Bonjour
Je prépare un voyage de trois semaines au Brésil et j'ai contacté différentes agences locales.
L'agence Bahia B ecoturismo me propose un circuit intéressant, quelqu'un a-t-il déjà voyager avec cette agence.
Merci
Alcy
Bonjour je souhaite faire un circuit en aout
Rio 2 j
Manaus
Amazonie 4 j
Sao Luis jusqu à fortalenza ( en passant par lencois et jeri)
Pouvez vous me dire si le ce circuit est compatible avec le mois D aout?
Et surtt connaîtriez vous une agence qui organise juste les circuits entre sao Luis et fortalenza et une qui organise les visites en buggy et autre
Merci D avance
Bonjour,
J'envisage un voyage en famille au Brésil au printemps prochain. Je ne souhaite pas de circuit groupé mais un circuit privé à la carte. J'ai déjà quelques idées des endroits que nous souhaiterions visiter. Je recherche une agence spécialiste du Brésil qui propose des voyages à la carte ? Auriez-vous quelques recommandations à me faire svp ? Car je ne souhaite pas choisir au hasard... Merci d'avance pour votre aide.
J'envisage un voyage en famille au Brésil au printemps prochain. Je ne souhaite pas de circuit groupé mais un circuit privé à la carte. J'ai déjà quelques idées des endroits que nous souhaiterions visiter. Je recherche une agence spécialiste du Brésil qui propose des voyages à la carte ? Auriez-vous quelques recommandations à me faire svp ? Car je ne souhaite pas choisir au hasard... Merci d'avance pour votre aide.
Bonjour,
Ma femme et moi séjourneront dans le Pantanal vers le 26 avril. Je voudrais savoir si quelqu'un a déjà utilisé les services de cette agence
http://www.pantanaltrekking.com/
Pouvez-vous me dire si vous avez été content de votre séjour par leur intermédiaire ? Merci de vos réponses A bientôt Pascal
Pouvez-vous me dire si vous avez été content de votre séjour par leur intermédiaire ? Merci de vos réponses A bientôt Pascal
Bonjour à tous,
nous partons au brésil avec des amis en janvier 2015 ( 15 jours minimum sur place ) , c'est la première fois que nous y allons.
je voulais donc avoir votre avis sur l'itinéraire pensé :
1er étape : arrivé à Rio , partir directement vers les chutes d’Iguaçu et y rester 2/3 jours 2 eme étape : ensuite Manaus , pour voir un petit bout d'Amazonie et y rester 2/3 jours 3 eme étape : par la suite repartir vers Rio , à ilah grande pour l'étape balnéaire 4/5 jours 4 eme étape : avant le départ visiter Rio durant les jours qu'il nous reste environ 3 jours
il y avait également l'étape Lençóis Maranhenses avec les magnifiques dunes qui nous aurait intéressé , mais ca serait trop juste niveau temps , donc il faut faire un choix :( ...
à savoir que nous pensons faire les trajets en vol intérieur du moins pour faire le vol iguacu/manaus , et manaus/rio , quel est d’ailleurs votre avis sur ces vols intérieurs , j'ai apparemment compris que c'était un peu chaotique les vol interne au brésil , est- ce le cas , avez vous des recommandations ? réserver les vol interne a l'avance , ou dernier moment sur place ?
voili voilou , si vous avez des suggestions d'itinéraire , des avis , des conseils , n"hésitez pas ;)
en vous remerciant par avance
bonne journée :)
nous partons au brésil avec des amis en janvier 2015 ( 15 jours minimum sur place ) , c'est la première fois que nous y allons.
je voulais donc avoir votre avis sur l'itinéraire pensé :
1er étape : arrivé à Rio , partir directement vers les chutes d’Iguaçu et y rester 2/3 jours 2 eme étape : ensuite Manaus , pour voir un petit bout d'Amazonie et y rester 2/3 jours 3 eme étape : par la suite repartir vers Rio , à ilah grande pour l'étape balnéaire 4/5 jours 4 eme étape : avant le départ visiter Rio durant les jours qu'il nous reste environ 3 jours
il y avait également l'étape Lençóis Maranhenses avec les magnifiques dunes qui nous aurait intéressé , mais ca serait trop juste niveau temps , donc il faut faire un choix :( ...
à savoir que nous pensons faire les trajets en vol intérieur du moins pour faire le vol iguacu/manaus , et manaus/rio , quel est d’ailleurs votre avis sur ces vols intérieurs , j'ai apparemment compris que c'était un peu chaotique les vol interne au brésil , est- ce le cas , avez vous des recommandations ? réserver les vol interne a l'avance , ou dernier moment sur place ?
voili voilou , si vous avez des suggestions d'itinéraire , des avis , des conseils , n"hésitez pas ;)
en vous remerciant par avance
bonne journée :)
Bonjour,
Actuellement, j'ai pour projet de faire un voyage au Brésil avec ma petite famille au printemps prochain. Quelqu'un d'entre vous aurait-il une agence de voyage à me conseiller ? Merci d'avance pour vos avis et aide.
Actuellement, j'ai pour projet de faire un voyage au Brésil avec ma petite famille au printemps prochain. Quelqu'un d'entre vous aurait-il une agence de voyage à me conseiller ? Merci d'avance pour vos avis et aide.
Qui pourrait me donner des adresses d'agences de voyages locales installees en Argentine et au Bresil pour preparer un voyage 1ere découverte de 14 jours a 5 personnes et des conseils afin de realiser un circuit accompagné
bonjour,
je serai sur Jeri en Aout et je voulais savoir si quelqu'un avait déjà rejoint les lencois depuis Jeri, si oui merci de me renseigner sur le périple ! transport, hotel, tour operator !!.... et aussi combien de temps il faut prévoir .
A bientot Gé
je serai sur Jeri en Aout et je voulais savoir si quelqu'un avait déjà rejoint les lencois depuis Jeri, si oui merci de me renseigner sur le périple ! transport, hotel, tour operator !!.... et aussi combien de temps il faut prévoir .
A bientot Gé
Bonjour à tous
J'aimerai savoir s'il est facile de louer une voiture et conduire au Brésil? J'aimerai faire le trajet Rio - Paraty en s'arrêtant un peu partout sur le chemin (ilha grande, parc national, ...) est ce que ça vaut le coup? Ou vaut il mieux se déplacer en bus?
Peut on se balader comme on veut dans le parc national de serra de bocaina, ou on est obligé de passer via une agence?
Il y a des règles particulières à suivre sur la conduite au Brésil?
Est-il facile de louer une voiture à partir de Rio de Janeiro?
Merci à tous pour vos réponses Simon
Ps: je n'ai pas vu de discussions semblable, mais s'il en existe je veux bien les lire 😄
J'aimerai savoir s'il est facile de louer une voiture et conduire au Brésil? J'aimerai faire le trajet Rio - Paraty en s'arrêtant un peu partout sur le chemin (ilha grande, parc national, ...) est ce que ça vaut le coup? Ou vaut il mieux se déplacer en bus?
Peut on se balader comme on veut dans le parc national de serra de bocaina, ou on est obligé de passer via une agence?
Il y a des règles particulières à suivre sur la conduite au Brésil?
Est-il facile de louer une voiture à partir de Rio de Janeiro?
Merci à tous pour vos réponses Simon
Ps: je n'ai pas vu de discussions semblable, mais s'il en existe je veux bien les lire 😄
Bonjour
Je suis en train de préparer un voyage pour debut aout au Pantanal. J'ai loué une voiture à Cuiaba, pour faire le nord et la Tranpantaneira. Je cherche un moyen de faire une journée complete en safari pour espérer voir des jaguars J'avais trouvé un boat safari d'une journée complete pour cela à Porte Jofre, mais le seul hotel qui est la bas est complet. Le tour commençant à 5h du matin, on est obligé de dormir sur place, donc ca me semble rapé.... Est ce que quelqu'un sait s'il y a possibilité de faire un tel tout ailleurs qu'au bout de la piste, dans d'autres lieux, avec l'espoir de voir des jaguars?
Merci pour les infos
Gildas
Je suis en train de préparer un voyage pour debut aout au Pantanal. J'ai loué une voiture à Cuiaba, pour faire le nord et la Tranpantaneira. Je cherche un moyen de faire une journée complete en safari pour espérer voir des jaguars J'avais trouvé un boat safari d'une journée complete pour cela à Porte Jofre, mais le seul hotel qui est la bas est complet. Le tour commençant à 5h du matin, on est obligé de dormir sur place, donc ca me semble rapé.... Est ce que quelqu'un sait s'il y a possibilité de faire un tel tout ailleurs qu'au bout de la piste, dans d'autres lieux, avec l'espoir de voir des jaguars?
Merci pour les infos
Gildas
Bonjour à tou(te)s,
Une nouvelle année voit le jour , de nouveaux projets de voyages aussi ! 😉
Voici l'esquisse d'un parcours en Bolivie et au Brésil sur un mois :
Arrivée par Santa Cruz de la Sierra (2 nuits)
Location d'une voiture puis :
- Cochabamba (2 nuits) - Lago Poopo via Oruro (1 nuit) - Uyuni (2 nuits) - Potosi (2 nuits) - Sucre et environs (3 nuits) - Samaipata et parc Amboro (3 nuits)
Retour du véhicule sur Santa Cruz puis bus pour San José de Chiquitos (2 nuits)
Bus pour la frontière brésilienne.
Pantanal : une semaine
Vol pour Rio (2 nuits) puis retour en France...
J'aurais voulu vos avis sur la faisabilité de ce parcours et vos bonnes adresses (confort - charme) en chemin !
Je m'interroge particulièrement sur l'étape entre Cochabamba et Lago Popoo (trop long ?)ainsi que sur les possibilités d'hébergement près de ce lac.
Je ne vois pas non plus comment articuler la partie Pantanal : déplacement en Bus ? Coût d'un lodge confort mais pas luxe ?
Quant à la température en août : vêtement de sport d'hiver à Uyuni (froid très froid ou juste froid ?) et robe légère dans le Pantanal (été ou printemps) ?
Je précise que je connais le nord de la Bolivie, Atacama et Rio.
Merci d'avance !🙂
Agnès
Une nouvelle année voit le jour , de nouveaux projets de voyages aussi ! 😉
Voici l'esquisse d'un parcours en Bolivie et au Brésil sur un mois :
Arrivée par Santa Cruz de la Sierra (2 nuits)
Location d'une voiture puis :
- Cochabamba (2 nuits) - Lago Poopo via Oruro (1 nuit) - Uyuni (2 nuits) - Potosi (2 nuits) - Sucre et environs (3 nuits) - Samaipata et parc Amboro (3 nuits)
Retour du véhicule sur Santa Cruz puis bus pour San José de Chiquitos (2 nuits)
Bus pour la frontière brésilienne.
Pantanal : une semaine
Vol pour Rio (2 nuits) puis retour en France...
J'aurais voulu vos avis sur la faisabilité de ce parcours et vos bonnes adresses (confort - charme) en chemin !
Je m'interroge particulièrement sur l'étape entre Cochabamba et Lago Popoo (trop long ?)ainsi que sur les possibilités d'hébergement près de ce lac.
Je ne vois pas non plus comment articuler la partie Pantanal : déplacement en Bus ? Coût d'un lodge confort mais pas luxe ?
Quant à la température en août : vêtement de sport d'hiver à Uyuni (froid très froid ou juste froid ?) et robe légère dans le Pantanal (été ou printemps) ?
Je précise que je connais le nord de la Bolivie, Atacama et Rio.
Merci d'avance !🙂
Agnès
Bonjour,
Je prévois de partir en vacance au Brésil, dont Rio de Janeiro. Qui pourrait alors me suggérer un bon circuit?
Amicalement,
Benjamin.
Je prévois de partir en vacance au Brésil, dont Rio de Janeiro. Qui pourrait alors me suggérer un bon circuit?
Amicalement,
Benjamin.
Bom dia para todos,
je voudrais savoir comment je dois m'y prendre pour voir le match FLA-FLU au Maracana le 21.09.14, si des personnes ont déjà achetés des places pour le match, ou déjà participé à cette rencontre par le passé, je suis preneur d'informations.
Obrigado
Obrigado
Bonjour,
Connaissez-vous des agences de voyages au Brésil qui pourraient m'organiser des transferts en individuel entre l'aéroport de Rio et Rio, entre Rio et Paraty, entre Paraty et Ilha Grande, et enfin entre Ilha Grande et Rio ?
J'aimerai réserver tous ces transferts avant mon départ.
Merci ! Christophe
Connaissez-vous des agences de voyages au Brésil qui pourraient m'organiser des transferts en individuel entre l'aéroport de Rio et Rio, entre Rio et Paraty, entre Paraty et Ilha Grande, et enfin entre Ilha Grande et Rio ?
J'aimerai réserver tous ces transferts avant mon départ.
Merci ! Christophe
Bonjour
Nous comptons partir à Rio en mars 2014 et assister au carnaval. Hélas, vu le prix des hotels pour la période "pleine" du carnaval (2, 3 mars) nous envisageons de ne partir que le 5 mars et de n'assister qu'à la "winners parade le 8". Est ce que ça vaut le coup quand même ou est ce dommage de rater les soirées du 2 et 3 ? Y aura t'il un peu d'ambiance dans les rues quand même après le 3 mars ? Merci d'avance Michel
Nous comptons partir à Rio en mars 2014 et assister au carnaval. Hélas, vu le prix des hotels pour la période "pleine" du carnaval (2, 3 mars) nous envisageons de ne partir que le 5 mars et de n'assister qu'à la "winners parade le 8". Est ce que ça vaut le coup quand même ou est ce dommage de rater les soirées du 2 et 3 ? Y aura t'il un peu d'ambiance dans les rues quand même après le 3 mars ? Merci d'avance Michel
Voyager au Brésil devenu MOINS CHER
Pour ceux qui sont en train de se laisser séduire ou planifier pour voyage au Brésil il est intéressant de noter que la monnaie brésilienne, le real, a déjà perdu presque 17% de sa valeur en moins de 3 mois ...
Et vous, vous venez quand au Brésil ?
Le bonjour des tropiques
Pour ceux qui sont en train de se laisser séduire ou planifier pour voyage au Brésil il est intéressant de noter que la monnaie brésilienne, le real, a déjà perdu presque 17% de sa valeur en moins de 3 mois ...
Et vous, vous venez quand au Brésil ?
Le bonjour des tropiques
Bonjour,
Sur un coup de tête, nous venons de prendre des billets d’avion pour le brésil dans moins d’un mois (départ le 18 mai). Habitués à des voyages en backpack, l’organisation ne nous inquiétait pas trop mais au vu des échanges sur les forums, des grandes distances et des budgets énormes, nous sommes un peu pris de panique et espérons que notre SOS pourra mieux nous éclairer. Nous partons pour 25 jours et avons prévu comme circuit : -Rio -Ilha grande et paraty (peut-être une épate à sauter) -Chutes d’Iguacu -Pantanal -Le parc Lencois -Jeri -Salvador -Retour à Rio
L’objectif de notre voyage est de concilier nature, plages et culture. Nous sommes conscients que les distances sont grandes et qu’il nous faudra surement prendre plusieurs billets d’avion internes mais comment les réserver ? Pouvons-nous le faire seuls ou sommes nous obligés de passer par une agence comme nous avons pu le lire sur certains forums ? Doit-on nous y prendre à l’avance pour toutes les réservation ou pouvons-nous voyager en freestyle ? Pouvez-vous nous conseiller pour les points de chute dans les régions (par exemple pour le pantanal, bonito proches des chutes ou compo grande) ? Pour un voyage en mode routard, un budget de 120€/couple/jour transport compris, est ce raisonnable ? Merci mille fois d’avance pour votre aide !
A&P
Sur un coup de tête, nous venons de prendre des billets d’avion pour le brésil dans moins d’un mois (départ le 18 mai). Habitués à des voyages en backpack, l’organisation ne nous inquiétait pas trop mais au vu des échanges sur les forums, des grandes distances et des budgets énormes, nous sommes un peu pris de panique et espérons que notre SOS pourra mieux nous éclairer. Nous partons pour 25 jours et avons prévu comme circuit : -Rio -Ilha grande et paraty (peut-être une épate à sauter) -Chutes d’Iguacu -Pantanal -Le parc Lencois -Jeri -Salvador -Retour à Rio
L’objectif de notre voyage est de concilier nature, plages et culture. Nous sommes conscients que les distances sont grandes et qu’il nous faudra surement prendre plusieurs billets d’avion internes mais comment les réserver ? Pouvons-nous le faire seuls ou sommes nous obligés de passer par une agence comme nous avons pu le lire sur certains forums ? Doit-on nous y prendre à l’avance pour toutes les réservation ou pouvons-nous voyager en freestyle ? Pouvez-vous nous conseiller pour les points de chute dans les régions (par exemple pour le pantanal, bonito proches des chutes ou compo grande) ? Pour un voyage en mode routard, un budget de 120€/couple/jour transport compris, est ce raisonnable ? Merci mille fois d’avance pour votre aide !
A&P
Bonjour, nous partons en septembre et souhaitons faire un tour en amazonie depuis Manaus pour 5 jours et 4 nuits. Auriez-vous des adresses d'agence de voyage de confiance et une idée de prix. Merci de vos conseils et à bientôt. Cathy et Stéphane
We’re just back from a 2-week tour of the Northeast; we booked our flight tickets ourselves and landed in Fortaleza. From there, we used an agency to handle our circuit all the way to São Luís. It was an incredible adventure—flawless organization, no hiccups, and landscapes that felt like another planet. We rarely use agencies, but we don’t regret it at all. Given all the 4x4s, buggies, and boats we took, it would’ve been impossible to do it on our own, at least for the full route we covered. Our wishes were respected, the accommodations matched our requests, and we had a fantastic French-speaking guide for the last 5 days. If you’d like more details, just ask!
Nous rentrons de 5 semaines dans le Nordeste. Quelles vacances ! Tout bon...
Partis avec vêtements pré-imprégnés, pantalons, chemises à manches longues, ...bombes anti moustique-vêtement et peau, moustiquaire imprégnée...pas vu de moustique... Je ne dis pas qu'il n'y en a pas, non, nous n'avons pas été importunés. Il y a des millions de cas de personnes touchées par le zika et autre dingue au Bresil.
Pour nous ce sera 5 semaines en short et t-shirt.
Les premiers jours à Rio, 4 jours minimum, absolument incontournable, toutes les "cartes postales" à visiter, les plages, les monuments, les quartiers, plus la circulation, les bus extra, les taxis. Hélas une très mauvaise musique diffusée à donf, plus fort que le voisin, un mélange de reggae-techno effroyable. Dommage et c'était partout dans le pays. Puis Ilha Grande, ses plages, ses bateaux, ses centaines de pousadas à tous les prix, excursion en bateau, Paraty, bus retour et l'avion pour Bahia. A ce propos, nous n'avions pas opté pour le "pass avion". Il est plus facile sur place de passer par une agence de voyage, il y en a beaucoup, pour trouver un vol à un prix concurrentiel, souvent très matinal. Ça évite de modifier des billets. Les Brésiliens se démènent pour vous rendre service, et trouvent le meilleur prix. Pas besoin de se trimballer tablette ou ordi...
Bahia, les iles proches (Itaparica, déserte à cette période) ou plus loin (Morro de Sao Paulo) encore plus belle.
Recif, grande ville très animée, Olinda tout a côté, ville historique où l'on trouve sans problème une pousada.
Le bus pour Natal, sous la pluie, on ne sais pas qu'il y a un arrêt intermédiaire pour rejoindre rapidement Pipa, ville balnéaire.
Pipa, que du tourisme, une rue centrale toute en pavée, plutôt défoncée, des petites boutiques, des petits restos, de superbes pousadas et aussi de très abordables, de la musique toujours, des boites de nuit...et des plages extra, vagues et mer chaude, un régal. Ne pas oublier Tibau do sol, tables resto les pieds dans l'eau.
Quelques jours au calme dans une pousada confort au prix très raisonnable. D'autres, moins abordables, somptueuses.
L'avion à Joa Pessoa, grande ville discrète, un agréable au bord de mer interdit aux véhicules de 5h à 8h du matin pour laisser place aux "joggeurs", vélos, marcheurs. On croyait s'être réveillé trop tard pour l'avion !
Un ATR à hélices, nous emporte à Fortaleza. Voler bas permet de voir le paysage. Bof !
Pour rejoindre Jericoacoara, à 270 km, deux solutions : les bus avec changements et voyage interminable ou un taxi 4x4 beaucoup plus onéreux mais plus rapide.
Nous ne serons que 2 et paierons le prix ! 4 h 30 de route quand même dans un décor pas passionnant jusqu'à... un détour de village : des dunes, des dunes immenses, inattendues, c'est plus que Merzouga, le grand Erg...Les pneus en basse pression et roule. Nous croisons toutes sortes d'engins, sur le sable, de la petite moto au gros 4 x 4 qui s'en donnent a coeur joie. Ecolo pur et dur s'abstenir !
Et voici Jericoacoara, surprenante, des rues de sable, des buggys des années 65, des motos, de la musique et des dunes. Le taxi se décarcasse pour nous trouver une pousada abordable. C'est bientot le W E de Pâques et les prix sont doublés, carrément, c'est très énervant...Il nous en trouve une a un prix raisonnable où nous resterons 6 nuits. Jericoacoara, c'est des petites rues transversales, des boutiques, des resto, du sable, des buggys, une très bonne ambiance, et aussi une grande dune sur la plage, Por do sol, que chaque soir, tous gravissent pour le coucher de soleil, telle une secte pour le grand sacrifice. Jericoacoara est une des rares villes du Brésil où l'on voit le coucher de soleil sur la mer !
Des balades dans les 'lagons" sublimes en buggy ou 4 x 4 - 12 places nettement moins cher... J'ai même pris mes 2 premiers cours de Kit Surf, (à 66 ans !) en toute sécurité, trés bien expliqués en français. Ça souffle fort et pas de tout repos, heureusement dans une eau approchant les 30°...Bu la tasse jusqu'a plus soif de cette eau tiède. Juré, craché, promis, je m'y recolle en Bretagne, mais combinaison obligée !
Un autre taxi 4x4 , cette fois partagé avec un jeune couple nous trimballe vers les Lençois de Maranhenses. Encore quelques heures de voyage jusqu'au village où le chauffeur baisse la pression des pneus. On se dit que l'on doit toucher au but. Il cherche la bonne piste, certaines inondées, impraticables en grosses gadoues noires. je ne me vois pas pousser ce véhicule dans une telle mélasse !
Des traces s'entrecroisent, il finit par trouver la bonne et rejoint la plage. Nous roulerons une bonne quinzaine de km. Au loin des paillotes, un stop-salade, une barque a moteur nous attend pour Atins, sur la berge opposée.
Atins, c'est du sable, du sable et encore du sable. Et de la mangrove. Quelques pousadas diverses et le premier couac des vacances. Le gars du canot avait annoncé un prix pousada très raisonnable, mais au moment de payer, c'est par personne. Fâcherie, discussion, surtout des jeunes, la logeuse, très déçue s'aligne sur le prix dit.
Nous tentons l'accès au Lençois à pieds. Trempés et beaucoup trop loin nous renonçons.
La navette fluviale nous transporte à bonne vitesse sur le rio Preguiças jusqu'à Barreirinhas, charmante bourgade tranquille. Très belle balade, on se croit sur l'Amazone, en plus petit...
Un tour operator, pour un prix modique, nous emportera sur les fameuses dunes blanches. C'est un Toyota à 3 rangées de sièges installées sur le plateau. Nous sommes donc 14 personnes y compris la cabine. Ça va pas le faire... Et bien si. Un bac poussé par un canot à moteur traverse la rivière et une nouvelle piste devant nous. C'est notre "Dakar" ! 3 véhicules sur cette piste, et ça rebondit fort, de creux en creux, c'est inattendu et très drôle, contourner ces grosses bâches d'eau, le parcours fait partie du spectacle. A vitesse réduite, quand même.
Garés sur le haut de la première dune, nous suivons le guide à pied, c'est grand spectacle total. Ces dunes d'un sable éclatant, fin et crouté, des dômes brillant au soleil, les photos n'ont pas menti, dommage que beaucoup du cuvettes soient encore à sec, le plein c'est juin-juillet...Baignade en eau douce en attendant le coucher de soleil qui sera magnifique. Retour à la nuit tombante sur un parcours différent, bac la nuit et dépose à l'hôtel. Bravo, rien a dire, que du plaisir.
Le bus pour Sao Luis en face de la pousada, départ 8 h. Plus tard un taxi nous déposera sur la grande plage de Sao Luis, Calhao. Plusieurs grosses averses dans la journée entrecoupée de soleil. Centro Historico... calme ce samedi, et dimanche très grosse déception : balade organisée bien trop chère pour voir l'autre coté de l'ile, San José de Ribamar, sans intérêt réel. Reposa, triste et sale, village des "brodeuses" rapides, stupéfiantes. Et comme partout, des robes en broderies grossières fluorescentes importées d'on ne sait où font fureur. Quel mauvais gout ! Une balade en bateau dépose les passagers sur un haut fond sablonneux et eaux troubles, c'est le moins que l'on puisse dire ! Curieusement, les touristes locaux apprécient, se délectent, prennent la pose. C'est vrai qu'après les Lençois et Jeri, on devient difficile !
L'avion, c'est lundi 5h. du matin. Fin des vacances. Rien a dire. Que de bons souvenirs. A faire et refaire. Et la caïpirina est si bonne !
Dans le cadre d'un voyage en famille (4 personnes) nous débarquons à l'aéroport de Sao Paulo - Guarulhos tard (1h du matin), en décembre prochain. Nous devrons rejoindre un hotel qui est à Paulista.
Nous cherchons un moyen sûr pour rejoindre la ville à une heure aussi tardive. Merci pour vos suggestions
Bonjour,
Je pars début juillet au Brésil pour 2 mois. Je compte emporter des euros. Quelle est la meilleure solution pour changer des euros contre des rials : la banque ou le bureau de change ? Si c’est le bureau de change, y a t-il des différences importantes d’un bureau de change à un autre ? Si oui, pouvez-vous m’indiquer un bureau de change avec un taux avantageux, dans le centre de Rio ou du côté de Copacabana ?
Merci d’avance.
Cordialement,
Dominique
Je pars début juillet au Brésil pour 2 mois. Je compte emporter des euros. Quelle est la meilleure solution pour changer des euros contre des rials : la banque ou le bureau de change ? Si c’est le bureau de change, y a t-il des différences importantes d’un bureau de change à un autre ? Si oui, pouvez-vous m’indiquer un bureau de change avec un taux avantageux, dans le centre de Rio ou du côté de Copacabana ?
Merci d’avance.
Cordialement,
Dominique
Bonjour,
Je viens de réserver mes billets sur FIN AVRIL - DEBUT MAI 2013 : J'ai 16 jours sur place et maintenant je m'attaque à l'itinéraire. Mon dieu que ce pays est grand !! 🙂 Je suis perdue dans les conseils, les avis, les itinéraires de chacun, les recommandations
J'arrive par Salvador et je repars de Rio. Je voudrais passer du temps sur Salvador et ces alentours Puis descendre sur Preto Ouro en bus ou en voiture de location et ensuite arriver sur Rio faire les alentours : Parati / Ilha grande Sans oublier d'aller aux chutes d'igazu
Auriez vous un itinéraire type à me conseiller et que je puisse ensuite affiner ?
Merci Aurore
Je viens de réserver mes billets sur FIN AVRIL - DEBUT MAI 2013 : J'ai 16 jours sur place et maintenant je m'attaque à l'itinéraire. Mon dieu que ce pays est grand !! 🙂 Je suis perdue dans les conseils, les avis, les itinéraires de chacun, les recommandations
J'arrive par Salvador et je repars de Rio. Je voudrais passer du temps sur Salvador et ces alentours Puis descendre sur Preto Ouro en bus ou en voiture de location et ensuite arriver sur Rio faire les alentours : Parati / Ilha grande Sans oublier d'aller aux chutes d'igazu
Auriez vous un itinéraire type à me conseiller et que je puisse ensuite affiner ?
Merci Aurore
Bonjour tout le monde !
Je m´etais pas mal informe avant de partir sur les differents aspects pratiques, via ce forum, mais quelque chose commence à poser probleme: le retrait d'argent.
Vu les difficultes pour ouvrir un compte sur place, et les facilités accordees par ma banque, jái opte pour le retrait dárgent via les distributeurs.
Mais ayant dû retirer de grosses sommes pour payer le logement, ceux-ci s'entêtent à ne plus rien vouloir me donner !
Dans l'ordre (distributeurs 24H/24H) Jour 1 - retrait de 300 R$ Jour 2 - aucun retrait Jour 3 - retrait de 600 R$ (limite indiquee), puis refus d'un second retrait Jour 4 ( un peu moins de 24h après) - refus sans explication, peu importe la somme Jour 5 - idem
Je tente alors d'aller dans une banque HSBC et le distributeur m'imprime un truc du genre "balance insuffisante"
Je suis surpris car je pensais que les plafonds etaient quotidiens ????
Je suis un peu embêté, car j'ai promis le reste du loyer sous peu... Faut-il attendre 1 semaine ? Est-ce utile de contacter la banque (qui m'avait garantie des retraits quotidiens bien plus importants de son côte ) ?
Vos explications et/ou conseils seront les bienvenus !
Je m´etais pas mal informe avant de partir sur les differents aspects pratiques, via ce forum, mais quelque chose commence à poser probleme: le retrait d'argent.
Vu les difficultes pour ouvrir un compte sur place, et les facilités accordees par ma banque, jái opte pour le retrait dárgent via les distributeurs.
Mais ayant dû retirer de grosses sommes pour payer le logement, ceux-ci s'entêtent à ne plus rien vouloir me donner !
Dans l'ordre (distributeurs 24H/24H) Jour 1 - retrait de 300 R$ Jour 2 - aucun retrait Jour 3 - retrait de 600 R$ (limite indiquee), puis refus d'un second retrait Jour 4 ( un peu moins de 24h après) - refus sans explication, peu importe la somme Jour 5 - idem
Je tente alors d'aller dans une banque HSBC et le distributeur m'imprime un truc du genre "balance insuffisante"
Je suis surpris car je pensais que les plafonds etaient quotidiens ????
Je suis un peu embêté, car j'ai promis le reste du loyer sous peu... Faut-il attendre 1 semaine ? Est-ce utile de contacter la banque (qui m'avait garantie des retraits quotidiens bien plus importants de son côte ) ?
Vos explications et/ou conseils seront les bienvenus !
Que conseillez-vous comme monnaie en Argentine , Uruguay et Brésil pour un européen pour un séjour en février, mars 2019 ?
Dollars ou euros ou un mix des deux ?
Ou obtenir le meilleur change en cas de change en monnaie locale ?
Au plaisir de vous lire.
Bonjour!
je reviens sur le forum apres avoir peaufiné mon projet. Nous sommes deux couples qui désirent visiter Rio sur deux semaines. Conscients que cela sera trop long sur place et à la lecture des nombreux sujets sur ce forum, nous aimerions visiter les chutes d'Igazu et peut-être Sao Paolo. Par contre nous sommes horrifiés par les durées de vol entre Paris et Rio qui peuvent aller jusqu'à 54h !!!(site expédia).
Nous avions penser passer par eux pour obtenir un package vol+hotel et pensions que leurs tarifs seraient concurrenciels mais en fait nous avons peur d'être entravés dans nos déplacements et de perdre les nuits que nous consacreront à Igazu .
Nous sommes un peu perdus dans nos reflexions et je compte sur certains routards avisés pour m'aider à y voir plus clair !!!
Quelle compagnie ? Des recommandations d'hotels ? Un fil conducteur des visites sur 14 jours ?
Notre budget est assez serré mais nous pourrions consacrer environ 1500€ pour vol et hébergement par personne !!
Merci de votre aide !
Bonjour quelqu'un a-t-il déjà voyagé avec l'agence Travel Brazil Selection ? Je ne trouve aucun avis sur le net. Les échanges que j'ai eus avec cette agence ne m'inspirent confiance qu'à moitié... Merci
Samedi 26 janvier
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j��ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j��ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Bonjour,
J'ai réservé mon billet pour Rio pour une arrivée le 18 septembre et un retour le 8 octobre. J'ai une idée d'itinéraire mais rien de fixé j'ai encore rien réservé.
Arrivée a Rio le 18 mais comme je ne compte pas y rester je vais prendre un vol intérieur pour Salvador. Il part du même aèroport c'est donc un gain de temps.
18/09 Salvador (2-3 jours) 21/09 Départ pour une des iles (Morro do Sao paolo ou Boipeba) a déterminer. 22/09 Retour a Salvador pour assister au match Vitoria - Gremio (Si c'est en journée) 22/09 Départ pour Lençois de nuit 24/09 Retour a Salvador de nuit 25/09 Vol pour Santarem 25/09 Santarem. Je compte faire une journée a Alter do Chao + petite croisière sur les fleuves environnants. Une nuit en lodge dans la forêt + ?? 28/09 Vol pour Campo Grande 28/09 Deux nuits en lodge dans le Pantanal plus peut être une journée (repos ou activité selon la forme a Campo Grande) Deux Options. Option A 01/10 Vol pour foz de iguaçu 02/10 Bus de nuit pour Curitiba (3 jours dont une nuit a Paranagua) 05/10 Départ pour Rio (Bus ou vol) Option B 30/09 ou 01/10 Bus de nuit de Campo Grande pour Curitiba (+1 nuit a Paranagua) 04/10 Tenter de trouver une destination a mi trajet entre Curitiba et Rio et le faire en deux voyage de nuit.
Voila ça me laisse 3 jours a Rio pour terminer.
Qu'en pensez vous ? j'hésite pour Iguaçu, j'ai vraiment envie d'y aller mais le temps est compté et ca augmenterait le budget de 2 ou 300€ minimum. Si je ne vais pas a Iguaçu je peux éventuellement rester un jours de plus a Santarem et décaler tout d'un jour jusqu’à Curitiba.
Merci
Didier
J'ai réservé mon billet pour Rio pour une arrivée le 18 septembre et un retour le 8 octobre. J'ai une idée d'itinéraire mais rien de fixé j'ai encore rien réservé.
Arrivée a Rio le 18 mais comme je ne compte pas y rester je vais prendre un vol intérieur pour Salvador. Il part du même aèroport c'est donc un gain de temps.
18/09 Salvador (2-3 jours) 21/09 Départ pour une des iles (Morro do Sao paolo ou Boipeba) a déterminer. 22/09 Retour a Salvador pour assister au match Vitoria - Gremio (Si c'est en journée) 22/09 Départ pour Lençois de nuit 24/09 Retour a Salvador de nuit 25/09 Vol pour Santarem 25/09 Santarem. Je compte faire une journée a Alter do Chao + petite croisière sur les fleuves environnants. Une nuit en lodge dans la forêt + ?? 28/09 Vol pour Campo Grande 28/09 Deux nuits en lodge dans le Pantanal plus peut être une journée (repos ou activité selon la forme a Campo Grande) Deux Options. Option A 01/10 Vol pour foz de iguaçu 02/10 Bus de nuit pour Curitiba (3 jours dont une nuit a Paranagua) 05/10 Départ pour Rio (Bus ou vol) Option B 30/09 ou 01/10 Bus de nuit de Campo Grande pour Curitiba (+1 nuit a Paranagua) 04/10 Tenter de trouver une destination a mi trajet entre Curitiba et Rio et le faire en deux voyage de nuit.
Voila ça me laisse 3 jours a Rio pour terminer.
Qu'en pensez vous ? j'hésite pour Iguaçu, j'ai vraiment envie d'y aller mais le temps est compté et ca augmenterait le budget de 2 ou 300€ minimum. Si je ne vais pas a Iguaçu je peux éventuellement rester un jours de plus a Santarem et décaler tout d'un jour jusqu’à Curitiba.
Merci
Didier
** Résumé de mon séjour itinérant de Manaus à Fortaleza du 4 au 23 juin 2015 **
Achat du billet Paris-Manaus / Fortaleza-Paris avec Tap(via Lisbonne) : 674 euros ! Je profite d'une promo en mars malgré la réputation pas terrible de la compagnie : finalement aucun soucis : pas de retard et bagage en bon état livré en temp et heure ! Durant l'escale à Lisbonne je fais mon change au kiosque "western union" qui propose un bon taux. à Manaus j'avais réservé mon forfait 3jours-2nts dans la jungle avec Gero tours qui incluait le transfert arrivé...le chauffeur, Luis parle trés bien anglais et m'emmene directement à l'agence pour le réglement en espèce. Je régle les 600 RS pour un logement en dortoir avec sdb commune et me fait déposer dans la rue derriére à l'hôtel le Saint Paul pour 2 nts...un cadeau 😊 donc je ne connais pas le prix de cet hôtel trés bien placé avec un excellent petit dej. Trés confortable j'avais envoyé un mail pour avoir une chambre au dernier étage et avoir une belle vue dégagée sur la ville. Visite de l'opéra : superbe monument où j'ai eu la chance de tomber sur une répét de l'orchestre philarmonique...instant magique ... puis balade jusqu'au port ! Tout se fait à pied facilement et une journée suffit. pour l'excursion : transfert en voiture jusqu'au port+bateau avec passage où les eaux des deux riviéres coulent en parallèle+van sur la transamazonienne+bateau jusqu'au lodge...suite à un malentendu j'hérite d'une chambre individuelle avec salle de bain privative !!! Tant mieux suis au calme car les touristes présents sont de jeunes nord américains que je trouve bruyants ! Durant les 3 jours ce fut une alternance de marche (facile) et de balade en canoé à moteur : l'ambiance de l'Amazonie est unique...Ses bruits le jour et la nuit, des couleurs avec des gammes de verts et des couchers de soleil inoubliables...des moustiques oui mais sans plus...2 heures de pluie sur l'ensemble du séjour. La famille d'indigènes que l'on va visiter n'est pas une famille d'indiens mais des habitants du bord du fleuve...l'Amazonie c'est une ambiance avant tout pas une aventure avec un mamifére derriére chaque arbre et des indiens à plume qui ne connaissent rien à la modernité ! Bonne organisation et guide sympa, nous étions un groupe de 6 . Bien emballer ses affaires dans des sacs plastiques et ne rien laver : ça ne séchera jamais pour cause d'intense humidité ! De retour à Manaus je passe la nuit à l'hotel idéal (78rs) trés propre et bien placé pour retourner au marché et visiter les Halles au port. Demander une vue fleuve. * vol Manaus -Belem : billet acheté en agence à Paris vol Tam : 112 euros Survoler l'Amazonie fait beaucoup réfléchir... A Belem déçue par l'hotel Portas das amazonias : je pensais trouver une demeure de charme, ce n'est qu'une maison bien entretenue avec un restaurant au rez de chaussée dont on entend les moindres bruits jusqu'à minuit dans la chambre...En me baladant au marché ver o paso (endroit où la vigileance contre les pick poket est primordiale)j'ai vu un hôtel en face le ver o paso qui me faisait envie : des fenêtres on devait avoir une super vue sur le marché et le fleuve...Il y a une ambiance particuliére à Belem j'ai bien aimé cette ville à la fois calme et agitée..ne pas manquer un bon déjeuner au docas à l'étage au spazio verdi (on paie selon poids de l'assiette) avec des spécialités locales et pour le dessert un étage en dessous : une glace de chez Cairu ... * vol Belem - Sao Luis acheté sur internet avec Azul : 49 $ : un ATR (petit avion à hélice)ce qui rajoute au charme du vol ! A sao luis : hôtel pousada dos leoes pour 100rs/nuit. Le lendemain je pars pour une excursion de 2 jours/1nt réservée par internet à Brasil Planet dont le chef d'agence un italien, Michele, m'avait débité de 130 euros pour : transfert sao luis-barreirinhas (dép 8h arrivée 12h15), hotel pousada d'areias en sgle petit dej (trés bien), aprés midi excursion de 14h à 19h au parc des Lencois et le lendemain excursion avec visite des petits lencois (dunes où vivent des pêcheurs et une incroyable colonie de singe)et déjeuner entre riviére et mer (service trés long qualité moyenne) et retour à 21h à sao luis. Organisation parfaite et prendre en "tout inclus" (sauf les repas)m'a permis de ne pas me casser la tête pour les transferts entre chaque prestation. Uns bonne occasion d'être avec des touristes brésiliens de classe moyenne qui eux sont un peu anglophones ! Je reste une journée complète pour déambuler dans sao luis qui est une ville charmante et paisible . Bon déjeuner typique au marché. * vol Sao Luis-Fortaleza : acheté sur internet avec Gol : 40 $ à l'arrivée à l'aéroport j'achete mon billet de bus Fretcar (27rs) pour partir de la gare routiére à 14h30 le jour même direction : Icarai de amontada ! (taxi aéroport/gare routiére : 25rs) En montant dans le bus fretcar j'annonce au chauffeur que je descendrais à la pousada : Pais tropical (105 rs/nt) ! Il me dépose juste devant à 18h30. Acceuil sympa d'Alan, un français, mais quand j'arrive dans la chambre (qui est un bungalow individuel) j'ai une trés agréable surprise : la chambre spacieuse est toute blanche et en bois et un grand lit à baldaquin avec moustiquaire me donne l'impression d'être sur une ile exotique lointaine ! La salle de bain trés moderne également : je reste 4 nuits dans ce petit village de pêcheur où je ne rencontre aucun touriste : les brésiliens y viennent surtout le week end ! Une plage de rêve sans trop de vent (juste de quoi supporter la châleur)pour moi toute seule...wouahou...Eau de mer tiède, calme, bon petit dej, petit restau de poisson dans le village : tout bien ! De plus pour le retour, le bus fret car passe à 5.35 le matin juste devant l'hôtel ! (billet s'achète directement dans le bus retour). Pour une détente balnéaire au calme c'est l'idéal, sa facilité d'accés avec l'aéroport international (4h30)un atout ! Encore 2 jours : je reste à Fortaleza au Delphia praia (100rs/nt) bien situé : plage juste en face et restau à proximité : la ville n'a rien d'interressant si ce n'est voir les brésiliens vivre dans le centre commercial (dans le quartier du teatro) ou sur la plage ! fin du voyage ! Bilan : avec 2000 euros tout compris (vols+nourriture+excursion+déplacements)pour 3 semaines j'ai eu une bonne surprise je pensais devoir dépenser plus ! Un budget encore plus serré devrait s'en sortir aussi en prennant des hôtels moins chers et les bus locaux. Les taxis aéroport/hôtel sont en moyenne à 45Rs (et toujours moins chers pour les retours !). le temps : un peu de pluie en Amazonie (2 heures sur 3 jours !) et à Belem de 15h à 18 heures tous les jours sinon environ de 25 à 32 degrés sur l'ensemble des villes avec soleil et ciel bleu ! j'avais réservé mes hôtels par internet à l'avance et j'ai dû faire des relances faute de réponse rapide...pas de soucis pour les vols Gol et Azul en allant sur leur site bien cocher "english" ce qui permet de ne pas donner de numéro fiscal que possédent les citoyens brésiliens. Pas de soucis de débit de carte non plus et e-tiket et facture arrivent tout de suite aprés la commande des billets. Etre 1 heure avant les décollages pour les vols intérieurs suffit ! Enregistrement ultra rapide et aéroports bien organisés ! Attention pour le vol retour international : les douanes sont hyper exigeantes pour que tout ce qui est liquide soit dans une pochette plastique transparente (on m'a renvoyé pour m'en faire acheté une à la pharmacie du coin !). Avec des notions d'espagnol je comprennais à peu près ce que l'on me disait mais je n'ai rencontré q'un receptionniste anglophone donc pas de possibilité de communiquer avec les brésiliens 😕 ce qui ne m'a pas empêché de me faire comprendre en cas de besoin ! bref : pour une premiére au Brésil pas d'embûche : j'avais peur de rencontrer voleurs à chaque coin de rue et d'être perdue à cause de la langue : pas de soucis on voyage trés facilement dans ce beau pays ! Eviter d'être dans une ville culturelle un lundi : les musées y sont fermés ! Coup de coeur pour l'Amazonie où je ne rêve que de retourner mais à choisir j'irai plus profondément , plus longtemps avec une organisation peut être un peu plus chère mais avec des guides plus pro et pour rencontrer des ethnies...Cette premiére expérience fut riche mais passé l'apréhension je recherche du plus authentique ! Je ne regrette pas de ne pas avoir navigué sur un hamac : les petits tours au fil de l'eau au départ du lodge m'ont plongé dans l'univers de cette forêt mystérieuse avec ses concerts de crapauds, singe hurleur, rencontre d'anaconda et dauphin rose !... En espérant que ma petite expérience vous serve : si vous avez des questions n'hésitez pas ! bon vent ! Laurence NB : chères voyageuses : toutes les brésiliennes ne sont pas des canons en string donc pas d'inquiétude quelles que soient vos formes pour vous mettre en maillot de bain, comme chez nous il y en a de toutes les formes , toutes les tailles et toutes les couleurs 😛
Achat du billet Paris-Manaus / Fortaleza-Paris avec Tap(via Lisbonne) : 674 euros ! Je profite d'une promo en mars malgré la réputation pas terrible de la compagnie : finalement aucun soucis : pas de retard et bagage en bon état livré en temp et heure ! Durant l'escale à Lisbonne je fais mon change au kiosque "western union" qui propose un bon taux. à Manaus j'avais réservé mon forfait 3jours-2nts dans la jungle avec Gero tours qui incluait le transfert arrivé...le chauffeur, Luis parle trés bien anglais et m'emmene directement à l'agence pour le réglement en espèce. Je régle les 600 RS pour un logement en dortoir avec sdb commune et me fait déposer dans la rue derriére à l'hôtel le Saint Paul pour 2 nts...un cadeau 😊 donc je ne connais pas le prix de cet hôtel trés bien placé avec un excellent petit dej. Trés confortable j'avais envoyé un mail pour avoir une chambre au dernier étage et avoir une belle vue dégagée sur la ville. Visite de l'opéra : superbe monument où j'ai eu la chance de tomber sur une répét de l'orchestre philarmonique...instant magique ... puis balade jusqu'au port ! Tout se fait à pied facilement et une journée suffit. pour l'excursion : transfert en voiture jusqu'au port+bateau avec passage où les eaux des deux riviéres coulent en parallèle+van sur la transamazonienne+bateau jusqu'au lodge...suite à un malentendu j'hérite d'une chambre individuelle avec salle de bain privative !!! Tant mieux suis au calme car les touristes présents sont de jeunes nord américains que je trouve bruyants ! Durant les 3 jours ce fut une alternance de marche (facile) et de balade en canoé à moteur : l'ambiance de l'Amazonie est unique...Ses bruits le jour et la nuit, des couleurs avec des gammes de verts et des couchers de soleil inoubliables...des moustiques oui mais sans plus...2 heures de pluie sur l'ensemble du séjour. La famille d'indigènes que l'on va visiter n'est pas une famille d'indiens mais des habitants du bord du fleuve...l'Amazonie c'est une ambiance avant tout pas une aventure avec un mamifére derriére chaque arbre et des indiens à plume qui ne connaissent rien à la modernité ! Bonne organisation et guide sympa, nous étions un groupe de 6 . Bien emballer ses affaires dans des sacs plastiques et ne rien laver : ça ne séchera jamais pour cause d'intense humidité ! De retour à Manaus je passe la nuit à l'hotel idéal (78rs) trés propre et bien placé pour retourner au marché et visiter les Halles au port. Demander une vue fleuve. * vol Manaus -Belem : billet acheté en agence à Paris vol Tam : 112 euros Survoler l'Amazonie fait beaucoup réfléchir... A Belem déçue par l'hotel Portas das amazonias : je pensais trouver une demeure de charme, ce n'est qu'une maison bien entretenue avec un restaurant au rez de chaussée dont on entend les moindres bruits jusqu'à minuit dans la chambre...En me baladant au marché ver o paso (endroit où la vigileance contre les pick poket est primordiale)j'ai vu un hôtel en face le ver o paso qui me faisait envie : des fenêtres on devait avoir une super vue sur le marché et le fleuve...Il y a une ambiance particuliére à Belem j'ai bien aimé cette ville à la fois calme et agitée..ne pas manquer un bon déjeuner au docas à l'étage au spazio verdi (on paie selon poids de l'assiette) avec des spécialités locales et pour le dessert un étage en dessous : une glace de chez Cairu ... * vol Belem - Sao Luis acheté sur internet avec Azul : 49 $ : un ATR (petit avion à hélice)ce qui rajoute au charme du vol ! A sao luis : hôtel pousada dos leoes pour 100rs/nuit. Le lendemain je pars pour une excursion de 2 jours/1nt réservée par internet à Brasil Planet dont le chef d'agence un italien, Michele, m'avait débité de 130 euros pour : transfert sao luis-barreirinhas (dép 8h arrivée 12h15), hotel pousada d'areias en sgle petit dej (trés bien), aprés midi excursion de 14h à 19h au parc des Lencois et le lendemain excursion avec visite des petits lencois (dunes où vivent des pêcheurs et une incroyable colonie de singe)et déjeuner entre riviére et mer (service trés long qualité moyenne) et retour à 21h à sao luis. Organisation parfaite et prendre en "tout inclus" (sauf les repas)m'a permis de ne pas me casser la tête pour les transferts entre chaque prestation. Uns bonne occasion d'être avec des touristes brésiliens de classe moyenne qui eux sont un peu anglophones ! Je reste une journée complète pour déambuler dans sao luis qui est une ville charmante et paisible . Bon déjeuner typique au marché. * vol Sao Luis-Fortaleza : acheté sur internet avec Gol : 40 $ à l'arrivée à l'aéroport j'achete mon billet de bus Fretcar (27rs) pour partir de la gare routiére à 14h30 le jour même direction : Icarai de amontada ! (taxi aéroport/gare routiére : 25rs) En montant dans le bus fretcar j'annonce au chauffeur que je descendrais à la pousada : Pais tropical (105 rs/nt) ! Il me dépose juste devant à 18h30. Acceuil sympa d'Alan, un français, mais quand j'arrive dans la chambre (qui est un bungalow individuel) j'ai une trés agréable surprise : la chambre spacieuse est toute blanche et en bois et un grand lit à baldaquin avec moustiquaire me donne l'impression d'être sur une ile exotique lointaine ! La salle de bain trés moderne également : je reste 4 nuits dans ce petit village de pêcheur où je ne rencontre aucun touriste : les brésiliens y viennent surtout le week end ! Une plage de rêve sans trop de vent (juste de quoi supporter la châleur)pour moi toute seule...wouahou...Eau de mer tiède, calme, bon petit dej, petit restau de poisson dans le village : tout bien ! De plus pour le retour, le bus fret car passe à 5.35 le matin juste devant l'hôtel ! (billet s'achète directement dans le bus retour). Pour une détente balnéaire au calme c'est l'idéal, sa facilité d'accés avec l'aéroport international (4h30)un atout ! Encore 2 jours : je reste à Fortaleza au Delphia praia (100rs/nt) bien situé : plage juste en face et restau à proximité : la ville n'a rien d'interressant si ce n'est voir les brésiliens vivre dans le centre commercial (dans le quartier du teatro) ou sur la plage ! fin du voyage ! Bilan : avec 2000 euros tout compris (vols+nourriture+excursion+déplacements)pour 3 semaines j'ai eu une bonne surprise je pensais devoir dépenser plus ! Un budget encore plus serré devrait s'en sortir aussi en prennant des hôtels moins chers et les bus locaux. Les taxis aéroport/hôtel sont en moyenne à 45Rs (et toujours moins chers pour les retours !). le temps : un peu de pluie en Amazonie (2 heures sur 3 jours !) et à Belem de 15h à 18 heures tous les jours sinon environ de 25 à 32 degrés sur l'ensemble des villes avec soleil et ciel bleu ! j'avais réservé mes hôtels par internet à l'avance et j'ai dû faire des relances faute de réponse rapide...pas de soucis pour les vols Gol et Azul en allant sur leur site bien cocher "english" ce qui permet de ne pas donner de numéro fiscal que possédent les citoyens brésiliens. Pas de soucis de débit de carte non plus et e-tiket et facture arrivent tout de suite aprés la commande des billets. Etre 1 heure avant les décollages pour les vols intérieurs suffit ! Enregistrement ultra rapide et aéroports bien organisés ! Attention pour le vol retour international : les douanes sont hyper exigeantes pour que tout ce qui est liquide soit dans une pochette plastique transparente (on m'a renvoyé pour m'en faire acheté une à la pharmacie du coin !). Avec des notions d'espagnol je comprennais à peu près ce que l'on me disait mais je n'ai rencontré q'un receptionniste anglophone donc pas de possibilité de communiquer avec les brésiliens 😕 ce qui ne m'a pas empêché de me faire comprendre en cas de besoin ! bref : pour une premiére au Brésil pas d'embûche : j'avais peur de rencontrer voleurs à chaque coin de rue et d'être perdue à cause de la langue : pas de soucis on voyage trés facilement dans ce beau pays ! Eviter d'être dans une ville culturelle un lundi : les musées y sont fermés ! Coup de coeur pour l'Amazonie où je ne rêve que de retourner mais à choisir j'irai plus profondément , plus longtemps avec une organisation peut être un peu plus chère mais avec des guides plus pro et pour rencontrer des ethnies...Cette premiére expérience fut riche mais passé l'apréhension je recherche du plus authentique ! Je ne regrette pas de ne pas avoir navigué sur un hamac : les petits tours au fil de l'eau au départ du lodge m'ont plongé dans l'univers de cette forêt mystérieuse avec ses concerts de crapauds, singe hurleur, rencontre d'anaconda et dauphin rose !... En espérant que ma petite expérience vous serve : si vous avez des questions n'hésitez pas ! bon vent ! Laurence NB : chères voyageuses : toutes les brésiliennes ne sont pas des canons en string donc pas d'inquiétude quelles que soient vos formes pour vous mettre en maillot de bain, comme chez nous il y en a de toutes les formes , toutes les tailles et toutes les couleurs 😛







