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Obtenir un visa de tourisme thailandais pour un résident algérien? (urgent)
by Séléné75 · 2009-08-03 · 13 replies
Bonjour,

Je lance un appel aux forumistes qui pourraient éclairer ma lanterne

Mon conjoint est algérien résidant en algérie. Je suis exemptée de visa tourisme mais pas lui

Il n'y a pas de représentation consulaire thailandaise en Algérie alors j'ai l'option de déposer son passeport soit en france soit au maroc mais difficile d'avoir des infos sur le dossier requis notamment pour le consulat à Rabat. Un de nos amis se déplace au maroc et nous a proposé de déposer le dossier complet auprès du consulat

quelqu'un en saurait il davantage?!!!! Y aurait il des personnes qui pourraient me conseiller là dessus , notre voyage est prévu fin septembre et je n'ai rien réservé en attendant son visa. çà me stresssse🤪

Merci d'avance
Quartier à Bangkok et choix d'une île?
by Iciallo · 2009-07-09 · 30 replies
Bonjour, et merci pour votre site qui a fini par me convaincre d'aller en Thailande. Les billets sont pris depuis hier pour un séjour du 15 au 27 juillet (12 jours/11 nuits). Au départ nous voulions (ma femme, mes 2 ados 14 & 17 ans et moi-même) faire 2/3 jours à Bangkok, 3 jours à Chiang Mai et 5 jours sur une ile. Ca nous fait beaucoup de déplacement en si peu de temps. De plus, on n'est pas sûr que les enfants vont apprécier la visite de Chiang Mai. Le séjour vers lequel on s'oriente est 5 jours à Bangkok et le reste (6 jours) sur une ile. Pourriez-vous me conseiller un quartier à Bangkok (surtout pour les enfants) ? J'hésite entre Sukhumvit et Khao San Road, mais il y a peut être mieux pour les enfants. Comme on reste 5 jours à Bangkok, y a-t-il des bons plans à faire autour de Bkk, dans un rayon de 100 Km ? J'ai noté, grâce à votre site, la ville où se trouve "la Thailande miniature". Ca compensera de Chiang Mai. Pour l'ile, auriez-vous des recommandations entre Kho Samui, Ko Chang ou autres ? Phuket me parait un peu loin vu la durée du séjour. Mais s'il y a de bons plans, pourquoi pas.

Marci par avance pour tous vos conseils, recommandations et bons plan.

Iciallo.
Équipière débutante cherche embarquement pour apprendre!
by Mlinou · 2009-06-30 · 8 replies
Équipière débutante (n'y connaissant strictement rien en voile mais très motivée), cherche embarcation : grande, petite, à voile, ..... Pas de destination de préférence... seulement pour apprendre... et prendre le large... Disponible en septembre/ octobre (ou qlq semaines cette été); Étudie toutes propositions

(En recherche de compagnie féminine particulière, s'abstenir!!!)

merci, merci à ceux qui ont envie de transmettre leur passion!

mary
Projet d'un séjour de photos très spécial au Brésil
by Batfut · 2009-05-27 · 9 replies
Bonjour à tous ! Je recherche des conseils pour un voyage un peu spécial…😛

Avec ma femme, nous comptions un jour ou l’autre, visiter le Brésil en touristes cools.

Mais, contre toute attente, en septembre prochain, c’est dans des conditions très particulières que nous allons découvrir ce pays.

Elle est administratrice d’un orchestre symphonique et cet orchestre (+ une centaine d’enfants, soit un groupe global de près de 200 personnes !) va se rendre là-bas, pour une série de concerts avec le chanteur Lenine, pendant 10 jours. Du 4 au 14 septembre prochains.

10 jours pour quatre villes : Brasilia - Bel Horizonte - Sao Paulo – Recife

Ce n’est donc pas vraiment un plan farniente !😕

Moi, je l’accompagne et je « suis le mouvement ».

Si elle, va avoir beaucoup d’obligations sur place, j’aurai, pour ma part, un petit peu plus de liberté.

Question 1 : Que puis-je en profiter pour voir prioritairement dans ces 4 villes ou dans leur très proche environnement ? (J’aurai rarement l’occasion de m’éloigner trop et trop longtemps du groupe)

Question 2 : Je suis photographe et, en voyage, je n’imagine pas une seconde, de me promener autrement que mon appareil (Nikon D80) en permanence à la main… Avec le numérique, je fais facilement 300 photos par jour (dont évidemment, je supprime un grand nombre plus tard !).

Or, j’ai bien compris que le Brésil est un peu le pays de tous les dangers…🏴‍☠️ pour qui étale trop sa richesse d’européen…

Selon vous, devrais-je :

- Laisser mon Nikon chez moi et me sentir frustré pendant tout ce voyage ?

- Le prendre malgré tout en ayant la sagesse de ne pas le sortir n’importe quand et n’importe où ?

- Trouver sur place un brésilien de confiance 😎qui m’accompagnera à l’occasion dans mes « escapades photographiques » les plus risquées ?

Merci d’avance à tous ceux qui me donnerons de bons conseils.
Circuit Belgique - Allemagne - Danemark - Pays Bas avec deux enfants: points d'intérêts, hébergement et distances?
by Tournemarie · 2009-05-22 · 8 replies
Bonjour!

Nous partons en famille avec nos deux filles âgées de 19 mois et 3 ans et demi pour le mois de juillet.

Nous atterirons à Bruxelles et repartirons par Bruxelles. Nous disposons d'un mois pour effectuer un circuit Belgique-Allemagne-Danemark-Pays-Bas. Nous aurons une location d'auto tout au long de notre séjour en Europe.

Nous sommes à la recherche de suggestions concernant les points d'intérêts agréables à visiter ou à voir et qui sont accessibles avec des poussettes d'enfants. Il peut s'agir de panorama, de lieux pour «vivre» l'ambiance et tout autre suggestion pertinente! Nous aimons beaucoup les musées, mais avec nos deux jeunes enfants, nous essaierons de mettre la pédale douce là-dessus!

Dès notre arrivée, nous avions pensé nous diriger immédiatement vers l'Allemagne en passant par Liège. Est-ce réaliste de traverser la Belgique pour dormir en Allemagne à l'intérieur d'une même journée en considérant que notre avion arrivera vers 10h00 le matin? Aussi, nous avons quelques connaissances qui pourront nous héberger en cours de route, mais pour le reste, nous devrons trouver des endroits peu dispendieux. Si jamais vous avez des suggestions à cet effet aussi, n'hésitez pas!

Voici ce que nous avions prévu jusqu'à présent:

Allemagne: Bochum- Leipzig - HambourgDes suggestions pour des paysages de montagnes ou un look plus château?

Danemark: Copenhague Legoland Horsen - Ribe

Pays-Bas: AmsterdamQuel est le meilleur endroit pour voir une série de moulins?

Belgique: Bruges - Bruxelles
Manifestations en Thaïlande et départ en juin: sécurité?
by Shana7 · 2009-05-14 · 22 replies
je dois partir en thaïlande en juin. Y a t il un risque de sécurité ?faut il écouter le quai d orsay? Merci pour vos réponses
Voyage Montréal - Jacksonville (Floride) sans arrêt sauf pour l'essence
by Zkarn · 2009-05-11 · 7 replies
Bonjour,

Je compte allez à Jacksonville Floride et je n'ai pas beaucoup de temps pour m'y rendre et revenir, je pensais faire le trajet d'un coup, partir autour de 20h-21h de montréal pour éviter le traffic à NYC et Washington. Le trajet est de 20-24h à peu prêt, la nuit, encore en bonne forme et reveillé j'évite le gros de la circulation, et le jour en plein soleil traverser la Caroline du N et S Virginie. Je voudrais avoir votre avis ladessus, est-ce pure folie ou possible, peut-être quelqu'un a eu une expérience semblable. J'ai une bmw serie 5, donc très confortable pour de long trajets(sur les cuisses, dos et support du corps); je suis jeune, 21ans; Je compte dormir mes 8heures par jour une semaine avant d'entreprendre ce voyage; Des pauses pour se dégourdir les jambes et mettre de l'essence(au 500-600km, 20min max). Y a-t-il des petits truques pour passer à travers ces 24heures? Des techniques de cour sommeil ou sieste, boisson energetique, type de nourriture, jeu de concentration. Merci à l'avance
Récit de notre voyage au Rajasthan en avril 2009
by Deborah75001 · 2009-04-29 · 15 replies
Voici donc le récit de notre voyage, qui sera publié en plusieurs épisodes car c'est long. (attention PHOTOS VOIR PLUS BAS POSTS SUIVANTS)

Trajet: Delhi - Kota - Bundi - Chittorgarh - Udaipur - Delhi du 13 au 26 avril 2009

Modalités du voyage: je voyage seule avec avec mes deux enfants. Je n'ai pas loué de voiture, nous nous sommes déplacés en train et transports en commun. Nous avons réservé 3 trajets sur le site des chemins de fer à l'avance. Nous sommes ravis du voyage et rentrons éblouis même si certaines choses ont été dures. Je pense qu'il nous faudra longtemps pour réellement digérer tout ca. Mais l'impression générale est excellente, nous n'avons eu aucun ennui, aucune entourloupe, les gens ont été dans la très grande majorité d'une extrême gentillesse. Nous ne sommes pas tombés malades. Nous n"avons souffert que de la chaleur (40 à 42 degrés au Rajasthan en cette saison). Je donnerai à la fin des précisions sur le budget.

j'en profite pour remercier tous les membres du forum qui nous ont aidé à planifier le voyage et à choisir les étapes. Merci Merci car sans vous ce voyage n'aurait pas été ce qu'ila été 🙂

RECIT DE VOYAGE

PARTIE 1 : DELHI KOTA BUNDI

J1: arrivée Delhi à 5h du matin, par Finnair🤪, après escale à Helsinki. Excellente compagnie je dois dire.

Change à l’arrivée à la Bank of India, 63, 90 Rp pour un euro sans commission. Je n'ai changé que 100 euros et j'ai regretté après, le change est moins bon dans les villes secondaires du Rajasthan.

Eviter Thomas Cook juste à côté : donne moins malgré le prix affiché qui semble similaire, car prend une commission (inofficielle).

Stand de taxi prépayé de la police : 350 Rp Pas de problème avec le taxi

UNE DEMI JOURNEE A NIZAMUDDIN :

Nous allons à Nizamuddin Ouest, chez une amie d’amie qui nous passe une chambre pour quelques heures, car nous avons un train à prendre à 14h pour Kota

Visite de Nizamuddin ouest : le quartier résidentiel où nous logeons se transforme au bout de 10 minutes en petit quartier musulman, puis en un dédale de ruelles étroites avec des chèvres, des vaches, des petites échoppes, qui ressemble plus à un village. Notre but est de visiter les tombes des saints musulmans qui sont parsemées entre les ruelles, parfois dans des aires un peu vagues, puis la Dargah du saint Nizamuddin.

Les enfants commencent à paniquer car les rues sont de plus en plus sales, jonchées de détritus voire d’excréments, sous la chaleur la puanteur s’amplifie, l’étal d’une boucherie islamique fait frémir, il y a des foules d’enfants qui nous suivent, des regards interrogateurs. Nous nous perdons un peu, je redemande plusieurs fois mon chemin, bref on arrive enfin devant la Dargah, on nous fait enlever les chaussures et nous suivons le labyrinthe de couloirs sombres qui entoure un puits puis diverses cours. Les couloirs sont jonchés de mendiants qui attendent de la nourriture, leur vue est très difficile pour les enfants, ils sont squelettiques, les enfants ont des petits membres décharnés repliés sous leurs corps sans force, les adultes nous agrippent et sollicitent des aumônes. Mes enfants veulent sortir, mais on est coincés et il faut avancer. Enfin nous ressortons au grand jour, dans la cour qui abrite le monument à Nizamuddin, autour duquel sont étalés des tapis et des bâches pour protéger du soleil qui tape tellement qu’on ne peut marcher pieds nus sur les dalles en dehors des tapis. On fait le tour en contemplant les fidèles en prière, hommes et femmes vêtues de saris multicolores, de diverses classes sociales assis tout autour du monument ; On décide de rebrousser chemin, et il faut affronter à nouveau le dédale de corridors pour retrouver la sortie et nos chaussures. Les enfants sont épuisés du choc avec la pauvreté et de la chaleur. 🙁

Je décide alors d’aller visiter le tombeau de Humayun qui n’est pas loin. Mais sous la chaleur, le trajet semble long, les routes sont très larges (mathura road n’est pas facile à traverser !), une circulation démente et la pollution rend pénible le moindre trajet à pied.

On finit par arriver devant le monument, caisse et achat de billet (150 Rp, gratuit pour les enfants) et là c’est splendide ! Nous arrivons devant une succession de mausolées et monuments de toute beauté de l’époque moghole, entourés de luxuriants jardins et de fontaines. L’endroit est paradisiaque en comparaison de celui que nous venons de quitter.

Nous paressons dans les jardins à l’ombre des arbres en admirant le nombre de volatiles qui y vivent et y croassent, nous allons siroter des cocas à la buvette et nous faire prendre en photos sur les marches du mausolée en compagnie des Indiens, qui évidemment repèrent ma fille blondinette qui est réquisitionnée pour faire de la figuration sur leurs photos !

Enfin il est l’heure de rentrer, prendre nos bagages et nous diriger vers la Gare de Nizamuddin, avec un Rickshaw bien sûr, qui sillonne les autoroutes en sens inverse de celui de la circulation ( !!!), il me fait de frayeurs bleues mais bon heureusement ce n’est pas loin. Aucune difficulté pour trouver le train, notre wagon Sleeper affiche bien notre nom parmi la liste des passagers, on part à l’heure bref TOUT VA BIEn

VOYAGE DELHI KOTA EN SLEEPER PUIS TRANSFERT BUNDI :

Le wagon sleeper me fait plutôt une bonne impression, du moins après le départ car avant, on a eu droit à un essaim de mendiants et de vendeurs divers qui ont défilé dans le wagon. L’un des mendiants rampait par terre sans jambes. Dur à supporter.

On voyage aux côtés d’une famille indienne très « middle class ». J’en profite pour essayer de lier conversation. Le père ingénieur mécanique, a déjà été en France, en Alsace, pour visiter une usine de fabrication d’excavateurs. Le fils fréquente un lycée technique à Kota, ville réputée pour ses institutions d’enseignement. Il potasse durant tout le voyage son livre de physique, un manuel revêche imprimé tout petit sur papier de type recyclé, sans aucune illustration en couleur, ferme les yeux et se récite les formules à retenir, puis passe à la suivante. Son zèle ferait pâlir tout lycéen français ! La mère, très effacée, me parle à peine. Enfin quand les autres me parlent anglais, je dois leur faire tout répéter car ils ont un tel accent que j’ai du mal à les comprendre (je parle anglais couramment car j’ai vécu des années aux USA mais vraiment l’accent indien c’est spécial !!)

On achète du « tchaé » puis des burgers végétariens (20rp) aux préposés du wagon restaurant qui arpentent le wagon. On regarde le paysage, fascinés par cette succession de paysages arides, désertiques, entrecoupés d’oasis verdoyantes, puis par des banlieues de villes sans aucun style, bardées de fils, de montagnes d’ordures où habitent directement des pauvres familles hirsutes dans des abris faits de sacs poubelles et de bâches plastiques dégoutantes, fouillant au milieu des détritus. Dans les gares, à nouveau l’animation des vendeurs qui entrent dans le wagon avec des seaux, des plateaux de nourriture, des boissons… Le soleil se couche doucement sur ce paysage déroutant, la nuit tombe, on arrive à Kota, où l’animation est toute de suite grouillante à nouveau.

On sort du wagon et on commence à gravir la passerelle qui enjambe les voies ferrées et mène à la sortie. Je n’ai eu aucune réponse à mon mail à la guesthouse de bundi, donc je m’apprête à affronter les rickshaws à la sortie pour nous faire conduire à un hôtel près de la gare, en me disant qu’avec les enfants je ne ferai pas de longs trajets de nuit.

Soudain, en montant l’escalier, j’entends distinctement quelqu’un appeler mon nom, puis le nom de mes enfants. On regarde, hébétés, et on voit un jeune homme qui nous appelle. C’est Montu, de la Shivam Guest house de Bundi qui était venu nous chercher ! Je n’en reviens pas ! Cette bonne surprise inattendue va nous permettre de gagner Bundi le soir même.

Montu « négocie » un rickshaw avec plusieurs autres personnes, on s’y entasse à 7 (les enfants sur la barre qui sépare la cabine de l’espace du chauffeur), les valises amoncelées au fond. Je ne sais pas où on va, mais le rickshaw se démène dans de gros embouteillages, très nerveusement, on roule pas mal, les rues sont éclairées et on voit des myriades de magasins ouverts, des tissus colorés, des foules de gens, de voitures, de rickshaws qui klaxonnent… finalement, on arrive à la gare des bus.

Tout le monde descend et Montu nous montre le bus pour Bundi (rien d’écrit en anglais, je ne sais pas comment on aurait trouvé) et on s’installe, il partira dès qu’il sera un peu rempli. Soudain c’est Pinky qui arrive avec une copine et ses deux enfants ! Grande joie de tout le monde, on se présente, on fait connaissance, on raconte comment on s’est trouvés à la gare … Les enfants ont faim et Montu est parti leur acheter des chips, elles sont trop pimentées (parfum « massala », ca pique pour eux) ! Bref le bus s’ébranle et on arrive à Bundi en pleine nuit, vers 9h30 voire plus. Là à nouveau, longue négociation de Montu pour un rickshaw, on part même à pied en roulant les valises (je pensais qu’on allait à pied), mais non c’est une feinte, le rickshaw nous rappelle et cette fois on monte dedans … à 10 personnes (je ne blague pas ! je précise que le siège est fait pour 3 maximum) !!

Enfin on arrive rompus à la Guesthouse, présentations de toute la famille, et re récit de notre rencontre à la gare de Kota, où MOntu est venu nous chercher en apprenant qu’on avait eu leur adresse par Ashanti du forum 😉… on s’installe sur la terrasse, morts de faim et de fatigue, on commande 2 plats rapides (enfin, rapide n’est pas le mot !), on file dormir. On nous installe dans la « chambre familiale », grande chambre toute propre avec deux grands lits ornés de très beaux draps imprimés à motifs « block print » et deux ventilateurs, une belle salle de bain.

Quelle première journée ! On en a plein les yeux !

J 2-3-4 : BUNDI

J2 : découverte de Bundi

Le matin on prend notre petit déjeuner sur la terrasse de la Shivam Guest house : c’est impressionnant avec les montagnes environnantes et le château qu’on aperçoit juste au dessus, sans parler des singes entreprenants qui se baladent d’un toit à l’autre. On refait la connaissance de toute la famille, les parents adorables, Montu et Pinky qui parlent bien anglais, et Tampi, le plus jeune frère, qui fait des études d’informatique à Jaipur. Ils nous parlent abondamment d’Achille et perle (les enfants d’Ashanti) et nous demandent de leurs nouvelles.

Puis on fait notre première sortie en ville … qui durera jusqu’au soir ! Au début, les enfants sont un peu épouvantés par la circulation : rickshaws, motos, vaches, chiens, chèvres, voitures etc, tout le monde fonce en appuyant sur le champignon et la sonnette à la fois, bref c’est à vous de vous pousser ! Sans parler de la pollution, qui irrite le nez. On ne peut marcher qu’en file indienne et encore au moindre coup de sonnette il faut savoir se ranger promptement de côté ! Mais les enfants prennent vite le pli…

Nous découvrons une petite ville charmante, avec des maisons peintes d’éléphants et de fleurs, des haveli typiques qu’on nous invite à visiter. Partout on nous accueille avec un « hello, what’s your name » et tout le monde veut savoir s’où nous venons, comment nous nous appelons, où est mon mari (je n’en ai pas, mais comment leur faire comprendre un truc aussi impossible pour eux ?), si les enfants sont bien mes enfants (ca va devenir une question lancinante, partout on veut savoir pourquoi je suis la maman d’une petite blonde et d’un enfant brun basané qui ressemble à un Indien).

Les gens passent les mains dans les cheveux blonds de ma fille, puis ils pointent mon fils du doigt et disent « Hindi ? Bharat ? ». Il en a un peu marre, mon petit tsigane, et il n’aime pas que je raconte l’histoire de leur adoption, alors je finis par mentir en disant que oui, leur père est resté à Paris, réponse qui satisfait finalement même si elle doit paraitre improbable !

On visite le marché, les réserves d’eau et le baori (puits gigantesque avec des escaliers descendant en forme géométrique, malheureusement jonché de sacs plastiques et de crottes d’animaux)… On s’achète un lassi merveilleux chez « Sathi’s lassi » (sur la route qui descend du château), et moult bouteilles d’eau fraiche dont nous faisons une consommation énorme, sans compter les bouteilles de jus de mangue, plus parfois un pepsi ou limonade. On a tellement chaud qu’on ne mange rien du tout !

Je commence même nos premiers achats, car les enfants ont besoin de sandales. Les échoppes ont une plate forme à 1m au dessus de la hauteur de la rue, sur laquelle on monte en se déchaussant. On achète 2 paires de sandales et une paire de tongues pour 490 roupies (8 euros), je suis contente, mais j’apprends le soir que je me suis faite rouler et qu’il fallait payer la moitié ! Bon ce n’est pas bien grave. Les sandales par contre ne sont pas de bien grande qualité, ce n’est pas du cuir mais du synthétique ou du carton +Tissu, la première paire lâche rapidement…

On rentre rompus le soir, discussions animées sur la terrasse où on échange les infos avec les routards français qui sont fort nombreux ce soir là, et les membres de la famille de nos hôtes qui se mêlent gaiment aux discussions tout en servant à manger. Faut pas être pressés, nous sommes les derniers servis et avons attendu le repas (riz et légumes uniquement) plus d’une heure ! Sinon on prend des tuyaux auprès des autres voyageurs, on nous dit que la montée au château est rude, et la montagne peuplée de dangereux singes qui n’hésitent pas à attaquer les touristes isolés. Bigre !

J3 : visite de la forteresse et du château au programme, puis jait sagar.

Avertie, je décide de louer un rickshaw auquel je demande d’aborder la forteresse par l’arrière, je me dis qu’on redescendra vers le château ce sera plus facile. Il y a 10 km de route très mauvaise et le rickshaw peine terriblement. On arrive à un petit poste de garde et on aperçoit les murailles impressionnantes de la forteresse, fermée. Personne ne sait comment aller vers le château. Le chauffeur ne comprend pas un traitre mot d’anglais et ne sait pas où l’on doit passer, on attend sous le soleil, je lui montre le plan mais il ne sait rien, on est coincés…

Enfin arrive un type avec un gros gourdin qui se propose de nous faire faire le tour de la forteresse et de nous indiquer le chemin vers le château. Le gourdin c’est pour écarter les singes à tête rouge🤪, bon ca me rassure… Bref il nous ouvre la porte de la forteresse et on commence à longer les gigantesques remparts, puis on découvre avec émerveillement les enfilades de pièces avec des murs peints, des fresques, les terrasses, les jardins suspendus, les esplanades, les gros réservoirs d’eau et les puits gigantesques, un château de la belle au bois dormant envahi par la végétation et les animaux (singes, chauve souris, lézards, insectes etc). Avec une vue superbe sur la vallée et les petites maisons bleues de Bundi en bas.

Le guide nous indique la direction qui descend vers le château, qui est environ à une demi-heure de marche plus bas. Mais je ne veux pas faire le chemin seule. Nous n’avons rencontré aucun touriste du tout sur ce site pourtant époustouflant. Finalement on avise deux touristes australiens qui sont montés du château au pied et consentent à faire le trajet avec nous. Les pierres sont très glissantes par endroit mais ca va. Et là on arrive au château de Bundi (16-17e siècle), splendide, constitué de cours entourées de cloitres ouvrant sur des chambres richement décorées de fresques ou de petits miroirs incrustés. Les miniatures peintes sont de toute beauté et les couleurs superbes. On n’y rencontre très peu de touristes.

Finalement on arrive à la partie basse du château, celle dont l’entrée est payante quand on arrive par le bas, mais nous n’avons pas de billets puisque nous sommes arrivés par le sommet de la montagne. Les enfants sont épuisés de chaleur et veulent rentrer à la maison, mais le garde nous propose de faire venir de l’eau moyennant 20 Rp (le prix habituel de la bouteille est de 10 Rp, le garde prend son portable et au bout de 10 minutes, on voit un gamin qui a fait la montée en courant pour nous apporter la bouteille tant désirée…), ok on prend.

Ensuite le garde veut nous vendre des billets et fait le calcul : 60 Rp par personne (tiens les enfants sont payants ? oui dit il), plus 60 Rp pour l’appareil photo. Je lui tends les billets, il empoche ca et les fourre dans sa poche ! et là je comprends qu’il n’a pas de souche pour vendre des billets et que tout ca c’est pour bibi ! Bref tant pis. On ne m’y reprendra pas. La partie payante est d’ailleurs bien petite après tout ce que nous avons vu. On y paresse un peu, avec deux touristes allemand, dans un recoin sculpté qui offre une vue panoramique sur la ville, bien à l’ombre et au frais. Bon poste d’observation cet endroit ! le maharajah a bien vu ! Enfin on redescend vers la ville.

Je décide de faire un tour du côté du lac qui doit se trouver à 2km au nord de la ville, nous suivons une rue qui mène vers le nord, bordée d’échoppes de bijoutiers et où ma fille repère un bracelet en argent torsadé que nous emportons pour 200 Rp (l’argent vaut 20 Rp le gramme, il y a 8 grammes ca fait 160 Rp plus un peu plus pour le travail de l’orfèvre). Pas cher !

On continue la rue et on découvre des boutiques pas du tout touristiques, des tailleurs, des magasins de tissus. Petit à petit, la ville se transforme en village, nous sommes suivis par une joyeuse cohorte d’enfants, sous une chaleur torride. Certains nous demandent « one roupie », ou bien « one pen », voire « one bottle » (ils collectent les bouteilles vides, ca se revent parait il, ou bien ca peut se réutiliser aussi pour y mettre de l’eau prise au puits). On s’arrête plus d’une heure sous un grand arbre, épuisés, les enfants restent autour de nous et on discute...

Finalement on arrive au lac, on entre dans le domaine de la « maison de Kipling » (enfin Kipling y a dormi en tout et pour tout une seule nuit), qu’un garde nous fait visiter, c’est un charmant petit pavillon situé magiquement au bord du Jait Sagar, vers où descendent une série de jolis ghats où les gens viennent se laver ou se baigner. Des singes jouent dans les arbres. Le garde nous fait visiter les jardins, nous montre les manguiers où pendent des mangues encore vertes. La vue est splendide sur le lac. On y reste tout l’après midi, au frais. Le lendemain on reviendra s’y baigner encore une fois, car c’est le seul endroit frais de la ville.😛

J4 : cette fois c’est notre dernière journée à Bundi. Promenades et lac.

Au petit déjeuner, outre les touristes, un imam musulman en grand habit tout blanc, venu dit il pour « affaires » d’Udaipur. Les enfants veulent rester à la guest house, je les laisse jouer avec Tampi, qui est un fana d’ordinateur et qui la veille au soir les a amenés faire un tour de moto de nuit dans la ville. Ils étaient ravis et adorent Montu, Pinky et Tampi ! ils jouent à nourrir la tortue dont la carapace dessine une étoile, il parait que c’est rare. Elle ne mange que des gombos, la veinarde !

Je pars au marché, bien décidée à faire des achats, notamment les draps imprimés par la technique du block print que j’ai vus à la guest house. J’en trouve au marché, 80 Rp, plus des foulards colorés (50-60 Rp). J’achète de la crème Odomos pour les moustiques dans une petite pharmacie (58 Rp), car on se fait piquer les mollets le soir sur la terrasse de la guest house.

L’après midi on retourne au lac, il y a un grand mariage musulman où nous reconnaissons l’imam vu le matin, qui y officie. Les invités sont parés de leurs plus beaux atours et je me dis que c’est un endroit idéal pour un mariage. On nous propose des plats mais je refuse prudemment : régime riz et légumes cuits uniquement pour l’instant, selon les recommandations. D’ailleurs nous ne tomberons jamais malades au cours de notre voyage. Il fait très très chaud et je suis prudente : pas d’écarts pour la nourriture.

Ce soir là, la chambre est terriblement chaude (elle est située sous la terrasse) et personne n’arrive à dormir. J’envie les touristes qui ont des chambres au rez de chaussée (plus petites mais bien plus fraiches).

Le lendemain nous partons à la gare, à 7h15 nous avons un train pour Chittaurgar.

Suite au prochain épisode 🙂 LIRE LA SUITE DANS LES MESSAGES PLUS BAS !

Amicalement

Deborah 🙂 et ses deux loulous de 9 et 11 ans (une blondinette, un brun bronzé) 😎
Des sacoches arrières à l'avant?
by Cocoetalex · 2009-03-01 · 12 replies
Bonjour, je suis sur le point de m'équiper de sacoches ortlieb back roller plus, neuves à -35%, mais elles n'existent pas en version front dans la boutique. Cela pose-t-il un problème, d'installer des arrières à l'avant? Pour le prix: 90e la paire au lieu de 135e. comme j'ai l'intention d'en prendre 4 paires le calcul est vite fait.

Merci de votre aide.

Alexis.
Météo à Madagascar: attention cyclone en formation (17 janvier 2009)
by Jipi · 2009-01-17 · 28 replies
un cyclone est en formation a proximite de l ile de tromelin au lage de mada RU a plus
Remorque monoroue à moins de sept kilogrammes
by Pidjii · 2009-01-11 · 8 replies
Bonjour à tous!

Nouveau sur ce forum, un peu plus vieux dans le monde du VTT et du vélo en général, très ancien dans le domaine des rêves, j'ai eu, récement, l'idée de me fabriquer une nouvelle remorque.

Nouvelle, pourquoi? Car j'ai une Croozer Cargo, qui n'a roulé que 300km (abandon d'un "raid" sur route de 5 jours, suite à intempéries & inondations...) et pour quelques déplacements (quand je pars dépanner des amis ou des connaissances je mets mes outils pour vélo dedans).

Après avoir vu celle de Julteam, je me suis fixé un objectif:

Passer sous les 7kg.

Comment?

Cahier des charges: Sous les 50€... (je ne suis pas fou!)Capacité de 20kg.Monoroue20" (pour le poids bien sur!)Chassis ultralight et légèrement flexible, afin d'absorber les imperfections de la route, pour gagner en confort de roulage.Les montants seront non étanches, car fait avec des tubes de carbonne que j'utilise en cerf-volant. (45gr le mètre!)

Voilà, je vous mets le lien vers la remorque de Julteam, je lui prendrais, avec son autorisation, la fixation Vélo => remorque. En plus light, certainement et sur roulements.

Voilà, je suis à la recherches d'idées, je pensais à faire le châssis en équerres d'alu. Ultra léger. Légèrement flexible. Facilement soudable ou rivetable ou même vissable sans trop de cassage de tête. Et esthétique. (dimensions à voire encore... plutôt long mais effilé, pénétration aéro oblige)

De plus, soudé, ou vissé? Pour le poids, souder serait vraiment un plus... mais pas en terme de prix!

Pierre-Jean, allias Pidjii
Conduire au Brésil
by Aquiceara · 2008-11-29 · 24 replies
Conduire au Brésil

Dans les années 80 nous avons vécu deux ans à Fortaleza, dans le Nordeste brésilien, et nous y retournons régulièrement depuis 1997. Cette année-là, l’ami qui nous hébergeait nous avait également laissé les clefs de son buggy Très sympa de sa part, mais je n’en menais pas large quand j’ai pris le volant. Finalement, quinze jours après, j’étais aussi à l’aise là-bas qu’en France. C’est ce qui nous a décidés à louer une voiture à chaque fois que nous retournons au Brésil. On trouve d’excellentes cartes routières, remises à jour tous les ans, dans le guide Quatro Rodas, en vente dans les kiosques. Détail amusant : elles indiquent même les routes présentant des risques de braquage (risco de assalto). Après avoir sillonné le Ceará en tous sens et parcouru le Nordeste de Natal à São Luís do Maranhão, sur des routes fédérales, « estaduais » (d’état) et même sur des pistes, je me suis dit qu’un petit article à ce sujet pourrait en intéresser d’autres. Pour commencer, je précise que nous louons uniquement des voitures de tourisme d’entrée de gamme. Les tarifs sont en effet assez élevés dans le Nordeste (je n’ai aucune expérience en la matière ailleurs au Brésil). À titre indicatif, il faut compter approximativement € 35-40 hors saison (davantage en haute saison) par jour pour une voiture de type Opel (Chevrolet) Corsa ou Volkswagen Gol (une Golf au rabais, en quelque sorte). Donc, pas de vitres électriques, de condamnation centrale des portes ni d’ABS… En Asie on a beaucoup mieux pour moins cher. Louer un 4x4 est beaucoup plus onéreux, environ € 100 par jour. C’est cependant un bon choix pour ceux qui viennent à plusieurs et peuvent partager les frais. C’est même recommandé sur certains itinéraires, sans parler des pistes. Quant au buggy, si ça peut être sympa pour une journée à la plage, il ne faut pas compter faire plus avec. C’est bruyant, gourmand en carburant, ça ne tient guère la route et c’est ouvert, donc idéal pour se faire braquer. Enfin, pour un périple, il vaut mieux prendre l’option kilométrage illimité. Les 150 km/jour proposés en standard sont très insuffisants dans un pays comme le Brésil. Au cours des deux derniers voyages, nous avons parcouru plus de 3000 km en une dizaine ou une douzaine de jours, et encore, sans rouler tous les jours. L’option 150 km/jour peut convenir si vous circulez uniquement en ville ou dans les environs immédiats, mais ici « immédiat » peut vouloir dire une centaine de kilomètres. L’essence est généralement meilleur marché qu’en Europe, mais pas beaucoup. Il est préférable de la prendre dans les stations « de marque » (Petrobras, Shell, BP…). Il existe en effet des stations « sans marque » où elle est quelques centavos moins cher mais où le taux d’essence pure est aussi moins élevé… Beaucoup de voitures ont un moteur « flex » alcool/essence. Pas très intéressant. Perso, je préfère rouler à l’essence. D’une part, le rendement énergétique est bien meilleur, l’économie que représente l’alcool étant finalement dérisoire ; d’autre part, je suis contre les nécrocarburants : il faut savoir que les gens qui travaillent dans les plantations de canne sont quasiment esclaves. Fortaleza ne pose guère de problèmes de circulation pour qui est habitué à rouler en ville. Il y a beaucoup de sens uniques, comme un peu partout, mais la configuration de la ville fait qu’on s'y retrouve assez facilement. La signalisation est acceptable, du moins sur les grandes avenues. Les noms de rue sont bien indiqués. Se garer est plus ou moins facile selon les heures et les quartiers. À Beira Mar, par exemple, des gardiens informels vous font signe pour indiquer où se trouvent les places libres. Quand vous descendez de voiture, il se peut qu’ils proposent de la laver. À vous de voir. Quand vous reprenez la voiture, vous leur donnez une cinquantaine de centavos. C’est le tarif généralement pratiqué. L’état du revêtement est variable selon les quartiers et la saison. Attention aux nids de poule en saison des pluies et aux plaques d’égout volées. Le week-end, c’est souvent le rodéo : des chauffeurs alcoolisés font la course et dans ce cas, il est préférable de se ranger sagement sur le côté… Il y a relativement peu de deux-roues dans les beaux quartiers, mais ailleurs il est préférable de rester vigilant. En fait, tout cela s’applique globalement à la plupart des villes d’une certaine importance. Les radars sont signalés 200-400 mètres avant, par un panneau et par une inscription sur la chaussée. De même, si vous grillez un feu rouge, vous risquez de vous faire flasher, sauf après dix heures du soir. À partir de cette heure, ne vous arrêtez pas : contentez-vous de regarder à gauche et à droite puis passez. Si vous vous arrêtez, vous risquez de vous faire braquer (là encore, le risque varie selon les quartiers et les heures). Ce qui précède vaut d’ailleurs pour la plupart des villes du Nordeste. Dans ce qu’on appelle ici l’ « interior », c’est-à-dire en dehors des villes, c’est un peu le Far West. D’une part, la signalisation routière est quasiment inexistante ; d’autre part, l’état des routes est très variable. Sur les grands axes, tels que les routes fédérales (appelées BR suivi d’un numéro, par exemple, BR116), ce n’est généralement pas la gloire, surtout en saison des pluies. Un tronçon tel que la trentaine de kilomètres séparant Umirim d'Itapagé (ou Itapajé), par exemple, est un véritable scandale. En plus de dix ans, je ne l’ai pas vu réparé une seule fois. La première fois, en 1998, il était déjà complètement pourri. On ne peut guère y dépasser les trente kilomètres à l’heure si on ne veut pas crever un pneu. (Ça nous est arrivé à la tombée de la nuit au milieu de nulle part et nous étions drôlement contents que des routiers nous prêtent main forte : le cric s’enfonçait dans le sol détrempé et il fallait soulever la voiture pour mettre la roue de secours.) Il y a aussi plus de circulation sur les fédérales, principalement des camions. Les routes « estaduais », c’est-à-dire gérées par les états (appelées CE au Ceará, PI au Piauí, etc., suivi d’un numéro, par exemple, CE040) sont plutôt meilleures, voire excellentes, mais là encore, ce n’est pas garanti. On peut faire cinquante kilomètres le pied au plancher sans problème puis, au détour d’un virage, se retrouver sur un tronçon avec des nids de poule tous les mètres ! Je n’exagère pas, ça m’est arrivé en décembre 2007 du côté de Tauá. Les pistes : si vous regardez une carte du Nordeste, vous constaterez qu’il y en a beaucoup. Certaines localités ne sont reliées par aucune route asphaltée. En saison sèche, passe encore, mais en saison des pluies… L’année dernière, nous avons ainsi dû nous cogner une centaine de kilomètres de piste, traversée d’une petite rivière à gué comprise, pour nous rendre à Cococí. Inutile de dire qu’en saison des pluies, ce n’aurait pas été envisageable autrement qu’avec un 4x4 et, encore, avec un chauffeur connaissant bien le coin. La signalisation ? Encore un truc de pays riche, ça ! Sur les routes fédérales et quelques estaduais, la signalisation est à peu près correcte. Les virages dangereux, notamment, sont généralement bien signalés. En revanche, dans les agglomérations, elle est pour ainsi dire inexistante. Ou alors vous voyez un panneau indiquant la direction que vous recherchez puis, au bout de quelques dizaines de kilomètres, vous vous rendez compte que vous auriez dû tourner quelque part bien avant. Pour trouver le nom du bled où on se trouve, il faut regarder sur les panneaux publicitaires ou les bâtiments administratifs… Le mieux est évidemment de s’arrêter et de demander à un passant. De toute façon, on est souvent obligé de demander son chemin. Comme la plupart des gens n’ont pas de voiture et ne sortent que rarement de leur ville, leurs indications sont souvent floues. Il vaut donc mieux demander à plusieurs personnes. Si vous trouvez une station-service, c’est encore le mieux, ils ont plus l’habitude. À l’entrée des agglomérations, il y a souvent des bandes rugueuses. Elles sont généralement signalées par un panneau évoquant les créneaux d’un château-fort. Quelques dizaines de mètres plus loin, vous trouvez une « lombada », c’est-à-dire un ralentisseur. Lui aussi est généralement signalé par un panneau mais attention : ce panneau ne se trouve pas 50 m avant comme on pourrait s’y attendre, mais immédiatement à hauteur du ralentisseur. Et ces ralentisseurs sont parfois très hauts. Pire : il y en a souvent tous les cinquante mètres, voire plus et à des emplacements dont la logique nous dépasse un peu. D’autant plus que dans la plupart des villages, le revêtement est souvent constitué de pavés plus ou moins disjoints, interdisant de circuler à plus de 15 km/h. Ces ralentisseurs ont été interdits il y a quelques années. Quelques-uns ont été supprimés, mais bien souvent le remède a été pire que le mal : on s’est contenté d’arracher le goudron ou le ciment et à la place on se retrouve avec une tranchée ! Ailleurs, on en a même rajouté. Parfois, ce sont d’ailleurs les habitants qui s’en chargent. Personnellement, je trouve ces machins vraiment dangereux et totalement inutiles. Dans le sertão, les gros 4x4 se fichent pas mal des ralentisseurs. Ils passent dessus à fond et tant pis si un gosse d’une famille pauvre traverse. Ça en fait un de moins. Ma pire expérience avec ces ralentisseurs a été en rase campagne. Nous étions sur une route parallèle au tronçon Umirim-Itapajé. Le revêtement était comme neuf, personne ne passant jamais par là. Je roulais à 120-130 pour éviter de me faire prendre par la nuit et, surtout, par un orage qui menaçait. En haut d’une côte j’ai dû piler d’un seul coup à cause d’un ralentisseur qui n’était pas signalé. J’ai laissé pas mal de gomme sur la chaussée et je suis passé dessus à 90. Quel imbécile a eu l’idée de placer un ralentisseur à cet endroit ? L’agglomération la plus proche est à une bonne quinzaine de kilomètres et il n’y a absolument aucune habitation ni aucun chemin à proximité ! Les distances sont aussi un élément à prendre en compte. C’est l’Amérique. Des amis brésiliens m’ont raconté qu’ils avaient dû faire 300 kilomètres pour retrouver la bonne route. Toujours la signalisation… Heureusement, ils venaient de refaire le plein. En effet, les stations-service sont parfois assez éloignées les unes des autres. Alors si la jauge a baissé un peu et qu’on n’est pas sûr à 100 % d’avoir assez d’essence pour parvenir à destination, il est vivement conseillé de refaire le plein à la première station qu’on trouve. Si vous tombez en panne sèche et que vous n’avez pas de jerrycan, rassurez-vous : à la station, on vous servira l’essence dans un… sac en plastique. D’ailleurs, il nous est arrivé de traverser à pied tout le quartier de Pirambu, soit près de 4 km, avec un arrosoir plein d’essence en plein midi. Nous étions tombés en panne sèche avec le buggy et nous n’avions évidemment pas de jerrycan… Toujours au chapitre des réjouissances routières sertanejas, il y a les vaches ou les ânes, voire des gens à vélo qui sortent de nulle part et traversent brusquement la route. Les camions sont souvent surchargés et poussifs. Si vous vous trouvez derrière l’un d’eux et que vous hésitez à le dépasser, faites-lui confiance : il applique la règle internationale consistant à mettre son clignotant à gauche comme pour déboîter pour vous avertir qu’il ne faut pas le doubler. Dès qu’il constate que vous pouvez enfin le doubler, il met son clignotant à droite, comme pour se ranger. Là, vous pouvez y aller. Enfin, la conduite de nuit est à éviter. Le Nordeste étant sous l’équateur, la nuit tombe très vite. Donc, tâchez d’arriver à destination à dix-sept heures au plus tard. Si vous êtes néanmoins contraint de rouler de nuit, soyez très vigilant. De nuit, on ne voit pas toujours les nids de poule ni les ralentisseurs. Les rues sont mal éclairées et on est toujours à la merci d’un poivrot qui traverse d’un seul coup, d’un cycliste distrait, d’un gamin qui traverse sans regarder, d’un chien ou d’un âne qui trouve l’autre côté de la route plus intéressant… Voilà, je suppose que tout ça donne l’impression qu’on risque sa peau tous les cinquante mètres. N’exagérons rien. Tous les cent mètres, c’est plus près de la vérité. Plus sérieusement, le Brésil en voiture, c’est quand même mieux qu’en car ou en avion. Pour commencer, on est indépendant. On n’est pas confiné dans les villes ni sur les plages que vendent les agences de voyages locales (à croire qu’il n’y a que les plages qui soient intéressantes). Rouler des heures en plein sertão, les vitres grandes ouvertes alors qu’il fait 45° à l’extérieur (et délicieusement frais – 42° – dans la voiture), ça permet de s’immerger dans l’immensité de ce pays extraordinaire. Vous traversez d’immenses forêts de carnaúbas des villages paumés, vous verrez des gamins jeter des pelletées de terre dans les nids de poule en demandant une piécette aux routiers de passage, vous dégustez une galette de tapioca pour le petit-déjeuner dans le « routier » d’une station-service, vous papotez un moment avec des femmes qui font la lessive dans une lagune, vous dégustez une galinha caipira dans un autre routier de station-service, vous apercevez un petit vieux se balançant dans son hamac à l’heure chaude, vous suivez un « pau de arara » (un pickup avec une quinzaine de personnes à l’arrière), tout ça en écoutant du forró à la radio… Pour vous donner une idée de tout ça, deux petites vidéos :

1000 kilomètres dans le sertão :
http://www.aquiceara.com/...o/Icapui_Cococi.html

Du Ceará au Maranhão : http://www.aquiceara.com/...o/CearaMaranhao.html
Voyage à Zarzis avec nos deux enfants
by Ayupermatasa · 2008-08-25 · 3 replies
Nous desirons partir en famille avec nos deux enfants 6 ans et 2 ans. Nous voudrions nous rentre sur Zarzis vu les renseignements obenus sur le forum. Nous partirions au 15 decembre 2008 jusqu'au 15 mars 2009. Peut t-on negocier surplace les prix pour un séjour de 3 mois. Combien faut t-il compter pour un tel sejour juste une fourchette de prix, hotel, moyen de gamme, nourriture et location de voiture. Est ce quelqu'un a dejà vécu ce type de voyage. Merci pour vos reponses. nono
Camping-car adapté au handicap?
by Acerso · 2008-08-12 · 53 replies
Bonjour,

Bien que planifiant un voyage en Asie, je suis toujours intéressé à voyager en Europe. L'utilisation d'un camping-car me semble une bonne solution, mais où trouver un véhicule adapté au fauteuil roulant (accès avec rampe, plateforme) et, cerise sur le gâteau, qui peut être conduit avec les mains uniquement (paraplégie). En Suisse, je ne connais pas de location possible et l'achat d'un tel véhicule est très difficile (je me suis intéressé au modèle Challenger ou CPT, mais leurs services de vente n'ont pas l'air d'être très motivés...). Est-ce que quelqu'un serait prêt à louer son véhicule ou pourquoi pas le vendre ? Merci d'avance et... bon voyage
Japan Rail Pass pour Tokyo?
by Florav13 · 2008-07-30 · 14 replies
Bonjour à tous !

Je pars au Japon le 8 août jusqu'au 31 août, à Tokyo.

J'aimerai savoir si c'est intéressant de prendre le Japan Rail Pass pour toute la durée du séjour en sachant que je resterai principalement à Tokyo avec quelques exursions (mont Fuji, Kyoto, Osaka).

Sinon, quel est le meilleur plan pour voyager en métro et bus dans Tokyo en illimité (ou en tous cas, pour éviter l'achat d'un ticket tous les jours...).

Merci bcp à bientôt ! 🙂
"The Gibbon Experience" à Bokeo dans le nord du Laos?
by Yann40370 · 2008-07-22 · 23 replies
Bonjours a tous!!!!! Qui connais "The gibbon experience"? J'aimerai avoir des info sur l'assos et sur les prix pratiqué. Merci
Cartes routières en Inde
by Bigsacoch · 2008-07-15 · 7 replies
Je vais pédaler en Inde.Quelle est où sont les meilleures cartes routières pour rouler là-bas? Trouve t'on facilement des cartes en Inde? Merci
Cherche à devenir résident au Pérou
by Mathii · 2008-07-09 · 4 replies
Bonjour a tous, je souhaite devenir résident au pérou pour vivre avec ma compagne. Cependant je n'ai pas encore de contrat de travail. est il possible de rentrer sur le territoire avec un visa touristique, trouver un travail et transformer ce visa en visa de résident? Comme peut etre je n'aurai pas la chance de trouver cela dans mes premiers mois, a combien de visa touristique consécutif a t'on le droit? je m'explique, j'ai compris que si je sortais du territoire 48h je pouvais re rentrer et bénéficier a nouveau de 3 mois, combien de fois peut on faire cela, y a t'il une limite?

bon et pour finir si vous etes expatrier ou péruvien et que vous avez des contacts pour m'aider a trouver un travail je suis preneur merci Mathii
Cartes de trekking pour le Ladakh et le Zanskar
by Abram · 2008-07-04 · 8 replies
Hello

Un petit message pour vous informer que la Séries de cartes des Editions Olizane Ladakh-Zanskar vient d'être rééditée dans sa nouvelle version augmentée, corrigée. Plus d'infos sont disponibles directement sur le site de l'éditeur ou le mien www.olizane.ch et
http://www.abram.ch/mapping/lzmap/



Les modifications principales sont_ une révision de la topographie, ombrage et courbes de niveau plusieurs endroits et objets ont été ajoutés, déplacés, ajustés, notamment pour tout ce qui est des lieux religieux et des sentiers de trek chaque carte est maintenant augmentée d'un extrait des cartes voisinnes afin d'éviter de devoir acheter toutes les cartes pour finir un trek, je pense notamment à l'extrait de la carte nord qui permet de finir le trek Padum-Lamayuru sur la carte du centre la typographie a été modifiée pour être plus efficace une grille de référence (de A à Y et de 1 à 27) a été ajoutée pour permettre de repérer facilement des lieux. Elle va de paire avec un index des noms que je suis entrain de compiler et qui sera disponible sur mon site la grille UTM44 a été ajoutée dans la partie est des cartes afin de permettre l'utilisation de GPS qui changent automatique de zone, problème qui m'a été rapporté plusieurs fois notamment dans la région du Tsomoriri un glossaire de quelques termes Ladakhi a été ajouté en marge de la légende un papier résistant à la déchirure et à l'eau est utilisé l'ensemble de la toponymie a été revue afin de coller au plus près de la traduction tibétaine des lieux, ce qui peut perdre un peu le lecteur dans un premier temps par rapport à l'usage dans les guides occidentaux, mais c'est là que l'index entre en jeux car il présentera les noms de lieux tels qu'ils apparaissent sur la carte, leurs variantes dans les guides et les synonymes une nouvelle couverture pour distinguer la nouvelle édition sans mal.

Pour les modifications mineures: les quelques 21'745 modifications en tout genre dénombrées au moment de l'impression et que désolé je ne liste pas ici

et maintenant... je bosse sur la prochaine version.

salut

a.
Logiciel portable et cybercafés en tour du monde?
by Orangasli · 2008-06-24 · 19 replies
Bonjour, Je suis en train de préparer mon Disque dur externe avant de partir pour la grande boucle. Je ne souhaite pas prendre d'ordi portable mais pour gérer mes photos et avoir "mon espace perso" j'ai choisi l'option disque dur avec logiciel portable type firefox, série open office et des logiciels d'images... MAIS un doute m'assaille!!! je viens de voir sur un commentaire d'un autre forum que si on avait un système comme cela (logiciel portable + lanceur) et bien les ordis des cybercafé refusait systématiquement d'acceder au disque dur même en tant que simple stockage... Je souhaiterai donc avoir des précisions par ceux qui on tester ce système et si ça ne marche pas comment avez vous fait????

MErci beaucoup d'avance!!

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