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Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002
by Claire2A · 2008-11-05 · 2 replies
Bienvenue au pays du sourire ! 13/01/2002 Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain. Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.

14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.

15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.

Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !

à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).

16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!

Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.

17/01/2002 Luang Phra bang

La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.

À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.

Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.

L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.

La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.

Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.

18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.

Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.

La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.

Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.

19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :

C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.

20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.

Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.

Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.

A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.

21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.

22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!

Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».

23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.

Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.

24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.

On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.

25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)

La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !

Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».

26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.

Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.

On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.

Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!

Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.

27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé

Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.

Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.

D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.

Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.

Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.

Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.

28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong

On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.

On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.

29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !

Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.

30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.

L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!

31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.

1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.

C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.

2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh

Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !

Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !

On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.

3/02/2002 Phnom Penh

Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.

On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.

Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.

Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.

Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.

4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap

Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.

Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !

Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.

Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.

5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...

Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.

Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.

Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).

Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.

L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).

Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.

La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....

Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.

6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.

Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.

On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.

En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.

Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.

Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.

Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).

Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.

Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.

7/02/2002 Siem Reap

C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.

Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.

Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.

Neak pean

Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.

Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).

A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.

Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.

8/02/2002 Siem Reap

Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :

Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
Itinéraire de mon "demi tour du monde": cherche avis et expériences
by Inossam · 2008-11-01 · 7 replies
Bonjour a tous ...

Ca fait quelques temps que l'histoire de partir et de parcourir le monde me trotte en tete et du coup ca fait des mois que je lis avidemment vos experiences etc ...

Vola je compte partir vers l'été 2010 probablement. En effet, j'espere pouvoir partir et travailler en Irlande cet été (a la fin de ma licence, j'ai 20 ans au fait 🙂) afin d'améliorer mon anglais, de découvrir ce pays qui m'a toujours fasciné mais aussi et surtout pour pouvoir financer mon projet (que je vais vous exposer).

Je pense donc rester approximativement 1 an en IRLANDE, je pense que ca suffira pour mettre assez d'argent de coté ainsi que d'acheter l'équipement adéquat et procéder a toutes les formalités administratives. * Aprés j'avais prévu de prendre l'avion jusqu'en ALLEMAGNE (je ne sais pas quelle ville encore, une suggestion?) qui serait en fait le point de depart de mon voyage en quelque sorte. * A partir de la, je compte me deplacer essentiellement a pied et en stop/covoiturage (j'ai trouvé un site intéréssant), limitant les transports communs et prohibant l'avion. * De cette maniere, j'espere descendre toute l'Europe pour arriver en GRECE. A ce propos, est ce que quelqu'un a déja traversée les Balkans et cette de l'europe, j'aimerais savoir si le stop est efficace ? Prochaine étape : la TURQUIE et l' IRAN, passge obligé pour rallier l'Asie. Toujours les memes questions : le stop est il efficace dans ces pays ou au pire les transports publics (bus) ? Et il faut reconnaitre que je me posais aussi la question par rapport a la dangérosité de ces pays ?

En IRAN, je comptais prendre un transport maritime pour atteindre l'INDE histoire d'eviter le Pakistan, l'Afghanistan etc ... Je suppose qu'il existe des traversée entre ces 2 pays non ? Aprés l'ASIE ! Le continent qui me fascine le plus ... J'aimerais grossomodo passer par l'INDE, aprés j'hésite a visiter le NEPAL, BOUTAN, BANGLADESH (besoin de vos avis et experiences !!!), j'appréhende aussi un peu un passage en BIRMANIE ( Dangereux ?), pour arriver dans l'Asie du Sud Est : THAILANDE, LAOS, VIETNAM, CAMBODGE. Pour ceux qui ont déjà visiter ces contrées, j'aimerais savoir quels sont les sites a visiter absolument ? Les Visas sont ils faciles a obtenir ? Le cout d'une journée moyenne ( sans folies) ? Le meilleur moyen de se loger pas cher, les guest house (prix)? Par la suite, j'ai dans la tete de redescendre vers la MALAISIE et l'INDONESIE. Memes questions concernant les lieux a visiter, les visas, le cout moyen d'une journée ... Enfin, et c'est la que je compte finir mon "escapade", l' AUSTRALIE ! Un pays qui m'attire enormement aussi ... Je voulais savoir si quelqu'un avait déjà fait la traversée INDONESIE / AUSTRALIE, car j'ai entendu que le traffic maritime est trés peu dévellopé entre ces 2 pays ... Sinon j'ai entendu parler des visas Working Holiday (WHM). Quelqu'un a t il déjà utiliser ce genre de visa ? Je pense en effet, demander ce visa afin de me poser un peu en Australie et d'y travailler quelques temps (WwOOFING maybe ...) D'ailleurs, vous pouvez peut etre me conseillez une ville particuliere en AUSTRALIE ?

Voila, je vous est exposé mon plan de route ... maintenant j'aimerais savoir si, selon vous, cela est jouable, faisable ??? Je compte partir d'Irlande avec environ 6000 - 7000 euros ... Il faudrait que je puisse tenir jusqu'en Australie avec ce budget. Au pire, je pensais pouvoir travailler en Allemagne aussi (je suis franco allemand et donc bilingue, a ce propos, la double nationalité serait elle un avantage dans ce genre de voyage ???), donc si vous connaissez des bons plan ou des villes ou un emploi est pas trop dur a trouver ... -Sinon, concernant les devises, euros ? Dollars ? Travellers cheques ?

-Concernant les formalités administratives, vous me conseillez d'effectuer les vaccins en France avant de partir en Irlande (et peut etre plus d'un an avant de fouler le sol asiatique), ou alors en Irlande plutot par exemple ?Pour l'Assurance, je ne sais pas trop laquelle prendre ... Pouvez vous me conseiller peut etre ?Pour l'équipement, j'ai pu voir a travers differents sites ce que je devrais emporter ... mais je pose plusieurs questions encore néanmoins ... Je ne sais pas trop quelle taille de sac je dois prendre ? (60L, plus, moins ?) Le sac de couchage me parait aprés indispensable (du moins au début), et j'hésitais pour une tente ... je ne sais pas si ca vaut le coup de la prendre ou pas ???

Bref, je crois que je vous est tout dit, merci pour ceux qui ont eu le courage de tout lire 😛, et j'espere avoir quelques conseils et des reponses a mes questions ... Tout avis est le bienvenue et j'espere que vous allez pourvoir m'éclairer avec vos expériences respectives !

Merci 😉

Mathieu
Thaïlande - Cambodge - Laos
by Burno75 · 2008-10-15 · 28 replies
Bonjour

Sans rentrer dans les détails d'horaires des trains bus avion etc... car je verrai ça sur place en arrivant, pouvez-vous me donner quelques conseils / infos :

Cambodge Thaïlande : Puis-je relier Siem Reap et Surin et par quel(s) moyen(s) de transport ? Combien de jours rester à Siem Reap-Angkor ?

Thaïlande Laos : Comment relier Nong Khai et Luang Prabang et pas quel(s) moyen(s) de transport ? Combien de jours rester à Luang Prabang ?

Merci
Circuit pour deux mois en Thaïlande, Cambodge, Laos et Vietnam
by Stephanie84 · 2008-10-07 · 13 replies
Bonjour à tous, je devrai en principe partir 2 mois juillet et août 2009 pour découvrir une partie de l' Asie, pourriez-vous me donner des itinéraires de circuits ( Thaïlande, Cambodge, laos et Vietnam )et me dire si c mieux de prendre un ller-retour BKK ou juste l' aller et reprendre un billet pour Paris à la fin de mon séjour càd au Vietnam ou dois-je revenir sur BKK? Aidez-moi, je sais qu' il y a des grands aventuriers parmi vous et si vous voulez être de la parti, vous serez le(la) ou les bienvenus.

Bisous
Passage au poste frontière Thaïlande/Cambodge d'O smach en ce moment?
by Rebierec · 2008-09-24 · 12 replies
Bonjour, j'entame cette nouvelle discution car je souhaite rejoindre surin à sisophon en novembre en passant par le poste frontiere d'O smach et je souhaite savoir si les évement politique avec le cambodge rendent l'endroit délicat ??? Si cela est calme et que quelqu un peu me rensigner sur les possibilités de transports (prix, moyens), hebergements(à samraong ???, sisophon) et facilités à la frontiére. Je ne vais pas à siem rep (je connais déja) je pense prendre un bamboo train entre sisophon et battambang puis le bus jusqu' à phom penh. Merci de votre aide.
Choix entre la Birmanie ou le Cambodge?
by Llllll · 2008-09-18 · 22 replies
Du 01 au 15 Octobre. En venant de BKK et en repartant de BKK. Que choisir entre ces 2 pays ? Dites moi ... Merci
Avis sur mon itinéraire en tour du monde
by Shrimp018 · 2008-08-27 · 14 replies
bonjour à tous, j'ai décidé de partir un an . j'ai eu du mal a éliminer des destinations ...mais bon ... je vous présente mon circuit ( pas encore final je pense, car votre avis m'interesse...).

Paris - Dakar SENEGAL - St denis REUNION - Delhi INDE - Pékin CHINE //Tokyo JAPON - Bangkok THAILANDE - Sydney AUSTRALIE - Tahiti POLYNESIE - Santiago CHILI // Lima PEROU - Cayenne GUYANE - Montréal // Ottawa CANADA- Helsinki FINLANDE - Paris

budget 15000 euros

je pense passer davantage de temps dans les pays moins cher et visiter les pays alentours pour la thailande ( laos, vietnam, cambodge ) et le chili(perou, bolivie (argentine ??)) moins de temps je pense en australie, canada, finlande . le japon coute cher il parait, tans pis j'travaillerais dans les DOM TOM.

depart prevu 2009 juin dans le meilleur des cas, sinon octobre .

@+ ludo j'en profite pour saluer tous les participants de ce forum, que je trouve SUPER .
Avis et questions sur mon itinéraire en tour du monde pour 2010
by Yoy · 2008-08-25 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je prepare mon tour du monde pour 2010. Je ne sais pas comment m'y prendre pour le billet d'avion et d'ailleur si je dois vraiment prendre une billet d'avion pour voyager 1 an. La durée de mon périple serai de 1 an à 1an et 6 mois.

Je partirai de TOULOUSE Sud de l'ESpagne Maroc CUBA MEXIQUE

Amerique centrale en bus, je traverserai la Colombie et l'Equateur assez vite pour l'avoir visisté mais aussi le Chili.

ILE DE PAQUE

AUSTRALIE NOUVELLE ZELANDE NOUVELLE CALEDONIE

INDONESIE

THAILANDE CAMBODGE VIET NAM INDE LAOS CHINE: Pekin-Moscou par le transmongolien

Europe Centrale: Estonie, Lituanie, Pologne, Slovaquie, Hongrie, Croatie, Serbie, Grece

EGYPTE ISRAEL

J'ai quelques questions sur mon itineraire:

1°) Deja le gros probleme: Quels billet dois je prendre: OneWorld, USIT, Pass British Airways, Skyteam, Trailfinders??

2°): je prendre l'avion pour rejoindre: Maroc-Cuba Cuba/Mexique Mexique-Santiago: Bus Santiago-Ile de Paque: Avion, mais une question, est ce que je peux faire Ile de Paque et Asutralie ou Nouvelle Zelande sans repasser par Santiago??

Apres gros probleme organisationel pour l'Asie, je voudrai finir par Pekin pour prendre le trans mongolien. Mais comment visister le Canbodge, Thaliande, Laos, Viet Nam, Hanoi et l'iNDE?? La Birmanie je pense pas que j'irai pays trop dangereux me semble t-il.

Pekin-Moscou: Train

Moscou-Grece: Train et bateau.

Egypte-Israel: Euh là aussi autre probleme, je doute qu'un bus puisse m'y emmener.

Merci de me donner quelques conseils. Je pense que mon tour du monde est assez realisable, non?

Yohann
Retour sur un mois au Cambodge (15 mars - 20 avril 2008)
by Gandalilou · 2008-08-14 · 25 replies
Bonjour à Tous,

Nous tennons nous aussi, à porter notre pierre à l'édifice de VoyageForum et remercier les personnes qui nous ont aidé dans l'organisation de notre voyage.

On est parti du 15 mars au 20 avril 2008. On a eu très chaud, dans les 42°C durant les après midi. On est arrivé à Siem Reap. On a fait le visa sur place. Il faut compter 20$US et une photo d'identité (5$US de plus si l'on a pas de photo d'identité).

On a pris la première journée, pour se détendre du trajet avec mon cousin (Christophe du restaurant "Le Malraux"). On s'est installé dans notre Gesthouse, "L'Eurasiane" qu'il nous avez choisi comme camp de base. Puis on a flâné dans le vieux marché.

Promenade dans la campagne environnante de Siem Reap avec découverte d'une toute petite pagode. Une famille de Cambodgien était en train de se faire bénir. On en a profité pour visiter le temple juste en face qui est gratuit et pas très grand. En fait une première approche pour les 7 jours à venir. En effet, on a choisi le pass 7 jours à 60$US.

On avait été tenté par le pass 3 jours à 40$US et notre cousin nous a fait changer pour le pass 7 jours en nous disant si nous voulions en faire un peu plus cela vous coûtera 2 fois 3 jours. Et si nous choisions le pass 7 jours nous serions gagnant et nous pourrons même faire une pause d'un jour durant le pass, pour faire autre chose.

On a commencé par visiter le temple du Bakong qui appartient au groupe du Rolus et on a poursuit par le village de Kampong Phluk (trajet en tuk-tuk puis en moto-dip). Le village était au sec sans eau et les maisons sur pilotis à 10 mètres de haut, cela fait drôle. Et on comprend mieux quand on vous explique le flux et le reflux du Tonle Sap avec le Méhong. Puis on a continué avec une ballage en bateau sur le Tonlé Sap (20$US pour 3 personnes) pour aller voir le village de pêcheurs itinérants et voir leurs viviers à poissons et crocodiles.

Le soir, on a assisté au dîner spectacle "l'Apsara" au théatre d'Angkor Village. Un autre soir on est allé voir un film sur les serpents en 3D dans le marché de nuit.

Les temples que l'on a vu et visité : Banteay Srey (temple des femmes, rose, superbe, à ne pas rater), le Pré Rup, Ta Prohm (le temple avec les racines de fromager, manifique, grandiose), Ta kéo, Angkor Wat (grandiose par sa superficie et ses bas reliefs, le jardin, les arbres et les singes), le Bayon, la porte d'Angkor Thom, le Beng Melea (celui que l'on a le plus préfèré, cause de la faune et la flore encore présentes), le Lolei, la terrasse du roi lépreux, la terrasse des élephants, le Phimeanakas, le Banteay Samre, le Baphuon, la rivière au 1000 lingas (un peu loin, trajet à travers la faune et la flore sous 40°C et une humidité extrème, très dur pour nous, et suprenant à l'arrivée, attention prévoir assez à boire pas de stand en haut à côté du temple), et j'en oublie sûrment quelques uns malgrè le journal de bord que l'on a tenu.

On ne pouvez faire les temples que le matin à la fraîche comme on pourrait dire, l'après midi avec plus de 42°C c'est très dur dans les temples, alors on faisait sieste comme les cambodgiens, pas le choix, ou bien massage. Une après midi, on a fait un tour à dos d'élephants, c'était magique, un régal et un super souvenir pour nous deux.

Puis on est parti en direction de Phmon Phen, en taxi. On s'est arrêté dans le village des tailleurs de pierres, vraiment impressionnant et une tête de bouddha pour 20$US (juste un peu lourd). Nouvel arrêt plus loin dans la zone d'arrêt des bus, et on voit des insectes cuits (crickets, migales, ...) et des fruits de toutes les couleurs.

A Phmon Phen, on a dormi dans un hôtel chinois, le Bur Ly Guest House pour 13$US la nuit avec tout le confort pour nous (douche et clim). Visite du marché russe (attention les tissus sont plein d'accros), visite des antiquaires, du vieux marché et du marché central, promenande sur le Mékhong. On n'a pas pu visiter le palais royal avec la pagode d'argent (un regret). Nous avons effectué nos achats dans une boutique NCDP Retail Outlet Project

Puis un ami à notre cousin, nous a prété sa voiture. On est parti pour Kep, où l'on a mangé du crabe aux poivres de Kampot, un délice, des calamars, etc...

On est allé dormir sur Kampot le long de la rivière au Bokor Lodge. On a demandé s'il était possible d'aller au Bokor et visiter une plantation de poiviers. Le rendez vous est pris pour le lendemain matin pour 8H et pour 60$US. Un chauffeur avec une vieille Camry arrive et nous enmène au Bokor. Que dire, une vue manifique, des paysages à couper le souffle, l'église, le casino avec sa terrasse et sur sa gauche un citronnier énorme plein de citron vert. Par contre, une route en terre en construction, des ponts en béton en cours de création, et des habitations sur le plateau du Bokor et une pagode en construction.

La visite de la plantation de poivriers m'a surprise, les poiviers atteingent 5 métres de haut. Les 500 gr de poivre pour 4$US.

Puis direction Sihanouk Ville, la ville que l'on a le moins aimé du voyage, sauf les îles du bonheur, des plages comme sur des cartes postales, et l'eau, sans commentaire.

Par contre sur les plages de Sihanouk, on se pose sur un transat et plein de jeunes cambodgiens(nes) passent vous voir pour vous proposer des manucures, des épilations, des fruits frais, des nems, des calamars, etc... Il ne faut pas oublier aussi que le transat appartient à un bar restaurant. On voit aussi des très jeunes enfants qui font de la récupération de cannettes vides et de bouteilles platisques vides pour le recyclage.

Nous avons été très touchés par les enfants qui ne quémendaient pas mais travaillaient sous le joug d'un plus grand. Nous avons commandé pour les enfants qui passaient chercher des bouteilles vides des pizzas et on leur donnait avec la bouteille une part de pizza. Ce qui nous a frappé, c'est le dileme qu'ils rencontraient, poursuivre le travail ou prendre le temps de manger et de partager. C'est la première fois où nous nous sommes sentis mal à l'aise et pas à notre place.

Location d'un bâteau pour aller sur les îles avec le repas (crabes, crevettes, mérou) pour toute la journée. Et bien, je dois dire que c'est du bonheur, le bâteau s'arrête pour nous faire nager au dessus d'un récif coralien (prêt de lunettes et de palmes), repas un peu plus loin sur une plage déserte sans personnes d'autres que nous. Trajet sur une autre île, Bambou island (la bière fraîche est la bien venue) et retour le soir pour voir le soleil se coucher sur la plage.

Retour sur Ohmon Phen, puis Siem Reap la veille du Nouvel An Khmer. Une galère pour aller de Phmon Phen à Siem Reap (plus de bus, pas de taxi, et les bâteaux ne naviguent pas par manque d'eau).

Enfin, on arrive à Siem Reap. Surprise pour le Nouvel An Khmer, pas de bruit de voitures de gens qui parlent fort, cela surprend. Même les boutiques de souvenirs sont quasiment toutes fermées. On passe trois jours à aider notre cousin Christophe dans son Restaurant "Le Malraux". Christophe a donné congès à tout son personnel pour cette occasion. Alors on joue les apprentis barman, serveur, plonge, etc. Et bien c'est dur sous 40°C et en plus, on n'a plus l'habitude de travailler.

Retour en France.

Juste quelques regrets, manque d'eau pour aller à Battambang, faire le trajet Phmon Phen / Siem Reap en bateau, et aller sur Katrie pour voir les dauphins, visite de l'île de Kodach. Mais ce n'est que partie remise...

Si vous avez des questions, ne pas hesiter, si je peux vous répondre, je le ferai sans aucun problème.

Une chose est sûre, on a tellement aimé que l'on projette de repartir l'année prochaine pour 3 mois avec la visite des pays limitophes.

Salutations à tous Jean-Bernard et Kati
De retour du Cambodge et de la Thaïlande
by ClaudiaM · 2008-07-30 · 26 replies
Bonjour

Nous voici de retour de notre petit (trop petit) mois de voyage au Cambodge essentiellement et en ThaÏlande (uniquement 10 jours de balnéaire, attendus par les enfants)

D'abord un grand merci aux internautes vfistes qui nous ont aidés à préparer le voyage. Nous voyageons avec nos trois enfants ( 8, 7 et 5 ans) et donc nous voyageons lentement. Et nous avons construit le voyage sans passer par des agences de voyage. Nous n'avons jamais galéré pour trouver un logement low budget et nous sommes ravis d'avoir fait tout le voyage par la route. Au niveau guide, on a emporte le LP et le routard, on aurait pu se passer du Routard, très pauvre. Les enfants ont été plutôt cool et intéressé par ce que nous voyions, n'ont pas rechigné pendant les nombreuses heures de bus et train.

Voici un récit succint et pratique: Arrivée à Bangkok, résa au New Siam 2, tout à fait correct même si un peu cher ( 690 bahts la chambre avec fan), mais la piscine était importante pour les enfants. Bangkok super, le skytrain, les express boat sur la rivière permettent de se promener de façon détendue.

Après réflexion et suivant divers conseils, nous avons décidé de partir au Cambodge par la route de Trat, en bus depuis la gare d'Ekamai, sans passer par les agences de Kao San. Bref, aucun problème pour avoir des places pour Trat, départ un quart d'heure après notre arrivée à la gare routière. A Trat, sawngthaew pour la frontière. ( 5 heures de buis, une heure et quart de sawngthaew) Le passage de frontière est folklorique et assez long, mais comme le dit Roger, c'est comme un rite initiatique. J'avais préparé 20 dollars par passeport + un énorme sourire et les dollars ont été acceptés sans trop de problèmes. Et dès la frontière, la différence avec la Thaïlande saute aux yeux, fini les concessionaires automobiles, les vélos, mobylettes se succèdent, il y a des gens au bord des routes... je caricature un peu bien sur, mais on est ravi d'être au Cambodge. Logement à Koh Kong au Koh Kong River Guest house, basique mais ok pour 6 $. Le lendemain, bus pour Sianoukville, 4-5 heures par une magnifique route dans la montagne. A Sianoukville, deux trois jours sur la plage d'Otres, logement chez Jean-François du Tropical Season bar, 10$ pour nous 5 avec petit dej, le paradis, on descend de la chambre et on est sur la plage de rêve, pas un chat, groupe électrogène le soir, les enfants sont aux anges, les vagues sont géniales, il y a du fond pour se baigner. 2 - 3 jours a jouer les Robinsons Crusoés et ensuite retour vers la civilisation et ses points de connections internet, plage d'Ocheutal. Première idée: se loger au Manguier, mais la guest house est vide et assez triste, donc on suit le conseil du tuk tuk (surement commissioné mais qu'importe) et on va au GST guest house, 5 $ la grande chambre pour nous 5 (avec télé), beaucoup de passage et de gens à rencontrer, les enfants jouent au foot avec les chauffeurs de tuk tuk dans la cour.... bref ok. On a aimé aussi la plage d'Ocheutal malgré ou grâce au défilé incessant de vendeurs, mendiants, famille avec pic nic, on a adoré la journée de pluie sur la plage, passée à se baigner avec les cambodgiens dans la mer chaude puis à s'abriter dans un schack tenu par une famille adorable ( à droite du Ru Bar quand on est dos à la mer). Ensuite départ pour Phnom penh, en bus ( GST bien sûr) et à Phon penh, logement à la Sari Raga Guest house, réservé depuis SKV. Guest house très franco française..... ( 8 $ la chambre) Quartier agréable, plein de grandes cantines de rues, éviter le restaurant Calmette, recommandé par le Routard et pas bon et assez cher, finalement plutôt se fier à l'instinct. On a adoré (aussi) Phnom Penh, la ville est humaine, on a flané, loué un tuk tuk à la journée, été au Palais, dans les marchés. Nous avons également visité le musée du génocide Tuol Sleng qui nous a laissé les jambes en coton. Certains peuvent penser que les enfants sont trop jeunes pour voir cela, mais nous avons estimé que c'etait important, le passé Kampuchea démocratique étant marqué au fer rouge sur le peuple cambodgien. On visite les vestiges de l'histoire ancienne (Angkor), il nous paraissait normal et respectueux de s'intéresser à l'histoire récente et tragique.

Quelques jours à PP, ensuite bus jusque Siem Reap ( bus Paramount ) - hotel Phnom Bok réservé depuis SKV, on voulait une piscine, récompense après les heures de visite dans le cagnard. Hotesse charmante ( Héléne, cambodgienne francophone) chambre avec clim et luxe suprême: eau chaude ! 32 $ pour deux chambres, une une double et une triple avec petit déj copieux compris. Et un chauffeur de tuk tuk charmant, Mr. Lim qui nous a accompagné 4 jours. Je vous épargne le récit de ces 4 belles journées, ce n'est pas le but. Le soir, l'hôtel étant un peu excentré, Mr. Lim nous accompagnait au centre de Siem Reap, assez sympa dans le genre touristique, agréable pour boire un verre. A proximité de l'hôtel, vieux marché où on a mangé parfois, mais nous avions envie de calme et donc le centre de Siem Reap nous apparaissait assez paradisiaque.

Route pour Bangkok: en voiture jusque Poipet ( route hallucinante, ville hallucinante), route dure mais aucun regret d'avoir emprunté ce chemin. Nous avions pris une voiture avec chauffeur, histoire de gagner qq heures sur les vans qui vont à la frontière, erreur, la voiture en a accroché une autre, flics, palabres entre les deux chauffeurs, échange de dollars, bref fatiguant mais des chouettes souvenirs.....

Retour a Bgk ( New Siam 2 again) ensuite départ pour Koh phangan. Et là, malgré notre fatigue, malgré la plage de rêve ( Thonh Nai Pan Yai) les petits bungalows clean ( White Sands, à côté du Dolphin, 400 bahts le bungalow), malgré la bonne bouffe, on a regretté d'avoir quitté le Cambodge. Mer plate comme une flaque, torpeur, pas de famille de locaux sur la plage, .... on est peut-être snob mais on s'est un peu emmerdé.

C'est juré on retournera visiter le Cambodge, on a rien vu.

Claudia
Itinéraire en Thaïlande: transports, hôtels, activités...?
by Sizzurp · 2008-06-30 · 6 replies
Bonsoir les voyageurs !!

Voila mon petit problème :

J'ai les billets d'avions jusqu'à Bangkok, départ le 03/08/2008 retour le 27/08/2008

1/ déjà, au risque de paraitre bête pour le retour on nous dis sur les e-billets : avion à 11h45, mais 11h45 heure de france, ou heure de Bangkok ?

2/ ensuite j'aimerai les premiers jours, rester sur Bangkok, visiter un peu les "streets" étant un fervent fan de shopping, donc prendre un hôtel prés de MBK par exemple, je pense y rester 3 jours. Un hôtel à me conseiller de dispo et grand confort pour pas trop trop cher près de toute commodité ?

3/voila, que pouvez vous nous conseillez une fois parti de bkk, allez sur samui 15 jours, plages et activités, massages etc... ( fan aussi de jolies plages ). et revenir les derniers jours sur bkk ? Ou avez vous des choses a nous conseiller à faire absolument ?

4/Avez vous un site expliquant en français les choses a faire sur place avec les tarifs ? ( désolé pour le manque de recherches )

5/autre chose, comment faire pour allez à samui le plus facilement possible une fois à bkk sans payé trop de frais ( voie aérienne ou autre ) Peut on tout trouver sur place au niveau des différents trajets ? UN hôtel bien sur samui pour pas trop cher ? ( chaweng par exemple )

6/au niveau de l argent, nous disposons d'un capital de 3300 euros sur place, trajets et toutes activités comprises. nourriture et hôtels. Qu'en pensez vous ? peut on prétendre à de très bon hôtels luxueux, et vivre tranquillement ? Pour l argent, le mieux est de ramener la carte visa, ou de prendre directement l argent liquide dans les fouilles et faire le change ? Oh oui comment se passe et ou se fait le change de devises ? ( désolé je suis jeune et je ne connais pas bien )

7/ ET enfin, si à la douane on se fait prendre avec de la contrefaçon, ( ma copine adore ça... je crains le pire) y à t il un risque majeur de se faire prendre ? si oui les conséquence de cet acte ?

Je vous remercie de votre patience et vous salue bien !
Trajet entre Bangkok et Siem Reap par bus ou avion?
by Sivoune75 · 2008-05-31 · 20 replies
Bonjour! Mi-août, je pars pour un trip Thaïlande- Cambodge. Je me demandais s'il était préférable de faire le trajet entre Bangkok et Siem Reap en bus ou par avion. D'un point de vue économique, c'est clair que le bus vaut la peine mais comme c'est la saison des pluies, j'ai comme un doute. Un avis? Une expérience? Un bon plan?

Merci pour vos réponses!
Bus Siem Reap - Ho Chi Minh City: dernière excellente nouvelle
by Larsay · 2008-05-26 · 23 replies
A moins que deja annonce, voici une excellente nouvelle parues ds le Bangkok Post d'hier: la societe Viet Sapaco a commence aujourd'hui lundi un service de bus de luxe directs SR-HCMC (9h de bus) passant par Tay Ninh (Temple) Cao Dai. $24. Je suis sur que notre ami Barthas va ns donner ts les details!
Retour de voyage au Cambodge fin mars 2008
by Soutil · 2008-04-12 · 9 replies
Rentrés du Cambodge depuis deux semaines après avoir bien profité des différents conseils du Forum, voici notre petite contribution Dimanche 16 Mars Vol Cathay pacific et DragonAir très bien (via Hong Kong). Arrivée Phnom Penh : Taxi 9$ (tuk tuk au retour 7$) Hôtel : Royal guesthouse près marché central et donc des départs arrivées de bus. 12$ la nuit (air cond). Réservé par internet www.phnompenh-hotels.org demande les coordonnées bancaires au cas où mais on paye en cash à l’arrivée. Réserve le bus, une navette vient vous chercher (compagnie GST). (chaque hôtel a sa compagnie) Ptit déj 3.5$ pour deux Restau : Friends (ONG) très bien, bon, rapide, service adorable : envie de bien faire, boutique vente à côté Lundi 17 Mars à Mercredi 19 Mars : Sihanoukville Bus GST pour Sihanoukville. 4h30. 5$. Une pause. Air cond Arrivée SHKV : arnaque au Tuk tuk : 6$ affichés sur un mur pour faire 2 km. Il suffit sans doute de sortir de la gare routière pour payer 2 ou 3$. Hôtel : Rega guesthouse ( le jardin des hibiscus). La patronne réunionnaise parle français. Les chambres air cond (16$) ne donnent pas sur l’adorable jardin(petit) mais les autres oui. Pratiquement plus de vue mer. SaM dans véranda surélevée très chouette. Snack OK, ptit déj Ok 7$ pour 2 avec fruits et une omelette Plage Occheuteal des paillottes (pas si laides) avec transats sur la moitié ouest, rien sur l’est mais il est prévu de construire sur cette moitié !. Nous avons diné deux fois « aux chandelles » à la paillotte Angkor Beach : bien, pas cher (10$ pour 2 plats fruits de mer et 2 bières), et il y a toujours des clients ce qui n’est pas le cas partout. La plage d’Otres reste sympa et peu bâtie, il y a un « club » de voile. Entre les deux plages le site de l’hôtel Queen hill resort est remarquable et sa plage impeccable mais il faut un moyen de transport. Son resto est bien, à peine plus cher que ceux d’Occheuteal. Nous avons loué une moto pour 6$ pour un jour par l’hôtel. Nous avons vu les chutes d’eau de Kbal Chhay : sympa, pas propre (comme partout) 2$ l’entrée, calme en semaine. Le port de pêche est assez impressionnant de misère, pour y aller il faut prendre la route du port de SHK). Il est difficile de voir la mer sinon en traversant des ruelles assez « glauques » ce qui reste gênant vis à vis de la population. Jeudi 20 à Samedi 22 Mars : Phnom Penh Bus RMN (par l’hôtel) 4$ ! mêmes prestations que GST Nous avons payé toutes les courses de tuk tuk 2 $. Hôtel Sary Rega guesthouse (10$) Les chambres sont en plus ou moins bon état (l’une des 2 avait une moustiquaire trouée avec des fenêtres ne fermant pas !) mais c’est assez correct, globalement, propre, le jardin est remarquable vu la situation de l’hôtel, l’accueil est charmant et attentionné, la nourriture très bonne, il y a tous les vendredi soir un buffet à volonté pour 8$. Musée national : entrée 3$, guide francophone 5$ (ça vaut vraiment la peine) Wat Phnom entrée 1$..... site historique avec des singes Le massage Seeing Hands a déménagé face à la poste (6$) : des pros ! L’école du Royal Ballet est introuvable (sans doute on est pas doués !), mais la ruelle qui passe derrière l’ambassade de France du sud au nord est sympa. Le marché russe est propre, à l’intérieur toutes les denrées sont par quartier donc il faut aller partout si on cherche 2 ou 3 choses précises (sauf chance de …) Le palais royal peut être fermé à la visite pour des cérémonies. L’entrée coûte 6.25$. Il faut impérativement avoir les épaules couvertes, sinon on achète un T shirt à 1$ qu’on pourra redonner à un gosse dehors. Visite agréable, beaucoup de fleurs et beaux jardins et arbres, jolis batiments. Le café ONG « the store » semble avoir disparu. Devant le palais royal le long du Tonlé Sap à côté du kiosque il y a des musiciens, des offrandes et des vendeurs de Lotus : tout cela est très sympa. Tout le long du Tonlé Sap il y a une palissade avec deux ou trois « regards » de 100m qui gâche un peu la vue. Wat ounalom : il fait bon se promener dans les ruelles autour (dans l’enceinte du monastère qui s’est reconstruit) on y croise des bonzes et beaucoup de monde. On n’a pas pu monter sur les terrasses du Wat, mais on s’est approchés du cil du Bouddha Nous avons fait un tour en bateau sur le Tonle sap jusqu’au confluent avec le Mekong et un tour devant un village flottant de vietnamiens. Agréable. Le front de fleuve n’a rien d’extraordinaire. 17 $ pour une heure : on était seuls dans le bateau. On a testé les happy hours au Raffles Royal hôtel. Le Bar est très chouette, l’ambiance correspond au standing de l’établissement, et le cocktail du barman est à 7$ : ça vaut le coup. Resto Curry pot près du lac dans le quartier « routard », indien pas cher et très bien. Balade à l’ile de la soie : tuk tuk20$ + ferry 5$ (je pense qu’on s’est fait un peu avoir). Cela vaut vraiment la peine, les maisons sont belles, l’ambiance dans l’ile est agréable, bien sûr on a vu des tisserands et on a acheté des pièces de tissu. Il y a une guesthouse tenue par un français qui a l’air très bien. On est loin de l’ambiance Phnom penh c’est un contact avec la campagne.

Dimanche 23 Kompong thom Bus Cambodia Angkor express 7$ pourKompong thom (réservé Par Sary Rega) et 7$ à nouveau pour SiemReap. Pour ce prix on a une bouteille d’eau et une pâtisserie et une serviette rafraichissante(pas de pâtisserie si on monte à kompong thom) sinon un peu long (3h30 pour Kompong thom et 3h pour Siem Reap.. La navette qui devait nous emmener au départ du bus n’est pas passée…. D’où deux moto dops en urgence… A Kompong thom Hôtel Arunras : l’ancien Neak Meas Hôtel qui a été refait entièrement (à ne pas confondre avec l’Arunras Guesthouse juste à côté dont les prix et les prestations sont apparemment légèrement inférieures). Hôtel impeccable 13$ la chambre air cond avec terrasse et une baignoire. Accueil excellent. Le resto de l’hôtel est très bien et pas cher (2 plats 1 bière 1 eau 2 desserts :8.5$). Tuk tuk 15$ pour Sambor Prei Kuk ( le taxi est annoncé à 30$) : on ne prend plus la rn 64 mais une piste pas si mauvaise. Visite guidée par un jeune qui se débrouille en Anglais et qui a pas mal de choses intéressantes à raconter. Nous lui avons donné 5$ pour 2 h de visite dans un site qui doit être encore plus beau après les pluies. A faire avant Angkor (chronologie et état des temples). L’entrée reste à notre bon cœur.Il n’y avait personne ! Le resto Stung .Sen parait globalement moins bien que l’Arunras tout en restant correct (2 plats 2 bières 10.5 $). Il semble spécialisé dans les groupes. Les maisons coloniales du routard sur les bords du fleuves sont très rares (ou très loin ?). Il y aurait un musée avec quelques pièces de Sambor Prei Kuk. Dimanche 24 à Jeudi 28 Siem Reap 11h15 le bus pour Siem Reap qui nous a fait arriver à 14h 15. Tuk tuk plus ou moins gratuit jusqu’à l’hôtel : c’est un moyen de fidéliser un client pour les visites des temples. Nous avions réservé le notre par internet : Mr Am Nat, qui parle très bien le Français, qui connaît très bien tous les temples, mais n’étant pas guide ne peut servir de guide, par contre il adapte parfaitement l’itinéraire à nos demandes et fait en sorte de visiter les temples les plus courus dans les temps creux. Il est de plus prêt à parler de son pays. C’est un ancien professeur d’anglais qui préfère la « liberté » d’être son propre patron. Il parle également l’Anglais et l’espagnol. Nous ne saurions trop vous le conseiller. Il demande 15$ par jour plus 5$ pour Bantea Srei. Tel (855 12) 726 978, senghakthan@yahoo.com Nous avions réservé à l’Hôtel Green village Palace. 25$ pour Air cond et piscine (petite) plus salle de muscu, petit déjeuner compris qu’on nous a servi tous les matins à 5h30 !. Propre accueil relax et sympathique, on peut y manger ( carte courte). Très bien situé de l’autre côté de la rivière par rapport au vieux marché mais à 5 ‘, dans un quartier calme (sauf quand il y a une fête bouddhique juste à coté). L’entrée à Angkor est à 40$ par pers pour 3 jours La visite d’Angkor Vat au coucher du soleil vaut la peine et il n’y avait pas trop de monde. A notre avis en se levant tôt on profite des heures fraiches, du calme et vers 13 h après 6-7 h de temples on peut rentrer faire la sieste et se détendre. Dans ces conditions 3j sont un peu justes, on profite mieux de l’ensemble en prenant son temps….. Les restau : tous très bien toujours dans la même gamme de prix (2 bières 2 plats de 9 à 13$) et tous près du vieux marché - Khmer kitchen dans une ruelle « piétonne » - Tigre de papier qui aurait un lien avec l’école hôtelière Sala Bei - Amok service très soigné - Little india - Red piano (service un peu plus moyen mais correct) - restau école Sala Bei parfait, adorable allez y ! - Restau « Carnets d’Asie » ambiance effectivement romantique, nourriture délicieuse mais un peu cher surtout avec la taxe de 10% seule et unique occurrence de cette taxe durant notre séjour.

Nous avons utilisé les services de Samatoa (confection de vêtement pour femme sur mesure en soie) en apportant notre coupon de tissu (soie et coton acheté à l’ile de la soie) : 80$ pour un haut et une jupe. Confection impeccable, finitions parfaites. Nous sommes allés aux « artisans d’Angkor » ( visitez les ateliers) : c’est un peu cher (mais pour le pays, pas pour l’occident) et tout est très beau : il y a une boutique de rattrapage à l’aéroport de Phnom Penh)

Internet pédale un peu à Siem Reap : il faut de la patience. Balade au Tonlé Sap : CHONG KNEAS 15$ par personne( ou pour 2 je ne suis pas très sur), pour un tour en barque d’une heure au milieu du village flottant, avec arrêt sur une maison où il y a quelques poissons dans un aquarium. Il parait que les 15$ serviront à financer un accès meilleur (Il faut dire que le 2 derniers km de piste sont très moyens) mais meilleurs pour qui ? C’est au bord de cette piste que l’on a vu les maisons les plus misérables de notre séjour. L’intérêt global est moyen mais cela permet de voir le Tonle Sap. Il est facile de faire « travailler » les ONG : restau(et même hôtel), achat de Tshirt, massage chez des aveugles, confection à la boutique Samatoa, achat aux artisans d’Angkor, ou de consommer directement chez le fabricant : vannerie sur les routes d’Angkor, coupon de tissu à l’ile de la soie.Ca donne bonne conscience Ne pas oublier les 25$ de taxe à la sortie du Cambodge. Nous avions une escale de 9h à Hong kong : Dans ce laps de temps nous avons pu grâce à un genre de RER rejoindre l’ile en 24’ et là en prenant un Bus à deux étages serpenter entre les tours, monter au Peak d’où l’on a une vue époustouflante sur HK et traverser en Ferry vers Kowloon où nous avons pu faire quelques achats électro…. et assister par hasard (tous les soirs à 20h) à un show « à la jean michel Jarre » sur les tours.
Avis sur trajet et visites au Cambodge
by Gandalilou · 2008-03-01 · 21 replies
Bonjour à tous,

Voilà, on arrive le 20 mars 2008 à 9H50 à Siem reap et on repart le 18 avril de Siem Reap.

Nous pensons faire ce parcours, qu’en pensez vous ? Certaines informations proviennent du forum, et de site sur le Cambodge.

Le 20/03 arrivée à Siem Reap, prise de contact avec le pays, la population. Achat du loneglyplanet (3$ environ) et du livre Angkor cité khmère, de Claude Jacques (5$ maxi) Après midi soit le marché, soit le village de pécheur sur le Tonlé Sap

Le 21/03 Pass 7 jours pour les temples (60$ + photo à prévoir) Matin : Prah Khan, Neak Pean : bassin avec "chapelles" déversoir, Ta Som : Belles sculptures, aller jusqu'au bout pour voir le ficus qui entoure la dernière porte, Mébon oriental : Temple "montagne", petite grimpette et Pre Rup : Egalement temple "montagne". Très belle vue au Sud, au niveau de la route. Après midi : Thomanon : Beau petit temple, Ta keo : temple "montagne". Absence de sculptures et éventuellement à proximité le Ta Nei, non restauré mais avec de belles sculptures.

Le 22/03 : Siem Reap Matin : Ta Phrom : Commencer la visite le plus tôt possible, Banteay Kdei, Sra Srang : en face du Banteay Kdei voir la petite terrasse et Prasat Kravan : Il ne s’agit pas d’un temple mais de cinq tours en briques, dans la tour centrale il y a des sculptures. Après midi : Bayon : visite générale, Terrasse des Eléphants, et Terrasse du Roi Lépreux : Au Nord de la Terrasse des Eléphants, prendre à gauche puis le passage à droite pour voir le mur intérieur. Très belles sculptures.

Le 23/03 : Siem Reap Matin : Groupe de Roluos : a 13 km de siem reap (Lolei, Prah ko, Bakong) et Visite du village sur pilotis de Kompong Pluk, balade de 2h00 en bateau (prix pour le bateau 20$) Repas en cours de route Après midi : après la visite retour sur Siem Reap

Le 24/03 : Siem Reap Matin : Banteay Srei : Petit temple en grès rose, composé de plusieurs bâtiments avec de magnifiques sculptures. Continuation par la route pour le Kbal Spean ou "Rivière aux Millle Linga". Repas dans le coin. Après midi : Banteay Samre : beau temple bien restauré

Le 25/03 : Siem Reap Matin : Beng Méaléa : Assez éloigné de SR environ 2h00 de route en tuktuk. Ce temple n'a pas été restauré. Après midi : Retour sur Siem Reap

Le 26/03 : Siem Reap Matin : Angkor Thom : par la porte sud, Bayon : bas-reliefs. Il y a deux galeries de bas-reliefs. Les bas-reliefs de la galerie extérieure sont plus intéressants (voir éventuellement ceux de la galerie intérieure). Petite balade en forêt pour voir, Tep Pranam, Prah Palilay, Phimeanakas : Palais Royal avec basins Après midi : Baphuon : Actuellement en restauration par l'E.F.E.O. Y aller avant 15h00 pour voir la progression des travaux (avec explications).

Le 27/03 : Siem Reap Matin : Angkor Vat visite générale (2h00 de visite voire plus) puis commencement de la visite des "bas-reliefs" Après midi : Angkor Vat : fin de la visite des bas-reliefs

Le 28/04 : Trajet Siem Reap à Battambang

Le 29/04 : Visite de Battambang et alentour (temple, musée, pagode, rizière, etc.)

Le 30/04 : trajet en bateau de Battambang à Siem Reap

Le 31/04 : trajet en bus Siem Reap à Phnom Penh Arrivée à midi à côté du marché russe. Après midi : le Wat Phnom, la pagode argentée et le palais royal, mais par contre tenue correcte exigée, le prix est de 6$. Le bord du Mékong est agréable pour une promenade en début de soirée.

Le 01/04 : Phnom Penh à île de la soie (Koh Dach)

Le 02/04 : Ile de la soie à Phnom Penh en début d’après midi Visite du marché russe et achat…

Le 03/04 : Phnom penh visite

Le 04/04 : Phnom penh visite

Le 05/05 : promenade au sud de Phnom penh

Le 06/05 : Phnom penh à Sankouville

Le 07/04 : Visite de Sankouville (plage entre autre)

Le 08/04 : Visite de Sankouville (plage entre autre)

Le 09/04 : Trajet de Sankouville à Kampot et à Kep

Le 10/04 : Bâteau de Kep à île du lapin

Le 11/04 : ile du lapin à une autre… puis retour à l’île du lapin puis Kep

Le 12/04 : Kep à Phonm penh

Le 13/04 : bateau de Phnom Penh à Siem reap

Le 14/04 : nouvel an kmère

Le 15/04 : nouvel an kmère

Le 16 /04 : nouvel an kmère

Le 17/04 : promenade dans les environs de Siem Reap (ferme de la soie, rizière, village, etc…)

Le 18/04 : retour sur Paris

Voilà, ce que l'on pense faire. Dites nous si c'est faisable ou non, que doit on faire de plus ou de moins. Sincères salutations Kati et JB
Avis et conseils sur itinéraire tour du monde
by Get27 · 2008-02-12 · 16 replies
Bonjour à tous,

Ma future femme et moi-même avons décidé de partir en tour du monde à partir de fin décembre 2009, en guise de "voyage de noces" puisque nous nous marrions en octobre 2009.

Nous voudrions partir au minimum un an, mais plutôt 18-20 mois si les finances nous le permettent. On envisage de travailler en Australie pour renflouer un peu les caisses.

Bref, voici ce que nous souhaiterions faire comme itinéraire:

Départ vers le 28/12/09 (environs)

VOL de Londres ou Paris vers Mexico City

De Mexico, redescendre "à pied" vers Panama via Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica. Ensuite, toujours à pied, redescendre Colombie, Equateur, Perou, Bolivie, Chili, Argentine, et remonter vers le brésil

Nous pensons rester 5 à 6 mois entre Mexico et Sao Paulo.

VOL de Sau Paulo vers Johannesburg puis Le Cap.

Afrique du Sud, Namibie, Botswana, Zimbabwe, Mozambique, Lesotho, Swaziland "à pied" et retour à Jo'burg. Environ 3 mois

VOL de Jo'burg vers Aukland

Visite Nouvelle Zélande pendant 1 mois

VOL Aukland ou Christchurch vers Sydney

Et Visite plus travail en Australie pendant 3-4 mois

Ensuite VOL direction Kuala Lumpur ou Singapour depuis je ne sais quelle ville en Australie.

De la nous aimerions aller faire un tour aux Philippines mais ne savons pas si cela peut revenir cher, si ca colle dans les saisons bref...ce n'est qu'une envie, reste à savoir si elle est réalisable.

Puis visite Malaisie, Thailande, Cambodge, Vietnam, Laos, Myanmar, Tibet, Népal et enfin Inde.

Maintenant voici mes questions:

Est ce que ce parcours est réalisable, d'un point de vue logique d'itinéraire? En fonction des saisons ? Je sais qu'un billet TDM est limité à un an, mais y-a t'il possibilité de combiner un billet TDM plus d'autres vols, ou bien acheter les billets au fur et à mesure sachant que beacoup de déplacement se feront à terre.

Vaut-il mieux inverser l'ordre des continents ? (AM sud, NZ, Australie, Asie, Inde, et Afrique Sud)

Combien de temps à passer dans chaque destination pour avoir le temps de bien apprecier ?

Quel budget devrions nous prévoir ? (sachant qu'on vise un mode de vie assez bas, pas d'hotel de luxe, de grand resto....plutôt le style "routard")

Il y a encore tant d'autres questions que j'aimerais poser mais pour l'instant définir l'itinéraire et son budget, me semble primordial.

J'attend donc vos réponses et continuerai à vous poser mes questions par la suite...

Merci d'avance

Get27
Thaïlande, Vietnam, Laos Cambodge avec un bébé de cinq mois
by Marie79 · 2008-01-09 · 6 replies
Bonjour à tous, j'accouche fin janvier et je pensais partir en Thailande et peut etre visiter le viet nam, le laos et le cambodge avec mon bébé et mon mari au mois de juillet, il aurait donc cinq mois, mais comme c mon premier j'ai certeines inquietudes, je connais la Thailande et ce pays ne semble pas poser de pb pour voyager avec un bébé mais les trois autres aucunes idées, de plus je crois savoir que c le moment ou les bébés sont souvent malades...Donc si vous avez fait l'experience de voyager avec un bébé du même age ou que vous connaissez bien le coin j'attend vos conseils et temoignages: precautions à avoir, systeme medical (ou aller en cas de pb?), choses à prevoir (trouve t'on de couches?)? Enfin tous ce qui vous vient à l'esprit et peut nous être utile. En ce qui concerne la chaleur et les moustiques, ce n'est pas un point qui m'inquiète plus que ça car le bébé né dans l'ocean indien donc il y sera déjà confronté. Merci d'avance por vos contributions. Marie et famille
Circuit Thaïlande, Laos, Cambodge
by Finou1010 · 2008-01-02 · 5 replies
Nous partons 3 semaines au mois de mars pour un circuit Thailande, Laos, Cambodge, Thailande. Nous arrivons à Bangkok, puis train de nuit pour le Laos, puis traversée du Laos jusque dans le Sud, passage de frontière vers le Cambodge pour rejoindre Koh Chang en Thailande. Ma question : que faire entre le poste frontière Laos-Cambodge et celui de Cambodge-Thailande (près de Koh Chang), nous disposons d'une semaine, y a-t'il des choses intéressantes ? Est-ce plus judicieux de visiter l'Est de la Thailande sans passer par le Cambodge ? je trouve très peu de renseignements sur cette région de l'Asie, si quelqu'un peut m'en donner, ce serait vraiment sympa 🙂Merci
Avis sur itinéraire de trois semaines en Thaïlande
by Fred2fre · 2007-12-19 · 3 replies
Bonjour à tous,

j'envisage l'itineraire suivant pour un petit voyage a travers la thailande d'environ 3 semaines en février 2008, et j'aimerais connaitre votre avis et vos recommandations, et bien sur savoir si cela est possible !:) Bangkok 2 jours de visites Le nord ouest avec Sukothai et Chiang mai en 3, 4 jours Retour a Bangkok, puis petit saut de puce en avion jusqu'a Hat yai Direction tarutao et Koh lipe et ensuite remonter d'ile en ile (lanta, phi phi, Similan, Surin) pour remonter doucement vers bangkok pour repartir

Donc voilou, selon vous est ce possible, si oui cela necessite quel type de budget, sachant que je souhaite plutot vivre avec les thai, dormir en bungalows, petit buget et authenticité pour etre bref..

merci de vos conseils

a bientôt
Incontournables en Thaïlande, Cambodge, Malaisie?
by Worldisus · 2007-11-14 · 4 replies
Salut à tous, Voila je pars avec un pote pour 15j mi-décembre, on arrive à bangkok et on repart de kuala lumpur. Sachant que l'on compte aller 2-3 jours au cambogde, peut-etre au sud du vietnam, après aller sur phuket, visiter kl et aller à sumatra du coté de medan (jsais ca fais beaucoup en 15j🤪). On est jamais parti en asie du s-e et on y va surtout pr rencontrer les gens et voir des beaux paysages (surtout pas d'attrapes-touristes!!!). Pouvez vous me conseiller des endroit incontournable à voir et est-ce que ça vaut vraiment le coup qu'on passe par phuket ou ses environs pour voir des plages paradisiaques😎 alors qu'on va sur sumatra? Merci à tous

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