Bonjour à tous,
Je commence un post pour avoir des conseils pour notre croisière de cet été (départ le 19 juillet d' Hambourg) : voyage vers le Spitzberg et le cap nord.
Comme la plupart des "forumeurs", je recherche des infos sur les escales, en particulier pour le CAP NORD et le SPITZBERG. Nous pensons visiter BERGEN ET TROMSO sans passer par MSC. Par contre, il me semble inévitable de prendre une excursion MSC pour aller au fameux globe du CAP NORD.
Nous partons avec 2 ados : ma fille qui aura 18 ans juste après la croisière et notre fils qui va avoir 15 ans. Ce serait bien qu'un groupe de jeunes puisse se former rapidement sur le navire, car nous aurons une journée en mer dès le lendemain.
Enfin, nous serons au pont 12 en ambiance AUREA, comme cela est assez nouveau, si certains l'ont testée, je veux bien les impressions....
Dernier point: nous avons réservé le park and cruise au port d'Hambourg, mais je n'arrive pas à avoir plus de précisions de la part de MSC (si le parking est situé loin du navire, le prix exact, la gestion des valises....)
merci à tous pour vos futurs commentaires
nini78
Bonjour,
je viens de rentrer de mon 7ème voyage à bord de l'express-côtier en Norvège et j'ai commencé la mise en ligne de mes carnet de voyage et galerie photo. Pour le moment j'en suis au 4ème des 12 jours de l'aller-retour Bergen - Kirkenes... j'arrive aux Lofoten :)
extraits :
"jour 1 : Nous sommes le 17 mai, jour de la fête nationale norvégienne encore plus festive cette année car on y célèbre également le bicentenaire de La Constitution. Même si les défilés auxquels participe une bonne partie de la population ont lieu le matin, nous pouvons voir de nombreux norvégiennes et norvégiens revêtus de leurs bunads, habits traditionnels, depuis les bus qui nous amènent au port."
le grand pavois est hissé de la proue à la poupe du navire

jour 2 : " La Mer de Stad, réputée pour ses tempêtes aux vagues parfois monstrueuses, est dans un très « bon jour » ce matin alors que nous apercevons au loin vers le nord le Vestkapp, point le plus occidental de Norvège. Sera-t-il un jour créé, le tunnel maritime permettant d'éviter ce passage parfois dangereux ? En tout cas, aujourd'hui c'eut été dommage de passer sous terre. Au cours de mes 7 voyages, j'ai rarement doublé ce cap dans de si bonnes conditions et je me souviens notamment de mon premier passage à bord du MS Vesterålen en septembre 1999 alors que l'eau, censée tomber évidemment vers le bas, remontait en volutes de brouillard généré par le vent les cascades des falaises du rivage.
Vers 9:45, alors que nous achevons la traversée de la Mer de Stad et retrouvons l'abri des fjords, j'aperçois au nord un des phares que j'apprécie le plus sur la route de l'Hurtigruten, le Flåvær fyr."

3ème jour : "Effectivement, une demi-heure plus tard, le Kong Harald n'est plus très loin du Stokksund même si, encore à cette distance, on ne peut vraiment pas voir qu'il y a un passage tellement celui-ci est caché par les divers îlots constituant une partie des « piquets » du slalom. On a vraiment l'impression de foncer vers un mur sans aucune ouverture ; en voir un panorama ci-dessous. Alors que nous ne sommes plus qu'à 300 m de l'entrée du détroit, il n'y a pas encore grand monde sur la coursive extérieure, à l'avant du pont 5. J'ai longtemps cru, alors que nous nous rapprochions du détroit, que nous allions emprunter le « raccourci » vers lequel se dirige tout droit le navire mais quelques dizaines de mètres avant « la porte » d'entrée du slalom, le Kong Harald vire vers bâbord afin d'arrondir son futur virage dans un espace plus important que s'il avait emprunté le « raccourci » par lequel, je suis passé au moins 3 fois lors de mes précédents voyages. Hier, le 8 juin, le capitaine du MS Nordnorge a aussi opté pour cette route « arrondie ». Tout à l'heure, je regarderai quelle est l'option du capitaine du MS Trollfjord cet après-midi. Sur la galerie ci-dessus, je vous présente la route suivie par le Kong Harald lors de notre passage. Comme à chaque fois, nous sommes salués par quelques personnes sur le pont sous lequel passe le navire au milieu du détroit (atlas.no). En février 2004, lors de mon voyage à bord du MS Nordlys, le capitaine avait carrément opté de passer au large de l'île Stokkøya, craignant que la visibilité soit très compromise par une tempête de neige dans le Stokksund."

4ème jour : "7:01, "Le Cavalier" d'Hestmannøy est visible maintenant tout là-bas au nord alors qu'à l'horizon vers l'océan, les magnifiques montagnes de l'archipel de Træna (regardez les courbes de niveau de Trænstaven, une des montagnes ; voir aussi l'image satellite en cliquant sur « Flyfoto ») semblent posées sur l'horizon, directement sur la mer. Leur photo illustrait la couverture de la 7e édition en 1500 exemplaires en 2002 de la brochure Hurtigruten distribuée à bord. Træna est aussi connu pour son festival se déroulant notamment dans les grottes au flanc des montagnes (vidéos sur Arte - article de Telerama).Que j'aime l'esthétique de ces montagnes ! D'autant plus que même s'il fait très beau ce matin, la distance en trouble un peu la vision, comme un léger brouillard."

Cette fois-ci, j'ai également capté des panoramas que je vous présente en 1 800 px de large
je viens de rentrer de mon 7ème voyage à bord de l'express-côtier en Norvège et j'ai commencé la mise en ligne de mes carnet de voyage et galerie photo. Pour le moment j'en suis au 4ème des 12 jours de l'aller-retour Bergen - Kirkenes... j'arrive aux Lofoten :)
extraits :
"jour 1 : Nous sommes le 17 mai, jour de la fête nationale norvégienne encore plus festive cette année car on y célèbre également le bicentenaire de La Constitution. Même si les défilés auxquels participe une bonne partie de la population ont lieu le matin, nous pouvons voir de nombreux norvégiennes et norvégiens revêtus de leurs bunads, habits traditionnels, depuis les bus qui nous amènent au port."
le grand pavois est hissé de la proue à la poupe du navire

jour 2 : " La Mer de Stad, réputée pour ses tempêtes aux vagues parfois monstrueuses, est dans un très « bon jour » ce matin alors que nous apercevons au loin vers le nord le Vestkapp, point le plus occidental de Norvège. Sera-t-il un jour créé, le tunnel maritime permettant d'éviter ce passage parfois dangereux ? En tout cas, aujourd'hui c'eut été dommage de passer sous terre. Au cours de mes 7 voyages, j'ai rarement doublé ce cap dans de si bonnes conditions et je me souviens notamment de mon premier passage à bord du MS Vesterålen en septembre 1999 alors que l'eau, censée tomber évidemment vers le bas, remontait en volutes de brouillard généré par le vent les cascades des falaises du rivage.
Vers 9:45, alors que nous achevons la traversée de la Mer de Stad et retrouvons l'abri des fjords, j'aperçois au nord un des phares que j'apprécie le plus sur la route de l'Hurtigruten, le Flåvær fyr."

3ème jour : "Effectivement, une demi-heure plus tard, le Kong Harald n'est plus très loin du Stokksund même si, encore à cette distance, on ne peut vraiment pas voir qu'il y a un passage tellement celui-ci est caché par les divers îlots constituant une partie des « piquets » du slalom. On a vraiment l'impression de foncer vers un mur sans aucune ouverture ; en voir un panorama ci-dessous. Alors que nous ne sommes plus qu'à 300 m de l'entrée du détroit, il n'y a pas encore grand monde sur la coursive extérieure, à l'avant du pont 5. J'ai longtemps cru, alors que nous nous rapprochions du détroit, que nous allions emprunter le « raccourci » vers lequel se dirige tout droit le navire mais quelques dizaines de mètres avant « la porte » d'entrée du slalom, le Kong Harald vire vers bâbord afin d'arrondir son futur virage dans un espace plus important que s'il avait emprunté le « raccourci » par lequel, je suis passé au moins 3 fois lors de mes précédents voyages. Hier, le 8 juin, le capitaine du MS Nordnorge a aussi opté pour cette route « arrondie ». Tout à l'heure, je regarderai quelle est l'option du capitaine du MS Trollfjord cet après-midi. Sur la galerie ci-dessus, je vous présente la route suivie par le Kong Harald lors de notre passage. Comme à chaque fois, nous sommes salués par quelques personnes sur le pont sous lequel passe le navire au milieu du détroit (atlas.no). En février 2004, lors de mon voyage à bord du MS Nordlys, le capitaine avait carrément opté de passer au large de l'île Stokkøya, craignant que la visibilité soit très compromise par une tempête de neige dans le Stokksund."


4ème jour : "7:01, "Le Cavalier" d'Hestmannøy est visible maintenant tout là-bas au nord alors qu'à l'horizon vers l'océan, les magnifiques montagnes de l'archipel de Træna (regardez les courbes de niveau de Trænstaven, une des montagnes ; voir aussi l'image satellite en cliquant sur « Flyfoto ») semblent posées sur l'horizon, directement sur la mer. Leur photo illustrait la couverture de la 7e édition en 1500 exemplaires en 2002 de la brochure Hurtigruten distribuée à bord. Træna est aussi connu pour son festival se déroulant notamment dans les grottes au flanc des montagnes (vidéos sur Arte - article de Telerama).Que j'aime l'esthétique de ces montagnes ! D'autant plus que même s'il fait très beau ce matin, la distance en trouble un peu la vision, comme un léger brouillard."

Cette fois-ci, j'ai également capté des panoramas que je vous présente en 1 800 px de large
Bonjour,
Je suis parti cette année avec 66Nord ou encore Svalbard Nature qui sont une seule et même entreprise. Nous avons fait le voyage famille vers le Spitzberg. Nous étions deux familles, la notre étant composée de 4 personnes. A six nous avons dépensé tout compris (vol + 6 jours sur place) la modique de 12000 euros. Pour ce prix nous avons avons dormi dans un appartement déprimant et exigu dans Longyearbyen. Mon épouse, moi même et les enfants occupions une chambre d'à peine 4 mètres carrés et dormions dans des lits superposés, les enfants au dessus. L'autre famille (une maman et sa fille) occupaient un recoin sans fenêtre d'à peine plus de 2 même carré, juste de quoi mettre deux lits. L'appartement se situait au dessus d'un bar bruyant avec de la musique tard le soir ! Les repas étaient composés de sandwichs le midi (pâté Leclerc et nouilles déshydratées !!!) et de plats simples et pas chers le soir. Nous avons même du réclamer à plusieurs reprises du café et du jus de fruit pour les enfants. 12000 euros tout de même !!! Le prix d'une voiture...
Sur le voyage. Le premier jour notre guide Ronan a commencé à nous expliquer que nous ne ferions pas forcément le programme (téléchargeable depuis le site de Svalbard Nature ou 66Nord) et le ton n'indiquait pas que nous ferions plus. Premiers coup de gueule. Les jours suivants il nous a fallu batailler pour emmener les raquettes comme prévus, pour emmener la tente mess comme prévu, pour faire les 5h de rando prévues (que nous n'avons pas faites d'ailleurs, il y a avait du brouillard et notre bon guide Ronan n'avait plus de piles dans son GPS !!! Ne riez pas !)... Ce monsieur qui nous prennait ouvertement pour des bouseux en vacances s'est contenté du strict minimum et souvent moins, marchant d'un bon, préférentiellement loin devant, trop pressé d'expédier les randonnées. Rien à voir avec des vacances. Qui plus est ne supportant pas les enfants il aura même réussi à faire pleurer ma fille de 12 ans qui blaguait à son sujet, créant au fil des jours une ambiance telle que la semaine en fut gâchée. La visite de Longyearbyen ne nécessite pas de guide mais il faut bien justifier le prix ! Les courtes randonnées auraient pu être sympa s'ils avaient été menées par quelqu'un de meileur humeur. L'activité kayak ne se déroule pas dans un environnement plein d'icebergs comme le suggère la photo des sites concernés mais dans un bras de mer en bas de la rue de Longyearbyen.
Rien qui ne justifie 12000 euros pour 4 demie journées passées avec un guide. Les autres activités (cani rando et visite de Pyramiden) ne dépendent pas de ces organismes et sont aisées à trouver soit sur internet soit dans un guide... et d'un prix très accessible !
Si la communication est efficace la réalité (très chère!) est tout autre... Voir des ours est un mythe, La fone se résume à quelques rennes et des sterns arctiques. De la neige il n'y en a pas (ou peu) et les icebergs sont petits et peu nombreux à cette saison. Finalement au vu des conditions de logement et de restauration, des activités qui ne nécessitent pas ou vraiment très peu de transport, des prix low cost des avionneurs nous nous demandons bien ce qui coûte 12000 euros ? Je me suis "amusé" à compter en cherchant deci delà (Airbnb, prix du bateau pour Pyramiden, coût d'un guide local à la demie journée etc.) et je suis arrrivé à un total de 8000 euros et m'est avis que je suis très au dessus de la réalité considérant qu'une agence de voyage a des prix négociés sur tout... Ce qui veut dire que l'ingénierie coûte au moins 4000 euros!
Conclusion : Point n'est besoin de se faire anarquer et moins encore de se laisser pourrir les vacances par des gens qu'on paie si cher pour vous les faire bonnes. Abstenez vous. Louez sur Airbnb, faites quelques recherches et très facilement vous trouverez le site des guides locaux qui vous emmeneront en kayak une demie journée tout compris pour 100 euros par personne. Une pizza pour 2 vous coutera 15 euros (largement suffisant) et des sandiwchs le midi ne vous ruineront pas ! Les guides locaux sont tous au moins anglophones (et à coup sûr sympas!) Une semaine l'été ne vous coutera certainement pas 2000 euros par personne !!! Certaines gens de Svalbard Nature et 66Nord doivent recevoir de confortables salaires!
Je suis parti cette année avec 66Nord ou encore Svalbard Nature qui sont une seule et même entreprise. Nous avons fait le voyage famille vers le Spitzberg. Nous étions deux familles, la notre étant composée de 4 personnes. A six nous avons dépensé tout compris (vol + 6 jours sur place) la modique de 12000 euros. Pour ce prix nous avons avons dormi dans un appartement déprimant et exigu dans Longyearbyen. Mon épouse, moi même et les enfants occupions une chambre d'à peine 4 mètres carrés et dormions dans des lits superposés, les enfants au dessus. L'autre famille (une maman et sa fille) occupaient un recoin sans fenêtre d'à peine plus de 2 même carré, juste de quoi mettre deux lits. L'appartement se situait au dessus d'un bar bruyant avec de la musique tard le soir ! Les repas étaient composés de sandwichs le midi (pâté Leclerc et nouilles déshydratées !!!) et de plats simples et pas chers le soir. Nous avons même du réclamer à plusieurs reprises du café et du jus de fruit pour les enfants. 12000 euros tout de même !!! Le prix d'une voiture...
Sur le voyage. Le premier jour notre guide Ronan a commencé à nous expliquer que nous ne ferions pas forcément le programme (téléchargeable depuis le site de Svalbard Nature ou 66Nord) et le ton n'indiquait pas que nous ferions plus. Premiers coup de gueule. Les jours suivants il nous a fallu batailler pour emmener les raquettes comme prévus, pour emmener la tente mess comme prévu, pour faire les 5h de rando prévues (que nous n'avons pas faites d'ailleurs, il y a avait du brouillard et notre bon guide Ronan n'avait plus de piles dans son GPS !!! Ne riez pas !)... Ce monsieur qui nous prennait ouvertement pour des bouseux en vacances s'est contenté du strict minimum et souvent moins, marchant d'un bon, préférentiellement loin devant, trop pressé d'expédier les randonnées. Rien à voir avec des vacances. Qui plus est ne supportant pas les enfants il aura même réussi à faire pleurer ma fille de 12 ans qui blaguait à son sujet, créant au fil des jours une ambiance telle que la semaine en fut gâchée. La visite de Longyearbyen ne nécessite pas de guide mais il faut bien justifier le prix ! Les courtes randonnées auraient pu être sympa s'ils avaient été menées par quelqu'un de meileur humeur. L'activité kayak ne se déroule pas dans un environnement plein d'icebergs comme le suggère la photo des sites concernés mais dans un bras de mer en bas de la rue de Longyearbyen.
Rien qui ne justifie 12000 euros pour 4 demie journées passées avec un guide. Les autres activités (cani rando et visite de Pyramiden) ne dépendent pas de ces organismes et sont aisées à trouver soit sur internet soit dans un guide... et d'un prix très accessible !
Si la communication est efficace la réalité (très chère!) est tout autre... Voir des ours est un mythe, La fone se résume à quelques rennes et des sterns arctiques. De la neige il n'y en a pas (ou peu) et les icebergs sont petits et peu nombreux à cette saison. Finalement au vu des conditions de logement et de restauration, des activités qui ne nécessitent pas ou vraiment très peu de transport, des prix low cost des avionneurs nous nous demandons bien ce qui coûte 12000 euros ? Je me suis "amusé" à compter en cherchant deci delà (Airbnb, prix du bateau pour Pyramiden, coût d'un guide local à la demie journée etc.) et je suis arrrivé à un total de 8000 euros et m'est avis que je suis très au dessus de la réalité considérant qu'une agence de voyage a des prix négociés sur tout... Ce qui veut dire que l'ingénierie coûte au moins 4000 euros!
Conclusion : Point n'est besoin de se faire anarquer et moins encore de se laisser pourrir les vacances par des gens qu'on paie si cher pour vous les faire bonnes. Abstenez vous. Louez sur Airbnb, faites quelques recherches et très facilement vous trouverez le site des guides locaux qui vous emmeneront en kayak une demie journée tout compris pour 100 euros par personne. Une pizza pour 2 vous coutera 15 euros (largement suffisant) et des sandiwchs le midi ne vous ruineront pas ! Les guides locaux sont tous au moins anglophones (et à coup sûr sympas!) Une semaine l'été ne vous coutera certainement pas 2000 euros par personne !!! Certaines gens de Svalbard Nature et 66Nord doivent recevoir de confortables salaires!
bonjour c'est assez simple j'aimerai quelques témoignages de personnes qui auraient eu les même idées que nous
c'est à dire prendre l'avion à oslo pour le Svalbard rester une semaine en camping à Longyearbyen et prendre sur place des activités , sortie chiens , cheval , bateau , kayak, on commence à se renseigner et c'est possible mais je voulais savoir si avec des enfants l'été si c'est bien raisonnable pas trop dangereux pas trop froid c'est le camping qui me stresse un peu(avec les ours ils se balade dans la ville ? ) mais les hôtels sont un peu cher pour nous , par contre on a déjà tout le matériel car on a déjà camper en iceland merci de vos réponses à bientôt
Au pays des trolls : la Norvège … un voyage pas toujours drôle ...
Cela faisait un an que nous n'avions pas voyagé en famille donc quand Thomas et Lucie ont proposé un petit voyage, difficile de dire non… Nous disposions de 10 jours , d'obligations financières. Nous leur avons laissé , comme cela s'est toujours fait , de la destinations mais avec quelques contraintes . Leur choix s'est porté sur la Norvège avec le côté historique et le côté Nature, du pas trop chaud pour Tom et pas trop froid pour Lucie, des envies de retrouver l'Islande ( mais on en est très loin) , l'ambiance des chalets Koa des US… Nous savions que cela serait cher mais plein de bonnes intentions pour y pallier, nous ne pouvions imaginer l'impact et l'ampleur que cela allait prendre sur notre voyage…
Ce carnet est un indicatif sur des lieux mais aussi un ressenti personnel. Comme pour le Mexique et la Chine, même si notre avis est très mitigé , je tenais à le publier. Ne prenez pas cela ni comme une plainte mais comme un constat personnel et encore moins comme une agression envers les fans de la Norvège . Pour cette fois , je me contenterai du rendu ' technique ' du voyage.
TRANSPORTS :
- TGV: 65 e AR par personnes et en sus 130 pour nous 4 pour les défaillances d'Air France ( comme d'hab !!!) - Avion : 153 e par personne avec Air France ( c'est la dernière fois !!!) Paris / Oslo direct ( enfin en principe ) - Location de voiture : par www . locationdevoiture.fr avec comme grossiste car del mar et l'agence : hertz : 620 e pour 1à jours modèle break volve V50. Equipée pour télépéage . Location d'un GPS (oublié) 100 e. - Routes et tunnels : impossible d'y échapper et très onéreux : 200 e en tout sur l'itinéraire !! - Ferry : là aussi , impossible de faire autrement … Compter environ pour les trajets de 20mn : 150 kr et jusque 250 pour des traversées de 40 mn - carburant : pour env 2000 km 1700 kr ; le diesel est à env 2e à 2,20
Coups de gueule Air France !!!!!!! 😠😠😠😠😠😠😠 Cinq voyages dans l'année , dont deux par Air France et deux gréves : Air France bien sûr ! Quelle délicatesse : un sms : votre vol de dimanche à 6H35 est annulé et remplacé par le vol de dimanche à 21H10 . Ben voyons … donc dimanche , on arrive à 23h à Paris , nous avons perdu nos billets de TGV , nous n'avons pas d'hôtel, pas de billets TGV pour le lendemain ( qui s'élèvent à 495 e) et nous ne serons pas au travail comme prévu… Hors de moi , je téléphone : la dame compatit !!!!!! Ben , il ne va pas falloir que compatir !!!! C'est non à prendre en charge nos frais de TGv et d'hôtellerie … J'ai mis plus d'une heure ( merci le forfait téléphone ) à réussir à négocier un oslo/ amsterdam/ lyon pour nous rapproche rde chez nous … Mais évidemment , nous en sommes de notre poche pour le billet Lyon / Valence ! Bref ; vous l'avez compris , Air France c'est pour moi une sinistre foutaise , la sncf de l'aérien , une succession d emauvais services et de gréve! Pas étonnant qu'ils soient au bord de la faillite … dorénavant nous nous en passerons !
VISITES
- Bergen Musée Hanséatique 70kr par personne et guide papier 35 ( quasi indispensable) - Jardin des pierres Rosendal : gratuit ( oui, oui, cela arrive) : superbe ! - Le centre du saumon sauvage Laerdal : forfait famille 155 kr : très instructif ; prévoir deux heures - Norsk muséum : tarif famille 260 kr : musée des glaciers . Génial !!! La vision de l'an 2100 fait froid dans le dos. 🙂🙂🙂 - Trondheim : package : cathédrale, musée lapidaire, joyaux de la couronne : famille 300 ( sinon 150 par pers) - Lillehammer : musée de plein air : famille 350 ; parking en sus et à la journée :( 7e … bof pour nous car nous ne sommes pas fan des musées de plein air . Pour les amateurs , surement très bien. - Musée du prix nobel Oslo : 7e par personne : On a adoré !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 🙂🙂🙂 - Musée Much Oslo : gratuit moins 18 ans sinon 15 e par pers
HEBERGEMENTS :
Précisions: pour le hutte ( cabane) amenez duvets mais souvent oreillers fournis.
- Voringfossen : Lisbeth pension . 80 E la nuit Hytte pour 4 personnes au creux d'une valet. Hytte fonctionnelle mais petite . Le strict minimum en affaires cuisine . Accueil peu chaleureux … dans la hutte , un wc avec eau froide. Douche commune mais 30 KR les 3 mn d'eau chaude !!!!!!!!
- Bergen : Lone camping : 135 e Hytte pour 5 pers, beaucoup plus spacieuse et fonctionnelle . Bien situé à 15km de Bergen . le camping est au bord d'un lac mais mal aménagé ce qui lui donne un aspect plutôt moche . Emplacement des hytter très inégaux ( demandez la 7 ou 8 ) . Sans sanitaire. Reservation conseillée. Sanitaire commun propre mais à nouveau eau chaude 30 KR pour 5 mn ( ouf !)
- Flam : Brekke gard hostel : 900 Kr L'emplacement set top car au milieu des champs , prés d'une cascade , au milieu des moutons … dans une vieille ferme restaurée. Cuisine équipée commune . Sanitaires communs . Le gros problème c'est l'insonorisation… zéro… priez pur ne pas avoir le voisin de chambre qui ronfle …
- Hafslo ( Sogndal) 1030 kr avec petit déjeuner : Lygmo Gjestahus 😕 Motel ou hutte . Nous avions une chambre familiale toute chambre ( pas de cuisine mais une douche chaude gratuite) . Se situe au bord de l'eau . demandez à la réception si besoin de chauffage et surveillez votre note … . Le côté très religieux ( non signalé) m'a mise mal à l'aise …
- Geiranger : Vinje camping : COUP DE COEUR !!! 1030kr 🙂🙂🙂 Hytte superbe pour 4 personnes, magnifiquement aménagée, tout confort, spacieuse, salle de bain privative et eau chaude … Camping très vert coincé entre une cascade et un torrent … On y serait bien resté plus longtemps :)
Frei ( 10 km de Kristiansund) : Vikaneset : 1500 kr 🙂 Notre petite folie du voyage . Ancienne cabane de pêcheurs avec terasse suspendue. Très beau chalet sur deux niveaux, très bien équipé, vues superbes, très calme… mais trop cher pour être notre coups de coeur
Trondheim : hôtel Brattora : 140 e la nuit Situé à Bakklandet avec vue superbe. Idéalement situé au coeur de Trondheim, un hôtel tout neuf et tout design . Grande chambre style très aseptisée , SDB . Mais petit déjeuner en sac plastique … une brique de jus de fruit, un sandwich style avion, un fruit… Très dommage pour un hôtel de ce style.
Oslo Gardemoen ( proche aéroport) : Best Western 120e la nuit Classique quoi… Donné à la réservation pour une chambre familiale mais d'appellation franchement exagérée car un canapé lit pourri en guise de lit qui une fois deplié ne permet plus de déposer deux valises dans la chambre . Nos ados ont preféré dormir au sol pour vous dire l'état de la literie. Attention navette possible pour l'aéroport mais à 75 e AR pour 4 …
ITINERAIRE :
- Valence / Paris/ Oslo - Oslo / Konberg / La route Numedal / Voringfossen - Voringfossen / Bergen - Bergen/ Stedenfossen / Mundheim / Arsnes /Fjord Hardanger / Rosendal / Sundal / Odda /Kinsarvick / Voss/ Flam - Flam / Borgund / Laerdal / Kanpanger / Sogndal - Sogndal / Balestrand / Skei / Fjaerland / Skei / Sandane / Stryn / Geiranger - Geiranger / route des aigles / routes des trolls / Molde / Kristiansund - Kristiansund / Trondheim - Trondheim / Lillehamer /Oslo - Oslo - Oslo / Amsterdam/ Lyon / Valence
GUIDES : - routard : archi nul !!!! 🤪 - guide bleu : je prefére les guides verts avec leurs itinéraires …
CHANGE : GAB bien sûr sans problème partout , tout comme usage de la CB. Taux : 1 euro = 7,4 Kr …. :(
NOUS AVONS AIMES : - Le Geirandger fjord : notre favori loin devant les autres …🙂🙂🙂 - Les routes touristiques comme la route des aigles ou la route des trolls - Le présentation des musées toujours claire, instructives, ludiques. On n'en ressort jamais barbés. - La multitudes de chutes d'eau partout et toujours ... - Les églises en bois debout - Le couchage dans les hytter - La cathédrale de Nidaros
NOUS N'AVONS PAS AIMES : - les tunnels , encore et toujours des tunnels…. On finirait par se prendre pour des taupes :(😕😕 - La froideur des norvégiens à l'image du temps : maussade !😠😠😠
NOUS AVONS DETESTE : - les PRIX !!!!!!!!
LE COUP DE GUEULE : La vie très chère certes mais être pris pour des pompes à fric , c'est vraiment désagréable !!!!!!!🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️ Nous connaissions la réputation de la Norvège d'être chère mais devant le fait accompli et le porte-monnaie ouvert… que dis-je éventré… on hallucine ! Ce voyage ne nous a permis aucun écart. Pas de café, de restaurants , de glace ( bon j'avoue , là c'était facile vue les températures extérieures) et les courses quotidiennes pour nous sustenter , sont devenues notre cauchemar :( . Pique nique le midi , riz/ pâtes le soir quand nous avions de quoi chauffer , sinon re-pique nique….Ce n'était pas un séjour gastronomique que nous recherchions mais quand même …
A cela s'est ajouté une impression ( qui en fait est bien une réalité) que tout se monnaye : routes, ponts, tunnels, parking exorbitants, WC, entrée dans une église, et même les douches chaudes des campings !!!!!! et nous a donné très rapidement un sentiment d'exagération , d'exaspération… En tout cas même prévenus c'est dur à encaisser . Il va falloir essayer ne pas garder que cela de notre séjour!
LA METEO : Nous avons eu en moyenne 12 degrés en journée . Beaucoup d'averses , deux longues journées de pluie et une magnifique journée de soleil… Le temps se dégrade aussi vite qu'il ne s'éclaircit. En montagne , parfois de la neige … Bref un pays nordique, le tout étant d'y être préparé et de s'adapter . La seule chose qui nous a handicapée c'est que nous n'avons jamais osé se lancer dans de longues randonnées face à un temps aussi changeant.
LIEN PHOTO : https://www.facebook.com/...e=3&l=8cc174b1ad
Cela faisait un an que nous n'avions pas voyagé en famille donc quand Thomas et Lucie ont proposé un petit voyage, difficile de dire non… Nous disposions de 10 jours , d'obligations financières. Nous leur avons laissé , comme cela s'est toujours fait , de la destinations mais avec quelques contraintes . Leur choix s'est porté sur la Norvège avec le côté historique et le côté Nature, du pas trop chaud pour Tom et pas trop froid pour Lucie, des envies de retrouver l'Islande ( mais on en est très loin) , l'ambiance des chalets Koa des US… Nous savions que cela serait cher mais plein de bonnes intentions pour y pallier, nous ne pouvions imaginer l'impact et l'ampleur que cela allait prendre sur notre voyage…
Ce carnet est un indicatif sur des lieux mais aussi un ressenti personnel. Comme pour le Mexique et la Chine, même si notre avis est très mitigé , je tenais à le publier. Ne prenez pas cela ni comme une plainte mais comme un constat personnel et encore moins comme une agression envers les fans de la Norvège . Pour cette fois , je me contenterai du rendu ' technique ' du voyage.
TRANSPORTS :
- TGV: 65 e AR par personnes et en sus 130 pour nous 4 pour les défaillances d'Air France ( comme d'hab !!!) - Avion : 153 e par personne avec Air France ( c'est la dernière fois !!!) Paris / Oslo direct ( enfin en principe ) - Location de voiture : par www . locationdevoiture.fr avec comme grossiste car del mar et l'agence : hertz : 620 e pour 1à jours modèle break volve V50. Equipée pour télépéage . Location d'un GPS (oublié) 100 e. - Routes et tunnels : impossible d'y échapper et très onéreux : 200 e en tout sur l'itinéraire !! - Ferry : là aussi , impossible de faire autrement … Compter environ pour les trajets de 20mn : 150 kr et jusque 250 pour des traversées de 40 mn - carburant : pour env 2000 km 1700 kr ; le diesel est à env 2e à 2,20
Coups de gueule Air France !!!!!!! 😠😠😠😠😠😠😠 Cinq voyages dans l'année , dont deux par Air France et deux gréves : Air France bien sûr ! Quelle délicatesse : un sms : votre vol de dimanche à 6H35 est annulé et remplacé par le vol de dimanche à 21H10 . Ben voyons … donc dimanche , on arrive à 23h à Paris , nous avons perdu nos billets de TGV , nous n'avons pas d'hôtel, pas de billets TGV pour le lendemain ( qui s'élèvent à 495 e) et nous ne serons pas au travail comme prévu… Hors de moi , je téléphone : la dame compatit !!!!!! Ben , il ne va pas falloir que compatir !!!! C'est non à prendre en charge nos frais de TGv et d'hôtellerie … J'ai mis plus d'une heure ( merci le forfait téléphone ) à réussir à négocier un oslo/ amsterdam/ lyon pour nous rapproche rde chez nous … Mais évidemment , nous en sommes de notre poche pour le billet Lyon / Valence ! Bref ; vous l'avez compris , Air France c'est pour moi une sinistre foutaise , la sncf de l'aérien , une succession d emauvais services et de gréve! Pas étonnant qu'ils soient au bord de la faillite … dorénavant nous nous en passerons !
VISITES
- Bergen Musée Hanséatique 70kr par personne et guide papier 35 ( quasi indispensable) - Jardin des pierres Rosendal : gratuit ( oui, oui, cela arrive) : superbe ! - Le centre du saumon sauvage Laerdal : forfait famille 155 kr : très instructif ; prévoir deux heures - Norsk muséum : tarif famille 260 kr : musée des glaciers . Génial !!! La vision de l'an 2100 fait froid dans le dos. 🙂🙂🙂 - Trondheim : package : cathédrale, musée lapidaire, joyaux de la couronne : famille 300 ( sinon 150 par pers) - Lillehammer : musée de plein air : famille 350 ; parking en sus et à la journée :( 7e … bof pour nous car nous ne sommes pas fan des musées de plein air . Pour les amateurs , surement très bien. - Musée du prix nobel Oslo : 7e par personne : On a adoré !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 🙂🙂🙂 - Musée Much Oslo : gratuit moins 18 ans sinon 15 e par pers
HEBERGEMENTS :
Précisions: pour le hutte ( cabane) amenez duvets mais souvent oreillers fournis.
- Voringfossen : Lisbeth pension . 80 E la nuit Hytte pour 4 personnes au creux d'une valet. Hytte fonctionnelle mais petite . Le strict minimum en affaires cuisine . Accueil peu chaleureux … dans la hutte , un wc avec eau froide. Douche commune mais 30 KR les 3 mn d'eau chaude !!!!!!!!
- Bergen : Lone camping : 135 e Hytte pour 5 pers, beaucoup plus spacieuse et fonctionnelle . Bien situé à 15km de Bergen . le camping est au bord d'un lac mais mal aménagé ce qui lui donne un aspect plutôt moche . Emplacement des hytter très inégaux ( demandez la 7 ou 8 ) . Sans sanitaire. Reservation conseillée. Sanitaire commun propre mais à nouveau eau chaude 30 KR pour 5 mn ( ouf !)
- Flam : Brekke gard hostel : 900 Kr L'emplacement set top car au milieu des champs , prés d'une cascade , au milieu des moutons … dans une vieille ferme restaurée. Cuisine équipée commune . Sanitaires communs . Le gros problème c'est l'insonorisation… zéro… priez pur ne pas avoir le voisin de chambre qui ronfle …
- Hafslo ( Sogndal) 1030 kr avec petit déjeuner : Lygmo Gjestahus 😕 Motel ou hutte . Nous avions une chambre familiale toute chambre ( pas de cuisine mais une douche chaude gratuite) . Se situe au bord de l'eau . demandez à la réception si besoin de chauffage et surveillez votre note … . Le côté très religieux ( non signalé) m'a mise mal à l'aise …
- Geiranger : Vinje camping : COUP DE COEUR !!! 1030kr 🙂🙂🙂 Hytte superbe pour 4 personnes, magnifiquement aménagée, tout confort, spacieuse, salle de bain privative et eau chaude … Camping très vert coincé entre une cascade et un torrent … On y serait bien resté plus longtemps :)
Frei ( 10 km de Kristiansund) : Vikaneset : 1500 kr 🙂 Notre petite folie du voyage . Ancienne cabane de pêcheurs avec terasse suspendue. Très beau chalet sur deux niveaux, très bien équipé, vues superbes, très calme… mais trop cher pour être notre coups de coeur
Trondheim : hôtel Brattora : 140 e la nuit Situé à Bakklandet avec vue superbe. Idéalement situé au coeur de Trondheim, un hôtel tout neuf et tout design . Grande chambre style très aseptisée , SDB . Mais petit déjeuner en sac plastique … une brique de jus de fruit, un sandwich style avion, un fruit… Très dommage pour un hôtel de ce style.
Oslo Gardemoen ( proche aéroport) : Best Western 120e la nuit Classique quoi… Donné à la réservation pour une chambre familiale mais d'appellation franchement exagérée car un canapé lit pourri en guise de lit qui une fois deplié ne permet plus de déposer deux valises dans la chambre . Nos ados ont preféré dormir au sol pour vous dire l'état de la literie. Attention navette possible pour l'aéroport mais à 75 e AR pour 4 …
ITINERAIRE :
- Valence / Paris/ Oslo - Oslo / Konberg / La route Numedal / Voringfossen - Voringfossen / Bergen - Bergen/ Stedenfossen / Mundheim / Arsnes /Fjord Hardanger / Rosendal / Sundal / Odda /Kinsarvick / Voss/ Flam - Flam / Borgund / Laerdal / Kanpanger / Sogndal - Sogndal / Balestrand / Skei / Fjaerland / Skei / Sandane / Stryn / Geiranger - Geiranger / route des aigles / routes des trolls / Molde / Kristiansund - Kristiansund / Trondheim - Trondheim / Lillehamer /Oslo - Oslo - Oslo / Amsterdam/ Lyon / Valence
GUIDES : - routard : archi nul !!!! 🤪 - guide bleu : je prefére les guides verts avec leurs itinéraires …
CHANGE : GAB bien sûr sans problème partout , tout comme usage de la CB. Taux : 1 euro = 7,4 Kr …. :(
NOUS AVONS AIMES : - Le Geirandger fjord : notre favori loin devant les autres …🙂🙂🙂 - Les routes touristiques comme la route des aigles ou la route des trolls - Le présentation des musées toujours claire, instructives, ludiques. On n'en ressort jamais barbés. - La multitudes de chutes d'eau partout et toujours ... - Les églises en bois debout - Le couchage dans les hytter - La cathédrale de Nidaros
NOUS N'AVONS PAS AIMES : - les tunnels , encore et toujours des tunnels…. On finirait par se prendre pour des taupes :(😕😕 - La froideur des norvégiens à l'image du temps : maussade !😠😠😠
NOUS AVONS DETESTE : - les PRIX !!!!!!!!
LE COUP DE GUEULE : La vie très chère certes mais être pris pour des pompes à fric , c'est vraiment désagréable !!!!!!!🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️ Nous connaissions la réputation de la Norvège d'être chère mais devant le fait accompli et le porte-monnaie ouvert… que dis-je éventré… on hallucine ! Ce voyage ne nous a permis aucun écart. Pas de café, de restaurants , de glace ( bon j'avoue , là c'était facile vue les températures extérieures) et les courses quotidiennes pour nous sustenter , sont devenues notre cauchemar :( . Pique nique le midi , riz/ pâtes le soir quand nous avions de quoi chauffer , sinon re-pique nique….Ce n'était pas un séjour gastronomique que nous recherchions mais quand même …
A cela s'est ajouté une impression ( qui en fait est bien une réalité) que tout se monnaye : routes, ponts, tunnels, parking exorbitants, WC, entrée dans une église, et même les douches chaudes des campings !!!!!! et nous a donné très rapidement un sentiment d'exagération , d'exaspération… En tout cas même prévenus c'est dur à encaisser . Il va falloir essayer ne pas garder que cela de notre séjour!
LA METEO : Nous avons eu en moyenne 12 degrés en journée . Beaucoup d'averses , deux longues journées de pluie et une magnifique journée de soleil… Le temps se dégrade aussi vite qu'il ne s'éclaircit. En montagne , parfois de la neige … Bref un pays nordique, le tout étant d'y être préparé et de s'adapter . La seule chose qui nous a handicapée c'est que nous n'avons jamais osé se lancer dans de longues randonnées face à un temps aussi changeant.
LIEN PHOTO : https://www.facebook.com/...e=3&l=8cc174b1ad
Bonjour,
Je souhaite visiter le grand nord et me rend compte que la majorité des destinations relativement chères : Alaska, Svalbard, Groenland, Canada, Russie.
Pourriez-vous me dire quel pays est à conseiller pour visiter l'arctique sans se ruiner, je suis ouvert à toutes destinations, vous me demanderez probablement ce que je souhaite voir ou faire : observation de la faune, randonner, croisière en bateau etc.. des activités classiques.
Je me dit que la Russie (sibérie) est peut être l'endroit où les couts sont les plus réduits??
Merci pour votre aide.
Je souhaite visiter le grand nord et me rend compte que la majorité des destinations relativement chères : Alaska, Svalbard, Groenland, Canada, Russie.
Pourriez-vous me dire quel pays est à conseiller pour visiter l'arctique sans se ruiner, je suis ouvert à toutes destinations, vous me demanderez probablement ce que je souhaite voir ou faire : observation de la faune, randonner, croisière en bateau etc.. des activités classiques.
Je me dit que la Russie (sibérie) est peut être l'endroit où les couts sont les plus réduits??
Merci pour votre aide.
Bonjour,
Voila je pars au Spitzberg cet hiver (février) pour une semaine pour faire de la rando, ballade a traineaux le logement est en guest. En ce qui concerne les vêtement je ne sais pas trop quoi acheter histoire d'être bien couvert.
Mon choix pour le moment c'est porté sur:
La veste la SBIR de chez décat. Le Pantalon ou salopette aucune idée j'ai un vieux pantalon de ski mais il ne sera pas assez chaud à mon avis. Les gants, cagoule et masque aucune idée également
J'ai peut-oublié d'autres élement important dans ce cas n'hésitez pas à me le dire.
Sinon deuxième question pour une personne qui n'est jamais partis au spitzberg une rando de 3/4 jours en pleine autonomie est-elle envisageable.
Merci pour vos réponses
A bientôt
Voila je pars au Spitzberg cet hiver (février) pour une semaine pour faire de la rando, ballade a traineaux le logement est en guest. En ce qui concerne les vêtement je ne sais pas trop quoi acheter histoire d'être bien couvert.
Mon choix pour le moment c'est porté sur:
La veste la SBIR de chez décat. Le Pantalon ou salopette aucune idée j'ai un vieux pantalon de ski mais il ne sera pas assez chaud à mon avis. Les gants, cagoule et masque aucune idée également
J'ai peut-oublié d'autres élement important dans ce cas n'hésitez pas à me le dire.
Sinon deuxième question pour une personne qui n'est jamais partis au spitzberg une rando de 3/4 jours en pleine autonomie est-elle envisageable.
Merci pour vos réponses
A bientôt
Bonjour à tous,
l'année dernière j'avais prévu de faire une croisière en Norvège et Islande et c'est sur ce forum que j'avais entendu parler des croisières Hurtigruten.
Je n'ai pas pu faire le voyage l'année dernière , mais il est prévu pour novembre 2014.
Je vais réserver une semaine sur le Finnmarken dans le sens sud nord, mais j'aimerai passer quelques jours à terre,
soit avant le départ entre Oslo et Bergen ou alors 3 jours sur les iles Lofoten..
La 1ere solution me semble la plus facile à réaliser : une nuit à Oslo puis le train Oslo Bergen et 2 nuits à Bergen et ensuite le bateau.
La 2eme solution me pose plus d'interrogations: changement de bateau, location d'une voiture sur les Iles Lofoten.
Est ce qu'en novembre je vais trouver de quoi me loger au hasard de la route, et je crains que le climat ne soit pas très propice pour les balades.
C'est la 2eme solution qui me botte le plus mais je me demande si c'est pas trop galère à réaliser.
Si les connaisseurs de la région peuvent me donner leur avis.
Merci à vous.
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas posté de carnets de voyage, ceci dit on ne voyage pas tous les jours 😛. Mais voilà en février dernier nous sommes parties de nouveau en Laponie pour un road trip de 10 jours entre la Norvège la Suède et la Finlande. Alors j'espère que vous êtes parés pour le voyage!
Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr
--

Quoi de mieux qu’une Saint-Valentin pour commencer un voyage ? Et pourtant, croyez le ou non, nous ne l’avons pas fait exprès ! On avait une revanche à prendre sur l’année dernière et notre voyage avorté en Norvège faute d’avoir réussi à s’organiser convenablement.
Bref, départ de Roissy-CDG sur les coups de 14h dans l’immonde terminal bétonné qu’est le terminal 1. Le plan de vol ? Un départ de Paris, direction Stockholm, puis de là une escale de 4h à Stockholm-Arlanda, pour reprendre un vol direction Kiruna. Le tout par la compagnie SAS.
Pour une fois, nous qui sommes assez malchanceux avec les avions, on n'a eu aucun souci de vol. Tous les avions sont arrivés en temps et en heure. L’escale à Arlandanous paraîtra un peu longue, malgré un aéroport bien fourni et assez sympa (tout est relatif hein !). Pour le second vol, ce qui devait arriver arriva, des aurores boréales en plein ciel, malheureusement elle seront juste en face de l’avion, ne laissant pour seuls spectateurs le pilote et le co-pilote. Nous tenterons bien de regarder dehors, mais on n'en verra que des miettes. On est qu’au début des vacances, tout est encore possible !
L’atterrissage à Kiruna est assez impressionnant, puisque sans souci, le Boeing atterrit sur une piste où neige et glace se mélangent. Comme quoi tout est possible, et les aéroports français feraient bien d’en prendre de la graine. L’aéroport est minuscule, nous sommes le seul avion (environ 3 vols par jour), et la descente se fait directement sur la piste, accueillis par l’enseigne de l’aéroport qui nous souhaite la bienvenue à Kiruna et nous délivre une température extérieure de seulement, -4°c. Le temps de récupérer nos bagages et nous voilà dans un taxi direction notre auberge de jeunesse. Sur le chemin nous n’aurons de cesse d’apercevoir au loin, celle qui fait la réputation et la richesse de la ville, Kiirunavaara, la mine de fer de Kiruna.

On se réveille tranquillement avant d’attaquer cette première journée au-delà du Cercle Polaire Arctique. En arrivant hier soir, on a remarqué que juste en face de l’hôtel s’était installé un marché. C’est donc l’occasion pour nous d’aller y traîner nos guêtres (ou nos moonboots, au choix). Mais plutôt que d’y aller directement, on y va en déambulant et en se perdant dans les rues glissantes et venteuses de Kiruna.
La découverte d’une ville est toujours intéressante, surtout lorsqu’on est arrivés de nuit la veille. Nouveaux lieux, nouvelle architecture, nouvelle ambiance. De prime abord, Kiruna me donne l’impression d’une ville de province où tout le monde semble se connaître, et même si l’architecture ne le laisse pas l’apercevoir, l’ambiance y est chaleureuse.
On est vite interpellés par un premier bâtiment. C’est un immense bloc de brique rouge. Après une petite gymnastique, nous comprenons très vite que ce qui se dresse face à nous est en fait l’hôtel de ville, Stadshuset.


Inauguré en 1963, l’hôtel de ville a été dessiné par Artur von Schmalensee. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu, la première chose qui frappe, ce sont les poignées de portes en bouleau et en bois de renne. Ce travail magnifique de l’artiste Esaias Poggats a grandement été inspiré par le design des tambours sames.

L’intérieur du bâtiment surprend, grand et vide, mais avec un certain charme. Les matériaux sont nobles, mosaïques italiennes pour le sol, boiserie en pin de l’Oregon, et briques fabriquées à la main aux Pays-Bas. Dans le hall lumineux sont exposés les différents projets de déplacement de la ville de Kiruna, je vous invite à aller faire un tour sur notre blog où nous en avons parlé. La plupart de ces projets sont novateurs, et prennent ce grand chambardement comme un bon moyen de moderniser la ville.


On a continué en admirant les détails de la sculpture en bois de renne et bouleau de Lars Sunna et après cette courte mais instructive visite, on est ressortis pour continuer notre chemin en direction de l’église de Kiruna que l’on a aperçu ce matin depuis notre hôtel.
Impressionnante, posée sur sa colline, elle semble dominer la ville de son beffroi. On remonte donc le chemin sous une légère neige qui tombe et qui doucement vient nous picoter le visage de ses infimes flocons et sous un soleil qui tente quelques percées.



Avec le campanile qui se détache de l’église et le soleil qui commence à poindre, la vue est juste magnifique. Cette église, dont la forme s’inspire d’une hutte lapone, est de chaque côté vitrée en son sommet. Malheureusement alors qu’on s’apprête à y rentrer, voilà que surgit un corbillard pour une cérémonie. Décidément, les églises protestantes de Scandinavie ne nous portent pas chance, on a toujours du mal, pour diverses raisons, à rentrer dedans. Nous nous éloignons à pas feutrés sur le chemin qui redescend vers le centre ville.



Bref imaginez ce type de marché mais à la sauce scandinave. C'est-à-dire que les babioles sont remplacées par des stands de Sames venus vendre gants, chapka, et chaussures en fourrure de raton laveur ou de renard blanc, les stands de nourriture sont remplacés par des vendeurs de kanelbullar, de donuts (très populaires dans les pays du nord) ou bien de saucisses.
Je ne sais pas pourquoi mais je trouve l’influence same très forte sur ce marché. Et au milieu de tout ça, un camion de boucher français ! Tout droit venu du 46, impossible à croire et pourtant. A l’intérieur du camion, on voit encore les affiches de ticket restaurant, une affiche vantant même les mérites du cochon français. Malheureusement, le vendeur est un local, nous ne pourrons donc en savoir plus sur cette étrange apparition.

Après renseignements pris à l’office de tourisme et auprès d’amis en France, nous décidons d’abandonner la visite de la mine initialement prévue, le prix est astronomique (plus de 35€ par personne) et la visite ne semble pas être si intéressante que ça. Après un rapide déjeuner dans le Kafé Rost de l’office de tourisme, nous décidons de tenter la visite du « Ice Hôtel » à Jukkasjärvi.
Mais là aussi contrairement à ce que nous pensions le prix est prohibitif ! Qu’à cela ne tienne, on décide tout de même de partir à Jukkasjärvi, au pire on pourra toujours se promener dans le coin.
On choppe notre bus 501 à la Gare Routière, juste devant l’hôtel de ville et on descend à l’arrêt du Ice Hôtel. Quitte à être là, on tente quand même d’aller voir cet hôtel qui attire des gens du monde entier.

Au final on se rend vite compte qu’on ne peut pas rentrer à l’intérieur de l’hôtel et visiter les chambres sans passer par la caisse mais par contre on peut sans problème se balader tout autour, rentrer dans l’église, etc...
La magie du lieu opère, c’est indéniable. Le lieu est impressionnant, le blanc immaculé de la neige contraste avec le ciel un peu chargé et le bleu de la glace qui sert à la construction. Le lieu est presque apaisant, et ce malgré le coté Disneyland et machine à touristes qui saute tout de même aux yeux.



On pousse la porte de l’église, dont le prêtre multilingue et parlant un français impeccable, marie les riches touristes. L’architecture et la décoration y sont pensées avec goût et avec des détails assez impressionnants.



On continue de se perdre dans les allées du Ice Hôtel, et on atterrit face au lac Sautusjärvi d’où, au loin, on peut apercevoir les usines de Kiruna. Le long des berges, une salle d’exposition présente des photos dans des trous percés dans les murs de glace. L’ambiance créée à base de led est assez…déconcertante.


Ayant vu le maximum que l’on pouvait voir, on décide, en attendant le bus du retour, de s’enfoncer un peu plus dans le village de Jukkasjärvi. Le chemin qui nous mène à l’église est plutôt sympa, et son côté « perdu » nous fait rappeler Pelkosenniemi en Finlande. Une grande artère, quelques maisons, un seul magasin, une seule route.


La route se termine en sens unique au pied de l’église, la plus vieille de Laponie, plus vieille encore que celle de Sodankylä que nous avions vue l’année dernière. Mais celle ci est…fermée. Décidément ! Nous la regardons de loin, ne pouvant franchir les derniers mètres.
On lira plus tard dans les guides que sous le porche on peut lire diverses inscriptions de voyageurs dont l’une en latin de trois explorateurs français venus ici en 1681 :« Elevés en France, nous avons visité l’Afrique, goûté l’eau sacrée du Gange, et parcouru l’Europe ; ainsi, conduits par le destin et voyageant sur terre et sur mer, nous sommes finalement parvenus ici, au pôle où finit le monde »



Les maisons qui donnent sur la Torne River, sont vraiment mignonnes et nous donne envie de revenir à une autre saison pour voir le changement de paysage. On tombe littéralement amoureux d'une grande maison, les pieds dans l’eau. C’est décidé nous reviendrons l’été !

Nous faisons le chemin en sens inverse, le bus nous ramène à Kiruna en faisant un détour par l’université de physique spatiale de Kiruna qui, elle, nous donnerait presque envie de reprendre les études tant le coin est sympa.
La mine au loin, en plus de sans cesse délivrer une immense colonne de fumée et de faire clignoter un énorme phare métallique à son sommet, nous fait entendre un vrombissement, toujours perceptible, et ce 24h sur 24h. Encore plus le soir, lorsque les activités stoppent et que chacun rentre chez soi. Qui plus est un samedi soir, où la ville nous semble comme désertée.
Retour donc sur Kiruna, passage obligé au supermarché avant d’attaquer notre road trip. On attaque ensuite une petite balade nocturne dans l’un des parcs de la ville, où on peut admirer les sculptures des trois gagnants du Kiruna Snow Festival, dont celle des mexicains (!), troisième du concours. Les 1er étant les Russes et la Suède pour la seconde place.



La ville est presque fantômatique, les bâtiments vides et inertes sont les seuls phares de cette ville. Retour à l’Hotell City, notre auberge de jeunesse. Demain les choses sérieuses commencent.


Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr
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Quoi de mieux qu’une Saint-Valentin pour commencer un voyage ? Et pourtant, croyez le ou non, nous ne l’avons pas fait exprès ! On avait une revanche à prendre sur l’année dernière et notre voyage avorté en Norvège faute d’avoir réussi à s’organiser convenablement.
Bref, départ de Roissy-CDG sur les coups de 14h dans l’immonde terminal bétonné qu’est le terminal 1. Le plan de vol ? Un départ de Paris, direction Stockholm, puis de là une escale de 4h à Stockholm-Arlanda, pour reprendre un vol direction Kiruna. Le tout par la compagnie SAS.
Pour une fois, nous qui sommes assez malchanceux avec les avions, on n'a eu aucun souci de vol. Tous les avions sont arrivés en temps et en heure. L’escale à Arlandanous paraîtra un peu longue, malgré un aéroport bien fourni et assez sympa (tout est relatif hein !). Pour le second vol, ce qui devait arriver arriva, des aurores boréales en plein ciel, malheureusement elle seront juste en face de l’avion, ne laissant pour seuls spectateurs le pilote et le co-pilote. Nous tenterons bien de regarder dehors, mais on n'en verra que des miettes. On est qu’au début des vacances, tout est encore possible !
L’atterrissage à Kiruna est assez impressionnant, puisque sans souci, le Boeing atterrit sur une piste où neige et glace se mélangent. Comme quoi tout est possible, et les aéroports français feraient bien d’en prendre de la graine. L’aéroport est minuscule, nous sommes le seul avion (environ 3 vols par jour), et la descente se fait directement sur la piste, accueillis par l’enseigne de l’aéroport qui nous souhaite la bienvenue à Kiruna et nous délivre une température extérieure de seulement, -4°c. Le temps de récupérer nos bagages et nous voilà dans un taxi direction notre auberge de jeunesse. Sur le chemin nous n’aurons de cesse d’apercevoir au loin, celle qui fait la réputation et la richesse de la ville, Kiirunavaara, la mine de fer de Kiruna.

On se réveille tranquillement avant d’attaquer cette première journée au-delà du Cercle Polaire Arctique. En arrivant hier soir, on a remarqué que juste en face de l’hôtel s’était installé un marché. C’est donc l’occasion pour nous d’aller y traîner nos guêtres (ou nos moonboots, au choix). Mais plutôt que d’y aller directement, on y va en déambulant et en se perdant dans les rues glissantes et venteuses de Kiruna.
La découverte d’une ville est toujours intéressante, surtout lorsqu’on est arrivés de nuit la veille. Nouveaux lieux, nouvelle architecture, nouvelle ambiance. De prime abord, Kiruna me donne l’impression d’une ville de province où tout le monde semble se connaître, et même si l’architecture ne le laisse pas l’apercevoir, l’ambiance y est chaleureuse.
On est vite interpellés par un premier bâtiment. C’est un immense bloc de brique rouge. Après une petite gymnastique, nous comprenons très vite que ce qui se dresse face à nous est en fait l’hôtel de ville, Stadshuset.


Inauguré en 1963, l’hôtel de ville a été dessiné par Artur von Schmalensee. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu, la première chose qui frappe, ce sont les poignées de portes en bouleau et en bois de renne. Ce travail magnifique de l’artiste Esaias Poggats a grandement été inspiré par le design des tambours sames.

L’intérieur du bâtiment surprend, grand et vide, mais avec un certain charme. Les matériaux sont nobles, mosaïques italiennes pour le sol, boiserie en pin de l’Oregon, et briques fabriquées à la main aux Pays-Bas. Dans le hall lumineux sont exposés les différents projets de déplacement de la ville de Kiruna, je vous invite à aller faire un tour sur notre blog où nous en avons parlé. La plupart de ces projets sont novateurs, et prennent ce grand chambardement comme un bon moyen de moderniser la ville.


On a continué en admirant les détails de la sculpture en bois de renne et bouleau de Lars Sunna et après cette courte mais instructive visite, on est ressortis pour continuer notre chemin en direction de l’église de Kiruna que l’on a aperçu ce matin depuis notre hôtel.
Impressionnante, posée sur sa colline, elle semble dominer la ville de son beffroi. On remonte donc le chemin sous une légère neige qui tombe et qui doucement vient nous picoter le visage de ses infimes flocons et sous un soleil qui tente quelques percées.



Avec le campanile qui se détache de l’église et le soleil qui commence à poindre, la vue est juste magnifique. Cette église, dont la forme s’inspire d’une hutte lapone, est de chaque côté vitrée en son sommet. Malheureusement alors qu’on s’apprête à y rentrer, voilà que surgit un corbillard pour une cérémonie. Décidément, les églises protestantes de Scandinavie ne nous portent pas chance, on a toujours du mal, pour diverses raisons, à rentrer dedans. Nous nous éloignons à pas feutrés sur le chemin qui redescend vers le centre ville.



Bref imaginez ce type de marché mais à la sauce scandinave. C'est-à-dire que les babioles sont remplacées par des stands de Sames venus vendre gants, chapka, et chaussures en fourrure de raton laveur ou de renard blanc, les stands de nourriture sont remplacés par des vendeurs de kanelbullar, de donuts (très populaires dans les pays du nord) ou bien de saucisses.
Je ne sais pas pourquoi mais je trouve l’influence same très forte sur ce marché. Et au milieu de tout ça, un camion de boucher français ! Tout droit venu du 46, impossible à croire et pourtant. A l’intérieur du camion, on voit encore les affiches de ticket restaurant, une affiche vantant même les mérites du cochon français. Malheureusement, le vendeur est un local, nous ne pourrons donc en savoir plus sur cette étrange apparition.

Après renseignements pris à l’office de tourisme et auprès d’amis en France, nous décidons d’abandonner la visite de la mine initialement prévue, le prix est astronomique (plus de 35€ par personne) et la visite ne semble pas être si intéressante que ça. Après un rapide déjeuner dans le Kafé Rost de l’office de tourisme, nous décidons de tenter la visite du « Ice Hôtel » à Jukkasjärvi.
Mais là aussi contrairement à ce que nous pensions le prix est prohibitif ! Qu’à cela ne tienne, on décide tout de même de partir à Jukkasjärvi, au pire on pourra toujours se promener dans le coin.
On choppe notre bus 501 à la Gare Routière, juste devant l’hôtel de ville et on descend à l’arrêt du Ice Hôtel. Quitte à être là, on tente quand même d’aller voir cet hôtel qui attire des gens du monde entier.

Au final on se rend vite compte qu’on ne peut pas rentrer à l’intérieur de l’hôtel et visiter les chambres sans passer par la caisse mais par contre on peut sans problème se balader tout autour, rentrer dans l’église, etc...
La magie du lieu opère, c’est indéniable. Le lieu est impressionnant, le blanc immaculé de la neige contraste avec le ciel un peu chargé et le bleu de la glace qui sert à la construction. Le lieu est presque apaisant, et ce malgré le coté Disneyland et machine à touristes qui saute tout de même aux yeux.



On pousse la porte de l’église, dont le prêtre multilingue et parlant un français impeccable, marie les riches touristes. L’architecture et la décoration y sont pensées avec goût et avec des détails assez impressionnants.



On continue de se perdre dans les allées du Ice Hôtel, et on atterrit face au lac Sautusjärvi d’où, au loin, on peut apercevoir les usines de Kiruna. Le long des berges, une salle d’exposition présente des photos dans des trous percés dans les murs de glace. L’ambiance créée à base de led est assez…déconcertante.


Ayant vu le maximum que l’on pouvait voir, on décide, en attendant le bus du retour, de s’enfoncer un peu plus dans le village de Jukkasjärvi. Le chemin qui nous mène à l’église est plutôt sympa, et son côté « perdu » nous fait rappeler Pelkosenniemi en Finlande. Une grande artère, quelques maisons, un seul magasin, une seule route.


La route se termine en sens unique au pied de l’église, la plus vieille de Laponie, plus vieille encore que celle de Sodankylä que nous avions vue l’année dernière. Mais celle ci est…fermée. Décidément ! Nous la regardons de loin, ne pouvant franchir les derniers mètres.
On lira plus tard dans les guides que sous le porche on peut lire diverses inscriptions de voyageurs dont l’une en latin de trois explorateurs français venus ici en 1681 :« Elevés en France, nous avons visité l’Afrique, goûté l’eau sacrée du Gange, et parcouru l’Europe ; ainsi, conduits par le destin et voyageant sur terre et sur mer, nous sommes finalement parvenus ici, au pôle où finit le monde »



Les maisons qui donnent sur la Torne River, sont vraiment mignonnes et nous donne envie de revenir à une autre saison pour voir le changement de paysage. On tombe littéralement amoureux d'une grande maison, les pieds dans l’eau. C’est décidé nous reviendrons l’été !

Nous faisons le chemin en sens inverse, le bus nous ramène à Kiruna en faisant un détour par l’université de physique spatiale de Kiruna qui, elle, nous donnerait presque envie de reprendre les études tant le coin est sympa.
La mine au loin, en plus de sans cesse délivrer une immense colonne de fumée et de faire clignoter un énorme phare métallique à son sommet, nous fait entendre un vrombissement, toujours perceptible, et ce 24h sur 24h. Encore plus le soir, lorsque les activités stoppent et que chacun rentre chez soi. Qui plus est un samedi soir, où la ville nous semble comme désertée.
Retour donc sur Kiruna, passage obligé au supermarché avant d’attaquer notre road trip. On attaque ensuite une petite balade nocturne dans l’un des parcs de la ville, où on peut admirer les sculptures des trois gagnants du Kiruna Snow Festival, dont celle des mexicains (!), troisième du concours. Les 1er étant les Russes et la Suède pour la seconde place.



La ville est presque fantômatique, les bâtiments vides et inertes sont les seuls phares de cette ville. Retour à l’Hotell City, notre auberge de jeunesse. Demain les choses sérieuses commencent.


De retour en France depuis 2 jours, je suis toujours en train de trier mes photos, mais en attendant les images, un petit récit de mon voyage à bord de l'Express-Cotier en mars 2012 de Bergen à Svolvaer via Kirkenes (puis de Svolvaer à Trondheim, mais ça faisait un titre trop long! 😉), avec quelques petites informations pratiques pour ceux que ça intéresse.
C'est la troisième fois que je pars avec Hurtigruten sur cette ligne qui longe toute la côte de Norvège et relie Bergen (au sud) à Kirkenes (au nord), en 6 jours, et en s’arrêtant dans 34 ports sur le chemin, chargeant et déchargeant du fret et des passagers. Paysages magnifiques, ambiance détendue, impression de participer un peu à la vie du pays, ces voyages sont un vrai bonheur. La première fois c’était en avril 2006, le voyage des paysages. La deuxième fois, à Noël 2010, le voyage des lumières. Cette fois, on essaye de concilier un peu les deux : des journées suffisamment longues pour profiter des paysages (qu’on espère toujours enneigés, c’est tellement beau) et des nuits aussi pour voir les aurores boréales, si météo complaisante (et sinon, on profitera de la nuit pour dormir, parce que le problème de ce voyage, c'est que les paysages sont tellement beaux qu'on n'a pas envie d'en rater un morceau).
J’ai choisi de repartir sur le MS Lofoten, que j’ai découvert lors de mon premier voyage. Un des deux bateaux les plus anciens de la ligne (en passe de devenir le plus ancien, puisque le MS Nordstjernen est en train de faire sa dernière rotation). Construit en 1964 (il fête ses 48 ans pendant notre voyage, on aura droit au gateau d’anniversaire !), il est plus petit et plus rustique que tous les autres. Les cabines sont petites, il y a moins de salons, il n’a pas de stabilisateurs donc il bouge plus dans le gros temps (hein Libertad31! 🤪), il n’a pas de propulseurs d’étrave donc a plus de difficultés à aborder les quais quand il y a du vent (les amateurs de belles manœuvres apprécieront la précision des accostages, à grand renfort d'ancre et d'aussières). Et pourtant il a un vrai charme avec ses salons cozy, ses boiseries, son ambiance presque familiale, c’est un bateau qui a une âme et à bord duquel je me suis tout de suite sentie bien.
Contrairement aux deux voyages précédents, j’ai choisi de m’occuper du pré- et post-acheminement (parce que les forfaits vols d’Hurtigruten sont quand même vachement chers…) et du coup on a agrémenté le voyage au début et à la fin (et un peu au milieu même). Voilà le programme prévisionnel : - 2 mars, acheminement jusqu’à Paris et vol Paris-Oslo, nuit à Oslo - 3 mars, train Oslo-Bergen (suggéré par Toilapol), embarquement le soir sur le MS Lofoten (départ à 22h30)
- 3-11 mars Navigation sur le MS Lofoten et débarquement le 11 mars à 18h30 à Svolvaer (et si tout va bien, à Kirkenes le 8 mars on devrait retrouver Libertad31 et sa mère). - 12-13 mars, séjour à Svolvaer et balade dans les Iles Lofoten - 13 mars à 18h30, embarquement sur le MS Vesteraalen (Hurtigruten toujours) pour deux nuits - 15 mars à 7h30 : débarquement à Trondheim et train jusqu’à Oslo - Deux nuits à Oslo (visite de la ville) - 17 mars retour en France, sniff.
Bon, à part quelques péripéties pas trop graves, ça s’est à peu près passé comme ça! 😉
C'est la troisième fois que je pars avec Hurtigruten sur cette ligne qui longe toute la côte de Norvège et relie Bergen (au sud) à Kirkenes (au nord), en 6 jours, et en s’arrêtant dans 34 ports sur le chemin, chargeant et déchargeant du fret et des passagers. Paysages magnifiques, ambiance détendue, impression de participer un peu à la vie du pays, ces voyages sont un vrai bonheur. La première fois c’était en avril 2006, le voyage des paysages. La deuxième fois, à Noël 2010, le voyage des lumières. Cette fois, on essaye de concilier un peu les deux : des journées suffisamment longues pour profiter des paysages (qu’on espère toujours enneigés, c’est tellement beau) et des nuits aussi pour voir les aurores boréales, si météo complaisante (et sinon, on profitera de la nuit pour dormir, parce que le problème de ce voyage, c'est que les paysages sont tellement beaux qu'on n'a pas envie d'en rater un morceau).
J’ai choisi de repartir sur le MS Lofoten, que j’ai découvert lors de mon premier voyage. Un des deux bateaux les plus anciens de la ligne (en passe de devenir le plus ancien, puisque le MS Nordstjernen est en train de faire sa dernière rotation). Construit en 1964 (il fête ses 48 ans pendant notre voyage, on aura droit au gateau d’anniversaire !), il est plus petit et plus rustique que tous les autres. Les cabines sont petites, il y a moins de salons, il n’a pas de stabilisateurs donc il bouge plus dans le gros temps (hein Libertad31! 🤪), il n’a pas de propulseurs d’étrave donc a plus de difficultés à aborder les quais quand il y a du vent (les amateurs de belles manœuvres apprécieront la précision des accostages, à grand renfort d'ancre et d'aussières). Et pourtant il a un vrai charme avec ses salons cozy, ses boiseries, son ambiance presque familiale, c’est un bateau qui a une âme et à bord duquel je me suis tout de suite sentie bien.
Contrairement aux deux voyages précédents, j’ai choisi de m’occuper du pré- et post-acheminement (parce que les forfaits vols d’Hurtigruten sont quand même vachement chers…) et du coup on a agrémenté le voyage au début et à la fin (et un peu au milieu même). Voilà le programme prévisionnel : - 2 mars, acheminement jusqu’à Paris et vol Paris-Oslo, nuit à Oslo - 3 mars, train Oslo-Bergen (suggéré par Toilapol), embarquement le soir sur le MS Lofoten (départ à 22h30)
- 3-11 mars Navigation sur le MS Lofoten et débarquement le 11 mars à 18h30 à Svolvaer (et si tout va bien, à Kirkenes le 8 mars on devrait retrouver Libertad31 et sa mère). - 12-13 mars, séjour à Svolvaer et balade dans les Iles Lofoten - 13 mars à 18h30, embarquement sur le MS Vesteraalen (Hurtigruten toujours) pour deux nuits - 15 mars à 7h30 : débarquement à Trondheim et train jusqu’à Oslo - Deux nuits à Oslo (visite de la ville) - 17 mars retour en France, sniff.
Bon, à part quelques péripéties pas trop graves, ça s’est à peu près passé comme ça! 😉
Bonjour,
J'envisage un voyage en Norvège en juillet. Est-il possible de voyager en partie avec l'express côtier et en partie en voiture? J'ai lu qu'il n'était pas possible de prendre la voiture à un endroit et de la rendre à un autre.
Si c'est possible, quelle partie me conseilleriez-vous de faire en bateau et quelle partie en voiture?
Je viens de voir sur ce forum :"Dans le sens nord-sud. Les voyageurs "montent" en voiture jusqu'au Finnmark et "redescendent" en croisière, le transport du véhicule étant offert."
Est-ce toujours le cas en 2014?
Merci d'avance pour votre réponse
Spitsbergen, 80° North latitude. An archipelago lost at the edge of the world, northeast of Greenland, the last lands before the pole. I’m on board the *Grigoriy Mikheev*, a Russian ship from the Murmansk Polar Research Institute. Russian flag, Russian crew. Chartered by OceanWide Expeditions.
Spitsbergen, 80° North latitude. A lost archipelago on the edge of the world, northeast of Greenland, the last lands before the pole. I’m aboard the *Grigoriy Mikheev*, a Russian ship from the Murmansk Polar Research Institute. Russian flag, Russian crew. Chartered by OceanWide Expeditions.
Last night, we were stuck in drifting pack ice in the long Hinlopen Strait. This incident led to an unforgettable barbecue and party on the ship’s foredeck, but we had to abandon our plan to head south and circle Spitsbergen. This summer, there’s too much ice in the strait, and it’s too thick. At dawn, the tide turned, allowing us to break free and head north again. The ship is now moving slowly through sea ice density that satellite maps estimate at around five-tenths. Our progress is punctuated by dull thuds: the ship’s bow constantly shoves and fractures enormous ice floes.
At breakfast, Tarik, our expedition leader, informs us that our program will be significantly altered. Since we can’t cross the strait, we’ll turn back and head north. To kick off our Plan B, Tarik plans a landing tonight on the small island of Låg (Lågøya), at 80°10' North. Last summer, he saw a large walrus colony there and hopes we’ll find them again. The weather is perfect—glorious sunshine—and walruses are truly addicted to sunbathing on the beaches.
We’ve now exited the strait and are sailing far from the coast. In case the walrus colony is there, we don’t want the ship’s approach to scare them into the water before we even see them. So, we scan the shore methodically with binoculars. We pass several bays, round a cape, and examine several shorelines littered with driftwood, but no walruses in sight. Several times, clusters of large rounded rocks trigger false alarms… but no, they’re just rocks…
Suddenly, Tarik spots them through his binoculars! On an isolated peninsula, our expedition leader’s highly trained eye has picked out, among those brown masses, the shape and white color of the enormous tusks of what he calls "the heavyweights of the Arctic!" Now, fifteen or twenty pairs of binoculars are pointed in the indicated direction… Sure enough, I see them now! They’re there, huge, sprawled in the sun on the beach. Without Tarik’s sharp eye, we might have missed them. They’re so tightly packed together that they really look like a mass of brown rocks. Only the white, saber-shaped tusks and the occasional furtive movements hint that they’re animals.
It’s 11 PM, and on the deck of the *Grigoriy Mikheev*, as you can imagine, excitement has ramped up several notches. Several of us have already rushed to our cabins to gear up, pulling on boots and life jackets in anticipation of a landing that promises to be absolutely amazing. Tarik reins in our enthusiasm a bit: Okay, so we were lucky to find them, but now we need to think about how to approach them. Not that they’re dangerous—at least not on land… Their enormous bulk and their pseudo-feet (flippers) only allow for very limited mobility. But when they feel threatened, their first instinct is to head for the water, where their perfect ease keeps them safe. So, the challenge will be not to scare them off, to avoid them bolting into the water in the first few seconds! That’s exactly what would happen if we arrived by Zodiac right in front of them.
So, Tarik decides we’ll make a wide detour to land on the other side of the peninsula where they are. From there, we’ll leave the Zodiacs on the beach and cross the peninsula on foot, about a kilometer and a half. That way, we’ll approach the herd from behind. This approach will also keep us downwind of them. There you go—with a few precautions, they shouldn’t hear us coming or catch our scent.
Everyone is geared up now and practically bursting with impatience… While the Zodiacs are being lowered into the water, Tarik and Delphine recap the approach rules: absolute silence, communication only by signs, no dragging feet on the rocks, watch your step, and strict coordination with slow movements.
Here we go… we’re off now! Spray flying from the Zodiac’s bow, icy air whipping our faces, gloves gripping the side ropes, freezing splashes, pure emotion… Ahh, I love this! We describe a wide curve offshore to round the peninsula. Ahead of us, the magnificent landscape of this intensely blue sea unfolds, with the hills of Lågøya and, in the distance, the ice-covered mountains of Nordaustlandet under the sun. It’s midnight now. In July, at 80 degrees North, the sun is just like midday.
This navigation takes us far from the walruses, on the other side of the cape. Easy landing on a shoreline of large pebbles covered in giant seaweed brought in by the currents. They look like long strips of plastic—sometimes translucent, sometimes white, beige, or orange. In places, there are huge tangled layers of it. Our boots sink into this material, which gives off a strong iodine smell. Unfortunately, there’s also some plastic waste—fishing floats and net debris. Seeing this here is crazy… A little farther on, in a cove, tides and storms have piled up numerous tree trunks from Siberia.
We begin crossing the peninsula on foot, staying close together. We’re walking on a nearly deserted polar tundra. We’re only ten degrees of latitude from the North Pole here. The violent winds and extreme temperatures that dominate this island for nine months of the year allow only a few rare plants to grow, close to the ground, between the rocks. In places, rocks are covered with large patches of black lichen.
Gérard, rifle slung over his shoulder, constantly scans the terrain. Tarik and Delphine are also very vigilant. We know no one ever lands here, and although this environment isn’t ideal for bears, you never know—better to be cautious. The terrain is mostly flat, but whenever a small rise blocks our view, Gérard moves ahead and only signals us to proceed when he’s sure there’s no "big man in fur" (tradition dictates we don’t name the polar bear).
After a few hundred meters, we find an enormous whale vertebra. Judging by the state of the bone, it’s likely a relic from the whaling era that ravaged this area in the 17th century and all over northern Spitsbergen. A little farther on, the remains of a grave catch our attention. The only human trace on this remote island, this burial is surely very old, also likely dating from the whalers’ time. But this whaler’s final resting place didn’t shelter him for long—there’s not much left, just a piece of skull and a few broken bones. Due to the permafrost, the body could only be buried a few dozen centimeters deep, between some planks held in place by large stones. This makeshift grave was probably ravaged by a bear shortly after the burial. Several stone blocks are overturned, the planks are broken open. We only linger for a minute to pay our respects to this whaler, whose poor remains now merge with the mineral landscape.
A slight rise bulges in the center of the peninsula, and here we are at the highest point. If our orientation is correct, we’re heading straight for the walrus colony. A moment of emotion… my heart’s pounding. Yes, they’re there, about three hundred meters ahead of us! They haven’t moved since we spotted them from the *Grigoriy Mikheev*’s deck. They’re sprawled in a heap, packed tightly together in the sun, on the shingle beach. The light breeze blowing in our faces confirms we’re on the right track—not to be sniffed out from afar by the big beasts.
By signs, Tarik tells us we’ll approach slowly, in stages, moving about thirty meters at a time, making as little noise as possible with our boots, then freezing completely for a minute or two, crouching down to let them forget us. This strategy proves excellent. We’re now less than a hundred meters away, and it doesn’t seem like our presence is perceived as a threat by the "heavyweights of the Arctic." At this distance, let’s not kid ourselves: we’re certainly spotted, but our way of approaching must seem reassuring—or at least manageable—since they’re only a few meters from the water and know they could dash into it in seconds if they felt the need.
We now advance in shorter stages—twenty meters at a time, then just ten, crouching, then freezing like statues, our breathing nearly held from emotion and concentration. We’re now thirty meters from the mastodons. Our presence must be starting to stress them because they’re moving more. While still sprawled against each other, some suddenly rear up on their flipper-feet, grunting and snorting like monstrous pigs. Their head shakes make their two enormous ivory sabers sway. They jab them into the fat of their neighbors, who in turn stir and emit irritated snorts.
At Tarik’s signal, we move a few more meters, "on velvet paws"… We’re right there now. I hold my breath, throat tight… Intense emotion, a fantastic spectacle—these enormous Arctic animals sprawled in the sun, with the magnificent backdrop of snow-covered mountains across the sound. I think to myself: *I’m here… this can’t be real!* It’s nearly 2 AM now, the air is crystal clear, and the Arctic sun bathes this scene in what might be the most beautiful light I’ve ever seen. We’re about fifteen meters away now. Tarik signals that we won’t go any closer. The walruses are still lying down, but occasionally, our close presence and the clicking of cameras trigger bouts of agitation that ripple through the herd, causing some jostling. They’re so tightly packed and tangled that it’s a bit hard to count them. In the end, we tally sixteen, plus one "little one," half-crushed in the general mass.
Seen from here, they’re truly impressive! The "sumo wrestlers of the Arctic!" According to Tarik, they must weigh about a ton—slightly more for the males than the females—and the "little one" must already be around 200 kg. When the weather’s nice like today, they love sprawling on the beaches to soak up the sun.
Walruses are marvels of Arctic adaptation. They can modify their blood circulation depending on thermal conditions. They withstand extreme cold by directing most of their circulation to vital organs (heart, lungs) and minimizing peripheral blood flow (skin and limbs) to prevent heat loss. Conversely, when they sunbathe, they direct most of their blood flow to the skin, turning themselves into true solar collectors.
At this latitude, there’s practically no difference in sunlight between day and night. Noon or midnight, the sun’s angle barely changes. Walruses make the most of these fair-weather phases by sprawling in the sun 23 hours out of 24… Enough to make siesta lovers dream, right? Twenty-three hours of lounging… and the twenty-fourth for eating!
And when we say "eating," what a feast! The proverb *"Who sleeps dines"* is fully justified here: when a walrus decides to feed, it gulps down between 50 and 60 kg of shellfish in an hour! Its food consists of large bivalve mollusks, which it tears from the seabed with its tusks and sucks up nonstop! A 50 kg meal certainly justifies a 23-hour nap for digestion, right? And speaking of digestion—it’s what the "big guys" in front of us are doing right now! You might wonder how we know this… Well, I’ll tell you: if you were here, downwind (or should I say *down the winds!*) of these marine giants, you’d have no doubt! Pfft… what flatulence! I can confirm that today’s scent is called *"Morsanus, from the North"* (*"Because I’m worth it!"*). Mmm, yeah… Tarik, you had a great idea putting us upwind… at least *they* can’t smell us, but we sure can!
But… heepp! Delphine discreetly signals to get our attention—she’s just spotted something: in the smooth water of the bay, a small V-shaped ripple runs along the beach, then turns toward the shore… So the colony wasn’t complete on the beach… Here’s an 800 kg bather stepping ashore now, right before our astonished eyes! She lifts her head and stays like that for a long moment, her enormous tusks half out of the water. She looks exhausted, resting a bit before coming out. Or more likely, she’s hesitating to climb onto the beach because she’s seen us… The shapeless head stays still for a moment, then violently snorts like a clogged drain! A misshapen head where you can’t make out anything that usually makes a head! No eyes, no ears, no mouth… A sort of monstrous cabbage! But the temptation to join the warmth of the "sunbathers" is too strong! Here’s our pachyderm bather climbing the few meters of the shore and sprawling right in the middle of her companions, who greet her with jostling, grunts, and tusk jabs! Then everything settles back into order—800 kg of fat and flesh added to the fifteen or so tons of local biomass. Welcome to the club!
It seems the walruses have gotten a bit used to us now. They’re moving and grunting much less. I realize it wasn’t obvious to approach them like this without scaring them into the water… It’s thanks to Tarik and Delphine’s advice that we managed it. It’s also, let’s be honest, because we’re all passionate here, and there’s been total discipline and cohesion from the start of this approach.
It’s past 2 AM now—time to head back… We’ll leave them to their wild world, to their life at the beginning of the world. We’re happy to have disturbed them as little as possible and not to have disrupted their nap too much. We leave stealthily, first backing up a few meters, then turning around and crossing the peninsula again, walking slowly, avoiding making noise with our boots as long as we’re still close.
We find the Zodiacs on the shoreline with the giant kelp. The sea is like a lake—easy boarding. We make another wide loop to round the cape, passing offshore. The sharp cold stings my cheeks and ears again—I put my hat back on. The cold—I hadn’t thought about it at all during our encounter with the walruses. In the Zodiac, with the engine noise, no one speaks. The faces and smiles are those of men and women who’ve just crossed an inner frontier—the one that separates dream from reality. But tonight, that frontier was porous, and the dream entered reality.
We return to the *Grigoriy Mikheev*, waiting at anchor. It’s past 3 AM, but I don’t feel any fatigue. A few minutes later, I’m in my bunk, rocked by a gentle swell and the hum of the engines. In the soft warmth of the blanket, a strange sleep overtakes me… A sleep filled with luminous, icy landscapes, with large beasts bearing saber-like tusks. Large beasts that sleep, snore, snort, grunt, and jostle in their sleep… in *my* sleep. An unforgettable memory. It was July 2004, in Spitsbergen.
Chris51.
Last night, we were stuck in drifting pack ice in the long Hinlopen Strait. This incident led to an unforgettable barbecue and party on the ship’s foredeck, but we had to abandon our plan to head south and circle Spitsbergen. This summer, there’s too much ice in the strait, and it’s too thick. At dawn, the tide turned, allowing us to break free and head north again. The ship is now moving slowly through sea ice density that satellite maps estimate at around five-tenths. Our progress is punctuated by dull thuds: the ship’s bow constantly shoves and fractures enormous ice floes.
At breakfast, Tarik, our expedition leader, informs us that our program will be significantly altered. Since we can’t cross the strait, we’ll turn back and head north. To kick off our Plan B, Tarik plans a landing tonight on the small island of Låg (Lågøya), at 80°10' North. Last summer, he saw a large walrus colony there and hopes we’ll find them again. The weather is perfect—glorious sunshine—and walruses are truly addicted to sunbathing on the beaches.
We’ve now exited the strait and are sailing far from the coast. In case the walrus colony is there, we don’t want the ship’s approach to scare them into the water before we even see them. So, we scan the shore methodically with binoculars. We pass several bays, round a cape, and examine several shorelines littered with driftwood, but no walruses in sight. Several times, clusters of large rounded rocks trigger false alarms… but no, they’re just rocks…
Suddenly, Tarik spots them through his binoculars! On an isolated peninsula, our expedition leader’s highly trained eye has picked out, among those brown masses, the shape and white color of the enormous tusks of what he calls "the heavyweights of the Arctic!" Now, fifteen or twenty pairs of binoculars are pointed in the indicated direction… Sure enough, I see them now! They’re there, huge, sprawled in the sun on the beach. Without Tarik’s sharp eye, we might have missed them. They’re so tightly packed together that they really look like a mass of brown rocks. Only the white, saber-shaped tusks and the occasional furtive movements hint that they’re animals.
It’s 11 PM, and on the deck of the *Grigoriy Mikheev*, as you can imagine, excitement has ramped up several notches. Several of us have already rushed to our cabins to gear up, pulling on boots and life jackets in anticipation of a landing that promises to be absolutely amazing. Tarik reins in our enthusiasm a bit: Okay, so we were lucky to find them, but now we need to think about how to approach them. Not that they’re dangerous—at least not on land… Their enormous bulk and their pseudo-feet (flippers) only allow for very limited mobility. But when they feel threatened, their first instinct is to head for the water, where their perfect ease keeps them safe. So, the challenge will be not to scare them off, to avoid them bolting into the water in the first few seconds! That’s exactly what would happen if we arrived by Zodiac right in front of them.
So, Tarik decides we’ll make a wide detour to land on the other side of the peninsula where they are. From there, we’ll leave the Zodiacs on the beach and cross the peninsula on foot, about a kilometer and a half. That way, we’ll approach the herd from behind. This approach will also keep us downwind of them. There you go—with a few precautions, they shouldn’t hear us coming or catch our scent.
Everyone is geared up now and practically bursting with impatience… While the Zodiacs are being lowered into the water, Tarik and Delphine recap the approach rules: absolute silence, communication only by signs, no dragging feet on the rocks, watch your step, and strict coordination with slow movements.
Here we go… we’re off now! Spray flying from the Zodiac’s bow, icy air whipping our faces, gloves gripping the side ropes, freezing splashes, pure emotion… Ahh, I love this! We describe a wide curve offshore to round the peninsula. Ahead of us, the magnificent landscape of this intensely blue sea unfolds, with the hills of Lågøya and, in the distance, the ice-covered mountains of Nordaustlandet under the sun. It’s midnight now. In July, at 80 degrees North, the sun is just like midday.
This navigation takes us far from the walruses, on the other side of the cape. Easy landing on a shoreline of large pebbles covered in giant seaweed brought in by the currents. They look like long strips of plastic—sometimes translucent, sometimes white, beige, or orange. In places, there are huge tangled layers of it. Our boots sink into this material, which gives off a strong iodine smell. Unfortunately, there’s also some plastic waste—fishing floats and net debris. Seeing this here is crazy… A little farther on, in a cove, tides and storms have piled up numerous tree trunks from Siberia.
We begin crossing the peninsula on foot, staying close together. We’re walking on a nearly deserted polar tundra. We’re only ten degrees of latitude from the North Pole here. The violent winds and extreme temperatures that dominate this island for nine months of the year allow only a few rare plants to grow, close to the ground, between the rocks. In places, rocks are covered with large patches of black lichen.
Gérard, rifle slung over his shoulder, constantly scans the terrain. Tarik and Delphine are also very vigilant. We know no one ever lands here, and although this environment isn’t ideal for bears, you never know—better to be cautious. The terrain is mostly flat, but whenever a small rise blocks our view, Gérard moves ahead and only signals us to proceed when he’s sure there’s no "big man in fur" (tradition dictates we don’t name the polar bear).
After a few hundred meters, we find an enormous whale vertebra. Judging by the state of the bone, it’s likely a relic from the whaling era that ravaged this area in the 17th century and all over northern Spitsbergen. A little farther on, the remains of a grave catch our attention. The only human trace on this remote island, this burial is surely very old, also likely dating from the whalers’ time. But this whaler’s final resting place didn’t shelter him for long—there’s not much left, just a piece of skull and a few broken bones. Due to the permafrost, the body could only be buried a few dozen centimeters deep, between some planks held in place by large stones. This makeshift grave was probably ravaged by a bear shortly after the burial. Several stone blocks are overturned, the planks are broken open. We only linger for a minute to pay our respects to this whaler, whose poor remains now merge with the mineral landscape.
A slight rise bulges in the center of the peninsula, and here we are at the highest point. If our orientation is correct, we’re heading straight for the walrus colony. A moment of emotion… my heart’s pounding. Yes, they’re there, about three hundred meters ahead of us! They haven’t moved since we spotted them from the *Grigoriy Mikheev*’s deck. They’re sprawled in a heap, packed tightly together in the sun, on the shingle beach. The light breeze blowing in our faces confirms we’re on the right track—not to be sniffed out from afar by the big beasts.
By signs, Tarik tells us we’ll approach slowly, in stages, moving about thirty meters at a time, making as little noise as possible with our boots, then freezing completely for a minute or two, crouching down to let them forget us. This strategy proves excellent. We’re now less than a hundred meters away, and it doesn’t seem like our presence is perceived as a threat by the "heavyweights of the Arctic." At this distance, let’s not kid ourselves: we’re certainly spotted, but our way of approaching must seem reassuring—or at least manageable—since they’re only a few meters from the water and know they could dash into it in seconds if they felt the need.
We now advance in shorter stages—twenty meters at a time, then just ten, crouching, then freezing like statues, our breathing nearly held from emotion and concentration. We’re now thirty meters from the mastodons. Our presence must be starting to stress them because they’re moving more. While still sprawled against each other, some suddenly rear up on their flipper-feet, grunting and snorting like monstrous pigs. Their head shakes make their two enormous ivory sabers sway. They jab them into the fat of their neighbors, who in turn stir and emit irritated snorts.
At Tarik’s signal, we move a few more meters, "on velvet paws"… We’re right there now. I hold my breath, throat tight… Intense emotion, a fantastic spectacle—these enormous Arctic animals sprawled in the sun, with the magnificent backdrop of snow-covered mountains across the sound. I think to myself: *I’m here… this can’t be real!* It’s nearly 2 AM now, the air is crystal clear, and the Arctic sun bathes this scene in what might be the most beautiful light I’ve ever seen. We’re about fifteen meters away now. Tarik signals that we won’t go any closer. The walruses are still lying down, but occasionally, our close presence and the clicking of cameras trigger bouts of agitation that ripple through the herd, causing some jostling. They’re so tightly packed and tangled that it’s a bit hard to count them. In the end, we tally sixteen, plus one "little one," half-crushed in the general mass.
Seen from here, they’re truly impressive! The "sumo wrestlers of the Arctic!" According to Tarik, they must weigh about a ton—slightly more for the males than the females—and the "little one" must already be around 200 kg. When the weather’s nice like today, they love sprawling on the beaches to soak up the sun.
Walruses are marvels of Arctic adaptation. They can modify their blood circulation depending on thermal conditions. They withstand extreme cold by directing most of their circulation to vital organs (heart, lungs) and minimizing peripheral blood flow (skin and limbs) to prevent heat loss. Conversely, when they sunbathe, they direct most of their blood flow to the skin, turning themselves into true solar collectors.
At this latitude, there’s practically no difference in sunlight between day and night. Noon or midnight, the sun’s angle barely changes. Walruses make the most of these fair-weather phases by sprawling in the sun 23 hours out of 24… Enough to make siesta lovers dream, right? Twenty-three hours of lounging… and the twenty-fourth for eating!
And when we say "eating," what a feast! The proverb *"Who sleeps dines"* is fully justified here: when a walrus decides to feed, it gulps down between 50 and 60 kg of shellfish in an hour! Its food consists of large bivalve mollusks, which it tears from the seabed with its tusks and sucks up nonstop! A 50 kg meal certainly justifies a 23-hour nap for digestion, right? And speaking of digestion—it’s what the "big guys" in front of us are doing right now! You might wonder how we know this… Well, I’ll tell you: if you were here, downwind (or should I say *down the winds!*) of these marine giants, you’d have no doubt! Pfft… what flatulence! I can confirm that today’s scent is called *"Morsanus, from the North"* (*"Because I’m worth it!"*). Mmm, yeah… Tarik, you had a great idea putting us upwind… at least *they* can’t smell us, but we sure can!
But… heepp! Delphine discreetly signals to get our attention—she’s just spotted something: in the smooth water of the bay, a small V-shaped ripple runs along the beach, then turns toward the shore… So the colony wasn’t complete on the beach… Here’s an 800 kg bather stepping ashore now, right before our astonished eyes! She lifts her head and stays like that for a long moment, her enormous tusks half out of the water. She looks exhausted, resting a bit before coming out. Or more likely, she’s hesitating to climb onto the beach because she’s seen us… The shapeless head stays still for a moment, then violently snorts like a clogged drain! A misshapen head where you can’t make out anything that usually makes a head! No eyes, no ears, no mouth… A sort of monstrous cabbage! But the temptation to join the warmth of the "sunbathers" is too strong! Here’s our pachyderm bather climbing the few meters of the shore and sprawling right in the middle of her companions, who greet her with jostling, grunts, and tusk jabs! Then everything settles back into order—800 kg of fat and flesh added to the fifteen or so tons of local biomass. Welcome to the club!
It seems the walruses have gotten a bit used to us now. They’re moving and grunting much less. I realize it wasn’t obvious to approach them like this without scaring them into the water… It’s thanks to Tarik and Delphine’s advice that we managed it. It’s also, let’s be honest, because we’re all passionate here, and there’s been total discipline and cohesion from the start of this approach.
It’s past 2 AM now—time to head back… We’ll leave them to their wild world, to their life at the beginning of the world. We’re happy to have disturbed them as little as possible and not to have disrupted their nap too much. We leave stealthily, first backing up a few meters, then turning around and crossing the peninsula again, walking slowly, avoiding making noise with our boots as long as we’re still close.
We find the Zodiacs on the shoreline with the giant kelp. The sea is like a lake—easy boarding. We make another wide loop to round the cape, passing offshore. The sharp cold stings my cheeks and ears again—I put my hat back on. The cold—I hadn’t thought about it at all during our encounter with the walruses. In the Zodiac, with the engine noise, no one speaks. The faces and smiles are those of men and women who’ve just crossed an inner frontier—the one that separates dream from reality. But tonight, that frontier was porous, and the dream entered reality.
We return to the *Grigoriy Mikheev*, waiting at anchor. It’s past 3 AM, but I don’t feel any fatigue. A few minutes later, I’m in my bunk, rocked by a gentle swell and the hum of the engines. In the soft warmth of the blanket, a strange sleep overtakes me… A sleep filled with luminous, icy landscapes, with large beasts bearing saber-like tusks. Large beasts that sleep, snore, snort, grunt, and jostle in their sleep… in *my* sleep. An unforgettable memory. It was July 2004, in Spitsbergen.
Chris51.
Bonjour,
Je pars au Spitzberg en février prochain et j'aimerais des conseils, notamment sur les bagages et les vêtements à emporter... Quel type de chaussures : bottes, après-skis ou chaussures de marche ou les trois ?
Pour les expéditions, j'ai pensé à des bottes de neige.
Dans Longyearbyen, mon lieu d'hébergement sera à deux kilomètres du centre, je me demande si des chaussures de marche seraient plus appropriées en ville. Je sais qu'il faut retirer ses chaussures dans les bâtiments...
Question très bête mais qui me tracasse : j'ai prévu des expéditions avec guides, comment ça se passe pour les pauses pipi ? Je suis une femme et il faudra que je retire le haut de la combinaison de neige... on n'est pas sensé s'éloigner des guides armés à cause des ours polaires, etc... Bref, je m'inquiète sur ce point de détail.
La nourriture est très cher et on m'a conseillé d'en emmener autant que possible dans mes bagages, des conseils ou une opinion, à ce sujet ?
Des conseils sur une bonne lampe frontale ? (ce sera la fin de la nuit polaire...)
En recherchant sur le site, je n'ai pas trouvé de topic sur l'hiver au Spitzberg... Si vous en connaissez un, vous pouvez me l'indiquer.
Merci.
Question très bête mais qui me tracasse : j'ai prévu des expéditions avec guides, comment ça se passe pour les pauses pipi ? Je suis une femme et il faudra que je retire le haut de la combinaison de neige... on n'est pas sensé s'éloigner des guides armés à cause des ours polaires, etc... Bref, je m'inquiète sur ce point de détail.
La nourriture est très cher et on m'a conseillé d'en emmener autant que possible dans mes bagages, des conseils ou une opinion, à ce sujet ?
Des conseils sur une bonne lampe frontale ? (ce sera la fin de la nuit polaire...)
En recherchant sur le site, je n'ai pas trouvé de topic sur l'hiver au Spitzberg... Si vous en connaissez un, vous pouvez me l'indiquer.
Merci.
Qui aurait des tuyaux sur une autre agence de voyage que Grand Nord grand large pour aller au Spitzberg?On cherche un séjour organisé avec rando et kayak
C'est à partir d'aujourd'hui 20 avril que le soleil ne se couche plus sur le Spitzberg, par 80° Nord, et ce jour continu va durer jusqu'au 23 août ...
Certains connaissaient déjà notre site "Islande, la création du monde" ... Il se complète à présent de la 2ème partie : Spitzberg : à la marge du monde
C'est notre voyage-expédition tout là-haut, dernières terres avant le pôle, en juillet dernier. Inoubliable pour nous ... Beauté et émotion à l'état pur.
Certains connaissaient déjà notre site "Islande, la création du monde" ... Il se complète à présent de la 2ème partie : Spitzberg : à la marge du monde
C'est notre voyage-expédition tout là-haut, dernières terres avant le pôle, en juillet dernier. Inoubliable pour nous ... Beauté et émotion à l'état pur.
18 juillet 2004. 6 heures du mat' …
On émerge du sommeil au rythme du lent balancement du navire … puis on distingue les coups sourds sur la coque ... … la banquise !
Vite, au hublot : un monde glacé, blanc pur et bleu vif, s’ouvre devant nous. Nous entrons dans la passe Nord du détroit d’Hinlopen …
Nous sommes au Spitzberg, par 80° Nord, archipel à la marge du monde, dernière terre avant le pôle. Après un voyage d’approche en avion depuis la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.
Hinlopen ! ce mot résonne pour nous comme une invocation magique. On en a rêvé … on y est à présent !
Les pages magnifiques de Jean-Louis Etienne, lues et relues au cours de l’année, nous reviennent en mémoire. Dans son livre sur sa navigation au Spitzberg à bord du voilier « Antarctica », il a su traduire l’incroyable beauté de ce long et étroit passage qui sépare les deux plus grandes îles de l’archipel.
Hinlopen, c’est un couloir marin de 8 à 10 km de large et d’une centaine de kilomètres de long, qui se glisse entre l’île principale et la Terre du Nord-Est (Nordauslandet). Ici, le paysage change radicalement. Finies les montagnes pointues et les vallées glaciaires de l’Ouest. Ce grand canal polaire s’insinue entre d'immenses plateaux couverts de calottes glaciaires massives.
Il est rare que le détroit soit entièrement navigable. En été, en général, sa partie Nord est en eaux libres mais on rencontre la banquise de plus en plus dense au fur et à mesure de la descente. C’est la sortie Sud qui est généralement la plus encombrée, car les glaces dérivantes venues des côtes de Sibérie et de la Mer de Barents viennent s’y accumuler, poussées par les courants.
Mais cette année, la densité de la banquise est exceptionnelle (du jamais vu depuis vingt ans, paraît-il …) et c’est dès l’entrée Nord que le Grigoriy Mikheev doit engager la bataille !
Je monte à la passerelle de pilotage. Sur le radar, on voit bien, en jaune et noir, les rives du détroit et les zones de glaces flottantes. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la table à cartes. Sur une grande carte du détroit, il essaye de déterminer quelle sera la meilleure route pour descendre vers le Sud dans ce labyrinthe …
Après le petit-déjeuner, nous retrouvons trois autres compagnons de voyage à notre poste d’observation favori : sur le pont avant, à l'étrave. Il fait beau, vent nul, température 5° C.
Le navire avance lentement en empruntant des chenaux d'eau libre entre les zones de banquise. L'air vif nous fouette le visage, nous sommes fascinés ... pureté, majesté du paysage tout en blanc et bleu éclatants !
Tarik, le chef d’expédition, et Delphine, ornithologue, nous ont indiqué l'objectif de la matinée : atteindre les falaises de Alkefjellet, sur la rive Ouest du détroit, à 20 milles nautiques vers le Sud. Hier soir, ils ont fait monter l'excitation en nous parlant de ce site où ils sont déjà venus l'été dernier et qui est, selon leur expression, « le Manhattan des oiseaux » !
Le Grigoriy Mikheev est conçu pour naviguer dans les glaces, mais plus on avance, et plus on se demande si on pourra parvenir à notre but … Il faut savoir qu'en navigation polaire, on mesure la densité des glaces de mer en dixièmes. A l’entrée Nord du détroit, la densité n’était que de 4 dixièmes (comprenez 40 % de la surface de la mer couverte de banquise et 60 % d’eau libre), mais à présent nous avançons très lentement dans une mer couverte de grandes plaques qu'on appelle des « floes ». La densité de la banquise approche des 8 dixièmes.
Maintenant, le navire pousse et écarte presque continuellement des plaques de banquise. Parfois, malgré l’habileté d'Andreï, le barreur, il n’y a pas d’autre solution que de buter en plein dans une plaque de banquise (un « floe ») de 50 mètres de large …
L'élan du navire est brisé, il s’arrête presque devant cette masse. Alors Andreï pousse la manette du deuxième moteur et, comme dans un film au ralenti, on voit l’énorme plaque qui cède lentement, parfois en se fendant, parfois en s'écartant, en pivotant sur un bord et s’engloutissant en partie sous la coque.
Gérard nous a rejoints. Il connaît la glace de mer comme vous la moquette de votre salon. Avec Tarik et Delphine, c'est notre troisième accompagnateur. Cet été, il en est à sa 17ème expédition au Spitzberg !
Cette banquise, nous explique-t-il, c’est de la « vieille banquise » … des « floes » qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisés, ressoudés en hiver, re-cassés, basculés, pris dans des crêtes de compression, se sont montés les uns sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur très importante. Lorsqu’un grand « floe » se brise sous la poussée du bateau et bascule sous la coque, on voit parfois sa tranche bleutée, épaisse de plus de deux mètres !
C’est un spectacle fantastique que de voir, à l’étrave, le travail du navire dans ce monde de glace et d’eau ! Les marins nous ont expliqué comment se passe la confrontation entre le navire et les plaques de banquise. Le Grigoriy Mikheev joue à la fois de sa poussée et de sa masse. Comme il fait 2000 tonnes, il écarte sans peine toutes les plaques qui font moins que sa masse. Mais si la plaque fait plus de 2000 tonnes, elle tient bon et c’est le navire qui est dévié de sa route !
Youriy, le capitaine, résume ça par la formule « Plus petit que moi je t’écarte ; plus gros que moi, c’est moi qui m’écarte ! » ... Dans un grand rire, il ajoute en écartant les bras : « C'est comme dans la vie ... quoi ! ».
Avec un peu d’habitude, au bout d’un moment, on arrive à évaluer la masse du prochain « floe » … Deux mètres d’épaisseur, c’est 2 tonnes au mètre carré … Il suffit donc de 1000 mètres carrés (50 m x 20 m, un beau court de tennis) pour avoir une plaque de banquise de 2000 tonnes !
Sur le pont avant, on a l'impression de faire corps avec le bateau. Lorsqu’on est debout à l’étrave et que le navire butte dans un « floe » de cette taille, c’est d’abord un fracas de tonnerre, puis une sensation bizarre sous les pieds : on est soulevé de plusieurs mètres comme sur un chariot élévateur … puis on sent l'avant du navire qui « chasse » vers babord ou tribord, tout en redescendant, en retrouvant sa ligne de flottaison et en continuant sa route ! Ouahouhhh ! Vraiment impressionnant !
On comprend vite qu’à partir d’une certaine densité de banquise (9 dixièmes ?), le système ne fonctionne plus : la plaque bousculée par l’étrave butte contre une autre plaque contiguë et ne peut pas s’écarter suffisamment pour laisser avancer le navire.
A deux reprises, notre lente progression vers le Sud est bloquée. Le Grigoriy Mikheev doit reculer et chercher un nouvel itinéraire. Finalement, c’est par un de ces tortueux sentiers aquatiques que le navire parvient à se frayer un passage jusqu’à notre but !
Au bout de deux heures d'efforts, voici enfin devant nous une immense muraille de pierre surmontée d’une épaisse calotte de glace, c’est Alkefjellet : un nom qui signifie littéralement « falaise à guillemots ».
Par chance, ici, le pied des falaises est quasiment libre de glace, il y a juste quelques petits « floes » de banquise qui dérivent ça et là. L'excitation est montée d'un cran. Il fait beau, en quelques coups de grue nous mettons à l’eau les zodiacs. Bottes, bonnets, gants, gilets autogonflants ... et nous voilà partis.
Dès l’approche des falaises nous sommes subjugués par la beauté et la majesté du site … C’est géant ! Sur un kilomètre de long, une immense cathédrale de basalte s’élève au dessus de la mer. Des falaises de 200 m de haut, tantôt uniformes, tantôt découpées en colonnes, clochers et aiguilles. De véritables châteaux forts de la mer !
A bord de notre zodiac, un de nos compagnons trouve la bonne comparaison : c’est « le Monument Valley de l'arctique ! »
C’est cette roche qui est à l’origine du bonheur des guillemots : la dolérite, une sorte de basalte qui a formé des colonnes en se refroidissant, un peu comme les célèbres « orgues basaltiques ». En se fracturant sous l'effet du gel, les colonnes de dolérite ont formé des centaines de petits replats qui fournissent aux guillemots des nichoirs parfaits où ils sont à l’abri des renards polaires !
Mais chez les guillemots, c’est comme chez les humains : la rançon du succès, c’est la surpopulation ! Tarik et Delphine nous expliquent que cette colonie compte plus de 50 000 couples ! Il y a du monde aux balcons !
La plupart des oiseaux qui viennent se reproduire ici l’été sont de la famille des pingouins, ce sont des alcidés, essentiellement des guillemots de Brünnich, mais il y aussi des guillemots à miroir, quelques mouettes tridactyles et enfin le prédateur redouté de tous ces oiseaux : le grand goéland bourgmestre !
La mer est comme un lac, pas la moindre ride sur l’eau … En silence, moteur du zodiac au ralenti, on s’approche jusqu’à toucher le pied de la falaise. C’est une merveille de voir de si près les petits pingouins alignés côte à côte, jusqu’à se toucher, sur leurs petits replats rocheux.
Ils sont vraiment très élégants avec leur tenue de cérémonie blanche et noire ! Quelle classe ! Quelle dignité ! On dirait des petits majordomes ou de petits maîtres d’hôtel !
A notre grande surprise, ils ne sont pas le moins du monde effrayés par notre arrivée ! Ils nous regardent d’un air plutôt curieux et leur bavardage laisse plutôt penser qu’ils commentent le spectacle qu’on leur donne avec notre gros zodiac noir ! Ils doivent se dire « Mais qu’est ce que c’est que ce gros animal inconnu ? … Bon, ça a l’air plutôt gentil … »
Très vite, en longeant la colonie au ras de la falaise, on comprend que tous nos sens vont être sollicités tant les cris des guillemots et l’odeur du guano sont omniprésents ! De plus de cent mètres de haut tombent en permanence les fientes des petits habitants de la falaise … Lorsque les premiers d’entre nous reçoivent sur la tête ou les épaules leur giclée de guano porte-bonheur, on décrète que ce parfum suave devrait s’appeler « Guano de Boréal » ( … "parce que je le vaux bien" !)
Nous passons comme ça deux heures à naviguer en zodiac au ras des falaises, en rentrant même parfois dans des anfractuosités par où s’écoulent des cataractes d'eau de fonte de la calotte glaciaire qui, tout la haut, coiffe l’ensemble de cette incroyable cathédrale naturelle.
Deux heures aussi à s’émerveiller devant nos petits copains les guillemots ! Ils sont des milliers, il y en a partout, debout sur les moindres replats de roche, et aussi sur la mer, debout par groupes de quelques dizaines sur des plaques de glace, ou en train de nager et de pêcher en petits groupes tout autour de nous, affairés comme si nous n’étions pas là !
Ceux qui sont en train de nager et de pêcher nous montrent leurs talents d’incroyables plongeurs ! On les voit filer sous l’eau comme des torpilles, leurs ailes à moitié déployées leur servant d'ailerons. Il y en a partout qui plongent autour de nous, certains passent même sous le zodiac ! Parfois, des petits groupes avec un ensemble parfait nous font en direct un véritable ballet de natation synchronisée ! Marie-Françoise leur lance « Oh ... ! Bravo les petits ! c'est beau ! Et vous avez répété longtemps ? »
Ceux qui sont debout sur les plaques de banquise semblent rassemblés là pour un petit moment de causette ! C'est comme vous à l'arrêt de bus, mais en beaucoup plus convivial : « Sympa ce radeau, non ? Qu'en pensez-vous Madame ? Et comment va le petit ? Oui, merci ! ça pousse, ça pousse ! Mais quel morphale ! Il a tout le temps les crocs ! Ah ! ne m’en parlez pas ! le mien aussi ! D’ailleurs, je suis complètement épuisée d'aller lui chercher à manger toutes les cinq minutes ! ... »
Ceux qui sont sur les minuscules replats rocheux de la falaise couvent leurs œufs. Les guillemots ne font pas de nids (il n’y a pas de matériaux pour cela). Chacun garde son œuf entre les pattes, à la fois pour le réchauffer et pour éviter qu’il ne tombe !
Imaginez-vous en train d’élever vos gamins sur une petite terrasse en légère pente vers le vide, sans aucune balustrade et au sommet de la tour Maine-Montparnasse … ! Pas drôle, et assez stressant, n’est-ce pas ? Mais les guillemots ont un truc ! Leurs œufs sont en forme de poire, et même de poire aplatie ! Essayez de faire rouler une poire : pas facile n’est-ce pas ? et une poire aplatie ? Impossible !
Vraiment génial, l’œuf de guillemot ! ! ! Et bravo à Dame Nature pour son ingéniosité !
Malgré ce déploiement de haute technologie aviaire, il arrive quand même qu’un œuf tombe … où qu’il soit mangé par le goéland bourgmestre profitant d’un moment d’inattention des parents ! Ce n’est pas trop grave : ici c’est la collectivité qui prime sur l’individu.
Mais le temps propice à la reproduction est ultra-court ici, dans le haut-arctique, et tout doit se faire en accéléré ! Sitôt les œufs éclos, les poussins sont littéralement gavés d’une bouillie de poisson ultra-nourrissante que les parents ramènent sans cesse de la mer et qu’ils régurgitent dans le bec des petits. A ce train là, gavé 24 h sur 24, on peut dire que le poussin guillemot met les bouchées doubles et en quelques jours à peine, il atteint la taille d’une boule de pétanque !
Le problème, c’est qu’une boule de pétanque, ça vole très mal, c’est connu ! Le corps et le ventre ont poussé beaucoup plus vite que les ailes … et c’est bien embêtant !
Mais les jours passent et chez les guillemots, on a pour devise « Faut pas traîner ! ». Alors, sans attendre que leur poussin ait des ailes dignes de ce nom, papa et maman guillemot ne font ni une ni deux : un beau matin, ils balancent carrément le petit par-dessus bord … ! ! !
Parents indignes ? Pas du tout ! Ne jugez pas trop vite ! Petit guillemot ne comprend pas trop ce qui lui arrive … ! Yeeeeeeepppp ?!?!?! Faute de pouvoir téléphoner au numéro vert « enfance maltraitée », il fait ce qu’il peut !
Et voilà donc notre boule de pétanque pourvue de deux moignons d’ailes qui chute du haut de la cathédrale de pierre … Mus par l’instinct, les moignons d’ailes esquissent bien quelques battements, mais c’est à peine si ces gestes dérisoires parviennent à ralentir la chute … et … ... Plouf !
Papa et maman guillemot se retrouvent en bas avec leur poussin qui flotte maintenant comme un gros bouchon, un peu perturbé par ce qui vient de lui arriver, mais aussi tout heureux de découvrir son nouvel élément !
Certes, il lui faudra encore quelques jours pour envisager un décollage et un petit vol local, même malhabile … mais l’avantage d’être sur l’eau, c’est que la nourriture est beaucoup plus près, carrément à portée de bec !
Et oui, la vérité, on va vous la dire : c'est que les parents en avaient marre de faire des allers et retours entre la mer et la falaise ! Ce qu'ils ont fait, c'est un peu comme si vous installiez vos bébés dans le supermarché, au cœur du rayon des « petits pots » pour avoir moins de transport et de manutention !
Alors, à partir de là, le gavage ! je vous dis pas ! C’est carrément 24 h sur 24 que le marmot s'empiffre, et à ce rythme, bien sûr, on a bientôt un guillemot qui ressemble ... à un vrai guillemot ! Et surtout qui devient capable de prendre sa première leçon de vol libre !
C'est le moment où papa guillemot entre en action (action pédagogique) : « Regarde, fiston : c'est comme ça qu'on fait ... ! »
Le décollage d'un guillemot à partir de la mer, ça n'est pas une mince affaire ! Ça n'est pas non plus très esthétique ... Ne vous moquez pas : ça tient à la fois de l'hydravion et du canadair, mais bon, ça marche !
Ce sont d'abord les pattes qui se mettent en action, sous l'eau : propulsion purement nautique ... puis les ailes commencent à battre de plus en plus vite, avec les pointes qui frappent l'eau en cadence. A ce stade, on voit l'hydravion qui accélère en battant l'eau, il décolle presque, il frotte la surface en laissant derrière lui un sillage en pointillés. Puis les pointillés s'espacent de plus en plus et hop ... enfin ça décolle en rasant l'eau et en battant des ailes comme un dingue !
« T'as vu, fiston ? ... à toi maintenant ! » Mais il faudra plusieurs tentatives au petit guillemot pour parvenir à la même performance. Parfois, après une série d'échecs, on remet le prochain essai à plusieurs jours (« peut-être faut-il grandir encore un peu ? ! alors mangeons ! »).
Mais un beau matin, ça marche ! On s'affranchit de l'élément liquide : Youppieee ! Vive l'air, vive le ciel, vive la vie en trois dimensions ! ! !
Les guillemots, comme d'autres alcidés, ne sont pas des cracks de la voltige aérienne : leur corps est un peu trop lourd par rapport à leur voilure. En fait, ce sont des « oiseaux-poissons », on pourrait même dire des « poissons-oiseaux », et c'est dans l'élément liquide qu'ils sont le plus à l'aise. Ils peuvent nager sous l'eau à la vitesse d'une torpille, descendre à plus de 50 mètres de profondeur et rester de longues minutes en apnée !
Ah ... vous voyez qu'il ne faut pas se moquer !
L’eau est calme comme un lac au pied de la falaise. Dans cette transparence cristalline, on voit des myriades de petits points, tantôt noirs, tantôt rouges ou gris. On plonge la main le long du boudin du zodiac … Température de l'eau : 1° ! Pour se baigner ici, prévoir maillot de bain fourré (en « polaire ») !
Dans la main glacée : tous ces petits points colorés se révèlent être du plancton, du plancton animal ! De minuscules escargots sans coquille, des mini-vers qui se tortillent, des mini-crevettes grandes comme un grain de riz … Une densité incroyable de plancton.
Enrichies par le guano qui tombe en permanence de la falaise, ces eaux sont un vrai bouillon de vie ! Par leurs déjections, les oiseaux font démarrer une puissante chaîne alimentaire dans cette mer glacée. Une chaîne alimentaire dont ils profitent à leur tour et dont ils sont un maillon essentiel.
Paradoxe de l’arctique qui semble hostile à la Vie et où pourtant la Vie explose sous de multiples formes !
Bravo, mille fois bravo à toi, la Vie ! Merci la Vie ! Mille fois merci !
Chris.
On émerge du sommeil au rythme du lent balancement du navire … puis on distingue les coups sourds sur la coque ... … la banquise !
Vite, au hublot : un monde glacé, blanc pur et bleu vif, s’ouvre devant nous. Nous entrons dans la passe Nord du détroit d’Hinlopen …
Nous sommes au Spitzberg, par 80° Nord, archipel à la marge du monde, dernière terre avant le pôle. Après un voyage d’approche en avion depuis la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.
Hinlopen ! ce mot résonne pour nous comme une invocation magique. On en a rêvé … on y est à présent !
Les pages magnifiques de Jean-Louis Etienne, lues et relues au cours de l’année, nous reviennent en mémoire. Dans son livre sur sa navigation au Spitzberg à bord du voilier « Antarctica », il a su traduire l’incroyable beauté de ce long et étroit passage qui sépare les deux plus grandes îles de l’archipel.
Hinlopen, c’est un couloir marin de 8 à 10 km de large et d’une centaine de kilomètres de long, qui se glisse entre l’île principale et la Terre du Nord-Est (Nordauslandet). Ici, le paysage change radicalement. Finies les montagnes pointues et les vallées glaciaires de l’Ouest. Ce grand canal polaire s’insinue entre d'immenses plateaux couverts de calottes glaciaires massives.
Il est rare que le détroit soit entièrement navigable. En été, en général, sa partie Nord est en eaux libres mais on rencontre la banquise de plus en plus dense au fur et à mesure de la descente. C’est la sortie Sud qui est généralement la plus encombrée, car les glaces dérivantes venues des côtes de Sibérie et de la Mer de Barents viennent s’y accumuler, poussées par les courants.
Mais cette année, la densité de la banquise est exceptionnelle (du jamais vu depuis vingt ans, paraît-il …) et c’est dès l’entrée Nord que le Grigoriy Mikheev doit engager la bataille !
Je monte à la passerelle de pilotage. Sur le radar, on voit bien, en jaune et noir, les rives du détroit et les zones de glaces flottantes. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la table à cartes. Sur une grande carte du détroit, il essaye de déterminer quelle sera la meilleure route pour descendre vers le Sud dans ce labyrinthe …
Après le petit-déjeuner, nous retrouvons trois autres compagnons de voyage à notre poste d’observation favori : sur le pont avant, à l'étrave. Il fait beau, vent nul, température 5° C.
Le navire avance lentement en empruntant des chenaux d'eau libre entre les zones de banquise. L'air vif nous fouette le visage, nous sommes fascinés ... pureté, majesté du paysage tout en blanc et bleu éclatants !
Tarik, le chef d’expédition, et Delphine, ornithologue, nous ont indiqué l'objectif de la matinée : atteindre les falaises de Alkefjellet, sur la rive Ouest du détroit, à 20 milles nautiques vers le Sud. Hier soir, ils ont fait monter l'excitation en nous parlant de ce site où ils sont déjà venus l'été dernier et qui est, selon leur expression, « le Manhattan des oiseaux » !
Le Grigoriy Mikheev est conçu pour naviguer dans les glaces, mais plus on avance, et plus on se demande si on pourra parvenir à notre but … Il faut savoir qu'en navigation polaire, on mesure la densité des glaces de mer en dixièmes. A l’entrée Nord du détroit, la densité n’était que de 4 dixièmes (comprenez 40 % de la surface de la mer couverte de banquise et 60 % d’eau libre), mais à présent nous avançons très lentement dans une mer couverte de grandes plaques qu'on appelle des « floes ». La densité de la banquise approche des 8 dixièmes.
Maintenant, le navire pousse et écarte presque continuellement des plaques de banquise. Parfois, malgré l’habileté d'Andreï, le barreur, il n’y a pas d’autre solution que de buter en plein dans une plaque de banquise (un « floe ») de 50 mètres de large …
L'élan du navire est brisé, il s’arrête presque devant cette masse. Alors Andreï pousse la manette du deuxième moteur et, comme dans un film au ralenti, on voit l’énorme plaque qui cède lentement, parfois en se fendant, parfois en s'écartant, en pivotant sur un bord et s’engloutissant en partie sous la coque.
Gérard nous a rejoints. Il connaît la glace de mer comme vous la moquette de votre salon. Avec Tarik et Delphine, c'est notre troisième accompagnateur. Cet été, il en est à sa 17ème expédition au Spitzberg !
Cette banquise, nous explique-t-il, c’est de la « vieille banquise » … des « floes » qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisés, ressoudés en hiver, re-cassés, basculés, pris dans des crêtes de compression, se sont montés les uns sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur très importante. Lorsqu’un grand « floe » se brise sous la poussée du bateau et bascule sous la coque, on voit parfois sa tranche bleutée, épaisse de plus de deux mètres !
C’est un spectacle fantastique que de voir, à l’étrave, le travail du navire dans ce monde de glace et d’eau ! Les marins nous ont expliqué comment se passe la confrontation entre le navire et les plaques de banquise. Le Grigoriy Mikheev joue à la fois de sa poussée et de sa masse. Comme il fait 2000 tonnes, il écarte sans peine toutes les plaques qui font moins que sa masse. Mais si la plaque fait plus de 2000 tonnes, elle tient bon et c’est le navire qui est dévié de sa route !
Youriy, le capitaine, résume ça par la formule « Plus petit que moi je t’écarte ; plus gros que moi, c’est moi qui m’écarte ! » ... Dans un grand rire, il ajoute en écartant les bras : « C'est comme dans la vie ... quoi ! ».
Avec un peu d’habitude, au bout d’un moment, on arrive à évaluer la masse du prochain « floe » … Deux mètres d’épaisseur, c’est 2 tonnes au mètre carré … Il suffit donc de 1000 mètres carrés (50 m x 20 m, un beau court de tennis) pour avoir une plaque de banquise de 2000 tonnes !
Sur le pont avant, on a l'impression de faire corps avec le bateau. Lorsqu’on est debout à l’étrave et que le navire butte dans un « floe » de cette taille, c’est d’abord un fracas de tonnerre, puis une sensation bizarre sous les pieds : on est soulevé de plusieurs mètres comme sur un chariot élévateur … puis on sent l'avant du navire qui « chasse » vers babord ou tribord, tout en redescendant, en retrouvant sa ligne de flottaison et en continuant sa route ! Ouahouhhh ! Vraiment impressionnant !
On comprend vite qu’à partir d’une certaine densité de banquise (9 dixièmes ?), le système ne fonctionne plus : la plaque bousculée par l’étrave butte contre une autre plaque contiguë et ne peut pas s’écarter suffisamment pour laisser avancer le navire.
A deux reprises, notre lente progression vers le Sud est bloquée. Le Grigoriy Mikheev doit reculer et chercher un nouvel itinéraire. Finalement, c’est par un de ces tortueux sentiers aquatiques que le navire parvient à se frayer un passage jusqu’à notre but !
Au bout de deux heures d'efforts, voici enfin devant nous une immense muraille de pierre surmontée d’une épaisse calotte de glace, c’est Alkefjellet : un nom qui signifie littéralement « falaise à guillemots ».
Par chance, ici, le pied des falaises est quasiment libre de glace, il y a juste quelques petits « floes » de banquise qui dérivent ça et là. L'excitation est montée d'un cran. Il fait beau, en quelques coups de grue nous mettons à l’eau les zodiacs. Bottes, bonnets, gants, gilets autogonflants ... et nous voilà partis.
Dès l’approche des falaises nous sommes subjugués par la beauté et la majesté du site … C’est géant ! Sur un kilomètre de long, une immense cathédrale de basalte s’élève au dessus de la mer. Des falaises de 200 m de haut, tantôt uniformes, tantôt découpées en colonnes, clochers et aiguilles. De véritables châteaux forts de la mer !
A bord de notre zodiac, un de nos compagnons trouve la bonne comparaison : c’est « le Monument Valley de l'arctique ! »
C’est cette roche qui est à l’origine du bonheur des guillemots : la dolérite, une sorte de basalte qui a formé des colonnes en se refroidissant, un peu comme les célèbres « orgues basaltiques ». En se fracturant sous l'effet du gel, les colonnes de dolérite ont formé des centaines de petits replats qui fournissent aux guillemots des nichoirs parfaits où ils sont à l’abri des renards polaires !
Mais chez les guillemots, c’est comme chez les humains : la rançon du succès, c’est la surpopulation ! Tarik et Delphine nous expliquent que cette colonie compte plus de 50 000 couples ! Il y a du monde aux balcons !
La plupart des oiseaux qui viennent se reproduire ici l’été sont de la famille des pingouins, ce sont des alcidés, essentiellement des guillemots de Brünnich, mais il y aussi des guillemots à miroir, quelques mouettes tridactyles et enfin le prédateur redouté de tous ces oiseaux : le grand goéland bourgmestre !
La mer est comme un lac, pas la moindre ride sur l’eau … En silence, moteur du zodiac au ralenti, on s’approche jusqu’à toucher le pied de la falaise. C’est une merveille de voir de si près les petits pingouins alignés côte à côte, jusqu’à se toucher, sur leurs petits replats rocheux.
Ils sont vraiment très élégants avec leur tenue de cérémonie blanche et noire ! Quelle classe ! Quelle dignité ! On dirait des petits majordomes ou de petits maîtres d’hôtel !
A notre grande surprise, ils ne sont pas le moins du monde effrayés par notre arrivée ! Ils nous regardent d’un air plutôt curieux et leur bavardage laisse plutôt penser qu’ils commentent le spectacle qu’on leur donne avec notre gros zodiac noir ! Ils doivent se dire « Mais qu’est ce que c’est que ce gros animal inconnu ? … Bon, ça a l’air plutôt gentil … »
Très vite, en longeant la colonie au ras de la falaise, on comprend que tous nos sens vont être sollicités tant les cris des guillemots et l’odeur du guano sont omniprésents ! De plus de cent mètres de haut tombent en permanence les fientes des petits habitants de la falaise … Lorsque les premiers d’entre nous reçoivent sur la tête ou les épaules leur giclée de guano porte-bonheur, on décrète que ce parfum suave devrait s’appeler « Guano de Boréal » ( … "parce que je le vaux bien" !)
Nous passons comme ça deux heures à naviguer en zodiac au ras des falaises, en rentrant même parfois dans des anfractuosités par où s’écoulent des cataractes d'eau de fonte de la calotte glaciaire qui, tout la haut, coiffe l’ensemble de cette incroyable cathédrale naturelle.
Deux heures aussi à s’émerveiller devant nos petits copains les guillemots ! Ils sont des milliers, il y en a partout, debout sur les moindres replats de roche, et aussi sur la mer, debout par groupes de quelques dizaines sur des plaques de glace, ou en train de nager et de pêcher en petits groupes tout autour de nous, affairés comme si nous n’étions pas là !
Ceux qui sont en train de nager et de pêcher nous montrent leurs talents d’incroyables plongeurs ! On les voit filer sous l’eau comme des torpilles, leurs ailes à moitié déployées leur servant d'ailerons. Il y en a partout qui plongent autour de nous, certains passent même sous le zodiac ! Parfois, des petits groupes avec un ensemble parfait nous font en direct un véritable ballet de natation synchronisée ! Marie-Françoise leur lance « Oh ... ! Bravo les petits ! c'est beau ! Et vous avez répété longtemps ? »
Ceux qui sont debout sur les plaques de banquise semblent rassemblés là pour un petit moment de causette ! C'est comme vous à l'arrêt de bus, mais en beaucoup plus convivial : « Sympa ce radeau, non ? Qu'en pensez-vous Madame ? Et comment va le petit ? Oui, merci ! ça pousse, ça pousse ! Mais quel morphale ! Il a tout le temps les crocs ! Ah ! ne m’en parlez pas ! le mien aussi ! D’ailleurs, je suis complètement épuisée d'aller lui chercher à manger toutes les cinq minutes ! ... »
Ceux qui sont sur les minuscules replats rocheux de la falaise couvent leurs œufs. Les guillemots ne font pas de nids (il n’y a pas de matériaux pour cela). Chacun garde son œuf entre les pattes, à la fois pour le réchauffer et pour éviter qu’il ne tombe !
Imaginez-vous en train d’élever vos gamins sur une petite terrasse en légère pente vers le vide, sans aucune balustrade et au sommet de la tour Maine-Montparnasse … ! Pas drôle, et assez stressant, n’est-ce pas ? Mais les guillemots ont un truc ! Leurs œufs sont en forme de poire, et même de poire aplatie ! Essayez de faire rouler une poire : pas facile n’est-ce pas ? et une poire aplatie ? Impossible !
Vraiment génial, l’œuf de guillemot ! ! ! Et bravo à Dame Nature pour son ingéniosité !
Malgré ce déploiement de haute technologie aviaire, il arrive quand même qu’un œuf tombe … où qu’il soit mangé par le goéland bourgmestre profitant d’un moment d’inattention des parents ! Ce n’est pas trop grave : ici c’est la collectivité qui prime sur l’individu.
Mais le temps propice à la reproduction est ultra-court ici, dans le haut-arctique, et tout doit se faire en accéléré ! Sitôt les œufs éclos, les poussins sont littéralement gavés d’une bouillie de poisson ultra-nourrissante que les parents ramènent sans cesse de la mer et qu’ils régurgitent dans le bec des petits. A ce train là, gavé 24 h sur 24, on peut dire que le poussin guillemot met les bouchées doubles et en quelques jours à peine, il atteint la taille d’une boule de pétanque !
Le problème, c’est qu’une boule de pétanque, ça vole très mal, c’est connu ! Le corps et le ventre ont poussé beaucoup plus vite que les ailes … et c’est bien embêtant !
Mais les jours passent et chez les guillemots, on a pour devise « Faut pas traîner ! ». Alors, sans attendre que leur poussin ait des ailes dignes de ce nom, papa et maman guillemot ne font ni une ni deux : un beau matin, ils balancent carrément le petit par-dessus bord … ! ! !
Parents indignes ? Pas du tout ! Ne jugez pas trop vite ! Petit guillemot ne comprend pas trop ce qui lui arrive … ! Yeeeeeeepppp ?!?!?! Faute de pouvoir téléphoner au numéro vert « enfance maltraitée », il fait ce qu’il peut !
Et voilà donc notre boule de pétanque pourvue de deux moignons d’ailes qui chute du haut de la cathédrale de pierre … Mus par l’instinct, les moignons d’ailes esquissent bien quelques battements, mais c’est à peine si ces gestes dérisoires parviennent à ralentir la chute … et … ... Plouf !
Papa et maman guillemot se retrouvent en bas avec leur poussin qui flotte maintenant comme un gros bouchon, un peu perturbé par ce qui vient de lui arriver, mais aussi tout heureux de découvrir son nouvel élément !
Certes, il lui faudra encore quelques jours pour envisager un décollage et un petit vol local, même malhabile … mais l’avantage d’être sur l’eau, c’est que la nourriture est beaucoup plus près, carrément à portée de bec !
Et oui, la vérité, on va vous la dire : c'est que les parents en avaient marre de faire des allers et retours entre la mer et la falaise ! Ce qu'ils ont fait, c'est un peu comme si vous installiez vos bébés dans le supermarché, au cœur du rayon des « petits pots » pour avoir moins de transport et de manutention !
Alors, à partir de là, le gavage ! je vous dis pas ! C’est carrément 24 h sur 24 que le marmot s'empiffre, et à ce rythme, bien sûr, on a bientôt un guillemot qui ressemble ... à un vrai guillemot ! Et surtout qui devient capable de prendre sa première leçon de vol libre !
C'est le moment où papa guillemot entre en action (action pédagogique) : « Regarde, fiston : c'est comme ça qu'on fait ... ! »
Le décollage d'un guillemot à partir de la mer, ça n'est pas une mince affaire ! Ça n'est pas non plus très esthétique ... Ne vous moquez pas : ça tient à la fois de l'hydravion et du canadair, mais bon, ça marche !
Ce sont d'abord les pattes qui se mettent en action, sous l'eau : propulsion purement nautique ... puis les ailes commencent à battre de plus en plus vite, avec les pointes qui frappent l'eau en cadence. A ce stade, on voit l'hydravion qui accélère en battant l'eau, il décolle presque, il frotte la surface en laissant derrière lui un sillage en pointillés. Puis les pointillés s'espacent de plus en plus et hop ... enfin ça décolle en rasant l'eau et en battant des ailes comme un dingue !
« T'as vu, fiston ? ... à toi maintenant ! » Mais il faudra plusieurs tentatives au petit guillemot pour parvenir à la même performance. Parfois, après une série d'échecs, on remet le prochain essai à plusieurs jours (« peut-être faut-il grandir encore un peu ? ! alors mangeons ! »).
Mais un beau matin, ça marche ! On s'affranchit de l'élément liquide : Youppieee ! Vive l'air, vive le ciel, vive la vie en trois dimensions ! ! !
Les guillemots, comme d'autres alcidés, ne sont pas des cracks de la voltige aérienne : leur corps est un peu trop lourd par rapport à leur voilure. En fait, ce sont des « oiseaux-poissons », on pourrait même dire des « poissons-oiseaux », et c'est dans l'élément liquide qu'ils sont le plus à l'aise. Ils peuvent nager sous l'eau à la vitesse d'une torpille, descendre à plus de 50 mètres de profondeur et rester de longues minutes en apnée !
Ah ... vous voyez qu'il ne faut pas se moquer !
L’eau est calme comme un lac au pied de la falaise. Dans cette transparence cristalline, on voit des myriades de petits points, tantôt noirs, tantôt rouges ou gris. On plonge la main le long du boudin du zodiac … Température de l'eau : 1° ! Pour se baigner ici, prévoir maillot de bain fourré (en « polaire ») !
Dans la main glacée : tous ces petits points colorés se révèlent être du plancton, du plancton animal ! De minuscules escargots sans coquille, des mini-vers qui se tortillent, des mini-crevettes grandes comme un grain de riz … Une densité incroyable de plancton.
Enrichies par le guano qui tombe en permanence de la falaise, ces eaux sont un vrai bouillon de vie ! Par leurs déjections, les oiseaux font démarrer une puissante chaîne alimentaire dans cette mer glacée. Une chaîne alimentaire dont ils profitent à leur tour et dont ils sont un maillon essentiel.
Paradoxe de l’arctique qui semble hostile à la Vie et où pourtant la Vie explose sous de multiples formes !
Bravo, mille fois bravo à toi, la Vie ! Merci la Vie ! Mille fois merci !
Chris.
Salut à tous;
je recherche des infos concernant le Spitzberg; à savoir: comment circuler là bas quelles précautions à prendre (nottament contre les ours) y-a-t-il obligation / recommandation d'avoir un guide? comment se rendre sur les iles du Nord comment se ravitailler le budget à prévoir (hors transport continent-spitzberg)
je recherche des infos concernant le Spitzberg; à savoir: comment circuler là bas quelles précautions à prendre (nottament contre les ours) y-a-t-il obligation / recommandation d'avoir un guide? comment se rendre sur les iles du Nord comment se ravitailler le budget à prévoir (hors transport continent-spitzberg)
Le bateau était sur place depuis plusieurs semaines et avait navigué au nord de Longyearbyen. J'ai été frappée par la magie des lieux, le gigantisme des paysages, l'atmosphère si calme et propre aux pays du grand froid.
Bonjour
Voici le récit de notre navigation au Spitzberg. Récit que je dédie à Jean François, ami et propriétaire du bateau, sans qui ce voyage n'aurait pas eu lieu.
L'intégrale sur 1plus1blog.com
Nous sommes partis de Longyearbyen, capitale du Svalbard.

Le bateau était sur place depuis plusieurs semaines et avait navigué au nord de Longyearbyen. Pour notre part, nous devions longer la côte sud pour revenir tranquillement vers la Norvège (Tromso). Nous n'avons eu aucun problème particulier (il faut dire que le capitaine était particulièrement expérimenté, prudent, prévoyant et son bateau en excellent état). J'ai été frappée par la magie des lieux, le gigantisme des paysages, l'atmosphère si calme et propre aux pays du grand froid.

Les glaciers, les mouillages, les quelques rencontres de bateaux restent des souvenirs forts d'une navigation exceptionnelle.

bateau au mouillage

Navigation dans le Hornsund et le bellsund

petit iceberg (qui peut faire mal si on le heurte...)

Quelques précisions techniques sur le Spitzberg: la saison de navigation est courte à cause des icebergs. En gros, c'est navigable du 15 juillet au 15 Août. Il fait froid, le bateau doit donc être équipé en conséquence. Il y a très très peu de bateaux, ou de présence humaine tout simplement: il faut donc être particulièrement prudent car tout problème devra être géré à priori en autonome. Pas de boussole (trop près du Nord Magnétique) et de tout façon, les longitudes défilent très vite la-haut (80° de latitude). Pas de couverture GPS car trop au Nord: On navigue donc à vue y compris de nuit (puisqu'il y a le soleil de minuit).
C'est l'aventure.
Intégrale et d'autres jolies photos là: 1plus1blog.com
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Nous sommes partis de Longyearbyen, capitale du Svalbard.

Le bateau était sur place depuis plusieurs semaines et avait navigué au nord de Longyearbyen. Pour notre part, nous devions longer la côte sud pour revenir tranquillement vers la Norvège (Tromso). Nous n'avons eu aucun problème particulier (il faut dire que le capitaine était particulièrement expérimenté, prudent, prévoyant et son bateau en excellent état). J'ai été frappée par la magie des lieux, le gigantisme des paysages, l'atmosphère si calme et propre aux pays du grand froid.

Les glaciers, les mouillages, les quelques rencontres de bateaux restent des souvenirs forts d'une navigation exceptionnelle.

bateau au mouillage

Navigation dans le Hornsund et le bellsund

petit iceberg (qui peut faire mal si on le heurte...)

Quelques précisions techniques sur le Spitzberg: la saison de navigation est courte à cause des icebergs. En gros, c'est navigable du 15 juillet au 15 Août. Il fait froid, le bateau doit donc être équipé en conséquence. Il y a très très peu de bateaux, ou de présence humaine tout simplement: il faut donc être particulièrement prudent car tout problème devra être géré à priori en autonome. Pas de boussole (trop près du Nord Magnétique) et de tout façon, les longitudes défilent très vite la-haut (80° de latitude). Pas de couverture GPS car trop au Nord: On navigue donc à vue y compris de nuit (puisqu'il y a le soleil de minuit).
C'est l'aventure.
Intégrale et d'autres jolies photos là: 1plus1blog.com
Le passage aux Spitzberg est très rapide car l’essentiel de la croisière se déroule dans le nord-est du Groenland avec un retour par l'Islande.
Bonjour à toutes et à tous.
Nous avons fait une superbe croisière expédition au Sptizberg - Groenland Nord-Est - Islande avec Grands Espaces du 31 Août au 15 Septembre 2016, sur l'Ortélius (ancien brise-glace) et j'avais envie de la partager avec vous.

Voici un résumé; Pour plus de détails sur cette croisière et de photos je vous invite à aller sur mon site ici
Départ Paris, arrivée à Longyearbyen et retour Reykjavik – Paris sans escale. Le passage au Spitzberg est très rapide, mais nous aurons un aperçu de celui-ci, l’essentiel de la croisière se déroule dans le Nord-Est du Groenland et le retour se fait par l’Islande en arrivant à Akureyri. Nous ferons en car le trajet Akureyri – Reykjavik ce qui nous permettra de revoir très brièvement cette partie de l’Islande.
31 Août Paris - Longyearbyen Notre rendez-vous à Roissy étant à 5 heures, nous avons donc passé la nuit à l’hôtel Ibis à Roissy qui se trouve tout près du terminal où nous devons décoller. Grands Espaces à spécialement affrété un avion de la Compagnie ASL qui nous amènera directement à Longyearbyen. Durant celui-ci je fais connaissance de visu avec Danièle (Amarante) avec qui j’ai eu de fréquents échanges sur mon forum de voyage préféré, nous sommes ravies de nous voir en vrai. Lorsque nous nous posons à Longyearbyen 78°de latitude nord, il fait 3°, les montagnes sont enneigées et il ne fait pas très beau. Nous sommes bien au Spitzberg! Des cars nous attendent à la sortie de l'aéroport pour nous emmener dans "l'Adventdalen" puis nous aurons du temps libre pour visiter la ville et le petit Musée Arctique de Norvège que j'ai bien aimée, même si je n'ai pas eu assez de temps.



Notre bateau est ancré au large, nous y allons donc en zodiac.
Jeudi 1er Septembre Glacier d’Erik (Erikbreen) et Glacier de Monaco Notre nuit a été bercée par une houle avec des vents de 20 nœuds, mais nous avons bien dormi. Nous naviguons le long des côtes de la Terre Albert 1er, nommée ainsi en l’honneur du Prince de Monaco qui a mené plusieurs expéditions scientifiques dans ce secteur entre 1898 et 1909. Nous longeons ensuite le Spitzberg par le Nord pour rejoindre le Woodfjord afin de prendre la direction du Liefdefjorden.

Nous longeons Reinsdyrflya cette immense étendue de toundra. La passerelle étant ouverte aux passagers je monte y faire un tour. Puis je ressors sur le pont admirer les magnifiques paysages enneigés qui défilent devant mes yeux.
L'après-midi nous avons le choix entre une sortie en zodiac et une sortie à terre, nous choisissons la 2ème solution. Nous allons donc voir le très beau Erikbreen. C'est un glacier qui a reculé en laissant derrière lui un lac. La marche n'etait pas toujours aisée, mais ça valait le coup de la faire; magnifique vues.
Plus tard nous avons fait une sortie en zodiac pour aller voir le superbe Glacier de Monaco. Il ne faisait pas beau, mais les couleurs étaient magnifiques.
A notre retour sur l’Ortélius, le Commandant nous offre le traditionnel cocktail de bienvenu. Le brise-glace se dirige plus au nord encore, vers le petit îlot de Moffen au delà de 80° de latitude Nord. Vers 23 h. nous passons les 80° de latitude Nord . Nous n'avons pas eu la chance de les voir trop de brouillard, le bateau devait rester à une certaine distance, c'est un de mes regrets, mais ce fût néanmoins une très belle journée ! A suivre
Liliane

Voici un résumé; Pour plus de détails sur cette croisière et de photos je vous invite à aller sur mon site ici
Départ Paris, arrivée à Longyearbyen et retour Reykjavik – Paris sans escale. Le passage au Spitzberg est très rapide, mais nous aurons un aperçu de celui-ci, l’essentiel de la croisière se déroule dans le Nord-Est du Groenland et le retour se fait par l’Islande en arrivant à Akureyri. Nous ferons en car le trajet Akureyri – Reykjavik ce qui nous permettra de revoir très brièvement cette partie de l’Islande.
31 Août Paris - Longyearbyen Notre rendez-vous à Roissy étant à 5 heures, nous avons donc passé la nuit à l’hôtel Ibis à Roissy qui se trouve tout près du terminal où nous devons décoller. Grands Espaces à spécialement affrété un avion de la Compagnie ASL qui nous amènera directement à Longyearbyen. Durant celui-ci je fais connaissance de visu avec Danièle (Amarante) avec qui j’ai eu de fréquents échanges sur mon forum de voyage préféré, nous sommes ravies de nous voir en vrai. Lorsque nous nous posons à Longyearbyen 78°de latitude nord, il fait 3°, les montagnes sont enneigées et il ne fait pas très beau. Nous sommes bien au Spitzberg! Des cars nous attendent à la sortie de l'aéroport pour nous emmener dans "l'Adventdalen" puis nous aurons du temps libre pour visiter la ville et le petit Musée Arctique de Norvège que j'ai bien aimée, même si je n'ai pas eu assez de temps.



Notre bateau est ancré au large, nous y allons donc en zodiac.
Jeudi 1er Septembre Glacier d’Erik (Erikbreen) et Glacier de Monaco Notre nuit a été bercée par une houle avec des vents de 20 nœuds, mais nous avons bien dormi. Nous naviguons le long des côtes de la Terre Albert 1er, nommée ainsi en l’honneur du Prince de Monaco qui a mené plusieurs expéditions scientifiques dans ce secteur entre 1898 et 1909. Nous longeons ensuite le Spitzberg par le Nord pour rejoindre le Woodfjord afin de prendre la direction du Liefdefjorden.

Nous longeons Reinsdyrflya cette immense étendue de toundra. La passerelle étant ouverte aux passagers je monte y faire un tour. Puis je ressors sur le pont admirer les magnifiques paysages enneigés qui défilent devant mes yeux.

L'après-midi nous avons le choix entre une sortie en zodiac et une sortie à terre, nous choisissons la 2ème solution. Nous allons donc voir le très beau Erikbreen. C'est un glacier qui a reculé en laissant derrière lui un lac. La marche n'etait pas toujours aisée, mais ça valait le coup de la faire; magnifique vues.

Plus tard nous avons fait une sortie en zodiac pour aller voir le superbe Glacier de Monaco. Il ne faisait pas beau, mais les couleurs étaient magnifiques.

A notre retour sur l’Ortélius, le Commandant nous offre le traditionnel cocktail de bienvenu. Le brise-glace se dirige plus au nord encore, vers le petit îlot de Moffen au delà de 80° de latitude Nord. Vers 23 h. nous passons les 80° de latitude Nord . Nous n'avons pas eu la chance de les voir trop de brouillard, le bateau devait rester à une certaine distance, c'est un de mes regrets, mais ce fût néanmoins une très belle journée ! A suivre
Liliane
Bonjour à tous !
Je vais avoir des vacances du 1er au 15 septembre prochain et je souhaiterai savoir si le Svalbard/Spitzberg est jouable à cette période.
De ce que j'ai lu, ce n'est clairement pas le meilleur moment.
Est-ce que vous savez lesquelles de ces activités on peut pratiquer début septembre: (i) kayak (ii) motoneige/chiens de traîneau (iii) rando à ski (iv) petite croisière.
Merci d'avance pour vos réponses !
Je vais avoir des vacances du 1er au 15 septembre prochain et je souhaiterai savoir si le Svalbard/Spitzberg est jouable à cette période.
De ce que j'ai lu, ce n'est clairement pas le meilleur moment.
Est-ce que vous savez lesquelles de ces activités on peut pratiquer début septembre: (i) kayak (ii) motoneige/chiens de traîneau (iii) rando à ski (iv) petite croisière.
Merci d'avance pour vos réponses !
Bonjour,
J'ai réservé une croisière dans les fjords jusqu'au Spitzberg en juillet 2016 avec le Splendida. Cependant, j'ai pris une cabine intérieure. En effet, le budget excursions est élevé pour deux. Pensez-vous qu'il faille plutôt prendre une hublot ? Une balcon ? Et donc, se limiter avec les excursions msc et les boissons 😊 ?
En fait, mes escales sont :
Bergen
Tromso (musée)
Honningsvag
Longyearbyen
Geiranger
Flam
J'avais prévu pour tout cela 1150€ de budget. Pouvez-vous m'aider à préparer les escales et me dire combien à peu près, cela coûterait.🙂
Je vous remercie 😉
Bonjour
La destination nous plait bien, elle englobe le Groenland de l'Est que nous avions envie de faire un jour et un peu du Spitzberg ou nous devions aller en juillet dernier, mais que j'ai du annuler. C'est Grands Espaces qui propose ce voyage sur l'Ortélius. Si vous avez navigué avec eux et/ou sur ce bateau pouvez vous me donner vos impressions ainsi que celles concernant les pays mentionnés. Merci Liliane
La destination nous plait bien, elle englobe le Groenland de l'Est que nous avions envie de faire un jour et un peu du Spitzberg ou nous devions aller en juillet dernier, mais que j'ai du annuler. C'est Grands Espaces qui propose ce voyage sur l'Ortélius. Si vous avez navigué avec eux et/ou sur ce bateau pouvez vous me donner vos impressions ainsi que celles concernant les pays mentionnés. Merci Liliane
Bonjour vous tous!
Je prépare une croisière en voilier cet été au Svalbard (Spitzberg), et en vue de débarquer un équipier à Ny-Alesund, je cherche à savoir comment il pourrait retourner à Longyearbyen sachant que nous, nous continuons notre route vers le Nord. Apparemment, l'avion est réservé aux scientifiques de la base.
Connaissez-vous des moyens pour faire ce périple?
Merci!!
Giocante
bonjour,
je pars 9 juin 2109 croisieres PONANT bateau AUSTRAL pour le spiztberg
Je suis à l'écoute de tous conseils. et le vol est il direct ? merci
jean-michel CLERC
jean-michel CLERC
Bonjour,
je recherche quelqu'un qui a fait cette croisière avec MSC
Preziosa auparavant
et qui pourrait me donner des conseils concernant les excursions proposées lors des escales
j'aimerai avoir une belle vue d'ensemble mais la liste des excursions est vaste et chère je ne voudrais pas me tromper
merci de vos réponses
Bonjour,
Nous partons au spitzberg et voudrions connaître la réglementation pour amener un drone. Merci de nous renseigner










