Qui a fait du camping au CR, Panama ou Nicaragua ? J'aurais plusieurs petites questions pratiques (bouteilles de gaz, moustiques, pertinence du projet, etc)
Je vous remercie par avance.
Mimosavill
Salut,
Je souhaiterais savoir si par chance quelqu'un sait où je pourrais trouver du sylomère. J'ai rien trouvé sur Internet, à croire que c'est une denrée rare...
Merci à tous et bonne année 2009!
Gwladys
Je souhaiterais savoir si par chance quelqu'un sait où je pourrais trouver du sylomère. J'ai rien trouvé sur Internet, à croire que c'est une denrée rare...
Merci à tous et bonne année 2009!
Gwladys
Bonjour tout le monde,
Alors voilà avec deux amis nous avons décidé de traverser tout le continent américain. Le choix du moyen de locomotion pose néanmoins problème. En effet ayant déjà traversée le canada d'Est en Ouest en stop avec mon sac à dos et une tente, ainsi que l'Ecosse, je pense être réaliste en leur proposant de faire la traversée du continent (qui mettra probablement un an et demi) en camping car car à trois (voir peut-être quatre) on se diviserait les frais et ce serait beaucoup plus confortable et on serait beaucoup plus libre d'aller où bon nous semble.
Eux, pensent que le faire en sac à dos et en stop c'est beaucoup plus fun, mais comme je viens de le dire, pour moi c'est un manque de liberté au final car au canada j'étais parfois frustrée de devoir longer les routes et de ne pas pouvoir partir plus loin à l'aventure dans des chemins plus perdus. De plus avoir le sac à dos et dormir en tente signifie tout porter sur notre dos pendant au moins un an et demi y comprit tente, réchaud, ustensile pour cuisiner un minimum (poêle, gobelet, couverts, assiettes, ...), duvet, douche portative, sans oublier la nourriture lyophilisée, etc.
D'un autre côté, le camping car va nous coûter beaucoup plus cher que si nous fessions le voyage en stop. Entre l'achat du véhicule, l'essence, l'assurance, le prix du ferry pour aller en colombie... et il y a aussi le problème des routes en Amérique du sud qui sont parfois difficiles et où un quatre quatre serait plus approprié. Bref au final on sèche un peu car nous ne sommes pas bien riches dc nous sommes un peu partagés entre la facilité et les économies.
Du coup, dernièrement nous avons pensé à mixer un peu tout ca :) Nous avons l'idée de faire le canada et les usa en stop , puis le Mexique où de mexico nous prendront le bus qui traverse l'amérique centrale (une amie m'avait parlé de ce bus mais je ne trouve pas grand chose sur internet, en avez-vous entendu parlé?) Puis une fois en amérique du sud partir à cheval du pérou jusqu'en patagonie et les revendre une fois là-bas. Du coup pour résumé on ferait du stop en amérique du nord, du bus en amérique centrale, et du cheval en amérique du sud.
Bref c'est un peu confus tout ca, j'espère que vous m'avez suivi, la question est toute simple: qu'en pensez-vous? Est-ce la meilleure solution ou bien vous nous conseillez de revenir sur l'option camping car? Pour le moment nous n'en sommes qu'au début des préparations, on ne partirait que pour l'été 2016 mais vaut mieux si prendre à l'avance.
Merci d'avoir prit le temps de me lire et encore plus de me répondre ;)
Alors voilà avec deux amis nous avons décidé de traverser tout le continent américain. Le choix du moyen de locomotion pose néanmoins problème. En effet ayant déjà traversée le canada d'Est en Ouest en stop avec mon sac à dos et une tente, ainsi que l'Ecosse, je pense être réaliste en leur proposant de faire la traversée du continent (qui mettra probablement un an et demi) en camping car car à trois (voir peut-être quatre) on se diviserait les frais et ce serait beaucoup plus confortable et on serait beaucoup plus libre d'aller où bon nous semble.
Eux, pensent que le faire en sac à dos et en stop c'est beaucoup plus fun, mais comme je viens de le dire, pour moi c'est un manque de liberté au final car au canada j'étais parfois frustrée de devoir longer les routes et de ne pas pouvoir partir plus loin à l'aventure dans des chemins plus perdus. De plus avoir le sac à dos et dormir en tente signifie tout porter sur notre dos pendant au moins un an et demi y comprit tente, réchaud, ustensile pour cuisiner un minimum (poêle, gobelet, couverts, assiettes, ...), duvet, douche portative, sans oublier la nourriture lyophilisée, etc.
D'un autre côté, le camping car va nous coûter beaucoup plus cher que si nous fessions le voyage en stop. Entre l'achat du véhicule, l'essence, l'assurance, le prix du ferry pour aller en colombie... et il y a aussi le problème des routes en Amérique du sud qui sont parfois difficiles et où un quatre quatre serait plus approprié. Bref au final on sèche un peu car nous ne sommes pas bien riches dc nous sommes un peu partagés entre la facilité et les économies.
Du coup, dernièrement nous avons pensé à mixer un peu tout ca :) Nous avons l'idée de faire le canada et les usa en stop , puis le Mexique où de mexico nous prendront le bus qui traverse l'amérique centrale (une amie m'avait parlé de ce bus mais je ne trouve pas grand chose sur internet, en avez-vous entendu parlé?) Puis une fois en amérique du sud partir à cheval du pérou jusqu'en patagonie et les revendre une fois là-bas. Du coup pour résumé on ferait du stop en amérique du nord, du bus en amérique centrale, et du cheval en amérique du sud.
Bref c'est un peu confus tout ca, j'espère que vous m'avez suivi, la question est toute simple: qu'en pensez-vous? Est-ce la meilleure solution ou bien vous nous conseillez de revenir sur l'option camping car? Pour le moment nous n'en sommes qu'au début des préparations, on ne partirait que pour l'été 2016 mais vaut mieux si prendre à l'avance.
Merci d'avoir prit le temps de me lire et encore plus de me répondre ;)
Salut les voyageurs,
Je recherche deux paires de fontes en cuir d'occasion dans le cadre de notre projet: la traversée de l'Amérique centrale à cheval, prévu pour Juin 09. S'il manque une boucle ou que les coutures sont défaites... no problem!
Merki 😉
Gwladys & François
Je recherche deux paires de fontes en cuir d'occasion dans le cadre de notre projet: la traversée de l'Amérique centrale à cheval, prévu pour Juin 09. S'il manque une boucle ou que les coutures sont défaites... no problem!
Merki 😉
Gwladys & François
Bonjour chers internautes.
Nous allons atterrir dans le sud de largentine dici quelques mois et avons (moi, mon ami et nos deux enfants) pour projet d'acheter 3 chevaux ( peutetre un poney en plus) afin de traverser l'argentine et surement continuer vers lamerique centrale, selon les conditions physiques de chque être participant a CE voyage, cest donc un long periple qui se dessine doucement Mais surement.
JE FAIS donc Appel a vos precieuses connaissances et eventuels contacts afin de trouver les chevaux a acheter ( el calafate, el chalten ou pourquoi pas se rapprocher de buenos air) jirais la ou les chevaux Sont.
Tous vos conseil seront attentivement lus.
Egalement, si vous connaissez des contacts francais sur place qui pourraient maider dans mes demarches de visites, negotiations .
Mon esapgnol est pratiquement innexistant, gros handicap, Mais JE compte y travailler un peu dici la.
En attendant de vous lire, JE vous remercie.
salut a tous
bon ayant un budget de 5000 euros en tout et pour tout
et pas de date de retour particulieres prevues
je desirais arriver sur ushuaia en fevrier puis partir en remontant etre chili et argentine ensuite la bolivie et le perou
apparemet le passage de panama n est pas evident et plutot risqué
sur le site du routard ils feraient flipper tout ceux voulant passer la frontiere
alors est ce tendu pour le budget que j ai
bref donner moi si le coeur vous en dis des infos
je desire partir toute seule
j ai 24 ans
et l espagol n est pas reelement ma lague maternelle..
MERCI POUR VOS REPONSES
bonjour,
J'aimerais faire une excursion de quelques mois a travers la france et l'europe à cheval. Lorsque j'en parle autours de moi à des gens qui s'en occupent, on me répond que ça a besoin de beaucoup d'entretient(nouriture et soin). Apparemment le cheval est très fragile, j'ai penssé que c'était surement a cause des croisement de race et de la selection rigoureuse qui l'amène à se fragiliser...
Donc je souhaiterais connaitre une race de cheval capable de voyager sans trop d'entretient et sans avoir besoin de faire des arrets dans des endroits spécialisés, en quelque sorte un cheval "semi-sauvage" ou rustique capable de se nourir avec l'herbe des paturages et qui n'atrappe pas un rhume au moindre écart de température😉.
Merci!
Hola,
ca y est nous sommes de retour en France après deux mois de traversée de l'Amérique centrale. Nous sommes disponibles pour repondre à toutes vos questions concernant le Costa Rica, Le Nicaragua, le Honduras, le Guatemala et le Panama. Par ailleurs des photos de ce voyage sont deja disponibles sur notre site (voir adresse ci-dessous), en attendant les récits...
Hasta prontito et bons voyages!
Hasta prontito et bons voyages!
Bonjour,
je pars 10 jours début avril au Costa Rica. Pouvez-vous m'indiquer les sites incontournables à visiter ?
Merci par avance.
je pars 10 jours début avril au Costa Rica. Pouvez-vous m'indiquer les sites incontournables à visiter ?
Merci par avance.
Je prepare mon voyage au Panama pour décembre et j'aimerais connaître les sites intéressants. merci
Bonjour,
nous avons presque terminé l'itinéraire de nos 15 jours au costa rica en aout 2008 mais nous avons des interrogations concernant le corcovado.
Nous voulons y passer 3 jours et 2 nuits.
Que faire de notre voiture de location ?
Y a t il des parkings gardés?
N'est il pas préférable de la rendre avant et de se rendre à puerto jimenez en bus depuis san jose ?
Comment faire pour dormir aux postes de gardes forestiers ?
Où se renseiogner pour les réservations pour dormir à la sirena ?
Faut il réserver beaucoup à l'avance ?
En août tous les sentiers sont ils ouverts ?
Que faire de tous nos bagages car nous pensons emmener que le nécessaire pour 3 jours pour ne pas se surcharger. Nous souhaitons faire un trek de 3 jours au sein du parc corcovado donc impossible de faire de la rando avec tous nos bagages.
D'avance merci julien et cindy
Nous voulons y passer 3 jours et 2 nuits.
Que faire de notre voiture de location ?
Y a t il des parkings gardés?
N'est il pas préférable de la rendre avant et de se rendre à puerto jimenez en bus depuis san jose ?
Comment faire pour dormir aux postes de gardes forestiers ?
Où se renseiogner pour les réservations pour dormir à la sirena ?
Faut il réserver beaucoup à l'avance ?
En août tous les sentiers sont ils ouverts ?
Que faire de tous nos bagages car nous pensons emmener que le nécessaire pour 3 jours pour ne pas se surcharger. Nous souhaitons faire un trek de 3 jours au sein du parc corcovado donc impossible de faire de la rando avec tous nos bagages.
D'avance merci julien et cindy
Bonjour à tous, je cherche ma prochaine destinations de voyages et je me suis arrêté sur 2 pays, soit le costa rica et le nicaragua.
J'aimerais savoir quel est le budget pour un mois pour ces deux pays et toute autre info pratique.
Évidemment je parle de voyage backpacker et avec le budget le plus mince possible, mais en pouvant visiter le plus de place possible.
Merci d'avance
Philippe
J'aimerais savoir quel est le budget pour un mois pour ces deux pays et toute autre info pratique.
Évidemment je parle de voyage backpacker et avec le budget le plus mince possible, mais en pouvant visiter le plus de place possible.
Merci d'avance
Philippe
Bonjour!
voici une ébauche d'itinéraire que nous aimerions faire. Nous partons le 19 décembre et revenons le 5 janvier. Je sais que c'est un horaire très chargé.
Est-ce réalisable? Y a-t-il des endroits qui ne valent pas la peine? Pensez-vous que les bus fonctionnent bien à noel et au jour de l'an?
(19 déc.)-arrivée à San Pedro Sula (Honduras) (20)-le lendemain; départ pour Copan (3 h de bus)...on y dort 2 jours (pour voir les ruines!) (22)-après 6h de bus, on arrive à Antigua; on y reste 2 jours pour voir les volcans. Lequel devrait-on prévilégier; Acatenango ou Pacaya? (24)-bus pour Panajachel (lac Atitlan); on y reste 1 nuit (ou 2?) (25)-bus pour Chichicastenango...nous allons manquer les marchés (qui ne sont que les jeudis ou dimanche), mais c'est noel, alors surement des activités festives? Devrait-on rester 1 jour ou 2 ?? (27)-bus jusqu'a Santa cruz del Quiche, puis Uspantan. On doit y passer la nuit pour prendre le bus tôt le lendemain. (28)-bus pour Coban à 5h du matin....on arrive vers 9h du mat. on y reste pour voir Lanquin et Semuc Champey ou San pedro Carcha ou on continue notre route jusqu'à Flores (+6h de route)? Est-ce que Coban et ses environs valent la peine? (29)-Flores ou El Remate?; on y reste 2 jours pour voir Tikal (31)-bus vers Rio Dulce (4h30); on y prend le bateau jusqu'à Linvingston. (1er janvier)-De Linvingston, nous avons besoin de vos recommendations pour nous rendre jusqu'à La Ceiba, puis Roatan (honduras) possibilités:avec Exotic Travel, nous prenons la bateau jusqu'à Omoa, puis l'autobus pour Pedro Cortes, puis San Pedro Sula, puis La Ceiba (suggestion du Lonely planet, mais ça semble long pour rien...)avec Happy fish, nous prenons le bateau de Puerto Barrios jusqu'à La Ceibatoujours avec Happy fish, nous prenons le minibus de Puerto Barrios jusqu'à La Ceibaautre possibilité rapide ?? (2)-La Ceiba; nous prenons le bateau pour Roatan et nous y restons 2 ou 3 nuits (5)-San pedro Sula; retour à la réalité hivernale du Québec...
OUFFF!!!
Merci d'avance pour vos commentaires!!!
Est-ce réalisable? Y a-t-il des endroits qui ne valent pas la peine? Pensez-vous que les bus fonctionnent bien à noel et au jour de l'an?
(19 déc.)-arrivée à San Pedro Sula (Honduras) (20)-le lendemain; départ pour Copan (3 h de bus)...on y dort 2 jours (pour voir les ruines!) (22)-après 6h de bus, on arrive à Antigua; on y reste 2 jours pour voir les volcans. Lequel devrait-on prévilégier; Acatenango ou Pacaya? (24)-bus pour Panajachel (lac Atitlan); on y reste 1 nuit (ou 2?) (25)-bus pour Chichicastenango...nous allons manquer les marchés (qui ne sont que les jeudis ou dimanche), mais c'est noel, alors surement des activités festives? Devrait-on rester 1 jour ou 2 ?? (27)-bus jusqu'a Santa cruz del Quiche, puis Uspantan. On doit y passer la nuit pour prendre le bus tôt le lendemain. (28)-bus pour Coban à 5h du matin....on arrive vers 9h du mat. on y reste pour voir Lanquin et Semuc Champey ou San pedro Carcha ou on continue notre route jusqu'à Flores (+6h de route)? Est-ce que Coban et ses environs valent la peine? (29)-Flores ou El Remate?; on y reste 2 jours pour voir Tikal (31)-bus vers Rio Dulce (4h30); on y prend le bateau jusqu'à Linvingston. (1er janvier)-De Linvingston, nous avons besoin de vos recommendations pour nous rendre jusqu'à La Ceiba, puis Roatan (honduras) possibilités:avec Exotic Travel, nous prenons la bateau jusqu'à Omoa, puis l'autobus pour Pedro Cortes, puis San Pedro Sula, puis La Ceiba (suggestion du Lonely planet, mais ça semble long pour rien...)avec Happy fish, nous prenons le bateau de Puerto Barrios jusqu'à La Ceibatoujours avec Happy fish, nous prenons le minibus de Puerto Barrios jusqu'à La Ceibaautre possibilité rapide ?? (2)-La Ceiba; nous prenons le bateau pour Roatan et nous y restons 2 ou 3 nuits (5)-San pedro Sula; retour à la réalité hivernale du Québec...
OUFFF!!!
Merci d'avance pour vos commentaires!!!
Bonjour! Depuis toute petite je reve de traverser les Etats de l'ouest americain en passant dans les zones les plus sauvages possibles et en bivouaquant!! J'aimerais savoir si quelqu'un a déjà fait des randonnées a cheval là bas? Comment vous etes vous procurer les chevaux? Est il possible de passer dans les parcs nationaux a cheval? Quelles sont les zones où il est possible ou interdit de bivouaquer? Je n'arrive pas non plus a me procurer des cartes des chemins qu'il est possible d'emprunter!!! Je suis preuneuses de tous vos conseils et astuces.......
Elodie 😛
Elodie 😛
Bonjour
Je voudrais savoir s'il y a des personnes qui ont effectué la traversée de la sierra Tarahumara et notamment le trajet en train entre Chihuahua et los Mochis au Mexique
J'aimerais bien avoir leur avis la dessus
Merci d'avance
Salut , nous voulons voyager avec notre camping car en amérique centrale jusqu'au Panama en partant du Mexique. Avez-vous des conseils. Nous voyageons seuls, et désirons voir du pays tout en étant sécuritaires. Par la passé nous avons traversé Le canada, États Unies et Mexique en moto, sans problèmes.Notre but ultime est la terre de feu dans quelques années, si tout va bien. Tout renseignement nous sera utile. merci Vivi
bonjour,
Avez vous des conseils de destinations en amérique central, pays pas trop cher, climat idéal en mars et destination pour voir la faune et faire de belles plongées; nous souhaitons partir avec un enfant de 4 ans; merci pour vos conseils, je ne connais pas du tout l'amérique central et je ne sais pas quoi choisir comme pays, le choix est vaste;
Avez vous des conseils de destinations en amérique central, pays pas trop cher, climat idéal en mars et destination pour voir la faune et faire de belles plongées; nous souhaitons partir avec un enfant de 4 ans; merci pour vos conseils, je ne connais pas du tout l'amérique central et je ne sais pas quoi choisir comme pays, le choix est vaste;
INTRO
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente am��ne au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.
L'un des lavoirs publics municipaux




Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente am��ne au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux



Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Bonjour a tous,
nous partons visiter l'Amérique centrale cet été et pour l'instant j'en suis à la page Nicaragua (du lonely planet). J'ai quelques questions sur l'ile d'Ometepe qui a l'air assez fantastique.
1. Nous aimerions gravir un volcan, mais lequel choisir (Conception ou Maderas)?
2. Où loger sur l'ile? Je pensais a Charco verde ou Altagracia.
3. Il y a t'il des bus réguliers qui desservent toute l'ile.
Merci d'avance pour tous vos conseils!
ps : nous comptons rester sur l'ile 3 jours environ (nous n'avons que 2 mois pour visiter toute l'Amérqiue centrale)
nous partons visiter l'Amérique centrale cet été et pour l'instant j'en suis à la page Nicaragua (du lonely planet). J'ai quelques questions sur l'ile d'Ometepe qui a l'air assez fantastique.
1. Nous aimerions gravir un volcan, mais lequel choisir (Conception ou Maderas)?
2. Où loger sur l'ile? Je pensais a Charco verde ou Altagracia.
3. Il y a t'il des bus réguliers qui desservent toute l'ile.
Merci d'avance pour tous vos conseils!
ps : nous comptons rester sur l'ile 3 jours environ (nous n'avons que 2 mois pour visiter toute l'Amérqiue centrale)
Je viens de rentrer du Mexique après 3 semaines passées là bas. J'ai adoré ce voyage, la gentillesse des mexicains, la musiquen, les couleurs.
Alors si je peux vous aider n'hésiter à me poser des questions.
Simplement, je précise qu'il s'agit d'un voyage non organisé.
Et comme disent les Mexicains, que le vaya bien !
TATATOU
Alors si je peux vous aider n'hésiter à me poser des questions.
Simplement, je précise qu'il s'agit d'un voyage non organisé.
Et comme disent les Mexicains, que le vaya bien !
TATATOU
Bonjour
Afin d'optimiser le temps sur notre voyage je souhaite louer une petite voiture de tourisme (suzuky alto) pour aller sur ometepe
Pourriez vous me dire comment sont les routes sur l'ile. Apparemment il y a pas mal de pistes.
Pour infos nous y allons en février
- route du nord Moyogalpa/ santo domingo
- route du sud Moyogalpa/Chaco verde/ Altagracia
- route santo Domingo/Mérida
Merci Pascal
Merci Pascal
Costa Rica, sa faune et sa flore, et bien tout cela existe bel et bien. Le Costa Rica est l’un des pays où la nature est encore authentique mais pour combien de temps ? Les amateurs d’oiseaux seront ravis car il en existe une très grande variété et pour les néophytes cela restera enchanteur, que ce soit à travers les colibris, les toucans ou le mythique quetzal.
Après une nuit à l’aéroport de Liberia, notre périple de 15 jours commence en direction du parque national Volcan Rincon de la Vieja. Nous ne pouvions rêver mieux pour débuter notre voyage car le Rincon de la Vieja est superbe. Notre premier contact avec les forêts du Costa rica est réjouissant. Les deux sentiers du parc que nous avons parcourus sont balisés tout en gardant leur authenticité. La boucle qui permet de voir les fumerolles et les boues bouillonnantes est facile et permet de découvrir cette région volcanique. Le sentier jusqu’à la cascade « La Cangreja » est quant à lui plus long et plus difficile. C’est au cours de cette promenade que nous faisons aussi connaissance avec la faune du Costa Rica (singe hurleur, singe atèle, coati et lézards). Nous profitons aussi d’une promenade à cheval proposée par notre hôtel le rincon de la vieja. Une belle balade là aussi dans des sentiers en pleine forêt avec la rencontre d’une joyeuse bande de singes capucins.
Nous partons le troisième jour pour un autre volcan : le Tenorio. C’est dans la forêt du parque Tenorio que se trouve le rio Celeste. Sa couleur étant le fruit de la rencontre de deux cours d’eau qui sont chargés de divers minéraux dont le mélange aboutit à ce superbe bleu. Nous profitons de cette étape pour aller voir une ferme d’agriculture biologique à Bijagua qui travaille aussi à la préservation de quelques spécimens typiques de la faune du Costa Rica, la grenouille aux yeux rouges et les papillons morpho.
Nous quittons le Tenorio pour le Volcan Arenal, un de plus !!. L’Arenal est encore en activité mais au moment de notre passage il avait décidé de se reposer. Notre point de chute est le village de El Castillo avec une superbe vue sur le lac et le volcan. Nous avons fait l’ascension du Cerro Chato, un petit volcan prés de l’Arenal qui nécessite tout de même une bonne condition physique.
Ensuite direction la réserve Bosque Nuboso Monteverde. La forêt de Monteverde est très certainement l’une des plus belles du Costa Rica mais elle est aussi un haut lieu du tourisme. Les sentiers à Monteverde manquent d’authenticité et il en est de même de Santa Elena qui propose essentiellement des activités pour touristes en mal de sensations (canopée)
Nous en sommes à la moitié de notre séjour et nous nous dirigeons maintenant vers le sud en passant par la côte pacifique. Etape à Dominical qui possède ses aficionados de surf mais nous ne sommes pas convaincus. Nous continuons dés le lendemain vers la péninsule de Osa et le parque Corcovado.
Nous allons nous poser pour trois jours à Bahia Drake, comme nous avons un 4*4 nous prenons la piste entre Rincon à l’est de la péninsule et Bahia Drake. Attention s’il y des orages la traversée du rio avant d’arriver sur Bahia Drake peut être problématique.
Notre hôtel le corcovado lodge, nous offre un superbe point de vue sur la Baie avec de magnifiques couchers de soleil. Première promenade sur le sentier qui longe la côte pour découvrir la faune de la péninsule (lézard basilic, aras écarlates, et bien d’autres). Le but de notre visite dans le sud est le parque Corcovado. Nous nous y rendons en bateau jusqu’à l’entrée de La Sirena. Pendant le trajet nous avons le plaisir de croiser une baleine, la promenade s’annonce sous de bons auspices. Et effectivement nous ne sommes pas déçus par le Corcovado. Nous avons le plaisir de voir à nouveaux des singes, des oiseaux typiques de cette forêt, des crocodiles et nous avons surtout la chance de croiser la route d’une troupe de pécaris que nous pourrons observer pendant quelques minutes sans qu’ils ne s’enfuient (toujours préférable à la charge dont ils sont capables). Un petit conseil dans le Corcovado utilisez si possible des bottes au lieu des chaussures de marche, vous comprendrez vite pourquoi.
Notre voyage touche à sa fin mais il nous reste une ultime étape. Il s’agit du parque los quetzales qui comme son nom l’indique doit nous offrir le plaisir de voir un oiseau magnifique, le quetzal. Pour ce faire nous allons passer nos deux nuits au Trogon Lodge à San Gerardo de Dota. Nous sommes à plus de 1600 m d’altitude et les soirées sont fraiches. Les truites peuplent la rivière et les colibris sont omniprésents. Le parc mérite bien son nom car l’observation du quetzal est assez facile et nous avons même la chance de pouvoir admirer un mâle qui ne s’envolera pas à notre approche.
Un voyage nature avec la découverte d’un pays encore protégé et des costaricains très aimables, conscients et responsables de la richesse de leur patrimoine écologique
remarque : ce voyage a eu lieu au mois d'aout.
Après une nuit à l’aéroport de Liberia, notre périple de 15 jours commence en direction du parque national Volcan Rincon de la Vieja. Nous ne pouvions rêver mieux pour débuter notre voyage car le Rincon de la Vieja est superbe. Notre premier contact avec les forêts du Costa rica est réjouissant. Les deux sentiers du parc que nous avons parcourus sont balisés tout en gardant leur authenticité. La boucle qui permet de voir les fumerolles et les boues bouillonnantes est facile et permet de découvrir cette région volcanique. Le sentier jusqu’à la cascade « La Cangreja » est quant à lui plus long et plus difficile. C’est au cours de cette promenade que nous faisons aussi connaissance avec la faune du Costa Rica (singe hurleur, singe atèle, coati et lézards). Nous profitons aussi d’une promenade à cheval proposée par notre hôtel le rincon de la vieja. Une belle balade là aussi dans des sentiers en pleine forêt avec la rencontre d’une joyeuse bande de singes capucins.
Nous partons le troisième jour pour un autre volcan : le Tenorio. C’est dans la forêt du parque Tenorio que se trouve le rio Celeste. Sa couleur étant le fruit de la rencontre de deux cours d’eau qui sont chargés de divers minéraux dont le mélange aboutit à ce superbe bleu. Nous profitons de cette étape pour aller voir une ferme d’agriculture biologique à Bijagua qui travaille aussi à la préservation de quelques spécimens typiques de la faune du Costa Rica, la grenouille aux yeux rouges et les papillons morpho.
Nous quittons le Tenorio pour le Volcan Arenal, un de plus !!. L’Arenal est encore en activité mais au moment de notre passage il avait décidé de se reposer. Notre point de chute est le village de El Castillo avec une superbe vue sur le lac et le volcan. Nous avons fait l’ascension du Cerro Chato, un petit volcan prés de l’Arenal qui nécessite tout de même une bonne condition physique.
Ensuite direction la réserve Bosque Nuboso Monteverde. La forêt de Monteverde est très certainement l’une des plus belles du Costa Rica mais elle est aussi un haut lieu du tourisme. Les sentiers à Monteverde manquent d’authenticité et il en est de même de Santa Elena qui propose essentiellement des activités pour touristes en mal de sensations (canopée)
Nous en sommes à la moitié de notre séjour et nous nous dirigeons maintenant vers le sud en passant par la côte pacifique. Etape à Dominical qui possède ses aficionados de surf mais nous ne sommes pas convaincus. Nous continuons dés le lendemain vers la péninsule de Osa et le parque Corcovado.
Nous allons nous poser pour trois jours à Bahia Drake, comme nous avons un 4*4 nous prenons la piste entre Rincon à l’est de la péninsule et Bahia Drake. Attention s’il y des orages la traversée du rio avant d’arriver sur Bahia Drake peut être problématique.
Notre hôtel le corcovado lodge, nous offre un superbe point de vue sur la Baie avec de magnifiques couchers de soleil. Première promenade sur le sentier qui longe la côte pour découvrir la faune de la péninsule (lézard basilic, aras écarlates, et bien d’autres). Le but de notre visite dans le sud est le parque Corcovado. Nous nous y rendons en bateau jusqu’à l’entrée de La Sirena. Pendant le trajet nous avons le plaisir de croiser une baleine, la promenade s’annonce sous de bons auspices. Et effectivement nous ne sommes pas déçus par le Corcovado. Nous avons le plaisir de voir à nouveaux des singes, des oiseaux typiques de cette forêt, des crocodiles et nous avons surtout la chance de croiser la route d’une troupe de pécaris que nous pourrons observer pendant quelques minutes sans qu’ils ne s’enfuient (toujours préférable à la charge dont ils sont capables). Un petit conseil dans le Corcovado utilisez si possible des bottes au lieu des chaussures de marche, vous comprendrez vite pourquoi.
Notre voyage touche à sa fin mais il nous reste une ultime étape. Il s’agit du parque los quetzales qui comme son nom l’indique doit nous offrir le plaisir de voir un oiseau magnifique, le quetzal. Pour ce faire nous allons passer nos deux nuits au Trogon Lodge à San Gerardo de Dota. Nous sommes à plus de 1600 m d’altitude et les soirées sont fraiches. Les truites peuplent la rivière et les colibris sont omniprésents. Le parc mérite bien son nom car l’observation du quetzal est assez facile et nous avons même la chance de pouvoir admirer un mâle qui ne s’envolera pas à notre approche.
Un voyage nature avec la découverte d’un pays encore protégé et des costaricains très aimables, conscients et responsables de la richesse de leur patrimoine écologique
remarque : ce voyage a eu lieu au mois d'aout.
Je prépare un voyage en Amérique Centrale. Je veux attacher une roulotte à mon 4 X 4.
Je prévois m'arrêter régulièrement, garer ma roulotte en lieu sûr et visiter les alentours avant de repartir avec ma roulotte.
Est-ce raisonnable et réalisable? Que dois-je craindre? Quels seraient les empêchements?
J'attends vos réponses et commentaires.
Merci.
Est-ce raisonnable et réalisable? Que dois-je craindre? Quels seraient les empêchements?
J'attends vos réponses et commentaires.
Merci.
Bonjour chers voyageforumeurs,
Comme je viens souvent sur ce site pour glaner des informations avant un départ, je poste ici un rapide compte-rendu de mon voyage de 3 semaines (5/12 au 25/12) au Nicaragua. Le circuit que l'on a fait en couple est très classique, avec un arrêt dans les deux principales villes touristiques et des haltes sur les îles.
Etape 1 : Granada
Nous avons atterri le 4 décembre en soirée à Managua, et de là nous sommes partis directement avec un chauffeur (réservé via l'hostel) vers Granada. A la sortie de l'aéroport, on a les habituels porteurs qui se ruent vers vos sacs pour pouvoir recevoir des pourboires (le gars voulait 5 USD rien que cela :D , étant donné que vous n'avez surement pas de petites coupures il vaut mieux les éviter).
Nous avons passé 3 jours, 4 nuits à Granada. Charmante petite ville avec une architecture coloniale (nombreux bâtiments reconstruits par contre car la ville a été détruite à 90%). Le premier jour nous a suffi pour faire les isletas, visiter en partie la ville et en soirée faire le lava tour au volcan Masaya (la lave était assez basse par contre).
On a passé le deuxième jour à se ballader en ville (et monter en haut de l'église pour avoir une belle vue) et se poser au resto, et 3eme jour à Laguna de Apoyo.
Verdict: très sympathique, Laguna de Apoyo super, la ville est assez vite visitée par contre.
Etape 2 : Ometepe
Départ en shuttle vers Rivas pour ensuite prendre le ferry vers Ometepe, pour deux jours et demi. Il est à noter que le voyage jusqu'à Rivas peut se faire en bus pour pas cher, mais nous avons préféré prendre des shuttle (12 USD par personne) pour éviter les pertes de temps.
Nous avons dormi les trois nuits à Moyogalpa (pas le plus beau coin de l'île, mais sans doute le plus facile vu que c'est là que le ferry arrive). Les deux jours à Ometepe ont été passés à se balader en scooter (location à 12 USD par jour). C'est pour moi le clou du voyage. Cette île est absolument sublime (alors que je n'y ai rien fait de spécial). Nous sommes passés par l'ojo de agua, qui est une piscine naturelle. Deux choses à noter: il vaut mieux louer une motocross si vous avez le permis qu'un scooter, car certaines routes ne sont pas pavées, et il y a un restaurant à Moyogalpa (sur la rue principale en remontant du port, sur le troisième coin à droite, qui fait des fajitas succulentes. J'ai pris les fajitas au poisson, mais je présume que les fajitas à la viande sont tout aussi bonnes (je fais ce genre de commentaires car pour moi un voyage consiste aussi à bouffer, et je prèsume que c'est pareil pour d'autres personnes). Petite balade en cheval avant de prendre le ferry vers San Juan del Sur (réservé via l'auberge, 10 USD de l'heure pour un cheval, mais je pense que je me suis fait carrotte et qu'il y a moyen d'avoir moins cher).
Etape 3 : San Juan del Sur
Départ très tardif (3 heures de l'après-midi) vers SJDS via ferry puis taxi. Je n'y ai passé que 1 jour et demi (deux nuits). En arrivant au soir, j'ai directement appelé Moke Huhu pour réserver un cours de surf (USD 35, mais ils laissent la planche pour la journée). Excellente séance avec des vagues parfaites pour les débutants.
J'avais beaucoup lu de critiques sur cette destination, et pour finir j'ai très bien fait de m'y rendre malgré la distance. J'aurais du y passer plus de temps. Il faut quand même savoir que c'est avant tout un coin pour surfeurs, mais la ville est pas mal non plus.
Etape 4 : Managua
Après une soirée et une journée à SJDS, nous avons hésité à refaire du surf le matin de notre départ vers Managua, mais avons finalement opté pour partir se poser à Managua dans une auberge avec piscine. J'ai négocié un taxi à USD 60 (relativement cher). Il est possible de faire le chemin en bus, mais c'est encore une fois beaucoup plus long.
Je n'ai pas visité Managua, l'étape n'était nécessaire que pour prendre l'avion le lendemain matin vers Corn Islands.
Etape 5 : Little Corn Island
Au petit matin, vol avec la Costena (vol de 11heures) vers Big Corn Islands. Une fois arrivés à Big Corn, il faut prendre le bateau (taille moyenne, on dirait un simple bâteau de pêcheurs) vers Little Corn. Depart à 16 heures, du coup on a attendu comme des cons pendant 3 heures après l'atterissage. Essayez de prendre le vol de Managua à Corn Islands au petit matin, avec un peu de chance vous pouvez partir directement sur Little Corn. La traversée entre les deux îles peut être très difficile. Pour notre part, la mer était très agitée, et certains passagers n'en menaient pas large. Il faut également noter que les bateaux sont parfois bloqués si le temps est trop mauvais (c'était le cas pendant 3 jour avant notre arrivée, du coup on a été chanceux).
Little Corn aura été pour moi la déception du voyage au Nicaragua. Alors oui c'est sympa, il n'y pas de voiture ni de motos. Les gens sont cools. Mais à part cela franchement... Les plages ne sont pas super (à part la Yemaya Beach tout au nord en face de l'hôtel de luxe), les hôtels sont relativement chers pour le confort offert. Niveau nourriture, nous avons aimé le desideri (mais prix sont chers pour le pays) ainsi que le restaurant cubain à la droite du port (langoustes vraiment pas mal). J'ai peut-être raté quelque chose, et j'aurai sans doute plus apprécié si je faisais de la plongée ou du snorkeling, et si le temps avait été un peu meilleur.
J'ai passé trois jours et demi sur l'île, et c'était trop à mon goût. (note: d'autres voyageurs avec qui nous avons discuté avaient le même avis)
Etape 6: Big Corn Island
Départ au petit matin (6h du matin !) vers Big Corn Island en panga cette fois-ci. Je suis arrivé trempé (heureusement, les passeports dans ma poche n'étaient pas trop atteints :D faites attention ! - il vaut peut-être mieux mettre ses bagages, même les petits sacs, à l'arrière dans la mini-soute).
J'ai préféré Big Corn à Little Corn. Les plages beaucoup plus belles (je pense à Arenas Beach au Sud-Ouest. Nous avons fait le tour de l'île à pieds (c'est quand même long) et en taxi. Si vous voulez juste du farniente, je pense que Big Corn est sans doute mieux que Little Corn (meilleurs plages, plus de confort, plus d'offre de restauration, et tout de même possibilité de faire de la plongée, du snorkeling ou des fishing trips).
Malgré un vol d'argent à mon hôtel et une morsure de ce qui me semblait être des punaises de lit, j'ai apprécié mon passage.
A refaire, je passerai sans doute moins de temps sur les Corn Islands, avec un jour de plus à Big Corn, et un peu moins de temps à Little Corn. Il faut noter que d'autres personnes trouvent Little Corn paradisiaques, donc c'est sans doute moi qui ait raté quelque chose...
Etape 7 : Leon
Départ au petit matin pour prendre l'avion avec la Costena (nous avions réservé à 12h45, mais avons réussi à nous incruster sur le vol de du petit matin).
Arrivés à Managua, le taxi de l'aéroport nous emmène pour 15 USD à la station de bus en face de l'université (UCA). Si vous sortez de l'aéroport (il suffit de marcher 200 mètres), vous paierez le taxi moins cher..Des micro-bus 16 places font les allers-retour Managua-Leon très fréquèmment. J'ai payé 2 USD par place (3 places: moi, madame, et les bagages, ce n'est pas cher du tout). Prenez les places juste derrière le chauffeur pour pouvoir étendre les jambes (à mon arrivée, le micro-bus vers Leon était presque rempli, et j'ai préféré attendre le suivant, il a suffi d'à peine 5 minutes pour qu'un autre micro-bus vienne chargers des voyageurs et j'ai pu choper des bonnes places -> énormément de gens sur cette liaison). Il y a des vendeurs ambulants qui vendent biscuits, glaces et boissons si vous voulez vous sustenter avant le départ. Arrivée à Leon vers 13h.
J'ai adoré Leon, ma copine a détesté. J'ai vraiment trouvé un charme à la ville, avec une ambiance assez sympa (on était proche de Noêl il faut dire). Nos 4 jours sur place nous ont permis de faire le volcano boarding (descente d'un volcan en planche) au Cerro Negro (à faire absolument même si il y'a du monde, ca vaut vraiment la peine et il y'a moyen d'atteindre des bonnes vitesses en descente). C'est le seul endroit au monde où c'est possible paraît-il.
A part cela, visite de la ville et ses églises (montée sur le toit de la cathédrale à faire pour 2 ou 3 USD), chiller sur le parc central, visite du musée de la révolution (pas extra, surtout que le guide a été assez agressif dans sa manière de demander un pourboire...). J'ai également fait une journée à Las Penitas à 30 minutes de Leon, où il est possible de surfer (beaucoup de gens choississent d'y rester plusieurs jours). J'y suis allé en taxi (10 USD, pour l'ensemble des passagers) et pris le bus pour revenir (0.5 USD par personne).
Etape 8 : Managua
Départ vers Managua au matin pour aller se poser dans un bel hôtel (Camino Real) près de l'aéroport avec piscine, salle de gym, etc... (bouffe pas top). Départ le lendemain matin pour Amsterdam via les USA avec Delta (faites attention, il faut un "visa" (ESTA) pour rentrer aux USA), pour enfin arriver à Bruxelles. Le vol avec Delta était ok. Pas énormément de choix de films, nourriture correcte, assez de place pour les jambes. Ce n'est pas les compagnies du golfe mais ca fait le job. Si vous pouvez éviter l'escale aux USA, c'est peut-être mieux. J'ai un prénom arabe donc j'ai eu droit à une escorte policière pour être sûr que j'aille bien prendre ma connexion vers le Nicaragua et n'entre pas dans le pays. Cependant, d'autres voyageurs avec des prénoms moins "exotiques" m'ont également dit qu'ils n'aimaient pas les comités d'accueil aux USA. D'où mon conseil de peut-être faire escale au Panama (à prix égal, mais pas d'inquiétude, vous devriez quand même pouvoir passer sans problème).
Verdict:
Super pays, avec des personnes très sympathiques. Je parle un peu espagnol et ait pu dialoguer avec certains locaux (ok, surtout des guides, ou chauffeurs, etc, ..mais j'ai quand même trouvé les gens assez chaleureux).
A refaire, j'essaierais tout de même de mieux organiser mes connexions. En soi, ce n'est pas si difficile de se déplacer, mais ça demande tout de même un peu de préparation pour être sûr de ne pas perdre de temps (example: on peut partir prendre les avions à Managua en partant assez tôt le matin sans devoir se coltiner une nuit à Managua).
De plus, je passerai sans doute un jour de moins à Granada (2 jours au lieu de 3) et à Leon (3 jours au lieu de 4), pour soit rajouter du temps à SJDS, soit essayer d'aller faire la jungle au Sud-Est (éventuellement en ne faisant que 5 jours au lieu de 6 jours dans les Corn Islands).
Note: j'aurais également souhaité faire du canyoning à Somoto, mais en 20 jours, ce n'est pas évident.
Pour finir, je dirais que j'ai adoré le pays car il y a tout de même une grande variété de paysage (volcans très nombreux que l'on peut grimper, grands lacs, plages (pacifique pour surfer et caraîbes pour snorkeling)).
Je pense que la vie sur place n'est pas trop cher (Il faut quand même faire attention à son budget car dans mon cas j'ai largement dépassé mon budget initial). Pour ceux qui savent gérer un budget, il est possible de s'en sortir assez bien (plusieurs voyageurs m'ont dit que ça faisait du bien au portefeuille une fois que l'on passait du Costa Rica voisin au Nicaragua). Il faut tout de même prévoir de l'argent pour les activités et certains restaurants qui pratiquent des prix américains (Corn Islands assez chers by the way).
N'hésitez pas si vous avez des questions.
Comme je viens souvent sur ce site pour glaner des informations avant un départ, je poste ici un rapide compte-rendu de mon voyage de 3 semaines (5/12 au 25/12) au Nicaragua. Le circuit que l'on a fait en couple est très classique, avec un arrêt dans les deux principales villes touristiques et des haltes sur les îles.
Etape 1 : Granada
Nous avons atterri le 4 décembre en soirée à Managua, et de là nous sommes partis directement avec un chauffeur (réservé via l'hostel) vers Granada. A la sortie de l'aéroport, on a les habituels porteurs qui se ruent vers vos sacs pour pouvoir recevoir des pourboires (le gars voulait 5 USD rien que cela :D , étant donné que vous n'avez surement pas de petites coupures il vaut mieux les éviter).
Nous avons passé 3 jours, 4 nuits à Granada. Charmante petite ville avec une architecture coloniale (nombreux bâtiments reconstruits par contre car la ville a été détruite à 90%). Le premier jour nous a suffi pour faire les isletas, visiter en partie la ville et en soirée faire le lava tour au volcan Masaya (la lave était assez basse par contre).
On a passé le deuxième jour à se ballader en ville (et monter en haut de l'église pour avoir une belle vue) et se poser au resto, et 3eme jour à Laguna de Apoyo.
Verdict: très sympathique, Laguna de Apoyo super, la ville est assez vite visitée par contre.
Etape 2 : Ometepe
Départ en shuttle vers Rivas pour ensuite prendre le ferry vers Ometepe, pour deux jours et demi. Il est à noter que le voyage jusqu'à Rivas peut se faire en bus pour pas cher, mais nous avons préféré prendre des shuttle (12 USD par personne) pour éviter les pertes de temps.
Nous avons dormi les trois nuits à Moyogalpa (pas le plus beau coin de l'île, mais sans doute le plus facile vu que c'est là que le ferry arrive). Les deux jours à Ometepe ont été passés à se balader en scooter (location à 12 USD par jour). C'est pour moi le clou du voyage. Cette île est absolument sublime (alors que je n'y ai rien fait de spécial). Nous sommes passés par l'ojo de agua, qui est une piscine naturelle. Deux choses à noter: il vaut mieux louer une motocross si vous avez le permis qu'un scooter, car certaines routes ne sont pas pavées, et il y a un restaurant à Moyogalpa (sur la rue principale en remontant du port, sur le troisième coin à droite, qui fait des fajitas succulentes. J'ai pris les fajitas au poisson, mais je présume que les fajitas à la viande sont tout aussi bonnes (je fais ce genre de commentaires car pour moi un voyage consiste aussi à bouffer, et je prèsume que c'est pareil pour d'autres personnes). Petite balade en cheval avant de prendre le ferry vers San Juan del Sur (réservé via l'auberge, 10 USD de l'heure pour un cheval, mais je pense que je me suis fait carrotte et qu'il y a moyen d'avoir moins cher).
Etape 3 : San Juan del Sur
Départ très tardif (3 heures de l'après-midi) vers SJDS via ferry puis taxi. Je n'y ai passé que 1 jour et demi (deux nuits). En arrivant au soir, j'ai directement appelé Moke Huhu pour réserver un cours de surf (USD 35, mais ils laissent la planche pour la journée). Excellente séance avec des vagues parfaites pour les débutants.
J'avais beaucoup lu de critiques sur cette destination, et pour finir j'ai très bien fait de m'y rendre malgré la distance. J'aurais du y passer plus de temps. Il faut quand même savoir que c'est avant tout un coin pour surfeurs, mais la ville est pas mal non plus.
Etape 4 : Managua
Après une soirée et une journée à SJDS, nous avons hésité à refaire du surf le matin de notre départ vers Managua, mais avons finalement opté pour partir se poser à Managua dans une auberge avec piscine. J'ai négocié un taxi à USD 60 (relativement cher). Il est possible de faire le chemin en bus, mais c'est encore une fois beaucoup plus long.
Je n'ai pas visité Managua, l'étape n'était nécessaire que pour prendre l'avion le lendemain matin vers Corn Islands.
Etape 5 : Little Corn Island
Au petit matin, vol avec la Costena (vol de 11heures) vers Big Corn Islands. Une fois arrivés à Big Corn, il faut prendre le bateau (taille moyenne, on dirait un simple bâteau de pêcheurs) vers Little Corn. Depart à 16 heures, du coup on a attendu comme des cons pendant 3 heures après l'atterissage. Essayez de prendre le vol de Managua à Corn Islands au petit matin, avec un peu de chance vous pouvez partir directement sur Little Corn. La traversée entre les deux îles peut être très difficile. Pour notre part, la mer était très agitée, et certains passagers n'en menaient pas large. Il faut également noter que les bateaux sont parfois bloqués si le temps est trop mauvais (c'était le cas pendant 3 jour avant notre arrivée, du coup on a été chanceux).
Little Corn aura été pour moi la déception du voyage au Nicaragua. Alors oui c'est sympa, il n'y pas de voiture ni de motos. Les gens sont cools. Mais à part cela franchement... Les plages ne sont pas super (à part la Yemaya Beach tout au nord en face de l'hôtel de luxe), les hôtels sont relativement chers pour le confort offert. Niveau nourriture, nous avons aimé le desideri (mais prix sont chers pour le pays) ainsi que le restaurant cubain à la droite du port (langoustes vraiment pas mal). J'ai peut-être raté quelque chose, et j'aurai sans doute plus apprécié si je faisais de la plongée ou du snorkeling, et si le temps avait été un peu meilleur.
J'ai passé trois jours et demi sur l'île, et c'était trop à mon goût. (note: d'autres voyageurs avec qui nous avons discuté avaient le même avis)
Etape 6: Big Corn Island
Départ au petit matin (6h du matin !) vers Big Corn Island en panga cette fois-ci. Je suis arrivé trempé (heureusement, les passeports dans ma poche n'étaient pas trop atteints :D faites attention ! - il vaut peut-être mieux mettre ses bagages, même les petits sacs, à l'arrière dans la mini-soute).
J'ai préféré Big Corn à Little Corn. Les plages beaucoup plus belles (je pense à Arenas Beach au Sud-Ouest. Nous avons fait le tour de l'île à pieds (c'est quand même long) et en taxi. Si vous voulez juste du farniente, je pense que Big Corn est sans doute mieux que Little Corn (meilleurs plages, plus de confort, plus d'offre de restauration, et tout de même possibilité de faire de la plongée, du snorkeling ou des fishing trips).
Malgré un vol d'argent à mon hôtel et une morsure de ce qui me semblait être des punaises de lit, j'ai apprécié mon passage.
A refaire, je passerai sans doute moins de temps sur les Corn Islands, avec un jour de plus à Big Corn, et un peu moins de temps à Little Corn. Il faut noter que d'autres personnes trouvent Little Corn paradisiaques, donc c'est sans doute moi qui ait raté quelque chose...
Etape 7 : Leon
Départ au petit matin pour prendre l'avion avec la Costena (nous avions réservé à 12h45, mais avons réussi à nous incruster sur le vol de du petit matin).
Arrivés à Managua, le taxi de l'aéroport nous emmène pour 15 USD à la station de bus en face de l'université (UCA). Si vous sortez de l'aéroport (il suffit de marcher 200 mètres), vous paierez le taxi moins cher..Des micro-bus 16 places font les allers-retour Managua-Leon très fréquèmment. J'ai payé 2 USD par place (3 places: moi, madame, et les bagages, ce n'est pas cher du tout). Prenez les places juste derrière le chauffeur pour pouvoir étendre les jambes (à mon arrivée, le micro-bus vers Leon était presque rempli, et j'ai préféré attendre le suivant, il a suffi d'à peine 5 minutes pour qu'un autre micro-bus vienne chargers des voyageurs et j'ai pu choper des bonnes places -> énormément de gens sur cette liaison). Il y a des vendeurs ambulants qui vendent biscuits, glaces et boissons si vous voulez vous sustenter avant le départ. Arrivée à Leon vers 13h.
J'ai adoré Leon, ma copine a détesté. J'ai vraiment trouvé un charme à la ville, avec une ambiance assez sympa (on était proche de Noêl il faut dire). Nos 4 jours sur place nous ont permis de faire le volcano boarding (descente d'un volcan en planche) au Cerro Negro (à faire absolument même si il y'a du monde, ca vaut vraiment la peine et il y'a moyen d'atteindre des bonnes vitesses en descente). C'est le seul endroit au monde où c'est possible paraît-il.
A part cela, visite de la ville et ses églises (montée sur le toit de la cathédrale à faire pour 2 ou 3 USD), chiller sur le parc central, visite du musée de la révolution (pas extra, surtout que le guide a été assez agressif dans sa manière de demander un pourboire...). J'ai également fait une journée à Las Penitas à 30 minutes de Leon, où il est possible de surfer (beaucoup de gens choississent d'y rester plusieurs jours). J'y suis allé en taxi (10 USD, pour l'ensemble des passagers) et pris le bus pour revenir (0.5 USD par personne).
Etape 8 : Managua
Départ vers Managua au matin pour aller se poser dans un bel hôtel (Camino Real) près de l'aéroport avec piscine, salle de gym, etc... (bouffe pas top). Départ le lendemain matin pour Amsterdam via les USA avec Delta (faites attention, il faut un "visa" (ESTA) pour rentrer aux USA), pour enfin arriver à Bruxelles. Le vol avec Delta était ok. Pas énormément de choix de films, nourriture correcte, assez de place pour les jambes. Ce n'est pas les compagnies du golfe mais ca fait le job. Si vous pouvez éviter l'escale aux USA, c'est peut-être mieux. J'ai un prénom arabe donc j'ai eu droit à une escorte policière pour être sûr que j'aille bien prendre ma connexion vers le Nicaragua et n'entre pas dans le pays. Cependant, d'autres voyageurs avec des prénoms moins "exotiques" m'ont également dit qu'ils n'aimaient pas les comités d'accueil aux USA. D'où mon conseil de peut-être faire escale au Panama (à prix égal, mais pas d'inquiétude, vous devriez quand même pouvoir passer sans problème).
Verdict:
Super pays, avec des personnes très sympathiques. Je parle un peu espagnol et ait pu dialoguer avec certains locaux (ok, surtout des guides, ou chauffeurs, etc, ..mais j'ai quand même trouvé les gens assez chaleureux).
A refaire, j'essaierais tout de même de mieux organiser mes connexions. En soi, ce n'est pas si difficile de se déplacer, mais ça demande tout de même un peu de préparation pour être sûr de ne pas perdre de temps (example: on peut partir prendre les avions à Managua en partant assez tôt le matin sans devoir se coltiner une nuit à Managua).
De plus, je passerai sans doute un jour de moins à Granada (2 jours au lieu de 3) et à Leon (3 jours au lieu de 4), pour soit rajouter du temps à SJDS, soit essayer d'aller faire la jungle au Sud-Est (éventuellement en ne faisant que 5 jours au lieu de 6 jours dans les Corn Islands).
Note: j'aurais également souhaité faire du canyoning à Somoto, mais en 20 jours, ce n'est pas évident.
Pour finir, je dirais que j'ai adoré le pays car il y a tout de même une grande variété de paysage (volcans très nombreux que l'on peut grimper, grands lacs, plages (pacifique pour surfer et caraîbes pour snorkeling)).
Je pense que la vie sur place n'est pas trop cher (Il faut quand même faire attention à son budget car dans mon cas j'ai largement dépassé mon budget initial). Pour ceux qui savent gérer un budget, il est possible de s'en sortir assez bien (plusieurs voyageurs m'ont dit que ça faisait du bien au portefeuille une fois que l'on passait du Costa Rica voisin au Nicaragua). Il faut tout de même prévoir de l'argent pour les activités et certains restaurants qui pratiquent des prix américains (Corn Islands assez chers by the way).
N'hésitez pas si vous avez des questions.
Bonjour,
Voici un petit résumé de notre voyage au Nicaragua du 16 novembre au 18 décembre 2015.
Jour 1 : départ de Nice pour Managua via Paris et Atlanta avec Delta Air Lines. 758 euros /pax AR. Arrivée vers 23h à Managua, cause retard à Atlanta, pour 2 Nuits à l’hôtel Executive, 90 USD. Jour 2 : Managua, on traine à l’hôtel, piscine, car on a du mal à récupérer des 30 heures de voyage et il fait très chaud. Jour 3 : départ pour Léon en mini-bus local. 2 heures 54 C$ / pax. Hôtel Paz de Luna pour une nuit, 30 USD. Nous avons beaucoup aimé Léon. Jour 4/5/6 : Départ pour Jiliquililo en mini bus : 26 C$ / pax jusqu’à Chidanenga puis taxi jusqu’à Jiliquililo : 15 USD. Hôtel Monthy’s beach lodge, sur la plage pour 3 nuits, assez cher 69 USD la nuit. Excursions sur le volcan Cosiguina et sur une ile pour remettre à l’eau des bébés tortues. Jours 7/8 : Départ pour Granada en mini bus, 4 heures, 10 USD / pax au total, plusieurs changements de bus. Hôtel Casa del poète, c’est une auberge de jeunesse, 23 USD / nuit. Excursion dans les Islettas, 50 USD pour 3 heures, achetée dans la rue. Visite de Granada, on a aimé, mais moins que Léon. Jour 9 : Départ pour la lagune d’Appoyo, shuttle 15 USD /PAX. Nuit au Paradisio Hôtel 25 USD. En fait nous avions réservé 3 nuits, mais nous n’avons pas aimé l’ambiance, jeunes Américains festoyant et buvant, ni les lieux, c’est beau mais… Donc nous sommes partis le lendemain pour Ometepe. Jours 10/11/12/13/14 : Départ pour Ometepe en taxi, partagé avec un couple de touriste : 15USD/PAX. Ferry à San Jorge pour Ometepe, 1h30 de traversée 50 C$ / PAX. Rien que la traversée vaut le coup… Ometepe c’est un coup de cœur, on a adoré. 2 nuits à l’hôtel Charco verde, 60 USD / nuit et 3 nuits à la Finca Montana sacrada, 45 USD / nuit. Taxis très chers sur Ometepe. Excurison : volcan, rando cheval, plage et kayaks, que du plaisir. Jours 15 : départ pour San juan Del Sur. Ferry pour San Jorge, 50 C$ et taxi pour San Juan del sur, 20 USD, mais il ya des bus moins chers. Nuit hôtel Dolce Vita, 50 USD : nous avons aimé cette petite ville balnéaire sympa. Jours 16/17/18 : départ pour la plage de Guasacate et 3 nuits au Wild Wave surf house, guesthouse tenue par un Napolitain sympa, 30 USD / nuit, restaurants proches, plage superbe, surf. En regardant la carte, vous constaterez que nous avons fait une erreur de parcours qui nous a coûté cher en taxi, car nous aurions dû aller à Guasacate avant San Juan del sur. Cette erreur de réservation nous a obligés à revenir en arrière puis retourner sur San Juan del sur pour la suite du programme. Jours 19/20 : départ pour la plage Hermosa pour 2 nuits, 45 USD/ nuit. Belle plage isolée, resto sur place, surfeurs en journée, très calme le soir quand il ne reste plus que les clients de l’hôtel, c’est à dire nous… Jours 21/22 : Départ pour El parque Maritimo pour 2 nuits, 40 USD / nuit, belle plage, idem à Hermosa, fréquentée en journée et rien en soirée. Resto, assez cher, sur place. Jours 23 : seconde erreur de préparation, nous pensions pouvoir rejoindre San Carlos depuis San juan Del Sur mais ce n’est pas possible, pas de route et pas de bateau. Donc bus local pour ne pas faire exploser le budget, 11 heures en tout pour 7USD / PAX. Physique mais finalement une belle expérience. Départ à 5 h du matin et arrivée à 16h00. Nuit à l’hôtel, j’ai oublié de noter le nom, sorry, 30USD / PAX. Nous avons aimé San Carlos. Jours : 24/25/26/27 : Départ en lancha à moteur collective, slow, pour El CASTILLO, 90 C$ / PAX. Pour 4 nuits, hôtel Lara’s Planet, 75 USD / nuit, on s’est fait plaisir mais il y a beaucoup moins cher. Excursions sur le Rio San Juan, de nuit, de jour, dans la jungle. El castillo et la région du Rio, c’est notre second coup de cœur, nous avons adoré cette région. Jour 28 : départ d’El castillo en lancha à 5h00 du matin, sécurité limite… pour San Carlos, puis bus 90 C$ / pax pour Juigalpa où nous faisons un stop pour la nuit car la route est trop longue pour nous rendre à Monbacho d’un seul trait, là aussi c’est une erreur dans la préparation du programme, il fallait aller à Monbacho quand nous étions à Granada et non pas en revenant de San Carlos. Bref on s’arrêtera pour la nuit à Jiuigalpa, ville où peu de touristes s’arrêtent. Nuit 23 USD. Jours 29/30/31 : Départ pour monbacho via Managua et Granada, 5h00 pour un total de 4 USD / PAX. 3 nuits au Monbacho Lodge, 85 USD / nuit. Cher, mais c’était la fin du trip… Rando volcan, tyrolienne, canopée… Jour 32 : bus pour Managua et nuit au Best Western Las Mercedes en face de l’aéroport, il n’y a que la route à traverser, et où je vous conseille de réserver votre 1ere nuit à Managua si vous arrivez tard. 75 USD la nuit, mais piscine, restos, clim, tout ce qu’il faut pour se remettre en état en arrivant ou en partant.
Jour 33/34 : voyage retour sur Nice, via Atlanta et Amsterdam.
Voilà donc un petit résumé de notre trip au Nicaragua, pays que nous avons beaucoup aimé et trip que je classerais parmi les meilleurs que nous avons effectué. Nous n’avons ressenti aucune insécurité, bien que tous les vigiles et certains guides soient armés, les gens sont très gentils et serviables, mais surtout les sollicitations des vendeurs en tout genre ne sont pas pénibles, vous dites non, un signe suffit, et ça s’arrête. Si vous connaissez l’Asie et l’Inde vous apprécierez cette tranquillité. Nous n’avons rencontré que très peu de touristes, aucun dans les transports publics locaux. Nous avons fait quelques erreurs de parcours, tant pis ça fait partie de l’aventure. C’est un pays qui mérite vraiment d'être visité, c'est varié et très beau. Si vous avez des questions n’hésitez pas. Et surtout n'hésitez pas à utiliser les transports en commun avec les locaux, c'est très économique, une expérience et une occasion de rencontrer et discuter avec les gens du coin.
Veuillez excuser le style et la présentation de ce résumé, rapidement tapé.
Bon trip à vous,
Ericoco
Voici un petit résumé de notre voyage au Nicaragua du 16 novembre au 18 décembre 2015.
Jour 1 : départ de Nice pour Managua via Paris et Atlanta avec Delta Air Lines. 758 euros /pax AR. Arrivée vers 23h à Managua, cause retard à Atlanta, pour 2 Nuits à l’hôtel Executive, 90 USD. Jour 2 : Managua, on traine à l’hôtel, piscine, car on a du mal à récupérer des 30 heures de voyage et il fait très chaud. Jour 3 : départ pour Léon en mini-bus local. 2 heures 54 C$ / pax. Hôtel Paz de Luna pour une nuit, 30 USD. Nous avons beaucoup aimé Léon. Jour 4/5/6 : Départ pour Jiliquililo en mini bus : 26 C$ / pax jusqu’à Chidanenga puis taxi jusqu’à Jiliquililo : 15 USD. Hôtel Monthy’s beach lodge, sur la plage pour 3 nuits, assez cher 69 USD la nuit. Excursions sur le volcan Cosiguina et sur une ile pour remettre à l’eau des bébés tortues. Jours 7/8 : Départ pour Granada en mini bus, 4 heures, 10 USD / pax au total, plusieurs changements de bus. Hôtel Casa del poète, c’est une auberge de jeunesse, 23 USD / nuit. Excursion dans les Islettas, 50 USD pour 3 heures, achetée dans la rue. Visite de Granada, on a aimé, mais moins que Léon. Jour 9 : Départ pour la lagune d’Appoyo, shuttle 15 USD /PAX. Nuit au Paradisio Hôtel 25 USD. En fait nous avions réservé 3 nuits, mais nous n’avons pas aimé l’ambiance, jeunes Américains festoyant et buvant, ni les lieux, c’est beau mais… Donc nous sommes partis le lendemain pour Ometepe. Jours 10/11/12/13/14 : Départ pour Ometepe en taxi, partagé avec un couple de touriste : 15USD/PAX. Ferry à San Jorge pour Ometepe, 1h30 de traversée 50 C$ / PAX. Rien que la traversée vaut le coup… Ometepe c’est un coup de cœur, on a adoré. 2 nuits à l’hôtel Charco verde, 60 USD / nuit et 3 nuits à la Finca Montana sacrada, 45 USD / nuit. Taxis très chers sur Ometepe. Excurison : volcan, rando cheval, plage et kayaks, que du plaisir. Jours 15 : départ pour San juan Del Sur. Ferry pour San Jorge, 50 C$ et taxi pour San Juan del sur, 20 USD, mais il ya des bus moins chers. Nuit hôtel Dolce Vita, 50 USD : nous avons aimé cette petite ville balnéaire sympa. Jours 16/17/18 : départ pour la plage de Guasacate et 3 nuits au Wild Wave surf house, guesthouse tenue par un Napolitain sympa, 30 USD / nuit, restaurants proches, plage superbe, surf. En regardant la carte, vous constaterez que nous avons fait une erreur de parcours qui nous a coûté cher en taxi, car nous aurions dû aller à Guasacate avant San Juan del sur. Cette erreur de réservation nous a obligés à revenir en arrière puis retourner sur San Juan del sur pour la suite du programme. Jours 19/20 : départ pour la plage Hermosa pour 2 nuits, 45 USD/ nuit. Belle plage isolée, resto sur place, surfeurs en journée, très calme le soir quand il ne reste plus que les clients de l’hôtel, c’est à dire nous… Jours 21/22 : Départ pour El parque Maritimo pour 2 nuits, 40 USD / nuit, belle plage, idem à Hermosa, fréquentée en journée et rien en soirée. Resto, assez cher, sur place. Jours 23 : seconde erreur de préparation, nous pensions pouvoir rejoindre San Carlos depuis San juan Del Sur mais ce n’est pas possible, pas de route et pas de bateau. Donc bus local pour ne pas faire exploser le budget, 11 heures en tout pour 7USD / PAX. Physique mais finalement une belle expérience. Départ à 5 h du matin et arrivée à 16h00. Nuit à l’hôtel, j’ai oublié de noter le nom, sorry, 30USD / PAX. Nous avons aimé San Carlos. Jours : 24/25/26/27 : Départ en lancha à moteur collective, slow, pour El CASTILLO, 90 C$ / PAX. Pour 4 nuits, hôtel Lara’s Planet, 75 USD / nuit, on s’est fait plaisir mais il y a beaucoup moins cher. Excursions sur le Rio San Juan, de nuit, de jour, dans la jungle. El castillo et la région du Rio, c’est notre second coup de cœur, nous avons adoré cette région. Jour 28 : départ d’El castillo en lancha à 5h00 du matin, sécurité limite… pour San Carlos, puis bus 90 C$ / pax pour Juigalpa où nous faisons un stop pour la nuit car la route est trop longue pour nous rendre à Monbacho d’un seul trait, là aussi c’est une erreur dans la préparation du programme, il fallait aller à Monbacho quand nous étions à Granada et non pas en revenant de San Carlos. Bref on s’arrêtera pour la nuit à Jiuigalpa, ville où peu de touristes s’arrêtent. Nuit 23 USD. Jours 29/30/31 : Départ pour monbacho via Managua et Granada, 5h00 pour un total de 4 USD / PAX. 3 nuits au Monbacho Lodge, 85 USD / nuit. Cher, mais c’était la fin du trip… Rando volcan, tyrolienne, canopée… Jour 32 : bus pour Managua et nuit au Best Western Las Mercedes en face de l’aéroport, il n’y a que la route à traverser, et où je vous conseille de réserver votre 1ere nuit à Managua si vous arrivez tard. 75 USD la nuit, mais piscine, restos, clim, tout ce qu’il faut pour se remettre en état en arrivant ou en partant.
Jour 33/34 : voyage retour sur Nice, via Atlanta et Amsterdam.
Voilà donc un petit résumé de notre trip au Nicaragua, pays que nous avons beaucoup aimé et trip que je classerais parmi les meilleurs que nous avons effectué. Nous n’avons ressenti aucune insécurité, bien que tous les vigiles et certains guides soient armés, les gens sont très gentils et serviables, mais surtout les sollicitations des vendeurs en tout genre ne sont pas pénibles, vous dites non, un signe suffit, et ça s’arrête. Si vous connaissez l’Asie et l’Inde vous apprécierez cette tranquillité. Nous n’avons rencontré que très peu de touristes, aucun dans les transports publics locaux. Nous avons fait quelques erreurs de parcours, tant pis ça fait partie de l’aventure. C’est un pays qui mérite vraiment d'être visité, c'est varié et très beau. Si vous avez des questions n’hésitez pas. Et surtout n'hésitez pas à utiliser les transports en commun avec les locaux, c'est très économique, une expérience et une occasion de rencontrer et discuter avec les gens du coin.
Veuillez excuser le style et la présentation de ce résumé, rapidement tapé.
Bon trip à vous,
Ericoco
Bonjour a tous,
Connaissez-vous vianica qui organise un trek 4j/3nuits dans la reserve de Bosawas ? Vos commentaires ou autres propositions sont les bienvenus.
Merci bcp d'avance pour votre reponse. Cdt Monique
Connaissez-vous vianica qui organise un trek 4j/3nuits dans la reserve de Bosawas ? Vos commentaires ou autres propositions sont les bienvenus.
Merci bcp d'avance pour votre reponse. Cdt Monique
Hola!
Je souhaiterais avoir vos avis: aller au Costa Rica ou au Salvador, pour une durée de 6mois à 1an?
Gracias!
Je souhaiterais avoir vos avis: aller au Costa Rica ou au Salvador, pour une durée de 6mois à 1an?
Gracias!
Bonjour à tous,
Je recherche des infos ou retour d'expériences de personnes qui auraient traversées le Honduras de copan vers la frontière du Nicaragua ou vice versa. Quelques directions: nous serons à pied ou voyagerons par le bus nous sommes plutôt version backpackers/ treks / decouverte on voudrait faire la traversée sur une durée n'exedant pas 3 semaines on recherche des hôtels premiers prix, pas miteux mais l'eau chaude ne sera pas obligatoire nous serons sur le Honduras sur la période de février/mars
J'ai récupérer pas mal de choses sur voyage forum et via le lonely planet ou autres.
L'idée directrice serait de commencer par copan, se diriger vers gracias pour le parc celaque et ensuite vers Tegucigalpa. après la capitale, je peux remarquer que les gens se dirigent directe vers le Nicaragua, si il y a des retours d'expérience sur cette portion je suis preneuse.
Nous ne visiterons pas la cote caraïbe et ni la mosquita pour des rasions de temps, malheureusement.
Ce que je recherche; ce sont des témoignages, des conseils d'accès a des parcs ou excursions, des petits hôtels a ne pas manquer et des conseils sur les transports.
En attendant, merci par avance
www.tidecollage.fr
Je recherche des infos ou retour d'expériences de personnes qui auraient traversées le Honduras de copan vers la frontière du Nicaragua ou vice versa. Quelques directions: nous serons à pied ou voyagerons par le bus nous sommes plutôt version backpackers/ treks / decouverte on voudrait faire la traversée sur une durée n'exedant pas 3 semaines on recherche des hôtels premiers prix, pas miteux mais l'eau chaude ne sera pas obligatoire nous serons sur le Honduras sur la période de février/mars
J'ai récupérer pas mal de choses sur voyage forum et via le lonely planet ou autres.
L'idée directrice serait de commencer par copan, se diriger vers gracias pour le parc celaque et ensuite vers Tegucigalpa. après la capitale, je peux remarquer que les gens se dirigent directe vers le Nicaragua, si il y a des retours d'expérience sur cette portion je suis preneuse.
Nous ne visiterons pas la cote caraïbe et ni la mosquita pour des rasions de temps, malheureusement.
Ce que je recherche; ce sont des témoignages, des conseils d'accès a des parcs ou excursions, des petits hôtels a ne pas manquer et des conseils sur les transports.
En attendant, merci par avance
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Bonjour,
Nous partons 8 jours au Mexique en mars 2006. Avez-vous des conseils de circuits à faire en 8 jours.
De plus, pouvez-vous nous recommander un hotel bien placé et à un prix raisonnable à Mexico ?
Merci.
Gaelle










