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Méharée dans le Sahara algérien ou tunisien: quel voyagiste?
hello
avec qu elle voyagiste partir faire une meharé dans le sahara?
algerie ou tunisie
merci
Safari de trois jours en Tunisie?
Bonjour,
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a déjà fait le safari de 3 jours en Tunisie?
😮😮
Vivre dans le désert d'Adrar pour une femme semi-occidentale? (Algérie)
Bonjour, Salam, Azul,
Voilà j'ai l'intention de suivre mon homme qui désire repartir vivre au bled. Il vient de Béjaia mais a beaucoup vécu à Adrar et il désire y retourner. Moi je suis génétiquement et de coeur algérienne, bien que n'ayant aucun papier à cet effet. Je suis née en europe et ai grandi au canada ... Ma mentalité est à cheval entre celle des occidentaux et celle des algériens. Bref comment est la vie dans le desert? Comment une femme semi-occidentale serait accueuillie? Que dois-je savoir avant de tout lacher ici et partir ( trop de questions!!! ) Il y a t-il une âme charitable qui veut bien m'informer et me raconter la vie au bled... ( Aux yeux de mon fiancé c'est le paradis...mais bon une seconde opinion ne ferait pas de tort ! )
Merci à vous !
Voilà j'ai l'intention de suivre mon homme qui désire repartir vivre au bled. Il vient de Béjaia mais a beaucoup vécu à Adrar et il désire y retourner. Moi je suis génétiquement et de coeur algérienne, bien que n'ayant aucun papier à cet effet. Je suis née en europe et ai grandi au canada ... Ma mentalité est à cheval entre celle des occidentaux et celle des algériens. Bref comment est la vie dans le desert? Comment une femme semi-occidentale serait accueuillie? Que dois-je savoir avant de tout lacher ici et partir ( trop de questions!!! ) Il y a t-il une âme charitable qui veut bien m'informer et me raconter la vie au bled... ( Aux yeux de mon fiancé c'est le paradis...mais bon une seconde opinion ne ferait pas de tort ! )
Merci à vous !
Circuit en Tunisie au mois d'octobre 2010
Bonjour,
Je pars pour la Tunisie en octobre qui vient mais je ne peux pas me décider entre: Circuit organiser (pour l'instant, mon choix s'arrête sur Sultana Tours. Prix intéressant, circuit semble bien, etc..) mais qui passe seulement 1 nuit dans le désert. Tout le monde semble s'entendre en disant que c'est ce qui est le plus marquant...
Ou bien je prend un sejour balnéaire et fait plusieurs excursion pour aller voir le plus de trucs possible et peut-être être capable d'aller passer 3-4 jours COMPLETS dans le désert...
Si quelqu'un peut m'éclairer... ce serait GÉNIAL!!! Je ne suis jamais partie en voyage organisé, je suis toujours partie seule, mais je ne ferme pas l'idée de partir en groupe.
Qui peut m'aider????? Circuit=onvoit plein de trucs mais tout le temps pressé ou on voit moins de trucs mais plus tranquille par soi-même?????
Merci à l'avance à tous ceux qui vont m'aider!
Je pars pour la Tunisie en octobre qui vient mais je ne peux pas me décider entre: Circuit organiser (pour l'instant, mon choix s'arrête sur Sultana Tours. Prix intéressant, circuit semble bien, etc..) mais qui passe seulement 1 nuit dans le désert. Tout le monde semble s'entendre en disant que c'est ce qui est le plus marquant...
Ou bien je prend un sejour balnéaire et fait plusieurs excursion pour aller voir le plus de trucs possible et peut-être être capable d'aller passer 3-4 jours COMPLETS dans le désert...
Si quelqu'un peut m'éclairer... ce serait GÉNIAL!!! Je ne suis jamais partie en voyage organisé, je suis toujours partie seule, mais je ne ferme pas l'idée de partir en groupe.
Qui peut m'aider????? Circuit=onvoit plein de trucs mais tout le temps pressé ou on voit moins de trucs mais plus tranquille par soi-même?????
Merci à l'avance à tous ceux qui vont m'aider!
Partir vivre en Tunisie
bonjour, je souhaite partire vivre en tunisie pour 2011 environ , je suis francaise, je voudrais savoir les formalitees pour s'installer dans se pays en tant que francais , les formalitees administrative, venir pour 3 mois et ensuite faire la demande de carte d'identitees tunisienne pour rester labas 1 ans renouvellable???? j'ai besoin de savoir ca assez rapidement merci de me repondre sur mon adresse forum merci a tous
Séjour de deux ou trois mois en Tunisie
Je projette de passer le prochain hiver (2 à 3 mois) en Tunisie. Est-ce possible ?
Habiter définitivement à Djerba
Bonsoir a tous
j'aurais aimé avoir des conseils , car dans 2 ou 3 mois, j'aimerai vivre definitivement a djerba jaimerai savoir si quelqu'un connais un site pour trouver un appartement a louer a maximum 300 euros par mois et un site d'emploi aussi car jai un diplome comme hotesse de caisse mais jaimerai faire une formation dans le tourisme ( hotelerie) A djerba y a til des banque francaise ???
je vous remercie d'avance pour vos reponses
j'aurais aimé avoir des conseils , car dans 2 ou 3 mois, j'aimerai vivre definitivement a djerba jaimerai savoir si quelqu'un connais un site pour trouver un appartement a louer a maximum 300 euros par mois et un site d'emploi aussi car jai un diplome comme hotesse de caisse mais jaimerai faire une formation dans le tourisme ( hotelerie) A djerba y a til des banque francaise ???
je vous remercie d'avance pour vos reponses
Gîte de Douiret dans le Sud tunisien fermé?
Bonjour,
Tout est dans le titre.
Nous serons 8 jours dans le sud en février et avions prévu de passer quelques jours au gîte de douiret (celui d'en haut chez Raouf). Nous venons d'apprendre que le gîte était fermé par décision administrative pour raison d'hygiène. Qu'en est-il vraiment ?
D'autre part, le gîte de l'association ASNAPED (celui du bas) sera t-il ouvert ou est-il lui aussi fermé?
Nous avons divers infos contradictoires. Qui pourrait nous renseigner ?
Merci.
Nouvel An 2010 en Tunisie avec quatre enfants, si possible en tourisme solidaire
Bonjour,
Nous sommes deux familles (quatre adultes et quatre enfants). et souhaiterions fêter nos dix ans de rencontre lors du réveillon de la Saint-Sylvestre 2009/2010. Nous pensons à une méharée dans le sud tunisien entre le 26 décembre et le 02 janvier, si possible par l'intermédiaire de personnes locales et à distance des circuits des hôtel internationaux.Auriez-vous des conseils?
Randonnée chamelière ou méharée en Tunisie
Bonjour, y en a t'il parmis vous qui étes partis faire de la rando chamelière ou méharée en tunisie, si oui, avec quels organismes, difficultés rencontrées, diversités des paysages ou monotonie, groupe limités??
merci à toutes et à tous !
merci à toutes et à tous !
Tataouine (Tunisie)
CARNET DE TATAOUINE
« Ici les sources sont rares, pauvres et les palmeraies que l’on aperçoit de loin en loin n’ont rien de commun avec les grandes futaies du Djérid (le pays des palmes). »
« Dans ce paysage aride survit des hommes fiers, les berbérophones, les touazines de Médenine, les oudernas et les jlidets de Tataouine.
Ces berbères ont crées les ksour, les jessours et les habitations troglodytiques isothermes ; »
« Au soleil tombant on éprouve un sentiment de solitude face à un tel défi architectural, quel triste destinée que celle de mon village, comme el Jem, Douiret est ruiné ! »
Difficile de ne pas se faire l’écho de ces vers mélancoliques composés en hommage au hameau troglodytique de Douiret.
« Ce calme c’est merveilleux, j’aurais toujours la nostalgie de la vie d’ici. Avant, il y avait des magasins, des centres de services et même un petit hôpital de campagne lors de la colonisation française » Latifah une jeune femme berbère gère avec sa sœur Hasna une activité hôtelière dans le village
« Il est temps de développer un tourisme responsable et culturel pour contribuer à la revitalisation de ce patrimoine » estime le docteur Habib Belhedi qui vient d’implanter un écomusée à Chenini.
« A Guermessa, Kamel Tarchoun né dans le village en 1966 a la nostalgie du paradis de son enfance ; ce quadragénaire est revenu fonder un gîte et un programme de randonnées pédestres sur les villages de crête.
Pour nôtre premier voyage avec cléo âgé de deux ans, nous voulions une destination proche et simple, d’où notre choix pour le sud-est de la Tunisie.
En lisant ces quelques lignes cet hiver sur le magazine Géo, nous avions pensés qu’une balade dans la région du plateau du Dahar , plus précisément dans le djebel Demmer s’avérerait une bonne approche et une belle expérience pour notre fils.
Quelques noms notés sur un calepin, quelques repères cartographiés et nous sommes partis dans la montagne abrupte, travaillée par l’érosion du djebel
Des paysages magnifiques s’offraient à nous dans une gamme de tons ocre et gris ; de petites bourgades endormies, quelques aménagements d’oueds, rigoles aux flans des vallées, des jessours et un calme merveilleux.
Au détour d’une route poussiéreuse apparut le village forteresse de Douiret.
Une vallée aride, des canyons profonds, des cuvettes sèches, un tracé sinueux mettait en valeur un promontoire sur lequel siégeait Douiret.
Ces ksour de montagnes sont l’empreinte des hommes, une civilisation pastorale et rurale, intégrés parfaitement dans le milieu naturel et environnemental.
Une jeune femme berbère sortit d’une habitation rénovée lovée au cœur d’un amoncellement de ruines, elle nous enlaça, nous embrassa et nous offrit l’hospitalité, un thé amer au romarin servit avec des cornes de gazelles
Elle prit cléo dans ses bras et le plaça à l’ombre dans une ghorfa (cellule d’un grenier à orge), elle se présenta, Hasna de l’association ASNAPED (association pour la sauvegarde de la nature et protection de l’environnement de Douiret)
Ce petit bout de femme énergique, dirigeait les ouvriers berbères rénovant des ghorfas voisines ; Hasna était la sœur de Latifah, nous lui parlâmes de cet article parut sur Géo magazine, elle sourit et nous précisa que Raouf le dernier berbère du village n’avait toujours pas trouvé sa gazelle mais qu’il ne quitterait jamais le village.parfois, elle lui montait son repas, discutant avec lui pour couper la solitude pesante du jour.
Hasna qui travaille sous l’autorité de madame Khémira Habib, secrétaire générale de l’association, nous expliqua la vie de ce ksour de crête, difficile à détecter, épousant la structure et les couleurs du relief.
Il s’agissait avant tout d’une citadelle refuge qui surplombait le village avec des habitations troglodytiques, des huileries souterraines, un ksour collectif pour le magasinage des réserves alimentaires.
Ces ksour de montagne ont permis aux berbères de se maintenir malgré l’encerclement des tribus arabes qui occupaient les plaines.
Aujourd’hui, Douiret est un lieu empreint de romantisme et l’association s’évertue à réhabiliter le site en espérant attirer de nouveau les jeunes générations en leur proposant des emplois de guides pour randonnées pédestres.
En quittant Hasna, elle nous incita à rencontrer à Chenini, le docteur Habib Belhedi, président de l’association.
Comme à notre arrivée elle nous couvrit de baisers et serra cléo dans ses bras.
Le long d’une piste sinueuse, nous atteignîmes le village berbère de Chenini.
Notre première impression nous découragea, un village de crête de toute splendeur surplombé par une kalaa (citadelle blanche) ; à ses pieds des habitations creusée dans la montagne, mais au bas du village l’horreur….
Un immense restaurant, des bus touristiques en provenance de Djerba, des 4x4 rouge à l’effigie de l’opérateur Marmara et une myriade de guides.
Mais nous avions promis à Hasna d’aller à la rencontre du docteur.
L’escalade des ruelles empierrées, ne fut pas commode avec une poussette et cléo fatigué de surcroît ; mais l’effort nous récompensa.
A mi parcours de la crête, le restaurant de l’association Kenza, magnifiquement restauré, l’accueil chaleureux de Mohamed Lakrimi, membre de l’association, chef de cuisine et enfant du village, la quarantaine, une stature imposante, des moustaches épaisses, nous réconforta.
Il nous servit une chorba, des briks à l’œuf, un couscous, un thé au romarin
Je lui parlais du docteur Belhedi, il ne répondit pas, continuant à nous servir.
Dans le restaurant Kenza, nous n’étions que cinq, bien loin de l’attroupement d’en bas.
A la fin du repas, nous offrant des cornes de gazelles, il nous dit que le fils cadet du docteur Belhedi nous attendait pour nous guider à son père.
Le parcours fut délicieux, le docteur avait envoyé avec son fils des berbères pour nous aider à monter cléo et la poussette, car sur le versant ou il travaillait, aucun chemin digne de ce nom n’existait encore.
Cléo passa ainsi de mains en mains jusqu’à destination finale.
Un homme menu, moustachu, portant des lunettes, s’avança vers nous, nous enveloppa dans ses bras, nous remerciant d’avoir cherché à le rencontrer
L’homme était un passionné, il vivait dans la région de Tataouine depuis 30 ans ; originaire des îles Kerkennah et ayant exercé toute sa carrière professionnelle en tant que chirurgien dentiste, épris des villages berbères et de leur culture, il s’efforçait depuis de longues années à préserver ce patrimoine en voie de désertification.
Chenini n’avait aucuns secrets pour lui, mais bien plus que les habitations du village, il nous invita à le suivre à l’intérieur des grottes en restauration ; la vue sur le village était à couper le souffle
Il nous parla des vents circulaires apportant tantôt la fraîcheur, tantôt la chaleur ; chacunes des habitations troglodytiques du village avaient été conçu en fonction de ces vents.
Ces habitations se sont faîtes traditionnellement dans des grottes creusées horizontalement ; une première pièce appelée « rhar », puis une seconde en enfilade dénommée « khzana ». Devant la grotte, une cour à ciel ouvert divisée en plusieurs compartiments, cuisine, toilettes, étable.
Parfois le plafond en avant du « rhar » comporte des inscriptions et décorations
Le « rhar » est consacré à l’habitat, la « khzana » est réservée au stockage des produits agricoles.
Dans ce village, l’huilerie est aussi souterraine ;dans un premier temps les olives sont déposées en tas dans une ghorfa pendant un mois, puis lorsque les olives sont fermentées et perdent de leur poids, elles sont étalées à l’extérieur pour le séchage en vue de la fabrication de l’huile.
Le docteur Belhebi court d’une grotte à l’autre, nous désignant le panorama splendide sur la kalaa
Il espère finir quatre nouveaux logements d’ici à août, mois du début du ramadan
Pour le mois de septembre, des balades à dos d’ânes seront organisées entre Douiret, Chenini et Guermessa avec son ami Kamel Tarchoun ;pour cela de jeunes berbères seront mis à contribution ;éviter coûte que coûte la désertification des villages , préserver l’environnement et un tourisme écologique, telles sont ses préoccupations.
Le docteur est empli de générosité, de douceur ; président de l’association Asnaped, créateur du musée de la mémoire de Tataouine, cet homme mérite à lui seul cette visite à Chenini
Nous nous quittons bien à regret, lui promettant de parler de l’association et de son combat
« Surtout en reprenant la route pour Guermessa, juste après le virage à la sortie du village, arrêtez-vous à la mosquée des sept dormants, en fin de journée le lieu est magique ; à guermessa demandez Kamel, il est le dernier villageois ! »
Guermessa ne se livre pas si facilement ; le nouveau village ne laisse pas présager de la merveille qui domine au sommet du piton
C’est par une piste caillouteuse de trois kilomètres que nous arrivons à l’entrée du ksar de montagne
Le lieu est romantique, désert, sauvage.
Un jeune berbère qui garde un troupeau de brebis, nous fait signe, Cléo dort à poings fermés
L’homme est assis au pied d’un muret de pierres qui fait suite à un mur de terre
Intrigué, ce jeune homme m’explique l’intérêt du jessour
Dans la région, les pluies sont rares et la terre ne retient pas l’eau de ruissellement provoquant en cela l’érosion des sols
En travers des ravines, des oueds, les hommes ont progressivement construit des jessours
Système hydraulique ingénieux, des murs de terre sont battis dans le lit de l’oued, sorte de petits barrages
Cette élévation de terre, se poursuit par un muret de pierres sèches dont le but est de permettre tel un déversoir de ne retenir qu’une partie de l’eau, un peu à la manière des rizières de montagnes en Asie.
Ainsi les jessours se succèdent le long de la ravine ; mais là encore ce savoir faire ancestral avec la désertification des villages est en proie à l’oubli.
En repartant pour la plaine de la djefarra, nous songeons à ces belles rencontres. A elles seules elles ont justifiées notre venue dans le sud-est tunisien
A Tataouine, comme un dernier appel de cette terre chaleureuse, nous observons dans les ghorfas du vieux centre, ces joueurs de « kharbga », coiffés du traditionnel chapeau en fibres de palmiers, le « mtallah »
« Ici les sources sont rares, pauvres et les palmeraies que l’on aperçoit de loin en loin n’ont rien de commun avec les grandes futaies du Djérid (le pays des palmes). »
« Dans ce paysage aride survit des hommes fiers, les berbérophones, les touazines de Médenine, les oudernas et les jlidets de Tataouine.
Ces berbères ont crées les ksour, les jessours et les habitations troglodytiques isothermes ; »
« Au soleil tombant on éprouve un sentiment de solitude face à un tel défi architectural, quel triste destinée que celle de mon village, comme el Jem, Douiret est ruiné ! »
Difficile de ne pas se faire l’écho de ces vers mélancoliques composés en hommage au hameau troglodytique de Douiret.
« Ce calme c’est merveilleux, j’aurais toujours la nostalgie de la vie d’ici. Avant, il y avait des magasins, des centres de services et même un petit hôpital de campagne lors de la colonisation française » Latifah une jeune femme berbère gère avec sa sœur Hasna une activité hôtelière dans le village
« Il est temps de développer un tourisme responsable et culturel pour contribuer à la revitalisation de ce patrimoine » estime le docteur Habib Belhedi qui vient d’implanter un écomusée à Chenini.
« A Guermessa, Kamel Tarchoun né dans le village en 1966 a la nostalgie du paradis de son enfance ; ce quadragénaire est revenu fonder un gîte et un programme de randonnées pédestres sur les villages de crête.
Pour nôtre premier voyage avec cléo âgé de deux ans, nous voulions une destination proche et simple, d’où notre choix pour le sud-est de la Tunisie.
En lisant ces quelques lignes cet hiver sur le magazine Géo, nous avions pensés qu’une balade dans la région du plateau du Dahar , plus précisément dans le djebel Demmer s’avérerait une bonne approche et une belle expérience pour notre fils.
Quelques noms notés sur un calepin, quelques repères cartographiés et nous sommes partis dans la montagne abrupte, travaillée par l’érosion du djebel
Des paysages magnifiques s’offraient à nous dans une gamme de tons ocre et gris ; de petites bourgades endormies, quelques aménagements d’oueds, rigoles aux flans des vallées, des jessours et un calme merveilleux.
Au détour d’une route poussiéreuse apparut le village forteresse de Douiret.
Une vallée aride, des canyons profonds, des cuvettes sèches, un tracé sinueux mettait en valeur un promontoire sur lequel siégeait Douiret.
Ces ksour de montagnes sont l’empreinte des hommes, une civilisation pastorale et rurale, intégrés parfaitement dans le milieu naturel et environnemental.
Une jeune femme berbère sortit d’une habitation rénovée lovée au cœur d’un amoncellement de ruines, elle nous enlaça, nous embrassa et nous offrit l’hospitalité, un thé amer au romarin servit avec des cornes de gazelles
Elle prit cléo dans ses bras et le plaça à l’ombre dans une ghorfa (cellule d’un grenier à orge), elle se présenta, Hasna de l’association ASNAPED (association pour la sauvegarde de la nature et protection de l’environnement de Douiret)
Ce petit bout de femme énergique, dirigeait les ouvriers berbères rénovant des ghorfas voisines ; Hasna était la sœur de Latifah, nous lui parlâmes de cet article parut sur Géo magazine, elle sourit et nous précisa que Raouf le dernier berbère du village n’avait toujours pas trouvé sa gazelle mais qu’il ne quitterait jamais le village.parfois, elle lui montait son repas, discutant avec lui pour couper la solitude pesante du jour.
Hasna qui travaille sous l’autorité de madame Khémira Habib, secrétaire générale de l’association, nous expliqua la vie de ce ksour de crête, difficile à détecter, épousant la structure et les couleurs du relief.
Il s’agissait avant tout d’une citadelle refuge qui surplombait le village avec des habitations troglodytiques, des huileries souterraines, un ksour collectif pour le magasinage des réserves alimentaires.
Ces ksour de montagne ont permis aux berbères de se maintenir malgré l’encerclement des tribus arabes qui occupaient les plaines.
Aujourd’hui, Douiret est un lieu empreint de romantisme et l’association s’évertue à réhabiliter le site en espérant attirer de nouveau les jeunes générations en leur proposant des emplois de guides pour randonnées pédestres.
En quittant Hasna, elle nous incita à rencontrer à Chenini, le docteur Habib Belhedi, président de l’association.
Comme à notre arrivée elle nous couvrit de baisers et serra cléo dans ses bras.
Le long d’une piste sinueuse, nous atteignîmes le village berbère de Chenini.
Notre première impression nous découragea, un village de crête de toute splendeur surplombé par une kalaa (citadelle blanche) ; à ses pieds des habitations creusée dans la montagne, mais au bas du village l’horreur….
Un immense restaurant, des bus touristiques en provenance de Djerba, des 4x4 rouge à l’effigie de l’opérateur Marmara et une myriade de guides.
Mais nous avions promis à Hasna d’aller à la rencontre du docteur.
L’escalade des ruelles empierrées, ne fut pas commode avec une poussette et cléo fatigué de surcroît ; mais l’effort nous récompensa.
A mi parcours de la crête, le restaurant de l’association Kenza, magnifiquement restauré, l’accueil chaleureux de Mohamed Lakrimi, membre de l’association, chef de cuisine et enfant du village, la quarantaine, une stature imposante, des moustaches épaisses, nous réconforta.
Il nous servit une chorba, des briks à l’œuf, un couscous, un thé au romarin
Je lui parlais du docteur Belhedi, il ne répondit pas, continuant à nous servir.
Dans le restaurant Kenza, nous n’étions que cinq, bien loin de l’attroupement d’en bas.
A la fin du repas, nous offrant des cornes de gazelles, il nous dit que le fils cadet du docteur Belhedi nous attendait pour nous guider à son père.
Le parcours fut délicieux, le docteur avait envoyé avec son fils des berbères pour nous aider à monter cléo et la poussette, car sur le versant ou il travaillait, aucun chemin digne de ce nom n’existait encore.
Cléo passa ainsi de mains en mains jusqu’à destination finale.
Un homme menu, moustachu, portant des lunettes, s’avança vers nous, nous enveloppa dans ses bras, nous remerciant d’avoir cherché à le rencontrer
L’homme était un passionné, il vivait dans la région de Tataouine depuis 30 ans ; originaire des îles Kerkennah et ayant exercé toute sa carrière professionnelle en tant que chirurgien dentiste, épris des villages berbères et de leur culture, il s’efforçait depuis de longues années à préserver ce patrimoine en voie de désertification.
Chenini n’avait aucuns secrets pour lui, mais bien plus que les habitations du village, il nous invita à le suivre à l’intérieur des grottes en restauration ; la vue sur le village était à couper le souffle
Il nous parla des vents circulaires apportant tantôt la fraîcheur, tantôt la chaleur ; chacunes des habitations troglodytiques du village avaient été conçu en fonction de ces vents.
Ces habitations se sont faîtes traditionnellement dans des grottes creusées horizontalement ; une première pièce appelée « rhar », puis une seconde en enfilade dénommée « khzana ». Devant la grotte, une cour à ciel ouvert divisée en plusieurs compartiments, cuisine, toilettes, étable.
Parfois le plafond en avant du « rhar » comporte des inscriptions et décorations
Le « rhar » est consacré à l’habitat, la « khzana » est réservée au stockage des produits agricoles.
Dans ce village, l’huilerie est aussi souterraine ;dans un premier temps les olives sont déposées en tas dans une ghorfa pendant un mois, puis lorsque les olives sont fermentées et perdent de leur poids, elles sont étalées à l’extérieur pour le séchage en vue de la fabrication de l’huile.
Le docteur Belhebi court d’une grotte à l’autre, nous désignant le panorama splendide sur la kalaa
Il espère finir quatre nouveaux logements d’ici à août, mois du début du ramadan
Pour le mois de septembre, des balades à dos d’ânes seront organisées entre Douiret, Chenini et Guermessa avec son ami Kamel Tarchoun ;pour cela de jeunes berbères seront mis à contribution ;éviter coûte que coûte la désertification des villages , préserver l’environnement et un tourisme écologique, telles sont ses préoccupations.
Le docteur est empli de générosité, de douceur ; président de l’association Asnaped, créateur du musée de la mémoire de Tataouine, cet homme mérite à lui seul cette visite à Chenini
Nous nous quittons bien à regret, lui promettant de parler de l’association et de son combat
« Surtout en reprenant la route pour Guermessa, juste après le virage à la sortie du village, arrêtez-vous à la mosquée des sept dormants, en fin de journée le lieu est magique ; à guermessa demandez Kamel, il est le dernier villageois ! »
Guermessa ne se livre pas si facilement ; le nouveau village ne laisse pas présager de la merveille qui domine au sommet du piton
C’est par une piste caillouteuse de trois kilomètres que nous arrivons à l’entrée du ksar de montagne
Le lieu est romantique, désert, sauvage.
Un jeune berbère qui garde un troupeau de brebis, nous fait signe, Cléo dort à poings fermés
L’homme est assis au pied d’un muret de pierres qui fait suite à un mur de terre
Intrigué, ce jeune homme m’explique l’intérêt du jessour
Dans la région, les pluies sont rares et la terre ne retient pas l’eau de ruissellement provoquant en cela l’érosion des sols
En travers des ravines, des oueds, les hommes ont progressivement construit des jessours
Système hydraulique ingénieux, des murs de terre sont battis dans le lit de l’oued, sorte de petits barrages
Cette élévation de terre, se poursuit par un muret de pierres sèches dont le but est de permettre tel un déversoir de ne retenir qu’une partie de l’eau, un peu à la manière des rizières de montagnes en Asie.
Ainsi les jessours se succèdent le long de la ravine ; mais là encore ce savoir faire ancestral avec la désertification des villages est en proie à l’oubli.
En repartant pour la plaine de la djefarra, nous songeons à ces belles rencontres. A elles seules elles ont justifiées notre venue dans le sud-est tunisien
A Tataouine, comme un dernier appel de cette terre chaleureuse, nous observons dans les ghorfas du vieux centre, ces joueurs de « kharbga », coiffés du traditionnel chapeau en fibres de palmiers, le « mtallah »
Gîte de Douiret dans le Sud tunisien?
Bonjour,
Tous les ans, au mois de Novembre, nous retrouvons à Djerba une amie Francaise qui part très souvent en Tunisie et qui connait très bien le pays. Lors de chaque séjour elle nous fait découvrir un endroit typique et différent (Kerkhennah, Tozeur etc). Cette année elle envisage de nous emmener passer quelques jours au gîte de Douiret dans le sud Tunisien, à quelque kilomètres de Tataouine. Je suis allée voir sur Internet le site du gîte, mais j'aimerais avoir l'avis de personnes qui ont déjà passé quelques jours là-bas, couchage, repas, randonnées à y faire etc.. Merci de vos réponses.
Patxika
Tous les ans, au mois de Novembre, nous retrouvons à Djerba une amie Francaise qui part très souvent en Tunisie et qui connait très bien le pays. Lors de chaque séjour elle nous fait découvrir un endroit typique et différent (Kerkhennah, Tozeur etc). Cette année elle envisage de nous emmener passer quelques jours au gîte de Douiret dans le sud Tunisien, à quelque kilomètres de Tataouine. Je suis allée voir sur Internet le site du gîte, mais j'aimerais avoir l'avis de personnes qui ont déjà passé quelques jours là-bas, couchage, repas, randonnées à y faire etc.. Merci de vos réponses.
Patxika
Retour d'un voyage en Tunisie avec un tour opérateur
Bonjour à tous,
Si vous recherchez une agence qui s'occupera de votre circuit ou de vos réservations, je souhaite vous faire part de mes réserves quant à l'agence Soleil Nomade (située en France) qui sous-contracte auprès de Douz Voyages (agence qui semble-t-il est très reconnue en Tunisie).
Malgré un contrat en bonne et due forme dont le paiement avait été effectué longtemps à l'avance, notre circuit de 18 jours s'est avéré une suite de surprises. Repas non-inclus lors des excursions et à l'hôtel (après 4 jours de téléphone, nous avons réglé le différend, mais les dépenses encourues n'ont pas été remboursées). Nous avions payé un supplément pour vue sur la mer, nous avons vu la mer mais pas à partir de la chambre et ni grâce à ce supplément. Au Tamerza Palace, nous avions demandé et payé pour une chambre contemporaine deluxe, nous avons eu droit à une chambre standard. Après plusieurs téléphones de notre part et de la direction de l'hôtel qui avait notre contrat sous les yeux, nous avons obtenu la chambre requise pour la 3e nuit et les subséquentes. Il y avait une différence de 175 U$ par nuit, nous ne verrons jamais la couleur de cet argent. Et pour terminer notre séjour sur une note mémorable, ils ont oublié de venir nous chercher pour le retour à l'aéroport (alors que l'agence nous avait téléphoné 2 jours plus tôt pour confirmer l'heure à laquelle nous devions être prêts). Nous sommes donc arrivés à l'aéroport 20 minutes avant le décollage, le souffle court.
Donc, aucune catastrophe majeure. C'est seulement que j'ai passé plus de temps au téléphone durant ce voyage que lors d'une semaine normale de travail et qu'il est choquant de se faire escroquer par une compagnie soi-disant reconnue. L'agence française me disait que l'agence tunisienne était responsable des problèmes et vice-versa. Ai-je eu des excuses ? Non. Donc, je voulais prévénir les gens qui recherchent un tour-opérateur sans surprises. Évitez ces 2 compagnies et vous économiserez plus de 1000 U$ et bien des appels téléphoniques...
Si vous recherchez une agence qui s'occupera de votre circuit ou de vos réservations, je souhaite vous faire part de mes réserves quant à l'agence Soleil Nomade (située en France) qui sous-contracte auprès de Douz Voyages (agence qui semble-t-il est très reconnue en Tunisie).
Malgré un contrat en bonne et due forme dont le paiement avait été effectué longtemps à l'avance, notre circuit de 18 jours s'est avéré une suite de surprises. Repas non-inclus lors des excursions et à l'hôtel (après 4 jours de téléphone, nous avons réglé le différend, mais les dépenses encourues n'ont pas été remboursées). Nous avions payé un supplément pour vue sur la mer, nous avons vu la mer mais pas à partir de la chambre et ni grâce à ce supplément. Au Tamerza Palace, nous avions demandé et payé pour une chambre contemporaine deluxe, nous avons eu droit à une chambre standard. Après plusieurs téléphones de notre part et de la direction de l'hôtel qui avait notre contrat sous les yeux, nous avons obtenu la chambre requise pour la 3e nuit et les subséquentes. Il y avait une différence de 175 U$ par nuit, nous ne verrons jamais la couleur de cet argent. Et pour terminer notre séjour sur une note mémorable, ils ont oublié de venir nous chercher pour le retour à l'aéroport (alors que l'agence nous avait téléphoné 2 jours plus tôt pour confirmer l'heure à laquelle nous devions être prêts). Nous sommes donc arrivés à l'aéroport 20 minutes avant le décollage, le souffle court.
Donc, aucune catastrophe majeure. C'est seulement que j'ai passé plus de temps au téléphone durant ce voyage que lors d'une semaine normale de travail et qu'il est choquant de se faire escroquer par une compagnie soi-disant reconnue. L'agence française me disait que l'agence tunisienne était responsable des problèmes et vice-versa. Ai-je eu des excuses ? Non. Donc, je voulais prévénir les gens qui recherchent un tour-opérateur sans surprises. Évitez ces 2 compagnies et vous économiserez plus de 1000 U$ et bien des appels téléphoniques...











