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Séjour imminent femme seule Jérusalem-Est / Ras al-Amud
by Loopi · 2014-07-20 · 43 replies
Bonjour à tous,

Femme de 25 ans, je m'apprête à séjourner en Israël pour 2 mois, départ début août.

Je logerai à Jérusalem-Est, dans le quartier arabe de Ras al Amud, à la Maison d'Abraham (gérée par le secours catholique français).

Je souhaiterais recueillir l'avis de personnes connaissant la situation précise sur place, non pas Jérusalem en général, mais bel et bien le quartier de Ras al Amud. À l'heure actuelle, le quartier fait partie des zones déconseillées par les autorités françaises, mais sachant qu'il y a aussi pas mal de surmédiatisation, je suis volontiers preneuse d'infos précises venant de personnes ayant des contacts sur place.

1) J'ai entendu dire que Ras al Amud était impossible d'accès, mais je n'ai pas les moyens de vérifier. Info ou Intox ? 2) Les déplacements entre Ras al Amud et Jérusalem Ouest sont-ils sécurisés ? Précision : je me déplacerai en transports en communs. 3) Concrètement, une femme seule craint-elle quelque chose ? Y-a-t-il des précautions vestimentaires pour ce quartier ? Là aussi, j'aimerais faire la part des choses entre la réalité et les fantasmes.

Par avance, un grand merci si certains peuvent me renseigner !

Et bon voyage à toutes et tous.
Récit de mon séjour en Israël – Palestine - décembre 2013
by Jordanscam · 2014-01-05 · 113 replies
21/12/2013 - 14h15 Aéroport Charles de Gaulle, enfin !!! Ce voyage était attendu, il était temps que la date arrive. Ras-le-bol du quotidien. Israël-Palestine, depuis le temps que j'en rêve....Tous ces rendez-vous manqués. Combien de fois suis-je venue en Jordanie avec l'idée de traverser la frontière et de voir la Palestine et le désert du Néguev... Mais à chaque fois, entourée de mes amis bédouins de Pétra, le courage me lâchait et j'en oubliais cette envie. Alors, cette fois-ci, pas question... Aller-retour Tel-Aviv, je ne mettrais pas un pied en Jordanie. 14 jours pour rencontrer ces deux peuples si différents et si identiques à la fois, si loin et si proche d'une vie sans conflit. J'ai hâte de voir les paysages mais aussi de sentir l'atmosphère si spécifique à cette « terre sainte des trois religions ».

21h50 – Aéroport d'Istanbul Comité d'accueil spécial pour les embarquements pour Israël. Certains passent tranquilles. Moi, c'est un peu plus compliqué...à priori parce que j'ai pleins de visas de Jordanie et d’Égypte. Questions : - Le parcours de votre valise depuis chez vous ? - Vous venez pour quelle raison ? - Est ce que quelqu'un vous a remis quelque chose, un colis, un paquet, un cadeau ? - Est ce que tout ce qui est dans vos sacs est à vous ? - Quel hôtel en Israël ? Tout çà dure environ 10 minutes. Le chef d'embarquement regarde mon passeport, mes visas et c'est OK. J'espère qu'à Tel-Aviv, çà ne se compliquera pas. Je viens juste pour voir le pays moi !!!

22/12/2013 – 2h15 Voilà, je suis dans ma chambre, dans une auberge de jeunesse super bien située dans Tel-Aviv, près de la plage. L'air est frais mais pas froid, pas besoin de veste. Un peu le bordel pour arriver : j'aurai voulu prendre le train, mais fermé la nuit. J'ai été guidée vers un bus qui mène au centre ville... en fait à la gare principale. Bus gratuit. Ensuite, j'ai un peu ramé en voulant prendre le train, mais toujours aucun avant 5h du matin. J'ai fini par prendre un taxi qui m'a amené à l’hôtel pour 40 shekels, comme prévu au départ. Bah oui, en fin de compte, j'étais à la bonne station ? Allez, je suis crevée, gros dodo, et demain, petite visite de Tel-Aviv...

15h15 – Je quitte Tel-Aviv par le train pour aller à Akko (Saint Jean d'Acre). Cette première journée était très sympa, même si je ne trouve rien d'exceptionnel à la capitale israélienne. C'est une ville moderne, qui ressemble à tant d'autres villes modernes du moyen-orient... Si ce n'est que tous les quartiers sont beaux. J'ai commencé ma découverte vers 10h30. Tout à pied... j'ai commencé à longer la promenade au bord de la méditerranée, et ce soleil avec la plage, c'est franchement un régal en décembre. En manche courte, la température est géniale. Je revis. J'ai commencé par visiter le quartier Allenby avec son souk Hacarnel, coloré et animé et j'ai longé des ruelles du vieux quartier Yéménite, le quartier Kern Hatamarim. Arrivée à Neve Tsedek, j'ai visité l'ancienne gare de Jaffa qui a été restaurée superbement, même si maintenant ceux sont des boutiques et restaurants qu'on y trouve. J'arrive enfin à l'endroit qui me paraissait le plus beau à voir : Jaffa ! Et là, j'ai été ravie. C'est le plus vieux quartier de Tel-Aviv, où juifs et arabes se côtoient en paix. Un vrai bonheur. L'endroit est vraiment atypique. Il surplombe Tel-Aviv, au milieu d'un jardin méditerranéen luxuriant, des ruelles et des remparts, d'une place et de boutiques. Cette vieille cité Ottoman est superbe. J'ai continuée dans les bas de Jaffa, au souk Halishpeskin, un marché aux puces où l'on y trouve de tout. L'ambiance y est très sympathique. Sortie de Jaffa, je suis rentrée par le boulevard Rothschild, un promenade arborée et bordée de belles demeures. Ouais, bon d'accord, mais rien d'extraordinaire... à part que j'ai beaucoup marché. Me voilà rendue à l'auberge, récupération de mon sac à dos et bus 10 qui m’emmène direct à la gare. Sinon, j'ai remarqué très peu mais quelques arabes et blacks dans la ville. Mais, tristement, j'ai aussi remarqué qu'ils étaient employés aux besognes les plus dures et ingrates. Toutefois, je n'ai pas ressenti de racisme, et les habitants sont souriants, sympas et facilement près à vous aider. J'entends aussi beaucoup parler français. Touristes sûrement, mais aussi des habitants je pense.

19h – Je suis crevée. Besoin de dormir. J'ai réservé une chambre chez l'habitant, via airbnb. Moshe, mon hôte, n'est pas là. Je suis allée chercher les clés dans un restaurant, pas loin de chez lui. A vrai dire, la maison ne paye pas de mine, le jardin est à l'abandon. Mais elle est propre, à part le lit, pas tout à fait clean. Je suis un peu dégoûtée de devoir enlever les restes des mouchoirs de ma précédente et les poils.... beurk. Mais j'ai connu pire. Et puis, ce n'est que pour une nuit. Ce soir, j'ai eu la flemme, malgré mon envie, de faire un tour dans la vieille ville. J'ai pris un bon repas dans un petit restaurant : falafel, houmous, frites, légumes...çà me rappelle la Jordanie … même repas !!! Et une bière brune, sans alcool, très bonne. Allez, gros dodo et demain, visite de Akko.

21h – Mea culpa Moche, ne m'étais trompée de chambre. Son autre locataire, israélienne, utilise en fait la chambre que j'avais squatté !!! Elle m'a réveillé et montré ma chambre, toute propre, avec de bon draps...En fait, c'est elle la cochonne...Et en plus, il m'avais prévenu qu'elle était un peu cradoc et s'excusait à l'avance. Maintenant, dur dur de se rendormir. En tout les cas, première réflexion de ma « colocataire » qui me laisse dubitative. Je lui explique que ma fille m'a envoyé un SMS me disant qu'une explosion a eu lieu à Tel-Aviv, alors que j'y étais, et que tout était calme. Elle me dit que oui, il y a eu une bombe dans un bus, mais sans personne à l'intérieur. Ce qui me dérange, c'est qu'elle rajout qu'ici, à Akko (vieille ville surtout musulmane et chrétienne), il y avait beaucoup d'arabes et donc « safety »: pas de bombe dans une ville arabe !!! Ouais, que veut-elle dire ??!!
Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines)
by Mamieecaval · 2013-12-28 · 69 replies
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador

Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.



J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.

Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.

L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.

Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.

Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.

Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.

La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.



La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.

Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.

Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.



Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.

Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.

Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.

Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.

Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.



Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.

De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.

Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.

Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.



Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.



Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.



Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.

Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.



Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).

Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.

Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.

Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue:
http://mamieencavale.wordpress.com



En plus, ça faque ça fait une saphène en moins
by DeCléricy · 2013-07-13 · 10 replies
- Messieurs vous allez m’excuser mais moi il faut que je parle à mon patient.

Le doc à tirer le rideau pour m’isoler de ses élèves en se disant que de toute façon il en avait assez vu.

Ouais bein, ça va pas bein pantoute que j’me suis dit! Cé pas fait fort comme disait mon grand-père! Le pôpa de ma mouman à moi.

- Monsieur Paquet je suis le docteur Lachapelle. Vous êtes sous moniteur cardiaque et je vous laisse entre bonnes mains. Je reviens dans une heure environ. Le temps de trouver une salle d’op et un anesthésiste. Je vous opère dès que possible, ça presse!

- Quossé-vous voulez dire ‘’ça presse’’ doc? - Quatre pontages aux coronaires. Peut-être cinq.

Ah bein dis donc toé chose! Me semblait itou que ça n’allait pas bein. V’là ti pas qu’y m’parle de coroners asteure!

Avant de quitter il a soulevé ma jaquette et tâtonné une à une mes jambes de l’aine jusqu’à la cheville. J’sais pas pourquoi. J’ai pensé à Dracula.

- Messieurs, veuillez retirer le cathéter et garder le patient sous perfusion durant mon absence. Nitro en spray sous la langue si nécessaire.

Trois quart d’heure et deux tonnes d’angoisses plusse deux coups de push push de nitroglycérine plus tard, Vlad III l’Empaleur est revenu.

- Demain matin 7 heures Monsieur Paquet. Je n’ai pas trouvé d’anesthésiste ce soir. Mon assistant va vous installer un ballon dans l’aorte pour aider votre cœur à passer la nuit puis il va vous faire signer votre consentement en soirée. Il faudra surtout ne pas plier votre jambe droite de toute la nuit.

- Comme ça doc? - Non. L’autre droite Monsieur Paquet. Une infirmière va passer vers 6 heures demain matin afin de vous préparer pour la salle d’op.

Moi qui croyais être venu aux urgences pour passer la nuit sous observation. Une simple crisette d’angine de poitrine, pensais-je. Cé comme qui dirait pas pareil pantoute. J’ai une pompe à coté du lit, une balloune qui gonfle au cœur entre chaque battement, une jolie, très jolie infirmière, juste pour moi tout seul, une soudaine envie de griller une clope. Et v’là que je songeai au frigo de l’apart: vu que je suis a l’hosto pour ‘’un tit-boutte’’, faudra enlever le périssable comme!

En soirée est venu l’assistant-vampire avec des papiers pis des explicâââtions rien qu’en masse:

1 -1 à 2% de risque de faire un ACV (un Arrêt Contre ma Volonté). 2 -2-3% de risque qu’un ou bedon les deux reins mangent la claque durant la chirurgie. 3 -2% de faire de graves infections postopératoires.

… pis des détails sur le programme à venir:

La première équipe de vampires va bistouriser une jambe depuis l’aine jusqu’à la cheville pour en retirer la saphène antérieure et préparer 4 ou 5 greffons si le vampire en chef et ses vampirons trouvent que vos veines mammaires ne sont pas à leurs goûts (athérosclérose). La seconde équipe va scier le sternum, écarteler la cage thoracique, dégager le cœur, procéder au pompage extra corporel, en arrêtant le cœur environ 10-15 minutes par pontage.

- Pis si j’signe pas? - On n’opère pas. Vous signez ici, ici et puis là. C’est votre santé qui est en jeux vous savez. Et on ne sait pas ce qui arrivera à la prochaine crise.

R’garde moé bein toé chose! La dernière crise c’était en 2008. Comme j’ai pas encore vu la Papouasie ni trouvé l’amour de ma vie pis que j’sais toujours pas le secret d’la Caramilk, m’a t’en vas signer genre. Pis en même temps quossé que les docs connaissent en économie hein? Pis sur la santé itou? Leur domaine c’est les maladies pis les gens malades.

- Vous avez déjà subit une opération Monsieur Paquet? - Une seule fois doc. Il y a 60 ans. C’était à ma naissance. Un tit-peu pour moé mais surtout pour ma maman à moi. - Ah! Dernière chose Monsieur Paquet. - Appelez-moi Marcel. ‘’Monsieur’’ c’était mon père. - Marcel, en cas d’urgence qui voulez-vous qu’on appelle? - En cas d’urgence? Bein l’docteur tabarnak! Apelle le doc bonyeu!

Sont drôles les toubibs! Y te dise que c’est un succès garanti pis en même temps y veulent un no. de téléfôône au cas z’ou.

Faque le lendemain est apparu, le jour d’après la veille genre. J’avions pompé du stress et d’l’aorte toute la nuit quand une vampirette bouclée noire est apparue, une piquouse à la main.

- C’est un relaxant Monsieur Paquet avant la salle d’op. - Appelle-moi Marsou. Si c’est pour relaxer raconte-moi une histoire tu veux bien? Ou une chanson:

‘’Une chanson douce Que me chantait ma maman En suçant mon pouce J’écoutais en m’endormant.’’

Me suis réveillé parmi des rideaux bleus, des bips-bips-bips rien qu’en masse, pis une tivi qui dessinait comme un tremblement de terre avec des chiffres verts fluo pis du nouère autour: 71 icitte, 117 là, ailleurs 24. On aurait dit CSI: Miami ou Urgences la série télé et qu’il manquait quèque’chose dans ma vie. Genre 5-6 heures. Me souviens pas d’avoir dormi ni rêvé. Et puis y’avait ma sœur Pauline, infirmière retraitée à 70 ans qui n’aimait pas mon fond de teint.

Je n’étais pas cloué mais ‘’broché’’ au lit. Un long zipper métallique depuis l’aine jusqu’à la cheville gauche pis un autre de la base du cou jusqu’à la pointe inférieure du sternum. Al, mon patron, m’a ramené mon portable dans l’aprem. Me souviens d’avoir songé qu’avec toutes les broches sur le corps (160 à la jambe, 120 sur la poitrine): s’il sonne… j’va t’y exploser?!!

Trois jours plus tard Ils ont fini par m’enlever ces ‘’nom de Dieu de non moins putain de tubes dans la gorge’’. Y m’ont également donné un coussin rouge en forme de cœur :

- Il faut le serrer très fort contre vous Monsieur Paquet et puis tousser pour cracher les expectorations de vos poumons.

La plus grande victoire morale sur ma condition humaine est survenue au bout de six jours lorsque pour la première foi j’ai pu faire ‘’mon numéro 2’’ tout fin seul sur le siège des toilettes.

Avant j’avais une couche et ils m’autorisaient à faire dedans. Tu te rends compte Maman? Toi qui a tant insisté pour que je suis propre le plus tôt possible. Ces cons-là trouvaient normal que moi, ton ange, je souille encore mes langes à 60 ans!

La honte toé chose!

Et puis au 7e jour Dieu se reposait aux soins intensifs: j’étais à roupillonner quand est arrivé un juif hassidique (les longs bigoudis de cheveux tombant aux favoris) sur civière et en détresse respiratoire. 78 ans d’après ce que je pu entendre. Ils ont sortis les ustensiles, l’artillerie lourde et tout le bataclan, la cavalarie, la cohorte d’infirmières, les tivi-moniteurs, les piquouses à 100$ la shot aux jugulaires, les massages cardiaques, le défibrillateur, le ballon à ventiler, les élèves en cardiologie accompagnée des médecins-professeurs . Tellement occupés qu’ils n’ont pas pensé tirer mon rideau pour cacher ma vue à 5 mètres de là.

À l’occasion un ou deux ‘’patrons’’, têtes grises, sortes de cardiologues réputés venaient prodiguer leurs conseils tout en consultant le dossier rouge du patient agonisant. Ils disaient ‘’continuez. Vous êtes dans les protocoles.’’

Puis soudains un long bipppp. Plat…

… Une éternité venait de naître.

DeCléricy.
Trek + Pouce: Traversée de Charlevoix [Québec]
by Payne101 · 2011-01-25 · 12 replies
Bien le bonjour à tous. Comme présentation (car je suis tout nouveau sur ce forum), j'ai décidé de faire part d'une de mes expériences de plein-air: la Traversée de Charlevoix, un trek de 107 Km réalisé en août 2010 (j'avais alors 18 ans).

Mon album photo sur FaceBook est relativement complet et j'ai mis une légende à toutes les photos pertinentes. De plus, mon compte est ouvert à tous, donc si l'envi vous prends de commenter, allez-y! :D
http://www.facebook.com/...076.473635.882620075

Ce trek, c'était mon tout premier projet de plein-air d'envergure et c'est moi qui l'ai organisé seul, et au complet. :) Ah, tant de gens se disaient prêts à venir! J'avais une liste d'envoi de presque 10 personnes le jour où j'ai envoyé mes premières informations. Au fur et à mesure, cette liste diminuait. En fin de compte, il ne restait plus d'un ami que je ne connaissait pas tant que cela (situation assez cocasse). Qu'il venait ou pas, moi je partait! Heureusement pour moi (vous comprendrez pourquoi plus tard), il a pu venir. Le seule faille de mon organisation était assurément le transport. Ce rendre de Montréal au point de départ aurait pu être assez hasardeux vu la date à laquelle je comptait partir. Par chance, les parents d'Antoine, mon partenaire, ont bien voulu nous donner un lift (probablement pas peur face à mon organisation du transport :P).

Bref, nous voilà sur la route. Avant même de quitter l'île (de Montréal), nous faisons une escale au centre de plein-air Mountain Equipment Coop. Je décide de m'acheter un imperméable à sac-à-dos, et les parents d'Antoine lui paient des bâtons de marche et un petit surplus de nourriture (juste au cas). Suite à cela, tout va bien et on arrive à destination après je-ne-sais-trop-combien-de-temps. L'inscription se passe à merveille, et la première photo (faisant ici référence à mon album photo sur FaceBook) est prise juste avant de quitter les parents. La photo suivante, la seule de moi et Antoine ensemble, je l'ai malheureusement maladroitement effacée et c'est dommage parce qu'elle était vraiment drôle (lui, si grand et massif, à côté de moi, si petit). Il y a tout de même une belle comparaison à faire entre les photos #3 et #4.

Sur ce, je commence le récit en soit:

Inscription: Sur place. Environ 160$. Attention, il faut toutefois avoir réservé à l'avance sur leur site internet! On nous informe que deux des refuges sont infestés de nids de guêpes et qu'il va malheureusement falloir que l'on utilise les chalets à la place. Quel dommage! ... Comme cette randonnée commence bien! :D

Jour 0 (je ne le compte pas à cause de la si petite distance parcourue): 3 Km de marche (je ne donnerai que des kilométrages approximatifs). Ces trois kilomètres nous ont tout de même fait sacrer encore plus que les autres jours: il y avait tellement de maringouins et autres insectes nuisibles qu'on se disait que ça allait être la pire randonnée de notre vie! Arrivés au refuge, une petite discussion entre mâles s'effectue sur le minuscule mais mignon balcon du 2e étage. Après avoir mangé, on se couche. Après quelques minutes passées à tenter de fermer l'œil, on se tanne d'entendre les quelques mouches qui vivent dans le chalet alors on part à leur recherche. À chaque fois qu'on en tuait une, 5 autres sortaient, c'était l'enfer! À un moment donné, on se rends compte qu'elles sont presque 40 toutes entrelacées dans la craque d'une des fenêtres... et on décide de les laisser tranquilles! ;)

Jour 1: 15 Km. Sur les sentiers, on passe par un pont en bois. Malheureusement pour moi, j'étais en avant... mes pas ont alertés un nid de guêpes et je me suis fait piqué par 3 d'entre elles. Je vous l'assure: ça surprends quand on ne s'y attends pas du tout! Tournant de bord en courant, je me heurte à mon partenaire qui, lui, l'avait aperçu (sans toutefois me l'avoir dit hein!? :P). Il restait là, sans bouger, à me bloquer le chemin pendant que je me faisait piquer. Ces quelques secondes n'étaient pas drôles du tout. J'ai pris un pas pire détour pour contourner ce nid maudit. :P Arrivés au refuge, on filtre une eau stagnante plus que douteuse, mais on s'en sort vivant (quoi que quelques chaussures se sont mouillées dans cette aventure). Le lendemain matin, on se rends compte que la source d'eau à utiliser n'était pas du tout là. XD

Jour 2: 20 Km. Oh que oui: pas question de se rendre la tâche facile et de ne pas passer par le détour suggérer! Surtout que sans ce détour, on perds le mérite de pouvoir dire que l'on a marché plus de 100 Km! :P En soit, ça a vraiment valu la peine de le faire ce détour: de très belles vues sur notre chemin (photos #14-17). :) Cependant, le dernier kilomètre était extrêmement chiant: un sale dénivelé nous attendait... et dès qu'il te donnait l'illusion d'être terminé à cause d'un tournant, il te ressautait en pleine face. ;) L'arrivée à ce refuge a été des plus appréciée. L'on s'est tous deux baignés dans le lac vaseux juste en face. Ce fût aussi l'occasion de prendre une bonne douche. La nuit tombé, c'est pas mal là que je me suis dit que j'aurais probablement fait énormément d'insomnie si j'avais fait cette randonnée seul: pleins de bruits bizarres tout autour, un noir à n'en plus rien voir... Moi qui a encore et toujours (mais de moins en moins! :P) peur du noir!

Jour 3: 19 Km. Pendant une très longue pause de filtration de mon partenaire, moi je m'amusais à poursuivre des oiseaux avec ma caméra tel un touriste. J'apprends plus tard ce que sont des "perdrix" et me sens assez con. XD Ce jour là avait lieu le seul retour à la civilisation. Rien de tellement excitant en fait... on a croisé quelques randonneurs "de pacotille" (:P), mais bon! Cet intermède n'a probablement pas duré plus d'un quart-d'heure. De retour dans nos chers sentiers, on s'est en quelque sorte perdu après un kilomètre. Je dis en quelque sorte parce qu'en fait, on était sur le bon chemin sans le savoir. :P En effet, après quelques minutes de marche, on commence à voir des pancartes du gouvernement disant que la zone est protégée à cause de la flore présente... ça nous a vraiment fait hésité et on a perdu un bon 30 minutes à regarder notre carte et tenter de rejoindre, en vain, les responsables du sentier.

Cette soirée là, on se rendait à un chalet (photos #39-42)! En entrant, on a été pas mal impressionné par la beauté de la place et il y avait un superbe rapide à à peine 100 mètres. Personnellement, je ne voulais pas prendre les chalets pour une raison toute simple que j'aime bien évoquer: « Forfait chochotte! » Avec moi, plus c'est cheap, mieux c'est! Je sors pour vivre l'expérience la plus rude possible, alors pas question de faire ma chochotte et payer quelques dollars en plus pour être bien loger ou encore me faire livrer ma nourriture. :P

Au souper: du spaghetti sauce bolognaise! Assurément le repas le plus complet et le plus réconfortant du séjour. J'en prends bonne note pour mes prochaines randos! :D ... J'ai même trouvé des sachets de parmesan à terre! Et j'ai pas été malade. ^^

Jour 4: 16 Km. Ah ha! La bêche que mon partenaire s'est prise, je ne l'oublierai jamais (photo #43)! C'est cruel à dire, mais bon... ça remonte le moral! :P Cette soirée là, c'est en refuge que ça se passe. Rien de trop intéressant à signaler.

Jour 5: 35 Km. Nous sommes arrivés au dernier chalet vers 2h de l'après-midi... relativement tôt quoi! J'ai donc décidé de poussé mon partenaire à bout pour que l'on parte quelques minutes plus tard. Le plan fonctionne, il sacre un peu et jure de me haïr si des merdes arrivent... rien de plus normal. ^_^ En chemin, l'on se rends compte que le sac de poubelles que l'on s'est évertués à porter tout au long du voyage a soudainement disparu. Au moins, il était d'une couleur flash et quelqu'un pourra donc le remarquer facilement et le ramasser (on a d'ailleurs averti les responsables de la présence de ce sac). Et mis-à-part cette petite mésaventure, tout se passe bien. Une fois arrivés à la fin de la piste, malheureusement, la pancarte de « Félicitation! » était toute bouffée par les rongeurs (photo #51). Tout de même dommage. XD En parlant avec un habitant du coin, on apprends que le prochain village est tout de même loin. On marche désespérément sur le bord de la route (mon dieu que mes pieds souffraient!) en faisant du pouce et même en allant sonner chez certains gens. En fin de compte, un couple de personnes âgées qui passait en voiture nous donne un lift jusqu'au village le plus proche. À partir de là, mon partenaire décide qu'il ne se sent pas à l'aise de faire du pouce pour revenir jusqu'à Montréal (nous étions à environ 700 Km je pense bien) alors il décide de prendre un autobus alors que moi, je m'entête à vouloir payer le moins cher possible.

Oh! Et pour ceux qui se le demandent: à part pour le Jour 0, c'est à peine si on a vu un seul petit moustique! :D

Le retour sur le pouce, première expérience à vie. On se quitte. Je fait du pouce pendant 5 minutes, arrête pour sonner chez quelqu'un et demande un carton avec un crayon. Je m'écris une belle pancarte et après même pas 3 minutes, j'ai déjà un lift jusqu'à Québec (photo #52)... c'est tout de même la moitié du chemin! Je discute avec mon lifteur et bon, rendu à Québec, il m'offre d'aller dormir chez lui. Pourquoi pas? :D

En fin de compte, je mange un super souper, dors super bien, prends une bonne douche chaude, mange un super déjeuner, et me fait donner un lift jusqu'à l'autoroute (on en est donc au Jour 2 du Sur Le Pouce)! Vraiment, merci beaucoup à Pascal Corriveau! :D Après probablement 2 heures à lever mon pouce, je commence à me tanner et me dit que c'était probablement une mauvaise idée. Après quelques autres minutes, une auto s'arrête... la police! On m'informe que je n'ai pas le droit de faire du pouce là. Je me fond en excuses et finalement, les policiers me proposent un lift! Haha! XD Sur la route, malheureusement, il y a eu un accident et il a fallu que les policiers s'arrête, donc ils m'ont laissés à un endroit où ils savaient qu'il serait légal de faire du pouce. Après un bon 15 minutes, un boulanger (photo #53) s'arrête et me donne un court lift (mais c'est mieux que rien!). Humm, l'auto sentait bon! :D Me déposant à l'endroit que je lui indique (sachant maintenant où il est légal de faire du pouce), on se quitte, et j'attends encore, mon pouce bien droit.

Après peut-être trente minute, une jeune voyageuse s'arrête pour me donner, elle aussi, un lift. Elle me raconte sa vie passionnante de voyageuse et je lui explique que les derniers jours m'ont vraiment donnés le goût de voyager alors elle me donne pleins de conseil. Oh! Et on a écouté du The Police! :D En tout cas, elle, elle peut me lifter jusqu'à Trois-Rivière. Elle doit s'arrêter là pour visiter la ville et se réserver une chambre dans une auberge de jeunesse. Rendus là-bas, elles m'apprends que les centres d'information touristique, c'est vraiment une mine d'or d'information pour savoir quoi faire à bas prix. On se fait recommander une pièce de théâtre gratuite, mais finalement, on arrive sur place en retard et on se voit refuser l'entrée. Je l'invite donc à un dîner dans un parc (photo #54). Un moment bien sympa. ^_^ On va ensuite voir pour sa réservation, et elle se fait dire que l'auberge est presque vide. Ça la déçoit, elle qui veut tant rencontrer des gens, alors elle décide sur le pif qu'elle me donne mon lift jusqu'à ma porte! Quelle femme! :) En route vers ma maison, je la fait arrêter à ma job (puisque c'est sur le chemin) et je vais voir mon horaire de la semaine. Et tant qu'à être là, je « vole » quelques pâtisseries destinées sans raisons aux poubelles. Quel régal ce fût en voiture! :P À ma porte, je l'invite à rester chez moi, mais elle m'indique qu'elle avait pour plan d'aller voir une amie à Laval à la place, alors elle fait un appel et tout fonctionne. Sur ce, elle prends un verre d'eau et quitte. Un grand merci à Mylène Goyette Proulx!

Le retour du partenaire: Le jour de mon retour, je communique mon périple sur FaceBook et tente de rejoindre mon partenaire (qui devait être arrivé bien avant moi), sans succès. Un peu plus tard en soirée, il prends contacte avec moi. Voici son histoire: Après m'avoir quitté, il a manqué son bus de quelques secondes et a du se payer une chambre d'hôtel pour une nuit. XD Ainsi, malheureusement pour lui, il a déboursé presque 100$ juste pour le retour, alors que pour moi ce fût gratuit et parsemé de rencontres et aventures! Morale de l'histoire: toujours faire du pouce! :D

Bilan: - Plus de 100 Km de marche en 5 jours - 2 bobettes, 2 chandails, 2 pantalons - Deux douches - Une superbe histoire! - 0$ pour le retour! - 2 nouveaux amis FaceBook

Et voilà! Ce fût l'humble histoire de Jérémi Grenier Berthiaume. J'espère que vous avez apprécié. N'hésitez pas à me poser des questions ou à commenter mon texte. Je vous invite aussi à commenter mes photos sur FaceBook. :)
Météo à Assise en novembre et décembre?
by Quadimelle · 2011-01-12 · 4 replies
allo à vous tous je viens vous demander une information sur la météo à Assise en novembre et décembre nous voulons avoir un apperçu car partons du canada ...merci

lorraine
Deux otages en Afghanistan: comme s'il n'y avait qu'eux?
by Cleastre · 2010-12-29 · 115 replies
Bonjour,

365 jours que 2 journalistes de Fr 3 sont pris en otages en Afghanistan, = 365 jours que toutes les chaines du service public français nous martellent du matin au soir et du soir au matin, de penser particulièrement à eux tout en évoquant chaque fois de manière très brève les autres otages, comme pour se donner bonne conscience et de ne pas sembler faire une simple fixation sur leurs 2 collègues de télévision...

Sans vouloir sous-estimer le mérite de ces 2 journalistes, n'est-il pas selon vous dérangeant de les montrer comme des victimes prioritaires, alors qu'ils sont partis en pleine connaissance des risques encourus, contrairement aux simples voyageurs pris au même piège alors que rien ne pouvait les prédisposer aux mêmes traitements avant leur départ ???

Merci de points de vue...
Forfait intéressant pour aller en France de Montréal en juillet 2011?
by Benoito · 2010-12-19 · 25 replies
Bonjour, je prévoit aller en France, de Montréal, en juillet 2011. Connaissez vous un forfait intéressant incluant l'avion, la location de voiture et peut-etre quelques nuitées a l'hotel? Pour un voyage de trois semaines, est-ce mieux d'atterrir a Paris ou dans une autre ville pour un circuit -paris, bretagne, loire, cote d'azur. Merci pour vos réponses.
Rencontre VF seniors à La Baule le 16 octobre 2010
by Mouette75 · 2010-10-03 · 13 replies
Nous sommes nombreux retraitées(és) aimant voyager mais pas toujours envie de partir seule ou seul ....surtout pour des destinations lointaines

Rencontrons ..nous ...et mettons en commun nos projets de voyages

Sur Paris est en train de se créer un petit groupe qu'on pourrait rejoindre
Court séjour en Italie
by Wilhelmina · 2010-09-22 · 6 replies
Je pars de Montréal pour Rome le 11 oct.Nous désirons ma fille et moi faire plein de découvertes mais je ne sais pas par ou commencer, nous avons 2 jours a Rome et terminons notre voyage à venise 2 coucher.Retour à Montréal le 23 oct.Dans nos choix de visites nous avons Naples et Florence J'aimerais savoir par quel endroit nous devons commencer? Merci Céline
Trois semaines en Italie en octobre
by Quadimelle · 2010-09-21 · 5 replies
Je vais en Italie mois d'octobre pour 3 semaines Rome venise florence assise pas tous en ordre ...mais j'aimerais tout voir mais je me limite. Y a t'il un endroit à part de cela que je dois voir absolument???

Merci Lorraine
L'Ouest canadien oublié des Québécois?
by Jeansellier · 2010-09-15 · 217 replies
Bonjour aux Quebecois et d'avance merci à tous ceux qui me répondront.

Sur Voyage forum j ai l'impression que les provinces de l'Ouest canadien "Colombie Britannique" & "Yukon" suscitent peu d'interet en particulier de la part de nos amis quebecois . Du moins est ce mon sentiment personnel car je ne vois que peu de questions à leur sujet . Pourtant Vancouver ( que j ai découverte en coup de vent ) et sa région m'ont paru magnifiques . Idem pour les lacs vers Banff etc.. Y a-t-il une raison à cela ou je me trompe ? est ce une question d'eloignement ? Cout de la vie plus onéreux qu' au Québec ou en Ontario ?

Cordialement Jean
Le canal du Midi à vélo
by DansAfrik · 2010-08-20 · 8 replies
Nous sommes parties le 3/08 à 15h. Lieu de rendez-vous pour le départ pont des Demoiselles avec une amie et son fils de 1 an (il les a fêté le 08/08 sur le parcours) installé dans une carriole à l'arrière du vélo de celle-ci . Nous étions chargé comme il se doit (matériel de tente, un peu d'affaire, un petit butagaz, de quoi dormir, les affaires du petit, la carriole...) enfin bref même en prenant le minimum et le plus léger c'était "chaud" ! Surtout que pour ma part il s'agissait de mon premier périple à vélo.

On est donc parti sur les routes et notre premier arrêt fût : Villefranche de Lauragais à l'écluse du gardouch. La route était goudronnée mais avec les vélos chargés c'était un peu dur mais ça allait encore ! Donc nous avons campé à cette écluse. Nous avons croisé beaucoup de voyageurs comme nous ou des gens de passage qui sont venus nous voir et avons eu la visite d'un chien qui est resté près de nous jusqu'au lendemain matin comme "un ange gardien". A cette écluse nous avions toilettes et point d'eau donc un peu de confort même si vous vous en doutez, en dehors du petit, personne ne s'est lavée (trop de passages) à part les dents. Le lendemain après le chien qui a veillé sur nous nous avons eu la surprise d'avoir une oie à côté de notre tente qui montait la garde en nous regardant et en s'étirant. Le problème avec ces bestioles c'est qu'apparemment lorsque l'on s'approche trop prêt elle nous pince de son bec (heureusement là elle est restée tranquille !).

Départ pour une deuxième journée sur les routes. Le temps était un peu maussade et frais (ce qui est une bonne chose quand on fait du vélo) et là après quelques kilomètres, la route s'est transformée en chemin de terre pas trop praticable avec une carriole. On a donc pris une départementale espérant trouver mieux plus loin mais les voitures vont très vite et cela ne nous pas rassuré du tout ! On a suivi cette route jusqu'à Castelnaudary et avons décidé, après un arrêt, de reprendre le bord du canal. La route était infecte : racines d'arbre, cailloux, trous, passage avec de l'eau, barrières (pour éviter que les voitures passent), petits chemins... la pauvre carriole en a vu des vertes et des pas mûres mais surtout ma copine n’en pouvait plus car c'était lourd, dur, elle n'avançait pas (son vélo n'était pas forcément adéquat pour ce genre de randonnée) bref la galère !! On a fini par arriver à 19h à un point d'eau et un endroit pour camper : écluse de villesèqueland, lieu d'amarrage pour bateau, c'est même le capitaine de l'un d'entre eux qui nous a invité à venir à cet endroit. Vu l'heure on n’a pas réfléchi : il y avait des tables, un point d'eau mais pas de toilette. Donc campement rustique, terre dur, ce qui en a plié les sardines, et la nuit on a eu droit à une tempête avec vent violent (la tente a quand même tenue !).

Le matin vent, froid, pas l'idéal surtout pour faire chauffer le petit déj et le biberon. Le pire c'est que les gens des bateaux nous regardaient comme des bêtes curieuses (presque ils auraient lancé des cacahuètes s'ils avaient pu), ils n'ont même pas proposé de venir faire chauffer les choses dans leur bateau ou demandé si on avait besoin d'aide (alors qu'avec le vent et le temps ils voyaient que c'était difficile pour nous) non ils nous regardaient c'est tout. Une seule personne nous a demandé si on avait besoin de quelque chose mais elle venait de l'extérieur et on avait déjà tout fini, on était prête pour le départ.

Au moment, justement, du départ, ma copine se rend compte que son vélo est à plat devant, pas de bol ! Sa pompe elle ne sait pas s'en servir (soit dit en passant je n'ai pas réussi non plus) et la mienne ne s'adapte pas à son vélo ! Il nous a fallu demander (car là non plus personne n'est venu) à quelqu'un qui était dehors, manque de chance un espagnol ne parlant pas français ! Heureusement on s'est compris et il nous a passé sa pompe et nous l'a même donné (enfin quelqu'un de sympa). Le vélo n'étant pas crevé on est reparti sur les routes difficiles avec obstacles. Par contre le paysage était très beau et on a rencontré plein de gens à vélo comme nous avec qui on a pu partager notre expérience.

Notre prochain arrêt a été Carcassonne heureusement qu'à 15 km de là où était. Là on s'est posé la journée dans un camping pour en profiter un peu : cité de Carcassonne, balade et on y a retrouvé un couple et une famille, qui voyageait elle aussi avec une carriole et une petite de 6 ans sur son propre vélo, et qu'on avait croisé auparavant sur la route et avec qui on a partagé nos expériences et le parcours que chacun allait faire. Et le soir je suis allée à un concert seule voir Charlie Winston : génial !

Reparti le lendemain direction port de la robine zone de jonction du canal (nous on allait à port la nouvelle). Encore chemins difficiles mon amie pétait les plonds elle n'en pouvait plus. Son ami nous a rejoint pour le WE, il devait justement arriver ce jour là. On l'a donc rejoint vers Paraza un petit village près du somail. On a campé au bord du canal sur un terrain rugueux avec des herbes piquantes sans toilette ni eau (bien sûr nous avions fait des réserves de bouteilles pour cuisiner, laver le petit, boire...). Très rustique comme campement mais le ciel était magnifique ce soir là ! C’était la nuit des étoiles !

Encore de la route le lendemain direction port la nouvelle. En passant, on a visité le somail, sallélès d’aude, et un peu plus loin, vu l’heure tardive, on a essayé de trouver un camping, seulement il était à 5 km. Là où nous étions le terrain était à peu près correct mais vu que nous nous approchions des étangs il était infesté de moustiques donc on a pris la décision de continuer jusqu’à port la nouvelle mais c’était dur il restait du chemin ! Par contre les paysages magnifiques avec les étangs la nature les odeurs de la mer ou de pin… Le problème est qu’on est arrivé à port la nouvelle à 21h30 et que les hôtels étaient complets. Seule solution le camping malheureusement ils n’acceptaient les gens que jusqu’à 21h !! Heureusement après moult discussions ils ont accepté de nous laissé rentrer ! Heureusement car je ne sais pas où on aurait été !

Le lendemain direction la plage !! Avec restau et baignade et le soir le copain de mon ami est parti : il retravaillait le lendemain. Et nous, on est allé faire des courses pour le soir seul problème, c’était fermé : on était dimanche eh oui !! Donc on a refait un restau le soir puisqu’on avait rien prévu à manger. Ce restau, d’ailleurs il était trop chouette ils nous ont laissé rentrer avec les vélos, la carriole, on a accueilli comme des princesses et le fils de ma copine comme un prince ! en plus c’était bon ! Très sympa !

Le lendemain départ pour la Franqui ce qui était le but final de notre voyage. Nous n’avons pas appelé les campings pensant bêtement qu’il restait toujours des places pour une tente. Arrivées là bas après 1h30 de vélo sous la chaleur : pas de chance campings pleins, les boules !! Mais bon on a fait un petit stop pour montrer à mon ami le coin (plage, mer, chevaux…) et on est reparti avec un vent violent que l’on avait de face, avec les vélos c’était cool ! Direction port la nouvelle dans le camping où on était précédemment : avec des usines à côté et marqué sur un panneau : risque industriel veuillez lire la procédure d’évacuation...Mais bon on a fini nos vacances là bas sans trop de problème entre balades : île ste lucie, musée de la baleine… et plage mais bon pas très beau temps, vent bref pas génial !

Jour du départ après un tour à la mer, on avait tout prévu : arrivée 45 mn à l’avance à la gare renseignement sur le train pour savoir si c’était un train récent (car les anciens ont des marches et des petites portes, grosse galère avec nos vélos et chargement) donc c’était cool. Au moment de le prendre on n’a pas pu monter : le train était bondé aucune place nulle part ! Ma copine devait absolument rentrer le soir même sur Toulouse ! Les solutions que l’on a trouvé étaient trop onéreuse, on ne savait pas comment faire avec nos bagages et finalement on a tenté un train qui partait vers 14h jusqu’à Narbonne et on a réservé le train suivant pour être sur d’avoir de la place avec les vélos mais ce sont des anciens trains et en plus, en arrivant à Narbonne, on s’est aperçu qu’il fallait changer de quai la galère ! Encore de la chance un train récent arrivait une heure avant et sur le quai où on était on s’est arrangé et on l’a pris et ouf on est arrivé à Toulouse le 12/08 vers 18h !!

Voilà ma première expérience du voyage en vélo entre bons moments et moins bons mais bon une bonne expérience quand même !
Distance entre Millau (Midi-Pyrénées) et Toulouse, Marseille ou Lyon?
by Quadimelle · 2010-08-16 · 5 replies
bonjour à vous tous Petites informations su Millau (midi pyrénée) Quelle est la distance la plus proche Toulouse marseille ou Lyon ...? Aussi cette ville est près de Rodez n'est-ce pas?? Est-ce assez près en train ?? Merci
Trajet de Rodez à Mur-de-Barrez en bus? (France)
by Quadimelle · 2010-06-24 · 2 replies
allo plus le voyage approche plus j'ai besoin d'informations. Je serai à Rodez le 30 juillet et veut me rendre à Mur de barrez en bus . Est-ce que cela est dans les possibilitées?? Et le trajet se déroule sur combien d'heures? Y a t'il d'autres moyens pour aller à cet endroit? Je serai à la gare et n'ai pas d'auto. Merci
Cherche auberge à Aix-en-Provence
by Denis2006 · 2010-06-18 · 7 replies
Bonjour à vous

Je suis du Québec Canada, je cherche en endroit pour coucher 2 nuit à axe en provence, je serai en france du 9 au 30 juillet Mon budget est environ 50 euro par personne (2) Je recherche un bon rapport qualité prix (salle de bain privée) avez-vous des endroit à me conseiller. Merci beaucoup... Denis..
Gare de Rodez ouverte la nuit? (France)
by Quadimelle · 2010-06-06 · 5 replies
Allô Ma question est: Est-ce que la gare de rodez est ouverte toute la nuit?? y a t'il un resto en attendant la levée du jour?? Merci il me manque ces informations pour compléter mes recherches.

A+....
Habiter le monastère Sainte Colette d'Assise? (Italie)
by Poudrerie · 2010-05-02 · 11 replies
Bonjour à tous,

je cherche un personne qui aurait habiter le monastere ste colette pour en discuter.
Gouffre de Padirac et Rodez dans le Midi-Pyrénées: distance en train ou bus?
by Quadimelle · 2010-04-26 · 4 replies
des informations me seraient utiles par rapport au GOUFFRE PADIRAC midi pyrénés Je vais à Rodez et si quelqu'un peut me donner la distance train ou bus. Et aussi si cela vaut la peine d'être visité A mon avis oui mais cela depend de chacun j'imagine

Merci Lorraine
Voyage pas cher au Québec en mai: de Montréal vers la Gaspésie
by Pitchounita · 2010-03-22 · 4 replies
salut je part au Québec en Mai, j'y retrouve ma meilleure amie qui habite à Montréal depuis le mois d'octobre... bref. je voudrai profiter de partir là bas pour aller vers la Gaspésie... j'aimerai avoir des idées d'itinéraire, et des bons plans ci possible... j'ai acheté le guide du routard pour commencer à voir ce que j'aimerai. Merci

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