Discussions similar to: restaurer Saint Jean Luz
FR
Hébergement pour rayonner dans les Pyrénées-Atlantiques
Bonjour,

Nous voulons aller dans les Pyrénées Atlantiques en septembre. Nous voulons nous installer à un endroit pour une dizaine de jours et rayonner dans la région. À quel endroit nous suggérez-vous de nous installer? Biarritz, Bayonne, St-Jean-de-Luz..... Quels sont les endroits incontournables que l'on devrait visiter dans cette région. C'est l'une des rares régions que nous n'avons pas encore visiter en France. Saint-Sébastien n'est pas très loin, est-ce que ça vaut le déplacement?

Merci de votre collaboration

Adrien Québec
Open
Idées de visites au Pays basque
Bonjour Nous voudrions partir 10 jours visités la côte basque Quelques jours de visites et d’autres farniente (plage) Pouvez vous me dire les visites que vous avez fait Doit on loger au même endroit ou faire plusieurs locations Merci beaucoup de vos conseils
Open
Logement à Segovia en Espagne et au Pays Basque?
J'ai besoin d'un renseignement, est ce que quelqu'un connait le Parador de Ségovia sur la rue Carretera de Valladolid c'est un 4 étoiles il me semble très bien, nous aimerions y loger 2 jours en septembre.

Peut on me le confirmer est ce que quelqu'un a loger a ce Parador.

Merci pour cette question

Ensuite nous poursuivons notre route vers Burgos, connaissez vous un hotel ou BB a me suggèrer.

Poursuivre sur la cote soit Santander, ou San sébastien, ont ma dit que san sébastien était très beau. Qui a loger a San Sébastien avez vous une hotel a me suggèrer. Si cela est trop cher je vais aller du coté de la France, peut-être Hendaye ou St Jean de Luz est ce une bonne idée. Mon budget entre 70 et 100 euro par jour.

Merci a ceux qui peuve m'aider en me conseillant, si vous avez des photos j'aimerais bien

Bonne fin de soirée

Francine
Open
Que voir en... Midi-Pyrénées
Que voir en Midi-Pyrénées ? Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).

Midi-Pyrénées est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de l'Ariège (09), l'Aveyron (12), la Haute-Garonne (31), le Gers (32), le Lot (46), les Hautes-Pyrénées (65), le Tarn (81) et le Tarn-et-Garonne (82).

1- ARIÈGE (09) Ax-les-Thermes : sur la route de l'Andorre, Ax est une petite ville thermale mais aussi une station de sports d'hiver (Ax-3 Domaines, Le Chioula, Ascou) et une bonne base pour découvrir les montagnes environnantes.Camon : à la limite avec l'Aude, Camon fait partie des "plus beaux villages de France".Château de Montségur : perché sur son pic, c'est le plus connu de tous les châteaux cathares de la région.Château de Roquefixade : les vestiges d'une forteresse cathare entre Foix et Lavelanet.Foix : avec 10 000 habitants, Foix est une des plus petites préfectures de France. Elle a conservé un vieux centre et un château du XIIe siècle qui domine la ville. Guzet Neige : une des principales stations de sports d'hiver de l'Ariège.Mirepoix : joli village avec nombre d'édifices médiévaux et une cathédrale.Monts d'Olmes : station de ski assez fréquentée du fait de sa proximité avec Toulouse.Pamiers : cette sous-préfecture est la plus grande ville de l'Ariège.Plateau de Beille : une des principales stations de ski de fond de France.Saint-Lizier : malgré sa taille réduite, ce village du Couserans possède un palais épiscopal et une église-cathédrale.Tarascon-sur-Ariège : une commune entre Foix et Ax-les-Thermes avec quelques témoignages anciens dans son bâti.Patrimoine naturel Grotte de Bédeilhac : une immense grotte préhistorique qui fait partie des nombreuses grottes ornées qu'on trouve dans la région.Grotte de Lombrives : situées à Ussat, à côté de Tarascon-sur-Ariège, ces grottes aménagées sont parmi les plus visitées des Pyrénées.Grotte du Mas-d'Azil : la seule grotte d'Europe qui peut être traversée… en voiture.Grotte de Niaux : c'est un site réputé pour ses fresques préhistoriques situé sur la commune de Niaux. Juste à côté, une autre grotte ornée à Alliat (Grotte de la Vache).Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises : ce parc adossé à l'Espagne occupe 40% du département et est remarquable par sa flore et sa faune pyrénéennes (ours, isards, rapaces…). Avec ses lacs, ses sommets et ses vallées (Biros, Vicdessous…), c'est aussi une belle zone pour randonner dans de superbes paysages.Rivière souterraine de Labouiche : site naturel "préhistorique" situé à Vernajoul, à côté de Foix.2- AVEYRON (12) Abbaye de Loc-Dieu : une abbaye cistercienne des environs de Villefranche de Rouergue. Abbaye de Sylvanès : abbaye cistercienne du XIIe siècle du sud du département connue pour programmer chaque année diverses manifestions culturelles et spirituelles. Juste à côté, on peut également voir une église russe orthodoxe.Belcastel : avec son château fort bien restauré et ses vieilles maisons en pierre construites tout autour, la commune reçoit pas mal de visiteurs en saison.Bez-Bédène : posé sur un éperon rocheux et entouré de falaises, ce vieil hameau de la commune de Campouriez offre un superbe cadre naturel.Brousse-le-Château : joli village ancien édifié en bordure du Tarn. Il est labélisé "plus beaux villages de France". Château de Coupiac : forteresse du XIIIe siècle sur la commune du même nom dans lequel sont proposées diverses animations médiévales en saison.Château de Najac : une belle forteresse médiévale surplombant le bourg de Najac classé parmi les "plus beaux villages de France".Conques : une très belle étape sur les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle pour ce "plus beaux villages de France".Decazeville : la ville des mines de charbon. Même si elles sont désormais toutes fermées, on peut encore y visiter une ancienne mine à ciel ouvert.Estaing : la localité, en bordure du Lot, est connue pour son château du XVe siècle.La Cavalerie : la commune fait partie des "Cités Templières" du Larzac au même titre que La Couvertoirade qui demeure la plus connue.La Couvertoirade : ce petit village du Larzac abrite une belle commanderie des Templiers datant du XIIIe siècle.Laguiole : réputé pour ses couteaux et son fromage, Laguiole est aussi une station de sports d'hiver aussi bien pour le ski de piste que de fond.Millau : sous-préfecture de l'Aveyron située au coeur du parc des Grandes Causses. La ville est avant tout une base possible pour découvrir les environs.Peyre : ce village troglodytique est classé parmi les "plus beaux villages de France". Depuis ses abords on a un beau panorama sur le Viaduc de Millau.Rodez : la préfecture de l'Aveyron possède quelques vieux quartiers et une cathédrale fortifiée.Roquefort : cette commune est mondialement connue pour son fromage. On peut d'ailleurs y visiter plusieurs caves d'affinages. Saint-Amans des Côts : joli village sur les contreforts de l'Aubrac.Saint-Côme-d'Olt : une des dix communes du département labélisées "plus beaux villages de France".Saint-Jean d'Alcas : c'est un des cinq bourgs médiévaux du Larzac.Sainte-Eulalie de Cernon : petit village médiéval du Larzac avec sa commanderie Templière.Sainte-Eulalie d'Olt : c'est un des "plus beaux villages de France" de l'Aveyron niché en bordure du Lot.Sauveterre-de-Rouergue : ancienne bastide très bien conservée située à côté de Rodez et labélisée "plus beaux villages de France".Séverac le Château : joli bourg médiéval dominé par une forteresse du XIIIe siècle.Viaduc de Millau : inauguré en 2004 c'est le pont routier le plus haut au monde et désormais aussi, d'une certaine façon, une importante attraction touristique de la région.Villefranche de Rouergue : la sous-préfecture possède un asse joli centre et une belle collégiale.Patrimoine naturel Coulée de lave de Roquelaure : située dans la vallée du Lot, c'est une curiosité géologique liée aux volcans des environs.Gorges de l'Aveyron : de jolies gorges qui suivent le cours de la rivière du même nom sur environ 250 km.Gorges du Tarn : ces gorges situées en Lozère mais aussi dans l'Aveyron offrent de beaux paysages et toute une palette d'activités sport-nature (randonnée, spéléo, escalade, canoë…). Lac de Pareloup : ce lac artificiel (un des plus grands de France), entre Millau et Rodez, est apprécié des visiteurs pour la baignade, la pêche ou les balades en bateau.Larzac : superbe haut plateau calcaire des Causses situé dans l'Aveyron (et un peu dans l'Hérault). On peut y visiter les "Cités templières" du Larzac (La Cavalerie, La Couvertoirade…) ou y faire de la randonnée.Montpellier-le-Vieux : impressionnant chaos rocheux à La Roque-Sainte-Marguerite, pas loin de Millau.Parc naturel régional des Grands Causses : c'est un des plus grands parcs de France et un des derniers sites classés à l"UNESCO sous le label "Causses et Cévennes". Il offre un joli paysage de plateaux calcaires (Larzac et autres causses), de gorges et de vallées qu'on peut découvrir en randonnée.Trou de Bozouls : c'est un immense cirque calcaire constituant un méandre de la rivière Dourdou qui a fait la réputation de la petite commune de Bozouls dans le nord du département.3- HAUTE-GARONNE (31) Auterive : petite ville au sud de Toulouse avec quelques édifices anciens et bâtiments remarquables dans son centre.Basilique Saint-Just de Valcabrère : une basilique de style roman située dans la commune de Valcabrère pas loin de Saint-Gaudens.Bourg d'Oueil : toute petite station de ski à proximité de Luchon. Le Mourtis : une des quatre stations de sports d'hiver du département.Luchon : c'est la ville thermale la plus fréquentée des Pyrénées et surtout une base pour découvrir le massif pyrénéen des environs ou, en saison, skier à Superbagnères.Montmaurin : ce petit village du sud du département abrite les vestiges d'une villa gallo-romaine parmi les plus vastes de France. Peyragudes : station de ski située à la fois dans la Haute-Garonne et les Hautes Pyrénées.Revel : à l'est du département, la localité est reconnue pour son marché et surtout le lac de Saint-Féréol dans lequel on peut se baigner, pêcher ou faire de la voile.Rieux Volvestre : aux limites avec l'Ariège, Rieux possède une ancienne cathédrale et plusieurs maisons médiévales à colombage.Saint-Bertrand de Comminges : la commune est connue localement pour ses ruines romaines et sa cathédrale médiévale. C'est aussi un des "plus beaux villages de France".Saint-Gaudens : une des deux sous-préfectures de la Haute-Garonne. Elle est située aux portes des Pyrénées.Superbagnères : c'est la principale station de ski de Haute-Garonne, à côté de Luchon à laquelle elle est reliée par télécabine.Toulouse : préfecture de département et de région, la "ville rose" offre un joli centre, nombre de musées et une certaine animation. Patrimoine naturel Canal du Midi : désormais classé à l'UNESCO, ce canal qui relie la Méditerranée (Sète) à Toulouse avant de se poursuivre vers l'Atlantique avec le Canal de Garonne est un haut lieu du tourisme fluvial en France. Ses abords sont également aménagés en de multiples endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.Henne Morte : ce profond gouffre fait partie d'un vaste réseau souterrain de plus de 100 kilomètres de long très connu des spéléologues.Lac d'Oô : ce lac pyrénéen (avec sa belle cascade) est une destination appréciée des randonneurs et des pêcheurs.Vallée du Lys : entre Luchon et Superbagnères. C'est une jolie petite vallée dans laquelle on peut randonner, notamment en direction de plusieurs petits lacs et cascades (dont la cascade d'Enfer).Vallée de la Pique : dans cette vallée du luchonais où coule La Pique on peut pratiquer le raft, le canoë, l'hydrospeed, en plus de la pêche à la truite. 4- GERS (32)Auch : la capitale historique de la Gascogne (et de l'Armagnac) est aussi préfecture de département. Elle compte plusieurs édifices anciens et une belle cathédrale.Bassoues : joli village avec sa basilique, son donjon, ses halles et ses vieilles maisons à colombage remontant à plusieurs siècles.Condom : petite ville avec un joli centre ancien et une cathédrale. L'endroit est également connu pour son festival de Bandas et, dans un autre domaine, le musée du préservatif (dont l'existence est évidemment liée à la traduction anglaise de Condom).Eauze : jolie petite ville ancienne du nord-ouest du Gers avec notamment tout un ensemble de maisons à colombage.Fourcès : cette bastide fait partie des "plus beaux villages de France" pour son domaine bâti.La Romieu : situé sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, le village abrite une imposante collégiale et plusieurs chapelles.Larressingle : au coeur du vignoble de l'Armagnac, la commune est labélisée "plus beaux villages de France" avec ses remparts, son château-donjon et ses vieilles maisons. Elle reçoit pas mal de visiteurs grâce en plus à diverses animations-musées tournant autour du Moyen-Age.Lavardens : ce village dominé par son château est classé parmi les "plus beaux villages de France".Lectoure : une petite ville avec une cathédrale et un centre ancien.Marciac : la commune entre Auch et Pau est internationalement reconnue pour son festival "Jazz in Marciac".Mirande : au niveau touristique, cette sous-préfecture compte quelques édifices anciens et surtout un festival de Country music qui commence à être un peu connu.Montréal-du-Gers : une autre bastide du Gers classée "plus beaux villages de France". On peut aussi bien y voir les vestiges d'une villa gallo-romaine, qu'un château ou plusieurs églises médiévales.Sarrant : c'est une bastide fortifiée construite autour de son église. Sarrant fait partie des "plus beaux villages de France".Simorre : on peut visiter dans ce village des environs d'Auch un bel exemple d'église fortifiée du XIVe siècle.Vic-Fezansac : la commune attire avant tout des visiteurs lors de sa féria taurine de Pentecôte ou pendant le festival de salsa Tempo Latino. 5- LOT (46)Autoire : c'est un des "plus beaux villages de France" situé au nord du département.Cahors : la préfecture du Lot possède un vieux centre et surtout un pont fortifié assez connu (le pont Valentré). Cardaillac : avec son patrimoine médiéval, la commune est labélisée "plus beaux villages de France".Carennac : superbe village ancien lui aussi classé "plus beaux villages de France".Château d’Assier : un château de style Renaissance construit dans la commune du même nom dans le Quercy.Château de Castelnau-Bretenoux : c'est la principale forteresse médiévale du Quercy sur la commune de Prudhomat. Château de Montal : petit château Renaissance sur le territoire de Saint-Jean Lespinasse.Figeac : cette sous-préfecture a gardé ses vieux quartiers avec ses ruelles tortueuses datant du Moyen-Age.Gourdon : l'autre sous-préfecture du Lot a un assez joli centre ancien. Loubressac : bourg fortifié perché au sommet d'un piton rocheux au coeur du Quercy. C'est un des nombreux "plus beaux villages de France" du département.Rocamadour : classé indirectement à l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, ce vieux village perché avec ses édifices religieux est un des sites les plus visités de France. Plusieurs grottes préhistoriques et des possibilités de randonnées dans ses environs.Saint-Cirq Lapopie : pas loin de Cahors, c'est le plus connu et visité de tous les villages médiévaux de la région. Un incontournable du tourisme dans le Lot. Patrimoine naturel Grottes de Lacave : un belle grotte à la limite avec la Dordogne qui reçoit dans les 100 000 visiteurs chaque année.Gouffre de Padirac : célèbre gouffre au fond duquel coule une rivière souterraine qu'on visite en partie en barque. C'est un des sites naturels les plus visités de la région.Grotte du Pech Merle : une des assez rares grottes ornées préhistoriques ouvertes au public. Elle est située dans le Parc du Quercy, pas loin de Cahors.Parc naturel régional des Causses du Quercy : à l'est de Cahors, ce parc englobe une partie du Quercy et de ses causses aux plateaux calcaires parmi lesquels on peut randonner. C'est dans ce parc qu'est situé également le fameux "Triangle noir du Quercy" bien connu des astronomes.6- HAUTES-PYRENÉES (65) Bagnères de Bigorre : une petite ville thermale au pied des Pyrénées. Cauterets : c'est traditionnellement la station de sports d'hiver la plus enneigée des Pyrénées.Château de Mauvezin : une forteresse médiévale du XIe siècle dans la commune du même nom.Domaine du Tourmalet : au pied du Pic du Midi de Bigorre. Avec l'association des stations de La Mongie et de Barèges, c'est le plus vaste domaine skiable des Pyrénées françaises.Gavarnie-Gèdre : une des stations de ski du département située dans le Massif du Mont Perdu.Lourdes : lieu de pèlerinage mondialement connu, Lourdes est la seconde ville de France la plus visitée après Paris. Au delà de la Grotte et des sanctuaires, on peut y découvrir également plusieurs musées et quelques vieux quartiers.Luz-Ardiden : une station de ski sise sur la commune de Luz Saint-Sauveur.Payolle : c'est une des trois stations (avec Nistos et le Val d'Azun) spécialisée dans le ski de fond.Peyragudes : station de ski située à la fois dans la Haute-Garonne et les Hautes Pyrénées.Piau-Engaly : avec ses 1 860 m d'altitude, c'est la station de ski la plus haute des Pyrénées françaises.Saint-Lary Soulan : une des principales stations de sports d'hiver de la région.Tarbes : c'est la préfecture des Hautes-Pyrénées.Patrimoine naturel Grottes de Gargas : des grottes ornées situées à la limite des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne.Grottes de Médous : ces grottes à côté de Bagnères de Bigorre se visitent en partie en barque.Massif du Mont Perdu : ce massif pyrénéen essentiellement constitué des cirques de Gavarnie, d'Estaubé et de Troumousse est classé à l'UNESCO pour son patrimoine naturel. On peut y pratiquer la randonner ou s'attaquer aux nombreux pics de plus de 3 000 m.Parc National des Pyrénées : ce vaste parc à cheval sur les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées Atlantiques offre de magnifiques paysages de montagnes, lacs (Gaube, Estaing, Suyen…) et vallées (Azun, Aure, Ossoue…) parmi lesquels on peut randonner ou skier. C'est aussi là que vivent les derniers ours des Pyrénées.Petite Amazonie des Pyrénées : il s'agit de petites gorges situées à Asque près de Bagnères de Bigorre dont le climat humide à permis le développement d'une végétation très luxuriante. On peut s'y promenerPic du Midi de Bigorre : ce pic situé à 2 877 m est connu pour son observatoire astronomique. Il offre un superbe panorama sur la chaîne pyrénéenne alentours.Réserve naturelle du Néouvielle : dans le prolongement du Parc des Pyrénées, ce massif montagneux est une zone riche au niveau de la flore et de la faune (isards, rapaces..). On peut y randonner.7- TARN (81)Albi : désormais classée à l'UNESCO pour sa cité épiscopale, la préfecture du Tarn possède un joli centre. En tant que ville natale du peintre Toulouse-Lautrec, elle abrite également un musée très visité qui lui est consacré. Carmaux : au nord d'Albi. C'était autrefois la ville du charbon dont la présence marque encore le lieu et ses environs même si certaines mines ont été transformées en base de loisirs comme Cap'Découverte.Castelnau-de-Montmiral : très joli village ancien classé parmi les "plus beaux de France". Il est à l'ouest d'Albi.Castres : la ville de Jaurès est la seconde du Tarn. Elle possède une belle cathédrale.Cordes-sur-Ciel : une cité médiévale perchée sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Elle fait partie des "plus beaux villages de France" et est un des sites les plus visités de la région.Gaillac : petite ville entre Toulouse et Albi avec une jolie abbaye bénédictine du Xe siècle.Graulhet : petite agglomération avec un château et un quartier moyenâgeux construit tout autour. Lautrec : un autre des "plus beaux villages de France", avec son aspect médiéval, situé dans le département entre Castres et Albi.Lavaur : petite ville du sud du Tarn avec une cathédrale et d'autres édifices religieux intéressants.Lisle-sur-Tarn : une des bastides du Sud-ouest avec ses maisons en briques rouges ou à colombages.Monestiés : une bourgade médiévale à côté de Carmaux. Elle est labélisée "plus beaux villages de France".Penne : petit village médiéval construit sur un éperon rocheux avec un château fort qui domine la vallée de l'Aveyron.Puycelci : joli village perché avec ses remparts et ses vieilles maisons des XVe et XVIe siècles.Saint-Benoit de Carmaux : à la périphérie de Carmaux, le village a vu se construire au début du XXe siècle la Cité de Fontgrande qui est un exemple type d'architecture et d'urbanisme des villages de mineurs réalisés à cette époque. Patrimoine naturel Parc naturel régional du Haut-Languedoc : à cheval sur le Tarn et l'Hérault c'est une zone aux paysages diversifiés appréciée des randonneurs. Sidobre : c'est un massif granitique du sud du Massif Central connu pour ses étranges formations rocheuses. On peut y randonner.8- TARN-ET-GARONNE (82)Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue : une ancienne abbaye cistercienne du XIIe siècle transformée en centre d'art contemporain sur la commune de Ginals.Auvillar : joli village ancien en bord de Garonne classé "plus beau village de France".Beaumont de Lomagne : une commune au sud-ouest de Montauban avec quelques vieilles maisons et hôtels particuliers.Bruniquel : ce village perché, parmi les "plus beaux villages de France", est un des sites les plus visités du département. Outre ses vieilles maisons et ses ruelles, il est connu pour son château médiéval et sa grotte préhistorique toutefois fermée au public.Castelsarrasin : c'est la sous-préfecture du Tarn-et-Garonne. Caylus : joli village médiéval du nord du département avec également divers vestiges "antiques" (voie romaine, dolmen…).Château de Gramont : une forteresse du Moyen-Age située dans la commune du même nom, aux limites du département avec le Gers. Lauzerte : petite bastide du Quercy classée parmi les "plus beaux villages de France". On peut y voir un chemin de ronde, plusieurs maisons (très) anciennes et un certain patrimoine religieux.Moissac : sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, Moissac offre un centre moyenâgeux et surtout l'Abbaye Saint-Pierre qui est un chef-d'oeuvre de l'art roman.Montauban : la préfecture du Tarn-et-Garonne possède un centre historique et plusieurs musées. Pente d'eau de Montech : c'est un système unique au monde d'ascenseur à bateaux installé sur le canal latéral à la Garonne.Saint-Antonin Noble Val : une des plus vieilles cités médiévales du pays avec de vieilles maisons et de petites ruelles étroites. Patrimoine naturel Canal de Garonne : ce canal relie l'Atlantique, via Langon, à Toulouse avant de se poursuivre ensuite vers la Méditerranée avec le Canal du Midi. Moins touristique que ce dernier classé à l'UNESCO, il est néanmoins utilisé pour les balades fluviales. Ses abords sont également aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.9- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Ariège : Château de Montségur; Foix; Grotte de Niaux; Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Aveyron : Belcastel; Bez-Bédène; Brousse-le-Château; Conques; Gorges du Tarn; La Couvertoirade; Larzac; Montpellier-le-Vieux; Parc naturel régional des Grands Causses; Peyre; Séverac le Château; Viaduc de Millau.

Haute-Garonne : Canal du Midi; Lac d'Oô; Saint-Bertrand de Comminges; Toulouse.

Gers : Larressingle; Sarrant.

Lot : Cardaillac; Carennac; Gouffre de Padirac; Loubressac; Rocamadour; Saint-Cirq Lapopie.

Hautes-Pyrénées : Lourdes; Massif du Mont Perdu; Parc National des Pyrénées; Pic du Midi de Bigorre; Réserve naturelle du Néouvielle.

Tarn : Albi; Castelnau-de-Montmiral; Cordes-sur-Ciel; Lautrec; Monestiés; Parc naturel régional du Haut-Languedoc; Puycelci; Sidobre.

Tarn-et-Garonne : Auvillar; Bruniquel; Canal de Garonne; Lauzerte; Moissac; Saint-Antonin Noble Val.

- © VoyageForum -
Open
Canal de la Garonne et du Midi à vélo
Bonjour a tous et toutes En pleine préparation pour mon voyage début avril pour le canal du midi en partant de Rochefort /mer via l'estuaire de la Gironde et le canal de la Garonne jusqu'à Béziers (a/r) je m'interrogée sur l'état de se parcourt , se qu'il ne faut pas manqué , et se qui faudrait plutôt évité , merci pour vos conseilles et ressentis .
Open
Que voir en... Aquitaine
Que voir en Aquitaine ? Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).

L'Aquitaine est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de la Dordogne (24), la Gironde (33), les Landes (40), le Lot-et-Garonne (47) et les Pyrénées-Atlantiques (64).

1- DORDOGNE (24) Belvès : ce village du Périgord Noir compte parmi les plus beaux de France. Bergerac : seconde agglomération de Dordogne, elle possède un vieux centre.Beynac : un des villages les plus connus de Dordogne avec son château et ses vieilles maisons le long de petites rues. Bourdeilles : cette petite commune, entre Brantôme et Périgueux, possède plusieurs châteaux et grandes demeures.Brantôme : au nord de Périgueux, Brantôme offre un très beau centre en bordure de rivière (la Dronne).Cabanes du Breuil : un bel et ancien ensemble d'annexes agricoles, faites de pierres et de lauses, d'une ferme située à Saint-André d'Allas, à côté de Sarlat.Castelnaud-la-Chapelle : à voir aussi bien pour le château fort que le village labélisé "Plus beaux villages de France".Chancelade : à l'ouest de Périgueux, la commune abrite l'Abbaye Notre-Dame de Chancelade.Château de Biron : dans la vallée de la Lède, à la limite avec le Lot-et-Garonne Château de Fénelon : le château de l'écrivain Fénelon à Sainte-MondaneChâteau d'Hautefort : un grand château du XVIIe siècle avec de beaux jardins situé dans la commune du même nom.Château de Marqueyssac : à Vézac, au sud-ouest du département, ce château possède de très beaux jardins dominant la Dordogne.Château de Monbazillac : petit château du XVIe siècle dans cette commune plus connue cependant pour avoir donné son nom à un vin blanc.Château de Montaigne : à Saint-Michel de Montaigne, c'est le château du philosophe Montaigne.Château de Montfort : à Vitrac, un château perché au dessus de la Dordogne.Château de Puyguilhem : un château Renaissance, comme ceux de la Loire, situé sur la commune de VillarsChâteau de Puymartin : beau château situé à Marquay, dans les environs de Sarlat.Domme : ce superbe vieux village domine la Dordogne du haut de la falaise sur laquelle il a été construit. Eymet : bastide située au sud-ouest du département.La Roque-Gageac : haut lieu touristique pour ce village et son château qui surplombent la Dordogne.Le Bugue : on peut voir dans cette commune un écomusée présentant un village périgourdin de la fin du XIXe siècle.Les Eyzies : cette commune compte sur son territoire plusieurs grottes préhistoriques (Font de Gaume, Combarelles…) dont certaines classées à l'UNESCO, de même que le très beau Château de Commarque.Limeuil : aux confluents de la Dordogne et de la Vézère, c'est un des plus beaux villages de France.Montcaret : sur cette commune ont été trouvés les vestiges d'une villa gallo-romaine.Monpazier : superbe village et un des nombreux du Sud-ouest labélisés "plus beaux villages de France".Périgord : correspond au département de la Dordogne. Il se divise en quatre "couleurs" avec le Vert (au nord), le Blanc (au centre), le Pourpre (au sud-ouest) et le Périgord Noir (à l'est/sud-est).Périgueux : au niveau touristique, la préfecture de Dordogne est connue pour sa cathédrale et ses vestiges gallo-romains.Saint-Amand de Coly : joli petit village avec une église fortifiée. Saint-Geniès : très bel ensemble architectural pour ce village des environs de Sarlat.Saint-Jean de Côle : cette commune fait partie de l'association des plus beaux villages de France avec notamment ses maisons à colombages du XIVe siècle. Saint-Léon sur Vézère : un autre magnifique village des bords de la Vézère.Salignac : c'est sur cette commune qu'on vient visiter les Jardins du Manoir d'Eyrignac Sarlat la Canéda : avec son architecture médiévale, cette superbe ville est une des plus visitées du Sud-ouest. Terrasson : sur les bords de la Vézère, la petite ville compte quelques vieux quartiers et les Jardins (contemporains) de l'imaginaire.Thiviers : une commune avec quelques belles maisons anciennes.Trélissac : en périphérie de Périgueux, la ville compte plusieurs châteaux.Villefranche-du-Périgord : dans le Périgord Noir, cette belle bastide a conservé de belles maisons du Moyen-Age et d'après.Patrimoine naturel Gouffre de Proumeyssac : une grotte naturelle ouverte à la visite située sur la commune d'Audrix, pas loin de Sarlat. Grottes de Lascaux : sûrement les plus célèbres grottes préhistoriques au monde. Elles sont situées sur la commune de Montignac.Parc naturel régional Périgord-Limousin : c'est une vaste zone de bocages et de forêts commune avec le département de la Haute-Vienne dans la région Limousin.Périgord Vert et Périgord Noir : ces deux parties du Périgord possèdent de très nombreuses forêts parmi lesquelles on peut randonner.Réserve naturelle régionale du Marais de Groléjeac : on peut randonner dans cette zone humide ou sillonner ses canaux en barque.Roque Saint-Christophe : une falaise calcaire de la Vallée de la Vézère, à côté des Eyzies, dans laquelle l'érosion a creusé de longues terrasses et abris troglodythiques utilisés depuis la préhistoire. C'est un des endroits les plus visités du département. Vallée de la Vézère : dans le Périgord Noir, la vallée est connue pour ses sites préhistoriques et grottes ornées classés à l'UNESCO. La Vézère (rivière), dominée par ses châteaux, est aussi un haut lieu pour le canoë.2- GIRONDE (33)Abbaye de La Sauve : cette petite commune pas loin de Bordeaux abrite les restes d'une très belle abbaye classée à l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.Andernos-les-Bains : commune balnéaire du nord du bassin d'Arcachon.Arcachon : c'est LA station balnéaire du bassin du même nom avec quelques belles demeures et des maisons de pêcheurs.Blaye : en bordure d'estuaire, Blaye possède une très belle citadelle construite par Vauban.Bordeaux : la préfecture de l'Aquitaine offre de superbes quartiers et des quais classés au patrimoine de l'UNESCO. Un incontournable à visiter dans la région. Cadillac : à une trentaine de kilomètres à l'est de Bordeaux, un joli château Renaissance domine les anciens remparts de la ville.Carcans : comme Hourtin la commune partage les bords du lac de Hourtin et de Carcans, et comme elle aussi se situe en partie en bord de mer.Cestas : au sud-ouest de Bordeaux, cette commune au milieu de la forêt landaise et de plans d'eau offre des possibilités de randonnées à pied ou à vélo.Château de Roquetaillade : un château moyenâgeux sur la commune de Mazères.Château de Mongenan : c'est un édifice du XVIIIe siècle dans le bourg Portets, Château de Cazeneuve : situé à Préchac, ce château a appartenu en son temps à Henri IV.Gujan-Mestras : sur le Bassin d'Arcachon, le village qui se compose de sept petits ports est réputé pour ses huitres. On y trouve également plusieurs petits parcs d'attractions.Hourtin : à la fois en bord de mer mais aussi du lac de Hourtin et de Carcans, c'est une station balnéaire appréciée pour ses plages, ses dunes et marais classés en réserve naturelle, mai aussi pour le surf.La Brède : cette commune de Gironde est connue pour son château qui fut celui de Montesquieu.La Réole : le prieuré et quelques autres beaux édifices sont les principaux attraits de ce bourg fortifié.La Teste-de-Buch : au sud du Bassin d'Arcachon. C'est sur son territoire que son situés plusieurs centres d'intérêt touristiques : plages du Pyla sur Mer, dune du Pyla, Banc d'Arguin, Ile aux oiseaux.Lacanau : station balnéaire réputée et incontournable pour tous les amateurs de surf. Le Cap Ferret : à la fois village et presqu'île entre l'Atlantique et le Bassin d'Arcachon. L'endroit est touristique ne serait-ce que pour les beaux panoramas qu'offre sa position géographique.Le Porge : entre Lacanau et le Bassin d'Arcachon, c'est une petite station balnéaire plus tranquille que les autres.Le Teich : sur le Bassin d'Arcachon et à l'embouchure de la Leyre. Le lieu est connu pour son parc ornithologique.Libourne : à quelques kilomètres au nord-est de Bordeaux, dans le Saint-Emillion, la ville compte quelques anciens édifices.Montalivet : cette station balnéaire de la côte fut la première au monde à accueillir un centre naturiste dans les années 1950.Soulac-sur-Mer : station balnéaire située à la pointe du Médoc.Patrimoine naturelBanc d'Arguin : c'est une vaste étendue de sable visible surtout à marée basse à l'entrée du Bassin d'Arcachon. Elle constitue une réserve naturelle qui abrite nombre d'oiseaux.Bassin d'Arcachon : une des principales attractions d'Aquitaine avec ses petites stations balnéaires, son Ile aux Oiseaux, la dune du Pyla ou encore le Parc ornithologique du Teich.Dune du Pyla : au sud du Bassin d'Arcachon, c'est la plus haute dune d'Europe.Canal de Garonne : ce canal relie l'Atlantique, via Langon, à Toulouse avant de se poursuivre ensuite vers la Méditerranée avec le Canal du Midi. Moins touristique que ce dernier classé à l'UNESCO, il est néanmoins utilisé pour les balades fluviales. Ses abords sont également aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.Estuaire de la Gironde : à la fois en Gironde et en Charente-Maritime, l'Estuaire offre de belles balades et de beaux paysages sur une grande partie de ses 75 km de long.Ile aux Oiseaux : au milieu du Bassin d'Arcachon, cette petite île est une excursion très prisée en été.Lac de Hourtin et de Carcans : à cheval sur les deux communes, c'est le plus grand lac d'eau douce de France. On peut y pratiquer diverses activités nautiques et s'y baigner.Etang de Coussau : c'est une réserve naturelle sur la commune de Lacanau.Marais de Bruges : à la périphérie de Bordeaux, sur la commune de Bruges, ce sont de vastes marais où nichent nombre d'oiseaux.Pair-Non-Pair : grotte ornée préhistorique située à Prignac-et-Marcamps, au sud-est de Blaye. Parc naturel régional des Landes de Gascogne : à cheval sur la Gironde et les Landes, c'est la forêt landaise. Au milieu coule la Leyre connue pour ses possibilités de descente en canoë.Parc ornithologique du Teich : une zone marécageuse aménagée pour accueillir et observer les oiseaux en bordure du Bassin d'Arcachon.Route(s) des vins de Bordeaux : Graves, Margaux, Médoc, Pauillac, Saint-Estèphe et le vignoble de Saint-Emilion classé au patrimoine de l'UNESCO.3- LANDES (40)Abbaye de Saint-Sever : une abbaye bénédictine moyenâgeuse dans la commune du même nom.Abbaye Saint-Jean de Sorde : abbaye classée à l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.Biscarrosse : entre deux lacs et le bord de mer, Biscarrosse est une des principales stations balnéaires des Landes.Capbreton : ancien port de pêche, c'est maintenant une station balnéaire et un port de plaisance.Château de Gaujacq : demeure seigneuriale du XVIIe siècle classée sur la commune du même nom.Dax : cette station thermale de Gascogne possède divers témoignages urbains de son passé, de l'époque gallo-romaine à nos jours. Dax est aussi réputée pour ses fêtes et ses courses landaises. Hossegor : des plages et le surf pour cette station balnéaire du sud des Landes adossée au lac du même nom.Labastide-d'Armagnac : vieux village avec notamment une très belle place centrale.Mimizan : comme la plupart des stations balnéaires de la région, Mimizan est divisée en deux avec une partie en bord de mer et une autre à l'intérieur des terres.Moliets : petite station balnéaire à l'architecture typiquement landaise située à l'embouchure du Courant d'Huchet. On y trouve de belles plages.Mont-de-Marsan : la préfecture des Landes abrite quelques monuments historiques, aussi bien médiévaux que plus récents.Saint-Vincent de Tyrosse : la commune est avant tout connue pour ses corridas et courses landaises.Seignosse : une autre commune des Landes réputée pour le surf.Souston : station balnéaire en bordure de la forêt des Landes.Vieux-Boucau : petite station appréciée des surfeurs.Patrimoine naturelEtang de Biscarrosse et de Parentis : grand lac des Landes qui servait autrefois de base aux hydravions. C'est maintenant en partie une base de loisirs.Etang de Cazaux et de Sanguinet : c'est un des deux étangs-base de loisirs qui entourent Biscarrosse.Courant d'Huchet : ce tout petit court d'eau qui relie le lac de Leon à l'Atlantique au niveau de Moliets est une réserve naturelle.Parc naturel régional des Landes de Gascogne : à cheval sur la Gironde et les Landes, c'est la forêt landaise. Au milieu coule la Leyre connue pour ses possibilités de descente en canoë.Réserve naturelle du Marais d'Orx : c'est une zone protégée au sud du département.4- LOT-ET-GARONNE (47)Agen : une cathédrale et quelques vieilles rues pour la préfecture du Lot-et-Garonne.Casteljaloux : cette petite bourgade a gardé nombre de vieilles maisons des XV et XVIe siècles.Château de Bonaguil : à Saint-Front sur Lémance, un superbe château fort construit entre Périgord et Quercy.Château de Nérac : château de style Renaissance dans la commune du même nom.Fumel : petite ville en bordure du Lot avec des possibilités de balades sur la rivière.Laroque-Timbaut : c'est un village médiéval. Marmande : entre Agen et Bordeaux, la ville possède un beau centre.Monflanquin : construit sur une colline, Montflanquin est classé parmi les plus beaux villages de France.Nérac : un château et quelques vieux édifices pour cette commune de quelques milliers d'habitants. Nérac est le terminus du Train Touristique de l'Albret.Pujols : un autre village médiéval du Lot-et-Garonne.Sainte-Livrade : petite ville de la Vallée du Lot.Patrimoine naturelCanal de Garonne : ce canal relie l'Atlantique à Toulouse avant de se poursuivre ensuite vers la Méditerranée avec le Canal du Midi. Moins touristique que ce dernier classé à l'UNESCO, il est néanmoins utilisé pour les balades fluviales. Ses abords sont également aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.5- PYRENÉES-ATLANTIQUES (64)Ainhoa : ce petit village basque fait partie des plus beaux villages de France.Bayonne : grande ville touristique connue pour ses fêtes mais qui possède aussi de jolis quartiers anciens.Béarn : province historique avec Pau pour capitale, le Béarn est dans sa partie haute une région de montagnes, de vallées et de gaves (torrents) dans laquelle il fait bon se promener.Biarritz : c'est une des plus prestigieuses stations balnéaires de la côte Atlantique. Parmi ses attraits on peut noter les demeures "bourgeoises" et le Rocher de la Vierge. Bidart : station balnéaire de la côte basque dans un environnement de falaises. Elle est réputée au niveau du surf.Cambo-les-Bains : petite ville thermale proche de la frontière espagnole. Guéthary : des plages, des surfeurs et la pelote basque.Hendaye : située au niveau de l'estuaire de la Bidassoa, c'est la ville frontière avec l'Espagne. On peut profiter de sa belle et longue plage. Oloron Sainte-Marie : la "capitale" du Haut-Béarn construite en bord de gave est une porte d'entrée au Parc National des Pyrénées.Orthez : cette ville d'environ 10 000 habitants compte quelques témoignages de son passé médiéval.Pau : la cité d'Henri IV est connue pour son château et son centre-ville. C'est aussi la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.Pays Basque : c'est la partie occidentale du département (qui se poursuit pour 80% en Espagne) avec une forte culture et des traditions spécifiques.Saint-Jean de Luz : au fond de sa baie, la ville est à la fois un port de pêche et une station balnéaire reconnue.Salies-de-Béarn : cette petite ville de la région des gaves a gardé ses vieilles maisons de pierre et ses petites ruelles.Patrimoine naturelGorges d'Holzarté : gorges étroites et spectaculaires situées dans le Pays Basque.Gorges de Kakouetta : autres gorges basques pas mal visitées en été.Grottes de Bétharram : une série de grottes à découvrir à la limite des Hautes-Pyrénées.Grottes ornées d'Isturitz et d'Oxocelhaya : ce sont deux grottes préhistoriques.La Rhune : ce petit sommet pyrénéen est une destination touristique et de randonnées grâce au Petit train de la Rhune qui permet de découvrir de beaux paysages et un superbe panorama au sommet Parc National des Pyrénées : ce vaste parc à cheval sur les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques offre de magnifiques paysages de montagnes, lacs (Bious…) et vallées (Aspe, Ossau…) parmi lesquels on peut randonner ou skier. C'est aussi là que vivent les derniers ours des Pyrénées.Vallée des Aldudes : très belle petite vallée du Pays Basque, à la frontière espagnole.Vallée d'Aspe : superbe vallée du Béarn et des possibilités de randonnées. Vallée et Pic d'Ossau : dominée par le Pic d'Ossau, cette vallée du Parc National des Pyrénées est une des principales du Béarn. C'est un haut lieu du tourisme et de la randonnée avec de superbes paysages. Au niveau touristique, on y trouve les stations de ski de Gourette et d'Artouste, de même que le petit train d'Artouste.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Dordogne : Beynac; Brantôme; Château de Marqueyssac;Domme; Grottes de Lascaux; La Roque-Gageac; Monpazier; Sarlat; Vallée de la Vézère.

Gironde : Abbaye de La Sauve; Bassin d'Arcachon; Blaye; Bordeaux; Canal de Garonne; Dune du Pyla; Estuaire de la Gironde; Ile aux Oiseaux; Lac de Hourtin et de Carcans; Lacanau; Le Cap Ferret.

Landes : Parc naturel régional des Landes de Gascogne; Plages landaises dont Moliets.

Lot et Garonne : Canal de Garonne; Château de Bonaguil; Monflanquin.

Pyrénées Atlantiques : Ainhoa; Béarn; Biarritz; La Rhune; Parc National des Pyrénées; Pays Basque; Vallée des Aldudes; Vallée d'Aspe; Vallée et Pic d'Ossau.

- © VoyageForum -
Open
Biking (MTB) along the Canal between the Two Seas (France)
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?

This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.

When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.

Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.

Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.

Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.

Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?

Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?

*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?

It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?

Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Open
Rencontre VF Sud-Ouest à Bordeaux le 28 janvier 2011
NB: Le texte ci-dessous est une copie du message envoyé en début de semaine, mais mal "lisible" car je n'annonçais pas de date formelle. Le Vendredi 28 Janvier 2011 est donc une date hypothétique.

Bonjour à tous,

Etes-vous partant pour une nouvelle soirée de rencontres à Bordeaux, au mois de Janvier? Si oui, merci de préciser vos attentes ou idées en réponse à ce message.

Par exemple: - Soirée informelle - auberge espagnole ... on y trouve ce que l'on y apporte OUI / NON - Soirée thématique - un pays, un continent, l'aide humanitaire, la randonnée ... OUI / NON - Le cadre - un bar? Un restaurant? Location d'une salle? CHOIX?

Répondez en message PUBLIC pour donner votre avis. Répondez moi en message PRIVE uniquement pour une question particulière, qui n'aurait pas d'intérêt sur le forum public.Merci.

Rendez-vous début Janvier 2011 pour faire la point 😉 La date sera fixée en commun (si nous sommes nombreux !!!) début Janvier 2011.

NB: ceux qui veulent bien organiser à mes côtés sont les bienvenus- liste des participants, des pays visités, des questions à poser, etc....-

A vos idées, A notre bonne volonté A notre soirée, FRED!
Open
Traversée des Pyrénées à pied, seul
Traversée des Pyrénées juin 2006

Je vais avec plus de deux ans de recul relater ma traversée des Pyrénées effectuée sur 22 jours, essentiellement au mois de juin, commencée à Banyuls et terminée début juillet à Cambo-les-Bains.

Comme souvent cette aventure a commencé par un trajet en train au départ de Lyon. Pour me laisser le temps, tout en prévoyant un programme très ambitieux, j'avais dit à ma famille que je partais pour deux mois. N'ayant pas essuyé de reproches directs quant à cette durée somme toute longue surtout en été, j'ai cependant bien vu dans certains regards de l'étonnement et peut-être aussi un peu de peur. Pourquoi grand dieu a-t-il besoin de partir seul dans les montagnes? L'absence de question évite toute justification. D'ailleurs quelle est la justification au fait de partir seul? Y en a-t-il une ou plusieurs? Je ne saurais donner de réponse certaine car les idées restent assez confuses dans mon cerveau. Peut-être à la cinquantaine se prouver que le corps est encore jeune, vivre une aventure tout en restant dans des normes connues, n'avoir à s'occuper que de soi, une recherche relative de solitude? Probablement un mélange de tout cela. Bien sûr avant de partir, j'éprouve des doutes et aussi des remords, car je sais que certaines personnes ressentent ces moments du départ avec douleur, à la manière d'un abandon. Mais inexorablement j'essaie de durcir ma carapace et de ne pas trop réfléchir. Puis le premier pas étant effectué, le cœur devient plus léger.

Le trajet en train, direction le sud, permet de m'absorber d'une part dans une lecture intéressante en espagnol, car le gros de ma traversée je compte la faire dans le pays de Don Quichotte, et d'autre part dans la contemplation du paysage et tout spécialement du Rhône. Ce fleuve exerce sur moi une véritable attirance. De grands écrivains, comme Bosco ou Clavel, en ont fait des descriptions époustouflantes et y ont situé certains de leurs romans. Je me souviens aussi des parties de pêche effrénées avec mon frère dans notre jeunesse, où nous attrapions toutes sortes de poissons en particulier de gros brochets, pêchés de façon tout à fait irrégulière. En effet dans le port Edouard Herriot à Lyon pendant les grandes chaleurs de l'été de gros poissons s'immobilisaient à la surface. Traîtreusement, avec des cannes au lancer équipées de gros hameçons triples, après avoir bien visé nous les crochetions en travers du corps, pas très académique comme procédé mais très efficace. Heureusement ces poissons avaient pratiquement toujours la vie sauve, car leur chair sentait horriblement le pétrole. Il nous arrivait parfois de les ramener à la maison et de squatter la baignoire où durant quelques jours ces habitants du Rhône se trouvaient emprisonnés à la grande colère de notre mère et dans la joie dissimulée de notre père. Puis un jour les bornes ont été dépassées, le nombre de gros brochets et autres carnassiers attrapés étant tel, que nous sommes allés dérober mon frère et moi un fût de deux cents litres vide, qui se trouvait sur le chantier dans la rue au pied de notre appartement. Nous l'avons installé au milieu de ma chambre, rempli d'eau et y avons mis nos gros poissons. Sans doute attiré par nos exclamations de joie, notre père est entré dans la chambre et a marqué l'arrêt devant ce gros bidon rouge pour le moins pas très propre. Puis rapidement reprenant ses esprits, contrairement à la baignoire qui le faisait rire, dans le cas présent son visage exprimait plutôt de la colère et de la consternation devant la stupidité de ses enfants. Nous eûmes l'ordre impératif et exécutoire dans les plus brefs délais de rapporter notre aquarium sur son chantier et de nettoyer par la même occasion la grosse tache de goudron ou d'hydrocarbure qui marquait le centre de la chambre. Tous ces souvenirs de lecture ou d'histoires vécues me permettent de m'éloigner par la pensée des miens et d'oublier ma culpabilité en les abandonnant.

Contrairement à l'année dernière le trajet se passe sans problème. En effet au cours du mois de septembre 2005, j'avais accompli une randonnée d'une semaine à partir de ce joli petit port méditerranéen. J'avais loupé la correspondance en gare de Béziers, à cause de ce que l'on appelle pudiquement un accident de personne. Deux heures d'attente, que j'avais mises à profit pour me promener dans la ville. Il est étrange de penser que l'on profite d'une opportunité de découvrir un lieu parce qu'une personne qui n'avait plus la force ou l'envie de vivre s'est jetée sous un train. Me voilà donc vers les 13 heures en gare de Banyuls. Bien que la première étape soit longue pour un après-midi, je prends mon temps. Je descends sur la plage et vais au contact de l'eau. J'y trempe la main et les pieds mais n'ai pas le courage de me baigner. On ressent toujours une impression étrange, mélange d'appréhension de doute et d'excitation, au moment de partir seul dans un projet d'une certaine ampleur. Surtout, comme je l'ai, dit mon plan est assez ambitieux. Je compte suivre la HRP jusque vers Puigcerda, puis mettre le cap sur la Serra des Cadi et musarder par la suite dans certains massifs espagnols comme le Cotiella, puis rattraper la HRP du côté de Gavarnie et je projette même de remonter la plage de la frontière jusqu'à Arcachon. Mais rapidement, ce que je n'avais pas anticipé, c'est que pour le moral, indépendamment du temps qui souvent n'a pas été de la partie, j'ai besoin de voir sur ma carte la distance se creuser derrière moi et diminuer en direction de l'Atlantique. Toute ma vie j'ai été conditionné pour ne pas prendre le temps et on ne change pas facilement. J'ai presque honte de dire que durant cette traversée, ma plus grande joie bien souvent consistait à visualiser sur ma carte routière au 1 000 000 le trajet de la journée et de constater que cela représentait un espace très significatif à cette échelle d'un pays. Donc progressivement, me trouvant un certain nombre d'excuses, le temps, la famille, mes parents, mon fils qui commençait un stage à Lyon vers le 10 juillet, ce fut la ligne droite ou presque qui dicta mon itinéraire. Ce mode de pensée ne s'est pas imposé immédiatement mais s'est insinué lentement au cours de la première semaine.

Premier jour GR 10 de Banyuls au refuge au pied du Pic Neulos

Vers les 14 heures je démarre. Cet après-midi je compte rejoindre le refuge au pied du Pic Neulos en suivant le GR 10. Je connais l'itinéraire pour l'avoir suivi l'an dernier. Aujourd'hui le temps est beau et stable alors que la fois précédente rapidement je fus pris dans le brouillard et la pluie. J'avais trouvé la cabane à la nuit tombante, alors que se déclenchait un orage d'une violence extrême. J'apprendrai plus tard que cette nuit de septembre 2005, les départements environnants avaient été mis en vigilance rouge. Un grand arbre avait été fracassé par la foudre à proximité de l'abri. Dire qu'il s'en était fallu de peu que je le trouve, alors que j'errais dans le brouillard, la nuit et la pluie. Cette étape est longue, plus de mille mètres de dénivelé et il me faut 6 heures à un bon rythme pour y parvenir. A part un couple doublé, que je reverrai trois jours plus tard sur le Canigou, je ne rencontre personne. Une fois arrivé, croyant que le couple me rejoindrait pour la nuit je m'installe dans un coin. Personne ne vient. Je suis et resterai seul, avec une vue magnifique sur la Méditerranée qui s'étale à l'infini. Au cours de cette traversée ce sera la seule nuit où je n'aurai pas de compagnie. Bien souvent, lors de grandes étapes les journées se dérouleront dans la solitude mais le soir il y aura toujours une âme qui vive avec qui discuter, sauf pour cette première étape. La fois précédente, la nuit de l'orage, il y avait cinq personnes, quatre jeunes Hollandais et un saltimbanque qui terminait la traversée des Pyrénées par le GR 10. Son périple avait duré deux mois avec un sac de 20 kilogrammes. Il s'arrêtait dans les villages pour présenter des spectacles et se faire quelque argent pour continuer son voyage. Nous avions passé une nuit merveilleuse à se raconter une multitude d'histoires vécues, et le matin chacun était reparti sur son chemin, de brouillard et de pluie pour une semaine en ce qui me concernait. Maintenant un an plus tard, la nuit est paisible, troublée par nul bruit.

Deuxième Jour GR 10 du refuge au pied du Pic Neulos aux Illas

Lever matinal, temps superbe, l'étape du jour me conduira aux Illas. L'humeur est au beau fixe, s'éveiller dans cette cabane aux quatre vents sans un bruit, seul avec le soleil distillant déjà sa chaleur bienfaisante. Je contourne le Pic Neulos par une trace plus qu'une sente. Seules quelques vaches paissent tranquillement dans ce terrain raide et broussailleux. Une fois sur la crête comme l'année précédente je me fais entraîner sur ce qui me semble un détournement de GR pour passer devant un gîte. A six heures du soir le détour qui invite à l'arrêt très bien, mais à sept heures du matin c'est moins agréable. En effet cet itinéraire détourné me force à suivre sur plusieurs kilomètres une route goudronnée. Heureusement il est possible par endroits de couper directement à travers la forêt. Donc me voilà pour une bonne distance sur la route, comme consolation cela permet d'étalonner le podomètre. Le mien est pas mal, à vingt mètres près il correspond aux bornes kilométriques, et cela sur presque dix kilomètres. Seul agrément je passe deux sources bien fraîches auxquelles je me désaltère avec bonheur. Arrivée au col du Perthus, que de monde!!! De véritables files d'autobus s'entassent sur les parkings, desquels se déverse une multitude se ruant sur cigarettes et alcools. Dans un gigantesque supermarché je m'achète deux petites boîtes et quelques fruits pour mon repas de midi. En effet, ce soir aux Illas je compte aller au restaurant du bourg dont je garde un très bon souvenir. Vite je reprends mon chemin, ça grimpe dur dans les ruelles. Enfin je suis sorti et emprunte une petite route qui passe au pied du fort de Bellegarde. Un petit cimetière m'interpelle, j'y entre par un portillon qui grince. Comme il est étrange! Les tombes, toutes très vieilles, sont alignées le long du mur d'enceinte, laissant de ce fait un immense espace libre, comme si le lieu n'avait pas encore servi ou presque. Les tombes sont presque toutes surmontées de hautes et maigres croix auxquelles sont accrochées des cocardes tricolores. Mon étonnement est grand lorsque je constate que les dates indiquées remontent à la révolution et manifestement la plupart des défunts sont des militaires. Quelques tombes sont minuscules et dévoilent la présence d'enfants. Que ce lieu est étrange et calme, si proche cependant de la folie consommatrice. Je quitte l'endroit quelque peu songeur. Un peu plus loin j'aperçois des ruines. Il s'agit de la voie romaine qui allait en Espagne. De nombreux vestiges sont visibles, très bien conservés pour certains. Le plus impressionnant, ce sont les traces de roues de char encore bien visibles sur le rocher. En moins d'un kilomètre deux sites exceptionnels méritent une visite. Je m'arrête, mange mes boîtes de sardines et mes fruits. Le chemin pour aller jusqu'aux Illas n'est pas très agréable, large piste serpentant à flanc, succession de montées dans la poussière. L'arrivée au village se fait par une grande descente en lacets, cela semble interminable. Le gîte est loué à un groupe, donc ce sera camping sur un petit terrain communal, où je serai seul. La douche je la prendrai sous le pont du village, là où la rivière fait une petite mare. Le lieu est assez discret, de plus il n'y a pas grand monde. Cette traversée des Pyrénées qui va me prendre vingt deux jours, je ne pensais pas y rencontrer si peu de monde. En effet à part quelques sites connus comme le Canigou, les Aiguilles Tortes ou la vallée d'Ordesa, les étapes seront très souvent solitaires, et si elles ne le sont pas complètement, les humains rencontrés se comptent sur les doigts de la main. Ceux qui me marqueront, ce sont les marcheurs solitaires. J'en croiserai cinq, quatre qui traversent les Pyrénées dans l'autre sens, trois Anglais et un Français, et le cinquième un vieil Allemand qui emprunte la voie du Somport vers Saint Jacques de Compostelle. Ces rencontres sont toujours des moments de grande émotion. J'aurai l'occasion d'y revenir. Il est étonnant comme ces trajets, seul, à travers les montagnes laissent une marque profonde en soi. En effet cela fait maintenant plus de deux ans que j'ai effectué ce périple, et bien, le fait de le dérouler en l'écrivant, une multitude de sensations et de détails me reviennent à l'esprit. Je suis stupéfait de voir que malgré le recul du temps, le fil ténu et éphémère mais de plus de sept cents kilomètres, de ma trace dans ces montagnes s'est incrusté à ce point en mon esprit. L'exercice d'écriture est d'autant plus difficile, que je n'ai pratiquement pas fait de photos. En effet, ces dernières sont un outil prodigieux pour la narration d'un récit. Mais c'est peut-être un peu tricher, car longtemps après, écrit-on par rapport aux sensations que ces photos évoquent à l'instant où on les regarde, ou bien font-elles réellement remonter le vécu et la perception au moment de leur prise? Sans doute un peu des deux. Mais si on n'en possède pas, le fil d'Ariane de la piste fait ressurgir les émotions du moment de l'action, le récit en est sans doute plus véridique. Donc comme prévu, petit repas gastronomique aux Illas dans une auberge à la salle grande et bien aménagée, une ancienne grange restaurée de main de maître. Après cet agréable moment, je fais un tour pour localiser le chemin du lendemain. Je repère un monument à la mémoire des personnes qui rejoignaient l'Angleterre via l'Espagne durant la deuxième guerre mondiale, car le village était l'un des lieux de passage, cela me remémore de nombreux livres et films.

Troisième jour Les Illas, frontière espagnole, Pic de France, Arles-sur-Tech

L'étape sera longue, je compte remonter la belle forêt qui domine le village, passer en Espagne, rejoindre le Roc de France par l'ermitage de la Salinas puis terminer l'étape à Arles-sur- Tech. La montée en sous-bois est magnifique tôt le matin lorsque les rayons du soleil sont encore obliques. Début juin, les feuilles sont encore toutes jeunes et présentent un joli vert tendre. Je ne peux m'empêcher de scruter les touffes de mousse, car je verrais bien des giroles s'y cacher. Une fois en Espagne, une piste large et de bonne inclinaison conduit à l'ermitage. Il est désert mais plus embêtant, la source est tarie et moi qui comptais m'y ravitailler … Tant pis, direction le Rocher de France. Après quelques petites hésitations dans les broussailles, je n'ai pour le moment que la carte au cent millième de l'IGN, je tombe sur un bon chemin qui me conduit sur le petit sommet à 1450 mètres. J'en profite pour me restaurer en contemplant le versant qui doit me conduire à l'étape du soir. Il a l'air immense et plein de replis. En effet cette descente jusqu'à la petite rivière, le Tech, est interminable. Heureusement en pleine chaleur de l'après-midi je rencontre une source qui suinte d'un rocher, que cette eau fraîche est agréable. Cela donne un bon coup de fouet au moral. J'arrive dans la ville d'Amélie-les-bains. Ce fond de vallée est très chaud, le goudron fond. Je commence par suivre la route, mais rapidement du fait de la chaleur et du trafic important je rejoins le lit de la rivière et continue à même les galets. Le rivage par endroits présente de véritables murs de végétation, il me faut donc marcher dans l'eau heureusement peu profonde. Cela procure une sensation étrange de se dire que l'on est en train de traverser les Pyrénées à pied et de se traîner à un rythme d'escargot à glisser sur des pierres moussues en essayant de ne pas piquer une tête. Je finis par abandonner et pars à la perpendiculaire à travers les fourrés à la recherche d'un chemin. Rapidement je tombe sur une multitude de traces praticables. A l'entrée de Arles-sur-Tech je retrouve le GR 10. Cette petite cité est superbe, le chemin se faufile dans des lieux pittoresques, en particulier des petits jardins potagers. Halte dans un camping dans le haut du village, il n'y a presque personne. Le mois de juin ce n'est pas encore les vacances. Je mets mes sandales et retourne me promener dans le village. J'y fais quelques emplettes et vais m'installer à la terrasse d'un restaurant à l'architecture superbe, une ancienne bâtisse en pierre rénovée. La soirée sera nostalgique, car durant l'après-midi mon maudit portable m'a appris la mort d'une personne qui m'était chère. Il y a des moments dont on se souvient toute sa vie eh bien je me souviendrai toujours exactement du lieu et de l'instant où cette triste nouvelle m'a atteint. Je mange cependant avec appétit une gigantesque pizza suivie d'une grosse glace. Je remonte à mon camping sous l'orage qui menace et rapidement m'endors.

Quatrième jour GR 10 de Arles au refuge de Bonne-Aigue

Lever matinal, pas un bruit, petit déjeuner froid englouti rapidement et tout de suite l'immense dénivelé de la journée commence. J'ai l'intention de rejoindre la HRP en passant par le Serra del Roc Nègre à 2714 mètres alors que mon point de départ se situe juste à 300 mètres. Je chemine par des chemins qui se faufilent parmi les restes de vieilles mines, excavations et charpentes métalliques en ruines. Rapidement la chaleur est suffocante, le temps est à l'orage. Je dénivelle rapidement mais je souffre. Le sac me semble pesant, les crêtes apparaissent lointaines, et cela d'autant plus que l'air est saturé d'humidité et prend un aspect laiteux qui augmente l'impression d'éloignement. Le sentiment d'avoir vu trop grand pour la journée commence à m'effleurer. Cependant le rythme rapide me permet de garder le moral. Toujours cette horrible habitude d'avoir les yeux rivés sur la montre et l'altimètre et en déduire des dénivelés horaires. Au moins cela a la vertu d'occuper l'esprit. J'envie ce garçon qui lorsqu'il part pour de grands périples ne s'encombre d'aucun instrument même pas d'une montre, quelle liberté il doit éprouver! Mais pourquoi je n'arrive pas à en faire autant ? La végétation change, des prairies parsemées de jolies fleurs remplacent la garrigue. Un petit ruisseau que je longe, et hop! une jolie truite détale. J'atteins la route qui conduit au col de Cirière. Au gîte en réfection un peu en-dessous je me ravitaille en eau et me renseigne sur l'évolution du temps pour l'après-midi. Rien de rassurant, mais rien d'étonnant, des orages violents sont attendus. S'engager sur les crêtes ne serait pas raisonnable. Je décide donc de rester sur le GR10 et me lancer dans le contournement du Canigou. Le col est rapidement rejoint. Ensuite le chemin s'accroche au versant nord-est de la montagne. Que le lieu est impressionnant ! Le Canigou est vraiment la sentinelle des Pyrénées bien avancée dans les plaines. Les flancs sont très raides et travaillés. Par endroits je traverse de petites gorges au fond desquelles coulent des ruisseaux. Par temps de grosse pluie le passage ne doit plus être praticable sans risque. J'arrive à une petite bâtisse devant laquelle se trouve une magnifique fontaine. J'aurais pu éviter de transporter mes deux ou trois litres d'eau. Un peu plus loin je rejoins le couple vu la première journée, je ne les avais pas reconnus, eux par contre me remettent bien. Il y a quelques promeneurs sur ce magnifique sentier. Je double deux femmes qui me cèdent leur énorme chien blanc, genre Patou, pas méchant mais très collant. Bivouaquer en se serrant dans son poil volumineux doit être agréable, mais je n'en ai pas l'intention. Arrive un croisement de chemins, où le refuge des Cortalets est indiqué par deux itinéraires. Je choisis le plus haut. Alors que je remonte une crête vers les 2300 mètres, un orage violent s'abat. Je dépasse un couple de Belges qui s'abrite dans une petite anfractuosité et mon gros Patou décide de rester avec eux. Une très violente averse de grêle me force à m'arrêter sous le premier sapin et à mettre mon sac à dos sur ma tête. Le tonnerre gronde autour de moi, quelques arbres foudroyés montrent que l'endroit est malsain. Mais la grosseur des grêlons est telle que je n'ose bouger malgré le risque lié à la foudre. L'averse est si violente que mon arbre ne me protège pas vraiment et les morceaux de glace rebondissent dans tous les sens et m'attaquent par le bas. Très rapidement, n'étant pas très habillé la déperdition de chaleur est importante et je commence à me sentir en danger si cela devait durer. Je décide malgré la tourmente de repartir en courant au mieux, car au moins je produirai un peu de chaleur. Heureusement quelques minutes plus tard aussi rapidement qu'elle était apparue la grêle s'arrête. Il était temps, cela a duré une vingtaine de minutes. La montagne est magnifique dans son hostilité, sur les sommets environnants le tonnerre roule en faisant vibrer jusqu'au sol. Après la traversée de quelques pierriers instables et glissants j'arrive au refuge. Une foule immense s'y trouve. En effet c'est la fête des feux de la Saint Jean. Demain tout ce beau monde montera son bois au sommet du Canigou pour faire un immense feu de joie. Les Catalans sont comme les Basques, le bois ils aiment ça, et ils se mettent à plusieurs pour monter des bûches énormes. Très vite je me rends compte que je n'ai pas du tout envie de passer la nuit ici. Il n'est que quatre ou cinq heures, je continue donc jusqu'au refuge de Bonne-Aigue petite cabane qui doit être moins peuplée. On me conseille cependant de prendre de l'eau car la source de Bonne-Aigue, contrairement à son nom, n'est pas toujours bonne fille et peut se montrer avare, ce qui sera le cas. Encore une ou deux heures de chemin escarpé, durant lesquelles je chemine presque accroché au ciel en dominant la plaine, située très loin en-dessous. Enfin au détour d'un pli du terrain le petit abri se dévoile sur son éperon. J'y suis seul. Une vue magnifique sur le sommet du Canigou s'offre au regard. Heureux d'arriver, ce sera l'une des plus longues étapes de ma traversée et la plus éprouvante, à cause du temps d'abord étouffant et puis cet orage très impressionnant. Je cherche la source et la découvre enfin juste devant le refuge, mais elle est à sec. J'ai été bien inspiré de prendre trois litres d'eau au refuge précédent. Je m'installe, fais un feu dans le fourneau et me cuisine une grosse purée et bien au chaud dans mon duvet je poursuis la lecture de Croisières et Caravanes d'Ella Maillard. C'était quand même autre chose quand elle traversait dans les années trente l'Asie à pied en dormant deux semaines durant dehors en hiver dans l'Himalaya, en ayant pour tout refuge le flanc de son chameau. Je me dis que mes petites souffrances c'est de la rigolade. Alors qu'il fait encore bien jour, j'entends du bruit. Je ne serai pas seul cette nuit. Un couple de jeunes gens arrive. Voyant l'exiguïté des lieux, ils décident d'aller planter leur tente sur un replat à proximité. Après s'être installés ils viennent me chercher et m'invitent à partager une bouteille de blanquette de Limoux. Assis dans l'herbe à côté de leur tente nous avons une discussion animée. Incroyable, lui vient de faire une thèse sur les mafias albanaises. Je ne dirais pas que je suis très fort sur ce sujet mais j'ai habité trois ans en Albanie et donc le thème m'intéresse. Cette soirée mémorable et très sympathique me revigore et me laissera un souvenir impérissable. La nuit tombée depuis un bon moment, nous rejoignons chacun notre sac de couchage.

Cinquième jour GR 10 du refuge de Bonne-Aigue au hameau du Mantet

Après une bonne nuit, je me sens en pleine forme, la longue marche d'hier n'a laissé aucune trace. Mes amis dorment toujours, je laisse un petit mot de remerciements sur l'un de leurs sacs et leur souhaite une bonne montée au Canigou. Comme toujours lorsque je suis un GR, je pars bille en tête sans rien regarder, sauf dans le cas présent, un dernier regard à ce minuscule refuge agrémenté d'une petite tente. Rapidement je traverse un éboulis et fais détaler toute une harde d'isards. Le chemin pénètre en forêt. Il semble peu utilisé, bizarre pour un GR. Mais l'ambiance est tellement extraordinaire et mystérieuse que pris par l'envoûtement du lieu je m'y enfonce toujours plus profondément. De plus en plus de branches obstruent la sente de plus en plus étroite. Je finis par perdre toute trace. De toute évidence je ne suis plus sur le chemin. Cependant ma carte au 100 000 ne me dit pas si je me situe au-dessus ou au-dessous de mon itinéraire . Le plus simple, faire marche arrière jusqu'à ce que je retrouve la sacro-sainte trace rouge et blanche. En effet je n'aurais pas dû traverser la zone d'éboulis. Le chemin à cet endroit monte une petite crête très raide et poursuit en pente très soutenue. Mais comme souvent, cette erreur m'a permis d'abord de voir de très près ces beaux animaux que sont les isards et de passer une heure dans une forêt mystérieuse très peu fréquentée. J'atteins un collet haut perché que je distinguais très bien du refuge, et je bascule sur un autre versant de la montagne, toujours aussi joli et aérien. Rapidement je rejoins l'un des itinéraires qui conduisent au point culminant. De ce fait je croise de nombreuses personnes qui s'y rendent. Le refuge de Mariailles apparait. Je suis un peu déçu, il a l'air d'être jeté à même le bord du chemin. J'en avais une idée magnifique, ayant lu un article particulièrement élogieux sur sa gardienne, ce qui tout naturellement me rendait le lieu très sympathique. Je ne m'y arrête pas et descends à un bon rythme jusqu'à Farga. Que ce petit hameau est accueillant, des fleurs partout, des champs remplis d'immenses herbes bien vertes, et une fontaine. Une eau fraîche agréable à boire, mais il serait préférable qu'elle soit plus chaude, car on en absorbe plus facilement une grande quantité, et lorsqu'on fait des efforts c'est par litre qu'il faut s'hydrater. Ensuite par une grosse chaleur je remonte au col de Mantet. 900 mètres de dénivelé en zigzaguant avec la route goudronnée par des petits raidillons. Le col fait très pelé, le village du même nom est blotti quelques centaines de mètres plus bas. Un gîte très agréable m'accueille. La soirée est particulièrement exquise. L'hôtesse cuisine très bien, et à quatre, un couple étant présent, nous refaisons le monde jusque tard dans la nuit. Je rejoins un lit moelleux et je tombe sur un livre de Troyat, dont je ne me souviens plus du titre, mais il me passionne tellement que j'en lis les trois quart avant de m'endormir.

Sixième jour GR 10 du Mantet aux Planes

Le temps semble beau, après un petit déjeuner copieux me voilà parti à travers les alpages. Le paysage est très différent de ce que j'ai vu sur le tour du Canigou. On retrouve la moyenne montagne que je qualifierai de classique. Rapidement je passe le col del Pal, qui domine le village de 900 mètres. Je redescends au refuge de la Carança. Il est au confluent de plusieurs vallées, et les vaches innombrables l'assaillissent littéralement. On m'avait prévenu que la source pouvait être contaminée du fait du grand nombre de bovins. Je constate que j'ai perdu l'une de mes superbes sandales, achetées 70 euros au Vieux Campeur. Je suis très mécontent, je les ai attachées sur mon sac. Alors s'est-elle décrochée ou dans la précipitation du départ l'ai-je oubliée au gîte? Cela me perturbe, comme quoi il ne faut pas grand chose. Alors dans ma colère à partir du refuge j'accélère et remonte un joli vallon. Je ne croise pas grand monde puis viennent face à moi des pêcheurs. Tiens c'est bizarre! Mon itinéraire de la journée ne comporte pas de lac. Je leur demande d'où ils arrivent. Bien évidemment de l'étang de la Carança. C'est le bouquet, je n'ai pas pris la bonne vallée. Il faudrait bien que je finisse par prendre l'habitude de regarder la carte de temps en temps de façon plus rigoureuse. En effet je suis juste sous le lac j'ai bien dû faire quatre cents mètres de dénivelé. Pas de panique, c'était très joli. Je m'arrête donc et commence à casser la croûte. Au moment de reprendre le chemin du refuge un autre pêcheur descend. Nous engageons la conversation et j'aurai droit à un superbe cours sur la truite fario de souche pyrénéenne. Il m'explique tout sur sa reproduction et sa pêche. Encore une fois l'erreur est très bénéfique. De retour au refuge je reprends mon chemin qui est franchement très évident. Le col se situe 600 mètres plus haut. Son accès est raide, coupant en permanence une piste qui fait de grands détours. Une fois arrivé, un vent froid et désagréable m'enlève toute envie de faire une pause. Ce temps pour le moins pas très agréable, je vais le subir quasiment jusqu'à l'Atlantique. Je prends cependant le temps de regarder ma carte et de constater que le Gr fait une immense boucle en fond de vallée. Je décide de traverser directement et de rejoindre le chemin sur le mouvement de terrain suivant. Je visualise l'itinéraire que je veux suivre et c'est parti. Arrivé en fond de vallon, j'attaque directement la pente en face et après une bonne suée je retrouve les traces rouges et blanches. Il ne me reste plus qu'à me laisser conduire au village de Planes. Le gîte est ouvert. Je bois une bière en compagnie d'un habitué de la région. Il me raconte une histoire étonnante qui corrobore ce que j'ai vécu trois jours auparavant. Il me fait part de son expérience des chutes de pression très brutales du côté du Pic de Costabonne. Effectivement lorsque j'étais près du Pic de France, mon altimètre affichait des variations d'altitude très brusques et importantes. J'ai tout de suite pensé qu'il ne fonctionnait plus. Eh bien non, il s'agissait du phénomène que l'on me décrit. Pas étonnant, m'a-t-il dit, que j'ai subi un orage aussi violent sur le Canigou. Le repas du soir sera moins raffiné que celui de la veille. Je me trouve avec un Canadien qui finit ses vacances et qui repart le lendemain. Il éclate de rire quand il constate que je n'ai qu'une sandale et un pied nu. Nous passons la soirée devant la télévision, coupe du monde oblige. La France va gagner, et ce n'est pas le dernier match que je regarderai.

Septième jour Les Planes à Puigcerda et village de Ger par chemins et route (N260)

L'étape du jour doit me conduire en Espagne, pays dans lequel je resterai jusqu'au pays Basque. L'itinéraire remonte le vallée de Mont Louis jusqu'à la frontière. Manifestement j'ai une baisse de moral, pourtant tout va bien physiquement. Le chemin parcouru jusqu'à présent était très beau, la marche agréable, les haltes du soir toujours bonnes et souvent pleines de surprises. Eh bien non, malgré ces 6 jours prometteurs d'une belle traversée je suis envahi par un coup de blues. Le plus étrange, c'est que je ne sais pas pourquoi. Allez, ne pas se poser de question et marcher, on verra après. J'abandonne le GR 10 à partir d'aujourd'hui pour ne le retrouver que vers Saint-Jean-Pied-de-Port. La marche en forêt est plaisante. De l'autre côté de la vallée j'aperçois le fameux four solaire d'Odeillo. Ayant coupé mon téléphone portable depuis hier matin, je l'ouvre, des fois que ma famille s'inquiète en ne pouvant me contacter. J'ai effectivement un message d'un camarade qui me propose des activités professionnelles à Lyon et Paris. De toute évidence cela attendra mon retour. Je savoure l'immense privilège que cela représente de ne plus être soumis au dictat de devoir gagner sa vie et de vivre sans peur excessive du lendemain. Après tout, cela dépend aussi de ses envies et du niveau auquel on fixe ses besoins. Mais la contrepartie de ne plus se sentir tendu vers un but professionnel, c'est peut-être de devoir occuper son temps libre. C'est sans doute là que se niche une partie de mon vague à l'âme. L'allure n'est pas très rapide. Je fais une halte à même le tapis d'aiguilles de pins et engage une longue conversation téléphonique avec une personne qui m'est chère et qui me connait bien. Sans doute suis-je à la recherche d'un appui dans la signification de la traversée que je fais? En tout cas la discussion porte ses fruits. Je trouve une interlocutrice qui est un avocat sans concession de la poursuite de l'entreprise. Plus de doute, debout et marche. Je m'arrête dans le village de Eyne et mange la boîte de thon que je traîne depuis Tech. C'est pénible car on se met de l'huile partout et ensuite il faut trouver une poubelle, car pas question de remettre dans le sac cette boîte de conserve toute dégoulinante. N'en voyant pas dans les environs, je mets le tout dans un sac plastique que j'accroche sur le sac à dos. Dans ce village, l'année précédente, j' avais pris le fameux train jaune, expérience très intéressante. J'étais le seul voyageur sur le quai, le train est arrivé à faible allure et s'arrêta. Le chauffeur sortit la tête et me demanda si je voulais monter. Je lui répondis par l'affirmative et il m'enguirlanda presque en me faisant remarquer que normalement le train ne marque l'arrêt en gare que si on lui fait signe, et qu'il n'est pas devin et ne peut connaître mes intentions. Je devais donc m'estimer heureux qu'il se soit arrêté car de plus c'était le dernier de la journée. Après ce rappel de mes souvenirs, je repars. Avec la journée qui avance, la chaleur augmente. Après m'être perdu dans des champs cultivés, qui de toute évidence se sont appropriés le chemin, n'osant pas couper directement parmi les épis de blé, je fais moult détours. J'arrive enfin à Bourg Madame et passe la frontière. Manifestement les douaniers regardent les gens, est-ce dû au contrôle de l'immigration clandestine en Europe ? A Piugcerda je m'arrête et me mets à l'ombre dans un café. Pour ce sacro-saint moral à retrouver et à consolider, je sens qu'il faut que j'avance un grand coup, comme cela je serai irrémédiablement lancé dans l'aventure. Donc première décision, je laisse tomber le long détour par la Serra de Cadi et je file directement sur La Seu d'Urgel, en partie sur la route et en partie par des chemins qui traversent de petites villes un peu désaxées. L'important c'est qu'il n'y ait pas trop de montées et que le mouvement vers l'ouest soit significatif. A la sortie de l'agglomération, je distingue très nettement à une vingtaine de kilomètres au sud la barre impressionnante de la Serra des Cadi, sur une trentaine de kilomètres elle se lève d'est en ouest en une vague toujours au-dessus des 2000 mètres, et même pour sa moitié ouest toujours au-dessus des 2500 mètres. Résolument je m'engage sur la route à grande circulation, je vois un panneau qui indique 60 km alors que ma carte en indique un peu plus de 50 pour la ville de La Seu D'Urgel. Un super marché, j'achète une bouteille de banga de deux litres que je descends presque d'un coup, cela fait repas et boisson. Sur le goudron c'est une véritable canicule, avec la réverbération de la chaleur, les 35 degrés sont à mon avis atteints. Un grand magasin de chaussures dans une zone commerciale, j'en profite pour m'acheter des tongs pour remplacer mes sandales. Il y a des soldes, j'ai deux paires pour 7 euros mais je n'en veux qu'une. Dans mon espagnol hésitant j'explique qu'une seule suffit et que je ne désire pas en porter deux jusqu'à l'Atlantique. La charmante vendeuse finit par m'en vendre une paire pour 4 euros. Je retourne dans la fournaise avec l'intention de bien avancer avant le soir. Après une dizaine de kilomètres je me laisse tenter par le joli village de Ger qui domine la route, et pars à la recherche d'un logement. Le bistrot, dans lequel j'entre, loue des chambres certes à des prix non-modiques, mais de qualité. Pour une journée sans moral l'étape a été cependant importante. Je me promène dans cette petite cité toute en pente et termine dans un petit estanco. On est bien en Espagne et l'ambiance est très sympathique.

Huitième jour Principalement route de Ger N260 direction ouest

Au réveil, il fait presque nuit, cela ne provient pas de l'heure matinale mais de l'épaisseur des nuages. Je reprends la route à grande circulation sur une dizaine de kilomètres et me dirige vers la petite ville de Bellver de Cerdanya. Jolie agglomération à l'architecture de cachet avec ses belles maisons en pierre, ses magasins bien achalandés et sa foule qui se presse dans les rues. Une brume épaisse tombe, assortie d'une bruine tenace. Une route très peu fréquentée me permet de gagner dix kilomètres loin du raffut de la circulation. Cela me donne l'occasion de découvrir la belle église de Santà Eugènia de Nerellà. Vers les treize heures, retour sur la grand route à l'entrée de la ville de Martinet. Dans un bistrot comme on en trouve dans toutes les grandes cités européennes je profite d'une accélération des précipitations pour faire une pause. Sensation étonnante que de faire de longues distances à pied le long de grands axes routiers. Je pense à tous ces récits de voyage où durant des semaines voire plus l'itinéraire se déroule dans le souffle et les aspersions des camions lancés à toute allure. Je me remémore en particulier un pèlerin parti de Lyon pour Jérusalem et qui avait traversé une bonne partie de l'Italie dans ces conditions, ou encore Bernard Ollivier qui au cours de sa longue marche appréhendait la traversée des tunnels non éclairés quelque part au fond de l'Asie. Ma carte au 50 000 me permet de voir qu'un petit chemin se faufile entre la montagne et la rivière sur la rive opposée à la route, encore quelques kilomètres de gagnés loin des monstres d'acier puants et bruyants. Ensuite, après un bref retour sur cette N260 apparaît un camping à même le bord de la route. Bien qu'il ne soit pas tard je décide de m'y arrêter. Le temps s'est amélioré et rapidement la chaleur sèche le sol. Manifestement il n'y a pas grand monde, à tel point qu'il est impossible d'acheter quoique ce soit, le restaurant et l'épicerie étant fermés, donc ce soir mon réchaud me servira pour chauffer ma purée soupe, habituelle dans ces circonstances. C'est très simple à faire, c'est comestible, ça cale sérieusement, que demander de plus? Je m'installe au bord de la rivière sous un rayon de soleil et je m'y trouve très bien. J'observe les petits verrons qui farfouillent les gravillons dans quelques centimètres d'eau un peu à l'écart du courant principal du cours d'eau. Soudain, sortant des profondeurs agitées par le courant, une belle truite fait un passage rapide mais ne réussit pas à attraper une proie. Être le témoin d'une scène de ce type, somme toute banale dans la nature, me remplit de joie, et c'est très bon pour le moral.

Neuvième jour N260 jusqu'à la Seu D'Urgel puis GR7 jusqu'à la Farga des Moles

L'étape de ce jour doit me conduire au moins à La Seu D'Urgel. Afin de continuer à bien avancer tout se fera par la route. D'ailleurs, vu l'endroit où je me trouve, il n'y a pas d'autre choix. La vallée est encaissée, la route domine d'assez haut, aucune possibilité de progression près de la rivière et le versant raide ne permet pas de prendre des chemins en amont. Donc je me lance sur le bitume, tôt le matin peu de circulation et température clémente. Surprenant je trouve du plaisir à avancer comme cela sur une route nationale. D'ailleurs par endroits les points de vue sont magnifiques. Un seul tunnel se présente, évitable par l'ancienne route. Par endroits l'espace derrière le rail de sécurité ne permet pas de marcher, car il y a presque directement le vide. J'avance donc sur la route bien collé au bord métallique, m'immobilisant lorsque un camion arrive, ou même j'enjambe le rail et attends qu'il soit passé pour revenir sur le goudron. A un moment, marchant sur la chaussée, je vois arriver face à moi un cycliste et derrière lui à vive allure un camion survient. Vu l'étroitesse des lieux je réalise que si le vélo fait un écart pour m'éviter, il court un grand risque de se faire écraser par le bolide lancé à 100 à l'heure. Je saute précipitamment le rail, le cycliste y reste collé et le camion le frôle dans un grondement. Vers les onze heures j'atteins la petite ville désirée depuis avant-hier. L'entrée se fait le long de belles allées verdoyantes qui longent le cours d'eau. Je traverse cette agglomération qui s'étale sur un bon kilomètre, puis près de la sortie je fais une halte dans un restaurant. Il se situe à un carrefour particulièrement passant, en effet l'une des routes remonte directement au Pas de la Case. Bien qu'ayant bu deux bières et mangé comme un boa, je repars sous le cagnard. J'emprunte le GR7 sur une dizaine de kilomètres. Bien que remontant la vallée qui conduit au Pas de la Case, le trafic n'est pas gênant, le chemin étant souvent à bonne distance de l'asphalte. Un embranchement de vallées apparaît, et là se niche la Farga de Moles et son camping. Site agréable dans un décor verdoyant. Le mois de juin est une période propice à la balade car les fonds de vallées ne sont pas encore brûlés par les chaleurs et les sécheresses de l'été. Ce soir, encore un match de foot, je ne me souviens plus quelles étaient les équipes en compétition.

Dixième jour petite route et hors chemin balisé jusqu'au village de Tirvia

Aujourd'hui l'aventure reprend. En effet je vais essayer de rejoindre au mieux le Val D'aran en dehors de tout itinéraire balisé. Pour corser la chose, il me manque un bout de carte sur une bonne distance. Mais de la fin de ma première carte je devrais voir une montagne caractéristique qui se trouve sur la seconde. Tout commence par une petite route qui serpente dans une vallée étroite. Un gros chien décide de m'accompagner, il me suivra deux bonnes heures. Passé un premier village, j'arrive à Civis et prends une sente qui monte raide. Alors je dis à mon compagnon à quatre pattes de retourner chez lui. Il n'en fallait pas plus pour qu'il fasse demi-tour, à moins que de lui-même il ait décidé de s'arrêter à la fin du goudron. Le chemin suit des flancs arides et escarpés, la solitude est vraiment présente. Le col de Confluent est atteint, un peu plus de 2000 mètres d'altitude, et je suis en bout de carte. Très bien, est-ce que mon pronostic s'avère exact ? Effectivement, une vallée se présente avec un large débouché vers la gauche et une montagne sur la droite avec un petit col, qui doit correspondre à celui que je compte rejoindre. Dans la partie manquante je rencontre même un hameau désert, mais équipé d'une belle fontaine, qui est la bienvenue car je manque d'eau depuis plusieurs heures. Une fois près d'une rivière je repars à l'assaut du versant opposé vers le col identifié. Étant dans la forêt sur le flanc de la montagne, évidemment mon lieu de passage désiré disparaît du champ de vision. Il me faut partir à l'estime, dans un immense versant encombré d'arbres abattus à enjamber. J'ai le sentiment que je ne vais pas y arriver. Je me traîne de tronc en tronc en essayant de les escalader le plus rapidement possible sans dépenser trop d'énergie et sans me blesser. Après un moment qui me semble une éternité, les troncs s'espacent et je pressens la fin du calvaire. J'atteins une prairie encaissée dans un vallon, au fond duquel court un ruisseau. Je décide de le suivre, en effet il monte c'est bien et de plus le cheminement est dégagé. Ce sont déjà des éléments très favorables. Mais est-ce que de plus ce vallon aura le bon goût de conduire là où je veux aller ? En tout cas après le supplice que je viens de vivre, avancer à bonne vitesse sur une herbe souple procure un grand plaisir. Certes la pente est raide et irrégulière d'où un champ de vision très restreint. La direction me semble bonne, et de fait après une petite heure de montée je tombe pile sur un collet qui se découvre au tout dernier moment. Je sors ma nouvelle carte et miracle, ce que je vois devant moi correspond exactement à ce qui est décrit. Dans la vallée tout en bas deux villages Burg et Tirvia. Ce dernier aux environs des 900 mètres, donc quelques 1400 mètres en aval. A vol d'oiseau la distance est de l'ordre de huit kilomètres. Ma carte n'indique qu'une vague piste en pointillé, que je ne trouve pas. Mais la descente se fait à travers prés et broussailles. Toujours un passage se découvre au dernier moment, un vrai bonheur, une petite trace de ci delà laissée par des animaux sauvages ou domestiques et hop quelques mètres de gagnés. Au détour d'une ruine noyée dans de grandes herbes, une grosse couleuvre me détale dans les pieds. L'après-midi est beau, quelques petits nuages épars signe de stabilité, pas d'orage à craindre, le vent froid qui m'accompagne un jour sur deux est absent. Cette étape avec son caractère particulier est l'une de celles qui me laissera un des meilleurs souvenirs. Sur la trentaine de kilomètres, voire plus, parcourus, je n'ai rencontré qu'une femme le matin en passant un premier village. Nos montagnes européennes, dès que l'on sort des grands axes de randonnée à la mode, sont presque désertes. J'aurai l'occasion de le constater encore au cours d'étapes à venir dans des variantes du GR 11. Arrivée au village de Tirvia, écrasé sous la chaleur de milieu d'après-midi. Euréka!! Il y a un petit hôtel à la façade sympathique qui donne sur la place centrale. Je commence par boire une bonne bière, car l'eau a été rare aujourd'hui. En effet, j'ai évité de faire le plein à la rivière, n'utilisant les cachets qu'à la dernière extrémité. L'eau en montagne, je la bois sans traitement lorsqu'elle sort de terre ou de la roche, considérant que le passage dans le sol est un filtre. De même je la bois à l'air libre lorsqu'elle court au-dessus de la zone de végétation si elle ne provient pas d'un lac. Soirée agréable, menu de qualité, il faut dire qu'après un effort comme celui d'aujourd'hui tout aliment a la saveur de ce que Bocuse vous propose. Le propriétaire est tout étonné de ma réponse lorsqu'il me demande où je vais. De toute évidence je suis en dehors des routes habituelles de la traversée des Pyrénées.

Onzième jour de Tirvia hors chemin puis route et chemin jusqu'à Espot

De l'hôtel, je distingue très bien en face, de l'autre côté de la vallée le début de mon étape. Ma carte m'indique qu'une sente conduit au petit pic qui nous domine fièrement. D'abord rejoindre le fond de la vallée. Soit suivre la route qui fait un détour ou couper directement dans la pente qui donne directement sur la rivière. Je m'avance au bout du plateau sur lequel se trouve le village pour me faire une idée de la praticabilité d'un passage direct. Une grosse centaine de mètres dans une pente très raide, mais de nombreux arbres. L'affaire semble jouable. En effet la végétation et le sol meuble me permettent de rejoindre le lit de la rivière facilement. Une fois en bas pas d'autre possibilité que de traverser, heureusement la profondeur et le courant sont faibles. La petite zone à la confluence de quatre vallées est prestement traversée et je m'engage dans la forêt qui doit me conduire au Pic de l'Orri, quelques six cents mètres plus haut. De toute évidence ce sentier n'attire pas les foules. De temps à autre une vague trace, mais le plus souvent la progression est conduite par les zones de moindre résistance végétale. Je débouche à un collet, j'y laisse mon sac et continue. J'ai un peu l'impression d'être le premier à fouler ce sommet modeste qui culmine à 1444 mètres. Je découvre un vaste panorama. Mon belvédère est de tout premier ordre pour visualiser le reste de mon étape du jour. Cela commence par plusieurs kilomètres à flanc parmi buissons et épines sans cheminement bien établi. Au gré des zones aérées je zigzague avec par endroits de petits soucis, car ça pique vite et fort. Pourvu que je ne soit pas obligé de rebrousser chemin. En effet je distingue bien une route dans la vallée bien plus bas, mais la descente directe me semble particulièrement exposée sur des terrains raides où la chute serait sans doute mortelle. Donc persévérer sur cet immense pente de montagne. J'aperçois un reste de chemin creusé à même la roche. Je l'atteins en me hissant à travers piquants et ronces. Je le suis quelques dizaines de mètres et soudain au niveau d'une gorge, il n'est plus praticable et toute progression est interdite. Demi-tour dans cette jungle. Je sens que le village aperçu du sommet n'est plus très loin, il y a forcément un passage, car je constate de nombreuses traces d'ovins et de bovins. En effet, une rupture de pente de quelques mètres me donne accès au fond de cette petite gorge escarpée, et rapidement sur l'autre versant un bon chemin s'amorce et me conduit en quelques centaines de mètres au centre d'un joli bourg bien restauré. Je fais une pause au lavoir, bien au frais. Mon horizon s'éclaircit. Une route aérienne descend lentement vers la grande vallée que je dois remonter quelque temps avant de rejoindre sur le versant opposé la station estivale d'Espot, l'un des points d'entrée dans ce magnifique parc national d'Aigüestortes. Encore quelques heures de marche sans histoire mais fort agréables avant d'arriver à Espot. J'en profite pour m'acheter un bâton, qui malheureusement n'est pas très solide malgré son prix, et qui ne durera que le temps d'une étape un tiers. Je le garderai cependant bien qu'ayant perdu le quart inférieur. A la sortie du village, un camping accueillant presque désert, même dans des endroits touristiques comme celui-là au mois de juin ce n'est pas encore les vacances. Avec la majorité des quinquas européens à la retraite je m'attendais à trouver plus de monde. Le camping dans ces conditions de faible affluence est une activité très supportable même agréable. Seul petit ennui, ma tente est mono-paroi et la condensation est importante même toute ouverte, donc cela nécessite durant la journée de guetter un rayon de soleil pour faire sécher le tout. En été cela ne pose généralement pas de problème.

Douzième jour GR 11 de Espot au refuge du Montardo (Restanca)

Quelques gouttes durant la nuit ont claqué sur la toile, mais rien de grave. Ce matin le temps est correct. Départ matinal. Deux gentilles dames me proposent de me déposer au bout de la route, avec le sourire je refuse. Il faut bien reconnaître que cette piste de 4 ou 5 kilomètres qui conduit au parking de départ de randonnées magnifiques n'est pas des plus intéressantes, mais la traversée doit se faire intégralement à pied. Enfin arrive la barrière d'interdiction de passage des véhicules. Peu de distance après, le premier lac, il est de belle taille. Je le longe par la droite et vers le fond le chemin s'élève dans des escarpements. Ces zones granitiques où gros blocs et sapins alternent sont magnifiques. En une succession de montées et descentes je passe de nombreux lacs de toutes formes. Les petits cols que je franchis, sont à chaque fois de magnifiques points d'observation de cette région exceptionnelle. Au bord d'une étendue d'eau perchée je fais une halte, le site est vraiment extraordinaire, de toutes parts des lacs s'étalent. La zone est si vaste qu'il est facile de s'éloigner du chemin balisé et de se déplacer sur de larges plaques granitiques qui offrent un cheminement généralement aisé et qui permettent des vues plongeantes sur les plans d'eau. Une dernière montée raide avant de descendre sur le refuge de la Restanca, situé juste au pied du Montarto, magnifique montagne du sommet de laquelle on peut apercevoir jusqu'à 80 lacs. Il y a bien longtemps, j'y étais monté en hiver, tout était recouvert d'une épaisse couche de neige, je ne peux donc pas confirmer que l'on peut vraiment en compter 80. Le refuge est bondé, étant seul je suis accepté, par contre généralement en groupe l'hébergement demande de l'anticipation. Si j'étais courageux je me contenterais d'y manger et repartirais dormir plus haut sur un replat de la HRP. Mais le temps qui se couvre et la pluie qui s'annonce m'enlèvent tout courage et je vais choisir la nuit dans un petit dortoir bondé.

Treizième jour HRP puis GR 11 jusqu'à la cabane de Coronas (pied de l'Aneto)

Nuit difficile entre bruit de pluie violente et raclements de gorges multiples, au matin les désagréments de la surpopulation, malgré une envie pressante pas moyen de trouver des toilettes libres, donc courir à l'extérieur se cacher au moins mal et si possible au plus loin du refuge. Je fuis rapidement une fois le petit déjeuner pris. Sur cette portion de la HRP je suis seul car le temps n'est pas beau, il pleut mais la visibilité reste correcte. Une demi-heure après être parti je tombe sur mon premier solitaire en sens inverse. Il s'agit d'un Anglais qui vient de se faire saucer toute la nuit pratiquement sans matériel. Il est tellement trempé qu'il est en short et tee-shirt, mais ça le fait rigoler et sa volonté d'atteindre la Méditerranée n'est pas entamée. Nous discutons une dizaine de minutes et reprenons chacun notre chemin. Je suis plein d'admiration pour ces British que rien n'émeut. Le parcours de la HRP, c'est souvent magnifique. J'en connais quelques passages en particulier ceux d'Ariège vers le Mont Rouch, grandiose. Aujourd'hui ce tronçon par temps hostile fait ressortir toute la beauté de ce monde de pierre et d'eau. Les cairns sont assez nombreux et il n'y a aucun problème de cheminement, il faut dire que le fait de longer des lacs facilite l'orientation. Passage raide pour arriver à un col à 2510 mètres, la pluie s'intensifie. La descente est glissante, attention de ne pas aller trop vite. Encore des lacs et retour sur le Gr 11, où de nouveau je croise quelques groupes de randonneurs sous leur cape. Je constate que mon bâton est tordu et qu'il me manque la partie inférieure, tant pis il m'est toujours possible de m'y appuyer. Je longe le lac de Rius et m'engage dans une longue descente sous une forte pluie. Le fond de la vallée est atteint, le chemin débouche à proximité de l'entrée du tunnel de Viehla. Il n'est que midi ou un peu plus, vais-je rester dans cet endroit en attendant des conditions meilleures? Par ce temps il est exclu de continuer par la HRP, et le GR11 passe deux cols dont le plus haut est à 2720, ce qui fait pour l'après-midi un dénivelé cumulé de plus de 1800 mètres. J'hésite, vais visiter le refuge, et l'impatience me dominant, je décide de partir, il sera toujours temps de redescendre ou de m'arrêter dans le petit refuge d'Anglos perdu quelque part entre deux lacs à 2300 mètres. C'est parti, je descends la grand route jusqu'à un lac de barrage. A droite l'itinéraire escalade une forêt raide. Les nuages accrochent tous les reliefs, cependant la pluie cesse. Je quitte le goudron à treize heures trente, ce qui laisse de la marge avant la nuit. Immédiatement j'adopte un bon rythme sur ce sentier qui monte droit. Je me sens bien, l'air est frais, le cadre est grandiose et un peu mystérieux. En une heure j'abats plus de 600 mètres de dénivelé sans vraiment forcer, je commence à croire que je peux basculer ce soir du côté de Benasque. Sans que mon allure ne se modifie j'atteins le premier lac et je vois la petite cabane d'Anglos. Effectivement par temps de brouillard elle doit être difficile à trouver, mais cet après-midi on s'oriente vers une embellie. Je croise un couple de Hollandais. Ils viennent de faire une étape épuisante et espèrent rejoindre le fond de la vallée ce soir. Les lacs se succèdent, vu du haut ils ont des reflets lugubres à cause des nuages, et comme la pierre les entourant est sombre et mouillée l'ambiance est particulièrement austère. J'aborde la zone où seule la caillasse survit. Le premier col se présente. De ce lieu, je vois très nettement le second, pente de cailloux raide. Pour le rejoindre il me faut redescendre à un petit lac qui apparaît comme un trou noir. Que la montagne est belle dans ces conditions. Au niveau du lac une abondante source sourd de sous de grosses pierres, je m'abreuve longuement. La remontée pour atteindre le col de Ballibierna à 2720 mètres me demande presque une heure, la fatigue commençant à se faire sentir. La vue s'étend à un immense vallon dominé par l'Aneto. Les Pyrénées de toute évidence sont de hautes montagnes. Ce coin est très sauvage. Une pause bien méritée me permet de m'imprégner de l'esprit du lieu. Il n'y a rien de tel qu'un peu de stress engendré par des conditions douteuses pour déclencher le turbo. Maintenant retour au calme, pas de doute je dormirai dans la vallée qui conduit à Benasque. La descente promet d'être longue. Elle commence par un incroyable chaos de gros blocs qui obligent à de nombreux sauts. Attention de ne pas glisser sur la pierre détrempée car la chute est souvent très mauvaise et une fracture de la jambe ici risque d'être particulièrement inconfortable. Je contourne un lac toujours au milieu de ce chaos de blocs, presque de l'escalade au-dessus de l'eau. Avec un peu de neige le passage doit être scabreux. Enfin j'arrive sur un terrain un peu plus conforme à la randonnée, une immense descente commence. Ce versant sud de l'Aneto est très vaste et l'on ne prend pas bien conscience des distances. Je rentre dans une forêt de pins clairsemés. Sur le bord du chemin un couple de jeunes est assis, je leur demande si le refuge de Coronas est encore loin, ils me disent que j'y suis presque. Cependant il me faut encore un temps que je trouve interminable pour le rejoindre. Enfin, le voilà, il s'agit d'une cabane carrée sans aménagement aucun, mais au moins elle est propre. Souvent je passe de petits abris dans un état de saleté repoussant, encombrés d'une multitude d'objets hétéroclites, et il ne me viendrait pas à l'idée d'y dormir, à moins d'être confronté à des conditions apocalyptiques. Dans le cas présent rien de tel, le lieu est accueillant, deux Espagnols y sont déjà installés. Après les avoir salués, un petit tour à la rivière pour me laver et par chance juste sous un rayon de soleil réapparu. Un peu plus tard une bande de jeunes Français arrive. Demain ils veulent faire l'Aneto. La soirée sera agréable à discuter de choses et d'autres, en particulier d'études et de métiers. Je suis frappé par les remarques et la désillusion d'une fille d'une vingtaine d'années qui est sûre que ses études ne lui donneront aucun débouché dans la vie. Pourquoi avoir choisi cette filière et y persévérer ? Mystère !!!

Quatorzième jour GR 11 de la cabane de Coronas au gîte de Biados

Les Français partent très tôt pour leur ascension, un peu plus tard les Espagnols suivent le Gr11 en direction de l'est. Je me retrouve seul, vers les sept heures je reprends mon chemin. Tout d'abord une piste en fond de vallée me conduit jusqu'au Rio Esera. Un peu au-dessus de Benasque, arrêt dans un camping où il est possible de se ravitailler. Le chemin contourne par l'est et le nord l'impressionnant massif des Posets qui culmine à 3369 mètres. L'air est froid et le vent âpre. Quelques rares randonneurs croisés, la montagne a décidé d'être sinon hostile tout au moins désagréable. Apparaît le refuge d'Estos, j'y bois un coca-cola à l'abri du froid puis en avant direction le Puerto de Gistain. Les dernières centaines de mètres sont enneigées, mais la portance est bonne et l'allure n'est pas ralentie. Ce col perdu à plus de 2600 mètres a un petit air de lointain, mais les courants d'air ne me donnent aucune envie de m'attarder. Je me hâte de descendre au refuge de Biados. La carte présente une imprécision, en effet le chemin est indiqué rive gauche, alors je m'entête à progresser de ce côté mais la marche devient difficile et dangereuse, alors que de l'autre côté se trouve un beau sentier. Après avoir joué les funambules sur des roulements à billes pentus, je retourne traverser la rivière en amont et rejoins après quelques kilomètres le refuge de Biados. Il est temps d'arriver, un orage se déclenche. En face dans ces nuées, les Posets sont très impressionnants. L'accueil est sympathique le repas copieux et au diable la tempérance, je bois entièrement ma superbe bouteille de Rioja. Donc évidemment pour plusieurs raisons la nuit sera excellente, de plus je suis seul dans le dortoir.

Quinzième jour GR 11 de Biados à Bielsa puis route jusqu'à la vallée de Pineta

Départ de bonne heure par beau temps, l'air est frais et toujours cette bise désagréable. Je reste sur le GR11, le seul col de la journée se trouve 800 mètres au-dessus. Après avoir cheminé dans une forêt à l'abri du vent je me trouve de nouveau confronté à ses assauts. Le seul avantage, on n'a pas trop chaud, dans le fond le rythme doit en être amélioré. Au cours de la montée deux jeunes sont arrêtés pour se faire chauffer du thé. Ils sont en train de galérer sur la HRP, affublés de sacs énormes, et la nuit qu'ils viennent de vivre n'a pas été très confortable. Je leur souhaite bon courage pour la suite et me remets en route. A proximité du col je rencontre mon deuxième solitaire. Il s'agit d'un pur et dur. Bien qu'ayant dépassé la soixantaine il porte un sac de 20 kilogrammes et met un point d'honneur à passer toutes les nuits sous tente. Cette dernière est d'ailleurs particulièrement robuste et pèse dans les trois kilos. Nous entamons la conversation, ayant eu des métiers assez proches, nous nous découvrons des connaissances communes, le monde est petit. Il me met en garde concernant la variante qui passe dans le flanc sud-est du Mont Perdu. C'est justement là que j'espère passer. Il s'avérera que son évaluation était un peu alarmiste, tout du moins par temps correct. Nous envisageons même de casser la croûte ensemble, mais la fraîcheur ambiante nous rappelle vite à l'ordre. Nous reprenons donc chacun notre chemin. Le col, qui domine un petit lac, est vite atteint. Le lieu est austère. Je croise deux personnes et me dépêche dans la descente pour me réchauffer. 1000 mètres de dénivelé me mènent à la route de Bielsa pas très loin du tunnel frontière. En fond de vallée la température est plus clémente. Ne comptant pas faire tous les détours du GR, je prends la route jusqu'à Bielsa afin de rejoindre directement la vallée de Pineta. Durant cette dernière partie un automobiliste s'arrête et me propose de monter, je lui explique ma démarche, et le gratifie d'un grand merci. Même si je refuse cela fait toujours plaisir. Au milieu de cette magnifique vallée je m'arrête dans un camping. Après m'être installé et avoir pris une douche chaude, la première depuis quatre jours, je vais m'installer dans la grande salle de restauration. Là, rapidement, je comprends la raison de l'excitation générale, ce soir il y a Espagne France. Je constate que je suis le seul Français. Après avoir mangé, tout le monde se retrouve devant le poste de télévision. Je sens que ça va être chaud. Le match commence. Les Espagnols marquent le premier but, déclenchement de hurlements. Ça se calme, le match continue. Les Français égalisent, je marque ma joie en levant les bras. Une vingtaine de têtes à la mine sombre me regarde d'un air réprobateur, presque hostile. J'abandonne immédiatement mon sourire. Le match continue, les Français marquent une deuxième fois, toutes les têtes se tournent à nouveau vers moi, je fais bien attention de ne manifester aucun signe de joie. Le match continue, les Français mettent un troisième but, je fais comme si je ne l'avais pas vu, par contre tous les Espagnols s'en vont, il est vrai que nous sommes pratiquement en fin de partie. Lorsque presque tout le monde a déserté la pièce et que la partie s'achève effectivement, une vieille dame s'approche et me dit avec un fort accent belge «ah! c'est bien ils ont gagné». Il y avait donc au moins deux supporters dans la salle. Je rejoins ma tente tout joyeux, mais c'est sous une averse que je m'endors. Cela est un peu inquiétant, car l'étape de demain par mauvais temps cela risque d'être scabreux.

Seizième jour GR11 jusqu'au col de Niscles, variante pied Mont Perdu, vallée d'Ordesa

Je me lève avec le jour, ayant bien l'intention de profiter de la plus petite fenêtre de beau temps. Tout est calme, mais à l'humidité dans l'air on sent bien que cela n'est que provisoire. Le décor est fantastique, ces trois vallées que sont Pineta, Ordessa et la Niscle représentent pour moi parmi les sites de montagne les plus beaux que j'ai vus dans ma vie. Et justement l'étape de ce jour me permettra de les côtoyer toutes les trois, si la visibilité se maintient. Les cinq ou six kilomètres de goudron sont rapidement avalés, presque au pas de course. Au niveau du refuge de Pineta, 90 degrés gauche et direction l'immense paroi à remonter pour accéder au col de Niscle, 1300 mètres plus haut. Il me faut d'abord traverser le rio Cinca en enlevant mes chaussures, et la montée débute. Le sentier est époustouflant, la pente démarre raide pour ne faiblir qu'au col. Immense moment de bonheur que de parcourir ce chemin aérien avec le soleil qui apparaît à l'horizon, tout baigné de teintes rouges qui ne sont pas annonciatrices de beau temps. Je suis seul, depuis le réveil je n'ai vu personne, même sur les kilomètres de route pas une voiture. Heureusement d'ailleurs car je crois bien que je me serais laissé tenté, tant je suis pressé de passer avant la pluie, au moins arriver au refuge de Goriz. Le plaisir prend le dessus, par endroits il est obligatoire de mettre les mains pour progresser. Parfois en regardant au-dessus on reste perplexe quant à l'itinéraire tellement le flanc de la montagne est escarpé. Mais au fur et à mesure de la progression un chemin toujours tracé se dévoile. La montée est rapide et le panorama s'élargissant à vue d'œil procure une sensation très agréable. Arrivée au col vers les huit ou neuf heures du matin. Le décor d'un côté sur Pineta et de l'autre sur la Niscle est très impressionnant. Malgré le temps qui évolue, je marque un arrêt pour profiter de ce spectacle rare. Le Gr11 plonge directement, tandis que mon itinéraire part sur la droite pour aller se faufiler entre des barres rocheuses sur les flancs du Mont Perdu. D'ici cela semble vertigineux, mais je sais que l'équipement facilitera grandement la tâche. Un peu avant le câble je croise trois personnes, dont l'une de toute évidence a été très impressionnée. Je me hâte car le temps se couvre et par temps de brouillard sur le versant sud du Mont Perdu ça devient ''paumatoire''. J'arrive au fameux passage contre lequel mon solitaire d'hier m'avait mis en garde. J'y croise un groupe de Français, originaires du Puy-En-Velay, la veille ils ont gravi le Mont Perdu. Bien évidemment il n'est question que du match de foot d'hier, car au refuge ils se sont sentis très frustrés sans télévision. On en profite pour rigoler un grand coup, puis avec empressement nous reprenons notre chemin. J'aborde de grandes zones de pierriers dans lesquelles il est facile de perdre le sentier tout en gardant la bonne direction, lorsque la visibilité est bonne. Plus j'avance, pratiquement à niveau en tournant autour du Mont Perdu, plus la grande faille comme coupée d'un grand coup de sabre d'Ordesa prend de l'ampleur. Il me semble distinguer sur le versant droit de cette gorge grandiose la fameuse ''fara des flores'' sur laquelle je ne souviens avoir bivouaqué à côté d'un isard à moins que ce ne soit un bouquetin, en effet je garde le souvenir d'un animal de belle taille. Manifestement j'étais à un endroit qu'il affectionnait, car il ne voulait pas partir, à son corps défendant l'herbe était douce malgré l'altitude et le sol plat. Je me souviens aussi que dans ces grands à pics par endroits la densité d'édelweiss était telle qu'il n'était pas toujours possible d'éviter de les fouler. La pluie qui commence à marteler le sol me tire de ma rêverie. Me hâter d'arriver au refuge, pour le moment la visibilité est toujours bonne. Je prends réellement conscience que dans le brouillard dans ces parages, il faut coller à l'altimètre en espérant buter sur le refuge. Heureusement je ne suis pas acculé à ces extrémités. Enfin je l'aperçois. Je m'y engouffre, il est bondé. Il n'est pas loin de midi, je déjeune avec appétit, la matinée a été bien remplie. Le mauvais temps s'installe franchement, mais plus rien à craindre, un très bon chemin sans risque d'erreur va me permettre de descendre. J'espère ce soir être sorti de ce lieu magnifique mais très touristique. Je parcours une quinzaine de kilomètres entre cascades et parois géantes, le tout dans une foule presque compacte et sous des cataractes avec de temps en temps le tonnerre qui se répercute entre les montagnes. Enfin j'arrive au parking, incroyable, il y a des centaines de voitures et de cars. Il faut bien reconnaître que le site est époustouflant par son gigantisme. Malgré la pluie je n'ai pu m'empêcher de scruter sous tous ses angles ce miracle de la nature. Heureusement que le brouillard ne s'est pas mis de la partie, le spectacle en aurait été vraiment affecté, et j'en aurais ressenti une grande frustration. Une fois les aires de stationnement dépassées, vite m'éloigner, d'après ma carte un chemin se faufile sous la route. Je ne le trouve pas, donc encore 4 ou 5 kilomètres de goudron dans un trafic important. Une conductrice s'arrête pour me prendre et dans mon espagnol hésitant je lui répète que je veux aller de la Méditerranée à l'Atlantique uniquement à pied. Je la remercie et elle me gratifie d'un joli sourire. Une fois arrivé à la naissance de la vallée d'Ordesa, je tourne à droite direction le nord, et j'abandonne le gros du flot de touristes qui prend la direction opposée. D'un pas alerte je remonte une gorge encaissée. Et là je tombe sur mon troisième arpenteur solitaire. Il s'agit d'un Anglais plus très jeune, élégamment habillé à la langue parfaite d'Oxford ou de Cambridge. En tous cas il parle très distinctement et la langue de Shakespeare dans ces conditions c'est un vrai plaisir. Il a une connaissance encyclopédique des montagnes françaises, et il agrémente sa conversation de petits éclats de rire francs et sonores. Il ne fait pas vraiment dans le flegme. A regret je reprends ma route, j'aurais bien passé la soirée avec lui à l'écouter me conter ses aventures alpestres. Quelques kilomètres plus haut je tombe sur un petit camping très accueillant. Manifestement l'endroit a aussi eu sa ration d'eau aujourd'hui. Trouver une place pas complètement mouillée pour installer ma tente relève de la gageure. Pas grave, ma tente est bien étanche, trop d'ailleurs. Le restaurant est une merveille, le cadre et le menu ainsi que la gentillesse du personnel me ravissent. Quand je pense aux deux premiers solitaires rencontrés, je me rends compte que contrairement à eux je ne voyage pas à la dure et me laisse vite tenter par les petits plaisirs mis sur ma route. J'en aurai une autre preuve encore plus éclatante dans deux jours, en croisant un vieil Allemand. Je comprendrai toute la signification du mot Sparsamkeit (économie). Pour le moment sans complexe je m'empiffre de mets délicieux, charcuterie fine, légumes cuits juste ce qu'il faut, une magnifique côte bien épaisse et saignante, le tout arrosé d'un Rioja capiteux et fruité d'une belle longueur en bouche. Une fois le repas terminé, baigné d'une douce torpeur, j'essaie de me glisser dans ma tente sans trop me mouiller. Je m'endors sans doute vite, car je n'ai plus aucun souvenir de cette nuit.

Dix-septième jour variante GR 11 Sierras Turbon et Tendegnera, ville de Escarrill

Je me réveille bien reposé mais passablement humide, l'air étant tellement saturé en humidité que par capillarité ou autre phénomène physique il a imprégné tous les tissus. Pas de panique, ce n'est pas ce matin que je peux faire sécher mes affaires. Deux possibilités, soit vers midi je me trouve à un endroit bien ensoleillé et au cours d'une sieste d'une heure j'étale le tout, à moins d'arriver relativement tôt cet après-midi et tout aérer à ce moment. Le temps est très beau, le ciel limpide, il fait frais, de bons critères de beau temps. L'étape de ce jour va être particulière sauvage. Je vais longer par le nord les sierras Turbon et Tendegnera ( j'écris gn à la place de n avec tilde, car mon clavier ne comporte pas ce signe). Je ne vais pas voir une seule personne de toute la journée. A vrai dire pour être précis j'apercevrai dans le lointain deux personnes en train d'atteindre le pic de Tendegnera. Je commence par remonter la route une petite heure et je bifurque à gauche dans un magnifique vallon à l'herbe grasse et aux fleurs nombreuses. La fleur qui va m'accompagner tout au long de cette traversée c'est l'iris des Pyrénées au bleu mauve profond, sans oublier quelques exemplaires jaunes. Je suis encadré de belles faces rocheuses éclatantes parfois aux teintes très claires. Je distingue bien sur le bord droit du vallon le col que je veux atteindre. Je rejoins le petit refuge d'Otal, qui est un véritable taudis et à partir de là le chemin disparaît. Peu de temps auparavant j'ai bien vu quelques vagues traces rouges et blanches certes bien abimées mais bien réelles. Devant moi une pente raide de 500 mètres de dénivelé au-dessus de laquelle un replat semble conduire au col. J'attaque directement, l'herbe se met à glisser. Par endroits je rejoins de petites zones rocheuses qui me permettent de mieux me stabiliser, mais ce n'est jamais difficile bien que les cent derniers mètres deviennent très raides. Comme par miracle je débouche sur un petit replat où une sente mène au col. Un fois arrivé à ce lieu de passage, j'embrasse du regard toute la Sierra Tendegnera. Immenses parois calcaires sombres presque noires couvertes de stries horizontales, quelle austérité cette chaîne dégage ! Comme tout grimpeur j'essaie d'imaginer des itinéraires dans ces murs lugubres, rarement montagnes m'ont inspiré cette sorte d'effroi. Il fait bon, j'ai bien avancé je m'octroie une pause dans cet endroit enchanté entouré de roches de toutes les couleurs, cela me rappelle un lieu magique côtoyé comme dans un rêve en Afghanistan. Par un temps qui se maintient au beau fixe, j'entreprends la descente d'un immense vallon, d'abord à travers pierriers puis par une sente qui serpente dans l'herbe et les cailloux. Au-dessus de moi en permanence les grandes faces sombres striées en forme de pelles de la Sierra Tendegnera jettent un regard froid. Une petite stèle adossée à un rocher rappelle la mémoire d'un jeune Anglais qui a voulu dompter ses murs froids. Et toujours pas âme qui vive dans cette nature grandiose. Un petit refuge en bord de chemin montre le même état de saleté que ceux croisés jusqu'à maintenant. L'altitude diminue et la chaleur augmente. Vers les quatorze heures je quitte le royaume désert de la montagne pour me trouver subitement précipité dans le monde bruyant des hommes. Sans transition ou presque je passe des prairies fleuries à une grande carrière surchauffée dans laquelle de nombreux camions soulèvent des nuages de poussière. Me voilà sur le bitume et en quelques kilomètres sous une chaleur torride je rejoins la petite ville d'Escarrill. A l'entrée de l'agglomération je m'assois à l'abri dans le premier bistrot. Je commande une grande bière. Le serveur est un grand noir avenant, et bien évidemment la conversation s'engage au sujet du prochain match, France Brésil. Il est sceptique sur la capacité des Français à triompher de cette équipe mythique, bien qu'ils aient déjà joliment réussi cet exploit en 1998 par 3-0 en finale. On verra bien, l'épreuve se déroule dans deux jours. Pour le moment je reprends la marche et traverse cette petite ville endormie sous la chaleur d'un soleil vertical. A l'extrémité nord de cette cité, un grand camping étale sa multitude de mobilhomes et de grandes tentes. Une place m'est indiquée, j'y déploie mes affaires, qui vont sécher rapidement. Ma tente montée ressemble à un microbe au milieu de mastodontes.

Dix-huitième jour hors chemin balisé jusqu'au col de Escarra puis GR 11 vers Somport

Très bonne nuit, aucun bruit, le camping est presque désert, pourtant le mois de juillet n'est pas loin et vu les infrastructures nous sommes dans une région touristique. Peut-être cette ville sert-elle de dortoir au profit de la petite station de ski traversée hier ? Ce matin tout est très sec, ayant dormi tente grande ouverte la condensation est faible. Temps superbe, il me faudra vite quitter ce fond de vallée avant la chaleur. Le temps moyen et froid que j'ai eu jusqu'à présent m'a rendu l'entreprise plus facile. En effet, souvent au cours de narrations concernant le versant sud des Pyrénées ce qui ressort c'est la chaleur présentée comme un facteur de souffrance. Au moins je ne peux pas dire la même chose. Sac rapidement bouclé j'abandonne le camping encore endormi. En quelques centaines de mètres une piste matérialisée sur ma carte est atteinte. Elle suit une petite rivière au pied d'une barre rocheuse. Plein d'espoir sur la beauté des kilomètres à venir, à l'idée que le chemin passe en plein dans cette jolie falaise. Je traverse le cours d'eau sur un barrage. La sente devient minuscule et puis elle disparaît complètement. J'insiste, et commence à escalader des rochers moussus dans une forêt d'arbustes agressifs. Après une demi-heure de bagarre, trempé de sueur et constellé d'épines de toutes sortes je fais demi-tour. De toute évidence pas de chemin. En regardant la falaise qui me domine, je me dit que si un itinéraire s'y faufilait j'en verrais bien quelques traces. Quand on ne sent vraiment pas la chose il ne faut pas s'entêter et avoir le courage de tout reprendre à zéro. Donc je rebrousse chemin et me retrouve devant mon camping une heure plus tard. Une route étroite et tortueuse part à l'ouest et me permet d'avancer dans le flanc de montagne qui doit me donner accès à un grand lac. Donc pas de panique, en faisant un azimut brutal plein ouest je tombe forcément sur ce plan d'eau de belle dimension. La route bifurque au sud, je pars plein champs dans des pentes raides. Je rejoins le lit aride d'un petit torrent qui me permet de déniveler rapidement malgré l'instabilité du sol. J'atteins un collet, duquel un vaste panorama se découvre. Ouf! mon lac est bien là. Mais au fond presque à l'infini je distingue le col par lequel je compte passer. La distance m'apparait énorme, un instant de doute me saisit, d'autant plus que je dois commencer par faire le tour du lac, qui fait quelques kilomètres. Comme toujours dans ces moments de doute, en écartant les doigts sur la carte, je me rassure en constatant que mon col est à moins de dix kilomètres topo. Ce serait bien le diable si en trois heures de marche rapide je n'y arrivais pas. Le calvaire du contournement commence, pas trop mal, même plutôt bien jusqu'au barrage, où je m'arrête pour contempler quelques poissons. Mais une fois de l'autre côté une sente boueuse inclinée vers le lac et complètement défoncée par les troupeaux de vaches va me donner le plaisir d'une bonne partie de glissades et de ''tordages'' de chevilles, toujours avec le risque de piquer au mieux une tête dans la boue et au pire la bouse. Enfin le supplice prend fin. Le collado de Escarra du haut de ses deux mille trois cent et quelques mètres semble déjà plus près. En deux petites heures avec parfois des doutes sur l'itinéraire, j'y suis. La dernière demi-heure est interminable à me casser les mollets sur de grosses mottes de terre. Ces Sierras espagnoles sont absolument magnifiques, jaillissements minéraux sauvages. Aujourd'hui encore je n'ai pas aperçu un être humain, seulement de loin de nombreuses vaches, mais à part cela pas un être vivant mis à part quelques grands oiseaux. Des rochers aux formes étranges ornent les crêtes qui m'entourent. Le contraste entre les fonds de vallons verts et fleuris et ces crêtes arides et déchiquetées est frappant. La rapidité avec laquelle on passe d'une ambiance à l'autre est aussi source d'étonnement. Encore une immense vallée se présente à moi. Quelques deux kilomètres plus bas je retrouve le GR 11, mais pas plus de monde. La gorge se resserre en ondulant, ce qui est du meilleur effet esthétique. La grande vallée perpendiculaire conduisant au Somport n'est plus très loin. Un peu avant de la rejoindre, le Gr 11 d'après ma carte tourne à droite en restant en hauteur. J'en perds la trace et me dirige vers un petit fort gardé par des militaires en armes, afin de me renseigner. Ils n'ont pas l'intention de me parler et me signifient sans ambigüité de m'arrêter à distance. Assurent-ils la protection d'explosifs, me prennent-ils pour un représentant de l'ETA prêt à remplir mon sac de pains de dynamite? Le problème du terrorisme est bien réel en Espagne, j'obtempère immédiatement et m'éloigne. Mais alors où passer? Une route part plein sud rejoindre la vallée mais quel détour pour moi qui remonte au nord. Le fort est sur un terre-plein duquel en contre-bas je vois le Rio Aragon. En piquant directement, je peux le rejoindre en une centaine de mètres. Mais c'est raide et instable. Dans ma jeunesse j'étais champion de course sur pierriers pentus, c'est le moment de voir si j'ai perdu le sens de l'équilibre au milieu d'un flot de caillasses dégoulinantes. C'est parti, je reste debout et j'y mets tout mon honneur, car du haut de leurs remparts les militaires m'observent, donc il n'est pas question de m'étaler. Ça se maîtrise bien, de plus la taille des cailloux augmente, ce qui améliore les appuis et hop je me récupère en-bas, et les têtes sont toujours là-haut. Je leur tirerais bien la langue tout heureux de ne pas leur avoir donné la joie de m'étaler tout au long de cette pente sévère. Un sentier comme je les aime en bord de rivière, protégé du soleil me remet en direction du col du Somport. De temps à autre des raidillons en caillasses raides et brûlantes me font suer. Et là, dans un passage en plein soleil je rencontre mon quatrième solitaire. Il ne s'agit pas d'un ''traverseur'' de Pyrénées, mais d'un pèlerin vers Saint-Jacques de Compostelle par la voie du Somport. Il est d'âge avancé, à mon sens au moins soixante dix ans et de nationalité allemande. Son matériel semble dater de Mathusalem, et de toute évidence il peine sous la charge et la chaleur. Nous engageons la conversation, il m'explique sa démarche. Je perçois toute la force des mots Sparsamkeit et Armut (économie et pauvreté), lorsqu'elles sont subies volontairement. Cet homme dégageait une force et une sérénité dans son adversité, j'en suis resté tout chaviré. Manifestement nous ne faisons pas tous les mêmes voyages! Au contact de tels êtres j'ai presque honte de ce que je fais. Faut-il pratiquer le voyage en faisant vœu de pauvreté pour toucher au sublime, peut-être ? Cela demande-t-il beaucoup de courage ou une grande foi ? Peut-être les deux ? Ce contact restera gravé en moi de façon indélébile, pourtant nous n'avons pas parlé plus de cinq minutes. De la vertu des chemins que l'on ne trouve pas. Moi, le touriste pressé à la démarche stakhanoviste je repars un peu ébranlé. Plongé dans mes pensées, j'arrive devant un ouvrage de captation qui laisse couler un grand jet frais. Je m'en arrose et bois à satiété. Peu après, en faisant un court détour j'arrive à un petit camping perché, il est adorable et, comble de bonheur, je suis le seul client. Je m'installe dans l'herbe constellée de fleurs, que demander de plus ? Je rejoins le petit bistrot et le patron me raconte une multitude de choses, que j'écoute religieusement en descendant quelques bières. J'essaie de ne pas trop penser au vieil Allemand pour ne pas avoir mauvaise conscience, mais la bière fraîche c'est quand même bon. Dans la conversation, je lui demande s'il fait à manger. Il me répond par la négative mais il me vante la qualité du Parador qui se trouve un ou deux kilomètres plus bas. Entre ma purée soupe et une petite marche à pied, mon cœur ne balance pas longtemps, en avant. Ce monumental bâtiment de l'époque franquiste me fait penser à certains pays ex-communistes. L'accueil est très correct, le personnel stylé, le menu offre un large choix et la nourriture est de qualité et le Rioja toujours aussi facile à boire, le tout pour un rapport qualité-prix imbattable et sans doute introuvable en France, qui n'est pourtant pas loin. Donc une fois encore je m'en mets plein la lampe et, la nuit bien avancée, tout guilleret, je rejoins ma tente.

Dix-neuvième jour GR 11 du Somport à Zuriza

Les montagnes qui dominent le camping sur le versant opposé sont extraordinaires. Hier du fait du contre-jour, je ne les avais pas vraiment vues telles qu'elles sont. Aujourd'hui toutes éclairées par le soleil du matin, elles montrent une multitude de recoins, et leurs formes tourmentées et acérées montent à l'assaut du ciel. Jusqu'au col du Somport, c'est à dire durant une petite heure je suis sur le sentier de Compostelle en sens inverse. Je croise donc quelques pèlerins, dont un, un peu excentrique, qui commence à me questionner et à noter mes réponses. Aïe aïe aïe ! je suis loin de mon vieil Allemand économe entre autre de ses paroles. Les installations du col sont vastes, je les traverse et poursuis plein ouest par le Gr11. La marche est agréable. Le chemin fait un immense détour au fond d'une gorge boisée. Un peu avant le lac d'Estanes, je rencontre mon dernier solitaire. Encore un Anglais qui suit la HRP. La traversée du pays basque avec vingt mètres de visibilité dans un terrain sans point vraiment caractéristique lui a laissé un souvenir profond. Le contournement du lac est pittoresque et très agréable. Je débouche à un petit collet et pris par le rythme, mon attention focalise une trace qui va m'éloigner de l'itinéraire. Je traverse un pierrier sous une barre rocheuse. Il semble qu'une vire la parcoure une cinquantaine de mètres plus haut. Des fois on prend ses désirs pour des réalités. Le chemin doit être sur cette vire. Je remonte une pente caillouteuse raide et attaque la paroi. Les pieds sont en adhérence et il faut me tracter avec les bras, mais je continue. Une pierre siffle. Je lève la tête et vois une harde d'isards sur une pente à ma verticale qui me lance des pierres. Je reprends mes esprits. Mais qu'est-ce que je fais en train de faire de l'escalade à la recherche du GR ? Je fatigue !!! Je redescends en faisant attention. De toute évidence au collet j'ai loupé l'itinéraire qui devait plonger devant la grosse pierre que j'ai contournée. Mais je ne fais pas demi-tour. Je continue sur le pierrier précité et j'oblique vers la falaise au-dessus de laquelle je me trouve pour essayer d'y trouver un passage. Une gorge profonde et très pentue donne accès à la large plaine que je dois suivre. Les premiers mètres presque verticaux sont en terre avec quelques végétaux, puis j'aborde des rochers très raides mais d'excellente qualité, encore de l'escalade mais les prises sont franches. Un petit passage vertical et un dernier pas nécessitant de s'étirer au maximum, et pour moi qui ne suis pas souple c'est le calvaire, et enfin je prends pied au fond de cette gorge austère et rejoins l'herbe. Il serait temps que je fasse un peu plus attention, ne pas être capable de suivre un chemin somme toute bien balisé, il y a du souci à se faire. Là encore l'erreur m'a fait parcourir des recoins très jolis. Je descends cette large vallée, orientée au nord, peuplée de vaches s'égayant au milieu de zones marécageuses. Je croise de nombreux promeneurs. Coude à 90 degrés gauche vers l'ouest, un petit à pic et au-dessous une piste au terminus de laquelle de nombreuses voitures s'entassent. Durant cinq ou six kilomètres je la suis. Elle est poussiéreuse et exposée en plein soleil. Le rendement baisse et je fais un sérieux effort pour avancer. Arrivé au bout de cette vallée, le chemin part plein ouest. Je suis la route, orientée au sud, qui descend trois kilomètres plus bas à un camping. Un peu avant d'y arriver une source jaillit d'un rocher. Je me mouille la tête et bois largement. Une fois au camping, le coin est délabré et à l'abandon. Une très mauvaise sensation me submerge, ce lieu m'est très hostile. Bien qu'il soit seize ou dix-sept heures, marche arrière et je retourne chercher le chemin et pars directement sur l'étape suivante. Incroyable, l'esprit mobilisé par l'étape nouvelle, la fatigue disparaît et je me sens comme neuf. Une fois de plus je perds mon itinéraire, attiré dans le vallon qui conduit aux aiguilles d'Ansabère. Un berger me confirme l'erreur. En tirant directement dans la pente plein sud et en gardant le cap parfois à la boussole tellement ce vallon à tendance à me ramener trop à droite, je finis par retrouver le bon vallon et le col de Petraficha. La lumière est extraordinaire, le temps change, un orage se prépare, que la montagne est belle dans ces conditions, surtout lorsqu'on est seul. Du col, la Sierra d'Alano se dévoile dans toute la splendeur de ses multiples faces blanches. Je vis un grand dépaysement sur ce chemin. Je passe un petit refuge dans lequel un jeune couple se prépare à passer la nuit. Il est sordide et son état lamentable me dissuade de m'y arrêter. La pluie arrive, je presse le pas. Le village de Zuriza n'est plus qu'à quelques kilomètres. Je fonce tant que je peux sur la piste. La pluie s'accélère et à nouveau de véritables trombes. Je vais faire quelque chose à ne pas faire. Un petit pont, je m'abrite dessous. J'enlève mon sac mais je guette en amont si le flux d'eau n'augmente pas brusquement, ayant repéré une petite pente pour fuir à la première alerte. Effectivement le niveau monte mais de quelques centimètres seulement, enfin le déluge s'interrompt. Je reprends la piste et arrive dans le village. Je m'imaginais au bout du monde et bien non, une foule compacte se presse au camping. Mais d'où sortent-ils? En trois heures de marche je n'ai vu que quatre personnes en comptant le berger. De toute évidence c'est un lieu prisé des Espagnols. Une fois encore je m'installe sur un terrain complètement détrempé. Mais que la région est jolie, des près bien verts couverts de fleurs, et le tout entouré de magnifiques montagnes bien rangées en ligne, toutes brillantes de pluie sous le soleil du soir. Vite une télé, c'est France Brésil! Un chahut incroyable dans une immense salle, la plupart n'étant plus intéressés depuis l'élimination de l'Espagne, mais tout le monde passe et repasse les bras chargés de nourriture et de gros bocks de bière. Dans le fond j'aime bien ces foules bruyantes secouées de gros rires. Il n'est pas toujours facile de suivre dans ce mouvement permanent le déroulement de la partie.

Vingtième jour route, chemin non balisé et GR 11 de Zuriza à Ochagavia

Une journée magnifique s'annonce. Vite sur pied, c'est parti pour la journée. Mais d'où sortent tous ces gens. Au collet où je dois quitter la route à quelque distance du camping, de nombreuses voitures stationnent. Le chemin commence à grouiller de randonneurs. Bien que cette partie de l'itinéraire semble très jolie, une petite route à l'allure plus calme la contourne. Je n'hésite pas longtemps, et c'est comme cela que je parcours quelques kilomètres de goudron avant de plonger dans une jolie gorge en sous-bois, qui me conduit à la charmante petite ville d'Izaba. J'effectue un arrêt sur la place centrale, où des enfants s'amusent. La fontaine est la bienvenue. A la sortie de l'agglomération un sentier pentu mène à l'église ''Nusestra Senora de Idoia''. Nous sommes le premier dimanche de juillet, et c'est le jour de la procession annuelle. De nombreux croyants en habits traditionnels montent à la petite église. J'y pénètre et dépose mon obole. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que ma pièce provoque le déclenchement de la lumière, qui éclaire vivement l'espace qui sans cela reste sombre. Moi qui voulais passer inaperçu, c'est loupé. Je ne m'attarde pas. Dès que le mur d'enceinte est dépassé, comme par enchantement je retrouve la solitude qui m'a accompagné sur la majeure partie de ma traversée. Le chemin parcourt une magnifique forêt escarpée, composée d'arbres à feuilles caduques. Le col de Kakueta est atteint. Là, plus de doute le pays basque commence. D'un coup la fin me semble approcher. Les crêtes s'arrondissent et s'adoucissent. La vue se dégage presque jusqu'à l'infini. Le Pic d'Orhy, pyramide culminant à 2017 mètres, marque l'entrée dans la dernière ligne droite, signe psychologique fort que j'attends depuis le départ de Banyuls. Pour le moment il se situe au nord-ouest par rapport à ma position. Au cours d'une marche enthousiaste orientée à l'ouest le long d'une piste entourée de pinèdes, il va se positionner plein nord puis il se déplace vers l'est. Ce mouvement apparent du Pic d'Orhy que je dépasse me procure un immense plaisir, la vie dans le fond c'est pas trop compliqué! Une grande descente donne accès au village d'Ochagavia. Petite bourgade à l'architecture carrée. Les maisons sont magnifiques, massives et bien entretenues. Les portes souvent ouvertes laissent voir des intérieurs raffinés, de jolis meubles en bois et de magnifiques plafonds à la française, dont les poutres bien entretenues donnent un réel cachet à l'ensemble. Je demande si un magasin d'alimentation est ouvert, il m'est répondu «hoy domingo». J'avais oublié. De plus, pas de camping, alors c'est forcé et contraint (tout du moins ma conscience est sauve en pensant au vieil Allemand) que je me dirige vers un charmant petit hôtel au bord de la rivière près du centre. Il est bien dans le style des intérieurs aperçus, cossu et de très bon goût. Toutes les prestations sont de qualité et le prix modique. Un groupe d'Anglais lancés dans la traversée des Pyrénées à vélo y séjourne aussi.

Vingt-et-unième jour GR 11 de Ochagavia à la frontière, jonction et GR10 jusqu'à Estérençuby

Un petit jour triste et brouillardeux se lève. Je n'y couperai pas à la navigation au radar. De plus à partir d'aujourd'hui j'abandonne mes cartes confortables au 50 000 pour passer à la 100 000 de l'IGN numéro 69. Après un copieux petit déjeuner je m'enfonce dans les brumes. Tout relief a disparu. Sans difficulté je rejoins le monastère qui domine sur une petite crête. Puis en avant vers la Sierra de Abodi, vaste croupe orientée est ouest. Un large chemin non mentionné sur ma carte coupe cette montagne à mi-pente. Le Gr le suit. Mais après une bonne heure de marche cela me semble bizarre, j'aurais dû commencer à monter vers le sommet. De toute évidence je l'ai encore perdu. Je fais marche arrière jusqu'à un petit bois et là, la progression à la boussole commence. Les joies du pays basque. Je ne devrais pas tarder à intercepter la crête et en la suivant je devrais couper le chemin. Je n'aurai pas la peine d'atteindre le sommet, je tombe sur un piquet peint aux sacro-saintes couleurs rouge et blanche. Mais une fois de plus l'erreur m'aura été bénéfique. En effet dans un champ, je suis tombé sur des vautours. Au sol ils ressemblent à de gros dindons à long cou. Mais dès qu'ils déploient les ailes et prennent leur envol le spectacle est de toute beauté. Une fois au sommet de cette sierra, le brouillard se déchire par intermittence, ce qui me permet de voir l'immense pan de forêt à descendre. A nouveau le balisage m'échappe, ce n'est pas grave car une rivière et un grand lac doivent me servir de barrière d'arrêt. Dans mon sac, toutes mes affaires sont réparties dans des sachets de congélation de différentes tailles, je dois même pouvoir traverser une rivière à la nage sans mouiller grand chose, mais enfin si possible éviter et localiser le pont. Je retrouve la petite route qui conduit au point de franchissement. Je tombe dans une clairière sur une belle poussée de cèpes de Bordeaux, oui des vrais boletus edulis. Malheur, que faire ! Je ne peux les ramasser, durant la vingtaine de kilomètres que je compte encore parcourir ils seront réduits en bouillie. Il paraît que cru c'est bon, c'est l'occasion d'essayer. J'en repère un joli bien ferme et je le croque à pleines dents. Au début on sent bien ce fumet subtil et fort du cèpe, mais rapidement la consistance en bouche donne une sensation de mélasse un peu cartonneuse difficile à mâcher. Je n'aurais peut-être pas dû en engouffrer un si gros morceau. Mais j'arrive au bout de mon champignon, et en attaque un second. Là par contre, je vais déclarer forfait avant de l'avoir terminé. La mort dans l'âme j'abandonne le reste de la petite troupe à gros pieds. Je me dis qu'ils feront peut-être la joie d'un chercheur, s'il ne tarde pas trop. J'arrive au pont, traverse et longe la rivière jusqu'au lac. Je croise quelques promeneurs. Le brouillard retombe de plus belle. Le chemin suit un bras du plan d'eau, qui vient tangenter la frontière. Cinquante mètres de visibilité c'est rigolo, mais pas trop longtemps. Soit je reste sur le GR 11 et ses mille mètres d'altitude dans la purée de pois, soit je pique sur la France et rejoins le village d'Estérençuby dans la vallée. Option France, je passe par dessus une clôture à vaches et me retrouve sur un petit parking. Plusieurs voitures stationnent. Toutes les plaques d'immatriculation sont françaises, c'est le seul indice qui me confirme que j'ai changé de pays. Le brouillard, lui il s'en fout de la frontière. Par une petite route, encombrée de belles grosses vaches blanches, qui serpente au fond d'une petite dépression je progresse vers le nord. La visibilité baisse de plus en plus. Des points de repère caractéristiques de la carte à proximité de la route restent invisibles. Avec la multitude de courbes je ne me situe plus exactement et pourtant je voudrais bien intercepter le Gr10. Enfin je le vois. Sans encombre il me conduit au village. Par beau temps ce parcours sur de grosses bosses doit être sublime, mais cet après-midi les yeux rivés sur de l'herbe mouillée et glissante dans un paysage fantomatique, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. Ne nous plaignons pas, l'ambiance n'en est pas moins superbe avec son petit côté mystérieux qui cache tout au regard. Imaginer sans voir laisse libre cours à tous les phantasmes. Arrivée dans le village, il fait sombre, les maisons serrées dans le brouillard sont presque lugubres. Un petit hôtel, je m'y précipite. Un pur et dur, qui commence une traversée s'est installé au bord de la route, je suis bien content de ne pas faire de même. Ce soir encore, une équipe de cyclistes, français cette fois, est engagée dans la traversée des Pyrénées. Ils espèrent mettre une semaine.

Vingt-deuxième jour route de Estérençuby à Cambo-les-Bains

La météo ne prévoit aucun changement pour les jours à venir, brouillard à partir de 600 mètres d'altitude. Pas de problème j'ai toujours rêvé longer la Nive, car cette rivière comme l'Adour m'a toujours intrigué. Donc je rejoins Saint-Jean-Pied-de-Port et de là je longe la rivière. Déception, pas de chemin, je suis acculé à rester sur la route jusqu'à Cambo-les-Bains. Et là, première semaine de juillet le flot des touristes a commencé. Dans un vacarme permanent je vais rejoindre cette station thermale et d'un coup l'envie s'en va pour de bon. J'ai vraiment quitté les Pyrénées. Rejoindre les plages, et les remonter au milieu des baigneurs avec mon piolet dans le dos, c'est une histoire à me faire mettre la camisole de force et terminer chez les fous. Dans le fond j'ai bien fait de ne pas ''gâcher'' cette superbe balade Biarritz Arcachon par le bord de mer, car je la ferai avec un camarade en février 2008 et nous passerons cinq jours superbes, le jour le long de plages désertes et la nuit durant des bivouacs sous la gelée blanche. L'étape jusqu'à Cambo est longue, le goudron ça finit par casser les pattes. Pour la première fois en trois semaines j'ai des courbatures. La fin du parcours se fait sous la pluie. Cette nuit encore l'hôtel, monter la tente sous des trombes je n'en ai pas envie. Un coup de téléphone pour consulter les horaires de train, et demain en trois changements je rentre chez moi.

En conclusion je dirai qu'en écrivant ce récit avec deux ans et demi de recul, je suis étonné de la fraîcheur des souvenirs que j'en conserve. Sans doute le fait d'être seul y est pour quelque chose. En effet en montagne sans compagnon, on est plus exposé aux aléas et l'accident peut être beaucoup plus lourd de conséquences. Instinctivement on intègre cette situation et les sens sont plus en éveil. Cette concentration accrue favorise un meilleur contact avec la nature, et nous imprègne au delà de ce que l'on pense. Bien sûr je ne ferai pas l'apologie de ce genre de pratiques, qui présentent leurs inconvénients, et qui sont souvent réprouvées, normes de sécurité obligent. Cependant ces grandes balades en solitaire en montagne apportent beaucoup. Partir seul et durant trois semaines, n'avoir à s'occuper que de soi et focaliser toute son attention au point de vue matériel uniquement autour de la dizaine de sacs de congélation que l'on transporte dans son sac à dos, représente un immense repos de l'esprit. Pas de voiture, pas de papiers envahissants, personne avec qui négocier, pas de perte de temps à retourner une masse d'affaires. On ne possède que le strict nécessaire, les déballages et les rangements ne prennent pas de temps. On se sent comme affranchi d'une dimension matérielle, tout en se sachant autonome. Si j'aime partager des joies en montagne devant des paysages fantastiques et faire découvrir les lieux que j'aime, m'y trouver seul m'apporte une émotion qui m'est vitale.
Open
Séjour à Toulouse: circulation, transports, hôtel...?
Bonjours amis forumeurs connaisseurs de la Ville Rose.

Je dois me rendre dans quelques jours à Toulouse pour les épreuves d'un concours 😕 (près de la gare Saint-Agne), et je fais donc appel à tous les toulousains, toulousaines et connaisseurs de la ville pour m'apporter des renseignements sur les points suivants:

1°) la circulation et les transports (tout retard à une épreuve est bien entendu éliminatoire 🏴‍☠️) - Y a-t-il beaucoup d'embouteillages? A quelle(s) heure(s) (y compris samedi et dimanche)? Dans quelles zones? Par exemple faut-il éviter de traverser la Garonne (ceci pour le choix de l'hôtel cf. 4°)? - les transports en commun fonctionnent-il avant 6h, y compris le dimanche? (on peut être convoqué pour 6h 😕)

2°) Pour des raisons d'horaire des épreuves également, est-il facile d'avoir un petit déjeuner avant 6 heures (du côté de la gare Saint-Agne) et de se restaurer correctement (vrai repas) au milieu de l'après-midi?

3°) Pour décompresser après les épreuves, quels sont les endroits tranquilles et agréables, genre parcs, jardins, etc. Et comme rien ne délasse autant qu'une bonne baignade, y a-t-il des endroits tranquilles où on peut se baigner genre lac (je suppose qu'on ne peut pas dans la Garonne ?), y compris aux alentours de Toulouse (j'aurai une voiture)?

4°) Et en fin la quadrature du cercle: l'hôtel. Bref connaissez-vous un hôtel tranquille et bon marché (ou tout autre type de logement) pas trop loin du lieu de mes épreuves (gare Saint-Agne, mais j'aurai une voiture et je peux donc faire quelques kilomètres)? Le maitre mot étant le calme et la tranquillité: donc pas dans les zones de bar ou sortie du samedi soir (j'ai une épreuve le dimanche 😕). La proximité d'une autoroute ou voie ferrée est moins gênante (c'est un bruit auquel on s'habitue facilement) mais il ne faut pas non plus que l'hôtel donne directement dessus.

Voilà: j'attends vos conseils et bons plans. Merci à tous pour votre aide.

P'tit' étoile.
Open
Train Lyon-Bordeaux sans passer par Paris?
Je voulais savoir si il était possible de prendre le train de lyon a bordeaux, et sas passé par PARIS. Je pose la question ici, étant donné que je n'arrive pas a trouvé la reponse ailleur (et meme sur le site de la SNCF).

Merci d'avance..
Open
Bike trip: from Carcans Maubuisson to Plaisir (Yvelines)
Monday, August 21, 2023 - Rochefort - Marans

No journal for the first two days. Day 1 - CARCANS-ROYAN Day 2 - ROYAN - ROCHEFORT Tonight I'm in MARANS in the "dry marsh" according to the campsite manager—it’s the first time I’ve heard of a "dry marsh"?!

Photos from the first two days

My gear



The Landes region—nothing extraordinary, but the calm and serenity are nice.



Le Verdon



The wild coast



This marsh isn’t dry, though.

Today is the third day of my trip, and I’m writing to you from a campsite in Marans. I’ve set out to bike from Carcans Maubuisson back to Plaisir. Why Carcans? Because we spent a week there as a family—a great week that lets everyone reconnect for a long stretch. Also, on Saturday, we all headed home—some by car, and me by bike. This journey is about 850 km via bike paths and small cycling roads. It’s not a sporting feat, just a nice long ride for fun. As the old Chinese sage says, "The destination doesn’t matter—it’s the journey that counts." But he also told me, "Traveling is great, but what’s the point if you don’t share it?" You see, this old sage has told me a lot of things—he often keeps me company when I’m biking. Of course, he doesn’t pedal, but we travel in harmony. Sure, he can be a bit annoying sometimes, but we still get along. All this to say I’ve created a group to share my story. I’d be happy to share this experience with you—it’s an adventure for me. On Saturday, I wasn’t sure I’d even leave because I’d been dealing with sciatica for days. Luckily, Juliette, a friend of the old Chinese sage, recommended a lifesaving remedy: Alternately stretching your legs with an elastic band under your foot. Obviously, a jam jar rubber band won’t cut it.

From Marans - The mosquitoes are attacking; time to head back to shelter.

The first two legs took me to Royan and then Rochefort. The Sèvre Niortaise flows nearby, and I followed a canal from La Rochelle. You could say the area is as dry as the marsh, judging by the state of the crops.



As I mentioned, it’s the third day, and if Jesus rose again on this day, for me it was more like the crucifixion. The scorching heat—only bearable when you’re moving—combined with rough trail conditions, and the old Chinese sage says, "Terrible roads, slow speed, and watch your limbs." I set out to do 60 km but ended up doing 80, and the last 20 were tough. I kept checking the GPS to see how much farther until the campsite. Today: Rochefort to Marans, sticking to the coast until La Rochelle, then no notable towns after that—just a constant canal. But since the sky isn’t too low, it hasn’t gotten lost. I’ve still got plenty of anecdotes to share, but it’s pitch black out, and the mosquitoes are still around. This morning, I counted ten in my tent, all full of my blood. Yesterday, at the end of the leg to Rochefort, I was really looking forward to crossing the Charente using the transporter bridge, but a sneaky GPS conspiracy led me far from it. I ended up crossing the Charente on a completely ordinary bridge, watching the transporter bridge in the distance with disappointment.

End of the first episode. Until tomorrow, if you’d like!
Open
Retour d'une semaine sur la Costa Brava en hiver
Lundi 6 janvier 2014 – 1er jour

Départ de Bandol vers 7 h 10.

Petit déjeuner à Saint-Cyr-sur-Mer, 4 cafés, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 7.75 euros.

Départ vers 8 h

Autoroute pour Marseille, péage 2.20 euros.

8 h 20, début de bouchon et circulation en accordéon depuis Aubagne...

9 h, tunnel Prado-Carénage, péage 2.80 euros

9 h 30, on est sur le pont au dessus de Martigues.

On continue via Fos, Vauvert, Lunel, Montpellier, on s'égare un peu... rte de Palavas, direction Sète, Saint-Jean-de-Védas...

12 h 10, repas à la sortie de Saint-Jean-de-Védas, sur la RN 113, Resto La Fringale. 2 plats du jour, poulet au gingembre et miel, salade, riz, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 28 euros. Le taux de TVA n'a pas encore été changé selon le ticket... L'endroit est un peu « gay friendly », mais c'était un très bon plat du jour... Départ vers 13 h.

On suit la RN 113 pour aller à Béziers via Pézenas.

Vers 14 h 30, on a retrouvé Villeneuve-les-Béziers. Hôtel Première Classe, chambre 10 au rez-de-chaussée, 42 euros + 1.40 euros de taxes de séjour (70 ct par personne). WIFI. On s'installe et on repart à Béziers Centre.

Vers 15 h, on est garé gratuitement Place Montaigne.

A pied, on retourne voir le centre ville qu'on connaît déjà. Allées Riquet, vieille ville, cathédrale et cloître, église Saint-Jean (fermée pour travaux), arènes romaines, magasins...

Départ à env.17 h 30 avec la voiture.

17 h 45, arrêt au centre commercial Auchan, cafétéria Flunch, 2 grandes assiettes de salades, 2 oeufs durs, 1 petit pain, 1 coca light, 2 cafés gourmands = 20.25 euros.

A 18 h 45, nous sommes de retour à l'hôtel.

Mardi 7 janvier 2014 – 2e jour

Départ vers 7 h 10.

7 h 40, arrêt à Coursan. 4 cafés = 5.20 euros, 1 croissant + 1 pain au chocolat = 1.55 euro.

Départ vers 8 h 10.

8 h 35, arrêt près de la Place Voltaire à Narbonne juste pour refaire le marché de fripes du mardi matin tout proche...

Parcomètre (dès 9 h) = 1 euro. On est tranquille jusqu'à 10 h 05.

Marché.

Départ vers 10 h avec la voiture.

11 h, on est garé quai de Barcelone à Perpignan.

Parcomètre = 1.60 euro, gratuit de midi à 14 h.

Petit tour en ville, Castillet, Loge, magasins, vieille ville... On est déjà venu...

Vers 12 h 10, arrêt Brasserie Caffé'in, place des Poilus. 1 entrecôte, 1 magret de canard, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 33.50 euros. Rien de terrible... Départ vers 13 h.

On rejoint la voiture assez proche.

On prend la route du Boulou.

14 h, frontière espagnole.

Le Perthuis

La Jonquera

Figueras

Rosas vers 14 h 30, on tourne un peu vers la citadelle à l'entrée, quelques hôtels fermés...

Hôtel Marina, chambre 110, 2 lits séparés, petit balcon avec 2 chaises, WIFI. Parking gratuit dans la rue devant (si nécessaire garage disponible pour 7 euros) = 58 euros avec le petit déjeuner demain.

Sinon, autre chambre possible avec balcon plus grand (table, etc.) pour 63 euros, ça ne nous sert à rien...

La chambre est parfaite, assez grande ; salle de bain assez grande également avec baignoire.

On s'installe et on ressort à pied vers 15 h.

On longe le quai jusqu'au phare, agréable promenade.

Château de la Trinité au dessus, parties anciennes et parties neuves reconstruites, un peu spécial, on ne monte pas...

On revient en ville, plusieurs rues, on va à la gare routière en haut des Ramblas, magasin de location de vélos à côté et quelques restos, puis église (fermée), quelques magasins s'ouvrent vers les 17 h.

18 h 10, on trouve un resto au bas des Ramblas, resto dénommé « Ci ». On peut déjà y manger, ça nous arrange...

1 poulet, 1 saucisse, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 28 euros. C'est nettement mieux qu'à midi...

Départ vers 19 h 20, retour par le quai.

Vers 19 h 40, on est à l'hôtel. Il fait encore 12 degrés, c'est très agréable, pas de vent...

Mercredi 8 janvier 2014 – 3e jour

Petit déjeuner buffet à 8 h, très bien et varié.

Départ vers 8 h 30.

On tente de longer la côte en direction du nord après le phare où nous étions hier, quelques kilomètres après, cul-de-sac..., on revient à Rosas à 9 h.

On trouve la route arrière pour Cadaques, belle route de montagne avec vues splendides.

9 h 35, on se gare sur le port de Cadaques, petite promenade sur le quai et on monte à l'église qui ouvre à 10 h. Magnifique autel baroque (1 euro pour l'illumination).

1 carte de géographie à la librairie sur le quai = 6.50 euros. Prix des cigarettes, environ de 4.30 à 5 euros, Marlboro = 4.90 euros.

Départ vers 10 h 40 en direction de Llança, puis du monastère de San Pere de Rodos où nous arrivons à 11 h 15, toujours des routes de montagne...

Parking au bas, 5 min. à pied, c'est ouvert de 10 h à 17 h (sauf le lundi). Normalement, 4.50 euros d'entrée par personne, mais ce jour, c'est gratuit, je ne sais pas pourquoi...

Peu de fresques, mais de magnifiques chapiteaux, cloîtres inférieur et supérieur, très sobre et bien mis en valeur par les éclairages. On suit la numérotation pour la visite, mais on abandonne au no 18 (sur 20) devant un escalier assez raide, nous avons presque tout vu et rejoignons la sortie.

Départ avec la voiture vers 12 h 35, nous continuons la route jusqu'à Villajuiga.

12 h 55, à la sortie du village, restaurant El Cau. Menu à 10 euros, entrée, plat principal, buffet dessert, eau, vin. 1 salade mêlée, 1 salade de pâtes, 1 aile de raie, 1 foie de veau, 2 crèmes catalanes, fruits. 1 coca light, 2 cafés = 23.50 euros. Simple, copieux, bon. Pas mal de monde. Départ vers 14 h 10

On continue en direction de Figueres.

Au sud de la ville, Poligone Santa Llogata, essence Petrem Eco, machines avec billets de banque ou cartes de crédit. Essence super sans plomb 95 à 1.325 euro le litre, soit 10 ct de moins au litre que le moins cher près de chez nous à Bandol... Nous en prenons pour 30 euros.

Nous poursuivons en direction de Girona.

Là, j'aurais dû prendre la route pour Palamos, mais j'entre dans Girona... Une très mauvaise idée... on se paume, on reprend finalement la C65 et la C31 en direction de Saint-Feliu-de-Guixols, puis Palafrugell.

16 h, on est devant la résidence où j'ai réservé un appartement pour 7 nuits pour 219 euros + 7 euros de taxes de séjour pour deux personnes.

Résidence Super Stop dans le giratoire sur la route pour Callela. Je règle 137 euros, le reste a été prélevé lors de ma réservation. Il n'est plus du tout question des 150 euros que j'aurais dû laisser en caution. Tant mieux, nous pourrons laisser les clefs dans l'appartement le jour de notre départ et quitter les lieux sans attendre l'arrivée du personnel vers 9 h. C'est parfait. Appartement no 205, 2e étage.

Le salon/cuisine donne sur le giratoire, balcon (sans mobilier extérieur), la chambre à coucher donne sur l'arrière. 2 personnes peuvent dormir sur le canapé gigogne du salon. Cuisine avec 2 plaques vitro céramique, 1 frigo, 1 hotte, 1 micro-onde. 1 machine à café à l'italienne (à faire chauffer sur la plaque de cuisson). Au premier étage, sur l'arrière, une cour intérieure avec un mini-golf, lui-même au dessus du parking souterrain de Carrefour je suppose.

Salle de bain avec WC, lavabo, bidet, baignoire, sèche-cheveux et lavabo supplémentaire pour faire la lessive. Séchoir sur le balcon.

On s'installe, on fait le lit (draps à disposition dans la chambre, 2 couvertures). Nous avons amené les linges de toilette non prévus. Et nous avons avec nous 1 couverture et un duvet...

Chauffage et WIFI, TV avec programmes français.

Parking extérieur gratuit en épi devant (une vingtaine de places) ou sous le bâtiment. On nous remet une clef si l'on veut y entrer, je laisse la voiture dehors (le parking couvert est le parking du supermarché).

En face, de l'autre côté du giratoire, un espace en terre où peuvent se garer gratuitement voitures ou camping-cars.

J'avais lu tout et son contraire sur cette résidence sur internet, mais c'est simple et parfait.

Nous descendons au rez, grand supermarché Carrefour. Achats pour quelques jours = 43 euros.

Petit repas, repos, internet et TV.

Jeudi 9 janvier 2014 – 4e jour

Vers 7 h 40, 4 cafés dans un bar proche = 4 euros, 2 croissants à la boulangerie à côté = 1.60 euros

Départ vers 8 h 30 pour Palafugell centre avec la voiture ; en haut brouillard, on se perd un peu...

8 h 50, nous sommes garés près du Musée du Liège

On part à pied en ville, visite de l'église (rien d'extraordinaire) et des rues piétonnes.

10 h, visite d'une brocante/habits de Caritas près du parking Romapark

10 h 30, on revient visiter le musée du Liège dans une ancienne fabrique. Entrée libre. Très intéressant, outils d'époque et textes en français. L'extérieur du bâtiment est beau (façade) et bien restauré.

On relève un site qui présente le patrimoine industriel de la Catalogne : http://patrimonindustrial.cat/150elements/

Quelques objets inédits en liège en vente à la boutique du musée.

En face, on peut monter sur un château d'eau (180 marches) et visiter un musée d'art moderne (fermé actuellement pour travaux semble-t-il),

11 h 45, on reprend la voiture pour Palamos.

12 h nous sommes garés à Palamos, petit tour en ville, sur le quai, etc.

12 h 45, repas au bar La Parrilla. Quelques problèmes pour comprendre la carte en catalan du menu du jour... Menu à 9.50 euros avec vin et boissons, sans café.

Bon, je me retrouve comme entrée avec des « calçots », très bon et très original. On m'explique comment ça se mange... http://fr.wikipedia.org/wiki/Cal%C3%A7ot

Ensuite, anchois de Palamos (= Boqueron), très bons. Ca ne ressemble pas du tout aux anchois de Collioure...

Un gâteau au citron.

Sinon, pour mon mari, spaghetti carbonara, entrecôte, glace à la fraise, plus simple à comprendre sur le menu...

1 coca light, vin rouge, 2 cafés = 21.40 euros

Départ avec la voiture à 14 h 10

On va à Callonge pour faire la surprise à un copain qui vient de s'y installer...

Arrivée vers 14 h 30, on trouve assez facilement.

On reste avec eux jusqu'à 16 h 45

Retour à l'appartement vers 17 h. 15 direct, sans se tromper...

Quelques courses au magasin Carrefour = 9 euros

Petit en-cas dans l'appartement, internet et TV, repos...

Vendredi 10 janvier 2014 – 5e jour

Départ vers 8 h

Petit arrêt de 10 min. à Mont-Ras pour voir l'église (extérieur seulement, elle est fermée...)

8 h 35 parking à Palamos

2 cafés et 2 croissants dans une boulangerie = 2.90 euros

Promenade à pied dans Palamos, visite de l'église (un peu sombre, rien de notoire)

Vers 11 h 15, on repart pour aller chez nos amis où nous arrivons vers 11 h 30

Ensuite, nous allons à Tossa de Mar pour manger.

13 h, restaurant Sa Murella

1 Ricard, 1 coca light, 4 petites bouteilles de vin, 1 salade mêlée, 1 jambon ibérique, pains avec ail et tomates, 1 magret de canard, 3 Cim-i-Tomba (spécialité locale, poisson, pommes de terre à écraser avec ail). Original... et très bon. 4 cafés = 155 euros.

Explication du plat local :

« L’origine du "cim i tomba" se trouve profondément enraciné à la tradition marinière de Tossa. Anciennement, quand les pêcheurs sortaient à la mer, à la voile ou à la rame, cela signifiait de longues heures hors de chez eux. Ils étaient donc, obligés d’emporter tout le nécessaire pour se faire à manger à bord. Comme toute bonne cuisinière, ils embarquaient tous les ustensiles et ingrédients base de la cuisine méditerranéenne. A l’heure du repas les pêcheurs mettaient leur casserole sur le feu avec l’oignon, des pommes de terre coupées en rondelles, du poivron, des tomates et quelques grains d’ail. Ensuite ils ajoutaient des morceaux de poisson abîmés lors de la pêche. Le tout était recouvert d’eau et d’un généreux filet d’huile d’olive. Pendant que la mélange mijotait, les marins préparaient l’allioli (coulis d’ail pilé avec de l’huile d’olive) et le versaient cinq minutes avant de retirer le "cim i tomba" du feu. Il était un plat simple mais délicieux. Actuellement on prépare le "cim i tomba" avec baudroie, turbot, morue ou raie. »

Départ vers 15 h, on monte à pied voir la vieille ville sans visiter le musée. Très joli et belles vues, belles couleurs des pierres des maisons et de la muraille.

Départ avec la voiture vers 16 h 30, on va à Platja d'Aro.

Arrêt en ville juste pour boire un verre sur une terrasse chauffée. 2 bières, 1 coca light, 1 café = 8 euros

Retour chez notre ami vers 17 h 15.

Retour à l'appartement vers 18 h 45.

Pas faim après les agapes de midi, juste un yaourt...

Samedi 11 janvier 2014 – 6e jour

Départ vers 8 h 30

9 h, on est à Saint-Feliu-de-Guixols.

On monte directement en voiture voir le belvédère de l'Ermitage de Saint Elm, très belles vues sur la ville et la côte. http://ca.wikipedia.org/wiki/Ermita_de_Sant_Elm

On redescend et on se gare près du monastère.

A côté du monastère, Hostal Zurich, 2 cafés, 1 croissant, 1 croissant au chocolat = 5.60 euros.

Un calendrier nous est remis qui nous rappelle que le 11 septembre est un jour férié en Catalogne :

« Le 11 septembre est férié en Catalogne car on y commémore l'affrontement des armées catalanes contre celles de Madrid commandées par le roi Philippe V, à la suite duquel la Catalogne a perdu ses privilèges et son autonomie ; c'était le 11 septembre 1714. Philippe V, neveu du Roi Soleil, fut le premier souverain de la dynastie des Bourbons en Espagne. Né à Versailles en 1683, Philippe a du s'adapter, durant les premières années de son règne, aux coutumes d'un pays qui lui était inconnu et asseoir sa position sur le trône d'Espagne. Une longue guerre de succession le tint occupé durant les premières années de son règne. Marié à Marie-Louise de Savoie, jeune et intelligente, mais décédée prématurément à l'âge de 26 ans en 1714, le roi Philippe V fut pris d'une mélancolie qui ne le quitta pas jusqu'à sa mort en 1746, malgré son remariage avec Isabelle de Farnèse. Un monument a été élevé à l'endroit où ont été enterrés les victimes de ce combat ; c'est le Fossar de les Moreres, situé en face de l'église Santa Maria del Mar dans le quartier du Born à Barcelone. »

On fait le tour de l'extérieur du monastère (notamment le côté ancien) et l'intérieur de l'église (ouverture 9 h 30).

A 10 h, ouverture du musée attenant. 2 euros l'entrée par personne. Montée en ascenseur au 3e étage et on redescend à pied. 3e étage, expo temporaire de peintures, expo-photos Saint-Feliu au siècle dernier, 2e étage, expo sur le liège (pas très intéressante si l'on a déjà vu celle de Palafrugell comme nous), quelques horloges anciennes. 1er étage, le plus intéressant, sur l'historique du monastère + sortie sous les tours, etc.

On s'arrête ensuite dans un bazar en face près de la voiture, achat 1 savon = 55 ct, ça tombe bien...

11 h 15, départ avec la voiture.

11 h 30, parking à l'entrée de Platja d'Aro.

On fait une promenade pour voir les magasins.

12 h 30, repas au restaurant « Bon Dia », menu du jour à 15 euros (+ 3 euros si entrecôte comme plat principal). A nouveau, quelques problèmes de traduction du menu... exprimé, je pense, en espagnol, c'est encore plus difficile pour moi que le catalan... Entrées, mousse de poireaux avec sauce (= pastel de puerros) et salade « sucrette » avec thon (= cogollos con atun) Plats principaux, darne de thon blanc (?) avec légumes (= bonito), entrecôte avec frites 2 salades de fruits fraîches et excellentes... 1 coca light et 1 verre de vin rouge 2 cafés = 35.70 euros Départ vers 13 h 45. On va voir le quai et la plage, très longue, sable et petits graviers. Ce qui est très bien, c'est qu'il n'y a aucune voiture le long de la plage... De beaux pins anciens partout, devant la plage et en ville.

14 h 50, départ avec la voiture.

On va voir le vieux Callonge, église (fermée) et château (fermé). De beaux extérieurs, quelques belles maisons dans la vieille ville à côté (belles fenêtres).

Retour à l'appartement vers 16 h.

Mon mari va revoir à pied un magasin fermé tout à l'heure qui vend de vieilles pierres et de vieux objets en fer.

1 grande baguette de pain = 1.10 euros

Petit repas et repos dans l'appartement.

19 h, on remonte à pied en ville, ça bouge pas mal, samedi soir et match Barcelone-Madrid prévu à 20 h... Magasins ouverts de 17 h à 20 h 30.

3 cafés et 1 petit gâteau = 6.55 euros

Retour à l'appartement vers 20 h 30.

Dimanche 12 janvier 2014 – 7e jour

Départ vers 8 h 15 à pied pour aller voir le marché avec habits au centre ville (au dessus du Musée du Liège).

Rien de notoire...

2 cafés et 2 croissants dans un café dans le marché = 4.60 euros.

On revient à la voiture devant l'appartement.

9 h 20, départ pour Bégur.

On descend voir la plage, il y a un petit chemin piétonnier pour aller à une plage avant Pals, nous ne le prenons pas.

On remonte en centre ville de Bégur avec la voiture.

Visite de la ville, nombreuses maisons construites par des personnes ayant émigré à Cuba au siècle dernier, etc. et qui sont ensuite revenues à Bégur. On monte à pied au château (en ruine), belles vues. Visite de l'église, compliquée par un enterrement (surprenant pour moi un dimanche matin), suivi par une messe, on y arrivera finalement... Eclairage 1 euro, pour voir des fresques assez modernes qui ne nous plaisent pas vraiment...

Repas à midi au restaurant Es Castell sur la place centrale près de l'église. 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 1 grosse salade mêlée pour deux, 2 oeufs au bacon, 1 spaghetti bolognaise, 2 cafés = 28.70 euros.

On reprend la voiture vers 13 h pour aller à Pals, en passant par la plage de Pals.

Parking à l'entrée de Pals vers 13 h 20.

Visite du village, de très belles maisons avec de belles couleurs de pierres.

Vers 15 h, départ pour voir La Bisbal.

15 h 15, on est garé près du pont ancien, vieille ville, moins jolie que Pals, moins touristique... On n'a pas trop aimé, en plus, dimanche tout est fermé, c'est triste...

2 cafés près du château = 2.20 euros.

De nombreux magasins de céramiques (le long de la rue principale qui va à Gérona) et fabriques proches.

15 h 45, on repart pour rentrer à Palafrugell.

En route, bref arrêt vers l'église Sant Climent de Peralta, au bord de la route. C'est plus joli de loin que de près...

Vers 16 h 15, on est à l'appartement.

Repos un moment. Petit repas.

18 h 45, on prend la semi-autoroute qui va à Calella de Palafrugell.

18 h 55, on est garé dans le centre ancien de Calella. Joli village blanc, petit port, plage ; il fait nuit, on fait un petit tour, pas grand chose d'ouvert en ce dimanche soir...

On revient en voiture vers l'appartement.

2 cafés dans le bar à côté = 2 euros

20 h, on est de retour à l'appartement.

Lundi 13 janvier 2014 – 8e jour

Départ vers 8 h 15 avec la voiture pour Gérone, via La Bisbal.

On s'égare à l'entrée de Gérone... on a l'habitude...

9 h 15, on est garé gratuitement devant le parc de La Devesa.

On va à pied place de l'Indépendance.

2 cafés, 3 croissants = 5.30 euros. Café-restaurant La Boira, on est assis à l'intérieur, au bord de la rivière avec vue sur les maisons peintes.

On franchit le pont de Pedra, petit arr��t à l'Office du Tourisme au bout du pont pour un plan. Comme on est lundi, certains musées sont fermés.

On va au Musée d'histoire juive, ouvert à 10 h, on y arrive à l'ouverture. Entrée 4 euros par personne. Très bien expliqué en français. On y reste environ 1 h.

Puis, on va voir les Bains arabes, entrée 2 euros par personne. On y reste environ 15 min.

Ces 2 musées sont ouverts le lundi jusqu'à 14 h. donc on a commencé par eux.

On va ensuite voir l'église de Sant-Pere-de-Galligants transformée en musée et fermée le lundi. Joli portail roman. A côté, chapelle Sant Nicolau (fermée).

Ensuite, visite de la Basilique Sant Feliu, entrée 7 euros par personne pour la basilique et la cathédrale (avec audioguides). Très sobre, notamment beaux sarcophages du IVe siècle encastrés.

12 h 20, repas au bar « el Sitrell ». Menus du jour à 10 euros. 1 macaroni tomate, 1 croquette de champignons avec salade, 2 côtelettes de boeuf, frites, 1 glace vanille, 1 coupe avec truffes au chocolat, 1 coca light, 1 carafe de vin rouge, 2 cafés = 22.20 euros. Départ vers 13 h 30.

Petit tour dans les rues du centre ville.

On passe par hasard devant La Caixa Forum, exposition de tableaux du musée du Prado jusqu'au 26 janvier, entrée libre, on y va. Exposition « Els Objectes parlen ».

Puis, on va visiter la cathédrale, son trésor et son cloître. Superbe.

On monte derrière la cathédrale dans le jardin de la Francesa et, de là, on accède à la muraille (entrée libre), on y grimpe et on va jusqu'à la fin de la muraille (on redescend près de l'office du tourisme). Très belles vues sur la région et sur la ville de là-haut.

On rejoint la voiture et on part à 16 h 15.

On rentre par la C65, direction Saint-Feliu-de-Guixols, Palamos, Palafrugell.

17 h 10, essence sans plomb 95 à l'entrée de Palafrugell, 1.339 euro le litre = 36 euros.

17 h 20, parking devant l'appartement.

Achats au magasin Carrefour = 5.70 euros.

17 h 40, on est à l'appartement.

Repos, petit repas, internet...

Mardi 14 janvier 2014 – 9e jour

8 h 15, 2 cafés et 2 croissants dans le bar au bas de l'hôtel = 3.60 euros

Départ pour Palamos où nous nous garons au bout du marché hebdomadaire vers le stade à 9 h.

Nous traversons le marché, rien d'extraordinaire, puis de la ville et descendons en bord de mer. Comme il y a un grand soleil, nous décidons de longer la plage et d'aller à pied à Sant Antoni de Callonge. Jolie plage tout le long, urbanisme assez discutable, mais pas moche...

2 cafés à Sant Antoni de Callonge = 2.20 euros.

Nous revenons sur nos pas en bord de mer et tournons à gauche à l'entrée de Palamos pour rejoindre la voiture. Départ vers 11 h 45.

Nous allons chez nos amis pour y manger, etc. Arrivée vers 12 h.

Départ à 17 h 45 et arrivée à l'appartement vers 18 h.

Pas faim suite aux agapes de midi... 2 yaourts.

Repos, internet...

Mercredi 15 janvier 2014 – 10e jour

Rangement des valises...

On laisse la clef dans l'appartement comme convenu.

2 cafés dans un bar près de l'hôtel = 2.20 euros, 2 croissants = 1.60 euros

Départ vers 8 h 30 avec la voiture via Figueres, Llança, Port Bou.

Arrêt à 10 h à Port Bou. 2 cafés = 1.60 euro 1 bouteille de vin dans un supermarché = 11 euros. Petit tour, départ à 10 h 45.

11 h, frontière française.

11 h 30, arrivée à Argeles. On tourne un peu pour trouver l'hôtel que j'avais réservé...

11 h 55, hôtel Acajou, chambre 9, 30 euros la nuit avec taxe de séjour (50 ct par personne par nuit) et sans petits déjeuners (5 euros par personne sinon). WIFI gratuit. Je règle les 2 nuits = 60 euros.

On s'installe, on ferme la fenêtre, on allume le chauffage, on branche la TV, on vérifie le WIFI, on trouve comment fermer la porte à clef... 30 min. après, on a résolu nos « problèmes »... et on retourne au centre ville. Le soir, nous reprendrons la réflexion sur le fonctionnement des robinets de la douche...

Chambre au rez avec avant toit pour garer la voiture devant. Lit 140 cm. WC séparé de la salle de bains. WC avec porte, salle de bains avec rideau pour séparer de la chambre. Douche, lavabo. Pas de sèche-cheveux.

12 h 45, restaurant Aqui Sem Be, plat du jour à 10 euros. 1 sauté de porc à la catalane (il y en a pour 2 personnes...), 1 hamburger avec pâtes, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 27.70 euros.

Départ vers 14 h 10.

On va à Elne revoir le cloître qu'on adore...

On se reperd dans Argeles... 14 h 30, parqués place Kleber dans le vieux Elne, on monte à l'église et au cloître.

2 entrées à 4.50 euros par personne.

Départ vers 16 h 15, on retourne au centre ville d'Argeles.

Petit tour en ville, visite de l'église ouverte à cette heure. 2 cafés = 2.80 euros. Rien d'extraordinaire...

Quelques achats au Carrefour Market = 6.30 euros.

On tente de revenir à l'hôtel, bien sûr on se reperd...

18 h, on l'a retrouvé (sur la D618)...

Repos, petit pique nique, internet, TV...

Jeudi 16 janvier 2014 – 11e jour

Départ vers 7 h 45, on va au centre ville d'Argelès.

4 cafés = 6 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.80 euro.

Départ vers 8 h 15.

8 h 35, on est garé rue du 14 juillet à Banyuls, près du marché (marché jeudi et dimanche). Petit tour en ville, jusqu'à l'observatoire, horrible immeuble neuf construit à côté...

9 h 45, départ avec la voiture.

A 10 h, on est garé à Port Vendres sur le port. Petit tour en ville, obélisque, église (fermée), un peu de soleil... On assiste au chargement et au départ du porte-container BF Esperanza.

11 h 50, sur le port, pizza au feu de bois. 2 pizzas à 10 euros, 1 verre de Banyuls, 1 verre de vin rouge, 1 coca light = 27.80 euros.

12 h 40, départ avec la voiture pour Collioure.

12 h 50, on est garé à Collioure.

2 cafés à l'hôtel des Templiers (pour revoir les tableaux...) = 3.60 euros.

Visite à pied du quai, de l'église, de la chapelle, des rues arrières. Dommage que le petit chemin le long de la mer derrière l'église soit fermé, j'y serais bien retournée moi... grrr...

Entrée au château, 4 euros par personne. De belles vues, on y reste environ 3/4 d'heure.

On va en face voir le quai, l'ancien couvent (en travaux, on n'entre pas, en partie privé, café, magasin).

2 coca light sur le quai = 5 euros.

Avant de repartir, quelques achats au magasin Carrefour = 5.45 euros.

Toujours aussi agréable de se promener en ville... peu de magasins ouverts en janvier, c'est calme.

Départ vers 16 h 15.

16 h 30, retour à l'hôtel.

Repos, internet, petit en-cas...

Vendredi 17 janvier 2014 – 12e jour

Départ vers 7 h 40.

Arrêt au centre ville d'Argelès. 4 cafés = 5.60 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.80 euros.

Départ vers 8 h 15

Perpignan 9 h 15

Narbonne

Béziers 10 h

Essence sans plomb 95 à 1.499 euro le litre = 20 euros

On passe par Sète

Gare de Sète, 11 h.

On continue jusqu'à La Grande Motte.

11 h 45, parking à La Grande Motte. A côté, Café-restaurant La Casa del Sol, très très minimaliste... 1 manchon de canard, 1 pavé de saumon, 1 coca light, 1/4 de vin rouge, 1 glace caramel, 1 fondant au chocolat, 2 cafés = 36.50 euros. 13 h, départ avec la voiture.

On passe par Le Grau du Roi, Aigues-Mortes, Vauvert, Arles, Fos, Martigues

15 h 15, péage sortie du tunnel Prado-Carénage à Marseille, 2.80 euros.

15 h 30, sortie de l'autoroute à La Ciotat, péage 1.20 euros.

16 h, arrivée à Bandol.

Repos quelques jours avant le retour à Genève...

Open
De Cahors à Aire-sur-l'Adour par le Chemin de Compostelle (GR65)
21 septembre, 10:53 · Cahors ·

Chaque année, j'effectue un tronçon du Chemin de Compostelle. Après avoir parcouru ce chemin mythique du Puy à Aumont-Aubrac et l'année dernière de Aumont-Aubrac à Cahors me voici reparti pour 2 semaines sur la Via Podiensis.

Afin de ne pas me charger d’un livre, j’ai acheté l’application « Compostelle » qui fonctionne parfaitement sur mon téléphone Android. Après avoir téléchargé la carte du parcours, grâce au GPS je peux localiser ma position, voir les gîtes, points d’eau, magasins d’alimentation… J’ai réservé les gîtes la veille de mon arrivée et parfois le jour même. Ma première étape me conduira de Cahors à Lascabanes, soit 22 km.



Tout de suite après le pont de Valentré, vous vous engagez dans une montée très raide pour atteindre le plateau : vue superbe sur la ville de Cahors.



Pause déjeuner à Labastide-Marnhac où l'on trouve un café épicerie puis poursuite du chemin en ligne de crête avant de plonger dans la vallée de Lascabanes où j'arrive vers 16h30.

J'ai choisi Le Nid des Anges pour cette première étape : situé au coeur de Lascabanes, village fleuri du Quercy Blanc. Gîte d'une capacité d'accueil de 17 places, aménagé dans l'ancien presbytère datant du 19ème siècle. Bâtiment possédant une grande salle à manger voûtée et un très agréable jardin. Nous sommes une douzaine de pélerins ce toutes origines (Américains, Québécois, Australiens et Français à partager l'excellent dîner préparé par Cécile qui fait le maximum pour rendre cette étape agréable.

Le nid des Anges
Open
Cévennes, mont Lozère et saute-causses à vélo
Saute-Causses à vélo

En cette fin juin 2020, nous reprenons des activités de plein-air, après il faut bien le dire avoir été un peu sonnés par cette pandémie qui nous a tenus confinés presque deux mois.

Alors dans ce contexte particulier, cette balade à vélo de 9 jours je l’ai vécue comme une libération, certes toute relative, nous étions malgré les nombreux décès dans notre village, loin des grandes tragédies de notre histoire. Cependant, en préambule, je me permets de faire l’apologie de Voyage Forum et de la revue « 200 le vélo de route autrement ».

Oui, l’apologie de VF pourquoi ? Parce que grâce à ce site de voyage on fait de fabuleuses rencontres qui permettent de partir en virée avec des personnes étonnantes. Les réseaux sociaux on y trouve le meilleur et le pire.

Il m’est arrivé de me faire écharper, traiter de tous les noms, affubler de tous les défauts parmi les plus détestables car à travers mes récits certains acrimonieux ou acrimonieuses (certes peu nombreux) n’y décelaient qu’un égocentrique, à l’imagination prolixe, en recherche d’admiration. Assurément, nous avons tous notre petit égo, et j’ajouterais heureusement. Personnellement, je ne suis jamais insensible à un petit mot gentil même d’admiration, au risque qu’il puisse flatter mon orgueil, mais l’essentiel n’est pas là. En effet, si quelques-uns sont prompts à la critique acerbe ou tatillonne, d’autres au contraire ont une réaction opposée. Accrochés, piqués de curiosité par mes écrits, ils me contactent et ont envie de partir avec moi. Et là commence l’aventure. Que de fois ai-je rencontré des compagnes ou compagnons de voyage grâce à mes écrits sur VF.

Mais, je dois avouer que cette randonnée vélocipédique de 9 jours à travers causses et Cévennes a été le point d’orgue, une apothéose qu’il me sera difficile de retrouver en matière de compagnons de voyage hors normes. Et quand je pense que nous aurions pu partir à cinq, si Hélène, notre gentille hébergeuse, n’avait pas eu des impératifs. Elle aussi connue il y a déjà quatre ans par VF, et comme baroudeuse du bout du monde à vélo en solo elle se pose là.

Nous sommes partis à quatre, tout d’abord André, camarade sûr au moral d’acier, capable de faire 1500 kilomètres avec une fracture du pouce non soignée, en compagnie de qui j’avais déjà effectué deux voyages à vélo, dont 64 jours à travers les immensités rudes du nord Argentine, ainsi que deux femmes.

La première Brigitte, grande baroudeuse, au look de « grand-mère moderne » bien dans sa peau, mais ne pas s’y tromper, les immenses traversées de déserts seule sur son vélo seraient presque son quotidien si elle ne prenait pas sur son temps pour garder le lien avec sa famille et s’occuper de ses petits-enfants, comme toute Mamy qui se respecte. Même si parfois l’un de ses enfants lui tire l’oreille alors qu’elle vagabonde de l’autre côté de la planète pour lui faire passer un petit message du genre « Maman, ça va être Noël, nous t’attendons tous avec impatience en particulier les petits-enfants ». Ces injonctions, qui jouent sur le sentiment et la fibre maternelle, lui font stopper très temporairement ses grandes chevauchées solitaires. Notre premier contact se fit grâce à VF et à CCI. Dès les premiers échanges nous avons constaté notre immense passion commune concernant le désert de l’Atacama. Nous nous sommes rencontrés deux fois au festival annuel du voyage à vélo organisé par Cyclo Camping International à Paris. Depuis l’envie de partir ensemble nous taraudait.

La seconde, Patricia m’a contacté par VF pour savoir si je recherchais des personnes pour de futurs voyages. Premier contact très sympathique, cependant mes conditions familiales actuelles ne me permettent pas d’envisager de longs voyages, mais m’échapper une dizaine de jours me semblait possible. Je lui ai donc promis de la contacter au cas où. Et effectivement, l’envie de me changer les idées et de partir quelques jours avec mon copain André est vite arrivée, et je dirais même s’est imposée. Et me souvenant de notre conversation, voilà comment elle s’est jointe à nous. Wahou !!! J’ai découvert une athlète complètement hors normes, au palmarès incroyable, championne de France et d’Europe de marathon, championne d’Europe et vice-championne du monde de 100 kilomètres de course à pied sur route. Bien d’autres exploits jalonnent sa vie, comme des temps stupéfiants sur l’ultra-trail du mont Blanc ou des courses furieuses dans les très grands froids nordiques, et avec tout cela une simplicité et une gentillesse immenses, sans parler d’une rusticité sidérante. Elle m’avait même dit : tu as beaucoup plus voyagé à vélo que moi, peut-être devras-tu m’attendre. Elle a vu ! mais elle n’a pas dû être vraiment surprise, je ne pense pas que dans sa vie beaucoup, même parmi les meilleurs, l’aient attendue à pied ou à vélo, l’inverse oui sans doute toujours !!!



Et pourquoi l’apologie de la revue 200 ? Tout simplement parce que les articles sont des morceaux d’anthologie littéraires. Et lorsqu’il est question de la France, même concernant des coins que je connais bien, les descriptions à couper le souffle me donnent à penser qu’il s’agit d’un ailleurs qu’il me faut découvrir au plus vite.

Oui, les quelques rares échanges désagréables sur VF de quelques personnes mal lunées sont vite oubliés quand on a le bonheur de partir avec trois personnes de cette trempe, je dirais même que c’est un honneur. J’ai commencé, cependant, à me faire un peu de souci au sujet de ma forme physique car, au cours des 18 derniers mois, je n’ai effectué en tout et pour tout que 20 kilomètres à vélo.

Trois semaines avant le départ je me suis promis de me remettre en selle. J’ai tenu 6 jours, une trentaine de kilomètres par jour et 500 à 700 mètres de dénivelé. Tout surpris ça passait bien, donc la motivation est retombée et je suis retourné taquiner la truite, surtout que cette année la pêche est bonne par chez moi, mais que de la fario sauvage des Vosges.

Donc nous y voilà, petit projet en France, un itinéraire à travers les reliefs des Cévennes qui nous mènera de Mialet (un peu à l’ouest d’Alès) vers le mont Lozère puis la montagne de Bougès. Ensuite nous écornerons le coin nord-est du causse Méjean à partir de Florac avec redescente sur Castelbouc. De là, nous partirons à l’assaut du causse Sauveterre par un chemin infernal dans la chaleur de l’après-midi. Nous en longerons tout le bord sud qui s’étire en croissant au-dessus du Tarn, puis nous plongerons vers Sainte-Enimie et irons dormir à la Malène. Après s’en suivra une magnifique traversée du causse Méjean en passant par le terrain d’aviation jusqu’à Saint-Jean-des-Tripiers. Nous poursuivrons par une descente vertigineuse sur la Jonte où nous verrons de nombreux vautours. Après un ravitaillement au Rozier, nous partirons à l’assaut du causse Noir que nous traverserons en entier jusqu’à sa barrière sud la rivière Dourbie. Nuit à Trêves suivie d’une montée du mont Aigoual, ponctuée d’un bivouac sur son versant est. Et en fin, nous déroulerons la dernière étape de cette trop courte balade de 9 jours, en nous laissant emporter par la descente le long du Gardon. Dernier point dur, voire très dur, la remontée chez mon amie Hélène d’où nous sommes partis, au Puech, 7 km dont 5 à pousser les vélos dans des côtes bien supérieures à 10%. Mais pourquoi aller habiter sur un piton si loin du joli petit village, sans doute parce qu’Hélène est aussi une vraie « furieuse » à qui les grandes aventures dans des pays sauvages à vélo en solo ne font pas vraiment peur.

Cette période post-covid est un peu inquiétante, comment allons-nous voyager ? Avant de partir, je viens de lire sur VF un beau récit à travers le Morbihan post-pandémie, agrémenté de jolies photos, effectué en juin. L’impression qui s’en dégage est étrange. On pourrait s’imaginer dans un film d’anticipation futuriste, l’humanité guettée par quelques menaces généralisées. Un préambule au livre de Cormac McCarthy « la Route ».

Tout commence par un trajet en voiture de quelques 600 kilomètres à travers la France. Quelque part avant Alès je m’arrête, un restaurant semble ouvert, il m’est dit qu’on ne mange que sur réservation, espacements obligent. On me montre la pizzeria un peu plus loin. Là, on me pr��pare une bonne pizza mais on me demande d’aller la manger ailleurs, même pas le droit de m’installer à la terrasse. On m’indique un parc en contre-bas, au bord d’une jolie petite rivière. Je vais y passer un moment de repos agréable. Mais, de toute évidence nous ne sommes pas revenus à la normale.

Mon accession à la maison d’Hélène n’est pas évidente, de plus mon GPS auto n’étant pas à jour, il ne m’est d’aucune aide pour une route toute récente. Elle qui me prenait pour un grand baroudeur au flair infaillible va réviser son jugement.

Voilà mon arrivée chez elle sur sa montagne isolée, telle qu’elle l’a restituée en s’insinuant dans mes pensées. Je dois reconnaître qu’elle est très proche de la vérité, comme si elle avait été passagère invisible à côté de moi. Donc voilà Hélène qui s’exprime en extrapolant mes pensées : « Tout commença mal. Après six heures de voiture et ayant passé Alès, me voilà perdu sur une route de montagne digne de celle de la Bérarde dans les années 70. Pas de maison, ni de poteau téléphonique ou électrique. Pas âme qui vive. Où m'étais-je donc fourré ? J'avais pourtant reçu des informations précises : les poubelles, la table en bois, les deux panneaux -un noir, un rouge- "Les Puechs", la fourche que je ne pouvais pas manquer paraît-il, l’impasse de droite… Mais rien de tout cela. Une route tortueuse qui n'en finit pas de monter au milieu des chênes verts... On ne m'y reprendrait pas à dire venez chez moi j'habite chez une copine. J'appelle ladite copine. Pas de réseau évidemment. Après plusieurs essais infructueux je la vois qui vient à ma rencontre. Ouf, sauvé pour cette fois. »

Un peu ridicule, je constate que les trois autres sont arrivés sans problème. Brigitte a même poussé la plaisanterie en venant d’Aix-en-Provence à vélo, et c’est concomitamment que nous nous arrêtons devant le portail du nid d’aigle d’Hélène. Soirée de retrouvailles pour certains et de découverte pour d’autres, mais ambiance magnifique entre frénétiques du « gros baroud ». Plus les personnes sont habituées à voyager en dehors des chemins habituels et plus elles sont généralement décontractées, et puis que d’histoires incroyables elles peuvent raconter, même s’il faut un peu les torturer pour les faire parler. Hélène nous fait bien rigoler, même si sur le coup ça l’aurait plutôt fait pleurer, en nous relatant sa traversée himalayenne avec un être étrange qui se jetait sur la nourriture et ne lui en laissait même pas quelques miettes. Il paniquait à l’idée de manquer et, affamer sa compagne de route ne semblait pas le perturber. Elle finira sa traversée seule, elle est habituée. En route, elle avait sympathisé avec un couple de Hollandais qui, quelques jours plus tard, tomba sous les roues et les coups de couteau d’un djihadiste. L’homme fut tué, la femme en réchappa, Hélène, elle, en garde une vraie souffrance. Pour raison de Covid, on s’installe dans le jardin, chacun avec sa tente. Chut, je vais un peu tricher, je finirai sur un lit mais dans mon sac de couchage !

Au matin, un petit-déjeuner qui s’étire presque à l’infini. Des personnes, qui ne se connaissaient pas la veille, ont tellement d’aspirations et d’expériences communes qu’elles ont l’impression de toujours s’être connues. Mais vers les 9 heures du matin c’est parti, on serait bien resté plus longtemps, voire toute la journée à discuter des chemins du monde.

Nous commençons par la terrible descente du sommet où Hélène et Bernard, son compagnon, ont élu domicile. Il nous faut faire quelques courses car les jours à venir nous ne savons pas ce que nous trouverons, comptant traverser par des pistes confidentielles cette région de France sauvage. Epicerie associative de village, désinfectant à l’entrée et masque obligatoire, je dégaine le mien. Nous ne trouvons pas grand-chose. A la sortie du village de Mialet, une petite boutique de camping nous permet d’acheter du pain en complément. Mais nous ne nous faisons pas de souci, ayant chacun dans les sacoches du riz et des pâtes, de quoi tenir plusieurs jours. Pour ma part, avec un kilo de riz et de pâtes j’ai de quoi assurer pour 4 durant 48 heures.



Et nous voilà lancés. Premier objectif, le col d’Uglas qui culmine à 539 mètres. Certes ce n’est pas l’Abra del Acay, le plus haut col carrossable des Andes et ses 4972 mètres, mais c’est le même bonheur de la liberté en étant bien accompagné. Bien évidemment, mes trois camarades me laissent sur place, mais bon je ne m’en fais pas, sachant qu’ils ont tant de choses à se raconter en m’attendant. Du col, nous partons sur des pistes mal pavées à travers les grosses bosses et les forêts des Cévennes et nous rejoindrons en milieu d’après-midi le village du Collet-de-Dèze sur le Gardon. Par moments, nous avons l’impression de monter dans les cieux, quelques poussages de vélo agrémentent la journée. Je vois parfois mes camarades devant moi se découper directement sur le ciel, dans des pentes à plus de 15%, comme s’ils se trouvaient sur une rampe de lancement pour quelque voyage improbable. Bien évidemment, cela nous rappelle à tous les grands déserts, le Gobi ou l’Atacama, et les éclats de rire augmentent au rythme du pourcentage de la pente.

Arrivée au village précité, arrêt au bistrot, j’en profite pour prendre le permis de pêche du département de la Lozère pour la première catégorie, c’est-à-dire pour les rivières à salmonidés, département dans lequel nous allons passer et repasser. La réglementation en matière de pêche en France est quelque chose d’inextricable, mais il y a de multiples raisons dont certaines bien valables, mais je ne m’aventurerai pas à vous les expliquer, il y faudrait tout un livre.

La bière est bonne, on la multiplie par deux, rien de tel après avoir ingurgité des litres d’eau tiède toute la journée. De plus elle a un effet diurétique du meilleur résultat pour le corps après une journée d’efforts somme toutes conséquents, en tout cas pour moi. Certes, la distance n’est pas énorme en ce premier jour, 47 kilomètres et 1025 mètres de dénivelé, mais cependant beaucoup de pistes en partie parcourues en poussant les vélos. Nous avons même eu droit à un tronçon emporté par des intempéries réputées très violentes, les fameux épisodes cévenols. Une charmante jeune femme habitant une ferme isolée au milieu, plutôt au sommet de nulle part, nous a remis sur le bon chemin.

Nous rejoignons le camping le long du Gardon, quasi-désert, une seule tente, un Américain vivant en Espagne qui, voyant la tournure du Covid rôdant, a décidé depuis un mois d’attendre la suite des événements ici en Lozère, qui a été très peu touchée par ce fléau, un mort répertorié. La patronne est sympathique et très prolixe sur sa région, tout à mon bonheur. Elle est originaire de pas très loin, d’un coin où nous allons passer et que je connais depuis longtemps, le causse Méjean, plateau d’altitude qui me rappelle par ses lumières et ses grands ciels les plateaux boliviens. Oui, je maintiens et les plateaux boliviens je m’y suis baladé à vélo à plusieurs reprises !

Sitôt installé, je me précipite à la pêche avec mon fouet à mouche, à quelques mètres de nos tentes. Patricia et Brigitte comptent manger de la truite ce soir, mais si je connais bien mes rivières vosgiennes, celles de la Lozère sont une découverte pour moi, et elles seront déçues de devoir se contenter d’une grosse platée de riz, très bonne cependant.

Nous passons une excellente nuit et partons relativement tard. Nous allons nous installer dans une petite routine qui me va bien, vu mon entraînement. Aujourd’hui, il s’agit d’aller le plus haut possible, à la pointe est du mont Lozère et d’y bivouaquer. Trouver notre route confidentielle qui se faufile sur les hauteurs du village n’est pas facile, nos différents tâtonnements nous permettent de visiter ce beau village tout en pente.

Après une matinée par une petite route du bout du monde, nous faisons halte à Génolhac, village tranquille. Nous nous laissons tenter par le restaurant avant d’entamer la montée du mont Lozère, sur 968 mètres de dénivelé pour 15 kilomètres. Pour moi, ce sera une première au restaurant depuis le confinement. Nous sommes les seuls dans la salle, quelques personnes sont en terrasse. Repas créole, très bon, de quoi nous mettre en forme pour un après-midi qui s’annonce « pentu ». Le problème de l’eau se pose. Remplissons-nous les deux bâches de 6 litres maintenant ou plus tard ? Je penche pour maintenant, Brigitte beaucoup plus cool, pour plus tard, ayant bon espoir de trouver une source plus haut. On prend 4 litres par bâche, plus les deux litres que nous avons chacun, cela nous permettra de bivouaquer. Brigitte avait raison, non seulement on va faire le complément dans un ruisseau beaucoup plus haut mais, une fois près du col de Pré de la dame à 1474 mètres, une magnifique source nous fournit avec prodigalité toute l’eau que nous désirons.

Nous trouvons rapidement un coin idyllique pour installer notre bivouac dans des conditions atmosphériques que je qualifie d’idéales. Partir avec des personnes rompues aux longs voyages est un vrai bonheur, tout se passe avec une simplicité déconcertante. Brigitte a un œil particulièrement exercé pour déceler de loin le point précis où s’installer et durant les 9 jours, cela va se renouveler. Pour la deuxième fois, nous sommes trois à monter nos tentes, tandis que Patricia dormira face au ciel, et là aussi, tout le voyage durant, elle ne montera pas sa tente. Notre étape, si elle a été courte en kilomètres, seulement 38, le dénivelé lui a été assez conséquent, 1560 mètres.



De nouveau une superbe nuit, de plus peu de condensation et sur notre versant est, le soleil nous touche rapidement. Encore une bonne excuse pour traîner un peu une fois de plus et ne démarrer que vers les 9 heures. Très rapidement, nous rejoignons la piste du versant nord du mont Lozère que nous comptons suivre jusqu’au col Finiels. Son début est particulièrement raide, sur un chemin jonché de gros cailloux, petite séance de poussage obligatoire sur un kilomètre. Nous arrivons à une magnifique cabane-refuge perchée en dessous de la crête. Nous parcourons le livre d’or, manifestement des randonneurs venant de tous les coins d’Europe au moins y ont laissé un petit mot. Je m’empresse d’en faire autant. Malgré tout l’agrément du lieu, il n’est pas question d’y passer la nuit, il n’est que 10 heures du matin.



Nous suivons cette piste d’altitude sur une dizaine de kilomètres. Nous y croisons des Vététistes, et discutons longuement avec un groupe. Le temps est couvert et il fait frisquet dès que nous nous arrêtons. Les sources du Tarn sont indiquées. Posant nos vélos, nous les rejoignons en quelques centaines de mètres. Pas une goutte d’eau, plutôt un vaste bassin au flanc de la crête qui sert de réceptacle. Plus précisément, il s’agit de l’un des différents lieux répertoriés comme source de la rivière. Toute la cime est sans doute en elle-même le lieu d’alimentation. Le col Finiels arrive presque trop vite, nous y retrouvons le goudron.



De là, l’itinéraire conduit au village de Pont-de-Montvert, célèbre du fait de la révolte des camisards, lorsque Louis XIV révoqua en 1685 l’édit de Nantes, qui avait été mis en vigueur par François Ier. L’un des chefs de cette révolte Pierre Laporte, est originaire du village d’Hélène, Mialet, point de départ et d’arrivée de notre petite aventure. Mais le principal chef camisard s’appelait Jean Cavalier et sa vie est digne d’un roman d’aventure à rebondissements car contrairement à Pierre Laporte, il ne mourra pas les armes à la main.

Cette pente est magnifique et très surprenante. D’immenses constructions rocheuses naturelles se dévoilent au détour des virages, des amoncellements ruiniformes ou d’énormes galets morainiques, parfois empilés en des arrangements prêts à durer encore des millénaires. En cours de descente nous décidons de piquer niquer dans ce décor grandiose. La vue porte au sud sur la montagne de Bougès, l’éminence que nous avons l’intention de traverser par sa crête qui se dirige vers l’ouest jusqu’à Florac. Puis nous nous laissons emporter jusqu’au village où André renvoie par la poste 6 kilos de bagages. Les Cévennes, toutes sauvages qu’elles soient, ne sont pas le désert de l’Atacama, destination de notre dernière grande équipée à vélo. Près du pont central, un bistrot nous ouvre les bras et nous y passons un bon moment. Le Tarn, tout au fond de sa gorge, donne un véritable cachet à la commune. Plusieurs terrasses, des touristes pas très nombreux, des tables qui ne respectent pas l’espacement préconisé par les autorités sanitaires. Certains portent le masque, d’autres non. Sensation une fois encore étrange. Tant que nous nous trouvons seuls, au milieu de nulle part, le covid nous n’y pensons pas trop, mais dès que nous nous retrouvons rapprochés de nos congénères, il se rappelle à notre bon souvenir.

C’est l’heure de partir. Malgré deux Grimbergen je me sens une frite d’enfer pour partir à l’assaut de cette fameuse montagne de Bougès. Bien évidemment, mes trois acolytes disparaissent et je vous assure les Grimbergen n’y sont pour rien. Mais quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites. Donc je ne boude pas mon plaisir en remontant le petit vallon qui se dirige vers la crête, et je m’arrête pour traquer du regard les truites dès que je décèle un endroit favorable à leur positionnement. Avec un immense plaisir bien qu’elles soient très mimétiques, en lisant les veines d’eau je les vois, quel bonheur, mais je ne vais quand même pas sortir ma canne !

Une fois au sommet, une piste de toute beauté nous emmène presque jusqu’à Florac en partie à travers forêt et aussi par des zones aérées qui nous permettent les plus beaux points de vue sur cette région étonnante de France. Des villages à l’architecture montagnarde se cachent dans les replis du mont Lozère. La vue porte très loin par-delà vers le nord. Devant nous le Tarn déroule sa gorge qui coupe comme un coup de couteau les causses Méjean et Sauveterre. Derrière ce dernier des monts apparaissent dans un lointain un peu diffus, l’Aubrac et quelques pointements plus saillants nous font penser aux premiers volcans d’Auvergne. De Clermont-Ferrand à Nîmes s’étale un immense carré magique, où la géologie a subi tous les bouleversements. Calcaire et granit s’entremêlent, pour la plus grande joie du spectateur. La terre a craché de ses entrailles ces formations cristallines et la mer a fait monter d’immenses plateaux calcaires, qui se sont constitués au cours de millions d’années par sédimentation de carapaces d’animaux marins. Le tout nous offre un panorama magnifique, propice aux plus belles bambées à vélo. Ce spectacle allume en moi le clignotant revue 200.

Dans le dernier numéro de ma revue fétiche, on peut lire, que dis-je savourer, un très bel article sur ce coin de France des causses, qui s’intitule ’’là-haut’’. L’auteur, Alain Puiseux, est spécialiste de la formule qui frappe, et il en saupoudre à l’envi le texte tout au long de son récit, et cela pour le plus grand bonheur du lecteur. J’en cite pêle-mêle quelques-unes : je me suis demandé si la beauté existe en elle-même ou dans les yeux de qui la contemple; si vous avez une carte routière du Massif Central, vous pouvez y lire les rivages des îles la magie marche toujours là-haut c’était juste après le confinement. L’air était plus pur, plus transparent, le ciel sans une griffure la lumière y est rapide et changeante au-dessus d’une houle d’herbe; je suis tombé amoureux par inadvertance d’une isohypse et des plateaux d’altitude.

Remarque au passage, je ne connaissais pas le mot isohypse, cependant tellement parlant lorsqu’on évoque le Méjean, le Sauveterre ou tout autre causse. Voilà, ces différentes citations extraites du texte « là-haut » fournissent une bonne introduction à l’apparition des différents causses que nous allons traverser et escalader dans les jours à venir.

Après quelques moments de rêverie, les yeux errant jusqu’à l’infini, et aussi quelques erreurs d’embranchement ou tout au moins quelques hésitations, une magnifique pente abrupte au chemin cabossé nous mène pratiquement à l’entrée de Florac. Nous sommes à la frontière des zones granitiques sombres du mont Lozère et des falaises calcaires lumineuses du causse Méjean. Le courage nous manque pour repartir à l’attaque des zones de solitude à cette heure tardive et nous optons pour le camping municipal. Il vient juste d’ouvrir. L’employée est partie la veille de Bretagne et a roulé toute la nuit. Depuis quelques heures elle se dépêche d’effectuer les premiers nettoyages de mise en service. Presque personne, un motard avec une magnifique moto-guzzi, un couple en camping-car et nous quatre.

Toute la place pour nous installer, que l’embarras du choix, nous optons pour disséminer nos tentes à portée du bruit de la rivière, le Tarnon qui rejoint le Tarn un peu plus loin. Sans surprise, nouvelle séance de pêche, et bien que cette rivière m’inspire plus que le Gardon au Collet-de-Dèze, mes camarades n’auront à nouveau pas de truites sur feu de bois. Nous décidons d’aller au restaurant. Le centre-ville est assez animé, la place centrale accueille une terrasse de restaurant aux tables relativement espacées. Les clients y sont nombreux et nous passons une soirée agréable dans une ambiance méridionale. J’avais déjà remarqué, au cours des différentes occasions où ma voiture, mon vélo ou mes jambes m’ont conduit dans ce village au nom chantant, que les habitants avaient déjà l’accent du midi.

Ce matin du quatrième jour, nous partons à l’assaut de mon causse préféré, le Méjean. Dans un premier temps, nous allons seulement en mordre le coin nord-est. Une belle montée par la D16 va nous permettre de dominer la vallée du Tarn et d’étendre notre vision aux montagnes que nous avons traversées la veille là-bas, à l’est et au nord.

L’arrivée sur le plateau est toujours aussi surprenante. On passe sans transition de zones de vallées à l’habitat assez dense et au tourisme très visible, à des déserts d’altitude où l’herbe sauvage ou de prairie prend le contrôle, les hommes semblant fuir ses hauteurs hostiles à la vie. C’est en partie ce qui donne un charme fou à ces plateaux. Comme l’écrit Alain Puiseux de ces coins perchés jusqu’au mont Gerbier-de-Jonc, « Se plaindre ici, plus qu’ailleurs, de l’eau ou du froid, c’est n’avoir rien compris », me fait comprendre pourquoi le soir les vacanciers désertent ces lieux pour aller rechercher la quiétude plus bas le long des rivières.

Après une première prise de contact, Brigitte et Patricia ne connaissant pas ces coins bénis des Dieux, nous bifurquons vers Montbrun et effectuons une plongée en direction du Tarn. La différence de chaleur entre plateau et fond de vallée est très nette. Nous marquons l’arrêt au bord du Tarn, dans un coin charmant, le temps d’un pique-nique. Eau verte et grande falaise claire éclatante de soleil. La flemme nous gagnant et subjugués par la beauté des lieux, notre envie de continuer est annihilée. Nous envisageons de passer l’après-midi et la nuit à venir à contempler ce méandre de rivière aux eaux turquoise, surplombées d’une falaise sculptée au cours des millénaires par les flots qui, parfois, se montrent redoutables, sauvages et tumultueux. Cette halte précoce n’est pas vraiment du goût de la trépignante Patricia, mais elle se plie de bon gré à l’avis de l’écrasante majorité. Mais, à peine commençons nous à prendre nos aises que, débouche sur notre coin perdu une famille avec force gamins et chiens. Ces derniers se précipitent sur le gros pain que nous avons acheté ce matin à Florac et, sans une intervention prompte de Patricia, nous pouvions lui dire adieu. Elle se réjouit, car bien évidemment nous abandonnons notre projet de farniente et décidons de reprendre notre route. Dommage, j’avais repéré quelques belles truites en chasse qui n’attendaient que la plus élégante de mes mouches !

En ce début d’après-midi, la chaleur est terrible. Entre ces plateaux calcaires, il y a comme un effet de four et mon thermomètre indique 40 degrés. Quelques kilomètres en direction de Sainte-Enimie nous offrent l’occasion de magnifiques points de vue sur la rivière, et tout particulièrement sur le village de Castelbouc. Cet ensemble de maisons caussenardes, accrochées à la paroi et semblant prêtes à plonger dans une eau aux reflets de jade, est tout simplement splendide. La légende du village rapporte qu’au temps des croisades, un jeune homme seul était resté en ce lieu. Obligé de satisfaire toutes les épouses dont les maris combattaient les infidèles, il en serait mort d’épuisement. Depuis cette époque, un diable sous forme de bouc survole régulièrement la cité.



A Prades, changement radical, nous avons l’intention de monter directement sur le causse Sauveterre par un chemin non carrossable qui s’insinue entre des falaises. Il présente des pentes ne permettant pas de rester sur le vélo, sauf peut-être pour Patricia dont les cuisses et les mollets sont constitués de l’acier le plus trempé.

Là encore la question de l’eau se pose. Devons-nous remplir les bâches en prévision du bivouac sur le causse ? Sur ces plateaux calcaires, il n’est pas question d’en trouver la moindre trace. Même Brigitte qui sent les sources à 50 lieues, y est favorable. Pourtant nous regardons dubitatifs le pan de montagne qui nous domine et à travers lequel nous allons partir. A la fontaine de ce petit village, profitant d’une ombre bienfaitrice, nous faisons donc provision du liquide précieux. J’en profite pour m’asperger copieusement le visage. Nous jouissons des derniers instants de température clémente, ou presque, avant d’affronter cette piste escarpée tournée au sud, soumise à l’infernale chaleur du soleil vertical.

C’est parti pour un court tronçon goudronné où même Patricia pousse dans cette ligne droite qui se jette sans ambages dans la pente. Après 400 mètres le chemin s’échappe à gauche, tout d’abord pas très raide et roulant. Il va perdre très rapidement ces deux qualités. La pente s’accentue franchement et le sol devient instable, au point que, même en poussant le vélo, la roue avant ripe en permanence de droite et de gauche. Immanquablement, je me retrouve très vite seul, André et Brigitte ayant pris un rythme de montée supérieur au mien, sans parler de Patricia qui s’est littéralement envolée. Je n’ai même pas eu le temps de voir si elle avait disparu en courant, son vélo à la main, ou bien en appuyant comme une forcenée sur les pédales dans cette caillasse fuyante. Mais où va-telle chercher une telle force, une telle énergie, une telle envie de s’arracher ? Sans vouloir être un mufle, certes elle est un peu plus jeune que moi, mais elle n’a plus trente ans !

J’adopte la posture ‘’Atacama’’, le comptage de mes doubles-pas. Selon la pente et la consistance du sol, j’en effectue de 20 à 50 avant de marquer l’arrêt. Il semblerait, à vue de nez que cette piste infernale fasse de l’ordre de 6 kilomètres. Il n’y a qu’à prendre son mal en patience. Bon seigneur, André redescend à pied pour venir me donner une petite, même une grande poussette, ce qu’il fera à plusieurs reprises. Je mets ma fierté dans ma poche et je le laisse pousser. On dira que c’est parce que j’ai l’une des bâches à eau de 6 litres sur le porte-bagages ! Mais au fait, Brigitte a la même et elle caracole comme une gazelle dans la pierraille surchauffée. Mais pour elle, c’est tout à fait normal. Elle est habituée aux traversées de déserts en solo, parfois sans même avoir de quoi faire chauffer ses aliments, n’ayant qu’un réchaud à bois. Dans les coins bien désertiques, on peut avoir la surprise de ne pas trouver la moindre brindille. Mais bon, elle continue son périple en croquant ses aliments sans cuisson, trouvant cela presque très bon !

On doit être un peu maso car, dans ce type de situations de chaleur, de caillasses, de sol qui se défile et de pentes très raides, nous éprouvons tous un grand plaisir, je dirais même un grand bonheur d’être là. L’effort, la sueur, la fatigue, mais surtout le corps et l’esprit qui vivent… Nos pensées sont retournées dans les hautes altitudes du Sud Lipez, entre 4 et 5000 mètres, nostalgie des grandes bambées qui nous arrachent à notre quotidien. Le dépaysement et la défonce. Je me dis cependant qu’il n’est pas besoin de faire des milliers de kilomètres pour connaître les bonheurs de l’aventure, la France nous fournit très bien la matière. Certes, ce n’est pas à la même échelle, quand on sait que le prochain point de ravitaillement en eau est à 140 kilomètres et que l’on est en train de pousser son vélo dans le sable. Toutefois ne pas savoir si cela va durer un kilomètre ou trois jours, cette incertitude introduit une dimension supplémentaire, la trouille.

Mais nous montons, les maisons de Prades deviennent minuscules. Le Tarn se dessine dans tous ses méandres en prenant des teintes profondes qui tirent sur l’émeraude. Un signe de Patricia, elle nous attend. Je ne suis pas certain qu’elle avait réalisé que cette piste était difficile pour la multitude de raisons que j’ai données. Nous la rejoignons. Elle va prendre la place d’André et me fournir une petite poussette sur une centaine de mètres. J’ai l’impression d’être aux commandes d’un Rafale en ayant mis la post-combustion. Incroyable, je n’ai pas une Terrienne derrière mon porte-bagages mais un être bionique venu du fond du cosmos qui me propulse littéralement !!!

Mais tout a une fin, surtout le meilleur, les deux derniers virages en épingle me dominent. Changement brutal de configuration du terrain, la déclivité s’atténue, le chemin quitte le flanc de la montagne et s’enfonce dans des fourrés, laissant juste l’espace pour y faire passer le guidon. Je remonte quelques dizaines de mètres sur mon vélo, mais c’est à pied que je rejoins une minuscule route qui longe le bord du causse. Nous nous regroupons, nous venons de déboucher au niveau d’un petit bourg qui se nomme ‘’Nissoulogres’’. Nous n’allons pas tarder à apprendre la signification de cette appellation étrange. « Jamais sous l’orage ». En effet, il rôde tout autour, tapi, sautant d’un causse à l’autre mais épargnant pratiquement toujours cette pointe du plateau du Sauveterre qui domine la petite cité de Prades.



Il ne nous reste pour nous quatre qu’une quinzaine de litres d’eau, ce qui n’est pas énorme pour tenir un bivouac après un tel effort et, il sera sans doute difficile de s’en procurer avant demain midi. Un homme se trouve dans la première maison à quelques mètres du chemin par lequel nous arrivons depuis la vallée. Je lui demande s’il peut nous ravitailler. Non seulement il y est favorable, mais il nous invite à planter nos tentes dans son jardin, où nous sommes aux premières loges pour contempler le causse Méjean qui s’étale au sud, au-delà du Tarn. Nous acceptons bien volontiers et, très vite, ce n’est plus de l’eau qu’il nous propose mais de la bière. De plus, il nous offre une douche, de toute évidence nous sommes tombés sur un 5 étoiles. Nous prendrons notre repas en commun à partir de nos réserves de pâtes. Il nous fait goûter un vin rouge de la région, ma foi de bonne facture. La discussion va s’éterniser en passant des secrets du causse Sauveterre à des considérations professionnelles. Mes camardes se foutront de moi, je suis un bavard impénitent, mais ce soir je n’arriverai pas à en placer une, notre hôte est d’une catégorie toute autre, sans doute au moins champion d’Europe. Le monde est petit, André et lui se trouvent des connaissances communes, ayant tous deux œuvré dans le cadre de grands travaux de la DDE, que ce soit à titre privé ou non. Je dois dire qu’en finale, j’ai un peu, même beaucoup, perdu le fil de la conversation, la bière et le vin par-dessus les kilomètres de poussage dans la caillasse et le cagnard de cet après-midi auront assez vite raison de moi.

Ce matin nous allons longer le bord du causse Sauveterre en descendant vers le sud. Notre itinéraire emprunte de petites routes et des pistes parfois pas très roulantes. Alors je ressens la fatigue consécutive au gros effort d’hier après-midi. Nous traversons le lieu-dit Dignas, puis nous arrivons à une ferme isolée et nous discutons un bon bout de temps avec Christian, l’habitant du lieu. La vie de paysan sur le causse n’est pas facile. Il nous parle des conditions climatiques rigoureuses, des réglementations tatillonnes sur les produits en particulier laitiers, des législations de transmission d’héritage pénalisantes et autres intrusions de l’Etat, ce qui donne à penser que la vie sur ces plateaux devient impossible. Lui s’est spécialisé comme beaucoup dans le lait de brebis pour le roquefort. Ces régions reçoivent l’eau des montagnes environnantes, le Sauveterre du mont Lozère et le Méjean de l’Aigoual. On peut dire que les zones granitiques alimentent les plateaux calcaires.



A midi, nous arrivons à Laval-du-Tarn. Le pique-nique est organisé à l’abri de l’ancien four à pain, nous sortons le réchaud pour une platée de riz. Comme je l’ai toujours pensé, une halte longue le midi est en définitive un gain de temps car l’après-midi permet encore de nombreuses heures de pédalage, surtout en été.

Notre intention initiale était de continuer à longer les hauteurs dominant le Tarn. Après avoir dépassé le Pont Sublime, belvédère tout particulièrement souligné sur la carte, notre itinéraire devait nous mener au village des Vignes. Mais outre une petite fatigue résultant de la montée infernale d’hier pour moi, le temps semble vouloir se mettre à l’orage. De bonnes ou moins bonnes raisons nous poussent à rester sur le goudron et prendre la direction de Sainte-Enimie par une route toute en descente. Un délice. Différents belvédères livrent des points de vue grandioses sur la vallée et les villages qui ponctuent la rivière, là-bas tout en bas. Le cirque de Saint-Chély est particulièrement spectaculaire vu de quelques centaines de mètres au-dessus.

Passage par Sainte-Enimie, haut lieu du tourisme de la vallée du Tarn, que nous laissons derrière nous jusqu’au village de la Malène. Cette gorge est surprenante. Je l’ai parcourue à plusieurs reprises, mais il y a tant de choses à regarder. De l’architecture caussenarde aux formations géologiques que représentent ces immenses falaises calcaires et le Tarn lui-même qui prend tous les aspects entre ses zones profondes et ses parties où il court sur un lit de galets, presque à fleur d’eau.

Nous marquons l’arrêt au niveau du village de Hauterive situé de l‘autre côté du Tarn. Jusque récemment, il était approvisionné par un câble au-dessus de la rivière. Mais, par manque de financement, cet outil de ravitaillement est en panne ce qui occasionne les plus grandes difficultés à ce bourg accroché sur la rive du causse Méjean. Mais les temps ont changé. Ce village est un vestige des temps passés, maintenant révolus, où la rivière était un axe de communication. Il n’y a pas si longtemps les cours d’eau du sud-ouest étaient sillonnés par les gabarres, les poids lourds des siècles passés. Mais pouvaient-elles remonter jusque dans ces gorges profondes du haut de la vallée du Tarn ? Sur certaines rivières difficiles, où le retour n’était pas possible, les embarcations étaient vendues au prix du bois lorsqu’elles arrivaient à destination.

Une fois à la Malène, nous décidons de ne pas poursuivre jusqu’au village des Vignes. Nous nous installons au camping municipal, remarquablement situé sur une plage du Tarn, pratiquement au centre-village. Ambiance covid, je sors mon masque pour aller à l’accueil. Heureusement peu de monde, deux personnes attendent sagement dehors masque sur le nez, dont un Suisse avec un vélo électrique. Cela nous donne une bonne occasion de parler du voyage à deux roues avec assistance électrique. Notre Suisse a l’air ravi de sa machine. Peut-être que dans un temps, que j’espère le plus lointain possible, nous y viendrons. Mais tant que nos muscles fonctionnent encore assez bien, si nous pouvons éviter, nous nous attacherons à le faire.

Devant nos tentes, la rivière miroite mais nous ne sommes plus dans l’ambiance causses, les kayakistes sont nombreux, en particuliers les Allemands. J’en ressens comme une dissonance. Une fois encore, nous constatons la différence d’ambiance entre les plateaux et le bord de la rivière. Sur cette belle eau qui court je fais une tentative à la mouche. Je fais monter deux beaux poissons, sans doute des truites, qui dans un jaillissement attaquent ma mouche. Mais les deux fois, le ferrage ne donne rien si ce n’est une belle poussée d’adrénaline. Le point commun entre le voyage à vélo et la pêche à la mouche est évident, quand on y goûte, c’est foutu, on est enchaîné à vie.

Bon, si les truites ne sont pas coopératives, les bières le seront plus et nous partons au centre du village. Cette petite cité, rassemblée au pied de part et d’autre d’une immense falaise qui avance sa proue acérée presque jusqu’à la grève, a vraiment belle allure. Après quelques bières, mais pas tant que l’on pourrait le penser, deux mois de confinement entraînent un défoulement et une envie de terrasse de café, nous faisons des courses. Et là que vois-je ? Un ORNI bikepacker qui s’arrête devant moi. Je me précipite et engage de manière autoritaire la conversation. Il semble un peu fatigué. Il est lancé dans un tour express de 1200 kilomètres depuis le Gers en passant par Chamonix. Wahou trop bien ! Il est irlandais et vit du côté d’Astaffort, la ville de Francis Cabrel.

Vu l’heure, je n’ai pas l’intention d’interrompre le dialogue. Je lui propose immédiatement de l’inviter au restaurant. Il me demande un court délai de réflexion. Il s’installe un peu plus loin, sort une canette de bière de sa sacoche. Je le rejoins dès qu’il l’a terminée et lui demande s’il accepte l’invitation. Il serait d’accord mais son souci est tout d’abord de trouver un point de chute pour la nuit. Je le rassure, on lui fera une place parmi nos tentes. Nous allons passer une soirée de rêve avec un autre vrai fou qui arpente la planète, à fond de train, à pied ou à vélo. Il se trouve de nombreux points communs avec Patricia dans les courses les plus extravagantes et les places sur le podium. Les grandes traversées de désert en solo de Brigitte l’étonnent aussi, et lui arrachent des exclamations d’admiration. Wahou ! André et moi passons pour de doux pédaleurs mais, cependant nous trouvons un vrai terrain de discussion et d’entente. Il est irlandais, la bière, le vin et le whisky ne l’effrayent pas. J’adore ces athlètes de très haut niveau qui ne sont pas traumatisés par le régime et qui n’oublient pas leurs racines et leurs coutumes. Jimmy nous a enthousiasmés et fait rêver, même nos deux super women sont sous le charme ! Voilà ce que j’appelle voyager et faire une belle rencontre. De retour au camping, la nuit est bien établie, je ne sais plus si Brigitte ou Patricia a vu un, même deux gros poissons. Manu militari, on me met une lampe de poche sous le nez et l’injonction sans discussion possible m’est donnée de remonter ma canne à mouche. Déjà de jour, en possession de tous ses moyens, manier un fouet à mouche nécessite une bonne expérience, alors de nuit, entre les arbres après avoir essayé de tenir tête à un Ecossais dans un autre sport mondialement répandu, il ne s’agissait plus du Tarn, mais de la Bérézina ! Dans la nuit, de nombreux éclats de rire ont résonné !

Le lendemain matin, dès 6 heures je tente de prendre ma revanche sur les truites, en fouettant cette belle eau qui court et que je sens propice et prometteuse. Malheureusement je ne déclenche que deux énormes geysers. Au ferrage, il ne se passe rien non plus, juste de beaux coups d’adrénaline ! La truite reste un mystère, elle monte elle prend ou non votre mouche. Cela dépend de quoi ? je n’en sais fichtre rien. Au dernier moment voit-elle le subterfuge et, étant lancée, elle jaillit du fait de l’inertie mais ne gobe pas ? Mystère total. Comme dans de nombreux domaines, les grands spécialistes sont américains. Leurs connaissances ne s'arrêtent pas uniquement aux super technologies, mais ils sont représentés entre autres aussi par les hommes de la terre et des rivières. Un des plus célèbres d’entre eux dans le domaine de la pêche, le Jim Harrison de la truite, John D. Voelker nous dit que plus il pratique moins il est capable d’expliquer le comportement du roi des salmonidés, la truite.

Nous regardons partir notre Ecossais et, retournons à notre train-train. Nous partons à l’assaut du causse Méjean vers les 9 heures. Nous savourons la montée de la Malène. Les points de vue sur la bourgade écrasée par son rocher nous surprennent par des panoramas différents à chaque virage. Une fois sur le causse, l’ambiance farouche et déserte reprend le dessus. Le contraste est saisissant. Sur le causse Méjean, j’ai toujours l’impression d’être à l’autre bout du monde.



Ce plateau situé en moyenne à mille mètres d’altitude, couvre un peu plus de 300 kilomètres carrés et fait partie de l’ensemble plus vaste du parc national des Cévennes qui lui s’étend sur 2000. Le causse Méjean a été, comme l’ensemble de la région, remodelé par l’homme. L’élevage de la brebis est une activité importante afin de fournir le lait pour la fabrication du roquefort. La partie ouest recèle quelques forêts de pins sylvestres, la partie est, quant à elle, est essentiellement recouverte de prairies à l’herbe sèche, qui rappelle une steppe en zone vallonnée.

Nous allons le franchir d’ouest en est puis, en diagonale vers la pointe sud-ouest jusqu’au village de Saint-Pierre-des-Tripiers. Quelques exploitations agricoles ponctuent de loin en loin le paysage. Nous faisons une halte à l’aéroport, où nous demandons de l’eau. Cela nous donne l’occasion de discuter avec les amoureux du planeur, les vélivolistes. Que de patience il leur faut, quand, parfois des jours durant les conditions pour pratiquer leur sport ne sont pas favorables, comme en ce moment, et il s’en suit d’immenses journées d’attente. Je n’aurais pas la patience d’attendre.

Dans la partie est, la vue porte très loin sur ces pâturages rabougris. Il règne comme un petit air de Mongolie au sol et de Bolivie lorsque quelques nuages viennent s’accrocher au ciel. Halte de midi au Villaret, lieu où l’on élève le cheval de Przewalski. Cela me rappelle mon voyage en Mongolie, où nous avions traversé l’immense parc où ce fameux cheval avait été réimplanté en provenance de France.



Nous nous installons dans l’ancien four communal à l’abri d’un soleil ardent. Que le lieu est calme, malgré sa réputation. Je suis toujours frappé de rencontrer si peu de monde dans un coin si caractéristique. Pourquoi ? De toute évidence, l’austérité de ces grands espaces n’est pas propice à attirer les âmes. L’intérêt de ces endroits ne réside-t-il pas dans la réflexion personnelle qu’ils déclenchent du fait de la quiétude qui s’en dégage ? Le vélo est le vecteur de voyage idéal pour prendre le temps de se laisser emporter par l’ambiance du plateau. La lenteur, l’effort physique et l’exposition aux variations du climat permettent l’osmose avec la nature et l’esprit de la Planète.

Après une pause bien sympathique au milieu de ce que je qualifie de nulle part, nous mettons le cap sur Saint-Pierre-des-Tripiers, petit village au fin fond du causse, à l’architecture remarquable, tout particulièrement son église qui semble se dresser dans ce bout du monde depuis les siècles des siècles. Juste en face de l’édifice religieux, une fontaine nous fournit une belle eau fraîche. C’est exactement ce dont nous avons besoin afin de nous préparer à un bivouac tout confort. Mais justement où nous installer ? Le village semble désert, des quelques maisons environnantes ne nous parvient aucun bruit et nous ne décelons pas le moindre mouvement. Une pelouse devant le clocher me paraît un endroit idéal, de plus elle est protégée par un mur qui semble dater de la création du monde et prêt à affronter l’éternité.

Mais notre présence attire l’attention depuis la maison en face de l’église qui nous domine de quelques mètres. Au sommet d’un escalier de pierre, un homme apparaît, une canette de bière à la main. Je m’adresse à lui pour lui demander s’il est possible de camper sur le petit terrain devant l’église. Il répond sur un ton surpris par la question, sans doute n’en est-il pas à sa première bière. D’une intonation, qui de toute évidence ne plaira ni à Brigitte ni à Patricia, il me rétorque que ce n’est pas dans la tradition française de dormir devant une église. Ah bon, étant catholique croyant comme l’est aussi Patricia, cela ne nous choque pas d’autant que nous avons tous l’habitude de l’accueil dans les temples en Asie du Sud-Est.

Ouille ! pourquoi me suis-je adressé à cet homme, qui de sa vie sans doute n’a jamais imaginé une seule fois dormir dehors. Nos deux baroudeuses démarrent. Je réalise, peut-être suis-je en train de découvrir le fil à couper le beurre ou l’eau chaude, mais cette évidence me frappe, des femmes d’exception ont très généralement des caractères qui vont avec cette spécificité d’exception. Patricia ouvre le bal, notre homme y voit une remarque acerbe et répond. La vitesse supérieure est enclenchée. Brigitte, la placide ‘grand-mère’, en rajoute une louche du style « mais pourquoi poser ce type de question à quelqu’un qui n’a aucune idée de ce que veut dire bivouaquer ». Fin de la discussion, elles enfourchent leur vélo et disparaissent en rigolant. André et moi restons sur le champ de bataille déserté par nos amazones. Par quelques formules de politesse mâtinées de paroles diplomatiques, nous prenons congé de notre homme encore tout surpris, sa canette toujours brandie à la main. Pourtant, ce dernier avait fini par essayer d’y mettre un peu du sien en nous conseillant, dans des explications incompréhensibles, un lieu quelque part dans les environs alors que manifestement il n’avait aucune idée sur le sujet.

A la sortie du village, les sens aux aguets, nous trouvons rapidement le lieu de chute idéal le long d’un GR ou GRP, ce qui nous donne l’autorisation de bivouaquer d’après la réglementation du Parc des Cévennes. Notre campement établi, nous revenons au cours du repas sur l’incident et, heureusement que nous sommes ��loignés d’une distance proche du kilomètre de l’habitation de l’homme à la canette, car les commentaires et les éclats de rire ponctuent bruyamment la pinède où nous avons élu domicile.



Je profite de ces moments de franches rigolade pour attirer Patricia dans mes filets malgré ses réticences, afin de l’interviewer et l’enregistrer durant 45 minutes dans le cadre de mon émission mensuelle sur la radio de la Bresse « un pays vu par un cyclovoyageur ». Bien qu’ayant l’habitude des journalistes du fait de ses exceptionnelles performances sportives, trois quarts d’heure à parler lui font un peu peur. Wahou ! Ce fut un moment d’anthologie, fabuleux et en plus on a bien rigolé, et ça lui a plu puisque nous allons réitérer l’expérience deux jours plus tard. Cela me permet de monter tranquillement ma saison radiophonique 2020-2021. Je suis certain que les auditeurs vont rester scotchés ! Brigitte qui nous écoute de sa tente, sans s’en douter, ne coupera pas à l’interview également.

Pour le moment, André et moi sommes dans « les petits papiers » de nos deux cavalières de l’apocalypse. Tout va bien. André, toujours à l’élégance très aristocratique de bon goût et au flegme british est appelé par ces dames Lord Andrew, moi le latino Lucio. Pour ma part, je vais tout faire pour y rester dans les petits papiers, car on ne s’ennuie pas avec elles. Je vais de surprise en surprise. Brigitte me fait, dans un grand sourire, la confidence suivante « Luc tu vas voir ce que c’est que de voyager avec des sauvages ». Et effectivement, au cours de ces 9 jours, que de leçons dans tous les domaines, physiques, mollets et cuisses de titane, moral au beau fixe quelles que soient les difficultés, matériel en sachant être hyper-minimaliste, adaptation à la nature, instinctivement ou presque, se poser pour la nuit, vaisselle avec une poignée de sable au bord d’une rivière ou une poignée d’herbes sèches sur les plateaux. Je les imagine toutes les deux dans une vie antérieure, au fond du bush australien, Aborigènes sachant décoder un des endroits les plus hostiles de la Planète et s’y adapter pour y vivre en autonomie.

L’endroit où nous nous trouvons est tout simplement l’un de ceux que je préfère parmi tous ceux que j’ai vus de par le monde, aussi bien professionnellement ou au cours de mes voyages lors de mes vacances ou de ma retraite. Il s’agit du coin sud-ouest du Causse Méjean dominant le village du Rozier où se rejoignent le Tarn et la Jonte. C’est là que se trouve le fameux chemin du vertige ou balcon de la Jonte que j’ai déjà parcouru à deux reprises, mais hélas je ne pourrai pas le faire découvrir à mes compagnons, nous avons un créneau de temps restreint.

Au matin nous dévalons du plateau par une gorge abrupte que Brigitte a dénommée route Danièle, du prénomde mon épouse. En effet, il y a quelques années nous l’avions prise en voiture et la terreur l’avait envahie. Minuscule route au-dessus d’un précipice sans parapet. Dans une épingle à forte déclivité il avait fallu faire des manœuvres, au-dessus d’un vide conséquent, pour pouvoir négocier un virage pour le moins très sévère. Elle en garde encore et pour toujours des émotions pour le moins fortes, pas besoin des rutas del loco d’Amérique du Sud. Mais nous allons être déçus, la chaussée a été élargie et un muret installé dans les endroits les plus vertigineux.

Cependant, le spectacle est toujours époustouflant, et les vautours participent au spectacle. Nous prenons tout notre temps en profitant des nombreux points de vue avant de rejoindre le fond de la vallée de la Jonte. Au-dessus de nous de nombreuses parois verticales, voire surplombantes, nous obligent à garder le nez au ciel, paradis des grimpeurs.

Je me souviens être allé observer les vautours sur leur aire d’envol. Embusqué dans des genévriers un peu désaxés à l’entrée de leur zone de poser, je les regardais arriver comme des avions en courte finale. Ils étaient majestueux dans la puissance de leur vol. Leurs serres, grosses comme des mains humaines, prêtes à l’impact de l’atterrissage, me faisaient penser aux roues d’un avion. Soudain, l’un d’eux m’ayant repéré, dévia de son axe d’approche et convergea sur ma position. Nos regards se croisèrent quelques secondes, impression étrange que de se sentir proie. Alors, il réalisa que j’étais bien vivant, pas encore une bonne charogne prête à être dégustée. Il modifia sa trajectoire et atterrit au point initialement prévu. Quelle belle expérience ce fut, que d’émotion j’en éprouve encore bien des années plus tard.

Une fois le long de la Jonte, nous rejoignons rapidement le village du Rozier, où nous prenons notre temps en allant savourer un chocolat chaud accompagné d’un croissant, confortablement assis sur une terrasse dominant la rivière. Après avoir effectué quelques courses nous partons à l’assaut du causse Noir. Il porte ce nom du fait des forêts de pins noirs qui le parsèment. Nous le traversons vers l’est jusqu’à Lanuéjols. L’église ruinée de Saint-Jean-des-Balmes nous invite pour la pause de midi. Au cours de sa longue histoire, elle a eu à souffrir de nombreuses dégradations, les routiers dans les années 1376-1379, ces bandes qui pillaient en passant, des guerres de religion lors du passage des protestants en 1568, et puis finalement de la désertification qui entraîna l’abandon des paroissiens. Le lieu dégage une grande sérénité, l’autel de pierre massive se retrouve à l’air libre, la voûte ayant disparu. On accède au clocher par un escalier restauré dont l’usure des marches, en creux, rappelle la longue histoire du lieu, ainsi que le long cortège d’êtres humains qui y sont montés.

A Lanuéjols, nous trouvons un village quasiment désert. Seuls, deux Allemands à moto sur la place centrale, nous échangeons quelques mots. Nous partons plein sud, direction la Dourbie, rivière qui sépare le causse Noir du causse du Larzac. J’aurais bien aimé continuer en faisant le tour de ce causse, mais voilà notre petite balade ne prévoit que 9 jours, ayant tous nos impératifs. Ce causse du Larzac, en d’autres occasions, je l’ai aussi arpenté dans tous les sens, que ce soit en voiture, à pied ou à vélo. Il recèle des merveilles en matière architecturale comme le village de la Couvertoirade, haut lieu des Templiers, ou en matière de sites naturels, en particulier d’énormes avens, à se prendre pour Indiana Jones. Malheureusement, ce ne sera pas notre route. Nous effectuons nos derniers tours de roues sur ces causses que nous avons parcourus durant quelques jours. Nous y avons croisé de rares lavognes, ces petites mares circulaires autour desquelles les troupeaux viennent s’abreuver. En zone calcaire, les points d’eau sont très rares et ceux-là sont entretenus par l’homme en rendant le fond étanche. Ces petites mares étaient sans doute vitales dans des temps pas si lointains. Mais maintenant, les causses Méjean et Noir sont alimentés par des canalisations venant du mont Aigoual, comme le Sauveterre est lui ravitaillé par le mont Lozère.

Après avoir rejoint la Dourbie, nous suivons sa vallée sur quelques kilomètres puis remontons son affluent, le Trèvezel. Le très pittoresque village de Cantobres se découpe devant nous, sur son rocher à la crête hérissée. Nous ne pouvons manquer d’aller le visiter. Charmant, de plus un bistrot vient de rouvrir suite à la pandémie. Nous y faisons une halte agréable. De toute évidence, le tourisme n’est pas encore reparti. Dans ces lieux en temps normal, on doit y croiser des foules. Or là, personne ou presque, seul un couple attablé et, un peu plus tard, quatre habitants du village viendront y prendre place. L’heure tourne, il est temps de se préoccuper de notre point de chute dans ce vallon escarpé. Après avoir roulé quelques kilomètres nous rencontrons une zone plate en partie encombrée de vieux engins agricoles. Cela nous semble très bien pour nous installer à quatre. Deux cents mètres plus haut une ferme, par sécurité Brigitte et André y montent demander l’autorisation de nous installer. L’homme qui leur répond leur explique que le terrain est à son frère et que s’il se rendait compte de notre présence, il appellerait la gendarmerie pour nous faire décamper. Donc dans ces conditions, frère ou pas, notre champ de ferraille ne nous accueillera pas cette nuit. L’homme leur a conseillé d’aller quelques kilomètres plus loin au camping de Trêves. Ce que nous ferons.

Nous arrivons juste à temps à l’accueil, l’employé municipal allait le fermer, ce qui ne nous aurait pas empêché de nous installer. Là encore, la saison n’a toujours pas commencé. Nous sommes tout simplement les premiers clients cette année et nous disposons du camping entier pour nous quatre. Le lieu est agréable, le long d’un séduisant cours d’eau, où je vais voir quelques belles truites. Mais nous ne sommes plus dans la Lozère, étant revenus dans le Gard, et je n’ai pas le droit de pêcher. Mes scrupules à m’astreindre à respecter la réglementation font éclater de rire Brigitte et Patricia. Au fond d’elles-mêmes que d’espoirs déçus depuis une semaine alors qu’elles rêvaient d’une truite frétillante sur feu de bois. Du coup, Brigitte me raconte sa traversée de l’Alaska à vélo, bien évidemment en solitaire. Là, elle était tombée sur un mec, un vrai, non seulement il lui avait pêché des saumons énormes, mais il l’avait initiée à la pêche à la mouche et elle s’était retrouvée avec un bulldozer survitaminé au bout de la ligne. Il est clair que je ne tiens pas la comparaison.

Au matin, je me lève tôt et pars à la recherche d’une boulangerie afin de faire une agréable surprise à mes camarades pour le petit-déjeuner. Mais dans ce village, somme toute assez grand, pas âme qui vive, j’en fais pourtant deux fois le tour. Désertification est un mot qui a toute sa signification en France. En retournant au camping je longe la rivière, quelques belles truites me narguent dont une de taille plus que respectable.

Aujourd’hui, cap sur le mont Aigoual. Par une route confidentielle qui s’élève rapidement, la D 710, nous rejoignons le village de Camprieu. Le mont Aigoual n’est plus qu’à 15 kilomètres. Nous prenons tout notre temps et allons au restaurant, là les clients sont assez nombreux et les mesures de distanciation sont respectées. Nous le prenons tellement notre temps que j’en profite pour faire l’interview de 45 minutes de Brigitte pour mon émission de radio mensuelle « un pays vu par un cyclovoyageur ». Le thème en est la traversée du désert d’Atacama, en particulier du Sud Lipez, par une cycliste solitaire. Wahou, là aussi je crois que lorsqu’elle sera diffusée, cette interview va faire son effet sur les auditeurs.

Mettant fin à notre longue pause, nous prenons le chemin du mont Aigoual. Nous rencontrons un peu de circulation, le lieu étant très connu. La vue du sommet est époustouflante dans toutes les directions, des Alpes aux Pyrénées en passant par la Méditerranée. Et pourtant, en cet après-midi, l’atmosphère est un peu brumeuse. J’imagine le spectacle un jour d’hiver bien clair par grand froid. Parfois les conditions météorologiques permettent des visions presque jusqu’à l’infini. Je me souviens d’un jour, alors que je survolais le lac de Genève à quelques milliers de mètres d’altitude, je voyais les Pyrénées et étais capable de reconnaître le Canigou ainsi que quelques-uns des sommets de l’Ariège.

Nous voulons visiter le musée mais il est trop tard. Nous nous attablons pour une bière et réfléchissons à notre lieu de chute pour la nuit. Nous avons été prévenus que si nous cherchions à rester près du sommet, nous serions à coup sûr délogés. Après quelques débats, il est décidé que nous partions voir un peu plus loin dans un endroit moins exposé. Quelques kilomètres de descente plus tard sur le versant nord par la D18, nous repérons un endroit superbe qui nous conviendrait à merveille. Petit point noir, non seulement nous y voyons le logo camping interdit, mais aussi bivouac interdit, ce dernier matérialisé par une tête qui sort d’un sac de couchage. Ne pas insister et c’est reparti. Un peu plus haut, nous avions repéré un chemin à l‘air sympathique. Bien évidemment, mes camardes y arrivent avant moi, et s’y engagent. Lorsque je m’y présente, pas d’alternative, je suis bien obligé de les rejoindre. Mais là aussi un petit hic qui ne les a pas perturbés, un beau panneau circulation interdite annonce la couleur. Mais tout le monde finira par revenir à la raison et nous décidons de nous éloigner franchement. Au lieu-dit Cabrillac, une route minuscule part plein est pour rejoindre la vallée du Gardon, nous la prenons. Quelques kilomètres plus loin, l’œil de lynx de Brigitte intuite, plus qu’il ne voit, derrière un repli du terrain le lieu qui va nous fournir le bivouac idéal, de plus autorisé.

C’est notre dernier soir sous les étoiles, demain nous dormirons chez Hélène. Que ces huit premiers jours sont passés vite, trop vite. Ce soir bombance, grosse platée de riz. La volumineuse gamelle que j’ai fournie est sortie comme chaque soir, et comme chaque fois Brigitte, elle la minimaliste aux sacoches de plumes, me dit « Luc mais ce n’est pas possible tu nous as amené une casserole qui pèse un cheval mort, et non content tu y as mis un couvercle en verre ». Il faut dire, que depuis le deuxième jour, c’est elle qui la porte. En voyage à vélo, il est rare de partir à quatre, donc on ne détient pas un récipient aussi conséquent. Pour la cohésion du groupe et aussi pour la simplification de la gestion des provisions, je considère comme indispensable de prendre nos repas en commun.

Avant de partir de mes Vosges, j’ai fait le tour des magasins de sport, je n’ai rien trouvé. Plusieurs gérants m’ont dit qu’avec la crise sanitaire les livraisons de matériel de camping avaient subi des retards, donc pas de gros contenant. En définitive, j’ai pris une casserole chez moi avec un joli couvercle lourd mais pratique car on voit à travers. Sans doute l’ensemble avoisine le kilo et demi, mais cela n’a pas empêché Brigitte de systématiquement disparaître dans le lointain à la moindre côte, donc tout va bien.

Au matin, nous savons que nous vivons la dernière journée de notre balade saute-causses. Bien cachés dans notre coin abrité, alors qu’à cinquante mètres sur la route souffle un petit vent vif, nous dégustons un copieux petit-déjeuner. Nos avions six œufs nous n’en avons plus que quatre, mystère !

Une fois sur les vélos, c’est l’évasion en direction d’un petit col nommé Salidès, puis c’est la grande descente qui nous conduit d’abord le long de Gardon puis au village de Saint-André de Valborgue. Habitude prise, ma foi pas désagréable, halte au bistrot oblige. Deux joggeurs s’installent à côté de nous sur la terrasse. Voyant les vélos chargés, l’un d’eux s’adresse à Brigitte et lui demande si avec assistance électrique ça allait bien, malgré les sacoches. Houps, elle ne dit rien, mais à sa tête on comprend que ça a fait boum. Plus loin, nous aurons droit au débriefing et sous les traits de la gentille « grand-mère » sourd la flamme vindicative de la jeunesse où la confection et sans doute l’utilisation du cocktail molotov faisaient partie des moyens de régler les différends. On en rit encore !



Dernier pique-nique, nous n’avons pas de pain. On apprend qu’au village, 5 kilomètres plus bas, on en trouvera, mais à midi pile la boulangerie ferme. 10 minutes, ça semble jouable à André, qui sans demander son reste, disparaît. Lorsque nous arrivons au village, son vélo est rangé devant la vitrine. Il est donc à l’intérieur, c’est gagné. Il sort avec la boulangère, elle ferme à clef et voilà, c’était bien midi pétant.

Plus loin, par un chemin qui serpente, nous descendons au Gardon. Lieu tranquille nous en profitons pour une petite baignade et nous laissons traîner ces dernières heures ensemble, pas pressés de mettre un point final à notre aventure cycliste. Malgré l’eau, la chaleur devient intenable, et nous fuyons. Dernière halte à Saint-Jean-du-Gard et la boucle va être bouclée. La dernière difficulté, remonter chez Hélène, 7 kilomètres d’une route sans merci, seule Patricia ne descendra pas du vélo. Pour ma part, je vais le pousser 5 kilomètres et André et Brigitte en feront presque de même !

Une belle histoire prend fin. Pour moi, après 18 mois d’abstinence de voyage à vélo, ce fut un bonheur, même s’il y manquait le sel de la grande aventure que l’on éprouve au fond du désert de Gobi ou de l’Atacama. Mais, me laissant emporter par mes rêves et mes désirs les plus fous, je me verrais bien avec la même équipe partir trois mois pour une traversée du désert de Gobi dans la totalité de sa partie mongole. Ces immensités sans repères, contrairement à l’Atacama où les volcans tiennent lieu de balises, je m’en étais approché sur leurs lisières. L’idée d’y pénétrer franchement, au cours des huit cents kilomètres que j’y ai effectués à la marge, m’a hanté. Mon regard restait fixé sur ces milliers de kilomètres où même les Mongols ne s’aventurent pratiquement pas. Cette pensée m’enthousiasmait et m’effrayait tout à la fois. Les problèmes logistiques à vélo deviennent une vraie gageur lorsqu’il faut transporter au moins 15 litres d’eau sans savoir si cela sera suffisant. Incertitude et trouille qui nouent la gorge, les deux ingrédients indispensables pour que l’on bascule dans le voyage.

Quelques réflexions de Brigitte à méditer après ces 9 jours de grand plaisir:

Pour ma part, ce tour sur les Causses a été un tour très différent des voyages que j'ai faits précédemment. Le voyage en solo rend peut-être plus ouvert aux autres? plus avide de contacts? on a croisé des gens super, mais a-t-on fait des rencontres ? De celles qui font bouger les lignes ? De celles qui continuent à nous secouer longtemps après s'être perdus de vue. Est-ce le fait d'être en groupe ? Est-ce le fait d'être en France ? Ici, les sens sont peut-être moins en alerte. Les cartes sont précises, on connaît les codes culturels, les distances sont courtes, l'incertitude est réduite. J'ai beaucoup aimé rigoler avec vous. Le voyage en solitaire n'apporte pas autant de franches rigolades
Open
Mon Paris-Hendaye stoppé au but de 2 jours: récit
Un Paris-Hendaye en solo, 13-14 août 2004, stoppé le deuxième jour- Récit

J’étais sur le depart depuis deux-trois jours. Des courriers à faire, des factures à payer, des bricoles pour le voyage…

Finalement je suis parti vendredi très tard, le soir vers 18-19 heures.

j’étais très decalé dans mes heures de sommeil ces derniers jours, et considerant que s’il me fallait patienter jusqu’au retablissement d’horaires normaux, l’arrêt des orages, ceci cela, bref : je suis parti.

Le tracé de mon parcours fût tout simple, trop simple : j’ai tracé une ligne droite entre Paris-Porte de St Cloud et Hendaye. j’ai voulu faire au plus court.

J’ai ensuite choisi les voies semblant les moins frequentées par les autos quand c’était possible à proximité de cette ligne.

j’ai essayé d’éviter la forêt de Meudon menant à Velizy, pour ceux qui connaisent, à cause de fortes côte incompatibles avec les rapports de vitesse sur mon vélo.

Je n’ai pas les rapports plateaux/pignons qu’il me faudrait pour rouler sans forcer dans ce genre de côtes.

Je suis donc passé par le Pont de Billancourt (Boulogne-Issy les Moulineaux), puis pris une côte relativement modeste pour quelqu’un d’un peu entrainé comme moi, mais ne m’obligeant pas trop forcer sur mes pauvres genoux à cause des lacunes de mon vélo. c’est un des Hics dans ce voyage. vélo pas fait pour ça.

Clamart, Plessis Robinson, Bievres, Igny, Saclay et ça a commencé à me plaire beaucoup car c’est là il me semble que j’ai vu mon premier champs, la campagne, l’espace, la lumière !

moi qui vit dans un environnement hyper urbain, complètement saturé par les voitures, le bruit, dans l’ombre des immeubles.

J’ai suivi une piste cyclable longeant une departementale à vitesse rapide, à moins que ce ne soit une autoroute. C’est décidement tres long de sortir de la grande ville tentaculaire.

Gif sur Yvette (j’espere qu’il prennent leur pied tous les 2 au moins), puis je passe dans la forêt : St Rémy de Chevreuse, - C’est beau ! je comprends maintenant pourquoi tant de cyclistes parisiens vont rouler là-bas. La route est tres belle. Des côtes ‘sympas ‘ aussi.

Les Molières, Limours, encore des bois … apres j’ai un trou, je sais que je suis passé dans Ablis, puis pres de St Arnoult.

Le temps a été parfait pour rouler. Un ciel un peu menaçant mais par conséquent pas de chaleur etouffante, pas trop de vent. j'ai eu droit à un magnifique arc-en-ciel que j’ai pris en photo. Quelques gouttes de pluie, rien de méchant.

Que du bonheur. la belle lumière de la fin du jour sur les paysages : un régal pour les yeux.

j'etais compeletement euphorique dans l’effort .

Vers Ablis/St Arnoult donc il faisait presque nuit. Il devait être dans les 21h30.

Plus que temps de me poser la question ‘ où vais je planter la tente ?’

En réalité tout en roulant j’avais envisagé de camper dans la nature, mais quelque chose me poussait chaque fois à continuer ma route. Probablement mon départ en fin de journée,

mais aussi le fait que je n’avais pas envie de me retrouvé isolé pour ma premiere nuit dehors.

Au bord de la route, dans Ablis, je vois un homme chaussant des pantoufles roses promener un petit chien . Savez-vous s’il y aurait un camping dans le coin svp ? Oui, il y en a un tout pres. vous continuer, à droite. J’aime beaucoup vos pantoufles roses Ce sont celles de ma femme Ah je vois.

J’ai peut-être parcouru 1 km et je suis tombé sur l’entrée d’un petit camping. C’était comme magique. il faisait presque nuit, je n’avais aucune idée d’où j’allais bivouaquer, et d’un coup je me trouve tout étonné devant l’entrée d’un camping !

Ce camping se trouve apparament dasn la localité de St Arnoult (cachet sur la facture).

j'ai monté ma tente - ultralight T2 Decath - avec l’aide du gars du camping, et d’une jeune fille qui nous a gentiment eclairés avec une grosse lampe.

Je suis aller faire un tour histoire de me frotter un peu au groupe d’humains.

Les gens étaient réunis dans un coin-pétanque. J’ai un peu bavardé, puis je suis allé me preparer de délicieuses pâtes complètes dans mon bol/popotte. Degustation sous les étoiles, abrité du froids par une veste de cycliste epaisse, qui venait alourdir pas mal mes bagages mais qui se revelait mainetenant bien indispensable.

J’avais aussi emmené un pull fin au cas où. Le fameux principe du ‘muticouches’ à vélo.

J’ai évoqué mes problèmes de synchro question sommeil. Je me suis donc forcé à dormir.

Le résultat fût un mauvais sommeil de quelques heures seulement dans cette situation tres inhabituelle pour moi en outre. Dormir sous une tente exigüe, moi qui suit legerment claustrophobe.

Les conséquences furent catastrophique pour le lendemain.

Reveil bien avant le lever du jour.

J’allais me faire du thé, mais la boîte d’allumette était fichue, trempée. De l’eau avait dégouliné du sac plastique contenant le bol/gamelle apres la vaisselle du soir.

Je n’ai pas fait de scoutisme dans ma jeunesse moi. Les erreurs du débutant j’imagine.

Pas de pain. Pas envie de manger des sardines à l’huile sans pain à 7 heures du mat.

Tout le monde dort autour de moi. Je vais me laver.

J’aurais du le faire avant de me coucher. Grosse erreur.

C’est mieux avant de se glisser dans le sac de couchage je pense. Dorenavent je me doucherai le soir quitte à eventuellment omettre de le faire le matin, me dis-je.

Ah oui, j’ai oublié le petit sac avec le (demi) savon, la brosse à dent à la maison.

Zut.

Mais tout ceci ne stoppe pas un véritable aventurier, n’est ce pas ?

Je me douche sans savon.

Je me seche avec une sorte de torchon que j’ai pris à la place d’une serviette dans le but d’alleger le paquetage (lu sur le web).

Je jette le truc à la poubelle en me disant que c’était une mauvaise idée. C’est nul, ça sèche pas et ça brûle la peau ce machin. J’acheterai une petite serviette à la premère occasion

je remonte sur mon velo sans trop de mal, mais pas du tout reveillé. En réalité complètement endormi.

Ensuite 10 km contre le vent à une vitesse d'escargot et dans la souffrance.

Manque de sommeil implique pas d'influx nerveux. Les muscles fonctionnent mais l’electronique, les commandes de la machine sont défaillantes. C’est ce qui arrive par exemple quand on fait la nouba et qu’on va travailler le lendemain sans avoir dormi : c’est l’horreur, le moindre geste est penible, le moindre bruit raisonne dans la tête.

Bon, là je suis à Ablis donc. J’ai fait 10 Km en 45 minutes !

la journée commence tres mal pour moi.

C’est samedi matin, y’a pratiquement personnne sur cette jolie place.

je hèle un jeune gars devant la poste. Lui demande s’il accepterait de me vendre un briquet. il me l'offre.

je me fais du thé dans le bol en alu qui me sers à la fois de gamelle et de bol (attention : l’alu pèse moins que l’inox, mais c’est probablement tres nefaste pour notre santé. Je déconseille. La conso d’alu augmenterait considérablement les risques d’Alzheimer à la longue.

en plus il n’est pas tres secure ce bol. la base est etroite et je risque de m’eboullanté en cas de chute. Mauvaise pioche).

Là je constate que vu la température matinale plus que fraîche mon rechaud met beoucoup de temps à chauffer le bol d’eau.

le garçon au briquet m’a dit que tout était fermé ! boulangerie, supermarché …

C’est catastrophique. Moi qui rêve depuis le levé d’acheter du pain et de me taper un enorme sandwich. quand je suis crevé je dévore !

En plus je devrais probablement dévier de ma route sur des km pour trouver un magasin, me dis-je. ReZut.

Je bois goulument un thé tres sucré.

Hummm ! c’est bon. Ça rechauffe, ça reveille.

C’est alors que je prends soudain conscience de quelque chose de tres important :

j’ai roulé avec un cuissard court – plus ma chaude veste de vélo - mais je suis en réalité mort de froid.

je réalise que j’ai froid, que j’ai faim, et que j’ai sommeil ! ! !

La totale.

Incroyable : Je ne m’en étais pas rendu compte jusque là, à cause de mon état d’endormissement.

Alors je retire mon cuissard - en slip au milieu de la place du village ! hihi - et j’enfile mon cuissard long.

Oh là ! ça va mieux. J’étais vraiment transis de froid.

Je ressens intensément un bien être.

Quelques autochtones apparaissent et se dirigent vers le grand supermarché du village que l’on voit depuis la grande place. Le jeune au briquet s’est trompé.

Je suis drôlement content, je vais pouvoir acheter de la nourriture et de l’eau ! super.

Apres avoir avalé un second bol de thé, il est 9 heures 10, le supermarché est ouvert, je m’y rends. Je rentre le vélo dans le magasin et apres un premier regard sevère la responsable fait preuve de comprehension vu l’impressionant volume de bagages sur le vélo. Impossible de tout decharger, attacher le vélo, tout porter dans le magasin. Et pas question de le laisser dehors sans surveillance. Jamais.

En principe je prends toujours la sacoche-avant avec moi (appareil photo, parpiers…) mais là je suis à coté de mes pompes, il faut bien le reconnaître.

j'achète de l'eau, du pain, des abricots, un petit savon de maseille, (vendu par deux. j'en abandonne un sur un banc après), brosse à dent ( dont j'ai coupé la moitié du manche), une boîte de spaghetti bolognese pas terrible par definition à la sauce tomate grasse…(que je devore froid avec du pain plus tard sur la place comme un festin) .

j'achète un petit tube de dentifrice à la pharmacie huste après, et quand la phamacienne charmante me donne un detail sans interêt à propos de du produit – j’ai demandé un tube de petite taille – je lui dit retorque avec un ton sec ‘J’men fiche, j’veux juste me brosser les dents avec !’

Oh là ! qu’est ce qui m’arrive ? J’ajoute immediatement ‘Excusez-moi, je manque de sommeil’

J’ai les nerfs en vrilles, c’est clair.

Finalement je repars.

Au fait : la boussole c'est génial. faut pas oublier la boussole. on navigue super bien à la boussole une fois qu’on connais le cap (environ 220 degré dans mon cas).

je l'avais oubliée l'année derniere en rando en Normandie, ça m’avait joué des tours.

Erreurs de routes, pertes de temps. Avec une boussole c’est parfait. Pas la peine d’en prendre une grosse encombrante… encore que si on n’a pas les dregrés dessus … hmmm, à voir.

samedi j'ai donc vécu UNE DES PIRES JOURNEE DE MON EXISTENCE

mais maintenant je réalise la chance que j’ai eu !

J’expliquerai plus loin.

J’ai souffert d’un impitoyable manque de sommeil, donc, allié au fait que j’ai roulé à travers ce qu’on appelle ….

… la Beauce.

des routes départementales peu frequentées, pratiquement toutes droites, pas trop de pente mais interminables avce un paysage monotone : Des champs immenses, de blé la plupart du temps, et un vent (de face dans mon cas) tout le temps, tout le temps, tout le temps

LE DESERT ! PAS UN ENDROIT OU S’ALLONGER D0 L'OMBRE, PAS UN ARBRE ! RIEN ! et bien sûr le cagnard total dès 10 heures du mat ce samedi 14 août !

de temps en temps on passe dans un petit village, presque desert à cette epoque de l’année apparament.

A un moment donné, éxtenué, je suis entré dans une immense ferme, à pied avec le velo à la main. je pressentait LE chien qui allait m'aggresser, comme d’hab. quoi.

finalement un enorme mollosse m’aboyais dessus appuyé sur la porte grllagée d’une sorte de chenil où il était enfermé heureusement.

à par lui, personne. je voulais demander la permission de m’allonger un moment sur un coin d'herbe ombragé.

je repars sous les aboiements menaçants.

je vois des humains passer dans la cours d’une petite maison. je demande à une dame s’il elle connaitrait un endroit où je pourrais m’allonger un moment à l’ombre car je tombe de fatigue.

elle me dit ‘NON’ avec une voix détruite de fumeuse inveterée.

je lui demande, lui suggere à demi-mot si je ne pourrais pas eventuellement m'allonger dans sa cours. ‘Et vous n’auriez pas un coin d’herbe dans votre cours ?… " quelque chose comme ça:

elle dit NON. ‘je ne reçois personne chez moi !’

elle se dirige vers la porte de la maison et lance à son compagnon, j’imagine, , toujours de sa voix ‘destroy’ (p etre la cousine de Dark Vador jene sais pas) quelque chose comme " he, tu sais quoi : y’a un mec qui veut venir s’allonger chez nous ! "

Misère !

La situation ne s’ameliore pas pour moi on dirait.

Je remonte en selle, dépité, en marmonant sans forces un ‘Mais non madame, je n’ai pas dis ça. Excuser-moi pour le dérangement’

Le calvaire continue, dans cette chaleur étouffante.

je roule, j'en peux plus, mais que faire d'autre sous ce soleil de plomb, au mileu de nulle pars ?

c'est ‘marche où crève’.

je demande à Dieu de m'éviter une crevaison : ce serait le sommet de l'horreur.

Je crois que le cagnard a débuté vers 10 h. c'est à dire 8 heures du matin heures solaire !

En effet en été lheure officilelle se situe 2 heures avant la ‘vraie’ heure solaire.

C’est à dire quele soleil est la verticale à 14 heures et non à midi heure oficielle en fait ).

Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé quand j’ai vu un agriculteur travaillant son champs près de la route coté opposé.

je l'ai interpelé en levant peniblement la main, un peu comme quand on lève le doigt à l’école.

c'était un homme jeune et apparament ouvert.

je lui dit mon problème, et lui demande la permission de m’allonger un moment entre son champs et le voisin.

il me dit ‘pas de probleme’, et que le proprio d'à coté à son avis "s'en fiche aussi certainement’.

Le coup de chance si je puis dire c’est qu’il y avait une sorte de chemin de 5-6 metres de large entre ces deux champs. D’un coté du maïs, de l’autreet là … je ne sais pas, moi qui suit de la ville.

A part ce chemin marqué par les passages d’un gros tracteur, rien, aucun endroit où camper.

mais je me repete.

La Beauce quoi !

J’ai laborieusement poussé mon vélo dans le passage jusqu’à atteindre unn certaine distance, afin de m’éloigner un peu de la route.

Et j’ai monter la tente, oui, car que faire d'autre pour m'abriter, essayer de dormir un peu ?

J’y ai mis toutes mes affaires, sacoches, etc, attaché le velo.

je me suis allongé en sous vêtement dans minuscule tente : une vraie fournaise !

Un peu de ce vent qui me ralentissait dans ma progression venait me rafraichir un petiti peu de temps à autre, mais c'était pas terrible.

Voilà. J’'étais en slip, allongé dans une minuscule tente de randonneur, sous le cagnard, avec un air etouffant, au milieu de nulle part et c’etéiat INSUPPORTABLE !

je n'arrivais pas apaiser les pensées qui s'entrechoquaient dans mon esprit, ma nervosité m'enpechait de me reposer, de trouver un appaisement.

C’est comme ça que je fonctionne. Quand je suis privé de sommeil je deviens super nerveux comme ‘pour assurer’.

Je sentais aussi les rayons du soleil sur ma peau, si bien que j’ai pensé mettre ma carte (IGN 1 :100 000) sur moi. Ce que je fit. Mais j’aurais pu faire beaucoup mieux : J’avais une couverture de survie au fond d’une sacoche ! j’y ai pas pensé. Il paraît que c’est tres efficace.

apres un certain temps dans cette situation etrange - peut-être une heure, ou peut-être un

peu moins - apres une espece de mauvais sommeil plein de pensées bizarres, angoissantes, j'ai soudain eu la sensation intense d'etouffer, et le sentiment que j’allais mourrir de suite !!!

je me redresse, je me parle à haute voie pour me rassurer. je me rhabille lentement il est midi. toujours ce soleil qui m'écrase.

toujours ce ciel bleu gigantesques nuages blancs comme du coton, presque tous identiques alignées comme sur du paier peint.

Je regarde au loin et on dirait que ce groupe de nuages bougent les uns par rapport aux autres ! s’éloignent d’une façon biezarre. C’est comme dans certaines effets spéciaux à la télé !

Ma parole j’ai des hallucination ou quoi ?

C’est la fatigue. Quelle galère, j’te jure.

Je ne regarde plus les nuages, ça me fait flipper.

je defais la tente, remet tout le paquetage sur le vélo et repars doucement.

je sens quand même un certain mieux en me remettant à pédaler apres ce repos

alors pendant un temps qui me semble infini je roule face au vent à une vitesse de limace, ne dépassant jamais les 12-15 km/h, le vent me freine toujours.

le cauchemard continue.

dans ma tête je me demande si je ne devrais pas abandonner completement mon voyage jusqu'en Espagne ! avec ces conditions climatiques, ce vélo qui me fait des douleurs au dessus des genoux- oui j’ai oublié d’en parler, j’avais déjà forcé avant de partir, et j’avais déjà des reserves je n’étais pas dutout sur de moi à cause de ces problemes musculaires et tendineux, car j’ai aussi des sequelles de tendinites aux 2 coudes qui m’ont obligé à stopper complement tout sport durant 5 mois. J’ai repris le vélo il y a 1 mois et demi environ.

Le fait qu’il n’y ait pas de rapports de vitesses suffisement connfortables sur ma machine pour les pentes tres raides semble donc décidement redhibitoire.

je suis finalement arrivé au croisement d'une nationale qui me permettrait de remonter vers la ville de Chartres si je le décidais. Qui dit ville, dit gare sncf.

Que faire ? j'hésite.

je suis trop épuisé. je décide de rentrer chez moi, de rallier mon Q.G. !

je suit donc la Nationale 154 et me tape 20 km horriblement penibles là encore j'avais du vent, une progression toujours aussi minable. J’ai dû mêttre au moins une heure et demi je pense.

C’est une nationale que je déconseille aux cyclistes

Je n’en ai croisé aucun d’ailleurs, ni là ni sur les departementale. y’a peu d’inconscients comme moi apparament !

Je ne connaissais pas ‘la Beauce’. c’est chose faite.

La N 154 est trés etroite, de nombreuses voitures qui roulaient à des vitesses de fusées ce week end du 15 août ! sûrement des departs vers la mer. Y’avait même un effet de souffle sur moi et mon velo avec les vehicule de gros gabarit.

Heureusemlent j’ai un truc formidable : un gilet jaune fluo, avec des bandes reflechissantes pour la nuit, dit gilet ‘haute visibilité’

N’en cherchez pas dans le magasins de sport : y’en a pas. Ça se trouve dans le magasins de ‘vêtements professionnels’, environ 15 €, et c’est vachement efficace !

mettez ce gilet et vous verrez de suite la difference sur les routes. La plupart des automobilistes se tiennent naturellement à distance. Ça les interpellent de voir un gars avec ça. Ils se posent pas plus de question, l gardent des distances.

Le vêtement n’est pas vraiment beau, mais je m’en fiche. Ce que je veux c’est resté en vie.

Quand on sent la puissance des voitures lancée à des vitesse delirantes - bien au delà des autorisées - on est forcés d’avoir la frousse. Un choc et la fête est finie pour de bon.

En arrivant sur Chartres il y a avait un ralentissement !

Je suis entré dans un MacDo et moi qui ne mange habituellment que du poulet et ne bois que de l‘eau et du thé - en fait plus par necessisté que par vertu car j’ai des problemes d’estomac - là j’ai devoré une enorme BeukMac (gras + sucre) avec un grand Caca Cola.

Je me sentais comme un nauvragé ayant dérivé pendant des jours sur un radeau perdu au milieu de l’océan et venant d’être miraculeusment hissé sur un navire de passage.

Ensuite j’ai à nouveau commandé la même chose !

ça allait mieux : mon esprit critique était de retour.

J’essayais d’imiter les aboiements grotesques de la responsable du MacDo surses subalternes dociles en lui passant la commande.

(Si vous ne me croyez pas allez y elle y est surement encore).

Elle ne semblait pas comprendre mon message. Alors je terminais pas un " Garde à vous ! "

en regardant ailleurs. Pardon ? " me dit-elle enfin. Rien, je plaisante.

J’imaginais les employés à sa botte, lui hurlant un ‘Chef !Oui Chef !’ au garde à vous, façon meurinzs U.S. !

La réalité depasse tres souvvent la fiction.

Apres m’être grassement restauré je suis repartie sur le boulevard peripherique de Chartres, une ville toute en pente, au sommet de laquelle trône une cathédrale tres ancienne. Ils rouletn comme des ouf là aussi.

J’ai remarqué plein de mobylettes et scooters avec des pots d’chappements trafiqués faisant un tintammare infernal. et aussi des decoletés affolant chez pluesieurs gamines e 14-16 ans (dans 2 quartiers diffrents). Doit y avoir une mode en ce moment là-bas je suppose.

Je decidais finalement de chercher un hebergement et de faire un tour le lendemain.

mais je quittais la ville dès le lendemain matin finalement apres une ballade improvisée autour de la cathedrale le soir même.

Je suis allé à l’auberge de jeunesse de Chartres, toute proche de là où je me trouvait alors.

J’y ai i pris une douche brûlante - oui, en été l’eau est bouillante dans les douches de cet etablissement.

En revanche ils ont un ingenieux système permettant de fermer les portes des chambres et des toilettes automatiquement.

Ça fonctionne tres bien.

La seule chose c’est que quand vous essayez de dormir ….vous entendez les portes claquer sans arrêt jusqu’à une heure tardive : ‘PRRRRRRRR’ !

mais il est possible d’empêcher la porte de claquer si on souhaite menager le voisinage des voyageurs fatigués. Suffit de la retenir… et une fois que la porte est presque close … ‘PRRRRRRRR!’ euh … oui, c’est pratiquement impossible d’empecher le truc. Ça ne sert à rien. Ça claque. Hihi !

Enfin perso je ne me plains pas car j’ai eu la chance d’avoir une chambre avec seulement un voisin de lit. Un jeune homme musulman tres pratiquant. je respecte.

Quand je sus entré dans la chambre il priait assis sur un beau tapis devant la fenêtre.

Comme chacun sait les chambres des ADJ en France sont souvent minuscules avec 3 lits superposés double (6 lits en tout) dans 9m². ça s’appelle une cage à lapin quoi.

En plus on crevait de chaud là-dedans, mais mon colocataire d’un soir ne voulait pas dormir fenêtre ouverte à cause ‘du bruit le matin’.

Malgré mon respect pour le sacré je dois dire qu’il m’a legerement incommodé quand même quand il a refait une prière avant de se coucher – je dormais quand il est rentré – lumiere allumée et malgré qu’il recitait à voie basse. Ça a duré 10 environ minutes.

Ce sont des choses qui arrivent.

(Un ami musulman m’expliqué hier qu’il doivent faire 5 prières quoridienne)

Mais donc avant ça, je suis sorti me ballader aux alentours de la cathédrale apres ma douche, avec dusavon cette fois.

J’ai pris quelques photos.

Je suis rentré à l’ADJ et me suis collé une demi heure devant les idioties habituelles de la télé, le samedi soir, avant d’aller me coucher car je m ‘endormais.

Sur la Une justement un animateur-producteur tres connu introduit en ce moment le concept de la troupe de nanas sexys, concept qui sévitt au quotidien dur les chaines italiennes berlusconienns notamment. Le spectacteur-voyeurs-mâle prends ainsi progressivement la malsaine habitude d’allumer le poste dans le but de se rincer l’œil abondament et libidineusement.

Regardez une chaine italienne du câble, vous comprendrez. C’est pas désagréable d’ailleurs.

Donc je pense que ça ça va marcher en France.

Merci à ces gens qui nous encouragent dans ce qui il y a de meilleur en nous.

Justement la troupe de danceuses-potiches-idiotes-sexy dont je parlais su Tf1 est grimée en meurinzs US et crie en cheour tous les samedis " Chef, oui Chef ! " à cet Ani-Mateur, en réponse à une question pretexte. lui même semble tres libidineux. Dans la version quotidienne de ce ‘jeu’ il met constament les mains sur les candidates !

C’est vrai j’invente rien : regardez par vous même.

Enfin ça rassure de se planter devant la télé apres une journée pareille.

je dois dire que pour ma part j’ai recement fichue mon poste de télé à la poubelle car je suis moi-même un être faible.

Si je me contente de la mettre en quarantaine il y a toujours un bon pretexte qui apparaît pour la remettre en place et la rallumer. Mais j’ai enormement de mal à l’éteindre.

une methode radicale s’imposait en consequence.

Pour en revenir à mon périple, je suis rentré dimanche matin. J’ai limpression d’être parti une semaine !

Pour fini, mes conclusions :

1 - Mon vélo ne me permet pas de réaliser ce voyage sans me faire mal. (Genoux) manque un troisieme plateau plus petit, plus grand pignon. Déjà l’énnée derniere, le dernier jour d’une semaine de vélo en Normandie j’avais une douleur au genoux. Y’a un soucis avec le matos.

2 - Je pense partir la prochaine fois au printemps ou en automne (en septembre ou octobre) pour un voyage au long court pour eviter de crever de chaleur. C’est insupportable.

3- Le sommeil est aussi important que la nourriture, l’eau, la temperature.

Et je ne peux pas faire un voyage pareil si je suis incapable de dormir à des heures ‘normales‘.

4 - J‘ai mal choisi mon itineraire. Pas de bois, pas un arbre sur des km, donc pas d’ombre pour s’abriter le cas echeant.

5 - Partir avec déjà des (petites) douleurs musculaires et/ou articulaires est insensé.

6 - Qu’est ce qu’on peut passer comme temps sur un ordinateur à relater un petit periple qui n’interrdse probablement que soi d’ailleurs.

7 - j’aime pas Arthur.

8 - Au final, etonnement, je réalise que j’ai une grande chance d’avoir vécue cette journée infernale.

J’en ressors avec une super envie de VIVRE, et j’ai beaucoup appris sur moi-même.

Bien sûr je ne dis qu’il faut se faire volontairement du mal à ce point là . Ce serait absurde.

je ne fais pas de la rando pour me détruire au contraire, faut que je m’amuse, même s’ il y a parfois des journées dures, ça reste globalement du bonheur. c’est pourquoi j’ai stoppé mon ‘aventure’. Reportée plus exactement.

‘L’envie’ de Goldman (c'est chanté par ’Jauni à l’idée’)

Qu'on me donne l'obscurité puis la lumière Qu'on me donne la faim la soif puis un festin Qu'on m'enlève ce qui est vain et secondaire Que Je retrouve le prix de la vie... enfin !

Qu'on me donne la peine pour que j'aime domir Qu'on me donne le froid pour que j'aime la flamme Pour que j'aime ma terre qu'on me donne l'exil Et qu'on m'enferme un an pour rêver à... des femmes !

On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi.. qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie... qu'on allume ma vie !

Qu'on me donne la haine pour que j'aime l'Amour La solitude aussi pour que j'aime les gens Pour que j'aime le silence qu'on me fasse des discours Et toucher la misère pour respecter... l'argent !

Pour que j'aime etre sain, vaincre la maladie Qu'on me donne la nuit pour que j'aime le jour Qu'on me donne le jour pour que j'aime la nuit Pour que j'aime aujourd'hui oublier les... "toujours" !

On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi... qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie, qu'on... Rallume ma vie !
Open
Hébergement pour famille vers Saint-Cirq-Lapopie
Bonjour à tou.te.s, Nous sommes une famille avec 3 enfants de 5 à 11 ans actuellement en vacances chez ma mère à Aubeterre sur drone (très joli village en Charente sud/limite Dordogne). Nous devons rejoindre des amis vers Avignon et j'aimerai en profiter pour faire une petite escapade de 2 jours en passant par le Périgord noir et le lot. J'ai repéré quelques lieux et visites : grotte de rouffignac, gouffre de Prouneyssac ou Padirac, St Léon ou Les Eyzies, Beynac et Cazenac, Castelanaud et son château, Rocamadour, bastide de Montpazier...Auriez vous des avis sur ces différents lieux à privilégier et surtout des adresses sympas où dormir pour un budget autour de 100€ la nuit pour nous 5 autour de St Cirq Lapopie ou ailleurs sur la route? Si vous avez des bons plans resto on est aussi preneurs :-) Nous sommes en voiture, nous avons un petit budget et aimons les endroits paisibles, nature. Je sais que la région est très touristique en cette saison mais j'ai l'illusion de passer entre les cars et les lieux trop touristiques. Merci par avance pour vos bons plans et avis sur un itinéraire sympa. Bonne soirée
Open
Nos quinze jours en Dordogne et les environs (France)
Nous avions réservé un mobilhome à Saint Martial de Nabirat près de Domme, au camping Carbonnier pour 155 euros les 15 jours (2 semaines au prix d'une à cette époque).

Nous sommes arrivés samedi à 16 h 30. Accueil charmant, nous nous installons dans le mobilhome no 33. Très pratique, une chambre à coucher avec un grand lit pour les adultes (140 x 190), un WC, une douche avec lavabo, une petite chambre pour 2 enfants, un coin salon avec cuisine, frigo, microondes, cuisinière à gaz 4 feux, une machine à café, apparemment une prise d'antenne TV ronde (mais pas vu d'antenne sur le toit) peut-être pour les gens qui auraient une TV portative, une terrasse couverte, une place pour mettre la voiture à côté.

Pour info, pour deux personnes, j'ai apporté :

- un protège-matelas

- un drap housse 140 x 190

- un drap simple de dessus

- un sac de couchage qui, ouvert, nous sert de duvet

- 2 oreillers avec taies

- linges, lavettes, etc. pour salle de bains et cuisine

- liquide vaisselle, grattoir pour laver vaisselle, sopalin, papier WC, papier aluminium, filtres à café, café en poudre

- 1 tube de lessive liquide pour lavage à la main.

Sinon, ce matériel (draps/taies) serait facturé 40 euros par semaine par le camping.

Il y avait sur place 2 oreillers, 2 couvertures et dans la chambre pour enfants 2 oreillers, 2 couettes. Du matériel (genre draps, taies d'oreiller, je pense en papier à usage unique) emballé, etc... Nous avons déposé tout ceci dans la chambre d'enfants sans y toucher.

Nous avons trouvé un supermarché à l'entrée de Cénac, à 9 km sur la route de Domme, avec essence. Dans le village, boucherie, boulangeries, café (avec Wifi gratuit mais venir avec son PC), civette, laverie automatique, 1 hôtel-restaurant 2 étoiles (La Traverse), etc. Un petit marché le mardi matin au centre ville.

Saint-Martial de Nabirat et Cérac sont de très jolis villages. On peut aller à pied du camping au centre de Saint-Martial de Nabirat.

Dimanche 12 septembre :

Nous partons pour Périgueux, à 80 km via Sarlat et Les Eyzies-de-Taillac. 1 h 30 de trajet.

Nous arrivons à l'entrée de Périgueux et nous nous garons le long de l'Isle au dessous de la Cathédrale Saint-Font, près de l'hôtel Ibis.

Nous repassons le pont à pied pour aller voir un vide grenier (rue Saint Georges).

Ensuite, nous montons à pied à la Cathédrale que nous visitons. Visite dans la vieille ville avec de beaux hôtels particuliers.

Repas en centre ville. 2 menus de la région (à 16 euros), boissons, cafés. 40 euros à deux.

Ensuite, visite du Musée de Périgueux, entrée 4.50 euros, fermé le mardi. Rien d'extraordinaire à mon avis, présentation vieillotte, quelques mosaïques et encore, il semble qu'elles soient en train d'être transférées au nouveau musée gallo romain Vesunna... Bref, ce fut très rapide.

Ensuite, nous nous dirigeons à pied voir la tour Vesone et le musée Vesunna dans le parc à l'arrière dans un bâtiment de Jean Nouvel au dessus d'une villa d'époque romaine. Entrée 6 euros. Là, très bien fait, très didactique. Accès facile pour les personnes handicapées (ascenseur, etc.). Fermé le lundi (sauf en juillet et août).

Puis, nous passons voir un château en ruine, les restes de remparts et le parc avec les restes des arènes (tout ça nous connaissions déjà).

La gare de trains de Périgueux n'est pas très loin des arènes en question.

Puis nous retournons à la voiture et quittons Périgueux vers 17 h 15. Nous arrivons à Saint-Martial de Nabirat à 19 h.

Lundi 13 septembre :

Départ pour Cénac, 2 cafés, 2.20 euros. Le wifi du café est en panne...

Puis, route jusqu'aux Eyzies de Taillac.

Se garer à l'entrée du village, sur la gauche en venant de Sarlat, parking gratuit face au PIP (Pôle international de la Préhistoire). Les campings car semblent pouvoir s'y mettre la journée mais pas la nuit.

Sinon parkings payants dans le village. Il y avait un marché sur le parking central au bord de la rivière. Au bas de ce parking, un fléchage pour un parking camping car (avec vidange, etc).

Ce bâtiment (qui à cette saison ouvre à 10 h) offre une présentation succincte de la préhistoire, une petite boutique, une cafétéria avec terrasse et produits locaux. Il a été inauguré le 24 juillet 2010. Près du parking, une passerelle piétonne pour y accéder (avec WC au début de la passerelle à gauche ouverts à 10 h également).

Il est intéressant car on peut le traverser (entrée gratuite) pour ressortir à l'arrière tout près du centre du village et de l'entrée du Musée de la Préhistoire. Ce dernier ouvre à cette époque à 9 h 30 (fermeture le mardi), entrée 5 euros. Le musée est accessible facilement aux personnes en chaise roulante (ascenseur), idem pour la traversée du PIP.

Musée intéressant car il offre un résumé de ce qu'on voit dans les grottes de la région, des animaux de l'époque reconstitués (ce doit plaire aux enfants), un passage supérieur sous les rochers avec vues sur le village.

Ensuite promenade dans les rues du village au dessous du musée et sur la route principale, nombreux magasins de nourriture locale, etc.

Au centre du village, toilettes gratuites, à côté office du tourisme, avec liaison internet payante et location de vélos (assez solides, genre VTT je pense, mais pas sûre, 10 euros la journée).

Dans le village, de nombreux hôtels et des chambres à louer (notamment sur le chemin entre le PIP et le musée).

A 12 h, repas dans un restaurant au milieu de la rue principale, le Châteaubriant, sur la terrasse extérieure donnant sur un parc le long de la Vézère, très calme. Menu local à 11 euros, très bien servi et copieux, boissons, cafés. 30 euros à deux. Le lieu semble très couru et vite plein, nous avions réservé en passant vers 11 h 30 une table sur la terrasse. Le restaurant était quasiment plein vers 13 h.

Ensuite, nous reprenons la voiture pour aller voir la grotte de Font de Gaume, la seule encore ouverte au public avec des peintures préhistoriques multicolores (noires et rouges). Elle est à 1 km du centre ville environ sur la route de Sarlat. Là, nous apprenons qu'il vaut mieux réserver par téléphone car 180 personnes par jour au maximum. A l'instant, quelqu'un venait de se désister pour la visite de 16 h. coup de chance pour nous. Nous achetons les 2 billets à 7 euros chacun. Cette grotte est fermée le samedi.

En même temps nous réservons pour demain mardi 2 billets pour 14 h pour la grotte de Combarelles, env. 2 km plus loin sur la route de Sarlat, également 7 euros par personne. Là, il paraît que seules 60 personnes peuvent entrer par jour. On peut donc aller à pied éventuellement à ces 2 grottes depuis le centre ville.

Nous avons 2 h devant nous et décidons d'aller voir les ruines du château de Commarques sans entrer dans le château, juste pour la vue d'ensemble. Nous repartons avec la voiture (7 km en direction de Sarlat, dont 5 sur une toute petite route). Là, nous arrivons sur un parking (avec WC, il n'y en a pas au château, donc les gens sont avertis par un panneau de prendre leurs précautions avant d'aller à pied au château...). Les campings car peuvent y stationner, l'endroit est extrêmement désert. Nous descendons sur 600 mètres en empruntant la route goudronnée au début réservée aux riverains pour arriver sur une prairie au pied du château. La vue d'ensemble est magnifique, d'autant qu'il y a un autre château en face, apparemment partiellement en ruine également (il s'agirait du château de Laussel privé qui ne se visite pas). Il y a une source avec de l'eau potable dans la prairie. Puis nous remontons nos 600 mètres, reprenons la voiture et retournons voir la grotte.

Il faut s'y présenter entre 30 min. et 15 min au plus tard avant la visite. On vous fait entrer et monter tout seul 400 mètres. Les guides vous attendent en haut de la montée, devant l'entrée proprement dite de la grotte. Pour quelqu'un de jeune, il suffit d'arriver 15 min. avant pour franchir les 400 mètres à pied. Impossible d'y accéder pour quelqu'un en chaise roulante, accès trop difficile et parcours très étroit par moment dans la grotte.

La visite est très intéressante, on voit bien les peintures pariétales à hauteur d'homme et la guide était très compétente. Environ 1 h de visite, il fait 13 degrés à l'intérieur.

Ensuite, retour par Sarlat, quelques achats au supermarché.

Mardi 14 septembre :

Nous partons pour visiter Sarlat, que nous connaissons déjà, vers 8 h et nous y passons la matinée. Toujours aussi agréable de se promener dans cette belle ville.

A l'office du tourisme de Sarlat, de très beaux t-shirts écrus avec une copie des représentations animales de la grotte de Lascaux (15 euros pour adultes), alors qu'à Lascaux même, ils sont le même prix mais beaucoup moins jolis !

A 11 h 45, repas au restaurant Vicky dans la cour, parait-il romane, une omelette aux cèpes avec pommes sarladaises et salade (10 euros), total 33 euros à deux avec boissons et cafés.

Puis nous partons pour visiter la grotte de Combarelles où nous avons rendez-vous à 14 h. En route, nous essayons d'aller voir le château de Puymartin de l'extérieur mais nous nous heurtons à un portail (fermé jusqu'à 14 h 30) donc impossible de s'approcher même de l'extérieur du château. Nous revenons à la grotte. Là, parking à 50 mètres de l'entrée, possible pour les campings car, mais peu agréable le long de la route. Un bâtiment qui vend les tickets, des WC à côté et l'entrée de la grotte à 10 mètres de là, donc on peut arriver 5 min. avant la visite.

La grotte est beaucoup plus froide et humide que celle de Font de Gaume et très différente. Dans celle-ci, ce sont des gravures essentiellement animales et non des peintures. Il est donc intéressant de visiter les 2 grottes pour voir ces 2 types de représentations. La guide est également très agréable et compétente. La visite dure environ 1 h. L'accès est difficile pour une personne en chaise roulante (5 marches larges au début, mais la grotte est plus large qu'à Font de Gaume. On pourrait peut-être y passer. Le sol est une sorte de treillis en fer, je ne sais pas s'il serait possible d'y rouler en chaise en revanche.

Vers 15 h 15, nous repartons pour La Roque Gageac.

Parking gratuit à l'entrée du village (il y a aussi des parkings payants à l'entrée et un parking pour campings car), WC publics à proximité sur l'esplanade le long de la Dordogne.

Nous voyons sur la Dordogne des gabarres touristiques qui circulent et des canoës. Nous traversons le village à pied sur la route. Peu pratique car étroit et pas de trottoirs. Nous allons jusqu'au bout du village et remontons par une rue arrière. On ne peut pas aller jusqu'au bout, le chemin des Falaises est fermé depuis le 8 janvier 2010 suite à un éboulement jusqu'à consolidation définitive des lieux. D'immenses filins de protection sont tendus au dessus du village, disons avant l'église. Nous redescendons à la route pour pouvoir ensuite remonter un escalier jusqu'à l'église et poursuivre la route vers la mairie et redescendre aux parkings.

Tout ceci en environ 2 h.

Puis, nous rentrons à Saint-Martial de Nabirat vers 17 h 30.

Mercredi 15 septembre :

Départ vers 8 h pour aller voir Lascaux via Sarlat et Montignac par la D704.

Arrivée à Lascaux II vers 9 h. Heure d'ouverture affichée 10 h.

Nous montons à pied env. 1 km voir le site du Gisement du Régourdou (avec 5 ours vivants) qui doit plaire aux enfants. Cela ouvre à 11 h. Entre les 2 sites, une buvette Bellevue avec chambres (de 41 à 45 euros) qui semble intéressante. Puis, nous redescendons à Lascaux II.

Nous y arrivons vers 9 h 45 pour apprendre que la première visite commentée commence à 9 h 50. 2 billets entrée à 8.80 euros par personne. La visite dure 40 min. La grotte est extrêmement bien reconstituée, c'est très intéressant et le guide est passionnant. Ici, les animaux sont très bien représentés en de nombreuses couleurs, avec une majorité de chevaux. Il fait 13 degrés à l'intérieur.

Nous faisons ensuite un tour en voiture de la ville de Montignac, grand marché le mercredi matin, et nous nous dirigeons vers le château de Hautefort par la D704. Nous le dépassons et allons manger à Lanouaille. 2 plats du jour totalement inintéressants (11 euros), total avec boissons et cafés 31.50 euros à deux. Repas sur une terrasse dans le carrefour entre la D704 et la D706 ponctué de passage de nombreux camions...

Puis, nous allons voir le château de Hautefort vers 14 h. Entrée 8.50 euros par personne. Pas de visite guidée. Château avec jardins (plantes taillées en motifs), une charpente ancienne, une chapelle, un sous-terrain, de belles pièces meublées, etc. La vue d'ensemble est très spectaculaire. Il y a également dans le village un musée d'histoire de la médecine dans un ancien hospice.

Nous en ressortons vers 15 h 30 et allons à 7 km voir l'abbaye romane de Tourtoirac. Entrée 2 euros par personne (3 euros si visite guidée, totalement inutile ici). C'est petit, assez abimé malgré une restauration, peu de choses à y voir, essentiellement quelques chapitaux. On y reste environ 30 min.

Il y a une grotte qui vient d'ouvrir dans ce village (découverte en 1995). Si l'on a visité la grotte avant, l'entrée à l'abbaye est gratuite paraît-il.

Nous rentrons par la vallée de la Vézère, les Eyzies-de-Taillac, Sarlat, même si c'est un détour. Nous ne voyons pas du tout la rivière de Montignac aux Eyzies. Nous repérons ce qui nous intéresserait pour un autre jour, à savoir, le château de Losse et 2 villages troglodytes.

Nous arrivons à Saint-Martial de Nabirat vers 18 h. Nous avons fait environ 200 km aujourd'hui.

Jeudi 15 septembre :

Journée brumeuse, crachin tout au long de la journée...

Départ vers 8 h 30 pour Lalinde où nous flânons dans le grand marché du jeudi.

Ensuite, route vers Bergerac. Repas à la cafétéria Crescendo à l'entrée de Bergerac à 12 h. 26 euros pour deux. Excellent repas pour ce genre d'établissement.

Puis, nous dépassons Bergerac sur la route de Bordeaux pour aller voir les vestiges d'une villa romaine à Montcaret, avec belles mosaïques. Entrée 3 euros par personne, un petit musée à l'entrée, puis cheminement dans la villa en ruine et autour de l'église (qui a été construite en partie au dessus de la villa romaine). A l'intérieur de l'église, 2 chapiteaux romans. Le site est assez près de la gare SNCF de Montcaret (à l'arrière de la gare).

Puis, nous retournons à Bergerac que nous connaissions déjà. Arrêt en centre ville entre 15 h 45 et 17 h 15. Nous traversons en partie la vieille ville à pied. Place de la Mispe des chambres d'hôtes qui semblent intéressantes (Le Colombier / La Bonbonnière) dans des maisons anciennes. Sinon l'hôtel de France, place Gambetta, où nous nous étions arrêtés une fois il y a quelques années.

Nous rentrons ensuite via La Roque Gageac à Saint Martial de Nabirat où nous arrivons vers 18 h 30. Un bref arrêt à la sortie de Cénac pour acheter une petite reconstitution de borie en pierre du Lot (22 euros).

Vendredi 17 septembre :

Départ vers 7 h. Il y a pas mal de brouillard jusqu'à 10 h du matin.

Arrêt à Gourdon (à 14 km) pour un petit café et montée à pied dans la vieille ville jusqu'au château (point de vue). Rien d'extraordinaire à mon avis.

Départ pour aller à Saint-Cirq-Lapopie. Arrêt au dessus du village (500 mètres) dans un parking payant (2 euros forfait pour 24 h). Il y a également à cet endroit des places pour campings car (sans vidange, etc.). Puis, visite du village pendant 1 h 30. Magnifique village contre la colline. Le site est extraordinaire.

Vers 11 h 20, départ pour la grotte de Pech Merle près de Cabrerets. Nous y arrivons vers 11 h 45. Nous apprenons qu'il y a un départ de visite pour 12 h. 700 personnes seulement peuvent y entrer par jour. Visite guidée, 8 euros par personne. Magnifique grotte dans l'ensemble assez large avec stalactites et stalagmites éclairées sobrement, peintures (souvent simplement contours d'animaux en noir), empreintes de pas humains, une peinture très célèbre avec animaux mouchetés et 6 mains humaines + un brochet peu visible en arrière plan. La visite dure env. 1 h. A nouveau, le guide est très intéressant. J'ai beaucoup aimé cet endroit qui mixte curiosités géologiques et peintures pariétales, sans compter la racine d'un arbre au dessus de la grotte qui la traverse sur 4 mètres de haut...

Ensuite, avec le même billet, on peut accéder au musée voisin, mais qui est fermé jusqu'à 13 h 45, donc nous renonçons. Le musée est accessible aux personnes en chaise roulante mais pas la grotte elle-même. Il y a semble-t-il un chemin piétonnier qui relie le site à Cabrerets en 700 mètres (3 à 4 km en voiture).

Dans la boutique du site, à nouveau des t-shirts, cette fois-ci représentant la peinture célèbre décrite ci-dessus, mais les couleurs sont mal faites, trop vives par rapport à l'original.

Vers 13 h 30, nous nous arrêtons à Cabrerets pour manger à l'hôtel restaurant des Grottes, avec terrasse à l'arrière au bord du Célé (et piscine). Ca ne va pas très vite car il y a du monde. 2 menus du jour à 12 euros avec potage froid, buffet de hors d'oeuvres, dos de requin (peau bleue) avec légumes, gâteau au chocolat, très très bon, tout est fait maison paraît-il. 32.50 euros à deux avec boissons et cafés.

Vers 15 h, nous partons pour Rocamadour que nous connaissions déjà, pour repasser devant le site. Petite route via Gramat, ça ne va pas vite, nous arrivons vers 16 h 30 en haut vers le château. Toujours beaucoup de monde dans cet endroit. 2 cafés (2.80 euros à deux) près de l'hôtel du Château. Quelques campings car à côtés garés peut-être sur des places pour cars, pas sûre. On peut se garer gratuitement aux abords du château et descendre ensuite en ascenseur (payant) dans la ville, nous ne l'avons pas fait car nous y sommes déjà allés plusieurs fois.

Puis, nous rentrons par Gourdon. Arrêt à l'entrée au supermarché pour courses et essence et nous prenons, involontairement, une autre route plus étroite que celle de ce matin pour Nabirat et Saint-Martial de Nabirat où nous arrivons à 18 h 30.

Samedi 18 septembre (Journée du Patrimoine) :

Départ vers 8 h 30 pour Villefranche de Périgord, route sinueuse et peu plate sur plus de 30 km...

Visite à pied de la bastide de Villefranche de Périgord et de l'atelier du ferronnier d'art, Monsieur Erdos. Très intéressant, la place de la halle est très belle et il y a plusieurs belles maisons dans le village. L'église est peinte à l'intérieur.

Ensuite, direction Fumel pour voir le château de Bonaguil. Impressionnant et encore très bien conservé et restauré. Entrée 3.50 euros par personne (journées du patrimoine) sinon 7 euros par personne. Beaucoup d'escaliers parfois peu agréables. On peut se garer devant l'entrée du château (WC sur le parking, pas dans le château). Visite impossible du château par quelqu'un en chaise roulante.

Ensuite, Villefranche sur Lot. Repas à l'entrée de la ville à 12 h chez L'Buffet de Leclerc. Plusieurs formules à choix. Nous prenons celle à 11.50 euros. Confit de canard ou buffet chaud, desserts à volonté, café. Repas très correct pour ce genre de restaurant. Total à deux avec boissons 28.80 euros. Nous n'allons pas en ville car nous connaissons déjà.

Ensuite, départ pour Agen, surtout pour revoir les chapiteaux romans de la cathédrale et faire un petit tour en centre ville. Parking 2 h. derrière la cathédrale, 1.10 euro. 1 café et 1 coca en ville 3.80 euros. Ici aussi quelques belles maisons dans la ville.

Ensuite, nous repartons pour aller visiter l'abbaye de Moissac + son cloître où nous arrivons vers 16 h. Parking gratuit juste derrière l'abbaye (1 WC sur ce parking et 1 WC en bas à côté de l'entrée du cloître). Entrées gratuites pour le cloître (journée du patrimoine) sinon 5 euros par personne. L'église est magnifique, son portail surtout, ainsi que quelques objets en bois à l'intérieur et les murs peints (on croirait un papier peint), le cloître une vraie merveille avec ses 76 chapiteaux romans, tous différents les uns des autres. Le cloître a été restauré, les chapiteaux nettoyé, mais pas le portail et le tympan de l'église, ce qui est dommage.

Nous restons environ 1 h 10 et rentrons par la grande route, via Montauban, Cahors et Gourdon. Nous arrivons à Saint-Martial de Nabirat à 19 h 45, nous avons fait plus de 300 km de route ce jour.

Dimanche 19 septembre (Journée du Patrimoine) :

A 8 h, 2 cafés à Cénac (1.10 euros par personne) pour nous réchauffer et lecture du journal.

Vers 9 h 15, arrivée à Beynac, depuis La-Roque-Gageac. Nous nous garons à droite à l'entrée du village devant la boucherie et la boulangerie (sinon plus loin parkings payants même le dimanche). Nous avançons 100 mètres à pied le long de la Dordogne et montons à droite dans le village jusqu'au château. Chemin très pentu et par moments peu plat... Tranquillement, nous arrivons au pied du château vers 9 h 45, allons voir l'église, le cimetière et le panorama depuis là.

Près du château, parking payant (dont un forfait de 4 euros pour la journée) avec WC publics. Pas de WC dans le château proprement dit.

A 10 h, nous entrons dans le château. 7.50 euros par personne (pas de prix spécial pour la journée du patrimoine). Nous ne prenons pas la visite guidée. Le château 12e et 13e siècle est bien restauré. Il y a d'ailleurs actuellement un échafaudage contre une petite partie de la façade extérieure. Le film "Jeanne d'Arc" a été tourné là. Beaux meubles anciens, magnifiques vues sur la Dordogne et le château de Castelnaud depuis le donjon. Impossible de visiter ce château en chaise roulante.

Nous y restons 45 min. puis redescendons par l'autre côté du village. Nous arrivons sur le quai d'où partent les promenades en gabarres sur la Dordogne. WC publics avec une belle enseigne en fer forgé, parkings payants. Nous rejoignons notre véhicule en longeant la Dordogne, ici, au moins, il y a un trottoir tout le long du village, pas comme à La Roque-Gageac.

1 pain de campagne de 800 gr. à la boulangerie avant de partir, 2.60 euros.

Vers 11 h 25, départ pour le château de Castelnaud.

Nous arrivons au village vers 11 h 40. Parking gratuit en centre ville, près du club de canoë. Il y a un WC public fléché, mais pas vu exactement où il se trouvait.

Repas au restaurant "La Plage". 1 pizza (9 euros), 1 magret de canard (14 euros), boissons et cafés. 32,50 euros pour les deux.

Vers 13 h. nous allons faire un tour à pied au vide-grenier juste derrière le restaurant pendant env. 30 min. puis nous montons à pied au château. A nouveau, la montée est rude et parfois peu plate. On peut également s'approcher en voiture un peu plus du château et terminer à pied. Il y a aussi un musée de la noix à proximité, mais nous n'y sommes pas allés.

Entrée du château : 6,80 euros par personne (journées du patrimoine), sinon 7,80 euros par personne.

Le château est paraît-il le plus visité du sud ouest, effectivement, il y a beaucoup de monde. C'est extrêmement intéressant car présentation remarquable d'armes anciennes (arbalètes, lances, épées, canons, trébuchets grandeur nature, etc.) et diaporamas explicatifs. WC dans le château, juste avant la sortie à la fin de la visite. Ici aussi visite impossible pour quelqu'un en chaise roulante.

Nous repartons du château vers 16 h et allons en voiture voir celui des Milandes à 5 km (dans l'idée d'y retourner un autre jour pour le visiter...). Là, cela semble plus simple, parking devant la porte du château... Nous ne nous arrêtons pas et rentrons à Saint-Martial de Nabirat pour tester la piscine chauffée du camping... Nous y arrivons à 16 h 45.

La piscine est assez fraîche...

Retour au mobilhome à 18 h.

Lundi 20 septembre :

Départ à 8 h pour Gourdon.

Petit café et lecture des journaux.

Départ pour Souillac, arrivée vers 9 h 15, parking gratuit derrière l'abbaye.

Visite de l'abbaye, beaux chapiteaux, beau tympan et trumeau, mais à l'intérieur de l'église, quelques tableaux intéressants, dômes du toit assez particuliers comme à Périgueux.

Petit tour à pied dans la vieille ville, puis départ pour le château de Fénelon.

Parking gratuit et ombragé à 100 mètres de la grille d'entrée sur la gauche, sinon on peut se parquer à 50 mètres de l'entrée, mais en plein soleil. Entrée à 11 h 15, 7.50 euros par personne. Le château ferme entre 12 h 30 et 14 h 30 à cette époque ainsi que tout le mardi. Très beau château avec magnifiques meubles, une très belle cuisine, un puits très profond (90 m.), une salle d'armes, etc. WC dans le château au milieu du sens de la visite. A nouveau, l'endroit est inaccessible pour quelqu'un en chaise roulante.

Départ vers 12 h 15, repas à Rouffillac, après le pont sur la Dordogne à l'auberge du Pont. 2 menus à 16 euros, potage de légumes, salade de gésiers, confit de canard, dessert, boissons et cafés. 39.60 euros à deux.

Un bref arrêt au bord de la route pour voir le Cingle de Montfort, moins spectaculaire que celui de Trémolat, le village de Montfort lui est très beau.

Départ vers 14 h pour aller voir le château des Milandes. Arrêt peu avant le château pour voir le petit mémorial à Joséphine Baker (érigé en 2006 pour les cent ans de sa naissance).

Ensuite, montée au château en voiture (sens unique). Parking gratuit en face de l'entrée. Entrée 8.50 euros par personne. Une fois à l'intérieur, brasserie dans la cour, WC, boutique.

Nous faisons le tour du château. L'intérieur retrace essentiellement la vie de Joséphine Baker, peu de choses sur l'historique du château et peu de meubles d'époque. A la fin de la visite, un film fort bien fait retrace la vie de Joséphine Baker. Le film doit durer environ 3/4 d'heure. Puis, nous ressortons et regardons brièvement depuis la terrasse le spectacle de fauconnerie en contrebas. Visite du château impossible pour quelqu'un en chaise roulante.

Nous rentrons à Saint Martial de Nabirat en suivant la route pour Domme, qui nous mène à l'entrée de Cénac directement.

Arrivée vers 17 h 30 au camping.

Mardi 21 septembre :

Départ vers 8 h pour aller au Bugue voir le marché.

Parking gratuit en face de la poste. Visite du marché et de la vieille ville de 9 h à 10 h env.

Ensuite, Limeuil port, parking gratuit à la sortie du village. Nous montons à pied à Limeuil haut en suivant l'itinéraire de l'Office du tourisme, très intéressante visite, beau village. Pas trop de boutiques touristiques.

Nous repartons ensuite pour Trémolat. Avant d'y manger, nous retournons en voiture voir le Cingle de Trémolat (que nous connaissions déjà).

Retour à Trémolat à 11 h 45. Parking gratuit à l'entrée du village, place du foirail. Visite de l'église, belles fresques dans le choeur. Il y a un tout petit marché.

Puis repas dans le restaurant en face de l'église. 1 menu avec salade de gésiers, confit de canard, glace aux noix (17 euros). 1 tagliatelle aux Saint-Jacques (12,50 euros), glace aux noix, boissons, cafés. 41,50 euros à deux.

Vers 13 h 30, départ pour Cadouin et son abbaye. L'abbaye est sur la place centrale, avec belle halle (charpente en bois), mairie, auberge de jeunesse depuis peu (dans les bâtiments annexes à l'abbaye), WC publics. En face de l'abbaye, le restaurant de l'Abbaye semble proposer des chambres.

Un peu déçue par l'abbaye elle-même, très endommagée. Nous voulons visiter le cloître gothique, mais il est en travaux (sinon apparemment 5.50 euros d'entrée ou 10 euros pour un billet jumelé avec le château Byron). Nous entrons dans la cour de l'auberge de jeunesse, nous pouvons juste entrevoir le cloître par une porte avant de nous faire virer par les ouvriers... Sinon, on peut l'apercevoir, mais moins bien, par une porte vitrée dans l'abbaye.

Petit passage en voiture à l'intérieur de la bastide de Molières, pas très spectaculaire, puis nous allons à l'abbaye de Saint-Avit Senieur. Quelques fouilles et presbytère à côté.

Ensuite, arrêt sur la place centrale de Beaumont de Périgord, quelques belles maisons, sans plus. 2 coca cola, 6 euros.

Puis, nous allons à Montpazier que nous connaissions déjà. Arrêt à l'extérieur de la bastide et petit tour pour revoir la place centrale et la magnifique halle. L'endroit est très beau, mais trop de boutiques touristiques...

Retour en traversant Belvès (joli village ancien), puis D50 jusqu'à Cénac.

Arrivée au camping à 17 h 45.

Mercredi 22 septembre :

Départ vers 8 h pour Périgueux et Brantôme.

On s'égare un peu autour de Périgueux...

10 h, parking à la sortie de Brantôme près de l'abbaye dans un parking gratuit. Petit café, 3 euros à deux.

On revient à pied sur env. 200 mètres jusqu'à l'abbaye. Visite de l'église (le plus vieux clocher de France paraît-il) et des restes du cloître. Ensuite, il faut passer à travers l'office du tourisme pour acheter les billets et entrer à l'arrière de l'abbaye. Il y a un circuit à travers les grottes à l'arrière de l'abbaye, assez intéressant (bien fléché et expliqué). Cela s'appelle "Parcours troglodytique et musée F. Desmoulin". Entrée 4 euros par personne. Nous y restons environ 1 h.

Ensuite, franchissement du pont à pied et ballade dans la ville elle-même. Près du pont, il y a des bateaux faisant un tour sur la rivière (pour 7 euros les adultes et 5 euros les enfants). Quelques jolies maisons.

Nous mangeons à midi au bout du pont, place du Marché, restaurant La Cabourne. 2 menus à 16 euros (salade de gésier ou salade chèvre chaud, confit de canard ou bavette, dessert), boissons, cafés. 40 euros à deux.

Vers 13 h 30, départ pour Bourdeilles et son château.

Nous nous arrêtons juste avant le vieux pont, devant la mairie (parking gratuit). Il y a sur cette place un four qui vient d'être reconstruit à l'ancienne, quelques tables de pique nique au bord de la rivière, WC publics.

Ensuite, nous passons le pont à pied, magnifiques vues sur les maisons, le château, la rivière. C'est presque encore plus joli qu'à Brantôme. Nous poursuivons dans le village, dépassons le château et allons à l'église et sur l'esplanade à l'arrière (jolies vues également).

Vers 14 h 15, nous entrons visiter le château. En fait, les châteaux. Il y en a un 12e-13e et un à côté 16e siècle. Entrée aux 2 châteaux, 6.50 euros par personne. WC dans le bâtiment après l'entrée.

Nous grimpons dans le donjon du château 12e (121 marches en colimaçon...). Magnifiques vues d'en haut. Sinon, une grande salle vide à voir. Ensuite, nous allons dans le château 16e à 50 mètres. 3 étages avec env. 4 salles par étage, de magnifiques meubles, coffres, etc. très ouvragés.

Vers 15 h 30, départ avec la voiture pour l'abbaye romane de Chancelade. Le portail est sobre et très beau, quelques fresques à l'intérieur. A côté, une autre chapelle romane très belle, chapiteaux, etc. Nous y restons env. 30 min.

Vers 16 h 30, départ pour rentrer au camping.

Nous nous égarons à nouveau autour de Périgueux... Il faut absolument suivre "Périgueux centre" pour arriver à retrouver la route départementale pour Brive, etc.

Nous arrivons finalement à Saint-Martial de Nabirat à 18 h 30.

Cet après-midi, il a fait presque 30 degrés...

Jeudi 23 septembre :

Départ pour Gourdon vers 7 h 30.

Petit café, 2.20 euros à deux.

Ensuite, petite route jusqu'à Souillac et le Gouffre de Padirac.

Arrivée à Padirac à 9 h 30. Parking gratuit à côté du gouffre. WC dans le parking, près de l'arrêt pour les bus, à l'arrière de l'entrée du gouffre.

Nous regardons le gouffre et le premier ascenseur visible pour y descendre en attendant l'ouverture du site (à 10 h. à cette saison). C'est impressionnant.

A 10 h, nous entrons. Billets 9.20 euros par personne.

Nous descendons avec 2 ascenseurs successifs, puis à pied par des escaliers et à plat sur 200 mètres pour rejoindre plus loin une barque (11 personnes maximum) qui nous mène sur la rivière souterraine 500 mètres plus loin.

Ensuite, nous devons quitter ce bateau pour poursuivre la visite à pied avec un guide (150 marches à monter et à redescendre...). C'est vraiment féérique. Aucune peinture préhistorique dans ce gouffre, uniquement des concrétions naturelles.

Puis, nous reprenons la même barque qui nous ramène au point de départ. Les barques sont toutes photographiées au passage et l'on peut acheter la photo à la sortie...

Ensuite, nous remontons en utilisant 3 ascenseurs successifs.

Sinon, en lieu et place des divers ascenseurs, il est possible de descendre (ou de remonter) par un escalier totalisant plus de 500 marches...

Nous sommes à nouveau à l'extérieur à 11 h 25.

La visite dure 1 h 30 normalement, mais il y avait déjà beaucoup de monde lorsque nous sommes ressortis. Visiblement, ça freinait déjà après le bateau pour attendre le guide suivant, j'ai l'impression que ceux qui ne sont pas entrés à 10 h pile auront plutôt dû mettre 2 h pour parcourir tout le trajet avec les divers temps d'attente, voire davantage.

A 11 h 30, nous partons pour aller manger à Saint-Céré.

Vers 11 h 50, arrêt place de la République. Parking gratuit limité à 1 h 30.

Sur cette place, grand marché le dimanche matin.

Nous allons manger à la Brasserie des Voyageurs et des Touristes. 1 plat du jour (confit de canard) (7.80 euros), 1 côte d'agneau (9.20 euros), 2 desserts, boissons et cafés. Total 29.70 euros à deux. Tout était très bon et l'accueil agréable. Pas mal de gens du coin et d'ouvriers, le resto est vite plein, terrasse comprise.

Nous partons ensuite faire un petit tour dans le centre ancien de la ville. De très belles maisons.

Puis, nous partons pour Brive-la-Gaillarde, que nous connaissions déjà, pour y refaire un petit tour. Une grosse averse avant d'y arriver et ça se calme, ouf !

Nous y restons de 15 h à 16 h 30. Parking 1.50 euro à proximité de la cathédrale. Celle-ci a été restaurée. De très beaux chapiteaux, surtout à l'extérieur à l'arrière; à l'intérieur, une cuve baptismale, un ancien porte bougies, de beaux vitraux.

1 coca pour deux dans un café : 2.50 euros.

Ensuite, nous rentrons à Saint-Martial de Nabirat via Sarlat. Nous profitons pour reprendre de l'essence pour la voiture. 1.31 euro le litre (super 95) dans un supermarché Carrefour.

Nous arrivons au camping vers 17 h 45.

Vendredi 24 septembre :

Départ vers 8 h 30 pour monter à Domme.

Quelques averses par moment mais il ne fait pas du tout froid.

Parking Saint James à l'entrée du village. Forfait 2 euros pour la journée. WC sur le parking.

Nous montons à pied refaire un tour du village que nous connaissions déjà. Toujours aussi joli. Il n'y a pratiquement personne à cette heure-ci.

La grotte se visite à 10 h 15 (pour la première visite guidée du jour), billets à 8 euros à prendre à l'office du tourisme en face. Nous avons déjà assez vu de grottes...

Ensuite, nous repartons pour Les Eyzies par Saint-Cyprien. Quelques courses au supermarché Carrefour au passage.

Parking gratuit au PIP aux Eyzies, puis nous retournons manger au restaurant Châteaubriant qui nous avait plu. 2 menus du jour à 11 euros, toujours aussi bon. Total pour les deux avec boissons et cafés 30 euros.

Ensuite, nous rentrons au camping via Sarlat pour faire le ménage complet du mobilhome que nous devons libérer demain matin à 8 h. Ceci dure de 14 h à 16 h 30...
Open
Trois jours à vélo en passant par la Corrèze et l'Aquitaine
Bonsoir,

Je viens sur ce forum car j'espère trouver des conseils pour préparer 3 jours à vélo :

Départ de Corrèze et arrivée en Aquitaine.

Voici les détails... Est-ce que cela vous semble faisable? (je connais pas la route, le dénivelé, c'est un peu au feeling... 😕)

Dates : mois de septembre

Carte : tracé google map du parcours

Jour 1 :

Larche -> Souillac : 35 Km

Souillac -> Sarlat la canédat : 30 Km

Jour 2 :

Sarlat la canéda -> Bergerac : 60 Km

Jour 3 :

Bergerac -> saint emilion : 55 km

Hébergement via Couchsurfing 😛

J'ai 25 ans, une bonne condition physique, par contre un vélo VTT pas terrible (il date de mes 15 ans mais il fonctionne bien).

Merci de vos conseils !

A bientôt 😉
Open
À vélo de Bordeaux à Sarlat par la Dordogne
Bon jour le monde! J'ai pensé à faire le canal du Garonne cet été et puis que j'aurai quelques jours en plus je vourrais continuer le long de la Dordogne jusqu'à Sarlat à peu prés. Mais je ne trouve pas une guide de veloroutes par la région et je ne sais pas s'il y a des pistes cyclables qui vont à côté du cours de la Dordogne. Ou sinon, s'il est possible de rouler par des routes secondaires pas trop dénivelées. Enfin, si quelqu'un peut m'aider à choisir l'itinéraire j'en serait trés obligée 😊
Open
France: chemin de Stevenson
Bonjour,

Je prévois en 2006 d'effectuer le chemin de stevenson du Puy en velay jusqu'à Alés. Apparement on peut l'effectuer en 12 jours, qu'en pensez vous?

Merci pour vos réponses 🙂,

jmix
Open
GR10 entre Hendaye et Lescun
GR10 – Hendaye >>>Lescun du 16 au 27 aout 2016

1er jour: Hendaye – Trabenea – 23km - 975m+

Quitter Hendaye par la plage Mettre les pieds dans l’eau atlantique une dernière fois Puis déjà des rues qui montent Devant nous deux sacs à dos que nous ne reverrons plus jamais Il fait une chaleur de fou C’est déjà épuisant Nous dégoulinons littéralement Le Xoldokogaina est notre premier sommet à 486m Pas de doute nous sommes dans un pays aux étranges sonorités Puis le col d’Ibardin nous offre ce que l’être humain sait faire de mieux Quand il ne sait pas quoi faire Dépenser de l’argent dans des magasins détaxés Pour faire provision de drogues diverses et légales C’est affligeant Heureusement, une 4cv merveilleusement restaurée Vient nous ravir la vue (mais eux aussi font des emplettes) Et l’ouïe avec son pet pet pet pet caractéristique de l’échappement au frein moteur Puis nous entamons la descente vers le village de la première étape Par une forêt aux chênes centenaires et formes étranges Trabenea, l’hôtel est tenu par une couple russe Lui ressemble à un ogre mais sa voix douce rassure tout de suite On mange bien et la clientèle est aussi dans la randonnée

Jour 2 : Trabenea >>> Dantxaria - 23km – 805m+ (46)

Départ 9h30 vers la Rhune mais c’est totalement bouché Et 2000% d’humidité redégoulinante Donc on ne fait pas la Rhune On voit que dalle Et c’est blindé de monde Nous continuons notre chemin vers Sare Le brouillard se lève doucement et il fait moins chaud C’est mignon mais hyper touristique avec des restos et des hôtels c’est presque tout Ah il y a une église aussi On fait une partie du chemin vers Ainhoa avec un couple et une autre dame mais elle traine et le type râle Ce soir nous sommes logés dans un Logis 2 stars et c’est le grand lusque Repas moyen car le chef n’y met pas de passion Mas pâtes rata sont bonnes et elles vont devenir un peu (trop) fréquentes Un pti verre d’Iroulégy pour faire passer tout ça Le plat de viande de Flo ne ressemble à rien

Jour 3 : Dantxaria >>> Col des Veaux – 12km – 800m+ (58)

Drache nationale basque Le petit déj est pantagruélique si vous voulez Buffet à volonté et on en profite car on a le temps Le lait caillé de brebis accompagné de miel d’acacia c’est une tuerie Et on répétera ça tant qu’on pourra Bon il pleut toujours mais faut y aller On s’équipe sévère Ainhoa est un très beau village avec des maisons anciennes du 17° (1630) Montée vers un calvaire sinistre avec des représentations du christ et des bandits particulièrement morbides Faut souffrir …… Toujours la drache On coupe le GR par des sommets faciles Puis la pluie diminue et le ciel se dégage Enfin du spectacle et de la vue Ça commence à être beau avec des petits sommets à 1000m On se contente de peu On tâtonne un peu pour trouver le gite du soir On est au milieu de nulle part Une Venta sous le col des Veaux Les proprios nous laissent en plan avec la bouffe dans le frigo à réchauffer au micro ondes Non mais sans blagues !!!! Chats joueurs et brebis pour compagnie Plus tard le berger viendra récupérer ses bêtes et ça sera plus calme Le ciel se dégage entièrement et la vue est splendide Bouffe pas terrib’ et logement moyen mais on avait compris en arrivant

Jour 4 – Col des Veaux >>> Bidarray – 12km – 450m+ (70)

Beau temps au réveil Petit vent frais Montée vers le col On en profite pour gravir le truc du coin (Pic Iguzki - 844m)

On a le temps - Cols d'artzatey puis d'Espalza

Belle descente dans un canyon Ça commence à cogner

Passage par la grotte du sang qui sue (Harpékosaïndoa….je vous confirme) On se met à l’ombre en observant des hirondelles nourrirent la tribu

Des gens partout on pense que c’est dimanche Eh ben non c’est vendredi Au passage d’un pont une rivière coule en bas Ni une ni deux on se met à l’eau Un couple qui fait de même nous offre ce qui reste de leur gâteau basque Nous donnerons la dernière part au jeune flamand qui nous rejoint De toute façon il est un peu trop sucré Ça écœure un peu mais c’est bon quand même Derniers kils pour Bidarray L’hôtel est en bas du village près de la voie ferrée refaite à neuve Le train passe sans crier gare Super accueil, bouffe pas dégueu, bon séjour ici Gros orage dans la nuit ça s’annonce par bien pour demain

Jour 5 - Bidarray >>> St Etienne de Baïgorry – 15km - 510m+ (85)

Voila, c’est demain et c’est pas bien Drache nationale basque Et c’est dommage car le programme prévoit une super marche par les crêtes Tant pis mais c’est pas sérieux de monter là haut par ce temps Alors par la route du bas Nous sommes rejoins par deux gars qui ont pris la même décision Comme ça on cause sur le macadam A un carrefour, longue discussion avec un fermier On parle de la vie rurale, de la langue basque et c’est bien sympa Ça se calme en arrivant à St Etienne Encore un petit hôtel pour nous accueillir Y’a aussi un chocolatier on viendra gouter ses spécialités

Jour 6 – St Etienne de Baïgorry >>> Bidarray par les crêtes d’Iparla – 18km – 1200m+ (103)

Comme le temps s’est arrangé dans la nuit On décide de faire demi-tour Et de passer par les crêtes qu’on a loupées hier Alors c’est parti mon kiki Merveilleuse journée qui donne enfin l’impression de faire de la randonnée en montagne Ça monte, ça descend, des sommets, des forêts et des gens, beaucoup de gens Car aujourd’hui c’est vraiment dimanche C’est la plus belle rando du coin tout le monde s’y précipite Mais gaffe aux précipices Retour à Bidarray Et à peine le pouce levé Un gars du Jura nous emmène à st Jean pied de Port Oh la la, y’a du monde dans le bourg Carrefour du GR et du Compostelle La ville ressemble à un rassemblement de marcheurs Certains arborent fièrement leur coquille (vide ???) sur leur sac Et ici le bâton est en bois Faut pas se tromper de genre Accueil hallucinant dans le gite Le type veut qu’on dégage à 8h30 Après un petit déj pris entre 6h30 et 7h30 Mais on en a rien à foutre du Compost nous on a que 15 bornes à faire demain C’est pas négociable et le ton monte rapidement Je décide de prendre une chambre dans l’hôtel d’en face Flo est un peu patraque et une bonne nuit lui fera du bien Adieu connard !!! Renseignements pris auprès de l’organisme qui s’est occupé de notre rando Le type est en train de péter les plombs Je confirme

Jour 7 – St Jean Pied de Port >>>> Kaskoleta – 12km – 510m+ (115)

Flo se sent moyen et va voir un toubib pour diagnoz Rhino pharyngite Pendant ce temps je fais des courses pour la deuxième semaine On m’a causé d’un marché en haut de la ville Bingo, y’a tout ce qui faut en bio : Pain, légumes, fruits, fromage et lichouseries Nous v’là parés D coup on pat un peu tard et il fait déjà super chaud Mais la journée n’est pas trop longue ça devrait le faire Manque de pot pas mal de macadam pour commencer jusqu’à Caro Puis petit sommet et redescente jusqu’au village de d’Estérençuby Méga pause au bistrot On s’envoie chacun 50cl de Vichy Cassis Le patron est sympa peut-être encore plus de l’avoir salué en basque en arrivant Je sors mon « Egun-on » à chaque fois que je peux Un groupe d’hommes jouent aux cartes dans le coin Le patron nous dit qu’un d’eux peut nous monter au gite Faut juste attendre que la partie soit finie On tope là Durant la montée nous continuons de nous instruire sur la vie pastorale locale Agriculture de montagne subventionnée (il nous remercie) Revenus en hébergements et transformation de produits Gite perdu près d’un col : Kaskoleta ça s’appelle Super accueil et nourriture un peu travaillée La salade est géniale mais les pâtes à la crème un peu justes Car les autres ont aussi un méga plat de viande Je commence à être habitué à cette rengaine En revanche ils nous vendent bien leur sorbet lait de brebis/miel car le dessert fait grincer tout le monde Même les enfants : salade de fruits en boite Mais si on commence à évoquer l’hygiène générale Là on frise la limite Frigo que je ne mettrais pas mes légumes dedans Et les lits, heu, ben, disons qu’un matelas de 90 ça rentre pas dans un sommier de 70 par exemple Et que le ménage n’est pas souvent fait Bon on ne passe qu’une nuit chez eux mais quand même faut pas exagérer Ptit déj moyen on décanille à 8h30

Jour 8 – Kaskoleta >>> Chalets d’Iraty – 21km – 1500m+ (136)

Grosse journée en perspective Ça part en grimpant sévère Pius ça redescend illico pour devinez quoi Remonter en face On commence à croiser des visages connus Passage par les Cromlechs d’Okabe et le sommet du même nom (1466m) Redescente bien sur et dernière montée pour atteindre les chalets d’Iraty (1360m) Dodo en gite d’étape et diner dans un resto d’où la vue est imprenable Sur les premiers sommets Pyrénéens Ça commence à ressembler à de la montagne Et en plus on a droit à un super coucher de soleil à défaut d’un diner mémorable Le mauvais temps est bien derrière nous

Jour 9 – Iraty >>> Logibar – 17km – 485m+ (153)

Les cafistes partent les premiers comme d’hab’ On traine un peu la journée est courte Départ par une belle crête (Pic des Escaliers) qui va se continuer longtemps Mais le GR n’est pas au mieux de sa forme Car les vaches le trouvent aussi très à leur gout Et le transforment en terrain de bouses et de boue On s’enfonce jusqu'aux chevilles Il fait une chaleur éprouvante et nous profitons de l’ombre de chaque arbre pour souffler Je plains ceux qui le font dans l’autre sens avec un sac à dos chargé Ce soir on dort à Logibar (mais d’où vient ce nom ????) C’est cafi de touristes car il y des gorges à visiter juste à coté On y passe demain En attendant je m’enfile une 50cl d’Akerbeltz C’est le minimum syndical pour récupérer de cette journée torride Flo reste au lait fraise que les basques ont l’air de découvrir Je pense que les restaurateurs de la région ne doivent pas savoir ce qu’est un végétarien Car quand ma salade arrive y’a du thon dedans La Rebenne s’était pourtant donné la peine de leur signaler ‘ni viande ni poisson’ Cela me rappelle l’autre qui ne savait pas que le riz c’est une céréale Vous faites quel métier déjà ????? Je ne vous parle pas non plus du gratin dauphinois directement sorti du congélo et jeté dans l’assiette Si la chambre parait bien je me réveille dans la nuit bouffé par des punaises Arghhhhh…je hais les gites pourris !!!!!!!! Heureusement les lits du haut ont l’air épargné

Jour 10 – Logibar >>> Ste Engrâce – 22km – 1300m+ (175)

Petit dej pourri à l’image de l’ambiance générale Café réchauffé au micro ondes par exemple He !!!!! Je bois du thé….Yes !!!! Allez on se casse Départ à la fraiche dans le canyon Passage par la passerelle d’Holtzarte qui ferait croire aux Népalais que c’est une autoroute Ça grimpe jusqu’1400 et nous nous amusons d’observer les brebis en procession sur les pentes herbeuses On dirait une immense chenille Un peu (trop) de piste et c’est la descente sur Ste Engrâce Gite dans une auberge Nous sommes sonnés par la chaleur comme nos collègues de randonnée Repas très convenable avec une pipérade et un vrai plat de légumes J’exulte ….enfin ….. Mais les autres ont aussi de la viande… blablabla…. Mais le pinard s’appelle ‘Le Réconfort’…Hips….. J’avais pas vu de bouteille étoilée à 12° depuis belle lurette Je commande un Iroulégy que je vais partager avec des connaisseurs Au moment du dessert je troque la glace Miko contre des parts de tartes qui nous passent presque sous le nez Tu rigoles ou quoi ???? Faut pas me la faire Tout le monde en profite. Bonne ambiance à table

Jour 11 – Ste Engrâce >>> Arette La Pierre St Martin par le Pic D’Arlas (2044m) – 12km – 1530m+ (187)

Départ dans la fraicheur des gorges mais moiteur absolue C’est du Régalon mais en plus grandiose Nous débouchons dans une prairie En chemin on croise Betty qui se trompe carrément de sens et qui redescend On lui fait faire demi-tour et je la surveille un peu Elle a l’ait un peu groggy Aux abords d’une bergerie une jument nous offre le triste spectacle de la mort Alors qu’elle essayait de mettre bas Elle a du venir chercher de l’aide mais il n’y avait visiblement personne Col de la Pierre St Martin Nous avons plein de temps alors rahouette Un petit sentier part sur la droite C’est toujours mieux que la route qui mène directement à la station Au col de Pescamou (toi-même) je grimpe direct en haut de l’Arlas (2044) Ça dégourdit bien les jambes Flo fait une petite sieste en m’attendant Petit sentier en balcon pour rejoindre le premier refuge de la rando Refuge Jeandel (1640) Et hop une Leffe pour le réconfort Nous retrouvons aussi notre copine solitaire Elle est bien chargée et marche à son rythme comme elle dit On partage une autre Leffe Nous dinons avec des jeunes de Barcelone qui ont l’air de bien caller ‘Manque de préparation’ vont-ils nous avouer Plutôt abandon général….. A part une petite punaise découverte sous le matelas tout va bien

Jour 12 – Pierre St Martin >>> Lescun – 16km – 560m+ (203km et 10620m+)

Dernier petit dej préparé la veille et comme d’hab, rien à becqueter Départ aux aurores et à la frontale En passant, nous croisons Frank et Haneke qui ont dormi par là (il la surveille de près) Un très long lapiaz nous mène au Pas de l’Osque (1922m) Nous sommes les premiers pour une fois et en cadeau une mère Isard et son petit dévalent le pierrier Faut même mettre un peu les mains…que du bonheur ….. De l’autre coté, spectacle grandiose sur le cirque de Lescun et le pic d’Anie au fond Le sentier rejoint le Pas d’Azun et c’est la longue descente sur Lescun dans le magnifique cirque du même nom Le long des Orgues de Camplong Plein de monde, c’est samedi et les randonneurs font le Pic d’Anie Pas pour nous cette fois ci Dommage ça ressemble à du beau cette grimpette Et c’est fini
Open
Balade autour du Bassin d'Arcachon, du Cap Ferret à la Dune du Pilat
La Pointe du Cap Ferret et la Dune du Pilat marquent les deux extrémités de l'entrée du Bassin d'Arcachon, à vol d'oiseau (marin) ces deux lieux ne sont séparés que d'environ quatre kilomètres. Mais pour relier ces deux sites, je vous convie à emprunter un trajet beaucoup plus long … celui qui longe les rivages du bassin. C'est assurément le meilleur moyen de découvrir les différents aspects et surtout le charme des bords de cette petite mer intérieure. Les sentiers et les routes nous feront ainsi cheminer de plages en dunes, de marais en près salés et de ports en villages. Je fréquente et apprécie l'atmosphère unique du Bassin d'Arcachon depuis de nombreuses années, en période estivale mais également à d'autres saisons et souvent avec mon appareil photo à portée de mains … vous l'avez compris, le récit sera donc abondamment illustré. --



C’est ici que commence la balade, plus précisément sur la Presqu’île du Cap Ferret. Admirez ce panorama, sans aucun doute un des plus beaux du Bassin d'Arcachon : en toile de fond trône la célèbre Dune du Pilat, la plus haute montagne de sable d’Europe dont le sommet tutoie les 110 mètres. Rien que ça ! Et puis il y a ce plan d'eau, il s'étend entre les deux rives de l’entrée du Bassin , de belles eaux bleues animées en permanence par de forts courants. A marée montante les eaux salées de l’Océan Atlantique viennent à la rencontre des eaux douces de la Leyre (le cours d’eau qui est à l’origine de la formation du Bassin). Et Inversement, à marée descendante, la petite mer intérieure se vide en se diluant parmi les eaux océaniques. Quelques centaines de mètres plus loin, on parvient à La Pointe. Un nom de lieu qui à défaut d’être original signifie parfaitement où l’on se situe … C’est donc l’extrémité de la Presqu’île du Cap Ferret, la fin des terres (enfin des dunes de sable), une langue de terre sablonneuse coincée entre le paisible Bassin et les tumultes de l’Atlantique. L’avancée de sable est léchée, brassée, grignotée ou attaquée (selon la météo du moment) par des courants et des vagues qui s’entrecroisent.



Les vagues, certains en profitent, par temps calme, pour les surfer en bord de plage. Oh, la jolie « gamelle » … avec la planche qui s’envole ! J’ai été chanceux ce jour-là pour saisir ce mouvement, d’autant que c’était ma première prise photo et finalement la meilleure de la série. A vrai dire, la plupart des gens qui arrivent en ce lieu focalise leur regard vers la Dune du Pilat, on ne peut la rater. Elle est haute bien sûr (on l'a dit déjà) mais d’ici on remarque également qu’elle est large, elle s’étend en effet sur environ trois kilomètres de côte. Parmi les petits groupes de visiteurs /spectateurs, il y a toujours un connaisseur qui semble renseigner les autres, son index pointant le banc de sable d’Arguin ou encore l’ourlet blanc posé sur l’horizon formé par les vagues des « passes ». Ces fameuses passes, entre océan et bassin, avec leurs courants anarchiques si difficiles à naviguer pour les marins, ils sont d'ailleurs très redoutées par les pêcheurs locaux. Quant aux très nombreux plaisanciers du Bassin d’Arcachon, par prudence (et raison), ils sont rares à s’y aventurer et restent plus sagement sur les eaux bien plus calmes de leur mer intérieure. Pour vous faire partager le superbe panorama dont on bénéficie depuis La Pointe, je pourrai vous montrer une photo prise en été avec des vacanciers étendus en nombre sur cette plage … mais non, je préfère vous proposer une vue plus nature capturée au printemps. Le vent venait de balayer une partie des nuages chargés de pluie et commençait à faire sécher l’étendue de sable en donnant cet original aspect au graphisme particulièrement photogénique. Le relief du sable de La Pointe jusqu’à celui de la Dune du Pilat était ainsi souligné. Une belle atmosphère à partager, main dans la main et cheveux au vent en humant l’air iodé.



Indissociables des paysages des plages océanes, les blockhaus datant de la dernière guerre sont ici toujours présents … mais pour combien de temps encore ? Peu à peu, les assauts des vagues et des tempêtes les font disparaître. Sapés sur leur base, ils basculent et sont engloutis ensuite dans les sables mouvants. Et dire qu’ils ont résisté aux bombardements mais s’effacent maintenant par la seule action de l’érosion marine, la nature au final sait rependre ces droits ! Bien sûr, personne ne s’en plaindra car il faut reconnaître que ces carcasses de béton armé (c’est le cas de le dire !) ne sont pas vraiment esthétiques … sauf quand des artistes les embellissent avec leur tags très colorés, histoire de donner un peu de gaîté à ces symboles guerriers.





Voici une photo pleine de contrastes entre l’insouciance de ce farniente au soleil vécu par cette personne allongée sur le sable et l’arrière plan constitué par ce témoignage austère de la folie des guerres. Il n’y a pas que les blockhaus qui se trouvent emporté par l’érosion marine, parfois, lors des grandes marées et des tempêtes d’équinoxes, ce sont les dunes ainsi que des pans entiers de sable qui se trouvent happés par les flots.





Mais comme en témoigne cette photo, la puissance des vagues, ses remous et sa frange d'écume agitée de bulles deviennent en été une véritable source de plaisirs. Des baignades bienfaisantes qui s'apparentent à des séances de jacuzzi iodé, on ne peut imaginer plus naturel. Voici une autre image, bien plus paisible avec ces fleurs de dunes. Cela peut paraître surprenant, sur ce sol de sable balayé par les embruns salés, les liserons de dune parviennent à fleurir et apportent au printemps quelques jolies touches colorées.





Depuis le cordon dunaire qui longe l’océan mais également depuis une grande partie de cette extrémité de la Presqu’île, il attire immanquablement le regard des promeneurs. Normal, avec sa colonne blanche et rouge il domine un océan de verdure de ces 57 mètres de hauteur. Je veux évoquer ici le Phare du Cap Ferret. Sa situation est un peu particulière car au pied de ce phare, il n’y a ni port avec des alignements de bateaux de pêche ni une ambiance sonore faite de cris d’oiseaux marins mais juste le silence d’une agréable pinède. Même si ce n’est pas sa fonction première, le phare du Cap est un lieu de visite qu’il ne faut pas manquer, le panorama dont on bénéficie depuis sa lanterne est tout simplement à couper le souffle. Pour en profiter il faut bien sûr gravir les 248 marches de l’escalier en colimaçon, c’est seulement après cet effort que la récompense vous est offerte. Une vue panoramique s’étendant de l’ Océan Atlantique à la Dune du Pilat en balayant des yeux également la Pointe et les vagues qui l’assaillent.





Après ce travelling et l'observation de ce voilier et de ce kakak qui atteignent la pointe de sable, l’attention se porte maintenant vers la conche du Mimbeau, la presqu’île … de la Presqu’île du Cap Ferret. C’est cette langue de sable d’environ huit cents mètres située entre le Bassin et le village des pêcheurs du Ferret. Cette tour n’est pas seulement un remarquable belvédère pour admirer le paysage, c’est avant tout un phare dont le faisceau lumineux (un éclat rouge toutes les 5 secondes) est visible la nuit en mer jusqu’à 50 kilomètres. Depuis 1995, il est entièrement automatisé.



Il faut attendre le crépuscule pour voir sa lanterne s’allumer et pour observer le mouvement circulaire de son faisceau rouge. Lorsque l’atmosphère est un peu brumeuse, il est d’autant mieux visible. L’artifice de cette longue pose photo le montre ainsi en double !



Depuis des années, il attire régulièrement mon objectif photo … je possède donc une longue série de vues de ce phare pris ainsi sous plusieurs angles et en toutes les saisons. En voici un aperçu.



La tour verticale qui se noie parmi les troncs des pins ou encore en partie masquée par les mimosas fleuris en fin d’hiver.



Le phare vu depuis le Bassin avec une pinasse posée sur le sable … à marée basse. Une autre fois, j’ai capturé ce ciel rougeoyant lors d’un coucher de soleil, comme si la luminosité et cette teinte annonçaient la couleur … celle du faisceau lumineux pas encore allumé.



On le voit très distinctement depuis le sommet du phare, juste en contrebas du phare, au bord de la Conche du Mimbeau … le village des pêcheurs (et des ostréiculteurs) constitue l’étape suivante de ma balade. Un alignement de cabanes en bois au charme simple et quelques terrasses invitant à la dégustation de la spécialité locale, les fameuses huîtres. Il faut se laisser tenter, les huîtres sont à apprécier sur place avec un coup d’œil splendide sur le Bassin, la presqu’île du Mimbeau et la dune du Pilat (superbe à marée haute et sous les rayons d’un soleil de fin d’après-midi).



Les cabanes des ostréiculteurs ne sont pas toutes teinte bois. Certaines arborent des teintes jaune, rouge, blanche ou encore des ouvertures bleues, comme celle-ci, la « 70 ». Il en est de même pour les coloris des « Pinasses », les embarcations typiques du Bassin : allure effilée et fond plat particulièrement adaptés à la navigation et aux rivages du Bassin.



J’ai un penchant pour celle-ci avec sa coque rouge (et ses reflets), une belle harmonie avec le sommet du phare. Teinte orangée, L’ « Orange à mer » me plaît bien aussi … pas seulement pour le jeu de mot de son nom, amusant et bien trouvé !





Mais la plus originale est certainement cette pinasse aux couleurs rasta … des teintes et une évocation très cool mais il faut le reconnaître pas vraiment dans l’atmosphère habituelle du Ferret ; ici, les résidents secondaires ou les estivants sont plutôt tendance chic et arborent une décontraction … mesurée.

La suite …… message suivant -->
Open
Chemin de Saint-Guilhem en bivouac, en avril?
Bonjour, nous souhaitons partir début avril pour le chemin de st guilhem, nous allons bivouaquer, et aimerions savoir si il est praticable à cette période, cette année ? y-a-t-il encore de la neige en ce moment ? nous avons de bon duvet donc nous partons optimistes ! Quelqu'un pourrait-il nous indiquer si il y a des portions du chemin sans ravitaillement , si nous devons par exemple prévoir de prendre avec nous de la nourriture pour X jours ? concernant les sources, auriez vous un site les répertoriant ? en vous remerciant par avance , attendant vos précieux renseignements Marine et Elliot
Open
Week-end pont du Gard et Alpilles à vélo (220 kilomètres)
inspiré par le récit d'ANDRE029 : une semaine en Provence

Samedi 15/9 139 kms

Levé 4h départ 4h56 La Bouilladisse MARSEILLE gare St Charles à vélo 27 kms puis MARSEILLE Nimes en bus et Nimes Cavaillon à vélo 112 kms

j'ai rajouté une deuxième frontale sur le guidon, avec le feu arrière clignotant, je suis pas mal éclairé seulement 4 voitures me doubleront entre chez moi et l'entrée dans MARSEILLE (ils doivent se demander que fait cet extraterrestre chargé comme un baudet à une heure si matinale) il fait très doux pas besoin de veste, voyage sans problème en bus de MARSEILLE à Nimes, après avoir remonté le vélo 15 minutes (je sens le regard des gens lors du démontage et montage du vélo au premier abord ils doivent se demander ce que je fabrique à m'activer ainsi) je traverse cette belle ville tout du moins au centre, larges avenues c'est fleuri pistes cyclables j'attaque une belle cote direction Uzès, puis descente je passe le pont saint Nicolas le Gardon est à cet endroit à sec, puis les villages de Sanilhac-Sagriés puis Collias, je trouve un robinet discute avec un couple sympa et un cycliste que j'avais en point de mire sans pouvoir le rattraper mais c'est un électrique on consulte sa carte , je file sur le pont du Gard, il y a un accès vélo mais c’est un vrai tourniquet pour aller visiter ce chef d'œuvre, c'est beau, là il a de l'eau dans le Gardon et pas mal de monde, je traverse le pont et prends la nouvelle piste cyclable entre le Pont du Gard et Beaucaire, c'est bien aménagé, après le tunnel éclairé je consulte un panneau avec un plan, je file tout de suite à gauche sur le barrage de Vallabrégues, il a un fort vent en traversant le Rhône et l'usine hydroélectrique ( on devrait en construire des centaines de ces usines hydroélectriques, le Rhône se partage naturellement une partie des eaux passe dans le barrage l'autre s'écoule à coté ça éviterait d'avoir ces "pu" de centrales atomiques qui risquent un jour de nous exterminer), je poursuis à gauche sur Vallabrégues, il est temps de se restaurer je cherche et trouve un robinet: l'idéal, une cyclotouriste belge bien chargée vient me parler : elle a perdu la via rhona (avec son accent) la via rhona passe rive droite nous sommes rive gauche, un couple de cyclo belges part en même temps que moi, ils avancent fort, je retourne sur mes pas et reprend la piste cyclable, après une partie bien gravillonnée je rentre dans Beaucaire une immense place pleine de platanes un château à droite un autre à gauche qui plonge dans le Rhône, je suis à Tarascon et part sur St Etienne du grés, je prends la belle et calme piste cyclable qui va à St Rémy, c'est sympa puis ensuite je suis les panneaux de l'euro vélo 8 à gauche c'est bien indiqué sur des petites routes bien tranquilles à travers les vergers, les pommiers croulent sous les fruits puis Molléges joli village, et arrive à Cavaillon au camping "la Durance" la gérante une sympathique hollandaise m'accueille je monte la tente décharge le vélo et file vers la piscine qui jouxte le camping, superbe et grande piscine, je me baigne tous les soirs mais là elle est immense, ça fait du bien il a quand même fait chaud, après un petit tour dans Cavaillon encore 6 kms effectués, la douche et grignotage , je pars pour une longue nuit

Dimanche 16/09 81 kilomètres

levé 5h50 il fait très doux c'est nuageux, je commence à me préparer et plier tout le barda, je vais saluer mon voisin de derrière la haie un cyclotouriste avec remorque mono roue, il vient de Auch est parti depuis 15 jours, il est très sympa mais ne connait pas "Forum voyage vélo" est-ce possible pour un cyclo, 7h25 je démarre, c'est très calme je traverse Cheval Blanc il y a de nombreux canaux dans les Alpilles de l'eau coule de partout (nos anciens ont très bien travaillés et ont bien exploités les eaux de la Durance et du Rhône, un gros rapace va me tenir compagnie il suis lui aussi le canal il cherche peut être à pécher, il se pose, dès que j'arrive à sa hauteur il repart en volant au-dessus du canal se repose repart quand j'arrive ça dure 2 kms je dois le gêner, j'arrive à Mallemort puis Pont royal, c'est la nationale la circulation s'intensifie il y a quand même une bande cyclable , je passe la copieuse cote de Cazan puis Lambesc Saint Cannat je file sur l'ancien passage à niveau fermé depuis le terrible accident, sur la droite il y a un passage puis une passerelle pour les piétons et vélos j'ai donc évité la nationale sur 1 kms, j'arrive à Celony ( bonne initiative deux panneaux vélo : à gauche Aix centre à droite Aix ouest), c'est un endroit très dangereux car on passe direct de nationale à autoroute à éviter, je prends à droite je pars un peu dans le sens opposé mais reconnais la route, je me perds un peu dans Aix mais reprends la route classique la Barque et sa cote exigente puis la rude cote de Fuveau j'arrive à 12h24 pas fatigué le temps a été très favorable, nuageux légèrement frais le top pour rouler

Cette dernière sortie cyclotouriste de l'année s'est très bien déroulée le camping très propre et très bien, j'ai opté cette fois pour un matelas pneumatique pour dormir, c'est mieux qu'un ou deux petits matelas en mousse
Open
Bons plans pour faire du vélo en Dordogne?
Salut tous et toutes

on est un groupe de filles, et on va aller pédaler dans le Périgord noir, en avril et en étoile depuis un gite qui se situe a Coux et Bigaroque , quel sont les choses a ne surtout pas rater ?? on compte faire entre 60 et 70 km par jour , et quelles boucles peut on faire 😠 merci d'avance Barbie
Open
Randonnée à VTT Lyon-Béziers du 7 au 11 juillet 2008
Lyon - Béziers par la Haute Loire, L'ardèche, la Lozère, le Gard, l'Hérault

Petit compte rendu de ma balade prévue l'année dernière et repoussée pour manque de matériel et de dispo n'ayant pas trouvé d'autres vttistes je suis parti seul le lundi 7 juillet, au départ je devais me lancer le samedi, mais au vu de la météo j'ai bien fait même si j'ai pas pu faire de journée de récup comme j'avais prévu au milieu

le parcours est assez vallonné, avec pas mal de changement de relief, passage de plateaux et de sections plus escarpées, les prairies fleuries en cette période sont magnifiques les chemins sont très difficiles, la partie vers LE BEZ, j'ai tout fait à pied pratiquement, et pas d'eau, heureusement que j'avais prévu dans une montée j'étais limite à tout décharger et recharger les sacoches en haut tellement la pente était raide je pense un bon 30% (dans ce cas le sac à dos fixé sur le porte bagages aurait été bien) sinon j'ai fait le restant principalement sur petites routes et qqs petits chemins vers le cirque de Navacelles c'est pareil en vtt chargé c'est trop raide vers le mont Aigoual les accès aux prés se font par des petites échelles, alors en vtt et sacoches c'est pas top début du parcours, la montée de saint rambert d'albon au col de saint bonnet le froid est assez longue de Florac au Mont Aigoual pareil, très long, une 30 de km, partir tôt en été car il fait vite chaud

côté ravitaillement on trouve assez facilement des épiceries ou boulangerie dans les petits villages traversés, jolies en passant et où on trouve facilement des gens pour faire la causette le temps de se restaurer pour l'eau cela dépend, dans les villages on trouve des fontaines, mais dans les partie hautes l'eau se fait plus rare à certains endroits, j'ai mis une fois des pastilles, l'eau sortait d'un prés avec des animaux

1ère étape beau temps frais couvert

Saint Rambert D’Albon – Croix de Peccata Départ le lundi 7 juillet à 6h22 en gare de la Part Dieu à LYON en TER Arrivée à Saint-Rambert d’Albon à 7h05 Montée jusqu’au col de Saint-Bonnet le Froid par Annonay et fin de la 1ère étape au col de la Croix de Peccata à 1559m entre le Mont d’Alambre et le Mont Mézenc non loin des Estables. Passage à Saint Bonnet le Froid 1120m, Devesset, St Agrève, Fay sur Lignon Couchage vers le mont d’Alambre. repas du midi et du soir sandwich préparés le matin plus une soupe et des fruits secs. 110km, temps de roulage 8h03, moyenne 13, 70 km/h

2ème étape beau temps frais couvert

Croix de Peccata – La Chaze La nuit fut fraîche 3° et du brouillard jusqu’à 8h00 départ 9h45 après le petit déj, café et gateaux pour la 2ème étape jusqu’à La Chaze Par le GR7 jusqu’à la croix de Montouse 1460m pour rejoindre le Mont Gerbier des Joncs 1551m par la route et le col de la Chavade 1266m, montée ensuite par le GR7 à le Bez (à éviter en VTT, montée impraticable et pas d’eau) Arrivée au camping de La Chaze pour le nuit. Achat de banane, boisson et gâteaux dans un village pour le repas du midi 73, 3 km, temps de roulage 5h48, moyenne 12, 61 km/h

3ème étape beau temps

La Chaze – Florac Départ vers 8h45 pour rejoindre Florac par un petit circuit un peu different du GR7 Chasserades – Montbel – Mende – passage par le causse de Sauveterre Ispagnac et Florac Achat de victuailles au casino de Florac ( banane, abricot, gâteau et salade de pâtes au thon) et direction le camping municipal de Florac 549m à 2, 5km sur la D907 107, 20 km, temps de roulage 5h37, moyenne 19, 05 km/h

4ème étape beau temps chaud

Florac – Hameau de Navacelles Départ à 8h00 par la D907 de Florac 549m jusqu’au col de Perjuret 1031m pour rejoindre le Mont Aigoual 1567m par la D18, repas au Mont Aigoual (saucisson pain, fruits secs, une banane) pour descendre ensuite au Vigan et au cirque de Navacelles 350m. Nuit et repas à l’auberge du hameau. 98, 27km, temps de roulage 6h17, moyenne 15, 62 km/h

5ème étape brouillard pluie

Hameau de Navacelles – Valras Départ du cirque de Navacelles à 8h30 en direction de St Maurice de Navacelles, La Vacquerie, le col des vents, Arboras, St Saturnin, Clermont l’Herault, Peret, Fontès, Caux, Alignan, Servian, Béziers, Valras Pluie jusqu’à Caux et ensuite beau temps Repas à la pizzeria de Valras et nuit chez des amis à Béziers. 122, 33 km, temps de roulage 6h56, moyenne 17, 61 km/h

Retour sur Lyon le samedi 12 juillet par le TER jusqu’à Avignon et Lyon (départ à 14h15 et arrivée à 20h15 à Lyon)

Total kilomètres 511 et temps total de roulage 32h43mn

Ma liste de matériel

Le vélo Rockrider décathlon 5.2 et porte bagages TUBUS - 14300 Compteur Sigma 906 -- 25 Sacoches Décathlon Bitwin avant -- 218 Sacoches arrières Décathlon Bitwin -- 1065 Sac poubelle -- 73 Feu arrière -- 18 Sangles (4) -- 197 Antivol alarme -- 183

TOTAL--16079

SACOCHES ARRIERES PLEINES--8900

Réparation vélo chambre à air -- 206 pompe Zefal rock 850 XL5 -- 167 1 câble dérailleur et 1 frein - 45 huile - --54 outil Topeak -- 174 ductape petite largeur - --28

TOTAL--674

Sur moi chaussures Shimano M075 -- 800 chaussettes Nakamure coolmax - 26 cuissard décathlon -- 230 maillot Gore Bike Wear -- -190 casque Met Duello -- -292 buff Hawaii -- 28 montre Oregon scientific -- --61 veste Millet Goretex pluie - -417 veste Millet coupe vent -- -572 lunettes Orao Décathlon -- 21 guêtres pluies Décathlon -- -126

TOTAL--2763

Papiers Carte bleue, carte Vitale, chèques, tickets train, horaires train, argent poche TOTAL 75

Change et tenue soirée sac étanche 20 litres Sea to summit -- 118 Chaussons Tribord -- 166 Cuissard Santini -- 114 Maillot Scott -- 184 Pantalon long -- 209 Maillot Millet manches longues -- 178 Chaussettes laine longues -- 110 Maillot de bain -- 80 Collant -- 75 Buff -- 35

TOTAL--1269

Trousse toilette gant bactérien Vieux Campeur --33 demie serviette -- 46 miroir -- 21 bandana -- 27 lingettes Nivéa -- 65 mouchoirs Floralys (2) -- 56 rasoirs jetables Bic (4) -- 21 lavage sans eau sport Akileine -- 60 Anti tiques et moustiques Care Plus -- 59 Déo pierre d’Alun -- 24 Sac et bouchon -- 29 Crème solaire indice 50 -- 70 Brosse à dent -- 18 Crème Mitosyl -- 70 Savon d’Alep -- 50

TOTAL--649

Trousse médicale

Percutalgine, Tensoplast, Aquatabs, Micropure Forte, pansements, gaze, Smecta, solution antibactérienne, trousse couture, solution oculaire, pince à épiler, gants usage unique, Aspirine, bandage, Imodiumlingual, Di-antalvic, Solupred 20mg, Dacryoserum, Doliprane, épingles à nourrice TOTAL 274

Trousse urgence couteau Chaco -- 119 lampe Petzl Zipka avec piles -- 62 boite allumettes -- 6 sifflet Vieux Campeur -- 6 pastilles aquatabs et Micropur Forte -- 7 briquet magnésium -- 44 crayon papier Ikéa -- 1 ductape large -- 30 couverture survie Thuasne -- 63 bougie -- 44 bombe anti chien -- 38

TOTAL 420

Couchage duvet Yeti Q500 (confort -3) avec sac compression et sac étanche Sea to summit 13 litres -- 833 poncho tarp golite avec ficelles et housse -- 321 moustiquaire maison 3x2, 50 -- 290 Matelas Thermarest prolite 3 small avec sac -- 44O bâton Petzel Charlet compact composite 125 -- 205 Tapis de sol couverture survie McKinley --144 drap de soie -- 110 10 piquets et cordelette -- 155

TOTAL--2488

Repas et eau sac maison pour ranger la nourriture -- 101 quart -- 59 réchaud Esbit + tablettes -- 170 cuillère -- 2 éponge -- 12 2 briquets Bic mini -- 30 alu pare vent - --9 camel back 2 litres -- 203 tuyau bouteille -- 55 bouteille 1, 25 --40 20 pastilles Isostar -- 240 repas - --3000 eau - --3250

TOTAL--7171

Divers appareil photo + 2 batteries -- 142 téléphone portable Philips -- 99 boussole Silva - 19 cartes et porte carte -- 378

TOTAL--638

TOTAL SACOCHES SANS EAU ET REPAS 9187 TOTAL DES TOTAUX AVEC REPAS 5 JOURS 32500

Petit commentaire sur le matériel en vracvélo du côté du vélo, il s'agit d'un vtt de base à 400 euros environ qui m'a donné toutes satisfactions, maniable, agréable sur chemins et sur route, j'avais quand même changé la selle pour une plus confortable et pris de la crème mitosylporte bagages le porte bagages est parfait un tubus, bonne qualité très rigide, qui ne bouge pas avec le poids des sacochessacoches les moins chères de chez d4 (dans les 23euros) http://fr.decathlon.com/randonnee-2x15l_119_15543.htm j'avais des sacs étanches à l'intérieur ne connaissant pas leur qualité quant à l'absorption d'eau et j'ai ajouté une sangle sur chaque pour bien les fixer, car en position normale posées sur le porte bagages la chaussure touche au pédalagele poncho tarp golite est parfait pour moi, légers, solide, assez grand, belle couleur bleue, étanche...le réchaud esbit un peu limite pour les pâtes, j'ai fait cuire qqs pâtes mais en ajoutant du petit boisles pastilles isostar très bien tolérées et efficacesun petit bol pour la cuisson et pour manger suffisantla tapis de sol super confortableles piquets ultra light de chez d4 sont très bien et très résistants et pour le moment pas un de plié http://fr.decathlon.com/5-piquets-ultra … _36594.htmle gant anti bactérien et le produit sans eau Akileine c'est parfait et ça sent bon les huiles essentiellesle savon d'alep pour le lavage du corps ou des vêtements est très bien aussiles lingettes ça dépannent bien aussile duvet super chaud, bien pratique avec ça fermeture sur toute la longueur, se ferme bien au niveau de la tête, j'ai eu trop chaud à la croix de peccata 1550m, le matin 3° et ensuite j'ai dormi le duvet ouvert

les photos arrivent (qqs photos numériques et d'autres papiers en cours de développement, problème d'appareil, obligé d'acheter un jetable au mont Aigoual)

Thierry
Open
Madrid - Toulouse en moins de 10 jours
trajet : Madrid - Toulouse itineraire : au plus court et en évitant les Pyrénées ( par pays basque ) voir image attaché. velo : 1 vieux velo de course bien fiable, 1 velo couché HP velotechnique strette machine chargement : l'utra minimum, on vas essayer de faire 9 kg chacun hors eau et nourriture avec le defi d'avoir en tout 14 Kg ( 7 chacun ) principe : relais régulier entre le velo couché et le velo droit pour permettre un récupération des jambe avec le velo de course, et recup général du corp entier sur le velo couché. car le velo de course n'aura ni chargement ni sac a dos juste 2 bidons d'eau. alors que le velo couché sera charger des bagages. bivouacs : en camping sauvage ou dans n'importe quoi qui fera l'affaire tant que celas se trouve pres de notre route. date : du 22 avril au 1 mai 2011

celas fait environ 900 km pour 10 jours, largement faisable quand on voit les perf des malades de la RAM. le vrais defis de ce trip c'est le voyager leger tout comme font les MUL, mais en velo c'est avant tout un defi sportif, pour préparer un brevet de 600 km ( sete, méditerranée, dune du pila, océan )

on s'attend a de drole d'expérience lors des bivouac puisque on a choisi d'épurer au plus notre chargement ^^ mode syteme D et survie urbaine.

on est curieux de voir les réactions sur nos choix .

merci et bon trip a vous tous !
Open

You might also like