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Qui est propriétaire des rizières de Yuanyang dans le Yunnan?
by Bardak · 2018-04-28 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je suis passée il y a quelques jours admirer les rizières en terrasse de yuanyang dans le Yunnan et je me demandais à qui appartenaient aujourd'hui les terres agricoles en Chine. En particulier, les rizières et donc la production appartiennent-elles aux paysans qui les exploitent ou en sont-ils dès genre de fermiers, voire plus simplement salariés sur l'exploitation? Et s'ils n'en sont pas propriétaires, les terres sont-elles gérées en coopérative, appartiennent-elles a l'Etat ou à des sociétés privées? Je n'arrive pas à trouver la réponse et j'espère qu'un des bons connaisseurs du forum saura me renseigner.

Merci d'avance à ceux qui pourront me répondre.

Bardak
Transport Istanbul - Erzurum
by Bardak · 2014-05-10 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je pars en Turquie début juillet et je me pose quelques questions sur les trains.

Je n'arrive pas à accéder au site des chemins de fer turcs et du coup, je n'arrive pas à savoir s'il existe un train Istanbul-Erzurum. Les infos que je trouve mentionnent plutôt le trajet Ankara-Erzurum.

J'ai cru comprendre que les liaisons Istanbul-Ankara n'étaient plus assurées "au moins jusqu'en 2014" du fait de travaux importants sur les lignes. Quelqu'un peut-il me dire si ce tronçon est de nouveau opérationnel ? Il semblerait que non (certains messages mentionnent 2015) mais sait-on jamais.

Sinon, j'imagine que la route peut se faire en bus. Le LP parle de 6 heures de trajet d'Istanbul à Ankara, est-ce vraiment le cas en pratique ?

Des messages plus anciens sur le forum faisaient état du retard chronique des trains turcs, quelqu'un aurait-il un retour d'expérience plus récent ? Faut-il "prévoir large" ?

Je vous remercie d'avance pour votre aide.

Bardak
Tuyaux pour découvrir la Kalmoukie? (Russie)
by Bardak · 2010-04-27 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je repars en Russie dans quelques jours (enfin! quelques mois sans y aller et je me sens toute nue) et me suis décidée à aller découvrir une région que je ne connais pas du tout, à savoir la Kalmoukie.

Je pense y passer une dizaine de jours (pas très long mais on fait ce qu'on peut 😕), le temps de découvrir un peu cette région. Pour l'instant tout ce que j'en connais, c'est ce que j'ai pu en lire et ce que m'en ont raconté certains (malheureusement, je ne suis plus en contact avec eux, alors difficile d'obtenir plus de renseignements).

Problème, pour le moment, à part Elista, je n'ai pas vraiment de plans. Sauf que je n'ai pas envie de passer dix jours à Elista...

J'ai bien l'intention de me trouver une carte de la région, une fois en Russie et d'essayer de voir si je trouve un ou deux bouquins (voire des guides) mais bon... comme je ne suis pas sûre de trouver ce que je veux, je préfère me renseigner avant.

Je me demandais donc si certains forumeurs étaient déjà passés par cette région et s'ils avaient, par conséquent, de bons tuyaux à me fournir. J'aime bien partir à l'aventure, mais j'aime bien également savoir un peu à l'avance ce que je pourrais faire une fois sur place... alors merci d'avance à tous ceux qui pourraient éventuellement m'aider...🙂
Comment gérer un bivouac?
by Bardak · 2009-10-27 · 4 replies
J'ai eu souvent l'occasion de voyager dans des endroits paumés... en Russie surtout... dans des lieux si perdus qu'on ne sait plus très bien comment les hommes sont arrivés là la première fois...

Quelques bicoques au milieu de nulle part, deux, trois familles ramassées sur quelques arpents de terre, une nature dense et hostile à laquelle on arrache quelques grammes de civilisation...

Où que je sois allée, j'ai toujours rencontré des hommes, et j'ai toujours fait en sorte de les rencontrer. Des ermites, des sauvages, des gens seuls au milieu de l'immensité du monde... mais des gens, des humains...

Et j'ai toujours eu l'impression que trouver des hommes, c'était retrouver des repères. Où que l'on soit dans le monde, un bus est un bus et inutile de bien connaître un pays pour savoir que pour l'emprunter, il faut payer un billet. Dans certains pays, il faut l'acheter d'avance, dans d'autres, on paye une fois installé à bord. Mais peu importe... ces petites questions pratiques se resolvent vite avec un peu de bon sens et d'observation.

Et où que l'on soit dans le monde, un homme est un homme. Même si on ne parle pas la même langue, même si on n'a ni la même culture, ni les mêmes habitudes, ni les mêmes attitudes... certaines choses restent universelles, malgré les variantes locales...

Alors, chaque fois que je partais seule au milieu de nulle part, j'organisais mes périples avec l'objectif d'arriver toujours quelque part le soir venu. Même s'il ne s'agissait que d'une isba unique plantée au bord d'une rivière, à des centaines de kilomètres de toute autre habitation, il y avait un "quelque part" et il y avait quelqu'un.

Et cela a quelque chose de rassurant de planter sa tente à côté d'autres humains, de savoir qu'il y a quelqu'un. Même si on ne se parle pas, même si je me contente de squatter un bout de pré, le temps d'une nuit... il y a quelqu'un qui connaît, qui vit ici, pour qui ces paysages si nouveaux pour moi, sont le lot quotidien.

Je prépare en ce moment un voyage à travers l'Asie centrale. Et je me rends compte qu'il me sera parfois difficile d'arriver tous les soirs quelque part, en étant à pied. Sans doute me faudra-t-il m'arrêter entre deux étapes, choisir un endroit où me poser, installer mon bivouac et attendre le lendemain pour repartir.

La solitude ne me fait pas peur. Mais l'idée de planter ma tente, au milieu de nulle part, dans un lieu que je ne connais pas, en étant tout juste capable de repérer sur une carte l'endroit exact où je me trouve, sans savoir ce qui m'attend, ni même ce que je vais trouver au petit matin... je ne sais pas... cela m'inquiète un peu...

Parce que je ne connais pas, parce que je ne suis sûre de rien, parce que je ne sais pas ce qui pourrait arriver, parce que je ne suis pas d'ici, parce que je me renseigne toujours auprès des "locaux" avant de me lancer dans quelque chose en voyage et que là, je n'ai personne à qui demander si l'endroit où je compte m'installer est tranquille ou pas, s'il y a des ours ou des grosses bêtes qui pourraient débarquer (les ours, je crois que c'est ma hantise...), si je risque quelque chose à me poser là...

Je me demandais donc, vous tous voyageurs, trekkeurs et autres aventuriers, pour qui s'installer n'importe où pourvu que l'herbe soit grasse et le ciel étoilé, est une seconde nature... comment faites-vous pour gérer vos bivouacs ? Avez-vous peur parfois ? Etes-vous du genre "on verra bien ce qui arrivera" ? Vous laissez-vous guider par un instinct que vous voudriez infaillible ? Ou faites-vous toujours très attention à tout analyser ? Y a-t-il vraiment des risques à bivouaquer ? Ou est-ce que tout cela, ce sont des angoisses que je me crée toute seule ?

Merci d'avance à tous...

Bardak
Grammaire espagnole
by Bardak · 2009-10-13 · 11 replies
Bonjour à tous,

Peut-être que certains d'entre vous pourraient m'aider. Je suis à la recherche d'une grammaire espagnole au format papier, complète et pratique à utiliser pour un débutant qui veut se lancer dans l'apprentissage de l'espagnol.

Existe-t-il une "bible" concernant la grammaire espagnole? Auriez-vous de bonnes références à me donner?

L'idée c'est de ne pas avoir un truc trop compliqué, du genre bourré d'analyses linguistiques... je ne suis pas linguiste et n'ai pas l'intention de le devenir. Ce qui m'intéresse, c'est juste d'avoir les bases de la grammaire espagnole (structure de la phrase, conjugaisons, groupes nominaux, adjectifs, adverbes, pronoms...).

Merci d'avance pour votre aide...

Bardak
Créer des cartes géographiques
by Bardak · 2009-08-18 · 18 replies
Bonjour à tous,

Je recherche désespérément un moyen de créer des cartes géographiques sur mon ordinateur. Savez-vous s'il existe un logiciel ou un site internet qui permette de partir de cartes géographiques déjà existantes (et précises de préférence) et d'indiquer dessus des itinéraires, ajouter des photos, des commentaires...voire même des p'tits trucs animés, genre un p'tit bonhomme qui marche ou un p'tit avion qui vole...🙂

J'ai essayé avec google map mais c'est pas très précis...et pas très pratique d'utilisation je trouve. 😕

Merci d'avance pour votre aide...

Bardak
Liaison de bus entre la pointe du Petit Minou et Brest?
by Bardak · 2009-08-09 · 2 replies
Bonjour à tous et en particulier aux Bretons du forum,

Pourriez-vous me dire s'il existe des lignes de bus/car régulières entre la Pointe du Petit Minou (ou à proximité) et Brest ?

Je suis en train de préparer une petite randonnée de quelques jours sur le GR 34, depuis Porstall. J'aurais voulu rejoindre Brest à pied, mais n'ayant que quatre jours, je n'aurais pas le temps. Je vais donc être obligée de finir en bus. J'ai regardé sur internet, mais impossible de trouver ce renseignement. L'office du tourisme de Brest est fermé aujourd'hui et j'ai besoin de ce renseignement le plus rapidement possible. Il ne me reste plus qu'à compter sur votre aide. 🙂

Si ces bus existent et que vous connaissez les horaires, je suis également preneuse.

Merci d'avance pour votre aide!🙂
Histoire russe
by Bardak · 2009-06-11 · 40 replies
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.

J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.

J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.

Youri, le désabusé

Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.

Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.

Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».

Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.

La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.

Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.

Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.

Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.

Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !

Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.

Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.

Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.

Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.

Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Livres et ouvrages sur l'Islam?
by Bardak · 2009-02-26 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je recherche actuellement des ouvrages sur l'Islam, de préférence des livres assez généraux, présentant l'histoire, les différents courants, les grands préceptes, la philosophie, "une grille de lecture" du Coran...

J'ai bien conscience du fait qu'aucune religion ne saurait être résumée dans un seul livre et que les ouvrages de vulgarisation conduisent souvent à des raccourcis à la limite de l'inexactitude.

Néanmoins, il faut bien commencer quelque part et une large introduction me semble être un bon point de départ pour approfondir ensuite certains points.

Je ne sais pas s'il existe un "ouvrage de référence" qui présenterait l'Islam d'une manière générale ou s'il faut piocher dans toute une bibliothèque pour aborder les différentes questions.

Ce que je recherche c'est un (ou des) ouvrage(s) assez généraliste(s) mais sérieux, qui ne se contente(nt) pas uniquement des lieux communs, et surtout sans parti pris idéologique.

Est-ce que, par hasard, certains d'entre vous auraient des pistes ? Une bibliographie intéressante sur le sujet ?

Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider!
Apprendre le latin
by Bardak · 2009-01-06 · 2 replies
Je sais que nous sommes sur un site de voyages et que le latin est une langue morte, par conséquent plus parlée dans aucun pays. Néanmoins, je me permets de poser cette question parce qu'après tout, le latin peut-être utile à la compréhension d'un certain nombres d'éléments culturels en Europe.

J'aimerais donc apprendre le latin (pas le latin médiéval, ce sera pour plus tard). Je suis tout à fait débutante (à l'époque, j'avais préféré le grec ancien, je regrette de ne pas avoir choisi les deux) et je recherche une méthode pour apprendre seule. Je ne sais pas s'il existe un bon manuel qui permette vraiment de s'en sortir ou s'il vaut mieux que j'opte pour l'achat d'une grammaire et d'un bon dico et que je me débrouille seule.

Qu'en pensez-vous ? Auriez-vous des conseils à me donner ?

Merci d'avance pour toute l'aide que vous pourrez m'apporter!
Camping sauvage autorisé en France?
by Bardak · 2009-01-02 · 9 replies
Bon, je me dis qu'il n'y a pas de questions stupides donc je me lance.

Je voulais savoir si le camping sauvage était autorisé en France. Des amis m'ont proposé des randonnées à faire sur un we, notamment dans l'Aisne. Je suis bien tentée mais tout ce qu'ils me proposent c'est un logement à 45 euros pour le samedi soir, ce qui dépasse largement mon budget.

Je voulais donc savoir s'il était possible, en France, de prendre une tente et de la planter un peu n'importe où, à condition bien sûr de ne pas dormir sur des terrains privés sans autorisation, je parle là de terrains "publics" genre forêts départementales ou autres.

Merci d'avance pour vos réponses.

Bonne année à tous!
Récapitulatif des procédures d'enregistrement en Russie
by Bardak · 2008-10-28 · 20 replies
Je sais que de nombreux sujets existent sur cette question. C’est d’ailleurs de ce constat que m’est venue l’idée de vous proposer ce petit récapitulatif des procédures d’enregistrement en Russie. Loin de moi l’idée de faire un cours de droit (bien que mon côté juriste ressorte forcément un peu), mais je sais d’expérience (trois ans de vie en Russie et 8 ans de voyages réguliers dans ce pays) que ces procédures sont fastidueuses et, il faut bien le dire, largement opaques pour les occidentaux.

Je précise par ailleurs, que ce petit mémo correspond aux dispositions législatives et réglementaires russes en vigueur à la date où ce message est posté. J’essaierai, dans la mesure du possible, de le mettre à jour en cas de modification legislative, néanmoins, cela ne signifie pas que mon récapitulatif soit exhaustif.

Enfin, il s'agit ici de l'enregistrement des étrangers voyageant avec un visa de tourisme. Les procédures sont sensiblement les mêmes pour les autres visas à quelques différences près.

1. L'arrivée en Russie

Avant de pouvoir pénétrer sur le territoire russe, il vous faut remplir une carte de migration. Celle-ci est en général distribuée dans l’avion en version bilingue anglais/russe. Il arrive néanmoins qu’il n’y en ait plus ou qu’elles ne soient qu’en russe. Dans ce cas, vous pourrez en trouver sur une petite table, juste avant le contrôle des passeports (tout du moins à Sheremetyevo 2). Vous devez remplir les deux volets du document (on ne vous demande que les renseignements d’usage : nom, prénom, nationalité, date de naissance, numéro de passeport, numéro de visa, durée du séjour). L’un des deux volets sera conservé par les autorités russes lors de votre entrée sur le territoire. Vous devez impérativement conserver la deuxième partie et l’avoir sur vous en cas de contrôle de police. Elle vous sera reprise lorsque vous quitterez le territoire.

2. L'enregistrement

Il s’agit sans doute là de la procédure la plus difficile à comprendre pour des occidentaux. En gros, il s’agit de l’enregistrement de votre visa et de vos déplacements sur le territoire auprès du service des migrations. Oui, il ne faut pas oublier que la Russie n’est pas un pays où on peut se déplacer librement ! L'enregistrement est d'ailleurs nécessaire dans de nombreux cas et notamment si vous voulez acheter une carte Sim.

En revanche, rares sont les agences, les hôtels ou les particuliers qui vous préviendront qu'il faut le faire. Ce n'est écrit nulle part et il arrive souvent que des étrangers se retrouvent en difficulté car ils ne savaient tout simplement pas qu'ils devaient s'enregistrer. Le coupon d'enregistrement est pourtant le seul document vraiment important lors de votre séjour en Russie. C'est cela que les flics vont contrôler en priorité. Certains de mes amis se sont retrouvés en celule, simplement parce qu'ils n'avaient pas le document.

La procédure légale est la suivante (conformément à la loi sur l’enregistrement des étrangers du 7 juillet 2006, entrée en vigueur le 15 janvier 2007) :

- Si vous êtes à l’hôtel : l’hôtel se charge de l’enregistrement (à l’exception de très rares établissements qui ne sont pas accrédités pour). Ils doivent vous enregistrer dans un délai de 24h après votre arrivée, pour la durée de votre séjour dans leur établissement. Concrètement, c’est très simple. En général, ils vont garder votre passeport 1 heure ou deux (parfois plus longtemps), afin de remplir tous les documents. Une fois qu’ils ont accompli toutes les formalités (soit dans la journée, soit le lendemain), ils vous remettent votre enregistrement. Lorsque vous quittez l’hôtel définitivement, vous devez le leur rendre afin qu’ils enregistrent votre départ. Un conseil : conservez une photocopie si vous poursuivez votre voyage en Russie, car en Province, certains policiers ne sont pas vraiment au courant des procédures. Attention ! Certains hôtels considèrent que ce n’est pas très grave de ne pas être enregistré, notamment à Moscou ou Saint-Pétersbourg où il y a peu de contrôles. Il est donc conseillé lors du check-in de leur rappeler que vous attendez votre enregistrement (en russe : registratsiya), certains hôtels ne le feront pas spontanément.

- Si vous êtes chez un particulier : c’est à lui de vous enregistrer dans un délai de trois jours ouvrés à compter de votre arrivée (il est déconseillé de le faire soi même, d’abord parce que la procédure est plus compliquée lorsque l’étranger s’enregistre lui-même, ensuite parce que c’est tout simplement infernal (à moins que vous ne vous passionniez pour les administrations du monde entier). Vous devez lui remettre une copie de votre passeport ainsi que de votre carte de migration. Il lui suffit alors de déposer une demande à la poste ou directement au FMS (Service Fédéral des Migrations) et d’acquitter la taxe d’enregistrement (aux dernières nouvelles, elle était toujours de 1 rouble par jour). Vous récupérez en échange le coupon d’enregistrement que vous devez conserver sur vous impérativement. Le jour de votre départ, vous devez rendre votre enregistrement à votre hôte qui devra se charger d’enregistrer votre départ.

Lorsque vous changez de lieu de résidence, vous devez impérativement vous réenregistrer dans votre nouveau lieu de résidence, si vous y passez plus de trois jours. Concrètement, cela signifie que lorsque vous changez de ville au cours de votre voyage, vous devez vous enregistrer dans chaque ville où vous passez plus de trois jours.

Voilà donc la procédure officielle, celle que tout le monde devrait suivre.

Le problème principal réside dans le fait qu’il s’agit d’une procédure compliquée, qui suppose, soit que vous soyez à l’hôtel, soit que vous soyez chez un particulier qui accepte de vous enregistrer. Cela implique également que votre séjour soit planifié à l’avance, que vous suiviez l’itinéraire indiqué sur votre visa...Bref, dans les faits, bien souvent, cela ne se passe pas comme ça (changement d’itinéraire à la dernière minute, parce qu’on à l’opportunité d’aller ailleurs, location de chambre chez l’habitant parce que les hôtels coûtent trop chers...).

Dans ce cas, la meilleure solution est de vous enregistrer dans un bureau de tourisme dès votre arrivée sur le sol russe.

Admettons que vous arriviez à Moscou, avec le projet de vous rendre ensuite à Saint-Petersbourg.

Dès votre arrivée à Moscou, vous allez vous enregistrer pour toute la durée de votre séjour en Russie. Il existe de nombreuses agences qui proposent cela. En général, ils prennent une copie de votre passeport, et vous récupérez votre enregistrement le lendemain. Attention, certaines agences sont hors de prix, elles peuvent vous demander jusqu’à 100 dollars pour votre enregistrement, tandis que d’autres se contentent de 500 roubles (soit à peu près 15 euros). De cette façon, vous êtes couverts.

Même si vous êtes enregistrés pour toute la durée de votre séjour, vous devez tout de même vous enregistrer dans toutes les villes où vous passez plus de trois jours. Par conséquent, à votre arrivée à Saint-Pétersbourg, vous avez deux choix :

- soit vous décidez d’être au maximum en règle et vous recommencez l’opération dans un bureau de tourisme sur place. - Soit vous décidez que vous en avez marre de payer dans tous les sens et dans ce cas, vous ne faites rien. En cas de contrôle, il vous suffira de dire que vous êtes là depuis moins de trois jours (normalement vous devez conserver votre billet de train pour le prouver, mais il suffit de faire le touriste qui ne comprend rien pour que les flics se lassent).

Cette procédure n’est pas tout à fait légale. Cependant, l’enregistrement que vous récupérez est tout ce qu’il y a de plus officiel. C’est exactement la même chose que de passer par une agence pour obtenir l’invitation sans pour autant acheter un de leurs voyages. L’invitation est faite au nom d’un hôtel où vous ne mettrez pas les pieds après. De la même façon, vous êtes enregistrés dans un hôtel où vous n’allez pas. Aucun flic n’ira vérifier si vous vivez bien dans l’hôtel où vous êtes enregistrés. Tout ce qu’il faut c’est avoir le papier en question, c’est tout ce qui les intéresse. Le reste est purement accessoire.

Dans le cas où vous prenez le train, en Russie, pour une durée de plus de trois jours : vous n'avez pas à vous enregistrer tant que vous ne vous arrêtez pas dans un lieu de résidence pour plus de trois jours chez un particulier, ou une journée dans un hôtel. En bref, si vous allez directement à Vladivostok, vous n'aurez à vous enregistrer qu'à Vladivostok. Le délai de trois jours pour s'enregistrer ne court qu'à compter de votre arrivée à votre lieu de résidence.

Voilà, j'espère que ce petit récapitulatif sera utile à ceux qui envisagent de venir en Russie, qui est, il faut bien le dire, et malgré certains archaismes qui perdurent (notamment l'enregistrement), un pays magnifique et envoutant. Si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas!
Excursion sur l'île de Kiji depuis Pétrozavodsk (Russie)
by Bardak · 2008-06-05 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je compte partir, d'ici une semaine, à Petrozavodsk en Carélie et faire une petite excursion sur l'île de Kiji. Je voulais savoir si quelqu'un avait éventuellement des adresses d'hôtel, gite, auberge de jeunesse, hébergement chez l'habitant ou n'importe quel autre type d'hébergement bon marché à Petrozavodsk. Par ailleurs, ceux qui y sont déjà allés pourraient-ils me dire si il vaut mieux faire une excursion d'une journée sur l'île de Kiji et revenir à Petrozavodsk le soir ou si il est possible et sympa de passer une nuit sur l'île. Par ailleurs, tout autre renseignement sur cette destination est le bienvenue.

Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider.

Bardak

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