Discussions similar to: Vol vers Togo répulsif spray cabine
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Douze jours en Afrique de l'Ouest: Burkina Faso, Ghana, Togo
Bonjour,

Nous sommes deux étudiants en sciences politiques (IEP) à lyon, et, dans le cadre de notre départ en mobilité l'année prochaine (septembre 2012), nous souhaitons nous rendre en Afrique de l'ouest afin d'avoir un aperçu de ces pays. Notre but, en si peu de temps (nos vacances sont limitées !) n'est pas réellement d'approfondir nos connaissances sur tel ou tel région, mais plus d'avoir un aperçu global de ces régions afin, lorsque nous devrons choisir (notamment parmi les stages proposés par le ministère des affaires étrangères) de ne pas être perdu et de savoir plus ou moins à quoi nous attendre. Après de longues recherches pour trouver des vols à des prix abordables, j'ai trouvé un vol Paris - Ouagadougou pour l'aller et Lomé - Paris pour le retour abordable. Nous comptons partir fin octobre. Quel itinéraire pouvez vous nous conseillez en 11/12 jours entre Ouaga et Lomé ? Devons nous passer par Bobo ou est-ce un trop long détour ? Au niveau administratif, qu'en est-il des visas ? J'ai lu qu'il existait le visa de l'entente, un visa commun à plusieurs pays, comment se prend-t-il ? Autrement, devons-nous prendre, en France un visa pour chaque pays et comment cela fonctionne-t-il (délai, prix?).

D'avance, merci pour vos réponses !
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Billet d'avion pour un voyage humanitaire? (Togo)
Bonjour, Je vais surement partir cét été, au mois d'aout en mission humanitaire au Togo, et j'ai un gros dilemne en ce qui concerne le billet d'avion !! Le billet aller-retour de Paris a Lomé est a 1900€. Alors help !! est ce que vous connaissez des agences de voyages spécialisé dans des voayegs humanitaires qui ont des pris plus attractifs, ou alors est ce que vous connaissez des organismes qui fournissesnt des aides ... j'ai deja essayé dans ma région, mais "conscience politique" ils sont radins... et entre autre je suis dans les deux sevres chez Segoléne qui a déja voté son budget... mais ca c'est une aute histoire. Donc si qqn peut me reseigner, me fournir des infos.. merci d'avance...😉
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Vol pas cher vers le Togo en groupe
Avec un groupe d'une dizaine de jeunes de 17/18ans nous avons décidé de partir pour un chantier humanitaire au Togo. Nous devons nous occuper du moyens de transport jusqu'à Lomé et nous cherchons en ce moment les compagnies les moins chers et des petits trucs pour nous aider à économiser de l'argent. Je n'ai aucune idée par exemple si il y a des réducs pour les vols en groupe?

Merci d'avance pour vos infos!
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Vol pas cher France-Togo ou Burkina Faso
Bonjour, quelqu'un pourrait il me conseiller pour un vol pas cher vers le togo ou le burkina faso pour le mois d'aout. J'ai bien peur qu'il soit déjà trop tard et que les prix aient déjà flambé. Merci d'avance
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Transports du Mali vers le Togo
Bonjour,

Nous partons pour un mois en Afrique de l'ouest. Nous avons un billet aller pour BAMAKO et un retour à partir de LOME. Nous souhaiterions voir : Mali : bamako, djenne, pays Dogon (Timbuktu et Gao en option) Togo : Lome + autres (indéfinis)

Pour descendre du Mali vers la côte, plusieurs solutions s'offrent à nous : Via Niamey (si nous allons à Timbuktu) Via Ouaga (si nous n'allons pas à Timbuktu et partons directement du pays d'Ogon vers le sud)

Je me rends bien compte qu'un mois pour ce périple est trop juste, nous avons eu les yeux plus gros que le ventre. Du coup, une solution serait de prendre l'avion pour descendre à Lome. Nous avons trouvé un vol Ouaga - Lomé par exemple. La solution de l'avion ne nous plait pas trop car il faudra remonter en bus pour visiter le Togo...

Si l'on oublei le bus, Pensez vous qu'il soit possible de faire le voyage suivant : Bamako -> Pays Dogon -> Ouagadougou (par Koro) -> Togotemberma (nord du togo) -> Atakpame (par exemple, ou autre chose au miloieu du Togo) -> Lome En un mois ?

Nous somme preneurs de toutes info que vous pourriez nous fournir sur la question.

Merci beaucoup de votre aide !

M.
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Billets d'avion pour le Togo
bonjour a Tous, 😎😎

Je vais prendre mon billet pour Lomé depart 18 janvier, 😉😉

Qui connait l Agence Dreams ??? car j ai le billet AR de Montpellier Lomé pour 609, 45 euros taxe et frais inclus. ( vol par AF ) En passanr directement par AF prix plus haut.😮😮 Quelqu un est il passe par "" Dreams "" pour des achats de billet??😏😏 merci a tous pour les infos OLMI
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Togo: billet d'avion pas cher et aide financière pour y faire de l'humanitaire?
Bonjour,

Je compte partir à Lomé autour du 3 janvier jusqu'au 13 février. Je n'ai pas l'habitude de voyager aussi loin et je me demandais quelle compagnie prendre? sachant que j'ai un budget réduit (environ 600 euros pr un aller retour) pouvez vous me donner des sites ou les billets d'avion sont corects?

En même temps si vous avez des petites infos sur Lomé pour moi je suis preneuse^^

Savez vous églament si l'on peut avoir des aides financières pour l'humanitaire?

Merci d'avance🙂
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Attention à la violence au Togo (Lomé)
Bonjour les voyageurs Faites tres attention au Togo ou le taux de violence augmente tres fortement........Je me suis fait agresse la nuit ....par 4 types descendu de motos avec couteau a la main.....ils ont coupe mon sac et pris mon telephone portable.....j'ai eu droit a un coup de couteau .......recousu sans anesthesie au centre medical le plus proche car je saignais, piqure contre le tetanos, et prise d'un antibiotique pendant 5 jours. Cela s'est passe a 50 metres de l'endroit ou je logeais a Lome....
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Vol pas cher France - Togo?
Bonjour à tous,

Je suis à la recherche d'un vol pas trop cher entre France et Togo (j'imagine que le mieux est de faire Paris-Lomé mais je suis ouverte à toute autre proposition qui s’avérerait moins chère), ce pour le mois de décembre. Mes dates ne sont pas trop flexibles vu que je ne dispose que des vacances scolaires c'est-à-dire du 22 décembre au 6 janvier (avec éventuellement possibilité de partir ou revenir 1 ou 2 jours avant/après si la différence de prix en vaut le coup).

Si vous avez des bon plans pour trouver de petits prix (moins de 750 euros aller-retour) faites partager s'il vous plaît :) . Peut être faut il attendre quelques semaines avant que les prix baissent ? Ou privilégier certaines compagnies ? Et surtout, quel est le prix le moins cher que vous ayez trouvé pour ce genre de dates sur un vol Paris-Lomé ? Peut être que je cherche l'impossible (on m'a parlé d'un aller-retour à 630 euros avec Royal Maroc).

Merci d'avance,
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Taxi / bus d'Accra à Lomé
Bonjour,

Nous arriverons le 26 décembre à 16h30 à Accra et aimerions aller directement à Lomé (le vol était 600€ de plus vers Lomé directement). Pour éviter de perdre une nuit nous aimerions idéalement partir directement après notre vol pour Lomé. Est-ce que vous pensez que nous pouvons faire cela le 26 encore ? Est-ce facile de trouver un taxi pour Lomé à Accra ? Combien de temps faut-il compter? est-ce que la douane est ouverte 24h/24?

Merci pour vos réponses !

Anne
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Lomé au Togo
qui y est allé est peut me donner des bon plan ? Peut-on s y baigner ? Quelles sont les vaccins obligatoires?
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Escale de 55 minutes à Lomé jouable?
Bonjour, Pas facile d'aller au Bénin quand on part de province, notamment pour trouver un vol "raisonnable". Mon but est d'atterrir au Togo (Lomé) puis de repartir du Bénin (Cotonou) 2 semaines plus tard. Pour l'instant mon choix se porte sur un vol avec la Cie TAP. A l'aller, pas de problème j'ai une escale de 2h45 à Lisbonne donc parfait et j'arrive à Lomé à 21:50 Par contre au retour je repars de Cotonou à 6:15 et j'ai une escale à Lomé de 55'... seulement, avant de repartir vers Casablanca (escale de 2:15) puis la France.

Ma question est : cette escale de 55' à Lomé est-elle suffisante ? Je ne connais pas l'aéroport de Lomé, est-il aussi grand que nos aéroports européens et pensez-vous que ce soit jouable ? (J'ai déjà donné dans l'avion raté donc à présent je me méfie des escales courtes. Les compagnies sont toujours très optimistes).
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Aller au Togo en bateau depuis la France/Belgique et y vivre
Bonjour, Nous souhaitons partir en juillet pour nous installer au Togo. Vu le prix des billets d'avion, nous avons pensé au bateau (de même pour les bagages qui, paraît-il, peuvent être envoyés dans une voiture-conteneur). Problème n°1: je n'arrive pas à trouver sur Internet des infos sur le transport de personnes en bateau depuis la France et la Belgique vers l'Afrique, qui ne soient sur des croisières. D'ailleurs c'est pareil pour l'envoi de marchandises. Problème n°2: le visa tourisme est de 3 mois maxi, et il faut fournir le numéro de vol aller et retour lors de sa demande au consulat en France. Est-ce qu'ils acceptent qu'on leur fournisse un numéro de bateau si j'en trouve un ? et comment faire au bout des 3 mois ? on doit prouver à notre arrivée qu'on a prévu de repartir, mais on va pas payer un billet d'avion (surtout à date modifiable, c'est hors de prix!) pour la formalité du visa alors qu'on compte rester... Voilà, en résumé, comment faire pour partir vivre au Togo sans se faire expulser au bout de 3 mois, et sans payer 2000 € d'avion en l'air....? merci beaucoup d'avance pour vos réponses.
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Togo-Bénin en une semaine?
Bonjour à tous!

Je commence à toucher à la fin de mon périple France-Ouaga en transports en commun et il semble que je vais avoir 1 bonne semaine de battement jusqu'à mon vol retour pour la France. Je me demandais s'il était pertinent de partir à la découverte (rapide il faut le convenir) du Togo et du Bénin en si peu de temps??? Sinon, 1 semaine au Niger??? J'attends vos conseils...

A bientot et merci d'avance!
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Moped rental for Togo - Benin trip
Hi, A friend and I want to do a Togo-Benin loop by moped in early October for about 15 to 20 days. We're looking for info and tips on: 1 / Moped rental places 2 / The most scenic route 3 / Accommodations—simple but clean, possibly homestays And anything else you think might be useful. Thanks in advance! Best, Didier
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Visas pour une famille au Togo
bonsoir .je pars avec ma femme et mes 3 enfants(18-17et13 ans)au togo du 15 au 28 fevrier 2014.je voudrais savoir le prix d'un visa.faut il que je m'en occupe moi meme ou passer par un prestataire?vers quelle periode dois je commencer a m'en occuper?merci
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4 mois au Burkina + Togo + Côte d'Ivoire avec deux enfants
Bonjour

Voilà, je souhaite partir plusieurs mois dans ces pays (dans un but "solidaire" car je m'occupe d'une association sur le thème des enfants non-reconnus et on soutient des femmes et des enfants dans ces 3 pays)

Mais j'ai besoin de conseils et de renseignements

Déjà, je vais bouger avec mes deux enfants

Ma fille a 11 ans et demi

Mon fils 21 mois

On m'a dit qu'il ne payait presque pas l'avion avant d'avoir deux ans

Donc question : si j'achète mon billet aller retour maintenant ... est-ce que je vais payer plus cher le retour car il aura dépassé deux ans? ou bien le fait d'acheter le billet avant son anniversaire fait que je ne payerai pas plus?

Ensuite, est-ce facile de passer du burkina au togo? et du togo en côte d'ivoire?

Par la route?

par avion?

Que vaut-il mieux faire?

Je vais là-bas pour des raisons solidaires, mais je vais aussi en profiter pour visiter le coin, dans quel pays vaut-il mieux s'attarder au niveau touristique?

Peut-on se baigner au togo? en côte d'ivoire?

J'ai un foule de questions, je reviendrai, merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me répondre
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De retour du Togo (août 2008)
Bonjour à tous,

Je reviens d'un (trop) court séjour au Togo et je voudrais faire partager quelques petits retours d'expérience sur des points pratiques, à propos desquels je m'étais moi-même interrogé avant de partir.

1. Visas : bien que j'aie pu lire le contraire ici ou là, il est parfaitement possible de prendre un visa pour le Togo à la descente de l'avion à l'aéroport de Lomé. J'ai pu le faire malgré l'heure tardive (atterrissage vers 23h) et cela m'a pris moins de 30 minutes, retrait des bagages compris. Il faut fournir une adresse au Togo (adresse de la personne qui vous accueille ou d'un hôtel) et on m'a demandé 20 euros (ou 30000 FCFA). Il s'agit d'un visa de courte durée (valable 6 jours) mais on peut le faire prolonger en se rendant au siège de la gendarmerie. J'y ai ainsi déposé mon passeport un matin, on m'a demandé 4 photos d'identité (mais en pratique plein de gens passaient avec une ou deux photos seulement), 500 FCFA (0, 75 €) et j'ai rempli un formulaire (en 3 exemplaires) avec mon adresse sur place. On m'a convoqué le lendemain à 16h pour retirer le passeport, qui m'a été remis après environ 1h ou 1h30 d'attente.

2. Visa pour se rendre au Bénin : je me suis rendu à la frontière Togo-Bénin en pensant pouvoir prendre un visa directement à la douane béninoise mais ce n'est plus possible, et je me suis donc fait refouler. Il faut désormais demander le visa à l'avance auprès d'un consulat du Bénin (il y en a un à Lomé) avant de se présenter à la frontière. Par contre, ça marche dans l'autre sens : si vous voulez vous rendre au Togo depuis un pays voisin (Bénin, Burkina...) en passant par la route, vous pourrez obtenir un visa auprès des douaniers togolais (l'un d'entre eux m'a confirmé oralement que c'était possible). Plusieurs personnes au Togo m'ont affirmé qu'un billet de 1000 FCFA m'aurait suffi pour franchir la frontière béninoise mais je n'ai pas voulu essayer...

3. En toute circonstance faites preuve de patience et de politesse. Perdre son calme n'avance à rien, surtout quand vous avez affaire aux autorités.

4. Le trajet en avion : mauvaise expérience avec Afriqiyah Airways : environ 2h de retard à l'aller, et plus de 4h30 au retour ! Je suis actuellement en train d'entamer une démarche pour obtenir une indemnisation (d'après ce que j'ai lu, on peut réclamer une indemnité de plusieurs centaines d'euros pour un retard supérieur à 4h sur un vol international; pour plus d'infos voir ce document de la DGCCRF). La prochaine fois, j'essaierai de prendre un vol direct, quitte à payer un peu plus cher (et encore, en s'y prenant bien à l'avance, le surcoût ne doit pas être trop important).

5. La langue : la plupart des gens parlent français (au moins un peu), mais ce n'est pas le cas de tous (notamment de ceux qui n'ont pas été à l'école) et quoi qu'il en soit, la compréhension de la langue locale est un avantage considérable. Les deux langues les plus parlées au Togo sont l'éwé au sud et le kabyé au nord, mais il serait plus juste de parler de "familles de langues" car dans la pratique on utilise plutôt des dialectes. À Lomé, en particulier, la langue véhiculaire est le mina (aussi appelé guin ou gengbe), dialecte de la famille de l'éwé. On trouve à Paris quelques livres pour apprendre l'éwé mais à mon avis ils ne sont pas faciles d'accès (ce sont des descriptions savantes de la langue plutôt que des manuels de conversation) et de plus il existe des différences sensibles entre l'éwé et le mina. Pour apprendre le mina proprement dit, j'ai trouvé très peu de ressources : les deux seules références de livres que j'aie trouvées sont des manuels publiés l'un au Bénin, l'autre au Togo dans les années 1960 et absolument introuvables même dans les bibliothèques de la ville de Paris... Si quelqu'un sur ce forum est en possession d'un tel manuel, je suis donc fortement intéressé !

Je terminerai en disant que si j'ai passé un excellent séjour, c'est avant tout grâce aux Togolais qui m'ont accueilli et très bien encadré sur place.
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Air Burkina, Air Sénégal ou Afryquiah pour le Togo?
Bonjour, je m'aprete a partir au Togo au mois d'aout, et je cherche des billets d'avions a prix tres compétitifs, en gros le moins cher possible... J'ai entendu parler de plusieurs compagnies aérienne qui deservaient Lomé, mais j'aimerai avoir votre avis sur ces compagnies. Le billet que j'ai trouvé au meilleur prix est avec Afriquyah, mais je viens de voir sur le forum, que c'était un peu craignos... J'ai aussi 2 autres propositions avec Air Burkina et Air Sénagal.... avez vous des commentaires a faire ?? Connaissez vous ?? Moi je ne recherche absolument pas le luxe, mais au moins la sécurité et qu'on ne perde pas mes valises .... Quand au retard.... je m'en fiche pas mal, je vis deja a l'heure africaine.

Merci pour votre aide. Manue emmanuelle.rougeau@caramail.com
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Stage au Togo de janvier à avril?
Bonjour à tous, je prévois de venir au Togo pour effectuer un stage en Hôpital psychiatrique à Lomé; je suis en fait en contact avec une association AVMD qui offre la possibilité d'éffectuer des stages dans différents hopitaux (plusieurs associations proposent ce type d'expériences) . Bref, j'habiterais à Lomé de janvier à avril, et je me dis qu'il pourrait être trés sympa de rencontrer d'autres français, vivant dans cette ville, afin que l'on partage ensemble nos propres expériences. Voila, si ça vous dit...........n'hésitez pas à me répondre!!!!! je reste à votre disposition A tout bientôt!!!!! Pauline
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Afriqiyah Airways pour le Togo?
😎 Bonjour, je viens de trouver un billet pour le Togo a 723, 88 euros, compagnie Afriqiyah Airways, via Tripoli., Billet economique avec restrictions . Je ne connais pas du tout la compagnie . quelqu un aurait déjà fait ce voyage ?? Bon, AF le double de ce billet .cele donne a réfléchir . merci d éclairer ma lanterne . Olmi 😉 Ps c est quoi un billet economique avec restrictions ????
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Back from 3 weeks solo motorcycle trip in Benin/Togo
Hi there,

If anyone's interested, I got back a month ago from a nearly 3-week motorcycle trip on a 125cc bike through Benin and Togo. I’ve attached an overview of my route. There was no planning at all before leaving—everything was done a bit on the fly. I arrived and left from Cotonou. I rented the bike from a garage through Thibault (already known on this forum). However, it was nothing but hassle with the bike; I had to pretty much rebuild/replace all the parts. A real time-waster on an already long and exhausting route.

The main roads are extremely good, and the tracks are too (dry season). Money is a bit tricky to manage since 10,000 CFA notes are really hard to use (even at gas stations). Crushing heat in February—it was really tough to sleep every night.

If you have any questions, don’t hesitate!
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Expérience Togobeninoise
Expérience Togo-Beninoise Ces impressions ont été écrites au fur et à mesure (avec quelques répétitions) de notre périple de 3 semaines en janvier 2019 à l’invitation de Willy et Martine qui depuis 13 ans apportent leurs aides à quelques familles béninoises et à une école primaire située en pleine brousse. Ils y venaient pour commencer la construction d’un puits. Ce fut, grâce à eux, une immersion complète dans le quotidien des Béninois en évitant les (rares) établissements (restaurants ou hôtels)aux standards occidentaux. Tout depuis le début fut axé sur le local afin de mieux être imprégnés de la réalité et de l’esprit africain de l’ouest. Qu’ils en soient remerciés!

Nous voici loin de l’Afrique sauvage, celle des lions ou des éléphants mais dans l’Afrique humaine et tribale avec son charrois de désillusions et décrépitudes. D’espoirs aussi comme celui d’être reconnus si pas supérieurs du moins égaux aux Blancs. Certains discours entendus lors de la fête du Vaudou le 10 janvier à Grand Popo étaient à ce propos édifiants. Mais pourquoi alors nous interpeller en rue par des « Yovos »( Blancs en langue Fon) pourquoi nous gratifier de Papa ou Maman? Certes l’aspect social de la famille est de loin plus étendu ici que chez nous mais cela n’efface pas les différences, cela les maintient. Cela interpelle et renvoie la balle dans le camp de ses bien-pensants européens qui montent sur leurs grands chevaux quand on ose utiliser le terme « nègre ». Qu’ils viennent ici vivre pour comprendre que la négritude n’est pas un terme insultant mais une réalité que les Africains assument! Cette Afrique c’est aussi un retour vers notre passé très lointain. Si la préhistoire est la période précédant l’écriture, nombre de villages en font encore partie. Seule une antenne relais au loin les en font sortir.

Le bond vers l’avant en si peu de temps est, nous le croyons, pure utopie. C’est aussi une Afrique inachevée, celle du non aboutissement. La mentalité ne suit pas ou alors ce sont les moyens qui manquent. On ne peut compter les choses à finir ou laissées à l’abandon, des bâtiments aux pommeaux de douche, des routes aux moustiquaires trouées… La Chine l’a compris: elle importe sur les chantiers ses propres hommes. Le recours aux ONG est lui criant mais en les voyant circuler dans des 4x4 rutilants, on peut s’indigner du bon usage des sommes allouées.Les frais de fonctionnement de ces organismes sont honteux. La coopération belge a ainsi créé une petite entreprise au bord de lac Ahame afin d’exploiter vers l’Europe la pêche des crevettes. Hélas, les normes de conservation ne correspondaient pas à celles dictées par la CE. Conséquences: le commerce s’est totalement interrompu mais pas la pèche intensive et le bâtiment est totalement à l’abandon, envahi par la végétation. Quant aux véhicules 4X4 de la coopération, nul ne peut dire ce qu’ils sont devenus. Une aberration, une honte!

Même la micro-finance tant montrée en exemple est attaquée par la lèpre de l’usure: 10% d’intérêts! Un scandale! Permettre à un projet de fleurir comme celui de bâtir une école ou de creuser un puits, tel celui de nos amis, nécessite d’avoir des personnes de confiance sur place.Il faut être très vigilant avant de donner ses sous! L’Afrique de l’Ouest semble gérée par l’agence « Dieu peut tout ». L’Eglise ou plutôt les Églises ratissent large. Des congrégations baptistes, évangélistes, apostoliques, ....se retrouvent partout.De nombreuses petites mosquées aussi. Les références à Dieu sont donc omniprésentes jusque dans les salons de coiffure comme « A La main de Dieu » ou de cette pharmacie « A la prunelle de l’Eternel ».

La démographie a de quoi faire peur: quel avenir dans ces pays quand plus de la moitié de la population à moins de 25 ans!Heureusement les écoles prennent racine même dans les coins les plus reculés. Mais si croiser autant d’étudiants sur les chemins est signe d’espérance, le manque d’instituteurs est criant dans les campagnes où la plupart des chérubins viennent avant tout pour avoir à manger. Certains disparaissant sans raison car dans cette Afrique avec une fertilité moyenne de 5,4 enfants, il est courant que les parents placent le dernier ou la dernière chez un membre de la famille où contre pitance il sera à son service…domestique . On y côtoie aussi les trafiquants d’enfants vendus par leurs parents comme esclaves au Nigeria. Le « vidomegon » est le nom de ce système d’esclavage moderne. Cet esclavage hante sans cesse les esprits, il y est fait tout le temps référence.

Le Bénin est aussi une plaque tournante des trafics en tout genre entre le Afrique francophone et le Nigeria . La moindre fluctuation de prix entre le Nigeria et le Benin sur le riz ou l’essence fait l’objet de trafic. Pauvreté oblige ! L’Africain a besoin de croire et lie sans cesse son destin comme chacun de ses actes à la volonté de Dieu , d’Allah ou d’esprits. Et avec ce christianisme qui aime à maintenir les pauvres dans leur état leur promettant après la mort une vie meilleure(« Heureux les Pauvres qui..... ») cela provoque un immobilisme fatal. Exemple saisissant au Nigeria où on trouve des pasteurs milliardaires en CFA qui partent s’acheter des costumes à Milan en vol privé et qui au retour sèment des étincelles de désir dans les yeux des fidèles qui se disent que si Dieu lui a permis de le faire, cela pourrait leur arriver un jour. Incrédulité totale. Lutte incessante entre une Afrique francophone pauvre, sans ressources et ce pays voisin anglophone riche de son pétrole. Essence que de pauvres Beninois ou Togonais acheminent sur des motos transformées en citerne et revendue dans des dames-jeannes ou dans des bouteilles de pastis le long des routes pour profiter des légères fluctuations du marché. Économiquement faible, le Togo se voit trahi par la France qui fait un embargo pour tous les produits entrant en concurrence avec ses DOM-TOM. Les produits doivent alors transiter par le Ghana avant de se trouver sur les étals de l’Hexagone.

L’indolence est un autre facteur accablant comme le climat qui vous détériore le moral (37 degrés à l’ombre, 42 ressenti ), comme il menace sérieusement les côtes rongées par la montée des eaux. L’indolence aussi qui génère des situations incongrues pour nous les occidentaux. Ainsi leur incapacité répétitive de dresser une table ou de prendre commande pour 6, de mettre à votre disposition 2 serviettes dans une chambre quand vous êtes...2. Toujours il manquera quelque chose mais avec gentillesse. C’est aussi celle de la débrouille quand la mendicité ne suffit pas. On y fait ce que l’on peut pour avoir un peu et pour nous il est difficile de résister aux « Yovos Cadeaux » lancés par les enfants jouant en guenilles dans la poussière rouge de latérite qui recouvre tout le pays.

La corruption est moins évidente mais bien présente. L’actuel président du Benin, M.Talon est soupçonné par la presse d’opposition d’avoir glissé une fameuse enveloppe à un autre parti pour obtenir son soutien et les candidats à la prochaine élection, en mai, doivent avoir la signature d’un seul délégué de l’administration fiscale lui-même nommé par le …Président. Le même Talon relançant la production de coton lui-même issu de cette filière. A une plus petite échelle, le gendarme togolais demandera de quoi s’acheter à manger, il partira avec un de nos pains ou un autre fera le forcing mais en vain pour qu’on lui donne un ballon de foot. Devant notre refus, il contrôlera attentivement nos passeports. A propos des frontières, celle du Nord entre Togo et Bénin est un exemple frappant de la réalité africaine. Où pourrait-on ailleurs voir un poste de police de frontière constitué d’un simple banc en bois, sous un manguier le long d’une route poussiéreuse à la sortie du village, avec son préposé allongé, en « marcel troué » et tongues déclassés aux pieds, muni d’un vieux carnet et de son tampon?

Les niveaux de vie sont très faibles au Togo et au Bénin: une serveuse aura un salaire mensuel de 15000 CFA soit 24€ pour le double au Bénin. Une aide en maternelle 20 € en demi-horaire, un employé au péage 80 € pour 8h par jour, 7 j sur 7! Les pêcheurs sont encore plus mal lotis. Dépendants d’un patron, propriétaire de la barque et des filets (250 €) ils perçoivent moins de 15€ par mois si la pêche est bonne. On comprend mieux la problématique de l’émigration et aussi la présence massive des sociétés de transfert de fond. Le niveau de vie est si bas que l’attente de recevoir quelque chose de notre part est grande et cela nous met souvent mal à l’aise. On comprend aussi l’importance à leurs yeux d’avoir une personne en Europe qui même au SMIC et se privant d’une centaine d’euros, pourrait faire vivre une famille. Mais encore une fois, cela renforce leur dépendance et ...leur indolence. Certains que nous avons croisés allant même à nous obliger de les aider car tout cela serait de notre faute. Ah les colonies !

L’urgence qui s’impose serait donc de leur permettre de sortir de cette pauvreté en favorisant l’éclosion de petites entreprises exploitant leurs ressources naturelles (conserveries de poissons, de tomates...). Et ici aussi on voit surgir un fameux obstacle: à qui faire confiance? Cette plongée est une terrible expérience qui nous permis de voir ce que l’on pensait voir et vivre le temps au rythme africain. Tout ce que nous avions imaginé a été largement dépassé. Ici le temps se ralentit: on pense avoir vécu mille choses, y être depuis des lunes alors que ce n’est pas le cas. Le temps se dilate sous l’effet de la température. Nulle part ailleurs nous nous sommes sentis aussi désemparés devant la misère, aussi mal à l’aise devant la pauvreté, devant la pollution et la saleté. Que nos bobos écolos viennent ici se rendre compte que le problème de la Terre n’est pas centré sur notre continent. Que se culpabiliser d’avoir produit des sacs plastiques et de s’en battre le coulpe en manifestant , n’aidera pas ces populations africaines à ramasser tous ceux qui jonchent leurs sols. Tout ce ramdam pour se donner bonne conscience est écoeurant vu du Bénin. Nous n’avons rencontré aucune poubelle et aucun tri des déchets, qui s’ils étaient rassemblés recouvriraient sans doute l’entièreté de la Belgique.

Tous ces éléments se combinent pour effacer les notions de beauté, de confort ou de bien-être. Nulle part nous les avons rencontrés au contraire de ce que nous avions vécu en Asie ou Amérique du Sud. Ces notions n’appartiennent pas à la culture béninoise ou togolaise. Ils ont, il est vrai, d’autres priorités! Cotonou est sans aucun doute la ville la plus laide que nous ayons vue! Quand à la culture telle que nous la voyons, elle est moléculaire car l’Africain vit dans la nécessité d’avoir à manger. Une Afrique tribale aussi avec les scarifications au visage comme signe d’appartenance ou pour marquer le décès d’un frère, avec ses petits Rois portant leurs attributs (collier, bois sculpté…) devant lesquels ses sujets viennent s’incliner. La culture est celle des tribus, avec ses cases fortifiées, ses chants, ses danses, son vaudou, ses gris-gris, ses croyances, ses fables…

C’est une Afrique féodale qu’on retrouve dans les rapports entre une patronne et son petit personnel. Elle exigera l’inclination du buste, lui fera la leçon. Il connaîtra la brimade, peut-être les coups. Un plongeon dans le passé ! Cette servitude nous la voyons à tous les niveaux. Cette soumission se maintient-elle par tradition, par nécessité économique, par dépendance vis-à-vis du donateur ou bien plus simplement par mentalité comme signe de fatalité? C’est tout un système ancestral impossible à modifier. Cette Afrique veut sortir de son Moyen Âge mais il n’y a pas de ...fatalité. Son état catastrophique dépasse ce que nous croyions. Et pourtant, malgré tous ces aspects, cette Afrique est surtout terriblement attachante dans ses rapports humains. Les sourires, les poignées de mains et les nombreuses marques de sympathie comme les « Bonne arrivée »qui vous accueillent en toute occasion font naître un sentiment de bonheur que l’on n’a perçu qu’en Afrique.

Pourtant l’Africain que l’on croise est très réservé au premier abord. Le sourire n’apparaît qu’après avoir pris l’initiative. C’est souvent alors des effusions, embrassades... et ces sourires gomment les dures réalités de la vie et de notre voyage. La beauté finalement nous l’avons trouvée dans l’âme africaine.

Grâce à nos amis nous avons pu pénétrer au sein de familles béninoises qui nous ont permis de partager de beaux moments, comme leur mariage, et saisir leurs joies et difficultés. Nous avons ainsi été sensibles à l’aide que nous pourrions leur apporter dans l’éducation de leurs enfants ou de plus démunis qu’eux car l’entraide est bien présente dans la société. Cette aide nous en sommes conscients n’est qu’une goutte dans l’océan des besoins de la population. Un voyage dont on ne ressort pas indemnes, qui nous aura permis de comprendre nombre de choses, surtout avec un autre regard et qui laissera certainement des traces. Un sentiment de révolte aussi: ne parlez plus de la pauvreté, de la misère, de la pollution, de la coopération, des émigrants...avant de vous y être plongés au moins une fois dans cette Afrique de l’Ouest. Ils le méritent.
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Obtention du visa togolais en étant au Ghana?
bonjour je suis actuellement au ghana en mission humanitaire et je vais apres au togo en janvier pour 3 mois d'humanitaire aussi j'aimerai savoir comment faire pour le visa au togo quel papier fournir ou le faire merci
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Togo Solo ou les richesses du micro-crédit
Togo solo mai 2010

Bernard est un jeune homme dont nous finançons la formation d’apprenti-mécanicien à Lomé. Je lui ai rendu une visite surprise. Le garage consiste en une cour de 1000m2, sans un seul bâtiment mais couverte de voitures à des stades divers de réparation ou d’abandon. Celles qu’on n’a pu réparer servent au stockage des pièces et de l’outillage et de dortoir aux apprentis. Bernard, depuis un an et demi et pour encore autant, travaille six jours sur sept du lever au coucher du soleil soit ici, près de l’équateur, douze heures toute l’année. Il n’est ni payé ni nourri mais il est logé dans une superbe épave de Toyota Camry qu’il a pour lui tout seul. Au milieu du garage se dresse un grand acacia sous lequel on rassemble quelques fauteuils en plastique mais surtout des sièges de voiture et je fais livrer un casier de boissons. Nous voilà à dix à parler du métier. J’ai dû insister pour que les apprentis –dont Bernard qui est quand même à l’origine de ma venue – nous rejoignent. Seuls les patrons ont normalement accès à cet endroit. Il faut dire que l’organisation est un peu particulière. Six patrons se partagent la location du terrain et forment ensemble le garage chacun dans sa spécialité (tôlerie, soudure, électricité, mécanique …). Et chacun a son apprenti.

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Mon hôtel à Lomé m’a commandé un taxi VIP pour gagner ma case en brousse à 80 km de la capitale. C’est en réalité une Opel Kadett hors d’âge rafistolée et brinqueballante. Le côté VIP tient en ce que j’en serai le seul occupant alors qu’elle charge habituellement six clients. Je propose au chauffeur de prendre d’autres passagers pour améliorer son ordinaire. Il ne se fait pas prier et on embarque illico une femme et son enfant puis une jeune fille qui devrait acheter deux billets sur un vol Air France et enfin un vendeur d’essence –sans ses bidons mais avec les vapeurs. Ils sont tous les quatre sur la banquette arrière et moi comme un pacha sur le siège passager à l’avant. Le chauffeur a le tact de s’arrêter là et je propose pour une meilleure répartition des charges de prendre l’enfant avec moi. On s’arrête d’abord sur un marché pour mes courses et la maman descend d’autorité et négocie pour moi : 8 tomates, 4 oignons, 3 œufs et 2 piments pour 0.60€. Mon dîner est assuré. Puis le chauffeur pris d’une envie soudaine stoppe devant un marchand de glaces, s’en offre une et se prépare à repartir. Je descends et en achète une pour l’enfant. Plus tard la dondon éprouve une grosse faim et nous voilà devant une marchande de brochettes d’escargots. Je la vois dans le rétro qui se régale mais les suspensions souffrent. Plus loin le taxi doit s’arrêter au syndicat pour régler sa dîme journalière. Entre deux arrêts, comme pour refaire le temps perdu on fonce à 110 km/h sur une route souvent réduite à sa partie centrale, les côtés étant retournés à l’état de piste défoncée. La nuit tombée, ma fine équipe, un peu effarée, me dépose devant ma case et le chauffeur, grand prince, me fait spontanément une remise de 10%.

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On sème les champs au début de la saison des pluies et cette année elle a un mois de retard. La récolte est d’ores et déjà compromise parce que les plantes n’auront pas le temps d’arriver à maturité avant la récolte qui doit intervenir avant … la prochaine saison des pluies. Et pour un peu que celle là soit en avance ce sera la catastrophe. Dans un village on me demande si la vie est dure aussi en France. Je dis qu’en France tout le monde a une maison étanche ; que tout le monde mange à sa faim ; que tous les enfants vont à l’école parce que c’est obligatoire mais surtout, gratuit ; que si quelqu’un est malade mais qu’il n’a pas d’argent on le soigne quand même. Pendant que l’interprète traduit en éwé (langue de l’ethnie du sud du Togo) j’observe des visages incrédules.

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Ma case est à l’écart du village. Dans le chemin, le soir, défilent, regagnant leur village de rares riches à moto, des CSP+ à vélo, des middle class à pied munis d’une lampe torche et enfin des prolos, à pied mais sans lampe et qu’on devine au claquement des tongs sur la piste.

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Toute la nuit dans un village pourtant assez éloigné le tam-tam et les chants et les cris ont retenti. Avec les 26°C et l’air saturé d’humidité mes nerfs ont été à rude épreuve.

C’était une cérémonie pour des funérailles.

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Le matin et le soir une quinzaine d’enfants forment une procession du point d’eau à leur village. Ils chantent pour s’encourager. Certains portent plus de la moitié de leur poids sur la tête, les filles dans des bassines, les garçons dans des bidons.

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La brousse est semée d’apatams (abri sans murs couvert de palmes) qui sont des lieux de culte.

Le dimanche, les prêcheurs font apatam comble chacun délivrant sa vérité, certains avec des mégaphones. Il y a bien ici autant d’obédiences qu’aux États-Unis.

Sans comprendre l’éwé, on devine aux intonations qu’il vaut mieux craindre Dieu ou à tout le moins ses ministres.

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Sur le tableau noir du cours de CE2, le titre de la leçon du jour de ECM (Éducation Civique et Morale) est : « je ne chie pas dans la nature » dans une langue certes plus proche de Rabelais que de Voltaire mais néanmoins langue officielle du Togo.

Moi qui adore ça, j’envisage sérieusement l’ouverture d’un cours de contre-culture.

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La vie est difficile ici pour un ego déjà un peu enflé. De toutes parts on vous signifie que vous êtes LA solution. Vous êtes forcément bon, vous détenez le savoir et surtout l’argent, donc le pouvoir.

Mais le problème du moment c’est la pluie qui ne vient pas. Tout le monde est au chômage technique (non indemnisé), la houe à portée de main.

Ce matin, dès 7 heures une villageoise est venue me déposer une offrande : un poulet. Un sacrifice donc.

Je décide de m’y mettre. Moins d’une heure plus tard de lourds nuages noirs s’amoncèlent à l’est. A 9 heures, c’est le déluge.

Il faut que je me trouve une robe blanche dans la journée et peut-être un frigo pour demain.

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La pluie prise en défaut pendant un mois fait du zèle : ça n’arrête pas.

Je n’ai pas encore trouvé le bouton off.

Notre caisse de micro-crédit est subitement noyée de demandes pour acheter semences et engrais. Des villageois ruisselants –de bonheur aussi- défilent dans le bureau de Rebecca, la gérante, qui sort des liasses de CFA miraculeuses ;

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Au maquis (café) du marché, affalé devant une bière tiède. Deux jeunes filles passent, la tête recouverte de bigoudis multicolores.

Je croyais que malgré Jimmy Hendrix et Angela Davis les africaines cherchaient plutôt à aplatir, raidir leurs cheveux.

Revendication ethnique ou dernière tendance fashion ?

Renseignement pris, les grosses frisotes formées par les bigoudis sont jugées plus jolies que les petites d’origine.

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Quelle ingratitude ! Personne ne semble faire le lien entre mon arrivée et celle de la pluie. Mais j’ai quand même mon deuxième poulet. Cette fois c’est la mère de Bernard, notre apprenti mécanicien, qui me rend visite aux aurores avec Solenn sa fille de trois ans. En remerciement du soutien apporté à Bernard, elle offre de me livrer ce soir un poulet qu’elle aura cuisiné. Bernard me dit que refuser serait un affront. Je dis qu’à tout le moins je viendrai le chercher à moto pour lui éviter la marche, rendez-vous est pris pour 17h30.

A l’heure dite je viens prendre livraison et me retrouve assis sous l’apatam devant une table basse dressée avec un seul couvert, le poulet et quatre plats d’accompagnement. Je dois manger seul et parler avec eux via Bernard. A ma demande insistante il acceptera, après consultation de sa mère, de partager mon festin ; les autres refuseront.

J’assiste au bain de Solenn dans une bassine : double savonnage, double rinçage puis saupoudrage de talc.

A 18h30, la nuit tombant, confondu en remerciements, je prends congé. Il me faut ramener à la maison la lourde moto chinoise par une piste désormais transformée en bourbier.

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Pas mal de gens dans la brousse ont un téléphone mobile. Le seul point d’électricité à 15 km à la ronde est … l’antenne relais de l’opérateur téléphonique. Pour recharger les batteries tout le monde vient donc ici deux fois par semaine. La charge coûte 0.20€ soit deux euros par mois quand le salaire minimum mensuel est de vingt euros. Ajoutez à cela l’achat des cartes prépayées (un sms est au même prix qu’en France et cinq minutes de communication coûtent deux euros) et vous avez un business plan d’une grande pertinence.

Les pauvres sont bons.

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Visite des champs collectifs du groupement de producteurs d’Amoussou kopé. Dix-sept personnes cultivent ces surfaces ensemble chaque mardi. Le produit de la vente n’est pas réparti entre les membres mais est constitué en épargne collective auprès de notre caisse de crédit Assilassimé (‘main dans la main’ en éwé).

Ils ont débuté il y a trois ans grâce à un crédit et sont maintenant à la tête d’une épargne qui va servir à leur diversification : certaines femmes vont monter de petits commerces et les profits viendront abonder l’épargne commune.

C’est beau comme du communisme qui n’aurait pas été dévoyé.

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A pied, sac au dos je remonte Lomé du sud vers le nord. Comme dans toutes les capitales c’est une orgie de tôle, une débauche de véhicules de toutes sortes. Je ne suis pas climato-sceptique, encore que j’aime bien C. Allègre qui a du courage. Mais mon intuition que la question de la pollution se jouera plus dans les pays pauvres et émergents qu’en Californie ou à Bruxelles ne peut qu’en être renforcée. Peu de moteur ici ont moins de vingt ans ; et les carburants sont ce qu’ils sont. Avant qu’ils aient des moteurs zéro émission de CO2 ou des véhicules électriques, les poulets togolais auront des dents. Et le trou là-haut sera béant. Et peut-être que les mangues bretonnes seront aussi savoureuses que celles d’ici.

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Des diverses postures du sommeil pendant le travail dans les rues de Lomé. Une marchande de légumes sur une natte au sol, parmi les petites pyramides de tomates et d’oignons qu’elle semble ainsi couver. Un chauffeur de zem allongé sur sa moto, la tête sur le réservoir, les pieds dans le porte-bagages. Un cordonnier assis sur son banc, la tête dans une montagne de chaussures dressée contre le mur. Un menuisier sur son établi, la tête dans les ciseaux. Une poissonnière, dont les formes généreuses assurent la stabilisation, allongée sur un banc de vingt centimètres de large. Un enfant sur la table du maquis ; Si vous avez besoin de leurs services il faut leur parler doucement : ils reviennent comme d’un autre monde, organisent leurs neurones à la vitesse d’un vieil ordinateur et font le boulot. Mais quelle mouche les a piqués ?

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Florilège d’enseignes commerciales. Studio-photo « Dieu seul ». Et il apparaît en image subliminale sur les clichés ? Agence immobilière « Jésus est venu ». Et il a acheté ? Salon de coiffure « Le bonheur vite et bien ». Quand on sait qu’ici certains salons touchent à tout ! Commerce général « Grâce divine infinie ». Et crédit illimité ?

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Vincent est un colosse togolais borgne et charismatique. Il a été formé aux problématiques du développement par l’Unicef et supervise les activités de notre caisse de crédit. Je le retrouve à Lomé. Le matin, à l’eau, nous faisons le point sur la caisse et son avenir (atouts/faiblesses, menaces/opportunités). L’après-midi, au sodabi (alcool de palme artisanal) nous refaisons le monde (sans grille d’analyse). A dix-sept heures je capitule.

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Aujourd’hui se tient l’assemblée générale annuelle de la caisse de crédit. Vincent et moi prenons un taxi collectif pour regagner les villages. C’est un minibus Nissan, dit neuf places. Il ne part que lorsqu’il est rempli ; au bout d’une demi-heure, à 6h30, nous voilà au complet : nous sommes 18 dont le chauffeur et deux enfants. Une ½ heure plus tard la moitié du cheptel est endormie. Encore deux heures et des zems nous déposent devant l’école où se tient l’AG. Le vendredi matin il n’y a pas classe mais les enseignants et les élèves travaillent dans les champs de l’école. Les produits servent à améliorer l’ordinaire de l’école et celui … des enseignants. 87 membres –sur 150- sont présents. La réunion se tient en éwé et un interprète me souffle l’essentiel. La grande décision du jour est de fixer un ultimatum à ceux qui ne remboursent pas leurs échéances. Dans un mois ils seront convoqués à la gendarmerie. Il paraît que c’est assez efficace pour retrouver des liasses égarées sous les matelas. Mais ils ne dorment pas sur des matelas. Wait and see. Comme le yovo (le blanc, moi donc) est là c’est un peu le show. Certains sont de vrais débatteurs et le vice-président montre un sens consommé de l’art théâtral. Je m’en tire assez bien en concédant un crédit-relais de deux millions (3000€ ça va mieux) pour emblaver les champs qui, avec la pluie, crient famine. Ce crédit de campagne me sera remboursé en septembre 2010. Et un jour peut-être, constatant leur incapacité à rembourser, dans un élan de générosité mâtiné de solidarité nord-sud, j’effacerai la dette. Faute d’argent j’aurai ainsi augmenté mon crédit moral. A bon compte. L’assemblée se termine comme elle a commencé, par une prière.

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Edmond est un enseignant du village qui, au fil des rencontres depuis trois ans, a fait de moi « son ami ». Des six enseignants, trois sont payés par l’état (100€ par mois) et trois par les parents du village (20€ par mois). Edmond est de ces derniers. Il est d’une bonhommie et d’une jovialité qu’on devine un peu sur-jouées mais on se laisse faire. L’hiver dernier, alors que nous étions aux États-Unis, sur un ton alarmant il a demandé par sms de l’argent pour payer la scolarité de ses quatre enfants. La somme demandée était élevée pour ici : 65000 FCFA soit cinq mois de son salaire mais avait pour nous une résonance acceptable (100€). Nous avions envoyé l’argent par Western Union. Jusqu’en mars, pas un mot d’explication et tout à coup l’annonce par sms de la naissance d’un cinquième enfant et l’occasion de lancer un nouveau SOS. Nous restons cois, il n’insiste pas. Alerté de mon arrivée, il se présente un soir vers 20h, volubile, fraternel, reconnaissant. Je le reçois sèchement dans le chemin : je viendrai chez lui demain à 10h. Il me reçoit sur ses gardes, nous installe devant une table basse. Sa seconde femme, la nouvelle mère, nous sert à manger. Ça devient pénible cette coutume de servir un repas complet à toute heure. Le menu du jour : salade crue de tomates, oignons et piments puis avec du riz, ces odorants petits poissons qu’on vend sur les étals des marchés, exposés en plein soleil aux escadrilles de mouches folles. L’homme et moi sommes assis et mangeons. La femme ne mange pas, elle reste debout et nous sert. Lorsqu’elle se penche pour le faire, une cascade de sueur quitte son front pour les assiettes. On termine par un verre de sodabi qui devrait maîtriser ma nouvelle flore intestinale. Incorruptible, pour terminer j’attire l’homme à l’écart pour ne pas l’humilier devant son épouse et lui dit tout le mal que je pense de son comportement ; Il m’explique qu’il a été renvoyé de l’école suite à une altercation avec l’inspecteur. Mais que font les syndicats ? Il n’a pas retrouvé de travail mais en espère un à la rentrée en changeant d’académie.

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Des gamins de 7 ans se rendent à l’école sans cartable. Certains portent une machette qui leur arrive à la taille, d’autres une houe sur l’épaule. Après la classe les uns couperont du bois pour cuire le diner, les autres iront sarcler les champs de la famille. Il fait nuit à 6 heures toute l’année et il n’y a pas d’électricité dans les villages, donc pas de leçons à apprendre à la maison. Dans la cour de l’école, près de la cloche qui est constituée d’une jante de voiture suspendue dans un arbre et d’une barre de fer, s’amoncèlent des dizaines d’outils. On ne peut s’empêcher de penser aux « raccourcisseurs » rwandais.

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Je pars quelques jours vers le nord avec ma chinoise. Toutes les motos du monde ont la même boîte de vitesses, 1ère en bas, 5ème en haut. Les chinoises, c’est l’inverse. Un avant-gout de la volonté de l’Empire du Milieu d’imposer ses propres règles ?

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Rebecca, notre gérante, fête son anniversaire. Nous sommes quatre avec Frère Emmanuel et sa nièce Marie-Reine. Frère Emmanuel est le curé de l’immense paroisse dont dépendent les villages où nous intervenons. A ce titre je l’ai déjà rencontré à deux reprises, nous avons parlé, il sait que je ne suis pas croyant. Ce soir il me dit que je mets en pratique la parole d’un certain Jésus. Passages des Évangiles à l’appui. Dieu a de la chance que des personnes qui ne croient pas en Lui, poursuivent Ses desseins. Il n’y aurait pas un peu de récupération, là ?

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Une des grandes affaires de la mondialisation est de donner naissance à des entreprises hyper-spécialisées qu’on qualifie de pure player. La concentration sur un seul métier est censée maximiser la performance. La tendance est à appliquer les mêmes recettes aux pays. Le modèle économique du taxi minibus qui me ramène à Lomé se situe à l’opposé. Les deux rangs arrière ont été déposés et le coffre déborde de sacs d’arachides avec un porte-à-faux d’un mètre. Sur les deux rangs du milieu, nous sommes six, puis huit dont deux jeunes filles avec nourrissons. A l’avant près du chauffeur, un gendarme en uniforme assure le transfert d’un prisonnier menotté. Fret, passagers, transfert pénitentiaire, vive la diversification !

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Sur la lagune, les pêcheurs juchés sur de minuscules esquifs tentent d’abord leur chance chacun de leur côté. Ils lancent au dessus de l’eau des filets circulaires dont le pourtour est muni de petits plombs qui, refermant le filet dans l’eau, piègent le poisson. Puis ils se regroupent en ligne, dos au soleil levant et lancent les filets de concert devant eux. Les poissons qui en réchappent s’enfuient vers l’ouest. La ligne avance et recommence, jusqu’au bout de la lagune. Enfin, ils se regroupent en meute, formant un cercle et lançant les filets vers l’intérieur. Malgré la sophistication (ancestrale, bien sûr) de la technique, la pêche est maigre. Quand ils sortent des chaussures ou autres déchets, ils le rejettent à l’eau. Pour les retrouver le lendemain. Certains pêchent à pied, restant près des rives, de l’eau jusqu’au torse. L’un d’eux est vêtu d’un sweat shirt, capuche relevée, d’un bleu délavé du meilleur effet. Il traîne un panier d’osier flottant. Des rapaces piscivores leur font une concurrence effrontée.
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Itinéraire conseillé au Togo et au Bénin?
Bonjour

Nous sommes trois amis et envisageons de nous rendre au togo au mois de novembre (15 jours). Nous aimerions avoir des avis sur ce pays : pour ceux et celles qui l'on visité, quelles ont été vos impressions ?

Nous aimerions également savoir quels sont les sites à voir impérativement ?

Le pays n'est pas bien grand ; nous envisageons donc également d'aller au Bénin . Peut on passer aisément la frontière ?

Sur 15 jours aurons nous le temps de profiter des deux pays ?

d'avance merci de vos conseils
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Billets d'avion pour Lomé au Togo
bonjour

nous somme une petite equipe de 3 et nous partons pour le Dapaong au togo en atterrissant à Lomé du 20/6/2011 au 31/7/2011

qui pourrait me dire ou trouver les billets les plus interessants? sur internet? sur place dans une agence? la quelle? (j'habite près de Lille), qu'elle compagnie prendre? nous avons un budget d'environ 700€ pour les billets mais si c'est moins cher c'est mieux !! nous n'osons pas prendre afriquyah car nous avons entendu dire qu'il y avait beaucoups de probleme... nous pensons à Air Royal Maroc ou Air France je precise que l'on peut prendre l'avion a Bruxelles ou à Paris peu importe.

qi l'on doit regarder sur internet qu'elle site est fiable? car nous avons peur de payer une si grosse somme sur internet

merçi d'avance😉
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Administrateur de colonies, récit (Togo)
Togo

"En l’an de grâce 1936, j’avais été affecté dans le nord du Togo. Je me remémore souvent les débuts de ma carrière : chevalier d’un autre âge, sans armée et sans armure, seul au milieu d’une population grouillante, dévorée par la faim, la maladie et la vermine, décimée par des affections multiples ainsi que par la sous-alimentation ! Et moi, sans aucun moyen !

Les pavillons, les grades, les galons, les uniformes : rien de tout cela n’était de nature a attirer l’attention de ces populations faméliques, ni surtout à imposer aucune sorte de respect ! Et combien je le comprenais. J’ai, cependant, assez vite remarquer que la seule chose capable d’éveiller leur intérêt et leur curiosité, c’était la compassion et l’attention que l’on portait à leur misérable condition, surtout lorsqu’elles constataient que l’on essayait d’y porter remède.

Je me trouvais parmi une population à l’état primaire. Tout était à créer, tout était à inventer, tout était à organiser à partir de rien et le tout sans moyen. Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, l’on ne dorme que quelques heures par jour, et souvent pas du tout ! Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, on ne connaisse ni nuit, ni jour, ni dimanche, ni jour de fête !

Toujours, seul, toujours à la limite des possibilités humaine, il y avait tant et tant de choses à faire partout et en même temps ! Après de longues observations et de nombreuses et patientes enquêtes, j’en suis arrivé à la conclusion que la famine permanente provenait, avant tout, d’une sous-nutrition chronique et si l’on peut dire congénitale. La mortalité infantile s’élevait en moyenne à 75% entre la naissance et deux ans. Elle s’établissait encore dans les 50 % entre 2 et 12 ans. Il en résultait une sélection naturelle : seuls les plus vigoureux avaient des chances accrues de survivre. En tout état de cause, chaque homme était à tel point sous-alimenté qu’il n’avait pas la force, le moment venu, d’agrandir les surfaces emblavées. Elles étaient tellement restreintes que leur production ne parvenait jamais à assurer la « soudure ». ; autrement dit, à attendre les produits de la récolte suivante. Il faut ajouter que le mil, leur unique céréale et unique nourriture, était assez pauvre au point de vue alimentaire. Par ailleurs, ils n’avaient ni lait, ni beurre, ni poisson, ni viande. J’ajouterais qu’il étaient presque totalement dépourvus de sel. Je parlerai plus loin de ce problème.

J’ai donc demandé et obtenu péniblement des crédits. Avec les sommes obtenues, j’ai procédé à l’extérieur, à l’achat d’un important stock de mil. J’abrégerai pour parler de l’énorme travail de répartition proportionnelle au nombre d’habitants par village, de la fabrication de greniers spéciaux placés sous la responsabilités des chefs, le moment venu de la répartition des semences par habitant. Il était très important de ne pas leur distribuer trop tôt : les habitants auraient consommé les graines. Par ailleurs, il ne fallait pas non plus leur distribuer lorsque les pluies étaient trop engagées : les graines eussent pourri en terre. Il fallait donc que la répartition soit effectuée dans un temps très court.

Et ces activités venaient s’ajouter de milliers d’autres attributions. Ainsi, lorsque les pluies revinrent, je fis, par voie d’autorité, presque doublé, sous mon contrôle direct, les surfaces semées. Mais il fallut que je divise mon territoire en secteurs et que dans chacun d’eux, j’affecte un groupe de gardes, afin de s’assurer qu’après mon passage, on irait pas déterrer les graines pour les manger ! la chose arriva plusieurs fois. La faim était si grande ! A la récolte qui suivit, on eut, pour la première fois, de la nourriture en abondance. Pour la première fois, on pu mettre en réserve une importante quantité de semences et l’on eut à manger, en abondance, jusqu’à la nouvelle récolte !

L’atmosphère avait déjà changé. Un promeneur, non averti, qui l’année suivante, au mois de novembre, aurait traversé le pays, aurait été surpris de l’atmosphère de liesse qui flottait dans l’air. Il s’en serait demandé la raison. Elle était bien simple pourtant : la récolte de mil venait de s’achever ; elle était abondante et de bonne qualité. Révélant la présence de village qu’on ne voyait pas, de toutes parts, crépitaient des « tam tam ».

Ils chantaient l’allégresse, la grande euphorie des hommes, après les jours inquiets d’une soudure autrefois si pénible et si cruelle. Ils chantaient la gratitude aux dieux et aux ancêtres, qui, une fois encore, avaient permis à la terre de renouveler son étonnant miracle.

Entre temps, je m’était offert un « accès pernicieux » dont on se tire rarement sans surveillance médicale. Or, je ne pouvais d’autant moins faire appel à un médecin que je demeurais 7 jours dans un coma profond. Je perdis 17 kilos. "

../..

(La suite et les explications de ce récit très prochainement... enfin si ça intéresse)
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