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Louer une voiture pour circuit de 8 jours au départ de Bogota vers la Vallée du café
Bonjour,
nous avons pris nos billets pour Bogota , départ le 22 janvier pour 2 semaines.
C'est maintenant que les choses se corsent et je dois donc organiser le voyage. Nous sommes 4 adultes. Je voulais prendre une agence locale pour nous organiser un circuit privatif avec voiture et chauffeur mais le budget me parait très élevé et aprés tout on s'est bien débrouillé en louant une voiture à Cuba ou au mexique... Donc est-il possible de louer une voiture et de faire par nous-mêmes un premier circuit en 8 jours à peu prés, départ Bogota vers la vallée du café (Salento etc..) puis remonter un peu pour aller jusqu'à Barichara et redescendre vers Bogota par Villa de Leyva. Et donc faire une espèce de boucle. Puis de Bogota nous prendrons un avion pour Carthagène et Tayrona.
Qu'en pensez vous?
Merci pour vos conseils et votre expérience dans ce pays🙂
nous avons pris nos billets pour Bogota , départ le 22 janvier pour 2 semaines.
C'est maintenant que les choses se corsent et je dois donc organiser le voyage. Nous sommes 4 adultes. Je voulais prendre une agence locale pour nous organiser un circuit privatif avec voiture et chauffeur mais le budget me parait très élevé et aprés tout on s'est bien débrouillé en louant une voiture à Cuba ou au mexique... Donc est-il possible de louer une voiture et de faire par nous-mêmes un premier circuit en 8 jours à peu prés, départ Bogota vers la vallée du café (Salento etc..) puis remonter un peu pour aller jusqu'à Barichara et redescendre vers Bogota par Villa de Leyva. Et donc faire une espèce de boucle. Puis de Bogota nous prendrons un avion pour Carthagène et Tayrona.
Qu'en pensez vous?
Merci pour vos conseils et votre expérience dans ce pays🙂
Kampong Cham et Kratie
Bonjour,
nous préparons un voyage au Cambodge que nous connaissons déjà, mais cette fois nous voulons aller dans une région où nous ne sommes jamais allés : Kampong Cham et Kratie.
Quelqu'un connait- il ces villes ? Combien de jours doit-on y rester? Peut-on y aller en bateau depuis Phnom Penh?
Merci pour tous vos conseils
Quelqu'un connait- il ces villes ? Combien de jours doit-on y rester? Peut-on y aller en bateau depuis Phnom Penh?
Merci pour tous vos conseils
Hôtel près de l'aéroport de Tuxtla Guttierrez (Chiapas)
Bonjour,
nous partons au Mexique au mois d'avril et nous atterissons à Tuxtla Guttierrez dans les Chiapas vers 22h. Nous aimerions dormir pas loin de l'aéroport pour louer une voiture le lendemain matin et partir directement à San Cristobal de Las Casas. Mais je ne trouve pas d'hébergement à proximité immédiate de l'aéroport!! Savez vous s'il y a des hotels pas loin ou s'il faut aller en ville pour en trouver un, sachant qu'il faut 1h environ pour le centre ville. C'est une perte de temps pour nous de faire 1h de trajet juste pour dormir.
Merci de me conseiller si vous avez eu vous aussi ce problème.
nous partons au Mexique au mois d'avril et nous atterissons à Tuxtla Guttierrez dans les Chiapas vers 22h. Nous aimerions dormir pas loin de l'aéroport pour louer une voiture le lendemain matin et partir directement à San Cristobal de Las Casas. Mais je ne trouve pas d'hébergement à proximité immédiate de l'aéroport!! Savez vous s'il y a des hotels pas loin ou s'il faut aller en ville pour en trouver un, sachant qu'il faut 1h environ pour le centre ville. C'est une perte de temps pour nous de faire 1h de trajet juste pour dormir.
Merci de me conseiller si vous avez eu vous aussi ce problème.
Road trip Espagne - Portugal
Bonjour,
avec mon copain on commence à réfléchir à un road trip de 2 semaines depuis la région parisienne jusque Gibraltar en descendant par l'Espagne et en remontant par le Portugal.
Nous sommes beaucoup plus nature que ville. Je veux descendre jusque Gibraltar et Tarifa pour aller y voir les orques cet été, c'est notre seul étape précise pour l'instant. Alors nous sommes ouverts, si vous avez des endroits à nous conseiller, où dormir en voiture ou en tente pour pas trop cher, des randonnées ou tout conseil pratique :) Avez-vous déjà fait ce genre de road trip? Etes-vous déjà allé voir les orques à Tarifa?
Merci!
avec mon copain on commence à réfléchir à un road trip de 2 semaines depuis la région parisienne jusque Gibraltar en descendant par l'Espagne et en remontant par le Portugal.
Nous sommes beaucoup plus nature que ville. Je veux descendre jusque Gibraltar et Tarifa pour aller y voir les orques cet été, c'est notre seul étape précise pour l'instant. Alors nous sommes ouverts, si vous avez des endroits à nous conseiller, où dormir en voiture ou en tente pour pas trop cher, des randonnées ou tout conseil pratique :) Avez-vous déjà fait ce genre de road trip? Etes-vous déjà allé voir les orques à Tarifa?
Merci!
Hébergement à Paros
Bonjour,
Nous partons en Grèce fin septembre, direction Santorin puis Paros.
J'hésite sur le lieu d'hébergement à Paros: il vaut mieux Naoussa (j'ai lu que c'était TRES touristique) ou Piso Livadi qui à priori me semble plus simple et authentique.
Sachant que nous y serons début octobre, je ne voudrais pas non plus d'un coin trop calme où la plupart des bars et restos seraient fermés mais nous n'aimons pas non plus les coins où on rencontre plus de touristes que de gens du pays...
Pour ceux qui connaissent les 2 villages, qu'en pensez-vous?
Merci de vos conseils😉
Ah une dernière question : faut-il réserver à l'avance le bateau entre Santorin et Paros ou en cette saison peut-on le faire sur place?
Nous partons en Grèce fin septembre, direction Santorin puis Paros.
J'hésite sur le lieu d'hébergement à Paros: il vaut mieux Naoussa (j'ai lu que c'était TRES touristique) ou Piso Livadi qui à priori me semble plus simple et authentique.
Sachant que nous y serons début octobre, je ne voudrais pas non plus d'un coin trop calme où la plupart des bars et restos seraient fermés mais nous n'aimons pas non plus les coins où on rencontre plus de touristes que de gens du pays...
Pour ceux qui connaissent les 2 villages, qu'en pensez-vous?
Merci de vos conseils😉
Ah une dernière question : faut-il réserver à l'avance le bateau entre Santorin et Paros ou en cette saison peut-on le faire sur place?
Hébergement à Lanzarote
bonjour,
nous partons en couple fin mars a lanzarote et j'ai du mal à trouver un hébergement qui nous plaise!
A savoir un petit hotel sympa (pas une usine à 300 chambres), confortable et typique si possible.
Le lieu n'a pas d'importance , au nord ou au sud..., vue sur l'océan ou pas.
Malgré mes recherches sur différents sites, pas de coups de coeur.
Si vous avez des adresses, des lieux qui vous ont plu, merci de partager vos expériences.
Un grand merci 🙂
Le lieu n'a pas d'importance , au nord ou au sud..., vue sur l'océan ou pas.
Malgré mes recherches sur différents sites, pas de coups de coeur.
Si vous avez des adresses, des lieux qui vous ont plu, merci de partager vos expériences.
Un grand merci 🙂
De La Havane à Vinales
Bonjour,
nous partons dans 10 jours pour Cuba et nous avons loué une voiture pour nous déplacer.
Nous devons aller de La Havane à Vinales. Quelqu'un a-t-il déjà pris la route "cotière" c'est à dire au lieu de passer par Pinar del Rio, prendre l'autoroute jusqu'à San Cristobal et bifurquer ensuite par la montagne vers Bahia Honda pour ensuite passer par La Palma, San Vicente et rejoindre Vinales ?
Cette route est-elle plus belle et interessante que l'autoroute ? Pas trop mauvaise? Merci de me donner votre avis si vous l'avez déjà prise.
En sachant que nous restons 3 jours à Vinales donc nous avons le temps, nous ne faisons pas l'aller retour dans la journée!😏
nous partons dans 10 jours pour Cuba et nous avons loué une voiture pour nous déplacer.
Nous devons aller de La Havane à Vinales. Quelqu'un a-t-il déjà pris la route "cotière" c'est à dire au lieu de passer par Pinar del Rio, prendre l'autoroute jusqu'à San Cristobal et bifurquer ensuite par la montagne vers Bahia Honda pour ensuite passer par La Palma, San Vicente et rejoindre Vinales ?
Cette route est-elle plus belle et interessante que l'autoroute ? Pas trop mauvaise? Merci de me donner votre avis si vous l'avez déjà prise.
En sachant que nous restons 3 jours à Vinales donc nous avons le temps, nous ne faisons pas l'aller retour dans la journée!😏
Cuba mars 2016: impossible de trouver une location de voiture
Bonjour,
Nous partons vers Cuba mi mars 2016 sous forme d'un circuit organisé par moi même. Depuis plusieurs semaines, je cherche désespérément à louer une voiture à la Havane pour un retour au même endroit. Le sites très connus, souvent cité ici semblent débordés, ne répondent même pas et d'autres mettent plus de 8 jours pour répondre aux demandes en demandant de patienter.... Certains y mettent aussi des conditions de d'achat d'autres prestations pour accepter une location de voiture. L'afflux de voyageurs cette année et la pénurie de voitures semblent avoir désorganisé l'activité.
Sans prendre de risques quand à la bonne fin de l'opération où puis-je m'adresser pour louer une voiture à Cuba? Si vous avez des retours d'expérience, je suis preneur( location depuis la France)
Nous partons vers Cuba mi mars 2016 sous forme d'un circuit organisé par moi même. Depuis plusieurs semaines, je cherche désespérément à louer une voiture à la Havane pour un retour au même endroit. Le sites très connus, souvent cité ici semblent débordés, ne répondent même pas et d'autres mettent plus de 8 jours pour répondre aux demandes en demandant de patienter.... Certains y mettent aussi des conditions de d'achat d'autres prestations pour accepter une location de voiture. L'afflux de voyageurs cette année et la pénurie de voitures semblent avoir désorganisé l'activité.
Sans prendre de risques quand à la bonne fin de l'opération où puis-je m'adresser pour louer une voiture à Cuba? Si vous avez des retours d'expérience, je suis preneur( location depuis la France)
Casas particulares à Varadero
Bonjour,
nous partons 10 jours à Cuba mi-février et il me reste une nuit à choisir. Aprés 3 nuits à Trinidad, nous repartons le vendredi matin et nous ne prenons l'avion de retour que le samedi en fin d'aprés midi.
Nous voudrions nous rapprocher de la Havane pour limiter un peu les kilométres le dernier jour. J'ai lu dans plusieurs posts qu'il y a des casa particulares très sympas dans la partie "cubaine' de Varadéro. Pourriez vous m'en indiquer quelques unes, je ne voudrai pas atterrir dans un hotel tout inclu le dernier jour alors que nous logeons chez l'habitant pendant tout notre séjour.
J'ai pensé à Varadéro pour faire une journée de détente à la plage le dernier jour, maintenant si vous avez une idée d'une autre belle plage entre Trinidad et la Havane, je ne suis pas bloquée sur Varadéro.
Merci de vos réponses.
nous partons 10 jours à Cuba mi-février et il me reste une nuit à choisir. Aprés 3 nuits à Trinidad, nous repartons le vendredi matin et nous ne prenons l'avion de retour que le samedi en fin d'aprés midi.
Nous voudrions nous rapprocher de la Havane pour limiter un peu les kilométres le dernier jour. J'ai lu dans plusieurs posts qu'il y a des casa particulares très sympas dans la partie "cubaine' de Varadéro. Pourriez vous m'en indiquer quelques unes, je ne voudrai pas atterrir dans un hotel tout inclu le dernier jour alors que nous logeons chez l'habitant pendant tout notre séjour.
J'ai pensé à Varadéro pour faire une journée de détente à la plage le dernier jour, maintenant si vous avez une idée d'une autre belle plage entre Trinidad et la Havane, je ne suis pas bloquée sur Varadéro.
Merci de vos réponses.
Faire le roof top 230 fift à New York
bonjour à tous,
J'ai une petite question... Nous partons ma femme et moi à New York en septembre et nous voudrions faire le roof top 230 fift. Pensez-vous qu'il faille avoir le "dress code" juste pour aller boire un verre sur les coups de 18h? On aura fait et vu pas mal de chose dans la journée donc nous serons habillés de façon normale (chaussures simple, jean t-shirt et petit sac à dos...) mais pas très soirée. Ça peut passer?
D'autre questions viendront sur d'autres sujets sur cette ville si attractive... J'ai haaaaattteee!!!
A+
J'ai une petite question... Nous partons ma femme et moi à New York en septembre et nous voudrions faire le roof top 230 fift. Pensez-vous qu'il faille avoir le "dress code" juste pour aller boire un verre sur les coups de 18h? On aura fait et vu pas mal de chose dans la journée donc nous serons habillés de façon normale (chaussures simple, jean t-shirt et petit sac à dos...) mais pas très soirée. Ça peut passer?
D'autre questions viendront sur d'autres sujets sur cette ville si attractive... J'ai haaaaattteee!!!
A+
New York: City Pass et messe gospel
Bonjour,
nous partons en couple à New York pour la première fois. Malgré la lecture de quelques guides j'ai une ou deux questions à poser.
Est-ce vraiment interessant de prendre le City Pass? ça permet vraiment de rentrer plus rapidement dans les musées?
Et deuxième question : peut-on assister à une messe de Gospel à Harlem sans passer par une organisation? Je trouve que le prix par un tour opérator est très élevé, et je ne voudrai pas me retrouver avec une horde de touristes dans un spectacle. Quelqu'un a-t-il assisté à une "vraie" messe ? Et dans quelle église ?
Tous vos conseils et suggestions seront les bienvenus. Nous partons début avril et je voudrai bien préparer ce voyage d'une semaine.
Merci.
nous partons en couple à New York pour la première fois. Malgré la lecture de quelques guides j'ai une ou deux questions à poser.
Est-ce vraiment interessant de prendre le City Pass? ça permet vraiment de rentrer plus rapidement dans les musées?
Et deuxième question : peut-on assister à une messe de Gospel à Harlem sans passer par une organisation? Je trouve que le prix par un tour opérator est très élevé, et je ne voudrai pas me retrouver avec une horde de touristes dans un spectacle. Quelqu'un a-t-il assisté à une "vraie" messe ? Et dans quelle église ?
Tous vos conseils et suggestions seront les bienvenus. Nous partons début avril et je voudrai bien préparer ce voyage d'une semaine.
Merci.
Cantabrie et Asturies
Bonjour,
nous partons cet été en Cantabrie et dans les Asturies. Je suis en train de préparer le voyage et je vois plein de grottes à visiter.
On ne pourra pas les faire toutes évidemment. Que me conseillez vous : les grottes d'Altamira (en sachant que c'est une reconstitution...) les grottes d'El Castillo, les grottes de Soplao?
Et dans les Pics d'Europe, à partir de Cangas de Onis où nous logerons 2 nuits, il vaut mieux faire la balade au lac d'Enol ou une autre?
Merci de me conseiller et si vous connaissez des coins super à ne pas manquer je suis preneuse de toutes vos suggestions... Merci.
nous partons cet été en Cantabrie et dans les Asturies. Je suis en train de préparer le voyage et je vois plein de grottes à visiter.
On ne pourra pas les faire toutes évidemment. Que me conseillez vous : les grottes d'Altamira (en sachant que c'est une reconstitution...) les grottes d'El Castillo, les grottes de Soplao?
Et dans les Pics d'Europe, à partir de Cangas de Onis où nous logerons 2 nuits, il vaut mieux faire la balade au lac d'Enol ou une autre?
Merci de me conseiller et si vous connaissez des coins super à ne pas manquer je suis preneuse de toutes vos suggestions... Merci.
Organisation d'un voyage au Cambodge fin octobre-début novembre
Bonjour,
Avec mes parents et ma copine nous allons effectuer un séjour au Cambodge du 24 Octobre au 9 Novembre, nous allons dans une famille local qui réside à Phnom Penh.
Mais nous aimerions beaucoup faire plus ou moins le tour des plus beaux coins du Cambodge, en passant par le nord avec les temples d'Angkor mais aussi par le sud avec Koh Tonsay « l'île du lapin », en plus ou moins 10 jours et restant le reste du séjour à Phnom Penh avec la famille.
Ce là dit avant de commencer à organiser notre itinéraire, je me pose plusieurs questions :
- Quel est le moyen de locomotion le plus efficace, et le moins cher pour voyager dans le pays ?
J'ai vu pas mal d'articles parlant du bus, est ce qu'il faut réserver ? On le prend à la volée ? Comment connaitre les horaires, les tarifs... ?
- Les hôtels, quel est la meilleure organisation ? Réserver dès maintenant à chaque étape ? Ou attendre d'être directement sur place ?
-Je me demande également si un itinéraire avec pas mal de trajet ne serait pas trop éprouvant pour mes parents qui approchent de la soixantaine.
Voilà si quelqu'un pourrait me conseiller ça serait sympa.
Si vous voulez me suggérer des itinéraires en partant et revenant à Phnom Penh je suis à votre entière écoute.
Merci d'avance.
Avec mes parents et ma copine nous allons effectuer un séjour au Cambodge du 24 Octobre au 9 Novembre, nous allons dans une famille local qui réside à Phnom Penh.
Mais nous aimerions beaucoup faire plus ou moins le tour des plus beaux coins du Cambodge, en passant par le nord avec les temples d'Angkor mais aussi par le sud avec Koh Tonsay « l'île du lapin », en plus ou moins 10 jours et restant le reste du séjour à Phnom Penh avec la famille.
Ce là dit avant de commencer à organiser notre itinéraire, je me pose plusieurs questions :
- Quel est le moyen de locomotion le plus efficace, et le moins cher pour voyager dans le pays ?
J'ai vu pas mal d'articles parlant du bus, est ce qu'il faut réserver ? On le prend à la volée ? Comment connaitre les horaires, les tarifs... ?
- Les hôtels, quel est la meilleure organisation ? Réserver dès maintenant à chaque étape ? Ou attendre d'être directement sur place ?
-Je me demande également si un itinéraire avec pas mal de trajet ne serait pas trop éprouvant pour mes parents qui approchent de la soixantaine.
Voilà si quelqu'un pourrait me conseiller ça serait sympa.
Si vous voulez me suggérer des itinéraires en partant et revenant à Phnom Penh je suis à votre entière écoute.
Merci d'avance.
Hôtels à Porto, Lisbonne, Madrid
bonjour
je recherche des hotels (2/3nuits) avec parking fermés pour porto , lisbonne , et madrid en fin mai , juin ou septembre (pouvez vous me dire la meilleur periode)?
comme toujours le meilleur rapport qualité/prix (2ou3 étoiles max)
en ville ou a l’extérieur si transports en communs pratiques
je pense faire le tour de ces villes en bus panoramique (city tours) pour avoir en peu de temps un aperçu succinct de ce qu'il faut voir mais bien sur je suis ouvert a toutes les suggestions
merci pour votre aide
salut amical
Avis sur site réservation d'hôtel au Portugal
Bonjour,
je pars 4 jours en juillet à lisbonne. En cherchant sur internet pour réserver un hotel je suis tombé sur le site internet amoma.com qui propose des chambres dans de très grands hotels à des prix très largement inférieurs aux autres sites. Vrai bonne affaire ou arnaque? il est impossible d'obtenir des infos sur les chambres proposés, le site internet est très succint.. Est ce que quelqu'un pourrait me renseigner??
Merci par avance
Itinéraire en Asie pour un TDM -Birmanie, un pays à faire?
Bonjour à tous,
Avec mon ami, nous prévoyons l'année prochaine de faire un tour du monde de 12 à 15 mois environ (budget d'environ 10 000 € chacun, un peu plus si nous arrivons à économiser plus). Nos envies : découvrir de nouvelles cultures, parcourir des paysages magnifiques, faire de nouvelles expériences (sportives, culturelles) et surtout faire de belles rencontres. Aller dans des endroits où les gens sont accueillants et aiment l'échange est important pour nous.
Nous commençons à réfléchir à notre itinéraire. Pour l'Asie nous pensions à : - Inde: 3 semaines - Sri Lanka : 3 semaines - Népal : 3 semaines - Birmanie : 1 mois - Cambodge : 1 mois - Laos : 1 mois - Thaïlande : 1 mois - Indonésie : 1 mois
--> Qu'en pensez-vous ? --> Certains voyageurs nous ont dit que la Birmanie était cher et que ce n'était pas indispensable d'y passer. Qu'en dites vous ? ça a pourtant l'air d'être un chouette pays
Vos conseils nous seront précieux 😉
Merci d'avance.
Marjorie
Avec mon ami, nous prévoyons l'année prochaine de faire un tour du monde de 12 à 15 mois environ (budget d'environ 10 000 € chacun, un peu plus si nous arrivons à économiser plus). Nos envies : découvrir de nouvelles cultures, parcourir des paysages magnifiques, faire de nouvelles expériences (sportives, culturelles) et surtout faire de belles rencontres. Aller dans des endroits où les gens sont accueillants et aiment l'échange est important pour nous.
Nous commençons à réfléchir à notre itinéraire. Pour l'Asie nous pensions à : - Inde: 3 semaines - Sri Lanka : 3 semaines - Népal : 3 semaines - Birmanie : 1 mois - Cambodge : 1 mois - Laos : 1 mois - Thaïlande : 1 mois - Indonésie : 1 mois
--> Qu'en pensez-vous ? --> Certains voyageurs nous ont dit que la Birmanie était cher et que ce n'était pas indispensable d'y passer. Qu'en dites vous ? ça a pourtant l'air d'être un chouette pays
Vos conseils nous seront précieux 😉
Merci d'avance.
Marjorie
Attention arnaques aux tuk-tuk à Phnom Penh
Bonjour à tous,
Aujourd hui mon ami et moi avons organiser la veille notre prochaine journée sur Phnom Penh avec un chauffeur de tuk tuk pour visiter le wat Phnom puis le village des fabricants de soie, pour un total de 6$ aller retour. Tout le monde est content le tuk tuk vient donc nous chercher à notre hôtel pour 10h30. Sur le chemin il nous fait visiter des temples (jolis mais sans plus) nous fait traverser le Mékong via un ferry (au passage il nous demandera de payer 2$ que nous lui donnerons sans broncher) puis re temple, on s arrêtera un peu plus loin chez un couple de locaux fabricant d écharpe en soie ils nous tiendrons la jambe pendant une bonne demi heure pour que l on achete quelque chose, la femme viendra me voir avec son téléphone pour que je parle avec sa fille (qui parle à peine l anglais) qui me dira "je dois aller à l université mais je n ai pas d argent" après ça nous en avons un peu marre et partons très vite, à ce moment là le tuk tuk nous demande de donner un peu d argent à un vieux monsieur devant un temple (ok pas de problème nous le faisons). Puis pour finir (au bout de 3 heures de tuk tuk sans avoir vu ce que nous voulions) nous demandons au tuk tuk de rentrer vers Phnom Penh parce que nous avons faim et voulons déjeuner, mais avant ça il veut absolument nous faire visiter un autre temple, ok on y va, (il n avait rien d extraordinaire comme les 2 autres que nous avions vu), mais Les choses se corsent à partir de maintenant, notre chauffeur de tuk tuk nous dit dans un anglai approximatif "i Forget to tell you it 35$" nos yeux s écarquillent "what????" Ce chauffeur à attendu que nous soyons au milieu de nul part pour nous demander autant d argent, nous avons biensur refusés et heureusement que nous n avions pas plus de 14$ sur nous (me connaissant je lui aurait donné ses sous pour Qu on s en débarrasse) cet homme nous a insulté, fait des doigts d honneur, humilié devant des habitants et nous sommes rentrés à pied en faisant 20km de marche sous 34 degrés . C est une honte! Il nous a également reproché de dormir dans un bon hôtel, que nous ne pouvions pas lui donner 20$ de plus. Il nous as questionné en voulant savoir comment est ce que nous mangions? Comment allons nous allés à siem rep? Si nous n avons pas d argent. Que nous les français étions mauvais.
Cet homme s appelle Shanghai ou sanghai (quelque chose comme ça) c est un ex monk (il vous le dira si vous le voyez, il s en vante largement) ne montez surtout pas dans son tuk tuk! C est un voleur et un arnaqueur rien de plus!
L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge
Bonjour à tous,
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Traversée du Delta, étape plage et remontée sur Angkor
Bonjour à toutes et à tous!
Je me rends pour 15j au Vietnam début Mars avec mon amie. Nous avons prévu d’atterrir à Saigon puis de traverser le delta du Mékong jusqu'à Rach Gia ou Ha Tien en vue d'une étape "détente" (Phu quoc ou côtes cambodgiennes) avant de rallier finalement Siem Reap pour la fin du périple.
J'ai prévu environs 5 jours pour le delta avec des étapes successives à My Tho, Tra Vinh puis Can tho avant de rejoindre soit Rach gia pour rejoindre Phu quoc, soit pousser directement jusque Ha tien pour rejoindre les plages du sud du Cambodge.
J'aimerais avoir votre avis sur la pertinence de mes étapes dans le delta et également votre avis sur que choisir entre la côte du Cambodge et Phu Quoc (sachant que le but est simplement de se la couler douce pendant 48h en évitant les "enfers touristiques" ).
J'ai lu beaucoup de choses divergentes notamment sur Can Tho, et sur la nécessité d'avoir une étape "croisière" sur le Mékong... N'ayant rien réservé ou fixé je suis ouvert à tout!
Merci infiniment pour vos réponses.
Je me rends pour 15j au Vietnam début Mars avec mon amie. Nous avons prévu d’atterrir à Saigon puis de traverser le delta du Mékong jusqu'à Rach Gia ou Ha Tien en vue d'une étape "détente" (Phu quoc ou côtes cambodgiennes) avant de rallier finalement Siem Reap pour la fin du périple.
J'ai prévu environs 5 jours pour le delta avec des étapes successives à My Tho, Tra Vinh puis Can tho avant de rejoindre soit Rach gia pour rejoindre Phu quoc, soit pousser directement jusque Ha tien pour rejoindre les plages du sud du Cambodge.
J'aimerais avoir votre avis sur la pertinence de mes étapes dans le delta et également votre avis sur que choisir entre la côte du Cambodge et Phu Quoc (sachant que le but est simplement de se la couler douce pendant 48h en évitant les "enfers touristiques" ).
J'ai lu beaucoup de choses divergentes notamment sur Can Tho, et sur la nécessité d'avoir une étape "croisière" sur le Mékong... N'ayant rien réservé ou fixé je suis ouvert à tout!
Merci infiniment pour vos réponses.
Quelques jours de plage au Cambodge
Bonjour,
Après Phnom Penh, mon épouse et moi descendrons en bus vers Kep et Kampot pour 6 jours environ . Nous voulons aussi profiter de quelques jours à la plage (Sihanoukville à moins que vous me proposiez une autre destination) avant de repartir vers le Vietnam.
Si notre choix s'arrête sur Sihanoukville, est-il facile de faire des excursions d'une journée vers Kep et Kampot? Ou est-il préférable de passer 3 nuits à Sihanoukville et les 3 autres à Kep ou Kampot? D'ailleurs, que me suggérez-vous: Kep ou Kampot?
Merci! Musvin
Après Phnom Penh, mon épouse et moi descendrons en bus vers Kep et Kampot pour 6 jours environ . Nous voulons aussi profiter de quelques jours à la plage (Sihanoukville à moins que vous me proposiez une autre destination) avant de repartir vers le Vietnam.
Si notre choix s'arrête sur Sihanoukville, est-il facile de faire des excursions d'une journée vers Kep et Kampot? Ou est-il préférable de passer 3 nuits à Sihanoukville et les 3 autres à Kep ou Kampot? D'ailleurs, que me suggérez-vous: Kep ou Kampot?
Merci! Musvin











