Discussions similar to: Solidarité Enfants Lune
FR
L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges
L’archipel des îles du Cap-Vert : entre « sobrados « et éco-Lodge …(1)

Il faisait -7° à Nancy et -3° à Roissy-CDG terminal 1 quand le Boeing 750 de la TACV(Compagnie aérienne du Cap-Vert) a décollé… Il aurait fallu prévoir de changer de vêtements dans les toilettes de l’avion presque vide avant d’atterrir à PRAIA (capitale) île de Santiago…

(A quatre cent cinquante kilomètres de Dakar, par 13° de latitude Nord et 23° de longitude Ouest…)

Le Boeing sort des brumes du Maroc et, après avoir parcouru 1800 kms depuis la plus au Sud des Iles canaries, atterrit à PRAIA: il fait 24°…

On aura eu soin de survoler les îles de SAL, de MAIO, avant de trouver la piste du nouvel aéroport international, piste sous le vent de l’alizé du Nord-est, Praia, capitale de ces 4400 km2 répartis sur dix îles au cœur de l’Océan Atlantique, à 3000 kms à peine du Nordeste brésilien…

Il est temps de planquer polaires, gants, k-way au plus profond du sac…on est en janvier en Europe, l’Europe gèle sous l’anticyclone des Acores…Viva le Brésil !

Pour un européen, le peuplement métissé de l’archipel donne au Cap-Vert une allure à la Garcia Marquez: on retrouve très vite l’ambiance du « funana » de Salvador de Bahia à 5 h 30 de Paris…

Avec le « criolo » vendu en plus…bom dia, obrigaga, boa noite…quanto cuesta?…

Les métisses sont toutes plus belles les unes que les autres et elles le savent: il va falloir s’éloigner de la capitale et des boites à « musica » pour ne pas tomber sous le charme de ces filles des îles: de vieux messieurs en short y ont déjà perdu tout repère…

Mais comme dirait Christine Angot: "pourquoi pas le Brésil?"

http://www.youtube.com/watch?v=qQNaOh_rgOc
Open
Tour de Bretagne, du Mt St Michel à Pornic par le sentier des douaniers
Défi sportif, artistique et humaniste. Plus de 1800 km de sentiers. Plus de 3000 images. Plus de solidarité aux enfants népalais.J'établis actuellement l'agenda de travail pour la réalisation d'un grand projet : faire le tour de Bretagne à pied, du Mont St Michel à Pornic par le sentier des douaniers ou GR 34.

: 1o minutes d'un promeneur

Pascal vit à Vannes en Bretagne, il est animé d'une énergie créative. Dès son enfance, il rêve de routes, d'océan et de moyens de déplacements. Chaque jour, il s'applique à une démarche artistique : suivre des itinéraires, imaginer des protocoles contraignants, puis photographier. Instinctivement, au début de l'année 2008, Pascal imagine un nouveau protocole : « 10 minutes d'un promeneur », le long du chemin des douaniers, le gr34, du Mont Saint Michel à Pornic . Pascal marque une halte toutes les 10 minutes et photographie droit devant lui. Lentement, sans se laisser distraire il accomplit sa tâche tout au long de son itinéraire. Champ libre à Pascal : sac à dos et appareil photo en main, il part au lendemain d'une pleine lune d'août pour plus de 1800 kilomètres le long du littoral breton. L'infini, c'est ce que Pascal souhaite trouver au coeur de la nature et vivre une expérience simple : marcher. Cet homme est un battant, il veut donner un sens à sa vie : il s'engage au sein de l'association l'Air de Rien depuis le début et participe à la scolarisation d'enfants défavorisés au Népal. Accompagné ou seul, Pascal voyage de rencontre inopinée en rencontre amicale, il campe sur le chemin, s'adapte aux intempéries et jouit de cette nouvelle paix. Pascal arrive heureux à Pornic, la tête pleine d'images et de souvenirs à partager.

L'idée, c'est de suivre le GR34 à raison de 8 heures de randonnée par jour, d'interrompre celle-ci toutes les 10 minutes et photographier droit devant, vers l'infini. Le fil conducteur de cette série absurde et démesurée est le chemin. C'est plus de 1600 kilomètres de sentiers et plus de 3 000 images à vivre du littoral breton. C'est une occasion unique de participer à un projet artistique, sportif et humaniste. Je souhaite reverser un euro à l'association l'Air de Rien pour chaque livre vendu dont le but est de participer à la scolarisation d'enfants défavorisés au Népal.

Communication : expositions, rencontres, site internet en constructio ( www.10minutesdunpromeneur.fr ), projet d'un livre sont la clé de l'année 2008. Pour chaque euro investi relatif au projet, des bénéfices en termes d'images au niveau local, régional et national.

Le départ de cette aventure est prévue le 18 août 2008 au Mont St Michel et pour une arrivée à Pornic début novembre 2008.
Open
Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine
De Buenos Aires à Bariloche Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants. A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons. La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé. Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue. Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle. Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir. Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion. Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter. Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française. L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.

CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.

SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.

ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Open
Solidarité avec la grève en Guadeloupe et Martinique
c'est vrai mes vacances en guadeloupe de la semaine dernière ont été gachées mais j'en tiens pas rigueur aux guadeloupeens au contraire je suis solidaire avec eux puisque leur revendications sur le cout de la vie est juste et il faut qu'ils continuent maintenant jusqu'a gain de cause sur ce point en tout cas. En espérant un dénouement proche et la satisfaction de leur revendications.
Open
Mission de solidarité à Onkondja (Gabon)
Bonjour à tous,

Je pars cet été avec une ONG française pour une mission de solidarité animation-soutien scolaire. Nous serons basés dans la ville d'Onkondja dans la région de la Sébé-Bricolo. Cependant je ne trouve aucune doc sur cette ville.

Quelqu'un la connait-il? Quelles structures peut-on trouver sur place? Est-ce une grande ville? Comment est la sécurité? J'ai lu un article de janvier disant que la ville se battait contre l'insécurité montante, quand est-il réellement? J'aurai voulu avoir quelques informations sur le niveau de vie mais sur ce site, seul libreville est citée. Nous serons en contact permanant avec les habitants de la région, je ne voudrais pas risquer de faire d'impair une fois là-bas, quelles sont les choses à ne pas faire, à ne pas dire? Y'a-t-il des particularités propres cette région?

Notre partenaire local sur place est le conseil départemental et municipal de la Sébé-Brikolo, il nous donnera bientot quelques informations pratiques sur la ville mais j'aurai aimé avoir vos impressions.

J'epère que certains d'entre vous auront quelques informations pour moi.

En tout cas merci d'avoir lu mon message! 🙂
Open
Hôtel Clair de Lune à Ambatoloaka (Nosy Be)? (Madagascar)
Bonjour, Du 18/10/2008 au 27/10 je n'arrive pas à me décider sur un lieu de résidence à Nosy Bé. Nous sommes 2, ma femme et moi, un couple de 60 ans. Lorsque je lis les avis de clients il y a beaucoup de critiques négatives sur la majorité des hôtels... Néanmoins j'ai repéré l' hotel clair de lune à Amboloaka... Un prix correct 46 euros + PDJ... Ceux qui connaissent peuvent ils m'en dire plus???

Merci
Open
Salar d'Uyuni en Bolivie: emportez des lunettes de soleil
Olà! Je voulais conseiller à tous ceux qui auront la chance d'aller sur le salar d'Uyuni d'emporter avec eux des lunettes de soleil. En effet les personnes qui vivent et travaillent sur le salar n'en ont pour la plupart pas alors que la lumière est brûlante et dangereuse pour la peau et les yeux. Souvent, ils sont vêtus de passe-montagne sur tout le visage. On a dc récupéré pas mal de paires d'indice 3 au moins et non rayées avant de partir. Très facile; il suffit d'aller voir des opticiens et de leur expliquer; ils en ont très souvent à refiler! Franchement, lorsqu'on en donnait aux boliviens qui pouvaient alors se permettre de relever leur passe-montagne ou simplement regarder autour d'eux, c'était fort fort fort... Bon voyage à tous et n'hésitez pas à prolonger jusqu'aux lagunas verde et colorada, c'est mâââgique! Pour un avant goût, regardez l'émission Ushuaïa sur les déserts.
Open
Faire une action humanitaire à Bali (avec enfants)
Bonjour, nous partons avec nos 4 enfants sur Bali en juin . Et cette fois ci ils aimeraient pouvoir organiser une collecte avant leur départ pour aller redistribuer stylos, peluches, vêtements aux enfants balinais qui en ont besoin. Quelqu un a t il fait ce genre de choses ? Puis-je avoir des infos sur les établissements avec lesquels je pourrais me mettre en contact ? Merci d avance
Open
Voyage à 8 (famille) au Vietnam
Voilà....on s'y prend un peu tard car nous décolerons le 12 juillet pour 1 mois entier du Nord au sud Vietnam avec 6 ados/jeunes adultes de 12 à 22ans...joli troupeau de 8 donc

Comme nous sommes en train de structurer notre voyage, et que le temps manque, nous aimerions des conseils d'autres voyageurs: - une bonne adresse pour l'arrivée à Hanoï? confortable mais pas luxe non plus. - paysages de montagnes/rizières/ethnies : plutôt privilégier la direction de Sapa ou de Cao Bang? - baie d'along...j'entends parler partie terrestre partie cat bat...quoi penser? où se poser pour prendre l'atmosphere tranquillement Est ce facile de se loger à si nombreux ou il vaut mieux reserver d'ici? - pour aller vers Danang : plutot avion ou train de nuit....j'aime bcp varier les moyens de transport quand on visite mais il faut que ce soit un minimum confortable quand même si vous avez des lieux guesthouse ou hotel chouette, je suis preneuse

enfin, j'avais contacté une agence ds un 1er temps mais c'est vraiment très couteux J'ai l'impression que tout pourra s'organiser assez facilement sur place....mais j'ai un doute pour le Nord si on va du coté de Cao Bang: ça ne sera pas plus simple pour être plus en contact avec la population d'avoir un guide, conducteur d'un moyen de transport et facilitateur ....qu'en dites vous?

allez...ensuite...je vous proposerai la répartition des jours entre les différents lieux pour que vous nous aidiez...merci déjà d'avoir lu cette demande Céline
Open
Trois semaines magiques au coeur des parcs de l’Ouest américain avec nos 3 enfants
Bonjour à tous, Suite à notre 1er voyage en famille dans le Southwest il y a 2 ans, au cours de l’été 2015, je n'avais pas spécialement prévu de rédiger un carnet, préférant consacrer mes soirées à préparer en détail le prochain voyage.

Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.

Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.

Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !

J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.

Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
Open
Pour ou contre bébé (moins de 2 ans) en voyage?
Bonjour,

Le débat fait rage sur le pour et le contre de voyager avec un bébé…

Je crois avoir vu des postes sur le sujets, mais je ne les retrouves plus… Donc pour en discuter, j’ouvre ce nouveau post avec une discussion uniquement sur les bébés de moins de 2 ans (pour ne pas lancer la polémique du : un enfant de 12 ans ne devrait pas voyager car il n’en profite pas…)

Et si certains veulent apporter des conseils sur comment gérer leurs enfants en voyage, cela serait un plus. :) Par exemple, les classiques : on ne laisse pas un enfant dans sa voiture seule pendant qu’on fait une randonnée, un bébé est un être vivant qui a besoin d’être hydraté plus qu’un adulte (pour rappel, quand on a soif, c’est qu’on aurait déjà dû boire !), etc.

Donc : Pour ? Contre ? Mais si possible, surtout, Pourquoi ? Et sans insulte si possible : Car je sens que pour certains, cela va être impossible....

Pour commencer, voici un début de débat.

· Pour : bébé a-t-il plus besoin d’être dans un lieu rassurant ou de ses parents (enfin surtout sa maman) ? Ses parents sont leurs piliers, il est préférable de les garder… Surtout quand ses parents seront détendu par le voyage ! Le bébé le ressentira. :)

· Pour (et contre pour certains) : Changer le bébé de son domaine l’ouvre au monde ? Cela dépend fortement du bébé. Ce point est à l’image de la poussette : orienté vers papa/maman ou vers l’extérieur et l’inconnu ? Pour ma part, mon fils aime découvrir le monde et dans le caddie, il ne veut pas nous voir, mais voir ou l’on va !

· Contre : Voyager dans un pays n’ayant pas les mêmes normes d’hygiène qu’en France. Il ne faut pas oublier que si on peut attraper la tourista… Cela serait pire si le petit l’attrape !

· Contre : L’avion c’est trop long ? 10, 15, 20 h de vol, c’est long pour un bébé… Mais, comme les adultes, un bébé besoin de se dépenser en grandissant… Une solution serait donc de couper le vol et de privilégié 2 vol de 6 h avec 3 heures d’escales pour se dépenser, plutôt qu’un gros vol d’un coup…

· On s’en fout : o Bébé va pleurer dans l’avion et déranger les gens (C’est le classique : « Espérons pour les autres passagers des vols que vos enfants seront calmes ! ») : c’est pas notre problème ! La place est payante (même quand il n’y a pas de place physique) ! Notre bébé a donc le même droit qu’un autre passager… Sinon, merci de faire en sorte que celui qui ne s’est pas lavé, qui parle fort avec sa femme, qui aime ouvrir et fermer sa tablette durant tout le vol, qui ronfle, qui pete, etc. ne soit pas également admis ! Un bébé qui pleure au décollage est-il aussi insoutenable qu’un ado de 14 ans qui va mettre ses pieds contre votre dossier pendant tout le voyage ? Ou une petite fille de 8 ans qui va vous poser des questions pendant tous le voyages ? Oui, certains parents sont négligeant et non aucune manière… Cela reflète hélas la société… C’est du même ordre que la réputation des français à l’étranger ! On a beau donner 20 % de TIPS pour un service moyen, on nous regarde encore comme des radins, alors que mon beau-frère canadien anglophone qui ne larguera que 15% n’aura pas ces regards…

@ vous,

Geoffroy
Open
Conte bambara: "La longue marche des animaux assoiffés" (Mali)
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara si tu en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance

Bonsoir Anusara,

voici un joli exemple de la littérature enfantine malienne : conte d'amitié et de solidarité, très illustré et avec un bon nombre d'animaux ...

La sécheresse sévit et, pour l'affronter, les animaux, assoiffés, décident de se rendre à la rivière de Manyamatoula. Cependant, la route est longue et les animaux, l'un après l'autre, abandonnent. Seul Nyamèba-le-dromadaire parvient à grande peine au but ; là, il s'élabore encore, puis remplit son outre pour désaltérer ses amis laissés sur le bord du chemin et retourne ...

Les illustrations qui accompagnent le conte sont ici (les numéros au texte correspondent aux numéros des illustrations).

Référence : Diarra, Ousmane (Jara, Usumani) 1997. La longue marche des animaux assoiffés (Baganw ka minnògòlaminè taamajan). Illustrations de Yacouba Diarra (Yakuba Jara). Bamako : Le Figuier / Ville d'Angers : Bibliothèque municipale, 28 pages.

Voilà, le texte ...

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Baganw ka minnògòlaminè taamajan

(01) A bè waati jan bò min ka jan kosèbè, gèrègèrè dò binna mògòninfinw kan, n'o ye JA ye. Sanji tun tè na tuguni bilabaw ni kòbaw a ni jisirabaw bèè tun jara. Wulu ni Jakuma n'u teri adamadenw bèè tun bolila.

(02) A tò tun tora Shèba Sagaba Baba Misiba Faliba Soba ani Nyaamèba ye. Olu ko k'u tè taa yòrò si, ko mògò t'i faso bila nyani ye bawo mògò tè nyani laban dòn. Nka kòngò nan'u minè minnògò digir'u la. Balo bè sòrò min sa ? O kèlenna, Faliba hakili jiginna ko ale fa ta fa n'o y'a mòkè ye, k'o tun bè kò dò kofò ko Manyamatula.

(03) O la sa, mògòninfinw teri ninnu wulila ka hèèrè kòba sira minè. U taamana, ka taama. Su fila, u bè taama la, taama ani sennateliya, barisa Manyamatula tun yòrò ka jan !

(04) Fèn wèrè dun tè Shèba fè n'a sen fila a n'a kamannin fila tè, olu dun tè mako nyè. Shèba dèsèra joona. A y'i kanto ko : kò, kò, kò, ne dèsèra sa dè. Nka, n teriw, aw ka taa dè, a ye taa kudayi, ji b'aw nyè Manyamatula.

(05) O la sa, tòw tèmènna, u taamana su, u taamana tile. Sagaba dun ka magan Shèba dèsèra cogo min, a fana dèsèra ten. A kulela ko : nbèè, nbèè, nbèè ; ne kènyènna tenteren nka n teriw, aw ka taa dè, a ye taa kudayi ji b'aw nyè Manyamatula.

(06) Ni taama in tun ye taama kòtigè bali ye. Ka boli wa ? Ayi, o fanga tun t'an teri ninnu na tuguni Manyamatula kò in tun ka jan kosèbè. Tinyè, Baba kolokagèlèn, nka a kunkolo fana ka gèlèn dè. A taamatò ye jiri dò ye, a ko fo a ka yèlèn jiri in na. Baba yèlèntò jann'a kò kan k'a sen naani kòròta sanfè. A kasira ko nbèè, nbèè, nbèè ne tor'a la bi ; nka n teriw, aw ka taa, a ye taa furuuu ji b'aw nyè, a b'aw nyè Manyamatula

(07) U tò tora naani dòròn ye nyanibaatò naani. Misiba, Faliba, Soba ani Nyaamèba. O ngana naani ninnu tèmènna u ka sira fè. Misiba ka bon, a ka girin, nka a ka suman fana. O y'a dacogo ye, bèè ni dacogo. Tile caman tèmènna, ani su caman ; Misiba ma dumuni kè, a ma ji min : ale fana nana dèsè. A y'i kanto ko : nbuu, nbuu, nbuu ! ne dèsèra. Nka, n teriw, a y'aw jija, sabu aw tè ji sòrò fo aw ka se Manyamatula.

(08) Faliba, Soba, ani Nyaamèba, olu taara u ka sira fè. Nyamèba bè nyèfè, ka Soba da o kan, ka Faliba tugu o la. Faliba kolo ka gèlèn, dusu b'a kònò, nka nuguma don. Faliba nyè da binkènè kan, a ko f'ale ko nènè. A y'i kanto : han, han, han ! n'a tè nya saya kò, ne da timinman na taa lahara. Nka n teriw, aw k'aw jija dè, barisa aw tè na ji sòrò fo Manyamatula.

(09) Sisan, u tò tora fila dòròn ye : Soba ani Nyaamèba. Olu fila tèmènna u ka sira fè. Su ani tile, u bè ka taama, barisa Manyamatula tun yòrò ka jan halisa. Minnògò ye Soba minè, Soba sègènna fo k'a sen bèè kumun. U selen banansun dò kòrò, a y'i kanto : hin, hin, hin ! ne dèsèra kolokoto nka nkòrò Nyaamèba, e ka taa i ka sira fè, taa dèrè ! ji b'i nyè Manyamatula.

(10) A tora Nyaamèba kelen ye wula fantan ni wula bantan kònò, a kelennin pe a kelen n'a ka sègèn. Nk'a tèmènna a ka sira fè. A taamana su, a taamana tile. Su caman, tile caman. A taamatò bè ka dònkili da : nyangamu nyangamu nyan ! ne senw bèè fununna nka o tè ne bali ka se, ka se Manyamatula. Nyangamu nyangamu nyan ! ne tora nkelenna, ne kelennin pe ! nka ne na taa, fo n ka se Manyamatula. Nka halisa sira tò tun ka jan. Nyaamèba bè taama, a bè taama su, a bè taama tile. Kalo caman tèmènna, Nyaamèba bèè taama la, a ma jò habada.

(11) Nyaamèba y'i jija, a sera ka Manyamatula dankan na sòrò. Dosoba ni Jakumaba n'u teri adamadenw tun bè yen.

(12) Nyaamèba y'i min, a y'i min haali. A tilalen, a y'a ka forokoba fa k'a fili a kò la, ka sosegin sira minè. A nana se Soba ma : a ye ji d'o ma, o wulila ; a ye ji di Faliba ma : o y'i min ; Misiba y'i min, Baba wulila, Sagaba wulila ; a ye ji di Shèba ma.

(13) Kabini o don, an teri ninnu ye teriya sinsin u nin nyògòn cè. Kuru min bè Nyaamèba kò la ka yaala, a ka jiforoko in don.

La longue marche des animaux assoiffés

(01) Il y a longtemps de cela, très longtemps, une calamité s'abattit sur le peuple des hommes : la SÉCHERESSE ! La pluie ne tombait plus. Les mares et les marigots, les rivières et les sources avaient tous tari. Le chien, le chat, leurs amis les hommes étaient tous partis.

(02) Seuls étaient restés par amour pour leur terre : Shèba-la-poule, Sagaba-le-mouton Baba-la-chèvre et aussi Misiba-la-vache, Faliba-l'âne Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Tous avaient faim, Tous avaient soif. Où trouver à manger ? Alors Faliba-l'âne se souvint que le père de son père connaissait une rivière : la rivière Manyamatoula.

(03) Alors les amis de l'homme se mirent en route pour la rivière du salut. Ils marchèrent, marchèrent. Ils marchèrent deux jours et deux nuits. Il fallait marcher vite : Manyamatoula était loin.

(04) Shèba-la-poule, elle qui n'a que deux pattes et deux petites ailes qui ne lui permettent pas de voler, se fatigua vite. "Kô ! kô ! kô ! se lamenta-t-elle, je suis fatiguée, j'abandonne. Quant à vous autres, mes amis, continuez votre chemin : Il y a de l'eau à Manyamatoula."

(05) Alors les autres continuèrent leur chemin. Ils marchèrent de jour, ils marchèrent de nuit. Il fallait être solide et courageux, Or Sagaba-le-mouton est fragile ; tout comme la poule, il abandonna la course : "Bê ! bê ! bê ! se lamenta-t-il, moi, je n'en peux plus, mais vous, mes amis, continuez, continuez votre chemin : à Manyamatoula, il y a de l'eau !"

(06) Il fallait marcher, toujours marcher Courir ? Nos amis n'en avaient pas la force. Manyamatoula-la-rivière était si loin ! Baba-la-chèvre, elle, est forte ; mais elle est aussi têtue. Chemin faisant, elle voulut grimper à un arbre, mais elle tomba, les pattes en l'air : "M'pê ! m'pê ! m'pê ! pleura-t-elle me voici immobilisée, mais vous autres, continuez votre chemin : il y a de l'eau à Manyamatoula !"

(07) Ils n'étaient donc plus que quatre dans la course, quatre malheureux : Misiba-la-vache et Faliba-l'âne, Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Stoïques, ils continèrent à marcher. Misiba-la-vache, elle, est grosse et lourde. Elle est aussi lente : c'est sa nature. Et des jours ont passé Des nuits ont défilé, elle n'a pas mangé, elle n'a pas bu aucune goutte d'eau. A son tour, abandonnant la course, elle chanta son chant d'adieu : "M'bou ! m'bou ! m'bou ! je n'en peux plus. A vous autres, je dis courage ! Courage, mes amis, car il y a de l'eau là-bas, à Manyamatula."

(08) Faliba-l'âne, Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire continuèrent la marche. Nyamèba-le-dromadaire ouvrait la route Soba le suivait, puis venait Faliba. Faliba-l'âne est solide et résistant, mais aussi très glouton. Apercevant l'herbe fraîche, il voulut la brouter : "Han ! han ! han ! décida-t-il, puisqu'il faut mourir, je préfère mourir la bouche sucrée. Quant à vous, mes amis, Courage ! Continuez votre chemin, à Manyamatoula il y a de l'eau."

(09) Ils ne restèrent donc plus que deux : Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Ils continuèrent à marcher. Des nuits et des jours, ils marchèrent sans s'arrêter, mais Manyamatoula était loin, très loin. Et Soba avait soif, il était fatigué, et ses pattes étaient endolories. Il s'arrêta sous un grand fromager : "Hin ! hin ! hin ! cria-t-il, je n'en peux plus, mais toi, grand frère, continue ton chemin, continue : il y a de l'eau là-bas, à Manyamatoula."

(10) Seul dans la steppe sans fin, seul et fatigué, Nyamèba-le-dromadaire continua son chemin. Il marcha des jours, il marcha des nuits. Des jours et des nuits, il marchait et chantait : "Nyangamou-nyangamou-nya ! mes pattes sont enflées, mais j'arriverai, j'arriverai à Manyamatoula. Nyangamou-nyangamou-nya ! même seul et sans compagnon, j'attendrai les bords de la rivière Manyamatoula." Il marcha encore longtemps, il marcha de jour, il marcha de nuit. Des lunes et des lunes, il marcha sans arrêt.

(11) Nyamèba-le-dromadaire arriva enfin sur les bords de Manyamatoula-la-rivière. Là, il trouva Dossoba-le-chien et Diakouma-le-chat. Ils y étaient avec leurs amis les hommes. Au milieu des animaux sauvages.

(12) Nyamèba-le-dromadaire se désaltéra, puis il remplit son outre et rebroussa chemin. Il retrouva Soba-le-cheval et lui donna à boire, ainsi qu'à Faliba-l'âne, à Misiba-la-vache, à Baba-la-chèvre, à Sagaba-le-mouton et à Shèba-la-poule.

(13) Depuis ce jour, tous ces amis de l'homme nouèrent une solide amitié. C'est aussi depuis ce jour que Nyamèba-le-dromadaire porte une bosse : c'est son outre d'eau.

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

J'espère que ce conte aussi va procurer un grand plaisir pour les enfants !

Hery
Open
Back from Morocco
Second trip to Morocco, with our kids and our grandson. A trip for five that delighted us all.

First stop: Marrakech, where we landed in late morning under a blazing sun. We had lunch on Avenue Mohamed V and took a little rest before heading to Djema El F'Na Square in the late afternoon, when the temperature dropped slightly. A quick stroll through the medina and the souks, still as lively as ever. Mountains of goods, craftsmanship that amazes us, a palette of colors, and all sorts of scents...









Then, when night fell, we wandered around the square among the little stalls serving all kinds of dishes: salads, grilled meats, soups, snails... It's incredible. Everyone is super friendly. I suspect they tell the same jokes every night to the tourists passing by. But it's really fun. And surprise, surprise—here, it's already Christmas. Colorful garlands at every stall.









But, rightly or wrongly, even though we're charmed, we prefer not to dine on the square... We're afraid of ruining the rest of the vacation... But what an extraordinary atmosphere on that square. It's overwhelming!

The next morning, we left Marrakech, hoping to find milder temperatures outside the city. On the way to Tichka. The change of scenery is huge. Our grandson can't get over seeing all the vendors selling real or fake minerals, real or fake fossils, merchants who approach as soon as we stop to admire a site or take a photo. There are also apple sellers—real apples for a picnic, which is perfect.





Photo stops are frequent. At every turn, a new discovery, a new viewpoint. The villages blend into the mountains. It's stunning.

Open
Impossible de réserver des billets aller/retour sur un an?
au secours, je m'arrache les cheveux ! j'ai fais plusieurs démarches auprès d'agence pour avoir des devis de vols pour organiser notre voyage, mais aucune ne veut m'en donner prétextant qu'elles ne peuvent me donner des prix plus d'un an en avance, alors on est un peu bloqué pour organiser nos actions de solidarité et organiser notre parcours!! quelqu'un peut il m'éclairer??? voici les hypothèses pour notre voyage : Nous recherchons des billlets d'avion avec un bon rapport qualité prix pour 5 personnes 2 adultes et 3 enfants(6, 8 et 10 ans) en partant n'importe quel jour de la deuxième quinzaine de juin 2009, est il possible de nous faire des devis pour ces trois hypothèses? 1ère hyptohèse : 2 vols départ de Paris pour l'amérique centrale (Guatemala ou salvador ou Honduras ou Nicaragua ou costa rica, ce qu'il y a de moins chèr) retour Paris depuis l'argentine ou le chili n'importe quel jour de la deuxième quinzaine de février 2010 2ième hypothèse : 3 vols - départ de Paris pour l'amérique centrale (Guatemala ou salvador ou Honduras ou Nicaragua ou costa rica, ce qu'il y a de moins chèr) 1 aller du Costa rica ou Nicaragua vers lEquateur ou le Pérou mi septembre 2009 retour Paris depuis l'argentine ou le chili n'importe quel jour de la deuxième quinzaine de février 2010 3ième hypothèse : 2 vols départ de Paris pour le Pérou ou l'équateur retour pour Paris depuis l'argentine ou le chili n'importe quel jour de la deuxième quinzaine de février 2010

c'est juste pour avoir une idée de prix et pouvoir choisir nos destinations et continuer dans nos préparatifs de voyage un grand merci pour votre aide soniahochard@orange.fr
Open
Du KTP au Kaokoland


Du KTP au Kaokoland, notre troisième séjour en Afrique Australe avec 4 enfants.

1) Trajet partie Afrique du Sud

2) Trajet partie Namibie

Quand nous avons préparé ce voyage, nous avions deux objectifs : visiter le Kgalagadi transfontier park et aller dans le Kaokoland. Notre principal problème, certains s'en souviennent ici, était de trouver un véhicule adapté à notre famille... et trouver le mode d'hébergement idéal. Nous avons fini par nous décider pour deux 4x4 avec tentes de toit et alternance de camping et de logements en dur. En effet, avec 4 enfants, il nous fallait trois tentes, nous avons vite exclu la remorque pour cause de difficultés de conduite, il n'y a pas de camping-car 4x4 pour 6, les rares voitures 4x4 pour 6 personnes ne permettaient pas de ranger toutes nos affaires et surtout obligeaient à avoir une tente au sol... formellement refusé par les enfants et moi-même ! Pour nous sentir à l'aise dans le sable, nous avons effectué un stage 4x4 en région parisienne au mois de juin.

Nous avons construit notre circuit avec départ de Johannesburg, pour lequel nous avons un vol direct depuis Saint Denis deux fois par semaine, et dépôt de la voiture à Windhoek au retour.

Le 25 septembre, A 6h, le taxi est là. Notre avion survole la Réunion cette fois ci.

3) Vue de la Réunion

A Johannesburg, nous patientons très longtemps à la douane... puis nous trouvons notre taxi, prenons un peu d'argent au distributeur, une carte de téléphone et nous voilà partis pour le nord de la ville, chez notre joueur Bushtrackers où nous avons loué un Hilux et un Land Cruiser.

4) Le land-cruiser de Raf

5)Mon hilux

Nous recevons un accueil chaleureux avec boissons et biscuits et pendant deux heures, nous remplissons les papiers et découvrons les véhicules, leur contenu, le montage des tentes, etc...

Frigos, table, chaises, tout pour cuisiner et caisses vides pour ranger les aliments, draps, serviettes, oreillers, couvertures, couettes dans les gros sacs verts, tout est là.

6)L'intérieur d'un coffre

7) L'autre coffre

Nous quittons le loueur avant 14h en direction de l'ouest. Je ne suis pas très rassurée au volant de cette grosse Toyota, avec la conduite à gauche. Heureusement, nous ne nous aventurons pas en centre ville et de quatre voies en quatre voies, nous trouvons facilement la route N14. Nous décidons de nous arrêter à Ventersdorp, pour avoir le temps de faire quelques courses et également parce que les loueurs étaient assez pessimistes concernant la qualité des hébergements au delà de cette ville.

La première guest house où nous nous rendons est complète, le personnel nous conseille Mosaïc, un BandB dans une ferme en dehors de la ville.

8) La piscine du B n' B

Nous y sommes seuls et vraiment bien, nous profitons de la grande piscine. On mange en ville au resto nommé Pompéï qui a brûlé il y a quelques années et en a gardé des traces.

Le 26 septembre, après le petit déjeuner et une discussion avec notre hôte, ancien pharmacien, nous prenons la route à 8h30 pour Witsand, un lieu de dunes de sable blanc au milieu du Kalahari. Dans la région de la mine de fer de Khumani, un énorme nuage rouge envahit tout, même les glissières de sécurité sont rouges de poussière. La route n'est pas folichonne, le paysage est moyen et les villes pas terribles. Heureusement, les 70 derniers km de piste sont plus jolis. A 16h30, nous arrivons à Witsand Kalahari Nature Reserve où nous prenons possession d'un beau chalet en pierre.

9)Le chalet n°5 à Witsand

Nous allons nous promener dans les dunes blondes.

10) Les dunes de Witsand

11) Les dunes de Witsand

Puis nous faisons 5km de voiture et escaladons les roaring sands, des dunes qui "rugissent" dans certaines conditions climatiques (que nous n'aurons pas).

12)roaring sands

Nous profitons d'un magnifique coucher de soleil depuis les dunes.

13) roaring sands

14) roaring sands

15)Le paysage alentour

16) roaring sands

17) roaring sands

Au retour, nous croisons une quantité incroyable de lapins dans la lumière des phares.

Nous mangeons dans le chalet qui est très bien équipé.

18)Bonne nuit...
Open
Bénévolat en Bolivie et au Pérou
Salut ! Merci pour ton intérêt! Pour que l'experience soit vraiment enrichissante, je recommande de passer un mois dans la ou les assoc de ton choix. Je travaille comme bénévole avec plusieurs ONG : pas besoin de reserver, les chantiers sont ouverts toutes l'année, viens quand tu veux! Aucune qualifcation particulière n'est requise, seule la volonté d'aider! Toutes les associations suivantes ne sont en rien des ONG françaises ou étrangères. Elles ne percoivent donc aucune subvention de leur état, ces assoc ne survivent que grâce à l'aide des bénévoles. Les frais de voyage sont à la charge du bénévole et les prix pour celles qui offrent le logement et la nourriture sont moins couteux que le seraient ceux d'une ONG française ou autre. Tous ces projets ne sont que le fruit de la volonté et de l'abnégation de personnes bolivienne et péruvienne, elles même bénévoles, et aucune de ces personnes ne s'approprient une partie de l'argent des bénévoles à des fins personelles. Ce sont justement ces qualités que je recherche et je souhaite promouvoir ces projets car ils sont des exemples d'humilité, d'amour et de solidarité, loin des valeurs de profit et d'individualisme que nous cotoyons dans nos pays dits "modernes"!!! Inti wara yassi est un refuge écologique pour animaux sauvages en Bolivie qui les réhabilite à la vie sauvage. L'assoc accueille egalement des enfants. visite le blog en francais www.intiwarayassi.over-blog.com ou le site officiel www.intiwarayassi.org. les photos du refuge sur http://www.flickr.com/photos/8578272@N07/page10/ et sur http://www.flickr.com/photos/8578272@N07/sets/72157600734777291/ tarifs : 180 euros pour 1 mois nourri et logé, puis 6 euros /jour les jours sup. Si tu restes 1 mois ou plus, tu pourras travailler avec des félins (pumas, jaguars, chats sauvages)

CIAPU est un projet de reforestation en Bolivie ou tu apprendras à planter les souches des futurs arbres, à travailler avec les communautés pour la protection de l'environnement et ou tu auras l'opportunité de vivre avec une famille paysanne bolivienne. Visite le site www.ciapu-bolivia.org . La durée minimum de sejour est de 2 semaines pour 100 euros, puis 5 euros/jour pour les jours sup. CIAPU recherche egalement des bénévoles longue durée (6 mois ou plus), pour une participation de 3, 5 euros /jour, nourri et logé. Les photos de CIAPU sur http://www.flickr.com/photos/10361955@N05/sets/72157601346225604/ Contacte moi pour plus d'infos sur les billets d'avion et les infos pratiques pour ces assocs et pour bien voyager en Bolivie.

Le campement Pacha Mama se trouve dans le désert de Huacachina, près d'Ica au Pérou. Patrick, un bénévole péruvien a lancé un projet de nettoyage du désert. Tu vivras le temps que tu voudras dans le campement dans le désert au rythme du vent, du soleil de la lune et du sable et aideras à nettoyer les dunes des dechets afin de les recycler. Retour au sources, spiritualité, le désert a beaucoup à nous apprendre. Expérience inoubliable! voir mes photos sur http://www.flickr.com/photos/10361955@N05/page5/ La nourriture est à ta charge ( entre 10-20 euros/semaine) et des dons sont utiles pour aider le projet. Contacte moi si tu es intéressé!

ELOHIM est une école dans un quartier pauvre d'Arequipia au Pérou qui accueille des enfants de 3 à 12 ans subissant une extrême pauvreté, des problemes familiaux (alcoolisme des parents, mauvais traitement) L'école est dirrigée par Rosa, la directrice et 2 autres professeurs Nelly et Julia qui ont du mal à faire survivre l'école (manque d'argent pour payer les professeurs, la nourriture et le matériel scolaire).Ces professeurs font abnégation de leurs vies privées pour faire tourner cette école et recherche une aide désespérement car L'école ELOHIM représente l'espoir pour les enfants de ces quartiers pauvres de sortir de la pauvreté et des problèmes sociaux qui en sont liés. Nous recherchons des benevoles prets à s'engager auprès des professeurs afin de sauver l'école. Les professeurs et les enfants attendent l'aide de bénévoles pour des projets de volontariat à lancer, recherche de fonds financiers, parrainages avec des écoles françaises, création d'un site internet... Toute aide sera la bienvenue pour sauver l'école et les enfants! voir les photos sur http://www.flickr.com/photos/10361955@N05/page3/ Pour d'autres possibilité de bénévolat avec des enfants, voir le site d'une bénévole anglaise vivant sur place www.travellernottourist.com. Toutes ces expériences ont été très enrichissantes autant sur le plan physique, moral et émotionnel. Faire abnégation de soi, se sentir utile et partager des sentiments oubliés de part nos vies trop modernes t'apporteront d'incroyables richesses.

Sincèrement, Stéphanie
Open
Aide soignante recherche projet d'aide humanitaire
bonjour a tous, Depuis plusieurs années ce projet de partir en mission muri dans ma tête mais je n'ai rien trouvé de concret pour l'instant.Je souhaiterai partir courant 2010 pour une durée de 3 à4mois.Je recherche un projet en rapport avec mon métier d'aide soignante.🙂J'ai 27 ans je suis a l'écoute de vos propositions si vous faites partie d'une association ou de vos conseils si vous avez déjà une expérience humanitaire.Merci d'avance
Open
Trouver et/ou convoyer des fauteuils roulants et béquilles pour des handicapés marocains
Tout d'abord, si le moderateur considere que c'est une offre de service, qu'il supprime ce message mais une association loi 1901 qui integre des handicapés dans un convoyage pour emmener des choses a des handicapés marocains qui crevent la dalle, et à qui on fournit une occasion de travailler c'est pas trés méchant comme truc.

Bonjour,

Se faire plaisir, c'est bien, mais quand on le fait en ayant un comportement solidaire avec une des populations les plus défavorisées du Maroc (les handicapés et les enfants d'handicapés) c'est encore mieux ! Une association marocaine nous a demandé si on pouvait lui trouver et / ou convoyer des objets. Nous organisons un voyage de convoyage où tous les vehicules emmeneront des fauteuils roulants.

Le montant de l'engagement comprend 5% qui seront reversés à cette association d'handicapés. Nous demandons d'avoir une action solidaire en complément. Cela peut être de trouver ou convoyer des fauteuils roulants, des béquilles, des lunettes pour aveugles et d'autres objets nécessaires aux handicapés. Il ne vous est pas nécessaire d'acheter obligatoirement ces objets, ils sont trouvables autour de vous... Si vous ne pouvez pas venir mais savez ou trouver des fauteuils roulants ou béquilles inutilisés, envoyez moi un mail au travers du site.

En plus des classiques vétements ou cartables, chaque voiture emméne au moins deux fauteuils roulants et des paires de béquilles qui seront remis aux handicapés marocains à chaque étape du raid. Par respect de nos interlocuteurs au Maroc, nous échangeons un voyage extraordinaire dans un pays magnifique, qui vous rendra heureux contre un progrès extraordinaire dans la vie de gens qui en seront heureux. C'est donc une association d'handicapés marocaine qui organise tout votre hebergement avec une partie des frais d'engagements. Ne faisons pas la charité, échangeons du bonheur contre du bonheur... En plus des superbes paysages, vous ramenerez le souvenir de l'éclat des yeux d'un handicapé qui s'assoit pour la premiere fois de sa vie dans SON fauteuil roulant! Nous remettrons en main propre aux handicapés les objets que nous leurs amenons. Les étudiants en médecine pourront, si ils le veulent, participer à des check-up medicaux des handicapés, pour détecter et prévenir les maladies.

Ce raid est bien entendu accessible aux handicapés, qui peuvent participer avec leur vehicule adapté, quel qu'en soit sa marque. Les autres équipages sont composés de deux valides conduisant une Renault Supercinq à moteur Cleon 1108 cm3 (ou éventuellement une R4 avec le même moteur). Il n'y a pas de condition autre, que vous soyez salarié, étudiant, sans emploi, médecin en activité, vous pouvez venir. Priorité sera donnée aux jeunes de 18 à 28 ans, mais tous les ages sont acceptés. Pourquoi imposons nous un vehicule ? Tout simplement parce que la Supercinq est facile à réparer, n'a pas d'electronique ni de grigris superflus et donc nous savons la réparer et donc nous sommes quasi sur de ramener tout le monde...

Notre partenaire marocain est www.marochandicap.com Regardez son site, vous comprendrez ce dont révent les handicapés marocains. Ecrivez à Noureddine Boutafi, handicapé à la suite d'un accident de moto, il vous confirmera qu'il vous attend et vous prépare un voyage que vous n'oublierez pas ! C'est lui qui supervise la partie marocaine et tous les accueils dans les villes etapes seront fait en employant des personnes handicapées, ou personnes hebergeant des handicapés ou des enfants d'handicapés. Notre action est donc respectueuse à tous les niveaux. Si, après tout cela, vous voulez prendre en main votre solidarité avec le monde : http://www.supercinqraid.com

De plus nous aimerions que des gens dynamiques contribuent à l'intégration des handicapés francais dans les raids humanitaires. Il faudrait préparer un voiture automatique pour deux handicapés (pas de limite d'age pour les handicapés) et une supercinq avec deux valides qui seraient leur assistance technique... Il n'y aura aucun probleme de financement pour ce genre d'initiative. Les conseils generaux, regionaux, villes auraient mauvais coeur à ne pas subventionner ! De plus les sponsors seront faciles à trouver vu la retombee presse et television locale. Si vous connaissez des handicapés tentés par l'aventure, contactez nous, nous ferons tout notre possible pour les mettre en relation avec un équipage d'assistance, si ils n'en ont pas déjà un. Nous aimerions avoir le geste fort de voir des handicapés francais, autonomes, rencontrer des handicapés marocains pour les aider dans l'acquisition de l'autonomie.

N'hésitez pas à me contacter au travers du site

Antoine, bénévole (totalement non rémunéré) de l'association Cap Vers (loi 1901, à but non lucratif)
Open
Boucle Johannesburg-Johannesburg en 28 jours
Bonjour, nous avons des billets d'avion pour JNB en poche, pour cet été. Nous voyageons en famille et nos enfants ne craignent pas les grandes étapes de voiture. Ils ont été de fabuleux spectateurs lors des safaris en self drive de notre premier périple en AFS. Comme nous nous y prenons sans doute un peu tard pour les réservations en dur dans les parcs, nous nous orientons vers une location de voiture avec tentes sur le toit. Nous sommes preneurs de toute recommandation vers un loueur de ce type d'engins au départ de JNB. Vous allez sans doute reconnaitre un circuit très classique pour vous, j'ai frauduleusement copié un circuit qui revient assez souvent dans les carnets de voyage !!! Je vous le soumets, c'est un début, je compte vraiment sur vous pour m'aider à l'étoffer et à débusquer les incohérences !

Première semaine le KTP et ralier Sesriem

Jour 1 - route vers Upington Jour 2 - route vers entrée KTP de JNB à 3 rivieres --> 940 km = 11h

Jour 3- KTP Jour 4 - KTP Jour 5 - route vers la sortie du KTP

Jour 6 - route vers Sesriem Jour 7 - route vers Sesriem de Mata-Mata à Sesriem 564 km = 8h20 Nuit camping de Sesriem (si possible intérieur du camp) 2eme semaine : Walvis Bay - Etosha

Jour 8 - Visite Dunes Sossusvlei + Deathvlei + route vers Solitaire 83 km = 1h10 (ou nuit Sesriem)

Jour 9 - Walvis Bay - Swakopmund --> 267 km = 4 h Jour 10 - 2eme nuit dans le secteur (?)

Jour 11 - Route vers Cape Cross - puis Khorixas 410km = 6h Jour 12 - Route vers entrée Etosha - 200 km = 3h (voir pour intégrer Cheetah Parc)

Jour 13 - Etosha Jour 14 Jour 15

3eme semaine vers l'est : bande de Caprivi - Kasane - VF

Jour 16 - route vers Rundu - 365 km = 5h30 Jour 17 - vers Mahango - 224 km = 3h

Jour 18 Mahango (haut de l'Okavango)

Jour 19 - Bande de Caprivi - Katima - 336 km = 4h22

Jour 20 - Kasane (Botswana) - 125 km = 2h

Jour 21 - Victoria Falls - 90 km = 1h20

Dernière semaine : Chobe (--> Maun ou pas ?) + retour JNB

Jour 22 - Chobe - tour bateau (ou à faire en J20 ?) Jour 23 - Chobe Jour 24 - Jour 25 - vers Maun à travers les parcs ?

Jour 26 -Retour vers JNB Jour 27 - Retour vers JNB Jour 28 - Départ JNB

Merci pour votre aide Sophie
Open
De Yant Flat à Joshua Tree avec un p'tit crochet par... Yellowstone !
Bonjour, amis passionnés de l'Ouest !

Pour notre 3e voyage dans le Southwest (2e pour nos enfants âgés de 13, 11 et 7 ans) cet été, du 13 juillet au 4 août 2018, nous souhaitions absolument découvrir l'incroyable Yellowstone. J'ai donc préparé dans un premier temps une boucle classique de 3 semaines : Denver – Cheyenne – Dakota du Sud – Cody – Yellowstone – Grand Teton – Dinosaur NM – Colorado NM – Moab – Denver.

Mais ce parcours manquait à notre goût de Red Rocks dont nous sommes si friands, et nous souhaitions pouvoir profiter de la région Saint-George, Kanab-Page, en particulier de Coyote Buttes South (dont le permis s'obtient assez facilement en juillet-août) et White Pocket (encore exonéré de permis).

De belles promos sur des billets Turin – Los Angeles (550 €/pers) avec départ-retour un samedi en juillet-août, nous ont incités à bouleverser le programme. Le gain financier était tel qu'il valait bien quelques heures de route supplémentaires par rapport à Las Vegas, par exemple, qui aurait été bien mieux placée.

Cela signifie donc de faire beaucoup de route les 2 premiers jours : c'est moi seul qui vais m'y coller, mais je sais déjà que l'excitation compensera largement la fatigue ! En profitant du jet-lag, je prévois donc deux levers très matinaux, pour faire 2 grosses matinées de route, tout en profitant des après-midis pour visiter. Enfin, c'est ce qui est prévu...

J1 : Snow Canyon SP - Yant Flat J2 : Journée de route : Salt Lake City – Arrivée Grand Teton NP J3 : Grand Teton NP – Yellowstone J4-7 : Yellowstone J8:Yellowstone – Cody J9 : Red Flaming Gorge - Dinosaur NM J10 : Dinosaur NM – Fantasy Canyon J11 : Rattlesnake Canyon – Colorado NM J12 : Moab : Delta pool – Tusher tunnel – baignade Mill Creek – Corona Arch J13 : Arches : North Windows – Delicate Arch (par le bas) – Fiery Furnace – Devils Garden jusqu'à Double O Arch – Delicate Arch (rando) J14 : Dead Horse Point – Shafer Trail – Potash Road – Moonscape Overlook J15 : Capitol Reef (Cassidy Arch) – Après-midi « Hole in the Rock Road » J16 : Sunrise Bryce – Cottonwood Canyon Road - Crevaison - CBS J17 : White Pocket – Wire Pass- Buckskin Gulch J18 : Antelope Canyon (Lower et Upper) – Horseshoe Bend – Cathedral wash J19 : Zion Est (Jughandles Arch raté, puis Progeny Peak) – Grafton – Balade Kolob Terrace J20 : Mojave National Preserve – Joshua Tree NP J21 : Matinée Los Angeles – Vol retour

Quelques infos pratiques : Equipements emportés : 2 GPS de rando, plaques de désensablage, compresseur 12V, câble de remorquage, système filtrant, 2 douches solaires et autre matos de camping. Presque tout servira... 😏

On a pour habitude d'alterner camping et motels, pour être au plus près de certains sites tout en allégeant le budget. Après 3 nuits en camping, on aime bien le confort d'un bon matelas...

Justement en parlant de matelas : cette fois-ci exit les matelas Thermarest légers auto-gonflants de compét', mais avec seulement 3,5 cm d'épaisseur 🤪, qu'on a remplacé par des matelas basiques à 20 € de D4, mais de 18 cm d'épaisseur. On a aussi acheté 2 pompes de gonflage dont 1 de secours, rechargeables sur allume-cigare (parfait pour ne pas dépendre de prises secteur). Après test, une pompe chargée permet de gonfler 6 matelas 2 personnes, donc on part tranquilles.

On s'est aussi équipés de 4 sacs Camelbak avec poche à eau de 3 L, destinés à éviter les arrêts boissons intempestifs et chronophages lors des randos, et permettre aux enfants de mieux s'hydrater. Ce système ne nous aura vraiment pas convaincus, loin de là... A part au Yellowstone et Grand Teton, l'eau a chauffé très vite malgré des gaines sur le flexible censées protéger de la chaleur. Et sans poudre protéinée, l'eau prend systématiquement un goût de caoutchouc à vomir 😠 ! D'après un collègue qui fait des trails, ça serait même inévitable !!

Autre achat qui nous a semblé vital depuis notre rencontre avec un serpent à sonnettes en 2015 : une balise RescueMe d'Ocean Signal. L'investissement paraît conséquent (250 €), mais la pile au lithium a une durée de vie garantie de 7 ans. En pratique, c'est 7 ans 5 mois, donc en l'achetant juste avant un voyage, la balise sert à 8 voyages. Quand on se promène dans des coins perdus sans réseau GSM, c'est le genre de matériel hyper assurant. Cette balise ne fait pas GPS comme la Garmin Inreach Explorer, mais au tarif du Garmin (450 €), il y a presque de quoi s'acheter un vrai GPS en plus de la balise. Elle ne permet pas non plus de recevoir et envoyer de SMS via satellite (gros intérêt du Garmin), mais cela ne nous intéresse pas car nous nous suffisons à nous-mêmes. Le gros avantage de cette balise (à acheter obligatoirement pré-enregistrée dans son pays de domicile), c'est qu'il suffit de s'enregistrer sous 15 jours, et qu'ensuite, tout est GRATUIT. Pas d'abonnement mensuel coûteux à contracter à chaque fois (contrairement à Garmin), et l'assistance en cas d'urgence vitale est également gratuite, financée par les Etats.

Enfin, dernier matériel acheté suite à la lecture d'un carnet d'Oliv2019 et que je recommande vivement : un harnais Cotton Carrier Strapshot qu'on peut fixer sur la bretelle du sac-à-dos, qui permet de soulager les cervicales tout en sécurisant le portage. Vu le tarif, j'hésitais à l'acheter, mais l'essayer, c'est l'adopter, et j'en suis devenu esclave. Ce produit respire la solidité et semble increvable. Le seul point négatif de ce dispositif est sa compatibilité avec l'attache du trépied : celle du Cotton Carrier est circulaire (logique pour faire pivoter le dispositif avant de récupérer le reflex), alors que celle du trépied est carrée. Il faut donc toujours avoir une clé à laine sur soi pour monter et démonter...

Et maintenant, assez palabré, place au récit...
Open
Croisière MSC Splendida du 18 octobre 2014
Bonjour à toutes et tous 🙂

Jai vu que des personnes du forum aller naviguer sur le splendida au depart de Marseille le 18 octobre...... donc je proposais de faire une rencontre sur le bateau...... ...pourquoi pas ??

Cela vous tente???

Karine
Open
À la recherche de la mission construction éco-énergies renouvelables à Madagascar
Coucou amigos , Je vais peut être me faire tirer les oreilles mais sur le moteur de recherche rien ne répond a mes attentes ou c'est le flou a force de digressions.

J'aimerai simplement savoir si vous avez eu échos d'associations ou d'organismes s'occupant de développement durable sur notre l'ile, j'entends par là au niveau de la construction écologique, d'energies renouvelables ou encore de développement écologiques type construction de fours solaires. L'utilisation des énergies éoliennes ou solaires a un fort potentiel sur dans une telle zone géographique est ce développé? J'ai beaucoup à apprendre dans ce domaine et étant pour un petit moment à Mada, autant mettre mon temps à profit et pourquoi pas apporter mon aide.

Pas difficile je me déplace sur l'ile , mais si l'asso pouvait etre sur la pointe du peton, si elle existe (ca marrangerai😉 )

Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'éclairer (ou pas! ) Kelly
Open
Dons aux Cubains
Bonjour, je me rends à Cuba pour une dizaine de jours, jaimerais savoir ce que je peux ramener d'utile pour les Cubains, merci d'avance !
Open
Manifestation anti-gouvernementale à Bangkok (10 décembre 2009)
je le dis tout de suite: je ne veux pas partir de debat sur la politique...

mais je viens de lire cet article sur la manifestation politique qui a eu lieu hier a bangkok, et j'avoue que ca me fais un peu peur, lorsqu'il est ecrit que : La campagne de manifestations doit s'intensifier au début de l'an prochain avec pour objectif de forcer le gouvernement à dissoudre le parlement. nous partons le 31 decembre, restons 4 jours a bangkok, puis repassons le 21 janvier, et retour vers le 8 au 11 janvier a bangkok. ca me fais surtout peur car nous serons avec 3 jeunes enfants, et jai vraiment pas envie qu'ils bloquent l'aéroport comme en 2008, ni qu'il y ait des manifestations plus ''agressives''

http://www.rfi.fr/contenu/20091210-manifestation-anti-gouvernementale-bangkok

vous, est-ce que ca change (ou changerait) quelque chose a votre voyage prévue dans le meme dates? estce que vous iriez jusqu'a annuler? je ne sais pas trop quoi penser de tout ca...
Open
Retour d'expérience dans une famille cubaine
À tous les amoureux de Cuba, mais surtout de ses habitants. J’arrive tout juste Holguin avec mon mari et j’ai vécu une expérience inoubliable.

On aime bien leur apporter des cadeaux, mais on se demande toujours : qu'est-ce qu'on pourrait leur acheter, qu’est-ce qui leur ferait plaisir, qu'est-ce qui leur serait utile, à qui les donner, comment leur donner, seront-ils contents, les vexerons-nous, leur amour propre sera-t-il touché, etc. etc.

Des questions que vous ne vous poserez plus lorsque vous serez entré en contact avec ces gens que la vie ne chérit pas toujours.

Si vous voulez vivre quelque chose d’humainement enrichissant : Allez acheter ce que vous voulez, ils en ont besoin et en seront très heureux.

Si vous pouvez, louez-vous un scooter. Muni de votre sac à dos promenez-vous sur la route et cherchez des petites rues sur lesquelles vous y verrez des maisons, si on peut appeler çà ainsi car plusieurs n’ont même plus de toit (vous connaissez tous IKE). Promenez-vous lentement sur cette rue. Avec nos airs de touristes, plusieurs enfants sortiront de leur maison, bien souvent accompagnés de leur mère ou de leur grand-mère. Ils vous enverront la main et vous feront les plus beaux sourires au monde. Donnez-leur les cahiers à colorier ainsi que les crayons de couleurs que vous aurez mis dans votre sac à dos et en plus du sourire vous aurez droit à un feu d’artifice dans leurs yeux. Et si par chance, car croyez-moi, c’est une chance, une maman vous fait un signe de la main signifiant qu’elle vous invite à entrer, ne vous gênez surtout pas car vous voilà au bord d’une expérience magnifique. Évidemment, si vous parlez espagnol, c’est assurément un avantage pour communiquer, sinon, ne rebroussez pas chemin, le contact humain est un langage universel qu’ils savent très bien parler. Et pour répondre aux questions du début, si vous faites tout cela avec RESPECT, la façon de leur donner ce que vous leur avez acheté vous viendra naturellement. Dans leur regard vous verrez que leur amour-propre est toujours intact et dans leur poignée de main ou leur caresse vous verrez qu’ils vous disent que finalement la vie ne leur envoie pas que de mauvaises choses. Et si vous allez souvent au même endroit, je ne crois pas être obligé de vous dire que çà ne prendra pas d’invitation en trois copies pour y retourner. L’ami qui m’a fait vivre cette expérience en est à sa quatrième année avec la même famille. Si vous ne pouvez pas faire ce genre d’excursion, les employés des hôtels seront très heureux de recevoir vos présents mais n’oubliez pas les jardiniers, les gardiens, etc. En fait, tous ceux qui, ne reçoivent pas de pourboires. Vous ne les offusquerez pas. Pour les autres qui semblent mieux nantis, parce qu’ils reçoivent des pourboires, n’oubliez pas qu’ils ont une famille (frères, sœurs, père et mère) et qu’ils la font vivre avec ces pesos.

Dernière question : Quoi leur apporter? Dernière réponse : N’importe quoi !

Dans la famille où nous avons été, la grand-mère écrasait ses bananes plantains entre deux feuilles de cartables. Une planche à découper et une grande spatule auraient bien fait son affaire. Le père essayait de couper son bois avec une hache aussi affutée que le dos du ballon avec lequel son fils jouait. Une sciotte lui aurait permis de prendre tranquillement le rhum avec nous au lieu de s’éreinter à couper du bois pour faire cuire ce cochon qu’ils nous ont si gentiment invité à manger avec eux. Le grand-père enfilait son fil à pêche avec des yeux affaiblis par le soleil et le temps. Des lunettes de lecture auraient été bien appréciées. J’ai amené un rouleau de fil de fer et des pinces coupantes … quinze minutes après leur avoir donné, le jeune garçon avait réparé le frein arrière de sa vieille bicyclette. Essayez de vous imaginer que vous n’avez rien. Qu’aimeriez recevoir ?

Pour terminer, je ne voudrais pas que certains pensent que je suis moralisatrice. Je voulais simplement partager avec vous une expérience exceptionnelle que je ne suis pas prête d’oublier.
Open
Cherche à faire du bénévolat en Afrique au mois d'octobre
Hello tous,

Nous sommes deux filles de Suisse et nous souhaitons passer quelques semaines en Afrique en octobre 08. L'ideal serait de trouver un programme ou l on pourait aider/enseigner dans une ecole... Nous sommes bien evidement ouvertes a d'autres idees.

On attend vos suggestions avec impatience,

ciao
Open
La France qui souffre...
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre... Une pâtisserie à la vitrine alléchante...

Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...

- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...

Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...

Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Open
Voyage en Guinée Conakry du 27 février au 13 mars 2011
VOYAGE EN GUINEE CONAKRY DU 27/02/2011 AU 13/03/2011.

Ce voyage je l’attendais depuis longtemps et enfin je l’ai fait. Je ne m’attendais pas forcément à partir en guinée car c’est un pays qu’on connaît peu et dont on n’entend pas parler. En fait je fais de la danse dans une association BAGA PERCUSSION, cela fait longtemps que je les connais. Dans les conversations j’entendais parler de ce voyage, certaines me racontaient ce qu’elles y avaient vécu, d’autres rêvaient de ce qu’elles allaient y vivre donc ça m’a donné envie. Cette association est tenue par Yves un musicien qui vient de là bas et sa femme. Il nous a fait connaître son pays, sa culture, son village…C’est un voyage équitable, qui propose une juste rémunération des prestations locales et une participation au financement de projets locaux, il est riche en échange, solidarité et en couleur. Ce voyage permet de pratiquer la danse et la musique tout en ayant un échange régulier avec les locaux, en découvrant leur façon de vivre et leur culture donc c’est ce voyage que je vous présente ce soir.

Le 28/02/2010 départ pour l’aéroport je me suis faite accompagnée et aidé dans mes démarches car je n’ai pris qu’une fois l’avion dans ma vie, j’avais 16 ans pour aller en Angleterre. Donc arrivée à l’avance puis montée dans l’avion à 7h20. Et là le décollage j’ai eu une sueur froide, des palpitations, j’ai cru que j’allais mourir ! Heureusement les personnes qui m’entouraient étaient assez sympas et patiente !!

Nous sommes arrivés à Paris pour une escale d’au moins 3h avant le redécollage. Ce qui m’a frappé lors de cette escale c’est que les Africains qui revenaient au pays étaient tous habillés chics avec le costard, les lunettes classes, le chapeau… alors que toi pauvre foté (blanc) tu t’habilles simple voir comme un local pour ne pas tenter le diable ! Ça tue !

Ça allait un peu mieux dans l’avion car, comme on y restait plus longtemps on avait la musique, les films, et j’étais en la bonne compagnie d’une femme Guinéenne de Conakry et sa petite fille avec qui j’ai discuté pas mal, plus d’autres dames de Conakry qui se sont jointes à nous ce qui m’a fait oublier la peur de l’avion heureusement !!

Arrivée : Conakry pour notre stage de danse et djembé, but de notre séjour, avec l’association Baga percussion. Il est 19h soit une heure de décalage avec la France (quand il est 20 h en France il est 19h en Guinée). On était 9 plus les 2 organisateurs.

Dès ma sortie d’avion une chaleur intense, lourde, irrespirable m’a envahit, je me suis dit ça promet ! Après avoir récupéré mes bagages, j’ai rejoint le groupe qui m’attendait : ouf j’étais enfin arrivée ! L’aéroport grouillait de monde : badauds, vendeurs ambulant, échangeurs d’euros en franc guinéen qui est la monnaie locale (soit dit en passant pour 100 euros tu as environ 1 000 000 de francs guinéen ce qui veut dire que tu es « riche » et tu as une bonne liasse de billet en petite coupure !!) qu’il vaut mieux planquer pour ne pas tenter mais c’est un peu difficile de planquer une liasse de billet !!

Après une attente assez longue mélangée de conversations, de présentations d’amis, de personnes qui allaient nous accompagner durant le stage…, nous voilà en voiture. Depuis mon arrivée j’ai l’impression que tout ce qui m’arrive est irréel tellement je n’arrive pas à croire qu’enfin je l’ai fait, j’ai voyagé en Guinée, en pays Africain.

Au début les routes sont correctes mais dès qu’on arrive dans le quartier du lymbaya, lieu de notre séjour, elles se transforment vite en piste avec de grosses crevasses et de la poussière partout. On est enfin arrivé dans la villa. Nous dormons par terre sur nos matelas de camping avec la moustiquaire car le paludisme est très présent là bas donc mieux vaut se couvrir le soir de vêtements imprégnés et d’aérosol anti moustique. Il n’y a pas toujours d’électricité (ça fonctionne avec un générateur et par quartier) et parfois c’est dur avec une lampe électrique pour bien voir et retrouver les choses, mais on s’adapte très bien. Il y a 2 salles de bain qui ne sont pas très hygiénique, l’une d’entre elle a une douche avec juste un robinet et pas de pommeau, les WC n’ont pas de chasse d’eau, il faut y verser un seau d’eau afin que le tout s’en aille.

Après une courte installation, on est parti se balader non loin de la maison pour acheter des bricoles car il y a tout un tas de petites boutiques partout, qui vendent pleins de choses : des cigarettes, des bougies, des fruits… ou des spécialisées comme des couturiers, des salons de coiffure, des bars… (Le tout dans un noir total, c’est pourquoi on voit pas mal de lampes torches dans les rues, ). Nous croisons des gens partout de tous âges circulant avec les chiens, les poules et poussins, les voitures…

Après cette petite excursion on a mangé un plat de mangue, poisson séché, patate douce le tout un peu épicé et décidé d’aller boire un verre dans le quartier. Dans le bar, assez sympa, ils y passaient de la musique française mais style nostalgie (Marc Lavoine) et musique internationale des années 80 c’était marrant ! Après on a fait un tour un peu plus loin on s’est arrêté manger des brochettes de viande de dindon épicées pas mauvais du tout mais bien gras ! On s’est baladé tard mais il y avait toujours du monde et les boutiques ouvertes. Puis on est rentré à la villa. Un jeune Africain qui se trouvait avec nous, m’a collé toute la soirée. Un peu dragueur, il a tenté sa chance avec toutes les filles : il a vu un troupeau de dindes arriver il s’est dit chouette ! super ! il ne savait plus où donner de la tête !! Alors une nouvelle dinde qui arrive et c’est la fête !, mais bien entendu le tout dans le respect la situation m’a amusé car c’était rigolo de le voir faire !! Lorsque l'on est rentré, il nous a montré des pas de danses improvisés, vu qu’il est danseur et musicien dans une compagnie, et il était là : ouah ! Super ! Ça nous a fait rire.

Le 27/02/2011, le matin après le petit déj. Petite ballade. L’école à Conakry : il y en a peu : collège, lycée, université et parfois tout le monde tourne dans la même classe. Ils portent des uniformes de couleurs différentes selon la classe : maternelle, primaire, collège, école coranique, lycée mais dès qu’ils arrivent à l’université l’uniforme n’existe plus, chacun est libre de porter ce qu’il veut. Puis préparation pour le voyage à Katako. On devait partir à 11h30 mais on est en Afrique et là bas on attend et on n’est pas pressé, en plus on vit sans montre, sans heure (une première pour moi) alors avec le groupe on s’est occupé : certains ont pris les djembés et ont joué des rythmes et nous on a dansé des chorées que l’on connaissait de France. Après le chargement des voitures on est enfin parti vers 15h30. Je me trouvais dans la voiture des artistes (ouah !) À 4 derrière serrés comme des sardines ! On a mis de l’essence, prit de quoi boire, grignoter et départ une bonne fois pour toute.

Je ne connaissais pas du tout Conakry, je m’attendais à un semblant de ville tout de même, mais le chemin que l'on a pris pour aller à Katako était horrible ! ! Des ordures partout, certaines en train de bruler, de la pollution, des gens partout, des boutiques faites avec les moyens du bord en tôle et plastiques. L’air était chaud et irrespirable entre les odeurs de pollution de part les voitures qui crachaient noires, les poubelles qui brûlent, la poussière de la terre rouge au sol, on aurait vraiment dit un bidonville ! En plus les animaux mangent dans les détritus et l’eau sale et croupie Beurk !! Mais bon heureusement on n’est resté à Conakry que peu de temps, malgré tout on y a fait de bons contacts car les gens sont très gentils et ouverts.

Quelques heures plus tard on voit enfin un peu de végétation, le paysage change et devient magnifique.

Sur la route, tu te demandes comment certaines voitures arrivent à rouler, les vitres sont parfois cassées ou avec de gros impacts (ils ne connaissent pas carglass LOL), elles sont bricolées comme elles peuvent, vieilles, branlantes, mais surtout chargées à bloc : 10/12 personnes dans la voiture sans compter ceux qui sont à l’arrière et flanquées d’un immense chargement sur le toit qui tient comme il peut ! En plus ils roulent super vite ! Il n’y a aucune règle et, en dehors de ronds points et quelques stops, il n’y a quasiment aucun feu. Mais elles fonctionnent, il n’y pas plus d’accident que ça, par contre ils klaxonnent beaucoup mais ne s’énervent quasiment jamais alors que les gens roulent n’importe comment et qu’il en arrive de partout c’est hallucinant ! Et les flics sont là sur le bas côté à te saluer en rigolant !! Mais que fait la police ???? LOL.

Enfin de beaux paysages magnifiques ! Et sur cette piste on a croisé énormément de gens, certains qui savaient où ils allaient et d’autres qui attendaient sur le bord on ne savait trop quoi en nous observant passer ! On a croisé des animaux aussi (poules, chats, chiens, chèvres…), des villages en bord de route, ce qui m’a étonné, mais on m’a dit qu’avant ce chemin n’existait pas mais les villages étaient déjà installés alors lorsqu’il y a eu la route ils se sont retrouvés au bord, malheureusement pour eux. Devant les cases il y a une avancée en paille avec des sacs remplis dessous, j’ai appris qu’ils y stockaient le charbon et des bricoles à vendre sur les marchés ou autres.

Enfin une péripétie ! Car on ne part pas en Afrique sans péripétie il faut le savoir ! Une panne de notre voiture, la courroie apparemment, en plus les vitesses ne passaient plus, bref pleins de problèmes (alors que la voiture avait été révisée le matin LOL !). On s’est donc arrêté sur le bas côté. Dans la voiture de derrière, la musique tournait à fond : waka, waka, le tube de l’été ! Ils sont tous sortis en dansant et en chantant et on a suivi, sauf ceux qui réparaient la voiture bien entendu, il faut bien qu’il y en ait qui travaillent pendant qu’on s’amuse non ? Franchement c’était super ! Au lieu de s’énerver comme on le fait souvent en France on a subi la panne en danse, chant, rigolade et musique ! Trop classe !! Surtout au milieu de nulle part avec un beau paysage ! On est reparti, il faisait chaud surtout serrés comme on l’était. En plus les routes sont aléatoires avec des trous des bosses, t’es secoué comme un Orangina ! On s’est arrêté dans des petits villages pour se dégourdir les jambes, acheter de quoi grignoter… car la route est très longue et pas confortable. Bien entendu comme on était pas mal de blanc on a eu des attroupements de vendeurs ambulants (noix de coco, bananes séchées, poissons séchés, œufs, beignets…) de badauds, etc… ils essayaient tous de nous vendre un maximum de produits forcément !!

2ème panne sur la route, toujours notre voiture, la nuit commençait à tomber, la boîte de vitesse ne marchait quasiment plus, on avait plus de lumière et en plus ça chauffait ! On s’est arrêté devant un petit village et pareil musique danse chant ! Au début il n’y avait qu’un enfant à côté d’un camion qu’il avait fabriqué en bois. Puis, vu l’animation : la musique, la danse, les chants, les rires, toute la famille est arrivée et à applaudi en disant foté ! (blanc), ils étaient content de nous voir car c’est rare l’animation dans le coin surtout faite par des fotés ! Notre prof de danse a fait elle aussi son show c’était trop génial !! Nous sommes repartis, après cet interlude, et encore une panne cette fois pour de bon impossible de redémarrer. Encore un attroupement de gens et d’enfants dont un qui discutait avec moi jusqu’au moment où il m’a dit : «dès que je te vois tu me plais » sauf qu’il avait dans les 10 ans et que j’aurai pu être sa mère. On lui a dit de partir ! Ça craint !! (en même temps peut être ne savait il dire que cette phrase ? ou a-t-il cru dire tu es sympa ? on n'en saura jamais rien !!) Les musiciens sont restés avec la voiture en panne à voir pour se faire dépanner et moi je suis montée sur les genoux de la co-présidente de l’association, ce qui n’était pas top avec les trous et les bosses mais comme j’avais quasiment le nez sur le pare brise et qu’il faisait nuit j’ai pu observer un ciel magnifique rempli d’étoiles, vu que dégagé de toute pollution lumineuse, et après une courte halte je suis montée sur les genoux d’un gars du groupe qui me faisait des massages du dos (il est kiné) en parlant donc c’était plus agréable LOL ! Enfin 7h de trajet c’est long heureusement qu’il y avait la musique et l’ambiance. Puis arrivée dans un super village : Katako de nuit tard. Des gens nous attendaient dont le petit Ernest, un bébé, qui ne dormait pas encore. Puis ce fût les présentations et les bonjours avant de s’installer dans nos cases, de manger et de dormir.

01/03/2011 Le matin on s’est levé tôt à 8h, et avec 2 personnes du groupe on est allé se balader dans le village en prenant la piste principal. On y a croisé tous les villageois qui nous ont salué et dit « ça va ? » tous très polis. On a croisé des chiens, des poules, chèvres, chat, etc… dans une belle végétation et un superbe village avec de magnifiques cases de tous styles. On a croisé des enfants en costume bleu qui voulaient une photo, après ils nous ont suivi tout du long, je me demandais pourquoi, mais en fait leur école maternelle catholique était sur notre chemin c’est d’ailleurs pour ça qu’ils portaient un costume ! Tous les enfants qui étaient déjà rentrés dans la cours se sont précipités pour nous saluer ! Ensuite on est allé jusqu’au bout du village où il y avait un champ avec en fond de la brume et des cocotiers et autres végétations magnifique ! Au retour on est repassé devant l’école et on est resté à écouter les enfants qui chantaient, puis on a été interpellé par la sœur qui enseigne ici pour parler un peu, très gentille. Ensuite sur la route un papi nous a parlé, puis un membre de la famille du président de l’association qui nous a accompagné jusqu’au campement. Ici la langue utilisée pour communiquer est le sousou (on en a appris quelques mots) Ensuite petit déjeuné avec le groupe puis danse (tiriba) de 10h à 13h en pleine chaleur avec un attroupement d’enfants, d’adolescents et d’adultes nous regardant parfois amusés allant même jusqu’à rire de nous en disant eh foté bien entendu sans méchanceté ! (forcément eux dansent au berceau et c’est naturel, ils dansent magnifiquement bien !).Après douche avec de l’eau du puits mis dans une bassine, et une calebasse pour se verser l’eau dessus, dans une petite case aérée, le repas est pris à même le sol avec de l’eau en bouteille car l’eau n’est pas potable où alors il faut aller la chercher à un forage et y mettre une pastille de micro pur dedans pour la boire. Puis repos et enfin djembé (rythme yankadi) il fallait voir le premier cours on était trop nul en plus je ne comprenais rien je n’y arrivais pas car il est vrai que je suis plus danseuse que musicienne mais c’est bien de voir l’autre côté aussi ça permet d’apprendre beaucoup de choses ! Mais bon notre prof a gardé ses cheveux sur la tête tout le temps donc ça va !! Le soir spectacle de bienvenu avec une fête traditionnelle : danse du mariage baga autour du feu avec le masque qui représente la déesse de la féminité DEMBA puis soirée entre nous au clair de lune vu que pas d’électricité, avec juste le reste du feu du spectacle, mais ce qui est bien c’est que l’on voit très bien les étoiles, le ciel est magnifique et dégagé ce qui est rare à voir pour nous ! On a essayé de chanter des répertoires de musique Française aux Africains mais le résultat n’était pas top vu qu’on ne se souvenait pas des paroles ou que l’on chantait des chansons paillardes, mais franche rigolade !!

Le 02/03/2011levé tôt, petit déj. Et danse sous la chaleur, puis douche, repas avec discussions, café, puis départ pour Kamsar, une ville qui est à 12 km sur une piste poussiéreuse faite de trous et de bosses, pour aller au marché. Sur la route, à peine sortie du village, on a vu pleins de rizières de part et d’autre, des gens qui marchaient, des femmes portant des choses sur la tête. Arrivé au marcher, il y a eu un problème avec la voiture de la co-présidente, qui a eu la mauvaise idée de ne prendre que des blancs à son bord. Ce qui fait qu’à un moment elle a tourné pour chercher une place pour se garer et s’est fait arrêter par un flic lui disant qu’il y avait un sens interdit (alors qu’il n’y avait aucun panneau), que les locaux le savaient bref. Vu qu’elle discutait il a menacé de dégonfler les pneus si elle ne payait pas ! Ça a duré un moment ! Heureusement, les gars africains de notre groupe sont arrivés et s’en sont mêlés ! (en plus des musiciens on avait des militaires pour nous accompagner justement pour éviter ce genre de problème car le pays est corrompu et un peu instable.) Pourtant ça ne les dérangent pas de voir des voitures bondées autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, des personnes sans ceinture, chargées comme des mulets roulant vite, dans des voitures hors normes (roues, pot d’échappement, pare brise…) au contraire ils saluent les gens, leur font des sourires, blaguent avec eux !! Ça tue !! Mais que fait la police ???? LOL. Un africain ami de notre président, qui possède une île (l’île de Taïbé) nous a accompagné au marché et très vite je me suis retrouvée entraînée seule avec lui. Il m’a conseillé dans mes achats, guidé, m’a parlé de pleins de choses intéressantes, bref sympa. Ce qui fait qu’une fois fini le marché, comme les autres n’étaient pas encore là et qu’il faisait très soif je lui ais offert un verre. Cette ville est moins pire qu’à Conakry puisque plus petite, mais polluée, bruyante, poussiéreuse, sale et le marché fatigant ! Ici il faut marchander les prix c’est comme ça c’est leur tradition même si cela peut être gênant vu leur niveau de vie très bas et que le produit est fait main et est très beau !! Ensuite on a attendu à la voiture que le groupe arrive et départ pour Katako. L’activité djembé s’est faite tard vers 20h presque dans la nuit ! Puis ce fut le repas et soirée musique/chant/danse qu’on a prolongé entre nous à la suite, encore mêlée de chants français et blagues…. On a essayé de boire du vin de palme et je peux vous assurer que c’est dégueulasse ! Mieux vaut la bière !!

Anecdote : je ne sais plus à quel moment du séjour mais nos cuisinières et notre prof de danse lors des présentations, nous ont donné un prénom africain (c’était Mondo pour moi) et dans le groupe il y avait un Africain et bien sûr on lui a demandé de se présenter et devinez comment il s’appelait ? Robert (nous on s’attendait à un prénom typique de là bas alors que non il portait un nom bien français LOL.)

Le 03/03/2011 toujours pareil, petit déj en discussion avec des enfants autour, lavage de linge en tirant l’eau du puits dans des seaux (on a bien sûr demandé à un mec de nous aider il faut bien qu’ils bossent ces mecs sinon ils servent à quoi ? LOL) et on s’est mis sur un genre de plaque de béton pour le laver avec une brosse, puis danse iolé avec gros attroupement de familles et enfants seuls. Ensuite douche et repas. L’après midi, vu que l’on avait acheté du tissu au marché on est passé chez le couturier du village pour se faire faire des habits (robe et jupe pour moi). En revenant, on est passé par d’autres chemin notamment une petite forêt et on a vu un champ de manioc, un arbre à noix de cajou, des cocotiers, des manguiers, des petits fruits qui ont un goût de prune poire patate douce, des fruits de palme et la préparation de l’huile de palme. Là un Monsieur un peu âgé est venu discuter avec moi, me disant que je devais lui payer le voyage pour aller en France car il était pauvre. Puis il a embrayé sur le fait que les blancs et les noirs étaient tous pareils. Dans la conversation, je lui ais dis que je ne connaissais le manioc que sous la forme alimentaire et il m’a dit toi tu ne fais que manger ! Alors que c’est la première fois que je viens en Afrique forcément il y a pleins de choses que je ne connais pas et surtout tant qu’on n’est pas allé là bas on est loin de s’imaginer le décalage, la pauvreté, le manque de moyen pour tout (électricité, eau potable…) bref ça m’a saoulé heureusement qu’il n’a pas continué le chemin avec moi !

Le soir djembé avec le président de l’association, repas puis soirée et gâteau d’anniversaire pour sa femme. (Je ne sais pas ce que je faisais soit des photos, soit discuter, mais le gâteau m’est passé sous le nez je n’ai pas pu y goûter dégoutée !! car c’est la première fois que l’on a eu un vrai gâteau, car là bas les gâteaux style gaufrettes au chocolats ou autres que l’on achetait sur les marchés étaient dégueulasses ! Après ça encore un spectacle qui fut le même que le premier, ou peut-être la suite ? Sur le mariage baga avec le masque…

Anecdote, durant le séjour, un jeune gars avec qui je discutais et voyant que je faisais des photos souvenir m’a dit qu’il voulait mon torse en souvenir, je n’ai pas bien compris ce que cela voulait dire je pense qu’il s’est mal exprimé et qu’il voulait juste une photo de moi ! Car ils ne parlent pas toujours bien le français !! De toute façon je n’avais aucun moyen de lui donner la photo qu’il demandait.

Le 04/03/2011 levé tôt et départ pour l’île de Taïbé. Encore en surnombre dans la voiture !! On est passé devant Kamsar puis quelques km plus tard on est allé vers un restaurant en bord de mer, de là on pouvait prendre la pirogue à moteur et direction l’île. Après installation, attente comme toujours ! Puis départ enfin !! Le paysage sur la route était très beau et sauvage ! Puis accostage les pieds dans l’eau sur l’île. Elle était magnifique sauvage avec des palétuviers, des pêcheurs… A l’arrière, des rizières, une forêt, dont un coin sacrée, de grosses coupelles (on se demandait pourquoi c’était faire et j’ai appris qu’ils y faisaient des sacrifices pour le diable-génie ! ça fait peur !!) bref super cadre, super plage et en plus on était tout seul ! Donc on a été se baigner et jouer à des jeux comme des gosses : bataille, on se montait dessus, bref le gros délire !! Puis on a mangé, cette fois pas de couvert on a essayé la méthode africaine avec la main droite, il fallait pétrir le riz en sauce, en faire un genre de boule la mettre vers les doigts et la gober ! Eh bien je ne vous raconte pas le désastre ! Surtout que les plats qu’on mange sont gras et pleins de sauces bien colorées on en avait un peu partout sur le visage, le corps et autour de nous ! (espérons qu’au moins c’était bon pour la peau) en tout cas on avait l’air tâche ainsi barbouillé !! Après on s’est reposé car c’était la marée basse. L’eau était loin et le sol n’était plus que sable un temps puis vase gadouilleuse où tu t’enfonces allègrement ! Puis danse doudounba (en plus des 2 autres que l’on a appris), puis de nouveau plage avec beaucoup de courant, repos tranquille. Le soir j’ai visité l’île avec son propriétaire mais on n’a pas pu tout voir !! J’ai rencontré les pêcheurs et quelques villageaois. Il m���a expliqué qu’il voulait en faire un site touristique donc je lui ais conseillé de surtout faire dans l’éco tourisme sinon son île ne ressemblera plus à rien elle sera défigurée par les promoteurs et ce sera un désastre ! Il faut qu’elle reste préservée comme elle est autant que possible avec ceux qui y habitent actuellement ! Style y mettre un camping ou des cases aménagées sinon catastrophe !!

La nuit commençait à tomber quand ils ont commencé à s’activer pour rentrer (alors qu’il n’y a pas de lumière sur une pirogue, on ne te voit pas et tu ne vois rien non plus !!). En plus il y avait des vagues quand on a commencé à embarquer, ça secouait dur et on se prenait de l’eau dans la tronche grave !! Ça faisait un peu peur quand même !! Et forcément il faisait nuit et un peu froid quand on est arrivé au restau ! Le soir repas puis djembé rythme tiriba.

Le 05/03/2011 dernier jour au village, trop triste ! Les gens étaient tellement accueillant, gentils toujours bonjour ça va, à nous parler, on nous a même offert des cadeaux (un collier de notre prof de danse et, pour ma part, d’un villageois après qu’on ait un peu discuté, c’était un collier avec le masque DEMBA, dieu de la féminité représenté dans le mariage baga.

Donc, ce dernier jour, j’ai voulu faire la lessive seule comme une grande c’est à dire prendre 1 bassine et chercher l’eau au puits. Il est vrai que c’était lourd et pas pratique mais je me débrouillais pas mal, je pense, mais bon je suis une foté !! Et une maman a dit je ne sais quoi en sousou (leur langue) et puis foté et je vois un gamin d’environ 10 ans arriver, me donner une bassine, prendre le récipient pour tirer l’eau du puits et me servir, j’étais gênée quand même qu’un enfant s’occupe de moi !! Ce qui fait que pour le remercier je lui ai offert un crayon de couleur et une feuille pour dessiner. En plus il y avait pleins de petits qui se moquaient de moi en rigolant et disant foté ! Eh oui un blanc ça ne sait pas se débrouiller apparemment, en plus de ne pas savoir danser et ça les fait rire !! LOL bien entendu il n’y a rien de méchant dans tout ceci !! C’est juste une différence de culture et de mode de vie !!

Après cet épisode on est allé à l’école porter les cahiers, crayons, livres que l’on avait amenés, on a visité les classes, discuté. Ici, pareil qu’à Conakry ils ont des uniformes et les classes vont de la maternelle au collège et fonctionnent comme nos parents avant avec la 7ème, la 8ème et le certificat d’étude.

Ensuite cours de danse, puis repas, puis attente. Il était convenu d’aller chercher les affaires chez le couturier avant 16h car après les membres de l’association revenaient. Seulement les filles s’en fichaient. Je leur parle, personne ne m’écoute donc je me suis levée pour y aller seule. Malheureusement je ne savais pas où c’était, je demande donc aux cuisinières, elles me disent attend. OK. Après une demi heure je vois notre prof de djembé qui arrive je lui demande il me dit je ne sais pas où c’est, attend ! Au bout d’une demi heure on me dit voit avec Dieu (un militaire qui s’appelait Dieudonné mais surnommé Dieu car Dieu est avec nous et nous protège tout au long du chemin !) seulement où est Dieu ???? Enfin un quart d’heure plus tard il pointe son nez ainsi que les filles (soi disant qu’elles n’avaient pas entendu ce que je disais alors que j’ai la voix qui porte mais bon Grrrrr) oui j’ai vu Dieu mais après je ne l’ai plus vu donc j’ai encore attendu cette fois avec les filles, et lui, il était entrain de discuter tranquillement de la pluie et du beau temps Grrrr ! Et enfin on est parti prendre nos affaires chez le couturier et refaire un tour du village en passant par la maison de Dieu et ses terres (magnifiques paysages) avec quelques arrêts chez sa famille pour dire bonjour !!

Le repas : on mangeait pas mal gras et riche : poulet riz, en sauce et poisson frais grillé ou séché en sauce, souvent épicée. Parfois on avait des bananes plantains et patates pour accompagner le poulet avec une sauce à l’oignon, aussi des mangues avec du poisson et patate douce et des feuilles de manioc qui ressemblaient à des épinards en plus foncé, avec de la peau de vache, et plus rarement semoule en accompagnement et des crudités et aussi du poulet avec sauce à l’arachide. Et ce qu’il y a de bien là bas c’est que tu vois ton poulet vivant avant de le manger car il le ramène devant toi attaché, du marché. Une fois même ils ont mis ce poulet vivant dans le garde manger qui était à côté d’une des chambre des filles du groupe alors forcément le soir quand tu as envie de dormir et que tu entends : cot, cot, cot pendant des heures c’est pas cool surtout quand tu sais que le lendemain il sera dans ton assiette ! Alors elles ont demandé à ce qu’il soit déplacé.

Après la ballade chez le couturier on a fait un peu de djembé entre nous et des photos de tout le groupe, des enfants, des villageois et surtout dit au revoir tristement car c’était un peu magique là bas ! On est parti très tard, bien entendu, on a attendu comme vous le savez !!

Ce qu’il y a de bien là bas c’est qu’ils attendent toujours pour mettre de l’essence alors forcément au bout d’un moment il n’y en a plus et il faut en acheter dans des échoppes sur la route dans des bouteilles plastique car vous vous doutez bien que sur les routes désertiques et les petits villages il n’y a pas vraiment de station essence ! La route a été longue. On s’est arrêté 2 fois pour manger de la viande de dindon épicée et grasse avec des oignons et un peu de sandwich, plus une panne d’essence et arrivé à 4 h du matin à Conakry. En plus on a remangé un peu là bas mais c’était tellement bon qu’on a craqué ! (ils nous attendaient vers 21h/22h soit dit en passant !!)

Le 06/03/2011 le matin réveil tard, discussions et petit déj. Puis ville Conakry pour changer de l’argent et acheter des bricoles avec quelques personnes du groupe, les musiciens et la prof de danse. Pour une fois ils étaient pressés, j’avais commencé à laver mon linge dehors pensant avoir le temps et on m’a interpellé disant qu’il fallait partir (ça m’a étonné qu’ils soient prêts et surtout pressés alors que moi pour une fois je ne l’étais pas !) et quand je suis rentrée mon linge était lavé et étendu (c’est gênant quand même !!). Enfin, J’ai pu voir un Conakry un peu plus correct que ce que j’avais vu pour aller à Katako, ça faisait un peu plus ville, on a vu des jardins, le palais du peuple, un quartier riche, un centre culturel de musique de Guinée, le port sale et bruyant avec un petit marché sur la place.

Ici les gens ne dorment jamais il y a tout le temps de la vie partout, des échoppes ouvertes jusqu’à pas d’heure, même le dimanche, pareil pour les discothèques qu’on trouve ouverte le dimanche soir, des marchés tous les jours, des gens partout, des enfants aussi, incroyable !! Tout se fait en musique africaine et ça s’est cool ! On n’a pas d’heure, pas de montre, réglé avec le soleil ou le caquètement des animaux et ça nous va bien. Le soir, après le repas on est allé en boîte alors qu’on n’avait quasiment pas dormi la veille et qu’on était crevé mais bon on en a profité quand même. Donc départ pour danser ! Au début on prend un verre mais la musique n’est pas super, un peu lente, ça ne bouge pas trop. Après il y a eu de bonnes musiques tout de même, dont la musique du voyage Waka Waka, donc on a dansé quand même, mais j’étais tellement crevée que je n’ai pas apprécié comme j’aurai du la soirée ! Pourtant des africains très sympa sont venus danser avec moi alors j’ai quand même fait bonne figure !! Ceci jusqu’à 1h30.

Le 07/03/2011 le matin levé tôt pour aller au port de Conakry pour prendre la pirogue pour la 2ème partie du séjour : île de Room. On est parti tard comme à l’habitude ! Sinon ça n’aurait pas été drôle ! En plus on s’est pris les embouteillages en pleine chaleur avec la fumée noire de pots d’échappement, la poussière, la fumée des poubelles qui brulaient plus le fait qu’on était serré comme des sardines derrière. Enfin on est arrivé au port surpeuplé et après une attente on est monté dans la pirogue où on a encore attendu sous le soleil en cuisant sous la chaleur, heureusement toujours dans une bonne ambiance ! Enfin le départ dans un paysage magnifique en pleine mer avec des îles belles et sauvages alentour… Après 50 mn arrivée sur l’île, déchargement avec les pieds dans l’eau. Après un repos bien mérité et une installation rapide, on est allé à la plage magnifique, personne à part nous, le soleil qui se couchait, les vagues, la forêt alentour, une eau chaude bref super !! Puis on s’est mis au djembé, et on a dansé, puis on a mangé. Après tout ça on a eu droit à un petit spectacle de bienvenu : musique et chant et un peu danse improvisée puis enfin au lit !!

Le 08/03/2011 levé tranquillement. Puis, après le petit déjeuner, danse, après la danse on a eu la surprise de voir 2 membres de l’association (dont l’africain qui nous avait montré les pas de danses le soir de mon arrivée à Conakry), qui n’étaient que de passage. Ensuite repas, puis plage rigolade dans l’eau comme des gamins !!

Le paysage est magnifique et riche ici on y a même vu un arbre à calebasse que je ne connaissais pas : c’est un gros fruit qui ne se mange pas, on enlève l’intérieur, on le fait sécher ou cuire et voilà une calebasse ! Puis d’autres plantes et végétations superbes.

Ce qu’il y a en Afrique c’est que tu te fais souvent draguer, en plus certains ne se gênent pas parfois pour te demander de les entretenir (payer à manger, à boire…) ils te regardent avec insistance, c’est parfois un peu gênant ! Mais il suffit d’être clair avec eux, leur faire comprendre que pour toi ce n’est que copain et c’est tout !! Après douche dans des petites pièces en dur avec l’eau du puits, un seau et une calebasse comme à Conakry et des WC ou il faut mettre un seau d’eau pour que ça s’écoule car il n’y a pas de chasse d’eau. Puis djembé et repas. Puis le soir jeux de gamin entre nous et le groupe on a bien rigolé !! Puis dodo !

Le 09/03/2011 levé tôt car, entre un mec qui parlait fort, et le caquètement des poules, des coqs, des oiseaux et je ne sais trop quoi encore impossible de dormir donc petite balade sur la plage seule pour ramasser des coquillages et autres bricoles. Et c’est la seule fois où j’ai eu un vrai contact avec les gens de cette île. Ils m’ont demandé ce que je cherchais, pourquoi faire, je les ais intéressé. Ensuite même programme petit déj, danse, repas, plage.

Comme je disais précédemment, le contact sur cette île, vu qu’elle est touristique, n’est pas le même qu’à Katako, les gens ne t’aborde pas trop, ils restent très polis « bonjour, ça va ? » Mais ça ne va pas plus loin, sauf une fois où des adultes, me voyant ramasser des coquillages et autres objets m’ont demandé ce que je faisais et pourquoi faire… Même les enfants sont différents, on en a quelques uns qui viennent voir le cours le matin et se moquer de nous comme d’hab., mais quand ils nous parlent c’est pour réclamer de l’argent ou des soins c’est tout. Tout est une question d’argent, c’est un peu moins authentique. Le village n’est pas aussi beau non plus qu’à Katako, moins bien entretenu… Il y a une école primaire, quelques petites échoppes, un dispensaire et des vendeurs ambulants (on a mangé un de leur beignet sucré très bon !!)

Les filles ont amené des vêtements à faire faire chez le couturier, le gars était bourré, n’avait pas de fil, il a fallu le lui payer. Il a pris des mesures on ne sait pas comment et n’a pas mis quel tissu allait avec quelles mesures, en plus il travaillait dans le noir !! La catastrophe !! Les filles, en nous racontant l’histoire, nous ont dit qu’elles allaient rire en voyant leur vêtement : trop large, tissus mélangés, trop petit, un pantalon à la place d’un haut et le pire c’est qu’elles avaient raison il a même utilisé 2 tissus différents pour un même vêtement elles étaient dégoutées et ont payé moitié prix sauf ce qui était à peu près correct…

Donc après la plage, djembé, puis repas puis concert africain où on a dansé comme des fous avec tout le groupe, on s’est défoulé !!! On a même eu droit à la danse des militaires (ils étaient 3 dont Dieu) c’était trop marrant ! Dans leurs uniformes sérieux avec des tongues de fille !! Puis dodo.

Le 10/03/2011 ramassage de coquillages et fils au bord de l’eau, puis même programme petit déj, danse soko, repas au bord de l’eau pour une fois, djembé plus tôt avec un autre des musiciens où on a appris cinté et revu les autres rythmes mais comme on était dissipé et qu’on y arrivait pas trop ça l’a fait rire (je pense qu’il préférait ça à s’arracher les cheveux !) Comme ça on a profité de l’après midi à la plage et en kayak de mer pour certains. Le soir repas, puis spectacle de djembé avec un groupe d’enfant et d’adulte dont Yékéni, un prof de danse de toulouse qui était là pour faire son stage lui aussi. Il y a eu des danses improvisées et moi on m’a apporté le foulard pour danser heureusement que je suis passée en premier car il y avait du niveau !!

Le 11/03/2011 levé tôt 7h pour faire le tour de l’île à pied avec le groupe et guidé par un de nos pote Africain. On est passé dans la forêt et une partie du village et comme les pierres étaient trop glissantes pour faire le tour on a monté la colline d’où on avait une superbe vue sur tout ce qui nous entourait : l’île aux esprits, attenante à notre île (où personne n’allait car elle était hantée et maudite), Conakry et d’autres îles… Après on a rejoint les autres pour le petit déj. Puis on a eu un prof (un africain qui a un peu perdu la tête à cause de la drogue mais extrêmement doué en danse) pendant une heure il devait nous faire faire une chorée. Seulement 30 min plus tard il est parti, puis est revenu, mais il ne tenait pas en place et a fini par partir avant la fin de l’heure. Donc on a continué avec notre prof habituelle : chorées, chants, super !! Ensuite on a mangé et été à la plage et cette fois tout le monde était là même les cuisinières c’était super surtout quand tu les vois rentrer dans l’eau avec des pas de danse !! Puis repas et djembé tard. Ensuite soirée entre nous, certains ont pris des djembé et nous on a dansé un peu, chanté, bref rigolé…

La danse sous la chaleur était très dur à supporter à tel point que lorsque je m’arrêtais de danser j’avais l’impression de bruler de partout sur le corps, d’avoir le corps en feu !! C’était horrible !!

Le 12/03/2011dernier jour sur cette île après le petit déj., un petit tour au bord de la plage, on est remonté dans la pirogues à 11h/11h30 ce qui est tôt quand même ! Départ pour Conakry on était triste car ça sentait la fin du séjour et on n’avait pas envie ! Retour à la maison de départ. Après le repas, repos puis couturier car je voulais me faire faire un pantalon il fallait attendre car on était nombreux. Je suis donc allée à celui d’à côté qui a fait du très bon travail donc ça va mais le temps de le faire il fallait revenir vers midi le lendemain le chercher. Vers 17h30/18h on a eu droit au spectacle de Baga Foté : qui comporte notre groupe de musiciens et notre prof de danse et 2 autres membres de leur groupe : 1 femme et un homme et 2 enfants c’était magnifique même si ça a commencé à la tombée de la nuit et qu’il n’y avait pas d’électricité, enfin on s’est arrangé pour en avoir après. Après danse ensemble avec un peu de musique et djembé, vu que c’était le dernier jour pour 2 d’entre nous, ils partaient à 2h30. Puis sortie dans un bar tous ensembles genre musette africaine, d’ailleurs il n’y avait pas grand monde et la musique était lente de quoi dormir quoi ! Mais on est allé danser quand même et là on a fait l’ambiance de la soirée c’était super même si je m’endormais tellement j’étais crevée ! On y est resté jusqu’à 4h du matin. Après enfin le lit !

Le 13/03/2011 dernier jour à Conakry et sur le sol Guinéen on part à 22h45 le soir même, donc le matin levé tôt pour aller au marché tous ensembles avec notre guide (Dieu) normal !!! On y a passé 3h au moins c’était fatigant le monde la pollution la chaleur mais j’ai trouvé tout ce que je voulais voir plus c’est tellement tentant !! Par contre on a vu un étal de viande en pleine chaleur avec les mouches dessus ça ne donnait pas envie heureusement tout est bien cuit !! Après le repas on est allé avec une du groupe chercher les habits faits la veille on a croisé un pote africain qui nous a accompagné. Malheureusement comme j’avais donné RDV à 12h au couturier et qu’il était presque 15h il n’était plus là ! Les boules, la couturière d’à côté a essayé de le joindre mais rien donc j’ai dis que je repasserai. En fait ce sont les filles qui y sont allées et j’ai eu mon pantalon chouette !! Après repos ! Et enfin, j’ai eu droit à un massage de la part de notre kiné, (il a massé tout le monde) il le fait trop bien et ça fait un bien fou !! On a été gâté tout de même !

Une pintade ou un dindon qui venait nous crier dans les oreilles le dernier WE accompagné d’un deuxième, ils venaient toujours à la même heure c’était marrant mais on ne s’entendait plus parler !!!

Et voilà c’est la fin trop les boules ! Après le repas direction l’aéroport. En rentrant chez moi, après 6h d’avion, vers 9h du matin, je n’avais pas dormi de la nuit car mauvaise posture, pas trop de place, peur, et pendant la durée du deuxième avion je suis tombée sur un bavard (alors qu’il voyait bien que je dormais à moitié). J’étais déboussolée, un peu malade et je me demandais ce que je faisais là en sortant de l’avion car c'est vraiment un autre monde là bas, une autre vie et c'est vrai que le retour en France a été très dur il m'a fallu une semaine voir plus avant de me réadapter !! Ici tout est propre, rangé, rien ne dépasse, tout est organisé, tout fonctionne…En plus là bas il y a de la vie, des couleurs, des sourires que l’on ne retrouve pas forcément en rentrant !! en tout cas c’est un voyage vraiment enrichissant qui nous apprend à relativiser !!

Anecdote : les radios qu’ils écoutent ici, entre autre : cherry fm, nostalgie, et les bières : guiness, guilux, skull. Un peu de langage sousou : oungaï : on y va fabé : vient ici wonowali : merci à vous tous, inowali : merci à toi, ifanowali : merci à toi aussi Bonjour : tanamouri, réponse tanayomouri adé : non awa : ok ikena : ça va ? tanamoufegne : bonjour, réponse : efegne anguesegue : bonne soirée Foré : noir, foté : blanc iyo : oui 10 : fou Itan : toi Otan : ensemble Nani : 4 Wontanara : on est ensemble Le miel : coumi Le pain : tami Au revoir : owo Ounfafé : on arrive Togotogoya : papillon Ireledi : comment tu t’appelles Atofan : c’est jolie Itofan : tu es jolie Irafanma : tu es belle Dondoti dondoti : petit à petit Quering : 1 Sempe : la force Fin !! Mais à refaire !!
Open

You might also like