Bonjour,
Le parlement Russe vient d'ordonner l'envoi de troupe militaire en Ukraine. Le président par intérim déclare la mobilisation générale pour faire face à l'invasion.
Bonjour,
cet message parle de la possibilité ou non de "cracker la mafia du visa russe".
je vais prochainement aller un week-end (c'est tout!) à Moscou, pour aller voir quelqu'un que je dois absolument aller voir sur place en personne;
je pars de paris, donc les prix des billets d'avion sont vraiment bas (j'ai déjà trouvé 170€ aller/retour facile).
Pour le logement ça va être tordu car je vais à Moscou voir un contact professionnel, mais c'est l'oncle d'un ami, que je n'ai jamais vu, qui va (probablement) me loger à Moscou.
Le gros problème c'est ce %¨£µ$ de visa.
Parce que:
- soit "j'avoue" que je loge chez un habitant, et c'est à la personne sur place de me faire une invitation, et ça m'embête un peu car je ne connais suffisamment ni mon logeur ni mon contact pour leur demander une telle paperasserie, car à ce que je sais, faire une invitation "officielle" (et c'est là le problème) est toujours la difficulté majeure dans l'obtention d'un visa;
- soit je pars sur le scénario (faux, mais plus simple): "visa touristique avec réservation d'hôtel par soi-même", et dans ce cas je suis - en théorie - capable de tout faire moi-même. Mais on dirait qu'une mafia s'est installée pour nous soutirer systématiquement plus d'argent que le prix du visa lui-même au consulat. J'ai nommé les "agences de visa" qui, à part éviter les queues au consulat (ce que je peux faire, je suis parisien et j'ai du temps à perdre), ne font que nous donner à coup sûr ces deux fameux papiers: voucher et "formulaire de la confirmation de l'accueil du touriste étranger" (cf site de l'ambassade de Russie à Paris).
Le gros problème, est que dans mon cas je ne vais pas loger dans cet hotel: en gros je voudrais me servir des facilités d'annulation de booking.com ou hotels.com pour réserver un hotel, en obtenir ces fameux papiers, et annuler ensuite. Je sais bien qu'un des deux papiers certifie (entre autres) la confirmation du paiement intégral de la réservation, mais sur hotels.com par exemple on peut payer en avance et annuler quand même, et dans ce cas si on le fait à temps on est remboursé jusqu'au dernier centime.
En gros, jusque là, je suis arrêté à un problème d'ordre pratique: je peux, sur booking.com et hotels.com, trouver des hotels pas chers et annulables. Le problème, est ensuite de pouvoir les contacter directement: avoir le numéro, ou le mail direct de ces hotels. Car, en effet, ces comparateurs sont trop internationaux pour prendre en compte dans leur standard de page d'hotel, des infos spécifiques à chaque hotel sur les services d'obtention des deux papiers pour le visa. Et sur tous les comparateurs, évidemment, on n'a accès au contact direct qu'une fois la réservation effectuée. Je pourrais toujours réserver 50 fois et annuler 50 fois, puisque tout est annulable gratuitement; mais je préfère ne pas trop jouer avec ma carte de crédit, sans compter que booking.com pourrait bloquer au moins temporairement mon IP ou ma carte au bout d'un certain nombre de réservations/annulations consécutives et trop rapides...
Et l'autre moyen, celui de prendre le nom des hotels et de chercher leur numéro ou leur mail dans google, est beaucoup plus dur que je le pensais: les hotels peu chers et même moyennement chers, vont apparaitre sur tous les comparateurs, mais ont rarement un site propre où leur numéro serait indiqué. Résultat: je sais pas si ils peuvent me faire ces deux papiers, et surtout, si ils vont me demander: - ou bien des frais supplémentaires pour ça - ou bien vont rendre ma réservation non annulable
En gros, pour résumer, je voudrais obtenir un visa russe entièrement par moi-même, sans que mon logeur réel, qui est un simple citoyen, n'ait à faire les démarches pour l'invitation pour visa privé, mais aussi sans avoir l'obligation de loger effectivement dans un hôtel; et en ne payant que les 35€ au consulat, rien de plus. Je me dis bien qu'il doit y avoir un moyen, comme celui que je viens de décrire dans ce message; et je me dis aussi que si ce moyen marche, je ne dois pas être le premier à y avoir pensé, et que certains ont déjà dû l'essayer.
Je recherche précisément le témoignage de ces personnes là, et aussi tout témoignage qui pourrait me dire qu'est ce qu'il faut faire concrètement pour avoir les deux papiers de la part d'un hotel lambda en russie, si tous les hotels (par exemple ceux qu'on voit sur booking.com) peuvent le faire, si le papier doit passer par un bureau officiel russe avant d'arriver en France ou si l'hotel peut tout faire lui-même, le tout en essayant de faire ça totalement gratuitement, ou au moins vraiment pas cher. En gros trouver l'endroit dans le "système" où l'établissement réel de ces papiers coute le moins d'efforts à celui qui le fait, pour pouvoir espérer avoir ces papiers gratuitement. En gros si les hotels ont juste à imprimer un papier tout fait et à le faire signer par une autorité facilement disponible, il y a des chances pour que ça puisse être gratuit, ou bien que ça ne côute rien étant donné qu'on a déjà payé à l'hotel ses 3 nuits. Mais, ce serait encore mieux si les 3 nuits restaient annulables sans frais! Je sais je suis un peux méchant là, mais ça m'embêterait de réévaluer le prix minimum d'un voyage en Russie, qui jusque là pour moi était de avion+35€ de visa, à avion +100€ de visa+"agence", ou avion +35€ + un pauvre citoyen qui en ch*e pour me faire une invitation officielle. Car moi qui perds du temps, je m'en fiche; au moins, après, je saurai le faire plus vite, ce sera acquis dans les grandes lignes.
Bref. Tout ça est long et un peu technique, mais j'espère que je tomberai sur les quelques personnes qui savent, mais ne se trouvent pas avec google...ce serait bien sinon!
D'avance merci pour votre aide
Hireegy
Le gros problème, est que dans mon cas je ne vais pas loger dans cet hotel: en gros je voudrais me servir des facilités d'annulation de booking.com ou hotels.com pour réserver un hotel, en obtenir ces fameux papiers, et annuler ensuite. Je sais bien qu'un des deux papiers certifie (entre autres) la confirmation du paiement intégral de la réservation, mais sur hotels.com par exemple on peut payer en avance et annuler quand même, et dans ce cas si on le fait à temps on est remboursé jusqu'au dernier centime.
En gros, jusque là, je suis arrêté à un problème d'ordre pratique: je peux, sur booking.com et hotels.com, trouver des hotels pas chers et annulables. Le problème, est ensuite de pouvoir les contacter directement: avoir le numéro, ou le mail direct de ces hotels. Car, en effet, ces comparateurs sont trop internationaux pour prendre en compte dans leur standard de page d'hotel, des infos spécifiques à chaque hotel sur les services d'obtention des deux papiers pour le visa. Et sur tous les comparateurs, évidemment, on n'a accès au contact direct qu'une fois la réservation effectuée. Je pourrais toujours réserver 50 fois et annuler 50 fois, puisque tout est annulable gratuitement; mais je préfère ne pas trop jouer avec ma carte de crédit, sans compter que booking.com pourrait bloquer au moins temporairement mon IP ou ma carte au bout d'un certain nombre de réservations/annulations consécutives et trop rapides...
Et l'autre moyen, celui de prendre le nom des hotels et de chercher leur numéro ou leur mail dans google, est beaucoup plus dur que je le pensais: les hotels peu chers et même moyennement chers, vont apparaitre sur tous les comparateurs, mais ont rarement un site propre où leur numéro serait indiqué. Résultat: je sais pas si ils peuvent me faire ces deux papiers, et surtout, si ils vont me demander: - ou bien des frais supplémentaires pour ça - ou bien vont rendre ma réservation non annulable
En gros, pour résumer, je voudrais obtenir un visa russe entièrement par moi-même, sans que mon logeur réel, qui est un simple citoyen, n'ait à faire les démarches pour l'invitation pour visa privé, mais aussi sans avoir l'obligation de loger effectivement dans un hôtel; et en ne payant que les 35€ au consulat, rien de plus. Je me dis bien qu'il doit y avoir un moyen, comme celui que je viens de décrire dans ce message; et je me dis aussi que si ce moyen marche, je ne dois pas être le premier à y avoir pensé, et que certains ont déjà dû l'essayer.
Je recherche précisément le témoignage de ces personnes là, et aussi tout témoignage qui pourrait me dire qu'est ce qu'il faut faire concrètement pour avoir les deux papiers de la part d'un hotel lambda en russie, si tous les hotels (par exemple ceux qu'on voit sur booking.com) peuvent le faire, si le papier doit passer par un bureau officiel russe avant d'arriver en France ou si l'hotel peut tout faire lui-même, le tout en essayant de faire ça totalement gratuitement, ou au moins vraiment pas cher. En gros trouver l'endroit dans le "système" où l'établissement réel de ces papiers coute le moins d'efforts à celui qui le fait, pour pouvoir espérer avoir ces papiers gratuitement. En gros si les hotels ont juste à imprimer un papier tout fait et à le faire signer par une autorité facilement disponible, il y a des chances pour que ça puisse être gratuit, ou bien que ça ne côute rien étant donné qu'on a déjà payé à l'hotel ses 3 nuits. Mais, ce serait encore mieux si les 3 nuits restaient annulables sans frais! Je sais je suis un peux méchant là, mais ça m'embêterait de réévaluer le prix minimum d'un voyage en Russie, qui jusque là pour moi était de avion+35€ de visa, à avion +100€ de visa+"agence", ou avion +35€ + un pauvre citoyen qui en ch*e pour me faire une invitation officielle. Car moi qui perds du temps, je m'en fiche; au moins, après, je saurai le faire plus vite, ce sera acquis dans les grandes lignes.
Bref. Tout ça est long et un peu technique, mais j'espère que je tomberai sur les quelques personnes qui savent, mais ne se trouvent pas avec google...ce serait bien sinon!
D'avance merci pour votre aide
Hireegy
Bonjour,
j'adhère à un club vélo et je souhaiterai savoir si un autre club français (le mien ne le proposant pas) a comme projet de faire France- Russie à vélo dans les années futures et si je pourrais me joindre à ce club. Je ne souhaite pas partir seule. Mon mari pourrait éventuellement se joindre à moi.
Je sais qu'il existe un club cyclo en Russie et peut-être que des liens sont créés entre clubs.
Projet envisagé pour 2013 ou 2014.
Par avance merci pour vos réponses.
Bonjour,
Je souhaiterais voyager en Crimée avec ma mère et ma petite fille. Après avoir lu les conseils au voyageur du MAE, je suis un peu inquiète. Quelqu'un a une expérience de voyage en Crimée après l'annexion, les assurance prennent elles en charge les voyages en Crimée?
Merci d'avance
Je souhaiterais voyager en Crimée avec ma mère et ma petite fille. Après avoir lu les conseils au voyageur du MAE, je suis un peu inquiète. Quelqu'un a une expérience de voyage en Crimée après l'annexion, les assurance prennent elles en charge les voyages en Crimée?
Merci d'avance
Bonjour, je m'apelle Victor, j'ai 19 ans.
Je suis actuellement en DUT energétique et environnement, et je vise un bac +5.
Donc comme vous pouvez vous en douter, des envies de voyage m'ont amenné sur ce forum.
Ce que je projette : J'aimerai beaucoup, à la fin de mes études, partir voir le monde, apprendre diverses langues, connaître de nouvelles cultures, ce qui me semble obligatoire pour le développement de sois même. Mais il paraît que c'est très mal vu vis à vis des entreprises, que des personnes qui quittent le monde " socio-pro " sont exclus à leur retour en société .. Qu'en pensez vous ?
J'aimerai lancer le débat là dessus, pour en suite vous parler d'objectifs de voyages tel que pratiquer le wwoofing, suite à vos expériences dont j'ai pu me délecter, j'ai pu voir qu'il était plus facile de le faire dans certains pays que d'autres. J'ai pu voir qu'au Pérou et en Australie, c'était plutôt envisageable. La Russie est une destination qui m'intéresse mais y vivre deux ou trois mois y semble complexe.. Le Japon et la Chine rejoindraient la Russie dans ces idées, le Japon du fait que ce soit un pays développé et la Chine par la complexité d'y accéder.. Que pensez vous des budgets pour ces pays ?
Pour le trajet, je n'y ai pas encore réellement réfléchi, mais j'aimerai finir par l'Australie car s'y installer plus que quelques mois peut être vraiment intéressant.. A voir si il y a des possibilités de trouver une place en tant qu'ingénieur énergéticien dans ce pays..
J'espère ne pas trop vous ennuyez avec toutes mes questions.
Ce que je projette : J'aimerai beaucoup, à la fin de mes études, partir voir le monde, apprendre diverses langues, connaître de nouvelles cultures, ce qui me semble obligatoire pour le développement de sois même. Mais il paraît que c'est très mal vu vis à vis des entreprises, que des personnes qui quittent le monde " socio-pro " sont exclus à leur retour en société .. Qu'en pensez vous ?
J'aimerai lancer le débat là dessus, pour en suite vous parler d'objectifs de voyages tel que pratiquer le wwoofing, suite à vos expériences dont j'ai pu me délecter, j'ai pu voir qu'il était plus facile de le faire dans certains pays que d'autres. J'ai pu voir qu'au Pérou et en Australie, c'était plutôt envisageable. La Russie est une destination qui m'intéresse mais y vivre deux ou trois mois y semble complexe.. Le Japon et la Chine rejoindraient la Russie dans ces idées, le Japon du fait que ce soit un pays développé et la Chine par la complexité d'y accéder.. Que pensez vous des budgets pour ces pays ?
Pour le trajet, je n'y ai pas encore réellement réfléchi, mais j'aimerai finir par l'Australie car s'y installer plus que quelques mois peut être vraiment intéressant.. A voir si il y a des possibilités de trouver une place en tant qu'ingénieur énergéticien dans ce pays..
J'espère ne pas trop vous ennuyez avec toutes mes questions.
Bonjour, voilà j'ai bientot 23ans et j'ai bientot fini ma premiére année de "Master Management et stratégie d'entreprise" et je compte pas aller jusque là fin de la deuxiéme année pour des raisons personnelles donc j'aimerai partir à l'étranger.Pour l'instant je suis encore sous contrat jusque fin aout voire même fin de cette année dans une entreprise dans le nord de la france au poste d'assistant de chef de projet aux ressources humaines.Mais à la fin de cette année, je souhaiterai partir et pourquoi pas en Russie, Moscou, Saint petersbourg, Ekaterinbourg...je sais pas encore.J'ai donc besoin de renseignements sur le prix de la vie de tous les jours, sur les salaires, si c'est assez facile de trouver du travail pour un débutant (je connais pas un mot du russe mais je me débrouille bien en anglais, j'ai déja travaillé a londres 3mois).J'aimerai aussi en savoir plus a propos du visa requis, existe t'il des sites qui proposent des emplois en Russie?Sinon niveau moyen de loco, c'est bien déservir?Faut il que je parte avec ma voiture?L'anglais est couramment parler en Russie dans le monde du travail?et derniére chose, il vaut mieux trouver une boite en france qui nous fasse expatrier en Russie ou trouver un job directement en Russie?la deuxiéme solution me parait la plus appropriée, c'est un peu comme partir avec son sac sur le dos à l'aventure.
Merci de répondres à mes questions et a me donner le plus d'infos possible et ainsi que des retours d'expérience, je suis preneur de tout, merci d'avance.
Merci de répondres à mes questions et a me donner le plus d'infos possible et ainsi que des retours d'expérience, je suis preneur de tout, merci d'avance.
Je sais que de nombreux sujets existent sur cette question. C’est d’ailleurs de ce constat que m’est venue l’idée de vous proposer ce petit récapitulatif des procédures d’enregistrement en Russie. Loin de moi l’idée de faire un cours de droit (bien que mon côté juriste ressorte forcément un peu), mais je sais d’expérience (trois ans de vie en Russie et 8 ans de voyages réguliers dans ce pays) que ces procédures sont fastidueuses et, il faut bien le dire, largement opaques pour les occidentaux.
Je précise par ailleurs, que ce petit mémo correspond aux dispositions législatives et réglementaires russes en vigueur à la date où ce message est posté. J’essaierai, dans la mesure du possible, de le mettre à jour en cas de modification legislative, néanmoins, cela ne signifie pas que mon récapitulatif soit exhaustif.
Enfin, il s'agit ici de l'enregistrement des étrangers voyageant avec un visa de tourisme. Les procédures sont sensiblement les mêmes pour les autres visas à quelques différences près.
1. L'arrivée en Russie
Avant de pouvoir pénétrer sur le territoire russe, il vous faut remplir une carte de migration. Celle-ci est en général distribuée dans l’avion en version bilingue anglais/russe. Il arrive néanmoins qu’il n’y en ait plus ou qu’elles ne soient qu’en russe. Dans ce cas, vous pourrez en trouver sur une petite table, juste avant le contrôle des passeports (tout du moins à Sheremetyevo 2). Vous devez remplir les deux volets du document (on ne vous demande que les renseignements d’usage : nom, prénom, nationalité, date de naissance, numéro de passeport, numéro de visa, durée du séjour). L’un des deux volets sera conservé par les autorités russes lors de votre entrée sur le territoire. Vous devez impérativement conserver la deuxième partie et l’avoir sur vous en cas de contrôle de police. Elle vous sera reprise lorsque vous quitterez le territoire.
2. L'enregistrement
Il s’agit sans doute là de la procédure la plus difficile à comprendre pour des occidentaux. En gros, il s’agit de l’enregistrement de votre visa et de vos déplacements sur le territoire auprès du service des migrations. Oui, il ne faut pas oublier que la Russie n’est pas un pays où on peut se déplacer librement ! L'enregistrement est d'ailleurs nécessaire dans de nombreux cas et notamment si vous voulez acheter une carte Sim.
En revanche, rares sont les agences, les hôtels ou les particuliers qui vous préviendront qu'il faut le faire. Ce n'est écrit nulle part et il arrive souvent que des étrangers se retrouvent en difficulté car ils ne savaient tout simplement pas qu'ils devaient s'enregistrer. Le coupon d'enregistrement est pourtant le seul document vraiment important lors de votre séjour en Russie. C'est cela que les flics vont contrôler en priorité. Certains de mes amis se sont retrouvés en celule, simplement parce qu'ils n'avaient pas le document.
La procédure légale est la suivante (conformément à la loi sur l’enregistrement des étrangers du 7 juillet 2006, entrée en vigueur le 15 janvier 2007) :
- Si vous êtes à l’hôtel : l’hôtel se charge de l’enregistrement (à l’exception de très rares établissements qui ne sont pas accrédités pour). Ils doivent vous enregistrer dans un délai de 24h après votre arrivée, pour la durée de votre séjour dans leur établissement. Concrètement, c’est très simple. En général, ils vont garder votre passeport 1 heure ou deux (parfois plus longtemps), afin de remplir tous les documents. Une fois qu’ils ont accompli toutes les formalités (soit dans la journée, soit le lendemain), ils vous remettent votre enregistrement. Lorsque vous quittez l’hôtel définitivement, vous devez le leur rendre afin qu’ils enregistrent votre départ. Un conseil : conservez une photocopie si vous poursuivez votre voyage en Russie, car en Province, certains policiers ne sont pas vraiment au courant des procédures. Attention ! Certains hôtels considèrent que ce n’est pas très grave de ne pas être enregistré, notamment à Moscou ou Saint-Pétersbourg où il y a peu de contrôles. Il est donc conseillé lors du check-in de leur rappeler que vous attendez votre enregistrement (en russe : registratsiya), certains hôtels ne le feront pas spontanément.
- Si vous êtes chez un particulier : c’est à lui de vous enregistrer dans un délai de trois jours ouvrés à compter de votre arrivée (il est déconseillé de le faire soi même, d’abord parce que la procédure est plus compliquée lorsque l’étranger s’enregistre lui-même, ensuite parce que c’est tout simplement infernal (à moins que vous ne vous passionniez pour les administrations du monde entier). Vous devez lui remettre une copie de votre passeport ainsi que de votre carte de migration. Il lui suffit alors de déposer une demande à la poste ou directement au FMS (Service Fédéral des Migrations) et d’acquitter la taxe d’enregistrement (aux dernières nouvelles, elle était toujours de 1 rouble par jour). Vous récupérez en échange le coupon d’enregistrement que vous devez conserver sur vous impérativement. Le jour de votre départ, vous devez rendre votre enregistrement à votre hôte qui devra se charger d’enregistrer votre départ.
Lorsque vous changez de lieu de résidence, vous devez impérativement vous réenregistrer dans votre nouveau lieu de résidence, si vous y passez plus de trois jours. Concrètement, cela signifie que lorsque vous changez de ville au cours de votre voyage, vous devez vous enregistrer dans chaque ville où vous passez plus de trois jours.
Voilà donc la procédure officielle, celle que tout le monde devrait suivre.
Le problème principal réside dans le fait qu’il s’agit d’une procédure compliquée, qui suppose, soit que vous soyez à l’hôtel, soit que vous soyez chez un particulier qui accepte de vous enregistrer. Cela implique également que votre séjour soit planifié à l’avance, que vous suiviez l’itinéraire indiqué sur votre visa...Bref, dans les faits, bien souvent, cela ne se passe pas comme ça (changement d’itinéraire à la dernière minute, parce qu’on à l’opportunité d’aller ailleurs, location de chambre chez l’habitant parce que les hôtels coûtent trop chers...).
Dans ce cas, la meilleure solution est de vous enregistrer dans un bureau de tourisme dès votre arrivée sur le sol russe.
Admettons que vous arriviez à Moscou, avec le projet de vous rendre ensuite à Saint-Petersbourg.
Dès votre arrivée à Moscou, vous allez vous enregistrer pour toute la durée de votre séjour en Russie. Il existe de nombreuses agences qui proposent cela. En général, ils prennent une copie de votre passeport, et vous récupérez votre enregistrement le lendemain. Attention, certaines agences sont hors de prix, elles peuvent vous demander jusqu’à 100 dollars pour votre enregistrement, tandis que d’autres se contentent de 500 roubles (soit à peu près 15 euros). De cette façon, vous êtes couverts.
Même si vous êtes enregistrés pour toute la durée de votre séjour, vous devez tout de même vous enregistrer dans toutes les villes où vous passez plus de trois jours. Par conséquent, à votre arrivée à Saint-Pétersbourg, vous avez deux choix :
- soit vous décidez d’être au maximum en règle et vous recommencez l’opération dans un bureau de tourisme sur place. - Soit vous décidez que vous en avez marre de payer dans tous les sens et dans ce cas, vous ne faites rien. En cas de contrôle, il vous suffira de dire que vous êtes là depuis moins de trois jours (normalement vous devez conserver votre billet de train pour le prouver, mais il suffit de faire le touriste qui ne comprend rien pour que les flics se lassent).
Cette procédure n’est pas tout à fait légale. Cependant, l’enregistrement que vous récupérez est tout ce qu’il y a de plus officiel. C’est exactement la même chose que de passer par une agence pour obtenir l’invitation sans pour autant acheter un de leurs voyages. L’invitation est faite au nom d’un hôtel où vous ne mettrez pas les pieds après. De la même façon, vous êtes enregistrés dans un hôtel où vous n’allez pas. Aucun flic n’ira vérifier si vous vivez bien dans l’hôtel où vous êtes enregistrés. Tout ce qu’il faut c’est avoir le papier en question, c’est tout ce qui les intéresse. Le reste est purement accessoire.
Dans le cas où vous prenez le train, en Russie, pour une durée de plus de trois jours : vous n'avez pas à vous enregistrer tant que vous ne vous arrêtez pas dans un lieu de résidence pour plus de trois jours chez un particulier, ou une journée dans un hôtel. En bref, si vous allez directement à Vladivostok, vous n'aurez à vous enregistrer qu'à Vladivostok. Le délai de trois jours pour s'enregistrer ne court qu'à compter de votre arrivée à votre lieu de résidence.
Voilà, j'espère que ce petit récapitulatif sera utile à ceux qui envisagent de venir en Russie, qui est, il faut bien le dire, et malgré certains archaismes qui perdurent (notamment l'enregistrement), un pays magnifique et envoutant. Si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas!
Je précise par ailleurs, que ce petit mémo correspond aux dispositions législatives et réglementaires russes en vigueur à la date où ce message est posté. J’essaierai, dans la mesure du possible, de le mettre à jour en cas de modification legislative, néanmoins, cela ne signifie pas que mon récapitulatif soit exhaustif.
Enfin, il s'agit ici de l'enregistrement des étrangers voyageant avec un visa de tourisme. Les procédures sont sensiblement les mêmes pour les autres visas à quelques différences près.
1. L'arrivée en Russie
Avant de pouvoir pénétrer sur le territoire russe, il vous faut remplir une carte de migration. Celle-ci est en général distribuée dans l’avion en version bilingue anglais/russe. Il arrive néanmoins qu’il n’y en ait plus ou qu’elles ne soient qu’en russe. Dans ce cas, vous pourrez en trouver sur une petite table, juste avant le contrôle des passeports (tout du moins à Sheremetyevo 2). Vous devez remplir les deux volets du document (on ne vous demande que les renseignements d’usage : nom, prénom, nationalité, date de naissance, numéro de passeport, numéro de visa, durée du séjour). L’un des deux volets sera conservé par les autorités russes lors de votre entrée sur le territoire. Vous devez impérativement conserver la deuxième partie et l’avoir sur vous en cas de contrôle de police. Elle vous sera reprise lorsque vous quitterez le territoire.
2. L'enregistrement
Il s’agit sans doute là de la procédure la plus difficile à comprendre pour des occidentaux. En gros, il s’agit de l’enregistrement de votre visa et de vos déplacements sur le territoire auprès du service des migrations. Oui, il ne faut pas oublier que la Russie n’est pas un pays où on peut se déplacer librement ! L'enregistrement est d'ailleurs nécessaire dans de nombreux cas et notamment si vous voulez acheter une carte Sim.
En revanche, rares sont les agences, les hôtels ou les particuliers qui vous préviendront qu'il faut le faire. Ce n'est écrit nulle part et il arrive souvent que des étrangers se retrouvent en difficulté car ils ne savaient tout simplement pas qu'ils devaient s'enregistrer. Le coupon d'enregistrement est pourtant le seul document vraiment important lors de votre séjour en Russie. C'est cela que les flics vont contrôler en priorité. Certains de mes amis se sont retrouvés en celule, simplement parce qu'ils n'avaient pas le document.
La procédure légale est la suivante (conformément à la loi sur l’enregistrement des étrangers du 7 juillet 2006, entrée en vigueur le 15 janvier 2007) :
- Si vous êtes à l’hôtel : l’hôtel se charge de l’enregistrement (à l’exception de très rares établissements qui ne sont pas accrédités pour). Ils doivent vous enregistrer dans un délai de 24h après votre arrivée, pour la durée de votre séjour dans leur établissement. Concrètement, c’est très simple. En général, ils vont garder votre passeport 1 heure ou deux (parfois plus longtemps), afin de remplir tous les documents. Une fois qu’ils ont accompli toutes les formalités (soit dans la journée, soit le lendemain), ils vous remettent votre enregistrement. Lorsque vous quittez l’hôtel définitivement, vous devez le leur rendre afin qu’ils enregistrent votre départ. Un conseil : conservez une photocopie si vous poursuivez votre voyage en Russie, car en Province, certains policiers ne sont pas vraiment au courant des procédures. Attention ! Certains hôtels considèrent que ce n’est pas très grave de ne pas être enregistré, notamment à Moscou ou Saint-Pétersbourg où il y a peu de contrôles. Il est donc conseillé lors du check-in de leur rappeler que vous attendez votre enregistrement (en russe : registratsiya), certains hôtels ne le feront pas spontanément.
- Si vous êtes chez un particulier : c’est à lui de vous enregistrer dans un délai de trois jours ouvrés à compter de votre arrivée (il est déconseillé de le faire soi même, d’abord parce que la procédure est plus compliquée lorsque l’étranger s’enregistre lui-même, ensuite parce que c’est tout simplement infernal (à moins que vous ne vous passionniez pour les administrations du monde entier). Vous devez lui remettre une copie de votre passeport ainsi que de votre carte de migration. Il lui suffit alors de déposer une demande à la poste ou directement au FMS (Service Fédéral des Migrations) et d’acquitter la taxe d’enregistrement (aux dernières nouvelles, elle était toujours de 1 rouble par jour). Vous récupérez en échange le coupon d’enregistrement que vous devez conserver sur vous impérativement. Le jour de votre départ, vous devez rendre votre enregistrement à votre hôte qui devra se charger d’enregistrer votre départ.
Lorsque vous changez de lieu de résidence, vous devez impérativement vous réenregistrer dans votre nouveau lieu de résidence, si vous y passez plus de trois jours. Concrètement, cela signifie que lorsque vous changez de ville au cours de votre voyage, vous devez vous enregistrer dans chaque ville où vous passez plus de trois jours.
Voilà donc la procédure officielle, celle que tout le monde devrait suivre.
Le problème principal réside dans le fait qu’il s’agit d’une procédure compliquée, qui suppose, soit que vous soyez à l’hôtel, soit que vous soyez chez un particulier qui accepte de vous enregistrer. Cela implique également que votre séjour soit planifié à l’avance, que vous suiviez l’itinéraire indiqué sur votre visa...Bref, dans les faits, bien souvent, cela ne se passe pas comme ça (changement d’itinéraire à la dernière minute, parce qu’on à l’opportunité d’aller ailleurs, location de chambre chez l’habitant parce que les hôtels coûtent trop chers...).
Dans ce cas, la meilleure solution est de vous enregistrer dans un bureau de tourisme dès votre arrivée sur le sol russe.
Admettons que vous arriviez à Moscou, avec le projet de vous rendre ensuite à Saint-Petersbourg.
Dès votre arrivée à Moscou, vous allez vous enregistrer pour toute la durée de votre séjour en Russie. Il existe de nombreuses agences qui proposent cela. En général, ils prennent une copie de votre passeport, et vous récupérez votre enregistrement le lendemain. Attention, certaines agences sont hors de prix, elles peuvent vous demander jusqu’à 100 dollars pour votre enregistrement, tandis que d’autres se contentent de 500 roubles (soit à peu près 15 euros). De cette façon, vous êtes couverts.
Même si vous êtes enregistrés pour toute la durée de votre séjour, vous devez tout de même vous enregistrer dans toutes les villes où vous passez plus de trois jours. Par conséquent, à votre arrivée à Saint-Pétersbourg, vous avez deux choix :
- soit vous décidez d’être au maximum en règle et vous recommencez l’opération dans un bureau de tourisme sur place. - Soit vous décidez que vous en avez marre de payer dans tous les sens et dans ce cas, vous ne faites rien. En cas de contrôle, il vous suffira de dire que vous êtes là depuis moins de trois jours (normalement vous devez conserver votre billet de train pour le prouver, mais il suffit de faire le touriste qui ne comprend rien pour que les flics se lassent).
Cette procédure n’est pas tout à fait légale. Cependant, l’enregistrement que vous récupérez est tout ce qu’il y a de plus officiel. C’est exactement la même chose que de passer par une agence pour obtenir l’invitation sans pour autant acheter un de leurs voyages. L’invitation est faite au nom d’un hôtel où vous ne mettrez pas les pieds après. De la même façon, vous êtes enregistrés dans un hôtel où vous n’allez pas. Aucun flic n’ira vérifier si vous vivez bien dans l’hôtel où vous êtes enregistrés. Tout ce qu’il faut c’est avoir le papier en question, c’est tout ce qui les intéresse. Le reste est purement accessoire.
Dans le cas où vous prenez le train, en Russie, pour une durée de plus de trois jours : vous n'avez pas à vous enregistrer tant que vous ne vous arrêtez pas dans un lieu de résidence pour plus de trois jours chez un particulier, ou une journée dans un hôtel. En bref, si vous allez directement à Vladivostok, vous n'aurez à vous enregistrer qu'à Vladivostok. Le délai de trois jours pour s'enregistrer ne court qu'à compter de votre arrivée à votre lieu de résidence.
Voilà, j'espère que ce petit récapitulatif sera utile à ceux qui envisagent de venir en Russie, qui est, il faut bien le dire, et malgré certains archaismes qui perdurent (notamment l'enregistrement), un pays magnifique et envoutant. Si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas!
Bonjour, suite à mon post ici j'ai eu une réponse pour la Chine mais la Russie reste mon souci, je me permets donc de demander si quelqu'un parmi vous a déjà eu la possibilité de passer 2 fois en Russie et comment avez-vous fait pour les papiers ?
Je souhaite entrer en Russie, visiter via transsibérien, voyager en Chine, Japon... et revenir par le transmongolien. Donc 2 entrées/sorties en Russie, c'est possible ? (avec un délai de 1 voir 3 mois)
merci ^^
Je souhaite entrer en Russie, visiter via transsibérien, voyager en Chine, Japon... et revenir par le transmongolien. Donc 2 entrées/sorties en Russie, c'est possible ? (avec un délai de 1 voir 3 mois)
merci ^^
Bonsoir à tous et à toutes
Je vais partir en russie pour un mois au printemps. Je ne passe pas par une agence voyage, je n'est pas prévu d'hotel. J'essaie de comprendre ce qu'il me faut comme papier pour obtenir le visa touristique. Pouvez-vous me confirmer ce que j'ai compris: Il faut : un passeport en cours de validité le formulaire d'obtention du visa une photo d'identité à agrafer sur le formulaire une attestation d'assurance le certificat d'assurance une invitation que je peux avoir sur www.waytorussia pour 30$ un petit chèque de 54 €... Est-ce que cela suffit? Est-ce que le tout peux se faire par correspondance? Beaucoup sur ce forum conseille de passer par... Action visa, mais je trouve que 70€ pour la lettre d'invitation c'est asez cher. Encore une petite question : Quelle est la différence entre un voucher et une invitation. Faut-il les deux?
Merci d'avance pour vos réponses
Cromagnon
Je vais partir en russie pour un mois au printemps. Je ne passe pas par une agence voyage, je n'est pas prévu d'hotel. J'essaie de comprendre ce qu'il me faut comme papier pour obtenir le visa touristique. Pouvez-vous me confirmer ce que j'ai compris: Il faut : un passeport en cours de validité le formulaire d'obtention du visa une photo d'identité à agrafer sur le formulaire une attestation d'assurance le certificat d'assurance une invitation que je peux avoir sur www.waytorussia pour 30$ un petit chèque de 54 €... Est-ce que cela suffit? Est-ce que le tout peux se faire par correspondance? Beaucoup sur ce forum conseille de passer par... Action visa, mais je trouve que 70€ pour la lettre d'invitation c'est asez cher. Encore une petite question : Quelle est la différence entre un voucher et une invitation. Faut-il les deux?
Merci d'avance pour vos réponses
Cromagnon
Bonjour,
En tant qu'étudiante Russe en troisième année de LEA (Langues étrangères appliquées) à l'Université Michel de Montaigne de Bordeaux3, je me tourne vers vous afin de trouver un stage de fin d'études conventionné (non rémunéré) de 1 mois minimum à compter de 9 mai 2011.
Je recherche un stage dans le secteur import-export où je pourrais pratiquer les techniques concernant: l'organisation de la logistique internationale, la veille stratégique et les stratégies d'implantation et les opérations d'Import/Export (Incoterms, d'autres documents administratifs, etc.)
Je suis parfaitement trilingue (russe/français/polonais) et j'ai un bon niveau en anglais. Je suis intéressée par le fait de contribuer à tout projet développement de clientèle et notamment en Pologne et en Russie.
Je recherche des entreprises intéressées ou simplement des conseils pour trouver un stage. Veuillez me contacter par e-mail: toola@mail.ru
Cordialement
En tant qu'étudiante Russe en troisième année de LEA (Langues étrangères appliquées) à l'Université Michel de Montaigne de Bordeaux3, je me tourne vers vous afin de trouver un stage de fin d'études conventionné (non rémunéré) de 1 mois minimum à compter de 9 mai 2011.
Je recherche un stage dans le secteur import-export où je pourrais pratiquer les techniques concernant: l'organisation de la logistique internationale, la veille stratégique et les stratégies d'implantation et les opérations d'Import/Export (Incoterms, d'autres documents administratifs, etc.)
Je suis parfaitement trilingue (russe/français/polonais) et j'ai un bon niveau en anglais. Je suis intéressée par le fait de contribuer à tout projet développement de clientèle et notamment en Pologne et en Russie.
Je recherche des entreprises intéressées ou simplement des conseils pour trouver un stage. Veuillez me contacter par e-mail: toola@mail.ru
Cordialement
« C’est plus compliqué que ça »
Voilà pour moi une double découverte : Edouard Limonov, le sujet même du livre, et Emmanuel Carrère, son auteur. Et de ces deux découvertes je ne saurais dire laquelle m’a le plus enthousiasmé !
Edouard Savenko, dit « Limonov », est un russe né pauvre dans une ville minable d'Ukraine au début des années 1940, donc en URSS. Ne pouvant se résoudre au destin insignifiant qui semble tout tracé pour lui, il rêve dès son plus jeune âge de gloire et de reconnaissance. Ses armes de départ : un vrai talent pour la poésie et beaucoup de rage. Ce livre retrace l’incroyable parcours de vie de ce poète qui deviendra écrivain, clochard, valet, journaliste, soldat, chef de parti, prisonnier et probablement plus encore car Limonov est toujours vivant. Limonov est un irréductible de la race de ceux qui ne conçoivent pas la soumission et la perte de grandeur de leur pays, quelle que soit l'histoire de celui-ci, même récente. Limonov est brutal, sûr de lui à en être agaçant et farouchement nationaliste. Cela permet-il pour autant de dresser le portrait de ce qu'il serait de bon ton de qualifier en France et en 2012 de fasciste ? « C’est plus compliqué que ça » et c’est bien tout l’intérêt de ce livre qui lève également le voile sur un homme pur, généreux (même si sans empathie), avant tout exigeant avec lui-même, fidèle en amour et surtout à ce qu’il n’a cessé d’être : un homme libre qui préfère tout perdre plutôt que de vendre la moindre part de son âme. Limonov est une sorte de punk bolchevik et Emmanuel Carrère, qui visiblement n'est pas très punk, m'a semblé parfois mal à l'aise de devoir nous parler aussi crûment de certains traits de caractère de son héros, et notamment de sa sexualité. J'ai été moi aussi gêné par quelques unes de ces scènes qui m'ont semblé un peu inutiles, même si elles permettent d'affirmer un certain côté "déglingue" de Limonov. Mais c'est bien là le seul reproche que je puisse faire à ce récit.
En règle générale, j’aime quand les biographies s’en tiennent à leur sujet, c'est-à-dire quand l’auteur ne parle pas de lui. Or, dans celle-ci, Emmanuel Carrère entremêle un peu la vie de Limonov avec la sienne et livre parfois des passages plus personnels qui semblent moins en lien direct avec son héros. Pour autant, cela ne m’a absolument pas dérangé. Bien au contraire même, car ce n'est pas tout à fait une biographie au sens classique du terme et puis parce qu'Emmanuel Carrère a une écriture et une histoire qui me parlent. Si j’ai souvent été étonné par l’emploi qu’il fait de la virgule et qui est très éloigné du mien, j’aime sa prose sans effet de style, mais pourtant délicate et qui laisse poindre beaucoup de sensibilité. J’ai également apprécié les manières détournées qu'il emploie pour nous expliquer les raisons du choix de son sujet : sa mère historienne et académicienne, bien-entendu, mais aussi des motifs moins évidents, telle que la mort de son cousin journaliste, assassiné alors qu'il enquêtait sur les mafias des oligarques russes. Et par-dessus tout, j’ai aimé la façon dont il contextualise cette biographie en exposant des points de vue plus russes et soviétiques que français, et baignant plutôt dans « leurs » époques que dans la nôtre. Ceci n'est pas toujours facile, surtout quand il s'agit d'un contexte historique proche.
Le résultat est à mon sens un livre brillant, passionnant et dont les éclairages me permettent d’entrevoir une histoire (forcément) plus complexe et plus nuancée que celle qui nous est communément livrée à propos du récent passé de l'URSS/Russie et des conflits dans les Balkans. Comme le dit cette expression qu’Emmanuel Carrère n’aime pas trop, mais cite pourtant à plusieurs reprises dans ce livre : « C’est plus compliqué que ça. »
Voilà pour moi une double découverte : Edouard Limonov, le sujet même du livre, et Emmanuel Carrère, son auteur. Et de ces deux découvertes je ne saurais dire laquelle m’a le plus enthousiasmé !
Edouard Savenko, dit « Limonov », est un russe né pauvre dans une ville minable d'Ukraine au début des années 1940, donc en URSS. Ne pouvant se résoudre au destin insignifiant qui semble tout tracé pour lui, il rêve dès son plus jeune âge de gloire et de reconnaissance. Ses armes de départ : un vrai talent pour la poésie et beaucoup de rage. Ce livre retrace l’incroyable parcours de vie de ce poète qui deviendra écrivain, clochard, valet, journaliste, soldat, chef de parti, prisonnier et probablement plus encore car Limonov est toujours vivant. Limonov est un irréductible de la race de ceux qui ne conçoivent pas la soumission et la perte de grandeur de leur pays, quelle que soit l'histoire de celui-ci, même récente. Limonov est brutal, sûr de lui à en être agaçant et farouchement nationaliste. Cela permet-il pour autant de dresser le portrait de ce qu'il serait de bon ton de qualifier en France et en 2012 de fasciste ? « C’est plus compliqué que ça » et c’est bien tout l’intérêt de ce livre qui lève également le voile sur un homme pur, généreux (même si sans empathie), avant tout exigeant avec lui-même, fidèle en amour et surtout à ce qu’il n’a cessé d’être : un homme libre qui préfère tout perdre plutôt que de vendre la moindre part de son âme. Limonov est une sorte de punk bolchevik et Emmanuel Carrère, qui visiblement n'est pas très punk, m'a semblé parfois mal à l'aise de devoir nous parler aussi crûment de certains traits de caractère de son héros, et notamment de sa sexualité. J'ai été moi aussi gêné par quelques unes de ces scènes qui m'ont semblé un peu inutiles, même si elles permettent d'affirmer un certain côté "déglingue" de Limonov. Mais c'est bien là le seul reproche que je puisse faire à ce récit.
En règle générale, j’aime quand les biographies s’en tiennent à leur sujet, c'est-à-dire quand l’auteur ne parle pas de lui. Or, dans celle-ci, Emmanuel Carrère entremêle un peu la vie de Limonov avec la sienne et livre parfois des passages plus personnels qui semblent moins en lien direct avec son héros. Pour autant, cela ne m’a absolument pas dérangé. Bien au contraire même, car ce n'est pas tout à fait une biographie au sens classique du terme et puis parce qu'Emmanuel Carrère a une écriture et une histoire qui me parlent. Si j’ai souvent été étonné par l’emploi qu’il fait de la virgule et qui est très éloigné du mien, j’aime sa prose sans effet de style, mais pourtant délicate et qui laisse poindre beaucoup de sensibilité. J’ai également apprécié les manières détournées qu'il emploie pour nous expliquer les raisons du choix de son sujet : sa mère historienne et académicienne, bien-entendu, mais aussi des motifs moins évidents, telle que la mort de son cousin journaliste, assassiné alors qu'il enquêtait sur les mafias des oligarques russes. Et par-dessus tout, j’ai aimé la façon dont il contextualise cette biographie en exposant des points de vue plus russes et soviétiques que français, et baignant plutôt dans « leurs » époques que dans la nôtre. Ceci n'est pas toujours facile, surtout quand il s'agit d'un contexte historique proche.
Le résultat est à mon sens un livre brillant, passionnant et dont les éclairages me permettent d’entrevoir une histoire (forcément) plus complexe et plus nuancée que celle qui nous est communément livrée à propos du récent passé de l'URSS/Russie et des conflits dans les Balkans. Comme le dit cette expression qu’Emmanuel Carrère n’aime pas trop, mais cite pourtant à plusieurs reprises dans ce livre : « C’est plus compliqué que ça. »
Bonjour
Une petite question technique
Pour prendre un avion Paris-Moscou PUIS Pekin-Paris (entre temps, je fais tout en train), est-il possible de :
-prendre un AR Paris Moscou sans utiliser le retour (car c'est moins cher que de prendre un aller simple...) -prendre un aller simple Pekin-Paris
Ne risque-t-on pas de problème à la douane russe ? Ne risque-t-on pas de ne pas pouvoir réserver si on prend un avion PEK-PAR qui correspond au même jour que MOS-PAR ?
-prendre un AR Paris Moscou sans utiliser le retour (car c'est moins cher que de prendre un aller simple...) -prendre un aller simple Pekin-Paris
Ne risque-t-on pas de problème à la douane russe ? Ne risque-t-on pas de ne pas pouvoir réserver si on prend un avion PEK-PAR qui correspond au même jour que MOS-PAR ?
bonjour à tous
je pars cet été avec 3 amis en ouzbékistan
j'ai cru comprendre que tous les membres du forum n'avaient pas tous le meme avis sur la question "faut il y aller" vu le contexte actuel
personnellement je ne me suis pas encore décidée, et vos avis m'intéressent
indépendamment de ça nous voulions pour nous y rendre prendre l'avion paris moscou, puis le train moscou tachkent
est ce que quelqu'un l'a déjà pris ? une personne qui connait bien la région m'a dit que ça craignait et que les voyageurs occidentaux pouvaient se faire agresser, qu'en pensez vous ?
d'autre part : nous voulions ensuite aller au kirghizstan, mais comm les élections sont le 10 juillet on hésitait (à l'époque il ne s'était encore rien passé en ouz !!)
du coup nous voulions changer notre fusil dépaule et faire ouz et tadjikistan
mais le hic c'est que je ne trouve aucune info sur le forum sur ce pays
c'est vraiment si peu touristique que ça ? est ce que c'est parce que ça craint aussi, est ce que c'est trop compliqué au niveau des paperasses et des flics locaux ?
bref, pourquoi personne n'y va ?
merci par avance de vos réponses et bon vent à tous
je pars cet été avec 3 amis en ouzbékistan
j'ai cru comprendre que tous les membres du forum n'avaient pas tous le meme avis sur la question "faut il y aller" vu le contexte actuel
personnellement je ne me suis pas encore décidée, et vos avis m'intéressent
indépendamment de ça nous voulions pour nous y rendre prendre l'avion paris moscou, puis le train moscou tachkent
est ce que quelqu'un l'a déjà pris ? une personne qui connait bien la région m'a dit que ça craignait et que les voyageurs occidentaux pouvaient se faire agresser, qu'en pensez vous ?
d'autre part : nous voulions ensuite aller au kirghizstan, mais comm les élections sont le 10 juillet on hésitait (à l'époque il ne s'était encore rien passé en ouz !!)
du coup nous voulions changer notre fusil dépaule et faire ouz et tadjikistan
mais le hic c'est que je ne trouve aucune info sur le forum sur ce pays
c'est vraiment si peu touristique que ça ? est ce que c'est parce que ça craint aussi, est ce que c'est trop compliqué au niveau des paperasses et des flics locaux ?
bref, pourquoi personne n'y va ?
merci par avance de vos réponses et bon vent à tous
je prépare un voyage vers Vladivostok en moto (BMW GS1200 Adventure) en traversant la Russie, Le Kazakhstan, la Mongolie et la Chine pour revenir en Russie (Vladivostok) ...
mon périple terminé, ma femme vient de retrouver en train (trans-sibérien) et je reviens avec elle ...( a moins qu'elle ne vienne en avion et retour en train )
quelqu'un aurait-il déjà fait ce genre de voyage ?
Hello 😏
Four trips to Russia in our little camper van have allowed us to meet ordinary Russians, those who live far from the Westernized elites of the country's major western cities.
Even with our few words of Russian, we clearly understood what we were so often told: Russia is not just Moscow or St. Petersburg.
This post doesn’t claim to address the sociological realities of this magnificent country. More modestly, it aims to take you on a visual journey to discover the three fundamentals that shape Russian identity: rural life, religion, and patriotism.
VoyageForum allows 20 photos per post, so we’ll stick to this selection. They were taken during our fourth road trip, in April and May 2019.
RURAL LIFE
For this dive into rural Russia, we deliberately left the paved roads to take small dirt tracks and country lanes.
We traveled through the oblasts of Ulyanovsk (Ульяновск), Nizhny Novgorod (Нижний Новгород), and the Republic of Mordovia (Республика Мордовия).
1. We leave the main road to enter the first villages. Very quickly, we find these splendid homes that make up the historical heritage of rural Russia.

2. A little further on, we enter a village where time seems to have stood still. A single street, izbas on either side, small plots of land behind, a few wells for water...

3. Shopping in rural Russia isn’t like GUM! Here, no luxury boutiques—vendors set up right by the roadside!

4. In another village, with a few words of Russian, I ask the owner of this house why he’s bringing in firewood in spring. From what I understood, you shouldn’t wait for autumn when everyone needs it and prices go up.

5. In the Nizhny Novgorod Oblast, we stop near a small church that the parishioners show us around. To thank them, Sylvie buys them fruit juice and delicious honey cakes. Generously, the priest gives us permission to sleep in the parking lot!

6. The next day, wandering rural roads, we admire this house for a long time, with its traditional wooden figurines behind the windows.

7. We hit the road again toward a small town where, of course, they sell local fish. We know Russians are the biggest consumers of freshwater fish in the world. And here, we’re in the central Volga basin with its dozens of tributaries!

RELIGION
A few years ago, we visited the Makaryevo Monastery. That’s where we learned about the Saint Seraphimo convent for nuns. It was hard to find, on the border of the Republic of Mordovia and the Nizhny Novgorod Oblast.
We discovered a place of pilgrimage, a space for religious expression, authentic, popular, and very Russian—where nuns, believers, and (most importantly) no tourists mix! Just 500 km from Moscow and the Golden Ring, the monastery mainly welcomes groups and families staying in the huge pilgrim house.
We’d only planned a quick visit but ended up staying two full days! Thanks to the staff for letting us park and sleep in the pilgrims’ parking lot.
8. The site is much larger than we imagined. Over several hectares, religious buildings, the nuns’ living quarters, visitor accommodations, and schools all coexist...

9. For two days, we mixed with kind religious figures and pilgrims—welcoming even to non-Orthodox folks like us!

10. But what really stood out was the presence of groups of young people. We were also struck by how young the religious figures we met were.

11. The next morning, having slept in the pilgrims’ parking lot, we were the first visitors. It was a special moment to walk the grounds alone.

12. That morning was marked by an unlikely event. Sylvie chats with a nun who speaks English. Perhaps touched that we’d driven from France, she offers Sylvie a private tour. She asks two parishioners to dress her and grants her the privilege of seeing the sacred places closed to the public. Me? I got nothing—I was left outside!

13. I take the chance to observe pilgrims in prayer. I meet a small group of believers gathered around a portrait of Nicholas II, praying for him.

14. In the evening, after dinner, we attend the last service of the day. Until the site closes, we mingle with the *babushkas* buying icons, sacred images, and religious objects blessed by the priest—for just a few rubles.

PATRIOTISM
May 9, 1945, is the day Germany signed its surrender in Berlin. In Russia, it’s celebrated as День Победы—Victory Day. As we know, the Soviet Union paid the heaviest price: nearly 22 million dead. Not a single Russian family was spared.
We wanted to share this special moment, but far from the official ceremonies of the military parade on Red Square. We chose a provincial city, 180 km east of Moscow.
15. By 10 a.m., the crowd starts gathering downtown. Right away, what stands out is the family makeup of the procession.

16. We walk among the families, like this mom adjusting her daughter’s cap. The atmosphere is a mix of solemnity and reflection, punctuated by the joyful laughter of children.

17. This mother and daughter pose behind a portrait of their grandfather.

18. I spend a long time watching how patient and helpful the soldiers are. They lift kids onto the vehicles, make sure they don’t slip, then hand them back to their parents.

19. Around noon, we’re introduced to a tradition we didn’t know about. On May 9, in some cities, neighborhood committees made up of volunteers offer meals and drinks to participants. So we have lunch with families—parents, kids, and grandparents—all surprised we came from France.

20. By afternoon, the crowd has grown dense, with a procession stretching over 2 km! We stay until the end of the day, impressed by this authentic, popular demonstration of Russians’ attachment to the Motherland.

That’s all 😏
The full story is online here: ETERNAL RUSSIA.
Those who want to discover the world through the eyes of a plumber’s little van can check out Trafic Life.
Best regards,
Sylvie & Bernard
Four trips to Russia in our little camper van have allowed us to meet ordinary Russians, those who live far from the Westernized elites of the country's major western cities.
Even with our few words of Russian, we clearly understood what we were so often told: Russia is not just Moscow or St. Petersburg.
This post doesn’t claim to address the sociological realities of this magnificent country. More modestly, it aims to take you on a visual journey to discover the three fundamentals that shape Russian identity: rural life, religion, and patriotism.
VoyageForum allows 20 photos per post, so we’ll stick to this selection. They were taken during our fourth road trip, in April and May 2019.
RURAL LIFE
For this dive into rural Russia, we deliberately left the paved roads to take small dirt tracks and country lanes.
We traveled through the oblasts of Ulyanovsk (Ульяновск), Nizhny Novgorod (Нижний Новгород), and the Republic of Mordovia (Республика Мордовия).
1. We leave the main road to enter the first villages. Very quickly, we find these splendid homes that make up the historical heritage of rural Russia.

2. A little further on, we enter a village where time seems to have stood still. A single street, izbas on either side, small plots of land behind, a few wells for water...

3. Shopping in rural Russia isn’t like GUM! Here, no luxury boutiques—vendors set up right by the roadside!

4. In another village, with a few words of Russian, I ask the owner of this house why he’s bringing in firewood in spring. From what I understood, you shouldn’t wait for autumn when everyone needs it and prices go up.

5. In the Nizhny Novgorod Oblast, we stop near a small church that the parishioners show us around. To thank them, Sylvie buys them fruit juice and delicious honey cakes. Generously, the priest gives us permission to sleep in the parking lot!

6. The next day, wandering rural roads, we admire this house for a long time, with its traditional wooden figurines behind the windows.

7. We hit the road again toward a small town where, of course, they sell local fish. We know Russians are the biggest consumers of freshwater fish in the world. And here, we’re in the central Volga basin with its dozens of tributaries!

RELIGION
A few years ago, we visited the Makaryevo Monastery. That’s where we learned about the Saint Seraphimo convent for nuns. It was hard to find, on the border of the Republic of Mordovia and the Nizhny Novgorod Oblast.
We discovered a place of pilgrimage, a space for religious expression, authentic, popular, and very Russian—where nuns, believers, and (most importantly) no tourists mix! Just 500 km from Moscow and the Golden Ring, the monastery mainly welcomes groups and families staying in the huge pilgrim house.
We’d only planned a quick visit but ended up staying two full days! Thanks to the staff for letting us park and sleep in the pilgrims’ parking lot.
8. The site is much larger than we imagined. Over several hectares, religious buildings, the nuns’ living quarters, visitor accommodations, and schools all coexist...

9. For two days, we mixed with kind religious figures and pilgrims—welcoming even to non-Orthodox folks like us!

10. But what really stood out was the presence of groups of young people. We were also struck by how young the religious figures we met were.

11. The next morning, having slept in the pilgrims’ parking lot, we were the first visitors. It was a special moment to walk the grounds alone.

12. That morning was marked by an unlikely event. Sylvie chats with a nun who speaks English. Perhaps touched that we’d driven from France, she offers Sylvie a private tour. She asks two parishioners to dress her and grants her the privilege of seeing the sacred places closed to the public. Me? I got nothing—I was left outside!

13. I take the chance to observe pilgrims in prayer. I meet a small group of believers gathered around a portrait of Nicholas II, praying for him.

14. In the evening, after dinner, we attend the last service of the day. Until the site closes, we mingle with the *babushkas* buying icons, sacred images, and religious objects blessed by the priest—for just a few rubles.

PATRIOTISM
May 9, 1945, is the day Germany signed its surrender in Berlin. In Russia, it’s celebrated as День Победы—Victory Day. As we know, the Soviet Union paid the heaviest price: nearly 22 million dead. Not a single Russian family was spared.
We wanted to share this special moment, but far from the official ceremonies of the military parade on Red Square. We chose a provincial city, 180 km east of Moscow.
15. By 10 a.m., the crowd starts gathering downtown. Right away, what stands out is the family makeup of the procession.

16. We walk among the families, like this mom adjusting her daughter’s cap. The atmosphere is a mix of solemnity and reflection, punctuated by the joyful laughter of children.

17. This mother and daughter pose behind a portrait of their grandfather.

18. I spend a long time watching how patient and helpful the soldiers are. They lift kids onto the vehicles, make sure they don’t slip, then hand them back to their parents.

19. Around noon, we’re introduced to a tradition we didn’t know about. On May 9, in some cities, neighborhood committees made up of volunteers offer meals and drinks to participants. So we have lunch with families—parents, kids, and grandparents—all surprised we came from France.

20. By afternoon, the crowd has grown dense, with a procession stretching over 2 km! We stay until the end of the day, impressed by this authentic, popular demonstration of Russians’ attachment to the Motherland.

That’s all 😏
The full story is online here: ETERNAL RUSSIA.
Those who want to discover the world through the eyes of a plumber’s little van can check out Trafic Life.
Best regards,
Sylvie & Bernard
Bonjour,
je suis inquiète pour 2 raisons.
1) nous partons de Lyon pour Dubai avec AEROFLOT avec une escale à Moscou. L'escale est de seulement 1 heure. En réalité elle est de 40 minutes puisque les portes du 2e avion ferment 20 minutes avant le décollage et nous devons transiter du terminal D au terminal E....
Je viens de prendre attache avec Lastminute qui nous a vendu le séjour, ils disent que si le vol Lyon Moscou à du retard, Aeroflot nous acheminera à Dubai par un autre vol mais si nous ratons l'avion par 'notre faute' (car apparement 40 minutes c'est suffisant) et bien nous perdons tous les billets (même retour) et nous devrons tout racheter.
Et hier je tombe sur ce témoignage d'une famille que je copie ci-dessous:
"Bonjour, jeudi 21/12 nous avons manqué la correspondance pour le 2eme vol à cause d’un retard de 25mn du 1er vol et la compagnie Aeroflot a refusé de nous placer sur un vol suivant et nous a indiqué que les vols retours étaient perdus aussi. Le billet acheté comprenait bien l’ensemble du voyage, la compagnie nous a argumenté que nous avions le temps de faire le transit entre les deux aéroports (Cheremetièvo 1 et 2) et que nous étions seuls responsables du retard de présentation à l’embarquement. Malgré les 25mn de retard à l’atterrissage, un débarquement très long (avec plusieurs bus), nous nous sommes présentés 18 mn avant le décollage, l’embarquement était terminé depuis 2 mn et on nous a refusé l’accès à l’avion. Bloqués à Moscou à 21H30 nous avons été contraint d��acheter un autre vol pour arriver à Barnaul par nos propres moyens. Le départ étant le lendemain matin à 10h30 nous avons du passer la nuit à l’aéroport avec nos deux jeunes enfants. A ce jour nous avons perdu le prix des billets, 2200 euro nous avons du payer un aller simple à 661 euro pour finir l’aller et on nous demande de racheter des billets de retour." Rio
Donc je voudrais savoir si des personnes ont déjà fait ce trajet terminal D à terminal E en moins d'une heure??? en journée car il sera 17H avec l'affluence des autres vols j'imagine.
Ma question 2 porte sur le nom de ma fille inscrit sur le billet électronique. Sur son passeport elle a le nom de son papa uniquement mais par habitude quand on voyage j'accole toujours le nom du papa + le mien (nous sommes divorcés) + son prénom car souvent cela facilite bien les contrôles quand je voyage sans le papa (mais toujours avec le livret de famille) et cela n'a jamais posé de problème. Lastminute me fait savoir que je vais devoir racheter un racheter un billet pour ma fille avec simplement le nom du papa car ils pensent qu'avec les 2 noms ça ne passera pas car ce n'est pas son 'vrai' nom. En effet, avec le système informatique les 2 noms sont collés et forme un nom sans espace ou trait d'union et que cette compagnie est très stricte. J'ai téléphoné à Aeroflot qui me CONFIRME que si le nom n'est pas exactement le même que sur le passeport elle ne pourra pas embarquer, que la modification n'est pas possible et qu'il faut racheter un billet !!!!!!!
Donc voilà mes vacances s'annoncent-elles mal? J'ai mis toutes mes petites économies pour offrir un voyage à ma fille de 15 ans :( je suis dégoutée d'avance.
Merci d'avance aux personnes qui auront la gentillesse de me répondre.
1) nous partons de Lyon pour Dubai avec AEROFLOT avec une escale à Moscou. L'escale est de seulement 1 heure. En réalité elle est de 40 minutes puisque les portes du 2e avion ferment 20 minutes avant le décollage et nous devons transiter du terminal D au terminal E....
Je viens de prendre attache avec Lastminute qui nous a vendu le séjour, ils disent que si le vol Lyon Moscou à du retard, Aeroflot nous acheminera à Dubai par un autre vol mais si nous ratons l'avion par 'notre faute' (car apparement 40 minutes c'est suffisant) et bien nous perdons tous les billets (même retour) et nous devrons tout racheter.
Et hier je tombe sur ce témoignage d'une famille que je copie ci-dessous:
"Bonjour, jeudi 21/12 nous avons manqué la correspondance pour le 2eme vol à cause d’un retard de 25mn du 1er vol et la compagnie Aeroflot a refusé de nous placer sur un vol suivant et nous a indiqué que les vols retours étaient perdus aussi. Le billet acheté comprenait bien l’ensemble du voyage, la compagnie nous a argumenté que nous avions le temps de faire le transit entre les deux aéroports (Cheremetièvo 1 et 2) et que nous étions seuls responsables du retard de présentation à l’embarquement. Malgré les 25mn de retard à l’atterrissage, un débarquement très long (avec plusieurs bus), nous nous sommes présentés 18 mn avant le décollage, l’embarquement était terminé depuis 2 mn et on nous a refusé l’accès à l’avion. Bloqués à Moscou à 21H30 nous avons été contraint d��acheter un autre vol pour arriver à Barnaul par nos propres moyens. Le départ étant le lendemain matin à 10h30 nous avons du passer la nuit à l’aéroport avec nos deux jeunes enfants. A ce jour nous avons perdu le prix des billets, 2200 euro nous avons du payer un aller simple à 661 euro pour finir l’aller et on nous demande de racheter des billets de retour." Rio
Donc je voudrais savoir si des personnes ont déjà fait ce trajet terminal D à terminal E en moins d'une heure??? en journée car il sera 17H avec l'affluence des autres vols j'imagine.
Ma question 2 porte sur le nom de ma fille inscrit sur le billet électronique. Sur son passeport elle a le nom de son papa uniquement mais par habitude quand on voyage j'accole toujours le nom du papa + le mien (nous sommes divorcés) + son prénom car souvent cela facilite bien les contrôles quand je voyage sans le papa (mais toujours avec le livret de famille) et cela n'a jamais posé de problème. Lastminute me fait savoir que je vais devoir racheter un racheter un billet pour ma fille avec simplement le nom du papa car ils pensent qu'avec les 2 noms ça ne passera pas car ce n'est pas son 'vrai' nom. En effet, avec le système informatique les 2 noms sont collés et forme un nom sans espace ou trait d'union et que cette compagnie est très stricte. J'ai téléphoné à Aeroflot qui me CONFIRME que si le nom n'est pas exactement le même que sur le passeport elle ne pourra pas embarquer, que la modification n'est pas possible et qu'il faut racheter un billet !!!!!!!
Donc voilà mes vacances s'annoncent-elles mal? J'ai mis toutes mes petites économies pour offrir un voyage à ma fille de 15 ans :( je suis dégoutée d'avance.
Merci d'avance aux personnes qui auront la gentillesse de me répondre.
J’écris ce carnet pour les quelques rares amateurs de voyages historico-militaires. En effet Je n’ai trouvé aucune information sur la visite du champ de bataille de Koursk sur le Net, à part des programmes de voyage extrêmement coûteux d’Agences Anglo-saxonnes. Si ces amateurs souhaitent entreprendre un voyage à Koursk, j’espère leur apporter une base de départ pour leurs projets.
Pour les autres qui voudront bien me lire, ils auront la possibilité d’avoir quelques impressions sur la Russie profonde et sur les pensées des quelques Russes rencontrés lors de ce voyage, en particulier sur le traumatisme encore présent provoqué par la 2ème guerre mondiale, et le patriotisme des Russes. Il est assez paradoxal que le pays le plus étendu de la Terre, ne soit visité en général que pour sa capitale actuelle et son ancienne. A l’heure où l’on se plaint de la surpopulation touristique, la Russie offre un terrain de jeu infini.
Qu’aller visiter, comment et que reste t’il des batailles? Les batailles sont essentiellement des batailles de chars qui sur la durée ne laissent aucune empreinte sur le sol. S’ils ont pu être détruits au combat, tout aura été nettoyé ; s’ils ont occasionné des destructions, dans la région de Koursk tout aura été reconstruit, comme à Stalingrad. Il reste bien les ouvrages défensifs anti-char sur un territoire extrêmement étendu. Il faudrait sans doute en contempler l’étendue en avion, mais l’intérêt en est bien réduit. Alors il fallait bien s’y résoudre, il reste la visite des lieux de mémoire, et surtout rencontrer des Russes : Des guides, et des anciens combattants, ces silhouettes vacillantes en uniformes constellés de décorations.
1er Jour : Paris - Zurich – Moscou Pour 159 Euros AR, sans bagages en soute, j’embarque sur SWISS. Arrivé en soirée à Domodiedovo, le temps est maussade, les Russes pas souriants et affairés comme à l’habitude. Bon, je ne m’attendais pas à être accueilli avec un collier de fleurs. Je sais pourquoi je fais la gueule, c’est parce que j’ai peur de prendre le train et de me tromper.
J’étais venu la dernière fois pour le 9 Mai 2015 pour le défilé de la Victoire. Je n’avais pas supporté l’affront que notre Président d’alors avait fait à la mémoire de 25 millions de Soviétiques en refusant de venir aux commémorations. Toute ma jeunesse j’avais été éduqué dans l’idée que les Américains avaient gagné la Guerre, et que l’URSS était le diable. Ce n’est que récemment que j’ai réalisé que l’Union Soviétique avait porté l’essentiel de l’effort de guerre au prix d’un sacrifice monstrueux et avait finalement vaincu l’ordre nazi.
Trois ans après, je suis immédiatement frappé par rapport à 2015, par la taille du dispositif de sécurité : Il y a peut être deux fois plus de policiers ou de vigiles ; ici et plus tard dans la ville, au métro et dans les gares l’usage des scanners à bagages est généralisé. Le pays a pris la mesure de la menace terroriste après les attentats du métro, de l’aéroport Domodiédovo, de la gare de Volvograd , du Moscou – St Petersbourg et du métro de Moscou. L’Aéroexpress pour Paveletskaïa est tout beau, tout neuf. Les vieux wagons sans âge ont été remisés. Les messages à bord et toute la signalisation avant d’aborder le train sont en russe et en anglais. La Russie entre dans la modernité. A Paveletskaïa, je prends le Métro et je suis balayé comme un fétu de paille parmi cette multitude de voyageurs. Il y en aurait deux fois plus qu’il y a 3 ans ? J’étais devenu un expert en Métro moscovite, mais ce soir là j’ai perdu ma science, j’arrive quand même à Kourskaïa pour prendre le train de Koursk. J’arrive à mon compartiment, il ne fallait pas s’en faire autant, on y arrive malgré tout. La « Provonidtsa » du wagon a l’air moyennement renfrogné, il y a eu pire.
Auparavant j’avais pris mon billet douillettement de chez moi devant mon ordinateur ; plus besoin d’essayer de se faire comprendre par les caissières à la gare. (Je n’ai pas encore tapé sur le site des chemins de fer russes le mot magique « Vladivostok » pour faire un essai et rêver). Comme la vie peut être facile parfois : Réserver un Transibérien depuis ma cambrousse : la magie à portée de tous !
Question Kupé ou Pladzkart ? (2ème classe ou 3ème classe)
Les guides papiers et peut être les forums s’accordent pour affirmer que le Pladzkart (3éme classe, avec compartiment ouvert, c’est à dire que vous pouvez entendre les ronflement des 35 autres passagers) sont le moyen idéal pour rencontrer les Russes en voyage. En fait je n’ai eu que 2 expériences positives en Pladzkart; l’une en rencontrant des anciens élèves d’un institut de Petrozavodzk ; j’ai partagé avec eux la joie de la retrouvaille, mais j’ai eu besoin d’aide le lendemain pour repérer ma gare de destination, tant la vodka avait coulé. Une autre fois je vois un fils installer son vieux père en uniforme et cliquetis de médailles ; le fils dit à son père d’être sage, il fait ses dernières recommandations et s’éclipse. Le père repère un compère, ils sortent chacun une petite bouteille de vodka et des petites victuailles et engagent un dialogue à la russe dans la nuit. Tout se termine par un concert de ronflement titanesque des deux compères. Durant mes autres voyages, on se regardait en chien de faïence entre passagers et aucun dialogue n’a jamais été engagé. Enfin si vous avez le malheur de tomber sur les couchettes du couloir, trop courtes, vous sentirez vos courbatures toute la journée.
Par contre en Kupé, je me souviens d���un voyage Riga-SPB avec un polisseur d’ambre de la Baltique qui se rendait à Sarkoié Sélo pour travailler au cabinet d’ambre ; et d’un voyage Moscou – SPB aves deux Russes, très classe et d’un Japonais bout entrain (Ca existe !). Je préfère nettement le Kupé pour son confort aussi.
Et là maintenant je me retrouve une jeune Demoiselle de Voronej dans le compartiment Kupé et nous sommes seuls.
Pour les autres qui voudront bien me lire, ils auront la possibilité d’avoir quelques impressions sur la Russie profonde et sur les pensées des quelques Russes rencontrés lors de ce voyage, en particulier sur le traumatisme encore présent provoqué par la 2ème guerre mondiale, et le patriotisme des Russes. Il est assez paradoxal que le pays le plus étendu de la Terre, ne soit visité en général que pour sa capitale actuelle et son ancienne. A l’heure où l’on se plaint de la surpopulation touristique, la Russie offre un terrain de jeu infini.
Qu’aller visiter, comment et que reste t’il des batailles? Les batailles sont essentiellement des batailles de chars qui sur la durée ne laissent aucune empreinte sur le sol. S’ils ont pu être détruits au combat, tout aura été nettoyé ; s’ils ont occasionné des destructions, dans la région de Koursk tout aura été reconstruit, comme à Stalingrad. Il reste bien les ouvrages défensifs anti-char sur un territoire extrêmement étendu. Il faudrait sans doute en contempler l’étendue en avion, mais l’intérêt en est bien réduit. Alors il fallait bien s’y résoudre, il reste la visite des lieux de mémoire, et surtout rencontrer des Russes : Des guides, et des anciens combattants, ces silhouettes vacillantes en uniformes constellés de décorations.
1er Jour : Paris - Zurich – Moscou Pour 159 Euros AR, sans bagages en soute, j’embarque sur SWISS. Arrivé en soirée à Domodiedovo, le temps est maussade, les Russes pas souriants et affairés comme à l’habitude. Bon, je ne m’attendais pas à être accueilli avec un collier de fleurs. Je sais pourquoi je fais la gueule, c’est parce que j’ai peur de prendre le train et de me tromper.
J’étais venu la dernière fois pour le 9 Mai 2015 pour le défilé de la Victoire. Je n’avais pas supporté l’affront que notre Président d’alors avait fait à la mémoire de 25 millions de Soviétiques en refusant de venir aux commémorations. Toute ma jeunesse j’avais été éduqué dans l’idée que les Américains avaient gagné la Guerre, et que l’URSS était le diable. Ce n’est que récemment que j’ai réalisé que l’Union Soviétique avait porté l’essentiel de l’effort de guerre au prix d’un sacrifice monstrueux et avait finalement vaincu l’ordre nazi.
Trois ans après, je suis immédiatement frappé par rapport à 2015, par la taille du dispositif de sécurité : Il y a peut être deux fois plus de policiers ou de vigiles ; ici et plus tard dans la ville, au métro et dans les gares l’usage des scanners à bagages est généralisé. Le pays a pris la mesure de la menace terroriste après les attentats du métro, de l’aéroport Domodiédovo, de la gare de Volvograd , du Moscou – St Petersbourg et du métro de Moscou. L’Aéroexpress pour Paveletskaïa est tout beau, tout neuf. Les vieux wagons sans âge ont été remisés. Les messages à bord et toute la signalisation avant d’aborder le train sont en russe et en anglais. La Russie entre dans la modernité. A Paveletskaïa, je prends le Métro et je suis balayé comme un fétu de paille parmi cette multitude de voyageurs. Il y en aurait deux fois plus qu’il y a 3 ans ? J’étais devenu un expert en Métro moscovite, mais ce soir là j’ai perdu ma science, j’arrive quand même à Kourskaïa pour prendre le train de Koursk. J’arrive à mon compartiment, il ne fallait pas s’en faire autant, on y arrive malgré tout. La « Provonidtsa » du wagon a l’air moyennement renfrogné, il y a eu pire.
Auparavant j’avais pris mon billet douillettement de chez moi devant mon ordinateur ; plus besoin d’essayer de se faire comprendre par les caissières à la gare. (Je n’ai pas encore tapé sur le site des chemins de fer russes le mot magique « Vladivostok » pour faire un essai et rêver). Comme la vie peut être facile parfois : Réserver un Transibérien depuis ma cambrousse : la magie à portée de tous !
Question Kupé ou Pladzkart ? (2ème classe ou 3ème classe)
Les guides papiers et peut être les forums s’accordent pour affirmer que le Pladzkart (3éme classe, avec compartiment ouvert, c’est à dire que vous pouvez entendre les ronflement des 35 autres passagers) sont le moyen idéal pour rencontrer les Russes en voyage. En fait je n’ai eu que 2 expériences positives en Pladzkart; l’une en rencontrant des anciens élèves d’un institut de Petrozavodzk ; j’ai partagé avec eux la joie de la retrouvaille, mais j’ai eu besoin d’aide le lendemain pour repérer ma gare de destination, tant la vodka avait coulé. Une autre fois je vois un fils installer son vieux père en uniforme et cliquetis de médailles ; le fils dit à son père d’être sage, il fait ses dernières recommandations et s’éclipse. Le père repère un compère, ils sortent chacun une petite bouteille de vodka et des petites victuailles et engagent un dialogue à la russe dans la nuit. Tout se termine par un concert de ronflement titanesque des deux compères. Durant mes autres voyages, on se regardait en chien de faïence entre passagers et aucun dialogue n’a jamais été engagé. Enfin si vous avez le malheur de tomber sur les couchettes du couloir, trop courtes, vous sentirez vos courbatures toute la journée.
Par contre en Kupé, je me souviens d���un voyage Riga-SPB avec un polisseur d’ambre de la Baltique qui se rendait à Sarkoié Sélo pour travailler au cabinet d’ambre ; et d’un voyage Moscou – SPB aves deux Russes, très classe et d’un Japonais bout entrain (Ca existe !). Je préfère nettement le Kupé pour son confort aussi.
Et là maintenant je me retrouve une jeune Demoiselle de Voronej dans le compartiment Kupé et nous sommes seuls.
Hello,
Nous voici revenu d'un magnifique voyage qui nous a fait découvrir une toute petite partie de la Russie. Le plus difficile fut de faire une sélection, j'aurais aimé aller faire un petit tour au parc national Yugyd Va et au lac Baïkal. Mais ça devenait vraiment compliqué à intégrer surtout au niveau timing.
Nous sommes partis en famille du 8 au 30 août 2018 : mon conjoint, moi, mes ados (17 et 15 ans) et une amie qui s'est jointe à nous pour les 2 1eres semaines.
Le voyage a été subdivisé en 4 parties. Pour chacune des parties nous avons opté pour le mode de découverte qui nous convenait le mieux, sachant qu'on préfère voyager en autonomie : 1/ 5 jours à St-Petersbourg : découverte à pied, logement en Airbnb 2/ 10 jours en Carélie en mini-van avec un guide (organisé via une agence) : ses lacs, ses forêts, ses églises en bois, les îles Solevtski.... 3/ 3 jours à Moscou : découverte à pied et en métro, logement en Airbnb 4/ 5 jours dans l'Anneau d'Or en voiture de location et logements réservés via Book*.com
Lien vers l'itinéraire <>
Lien vers les infos pratiques : louer une voiture ? la Russie sans parler russe ?<>
Cela a donné un voyage très diversifié où, à part quelques lieux à St-Petersbourg et Moscou avec leur horde de groupes et de cars, on a voyagé tranquille loin de la pression touristique.
Nos coups de coeur de ce voyage Vu la diversité de ce qu'on a eu la chance de découvrir, difficile de faire la sélection. Comment comparer la magnificence des salles du palais de l'Hermitage avec une petite église en bois perdue au milieu de la forêt dont on a eu la chance d'entendre le carillon. On a tout de même essayé de se plier à l'exercice, en listant ce que nous n'aurions voulu rater pour rien au monde durant ce voyage.
1. Les 2 jours en kayak et la nuit en camping au bord du lac Ladoga. Après 5 jours trépidants à St-Petersbourg, se retrouver seuls au bord d'un lac immense à se promener au bord de l'eau et profiter du spectacle de la nature
2. Le "International Military Tattoo" sur la Place Rouge à Moscou et l'occasion d'admirer St-Basile se parant de toutes les couleurs
3. Les îles Solovetski, dans la Mer Blanche et son monstère, mais aussi les petites îles aux alentours
4. Souzdal, un petit écrin de tranquillité à 3h de Moscou. Une petite ville endormie au bord d'une rivière avec une miriade d'églises et de monastères. L'occasion d'une belle journée de randonnée pour les découvrir et d'une promenade en barque pour découvrir la ville depuis l'eau.
5. La découverte des petites églises en bois sur les îles autour de l'île-musée Kizhi, sur le lac Onega. C'est le propriétaire de notre cottage qui nous a guidé pour ce tour de quelques heures dans son petit bateau. L'occasion aussi de s'adonner à la cueillette des champignons qu'on nous cuisinera le lendemain.
6. Le spectacle du soleil et des nuages se reflétant dans les lacs de Carélie
7. et bien sûr, la magnificence et les dorures dans les lieux de cultes et les palais

J'espère que ce carnet vous donnera envie d'aller découvrir cette partie de la Russie et d'aller au-delà de Moscou et St-Petersbourg.
A bientôt pour la suite, Pascale
Nous voici revenu d'un magnifique voyage qui nous a fait découvrir une toute petite partie de la Russie. Le plus difficile fut de faire une sélection, j'aurais aimé aller faire un petit tour au parc national Yugyd Va et au lac Baïkal. Mais ça devenait vraiment compliqué à intégrer surtout au niveau timing.
Nous sommes partis en famille du 8 au 30 août 2018 : mon conjoint, moi, mes ados (17 et 15 ans) et une amie qui s'est jointe à nous pour les 2 1eres semaines.
Le voyage a été subdivisé en 4 parties. Pour chacune des parties nous avons opté pour le mode de découverte qui nous convenait le mieux, sachant qu'on préfère voyager en autonomie : 1/ 5 jours à St-Petersbourg : découverte à pied, logement en Airbnb 2/ 10 jours en Carélie en mini-van avec un guide (organisé via une agence) : ses lacs, ses forêts, ses églises en bois, les îles Solevtski.... 3/ 3 jours à Moscou : découverte à pied et en métro, logement en Airbnb 4/ 5 jours dans l'Anneau d'Or en voiture de location et logements réservés via Book*.com
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Cela a donné un voyage très diversifié où, à part quelques lieux à St-Petersbourg et Moscou avec leur horde de groupes et de cars, on a voyagé tranquille loin de la pression touristique.

Nos coups de coeur de ce voyage Vu la diversité de ce qu'on a eu la chance de découvrir, difficile de faire la sélection. Comment comparer la magnificence des salles du palais de l'Hermitage avec une petite église en bois perdue au milieu de la forêt dont on a eu la chance d'entendre le carillon. On a tout de même essayé de se plier à l'exercice, en listant ce que nous n'aurions voulu rater pour rien au monde durant ce voyage.
1. Les 2 jours en kayak et la nuit en camping au bord du lac Ladoga. Après 5 jours trépidants à St-Petersbourg, se retrouver seuls au bord d'un lac immense à se promener au bord de l'eau et profiter du spectacle de la nature

2. Le "International Military Tattoo" sur la Place Rouge à Moscou et l'occasion d'admirer St-Basile se parant de toutes les couleurs

3. Les îles Solovetski, dans la Mer Blanche et son monstère, mais aussi les petites îles aux alentours

4. Souzdal, un petit écrin de tranquillité à 3h de Moscou. Une petite ville endormie au bord d'une rivière avec une miriade d'églises et de monastères. L'occasion d'une belle journée de randonnée pour les découvrir et d'une promenade en barque pour découvrir la ville depuis l'eau.

5. La découverte des petites églises en bois sur les îles autour de l'île-musée Kizhi, sur le lac Onega. C'est le propriétaire de notre cottage qui nous a guidé pour ce tour de quelques heures dans son petit bateau. L'occasion aussi de s'adonner à la cueillette des champignons qu'on nous cuisinera le lendemain.

6. Le spectacle du soleil et des nuages se reflétant dans les lacs de Carélie

7. et bien sûr, la magnificence et les dorures dans les lieux de cultes et les palais

J'espère que ce carnet vous donnera envie d'aller découvrir cette partie de la Russie et d'aller au-delà de Moscou et St-Petersbourg.
A bientôt pour la suite, Pascale
Bonjours tous le monde!
Voila mon "problème":
J'ai effectué une croisière en Russie cet été, et j'ai eu la chance de découvrir un pays magnifique, mon plus beau voyage assurément.
J'en ai profité pour faire connaissance avec plusieurs personnes, et j'ai sympathisé avec une russe de mon age (23 ans), qui a prit sur son temps libre pour me faire visiter certains endroits sympathique de la capital et d'autre villes, dont la magnifique Saint-Petersbourg.
Je me sens redevable envers elle, et j'aimerai pouvoir, à mon tour, lui faire visiter la plus belle ville du monde, Paris.
Je lui ai fais part de mon idée, inutile de dire qu'elle l'a rendu enthousiaste.
Seulement, là où ça pourrait coincer, j'imagine que c'est au niveau des formalités administrative. Elle me dit qu'elle s'occupe de tout, et que la seule chose que j'ai à faire est de lui envoyer une "lettre d'invitation".
Et c'est la raison pour laquelle je viens vers vous aujourd'hui, car je ne sais pas ce que dois contenir cette fameuse lettre. J'imagine que certains éléments doivent y figurer, mais je ne les connais pas. Est-ce que quelqu'un parmi vous a déjà vécu cette expérience? quelqu'un pourrait-il m'aider à m'indiquer ce que doit contenir cette lettre? J'ai fais pas mal de recherche sur internet, mais pour l'instant sans succès.
Merci d'avance!
Voila mon "problème":
J'ai effectué une croisière en Russie cet été, et j'ai eu la chance de découvrir un pays magnifique, mon plus beau voyage assurément.
J'en ai profité pour faire connaissance avec plusieurs personnes, et j'ai sympathisé avec une russe de mon age (23 ans), qui a prit sur son temps libre pour me faire visiter certains endroits sympathique de la capital et d'autre villes, dont la magnifique Saint-Petersbourg.
Je me sens redevable envers elle, et j'aimerai pouvoir, à mon tour, lui faire visiter la plus belle ville du monde, Paris.
Je lui ai fais part de mon idée, inutile de dire qu'elle l'a rendu enthousiaste.
Seulement, là où ça pourrait coincer, j'imagine que c'est au niveau des formalités administrative. Elle me dit qu'elle s'occupe de tout, et que la seule chose que j'ai à faire est de lui envoyer une "lettre d'invitation".
Et c'est la raison pour laquelle je viens vers vous aujourd'hui, car je ne sais pas ce que dois contenir cette fameuse lettre. J'imagine que certains éléments doivent y figurer, mais je ne les connais pas. Est-ce que quelqu'un parmi vous a déjà vécu cette expérience? quelqu'un pourrait-il m'aider à m'indiquer ce que doit contenir cette lettre? J'ai fais pas mal de recherche sur internet, mais pour l'instant sans succès.
Merci d'avance!
Bonjour,
j'ai vu hier soir un reportage de 2003 où le journaliste se fait alpaguer par la police (à Kotelnitch) dans la
petite gare locale, c'était encore interdit à ce moment-là de photographier ou filmer, les gares étant considérées comme des lieux "stratégiques".
Est-ce encore le cas en 2011 ?
Bonjour à tous!!!
Voilà je vais entreprendre un TDM avec mon amie, et nous envisageons de commencer notre périple avec le transibérien, avez vous des étapes à nous conseiller , en combien de temps, des hotels? Quel est le mois le plus favorable pour partir en fonction du climat? Je vous remercie d'avance.
Voilà je vais entreprendre un TDM avec mon amie, et nous envisageons de commencer notre périple avec le transibérien, avez vous des étapes à nous conseiller , en combien de temps, des hotels? Quel est le mois le plus favorable pour partir en fonction du climat? Je vous remercie d'avance.
23 juillet 2004 - Nous sommes au Spitzberg, par 78° Nord, archipel à la marge du monde, dernières îles avant le pôle, au Nord-Est du Groenland. Après un voyage d’approche en avion via la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.

Réveil un peu vaseux dans nos couchettes ce matin … Nous avons navigué toute la "nuit" (il n'y a pas de nuit ici en cette saison ...) au large de l’avant-terre du Prince Karl pour redescendre vers Longyearbyen. Sur le premier sommeil, de puissantes ondulations de houle ont quelque peu retourné nos estomacs mais une fois « allégés » de ce côté-là, on s’est rendormis. A présent, l’horizontalité est revenue, mais c’est un bruit familier qui nous réveille : de grands coups sourds dans la coque nous indiquent que nous venons d’entrer dans une zone de banquise dérivante.
Nous sommes à l’entrée de l’Isfjord dont les eaux sont envahies par de vastes plaques de banquise venues de Sibérie et qui ont contourné le Spitzberg par le Sud. C’est exceptionnel ici en juillet, mais finalement ça montre que le réchauffement de l’arctique a parfois des ratées …
Nous voici à la passerelle. Les deux hommes de quart sont concentrés sur leur travail. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la barre, et Sergeï est aux commandes moteur. Sergeï nous explique que ce que nous traversons laborieusement, c’est de la « vieille banquise », comme il dit … De grandes plaques (des « floes ») qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisées, ressoudées en hiver, re-cassées, basculées, prises dans des crêtes de compression, se sont montées les unes sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur importante. Georgy essaye de louvoyer entre les plaques pour limiter les chocs, mais lorsqu’un grand « floe » barre la route, il se brise sous la poussée des 2000 tonnes du bateau et bascule sous la coque. Parfois on voit sa tranche bleutée, épaisse de plus d’un mètre, passer sur le côté !
Au bout d’une demi-heure de cette progression lente, on entre dans le Grönfjord, quasiment libre de glaces. Le bateau glisse maintenant en silence sur cette eau calme, et nous voici devant la station russe de Barentsburg, une des trois communautés humaines permanentes du Spitzberg.
Barentsburg, ainsi nommée en souvenir du hollandais Willem Barents, découvreur du Spitzberg en 1596, est une station minière. Elle a été implantée en 1932 par la compagnie soviétique Arktikugol ("Charbon Arctique"). De nos jours, l'exploitation du charbon dans ces lieux est bien entendu une aberration économique, mais c'est pour des raisons stratégiques que les Russes maintiennent cette grosse base permanente au Spitzberg.
Que font donc les russes ici, sur ces terres extrêmes administrées par la Norvège mais dont le statut est international ?
Il faut remonter à la fin de la première guerre mondiale et au traité de Versailles (1919), pour comprendre les origines de cette cohabitation russo-norvégienne au Spitzberg. En 1919 la Russie des Soviets, trop occupée par sa jeune révolution, avait laissé le champ libre à la Norvège qui avait obtenu sans peine la souveraineté sur le "Svalbard" (comme elle l'appelle). Les Soviets n'avaient cependant pas tardé à réagir et à réaffirmer leur revendication sur ces terres polaires. Ils avaient invoqué bien sûr la proximité territoriale, mais aussi l'histoire, leur histoire où, dès le 17ème siècle, les "Pomores", un peuple de trappeurs de la région d'Arkhangelsk, venaient chercher ici des fourrures et de l'ivoire (de morses), pour le compte des monastères orthodoxes de la Grande Russie, sous l'impulsion du Tsar Pierre Le Grand.
C'était trop tard … et les absents ont toujours tort : juste après Versailles, le traité du Svalbard en 1920, avait "internationalisé" l'archipel, tout en le plaçant sous administration norvégienne. L'ensemble des 39 Etats signataires (dont la France … et la Russie) avait dû reconnaître ce statut, mais avait en contrepartie acquis le droit d'y établir des concessions minières ou scientifiques (à l'exclusion de toute activité militaire). C'est sur ce principe subsidiaire que dès 1926, l’URSS de Staline a implanté des bases minières au Spitzberg. A Pyramiden d'abord, au fond d'un fjord abrité situé au Nord-Ouest de Longyearbyen, puis à Barentsburg en 1932. La mine de Pyramiden a fermé en 2000, Barentsburg reste désormais l'unique base russe au Spitzberg, et tout laisse à penser que la Russie la maintiendra coûte que coûte.
Vue depuis le bateau, la station russe de Barentsburg est peu engageante ! La couleur noire du charbon domine un paysage dans lequel s'alignent à flanc de colline de sinistres bâtiments du plus pur style soviétique, de grandes barres de béton, et des installations industrielles et minières semblant dater d'un autre âge !

Pour ce qui nous concerne, ce passage à Barentsburg n’a rien à voir avec nos centres d’intérêt (écologie arctique, faune et flore) au Spitzberg. Mais le bateau bat pavillon russe, Youriy et son équipage sont russes, et c’est donc dans leur langue maternelle qu'ils entrent en contact radio avec les autorités locales pour demander l'autorisation de débarquer. Accord obtenu : nous serons attendus au débarcadère, nous dit-on … mais nous n’avons pas l’autorisation d’amener le navire à quai … Ce n’est pourtant pas la place qui manque : le grand quai minéralier est désert.
Qu’à cela ne tienne : nous mettons donc à l'eau le Zodiac pour parcourir les quelques centaines de mètres qui nous séparent du débarcadère. Un débarcadère encombré d'énormes morceaux d'icebergs (growlers) entre lesquels nous nous faufilons pour amarrer notre grand pneumatique au ponton.

Sur le quai, nous sommes effectivement attendus : deux jeunes gens, Oleg et Kristina, nous souhaitent la bienvenue dans leur monde. La charmante Kristina, qui va nous accompagner, est ukrainienne. Elle est étudiante en langue anglaise à Kiev, mais elle est venue travailler ici d'avril à octobre comme "hôtesse et postière", nous dit-elle en souriant, dans un anglais parfait, avec des sonorités inattendues et chantantes.
La colline est abrupte. A partir du débarcadère, on monte un interminable escalier de bois qui mène à la cité proprement dite, construite sur un replat à mi-pente. Montée laborieuse par ces marches aux planches disjointes, parfois cassées. A plusieurs reprises, on croise des canalisations complètement délabrées. Rien n'est enterré ici, en raison du sous-sol gelé en permanence et aussi sans doute pour faciliter les réparations. D'incroyables faisceaux de cables et des tuyaux de toutes tailles courent partout au dessus du sol, à nu ou dans des coffrages de planches hors d'âge.

Au niveau de certains paliers de ce grand escalier se greffent des chemins de planches à moitié effondrés qui partent à flanc de colline vers des hangars noirs qui semblent presque en ruines. La mine est au dessus de la cité, à flanc de montagne. Le charbon est transporté par des wagonnets suspendus à des cables jusqu'aux installations de tri, de lavage et de stockage en bas de pente, à proximité du quai où les navires sont censés venir le charger en été …
D'après Kristina, ce sont 300 000 tonnes de charbon qui sont produites ici chaque année par l'entreprise russe "Trust Arktikugol". En bas, à proximité du quai, la centrale thermique qui produit l'électricité de la station minière crache une fumée noirâtre.
😕 Ce n'est pas vraiment un club de vacances, Barentsburg ! Dans ce décor sinistre, tout est noir, sale, rouillé, lugubre, délabré … et glacé !
Nous arrivons enfin au niveau de la cité proprement dite, et là c’est le choc ! C'est la machine à remonter le temps : nous voici d’un coup transportés en URSS pendant les années soixante !
Une grande place centrale où trône un buste de Lénine, de grands bâtiments en briques du plus pur style stalinien, d’immenses fresques sur les façades à la gloire de la classe ouvrière triomphante, une cantine, un gymnase orné des anneaux olympiques … Le temps s’est arrêté à Barentsburg … Voyage au pays des oubliés de l’histoire !

Kristina nous explique que ce sont près de 800 personnes qui vivent ici, été comme hiver, dont 400 environ sont employées directement ou indirectement à l’exploitation du charbon. Les mineurs sont russes et ukrainiens, ils viennent ici généralement pour deux ans, attirés par la promesse de salaires plus importants que dans la mère patrie.
Ici, l’organisation sociale est restée de type soviétique : l’hébergement et les différents aspects de la vie sociale sont entièrement pris en charge par Trust Arktikugol. Les familles sont logées dans les grandes barres de briques et de béton que nous avons vues depuis la mer. On met à leur disposition des appartements avec des services communs, et les célibataires sont hébergés dans des foyers collectifs.
A Barentsburg, il n’y a pas d’argent en circulation : toutes les prestations (logement, repas, culture, sports, etc …) sont précomptées sur la paye et les salaires sont versés dans le pays d’origine. Les enfants (une quarantaine) sont scolarisés sur place.
Il paraît que jusqu'aux années soixante, la cité minière soviétique de Barentsburg bénéficiait de conditions de vie bien meilleures que les stations minières norvégiennes du Spitzberg. La situation a commencé à s'inverser dans les années 80 et, à partir de 1991, les travailleurs de Barentsburg et leurs familles ont subi de plein fouet la chute de l'URSS. La Russie et l'Ukraine en pleine restructuration ont détourné leur intérêt (et leurs crédits ...) de leur station minière arctique.
La marche du temps s'est arrêtée à Barentsburg. Sous le dur climat polaire, les installations se sont rapidement dégradées pour aboutir à ce que nous voyons aujourd'hui.
Tout en parlant, Kristina nous fait parcourir la rue principale de Barentsburg, dallée d'énormes plaques de béton de 5 m sur 5 … Sur la gauche, là-bas, elle nous montre des hangars qui sont, dit-elle, les bâtiments de la ferme qui produit des légumes frais dans une serre chauffée au charbon et entretient un troupeau de vaches en stabulation artificielle, pour fournir du lait à la communauté. Nous demandons à aller voir les vaches mais … « ce n'est pas possible aujourd'hui », nous dit-elle avec un sourire contrit. Bon … et bien comme on ne peut pas repasser demain, on ne verra pas les vaches … !
En remontant la rue, nous arrivons devant un bâtiment en meilleur état que les autres : ce sont les bureaux de la direction locale de Trust Arktikugol. Un peu plus loin, devant "l'Hôtel-Bar-Restaurant-Poste", notre jeune accompagnatrice nous explique qu'elle travaille également ici comme postière (quelques minutes par jour doivent suffire !) Elle nous fait entrer dans son domaine (totalement désert mais chauffé à 28 degrés !) et s'asseoit très officiellement derrière son comptoir en bois verni pour nous proposer des cartes postales, des timbres et des oblitérations … Sans grand succès, car les deux seuls modèles de cartes postales dont elle dispose sont pitoyables et, pour ce qui concerne les timbres, nous ne sommes pas particulièrement philatélistes ...
Un peu dépitée, elle nous dit que nous trouverons certainement des souvenirs qui nous plairont … « à la boutique » !
Kristina nous laisse donc devant "sa" poste lugubre et nous voici partis seuls en balade à travers la station minière. L'immense gymnase attire notre attention, sa façade est ornée d'une grande fresque à la gloire du sport. Nous entrons jeter un coup d'œil à la piscine dont le grand bassin est décoré d'un mélange de coulées de rouille et de moisissures vertes ! Pas très engageant !
On revient faire un tour sur la place centrale que nous avons traversée tout à l’heure, pour saluer le buste de Vladimir Illitch Oulianov, dit Lénine, qui veille impassible sur ce reliquat de son empire.
Puis on va voir la petite chapelle orthodoxe, toute en bois sculpté, sans doute le seul bâtiment à posséder un peu de charme ici. A l'intérieur, des bougies et des offrandes, des morceaux de gâteau dans de petites assiettes, des petits paquets liés par un ruban, des petits mots manuscrits sur des bouts de papier pliés ... témoignent de la ferveur de quelques fidèles.

Depuis la place voisine, Lénine doit faire la gueule : la religion est encore l'opium du peuple !
Notre "tour de ville" se termine par un passage à la boutique, exclusivement destinée aux voyageurs de passage. Il n’y a aucun problème de change ici : à l’entrée, un panneau indique que - hormis le Rouble - toutes les devises sont acceptées !
On y trouve un étonnant bric-à-brac, mélange de souvenirs de la Russie éternelle et de l’URSS des Soviets : des matriochkas de toutes tailles, alignées par centaines sur les étagères, des œufs peints et des bibelots en tous genres qui se disputent le premier prix de kistch, des chapkas de fourrure, des écharpes de grosse laine, d'énormes pulls et chaussettes de médiocre qualité, des T-shirts ornés du marteau et de la faucille ou du sigle « CCCP » en grosses lettres, des pins et des médailles à l’étoile rouge … il y a même des maquettes de Soyouz et de Vostok, et des cendriers à l’effigie de Gagarine qui complètent ce capharnaüm anachronique !

La visite de Barentsburg ne mérite pas qu'on s'y attarde exagérément. Deux heures après notre débarquement, nous voici donc de retour à l'embarcadère, prêts à … revenir au 21ème siècle ! Kristina est là pour nous dire au revoir. Elle a sorti un carnet sur lequel elle fait une petite moisson d'adresses « C’est pour avoir des contacts en France », nous dit-elle. On lui demande : « Est-ce que vous viendrez en France ? ».. « Peut-être, oui, un jour ... C'est au cas où … »
Nous embarquons dans le Zodiac, au milieu des blocs de glace. Il fait un sale temps … une sale mer, noire et hachée, qui va bien avec le décor sinistre de la station minière. Il n'y a que quelques centaines de mètres à parcourir pour rejoindre le Grigoriy Mikheev dans le fjord, mais la moitié d'entre nous vont arriver trempés par les paquets de mer …
Pas nous … ( 😉 hé ! hé ! hé ! ! !) … car ces derniers jours nous avons développé une compétence particulière : savoir observer la mer par rapport au trajet envisagé, et en déduire sans se tromper « le-bon-côté-du-Zodiac-où-il-faut-s'asseoir ! ! ! » Je vous assure qu’on ne boude pas son plaisir lorsque, bien installé sur le "bon" boudin, bien calfeutré dans sa veste de quart, on peut regarder d'un air narquois le (ou la) collègue assis(e) en face qui s'efforce de sourire (jaune) tout en recevant des douches d'eau glacée dans le dos !

Réveil un peu vaseux dans nos couchettes ce matin … Nous avons navigué toute la "nuit" (il n'y a pas de nuit ici en cette saison ...) au large de l’avant-terre du Prince Karl pour redescendre vers Longyearbyen. Sur le premier sommeil, de puissantes ondulations de houle ont quelque peu retourné nos estomacs mais une fois « allégés » de ce côté-là, on s’est rendormis. A présent, l’horizontalité est revenue, mais c’est un bruit familier qui nous réveille : de grands coups sourds dans la coque nous indiquent que nous venons d’entrer dans une zone de banquise dérivante.
Nous sommes à l’entrée de l’Isfjord dont les eaux sont envahies par de vastes plaques de banquise venues de Sibérie et qui ont contourné le Spitzberg par le Sud. C’est exceptionnel ici en juillet, mais finalement ça montre que le réchauffement de l’arctique a parfois des ratées …
Nous voici à la passerelle. Les deux hommes de quart sont concentrés sur leur travail. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la barre, et Sergeï est aux commandes moteur. Sergeï nous explique que ce que nous traversons laborieusement, c’est de la « vieille banquise », comme il dit … De grandes plaques (des « floes ») qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisées, ressoudées en hiver, re-cassées, basculées, prises dans des crêtes de compression, se sont montées les unes sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur importante. Georgy essaye de louvoyer entre les plaques pour limiter les chocs, mais lorsqu’un grand « floe » barre la route, il se brise sous la poussée des 2000 tonnes du bateau et bascule sous la coque. Parfois on voit sa tranche bleutée, épaisse de plus d’un mètre, passer sur le côté !
Au bout d’une demi-heure de cette progression lente, on entre dans le Grönfjord, quasiment libre de glaces. Le bateau glisse maintenant en silence sur cette eau calme, et nous voici devant la station russe de Barentsburg, une des trois communautés humaines permanentes du Spitzberg.
Barentsburg, ainsi nommée en souvenir du hollandais Willem Barents, découvreur du Spitzberg en 1596, est une station minière. Elle a été implantée en 1932 par la compagnie soviétique Arktikugol ("Charbon Arctique"). De nos jours, l'exploitation du charbon dans ces lieux est bien entendu une aberration économique, mais c'est pour des raisons stratégiques que les Russes maintiennent cette grosse base permanente au Spitzberg.
Que font donc les russes ici, sur ces terres extrêmes administrées par la Norvège mais dont le statut est international ?
Il faut remonter à la fin de la première guerre mondiale et au traité de Versailles (1919), pour comprendre les origines de cette cohabitation russo-norvégienne au Spitzberg. En 1919 la Russie des Soviets, trop occupée par sa jeune révolution, avait laissé le champ libre à la Norvège qui avait obtenu sans peine la souveraineté sur le "Svalbard" (comme elle l'appelle). Les Soviets n'avaient cependant pas tardé à réagir et à réaffirmer leur revendication sur ces terres polaires. Ils avaient invoqué bien sûr la proximité territoriale, mais aussi l'histoire, leur histoire où, dès le 17ème siècle, les "Pomores", un peuple de trappeurs de la région d'Arkhangelsk, venaient chercher ici des fourrures et de l'ivoire (de morses), pour le compte des monastères orthodoxes de la Grande Russie, sous l'impulsion du Tsar Pierre Le Grand.
C'était trop tard … et les absents ont toujours tort : juste après Versailles, le traité du Svalbard en 1920, avait "internationalisé" l'archipel, tout en le plaçant sous administration norvégienne. L'ensemble des 39 Etats signataires (dont la France … et la Russie) avait dû reconnaître ce statut, mais avait en contrepartie acquis le droit d'y établir des concessions minières ou scientifiques (à l'exclusion de toute activité militaire). C'est sur ce principe subsidiaire que dès 1926, l’URSS de Staline a implanté des bases minières au Spitzberg. A Pyramiden d'abord, au fond d'un fjord abrité situé au Nord-Ouest de Longyearbyen, puis à Barentsburg en 1932. La mine de Pyramiden a fermé en 2000, Barentsburg reste désormais l'unique base russe au Spitzberg, et tout laisse à penser que la Russie la maintiendra coûte que coûte.
Vue depuis le bateau, la station russe de Barentsburg est peu engageante ! La couleur noire du charbon domine un paysage dans lequel s'alignent à flanc de colline de sinistres bâtiments du plus pur style soviétique, de grandes barres de béton, et des installations industrielles et minières semblant dater d'un autre âge !

Pour ce qui nous concerne, ce passage à Barentsburg n’a rien à voir avec nos centres d’intérêt (écologie arctique, faune et flore) au Spitzberg. Mais le bateau bat pavillon russe, Youriy et son équipage sont russes, et c’est donc dans leur langue maternelle qu'ils entrent en contact radio avec les autorités locales pour demander l'autorisation de débarquer. Accord obtenu : nous serons attendus au débarcadère, nous dit-on … mais nous n’avons pas l’autorisation d’amener le navire à quai … Ce n’est pourtant pas la place qui manque : le grand quai minéralier est désert.
Qu’à cela ne tienne : nous mettons donc à l'eau le Zodiac pour parcourir les quelques centaines de mètres qui nous séparent du débarcadère. Un débarcadère encombré d'énormes morceaux d'icebergs (growlers) entre lesquels nous nous faufilons pour amarrer notre grand pneumatique au ponton.

Sur le quai, nous sommes effectivement attendus : deux jeunes gens, Oleg et Kristina, nous souhaitent la bienvenue dans leur monde. La charmante Kristina, qui va nous accompagner, est ukrainienne. Elle est étudiante en langue anglaise à Kiev, mais elle est venue travailler ici d'avril à octobre comme "hôtesse et postière", nous dit-elle en souriant, dans un anglais parfait, avec des sonorités inattendues et chantantes.
La colline est abrupte. A partir du débarcadère, on monte un interminable escalier de bois qui mène à la cité proprement dite, construite sur un replat à mi-pente. Montée laborieuse par ces marches aux planches disjointes, parfois cassées. A plusieurs reprises, on croise des canalisations complètement délabrées. Rien n'est enterré ici, en raison du sous-sol gelé en permanence et aussi sans doute pour faciliter les réparations. D'incroyables faisceaux de cables et des tuyaux de toutes tailles courent partout au dessus du sol, à nu ou dans des coffrages de planches hors d'âge.

Au niveau de certains paliers de ce grand escalier se greffent des chemins de planches à moitié effondrés qui partent à flanc de colline vers des hangars noirs qui semblent presque en ruines. La mine est au dessus de la cité, à flanc de montagne. Le charbon est transporté par des wagonnets suspendus à des cables jusqu'aux installations de tri, de lavage et de stockage en bas de pente, à proximité du quai où les navires sont censés venir le charger en été …
D'après Kristina, ce sont 300 000 tonnes de charbon qui sont produites ici chaque année par l'entreprise russe "Trust Arktikugol". En bas, à proximité du quai, la centrale thermique qui produit l'électricité de la station minière crache une fumée noirâtre.
😕 Ce n'est pas vraiment un club de vacances, Barentsburg ! Dans ce décor sinistre, tout est noir, sale, rouillé, lugubre, délabré … et glacé !
Nous arrivons enfin au niveau de la cité proprement dite, et là c’est le choc ! C'est la machine à remonter le temps : nous voici d’un coup transportés en URSS pendant les années soixante !
Une grande place centrale où trône un buste de Lénine, de grands bâtiments en briques du plus pur style stalinien, d’immenses fresques sur les façades à la gloire de la classe ouvrière triomphante, une cantine, un gymnase orné des anneaux olympiques … Le temps s’est arrêté à Barentsburg … Voyage au pays des oubliés de l’histoire !

Kristina nous explique que ce sont près de 800 personnes qui vivent ici, été comme hiver, dont 400 environ sont employées directement ou indirectement à l’exploitation du charbon. Les mineurs sont russes et ukrainiens, ils viennent ici généralement pour deux ans, attirés par la promesse de salaires plus importants que dans la mère patrie.
Ici, l’organisation sociale est restée de type soviétique : l’hébergement et les différents aspects de la vie sociale sont entièrement pris en charge par Trust Arktikugol. Les familles sont logées dans les grandes barres de briques et de béton que nous avons vues depuis la mer. On met à leur disposition des appartements avec des services communs, et les célibataires sont hébergés dans des foyers collectifs.
A Barentsburg, il n’y a pas d’argent en circulation : toutes les prestations (logement, repas, culture, sports, etc …) sont précomptées sur la paye et les salaires sont versés dans le pays d’origine. Les enfants (une quarantaine) sont scolarisés sur place.
Il paraît que jusqu'aux années soixante, la cité minière soviétique de Barentsburg bénéficiait de conditions de vie bien meilleures que les stations minières norvégiennes du Spitzberg. La situation a commencé à s'inverser dans les années 80 et, à partir de 1991, les travailleurs de Barentsburg et leurs familles ont subi de plein fouet la chute de l'URSS. La Russie et l'Ukraine en pleine restructuration ont détourné leur intérêt (et leurs crédits ...) de leur station minière arctique.
La marche du temps s'est arrêtée à Barentsburg. Sous le dur climat polaire, les installations se sont rapidement dégradées pour aboutir à ce que nous voyons aujourd'hui.
Tout en parlant, Kristina nous fait parcourir la rue principale de Barentsburg, dallée d'énormes plaques de béton de 5 m sur 5 … Sur la gauche, là-bas, elle nous montre des hangars qui sont, dit-elle, les bâtiments de la ferme qui produit des légumes frais dans une serre chauffée au charbon et entretient un troupeau de vaches en stabulation artificielle, pour fournir du lait à la communauté. Nous demandons à aller voir les vaches mais … « ce n'est pas possible aujourd'hui », nous dit-elle avec un sourire contrit. Bon … et bien comme on ne peut pas repasser demain, on ne verra pas les vaches … !
En remontant la rue, nous arrivons devant un bâtiment en meilleur état que les autres : ce sont les bureaux de la direction locale de Trust Arktikugol. Un peu plus loin, devant "l'Hôtel-Bar-Restaurant-Poste", notre jeune accompagnatrice nous explique qu'elle travaille également ici comme postière (quelques minutes par jour doivent suffire !) Elle nous fait entrer dans son domaine (totalement désert mais chauffé à 28 degrés !) et s'asseoit très officiellement derrière son comptoir en bois verni pour nous proposer des cartes postales, des timbres et des oblitérations … Sans grand succès, car les deux seuls modèles de cartes postales dont elle dispose sont pitoyables et, pour ce qui concerne les timbres, nous ne sommes pas particulièrement philatélistes ...
Un peu dépitée, elle nous dit que nous trouverons certainement des souvenirs qui nous plairont … « à la boutique » !
Kristina nous laisse donc devant "sa" poste lugubre et nous voici partis seuls en balade à travers la station minière. L'immense gymnase attire notre attention, sa façade est ornée d'une grande fresque à la gloire du sport. Nous entrons jeter un coup d'œil à la piscine dont le grand bassin est décoré d'un mélange de coulées de rouille et de moisissures vertes ! Pas très engageant !
On revient faire un tour sur la place centrale que nous avons traversée tout à l’heure, pour saluer le buste de Vladimir Illitch Oulianov, dit Lénine, qui veille impassible sur ce reliquat de son empire.
Puis on va voir la petite chapelle orthodoxe, toute en bois sculpté, sans doute le seul bâtiment à posséder un peu de charme ici. A l'intérieur, des bougies et des offrandes, des morceaux de gâteau dans de petites assiettes, des petits paquets liés par un ruban, des petits mots manuscrits sur des bouts de papier pliés ... témoignent de la ferveur de quelques fidèles.

Depuis la place voisine, Lénine doit faire la gueule : la religion est encore l'opium du peuple !
Notre "tour de ville" se termine par un passage à la boutique, exclusivement destinée aux voyageurs de passage. Il n’y a aucun problème de change ici : à l’entrée, un panneau indique que - hormis le Rouble - toutes les devises sont acceptées !
On y trouve un étonnant bric-à-brac, mélange de souvenirs de la Russie éternelle et de l’URSS des Soviets : des matriochkas de toutes tailles, alignées par centaines sur les étagères, des œufs peints et des bibelots en tous genres qui se disputent le premier prix de kistch, des chapkas de fourrure, des écharpes de grosse laine, d'énormes pulls et chaussettes de médiocre qualité, des T-shirts ornés du marteau et de la faucille ou du sigle « CCCP » en grosses lettres, des pins et des médailles à l’étoile rouge … il y a même des maquettes de Soyouz et de Vostok, et des cendriers à l’effigie de Gagarine qui complètent ce capharnaüm anachronique !

La visite de Barentsburg ne mérite pas qu'on s'y attarde exagérément. Deux heures après notre débarquement, nous voici donc de retour à l'embarcadère, prêts à … revenir au 21ème siècle ! Kristina est là pour nous dire au revoir. Elle a sorti un carnet sur lequel elle fait une petite moisson d'adresses « C’est pour avoir des contacts en France », nous dit-elle. On lui demande : « Est-ce que vous viendrez en France ? ».. « Peut-être, oui, un jour ... C'est au cas où … »
Nous embarquons dans le Zodiac, au milieu des blocs de glace. Il fait un sale temps … une sale mer, noire et hachée, qui va bien avec le décor sinistre de la station minière. Il n'y a que quelques centaines de mètres à parcourir pour rejoindre le Grigoriy Mikheev dans le fjord, mais la moitié d'entre nous vont arriver trempés par les paquets de mer …
Pas nous … ( 😉 hé ! hé ! hé ! ! !) … car ces derniers jours nous avons développé une compétence particulière : savoir observer la mer par rapport au trajet envisagé, et en déduire sans se tromper « le-bon-côté-du-Zodiac-où-il-faut-s'asseoir ! ! ! » Je vous assure qu’on ne boude pas son plaisir lorsque, bien installé sur le "bon" boudin, bien calfeutré dans sa veste de quart, on peut regarder d'un air narquois le (ou la) collègue assis(e) en face qui s'efforce de sourire (jaune) tout en recevant des douches d'eau glacée dans le dos !
Alors que l'ami québecois était parti découvrir la faune et la flore russe en bonne compagnie, j'étais en train de me demander si j'allais vraiment pouvoir me reposer. Fermer les yeux sans avoir le sang continuellement en train de bouillir. Ce cœur qui bat toujours trop vite, qui me dit sans cesse que si je ne bouge pas, si je ne profite pas, je le regretterai.
Ni une ni deux, j'étais donc installé dans un bar avec un nom à consonance irlandaise, on ne se refait pas. Bon, j'avoue, la pancarte où il était annoté come and try our real guiness, avait eu raison de moi.
Je passais bien une petite heure accoudé au bar, à savourer l'or noir irlandais et à apprécier la manière que prenait le temps à s’écouler dans les bars russes. C'est le serveur qui me tira de ma rêverie. Si je veux une autre bière ? Hum non. Je vais un peu marcher, profiter de cette sensation de liberté que seule la nuit arrive à me procurer. Quand les lumières de la ville s'embrasent, c'est un monde nouveau qui naît, un monde qui se fiche des observateurs tels que moi. Un monde à la fois très vide et bourré de merveilles à qui saura tendre l'oreille et ouvrir les yeux.
Je marchais depuis une petite heure et je me trouvais une réelle passion dans le voyeurisme ; j'adorais poser mon regard à l'intérieur des cafés russes. À cette heure avancée, on y trouvait toute sorte de personnes, toute sorte d'histoire aussi. Le vieil homme, seul, un ventre proéminent et une gueule qui dit qu'il en bouffé. Une pinte de bière à la main et le regard baissé vers le sol. La serveuse de nuit, arrangée dans un costume que l'on pourrait imaginer tout droit sorti d'un film américain des années 50. Une jeune femme et un jeune homme en pleine séance de « je te vois et je suis fou de toi ». Tel un papillon de nuit, j'étais comme attiré par les espaces chauds et lumineux et je me cognais durement contre toutes ces barrières que l'on s'est posées.
Pendant bien 2h, il m'était impossible de stopper ces jambes qui ne souhaitaient que déambuler. Et puis, aux sorties d'un croisement, je découvrais un espace qui ne m'était pas inconnu. Je me rappelais qu'il existait sur ce boulevard une tanière sympathique, un joli bar avec un comptoir des plus séduisant. Finalement, j'allais aller papillonner bien au chaud.
Un peu comme à Saint-Pétersbourg de nombreux bars sont au sous-sol, impossible donc pour le visiteur de savoir où il va tomber, ça n'en est que plus excitant. C'était la particularité du lieu que je recherchais, le Jao Da, référence à un célèbre pilote chinois de la Seconde Guerre mondiale.
Alors que mes sens étaient aux aguets pour ne pas louper l'entrée, j'entendis la langue de Boby Lapointe (Molière c'est du passé, bande de vieux). Ben vous êtes français ? Réponse d'un des petits jeunes, qui étaient au nombre de trois. Oui et non, moi je suis moitié-moitié et eux ils font leurs études ici. Le tout dans un accent très parisien. Très, « c'est comme ça et puis c'est tout », et puis « c'est comme ça, alors voilà, c'est comme ça ». Ponctué parfois par des « Tu vois ». Le fils de russe blanc avait parlé, les deux autres m'avaient l'air de petits jeunes sympathiques. Coïncidence, je me penchais pour regarder le nom du bar, Jao Da, ma destination. Un Shoot de vodka m'attendait en bas par la même, merci les jeunes. S'en est suivi une longue période où j'ai juste fermé ma gueule, j'étais dans l'analyse des personnages. Me font marrer ces jeunes, ça parle de filles en veux tu en voilà, de fêtes et des bonnes chimies qui vont avec, d'ailleurs z'avez le nez très rouge messieurs. Aucun souvenir de comment nous en somme arrivé à parler du métro moscovite, mais le jeune russe blanc commençais à sérieusement m'intéresser avec son histoire de second métro. Une ou plusieurs lignes seraient dissimulées sous le métro actuel. Des vestiges de l'Union soviétique et d'un Staline méfiant. Une sorte de voie de sortie que ce dernier se serait préparée en cas de pépin. Ou plus récemment, un réseau emprunté uniquement par les services secrets.
Mais, je me manque à tous mes devoirs, le métro moscovite, je me dois de vous le présenter : Jingle « Le métrooooo mMMMmossscoooovite pourrr les nuuuul » Le métro de Moscou est l'un des plus fréquentés au monde, en 2018 ce dernier fêtera ses 83 ans et ses plus de 145 milliards de personnes transporté. Ce dernier est considéré comme l'un des plus beaux du monde 44 de ses 200 stations font partie du patrimoine culturel russe. Et vous pouvez me croire, c'est mérité. D'après le département des transports de Moscou, le métro moscovite détiendrait le record du monde du respect des horaires, oui oui, le Japon n'a qu'à bien se tenir. La ponctualité de la circulation serait de 99,99%. Lors de la Seconde Guerre mondiale et notamment lorsque l'aviation allemande commença ses bombardements sur Moscou, de nombreux commerces furent aménagés dans le métro. Il n'est d'ailleurs pas rare de trouver, encore à l'heure actuelle, de nombreuses petites échoppes entre deux stations, ou dans les nombreux passages souterrains qui peuplent cette ville. Tenu, bien entendu, par des babouchkas. À l'exception de la ligne circulaire (qui soi-disant aurait été créée, car Staline aurait posé une tasse de café au bon endroit) le nom des stations est annoncé par des voix masculines lorsque la rame se dirige vers le centre et par des voix féminines lorsqu’elle s’en éloigne. Cela permet de donner des repères aux personnes malvoyantes qui utilisent le métro pour leurs déplacements. Ou des gros touristes qui galèrent encore avec leur cyrillique. Voilà, ça c'est pour ce que l'on sait, pour ce qui est sûr. Revenons-en donc à ce jeune russe qui me parlait de souterrains cachés, ça me plaisait et je lui demandais s’il existait une entrée. On ne se refait pas, dès qu'il y a des idées à la con c'est pour bibi. Ça me rappelle cette cathédrale presque entièrement détruite et « presque » entièrement emmurée que j'avais escaladée à Christchurch. La sensation que j'avais éprouvée en étant au sommet, avec comme compagnons de cordée les gargouilles et comme divertissement, l'incroyable vue que la ville avait à m'offrir. Bref, il me stoppa rapidement dans mes rêveries et dans mes plans d'« invasion » du niveau caché. Faut faire attention aux nazis qui vivent dans le métro ! Je vous laisse imaginer ma tête. Des nazis ? Ben ouais ! Il resterait des nazis dans le métro de Moscou. Voyant que les deux autres étaient aussi sceptiques que moi (y’a de quoi non ?), je les laissais argumenter à ma place. J'étais curieux de comprendre comment des nazis auraient survécu dans le métro moscovite pendant autant de temps. Il nous conta donc l'histoire incroyable : Des nazis zombies du métro de Moscou. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, près de 1 000 000 de prisonniers allemands furent utilisés pour la reconstruction de la sainte mère Russie, si on casse, faut réparer. Un grand nombre aurait été utilisé pour la construction du métro moscovite et fait incroyable pas loin de 10 000 d'entre eux ce seraient enfuis dans les ténèbres du métropolitain. 10 000 ce n’est pas rien. C'est une petite ville. Comment 10 000 personnes auraient pu s'enfuir ? Ben ils crevaient la dalle et il n’y avait pas beaucoup de soldats pour les surveiller ! Y'a eu une émeute. Tu ne trouves pas ça énorme toi 10 000 personnes ? Mais non c'est possible, y'a eu des morts, beaucoup, et ils se sont enfuis dans les ténèbres, mec, c'est immense c'est une ville sous la ville, « tu vois ». Et comment auraient-ils survécu autant de temps ? Mais c'est les égouts y'a pleins de merde, je veux dire, ils se sont adaptés. Ils ont muté. J'écoutais cette discussion le sourire aux lèvres. J'avais presque envie de sortir mon calepin tellement je trouvais ça drôle. Ce genre de réplique mise bout à bout c'était presque du Beckett. Je les laissais finir et je voyais que mes 2 camardes venaient de se résigner, Ouais après tout pourquoi pas. Le russe les avait embobinés, sont fort tout de même. J'avais établi un plan pour détruire ces arguments j'étais chaud. Est-ce que tu crois au martien ? Est-ce que tu penses que la base 51 existe ? À ce moment le gamin me coupe du genre ça à rien à voir blablabla, un futur politicien le bonhomme. Je lui demande de bien me laisser finir. Les Américains auraient trouvé un vaisseau extraterrestre qui se serait abîmé sur leur territoire, quelques mois plus tard les Russes en descendent un, carrément. La guerre froide, c'est une guerre remplie de mensonge, rempli de choses que l'on ne peut pas admettre, on invente, on montre les dents, on fait semblant. Ce que je pense, c'est que les Russes on utilisé une main-d'oeuvre détestée de tous, qu'ils l'on surexploiter et qu'ils l'on décimer. Mais après les camps de concentration, avouer la mort de 10 000 prisonniers allemands pour cause de mauvais traitement aurait été difficile à assumer. Aux sorties de la guerre, on doit montrer patte blanche. Je sens que j'ai embarqué les deux amis avec moi, j'ai contre balancé son avis et boom !!! Ouais, mais dans les années 70, une centaine d'Allemands sont sortis, ils n'en pouvaient plus et ils ont dit qu'il existait une société sous terre. Merde, je n’ai rien pour vérifier, je suis dans les cordes. C'est con comme argument. Mais les Russes ne sont pas foutus d'envoyer des soldats ? Si, ils l'ont fait, mais les Allemands se tirent, ils ont des ouïes sur-développées. C'est à ce moment-là que j'ai arrêté de converser. Je ne suis pas de taille face à des super nazis. Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Possible ou pas ? Vous pouvez tout comme moi essayer de chercher sur l'internet, perso je suis revenu bredouille.
Bon, l'histoire n'a rien d'exceptionnelle, néanmoins un détail m'a fait craquer. Ce moment où le russe blanc nous a avoué que, gamin, sa grand-mère aimait lui raconter qu'à la nuit tombée, les Allemands du métro sortaient de leur labyrinthe souterrain à la recherche de chair fraîche. Et que leur plat favori était les petits enfants russes qui aimaient rester un peu trop tard dehors. Cette phrase je l'ai trouvé géniale. La légende des Allemands nazis du métro de Moscou, raconté par une vieille babouchka. Nous, en France, on a la dame blanche, eux, les Allemands nazis !! Ce pays n'a de cesse de me surprendre.
Alors que je suis en train d'écrire cette petite histoire, j'entends des Anglais converser avec des Norvégiennes et je me demande : Pourquoi voyagent-ils, ceux qui se plaignent que les locaux ne parlent pas leurs langues ? Pourquoi voyagent-ils, ceux qui préfèrent manger dans un stupide fast food, usine à merde, plutôt qu'un repas traditionnel ? Pourquoi restent-ils entre eux, à se foutre de ce qui les entourent, de ce qu'ils sont au final venus découvrir ? C'est au voyageur de faire l'effort et non pas à l'habitant du pays visiter d'arranger, de changer sa culture face au tout puissant touriste. Non. On simplifie tout. L'homme est si feignant, si peureux, un enfant trop gâté qui voudrait perdre ses repères, tout en étant dans un espace familier. Touristes de toutes nationalités, s'il vous plait, laissez-nous voyager de la plus belle façon qui soit, en ne laissant aucune trace de notre passage, ou alors un sourire au coin des lèvres et de jolis souvenirs dans la tête.
Je marchais depuis une petite heure et je me trouvais une réelle passion dans le voyeurisme ; j'adorais poser mon regard à l'intérieur des cafés russes. À cette heure avancée, on y trouvait toute sorte de personnes, toute sorte d'histoire aussi. Le vieil homme, seul, un ventre proéminent et une gueule qui dit qu'il en bouffé. Une pinte de bière à la main et le regard baissé vers le sol. La serveuse de nuit, arrangée dans un costume que l'on pourrait imaginer tout droit sorti d'un film américain des années 50. Une jeune femme et un jeune homme en pleine séance de « je te vois et je suis fou de toi ». Tel un papillon de nuit, j'étais comme attiré par les espaces chauds et lumineux et je me cognais durement contre toutes ces barrières que l'on s'est posées.
Pendant bien 2h, il m'était impossible de stopper ces jambes qui ne souhaitaient que déambuler. Et puis, aux sorties d'un croisement, je découvrais un espace qui ne m'était pas inconnu. Je me rappelais qu'il existait sur ce boulevard une tanière sympathique, un joli bar avec un comptoir des plus séduisant. Finalement, j'allais aller papillonner bien au chaud.
Un peu comme à Saint-Pétersbourg de nombreux bars sont au sous-sol, impossible donc pour le visiteur de savoir où il va tomber, ça n'en est que plus excitant. C'était la particularité du lieu que je recherchais, le Jao Da, référence à un célèbre pilote chinois de la Seconde Guerre mondiale.
Alors que mes sens étaient aux aguets pour ne pas louper l'entrée, j'entendis la langue de Boby Lapointe (Molière c'est du passé, bande de vieux). Ben vous êtes français ? Réponse d'un des petits jeunes, qui étaient au nombre de trois. Oui et non, moi je suis moitié-moitié et eux ils font leurs études ici. Le tout dans un accent très parisien. Très, « c'est comme ça et puis c'est tout », et puis « c'est comme ça, alors voilà, c'est comme ça ». Ponctué parfois par des « Tu vois ». Le fils de russe blanc avait parlé, les deux autres m'avaient l'air de petits jeunes sympathiques. Coïncidence, je me penchais pour regarder le nom du bar, Jao Da, ma destination. Un Shoot de vodka m'attendait en bas par la même, merci les jeunes. S'en est suivi une longue période où j'ai juste fermé ma gueule, j'étais dans l'analyse des personnages. Me font marrer ces jeunes, ça parle de filles en veux tu en voilà, de fêtes et des bonnes chimies qui vont avec, d'ailleurs z'avez le nez très rouge messieurs. Aucun souvenir de comment nous en somme arrivé à parler du métro moscovite, mais le jeune russe blanc commençais à sérieusement m'intéresser avec son histoire de second métro. Une ou plusieurs lignes seraient dissimulées sous le métro actuel. Des vestiges de l'Union soviétique et d'un Staline méfiant. Une sorte de voie de sortie que ce dernier se serait préparée en cas de pépin. Ou plus récemment, un réseau emprunté uniquement par les services secrets.
Mais, je me manque à tous mes devoirs, le métro moscovite, je me dois de vous le présenter : Jingle « Le métrooooo mMMMmossscoooovite pourrr les nuuuul » Le métro de Moscou est l'un des plus fréquentés au monde, en 2018 ce dernier fêtera ses 83 ans et ses plus de 145 milliards de personnes transporté. Ce dernier est considéré comme l'un des plus beaux du monde 44 de ses 200 stations font partie du patrimoine culturel russe. Et vous pouvez me croire, c'est mérité. D'après le département des transports de Moscou, le métro moscovite détiendrait le record du monde du respect des horaires, oui oui, le Japon n'a qu'à bien se tenir. La ponctualité de la circulation serait de 99,99%. Lors de la Seconde Guerre mondiale et notamment lorsque l'aviation allemande commença ses bombardements sur Moscou, de nombreux commerces furent aménagés dans le métro. Il n'est d'ailleurs pas rare de trouver, encore à l'heure actuelle, de nombreuses petites échoppes entre deux stations, ou dans les nombreux passages souterrains qui peuplent cette ville. Tenu, bien entendu, par des babouchkas. À l'exception de la ligne circulaire (qui soi-disant aurait été créée, car Staline aurait posé une tasse de café au bon endroit) le nom des stations est annoncé par des voix masculines lorsque la rame se dirige vers le centre et par des voix féminines lorsqu’elle s’en éloigne. Cela permet de donner des repères aux personnes malvoyantes qui utilisent le métro pour leurs déplacements. Ou des gros touristes qui galèrent encore avec leur cyrillique. Voilà, ça c'est pour ce que l'on sait, pour ce qui est sûr. Revenons-en donc à ce jeune russe qui me parlait de souterrains cachés, ça me plaisait et je lui demandais s’il existait une entrée. On ne se refait pas, dès qu'il y a des idées à la con c'est pour bibi. Ça me rappelle cette cathédrale presque entièrement détruite et « presque » entièrement emmurée que j'avais escaladée à Christchurch. La sensation que j'avais éprouvée en étant au sommet, avec comme compagnons de cordée les gargouilles et comme divertissement, l'incroyable vue que la ville avait à m'offrir. Bref, il me stoppa rapidement dans mes rêveries et dans mes plans d'« invasion » du niveau caché. Faut faire attention aux nazis qui vivent dans le métro ! Je vous laisse imaginer ma tête. Des nazis ? Ben ouais ! Il resterait des nazis dans le métro de Moscou. Voyant que les deux autres étaient aussi sceptiques que moi (y’a de quoi non ?), je les laissais argumenter à ma place. J'étais curieux de comprendre comment des nazis auraient survécu dans le métro moscovite pendant autant de temps. Il nous conta donc l'histoire incroyable : Des nazis zombies du métro de Moscou. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, près de 1 000 000 de prisonniers allemands furent utilisés pour la reconstruction de la sainte mère Russie, si on casse, faut réparer. Un grand nombre aurait été utilisé pour la construction du métro moscovite et fait incroyable pas loin de 10 000 d'entre eux ce seraient enfuis dans les ténèbres du métropolitain. 10 000 ce n’est pas rien. C'est une petite ville. Comment 10 000 personnes auraient pu s'enfuir ? Ben ils crevaient la dalle et il n’y avait pas beaucoup de soldats pour les surveiller ! Y'a eu une émeute. Tu ne trouves pas ça énorme toi 10 000 personnes ? Mais non c'est possible, y'a eu des morts, beaucoup, et ils se sont enfuis dans les ténèbres, mec, c'est immense c'est une ville sous la ville, « tu vois ». Et comment auraient-ils survécu autant de temps ? Mais c'est les égouts y'a pleins de merde, je veux dire, ils se sont adaptés. Ils ont muté. J'écoutais cette discussion le sourire aux lèvres. J'avais presque envie de sortir mon calepin tellement je trouvais ça drôle. Ce genre de réplique mise bout à bout c'était presque du Beckett. Je les laissais finir et je voyais que mes 2 camardes venaient de se résigner, Ouais après tout pourquoi pas. Le russe les avait embobinés, sont fort tout de même. J'avais établi un plan pour détruire ces arguments j'étais chaud. Est-ce que tu crois au martien ? Est-ce que tu penses que la base 51 existe ? À ce moment le gamin me coupe du genre ça à rien à voir blablabla, un futur politicien le bonhomme. Je lui demande de bien me laisser finir. Les Américains auraient trouvé un vaisseau extraterrestre qui se serait abîmé sur leur territoire, quelques mois plus tard les Russes en descendent un, carrément. La guerre froide, c'est une guerre remplie de mensonge, rempli de choses que l'on ne peut pas admettre, on invente, on montre les dents, on fait semblant. Ce que je pense, c'est que les Russes on utilisé une main-d'oeuvre détestée de tous, qu'ils l'on surexploiter et qu'ils l'on décimer. Mais après les camps de concentration, avouer la mort de 10 000 prisonniers allemands pour cause de mauvais traitement aurait été difficile à assumer. Aux sorties de la guerre, on doit montrer patte blanche. Je sens que j'ai embarqué les deux amis avec moi, j'ai contre balancé son avis et boom !!! Ouais, mais dans les années 70, une centaine d'Allemands sont sortis, ils n'en pouvaient plus et ils ont dit qu'il existait une société sous terre. Merde, je n’ai rien pour vérifier, je suis dans les cordes. C'est con comme argument. Mais les Russes ne sont pas foutus d'envoyer des soldats ? Si, ils l'ont fait, mais les Allemands se tirent, ils ont des ouïes sur-développées. C'est à ce moment-là que j'ai arrêté de converser. Je ne suis pas de taille face à des super nazis. Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Possible ou pas ? Vous pouvez tout comme moi essayer de chercher sur l'internet, perso je suis revenu bredouille.
Bon, l'histoire n'a rien d'exceptionnelle, néanmoins un détail m'a fait craquer. Ce moment où le russe blanc nous a avoué que, gamin, sa grand-mère aimait lui raconter qu'à la nuit tombée, les Allemands du métro sortaient de leur labyrinthe souterrain à la recherche de chair fraîche. Et que leur plat favori était les petits enfants russes qui aimaient rester un peu trop tard dehors. Cette phrase je l'ai trouvé géniale. La légende des Allemands nazis du métro de Moscou, raconté par une vieille babouchka. Nous, en France, on a la dame blanche, eux, les Allemands nazis !! Ce pays n'a de cesse de me surprendre.
Alors que je suis en train d'écrire cette petite histoire, j'entends des Anglais converser avec des Norvégiennes et je me demande : Pourquoi voyagent-ils, ceux qui se plaignent que les locaux ne parlent pas leurs langues ? Pourquoi voyagent-ils, ceux qui préfèrent manger dans un stupide fast food, usine à merde, plutôt qu'un repas traditionnel ? Pourquoi restent-ils entre eux, à se foutre de ce qui les entourent, de ce qu'ils sont au final venus découvrir ? C'est au voyageur de faire l'effort et non pas à l'habitant du pays visiter d'arranger, de changer sa culture face au tout puissant touriste. Non. On simplifie tout. L'homme est si feignant, si peureux, un enfant trop gâté qui voudrait perdre ses repères, tout en étant dans un espace familier. Touristes de toutes nationalités, s'il vous plait, laissez-nous voyager de la plus belle façon qui soit, en ne laissant aucune trace de notre passage, ou alors un sourire au coin des lèvres et de jolis souvenirs dans la tête.
Salut les voyageurs !!! L'an prochain je ferai une licence LEA anglais-arabe, et en LV3 j'ai le choix entre le russe et le portugais : lusophones et russophones aidez moi !!!
Merci d'avance









