En février dernier, l'Homme et moi avons eu l'occasion d'effectuer un voyage de deux semaines en Ethiopie. Ce fut une première, à tout point de vue : en effet, si nous avons déjà voyagé à droite et à gauche, jamais encore nous n'étions allés en Afrique, et jamais dans un pays comme l'Ethiopie.
Nous sommes passés par une agence locale, Bella Abyssinia, qui s'est occupée de toute la partie logistique : 4x4, chauffeur, réservation des hôtels... L'Ethiopie étant un pays immense, nous nous sommes concentrés sur la partie Nord, la bien nommée « Route historique » : un circuit au départ d'Addis-Abeba, la capitale, via Gondar, Axoum et Lalibela, soit une boucle de 2500 kms environ.
Bilan ? Des paysages somptueux, un patrimoine artistique d'une richesse extraordinaire et, surtout, la découverte , la découverte, donc, d'un mode de vie que j'étais loin d'imaginer.
Voici donc, au jour le jour, le récit de notre périple, dans ce pays qui m'a fascinée...
Mercredi 15 février. Addis Abeba
Six heures du matin, l'avion d'Ethiopian Airlines se pose sur l'aéroport d'Addis Abeba, après un vol direct depuis Francfort. Le ciel est limpide, et l'air très frais !
Première étape, l'obtention des visas. Deux employés officient dans un petit bureau, l'un complète les formulaires, l'autre rédige les reçus de paiement. Carnets à souche, stylo et papier carbone, pas de doute, nous sommes bien en Ethiopie !
Miki, de l'agence Bella Abyssinia, nous attend dans le hall. Il sera notre chauffeur pendant les deux semaines à venir mais pour l'instant, il nous conduit simplement à l'hôtel, pour un peu de repos.
On vient nous rechercher à onze heures, pour nous conduire à l'agence. Addis offre un visage hétéroclite : pas de trottoirs, les rues secondaires en terre battue, des immeubles vétustes, d'autres en construction, partout des bicoques faites de bric et de broc. La circulation est infernale, les grandes avenues complètement embouteillées, voitures, minibus, taxis bleus ! La foule grouille autour des innombrables petites échoppes, sur les bas-côtés les cireurs de chaussures et les petits marchands – trois légumes sur un bout de tissu – se comptent par dizaines, quelques animaux divaguent... Jamais je n'avais vu une telle animation !
Echafaudages en bois d'eucalyptus, comme partout ici.
Une fois les formalités réglées et le déjeuner expédié, nous consacrons l'après-midi à la visite des deux principaux musées de la ville, situés dans le quartier des Universités : le Musée National d'abord, dont la collection de fossiles conte l'évolution de l'humanité (petit bonjour, en passant, à Lucy !) ; le Musée d'Ethnologie ensuite, qu'une panne d'électricité plonge en grande partie dans l'obscurité.On parvient tout de même à voir la section consacrée aux croix et aux icônes – superbe ensemble, très bien présenté de surcroît (textes en anglais, comme au Musée National).
Puis notre accompagnateur propose une balade sur les collines d'Entoto, qui dominent la ville.
Ces collines, assez élevées, sont couvertes d'eucalyptus.Chaque jour, des femmes descendent de lourdes charges de bois (une quarantaine de kilos...) pour le vendre en ville, où il servira au chauffage et à la cuisine.
Un peu plus bas, on s'arrête dans le quartier d'Entoto, grouillant de vie : ici un vendeur de poules, là un réparateur de parapluies, plus loin un étal coloré de céréales et de légumes secs, vendus en vrac dans de grands sacs. On « dévalise » le stock de cahiers et de stylos d'une échoppe – on les distribuera aux gamins, tout au long de la route.
En soirée, nous retournons manger au même restaurant qu'à midi, Chez Ricoh, un resto italien (ces derniers ne sont pas restés très longtemps en Ethiopie, mais leur influence sur la cuisine locale, elle, demeure sensible !). Bien qu'il s'agisse d'un endroit « chic », à en juger par la clientèle, les prix ont de quoi laisser songeur : moins de 50 birrs, par exemple [2,50 euros], le copieux (et délicieux) plat de spaghettis !
Jeudi 16 février. Addis – Debre Markos (300 kms)
Nous quittons Addis vers huit heures ; sortir de la ville prend peu de temps, nous voilà bientôt en pleine campagne.
En route vers les marchés de la capitale...
La route traverse un vaste plateau vallonné, consacré à la culture des céréales. Les moissons s'achèvent, la terre déploie toute la gamme des ors, des ocres et des bruns... L'habitat est très dispersé, partout des petits groupes de maisons (murs en bois ou en pisé, toits de chaume... ou de tôle), flanquées de meules de foin et de mottes de bouses séchées.
Le plus saisissant reste cependant l'animation qui règne dans cette campagne. Ici, pas de voitures individuelles, seulement des charettes tirées par des ânes ; on marche le long de la route, les hommes avec leur canne ou leur outil en travers des épaules, les femmes avec un panier ou un ballot, les écoliers en uniforme coloré. Des gamins conduisent les troupeaux aux champs, d'autres bêtes errent dans une (apparente) liberté... Il y a du monde partout !!
En fin de matinée, nous arrivons au monastère de Debré Libanos, l'un des hauts lieux du christianisme éthiopien, fondé au 13ème siècle. Des funérailles se déroulant sur le parvis, nous commençons par visiter le musée qui abrite croix, manuscrits et autres objets liturgiques.
Dans l'église, moderne, des vitraux de l'artiste Afework Teklé.
Quelques dizaines de kilomètres plus loin débute la descente dans les gorges du Nil Bleu. Au fond, le pont construit par les Italiens est désormais doublé par un ouvrage plus moderne ; la chaleur est accablante et le fleuve, fort peu impressionnant. L'autre versant est moins sauvage, à nouveau des fermes, des cultures en terrasse... Des gamins vendent des mangues au bord de la route, on se laisse tenter !
Nous traversons ensuite un long plateau dévolu à la culture du tef, « la » céréale locale, base de l'alimentation. Les moissons sont terminées, les champs tout piquetés de belles meules... De-ci de-là, des buffles piétinent lourdement les gerbes, pour séparer la paille du grain ; aucune mécanisation, tout le travail se fait à la main... mais la « technologie » n'est pour autant pas totalement absente !
L'après-midi touche à sa fin ; les paysans rentrent des champs, les troupeaux vont aux points d'eau, les femmes au puits, un bidon jaune sur le dos. Les villages s'égrènent tout au long de la route, toujours grouillant de monde, d'animation.
Nous logeons ce soir dans la petite ville de Debré Markos, à l'hôtel Tilik. Avant le dîner, on se balade aux alentours : il fait nuit, les rues sont à peine éclairées, mais rien ne vient ralentir le ballet incessant des tuk-tuk !
Vendredi 17 février. Debré Markos – Bahar Dar (250 km)
La journée commence par une énigme : que peut donc bien recouvrir la mystérieuse appellation « French toasts », sur la carte du petit-déjeuner ?!! Pleins d'audace, nous commandons... et découvrons qu'il s'agit tout simplement de pain perdu, fort bon au demeurant.
Nous partons vers huit heures. Comme hier, le spectacle des campagnes s'offre à nous...
Des paysans travaillent dans leur champ de légumes – pommes de terre, oignons, épinards...
Dans les villages que nous traversons flotte parfois une bonne odeur de café grillé. Et toujours ces foules marchant sur la route...
La corvée d'eau, privilège exclusivement féminin. Le plus souvent, toutefois, les femmes utilisent des bidons en plastique.
Un repasseur public...
... et un bien joli sourire !
Nous arrivons à Bahar Dar, grande ville sillonnée par une myriade de tuk-tuk, vers midi et demie. On s'installe au Summer Land Hotel, séparé du lac Tana par une avenue bordée de palmiers ; l'établissement se veut « de standing » mais, comme toujours ici, mieux vaut ne pas être trop regardant sur les finitions du bâtiment !
L'après-midi, Miki nous emmène voir les chutes du Nil Bleu, à une petite heure de route de Bahar Dar. La piste file droit entre les champs de canne à sucre, l'air est beaucoup plus chaud que les jours précédents.
L'arbre à marabouts...
Un guide local (pas vraiment nécessaire...) nous escorte du parking aux chutes. Le sentier traverse d'abord un beau pont de pierre, dit des Portugais, construit au 17ème siècle et dûment gardé par un prêtre en grande tenue.
Depuis la construction d'un barrage, Tis Isat, « les eaux qui fument », ne présentent plus beaucoup d'intérêt. Reste une agréable balade à flanc de colline, offrant de belles vues sur la campagne.
Le soir, nous allons dîner au restaurant de l'hôtel Dib Anbessa, voisin du nôtre. On commande une fasting food, autrement dit une injera végétarienne, uniquement servie les jours où l'Eglise interdit la consommation de viande. Le goût aigre de l'injera, une galette à base de tef, le plat national par excellence, ne me convainc pas vraiment ; en revanche les différents légumes (épinards, chou, maïs, haricots etc...) sont délicieux, quoique parfois bien épicés !!
Samedi 18 février. Le lac Tana
Petit matin... Les gens sortent de leurs maisons, au pied de l'hôtel, la rumeur de la ville, voix et chants des coqs mêlés, monte jusqu'à notre chambre.
Vers huit heures et demie, nous embarquons en compagnie d'un guide local pour une balade sur le lac Tana. Ce dernier, long de plus de quatre-vingts kilomètres, fut entre le 13è et le 17è siècle le centre politique et religieux de l'Ethiopie ; ses îles abritent une quarantaine de monastères, toujours actifs... et pour certains interdits aux femmes.
Après une heure de navigation, nous atteignons la péninsule de Zéghé. Un sentier bordé de caféiers (et d'étals de souvenirs !) conduit à Ura Kidane Mehret, l'un des sept sanctuaires du lieu.
L'église, de forme circulaire, est ceinte d'une galerie largement ouverte sur l'extérieur. A l'intérieur, les parois du maqdas (le « Saint des Saints », réservé aux seuls prêtres), sont entièrement recouvertes de peintures ; au sol, des tapis et des nattes en bambou.
Difficile de savoir quand ces peintures ont été réalisées : 16ème siècle ? 18ème ? Les sources varient.
A quelques mètres de l'église, dans une vitrine, sont exposées plusieurs croix richement ouvragées, ainsi qu'un manuscrit présenté comme datant du 14ème siècle, ouvert en pleine lumière sur une belle enluminure. Je reste songeuse...
De retour à Bahar Dar, nous déjeunons puis partons faire un tour au marché, qui se tient sur une vaste esplanade en terre battue. Les marchands sont regroupés par spécialité, ici les légumes, là les épices, les céréales (même les pâtes sont vendues en vrac, dans de grands sacs !), plus loin les poteries, les tissus, la ferblanterie...
Une effervescence particulière règne dans le secteur de la volaille – le Carême débute après-demain, nous dit Miki !
Puis, pour terminer l'après-midi, nous allons nous promener en bordure du lac Tana, sur la rive. Agréable balade entre papyrus, roseaux et euphorbes, qui nous permet en outre d'entr'apercevoir, l'espace d'un instant, quelques superbes oiseaux aux vives couleurs.
Le soir, nous retournons dîner au même restaurant qu'hier, où nous retrouvons Yonas, le directeur de Bella Abyssinia, qui accompagne un autre petit groupe de Français. Il est parfaitement francophone , on en profite pour lui poser toutes sortes de questions sur son pays !
Je me réjouis de partir en Ethiopie pour rencontrer les gens, visiter et faire le sommet Ras Dashen.
Je pars du 16 décembre au 15 janvier pour parcourir principalement le nord Lalibela, Axoum, Mékélé, Gondar et le Simien en partant d'Addis Abeba.
J'ai lu quelques messages mais j'ai tout de même du mal à me rendre compte. Comme conseillé, j'ai acheté le seul guide valable qui existe (bradt) et j'ai commencé à la potasser.
J'aimerais savoir si vous êtes allés récemment en solo dans le nord et si vous avez gravi le sommet d'Ethiopie.
J'aimerais savoir comment vous vous êtes déplacés et combien de temps cela vous a pris si c'était en bus et si c'est facile de trouver les bus allant dans les villages.
quel type de logement vous avez pris (dans mon cas je préférerais dormir chez l'habitant ou dans des petites auberges),
Est-ce que vous avez randonné avec un guide ? Quels conseils me donneriez vous pour randonner et grimper à Ras Dashen ?
J'arrive à 1h du mat. Est-ce que je demande à la personne chez qui je logerai de venir me chercher ou est qu'il vaut mieux prendre un taxi ?
Quels conseils me donneriez vous pour voyager seule ?
J'ai prévu de partir toute seule mais si quelqu'un est intéressé de partager une partie de mon voyage, cela est envisageable.
J'ai l'habitude de voyager sac à dos et de randonner. Lors de mes derniers voyages il y avait aussi un peu de camping en autonomie. Lors de mes voyages, il y a souvent un sommet.
Je randonne pas mal et j'apprécie autant le chemin que le sommet.
Tout conseil est le bienvenu !
En espérant avoir vos le plaisir de lire vos retours d'expérience 🙂
pat
Il faut d'abord savoir que l'Ethiopie est grande comme deux fois la France, et possede la deuxieme population du continent. C'est pour ces deux raisons que j'ai choisi d'y voyager: une telle taille et une telle population assuraient assez de diversite pour trois mois de voyage (decembre, janvier, fevrier) sans sortir des frontieres, comme par hasard la duree du visa accorde.
Apres une dizaine de jours de baroude, il est temps de tirer quelques conclusions.
Je rappelle avant tout mon mode de voyage: aucun vehicule personnel, aucun guide humain, aucun guide bouquin, aucune montre.
1Eur = 25Birrs
Climat
Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).
Gastronomie
Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde.
Nourriture
Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables).
Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B)
Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B
Injeera carnivore = 30-35B
'Spaghetti-beurk' = 10-15B
Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts)
Boissons
Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes.
Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre.
Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere.
Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.
Culture
Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)
Religion
50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.
Relations humaines
Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:
Le sexe et l'argent
Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter.
A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment.
La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.
Hotels
Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement.
Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.
Transports
La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.
Divers
Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).
Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.
Nous souhaitons partir 10 jours en novembre en Ethiopie par nous même.
J'aimerai savoir si nous pouvons visiter les sites aux alentours des villes principales
- en louant une voiture
ou prendre un guide /chauffeur à notre arrivée mais j'ai l'impression que les personnes/ agences sont pas fiables et nous risquons d'avoir de mauvaises surprises
Nouvel arrivé sur le forum, j'ai suivi un fil de recherche sur un hotel à Addis et me voilà...
Ayant perdu mon carnet de voyage je cherche le moyen de contacter un hotel pas trop chère pour passer ma première nuit à Addis, j'atterris à 2h du mat'!
Mes recherches sur le forum ne m'ont pas permises de trouver une information trop récente, du coup j'ouvre ce fil. Je recherche plutôt du côté du quartier du piazza, mais toute info est la bienvenue.
Si vous avez une adresse net merci de bien vouloir la partager ici. 🙂
Le départ est dans 4 jours, j'ai hâte de retrouver les hauts plateaux d'Abyssinie!
De retour d'un premier voyage en Éthiopie, je tenais à vous faire partager cette expérience inoubliable et fantastique.
Nous sommes partis 10 jours c'est peu mais on n'a pas couru du tout.
C'est notre passion pour les volcans qui nous a conduit vers cette destination. Nous rêvions de voir le Dallol et l'Erta Ale.
Grâce à ce forum et à Jean Louis, un de ses membres, nous avons été aiguillés vers l'agence Bella Abyssinia tenu par Yonas, un francophone. Ce fut un excellent choix.
Notre programme était simple :
J 1 : Vol Marseille-Munich-Doha-Addis sur Lufthansa et Qatar Airways
J 2 : Visite d'Addis
J 3 : Vol Addis-Mekele, prise en charge par l'agence et visite de Gheralta Rock (Maryam Korkor)
J 4 : Route vers le campement Hamed Ela, repos et caravanes de sel
J 5 : Dallol, les montagnes de sel, les marres bouillonnantes, les travailleurs de sel et le lac Asale.
J 6 : Piste vers Erta Ale, repos et montée du volcan en soirée. Nuit au sommet à observer le cratère.
J 7 : Descente du cratère et route vers Mekele.
J 8 : Route vers Lalibela das des paysages grandioses
J 9 : Les églises de Lalibela
J10: Vol Lalibela-Addis et shopping
J11: Vol Addis-Doha-Paris et TGV vers Marseille
Budget :
Les billets choisis : Qatar Airways 690€/pers modifiables et remboursables avec frais de 70€
Les vols intérieurs : Ethiopian 322€ par personne les 2 vols
L'agence locale : Bella Abyssinia : du J3 au J8 en pension complète : 1770€/pers Pour cette agence, ils demandent un acompte par chèque à Jean Louis, un français qui voyage souvent avec eux et qui leur remet l'argent quand il y va. Le solde a été réglé sur place en Euro, en espèces.
Hotels : Addis Abeba J1-2 : Hôtel Addissinia 85€/nuit pour 2
Mekele J3 : Planet Hotel 70€ la nuit pour 2
Lalibela J8-9 : Sora Lodge 45€ la nuit pour 2
Addis Abeba J10 : Hotel Addissinia 85€ la nuit pour 2
Les visites : Addis : 100€ pour le chauffeur à la journée / 5€ pour les guides des musées et des églises.
Gheralta : 15€ pour 2 pour le guide
Dallol : 15€ pour le guide Afar
Lalibela : 45€ pour l'entrée par personne / 25€ pour le guide
Nous avons choisi de retirer une partie de la somme en France en Euro avant le départ, une partie en dollar à Doha, lors de l'escale. On payait les hôtels en dollars, on nous rendait la monnaie en Birr (ce qui nous a fait de la monnaie pour les resto et pourboires)
Voici maintenant le récit
Jour 1 : Samedi 28/11/2015 : Le grand départ
Trois vols nous attendent. La Lufthansa n'est plus en grève, tout s'annonce serein. Le transfert à Munich est agréable, les vols de Qatar se passent bien aussi. Cette compagnie mérite ses 5* mais tout le personnel n'est pas forcément agréable. Certaines hôtesses sont très hautaines, alors que d'autres sont adorables. Les repas sont TOP, le programme de divertissement aussi. Les sièges sont un peu dures et la place pour les jambes, pas terrible sur les 787 Dreamliner.
Nous arrivons à 2h du matin, achetons les visas à l'arrivée et sortons en moins d'une heure de l'aéroport, bagages récupérés et douane passée. Nous sommes au Vieux Terminal, le 1.
Le chauffeur n'est pas là, j'appelle donc l'hôtel, ce dernier s'est trompé de terminal, il arrive donc dans les 5 minutes. Tout va bien.
La nuit est courte. Nous nous couchons à 3h00 et devons nous lever à 7h30 pour la visite.
Jour 2 : Dimanche 29/11/2015 : La Nouvelle Fleur
Soleil 20°C
L'hôtel nous a organisé à ma demande la visite d'Addis Abeba. Abi, le chauffeur anglophone est là à 8h30 pour nous emmener.
Nous commençons par le très intéressant musée ethnologique : Un guide nous fait la visite de cette Éthiopie humaine, riche de culture, de traditions et d'histoire. Nous découvrons les monarques du pays, l’implantation des religions et les aspects de la vie locale.
Nous nous rendons ensuite sur la colline Entoto, où nous visitons l'église.
Puis nous mettons le cap sur le musée National. Un autre guide nous prend en charge et nous présente Lucy, notre ancêtre, parmi d'autres reliques de la préhistoire. Nous remontons ensuite les siècles dans l'histoire de l’Éthiopie.
Le déjeuner se déroule au Lucy Restaurant à côté du musée. Il y a ici beaucoup de touristes, mais la nourriture est bonne et le cadre très agréable.
La visite reprend avec l'église de la Trinité. Le prêtre nous fait la visite des vitraux, représentant l'ancien testament, puis les tombeaux du roi Selassié… Nous flânons ensuite dans les jardins bien agréables.
Abi, nous conduit ensuite pour un City Tour : Nous allons au Mercato (juste pour voir, nous ne nous y arrêtons pas), puis aux Nations Unies.
Enfin, nous allons voir la nouvelle église et rentrons à l'hôtel.
Nous sommes claqués et fatigués, nous nous couchons à 21h00. J'ai la surpise d'avoir un coup de fil du directeur de l'hôtel pour savoir si notre séjour se passe bien !!
bonjour,
Je me rend en Ethiopie a partir du 02 novembre 2014 pour une durée d'un mois...je souhaiterais savoir si il est possible de participer a une expedition au dernier moment en arrivant sur Mékélé pour un tour dans le Danakil ?
est-il courant de pouvoir se joindre a un groupe sur place sans réservation préalable?
dans l'attente de vos infos merci...
En Mai-Juin 2010 je me suis rendu en Éthiopie et au Somaliland (je posterais le carnet du Somaliland dans un message à part). L'Éthiopie c'était un peu ma destination rêvée. Un endroit où je me devais d'aller. Pourquoi? Parce que pour moi l'Éthiopie ne se résume pas aux famines, à la pauvreté, aux guerres, non. L'Éthiopie c'est le pays de l'une des plus ancienne civilisation au monde, le pays africain qui n'a jamais été colonisé, le pays où l'on écrit en amahrique... Certains rêvent d'aller en Italie, en Grèce, en Chine etc pour visiter ce qui concerne les civilisation anciennes, moi mon rêve c'était l'Éthiopie.
Vous trouverez ici petit à petit mes impressions sur ce pays. J'espère me faire comprendre facilement. À tête froide je me rends compte maintenant que le rêve est devenu réalité, je ne vais pas pouvoir m'en "débarasser" facilement. Ce fut mon premier voyage en Éthiopie, certainement pas le dernier.
First time in Ethiopia ?
A quatre heures du matin, Addis-Abeba est une ville morte. Non qu’il n’y ait personne dans les rues, au contraire, elles sont pleines de mendiants, d’amputés de guerres et de chèvres. Sauf que tous dorment ! Le taxi que j’ai attrapé à l’aéroport semblait être dans ces rues la seule trace de vie. Musique à fond, le chauffeur, tout en brûlant les feux rouges et en poussant sa vieille Lada au maximum, me parle avec les mots d’anglais usuels :
« Where you go ?... No no no 250 birrs[1], this is really good price!... First time here ?... Like soccer ?... You know, Arsenal is best team ! ».
Après un trajet sans aucun stop depuis l’aéroport, j’arrive à l’hôtel Taitu, premier à avoir été construit en Ethiopie et qui, à défaut d’avoir conservé son charme des années 1900, offre un confort d’origine. Me voilà arrivé, je ne sais que penser.
Pourtant j’étais prévenu, l’Ethiopie est difficile à imaginer, il faut y aller pour comprendre. Mes premières quarante-huit heures ici ressemblent un peu aux premiers moments d’une relation amoureuse. Elles sont les prémisses de la relation à venir. L’Éthiopie me semblait être une fille pleine de promesses mais hermétique au premier contact. Il faut s’armer de patience pour la découvrir, mais une fois que l’on sait comment l’aborder, elle enchante.
Après cette première nuit, il me fallait commencer mon voyage. Quoi de mieux pour sentir une ville qu’expérimenter les transports publics ? De nombreux minibus arpentent les principales artères de la ville. Le principe est simple : pour un itinéraire donné, ils partent d’un même endroit, une fois remplis, ils démarrent, déposent les passagers à leur destination en en faisant monter d’autres en chemin. Addis se prête bien à ce système de minibus avec ses grandes artères qui permettent de naviguer facilement d’un quartier à l’autre et ses nombreuses places très utiles pour servir de terminus aux Toyota. Il y a neuf places assises dans la Toyota mais le coxer n’hésite pas à embarquer jusqu’à 14 personnes. Les minibus sont pratiques mais ne sont pas fait pour quelqu’un qui débarque et ne parle pas un mot d’amharique. A l’intérieur, on croise la « classe moyenne » éthiopienne, principalement des fonctionnaires, des étudiants et des personnes âgées. Le coxer représente l’archétype du travailleur exploité. C’est à lui qu’il revient de crier la destination à travers la fenêtre, d’ouvrir et de fermer la porte du véhicule et de faire payer les passagers. La conduite et la programmation de la radio sont réservées au chauffeur (qui en profite pour nous révéler ses préférences musicales).
Mon but consistait à trouver l’ambassade du Somaliland pour y faire mon visa. Une fois l’ambassade découverte – pardon, le bureau de liaison puisque le Somaliland n’est reconnu par aucun pays –, le processus administratif fut d’une rapidité à toute épreuve ! Trente minutes et quarante dollars plus tard, mon passeport se voyait attribuer le visa numéro 160… Il ne me restait plus qu’à arranger mon départ pour le Nord du pays, premier périple de mon voyage.
Marie vit depuis 19 ans à Addis, elle possède une jolie maison fleurie sur les hauteurs de la ville. Il y a 30 ans, elle découvrait l’Ethiopie et depuis, elle ne s’en est jamais vraiment remise. Photographe de profession, elle a pu sillonner le pays de long en large. Pour y avoir vécu aussi longtemps, elle a réussi à le démystifier. Comme un vieux couple, l’Ethiopie et Marie ne peuvent se séparer, mais Marie sait y poser un regard critique. Je ne pouvais tomber sur meilleure mine d’informations avant de partir ! De plus, Marie connaît beaucoup de monde. Grâce à elle, j’ai pu avoir un 4x4 plutôt qu’un bus pour me transporter jusqu’à Gondar, ma première étape dans le Nord, de précieux contacts dans l’Est et, surtout, des conseils qui m’ont permis d’apprendre à aborder l’Ethiopie.
« Non, ne va pas là, c’est pourri par le tourisme… Alors, tu fais bien attention, hein, parce qu’ils ne vont pas te faire de cadeaux… Ah mais alors, si tu vas là-bas, il faut absolument que tu appelles Yaya ! Tu voyageras en bus ? Bon, bah, tu es au courant que ça va prendre du temps, hein ? Avant de payer la chambre, tu regardes s’ils lavent les draps… »
Une fois les dernières formalités remplies, il ne me restait plus qu’à passer ma dernière nuit au Taitu, à ingurgiter ma première platée d’injera[2] et à me réveiller pour un long trajet vers Gondar. Mon tout premier contact avec l’Ethiopie m’a surpris. Au Canada, j’avais essayé des restaurants éthiopiens, écouté de la musique éthiopienne et remarqué à quel point tout était particulier. Mais une fois en dans le pays, j’ai compris une chose : l’Ethiopie fut, est et restera toujours un monde à part. Elle s’est affirmée à sa manière, n’a jamais accepté de se faire envahir et a su s’adapter aux cultures auxquelles elle était confrontée pour les rendre « éthiopiennes ». En une seule journée, j’ai découvert qu’il ne fallait pas que je m’attende à quelque chose en particulier, puisque tout pouvait arriver, pour le meilleur comme pour le pire. Il me fallait percer l’intrigue.
J’ai rendez-vous à sept heures avec mon chauffeur. Très vite j’apprendrais que les Ethiopiens se lèvent tôt, très tôt. Alors qu’à 4 heures du matin, la ville m’avait paru morte, à 7 heures, elle vibre. Les minibus s’affairent à transporter le plus de gens possible, les vendeurs à la sauvette commencent leur longue et éprouvante journée, les bus longues distances partent vers leurs destinations, les cafés s’emplissent de gens qui viennent pour le premier de leur dix expressos/macchiatos quotidiens. Moi, je pars à Gondar, 750 km au nord-est d’Addis-Abeba.
Le Nord de l'Ethiopie consiste en une succession de hauts plateaux (altitude moyenne 2000-2500 mètres). Ainsi, lorsque l'on sillonne les routes de cette région, on admire au loin le relief et, tous les 200-300 km, on dégringole d’un plateau pour monter sur le suivant. Dégringoler n’est pas un vain mot : la descente est très abrupte, la remontée tout autant... Le paysage est splendide, certes, mais on prie le ciel pour que le chauffeur soit raisonnable ! Une fois remonté sur un plateau, même scénario : 200-300 km au milieu de champs ponctués de villages, descente, puis remontée. Hormis le paysage, ce qui fascine, c’est l’activité au bord des routes. D’innombrables personnes marchent sur le côté, parfois accompagnées d’un âne ou d’une vache. En raison de manque de transport, les Ethiopiens marchent. Les enfants agrémentent leur randonnée jusqu’à l’école de jeux stupides, du genre « Qui va rester le plus longtemps possible au milieu de la route à l’approche d’un véhicule pour l’éviter au dernier moment en sautant sur le bas-côté ? ». Les femmes se rendent au marché en commérant. Les paysans naviguent d’un champ à l’autre en débattant sur la force respective de leur mule. Les pèlerins profitent parfois de la platitude de la route pour en faire un lit… Autant dire que conduire n’est pas de tout repos pour le chauffeur qui doit sans cesse faire attention à n’écraser personne.
Peu à peu, je m’habituerais à ce spectacle permanent qu’est la route en Ethiopie. Mais au début je suis resté fasciné devant tant de vie. Nous croisions un village à peu près toutes les trois heures. Dans chacun d’entre eux il y avait foule au bord de la route (rude tâche pour le chauffeur…). Kapuscinsky notait en qu’en Afrique, les maisons sont trop petites pour qu’on vive à l’intérieur, « les cases ne servent en effet qu’à dormir »[3]. Le trajet nous prit deux jour. Un bon premier aperçu de l’Ethiopie rurale après ma brève expérience de l’Ethiopie urbaine à Addis : j’étais préparé.
[1] Environ 15 dollars US. Le trajet se fait normalement pour 70-100 birrs.
[2] Les repas éthiopiens se composent d’une sorte de crêpe « l’injera » sur laquelle on dépose différents ragoûts (wat). La technique consiste à envelopper avec ses doigts une partie du ragoût avec des morceaux d’Injera puis de les diriger vers sa bouche.
Désolé pour ceux à qui je n'ai pas pu répondre, je viens de rentrer d'Ethiopie.
Outre le séjour habituel dans le pays Hamer. Pour vous en faire une petite idée : pageperso.aol.fr/maesjl 😛
J'ai eu la chance de faire un tour dans le Danakil FABULEUX !!!
C'est difficile, fatiguant, cher, mais inoubliable.
Les déserts, le lac Assale, la récolte du sel et, bien sûr le Dallol...je n'ai qu'une envie : y retourner. Cela d'autant plus que, faute de temps, je ne suis pas allé jusqu'au volcan Erta Ale.
A part ça, je suis disponible pour répondre aux questions. Je ne repars pas avant juillet. 🤪
Merci à papachichilou pour son compliment. Cela fait plaisir de compter un amoureux de plus de ce beau pays. Peut-être à une autre fois...
Je souhaite partager un extrait de mon travail photographique en cours suite à une expédition indépendante à la rencontre des tribus de la vallée de l'Omo en Ethiopie. Je vous invite à en faire de même pour enrichir ce post.
Si vous envisagez aussi de vous y rendre, n'hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin de mon retour d'expérience. C'est un voyage extraordinaire, mais qui se prépare.
j'ai décidé de voyager en ethiopie vers le mois de septembre.j'ai entendu que c'est un super beau pays.
j'aimerai avoir le temoignage de ceux qui ont été la-bas.
j'attends vos conseils avec impatience
Anysia
Bonjour à tous,
Nous sommes un couple de cinquantenaire très indépendant, qui voyageons au jour le jour (transports publics) afin de privilégier notre liberté de mouvement. Toutes informations concernant les réseaux de bus éthiopiens, les possibilités d'excursions pédestres, la communications (nous parlons français et anglais) et l'hébergement pour ce type de voyage nous seraient fortes utiles, de même que la possibilité de trouver sur place des cartes ou des plans de site.
D'avance nous vous remercions pour vos précieuses informations.
J'avais mon billet ! Le 28 septembre, j'atterrirais à Addis-Abeba, capitale de la mythique terre des " faces brûlées ". Etrange pays où l'on ignorait l'heure solaire et préférait la calculer lorsque la nuit tombe. Rares étaient les messages qui lui étaient consacrés sur ce site. Je les ai lus. Plus je lisais, plus j'avais l'impression qu'on aimait passionnément l'Ethiopie ou qu'on l'avait détestée... viscéralement. Pas de " bof ", " mouais c'était pas mal " ou autre constat mitigé. Certains échanges dégénéraient plutôt à grands coups de " toi, ta gueule ! ! " quand on n'accusait pas le voyageur dégoûté de xénophobie. Les propos les plus violents étaient vite supprimés. Mon voyage a eu lieu et je continue de lire les discussions. Elles sont plus modérées... mais le fond ne change pas : l'Ethiopie subjugue ou fait mal. Moi, elle m'a fait mal. Depuis je ne cesse de me demander pourquoi. Alors que j'espérais y couler des jours relativement paisibles, épuisée je m'y suis effondrée en larmes. On m'y a insultée. Elle est le seul pays que j'ai voulu quitter au plus vite.
Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
Est ce que les connaisseurs d'Ethiopie pourraient me dire si il sera possible de trouver un lieu pour dormir à Lalibela pour les fetes de Timkat... ou si une autre ville serait plus interessante, à ces dates...
Je souhaite faire un treck dans le Simien ou Danakil, y aurait il des personnes interessées pour se joindre à moi...
Bon voyage à tous
Amis voyageurs , bonjour
Nous souhaitons visiter l'Ethiopie en Janvier/Février 2017 . Quelqu'un y est-il allé récemment et peut-il m'informer sur la sécurité dans les régions à risques (Danakil , Erta Alé , vallée de l'omo) ?
Merci
Je viens de prendre mon billet pour l'Ethiopie. Arrivée le 28 décembre 2016 et départ le 24 janvier 2017. J'ai 56 ans et j'ai décidé de faire ce voyage en Solo. Premier dilemme, le circuit! On ne peut pas tout faire....
Je pense me concentrer sur le nord du pays et passer quelques jours à Arba Minch (trajet aller-retour en avion).
Où assiter au Timkat?
Qui peut m'aider pour trouver un itinéraire qui tient la route.....
Louer un 4X4 avec chauffeur risque de casser ma tire-lire.....
Bons plans?
Merci d'avance à toutes et tous pour votre aide.
Annick
🙂 Bonjour amis voyageurs
Juste quelques impressions et moments forts de mon dernier voyage en Ethiopie pour vous donner un petit aperçu de ce superbe pays
🙂La fete du Timkat (commemoration du bapteme du Christ ) à Lalibella qui se deroule vers la mi janvier est une procession regroupant toutes les églises de la ville (9 en tout!)est une fete religieuse à voir absolument (meme si on ne s'interesse pas aux religions ) avec ces pelerins, ces chants d'enfants, ces danses et prieres de prêtres aux habits multicolores .Cela dure 2 jours (aller puis retour )et une nuit (chants et prieres jusqu'au matin à la cérémonie du bapteme) avant de repartir dans leurs églises respectives
Et si on en veut encore, la nuit suivante et le jour d'aprés cela continue !!! c'est la procession de la St Mikael qui repart avec un jour de retard vers son église
🙂Les 9 églises à visiter tot le matin lorsque le calme des prieres est present et voir le sourire des pretres qui nous montrent leurs vieux livres religieux (certains ont plusieurs siècles!!!)
🙂L'observation des singes gelada dans le parc Simien (espece endemique et on ne peut que les voir là !!)
🙂Les superbes fresques des églises sur le lac Tana (attention certaines eglises sont interdites aux femmes !!)
🙂Les routes de campagne (certes certaines pas en tres bon etat !!)mais ou l'on aperçoit la vie rurale des paysans (cases aux toits en paille, chars à boeufs, anes, travail de la terre, ...)
🙂Les marchés de Key Afer et de Dimeka vers le pays de l'Omo ou l'on peut voir les costumes tradionnels de differentes ethnies (tsemai et hamers entres autres !!) en peau de bêtes (chèvres ou vaches (un peu comme les hommes préhistoriques mais en beaucoup mieux!!!)), leurs colliers en coquillages et leurs coiffures avec de la terre glaise .On pourra remarquer aussi que sur leurs dos il y a beaucoup de scarifications (aie ! aie !!aie!!!) et aussi beaucoup de traces de flagellation ( ouille! ouille !!! ouille!!!) volontaire (voir plus bas !!)
🙂La ceremonie de l'oukouli (passage pour le jeune homme de l'adolescence à l'age adulte) est aussi trés trés impressionnante (attention il faut avoir de la chance pour en voir une car il faut etre là au bon moment il n'y en n'a pas tout le temps (elle n'est pas faite specialement pour les touristes que nous sommes!!)) impressionnante donc(!!!)par les chants et danses des femmes en premier lieu puis par les flagellations RECLAMEES par elles memes pour montrer leur courage face aux hommes du clan ( plus il y a de sang et de cicatrices sur leur dos (et croyez moi ce n'est pas du ketchup !!!) plus elles sont contentes (les femmes françaises devraient faire un stage la bas ........ (je plaisante !!)) et j'avais meme mal pour elles !!! puis seance de maquillage pour les hommes et enfin le saut des boeufs( une dizaine !!) par l'initié (tout nu et attention de ne pas tomber sinon il se fera mal voir par la suite )
🙂Le marché aux poissons d'Awasa avec ses pelicans et marabouts qui n'attendent que les dechets des pecheurs
🙁Mais helas la plupart (voire tous !!)des villages de l'Omo (Dorzé et Mursi (les femmes qui ont le plateau dans les levres (bonjour pour faire un patin !!!))en particulier sont pourris par le tourisme (jamais je n'avais imaginé cela avant de partir!!!) car croyez moi ils nous agressent en nous prenant le bras dès la descente du vehicule pour qu' on les prenne en photo contre monnaie sonnante et ils sont tres tres insistants et surtout ne pas faire de photos volées sinon bonjour les em..... meme les maisons pour les photographier il faut payer à leur proprietaire !!!!! Je pense meme qu'ils doivent se gribouiller le matin pour la venue des tourristes et gagner leur vie comme cela !! pire que le cirque !!! si j'avais su je ne serai pas venu mais heureusement qu'il y avait les marchés(voir plus haut !!)pour les voir sans que cela soit le cirque Gruss!!!
🙂 bon j'espere que l'Ethiopie vous a plu (enfin c'est un tout petit aperçu !!)et que peut etre vous irez le visiter mais avec des reserves pour le pays de l'Omo
Je pars en Ethiopie le 10 Mars, en mode " sac à dos" pour 15 jours, vu que ces 2 semaines risquent de passer très vite, je vais tout faire pour optimiser mes journées.
Je souhaiterais me déplacer en avion , mon itinéraire devrait être le suivant:
Arrivée à Addis le dimanche , petite soirée dans la capitale et le lendemain achat des billets d' avion vu que de France les tarifs sont trop élevés .
Le mardi départ en avion pour Lalibela, je pense y rester 2 jours ensuite j' espère qu' il existe une ligne aérienne pour rejoindre Gondar ou je passerais une journée .
Le lendemain je prendrais un bus pour Debark, dans le but d' organiser un treck de 3 jours dans le parc du Simien .
Après cette " promenade "direction Mékelé par bus, visite de la ville et de quelques églises aux alentours .
Et pour bien terminer mon voyage, je souhaite passer 2 jours à Harar puis retourner à Addis y passer le week end avant de reprendre mon avion pour la France.
Pensez vous que cet itinéraire est faisable en 2 semaines? j' ai besoin de vos connaissances des prix des billets d' avion approximativement .
Aurais je des difficultés pour organiser mon trek à partir de Débark , vous avez peut être quelques conseils à me donner , j' attends beaucoup de ce trek, ce parc a l' air tellement beau. le problème est que je voyage seul , cela risque de me couter cher .
Est il difficile de rejoindre Mékélé depuis Débark ? la région de Mékélé est elle intéressante à visiter ? ou dois je faire l' impasse pour visiter Harar?
Je vous remercie d avance pour tous les conseils et l' aide que vous m' apporterez pour ce voyage .
Voici mon itinéraire avec 4x4 et chauffeur, départ début mars, j'ai pris le choix de ne pas séjourner à Addis. Je suis un amoureux de la nature et j'apprécie peu les grandes villes polluées, je sais que je rate des choses sympas mais cela me permet de passer un jour de plus dans le Tigray .
Dès l'arrivée à Addis, je prends un autre avion pour Lalibela
3 nuits à Lalibela
Eglises, une journée au Mont Abuna Yousef
Route Labila - Gondar
Nuit à Gondar
Visite de la ville
Route vers le Parc du Siemen
3 nuits Parc du Siemen
rando, nature
Route vers Axoum
1 Nuit à Axoum
visite de la ville
Route vers le Tigray
3 nuits à proximité des montagnes Gheralta
2 journées rando/églises
Dernier jour un peu sport, direction le Dallol, puis retour Mekele , avion vers Addis en fin de journée, puis vol international de nuit vers Paris.
Cela fait peut être un peu trop de voiture à votre avis ?
Le dernier jour est ambitieux ?
Je posterai ici mes impressions et quelques photos au retour de ce voyage qui je l'espère sera fantastique dans ce pays qui me rêver depuis ma plus tendre enfance.
Fraîchement revenue de 16 jours formidables en Ethiopie, voici un petit compte-rendu très factuel, tant que c'est encore frais !
Pour une fois, nous avions tout calé avant de partir, mais l'ensemble des tours décrits ci-dessous aurait pu être organisé sur place pour moins cher, moyennant un peu plus de temps et de négo... c'est un parti pris :)
Coût total avec billets d'avion et visa : un peu moins de 3000€ pour 2 personnes
21 avril : vol Turkish airline depuis Lyon, via Istanbul, 535€. Si vous volez avec Ethiopian Airline les vols intérieurs coûteront 2x moins cher ensuite si vous en prenez (ce qui est mieux compte-tenu des durées de parcours !). Arrivée à Addis vers minuit. Nous avions fait un e-visa, mais au final, c'est inutile : la file d'attente est la même que pour ceux qui le font sur place, aucun gain de temps donc.
Ayant réservé l'ensemble de nos billets d'avion internes via l'agence ETT, ainsi que notre trip dans le Danakil, ceux-ci devaient venir nous cherche à l'aéroport. Au moment de sortir, personne, mais un taxi de l'aéroport a gentiment appelé le No de notre agent sur place, et quelques minutes plus tard, le chauffeur ETT était là, donc pas de souci. Comme nous devions prendre le bus pour Mekele à 4h, ETT nous a gratuitement donné accès à leur "salon" pour se reposer quelques heures avant que leur chauffeur ne revienne nous emmener à la gare routière. Le chauffeur nous a également fourni une carte SIM et nous avons pu changer de l'argent (vérifier le taux avant, sinon, la tentation de vous donner un taux pas intéressant est trop forte par contre ...). Le taux négocié a finalement été de 1€ = 35 ETB, ce qui était pas mal je pense. En revanche, la carte SIM ne fonctionnait pas, il a fallu la changer à Mekele
22 avril : trajet Addis - Mekele. Trajet réservé par ETT (20$ par personne), via la compagnie Selam Bus. 14h de bus, mais dans de bonnes conditions, et en passant par de très beaux paysages, donc c'est finalement assez bien passé ... en plus, ça nous aura permis de récupérer un peu de la nuit dans l'avion ! Pour info, les autres options proposées par ETT étaient : voiture avec chauffeur 150$ ou avion à 7h ou 8h à 85$ par personne.
A l'arrivée à Mekele, de nouveau pas de taxi nous attendant. Cette fois, c'est le chauffeur du bus qui nous dépanne, et appelle notre contact ETT à Mekele (pensez à bien avoir tous les No avec vous !), qui nous envoie quelqu'un en quelques minutes.
Nuit à la Gemad Guest House (13€, réservation via booking). Un peu excentrée, mais propre et avec un très bon accueil, excellent pour ce prix là (attention par contre, l'hôtel est au dessus d'un bar un peu bruyant, préférer les chambres côté cour ...)
23 avril : Day trip dans le Tigray. Là encore, organisé par ETT (100$ la journée). Un chauffeur vient nous chercher le matin à 8h puis nous avons visité Abune Yemeta Guh et Maryam + Daniel Korkor. Dans les 2 cas, une rando un peu abrupte permet d'y arriver, mais le jeu en vaut la chandelle ! Attention cependant, de petits malins ont mis en place une "corde" pour aider à grimper en haut de Abune Yemata Guh ... c'est effectivement utile, mais ils la font payer cher (150ETB par personne si je me souviens bien ... et ils demandent en plus un pourboire ensuite!). Vous pouvez bien sûr refuser si vous vous sentez assez agile pour faire un brin d'escalade seul.
Nuit à la Gemad Guest House (13€, réservation via booking)
24 avril : J1 trip dans le Danakil. Pas mal de route pour arriver au "camp de base" de l'ascension du Erta Ale. Comme on est en basse saison, le groupe est tout petit (une quinzaine de personnes au début et 5 à la fin, après départ des personnes faisant 2 ou 4j), c'est appréciable ! Notre chauffeur, Mule, est adorable et parle très bien anglais, et le 4x4 semble bien entretenu. Quant au guide en charge de notre groupe, Yonas, il est lui aussi excellent et surtout passionné ! Il est d'ailleurs en train de se lancer en indépendant pour ceux que ça intéresse (baytatour at gmail.com). Après dîner, début de la rando à 20h, pour environ 3h de montée, au rythme des dromadaires. Penser à la frontale et si possible à une écharpe pour se couvrir le nez quand le vent rapporte les effluves de souffre dans votre direction ! On dort en haut, près du cratère. Pour nous, nous sommes allés au bord du cratère le soir même, mais en général, les groupes n'y vont que le lendemain (surement l'avantage d'être en petit groupe)
25 avril : J2 trip dans le Danakil. Réveil à 4h pour retourner au bord du volcan jusqu'au lever de soleil. On y restera bien 1h30-2h (soit plus que le plupart des groupes je pense). Le volcan change tous les jours, mais pour nous, la lave est bien visible 60m plus bas, et surtout, le bruit est impressionnant, c'est vraiment une expérience unique ! Ensuite, 2h de rando pour revenir au camp de base pour un copieux petit déjeuner. Après manger, on reprend la route, direction le lac Afdera (possibilité de s'y baigner), qui rappelle un peu la mer morte, puis la guest house qui nous accueille pour la 2ème nuit
26 avril : J3 trip dans le Danakil. Pour commencer, visite du Dalol (ou "colourfull place") : indescriptiblement magnifique, puis direction les exploitations de sel où les locaux extraient des plaques de sel dans des conditions de forçat (à réfléchir avant d'y aller, c'est assez étrange/gênant de se balader là au milieu en tant que "touriste" ... certains ne sont pas descendus des voitures chez nous). Pour finir, lac Assal, qui fait visiblement penser au désert du Salar, puis retour à Mekele
Nuit à la Gemad Guest House (13€, réservation via booking)
BILAN du t ?rip de 3j en pays Afar : indiscutablement la chose la plus incroyable que nous ayons vue en Ethiopie (on se croit tantôt sur mars, tantôt dans un Jules Verne, tantôt en Bolivie ...). Nous sommes aussi très contents d'être passés par ETT, très pro du début à la fin et dont l'équipe a été hyper sympathique (par contre, comme ce sont les plus gros du secteur, je ne sais pas ce que ça donne en haute saison avec des gros groupes, peut être que c'est l'usine du coup). Le tour nous aura coûté 300$ par personne, mais on a rencontré des personnes l'ayant négocié à 250$ sur place ...
27 avril : route pour Lalibela. Là encore, réservation via ETT d'une voiture avec chauffeur : 80$, environ 7h.
Verre le soir au Torpido : fréquenté aussi bien par les touristes que les locaux, le tej (honey wine) y est bon, et les danseurs de Sora entrent en scène le soir venu, à voir.
28 avril - 1er mai : trek autour de Lalibela. Cette fois, nous passons par l'agence Lalibela Eco Trekking (ETT est hyper sérieux, mais on ne voulait pas tout booker avec eux ... Il faut partager un peu !), 240$ par personne. L'idée du trek est d'aller dans les montagnes alentour (dont en haut du mont Abune Yospeh), à la rencontre des gens y vivant, à la découverte des paysages de montagne, et surtout en dormant dans les villages. Et là, pour le coup, ce fut l'expérience humaine la plus forte de notre voyage ! La 1ère famille chez qui on a dormi le 1er soir nous a accueillis comme si nous faisons partie de la famille une expérience vraiment très forte, on se serait cru dans RV en terre inconnue. Et pour le coup, je n'ai pas ressenti de côté artificiel, c'était vraiment très naturel, on a passé un moment incroyable avec Zineb et sa famille. La 2ème famille était un peu moins accueillante, et le 3ème soir ne se fait pas dans une famille. Mais vraiment, je suis repartie le 2ème jour au matin avec la même émotion que si je quittais des proches, jamais je n'oublierai ce moment. Pour le reste, Molla, le manager de l'agence a toujours été hyper réactif et aux petits soins pour nous. Notre chance est aussi que nous avions commandé un tour groupé, mais comme c'est la saison basse, nous n'étions que tous les 2 au final ... ça aide :) L'équipe qui nous a accompagné durant ces 4j était aussi au top : Mulu, dont les mules se sont chargées de notre sac, Tesfa, une cuisinière hors pair et surtout Zinabie, notre guide, qui s'est toujours adapté à notre rythme, qui a pris le temps de nous expliquer ce que nous voyions et bien plus encore et qui ne s'est jamais départi de son immense sourire. Une véritable perle. Bref, clairement un gros coup de cœur global sur ces 4j.
Pour ceux qui ne souhaiteraient pas passer par une agence, voici le nom d'un guide indépendant de confiance : Abebe (Alexlalibela21 at gmail.com). Il nous a accueilli chez lui à Lalibela en couchsurfing, une vraie crème. C'est aussi lui qui nous a trouvé le guide pour les églises car lui n'avait pas la licence, aucun doute sur le fait qu'il soit très pro !
1er mai : visite d'une partie des églises de Lalibela. Comme nous sommes revenus de trek en fin de matinée (ça va plus vite à 2 bon marcheurs qu'avec un groupe 15 !), nous avons pris le temps de visiter une partie des églises l'après-midi. Alors oui, c'est très cher (50$ l'entrée valable plusieurs jours), mais ça en vaut la peine. Il est possible d'y aller sans guide, mais honnêtement, c'est dommage car il y a vraiment beaucoup de choses à expliquer ! Les guides vous trouveront sans problème, mais sinon le notre était très bien : Zenebe (zenebe28 at yahoo.com). Nous avons fait 1/2 journée avec lui et avons vu 1 groupe d'églises + St Georges. Il est possible de faire les 2 groupes + St Georges en 1/2 journée, mais ce sera en mode rush, c'est dommage.
Nuit au Asheton Guest House (400ETB) : hôtel bien situé, avec un petit jardin sympa, des chambres agréable avec eau chaude et Wifi ... MAIS il y a visiblement 2 individus pas très honnêtes qui sont souvent à la réception (l'un travaille là, l'autre est guide), et ils tentent d'obtenir que les touristes payent plus que prévu. Si vous tombez sur eux, ne payez pas, et revenez à la réception, quand le manager sera de retour, lui vous fera payer le bon prix ... mais il y a fort à parier que si le manager ne met pas rapidement le hola, c'est l'hôtel qui en souffrira. De plus, je me suis fait dévorer la nuit passée la bas. Impossible de savoir si c'est bien à l'hôtel ou ailleurs (dans les villages / au resto / ...), mais je soupçonne tout de même les lits d'être habités par des puces ... bref, du coup, je suis assez mitigée sur cet hôtel.
Dîner au Unique Restaurant (en face du Asheton) : très bien
2 mai : Retour aux Eglises le matin puis vol pour Gondar. Notre guide nous avait conseillé de revenir aux églises le matin, pour profiter de l'atmosphère religieuse qui y règne avant l'arrivée des touristes. Nous en avons profité pour voir les églises non vues la veille, et en effet, c'est un tout autre lieu le matin. Nous ne l'avons pas fait exprès, mais faire 1/2 journée de visite pure et 1 matinée en solo me semble être la meilleure des solutions pour profiter au max du lieu ... quitte à mettre le réveil un peu tôt !
Notre vol pour Gondar était à 12h50 (50$ par personne), ETT s'est chargée gratuitement du transfert (demander le No de l'agent sur place car il n'y a pas d'agence à proprement parler, et bien rappeler que c'est gratuit si vous avez négocié en amont !), sinon, les hôtels organisent des shuttle pour 100ETB par personne. Idem à l'arrivée à Gondar : pour nous, c'est ETT qui a géré gratuitement, mais sinon, compter 100ETB par personne pour rallier la ville
3 mai : visite de Gondar. Le matin, château puis achat et écriture de cartes postales au télécafé (juste en dessous de la poste) devant un déjeuner. Le lieu pratique des tarifs "farenji" (étrangers) comme beaucoup, mais pour nos estomacs, la plâtrée de riz et leur assez bonne pizza ont été salvateurs ! De plus, en se mettant au fond de la terrasse on est un peu en retrait, et donc moins visible des enfants, qui peuvent être très TRES insistants à Gondar ... L'après-midi, visite des bains de Fasilada. En soit, il y en a pour 10 minutes à faire le tour, mais les bains sont entourés d'un parc où il est agréable de se poser un peu pour lire, faire la sieste, se détendre ... parce que c'est ça aussi les vacances :)
Nous avons aussi tenté un passage au village juif situé au nord de la ville (compter 50ETB l'aller en Bajaj) ... peut être n'avons nous pas été chanceux, mais j'ai surtout eu le sentiment de passer mon temps à devoir dire non aux enfants voulant vendre des choses ou réclamant tout simplement des stylos, moment pas agréable du tout, d'autant que si l'idée est de voir des villages, nous avions déjà eu un super aperçu autour de Lalibela.
A ce titre, je fais un petit aparté : réclamer des choses est quelque chose qui est assez répandu chez les enfants (et les adultes) en Ethiopie : impossible de passer une journée sans entendre le "Hello money" ou"hello pen" d'un enfant ! Malgré tout, ils sont souvent peu insistant, sauf justement à Gondar. Chacun fait bien sûr ce qu'il veut, mais pour en avoir parlé avec Zinabie, notre guide autour de Lalibela, il confirme que ce n'est clairement pas une solution et pense que les touristes font plus de mal qu'autre chose en donnant aux enfants (y compris des stylos) ... en revanche, ce que nous avons fait, c'est acheter des stylos et des cahiers pour les faire passer, via l'agence avec laquelle nous avons fait le trek autour de Lalibela aux écoles des villages. Je pense que toutes les agences peuvent plus ou moins faire de même dès lors qu'elles travaillent avec les locaux...
4 mai - 6 mai : trek dans le Simien. Pour ce trek, nous sommes passés par l'agence de Sahlie, Discover Simien Tour (330$ par personne, mais beaucoup d'agences proposent un équivalent pour 300$). Là encore, nous avons eu la chance de commander un tour groupé mais de n'avoir qu'une personne avec nous. Avantage de la saison basse donc : une affluence très réduite, et quasi personne dans les campings, sur les chemins et les points de vue (il y a même 1 soir où on a dormi près de la cuisine du staff car inutile d'utiliser le camping, un peu plus loin, pour 5 personnes ...). Par contre, la basse saison est aussi la saison la plus sèche (ou celle des grosses pluies), donc les paysages ne sont pas aussi verts que le reste de l'année, la chute d'eau n'est qu'un mince filet, et plus vous avancez en mai, plus vous avez le risque de marcher sous la pluie (ce qui n'a pas été notre cas, mais ceux partis pour 4j y ont eu droit !). Côté organisation, notre agence avant très bien fait les choses, Sahlie a été très pro, mais nous n'avons pas retrouvé la sympathie et le contact que nous avions eu avec notre guide à Lalibela. Étrangement, une fois le trek fini, Sahlie s'est beaucoup soucié de savoir si tout allait bien pour nous, et je suis certaine que nous aurions pu compter sur lui en cas de besoin et recommanderais son agence sans problème.
Pour info, il est possible de partir avec simplement un scout en se présentant directement à la billetterie (par contre, ne comptez pas sur les scouts pour vous donner des explications, ils ne parlent pas anglais). Dans ce cas, le prix est beaucoup, beaucoup plus bas, mais il faudra prévoir eau, repas, tente, etc. Là encore, c'est un parti pris :)
Après le retour du trek, nuit à la Sycamore pension (300ETB), très confortable, idéalement située, et dont la manager parle très bien anglais, bref, très bonne adresse
7 mai : Visite de Gondar puis retour en France. Pour notre dernier jour en Ethiopie, nous avons passé la matinée à la Debre Berhan Selassie Church. Elle est assez petite mais vaut vraiment le détour... et puis, comme au Fasilada's Bath, il y a un parc autour avec plein d'oiseaux, nous y avons donc passé un certain temps, à profiter du calme (enfin, calme relatif si on considère que les dizaines d'oiseaux piaillaient comme pas permis !). Pour info, les Bajaj (les tuk tuk locaux) de Gondar sont habitués à tenter des tarifs prohibitifs ... sachez qu'un trajet entre Piassa (le centre) / les bains / le château / l'église ne devraient pas coûter plus de 10 ou 15 ETB selon les cas. Vérifiez bien aussi que le chauffeur vous dit bien fifteen et non fifty ... ce sont des champions pour ça ;)
A midi, déjeuner au Four Sisters, une adresse "pour touristes", pas du meilleur rapport qualité / prix, mais le cadre est sympa, la carte variée et les sanitaires nikels (oui, des fois, un peu de confort c'est bien aussi !)
L'après-midi, transfert à l'aéroport par l'agent ETT (gratuit après rappel auprès de l'agent local, comme à Lalibela, mais sinon les hôtels s'en chargent moyennant 100ETB par personne). Arrivés à l'aéroport, on découvre que notre avion est tout simplement annulé ... visiblement, c'est fréquent et nous avions prévu de la marge, donc l'avion suivant, 3h plus tard nous permet aussi d'avoir notre vol de retour ... mais sachez que les vons internes Ethiopian ne sont pas fiables. Pour notre part, on en a profité pour prendre une bière à la gargote juste devant l'aéroport (et dont le manager est d’ailleurs très sympathique !). Vol Gondar - Addis : 70$ par personne
Voilà, je pense avoir été à peu près exhaustive (et bravo si vous avez réussi à tout lire d'ailleurs !). Côté bilan, si on devait changer quelque chose, et bien je dirais ... rien ! Par contre, nous avons passé beaucoup plus de temps que nécessaire à Gondar. Pour nous, c'était chouette car nous avons pris le temps de nous poser et de récupérer pour ne pas rentrer trop fatigués, mais pas sure que ces "temps morts" soient au goût de tous.
La saison : même si nous n'avons pas eu de pluie, c'était un risque. De même, les paysages sont beaucoup moins verts que le reste de l'année, mais pour nous c'était très bien car cette basse saison nous a aussi permis d'éviter les "foules", ce qui est le plus important pour nous.
Côté interlocuteurs, ETT nous a beaucoup aidés à organiser en amont, en grande partie grâce à notre contact à Addis, Sefora, qui a tout bien goupillé et a patiemment répondu à nos questions, et grâce à Fana, notre contact à Mekele qui a parfaitement pris le relais. Par contre, les agents à Lalibela et Gondar étaient un peu plus laxistes (en même temps, on ne leur demandait que de faire des trajets gratuits dans ces villes, je comprends que ce ne soit pas très motivant !), ne pas hésiter à être insistant donc.
Une fois sur place, Molla, de Lalibela Eco Trekking a été aussi d'une aide précieuse, je pense que c'est un agent très sérieux (et très humain) y compris en dehors de Lalibela.
Si jamais vous avez des questions ou si vous avez besoin de contacts mentionnés dans le récit, n'hésitez pas (je pense avoir tout mis, mais j'ai pu en oublier !)
Je m'appelle Hugues. Je cherche à effectuer un voyeage de 4 semaines seul en Ethiopie cet été (2013).
Je cherche un parcours à faire et me demande s'il est envisageable de faire ce voyage seul sachant que je ne suis jamais parti seul en Afrique (j'y suis d"jà aller souvent mais jamais seul).
Je compte faire une boucle dans le Nord, Lac Tana, lalibela...
Si vous avez des conseils à me donner à propos du logement (couche surfing, auberges de jeunesse...) ou même sur les transports, les coins à éviter (s'il y en a) ça serait génial.
Bonjour,
Si certains d'entre vous se posent des questions sur des itinéraires possibles en Ethiopie, je suis prêt à répondre.
Je connais un peu ce pays où je vais depuis 7 ans. J'en suis à mon 20me. séjour.
Sans être expert, je mets volontiers mon expérience à la disposition de tous.
@+
Nous avons l'habitude de voyager mais avec valises.
Quelles précautions à prendre pour protéger les sacs à dos lors du voyage de ceux ci en soute.
Vol, ouverture des sacs, les risques, protection à prendre.
Merci d'avance de vos précieuses réponses et conseils.
Quand on vit ses rêves
on a pas besoin de sommeil autour.
Bonjour,
Je pars en Ethiopie avec une amie en janvier 2019. Mon amie ne pouvant rester que 10 jours sur place, nous aimerions privilégier un circuit comprenant des vols internes, mais pouvez-vous me donner une grandeur de prix des vols interieurs?
Notamment pour un vol Addis Lalibela et un retour Mekele Addis?
J’ai lu à plusieurs reprises qu’il valait mieux les acheter sur place, et qu’on avait des reductions si on avait déjà pris des billets Ethiopian Airlines. Hors, on part là bas avec Lufthansa..!
Voilà, si vous avez une idée des prix ou des recommandations à me donner, merci d’avance, je suis preneuse!
Noëlle
Je cherche des info sur un voyage en Ethiopie en Janvier prochain.
Nous sommes deux femmes et envisagions de nous rendre aux fêtes du Timkat (19 janvier) .
On vient de me le déconseiller car bcp trop touristiques et bcp moins interessantes que les fêtes de Noel (5/6 janvier ?) dont je n'avais jamais entendu parler.
Quelqu'un peut il me donner des info à ce sujet et mieux me donner des adresses locales pour trouver un véhicule par exemple pour se déplacer dans le pays notamment la vallée de l'Omo et bien sûr assister aux fêtes puisque tel est le but du voyage.
J'ai contacté Bella abysinnia (?) mais ils ne m'ont pas répondu.
Apparemment vu la période je dois me dépêcher pour réserver les billets d'avion. Quelques info à ce sujet me seraient également très utiles car le tarif des vols que j'ai trouvés jusqu'à présent sont relativement élevés.
Temps prévu sur place : 1 mois
Qq'un pourrait me renseigner sur une compagnie aérienne ayant des prix intéressants pour l'Ethiopie ?
Ville de départ : au choix Paris, Bruxelles, Amsterdam, Londres ou Francfort...
Merci
Je voudrais aller à Addis Abeba, via Sana'a au Yémen en empruntant la Yemenia comme compagnie aérienne.
Impossible de trouver quoi que ce soit sur leur site, même pas un n° de téléphone.
J'ai pourtant rencontré des personnes qui pour le même trajet ont emprunté ces lignes-là.
Qui peut m'aider ?
Je suis arrivee ici le 28 mars, voici quelques infos fraiches vecues
-Arrivee a l aeroport
Visa on arrival toujours 17 euros pendant 30jours
2 changes avant la sortie(pas apres) 1euro=26,57 birrs
taxi officiel de l aeroport 400 birr , negocier en dessous pour un taxi prive
-Pick pokets a Addis
La technique est le suivante:quelque vous bouscule et pour s excuser vous attrappe le poignet ou la cheville en guise de baiser , vous tord le poignet ou la cheville si fort qu il vous rend sans voix;pendant ce temps le complice visite toute poche apparente zippee et se sert du contenu et le referme tres vite Attention donc rien dans les poches visibles et eviter les collisions
-electricite;des coupures donc recharger les appareils electroniaques quand elle est la et se munir d une lampe type frontale
-des coupures d eau :prendre sa douche des qu elle est presente
-chambres a petit budget
literie propre, (les dos fatigues taterons le matelas plus ou moins bossele) sanitaires tres delabres avec PQ, serviette et savonnette
Je desirais un peu de confort avec salle de bain privative et en dehors d Addis jusqu a 300 bir en single
-transports en commun longue distance
au depart d ADDIS 2 compagnies se disputent les trajets du nord Salam company et Sky company (il y a un site sur le guide BRADT non testes );bus assez confortables , mini peti dej compris, prix moderes Mais depart a 6h du matin et ckek in a 5H 3o.Resa en achetant le billet 2 a 3 jours avant a l office de la compagnie
prix Addis Dessie:229 birr
autre exemple mais autre compagnie; Dessie-Bahir Dar :158 birr avec depart aux memes heures matinales
-internet dans les 24 birr l heure maxi a Addis ;moins cher au Ghion hotel a Bahir dar
des boites mails bloquees:yahoo, hot mail, sfr, g mail...(verifies par mes soins et aupres d autres francais) une native me dit que c est le gouvernement , j en doute, mais il y a sans doute des explications
-telephone; avec sim ethiopien 100 birr pour 3 minutes de communication en France
-paludisme
existence en dessous de 1500 m donc precautions au lac Tana(d ou j ecris)
en absence de traitement preventif :utiliser repellent(5 SUR 5 ) sur les parties du corps decouvertes , moustiquaire et insecticide dans la chambre(vaporiser avant d aller manger dans la salle de bain et derriere les rideaux ou les moustiques se planquent...c est le debut de la courte saison des pluies et il a deje quelaues moustiques le soir
certains prendront un traitement preventif mais qui a des effets secondaires chacun son choix (beaucoup de discussions sur les differents forums de l Afrique)
En conclusion: voyage bien eloigne de la facilite des pays d Asie du Sud Est, peu reposant en transport en commun mais beaute des paysages , campagne tres traditionnelle des gens gentils certains parlent en anglais mais attention aux pseudo guides dans les lieux touristiques
Carassou
Trois mois après mon retour d'un séjour de 5 semaines en Ethiopie je trouve enfin le temps de donner quelques avis et conseils aux nombreux membres du forum intéressés par ce fascinant pays qu'est l'ancienne Abyssinie. Sans être un expert de l'Ethiopie je m'autorise cependant ce genre d'exercice, estimant que mes six séjours et mes contacts permanents tant avec ma famille sur place qu'avec mes nombreux amis habesha (au pays et dans la diaspora) me donnent une certaine légitimité.
Voici donc quelques conseils tirés de me notes pour ceux qui veulent visiter ou revisiter la fabuleuse Ethiopie.
Visas et frontières Comme déjà annoncé sur le forum (voir ici) les visas de 3 mois à multiple entrées-sorties ne peuvent plus être obtenus à l'arrivée à l'aéroport de Bole. Seuls les visas d'un mois (1 entrée-sortie) peuvent facilement s'obtenir pour le prix de 17€ (avoir la somme exacte avec soi).Il est fortement recommandé de demander un visa de 3 mois auprès de la représentation éthiopienne dans son pays de résidence.Il est impossible d'obtenir une modification de visa en cours auprès du ministère de l'immigration sur Churchill Road. Seules les prolongations de visa peuvent être obtenues deux jours avant la fin de validité du visa en cours.Les frontières avec l'Erythrée et la Somalie ne peuvent pas être franchies par voie terrestre par les étrangers. Pour l'Erythrée il est nécessaire de passer par un des pays de la péninsule arabique ou du Golfe (la frontière Erythrée-Djibouti est complètement fermée).La frontière avec le Soudan semble toujours ouverte mais les modalités sont très fluctuantes, se renseigner à temps.Aéroport de Bole Les vols internes d'Ethiopian Airlines se font au départ du nouvel aéroport de Bole. Contrairement à certaines indications routières dans les environs de Bole l'ancienne aérogare n'est plus en service pour les vols internes.Si vos bagages ne sont pas arrivés à Addis Abeba (cas fréquent avec Turkish Airways, dû au temps de transfert trop court à Istanbul) ne paniquez pas. Le service des bagages perdus est situé à côté des tapis roulants délivrant les bagages (juste après le passage de l'émigration), les employés sont très compétents et le système complètement informatisé. Le papier que vous recevez vous permet d'accéder ensuite au service depuis le hall de l'aéroport lorsque vos bagages arrivent le lendemain (avec Turkish A.) ou plus tard.Les contrôles de sécurité sont sérieux à l'aéroport de Bole. Inutile donc de s'exciter si l'on vous demande trois fois d'enlever vos chaussures et/ou votre ceinture avant de passer un portique de sécurité. La Somalie n'est pas si loin!Vols Ethiopian Airlines Toutes les agences EA à Addis Abeba sont maintenant équipées de lecteurs de carte de crédit. Le personnel y est très compétent. Mais la palme revient au bureau EA de l'hôtel Hilton où le personnel se met réellement en quatre pour vous satisfaire.Prix et coût de la vie La situation économique catastrophique de l'Ethiopie induit une forte inflation. Les prix des produits de base ont plus que doublé en 12 mois. Par exemple un bœuf qui se négociait aux alentours de 3'500 birr il y a deux ans se vend aujourd'hui 10'000 birr!Cette inflation se ressent fortement dans les prix des hôtels et des restaurants. Un café à 1 birr il y a deux ans coûte aujourd'hui 3 birr, et même 26 birr à l'hôtel Hilton, havre de luxe au milieu d'Addis.Dans presque tous les hôtels, même les plus reculés de province, les prix pour les touristes (prix "farenj") sont souvent deux à trois fois plus élevés que pour les locaux (prix "habesha"). Il en va parfois de même pour les restaurants. D'aucun crierons au scandale, mais c'est oublier un peu vite que 1º ces prix restent très bas par rapport à notre niveau de vie d'occidentaux, et 2º que les devises du tourisme profitent directement à l'économie locale, alors que l'aide humanitaire est très fortement ponctionnée par la chaîne de corruption.Climat Alors que nous n'avons jamais vu une goutte de pluie en décembre-janvier lors de nos 5 précédents séjours en Ethiopie, l'hiver 2009-2010 est malheureusement venu démontrer que les changements climatiques se font aussi sentir dans la Corne de l'Afrique. Des pluies soutenues ont arrosé les hauts-plateaux, le Sud Omo, Dire Dawa et bien sûr Addis Abeba.Les statistiques de cet hiver montrent que les températures sont restées bien en-dessous de la moyenne à Addis Abeba.Internet Les cybercafés permettant l'accès à Internet pullulent dans tout le pays, mais le débit d'accès reste faible à très faible en province. Seuls certains shops et restaurants à Addis permettent un accès "normal" aux messageries classiques. Evitez de charger des pages riches en images, vous allez y perdre votre temps.La vitesse d'accès aux sites internet n'est pas fonction du matériel (PCs) mais des lignes téléphoniques bifilaires toujours en fonction en Ethiopie. Seules certaines entreprises ou administrations sont équipées de liaisons à fibre optique, dans la capitale. Les liaisons avec les villes reculées se font encore souvent par faisceaux hertziens, ce qui limite fortement le débit des accès vers la toile.La plupart des PC des cybercafés sont puissants, équipés de Windows XP ou Vista, avec des connecteurs USB bien utiles pour télécharger ses photos.Les sites de la diaspora et de l'opposition éthiopienne sont bloqués en Ethiopie, inutile donc de vouloir lire les nouvelles sur l'excellent Abbay Media.Un outil très utile et puissant pour utiliser vos programmes favoris sur un PC de cybercafé, à l'aide d'une clé USB: Liberkey, un ensemble génial de programmes préinstallés vous permettant aussi de charger vos applications favorites.A Addis un cybercafé très bon marché (5 birr pour 30 min) et au débit rapide: au bas de l'immeuble Arada (aussi appelé Twin's), dans une boutique partiellement cachée par des jouets.A Awassa le restaurant Lewi 3 sur la route de Moyale offre un accès acceptable, en plus d'être un endroit agréable pour boire un verre au milieu des nombreux étudiants de l'université proche.A Arba Minch plusieurs cybercafés ont été installés dans les nouveaux immeubles (pas encore sur la vue satellite) du campus au centre de Sikela.Même à Jinka, en plein Sud Omo, il est possible de lire ses courriels, certes avec une vitesse en relation avec la distance qui sépare les lieux de la capitale!Bières et autres boissons roboratives Les différentes bières éthiopiennes sont très bonnes, brassées selon des recettes allemandes, belges ou scandinaves éprouvées. Des marques comme Saint-Georges, Bedele (la fameuse Bedele Special), Harar Beer, Meta ou Bati font le bonheur des assoiffés et des connaisseurs. Seule la bière Dashen, appartenant au Sheikh Al-Moudi proche du gouvernement, est laissée de côté par la majorité des Ethiopiens.Le vin local Guder est distribué dans toute l'Ethiopie, mais les aléas de la vinification, du transport et surtout du stockage rendent la qualité très inconstante. Mais on ne fait pas la fine bouche lorsqu'on en boit un verre avec le dîner au fin fond du Sud Omo!Addis Abeba Les trajets en minibus Toyota Hiace (bleus et blancs) coûtent moins de 1 birr pour les trajets courts et au maximum 2 birr, par exemple pour un trajet Piazza-Meskel.Un endroit tranquille pour boire un verre ou manger dans un grand jardin au centre ville: l'Ambassador Park entre Ras Desta St. et l'hôtel Sheraton. Peu d'étrangers et beaucoup de verdure.Parmi les meilleurs magasins de souvenirs, toujours à des prix négociables: au coin de Churchill Rd. et de Nigeria Rd. au-dessus de l'immeuble d'Ethiopian Telecom. On y trouve de tout, du kitch et des antiquités plus ou moins vraies.Un must pour se rendre compte de la grandeur de la capitale: les collines d'Entoto, facilement atteignables en taxi ou en minibus. Ne pas hésiter à s'y promener, loin des harassements (you-you, give me money) de la ville. Deux kilomètre après la belle église d'Entoto Raguel un sentier permet de rejoindre les hauts d'Addis Abeba en traversant la forêt d'eucalyptus et en longeant des petits ruisseaux. C'est une façon intéressante de redescendre sur la ville, sans aucun danger et en faisant parfois de magnifiques rencontres. Me contacter en PM pour l'itinéraire exact.La plaine de Sululta située à une dizaine de kilomètres d'Addis permet d'admirer les crêtes d'Entoto depuis le nord. Les paysans de la région sont riches, la terre est généreuse, et de nombreuses industries nouvelles s'y développent, notamment une ferme où une française élève des canards et produit un délicieux fois gras qu'elle vend aux grands hôtels de la capitale.Autre endroit magique en plein Addis: la fondation Selam, initialement un orphelinat fondé par un couple suisse, et faisant office d'école hôtelière, de jardinerie, de ferme d'élevage (on y trouve les seuls lapins d'Addis), de centre technologique, de restaurant et bien plus encore. Un must à visiter sans contraintes.Dire Dawa Le trajet en "très vieux" taxi de l'aéroport au centre-ville coûte 60 birr, prix imposé et respecté par tous les chauffeurs attendant les touristes devant l'aérogare.Les bajajs, ces petits tricycles de fabrication indienne, pullulent à Dire Dawa. Rapides, mobiles et ouverts, ils ne coûtent que 1 birr par trajet. Pourquoi s'en priver?Bon choix d'hôtel, le Ras est un compromis entre le prix, la situation et le confort. L'hôtel Makonen, en face de la gare du train djibouto-éthiopien, est un must pour sa terrasse ombragée où l'on peut tout voir sans être vu, mais le confort est spartiate et les commodités très limitées et plus que malodorantes!Dire Dawa est la seconde ville d'Ethiopie, mais une grande partie de la vie active se passe autour de la gare. On y trouve des petits restaurants, des terrasses ombragées, quelques cybercafés et les dernières nouvelles du coin.Le restaurant Paradisio, sur la route d'Harar après l'hôtel Ras, offre une excellente cuisine italienne, en plus des plats traditionnels, notamment des pâtes maison dont on se souvient longtemps.La station des bus pour Addis est facilement accessible en taxi ou bajaj à 5 heures du matin (heure à laquelle il faut être sur place pour prendre son billet), éviter d'y aller à pied par raison de sécurité. Le trajet Dire Dawa – Addis Abeba coûte 92 birr dans un car relativement neuf, assez confortable, rapide et puissant. Bien sûr les compagnies Skybus et Selam offrent plus de confort, mais à un prix double ou triple.Awash Idéalement située sur la route menant d'Addis à Dire Dawa ou à Djibouti, la petite ville d'Awash (à deux pas du parc national du même nom) est non seulement une étape importante pour les milliers de routiers faisant la navette entre Addis et Djibouti, mais possède aussi une ancienne gare importante sur la ligne Djibouti-Addis. Le tronçon Dire Dawa-Addis Abeba étant momentanément hors service, la gare tombe un peu en désuétude mais garde un charme certain. On se croirait dans une station du Fare-West, mais en 2010!Lieu mythique à ne pas manquer: le célèbre buffet d'Aouache, toujours tenu par Mme Kiki, où les deux chambres dite impériales (Hailé Sélassié y dormait), confortables au milieu d'un jardin verdoyant, sont quasi offertes à 135 birr la nuit. Un must pour qui veut revivre un pan de l'histoire éthiopienne.Les gorges de l'Awash, imposantes au pied de grands sommets volcaniques, sont facilement atteignables à pied en 5 minutes à partir de l'arrière de la gare. On traverse un campement Afar pour y accéder.Les routes La route Mojo (nœud routier après Bishoftu/Debre Zeyit) – Addis Abeba est le tronçon le plus meurtrier du réseau éthiopien. Evitez d'y rouler en minibus de jour et surtout de nuit! La circulation y est très dense, surtout à l'approche de la capitale (Dejem, Debre Zeyit, Akaki, Kalito, …), et les dépassements suicidaires sont légion. Pas un jour ne se passe sans que quelques morts ne renforcent les statistiques.De nombreuses routes sont re-surfacées (Sodo – Arba Minch) ou asphaltées en ce moment en Ethiopie. C'est notamment le cas de la route du Bale, de celle du Sud Omo, ou de nombreuses transversales dans le nord.Parc national du Bale La route Shashemene-Dodola est presque entièrement asphaltée et de bonne qualité, mis à part un tronçon en construction du côté de Kofele, imposant de nombreux détours en pleine campagne. Une façon originale de découvrir des lieux inédits. Le tronçon Dodola-Dinsho-Goba reste difficile avec un revêtement en pierre particulièrement cassant. La montée au col précédent Dinsho est complètement agrandie et retravaillée, elle sera asphaltée d'ici 2 ou 3 ans. La route traversant le plateau du Sanetti à partir de Goba et redescendant dans la forêt d'Harena est en bon état et facilement passable en 4x4, même après la pluie.Pour le retour du Bale, éviter le tronçon Dodola-Bekoji-Asela par le col au pied du Mont Kaka: il est complètement défoncé et très difficile.Sur la route du Bale quelques adresses intéressantes pour manger: à Mojo l'hôtel Deema, directement au carrefour principal menant à Nazreth ou au Kenya; à Ziway l'hôtel Tourist et sa terrasse ombragée; à Adaba l'Eedan Kaffee, dans une rue latérale, un havre de tranquillité au milieu d'un jardin luxuriant, d'excellents petits plats locaux servis avec un grand sourire.A Dodola le seul hôtel décent, le Bale Mountain Hotel, situé à côté de l'office du tourisme et de la station Shell, a vu son confort diminuer depuis notre premier séjour en 2003. Pour 60 birr, la chambre et surtout les toilettes-douche sont en piteux état. Quant au dîner à commander à la réception il est servi sous un auvent et de piètre qualité. Mais les alternatives à cet hôtel sont encore moins recommandables…A Goba l'hôtel Wabe Shebele, situé un peu en dehors de la ville dans un immense jardin fleuri, est de bon standing, avec un grand restaurant à la carte étendue. Les chambres sont confortables (228 birr pour une double avec eau chaude efficace) et tranquilles. Les petits hôtels situés au centre-ville (Yilma, Batu Terana) sont moins chers mais bruyants et à l'infrastructure souvent défaillante.Le parc national du Bale est une région extraordinaire, avec une flore (lobélies géantes, immortelles, …) et une faune (loups du Simien, innombrables oiseaux, rats-mulots, …) afro-alpines uniques. Le prix d'entrée pour un véhicule, 2 personnes et un guide (obligatoire) pour deux jours était de 820 birr en novembre 2009. Impossible d'y pénétrer sans les précieux sésames obtenus au quartier général du parc à Dinsho.Le plateau du Sanetti, à 4000m, est facilement atteignable en véhicule. Le Tullu Deemtu, second sommet d'Ethiopie, le domine de ses 4377m. Ce lieu perdu est quasi magique, l'univers très minéral des montagnes est unique en Ethiopie.Sur la route du retour du Bale il est toujours bon de se réadapter au climat plus clément de la vallée du Rift. Awassa est idéal pour retrouver ses esprits et se reposer au bord de son lac. Son marché aux poissons vaut le déplacement. Une adresse très recommandable à Awassa: le Lakeside Motel et le restaurant Dolce Vita (meilleur restaurant italien d'Ethiopie) attenant.Le Sud Omo Les routes et pistes dans le Sud Omo sont parmi les plus difficiles d'Ethiopie. Le tronçon Arba Minch – Konso est asphalté et en bonne état tout au long du lac Chamo, ensuite la piste est en travaux jusqu'avant Konso. La piste menant de Konso à Jinka par Weito et Key Afer est également en travaux, l'asphaltage devrait avoir lieu en partie en 2010, mais les nombreux passages de rivière à gué et les ponts emportés par les crues n'incitent pas à emprunter ce tronçon à la saison des pluies. Les pistes du Mago National Park (où vivent les Mursi) sont très dures et impraticables dès qu'il pleut. Le tronçon Key Afer – Dimeka – Turmi est également en réfection, pour l'instant la piste est rude mais l'asphaltage devrait permettre de joindre les deux villes en 1 heure d'ici 2011. Quant à la piste Turmi – Weito par Arbore elle n'est praticable qu'à la saison sèche car entrecoupée de nombreux torrents qui gonflent à la moindre pluie.A Arba Minch (ville en deux parties, la ville basse de Sikela et la ville haute de Shecha) différents nouveaux hôtels ont été construits sur la crête dominant le parc national de Nechisar. Certains sont de haut standing et chers. Mais le Bekele Mola bénéficie d'une situation privilégiée, avec une terrasse mythique à la vue imprenable et un restaurant agréable servant le poisson local sous différentes formes. Les bungalows partiellement rénovés sont à 180 birr en double. Le café Zebib, à Sikela, est bien centré, avec un jardin ombragé et d'excellentes pâtisseries arrosées de jus de fruits frais.Le village de Weito, à mi-chemin de Konso et de Key Afer, est situé à 900m d'altitude, au milieu d'une vaste plaine où l'ancien régime communiste avait installé une immense plantation de coton encore en activité. Le climat y est très chaud (50C au soleil, 38C à l'ombre début décembre). Le Meheret Café, avec ses paillottes ombragées, est un havre bienvenu après plusieurs heures de piste et sert des plats à prix farenji! A noter l'intéressant et très coloré marché du dimanche où se côtoient les ethnies Tsimai, Ari et Bana.Jinka est la plus grande ville du Sud Omo, dans une région montagneuse et très verte. Ici le paysage fait penser à celui de la région des grands lacs, on est très loin des hauts-plateaux du Shoa. L'ethnie dominant ici est le peuple Ari. Différents hôtels offrent un confort acceptable à des prix surfaits. Le Jinka Resort est très apprécié des tours opérateurs, avec un très bon restaurant aux prix étonnamment modérés. Le bungalow est à 460 birr (!) la nuit, à payer à l'avance à Addis Abeba auprès d'un bureau difficile à trouver (voir ici au milieu de la carte sous la croix). Un bel écomusée a été construit à Jinka par des universitaires allemands, toutes les ethnies du Sud Omo y sont représentées avec leurs outils, instruments et armes traditionnels. Depuis le musée construit sur une colline dominant la ville la vue embrasse toute la région, et un village Ari situé juste derrière peut être visité à pied.Le Mago National Park est une vaste plaine située 1000m plus bas que Jinka. On y accède en 4x4 par une piste très raide, après s'être acquitté des droits d'entrée et de guide (compter 720 birr au minimum pour l'entrée pour 2 personnes, le véhicule, le guide, le scout armé et la visite d'un village Mursi).Le peuple Mursi (dont les femmes portent encore le disque labial qui leur distend la lèvre inférieure) vit dans des cases rustiques dans la plaine entre les fleuves Omo et Mago. La visite de ce peuple primitif (parmi les derniers d'Afrique) est souvent difficile, les Mursi étant assez nerveux et imprévisibles. Y aller de préférence le matin car l'après-midi l'alcool acheté avec l'argent des touristes renforce une agressivité naturelle déjà forte! L'inflation aidant, les photos de Mursi coûtent 2 birr par personne photographiée et par déclenchement. Et les Mursi savent compter! La vie des Mursi (et des autres peuples du Sud Omo) et leur système social sont fortement perturbés par le tourisme, et leur vie pastorale devrait être très affectée par l'éventuelle construction du barrage géant Gilge Gibe III en amont sur l'Omo. Il reste donc peu de temps pour les découvrir avant que la civilisation dite moderne ne les transforme définitivement. Voir à ce sujet le magnifique livre que le photographe Hans Silvester a consacré aux peuples de l'Omo.Si vous n'avez la possibilité de visiter qu'un seul marché dans le Sud Omo, n'hésitez pas: celui de Key Afer est magnifique, très coloré, et rassemble trois ethnies (Bana, Tsemay et Hamer) tous les jeudis. On peut s'y promener en toute liberté, sans aucune pression et en photographiant sans contraintes (les portraits sont à 2 birr par personne). Un must!Les Hamer, autre ethnie célèbre du Sud Omo, vivent principalement autour de Dimeka et de Turmi. Cette dernière petite ville, perdue tout au sud de l'Ethiopie, est à 80 km du Kenya. Aucun réseau électrique ni mobile ici, seuls quelques bâtiments ont un générateur tournant quelques heures par jour. Il fait très chaud et les moustiques peuvent être agressifs en période humide (région à malaria garantie). Le camping local est "très simple" alors que l'Evangadi Lodge (35-50$ pour un beau bungalow, à négocier) offre un confort appréciable dans cette contrée où tout produit non local doit être amené d'Addis Abeba par camion, un voyage de 4 jours. L'hôtel Tourist est aussi recommandé, avec un restaurant agréable.Le peuple Hamer est absolument à découvrir. Les Hamer sont fiers, d'abord facile, souriants et sans aucune agressivité comme chez les Mursi. Les photos sont toujours à 2 birr, mais pour plusieurs clics! Ne pas hésiter à aller à leur rencontre et découvrir les hameaux situés à 1 ou 2 km de Turmi. Attention à la saison sèche: les serpents sont nombreux dans la région, bien regarder où l'on met les pieds. Les morsures de serpent sont d'ailleurs une des principales causes de mortalité dans les peuples du sud.Les Konso, célèbres pour leurs champs en terrasse, leurs statues funéraires en forme de totem et leur structure sociale élaborée, peuplent la région entre le lac Chamo et la plaine de Weito. Karat-Konso est leur capitale et de nombreux villages aux alentours peuvent être visités. Le Strawberry Fields Eco-Lodge à Konso offre des chambres confortables dans des tukuls (huttes locales), avec toilettes écologiques et douches bien conçues, restaurant bio et éclairage à énergie solaire. Une expérience inoubliable.La "nouvelle" route Sodo-Jimma Point de départ de la piste rénovée appelée "nouvelle route" menant à Jimma, Sodo est une ville bruyante et enfumée par les pots d'échappement des nombreux véhicules remontant sa rue principale. L'hôtel Bekele Mola, bien que décrépi, reste une bonne adresse avec un excellent restaurant fréquenté par les tour-opérateurs. Le confortable pavillon au milieu du jardin est une bonne affaire à 200 birr.La piste de 260 km, parfois très cassantes, menant à Jimma nécessite une journée de voyage en 4x4. Le relief est accidenté, on passe 6 cols et franchit 2 fleuves (Gilge et Omo). Par beau temps la vue est extraordinaire, avec de nombreux pitons et des terres cultivées jusqu'au haut des sommets.A Chida, ville à 80 km de Jimma, se méfier du restaurant au milieu de la ville: nous y avons dégusté un kitfo dont le beurre devait être rance, avec pour conséquence une infection intestinale soignée aux antibiotique et qui a influencé notablement notre fin de séjour abyssin…Le Central Jimma Hotel est confortable, la chambre double à 170 birr est appréciée après 10 jours dans le Sud Omo, et le restaurant offre un large choix de plats traditionnels et locaux.La route Jimma – Addis Abeba (350 km) est dans un état impeccable (construite par l'Espagne), le col descendant sur l'Omo est particulièrement impressionnant. Les paysages traversés sont splendides, les plaines avant la capitale sont le grenier à teff de l'Ethiopie.Voilà les premiers conseils et remarques que je pouvais rapidement mettre à votre disposition. A noter que je n'ai aucun intérêt dans les hôtels et restos que je décris! N'hésiter pas à me contacter pour plus de détails.