan.
* On arrive donc à Manille (après un court séjour à Singapour) à 4h, avec Philippines Airlines. On n'a fait que passer en transit à l'aéroport en attentant notre vol pour Puerto Princesa à 8h. Il peut être utile de savoir qu'il est interdit d'emporter plus de 10 000 Pesos sur soi (en entrant ou en sortant des Philippines). On a appris ça dans l'avion en arrivant à Manille, après avoir changé juste avant 20 000 pesos chacun à Singapour.. Petite frayeur donc puisqu'ils disent sur le papier de l'immigration que c'est illégal et qu'on risque des amendes etc.. finalement on a été honnêtes et on l'a déclaré sur le papier, mais le type de l'immigration n'a meme pas regardé et a tamponé le truc sans poser la moindre question. Pour autant je ne sais pas si on a juste été chanceux ou pas, mais à éviter donc dans l'idéal! Pour info nous avions pris aussi un vol PAL pour Puerto Princesa et le terminal des vols domestiques est juste à coté du terminal international, donc pas de problème d'accès, juste le temps de récupérer ses affaires et de refaire le check-in quoi, mais c'est assez rapide du coup. Il n'y a pas grand chose à faire à l'aéroport en lui-meme, un snack ou deux et c'est tout, mais bon on est pas là pour faire du shopping!
*1er jour: Puerto Princesa On atterrit à Puerto vers 9h (une heure depuis Manille), sous un soleil déjà lourd. l'aéroport est vraiment minuscule et le bureau de "l'immigration" est planté en plein milieu d'une sorte de préaut où s'accumulent porteurs et conducteurs de tricycles en quête de clients. Pas de soucis pour récupérer les affaires et quitter les lieux. Sur les plans des guides notre hôtel n'a pas l'air loin alors on se lance à pied histoire de voir un peu ce que ça donne: il fait une chaleur à mourir et finalement c'est plus loin que prévu mais on finit par arriver vivants au Casa Linda Inn. Notre réservation faite par téléphone n'a pas l'air d'avoir été bien prise en compte mais heureusement il reste une chambre donc on est pas à la rue.. à recommander donc de reconfirmer votre réservation quelques jours avant votre arrivée, on avait réservé deux semaines avant et apparemment c'était trop pour qu'ils s'en souviennent ^_^ L'hotel est vraiment sympa, organisé autour d'un jardin calme et reposant, la chambre est agréable (tout en bois) et le staff sympa également. On a ventilo et aircon, une salle de bain, pour 900 P. Le calme environnant change vraiment de la route principale qui n'en finit jamais de résonner du bruit des tricycles. Bon à savoir aussi, le resto Kalui (recommandé par pas mal de guides) est à 3 minutes à pied, il faut juste regagner la Rizal street et traverser la route, bien pratique (ce resto est excellent d'ailleurs, belle selection de fruits de mer qui change tous les jours, et le décor très sympa, mais souvent bondé le soir donc une réservation peut ne pas etre superflue également!). L'après midi on marche un peu jusqu'au "centre ville", pas grand chose à voir dans la ville-même si ce n'est une église assez originale et un premier avant gout local avec plein de petites échoppes et marchés un peu partout. On s'étonne de ne croiser pratiquement aucun touriste, mais on ne va pas s'en plaindre! La ville grouille de monde, de tricycles et de motos, on réalisera par la suite combien ça change du reste de l'île! En tout cas ça met rapidement dans le bain.
* 2e jour: Sabang On espère choper le Jeepney qui part à 7h mais, crevés comme on est, on arrive à décoler seulement à 6h30 de l'hotel. le temps de trouver un tricycle pour nous emmener au terminal (qui est un peu en dehors de la ville donc ne vous inquiétez pas si vous voyez le chauffeur s'éloigner des grands axes, en fait c'est normal) -on paye 60 pesos pour nous deux avec nos gros sacs- on arrive à quelque chose comme 6h50 devant un jeepney bondé et plus que des places sur le toit. Qu'à cela ne tienne on fait donc le voyage "comme des grands" accrochés sur le toit, ça saute et ça décape mais le paysage est superbe et on s'ennuie pas au moins! On paye 200P par personne pour 3h de route, une partie sur une route pas trop mal et le reste sur une piste cabossée, il faut bien s'accrocher mais c'est assez drole au final, les philippins autour de nous sont morts de rire (on doit faire de ces tetes aussi!) et l'ambiance est vraiment détendue. On arrive donc à Sabang vers 10h et bien sur on a oublié de dire au type de s'arrêter devant notre hotel qui est en fait quelques centaines de mètres avant le village en lui-même. On retourne donc sur nos pas en traversant le village. Sabang est très simple et change vraiment d'une véritable ville comme Puerto, c'est notre premier aperçu d'un "vrai" village philippin et même si bien sur ça ne paye pas de mine, les gens y sont aussi accueillants que partout ailleurs. Notre hotel, le Bambua Resort, est tenu par un allemand et situé en retrait du village, sur une petite colline qui lui permet d'etre relativement au frais; avec pas mal d'arbres pour faire de l'ombre. les cottages sont bien espacés les uns des autres, le notre a son petit coin salle de bain et tout ce qu'il faut (un lit, une moustiquaire, un ventilo, un petit coin terrasse avec deux chaises), pour 900 P. On retourne manger en ville et on se lance à la découverte de la rivière souterraine en début d'après midi. Vu que la plupart des touristes font des excursions à la journée depuis Puerto et visitent donc la rivière le matin, on est le seuls à vouloir y aller à cette heure ci, et on doit donc payer le bateau juste pour nous deux (700 P par bateau qui peut contenir 6 passagers). Il faut aussi s'acquitter d'un permis de 200P par personne auprès de l'office qu'on trouve près du "quai". Une fois toutes les formalités remplies, on s'adresse aux boatmen qui nous emmènent à l'entrée de la rivière, après une vingtaine de minutes en bateau. arrivés devant l'entrée, on doit donc remettre notre permis et on nous assigne donc une barque, un casque/gilet chacun, et un boatmen qui va ramer et nous faire la conversation. Bien sur c'est moi qui suis devant et qui tient la lampe, je suis déjà pas rassurée mais encore moins quand elle s'éteint au beau milieu de la grotte... Elle finit par se rallumer et vacille plusieurs fois mais finalement ça tient bon et tant mieux, je ne voudrais pour rien au monde me retrouver dans le noir là-dedans! C'est vraiment impressionnant et à voir, on est les seuls là dedans et ça vaut vraiment le détour. Pour les chiffres que j'ai retenus, cette rivière fait 8km de long, l'eau est profonde d'une dizaine de mètres, et la caverne s'élève jusqu'à 60 mètres par endroits. Rajoutez des chauve-souris et un silence de mort et vous voyez un peu l'ambiance.. un peu angoissant, mais vraiment sensationnel. Le voyage dure une quarantaine de minutes; on se fait ensuite ramener à Sabang en bateau et on en profite pour réserver la suite de notre trajet: Sabang-Port Barton en bateau. 1200P par personne, ça a l'air cher, je ne sais pas si c'est sensé etre le prix correct mais c'est affiché et le gars de l'hotel nous confirme que c'est bien ça donc bon, on se lance.
*3e jour: Port Barton Départ à 7h du port de Sabang, on est une dizaine de touristes dans le bateau, la plupart vont jusqu'à El Nido. Le gars de l'hotel nous dépose au port avec sa jeepney perso, sympa de sa part, ça nous évite de marcher jusque là. Par chance la mer est calme (oui je ne suis définitivement pas rassurée en bateau!) et on reste en vue des côtes donc je me rassure comme je peux. Le voyage est quand meme bruyant et on est pas mal mouillé mais bon ça raffraichit! Après 2h30 on s'arrête à Cacnipa Island pour déposer quelques personnes au Coconut Garden resort... bête de notre part, on a réservé pour le lendemain donc il faudra revenir alors qu'on aurait pu se faire déposer directement.. tant pis! Une demi heure de plus et on arrive à port Barton. Toute petite ville très calme organisée autour d'une jolie plage. Les gens viennent nous aider à débarquer nos affaires et nous emmènent jusqu'à notre hotel où ils déposent tout et repartent sans rien demander en retour (j'aime beaucoup cette spontanéité de rendre service, je ne l'ai pas retrouvée partout dans mes voyages et pour le coup les Philippines m'ont vraiment laissé une bonne impression à ce niveau). On avait réservé au Ysobelle Resort (anciennement Swissippini): un cottage littéralement au bord de la plage (on voit la mer depuis le lit..!), ventilo et salle de bain, pour 800 P. L'hotel est en lui-meme super bien placé, il sert à manger et à boire dans une jolie salle en plein air tout en bois, et la patronne est vraiment agréable. Pas grand chose à faire à Port Barton en soi mais ça fait pas de mal de trainer! On passe le reste de la journée sur la plage à bouquiner, et on en profite au passage pour appeler le Coconut Garden pour qu'ils viennent nous chercher le lendemain matin.
* 4e jour: Cacnipa Island Le boatman de l'hotel arrive à 9h comme convenu, et nous emmène sur l'ile après une demi heure de navigation (note: on sera facturé 500P pour ce trajet et idem pour se faire rammener à Port Barton le lendemain). L'hotel sur Cacnipa est vraiment un petit coin de paradis, et on serait bien restés un jour de plus si notre planning n'avait pas été déjà bouclé pour la suite. Il est organisé autour d'une belle plage bordée de cocotiers, et jouit d'un joli jardin très vert avec pas mal de fleurs et d'arbres, sans parler des hamacs tendus entre les cocotiers... On y mange assez bien en plus, et on peut y payer en carte (par contre il faut les prévenir avant, pas vraiment de machine par là-bas!). Il y a pas mal de cottages et quelques chambres; on a un cottage avec ventilo et salle de bain pour 950P, vraiment pas cher pour le confort qu'on trouve là-bas, ils pourraient demander plus mais on va pas se plaindre du coup! Bien sur il y a aussi des cocs là-bas mais il faut s'y habituer sinon on ne dort jamais aux Philippines héhé ^_^ On passe la journée à remonter la plage pour explorer un peu le coin, à se baigner et à lézarder. Il y règne vraiment une ambiance paisible idéale pour une petite retraite loin de tout, ça recharge les batteries et ça fait vraiment du bien au moral! Le lendemain par contre une rude journée de voyage nous attend puisqu'on se met en route pour El Nido.
*5e jour: El Nido Lever avant 6h ce matin, le boatman de l'hotel nous ramène à Port Barton où on va tenter d'avoir la jeepney pour Roxas, puis le bus pour El Nido. On arrive à Port Barton vers 7h, le temps de s'installer dans la jeepney et on se met en route pour Roxas sur une route cahoteuse et après avoir fait le tour des ruelles du coin pour récupérer des écoliers, entre autres. On paye 150P par personne pour un trajet d'environ 1h30. Arrivés à Roxas, aucun signe d'un quelconque bus ou arrêt de bus pour El Nido. On se retrouve dans une sorte de terminal/gare routière où des tricycles nous accostent par dizaines pour nous emmener dans toutes sortes d'endroits. Faute de choix et de savoir vraiment où aller, on se fie à l'un d'eux et on lui demande de nous emmener à l'arrêt de bus pour El Nido. Une fois de plus on est pas déçus et le type nous pose devant un petit magasin qui fait office d'étape aux différents bus qui continuent vers le Nord. On attend une grosse demi heure et un bus arrive, heureusement pour nous il reste deux places au fond et on se met alors en route. Le trajet est éprouvant, le bus pas en super bon état et sans parler des routes (prévoyez de quoi vous masquer le nez/bouche car la poussière quand on croise un autre véhicule peut etre vraiment gênante, en tous cas on est tous marron quand on arrive!). Ca saute, on décolle de notre siège des fois et les philippins à coté de nous se marrent en nous disant que c'est le "local horse", on comprend vite pourquoi..rodéo garanti! mais on paye 250P par personne pour Roxas-EL Nido donc il n'y a rien à dire. On met bien 5h quand même mais au moins c'est coloré et c'est une expérience qu'on oubliera pas de si tôt. On s'arrête dans pas mal de minuscules patelins sur la route, puis à Taytay pour se restauter rapidement. On arrive à El Nido en début d'après midi et là pour le coup on est plutot agréablement surpris.
La plupart des guides décrivaient un village sans grand intéret et uniquement bon pour y dormir en attendant de faire du island hopping dans l'archipel de Bacuit, mais nous on a trouvé EL Nido plutôt agréable, enclavé entre des hautes falaises, et la plage en elle-même est pas vilaine meme si le nombre de bateaux ne donne pas trop envie de s'y baigner, forcément. En tous cas il y règne une ambiance vraiment détendue, il y a pas mal de petits bars et d'endroits où se poser le long de la plage pour boire un verre. Le village est petit et comporte pas mal d'échoppes et petites boutiques, sans parler de l'incontournable El Nido Art Café qui, et là les guides ne mentaient pas, fait vraiment office de centre touristique. On peut y manger, y acheter toutes sortes de choses, mais surtout s'inscrire pour du island hopping: on s'inscrit la veille et ils notent nos noms sur un tableau avec le tour auquel on veut participer, puis rajoutent les autres gens qui s'inscrivent au fur et à mesure, ça fait qu'en général on est de 5 à 10 personnes par tour, souvent les memes vu qu'on croise souvent les mêmes têtes à El Nido, c'est assez sympa.
On loge au Marina Garden qui a été rénové récemment. Il y a une villa blanche et bleue au bord de la plage qui dispose d'une dizaine de chambres, elles sont claires et confortables (ventilo et air con, salle de bain, carrelage etc, un peu standard occidental ici, on est loin des native cottages), mais un peu plus cher forcément: 1650P pour deux avec le petit dej. Apparemment d'après les discussions avec d'autres touristes on est assez bien lottis (on rencotre pas mal de déçus du Lally&Abbet notamment), surtout que Marina est vraiment au centre de la plage, à 3 min à pied du Art Café. On mange au Marber's le long de la plage (anciennement Blue Karrot Café), sympa et la patronne est adorable, mais on y croise surtout (voire uniquement) des touristes, donc pas tellement typique, ça dépend de ce que l'on recherche en somme.
*6e jour: El Nido On fait notre premier tour de island hopping: le tour A, qui nous permet de voir notamment les fameux lagons de Miniloc mais aussi quelques plages. les tours sont de 9h à 16h et comprennent un déjeuner que les deux boatmen cuisinent sur une plage (en général, poisson grillé/riz/salade/fruits). Bien sur le island hopping représente un peu le point d'orgue de tout séjour à el Nido alors on en profite un max et on est pas déçus: superbes plages, snorkeling et baignade à gogo, même si les meilleurs spots pour ça seront plutot dans les tours B et C. L'ambiance sur le bateau est détendue, on est avec un groupe de potes suisses-allemands et un couple d'anglais, il y en a pour tout le monde et la journée se passe vraiment tranquillement. l'archipel est magnifique, on a la chance d'avoir un temps idéal et les eaux cristallines sont vraiment celles qu'on espérait trouver. On paye 600P par personne pour le tour A (avec le lunch compris), qui comprend dont les lagons de Miniloc, le déjeuner sur Simisu Island, Secret lagoon et 7 Commando Beach.
* 7e jour: El Nido Vu qu'on avait pas envie de rester les 6 jours au meme hotel, j'avais réservé sur le net les deux prochaines nuits au Golden Monkey Cottages, un peu à l'aventure car je ne l'ai vu dans aucun guide et je n'ai trouvé aucun avis de voyageur, mais le site m'a plus alors.. pourquoi pas! Ils envoyent un gars en moto pour chercher nos bagages et on se met donc en route pour rejoindre l'hotel qui se trouve sur la plage de Caalan, à une quinzaine de minutes à pied du coeur de El Nido-même. On longe la plage sur une bonne portion puis on prend un petit chemin sinueux entre les herbes un peu plus dans les terres. Honnêtement en y allant on se demande où on va se retrouver, surtout que le chemin ne paye pas de mine, pas mal d'animaux qui trainent partout, des maisons isolées etc.. finalement on suit les quelques panneaux, on passe un petit portail et là... wow. En fait cet hotel est un petit havre de paix méconnu et on est vraiment contents de l'avoir trouvé. Bon on s'est fait plaisir et on a réservé le meilleur cottage, 2000P la nuit avec le petit dej pour deux, mais il est vraiment grand, avec ventilo et salle de bain, un lit double et un lit simple, et surtout une grande terrasse avec une vue magnifique sur la baie de El Nido qui donne des couchers de soleil splendides. Le couple de proprios sont vraiment gentils, surtout la patronne (une philippine) qui est aux petits soins pour nous et nous montre les singes qu'ils recueillent (d'où le nom de l'hotel!). Bon bien sur la localisation de l'hotel n'est pas idéale puisqu'il faut quand meme marcher un peu pour retourner au centre et à toutes les activités, mais on est pas mécontent le soir de se trouver là au calme, surtout que l'ambiance est vraiment amicale, il n'y a que 4 cottages donc peu de monde (et encore ils n'étaient pas tous occupés). Vu que la matinée est déjà passée donc trop tard pour un tour, on retourne au Art Café où on demande à se faire poser sur une plage. On ne les connait pas encore toutes donc on choisit un peu au hasard Helicopter Island, on paye 1200P pour privatiser un bateau qui nous y emmène vers 14h et reste jusqu'au moment où on veut rentrer (le boatman se tape une petite sieste en attendant). Heureusement on a bien choisi, la plage est superbe et on y est complètement seuls, le rêve.. Jusqu'à que des bateaux de touristes débarquent deux heures plus tard (en fait cette escale fait partie du Tour C). On se fait donc ramener à El Nido vers 17h et on mange à l'hotel qui a préparé un repas pour les guests du moment (nous et un autre couple); un vrai festin de fruits de mers grillés.
*8e jour: El Nido Vu qu'on a encore soif de snorkeling on s'élance pour le tour C avec la plupart des personnes qu'on avait rencontrées au tour A. Le tour C est vraiment orienté snorkeling et avec le temps superbe qu'on a, il y a vraiment de quoi se faire plaisir dans des eaux claires gorgées de poissons colorés, notamment sur l'île de Matinloc. On mange sur une île magnifique où on passe pas mal de temps à trainer avant de poursuivre le tour. On rentre crevés vers 17h et on mange en "ville" (au Ricsons, petit resto sur le bord de la plage avec un groupe qui joue de la musique, sympa comme tout) avant de rentrer de nuit à l'hotel.. heureusement qu'on avait prévu la lampe de poche car le chemin pour retourner à caalan est peu éclairé et peut être assez flippant (enfin pour moi!). mais comme souvent on ne se sent pas vraiment en danger, même quand il arrive de croiser quelques personnes à moitié dans le noir. Pour info on paye le Tour C 700P par personne avec le lunch inclus.
*9e jour: El Nido Vu que j'avais réservé deux nuits uniquement au Golden Monkey, on checkout vers 11H après avoir bien profité d'un dernier petit dej avec vue sur la baie. On se fait ramener nos affaires par le type en moto et on retourne au marina pour nos deux dernières nuits à El Nido. Vu que la matinée est déjà bien passé on décidé de se faire un petit jour de break (oui bon, comme si les autres jours avaient été harassants...!), et on se tape le full body premium massage au centre de massage du coin (1h, 500P par personne, le rêve). On ressort tout huilés et on passe au cyber café pour faire notre petite BA "nouvelles" à la famille et autres (60P l'heure d'internet, ça marche bien et les ordis sont étonnemment bons).
* 10e jour: El Nido Après une nouvelle nuit au Marina, on s'élance pour le troisième et dernier tour du Art Café: le tour B. Au programme: deux grottes (Cudugnon et Cathedral Cave), Snake Island (à voir!), et l'inoubliable Inabuyatan Island qui reste notre meilleur souvenir (en plus d'etre la dernière plage que nous verrons dans l'archipel). Peu de snorkeling ici mais du sable vraiment blanc et des cocotiers partout, ça fait cliché OK mais ça fait tellement du bien! :) On rentre épuisés pour notre dernier jour et on se renseigne à l'Art Café pour les retours à Puerto. Ils nous renvoient à l'Alternative Café qui organise des transports en van El Nido-Puerto. On paye 600P par personne pour un van air conditionné et un trajet d'environ 6h, plus court et un peu plus confortable qu'à l'aller, ça fera pas de mal. Dernière nuit au Marina et dernier repas sur la plage (dur dur de se préparer à partir d'ici, le temps a vraiment l'air de s'y arrêter!!).
*11e jour: retour à Puerto Princesa Le van vient nous chercher à 7h à la réception de l'hotel. On charge nos affaires sur le toit et on s'élance avec une dizaines d'autres touristes direction Puerto. Notre vol est le lendemain donc on a le temps même si on est pressé que la route soit passée.. Le trajet dure environ 6h, assez difficile jusqu'à Roxas car la route est vraiment pas terrible (une piste de terre en fait). A partir de Roxas et jusqu'à Puerto elle est goudronnée donc ça va vite et ça saute nettement moins. On arrive sans encombre au terminal de Puerto vers 14h, on saute dans un tricycle qui nous ramène au Casa Linda (on paye 80P) où notre réservation est cette fois bien enregistrée. Pas grand chose à faire et on a trop la flemme de retourner en ville, la chaleur est à mourir et la brouhaha vraiment étouffant après le calme de El Nido. On paye à nouveau 900P pour la chambre et on retourne manger au Kalui (ben quoi, c'est bon!). On s'écroule super tôt.
*12e jour: départ Le tricycle met 5 minutes pour rejoindre l'aéroport depuis l'hotel (mais on le paye quand meme 100P, on négocie par vraiment puisqu'il nous reste quelques sous en trop à dépenser avant de partir). On paye 40P par personne de taxe d'aéroport pour quitter Puerto Princesa, et 750P par personne pour quitter Manille (on a bien fait de prévoir du cash car les guides indiquaient 550P mais forcément ça a augmenté depuis leur édition). Les vols sont bien à l'heure et on a vraiment pas à se plaindre de PAL, une bonne expérience donc. Tristes de quitter ce pays, mais on compte bien y revenir!
Quelques petites indications de prix qui peuvent toujours servir (bien sur je parle pour les prix que nous avons rencontrés, ce ne sont pas nécessairement les mêmes dans d'autres villes/îles): * un coca/soft drink/jus de fruit: de 35 à 50P *un diner repas pour deux: on s'en sortait en général pour 500P à deux, avec plat+riz+boisson * un petit dej de 100 à 180P par personne, ça dépend du type bien sur (continental, philippin, américain) * un trajet en tricycle: en général de 20P à 40P pour deux, plus bien sur pour les plus grandes distances (comme le terminal à Puerto par exemple)
Voilà, en espérant que ça pourra aider quelques personnes! Bien sur si vous avez des questions n'hésitez pas!
Type de voyageur Homme 67 ans Retraité Voyageant seul/ qui veut un certain confort (Clim ou Fan mais PROPRE + CT et WC privé).Thailande/Birmanie/Laos/Cambodge/Vietnam/Indonesie/Malaisie/Inde/Nepal/Ceylan/Maldives
N’est pas contre les « G.house » s’ils sont propres mais avec Ctoilette et wc perso.
Se méfier des sites de voyages (comme ici voyage-Forum qui est super avec une masse d’infos mais dont les témoignages et les évaluations tant financiers que du niveau de l’hôtellerie, de la propreté ou de la bouffe sont très subjectifs).
Avant de prendre des avis et des décisions pour organiser son trip, éventuellement réserver ou arriver très tard le soir, je pense qu’il est bon de savoir quel est le niveau (de 1 pour le routard de base a 5 pour le voyageur sans problème financier par exemple) pour connaître les moyens financier /l’age/la façon de voyager /les pays visités etc.… des personnes qui donnent leur avis et les infos.
Visayas ( Sejour cool sauf si transports en bus ou sur le toit des jeepneys ). 25 jours (dont 5 jours de plongée et trois jours a HongKong.)
Cebu/Negros/Siquijor/Bohol
Pisos/Euro/Francs Pour les anciens il est plus simple de traduire les Pisos en Francs 500Pi=50Francs Les prix ne sont absolument plus ceux cités dans LPlanet (de juin2006 ) ni le petit futé (qui est nul !!) il faut compter entre 50 et 80% de plus
Cebu Moalboal Turtle Bay .(5 jours pour plongée) Positif. Principalement pour la photo de très petites bestioles en plongée. Emplacement super. Beau complexe avec des bungalows (mais assez impersonnels). La nourriture est bonne . Négatif Les propriétaires (couple Anglais/Philippine) n’ont aucun sens commercial ( et sont souvent très maladroits) et font tout pour rentabiliser au maximum leur investissement ; A tel point que vient très rapidement le sentiment de passer pour le couillon de touriste qui sont là pour se faire plumer (fait payer l’eau/l’envoi d’un email/commission de 15% sur le change etc….etc…etc..). Plongée Installations moyennement pratique. Trop nombreux sur le bateau qui est mal conçu pour la plongée. Fonds sous marins=ideal pour les photographes qui désirent prendre des photos de minuscules bestioles mais sans intéret pour les autres (En 4 plongées je n’ai vu que quelques petites carangues. Mais parait il qu’il y a des requins baleines dans le coin ….) Je ne retournerai sûrement pas à cet endroit. Ni pour la plongée ni pour le tourisme. Negros Dumaguette Petite ville très sympa Surtout ne pas aller à l’Hôtel recommandé sur ce forum =AlMar. L’hôtel est mal tenu et a la limite de la propreté. Je n’y suis reste qu’une nuit et suis allé au Maria Luisa (1500 pisos/nuit) Je pense que le Honneycomb est mieux. J’ai très bien mange au Why not pour 500 pis
Siquijor San Juan (Sud de l’Ile) Il n’y a pas grand-chose à voir sur l’île. Idéal pour se reposer /pêcher/bronzer Location de petite motos 100cc 500 pis = les 24 H. Un Français qui a épousé une Phil = Le PARAISO .(1200pis/nuit + Pd) ( la Boss c’est elle= Cendy, Julien a 25 ans ). Tous les deux sont sympa. Leur hotel bungalows en cours d’installation (ouvert depuis 2 mois ) et donc sans caractère et sans végétation. Les 4 bungalows sont neufs et en très bon état .Le Restaurant /Salon est rustique (surtout les chaises !!) et la bouffe très moyenne. Presque pas de plage (pour aller se baigner il faut des chaussures pour marcher sur les rochers à fleur d’eau). Il me semble que le Coral Cay est plus approprié, plus sympa, mieux rodé et avec une petite plage. Pour ceux qui veulent plus luxe = Cocogrove (2000/2200 pis) super.
Un Français propose des vols (pas chers) en petit avion sur les îles de ou vers Cebu. (Cela lui permet de faire des heures de vol pour avoir sa licence et pouvoir voler en professionnel).
Bohol. Tagbilaran (la ville d’arrivée et le port) L’endroit à la mode (pour les jeunes) est Alona Beach sur Panglao (île a cote de Tagbilaran). J’y suis allé juste pour voir (et manger un morceau). C’est beaucoup plus cher et bruyant. J’ai préféré le calme du Bohol Plazza (qui n’est pas au bord de l’eau mais au début de Panglao et en hauteur). Chambre petite, simple mais ok.1500 Pis + pd. Bel Hôtel avec piscine et vue superbe. Location moto 500pis/jour pour aller voir Chocolate Hill, les Tarsiers et se déplacer facilement sur toute l’île sans être obligé de prendre des taxis qui vous escroquent si on ne sait pas le prix exact et les bus.
Nuts huts a Loboc. Le taxi vous laisse au bord de la rivière. Prendre un petit bateau. On débarque et…… personne et demerdez vous !! Le cadre est superbe, au bord d’une rivière et dans une végétation luxuriante. La réception (en haut des escaliers (je n’ai pas compté mais il y a au moins 100 marches°). Tenu pas un couple de Belges (Flamands). Elle est très sympa et parle un peu le Français. Mais : Bruit infernal de musique par le village voisin jusqu’à 3 h du matin !! Les cases sont sales et très anciennes. (c de toilette dans un état lamentable). La réception (les tables) sont à la limite de propreté. Tout est assez ancien, mal entretenu et a été largement amorti. Je n’y suis resté qu’une seule nuit. Pour jeunes Routards. Ceux qui veulent un peu de confort et que ce soit simple mais clean….. Voir ailleurs.
Locations moto facile a Tagbilaran. Prévoir impérativement un poncho (couvre aussi le sac a dos) pour ne pas revenir trempé en raison des orages fréquents et diluviens (on s’arrête entre 15 et 45 minutes sous un abri en attendant que l’orage passe). Cela ne pose pas de problème. Cebu city. Ville capitale de Cebu et sans grand intérêt. Vous n’aurez sans doute pas la malchance de tomber comme moi sur la semaine Sainte (les Phills sont catholiques et TRES croyants). Tout était fermé !!!! y compris les restos et les money changers !! (j’ai du me rabattre sur un McDo pour manger et suis arrivé a l’aéroport avec 65 pis en poche = 6f.50!!). N’ayant pas d’adresse on m’a conseillé le Casa Escaud /94 Juana Osmena. (1890+service fait à 1590 pis+service+pd). Très bien, genre grande villa et le patron est très sympa (m’a prêté son ordi portable pour envoyer mes mails) Le réceptionniste a tout fait pour me rendre service (y compris pour négocier le prix !!!) A recommander pour la propreté et la gentillesse.
Je n’ai pas eu le temps d’aller ni a Palawan ni a Camiguin On passe beaucoup, beaucoup de temps en transports qui sont très bon marché.(En bus, parfois vous vous demandez si vous allez mourir tout de suite ou dans qques minutes.C’est assez « fort ») Les Phils sont gentils en général (mais savent très bien vous arnaquer) . Par rapport a la Thailande il leur manque une culture propre et on sent beaucoup trop la colonisation Espagnole et Us. Je n’ai pas beaucoup aimé leur nourriture que je trouve de très loin inférieure a la cuisine Thai/Cambodgienne et du Vietnam. Les prix de hotels sont élevés par rapport au niveau de vie et des prix des produits alimentaires .Le rapport qualité/prix n’y est pas. Trop de Messieurs, jeunes ou vieux avec des petites et jeunes Phillipines…. Etant Marseillais et pas contemplatif ce voyage est un peu trop marqué "Mer", pas assez de choses interessantes a voir. Mais tout de même trés satisfait de mon voyage.......
HongKong. (Au retour, j’y suis reste trois jours). Apres les Phils c’est le choc…Prévoir de bonnes chaussures (ou acheter sur place) car si on veut visiter ……on marche…., on marche….., on marche…..Prévoir des petites coupures en € (50€) pour les monnaies changers .(Je n’avais pas de $) Distributeurs je ne connais pas .Pour les Anciens 2$hk=1 francs ou 50 centimes=1$hkAcheter une carte en France et une boussole facilite les déplacements (tout se ressemble et avec les magasins et autres visites on est rapidement paumés sans savoir ou est le Nord ou le Sud; D’autant que certaines rues ne sont pas traversables directement (il faut soit passer en sous sol par le Metro ou par des passerelles). Les cartes données à l’Aéroport sont des pubs et souvent en Chinois et Anglais.Acheter un « pass » « Octopus » Cela permet de payer tout les transports sans se soucier d’avoir de la monnaie (obligatoire). C’est super (en plus certains sites acceptent le paiement avec cette carte qui est rechargable)Si vous avez un ordi portable WIFI de partout … Si non difficile de trouver des Cyber café (Dans les Pacific Coffee on peut aller sur le web gratis avec une conso mais il faut les trouver !!).
Les villes (HongKong est une île et Kowloon est en face sur le continent. Grosso modo HongKong est très moderne avec les grands building, les grandes marques et les Banques. Kowloon Nord vers Monkok est plus peuple chinois et plus typique (Ce n’est pas péjoratif) Deux axes principaux pour ces deux villes (qui n’en font qu’une séparée par la mer =Victoria Harbour avec ses ferry). Nathan road pour Kowloon (le continent) avec le METRO =MTR qui va du Nord au Sud avec qques stations (jusqu'à HongKong sur l’île) Les Bus (en surface) et les Taxis (je n’en ai jamais pris).
Pour Hk Le Metro d’est en Ouest qui traverse la cote nord de l’île de Hk d’Est en Ouest avec des quartier différents et donc des noms de rue différents comme Hennessy road/Queen’s road etc…). Bien entendu ces deux Mtr sont reliés entre eux. Les trams a impériale (typique) qui eux aussi traversent l’île d’Est en Ouest mais en surface. Les Bus a impériale.
Pour les Metro et Trams .Celà ne pose aucun problèmes Le Metro MTR très facile d’emploi et assez explicite. Tout est écrit en Anglais et se déplacer ne pose aucun problème (si ce n’est pour les différentes sorties dans les différentes rues). Pour les Bus Je n’y ai rien compris mais je suis arrivé a faire un aller retour (pour voir la ville) et suis arrivé ou je voulais (sur demande, les chauffeurs vous indiquent ou il faut descendre). Pour les Taxis je ne connais pas.
Pour les sites à visiter (Peak/Ferry/Parcs etc….) voir Lplanet.
Pour les achats. Voir LP. Ou le GdRoutard Les Marchés (ceux que j’ai connus.) Entre Prince Edouard et Monkok (stations Metro) coté Est de Nathan Au Nord de Jordan (station Mrt) (temple street le soir ) coté Ouest de Nathan.
Pour les magasins (électronique /Photos/Informatique en Anglais ou chinois !!!) Les prix sont de partout les mêmes (a qque chose prés). Exemples= Objectif photo Nikon 18-200 vr etc…= 5180$hk=424€/Portables Eeepc 4mo=2998 $hk=246€ et 8mo=3888 $hk=319€ Wan chai sur Hk Computer Zone 298 Hennessy road coin Obrien (passerelle) et Hennessy
Mong Kok Yeung choi entre prince Edouard et Monkok cote Est de Nathan Sortie D3 Sam shui po metro idem sortie D2-
A mon avis il est inutile de faire plusieurs sites et différentes rues avec des magasins spécialisées en Electronique/informatique/Photo. On retrouve de partout a peu prés les mêmes choses et vu la multitude de magasins on se fait très rapidement une idée sur les prix qui sont les mêmes partout (ou alors je n’ai pas trouvé !!) Sauf objet particulier, la différence de prix sur les grandes marques ne justifie pas les risques (Douane/Garanties etc…) Eviter les magasins du Sud de Nathan (Kowloon) (tsim sha tsui) trop d’arnaque Hôtel. J’avais réservé de France par une agence = Metropark Hôtel a Mong Kok sur Kowloon (a cote station Metro Prince Edouard).1 Avec transfert a l’Aéroport (arrive et Départ) + conserver la chambre jusqu'à 18 h pour Départ a 23 H00. Possible de réserver par internet.
Visayas ( Sejour cool sauf si transports en bus ou sur le toit des jeepneys ). 25 jours (dont 5 jours de plongée et trois jours a HongKong.)
Cebu/Negros/Siquijor/Bohol
Pisos/Euro/Francs Pour les anciens il est plus simple de traduire les Pisos en Francs 500Pi=50Francs Les prix ne sont absolument plus ceux cités dans LPlanet (de juin2006 ) ni le petit futé (qui est nul !!) il faut compter entre 50 et 80% de plus
Cebu Moalboal Turtle Bay .(5 jours pour plongée) Positif. Principalement pour la photo de très petites bestioles en plongée. Emplacement super. Beau complexe avec des bungalows (mais assez impersonnels). La nourriture est bonne . Négatif Les propriétaires (couple Anglais/Philippine) n’ont aucun sens commercial ( et sont souvent très maladroits) et font tout pour rentabiliser au maximum leur investissement ; A tel point que vient très rapidement le sentiment de passer pour le couillon de touriste qui sont là pour se faire plumer (fait payer l’eau/l’envoi d’un email/commission de 15% sur le change etc….etc…etc..). Plongée Installations moyennement pratique. Trop nombreux sur le bateau qui est mal conçu pour la plongée. Fonds sous marins=ideal pour les photographes qui désirent prendre des photos de minuscules bestioles mais sans intéret pour les autres (En 4 plongées je n’ai vu que quelques petites carangues. Mais parait il qu’il y a des requins baleines dans le coin ….) Je ne retournerai sûrement pas à cet endroit. Ni pour la plongée ni pour le tourisme. Negros Dumaguette Petite ville très sympa Surtout ne pas aller à l’Hôtel recommandé sur ce forum =AlMar. L’hôtel est mal tenu et a la limite de la propreté. Je n’y suis reste qu’une nuit et suis allé au Maria Luisa (1500 pisos/nuit) Je pense que le Honneycomb est mieux. J’ai très bien mange au Why not pour 500 pis
Siquijor San Juan (Sud de l’Ile) Il n’y a pas grand-chose à voir sur l’île. Idéal pour se reposer /pêcher/bronzer Location de petite motos 100cc 500 pis = les 24 H. Un Français qui a épousé une Phil = Le PARAISO .(1200pis/nuit + Pd) ( la Boss c’est elle= Cendy, Julien a 25 ans ). Tous les deux sont sympa. Leur hotel bungalows en cours d’installation (ouvert depuis 2 mois ) et donc sans caractère et sans végétation. Les 4 bungalows sont neufs et en très bon état .Le Restaurant /Salon est rustique (surtout les chaises !!) et la bouffe très moyenne. Presque pas de plage (pour aller se baigner il faut des chaussures pour marcher sur les rochers à fleur d’eau). Il me semble que le Coral Cay est plus approprié, plus sympa, mieux rodé et avec une petite plage. Pour ceux qui veulent plus luxe = Cocogrove (2000/2200 pis) super.
Un Français propose des vols (pas chers) en petit avion sur les îles de ou vers Cebu. (Cela lui permet de faire des heures de vol pour avoir sa licence et pouvoir voler en professionnel).
Bohol. Tagbilaran (la ville d’arrivée et le port) L’endroit à la mode (pour les jeunes) est Alona Beach sur Panglao (île a cote de Tagbilaran). J’y suis allé juste pour voir (et manger un morceau). C’est beaucoup plus cher et bruyant. J’ai préféré le calme du Bohol Plazza (qui n’est pas au bord de l’eau mais au début de Panglao et en hauteur). Chambre petite, simple mais ok.1500 Pis + pd. Bel Hôtel avec piscine et vue superbe. Location moto 500pis/jour pour aller voir Chocolate Hill, les Tarsiers et se déplacer facilement sur toute l’île sans être obligé de prendre des taxis qui vous escroquent si on ne sait pas le prix exact et les bus.
Nuts huts a Loboc. Le taxi vous laisse au bord de la rivière. Prendre un petit bateau. On débarque et…… personne et demerdez vous !! Le cadre est superbe, au bord d’une rivière et dans une végétation luxuriante. La réception (en haut des escaliers (je n’ai pas compté mais il y a au moins 100 marches°). Tenu pas un couple de Belges (Flamands). Elle est très sympa et parle un peu le Français. Mais : Bruit infernal de musique par le village voisin jusqu’à 3 h du matin !! Les cases sont sales et très anciennes. (c de toilette dans un état lamentable). La réception (les tables) sont à la limite de propreté. Tout est assez ancien, mal entretenu et a été largement amorti. Je n’y suis resté qu’une seule nuit. Pour jeunes Routards. Ceux qui veulent un peu de confort et que ce soit simple mais clean….. Voir ailleurs.
Locations moto facile a Tagbilaran. Prévoir impérativement un poncho (couvre aussi le sac a dos) pour ne pas revenir trempé en raison des orages fréquents et diluviens (on s’arrête entre 15 et 45 minutes sous un abri en attendant que l’orage passe). Cela ne pose pas de problème. Cebu city. Ville capitale de Cebu et sans grand intérêt. Vous n’aurez sans doute pas la malchance de tomber comme moi sur la semaine Sainte (les Phills sont catholiques et TRES croyants). Tout était fermé !!!! y compris les restos et les money changers !! (j’ai du me rabattre sur un McDo pour manger et suis arrivé a l’aéroport avec 65 pis en poche = 6f.50!!). N’ayant pas d’adresse on m’a conseillé le Casa Escaud /94 Juana Osmena. (1890+service fait à 1590 pis+service+pd). Très bien, genre grande villa et le patron est très sympa (m’a prêté son ordi portable pour envoyer mes mails) Le réceptionniste a tout fait pour me rendre service (y compris pour négocier le prix !!!) A recommander pour la propreté et la gentillesse.
Je n’ai pas eu le temps d’aller ni a Palawan ni a Camiguin On passe beaucoup, beaucoup de temps en transports qui sont très bon marché.(En bus, parfois vous vous demandez si vous allez mourir tout de suite ou dans qques minutes.C’est assez « fort ») Les Phils sont gentils en général (mais savent très bien vous arnaquer) . Par rapport a la Thailande il leur manque une culture propre et on sent beaucoup trop la colonisation Espagnole et Us. Je n’ai pas beaucoup aimé leur nourriture que je trouve de très loin inférieure a la cuisine Thai/Cambodgienne et du Vietnam. Les prix de hotels sont élevés par rapport au niveau de vie et des prix des produits alimentaires .Le rapport qualité/prix n’y est pas. Trop de Messieurs, jeunes ou vieux avec des petites et jeunes Phillipines…. Etant Marseillais et pas contemplatif ce voyage est un peu trop marqué "Mer", pas assez de choses interessantes a voir. Mais tout de même trés satisfait de mon voyage.......
HongKong. (Au retour, j’y suis reste trois jours). Apres les Phils c’est le choc…Prévoir de bonnes chaussures (ou acheter sur place) car si on veut visiter ……on marche…., on marche….., on marche…..Prévoir des petites coupures en € (50€) pour les monnaies changers .(Je n’avais pas de $) Distributeurs je ne connais pas .Pour les Anciens 2$hk=1 francs ou 50 centimes=1$hkAcheter une carte en France et une boussole facilite les déplacements (tout se ressemble et avec les magasins et autres visites on est rapidement paumés sans savoir ou est le Nord ou le Sud; D’autant que certaines rues ne sont pas traversables directement (il faut soit passer en sous sol par le Metro ou par des passerelles). Les cartes données à l’Aéroport sont des pubs et souvent en Chinois et Anglais.Acheter un « pass » « Octopus » Cela permet de payer tout les transports sans se soucier d’avoir de la monnaie (obligatoire). C’est super (en plus certains sites acceptent le paiement avec cette carte qui est rechargable)Si vous avez un ordi portable WIFI de partout … Si non difficile de trouver des Cyber café (Dans les Pacific Coffee on peut aller sur le web gratis avec une conso mais il faut les trouver !!).
Les villes (HongKong est une île et Kowloon est en face sur le continent. Grosso modo HongKong est très moderne avec les grands building, les grandes marques et les Banques. Kowloon Nord vers Monkok est plus peuple chinois et plus typique (Ce n’est pas péjoratif) Deux axes principaux pour ces deux villes (qui n’en font qu’une séparée par la mer =Victoria Harbour avec ses ferry). Nathan road pour Kowloon (le continent) avec le METRO =MTR qui va du Nord au Sud avec qques stations (jusqu'à HongKong sur l’île) Les Bus (en surface) et les Taxis (je n’en ai jamais pris).
Pour Hk Le Metro d’est en Ouest qui traverse la cote nord de l’île de Hk d’Est en Ouest avec des quartier différents et donc des noms de rue différents comme Hennessy road/Queen’s road etc…). Bien entendu ces deux Mtr sont reliés entre eux. Les trams a impériale (typique) qui eux aussi traversent l’île d’Est en Ouest mais en surface. Les Bus a impériale.
Pour les Metro et Trams .Celà ne pose aucun problèmes Le Metro MTR très facile d’emploi et assez explicite. Tout est écrit en Anglais et se déplacer ne pose aucun problème (si ce n’est pour les différentes sorties dans les différentes rues). Pour les Bus Je n’y ai rien compris mais je suis arrivé a faire un aller retour (pour voir la ville) et suis arrivé ou je voulais (sur demande, les chauffeurs vous indiquent ou il faut descendre). Pour les Taxis je ne connais pas.
Pour les sites à visiter (Peak/Ferry/Parcs etc….) voir Lplanet.
Pour les achats. Voir LP. Ou le GdRoutard Les Marchés (ceux que j’ai connus.) Entre Prince Edouard et Monkok (stations Metro) coté Est de Nathan Au Nord de Jordan (station Mrt) (temple street le soir ) coté Ouest de Nathan.
Pour les magasins (électronique /Photos/Informatique en Anglais ou chinois !!!) Les prix sont de partout les mêmes (a qque chose prés). Exemples= Objectif photo Nikon 18-200 vr etc…= 5180$hk=424€/Portables Eeepc 4mo=2998 $hk=246€ et 8mo=3888 $hk=319€ Wan chai sur Hk Computer Zone 298 Hennessy road coin Obrien (passerelle) et Hennessy
Mong Kok Yeung choi entre prince Edouard et Monkok cote Est de Nathan Sortie D3 Sam shui po metro idem sortie D2-
A mon avis il est inutile de faire plusieurs sites et différentes rues avec des magasins spécialisées en Electronique/informatique/Photo. On retrouve de partout a peu prés les mêmes choses et vu la multitude de magasins on se fait très rapidement une idée sur les prix qui sont les mêmes partout (ou alors je n’ai pas trouvé !!) Sauf objet particulier, la différence de prix sur les grandes marques ne justifie pas les risques (Douane/Garanties etc…) Eviter les magasins du Sud de Nathan (Kowloon) (tsim sha tsui) trop d’arnaque Hôtel. J’avais réservé de France par une agence = Metropark Hôtel a Mong Kok sur Kowloon (a cote station Metro Prince Edouard).1 Avec transfert a l’Aéroport (arrive et Départ) + conserver la chambre jusqu'à 18 h pour Départ a 23 H00. Possible de réserver par internet.
Bonjour à tous chers amis voyageurs,
je suis rentré hier d'un séjour aux philippines qui s'est déroulé du 13 au 29/03. J'ai, comme d'habitude, sollicité vos avis et conseils pour préparer ce voyage, la moindre des choses est donc de vous raconter celui-ci. Pour information, je suis parti avec ma compagne, nous sommes deux trentenaires.
- Le 12/03, départ de PARIS avec CATHAY PACIFIC (720 euros), arrivée à MANILLE le 13/03 à 11h15, vol sans encombre, sièges plutôt pas mal et bibliothèque multi-média très correct.
- Le 13/03: Passage à l'agence ASIAVENTURES pour récupérer quelques documents de voyage (billets d'avion, tickets de bus et voucher pour la fin de séjour, j'y reviendrai) et se rencarder sur la suite de notre périple. On loue une chambre dans un petit hôtel tenu par des français juste à côté de l'agence. Petite sieste, on pose pas mal de questions aux tenanciers, qui sont une mine de renseignements. Le soir, on se rend à la gare routière (enfin, l'arrêt de bus) AUTOBUS et on prend le bus de nuit pour BANAUE. Départ avec quelques minutes de retard, le bus n'est pas plein ce qui nous permet d'avoir deux fauteuils chacuns et de passer une nuit correct. Rencontre avec Morgan et Sandra, avec qui nous passerons les 4 jours suivants, et que je salue au passage.
- 14/03: Arrivée matinale à BANAUE (06h30), installation au GREENVIEW. On se rend au tourist center et on organise notre TREK de 4 jours/ 3 nuit. Pour info, le prix d'un guide à la journée est d'environ 650 pesos par jour, les frais d'hotel et de restauration étant à notre charge. On a un peu négocié, ce qui nous a fait économiser un peu plus de 600 pesos (bon, on est pas vraiment des pros du marchandage). L'après midi, après une courte sieste (encore), on se rend en tricycle à APAO. Premier contact direct avec les rizières du pays IFUGAO. On se fait une ballade de 02h environ, à la recherches de sources chaudes que l'on ne trouvera point. (c'était surtout un prétexte pour se perdre dans ces rizières. De toutes façons, les sources chaudes n'ont aucun intérêt).
- 15/03: Départ pour le trek. Première étape: BANAUE-CAMPULO via PULA: 6 heures de marche, c'est un peu rude. Je ne suis pas un grand sportif, mais en général, la marche ne me pose pas de difficultés. Là, j'avoue que j'étais content d'arriver à CAMPULO. La principale difficulté de cette journée et de ce trek en général, c'est le dénivelé. En plus, les montées se font beaucoup en ligne droite...
- 16/03: CAMPULO-BATAD. Etape courte (environ 02h00/02h30 de marche), mais éprouvante. Les jambes font mal, et ça monte drôlement. Par contre, l'arrivée en haut des rizières de BATAD est tout simplement majestueuse. On arrive vers 11h30 et on descend directement à la cascade qui, à cette période de l'année, n'est au soleil que jusqu'à 14h30-15h00. On se baigne avec délectation dans une eau délicieuse. Puis installation à l'hotel (je ne me souviens plus du nom).
- 17/03: BATAD-PAT-PAT: La plupart des treks ne comprennent pas cette option, puisqu'ils ne durent en général que 3 jours/2 nuits. Mais vous avez toute latitude pour organiser votre Trek. ASIAVENTURE nous avait dit que PAT-PAT était assez dépaysant, et on avait prévu un trek de 4 jours. On s'est donc lancé dans l'ascension de la montagne qui fait face aux rizières de BATAD. Ca monte dur, même très dur. Mais une fois en haut, quel spectacle! On a une vue époustouflante sur les rizières de BATAD et on ne regrette pas d'avoir sué sang et eau pour y arriver. Descente tranquille sur PAT-PAT, arrivée au village et observation de la vie qui suit tranquillement son cours. On achète 2 poulets que notre guide préparera la soir.
- 18/03: PAT-PAT-BANAUE: On quitte PAT-PAT en laissant une bonne partie de notre pharmacie. PAT-PAT est hyper isolé, et ne reçoit pas de visite d'un médecin très souvent... On leur a laissé des anti-biotiques, du paracétamol, des pastilles purificatrices d'eau (beaucoup d'infections sont transmises par l'eau, notamment aux nourissons et aux jeunes enfants). Si vous y passez, pensez-y. On quitte donc PAT-PAT un peu plus léger et on redescend tranquillement jusqu'à la route (enfin, le chemin) et on rejoint BANAUE en tricycle. Après une bonne douche, on reprend le bus de nuit (AUTOBUS) pour MANILLE.
- 19/03: Arrivée à MANILLE vers 05h00, TAXI pour l'aéroport. Vol de 08h00 pour PUERTO PRINCESSA. On mange dans un très bon resto végétarien (la bouffe philippine est pas top, ça fait du bien de manger des légumes bien préparés). A 12h00, on prend le JEEPNEY pour SABANG. Après un agréable voyage sur le toit, confortablement installé sur un sac de riz, on arrive à SABANG. On s'installe dans un hôtel confortable. Après les logements simples du trek, ça fait du bien!!! La fin d'après midi, on paraisse tranquillement sur la plage de SABANG, qui est pas mal du tout.
- 20/03: Matin, rivière souterraine. On l'a fait parce que c'est inscrit au patrimoine mondial. Mais bon, c'est pas vraiment intéressant. Ca prend en tout et pour tout 01h30, trajet aller/retour en bangka compris. On voulait faire les trajets à pied, mais les deux chemins (jungle et monkey) étaient fermés pour rénovation (du moins, c'est ce qu'on nous a dit). L'après midi, on va faire un tour dans les rochers à UDONG. Bof... En gros, n'allez pas à SABANG juste pour ça, on aurait dû zapper cette étape pour aller directement à PORT BARTON.
- 21/03: SABBANG/PORT BARTON: Initialement, on voulait faire le trajet en BANGKA, mais on a trouvé d'autres personnes qui avaient charté un VAN, on s'est donc joint à eux. Le trajet est assez rapide (un peu plus de 02 heures si je ne m'abuse, 1000 PESOS par tête). Installation au GREENVIEW (900 PESOS la nuit), très bon choix (cottage sympa, personnel parfait, resto très correct, ils ont rectifié le tir suite aux commentaires du LONELY PLANET.) Y'a pas grand chose à faire à PORT BARTON, mais la vie y est agréable. On organise du ISLAND HOPPING pour le lendemain. Après quelques tergiversations, on se met d'accord pour une sortie à 4, pour la somme de 450 pesos par tête. Puis on a va faire une petite promenade jusqu'à une cascade à une heure de marche. On se prend une bonne averse tropicale sur la tête, notre première et dernière.
- 22/03: Journée ISLAND HOPPING: Très beaux récifs coraliens, plein d'îles super sympas. Au menu du midi, deux thons fraichement pêchés...mais un peu trop cuits à mon goût. On revient vers 17h30. Le soir, on retrouve notre boatman, et on le suit jusqu'à un KARAOKE à l'entrée de PORT BARTON. Soirée sympa, c'est vraiment le sport national là-bas. On pousse la chansonnette en buvant quelques bonnes SAN MIG et RED HORSE.
- 23/03: Départ en VAN pour EL NIDO, on est 6. (1000 PESOS par tête). Le voyage nous prend un peu plus de 04 heures. on s'installe dans un petit hotel sympa d'EL NIDO, on se ballade dans la "ville", on paraisse sur la plage.
- 24/03-28/03: DIRECTION l'aéroport pour le security check avant l'arrivée au MINILOC resort. Et oui, c'est là qu'on va finir notre séjour. Pour info, je les avais joint par mail pour voir les tarifs qu'ils nous proposaient. Puis j'ai contacté ASIAVENTURE pour voir les tarifs qu'ils pouvaient obtenir. Y'a pas photo, si vous êtes intéressés par un séjour là bas, passez par une agence. Le miniloc est un resort de luxe, pratiquant des tarifs élevés (300 dollars la nuit en holiday package, c'est à dire en pension complète, avec de multiples activités comprises également). Cependant, la découverte de l'archipel ne fait pas partie du package, il faut louer un bateau, à des tarifs beaucoup plus élevés que ce qui se pratique à EL NIDO. Mon conseil: rester à EL NIDO pour faire les tours proposés, puis passer 2 ou 3 jours au MINILOC pour du pur farniente dans des sites magnifiques. On a vraiment passé un séjour de rêve dans l'archipel de BACUIT. Pour les fans de plongée et de SNORKELING, il y a des sites corrects, mais c'est pas vraiment l'idéal. En comparaison, les sites de PORT BARTON sont beaucoup moins abimés. BACUIT, c'est la beauté générale qui est impressionnante!
- 29/03: Départ du résort à 11h30, avion EL NIDO/MANILLE (l'avion est vraiment petit), puis décollage pour HONG KONG à 17h55 et retour à PARIS le 30/03 à 06h45. Ca caille sec, il pleut et il fait gris...dur dur! 🙁
Infos générales: Météo superbe, on a eu juste une averse à PORT BARTON. Pour le reste, 35 degrés et soleil (avec quelques passages nuageux quand même). Guide de voyage LONELY PLANET (un peu court sur PALAWAN) Petit mot sur ASIAVENTURE pour ceux qui veulent un circuit sur mesure et organisé, ou qui comme moi, ont besoin de réservation pour des choses bien précises: Agence qui m'a parue très sérieuse, installé aux philippines depuis 15 ans. Un bonjour à tout le staff, les oliviers et les autres, qui donnent des infos sur le pays qu'ils semblent bien connaitre. (oui, je sais pas de pub!!😉)
Comme d'hab, si vous avez des questions, n'hésitez pas. A plus.
- Le 12/03, départ de PARIS avec CATHAY PACIFIC (720 euros), arrivée à MANILLE le 13/03 à 11h15, vol sans encombre, sièges plutôt pas mal et bibliothèque multi-média très correct.
- Le 13/03: Passage à l'agence ASIAVENTURES pour récupérer quelques documents de voyage (billets d'avion, tickets de bus et voucher pour la fin de séjour, j'y reviendrai) et se rencarder sur la suite de notre périple. On loue une chambre dans un petit hôtel tenu par des français juste à côté de l'agence. Petite sieste, on pose pas mal de questions aux tenanciers, qui sont une mine de renseignements. Le soir, on se rend à la gare routière (enfin, l'arrêt de bus) AUTOBUS et on prend le bus de nuit pour BANAUE. Départ avec quelques minutes de retard, le bus n'est pas plein ce qui nous permet d'avoir deux fauteuils chacuns et de passer une nuit correct. Rencontre avec Morgan et Sandra, avec qui nous passerons les 4 jours suivants, et que je salue au passage.
- 14/03: Arrivée matinale à BANAUE (06h30), installation au GREENVIEW. On se rend au tourist center et on organise notre TREK de 4 jours/ 3 nuit. Pour info, le prix d'un guide à la journée est d'environ 650 pesos par jour, les frais d'hotel et de restauration étant à notre charge. On a un peu négocié, ce qui nous a fait économiser un peu plus de 600 pesos (bon, on est pas vraiment des pros du marchandage). L'après midi, après une courte sieste (encore), on se rend en tricycle à APAO. Premier contact direct avec les rizières du pays IFUGAO. On se fait une ballade de 02h environ, à la recherches de sources chaudes que l'on ne trouvera point. (c'était surtout un prétexte pour se perdre dans ces rizières. De toutes façons, les sources chaudes n'ont aucun intérêt).
- 15/03: Départ pour le trek. Première étape: BANAUE-CAMPULO via PULA: 6 heures de marche, c'est un peu rude. Je ne suis pas un grand sportif, mais en général, la marche ne me pose pas de difficultés. Là, j'avoue que j'étais content d'arriver à CAMPULO. La principale difficulté de cette journée et de ce trek en général, c'est le dénivelé. En plus, les montées se font beaucoup en ligne droite...
- 16/03: CAMPULO-BATAD. Etape courte (environ 02h00/02h30 de marche), mais éprouvante. Les jambes font mal, et ça monte drôlement. Par contre, l'arrivée en haut des rizières de BATAD est tout simplement majestueuse. On arrive vers 11h30 et on descend directement à la cascade qui, à cette période de l'année, n'est au soleil que jusqu'à 14h30-15h00. On se baigne avec délectation dans une eau délicieuse. Puis installation à l'hotel (je ne me souviens plus du nom).
- 17/03: BATAD-PAT-PAT: La plupart des treks ne comprennent pas cette option, puisqu'ils ne durent en général que 3 jours/2 nuits. Mais vous avez toute latitude pour organiser votre Trek. ASIAVENTURE nous avait dit que PAT-PAT était assez dépaysant, et on avait prévu un trek de 4 jours. On s'est donc lancé dans l'ascension de la montagne qui fait face aux rizières de BATAD. Ca monte dur, même très dur. Mais une fois en haut, quel spectacle! On a une vue époustouflante sur les rizières de BATAD et on ne regrette pas d'avoir sué sang et eau pour y arriver. Descente tranquille sur PAT-PAT, arrivée au village et observation de la vie qui suit tranquillement son cours. On achète 2 poulets que notre guide préparera la soir.
- 18/03: PAT-PAT-BANAUE: On quitte PAT-PAT en laissant une bonne partie de notre pharmacie. PAT-PAT est hyper isolé, et ne reçoit pas de visite d'un médecin très souvent... On leur a laissé des anti-biotiques, du paracétamol, des pastilles purificatrices d'eau (beaucoup d'infections sont transmises par l'eau, notamment aux nourissons et aux jeunes enfants). Si vous y passez, pensez-y. On quitte donc PAT-PAT un peu plus léger et on redescend tranquillement jusqu'à la route (enfin, le chemin) et on rejoint BANAUE en tricycle. Après une bonne douche, on reprend le bus de nuit (AUTOBUS) pour MANILLE.
- 19/03: Arrivée à MANILLE vers 05h00, TAXI pour l'aéroport. Vol de 08h00 pour PUERTO PRINCESSA. On mange dans un très bon resto végétarien (la bouffe philippine est pas top, ça fait du bien de manger des légumes bien préparés). A 12h00, on prend le JEEPNEY pour SABANG. Après un agréable voyage sur le toit, confortablement installé sur un sac de riz, on arrive à SABANG. On s'installe dans un hôtel confortable. Après les logements simples du trek, ça fait du bien!!! La fin d'après midi, on paraisse tranquillement sur la plage de SABANG, qui est pas mal du tout.
- 20/03: Matin, rivière souterraine. On l'a fait parce que c'est inscrit au patrimoine mondial. Mais bon, c'est pas vraiment intéressant. Ca prend en tout et pour tout 01h30, trajet aller/retour en bangka compris. On voulait faire les trajets à pied, mais les deux chemins (jungle et monkey) étaient fermés pour rénovation (du moins, c'est ce qu'on nous a dit). L'après midi, on va faire un tour dans les rochers à UDONG. Bof... En gros, n'allez pas à SABANG juste pour ça, on aurait dû zapper cette étape pour aller directement à PORT BARTON.
- 21/03: SABBANG/PORT BARTON: Initialement, on voulait faire le trajet en BANGKA, mais on a trouvé d'autres personnes qui avaient charté un VAN, on s'est donc joint à eux. Le trajet est assez rapide (un peu plus de 02 heures si je ne m'abuse, 1000 PESOS par tête). Installation au GREENVIEW (900 PESOS la nuit), très bon choix (cottage sympa, personnel parfait, resto très correct, ils ont rectifié le tir suite aux commentaires du LONELY PLANET.) Y'a pas grand chose à faire à PORT BARTON, mais la vie y est agréable. On organise du ISLAND HOPPING pour le lendemain. Après quelques tergiversations, on se met d'accord pour une sortie à 4, pour la somme de 450 pesos par tête. Puis on a va faire une petite promenade jusqu'à une cascade à une heure de marche. On se prend une bonne averse tropicale sur la tête, notre première et dernière.
- 22/03: Journée ISLAND HOPPING: Très beaux récifs coraliens, plein d'îles super sympas. Au menu du midi, deux thons fraichement pêchés...mais un peu trop cuits à mon goût. On revient vers 17h30. Le soir, on retrouve notre boatman, et on le suit jusqu'à un KARAOKE à l'entrée de PORT BARTON. Soirée sympa, c'est vraiment le sport national là-bas. On pousse la chansonnette en buvant quelques bonnes SAN MIG et RED HORSE.
- 23/03: Départ en VAN pour EL NIDO, on est 6. (1000 PESOS par tête). Le voyage nous prend un peu plus de 04 heures. on s'installe dans un petit hotel sympa d'EL NIDO, on se ballade dans la "ville", on paraisse sur la plage.
- 24/03-28/03: DIRECTION l'aéroport pour le security check avant l'arrivée au MINILOC resort. Et oui, c'est là qu'on va finir notre séjour. Pour info, je les avais joint par mail pour voir les tarifs qu'ils nous proposaient. Puis j'ai contacté ASIAVENTURE pour voir les tarifs qu'ils pouvaient obtenir. Y'a pas photo, si vous êtes intéressés par un séjour là bas, passez par une agence. Le miniloc est un resort de luxe, pratiquant des tarifs élevés (300 dollars la nuit en holiday package, c'est à dire en pension complète, avec de multiples activités comprises également). Cependant, la découverte de l'archipel ne fait pas partie du package, il faut louer un bateau, à des tarifs beaucoup plus élevés que ce qui se pratique à EL NIDO. Mon conseil: rester à EL NIDO pour faire les tours proposés, puis passer 2 ou 3 jours au MINILOC pour du pur farniente dans des sites magnifiques. On a vraiment passé un séjour de rêve dans l'archipel de BACUIT. Pour les fans de plongée et de SNORKELING, il y a des sites corrects, mais c'est pas vraiment l'idéal. En comparaison, les sites de PORT BARTON sont beaucoup moins abimés. BACUIT, c'est la beauté générale qui est impressionnante!
- 29/03: Départ du résort à 11h30, avion EL NIDO/MANILLE (l'avion est vraiment petit), puis décollage pour HONG KONG à 17h55 et retour à PARIS le 30/03 à 06h45. Ca caille sec, il pleut et il fait gris...dur dur! 🙁
Infos générales: Météo superbe, on a eu juste une averse à PORT BARTON. Pour le reste, 35 degrés et soleil (avec quelques passages nuageux quand même). Guide de voyage LONELY PLANET (un peu court sur PALAWAN) Petit mot sur ASIAVENTURE pour ceux qui veulent un circuit sur mesure et organisé, ou qui comme moi, ont besoin de réservation pour des choses bien précises: Agence qui m'a parue très sérieuse, installé aux philippines depuis 15 ans. Un bonjour à tout le staff, les oliviers et les autres, qui donnent des infos sur le pays qu'ils semblent bien connaitre. (oui, je sais pas de pub!!😉)
Comme d'hab, si vous avez des questions, n'hésitez pas. A plus.
Un peu plus de 30 heures. C’est plus ou moins ce qu’il a fallu entre le moment où on a mis deux tours de clés sur notre porte à Genève et le moment où on se pose enfin à Banaue, au cœur des montagnes de la grande île de Luzon aux Philippines.
Un voyage au goût d’un menu gastronomique, sans le choix des plats. Une entrée, avec un vol de 6 heures jusqu’à Dubai. 3 petites heures d’attente avant le plat principal, le second vol jusqu’à Manille. 8 heures de mieux. Pour monter jusqu’à Banaue, il faut rejoindre une petite gare routière dans le quartier de Sampaloc. A peine 10km de l’aéroport, mais surtout 2 heures de taxi, à avancer au pas dans une ville congestionnée par un trafic démentiel. Finalement, de Manille nous n’aurons vu que le cul d’une voiture devant nous. Bon, faut dire qu’il semble y avoir plus sexy comme ville. Pollution, bruit, saleté, trafic démentiel, tous les ingrédients d’une grande capitale asiatique sans réel charme.
Et pour le dessert, 9 heures de bus de nuit pour faire les 450km qui nous séparent des montagnes. Un trajet sans crainte, le chauffeur philippin n’ayant rien à voir avec son homologue indien.
L’arrivée à Banaue se fait dans les brumes matinales qui s’élèvent de la végétation à l’allure de jungle. Le jour se lève à peine, mais nous n’aurons quasi point dormi.
À la descente du bus, nous sommes accueillis par Jaypo. Un guide qui nous a été conseillé pour le trek qui va suivre.
Car si on monte jusqu’ici, c’est pour s’immiscer au cœur des fameuses rizières en terrasse, classées patrimoine mondial UNESCO, qui ornent certaines vallées. Des rizières principalement accessibles à pied. 3 jours de marche au programme donc, à travers des paysages que nous espérons féeriques.
Banaue, une petite ville, point d’arrivée des touristes. Ses restos locaux, son marché, rien de vraiment extraordinaire. Mais le passage obligé pour trouver son guide et rejoindre les sentiers. Nous y aurons flâné, récupérant de tous ces milliers de km parcourus pour être à l’autre bout de la planète.
Jaypo nous décrit le trek. Demain sera le plat de résistance avec pas loin de 7 heures, « enfin selon votre rythme » précise-t-il. Et pour les nuits ? Dans des auberges locales, au cœur des villages sur le parcours. Jaypo s’excuse d’ailleurs, les prix ont un peu augmenté. Au lieu de 500 pesos la nuit, c’est désormais 600.
La seule interrogation demeure la météo. Le sud de l’archipel a dû faire face à un typhon. Et ici, à plusieurs milliers de km plus au nord, nous en récoltons les effets avec une petite pluie fine qui débarque l’après-midi. On verra.
Demain donc, on quitte la civilisation du wifi pour 3 jours de calme et de paix dans le monde de la nature et du calme. Ça ne fera pas trop de mal de se couper du monde quelques heures. Même si l’effort sera sans doute rude.
Coupés du monde ! Ok, trois jours seulement, mais quel pied d’oublier son IPhone dans un sac. Parce que là où Jaypo nous a emmenés, autant oublier tout de suite réseau, Wifi et autres outils addictifs dont l’homo conecticus ne peut plus se passer. Tout a commencé par une petite course en tricycle local, sur les hauts de Banaue. Et la première gifle d’arriver avec les splendides rizières en terrasse, ici plutôt de structure pyramidale. Un travail de déforestation, de terrassement, d’irrigation, de nivellement, un labeur dantesque qui date d’une époque où le mot machine n’avait pas encore effleuré l’esprit humain. Même pas une heure que nous sommes partis que déjà on en prend plein les yeux. Jaypo nous avait prévenu. Le premier jour serait rude. J’ai envie de dire tout de suite que les deux autres aussi, mais patience. Le premier jour donc, avec pour commencer 4 bonnes heures de marche dans la jungle. Le typhon Sanba qui a sévi a amené pas mal de pluie et la piste, normalement sèche, s’est transformée en un chemin boueux où il faut réfléchir à chaque pas qu’elle est la meilleure voie à suivre pour éviter de glisser. Alors évidemment on progresse assez lentement, surtout que ça grimpe quand même. Enfin bref. Le premier village que nous croisons est Pula. Un village assez grand, avec bon nombre de familles qui vivent ici principalement de la culture du riz. On l’aurait deviné vu que l’arrivée près du village se fait à travers les rizières en terrasse. Et c’est sur les murets de séparation que nous marchons, avec concentration car d’un côté c’est soit 40cm de boue et d’eau dans la rizière, et de l’autre c’est la chute assurée dans celle qui en-dessous, parfois à plusieurs mètres ! Mais la principale caractéristique de Pula, c’est qu’il n’y a qu’un seul moyen de locomotion pour arriver ici : à pied. Pas de route, ni même de piste, juste des sentiers. Et pour prendre un bus ou un tricycle, et bien la première route est au moins à 5-6 km de marche ... après Pula, voici Cumbalo, un autre village isolé, accessible uniquement à pied. Un peu plus grand et équipé d’une école primaire. Du coup, les enfants de Pula se tapent une heure de marche tous les matins pour aller à l’école et autant le soir pour rentrer. Saison sèche ou saison des pluies peu importe ... Cumbalo est notre première étape nocturne, dans une petite Guesthouse toute simple où l’unique douche (à l’eau froide) est dans la cuisine. Total de la journée, 8 heures de marche et 22km parcourus (selon l’appli de notre IPhone) !!!!! Surprise après le repas. Les enfants de Cumbalo se regroupent sur la petite terrasse devant la Guesthouse et sous la direction de leur maîtresse (qui tient son nouveau-né en bandoulière), ils vont chanter des chansons dans plusieurs langues : en allemand, en hébreu et évidemment en français. Outre les chansons enfantines classiques, ils iront même jusqu’à entonner le célèbre « aux Champs-Elysées ». Tout ça dans un village paumé au cœur de la jungle et des montagnes philippines... et pour bien finir la soirée, deux femmes du village viennent nous masser histoire d’atténuer les violentes courbatures qui s’annoncent déjà... Départ de Cumbalo le lendemain matin, non sans avoir fait le tour du village avec Jaypo qui va nous donner multitudes d’informations sur la vie locale et les codes de fonctionnement de ces indigènes. Direction Batad. Beaucoup moins long, seulement 11.5 km, mais tout en dénivelé. Des marches, irrégulières et hautes, boueuses et souvent glissantes, de quoi se fusiller cuisses et mollets. L’arrivée sur Batad est magique. A l’arrivée d’une énième montée, le village et ses fantastiques terrasses est là, sous nos yeux. À l’époque où nous vivons dans la société du « tout est dû, tout est normal (et si possible tout de suite) », il y avait un prix à payer pour mériter cette splendeur. La descente sur le village se fait dans une pente très raide, à la verticale, par un escalier. Des centaines de marches, encore et encore. Et ce n’est pas fini, car Batad, à part ses terrasses, c’est aussi sa cascade et son bassin pour se baigner. Sauf que c’est 900 marches supplémentaires en contrebas, à la rivière. 900 marches qu’il va falloir remonter. Mais on y va et trempette on fera, dans une eau fraîche, à peine 15 degrés sans doute. L’effet rafraîchissant est de très courte durée, car pour remonter à notre Hillsview Inn Guesthouse, c’est la suée finale. Une Guesthouse dans la plus pure tradition des Backpackers, une seule douche (mais avec eau chaude svp), simple mais conviviale. Et une vue M’sieur Dame, mais une vue ... Allez, plus qu’une journée de marche. Nous repartons de Batad à travers cette forêt pluviale qui transpire autant que nous, sur des petits sentiers boueux. Côté pente il y a une dense végétation. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le vide est bien là. Un faux pas et c’est l’accident assuré. Vaut mieux garder ses deux pieds sur les 50cm de largeur à disposition.... Fin du trek, le tricycle du départ nous récupère et nous ramène à Banaue. Au total, environ 42km parcourus sur ces trois jours, des muscles carbonisés. Mais surtout une déconnexion totale, un rappel que tant de peuples vivent tellement chichement, que les enfants de Pula et Cumbalo ont soif d’apprendre, que les distractions dans ses villages ne sont que jeux avec des cailloux ou les poules qui gambadent (tous comme le reste des animaux d’ailleurs) en toute liberté. Un rappel qui dit aussi que pour certains, maison signifie avoir un toit et peu importe que la baraque soit en tôle et sans confort aucun. On s’est fait mal, on a touché nos limites physiques. Mais on s’est fait tellement de bien à la tête. Merci Jaypo pour ton professionnalisme, tes connaissances partagées et pour nous avoir fait découvrir ces coins d’un monde si éloigné du nôtre. Allez, ce soir c’est 9 heures de bus pour regagner Manille, puis dans la foulée un vol pour l’île de Palawan où une moto nous attend pour d’autres découvertes.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Asie, rien n’est vraiment compliqué. Tiens, les transports par exemple. Après avoir pris une douche froide au Sanafé Lodge (la moindre des choses à l’arrivée de notre trek), Jaypo nous accompagne à la gare routière avec son pote chauffeur de tricycle. Enfin gare routière, pas vraiment. Les trois cars qui retournent à Manille sont garés sur le bord de la route, obstruant une bonne moitié de la chaussée. Une cahutte en bois fait office de bureau et c’est là que nous échangeons notre réservation faite sur le net contre un vrai ticket, avec sièges attribués ! 9 heures de route plus tard, nous arrivons à Sampaloc, le quartier de Manille où arrivent les bus de la compagnie Ohayami. 3 heures du matin, mais les taxis rôdent dans le coin attendant le touriste pressé de quitter cette zone peu accueillante de la ville. Un couple de français va tout comme nous à l’aéroport et nous attrapons directement un de ces taxis. Honnête en plus puisqu’il met le compteur sans même que nous lui demandions. 40 minutes de trajet et nous arrivons au Ninoy Aquino International Airport. Les mesures de sécurité sont importantes ici, car personne ne rentre dans le hall sans passer à un détecteur. Quelques heures plus tard, notre vol Cebu Pacific à destination de Puerto Princessa, sur l’île de Palawan, décolle à l’heure. Et à notre arrivée, nous sommes attendus par Pedrito, le gars qui va nous louer notre Honda XR 200 pour les 8 prochains jours. Entre Banaue et Puerto, tout a marché comme sur des roulettes. Facile non ? Une Honda XR donc. 40’000 km au compteur mais ronronnant comme une gamine. Pour pouvoir profiter de la moto, on a fait fort. Un seul sac de 60 litres pour deux, le strict minimum, 11 kilos sur la balance du check-in. Plus un petit sac à dos que je prendrai sur le ventre. Sortir de Puerto Princessa est très facile. L’île de Palawan est toute en longueur, parcourue par une seule route principale coupée par de multitudes embranchements pour atteindre les différents villages. Pedrito nous met sur la bonne voie et « ciao, à la semaine prochaine » ! Direction Sabang, sur la côte ouest de l’île. J’avais oublié la sensation de rouler sur un mono cylindre nippon. Tape-cul, c’est certain, mais quand même mieux qu’un scooter. Honda et casque Souzouke, on se sent bien bridé... la route principale est excellente, bordée de palmiers et de végétation. Pas trop de circulation non plus. Bon faut dire que les voitures ne sont pas légion dans le coin. À part les vans qui transportent les touristes, les bus pour les locaux, les camions pour les marchandises, c’est à peu près tout. Le reste du bitume se partage entre les motos, les scooters, les innombrables tricycles et les side-cars locaux. Pas de quoi prendre beaucoup de risque. Les panneaux sont rares dans La région. Il faut dire que 95 % des touristes utilisent des transports organisés et ne se soucient donc guère de trouver leur chemin. Demander aux gens au bord de la route reste du coup la meilleure solution. Mais attention, certains ne sauront pas vous répondre et plutôt que de l’avouer, ils vous indiqueront quand même une direction ! Pour se loger en ce premier soir sur Palawan, nous nous arrêtons chez Jenny, au village de Buenavista. Au bord de la plage disait l’annonce. C’est pas faux, sauf qu’on ne peut pas s’y baigner. Pas assez d’eau et des rochers qui empêchent de marcher pour aller chercher un peu de profondeur. Mais un splendide jardin, un grand bungalow et surtout le calme absolu. Sauf quand ces satanés chiens et coqs se lancent des défis sonores au milieu de la nuit. Chez Jenny, le petit-déjeuner est compris. Et pour le reste des repas, pas de carte, elle prépare et on se met à table avec ce qu’il y a. Poissons grillés, crabe, légumes, soupe de poulet, limite un festin. Et le traditionnel riz bien sûr. Pour 250 Pesos... Notre but dans ces premiers jours sur Palawan, c’est Sabang, une petite vingtaine de kilomètres plus au nord. Une jolie plage, une eau chaude et transparente et peu de monde. Comme souvent en Asie, les mains expertes des masseuses attendent l’Occidental en mal de décontraction, musculaire, mais peut-être plus mentale. Alors se faire masser à l’ombre d’un arbre, à quelques mètres des flots ressemble au bonheur. Mais Sabang, ce n’est pas que la plage, mais aussi une des plus grandes rivières souterraines de la planète. Des kilomètres et des kilomètres sous les montagnes karstiques de la région. Alors oui, c’est touristique, mais on ne peut pas y passer à côté. Gilet de sauvetage et casque de chantier. On ne badine pas avec la sécurité des touristes. Et nous voilà embarqués sur un kayak, un audio guide en français dans les oreilles. Une visite intéressante malgré tout avant une bonne baignade sur la grande plage. Retour en moto chez Jenny. Nous avons laissé nos casques toutes la journée sur la moto. Aucun souci, c’est bien agréable. Juste à temps pour admirer les fantastiques couleurs des couchers de soleil de Palawan. Demain, le mal de cul est prévu. On va se taper 200 bornes pour rejoindre l’extrême nord de l’île dans la région de El Nido. On y restera 4 jours, il y aura de quoi raconter.
On avait prévu un mal de cul sévère, on ne s’était pas trompé... au début de la route on pensait faire un stop toutes les heures, mais rapidement cela a été toutes les 40 minutes, puis toutes les 20 ! El Nido, ça se mérite. Et pourtant. El Nido est sans doute le bled le plus laid que nous avons vu sur Palawan. Une succession de restos qui servent la (mal)bouffe préférée des backpackers de moins de 30 ans : pizza, burgers et bières. Une succession d’agences qui vendent toutes les mêmes tours en bateau ou les transferts en van à travers l’île. Une succession de petites boutiques vendant t-shirts et babioles. Bref une succession de choses qui n’ont plus rien à voir avec les Philippines que l’on recherche. Au moins j’aurai pu y raser ma barbe de 8 jours dans une petite échoppe de rue où le jeune s’est appliqué avec soin, changeant 3 fois la lame, pour me redonner un peu de fraîcheur sur les joues. Heureusement, nous trouvons le bonheur absolu 20 kilomètres plus loin, sur la plage de Calitang, voisine et jumelle de la plus réputée Nacpan. Une plage quasi privative vu le peu de logements, des eaux calmes et transparentes dans une petite baie, où le coucher de soleil nous émerveillera chaque soir. Et pour plus de fun avec quelques vagues, 5 minutes à pied et nous voilà sur Nacpan. Le Dandal Bay View propose quelques chambre ultra simples. Un lit, une mini salle de bain et un ventilo. On s’y sent bien et relaxe, loin des tumultes 20 kilomètres plus bas. Soif ? On se sert dans le frigo et on note ses consommations sur une feuille. Ici peu ou pas de wifi, on déconnecte. Même le personnel est désarmant. Une seule fille parle anglais, les autres sourient en haussant les épaules ...! Alors c’est vrai, parfois on attend. Mais on se tourne vers la mer, 10 mètres en contrebas, en se disant qu’attendre, ça fait parfois du bien. El Nido et sa région. Ça serait un trou paumé s’il n’y avait le fantastique archipel de Bacuit au large des côtes. Un ensemble de dizaines (centaines ?) d’îles kharstiques sortant abruptement des flots. Et c’est pour ça qu’on y vient à El Nido. L’économie locale est d’ailleurs entièrement tournée vers cette manne naturelle et protégée. 4 tours à la journée sont proposés par toutes les agences. Des tours bien rôdés, dont la capacité des bangkas régule le nombre de passagers embarqués. Nous aurons fait deux excursions différentes depuis Calitang. Embarquement à 08h30, retour 17h00. Avec chaque fois un « équipage » de 3 marins aussi sympathiques que professionnels. Le lunch est inclus dans le package et quel bonheur de déguster un poisson grillé sur l’arrière de la petite barque lors de l’un de nos arrêts. Difficile de décrire les lieux, mais les couleurs turquoises des fonds sableux font le bonheur des photographes. Des plages et des baies secrètes aussi, enfouies derrière des rochers où il faut parfois nager dans un trou de la montagne pour y accéder. Nous y aurons même vu un splendide serpent d’eau, de très près, reptile très dangereux semble-t-il, mais jamais agressif. Et évidemment le bateau embarque masque et tuba, au cas où on en aurait pas encore pris plein les yeux. On a eu mal au cul pour monter la, mais franchement quel pied. Calitang Beach, un nom à retenir. La région d’El Nido aura été le but principal sur Palawan, il fallait l’avoir vu. La redescendre sur Puerto Princesa ne s’annonce pas plus calme pour notre fessier. Mais on va couper le trajet en deux avec un dernier stop au bord de cette mer chaude et limpide. À Port Barton. Le retour n’est pas loin, quelques heures à profiter de la douceur de vivre des îles philippines. À fond.
Calitang-Port Barton ou l’histoire du raccourci qui n’en était pas un... Tout commençait bien pourtant. Grand beau temps, la route comme toujours tranquille avec peu de circulation. Comme aurait annoncé un pilote d’avion, pas de turbulences à l’horizon. On démarre donc de notre petit paradis. Le soleil cogne déjà bien en ce début de matinée. Dans les villages, les habitants ont étendu de grandes bâches sur le bord des routes, pour faire sécher le riz. Comme d’hab’, il faut faire gaffe aux nombreux chiens qui pour la plupart savent bien rester sur les bords de la chaussée. Mais on en trouve toujours un qui fait pas comme les autres. Alors évidemment, on a mal aux fesses. C’est bien le monocylindre japonais, mais au niveau confort, on déguste quand même. En sortant notre Lonely Planet, on trouve la carte du Nord de Palawan. Et on y voit une route qui coupe par San Vincente ce qui nous ferait gagner du temps pour notre fessier. Une route donc. La bifurcation est trouvée et un gars qui se trouve là sur le bord de la route me dit que oui, cette route va vers Port Barton. Bingo, on le tient notre raccourci. Même si certaines portions de ce nouveau tronçon n’était pas bitumées, cela reste bien roulant. Peu avant San Vincente, nous longeons une plage vierge, sable blanc et cocotiers. Long Beach. On comprend pourquoi elle s’appelle comme ça, elle doit faire au moins 10 km de long et sans aucune infrastructure. Il semble que les Chinois aient flairé l’affaire, car à San Vincente, un petit bourg de quelques centaines d’âmes, une nouvelle piste d’atterrissage est en construction. Paraît-il financée par le voisin géant qui aurait l’intention d’ouvrir des lignes directes, notamment depuis Hong Kong... pas sûr que Long Beach reste vierge encore bien longtemps ... Mais bref, revenons à notre raccourci. À San Vincente donc, on voit un panneau indiquant Port Barton vers une piste. On demande et évidemment on nous dit que oui oui, on peut y aller. Bon faut dire qu’on nous dit toujours oui quand on demande notre chemin... La piste va rapidement montrer de belles ornières et des trous assez profonds. Mais confiance, on continue. Et bien sûr après quelques km, la piste de se séparer en deux. À droite ou à gauche ? Des gamins en scooter apparaissent derrière nous, les sauveurs. Donc à gauche. Et ça monte raide dans la pente. En haut, de gros engins creusent la route et il y a juste la place pour passer avec la Honda. La, le doute commence à s’installer, plus de place pour une voiture. Une route disait-on ? Et la piste va rapidement devenir chemin, puis sentier, avec ornières, passage de petites rivières, flaques de boue, pierriers à la montée et pareils la descente, en plein milieu de la forêt. Une vraie séquence Enduro, à deux sur la moto avec les sacs, et un mal de cul qui s’amplifie... et on croise personne. Mais personne. Au bout de 40 minutes, miracle, un gars en scooter arrive en face. Alors on lui demande et comme tous les autres il nous dit que oui, Port Barton sera au bout de ce chemin... bon on y arrivera à Port Barton. On aura perdu deux heures par rapport à la route normale. La gueule du raccourci, comme quoi, les petites cartes du Lonely Planet... On reconnaît, sur le moment on ne faisait pas les marioles, mais après coup, le parcours Enduro en jungle était quand même bien sympa. Port Barton. Un vrai village, avec une vraie vie locale. Alors oui, le bord de la plage est un ensemble de petites Guesthouse et de restaurants. Mais on n’y sent pas la pression du tourisme de El Nido ici. Au contraire, l’ambiance y est nonchalante, reposante. On y déguste volontiers un bon bouquin à l’ombre d’un palmier, à écouter vaguement une discrète musique lounge ou reggae qui sort des établissements du bord de plage. Il y a aussi des tours à faire en bateau ici, sur des îles de la baie. Pas le temps pour nous malheureusement, demain dernière étape vers Puerto pour rendre la moto. Avec le recul, on aurait dû zapper Sabang et venir ici. M’enfin si on savait tout aussi... Retour à Puerto donc, sous un ciel gris et même un peu de pluie, le soleil nous fait déjà ses adieux. Mais on sèche aussi vite qu’on se mouille sous ces températures. Arrivés dans la ville, la circulation redevient dense, ça dépasse à droite et à gauche, ça roule en contresens, les règles sont ... euh quelles règles ? La moto est rendue, poignées de main avec Pedrito. Ciao à la prochaine, tout a bien roulé. Et pour notre dernière nuit, on a dégoté une petite chambre toute mimi chez un couple de retraités, via Airbnb. Calme, tout confort, à deux pas de Rizal Avenue, l’artère principale de la ville. Moins de 15.—... Dernier jour aux Philippines. Un tricycle nous amène à l’aéroport pour notre premier vol. Un A319 de la Cebu Pacific qui va nous ramener à Manille. On a encore une dizaine d’heures avant notre tronçon sur l’Europe. Alors comme vous savez que tout est facile en Asie, on pose nos sacs à la consigne, on saute dans un taxi et nous voilà au Mall of Asia, le plus grand centre commercial des Philippines (en tout cas c’est ce que dit la pub). Retour dans notre monde, retour dans le paradis de la consommation, avec des dizaines et des dizaines de boutiques et de restos genre fast food. Bah, de toute façon, fallait bien s’y remettre, comme ça c’est fait.
Coupés du monde ! Ok, trois jours seulement, mais quel pied d’oublier son IPhone dans un sac. Parce que là où Jaypo nous a emmenés, autant oublier tout de suite réseau, Wifi et autres outils addictifs dont l’homo conecticus ne peut plus se passer. Tout a commencé par une petite course en tricycle local, sur les hauts de Banaue. Et la première gifle d’arriver avec les splendides rizières en terrasse, ici plutôt de structure pyramidale. Un travail de déforestation, de terrassement, d’irrigation, de nivellement, un labeur dantesque qui date d’une époque où le mot machine n’avait pas encore effleuré l’esprit humain. Même pas une heure que nous sommes partis que déjà on en prend plein les yeux. Jaypo nous avait prévenu. Le premier jour serait rude. J’ai envie de dire tout de suite que les deux autres aussi, mais patience. Le premier jour donc, avec pour commencer 4 bonnes heures de marche dans la jungle. Le typhon Sanba qui a sévi a amené pas mal de pluie et la piste, normalement sèche, s’est transformée en un chemin boueux où il faut réfléchir à chaque pas qu’elle est la meilleure voie à suivre pour éviter de glisser. Alors évidemment on progresse assez lentement, surtout que ça grimpe quand même. Enfin bref. Le premier village que nous croisons est Pula. Un village assez grand, avec bon nombre de familles qui vivent ici principalement de la culture du riz. On l’aurait deviné vu que l’arrivée près du village se fait à travers les rizières en terrasse. Et c’est sur les murets de séparation que nous marchons, avec concentration car d’un côté c’est soit 40cm de boue et d’eau dans la rizière, et de l’autre c’est la chute assurée dans celle qui en-dessous, parfois à plusieurs mètres ! Mais la principale caractéristique de Pula, c’est qu’il n’y a qu’un seul moyen de locomotion pour arriver ici : à pied. Pas de route, ni même de piste, juste des sentiers. Et pour prendre un bus ou un tricycle, et bien la première route est au moins à 5-6 km de marche ... après Pula, voici Cumbalo, un autre village isolé, accessible uniquement à pied. Un peu plus grand et équipé d’une école primaire. Du coup, les enfants de Pula se tapent une heure de marche tous les matins pour aller à l’école et autant le soir pour rentrer. Saison sèche ou saison des pluies peu importe ... Cumbalo est notre première étape nocturne, dans une petite Guesthouse toute simple où l’unique douche (à l’eau froide) est dans la cuisine. Total de la journée, 8 heures de marche et 22km parcourus (selon l’appli de notre IPhone) !!!!! Surprise après le repas. Les enfants de Cumbalo se regroupent sur la petite terrasse devant la Guesthouse et sous la direction de leur maîtresse (qui tient son nouveau-né en bandoulière), ils vont chanter des chansons dans plusieurs langues : en allemand, en hébreu et évidemment en français. Outre les chansons enfantines classiques, ils iront même jusqu’à entonner le célèbre « aux Champs-Elysées ». Tout ça dans un village paumé au cœur de la jungle et des montagnes philippines... et pour bien finir la soirée, deux femmes du village viennent nous masser histoire d’atténuer les violentes courbatures qui s’annoncent déjà... Départ de Cumbalo le lendemain matin, non sans avoir fait le tour du village avec Jaypo qui va nous donner multitudes d’informations sur la vie locale et les codes de fonctionnement de ces indigènes. Direction Batad. Beaucoup moins long, seulement 11.5 km, mais tout en dénivelé. Des marches, irrégulières et hautes, boueuses et souvent glissantes, de quoi se fusiller cuisses et mollets. L’arrivée sur Batad est magique. A l’arrivée d’une énième montée, le village et ses fantastiques terrasses est là, sous nos yeux. À l’époque où nous vivons dans la société du « tout est dû, tout est normal (et si possible tout de suite) », il y avait un prix à payer pour mériter cette splendeur. La descente sur le village se fait dans une pente très raide, à la verticale, par un escalier. Des centaines de marches, encore et encore. Et ce n’est pas fini, car Batad, à part ses terrasses, c’est aussi sa cascade et son bassin pour se baigner. Sauf que c’est 900 marches supplémentaires en contrebas, à la rivière. 900 marches qu’il va falloir remonter. Mais on y va et trempette on fera, dans une eau fraîche, à peine 15 degrés sans doute. L’effet rafraîchissant est de très courte durée, car pour remonter à notre Hillsview Inn Guesthouse, c’est la suée finale. Une Guesthouse dans la plus pure tradition des Backpackers, une seule douche (mais avec eau chaude svp), simple mais conviviale. Et une vue M’sieur Dame, mais une vue ... Allez, plus qu’une journée de marche. Nous repartons de Batad à travers cette forêt pluviale qui transpire autant que nous, sur des petits sentiers boueux. Côté pente il y a une dense végétation. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le vide est bien là. Un faux pas et c’est l’accident assuré. Vaut mieux garder ses deux pieds sur les 50cm de largeur à disposition.... Fin du trek, le tricycle du départ nous récupère et nous ramène à Banaue. Au total, environ 42km parcourus sur ces trois jours, des muscles carbonisés. Mais surtout une déconnexion totale, un rappel que tant de peuples vivent tellement chichement, que les enfants de Pula et Cumbalo ont soif d’apprendre, que les distractions dans ses villages ne sont que jeux avec des cailloux ou les poules qui gambadent (tous comme le reste des animaux d’ailleurs) en toute liberté. Un rappel qui dit aussi que pour certains, maison signifie avoir un toit et peu importe que la baraque soit en tôle et sans confort aucun. On s’est fait mal, on a touché nos limites physiques. Mais on s’est fait tellement de bien à la tête. Merci Jaypo pour ton professionnalisme, tes connaissances partagées et pour nous avoir fait découvrir ces coins d’un monde si éloigné du nôtre. Allez, ce soir c’est 9 heures de bus pour regagner Manille, puis dans la foulée un vol pour l’île de Palawan où une moto nous attend pour d’autres découvertes.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Asie, rien n’est vraiment compliqué. Tiens, les transports par exemple. Après avoir pris une douche froide au Sanafé Lodge (la moindre des choses à l’arrivée de notre trek), Jaypo nous accompagne à la gare routière avec son pote chauffeur de tricycle. Enfin gare routière, pas vraiment. Les trois cars qui retournent à Manille sont garés sur le bord de la route, obstruant une bonne moitié de la chaussée. Une cahutte en bois fait office de bureau et c’est là que nous échangeons notre réservation faite sur le net contre un vrai ticket, avec sièges attribués ! 9 heures de route plus tard, nous arrivons à Sampaloc, le quartier de Manille où arrivent les bus de la compagnie Ohayami. 3 heures du matin, mais les taxis rôdent dans le coin attendant le touriste pressé de quitter cette zone peu accueillante de la ville. Un couple de français va tout comme nous à l’aéroport et nous attrapons directement un de ces taxis. Honnête en plus puisqu’il met le compteur sans même que nous lui demandions. 40 minutes de trajet et nous arrivons au Ninoy Aquino International Airport. Les mesures de sécurité sont importantes ici, car personne ne rentre dans le hall sans passer à un détecteur. Quelques heures plus tard, notre vol Cebu Pacific à destination de Puerto Princessa, sur l’île de Palawan, décolle à l’heure. Et à notre arrivée, nous sommes attendus par Pedrito, le gars qui va nous louer notre Honda XR 200 pour les 8 prochains jours. Entre Banaue et Puerto, tout a marché comme sur des roulettes. Facile non ? Une Honda XR donc. 40’000 km au compteur mais ronronnant comme une gamine. Pour pouvoir profiter de la moto, on a fait fort. Un seul sac de 60 litres pour deux, le strict minimum, 11 kilos sur la balance du check-in. Plus un petit sac à dos que je prendrai sur le ventre. Sortir de Puerto Princessa est très facile. L’île de Palawan est toute en longueur, parcourue par une seule route principale coupée par de multitudes embranchements pour atteindre les différents villages. Pedrito nous met sur la bonne voie et « ciao, à la semaine prochaine » ! Direction Sabang, sur la côte ouest de l’île. J’avais oublié la sensation de rouler sur un mono cylindre nippon. Tape-cul, c’est certain, mais quand même mieux qu’un scooter. Honda et casque Souzouke, on se sent bien bridé... la route principale est excellente, bordée de palmiers et de végétation. Pas trop de circulation non plus. Bon faut dire que les voitures ne sont pas légion dans le coin. À part les vans qui transportent les touristes, les bus pour les locaux, les camions pour les marchandises, c’est à peu près tout. Le reste du bitume se partage entre les motos, les scooters, les innombrables tricycles et les side-cars locaux. Pas de quoi prendre beaucoup de risque. Les panneaux sont rares dans La région. Il faut dire que 95 % des touristes utilisent des transports organisés et ne se soucient donc guère de trouver leur chemin. Demander aux gens au bord de la route reste du coup la meilleure solution. Mais attention, certains ne sauront pas vous répondre et plutôt que de l’avouer, ils vous indiqueront quand même une direction ! Pour se loger en ce premier soir sur Palawan, nous nous arrêtons chez Jenny, au village de Buenavista. Au bord de la plage disait l’annonce. C’est pas faux, sauf qu’on ne peut pas s’y baigner. Pas assez d’eau et des rochers qui empêchent de marcher pour aller chercher un peu de profondeur. Mais un splendide jardin, un grand bungalow et surtout le calme absolu. Sauf quand ces satanés chiens et coqs se lancent des défis sonores au milieu de la nuit. Chez Jenny, le petit-déjeuner est compris. Et pour le reste des repas, pas de carte, elle prépare et on se met à table avec ce qu’il y a. Poissons grillés, crabe, légumes, soupe de poulet, limite un festin. Et le traditionnel riz bien sûr. Pour 250 Pesos... Notre but dans ces premiers jours sur Palawan, c’est Sabang, une petite vingtaine de kilomètres plus au nord. Une jolie plage, une eau chaude et transparente et peu de monde. Comme souvent en Asie, les mains expertes des masseuses attendent l’Occidental en mal de décontraction, musculaire, mais peut-être plus mentale. Alors se faire masser à l’ombre d’un arbre, à quelques mètres des flots ressemble au bonheur. Mais Sabang, ce n’est pas que la plage, mais aussi une des plus grandes rivières souterraines de la planète. Des kilomètres et des kilomètres sous les montagnes karstiques de la région. Alors oui, c’est touristique, mais on ne peut pas y passer à côté. Gilet de sauvetage et casque de chantier. On ne badine pas avec la sécurité des touristes. Et nous voilà embarqués sur un kayak, un audio guide en français dans les oreilles. Une visite intéressante malgré tout avant une bonne baignade sur la grande plage. Retour en moto chez Jenny. Nous avons laissé nos casques toutes la journée sur la moto. Aucun souci, c’est bien agréable. Juste à temps pour admirer les fantastiques couleurs des couchers de soleil de Palawan. Demain, le mal de cul est prévu. On va se taper 200 bornes pour rejoindre l’extrême nord de l’île dans la région de El Nido. On y restera 4 jours, il y aura de quoi raconter.
On avait prévu un mal de cul sévère, on ne s’était pas trompé... au début de la route on pensait faire un stop toutes les heures, mais rapidement cela a été toutes les 40 minutes, puis toutes les 20 ! El Nido, ça se mérite. Et pourtant. El Nido est sans doute le bled le plus laid que nous avons vu sur Palawan. Une succession de restos qui servent la (mal)bouffe préférée des backpackers de moins de 30 ans : pizza, burgers et bières. Une succession d’agences qui vendent toutes les mêmes tours en bateau ou les transferts en van à travers l’île. Une succession de petites boutiques vendant t-shirts et babioles. Bref une succession de choses qui n’ont plus rien à voir avec les Philippines que l’on recherche. Au moins j’aurai pu y raser ma barbe de 8 jours dans une petite échoppe de rue où le jeune s’est appliqué avec soin, changeant 3 fois la lame, pour me redonner un peu de fraîcheur sur les joues. Heureusement, nous trouvons le bonheur absolu 20 kilomètres plus loin, sur la plage de Calitang, voisine et jumelle de la plus réputée Nacpan. Une plage quasi privative vu le peu de logements, des eaux calmes et transparentes dans une petite baie, où le coucher de soleil nous émerveillera chaque soir. Et pour plus de fun avec quelques vagues, 5 minutes à pied et nous voilà sur Nacpan. Le Dandal Bay View propose quelques chambre ultra simples. Un lit, une mini salle de bain et un ventilo. On s’y sent bien et relaxe, loin des tumultes 20 kilomètres plus bas. Soif ? On se sert dans le frigo et on note ses consommations sur une feuille. Ici peu ou pas de wifi, on déconnecte. Même le personnel est désarmant. Une seule fille parle anglais, les autres sourient en haussant les épaules ...! Alors c’est vrai, parfois on attend. Mais on se tourne vers la mer, 10 mètres en contrebas, en se disant qu’attendre, ça fait parfois du bien. El Nido et sa région. Ça serait un trou paumé s’il n’y avait le fantastique archipel de Bacuit au large des côtes. Un ensemble de dizaines (centaines ?) d’îles kharstiques sortant abruptement des flots. Et c’est pour ça qu’on y vient à El Nido. L’économie locale est d’ailleurs entièrement tournée vers cette manne naturelle et protégée. 4 tours à la journée sont proposés par toutes les agences. Des tours bien rôdés, dont la capacité des bangkas régule le nombre de passagers embarqués. Nous aurons fait deux excursions différentes depuis Calitang. Embarquement à 08h30, retour 17h00. Avec chaque fois un « équipage » de 3 marins aussi sympathiques que professionnels. Le lunch est inclus dans le package et quel bonheur de déguster un poisson grillé sur l’arrière de la petite barque lors de l’un de nos arrêts. Difficile de décrire les lieux, mais les couleurs turquoises des fonds sableux font le bonheur des photographes. Des plages et des baies secrètes aussi, enfouies derrière des rochers où il faut parfois nager dans un trou de la montagne pour y accéder. Nous y aurons même vu un splendide serpent d’eau, de très près, reptile très dangereux semble-t-il, mais jamais agressif. Et évidemment le bateau embarque masque et tuba, au cas où on en aurait pas encore pris plein les yeux. On a eu mal au cul pour monter la, mais franchement quel pied. Calitang Beach, un nom à retenir. La région d’El Nido aura été le but principal sur Palawan, il fallait l’avoir vu. La redescendre sur Puerto Princesa ne s’annonce pas plus calme pour notre fessier. Mais on va couper le trajet en deux avec un dernier stop au bord de cette mer chaude et limpide. À Port Barton. Le retour n’est pas loin, quelques heures à profiter de la douceur de vivre des îles philippines. À fond.
Calitang-Port Barton ou l’histoire du raccourci qui n’en était pas un... Tout commençait bien pourtant. Grand beau temps, la route comme toujours tranquille avec peu de circulation. Comme aurait annoncé un pilote d’avion, pas de turbulences à l’horizon. On démarre donc de notre petit paradis. Le soleil cogne déjà bien en ce début de matinée. Dans les villages, les habitants ont étendu de grandes bâches sur le bord des routes, pour faire sécher le riz. Comme d’hab’, il faut faire gaffe aux nombreux chiens qui pour la plupart savent bien rester sur les bords de la chaussée. Mais on en trouve toujours un qui fait pas comme les autres. Alors évidemment, on a mal aux fesses. C’est bien le monocylindre japonais, mais au niveau confort, on déguste quand même. En sortant notre Lonely Planet, on trouve la carte du Nord de Palawan. Et on y voit une route qui coupe par San Vincente ce qui nous ferait gagner du temps pour notre fessier. Une route donc. La bifurcation est trouvée et un gars qui se trouve là sur le bord de la route me dit que oui, cette route va vers Port Barton. Bingo, on le tient notre raccourci. Même si certaines portions de ce nouveau tronçon n’était pas bitumées, cela reste bien roulant. Peu avant San Vincente, nous longeons une plage vierge, sable blanc et cocotiers. Long Beach. On comprend pourquoi elle s’appelle comme ça, elle doit faire au moins 10 km de long et sans aucune infrastructure. Il semble que les Chinois aient flairé l’affaire, car à San Vincente, un petit bourg de quelques centaines d’âmes, une nouvelle piste d’atterrissage est en construction. Paraît-il financée par le voisin géant qui aurait l’intention d’ouvrir des lignes directes, notamment depuis Hong Kong... pas sûr que Long Beach reste vierge encore bien longtemps ... Mais bref, revenons à notre raccourci. À San Vincente donc, on voit un panneau indiquant Port Barton vers une piste. On demande et évidemment on nous dit que oui oui, on peut y aller. Bon faut dire qu’on nous dit toujours oui quand on demande notre chemin... La piste va rapidement montrer de belles ornières et des trous assez profonds. Mais confiance, on continue. Et bien sûr après quelques km, la piste de se séparer en deux. À droite ou à gauche ? Des gamins en scooter apparaissent derrière nous, les sauveurs. Donc à gauche. Et ça monte raide dans la pente. En haut, de gros engins creusent la route et il y a juste la place pour passer avec la Honda. La, le doute commence à s’installer, plus de place pour une voiture. Une route disait-on ? Et la piste va rapidement devenir chemin, puis sentier, avec ornières, passage de petites rivières, flaques de boue, pierriers à la montée et pareils la descente, en plein milieu de la forêt. Une vraie séquence Enduro, à deux sur la moto avec les sacs, et un mal de cul qui s’amplifie... et on croise personne. Mais personne. Au bout de 40 minutes, miracle, un gars en scooter arrive en face. Alors on lui demande et comme tous les autres il nous dit que oui, Port Barton sera au bout de ce chemin... bon on y arrivera à Port Barton. On aura perdu deux heures par rapport à la route normale. La gueule du raccourci, comme quoi, les petites cartes du Lonely Planet... On reconnaît, sur le moment on ne faisait pas les marioles, mais après coup, le parcours Enduro en jungle était quand même bien sympa. Port Barton. Un vrai village, avec une vraie vie locale. Alors oui, le bord de la plage est un ensemble de petites Guesthouse et de restaurants. Mais on n’y sent pas la pression du tourisme de El Nido ici. Au contraire, l’ambiance y est nonchalante, reposante. On y déguste volontiers un bon bouquin à l’ombre d’un palmier, à écouter vaguement une discrète musique lounge ou reggae qui sort des établissements du bord de plage. Il y a aussi des tours à faire en bateau ici, sur des îles de la baie. Pas le temps pour nous malheureusement, demain dernière étape vers Puerto pour rendre la moto. Avec le recul, on aurait dû zapper Sabang et venir ici. M’enfin si on savait tout aussi... Retour à Puerto donc, sous un ciel gris et même un peu de pluie, le soleil nous fait déjà ses adieux. Mais on sèche aussi vite qu’on se mouille sous ces températures. Arrivés dans la ville, la circulation redevient dense, ça dépasse à droite et à gauche, ça roule en contresens, les règles sont ... euh quelles règles ? La moto est rendue, poignées de main avec Pedrito. Ciao à la prochaine, tout a bien roulé. Et pour notre dernière nuit, on a dégoté une petite chambre toute mimi chez un couple de retraités, via Airbnb. Calme, tout confort, à deux pas de Rizal Avenue, l’artère principale de la ville. Moins de 15.—... Dernier jour aux Philippines. Un tricycle nous amène à l’aéroport pour notre premier vol. Un A319 de la Cebu Pacific qui va nous ramener à Manille. On a encore une dizaine d’heures avant notre tronçon sur l’Europe. Alors comme vous savez que tout est facile en Asie, on pose nos sacs à la consigne, on saute dans un taxi et nous voilà au Mall of Asia, le plus grand centre commercial des Philippines (en tout cas c’est ce que dit la pub). Retour dans notre monde, retour dans le paradis de la consommation, avec des dizaines et des dizaines de boutiques et de restos genre fast food. Bah, de toute façon, fallait bien s’y remettre, comme ça c’est fait.
Bonjour à Tous,
Nous revenons d'un voyage somptueux aux Philippines, et pour lequel je souhaite partager avec vous notre retour d'expérience, en espérant que celui-ci puisse aider d'autres, comme ceux des autres ont pu nous aider à façonner le notre.
Le plus difficile fut d'établir notre itinéraire, tant le pays est vaste et tant il y a de choses à y découvrir. Les temps de trajets étant assez longs, nous avons du faire une croix sur les rizières de Luzon.
Voici notre itinéraire final : Arrivée Manille ( au départ de paris, escale à Abu Dhabi). Nous y passons 2 nuits Avion Manille-Dumaguete, puis ferry vers Siquijor dans la même journée. Nous y passons 4 nuits. Ferry Siquijor - Tagbilaran - Bohol, puis taxi pour Anda. Nous y passons 3 nuits Taxi pour Panglao. Nous y passons 1 nuit. Le lendemain un ferry de Tagbilaran vers Cebu. Nous y passons 1 nuit. Le lendemain nous prenons l'avion vers Puerto Princesa, puis un van partagé pour Port Barton. Nous y passons 2 nuits. Puis un Van partagé pour El Nido. Nous y passons 3 nuits. Puis retour vers Puerto Princesa en Van privé d'une traite. Pour prendre un avion vers Manille. Nous y passons une dernière nuit afin de prendre l'avion du retour vers Paris.
Transports Vol aller-retour Paris/Manille : 2500EUR à 4 avec Etihad Vol Manille - Dumaguete et Vol Cebu- Puerto Princesa 30 000 PHP à 4 Vol Puerto princesa - Manille : 10380 PHP à 4 Pour les Ferrys nous avons pris OceanJet. Les tarifs y sont indiqués sur le site internet. Mais attention nous avons eu la surprise de devoir aussi payer les frais pour les bagages et aussi une passenger fee par personne (50% pour les enfants) Je n'ai plus en tête les prix des tricycles… nous en avons tellement prix ! LOL Pour les hôtels, au total 1000EUR pour des chambres familiales de 4 personnes. Nous avons pris des hôtels très corrects pour la plus part, mais les prix ont été assez élevés pour trois raisons : - semaine sainte, - vacances scolaires - nous avons énormément tardé à booker nos hôtels nous avons tous fait a la dernière minute.
Avis sur les hôtels : Manille : THE SPHERE SERVICED RESIDENCES MANAGED BY HLM au départ et MY SPACE au retour Le SPHERE, correct mais a notre gout mal placé. My Space, nul, plein de moustique et sale, mais très bien placé je trouvé dans un quartier sympa et cosmopolite Siquijor: White Villas Resort Excellent, jolie plage, personnel très accueillant, nourriture très bonne, chambre très propre et petite piscine sympa pour les enfants Anda: Island View Beach Front Resort Hyper calme, très belle plage sauvage, personnel très accueillant, nourriture délicieuse, chambre très propre et sublime piscine a débordement. Hyper romantique pour un voyage en amoureux. Panglao: Chisai Natsu Resort Nul, cher, sale - mais nous nous en doutions cars mauvaises reviews des internautes. Mais nous l'avons tout de meme prix car nous ne voulions pas payer cher car c'était une nuit de transit pour aller Cebu Cebu: Rublin Rien à dire de négatif, rien de positif non plus. Basique. C'était aussi une nuit de transit vers Palawan Port Barton: El Dorado Bien placé, personnel sympathique, chambre sale, peu d'eau courante. Les murs de notre chambre étaient tellement fins que nous avons eu l'impression de dormir dehors. Nous n'y avons pas mangé donc je ne peux pas donner d'avis sur la nourriture. Par contre, nous avons trouvé les boissons cheres et pas très bien servies… El Nido: Garden Bay Beach Resort Un petit paradis sur terre. Romantique mais aussi familial, nourriture délicieuse, personnel adorable, chambre très propre et agréable, calme et a taille humaine
Notre avis général Les gens : les philippins sont vraiment adorables. C'est vraiment le plus de notre voyage !! Manille: nous n'avons pas particulièrement aimé cette ville, mais nous y sommes arrivés pendant la semaine sainte ce qui était très sympa, car dans Intramuros il y a avait plein de monde. C'était très joyeux. Belle expérience (même pour des non-croyants :)). Malgré tout ce n’est pas une ville que je recommande si on a peu de temps sur place. Siquijorétait vraiment comme nous l'avions imaginé : beau et paisible. Nous avons adoré les chutes de Lazi. Très jolies, avec une eau d'une couleur que je n'avais jamais vu avant. Avec des cordes pour sauter pour des petites montées d'adrénaline:) Puis l'incontournable Fishspa dont tout le monde parle. Nous avons trouvé ca sympa et surtout rigolo. Andaétait aussi super. Nous avons choisi cette destination car nous voulions être près des rizières de Bohol. Comme nous avions du tirer un trait sur Luzon nous voulions voir le "vert" de Bohol. Nous n'avons pas regretté Dans les environs de Candijay il y a une superbe chute d'eau et de jolies rizières. Sur le retour vers Panglaonous avons fait un arrêt aux Chocolate Hill très sympa. Nous avons fait du quad, c'était super cool. A Loboc, nous avons fait une visite d'une foret 'mans made forest', avec des arbres très beaux. C'était vraiment sympa. Nous avons voulu jouer la sécurité afin de ne pas être trop fatigué entre Anda et Palawan. Et donc nous avons fait un stop à Panglao et un autre a Cebu. Mais je regrette ce choix. Car nous avons trouvé Panglao sans intérêt et trop touristique… (Même si tout est relatif... car c'est loin d'être la cote d'azur en aout! n'exagérons rien) Par contre nous avons bien aimé Cebu. Avec le recul, nous aurions du payer un peu plus cher et arriver de Paris à Cebu plutôt qu’à Manille. A Port Barton, le point fort a été notre island hoping. Vraiment sympa, en bateau privé, car nous avons le budget pour (5000PHP repas inclus à 4) Il est vrai aussi que la ville est aussi beaucoup moins touristique que El Nido. Au départ nous voulions aller a San Vincente, mais les hôtels dispo semblaient vraiment très (trop) basiques. A El Nido, nous avons aimé la ville, bien que touristique, elle est très dynamique. Et les plages à découvrir sur les iles environnantes sont dignes des cartes postales. Nous avions déjà fait un island hoping à Port barton donc nous avons opté pour du kayak de mer (et aussi pour des raisons financières) pour s'arrêter sur des plages de la baie de bacuit et faire du snorkeling. Nous n'avons pas regretté. Nous avons foulé des plages sublimes et désertiques... le paradis... Bien sur je pense que nous avons raté la beauté des lagons, mais il faut faire des choix… :) Il y a aussi une zipline à El Nido (cher pour 4 personnes 2000PHP) mais hyper cool aussi et une vue sublime. Les enfants ont adoré.
Conclusion : Nous avons passé des vacances GENIALES et les enfants aussi. Je n'imaginais pas qu'il soit possible de se sentir aussi seul au monde dans des endroits aussi beaux ! C’est un pays facile et accessible avec des enfants sans aucun problème. Contrairement à ce que beaucoup disent, nous avons été agréablement surpris par la nourriture. Nous nous attendions à ce que ce soit peu savoureux et que des fastfood, mais finalement nous avons trouvé ca très bon. C'est sur, c'est pas les saveurs ni la diversité de la cuisine thaïlandaise, mais c'est très bon. Faut aimer le riz quoi ! Finalement, le seul endroit où nous avons mal mangé a été Manille.
Merci à ceux qui ont gentiment répondu à toutes nos questions sur le forum. Vous êtes vraiment adorables et pour la plupart bienveillants. J
Bonne continuation à tous. Nadia
Nous revenons d'un voyage somptueux aux Philippines, et pour lequel je souhaite partager avec vous notre retour d'expérience, en espérant que celui-ci puisse aider d'autres, comme ceux des autres ont pu nous aider à façonner le notre.
Le plus difficile fut d'établir notre itinéraire, tant le pays est vaste et tant il y a de choses à y découvrir. Les temps de trajets étant assez longs, nous avons du faire une croix sur les rizières de Luzon.
Voici notre itinéraire final : Arrivée Manille ( au départ de paris, escale à Abu Dhabi). Nous y passons 2 nuits Avion Manille-Dumaguete, puis ferry vers Siquijor dans la même journée. Nous y passons 4 nuits. Ferry Siquijor - Tagbilaran - Bohol, puis taxi pour Anda. Nous y passons 3 nuits Taxi pour Panglao. Nous y passons 1 nuit. Le lendemain un ferry de Tagbilaran vers Cebu. Nous y passons 1 nuit. Le lendemain nous prenons l'avion vers Puerto Princesa, puis un van partagé pour Port Barton. Nous y passons 2 nuits. Puis un Van partagé pour El Nido. Nous y passons 3 nuits. Puis retour vers Puerto Princesa en Van privé d'une traite. Pour prendre un avion vers Manille. Nous y passons une dernière nuit afin de prendre l'avion du retour vers Paris.
Transports Vol aller-retour Paris/Manille : 2500EUR à 4 avec Etihad Vol Manille - Dumaguete et Vol Cebu- Puerto Princesa 30 000 PHP à 4 Vol Puerto princesa - Manille : 10380 PHP à 4 Pour les Ferrys nous avons pris OceanJet. Les tarifs y sont indiqués sur le site internet. Mais attention nous avons eu la surprise de devoir aussi payer les frais pour les bagages et aussi une passenger fee par personne (50% pour les enfants) Je n'ai plus en tête les prix des tricycles… nous en avons tellement prix ! LOL Pour les hôtels, au total 1000EUR pour des chambres familiales de 4 personnes. Nous avons pris des hôtels très corrects pour la plus part, mais les prix ont été assez élevés pour trois raisons : - semaine sainte, - vacances scolaires - nous avons énormément tardé à booker nos hôtels nous avons tous fait a la dernière minute.
Avis sur les hôtels : Manille : THE SPHERE SERVICED RESIDENCES MANAGED BY HLM au départ et MY SPACE au retour Le SPHERE, correct mais a notre gout mal placé. My Space, nul, plein de moustique et sale, mais très bien placé je trouvé dans un quartier sympa et cosmopolite Siquijor: White Villas Resort Excellent, jolie plage, personnel très accueillant, nourriture très bonne, chambre très propre et petite piscine sympa pour les enfants Anda: Island View Beach Front Resort Hyper calme, très belle plage sauvage, personnel très accueillant, nourriture délicieuse, chambre très propre et sublime piscine a débordement. Hyper romantique pour un voyage en amoureux. Panglao: Chisai Natsu Resort Nul, cher, sale - mais nous nous en doutions cars mauvaises reviews des internautes. Mais nous l'avons tout de meme prix car nous ne voulions pas payer cher car c'était une nuit de transit pour aller Cebu Cebu: Rublin Rien à dire de négatif, rien de positif non plus. Basique. C'était aussi une nuit de transit vers Palawan Port Barton: El Dorado Bien placé, personnel sympathique, chambre sale, peu d'eau courante. Les murs de notre chambre étaient tellement fins que nous avons eu l'impression de dormir dehors. Nous n'y avons pas mangé donc je ne peux pas donner d'avis sur la nourriture. Par contre, nous avons trouvé les boissons cheres et pas très bien servies… El Nido: Garden Bay Beach Resort Un petit paradis sur terre. Romantique mais aussi familial, nourriture délicieuse, personnel adorable, chambre très propre et agréable, calme et a taille humaine
Notre avis général Les gens : les philippins sont vraiment adorables. C'est vraiment le plus de notre voyage !! Manille: nous n'avons pas particulièrement aimé cette ville, mais nous y sommes arrivés pendant la semaine sainte ce qui était très sympa, car dans Intramuros il y a avait plein de monde. C'était très joyeux. Belle expérience (même pour des non-croyants :)). Malgré tout ce n’est pas une ville que je recommande si on a peu de temps sur place. Siquijorétait vraiment comme nous l'avions imaginé : beau et paisible. Nous avons adoré les chutes de Lazi. Très jolies, avec une eau d'une couleur que je n'avais jamais vu avant. Avec des cordes pour sauter pour des petites montées d'adrénaline:) Puis l'incontournable Fishspa dont tout le monde parle. Nous avons trouvé ca sympa et surtout rigolo. Andaétait aussi super. Nous avons choisi cette destination car nous voulions être près des rizières de Bohol. Comme nous avions du tirer un trait sur Luzon nous voulions voir le "vert" de Bohol. Nous n'avons pas regretté Dans les environs de Candijay il y a une superbe chute d'eau et de jolies rizières. Sur le retour vers Panglaonous avons fait un arrêt aux Chocolate Hill très sympa. Nous avons fait du quad, c'était super cool. A Loboc, nous avons fait une visite d'une foret 'mans made forest', avec des arbres très beaux. C'était vraiment sympa. Nous avons voulu jouer la sécurité afin de ne pas être trop fatigué entre Anda et Palawan. Et donc nous avons fait un stop à Panglao et un autre a Cebu. Mais je regrette ce choix. Car nous avons trouvé Panglao sans intérêt et trop touristique… (Même si tout est relatif... car c'est loin d'être la cote d'azur en aout! n'exagérons rien) Par contre nous avons bien aimé Cebu. Avec le recul, nous aurions du payer un peu plus cher et arriver de Paris à Cebu plutôt qu’à Manille. A Port Barton, le point fort a été notre island hoping. Vraiment sympa, en bateau privé, car nous avons le budget pour (5000PHP repas inclus à 4) Il est vrai aussi que la ville est aussi beaucoup moins touristique que El Nido. Au départ nous voulions aller a San Vincente, mais les hôtels dispo semblaient vraiment très (trop) basiques. A El Nido, nous avons aimé la ville, bien que touristique, elle est très dynamique. Et les plages à découvrir sur les iles environnantes sont dignes des cartes postales. Nous avions déjà fait un island hoping à Port barton donc nous avons opté pour du kayak de mer (et aussi pour des raisons financières) pour s'arrêter sur des plages de la baie de bacuit et faire du snorkeling. Nous n'avons pas regretté. Nous avons foulé des plages sublimes et désertiques... le paradis... Bien sur je pense que nous avons raté la beauté des lagons, mais il faut faire des choix… :) Il y a aussi une zipline à El Nido (cher pour 4 personnes 2000PHP) mais hyper cool aussi et une vue sublime. Les enfants ont adoré.
Conclusion : Nous avons passé des vacances GENIALES et les enfants aussi. Je n'imaginais pas qu'il soit possible de se sentir aussi seul au monde dans des endroits aussi beaux ! C’est un pays facile et accessible avec des enfants sans aucun problème. Contrairement à ce que beaucoup disent, nous avons été agréablement surpris par la nourriture. Nous nous attendions à ce que ce soit peu savoureux et que des fastfood, mais finalement nous avons trouvé ca très bon. C'est sur, c'est pas les saveurs ni la diversité de la cuisine thaïlandaise, mais c'est très bon. Faut aimer le riz quoi ! Finalement, le seul endroit où nous avons mal mangé a été Manille.
Merci à ceux qui ont gentiment répondu à toutes nos questions sur le forum. Vous êtes vraiment adorables et pour la plupart bienveillants. J
Bonne continuation à tous. Nadia
Trajet et Manille
Depart de Paris avec Travel genio (mauvaise reputation...? justifiee actuellement?......) et Saudi Arabian Airlines...Les horairesne sont pas follichons mais pour le prix(485€ A et R) je m'en contenterai....... Ils ont quand meme changé mes horaires de vol de l'aller et du retour! Voyage de 5h45 jusqu'à Riyad puis 6 h d'attente et 9h pour arriver à Manille Le change est autour de 5.18 (j'ai 5180 pesos pour 100€) Pour les taxis c'est autour de 300 a 400 P pour etre correct .....quand au temps de trajet, c'est a geometrie variable suivant la circulation! Arrivee à notre hotel Casa bocobo pres de Rizal Park .chambre bien et environnement prix environ 50€ pour 2 Balade dans le vieux Manille .....bof...... est agreable et authentique si on arrive a echapper aux gaz d'echappements en traversant Rizal park En deux jours il ne faut pas demander l'impossible ...... Manille. Kalibo, Boracay
De Casa Bocobo (pres de Rizal Park) a l'aéroport a 8h du matin un samedi nous avons mis 15 minutes ! Nous avions réserve un vol avec Air Asia pour 41€96 Nous avions 2h de retard pour un vol d'une durée de a peine 1h Arrivee a Kalibo direction la Casa Dayang , un peu a l'ecart de la grand route mais boueux car il a plu pas mal Surprise avec cette guest house car la chambre ne correspondait pas a ce qui avait ete reserve (chambre de la famille, partage de la salle debain.pas de connection.....) Par contre accueil tres agreable, repas avec la famille et variete de plats Nous avons passe la journee du Dimanche au festival et le soir nous avons demenage a l'auberge de jeunesse dans une chambre familiale avec aussi salle de bain exterieure Ceci n'empêchera pas la demande de dédommagement a Booking ......A Suivre........rien n'a été demandé! Ce festival existe depuis de nombreuses années et il mobilise des milliers de personnes.A l'origine ATHI-ATHIHAN etait la plus grande fête du pays C'est un mélange de rituel catholique (el Nino et la vierge) de spectacle indigène et d'attraction touristique En fait peu de touristes ......en dehors du festival il n'y a rien a Kalibo
De Boracay a Iloilo
L'hotel ou nous etions a Boracay (Roy's rendezvous) est très bien avec une grande terrasse Un petitlit unpeu mou et un grand un peu dur Pour aller chercher unTricycle sur la route principale il faut rouler lesvalises dans le sable et la caillasse......il y a une roue de la valise de Françoise qui n'a pas aime mais. heureusement on a pu la faire reparer a Iloilo Nous avons pris un combiné bateau et van pour 325 pesos Il faut attendre que le van ait tous ses clients avant de partir et le voyage dure 5 h avec pause a la demande Il s'arrete au centre commercial SM city et notre hotel est au Robinson à a peine 10 minutesde taxi Le Go Hotel est un batiment moderne de 6 etages .......si la chasse d'eau et le WI Fi avaient fonctionné , ca aurait ete unplus! car nous y restons 5 nuits Le but de ce sejour ici est la presence du festival des tribus DanagYang un tres beau spectacle de 2 matinees au cours dsquelles les tribus presentent leur travail et sont notees par un jury Nous n'avons pu avoir ques des places sur le cote au premier rang le Samedi mais au 3eme le Dimanche (cout 1000 pesos : 20€) a cause de tous les smartphones qui se tendent vers le spectacle, la prise de vue est parfois aleatoire Nous avons bien Il n' a ps plu et meme fait chaud! Pour les personnes intéressées, il faut reserver plus longtemps a l'avance pour etre bien place Les repas ne sont pas top......genre fast food et difficile d'avoir autre chose Les repas sur les marches etant repetitifs Demain nous partons sur l'Ile Negros a Daumaguete via Bacolod ........un jounee de trajet et apres nous esperons snorkler!
De Iloilo à Daumaguete
Une véritable aventure! Tout d'abord le bateau: le "Super Cat" auprès duquel nous avions réservé la veille ne part pas ......on se rabat sur le "Weesam" qui devait partir une heure plus tard.......rebelote .....pour cause de gale warning (avis de coup de vent......j'aurai au moins appris un nouveau terme!) il ne part pas non plus Finalement le 3eme:"Ocean jet" part vers 13h .....nous n'avons attendu "que " 2h30!la mer est un peu houleuse mais il y a pire! 1h30 plus tard nous arrivons à Bacolod en haut du Négros et nous devons aller en bas sur Dumagete Le seul bus qui y va est un Ceres.....bus jaunes que l'on voit partout.....et nous arrivons juste pour son départ à 16h ! il met entre 6 et 7h pour arriver!(il a mis 6h15) car il a une partie de son trajet en montagne Nous avions une très bonne place devant nous avons pu profiter du paysage (beaucoup de champs de canne à sucre) et étendre les jambes
Negros: Daumaguete et autour
Daumaguete est un carrefour pour aller vers Cebu et pas loin de Bohol notre prochaine étape Nous pensions pouvoir faire du snorkling autour mais aucun bateau des agences n'a pris le départ;nous sopposons que c'est parce que le temps n'était pas sûr Alors nous sommes allees vers les deux lacs :direction San Jose en bus là des hubble-hubble (motocycles) nous attendent et nous font grimper aux lacs sur 13 kms pour 400p chacune)L'endroit est joli meme si peu ensoleillé Notre tentative de longer le lac était un peu perilleuse car les roches étaient glissantes Nous sommes aussi allees sur APO island avec un banka local a partir de Malapatey pour 2000 p le bateau de 4 personnes Nous nous sommes fait copieusement arroser Sur place un moniteur de snorkling nous prend en charge (obligatoire c'est un parc protégé )et nous balade voir quelques poissons mais surtout une grosse tortue Le dernier jour nous n'avons pas résisté a aller voir les requins baleines a.Oslob.......2h de queue
suite Negros: Dumaguete et autour ........On peut aller visiter des requins baleines .....presque apprivoisés......à Oslob Démarche tres contestee mais qui rapporte gros: 1000p l'entree, des resto etc .....2h de queue pour 20minutes de snorkling à cote de ces grosses bêtes tres placides et surveillés par les gars des bateaux........Il faut reconnaitre que se trouver en face de leur grande bouche ouverte est tres impressionnant ...... j'ai pesté apres mon masque qui prenait l'eau et m'empechait et de voir et de filmer! un bon moment malgre tout Notre hotel a Dumagete etait le Nicanor trouve sur internet sans Booking ni Agoda pas toujours fiables et plus chers (1350p par nuit pour deux) Prochaine étape Bohol
BOHOL
De Dumaguete il est facile de prendre le bateau pour Tagbilaran 700 pesos 2h d trajet Attention si on les laisse empiler les. valises on les récupérera au bout d'une demie heure! Se mefier aussi des soi disant porteurs de bagages qui vous escroquent de 100 pesos sans aucune prestation a la clé! Au port les taxis vous proposent des parcours pour l'ile de Panglao (entre 14 et18 kms)pour environ 500 pesos que l'on peut facilement fait resdescendre de moitie et meme moins si on est plusieurs Nous avions reserve au Bolod Beach Resort pour 2 nuits par l'intermediaire de Agoda pour 4000pesos par nuit (20 € chacune par nuit) mais nous n'avions pas deux lits, pas d'eau au lavabo; remettre un autre lit et plus de place La plage devant l'hotel mais pas de fond meme a maree haute Bref nous sommes allées voir sur Alona Beach à 4 kms de là et avons trouvé un "local" au bord de la mer pour 1800pesos la ch a 2 lits c'est le Playa Blanca de Asteria e mail: aster_blessing@yahoo.com Nous resterons 8 nuits a Alona beach Activites: snorkling sur Balicasag à faire absolument 750 p ......il y a des poissons mais les coraux sont en bien mauvais état bien que ce soit une réserve .........en fait c'est une réserve pour faire payer.....mais quelle protection? Visite de Tagbilaran pour réserver notre dernier hôtel avant de s'envoler vers Manille pour récupérer une copine et redescendre sur Palawan prochaine étape Loboc
LOBOC
Nous sommes venues sur Loboc pour nous rapprocher des Chocolate Hills Notre hébergement se situait de l'autre cote du pont :Le Stephanie Grace trouve sur Booking et avec piscine .....on ne se baigne pas dans la rivière ! Un endroit super sympa avec un excellent couchage et petit déjeuner. Nous avons loué une moto chacune pour 400pesos , en bon état et en route pour le Chocolate Hill qui etaient plutôt vertes vue la flotte tombée recemment C'est un endroit agreable avec sa nuee de tours operators chinois qui montent au point de vue prennent quantites de selfies et redescendent rapidement! Nous avons fait le tour par Sierra Bulones et de la on prend une petite route vers Jacqna (demander sa route a Sierra Bulones) Auparavent nous avions fait un aller et retour au lac de Pier .La route de Sierra Bulones a Jacqna est magnifique Ensuite il faut 1h pour rejoindre Loboc Apres Loboc nous reprenons un jeepnay pour Tagbilaran 45 pesos avec les bagages
Tagbilaran et sanctuaire des Tarsiers
Nous sommes revenues sur Tagbilaran pour visiter le sanctuaire des tarsiers plutot que la reserve de Loboc qui nous a semble trop touristique Le tarsier est un primate tres ancien qui mesure environ 10cms pour un poids de 120 gr Il est extremement anxieux et trop de bruits ou les flashs le stressent et dans cecas il lui arrive de se laisser mourir Pour se rendre au sanctuaire de Canapnapan, on prend un bus au mall (centre commercial) pour Sikatuna pour 20pesos , il nous arrete a l'embranchement vers le centre où il reste 50m a parcourir La visite coute 60 pesos On parcourt un chemin trace dans la jungle reconstituée accompagné d'une personne du centre et a raison de 2 à 4 personnes C'est rapide on arrive juste a voir le petit animal et a le photographier entre deux branches A Tagbilaran nous sommes au Wregent un tres bon hotel pour 650pesos la nuit L'aeroport se situe a environ 3 kms on prend un vol pour Manille pour recuperer la 3eme copine et ensuite reprendre un vol pour Puerto Princesa
Puerto Princesa
De Tagbilaran, nous avons pris l'avion pour Manille pour chercher notre co-equipiere et redescendues sur PP Nous logeons au Matutina Pension , une chambre a trois lits salle de bain vetuste mais propre et calme avec petit dejeuner compris pour 61€ pour. 2 nuits pour 3 ....imbattable! Nous nous sommes arrêtées la pour permettre a notre copine de recuperer de son trajet d'avion de France Nous avons visite la cathédrale tout de bleu peinte ......comme beaucoup d'églises rencontrées Et nous partons pour Port Barton
Port Barton
Nous sommes a l'Ausan beach resort au bord de la mer dans un etablissement decore de partout L'endroit est agreable et tranquille Un bon restaurant tenu par un français et un autre (Olive) un peu plus loin oú c'est aussi bon Le temps est couvert mais une copine fait un tour vers les iles à côté et il y avait des choses a voir Sinon on s'ennuie tres vite Pour El nido on a reserve un van pour 500pesos qui devrait mettre 4 à 5h de route La connexion internet est toujours mauvaise
Corong-Corong et El nido Archipel de Bacuit
Le Van a mis 4h pour rejoindre Corong Corong avec les arrets repas Notre hôtel Le Talindak est au bord de la plage Reserve par booking, il se trouve que sur les 2 bungalows retenus, un seul convient pour une personne , dans l'autre prevu pour 2, on ne peut pas rentrer les valises , nous trouvons donc une autre chambre dans l'hotel a cote qui fait aussi restaurant mais chambre borgne sans vue sur la mer (a 1100 p la nuit chacune)Heureusement nous n'aurons pas a payer pour le bungalow qui ne convenait pas et la chambre trouvee nous coutera moins cher Le coin est plus calme que a El Nido mais il n'y a pas de fond qui permette de nager ! Un tour vers l'ile de Matinloc (le C) permettra d'avoir un bel apercu de ce fameux archipel de Bacuit......bien joli....mais ca ne vaut pas la Thailande .....il faut venir ici sans etre passe par la Thailande! El nido est une ville saturee......mais il y a des vetements "mettables" par rapport a ce que . l'on a vu et des restaurants où on peut avoir de la nourriture variee! A part cela le battage qui est fait autour de son attrativite (lie a l'archipel) est tres surévalué
Bateau vers Coron et Coron
Le bateau le plus pratique que nous ayons trouvé est le fast ferry Pratiquement neuf(2015) il est confortable à tout point de vue Comme nous l'avons pris de bonne heure, on somnole pratiquement pendant tout le trajet de 4h La ville de Coron n'a rien d'extraordinaire On a trouve deux restos corrects( La Sirene et une pizzeria), le reste a été parfois franchement mauvais Notre hotel l'island View est bien et au centre Pas de plage a Coron Un tricycle nous a emmene a un endroit "Cabo" (pour 600 p)ou ce qui peut ressembler a une plage a été aménagé , c'est payant (50 p), l'eau n'est pas claire et le sable grossier ........c'est nettoyé dans un cercle restreint!! ailleurs c'est nature poubelle Heureusement que l'on paie des taxes environnementales un peu partout!sinon on se demande comment ça serait Un Tour sur l'ile de Coron pour 750p agreable l'ile est jolie, l'eau est magnifique .pas grand chose en snorkling et les coraux sont bien abimes .....mais rares sont les endroits où ils ne le sont pas
Route vers San Jose et San José
Cette fois ci on n'a pas eu le choix du mode de transport: c'était la grosse bangka pouvant contenir 80 personnes avec des sieges "mobiles" c'est a dire des banquettes posées sur le plat du bateau des fenetres qui s'ouvraient pour laisser passer les paquets de mer ou si elles etaient fermées, la sensation d'etouffer Tous ceux qui étaient malades avaient trouvé une position allongée et les autres degobillaient en entrouvant les vitres! Ambiance......pendant 6h! Arrivée au Sikatuna beach resort excentre au bord de la plage avec du sable noir Un pêcheur nous a prepare un excellent poisson au barbecue ....Pas grand chose a faire a San Jose d'autant plus que le temps est couvert La prochaine étape sera l'ile de Pandan face a Sablayan oú nous avons pu avoir un bungalow pour le dimanche soir (Les WE c'est plein)
Sablayan et Panda Island
De San Jose on met 2h (62kms) pour arriver a Sablayan On fait escale au Land Manz pour une nuit car on ne peut se rendre au Pandan que le lendemain Tres bon hotel .....grande chambre familiale pour 500pesos chacune La ville surprend par sa proprete et son ordonnancement :tout est range clean L'embarcadere pour Pandan Island est devant l'Emily hotel Lá en principe c'est soit le bateau à fond plat du resort soit la bangka qui recupere les passagers pour 100 pesos En fait cela depend de la maree il y a 20 minutes de traversée Une bonne surprise a l'arrivée un grand bugalow est libre et pour le meme prix on a un grand lit au rdc un petit et un grand lit a l'etage face a la mer (2050p )le seul hic c'est l'obligation d'un buffet le soir par jour a 470p .......non obstant d'autres plats au choix pour les autres repas Ce resort est tenu par des francais et fait aussi ecole de plongee vers Apo Reef Un endroit sympa pour bronzer, admirer des tortues et parfois des raies ....quant aux coraux ils sont bien abimes! Petite balade vers le Wild lagon pour dire que l'on s'occupe .........mais pour moi deux jours ca suffit
Route vers Batangas puis Manille
Petit dejeuner au Pandan avec des toasts faits maison .......Miam miam Le bateau nous ramene a Sablayan En van on met 2h45 pour arriver a Abra de Ilog oú se trouve le ferry (250p) Le bateau, un gros ferry , met 2h 30 pour arriver a Batangas Mer tres calme Nous allons a l'hotel Traveller's recommandé par le LP la chambre est a 1325p pour 3 Elle est petite mais pour une nuit ca devrait aller! Le terminal des bus pour se rendre a Manille est a 15minutes de l'hotel Il fait le trajet en 2h25 ....quand il n'y a pas d'embouteillage !En arrivant on prend un taxi (a cause des bagages) pour se rendre au terminal des bus de Ohayami (Sampaloc)et aller sur Banaue On est a Pasay soit environ 45 ´ de Sampaloc ( 300p de taxi)
De Manille à Banaue , Banaue et Sagada
Nous avons pris le bus d'Ohayami car le Florida ayant eu un accident n'apparaissait pas dans les recherches or il se trouve, qu'a Sampaloc oú se trouvent les terminaux de ces deux compagnies, , nous avons vu des Florida tout neuf et qui semblaient plus confortables que l'Ohayami Nous avons fait le trajet en bus de nuit avec sieges inclinables (peu et pas larges) de 22h à 7h Il s'arrete 2 fois 15' Ce qui rend le trajet aussi peu confortable, c'est que la route est majoritairement de la montagne . L'hotel a Banaue est le rice home stay Il vient nous chercher a la gare des bus car c'est a environ 1km5 du terminal et il y a des escaliers pas pratiques pour y acceder Un endroit agreable avec vue sur le torrent La température est plus fraiche et le temps est reste maussade pendant les 3jours oú nous sommes restées De Banaue, nous avons pris un tricycle qui nous a emmenées jusqu'a la fin de la route qui mene a Bataad et nous avons poursuivi a pied sur un chemin de gravats puis betonne Les paysages de rizieres sont tres beaux sur des pentes escarpees mais le riz commencait a peine a sortir et Bataad recele plus de GH que d'endroits a visiter mais ca vaut le coup d'oeil De la , dans la foulee, parce que sur la même route nous sommes allées a Bangaan .....il pleuvait....quelques photos et nous sommes reparties Nous avons payé le tricycle 1300 p (nous etions 3, on paie a la course) Beaucoup de rizieres sont abandonnées Celles qui m'ont semblé les plus belles sont celles que l'on parcoure en allant aux hotspring a Hungduan suite Sagada et retour
pour aller aux hot spring, il faut payer la taxe de 30 p et prendre un guide .......obligatoire a 500p pour traverser les rizieres......alors qu'on peut tres bien faire seul! Il faut 45 mn environ pour se rendre aux hot spring C'est un bassin ou une resurgescence donne une eau a environ 37 degres et a cote du torrent Pour nous rendre a Sagada, il y soit un van jusqu'a Bontoc puis un jeepney jusqu'a Sagada , soit un van direct Sagada (ceux du matin avant 10h) Le tout met 3h et 300 p pour le van et 40 p pour le jeepney avec les bagages Curieusement il n'y a pas de van Sagada Banaue ! A Sagada nous logeons au Kanip , dont l'acces n'est pas tres pratique du fait de travaux Une belle (mais petite) chambre un peu excentree La ville est tranquille bien que touristique Ce qui est a voir: la grande grotte de Sumagin On peut l'explorer avec un guide Echo valley et ses cercueils suspendus 200p pour le guide et 30 mns de visite
pour aller aux hot spring, il faut payer la taxe de 30 p et prendre un guide .......obligatoire a 500p pour traverser les rizieres......alors qu'on peut tres bien faire seul! Il faut 45 mn environ pour se rendre aux hot spring C'est un bassin ou une resurgescence donne une eau a environ 37 degres et a cote du torrent Pour nous rendre a Sagada, il y soit un van jusqu'a Bontoc puis un jeepney jusqu'a Sagada , soit un van direct Sagada (ceux du matin avant 10h) Le tout met 3h et 300 p pour le van et 40 p pour le jeepney avec les bagages Curieusement il n'y a pas de van Sagada Banaue ! A Sagada nous logeons au Kanip , dont l'acces n'est pas tres pratique du fait de travaux Une belle (mais petite) chambre un peu excentree La ville est tranquille bien que touristique Ce qui est a voir: la grande grotte de Sumagin On peut l'explorer avec un guide Echo valley et ses cercueils suspendus 200p pour le guide et 30 mns de visite ...la grotte funeraire de Lumiang oú sont entasses des cercueils Les corps sont places en position foetale La chaise permet d'attacher lemort pendant les ceremonies d'obsèques
Pour revenir sur Manille nous avions reserve le meme bus qu'a l'aller avec Ohayami c'est a dire revenir sur Banaue et prendre ce bus (450p) qui part a 19 et arrive entre 3h30 et 4h30 du matin Pour se rendre de Sagada a Banaue nous pouvions prendre le jeepney jusqu'a Bontoc et ensuite un van mais nous avons trouve un bus Coda lines qui fait Sagada Manille soit par Banaue soit par par Baguio Il part de Sagada a 14h (celui qui passe par Banaue) et arrive a Banaue 3h apres (300p) pour Manille il arrive a 2h du matin A Bontoc nous avons du descendre du bus , passer le pont a pieds pour prendre un autre bus de l'autre côté en raison de glissement de terrain 48h a Manille et retour home
Depart de Paris avec Travel genio (mauvaise reputation...? justifiee actuellement?......) et Saudi Arabian Airlines...Les horairesne sont pas follichons mais pour le prix(485€ A et R) je m'en contenterai....... Ils ont quand meme changé mes horaires de vol de l'aller et du retour! Voyage de 5h45 jusqu'à Riyad puis 6 h d'attente et 9h pour arriver à Manille Le change est autour de 5.18 (j'ai 5180 pesos pour 100€) Pour les taxis c'est autour de 300 a 400 P pour etre correct .....quand au temps de trajet, c'est a geometrie variable suivant la circulation! Arrivee à notre hotel Casa bocobo pres de Rizal Park .chambre bien et environnement prix environ 50€ pour 2 Balade dans le vieux Manille .....bof...... est agreable et authentique si on arrive a echapper aux gaz d'echappements en traversant Rizal park En deux jours il ne faut pas demander l'impossible ...... Manille. Kalibo, Boracay
De Casa Bocobo (pres de Rizal Park) a l'aéroport a 8h du matin un samedi nous avons mis 15 minutes ! Nous avions réserve un vol avec Air Asia pour 41€96 Nous avions 2h de retard pour un vol d'une durée de a peine 1h Arrivee a Kalibo direction la Casa Dayang , un peu a l'ecart de la grand route mais boueux car il a plu pas mal Surprise avec cette guest house car la chambre ne correspondait pas a ce qui avait ete reserve (chambre de la famille, partage de la salle debain.pas de connection.....) Par contre accueil tres agreable, repas avec la famille et variete de plats Nous avons passe la journee du Dimanche au festival et le soir nous avons demenage a l'auberge de jeunesse dans une chambre familiale avec aussi salle de bain exterieure Ceci n'empêchera pas la demande de dédommagement a Booking ......A Suivre........rien n'a été demandé! Ce festival existe depuis de nombreuses années et il mobilise des milliers de personnes.A l'origine ATHI-ATHIHAN etait la plus grande fête du pays C'est un mélange de rituel catholique (el Nino et la vierge) de spectacle indigène et d'attraction touristique En fait peu de touristes ......en dehors du festival il n'y a rien a Kalibo
De Boracay a Iloilo
L'hotel ou nous etions a Boracay (Roy's rendezvous) est très bien avec une grande terrasse Un petitlit unpeu mou et un grand un peu dur Pour aller chercher unTricycle sur la route principale il faut rouler lesvalises dans le sable et la caillasse......il y a une roue de la valise de Françoise qui n'a pas aime mais. heureusement on a pu la faire reparer a Iloilo Nous avons pris un combiné bateau et van pour 325 pesos Il faut attendre que le van ait tous ses clients avant de partir et le voyage dure 5 h avec pause a la demande Il s'arrete au centre commercial SM city et notre hotel est au Robinson à a peine 10 minutesde taxi Le Go Hotel est un batiment moderne de 6 etages .......si la chasse d'eau et le WI Fi avaient fonctionné , ca aurait ete unplus! car nous y restons 5 nuits Le but de ce sejour ici est la presence du festival des tribus DanagYang un tres beau spectacle de 2 matinees au cours dsquelles les tribus presentent leur travail et sont notees par un jury Nous n'avons pu avoir ques des places sur le cote au premier rang le Samedi mais au 3eme le Dimanche (cout 1000 pesos : 20€) a cause de tous les smartphones qui se tendent vers le spectacle, la prise de vue est parfois aleatoire Nous avons bien Il n' a ps plu et meme fait chaud! Pour les personnes intéressées, il faut reserver plus longtemps a l'avance pour etre bien place Les repas ne sont pas top......genre fast food et difficile d'avoir autre chose Les repas sur les marches etant repetitifs Demain nous partons sur l'Ile Negros a Daumaguete via Bacolod ........un jounee de trajet et apres nous esperons snorkler!
De Iloilo à Daumaguete
Une véritable aventure! Tout d'abord le bateau: le "Super Cat" auprès duquel nous avions réservé la veille ne part pas ......on se rabat sur le "Weesam" qui devait partir une heure plus tard.......rebelote .....pour cause de gale warning (avis de coup de vent......j'aurai au moins appris un nouveau terme!) il ne part pas non plus Finalement le 3eme:"Ocean jet" part vers 13h .....nous n'avons attendu "que " 2h30!la mer est un peu houleuse mais il y a pire! 1h30 plus tard nous arrivons à Bacolod en haut du Négros et nous devons aller en bas sur Dumagete Le seul bus qui y va est un Ceres.....bus jaunes que l'on voit partout.....et nous arrivons juste pour son départ à 16h ! il met entre 6 et 7h pour arriver!(il a mis 6h15) car il a une partie de son trajet en montagne Nous avions une très bonne place devant nous avons pu profiter du paysage (beaucoup de champs de canne à sucre) et étendre les jambes
Negros: Daumaguete et autour
Daumaguete est un carrefour pour aller vers Cebu et pas loin de Bohol notre prochaine étape Nous pensions pouvoir faire du snorkling autour mais aucun bateau des agences n'a pris le départ;nous sopposons que c'est parce que le temps n'était pas sûr Alors nous sommes allees vers les deux lacs :direction San Jose en bus là des hubble-hubble (motocycles) nous attendent et nous font grimper aux lacs sur 13 kms pour 400p chacune)L'endroit est joli meme si peu ensoleillé Notre tentative de longer le lac était un peu perilleuse car les roches étaient glissantes Nous sommes aussi allees sur APO island avec un banka local a partir de Malapatey pour 2000 p le bateau de 4 personnes Nous nous sommes fait copieusement arroser Sur place un moniteur de snorkling nous prend en charge (obligatoire c'est un parc protégé )et nous balade voir quelques poissons mais surtout une grosse tortue Le dernier jour nous n'avons pas résisté a aller voir les requins baleines a.Oslob.......2h de queue
suite Negros: Dumaguete et autour ........On peut aller visiter des requins baleines .....presque apprivoisés......à Oslob Démarche tres contestee mais qui rapporte gros: 1000p l'entree, des resto etc .....2h de queue pour 20minutes de snorkling à cote de ces grosses bêtes tres placides et surveillés par les gars des bateaux........Il faut reconnaitre que se trouver en face de leur grande bouche ouverte est tres impressionnant ...... j'ai pesté apres mon masque qui prenait l'eau et m'empechait et de voir et de filmer! un bon moment malgre tout Notre hotel a Dumagete etait le Nicanor trouve sur internet sans Booking ni Agoda pas toujours fiables et plus chers (1350p par nuit pour deux) Prochaine étape Bohol
BOHOL
De Dumaguete il est facile de prendre le bateau pour Tagbilaran 700 pesos 2h d trajet Attention si on les laisse empiler les. valises on les récupérera au bout d'une demie heure! Se mefier aussi des soi disant porteurs de bagages qui vous escroquent de 100 pesos sans aucune prestation a la clé! Au port les taxis vous proposent des parcours pour l'ile de Panglao (entre 14 et18 kms)pour environ 500 pesos que l'on peut facilement fait resdescendre de moitie et meme moins si on est plusieurs Nous avions reserve au Bolod Beach Resort pour 2 nuits par l'intermediaire de Agoda pour 4000pesos par nuit (20 € chacune par nuit) mais nous n'avions pas deux lits, pas d'eau au lavabo; remettre un autre lit et plus de place La plage devant l'hotel mais pas de fond meme a maree haute Bref nous sommes allées voir sur Alona Beach à 4 kms de là et avons trouvé un "local" au bord de la mer pour 1800pesos la ch a 2 lits c'est le Playa Blanca de Asteria e mail: aster_blessing@yahoo.com Nous resterons 8 nuits a Alona beach Activites: snorkling sur Balicasag à faire absolument 750 p ......il y a des poissons mais les coraux sont en bien mauvais état bien que ce soit une réserve .........en fait c'est une réserve pour faire payer.....mais quelle protection? Visite de Tagbilaran pour réserver notre dernier hôtel avant de s'envoler vers Manille pour récupérer une copine et redescendre sur Palawan prochaine étape Loboc
LOBOC
Nous sommes venues sur Loboc pour nous rapprocher des Chocolate Hills Notre hébergement se situait de l'autre cote du pont :Le Stephanie Grace trouve sur Booking et avec piscine .....on ne se baigne pas dans la rivière ! Un endroit super sympa avec un excellent couchage et petit déjeuner. Nous avons loué une moto chacune pour 400pesos , en bon état et en route pour le Chocolate Hill qui etaient plutôt vertes vue la flotte tombée recemment C'est un endroit agreable avec sa nuee de tours operators chinois qui montent au point de vue prennent quantites de selfies et redescendent rapidement! Nous avons fait le tour par Sierra Bulones et de la on prend une petite route vers Jacqna (demander sa route a Sierra Bulones) Auparavent nous avions fait un aller et retour au lac de Pier .La route de Sierra Bulones a Jacqna est magnifique Ensuite il faut 1h pour rejoindre Loboc Apres Loboc nous reprenons un jeepnay pour Tagbilaran 45 pesos avec les bagages
Tagbilaran et sanctuaire des Tarsiers
Nous sommes revenues sur Tagbilaran pour visiter le sanctuaire des tarsiers plutot que la reserve de Loboc qui nous a semble trop touristique Le tarsier est un primate tres ancien qui mesure environ 10cms pour un poids de 120 gr Il est extremement anxieux et trop de bruits ou les flashs le stressent et dans cecas il lui arrive de se laisser mourir Pour se rendre au sanctuaire de Canapnapan, on prend un bus au mall (centre commercial) pour Sikatuna pour 20pesos , il nous arrete a l'embranchement vers le centre où il reste 50m a parcourir La visite coute 60 pesos On parcourt un chemin trace dans la jungle reconstituée accompagné d'une personne du centre et a raison de 2 à 4 personnes C'est rapide on arrive juste a voir le petit animal et a le photographier entre deux branches A Tagbilaran nous sommes au Wregent un tres bon hotel pour 650pesos la nuit L'aeroport se situe a environ 3 kms on prend un vol pour Manille pour recuperer la 3eme copine et ensuite reprendre un vol pour Puerto Princesa
Puerto Princesa
De Tagbilaran, nous avons pris l'avion pour Manille pour chercher notre co-equipiere et redescendues sur PP Nous logeons au Matutina Pension , une chambre a trois lits salle de bain vetuste mais propre et calme avec petit dejeuner compris pour 61€ pour. 2 nuits pour 3 ....imbattable! Nous nous sommes arrêtées la pour permettre a notre copine de recuperer de son trajet d'avion de France Nous avons visite la cathédrale tout de bleu peinte ......comme beaucoup d'églises rencontrées Et nous partons pour Port Barton
Port Barton
Nous sommes a l'Ausan beach resort au bord de la mer dans un etablissement decore de partout L'endroit est agreable et tranquille Un bon restaurant tenu par un français et un autre (Olive) un peu plus loin oú c'est aussi bon Le temps est couvert mais une copine fait un tour vers les iles à côté et il y avait des choses a voir Sinon on s'ennuie tres vite Pour El nido on a reserve un van pour 500pesos qui devrait mettre 4 à 5h de route La connexion internet est toujours mauvaise
Corong-Corong et El nido Archipel de Bacuit
Le Van a mis 4h pour rejoindre Corong Corong avec les arrets repas Notre hôtel Le Talindak est au bord de la plage Reserve par booking, il se trouve que sur les 2 bungalows retenus, un seul convient pour une personne , dans l'autre prevu pour 2, on ne peut pas rentrer les valises , nous trouvons donc une autre chambre dans l'hotel a cote qui fait aussi restaurant mais chambre borgne sans vue sur la mer (a 1100 p la nuit chacune)Heureusement nous n'aurons pas a payer pour le bungalow qui ne convenait pas et la chambre trouvee nous coutera moins cher Le coin est plus calme que a El Nido mais il n'y a pas de fond qui permette de nager ! Un tour vers l'ile de Matinloc (le C) permettra d'avoir un bel apercu de ce fameux archipel de Bacuit......bien joli....mais ca ne vaut pas la Thailande .....il faut venir ici sans etre passe par la Thailande! El nido est une ville saturee......mais il y a des vetements "mettables" par rapport a ce que . l'on a vu et des restaurants où on peut avoir de la nourriture variee! A part cela le battage qui est fait autour de son attrativite (lie a l'archipel) est tres surévalué
Bateau vers Coron et Coron
Le bateau le plus pratique que nous ayons trouvé est le fast ferry Pratiquement neuf(2015) il est confortable à tout point de vue Comme nous l'avons pris de bonne heure, on somnole pratiquement pendant tout le trajet de 4h La ville de Coron n'a rien d'extraordinaire On a trouve deux restos corrects( La Sirene et une pizzeria), le reste a été parfois franchement mauvais Notre hotel l'island View est bien et au centre Pas de plage a Coron Un tricycle nous a emmene a un endroit "Cabo" (pour 600 p)ou ce qui peut ressembler a une plage a été aménagé , c'est payant (50 p), l'eau n'est pas claire et le sable grossier ........c'est nettoyé dans un cercle restreint!! ailleurs c'est nature poubelle Heureusement que l'on paie des taxes environnementales un peu partout!sinon on se demande comment ça serait Un Tour sur l'ile de Coron pour 750p agreable l'ile est jolie, l'eau est magnifique .pas grand chose en snorkling et les coraux sont bien abimes .....mais rares sont les endroits où ils ne le sont pas
Route vers San Jose et San José
Cette fois ci on n'a pas eu le choix du mode de transport: c'était la grosse bangka pouvant contenir 80 personnes avec des sieges "mobiles" c'est a dire des banquettes posées sur le plat du bateau des fenetres qui s'ouvraient pour laisser passer les paquets de mer ou si elles etaient fermées, la sensation d'etouffer Tous ceux qui étaient malades avaient trouvé une position allongée et les autres degobillaient en entrouvant les vitres! Ambiance......pendant 6h! Arrivée au Sikatuna beach resort excentre au bord de la plage avec du sable noir Un pêcheur nous a prepare un excellent poisson au barbecue ....Pas grand chose a faire a San Jose d'autant plus que le temps est couvert La prochaine étape sera l'ile de Pandan face a Sablayan oú nous avons pu avoir un bungalow pour le dimanche soir (Les WE c'est plein)
Sablayan et Panda Island
De San Jose on met 2h (62kms) pour arriver a Sablayan On fait escale au Land Manz pour une nuit car on ne peut se rendre au Pandan que le lendemain Tres bon hotel .....grande chambre familiale pour 500pesos chacune La ville surprend par sa proprete et son ordonnancement :tout est range clean L'embarcadere pour Pandan Island est devant l'Emily hotel Lá en principe c'est soit le bateau à fond plat du resort soit la bangka qui recupere les passagers pour 100 pesos En fait cela depend de la maree il y a 20 minutes de traversée Une bonne surprise a l'arrivée un grand bugalow est libre et pour le meme prix on a un grand lit au rdc un petit et un grand lit a l'etage face a la mer (2050p )le seul hic c'est l'obligation d'un buffet le soir par jour a 470p .......non obstant d'autres plats au choix pour les autres repas Ce resort est tenu par des francais et fait aussi ecole de plongee vers Apo Reef Un endroit sympa pour bronzer, admirer des tortues et parfois des raies ....quant aux coraux ils sont bien abimes! Petite balade vers le Wild lagon pour dire que l'on s'occupe .........mais pour moi deux jours ca suffit
Route vers Batangas puis Manille
Petit dejeuner au Pandan avec des toasts faits maison .......Miam miam Le bateau nous ramene a Sablayan En van on met 2h45 pour arriver a Abra de Ilog oú se trouve le ferry (250p) Le bateau, un gros ferry , met 2h 30 pour arriver a Batangas Mer tres calme Nous allons a l'hotel Traveller's recommandé par le LP la chambre est a 1325p pour 3 Elle est petite mais pour une nuit ca devrait aller! Le terminal des bus pour se rendre a Manille est a 15minutes de l'hotel Il fait le trajet en 2h25 ....quand il n'y a pas d'embouteillage !En arrivant on prend un taxi (a cause des bagages) pour se rendre au terminal des bus de Ohayami (Sampaloc)et aller sur Banaue On est a Pasay soit environ 45 ´ de Sampaloc ( 300p de taxi)
De Manille à Banaue , Banaue et Sagada
Nous avons pris le bus d'Ohayami car le Florida ayant eu un accident n'apparaissait pas dans les recherches or il se trouve, qu'a Sampaloc oú se trouvent les terminaux de ces deux compagnies, , nous avons vu des Florida tout neuf et qui semblaient plus confortables que l'Ohayami Nous avons fait le trajet en bus de nuit avec sieges inclinables (peu et pas larges) de 22h à 7h Il s'arrete 2 fois 15' Ce qui rend le trajet aussi peu confortable, c'est que la route est majoritairement de la montagne . L'hotel a Banaue est le rice home stay Il vient nous chercher a la gare des bus car c'est a environ 1km5 du terminal et il y a des escaliers pas pratiques pour y acceder Un endroit agreable avec vue sur le torrent La température est plus fraiche et le temps est reste maussade pendant les 3jours oú nous sommes restées De Banaue, nous avons pris un tricycle qui nous a emmenées jusqu'a la fin de la route qui mene a Bataad et nous avons poursuivi a pied sur un chemin de gravats puis betonne Les paysages de rizieres sont tres beaux sur des pentes escarpees mais le riz commencait a peine a sortir et Bataad recele plus de GH que d'endroits a visiter mais ca vaut le coup d'oeil De la , dans la foulee, parce que sur la même route nous sommes allées a Bangaan .....il pleuvait....quelques photos et nous sommes reparties Nous avons payé le tricycle 1300 p (nous etions 3, on paie a la course) Beaucoup de rizieres sont abandonnées Celles qui m'ont semblé les plus belles sont celles que l'on parcoure en allant aux hotspring a Hungduan suite Sagada et retour
pour aller aux hot spring, il faut payer la taxe de 30 p et prendre un guide .......obligatoire a 500p pour traverser les rizieres......alors qu'on peut tres bien faire seul! Il faut 45 mn environ pour se rendre aux hot spring C'est un bassin ou une resurgescence donne une eau a environ 37 degres et a cote du torrent Pour nous rendre a Sagada, il y soit un van jusqu'a Bontoc puis un jeepney jusqu'a Sagada , soit un van direct Sagada (ceux du matin avant 10h) Le tout met 3h et 300 p pour le van et 40 p pour le jeepney avec les bagages Curieusement il n'y a pas de van Sagada Banaue ! A Sagada nous logeons au Kanip , dont l'acces n'est pas tres pratique du fait de travaux Une belle (mais petite) chambre un peu excentree La ville est tranquille bien que touristique Ce qui est a voir: la grande grotte de Sumagin On peut l'explorer avec un guide Echo valley et ses cercueils suspendus 200p pour le guide et 30 mns de visite
pour aller aux hot spring, il faut payer la taxe de 30 p et prendre un guide .......obligatoire a 500p pour traverser les rizieres......alors qu'on peut tres bien faire seul! Il faut 45 mn environ pour se rendre aux hot spring C'est un bassin ou une resurgescence donne une eau a environ 37 degres et a cote du torrent Pour nous rendre a Sagada, il y soit un van jusqu'a Bontoc puis un jeepney jusqu'a Sagada , soit un van direct Sagada (ceux du matin avant 10h) Le tout met 3h et 300 p pour le van et 40 p pour le jeepney avec les bagages Curieusement il n'y a pas de van Sagada Banaue ! A Sagada nous logeons au Kanip , dont l'acces n'est pas tres pratique du fait de travaux Une belle (mais petite) chambre un peu excentree La ville est tranquille bien que touristique Ce qui est a voir: la grande grotte de Sumagin On peut l'explorer avec un guide Echo valley et ses cercueils suspendus 200p pour le guide et 30 mns de visite ...la grotte funeraire de Lumiang oú sont entasses des cercueils Les corps sont places en position foetale La chaise permet d'attacher lemort pendant les ceremonies d'obsèques
Pour revenir sur Manille nous avions reserve le meme bus qu'a l'aller avec Ohayami c'est a dire revenir sur Banaue et prendre ce bus (450p) qui part a 19 et arrive entre 3h30 et 4h30 du matin Pour se rendre de Sagada a Banaue nous pouvions prendre le jeepney jusqu'a Bontoc et ensuite un van mais nous avons trouve un bus Coda lines qui fait Sagada Manille soit par Banaue soit par par Baguio Il part de Sagada a 14h (celui qui passe par Banaue) et arrive a Banaue 3h apres (300p) pour Manille il arrive a 2h du matin A Bontoc nous avons du descendre du bus , passer le pont a pieds pour prendre un autre bus de l'autre côté en raison de glissement de terrain 48h a Manille et retour home
Bonjour à tous,
Comme j'ai profité des nombreux carnets de voyage pour préparer nos vacances aux Philippines, à mon tour je veux vous faire partager notre expérience. Nous sommes partis le 07 février de Paris avec la compagnie Emirates (Boeing A380) superbe compagnie, tout était parfait à bord: les sièges très confortables, les repas délicieux, en prime une photo souvenir pour notre fille de 5 ans par le personnel de bord. Escale à Dubaï et arrivée à Manille le 08.
A Manille, c'est la cohue....d'abord il faut changer l'argent en pesos. Le meilleur taux que nous ayons trouvé c'est dans l'aéroport (prenez sur votre droite et c'est au fond en face d'un fast food).
Ensuite, 2ème défi, prendre un taxi pour se rendre à l'hôtel...et là arnaque!!! Nous avions pourtant été prévenus, mais la fatigue n'aidant pas, nous nous sommes fait avoir...nous n'avons pas pris les "taxis regular" et nous avons donc payé 4x le prix!!! et de plus il a mis 1h45 pour trouver l'hôtel (Mella Hotel) qui se situait à 4km!!!
Pour trouver les "regular taxis", il faut traverser la route devant l'aéroport et aller sur la droite, au bout de l'aéroport, faire la file et donner l'adresse de destination et l'on vous attribuera un taxi...pour un prix correct.
Le lendemain, retour à l'aéroport pour prendre l'avion (Cebu Pacific) pour Puerto Princesa.
Nous y sommes arrivés dans l'après-midi, et un van (commandé via notre hôtel) nous attendait à l'aéroport. 1h30 de trajet pour rejoindre le 67th Heaven Holiday Resort à Conception.


Très bon accueil par Lydia, les bungalows sont dispersés dans un jardin face à la mer. Le repas du soir et le petit-déjeuner étaient très bons et très copieux...le tout dans une ambiance familiale. Nous avons regretté de n'y rester qu'une seule nuit.
Le 10 février, départ en van privé pour El Nido. (4h30 de route) Direction la plage de Caalan à l'hôtel "Garden Beach Resort", où nous passerons un merveilleux séjour. Pour y arriver, c'est le parcours du combattant...mais ça en vaut la peine. Tout d'abord, le van nous dépose à El Nido, où nous attendons notre tricycle, car aucune voiture ne sait aller jusque là. Notre chauffeur charge nos 3 valises dans et sur le toit et puis nous montons dans le tricycle. Nous sommes bien chargés!! Un petit passage entre 2 maisons nous amène sur la plage, que nous longeons pour prendre un sentier de terre vers Caalan Beach. A 300m de l'hôtel, notre chauffeur arrête le tricycle, et nous dit qu'il faut continuer à pieds. Nous arrivons en sueur à l'hôtel, où nous attend un délicieux cocktail...
Petit sentier entre notre bungalow et le bâtiment principal.
Nous resterons 4 nuits dans ce paradis....
Le personnel a été aux petits soins pour nous et surtout pour notre fille!!!
Ils se sont occupés de nous réserver les tricycles, les "Island Hopping", ...
Et que dire des repas, délicieux!!!, les petits-déjeuners servis à la carte copieux et délicieux...
Un bon rapport qualité/prix avec le calme en prime...


Notre bungalow

A El Nido, nous avons fait le tour C en bangka privée car notre fille n'ayant jamais fait de snorkelling, nous voulions l'initier en toute tranquilité, sans devoir suivre ou attendre tout un groupe. La sortie fut très réussie.
Helicopter Island
Secret Beach

Et la beauté des fonds marins

Repas sur la bangka : letchon, poisson, poulet, gambas, riz, légumes, bananes, mangue, ananas...un vrai festin!


Détente sur une plage déserte...
Retour vers 17h à notre bungalow pour admirer le beau coucher de soleil sur Caalan Beach.. apéro et repas à l'hôtel.


Le lendemain, la journée a été consacrée à la visite des alentours. Nous avions réservé le tricycle via l'hôtel. Ismaël notre chauffeur nous a amené à Nacpan Beach. Nous avons trouvé la plage très belle, mais que des touristes!! (trop pour nous qui étions habitués à être presque seuls). Tout y est organisé pour le touriste, petits restos pour manger ou déguster un cocktail. Transats payants. Nous n'y avons pas rencontrer de locaux, hormis le personnel de plage.

Ensuite direction les chutes d'eau, que nous ne verrons pas car il a fait trop sec, ...dommage.

A suivre.....


Très bon accueil par Lydia, les bungalows sont dispersés dans un jardin face à la mer. Le repas du soir et le petit-déjeuner étaient très bons et très copieux...le tout dans une ambiance familiale. Nous avons regretté de n'y rester qu'une seule nuit.
Le 10 février, départ en van privé pour El Nido. (4h30 de route) Direction la plage de Caalan à l'hôtel "Garden Beach Resort", où nous passerons un merveilleux séjour. Pour y arriver, c'est le parcours du combattant...mais ça en vaut la peine. Tout d'abord, le van nous dépose à El Nido, où nous attendons notre tricycle, car aucune voiture ne sait aller jusque là. Notre chauffeur charge nos 3 valises dans et sur le toit et puis nous montons dans le tricycle. Nous sommes bien chargés!! Un petit passage entre 2 maisons nous amène sur la plage, que nous longeons pour prendre un sentier de terre vers Caalan Beach. A 300m de l'hôtel, notre chauffeur arrête le tricycle, et nous dit qu'il faut continuer à pieds. Nous arrivons en sueur à l'hôtel, où nous attend un délicieux cocktail...
Petit sentier entre notre bungalow et le bâtiment principal.
Nous resterons 4 nuits dans ce paradis....
Le personnel a été aux petits soins pour nous et surtout pour notre fille!!!
Ils se sont occupés de nous réserver les tricycles, les "Island Hopping", ...
Et que dire des repas, délicieux!!!, les petits-déjeuners servis à la carte copieux et délicieux...
Un bon rapport qualité/prix avec le calme en prime...

Notre bungalow


A El Nido, nous avons fait le tour C en bangka privée car notre fille n'ayant jamais fait de snorkelling, nous voulions l'initier en toute tranquilité, sans devoir suivre ou attendre tout un groupe. La sortie fut très réussie.

Helicopter Island

Secret Beach

Et la beauté des fonds marins


Repas sur la bangka : letchon, poisson, poulet, gambas, riz, légumes, bananes, mangue, ananas...un vrai festin!



Détente sur une plage déserte...

Retour vers 17h à notre bungalow pour admirer le beau coucher de soleil sur Caalan Beach.. apéro et repas à l'hôtel.


Le lendemain, la journée a été consacrée à la visite des alentours. Nous avions réservé le tricycle via l'hôtel. Ismaël notre chauffeur nous a amené à Nacpan Beach. Nous avons trouvé la plage très belle, mais que des touristes!! (trop pour nous qui étions habitués à être presque seuls). Tout y est organisé pour le touriste, petits restos pour manger ou déguster un cocktail. Transats payants. Nous n'y avons pas rencontrer de locaux, hormis le personnel de plage.

Ensuite direction les chutes d'eau, que nous ne verrons pas car il a fait trop sec, ...dommage.

A suivre.....
Vol “Cathay Pacific” Roissy 20h15 - Cebu 18h55(+1J) via Hong Kong ( escale 1h)
1ere partie :Les Visayas
J1 Arrivée Cebu à 19h
J2 Ferry Cebu - Bohol (Tagbilaran) 8h30 ou 10h30 durée 2h
J3, J4 Bohol (Tagbilaran)
Visites en scotter :Chocolate Hills (à Carmen), Tarsiers (à Corela), papillons (à Bilar)
Les tarsiers sont endormis et visibles grace aux guides, les papillons c'est nul..
Visite de Panglao : plages Alona Beach et ses nombreuses bangkas J5 Rejoignons Baclayon puis bangka pour Pamilacan island (durée 1h). J6, J7 Pamilacan island Sortie en bangka sur son spot de dauphins, plages,
snorkelling sur le sanctuaire et devant l’hotel : beaux coraux, tortue le dimanche combats de coqs au village. ile très agréable, un de nos coups de coeur
J8 Retour en Bangka à Baclayon, puis rejoignons le port de Tagbilaran (tricycle) et ferry pour Larena (tous les jours à 10h20, durée 1h45) et van de l’hotel pour finir : arrivée au Kiwi beach resort vers 10h30 J9,10,11 Siquijor island Découverte de l’ile en scooter : la petite ville de Lazi, les cascades de Cambugahay, la plage de Salangdong payante (sans interet), les belles plages de San Juan avec ses cocotiers.. Snorkelling au sanctuaire de Tulapias : difficile mais magnifique banc de barracudas (guide obligeatoire); un top!!
un soir invitation à partager un repas pour anniversaire d’un défunt. J12 Transfert pour relier Apo Island : van depuis l’hotel vers le port à 4h45 ferry Larena-Dumaguete à 6h durée 1h (un seul ferry par jour) ; puis tricycle pour rejoindre Malatapay (en face Apo) et bangka pour Apo vers 9h (durée 1h30) J13,14,15 Apo island balade à pied, snorkelling : tortues et beaux fonds marins. Un top pour le snorkelling J16 Bangka pour retour à Malatapay, tricycle pour Dumaguette, puis bus/ferry pour TanAwan : Cie Ceres : Dumaguette –Tan Awan : 14h15 – 16h30 Tan Awan, à une dizaine de kms au sud d’Oslob J17 Tan Awan (Oslob) Sortie en bangka pour voir les fameux requins-baleine tôt le matin (6h) . En fait, ns avions pris un hotel à la descente du bus; il se trouve être juste devant le spot des requins baleines L'apres midi: Visite des cascades en tricycle : Aguinid et Binalayan en tricycle et motos Le lendemain matin Visite de Tumalog falls >70m J18 Retour en bus à Cebu : départ 9h TanAwan – Cebu. (bus ttes les 1/2h) De Cebu, nous avions réservé un vol pour Palawan.
Fin de la premiere partie
Visite de Panglao : plages Alona Beach et ses nombreuses bangkas J5 Rejoignons Baclayon puis bangka pour Pamilacan island (durée 1h). J6, J7 Pamilacan island Sortie en bangka sur son spot de dauphins, plages,
snorkelling sur le sanctuaire et devant l’hotel : beaux coraux, tortue le dimanche combats de coqs au village. ile très agréable, un de nos coups de coeur
J8 Retour en Bangka à Baclayon, puis rejoignons le port de Tagbilaran (tricycle) et ferry pour Larena (tous les jours à 10h20, durée 1h45) et van de l’hotel pour finir : arrivée au Kiwi beach resort vers 10h30 J9,10,11 Siquijor island Découverte de l’ile en scooter : la petite ville de Lazi, les cascades de Cambugahay, la plage de Salangdong payante (sans interet), les belles plages de San Juan avec ses cocotiers.. Snorkelling au sanctuaire de Tulapias : difficile mais magnifique banc de barracudas (guide obligeatoire); un top!!
un soir invitation à partager un repas pour anniversaire d’un défunt. J12 Transfert pour relier Apo Island : van depuis l’hotel vers le port à 4h45 ferry Larena-Dumaguete à 6h durée 1h (un seul ferry par jour) ; puis tricycle pour rejoindre Malatapay (en face Apo) et bangka pour Apo vers 9h (durée 1h30) J13,14,15 Apo island balade à pied, snorkelling : tortues et beaux fonds marins. Un top pour le snorkelling J16 Bangka pour retour à Malatapay, tricycle pour Dumaguette, puis bus/ferry pour TanAwan : Cie Ceres : Dumaguette –Tan Awan : 14h15 – 16h30 Tan Awan, à une dizaine de kms au sud d’Oslob J17 Tan Awan (Oslob) Sortie en bangka pour voir les fameux requins-baleine tôt le matin (6h) . En fait, ns avions pris un hotel à la descente du bus; il se trouve être juste devant le spot des requins baleines L'apres midi: Visite des cascades en tricycle : Aguinid et Binalayan en tricycle et motos Le lendemain matin Visite de Tumalog falls >70m J18 Retour en bus à Cebu : départ 9h TanAwan – Cebu. (bus ttes les 1/2h) De Cebu, nous avions réservé un vol pour Palawan.
Fin de la premiere partie
et voilà le petit carnet sur ce super voyage ...
Avec mon collègue Thierry, nous avions pas mal hésité entre Mada et les Phils ; j étais plutot " branché " Afrique mais avec un frère marié à une charmante Philippine, qui n 'arretait pas de me parler des 7100 iles ...la pression était forte pour l Asie du sud est
Finallement c est le billet d avion qui a tranché : moins de 700 euros pour 12000 bornes, allez banco pour l asie du sud-est !
Vendredi 2 mars / départ pour l'Asie ...
Beau temps sur Nice ; décollage pour Amsterdam où l'on a quelques heures à passer L' aéroport de Schipool est bien fait et en 30 minutes nous voici gare centrale d 'Amsterdam . Le temps est beau mais froid et la goretex servira au moins une fois dans le voyage ... On se réfugie dans un coffee-shop sympa, après avoir balladé un peu dans les environs de la gare et vers 11 h manoeuvre de retour vers Schipool pour le saut vers l Asie . 11 h de vol en B 777 de la KLM, presque un plaisir car écrans individuels, films récents, service de qualité... Peu de temps après le repas on entre dans la nuit et le sommeil ne tarde pas a arriver ...La lecture du livre" Beach boy "parlant de la vie dun enfant parsi à Bombay, me fera passer un bon moment, puis c'est la descente sur MANILLE qui est annoncée : à travers le hublot c' est une ville gigantesque qui défile sous les ailes du boeing et 20 minutes plus tard nous voici posés à NAIA (l un des 3 aéroports de la capitale . les formalités sont très simples ; on change de suite pas mal d'argent pour éviter de passer du temps dans les banques . Pour 1 euro on nous donne 63 pisos ...Le minibus de la Malate pension est là et vers 11 heures nous voici au coeur de Manille dans le quartier animé de Malate . On attaque par un exellent jus de mangue sur la terrasse de la pension et vers 14 h Cristy, ma belle soeur arrive ! C est la première fois que je la rencontre ; elle est mignone et très sympa ...Nous passons l après-midi ensemble à Makati, le quartier des affaires, shopping centers, buildings, grandes avenues .Elle nous accompagne chez Abalon où nous avons réservé notre 4x4 pour une semaine dans le nord . Nous payons 270$ pour une semaine en Kil illimité .Vers 20h nous quittons Cristy qui m' a meme prèté un portable avec carte sim pour le cas où nous aurrions besoin de la joindre . De plus, un ami de la famille, Joda, nous conduira demain jusqu'à la sortie de Manille sur EDSA, le périphérique de Manille .Une longue route nous attendra jusqu'à Banaue et elle ne veut pas que nous perdions de temps dans la traversée de Manille .Rendez vous donc avec Joda demain matin à 6 h du mat à la Malate pension ...On ne commencera pas les vacances pas une grasse mat ça c'est déjà sur ! Nous passons une soirée très sympa à malate, qui est un quartier très très animé surtout ce samedi soir 😉 Repas de spécialités philippines au centre commercial Robinson " à volonté pour 270 pisos /personne c est à dire 4 euros environ ...Il pleut un peu quand nous descendons vers Roxas Bd au bord de la baie de Manille ; il y a beaucoup d 'animation, et plein de bars à musique au bord de la baie ; Ce soir on se contentera d un jus de mangue, la san miguel se sera pour la prochaine fois ! On remonte sur malate par Remedios circle et re-coup à boire dans une animation débordante ....Vers 1h du mat retour à la pension, petit coup d internet pour rassurer la famille et premiere nuit de plomb pour moi ...
Dimanche 3 mars : un peu de Manille et beaucoup de route ...Nord LUZON ...
Dur dur le lever, une bien petite nuit, mais Joda nous attend et nous voici déjà à traverser la ville ; il nous faudra presque 1h30 pour se retrouver sur Edsa à l embranchement de la highway vers le nord de Luzon ; Joda me donne les dernières recommandations et nous voilà "lachés " avec notre 4x4 . La conduite est facile, le véhicule en exellent état ; péage de 47 pisos à la sortie prévue et là on comprend de suite pourquoi il faudra 10 heures de route pour 350 kms environ . Les routes sont très encombrées dans les villages : tricycles, sortes de tuk-tuk, taxis, camions surchargés, jeepneys croulant sous le nombre de passagers, arrets fréquents, bref tout y est pour un traffic lent et intense dans les villages . Peu où pas de panneaux de signalisation ne contribuent pas à aller faciliter la progression ... Le paysage de plaines et de rizieres très très vertes est déjà bien beau .Cela me rappelle un peu le Cambodge avec des villages s'étalant le long de la route principale . sur une moto le nombre est a peu près de 4 personnes en moyenne . Arret repas vers 1 heure dans un petit resto en bord de route Plusieures marmites dans lesquelles on choisi son repas : un bol de riz, une boisson et c'est parti pour 1 à 2 euro le repas ! On va pas se ruiner dans ce pays d autant que c'est copieux ! Les fruits sont exellents surtout les mangues jaunes à 35 pisos le kg Pour moi ce sera le "pays des meilleures mangues" que je n ai jamais mangé de ma vie de voyageur ...hasard de la saison ? en tous cas en 22 jours pas un seul jour sans mangues et pas une seule qui ne fonde pas dans la bouche : je suis déjà en manque sérieux depuis notre retour ...Quand à Thierry qui n'aime pas la bière c'était fresh-mango juice + mangues au dessert chaque jour ...Aux deux-tiers du chemin commence une route de montagne. Nous voici en pays "IFUGAO " et cela se voit bien au profil des habitants .La route est très belle, milieu tropical de montagne, virages, végétation exubérante et premières rizières de montagne en étages ...En 373 kms et vers 18h juste avant la nuit voici enfin BANAUE ...Nous allons de suite au Sanafé lodge conseillé par des voyageurs sur VF où nous trouvons une petite chambre pour 750 pisos ; repas au sanafé, discussion avec le patron bien sympa avec qui nous convenons de rencontrer un chauffeur de tricycle demain matin pour organiser notre trek de 2 j dans les riziéres .Ce soir après un tout petit tour dans le village, très calme, la nuit nous nous coucherons tot le sommeil nous rappelant vite au lit . Il pleut fort et sur les toits de toles le bruit réveillera Thierry alors que moi je n ai rien entendu de la nuit ...ça a quand meme un peu des avantages d'etre sourd comme un pot ...
Vendredi 2 mars / départ pour l'Asie ...
Beau temps sur Nice ; décollage pour Amsterdam où l'on a quelques heures à passer L' aéroport de Schipool est bien fait et en 30 minutes nous voici gare centrale d 'Amsterdam . Le temps est beau mais froid et la goretex servira au moins une fois dans le voyage ... On se réfugie dans un coffee-shop sympa, après avoir balladé un peu dans les environs de la gare et vers 11 h manoeuvre de retour vers Schipool pour le saut vers l Asie . 11 h de vol en B 777 de la KLM, presque un plaisir car écrans individuels, films récents, service de qualité... Peu de temps après le repas on entre dans la nuit et le sommeil ne tarde pas a arriver ...La lecture du livre" Beach boy "parlant de la vie dun enfant parsi à Bombay, me fera passer un bon moment, puis c'est la descente sur MANILLE qui est annoncée : à travers le hublot c' est une ville gigantesque qui défile sous les ailes du boeing et 20 minutes plus tard nous voici posés à NAIA (l un des 3 aéroports de la capitale . les formalités sont très simples ; on change de suite pas mal d'argent pour éviter de passer du temps dans les banques . Pour 1 euro on nous donne 63 pisos ...Le minibus de la Malate pension est là et vers 11 heures nous voici au coeur de Manille dans le quartier animé de Malate . On attaque par un exellent jus de mangue sur la terrasse de la pension et vers 14 h Cristy, ma belle soeur arrive ! C est la première fois que je la rencontre ; elle est mignone et très sympa ...Nous passons l après-midi ensemble à Makati, le quartier des affaires, shopping centers, buildings, grandes avenues .Elle nous accompagne chez Abalon où nous avons réservé notre 4x4 pour une semaine dans le nord . Nous payons 270$ pour une semaine en Kil illimité .Vers 20h nous quittons Cristy qui m' a meme prèté un portable avec carte sim pour le cas où nous aurrions besoin de la joindre . De plus, un ami de la famille, Joda, nous conduira demain jusqu'à la sortie de Manille sur EDSA, le périphérique de Manille .Une longue route nous attendra jusqu'à Banaue et elle ne veut pas que nous perdions de temps dans la traversée de Manille .Rendez vous donc avec Joda demain matin à 6 h du mat à la Malate pension ...On ne commencera pas les vacances pas une grasse mat ça c'est déjà sur ! Nous passons une soirée très sympa à malate, qui est un quartier très très animé surtout ce samedi soir 😉 Repas de spécialités philippines au centre commercial Robinson " à volonté pour 270 pisos /personne c est à dire 4 euros environ ...Il pleut un peu quand nous descendons vers Roxas Bd au bord de la baie de Manille ; il y a beaucoup d 'animation, et plein de bars à musique au bord de la baie ; Ce soir on se contentera d un jus de mangue, la san miguel se sera pour la prochaine fois ! On remonte sur malate par Remedios circle et re-coup à boire dans une animation débordante ....Vers 1h du mat retour à la pension, petit coup d internet pour rassurer la famille et premiere nuit de plomb pour moi ...
Dimanche 3 mars : un peu de Manille et beaucoup de route ...Nord LUZON ...
Dur dur le lever, une bien petite nuit, mais Joda nous attend et nous voici déjà à traverser la ville ; il nous faudra presque 1h30 pour se retrouver sur Edsa à l embranchement de la highway vers le nord de Luzon ; Joda me donne les dernières recommandations et nous voilà "lachés " avec notre 4x4 . La conduite est facile, le véhicule en exellent état ; péage de 47 pisos à la sortie prévue et là on comprend de suite pourquoi il faudra 10 heures de route pour 350 kms environ . Les routes sont très encombrées dans les villages : tricycles, sortes de tuk-tuk, taxis, camions surchargés, jeepneys croulant sous le nombre de passagers, arrets fréquents, bref tout y est pour un traffic lent et intense dans les villages . Peu où pas de panneaux de signalisation ne contribuent pas à aller faciliter la progression ... Le paysage de plaines et de rizieres très très vertes est déjà bien beau .Cela me rappelle un peu le Cambodge avec des villages s'étalant le long de la route principale . sur une moto le nombre est a peu près de 4 personnes en moyenne . Arret repas vers 1 heure dans un petit resto en bord de route Plusieures marmites dans lesquelles on choisi son repas : un bol de riz, une boisson et c'est parti pour 1 à 2 euro le repas ! On va pas se ruiner dans ce pays d autant que c'est copieux ! Les fruits sont exellents surtout les mangues jaunes à 35 pisos le kg Pour moi ce sera le "pays des meilleures mangues" que je n ai jamais mangé de ma vie de voyageur ...hasard de la saison ? en tous cas en 22 jours pas un seul jour sans mangues et pas une seule qui ne fonde pas dans la bouche : je suis déjà en manque sérieux depuis notre retour ...Quand à Thierry qui n'aime pas la bière c'était fresh-mango juice + mangues au dessert chaque jour ...Aux deux-tiers du chemin commence une route de montagne. Nous voici en pays "IFUGAO " et cela se voit bien au profil des habitants .La route est très belle, milieu tropical de montagne, virages, végétation exubérante et premières rizières de montagne en étages ...En 373 kms et vers 18h juste avant la nuit voici enfin BANAUE ...Nous allons de suite au Sanafé lodge conseillé par des voyageurs sur VF où nous trouvons une petite chambre pour 750 pisos ; repas au sanafé, discussion avec le patron bien sympa avec qui nous convenons de rencontrer un chauffeur de tricycle demain matin pour organiser notre trek de 2 j dans les riziéres .Ce soir après un tout petit tour dans le village, très calme, la nuit nous nous coucherons tot le sommeil nous rappelant vite au lit . Il pleut fort et sur les toits de toles le bruit réveillera Thierry alors que moi je n ai rien entendu de la nuit ...ça a quand meme un peu des avantages d'etre sourd comme un pot ...
After several discussions on VF about travel journals from the Philippines, I decided to write this curiosity: a trip report from a journey made in 1984, when traveling to the Philippines was still an adventure.
A curiosity because writing a travel journal about a trip 35 years later isn’t common, but also (mostly?) because exploring the Philippines at that time had little in common with traveling there today.
Obviously, I’ve forgotten a number of facts, most of the details, but with the help of a few notes from that time and a stack of slides (yes, there was life before digital 😊), many memories came back and added to the highlights I’d never forgotten. The scanned slides aren’t always great quality, but there are still quite a few to brighten up this chatter. Back then, we didn’t snap photos like we do now—film was too expensive—so I don’t have pictures of every place we visited... too bad, comparing some of those spots to how they look today would’ve been interesting.
Why "Adventures"? Why call it "Adventures" in the Philippines in 1984, a word so often used for a simple exotic trip? - Because the lack of information (no *Guide du Routard*, no *Lonely Planet*, no *Michelin Guide*, nothing, and obviously no internet) gave this trip what’s at the heart of adventure: the unknown. - Because the political situation made the stay sometimes dangerous. - Because transportation conditions were always epic, often perilous. - Because the question of where we’d spend the night came up almost every evening. - And for... quite a few other reasons.
That said, we weren’t exactly explorers!
Why the Philippines? First of all, why go to the Philippines in 1984—a country not exactly set up for tourism and about which we knew very little? How could we get an idea of the beauty of the Philippines and its points of interest when we had no guides or photos?
The idea came to us from Thailand a year earlier, during our first long-haul trip. After touring the north of the country, we met a Frenchman living in Phuket, where there were only a few tourists in Patong, with just a few small hotels and guesthouses. Kata and Karon had no buildings or roads, Rawai only had three palm-thatched bungalows, including ours, and the other islands were unknown to tourists. There was plenty to discover, and we wanted to return to this beautiful country... but the Frenchman made us dream about the Philippines—a country to explore, with wild landscapes.
Long evenings of discussion over multiple Sprite-Mekong cocktails (what memories of those headaches!) finally convinced us we had to go to the Philippines.
Episode 0: Before Departure The decision was made: we’d go to the Philippines in May 1984. Our friends and family were surprised when we announced we were going on vacation to the Philippines (a bit like saying today we were going paddleboarding in the Kerguelen Islands 🤪).
These days, preparing for each of our trips takes long evenings of research, planning, and noting down good addresses... etc. But for the Philippines in 1984, preparation was quick: we had very little information about the country, we were leaving almost at random, and the discovery would only be more exciting.
We still had a few bits of info gathered here and there: the rice terraces in northern Luzon, volcanoes, Negros where we were supposed to visit an acquaintance, Cebu and its marine life (we ended up going elsewhere), and absolutely avoid Mindanao, which was practically at war with the regime. That was about it, but it was already a great itinerary.
Nothing was organized in advance; we’d see day by day. We had no idea about travel times or even the existence of transportation options. The main (and sometimes only) way to connect two islands was by overloaded, rusty ferry. Only the big cities had airports.
Let’s Go: Episode 1: Paris to Manila My travel journals always start after arriving at the airport—the Europe-to-“Other Continent” trip isn’t interesting—but the flight to the Philippines was already an adventure, so I’ll make an exception.
This was the era when only a few Asian airlines were on par with Western ones: Thai, Singapore Airlines, and Philippine Airlines. They had beautiful, brand-new planes, and to attract customers (almost exclusively “businessmen”) from the usual airlines (Air France, Lufthansa, British Airways), there was opulence on board: unlimited champagne, all sorts of cocktails... Compared to today’s long-haul flights, there was still one small difference: no personal screens, just one screen at the front of the cabin with one mandatory movie. And I don’t know why, but we only got James Bond films, both ways... that must’ve been the trend at the time.
The tourism boom to Southeast Asia hadn’t started yet, and the “Asian Tigers” weren’t a thing, so there weren’t many business trips. That meant long-haul flights made stops everywhere to fill the planes. Our Philippine Airlines Boeing 747 left London, picked us up in Paris, then stopped in Frankfurt to take on a few Germans. I don’t know why we then made a stop in Dubai—a totally exotic place at the time. There was nothing to do there... things have changed a lot since. It was a small town lost in the desert. The airport was tiny, with just one or two buildings and a supermarket. During the stopover, everyone had to get off the plane and walk to the supermarket. Photo and electronic equipment were dirt cheap—I guess that was the only reason for the stop. Maybe it was their first commercial move. Emirates didn’t exist yet, as I checked online, but anyway, the idea that such a remote place could have its own airline was unthinkable.
Online, I found this photo of Dubai Airport in 1980. Anyone who’s transited through today’s massive airport with its rows of A380s will appreciate it:
Next stop: New Delhi to drop off some Europeans and pick up a few Indians, and finally, the terminus: Manila. I don’t remember how long the trip took with its five stops—an unimaginable journey today. Despite all those stops to fill the plane, there was still enough space to stretch out on the four center seats of the 747, something that never happens these days despite all the flights in every direction.
So here we are, finally at Manila Airport around midnight.
Episode 1: Manila and Baguio To start, a quick note on the political and economic situation in the Philippines in 1984, which had consequences for us as tourists, as we’d soon realize upon arrival.
After several centuries of Spanish colonization, the Philippines became American at the start of the 20th century, then independent. In 1966, Marcos took power, and little by little, his regime sank into corruption and mismanagement, becoming a dictatorship with martial law, all for the benefit of his family and friends, who enriched themselves endlessly. The peak was the assassination of opposition leader Benigno Aquino in August 1983, which triggered harshly repressed protests. So we arrived a few months later in a very poor country, with omnipresent corruption and an extremely tense political situation, as we’d soon see for ourselves. Major protests took place in the main cities during our trip—I’ll come back to that. Two years later, Marcos fled to Hawaii after being forced out of power following rigged elections. This historical context explains a lot of the situations we found ourselves in over the following weeks.
Arriving in the middle of the night isn’t very cheerful. Manila was already a huge city with many slums, where you could find a few business hotels like the Hilton or Intercontinental—way out of our budget—and plenty of run-down hotels. Luckily, two Indians we’d chatted with on the plane offered to take us to their usual hotel. They came to Manila twice a year for business. We accepted their offer, relieved not to have to look for a place to stay in the middle of the night, figuring the address must be good since they came back every time... we were wrong 🙁
We left the airport and immediately got a taste of the local vibe when we got into the taxi: the police asked for our passports. We thought: what’s more normal than police in a dictatorship?
But that wasn’t it at all. Our two Indian friends explained that the police were noting our names along with the taxi number and time. Crime in Manila was so bad that the taxi driver would be held responsible if anything happened to us... welcome to the Philippines 😎 😎
Historically, the Philippines was a very violent country, where everything was settled with guns or machetes. Previous governments had banned carrying weapons, but Marcos later allowed the free sale and carrying of guns, and disputes were settled with pistols again (or worse, as we’d discover later). Since he’d released most of the criminals from prison to form a paramilitary militia at his service (I’ll talk about our encounter with these “heroes” later), it was pretty dangerous to go into many parts of Manila, where these “tonton macoutes” ruled.
We arrived at our hotel without incident... and then things started badly. The room was infested with big cockroaches—exactly what I hate most in those kinds of countries. No way to find another hotel at that hour. After the long flight, the urge to take a shower was so strong that we squeezed into the bathroom as best we could. After that, I don’t remember—I guess we must’ve fallen asleep exhausted under the sheets in the heat... air conditioning wasn’t widespread yet.
The next day, we just wanted to leave that dump as soon as possible. So we decided to head north right away, stopping in Baguio, and we’d visit Manila a bit on the way back.
When we stepped outside, we discovered a pretty run-down neighborhood with potholed streets. But we also discovered the jeepneys. They were everywhere, flooding the streets.


They had crazy sound systems, each one blasting louder than the last. The interiors were kitschy but fun. There weren’t many private cars—almost all transportation was by jeepney, with buses reserved for intercity trips.


Before heading to the bus terminal for the north, somewhere on the outskirts of the city, we needed to exchange some money. I don’t remember how we ended up in a policeman’s jeep who offered his services: - Exchange money on the black market at a better rate than the banks. - Take us wherever we wanted, in this case, the bus terminal.
We accepted both offers (we’d still checked the official exchange rate from dollars to pesos). So we found ourselves in his jeep. After exchanging money, we left in his vehicle and stopped for gas. Without turning off the engine, he calmly smoked a cigarette while filling up. Since we were in a jeep with no doors or roof, we were ready to jump out if things went south, our travel bag in hand.
But we weren’t done with surprises yet. Once we left the small streets, we ended up in a neighborhood with wide avenues and not much traffic, which didn’t justify his incredible behavior. At every intersection, he made the sign of the cross, closed his eyes, and crossed without looking. I was more stunned than terrified! It wasn’t until we got out of the car later that I told Anne-Marie what had happened. I’d seen everything because the cop had put me in the front seat. Luckily, A-Marie hadn’t noticed anything from the back. Crossing Manila by trusting God rather than the rules of the road was ultimately effective. We were lucky—the trip was off to a good start. 🙂 🙂
We then passed through a neighborhood where slums stretched on for a while, and we left our policeman—friendly but a bit crazy—with relief.
A few hours by bus later, here we are in Baguio, cool in the mountains. My memories of Baguio are pretty fuzzy. I remember a small town. After some research while writing this journal, I found that the population was 120,000 in 1980. Given the population density in each home, that confirms my memory of a smallish town. Outside the “official” district with the president’s summer residence and government buildings, there were two or three paved streets with nice houses. The rest was very dirty and very poor, with lots of slums and dirt roads.



People we met on the street invited us to stay with them. These days, we wouldn’t just show up at strangers’ houses, which we should’ve done in Baguio—it would’ve saved us from an unimaginable and dangerous situation... which I won’t say anything about... !😊
The simple wooden house was on stilts at the edge of a hill with a view of the mountains. Since it was the start of the rainy season in a city that gets a lot of rain, we saw a lot of water. Our outings in town happened between downpours.
View from our lodging:
Episode 2: Baguio to Bontoc Aside from the situation briefly mentioned above, it was on the next leg to Bontoc that the adventure really began: an endless and dangerous road, a bus from another era, breathtaking landscapes, and surprising people.
We didn’t know the distance or how long it would take to get to Bontoc. When we arrived after about ten hours, we learned that Baguio to Bontoc was 140 km.
We got on a bus with wooden seats and settled in, two to a seat meant for two. As the bus filled up, passengers squeezed in three or four per seat, with chickens and baskets full of all sorts of things in the aisle. A little embarrassed, we didn’t know if we should squeeze in three on our seat. The seats were super tight (luckily, Filipinos are small), and I didn’t know where to put my legs given my height. I don’t remember if we stayed alone on our bench or if we ended up sharing with others.

The “road” was a dirt track (or rather, a mud track) with endless turns. We held on as best we could to our slippery wooden seats—it was shaking in every direction. The woman behind us was carsick and throwing up... gross... but what were we doing there? Then we plunged into the Sierra Madre... just the name is dreamy!
Rice terraces started to appear:

they took up more and more space along cliffs where we weren’t always reassured,

with lots of waterfalls (all that water had to go somewhere).
A few miserable villages stretched along the track, most often just a few houses balancing between the road and the drop. The bus stopped in every village—people got on or off and settled inside or on the roof. Street vendors offered their products to the bus passengers—a common sight in Asia, even today.

We were in another world—villagers were in loincloths, others had spears. The atmosphere was strange... but all good, we wanted exoticism, and we got it:
This so-called traditional outfit was everyday wear—it wasn’t for tourists since there weren’t any.

A curiosity because writing a travel journal about a trip 35 years later isn’t common, but also (mostly?) because exploring the Philippines at that time had little in common with traveling there today.
Obviously, I’ve forgotten a number of facts, most of the details, but with the help of a few notes from that time and a stack of slides (yes, there was life before digital 😊), many memories came back and added to the highlights I’d never forgotten. The scanned slides aren’t always great quality, but there are still quite a few to brighten up this chatter. Back then, we didn’t snap photos like we do now—film was too expensive—so I don’t have pictures of every place we visited... too bad, comparing some of those spots to how they look today would’ve been interesting.
Why "Adventures"? Why call it "Adventures" in the Philippines in 1984, a word so often used for a simple exotic trip? - Because the lack of information (no *Guide du Routard*, no *Lonely Planet*, no *Michelin Guide*, nothing, and obviously no internet) gave this trip what’s at the heart of adventure: the unknown. - Because the political situation made the stay sometimes dangerous. - Because transportation conditions were always epic, often perilous. - Because the question of where we’d spend the night came up almost every evening. - And for... quite a few other reasons.
That said, we weren’t exactly explorers!
Why the Philippines? First of all, why go to the Philippines in 1984—a country not exactly set up for tourism and about which we knew very little? How could we get an idea of the beauty of the Philippines and its points of interest when we had no guides or photos?
The idea came to us from Thailand a year earlier, during our first long-haul trip. After touring the north of the country, we met a Frenchman living in Phuket, where there were only a few tourists in Patong, with just a few small hotels and guesthouses. Kata and Karon had no buildings or roads, Rawai only had three palm-thatched bungalows, including ours, and the other islands were unknown to tourists. There was plenty to discover, and we wanted to return to this beautiful country... but the Frenchman made us dream about the Philippines—a country to explore, with wild landscapes.
Long evenings of discussion over multiple Sprite-Mekong cocktails (what memories of those headaches!) finally convinced us we had to go to the Philippines.
Episode 0: Before Departure The decision was made: we’d go to the Philippines in May 1984. Our friends and family were surprised when we announced we were going on vacation to the Philippines (a bit like saying today we were going paddleboarding in the Kerguelen Islands 🤪).
These days, preparing for each of our trips takes long evenings of research, planning, and noting down good addresses... etc. But for the Philippines in 1984, preparation was quick: we had very little information about the country, we were leaving almost at random, and the discovery would only be more exciting.
We still had a few bits of info gathered here and there: the rice terraces in northern Luzon, volcanoes, Negros where we were supposed to visit an acquaintance, Cebu and its marine life (we ended up going elsewhere), and absolutely avoid Mindanao, which was practically at war with the regime. That was about it, but it was already a great itinerary.
Nothing was organized in advance; we’d see day by day. We had no idea about travel times or even the existence of transportation options. The main (and sometimes only) way to connect two islands was by overloaded, rusty ferry. Only the big cities had airports.
Let’s Go: Episode 1: Paris to Manila My travel journals always start after arriving at the airport—the Europe-to-“Other Continent” trip isn’t interesting—but the flight to the Philippines was already an adventure, so I’ll make an exception.
This was the era when only a few Asian airlines were on par with Western ones: Thai, Singapore Airlines, and Philippine Airlines. They had beautiful, brand-new planes, and to attract customers (almost exclusively “businessmen”) from the usual airlines (Air France, Lufthansa, British Airways), there was opulence on board: unlimited champagne, all sorts of cocktails... Compared to today’s long-haul flights, there was still one small difference: no personal screens, just one screen at the front of the cabin with one mandatory movie. And I don’t know why, but we only got James Bond films, both ways... that must’ve been the trend at the time.
The tourism boom to Southeast Asia hadn’t started yet, and the “Asian Tigers” weren’t a thing, so there weren’t many business trips. That meant long-haul flights made stops everywhere to fill the planes. Our Philippine Airlines Boeing 747 left London, picked us up in Paris, then stopped in Frankfurt to take on a few Germans. I don’t know why we then made a stop in Dubai—a totally exotic place at the time. There was nothing to do there... things have changed a lot since. It was a small town lost in the desert. The airport was tiny, with just one or two buildings and a supermarket. During the stopover, everyone had to get off the plane and walk to the supermarket. Photo and electronic equipment were dirt cheap—I guess that was the only reason for the stop. Maybe it was their first commercial move. Emirates didn’t exist yet, as I checked online, but anyway, the idea that such a remote place could have its own airline was unthinkable.
Online, I found this photo of Dubai Airport in 1980. Anyone who’s transited through today’s massive airport with its rows of A380s will appreciate it:

Next stop: New Delhi to drop off some Europeans and pick up a few Indians, and finally, the terminus: Manila. I don’t remember how long the trip took with its five stops—an unimaginable journey today. Despite all those stops to fill the plane, there was still enough space to stretch out on the four center seats of the 747, something that never happens these days despite all the flights in every direction.
So here we are, finally at Manila Airport around midnight.
Episode 1: Manila and Baguio To start, a quick note on the political and economic situation in the Philippines in 1984, which had consequences for us as tourists, as we’d soon realize upon arrival.
After several centuries of Spanish colonization, the Philippines became American at the start of the 20th century, then independent. In 1966, Marcos took power, and little by little, his regime sank into corruption and mismanagement, becoming a dictatorship with martial law, all for the benefit of his family and friends, who enriched themselves endlessly. The peak was the assassination of opposition leader Benigno Aquino in August 1983, which triggered harshly repressed protests. So we arrived a few months later in a very poor country, with omnipresent corruption and an extremely tense political situation, as we’d soon see for ourselves. Major protests took place in the main cities during our trip—I’ll come back to that. Two years later, Marcos fled to Hawaii after being forced out of power following rigged elections. This historical context explains a lot of the situations we found ourselves in over the following weeks.
Arriving in the middle of the night isn’t very cheerful. Manila was already a huge city with many slums, where you could find a few business hotels like the Hilton or Intercontinental—way out of our budget—and plenty of run-down hotels. Luckily, two Indians we’d chatted with on the plane offered to take us to their usual hotel. They came to Manila twice a year for business. We accepted their offer, relieved not to have to look for a place to stay in the middle of the night, figuring the address must be good since they came back every time... we were wrong 🙁
We left the airport and immediately got a taste of the local vibe when we got into the taxi: the police asked for our passports. We thought: what’s more normal than police in a dictatorship?
But that wasn’t it at all. Our two Indian friends explained that the police were noting our names along with the taxi number and time. Crime in Manila was so bad that the taxi driver would be held responsible if anything happened to us... welcome to the Philippines 😎 😎
Historically, the Philippines was a very violent country, where everything was settled with guns or machetes. Previous governments had banned carrying weapons, but Marcos later allowed the free sale and carrying of guns, and disputes were settled with pistols again (or worse, as we’d discover later). Since he’d released most of the criminals from prison to form a paramilitary militia at his service (I’ll talk about our encounter with these “heroes” later), it was pretty dangerous to go into many parts of Manila, where these “tonton macoutes” ruled.
We arrived at our hotel without incident... and then things started badly. The room was infested with big cockroaches—exactly what I hate most in those kinds of countries. No way to find another hotel at that hour. After the long flight, the urge to take a shower was so strong that we squeezed into the bathroom as best we could. After that, I don’t remember—I guess we must’ve fallen asleep exhausted under the sheets in the heat... air conditioning wasn’t widespread yet.
The next day, we just wanted to leave that dump as soon as possible. So we decided to head north right away, stopping in Baguio, and we’d visit Manila a bit on the way back.
When we stepped outside, we discovered a pretty run-down neighborhood with potholed streets. But we also discovered the jeepneys. They were everywhere, flooding the streets.



They had crazy sound systems, each one blasting louder than the last. The interiors were kitschy but fun. There weren’t many private cars—almost all transportation was by jeepney, with buses reserved for intercity trips.



Before heading to the bus terminal for the north, somewhere on the outskirts of the city, we needed to exchange some money. I don’t remember how we ended up in a policeman’s jeep who offered his services: - Exchange money on the black market at a better rate than the banks. - Take us wherever we wanted, in this case, the bus terminal.
We accepted both offers (we’d still checked the official exchange rate from dollars to pesos). So we found ourselves in his jeep. After exchanging money, we left in his vehicle and stopped for gas. Without turning off the engine, he calmly smoked a cigarette while filling up. Since we were in a jeep with no doors or roof, we were ready to jump out if things went south, our travel bag in hand.
But we weren’t done with surprises yet. Once we left the small streets, we ended up in a neighborhood with wide avenues and not much traffic, which didn’t justify his incredible behavior. At every intersection, he made the sign of the cross, closed his eyes, and crossed without looking. I was more stunned than terrified! It wasn’t until we got out of the car later that I told Anne-Marie what had happened. I’d seen everything because the cop had put me in the front seat. Luckily, A-Marie hadn’t noticed anything from the back. Crossing Manila by trusting God rather than the rules of the road was ultimately effective. We were lucky—the trip was off to a good start. 🙂 🙂
We then passed through a neighborhood where slums stretched on for a while, and we left our policeman—friendly but a bit crazy—with relief.
A few hours by bus later, here we are in Baguio, cool in the mountains. My memories of Baguio are pretty fuzzy. I remember a small town. After some research while writing this journal, I found that the population was 120,000 in 1980. Given the population density in each home, that confirms my memory of a smallish town. Outside the “official” district with the president’s summer residence and government buildings, there were two or three paved streets with nice houses. The rest was very dirty and very poor, with lots of slums and dirt roads.



People we met on the street invited us to stay with them. These days, we wouldn’t just show up at strangers’ houses, which we should’ve done in Baguio—it would’ve saved us from an unimaginable and dangerous situation... which I won’t say anything about... !😊
The simple wooden house was on stilts at the edge of a hill with a view of the mountains. Since it was the start of the rainy season in a city that gets a lot of rain, we saw a lot of water. Our outings in town happened between downpours.
View from our lodging:

Episode 2: Baguio to Bontoc Aside from the situation briefly mentioned above, it was on the next leg to Bontoc that the adventure really began: an endless and dangerous road, a bus from another era, breathtaking landscapes, and surprising people.
We didn’t know the distance or how long it would take to get to Bontoc. When we arrived after about ten hours, we learned that Baguio to Bontoc was 140 km.
We got on a bus with wooden seats and settled in, two to a seat meant for two. As the bus filled up, passengers squeezed in three or four per seat, with chickens and baskets full of all sorts of things in the aisle. A little embarrassed, we didn’t know if we should squeeze in three on our seat. The seats were super tight (luckily, Filipinos are small), and I didn’t know where to put my legs given my height. I don’t remember if we stayed alone on our bench or if we ended up sharing with others.

The “road” was a dirt track (or rather, a mud track) with endless turns. We held on as best we could to our slippery wooden seats—it was shaking in every direction. The woman behind us was carsick and throwing up... gross... but what were we doing there? Then we plunged into the Sierra Madre... just the name is dreamy!
Rice terraces started to appear:


they took up more and more space along cliffs where we weren’t always reassured,


with lots of waterfalls (all that water had to go somewhere).

A few miserable villages stretched along the track, most often just a few houses balancing between the road and the drop. The bus stopped in every village—people got on or off and settled inside or on the roof. Street vendors offered their products to the bus passengers—a common sight in Asia, even today.

We were in another world—villagers were in loincloths, others had spears. The atmosphere was strange... but all good, we wanted exoticism, and we got it:

This so-called traditional outfit was everyday wear—it wasn’t for tourists since there weren’t any.

Bonjour à tous ,
Ici commence notre carnet philippin. J’essaierai de fournir le maximum d’informations pratiques pour les futurs partants.
Petite présentation : nous sommes une famille de 4 avec 2 enfants de 17 ans. Les Philippines étaient notre deuxième fois en Asie après un séjour de 15 jours Komodo/Bali en Octobre 2017.
Le séjour s’est déroulé du 27 février au 11 mars 2019 ( 10 jours pleins sur place ).
Initialement, nous avions projeté un voyage de 2 semaines mais nous avons du revoir nos ambitions à la baisse à cause d’une épreuve anticipée du bac pour les enfants.
Après beaucoup d’hésitations sur le bien-fondé du voyage vient le casse-tête du choix des iles . Nous avons décidé de nous limiter à 2 pour privilégier la qualité plus que la quantité.
Même si 2 sur plus de 7600 iles c’est peu…😉
Siargao, avec ses airs de petit paradis, s’est imposée naturellement et rapidement alors même que nous étions en fin de saison des pluies là-bas. Elle revenait sans cesse dans les blogs de voyage et semblait être le coup de coeur de beaucoup. Nous y resterons 6 nuits.
On aurait adoré compléter par Palawan avec El Nido notamment mais pas très envie de la foule et cela augmentait considérablement la facture si vol interne jusqu’à El Nido pour gagner du temps (600€ AR pour 4).
Les philippines comptent 2 aéroports internationaux : Manille et Cebu Souhaitant éviter Manille, nous avons décidé de finir le séjour sur Cebu. Cebu, c’est moins carte postale , mais l’ile offre de nombreuses activités très sympas. Nous y séjournerons 4 nuits en fin de séjour.
Vol international Paris/Cebu avec 1 escale à Shanghai : 2260€ soit 565€ par personne
Compagnie China eastern airlines ( vols au départ et à l’arrivée sur Paris en A380 affrété par Air France)
Bon à savoir : il y a une taxe à payer au retour pour vol international au départ de l’aéroport de Cebu ( tout rénové, très moderne) d’environ 15 à 20€ par personne donc garder des pesos.
Vol interne Cebu/Siargao AR avec Cebu Pacific : 218€ soit environ 54€ par personne (inclus dans le prix ci-dessus 2 bagages de 20 kg ajoutés en supplément des 4 bagages de 7 kg autorisés)
Pour l’argent, je suis passée par un bureau de change parisien qui livre par correspondance. 1€= 55 pesos au moment de l’achat J’ai préféré assurer le coup vu que notre avion arrivait à Cebu vers 2H00 du matin. Un change était bien ouvert mais à un taux légèrement moins intéressant que celui trouvé en France donc pas de regret pour nous.
Au cours de notre voyage, nous n’avons jamais ressenti le moindre sentiment d’insécurité (éviter les zones à risques au Sud en suivant les recommandations du ministère des affaires étrangères).
Si le carnet contient trop de détails, n’hésitez pas à me le dire. J’espère que vous interviendrez nombreux pour ne pas avoir le sentiment de monologuer.
Le décor est planté, à bientôt pour la suite 🙂.
Ici commence notre carnet philippin. J’essaierai de fournir le maximum d’informations pratiques pour les futurs partants.
Petite présentation : nous sommes une famille de 4 avec 2 enfants de 17 ans. Les Philippines étaient notre deuxième fois en Asie après un séjour de 15 jours Komodo/Bali en Octobre 2017.
Le séjour s’est déroulé du 27 février au 11 mars 2019 ( 10 jours pleins sur place ).
Initialement, nous avions projeté un voyage de 2 semaines mais nous avons du revoir nos ambitions à la baisse à cause d’une épreuve anticipée du bac pour les enfants.
Après beaucoup d’hésitations sur le bien-fondé du voyage vient le casse-tête du choix des iles . Nous avons décidé de nous limiter à 2 pour privilégier la qualité plus que la quantité.
Même si 2 sur plus de 7600 iles c’est peu…😉
Siargao, avec ses airs de petit paradis, s’est imposée naturellement et rapidement alors même que nous étions en fin de saison des pluies là-bas. Elle revenait sans cesse dans les blogs de voyage et semblait être le coup de coeur de beaucoup. Nous y resterons 6 nuits.
On aurait adoré compléter par Palawan avec El Nido notamment mais pas très envie de la foule et cela augmentait considérablement la facture si vol interne jusqu’à El Nido pour gagner du temps (600€ AR pour 4).
Les philippines comptent 2 aéroports internationaux : Manille et Cebu Souhaitant éviter Manille, nous avons décidé de finir le séjour sur Cebu. Cebu, c’est moins carte postale , mais l’ile offre de nombreuses activités très sympas. Nous y séjournerons 4 nuits en fin de séjour.
Vol international Paris/Cebu avec 1 escale à Shanghai : 2260€ soit 565€ par personne
Compagnie China eastern airlines ( vols au départ et à l’arrivée sur Paris en A380 affrété par Air France)
Bon à savoir : il y a une taxe à payer au retour pour vol international au départ de l’aéroport de Cebu ( tout rénové, très moderne) d’environ 15 à 20€ par personne donc garder des pesos.
Vol interne Cebu/Siargao AR avec Cebu Pacific : 218€ soit environ 54€ par personne (inclus dans le prix ci-dessus 2 bagages de 20 kg ajoutés en supplément des 4 bagages de 7 kg autorisés)
Pour l’argent, je suis passée par un bureau de change parisien qui livre par correspondance. 1€= 55 pesos au moment de l’achat J’ai préféré assurer le coup vu que notre avion arrivait à Cebu vers 2H00 du matin. Un change était bien ouvert mais à un taux légèrement moins intéressant que celui trouvé en France donc pas de regret pour nous.
Au cours de notre voyage, nous n’avons jamais ressenti le moindre sentiment d’insécurité (éviter les zones à risques au Sud en suivant les recommandations du ministère des affaires étrangères).
Si le carnet contient trop de détails, n’hésitez pas à me le dire. J’espère que vous interviendrez nombreux pour ne pas avoir le sentiment de monologuer.
Le décor est planté, à bientôt pour la suite 🙂.
Bonjour,
voici mon compte rendu de ce mois passé aux Philippines : Palawan, Cebu, Negros, Siquijor et Bohol.
Jour 1 : départ de Bruxelles à 13h10, arrivée à Bangkok à 6h10 du matin. Vol Bxl-Manille avec Thai airways impeccable. Prix : 643 €/personne. Billet réservé fin mai 2018.
Jour 2 : escale de 1h35 à Bangkok. Vol Bangkok-Manille prévu à 7h45. Arrivée à Manille à 11h55. Départ avec un peu de retard et arrivée à Manille à 13h35. Heureusement on avait prévu large et notre vol vers Puerto Princesa est à 17h40. Immigration passée en 5 minutes ! Transfert vers le terminal T4 où nous sommes à 15h15. Retard de notre vol Air Asia (98,95 €)vers PP. Départ à 19h45. Atterrissage à PP après 50 min de vol seulement. Arrivée à notre hôtel à 21h40. Nous sommes au Green Park Tourist Inn. Pas cher et très bien. Très bons petits-déjeuners, piscine, très bien situé. 1260 pesos/nuit. Nous y resterons 4 nuits car nous attendons des amis qui doivent nous rejoindre.
Jour 3 : Tour dans les environs de l’hôtel, tour en ville, piscine. Récupération du décalage horaire.
Jour 4 : Location de mobylette à l’hôtel (500 pesos + le pick up à l’hôtel 100 pesos. C’est un peu cher !).Visite des environs en mobylette. Allons jusque Santa Lourdes, point de départ des excursions vers Honda Bay. Beaucoup de monde, avec une majorité de chinois (et oui, le nouvel an chinois c’est le 5 février !). Nous ne ferons pas cette excursion car trop de monde ! Allons ensuite jusque le Wild Life and Conservation Center and Crocodile Farm. Visite intéressante. Tour agréable dans la forêt. Avis mitigé car certaines cages sont trop petites ! A choisir, je préfèrerais pas de cages du tout et des animaux libres !!!
Jour 5 : Encore un tour en mob aujourd’hui. Visite du Butterfly Garden and Tribal Village. Plusieurs espèces de papillons, amusant. Par contre la petite démonstration faite par la « tribu » m’a mise très mal à l’aise : j’avais l’impression d’être dans un zoo humain…. Allons nous faire masser tout près de l’hôtel l’après-midi. Nos amis sont arrivés !
Jour 6 : Transport de PP à San Vicente (450 p/p) en minivan. 4h de route. Logement au Farm Bell Cottages : 1600 p/nuit avec pt-dej. Un peu cher pour ce que c’est ! Tour sur la magnifique Long Beach qui est énorme (14 km), très propre et …déserte. Sympathisons avec des pêcheurs (euses) qui ramènent leurs filets…Magnifique ! Jour 7 : Location de mob à l’hôtel (600 pesos) c’est cher. Tour dans la campagne environnante. La côte est superbe ! On voit plusieurs magnifiques oiseaux !
Voilà pour la première partie. Conclusion : 3 jours/4 nuits à Puerto Princesa, c'est trop. Nous l'avons fait car nous attendions nos amis, mais à refaire nous y resterions seulement 2 nuits, le temps de récupérer un peu du décalage horaire. Le Green Park Tourist Inn est un très bon choix. San Vicente est mieux que Port Barton : plus calme, mais là où nous étions, il fallait absolument un moyen de transport pour se rendre au village. Le Farm Bell Cottages est moyen.
Jour 8 : Island hopping au départ de San Vicente (1100 p/p) + transfert hôtel-port (100 p/p pour l’aller-retour). Embarquement en marchant dans l’eau et la vase. Départ du bateau à 9h50. Très bon repas sur l’île de Inaladelan. Belle journée mais snorkeling moyen, ça ne me laissera pas un souvenir impérissable. Retour à 16h30.
Jour 9 : Retour à Puerto Princesa en minivan (500 p/p jusque l’aéroport). Nous ne sommes pas allés jusque El Nido car en cette période de nouvel an chinois, il y a un monde fou ! Dans le minivan de 12 personnes, nous sommes 17 et, cerise sur le gâteau, c’est une première pour moi : il y a deux adultes sur le siège conducteur et ceci pendant 3h10 de route quand même !!! Avion vers Cebu à 16h50. Atterrissage à 17h50, installation à l’hôtel Eon Centennial Soho que je recommande (1890 p sans pt-dej) puis shopping au centre commercial Ayala. Remarque pour les retraits d’argent : près du centre commercial Ayala il y a un distributeur de billets HSBC qui autorise un retrait de 40 000 php et sans frais de la banque philippine. Profitez-en car il y en a peu. Nous n’en avons pas retrouvé ailleurs et avons donc dû retirer par tranches de 10 000 php avec à chaque fois des frais de retrait facturés par notre banque + 250 php pour la banque philippine.
Jour 10 : Trajet jusque Moalboal en taxi privé (3000 php et 3h45 de route arrêt pour le repas de midi inclus). Nuit au Allegria Dream resort réservé sur Booking la veille (2460 php avec pt-dej). C’est cher pour ce que c’est et de plus c’est plein de chinois qui sont très bruyants.
Jour 11 : On change de logement pour les 2 prochaines nuits : Garden Village, tenu par un français (2200 php avec pt-dej). C’est très très bien ! Location de mob (400 p/jour).Aujourd’hui au programme, découverte des environs en mob : Kawasan Waterfalls et sources chaudes Mainit. Très chouette ! Nos amis feront du canyoning : ils ont adoré !
Jour 12 : Island hopping en bateau privé pour ½ journée (2500 php pour le bateau + 100 php/p de taxes environnementales. C’est cher mais on est 2 couples, donc les frais sont divisés par deux). Au programme : snorkeling à l’île Pescadores (beaucoup de monde et pas top), puis on va au sardines run (extraordinnaire !), puis pour terminer on va voir les tortues (super !). Le hic, c’est que à part l’île Pescadores, on peut faire le reste soi-même sans problème ! Voilà comment : 1) Pour le sardine run, c’est vraiment très très près du bord et du centre touristique de Moalboal. C’est près du ponton jaune avec 1 kioske jaune au bout. On y accède en prenant à gauche en bas de la rue, c’est un peu plus loin que le Eve’s Kiok restaurant and lodge, à droite. La minuscule plage est à 20 m. 2) Pour les tortues, c’est en face du Love’s Beach and Dive resort et il est même indiqué sur la route « Fish sanctuary, this way -> »
Jour 13 : On quitte Moalboal pour aller prendre le bateau vers Dumaguete et on pousse jusque Oslob pour aller voir les requins baleines si c’est possible. Vu le monde, on renonce. Trajet Moalboal -Oslob en voiture privée (2800 php et 1h40 de route). On prend le bateau à Lilo-an pour Dumaguete (70 php/p et 20 min de traversée). On ne prend pas de tricycle juste au débarcadère, mais un peu plus loin et on paie beaucoup moins cher. On s’installe à l’hôtel Z pension (1350 php avec pt-dej) puis on part à la découverte de Dumaguete.
Jour 14 : Le petit-dej de la Z pension est immonde ! Heureusement on avait acheté des fruits au marché ! On loue une voiture pour les 7 prochains jours pour 2000 php/jour car ça nous revient moins cher qu’un trajet aller-retour pour Sugar Beach ! 5h de routeagréable vers Sipalay. A Sipalay, le bateau de notre guest house nous attend déjà. On embarque après avoir garé la voiture, ½ h de bateau, vues superbes et on arrive sur Sugar Beach, uniquement accessible par bateau. C’est superbe !!! On s’installe à la Sugar beach house (1300 php/nuit sans pt-dej). Beau choix de pt-dej sur place pour environ 170 à 200 php. C’est un havre de paix !
Jours 15-16-17 : Farniente à Sugar beach et environs. Nous décidons d’aller sur Danjugan pour ½ journée (950 php/p). On va jusque Sipalay et on reprend la voiture pour se rendre au lieu de rendez-vous pour la traversée vers Danjugan. Ce ne sera pas sans mal, mais on finira par y arriver. Danjugan se mérite et cela en vaut vraiment la peine ! Je peux donner plus de précisions à ceux que ça intéresse.
Jour 18 : On quitte Sipalay et on reprend la voiture pour aller jusque Bais. Très belle route. Départ de Sugar Beach 8h30 et arrivée à Bais à 15h45. Installation à l’hôtel La Planta (1900 php/nuit avec pe-dej)
Jour 19 : petit-déj très basic L. On va jusque l’hôtel réservé hier par téléphone et où nous resterons 2 nuits : le Wuthering Heights resort (1900 php/nuit avec un pt-dej délicieux et copieux). Cet hôtel est super ! Magnifique terrasse avec vue sur les îles de Cebu et Siquijor. Aujourd’hui on va aux Twin Lakes en voiture : excursion super. Nature exubérante, oiseaux superbes et vues époustouflantes ! Je recommande !
Jour 20 : Aujourd’hui nous allons aux Pulangbato Falls et aux sources chaudes Red Rocks près de Valencia. Su-per !
Jour 21 : aujourd’hui nous quittons Negros pour nous rendre à Siquijor. Prenons le bateau à Dumaguete (250 php/p et 40 min de trajet). Nous nous installons au Tori’s Paradise dans une chambre Beach View pour 1650 php/nuit avec très bon pt-dej. Nous avons réservé par téléphone, c’était plus cher sur Booking. Vue magnifique avec immense plage de rêve. Location de mobylette (350 php/jour)
Jour 22 : balade en mobylette dans l’île : Lugnason waterfalls d’où l’on peut faire des sauts dans le bassin au bas de la chute, Balete Tree (le plus vieux banian de l’île : +/- 400 ans) au pied duquel il y a un fish spa et tours et détours sur les petites routes de l’île. Nous la trouvons très belle mais fort déboisée L. Le soir mangeons au village de Siquijor dans la grande et sympathique eatery Joel’s Lechon Mako : tout simplement délicieux !
Jour 23 : snorkeling au Tubod Marine Sanctuary le matin et l’après-midi allons jusque Lazi où nous visitons le magnifique couvent bâti en 1884 par les espagnols. Il y a aussi des arbres remarquables à Lazi ! Sur la route du retour arrêt aux Cambugahay waterfalls qui sont superbes, mais on aurait dû venir plus tôt pour avoir le soleil.
Jour 24 : matinée à la piscine puis à 12h40 départ en bateau pour Bohol (700 php/p et 1h30 de trajet). Location de voiture à Bohol : nous l’avions réservée hier par téléphone (2000 php/jour) et donc le gars nous attendait à la sortie du port. Je le recommande fortement si vous désirez louer une voiture à Bohol (infos en MP). Allons nous installer le long de la rivière Loboc au Loboc river resort : un peu au-dessus de notre budget habituel (4000 php/nuit avec pt-dej) mais on a envie de se faire plaisir. La chambre qui donne sur la rivière est superbe. Les repas servis au restaurant et le petit-dej sont juste délicieux et la vue sur la rivière….idyllique ! La piscine est topissime ! Tour à pied le long de la rivière et dans le village en face. Superbe !
Jour 25 : Visite au sanctuaire des tarsiers près de Corella : Magnifique !!!! Malheureusement, beaucoup de monde. Faites comme nous, allez-y à l’ouverture car plus tard, ça devient ingérable ! La route entre Loboc et Corella est superbe. Nous sillonnons les routes un peu au hasard. La campagne est très belle. Allons à la cascade de Pangas : rien d’exceptionnel mais c’est joli et la route pour y arriver est très belle mais très mauvaise donc peu de monde. Ensuite arrêt au Sevilla Hanging Bridge : 2 ponts suspendus en bambou : c’est marrant et l’endroit est joli. On s’installe au Fox and the Firefly resort pour les 2 prochaines nuits (2000 php/nuit sans pt-dej) : c’est bien mais pas autant qu’au Loboc river resort …et nous ne prendrons ni repas, ni petit-dej ici car c’est très cher ! Mangeons le soir à la eatery « las tres hermanas » : encore une fois très très bon.
Jour 26 : partons en voiture à 6h45 vers les Chocolate Hills où nous sommes à 7h30 : c’est Ma-gni-fi-que et il n’y a presque personne ! Nous y restons 1h environ puis repartons explorer l’île qui est vraiment belle ! Allons jusque Anda et Lamanok où nous ferons une « excursion » vue dans le Lonely (300 php/p) : on traverse la mangrove à pied sur une jolie passerelle de bois, puis on embarque sur un petit bateau qui nous emmène jusqu’à la presqu’île de Lamanok où un guide nous fait visiter l’île : grottes avec peintures rupestres et tombes, faune (chauves-souris et singes), flore… c’est vraiment extra !
Jour 27 : partons vers l’aéroport, Tagbilaran, où nous avons un vol pour Manille à 11h05. On remet la voiture puis on attend notre avion. Il y a des retards pour tous les vols de Cebu Pacific. On décollera à 12h35, heure à laquelle on devait arriver à Manille. Atterrissage à 13h40. Le taxi de l’hôtel H2O nous attend. C’est appréciable quand on voit l’énorme file qui attend les taxis. On s’installe à l’hôtel H2O, encore une petite folie (mais c’est notre dernière nuit ici !) et on a du mal à quitter notre magnifique chambre avec l’aquarium tropical qui fait un mur entier de notre chambre : c’est ma-gni-fi-que !!! On paie 5662 php/nuit avec pt-dej (oui, c’est très cher !). Allons nous promener au parc Rizal qui est tout proche.
Jour 28 : petit-dej sur la très belle terrasse devant la baie de Manille. Très belle journée dans le quartier Intramuros. Avion du retour le soir à 20h.
Conclusion : nous avons adoré les Philippines car les philippins sont super accueillants, serviables et gentils, le pays est beaucoup plus propre que d’autres pays d’Asie du sud est, la cigarette est interdite dans beaucoup d’endroits et peu de philippins fument, la faune et la flore sont superbes, la vie sous-marine est abondante et variée, les paysages sont magnifiques, la mer est assez propre, il y a de bonnes boulangeries !, on communique facilement car (presque) tout le monde parle anglais, on ne se fait pas arnaquer à tous les coins de rue car on est étranger, les philippins sont très honnêtes,
Si vous voulez des infos, n'hésitez pas !
voici mon compte rendu de ce mois passé aux Philippines : Palawan, Cebu, Negros, Siquijor et Bohol.
Jour 1 : départ de Bruxelles à 13h10, arrivée à Bangkok à 6h10 du matin. Vol Bxl-Manille avec Thai airways impeccable. Prix : 643 €/personne. Billet réservé fin mai 2018.
Jour 2 : escale de 1h35 à Bangkok. Vol Bangkok-Manille prévu à 7h45. Arrivée à Manille à 11h55. Départ avec un peu de retard et arrivée à Manille à 13h35. Heureusement on avait prévu large et notre vol vers Puerto Princesa est à 17h40. Immigration passée en 5 minutes ! Transfert vers le terminal T4 où nous sommes à 15h15. Retard de notre vol Air Asia (98,95 €)vers PP. Départ à 19h45. Atterrissage à PP après 50 min de vol seulement. Arrivée à notre hôtel à 21h40. Nous sommes au Green Park Tourist Inn. Pas cher et très bien. Très bons petits-déjeuners, piscine, très bien situé. 1260 pesos/nuit. Nous y resterons 4 nuits car nous attendons des amis qui doivent nous rejoindre.
Jour 3 : Tour dans les environs de l’hôtel, tour en ville, piscine. Récupération du décalage horaire.
Jour 4 : Location de mobylette à l’hôtel (500 pesos + le pick up à l’hôtel 100 pesos. C’est un peu cher !).Visite des environs en mobylette. Allons jusque Santa Lourdes, point de départ des excursions vers Honda Bay. Beaucoup de monde, avec une majorité de chinois (et oui, le nouvel an chinois c’est le 5 février !). Nous ne ferons pas cette excursion car trop de monde ! Allons ensuite jusque le Wild Life and Conservation Center and Crocodile Farm. Visite intéressante. Tour agréable dans la forêt. Avis mitigé car certaines cages sont trop petites ! A choisir, je préfèrerais pas de cages du tout et des animaux libres !!!
Jour 5 : Encore un tour en mob aujourd’hui. Visite du Butterfly Garden and Tribal Village. Plusieurs espèces de papillons, amusant. Par contre la petite démonstration faite par la « tribu » m’a mise très mal à l’aise : j’avais l’impression d’être dans un zoo humain…. Allons nous faire masser tout près de l’hôtel l’après-midi. Nos amis sont arrivés !
Jour 6 : Transport de PP à San Vicente (450 p/p) en minivan. 4h de route. Logement au Farm Bell Cottages : 1600 p/nuit avec pt-dej. Un peu cher pour ce que c’est ! Tour sur la magnifique Long Beach qui est énorme (14 km), très propre et …déserte. Sympathisons avec des pêcheurs (euses) qui ramènent leurs filets…Magnifique ! Jour 7 : Location de mob à l’hôtel (600 pesos) c’est cher. Tour dans la campagne environnante. La côte est superbe ! On voit plusieurs magnifiques oiseaux !
Voilà pour la première partie. Conclusion : 3 jours/4 nuits à Puerto Princesa, c'est trop. Nous l'avons fait car nous attendions nos amis, mais à refaire nous y resterions seulement 2 nuits, le temps de récupérer un peu du décalage horaire. Le Green Park Tourist Inn est un très bon choix. San Vicente est mieux que Port Barton : plus calme, mais là où nous étions, il fallait absolument un moyen de transport pour se rendre au village. Le Farm Bell Cottages est moyen.
Jour 8 : Island hopping au départ de San Vicente (1100 p/p) + transfert hôtel-port (100 p/p pour l’aller-retour). Embarquement en marchant dans l’eau et la vase. Départ du bateau à 9h50. Très bon repas sur l’île de Inaladelan. Belle journée mais snorkeling moyen, ça ne me laissera pas un souvenir impérissable. Retour à 16h30.
Jour 9 : Retour à Puerto Princesa en minivan (500 p/p jusque l’aéroport). Nous ne sommes pas allés jusque El Nido car en cette période de nouvel an chinois, il y a un monde fou ! Dans le minivan de 12 personnes, nous sommes 17 et, cerise sur le gâteau, c’est une première pour moi : il y a deux adultes sur le siège conducteur et ceci pendant 3h10 de route quand même !!! Avion vers Cebu à 16h50. Atterrissage à 17h50, installation à l’hôtel Eon Centennial Soho que je recommande (1890 p sans pt-dej) puis shopping au centre commercial Ayala. Remarque pour les retraits d’argent : près du centre commercial Ayala il y a un distributeur de billets HSBC qui autorise un retrait de 40 000 php et sans frais de la banque philippine. Profitez-en car il y en a peu. Nous n’en avons pas retrouvé ailleurs et avons donc dû retirer par tranches de 10 000 php avec à chaque fois des frais de retrait facturés par notre banque + 250 php pour la banque philippine.
Jour 10 : Trajet jusque Moalboal en taxi privé (3000 php et 3h45 de route arrêt pour le repas de midi inclus). Nuit au Allegria Dream resort réservé sur Booking la veille (2460 php avec pt-dej). C’est cher pour ce que c’est et de plus c’est plein de chinois qui sont très bruyants.
Jour 11 : On change de logement pour les 2 prochaines nuits : Garden Village, tenu par un français (2200 php avec pt-dej). C’est très très bien ! Location de mob (400 p/jour).Aujourd’hui au programme, découverte des environs en mob : Kawasan Waterfalls et sources chaudes Mainit. Très chouette ! Nos amis feront du canyoning : ils ont adoré !
Jour 12 : Island hopping en bateau privé pour ½ journée (2500 php pour le bateau + 100 php/p de taxes environnementales. C’est cher mais on est 2 couples, donc les frais sont divisés par deux). Au programme : snorkeling à l’île Pescadores (beaucoup de monde et pas top), puis on va au sardines run (extraordinnaire !), puis pour terminer on va voir les tortues (super !). Le hic, c’est que à part l’île Pescadores, on peut faire le reste soi-même sans problème ! Voilà comment : 1) Pour le sardine run, c’est vraiment très très près du bord et du centre touristique de Moalboal. C’est près du ponton jaune avec 1 kioske jaune au bout. On y accède en prenant à gauche en bas de la rue, c’est un peu plus loin que le Eve’s Kiok restaurant and lodge, à droite. La minuscule plage est à 20 m. 2) Pour les tortues, c’est en face du Love’s Beach and Dive resort et il est même indiqué sur la route « Fish sanctuary, this way -> »
Jour 13 : On quitte Moalboal pour aller prendre le bateau vers Dumaguete et on pousse jusque Oslob pour aller voir les requins baleines si c’est possible. Vu le monde, on renonce. Trajet Moalboal -Oslob en voiture privée (2800 php et 1h40 de route). On prend le bateau à Lilo-an pour Dumaguete (70 php/p et 20 min de traversée). On ne prend pas de tricycle juste au débarcadère, mais un peu plus loin et on paie beaucoup moins cher. On s’installe à l’hôtel Z pension (1350 php avec pt-dej) puis on part à la découverte de Dumaguete.
Jour 14 : Le petit-dej de la Z pension est immonde ! Heureusement on avait acheté des fruits au marché ! On loue une voiture pour les 7 prochains jours pour 2000 php/jour car ça nous revient moins cher qu’un trajet aller-retour pour Sugar Beach ! 5h de routeagréable vers Sipalay. A Sipalay, le bateau de notre guest house nous attend déjà. On embarque après avoir garé la voiture, ½ h de bateau, vues superbes et on arrive sur Sugar Beach, uniquement accessible par bateau. C’est superbe !!! On s’installe à la Sugar beach house (1300 php/nuit sans pt-dej). Beau choix de pt-dej sur place pour environ 170 à 200 php. C’est un havre de paix !
Jours 15-16-17 : Farniente à Sugar beach et environs. Nous décidons d’aller sur Danjugan pour ½ journée (950 php/p). On va jusque Sipalay et on reprend la voiture pour se rendre au lieu de rendez-vous pour la traversée vers Danjugan. Ce ne sera pas sans mal, mais on finira par y arriver. Danjugan se mérite et cela en vaut vraiment la peine ! Je peux donner plus de précisions à ceux que ça intéresse.
Jour 18 : On quitte Sipalay et on reprend la voiture pour aller jusque Bais. Très belle route. Départ de Sugar Beach 8h30 et arrivée à Bais à 15h45. Installation à l’hôtel La Planta (1900 php/nuit avec pe-dej)
Jour 19 : petit-déj très basic L. On va jusque l’hôtel réservé hier par téléphone et où nous resterons 2 nuits : le Wuthering Heights resort (1900 php/nuit avec un pt-dej délicieux et copieux). Cet hôtel est super ! Magnifique terrasse avec vue sur les îles de Cebu et Siquijor. Aujourd’hui on va aux Twin Lakes en voiture : excursion super. Nature exubérante, oiseaux superbes et vues époustouflantes ! Je recommande !
Jour 20 : Aujourd’hui nous allons aux Pulangbato Falls et aux sources chaudes Red Rocks près de Valencia. Su-per !
Jour 21 : aujourd’hui nous quittons Negros pour nous rendre à Siquijor. Prenons le bateau à Dumaguete (250 php/p et 40 min de trajet). Nous nous installons au Tori’s Paradise dans une chambre Beach View pour 1650 php/nuit avec très bon pt-dej. Nous avons réservé par téléphone, c’était plus cher sur Booking. Vue magnifique avec immense plage de rêve. Location de mobylette (350 php/jour)
Jour 22 : balade en mobylette dans l’île : Lugnason waterfalls d’où l’on peut faire des sauts dans le bassin au bas de la chute, Balete Tree (le plus vieux banian de l’île : +/- 400 ans) au pied duquel il y a un fish spa et tours et détours sur les petites routes de l’île. Nous la trouvons très belle mais fort déboisée L. Le soir mangeons au village de Siquijor dans la grande et sympathique eatery Joel’s Lechon Mako : tout simplement délicieux !
Jour 23 : snorkeling au Tubod Marine Sanctuary le matin et l’après-midi allons jusque Lazi où nous visitons le magnifique couvent bâti en 1884 par les espagnols. Il y a aussi des arbres remarquables à Lazi ! Sur la route du retour arrêt aux Cambugahay waterfalls qui sont superbes, mais on aurait dû venir plus tôt pour avoir le soleil.
Jour 24 : matinée à la piscine puis à 12h40 départ en bateau pour Bohol (700 php/p et 1h30 de trajet). Location de voiture à Bohol : nous l’avions réservée hier par téléphone (2000 php/jour) et donc le gars nous attendait à la sortie du port. Je le recommande fortement si vous désirez louer une voiture à Bohol (infos en MP). Allons nous installer le long de la rivière Loboc au Loboc river resort : un peu au-dessus de notre budget habituel (4000 php/nuit avec pt-dej) mais on a envie de se faire plaisir. La chambre qui donne sur la rivière est superbe. Les repas servis au restaurant et le petit-dej sont juste délicieux et la vue sur la rivière….idyllique ! La piscine est topissime ! Tour à pied le long de la rivière et dans le village en face. Superbe !
Jour 25 : Visite au sanctuaire des tarsiers près de Corella : Magnifique !!!! Malheureusement, beaucoup de monde. Faites comme nous, allez-y à l’ouverture car plus tard, ça devient ingérable ! La route entre Loboc et Corella est superbe. Nous sillonnons les routes un peu au hasard. La campagne est très belle. Allons à la cascade de Pangas : rien d’exceptionnel mais c’est joli et la route pour y arriver est très belle mais très mauvaise donc peu de monde. Ensuite arrêt au Sevilla Hanging Bridge : 2 ponts suspendus en bambou : c’est marrant et l’endroit est joli. On s’installe au Fox and the Firefly resort pour les 2 prochaines nuits (2000 php/nuit sans pt-dej) : c’est bien mais pas autant qu’au Loboc river resort …et nous ne prendrons ni repas, ni petit-dej ici car c’est très cher ! Mangeons le soir à la eatery « las tres hermanas » : encore une fois très très bon.
Jour 26 : partons en voiture à 6h45 vers les Chocolate Hills où nous sommes à 7h30 : c’est Ma-gni-fi-que et il n’y a presque personne ! Nous y restons 1h environ puis repartons explorer l’île qui est vraiment belle ! Allons jusque Anda et Lamanok où nous ferons une « excursion » vue dans le Lonely (300 php/p) : on traverse la mangrove à pied sur une jolie passerelle de bois, puis on embarque sur un petit bateau qui nous emmène jusqu’à la presqu’île de Lamanok où un guide nous fait visiter l’île : grottes avec peintures rupestres et tombes, faune (chauves-souris et singes), flore… c’est vraiment extra !
Jour 27 : partons vers l’aéroport, Tagbilaran, où nous avons un vol pour Manille à 11h05. On remet la voiture puis on attend notre avion. Il y a des retards pour tous les vols de Cebu Pacific. On décollera à 12h35, heure à laquelle on devait arriver à Manille. Atterrissage à 13h40. Le taxi de l’hôtel H2O nous attend. C’est appréciable quand on voit l’énorme file qui attend les taxis. On s’installe à l’hôtel H2O, encore une petite folie (mais c’est notre dernière nuit ici !) et on a du mal à quitter notre magnifique chambre avec l’aquarium tropical qui fait un mur entier de notre chambre : c’est ma-gni-fi-que !!! On paie 5662 php/nuit avec pt-dej (oui, c’est très cher !). Allons nous promener au parc Rizal qui est tout proche.
Jour 28 : petit-dej sur la très belle terrasse devant la baie de Manille. Très belle journée dans le quartier Intramuros. Avion du retour le soir à 20h.
Conclusion : nous avons adoré les Philippines car les philippins sont super accueillants, serviables et gentils, le pays est beaucoup plus propre que d’autres pays d’Asie du sud est, la cigarette est interdite dans beaucoup d’endroits et peu de philippins fument, la faune et la flore sont superbes, la vie sous-marine est abondante et variée, les paysages sont magnifiques, la mer est assez propre, il y a de bonnes boulangeries !, on communique facilement car (presque) tout le monde parle anglais, on ne se fait pas arnaquer à tous les coins de rue car on est étranger, les philippins sont très honnêtes,
Si vous voulez des infos, n'hésitez pas !








