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You Don't Eat Cannibals (book)
by Kola · 2025-09-25 · 6 replies
Take a step back, forget your bearings, and momentarily set aside the boxes we use to categorize life: humans on one side, animals on the other. Immerse yourself in that unsettling zone where man, stripped of his humanity, and the beast—capable of emotions and sensitivity—stand face to face. Who is the predator, who is the prey? Where do fear, barbarism, or extreme violence lie, and where do compassion and philosophy reside?

In this book steeped in anthropomorphism, Stéphanie Artarit weaves a cruel plot and pushes the boundaries of darkness without ever wallowing in the grim or sordid.

A story of love and vengeance, of fierce beasts and humans, where the abominable, the unbearable, and the unthinkable are pierced by the candor and fragile luminosity of the heroine, Bambi, around whom (very) dark passions rage.

The action takes place in the Pyrenees in the mid-1970s. A dilapidated, isolated house, the theater of the unthinkable, where a shattered family ignored by social services lives—or survives: a missing father, a helpless mother, two degenerate twins, Sam and Valerien, a violent older brother, Martin, an absolute bastard, a dog... and a young adolescent, Bambi, the precarious pillar of this teetering balance. To escape this hopeless daily life, she regularly finds refuge in a nearby zoo. Caught during yet another sneaky visit, she is taken to the owner of the place, Noel Rivière, who, moved by her misery (and her ethereal, unreal beauty...), hires her as an apprentice.

This could have been the start of a fairy tale, redemption through love, the bastard permanently neutralized... and a breather for the reader.

But no.

The zoo serves as the backdrop for the second part of the story, which introduces new characters... a little girl, Feline, and a chimpanzee, Adam, placed in an isolated enclosure upon arrival because he was aggressive and unable to live among his own kind.

Humans with primitive animality, animals with astonishing humanity... a deranged, fierce, and heartbreaking Jungle Book. A noir novel with fluid, poetic writing.

A breathless read, almost devoured in one go (in two sittings) because it’s impossible to catch your breath before finding out how far the author will push the limits and what fate she has in store for her characters...

You Don’t Eat Cannibals Stéphanie ARTARIT Belfond Noir
Disconnected but still showing as active on VoyageForum?
by Kola · 2025-03-09 · 3 replies
Hi, Disconnected from all browsers, on all devices (but of course logged back in to post this message), I still appear online and active.

What I mean is, when I refresh (while logged out) the "who's online" page, my profile doesn’t move down the list... it even regularly jumps back to the top as if I were active on the site.

I’ve checked several times...

Any explanation?
About email notifications
by Kola · 2025-03-01 · 10 replies
Hi, Without changing anything in "my settings," I no longer receive email notifications when a PM arrives or when one of my public posts gets a reply. (I don’t have any followed threads)

Is this a temporary glitch or has the feature been removed?
The "Reading Suggestions" section...
by Kola · 2025-01-29 · 3 replies
... or when a well-intentioned initiative can turn out to be harmful.

Hi there, Why does highlighting a post in the "Suggestions" section result in it being removed from the subforum where it was originally posted?

If it's to draw attention to this worthy topic, wouldn't it be better to leave it in its original forum too, like "Destination + country" when it's a travel journal... ... and maybe add a special symbol next to the title (the opposite of the padlock, so 🤪) to show it's been featured?
Flower power (Golfe du Morbihan)
by Kola · 2020-06-14 · 61 replies
D'abord nous avons pensé que nous serions épargnés. La fabrique du monde aurait poursuivi sa besogne paisiblement, élaborant, jours intenses après nuits remplies, le devenir de l'humanité. La montée en puissance s'est faite progressivement, un seul lit réservé au début, plus d'un tiers du service ensuite. Sans plus de personnel. Sans plus de matériel.

Envoyée spéciale dans une ville dépeuplée de ses habitants, immense privilège ou épée de Damoclès ? Immense privilège !

J'ai aimé aller et revenir dans un Paris fantomatique. Les trains étaient toujours à l'heure. Les affiches du métro parlaient d'un monde qui n'existait plus, présentaient des spectacles qui ne se tiendraient pas… et des pubs inutiles avant même d'avoir été essentielles. Coronavirus avait remplacé pickpocket dans les annonces sonores. Moments irréels qui désapprennent toutes les certitudes, lieux familiers devenus méconnaissables qui lavent le regard et parfois l'émerveillent lorsque la rue offre des cadeaux inattendus : une minuscule boite rouge en forme de cœur qui détonne sur le trottoir gris. La foule qui ne se pressait pas ne l'avait pas piétinée.

Près de 3 mois ont passé embarqués dans un bateau qui tanguait sans savoir si et quand il arriverait au port… Près de 3 mois immergés dans l'inquiétude, l'incertitude, à chercher vainement le capitaine... mais trop de mains se pressaient sur la barre du gouvernail.

Cette folie qui a mis le monde à l'arrêt et la tête de certain.e.s à l'envers a imprimé dans ma mémoire une écœurante odeur d'alcool. La gueule de bois sans l'ivresse préalable.

... / ...

Alors, il faudra...

... Il faudra l'eau froide de l'Atlantique, des marches légères, l'odeur des genêts, le goût du large et des vues à perte de vue là où le ciel tombe dans la mer. Il faudra des chemins poudreux, parfois si étroits que les branches basses griffent les mollets et que les papillons s'emmêlent dans les cheveux. Un bout de GR, des sous bois aux racines saillantes avec l’océan à portée de main.

Un temps qui hésite entre soleil et pluie, des ciels de peintre en aplats de bleu soulignés de blanc et de gris fumé… des orages soudains.

Il faudra la force du granit, des villages ramassés autour de leurs églises bordées d'hortensias, les pavés inégaux des ruelles du centre ville, un passeur qui file vers une île… ce sera l'île d’Arz.

Et puis il faudra des fleurs ! Des fleurs sauvages ou cultivées, des empotées, des exubérantes, des rustiques. Des fleurs de toutes les couleurs, des tape à l'œil ou des petites fleurs de rien.

Des parterres odorants, bouquet de senteurs délicates ou d'odeurs fétides, des fleurs fanées, des justes écloses ou des déflorées. Des fleurs urbaines nichées dans les interstices du macadam, des belles des champs échevelées. Des mauvaises herbes. Des fleurs du mal. Un camaïeu de nuances pastels ou flamboyantes, un feu d'artifice d'arc en ciel.

Des fleurs soyeuses en couleurs comme des mots en couleurs… pour oublier, le temps d'une échappée belle, les fleurs de bitume, petits cercles blancs à deux ou trois pétales, pointillés rageurs, qui ont poussé en une nuit sur les trottoirs de Paris et les quais du métro.







Alors ce sera 8 jours dans le golfe du Morbihan aux alentours de Vannes et des marais de Séné.





Pari sur l'avenir, le train fut réservé alors que la limite des 100km était toujours en vigueur… elle sera supprimée 2 jours avant. (100km, c'est trop court pour ceux qui ... comme nous d'un aussi grand...)

Ici comme ailleurs la vie arrêtée a repris son cours avec des absurdités, des incohérences, du cynisme parfois... "Mesdames, messieurs, veuillez respecter la distance d'un mètre cinquante pour monter et descendre du train, mais une fois à bord vous aurez un voisin de siège puisque la promesse des 50% de places vendues a aussi été supprimée 2 jours avant !"
Vol Sydney - Paris par Thai Airways avec escale à Bangkok
by Kola · 2020-03-21 · 25 replies
Bonjour,

Le vol a été réservé hier pour un départ jeudi 26 mars. En l'état actuel des choses, et bien sûr cela pourrait changer, est-ce qu'un ressortissant français peut embarquer à Sydney, effectuer 8h d'escale à Bangkok, avant de réembarquer pour Paris ? Y'a t'il à votre connaissance des contraintes, une procédure à respecter voire une impossibilité en raison des restrictions qui ferment petit à petit de nombreuses frontières... et si c'était le cas, quelle solution pour revenir en France ?

Merci pour vos avis éclairés.
"Sorry we missed you" de Ken Loach (film anglais)
by Kola · 2019-11-01 · 3 replies
Ken Loach, le cinéaste des saines colères et des films qui appuient à l'endroit où la société devenue insensible devrait hurler de douleur et de rage. Le dernier, à voir impérativement en VO, Sorry we missed you, formule chaleureuse à l'empathie trompeuse qui donne au cynisme des airs de sollicitude... alterne les cheminements, les états d'âme, la persévérance impuissante des 4 membres d'une famille de Newcastle.

Itinérants modernes, errants urbanisés, déambulants mécaniques dans une ville hostile qu'ils ne regardent plus, une ville qui se nourrit de leur énergie et de leurs faiblesses. Ces gens là ne voyagent pas ils triment, ralliant un point A à un point B sans lever les yeux de la feuille de route chronométrée qui leur tient lieu de roadbook.

Le film détaille minutieusement l'enfer du dernier kilomètre, ce qui se passe entre une commande passée confortablement derrière son écran et son arrivée dans le temps imparti. De plus en plus vite, de plus en plus court le temps imparti.

Ken Loach décrit sans complaisance les dérives et les excès d'un modèle social et économique. Il ne plaint pas ses personnages, acteurs aussi lumineux qu'inconnus, et ne propose pas non plus de solutions manichéennes.

Le film est poignant mais sans pathos… et surtout il laisse, il devrait laisser, songeur sur le manque d'anticipation, de vision à long terme, l'absence de réflexion et d'intelligence politique qui a permis à ces nouveaux e.commerçants d'imposer partout où ils s'implantent leur propre mode de fonctionnement, soumis à des algorithmes, en s'affranchissant aussi aisément des contraintes, protectrices même si elles le sont de moins en moins, qui régulent le monde du travail.

Mais si cela fonctionne aussi bien c'est aussi à nous qu'ils le doivent… ce que le cinéaste montre avec finesse. Nous, consommateurs pressés qui voudrions ne lever les doigts du clavier que pour aller ouvrir la porte derrière laquelle se tiendra un livreur échevelé et pressé, la tête déjà repartie vers sa prochaine livraison...

A propos des contacts...
by Kola · 2018-09-19 · 6 replies
Bonjour, Les membres appartenant à la liste de "nos contacts" sont repérables par une pastille bleue acollée au pseudo. Cette liste est personnelle et les heureux.ses élu.e.s sont ajouté.e.s manuellement.

En parcourant le forum, et plus précisément la liste des discussions similaires, j'ai croisé des pastilles bleues identifiant des membres qui n'appartiennent pas à ma liste et qui n'ont jamais, à aucun moment, compté au nombre de mes contacts. Y a t'il une explication ?
La terre en question, festival photo à La Gacilly (Morbihan)
by Kola · 2018-08-08 · 8 replies
Un festival photo à ciel ouvert se tient tous les ans dans cette petite commune du Morbihan. Le thème de cette année, La terre en question.

Dans les rues de l'été, dans un ancien garage désaffecté, dans un labyrinthe végétal, sur des murs de pierre, dans une prairie, aux cimaises d'un végétarium... plus de 1000 photos s'exposent en plein air. En couleur ou en noir et blanc, à hauteur d'yeux, vues du ciel... des images réalistes, époustouflantes ou poétiques dans lesquelles l'imaginaire parfois se perd, des clichés hypnotiques qui fascinent ou qui dérangent, des fables étranges...

Si rien ne laisse indifférent, certaines séries sont plus marquantes que d'autres. Par exemple celles du Garage... dans ce lieu accablé de soleil aux murs clairs et décrépis, au sol de sable blanc éblouissant, 3 photographes ont captés nos excès, nos gaspillages, l'uniformisation de l'urbanisme... Si une image vaut mille mots, leurs images spectaculaires ni moralisatrices, ni culpabilisantes, nous tendent un miroir implacable et s'attarderont longtemps dans les esprits...

Festival Photo La Gacilly

Miles Hyman, exposition à Quimperlé
by Kola · 2018-06-24 · 4 replies
Miles HYMAN

Sans être particulièrement féru de dessin ou de BD, on se laisse vite happer par les couleurs saturées, les traits précis, la minutie et l’univers élégant de cet illustrateur dont on reconnaîtra certaines des œuvres présentées car elles ont illustré des articles de presse, des couvertures de polars, des affiches de film, des bandes dessinées.

Une exposition en deux lieux : un ruban rouge, tracé sur les pavés, mène en quelques minutes d’une balade agréable, qui monte ou qui descend, de la chapelle des Ursulines à la Maison des Archers.

Des planches, des toiles, des croquis, un jeu de piste en douze tableaux qui revisitent douze lieux de la ville, autant de fenêtres ouvertes sur le rêve, la poésie. Une invitation au voyage dans l’univers raffiné, flamboyant, mystérieux de l’artiste.

Miles HYMAN L’entre-deux mondes 2 juin – 7 octobre 2018 Quimperlé

Quelques options qui fonctionnent mal...
by Kola · 2018-06-17 · 64 replies
Bonjour

"Après avoir posté un message public, je désire être redirigée: à mon message"... Ce n'est plus le cas, je suis redirigée au premier message de la discussion.

"Obtenir l'adresse d'un message" Je l'obtiens. Mais lorsque j'en fait un lien hypertexte, il renvoie également au début de la discussion et non au message précis.

"Modifier un message" Cliquer sur "sauvegarder les modifications" renvoie aussi au début de la discussion et plus au message modifié.

Je n'ai pas modifié mes choix... Navigateur Mozilla.
Discussion autour du thème du mois de mars 2018: "Un tour du monde à cheval"
by Kola · 2018-03-01 · 184 replies
Ici le carrousel où tourneront des images, des mots, des âneries... 🙂
Concours Photo du mois de mars 2018: "Un tour du monde à cheval"
by Kola · 2018-03-01 · 146 replies
Plus noble conquête de l’homme, indispensable compagnon de travail et dans certaines contrées seul mode de déplacement, Indissociable de son cavalier lorsque tous deux s'élancent, corps intimement mêlés, au dessus de l'obstacle, Au pas, au trot ou au galop, voilà que s’avance... le cheval !

Percheron attelé aux travaux des champs, cheval de trait, pur-sang de concours. Chevaux sauvages de la pampa, des steppes ou des déserts, à la crinière au vent. Mules harnachées dont le cheminement flegmatique rythme un trek en haute montagne. Cheval des villes au crin dompté, à la queue tressée, aux sabots cirés, auxiliaires de la police montée, de la garde nationale...

Canassons fringants, juments dociles, pouliches nerveuses, poulains sur leurs longues jambes graciles. Étalons en action... Petits poneys, ânes bâtés, haridelles et bourrins.

Montrez-nous la puissance et la grâce de ce noble animal, ses naseaux frémissants, sa robe encore fumante de l'effort accompli... ses mâchonnements placides, ses ruades, ses cavalcades. Et aussi bien sûr, des cavaliers, des gauchos, des écuyères, des cowboys, des picadors, des amazones... à condition que la monture figure aussi sur la photo.

Je vous invite à déposer vos images de tous les coins du monde jusqu'au mercredi 21 mars 22h. (afin de permettre à Zorro de collecter sans s'presseeer ♪♫) 3 photos maximum par participant·e·, chacune numérotée et postée dans un message différent. Une légende sera bienvenue... Votes du jeudi 22 mars 0 h 00 au mercredi 28 mars minuit (heure de Paris). Résultat annoncé jeudi 29 mars...

On vote pour 3 photos -ni moins 🙂 ni plus- auxquelles on attribue 1, 2 ou 3 points. Pas de 1/2 point pour cette édition. Et je serai très à cheval sur le règlement... 🤪

La photo ayant obtenu le plus de points accorde à son auteur·e la charge, ou l'honneur, de choisir le thème du concours d'avril.

En cas d'ex æquo, sera désigné·e vainqueur·e celle ou celui qui n'aura jamais organisé de concours ou dont le nombre de mandats antérieurs d'organisateur sera inférieur à celui de son alter ego (il faudra se dénoncer). Et si, fort improbablement, l'égalité persiste, sera désigné·e vainqueur·e celle ou celui qui aura obtenu dans ce concours le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité tenace, l'emportera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.

Avec son ch'val et son grand chapeau, MPZorro est arrivé juste à temps pour le diapo 😊 : photos.app.goo.gl/ewX66TyXcbnHA5Ux2

Pour monter sur ses grands chevaux, c'est ici...

"Les seize arbres de la Somme" (livre), Lars Mytting
by Kola · 2018-02-09 · 8 replies
Un récit puissant porté par une écriture légère et poétique, une histoire intime traversée par les fantômes de l’histoire collective.

A la mort de son grand-père qui l'a élevé, le personnage central, Edvard, entreprend d'explorer les zones d'ombres de son histoire familiale afin de trouver une cohérence et une réponse à ce qui le hante depuis toujours : la mort de ses parents, tous deux noyés dans un étang de La Somme lorsqu'il avait 3 ans, sa disparition survenue dans des circonstances floues juste après le drame ... et les quatre jours qui se sont écoulés entre ce moment tragique et les retrouvailles avec ce grand-père.

Quatre jours où il fut recherché vainement avant d'être déposé, sain et sauf, par un inconnu dans un lieu sûr.

Un cercueil, des lettres, une robe, un fusil de très grand valeur, autant d'éléments comme les pièces d'un puzzle, des cailloux de Petit-Poucet, qu'il devra emboiter ou suivre sans logique, guidé par l'intuition, des réminiscences furtives, des rencontres, pour qu'apparaissent le motif final, le but du chemin... et peut-être l'apaisement.

De la Norvège aux îles Shetland, de la France comme théâtre de deux guerre, de Authuille à Ravensbrück, les gens se croisent, les identités se superposent ou se confondent, le texte en français se tisse d'anglais et de norvégien... la mer se déchaine et il pleut beaucoup. Les arbres, et surtout le bois, occupent une place essentielle dans le récit. On apprend ce qu'est un bouleau flammé, pourquoi l'histoire converge autour d'un bosquet de 16 noyers au veinage exceptionnel...

De temps en temps, on perd un peu le fil, l'auteur ébauche des pistes qu'il ne suivra pas, les faits historiques sont juste effleurés, sans pathos ... et les incursions dans le passé embrouillent parfois ce qu'elles sont censées dénouer au présent.

Le charme opère car une atmosphère mystérieuse imprègne tout le livre, admirablement traduit du norvégien. Une écriture rêveuse, sobre et minimaliste qu'illuminent des envolées poétiques, des observations délicatement ciselées sur la nature ou sur les personnages : les morts, aux personnalités fortes et complexes, façonnées par la guerre, et les vivants... dont deux jeunes femmes -une qui attendra, l'autre qui troublera- et surtout le héros, détective sensible sur les traces de sa propre histoire, agriculteur, un peu ébéniste, photographe muni d'un Leica... L'obturateur émit ce bref chuchotement de Leica qui capture quelque chose qui est pour le transformer en quelque chose qui a été.

Les seize arbres de La Somme de Lars Mytting Traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier Éditions Actes Sud
Discussion autour du thème du mois de janvier 2018: "Jour de lessive"
by Kola · 2018-01-01 · 213 replies
Ici il n'y a que du beau linge. On lave plus blanc. On peut aussi laver son linge sale...

♪ ♫ Est-ce qu'on peut ravoir à la machine ♫... la blancheur qu'on croyait éternelle... ♪♪♫
January 2018 Photo Contest: "Laundry Day"
by Kola · 2018-01-01 · 180 replies
Laundry day...

... and once the clothes are washed, they need to be hung out to dry.

Show us washerwomen, laundry workers, "Mère Denis" types, or "Mr. Clean" figures—scrubbing, wringing, spinning. In a laundry room, at the washhouse, or by the water’s edge. In a tub, a wash boiler, or even in the river. Whites and colors all mixed together—soaking, sudsing, rinsing, and splashing!

Show us wet laundry, drying clothes... Clothespins on a line, socks and little (or big!) underwear flying in the sun, clothes hanging from windows, sheets spread out on the grass, outfits drying near the stove...

The photos can include people, but you can also just show laundry, tubs, bundles, modern laundromats, or ancient washhouses... Anything related to this age-old, universal chore—traditionally left to one half of humanity while the other half leaves their dirty laundry lying around!

I invite you to share your (clean!) images from around the world until Sunday, January 21st at midnight. Maximum of 3 photos per participant (😛), each numbered and posted in a separate message. A caption would be great... Voting from Monday, January 22nd at 00:00 to Sunday, January 28th at midnight (Paris time). Results announced Monday, January 29th...

Vote for 3 photos, assigning 1, 2, or 3 points. No half-points for this edition. The photo with the most points gives its creator the honor (or burden!) of proposing a theme for February’s contest.

In case of a tie between two or even three participants, I propose—a perk of my temporary role—a slight tweak to the rules for this contest:

Clause #10177: In the event of a tie, the winner will be the person who has never organized a contest before or who has fewer previous terms as organizer than their tied counterparts. (Read slowly if you need to ;-))

The images are here, with Mr. Clean at the slideshow controls... 😊 photos.app.goo.gl/n0avmXB1FEtsPOvH3

More words here: Chit-chat at the washhouse
"The Scottish Trilogy" (book), Peter May
by Kola · 2017-07-20 · 22 replies
Sometimes a trip, a desire to travel, a travel dream... begins between the pages of a book. These three invite you to Scotland, on the Isle of Lewis. And although they’re published by Babel Noir, Actes Sud’s collection dedicated to crime novels with a dark atmosphere, and even though each book features a crime to solve, these three stories go far beyond the genre.

The central character, Fin, a man who wasn’t gifted with lightness or whimsy at birth, used to be a cop. He isn’t anymore, having left the police after a personal tragedy... A crime with a modus operandi similar to a case he was handling brings him back to Lewis... He’ll stay there. Because the time seems right for him to retrace the steps of his own story... a story deeply rooted in this land of melancholic geography, this island battered and rebattered by the winds, frozen in the past, where beliefs and traditions endure, defying time.

This austere island where his tender years were bruised. This harsh land that closes in on the dead... and returns them to the living years later, when the time seems right for them to put their childhood to rest, by facing the figures and ghosts that once crossed it.

Past and present intertwine, the memories of one explaining and perhaps unraveling the shadows of the other... and it’s only by confronting the darkness that he’ll find a strength he didn’t know he had, one that may—likely will—help him overcome the unspeakable.

In each book, Peter May, like a historian and anthropologist rolled into one, explores a page of the past, highlighting some of Scotland’s darker chapters: the omnipresence of religion, the conflict between Protestants and Catholics, the rituals marking the passage into adulthood, the terrible fate of orphans... the shadowy corners of the human soul.

A poetic, dense, and minimalist writing style that cuts to the essence, with just the right words to describe childhood, solitude, second chances—those who offer them and those who seize them—the weight of things... and happiness sometimes so close yet not always allowed to be grasped.

Three intense stories set in the same landscape: nature ever-present, the icy dampness, the slippery machair, the dry peat that fuels the fires... and Gaelic, that language with its harsh, guttural, rugged sounds?... which isn’t pronounced exactly as it’s written.

Peter May The Scottish Trilogy, Complete edition by Éditions du Rouergue Or In paperback, Actes Sud publisher, Babel Noir collection 1/ The Blackhouse 2/ The Lewis Man 3/ The Chessmen
Paterson, film, États-Unis
by Kola · 2016-12-23 · 0 replies
Si la grâce existe alors la caméra de Jim Jarmusch l'a délicatement captée dans ce film... balade rêveuse, nonchalante, hypnotique qui déroule du lundi au dimanche et du matin jusqu'au soir la vie tranquille d'un conducteur de bus, poète à ses moments perdus.

Une poésie des petits riens, du temps qui passe et de l'amour fou... Des poèmes sans rimes écrits sur un carnet fatigué et que l'on découvre mot après mot en surimpression sur l'écran chaque fois que l'inspiration lui vient. Quelques lignes minuscules qui offrent l'immense...

Paterson c'est Adam Driver, et c'est aussi la ville où se déroule l'histoire : Paterson, New-Jersey, lieu de naissance d'un poète célèbre William Carlos William... L'amour fou c'est Golshifteh Farahani qui illumine de ses sourires, de sa fantaisie et de sa créativité leur vie toute simple et minutieusement réglée, ritualisée. Il joue avec les mots, elle aime le noir, le blanc, les cercles et les petits trous, se rêve en chanteuse country et se réalise en reine du cupcakes. Aussi exubérante et rieuse que lui est taiseux.

Ils n'ont pas d'enfants mais ils ont un chien qu'il sort tous les soirs à la nuit tombée pour la même promenade qui le conduit toujours vers le même bar nocturne et ses habitués un peu cabossés.

Un bus, des passagers et leurs conversations d'enfants, d'adolescents, de mecs ou de vieilles dames qui lui parviennent par bribes... Un contrôleur plaintif... Une toute jeune poète... Et une rencontre énigmatique, lumineuse, qui conforte, qui transmet et qui redonnera l'envie...

Un film comme un voyage contemplatif souligné par une musique élégante et mélancolique du groupe Sqürl, groupe auquel appartient Jim Jarmusch qui a décidément bien des talents.
Toni Erdmann, (film d'Allemagne)
by Kola · 2016-08-23 · 3 replies
Un film aux métaphores brillantes, (dé)culottées parfois... mais qui aurait gagné à perdre une heure sur les deux heures quarante cinq infligées. Toni Erdmann, clown triste à perruque et dentier de farces et attrapes, héros qui n'existe pas mais dont la présence massive, intrusive, à la maladresse intentionnelle sert de go between entre une fille et son père.

La fille, formidablement interprétée par Sandra Hüller, petit soldat carriériste sans états d'âme, sans émotions, à la sensualité absente... et le père, Peter Simonischek, un peu raté, un peu touche à tout qui semble être resté à la surface des choses et qui, au crépuscule de sa vie, entreprendra de détourner sa fille d'un droit chemin sinistre pour la remettre, peut-être, sur le chemin, parce qu'il n'y a pas que le boulot dans la vie.

Inès est une consultante ambitieuse, le gant de velours au service de la main de fer qui délocalise, externalise, et modernise l'Europe du pauvre -elle est en mission à Bucarest- pour le profit d'une multinationale américaine.

La critique sociale s'arrêtera là...

Winfried est un looser maladroit, un père qui n'a pas su faire, qui déploiera ses ultimes forces et ses talents de pitre pathétique à surgir là où elle ne l'attend surtout pas, pour faire dérailler la vie mécanique et bien rangée de cette étrangère qui est quand même sa fille.

Toni Erdmann, double de Winfried, convoqué chaque fois que l'absurde est la seule issue possible ou la seule possibilité de craquer l'armure ou d'élargir les failles, est donc tour à tour... son frère imaginé, ambassadeur, consultant, Yeti à poils longs et tout le temps personnage imposant à la présence imposée.

Quelques scènes plus caustiques que réellement drôles. D'autres, inutiles, diluent un peu l'essentiel, ce face à face entre deux étrangers qui réapprennent à devenir un père et une fille...

Une actrice saisissante dont la manière de se mouvoir, brusque et maladroite au début, froide jusque dans les moments les plus hot... se décorsète en prélude à une scène sacrément gonflée.

Sa mission achevée Toni Erdmann quitte le décor. Perruque et dentier redeviennent des accessoires de clown dont Inès, songeuse et mélancolique, s'affuble à son tour.

TONI ERDMANN film allemand de Maren Ade 2016

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