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Improvisation Nomade (3) (Roumanie-Bulgarie)
Oradea

La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad

Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes

Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova

Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.

Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.

Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.

Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.

Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !

Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.

Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !

La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.

Omar Khayyâm.
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Circuit 15 jours en Roumanie (septembre 2018)
Bonjour,

Voici le récit de nos deux semaines en Roumanie, avec un circuit de plus de 2000 km, 6 étapes... et un dépaysement total à quelques heures de vol de la France. 🙂

Nous avons réservé un vol au départ de Nantes, changement d'avion à Munich, avec la Lufhtansa (250 euros AR et 23 kg de bagages soute /pers, vols réservés en décembre).

Location de voiture pour toute la durée du séjour: Opel Astra automatique, full insurance (pas du luxe): 428 euros avec Cars4rent.

Logements réservés à l'avance, via les sites internet persos, booking ou encore airbnb.

Nous partons avec le guide du routard sous le bras et la fonction GPS de nos téléphones + une carte routière si besoin (et qui ne nous aura pas réellement servi).

Pour obtenir la monnaie locale, nous opterons pour l'option de retirer directement dans des ATM.

Vendredi 7 septembre:

Décollage le matin de Nantes, changement d'avion à Munich dont nous pourrons découvrir un peu l'aéroport, et notamment des cabines de sieste dont j'avais entendu parler sans jamais en voir!

Arrivée à Otopeni (aéroport de Bucarest) vers 18h30. Nous rencontrons notre loueur, les explications sont claires, le coffre de la voiture est juste assez grand pour accueillir nos gros bagages... et c'est parti pour la découverte de la conduite roumaine! 🤪

Quelques kilomètres et un arc de triomphe plus loin, nous arrivons dans l'auberge de jeunesse qui nous accueillera pour cette première nuit. C'est très joli, il y a une petite cour, une grande cuisine commune, et une seule chambre double avec salle de bain privative que nous avons réservée (180 lei).



L'accueil est très sympa, on nous donnera une carte de Bucarest pour ne pas nous perdre dans la soirée.



Le quartier est mignon, nous sommes juste en face de l'ambassade de France et les bâtiments sont anciens. Nous dînerons au café Verona, très agréable avec sa jolie cour extérieure.
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Arnaque aux stations d'essence en Roumanie
Une petite arnaque qui remonte à quelques années. Les méthodes ont du évoluer depuis. Retour d'un mois de Roumanie. Proximité de la frontière nord avec la Hongrie (on était passé par Cluj). A trois dans la voiture (deux mecs et une fille, la vingtaine), on décide de s'arrêter 15 bornes avant la frontière pour faire le plein pas cher (appat du gain quand tu nous tient !). Il est environ 23 heures. Pas un chat dans les rues. On se pose à une station service. Juste à côté, un mec immatriculé en Autriche qui se prétend autrichien nous parle allemand, explique être en panne, qu'il a des deutsch mark (c'était avant l'euro) et qu'il ne veut pas casser son billet de 500 marks (je crois que c'était ça) pour ne pas se faire refiler de la monnaie roumaine qu'il ne pourra pas changer car il est pressé. Bref, il veut juste de la monnaie en Mark. Après discussion, on décide de dépanner ce brave homme. Surgissent 5-6 individus qui secouent la voiture, tente de rentrer dedans, juste au moment où se fait la transaction. Résultat, moi qui suis au volant, je passe l'argent à mes amis, et on démarre en trombe, juste pour se rendre compte que la petite liasse habilement pliée contient surtout des leis roumains. ça aurait pu en rester là, mais on a toujours pas d'essence avec ce binz. Alors, ben on décide de revenir à la station service ! Plus personne. Le pompiste, visiblement complice, nous dit qu'il n'a rien vu. On fait le plein, surgit alors un type à la sale gueule qui veut... changer des marks. Tout le monde est dans la voiture. Je luis dis : montre voir ton billet... et je passe la première. Notre nouvel ami s'accroche. J'ai le choix entre lâcher le bifton ou le volant. Je prends la première option. Vu que c'était la même bande, ses potes planqués jusqu'alors s'engouffrent dans deux R12. Résultat, on avoine à 140 jusqu'à la frontière, poursuivis tout du long par nos amis. Ils ne nous lâcheront qu'arrivés au poste de douane. Un très bon souvenir aujourd'hui ! Bien évidemment pas sur le coup. Pour le reste, on revenait d'un mois de séjour nickel. Des gens tous plus sympas et honnêtes les uns que les autres. Autre histoire à mettre en parrallèle avec celle-ci : on était tombé sur un petit groupe de roumains équipés façon chasseurs dans le delta du Danube, qui s'étaient proposés de nous emmener gratuitement en bâteau dans le Delta. Une fois dedans, nos nouveaux potes s'amusaient à aiguiser des couteaux longs comme le bras... Sur une petite ile, ils avaient tenu à nous payer le resto. Un peu paranos, un seul d'entre nous avait mangé... Fin de l'après-midi, retour à bon port. On avait flippé pour rien. C'est juste qu'ils aimaient beaucoup les français et avaient tenu à nous le montrer. Bref, la Roumanie est (en tous cas était lors de mon dernier séjour à la fin des années 90) un pays génial. J'y ai gardé beaucoup d'amis. Tout le monde y est francophile, alors n'oubliez pas d'aller rendre visite à nos nouveaux voisins européens.
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Roumanie à vélo
Bonjour, Nous partons dans 3 jours en Roumanie pour un petit périple de 3 semaines. Nous arrivons samedi après midi à l'aéroport Baneasa de Bucarest. Notre première préoccupation est notre arrivée. Nous serrons avec nos vélos dans leur gros carton et ne savons pas comment rejoindre le centre de Bucarest pour une nuit d'hôtel. Avez vous des conseils ou expériences. La route est elle praticable en vélo ou les autoroutes et échangeur encercle-t-il l'aéroport?

Pour la nuit d'hôtel, avez vous également des conseils pour un budget cycliste... Nous prendrons le lendemain un train pour nous éloigner de la ville en direction de Bacau. Merci d'avance

4u2c

PS: Nous sommes preneur de tous bon conseil
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Retour de Constanta en bus: faut-il emballer le vélo?
Bonjour, Je pars vers Constanta à vélo dans peu de temps, et je rentrerai en bus avec Atlassib ou Flixbus. Quelqu'un sait comment ça se passe ? Je suppose que le vélo est mis en soute comme bagage volumineux. Faut-il faire comme pour l'avion, c'est à dire le démonter partiellement et l'emballer dans un carton ? Ou peut-il voyager sans protection particulière ? Si quelqu'un a l'expérience d'un voyage en bus avec l'une de ces 2 compagnies, je serais enchanté d'avoir son avis :-)
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Vélo sur train Budapest - Cluja Napoca
Bonjour, Quelqu'un a t il testé récemment de mettre son vélo non démonté dans un train Budapest / Cluj Napoca ? J'ai lu pas mal de discussions et l'affaire a l'air assez compliqué. J'ai déjà mon billet Paris / Budapest mais pour la suite c'est le néant. Je souhaite en effet commencer au mois de mai un périple à vélo depuis Cluj Napoca, jusqu'à Iasi ou Brasov (ou autre, le principal est de retrouver un train pour le retour). Merci par avance pour vos témoignages.
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Voyager seule en Roumanie
Bonjour à toutes et à tous, je prévois partir pour la Roumanie l'été prochain. Je suis seule et me demande si il y des villes, des secteurs, des quartiers à éviter. Merci !😎

Sylvie😉
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Voyager en Roumanie avec un chien
Bonsoir, Fin avril nous partons en camping car en Roumanie et je suis en train de faire mon circuit grâce au blog des membres de ce forum et je les remercie vivement. Je lis tout de même que les touristes sont souvent embêtés par les chiens errants. Nous avons eu le même problème en Grèce et même dans les campagnes en Sicile car nous voyageons avec notre Border Collie. Pensez vous que c'est pire en Roumanie car j'aimerai tout de même revenir avec mon chien. Cordialement Géraldine
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Train Lyon - Bucarest
salut, j'aimerais aller de lyon a Bucarest par le train, si quelqu'un peut m'informer sur le prix du ticket et du trajectoire ansi que les differentes manieres d'y arriver merci d'avance pour son aide.

A+
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Guide papier Roumanie
bonjour j'aurais une petite question concernant les guides de voyages lequel serait le plus intéressant a avoir(routard, michelin etc) je recherche le cote pratique et utiles au quotidien, pas un livre d'histoire si vous voyez ce que je veux dire🤪 Et enfin ou peut on consulte la liste des campings a jour pour accueil en camping car(eau, électricité) merci😉
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Camping de Bucarest
Bonjour à tous, Avant mon départ pour la Roumanie, j'ai lu sur un autre site que le camping de Bucarest serait fermé? L'un d'entre vous saurait-il ce qu'il en est? D'avance merci à tous et toutes.
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Roumanie à moto
Bonjour à tous,

Nous voici de retour Nonox et moi après 8400 km et 18 jours d’un voyage pour découvrir ce magnifique pays : la Roumanie.

Tout d’abord, merci aux forumeurs qui m’auront permis de construire mon circuit grâce à leurs bons conseils.

Les petites infos importantes :

Tout au long de notre circuit et dans tous les pays traversés nous n’avons eu aucun problème à utiliser nos Euro, maintenant pour le change, il vaut mieux le faire dans les banques ou bureaux de change.

L’état des routes en général fut bon et en Roumanie tous les grand axes son nickel, dans le réseau secondaire la rénovation des voies est fréquente, bien sur il existe encore des routes rafistolé, mais nous n’avons eu de la route merdique que dans les Maramures, et souvent dans les villages c’est que de la terre ( poussière ).

Aucun problème d’indication, il y a des panneaux pour les endroits touristiques bien implantés.

Le sans plomb 95 est à 1€30. En Roumanie, une fois nous avons fait 80 km sans voir de station.

Et une fois passé l’Allemagne, l’Autriche, le prix de la bière 50 cl est d’environ 1€ ( j’ai du poids à perdre ).

Pour l’hébergement, nous avons utilisé les petits hôtels pas chers, les pensions et la toile de tente ( en Roumanie, ce fut l’horreur, entre les chiens qui aboient toute la nuit, les tourterelles, les corbeaux et la musique à fond en bord de mer etc etc.).

Comme Nonox est de Marseille et moi de Metz, le rdv fut Postojna en Slovénie. ( 1000 km chacun ).

Le parcourt était, Sarajevo en Bosnie, le fjord de Kotor au Monténégro, Ohrid en Macédoine, les Météores en Gréce, Istanbul en Turquie, les villages côtier de Nessebar et Sozopol en Bulgarie et 9 jours en Roumanie pour voir le delta du Danube, les volcans de boue de Berca, mines de sel de Slanic, les villes médiévales des Carpates et le château de Dracula, la mythique route Transfagarasan, les villages fortifiés de Transylvanie et les sources d’eau chaude et salée de Sovata, les gorges du Bicaz,

Les monastères de Moldova et Bucovine et la plus belle région à mon gout, les Maramures.

Fin du circuit Bratislava en Slovaquie.

La Roumanie se développe très vite, un conseil si vous voulez encore voir la Roumanie profonde, dépêchez-vous.

Evitez la côte, des hôtels des années 60 et partout en bord de mer des bars discothèque avec de la musique à fond.

Maintenant si quelqu’un à besoin de plus de détails, ce sera avec plaisir que je répondrais.

Laurent
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Randonnée en Roumanie en avril: monts Bucegi?
Bonjour à tous,

Nous partons de début à mi-avril 2018 en Roumanie. L'itinéraire est quasiment bouclé.

Nous aurions aimé randonner quelques heures, peut être maximum 20 km en une journée. Au départ le parc Retezat nous a attiré, mais avec son altitude nous avons peur d'être rapidement bloqués avec la neige. Car les plus beaux paysages sont assez haut.

Donc nous serons deux jours dans le sud du parc Apuseni (vers Scarisoara) ainsi que deux jours à Busteni/Sinaia. (Point de chute encore à définir).

J'aurai besoin d'un peu d'aide pour trouver mon bonheur, en particulier pour le mont Bucegi.

- Mieux vaut-il partir de Busteni ou Sinaia ? - Avez vous des randonnées à me conseiller ? Nous ne sommes pas contre partir de la ville, marcher 15 à 20 km, dormir en refuge/hôtel et redescendre ensuite pour faire une boucle.)

Sachant que pour Bucegi nous avons 2 voir 3 jours de disponible.

Merci à tous de vos réponses,

MllePe.
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Visites et randonnées en Roumanie
Bonjour, on part 12 jours en roumanie fin sept arrivée cluj object : des randos, nature, bivouac si possible, villes animées....

On a identifié sur les posts : - Bucegi - trek de plusieurs jours - Maramures - Sinaia... ?

Des idées : voyage sac à dos, bus, train, rando, ....

Bivouacs faciles ? ou des logements chez l'habitant ? Y a t-il des refuges ouverts sur Bucegi pour la rando de qq jours ?

Est ce que l'idée se tient, d'autres possibilités sympas ?

merci
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Randonnée vers Bistrita?
Bonjour :)

voila je vais passer deux nuits sur Bistrita, et donc, comme le titre l'indique, j'aimerai savoir si à partir de cette ville, on peut explorer le coin.... à pied.. (oui pas de voiture.. )

Le col de Borgo est accessible? ou alors faut faire une ou deux station de train?

Merki pour vos conseils :)
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Lviv - Odessa - Roumanie
Bonjour,

Cet été, nous avons prévu un road trip qui devrait être sympa😊: Aller rapide (par Allemagne et Pologne) jusqu'à Lviv, puis Odessa, côte de la mer Noire jusqu'au sud de la Bulgarie. Ensuite traversée de la Bulgarie (me réjouis de voir Buzludzha) jusqu'en Macédoine (Skopje, Ohrid), quelques jours en Albanie, puis retour soit par ferry Durres-Ancone, soit par la côte Croate.

Je cherche quelques infos concernant le trajet pour aller et repartir d'Odessa.

1) Depuis Lviv, plutôt que rester en Ukraine, j'aurais plaisir à passer par la Moldavie dont j'apprécie les jolies campagnes....et les caves😇. Est-ce qu'il est prudent de traverser la Transnitrie avec son propre véhicule? Le cas échéant à quoi faire attention? Et si pas de Transnitrie, passer par Causeni pour aller rejoindre la M15? Une autre proposition?

2) Depuis Odessa pour rejoindre la Roumanie (Galati ou Tulcea), je suis obligé de repasser la frontière Moldave ou passage possible en restant sur sol ukrainien tout du long?

D'avance, merci pour vos réponses!😉
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Petites routes en Roumanie (à vélo)?
Bonjour, je construis un itinéraire à vélo d'environ 3 semaines et demi cet été en Roumanie, je voudrais des renseignements sur les petites routes utilisables en VTC pour cibler à priori les régions:départ de Roman pour Bicaz et Lacu Rosu, Bucovine, Maramures, miro région de huedin? Sighisoara, retour par monts Falgaras.. itinéraire très approximatif pour le moment, à modifier avec des conseils.. merci d'avance, aichatou.
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Vélo + train en Roumanie (informations)
Salut,

A deux vélos, trajet Budapest-Debrecen en juin 2010. Nous étions partis dans l'après-midi de Budapest en train, avec les vélos, sacoches et tout le tralala. Nous étions arrivés le lendemain en fin de matinée à Baia Mare.

Le premier jour: Première étape : "Budapest"-"Debrecen".

Deuxième étape: "Debrecen" - "Nyirabrani".

Troisième étape: Descendons du train à "Nyirabrani"; enfourchons nos vélos pour passer la frontière et arrivons en vélo à "Valea Lui Mihai" peu après la tombée de la nuit. A "Valea Lui Mihai", nous dressons nos sac de couchage dans la salle d'attente de la petite gare et prions très fort Jah, Allah, Jésus, et Shiva ( ;-) )

Le deuxième jour: Première étape: Nos voeux ont été exaucés; les chefs de gare s'arrangent avec le controlleur du train de 4h du matin (lequel train venait entretemps d'arriver), ce dernier accepte de prendre nos vélos (officiellement sans aucun backshish).

Deuxième étape: Nous montons dans le train après avoir négocié le prix avec le contrôlleur (ie. après l'avoir rendu conforme à ce qui était annoncé sur le tableua d'affichage en papier à la gare).

Troisième étape: Après avoir mis nos vélos dans le premier wagon (en Roumanie, toujours mettre son vélo contre la porte finale soit du premier, soit du premier wagon) et après s'être défendu du backschich que le contrôlleur vient de se remettre en tête de nous demander (et qu'il continuera encore à nous redemander avec intermittence pendant la quasi-intégralité du trajet, menaçant même d'appeler la police, etc), nous lui demandons la somme d'argent conseillée par les chefs de gare pour ce trajet.

Quatrième étape: Changer de train à Satu Mare . ...Vaut mieux pas trop s'émouvoir si vous tenez à votre budget... (Enfin, perso, si vous voulez aider vraiment les gens de la région, mieux vaudrait promouvoir l'artisanat local ou les oNG etc)

Cinquième étape: Monter dans le train pour Baia Mare.

Si vous êtes intéressés par les horaires exacts ou les prix du train/Km de tout ce parcours Budapest-BaiaMare (avec vélos), ainsi que d'autres prix du train (avec vélo) en Roumanie durant cette période, y a qu'à demander !Bainé
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Trajet Belgrade - Bucarest par le train?
Bonjour à tous ! Je cherche des informations concernant le train qui pourrait aller de Belgrade à Bucarest. A savoir s'il existe? Et si oui sa fréquence, ses horaires, et son coût. je remercie par avance. à très bientôt j'espère
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Adresse d'installateur/concessionnaire en Roumanie pour remplacer notre frigo?
Bonjour, Sommes partis faire un tour de l'Europe le 15 juillet 2010 et sommes actuellement à Bucarest en Roumanie. Notre problème se situe au niveau du frigo : il s'est vidé de tout son gaz et amonique et nous sommes donc en panne! Connaitriez vous une adresse en Roumanie de concessionnaire ou installateur qui pourrait nous remplacer notre réfrigérateur? D'avance merci. Eric
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Cinquante jours pour visiter la Roumanie en camping-car
nous partons le 17 aout pour visiter la Roumanie à 3 équipages nous convoyons un aide pour un village de Roumanie Moldave au nom d'une association nous pouvons partir à 4 5 maximun pour que cela reste conviviale et que nous puissions facilement nous stationner et rencontrer la population depuis 2000 je vais en Roumanie et mon amour pour la Roumanie et son peuple est intacte le piége c'est refermé😏
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Randonnée de quatre jours en Transylvanie
Bonjour à tous, nous sommes un groupe d'étudiants qui traverse l'Europe avec interrail. La dernière escale de notre voyage est en Roumanie, où nous souhaitons découvrir la Transylvanie. Je vous sollicite donc, sachant que nous ne resterons que 4 jours sur place, pour que vous me conseilliez une ville accessible en train, de laquelle nous pourrions démarrer une petite randonnée. Notre but est de nous éloigner le plus possible des villes, on souhaiterait donc trouver des coins où la nature est dans son droit, tout en sachant que nous allons faire de camping sauvage, et qu'on souhaiterait éviter les mauvaises rencontres avec des ours par exemple... Auriez vous un coin particulier à nous conseiller ?  Je résumé donc : accessible en train, proche de la nature, loin des ours :D et magnifique... D'après ce que j'ai entendu sur la Roumanie, ça ne devrait pas être impossible ! Merci à vous et bonne journée !
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La Roumanie à vélo cet été
quoi de mieux, par ce jour froid et venteux, que de préparer ses prochaines vacances ?

Je voyage seule avec un vélo chargé, (trop) lourd et n'aime pas plus que ça, pour ne pas dire pas du tout, les montées. La moindre petite pente me voit ahaner en poussant (à pied, je précise) les 37 kg de mon équipier. J'exagère, mais à peine. L'année dernière, j'ai roulé de Chalon/saône à Regensburg en suivant les divers cours d'eau : que du plat, ou presque, que du bonheur !

je prévois 4 semaines en Roumanie cet été à partir du 20 juillet, à travers les Maramures et/ou la Bucovine.  Quel est le relief de ces 2 régions ? Passerai-je mes journées à côté de mon vélo pour le pousser ? Je ne parle pas des grands cols qui eux seront franchis par train ou tout autre moyen de locomotion. Aurai-je le temps de voir ces 2 régions ? Je ne suis pas une fana des distances parcourues, rouler seulement 20km dans une journée ne m'est pas une honte, je prends mon temps, j'aime m'arrêter, c'est le meilleur de la randonnée. Donc, si je devais choisir entre les 2, laquelle me conseilleriez-vous ?  Et comment y accéder depuis Grenoble : avion (sans démonter mon vélo), train (sans trop de changements, toujours les 37kg), car ? Où arriver : est-il indispensable que ce soit à Budapest ? Si oui, où aller après et comment ? Est-il conseillé de préparer son itinéraire pour éviter les axes empruntés par les véhicules motorisés ou peut-on s'en remettre au hasard et à la chance ? Est-il possible de trouver un gîte ou de planter sa tente dans n'importe quel village rencontré ? Où peut-on renouveler ses provisions ? Et qu'en est-il pour les retraits bancaires ? Quel est le coût de la vie ? Pour une première approche, cela me semble suffisant, mais je suis sûre que vos réponses alimenteront mon réservoir de questions.

Merci à celles et ceux qui me répondrons.
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Roumanie en train et citadelles saxonnes
🙂 En mai dernier j'ai passé 3 semaines de rêve en Roumanie.

Comment : en train depuis Paris puis train ( beaucoup ) bus ( un peu) Hébergement : chambres d'hôtes

Où : Pucareni - Brasov ==== Maramures === Bucovine

Et j'y retournerai, sauf accident en mai prochain.

Je n'ai pas pu aller dans la région des Citadelles Saxonnes tout simplement par défaut de moyen de transport. Mon but était Viscri, impossible d'y aller

Je lance donc cette bouteille à la mer.

Si quelqu'un s'est promené dans cette région et a quelques conseils, tuyaux, informations, ou ventbien me faire part de son expérience ma reconnaissance lui sera éternelle.
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Voyage en Roumanie
Bonjour à tous!

Voila, étant néophyte total dans le domaine du voyage en "routard", je souhaitais bénéficier de conseils avisés en la matière.

En effet, j'ai pour projet de partir l'été prochain surement pendant un mois en Roumanie, à arpenter les Carpates ainsi que la Transylvanie, et il me manque nombre de données pratiques, comme le budget à prévoir, les bons plans et autres joyeusetés :)

Merci d'avance d'éclairer ma lumière de future ex-sédentaire :p
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Roumanie: train de Bucarest à Maramures
bonjour, je pars en roumanie en septembre avec une copine.nous nous déplacerons en bus et en train.je rêve d'aller à maramures.je sais que c'est à 700km de bucarest (où nous arrivons).j'aimerai bien savoir combien peut couter le train pour une distance aussi longue et dans quelles villes (villages) il faut absolument s'arreter. merci pour ces réponses que j'espère bonne journée magali

p.s si certains d'entre vous sont en roumanie à cette période...
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Roumanie-Suisse à vélo: par le Nord ou par le Sud?
Bonjour,

Mon projet initial consiste à descendre le Danube de sa source (en Allemagne) à son delta (en Roumanie). Cette partie du trajet est bien rôdée, j'ai trouvé bien assez d'info!

Mais voilà étant donné que je finis mes études cet été et que je disposerai donc de temps pour faire ce périple à vélo; je songe déjà à un autre trajet pour le retour histoire de ne pas faire les choses à moitié 😉

Voilà donc ma question: En sachant que je partirai de Roumanie voir de turquie, me conseillez-vous plutôt de passer par le nord (Moldavie, Ukraine, Pologne, République Tchèque, Allemagne) ou bien de passer par la Grèce puis remonter la côté adriatique par l'ex yougoslavie? J'ai un peu d'expérience dans le cyclotourisme (et en aurais encore plus une fois en Roumanie 😏) mais par contre niveau col et chaines montagneuses je suis totalement inexpérimentée... Donc si vous pouvez m'informer du relief pour ces 2 itinéraires je vous en serai très reconnaissante!

2ème question: J'ai entendu parler des chiens sauvages en Grèce qui sont un véritable fléau pour les mollets de cyclonautes. Je me doute bien qu'il n'y a pas que la Grèce qui pose problème à ce niveau. J'aimerai donc entendre vos propres expériences et SURTOUT comment vous vous en êtes sorti 🤪 Quelle est donc la meilleure solution : le sprint final, les cailloux dans la saccoche avant ou le baton à portée de main coincé dans le porte-gourde??!!

Tous vos conseils, remarques ou propres expériences seront les bienvenus.

Bonne route
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Roumanie en vélo
Bonjour,

J'envisage cet été d'aller faire un tour de 3 semaines en roumanie en vélo de route à 2. Quelqu'un a-t-il des infos intéressantes à me communiquer ?

Merci par avance

Kin
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