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Séjour de trois semaines en Namibie en août 2010
Bonjour,
Quelle est la durée du trajet entre Epupa et Kamanjab? Est-ce faisable en une seule étape?
Pouvez-vous me dire si notre itinéraire suivant tient la route pour +/- 3 semaines?
Merci déjà pour vos réponses!
- Winhoek - Kalahari: Anib Lodge (1 nuit) - Fish River Canyon : Canyon Road House ou lodge (2 nuits) - Aus: Desert Horse Inn (2 nuits) avec visite vers Lüderitz - Naukluft: Namib desert Lodge ou Desert Camp ou Zebra River Lodge ou Kulala (2 nuits) - Swako: Brigadoon Cottage ou The Stiltz (2 nuits ou 3??)
En venant de Swako, nous pensons faire l'itinéraire suivant vers le nord: - Erongo Mountain: Ai Aiba ou Erongo Wilderness (1 nuit) - Khorixas: Xaragu ou Twijfelfontein lodge (1 nuit) - palmwag: Palmwag Lodge (1 nuit) - Sesfontein: Fort Sesfontein (1 nuit) - Opuwo: country lodge (1 nuit) - Epupa: Omarunga camp (1 nuit) - Epupa: Kunene Rievr lodge (1 nuit) - Kamanjab ou hobatere: Rustig Toko Lodge ou Hobatere Lodge (1 nuit) - Etosha: 3 nuits (Okaukuejo / Halali / Namutoni) - Waterberg: Frans Indongo Lodge ou Waterberg Camp ou NWr OU Epascha game lodge ou Waterberg Wilderness Lodge (1 nuit) ou Aloegrove safari Lodge - retour Windhoek
- Winhoek - Kalahari: Anib Lodge (1 nuit) - Fish River Canyon : Canyon Road House ou lodge (2 nuits) - Aus: Desert Horse Inn (2 nuits) avec visite vers Lüderitz - Naukluft: Namib desert Lodge ou Desert Camp ou Zebra River Lodge ou Kulala (2 nuits) - Swako: Brigadoon Cottage ou The Stiltz (2 nuits ou 3??)
En venant de Swako, nous pensons faire l'itinéraire suivant vers le nord: - Erongo Mountain: Ai Aiba ou Erongo Wilderness (1 nuit) - Khorixas: Xaragu ou Twijfelfontein lodge (1 nuit) - palmwag: Palmwag Lodge (1 nuit) - Sesfontein: Fort Sesfontein (1 nuit) - Opuwo: country lodge (1 nuit) - Epupa: Omarunga camp (1 nuit) - Epupa: Kunene Rievr lodge (1 nuit) - Kamanjab ou hobatere: Rustig Toko Lodge ou Hobatere Lodge (1 nuit) - Etosha: 3 nuits (Okaukuejo / Halali / Namutoni) - Waterberg: Frans Indongo Lodge ou Waterberg Camp ou NWr OU Epascha game lodge ou Waterberg Wilderness Lodge (1 nuit) ou Aloegrove safari Lodge - retour Windhoek
Séjour de dix-sept jours en 4x4 en Namibie
Bonjour,
Nous partons dans moins de trois semaines, nous cherchons des suggestions sur notre séjour et à valider le nombre de kilomètres et le temps de parcours associé:25-sept: Windhoek -> Kalkrand 180km/2h26-sept: Kalkrand -> Kokerboom Forest (Dune + Transfert) 300km/3h27-sept: Kokerboom Forest -> Fish River Canyon (Kokerboom Forest + Transfert) 180km/?h28-sept: Fish River Canyon29-sept: Fish River Canyon -> ? (Fish River Canyon + Transfert)30-sept: ? -> Sesriem (Transfert + Coucher de soleil à Deadvlei)01-oct: Sesriem (Dune 45 + Sossusvlei)02-oct: Sesriem -> Swakopmund (Naukluft Mountains + Transfert) 320km/5h3003-oct: Swakopmund -> Spitzkoppe (Swakopmund + Erongo Mountain + Transfert) 200km/2h3004-oct: Spitzkoppe -> Twyfelfontein (Spitzkoppe + Twyfelfontein) 200km/2h3005-oct: Twyfelfontein06-oct: Twyfelfontein -> Etospha National Park (Petrified Forest + Transfert) 320km/3h07-oct: Etospha National Park08-oct: Etospha National Park09-oct: Etospha National Park -> Waterberg Plateau Park (Etospha National Park + Transfert) 190km10-oct: Waterberg Plateau Park11-oct: Waterberg Plateau Park -> Windhoek 270kmNous cherchons une ville étape pour le transfert entre Fish River Canyon et Swakopmund, auriez-vous une idée?
Nous avons loués d'un 4*4 équipé camping et nous souhaitons faire un séjour mixte camping/logde, auriez-vous des conseils?
Merci de vos retours 😄
Nous partons dans moins de trois semaines, nous cherchons des suggestions sur notre séjour et à valider le nombre de kilomètres et le temps de parcours associé:25-sept: Windhoek -> Kalkrand 180km/2h26-sept: Kalkrand -> Kokerboom Forest (Dune + Transfert) 300km/3h27-sept: Kokerboom Forest -> Fish River Canyon (Kokerboom Forest + Transfert) 180km/?h28-sept: Fish River Canyon29-sept: Fish River Canyon -> ? (Fish River Canyon + Transfert)30-sept: ? -> Sesriem (Transfert + Coucher de soleil à Deadvlei)01-oct: Sesriem (Dune 45 + Sossusvlei)02-oct: Sesriem -> Swakopmund (Naukluft Mountains + Transfert) 320km/5h3003-oct: Swakopmund -> Spitzkoppe (Swakopmund + Erongo Mountain + Transfert) 200km/2h3004-oct: Spitzkoppe -> Twyfelfontein (Spitzkoppe + Twyfelfontein) 200km/2h3005-oct: Twyfelfontein06-oct: Twyfelfontein -> Etospha National Park (Petrified Forest + Transfert) 320km/3h07-oct: Etospha National Park08-oct: Etospha National Park09-oct: Etospha National Park -> Waterberg Plateau Park (Etospha National Park + Transfert) 190km10-oct: Waterberg Plateau Park11-oct: Waterberg Plateau Park -> Windhoek 270kmNous cherchons une ville étape pour le transfert entre Fish River Canyon et Swakopmund, auriez-vous une idée?
Nous avons loués d'un 4*4 équipé camping et nous souhaitons faire un séjour mixte camping/logde, auriez-vous des conseils?
Merci de vos retours 😄
Les vagabonds des airs. Les dugongs de Marsa Mubarak (Egypte)
Les vagabonds des airs.
Egypte. Les dugongs de Marsa Mubarak.
Pas de coq. Pas de réveil. C’est la température ambiante qui nous extirpe du sac à viande. Passé six heures, la chaleur devient malaisément supportable dans la tente.
Nous levons le camp, déjeunons et marchons pour se poster sur le bord de la route. Circulant à la fraîche, les véhicules remontant de Bir Shalatin en direction d’Hurghada sont plus nombreux vers 7 heures. L’expérience des jours passés nous a démontré que les transports individuels et collectifs en Egypte n’étaient pas toujours pénétrables ; mais en bons bretons têtus que nous sommes, nous contrecarrons les refus catégoriques et parfois agressifs, par des sourires et une motivation accrocheuse.
Nous comptons en fait rejoindre aujourd’hui une des baies qu’abrite la côte Sud Est Egyptienne, se situant à une trentaine de kilomètres au nord d’ici. J’ai lu dans des brochures de plongée que celle-ci serait fréquentée par des dugongs ; mammifères herbivores en voie d’extinction.
L’obstination finit toujours par payer, nous faisons le pied de grue un juste quart d’heure. Une 504 Peugeot se range sur le bas côté, un barbu poivre et sel au volant. Il ouvre la fenêtre côté passager. - Salam aleikoum - Salam - Nous souhaiterions aller à 15 km d’ici. Ne comprenant pas l’anglais ; j’use alors des gestes et des mimiques faciales avant de sortir ma carte du pays. Mieux vaut toujours un plan qu’un grand discours imagé et ridicule. - Ok - How much ? Imageant ma question par le frottement de pouce sur l’index.
Il m’annonce cinquante livres égyptiennes, je lui propose vingt. Il me réitère cinquante. Je lui en offre trente, mais le bougre campe sur le billet de départ. Je tente alors quarante, avant de convenir finalement au prix qu’il souhaitait au départ. Quel piètre marchandeur je fais….
La morale dans ce coin du désert arabique, est qu’il est fort inutile de jouer au marchand et à la marchande. Car rares ici sont les voitures s’arrêtant pour embringuer les étrangers. À vouloir gagner petit on peut perdre gros : Rester poireauter plusieurs minutes, voire quelques heures, le porte monnaie mafflu et la raison bien maigre.
Nous payons sans aucun doute le prix fort pour une si une courte distance, mais cela fait quand même de moi un voyageur satisfait. L’asphalte de la route est en bon état, et les paysages désertiques la bordant tout simplement sublimes. Avec ses mystères de nature sauvage, le désert arabique prend ses plus beaux apparats le matin. Les molles dunes semblables aux vagues de mer, jalonnent la route suivie. Par ma pente naturelle de rêverie, une idée me vient.
- Demain j’irais marcher quelques heures dans le désert arabique histoire de prendre quelques photos. Que j’adresse à Isabelle. - Si tu veux, mais sans moi…rétorque mon épouse. Je me tourne vers mes enfants. - Idem Maman. Répond Loïck. - Je suis en vacances. Conclut Morgann.
La carriole nous dépose sur une placette en rond- point, appartenant à un complexe hôtelier. Palissadé sur toute sa longueur, le Resort bâillonne sur toute sa longueur l’accès à la plage. Les matons à l’entrée ne nous ont pas remarqué, nous contournons la clôture par la gauche…pas bien, oh non ça ce n’est pas bien !!
Quel ras le bol de passer à la caisse à chaque fois que nous tentons une baignade sur un site naturel en Mer rouge ! Nous oublions pour l’occasion nos principes moraux, et ne pensons alors qu’à une seule chose : trouver un dugong.
Nous gauchons sans difficulté la palanque et déboulons sur le versant nord de la baie. La pointe domine très légèrement la baie et permet ainsi une vue d’ensemble. Une légère brise venant du large, une mer turquoise ; des fonds apparemment sablonneux, mouchetés de vert ci et là ; le golfe de Marsa Mubarak parait tranquille.
Nous sommes étrangement quasi seuls. Cela rassure, car la vision de tous ces transats sous parasols sur la plage de la baie laisse présager l’abominable en haute saison. Nous poursuivons une marche de quelques minutes jusqu’au bout de la langue caillouteuse. Nous rassemblons nos affaires sur une minuscule grève et posons un regard scrutateur sur l’horizon. L’animal nécessite une remontée toutes les cinq à dix minutes pour se remplir les poumons. Cette surnage ne devrait pas passer inaperçue.
Mais pas la moindre écume entre les vagues courtes. Soit les dugongs sont des lèves tard… soit la présence du mammifère dans ces eaux alimente une fois de plus la légende. Nous nous équipons malgré tout et palmons en direction du premier récif, situé à quelques vogues du littoral.
L’incertitude regagne nos esprits, aussi le souvenir déçu des tentatives passées. En effet nous ne sommes pas à notre première chasse à l’œil, nous battons le rappel depuis belle lurette pour évoluer avec ces placides herbivores. Les conditions environnementales sur l’ile de Mantanani à Bornéo étaient bien plus souveraines qu’elles ne sont ici au nord de Marsa Alam. (Lire La légende des sirènes, les dugongs de Mantanani).
Je tiens à rappeler que le dugong est un animal menacé, condamné à disparaître. Et ceci pour plusieurs allégations .La plus évidente dans l’ébranlement de son espèce est la réduction massive de ses habitats côtiers. En particulier du fait du tourisme, de l’urbanisation des littoraux et de la pollution. Sur toute sa côte sud de la Mer rouge, l’Egypte exécute à grands pas les chances de réhabilitation du mammifère. Sur une portion de cinq cent kilomètre comme celle entre Safaga et Ras Banas, il n’existe qu’une trentaine de Marsa ou baies comme celle de Mubarak. Nourricières par les herbiers qu’elles abritent, jouissant pour la plupart de séduisantes plages ; les baies fréquentées par les siréniens sont également très convoitées par les promoteurs immobiliers.
Sur les quatre cent kilomètres de littoral que nous avons longé depuis Hurghada, chacune de ces baies est enlaidie par une ou plusieurs structures hôtelières. Je fais l’impasse sur les Sharm, les timides renfoncements ou avancées sur la mer …il n’y a pas vingt, voire dix kilomètres sans un Dirladada hôtel existant ou en construction. Une fois les chantiers achevés, les deux années qui viennent s’annoncent bien orageuses pour cette zone côtière. Ce coin ; jusque là décrit comme le dernier paradis authentique et préservé géographiquement du tourisme de masse ; est en passe de devenir un désastre écologique.
Aujourd’hui Petit Poucet, l’aéroport de Marsa Alam souhaite devenir ogre. Il promet de remplir les deux cent quarante mille chambres prévues par les promoteurs ! En devenant international, l’aérogare assure aujourd’hui des vols sans escale, et ce à partir des principales capitales Européennes puis du Moyen Orient.
Dixit l’écologie Egyptienne ; les récifs coralliens de la côte sud, et la vie émanant de ceux-ci, ne supporteraient pas une fréquentation supérieure à soixante dix mille chambres. Mon sentiment est que les écologistes peuvent ergoter tant qu’ils veulent et tant qu’ils peuvent, l’argent est trop séducteur et le corrupteur par excellence. En poursuivant cette course pognoniste, les totalitaires offrent à la faune et la flore sous marine Egyptienne un aller simple pour l’enfer.
Les Egyptiens voient les choses en grand et prouvent une fois de plus qu’ils sont toujours de stupéfiants bâtisseurs. L’histoire racontera s’ils ne sont pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis….
Je mets un terme à la digression et reviens sur une note plus poétique, notre promenade sous marine.
D’un cobalt virant par endroit à l’outremer, le bleu des profondeurs déteint graduellement sur les coraux et devient transparent sur les fonds sablonneux. Affleurant la surface ; le récif est frangeant et en formation de queue de comète. Ici le récif est aussi une longue trainée de poussières ; un amas épars d’îlets, explosant de vies et de lumières. Les îlots coralliens sont compartimentés sur une seule et même courbe, voyageant du large comme des wagons sur un seul rail, tirés par une locomotive qu’est le littoral.
Nous ne résistons pas longtemps au plaisir de passer sous les arches naturelles ; de pénétrer dans chaque passage ou goulet que les bosquets de polypes forment depuis des années. Jacques Cousteau comparaissait la Mer Rouge en un couloir de merveilles. C’est juste aussi, si je résume la description de ce récif en une merveille de couloirs. Chaque dédale est un espace rivalisant de couleurs avec le voisin.
Fantastique balade en aquarium.
Coraux mous puis durs, gorgones tentaculaires, anémones agiles et éveillées…..à foison. La faune n’est pas en reste. Les anthias rouges virevoltent puis s’abritent dans les talus d’acropora. Les poissons cochers chevauchent le flux de nos palmes, les poissons crocodiles se camouflent…mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour batifoler avec les communs du paysage corallien.
Nous empruntons alors la dernière passe et rejoignons rapidement un bleu plus profond. Nous nageons vers le large.
L’évent en poupe, sous l’action du courant nous survolons ainsi dunes et jardins de corail. Voler. Planer. Sans effort. Nos palmes pour seul moyen d’orientation.
Nous explorons toute la baie. Trois heures de nage. Epuisés. Le vent s’est levé, et nous disputons un bras de fer depuis une heure avec le courant et les clapots. Nombreuses sont les tortues, requins guitare, bancs de fusillers…pas l’ombre d’une caudale dans les prés de Marsa Mubarak.
Vague à l’âme, vagues par-dessus le tuba nous revenons vers la plage. Désabusés. Une fois de plus déçus.
Parviendrons-nous un jour à nager avec un dugong ?
Faut il penser que le contact est quasi impossible, fou ?
Souvent le désespoir a gagné des batailles disait Voltaire.
Comme pour celui qui s’apprête à battre en retraite, je jette un dernier regard vers le terrain de ma défaite. Le grand bleu. Nous vivons aujourd’hui notre Austerlitz.
Il y’a un truc qui monte. Un machin rond. Une chose entre deux eaux. Et cela à une trentaine de mètres de nous. Une ogive blanche. L’image est encore trop vague car sous l’eau tout se confond. Une tortue ? Non, c’est bien trop barrique et trop rapide.
On reste là en surface. Les têtes rivées vers cette masse ondulante. Plus de doute, en voilà un.
Nous allons nager avec un dugong.
Nous n’en croyons pas nos yeux. Je mets sous tension mon caisson étanche et commence à immortaliser les premières secondes d’une rencontre tant attendue. Lui aussi nous a vu, et fonce droit sur nous. Curieux animal.
Cet animal magnifique semble un revenu de la terre, des océans datant de milliers d’années. Sa beauté, son innocence, son sourire lui donnent un caractère commun avec notre espèce de mammifère. Et comme si nous partagions une ancienne histoire terrestre, il se rapproche figurément et proprement de nous. Il remonte des profondeurs, et vient se reposer à la surface.
Respirer. Nous rencontrer. Nous extasier face à la magie de la nature. De cet équilibre subtil qui régit la vie de ce sirénien.
Il plonge, broute inlassablement les herbiers. Cinq minutes à huit minutes tout au plus, avant de remonter. A chaque fois sur la même cible ; nous.
Il y’a la place pourtant. Il pourrait venir se remplir les poumons à deux encablures. Mais non. Il souhaite indéniablement nous démontrer comment il est agile, doux, beau, fort. Amical. L’union est étrange, relevant d’une alchimie de l’instinct, d’un ordre malheureusement éphémère.
Grandiose. C’est tout simplement grandiose.
Il cherche un accord avec nous. Nous voulons la même synergie.
Alors je l’imite. Et lui montre comment l’homme est gourd, malagauche, faible et pataud dans l’eau. Il ne me quitte pas des yeux ; semble se marrer. Cela me vaudra d’ailleurs mon surnom estival : Papa le dugong. Les enfants sont amusants…parfois délirants et exagérants dans les raccourcis cognitifs qu’ils font. J’ai beau être chauve et souriant, cela ne fait pas de moi un sosie du mammifère quand même ! À moins que la vérité ne soit ailleurs ; que le lien soit fait tout bonnement pour mes poignées d’amour naissantes … sic !! Amis de la quarantaine : bienvenue au club !!
Mais la rencontre dégage tant d’affection, que je prends volontiers à mon compte l’essentiel ; le charme de l’apnéiste … P’té comment il se la raconte le gars !!
Toute la famille est impressionnée, émotionnée par la taille du dugong. Il faut avouer qu’il est imposant, haut comme une pièce de notre appartement, rond comme une colonne de Karnak... . Morgann se sent minuscule et préfère marquer légèrement un retrait. Loïck lui, accompagne chacune des lentes immersions de notre nouvel ami et prend autant de plaisir que les rémoras qui lui collent au train.
L’accompagnement du fiston se fait durant quelques mètres seulement car l’animal plonge pour se poser sur les herbiers situés à une douzaine de mètres en dessous de la surface. Et pour que l’apnée soit nourricière réciproquement, il nous faut plonger comme l’animal. Bien sûr nous pourrions nous contenter d’observer le dugong des nuages ; de contempler la Mer Rouge d’en bas, vu d’en haut.
Mais la politique de notre maison n’est pas de percevoir la vie d’un regard plongeur, d’un point de vue hiérarchique. Superficiel.
Alors nous plongeons comme lui. Sans artifice. En apnée. Pour une descente roborative réciproque. Lui pour brouter ses quarante kilogrammes quotidien d’herbacées ; nous pour nourrir nos yeux de son regard rond et de son sourire anatomique. Pour assouvir, comme si cela était possible, notre insatiable émerveillement de la beauté du monde animal.
Les vagabondages dans les airs durent à peu de chose près, deux heures.
Et puisque seules nos limites respiratoires peuvent mettre fin à la rencontre, nous rejoignons la côte. Ces sensations fortes laisseront en nous une extraordinaire et éternelle empreinte. Des images aussi superbes que nos souvenirs.
Nous sommes revenus deux fois sur ce coin. En trois journées, nous en avons rencontré à chaque balade aquatique. Jamais les mêmes mammifères. Avec toujours autant de bonheur.
Egypte. Les dugongs de Marsa Mubarak.
Pas de coq. Pas de réveil. C’est la température ambiante qui nous extirpe du sac à viande. Passé six heures, la chaleur devient malaisément supportable dans la tente.
Nous levons le camp, déjeunons et marchons pour se poster sur le bord de la route. Circulant à la fraîche, les véhicules remontant de Bir Shalatin en direction d’Hurghada sont plus nombreux vers 7 heures. L’expérience des jours passés nous a démontré que les transports individuels et collectifs en Egypte n’étaient pas toujours pénétrables ; mais en bons bretons têtus que nous sommes, nous contrecarrons les refus catégoriques et parfois agressifs, par des sourires et une motivation accrocheuse.
Nous comptons en fait rejoindre aujourd’hui une des baies qu’abrite la côte Sud Est Egyptienne, se situant à une trentaine de kilomètres au nord d’ici. J’ai lu dans des brochures de plongée que celle-ci serait fréquentée par des dugongs ; mammifères herbivores en voie d’extinction.
L’obstination finit toujours par payer, nous faisons le pied de grue un juste quart d’heure. Une 504 Peugeot se range sur le bas côté, un barbu poivre et sel au volant. Il ouvre la fenêtre côté passager. - Salam aleikoum - Salam - Nous souhaiterions aller à 15 km d’ici. Ne comprenant pas l’anglais ; j’use alors des gestes et des mimiques faciales avant de sortir ma carte du pays. Mieux vaut toujours un plan qu’un grand discours imagé et ridicule. - Ok - How much ? Imageant ma question par le frottement de pouce sur l’index.
Il m’annonce cinquante livres égyptiennes, je lui propose vingt. Il me réitère cinquante. Je lui en offre trente, mais le bougre campe sur le billet de départ. Je tente alors quarante, avant de convenir finalement au prix qu’il souhaitait au départ. Quel piètre marchandeur je fais….
La morale dans ce coin du désert arabique, est qu’il est fort inutile de jouer au marchand et à la marchande. Car rares ici sont les voitures s’arrêtant pour embringuer les étrangers. À vouloir gagner petit on peut perdre gros : Rester poireauter plusieurs minutes, voire quelques heures, le porte monnaie mafflu et la raison bien maigre.
Nous payons sans aucun doute le prix fort pour une si une courte distance, mais cela fait quand même de moi un voyageur satisfait. L’asphalte de la route est en bon état, et les paysages désertiques la bordant tout simplement sublimes. Avec ses mystères de nature sauvage, le désert arabique prend ses plus beaux apparats le matin. Les molles dunes semblables aux vagues de mer, jalonnent la route suivie. Par ma pente naturelle de rêverie, une idée me vient.
- Demain j’irais marcher quelques heures dans le désert arabique histoire de prendre quelques photos. Que j’adresse à Isabelle. - Si tu veux, mais sans moi…rétorque mon épouse. Je me tourne vers mes enfants. - Idem Maman. Répond Loïck. - Je suis en vacances. Conclut Morgann.
La carriole nous dépose sur une placette en rond- point, appartenant à un complexe hôtelier. Palissadé sur toute sa longueur, le Resort bâillonne sur toute sa longueur l’accès à la plage. Les matons à l’entrée ne nous ont pas remarqué, nous contournons la clôture par la gauche…pas bien, oh non ça ce n’est pas bien !!
Quel ras le bol de passer à la caisse à chaque fois que nous tentons une baignade sur un site naturel en Mer rouge ! Nous oublions pour l’occasion nos principes moraux, et ne pensons alors qu’à une seule chose : trouver un dugong.
Nous gauchons sans difficulté la palanque et déboulons sur le versant nord de la baie. La pointe domine très légèrement la baie et permet ainsi une vue d’ensemble. Une légère brise venant du large, une mer turquoise ; des fonds apparemment sablonneux, mouchetés de vert ci et là ; le golfe de Marsa Mubarak parait tranquille.
Nous sommes étrangement quasi seuls. Cela rassure, car la vision de tous ces transats sous parasols sur la plage de la baie laisse présager l’abominable en haute saison. Nous poursuivons une marche de quelques minutes jusqu’au bout de la langue caillouteuse. Nous rassemblons nos affaires sur une minuscule grève et posons un regard scrutateur sur l’horizon. L’animal nécessite une remontée toutes les cinq à dix minutes pour se remplir les poumons. Cette surnage ne devrait pas passer inaperçue.
Mais pas la moindre écume entre les vagues courtes. Soit les dugongs sont des lèves tard… soit la présence du mammifère dans ces eaux alimente une fois de plus la légende. Nous nous équipons malgré tout et palmons en direction du premier récif, situé à quelques vogues du littoral.
L’incertitude regagne nos esprits, aussi le souvenir déçu des tentatives passées. En effet nous ne sommes pas à notre première chasse à l’œil, nous battons le rappel depuis belle lurette pour évoluer avec ces placides herbivores. Les conditions environnementales sur l’ile de Mantanani à Bornéo étaient bien plus souveraines qu’elles ne sont ici au nord de Marsa Alam. (Lire La légende des sirènes, les dugongs de Mantanani).
Je tiens à rappeler que le dugong est un animal menacé, condamné à disparaître. Et ceci pour plusieurs allégations .La plus évidente dans l’ébranlement de son espèce est la réduction massive de ses habitats côtiers. En particulier du fait du tourisme, de l’urbanisation des littoraux et de la pollution. Sur toute sa côte sud de la Mer rouge, l’Egypte exécute à grands pas les chances de réhabilitation du mammifère. Sur une portion de cinq cent kilomètre comme celle entre Safaga et Ras Banas, il n’existe qu’une trentaine de Marsa ou baies comme celle de Mubarak. Nourricières par les herbiers qu’elles abritent, jouissant pour la plupart de séduisantes plages ; les baies fréquentées par les siréniens sont également très convoitées par les promoteurs immobiliers.
Sur les quatre cent kilomètres de littoral que nous avons longé depuis Hurghada, chacune de ces baies est enlaidie par une ou plusieurs structures hôtelières. Je fais l’impasse sur les Sharm, les timides renfoncements ou avancées sur la mer …il n’y a pas vingt, voire dix kilomètres sans un Dirladada hôtel existant ou en construction. Une fois les chantiers achevés, les deux années qui viennent s’annoncent bien orageuses pour cette zone côtière. Ce coin ; jusque là décrit comme le dernier paradis authentique et préservé géographiquement du tourisme de masse ; est en passe de devenir un désastre écologique.
Aujourd’hui Petit Poucet, l’aéroport de Marsa Alam souhaite devenir ogre. Il promet de remplir les deux cent quarante mille chambres prévues par les promoteurs ! En devenant international, l’aérogare assure aujourd’hui des vols sans escale, et ce à partir des principales capitales Européennes puis du Moyen Orient.
Dixit l’écologie Egyptienne ; les récifs coralliens de la côte sud, et la vie émanant de ceux-ci, ne supporteraient pas une fréquentation supérieure à soixante dix mille chambres. Mon sentiment est que les écologistes peuvent ergoter tant qu’ils veulent et tant qu’ils peuvent, l’argent est trop séducteur et le corrupteur par excellence. En poursuivant cette course pognoniste, les totalitaires offrent à la faune et la flore sous marine Egyptienne un aller simple pour l’enfer.
Les Egyptiens voient les choses en grand et prouvent une fois de plus qu’ils sont toujours de stupéfiants bâtisseurs. L’histoire racontera s’ils ne sont pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis….
Je mets un terme à la digression et reviens sur une note plus poétique, notre promenade sous marine.
D’un cobalt virant par endroit à l’outremer, le bleu des profondeurs déteint graduellement sur les coraux et devient transparent sur les fonds sablonneux. Affleurant la surface ; le récif est frangeant et en formation de queue de comète. Ici le récif est aussi une longue trainée de poussières ; un amas épars d’îlets, explosant de vies et de lumières. Les îlots coralliens sont compartimentés sur une seule et même courbe, voyageant du large comme des wagons sur un seul rail, tirés par une locomotive qu’est le littoral.
Nous ne résistons pas longtemps au plaisir de passer sous les arches naturelles ; de pénétrer dans chaque passage ou goulet que les bosquets de polypes forment depuis des années. Jacques Cousteau comparaissait la Mer Rouge en un couloir de merveilles. C’est juste aussi, si je résume la description de ce récif en une merveille de couloirs. Chaque dédale est un espace rivalisant de couleurs avec le voisin.
Fantastique balade en aquarium.
Coraux mous puis durs, gorgones tentaculaires, anémones agiles et éveillées…..à foison. La faune n’est pas en reste. Les anthias rouges virevoltent puis s’abritent dans les talus d’acropora. Les poissons cochers chevauchent le flux de nos palmes, les poissons crocodiles se camouflent…mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour batifoler avec les communs du paysage corallien.
Nous empruntons alors la dernière passe et rejoignons rapidement un bleu plus profond. Nous nageons vers le large.
L’évent en poupe, sous l’action du courant nous survolons ainsi dunes et jardins de corail. Voler. Planer. Sans effort. Nos palmes pour seul moyen d’orientation.
Nous explorons toute la baie. Trois heures de nage. Epuisés. Le vent s’est levé, et nous disputons un bras de fer depuis une heure avec le courant et les clapots. Nombreuses sont les tortues, requins guitare, bancs de fusillers…pas l’ombre d’une caudale dans les prés de Marsa Mubarak.
Vague à l’âme, vagues par-dessus le tuba nous revenons vers la plage. Désabusés. Une fois de plus déçus.
Parviendrons-nous un jour à nager avec un dugong ?
Faut il penser que le contact est quasi impossible, fou ?
Souvent le désespoir a gagné des batailles disait Voltaire.
Comme pour celui qui s’apprête à battre en retraite, je jette un dernier regard vers le terrain de ma défaite. Le grand bleu. Nous vivons aujourd’hui notre Austerlitz.
Il y’a un truc qui monte. Un machin rond. Une chose entre deux eaux. Et cela à une trentaine de mètres de nous. Une ogive blanche. L’image est encore trop vague car sous l’eau tout se confond. Une tortue ? Non, c’est bien trop barrique et trop rapide.
On reste là en surface. Les têtes rivées vers cette masse ondulante. Plus de doute, en voilà un.
Nous allons nager avec un dugong.
Nous n’en croyons pas nos yeux. Je mets sous tension mon caisson étanche et commence à immortaliser les premières secondes d’une rencontre tant attendue. Lui aussi nous a vu, et fonce droit sur nous. Curieux animal.
Cet animal magnifique semble un revenu de la terre, des océans datant de milliers d’années. Sa beauté, son innocence, son sourire lui donnent un caractère commun avec notre espèce de mammifère. Et comme si nous partagions une ancienne histoire terrestre, il se rapproche figurément et proprement de nous. Il remonte des profondeurs, et vient se reposer à la surface.
Respirer. Nous rencontrer. Nous extasier face à la magie de la nature. De cet équilibre subtil qui régit la vie de ce sirénien.
Il plonge, broute inlassablement les herbiers. Cinq minutes à huit minutes tout au plus, avant de remonter. A chaque fois sur la même cible ; nous.
Il y’a la place pourtant. Il pourrait venir se remplir les poumons à deux encablures. Mais non. Il souhaite indéniablement nous démontrer comment il est agile, doux, beau, fort. Amical. L’union est étrange, relevant d’une alchimie de l’instinct, d’un ordre malheureusement éphémère.
Grandiose. C’est tout simplement grandiose.
Il cherche un accord avec nous. Nous voulons la même synergie.
Alors je l’imite. Et lui montre comment l’homme est gourd, malagauche, faible et pataud dans l’eau. Il ne me quitte pas des yeux ; semble se marrer. Cela me vaudra d’ailleurs mon surnom estival : Papa le dugong. Les enfants sont amusants…parfois délirants et exagérants dans les raccourcis cognitifs qu’ils font. J’ai beau être chauve et souriant, cela ne fait pas de moi un sosie du mammifère quand même ! À moins que la vérité ne soit ailleurs ; que le lien soit fait tout bonnement pour mes poignées d’amour naissantes … sic !! Amis de la quarantaine : bienvenue au club !!
Mais la rencontre dégage tant d’affection, que je prends volontiers à mon compte l’essentiel ; le charme de l’apnéiste … P’té comment il se la raconte le gars !!
Toute la famille est impressionnée, émotionnée par la taille du dugong. Il faut avouer qu’il est imposant, haut comme une pièce de notre appartement, rond comme une colonne de Karnak... . Morgann se sent minuscule et préfère marquer légèrement un retrait. Loïck lui, accompagne chacune des lentes immersions de notre nouvel ami et prend autant de plaisir que les rémoras qui lui collent au train.
L’accompagnement du fiston se fait durant quelques mètres seulement car l’animal plonge pour se poser sur les herbiers situés à une douzaine de mètres en dessous de la surface. Et pour que l’apnée soit nourricière réciproquement, il nous faut plonger comme l’animal. Bien sûr nous pourrions nous contenter d’observer le dugong des nuages ; de contempler la Mer Rouge d’en bas, vu d’en haut.
Mais la politique de notre maison n’est pas de percevoir la vie d’un regard plongeur, d’un point de vue hiérarchique. Superficiel.
Alors nous plongeons comme lui. Sans artifice. En apnée. Pour une descente roborative réciproque. Lui pour brouter ses quarante kilogrammes quotidien d’herbacées ; nous pour nourrir nos yeux de son regard rond et de son sourire anatomique. Pour assouvir, comme si cela était possible, notre insatiable émerveillement de la beauté du monde animal.
Les vagabondages dans les airs durent à peu de chose près, deux heures.
Et puisque seules nos limites respiratoires peuvent mettre fin à la rencontre, nous rejoignons la côte. Ces sensations fortes laisseront en nous une extraordinaire et éternelle empreinte. Des images aussi superbes que nos souvenirs.
Nous sommes revenus deux fois sur ce coin. En trois journées, nous en avons rencontré à chaque balade aquatique. Jamais les mêmes mammifères. Avec toujours autant de bonheur.
Peur de prendre un vol Tanzanie-Zanzibar avec Precision Air
Bonjour,
nous partons à la fin du mois de janvier en voyages en Tanzanie pour Safari + Zanzibar.
Nous partons de Lyon pour Amsterdam, puis Amsterdam - Kilimanjaro avec KLM.
Le vol lyon-amsterdam se fera avec air france.
Une fois en tanzanie nous prenons precision air pour aller à Zanzibar.
J'ai une peur bleu de prendre l'avion (accident + peur d'être enfermé). Je suis de nature trés anxieux.
Les personnes qui sont dans mon cas et qui ont pris l'avion peuvent elles me donner des conseils pour essayer de me rassurer et me destresser ? Je sais pourtant que l'avion est le moyen de transport le plus sur.
De plus je ne connais pas la compagnie precision air. Quelqu'un a déjà voyagé avec?
Je vous remercie par avance pour vos réponses.
Fredoudou2
nous partons à la fin du mois de janvier en voyages en Tanzanie pour Safari + Zanzibar.
Nous partons de Lyon pour Amsterdam, puis Amsterdam - Kilimanjaro avec KLM.
Le vol lyon-amsterdam se fera avec air france.
Une fois en tanzanie nous prenons precision air pour aller à Zanzibar.
J'ai une peur bleu de prendre l'avion (accident + peur d'être enfermé). Je suis de nature trés anxieux.
Les personnes qui sont dans mon cas et qui ont pris l'avion peuvent elles me donner des conseils pour essayer de me rassurer et me destresser ? Je sais pourtant que l'avion est le moyen de transport le plus sur.
De plus je ne connais pas la compagnie precision air. Quelqu'un a déjà voyagé avec?
Je vous remercie par avance pour vos réponses.
Fredoudou2
Mali - Novembre 2008
Au départ, c’était un voyage de raison. Nous ne connaissions pas l’Afrique Noire, lacune évidente à notre démarche de voyageurs. Le Mali s’est très vite imposé. Pourtant, j’étais bourrée d’a priori : je craignais le harcèlement des gamins, la méfiance et les insultes des plus vieux, le côté sûrement artificiel des villages Dogon, piège évident à touristes trop crédules et folklore à la Disney, je craignais aussi des conditions d’hygiène trop rudes. Autant de craintes m’ont amenée à préparer un voyage sur 2 semaines seulement. Comme un bout d’essai … Suspicieuse, inquiète, prudente, oui, je le suis et le resterai toujours. Mais je reste aussi toujours ouverte et prête à revenir bien volontiers sur mes préjugés.
Il n’a pas fallu longtemps !
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 22 Nov – Vol Air France Paris / Bamako – Nuit à Bamako (GIE Benso Mazauges) Dim – Route vers Djenné (Bus Bani Transport + Taxi) - Nuit à Djenné (Hôtel Maafir) Lun – Djenné : marché, mosquée, ville - Nuit à Djenné Mar – Route vers Mopti (Taxi brousse) - Nuit à Mopti (Hôtel Yapasdeprobleme) Mer – Route vers le pays Dogon J1 - Nuit à Begnematoo Jeu – Pays Dogon J2 – Nuit à Nombori Ven – Pays Dogon J3 - Nuit à Amani Sam – Pays Dogon J4 - Nuit à Ibi Dim – Pays Dogon J5 - Nuit à Youga Piri Lun – Pays Dogon J6 - Nuit à Banani Mar – Retour du pays Dogon - Nuit à Mopti Mer – Mopti - Nuit à Mopti Jeu – Mopti - Nuit à Mopti Ven – Route vers Bamako (Bus Bani Transport) - Nuit à Bamako (chez Mme Konaré Saw) Sam 6 Déc – Bamako – Vol Air France Bamako / Paris
BUDGET : Le Franc CFA Cours : 1 € = 640 Fcfa. Le Franc CFA correspond à nos anciens-anciens-francs (10 000 Fcfa = 100 F = 15 €) A l’arrivée à l’aéroport, dans la confusion de la récupération des bagages (épique !), j’ai raté les distributeurs de billets. Pourtant, il y en a 2 que j’ai vus lors de notre retour : dans le hall d’arrivée et à l’extérieur, juste devant les parkings.
Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Bamako : 915 €/p = 1 830 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Randonnée en pays Dogon : 230 €/p = 460 € payé cash sur place Autre (hôtels, repas, transports) : 830 € Aucune utilisation de la CB ni de TC
Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins. Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtels milieu de gamme, restaurants midi et soir, une bière de temps en temps …).
On a changé facilement nos € dans les hôtels au cours régulier de 640 Fcfa pour 1 €.
GUIDES : Petit Futé 2007 - 😠 Aucun intérêt, aucun plan de ville. J’ai vérifié après coup (trop tard, dommage !), le Lonely Planet propose un plan de Mopti, de Djenné, même de Banani ! Les points d’intérêt sont juste cités sans être situés. Ils se contentent de dire qu’on ne peut pas se passer d’un guide (humain) ce qui est totalement faux. J’étais en rage. Achat totalement inutile. Préférez, et de loin, le LP Afrique de l’Ouest.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Bamako – Air France Achetés début septembre sur le site Air France à 915 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais régulier et direct. 5 heures de vol. Arrivée à 21h20 à Bamako ; départ de Bamako à 23h45.
2 – Bamako/Djenné : bus et taxi En préparant notre voyage, ce transfert de Bamako à Djenné m’a beaucoup souciée et j’en profite pour remercier ici tous les VFistes qui ont répondu à mes inquiétudes. Grâce à leurs réponses, nous avons osé … Nous nous sommes donc rendus très tôt le matin (vers 6h30) à la gare routière des bus BANI TRANSPORT pour être sûrs d’embarquer dans le 1er bus du matin en direction de Mopti. Au guichet, on demande nos tickets pour "le carrefour de Djenné". Bamako / Mopti = 8 000 F. Le carrefour se trouve environ 100km avant Mopti. J’ai payé autant pour l’arrêt au carrefour de Djenné, je n’ai pas réagi … j’aurais sans doute dû !... 2 bagages chargés en soute (1000 F par bagage). Nous avions enveloppé nos sacs à dos d’une housse de protection … ce n’était pas superflu, c’est très poussiéreux. La montée dans le bus s’effectue par appel (au mégaphone !) dans l’ordre d’achat du ticket. Une fois dans le bus, on choisit sa place. Ca marche bien. Départ prévu à 7h, effectif à 7h20. Voyage sans problème, nous arrivons au "carrefour" vers 14h45. Un taxi (une 504 break), avec déjà 2 touristes, "nous attendait". Nous montons, acceptons le tarif réclamé (15 000 pour le taxi à diviser par 4) et partons. Au bout de 30 km, nous voici au bord du Bani, petite rivière qu’on traverse par un bac. C’est inclus dans le prix du taxi, on ne paie rien de plus. Animation, ambiance, couleurs, jolies photos en perspective ! 5 minutes de navigation puis encore quelques courts kilomètres. Nous allions tous les 4 au même hôtel, le taxi nous y a déposés plutôt que de nous laisser sur la place du marché comme c’est l’habitude. A 16h30, nous étions douchés ! Finalement, ça s’est fait tout seul, vite et confortable !... Mais je pense que pour y arriver, il faut vraiment prendre le premier bus au départ de Bamako (7h), croiser les doigts pour qu’il n’y ait aucune panne (et là, je pense qu’avec Bani Transports on limite les risques …) et espérer qu’il y ait un taxi au carrefour. Nous avons eu un peu de chance, je crois.
3 – Djenné/Mopti : taxi-brousse Le transfert de Djenné à Mopti fut plus laborieux. Nous décidons de prendre le taxi-brousse, très économique. 2 250 F / p + 500 F / bagage Le guichet des taxis-brousse se trouve sur la place du marché ; on y achète notre billet le jour même, vers 7h, puis on s’entasse dans le taxi-brousse (petite camionnette aménagée de bancs) jusqu’à transformation complète en sardine. Nos 2 sacs sont sur le toit, à côté du mouton. Dès que la boite est pleine, on part. Jusqu’à la panne, apparemment incontournable. 5 heures plus tard, nous avions enfin parcouru les 130km qui séparent Djenné de Mopti. Epique, authentique, épuisant ! 🤪 Un couple de Français nous a raconté avoir fait ce transfert en pinasse pour 20 000 Fcfa/p, repas compris. 8 heures de navigation, ils en étaient enchantés.
4 – Mopti/Bamako : bus A Mopti, il existe 2 guichets Bani Transport. Le principal, sur le rond-point (c’est de là que partent les bus) et un autre, secondaire, sur le port. Nous avons acheté nos billets 2 jours à l’avance sur le port. Je vous conseille plutôt de les acheter au guichet principal car nos noms n’avaient pas été reportés sur la liste principale. Petit problème au moment de l’appel pour monter dans le bus (mais qui s’est réglé très vite). Départ de Motpi à 7h15. 10 h pour faire les 640 km de route asphaltée de Mopti à Bamako. Les bus Bani Transports nous ont paru en bien meilleur état que ceux de Bittar. Confortables, tout le monde a une place assise, chauffeurs prudents ; quelques arrêts jamais très longs. En route, je vous conseille de goûter aux "béné" ( ? pas sûre d’avoir bien compris le nom …), gâteaux secs au sésame et au miel, enveloppés individuellement dans une poche plastique, proposés par les petits vendeurs ambulants qui accourent aux fenêtres du bus au moindre arrêt. Un goût de nougat chinois mais sec et croustillant. C’est bon et nourrissant. 50 F pièce. L’eau en bouteille est assez difficile à trouver en route. Elle est plutôt vendue en poche plastique. Pas super pratique mais ça dépanne. Pensez plutôt à remplir vos gourdes avant de partir.
5 – Taxi en ville A Bamako : Aéroport vers Hôtel GIE B-M, taxi "affrété" par le GIE : 5 000 F (un peu excessif) Hôtel GIE B-M vers gare routière : 1 000 F Gare routière vers Maison d’hôtes de Mme Konaré Saw : 3 000 F Konaré Saw vers aéroport : 6 000 F A Mopti : Gare des taxis-brousse vers Hôtel Yapasdeproblème : 1 000 F Hôtel vers départ des bus Bani Transports : 2 500 F (tarif de nuit parait-il ….)
HEBERGEMENT :
1 - BAMAKO : GIE Benso-Mazauges (cliquer ici) 15 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj (qu’on a eu, à 6h, avant de partir à la gare). Réservation effectuée à l’avance par internet. Arrivés tard le samedi soir, nous voulions partir très tôt le dimanche matin vers Djenné. Je cherchais donc un hébergement proche de la gare routière. Merci à hery et seneleg pour cette adresse ! Chambre simple, rien de trop. Accueil un poil laxiste. Je n’en garde pas un souvenir ému mais l’emplacement de l’hôtel répondait à notre attente, effectivement, à côté de la gare routière (1 000 F le taxi pour s’y rendre). Par contre, forcément bien loin du centre de Bamako. Au moment de la réservation, le GIE nous a proposé un taxi pour nous récupérer à l’aéroport. 5 000 F, c’est un peu cher mais ça nous a évité de chercher dans la confusion de l’arrivée … Arrivée au GIE, j’ai confié 200 € à un Malien qui, à 22h passées, est reparti en ville me trouver des Fcfa. Confiance totale, justifiée, j’ai récupéré mes Fcfa ½h plus tard.
Maison d’hôtes chez Mme Konaré Saw 6 000 F/p (ventilée) avec le petit dej. Sans réservation. Au centre (hippodrome). Riche maison particulière dont la propriétaire loue 5 chambres (dont 2 dans un bâtiment annexe où nous étions). Plusieurs sanitaires communs. Chambre (ventilée, moustiquaire) sombre, petite, tristounette et sale (les 3 chambres de la maison principale sont sûrement bien plus agréables). Sanitaires par contre irréprochables (avec eau chaude). Petit déjeuner familial inclus. L’accueil très chaleureux de Mme Konaré Saw a compensé la médiocrité de la chambre. Difficile à trouver. Il faut indiquer au taxi : rue du BlaBla, puis au bout du goudron, continuer tout droit sur la piste, prendre la 7e à droite et c’est la 4e porte à gauche. Quartier calme de maisons cossues même si l’état de la piste ne le laisse pas supposer un instant ! De là, nous sommes allés le soir (lampe frontale de rigueur) au maquis Pili Pili à pied (pas loin, 15 min) et, le lendemain, au musée (plus loin, plus d’une heure à pied, en traversant le marché de Médine).
2 - DJENNE : Hôtel Maafir 23 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj. Réservation faite bien à l’avance par téléphone. Chambre spacieuse et agréable. Petite cour intérieure calme. A quelques centaines de mètres de la mosquée et de la place du marché. Je conseille vivement de réserver son hébergement à Djenné si vous y êtes pour le marché (lundi).
3 - MOPTI : Hôtel Yapasdeproblème (cliquer ici) Notre coup de cœur. 🙂 25 000 F la chambre (A/C, sdb) + petit déj à 1 500 F. Réservation faite par internet. Chambre très agréable quoiqu’un peu sombre car située au rez-de-chaussée. Au troisième étage, une grande terrasse sert de bar/restaurant. Bien abritée, joliment décorée, on s’y sent très bien et on s’y repose avec plaisir. La cuisine y est par ailleurs de grande qualité. Nous avons dîné là tous les soirs. Je conseille vivement cet hôtel qui offre de nombreuses possibilités d’hébergement. Le patron est très présent et toujours prêt à aider. Vraiment une bonne ambiance, chaleureuse et décontractée.
REPAS : On retiendra de nos agapes le capitaine, poisson du fleuve, ferme (se tient bien en brochette) au goût très fin, l’attiéké (semoule de manioc) au goût très marqué, l’aloco ou banane plantain frite (un peu gras), le bissap (infusion chaude ou froide, très sucrée, de plantes locales, d’un rouge profond). Nous n’avons mangé qu’une seule fois du fonio maté (semoule de mil avec une sauce arachide). Perso, j’ai trouvé le fonio vraiment fade, je préfère de très loin l’attiéké. Le poulet nous a toujours déçus : trop dur, trop cuit. Nous lui avons très vite préféré le délicieux capitaine.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un endroit à un autre … Une bouteille d’eau (1, 5 litre) : entre 1 000 et 1 250 F (le budget eau est important, les pastilles permettent une belle économie). Une bouteille de coca (30 cl) : entre 500 et 700 F Une grande bière (600 ml) : 1 250 F (la Castel est moins amère que la Flag) Un plat de capitaine (avec garniture : riz, aloco, attiéké …) : autour de 3 500 F Un plat de poulet yassa (avec du riz) : 3 000 F
Voici 3 adresses qu’on a bien aimées : Le restaurant de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti Poulet yassa, brochette de capitaine, aloco, énorme salade composée (après la randonnée en pays Dogon, on s’est délecté de cette énorme assiette de crudités), omelette, crêpe au chocolat, jus de mangue frais … tout est bon et à prix raisonnable. Le Bissap Café à Mopti (juste avant le port) C’est cher, mais c’est bon. Pichet de bissap à 1 000 F, plats africains à 4 000 F, yaourt (au miel sauvage, un régal !) à 900 F, salade de fruits frais à 1 200 F. Bonnes pizzas au feu de bois également (autour de 4 000 F) Le Pili Pili à Bamako Sympathique maquis où nous avons mangé de l’attiéké délicieux et encore du capitaine. Pas cher.
LA RANDONNEE EN PAYS DOGON :
1 - La randonnée en elle-même Ce fut le point d’orgue de notre voyage au Mali. Nous avions 7 jours à notre disposition et nous tenions absolument à aller jusqu’aux 3 Yougas. Pour le reste, nous avons laissé libre cours à Benjamin. Paysages grandioses, villages pittoresques, scènes rurales tout droit sorties de notre imaginaire, accueil chaleureux, logistique rudimentaire mais suffisante, marche facile et agréable, lumières pures de l’Afrique, voilà les nombreux ingrédients qui ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.
Rappel de nos étapes : J1– Départ à 8h en voiture particulière pour 2 heures de route et de piste – Arrivée à Indelou, sur le plateau – Pause repas – 45 minutes de marche seulement pour ce 1er jour - Nuit à Begnematoo J2 – Dourou – Pause repas – Descente de la falaise – Nuit à Nombori J3– Komokani – Pause repas – Mare aux crocodiles - Nuit à Amani J4– Ireli – Pause repas - Nuit à Ibi J5– Koundou – Youga Na – Pause repas – Montée vers Youga Dogourou - Nuit à Youga Piri J6– Redescente vers Koundou – Ibi – Pause repas - Nuit à Banani J7– Montée de la falaise vers Sangha – On retrouve notre chauffeur, route vers Mopti qu’on rejoint à 11h
Trop inquiète sur l’authenticité des villages traversés, sur les conditions d’hygiène que j’imaginais réduites à néant, sur la difficulté du parcours sous un soleil harassant … j’ai souhaité limiter l’itinéraire à 7 jours/6 nuits, pensant atteindre là les limites de mes capacités. Quel dommage ! 2 ou 3 jours de plus m’auraient ravie, nous permettant de démarrer à Kani Kombole et de pousser jusqu’à Yendouma. Mais peut-être alors aurait-il encore manqué 2 ou 3 jours supplémentaires ?... Les villages traversés sont tous différents et chacun a son charme. Pour ne citer que nos préférés … Nous avons particulièrement aimé Indelou. Est-ce parce que c’était le premier ? Non, les photos me prouvent que son charme est bien réel. Tout petit village, tout serré, tout mignon, une vraie bonbonnière … Dourou est superbe aussi, plus grand. Nous y étions (coup de chance) le jour du marché. Très animé, très coloré. L’arrivée sur Nombori, au sortir d’une faille de la falaise, est extraordinaire. Grand village, très peuplé, très vivant, face à la grande dune rouge, au pied de la falaise. Nous y découvrirons nos premières habitations Tellem. Et quelle soirée mémorable chez Philippe, le frère de notre guide, qui tient salon ! Puisque la télé n’a pas encore ici fait ses ravages, quelques hommes du village ont pris l’habitude de s’y retrouver pour passer la soirée à débattre. Ce soir-là, le sujet était la condition de la femme … Débat animé et joyeux … même si nous ne partagions pas l’avis général … Et puis, le fleuron : Youga Piri. Qui se mérite ! Quelle nuit extraordinaire nous y avons passée. Village tout en dénivelé, accroché, caché, dans la falaise. On a l’impression d’être dans une forteresse irréelle, adossée à la falaise, dominant la plaine. Nuit incroyable … en contrebas dans la vallée, on devine un foyer qui brûle encore, plus près, les enfants rient toujours malgré le noir profond de la nuit … Ce fut une nuit magique. De celles qui marquent une vie.
2 - Condition physique Mes commentaires s’appliquent à notre randonnée. Nous n’avons pas tout parcouru, loin s’en faut ! Randonnée facile où l’on passe d’un village à un autre, tantôt sur le plateau de la falaise de Bandiagara, tantôt au pied. Sur le plateau : roche rugueuse où les chaussures accrochent bien. On domine la plaine, à perte de vue, sur 360°. Seule la mer donne cette même impression d’infini. Magnifique ! Au pied de la falaise : sentier de terre sablonneuse, souple, agréable. Parfois quelques parties de sable plus profond, là c’est un peu pénible, ça patine. On traverse des champs d’oignons, de mil, des plaines parsemées de baobabs. On croise parfois quelques ânes, quelques zébus. La brousse, comme on la rêve ! Dans la falaise : car pour passer du plateau à la plaine (ou l’inverse), il faut descendre (ou monter). On emprunte alors des failles, étroites gorges composées d’éboulis de rochers. Un peu d’endurance, un peu de souffle, un peu d’agilité et un peu d’humilité (ne pas démarrer trop vite et garder un rythme régulier) suffisent largement à surmonter l’épreuve. Vraiment rien d’infaisable. C’est la montée vers Youga Piri qui fut (sur notre parcours) la plus difficile. Un jeune nous a d’ailleurs accompagnés (il semble que ce soit l’habitude, un moyen pour eux de se faire une petite pièce) toujours prêt à me tendre une main rassurante sur un passage délicat. Evidemment, il était en tongs … Il était même prêt à me soulager de mon sac à dos si j’avais voulu (au-delà de mon ego qui me l’interdisait, je n’en avais sincèrement pas besoin, par contre je ne me suis pas privée de lui attraper plusieurs fois la main). On traverse quelques failles profondes sur des ponts de branches et de pierres. Même moi plutôt sujette au vertige, ça ne m’a pas impressionnée plus que ça. On grimpe aussi quelques échelles Dogon pour escalader des rochers trop raides ; là encore pas assez hautes pour en être embarrassé. Bref, des passages inhabituels rendent cette montée pittoresque et l’occasion de photos sympathiques … Mais aucune crainte à avoir et aucune raison de s’en priver. Et quel spectacle !! Globalement : rythme facile : nous marchions 4 à 5 heures maxi par jour, visites de villages comprises. On évitait la chaude période de mi-journée : pause de 11h à 15h environ. La pause peut sembler longue, mais on s’y fait, et ce rythme lent convient bien à ce type de randonnée. Ma période de marche préférée a toujours été celle de l’après-midi. A partir de 15h, la température devient idéale et décline tout doucement. Plus on marche, plus il fait doux (à l’inverse du matin). Paysages dorés sous la lumière chaude et rasante d’un soleil toujours brillant sans être brûlant. Ce sont bien sûr pendant ces après-midi que nous avons fait nos plus belles photos. La qualité et le poids du sac à dos contribuent fortement au plaisir de la marche (truisme total …! 😛 ). Nous avions investi dans des sacs légers, bien ventilés, bien conçus et avons limité leur chargement à l’essentiel (6-7 kg chacun, eau comprise). Les hanches portent, les épaules sont libérées, le dos ne souffre pas du tout. Au point que j’en oubliais parfois de le poser en arrivant à l’étape !
3- Logistique Nous faisons connaissance de notre guide Benjamin à l’hôtel Yapasdeproblème la veille du départ. Ensemble, nous revoyons notre parcours et convenons de notre heure de départ. Nous le payons (intégralement en €). Le lendemain, Ousmane (le chauffeur) et Benjamin étaient prêts avant l’heure dite ! 2 heures de route et de piste pour atteindre Indelou, point de départ de notre randonnée.
3.1 - Les campements C’est quoi un campement ? y a des tentes ? des caravanes ? un bar ? une discothèque ? …. Pfffff …. 😏 Bon, n’empêche que je me suis posée la question, évidemment … Dans certains cas, c’est de l’hébergement chez l’habitant, en d’autres termes : une chambre et une table d’hôtes, version locale. Parfois, la structure d’accueil est un peu plus grande, plus organisée, avec même quelques cases pour dormir à l’abri (pour notre part, on a toujours préféré de très loin les terrasses) et quelques tables abritées sous un toit de paille pour manger. Un petit coin isolé par des murets en guise de sanitaires, pour la toilette d’un côté, les wc de l’autre. Les hôtes installent des matelas de mousse sur le toit, apportent un seau d’eau pour la toilette et préparent le repas commandé. Le matin avant de partir, nous réglions nos boissons. Voilà, c’est tout simple et, pour les plus petits campements, très authentiques. Les repas : on les commande dès l’arrivée (vers 11h ou vers 17h) car la préparation est longue puisqu’à la demande. Plat unique composé d’un féculent (semoule, pâtes, riz, purée de haricots) et d’une sauce servie à côté. Très peu de légumes (2 ou 3 morceaux de courge dans la sauce, au mieux …), pas de fruits. Après une tentative, nous avons toujours décliné la viande (trop dure à notre goût). La sauce varie d’un campement à un autre selon le talent du cuisinier. Sans être gastronomique, c’est bon, nourrissant et servi toujours très très copieusement. Notre guide s’adonnait à la cérémonie du thé : longue préparation d’un thé vert à la menthe sur un petit brasero puis partage du breuvage entre tous les présents, en 3 fois. Du plus amer au plus doux … Rite convivial bien sympa pour qui aime le thé. Au petit déjeuner, thé ou café, lait en poudre et un large saladier de beignets de mil. Un peu gras (beaucoup même) mais c’est bon. Ce fut parmi nos meilleurs moments. Que d’images extraordinaires en ces débuts de journées sous un soleil rouge, doux, qui embrasait la falaise devant nous. Le thé fumant entre nos mains, nous étions tous les matins scotchés devant ce spectacle. Les nuits : un matelas de mousse, parfois 2 quand ils étaient vraiment trop fins, un sac à viande, une polaire roulé en boule en guise d’oreiller et une moustiquaire (souvent fournie par le campement), voilà comment passer des nuits sublimes à regarder un ciel auquel on n’a pas droit à Paris. Nous avions décidé de ne pas emporter de sac de couchage (pour limiter poids et volume). Nous avons eu froid une nuit, à Ibi, où nous avons fini entre les 2 matelas, tels des sandwichs. Vers 5h30, le soleil se lève, les animaux (les coqs, les ânes, les moutons ….) se réveillent et annoncent à qui mieux-mieux la nouvelle journée. Pour rythmer l’ensemble, la cadence sourde et régulière des femmes qui pilent le mil. Une colonne de jeunes filles remontent déjà du puits avec leur énorme bassine d’eau sur la tête pour alimenter le village … Demain, immanquablement, elles y retourneront … Autant d’invitations à se lever pour vivre une nouvelle journée riche en images merveilleuses, immuables, d’un autre temps. La toilette : pas d’eau courante ne signifie pas pas d’eau ! Grave erreur de ma part. Chaque soir, nous avons pu effectuer une toilette complète. Le coin douche est isolé par des murets de terre de 1m50, à ciel ouvert. Une porte ou un système de chicane permet de s’isoler un minimum. Personne ne regarde. Un seau et une louche, ou bien un énorme bidon surélevé garni d’un pommeau de douche ! J’avais apporté des lingettes qui m’ont finalement bien peu servi. J’avais également un flacon de savon bactéricide sans eau. Utile (dans la journée notamment) sans être indispensable. Une anecdote. A Youga Piri, on nous demande si nous pouvions nous laver ensemble pour économiser l’eau, tellement difficile à monter depuis la plaine. Bien sûr ! Nous voilà dans notre petit coin, avec notre seau d’eau et notre gobelet-louche, tout nus, tout juste protégés par un petit muret, à nous frotter, quand soudain on entend un appel. On cherche, là, un peu plus haut, un gamin nous fait un joyeux signe de la main. Auquel on répond tous les 2 aussi joyeusement. Puis, 2 gamins, puis 3 … pour finir, il y aura une dizaine de gamins, en rang d’oignons, à nous observer et à nous faire signe. Cocasse ! Les contacts sont toujours faciles, même en pleine toilette ! Pour info, le seau d’eau nous a largement suffi pour nous 2 ; il en restait plus de la moitié. On n’imagine pas à quel point on peut économiser l’eau pour se laver … Ca m’a donné à réfléchir sur mon gaspillage quotidien ! Les WC : à côté du coin douche (à Youga Piri, c’était même au même endroit), un trou dans le sol. Parfois une petite bassine avec un peu d’eau. N’oubliez pas votre papier.
3.2 - L’équipement (à cette époque, fin Novembre) La température est montée jusqu’à 39°C. Néanmoins, c’est très supportable car l’atmosphère est très sèche. A cette époque, le soleil n’est pas brûlant et nous n’avons pas souffert de coups de soleil. Chaussures de marche à tige basse nécessaires, mais suffisantes. Je ne conseille pas les sandales à scratch, on traverse parfois des broussailles piquantes et accrocheuses … Pour les pauses, les tongs permettent de bien s’aérer les pieds et de faire sécher les chaussettes. Pratiques également pour la toilette. Tenue de rando en coton léger. Le soir, on appréciait d’enfiler une tenue légère, propre et sèche. Le grand air doux de la nuit suffisait à sécher et à aérer notre tenue de marche qu’on ré-enfilait le lendemain matin. Avec cette alternance, nous étions confortables et avons voyagé léger. Cela dit, on se salit beaucoup, poussière et marbrures de sel de transpiration ; préférez les couleurs claires moins salissantes … Une petite polaire légère fut la bienvenue pour servir d’oreiller ou d’appoint pour les nuits un peu plus fraîches. Jamais portée naturellement en journée. Les indispensables : lampe frontale - des mouchoirs en papier - des tongs - du papier toilette - un peu de lecture pour la pause de mi-journée - un jeu de cartes - de l’argent liquide en petites coupures (on dépensait environ 5 000 Fcfa par jour pour nous 2 en boisson -2 cocas, 2 ou 3 bouteilles d’eau, 1 grande bière-. Ce n’est pas négligeable … Eau du puits gratuite si vous optez pour la purification par pastille) - pharmacie de base : aspirine, imodium, ercéfuryl, pince à épiler, anti-palu, répulsif - APN et batteries (chargeur inutile …) - gourdes (2 X 1, 5 l) plus solides que les bouteilles en plastiques …. - un couteau - un petit tube de protection solaire (on en a utilisé bien peu) - serviette de toilette en micro fibre : ultra compactes et qui sèchent en 10 minutes, vraiment pratique - une moustiquaire (non imprégnée). On l’a utilisée (2 fois) quand le campement ne les fournissait pas - un sac à viande (les frileux du Midi préfèreront sûrement un sac de couchage … nous, on est des durs, des Lorrains ! 😛 ) - trousse de toilette et un peu de rechange … Notre paquetage faisait 6-7 kg chacun. Pas la mort ! Une dernière remarque : si vous avez besoin, pensez à un miroir.
Nous avions laissé à l’hôtel de Mopti, en toute sécurité, un sac de voyage en consigne et, dans leur coffre, une pochette contenant argent, passeport, billets d’avions, clés …. Nous n’avions donc sur nous que des photocopies de nos passeports et un peu d’argent liquide. Et l’esprit tranquille !
3.3 - Une journée type On a vécu au rythme du soleil et des étoiles : Réveil naturel vers 6h au son des cocoricos, braiements, bêlements et autres meuglements … Petit déjeuner à 7h, parfois un peu plus tôt Départ entre 7h30 et 8h (2 à 3h de marche) Arrivée au campement de midi entre 10 et 11h Commande du repas, qui sera invariablement servi à midi Coca / Thé / Repas / re-thé / Sieste / re-re-thé … Départ à 15h (2h maxi de marche) Arrivée au campement du soir vers 17h (il faisait nuit noire à 18h15) Commande du repas (servi vers 19h), toilette, installation du couchage sur une terrasse Dodo autour de 20h30
4– Benjamin, notre guide C’est bien grâce à lui que notre randonnée fut une telle réussite. Benjamin a 36 ans, il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connaît bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Contact pris par internet avant notre départ. Nous avions convenu à l’avance des prestations, de l’itinéraire, du prix et du rendez-vous à l’hôtel. Aucune avance réclamée, aucune mauvaise surprise, tout fut respecté. Pour respecter la déontologie de ce site, je donnerai ses coordonnées par MP sur demande. Ceux qui ont lu mon carnet de voyage sur le Népal noteront que je n’ai pas été aussi élogieuse avec notre guide Santa … juste pour dire que nous savons ce qu’est un mauvais guide …
Quid de la nécessité d’un guide ? Nous avons croisé peu de touristes pendant notre périple, mais tous étaient accompagnés. Non pas pour le chemin : avec la falaise comme fil conducteur, impossible de se perdre. Encore que … il n’y a aucune indication et parfois 🤪 … mais, je veux bien croire qu’on peut s’y retrouver. Par contre, il semble difficile de visiter les villages sans un guide qui garantira le respect des lieux sacrés. A Indelou, lors de la pause repas, nous avons voulu retourner nous promener dans le village. Benjamin, en pleine sieste, a demandé à un gamin de nous accompagner. Ce n’était pas pour qu’on ne se perde pas (il aurait vraiment fallu le faire exprès !) mais pour que les villageois soient rassurés : nous n’allions pas profaner les lieux sacrés. Je repense aussi à son cri d’effroi quand j’ai tendu la main vers un autel Tellem … Ahhh ! Pas touche ! oups 😊 … Et comment deviner que ce bout de friche, s’il est foulé entraîne une mort certaine sous 3 ans … m’enfin, tous les enfants du village le savent !... Pour traverser Youga Dogourou, haut-lieu du pays Dogon puisque siège de la cérémonie de Sigui, Benjamin s’est assuré des services d’un jeune du village pour être absolument certain de respecter le protocole, ici, plus compliqué qu’ailleurs. Le jeune nous a quittés une fois le village traversé. Animisme, croyances ancrées profondément, lieux sacrés, voilà ce que le guide va protéger (protection du touriste ignorant et aussi du villageois : un lieu profané nécessite d’être re-purifié). Enfin, J’ai vu Benjamin remettre un boubou-offrande au chef du village à 2 occasions : à Indelou et à Nombori. Suffisamment discrètement pour que je croie en l’authenticité du geste. Voilà, au final, je pense que c’est difficile sans guide. Par ailleurs, le guide (pourvu qu’il soit Dogon !) apporte vraiment beaucoup en terme d’explications sur les rites, la cosmogonie, la vie quotidienne et permet d’entrer en contact avec les villageois qui parlent très peu Français.
DJENNE : La taxe de développement touristique individuelle est de 1 000 F. Nous l’avons payée (contre un reçu en bonne et due forme !) au carrefour avant de prendre notre fameux taxi. Guide bien inutile pour visiter cette merveilleuse petite ville tout en banco. La mosquée est interdite aux non-musulmans. On nous a proposé plusieurs fois de la visiter moyennant 5 000 Fcfa/p. Grosse mise en scène : chuchotements et regards appuyés pour tenter de nous faire croire que nous avions là une opportunité exceptionnelle … Nous avons décliné. Nous sommes montés sur le toit terrasse voisin offrant une belle vue. Un peu plus tard dans la matinée, quand le marché battait son plein, nous y sommes retournés sans repayer, ils se souvenaient de nous. Cool. Le marché justement, parlons-en. Pour en profiter, Philippe décide de se lever aux aurores, à 5h45 !! Euhhhh … je suis une lève-tôt mais là, quand même, c’est un peu tôt … je traîne les pieds. … Philippe me houspille, nous sommes en retard ! Pffff … Allez, allez ! Non, non, pas de petit déj, pas de douche (on reviendra plus tard !), on court vers la place du marché qu’on atteint à 6h … Bien trop tôt … Rien … Ils commençaient à peine à s’installer. L’œil noir, je regarde Philippe, je ne dis rien (il n’y avait rien à dire !) et je retourne à l’hôtel prendre ma douche et mon petit déjeuner … Bien sûr, Philippe m’a accompagnée (même pas penaud !) et nous avons pris notre petit dej ensemble évidemment, et sans aucune rancune de ma part, car après tout, s’il avait eu raison …. je l’aurais béni ! Retour sur la place où le marché bat son plein vers 10-11h … Vraiment un beau spectacle que toutes ces couleurs avec la mosquée en terre en toile de fond ! En dehors de l’animation du marché, Djenné est une magnifique petite ville, tout en banco. On s’est promené avec plaisir dans ses ruelles, partout des scènes de vie quotidienne incroyables de simplicité et de beauté : la préparation du tô, le démêlage d’un filet de pêche, le pilonnage du mil, la farine tamisée, le tressage des cheveux, la laine filée … On s’arrête, on se regarde, on se sourit, on continue … Encore une belle journée, intemporelle …
MOPTI : Jolie petite ville au bord du Bani où nous nous sommes posés 3 nuits après notre rando. Par nécessité et par choix aussi … Plutôt que de passer une trop courte ½ journée à Ségou comme nous l’avions envisagé initialement, nous avons changé nos plans pour profiter davantage de Mopti. La bonne ambiance et le confort de l’hôtel ainsi qu’une grosse tourista à enrayer ont également pesé dans la balance. On s’est posé, on s’est baladé (seuls !) ; la mosquée, le marché, le marché artisanal, le bissap café … Pas fana ni l’un ni l’autre de bateau, on n’a pas tenté la balade en pinasse. Les offres ne manquent pas ! Un couple nous a dit avoir fait la visite de Mopti en pirogue (et non la visite des villages environnants comme proposée la plupart du temps), ils en étaient enchantés … Petit regret …
BAMAKO : Une seule journée passée à Bamako, c’est peu mais ça nous a suffi. Musée National Argh, j’ai oublié le prix du ticket d’entrée, pas cher … peut-être 1000 F/p Certes, il est beau, pas bien grand, bien agencé mais trop peu didactique. Dommage, nous en sommes partis un peu frustrés. A faire quand même, surtout en fin de voyage. Petit restaurant où nous avons enfin mangé du fonio maté. Marché de Médine Sur la route du musée (c’est idiot ça, ça dépend d’où on vient !). A environ 1km à l’Est du musée (voilà qui est mieux !) Il jouxte une décharge où de pauvres hères ont élu domicile. On décide de s’y enfoncer pour en saisir davantage l’ambiance. Marché populaire très vivant, très pauvre aussi. Qu’elle était belle cette maman tressant habilement les cheveux de sa fille, assises toutes deux au milieu de poissons assaillis par des nuées de mouches ! Les magnifiques sourires des vendeurs rendent encore plus dramatique ce marché bien sombre et bien miséreux. On touche ici le quotidien du Mali qui nous ramène à une cruelle réalité : misère, indigence, survie … Maison de l’artisanat Nous avons préféré l’ambiance plus aérée et plus sereine du marché artisanal de Mopti.
DIVERS : L’accueil : je m’attendais vraiment à souffrir de harcèlement. Loin s’en faut. Certes, en ville, on est sollicité (pour une babiole, un service, un bic ou un cadeau …) mais sans jamais aucune agressivité. Combien de fois avons-nous décliné les offres de pseudo-guides, leur expliquant qu’on préférait être seuls. Aucune insistance, « ok, pas de problème, bonne balade, le marché c’est par là ». Et tout ça avec toujours un vrai beau sourire. Sollicités, oui, on l’a été ; harcelés, jamais de la vie ! La carte bancaire : pas du tout utilisée (cela dit, on a raté les distributeurs de l’aéroport). On a changé très facilement nos € dans les hôtels. A Djenné, dans une banque, au même taux. 1€=640 Fcfa Le climat à cette époque : chaud et sec. 2 journées plus fraîches en fin de séjour à Mopti et Bamako où nous avons enfilé nos petites polaires. L’affluence touristique à cette époque : vraiment pas grand monde … On recroise toujours les mêmes d’ailleurs, principalement des individuels comme nous. Les problèmes de santé : bonne turista pour Philippe (c’est la première fois !) en fin de randonnée, traitée énergiquement et efficacement par ercéfuryl, imodium et doliprane. Les moustiques : à cette époque, il n’y en a pas beaucoup. On s’est quand même fait piquer assez souvent. C’est dire … répulsif et traitement anti-palu à mon avis indispensables. Nous avons opté pour la doxycycline (voir Institut Pasteur – cliquer ici). Photos : la plupart des Maliens réclament une pièce pour leur photo, d’autres refusent tout net. On en a très vite pris notre parti et sommes revenus sans portrait. Finalement, pas bien choquant tout ça … L'artisanat : nous avons fait pas mal d’achats sur le marché de Mopti. Encore faut-il le trouver ! Plusieurs dizaines d’échoppes sont regroupées dans un quartier, près du port. Bien sûr, le toubabou est attendu ! Mais on le sait en y allant, non ?... Alors, on a choisi de jouer le jeu, d’y plonger, de se donner du temps, de passer dans chacune des boutiques, sans en oublier une seule (on n’aurait pas pu de toutes façons !). Du coup, les vendeurs se sont calmés, attendant patiemment leur tour pour nous vanter la beauté et l’originalité (euhhhh ….) de leurs articles. Nous échangions quelques mots à droite à gauche, achetant une bricole de ci de là. Partout des sourires. Jamais aucune agressivité. Aucune authenticité non plus, faut pas se leurrer ... Mais, ce fut néanmoins un moment bien agréable. Marchandage de rigueur. Ils annoncent leur prix, nous le nôtre. « Merci pour ton premier prix » répondent-ils invariablement. Et la négociation démarre. On se laissait de la marge pour pouvoir augmenter un peu notre première offre et permettre ce jeu d’enchères … A titre d’infos (ça vaut ce que ça vaut !), nous avons généralement payé les articles le tiers du premier prix annoncé. On concluait en étant tous contents et souriants, ce qui est bien satisfaisant. Par exemple, nous avons payé l’incontournable chapeau peul 3 500 F. A l’aéroport, on a honte de voir qu’on a tous fait ce même achat. Et pas moyen de s’en cacher ! Zut, aucune originalité ! Mais plus tard, chez soi, qu’on est heureux de n’avoir pas boudé son plaisir sous prétexte de ne pas tomber dans le trivial. Car, qu’ils sont beaux ces chapeaux peuls !
On a beaucoup aimé : 🙂 Les mains tendues et caressantes des gamins aux abords des villages Dogon. Juste une caresse et un grand sourire … Le sourire attendri et reconnaissant de cette maman parce que, justement, nous caressions la main tendue de son fils. Les baobabs dans la plaine. Le sable rouge, la plaine jaune, le ciel bleu, les champs d’oignons verts, la peau noire … et les boubous multicolores. Dormir à la belle étoile.
On a moins aimé : 😕 Y être quelques jours avant l’Aïd. Le transport sans ménagement de tous ces moutons qui vivaient leurs dernières heures a fendu notre cœur d’artichaut.
En conclusion ... Malgré la brièveté de ce voyage, ce fut un GRAND voyage. L’Afrique telle qu’on la rêve : paysages grandioses, lumière dorée, peuple accueillant et amical, culture et rites ancestraux, villages à l’esthétisme épuré ! Un voyage qui mêle culture, paysages, rencontres et plaisir de la marche ; peu de lieux offrent cette globalité.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 22 Nov – Vol Air France Paris / Bamako – Nuit à Bamako (GIE Benso Mazauges) Dim – Route vers Djenné (Bus Bani Transport + Taxi) - Nuit à Djenné (Hôtel Maafir) Lun – Djenné : marché, mosquée, ville - Nuit à Djenné Mar – Route vers Mopti (Taxi brousse) - Nuit à Mopti (Hôtel Yapasdeprobleme) Mer – Route vers le pays Dogon J1 - Nuit à Begnematoo Jeu – Pays Dogon J2 – Nuit à Nombori Ven – Pays Dogon J3 - Nuit à Amani Sam – Pays Dogon J4 - Nuit à Ibi Dim – Pays Dogon J5 - Nuit à Youga Piri Lun – Pays Dogon J6 - Nuit à Banani Mar – Retour du pays Dogon - Nuit à Mopti Mer – Mopti - Nuit à Mopti Jeu – Mopti - Nuit à Mopti Ven – Route vers Bamako (Bus Bani Transport) - Nuit à Bamako (chez Mme Konaré Saw) Sam 6 Déc – Bamako – Vol Air France Bamako / Paris
BUDGET : Le Franc CFA Cours : 1 € = 640 Fcfa. Le Franc CFA correspond à nos anciens-anciens-francs (10 000 Fcfa = 100 F = 15 €) A l’arrivée à l’aéroport, dans la confusion de la récupération des bagages (épique !), j’ai raté les distributeurs de billets. Pourtant, il y en a 2 que j’ai vus lors de notre retour : dans le hall d’arrivée et à l’extérieur, juste devant les parkings.
Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Bamako : 915 €/p = 1 830 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Randonnée en pays Dogon : 230 €/p = 460 € payé cash sur place Autre (hôtels, repas, transports) : 830 € Aucune utilisation de la CB ni de TC
Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins. Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtels milieu de gamme, restaurants midi et soir, une bière de temps en temps …).
On a changé facilement nos € dans les hôtels au cours régulier de 640 Fcfa pour 1 €.
GUIDES : Petit Futé 2007 - 😠 Aucun intérêt, aucun plan de ville. J’ai vérifié après coup (trop tard, dommage !), le Lonely Planet propose un plan de Mopti, de Djenné, même de Banani ! Les points d’intérêt sont juste cités sans être situés. Ils se contentent de dire qu’on ne peut pas se passer d’un guide (humain) ce qui est totalement faux. J’étais en rage. Achat totalement inutile. Préférez, et de loin, le LP Afrique de l’Ouest.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Bamako – Air France Achetés début septembre sur le site Air France à 915 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais régulier et direct. 5 heures de vol. Arrivée à 21h20 à Bamako ; départ de Bamako à 23h45.
2 – Bamako/Djenné : bus et taxi En préparant notre voyage, ce transfert de Bamako à Djenné m’a beaucoup souciée et j’en profite pour remercier ici tous les VFistes qui ont répondu à mes inquiétudes. Grâce à leurs réponses, nous avons osé … Nous nous sommes donc rendus très tôt le matin (vers 6h30) à la gare routière des bus BANI TRANSPORT pour être sûrs d’embarquer dans le 1er bus du matin en direction de Mopti. Au guichet, on demande nos tickets pour "le carrefour de Djenné". Bamako / Mopti = 8 000 F. Le carrefour se trouve environ 100km avant Mopti. J’ai payé autant pour l’arrêt au carrefour de Djenné, je n’ai pas réagi … j’aurais sans doute dû !... 2 bagages chargés en soute (1000 F par bagage). Nous avions enveloppé nos sacs à dos d’une housse de protection … ce n’était pas superflu, c’est très poussiéreux. La montée dans le bus s’effectue par appel (au mégaphone !) dans l’ordre d’achat du ticket. Une fois dans le bus, on choisit sa place. Ca marche bien. Départ prévu à 7h, effectif à 7h20. Voyage sans problème, nous arrivons au "carrefour" vers 14h45. Un taxi (une 504 break), avec déjà 2 touristes, "nous attendait". Nous montons, acceptons le tarif réclamé (15 000 pour le taxi à diviser par 4) et partons. Au bout de 30 km, nous voici au bord du Bani, petite rivière qu’on traverse par un bac. C’est inclus dans le prix du taxi, on ne paie rien de plus. Animation, ambiance, couleurs, jolies photos en perspective ! 5 minutes de navigation puis encore quelques courts kilomètres. Nous allions tous les 4 au même hôtel, le taxi nous y a déposés plutôt que de nous laisser sur la place du marché comme c’est l’habitude. A 16h30, nous étions douchés ! Finalement, ça s’est fait tout seul, vite et confortable !... Mais je pense que pour y arriver, il faut vraiment prendre le premier bus au départ de Bamako (7h), croiser les doigts pour qu’il n’y ait aucune panne (et là, je pense qu’avec Bani Transports on limite les risques …) et espérer qu’il y ait un taxi au carrefour. Nous avons eu un peu de chance, je crois.
3 – Djenné/Mopti : taxi-brousse Le transfert de Djenné à Mopti fut plus laborieux. Nous décidons de prendre le taxi-brousse, très économique. 2 250 F / p + 500 F / bagage Le guichet des taxis-brousse se trouve sur la place du marché ; on y achète notre billet le jour même, vers 7h, puis on s’entasse dans le taxi-brousse (petite camionnette aménagée de bancs) jusqu’à transformation complète en sardine. Nos 2 sacs sont sur le toit, à côté du mouton. Dès que la boite est pleine, on part. Jusqu’à la panne, apparemment incontournable. 5 heures plus tard, nous avions enfin parcouru les 130km qui séparent Djenné de Mopti. Epique, authentique, épuisant ! 🤪 Un couple de Français nous a raconté avoir fait ce transfert en pinasse pour 20 000 Fcfa/p, repas compris. 8 heures de navigation, ils en étaient enchantés.
4 – Mopti/Bamako : bus A Mopti, il existe 2 guichets Bani Transport. Le principal, sur le rond-point (c’est de là que partent les bus) et un autre, secondaire, sur le port. Nous avons acheté nos billets 2 jours à l’avance sur le port. Je vous conseille plutôt de les acheter au guichet principal car nos noms n’avaient pas été reportés sur la liste principale. Petit problème au moment de l’appel pour monter dans le bus (mais qui s’est réglé très vite). Départ de Motpi à 7h15. 10 h pour faire les 640 km de route asphaltée de Mopti à Bamako. Les bus Bani Transports nous ont paru en bien meilleur état que ceux de Bittar. Confortables, tout le monde a une place assise, chauffeurs prudents ; quelques arrêts jamais très longs. En route, je vous conseille de goûter aux "béné" ( ? pas sûre d’avoir bien compris le nom …), gâteaux secs au sésame et au miel, enveloppés individuellement dans une poche plastique, proposés par les petits vendeurs ambulants qui accourent aux fenêtres du bus au moindre arrêt. Un goût de nougat chinois mais sec et croustillant. C’est bon et nourrissant. 50 F pièce. L’eau en bouteille est assez difficile à trouver en route. Elle est plutôt vendue en poche plastique. Pas super pratique mais ça dépanne. Pensez plutôt à remplir vos gourdes avant de partir.
5 – Taxi en ville A Bamako : Aéroport vers Hôtel GIE B-M, taxi "affrété" par le GIE : 5 000 F (un peu excessif) Hôtel GIE B-M vers gare routière : 1 000 F Gare routière vers Maison d’hôtes de Mme Konaré Saw : 3 000 F Konaré Saw vers aéroport : 6 000 F A Mopti : Gare des taxis-brousse vers Hôtel Yapasdeproblème : 1 000 F Hôtel vers départ des bus Bani Transports : 2 500 F (tarif de nuit parait-il ….)
HEBERGEMENT :
1 - BAMAKO : GIE Benso-Mazauges (cliquer ici) 15 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj (qu’on a eu, à 6h, avant de partir à la gare). Réservation effectuée à l’avance par internet. Arrivés tard le samedi soir, nous voulions partir très tôt le dimanche matin vers Djenné. Je cherchais donc un hébergement proche de la gare routière. Merci à hery et seneleg pour cette adresse ! Chambre simple, rien de trop. Accueil un poil laxiste. Je n’en garde pas un souvenir ému mais l’emplacement de l’hôtel répondait à notre attente, effectivement, à côté de la gare routière (1 000 F le taxi pour s’y rendre). Par contre, forcément bien loin du centre de Bamako. Au moment de la réservation, le GIE nous a proposé un taxi pour nous récupérer à l’aéroport. 5 000 F, c’est un peu cher mais ça nous a évité de chercher dans la confusion de l’arrivée … Arrivée au GIE, j’ai confié 200 € à un Malien qui, à 22h passées, est reparti en ville me trouver des Fcfa. Confiance totale, justifiée, j’ai récupéré mes Fcfa ½h plus tard.
Maison d’hôtes chez Mme Konaré Saw 6 000 F/p (ventilée) avec le petit dej. Sans réservation. Au centre (hippodrome). Riche maison particulière dont la propriétaire loue 5 chambres (dont 2 dans un bâtiment annexe où nous étions). Plusieurs sanitaires communs. Chambre (ventilée, moustiquaire) sombre, petite, tristounette et sale (les 3 chambres de la maison principale sont sûrement bien plus agréables). Sanitaires par contre irréprochables (avec eau chaude). Petit déjeuner familial inclus. L’accueil très chaleureux de Mme Konaré Saw a compensé la médiocrité de la chambre. Difficile à trouver. Il faut indiquer au taxi : rue du BlaBla, puis au bout du goudron, continuer tout droit sur la piste, prendre la 7e à droite et c’est la 4e porte à gauche. Quartier calme de maisons cossues même si l’état de la piste ne le laisse pas supposer un instant ! De là, nous sommes allés le soir (lampe frontale de rigueur) au maquis Pili Pili à pied (pas loin, 15 min) et, le lendemain, au musée (plus loin, plus d’une heure à pied, en traversant le marché de Médine).
2 - DJENNE : Hôtel Maafir 23 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj. Réservation faite bien à l’avance par téléphone. Chambre spacieuse et agréable. Petite cour intérieure calme. A quelques centaines de mètres de la mosquée et de la place du marché. Je conseille vivement de réserver son hébergement à Djenné si vous y êtes pour le marché (lundi).
3 - MOPTI : Hôtel Yapasdeproblème (cliquer ici) Notre coup de cœur. 🙂 25 000 F la chambre (A/C, sdb) + petit déj à 1 500 F. Réservation faite par internet. Chambre très agréable quoiqu’un peu sombre car située au rez-de-chaussée. Au troisième étage, une grande terrasse sert de bar/restaurant. Bien abritée, joliment décorée, on s’y sent très bien et on s’y repose avec plaisir. La cuisine y est par ailleurs de grande qualité. Nous avons dîné là tous les soirs. Je conseille vivement cet hôtel qui offre de nombreuses possibilités d’hébergement. Le patron est très présent et toujours prêt à aider. Vraiment une bonne ambiance, chaleureuse et décontractée.
REPAS : On retiendra de nos agapes le capitaine, poisson du fleuve, ferme (se tient bien en brochette) au goût très fin, l’attiéké (semoule de manioc) au goût très marqué, l’aloco ou banane plantain frite (un peu gras), le bissap (infusion chaude ou froide, très sucrée, de plantes locales, d’un rouge profond). Nous n’avons mangé qu’une seule fois du fonio maté (semoule de mil avec une sauce arachide). Perso, j’ai trouvé le fonio vraiment fade, je préfère de très loin l’attiéké. Le poulet nous a toujours déçus : trop dur, trop cuit. Nous lui avons très vite préféré le délicieux capitaine.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un endroit à un autre … Une bouteille d’eau (1, 5 litre) : entre 1 000 et 1 250 F (le budget eau est important, les pastilles permettent une belle économie). Une bouteille de coca (30 cl) : entre 500 et 700 F Une grande bière (600 ml) : 1 250 F (la Castel est moins amère que la Flag) Un plat de capitaine (avec garniture : riz, aloco, attiéké …) : autour de 3 500 F Un plat de poulet yassa (avec du riz) : 3 000 F
Voici 3 adresses qu’on a bien aimées : Le restaurant de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti Poulet yassa, brochette de capitaine, aloco, énorme salade composée (après la randonnée en pays Dogon, on s’est délecté de cette énorme assiette de crudités), omelette, crêpe au chocolat, jus de mangue frais … tout est bon et à prix raisonnable. Le Bissap Café à Mopti (juste avant le port) C’est cher, mais c’est bon. Pichet de bissap à 1 000 F, plats africains à 4 000 F, yaourt (au miel sauvage, un régal !) à 900 F, salade de fruits frais à 1 200 F. Bonnes pizzas au feu de bois également (autour de 4 000 F) Le Pili Pili à Bamako Sympathique maquis où nous avons mangé de l’attiéké délicieux et encore du capitaine. Pas cher.
LA RANDONNEE EN PAYS DOGON :
1 - La randonnée en elle-même Ce fut le point d’orgue de notre voyage au Mali. Nous avions 7 jours à notre disposition et nous tenions absolument à aller jusqu’aux 3 Yougas. Pour le reste, nous avons laissé libre cours à Benjamin. Paysages grandioses, villages pittoresques, scènes rurales tout droit sorties de notre imaginaire, accueil chaleureux, logistique rudimentaire mais suffisante, marche facile et agréable, lumières pures de l’Afrique, voilà les nombreux ingrédients qui ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.
Rappel de nos étapes : J1– Départ à 8h en voiture particulière pour 2 heures de route et de piste – Arrivée à Indelou, sur le plateau – Pause repas – 45 minutes de marche seulement pour ce 1er jour - Nuit à Begnematoo J2 – Dourou – Pause repas – Descente de la falaise – Nuit à Nombori J3– Komokani – Pause repas – Mare aux crocodiles - Nuit à Amani J4– Ireli – Pause repas - Nuit à Ibi J5– Koundou – Youga Na – Pause repas – Montée vers Youga Dogourou - Nuit à Youga Piri J6– Redescente vers Koundou – Ibi – Pause repas - Nuit à Banani J7– Montée de la falaise vers Sangha – On retrouve notre chauffeur, route vers Mopti qu’on rejoint à 11h
Trop inquiète sur l’authenticité des villages traversés, sur les conditions d’hygiène que j’imaginais réduites à néant, sur la difficulté du parcours sous un soleil harassant … j’ai souhaité limiter l’itinéraire à 7 jours/6 nuits, pensant atteindre là les limites de mes capacités. Quel dommage ! 2 ou 3 jours de plus m’auraient ravie, nous permettant de démarrer à Kani Kombole et de pousser jusqu’à Yendouma. Mais peut-être alors aurait-il encore manqué 2 ou 3 jours supplémentaires ?... Les villages traversés sont tous différents et chacun a son charme. Pour ne citer que nos préférés … Nous avons particulièrement aimé Indelou. Est-ce parce que c’était le premier ? Non, les photos me prouvent que son charme est bien réel. Tout petit village, tout serré, tout mignon, une vraie bonbonnière … Dourou est superbe aussi, plus grand. Nous y étions (coup de chance) le jour du marché. Très animé, très coloré. L’arrivée sur Nombori, au sortir d’une faille de la falaise, est extraordinaire. Grand village, très peuplé, très vivant, face à la grande dune rouge, au pied de la falaise. Nous y découvrirons nos premières habitations Tellem. Et quelle soirée mémorable chez Philippe, le frère de notre guide, qui tient salon ! Puisque la télé n’a pas encore ici fait ses ravages, quelques hommes du village ont pris l’habitude de s’y retrouver pour passer la soirée à débattre. Ce soir-là, le sujet était la condition de la femme … Débat animé et joyeux … même si nous ne partagions pas l’avis général … Et puis, le fleuron : Youga Piri. Qui se mérite ! Quelle nuit extraordinaire nous y avons passée. Village tout en dénivelé, accroché, caché, dans la falaise. On a l’impression d’être dans une forteresse irréelle, adossée à la falaise, dominant la plaine. Nuit incroyable … en contrebas dans la vallée, on devine un foyer qui brûle encore, plus près, les enfants rient toujours malgré le noir profond de la nuit … Ce fut une nuit magique. De celles qui marquent une vie.
2 - Condition physique Mes commentaires s’appliquent à notre randonnée. Nous n’avons pas tout parcouru, loin s’en faut ! Randonnée facile où l’on passe d’un village à un autre, tantôt sur le plateau de la falaise de Bandiagara, tantôt au pied. Sur le plateau : roche rugueuse où les chaussures accrochent bien. On domine la plaine, à perte de vue, sur 360°. Seule la mer donne cette même impression d’infini. Magnifique ! Au pied de la falaise : sentier de terre sablonneuse, souple, agréable. Parfois quelques parties de sable plus profond, là c’est un peu pénible, ça patine. On traverse des champs d’oignons, de mil, des plaines parsemées de baobabs. On croise parfois quelques ânes, quelques zébus. La brousse, comme on la rêve ! Dans la falaise : car pour passer du plateau à la plaine (ou l’inverse), il faut descendre (ou monter). On emprunte alors des failles, étroites gorges composées d’éboulis de rochers. Un peu d’endurance, un peu de souffle, un peu d’agilité et un peu d’humilité (ne pas démarrer trop vite et garder un rythme régulier) suffisent largement à surmonter l’épreuve. Vraiment rien d’infaisable. C’est la montée vers Youga Piri qui fut (sur notre parcours) la plus difficile. Un jeune nous a d’ailleurs accompagnés (il semble que ce soit l’habitude, un moyen pour eux de se faire une petite pièce) toujours prêt à me tendre une main rassurante sur un passage délicat. Evidemment, il était en tongs … Il était même prêt à me soulager de mon sac à dos si j’avais voulu (au-delà de mon ego qui me l’interdisait, je n’en avais sincèrement pas besoin, par contre je ne me suis pas privée de lui attraper plusieurs fois la main). On traverse quelques failles profondes sur des ponts de branches et de pierres. Même moi plutôt sujette au vertige, ça ne m’a pas impressionnée plus que ça. On grimpe aussi quelques échelles Dogon pour escalader des rochers trop raides ; là encore pas assez hautes pour en être embarrassé. Bref, des passages inhabituels rendent cette montée pittoresque et l’occasion de photos sympathiques … Mais aucune crainte à avoir et aucune raison de s’en priver. Et quel spectacle !! Globalement : rythme facile : nous marchions 4 à 5 heures maxi par jour, visites de villages comprises. On évitait la chaude période de mi-journée : pause de 11h à 15h environ. La pause peut sembler longue, mais on s’y fait, et ce rythme lent convient bien à ce type de randonnée. Ma période de marche préférée a toujours été celle de l’après-midi. A partir de 15h, la température devient idéale et décline tout doucement. Plus on marche, plus il fait doux (à l’inverse du matin). Paysages dorés sous la lumière chaude et rasante d’un soleil toujours brillant sans être brûlant. Ce sont bien sûr pendant ces après-midi que nous avons fait nos plus belles photos. La qualité et le poids du sac à dos contribuent fortement au plaisir de la marche (truisme total …! 😛 ). Nous avions investi dans des sacs légers, bien ventilés, bien conçus et avons limité leur chargement à l’essentiel (6-7 kg chacun, eau comprise). Les hanches portent, les épaules sont libérées, le dos ne souffre pas du tout. Au point que j’en oubliais parfois de le poser en arrivant à l’étape !
3- Logistique Nous faisons connaissance de notre guide Benjamin à l’hôtel Yapasdeproblème la veille du départ. Ensemble, nous revoyons notre parcours et convenons de notre heure de départ. Nous le payons (intégralement en €). Le lendemain, Ousmane (le chauffeur) et Benjamin étaient prêts avant l’heure dite ! 2 heures de route et de piste pour atteindre Indelou, point de départ de notre randonnée.
3.1 - Les campements C’est quoi un campement ? y a des tentes ? des caravanes ? un bar ? une discothèque ? …. Pfffff …. 😏 Bon, n’empêche que je me suis posée la question, évidemment … Dans certains cas, c’est de l’hébergement chez l’habitant, en d’autres termes : une chambre et une table d’hôtes, version locale. Parfois, la structure d’accueil est un peu plus grande, plus organisée, avec même quelques cases pour dormir à l’abri (pour notre part, on a toujours préféré de très loin les terrasses) et quelques tables abritées sous un toit de paille pour manger. Un petit coin isolé par des murets en guise de sanitaires, pour la toilette d’un côté, les wc de l’autre. Les hôtes installent des matelas de mousse sur le toit, apportent un seau d’eau pour la toilette et préparent le repas commandé. Le matin avant de partir, nous réglions nos boissons. Voilà, c’est tout simple et, pour les plus petits campements, très authentiques. Les repas : on les commande dès l’arrivée (vers 11h ou vers 17h) car la préparation est longue puisqu’à la demande. Plat unique composé d’un féculent (semoule, pâtes, riz, purée de haricots) et d’une sauce servie à côté. Très peu de légumes (2 ou 3 morceaux de courge dans la sauce, au mieux …), pas de fruits. Après une tentative, nous avons toujours décliné la viande (trop dure à notre goût). La sauce varie d’un campement à un autre selon le talent du cuisinier. Sans être gastronomique, c’est bon, nourrissant et servi toujours très très copieusement. Notre guide s’adonnait à la cérémonie du thé : longue préparation d’un thé vert à la menthe sur un petit brasero puis partage du breuvage entre tous les présents, en 3 fois. Du plus amer au plus doux … Rite convivial bien sympa pour qui aime le thé. Au petit déjeuner, thé ou café, lait en poudre et un large saladier de beignets de mil. Un peu gras (beaucoup même) mais c’est bon. Ce fut parmi nos meilleurs moments. Que d’images extraordinaires en ces débuts de journées sous un soleil rouge, doux, qui embrasait la falaise devant nous. Le thé fumant entre nos mains, nous étions tous les matins scotchés devant ce spectacle. Les nuits : un matelas de mousse, parfois 2 quand ils étaient vraiment trop fins, un sac à viande, une polaire roulé en boule en guise d’oreiller et une moustiquaire (souvent fournie par le campement), voilà comment passer des nuits sublimes à regarder un ciel auquel on n’a pas droit à Paris. Nous avions décidé de ne pas emporter de sac de couchage (pour limiter poids et volume). Nous avons eu froid une nuit, à Ibi, où nous avons fini entre les 2 matelas, tels des sandwichs. Vers 5h30, le soleil se lève, les animaux (les coqs, les ânes, les moutons ….) se réveillent et annoncent à qui mieux-mieux la nouvelle journée. Pour rythmer l’ensemble, la cadence sourde et régulière des femmes qui pilent le mil. Une colonne de jeunes filles remontent déjà du puits avec leur énorme bassine d’eau sur la tête pour alimenter le village … Demain, immanquablement, elles y retourneront … Autant d’invitations à se lever pour vivre une nouvelle journée riche en images merveilleuses, immuables, d’un autre temps. La toilette : pas d’eau courante ne signifie pas pas d’eau ! Grave erreur de ma part. Chaque soir, nous avons pu effectuer une toilette complète. Le coin douche est isolé par des murets de terre de 1m50, à ciel ouvert. Une porte ou un système de chicane permet de s’isoler un minimum. Personne ne regarde. Un seau et une louche, ou bien un énorme bidon surélevé garni d’un pommeau de douche ! J’avais apporté des lingettes qui m’ont finalement bien peu servi. J’avais également un flacon de savon bactéricide sans eau. Utile (dans la journée notamment) sans être indispensable. Une anecdote. A Youga Piri, on nous demande si nous pouvions nous laver ensemble pour économiser l’eau, tellement difficile à monter depuis la plaine. Bien sûr ! Nous voilà dans notre petit coin, avec notre seau d’eau et notre gobelet-louche, tout nus, tout juste protégés par un petit muret, à nous frotter, quand soudain on entend un appel. On cherche, là, un peu plus haut, un gamin nous fait un joyeux signe de la main. Auquel on répond tous les 2 aussi joyeusement. Puis, 2 gamins, puis 3 … pour finir, il y aura une dizaine de gamins, en rang d’oignons, à nous observer et à nous faire signe. Cocasse ! Les contacts sont toujours faciles, même en pleine toilette ! Pour info, le seau d’eau nous a largement suffi pour nous 2 ; il en restait plus de la moitié. On n’imagine pas à quel point on peut économiser l’eau pour se laver … Ca m’a donné à réfléchir sur mon gaspillage quotidien ! Les WC : à côté du coin douche (à Youga Piri, c’était même au même endroit), un trou dans le sol. Parfois une petite bassine avec un peu d’eau. N’oubliez pas votre papier.
3.2 - L’équipement (à cette époque, fin Novembre) La température est montée jusqu’à 39°C. Néanmoins, c’est très supportable car l’atmosphère est très sèche. A cette époque, le soleil n’est pas brûlant et nous n’avons pas souffert de coups de soleil. Chaussures de marche à tige basse nécessaires, mais suffisantes. Je ne conseille pas les sandales à scratch, on traverse parfois des broussailles piquantes et accrocheuses … Pour les pauses, les tongs permettent de bien s’aérer les pieds et de faire sécher les chaussettes. Pratiques également pour la toilette. Tenue de rando en coton léger. Le soir, on appréciait d’enfiler une tenue légère, propre et sèche. Le grand air doux de la nuit suffisait à sécher et à aérer notre tenue de marche qu’on ré-enfilait le lendemain matin. Avec cette alternance, nous étions confortables et avons voyagé léger. Cela dit, on se salit beaucoup, poussière et marbrures de sel de transpiration ; préférez les couleurs claires moins salissantes … Une petite polaire légère fut la bienvenue pour servir d’oreiller ou d’appoint pour les nuits un peu plus fraîches. Jamais portée naturellement en journée. Les indispensables : lampe frontale - des mouchoirs en papier - des tongs - du papier toilette - un peu de lecture pour la pause de mi-journée - un jeu de cartes - de l’argent liquide en petites coupures (on dépensait environ 5 000 Fcfa par jour pour nous 2 en boisson -2 cocas, 2 ou 3 bouteilles d’eau, 1 grande bière-. Ce n’est pas négligeable … Eau du puits gratuite si vous optez pour la purification par pastille) - pharmacie de base : aspirine, imodium, ercéfuryl, pince à épiler, anti-palu, répulsif - APN et batteries (chargeur inutile …) - gourdes (2 X 1, 5 l) plus solides que les bouteilles en plastiques …. - un couteau - un petit tube de protection solaire (on en a utilisé bien peu) - serviette de toilette en micro fibre : ultra compactes et qui sèchent en 10 minutes, vraiment pratique - une moustiquaire (non imprégnée). On l’a utilisée (2 fois) quand le campement ne les fournissait pas - un sac à viande (les frileux du Midi préfèreront sûrement un sac de couchage … nous, on est des durs, des Lorrains ! 😛 ) - trousse de toilette et un peu de rechange … Notre paquetage faisait 6-7 kg chacun. Pas la mort ! Une dernière remarque : si vous avez besoin, pensez à un miroir.
Nous avions laissé à l’hôtel de Mopti, en toute sécurité, un sac de voyage en consigne et, dans leur coffre, une pochette contenant argent, passeport, billets d’avions, clés …. Nous n’avions donc sur nous que des photocopies de nos passeports et un peu d’argent liquide. Et l’esprit tranquille !
3.3 - Une journée type On a vécu au rythme du soleil et des étoiles : Réveil naturel vers 6h au son des cocoricos, braiements, bêlements et autres meuglements … Petit déjeuner à 7h, parfois un peu plus tôt Départ entre 7h30 et 8h (2 à 3h de marche) Arrivée au campement de midi entre 10 et 11h Commande du repas, qui sera invariablement servi à midi Coca / Thé / Repas / re-thé / Sieste / re-re-thé … Départ à 15h (2h maxi de marche) Arrivée au campement du soir vers 17h (il faisait nuit noire à 18h15) Commande du repas (servi vers 19h), toilette, installation du couchage sur une terrasse Dodo autour de 20h30
4– Benjamin, notre guide C’est bien grâce à lui que notre randonnée fut une telle réussite. Benjamin a 36 ans, il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connaît bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Contact pris par internet avant notre départ. Nous avions convenu à l’avance des prestations, de l’itinéraire, du prix et du rendez-vous à l’hôtel. Aucune avance réclamée, aucune mauvaise surprise, tout fut respecté. Pour respecter la déontologie de ce site, je donnerai ses coordonnées par MP sur demande. Ceux qui ont lu mon carnet de voyage sur le Népal noteront que je n’ai pas été aussi élogieuse avec notre guide Santa … juste pour dire que nous savons ce qu’est un mauvais guide …
Quid de la nécessité d’un guide ? Nous avons croisé peu de touristes pendant notre périple, mais tous étaient accompagnés. Non pas pour le chemin : avec la falaise comme fil conducteur, impossible de se perdre. Encore que … il n’y a aucune indication et parfois 🤪 … mais, je veux bien croire qu’on peut s’y retrouver. Par contre, il semble difficile de visiter les villages sans un guide qui garantira le respect des lieux sacrés. A Indelou, lors de la pause repas, nous avons voulu retourner nous promener dans le village. Benjamin, en pleine sieste, a demandé à un gamin de nous accompagner. Ce n’était pas pour qu’on ne se perde pas (il aurait vraiment fallu le faire exprès !) mais pour que les villageois soient rassurés : nous n’allions pas profaner les lieux sacrés. Je repense aussi à son cri d’effroi quand j’ai tendu la main vers un autel Tellem … Ahhh ! Pas touche ! oups 😊 … Et comment deviner que ce bout de friche, s’il est foulé entraîne une mort certaine sous 3 ans … m’enfin, tous les enfants du village le savent !... Pour traverser Youga Dogourou, haut-lieu du pays Dogon puisque siège de la cérémonie de Sigui, Benjamin s’est assuré des services d’un jeune du village pour être absolument certain de respecter le protocole, ici, plus compliqué qu’ailleurs. Le jeune nous a quittés une fois le village traversé. Animisme, croyances ancrées profondément, lieux sacrés, voilà ce que le guide va protéger (protection du touriste ignorant et aussi du villageois : un lieu profané nécessite d’être re-purifié). Enfin, J’ai vu Benjamin remettre un boubou-offrande au chef du village à 2 occasions : à Indelou et à Nombori. Suffisamment discrètement pour que je croie en l’authenticité du geste. Voilà, au final, je pense que c’est difficile sans guide. Par ailleurs, le guide (pourvu qu’il soit Dogon !) apporte vraiment beaucoup en terme d’explications sur les rites, la cosmogonie, la vie quotidienne et permet d’entrer en contact avec les villageois qui parlent très peu Français.
DJENNE : La taxe de développement touristique individuelle est de 1 000 F. Nous l’avons payée (contre un reçu en bonne et due forme !) au carrefour avant de prendre notre fameux taxi. Guide bien inutile pour visiter cette merveilleuse petite ville tout en banco. La mosquée est interdite aux non-musulmans. On nous a proposé plusieurs fois de la visiter moyennant 5 000 Fcfa/p. Grosse mise en scène : chuchotements et regards appuyés pour tenter de nous faire croire que nous avions là une opportunité exceptionnelle … Nous avons décliné. Nous sommes montés sur le toit terrasse voisin offrant une belle vue. Un peu plus tard dans la matinée, quand le marché battait son plein, nous y sommes retournés sans repayer, ils se souvenaient de nous. Cool. Le marché justement, parlons-en. Pour en profiter, Philippe décide de se lever aux aurores, à 5h45 !! Euhhhh … je suis une lève-tôt mais là, quand même, c’est un peu tôt … je traîne les pieds. … Philippe me houspille, nous sommes en retard ! Pffff … Allez, allez ! Non, non, pas de petit déj, pas de douche (on reviendra plus tard !), on court vers la place du marché qu’on atteint à 6h … Bien trop tôt … Rien … Ils commençaient à peine à s’installer. L’œil noir, je regarde Philippe, je ne dis rien (il n’y avait rien à dire !) et je retourne à l’hôtel prendre ma douche et mon petit déjeuner … Bien sûr, Philippe m’a accompagnée (même pas penaud !) et nous avons pris notre petit dej ensemble évidemment, et sans aucune rancune de ma part, car après tout, s’il avait eu raison …. je l’aurais béni ! Retour sur la place où le marché bat son plein vers 10-11h … Vraiment un beau spectacle que toutes ces couleurs avec la mosquée en terre en toile de fond ! En dehors de l’animation du marché, Djenné est une magnifique petite ville, tout en banco. On s’est promené avec plaisir dans ses ruelles, partout des scènes de vie quotidienne incroyables de simplicité et de beauté : la préparation du tô, le démêlage d’un filet de pêche, le pilonnage du mil, la farine tamisée, le tressage des cheveux, la laine filée … On s’arrête, on se regarde, on se sourit, on continue … Encore une belle journée, intemporelle …
MOPTI : Jolie petite ville au bord du Bani où nous nous sommes posés 3 nuits après notre rando. Par nécessité et par choix aussi … Plutôt que de passer une trop courte ½ journée à Ségou comme nous l’avions envisagé initialement, nous avons changé nos plans pour profiter davantage de Mopti. La bonne ambiance et le confort de l’hôtel ainsi qu’une grosse tourista à enrayer ont également pesé dans la balance. On s’est posé, on s’est baladé (seuls !) ; la mosquée, le marché, le marché artisanal, le bissap café … Pas fana ni l’un ni l’autre de bateau, on n’a pas tenté la balade en pinasse. Les offres ne manquent pas ! Un couple nous a dit avoir fait la visite de Mopti en pirogue (et non la visite des villages environnants comme proposée la plupart du temps), ils en étaient enchantés … Petit regret …
BAMAKO : Une seule journée passée à Bamako, c’est peu mais ça nous a suffi. Musée National Argh, j’ai oublié le prix du ticket d’entrée, pas cher … peut-être 1000 F/p Certes, il est beau, pas bien grand, bien agencé mais trop peu didactique. Dommage, nous en sommes partis un peu frustrés. A faire quand même, surtout en fin de voyage. Petit restaurant où nous avons enfin mangé du fonio maté. Marché de Médine Sur la route du musée (c’est idiot ça, ça dépend d’où on vient !). A environ 1km à l’Est du musée (voilà qui est mieux !) Il jouxte une décharge où de pauvres hères ont élu domicile. On décide de s’y enfoncer pour en saisir davantage l’ambiance. Marché populaire très vivant, très pauvre aussi. Qu’elle était belle cette maman tressant habilement les cheveux de sa fille, assises toutes deux au milieu de poissons assaillis par des nuées de mouches ! Les magnifiques sourires des vendeurs rendent encore plus dramatique ce marché bien sombre et bien miséreux. On touche ici le quotidien du Mali qui nous ramène à une cruelle réalité : misère, indigence, survie … Maison de l’artisanat Nous avons préféré l’ambiance plus aérée et plus sereine du marché artisanal de Mopti.
DIVERS : L’accueil : je m’attendais vraiment à souffrir de harcèlement. Loin s’en faut. Certes, en ville, on est sollicité (pour une babiole, un service, un bic ou un cadeau …) mais sans jamais aucune agressivité. Combien de fois avons-nous décliné les offres de pseudo-guides, leur expliquant qu’on préférait être seuls. Aucune insistance, « ok, pas de problème, bonne balade, le marché c’est par là ». Et tout ça avec toujours un vrai beau sourire. Sollicités, oui, on l’a été ; harcelés, jamais de la vie ! La carte bancaire : pas du tout utilisée (cela dit, on a raté les distributeurs de l’aéroport). On a changé très facilement nos € dans les hôtels. A Djenné, dans une banque, au même taux. 1€=640 Fcfa Le climat à cette époque : chaud et sec. 2 journées plus fraîches en fin de séjour à Mopti et Bamako où nous avons enfilé nos petites polaires. L’affluence touristique à cette époque : vraiment pas grand monde … On recroise toujours les mêmes d’ailleurs, principalement des individuels comme nous. Les problèmes de santé : bonne turista pour Philippe (c’est la première fois !) en fin de randonnée, traitée énergiquement et efficacement par ercéfuryl, imodium et doliprane. Les moustiques : à cette époque, il n’y en a pas beaucoup. On s’est quand même fait piquer assez souvent. C’est dire … répulsif et traitement anti-palu à mon avis indispensables. Nous avons opté pour la doxycycline (voir Institut Pasteur – cliquer ici). Photos : la plupart des Maliens réclament une pièce pour leur photo, d’autres refusent tout net. On en a très vite pris notre parti et sommes revenus sans portrait. Finalement, pas bien choquant tout ça … L'artisanat : nous avons fait pas mal d’achats sur le marché de Mopti. Encore faut-il le trouver ! Plusieurs dizaines d’échoppes sont regroupées dans un quartier, près du port. Bien sûr, le toubabou est attendu ! Mais on le sait en y allant, non ?... Alors, on a choisi de jouer le jeu, d’y plonger, de se donner du temps, de passer dans chacune des boutiques, sans en oublier une seule (on n’aurait pas pu de toutes façons !). Du coup, les vendeurs se sont calmés, attendant patiemment leur tour pour nous vanter la beauté et l’originalité (euhhhh ….) de leurs articles. Nous échangions quelques mots à droite à gauche, achetant une bricole de ci de là. Partout des sourires. Jamais aucune agressivité. Aucune authenticité non plus, faut pas se leurrer ... Mais, ce fut néanmoins un moment bien agréable. Marchandage de rigueur. Ils annoncent leur prix, nous le nôtre. « Merci pour ton premier prix » répondent-ils invariablement. Et la négociation démarre. On se laissait de la marge pour pouvoir augmenter un peu notre première offre et permettre ce jeu d’enchères … A titre d’infos (ça vaut ce que ça vaut !), nous avons généralement payé les articles le tiers du premier prix annoncé. On concluait en étant tous contents et souriants, ce qui est bien satisfaisant. Par exemple, nous avons payé l’incontournable chapeau peul 3 500 F. A l’aéroport, on a honte de voir qu’on a tous fait ce même achat. Et pas moyen de s’en cacher ! Zut, aucune originalité ! Mais plus tard, chez soi, qu’on est heureux de n’avoir pas boudé son plaisir sous prétexte de ne pas tomber dans le trivial. Car, qu’ils sont beaux ces chapeaux peuls !
On a beaucoup aimé : 🙂 Les mains tendues et caressantes des gamins aux abords des villages Dogon. Juste une caresse et un grand sourire … Le sourire attendri et reconnaissant de cette maman parce que, justement, nous caressions la main tendue de son fils. Les baobabs dans la plaine. Le sable rouge, la plaine jaune, le ciel bleu, les champs d’oignons verts, la peau noire … et les boubous multicolores. Dormir à la belle étoile.
On a moins aimé : 😕 Y être quelques jours avant l’Aïd. Le transport sans ménagement de tous ces moutons qui vivaient leurs dernières heures a fendu notre cœur d’artichaut.
En conclusion ... Malgré la brièveté de ce voyage, ce fut un GRAND voyage. L’Afrique telle qu’on la rêve : paysages grandioses, lumière dorée, peuple accueillant et amical, culture et rites ancestraux, villages à l’esthétisme épuré ! Un voyage qui mêle culture, paysages, rencontres et plaisir de la marche ; peu de lieux offrent cette globalité.
Sécurité en Tanzanie?
Bonjour,
je prévoit faire un voyage en Tanzanie dans le courant de l'année 2009, je penche plus pour la fin de l'année, soit vers décembre. Pour ce faire, je fouille les informations un peu partout, comme sur ce forum, mais aussi avec des guides de voyages, tel que le Routard entre autre. Mon but est d'y faire un safari photos pour une bonne partie du voyage et pour le reste, je prévoit aller faire le lézard à Zanzibar. L'ennui c'est que plus je lis sur l'endroit, et plus je me pose des questions au niveau de la sécurité qu'on a là-bas. J'aimerais pour cela avoir vos opinions.
Voilà: on mentionne (dans les guides) qu'il est préférable de ne pas sortir le soir, que ce soit à Arusha ou à Zanzibar, de ne pas se promener avec un appareil photo dans les rues de Zanzibar et ce même le jour, d'éviter les plages où il y a moins de gens, etc.
Ma question est: est-ce vraiment fondé ou bien c'est exagéré??
J'attends avec impatience vos commentaires sur ce sujet... Si vraiment c'est comme on le dit dans les guides, le voyage ne doit pas être des plus agréables, il me semble...
😐😐😐
je prévoit faire un voyage en Tanzanie dans le courant de l'année 2009, je penche plus pour la fin de l'année, soit vers décembre. Pour ce faire, je fouille les informations un peu partout, comme sur ce forum, mais aussi avec des guides de voyages, tel que le Routard entre autre. Mon but est d'y faire un safari photos pour une bonne partie du voyage et pour le reste, je prévoit aller faire le lézard à Zanzibar. L'ennui c'est que plus je lis sur l'endroit, et plus je me pose des questions au niveau de la sécurité qu'on a là-bas. J'aimerais pour cela avoir vos opinions.
Voilà: on mentionne (dans les guides) qu'il est préférable de ne pas sortir le soir, que ce soit à Arusha ou à Zanzibar, de ne pas se promener avec un appareil photo dans les rues de Zanzibar et ce même le jour, d'éviter les plages où il y a moins de gens, etc.
Ma question est: est-ce vraiment fondé ou bien c'est exagéré??
J'attends avec impatience vos commentaires sur ce sujet... Si vraiment c'est comme on le dit dans les guides, le voyage ne doit pas être des plus agréables, il me semble...
😐😐😐
Visiter les parcs Ruaha et Selous en Tanzanie
je dois partie cet ete en tanzanie du sud... parc ruaha et selous
votre avis sur ces 2 parcs peu frequentes ..parait il
qui connait l hotel hurmzi a zanzibar ???
meci
ernie+
Téléphone satellite pour Namibie-Botswana en 4x4 au mois de juillet 2009?
Bonjour,
Encore merci pour les réponses déjà reçues / équipement...
Les avis des uns et des autres divergent quant à la nécessité d'avoir un téléphone satellite avec soi pour faire un tour (assez classique en 4x4) de la Namibie avec une incursion au Botswana (chobe)....
Qu'en pensez vous???
Parati
Encore merci pour les réponses déjà reçues / équipement...
Les avis des uns et des autres divergent quant à la nécessité d'avoir un téléphone satellite avec soi pour faire un tour (assez classique en 4x4) de la Namibie avec une incursion au Botswana (chobe)....
Qu'en pensez vous???
Parati
Bons tour opérateurs pour un circuit organisé de quinze jours en Namibie?
Bonjour à tous,
Eh bien moi, contrairement à beaucoup, d'après tous les beaux carnets de voyage que je lis ici, je ne suis pas aventurière, et de plus je voyage seule. Je privilégie donc les voyages organisés. Qui pourrait me renseigner sur un ou plusieurs bons tour opérateurs pour un circuit de 15 jours en Namibie (au fait 15 jours c'est suffisant pour avoir une bonne idée du pays ?) Je serais assez tentée par TRADITOURS, mais il est canadien et je ne connais pas du tout ? Quelqu'un connait-il ? J'envisage de partir l'année prochaine, entre juin et septembre. Est-ce une bonne idée ? quelles sont les conditions climatiques à cette saison ? En circuit organisé cela coûte évidement cher, et je ne voudrais pas rater mon voyage ; je suis littéralement tombée amoureuse du désert en allant dans le sud marocain, et la Namibie est mon grand rêve.
Merci pour tous vos bons conseils (le plus possible ......)
Eh bien moi, contrairement à beaucoup, d'après tous les beaux carnets de voyage que je lis ici, je ne suis pas aventurière, et de plus je voyage seule. Je privilégie donc les voyages organisés. Qui pourrait me renseigner sur un ou plusieurs bons tour opérateurs pour un circuit de 15 jours en Namibie (au fait 15 jours c'est suffisant pour avoir une bonne idée du pays ?) Je serais assez tentée par TRADITOURS, mais il est canadien et je ne connais pas du tout ? Quelqu'un connait-il ? J'envisage de partir l'année prochaine, entre juin et septembre. Est-ce une bonne idée ? quelles sont les conditions climatiques à cette saison ? En circuit organisé cela coûte évidement cher, et je ne voudrais pas rater mon voyage ; je suis littéralement tombée amoureuse du désert en allant dans le sud marocain, et la Namibie est mon grand rêve.
Merci pour tous vos bons conseils (le plus possible ......)
Retour d'un voyage en 4x4 de quinze jours en Namibie
Retour de 15 jours en Namibie.
12 copains, 4 Nissan 4x4 de location et un périple délibérément en dehors des sentiers battus.
Nous voulions de grandes étendues désertiques et approcher la faune par nos propres moyens. Windhoek / Sesfontein par Ombonde river et Kowarib Sclucht Sesfontein / Hoanib river / Amspoort / Puros Puros / Orupembe par Hoarusib et Khumib river Orupembe / Opuwo / Sesfontein / Twyfelfontein Huab river, tour du Doros Crater et Doros Eco Trail jusqye Ugab river Ugab river/ Brandberg / Messum Crater / Spitzkoppe Spitzkoppe / Walvis Bay par Khan river / Swakop river (Moon Valley) et Swakopmund Walvis Bay / Sandwich Harbour et retour par les dunes dernière étape à Okahandja.
Hormis une guesthouse à Walvis Bay et un lodge à Okahandja, bivouac tous les soirs. Mauvais acceuil au campsite de Puros que nous avons donc quitté. Mais celui d'Ongongo près de Sesfontein est parfait. Nous avons bivouqué dans de superbes endroits et tous les soirs le coucher de soleil était un régal. Comme les namibiens il y avait un BBQ (braii) tous les jours. Le bois est facile à trouver et le mopane s'achète en fagots.
Le pays est fascinant par la splendeur et la diversité des paysages. Les larges vallées du Kaokoland sont magnifiques. Coup de coeur pour le Messum Crater. La ballade entre dunes et océan sur une plage étroite vers Sandwich Harbour est très belle.
Nous avons vu quantité d'antilopes en tous genres, girafes, zébres, autruches, singes et des éléphants. Vus de prés, peut être un peu trop... Séquence émotion lorsqu'on se retrouve à 4m d'une bande au détour d'un virage dans la végétation d'un riverbed. Durant les 1800km de piste il ne s'est pas passé deux heures sans voir un animal sauvage.
Les régions traversées sont désertiques. En dehors de la grande piste Opuwo / Twyfelfontein nous n'avons croisé rigoureusement personne. Les seules personnes rencontrées étaient des Himbas.
Le tracé a été préparé avec des cartes au 1:200.000, Google Earth et une excellente carte mapsource trouvée sur un site sudafricain. Nous étions équipés de GPS, radios VHF, téléphone Irridium. Merci à ce forum pour les renseignements glanés là ainsi que sur des forums sudafricains. Aucun souci de navigation ni de souci mécanique hormis qqes crevaisons. Les pistes ne sont pas difficiles sauf quelques passages de cailloux (Divorce Pass) et le sable mou des lits de rivière. Un compresseur est très utile pour regonfler. Ce type de parcours implique une autonomie totale de plusieurs jours. Attention à l'eau!
Très, très beau voyage sur un mode particulier qui nous a permis de découvrir des paysages fantastiques et d'approcher une faune sauvage dans un cadre idyllique. Le négatif? Des soirées pas toujours très chaudes fin septembre. C'est tout!
Olivier Crasquin
Hormis une guesthouse à Walvis Bay et un lodge à Okahandja, bivouac tous les soirs. Mauvais acceuil au campsite de Puros que nous avons donc quitté. Mais celui d'Ongongo près de Sesfontein est parfait. Nous avons bivouqué dans de superbes endroits et tous les soirs le coucher de soleil était un régal. Comme les namibiens il y avait un BBQ (braii) tous les jours. Le bois est facile à trouver et le mopane s'achète en fagots.
Le pays est fascinant par la splendeur et la diversité des paysages. Les larges vallées du Kaokoland sont magnifiques. Coup de coeur pour le Messum Crater. La ballade entre dunes et océan sur une plage étroite vers Sandwich Harbour est très belle.
Nous avons vu quantité d'antilopes en tous genres, girafes, zébres, autruches, singes et des éléphants. Vus de prés, peut être un peu trop... Séquence émotion lorsqu'on se retrouve à 4m d'une bande au détour d'un virage dans la végétation d'un riverbed. Durant les 1800km de piste il ne s'est pas passé deux heures sans voir un animal sauvage.
Les régions traversées sont désertiques. En dehors de la grande piste Opuwo / Twyfelfontein nous n'avons croisé rigoureusement personne. Les seules personnes rencontrées étaient des Himbas.
Le tracé a été préparé avec des cartes au 1:200.000, Google Earth et une excellente carte mapsource trouvée sur un site sudafricain. Nous étions équipés de GPS, radios VHF, téléphone Irridium. Merci à ce forum pour les renseignements glanés là ainsi que sur des forums sudafricains. Aucun souci de navigation ni de souci mécanique hormis qqes crevaisons. Les pistes ne sont pas difficiles sauf quelques passages de cailloux (Divorce Pass) et le sable mou des lits de rivière. Un compresseur est très utile pour regonfler. Ce type de parcours implique une autonomie totale de plusieurs jours. Attention à l'eau!
Très, très beau voyage sur un mode particulier qui nous a permis de découvrir des paysages fantastiques et d'approcher une faune sauvage dans un cadre idyllique. Le négatif? Des soirées pas toujours très chaudes fin septembre. C'est tout!
Olivier Crasquin
Avis sur itinéraire modifié de Natpat en Namibie/Botswana
Bonsoir à tous
Je reviens vers vous pour vous soumettre le nouvel itinéraire de notre voyage pour avoir vos avis et suggestions . Nous avons supprimé, entre autre, le Sud et 1 journée sur Etosha ( 1 journée pleine + 2 nuits nous semblent peut être suffisante), afin de se dégager plus de temps sur le delta de l Okavango, et le Namib-Naukluft .
Voici la nouvelle ébauche de notre futur périple: J1: Windhoek ( pension Londighini) J2: Anib lodge ( camps) et sa gamedrive sundown J3: direction le Naukluft et son Zebra River lodge ( chambre) J4: rando waterkloof ( si possible à cette époque??), route pour camps Sesriem J5: Dune 45, sossuvlei, dead vlei... canyon; nuit au camps Sesriem J6: Solitaire et ballade + nuit au Barchan Dune ou au Camp Gecko Desert ?? J7: direction Walvis Bay nuit Lagoon lodge J8: combiné croisière Pelican + 4x4 sandwich ; nuit au Lagoon Lodge J9: survol des dunes du Namib + ballade Welwitshias mirabillis ( ou autre ?, ) . Nuit à Swakopmund ? J10: direction le Spitzkoppe ( via cape cross ) et nuit au camps J11: Direction le Brandberg et nuit au White lady camps ou au Brandberg rest camp ou Ugab camp J12: track rhino ou éléphant et nuit au Grootberg lodge J13: Warmquelle et nuit au Ongongo camps J14: Opuwo: village Himbas et nuit au camp ( opuwo country, Oreness ou Kunene?) J15: Etosha- Okaukuejo J16: Etosha - Namutoni ( ou nuit à l'extèrieur Est) J17: Rundu et nuit au N'kwazi camps J18: route vers Bagani : mokoro l'après midi et nuit au N'gepicamps J19: drive de 2/3h dans Mahango Réserve et route pour Kongola et nuit au camps Kwando J20: Kasane: Chobe cruise et nuit au Kubu safari ( ou chobe lodge) J21: Chutes coté Zimbabwé; nuit ??? ( plutot que coté Zambie à cette époque, à cause du faible débit, ???) J22: Survol des chutes et retour Kasane et nuit au camps Ihaha J23: journée drive et nuit au camps Ihaha J24: drive et nuit au camps Kubu ( ou Chobesafarilodge) J25:route pour Maun; nuit au Crocodile camps J26: survol du delta + mokoro ; nuit au camps Crocodiles J27: route pour Gobabis J28: Windhoek, formalités 4x4 et avion à 13h45 pour Johannesbourg
Voilà, qu'en pensez vous ? quelles sont vos suggestions de modif à faire, de lieux à supprimer ou rajouter, ...? Cela parait il plus cool en rythme pour mieux profiter? pour le 4x4, on me propose un nissan Navarra: choix correct?? Pour les chutes : vaut il mieux passer la frontière avec le 4x4 ou faire faire le transfert par le lodge ( et laisser le 4x4 au lodge au botswana pour la journée et nuit??) question budget et facilités?
Merci encore pour votre aide Natpat
Je reviens vers vous pour vous soumettre le nouvel itinéraire de notre voyage pour avoir vos avis et suggestions . Nous avons supprimé, entre autre, le Sud et 1 journée sur Etosha ( 1 journée pleine + 2 nuits nous semblent peut être suffisante), afin de se dégager plus de temps sur le delta de l Okavango, et le Namib-Naukluft .
Voici la nouvelle ébauche de notre futur périple: J1: Windhoek ( pension Londighini) J2: Anib lodge ( camps) et sa gamedrive sundown J3: direction le Naukluft et son Zebra River lodge ( chambre) J4: rando waterkloof ( si possible à cette époque??), route pour camps Sesriem J5: Dune 45, sossuvlei, dead vlei... canyon; nuit au camps Sesriem J6: Solitaire et ballade + nuit au Barchan Dune ou au Camp Gecko Desert ?? J7: direction Walvis Bay nuit Lagoon lodge J8: combiné croisière Pelican + 4x4 sandwich ; nuit au Lagoon Lodge J9: survol des dunes du Namib + ballade Welwitshias mirabillis ( ou autre ?, ) . Nuit à Swakopmund ? J10: direction le Spitzkoppe ( via cape cross ) et nuit au camps J11: Direction le Brandberg et nuit au White lady camps ou au Brandberg rest camp ou Ugab camp J12: track rhino ou éléphant et nuit au Grootberg lodge J13: Warmquelle et nuit au Ongongo camps J14: Opuwo: village Himbas et nuit au camp ( opuwo country, Oreness ou Kunene?) J15: Etosha- Okaukuejo J16: Etosha - Namutoni ( ou nuit à l'extèrieur Est) J17: Rundu et nuit au N'kwazi camps J18: route vers Bagani : mokoro l'après midi et nuit au N'gepicamps J19: drive de 2/3h dans Mahango Réserve et route pour Kongola et nuit au camps Kwando J20: Kasane: Chobe cruise et nuit au Kubu safari ( ou chobe lodge) J21: Chutes coté Zimbabwé; nuit ??? ( plutot que coté Zambie à cette époque, à cause du faible débit, ???) J22: Survol des chutes et retour Kasane et nuit au camps Ihaha J23: journée drive et nuit au camps Ihaha J24: drive et nuit au camps Kubu ( ou Chobesafarilodge) J25:route pour Maun; nuit au Crocodile camps J26: survol du delta + mokoro ; nuit au camps Crocodiles J27: route pour Gobabis J28: Windhoek, formalités 4x4 et avion à 13h45 pour Johannesbourg
Voilà, qu'en pensez vous ? quelles sont vos suggestions de modif à faire, de lieux à supprimer ou rajouter, ...? Cela parait il plus cool en rythme pour mieux profiter? pour le 4x4, on me propose un nissan Navarra: choix correct?? Pour les chutes : vaut il mieux passer la frontière avec le 4x4 ou faire faire le transfert par le lodge ( et laisser le 4x4 au lodge au botswana pour la journée et nuit??) question budget et facilités?
Merci encore pour votre aide Natpat
Retour d'un voyage en Namibie et au Botswana
Bonsoir à Tous,
De retour depuis hier mais la tête encore dans les nuages je tiens à remercier énormément tous ceux qui fidèlement et inlassablement prodiguent leurs conseils et infos grâce auxquels notre périple fut un voyage merveilleux.
De peur d'oublier quelqu'un je ne citerai pas de noms, ils sauront se reconnaître 😎
Sans aucune réservation (sauf nuit à l'hôtel à l'arrivée à Windhoek), tous les campsites où nous avions prévu de nous arrêter sur notre itinéraire avaient de la place (sauf Anib Lodge en fin de circuit, ils n'ont que 3 campsites et nous ont proposé un lodge voisin), même Etosha et Sesriem.
Nous avons bien apprécié car cela nous a permis de faire au gré de nos envies et coups de coeur.
A bientôt pour un petit carnet de voyage 😉
Miesele
Retour de Namibie (suite et fin)
Bon, je n'ai vraiment pas de chance, cela fait 2 fois que je n'arrive pas à envoyer la fin de mon compte-rendu (entre le système qui saute au boulot, ou la deconnexion du forum parce que je mets trop de temps, je vais être obligé de faire bref pour finir je sens!😕
Après Aba Huab, nous faisons route pour Palmwag ( 2h de route pas toujours bonne) pause dej au bord de la piscine et balade dans la concession ( mais sans voir de bestioles)
Route pour Seisfontein : notre 1ère girafe et nos 1er zèbres!! Un vrai bonheur😏. Finalement nous ne nous arretons pas pour dormir à Seisfontein et poursuivons pour Opuwo.
Nous dormons chez Jacky, un sympathique lillois qui a grandit à Marseille et ça s'entend. Son camping est très sympa mais manque un peu d'entretien ( pas d'eau chaude, piscine en attente d'être réparée, pas d electricité le jour alors que les sanitaires sont sombres😐) mais il y a du gazon, des tables et des arbres et il nous a organisé une rencontre avec les Himbas pour le lendemain.
Nous partons au supermarket avec notre guide ( une ancienne himba reconvertit à la vie moderne) et amenons quelques provisions au village situé à 15km de là. Un peu génés au début, les himbas qui semblent avoir bien l'habitude nous mettent à l'aise. Nous y resterons 2h.
Nous décidons ensuite de poursuivre pour Hobatere par route goudronnée.
Le camping semble sommaire mais est très bien équipé. Nous mangeons et faisons une petite balade aux milieu des babouins et d'espèce de grosses marmottes des rochers.
A 17h nous rejoingnons le lodge à 45mn par une très mauvaise piste. Nos hôtes nous accueillent très chaleureusement et nous profitons de la vue sur les zèbres et les girafes. Nous dégustons plusieurs verres de vin blanc au bar et nous partons pour un game drive nocturne à 20h. Nous ne verrons pas de félins mais se faire conduire en 4X4 sous les étoiles avec une grosse couverture chaude était fort agréable!😏
Le lendemain direction la Cheetah farm via Kamanjab ( faites un stop à la station essence, ils sont très sympas et c'est achalandé comme un supermarket!).
Caresser un guépard était l'un de mes rêves et même si nous étions nombreux ils ne pressent jamais les guépards et si celui-ci ne veut plus être caressé, il s'en va librement et on doit attendre qu'il veuille bien à nouveau. Par contre j'ai été étonné du cri que font les guépards, cela se rapproche plus du jappement du petit chien que du rugissement du lion!🤪
Puis comme nous avions 2j d'avance sur le planning, nous décidons de trouver une adresse sympa où nous reposer avant Etosha ( où j'ai réservé les nuits longtemps à l'avance, et impossible de changer!)
Aves l'aide du Bradt nous choisissons le Bushfield camp à Outjo, une charmante adresse avec piscine où on a l'impression de planter la tente dans le jardin ( fleuri, ombragé et gazonneux à souhait) et où on mange de succulents steak de zèbres!
Puis après 2j de farniente direction Etosha. Nous avons sejourné dans chaque camping avec une préférence pour Namutoni. Nous avons eu droit à tout et même à une baignade memorable de 5 éléphants en folie, mais pas de félin, ou juste une lionne en chasse au point d'eau de Namutoni pendant 30s de nuit.😕 Mais sinon, c'est un veritable festival de bebêtes!!🙂
Pour notre dernière nuit de camping, nous partons pour le Waterberg. La route est excellente de bout en bout. Nous avons beaucoup aimé cet endroit qui permet de se dégourdir les jambes après 3j enfermés dans la voiture à Etosha. Je vous conseille la randonnée " The Mountain View" qui est magnifique, avec des babouins au milieu du chemin.
Et puis retour à la capitale chez Nathalie et Alexander de Londingini. Nous prenons l'apéro en leur compagnie et un français de l'ambassade de France avant de se régaler d'un dernier steak de zèbre.😛
Dernier jour, nettoyage de voiture (70$ interieur/exterieur) et derniers acahats ( la boutique Nomad dans le centre ville est top) et puis retour à l'aéroport et en France via l'Angleterre, comme à l'aller.
Voilà!
Les must de ce voyage :
Deadvlei : tout simplement magnifique et très photogénique croisière Mola Mola: pour ses otaries et la bonne ambiance Spitzkoppe : pour son camping unique seuls au monde Aba Huab : pour son camping aux éléphants Cheetah farme : pour ses guépards bien sur Etosha : parce que c'est tout simplement extraordinaire ( si vous pouvez, finissez plutot votre voyage par Etosha, vous apprécierez davantage les animaux que vous croiserez au départ) Waterberg : pour sa tranquillité, ses balades et ses superbes falaises
Je souhaite un excellent voyage à tous ceux qui sont sur le départ ( prévoyez de quoi prendre un nombre impressionant de photos) et merci encore d'avoir pris le temps de me lire. Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
Puis après 2j de farniente direction Etosha. Nous avons sejourné dans chaque camping avec une préférence pour Namutoni. Nous avons eu droit à tout et même à une baignade memorable de 5 éléphants en folie, mais pas de félin, ou juste une lionne en chasse au point d'eau de Namutoni pendant 30s de nuit.😕 Mais sinon, c'est un veritable festival de bebêtes!!🙂
Pour notre dernière nuit de camping, nous partons pour le Waterberg. La route est excellente de bout en bout. Nous avons beaucoup aimé cet endroit qui permet de se dégourdir les jambes après 3j enfermés dans la voiture à Etosha. Je vous conseille la randonnée " The Mountain View" qui est magnifique, avec des babouins au milieu du chemin.
Et puis retour à la capitale chez Nathalie et Alexander de Londingini. Nous prenons l'apéro en leur compagnie et un français de l'ambassade de France avant de se régaler d'un dernier steak de zèbre.😛
Dernier jour, nettoyage de voiture (70$ interieur/exterieur) et derniers acahats ( la boutique Nomad dans le centre ville est top) et puis retour à l'aéroport et en France via l'Angleterre, comme à l'aller.
Voilà!
Les must de ce voyage :
Deadvlei : tout simplement magnifique et très photogénique croisière Mola Mola: pour ses otaries et la bonne ambiance Spitzkoppe : pour son camping unique seuls au monde Aba Huab : pour son camping aux éléphants Cheetah farme : pour ses guépards bien sur Etosha : parce que c'est tout simplement extraordinaire ( si vous pouvez, finissez plutot votre voyage par Etosha, vous apprécierez davantage les animaux que vous croiserez au départ) Waterberg : pour sa tranquillité, ses balades et ses superbes falaises
Je souhaite un excellent voyage à tous ceux qui sont sur le départ ( prévoyez de quoi prendre un nombre impressionant de photos) et merci encore d'avoir pris le temps de me lire. Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
Retour de trois semaines de voyage en Namibie (1er résumé)
😛Bonjour!!
Ca y est nous venons de rentrer vendredi soir de ce merveilleux pays, un peu crevé, mais l'absence de décalage horaire aidant, on a déjà bien récupéré.🙂
Je ne vais pas pouvoir tout raconter en 1 fois ( je suis un peu bavarde et j'ai adoré lire tous les détails de vos récits alors pardonnez-moi si je m'étale un peu)🤪
Merci à tous pour vos judicieux conseils et vos récits de voyage, grâce à vous ce voyage s'est très bien passé.
Par quoi commencer??? Tout se mélange un peu dans la tête.
Nous avons pris notre vol au départ de Londres pour Windhoek avec Air Namibia ( très bonne compagnie, très bon service à bord, musique bavaroise en montant dans l'avion, ça fait un peu bizarre, on se demande si on va bien en Afrique ou à la fête de la bière à Munich!!😉).
A l'arrivée, faire attention à la douane pour ceux qui ont un visa car on s'est rendu compte à notre retour qu'ils nous avaient tamponné une arrivée au 16/07/08 alors qu on était le 17/08/08 ( zavaient juste oublié de mettre le tampon à jour!!)
Arrivée à WDH, on prend notre voiture chez Avis ( service très accueillant). On loue une petite tuture ( 4X4 trop cher malheureusement!😕) et on se retrouve avec une Mercedes classe A pour faire de la piste!! C'est pas l'idéal mais on fera avec.
Direction la guest house Londiningi que je ne saurai trop conseiller à tous ceux qui dorment à Wdh. Accueil chaleureux, Nathalie et Alexander sont super, plein de bons conseils, l'endroit est magnifique est décoré avec énormément de goût. Vraiment une adresse à ne pas manquer!! Par contre, on est arrivé un samedi et on avait complètement zappé le fait que tou était calqué sur le modèle allemand et que dès le samedi 12h, les magasins ferment jusqu'au lundi matin, donc l'achat de la glacière a du attendre Swakopmund et on a juste pu acheter 2, 3 trucs à manger pour les quelques jours qui nous séparaient de la côte Atlantique ( genre pates chinoises, soupe de champignon, saucisses en boite, viande séchée, gateaux...). Le soir, on mange notre 1ère viande locale au Joe's beer house ( Zèbre pour moi et Oryx pour mon mari) et se fut un véritable bonheur pour les carnivores que nous sommes! + un petit verre de vin blanc sud africain ( -d 1eur le verre archi rempli!!)
Le lendemain route pour Rehoboth et 1ere piste pour atteindre KuanguKuangu. On passe via un col un peu limite pour notre 2w4 mais ça passe et la vue est magifique. Arrivés au KuanguKuangu, une dame nous accueille ( en fait c'est l'accueil du lodge Barchan dunes avec ses suricates apprivoisés mais qu'on ne verra pas!). Inutile de dire que KuanguKuangu est un endroit magique et unique qui laisse un souvenir inoubliable. Seuls au monde en amoureux en pleine nature avec tout le confort, il n'y a pas de mot...😏
Puis route pour Sesriem via Solitaire pour le 1er plein d'essence ( honnêtement la piste entre Solitaire et Sesriem est très mauvaise par rapport aux nombreuses pistes que l'on a faite) et on croise nos premiers Springbox. Arrivés à Sesriem, on se balade dans le canyon de Sesriem et après on monte la tente et on part jusqu'à la dune 45 ( dur dur la montée dans le sable) pour voir le coucher du soleil. Bonne nuit de camping ( quoique les campings sont assez bruyants en cette saison, entre le fait qu'ils sont bondés d'européens + les locaux qui écoutent souvent la musique à fond ) Le lendemain, on se lève aux aurores pour aller jusqu'à Sossusvlei voir le lever du soleil ( mais je m'attendais à avoir la queueleuleu de 4X4 au reveil, mais finalement ça se fait au compte goutte trèsvtranquillement). On prend les navettes ( petite folie je sais) et finalement on passe toute la matinée à Deadvlei, veritable paradis pour le photographe amateur que je suis 😛. On profite à fond du site, et on s'amuse à voir les gens sauter et rouler dans les dunes comme des gosses. L'après-midi on reprend la route pour Solitaire ou on campe pour la nuit.
Le lendemain, longue route pour Walvis Bay ou on voit nos 1er Oryx ( magnifique bête!!), on mange là-bas, on réserve pour le Raft le soir et on rejoint notre guest house de Swakopmund l'Alternative Space ( ou the Space pour les intimes). Et là, c'est comme à WDH, allez-y les yeux fermés, les hôtes sont adorables, très babacool, artistes, plein d'humanité. La cuisine est ouverte à tous avec un espace lounge ou on peut se faire son feu de cheminée, c'est vraiment très sympa. L'après midi on se promène en ville et on fait nos premières boutiques à touristes histoire d'avoir une petite notion des prix pratiqués. le soir diner au Raft, très convivial et très agréable au dessus de l'eau.
Excursion en mer le matin à Walvis Bay avec l'agence Mola mola dont tout le monde parle, et c'est justifié!! Faites le, c'est un des grand bonheur de ce voyage et la meilleur façon d'apprécier la baie de Walvis Bay. A peine parti une otarie monte à bord pour le plus grand plaisir des enfants, et les otaries et les phoques se relayent pendant les 4h de croisière à bord du bateau. Sans compter, les pélicans que l'on nourrit en vol, les dauphins qui suivent les bateaux et les baleines ( nous avons eu la chance d'en voir, apparemment c'est assez rare). On a eu une collation à bord avec des huitres et tellement de petits toasts qu'on n' a même pas pu finir, avec vin pétillant à volonté. Bref, un super moment et un excellent rapport qualité/prix. L'après-midi, on fait une lessive, et on fait la sieste avant de partir manger au TUG ( mêmes propriétaires que le Raft de Walvis bay) où nous rencontrons tous nos croisieristes du matin.
Puis route pour Cape Cross et sa colonie de phoques ( on pourrait les ragarder pendant des heures) et après un plein d'essence à Henties Bay, route pour le Spitzkoppe ( excellente piste ). On pensait trouver la solitude au Spitzkoppe mais l'endroit est bien connu et on a eu du mal à trouver un emplacement inoccupé ( du coup on s'est mis complètement derrière la colline). Endroit magique au coucher du soleil quand la roche s'embrase.
Etape suivante, le camping d'Aba Huab via le Brandberg. Je sais que je vais choquer, mais on ne fera aucun site rupestre, je sais c'est pas bien, mais ce n'est pas trop notre truc. Par contre, après avoir fait le plein d'essence à Uis, on fait un stop bar au White lady lodge pour voir leur Suricate apprivoisé, car ils sont craintifs ces petits bestiaux et on n'en voit pas beaucoup!! C'est absolument adorable et craquant, on a envie de les gougouner comme des peluches!!🙂Sur la route entre le Brandberg et Aba Huab, on croise notre 1er éléphant ( les voitures arrétées en bord de route sont toujours un signe qu'il y a quelque chose qui se passe!), on se rapproche mais pas trop. On monte la tente au camping et on part voir les Organs pipes au coucher du soleil ( c'est un petit site, mais je trouve ça très beau et très photogénique) et on rentre au camping. Et là, on entend un éléphant et tout le camping + les locaux montent au haut d'une colline juste à côté, et là, spectacle magique, un troupeau de + de 25 éléphants rien que pour nous.😄 Au coucher du soleil en plus, c'était extraordinaire, tout le monde était respectueux et silencieux. Pour le diner, on décide de fêter ça en allant au loge de Twyfelfontein ( absolument magnifique) pour se faire un petit buffet de roi ( à 14eur par personne verre de vin blanc inclus). Allez -y sans hésiter c'était vraiment succulent et le site est romantique à souhait.
Bon, je crois que je vais devoir m'arrêter pour aujourd'hui ( ça prend du temps d'écrire tout ça!!). J'essayerai de continuer demain, en esperant que ce n'est pas trop fastidieux à lire. Merci en tout cas de votre attention, et si vous avez déjà des questions, n' hésitez pas.
Ca y est nous venons de rentrer vendredi soir de ce merveilleux pays, un peu crevé, mais l'absence de décalage horaire aidant, on a déjà bien récupéré.🙂
Je ne vais pas pouvoir tout raconter en 1 fois ( je suis un peu bavarde et j'ai adoré lire tous les détails de vos récits alors pardonnez-moi si je m'étale un peu)🤪
Merci à tous pour vos judicieux conseils et vos récits de voyage, grâce à vous ce voyage s'est très bien passé.
Par quoi commencer??? Tout se mélange un peu dans la tête.
Nous avons pris notre vol au départ de Londres pour Windhoek avec Air Namibia ( très bonne compagnie, très bon service à bord, musique bavaroise en montant dans l'avion, ça fait un peu bizarre, on se demande si on va bien en Afrique ou à la fête de la bière à Munich!!😉).
A l'arrivée, faire attention à la douane pour ceux qui ont un visa car on s'est rendu compte à notre retour qu'ils nous avaient tamponné une arrivée au 16/07/08 alors qu on était le 17/08/08 ( zavaient juste oublié de mettre le tampon à jour!!)
Arrivée à WDH, on prend notre voiture chez Avis ( service très accueillant). On loue une petite tuture ( 4X4 trop cher malheureusement!😕) et on se retrouve avec une Mercedes classe A pour faire de la piste!! C'est pas l'idéal mais on fera avec.
Direction la guest house Londiningi que je ne saurai trop conseiller à tous ceux qui dorment à Wdh. Accueil chaleureux, Nathalie et Alexander sont super, plein de bons conseils, l'endroit est magnifique est décoré avec énormément de goût. Vraiment une adresse à ne pas manquer!! Par contre, on est arrivé un samedi et on avait complètement zappé le fait que tou était calqué sur le modèle allemand et que dès le samedi 12h, les magasins ferment jusqu'au lundi matin, donc l'achat de la glacière a du attendre Swakopmund et on a juste pu acheter 2, 3 trucs à manger pour les quelques jours qui nous séparaient de la côte Atlantique ( genre pates chinoises, soupe de champignon, saucisses en boite, viande séchée, gateaux...). Le soir, on mange notre 1ère viande locale au Joe's beer house ( Zèbre pour moi et Oryx pour mon mari) et se fut un véritable bonheur pour les carnivores que nous sommes! + un petit verre de vin blanc sud africain ( -d 1eur le verre archi rempli!!)
Le lendemain route pour Rehoboth et 1ere piste pour atteindre KuanguKuangu. On passe via un col un peu limite pour notre 2w4 mais ça passe et la vue est magifique. Arrivés au KuanguKuangu, une dame nous accueille ( en fait c'est l'accueil du lodge Barchan dunes avec ses suricates apprivoisés mais qu'on ne verra pas!). Inutile de dire que KuanguKuangu est un endroit magique et unique qui laisse un souvenir inoubliable. Seuls au monde en amoureux en pleine nature avec tout le confort, il n'y a pas de mot...😏
Puis route pour Sesriem via Solitaire pour le 1er plein d'essence ( honnêtement la piste entre Solitaire et Sesriem est très mauvaise par rapport aux nombreuses pistes que l'on a faite) et on croise nos premiers Springbox. Arrivés à Sesriem, on se balade dans le canyon de Sesriem et après on monte la tente et on part jusqu'à la dune 45 ( dur dur la montée dans le sable) pour voir le coucher du soleil. Bonne nuit de camping ( quoique les campings sont assez bruyants en cette saison, entre le fait qu'ils sont bondés d'européens + les locaux qui écoutent souvent la musique à fond ) Le lendemain, on se lève aux aurores pour aller jusqu'à Sossusvlei voir le lever du soleil ( mais je m'attendais à avoir la queueleuleu de 4X4 au reveil, mais finalement ça se fait au compte goutte trèsvtranquillement). On prend les navettes ( petite folie je sais) et finalement on passe toute la matinée à Deadvlei, veritable paradis pour le photographe amateur que je suis 😛. On profite à fond du site, et on s'amuse à voir les gens sauter et rouler dans les dunes comme des gosses. L'après-midi on reprend la route pour Solitaire ou on campe pour la nuit.
Le lendemain, longue route pour Walvis Bay ou on voit nos 1er Oryx ( magnifique bête!!), on mange là-bas, on réserve pour le Raft le soir et on rejoint notre guest house de Swakopmund l'Alternative Space ( ou the Space pour les intimes). Et là, c'est comme à WDH, allez-y les yeux fermés, les hôtes sont adorables, très babacool, artistes, plein d'humanité. La cuisine est ouverte à tous avec un espace lounge ou on peut se faire son feu de cheminée, c'est vraiment très sympa. L'après midi on se promène en ville et on fait nos premières boutiques à touristes histoire d'avoir une petite notion des prix pratiqués. le soir diner au Raft, très convivial et très agréable au dessus de l'eau.
Excursion en mer le matin à Walvis Bay avec l'agence Mola mola dont tout le monde parle, et c'est justifié!! Faites le, c'est un des grand bonheur de ce voyage et la meilleur façon d'apprécier la baie de Walvis Bay. A peine parti une otarie monte à bord pour le plus grand plaisir des enfants, et les otaries et les phoques se relayent pendant les 4h de croisière à bord du bateau. Sans compter, les pélicans que l'on nourrit en vol, les dauphins qui suivent les bateaux et les baleines ( nous avons eu la chance d'en voir, apparemment c'est assez rare). On a eu une collation à bord avec des huitres et tellement de petits toasts qu'on n' a même pas pu finir, avec vin pétillant à volonté. Bref, un super moment et un excellent rapport qualité/prix. L'après-midi, on fait une lessive, et on fait la sieste avant de partir manger au TUG ( mêmes propriétaires que le Raft de Walvis bay) où nous rencontrons tous nos croisieristes du matin.
Puis route pour Cape Cross et sa colonie de phoques ( on pourrait les ragarder pendant des heures) et après un plein d'essence à Henties Bay, route pour le Spitzkoppe ( excellente piste ). On pensait trouver la solitude au Spitzkoppe mais l'endroit est bien connu et on a eu du mal à trouver un emplacement inoccupé ( du coup on s'est mis complètement derrière la colline). Endroit magique au coucher du soleil quand la roche s'embrase.
Etape suivante, le camping d'Aba Huab via le Brandberg. Je sais que je vais choquer, mais on ne fera aucun site rupestre, je sais c'est pas bien, mais ce n'est pas trop notre truc. Par contre, après avoir fait le plein d'essence à Uis, on fait un stop bar au White lady lodge pour voir leur Suricate apprivoisé, car ils sont craintifs ces petits bestiaux et on n'en voit pas beaucoup!! C'est absolument adorable et craquant, on a envie de les gougouner comme des peluches!!🙂Sur la route entre le Brandberg et Aba Huab, on croise notre 1er éléphant ( les voitures arrétées en bord de route sont toujours un signe qu'il y a quelque chose qui se passe!), on se rapproche mais pas trop. On monte la tente au camping et on part voir les Organs pipes au coucher du soleil ( c'est un petit site, mais je trouve ça très beau et très photogénique) et on rentre au camping. Et là, on entend un éléphant et tout le camping + les locaux montent au haut d'une colline juste à côté, et là, spectacle magique, un troupeau de + de 25 éléphants rien que pour nous.😄 Au coucher du soleil en plus, c'était extraordinaire, tout le monde était respectueux et silencieux. Pour le diner, on décide de fêter ça en allant au loge de Twyfelfontein ( absolument magnifique) pour se faire un petit buffet de roi ( à 14eur par personne verre de vin blanc inclus). Allez -y sans hésiter c'était vraiment succulent et le site est romantique à souhait.
Bon, je crois que je vais devoir m'arrêter pour aujourd'hui ( ça prend du temps d'écrire tout ça!!). J'essayerai de continuer demain, en esperant que ce n'est pas trop fastidieux à lire. Merci en tout cas de votre attention, et si vous avez déjà des questions, n' hésitez pas.
Raccourcis pour un voyage en Namibie?
bonjour,
je pars dans une dizaine de jours en Namibie, mon projet est pratiquement bouclé ; j'ai bcp apprécié ce forum où j'ai pu glaner des informations intéressantes, il me reste quelques questions, peut être quelqu'un a t il les réponses, merci de votre aide :
j'ai loué un toyota condor 2x4 (pour info) donc je voudrais connaitre les impressions de ceux qui ont fait la côte des squelettes de Cape Cross à Torrabay, ainsi que le temps approximatif de parcours
est il possible de rejoindre "directement" Hobatère au départ de Sesfontein en 2x4
peut on rejoindre Okaukuejo au départ de Kamanjab sans redescendre à Oudjo, si oui, quel est le temps approximatif ?
La Grootberg Pass est elle intéressante ?
grand merci à tous, je suis impatiente, je compte les jours.... encore 12 !!!! 😏
Avis sur circuit de trois semaines en Namibie avec une agence
Bonjour à tous,
Mon mari et moi partons 3 semaines en décembre 2008 en Namibie avec Tourmaline. (au passage que j'ai connu grâce à vos conseils sur le site) Nous louons un 4x4 simple cabine équipé pour le camping 2 places pour 20 nuits. Je souhaite avoir votre avis sur le circuit proposé par l'agence. les logements sont -ils bien? Cela correspond à leur circuit nommé "Grand tour" avec quelques modifications. http://www.planet-terre.com/francais/cadre.html Pouvez-vous me dire si ce circuit est complet? D'après vous y a t-il des propositions à éviter, à enlever ou en trop. D'autres à rajouter qui sont inévitables par leur beauté. L'agence nous propose d'enlever peut-être le Fish River situé à l'extrémité sud pour avoir moins d'étapes intermédiaires et profiter plus pleinement des sites visités. Notre priorité est de voir les dunes du désert et de rencontrer la population Himbas. Pouvez-vous me conseiller par rapport à ces données. Il nous reste une journée à rajouter qui n'est pas dans le circuit (19 jours au lieu de 20) Que me proposeriez-vous? Je vous remercie infiniment pour vos réponses car nous attendons beaucoup de ce voyage qui nous fait tant rêver. Bonne journée à tous.
Les grandes étapes de ce circuit : - Windhoek (1nuit BB ) Hôtel pension londinigi - Le Parc National du Waterberg plateau (1 nuit camping) Le Parc National de Etosha (2 nuits camping), camps de Okaukuejo, Namutoni. KAMANJAB (1 nuit hobatere lodge) Epupa (2 nuits camping communautaire epupa community camp (non inclus à régler sur place) Ongongo (1 nuit camping communautaire ongongo community camp (non inclus à régler sur place). Palmwag (1 nuit palmwag lodge) Twyfelfontein (1 nuit camping à Mowani) Swakopmund (2 nuits BB) Hotel pension rapmund - Sesriem (2 nuits camping NWR Sesriem) Parc National du Namib Naukluft. (1 nuit camping namtib guestfarm) Fich River Canyon (1 nuit en camping canon roadhouse) KEETMANSHOP (1 nuit central lodge BB) - MARIENTAL (1 nuit Anib Lodge dans le décor des dunes du désert du Kalahari BB) Windhoek (1nuit BB ) Hôtel pension londinigi
Mon mari et moi partons 3 semaines en décembre 2008 en Namibie avec Tourmaline. (au passage que j'ai connu grâce à vos conseils sur le site) Nous louons un 4x4 simple cabine équipé pour le camping 2 places pour 20 nuits. Je souhaite avoir votre avis sur le circuit proposé par l'agence. les logements sont -ils bien? Cela correspond à leur circuit nommé "Grand tour" avec quelques modifications. http://www.planet-terre.com/francais/cadre.html Pouvez-vous me dire si ce circuit est complet? D'après vous y a t-il des propositions à éviter, à enlever ou en trop. D'autres à rajouter qui sont inévitables par leur beauté. L'agence nous propose d'enlever peut-être le Fish River situé à l'extrémité sud pour avoir moins d'étapes intermédiaires et profiter plus pleinement des sites visités. Notre priorité est de voir les dunes du désert et de rencontrer la population Himbas. Pouvez-vous me conseiller par rapport à ces données. Il nous reste une journée à rajouter qui n'est pas dans le circuit (19 jours au lieu de 20) Que me proposeriez-vous? Je vous remercie infiniment pour vos réponses car nous attendons beaucoup de ce voyage qui nous fait tant rêver. Bonne journée à tous.
Les grandes étapes de ce circuit : - Windhoek (1nuit BB ) Hôtel pension londinigi - Le Parc National du Waterberg plateau (1 nuit camping) Le Parc National de Etosha (2 nuits camping), camps de Okaukuejo, Namutoni. KAMANJAB (1 nuit hobatere lodge) Epupa (2 nuits camping communautaire epupa community camp (non inclus à régler sur place) Ongongo (1 nuit camping communautaire ongongo community camp (non inclus à régler sur place). Palmwag (1 nuit palmwag lodge) Twyfelfontein (1 nuit camping à Mowani) Swakopmund (2 nuits BB) Hotel pension rapmund - Sesriem (2 nuits camping NWR Sesriem) Parc National du Namib Naukluft. (1 nuit camping namtib guestfarm) Fich River Canyon (1 nuit en camping canon roadhouse) KEETMANSHOP (1 nuit central lodge BB) - MARIENTAL (1 nuit Anib Lodge dans le décor des dunes du désert du Kalahari BB) Windhoek (1nuit BB ) Hôtel pension londinigi
Choix de tour opérateurs pour la Namibie
Bonjour,
SOuhaitant aller en Namibie en fin d'année -mais trop tard d'y aller en indép, tarif avion + recherche coéquipier, etc -
j'ai checké des parcours de TO (15j / 3 semaines) tels que Nomade (que je connais via des treks en Sahara), Déserts, Samsara.
Je souhaiterais avoir des retours d'expérience sur ces TO ou d'autres au sujet de la qualité de leurs prestations.
Merci bien,
SOuhaitant aller en Namibie en fin d'année -mais trop tard d'y aller en indép, tarif avion + recherche coéquipier, etc -
j'ai checké des parcours de TO (15j / 3 semaines) tels que Nomade (que je connais via des treks en Sahara), Déserts, Samsara.
Je souhaiterais avoir des retours d'expérience sur ces TO ou d'autres au sujet de la qualité de leurs prestations.
Merci bien,
Véhicule 4x4 obligatoire pour Spitzkoppe et Brandberg? (Namibie)
Bonjour à tous,
Je suis actuellement basé en Namibie pour un stage de 9 mois à l'Ambassade de France. J'ai donc eu l'occasion de visiter déjà pas mal de trucs dans ce pays merveilleux, mais dans 2 semaines une amie vient me rendre visite et nous allons faire un tour.
Nous allons dans le Spitzkoppe en venant de Walvis Bay (c'est à dire via la B2 puis en prenant la D1930 je pense)
De la même manière nous irons ensuite dans le Brandberg en venant de Uis (D2359)
Je souhaiterai savoir, sachant que le reste de mon périple ne nécessite pas de 4x4, s'il est impératif d'avoir un 4x4 pour aller dans ces endroits (quand on connait la différence de cout, ca fait réflechir...) Si vous y êtes déjà allés, pouvez vous me renseigner??
Merci d'avance!
Pierre
Je suis actuellement basé en Namibie pour un stage de 9 mois à l'Ambassade de France. J'ai donc eu l'occasion de visiter déjà pas mal de trucs dans ce pays merveilleux, mais dans 2 semaines une amie vient me rendre visite et nous allons faire un tour.
Nous allons dans le Spitzkoppe en venant de Walvis Bay (c'est à dire via la B2 puis en prenant la D1930 je pense)
De la même manière nous irons ensuite dans le Brandberg en venant de Uis (D2359)
Je souhaiterai savoir, sachant que le reste de mon périple ne nécessite pas de 4x4, s'il est impératif d'avoir un 4x4 pour aller dans ces endroits (quand on connait la différence de cout, ca fait réflechir...) Si vous y êtes déjà allés, pouvez vous me renseigner??
Merci d'avance!
Pierre
Coût pour vivre en Namibie?
Bonjour,
Je dois partir travailler en Namibie à Windhoek je voudrais savoir si quelqu'un peut me renseigner sur le cout de la vie la bas, cout d'un logement correct, salaire moyen des habitants. Merci d'avance pour vos réponses que j'espère nombreuses
a bientot
Je dois partir travailler en Namibie à Windhoek je voudrais savoir si quelqu'un peut me renseigner sur le cout de la vie la bas, cout d'un logement correct, salaire moyen des habitants. Merci d'avance pour vos réponses que j'espère nombreuses
a bientot
Itinéraire Namibie-Bostwana en 4x4
Bonsoir à tous,
suite à l'élaboration un peu au dernier moment d'un circuit en Namibie-Bostwana, j'aurais une question aux Vforumistes qui veulent bien m'aider...
Nous aurons un 4x4 avec tente et après les 10 premiers jours en Namibie, nous voudrions passer par le Bostwana. Il nous restera pour cela encore 8 jours (au depart d'Etosha). Pensez vous que l'un ou l'autre des itineraires suivants soit faisable (en temps et en fonction du fait que nous n'avons pas de reservation pour les campings) et selon vous quel est le plus interessant:
1) J1: Etosha - Grootfontein J2: Grootfontein - Bagani J3: Bagani - Ngoma - Ihaha camp dans le Chobe J4: Ihaha - Tchinga camp dans le Chobe J5: Tchinga - Savuti camp dans le Chobe J6: Savuti - Maun J7: Maun - Buitepos (un peu avant, au Chobokwane camp) J8: Buitepos - Windhoek
2) J1: Etosha - Grootfontein J2: Grootfontein - Bagani J3: Bagani - Mahango le matin - Zone de Tsodilo Hills (par exemple Guma Lagoon Camp) J4: Guma Lagoon Camp - Maun J5: Maun - Savuti camp dans le Chobe J6: Savuti - Maun J7: Maun - Buitepos (un peu avant, au Chobokwane camp) J8: Buitepos - Windhoek
En fait l'idée est de faire Moremi et un peu du Chobe si cela en vaut la peine... mais ça parait serré vu comme ça. Cela dit je ne me rends pas compte du temps que ces trajets prennent, je l'ai fait avec Mapsource et les cartes t4a...
Merci de votre aide !!!! A bientot j'espere...
PS: quelqu'un saurait me dire plus ou moins combien coute de dormir dans ces campings au Bostwana, est-ce vraiment beaucoup plus cher que la Namibie?
suite à l'élaboration un peu au dernier moment d'un circuit en Namibie-Bostwana, j'aurais une question aux Vforumistes qui veulent bien m'aider...
Nous aurons un 4x4 avec tente et après les 10 premiers jours en Namibie, nous voudrions passer par le Bostwana. Il nous restera pour cela encore 8 jours (au depart d'Etosha). Pensez vous que l'un ou l'autre des itineraires suivants soit faisable (en temps et en fonction du fait que nous n'avons pas de reservation pour les campings) et selon vous quel est le plus interessant:
1) J1: Etosha - Grootfontein J2: Grootfontein - Bagani J3: Bagani - Ngoma - Ihaha camp dans le Chobe J4: Ihaha - Tchinga camp dans le Chobe J5: Tchinga - Savuti camp dans le Chobe J6: Savuti - Maun J7: Maun - Buitepos (un peu avant, au Chobokwane camp) J8: Buitepos - Windhoek
2) J1: Etosha - Grootfontein J2: Grootfontein - Bagani J3: Bagani - Mahango le matin - Zone de Tsodilo Hills (par exemple Guma Lagoon Camp) J4: Guma Lagoon Camp - Maun J5: Maun - Savuti camp dans le Chobe J6: Savuti - Maun J7: Maun - Buitepos (un peu avant, au Chobokwane camp) J8: Buitepos - Windhoek
En fait l'idée est de faire Moremi et un peu du Chobe si cela en vaut la peine... mais ça parait serré vu comme ça. Cela dit je ne me rends pas compte du temps que ces trajets prennent, je l'ai fait avec Mapsource et les cartes t4a...
Merci de votre aide !!!! A bientot j'espere...
PS: quelqu'un saurait me dire plus ou moins combien coute de dormir dans ces campings au Bostwana, est-ce vraiment beaucoup plus cher que la Namibie?











