Siem Reap et traversée sud-nord du Laos

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MJ
Retour en Asie. Cette fois nous prévoyons de traverser le Laos du sud vers le nord en prenant le temps de flâner au gré de nos envies sans programme précis. Avant de rejoindre le Laos nous passons quelques jours à Siem Reap pour découvrir les temples d'Angkor et aussi quelques villages du lac Tonle Sap

01/01 : le temps est complètement couvert et nuageux sur Bangkok mais la température de 24° à 7h du matin nous surprend un peu. A l'atterrissage il nous reste 30 minutes pour rejoindre notre vol vers Siem Reap : autant dire que nous n'avons pas flâné durant la traversée interminable des halls de l’aéroport Nous soufflons enfin à la porte d'embarquement où nous arrivons 5 minutes avant l'heure de départ, non sans quelques inquiétudes sur le suivi de nos bagages compte tenu du délai de transfert. Après un vol rapide qui nous laisse à peine le temps d'avaler la collation complète qui nous est servie nous découvrons le paysage plat et marécageux des environs de Siem Reap. À l'arrivée dans l'aérogare la délivrance des visas est très rapide : il faut dire qu'un bataillon d'une dizaine de policiers alignés comme pour une parade derrière leur comptoir s'occupe du sujet. Il en va de même pour le contrôle des passeports. Nous sommes à peine surpris de ne pas trouver nos bagages sur les tapis de livraison. Un agent souriant nous affirme après vérification qu'ils sont restés à Bangkok et qu'ils nous seront livrés dans la journée sans faute à notre hôtel. C'est donc d'un pas léger que nous affrontons l'atmosphère chaude et humide du parvis de l'aérogare où nous attend le chauffeur réservé par internet auprès de notre hôtel « villa Siem Reap ». Il nous conduit rapidement et le courant d'air dans le tuk tuk nous rafraîchit agréablement. Nous retrouvons avec plaisir l'ambiance des villes asiatiques avec une circulation où se côtoient voitures de luxe, motos, tuk tuk, vélos dans une atmosphère bon enfant. Vu l'heure matinale la chambre réservée n'est pas encore prête et nous entamons donc sans tarder un petit tour d'orientation dans la ville.



Après une courte sieste réparatrice nous partons acheter les billets pour la visite des temples le lendemain et terminons la journée autour d'Angkor Vat en espérant que les nuages voudront bien s'effilocher pour que le spectacle du coucher de soleil soit à la hauteur de sa réputation.



Las, les nuages ne se décident pas à se dissoudre et les reflets orangés dans les bassins nous laissent un peu sur notre faim.



Il fait quasiment nuit quand nous rejoignons l'entrée ouest où nous cherchons désespérément notre chauffeur... après avoir tourné un long moment avant que la nuit noire ne recouvre les lieux nous décidons de faire appel à un autre conducteur et après une petite négociation en position défavorable compte tenu de l'heure et du peu de tuk tuk restants nous rentrons à notre hôtel non sans quelques errements du chauffeur qui ne connaît pas bien l'emplacement des hôtels.

02/01 : à 8h nous retrouvons notre chauffeur qui nous explique qu'il nous a attendu hier soir jusque 20h. On n'a pas vraiment compris où ??? Nous prenons la route de Bantey Srei. L'allure du tuk tuk est agréable pour observer la vie au bord de route.



Nous traversons de nombreuses zones habitées et beaucoup de petites boutiques bordent la route. Si ce n'était la poussière qui fouette parfois notre visage le moyen de transport est idéal pour la découverte. Nous poursuivons vers le site de Kbal Spean, appelé aussi « rivière aux mille lingam ». Il fait déjà relativement chaud quand nous empruntons le chemin qui mène au site au travers d'une végétation luxuriante. Quelques courtes échelles aident à franchir des blocs rocheux de grès. Nous découvrons d'abord la cascade haute de quelques mètres avant d'apercevoir dans le lit de la rivière une multitude de roches sculptées.





Des reflets aux chaudes couleurs dorées composent un tableau impressionniste dans le cours d'eau. Nous redescendons pour retrouver notre tuk tuk qui nous emmène vers le temple de Bantey Srey situé à environ 35 kms de Siem Reap. Conçu selon, un schéma rectangulaire le temple est implanté au milieu d'une douve remplie d'eau.



Une chaussée dallée permet d'accéder au cœur du temple. Les murs en grès rose sont ornés de fines sculptures recouvrant de grandes surfaces.



En ce début d'après-midi il faut parfois être patient et attendre que la foule se dissipe pour mémoriser en photo l'ambiance des lieux. A proximité de l'entrée du site un petit sentier conduit vers des observatoires à oiseaux situés au bord d'un étang envahi d'herbes. L'endroit est peu fréquenté mais nous apercevrons seulement au loin quelques buffles pataugeant dans la boue entourés d'oiseaux blancs qui apparaissent minuscules à cette distance.



Le retour en tuk tuk est rapide et seul un marché installé au bord de route nous ralentira avant d'atteindre Siem Reap et de retrouver son brouhaha.

03/01/2016 : départ vers 7h45 avec un guide francophone réservé par l'intermédiaire de notre hôtelier et un nouveau chauffeur de tuk tuk pour parcourir la « petite boucle » et découvrir les principaux temples de la région d'Angkor. Ce sont évidemment les plus visités et on peut constater qu’ils ont beaucoup de succès si on en juge par les cohortes de visiteurs, en particulier asiatiques, que l'on rencontre au Ta Phrom et à Angkor Vat. Leur visite reste cependant incontournable et la splendeur de ces temples, l'atmosphère mystérieuse des pierres moussues envahies de lianes mérite bien de parfois patienter au milieu des nombreux visiteurs multipliant les selfies. Nous apprécions tout particulièrement les échanges avec notre guide qui parle un français impeccable et qui, en plus de ses explications détaillées, a su nous faire partager sa passion de l'histoire du Cambodge. Il était particulièrement émouvant d'écouter son récit de la période noire de la guerre civile récente.















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MA
Merci pour ce retour :)

Très belles photos.

Nous y allons fin Novembre, votre récit nous donne encore plus envie de partir !!

J'attends la suite avec impatience !
OR
Plus que 3 semaines à patienter pour nous ! Merci de nous avoir fait rêver !
Notre préparation de circuit pour l'été 2009 : http://mammolstour.free.fr/Norvege2009
MJ
04/01 : aujourd'hui nous avons réservé une excursion avec l'ONG Osmose vers le Tonle Sap. Osmose aide les communautés installées sur le lac en développant des activités d’écotourisme. À 6h le minibus vient nous chercher à notre hôtel et avec 4 autres voyageurs francophones nous gagnons les rives du lac Tonle Sap. Ce lac a la particularité d'avoir un niveau d'eau variant dans d'importantes proportions entre la saison des pluies et la saison sèche du fait des échanges avec le Mékong. Les habitants ont donc construit des maisons flottantes qui s'adaptent à ces variations et peuvent même être déplacées en fonction des possibilités de circulation sur le lac. Le minibus nous laisse à un port d'embarquement installé le long d'un canal conduisant vers le lac. L'emplacement du port varie en permanence en fonction de la saison. Ici, de nombreux bateaux colorés transportent les passagers et sont souvent pilotés par des jeunes à l'allure adolescente. Le débarcadère est un lieu d'échange où les pêcheurs apportent le produit de leur labeur qui est ensuite transporté par des motos vers Siem Reap.



La propulsion du bateau est assurée par un moteur pétaradant bruyamment. Tout au long des rives du canal l'animation est constante avec des villageois pêchant soit avec un filet soit avec des nasses. Quelques habitations flottantes sont installées directement sur le canal.







Nous arrivons ensuite vers la zone du lac où se mêlent de vastes espaces de forêt inondée et d'imposantes étendues de jacinthe d'eau. La circulation de pirogues est incessante car c'est le seul moyen de locomotion des habitants.



Après un peu plus d'une heure de navigation nous accostons au village de Prek Toal. Comme dans n'importe quel village on y trouve épiceries, école, poste de police, mairie, église, temple construits sur des installations flottantes.



Nous changeons de moyen de locomotion pour emprunter une pirogue à moteur qui se faufile dans le dédale des chenaux étroits balisés de bouteilles en plastique au milieu d'une végétation dense émergeant de l'eau. Nous devons rejoindre un poste d'observation d'oiseaux qui vivent en grand nombre sur le lac. Au premier poste, le ranger qui devait nous accueillir semble avoir déserté et nous rebroussons chemin pour nous diriger vers un poste perché en haut d'un arbre accessible par une magnifique échelle de bambous. Mais il y a déjà plusieurs pirogues et, la place au sommet étant limitée, nous patientons un long moment avant de pouvoir grimper sur la plate-forme. De là, grâce à la longue vue installée, nous pouvons observer une multitude d'oiseaux qui ont élu domicile dans les arbres. Nous rejoignons ensuite le village pour le déjeuner dans le restaurant communautaire installé sur une maison flottante : au menu, poisson du lac grillé et légumes. Tout à côté, la visite de l'atelier de tissage de cannage de gentiane d'eau est assez succincte. Avec une pirogue à rames guidée par une femme du village nous naviguons au plus près des maisons et allons découvrir les élevages de poissons et de crocodiles entassés dans des caisses en bois, ainsi que les curieux jardins flottants jouxtant certaines habitations.





Nous retrouvons ensuite le bateau du matin qui nous ramène au port de départ par un itinéraire direct au milieu des bancs de gentianes d'eau et nous profitons une nouvelle fois de l'animation qui règne sur les rives. Une excursion intéressante malgré un guide manquant d'aisance qui se contentait de réciter sa leçon et fournissait peu de réponses à nos questions.

05/01 : départ pour le « grand circuit » des temples d'Angkor avec notre chauffeur de tuk tuk . Nous faisons un premier arrêt à l'entrée ouest d'Angkor Vat pour photographier les nénuphars poussant en abondance dans un grand bassin et qui accrochent merveilleusement la lumière rasante du matin. La file de tuk tuk et de bus transportant les visiteurs est déjà impressionnante.



À la fin de la séance photo nous poursuivons vers Angkor Thom que nous traversons jusque la porte nord. Après un court arrêt pour observer les douves entourant l'enceinte de l'ancienne cité nous nous rendons à Preah Khan, premier temple de la journée. Isolé au milieu de la forêt on l'atteint par une longue allée rectiligne environnée d'une végétation dense. Nous allons un peu au hasard des dédales de couloirs et de portes pour profiter de l'atmosphère si particulière qui jaillit de ses pierres moussues et de ses murs penchés.





Nous profitons de l'ambiance paisible à l'écart des circuits parcourus par les grands groupes de voyageurs. En repartant, une soudaine crevaison nous oblige à une halte : heureusement, un réparateur se trouve juste à côté et le temps de visiter un petit temple isolé nous pouvons repartir. Nous rejoignons le site de Neak Poan. Accessible par une digue et un ponton de bois traversant le Baray de Preah Khan le lieu est magnifique. L'ambiance du plan d'eau sur lequel se détache au loin des arbres longilignes immergés est magique. L'eau d'un calme absolu reflète branches et fleurs pour composer un tableau incitant à la sérénité.





Le temple, lui même de taille modeste, mais aux proportions parfaites invite à la contemplation. Après un rapide repas nous rejoignons Ta Som, petit temple dont un des gopura est envahi par les racines d'un énorme banian qui ont enchanté des générations de photographes. Le Mebon oriental, temple montagne, se mérite car les gradins permettant d'atteindre les niveaux supérieurs sont très hauts. À chaque angle, des éléphants veillent sur la forêt.





Un peu plus au sud, le Pre Rup, également temple montagne de forme pyramidale offre lui aussi une vue panoramique sur la jungle alentour. Enfin, la dernière visite du jour sera pour Banteay Kdei, vaste monastère implanté tout près du Sras Srang, large bassin réservé pour les ablutions du roi et de ses épouses.
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MJ
06/01 : nous avons demandé à notre chauffeur préféré de nous amener au village sur pilotis de Kampong Khleang sur les rives du lac Tonle Sap. Il n'a pas du y aller bien souvent car il est obligé de demander à d'autres chauffeurs le tarif. Nous traversons Siem Reap par la N6 au milieu d'une circulation assez importante : bruit et poussière nous abrutissent un peu au long de ce trajet. La route est construite en surélévation de champs s'étendant à perte de vue. Tout au long du parcours des petits villages débordent d'animation avec leurs boutiques et kiosques implantés au bord de la grande route. Peu après Damdek, notre chauffeur qui n'est pas très sûr de l'itinéraire s'arrête pour demander son chemin et s'aperçoit alors qu'un pneu de la remorque est à plat. Une fois de plus, nous avons de la chance car un réparateur de pneu est installé tout près et après le changement rapide de la chambre à air nous pouvons repartir. Dans chaque village des cérémonies de mariage sont en préparation et des hauts-parleurs déversent une musique assourdissante dans les rues. Peu avant Kampong Khleang la route surplombe des forêts inondées caractéristiques du Tonle Sap.







Le village est construit de chaque côté d'une route digue et les maisons perchées sur des pilotis de plusieurs mètres de haut témoignent des variations importantes du niveau du lac.



Le chauffeur nous conduit à proximité du débarcadère mais nous préférons déambuler à pied au hasard du village. À proximité, un monastère héberge de jeunes moines qui participent au nettoyage des abords. Tout à côté la salle de classe abrite un joyeux désordre d'enfants de tous ages. L'activité dans le village se déroule aussi bien sur l'eau que sur terre : la circulation de bateaux et de motos avec leurs remorques chargées de marchandises est permanente.









Les enfants gambadent allègrement sur les échelles et nous profitons de toutes ces scènes de vie et du sourire des habitants. Les produits de la pêche sèchent au pied des maisons. Nous repartons en fin de matinée et rejoignons Siem Reap vers 13h30 un peu sonnés par le bruit et les cahots de la route. Après un déjeuner avec un « sandwich baguette », petite infidélité à la cuisine asiatique nous passons l'après-midi au calme occupés à trier les innombrables photos prises en quelques jours.

07/01 : dernière journée à Siem Reap, nous quittons le Cambodge pour le sud Laos. À midi, notre chauffeur, ponctuel comme à son habitude, nous emmène à l'aéroport. L'enregistrement et le contrôle des passeports sont rapidement évacués et il ne reste plus qu'à patienter dans la salle d'embarquement moderne aux nombreux commerces qui affichent des prix dissuasifs. Trente minutes avant l'heure de départ prévue une hôtesse vient chercher la dizaine de passagers du vol et procède rapidement à l'embarquement. Le vol décolle avec environ 20 minutes d'avance. Depuis l'avion nous profitons une dernière fois de la vue sur les rives du lac Tonle Sap avec sa zone de transition boisée.
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MJ
07/01: Entre Siem Reap et Paksé le vol est court. Peu avant Paksé le paysage devient plus montagneux et des pics rocheux se détachent à proximité du Mékong. Les formalités de visa et de contrôle des passeports sont très rapides et, après avoir changé quelques euros nous cherchons un tuk tuk. Mais il n'y a que des taxis avec un tarif fixe pour nous emmener à l'hôtel Alisa guesthouse. Une fois les bagages déposés nous achetons des billets pour les 4000 îles puis partons flâner en ville. Des bâtiments à l'allure délabrée côtoient des constructions récentes et la ville présente peu d'intérêt. Seul un monastère bouddhiste situé au bord de la rivière apporte sa touche colorée. Nous poursuivons vers les rives du Mékong à l'atmosphère paisible sous le soleil de fin de journée





08/01 : nous avons un peu de difficultés à trouver un bar ouvert pour le petit déjeuner. Finalement nous dénichons à proximité de l'hôtel un restaurant où nous avalons des œufs au plat servis avec de la baguette et du beurre.. en y ajoutant un thé cela nous permet de caler nos estomacs avant les 3 h de bus qui nous attendent. Vers 8h15 un magnifique van climatisé nous prend en charge devant l'hôtel puis poursuit son ramassage. Il se dirige ensuite vers la sortie de la ville pour s'arrêter à côté d'un bus à l'allure beaucoup moins flambante. Il ne reste que quelques places dans ce bus occupé quasi exclusivement par des touristes. C'est ensuite le vrai départ sur une route assez rectiligne et plate à l'est du Mékong. En chemin le chauffeur laisse monter 2 laotiennes qui s'assoient dans l'allée centrale sur des petits tabourets en plastique. Le trajet se déroule sans problème au milieu d'un paysage monotone. À Ban Nakasang, le terminus est situé à environ 300 m de l'embarcadère des bateaux et nous devons donc nous transporter à pied jusqu'au fleuve. Là, nous embarquons à bord d'une pirogue transportant une dizaine de personnes. Une courte navigation nous mène à Don Khone. La Pan's guesthouse, réservée la veille, est à deux pas et nous nous installons rapidement dans un bungalow avec terrasse sur les rives du fleuve. Après déjeuner nous partons à pied vers les cascades le Li Phi (environ 1,5 kms). Nous sommes contents de marcher un peu après toute cette semaine de visites et de transports, d'autant plus que le terrain est tout plat et qu'il n'y a pas de voiture, juste quelques vélos ou tuk tuk qui empruntent la piste poussiéreuse. Le soleil est ardent et malgré la marche facile nous transpirons rapidement à grosses gouttes. L'accès au site des chutes d'eau est payant mais le lieu est extraordinaire avec les innombrables bras du Mékong qui se fracasse à gros bouillon au milieu des rochers.







Nous passons un long moment à observer des pêcheurs intrépides qui vont relever leurs filets et leurs nasses au milieu des rapides.



En aval des chutes une petite plage de sable fin permet d'approcher du bord de l'eau. Des bungalows avec des hamacs et des coussins sont librement accessibles en surplomb de la plage et nous nous y allongeons pour une sieste reposante. Le retour est rapide et au passage sur le pont des Français nous profitons de la somptueuse lumière de fin de journée qui illumine les rives du fleuve.





09/01 : le ciel matinal est clair et nous prenons notre temps, au rythme un peu indolent des îles. Nous avons décidé de louer un vélo et faisons d'abord le tour des loueurs pour essayer de trouver des engins dans le meilleur état possible. Finalement, nous revenons vers celui installé juste à côté de notre guesthouse puis nous partons vers le nord est de Don Khone pour faire le tour de l'île. Les pistes sont un peu bosselées mais en bon état et nous circulons au milieu des champs et des habitations éparpillées.





Le chemin devient ensuite plus étroit mais sans difficulté. Nous bénissons le terrain plat car le vélo n'a pas de dérailleur et nous semble bien lourd et peu maniable. Nous nous dirigeons vers de nouvelles chutes d'eau, cette fois à l'est de Don Khone. Sans être aussi impressionnantes que les chutes de Li Phi les chutes de Tad Khone offrent quand même de belles cascades au débit fourni. Sur chaque bras de la rivière les pêcheurs ont installé des pièges à poissons en bois qui nécessitent certainement un bon sens de l'équilibre pour être vidés.



Nous poursuivons ensuite notre cheminement au milieu d'une jungle épaisse pour atteindre l'extrémité sud de l'île. De là, on découvre un paysage de rêve sur le Mékong et sa myriade d'îlots verdoyants.





On y trouve aussi une curiosité historique de la fin du 19 ème siècle avec une locomotive à vapeur rouillée, vestige de la construction par la France d'une voie de chemin de fer permettant d'assurer le transport des personnes et de marchandises, parfois imposantes telles des bateaux, pour franchir les chutes du Mékong inaccessibles à toute navigation. L'ancienne voie ferrée est devenue une large piste qui nous permet de rouler confortablement pour terminer notre boucle de la matinée. Après le déjeuner et une petite sieste, indispensable dans un tel lieu paradisiaque, nous enfourchons à nouveau nos bicyclettes pour faire le tour de l'île voisine de Don Det. Un petit chemin permet d'en faire un tour agréable, en particulier sur la rive orientale où il longe en permanence le Mékong.





La vie, ici, paraît plus animée que sur Don Khone et nous sommes parfois un peu assourdis par les musiques tonitruantes déversées par certains bars pour attirer les touristes à la recherche de distraction. Sur la rive ouest, le sentier s'éloigne de la rivière et présente un peu moins d'intérêt.
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MJ
10/01: à 10h, la pirogue accoste au pied de notre bungalow pour nous transporter vers Ban Nakasang où nous prenons le bus vers Champassak. En 40 minutes de navigation environ nous rejoignons le continent où, fiers de connaître les lieux, nous marchons vaillamment vers l'arrêt où le bus nous avait déposé à notre arrivée. Là, on nous explique que le bus part à proximité du débarcadère des bateaux !!! nous n'avions simplement pas remarqué que notre bon de transport concernait une compagnie différente... Demi tour un peu précipité car nous craignons de manquer le départ. Arrivés au bon endroit nous constatons qu'il nous reste encore ¾ d'heure à patienter. Une fois rempli, le bus part avec au moins 10 minutes d'avance sur l'horaire annoncé. Nous empruntons la route N13 en sens inverse avec toujours aussi peu de circulation. La conduite est assez tranquille et le bus relativement confortable si ce n'est que le dossier du siège à une forte tendance à s'incliner sans qu'on le lui demande. Le bus nous débarque sur la rive gauche du Mékong un peu au nord de Champassak. Nous empruntons ensuite une pirogue qui nous demande 20000 kips/personne pour une traversée du fleuve. Sur l'autre rive, un songthaew réclame encore 10000 kips/personne pour nous amener à l'hôtel distant de 3 à 4 kms environ et refuse de négocier. L'hôtel assez confortable est installé dans une ancienne maison de commerçant chinois (dixit notre guide...). La « ville » s'étend tout en longueur le long d'une petite route et paraît plutôt endormie. Nous découvrons qu'il n'existe pas de bus pour Paksé dans l'après-midi alors que nous voulons repartir le lendemain après avoir visité Wat Phou dans la matinée. Finalement, l'office de tourisme nous propose de partir en bateau. N'ayant pas trop d'autre solution, pour éviter de passer une nuit supplémentaire ici, nous acceptons. Le soir nous dînons au Homemade restaurant, situé à 100m de l'hôtel où nous apprécions un plat laotien succulent : oua zing kai.

11/01: à 8h un van commandé la veille au Homemade vient nous récupérer à l'hôtel pour nous amener au temple de Wat Phou. Nous sommes les premiers visiteurs et profitons de l'ambiance sereine des lieux. Une voiturette électrique emmène les visiteurs le long d'un grand bassin prolongé par une longue allée dallée qui conduit au temple adossé au flanc d'une montagne boisée.



On y retrouve les motifs caractéristiques des temples visités à Angkor avec la foule en moins. Un raide escalier de marches irrégulières entouré de frangipaniers fleuris qui forment une voûte odorante mène vers la partie haute du sanctuaire où coule une source. L'endroit est calme et paisible.











Nous retournons à Champassak en fin de matinée et après un rapide déjeuner nous trimbalons avec armes et bagages vers l'embarcadère du bateau à proximité de l'office de tourisme. Nous arrivons avec 1 heure d'avance sur l'horaire annoncé mais une personne nous invite à descendre sur une longue barque allongée qui sera, de fait notre moyen de transport, très bruyant, pour rejoindre Paksé. 2 autres passagers sont présents et dès que nous sommes installés le bateau démarre bien avant l'heure prévue. La longue pirogue remonte le Mékong en louvoyant parfois entre les îlots et les bancs de sable et nous avons tout loisir d'observer les nombreuses barques de pêcheurs qui semblent les seuls bateaux navigant sur le fleuve.



Sur les rives quelques villages se découvrent et des jardins verdoyants arpentent les talus. Nous débarquons à Paksé après environ 2h30 de navigation et rejoignons rapidement à pied le Paksé hôtel où nous sommes confortablement installés dans une chambre avec vue panoramique au 5 ème étage.
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MJ
12/01: aujourd'hui, nous avons réservé un tour du plateau des Bolaven à l'agence de l'hôtel, Wat Phou Travels. Un jeune couple allemand sympathique s'est inscrit au dernier moment et fait donc partie du voyage. Un van vient nous chercher à l'hôtel et nous traversons la ville de Paksé par de longues avenues rectilignes avant de prendre la route des Bolaven. Peu après la sortie de la ville un premier arrêt permet de découvrir un village de forgerons. Le travail des hommes battant en cadence le fer rouge avec de grosses masses est impressionnant. Sur les étals des machettes et des poignards sont disponibles en grand nombre.







L'arrêt suivant permet de découvrir les cascades de Tad Phaxuam nichées au cœur d'une nature luxuriante. Un petit sentier construit sur des plots en tronc d'arbres permet d'accéder au point de vue. À côté un village musée présente les constructions de différentes ethnies.







Nous reprenons la route vers l'incontournable plantation de café de Mr Vieng où nous pouvons déguster une tasse de café.





Viennent ensuite les cascades de Tad Lo situées dans un agréable cadre de verdure.



L'arrêt au village katou de Kok Phung Tai permet de découvrir, un peu rapidement, les coutumes de cette ethnie, notamment les cercueils fabriqués avant le décès et entreposés sous les maisons construites sur pilotis. La pauvreté est palpable et le regard des enfants nus pieds et vêtus d'habits déchirés reflète une tristesse nous laissant mal à l'aise.







Après la pause déjeuner nous déambulons dans le Sinouk garden, petit parc présentant de multiples variétés de plantes et d'arbres locaux dans une ambiance fraîche et reposante. La boucle s'achève avec la découverte de la cascade de Tad Fane qui dévale une gorge boisée sur plus de 100m.



13/01: à 8h50 le tuk tuk vient nous chercher pour nous emmener au bus que nous avons réservé auprès de Wat Phu travel. En réservant nous avions demandé s'il s'agissait bien d'un bus express qui faisait peu d'arrêts en route. La responsable de l'agence nous a répondu dans un français parfait qu'il s'agissait d'une nouvelle compagnie avec des bus confortables et rapides... l'expérience va nous apprendre qu'il n'en est rien et que nous n'avons pas encore bien décodé le fonctionnement des bus au Laos. Le tuk tuk nous emmène donc vers le sud de la ville (alors que Thakhek se situe 360 kms au nord!) puis dans une grande avenue fait demi tour et s'arrête devant un bus qui apparemment nous attendait. Nos bagages sont mis en soute, nous montons dans le bus quasi plein et trouvons 2 places sur les sièges de la dernière rangée. Devant nous, une laotienne d'un age certain nous dévisagera avec le sourire intensément tout au long du voyage sans que nous puissions comprendre ce qui peut bien aviver ainsi sa curiosité.



Nous nous croyions partis pour un voyage de 6h mais nous pressentons rapidement que le terme d'express n'est pas vraiment adapté. Des arrêts rapprochés soit pour charger quelque passager sortant on ne sait d'où, soit pour laisser monter à bord des vendeuses de brochettes, d'eau, de fruits qui parlent fort pour attirer le client, soit enfin pour des pauses pipi vont se succéder tout au long de la journée. L'horaire d'arrivée annoncé était 15h et, en fait, nous atteignons la gare routière de Thakhek à 18h45. De là il reste à rejoindre la ville située à un peu plus de 3 kms. Des tuk tuk attendent les voyageurs et c'est l'heure de la négociation qui commence : nous nous approchons à 2 et le chauffeur demande 20000/personne. Nous lui indiquons avec force sourire que 10000 serait plus juste. Il refuse de baisser ses prix. Finalement nous montons et attendons que d'autres voyageurs arrivent pour renégocier en groupe. Rapidement un groupe de 5 jeunes français arrive. Le chauffeur demande toujours 20000/personne et ne semble pas vouloir fléchir. Mais un de ses collègues propose de nous prendre tous pour 10000/personne. Nous quittons donc rapidement le 1er tuk tuk et nous entassons à 7 chez l'heureux gagnant qui met du temps à démarrer car il voudrait bien recruter encore quelques passagers. Ce sera chose faîte quelques minutes plus tard avec 3 jeunes allemands dont 2 voyageront à l'extérieur accrochés aux barres de renfort. En une dizaine de minutes nous arrivons dans le centre ville à l'hôtel Inthira.
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MJ
14/01: nous souhaitons faire un trek dans les karsts de Khammoune dans les 2 jours suivants et regardons la documentation de l'agence Green Discovery située à l'hôtel. Un trek de 2 jours avec nuit dans un village nous paraît intéressant. 2 personnes sont déjà inscrites ce qui permet de profiter d'un tarif plus attractif. Nous réservons donc pour le lendemain. Pour ce jour nous projetons d'aller découvrir les grottes de la région. Nous essayons de louer un scooter mais la responsable du magasin nous en dissuade en apprenant que nous n'avons jamais conduit ce type de machine. Nous essayons donc de solliciter un chauffeur de tuk tuk qui n'arrive pas à lire le papier sur lequel nous avons inscrit notre itinéraire. Il nous entraîne chez le loueur de moto pour assurer la traduction. Curieusement il ne fixe pas de prix mais nous demande combien nous voulons le payer. Ayant annoncé 150000 kips il nous demande 200000. Tout en lui faisant confirmer par le loueur que l'itinéraire sera bien celui demandé nous acceptons et il nous prend en charge. Au bout de 50m il s'arrête près d'un autre conducteur et nous comprenons qu'il est en train de lui demander comment rejoindre les endroits que nous souhaitons visiter en fait, il semble bien ne pas savoir comment s'y rendre et nous préférons donc jeter l'éponge et descendons du tuk tuk. Nous nous rendons finalement à l'office du tourisme pour avoir des renseignements sur la possibilité de transport vers les grottes mais il n'ouvre que l'après-midi décidément ce n'est pas notre jour de chance. Nous retournons alors à l'agence Green Discovery qui nous trouve un chauffeur de tuk tuk pour la journée. À 11h, nous voilà enfin en route. Nous partons d'abord en direction du sud vers le temple Wat Pha That Sikhottabong au bord du Mékong. Le stupa central est en cours de rénovation et des ouvriers s'activent à peindre les motifs variés.





Nous poursuivons ensuite vers la grotte de l'éléphant. Peu avant l'entrée de celle-ci nous découvrons un panneau « point of view 300m » et décidons donc d'y aller. En fait, il s'agit d'un chemin assez escarpé qui contourne la falaise, tout d'abord par des marches en béton irrégulières puis quelques échelles de bois franchissent des ressauts rocheux tandis que plus haut une rambarde en bambou aide à franchir des passages de lapiaz fracturé. De là haut, la vue s'étend sur le village en contrebas et sur les rizières adossées aux falaises karstiques.







En longeant quelques rizières verdoyantes nous atteignons ensuite la grotte Tham Xien Liap : accessible rapidement depuis la route elle est traversée par une rivière souterraine. Mais le niveau d'eau relativement élevé nous oblige à quelques sauts entre les blocs rocheux pour poursuivre à l'intérieur sans nous mouiller et nous renonçons à aller plus avant.



À la grotte suivante, Tham Nang Aen, le summum du kitsh est atteint avec les éclairages psychédéliques qui essayent de mettre en valeur quelques concrétions aux formes surprenantes.







Pour terminer cette journée « grottes » nous nous dirigeons vers Paseum cave située au bord d'un lac entouré d'un écrin de montagnes puis, tout à côté vers Budha's cave, accessible par une marche à quatre pattes sur quelques mètres.





En fin de journée nous flânons sur les bords du Mékong pour profiter des somptueuses lumières du soir et de l'animation autour des nombreuses échoppes offrant des repas bon marché



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ME
merci pour ce compte rendu !!
MJ
15/01 : à 8h nous embarquons dans un songthaew en compagnie de 2 autres couples français et du guide anglophone Som. Après quelques arrêts pour acheter les provisions nous prenons la route vers l'est puis empruntons ensuite une piste poussiéreuse et bosselée. Le trek démarre au village de Ban Na situé au milieu d'une plaine de cultures jaunies entourée de pitons rocheux couverts de végétation.



Le sentier louvoie entre zones dégagées où le soleil frappe fort et zones de forêts denses au sol jonché de feuilles séchées. Nous y rencontrons des habitants qui vaquent à leurs occupations quotidiennes et découvrons avec étonnement 2 paysannes qui ont ramassé des fourmis à l'aide d'une perche de bambou reliée à un panier.







Quelques traversées de ruisseaux sur des troncs d'arbre s'avèrent un peu acrobatiques. Notre guide nous conduit vers plusieurs grottes riches en stalactites et stalagmites. Dans l'une d'elle le bassin d'eau turquoise éclairée par la lumière naturelle est un véritable joyau.



Nous profitons de la pause déjeuner au bord d'une autre grotte traversée par un étonnant lac aux eaux claires. Nous nous régalons de brochettes de poulet et de poisson grillé avec riz gluant et bananes.





Nous traversons ensuite la montagne au travers de la grotte par de petits pas d'escalade facile et franchissons la rivière pieds nus dans l'eau. À la sortie, en hauteur, un petit temple a été aménagé et l'espace devant la grotte semble un lieu de détente apprécié des laotiens qui viennent en nombre se retrouver dans une ambiance musicale bruyante.



Devant nous s'étend une vaste plaine de rizières sèches ceinturée de montagnes abruptes. La traversée de cette plaine nous amène au village de Ban Phalem. Nous nous installons pour la nuit dans une maison sur pilotis disposant d'une grande terrasse ombragée où nous papotons le reste de l'après-midi. Un petit bâtiment adjacent abrite des toilettes et une « salle de douche » avec réservoir à eau froide.







En fin de journée, quand la chaleur s'est dissipée, nous déambulons dans le village composé d'une cinquantaine de maisons. Brochettes et poisson grillé préparés par le guide seront au menu du repas servi sur la terrasse. Ensuite, un villageois et deux villageoises nous rejoignent pour la cérémonie du Baci destinée à attirer des influences bénéfiques sur les visiteurs.







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MJ
16/01 : la nuit a été confortable sur le fin matelas étendu à même le plancher. Au petit matin, coqs, chiens et musique accélèrent le réveil. Nous patientons sur la terrasse pendant que le guide prépare le petit déjeuner. Après une assez longue attente (on n'est pas pressé au Laos...) des assiettes de riz frit accompagné d'omelettes arrivent accompagnées d'un verre rempli d'un breuvage à la couleur marron clair surprenante. En fait, nous nous régalons de cette boisson chaude au goût chocolaté. C'est ensuite le départ accompagnés de 2 guides locaux qui nous conduisent à bonne allure à travers les arbres. Le paysage est plus limité que la veille car le sentier circule au cœur d'une forêt à la végétation de plus en plus foisonnante. La variété de plantes et d'arbres de toute sorte est étonnante.







Le sentier étroit, sans difficulté, réclame quand même un peu d'attention car pierres, racines et lianes sont autant de pièges à éviter. Montées et descentes alternent avant de déboucher dans une nouvelle plaine, partiellement entourée de pitons rocheux karstiques caractéristiques de la région. Après une courte marche sur un chemin redevenu large nous rencontrons le chauffeur et son camion qui attendaient notre arrivée. Le songthaew nous conduit vers le lac Khoun Kong Leng situé à environ deux kilomètres et nous regrettons d'autant plus de n'avoir pas continué à pied que la piste longe des rizières magnifiquement éclairées par le soleil.



Le lac est situé dans un écrin de parois rocheuses bordé d'une végétation abondante. Sa couleur bleu limpide est surprenante.





Le déjeuner pique nique est pris sur le ponton dominant l'eau puis nous rentrons vers Thakhek par une piste poussiéreuse qui rejoint la route principale Vientiane Thakhek.

17/01 : à l'heure précise le tuk tuk vient nous cueillir devant l'hôtel. Évidemment nous sommes entassés comme des sardines avec 6 autres passagers et leurs bagages. Il nous dépose à coté du bus à la gare routière. Le bus VIP a bonne allure et semble assez confortable.



Départ à 9h15 comme prévu mais le chauffeur roule à petite vitesse pendant toute la traversée de la ville en klaxonnant bruyamment, apparemment pour récupérer d'autres passagers locaux et il fait aussi quelques brefs arrêts pour charger des paquets. Après la sortie de la ville il prend son allure de croisière et le voyage serait parfait si la climatisation n'était en panne. Au loin nous apercevons les chaînes montagneuses de l'est. En milieu de journée une pause permet de prendre un repas dans une auberge du bord de route et, accessoirement, de réparer la climatisation. Le paysage est varié entre des montagnes élevées qui barrent l'horizon, de nombreuses traversées de rivières et les rives du Mékong. À l'approche de Vientiane la circulation s'intensifie et le bus nous dépose à la gare routière quasiment à l'heure annoncée. Nous négocions un songthaew pour rejoindre la ville mais, évidemment, le chauffeur veut remplir son camion et nous patientons un long moment avant qu'il ne démarre enfin après l'avoir « menacé » de choisir un autre transport. La circulation, le long de larges avenues rectilignes, est intense. L'accueil à Moonlight Champa est chaleureux, la chambre calme mais plutôt exiguë. En fin de journée, dîner au Lao kitchen conseillé par l'hôtel puis promenade vers les rives du Mékong et le marché de nuit où je tente désespérément de trouver une paire de chaussures à ma taille mais il n'existe rien au dessus de 44.
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IS
Super récit merci j attends la suite ...merci pour toutes ces infos nous partons le 11 janv
MJ
18/01 : nous partons à la découverte de Vientiane. Tout d'abord, nous nous rendons vers un supermarché où j'espère trouver des chaussures. Dans un bâtiment moderne on trouve sur plusieurs étages les marques célèbres du monde entier à des prix européens.



Autour, un marché traditionnel étale ses marchandises en tout genre caractéristiques des marchés d'Asie. Toutefois, ici, on trouve des baguettes à la française et même des sandwiches sur lesquels viennent butiner les mouches malgré les coups de chasse-mouches assénés régulièrement par les vendeuses.







Quelques villas coloniales aux murs rongés d'humidité témoignent du passé de la ville et créent une atmosphère quelque peu désuète.



Par ailleurs, des sanctuaires bouddhistes nombreux permettent d'observer les multiples représentations colorées de Bouddha et, dans certains d'entre eux, la ferveur des fidèles qui déposent des offrandes est toujours aussi impressionnante.













Sur les bords du Mékong, la large promenade vantée par notre guide n'offre qu'un panorama limité par l'île qui fait face à la ville. L'ensemble de la ville ne présente pas beaucoup de charme avec ses constructions hétéroclites et une circulation assez dense de véhicules pour la plupart luxueux et récents.

19/01 : à l'heure dite un minibus vient nous chercher devant l'hôtel. Après avoir louvoyé pour récupérer d'autres voyageurs il s'arrête au bord de la large avenue longeant le Mékong et le chauffeur nous demande assez autoritairement de monter dans un autre grand bus. Un peu surpris et interrogatifs il semble nous confirmer que c'est bien le bus pour Vang Vieng. Une fois les bagages transférés nous montons à bord et, à nouveau, devons aller tout au fond pour trouver une place. Le bus exclusivement empli de touristes démarre rapidement. Il est très confortable, sans musique assourdissante, avec quand même un détail désagréable : le dossier d'un de nos sièges refuse de se relever. La circulation est dense pour quitter Vientiane et tout au long de la route les villages se succèdent. Petit à petit le paysage change et la route devient très sinueuse. Nous apercevons des rizières verdoyantes et, en arrière plan, des chaînes de montagne élevées se détachent. Un seul arrêt est prévu pour une pause déjeuner. Après 4h de route nous découvrons Vang Vieng, vaste plateau complètement cerné de massifs karstiques. Le soleil est chaud et nous assomme un peu quand nous sortons du bus. Heureusement, nous sommes en plein centre à 500 m de la Domon Guesthouse où nous avons réservé. Une fois les bagages déposés dans une chambre assez spacieuse avec vue sur la Nam Xong nous partons explorer les environs. Auparavant, nous achetons un sandwich baguette à l'omelette pour combler nos estomacs qui crient famine. La ville transpire la surfréquentation touristique avec ses multiples guesthouses, restaurants et enseignes en tout genre. Nous traversons la rivière sans oublier de nous acquitter d'un péage modeste puis suivons le bord de la rivière. De nombreux bars ont installés des pontons flottants et délivrent déjà leurs décibels. Nous commençons à nous interroger sur le bien fondé d'avoir choisi une chambre sur la rivière en croyant être tranquilles...





En arrière plan jaillissent des pitons rocheux couverts de végétation et nous baladons jusqu'au coucher du soleil au milieu des rizières asséchées.

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MJ
20/01 : nous avons décidé de parcourir les environs de Vang Vieng à vélo. Nous avons repéré sur la « Hobo maps » bien documentée un circuit de 25 kms environ qui conduit au cœur des montagnes et qui semble peu accidenté. Nous louons donc 2 city bikes car le loueur nous précise que la route est goudronnée (en fait elle n'est goudronnée que sur la moitié du trajet, le reste étant une bonne piste parfois caillouteuse). Nous commençons par franchir la Nam Song sur le petit pont de bois étroit en évitant les planches cassées ou manquantes. Ensuite, après un court passage le long de la rivière nous rejoignons la route goudronnée qui remonte en pente douce. Nous batifolons en route en observant maisons, rizières sèches, pitons recouverts de végétation dense. La lourdeur du vélo et l'absence de dérailleur ne nous permettent pas de battre des records de vitesse. Au bout de quelques kilomètres je m'aperçois qu'une des roues est mal gonflée. Heureusement, un réparateur a installé son atelier à proximité. Je lui demande de regonfler mes roues ce qui est fait en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et me voilà délesté de 5000 kips j'avais oublié de demander le prix avant... Arrivés au Blue Lagoon, le gardien se précipite avec son petit carnet à billets. Nous n'avons aucune envie de payer pour passer quelques minutes au bord de ce minuscule lac, qui plus est envahi de visiteurs, et faisons donc demi tour rapidement. Le goudron cède la place à une piste poussiéreuse où nous rencontrons de nombreux habitants qui se déplacent en moto ou juchés sur leurs petits tracteurs.







Le paysage est magnifique avec ces étendues de rizières bordées d'abruptes falaises que le soleil éclaire par moments. Le piste en faux plat montant nous oblige à pousser fort sur les pédales mais nous nous rattraperons au retour en profitant de la pente favorable. Quelques villages disséminés permettent d'observer les maisons le plus souvent bâties sur pilotis, les greniers pour entreposer les récoltes et aussi de petits temples toujours bien entretenus.







Le calme des lieux est juste troublé épisodiquement par les vrombissements de buggies pilotés par des touristes asiatiques en mal de sensation forte ! Nous faisons un aller retour vers un autre blue lagoon annoncé sur de larges panneaux. À l'arrivée l'inévitable gardien nous invite à payer pour profiter de toutes les attractions du lieu : tyrolienne, chambres à air, baignade, visite de la grotte. Pas très attirés par ce cirque touristique nous nous contentons d'observer rapidement le lac dont le nom nous semble bien usurpé. Au retour à Vang Vieng nous allons à l'agence Green Discovery pour étudier les propositions de randonnée pour le lendemain et réservons un trek annoncé pour 6h de marche au nord de Vang Vieng.

21/01 : au réveil, le brouillard recouvre toute la vallée, mais rapidement il s'effiloche et les bancs de brume grimpent à l'assaut des falaises.



Nous partons dans le songthaew accompagnés de 5 autres personnes. 2 iront faire un trek de 2 jours tandis que les 3 autres nous accompagneront. Nous commençons la randonnée vers la grotte de l'éléphant, petite cavité proche de la rivière. On y trouve un bouddha couché et une stalagmite ressemblant étonnamment à un éléphant.



Nous commençons ensuite une montée très raide sur un chemin de latérite parfois glissante. Le sentier ne s'encombre pas de lacets dans ces pentes quasi verticales. Bien qu'ombragés par la végétation dense nous somme rapidement coulants de sueur. À l'approche de la crête les feuilles des arbres captent les rayons du soleil et deviennent translucides. La crête n'offre qu'un panorama réduit du fait du couvert forestier.



C'est ensuite une assez longue descente dans un terrain toujours aussi raide exigeant beaucoup d'attention. Nous plongeons dans une plaine entièrement ceinturée de hautes montagnes qui paraissent toutes inaccessibles. Bientôt nous atteignons une rivière dont les eaux bouillonnantes s'infiltrent au cœur d'une sombre grotte. Nous faisons halte à l'entrée entourés d'une végétation foisonnante qui s'illumine sous les feux du soleil. Nos guides préparent rapidement un feu et des brochettes qu'ils font griller. Du riz frit et des bananes complètent le copieux repas.





Nous traversons ensuite cette petite plaine baptisée fort justement « eden secret » . Une remontée courte mais tout aussi raide que celle du matin nous conduit à un point de vue sur cette vallée paradisiaque où quelques femmes viennent récolter des feuilles, preuve de l'activité permanente qui règne.





Après une descente toujours aussi abrupte nous rejoignons un village hmong puis, rapidement, le camion qui nous amène à Vang Vieng.
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JE
C'est magnifique. Merci.
MJ
22/01 : le minivan nous récupère comme prévu à 9h. Après avoir chargé d'autres passagers dans différents hôtels nous prenons la route de Luang Prabang. Le paysage est agréable avec des massifs montagneux de tous côtés. La route devient sinueuse et escarpée et les villages se succèdent sauf dans la partie la plus élevée. Le chauffeur adopte une conduite beaucoup plus nerveuse que celle à laquelle les laotiens nous ont habitués et nous arrivons à Luang Prabang en avance sur l'horaire (3h45 en tout avec 1 arrêt toilettes en route). Divine surprise, le van nous laisse en plein centre et non pas à la gare routière comme annoncé par l'agence. Notre GPS nous indique que la Heritage guesthouse est à environ 900 m de là et nous ignorons donc fièrement les sollicitations de conducteurs de tuk tuk. Nous partons ensuite à la découverte de la ville aux nombreuses maisons coloniales entourées d'espaces verdoyants. Il règne une atmosphère paisible très agréable.







Nos pas nous mènent vers les bords du Mékong qui sinue entre de hautes collines.



Puis nous nous attardons au temple Wat Xieng Thong, magnifique ensemble de bâtiments aux toits incurvés et aux façades recouvertes de mosaïques colorées.









Le confluent du Mékong et de la Nam Khan offre un poste d'observation panoramique sur les 2 cours d'eau et les collines environnantes.







Nous remontons ensuite au long de la Nam Khan en profitant du spectacle des rives puis escaladons hardiment les marches qui mènent au sommet du mont Phusi. La foule se presse là haut pour observer le coucher de soleil. Le crépitement des appareils photo, le babillage des touristes enlèvent beaucoup de la magie des lieux mais le spectacle du soleil disparaissant à l'aplomb d'une des collines entourant la ville reste incontournable.



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MJ
23/01 : nous poursuivons notre découverte de Luang Prabang un peu plus animée ce matin mais sans cohue. Dans une petite ruelle nous apercevons un marché et déambulons tranquillement dans ces rues étroites au milieu des étals à même le sol où se mélangent fruits, légumes, poissons, viandes et quelques autres articles de bazar.













Non sans oublier d'admirer quelques temples au passage nous nous dirigeons vers le site de l'étang de Bouakang situé au cœur de petites venelles où se cachent parfois de riches maisons entourées de verdure.



Après quelques hésitations nous découvrons le site des anciennes fumeries d'opium situées sur un étang où fleurissent des nénuphars. L'ambiance est calme et bucolique à souhait avec les cocotiers se mirant dans des eaux à la teinte verdâtre.





Un petit temple et une pause déjeuner plus tard nous retournons au bord du Mékong pour emprunter le traversier qui conduit sur la rive droite du fleuve. Bateau de fabrication très sommaire il fait un va et vient permanent entre les 2 rives chargeant piétons, motos, voitures et camions.







Une piste d'un peu plus de 2 kilomètres au milieu des champs mène vers le village de Ban Chan, spécialisé dans la poterie.



En cherchant nous finissons par découvrir un potier qui confectionne ses objets à l'aide d'un tour manipulé par une assistante.



La visite nous déçoit un peu car le village ne présente pas d'intérêt particulier. En fin d'après-midi, retour vers le ferry pour retraverser le fleuve.
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AL
superr carnet merci Jean Pierre !!!! vivement la suite !! merci ça donne envie d'y partir !!
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
MJ
24/01 : réveil matinal à 5h45 pour assister à l’aumône aux moines. Il fait encore nuit quand nous sortons dans la rue principale à proximité immédiate de notre guesthouse. Tout au long de la rue des tabourets de plastique sont alignés pour les fidèles donateurs tandis que de l'autre côté de petits stands vendent du riz et d'autres offrandes pour les moines. Nous sommes un peu intrigués par les bassines régulièrement disposées sur lesquelles est mentionné «no litter». Nous comprendrons plus tard que ces bassines sont utilisées par les moines pour déverser le «trop plein» quand leurs bols à offrandes sont remplis. Des groupes de moines parcourent ainsi la rue en s'arrêtant devant les fidèles qui leur font l'aumône de nourriture ou parfois de billets.









Bien qu'il s'agisse d'une tradition ancienne il nous semble que la majorité des donateurs soient des visiteurs asiatiques plutôt que des habitants. La procession s'arrête quand le jour est entièrement levé. Après un petit déjeuner au Croissant doré nous partons à la recherche d'un tuk tuk pour nous rendre aux chutes d'eau de Khuang Si. Nous trouvons un chauffeur qui nous propose de partir de suite (8h30) ce qui nous permettra d'arriver avant la foule. Nous profitons d'un tuk tuk amélioré avec cabine intérieure qui nous offre un abri apprécié dans ce petit matin frisquet. En chemin un bref arrêt permet à notre chauffeur de récupérer ses enfants et en 3/4h nous sommes arrivés. Après quelques minutes de marche nous sommes littéralement subjugués par la beauté du site naturel : l'eau descend en cascade une succession de bassins aux eaux de lagon turquoise d'une pureté incroyable.









À chaque niveau, l'émerveillement va croissant jusqu'à la grande cascade d'une soixantaine de mètres de haut.



Nous ne cessons d’être extasié et mitraillons de photos. Nous avons convenu 2 heures d'arrêt avec le chauffeur mais nous aurions bien pris plus de temps sur place. Au retour nous aurons droit au caprices bruyants du petit garçon qui aurait préféré continuer à jouer plutôt que de retourner en voiture... L'après-midi nous décidons d'aller explorer l'autre rive de la Nam Kan en empruntant le pont de bambou temporaire qui n'existe qu'à la saison sèche.



Tout près du confluent du Mékong et de la Nam Kan un vieux laotien nous aborde en français et nous propose de traverser le Mékong avec son bateau et même de nous héberger dans sa pauvre cahute en bois !!! Nous poursuivons vers le village voisin où de nombreux tisserands sont installés et également un atelier de pâte à papier. Avec un grand sourire une personne nous explique les techniques de fabrication et les matériaux employés trouvés sur place.





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MJ
25/01 : le tuk tuk réservé la veille vient nous chercher à l'heure prévue et nous sommes entassés à 12 jusqu'à la gare routière. Là, il faut s'adresser au guichet pour échanger notre ticket avant de nous diriger vers le minivan qui nous est attribué. Nous sommes presque les derniers passagers et le départ est rapide. La route est beaucoup plus abîmée que celles empruntées au cours des étapes précédentes et nous sommes secoués en permanence par les nids de poule imposants et aussi par les coups de volant du chauffeur qui zigzague pour tenter sans grand succès d'éviter les trous. Le paysage est somptueux au milieu d'espaces montagneux verdoyants et de longues portions longeant la Nam Ou. Au passage nous découvrons les chantiers pharaoniques de barrages en construction par des ouvriers chinois. Après un peu plus de 3 heures de route nous débarquons à la gare routière de Nang Khiaw un peu sonnés. Avec 2 autres passagers nous jouons les paresseux et empruntons un tuk tuk qui nous dépose à Sendgao guesthouse à environ 1 km. Nous partons ensuite à la découverte du village situé dans une vallée cernée de pics recouverts de jungle : un magnifique espace de nature paisible où se promènent quelques touristes.







Nous essayons d'obtenir des renseignements sur les bateaux pour rejoindre Muang Khua mais l'aventure nous semble un peu compliquée et inconfortable pour faire l'aller retour en 2 jours. Nous décidons de nous limiter à Muang Ngoy dès le lendemain et d'aviser là bas sur la suite. En fin de journée, nous déambulons sur le pont qui travers la Nam Ou pour profiter des sublimes lumières du soir.





26/01 : la brume s'est répandue sur toute la vallée de la Nam Ou et recouvre les montagnes. À 9h00 nous descendons vers le bureau du port pour acheter nos billets de bateau. Après avoir rempli le formulaire avec nos noms le préposé aux tickets nous précise que le bateau part à 11h mais que nous devons être sur place à 10h. Nous retournons terminer nos bagages et nous déplaçons vers le port où il y a déjà quelques personnes attendant le départ. Nous assistons au va et vient des femmes lourdement chargées qui transportent les marchandises entre les bateaux et la terre ferme. Peu avant 11h nous pouvons commencer à embarquer. Les sacs sont entassés à l'avant du bateau tandis que les passagers se serrent assis quasiment par terre sur des planches dures. Aujourd'hui, 3 bateaux partent vers Muang Ngoy et après quelques échanges pour équilibrer les barques nous pouvons partir. Les brumes se sont esquivées et nous découvrons un paysage de rêve : la rivière s'écoule paisiblement en louvoyant entre de hautes parois recouvertes de végétation et la lumière si particulière de l'Asie procure un grand sentiment de sérénité. Des jardins potagers recouvrent les berges tandis que pointent les maisons de villages noyées dans la jungle. Après une heure de navigation nous atteignons Muang Ngoy installé dans un coude de la rivière. Ici, la vie semble s'écouler paisiblement et dès l'entrée du village on se sent gagné par une certaine indolence. Nous avons réservé à l'hôtel Ning Ning situé tout près du débarcadère. L'hôtel construit sur pilotis au bord de la rivière défigure complètement le paysage merveilleux de cet endroit paradisiaque mais la chambre bénéficie d'un balcon offrant une vue panoramique sur la rivière.



Un petit tour dans le village nous permet d'observer la vie tranquille qui s'écoule ici. Nous passons un moment à observer 2 coqs qui se battent en se précipitant violemment l'un contre l'autre.





Après un déjeuner rapide au Riverside guesthouse (qui deviendra notre « cantine » tous les soirs) nous partons tranquillement visiter le village, curieux mélange de vie traditionnelle et d'une présence touristique palpable mais qui n'est pas dérangeante. En traversant la cour du temple nous découvrons par hasard un petit sentier qui longe la rivière et atteignons un « péage » qui permet d'accéder à la grotte de Phanoy et à un point de vue : le chemin monte direct dans la pente, quelques échelles en bois et des rampes de bambou aident à franchir les passages les plus escarpés avant de déboucher sur un piton rocheux surplombant le village étalé au bord de la Nam Ou.



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MJ
27/01 : aujourd'hui, nous partons randonner vers les villages. De bonne heure nous avons été réveillés agréablement par le gong des moines du monastère voisin. Comme la veille, la brume recouvre la rivière et cache les montagnes alentour. Nous attendons 10h pour que les sommets émergent de la couche. Nous empruntons la piste qui mène vers la grotte Tham Kang.



Juste avant nous nous délestons de 10000 kips/personne. Un petit ruisseau sort de la grotte où nous ne nous attardons pas. Rapidement la piste domine une zone de rizières, malheureusement sèches à cette époque.



De nombreux nuages d'altitude cachent le soleil et la pâle lumière ne met pas en valeur ce paysage. La piste circule au travers de rizières et de jardins entourés de clôture en bambous où pousse du tabac.



Après un passage de gué avec de l'eau aux chevilles nous atteignons rapidement le village de Huay Sen blotti dans la verdure. Les habitants et les enfants vaquent tranquillement à leurs occupations quotidiennes sans se préoccuper des visiteurs. Autour des maisons, pour la plupart sur pilotis, circulent vaches, cochons, poules et coqs au panache coloré.











Nous repartons ensuite en arrière vers la piste qui mène à Ban Na.





Dans tous ces villages quelques tisserands manipulent avec dextérité leurs métiers à tisser installés sous les maisons. À Ban Na des panneaux permettent de trouver facilement le chemin de Huay Bo et notamment le gué qui franchit la rivière.









Au retour nous décidons d'éviter le détour de la piste en cheminant directement au travers des rizières grâce aux petits sentiers qui serpentent entre les talus. Peu avant de retrouver la piste il faut quand même se déchausser une troisième fois pour franchir un nouveau gué. A l'arrivée à l'hôtel le soleil est déjà caché derrière les montagnes mais une lumière violette éclaire les les sommets qui se détachent en ombre chinoise derrière la Nam Ou.

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MJ
28/01 : réveil à 6h15 pour assister à la procession des moines mais nous sommes trop matinaux. Il fait à peine jour, il n'y a encore aucune activité dans les rues et nous retournons à la chambre. Un peu avant 7h le gong du monastère résonne à plusieurs reprises et nous nous précipitons dans la rue. Des femmes commencent à s'agenouiller avec leurs enfants et la procession des moines débute devant le monastère.







L'ambiance est souriante et calme, les moines échangent des rires avec les habitants et distribuent aux enfants les gâteaux récupérés avec les offrandes. Régulièrement les moines s'arrêtent devant les fidèles et entonnent leur prière.





Il règne une vraie ferveur et la présence des touristes est beaucoup moins gênante qu'à Luang Prabang. Nous réservons ensuite un tour en bateau à l'hôtel pour le début d'après-midi (40 min en amont sur la Nam Ou vers un village de tisserands). Durant la matinée nous baladons dans le village et sur les bords de la rivière.







À 13h le batelier nous attend avec sa barque sommaire. Une longue tige de bambou commande le gouvernail depuis l'avant et un fil de fer courant le long de la barque permet de commander la puissance. Le ciel est bleu azur et la remontée de la rivière sinueuse permet de découvrir de hautes falaises couvertes de végétation. Sur les rives quelques petits jardins témoignent d'une présence humaine.





Le village des tisserands est installé dans un méandre à la limite entre les falaises et des collines plus arrondies. De chaque côté de la rue du village des présentoirs offrent des tissus bigarrés et de nombreux métiers à tisser cliquettent. Le retour porté par le courant est rapide tandis que l'ombre commence à recouvrir la rivière. La terrasse de l'hôtel avec sa vue imprenable sur la Nam Ou nous accueille pour une fin d’après-midi au rythme indolent du Laos.
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MJ
29/01: nous reprenons le bateau à 9h30 vers Nong Khiaw. Nous nous installons dans le premier bateau qui semble plus confortable que celui emprunté à l'aller. Quelques chanceux bénéficient même de sièges type voiture. Pour nous, ce sera un banc vers l'arrière mais nous ne sommes pas trop entassés. Nous quittons le débarcadère à peu près à l'heure mais après environ 1 kilomètre un claquement sec se fait entendre de l'arrière et le moteur s'arrête. Nous dérivons vers la rive et le pilote accoste sur un petit îlot sablonneux. Nous le voyons ensuite plonger dans les entrailles du moteur, s'acharner avec quelques outils pour, finalement, démonter l'arbre de transmission et l'hélice tandis que son assistant écope à tout va le compartiment moteur.



Il sort ensuite son téléphone mobile et appelle pour demander de l'aide. Au bout d'un moment il nous fait descendre du bateau et l'attente commence. Finalement, assez rapidement, une barque se dirige vers nous et nous voyons ses 2 occupants sortir une longue pièce métallique qui servira à remplacer la pièce cassée. Au bout d'une heure environ grâce à l'ingéniosité mécanique des pilotes nous pouvons repartir. Arrivés à Nong Khiaw nous gagnons la Sengdao guesthouse où nous avons, à nouveau, réservé un bungalow. Nous nous offrons un déjeuner « gastronomique », le meilleur du Laos, au Coco home bar avec en plus une terrasse dominant un paysage de rêve. Durant l'après-midi, nous marchons sur la route pendant 2,5 kms pour rejoindre la grotte Tham Pha Tok. Située en hauteur dans une imposante falaise verticale un escalier bétonné raide permet d'y accéder. L'intérêt est principalement historique car c'est ici que se réfugiaient des combattants durant la guerre du Vietnam. Quelques panneaux y indiquent l'emplacement d'un hôpital de campagne et d'un poste de commandement.





30/01: nous essayons d'obtenir des renseignements sur les bus vers Luang Prabang mais les agences locales ne vendent pas de billet. À la gare routière on nous précise les horaires en nous indiquant qu'il n'est pas utile de réserver mais qu'il faut acheter son billet 1h avant le départ. Nous partons ensuite randonner vers le Phadeng peak, belvédère situé juste au dessus de la ville. Il faut s'acquitter du péage avant d'emprunter le sentier bien tracé avec de nombreuses marches taillées dans la terre. Le sentier gravit la forêt dense par de raides lacets qui permettent de déniveler rapidement.







À proximité du sommet la trace se fait moins escarpée avant de déboucher sur la plate-forme rocheuse où a été construite un abri offrant une vue à 360°.



Nous sommes contents de cette petite grimpette de 480m de dénivellation gravis en 1h05. Les nuages habituels du matin se sont dissipés rapidement, cependant la lumière reste tamisée par l'humidité. Nous prenons le temps de bien observer le panorama, particulièrement la Nam Ou qui déploie ses méandres entre les abruptes parois verticales tapissées de végétation.





Après une longue pause au sommet la descente est rapide. En arrivant à Nong Khiaw il est l'heure de déjeuner et nous faisons halte dans un restaurant indien (Deen) assez décevant. L'après-midi, nous nous promenons sur la piste qui longe la rive gauche de la Nam Ou jusqu'au village de Hard Sao, petit village assoupi, enfoui sous la végétation au bord de la rivière.







Seuls quelques jeunes enfants jouent entre les maisons et se poursuivent en brandissant leur machette qui semble leur jouet favori. Au retour nous apercevons un troupeau de quelques buffles tranquillement installés au milieu de notre chemin. La masse impressionnante des bêtes nous fait ralentir le pas, d'autant plus que le plus massif d'entre eux s'est planté en plein milieu de la piste et semble nous observer sans manifester la moindre sympathie. Aucune échappatoire n'est possible sur les bas côtés couverts d'une végétation inextricable. À toutes fins utiles nous sortons nos bâtons de randonnée et avançons avec précaution. Les troupeau se disloque alors sur le bord de la piste et courageusement nous avançons sur l'autre côté aussi loin que possible. Ouf, l'obstacle est franchi sans encombre et nous poursuivons jusqu'au village sans problème.
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IS
Merci toujours passionnant superbe photo cela m 'aide a préparer notre départ le 10.
MJ
31/01: nous quittons la guesthouse vers 9h15 pour rejoindre à pied la gare routière distante d'un peu plus d'un kilomètre. Là, le préposé aux tickets nous annonce qu'il y a un minivan qui part vers Luang Prabang à 11h pour la gare sud . La veille, il nous avait indiqué que le bus de 11h allait à la gare nord. Peu importe pour nous, l'essentiel est d'arriver à Luang Prabang. Nous patientons donc en regardant les joueurs de pétanque passionnés sur le terrain attenant.



Petit à petit d'autres passagers arrivent et quand le minivan est plein il est quasiment 11h. Le chauffeur conduit beaucoup plus calmement que celui de l'aller mais les amortisseurs du véhicule gémissent quand même sur les multiples de nids de poule jalonnant le trajet. Il est presque 14h quand nous arrivons à la station de bus de Luang Prabang. Les tuk tuk sont évidemment prêts pour nous transporter en ville. On nous dépose devant la villa Somphong au bord de la Nam Kan. L'accueil est agréable et la chambre au rez de chaussée petite mais très propre. Nous passons l'après-midi en baladant dans les rues paisibles de la ville historique et sur le marché artisanal installé tous les jours dans la rue principale.











Le soir, pour calmer nos estomacs un peu malmenés par la cuisine laotienne nous succombons aux charmes de la pizza.

01/02: nous marchons vers le Mékong pour emprunter un bateau vers les grottes de Pak Ou mais nous arrivons trop tard et tous les bateaux sont partis. On nous propose bien un bateau privé mais le prix est dissuasif. Nous décidons alors de nous promener tranquillement dans Luang Prabang. Nous marchons d'abord le long du Mékong très calme en ce début de matinée puis rejoignons le centre ville évidemment plus animé. Nous nous reposons au frais dans le jardin du palais royal et découvrons le petit musée qui abrite quelques voitures de prestige américaines auprès desquelles la Citron DS offerte par la France paraît minuscule. Ensuite, nous allons visiter le musée ethnique qui présente les différentes ethnies vivant au Laos. La présentation est très didactique et une plaquette en français facilite la visite. En début d'après-midi nous récupérons nos bagages pour changer de guesthouse car la fréquentation touristique en période de nouvel an chinois ne nous a pas permis de garder la même chambre pour tout notre séjour. Nous rejoignons dons la Khong Savath guesthouse à environ 500 m sur les bords du Mékong. Nous nous reposons et en profitons pour trier des photos sur l'agréable terrasse. Au coucher du soleil nous faisons une rapide incursion au bord du fleuve pour admirer les couleurs rougeoyantes qui enflamment les rives.





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MA
Bonjour Jean Pierre !!

Merci pour le partage de ce magnifique voyage .. Beau carnet de route qui me permet de découvrir en avant première ce que pourrait être le mien , en 2018, si le projet abouti. Vous ne faîtes que le Laos ? Bon vent. Marie-France
Marie-France
MJ
Merci pour vos commentaires Nous avons débuté ce voyage par le Cambodge, récit au début de ce carnet de voyages
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MA
Merci - Cela correspond à ce nous voudrions faire avec la Birmanie ensuite et peut-être un saut de puce pour terminer le voyage au Népal/Inde destinations régulières. Donc, je vais reprendre la lecture du début, au plus près et me permettrais peut-être de revenir vers vous pour plus de précisions si besoin.
Marie-France
MJ
Pour la Birmanie visitée il y a 5 ans j'avais rédigé un carnet de voyages ici: https://voyageforum.com/v.f?post=5829883;#5829883
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MJ
02/02: peu avant 8h nous arrivons au bureau de vente des billets de bateau pour la croisière vers les grottes de Pak Ou. Les billets vendus sont numérotés et l'accès aux bateaux se fait en fonction de l'ordre d'achat. Nous embarquons donc avec 4 autres passagers dans le deuxième bateau, longue barque traditionnelle sur laquelle sont fixées des chaises avec un coussin comme élément de confort. Très vite le pilote semble un peu inquiet de l'état de la mécanique et jette de fréquents coups d’œil vers l'arrière.



La navigation sur le Mékong n'apparaît pas très facile avec de nombreux écueils rocheux, des bancs de sable et un courant important. Le bateau louvoie d'une rive à l'autre pour profiter du meilleur passage. Nous pouvons observer quelques pêcheurs sur leurs frêles embarcations et quelques navires imposants transportant des marchandises. La brume matinale se dissipe rapidement et, dans les lointains, des sommets élancés font leur apparition. Un arrêt est prévu au village de Xan Hai où les habitants distillent de l'alcool de riz.



Le temps de visite est limité à 15 minutes et permet juste de parcourir la rue principale bordée de chaque côté par des échoppes proposant des tissus et quelques bouteilles d'alcool. La visite de ce village entièrement voué au tourisme présente vraiment peu d'intérêt. Après une courte navigation nous abordons au pied des grottes.



Nous nous acquittons du péage puis grimpons à la première grotte qui offre une vue agréable sur le Mékong et l'embouchure de la Nam Ou bordée d'une haute falaise verticale. Sans traîner, car le temps de visite est limité à 40 minutes, nous descendons vers la grotte inférieure, où les fidèles ont placé un nombre incalculable de bouddhas dans toutes les positions. La foule se presse pour observer et se faire prendre en photo devant ces curiosités.





Le principal intérêt de l'excursion reste évidemment la croisière sur le Mékong qui déroule un large panorama tout au long du parcours. De retour à Luang Prabang en début d'après-midi nous repartons flâner dans les rues ombragées, redécouvrir quelques temples et visitons au passage une des plus vieilles maisons de bois qui propose une exposition intéressante sur la vie des différentes ethnies du Laos.











Dans la soirée, pour épuiser nos kips restants, nous choisissons un dîner amélioré au Luang Prabang Kitchen qui offre une fine cuisine de plats agréablement épicés mais avec un service d'une lenteur un peu exaspérante.

03/02: dernière journée au Laos. Le matin nous partons déambuler une nouvelle fois dans les rues et en profitons pour remonter au mont Phusi que nous avions visité un peu trop rapidement au coucher du soleil. En cette belle matinée, l'ambiance est beaucoup plus paisible et nous pouvons profiter tranquillement du paysage sur la verte Luang Prabang et les massifs montagneux environnants.







À 15h, le tuk tuk vient nous chercher à l'hôtel et nous emmène en ¼ d'heure à l'aéroport. Au décollage nous admirons une dernière fois le spectacle des montagnes nimbées de cette brume si particulière à l'Asie. Le survol de Bangkok en début de soirée nous montre une ville tentaculaire miroitant sous les lumières des avenues et la chenille lumineuse de la circulation qu'on devine intense. Quelques turbulences nous secouent durant le vol vers Paris où nous retrouvons froid, grisaille et bruine.

D'autres photos sont visibles ici: mjpgouret.free.fr/...os/cambodgelaos.html
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ZA
Merci Jean Pierre pour ce beau récit et ces belles photos. Nous prévoyons un voyage en Asie et sommes hésitants entre LAOS CAMBODGE et VIETNAM; un ou deux pays visités lors de ce voyage?
MJ
Bonsoir et merci de votre message Il est bien difficile de choisir entre tous les pays d'Asie qui ont tous, du moins ceux que je connais, leur charme particulier. Je ne connais pas le Vietnam, donc je ne saurai pas comparer avec le Laos ou le Cambodge. J'ai particulièrement apprécié le Laos pour ces paysages magnifiques et l'accueil des habitants. Au Cambodge, la région de Siem Reap est évidemment très visitée par les touristes mais la splendeur des temples reste incontournable
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ZA
Bonjour Nous hésitions entre VIETNAM LAOS CAMBODGE BIRMANIE et grâce à votre récit, à vos photos, nous nous sommes décidés pour LAOS CAMBODGE, nous partons pour 18 jours fin novembre. Merci encore pour ces belles photos, et votre récit. Belle journée ensoleillée. ZACMOU
AD
Bonjour Le récit de votre parcours est très agréable à lire et très intéressant. en septembre 2018, je vais traverser le Laos du nord au sud pour ma part. Merci pour ces belles photos.

20/01 : nous avons décidé de parcourir les environs de Vang Vieng à vélo. Nous avons repéré sur la « Hobo maps » bien documentée un circuit de 25 kms environ qui conduit au cœur des montagnes et qui semble peu accidenté. Nous louons donc 2 city bikes car le loueur nous précise que la route est goudronnée (en fait elle n'est goudronnée que sur la moitié du trajet, le reste étant une bonne piste parfois caillouteuse). Nous commençons par franchir la Nam Song sur le petit pont de bois étroit en évitant les planches cassées ou manquantes. Ensuite, après un court passage le long de la rivière nous rejoignons la route goudronnée qui remonte en pente douce. Nous batifolons en route en observant maisons, rizières sèches, pitons recouverts de végétation dense. La lourdeur du vélo et l'absence de dérailleur ne nous permettent pas de battre des records de vitesse. Au bout de quelques kilomètres je m'aperçois qu'une des roues est mal gonflée. Heureusement, un réparateur a installé son atelier à proximité. Je lui demande de regonfler mes roues ce qui est fait en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et me voilà délesté de 5000 kips j'avais oublié de demander le prix avant... Arrivés au Blue Lagoon, le gardien se précipite avec son petit carnet à billets. Nous n'avons aucune envie de payer pour passer quelques minutes au bord de ce minuscule lac, qui plus est envahi de visiteurs, et faisons donc demi tour rapidement. Le goudron cède la place à une piste poussiéreuse où nous rencontrons de nombreux habitants qui se déplacent en moto ou juchés sur leurs petits tracteurs.







Le paysage est magnifique avec ces étendues de rizières bordées d'abruptes falaises que le soleil éclaire par moments. Le piste en faux plat montant nous oblige à pousser fort sur les pédales mais nous nous rattraperons au retour en profitant de la pente favorable. Quelques villages disséminés permettent d'observer les maisons le plus souvent bâties sur pilotis, les greniers pour entreposer les récoltes et aussi de petits temples toujours bien entretenus.







Le calme des lieux est juste troublé épisodiquement par les vrombissements de buggies pilotés par des touristes asiatiques en mal de sensation forte ! Nous faisons un aller retour vers un autre blue lagoon annoncé sur de larges panneaux. À l'arrivée l'inévitable gardien nous invite à payer pour profiter de toutes les attractions du lieu : tyrolienne, chambres à air, baignade, visite de la grotte. Pas très attirés par ce cirque touristique nous nous contentons d'observer rapidement le lac dont le nom nous semble bien usurpé. Au retour à Vang Vieng nous allons à l'agence Green Discovery pour étudier les propositions de randonnée pour le lendemain et réservons un trek annoncé pour 6h de marche au nord de Vang Vieng.

21/01 : au réveil, le brouillard recouvre toute la vallée, mais rapidement il s'effiloche et les bancs de brume grimpent à l'assaut des falaises.



Nous partons dans le songthaew accompagnés de 5 autres personnes. 2 iront faire un trek de 2 jours tandis que les 3 autres nous accompagneront. Nous commençons la randonnée vers la grotte de l'éléphant, petite cavité proche de la rivière. On y trouve un bouddha couché et une stalagmite ressemblant étonnamment à un éléphant.



Nous commençons ensuite une montée très raide sur un chemin de latérite parfois glissante. Le sentier ne s'encombre pas de lacets dans ces pentes quasi verticales. Bien qu'ombragés par la végétation dense nous somme rapidement coulants de sueur. À l'approche de la crête les feuilles des arbres captent les rayons du soleil et deviennent translucides. La crête n'offre qu'un panorama réduit du fait du couvert forestier.



C'est ensuite une assez longue descente dans un terrain toujours aussi raide exigeant beaucoup d'attention. Nous plongeons dans une plaine entièrement ceinturée de hautes montagnes qui paraissent toutes inaccessibles. Bientôt nous atteignons une rivière dont les eaux bouillonnantes s'infiltrent au cœur d'une sombre grotte. Nous faisons halte à l'entrée entourés d'une végétation foisonnante qui s'illumine sous les feux du soleil. Nos guides préparent rapidement un feu et des brochettes qu'ils font griller. Du riz frit et des bananes complètent le copieux repas.





Nous traversons ensuite cette petite plaine baptisée fort justement « eden secret » . Une remontée courte mais tout aussi raide que celle du matin nous conduit à un point de vue sur cette vallée paradisiaque où quelques femmes viennent récolter des feuilles, preuve de l'activité permanente qui règne.





Après une descente toujours aussi abrupte nous rejoignons un village hmong puis, rapidement, le camion qui nous amène à Vang Vieng.
AD
Merci pour ce magnifique carnet de voyage.
MU
Merci pour ce carnet très agréable à suivre, avec bon nombre d'infos pratiques [:)] Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
KA
Sa yoanh suor sde Vos photos me réchauffent le coeur [:)]
NA
10/01: Champassak. Le soir nous dînons au Homemade restaurant, situé à 100m de l'hôtel où nous apprécions un plat laotien succulent : oua zing kai.

Grâce au Japon, je découvre ton carnet de voyage au Laos notamment. Il est drôle de voir que nous sommes partis 2 années différentes dans le même pays. j'y étais en mars avril 2016. Je me replonge avec plaisir dans ce beau pays. Champassak nous y étions si bien que nous étions finalement rester 7 jours au lieu de 2!

Nous avions aussi mangé chez homemade à plusieurs reprises, c'était devenu notre QG! A l'époque, il avait ouvert depuis peu et n'avait pas encore les clients qu'il semble désormais avoir selon les commentaires sur internet. Et nous y avions mangé le meilleur oua zing kai de tout le séjour!

Merci pour ces bons souvenirs.
https://voyageforum.com/forum/decouverte-japon-tokyo-archipel-ryukyu-okinawa-d9857265/ https://voyageforum.com/forum/escapade-japonaise-shikoku-kyushu-yakushima-tokyo-d9999494/ https://voyageforum.com/forum/kyushu-entre-fukuoka-nagasaki-automne-2024-japon-d10654938/
MJ
Grâce au Japon, je découvre ton carnet de voyage au Laos notamment. Il est drôle de voir que nous sommes partis 2 années différentes dans le même pays. j'y étais en mars avril 2016.

Eh oui, les pays d'Asie découverts auparavant nous ont enchanté et le Japon n'était pas encore dans nos projets il y a quelques années. Mais c'est vraiment tellement différent et riche de découvertes que je regrette presque de ne pas y avoir pensé plus tôt.
photos de voyages et de randonnées: http://mjpgouret.free.fr itinérances: http://tinetpedro.blogspot.fr/
NA
Grâce au Japon, je découvre ton carnet de voyage au Laos notamment. Il est drôle de voir que nous sommes partis 2 années différentes dans le même pays. j'y étais en mars avril 2016.

Eh oui, les pays d'Asie découverts auparavant nous ont enchanté et le Japon n'était pas encore dans nos projets il y a quelques années. Mais c'est vraiment tellement différent et riche de découvertes que je regrette presque de ne pas y avoir pensé plus tôt.

Pareil, je me dis pourquoi j'avais tant de réticence à y aller, parce que maintenant que j'ai découvert le Japon, je ne rêve que d'y retourner tous les ans. Ceci dit le coût du voyage reste plus onéreux que l'Asie du sud est. Je ne pensais pas un jour ressentir un tel désir pour un Pays.
https://voyageforum.com/forum/decouverte-japon-tokyo-archipel-ryukyu-okinawa-d9857265/ https://voyageforum.com/forum/escapade-japonaise-shikoku-kyushu-yakushima-tokyo-d9999494/ https://voyageforum.com/forum/kyushu-entre-fukuoka-nagasaki-automne-2024-japon-d10654938/

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